• Accueil
  • > Recherche : typographie mylene farmer

Résultats de votre recherche

Et Mylène devint Farmer

Posté par francesca7 le 2 septembre 2015

 

 

  mylène devient farmer   « Je refuse de devenir la femme que vous voulez faire de moi. Terne, insignifiante, normale. »

 Ce matin-là, Frances Farmer s’entretient avec Walter Freeman, le psychologue qui prétend la soigner, suite à un internement en psychiatrie décidé par sa propre mère. En signe de défi, comme pour montrer qu’elle veut rester elle-même envers et contre tous, elle écrase sa cigarette sur le cuir du bureau. Jessica Lange interprète le rôle dans Frances, le film réalisé par Graeme Clifford, en 1983. L’histoire vraie d’une actrice hors du commun qui, après avoir grandi à Seattle, a fait carrière dans les années 1930.

Une ascension aussi fulgurante qu’éphémère. Récompensée par un prix d’excellence à seize ans pour avoir rédigé une brillante dissertation niant l’existence de Dieu, puis star à Hollywood affichant des sympathies communistes, Frances Farmer n’obéit qu’à un seul principe : « Toujours faire ce qu’on juge bon et se moquer éperdument des autres. »

     D’où le diagnostic d’asociale qui lui colle à la peau. Pour la couler dans la norme, la psychiatrie va multiplier les tentatives. Camisole de force, traitements par électrochocs, injections d’insuline à haute dose, bains glacés prolongés… Rien n’y fait. Et Frances reste fidèle à elle-même, insoumise malgré tout. Jusqu’à ce que le bon docteur Freeman décide de la lobotomiser, afin de mettre en sourdine ses émotions.

Enfonçant une longue aiguille au fond du globe oculaire, il sectionne les nerfs reliant le cortex au thalamus. L’actrice, en qui le cinéaste Howard Hawks voyait une future Marlene Dietrich, mourra seule, à cinquante-sept ans, terrassée par un cancer de l’œsophage.

     Un destin bouleversant, qui a marqué la jeune Mylène. Elle a vingt-deux ans lorsqu’elle visionne le film dans une salle obscure. Lorsqu’il s’agit de choisir un pseudonyme, le nom de Farmer, qu’on voit à plusieurs reprises apparaître en lettres capitales sur la boîte aux lettres de la maison familiale, s’impose avec la force de l’évidence. Laurent Boutonnat, lui aussi, a été impressionné par l’œuvre de Graeme Clifford. On trouvera d’ailleurs, dans Giorgino, des séquences qui rappellent certaines scènes de Frances, notamment l’internement de Catherine au milieu des aliénées. Et cet insoutenable sentiment d’oppression qui saisit un individu doué de raison lorsqu’il est immergé au milieu des malades mentaux.

     Entre Frances et Mylène, il existe une filiation manifeste. Une haine farouche de l’hypocrisie sociale, d’abord. Dans le film, l’actrice, tout auréolée de gloire, revient à Seattle, où elle est célébrée par une fête, mais elle refuse de jouer le jeu. Ainsi, tout sourire, elle envoie ses quatre vérités à une dame patronnesse qui lui prédisait, il y a peu, qu’elle « finirait en enfer ». Sur le choix de son pseudonyme, Mylène restera plutôt laconique, se contentant d’évoquer son admiration pour cette femme « complètement écrasée par Hollywood79 » qu’elle aurait aimé interpréter au cinéma. Comme Frances, Mylène éprouve une aversion pour la lâcheté ordinaire. « Depuis mes débuts, je n’ai accepté aucune concession. La qualité que j’admire le plus, c’est l’intégrité, et je remercie la vie qui m’a permis de suivre ce chemin. »

 

Le 19 novembre 1988, lors des Victoires de la Musique, la chanteuse va prouver qu’elle n’entend pas être de ces artistes qui s’agenouillent devant la profession. Sacrée meilleure interprète féminine de l’année, elle reçoit son trophée des mains d’Alain Souchon en se disant « contente et triste » à la fois.

Une attitude mal perçue par le milieu qui, paradoxalement, la récompense ce soir-là. Quand on est ovationnée, ne faut-il pas s’incliner ? Pire, elle refuse d’interpréter une chanson en direct, comme la tradition l’exige des lauréats. En coulisses, c’est l’effervescence. En guise d’explication, son manager, Bertrand Le Page, n’apaise en rien les esprits chagrins : « Mylène ne chante pas avec un orchestre de bal », lance-t-il, comme pour jeter de l’huile sur le feu.

      Dans son édition du 21 novembre, le quotidien Libération ne manque pas d’épingler la chanteuse pour ce manquement à ces « obligations » et de railler les « nouveaux mystères » que « son laconisme » soulève. Peur de chanter en direct ? Orgueil démesuré ? Mylène est sommée de s’expliquer. Mais ceux qui s’attendent à un repli stratégique en seront pour leurs frais. « En prenant ma récompense, j’ai vu défiler les plus belles images de ma vie et les plus cruelles aussi. Dans la voiture, en quittant le Zénith, avec mon manager Bertrand Le Page, nous n’avons échangé aucun mot. J’étais assise à serrer très fort entre mes mains cet objet très lourd. C’est ma manière de vivre les choses. Mon sens de la fête est le repli sur soi, sans occulter le bonheur. Chez moi, j’ai placé la Victoire dans mon salon, sur un haut-parleur.

Comme beaucoup d’artistes, j’ai été étonnée, je n’ai vu aucune inscription sur le trophée, pas même la catégorie. Tout juste “Victoires de la musique 1988”. Je regrette cet anonymat. »

      C’est donc pour n’avoir pas vu son nom sur la statuette que Mylène s’est assombrie. Cette reconnaissance, si ardemment désirée, lui a soudain semblé vide de sens. Ce nom qu’elle s’est choisi pour atteindre son astre n’a même pas été gravé sur le socle du trophée. Pour elle, il ne s’agit pas d’un simple détail, c’est une indélicatesse qui montre que ce sacre relève de la mascarade. En elle, c’est la petite fille en quête de vérité qui souffre dans un monde où les adultes mentent.

 

     Mylène ne sera plus jamais nommée aux Victoires de la Musique. Tout juste évoquera-t-on en catimini sa récompense pour « l’album le plus exporté » en 1996. Le milieu n’a pas pardonné. Entre lui et la chanteuse, l’état de grâce n’a pas fait long feu. Rebelle à intégrer le moule, Mylène va mener sa route en toute indépendance, sans céder à ces compromissions qui la révulsent. Pour demeurer au sommet, pas besoin de taper dans le dos de ces artistes qui rêvent de l’intégrer dans leur grande et belle famille. Faire copain copain n’est pas son genre. L’amitié est une offrande qu’elle n’accorde qu’avec parcimonie.

Ainsi, on ne la verra jamais parader dans les concerts des Restos du Cœur ; cette liesse collective n’est pas pour elle.

     images (3)Dix-sept ans après l’incident des Victoires de la Musique, Mylène apprend par les organisateurs de la soirée que les votes du public l’ont sacrée « meilleure interprète féminine des vingt dernières années ».

Un plébiscite qui aurait pu tourner au sacre cathodique si la belle avait daigné répondre présente à l’invitation de la production. Mais la chanteuse n’a pas oublié. Pire, au risque d’être une nouvelle fois taxée d’ingratitude, elle rappelle que son dernier single a pour titre Fuck Them All. Un bras d’honneur qui provoque un vif émoi dans la salle, où se sont pourtant infiltrés de nombreux fans. La voix de Jean-Luc Delarue, qui anime la soirée, a du mal à couvrir les sifflets qui pleuvent de toutes parts. Histoire de calmer le jeu, Nagui, son coéquipier, lance à la star une invitation pour l’année suivante, assurant qu’elle est « la bienvenue aux Victoires ». Peine perdue… Confortablement installée devant l’écran de son

téléviseur, Mylène peut jubiler. Le bras de fer continue de tourner à son avantage.

 

De même, elle boude systématiquement les hommages institutionnels. C’est pour cette raison qu’elle a refusé de se voir remettre la Légion d’honneur. À ses yeux, être une artiste ne mérite aucune récompense qui se situe sur le terrain de l’honneur. Cohérente, la star s’est également opposée à ce que son nom figure dans le dictionnaire Larousse, assorti d’une notice biographique de quelques lignes. Parce que rien ne l’indispose davantage que d’être figée dans la posture d’une statue inerte, elle a, enfin, décliné l’offre qui lui a été proposée de faire son entrée au musée Grévin. Avoir sa réplique de cire ? Une idée terrifiante à ses yeux. Une façon de l’enterrer vivante alors qu’elle est loin d’avoir livré tout ce qui agite son esprit.

     Il faut une force colossale pour oser se mettre à dos une partie du métier. Une grande intégrité, aussi. Mais pour défendre son nom, si cruellement absent de son premier trophée, la chanteuse n’a jamais manqué de pugnacité. « Elle me fait penser au verre, me confie Philippe Séguy. Cette matière extrêmement fragile qui est, en même temps, d’une telle dureté qu’il peut traverser les siècles » Ce nom, emprunté à une autre, mais associé au prénom qu’elle a reçu à la naissance, Mylène en a fait, davantage qu’un patronyme d’artiste, une véritable signature.

     D’une pochette d’album à l’autre, il est d’ailleurs passionnant d’observer la lente évolution des typographies, sur lesquelles la star veille avec un soin quasi maniaque. Lettres qui semblent gravées dans le marbre, comme sur une pierre tombale, pour Ainsi soit je ; calligraphie épurée sur les deux albums suivants ; pleins et déliés sur l’opus Innamoramento, où prénom et nom se superposent pour former une forteresse inexpugnable ; sur Avant que l’ombre… apparaissent des pointes acérées qui, prolongeant le tracé des lettres, semblent protéger l’artiste comme une armure ; sur le dernier album, Point de suture, le « M » et Mylène et le « F » de Farmer sont reliés par un filet en une osmose parfaite, mais les pointes sont toujours là, donnant à cette architecture de lettres rouges des allures d’oursin. Pas besoin d’une longue exégèse pour décrypter le message : qui s’y frotte s’y pique.

 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

Publié dans MYLENE par H.ROYER | Pas de Commentaires »

JE TE RENDS TON AMOUR

Posté par francesca7 le 19 mai 2013


venez me rejoindre sur le FORUM : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

JE TE RENDS TON AMOUR dans Mylène AU FIL DES MOTS rends-ton-amour-193x300

Quel autre peintre qu’Egon Schiele   pouvait le mieux interpeller et inspirer Mylène Farmer ?

Aucun autre sans doute : l’œuvre de cet artiste autrichien s’inscrit parfaitement dans les thématiques chères à la chanteuse – un mélange de mort et d’érotisme. Suscitant interrogations et malaise auprès du grand public, les œuvres de Schiele sont nombreuses et se caractérisent toutes par le trait du peintre, assez épais, énergique et parfois même violent.

Ses portraits et autoportraits (au nombre d’une centaine) affichent des poses insolites, voire caricaturales, Schiele a, en particulier, étudié les attitudes de certains déments dans un asile psychiatrique. De quoi séduire notre chanteuse, qui trouve sûrement ici un écho pictural à ses textes, d’autant que Schiele aimait peindre les jeunes femmes rousses à la peau laiteuse et à la maigreur inquiétante.

Mylène met donc en scène un tableau de Schiele, La Femme nue debout, dans le texte de Je te rends ton amour. Pour ce faire, la chanteuse utilise la prosopopée, figure de style consistant à faire parler une idée, une personne morte ou une chose en la personnifiant. Ici, il s’agit du modèle peint sur le tableau. « La femme nue debout » regarde ainsi autour d’elle (M’extraire du cadre – Ma vie suspendue – Je rêvais mieux – Je voyais l’âtre – Tous ces inconnus – Toi parmi eux), voit un homme (son amant lorsqu’elle n’était pas encore un tableau ?) qui choisit un autre tableau qu’elle (Mais j’ai vu la main – Choisir Gaugain) et de là décide de recevoir la propriété de son seul maître et créateur, Egon Schiele : « Et je te rends ton amour / Au moins pour toujours / Je te rends ton amour / Le mien est trop lourd / Et je te rends ton amour / C’est plus flagrant le jour / Ses couleurs se sont diluées / Et je reprends mon amour ;…. De mon seul maître : Egon Schiele et… ». Mylène s’inspire beaucoup pour écrire son texte des œuvres de Schiele, notamment dans les vers « Toile / Fibre qui suinte / Des meurtrissures » ou encore « La vie étriquée – D’une écorchée ».

 En effet, le style de Mylène évoque assez bien les peintures de Schiele, où les modèles apparaissent tous meurtris justement et écorchés vifs. Les critiques disent d’ailleurs souvent que Schiele a réussi à percer l’âme de ses modèles en peignant des regards mi-affolés mi-inquiétants… Ultime hommage de la chanteuse au peintre, elle utilise la typographie de la signature du peintre pour inscrire le titre de sa chanson sur la pochette du disque. Un titre qui sera un beau succès pour Mylène, qui atteindra avec lui les 100 000 ventes, ce qui permettra de relancer les ventes de l’album Innamoramento.

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 116/220

Publié dans Mylène AU FIL DES MOTS | Pas de Commentaires »

Mylène au coeur du Mythe

Posté par francesca7 le 19 juillet 2012

Mylène au coeur du Mythe dans Mylène en CONFIDENCES 1251724468confidences de Jean-Marie Perrier (Photographe)

Vous avez entre autres une bibliographie historique et romanesque. Pourquoi écrire alors un livre sur Mylène Farmer, d’autant que vous avouez ne pas en être fan ?

Je suis aussi journaliste musical et fan de chansons. Écrire sur Mylène était une idée de mon éditeur, Bartillat. On a cherché l’artiste français qui pourrait nourrir le plus une réflexion, qui ait un monde suffisamment intéressant pour susciter un bouquin. Il fallait un univers, pas seulement des anecdotes. Mylène s’y prêtait tout à fait, surtout qu’à l’époque, il n’y avait quasiment rien d’écrit sur elle. Quant au fait de ne pas être fan, je le dis clairement : je ne suis pas fan, car pour moi un fan est un admirateur exclusif, ce que je ne suis pas. Il y a beaucoup d’artistes que j’aime. Mylène est une artiste qui m’intéresse, mais pas exclusivement. C’est pourquoi certains ont été étonnés : ils pensaient que je n’aimais pas Mylène, du tout. Alors qu’en fait, je n’aime pas que Mylène…

Ne pensiez-vous pas que les fans purs et durs en savaient déjà autant que vous, voire plus sur le sujet ?

Sûrement ! De toute façon, ce n’est pas une biographie. Je n’ai pas cherché à être exhaustif et ça ne m’intéressait pas. Les fans que j’ai rencontrés auraient pu m’aider, mais je ne leur ai pas demandé. Mon idée n’était pas de faire une mini-thèse sur Mylène, de compter tous ses singles, etc. Ca je m’en fous complètement. Effectivement, les fans peuvent en savoir plus sur moi, mais en revanche, et je le revendique, c’est un regard critique et un peu ironique. Je suis journaliste, donc à même de décrypter les choses pour les éclairer d’une certaine façon. C’est cela qui a hérissé le poil de certains fans…

Avez-vous, pendant l’écriture de votre ouvrage, souhaité rencontrer Mylène Farmer pour en savoir un peu plus ?
Non, parce que je savais que de toute façon, ça ne se ferait pas. Je n’ai absolument rien demandé, ni à elle, ni à Laurent Boutonnat, ni à Thierry Suc, ni à la maison de disques, je m’en foutais complètement. Je savais qu’ils refuseraient, ou que ça traînerait, ou bien, s’ils acceptaient, qu’il y ait des contreparties, comme la relecture du manuscrit. C’est un livre qui a été fait sans la vedette. C’est pour ça que ce n’est pas une biographie, c’est un essai.

3t4nisnd-300x211 dans Mylène en CONFIDENCESVous décrivez de manière assez précise l’endroit où vivait Mylène Farmer. Ne pensez-vous pas que vous donniez des pistes pour savoir où elle habitait ?

Non, car tout d’abord je n’étais pas sûr que c’était bien là. Je n’en sais rien, c’est ce que disaient les fans. Je les ai accompagnés une fois en fin de journée. Il n’y avait personne sur le banc, pas de gardes du corps, c’était un immeuble du XVIème arrondissement très bourgeois et très banal. Ca me faisait marrer. Du coup, j’ai raconté le hall de l’immeuble et puis basta ! De toute façon, que ce soit le vrai ou non, mon idée n’était de révéler l’adresse de Mylène, sinon j’aurais donné le numéro, si ça avait été le but de la manœuvre…

Il y a de nombreuses erreurs dans votre livre. L’aviez-vous fait relire par des fans avant de le faire publier ?

Il doit y avoir quelques erreurs factuelles, oui. Sur les histoires de clips, c’est assez complexe, on me l’a signalé. A l’époque, je m’étais servi de ce qui existait déjà pour comparer. Lors d’une nouvelle édition, on revérifiera tout, il ne doit pas y avoir grand chose, je crois qu’il n’y a qu’un clip qui n’est pas totalement bien retranscrit…

Plusieurs en fait…

Oui, mais c’est tellement chiant les clips ! C’est d’un compliqué. Les castings n’étaient pas clairs, il y aurait un clip qu’elle aurait réalisé elle-même, etc. Ca dépassait ce que je voulais faire. Le plus marrant, c’était d’analyser les clips à ma sauce. J’ai fait ce que personne n’avait fait. Je me suis admiré de m’être farci tous les clips à la suite, en boucle, c’était une épreuve ! Et je suis l’un des rares mortels à m’être tapé « Giorgino » intégralement, crayon à la main et ça c’est un exploit, j’en suis fier !

Pourquoi une photo de concert pour représenter le livre ?

Parce qu’aucune agence de photos n’a voulu vendre un cliché de Mylène Farmer… Il y a embargo. A l’origine, c’était une parade, puisqu’on ne pouvait pas avoir de photos de Mylène. J’étais enchanté de cette couverture. Imaginez que nous soyons à Bercy, les lumières viennent de s’allumer et l’artiste va arriver sur scène et on ne la voit pas. J’ai trouvé ça finalement plutôt pas mal… On s’est bien tirés d’une chose qui était à la base un handicap.

Le site de la FNAC avait indiqué une réédition avec une photo de la star par Ellen von Unwerth, mais ça n’est jamais paru, pourquoi ?

De mon livre ? Première nouvelle ! Je ne savais pas du tout (rires) ! Mais maintenant que Mylène a repris du service, on songe à une nouvelle édition où j’intégrerais le nouvel album, les nouveaux clips, en voyant s’il y a continuité ou changement.

Quelles ont été les réactions des fans au moment de la sortie du livre ? Le contexte était plutôt mouvementé, non ?

Il y a eu de tout. Il y a eu des fans enchantés, mes copains notamment. Sur certains sites, au contraire il y a eu des discussions à n’en plus finir avec des gens qui râlaient. En fait, on trouvait deux sortes de râleurs : ceux qui pointaient du doigt sur les détails qui n’allaient pas et ceux qui étaient hystériques, qui disaient que je proférais du mal sur leur « Ange », avec tous les excès que vous pouvez imaginer. J’ai fait une émission de télé chez Ruquier. Il avait invité un fan sur le plateau. J’étais très triste pour ce garçon qui était très timide et intériorisé, qui se retrouvait dans cette espèce de foire, censé me poser des questions embarrassantes. Mais une fois qu’il avait relevé les quelques erreurs, il n’avait plus rien à dire… il avait perdu son temps car il n’avait rien à vendre, il ne connaissais pas le monde des médias alors que je le pratique un peu. Par contre, ça a eu un effet positif pour mon livre.

A combien d’exemplaires s’est-il vendu ?

Un peu plus de 25 000 exemplaires vendus. Pour votre gouverne, je suis assez fier, car pour le livre de Mylène elle-même, on en est à 31 000… On aurait pu s’attendre à plus, mais il y a eu beaucoup de retours, c’était un livre assez cher pour les jeunes.

ae7449300b5e748eaa9859fa79e70a10-300x300Votre livre s’achève justement sur la sortie de « Lisa-Loup et le conteur ». L’avez-vous lu depuis ?

On avait sorti mon livre avant le sien, exprès. Du coup, j’étais passé pour un expert sur elle ! J’ai lu son livre quand il est sorti. Ca m’a un peu emmerdé, j’ai pas trouvé ça terrible. On voit bien que c’est du Mylène, on reconnaît bien ses thèmes. Je trouve qu’elle est meilleure sur un texte bref quand dans un machin un peu long où l’on se demande ce qu’elle veut en faire… Je ne la sentais pas à l’aise. Et puis la forme était assez impressionnante, ça a dû dissuader plus d’un fan. Ce n’était pas un livre très chaleureux, on n’avait pas envie de se plonger dedans avec cette typographie rouge et noire, ces petits dessins… 

 

Mylène Farmer et vous – 2005

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaires »

RemixeS (album Mylène Farmer)

Posté par francesca7 le 18 novembre 2011

RemixeS (album Mylène Farmer) dans Mylène dans la PRESSE MF2000_152aSuite à cette modification faite par Acélan (d · c · b) (curieux remplacement d’un lien rouge par un autre lien… rouge, mais partant probablement d’un bon sentiment), j’ai édité les liens vers les chansons de l’album RemixeS dans l’article de l’artiste (après tout les liens rouges ne se justifient pas, puisque l’article RemixeS (album de Mylène Farmer) ne présente point de tels liens rouges).

 

Si on pense au contraire que les titres remixés sont totalement distincts des titres originaux, et méritent à ce titre leurs articles propres (plutôt qu’une éventuelle section qui leur serait dédie dans chacun des articles relatifs aux chansons), alors les titres d’articles devraient être de type « titre de la chanson (remix) » ou « titre de la chanson (nom d’artiste ayant fait le remix) ». Et des liens mutuels (d’homonymie) entre les articles remixés et originaux devraient être proposés.

 

Sinon on se retrouve dans une situation absurde de liens rouges pour certains titres et de liens vers les titres originaux pour d’autres.

Second point : la typographie !

 

Dans la liste des remixes, on voit fleurir des lettres capitales à presque chaque mot, si c’est effectivement l’usage sur cet album et/ou les vinyles/single/maxi/etc. des remixes, alors OK, mais sinon c’est presque du WP:TI, alors il faudrait je crois les écrire en bas de casse.

 

Ne possédant pas ce(s) CD, je ne suis en mesure de vérifier de façon fiable ce qu’il en est (les sites de fan ne respectant pas toujours la typographie, je n’ose les considérer comme une source fiable sur ce point en particulier). Ma seule certitude en la matière porte sur le titre RemixeS avec un S final capitalisé, puisque des images de la pochette l’atteste, dès lors, j’ai renommé l’article en question (et si j’en ai le temps et le courage vais m’atteler à l’édition des liens pour éviter de devoir systématiquement passer par la page de redirection sur les nombreux articles faisant le lien, mais également que le S soit visiblement capitalisé dans l’article, comme il se doit).

 

MetalGearLiquid 20 mai 2009 à 17:35 (CEST) PS : Je m’étonne de trouver RemixeS dans la section Mylène_Farmer#Discographie, mais de n’y point voir le premier remix : « Dance Remixes », est-ce un oubli ou est-ce motivé d’une façon ou d’une autre ? — MetalGearLiquid  20 mai 2009 à 19:11 (CEST)

Gif barre de séparation

Publié dans Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaires »

 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...