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Un titre n° 1 au TOP 50 des années 1990

Posté par francesca7 le 23 décembre 2015

 

Sans titreDès la sortie de l’album Ainsi soit je… une chanson est particulièrement appréciée par les fans de Mylène. Il s’agit de Pourvu qu’elles soient douces ; qualifiée « d’ode à la sodomie ».

La chanteuse choisit ce titre comme troisième extrait. Le single sort le 12 septembre 1988, jour de l’anniversaire de la chanteuse. En radio, une version plus courte et légèrement remixée est proposée. Même avant la sortie du clip, le succès est au rendez-vous, puisque le titre se classe numéro 1 du TP50 pendant cinq semaines consécutives. Pourvu qu’elles soient douces se vend à plus de 700 000 exemplaires. Il est certifié disque d’or et reste encore aujourd’hui l’un des trois plus gros succès de Mylène Farmer. On retrouvera sur la face B des 45 Tours et en piste 2 du CD maxi un titre inédit : Puisque.

Le tournage du clip se déroule dans la forêt de Rambouillet, dans les Yvelines, fin août 1988  il va durer 8 jours, dans des conditions difficiles : « Nous nous levions tous les matins à 5 heures et nous couchions le lendemain à 1heure », confiera la chanteuse. Pour les fans, c’est du « pur Farmer ». Le budget : 4 000 000 francs soit 600 000 € ; plus de 600 figurants choisis dans l’armée française ; 50 techniciens. Laurent Boutonnat va également faire appel à un conseiller historique. Ce court-métrage de dix-huit minuits (le plus long de la carrière de Mylène Farmer) est la suite de celui tourné pour Libertine en 1986.

Après me gros succès de Pourvu qu’elles soient douces qui marquera l’année 1988, Mylène Farmer souhaite proposer un dernier single extrait de son album Ainsi soi je… Ce sera Sans Logique. Un 45 Tours, un Maxi 45 Tours et un CD Mai (en carton) illustrés par une photo prise par Marianne Rosenstiehl sont mis en vente le 20 Février 1989. Le cliché montre une Mylène tête baissée, le visage pâle, une larme de sang coulant sur sa joue gauche.

Pour la face B du Vinyle, la chanteuse, très généreuse à cette époque, propose un nouvel inédit, Dernier sourire, même si au départ c’est la reprise du titre Je voudrais tant que tu comprennes (initialement chanté par Marie Laforêt) qui avait été envisagée.

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En 1989, Sans logique sera l’une des 10 chansons à générer le plus de droits d’auteur et atteindra la 10è place du TOP singles en France en se vendant à environ 200 000 exemplaires.

  »Sans logique c’est le paradoxe satanique et angélique. Ma personnalité et ma dualité, c’est réellement ça. Je peux basculer très facilement d’un extrême à l’autre« , dit Mylène Farmer.

Le clip va encore une fois être réalisé par Laurent Boutonnat et sera diffusé en exclusivité sur M6 le 15 mars 1989, trois jours avant le premier concert du Tour 89 au Palais des Sports. Le décor : un terrain vague, un ciel sombre, de la brume, des costumes ternes. Le scénario. Mylène combat son amant sous les yeux amusés d’enfants gitans, d’adultes et de vieillards, avant de le transpercer mortellement avec ses deux cornes en lames de couteaux. Le tournage va se dérouler en un peu moins d’une semaine, exclusivement dans les studios d’Arpajon, près de Paris.

extrait de Mylène Farmer Ses mots, Ses clips aux Editions Chapitre.com 2014

 

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vidéos officielles de la tournée « Timeless 2013″

Posté par francesca7 le 19 octobre 2013

 vidéos officielles de la tournée

Article sur http://www.chartsinfrance.net

Le 7 septembre 2013, Mylène Farmer donnait le coup d’envoi de sa nouvelle tournée « Timeless 2013″, annoncée un an plus tôt et pour laquelle près de 420.000 billets se sont écoulés. C’est au Palais Omnisports de Paris-Bercy que la chanteuse a entamé son tour de chant. Dix représentations étaient prévues, et deux restent encore à honorer ce week-end. D’emblée, la critique s’est montrée élogieuse, à l’exception d’un article récemment publié par le journal Ouest France, qui attend néanmoins la chanteuse de pied ferme au Zénith de Nantes le 8 octobre. Car c’est bel et bien en province que Mylène Farmer se produira à compter du 24 septembre, première date de sa résidence lyonnaise à la Halle Tony Garnier. L’artiste a prévu de donner quatre shows dans la grande salle, et c’est d’ailleurs là que le DVD de « Timeless 2013″ sera capté en vue d’une sortie physique dans les prochains mois.

Mylène Farmer se rendra ensuite au Park&Suite Arena de Montpellier pour trois soirs à compter du 3 octobre, au Zénith de Strasbourg les 15 et 16, au Gayant Expo de Douai du 20 au 23 novembre, à Toulouse du 26 au 30, avant de chanter au Zénith de Clermont-Ferrand le 3 décembre et au Palais Nikaïa de Nice le 6. Entre la fin du mois d’octobre et le début du mois de novembre, la chanteuse s’envolera également pour la Suisse, la Belgique, la Russie et la Biélorussie, où elle devrait présenter le même spectacle, ponctué par ses dernières chansons.

Car ce sont les titres de ses deux derniers albums « Bleu noir » (2010) et  »Monkey Me » (2012) qui sont les mieux mis en valeur. Dans une ambiance futuriste et accompagnée de ses robots danseurs, Mylène Farmer interprète notamment sur scène son tube  »Oui mais… non », les singles »Je te dis tout » et « A l’ombre », et n’oublie pas ses fans de la première heure en reprenant quelques-uns de ses classiques dont « Je t’aime mélancolie » et « Sans contrefaçon ». Quelques images de ce spectacle ont été dévoilées lors de différents reportages télé ces derniers jours. Des images officielles aujourd’hui rendues publiques, à découvrir sur le site suisse LiveMusic. De quoi faire patienter les plus fervents admirateurs d’ici la sortie du DVD. 

 l’entrée de Mylène Farmer (« Timeless 2013″) :

Image de prévisualisation YouTube

  »Oui mais… non » de Mylène Farmer (« Timeless 2013″) :

Image de prévisualisation YouTube

Le démarrage de cette tournée coïncide avec le lancement d’un nouveau single, « Monkey Me », envoyé aux radios dans deux versions différentes. Des supports physiques seront disponibles à partir du 7 octobre, jour de la sortie de nouvelles éditions 33 Tours de ses anciens disques « Bleu Noir » (2010), « Point de suture » (2008), « Innamoramento » (1999) et « Ainsi soit-je… » (1988).


 

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Entretien de Mylène sur NRJ

Posté par francesca7 le 30 juin 2013


un forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

20 AVRIL 1988 – Entretien avec Dominique DUFOREST

Entretien de Mylène sur NRJ dans Mylène en CONFIDENCES soi-je

Dominique Duforest : (après avoir salué Mylène et expliqué aux auditeurs qu’ils pouvaient appeler le standard de NRJ pour poser leurs questions à Mylène) Alors, « Ainsi Soit Je… » : c’est un très bel album, ce titre « Ainsi Soit Je… », et puis il y a une poupée à ton effigie sur la pochette de l’album…

Mylène Farmer : Oui, c’est la poupée qui était présente dans le clip de « Sans Contrefaçon ».

DD : « Ainsi Soit Je… », la poupée à ton effigie, cela a une signification, tout ça ? Tu te regardes ?
MF : C’est difficile de résumer un titre comme ça. Moi, je donne beaucoup d’importance aux trois points de suspension d’ « Ainsi Soit Je… ». Si on peut résumer « Ainsi Soit Je… », ce serait un portrait.

DD : Ce sont des points de suspension lourds de sens ?
MF : Lourds de sens en ce qui me concerne, oui ! (sourire)

DD : Pourquoi ? Parce que ce que tu racontes dans l’album c’est la partie immergée de l’iceberg ?
MF : Probablement, oui. C’est vrai que c’est un exutoire que d’écrire des chansons. Là, en l’occurrence, c’est un album qui est, c’est vrai, très, très, très proche de moi.

DD : Oui, personnel, quand même. Alors tu cultives quand même depuis le début, depuis le premier disque, depuis « M aman a Tort », un personnage un peu ambigu, un peu mi-fille, mi-garçon, peu souriante, loin du monde…
MF : Je suis d’accord pour tout, sauf pour le terme ‘cultiver’.

DD : Ah bon ?
MF : Parce que je pense qu’on ne peut pas tricher. C’est-à-dire qu’on ne peut pas tricher quatre ans.

DD : J’ai pas dit que tu trichais, j’ai dit que tu cultives !
MF : Non, non, je sais. Mais c’est vrai que le mot ‘cultiver’ quelquefois m’ennuie un peu…

DD : M ais l’air lointain, tout ça, c’est toi ?
MF : Oui !

DD : Tu as toujours été un peu détachée, comme ça, du monde, du monde ‘bas’ ?
MF : Détachée, parfois complètement impliquée et en avoir très peur… Mais très souvent, on cherche toujours son lieu de prédilection. Il est rare.

DD : Je pense qu’on en parlera beaucoup tout à l’heure avec les auditeurs. Dans un instant, ce sera « Libertine » !

Diffusion de « Libertine ».

DD : Elle est libertine et elle est sur NRJ ce soir jusqu’à 20h : Mylène Farmer. (…) Je pense que nous avons un premier auditeur en ligne…- Allo ?
DD : Bonsoir ! (…) Ton nom ?

- Olivier.

DD : Olivier, bonsoir.
MF : Bonsoir…
– Salut Dominique, salut Mylène !

DD : Bonsoir !
– Vous allez bien ?

MF : Très, très bien, merci !
DD : Ta question ?

- Alors, ma question : Mylène, peux-tu me dire à quel âge as-tu commencé la musique, et quelle passion as-tu à part ce métier ?

MF : Oh ! La première question est plus facile : j’ai commencé à l’âge de vingt-deux ans. Quant à la passion, elle est toujours là, c’est une découverte. C’est une succession de découvertes…

- Ca a été un coup de foudre ?

MF : C’est un coup de foudre, oui. Je pense qu’on pourrait pas exercer ce métier sans coup de foudre.
DD : C’est indiscret de te demander ce que tu faisais avant de chanter ?
MF : Non ! Avant, je faisais beaucoup d’équitation et parallèlement, je suivais des cours de théâtre.

DD : Ha d’accord, donc tu avais déjà quand même un pied dans un domaine artistique.
MF : Une fibre artistique, alors !

DD : Une fibre artistique ! Olivier, merci de ta question…
MF : Merci !

DD : Je ne sais pas si on va en retrouver une autre tout de suite (…) Si tu veux bien, on va écouter un autre extrait de ce superbe album « Ainsi Soit Je… », et c’est une chanson que tu n’as pas écrite, c’est une chanson qui était chantée au départ par Juliette Gréco.
MF : Absolument : « Déshabillez-Moi ».

DD : C’est une référence, pour toi, la chanson ou Juliette Gréco, ou les deux ?
MF : Non, j’avoue que je connais peu Juliette Gréco. Cette chanson en l’occurrence, je l’aimais beaucoup et j’avais très envie avec Laurent Boutonnat de la réactualiser, à savoir faire d’autres…

DD : Un autre style…
MF : D’autres styles, oui.

DD : Alors, « Déshabillez-M oi » par Mylène Farmer, qui a laissé à tout le monde un souvenir ému le soir des Oscars de la M ode à la télévision, chère Mylène !

(Mylène éclate de rire alors que commence la chanson.)
DD
: (…) On rappelle la chute quand même, c’est « Déshabillez-vous », pour ceux qui ne connaissent pas la chanson !

MF : C’est évident, il faut la réciproque !

DD : Une question tout de suite au standard, allo ?
– Salut, Mylène !
MF : Bonjour !

DD : Bonjour, ton prénom ?
– Martin

DD : (…) Bonjour, ta question !
– Alors, je voudrais savoir comment est-ce que tu définis ton style de musique, selon toi ?

DD : Ha, question fondamentale !
MF : Fondamentale et difficile, une fois de plus ! Je pense que j’essaye de privilégier avant tout l’émotion. Quant à définir le style musical, je sais pas. Je pense que c’est du domaine de la variété… J’avoue que j’ai pas la notion des castes et que ça ne m’intéresse pas. Voilà, l’émotion avant tout, je pense.

DD : La réponse te satisfait, Martin ?
– Je suis très content (rires de Mylène)

DD : Merci de ta question, au revoir !
DD : Allo, est-ce qu’il y a quelqu’un au standard ?
– Oui, bonsoir Dominique, bonsoir Mylène !
MF : Bonsoir Dominique…

DD : Quelle voix ! Ton prénom ?
– Nadège
MF : (elle réalise son erreur) Nadège ?! Bonsoir, Nadège (rires)

DD : (…) Dominique, c’est moi ! Alors, ta question, Nadège…

- Alors tout d’abord, je voudrais féliciter Mylène pour tout ce qu’elle fait.

MF : C’est gentil.
– Je trouve que tu es vraiment une très grande chanteuse !
MF : Merci beaucoup !

DD : Ca commence bien ! La suite ?!
– Ma question, alors comptes-tu faire un concert, notamment à Paris ou en région parisienne ?
MF : C’est quelque chose auquel je pense, que je n’ai pas encore défini. S’il faut donner des dates, je pense d’ici un ou deux ans.

DD : Oui parce que je te signale qu’en dehors de la question de Nadège, les questions sur ce sujet sont très, très nombreuses au standard. Tout le monde veut absolument te voir sur scène !
MF : J’en ai très, très envie aussi. C’est vrai que je veux le faire absolument aux côtés de Laurent Boutonnat qui, lui, parallèlement a d’autres projets, donc nous allons privilégier ces projets. Et puis le temps de la préparation, aussi, de penser cette scène me prendra une année ou deux années.

DD : Voilà, Nadège, merci de cette question qui a permis de satisfaire beaucoup de gens qui voulaient avoir une réponse. (à Mylène) Laurent Boutonnat et toi, ça fonctionne vraiment d’une façon incroyable : c’est vraiment un duo de travail extraordinaire.
MF : C’est fabuleux. Je crois qu’on a peu de rencontres, en tout cas en ce qui nous concerne, peu de rencontres comme ça.

DD : C’est ton Pygmalion, un peu ?
MF : On peut dire Pygmalion, mentor… On dit ce qu’on veut ! C’est avant tout quelqu’un que j’aime énormément évidemment et avec qui il y a vraiment un parallélisme et une correspondance énorme dans tous domaines artistiques.

DD : En tout cas, entre autres, sur cet album « Ainsi Soit Je… », vous avez commis une autre superbe chanson qui s’appelle « Sans Logique ». Elle fait partie de celles que tu aimes ?
MF : Bien sûr. J’espère ! (rires)

DD : Alors, on l’écoute !
DD : C’est « Sans Logique » et c’est sur NRJ et c’est M ylène Farmer. Encore une belle chanson ! On va en écouter d’autres tout à l’heure, je vous promets, de cet album, en découvrir parce que c’est vraiment très, très bien. On a sûrement quelqu’un au standard de NRJ, allo ?
– Bonjour !

DD : Une voix très jeune ! Ton prénom ?
– C’est Isabelle !
DD : (…) Ta question ?
– Alors je voulais savoir pourquoi on parle si peu de Mylène Farmer dans les magazines à part quand elle sort un disque, tout ça…C’est vraiment dommage parce qu’on aimerait en savoir plus sur cette chanteuse qui a plein de talent, enfin je vais passer le baratin… !

elles dans Mylène en INTERVIEW

DD : En tout cas, on va parler d’elle ce soir !
MF : (sourire) C’est quelque chose qui est, là, volontaire. A savoir que je pense que trop parler de soi, déjà c’est quelque chose qui ne m’est pas propre – depuis ma tendre enfance, j’ai beaucoup de mal à parler de moi-même – et d’autre part, je pense que ça démystifie très, très, très vite quelqu’un et que le public peut se lasser d’une personne, à savoir aussi bien les prestations télévisées que les interview s. Je pense qu’il faut les raréfier, voilà.

DD : Il est bon de se faire rare, de se faire envier, de se faire désirer je veux dire…
MF : C’est vrai que je préfère ça, moi.

DD : Parce que tu as peur de rien, toi ! Je me souviens, je t’ai vue chanter devant cinquante mille personnes à Marseille ‘Je suis libertine, je suis une catin’, faut quand même oser, dans un stade… (lors de la tournée d’été Europe 1 en 1986 à laquelle Mylène participa, nda)
MF : Oui, ça, ça ne me dérange pas ! (rires)

DD : Ca te dérange pas ! A quoi tu penses, dans un cas comme ça, tu es devant cinquante mille personnes à qui tu chantes ‘Je suis libertine, je suis une catin’ : qu’est-ce qui se passe dans ta tête à ce moment-là ?
MF : Je serais incapable de vous le dire ! (rires)

DD : Non, tu peux pas ?
MF : Non, incapable !

DD : Bon, ça fait rien. On le regrette !
MF : C’est quelque chose d’enivrant, mais c’est la seule chose que je pourrais dire !

DD : En tout cas, y avait quelque chose qui nous avait bien enivré, qui avait enivré beaucoup de gens, c’était une superbe chanson qui s’appelait « Tristana ». Elle a quelque chose de particulier pour toi, cette chanson, « Tristana » ?
MF : Elle m’évoque la neige. C’était mes débuts, à savoir je suis née au Canada. J’aime la neige et la Russie.

DD : Ha, tu es née au Canada ? (Mylène confirme d’un murmure) Ha bon ! Et tu es canadienne de nationalité ?
MF : J’ai les deux nationalités.

DD : Ha, très pratique !
MF : Pas pour les impôts, je vous le garantis ! (rires)

DD : Ha bon, d’accord ! (rires) « Tristana », Mylène Farmer avec nous sur NRJ jusque 20 heures. Diffusion de l’extended remix de « Tristana »
DD : « Tristana » sur NRJ, Mylène Farmer, dans sa version remix. D’ailleurs, y a toujours des remixes importants sur tes chansons.
MF : Oui, j’adore ça, et Laurent aussi !

DD : Ha, c’est vrai ?
MF : J’avoue qu’on prend un plaisir incroyable en studio que de faire des remixes.

DD : On dit ‘On va mettre un petit bout là, puis on va faire ci, on va faire ça…’ ?!
MF : (rires) Oui, oui ! On travaille aux côtés d’un ingénieur du son qui s’appelle Thierry Rogen et qui adore ça aussi, donc c’est particulier !

DD : Ca s’entend parce qu’en général, ils sont extrêmement réussis ! Téléphone, allo ?! (…) Ton prénom ?
– Sylvie
MF : Bonsoir Sylvie.

DD : (…) Ta question à Mylène ?
– Je voudrais savoir : quel personnage Mylène aimerait-elle interpréter au cinéma ?
DD : Ha ! Y a beaucoup de questions sur le cinéma. Y a des projets, d’ailleurs ?
MF : Pas actuellement. Je vais répondre à brûle-pourpoint le premier rôle qui me vient à l’esprit, ce serait le rôle de Frances Farmer…

DD : Joli rôle…
MF : …qui a été interprété par Jessica Lange, et qui est donc…

DD : Et dont tu portes le nom !
MF : Et dont je porte le nom. Je ne l’ai pas fait exprès, presque ! (rires gênés)

DD : (dubitatif) Oui, tu l’as fait exprès, non ?
MF : (expéditive) Un petit peu, oui ! Et que dire d’autre ? Voilà, c’est une femme, est-ce que je me sens proche d’elle ? Je ne sais pas. Je pense que c’est un personnage qui est passionnant à interpréter. C’est une femme qui a eu beaucoup de mal et qui a été complètement écrasée par son milieu, en l’occurrence c’était Hollyw ood.

DD : Excuse-moi, tu es très femme, si j’ose dire, dans tes textes etc. Quelles sont les femmes que tu admires, dans celles qui ont compté dans l’Histoire ? Il y a des femmes que tu admires en dehors de Frances Farmer ? Est-ce qu’il y a d’autres actrices, ou des femmes politiques, des gens comme ça, que tu admires ?
MF : Oui. J’aime Greta Garbo.

DD : Tu aurais aimé interpréter des rôles comme Greta Garbo, éventuellement ?
MF : Je ne sais pas. C’est la femme, là, qui m’inspirerait, plus que ses rôles. Y a une femme que je connais pas du tout mais vers qui je vais aller, qui s’appelle Lou Andrea Salomé, qui a été le femme de, entre autres, Freud et de Rilke, qui était un poète, et qui en l’occurrence elle aussi écrivait, et c’est une vie qui me passionne, vers qui je vais aller.

DD : Voilà, je dis au revoir à notre amie Sylvie, je lui fais un bisou et on a un disque maintenant que nous a demandé M ylène, c’est un groupe australien qu’on adore alors ce choix nous a ravi : c’est le groupe INXS (…)

Diffusion de « Need You Tonight »

DD : Qu’est-ce que c’est bien, ça : INXS sur NRJ, « Need You Tonight »…
MF : Et on peut se faire cette réflexion que de ne pas comprendre un texte, si l’on n’est pas bilingue en l’occurrence, c’est pas du tout important. C’est l’ambiance qui compte !

DD : Oui, et puis le texte est pas très compliqué. Il est provocant, d’ailleurs, comme les tiens ! Et puis je signale aux demoiselles qui ne connaissent pas encore ce groupe que le chanteur est quand même extrêmement mignon…
MF : Et très, très sensuel !

DD : Il faut bien le dire, il faut bien le dire ! Dans un instant, on écoutera un autre extrait de « Ainsi Soit Je… », une chanson qui s’appelle « Les Jardins de Vienne » (sic). C’est très beau, ça évoque quelque chose de particulier pour toi ?
MF : Oui, très particulier puisque j’ai connu cette personne, et c’était une personne qui s’est effectivement pendue dans un jardin de Vienne.

DD : Alors écoutez cette très, très belle chanson dans une petite minute !

Diffusion de « Jardin de Vienne »

DD : « Les Jardins de Vienne », sur NRJ, Mylène Farmer. Il est toujours extrêmement cruel de couper une chanson, surtout quand elle est très belle et en plus quand on a l’auteur et l’interprète à côté de soi. Je suis vraiment désolé, mais y a vraiment beaucoup de gens au téléphone qui veulent te poser des questions et tu es quand même là pour ça, alors on fait : allo ?!
– Allo ?
DD : Bonsoir, tu t’appelles ?
-Estelle.
DD : (…) Alors, ta question à Mylène, qui t’écoute très attentivement.
– Bonjour !
MF : Bonjour…
– Je voulais savoir pourquoi Mylène a adopté un look spécial pour chaque chanson…

DD : Pourquoi pour chaque chanson un look différent ?
MF : Pour chaque chanson… Je pourrais appeler ça presque la toilette de l’âme. Et pour être un peu plus terre à terre, parce chaque chanson suscite un univers. Par exemple, sur « Tristana » ça pouvait évoquer la Russie, donc j’avais des habits qui pouvaient évoquer aussi la Russie. « Sans Contrefaçon », c’était un petit garçon, donc c’était abordé avec la casquette. Et puis, c’est avant tout un plaisir que de s’habille et que de changer.

DD : C’est le goût du costume, c’est le goût du théâtre, c’est le goût de l’art en général, quoi…
MF : Oui, et je crois que les personnes qui sont devant leur poste de télévision aiment aussi ce goût-là, ont le goût de l’habit, de la représentation, et voilà…

DD : Ca fait partie du métier, ça fait partie d’une part de ton métier…
MF : Je porte très, très mal le blue-jean en plus ! (rires)

DD : Raison supplémentaire ! Estelle, voilà la réponse à ta question, on te fait une grosse bise.
– Je voudrais savoir si je peux avoir une photo dédicacée de Mylène…
DD : Hé bien, on va noter ton nom hors antenne et on va t’envoyer ça, d’accord ?
MF : Absolument !
– Merci ! Au revoir !
MF : Au revoir…

DD : Alors, à propos de clip justement, celui de « Ainsi Soit Je… » va bientôt sortir ?
MF : Il va sortir je crois le 17 avril…non…mai ?! (rires)

DD : Heu oui, ça sera plutôt le 17 mai, puisque nous sommes déjà passé le 17 avril !
MF : Oui, oui. Je vais être en tournage dimanche prochain.

DD : Ha bon, très bien. Et alors, y a une question qui est posée très, très, très souvent aussi : alors si on veut écrire à Mylène, une seule adresse, c’est la bonne, le courrier est à adresse à la maison de disque qui s’appelle Polydor, ça se trouve 2 rue Cavalloti (il prononce ‘Cavayoti’) 75018 Paris. Ai-je été précis, ma chère Mylène ?
MF : C’est ‘Cavalloti’ (elle rectifie la prononciation).

DD : Pardon !
MF : Et c’est très important pour moi !

DD : C’est très important, le courrier…Tu lis beaucoup le courrier qu’on t’envoie ?
MF : Je lis tout, j’ouvre tout moi-même, je réponds moi-même. Très souvent, on me dit ‘Je pense que ça sera quelqu’un d’autre qui signera à [ma] place’ : ça, c’est quelque chose que je me dois de faire. Par contre, c’est vrai qu’on a beaucoup de retard, parce qu’il y en a beaucoup et qu’on a pas toujours le temps, donc d’avance, je m’excuse de ce retard !

DD : Alors si vous voulez donner du boulot à Mylène, écrivez ! « Sans Contrefaçon » sur NRJ.

Diffusion du Boy Remix de « Sans Contrefaçon »

DD : Retour au standard. Allo ? (…)
– Alors je voudrais savoir ce que vous aimez comme lecture, et j’aimerais vous faire une proposition de scénario-roman, mais je ne sais pas où m’adresser…
DD : Ha…Alors… ?!
MF : Je réponds à la première question ?!

DD : Réponds à la première question.
MF : Le genre de lecture… Je crois que j’aime avant tout les auteurs qui ont des âmes tourmentées. J’ai un livre de chevet – des livres de chevet – d’Edgar Poe. J’aime beaucoup Baudelaire. J’aime bien August Strindberg, que j’ai découvert justement quand j’étudiais le théâtre. Mais je peux aussi aimer tous les contes, des contes extraordinaires. Je peux passer très facilement du morbide au merveilleux.

DD : (ironique) Les bonnes lectures du soir de Mylène Farmer ! Alors pour la deuxième partie de ta question, je pense que tu peux tout simplement envoyer ton projet à l’adresse que j’ai donné tout à l’heure pour le courrier de Mylène Farmer, chez Polydor (il redonne l’adresse)
MF : Bien sûr !

DD : Et ça sera transmis, c’est promis !
– Ben parce que je l’ai déjà fait, et puis j’ai toujours pas de réponse…
DD : Hé bien tu auras une réponse, Mylène a dit tout à l’heure qu’elle s’excusait, qu’elle avait beaucoup de retard, d’accord ? On te fait un gros bisou, au revoir.
– Oui, d’accord, au revoir…

DD : Et juste avant de te quitter, je voudrais détailler, Mylène, deux, trois petits symboles qu’il y a dans le petit bouquin splendide qui a été envoyé à toutes les radios avec l’album. (Dominique Duforest évoque la brochure que les collectionneurs appellent communément ‘le programme « Ainsi Soit Je… », envoyé aux médias, et qui contient photos, documents et présentation de l’artiste, nda) Alors, il y a un landau d’abord, avec deux da tes qui sont 1962 / 1985 : c’est quoi ça ? Le landau, ça a une signification ?
MF : Pas réellement. Le landau fait plus allusion à un corbillard ou à une tombe qu’à un vrai landau ! (rires)

DD : Oui, d’ailleurs il est pas très gai, ton landau ! Pourquoi y a Bambi également dans les photos ?
MF : Bambi, parce que je crois que c’est le personnage au monde que je préfère. J’ai vu « Bambi » énormément de fois, et je voudrais me réincarner en Bambi, pourquoi pas !

DD : Baudelaire, maintenant on vient de savoir pourquoi : tu aimes les tourmentés, et là tu es gâtée ! Louis II de Bavière ?
MF : Louis II de Bavière, on avait dédicacé sur le disque de « Maman a Tort » ‘à Louis II de Bavière’, parce que c’est un homme dont la vie me fascine, c’est…

DD : Tourmenté également, d’ailleurs…
MF : Tourmenté également, oui.

DD : Bon, Laurent Boutonnat : maintenant on sait que vous vous adorez. Edgar Allan Poe ?
MF : Edgar Poe parce que, comme je le disais, c’est aussi quelqu’un qui a une écriture qui est pour moi une des plus belles écritures, et puis qui a un univers qui me fascine et dans lequel je me complais volontiers.

DD : Ainsi est elle : c’est Mylène Farmer. On vient de passer une heure avec toi, on en est ravis.
MF : Moi aussi !

DD : Merci Mylène, on espère te revoir très vite. On attend avec impatience la sortie de ce clip, et puis que tout aille bien. « Ainsi Soit Je… »
MF : Ainsi soit-il ! (rires)

Diffusion de « Ainsi Soit Je… » pour clore l’entretien

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2ème album de Mylène : Ainsi soit Je

Posté par francesca7 le 26 janvier 2013

 

 

2ème album de Mylène : Ainsi soit Je dans Mylène AU FIL DES MOTS 1988-22-a-247x300C’est le 14 mars 1988 que le deuxième album de Mylène sort dans les bacs. Album très attendu, car après le franc succès de Sans contrefaçon et avant la sortie du single ainsi soit je… le public attentif, et de plus en plus nombreux, se demande bien ce que contient cet album.

Un public qui ne vas pas être déçu, car ce deuxième album sera celui de l’apothéose. Bien entourée de son éditeur-manager Bertrand Lepage et de son compositeur Laurent Boutonnat, la chanteuse livre un album de grande qualité et gonflé de succès ! Outre Sans Contrefaçon et Ainsi soit- je… trois autres titres issus de l’album sortiront en single ; Pourvu qu’elles soient douces, Sans logique et l’hommage à Edgar Poe, Allan (dans sa version live). La moitié de l’album se classera ainsi dans les tops. Près de 1 400 000 albums seront écoulés, avec à la clé, un disque de diamant.

Le succès est donc au rendez-vous, et le public commence sérieusement à s’attacher à la désormais rousse Mylène. A elle et à son univers, qu’elle présente à travers les textes de 7 chansons originale (le premier texte étant un poème de Baudelaire, le neuvième une reprise et le dixième un mix de cris d’animaux).

L’album s’ouvre sur un poème de Baudelaire mis en musique par Boutonnat, L’Horloge. Le ton est ainsi donné ; l’album sera empreint de spleen, de mélancolie et… de mort ! Dans la même veine suivront des textes de Farmer tout aussi noirs et désespérés, comme La Ronde triste ou « Jardin de Vienne ». Reste la reprise qui ne sera pas un réel inédit, Déshabillez-moi (chantée en avant-première le 21 octobre 1987 lors des Oscars de la mode, en figurant en face B du maxi Sans contrefaçon). Dix titres donc qui présenteront parfaitement ce qu’est désormais la marque farmérienne : un mélange de tristesse, de provocation et de références littéraires. A noter les deux très belles photos d’Elsa Trillat   qui habillent l’album, dont pour la pochette, une Mylène de trois quarts avec son double, la marionnette du clip Sans contrefaçon. Un album jugé encore par beaucoup comme l’album de Mylène toutes périodes confondues.

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                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 39/220

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BERTRAND Le PAGE

Posté par francesca7 le 21 août 2011

 

BERTRAND Le PAGE jerome-dahan_001

Bertrand Le Page est né au Maroc en 1955, dans une ville qu’il fera découvrir plus tard à Mylène

 

Il partira vivre en Allemagne, à l’âge de 5 ans. Il y restera 12 années avant de vivre successivement à Angoulême, cognac et St Malo d’où ses parents sont originaires. 


D’un père militaire de carrière, aux manières rudes, ne voit pas d’un très bon œil l’attirance de son fils pour tout ce qui a un rapport avec l’univers du showbiz ! 

 

En effet, les idoles du jeune homme s’appelle Dalida, Sylvie Vartan et Rika Zaraï, des références que son père juge superficielles alors qu’il voudrait lui imposer la lecture des écrits de Saint Exupéry ! 

 

A 20 ans, tel un Julien Sorel aux jeans troués, mais au cœur rempli de rêves, le jeune homme décide de quitter sa province pour conquérir Paris. 


En 1974, Bertrand remonte donc à Paris avec seulement 500 francs en poche. Après des petits boulots et quelques cours de théâtre, Bertrand fera beaucoup de publicité pour les magazines, la télévision. 

 

Très vite, il troque sa première ambition de percer dans la chanson contre celle de devenir comédien et s’inscrit dans la foulée à des cours de théâtre. Comme Mylène, son physique de jeune play-boy rouquin lui permet de décrocher quelques contrats de modèles, histoire de subvenir à ses besoins. Mais cette activité de « pot de fleur » ne lui plaît guère car il veut avant tout créer et pas être un simple produit. C’est ainsi qu’il préfère tenter sa chance dans l’univers de la radio. Son projet d’émission intitulé : « Que sont-ils devenus » attire l’attention des responsables de Radio Bleue. 


Il rejoindra Radio Bleue, il produira par la suite grâce à la radio des musiques de films et de feuilletons. 

 

Grâce à cette nouvelle carrière qui s’ouvre à lui, le jeune dandy devient très rapidement une figure incontournable du milieu de la nuit parisienne et principalement de la nuit gay.

 

0Au bout de quelques mois, il noue une amitié avec Raymonde, l’une des chanteuses des Parisiennes, un groupe vocal féminin qui connut un succès en 1960 avec le tube « Il fait trop beau pour travailler. » et c’est justement l’époux de cette nouvelle amie, Jean-Bernard Rétreux, patron de Lorgère Musique qui lui propose d’embrasser la carrière d’éditeur musical. 

 

Ainsi, durant plusieurs années, Bertrand Le Page se spécialise dans les musiques de séries de télévision et de films. Il en écrit même parfois la chanson du générique. Nous lui devons notamment celle de « Pause Café «  interprétée par Véronique Jeannot … 

 

 

 

puis celle de l’émission de « Croque la vie » chantée par Fabienne Thibault. 

 

 

VIDEO : Image de prévisualisation YouTube

 

Le jeune homme est ravi ! Ses rêves d’enfant se concrétisent, car il fréquente enfin le milieu du show-biz et côtoie toutes ces étoiles du spectacle qui l’ont toujours tant fait rêver ! 

 

C’est Gérard Anfosso, le compositeur de Croque la vie qui va lui parler pour la première fois d’une jeune chanteuse prometteuse. Jacky Quartz. En 1983, Bertrand Le Page  rencontra Jackie Quartz  et acceptera de la coacher et de devenir son manager en association avec son ami marseillais qui endosse la casquette de producteur. Un choix qu’il ne regrettera pas car durant tout l’été 1983,   »Mise au point » qui fera un gros succès avec plus d’un million de 45 tours. 

 

Et pourtant, à la sortie du deuxième album en 1988 rien n’ira plus entre la chanteuse et son manager. Officiellement, il semblerait que Jackie Quartz ait été un peu trop indépendante pour cet être aussi dévoué qu’exclusif. Ils se séparent à cause de problèmes relationnels.

Bertrand Le Page  rencontra Laurent Boutonnat au début d’années 80 lorsque que Laurent frappe à sa porte. Laurent lui apporta l’affiche d’un film qu’il avait intitulé Giorgino et qu’il voulait le réaliser. Il lui présenta la chanteuse auréolée de son dernier succès : Bertrand Le Page rejoindra le groupe, en 1984, en devenant éditeur.

 

 

 

trio2Bertrand Le Page fut lemanager de nombreuses chanteuses françaises. (à droite). 


Il commença avec
Jakie Quartz et participa à son succès à l’époque de Mise au point (1983) jusqu’en 1989. Il s’occupa à la même période de Mylène Farmer, dès sa première chanson, Maman a tort. Il contribua à installer son statut de star jusqu’en 1989, date à laquelle la chanteuse aretta leurs collaboration. Parallèlement il s’occupait deBuzy, notamment à l’époque de Body physical, son plus gros succès. 

Dans les années 90, il manage Lio puis Ysa Ferrer, juste après son succès Mes rêves, et l’aide à finaliser son album Kamikase. Ils se séparent en 1998 à la demande de la maison de disques de la chanteuse. 

 

Bertrand revendra son catalogue d’éditions, soit 77 chansons. Pendant ces années, grâce à cet argent, il produira des disques et managera des comédiens, mais la recette ne marche pas…. 

 

Comme la plupart des proches de l’ex-manager, la chanteuse a appris par le carnet des décès de Libération du vendredi 9 avril 1999. Rédigée par un ami journaliste de Le Page, l’annonce débute et se termine ainsi : 

«Votre route a peut-être un jour croisé la sienne… Merci d’avoir une pensée pour lui et pour ceux qui l’ont aimé.» [...] 

 

Le magazine Elle (Farmer en fait la une, NDLR) est déjà dans les kiosques depuis plusieurs jours quand Farmer apprend la terrible nouvelle : Bertrand Le Page a mis fin à ses jours à l’âge de 46 ans

 

463618582_smallChaque nouvelle production farmérienne était reçue par  (Le Page) comme une souffrance supplémentaire. 

 

Un ami raconte : «Un jour de l’année 1996 (Après la rupture entre la chanteuse et son manager, NDLR, je l’ai vu s’effondrer en larmes au vu de l’affiche du concert de Bercy. Puis il s’est repris : « Bon, on oublie, on revient à Lio ! »» Depuis sa séparation d’avec Mylène, Bertrand s’occupait, on s’en souvient, des intérêts de l’interprète de Banana Split. [...] Entre excès, échecs professionnels et dépression, le cœur n’y était plus.

Bertrand Le Page était réputé pour son fort caractère et ses « coups de gueule », mais aussi sa capacité à « stariser » les artistes. Il se suicida en 1999 et fut enterré le jour de la sortie de l’album Innamoramento de Mylène Farmer. Ysa Ferrer lui dédia en 2002 une chanson, Mourir pour elles, tandis que son single Flash in the night (1999) était dédicacé « A Bertrand ». 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est donc à l’âge de 46 ans que Bertrand Le Page s’est donné la mort, apparemment gravement malade, il fût enterré le 7 avril 1999 à Saint Malo … eh oui, lors de la sortie du cinquième album de Mylène qui n’est autre qu’Innamoramento !

Pour moi, Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité : http://devantsoi.forumgratuit.org/

La mort, Mylène l’a comprise ou presque et l’exprime….

 

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LAURENT BOUTONNAT

Posté par francesca7 le 21 août 2011

 

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En 1979, il réalise avec les moyens du bord, c’est-à-dire en piochant dans le porte-monnaie de ses parents, sa troublante première fiction nommée La Ballade de la fée conductrice mettant en scène l’histoire d’une tueuse en série qui se déguise en clown avant de commettre chaque meurtre. Absolument ravi du résultat de son premier film, et espérant qu’il soit projeté balladefeeconductriceaffen salles, il propose son œuvre à la Commission de contrôle des films, qui n’en croit pas ses yeux. Tout cet amas d’images de castration et de nouveau-nés jetés dans un vide-ordures pousse l’institution à interdire le film aux mineurs.

 

Un comble pour le metteur en scène qui n’a même pas 18 ans !

 

Malgré cette censure, le film est projeté le 14 mai 1980 lors du Festival de Cannes et sort ensuite dans divers petites salles parisiennes d’art et d’essai. Mais à cause de l’obscurité du scénario et de la violence des images, La Ballade de la fée conductrice ne tient que deux semaines à l’affiche !

 

 

Après cet échec, plutôt que de retourner sur les bancs du lycée, le jeune homme se laisse vivre au gré de ses envies jusqu’à sa rencontre avec Jean-François Chauve, un grand reporter de télévision qui soit tourné plusieurs reportages scientifiques sur les énergies nucléaires. Laurent Boutonnat saisit sa chance et postule comme cameraman pour cette série d’émissions. Il avouera plus tard avoir prétendu s’y connaître en technique pour être engagé. 

Une fois embauché, il dut potasser le manuel pour que sa supercherie ne soit pas découverte par son nouvel employeur. Il part donc pour un an aux quatre coins de la France afin de tourner les images de ces reportages. Pour le jeune homme, être sur le terrain, la caméra sur les épaules, est de loin la meilleure des écoles !

 

 

 

 

Laurent Boutonnat a 20 ans quand il se lance dans une nouvelle aventure qui l’amène à conjuguer ses facultés d’écriture à son expérience récente dans le journalisme. Toujours avec le sens du subversif et le goût du morbide qu’on lui connaît, il débute des recherches pour rédiger un livre sur l’infanticide, mais le sulfureux bouquin ne verra finalement jamais le jour.

 

En attendant, il réalise des publicités télévisées, non pas par vocation, mais tout simplement pour gagner un peu d’argent. Il tourne plusieurs spots en s’associant à un producteur travaillant pour le circuit Parafrance. Ce producteur, emballé par l’énergie qui émane du jeune homme, lui propose de tourner un film d’horreur en deux semaines pour un budget de 225 000 €, qui, hélas, ne verra jamais le jour non plus.

 

 

C’est également à cette époque que le jeune réalisateur rédige réellement la première version du scénario de Giorgino.

 

 

 

 

 

trio2Mais l’aventure Mylène Farmer commence pour Laurent Boutonnat le jour où il décide avec son copain Jérôme Dahan et un troisième ami de monter sa propre boîte d’édition avec le « modeste » projet de donner naissance à des tubes !

 

Ils écrivent alors leur première chanson …. Maman a tort !

 

Et grâce à Bertrand Le Page font émerger de l’ombre la jeune Mylène

 

 

 

 

 

1356832008_smallLaurent Boutonnat. Un nom familier, surtout des admirateurs de « l’ange roux » et du milieu du spectacle, mais qui se fait de plus en plus connaître du grand public, notamment, grâce à la sortie de la super-production « Jacquou le Croquant« . Laurent-Mylène/Mylène-Laurent, un duo artistique qui dure depuis vingt-deux ans maintenant et qui n’a de cesse de nous apporter joie, bonheur, spectacles grandioses… Rappelons que selon Mylène (et il est vrai qu’elle a sûrement raison sur ce point !), si son chemin n’avait pas croisé celui de Laurent, elle n’en serait sûrement pas là où elle en est aujourd’hui… Alors merci Laurent ! Je vais tenter de vous faire découvrir un peu plus (avec le peu d’informations qui circulent à son sujet !), cet homme qui partage, comme Mylène, le goût du secret… 

 

 

Grâce à la promotion organisée par Bertrand Le Page, le manager de Mylène à l’époque, le duo Dahan-Boutonnat écrira plus tard deux autres chansons pour Mylène. « On est tous des imbéciles« , qui sortira en 45 tours avec pour face B « L’annonciation« , (chanson beaucoup plus Bouto-Farmerienne que la face A de ce vinyle) qui sera un échec. Déçu par l’accueil que reçu la chanson, et RCA (la maison de disques de l’époque) ne renouvelant pas le contrat avec le duo, Laurent se sépare de Jérôme Dahan, avec qui il est en désaccord sur la suite à donner à la carrière de Miss Farmer.

 

 

 

Un peu au hasard, Mylène écrit les paroles de Plus grandir, sur une musique de Laurent. Polydor (racheté par Universal) décide de miser sur Mylène et Laurent pour trois albums (et ils ont bien fait !), alors même que le duo n’a pour l’instant aucun véritable succès à son actif. Cela viendra très vite avec le 1er album de la rousse, « Cendres de Lune« , sorti en 1986, conçu quasi-entièrement par Laurent Boutonnat. 


Il signe la musique, presque toutes les paroles, et la pochette. Avec les photos de l’album, il commence à créer le « mythe Farmer« . Dans le livret de ce premier album, Laurent commence à se créer un délire (qu’il n’a toujours pas cessé !), en inventant des pseudonymes pour certains instruments, qui sont en réalité des samples ou des sons synthétiques. Il crée notamment pour cet album « Les Moines fous du Tibet« , pour nommer des chants Grégoriens ! 

 

 

Sur les albums qui suivirent, un certain Pol Ramirez Del Piu fait son apparition. Il s’agit en fait des sons crées par Laurent, mais cet homme sera crédité pour les flûtes, les percussions, la harpe (sur L’Autre), les bagpipes ( ?!) et cymbalum (sur Innamoramento), le xylophone (sur Avant que l’Ombre…), etc… 

 


Mieux, alors que c’est toujours Laurent lui-même qui s’occupe de programmer ses claviers, il s’invente un programmateur imaginaire sur l’album « L’Autre« , qu’il appellera Patrice Rouillon Tsernoff de Gironville !!! Sûrement un délire qui fait beaucoup rire Laurent… 


C’est pendant la promo de Cendres de Lune que Laurent veut monter son 2e long métrage dont il a écrit le script deux ans plus tôt. Il commence donc sa préparation, mais le succès inattendu de sa collaboration avec Mylène l’occupera trop pour finaliser ce projet. 


« Cendres de Lune » contient quand même d’énormes tubes comme « Libertine » (et son clip inoubliable ; le 45 tours sortira en même temps que l’album), ainsi que d’autres chansons moins connues mais tout aussi notables, telles « Vieux bouc » et « Chloé ». 


L’album sera applaudi par les critiques, « le décor Farmer-Boutonnat » est désormais planté.
La deuxième édition de l’album sortira 1 an plus tard, en 1987, avec cette fois « Tristana« . Laurent sera nominé cette même année aux Victoires de la Musique pour le clip de « Tristana« . 


« Cendres de Lune » sorti dans le commerce, Mylène et Laurent s’attèlent déjà à l’écriture du second album « Ainsi soit je… » qui sortira fin 1987. Laurent crée pour l’occasion sa première société de production discographique, Toutankhamon S.A. (qui a cessé depuis ses activités). 

 

 

Le clip de « Sans Contrefaçon » créera l’évènement, suivront ensuite Ainsi soit je…, puis le mythique clip « Pourvu qu’elles soient douces » (racontant la suite du clip de Libertine). Véritable petit film (il est le 2e clip le plus long du monde !), le clip sera nominé aux Victoires de la Musique


mfloloLe scénario du clip fût écrit avec Gilles Laurent, à qui Boutonnat présentera le synopsis du film ébauché lorsqu’il avait 18 ans : « Giorgino« . Ils travailleront dessus durant 4 ans. Une proposition de financement pour le film eut lieu, finalement abandonnée. Laurent décide alors de remanier l’histoire du film. 


Pendant que Mylène effectue la promotion de l’album, Laurent prépare sa future scène. Il crée alors Heathcliff S.A. (du nom du héros des Hauts du Hurlevent) , ce qui lui permettra de produire la tournée et ses prochains films. Pendant 2 semaines le Tour 89 se jouera à guichets fermés au Palais des Sports à Paris. Le spectacle se déplacera ensuite pour 60 dates, dont 2 à Bercy, compte tenu du succès parisien. 

 

Laurent quant à lui, filmera durant deux soirs (à Bruxelles) le spectacle, avec de gros moyens. D’autres scènes seront tournées dans les environs d’Arpajon, qui seront plus tard intégrées au film du concert. Le montage durera 1 an

Le 26 octobre 1989, Laurent et Mylène créent (à l’occasion de la sortie du CD et de la VHS En Concert) une société d’éditions phonographiques : Requiem Publishing. Cette société édite depuis tous les disques de Mylène… 


Parallèlement à la sortie du « En Concert« , Laurent écrit déjà les musiques du prochain album, L’Autre. Pendant les tournages de Désenchantée et Regrets en Hongrie (en février 91), il prend des repérages pour son prochain long métrage Giorgino. Le réalisateur sera nominé pour la 3e fois aux Victoires de la Musique pour le clip de Désenchantée

 

 

En 1992, Laurent se consacrera majoritairement à la préparation de Giorgino (décors, casting, etc…). Il tournera néanmoins « Je t’aime mélancolie » et « Beyond my control », qui sera son dernier clip pour Mylène avant de nombreuses années


En décembre 92 débute le tournage de Giorgino (d’abord les scènes d’extérieur en Hongrie, puis les plans d’intérieur en Slovaquie). 


Mars 93, montage et écriture de la musique, après un tournage éprouvant. Laurent retourne justement en Europe de l’est, afin d’enregistrer la musique avec l’orchestre philharmonique de Prague. 


La post-production de Giorgino se terminera en août 1994, soit plus d’un an après la fin du tournage. Laurent, sans doute trop perfectionniste se perdra dans les méandres. Après 2 années de travail, « Giorgino » sort enfin en salles le 5 octobre 1994. Laurent, tout comme le film, seront littéralement descendus par la critique et échoueront auprès du public. Un film trop long, et sans doute trop sombre pour le grand public, mais esthétiquement magnifique, du pur Boutonnat


L’accueil réservé à « Giorgino » blesse profondément Laurent et la relation qu’il entretient avec Mylène a également souffert durant le tournage. Le duo décide alors de stopper pour l’instant leur collaboration cinématographique, mais en maintenant bien sûr le côté musical. 

 


Mylène s’exile alors en Californie, seule, et commence à écrire quelques chansons. Laurent viendra la rejoindre en mars 1995 et lui composera la musique du futur album : « Anamorphosée ». Laurent ne réalisera pas les clips de l’album (dommage, devoir « subir » ceux de Marcus Nispel, merci bien…), ne revenant à la réalisation pour Mylène qu’en 1996, pour le Live à Bercy, dont le film fût conçu avec François Hanss, son assistant depuis longtemps. 


En 1998, le cascadeur Mario Lurashi (qui a souvent collaboré avec le duo Farmer-Boutonnat), fait appel à Laurent pour composer la musique de son premier long métrage, « Le Pèlerin« . Le résultat se rapproche de la B.O de « Giorgino« , avec des sons empruntés à « Vertige« , qu’il a composé quelques mois auparavant pour Mylène


Laurent refuse les interviews et la diffusion de Giorgino, voulant visiblement oublier ce film. Il rachète même les droits, afin, et il le dira lui-même 10 ans plus tard, de mettre dans un tiroir cette histoire et ne plus jamais en entendre parler. Le film a tout de même été diffusé en novembre 1995 sur Canal +, avant que Laurent ne rachète les droits de diffusion. Boutonnat ne reprendra vraiment la caméra qu’en 1997 pour réaliser quelques clips pour Nathalie Cardone (Hasta Siempre, Populaire, etc..). 

 

 

 

 

BoutonnatPhoto03Laurent a semble t-il à ce moment là, privilégié sa carrière d’homme d’affaires, plutôt que son côté artistique. En effet, il fondera une société de production pour Nathalie Cardone (Calliphora S.A.), le 19 juin 1997. Il délaisse peu à peu Heathcliff S.A. et Toutankhamon, qui cessera ses activités en 1997. Mylène produira désormais elle-même ses disques, via sa société de production Stuffed Monkey


En mai 1999 sort « Innamoramento », le 5e album studio de Mylène Farmer. Laurent composera 9 titres pour cet opus. L’album est, comme les 4 premiers, un succès, et s’écoulera à plus d’un million d’exemplaires. Laurent ne réalisera là encore aucun clip de l’album, et se révèlera absent de la tournée Mylenium Tour. Il ne réalisera donc pas le film du concert, laissé aux mains de François Hanss. 


Le 10 mai 2000, Laurent étend ses activités financières en créant LB Société Civile Immobilière, qui s’occupe de la vente de biens immobiliers. Strictement rien à voir avec le penchant artistique de Laurent !!! 

 

 

En mai 2000, Mylène et Laurent produisent la petite Alizée, via leur société Requiem Publishing. Mylène écrira les textes d’Alizée et Laurent se chargera de la musique. Il réalisera également le clip de « Moi…Lolita« . Le disque sortira le 4 juillet 2000, soit deux semaines avant la sortie d’ »Innamoramento« . 


En mars 2001 sortent pour la seconde fois en numérique, l’intégrale des clips de Mylène Farmer, avec un meilleur son et une meilleure image que les supports édités auparavant. 

 


En revanche, le « Tour 89 » n’a toujours pas le droit à une sortie DVD, et « Giorgino » reste introuvable dans le commerce. 


Laurent reprend la caméra pour Mylène en 2001, afin de réaliser le clip « Les Mots » et celui de « Pardonne-moi« . Il s’occupe aussi des clips d’Alizée (« Parler tout bas« , « J’ai pas vingt ans« ). La mise en scène du spectacle d’Alizée à l’automne 2003 sera également signée par Laurent


En novembre de la même année, Mylène et Laurent auraient eu d’assez grosses difficultés financières avec leurs sociétés immobilières et leurs sociétés de production, le « Pôle de Européen de gestion et d’économie » mettant son nez dans les comptes des entreprises. 

 

 

 

En 2004, un peu de nouveau pour Laurent… Il produit l’artiste kabyle Kamal Kacet et son nouvel album

 

Il part ensuite en tournage pour son nouveau film, une adaptation du roman Jacquou le Croquant. La sortie du film en salles est prévue pour le 12 octobre 2006. Gageons que Laurent sera enfin reconnu par le grand public et par la profession… Un si grand talent ne peut rester dans l’ombre !!! Toujours en 2004, Laurent fait également entrer Mylène en studio pour son nouvel album, Avant que l’Ombre… 


Il assurera également la conception du spectacle et la régie, pendant les 13 concerts de janvier 2006, au Palais Omnisports de Paris-Bercy. 


boutbout2004C’est d’ailleurs là qu’un journaliste du quotidien Libération a observé minutieusement l’attitude de Laurent : « Le compositeur Laurent Boutonnat, entouré d’une armée d’ingénieurs du son et d’informaticiens avec ordinateurs portables, fait soudain des gestes sur une partition imaginaire. Dansotte, prend des notes, prend des notes, rallume sa pipe, descend une énième bouteille d’eau. Puis, derrière sa console, redevient aussi imperturbable qu’un ingénieur de Kraftwerk. Le Pygmalion observe sa créature. Arrivé à ce point du concert, on a toujours pas saisi le phénomène.[…]«  

 

 

A ce jour, Jacquou le Croquant doit sortir le 17 Janvier 2007… Souhaitons grandement bonne chance à Laurent (même s’il y a fort à parier que son nouveau film marchera très bien !), car un autre échec, pourrait cette fois être beaucoup plus dur à supporter pour lui… Laurent Boutonnat… un TRES grand monsieur… une très belle œuvre… 

 

 

 

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Filmographie

 

1er Film 1978 : La Ballade de la féconductrice

  • 1994 : Giorgino
  • 2007 : Jacquou le Croquant

 

1er Clip 1984 : Mylène Farmer – Maman a tort

  • 1985 : Mylène Farmer – Plus grandir
  • 1986 : Mylène Farmer – Libertine
  • 1987 : Mylène Farmer – Tristana
  • 1987 : Mylène Farmer – Sans contrefaçon
  • 1988 : Mylène Farmer – Ainsi soit je…
  • 1988 : Mylène Farmer – Pourvu qu’elles soient douces
  • 1989 : Mylène Farmer – Sans logique
  • 1989 : Mylène Farmer – À quoi je sers
  • 1990 : Mylène Farmer – Allan (live)
  • 1991 : Mylène Farmer – Désenchantée
  • 1991 : Mylène Farmer – Regrets
  • 1991 : Mylène Farmer – Je t’aime mélancolie
  • 1992 : Mylène Farmer – Beyond my control  
  • 1997 : Nathalie Cardone – Hasta siempre
  • 1998 : Nathalie Cardone – Populaire
  • 1999 : Nathalie Cardone – Mon ange
  • 2000 : Nathalie Cardone – Baïla si
  • 2000 : Alizée – Moi… Lolita
  • 2001 : Alizée – Parler tout bas
  • 2001 : Mylène Farmer – Les Mots
  • 2003 : Alizée – J’ai pas vingt ans
  • 2002 : Mylène Farmer – Pardonne-moi
  • 2004 : Kamal KacetIfkis

 

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Concerts

 

Composition de Laurent

  • Mylène Farmer – Cendres de Lune (1986) – Produit et compose 9 des 10 titres de l’album (assisté de Jérôme Dahan sur Maman a tort), en écrit 5
  • Mylène Farmer – Ainsi soit je… (1988) – Produit et compose 9 des 10 titres de l’album

  • Mylène Farmer – L’autre… (1991) – Produit et compose l’album dans son intégralité

  • Mylène Farmer – Dance Remixes (1992) – Compilation de remixes réalisés par Laurent Boutonnat et Thierry Rogen pour les maxi-singles – Produit par Laurent Boutonnat

  • Mylène Farmer – Anamorphosée (1995) – Produit et compose 11 des 12 titres de l’album

  • Nathalie Cardone – Album éponyme (1999) – Produit et compose 4 des 12 titres de l’album (assisté de Nathalie Cardone sur Antonio et L’homme qui saura pleurer)

  • Mylène Farmer – Innamoramento (1999) – Produit et compose 8 des 13 titres de l’album
  • Alizée – Gourmandises (2000) – Produit et compose les 10 titres de l’album
  • Mylène Farmer – Les mots (2001) – Best-of, produit et compose les 3 titres inédits
  • Alizée – Mes courants électriques… (2003) – Produit et compose les 11 titres de l’album
  • Mylène Farmer – Avant que l’ombre… (2005) – Produit et compose l’album dans son intégralité (assisté de Mylène Farmer sur L’amour n’est rien…)

  • Mylène Farmer – Point de Suture (2008) – Produit et compose 10 des 11 titres de l’album

Il est en outre l’arrangeur musical de tous les albums.

Compositions annexes : L’annonciation (1985), Dernier Sourire (1989), À quoi je sers (1989), La veuve noire (1989), Puisque (1989), Mylène is calling (1991), Que mon cœur lâche (1992), Effets secondaires (1999), L’histoire d’une fée, c’est… (Bande originale du film Les Razmokets à Paris) (2000), Devant-soi (2007) Bande originale du film Jacquou le Croquant.

 

 

 

 

 

 

 

 

VIDEO LAURENT BOUTONNAT ET MYLENE FARMER

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Que sait-on de Laurent Boutonnat ? 

 

Finalement peu de choses, tant ses interviews sont rares ; qu’il a été dans les années 80/90 le réalisateur de clips dont a le plus parlé sans jamais le voir ; ceux de Mylène Farmer. L’écrivain Philippe Séguy évoque le mieux, en peu de mots, le mieux le réalisateur :

 

« Laurent Boutonnat fonctionne par odeurs. Celles de la neige, du vent, du froid et celle acide de la misanthropie. L’œuvre est souvent tragique et affiche une douleur, une solitude et un univers qui lui sont propres. Ses films qui n’ont pas d’âge nous parlent d’un monde mélancolique qui a le couleur de la fatalité« .

 

 

hqdefaultMylène s’exprime sur l’absence de Laurent Boutonnat – décembre 2010 

Pour son prochain opus, intitulé « Bleu noir » qui sortira ce lundi en métropole, Mylène Farmer s’est passée des services de son compère LaurentBoutonnat pour la première fois dans sa carrière. Cette nouvelle avait fait poser beaucoup de questions chez les fans de la rousse, mais elle a tenu à rassurer ses fans.  

  

Dans une interview accordée à Paris match, elle déclare : «  Je ne me suis en aucun cas éloignée de lui. Après la tournée et les concerts au Stade de France, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque. Vous recevez tant d’amour, de vibrations, autant de sensations qui vous donnent l’envie… d’écrire. Laurent a tout à fait compris mon besoin de créer. C’est aussi ça, la complicité  ». 

  

L’album Bleu Noir a été concocté par Mylène en personne en collaboration avec le roi de l’électro Moby, le duo anglais Archive et le producteur à succès RedOne à qui l’on doit Poker Face et Bad Romance de Lady GaGa

  

Ce nouvel opus est toujours aussi sombre et rythmé à l’instar de ces prédécesseurs. Mylène explique d’ailleurs : «  J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché !  »Elle parle d’inspiration bien sûr et non de sa manière de vivre. 

 

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Si ce blog existe, c’est aussi parce que : 

Pour moi, Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité  voir ici : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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je voudrais tant que tu comprennes

Posté par francesca7 le 18 août 2011

 

a été premièrement interprétée par Marie la Forêt. 

 

Marie la Forêt et Mylène Farmer, deux superbes artistes dans un registre différent certes, mais oh combien talentueux.

 

vidéo :  Image de prévisualisation YouTube

 

je voudrais tant que tu comprennes dans Mylène 1989 - 1990 mylene-farmer3Mylène Farmer n’a jamais caché son admiration pour la chanteuse et comédienne Marie Laforêt. Si les points communs entre les deux chanteuses ne sont pas évidents à première vue, ils peuvent le devenir en s’approchant un peu plus de la partie la plus personnelle de l’œuvre de Marie Laforêt. On peut trouver par exemple des réminiscences de « Prière pour aller au paradis » en 1972 signée paroles et musique Marie Laforêt (qui empruntait à cette époque le pseudonyme de Françoise They pour signer ses chansons) dans « Jardin de Vienne » (1988) de Mylène Farmer. Deux titres qui ne furent pas des tubes mais qui font souvent partie du panthéon des admirateurs de ces deux artistes. 

Il y eut ensuite cette émission de télévision du 14 janvier 1987 dans laquelle Mylène Farmer interpréta avec Guy Béart la chanson « Frantz » qui avait été un immense succès par Laforêt et Béart en 1965. Ce duo est l’occasion de d’entrevoir un peu de légèreté et d’humour dans l’univers de l’interprète de « Libertine » qui n’en serait pas dénuée par ailleurs à la ville dit-on, tout comme ne l’est pas la fantasque interprète de « Viens, viens »… Mais la rencontre “physique” entre les deux femmes aura lieu quelques mois plus tard sur le plateau d’une émission de décembre 1987 (voir en fin d’article). 

 

Voir En image :  Image de prévisualisation YouTube

 

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