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MYLENE veut Occuper le terrain

Posté par francesca7 le 4 septembre 2015

 

 1987-j10

      Elle est si rare aujourd’hui dans les médias qu’on a le sentiment qu’elle ménage ses apparitions depuis toujours. Rien n’est plus faux. À ses débuts, Mylène sait qu’elle n’a pas le choix. Il lui faut obtenir un maximum de diffusions à la radio pour ses singles, multiplier les interviews à la presse et décrocher des passages à la télévision, ce formidable accélérateur de notoriété, sans quoi elle ne pourra jamais sortir du lot. Pour être reconnue, il faut au préalable être connue. Telle est la loi du métier.

      Un homme va être l’artisan de cette percée médiatique : Bertrand Le Page. À l’âge de dix-huit ans, cet autodidacte lettré a quitté Saint-Malo, où il a grandi, pour réussir à Paris. Après avoir renoncé à être chanteur, il rêve de devenir acteur. Puis jette l’éponge : les complexes qu’il nourrit sur son physique paralysent trop ce rouquin de petite taille à l’enfance difficile. Lucide, il comprend que son rôle n’est pas d’être en première ligne. Ce sont les autres qu’il projettera dans la lumière. Après avoir lancé Jackie Quartz, qui cartonne tout l’été 1983 avec Mise au point, sa cote grimpe dans le métier. C’est alors que Boutonnat, croisé quelques années auparavant, lui propose de rejoindre l’écurie Farmer. La chanteuse a besoin d’un manager, Laurent, accaparé par l’artistique, ne peut assurer ce rôle.

Ça tombe bien pour LePage, dont les relations avec Jackie Quartz sont arrivées à un point de non-retour. Il accepte de prendre Mylène sous son aile, moyennant un pourcentage de 25 % sur les bénéfices, via sa société d’éditions musicales.

 

      D’emblée, Mylène est séduite par le personnage. Bertrand est élégant, provocateur et excessif en tout. C’est un affectif qui va mobiliser toute son énergie pour que sa protégée se hisse au sommet. Non seulement il détient un carnet d’adresses dont il va faire profiter la jeune chanteuse, mais il ambitionne aussi de la « coacher » au sens moderne du terme, en lui dispensant des conseils qui dépassent la sphère strictement professionnelle. Comment pourrait-elle devenir une grande artiste si son esprit ne goûte pas les nourritures spirituelles les plus stimulantes ? Très vite, Bertrand devient l’ami intime, une oreille constamment à l’écoute, un confident précieux.

      Féru d’astrologie, domaine qu’il aborde avec un mélange de rigueur scientifique et d’intuition quasi médiumnique, il commence par dresser le thème astral de Mylène. Lui parle avec finesse de son tempérament plutonien qui la rend si proche du Scorpion, bien qu’elle possède le double signe de la Vierge. Un gage de profondeur, de remise en question permanente aussi. Il le pressent déjà, la jeune femme est capable de se mettre en danger. C’est aussi une Uranienne, soucieuse d’exprimer sa différence avec force, ce qui signifie qu’elle est peu disposée à composer. Quant au fait que Vénus se situe dans la maison des épreuves, cela n’augure pas un parcours sentimental semé de roses.

      Bertrand est un être en perpétuelle quête d’intensité. Il lit la presse, dévore les livres, s’intéresse au cinéma, se passionne pour une exposition de peinture. Tout ce qu’il touche s’enflamme aussitôt. C’est lui qui conseille à Mylène la lecture de L’Apprentissage de la ville, de Luc Dietrich. Un roman qui l’a bouleversé et qui, par contagion, va également marquer la chanteuse. Paradoxalement, c’est auprès de cet autodidacte à la culture éclectique que la jeune femme poursuit ses études interrompues trop tôt, en début de terminale.

Consciente de l’impasse où peut conduire sa relation gémellaire avec Laurent, Mylène accorde une place privilégiée à ce manager hors-norme. « Heureusement, il y a Bertrand, dit-elle. On vit pratiquement à trois. Pas simple, mais riche. J’ai toujours su que le trois était le chiffre parfait. » En découvrant ces propos, on ne peut s’empêcher de penser à la triangulation familiale reconstituée. L’équilibre de la jeune femme semble être à ce prix.

      Bertrand lui veut du bien, aussi va-t-elle suivre ses conseils à la lettre. Il sait, elle a tout à apprendre. Malgré son caractère insoumis, Mylène arrive à se montrer docile lorsque son intérêt est en jeu. Alors, oui, son manager la fatigue parfois avec ses coups de fil incessants, dont certains au milieu de la nuit. Avec ses sautes d’humeur aussi, et cette nervosité extrême qui l’électrise, elle qui a tant besoin de lenteur. Mais elle prend sur elle, force sa nature. Une petite voix lui murmure, même quand elle ronge son frein, que Bertrand doit avoir raison. Il a lié sa réussite à celle de Mylène, alors leur alliance est totale :

pour lui, qu’elle devienne une star est une question de vie ou de mort.

 

                                                      **

 1 - AOUT My

      En attendant, Le Page se démène comme un diable pour que la chanteuse débutante puisse interpréter à la télévision Maman a tort, sorti en mars 1984. C’est Michel Drucker qui, le premier, accorde sa chance à Mylène dans « Champs-Élysées » pour sa première émission en prime time. Un coup de pouce qui attire l’attention sur cette débutante aux longs cheveux châtains. De ce jour, alors que sa comptine gentiment licencieuse passe de plus en plus en radio, elle devient l’objet d’une petite curiosité médiatique. De nombreux clichés, libres de droits, sont offerts à la presse. Pas question de se défiler face aux demandes d’interviews qui, grâce au travail ciblé de Bertrand, commencent à tomber. À ce moment- là, le moindre entrefilet est bon à prendre.

      Mylène parle. Elle répond aux questions sans rechigner, et avec le sourire s’il vous plaît. Pourtant, à y regarder de plus près, elle fait déjà entendre sa différence, comme si le jeu d’une promotion formatée ou dictée par d’autres lui était impossible. Ainsi, elle ne manque jamais de dire l’inconfort qu’elle ressent face à un journaliste. « J’ai une sainte horreur des questions et des questionnaires. » Ou encore :

« Je ne suis pas particulièrement à l’aise pour les interviews. On déforme parfois ce que je dis85. » Très vite, au risque de se mettre à dos une partie de la presse, elle condamne le dictaphone. « Je n’aime pas cette petite machine. C’est un viol », lance-t-elle à un confrère de Charlie Hebdo. Dès 1987, d’ailleurs, sûre de ses exigences, elle n’autorisera plus qu’on enregistre ses propos. « Je ne veux pas que ma voix entre dans vos foyers », dira-t-elle à un journaliste médusé.

      Mais n’allons pas croire qu’il s’agisse de sa part d’un caprice. À ses débuts, Mylène montre au contraire une vraie modestie, consciente des défauts qu’il lui faut corriger. « Je voudrais progresser, devenir une artiste à part entière. L’aisance sur scène ou sur un plateau de télé, ça ne s’improvise pas. »

Et d’ajouter : « Je veux rester lucide et ne pas sentir ma tête enfler parce que mon premier titre marche bien. » Pour cela, elle souhaite se donner du temps, s’inscrire dans la durée. « Mes espérances, c’est de créer un style, le style Mylène Farmer, mais c’est un travail de longue haleine. »

     Ce qui frappe encore, c’est le rempart dressé d’emblée entre ce qu’elle offre comme artiste et sa vie personnelle. Contrairement à tant de ses consœurs, qui jettent en pâture à la presse moult anecdotes sur leur quotidien, leurs secrets de beauté ou le menu détaillé de leur petit déjeuner, la chanteuse débutante définit une ligne claire dont elle ne déviera pas. « Je ferai toujours en sorte de préserver ma vie privée.

Rien à voir avec mon métier. Si on y touche, attention je mords  », prévient-elle. Une exigence qu’elle n’hésite pas à justifier : « Il ne faut pas faire de vivisection de l’artiste. Je n’ai pas à ouvrir mon ventre. »

      Son obsession, à l’époque, est d’éviter d’être happée par un tourbillon où elle ne se reconnaîtrait plus. Lui importe d’abord de proposer au public quelque chose d’unique. L’intégrité, encore. « Je n’ai envie de ressembler à personne. Je veux être moi-même. » Ainsi écarte-t-elle toutes les questions relatives à l’air du temps. Pourquoi ne fréquente-t-elle pas les endroits à la mode ? « Je ne veux pas faire comme tout le monde », répond-elle.

     À vingt-trois ans, Mylène fait montre d’une étonnante maturité. Si, pour elle, tout reste encore à prouver, elle sait déjà où elle ne veut surtout pas être entraînée. Le succès, oui. La surexposition qui va avec, non. Être dans la lumière, elle le devine, exige qu’on se protège doublement. Alors, si elle s’acquitte, bon gré mal gré, de ses obligations médiatiques, il lui arrive d’être consternée par une  question sans intérêt ou mal à l’aise dans certaines situations – il n’est pas certain qu’elle ait apprécié le sketch plutôt kitsch qu’elle interprète sur le plateau de « Cocoricocoboy », entourée de l’équipe de Stéphane Collaro. Grâce à Laurent et Bertrand, qui la protègent sans la ménager, Mylène se constitue un cocon. Elle veut rester rassemblée, concentrée. C’est à cette seule condition qu’elle pourra être davantage qu’une étoile filante.

 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

Publié dans MYLENE par H.ROYER | Pas de Commentaires »

De l’inconvénient d’être née

Posté par francesca7 le 22 août 2015

 

 mylene-farmer
Certains n’ont pas choisi de naître. Ils ne ressentent pas, 
au fond d’eux, ce souffle 
qui bouscule tout, chasse les nuages et vous pousse 
toujours vers la lumière. 
Ils traversent l’existence comme des fantômes, promenant leur 
souffrance comme un fardeau greffé dans leur dos. 
Parfois, ils ont besoin de se pincer très fort 
pour se rappeler à eux-mêmes qu’ils sont vivants. 
Ils ne parviennent pas à aller de l’avant sans être 
paralysés de questionnements. Ils ne sont pas suicidaires,
 non, ni forcément morbides. 
 
Simplement sceptiques. Pourquoi sont-ils nés ? 
Est-ce le fruit  du seul hasard ? 
Leur existence a-t-elle bien un sens ?
 
Autant de doutes qui ne les laissent jamais en paix. Jusqu’à leur dernier soupir, 
il leur faut apprendre à apprivoiser leurs peurs, ne plus redouter la tombée du 
jour comme la promesse d’une nouvelle insomnie.
 
Mylène est de ceux-là. Elle aime à citer un mot de Samuel Beckett qui, dit-elle,
 l’accompagne depuis des années : « Ma naissance fut ma perte. » 

Le 12 septembre 1961, pourtant, c’est un magnifique bébé qui vient au monde à 
l’hôpital du Sacré-Cœur de Pierrefonds. Il est 5 heures 17 quand Mylène voit le jour,
 ce qui lui donne une configuration astrale singulière, Vierge ascendant Vierge. 
Marguerite, sa mère, a déjà donné la vie à deux autres enfants, Brigitte, en 1959, 
et Jean-Loup, en 1960. Pour cette femme de trente-sept ans à la silhouette gracile, 
la naissance de Mylène marque la fin d’un cycle. 

D’ailleurs, alors que les trois premiers enfants se suivent à une cadence rapide, 
le petit dernier, Michel, ne pointera le bout de son nez que huit ans plus tard. 
Une pause semble donc avoir été nécessaire avant d’agrandir encore la famille.
 
Mylène n’ignore rien des circonstances de sa venue au monde. La photographe Elsa Trillat,
 qui a eu des contacts privilégiés avec la famille Gautier en 1987, en témoigne.
 « Une fois, sa mère a fait une projection de photos de famille. J’ai vu Mylène bébé,
 elle était bien costaude. Ravie, elle s’est tournée vers moi et m’a dit : “Tu vois, 
quand je suis née, j’ai déchiré les entrailles de ma mère 8.” » Formule lapidaire qui
 dénote l’humour décapant de la chanteuse. Provocation, aussi, adressée à sa génitrice,
 comme si une rivalité fantasmée avait pu s’instaurer dès l’origine entre les deux femmes.
 Comme si, entre le bébé qui se bat pour naître, et sa maman, se jouait une lutte à mort,
 au terme de laquelle l’un des deux pouvait éventuellement disparaître...
 
                                                   1987-16-a
 
     « Je suis née en colère », affirme Mylène. Un sentiment qui ne la quittera pas, 
signant sans doute une forme d’insoumission dans son tempérament. Surtout, cette colère
 va s’avérer très productive : elle sera le carburant de son expression artistique. 
Bien plus tard, la chanteuse évoquera un cauchemar récurrent qui la poursuit, et dans
 lequel son inconscient revisite cette scène archaïque. « Un lit immense, des draps blancs. 
J’y suis blottie en position du fœtus. Devant moi, un énorme cordon ombilical, 
vraiment énorme...
 
Il m’incombe de le couper. Comment ? Avec les dents ? Je ne suis qu’une enfant. » 
Détresse d’un être qui, malgré ses appels au secours désespérés, doit apprendre à se 
débrouiller seul. À bien des égards, ce mauvais rêve est révélateur d’une obsession 
qui va hanter l’œuvre farmerienne : cette solitude existentielle qu’elle chantera 
sur tous les tons.

 De constitution fragile, Marguerite doit se ménager. Une amie de la famille Gautier,
 Bertha Dufresne, évoque également ses problèmes de dos. Bricoleur, Max Gautier fait 
son possible pour que son épouse puisse s’occuper des trois enfants dans les 
meilleures conditions.  « Dans la salle de bains, il avait installé une planche 
amovible qui permettait à Marguerite de réaliser la toilette de Mylène en évitant 
de se pencher trop en avant au-dessus de la baignoire, car son dos la faisait parfois 
souffrir. »
 
 Entre ce bébé robuste qui, très tôt, semble jauger les êtres, et cette maman 
ralentie par la fatigue, une forme d’incompréhension va s’installer.
 
Mylène ignore encore pourquoi elle ressent cette colère sourde. 
À mesure qu’elle grandit, que son corps s’affine, que son regard sur le monde 
s’intensifie, tout va s’éclairer. Impossible de savoir à quel moment le déclic
 se produit. Toujours est-il que cette découverte va marquer son existence à jamais :
 la fillette prend conscience de sa finitude. Ce que la vie a de révoltant, c’est 
qu’elle s’achève dans la mort. Rien ne dure, nous ne sommes que de passage. 
Comment ne pas éprouver une immense rage face à cette cruelle évidence que le monde
 adulte semble vouloir cacher aux enfants ? Un choc terrible, qui résonne comme 
la fin d’une certaine innocence. « Le fait d’être mortelle est quelque chose 
d’insupportable, dit-elle. Je porte ce fardeau avec moi. »
 
                                                     **
 
      Il lui faut vivre avec cette vérité indépassable, qui ne la réconcilie 
nullement avec sa mère. Car en lui donnant la vie, celle-ci l’a condamnée à 
mourir par la même occasion. Est-ce un hasard si la première chanson de Mylène 
s’intitule Maman a tort ? À l’époque, Marguerite semble dubitative sur le succès 
du 45 tours. Sans doute ne croit-elle pas, à l’époque, aux chances de réussite de 
cette enfant qui lui semble si peu conciliante. Au fond, la comptine dit surtout 
le refus de la fille de s’identifier à la figure maternelle.
 
Lors de son premier spectacle, en 1989, Mylène mettra d’ailleurs en scène une 
dispute avec sa mère, interprétée par Carole Fredericks, sur le thème :
 « Tu n’es pas ma mère et je ne serai jamais ta fille. » Un clin d’œil aux conflits 
qui ont émaillé les rapports entre les deux femmes. 
 
Donner la vie, c’est donner la mort. Le clip de Sans contrefaçon illustre 
bien ce paradoxe. La marionnette de bois ne devient vivante qu’au contact de 
la figure maternelle, incarnée par Zouc ; son regard plein d’amour suffit à l’animer.
 Mais cette vie, qu’elle réussit à lui insuffler, elle la lui reprend aussitôt : dès
 qu’elle s’éloigne, l’héroïne redevient pantin, au grand désespoir de son créateur.
 
                                                    Mylène-Farmer
 
 « Pendant vingt-trois ans, j’ai maudit ma mère de m’avoir mise au monde », avoue-t-elle.
 Avant d’ajouter : « Et puis après, je l’ai adorée. » Il aura donc fallu que 
Mylène entame sa carrière de chanteuse pour trouver un sens à son existence et, 
par conséquent, faire la paix avec celle qui l’a enfantée.
 
Voilà qui en dit long sur l’ambition qui la guide : en devenant artiste, 
elle veut, ni plus ni moins, défier cette mort qui lui gâche la vie. 
Une obsession qui transparaît dans nombre de ses clips, où les personnages 
qu’elle incarne semblent flirter avec la Faucheuse comme pour mieux l’apprivoiser. 
Ainsi Mylène est-elle enterrée dans Plus
grandir, empoisonnée dans Tristana, abattue dans Libertine, noyée dans 
Ainsi soit je, brûlée vive dans Beyond My Control, assassinée dans California, 
suicidée dans L’Âme-Stram-Gram ou encore refroidie dans Fuck Them All. 
Mettre en scène sa propre fin, n’est-ce pas le meilleur moyen d’exorciser 
son angoisse de disparaître ?
 
Dans Paradis inanimé, l’une des chansons de son dernier album, la chanteuse
 imagine même le scénario de sa mort avec une sérénité déconcertante :
« Dans mes draps de chrysanthèmes / L’aube peine à me glisser / Doucement son requiem
 / Ses poèmes adorés. » Aucune angoisse n’affleure : le repos éternel a des 
allures de long sommeil apaisant. Rien ne viendra désormais perturber ce silence
 qui enveloppe le corps comme un linceul. Et lorsque les pensées ressuscitent le passé,
 c’est avec le sentiment d’une existence pleinement savourée. 

Le meilleur antidote à l’angoisse de disparaître ? L’amour reçu que Mylène garde
 dans son cœur comme un trésor inaliénable. « Et mourir d’être mortelle / 
Mourir d’être aimée », chante-t-elle à la fin du refrain.

Dans le salon de son appartement, en région parisienne, Marguerite Gautier
 expose à la vue des visiteurs le premier disque d’or de sa fille. 
Un signe qui ne trompe pas. Si Mylène a gardé en elle, intacte, cette colère 
qui reste le moteur de sa créativité, elle a fait, depuis longtemps, la paix avec 
celle qui lui a donné la vie.
 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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QUEL AVENIR MADAME pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 25 février 2015

1987-16-aSEPTEMBRE  1987 « Tristana » est votre cinquième 45­trs mais vous n’avez connu véritablement le succès que l’an dernier grâce à « Libertine ». Vous aviez alors vingt­-quatre ans. Cette gloire soudaine a­-t­-elle changé votre existence ? ­

Je ne crois pas. Bien sûr, sur le plan pratique il est plus intéressant d’être connu et d’avoir du succès. Les portes s’ouvrent plus facilement, on a un semblant de respect et on en éprouve une certaine fierté. Par ailleurs, je n’ai plus besoin de faire des galas plus ou moins minables, de me produire dans des clubs entre deux disques ringards. Je me suis jurée de ne plus jamais faire ça. Enfin, financièrement, ce n’est pas mal non plus, puisque chaque matin je peux m’acheter trois croissants au lieu de deux !

Qu’attendez­-vous de l’existence ?

Comment rêvez-­vous l’avenir ? ­

Je ne me suis jamais posée la question. Je vis au présent et pas tellement dans le futur ni le passé. Ce qui est certain, c’est que je ne pense pas au mariage, aux hommes, aux enfants… Je peux même dire que j’occulte totalement le sujet des enfants. Je préfère nettement les animaux ! (rires) Mais cela changera peut­ être un jour…

Vous êtes née le 12 septembre 1961 à 5h17 du matin, à Montréal. Vous êtes donc du signe de la Vierge, ascendant Vierge. Avez-­vous conscience de l’influence de votre thème astral sur votre caractère ? ­

D’assez loin, je dois l’avouer. L’astrologie m’intéresse par personne interposée. Je veux dire par là qu’un ami, Bertrand Lepage, qui travaille à mes côtés, est passionné par le sujet et m’en parle souvent. Son approche est très intelligente et je la respecte totalement, bien que n’étant pas influencée pour autant. Il m’a un jour établi mon thème et m’a révélé des choses assez étonnantes. Il m’a prédit des évènements auxquels je ne pouvais absolument pas m’attendre et qui sont réellement arrivés peu après. Il m’a prédit aussi le succès de « Libertine ». De là à consulter des voyants, il y a un grand pas que je n’ai pas encore franchi. Je pense que le fait d’être du signe de la Vierge m’en a attribué quelques grands traits de caractère, mais je ne suis pas assez calée pour vous dire si je suis une vierge typique.

Quels sont donc alors vos défauts et vos qualités ? ­ J’ai beaucoup de défauts mais je ne vous en citerai que trois, les plus marquants : mauvais caractère, trop de cynisme, et beaucoup d’intolérance. Quant à mes qualités… disons la rigueur et l’intégrité !

 Êtes-­vous superstitieuse ? ­

Non, vraiment pas ! J’aime les chats noirs plus que les autres et je ne vois pas pourquoi la couleur verte ou le fait de passer sous une échelle m’attirerait les foudres de l’au­-delà.

A propos de l’au­-delà, croyez­-vous à une autre existence après la mort ? ­

Je suis dans une phase d’interrogation. Je me sens attirée par ce domaine, mais je reste pour l’instant incrédule. Je n’ai jamais essayé, même par jeu, d’entrer en communication avec les esprits. En revanche, j’ai entendu les témoignages de nombreux amis en qui j’ai toute confiance et qui ont été très troublés par des séances de spiritisme. J’aimerais essayer un jour mais à condition de le faire avec des personnes très sérieuses et très documentées. Pour l’heure, je préfère m’intéresser à l’esprit plutôt qu’aux esprits.

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaires »

QUEL AVENIR MADAME Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 15 juin 2014

 

1987-16-aSEPTEMBRE 1987« Tristana » est votre cinquième 45-trs mais vous n’avez connu véritablement le succès que l’an dernier grâce à « Libertine ». Vous aviez alors vingt-quatre ans. Cette gloire soudaine a-t-elle changé votre existence ?

- Je ne crois pas. Bien sûr, sur le plan pratique il est plus intéressant d’être connu et d’avoir du succès. Les portes s’ouvrent plus facilement, on a un semblant de respect et on en éprouve une certaine fierté. Par ailleurs, je n’ai plus besoin de faire des galas plus ou moins minables, de me produire dans des clubs entre deux disques ringards. Je me suis jurée de ne plus jamais faire ça. Enfin,  financièrement, ce n’est pas mal non plus, puisque chaque matin je peux m’acheter trois croissants au lieu de deux !

Qu’attendez-vous de l’existence ? Comment rêvez-vous l’avenir ?

- Je ne me suis jamais posée la question. Je vis au présent et pas tellement dans le futur ni le passé. Ce qui est certain, c’est que je ne pense pas au mariage, aux hommes, aux enfants… Je peux même dire que j’occulte totalement le sujet des enfants. Je préfère nettement les animaux ! (rires) Mais cela changera peut-être un jour…

Vous êtes née le 12 septembre 1961 à 5h17 du matin, à Montréal. Vous êtes donc du signe de la Vierge, ascendant Vierge. Avez-vous conscience de l’influence de votre thème astral sur votre caractère ?

- D’assez loin, je dois l’avouer. L’astrologie m’intéresse par personne interposée. Je veux dire par là qu’un ami, Bertrand Lepage, qui travaille à mes côtés, est passionné par le sujet et m’en parle souvent. Son approche est très intelligente et je la respecte totalement, bien que n’étant pas influencée pour autant. Il m’a un jour établi mon thème et m’a révélé des choses assez étonnantes. Il m’a prédit des évènements auxquels je ne pouvais absolument pas m’attendre et qui sont réellement arrivés peu après. Il m’a prédit aussi le succès de « Libertine ». De là à consulter des voyants, il y a un grand pas que je n’ai pas encore franchi. Je pense que le fait d’être du signe de la Vierge m’en a attribué quelques grands traits de caractère, mais je ne suis pas assez calée pour vous dire si je suis une vierge typique.

Quels sont donc alors vos défauts et vos qualités ?

- J’ai beaucoup de défauts mais je ne vous en citerai que trois, les plus marquants : mauvais caractère, trop de cynisme, et beaucoup d’intolérance. Quant à mes qualités… disons la rigueur et l’intégrité !

Êtes-vous superstitieuse ?

- Non, vraiment pas ! J’aime les chats noirs plus que les autres et je ne vois pas pourquoi la couleur verte ou le fait de passer sous une échelle m’attirerait les foudres de l’au-delà.

A propos de l’au-delà, croyez-vous à une autre existence après la mort ?

- Je suis dans une phase d’interrogation. Je me sens attirée par ce domaine, mais je reste pour l’instant incrédule. Je n’ai jamais essayé, même par jeu, d’entrer en communication avec les esprits. En revanche, j’ai entendu les témoignages de nombreux amis en qui j’ai toute confiance et qui ont été très troublés par des séances de spiritisme. J’aimerais essayer un jour mais à condition de le faire avec des personnes très sérieuses et très documentées. Pour l’heure, je préfère m’intéresser à l’esprit plutôt qu’aux esprits.

 

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Signe astrologique de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 14 août 2011

Planètes et maisons pour Mylène FARMER 

Suite à étude astrologique 

  

 Signe astrologique de Mylène Farmer dans Mylène 1961 - 1979 viergeLa question de la dominante est évoquée depuis la nuit des temps en astrologie : comme il serait agréable de définir une personne par quelques mots, par une ou plusieurs planètes qui représenteraient son caractère simplement, sans être obligé d’analyser longuement aspects et maîtrises, aspects et angularité, présence en signes et en maisons ! 

Les 10 planètes – du Soleil à Pluton – , sont un peu comme 10 personnages d’un jeu de rôle, avec chacun son caractère, son mode d’action, ses atouts et ses faiblesses. Elles représentent en fait une classification en 10 personnalités bien distinctes et les astrologues ont depuis toujours – et depuis peu pour les 3 dernières planètes, Uranus, Neptune et Pluton – essayé d’associer à un thème astral de naissance une ou plusieurs dominantes planétaires, mais également une ou plusieurs dominantes signes et maisons. 

En effet, pour les signes et les maisons, c’est un peu la même chose : si les planètes symbolisent des personnages, les signes représentent des teintes, les structures mentales, affectives et physiques d’un sujet. Chaque planète en signe est un peu comme un personnage qui verrait ses caractéristiques modifiées en fonction du lieu où il habite. Dans un thème, il existe ainsi en général un, deux ou trois signes bien valorisés, qui vont permettre de décrire son propriétaire rapidement. 

Pour les maisons astrologiques, l’idée est encore plus simple : les 12 maisons correspondent aux 12 domaines de la vie et leur occupation privilégiée par les 10 planètes principales, pondérées par les différents critères dont nous venons de parler en introduction, vont les valoriser différemment, et mettre en relief certaines « cases » de la vie : cela peut être le mariage, le travail, la vie amicale etc. 

Mylène FARMER, voici votre diagramme de valorisation des planètes : 

 

thmemylenefarmer.horo_thumb dans Mylène 1961 - 1979Les trois planètes les mieux représentées dans votre thème sont Pluton, Mercure et Saturne. 

Avec Pluton comme dominante planétaire de votre thème natal, vous êtes quelque part une prédatrice, magnétique et puissante, qui, à l’instar du signe du Scorpion que cette planète gouverne, a besoin d’exercer une forme de pression pour « tester » son entourage ou son environnement. Vous êtes toujours prête à évoluer, à risquer la destruction pour la reconstruction – y compris la vôtre -, à vivre plus intensément tout en manifestant avec autorité votre être, à asseoir votre autorité secrète mais réelle sur les choses et les gens que vous croiserez dans votre vie. 

On pourrait vous dire dominatrice parfois, presque cruelle en apparence ou trop autoritaire, mais en fait, c’est votre instinct qui parle, vous sondez les autres et aimez exercer votre pouvoir tout simplement parce qu’au fond de vous-même, l’énergie vitale est là, trop puissante pour ne pas sortir et faire de vous une femme d’action mais aux motivations cachées. Vous êtes finalement un être de passion, quelquefois incompris mais l’immense atout de la Plutonienne que vous êtes est de rebondir avec une force toujours plus grande après chaque épreuve de la vie : une grande qualité assurément. 

Avec la planète Mercure qui fait partie de vos dominantes planétaires, vous êtes certainement cérébrale, nerveuse, rapide, curieuse, vive et adorez communiquer : votre mode de fonctionnement est mental, d’autant plus que la planète Mercure est importante, et cela avec la somme d’atouts mais aussi de faiblesses que cela peut représenter. 

symbole_signe_viergeVotre sensibilité, vos émotions, les élans de votre cœur, tout cela a tendance à passer après la réflexion, et peut de ce fait vous faire passer aux yeux de votre entourage pour une joueuse habile et pétillante mais sans cœur, intellectualisant les situations et jonglant avec les mots et les idées ou les chiffres sans prendre en compte l’aspect humain des choses. Bien sûr, on dit que le chat retombe toujours sur ses pattes : c’est un peu votre force de Mercurienne et votre joker ! 

Votre vulnérabilité se situe dans votre nervosité et il peut arriver que vous manquiez le but par cette « mentalisation » trop forte qui peut s’exercer au détriment des autres formes d’énergies indispensables à toute communication : le cœur, l’instinct, la spontanéité, la sensibilité etc. 

Saturne fait partie des dominantes planétaires de votre thème : vous avez donc – parmi les facettes de votre caractère -, un côté sérieux et grave, sage et quelque peu sévère tant votre concentration peut être forte au détriment d’un laisser-aller forcément plus facile et convivial aux yeux des autres. 

Votre côté austère n’est souvent qu’une apparence, une forme de réserve ou de pudeur ; mais il n’en n’est pas moins vrai que le Saturnien, ami du temps et de l’effort, du dépouillement absolu du superflu, de la rigueur, de la sobriété, a parfois une image délicate sur le plan de la popularité. Néanmoins, l’honnêteté et la droiture, l’intellect sûr, lent, sage et profond, certes peu visibles par manque de… publicité, finissent souvent par se voir, et il n’est pas rare que le Saturnien – ou la Saturnienne plutôt pour vous – dont vous avez héritez une partie, ait une seconde moitié de la vie plus agréable et réussie que la première. 

Comme le Jupitérien, votre facette saturnienne vous pousse à aller vers l’essentiel, la sécurité, la durée. Mais la différence avec ce premier et que vous n’aurez jamais en priorité l’idée de développer tout et à tout prix, et ce pour le désir du pouvoir. Saturne, comme Jupiter, indique la capacité d’insertion sociale, et il est habituel de considérer que le meilleur atout qui soit pour cette adaptabilité à la Société, c’est de posséder un Jupiter et un Saturne harmonieux dans son thème natal. 

Votre vulnérabilité réside dans ce côté justement trop sérieux et sévère, qui peut parfois vous pousser à une solitude non voulue et un sentiment d’isolement et de frustration affective. En général, cela ne durera pas longtemps, car le Saturnien ou plutôt la Saturnienne – a souvent à l’intérieur d’elle-même… un cœur d’or, qui finit par se voir. 

Dans votre thème natal, les trois signes les plus importants – en fonction des critères cités plus haut – sont dans l’ordre Balance, Vierge et Lion. Souvent, ces signes sont importants parce que votre Ascendant ou votre Soleil s’y trouvent. Mais ce n’est pas forcément le cas : un amas de planètes peut s’y trouver, ou une planète proche d’un angle autre que le Milieu du Ciel ou l’Ascendant, quand ce n’est pas tout simplement parce que deux ou trois planètes sont très actives par les nombreux aspects qu’elles font à partir de ces signes. 

HoroscopeVous emprunterez ainsi une partie des caractéristiques de ces trois signes, un peu comme une superposition de caractéristiques au reste de votre thème, et cela d’autant plus fort que le signe en question est valorisé. 

Avec la Balance en signe dominant, vous aimez faire plaisir, séduire, vous faire apprécier des autres. D’ailleurs, votre naturel est justement tout en tolérance et en mesure, en délicatesse et en élégance, presque fabriqué pour plaire ! Forcément, vous trouverez toujours des mécontents qui vous reprocheront votre manque d’authenticité ou votre tiédeur voire votre manque de courage, mais pour vous, la victoire, c’est de vous faire aimer, et sur ce terrain, vous serez sans doute la championne toutes catégories ! 

La Vierge, signe du perfectionnement, des chiffres et de la raison, fait partie de vos signes dominants : vous en héritez son sérieux et sa clarté d’esprit, sa logique à toute épreuve, son désir d’être utile et d’aller au bout de votre tâche du mieux que vous pouvez, mais aussi un goût pour l’ordre admirable. Bien sûr, parfois il pourra arriver que l’on vous trouve un peu modeste ou trop réservée, méfiante ou pessimiste par cette sorte d’esprit critique qui a tendance à vous montrer le mauvais côté des choses, mais… être logique et avoir raison, n’est-ce pas une grande qualité ? Si évidemment, et en plus, vous gardez les pieds sur terre, vous ne faites pas de folie, vous êtes appliquée, serviable, que demander de plus franchement ! 

Avec le Lion en signe dominant, vous brillez naturellement de mille feux et votre loyauté, votre sens de l’honneur et votre générosité vous feraient presque passer pour une héroïne solaire de la mythologie, pour une déesse ou une reine d’un autre temps. Certains peuvent vous reprocher votre égoïsme, votre orgueil ou votre autorité naturelle parfois un peu… voyante, mais si vous êtes sûre de vous, que votre cœur est noble et que vous avez de la volonté, quel est le problème de le montrer pensez-vous finalement à juste raison, tant que l’excès n’est point là… 


 

Réalisé avec Logiciel astrologique : Copyright 2000 Bernard VILLEMIN

 


Publié dans Mylène 1961 - 1979 | Pas de Commentaires »

 

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