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1er Concert Bercy 2013 pour Mylène

Posté par francesca7 le 9 septembre 2013

 

1er Concert Bercy 2013 pour Mylène dans Mylène 2013 - 2014 farmerbercy12-2013Trente ans après ses débuts, la libertine de la chanson attire toujours les foules. Depuis un mois, ses fans campent devant Bercy.

Pour le grand retour de Mylène Farmer ce soir samedi 7 Septembre 2013 à Bercy, les fans ont planté leur tente devant le bâtiment dès début août. Soit… un mois avant le premier concert de leur star! Ce n’est pas fini. «Dès samedi soir à 23 heures, quand le spectacle sera terminé, les fans reformeront une file d’attente pour le concert suivant, raconte Philippe Ventadour, directeur général de Bercy. Et ainsi de suite pendant dix jours. C’est atypique. Nous allons installer des sanitaires et assurer leur sécurité.».

 En attendant, jouant au chat et à la souris avec les vigiles, collant leurs oreilles aux portes, ces admirateurs captent la moindre bribe sonore des répétitions et la moindre rumeur est illico colportée sur Internet. Et tant pis si la diva tient à ses effets de surprise. «Mylène est sortie un peu avant minuit, fenêtre ouverte, un petit coucou, toute mignonne. Ça a duré cinq secondes mais c’était génial», écrit Shad sur Mylène.net, l’un des sites de référence de la «famermania». 

À l’approche du grand soir, la chanteuse affole la Toile: à lui seul, ­le site dépasse les 20.000 clics par jour. Le pic de l’hystérie est attendu demain, dimanche. Invitée au JT de Laurent Delahousse sur France 2, la star pourrait enfin trancher une interrogation qui tient son public en haleine: la tournée Timeless 2013 sera-t-elle sa dernière? À 52 ans, combien de temps ­Mylène pourra-t-elle enchaîner des shows aussi physiques?

 Après quatre ans loin de la scène, la rousse icône reprend la route pour 39 concerts. La tournée la mènera jusqu’à Minsk, Moscou et Saint-Pétersbourg. 420.000 places se sont vendues comme des petits pains (soit une moyenne exceptionnelle de 11.000 spectateurs par date). Les quelques milliers de billets restants s’écouleront sans problème grâce au bouche-à-oreille. Il y a presque un an, le 4 octobre 2012, jour d’ouverture de la billetterie, le public s’est précipité. Les 156.000 places s’étaient arrachées en six heures. Le producteur de Mylène ­Farmer, Thierry Suc, a pu ainsi doubler voire tripler plusieurs dates. Le triomphe de Farmer va même rapporter des dividendes… à l’État français. Celui-ci est en effet actionnaire, via la Banque publique d’investissement à 33 %, de TS3, la société de Thierry Suc. 

39 concerts, pas un de plus. Ce serait impossible pour Mylène qui n’a jamais recours au play-back. Au pire, quand la voix fatigue, elle laisse ses choristes – comme Esther, beauté noire et sœur de Princesse Erika – prendre le relais. Quoi qu’il en soit, la rentabilité s’annonce maximale. Plus les dates dans une même ville sont nombreuses, plus le coût très élevé du montage et du démontage de la scène est amorti. 

Source : paru dans la Presse de LeFigaro.fr 

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D’entre les Morts de MYLENE

Posté par francesca7 le 9 août 2013

 

D’entre les Morts de MYLENE dans Mylène AU FIL DES MOTS images-1

Ce spectacle N° 5 ON TOUR est certainement l’un des plus attendus de Mylène : d’abord parce que pour la première fois elle s’offre le Stade de France (deux soirs de suite), ensuite parce que la chanteuse n’a pas fait de tournée depuis neuf ans. L’événement est donc d’importance pour ses admirateurs de province et de l’étranger, qui découvrent dans un premier temps, une affiche très particulière annonçant le spectacle ; on y voit Mylène étalée sur le sol, jambes ouvertes et regard hagard, comme si elle venait de se jeter d’un toit.

Une photo choc pour un spectacle qui ne l’est pas moins, avec Mylène et Laurent Boutonnat à la conception et à la direction artistique, Yvan Cassar à la direction musicale, Alain Escalle pour les images de scène et Thierry Suc à la production. Le spectacle au Stade de France étant sold out en quelques heures, les moyens sont de mise. C’est toujours Mark Fisher qui réalise les décors. Les spectateurs découvrent d’abor un écran géant avec en son centre, une tête de mort (cet accessoire est réservé aux stades ; pour les spectacles en salles, des projecteurs orange sont dirigés vers le public).

La scène, gigantesque bénéficie d’une avancée sur la moitié de la pelouse du stade et se termine en étoile à cinq branches. La tête de mort sur l’écran laisse bientôt sa place à l’œil de Mylène, qui s ’ouvre et referme sur la musique de l’introduction, D’entre les morts

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Suivant les lieux où elle se trouve et la dimension de la salle, Mylène module son track-linsting. Pour ce qui est des salles en France, type Zénith, elle propose des chansons issues de l’album Point de Suture et ses tubes extraits d’anciens albums… reste A quoi je sers… « orpheline » d’album original, et les instrumentaux D’entre les Morts pour l’introduction et l’Interlude Avant que l’ombre… entre Ainsi soit- je.. et Libertine. Pour ce qui est des spectacles russes, Mylène oublie A quoi je sers… et d’autres chansons. A Saint Pétersbourg, elle chantera également Je t’aime mélancolie. Quant au Stade de France, elle y laisse de côté A quoi je sers… je te rends ton amour et Si j’avais au moins. Elle ajoute en revanche California, Laisse le vent emporter tout, l’Instant X et Fuck Them All.

C’est le track-linsting de la tournée qui sera gravé sur disque, tandis que celui du Stde de France servira pour la captation (DVD et Bly-ray Mylène Farmer Stade de France, respectivement Polydor 532 543-5 et Polydor 532 543-8). A noter que trois titres ajoutés au Stade de France se retrouvent sur un CD dans le coffret collector du DVD Mylène Farmer Stade de France (Polydor 532 543-1) et uniquement, tandis que Laisse le vent emporter tout ne fait l’objet d’aucune version audio gravée sur CD… Pour finir, dans le DVD, filmé par François Hanss, on peut entendre le pianiste Yvan Cassar jouer quelques notes de joyeux anniversaire, entre Rêver et Laisse le vent emporter tout. Normal ; le spectacle a eu lieu et a été filmé le 12 Septembre 2009, jour des 48 ans de Mylène !

issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 196

 

 

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Bruno Aveillan et Mylène farmer

Posté par francesca7 le 5 août 2013

 

Diplômé de l’École supérieure des Beaux-Arts de Toulouse, Bruno Aveillan rejoint la société de production QUAD en tant que réalisateur. Il a notamment réalisé de nombreux films publicitaires pour des marques telles que Cartier, Orange, Perrier, Louis Vuitton, Audi, Nike, Paco Rabanne, Quézac, Lanvin, Nissan, Christian Lacroix, Rochas, Lexus, Chanel, Time Warner, Lacoste, Miller,Nintendo1, Gaz de France, Toyota, BMW, etc.

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Une des premières réalisation de Bruno Aveillan fut le spot Perrier La Foule mettant en scène une pléiade de personnages colorés sortant de leur affiche respective. Outre une avalanche de prix internationaux, le film fut élu « Film préféré des Français » suite à un sondage IPSOS/Stratégie.

En 1999, succédant aux réalisateurs Lars von Trier et Roland Joffé, Bruno Aveillan réalise un nouvel épisode de la saga publicitaire CNP. Il fut également le metteur en scène du film pour le lancement du parfum Oxygène de Lanvin. Considéré comme l’un des plus beaux films de parfum jamais réalisé, il met en scène, pour la première fois à l’écran, Gisèle Bündchen. Il a également filmé un grand nombre de célébrités parmi lesquelles on peut citer : Monica Bellucci, Claudia Schiffer, Amy Smart, Mélanie Thierry, Olga Sherer, Shalom Harlow, Sharon Stone, Milla Jovovich, Jessica Stam, Inna Zobova, Morgane Dubled, Virginie Ledoyen, Mylène Farmer, Daiane Conterato, Vlada Roslyakova, Elsa Benitez, Julia Stegner, Rachel Weisz, Freida Pinto, Leila Bekhti, etc.

Il a ensuite réalisé le film Anthem pour la marque Infiniti qui fut présenté en avant-première lors de la cérémonie des oscars 2002. La même année, il signe un des quatre films de lancement de la marque Orange, aux côtés des réalisateurs Martin Scorsece et Oliver Stone. Il a également travaillé avec le Land artiste Nils Udo pour concevoir l’univers visuel du Parfum Mahora de Guerlain. On peut également citer le film Magnum 5 senses, réalisé avec une approche expérimentale, proche de l’art vidéo.

En 2008, l’entreprise Louis Vuitton fait appel à Bruno Aveillan pour réaliser le premier film publicitaire de son histoire, intitulé Where will life take you. D’un format de 90 secondes et traduit en 14 langues, ce film a remporté de nombreux prix dont un Gold Clio Award, un Gold Award aux London International Awards, un Epica Award, un Cristal. La musique de ce film est signée Gustavo Santaolalla.

En 2010, il réalise une campagne mondiale pour Shangri-La, dont il signe les films et les photos, qui raconte l’histoire d’un homme sauvé par des loups. Plébiscitée par le public et les médias, La campagne a reçu de nombreuses distinctions dont Adfest, Spike Awards, ADstars, et un Lion.

En 2011, Swarovski propose à Bruno Aveillan une collaboration artistique par le biais de la réalisation d’un film court, symbolisant l’héritage de la marque. Le film a été présentée en avant première à Time Square et au Rockfeller Center à New York, au début de l’année 2011.

En 2012, Bruno Aveillan réalise le film L’Odyssée pour Cartier. D’une durée exceptionnelle de trois minutes trente, ce film illustre les grands moments de l’histoire de la marque en mettant en scène le voyage surréaliste d’une panthère, animal symbole de Cartier. Après avoir été présenté en avant première au MOMA de New York et au Grand Palais à Paris12. En trois mois, il a été vu par plus de 160 millions de spectateurs dans le monde

Bruno Aveillan soutient également l’action d’ONG telles que Reporters sans frontières ou la Banque alimentaire pour lesquelles il a réalisé plusieurs films.

Bruno Aveillan (Toulouse, 24 février 1968) est un réalisateur, un photographe et un artiste multimédia français.

Il réalisa The Farmer Project : un court-métrage de plus de 15’ générique compris, pour Mylène Farmer et réunissant les clips de la belle : Dégénération et Si j’avais au moins

Ce clip The Farmer Project sera diffusé pour la première fois sur M6 le 17 Janvier 2009 (une semaine plus tôt sur le Net). Chronologiquement, Universal choisit de découper ce court-métrage en deux et d’en taire l’existence. La partie Dégénération (le début) est ainsi diffusée telle quelle le 10 juillet 2008, sans que personne ne se doute qu ‘il y aura une suite (tournée en même temps) en janvier…. Il s’agira donc du clip de Si j’avais au moins   …., les deux s’enchaînant parfaite pour former un tout, le Farmer Project

Sa Dernière réalisation pour : Orange « The Little Finger »

 

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Dans sa démarche de plasticien, Bruno Aveillan entend s’éloigner d’une représentation illusoirement réaliste pour privilégier une approche plus impressionniste, fragmentaire et certainement poétique. « Mon travail touche à l’intime, parfois aux frontières de l’abstraction. C’est un panorama mental qui ouvre plus qu’il ne ferme, déploie l’imaginaire du spectateur. » confie l’artiste. Dans un interview récent, il précise au journaliste Stephen Whelan : “Il s‘agit pour moi de proposer des espaces d’incertitudes qui offrent à l’esprit la possibilité de se réapproprier l’instant, à la manière d’un carnet de voyage intuitif et sensoriel. ». La journaliste et critique Zoé Balthus souligne également le “talent affirmé, à l’imagination vive et puissante  de Bruno Aveillan (…), poète en harmonie avec l’invisible, en intelligence avec le sacré, de cette trempe d’hommes en profonde communion avec leur art, qui explore des territoires où il laisse son regard hypersensible apprivoiser l’infime mouvement de la matière, s’immiscer au cœur du mystère des éléments, assister aux subtiles mutations alchimiques de la vie, guetter la grâce indomptable de la lumière… »


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AVANT QUE L’OMBRE le spectacle

Posté par francesca7 le 24 juillet 2013

 

AVANT QUE L’OMBRE le spectacle dans Mylène AU FIL DES MOTS mf2000_126a-199x300Ce nouveau spectacle de Mylène Farmer en 2006 est, comme toujours, conçu par Mylène elle-même avec, à la direction artistique, Laurent Boutonnat, à la direction musicale Yvan Cassar, et à la production Thierry Suc.

Là encore, les moyens sont énormes pour concrétiser le vœu de la chanteuse. Le décor, réalisé par Mark Fisher, est particulièrement impressionnant. En entrant dans Bercy, les spectateurs découvrent tout d’abord deux énormes portes sculptées et dorées qui cachent la scène principale. Lorsque le spectacle commence, le public a pourtant la tête en l’air, puisque c’est du « ciel » que Mylène fait son entrée, allongée dans une capsule futuriste et habillée d’or. La capsule se pose sur une avancée en forme de croix aménagée au milieu de la fosse et reliée à al scène principale par un pont escamotable. Des hommes (qui ne sont pas les danseurs, mais des personnes recrutées dans une agence de sécurité…) arrivent alors et transportent la capsule sur la scène principale, à la verticale, alors que les portes s’ouvrent sur des écrans immenses.

Mylène se réveille alors, sort de sa capsule et commence à chanter Peut-être toi. Une entrée particulièrement impressionnante !

Derrière un immense rideau d’eau apparaît Mylène pour sa dernière chanson, Avant que l’ombre… ce rideau  s’ouvre pour laisser passer la chanteuse, et, dans un premier temps, sert d’écran géant. Il se referme derrière Mylène et affiche à l’arrière-plan de la chanteuse le mot « passé » et la silhouette de Mylène. Il ne s’agit pas cette fois d’une projection, mais bien d’eau dans l’eau formant images et mot… un résultat étonnant et un effet unique à l’époque. A la fin du titre, le rideau s’ouvre à nouveau pour laisser passer Mylène, qui retirant sa robe, monte un escalier puis disparaît. Les portes se referment alors, le spectacle est terminé.

Les costumes sont l’œuvre du couturier Franck Sorbier (elle n’en portera en fait que cinq), dont une robe-manteau rouge brodée absolument magnifique pour le final sur Avant que l’ombre .. Côté musiciens, l’équipe du précédent spectacle est renouvelée pour moitié. Des « anciens » Mylène retient Yvan Cassar et Eric Chevalier aux claviers, Abraham Laboriel Jr, à la batterie et Esther Dobong’Na Essienne et Hohanna Manchec aux chœurs. Sont donc nouveaux » : Pereduc Ap Gwyneed et Milton Mc Donald aux guitares, Paul Bushnelle à la basse et Nicolas Montazaud aux percussions. Les chorégraphies, quant à elles, sont assurées par Mylène – en collaboration avec Christophe Danchaud pour C’est une belle journée. Huit danseuses exécutent les chorégraphies (Ayo Berner Jackson, Christine Dejesus, Khetanya Jati Henderson, Tiffany Howard, Sharaya Howell, Edara Johnson, Christianna Toler et Naimah Willoughby), accompagnées par sept frères formant la troupe espagnole Los Vivancos.

Les Los Vivancos exécutent deux époustouflantes chorégraphies (un flamenco modernisé et une autre dans e toujours sans Mylène) après Porno graphique et entre C’est une belle journée et Ange, parle-moi, le temps que la chanteuse se change.

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 172 

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Entretien de Mylène sur NRJ

Posté par francesca7 le 30 juin 2013


un forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

20 AVRIL 1988 – Entretien avec Dominique DUFOREST

Entretien de Mylène sur NRJ dans Mylène en CONFIDENCES soi-je

Dominique Duforest : (après avoir salué Mylène et expliqué aux auditeurs qu’ils pouvaient appeler le standard de NRJ pour poser leurs questions à Mylène) Alors, « Ainsi Soit Je… » : c’est un très bel album, ce titre « Ainsi Soit Je… », et puis il y a une poupée à ton effigie sur la pochette de l’album…

Mylène Farmer : Oui, c’est la poupée qui était présente dans le clip de « Sans Contrefaçon ».

DD : « Ainsi Soit Je… », la poupée à ton effigie, cela a une signification, tout ça ? Tu te regardes ?
MF : C’est difficile de résumer un titre comme ça. Moi, je donne beaucoup d’importance aux trois points de suspension d’ « Ainsi Soit Je… ». Si on peut résumer « Ainsi Soit Je… », ce serait un portrait.

DD : Ce sont des points de suspension lourds de sens ?
MF : Lourds de sens en ce qui me concerne, oui ! (sourire)

DD : Pourquoi ? Parce que ce que tu racontes dans l’album c’est la partie immergée de l’iceberg ?
MF : Probablement, oui. C’est vrai que c’est un exutoire que d’écrire des chansons. Là, en l’occurrence, c’est un album qui est, c’est vrai, très, très, très proche de moi.

DD : Oui, personnel, quand même. Alors tu cultives quand même depuis le début, depuis le premier disque, depuis « M aman a Tort », un personnage un peu ambigu, un peu mi-fille, mi-garçon, peu souriante, loin du monde…
MF : Je suis d’accord pour tout, sauf pour le terme ‘cultiver’.

DD : Ah bon ?
MF : Parce que je pense qu’on ne peut pas tricher. C’est-à-dire qu’on ne peut pas tricher quatre ans.

DD : J’ai pas dit que tu trichais, j’ai dit que tu cultives !
MF : Non, non, je sais. Mais c’est vrai que le mot ‘cultiver’ quelquefois m’ennuie un peu…

DD : M ais l’air lointain, tout ça, c’est toi ?
MF : Oui !

DD : Tu as toujours été un peu détachée, comme ça, du monde, du monde ‘bas’ ?
MF : Détachée, parfois complètement impliquée et en avoir très peur… Mais très souvent, on cherche toujours son lieu de prédilection. Il est rare.

DD : Je pense qu’on en parlera beaucoup tout à l’heure avec les auditeurs. Dans un instant, ce sera « Libertine » !

Diffusion de « Libertine ».

DD : Elle est libertine et elle est sur NRJ ce soir jusqu’à 20h : Mylène Farmer. (…) Je pense que nous avons un premier auditeur en ligne…- Allo ?
DD : Bonsoir ! (…) Ton nom ?

- Olivier.

DD : Olivier, bonsoir.
MF : Bonsoir…
– Salut Dominique, salut Mylène !

DD : Bonsoir !
– Vous allez bien ?

MF : Très, très bien, merci !
DD : Ta question ?

- Alors, ma question : Mylène, peux-tu me dire à quel âge as-tu commencé la musique, et quelle passion as-tu à part ce métier ?

MF : Oh ! La première question est plus facile : j’ai commencé à l’âge de vingt-deux ans. Quant à la passion, elle est toujours là, c’est une découverte. C’est une succession de découvertes…

- Ca a été un coup de foudre ?

MF : C’est un coup de foudre, oui. Je pense qu’on pourrait pas exercer ce métier sans coup de foudre.
DD : C’est indiscret de te demander ce que tu faisais avant de chanter ?
MF : Non ! Avant, je faisais beaucoup d’équitation et parallèlement, je suivais des cours de théâtre.

DD : Ha d’accord, donc tu avais déjà quand même un pied dans un domaine artistique.
MF : Une fibre artistique, alors !

DD : Une fibre artistique ! Olivier, merci de ta question…
MF : Merci !

DD : Je ne sais pas si on va en retrouver une autre tout de suite (…) Si tu veux bien, on va écouter un autre extrait de ce superbe album « Ainsi Soit Je… », et c’est une chanson que tu n’as pas écrite, c’est une chanson qui était chantée au départ par Juliette Gréco.
MF : Absolument : « Déshabillez-Moi ».

DD : C’est une référence, pour toi, la chanson ou Juliette Gréco, ou les deux ?
MF : Non, j’avoue que je connais peu Juliette Gréco. Cette chanson en l’occurrence, je l’aimais beaucoup et j’avais très envie avec Laurent Boutonnat de la réactualiser, à savoir faire d’autres…

DD : Un autre style…
MF : D’autres styles, oui.

DD : Alors, « Déshabillez-M oi » par Mylène Farmer, qui a laissé à tout le monde un souvenir ému le soir des Oscars de la M ode à la télévision, chère Mylène !

(Mylène éclate de rire alors que commence la chanson.)
DD
: (…) On rappelle la chute quand même, c’est « Déshabillez-vous », pour ceux qui ne connaissent pas la chanson !

MF : C’est évident, il faut la réciproque !

DD : Une question tout de suite au standard, allo ?
– Salut, Mylène !
MF : Bonjour !

DD : Bonjour, ton prénom ?
– Martin

DD : (…) Bonjour, ta question !
– Alors, je voudrais savoir comment est-ce que tu définis ton style de musique, selon toi ?

DD : Ha, question fondamentale !
MF : Fondamentale et difficile, une fois de plus ! Je pense que j’essaye de privilégier avant tout l’émotion. Quant à définir le style musical, je sais pas. Je pense que c’est du domaine de la variété… J’avoue que j’ai pas la notion des castes et que ça ne m’intéresse pas. Voilà, l’émotion avant tout, je pense.

DD : La réponse te satisfait, Martin ?
– Je suis très content (rires de Mylène)

DD : Merci de ta question, au revoir !
DD : Allo, est-ce qu’il y a quelqu’un au standard ?
– Oui, bonsoir Dominique, bonsoir Mylène !
MF : Bonsoir Dominique…

DD : Quelle voix ! Ton prénom ?
– Nadège
MF : (elle réalise son erreur) Nadège ?! Bonsoir, Nadège (rires)

DD : (…) Dominique, c’est moi ! Alors, ta question, Nadège…

- Alors tout d’abord, je voudrais féliciter Mylène pour tout ce qu’elle fait.

MF : C’est gentil.
– Je trouve que tu es vraiment une très grande chanteuse !
MF : Merci beaucoup !

DD : Ca commence bien ! La suite ?!
– Ma question, alors comptes-tu faire un concert, notamment à Paris ou en région parisienne ?
MF : C’est quelque chose auquel je pense, que je n’ai pas encore défini. S’il faut donner des dates, je pense d’ici un ou deux ans.

DD : Oui parce que je te signale qu’en dehors de la question de Nadège, les questions sur ce sujet sont très, très nombreuses au standard. Tout le monde veut absolument te voir sur scène !
MF : J’en ai très, très envie aussi. C’est vrai que je veux le faire absolument aux côtés de Laurent Boutonnat qui, lui, parallèlement a d’autres projets, donc nous allons privilégier ces projets. Et puis le temps de la préparation, aussi, de penser cette scène me prendra une année ou deux années.

DD : Voilà, Nadège, merci de cette question qui a permis de satisfaire beaucoup de gens qui voulaient avoir une réponse. (à Mylène) Laurent Boutonnat et toi, ça fonctionne vraiment d’une façon incroyable : c’est vraiment un duo de travail extraordinaire.
MF : C’est fabuleux. Je crois qu’on a peu de rencontres, en tout cas en ce qui nous concerne, peu de rencontres comme ça.

DD : C’est ton Pygmalion, un peu ?
MF : On peut dire Pygmalion, mentor… On dit ce qu’on veut ! C’est avant tout quelqu’un que j’aime énormément évidemment et avec qui il y a vraiment un parallélisme et une correspondance énorme dans tous domaines artistiques.

DD : En tout cas, entre autres, sur cet album « Ainsi Soit Je… », vous avez commis une autre superbe chanson qui s’appelle « Sans Logique ». Elle fait partie de celles que tu aimes ?
MF : Bien sûr. J’espère ! (rires)

DD : Alors, on l’écoute !
DD : C’est « Sans Logique » et c’est sur NRJ et c’est M ylène Farmer. Encore une belle chanson ! On va en écouter d’autres tout à l’heure, je vous promets, de cet album, en découvrir parce que c’est vraiment très, très bien. On a sûrement quelqu’un au standard de NRJ, allo ?
– Bonjour !

DD : Une voix très jeune ! Ton prénom ?
– C’est Isabelle !
DD : (…) Ta question ?
– Alors je voulais savoir pourquoi on parle si peu de Mylène Farmer dans les magazines à part quand elle sort un disque, tout ça…C’est vraiment dommage parce qu’on aimerait en savoir plus sur cette chanteuse qui a plein de talent, enfin je vais passer le baratin… !

elles dans Mylène en INTERVIEW

DD : En tout cas, on va parler d’elle ce soir !
MF : (sourire) C’est quelque chose qui est, là, volontaire. A savoir que je pense que trop parler de soi, déjà c’est quelque chose qui ne m’est pas propre – depuis ma tendre enfance, j’ai beaucoup de mal à parler de moi-même – et d’autre part, je pense que ça démystifie très, très, très vite quelqu’un et que le public peut se lasser d’une personne, à savoir aussi bien les prestations télévisées que les interview s. Je pense qu’il faut les raréfier, voilà.

DD : Il est bon de se faire rare, de se faire envier, de se faire désirer je veux dire…
MF : C’est vrai que je préfère ça, moi.

DD : Parce que tu as peur de rien, toi ! Je me souviens, je t’ai vue chanter devant cinquante mille personnes à Marseille ‘Je suis libertine, je suis une catin’, faut quand même oser, dans un stade… (lors de la tournée d’été Europe 1 en 1986 à laquelle Mylène participa, nda)
MF : Oui, ça, ça ne me dérange pas ! (rires)

DD : Ca te dérange pas ! A quoi tu penses, dans un cas comme ça, tu es devant cinquante mille personnes à qui tu chantes ‘Je suis libertine, je suis une catin’ : qu’est-ce qui se passe dans ta tête à ce moment-là ?
MF : Je serais incapable de vous le dire ! (rires)

DD : Non, tu peux pas ?
MF : Non, incapable !

DD : Bon, ça fait rien. On le regrette !
MF : C’est quelque chose d’enivrant, mais c’est la seule chose que je pourrais dire !

DD : En tout cas, y avait quelque chose qui nous avait bien enivré, qui avait enivré beaucoup de gens, c’était une superbe chanson qui s’appelait « Tristana ». Elle a quelque chose de particulier pour toi, cette chanson, « Tristana » ?
MF : Elle m’évoque la neige. C’était mes débuts, à savoir je suis née au Canada. J’aime la neige et la Russie.

DD : Ha, tu es née au Canada ? (Mylène confirme d’un murmure) Ha bon ! Et tu es canadienne de nationalité ?
MF : J’ai les deux nationalités.

DD : Ha, très pratique !
MF : Pas pour les impôts, je vous le garantis ! (rires)

DD : Ha bon, d’accord ! (rires) « Tristana », Mylène Farmer avec nous sur NRJ jusque 20 heures. Diffusion de l’extended remix de « Tristana »
DD : « Tristana » sur NRJ, Mylène Farmer, dans sa version remix. D’ailleurs, y a toujours des remixes importants sur tes chansons.
MF : Oui, j’adore ça, et Laurent aussi !

DD : Ha, c’est vrai ?
MF : J’avoue qu’on prend un plaisir incroyable en studio que de faire des remixes.

DD : On dit ‘On va mettre un petit bout là, puis on va faire ci, on va faire ça…’ ?!
MF : (rires) Oui, oui ! On travaille aux côtés d’un ingénieur du son qui s’appelle Thierry Rogen et qui adore ça aussi, donc c’est particulier !

DD : Ca s’entend parce qu’en général, ils sont extrêmement réussis ! Téléphone, allo ?! (…) Ton prénom ?
– Sylvie
MF : Bonsoir Sylvie.

DD : (…) Ta question à Mylène ?
– Je voudrais savoir : quel personnage Mylène aimerait-elle interpréter au cinéma ?
DD : Ha ! Y a beaucoup de questions sur le cinéma. Y a des projets, d’ailleurs ?
MF : Pas actuellement. Je vais répondre à brûle-pourpoint le premier rôle qui me vient à l’esprit, ce serait le rôle de Frances Farmer…

DD : Joli rôle…
MF : …qui a été interprété par Jessica Lange, et qui est donc…

DD : Et dont tu portes le nom !
MF : Et dont je porte le nom. Je ne l’ai pas fait exprès, presque ! (rires gênés)

DD : (dubitatif) Oui, tu l’as fait exprès, non ?
MF : (expéditive) Un petit peu, oui ! Et que dire d’autre ? Voilà, c’est une femme, est-ce que je me sens proche d’elle ? Je ne sais pas. Je pense que c’est un personnage qui est passionnant à interpréter. C’est une femme qui a eu beaucoup de mal et qui a été complètement écrasée par son milieu, en l’occurrence c’était Hollyw ood.

DD : Excuse-moi, tu es très femme, si j’ose dire, dans tes textes etc. Quelles sont les femmes que tu admires, dans celles qui ont compté dans l’Histoire ? Il y a des femmes que tu admires en dehors de Frances Farmer ? Est-ce qu’il y a d’autres actrices, ou des femmes politiques, des gens comme ça, que tu admires ?
MF : Oui. J’aime Greta Garbo.

DD : Tu aurais aimé interpréter des rôles comme Greta Garbo, éventuellement ?
MF : Je ne sais pas. C’est la femme, là, qui m’inspirerait, plus que ses rôles. Y a une femme que je connais pas du tout mais vers qui je vais aller, qui s’appelle Lou Andrea Salomé, qui a été le femme de, entre autres, Freud et de Rilke, qui était un poète, et qui en l’occurrence elle aussi écrivait, et c’est une vie qui me passionne, vers qui je vais aller.

DD : Voilà, je dis au revoir à notre amie Sylvie, je lui fais un bisou et on a un disque maintenant que nous a demandé M ylène, c’est un groupe australien qu’on adore alors ce choix nous a ravi : c’est le groupe INXS (…)

Diffusion de « Need You Tonight »

DD : Qu’est-ce que c’est bien, ça : INXS sur NRJ, « Need You Tonight »…
MF : Et on peut se faire cette réflexion que de ne pas comprendre un texte, si l’on n’est pas bilingue en l’occurrence, c’est pas du tout important. C’est l’ambiance qui compte !

DD : Oui, et puis le texte est pas très compliqué. Il est provocant, d’ailleurs, comme les tiens ! Et puis je signale aux demoiselles qui ne connaissent pas encore ce groupe que le chanteur est quand même extrêmement mignon…
MF : Et très, très sensuel !

DD : Il faut bien le dire, il faut bien le dire ! Dans un instant, on écoutera un autre extrait de « Ainsi Soit Je… », une chanson qui s’appelle « Les Jardins de Vienne » (sic). C’est très beau, ça évoque quelque chose de particulier pour toi ?
MF : Oui, très particulier puisque j’ai connu cette personne, et c’était une personne qui s’est effectivement pendue dans un jardin de Vienne.

DD : Alors écoutez cette très, très belle chanson dans une petite minute !

Diffusion de « Jardin de Vienne »

DD : « Les Jardins de Vienne », sur NRJ, Mylène Farmer. Il est toujours extrêmement cruel de couper une chanson, surtout quand elle est très belle et en plus quand on a l’auteur et l’interprète à côté de soi. Je suis vraiment désolé, mais y a vraiment beaucoup de gens au téléphone qui veulent te poser des questions et tu es quand même là pour ça, alors on fait : allo ?!
– Allo ?
DD : Bonsoir, tu t’appelles ?
-Estelle.
DD : (…) Alors, ta question à Mylène, qui t’écoute très attentivement.
– Bonjour !
MF : Bonjour…
– Je voulais savoir pourquoi Mylène a adopté un look spécial pour chaque chanson…

DD : Pourquoi pour chaque chanson un look différent ?
MF : Pour chaque chanson… Je pourrais appeler ça presque la toilette de l’âme. Et pour être un peu plus terre à terre, parce chaque chanson suscite un univers. Par exemple, sur « Tristana » ça pouvait évoquer la Russie, donc j’avais des habits qui pouvaient évoquer aussi la Russie. « Sans Contrefaçon », c’était un petit garçon, donc c’était abordé avec la casquette. Et puis, c’est avant tout un plaisir que de s’habille et que de changer.

DD : C’est le goût du costume, c’est le goût du théâtre, c’est le goût de l’art en général, quoi…
MF : Oui, et je crois que les personnes qui sont devant leur poste de télévision aiment aussi ce goût-là, ont le goût de l’habit, de la représentation, et voilà…

DD : Ca fait partie du métier, ça fait partie d’une part de ton métier…
MF : Je porte très, très mal le blue-jean en plus ! (rires)

DD : Raison supplémentaire ! Estelle, voilà la réponse à ta question, on te fait une grosse bise.
– Je voudrais savoir si je peux avoir une photo dédicacée de Mylène…
DD : Hé bien, on va noter ton nom hors antenne et on va t’envoyer ça, d’accord ?
MF : Absolument !
– Merci ! Au revoir !
MF : Au revoir…

DD : Alors, à propos de clip justement, celui de « Ainsi Soit Je… » va bientôt sortir ?
MF : Il va sortir je crois le 17 avril…non…mai ?! (rires)

DD : Heu oui, ça sera plutôt le 17 mai, puisque nous sommes déjà passé le 17 avril !
MF : Oui, oui. Je vais être en tournage dimanche prochain.

DD : Ha bon, très bien. Et alors, y a une question qui est posée très, très, très souvent aussi : alors si on veut écrire à Mylène, une seule adresse, c’est la bonne, le courrier est à adresse à la maison de disque qui s’appelle Polydor, ça se trouve 2 rue Cavalloti (il prononce ‘Cavayoti’) 75018 Paris. Ai-je été précis, ma chère Mylène ?
MF : C’est ‘Cavalloti’ (elle rectifie la prononciation).

DD : Pardon !
MF : Et c’est très important pour moi !

DD : C’est très important, le courrier…Tu lis beaucoup le courrier qu’on t’envoie ?
MF : Je lis tout, j’ouvre tout moi-même, je réponds moi-même. Très souvent, on me dit ‘Je pense que ça sera quelqu’un d’autre qui signera à [ma] place’ : ça, c’est quelque chose que je me dois de faire. Par contre, c’est vrai qu’on a beaucoup de retard, parce qu’il y en a beaucoup et qu’on a pas toujours le temps, donc d’avance, je m’excuse de ce retard !

DD : Alors si vous voulez donner du boulot à Mylène, écrivez ! « Sans Contrefaçon » sur NRJ.

Diffusion du Boy Remix de « Sans Contrefaçon »

DD : Retour au standard. Allo ? (…)
– Alors je voudrais savoir ce que vous aimez comme lecture, et j’aimerais vous faire une proposition de scénario-roman, mais je ne sais pas où m’adresser…
DD : Ha…Alors… ?!
MF : Je réponds à la première question ?!

DD : Réponds à la première question.
MF : Le genre de lecture… Je crois que j’aime avant tout les auteurs qui ont des âmes tourmentées. J’ai un livre de chevet – des livres de chevet – d’Edgar Poe. J’aime beaucoup Baudelaire. J’aime bien August Strindberg, que j’ai découvert justement quand j’étudiais le théâtre. Mais je peux aussi aimer tous les contes, des contes extraordinaires. Je peux passer très facilement du morbide au merveilleux.

DD : (ironique) Les bonnes lectures du soir de Mylène Farmer ! Alors pour la deuxième partie de ta question, je pense que tu peux tout simplement envoyer ton projet à l’adresse que j’ai donné tout à l’heure pour le courrier de Mylène Farmer, chez Polydor (il redonne l’adresse)
MF : Bien sûr !

DD : Et ça sera transmis, c’est promis !
– Ben parce que je l’ai déjà fait, et puis j’ai toujours pas de réponse…
DD : Hé bien tu auras une réponse, Mylène a dit tout à l’heure qu’elle s’excusait, qu’elle avait beaucoup de retard, d’accord ? On te fait un gros bisou, au revoir.
– Oui, d’accord, au revoir…

DD : Et juste avant de te quitter, je voudrais détailler, Mylène, deux, trois petits symboles qu’il y a dans le petit bouquin splendide qui a été envoyé à toutes les radios avec l’album. (Dominique Duforest évoque la brochure que les collectionneurs appellent communément ‘le programme « Ainsi Soit Je… », envoyé aux médias, et qui contient photos, documents et présentation de l’artiste, nda) Alors, il y a un landau d’abord, avec deux da tes qui sont 1962 / 1985 : c’est quoi ça ? Le landau, ça a une signification ?
MF : Pas réellement. Le landau fait plus allusion à un corbillard ou à une tombe qu’à un vrai landau ! (rires)

DD : Oui, d’ailleurs il est pas très gai, ton landau ! Pourquoi y a Bambi également dans les photos ?
MF : Bambi, parce que je crois que c’est le personnage au monde que je préfère. J’ai vu « Bambi » énormément de fois, et je voudrais me réincarner en Bambi, pourquoi pas !

DD : Baudelaire, maintenant on vient de savoir pourquoi : tu aimes les tourmentés, et là tu es gâtée ! Louis II de Bavière ?
MF : Louis II de Bavière, on avait dédicacé sur le disque de « Maman a Tort » ‘à Louis II de Bavière’, parce que c’est un homme dont la vie me fascine, c’est…

DD : Tourmenté également, d’ailleurs…
MF : Tourmenté également, oui.

DD : Bon, Laurent Boutonnat : maintenant on sait que vous vous adorez. Edgar Allan Poe ?
MF : Edgar Poe parce que, comme je le disais, c’est aussi quelqu’un qui a une écriture qui est pour moi une des plus belles écritures, et puis qui a un univers qui me fascine et dans lequel je me complais volontiers.

DD : Ainsi est elle : c’est Mylène Farmer. On vient de passer une heure avec toi, on en est ravis.
MF : Moi aussi !

DD : Merci Mylène, on espère te revoir très vite. On attend avec impatience la sortie de ce clip, et puis que tout aille bien. « Ainsi Soit Je… »
MF : Ainsi soit-il ! (rires)

Diffusion de « Ainsi Soit Je… » pour clore l’entretien

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Jeff Dahlgren et mylène farmer

Posté par francesca7 le 22 juin 2013

Jeff Dahlgren et mylène farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE jef

Jeff Dahlgren (né le 9 octobre 1965 à Los Angeles) est un guitariste et producteur musical américain, proche de Mylène Farmer.

Membre du groupe de punk rock Waste Youth dans les années 1980, il collabore ensuite avec Mylène Farmer. On le voit aux côtés de cette dernière dans le film Giorgino réalisé par Laurent Boutonnat en 1994, et dans lequel il tient le rôle-titre, faisant à cette occasion ses débuts de comédien à l’écran. Le film est un échec commercial.

Jeff Dahlgren suit Mylène Farmer en Californie et poursuit avec elle un collaboration musicale. Il participe à l’album Anamorphosée de la chanteuse pour les guitares et est également l’un des musiciens crédités sur l’album Innamoramento. Il est présent, toujours à la guitare, aux concerts du Tour 1996 et du Mylènium Tour du 21 septembre 1999 au 8 mars 2000. En 2001, avec Mylène Farmer et sa boite de production Dichotomie, il produit sans succès une jeune chanteuse, Christia Mantzke. Jeff Dahlgren est en outre membre du groupe de musique KatsüK. Ce groupe basé à Fort Worth au Texas aux États-Unis est constitué de plusieurs membres : Daniel Katsük, Evan O’Jones, Matt Skates, Orion Ritts et Jeff Dahlgren, producteur, guitariste et que l’on retrouve également crédité pour les « voix » avec Daniel Katsük.

Sortie le 17 octobre 1995, après 4 ans d’attente, Anamorphosée est le quatrième album studio de Mylène Farmer. Mylène se sait attendue. Il fait suite à l’échec de Giorgino et à sa retraite californienne qui à suivi. Anamorphosée contient 12 titres dont 5 feront l’objet de tirage single : XXL, L’instant X, California, Comme j’ai mal et Rêver. L’album entièrement produit par Laurent Boutonnat est enregistré à Los Angeles (A & M studios et Record One) et le mixage est confié à Bertrand Châtenet. C’est avec cet album que Thierry Rogen, fidèle des débuts de Mylène Farmer, se sépare du duo.

giorgino dans Mylène et L'ENTOURAGE

Anamorphosée marque un renouveau pour Mylène Farmer. Au niveau sonore, Anamorphosée laisse une place de choix aux arrangements symphoniques, aux ambiances plus rock et aux riffs de guitares électriques. Jeff Dahlgreen (rôle titre dans Giorgino) n’y est pas pour rien. A noter que Mylène compose pour la première fois lors de cet album Tomber 7 fois…. Au niveau de l’inspiration, même s’il l’on retrouve les thèmes chères à la chanteuse, la douleur, la séparation, la mort et le renoncement, le ton est plus apaisé et serein. Mylène s’est tournée vers plus de spiritualité, fini les allusions perverses et érotiques. Mylène déclare son nouvel intérêt pour le bouddhisme et sa lecture du Livre tibétain de la vie et de la mort de Sogyal Rinpoché.

Progressivement l’album fera son chemin et sera un très beau succès pour Mylène Farmer. A remarquer que cet album lui a permis de rencontrer de nouveaux fans et de gagner un nouveau public. En 2005, Mylène Farmer réédite cet album dans une version digipak, suivi le 31 août 2009 d’un 33 tours en tirage limité et numéroté.

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mylène en duo inédit avec Johnny

Posté par francesca7 le 1 juin 2013


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mylène en duo inédit avec Johnny dans Mylène AU FIL DES MOTS myleneC’est dans le magazine Styx Magazine, en avril 2011, que l’on apprend, via une interview de l’ingénieur du sont Thierry Rogen que Mylène a enregistré en 2002 un duo avec Johnny Hallyday. Voici ce qu’il raconte quand on évoque sa dernière collaboration avec la chanteuse :

« C’était pour des voix sur des morceaux en construction ainsi que cet étonnant duo avec Johnny Hallyday qui n’a jamais vu le jour. C’était en 2002 et c’était un hymne pour un événement sportif (une Coupe du monde je crois) [La coupe du monde de football eu lieu en 2002 en Corée du Sud et au Japon, ndla]. Une belle chanson avec des voix qui allaient bien ensemble. Cela a duré quelques jours. Les prises de voix avec Mylène et Johnny ont été un moment très sympa : le choc des titans ! »

On imagine en effet quel succès aurait pu récolter l’association de ces deux monstres sacrés de la chanson française…..

Que cette information soit réelle ou non, elle déclenche auprès des fans de Mylène Farmer et Johnny Hallyday la curiosité : les deux artistes auraient enregistré en 2002 un duo jamais publié.

Johnny Hallyday et  Mylène Farmer en duo : voilà une annonce des plus improbables. C’est pourtant celle que vous trouverez dans le Styx Magazine, entièrement consacré à l’interprète de « C’est une belle journée » (en vente depuis le 24 mars). Les rédacteurs y publient une interview fleuve de Thierry Rogen, certes datée, mais encore jamais exploitée comme elle l’est aujourd’hui. Cet ingénieur du son a débuté sa carrière en 1979 en travaillant dans plusieurs studios parisiens. Il a notamment collaboré avec Mylène Farmer sur l’album « Ainsi soit-je… » (« Sans contrefaçon », « Pourvu qu’elles soient douces« …), un disque publié en 1988. Laurent Boutonnat et Mylène Farmer ont travaillé pendant près de 15 ans avec lui. Les compétences de Thierry Rogen ont été sollicitées par d’autres comme Johnny Hallyday.

Difficile d’imaginer ce duo ! Notons par ailleurs que l’interprète de « Marie » a publié en 2002 une chanson devenue l’hymne de l’équipe de France de Football pour la Coupe du Monde. Coïncidence ou pas, il y a fort à parier que ce soit le titre qu’évoque Thierry Rogen dans cette interview. Une rumeur guère étonnante car Mylène Farmer multiplie les duos depuis 2001. Elle avait d’ailleurs enregistré « Les mots » avec le chanteur Seal (Top Singles 2) cette année-là. En 2011, pas de nouveau duo en vu (hormis la rumeur d’une collaboration avec Hurts), mais un album qui s’est déjà écoulé à 400 000 exemplaires en quatre mois. « Bleu noir » annonçait un retour aux sommets des charts, notamment par le biais du tube « Oui mais… non ». Quant à Johnny Hallyday, il publiera ce lundi 28 mars son 44ème opus : « Jamais seul ».

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c’est une belle journée pour Mylène

Posté par francesca7 le 1 juin 2013

 

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c’est une belle journée pour Mylène  dans Mylène AU FIL DES MOTS belle-journeec’est une belle journée  , deuxième single extrait de la compilation Les Mots , qui est commercialisé le 16 avril 2002. Une sortie qui fait donc suite à l’immense succès du duo de Mylène avec Seal. C’est une belle journée est un titre très joyeux, entrainant. En effet, le binôme Farmer-Boutonnat semble ici renouer avec les rythmes dance qui ont fait leur réputation dans les discothèques. L’air de la chanson se retient d’ailleurs très vite. Mais qu’on ne s’y trompe pas, les paroles, quant à elles, restent du Farmer à 100 % ! Sous forme de confession (et de clin d’œil), Mylène parle ici de son irrésistible besoin de voir le mauvais côté des choses, à la différence du commun des mortels : « Allongé le corps est mort / Pour des milliers / C’est un homme qui dort… / A moitié pleine est l’amphore / C’est à moitié vide / Qu’on la voit sans effort ». En un mot comme en cent, quand les autres voient le verre à demi plein, elle voit le verre à demi vide… d’où le refrain : « C’est une belle journée / Je vais me coucher ». Une chanson que l’on eut rapprocher aisément de Je t’aime mélancolie , où, sur un rythme très dance, la chanteuse déclinait la même idée. Côté champs sémantiques, la mort est toujours présente ainsi que les anges, qui semblent être une réelle obsession chez l’artiste…

Mort tellement présente que le refrain a même failli l’évoquer explicitement, comme le confie Mylène à Thierry Demaizière lors d’une interview pour « Sept à huit » le 8 janvier 2006 :

« Je me souviens quand j’ai écrit C’est une belle journée, dans le refrain j’avais mis « C’est une belle journée, e vais me tuer » à la place, aujourd’hui, de « C’est une belle journée, je vais me coucher ». Et je crois que là, ce pourrait être un appel au suicide de certaines personnes un peu fragiles, et j’ai changé ce mot pour un autre parce que c’était peut-être d’un coup quelque chose de trop fort, trop déterminant ».

A noter également que la chanteuse semble faire appel encore à Pierre Reverdy et à son poème Esprit pesant (La Lucarne ovale, 1916) pour écrire « Allongé le corps est mort / Pour des milliers / C’est un homme qui dort… », là où le poète a écrit : « Il est allongé et il dort. C’est un corps mort. Un dernier rayon éclaire son visage calme où brillent des dents sans éclat. Les heures sonnent doucement autour de sa tête… ». On peut également penser, mais dans une moindre mesure, que Mylène s’est souvenue du poème Le Dormeur du val, de Rimbaud (1870) : « Un jeune soldat, bouche ouverte, tête nue / Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu / Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue »… Le single sera un succès pour Mylène, mois fracassant que Les Mots certes, mais davantage que Pardonne-moi  , le troisième single. Il s’écoulera même à 250 000 exemplaires environ !

Grande première dans la carrière de Mylène, le clip de C’est une belle journée est en fait un dessin animé. Pour un budget estimé à environ 120 000 euros (un très gros budget pour un clip), c’est Benoît Di Sabatino (actuel compagnon de chanteuse) qui réalisera le clip à partir de dessins de Mylène elle-même. Depuis les quelques illustrations fournies pour le livre Ainsi soit-elle, de Philippe Séguy (Jean-Pierre Taillandier Edition, 1993), le programme du « Tour 1996 », la jaquette du lire de Marc Lévy Où es-tu ? (Robert Laffont, 2001) ou la pochette du disque du maxi Dessine-moi un mouton, on savait que Mylène aimait dessiner (elle le confirmera en 2003 avec les illustrations de son conte philosophique, Lisa-Loup et le conteur, Editions Anne Carrière). Elle le prouve donc encore ici en racontant l’histoire d’une jeune femme (rousse) qui s’ennui et broie du noir (notons la présence de l’araignée) en compagnie d’un mouton. Elle rencontre un enfant (sûrement son double) et se laisse entraîner dans son monde. A la fin du clip, et comme dans la chanson, elle se couche en compagnie de son mouton. La vidéo se termine pas « A suivre… ».

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 139/220

 

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Spectacle et chansons du Live Bercy de Mylène

Posté par francesca7 le 9 avril 2013

Spectacle et chansons du Live Bercy de Mylène dans Mylène AU FIL DES MOTS bercy-210x300

 

En 1997, qui dit nouveauté dit changement d’équipe. Mylène fait table rase du staff des concerts de 1989. Hormis Laurent Boutonnat pour la conception du show et Thierry Suc pour la production, la chanteuse s’entoure de nouveaux visages ; Yvan Cassar (direction musicale et claviers), Jeff Dahlgren et Brian Ray (guitare), Jerry Watts Jr (basse), Abraham Laboriel Jr (batterie) et Susie Devis (claviers et percussions). Côté danseurs et danseuses, le public découvre augustin Madrid Ocampo Jr. Roberto Martocci, Jermaine Browne, Brian Thomas, Thomas Mariano et les danseuses-choristes Donna De Lory  et Valérie Bony. A noter que le danseur Christophe Danchaud travaille encore à ce jour avec Mylène et que la rivale de Libertine, Sophie Tellier, sort ici et définitivement de l’univers Farmer, par choix, comme l’a expliqué Tellier. Les chorégraphies, quant à elles, sont créées par Mylène Farmer, Christophe Danchaud et Jaime Ortega. Signalons aussi les nouvelles choristes Carole Rowley et Esther Dobong ‘ Na Essienne. Une partie de cette équipe toute neuve suivra désormais Mylène en tournée et lors des shows de 1999-2000. Les costumes eux aussi ont évolué : Thierry Mugler est remplacé par le génial et avant-gardiste Paco Rabanne. Il concocte pour Mylène de magnifiques tenues sexy et lumineuses argentées et blanches. Les décors sont très réussis également ; conçus par Jean Michel Laurent et Xavier Grosbois (L&C Design), ils se caractérisent par un écran géant (le plus imposant d’Europe), une araignée gigantesque où Mylène viendra se percher pour chanter Alice, et l’avant d’un train pour le final sur XXL.

Côté track-listing du concert, Mylène fait un savant mélange de ses quatre albums tout en privilégiant tout de même le dernier, Anamorphosée. De Cendres de Lune, elle chante Libertine, l’Ainsi soit je. Elle chante Sans contrefaçon et Ainsi soi Je… (pour certaines dates), de l’Autre… elle chante l’Autre, Je t’aime mélancolie et Désenchantée, et d’Anamorphosée elle interprète Vertige, California, Et tournoie . L’instant X, Alice, Comme j’ai mal, Mylène s’en fout, Rêver, Laisse le vent emporter tout, Tomber 7 fois.. et XXL . Soit l’intégralité de l’album, excepté Eaunamisme.

Reste Que mon cœur lâche, single sorti en 1992. Une belle surprise attend les spectateurs de Genève et Paris (et uniquement ceux-là), puis que Mylène interprète en duo avec Khaled La Poupée qui fait non, reprise du tube de Michel Polnareff de 1966. Le succès est total (même si la tournée n’st pas « sold out » comme en 1989) et sera l’occasion d’un disque et d’une VHS ainsi que d’un Laser Disc (le DVD sortira en 2000 – Mylène Farmer Live à Bercy, Polydor 0548502). A noter que sur la vidéo (réalisée par Laurent Boutonnat et François Hanss), le spectacle est dédié à Jean-Loup : Mylène rend ainsi hommage à son frère aîné, mort dans un accident le 26 octobre 1996. Sorti le 21 mai 1997, le CD du concert connaîtra un succès foudroyant avec près de 900 000 exemplaires vendus ; Un record absolu pour un Live, tous artistes confondus.

LA POUPEE QUI FAIT NON – (avec Khaled) – C’est pour une émission de télévision que Mylène enregistre un duo avec le chanteur algérien Khaled. C’est le troisième duo de toute sa carrière (après Frantz avec Guy Béart et Regrets avec jean-Louis Murat). Le 24 octobre 1996, alors qu’elle fait une pause forcée pendant sa tournée, Mylène accepte de venir chanter dans l’émission de TF1 « Tip Top ». Outre une courte interview, elle chante Comme j’ai mal et en duo, La Poupée qui fait non, reprise de Michel Polnareff.

Dans le magazine Instant Mag (n° 15, automne 2003), Thierry Rogen, ingénieur du son, se souvient de l’enregistrement : « J’ai aussi participe au single La Poupée qui fait non avec Khaled, où là, Laurent Boutonnat était complètement absent. L’enregistrement s’est fait ici, au studio (Les studios Méga à Suresnes) dans la bonne humeur. Ça a été très rapide, Mylène et Khaled se sont vus quatre heures en tout et pour tout ! » Un enregistrement éclair donc pour une chanson qui colle bien aux deux univers. D’autant que Mylène a toujours déclaré aimer Polnareff et connaître ce titre depuis l’enfance. La Poupée qui fait non fut chantée par Michel Polnareff en 1966 – c’est même son premier disque (EP La poupée qui fait non, Chère Véronique, Beatnik, Ce que je cherche, AZ 1024). Cette chanson de Franck Gérald sera un immense succès et permettre à Polnareff de débuter dans la chanson aux côtés de Sylvie Vartan Johnny Hallyday ou Claude François. Les paroles, comme c’était souvent le cas dans les années 1960, sont gentillettes : l’histoire d’une jeune fille (une poupée) qui ignore les avances d’un prétendant rien de plus. La qualité de la chanson vent donc essentiellement de la musique de Polnareff… En 1996, soit trente ans plus tard, c’est donc Mylène et Khaled qui reprennent ce titre pour une émission de télé. Mais cette version studio (ils chantent en play-back) ne sera jamais commercialisée. Elle reste inédite encore aujourd’hui, mais Khaled rejoindra Mylène lors des concerts à Genève et à Paris Bercy en décembre 1996.

Là, la chanson en live sera bel et bien enregistrée et gravée sur le CD et la vidéo du concert. Ce duo se situe à la fin du concert, juste avant la dernière chanson, XXL, Après Ainsi soit Je…, Mylène accueille donc Khaled sur scène, et ils offrent au public une version de La Poupée qui fait non aux accents arabisants, avec des arrangements d’Yvan Cassar.

                 issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 105/220

 

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Mylène en concert de 1989

Posté par francesca7 le 23 mars 2013

Mylène en concert de 1989 dans Mylène AU FIL DES MOTS bio5

C’est Thierry Rogen, le preneur de son du spectacle, qui se souvient de ces concerts lors d’une interview accordée à Instant-Mag (n°14, été 2003) : « le concert de 1989 est l’une de mes plus belles expériences professionnelles, mais en même temps l’une des pire. Une des plus belles, parce que j’avais suivi de façon presque familiale la carrière de Mylène et que c’était un moment important ; a l’époque, Mylène n’existait que par l’image de ses clips, et se montrer en public était quelque chose de nouveau pour elle. Là où elle m’a épaté, c ’est qu’elle a un tel professionnalisme qu’elle a cassé toutes les barrières. La préparation du concert a aussi été très difficile dans le travail quotidien parce que comme tout ce qui concernait Mylène et selon la volonté de Laurent Boutonnat, il fallait que le spectacle soit « énorme ». Je ne sais pas si nous étions tous préparés à quelque chose d’aussi grand. On a eu peur jusqu’au bout de ne pas être à la hauteur, et je me souviendrai toute ma vie du premier concert à Saint Etienne. On a été les premiers à mettre des synthés et des séquences sur scène, avec une technologie qui n’était pas aussi au point qu’aujourd’hui.

On avait le problème suivant : les disques de Mylène étaient tellement sophistiqués dans la production qu’on ne pouvait pas aller sur scène et placer simplement un batteur, un bassiste et un guitariste. Il fallait que le public retrouve sur scène la couleur des albums, qui comportaient des tonnes de séquences et de programmation. Donc, en plus des choristes et de Mylène sur scène, il y avait aussi certains backings, qui comportaient des séquences de voix. C’est peut-être ce qui a amené la critique, parce que les gens disaient que le son était trop énorme pour ne sortir que de la scène. Mais, quand U2 est en concert, et que The Edge est tout seul sur scène l’énorme son qui sort de sa guitare ne vient pas de lui ! Donc où est la critique ?

Si on veut se prendre un spectacle dans la figure, les détails techniques qui font qu’on met du ruban autour du paquet, qu’est-ce que ça peut faire aux gens ? Tous le monde utilise les séquenceurs sur scène. Donc en quoi est-ce critiquable ? Quand Mickael Jackson ou Madonna font ça, tout le monde les encense, alors qu’à la différence de Mylène, ils chantent en plus en play-back sur scène. Si vous voulez allez assister à un live unplugged à la bougie, allez voir Francis Cabrel parce que ses chansons s’y prêtent ; pas celles de Mylène.

Et Rogen a raison, la critique sera dure avec Mylène. L’attendant au tournant depuis cinq ans, elle fond sur Mylène en prétendant qu’elle ne sait pas chanter, que le spectacle est glacial, que c’est la première et dernière fois que la chanteuse monte sur scène ;.. Bref, rien de tendre, tandis que le public est lui au rendez-vous et se déclare aux anges ! Il faut dire que Mylène a vu grand, très grand. Conçu par Mylène Farmer, Laurent Boutonnat et Gilles Laurent   , le show est un concept avec un début et une fin. Très cohérent, le spectacle met en scène Mylène dans un décor (réalisé par Hubert Monloup) représentant ce qui semble être un cimetière – plus tard, Gilles Laurent précisera qu’il ne s’agit pas d’un cimetière à proprement parler mais de monolithes à la façon du site de Stonehenge. Un moine encapuchonné ouvre d’immenses grilles au début du spectacle avant L’Horloge et les referme après Je voudrais tant que tu comprennes. Les costumes sont de Thierry Mugler et les lumières de Jacques Rouveirollis – la crème de la crème donc. Il n’y a guère que Sylvie Vartan qui, à cette époque en France, soit capable de créer de tels shows (elle est la première à l’avoir fait).

Sur des chorégraphies de Mylène, huit danseurs entourent la chanteuse : Sophie Tellier (la rivale de Libertine et coordinatrice des chorégraphies) Edwige Chandelier    , Christophe Danchaud, Bruno Balto, Georges Barrier, Alicia De la Fuente, Pascal Montrouge et Marianne Filadi (respectivement remplacés par Yann Joans et Dominique Martinelli après la première et le Palais des Sports de Paris). Côté musiciens, là encore Mylène et Boutonnat prennent les meilleurs du moment : Bruno Fontaine     (direction musicale et claviers), Yves Sonna (batterie), Philippe Drai (Percussions), Slim Pezin (guitares, Christian Padovan (basse), Jean-Philippe Audin (violoncelle), Carole Fredericks et Beckie Bell (choristes), ainsi que Patrick Bourgouin (flûte et saxophone, uniquement pour la première et le Palais des Sports).

La tournée est un vrai succès, et plus de 300 000 spectateurs verront Mylène sur scène en 1989. La chanteuse a donc réussi son pari et se paie même le luxe de terminer son marathon par deux dates à Bercy ; elle est aussi la première Française à chanter dans l’énorme POPB (les 7 et 8 décembre 1989).

mylene-89 dans Mylène et mes BLABLASCôté track-listing, Mylène n’a que deux albums à son actif en 1989, elle opère donc un mix des deux ; de Cendres de lune, elle chante Plus grandir, Maman a tort, Tristana et Libertine, et d’ainsi soit je… elle interprète L’Horloge, Sans logique, Pourvu qu’elles soient douces, Allan, Sans contrafaçon, Jardin de Vienne, Déshabillez-moi et Ainsi soit Je… Elle agrémente le tout de deux titres présents seulement sur SP (Puisque et A quoi je sers…) (pour ce dernier uniquement à partir de fin septembre pour le lancement de la tournée) et d’un inédit, une reprise de Marie Laforêt, Je voudrais tant que tu comprennes, pour clore le spectacle. Quinze titres donc pour des chorégraphies endiablées (notamment celles de Libertine et de Tristana, qui reprennent l’idée des clips) et des moments très émouvants où la chanteuse semble en parfait communion avec son public (ainsi soit je… Je voudrais tant que tu comprennes ..)

Bref, de quoi fermer le bec aux détracteurs de Mylène, qui seront bien obligés de reconnaître le succès (et le talent) de la chanteuse. Elle entre alors dans la cour des grands. Le disque de l’intégrale du concert sort au moment des derniers spectacles à Bercy (le 6 décembre 1989) et connait un succès prodigieux (près de 600 000 exemplaires vendus). La vidéo du concert sort, quant à elle, le 5 novembre 1990, soit plus d’un an après le début de la tournée (VHS Mylène Farmer en concert, le film, Polydor 082 814-3).

Une vidéo aujourd’hui épuisée, amputée de deux titres, Allan et Plus grandir, et de l’instrumental Mouvements de lune partie I. là encore le succès sera au rendez-vous, puisque cet enregistrement sera certifié « vidéo de diamant »… Cependant, une polémique subsiste toujours concernant ce film. Comme l’a précisé Bertrand Lepage dans la presse de l’époque (Podium n° 215, de décembre 1989), Boutonnat a retourné des séquences sans le public ce qu’on lui reprochera, car la vidéo apparaît quelque peu sans chaleur à certains moments.

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 59/220

 

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Mylène et Esther Donbong’Na Essienne

Posté par francesca7 le 20 mars 2013

 

Bassiste, chanteuse, productrice, auteur… Esther Donbong’Na Essienne multiplie les visages artistiques. Sur disque ou en concert, elle s’est illustrée chez Manu Dibango, Claude Nougaro, Michael Bolton ou Mariah Carey.

Confidences de Esther Donbong’Na Essienne (Choriste) 2006 – Mylène Farmer et vous

Mylène et Esther Donbong'Na Essienne dans Mylène et L'ENTOURAGE 2263790455_small_2

Le prendriez-vous mal si l’on vous disait que la musique est un peu dans vos gènes ?
Absolument pas, car je suis née dans une famille de mélomanes. Mon père jouait de la guitare et nous a fait écouter très tôt de la musique. Je suis entrée au Conservatoire à cinq ans. J’étais une bonne élève et j’ai rapidement obtenu des prix du piano. J’ai appris la guitare en autodidacte et écrit mes premières compositions vers douze ans. Après le collège, je faisais des escapades dans un complexe de salles de répétitions. J’y ai croisé des musiciens célèbres comme Kamil Rustam qui a joué depuis avec toute la variété française et internationale, et qui vit aujourd’hui à Los Angeles où il accompagne Jessica Simpson ou Jennifer Lopez.

Vous étiez une musicienne pour le moins précoce. Quand avez-vous découvert le chant ?
Je chantonnais naturellement, mais je n’avais jamais étudié le chant. En revanche, j’ai fréquenté très jeune ce milieu infréquentable et j’écoutais tout, jazz, soul, folk, pop et rock. Je me suis découvert une passion pour la basse, un instrument sensuel et rythmique. Depuis, je m’accompagne à la basse en concert. On a créé, avec mes sœurs, une formation reggae, les Blackheart Daughters, où je chantais et jouais de la guitare et de la batterie. Ma sœur Princess Erika a fait son chemin et nous nous sommes retrouvées après l’enregistrement de « Trop de blabla » en 1988. Je me suis fait remarquer lors de séances de voix en studio en créant des chœurs. Des artistes m’ont sollicitée, comme le violoniste Jean-Luc Ponty (ndlr : Tchokolo en 1991 et le Festival de Montreux), et j’ai su que je ne me trompais pas quand j’ai commencé à faire des télés avec ceux qui avaient bercé ma jeunesse comme Le Forestier ou Sylvie Vartan.

Où en étiez-vous quand vous avez été engagée par Mylène Farmer en 1996 pour la deuxième tournée de sa carrière ?
J’avais décliné l’offre de Jean-Luc Ponty qui me proposait une tournée américaine car je venais de signer un contrat en solo. J’avais fait une pub pour Gini qui m’avait ouvert des portes. J’ai enregistré deux singles assez power pop qui ont eu du succès en Angleterre. On m’a d’abord signé chez Polydor UK, puis dans le label IRS Record du groupe Police (ndlr : qui abritait en son sein REM, excusez du peu !) où j’ai sorti une ballade plus classique, « Homeland ». Le projet a atterri chez Chrysalis où il est passé aux oubliettes. Je suis partie, comme Mylène à l’époque, aux Etats-Unis et quand je suis revenue, j’ai été sollicitée par elle.

Votre réputation de choriste studio vous avait-elle précédée ?
Oui, car j’ai reçu un coup de fil de Thierry Rogen. Laurent Boutonnat voulait avoir mes coordonnées afin d’écouter mon travail et pour dire la vérité, je ne savais pas de quoi il s’agissait. Les médias ne parlaient pas encore du retour de Mylène Farmer. Bien vite, j’ai compris qu’il s’agirait d’un évènement de grande ampleur. J’ai envoyé une photo et une cassette audio avec quelques-unes de mes compositions. Nous avons organisé un rendez-vous avec Mylène, on a parlé musique longuement, de son dernier album mais aussi de ma propre expérience. A la fin de la discussion, on a décidé de travailler ensemble.

Étiez-vous attirée par l’univers musical construit par Mylène et Laurent Boutonnat ?
Je connaissais le travail de Mylène depuis longtemps et j’aimais beaucoup ce qu’elle faisait. Je suis toujours très fan des albums qu’elle propose. Ce qu’elle fait est sublime et en plus, c’est une personne particulièrement attachante. Elle est entière et j’ai un plaisir non dissimulé à travailler avec elle. J’étais très attentive aux chœurs qu’on me proposait, car je voulais travailler avec des artistes de qualité. Je suis évidemment très bien tombée.

m9908h-218x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEVotre duettiste sur cette tournée 1996, Carole Rowley, avait un CV très étoffé et avait travaillé pour Real Word Record, le label de Peter Gabriel, que Mylène admire…
J’ai eu la chance de rencontrer deux camarades géniales durant ces tournées. Je me souviens de bons moments passés à Los Angeles avec Carole et les fous rires que nos avons souvent avec Johanna Manchec. En 1999, je n’étais pas allée aux Etats-Unis, j’avais rencontré Johanna à Paris et j’ai rejoint l’équipe directement aux répétitions à Marseille. Avec Johanna, on s’entend très bien et on rigole beaucoup. C’est une excellente danseuse et une très bonne chanteuse. Encore quelqu’un qui a une belle personnalité. J’apprécie Eric Chevalier, Yvan Cassar et Paul Bushnell, le bassiste d’Avant que l’ombre… à Bercy, à qui je rendrais forcément visite si je suis de passage en Californie.

Quel est le show auquel vous êtes le plus attachée ?
Chaque spectacle avait ses particularités. La première tournée était une découverte. Il y avait une fraîcheur dans mes rapports avec le staff, on riait beaucoup, notamment avec les danseurs. Le Mylenium Tour était bien plus recueilli, tant en coulisses que sur scène. Il n’y avait pas de retenue, mais probablement plus d’intériorité. Quant aux concerts de janvier dernier, j’étais totalement en confiance. J’ai senti pour ce Bercy une sorte d’accomplissement et d’aisance… Une consécration logique. Mylène était beaucoup plus à l’aise malgré le défi que représentaient ces treize dates.

Avez-vous constaté les progrès vocaux de Mylène sur Avant que l’ombre… à Bercy ?
Pour ma part, j’estime que Mylène n’a pas de « progrès » à faire. Quand on est une artiste comme elle, sa voix est une couleur et un parti pris. Je la trouve très juste. Elle chante comme elle est profondément. L’important n’est pas de vocaliser comme Whitney Houston, c’est d’être soi-même. Prenez Mick Jagger, il est loin de la perfection, mais il a sa griffe vocale !

Quelles sont justement les chansons du répertoire Farmer qui vous ressemblent le plus ?
Sur Avant que l’ombre… à Bercy, j’aimais bien l’intro « Peut-être toi » et surtout « C’est une belle journée » que je trouve très réussie. J’appréciais aussi les parties où l’orchestre jouait seul. Mais ma chanson préférée est « L’autre… ». Elle me fait craquer systématiquement. D’ailleurs, sur la première tournée, à chaque fois qu’elle la chantait, je me mettais à pleurer. C’est une des chansons qui me touchent le plus, et j’aimerais bien la reprendre…

Quels sont vos souvenirs les plus poignants parmi ces trois spectacles ?
Sur Avant que l’ombre… à Bercy, nous étions plus de deux cents hommes et femmes à travailler. Quand on part en tournée, on est en moyenne quatre-vingts personnes dans une ambiance familiale, avec des liens qui se créent. Il y a toujours des émotions particulières. Durant le Mylenium Tour, je me souviens du bonheur que nous avons ressenti quand on a appris vers la fin de la première partie de la tournée que nous partions en Russie. Le pays sortait d’années difficiles. L’émotion est venue plus du public que de nous. Et sur la première tournée, quand Mylène a eu son accident à Lyon, on a été interrompu pendant quelques mois. On était tellement heureux de repartir ensuite sur la route avec elle et de reprogrammer des Bercy !

Après dix ans de bons et loyaux services, s’il fallait définir Mylène en quelques mots ?
Je ne suis pas très bonne au jeu des définitions. Je dirai qu’elle rayonne de l’intérieur et qu’elle donne tout d’elle-même. En peu de mots, c’est dire beaucoup sur sa personnalité.

Autre femme de poigne à forte personnalité : Marianne James, pour qui vous avez enregistré récemment des chœurs sur « Corps et âme » pour son premier album…
Marianne connaissait la famille car ma plus jeune sœur était assistante de production de L’ultime récital. Jacques Ehrhart, son réalisateur, m’a appelée pour un arrangement de voix gospel. J’ai entendu un guitare/voix. Marianne m’a parlé de l’ambiance qu’elle désirait. Je lui ai fait écouter quelques maquettes et j’ai enregistré toutes les voix de ce gospel.

Où verra-t-on votre nom ces prochains mois ?
D’abord sur scène… Et sur la pochette de mon album solo. Depuis que j’ai un site Internet, je suis même sollicitée par des rappeurs américains en Floride ! Je crois qu’il est difficile d’avoir au même moment une carrière solo et une carrière de choriste. Il faut choisir, se faire violence et se donner une discipline de principes pour mener ses projets à bien. J’ai donc décidé de me concentrer sur mes chansons. Je voudrais enregistrer le plus vite possible et sans vous en dire trop… Une partie de l’album devra être réalisée avec un producteur de Las Vegas. Je garderai toutefois le contrôle de la production artistique. Ce sera un travail de longue haleine sous le signe du métissage. Je suis née à Paris, d’origine camerounaise, avec des influences que je qualifie de « cosmiques » : jazz, reggae, soul, classique, musique africaine, musique sacrée et rock. Il y aura tout ça dans cet album !

Mylène Farmer et vous – 2006

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Mylène Farmer et Ph.Seguy

Posté par francesca7 le 14 mars 2013

 

Philippe Séguy est grand reporter à Point de Vue. Il est l’auteur de biographies – Mylène Farmer, Fabiola, reine des Belges ou François Bayrou -, et de romans : Le Vent du Sud et Portrait de Claire en bleu marine.

Confidences et interviews

Philippe Séguy (Écrivain)
Auteur de la biographie Ainsi soit-elle

 Mylène Farmer et Ph.Seguy dans Mylène et L'ENTOURAGE 12

J’ai un parcours un peu atypique. A la base, je suis docteur en histoire. En même temps, j’ai été comédien professionnel pendant 9 ans. Le destin a fait que j’ai arrêté mon métier d’acteur, que j’adorais, et que je me suis dit « qu’est-ce que je peux faire maintenant que je ne suis plus comédien : écrire ». J’ai donc commencé à piger à droite à gauche, et à rencontrer des gens qui m’ont donné la possibilité de le faire. Parmi ces gens, j’ai rencontré grâce à une amie comédienne Sylvie Devillette, qui à l’époque était quasiment rédactrice en chef de plusieurs magazines de variété. Je parlais très souvent de Mylène, parce qu’à l’époque, elle faisait Libertine. Etant spécialiste du XVIIIème siècle, j’avais adoré la manière dont Mylène abordait le XVIIIème. On a une tendance un peu ridicule de considérer le XVIIIème siècle comme un siècle gentillet, de jolis rubans et de moutons, alors que c’est un siècle extrêmement cruel, très dur. Les liaisons dangereuses ne sont pas loin, et surtout, la Révolution n’est pas loin. C’est un siècle où le sang coule et dieu sait, pour revenir à Mylène, que le sang est un élément important de ses problématiques. Je parlais donc assez souvent de Mylène Farmer à cette amie comédienne, qui m’a dit que je devrais écrire sur elle. Je lui ai répondu que ça n’intéresserait personne. Sans me le dire, elle en a parlé à Sylvie Devilette qui m’a commandé un article pour Rocknews. Je m’en souviens très bien, puisque j’avais trois jours pour le faire ! Je ne dis pas que j’ai fait un chef d’œuvre, mais j’ai fait mon papier. Deuxième hasard, Bertrand Le Page, qui était à l’époque manager de Mylène, a vu ce papier. Mylène l’a également lu et m’a envoyé un mot adorable de félicitations. Il y a donc eu un premier article, un deuxième article, un troisième article et le groupe de presse qui produisait Rocknews a décidé de consacrer un numéro spécial à Mylène. J’ai écrit la quasi-totalité des textes, avec toujours cette frustration d’être calibré par un magazine.

1988-07-b-300x224 dans Mylène et L'ENTOURAGEGenèse
C’était le moment où Mylène se plaçait dans le Top 50, où les ventes explosaient, après l’album Ainsi soit je… On sentait de la part du public une curiosité, qui ressemblait déjà à de l’amour. On n’était pas encore dans le domaine du sacre, mais il y avait quelque chose qui était du domaine de l’affectif, très intense. Puis Mylène a débuté sa tournée en 1989, et il y a eu un dîner organisé dans les Jardins de Bagatelle (ndlr : après la première au Palais des sports). Au cours de ce dîner, Sylvie Devilette, qui connaissait personnellement Laurent Boutonnat, m’a d’abord présenté à Laurent, ensuite à Mylène, et enfin à Bertrand. J’ai parlé quelques minutes avec Mylène, le contact a été très bon. C’est en revenant à ma table avec Sylvie que j’ai eu l’idée d’un livre sur Mylène qui me permettrait de donner davantage de profondeur. Bertrand Le Page a été le premier à être d’accord pour un livre. Celui qui allait devenir le mari de Sylvie, François, a réalisé la maquette. On était tous les trois extrêmement d’accord pour faire un livre qui plaise tout d’abord à Mylène, ensuite à nous, et bien évidemment à ceux qui nous feraient la grâce de bien vouloir l’acheter. Nous avons eu tout d’abord contact avec trois éditeurs. Comme les gens voyaient que le livre allait certainement coûter beaucoup d’argent, ce qui a d’ailleurs été le cas, il y a eu plusieurs désistements.

Bertrand Le Page
Bertrand Le Page était un personnage extrêmement particulier, très douloureux, pour des raisons personnelles, remarquablement cultivé et intelligent. C’est un personnage qui envoûtait et qui en même temps faisait peur à tous ceux qui l’approchaient. Il portait cette espèce de brisure, de fêle en lui, qui étaient très intenses. Mylène est une femme qui est à la fois fascinée par cet aspect morbide, mais qui, en même temps, a un tempérament de vie très fort. Je crois que, pour arriver à écrire sur la mort comme elle le fait, il faut avoir un goût de la vie certainement beaucoup plus important qu’on ne veut bien vous le laisser croire. C’est ma version des choses. Bertrand avait compris ça, que Mylène montait, qu’elle était dans l’ascension, et que lui était progressivement dans la chute. Et c’est exactement ce qui s’est passé. Il avait également un désir d’exigence terrible. Il disait que la couleur rousse des cheveux de Mylène, c’était lui. Il m’a dit au moins dix fois : « Vous comprenez, Philippe, une chanteuse, ce n’est pas châtain. C’est blond, brun ou roux. Il faut trancher, il faut donner une couleur, une marque, une griffe. » Pour en revenir au livre, Bertrand avait évidemment tenu à voir le texte, Mylène aussi, puisque je l’ai vraiment rencontrée à ce moment-là, et qu’on a travaillé ensemble. Dès que Bertrand s’est intéressé au projet, l’accord de Mylène m’était acquis. Il a organisé des séances d’interview, au Crillon si je m’en souviens bien. J’ai aussi interviewé Laurent.

Dîner aux Beaux Arts
1996-marianne-rosenstiehl-012b-217x300Le livre est sorti en 1991, et en 1989, il y a eu ce drame sombre. Mylène, à l’issue de sa tournée, a donné un autre dîner à l’école des Beaux-arts, que Bertrand avait encore une fois entièrement organisé. J’étais en train de parler avec Mylène, car ma table était voisine de la sienne, et j’ai vu son regard se figer complètement. Je me souviens qu’il y avait dans la salle des chaises Napoléon III. Bertrand a pris une chaise et l’a jetée contre une autre chaise. Laurent, lui, n’avait pas quitté son manteau, il sentait la soirée très mal, il passait de table en table avec un regard assez figé, assez dur. Et là, Mylène m’a dit quelque chose du genre « excusez-moi Philippe, mais Bertrand est en train de faire n’importe quoi ». Et la rupture était faite. C’est moi qui ait du dire à Bertrand que le chapitre du livre qui lui était consacré sautait… Après la rupture, Bertrand n’était plus rien. Il a essayé de travailler avec d’autres artistes, Sheila, ou Corinne Hermès, qui l’a d’ailleurs assez mal vécu car il était très dur. J’ai continué à garder contact avec lui, pour des raisons strictement personnelles. Il m’a raconté une histoire atroce. Un jour, il conduisait la Mercedes, au moment du concert. Il était extrêmement fatigué, il a du déraper et la voiture a basculé légèrement de son ornière, mais il l’a rapidement redressée. Mylène a du avoir peur je pense, et lui a dit « écoute, si tu veux te suicider, fais-le sans nous »… C’est une femme qui peut être dure. On ne fait pas la carrière qu’elle a faite sans être dure. Alors, qu’est-ce que veut dire la dureté ? Si la dureté veut exigence, elle est dure. Si la dureté veut dire cruauté, alors elle n’est pas dure.

Mylène au travail
La préparation du livre a donc duré assez longtemps. Je me souviens de la rencontre avec Sylvie Devilette, où Mylène a découvert mes textes. J’étais dans une autre pièce avec Bertrand, c’est Sylvie qui me l’a raconté. Elle me disait que Laurent passait à Mylène les feuilles les unes après les autres, en lui soulignant les passages de son doigt, et qu’elle manifestait quand même une certaines émotion. On passait de l’article au livre, et pour une jeune artiste évidemment, ça n’a rien à voir, le mécanisme est différent. Lorsque je l’interviewais, c’était une femme qui me parlait assez spontanément. Il n’y a pas eu de corrections de sa part, par exemple. Elle parlait toujours avec une grande précision. Cela m’énerve d’ailleurs un peu lorsque je lis des interviews publiées dans la presse, et où quelque part, je ne la retrouve pas. Alors bien évidemment, les années sont passées, les choses évoluent. Mais on sent bien parfois que les journalistes n’ont pas entendu ou n’ont pas voulu entendre. Le son « Farmer » est très particulier. Mylène est une femme intelligente, qui s’exprime très bien, et ce son part, parfois, un peu en vrille dans la presse.

Cadeaux
J’ai aussi eu contact avec Thierry Suc, c’est d’ailleurs lui qui m’a emmené la première fois en voiture chez l’éditeur du livre, Jean-Pierre Taillandier. Pour la petite histoire, dans la voiture, Thierry me faisait écouter un single de Mylène qui allait sortir. Et moi, je visualisais tous les feux pour qu’ils passent au rouge, et que j’aie la possibilité d’en entendre le plus possible ! Thierry m’avait d’ailleurs proposé de m’arrêter, si je voulais ! C’est un garçon exquis, un très grand professionnel. Mylène m’a fourni des dessins pour ce livre. Je voulais qu’elle me donne des choses qui lui soient extrêmement personnelles. Au départ, il était même question qu’elle me donne des lettres qu’elle écrivait quand elle était petite. J’ai vu ces lettres, elle les signait à l’américaine, avec les croix qui symbolisent les bisous. Et dans l’une de ses lettres, c’était absolument adorable, elle disait à sa grand-mère : « j’ai été très gentille, je n’ai pas fait pipi au lit, j’ai été vraiment mignonne, alors fais ce que tu m’as promis, emmène-moi au cimetière ». Cette adoration pour les cimetières n’est pas du tout une invention marketing, pas plus que celle pour le sang. Des années avant Je te rends ton amour, Mylène me disait « le sang est une belle matière ». Mais il ne faut pas la limiter à « ça ne va pas bien, c’est horrible ». Mylène est une femme qui aime la vie. Je n’ai pas gardé contact avec Mylène après le livre. Et ce n’était pas fait pour. Elle a tourné la page, j’ai tourné la page. Je suis passé sur d’autres projets. Je suis romancier, et j’ai d’autres livres qui sont sortis depuis.

Mylène la séductrice
2003_septembre2A un moment donné, Mylène avait dit de moi « j’aurais préféré ne jamais le connaître ». C’était balzacien, bien sûr à notre niveau, entendons-nous. Quand madame Anska tombe éperdument amoureuse de Balzac, elle tombe d’abord amoureuse de l’auteur et d’un homme qui écrit comme un Dieu et qui la fascine, elle, la petite aristocrate polonaise. Avec Mylène, il y a eu une séduction qui est passée par les mots. Elle m’a donné ses mots, j’en ai fait un livre et je lui ai donné mes mots. Ma manière d’écrire est très tactile, très cinématographique. J’ai besoin d’un regard, d’une présence, d’une silhouette. J’ai besoin de quelque chose qui s’incarne. Mylène m’a donné une émotion, et c’est sur cette émotion que j’ai travaillé. Ce parfum, cette façon de s’habiller, cette façon d’enrouler ses membres sur elle-même, ce côté chrysalide qu’elle peut avoir, cette grâce extraordinaire… tout ça, j’en avais besoin. Vous savez, quelqu’un qui génère votre magazine, qui offre une réflexion au niveau du texte, au niveau de la maquette, c’est quelqu’un qui mérite le respect. C’est une belle carrière, c’est une carrière longue, c’est la première star de France, c’est quelqu’un qui mouille sa chemise, qui donne… Mais je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui m’a dit « je suis un ami intime de Mylène, je la connais très bien ». A-t-elle des amis proches ? Je n’en sais rien. Quel rapport a-t-elle vraiment avec sa famille ? Je l’ignore. Elle m’a raconté qu’elle avait un jour évoqué avec sa mère, comme toutes les adolescentes, l’idée du suicide. Sa mère lui a répondu : « Ma petite, tu es comme la mauvaise herbe, et la mauvaise herbe ne meurt jamais ». Cela m’a amusé de constater que, quelques années plus tard, Mylène reprenait la formule sans problème aucun.

Article de Instant-Mag – 2004

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Lumières sur le spectacle de Mylène F.

Posté par francesca7 le 9 février 2013

 

Confidences de Fred Peveri (Concepteur lumières)

 

Fred Peveri est présent à la lumière sur les spectacles de Mylène depuis le premier concert de 1989. De lui dépendent les ambiances visuelles qui sont une partie très importante des shows de la star. Autant dire qu’il connaît bien Mylène et sa façon de travailler.

Lumières sur le spectacle de Mylène F. dans Mylène en CONFIDENCES my3Pour les lecteurs et fans de Mylène Farmer, vous êtes un nom parmi d’autres crédités sur les livrets d’albums et de DVD. Quel a été votre parcours pour vous retrouver aujourd’hui concepteur lumière ?
J’ai débuté ma carrière très jeune, à l’âge de dix-huit ans, après des études que j’ai achevées au niveau bac C et curieusement, j’ai commencé en tant que technicien au son ! Pendant plusieurs années, j’ai touché aux divers secteurs du spectacle en tant que moto reporter ou dans le domaine de l’animation. J’ai même été manager d’une boîte de nuit à l’étranger… Ma première approche véritable avec la lumière en tant que concepteur, je l’ai faite avec Yves Duteil pendant trois ans à partir de 1985. Puis, j’ai rencontré Jean-Jacques Goldman en 1988 par l’intermédiaire de Thierry Suc. Il m’a confié la création de son spectacle en 1991 et depuis je continue toujours à travailler avec lui ! Grâce à cela, mon carnet d’adresses s’est rempli et j’ai pu rentrer en contact avec de nombreux artistes pour réaliser les lumières de leurs spectacles les années suivantes, de Jean-Louis Aubert à MC Solaar, en passant par Claude Nougaro, Florent Pagny, Patrick Bruel, Julien Clerc, Yannick Noah, Michel Sardou et Mylène Farmer, bien sûr.

Y a-t-il un nom qui vous convient mieux qu’un autre pour englober votre art : metteur en lumière, concepteur des lumières, direction des éclairages ?
Je dirais « concepteur lumière » ou « réalisateur lumière ». Plus qu’une évolution du terme, c’est une évolution de notre art qui a eu lieu depuis dix ou quinze ans. Du moins dans les spectacles majeurs comme ceux de Jean-Jacques ou ceux de Mylène.

Votre attrait premier vers la luminosité et la couleur provient-il du plaisir à travailler avec un matériau éphémère ?
Certainement ! Mais je pense que c’est aussi la grande latitude à exprimer des sentiments en rapport avec la sensibilité de chaque concepteur. Depuis plusieurs années d’ailleurs, nombre d’artistes ou de producteurs me demandent fréquemment de concevoir, en plus de leur lumière, leur scénographie, le décor, voir la mise en scène.

C’est le cas pour Lara Fabian non ?
Oui, lors de ses tournées 2000/2001 et 2002/2003 où j’avais assuré le décor et la mise en scène !

Votre première incursion dans la carrière de Mylène Farmer date de sa seconde tournée au milieu des années 1990. Connaissiez-vous son parcours avant que l’on vous propose cette collaboration ?
En réalité, j’étais déjà présent au cours de la première tournée de Mylène en 1989 en tant qu’opérateur console ! Ce n’est que sur sa deuxième tournée que j’ai été engagé en tant que concepteur des lumières. Je n’avais jamais croisé Mylène auparavant mais, dans les années 1980, j’avais été sensible à certains de ses climats musicaux et aux textes propres à son univers. En ce qui concerne les clips, on ne pouvait pas passer non plus à côté, tant les atmosphères étaient spécifiques, entre autres celle de « Libertine ».

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Interview issu de Mylène Farmer et vous de 2005

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Une Mylène désenchantée !

Posté par francesca7 le 14 décembre 2012

 

Une Mylène désenchantée ! dans Mylène et mes BLABLAS fanfrancoise3-300x216Désenchantée a bien failli ne jamais exister ! Laurent Boutonnat n’arrivait pas à trouver le bon arrangement pour la chanson. Un jour, excédé, il a quitté le studio en disant : « Je vais la jeter ! », en parlant de la maquette de la chanson. Thierry Rogen, ingénieur du son, a repris la chanson calmement, et avec Laurent, ils ont finalement réussi à créer ce qui est devenu… le plus gros succès de Mylène Farmer !

Dans les rushes de l’interview avec Laurent Boyer sur le tournage de Désenchantée en 1991, on peut clairement voir et entendre Mylène parler en off avec son manager sur un ton tout à fait normal et d’une voix assurée. Laurent Boyer reprend tout d’un coup l’interview, et Mylène répond alors d’un coup d’une petite voix fluette et hésitante, celle qu’elle a l’habitude d’avoir lorsqu’elle s’exprime dans les médias. Le contraste est intéressant à noter et démontre la sincérité de la femme lorsqu’elle prétend être mal à l’aise en interview. 

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PPDA et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 11 décembre 2012

 

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsPatrick Poivre d’Arvor (souvent surnommé « PPDA »), né Patrick Poivre, est un journaliste et écrivain français né le 20 septembre 1947 à Reims dans la Marne.

Présentateur du journal de 20 heures d’Antenne 2 de 1976 à 1983, il est le présentateur-vedette du journal de 20 heures de TF1 de 1987 à 2008 et, depuis cette période, est considéré comme une personnalité importante du paysage audiovisuel français, que ce soit en tant qu’interviewer ou animateur d’émissions littéraires. Il inspire la création en 1988 du personnage de PPD, la marionnette centrale de l’émission de Canal+, Les Guignols de l’info.

Également écrivain, PPDA a publié une soixantaine d’ouvrages.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Poivre_d’Arvor

 

Patrick Poivre d’Arvor est le fils d’une mère née à Nantes de parents auvergnats et d’un père d’origine bretonne, représentant en chaussures. Il a une sœur, Catherine, et un frère, Olivier (né en 1958, écrivain et responsable culturel).

Dès l’âge de deux ans et durant toute son enfance, il passe toutes les vacances à Trégastel, en Bretagne, lieu auquel il est très attaché depuis.

À 13 ans, il est atteint d’« un début de leucémie » et se fait soigner en Alsace. Cette maladie lui inspire à 17 ans l’écriture de son premier roman Les Enfants de l’aube publié bien plus tard, en 1982.

Dès les années 1970, il ajoute à son nom – « Poivre » – un pseudonyme – « d’Arvor » – emprunté à son grand-père maternel, Jean-Baptiste Jeuge, relieur et poète connu sous le nom d’auteur de Jean d’Arvor, qui l’avait initié à l’écriture.

En 1962, Patrick Poivre est bachelier à 15 ans.

Il poursuit ses études à l’Institut d’études politiques de Strasbourg, où il effectue sa première année, profitant ensuite des procédures en place à l’époque pour aller à l’Institut d’études politiques de Paris dont il sort diplômé. Jack Lang, son professeur de droit, se souvient plus tard d’un étudiant « très brillant ».

Il est alors militant des Républicains indépendants (favorables à Valéry Giscard d’Estaing), et responsable régional de son mouvement de jeunesse, les Jeunes républicains indépendants (JRI) dont il avait intégré le bureau national avant d’en devenir le vice-président. Il figure d’ailleurs à la une du mensuel France Moderne n°350 de mars 1970, le journal de la Fédération nationale des républicains indépendants.

Il étudie le russe et le serbo-croate à Langues O dont il ne sort pas diplômé. Il est par ailleurs licencié en droit de la faculté de Reims.

En 1970, âgé de 22 ans, il intègre finalement le Centre de formation des journalistes (CFJ) pour devenir journaliste. Il en sera diplômé l’année suivante.

Il quitte en 1972 les Jeunes républicains indépendants.

PATRICK POIVRE D’ARVOR, a dit de Mylène en  1988 :

PPDA et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE 1996-marianne-rosenstiehl-001b-205x300«Mylène Farmer est quelqu’un que j’aime beaucoup. (…) J’admire tellement ses spectacles :
c’est une des rares artistes en France qui fait de vrais shows.
Elle se donne et je trouve ça très bien.»

 

Mylène Farmer en Interview au JT de 20h avec PPDA sur TF1

Patrick Poivre d’Arvor : Nous avons le plaisir de recevoir Mylène Farmer dont l’actualité est florissante en ce moment: le DVD de son spectacle à Bercy vient tout juste de sortir, et, on la retrouvera demain au cinéma dans « Arthur et les Minimoys » de Luc Besson, où elle a prêté sa voix à la Princesse Sélénia.
Patrick Poivre d’Arvor: Mylène Farmer, bonsoir.
Mylène Farmer : Bonsoir.

Patrick Poivre d’Arvor: La dernière fois que je vous avais reçue, c’était d’ailleurs la dernière fois que vous vous étiez exprimée en direct, c’était il y a douze ans. Pourquoi ce mystère? Est-ce qu’il est cultivé? Est-ce qu’il est entretenu? Est-ce que c’est de la timidité?
Mylène Farmer: Vous m’avez observée depuis dix minutes, je crois, et je suis paniquée à l’idée que de parler de moi, de… C’est un exercice très difficile pour moi. Donc, il n’y a pas de marketing dans le mystère. Ma nature profonde est, je crois, la discrétion et l’humilité. C’est un exercice, je me répète, mais vraiment difficile.


Patrick Poivre d’Arvor: Mais il n’y a pas d’agoraphobie, en revanche. Chanter devant 15 000 personnes, ça ne vous gêne pas…

Mylène Farmer: Il y a ce fameux paradoxe. Je suis, je crois, plus à l’aise sur scène que sur un plateau de télévision (rires).

Patrick Poivre d’Arvor: Alors, j’ai remarqué, aussi bien sur scène -je suis allé à Bercy – que là, à l’instant, vous fermez souvent les yeux.
Mylène Farmer: Oui. C’est une manière de me replier sur moi-même probablement, de me concentrer également.

Patrick Poivre d’Arvor: Alors, Bercy, on va pouvoir voir, on voit déjà un petit peu sur nos écrans et, grâce notamment à ce DVD qui vient de sortir, qui vous ressemble d’ailleurs, puisqu’il faut l’ouvrir, c’est comme une sorte de petit tabernacle, « avant que l’ombre » etc, etc… Et puis, il y a la possibilité de vous découvrir sur les écrans, les grands écrans aujourd’hui, à travers une voix: celle d’une Princesse évidemment, il fallait évidemment que ça soit une princesse…

Mylène Farmer: Oui, j’ai un joli cadeau. Luc Besson m’a proposé de faire, donc, la voix de la Princesse Sélénia. Et, j’ai pris un très, très grand plaisir

 

Patrick Poivre d’Arvor: Et, avec Luc Besson, il n’est pas impossible que vous continuiez à travailler, car c’est aussi un producteur…

Mylène Farmer: Je l’espère. Et, j’ai eu la chance de rencontrer Nathalie Rheims qui est un auteur que vous connaissez également et qui a écrit ce très, très, très beau livre, très, très joli personnage pour moi qui est le personnage de Tess et, « L’ombre des autres »; et puis, l’ultime cadeau de Noël, c’est un scénario de Claude Berri. Donc, j’avoue que je suis comblée; plus un DVD qui a un accueil formidable.

Patrick Poivre d’Arvor: Donc, au fond, l’ombre, ça vous va bien? Plus que la lumière…
Mylène Farmer: J’aime l’ombre et la lumière. J’aime le silence et, parfois, le chant plus que la parole, probablement.

 

Patrick Poivre d’Arvor: Alors, votre concert, c’était archi-plein. Il y a beaucoup de gens qui auraient aimé vous voir, notamment, en province. C’est pas possible que vous créiez une tournée.
Mylène Farmer: Non, malheureusement, ça a été quelque chose d’assez difficile, aussi bien pour le producteur Thierry Suc qui m’a accompagné dans cette très, très belle aventure. Et, malheureusement, parce que c’était un spectacle intransportable, on ne pouvait pas aller en province. Donc, là cette fois, dans un manque d’humilité, j’ai demandé aux personnes de venir à moi.

Patrick Poivre d’Arvor: On ne peut pas faire une resucée à Paris quand même, parce qu’il y avait beaucoup de monde qui aurait bien aimé… Non?
Mylène Farmer: C’est fini et, j’espère remonter sur scène une autre fois, un autre jour.

Patrick Poivre d’Arvor: Ce n’est pas pour l’instant prévu…
Mylène Farmer: Non. Ce spectacle est vraiment dans sa boîte (en désignant de la tête le DVD, ndlr), fermé, scellé.

Patrick Poivre d’Arvor: D’accord. Il est fermé. On va le refermer. Et, on va mettre fin à votre supplice.
Mylène Farmer: Non, tout va bien. Merci à vous.

Patrick Poivre d’Arvor: Merci beaucoup Mylène.

 

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Mylène Farmer et son guitariste

Posté par francesca7 le 29 octobre 2012


Depuis les années 60, il fait carrière en tant que guitariste, pour les plus grandes vedettes et dans les films — Entre-temps vers 1977, Slim Pezin participe à l’aventure du groupe Voyage, avec les musiciens Marc Chantereau, Pierre-Alain Dahan et Sauveur Mallia… - Dans les années 80 et 90, il enregistre plusieurs thèmes musicaux sur quelques disques, avec le saxophoniste Patrick Bourgoin.

Confidences Slim Pezin (Guitariste) 2006 – Mylène Farmer et vous

Mylène Farmer et son guitariste dans Mylène et L'ENTOURAGE l-300x208

Contrairement à de nombreux musiciens qui gravitent dans le monde de la chanson, vous avez débuté votre instrument très tard…
Oui, j’ai commencé la guitare à 17 ans mais un concours de circonstances a voulu que je rentre dans le bain des studios très tôt. Cela semble miraculeux pour qui m’entend en 2006, mais ça s’est vraiment passé comme cela ! Comme beaucoup de jeunes, j’ai constitué mon premier groupe avec des mais d’enfance, puis rapidement, j’ai rencontré le chanteur Noël Deschamps et participé aux enregistrements de ses disques. J’écoutais et je jouais beaucoup de rock car la pop et le rock dominaient nettement. Par exemple, Noël Deschamps en 1964 était « classé » dans les chanteurs rock. Il existait aussi des chanteurs de variétés et des artistes de rythm’n’blues naissants.

Justement, dès 1968, on vous retrouve côté blues avec un album de T-Bone Walker, aux côtés de Manu Dibango et Bernard Estardy. Comment se retrouve-t-on sur un projet pareil après seulement quelques années dans les coulisses des studios ?
Un producteur américain a débarqué en France et il traînait dans les boîtes pour repérer des musiciens. Je jouais avec Manu et notre groupe les Soul Brothers. On faisait du pur r’n’b et il nous a proposé de travailler sur quelques albums. Nous avons donc fait un disque avec un saxophoniste de jazz qui venait de chez Duke Ellington, mais aussi avec des grands du gospel.

Dans les années 1970, vous êtes de presque toutes les aventures, de Claude François à Johnny Hallyday, de Jean-Jacques Goldman à Bill Deraime en passant par France Gall époque « Paris-France » et Michel Berger pour son « Dream In Stone ».
Je me souviens particulièrement de Michel Sardou et Johnny Hallyday. J’ai aussi participé à 80 % des enregistrements de Sylvie Vartan. L’autre jour, j’ai fait un peu de rangement à Suresnes et j’ai retrouvé des fiches de paye datant déjà de 1967 ! Au cours de ces années-là, il y a des gens qui ont beaucoup compté, notamment Nino Ferrer et Claude François en tête. J’ai vraiment vécu avec Claude. Il ne se passait pas une journée sans qu’il m’appelle ou qu’on se retrouve à 2H00 du matin dans un resto pour parler du métier. C’était un travailleur acharné. C’est probablement lui que j’ai le plus côtoyé et l’artiste dont je me suis senti le plus proche.

Vos années 1970 sont profondément marquées par Claude François. On vous a entendu dire de Mylène Farmer qu’elle était la « Claude François au féminin ». Pensiez-vous à la fidélité – et l’hystérie, souvent – de son public ?
C’est une réaction que j’ai eue en quittant la scène le soir de son premier concert live au Palais des Sports de Saint-Étienne, en 1989. C’était son tout premier concert. La première fois qu’elle se présentait au public, et les gens se sont mis à chanter toutes les chansons par cœur. Elle aurait pu arrêter de chanter, nous continuions sans aucun problème le spectacle ! De plus, elle avait préparé un show où elle chantait, où elle dansait au milieu d’une troupe et où elle changeait de costume à chaque titre. Qui, sinon Claude François, avait fait ça auparavant ? Tout cela me le rappelait, il y avait une force inimaginable dans la salle et une grande poussée d’énergie dans la fosse. On ne retrouve pas cette sensation chez beaucoup d’artistes. Je suis allé voir Mylène lors du Mylenium Tour à Bercy et j’ai retrouvé, même assis dans le public, cette sensation.

Vous êtes un des rares musiciens de cette époque à être toujours dans l’entourage amical et professionnel de Mylène…
Oui, et nous sommes sur la même longueur d’ondes. Nous avons la même conception du métier et la même façon d’aborder la musique. Je nous souhaite de continuer encore longtemps ! Très souvent, on m’appelle pour jouer dans un disque, et c’est tout. Les relations s’arrêtent là et je ne revois pas les artistes pendant des années. Certains ne vous saluent plus. Ce n’est pas le cas de Mylène et Laurent.

2856953412_1-200x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEVotre première rencontre avec Mylène et Laurent date de 1984, pour l’enregistrement de « Maman à tort ». Où vous êtes-vous retrouvés ?
Nous étions dans la banlieue Nord, chez Jean-Claude Déqueant à Aubervilliers, dans son studio au « Matin Calme ». Il était arrangeur et j’avais participé à beaucoup de séances avec lui, surtout lorsqu’il travaillait pour Yves Simon. Lui-même avait sorti un album en tant qu’artiste chez Polydor. Un jour, il m’a appelé en me disant qu’il avait quelque chose à faire et qu’il avait besoin de mon aide car il ne savait pas comment conduire la chose en question… Je n’avais quasiment aucune information mais je me suis pourtant rendu au studio. C’est là que j’ai fait la connaissance de Mylène et Laurent.

Quel souvenir gardez-vous de ce premier enregistrement ?
Probablement une image de Mylène, car elle ne m’a pas dit un mot. J’étais impressionné par cette absence de parole et je trouvais cela curieux dans un monde où on avait l’habitude de rencontrer des personnalités « décalées » mais où les mots sont tout de même assez faciles. Elle avait un chant étrange et, l’espace d’un instant, je me suis dit que c’était une fille d’exception.

Cela ressemblait-il à un réel début de carrière ou étaient-ils à la recherche d’un son ?
Ils étaient tous très impliqués mais ce n’était pas du grand professionnalisme. Je sentais qu’ils étaient en train de se chercher une identité. Ma femme avait fait des chœurs sur la chanson « Maman à tort » et nous comprenions ce qui se passait. Nous avions le sentiment d’être au début de quelque chose… Forcément au départ, on cherche. On est donc sur la défensive. Rapidement, j’ai compris que ce silence de Mylène n’était que de la timidité et au fil des disques, cette distance s’est totalement effacée.

Après l’échec du titre « On est tous des imbéciles », vous vous êtes attelés à la création du premier album. Comment se sont déroulées les séances d’enregistrement de Cendres de lune ?
Les maquettes avaient été réalisées chez Jean-Claude. Ils avaient enfin trouvé un son et Laurent donnait beaucoup plus de directions aux musiciens. Au fur et à mesure des albums, ses consignes se sont étoffées, même si nous n’étions pas nombreux. Souvent, j’étais seul puisqu’il préparait tous les synthés et les programmations. D’ailleurs, je pense que si Cendres de lune et Ainsi soit je… avaient été préparés de manière classique en faisant appel à un arrangeur, cela n’aurait pas été aussi réussi. C’est le fait que Laurent fasse tout lui-même qui a amené cette qualité et ses sonorités très typées qu’il a su garder ensuite. Dès les premières notes d’un morceau, que ce soit « Libertine » ou plus récemment « Pardonne-moi », on sait que c’est du Mylène Farmer.

Était-il difficile d’être guitariste pour servir des arrangements fondés sur les claviers et les programmations ?
Non, il n’y avait aucun problème. Laurent était attiré par tout ce qui était funk et r’n’b. Il n’y a jamais eu de frontières entre nous et notre relation a toujours été saine.

L’univers musical assez développé dans les deux premiers albums était nouveau. Aviez-vous l’impression d’assister à la naissance d’un phénomène ?
Un musicien sent ce genre de choses. Quand il a joué un titre, il sait si une énergie est passée et si ce titre peut devenir quelque chose d’énorme en radio. Pour toutes les séances que j’ai faites, chaque gros tube est perçu comme tel au moment de l’enregistrement. Pour beaucoup d’artistes – mais ce n’est pas le cas de Mylène –, c’est souvent le dernier titre, celui fait au dernier moment, parfois à la va-vite, mais quand chacun va chercher en lui ses dernières ressources, qui donnait le meilleur de l’album. Quand tout le monde donne ce qu’il a de meilleur sans réfléchir et sans arrière-pensée, les résultats sont souvent excellents.

Les deux premiers albums de Mylène sont sortis comme un diptyque, le premier en avril 1986 et le second en mars 1988. La glace s’est-elle rompue rapidement en studio ?
Absolument ! Après la première séance pour « Maman à tort », nos relations se sont étoffées et au moment de l’enregistrement du premier album, c’était comme si l’on se connaissait depuis trente ans. Thierry Rogen venait d’acquérir le studio Méga à la Porte de la Muette. Il avait acheté une console… Du reste, c’est Laurent qui avait payé cette console. C’était le premier album que nous faisions dans ce studio flambant neuf.

A la fin des années 1980, on vante les innovations de l’équipe Farmer, mais on lui reproche également sa mégalomanie…
Non, je ne partageais pas cette analyse. Je ne voyais aucune mégalomanie dans la démarche de Mylène et Laurent. Mylène est très, très intelligente. Elle a tout de suite compris ce qu’était le métier et le show business, le degré de « jeu » à jouer, le degré de don de soi, la nécessité d’intégrité artistique et ses limites personnelles. Elle avait analysé le fonctionnement de la presse, de la télévision et la radio. Elle savait où placer la barrière, tout en mettant la barre très haut artistiquement. Elle me disait souvent qu’elle ne voulait pas faire n’importe quoi. Elle craignait de se fourvoyer comme beaucoup d’artistes le font quand ça commence à marcher. Elle voyait beaucoup plus haut que le hit éphémère et savait que si on la voyait trop, elle lasserait. Elle était faite pour durer.


En 1989, vous êtes l’un des acteurs de son spectacle pharaonique. Le premier concert de Mylène reste un évènement important. Les nombreuses répétitions ont-elles suffi pour combler le gigantesque défi que Mylène s’était lancé ?

Le spectacle avait été préparé de longue date, autant musicalement que physiquement. Bruno Fontaine et Laurent s’étaient attelés à la conception musicale du spectacle depuis des mois, Mylène faisait ses dix kilomètres de jogging par jour, puis deux ou trois heures de danse l’après-midi. Elle ne perdait pas ne minute pour s’entraîner. Elle voulait avoir la forme et tenir la distance. Les musiciens avaient tous cette même attention. Nous avons eu beaucoup de répétitions car il fallait que tout soit parfait. Dès cette scène, Mylène a été perfectionniste, toujours en quête d’absolu dans le travail. La plupart du temps, les artistes n’ont pas les moyens de faire ça. Elle s’était donné les moyens de réaliser son rêve et de traduire ses idées. Elle et Laurent ont, d’entrée, beaucoup investi pour proposer un spectacle de très haut niveau.

Bruno Fontaine était en charge de la préparation du spectacle avec Laurent. L’aviez-vous croisé auparavant ?
C’est un musicien exceptionnel, qui a commencé le métier à 13 ans. On s’était connu très jeunes sur des enregistrements d’albums, tout comme les autres musiciens, le batteur Yves Sanna ou le bassiste Christian Padovan.

C’est amusant de voir que des années après, vous vous retrouvez sur des projets très variés comme le Stabat Mater de Bruno Coulais présenté au festival de Saint-Denis où étaient réunis Bruno Fontaine et Jean-Philippe Audin notamment…
Je n’aime pas dire ce mot-là, mais nous sommes la « crème » du métier (rire gêné), non pas que nous sommes les meilleurs instrumentalistes de Paris, mais nous avons l’habitude de travailler ensemble et savons être efficaces. Nous nous retrouvons sur des projets de haut niveau en termes de chansons, de bandes originales de films ou sur des morceaux compliqués comme ce Stabat Mater. Nous n’avons eu que deux après-midi de répétitions pour une partition comprenant un quart de musique contemporaine. Individuellement, ces camarades sont des musiciens exceptionnels et des amis. Ce que vous remarquez comme étant des collaborations suivies, nous le ressentons simplement comme une amitié logique. Si j’ai un projet très difficile où il me faut de l’émotion au violoncelle, je vais appeler Jean-Philippe Audin. Sans réfléchir.

Outre le décor phénoménal, la masse sonore du spectacle de Mylène en 1989 était du jamais vu. Ressort-on indemne d’un tel concert ?
Non, j’admirais beaucoup le travail de Laurent, qui était toujours derrière le moindre technicien. En permanence. Bruno Fontaine avait préparé les programmations en amont, mais essentiellement sur les idées de Mylène et Laurent. Il fallait faire un spectacle avec des bandes sonores puisqu’il y avait des cris d’enfants, des portes qui grinçaient, des bruits de baleines et de loups. Une partie de l’ambiance du spectacle était donc sur bandes. Jamais Mylène n’a chanté en play-back, mais le batteur avait un casque avec un click, et nous jouions de cette façon sur de nombreux titres. Il fallait que tout soit synchro. Je n’ai pas le souvenir d’avoir joué avec un tel système sonore auparavant. Pour ma part, c’était la première fois que je voyais utilisé en concert un 24 pistes avec des éléments préenregistrés.

Vous avez dû ressentir un grand soulagement après la première à Saint-Étienne…
A la fin du concert, nous étions tous très heureux, car cela faisait trois semaines qu’on se préparait. Ce soir-là, on avait atteint notre but commun. Le spectacle était parfait. Nous n’avions eu aucun problème de son, de musique, d’éclairage ni de chorégraphie. Nous avons été invités à manger par le patron de Polydor, Marc Lumbroso, qui avait fait le déplacement pour l’évènement. Ensuite, nous avons décidé de rentrer sur Paris. Du reste, Mylène était avec moi dans la voiture. Elle ne faisait pas souvent le voyage avec les musiciens mais je me souviens de cette première et d’une autre date durant la tournée où elle était montée avec nous, car nous avions à disposition un Espace Renault.

La pression était-elle retombée rapidement ?
Ce soir-là, nous avons compris que la suite des concerts ne pouvait être que plus réussie encore. Avec le recul, ce retour dans la nuit, de Saint-Étienne à Paris, résume bien la relation que j’ai avec Mylène. Nos n’avons quasiment pas parlé mais il s’était installé dans le véhicule une sorte de quiétude. La pression s’était effectivement relâchée mais le véritable dialogue entre les musiciens et l’artiste avait eu lieu quelques heures auparavant, sur scène. Dès que le rideau tombe, le spectacle est terminé et on passe à autre chose. On pense déjà à ce qui vient le lendemain.

Au cours de cette tournée, la famille s’agrandit peu à peu. Dans les coulisses, un personnage est très présent auprès de Mylène, Paul Van Parys, qui deviendra un des éléments clés du staff Farmer jusqu’à aujourd’hui. Qui est-il ?
Je le découvre en effet à cette période mais je ne savais pas vraiment ce qu’il faisait. Je pensais qu’il était secrétaire mais je ne posais pas beaucoup de questions. De nom, je savais que son grand-père était un grand compositeur de musiques de films. J’avais compris qu’il faisait partie de l’entourage proche de Mylène et je l’avais croisé auprès de Bruno Coulais…

…avec qui vous continuez à travailler énormément…
Oui, la musique de films est une de mes grosses occupations actuellement. D’ailleurs, Mylène et aurent étaient venus assister à l’avant-première du film Les choristes. On vient d’achever la bande originale du feuilleton télévisé issu de l’Affaire Villemin (ndlr : le fait divers sur le meurtre du petit Grégory) en six épisodes. On travaille sur la musique de trois films à sortir et j’ai participé à celle de Brice de Nice sur deux titres rock, au milieu de pop et de funk.

A la fin de la tournée 1989, l’équipe avait offert à Mylène une guitare Stratocaster. Etait-ce une de vos idées ?
J’avais dû lancer cette idée que tout le monde a adoptée. On se demandait ce qu’on pouvait lui offrir et l’idée de la guitare est venue naturellement. Elle avait voulu à tout prix jouer un morceau, seule sur scène, à la guitare. On avait finalement abandonné l’idée quelques jours avant la première, car il y avait trop de choses à penser. En contrepartie, nous lui en avons offert une.

Avez-vous été surpris qu’un tournage soit organisé en salle vide pour la vidéo du concert ?
C’était une première, ça nous a paru cohérent par rapport au projet de film qu’avait Laurent. Au final, nous étions presque étonnés de la qualité de la vidéo du live. Il y avait des idées, des partis pris esthétiques forts et ce n’était pas bêtement filmé comme à la télé.

Au début des années 1990, vos partez en tournée avec Michel Sardou. Mais auparavant, vous enregistrez L’autre…, le troisième album de Mylène…
Ce sera le dernier album où j’ai été guitariste de bout en bout.

L’autre… est un opus très littéraire, inspiré de Cioran et de Bataille. On raconte que vous avez conseillé à Mylène la lecture d’Helena Petrovna Blavatsky…
Ce n’est qu’un détail. Nous ne parlions pas beaucoup de ça… On parlait de musique à travers la musique que nous faisions, mais on ne discutait pas beaucoup de nos influences ou de ce qui se passait dans nos vies à l’extérieur du studio.

Les textes de Mylène deviennent plus concis, plus directs (« Désenchantée », « Je t’aime mélancolie »…). Avez-vous ressenti L’autre… comme un album de transition ?
Oui, ils ont essayé d’entrevoir « autrement » le personnage de Mylène. Elle avait terminé ses textes bien avant qu’on ne finisse l’enregistrement des musiques. En tout les cas, elle avait déjà la trame dans sa tête. Je l’avais connue jeune fille, je la retrouvais femme avec une confiance en soi plus affirmée et un propos plus affûté. Il y avait aussi un changement physique car elle s’était coupé les cheveux.

Alain Chamfort est un ami de Mylène, vous avez été son arrangeur sur son sixième album enregistré à Londres en 1983 ainsi que sur quatre titres du deuxième opus de Lio qui était alors sa compagne. De même, vous avez travaillé avec Khaled et Murat, les seuls duettistes de Mylène dans les années 1990 ? Simples coïncidences ?
Pour Chamfort et Khaled, oui… En revanche, je crois que le contact que Jean-Louis Murat avait avec elle – puisqu’ils s’écrivaient beaucoup à l’époque – avait fait qu’il m’avait appelé pour jouer sur un titre de son album Cheyenne Autumn (ndlr : « L’ange déchu »). Tout cela se faisait au même studio et au même moment. Nous avions donc vraiment plus d’un point commun ensemble !

Bruno Fontaine a été contacté pour la tournée 1996 de Mylène, avant Yvan Cassar. S’il était reparti pour un tour, l’auriez-vous suivi ?
Peut-être que si Bruno avait été à la direction musicale, je serais reparti ! Mais il avait d’autres projets tournés vers le classique, ainsi que les albums de Ute Lemper par exemple, il a choisi.

fanstephy-213x300Sur quoi travaillez-vous actuellement ?
Je viens de terminer un enregistrement avec 80 musiciens pour le Mémorial Charles de Gaulle sous les Invalides. Ils vont faire une salle de spectacle assez particulière, où le public serra comme suspendu dans l’espace et regardera sur cinq écrans à la fois un film de trente minutes avec des images inédites de De Gaulle. Je continue également à produire des artistes africains. Il y a beaucoup de problèmes au Cameroun, notamment. Les ministres séquestrent l’argent des artistes depuis près de dix ans et je lutte pour que les instances nationales (FMI, ONU…) fassent respecter le droit. On avait monté une nouvelle société de droits d’auteur avec Manu Dibango. Le ministre de la culture a envoyé un émissaire. Manu n’a pas marché dans ses combines. Au bout d’un an, ils ont coupé les vivres à cette société dont faisait partie Ekambi Brillant que j’ai produit, qui en était vice-président. Le ministre a fait de l’agitation pour retirer l’affaire à Manu Dibango en faisant croire que c’était lui qui détournait l’argent. C’est vraiment le monde à l’envers !

Vous êtes aussi le producteur de votre épouse, Chantal Ayissi. Est-ce plus facile de travailler en famille ?
Il vaut mieux travailler avec d’autres. C’est toujours plus compliqué avec la famille !

Votre dernière collaboration avec Mylène date de quelques années, au moment de la sortie de la compilation Les mots
Oui, nous nous sommes retrouvés au studio Guillaume Tell pour mettre en boîte trois nouveaux titres pour la compile, notamment « C’est une belle journée » qui nous est vite apparue comme un tube.

Et si vieillir lui était conté, comme elle aime à le dire dans Innamoramento
La grande différence aujourd’hui, c’est l’excellente maîtrise musicale de Mylène. C’est normal. Son évolution a été dans le bon sens. Pour le premier album d’Alizée par exemple, Mylène et Laurent dirigeaient ensemble à 50/50.

Vous avez été guitariste sur les deux albums d’Alizée. Pour un nouveau projet, on fait appel au noyau dur ! Considérez-vous cela comme un témoignage de fidélité de la part du tandem Farmer / Boutonnat ?
Je ne l’analyse pas comme ça. Il y a un travail à faire, il fallait bien le faire et aller très vite car le premier extrait « Moi… Lolita » avait eu un succès inespéré. Je ne sais pas si c’est une question de fidélité, il faudrait le leur demander à eux ! A vous de jouer (rires) !

 

recueilli dans Mylène Farmer et vous paru en 2006

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Mylène Farmer – A l’Ombre Single 2012

Posté par francesca7 le 26 octobre 2012

Mylène Farmer – “A l’Ombre” (Full Version) ♫ Nouveau Single 2

 

 

 

Ecoutez un extrait du nouveau single de Mylène Farmer, « A l’ombre » :

Ecoutez/ou téléchargez le nouveau single de Mylène Farmer en intégralité sur iTunes.

Le mystère reste entier au sujet du nouvel album de Mylène Farmer. Attendu le 3 décembre, il s’intitule « Monkey Me ». Il sera l’occasion pour l’artiste de repartir en tournée, quatre ans après son dernier tour de chant qui avait fait escale au Stade de France pour deux soirs. C’est en 2013 que la tournée « Timeless » débutera par huit représentations au Palais Omnisports de Paris-Bercy, à compter du 7 septembre. L’artiste, qui sera de nouveau habillée par Jean-Paul Gaultier pour ce spectacle, sera ensuite en tournée à travers toute la France. Sont annoncées plusieurs dates dans les Zénith de Nantes, Douai, Strasbourg, Montpellier, Toulouse, et à La Halle Tony Garnier de Lyon, entre autres, de même que plusieurs concerts en Suisse, Belgique et en Russie.

Selon les premières informations délivrées par le producteur des concerts de Mylène Farmer, Thierry Suc pour TS3, « Mylène a d’ores et déjà prévenu son entourage qu’elle souhaitait offrir à ses fans un show comme ils n’en ont jamais vu. Il y aura, certes, un déferlement de lumières, de sons et de watts, mais pas seulement » a-t-il annoncé à nos confrères du Point.fr, évoquant également des surprises et affirmant qu’« une mise en scène plus ambitieuse encore que ses précédents spectacles » était déjà à l’étude. Le public à encore une fois répondu présent puisque l’ouverture de la billetterie pour « Timeless 2013″ le 4 octobre a vu la chanteuse écouler près de 160.000 billets en seulement six heures.

http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-82420.html#utm_source=viewer&utm_medium=viewer&utm_campaign=MYLENE+FARMER

 

Publié dans Mylène 2011 - 2012, Mylène et mes BLABLAS | Pas de Commentaires »

Mylène Farmer pour Europe 1

Posté par francesca7 le 19 octobre 2012

Mylène Farmer pour Europe 1 en 2006

confidences de Thierry Demaizière (Journaliste)

 

C’est un véritable événement : interviewer Mylène Farmer, c’est quasiment mission impossible. La star se fait rare à la télévision, elle n’avait pas accordé d’interview depuis dix ans. Eh bien, Thierry Demaizière a eu la chance de rencontrer et d’interviewer Mylène Farmer, un document que l’on pourra suivre dans « Sept à Huit » dimanche, à 18H50 sur TF1. Thierry Demaizière, bonjour.

Bonjour.

Merci beaucoup d’être en direct avec nous sur Europe 1. Comment avez-vous réussi à convaincre Mylène Farmer ?

Je suis pas sûr que… En fait, c’est très simple, en fait, c’est que… Moi j’ai parlé avec son agent il y a un an et demi, en disant que c’était mon rêve, et il m’a dit : « Mylène, c’est quand elle veut… ». C’est quand elle veut, quoi. Donc il faut attendre. En gros j’avais oublié, quoi. Et puis Bercy est arrivé, et quatre semaines avant Bercy, il m’appelle, il me dit : « Je crois que c’est le moment ». Et on a fait ça cinq jours après.

Mylène Farmer pour Europe 1 dans Mylène en CONFIDENCES imagesEst-ce que vous savez pourquoi elle a accepté ?

Alors, elle a accepté pour… Je devine la deuxième question. Elle a accepté parce qu’elle n’a rien à vendre, dit-elle, c’est que, effectivement Bercy, ses treize dates c’est remplie, le disque est sorti il y a six mois. Elle a accepté parce que le spectacle est intransportable et qu’elle sait qu’avec treize dates, la province ne pourra pas venir la voir, et que c’est tellement énorme, qu’elle fait quelque chose tous les dix ans, elle se dit qu’elle se doit, ne serait-ce que par rapport aux gens qui ont participé à cet énorme show, de rendre compte de leur boulot. L’autre hypothèse, c’est qu’elle a dû entendre aussi que ce silence assourdissant depuis des années peut agacer ; la presse en particulier, qui demande des interviews sans arrêt, et qu’elle refuse ; les fans, qui ne comprennent pas qu’elle parle peut et si rarement, donc à mon avis ce sont les deux raisons.

Alors… Ce silence de Mylène Farmer, vous avez le sentiment que c’est parce que vraiment parce que c’est quelqu’un de timide, de renfermé, de réservé, ou alors c’est une immense opération marketing ?

Moi, en gros, c’était ma grosse question journalistique. Je suis allé vérifier le silence en fait. Et je l’ai vérifié presque avant l’interview, c’est quand je l’ai vue arriver avec… Presque tremblante, quoi, demandant une pièce pour aller fumer une dernière cigarette avant la guillotine, j’ai compris que c’était plus qu’angoissant pour elle, et vous le verrez dans le témoignage qui sera diffusé donc dimanche soir, c’est qu’au bout de quatre minutes, elle me dit « Je n’ai pas dormi depuis une semaine, et je vous dois un ulcère, et ce sera sûrement la dernière interview ». C’est pas qu’elle déteste, c’est que c’est au-delà de ses forces que de devoir parler d’elle.

Mais pourquoi, parce qu’elle a peur de certaines questions ?

Elle a… Elle dit que même ses amis lui reprochent, c’est qu’elle a une incapacité absolue à parler d’elle, et que ça lui coûte énormément, qu’elle ne sait pas, elle ne veut pas, elle ne se regarde jamais après, donc je pense qu’elle a peur de pas trouver les mots juste et, vous le verrez, elle les trouve les mots. Donc c’est un peu un gâchis qu’elle nous donne des interviews tous les dix ans, parce que c’est quelqu’un d’assez rare et assez exceptionnel lorsqu’elle parle.

Est-ce qu’elle a eu des exigences particulières ?

Euh… Oui, mais… Assez mignonnes… Des fraises Tagada (rires), et…

Jusque là, à TF1, vous avez pu payer, vous avez pu suivre (rires)…

a-217x300 dans Mylène en CONFIDENCESOui, voilà… Et puis bon, des axes de caméra, c’est qu’il faut prendre le profil gauche, mais c’est pas la seule à demander ça. Et l’autre exigence qui m’a parue énorme lorsque Thierry Suc, le manager, m’a dit « On va faire l’interview », il m’a dit « Tu ne pourras aborder aucune question privée ». Donc, je…

C’est-à-dire ne pas parler de sa vie privée du tout ?

Du tout, du tout. Mais tout ça est paradoxal… C’est que, le privé elle ne veut pas, et l’intime elle veut. Et comme le privé c’est pas une chose qui ma passionne finalement dans une interview, on a pu parler de l’intime. A savoir la sexualité, la mort, les fans, le temps qui passe, le rapport au public, ses peurs, enfin voilà…

Et qu’est-ce qu’elle appelle le privé alors ?

Le privé, c’est avec qui elle vit, avec qui elle mange, voilà…

Ah d’accord… Ce qu’on se demande parfois quand on écoute les chansons de Mylène Farmer, même quand on est fan – comme moi – on se demande, quand même, si elle est très équilibrée, Mylène Farmer… Est-ce que vous avez eu, vous, le sentiment que c’était une femme équilibrée ?

Alors… Moi, comme on ne sait rien d’elle, je me suis servi des chansons comme biographie officielle. Effectivement je me suis posé la question de savoir si c’est quelqu’un de… On va dire un peu névrosé. Elle dit les choses très simplement, c’est que si elle n’avait pas fait ce métier, elle ne serait pas là. Elle serait… Je sais pas où elle serait, mais elle serait peut-être… Et je pense que c’est quelqu’un d’extrêmement angoissé qui, grâce à ce métier, grâce au temps qui passe, elle le dit à la fin de l’interview, c’est presque la conclusion, a réussi à surmonter ses peurs. Et je pense que ses peurs étaient… Ses angoisses étaient assez terribles. C’est quelqu’un qui dit dans l’interview qu’elle n’a aucun souvenir de sa vie avant l’âge de douze ans, et que… Moi j’ai l’impression que ses peurs sont plutôt maîtrisées, ce qui lui donne d’ailleurs cette espèce de force complètement paradoxale, c’est qu’elle est fragile, très inquiète, très angoissée, et bête de scène en même temps. Et elle dit qu’elle a été tellement angoissée et tellement tétanisée par ses peurs qu’elle a décidé de dominer et que plus personne lui fera peur. Une des raisons pourquoi elle envoie balader tout le monde lorsqu’on lui demande une interview, ou on lui dit qu’elle en fait pas assez, ou… Voilà.

Plus personne lui fera peur à part les journalistes !

Oui mais même les journalistes, c’est étonnant parce que… Moi, j’ai démarré l’interview en me disant : « Il faut que je la rassure, elle est toute tremblante, mon Dieu est-ce qu’elle va tenir ?! », et elle est d’une force absolument incroyable quoi, elle a la force des… Peut-être… Il n’y a pas de grands artistes sans grandes peurs et elle fait partie de ceux-là quoi.

Bon, merci beaucoup Thierry Demaizière, et félicitations donc pour cette interview qui vient à la suite de beaucoup d’autres : Madonna, Johnny Hallyday, beaucoup d’événements grâce à vous sur « Sept à Huit ». Merci d’avoir été en direct avec nous. « Sept à Huit » c’est dimanche, c’est à 18h50 sur TF1. 

 

Sur Europe 1 en 2006

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Mylène, Tournée Timeless 2013

Posté par francesca7 le 27 septembre 2012

Mylène Farmer en concert : Tournée ’Timeless 2013’ !

C’est officiel : Mylène sera bel et bien en tournée en 2013. Découvrez sur Evous.fr les premières dates du Timeless Tour !

On annonçait un nouvel album pour Mylène Farmer en fin d’année 2012, c’est désormais confirmé. Monkey Me sortira le 3 décembre, précédé d’un premier single en radio dès le 22 octobre.
Autre nouvelle digne d’intérêt, celle évoquant la nouvelle tournée Timeless. Des concerts sont ainsi prévus à la grande joie des fans : à partir du 7 septembre 2013 à Paris-Bercy pour vraisemblablement une dizaine de dates, puis à Lyon, Montpellier, Nantes, Douai et Toulouse. D’autres villes d’Europe sont aussi au programme de la chanteuse, comme Moscou, Bruxelles, Saint-Pétersbourg, ou encore Genève. 
Ouverture de la billetterie le jeudi 4 octobre 2012 ! Pour être averti de la mise en vente des billets, inscrivez-vous à notre newsletter ou suivez-nous sur Facebook.

Vidéo daylymotion :

 

« Mylène serait en train de réfléchir à une stratégie pour un retour flamboyant, indiquait sur son blog Hugues Royer, auteur de la biographie non officielle Mylène. Elle envisage une tournée pour 2013 qui passerait par le Stade de France. Bien évidemment, ce scénario n’a rien d’officiel. Mais avouez qu’il réjouirait plus d’un fan… » Un ou des concerts au Stade de France pourraient accompagner cette série de spectacles. 
Au mois de mai 2012, des dates sont annoncées par certains sites. On parle alors de concerts à Paris, Nice, mais aussi Lyon, Lille et Strasbourg. Mais quelques heures plus tard, le producteur Thierry Suc déclare n’avoir « jamais confirmé cette information »

DES DATES
7 Septembre 2013 : Paris – Bercy
24 et 25 Septembre 2013 : Lyon – Hall Tony Garnier
1 et 2 Octobre 2013 : Montpellier – Park&Suite Arena
8 et 9 Octobre 2013 : Nantes – Zenith
18 et 19 Octobre 2013 : Genève – Palexpo Arena
1er Novembre 2013 : Moscou – Olimpiyski
4 Novembre 2013 : Saint-Petersbourg – SKK Arena
15 et 16 Novembre 2013 : Bruxelles – Palais 12
20 et 22 Novembre 2013 : Douai – Gayant Expo
26 et 27 Novembre 2013 : Toulouse – Zenith

Mylène, Tournée Timeless 2013 dans Mylène 2013 - 2014 MF_Timeless_2013-f5df4-202x300
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Apprivoiser Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 septembre 2012

J’ai apprivoisé Mylène Farmer. Par Franck Sorbier.

Eté 2005 : je reçois un coup de fil d’un producteur me demandant si je suis intéressé par la création de costumes pour une chanteuse. Ce n’est qu’au deuxième appel que j’apprends son nom. Je sais que Mylène est sensible, complexe, mystérieuse. Je me rends au premier rendez-vous, intrigué, intimidé.

Caroline Tossan – Parismatch.com

Apprivoiser Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE images-4Je venais de livrer les costumes de « La Traviata » pour « Les opéras en plein air », mis en scène par Henry-Jean Servat. Ma première expérience des costumes de scène. Une photo était parue dans Paris Match, montrant Violetta dans le bustier rouge du premier acte. J’étais en plein essayage pour ma collection de haute couture quand j’ai reçu, en ce début d’été 2005, un coup de fil d’un producteur, Thierry Suc. Il me demandait si j’étais intéressé par la conception des costumes d’une chanteuse, sans préciser de qui il s’agissait. Elle avait flashé sur la photo de « La Traviata ». Pourquoi pas… Ce n’est qu’au deuxième appel que j’apprends qu’il s’agit de Mylène Farmer. Je connaissais ses chansons et, bien sûr, ses clips. Je savais que c’était un personnage sensible, complexe, mystérieux, intimidant. Je me suis présenté à la maison de production avec mes books sous le bras. On m’a conduit dans une salle de réunion. Mylène Farmer se tenait au bout de la table. On nous a laissés seuls. Déjà, j’aimais bien la façon dont elle était habillée : une chemise blanche, un pantalon et une petite veste noirs, les cheveux remontés et de très jolies sandales argentées. Elle était très simple, très calme, pas du tout show off. J’ai commencé à lui expliquer mon travail.

Elle avait aimé le bustier de velours rouge, comme une coulée de sang. Et c’est parti : pendant trois heures nous avons parlé comme si nous nous connaissions depuis toujours. Elle m’a tout expliqué de son show intitulé « Avant que l’ombre ». Elle ouvrirait le spectacle en descendant du plafond dans une capsule sur une scène en forme de croix. J’ai pensé au film de Mankiewicz, où Cléopâtre emmène Jules César devant le cercueil transparent d’Alexandre. Dans ma tête, il y avait déjà des images et des couleurs. Je l’ai invitée à l’atelier. A partir de là, nous n’avons pas cessé de nous voir, jusqu’au 26 décembre, date de livraison des derniers costumes. Nous ne sommes pas des expansifs. Tout était très retenu. J’ai fait des esquisses. Elle me disait : « Bon, j’adore, mais je ne suis pas sûre de tout comprendre. » J’ai construit des panneaux avec des photos anciennes de ballets russes, des gisants, des peintures symbolistes… et proposé des modèles plus précis. J’ai retrouvé avec Mylène mes premières émotions cinématographiques d’adolescence, « L’histoire d’Adèle H » avec Isabelle Adjani, ce XIXe viscéral et romantique où les émotions nous dominent. Je suis de la même génération, celle d’un romantisme noir. J’ai racheté un disque de Siouxie and the Banshees qui m’évoquait la fin des années 70 quand je suis monté à Paris, mon bac en poche. A l’époque, je dévorais le magazine « 100 idées » et les modèles de Kenzo ou d’Anastasia inspiraient ce que je dessinais pour mes copines. La musique était, et reste toujours, un déclencheur d’émotions. Durant mon adolescence, à Biarritz, je suis passé par toutes les phases : Deep Purple, disco, ska. Etudiant à Esmod, je ne pensais qu’à Mugler, Alaïa et Beretta. J’adorais les images de Serge Lutens.

Durant mes longues après-midi de complicité avec Mylène, j’ai revisité toute mon histoire de la mode. Elle venait chez moi quasiment une fois par semaine. On commençait par prendre un thé, puis on travaillait. Les séances pouvaient durer sept heures. Elle a fait preuve d’une incroyable patience durant les essayages, il y a eu aussi de grosses crises de fou rire. Je ne laisserai personne dire qu’elle est capricieuse. Perfectionniste, oui.

L’idée était de ne pas changer son look de libertine, évoqué par le petit marquis du clip de « Pourvu qu’elle soit douce », avec les cuissardes qui collaient à la peau. Mais je la ressentais plus féminine et plus couture. Pour « Déshabillez-moi », nous avons réalisé un minishort et un soutien-gorge dans une guipure sublime, tissée sur un très petit métier mécanique rarissime, réincrustée et redécoupée. Le public ne pouvait pas en voir le raffinement à l’œil nu. Tout le bénéfice était pour Mylène, que ce minuscule morceau d’étoffe aidait à incarner parfaitement le personnage de la chanson. Pour le tableau final, il y avait un manteau de cour Renaissance, rouge, brodé d’or et de perles de Tahiti et cousu de 150 médailles miraculeuses ! Yvan Cassar, le pianiste portait un manteau brodé, et il y avait des kimonos peints à la main. La commande comptait 280 pièces différentes.

MF2000_61a-214x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEC’était titanesque. Nous y avons travaillé quinze heures par jour. Il fallait que ça tienne dans le mouvement, que ça soit solide et, surtout, que l’on puisse les enlever vite ! Cet aspect m’a beaucoup intéressé. Plus que l’accrochage du micro ! « Je crois qu’il y a des choses qui vont te faire un peu de peine…», m’a dit gentiment Mylène quand la technique a dû « broder » ses fils sur mon travail.

Quand j’ai vu le show devant les 13 000 spectateurs, j’ai pensé que nous étions allés beaucoup plus loin qu’une simple collaboration. C’était une véritable histoire d’amitié et de complicité. J’ai beaucoup appris de quelqu’un de très vigilant, moi qui suis plus naïf. Je ne dis pas qu’on devait se rencontrer, mais presque. Il y a eu quelque chose de cette phrase d’Oscar Wilde : « L’émotion nous égare, c’est son principal mérite. »

Franck Sorbier est né le 4 janvier 1961, de Georgette Suraud et Raoul Sorbier, des « noms » d’arbres qui le prédestinaient sans doute à un métier poétique… Il fait partie du cercle très fermé des 10 couturiers officiellement reconnus par la Fédération française de la haute couture. Né dans le Var, il a grandi au Pays basque avant de s’installer à Paris en 1980. Elève insolent de l’école Esmod, il présente sa première collection de prêt-à-porter en 1987, mais c’est dans la couture qu’il développe sa plus belle expression. Il s’y consacre exclusivement à partir de 1999.En 2006, il a aussi créé les costumes de scène de Johnny Hallyday.

Issu de Paris Match : http://www.parismatch.com/People

 

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PPDA interview Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 8 septembre 2012

Mylène Farmer en Interview au JT de 20h avec PPDA sur TF1

Patrick Poivre d’Arvor : Nous avons le plaisir de recevoir Mylène Farmer dont l’actualité est florissante en ce moment: le DVD de son spectacle à Bercy vient tout juste de sortir, et, on la retrouvera demain au cinéma dans « Arthur et les Minimoys » de Luc Besson, où elle a prêté sa voix à la Princesse Sélénia.

PPDA interview Mylène Farmer dans Mylène en INTERVIEW 728105107_small-284x300Patrick Poivre d’Arvor: Mylène Farmer, bonsoir.

Mylène Farmer : Bonsoir.

Patrick Poivre d’Arvor: La dernière fois que je vous avais reçue, c’était d’ailleurs la dernière fois que vous vous étiez exprimée en direct, c’était il y a douze ans. Pourquoi ce mystère? Est-ce qu’il est cultivé? Est-ce qu’il est entretenu? Est-ce que c’est de la timidité?

Mylène Farmer: Vous m’avez observée depuis dix minutes, je crois, et je suis paniquée à l’idée que de parler de moi, de… C’est un exercice très difficile pour moi. Donc, il n’y a pas de marketing dans le mystère. Ma nature profonde est, je crois, la discrétion et l’humilité. C’est un exercice, je me répète, mais vraiment difficile.


Patrick Poivre d’Arvor: Mais il n’y a pas d’agoraphobie, en revanche. Chanter devant 15 000 personnes, ça ne vous gêne pas…

Mylène Farmer: Il y a ce fameux paradoxe. Je suis, je crois, plus à l’aise sur scène que sur un plateau de télévision (rires).

Patrick Poivre d’Arvor: Alors, j’ai remarqué, aussi bien sur scène -je suis allé à Bercy – que là, à l’instant, vous fermez souvent les yeux.
Mylène Farmer: Oui. C’est une manière de me replier sur moi-même probablement, de me concentrer également.

Patrick Poivre d’Arvor: Alors, Bercy, on va pouvoir voir, on voit déjà un petit peu sur nos écrans et, grâce notamment à ce DVD qui vient de sortir, qui vous ressemble d’ailleurs, puisqu’il faut l’ouvrir, c’est comme une sorte de petit tabernacle, « avant que l’ombre » etc, etc… Et puis, il y a la possibilité de vous découvrir sur les écrans, les grands écrans aujourd’hui, à travers une voix: celle d’une Princesse évidemment, il fallait évidemment que ça soit une princesse…


Mylène Farmer: Oui, j’ai un joli cadeau. Luc Besson m’a proposé de faire, donc, la voix de la Princesse Sélénia. Et, j’ai pris un très, très grand plaisir

Patric Poivre d’Arvor: Et, avec Luc Besson, il n’est pas impossible que vous continuiez à travailler, car c’est aussi un producteur…

Mylène Farmer: Je l’espère. Et, j’ai eu la chance de rencontrer Nathalie Rheims qui est un auteur que vous connaissez également et qui a écrit ce très, très, très beau livre, très, très joli personnage pour moi qui est le personnage de Tess et, « L’ombre des autres »; et puis, l’ultime cadeau de Noël, c’est un scénario de Claude Berri. Donc, j’avoue que je suis comblée; plus un DVD qui a un accueil formidable.

Patrick Poivre d’Arvor: Donc, au fond, l’ombre, ça vous va bien? Plus que la lumière…
Mylène Farmer: J’aime l’ombre et la lumière. J’aime le silence et, parfois, le chant plus que la parole, probablement.

 Patrick Poivre d’Arvor: Alors, votre concert, c’était archi-plein. Il y a beaucoup de gens qui auraient aimé vous voir, notamment, en province. C’est pas possible que vous creeiez une tournée.

images-1 dans Mylène en INTERVIEWMylène Farmer: Non, malheureusement, ça a été quelque chose d’assez difficile, aussi bien pour le pproducteur Thierry Suc qui m’a accompagné dans cette très, très belle aventure. Et, malheureusement, parce que c’était un spectacle intransportable, on ne pouvait pas aller en province. Donc, là cette fois, dans un manque d’humilité, j’ai demandé aux personnes de venir à moi.

 Patrick Poivre d’Arvor: On ne peut pas faire une resucée à Paris quand même, parce qu’il y avait beaucoup de monde qui aurait bien aimé… Non?
Mylène Farmer: C’est fini et, j’espère remonter sur scène une autre fois, un autre jour.

Patrick Poivre d’Arvor: Ce n’est pas pour l’instant prévu…
Mylène Farmer: Non. Ce spectacle est vraiment dans sa boîte (en désignant de la tête le DVD, ndlr), fermé, scellé.

Patrick Poivre d’Arvor: D’accord. Il est fermé. On va le refermer. Et, on va mettre fin à votre supplice.
Mylène Farmer: Non, tout va bien. Merci à vous.

Patrick Poivre d’Arvor: Merci beaucoup Mylène.

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Mylène farmer pour 2013

Posté par francesca7 le 6 septembre 2012

Mylène Farmer en concert : Nouvelle tournée en 2013 ?

Les rumeurs se multiplient sur le compte de Mylène Farmer et sa prochaine tournée. Aura-t-elle bien lieu en 2013 avec une mise en vente des billets dès 2012 ? Un concert au Stade de France serait-il au programme ?

Alors qu’elle est au coeur de l’actualité en raison de son best-of 2001-2011Mylène Farmer fait en parallèle l’objet de nouvelles rumeurs. Outre la mise en radio éventuelle de Sois moi – Be Me, c’est la sortie éventuelle d’un nouvel album original qui fait la joie des fans. Il s’agirait d’un disque prévu pour les fêtes de fin d’année… 

Mylène farmer pour 2013 dans Mylène 2013 - 2014 MyleneFarmer-BleuNoir-286x300

Autre rumeur digne d’intérêt, celle évoquant une nouvelle tournée. A en croire plusieurs fans, des concerts seraient ainsi prévus pour 2013, entre les mois d’octobre et de décembre.« Mylène serait en train de réfléchir à une stratégie pour un retour flamboyant, indique ainsi sur son blog Hugues Royer, auteur de la biographie non officielle Mylène. Elle envisage une tournée pour 2013 qui passerait par le Stade de France. Bien évidemment, ce scénario n’a rien d’officiel. Mais avouez qu’il réjouirait plus d’un fan… » Un ou des concerts au Stade de France précèderaient cette série de spectacles, éventuellement en septembre 2013. 

Au mois de mai 2012, des dates sont annoncées par certains sites. On parle alors deconcerts à Paris, Nice, mais aussi Lyon, Lille et Strasbourg. Mais quelques heures plus tard, le producteur Thierry Suc déclare n’avoir « jamais confirmé cette information »

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Marcus Nispel et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 30 août 2012

 

Marcus Nispel et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE marcusnispel_676Marcus Nispel, né le 15 avril 1963 à Francfort-sur-le-Main en Allemagne, est un réalisateur, producteur de télévision et de cinéma allemand.

Marcus Nispel est né le 15 avril 1963 à Francfort-sur-le-Main dans le Land de Hesse en Allemagne.

Il a fréquenté l’école Leibniz à Höchst (Francfort-sur-le-Main) et débuté dans le monde de la publicité en tant que directeur artistique dans la publicité chez Young & Rubicam.

Marcus Nispel s’est marié à Dyan Humes Nispel, une auteur-compositeur, avec qui il a eu deux fils jumeaux, Armyan Mathaus Nispel et Bruno Tobias Nispel, nés en mars 1999.

décide en 1984 de s’installer aux États-Unis pour étudier avec l’aide d’une bourse. À partir de 1989, il réalise des clips publicitaires et musicaux pour des artistes aussi prestigieux que Janet Jackson, George Michael ou Billy Joel.

Côté français, il a réalisé quatre clips pour Mylène Farmer, en 1995 les tubes XXL et L’instant X, en 1996 le clip de Comme j’ai mal et en 1999 le clip de Souviens-toi du jour…. Il a réalisé aussi des clips tels Mon manège à moi pour Étienne Daho, Mens pour Alain Chamfort et Où est l’élue pour Pascal Obispo.

Depuis cette carrière entamée, il remporte déjà de nombreux prix pour son travail commercial et vidéo, y compris des Clio Awards, le Prix Moebius, le Grand Prix du Promax Awards, quatre MTV Video Music Awards, deux Billboard Music Awards et la MVPA Awards en 2001.

Choisi par le producteur Michael Bay, il signe en 2003 Massacre à la tronçonneuse, remake du classique de l’horreur signé Tobe Hooper en 1974. Le film est diversement accueilli par la critique, le site Rotten Tomatoes comptant 100 critiques négatives pour seulement cinquante deux positives et sera nommé aux Raspberry Award dans la catégorie pire remake en 2004. Cela n’empêcha cependant pas le film d’être un succès mondial.

Interview de Marcus Nispel pour Mylène :

 En 1995, c’est une Mylène scotchée à l’avant d’un train lancé à vive allure qui déboule sur nos écrans, avec dans sa poche un nouveau single « XXL », et un nouveau clippeur, Marcus Nispel. Entretien événement avec le réalisateur.

illogical-redonne-moi-symphonic dans Mylène et L'ENTOURAGEAnouk Nora nous disait que vous avez débuté ensemble dans la production. Qu’est-ce qui vous a mené à la réalisation (ndlr : cf. les Confidences d’Anouk Nora) ?
J’ai étudié l’art et le design en Allemagne, puis j’ai dû partir aux Etats-Unis pour me spécialiser dans le graphisme et la vidéo. C’est à la même époque que les clips musicaux ont vraiment pris de l’essor et le graphisme y tenait toujours une place très importante, alors je me suis lancé à fond dans ce domaine.

Vous souvenez-vous de votre première rencontre avec Mylène ? Aviez-vous déjà entendu parler d’elle auparavant ?
J’ai rencontré Mylène par l’intermédiaire d’Anouk Nora. Il faut savoir qu’aux Etats-Unis, ce n’est pas évident d’avoir une ouverture sur la culture des autres pays ? Et c’est d’ailleurs de pire en pire parce qu’aujourd’hui, avec les radios en ligne, vous pouvez décider de n’écouter que du rap et vous n’entendrez jamais autre chose. Mais un jour, j’étais en France pour faire une publicité pour Renault, je regardais la télé et j’ai vu une vidéo extraordinaire qui n’avait même pas l’air d’un clip mais carrément d’un petit film. J’en suis resté bouche bée. Je suis allé voir Anouk, qui était aussi en France, et je lui ai dit : « Je viens de voir ce clip génial, est-ce que tu sais qui est cette chanteuse ? ». Je ne sais pas comment Anouk a fait, mais peu de temps après, je rencontrais Mylène et nous décidions de travailler ensemble. Ses premiers clips sont vraiment étonnants ; je suis un grand admirateur du travail de Laurent Boutonnat.

D’où est venue l’idée d’attacher Mylène à l’avant d’un train pour « XXL » ? Le tournage comportait-il certains dangers ?
Je crois que c’est Thierry Mugler qui est arrivé avec l’idée d’attacher Mylène à l’avant d’une locomotive. Je me suis dit : « Non, il n’y a aucune chance qu’elle soit d’accord pour faire ça… ». Et elle a pourtant été partante ! C’est un de mes tournages préférés. Avec le recul, je me dis qu’on était complètement dingues. Il y avait un second train qui roulait devant celui sur lequel Mylène était attachée. On avait installé une louma à l’arrière de ce train pour pouvoir filmer Mylène de face. Ce n’est qu’après le tournage que nous avons réalisé que si ce train avait légèrement ralenti ou si l’autre avait légèrement accéléré, Mylène se serait tout simplement fait broyer entre les deux… Je ne sais pas à quel point elle avait conscience du danger, parce qu’elle avait déjà un autre problème à régler : la locomotive brûlante… Quand on y pense, une locomotive n’est rien d’autre qu’un gigantesque réservoir d’eau bouillante assez puissant pour tirer un train entier. A la fin de la journée, elle avait les bras couverts de cloques. On était vraiment inconscients…

Mylène déclare souvent qu’effectivement, ce n’était pas un tournage de tout repos…
Oui, c’était dur pour elle. Mais Mylène et moi avons une chose en commun : nous pensons que la passion vient de la souffrance. Nous sommes tous les deux un peu masochistes et aimons souffrir pour notre art. Pour ce clip et pour les suivants que nous avons faits ensemble, je me suis toujours débrouillé pour qu’elle ait à souffrir un peu, comme ça je savais qu’elle serait partante (rires) ! Non, plus sérieusement, je lui proposais toujours une autre possibilité moins dangereuse, mais elle choisissait invariablement celle où elle risquait de se faire mal…

Beaucoup de collaborateurs de Mylène affirment qu’il est très agréable de travailler avec elle…
Oui, elle est extrêmement professionnelle. Les artistes américains ont souvent la grosse tête et quand ils n’ont pas de scène à tourner, ils restent enfermés dans leur caravane à l’extérieur de l’équipe. Les artistes français aiment rester sur le plateau, discuter avec les techniciens. Ils ont conscience que pour faire un clip, on a souvent peu de temps et un petit budget ; cela implique que tout le monde soit solidaire. Dans le cas de Mylène, elle a en plus une vraie vision de ce qu’elle veut obtenir et participe activement à toutes les étapes du tournage. C’est également vrai pour Björk, par exemple. C’est pour cela qu’à budget égal, un clip de Mylène ou de Björk va être extraordinaire, quand d’autres artistes plus imbus d’eux-mêmes vont se retrouver avec des clips atroces.

Dans le clip de Marilyn Manson « I don’t like the drugs (but the drugs like me) », certaines scènes ressemblent étrangement à « XXL ». Pensez-vous que le réalisateur Paul Hunter se soit inspiré de votre travail ?
Je n’ai pas vu ce clip mais si c’est le cas, c’est plutôt flatteur. De toute façon, Marilyn Manson est beaucoup moins agréable à regarder que Mylène (rires) !

Pourquoi toute cette mousse dans le clip de « L’instant X » ? Comment s’est déroulé le tournage ?
J’avais lu un article qui disait que lorsqu’un incendie se déclare à l’intérieur d’un avion, il y a un système qui remplit complètement la carlingue de mousse en quelques secondes. Je trouvais l’idée amusante, pas trop compliquée à réaliser, et ça me rappelait les soirées-mousse à Ibiza (rires). En fait, je n’aime pas trop les effets spéciaux, je préfère tout faire en vrai avec ma caméra. Pour la locomotive comme pour la mousse, on aurait pu le faire avec des effets spéciaux, mais c’était plus intéressant à réaliser concrètement. On en a parlé avec Mylène et nous avons décidé d’utiliser la mousse à grande échelle, une mousse qui avalerait la terre, un peu comme dans le film « Le blob ». On a trouvé une usine désaffectée à New York et on s’est amusés à balancer de la mousse partout. On a tourné le clip en seulement une journée. C’était l’hiver, il faisait très froid, mais Mylène ne s’est jamais plainte, comme d’habitude (rires).

Pour le clip suivant, « Comme j’ai mal », la rumeur parle d’une première version prévue avec des félins qui auraient saccagé le plateau…
Ca ne me dit rien, peut-être que c’était prévu avec un autre réalisateur… Si ça avait été le cas, j’aurais réfléchi à deux fois avant de m’engager là-dedans… On peut maîtriser de la mousse ou une locomotive, mais c’est plus dur avec des fauves dangereux !

Qui a eu l’idée du scénario de « Comme j’ai mal » tel qu’on le connaît ?
Pour ses clips, Mylène ne fournit pas de scénarios complets, mais seulement des images qu’elle a en tête, en l’occurrence ici une femme qui se transforme en insecte. Après, à moi de voir comment ces images peuvent être reliées avec les paroles de la chanson. Contrairement à la plupart de mes clients américains, qui privilégient la forme sur le fond, Mylène accorde beaucoup d’importance à ce que racontent ses clips. Une victime d’abus trouvant refuge dans un monde peuplé d’insectes était un très bon point de départ pour travailler.


Le costume de papillon que revêt Mylène dans ce clip ne semble pas très simple à porter…

Mylène s’est beaucoup impliquée dans la création de ce costume qu’elle considérait quasiment comme une œuvre d’art. C’était un costume très compliqué à réaliser, tout tenait ensemble grâce à du fil de fer et des épingles… Et c’est une chose de le concevoir, mais c’en est une autre de le porter sur soi et de se mouvoir dedans. Mylène a fait ça très bien, comme toujours.

Pour « Souviens-toi du jour… », le tournage semble encore une fois très dangereux. Comment avez-vous obtenu ce résultat ?
On a construit la maison du clip sur un parking à Los Angeles, car nous avions l’obligation de tourner dans un endroit dégagé, pour des raisons de sécurité. D’ailleurs, la maison n’avait pas de toit pour que la fumée puisse facilement s’évacuer. Mylène portait une robe en plastique et sa coiffure tenait grâce à des tonnes de laque, ce qui n’est pas franchement l’idéal quand on se retrouve entouré par les flammes. On avait couvert sa robe et ses cheveux d’un produit spécial pour retarder la combustion mais malgré tout, les bulles de plastique de sa robe n’arrêtaient pas d’exploser comme des pétards. Encore une fois, nous n’avons pas utilisé d’effets spéciaux, tout était vraiment en feu… Sinon, Mylène n’aurait pas voulu le faire (rires) !

Saviez-vous que le texte évoquait la Shoah ?
Non, vous me l’apprenez… Mais les chansons de Mylène peuvent être sujettes à tellement d’interprétations… En y repensant, je m’en doutais peut-être un peu, inconsciemment…

En 2002, vous réalisez un remake de « Massacre à la tronçonneuse ». Comment ce projet a-t-il vu le jour ?
Quand j’ai voulu faire ce film, tout le monde pensait que c’était très prétentieux de ma part de m’attaquer à un tel monument et que je n’en serais jamais capable. Mais j’ai quand même réalisé près de deux cent cinquante clips et plus de deux mille publicités pour des produits aussi variés que des sodas ou des couches-culotte, alors j’avais envie d’utiliser cette expérience pour un long-métrage et de donner une autre direction à mon travail. Réaliser un film d’horreur, c’était comme peindre avec des couleurs plus sombres qu’auparavant. En fait, c’est ce que j’avais justement eu l’occasion de faire avec les clips de Mylène, mais c’était presque la seule à m’avoir demandé ça par le passé. De plus, ce film m’a permis de m’adresser à un vrai public, ce qui n’est pas toujours le cas quand on réalise des clips ou des pubs. Je suis très fier des films publicitaires que j’ai faits, mais les gens ne les regardent pas vraiment, ils profitent de la pub pour se préparer un sandwich ou aller aux toilettes. Et un film d’horreur fait davantage réagir le public que tous les autres genres de films : les spectateurs crient, bondissent sur leurs sièges… Donc, après des milliers de petits films sans public, j’avais envie de faire bondir les gens. C’était très amusant.

Vos longs-métrages font la part belle à l’aventure, à l’horreur et au fantastique. Honnêtement, on s’attendrait à ce que vous clippiez surtout des groupes de hard-rock…
A une certaine époque, les réalisateurs de clips n’étaient pas crédités sur MTV. Un réalisateur spécialisé dans les clips de hard-rock pouvait donc librement tourner un clip de rap sans que son image s’en retrouve modifiée dans l’esprit des gens. Cette liberté a donné lieu à un grand mélange des gens car les réalisateurs pouvaient se lâcher. Il y a vraiment eu des bijoux à cette époque-là. Une fois que le nom des réalisateurs est apparu à l’écran, leurs choix ont été plus logiques et prévisibles. Si vous vous appeliez Ice-Cube, vous engagiez le type qyui avait fait le clip de Ice-T. Les clips de rap se sont mis à tous se ressembler, pareil pour les clips de hard-rock. Dans mon cas, mon but était de réaliser un jour des longs-métrages, donc je me suis concentré sur des artistes qui avaient une histoire à raconter. Du coup, j’étais un des seuls qui acceptaient de clipper des balades et cela m’a permis de travailler avec Billy Joel ou Elton John, qui sont de grands raconteurs d’histoires. Ce n’est pas souvent le cas avec les groupes de métal, bien que j’aie déjà travaillé avec Faith No More, par exemple. Quoi qu’il en soit, pour durer dans ce métier, il faut raconter des histoires. Ceux qui ne s’appuient que sur l’image tombent vite dans l’oubli.

Pourquoi ne pas avoir tourné d’autres clips avec Mylène ?
Ca s’est trouvé comme ça… Mais je retravaillerais volontiers avec elle. Elle fait partie des rares personnes qui vous donnent envie d’aller au bout de vous-mêmes.

Êtes-vous toujours en contact avec elle et suivez-vous sa carrière ?
Ce n’est pas évident de suivre ça d’ici, en Amérique, d’autant que je ne suis pas très doué avec Internet. Je sais juste qu’elle a fait un doublage pour un film d’animation. Mais cette interview m’a donné envie d’aller regarder ça plus précisément et je vais demander à Anouk si elle a des nouvelles.

Vous avez aussi travaillé avec d’autres chanteurs français comme Etienne Daho, Alain Chamfort ou encore Pascal Obispo… Avez-vous apprécié ces collaborations ?
C’est toujours très agréable de travailler avec des artistes français car ils aiment participer et apportent beaucoup d’idées. J’ai tout particulièrement apprécié Alain Chamfort, un vrai gentleman qui n’aime pas ce qui est trop lisse. Alors qu’aux Etats-Unis, plus c’est lisse, plus les gens sont contents.

Peut-on dire que le clip vidéo est à l’intersection de la publicité et du cinéma, deux genres que vous maîtrisez parfaitement ?
Tourner des clips est ce que j’aime le plus faire. C’est mon premier amour et j’y reviens toujours. Je continue à tourner des pubs parce que j’adore ça aussi et que ce milieu n’arrête pas de se réinventer. Quant au cinéma, je ne suis pas spécialement pressé de m’y remettre. Un long-métrage vous éloigne de votre famille durant plusieurs mois. Avant de tourner « Patrhfinder », mon fils savait à peine parler. Quand j’ai eu terminé, il savait quasiment déjà lire. Je ne veux pas passer à côté des choses importantes.

18c8519-224x300Mylène va certainement tourner un film fantastique tiré du livre de Nathalie Rheims, « L’ombre des autres » (ndlr : le projet est actuellement en stand-bye). L’imaginez-vous volontiers dans ce genre de films ?
Ce que j’aimerais faire, et dans lequel je verrais parfaitement Mylène, c’est un énorme opéra-rock comme il y en avait dans les années 70. J’adore le travail de Baz Luhrmann qui explore un peu cette voie. Dans le même genre, il y a aussi ce projet sur la vie de Freddy Mercury, à partir des chansons les plus autobiographiques de Queen. Mylène joue, chante, sait installer une tension tension dramatique. Elle devrait vraiment écrire un concept-album où toutes les chansons seraient les chapitres d’une histoire, et en faire un opéra-rock. Son univers s’y prêterait tellement bien ! 

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Mylène et le Rap

Posté par francesca7 le 15 août 2012

Mylène inspire les rappeurs

Afin d’aider les designer actuels du site et développer de nouveaux projets, nous recherchons un ou plusieurs graphistes et / ou webdesigner.

Pour contacter : contact@mylene.net  (Joindre un mini cv précisant vos compétences et quelques réalisations graphiques) 

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Mylène et le Rap  dans Mylène dans la PRESSE 2003_septembre2Insolite: Mylène et Joey Starr ont un point commun (qui tient dans la poche)

Parfaite introduction à cette news sur Mylène et les rappeurs.

Deux photos sur : mac4ever.com_mylene_farmer_joey_starr jon_lord

Les photos (connues) datent du 06 juillet 2011, à la sortie du défilé Jean-Paul Gaultier. merci à mylène.net 

Les rappeurs citent Mylène

On s’intéresse très souvent aux différentes références présentes dans les textes de Mylène.

Logique donc, surtout en cette période de disette en actu, de ne pas noter quand Mylène devient à son tour une « référence » pour d’autres artistes, ici les rappeurs.

Le rappeur Disiz La Peste, dans sa nouvelle chanson « Extra-Lucide » dont le clip a été mis en ligne hier parle de la « Génération Désenchantée Mylène Farmer » (vers 01’20 sur la vidéo).  Disiz – Extra-Lucide par umusic

Il y a quelques mois, Booba dans la chanson « Foetus » issue de l’album « Autopsie Vol3″ écrivait : 
« Pour être au top je deviendrais mi-homme mi-hyène, 
J’ai peur du noir, du croque-mitaine 
J’ai la trique devant les clips de Farmer Mylène. »  puis 

« Mylene Farmer ne me fait plus bander,
Mc Amer ne me fait plus danser »

En octobre 2011, Orelsan lors d’une interview au site lexpress.fr confiait : « Ecrire pour Mylène Farmer ou Johnny Hallyday ce serait un super challenge. »

Mylène par Marianne Rosenstiehl, en 1991, l’époque de la « génération désenchantée » aujourd’hui citée par Disiz La Peste

Mylène fait du rap (ou presque) 

Ça n’a rien d’un scoop. Mylène ne fait pas vraiment du rap !

Mais, on peut essayer de noter quelques discrètes incursions vers le rap au fil de sa carrière.

En 1991, le rap ne semblait pas vraiment être la tasse de thé de Mylène : « Ça me tape sur les nerfs le rap… Est-ce quelque chose d’important aujourd’hui ? Certainement puisque cela marche si bien mais il est dommage que cela devienne tout et n’importe quoi. Je ne vois pas un groupe que l’on puisse sortir du lot. Non, cela me casse les pieds ! » (Podium – Septembre 1991).

2007-decembre2 dans Mylène dans la PRESSEPourtant, en 1990, Mylène avait proposé le « Mum’s rap » de Plus Grandir réalisé par Laurent Boutonnat et Bertrand Châtenet sur lequel elle partagait la vedette avec Carole Fredericks. (à écouter dans la Remixographie Plus Grandir). On retrouvait déjà ce « rap » entre les deux chanteuses sur la version de Maman a tort interprétée lors des concerts du Tour 89.

Pourtant, encore, sur la chanson Je t’aime mélancolie sur l’album L’autre… en 1991 les couplets plus parlés que chantés se rapprochaient d’un rap. 
Thierry Rogen le notait récemment en interview: « Je crois que Mylène a voulu s’amuser un peu et expérimenter d’autres voies, d’où cette idée de faire cette voix grave, un peu rap. «  (Styx Magazine spécial L’autre… - 2011)

En 1994, Mylène est en Californie. Elle a un vrai coup de coeur pour les chansons de rap de son professeur d’anglais, Henry Biggs. Elle produit alors avec Thierry Rogen son EP de six titres, « Shade: Underbelly ». Mylène participe même à la composition des titres très rap / hip-hop. 
Thierry Rogen se souvient : « C’était super sympa, on aurait dit une sorte d’Eminem avant l’heure, avec des fonds de rap assez mélodiques, grâce à l’intervention de Mylène, qui y avait mis son grain de sel. »
Ecouter l’album « Shade : Underbelly » (pour ceux qui ne le savent pas, vous constaterez que la mélodie de la chanson Madeleine a servi de base pour celle de Et si vieillir m’était conté que l’on retrouvera sur l’albumInnamoramento en 1999).

 En 2005, le pont du single Fuck them all s’apparente à un vrai rap. On ne saura jamais si Mylène a voulu faire une petite incursion vers un nouvel univers musical (très en vogue alors) ou si il ne faut pas y chercher un sens plus profond en rapport avec le texte :  » Hey Bitch, you’re not on the list – You Witch ! You suck, you bitch ! (they said) ». Comment mieux dénoncer le machisme qu’en le criant à la façon des rappeurs qui pour certains ne se privaient pas d’user ou abuser d’ allusions sexistes dans leurs textes ou clips (à l’époque en tout cas).

En 2006, Mylène fait remixer les singles L’Amour n’est rien… et Peut-être toi par The Bionix. Plus RnB que vraiment rap, ces remixes sont surprenants et collent parfaitement avec les sons alors les plus en vogue sur les radios. « The Sexually No Remix » de L’Amour n’est rien… connaîtra d’ailleurs un beau parcours sur les ondes.

Nouveau bridge rappé sur le single Lonely Lisa produit par RedOne en 2011.  ARTICLE ISSU DU SITE : http://www.mylene.net/

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Mylène au coeur du Mythe

Posté par francesca7 le 19 juillet 2012

Mylène au coeur du Mythe dans Mylène en CONFIDENCES 1251724468confidences de Jean-Marie Perrier (Photographe)

Vous avez entre autres une bibliographie historique et romanesque. Pourquoi écrire alors un livre sur Mylène Farmer, d’autant que vous avouez ne pas en être fan ?

Je suis aussi journaliste musical et fan de chansons. Écrire sur Mylène était une idée de mon éditeur, Bartillat. On a cherché l’artiste français qui pourrait nourrir le plus une réflexion, qui ait un monde suffisamment intéressant pour susciter un bouquin. Il fallait un univers, pas seulement des anecdotes. Mylène s’y prêtait tout à fait, surtout qu’à l’époque, il n’y avait quasiment rien d’écrit sur elle. Quant au fait de ne pas être fan, je le dis clairement : je ne suis pas fan, car pour moi un fan est un admirateur exclusif, ce que je ne suis pas. Il y a beaucoup d’artistes que j’aime. Mylène est une artiste qui m’intéresse, mais pas exclusivement. C’est pourquoi certains ont été étonnés : ils pensaient que je n’aimais pas Mylène, du tout. Alors qu’en fait, je n’aime pas que Mylène…

Ne pensiez-vous pas que les fans purs et durs en savaient déjà autant que vous, voire plus sur le sujet ?

Sûrement ! De toute façon, ce n’est pas une biographie. Je n’ai pas cherché à être exhaustif et ça ne m’intéressait pas. Les fans que j’ai rencontrés auraient pu m’aider, mais je ne leur ai pas demandé. Mon idée n’était pas de faire une mini-thèse sur Mylène, de compter tous ses singles, etc. Ca je m’en fous complètement. Effectivement, les fans peuvent en savoir plus sur moi, mais en revanche, et je le revendique, c’est un regard critique et un peu ironique. Je suis journaliste, donc à même de décrypter les choses pour les éclairer d’une certaine façon. C’est cela qui a hérissé le poil de certains fans…

Avez-vous, pendant l’écriture de votre ouvrage, souhaité rencontrer Mylène Farmer pour en savoir un peu plus ?
Non, parce que je savais que de toute façon, ça ne se ferait pas. Je n’ai absolument rien demandé, ni à elle, ni à Laurent Boutonnat, ni à Thierry Suc, ni à la maison de disques, je m’en foutais complètement. Je savais qu’ils refuseraient, ou que ça traînerait, ou bien, s’ils acceptaient, qu’il y ait des contreparties, comme la relecture du manuscrit. C’est un livre qui a été fait sans la vedette. C’est pour ça que ce n’est pas une biographie, c’est un essai.

3t4nisnd-300x211 dans Mylène en CONFIDENCESVous décrivez de manière assez précise l’endroit où vivait Mylène Farmer. Ne pensez-vous pas que vous donniez des pistes pour savoir où elle habitait ?

Non, car tout d’abord je n’étais pas sûr que c’était bien là. Je n’en sais rien, c’est ce que disaient les fans. Je les ai accompagnés une fois en fin de journée. Il n’y avait personne sur le banc, pas de gardes du corps, c’était un immeuble du XVIème arrondissement très bourgeois et très banal. Ca me faisait marrer. Du coup, j’ai raconté le hall de l’immeuble et puis basta ! De toute façon, que ce soit le vrai ou non, mon idée n’était de révéler l’adresse de Mylène, sinon j’aurais donné le numéro, si ça avait été le but de la manœuvre…

Il y a de nombreuses erreurs dans votre livre. L’aviez-vous fait relire par des fans avant de le faire publier ?

Il doit y avoir quelques erreurs factuelles, oui. Sur les histoires de clips, c’est assez complexe, on me l’a signalé. A l’époque, je m’étais servi de ce qui existait déjà pour comparer. Lors d’une nouvelle édition, on revérifiera tout, il ne doit pas y avoir grand chose, je crois qu’il n’y a qu’un clip qui n’est pas totalement bien retranscrit…

Plusieurs en fait…

Oui, mais c’est tellement chiant les clips ! C’est d’un compliqué. Les castings n’étaient pas clairs, il y aurait un clip qu’elle aurait réalisé elle-même, etc. Ca dépassait ce que je voulais faire. Le plus marrant, c’était d’analyser les clips à ma sauce. J’ai fait ce que personne n’avait fait. Je me suis admiré de m’être farci tous les clips à la suite, en boucle, c’était une épreuve ! Et je suis l’un des rares mortels à m’être tapé « Giorgino » intégralement, crayon à la main et ça c’est un exploit, j’en suis fier !

Pourquoi une photo de concert pour représenter le livre ?

Parce qu’aucune agence de photos n’a voulu vendre un cliché de Mylène Farmer… Il y a embargo. A l’origine, c’était une parade, puisqu’on ne pouvait pas avoir de photos de Mylène. J’étais enchanté de cette couverture. Imaginez que nous soyons à Bercy, les lumières viennent de s’allumer et l’artiste va arriver sur scène et on ne la voit pas. J’ai trouvé ça finalement plutôt pas mal… On s’est bien tirés d’une chose qui était à la base un handicap.

Le site de la FNAC avait indiqué une réédition avec une photo de la star par Ellen von Unwerth, mais ça n’est jamais paru, pourquoi ?

De mon livre ? Première nouvelle ! Je ne savais pas du tout (rires) ! Mais maintenant que Mylène a repris du service, on songe à une nouvelle édition où j’intégrerais le nouvel album, les nouveaux clips, en voyant s’il y a continuité ou changement.

Quelles ont été les réactions des fans au moment de la sortie du livre ? Le contexte était plutôt mouvementé, non ?

Il y a eu de tout. Il y a eu des fans enchantés, mes copains notamment. Sur certains sites, au contraire il y a eu des discussions à n’en plus finir avec des gens qui râlaient. En fait, on trouvait deux sortes de râleurs : ceux qui pointaient du doigt sur les détails qui n’allaient pas et ceux qui étaient hystériques, qui disaient que je proférais du mal sur leur « Ange », avec tous les excès que vous pouvez imaginer. J’ai fait une émission de télé chez Ruquier. Il avait invité un fan sur le plateau. J’étais très triste pour ce garçon qui était très timide et intériorisé, qui se retrouvait dans cette espèce de foire, censé me poser des questions embarrassantes. Mais une fois qu’il avait relevé les quelques erreurs, il n’avait plus rien à dire… il avait perdu son temps car il n’avait rien à vendre, il ne connaissais pas le monde des médias alors que je le pratique un peu. Par contre, ça a eu un effet positif pour mon livre.

A combien d’exemplaires s’est-il vendu ?

Un peu plus de 25 000 exemplaires vendus. Pour votre gouverne, je suis assez fier, car pour le livre de Mylène elle-même, on en est à 31 000… On aurait pu s’attendre à plus, mais il y a eu beaucoup de retours, c’était un livre assez cher pour les jeunes.

ae7449300b5e748eaa9859fa79e70a10-300x300Votre livre s’achève justement sur la sortie de « Lisa-Loup et le conteur ». L’avez-vous lu depuis ?

On avait sorti mon livre avant le sien, exprès. Du coup, j’étais passé pour un expert sur elle ! J’ai lu son livre quand il est sorti. Ca m’a un peu emmerdé, j’ai pas trouvé ça terrible. On voit bien que c’est du Mylène, on reconnaît bien ses thèmes. Je trouve qu’elle est meilleure sur un texte bref quand dans un machin un peu long où l’on se demande ce qu’elle veut en faire… Je ne la sentais pas à l’aise. Et puis la forme était assez impressionnante, ça a dû dissuader plus d’un fan. Ce n’était pas un livre très chaleureux, on n’avait pas envie de se plonger dedans avec cette typographie rouge et noire, ces petits dessins… 

 

Mylène Farmer et vous – 2005

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