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Mylène Farmer métamorphosée

Posté par francesca7 le 17 janvier 2015

 

LE PARISIEN du 31 MAI 1996Entretien avec Alain MOREL

1996-09-bPubliée à l’occasion de la première représentation à Bercy du Tour 96, cette interview sera republiée, couplée à une nouvelle rencontre avec le même journaliste, cinq mois plus tard dans Ciné Télé Revue avec de nombreux passages coupés lors de la première publication. En février 1997, on trouvera également quelques passages retranscrits dans Salut, signés par un anonyme Kevin.

Voici la reconstitution de l’entretien intégral.

Vous avez entamé ce ‘Tour 96’ à Toulon, là où certains refusent de chanter, là où d’autres viennent pour s’exprimer. Etait­ce un choix délibéré ?

­ Non, si ce n’est celui d’une des plus belles salles de France. Sur scène, mon seul message c’est mon spectacle. Si je devais discourir, je le ferais ailleurs. Je sortirais des lieux communs détestables ! J’ai par ailleurs gagné un procès contre Jean­Marie Le Pen, qui utilisait un sosie de moi pour sa propagande. Je ne prétends pas non plus qu’un chanteur ne doive pas militer : je ne le fais pas et cela n’engage que moi.

Votre nouveau show est très spectaculaire. Est­ce pour vous protéger de l’intimité qu’impose un récital ?

­ L’analyse psychologique, il est trop tôt pour la faire ! (sourire) Je crois que je n’éprouverais pas de réel plaisir à être seulement derrière un micro. Mes envies de scène passent par ce goût du show à l’américaine, de ‘performances’, de polyvalence.

Une performance qui requiert une sacrée condition physique ! Vous la cultivez ?

­ J’ai fait appel à un préparateur physique, Hervé Lewis, qui m’a surtout entraînée à l’endurance : un peu de course à pied, de musculation, des massages et un régime alimentaire à base de sucres lents et sans Coca !

On vous dit végétarienne…

­ Je ne mange pas de viande, mais plus par goût que par convictions diététiques ou morales !

Qu’est­ce qui vous a décidé à revenir sur scène ?

­ Mon nouveau disque, le sentiment d’avoir fait le plein de sang neuf et la longueur de ces années sans le public.

Votre prestation semble plus généreuse, chaleureuse et optimiste, sensuelle aussi, qu’avant…

­ J’ai un peu changé de peau, je vous l’accorde volontiers !

A quoi dont­on cette évolution ?

­ Je me méfie du mot évolution, je lui préfère épanouissement. Depuis quatre ans, j’ai passé quatre ans à réfléchir, à me détacher de certaines choses, à ne m’attacher qu’au moment présent, à m’oublier au profit de l’autre, des autres. Après l’échec de « Giorgino », tout s’est encore accéléré : j’ai découvert le voyage et, ailleurs, le sentiment de vivre enfin en liberté, une sorte d’apprentissage de la vie qui vous fait vous sentir plus légère. Et puis, j’ai tiré grand profit d’une lecture bouleversante, un ouvrage de Sogyal Rinpoché, « Le livre tibétain de la vie et de la mort ». J’y ai appris quelques mots­clés, comme ‘impermanence’, l’idée que pour apprivoiser la vie il faut d’abord accepter la mort, celle aussi qu’il y a une vie après la mort. Si on les reçoit plein pot, ces idées­là font office de détonateur et lorsqu’on les digère, on sent en soi une énergie nouvelle.

Voilà enfin cette sérénité qui jadis n’était pas votre fort…

­ La sérénité, je ne l’ai pas atteinte. Il se trouve encore trop de chaînons manquants et je crains que le doute soit mon éternel compagnon de route, mais aujourd’hui ­ même si je ne renie pas Cioran ­ je remplacerais bien le cynisme par l’humour. Le nihilisme, c’est évidemment tentant face aux agressions de l’époque, mais son enivrement rend stérile. Une chanson comme « Plus Grandir », je ne pourrais plus la chanter. J’ai acquis des certitudes, comme celle du partage et je suis heureuse de terminer mon spectacle par un morceau d’espoir, de même que le colorer de blanc m’a inspirée, parce que c’est une couleur qui vous porte le haut.

Là, on flirte avec la religion, non ?

­ Le danger de la religion, c’est l’endoctrinement. Je considère le bouddhisme, avec sa légèreté et sa générosité, plus comme une philosophie.

Il vous a fallu beaucoup de philosophie pour oublier « Giorgino » ?

­ L’échec fait partie de ma pensée, il n’a donc pas provoqué de rupture. Je crois même qu’il a été un bienfait car il m’a obligée à fuir l’apitoiement sur moi­même et à boucler un cycle.

D’où votre affection pour cette phrase de Nietzsche : ‘Ce qui ne me tue pas me rend fort’ ?

­ Oui. Les difficultés de la vie, et principalement les déchirements entre les êtres, amènent à puiser en soi des forces insoupçonnées.

1996-09-dA dissiper les peurs, aussi ?

­ Non, mais les peurs c’est utile : elles vous dynamitent.

Vous voulez dire ‘dynamisent’ ?!

­ Oh, ça veut dire la même chose ! C’est un lapsus heureux ! (rires)

Et les excès, vous les revendiquez toujours ?

­ J’en aime certains comme j’aime la démesure. Je me méfie de la destruction et de l’irrespect de soi, mais je revendique le droit à la frénésie.

Aujourd’hui, de quelle culture vous nourrissez­vous ?

­ Je lis beaucoup, et pas toujours Sade ! (rires) J’écoute Bob Marley, Courtney Love et d’autres. Je regarde Planète et j’adore la peinture, Ernst ou Jérôme Bosch par exemple –mais je ne vous dirai pas si j’en achète !

Il paraît que vos voyages vous ont conduite à Bali…

­ Je n’y ai passé qu’un mois. Je me suis surtout partagée entre New York et Los Angeles.

Le soleil et les plages, c’est devenu votre truc ?

­ Les plages, non ; le soleil, oui ! Bien sûr, je ne pourrais pas vivre en Californie éternellement, mais de temps en temps l’espace, la surdimension, la qualité de vie quotidienne et même la perte d’identité, cela fait du bien. Et puis, à Los Angeles, j’ai aussi travaillé : enregistrer là­bas m’a galvanisée. Non pas que les musiciens y soient forcément meilleurs qu’ici, mais rencontrer d’autres gens, cela donne du punch à ce que l’on crée.

Qu’avez­vous pensé des gens du métier qui vous disaient finie ?

­ Les gens du métier, je ne les vois pas. Mon disque marche très bien : tant mieux.

Pensez­vous que l’image qu’on a de vous est juste ?

­ Il y a fatalement des erreurs, ne serait­ce que parce que le succès vous fige dans l’instant et parce que toute vision partielle est frustrante. Mais il ne faut pas trop s’attarder sur soi. Je communique avec les gens, je les ressens et je crois qu’au sortir de scène, je suis heureuse.

Sexy, vous l’êtes de plus en plus. Vous avez dit un jour que troubler était un jeu qui permettait de se détester un peu moins. A voir ce nouveau spectacle, vous devez commencer à vous aimer…

­ (sourire) Dire que je m’aime serait aller un peu vite en besogne, mais c’est vrai que j’accepte mieux mon enveloppe : je l’ai un peu rencontrée et je me sens plus prête à la partager. J’éprouve d’ailleurs une certaine fierté à porter de nombreuses tenues en scène et un réel plaisir à m’offrir.

Sur scène, vous mettez à un moment des hommes dans des bulles transparentes. Un de vos fantasmes ?

­ Qui sait ?! (rires) J’ai surtout voulu évoquer la matière plastique et les préservatifs. J’aime cette idée de bulle, de sécurité et de transparence. Mais le rêve, c’est quand même que l’on puisse très vite s’en passer !

Une autre chanson met en scène des drag­queens. On sait que la communauté gay vous apprécie beaucoup et on vous entend chanter dans « Pédale Douce ». Fascination ou militantisme ?

­ Je sais que je suis portée par la communauté gay mais il n’y a pas de philosophie là­dedans. La catégoriser, c’est déjà la différencier et je ne le fais pas. L’androgynie, plus on en parle et mieux c’est ! (sourire)

Qu’est­ce qu’on ne sait pas de vous ?

­ Que je ne sais pas du tout cuisiner ! (rires)

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Point sur MYLÈNE FARMER AU PALAIS 12

Posté par francesca7 le 20 novembre 2013

Rires d’enfant et larmes de diva hollywoodienne, la chanteuse a signé une prestation millimétrée pour le premier de ses trois concerts complets au Palais 12. Voilà ce qu’on en retiendra.

téléchargement (4)

1 – LA SALLE

Un parking géant à côté de la salle, un station de métro à moins de cinq minutes à pied, des stewards pas encore bien briefés mais courtois, des bars où on ne fait pas la file, des distributeurs self-service de snacks et de boissons et, c’est le plus important, une acoustique optimale… Le Palais 12 a décidément beaucoup d’atouts pour nous faire oublier Forest National. Seul bémol: les accès aux différentes sections de la salle ne sont pas suffisamment bien indiqués. Une question d’habitude sans doute…

2 – LE PUBLIC

Arrêtons les clichés. Mylène attire plusieurs générations (et pas forcément désenchantées) de fans. Une majorité de couples hétérosexuels, des mamans venues avec leur fille, des vieux potes que la vie de famille a éloignés mais qui se font une sortie « chez Mylène » comme on va « à Indochine », des jeunes et des moins jeunes qui n’arrêtent pas de regretter les années 80 et aussi beaucoup de néerlandophones. L’effet Kate Ryan sans doute… Pour l’anecdote, on a vu aussi un sosie de Johnny, un mec avec un T-shirt AC/DC et un autre avec celui du « Paradize tour »… Mais ça, c’était peut-être un technicien de Nicola Sirkis venu en repérage.

3 – LA MYLÈNE

Toujours en voix, professionnelle jusqu’à la pointe des pieds, elle reste d’une élégance folle (merci Jean-Paul Gaultier) et continue à entretenir avec abnégation le mythe Mylène. Elle este particulièrement touchante quand elle pouffe de rire et exécute comme un gosse ses chorégraphies  qui tiennent plus du mime que de la performance physique (notamment sur C’est une belle journée ou Désenchantée). On l’aime moins quand elle pleure sur commande à chaque représentation (pendant Les Mots) ou lorsqu’elle va extraire des premiers rangs une fillette -qui, bien sûr, n’était pas là par hasard- pour un pas de danse scénarisé qui sonne complètement faux.

téléchargement (5)4 – LE SHOW

Entrée sur scène, fondu au noir, grue qui l’amène au-dessus du public, écrans, plates-formes qui font apparaître et disparaître les musiciens, poursuite mauve sur la chevelure de l’épuisant pianiste Yvan Cassar… Tout est réglé comme un programme de la Nasa.  Le truc génial, ce sont ces robots qu’elle a vus dans une pub télé pour Citroën et qu’elle a perfectionné depuis.  Même Kraftwerk n’a pas fait mieux. Comme on l’a déjà écrit après son concert à Bercy, les deux morceaux chantés avec Gary Jules (la reprise de Tears For Fears Mad World et Les Mots) sont particulièrement bluffants.

5 – LES SURPRISES

Il n’y en pas et c’est le seul regret.  Mylène ne prend plus aucun risque et, tout en introduisant fort logiquement ses nouvelles chansons dans son répertoire de scène, elle reproduit exactement les mêmes codes depuis ses débuts. Son seul enjeu et de rester fidèle à l’image que le public a d’elle. C’est pour ça qu’on l’aime ou qu’on la déteste.

 

Mylène Farmer se produit encore les 15 et 16/11 au Palais 12.

article paru sur http://www.moustique.be

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Sosie de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 23 avril 2013

 

 

Sosie de Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE sosieJessy  nous a fait voyager est le titre d’un spectacle où plus de 300 spectateurs ont fait le déplacement – 1h30 de spectacle.

Son entrée sur scène en sarcophage futuriste a ébloui l’assemblée.

 La salle s’est enflammer lorsque les premières notes de « sans contrefaçon » ont résonné les danseuses gaïcha combattant au bâton dans une chorégraphie frénétique, Jessy émue aux larmes en chantant « ainsi sois-je » le final fut grandiose : avant de disparaitre derrière le rideau , Jessy a gravi l’ escalier orné de colonnes, de bougeoirs et de deux majestueux lions .

La foule debout pour l’acclamer et la saluer de sa magnifique prestation.

Spectacle qui a eu lieu en 2009 à Cabannes (à 15mn d’Avignon) en salle du foyer rural le Samedi 13 Juin à 21h.

Son blog :  http://jessy.ass.over-blog.com/

 

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Mylène FARMER et le scandale

Posté par francesca7 le 29 mars 2012

 

Pour la première fois en février 1989, Mylène FARMER est l’objet d’une récupération politique. Le Rassemblement Pour Une France Libre avait affiché largement dans les murs de Paris une campagne publicitaire. Dessus cette pub ; une photo de Mylène extraite de Sans Logique, entièrement sortie du contexte et avec à sa gauche, une carte à jouer satanique.

Mylène FARMER et le scandale dans Mylène dans la PRESSE MF90_186aLa chanteuse avait alors trouvé le rapprochement injurieux entre la drogue et sa personne. Elle saisi donc le tribunal de grande instance de Paris en référé. Le jugement est rendu à la mi-juin 1989 et donne raison à Mylène FARMER, injustement agressée. Dans son numéro 251, daté du 17 juin 1989, le journal Libération fait paraître l’affiche en question, et rend compte du jugement du tribunal, avec ces phrases :

« Mylène Farmer gagne au tribunal. Elle n’a pas apprécié. Il faut dire que le Rassemblement Pour Une France Libre n’avait pas fait le slogan en dentelles !… Preuve que même quand on est une rousse libertine, on n’aime pas voir sa gueule utilisée à son corps défendant ! »

Le schéma se reproduira six ans plus tard avec l’affaire du sosie de Front National. Line Gregory avait alors chanté Sans Contrefaçon et Désenchantée dans un gala du parti pour les élections présidentielles. Les journaux télévisés avaient alors largement repris l’image sans préciser qu’il s’agissait d’un sosiie. La maison de disque de Mylène (Plydor) avait alors été assaillie de coups de téléphone d’un public qui ne comprenait pas une telle participation. Après un long procès, Mylène obtient réparation du parti politique en question et s’arrangea à l’amiable avec le sosie. Réactions de Jean-Marie LePen à la plainte de Mylène Farmer : « Je n’ai jamais entendu parler de cette chanteuse«  : « Mylène Farmer, ce n’est pas ma tasse de thé« .

Mylène FARMER et la drogue. L’idée n’est peut-être pas aussi scandaleuse que ça, vu qu’elle-même dans ses textes, même si elle n’en parle jamais ouvertement, use de tout son cham lexical :

Dans Je t’aime mélancolie on découvre « un long suicide acid », dû à « la mauvaise herbe (qui) nuit » et va « voir ma vie en l’air ». On peut aussi voir l’intraveineuse qui la fait geindre : « c’est bien ma veine, je souffre en douce ».

dans Alice « comme tu me manques » : le ‘black out » et « l’exist ».

dans l’Ame stram gram et son « pique pique moi dans l’âme ».

dans serais-tu là et ses « opium » : « narghilé », la « poussière d’ange » pour « pénétrer tes songes », sans oublier les bad trips qui sont les « Ballades qui font mal ».

dans California, où elle veut « se faire un trip ».

dans Effets Secondaires, l’explicite « y’a le plafond qui me regarde », ou encore via d’éventuels jeux de mots comme celui de Sans Contrefaçon qui pourrait résonner comme un aveu à son animal domestique:  « je suis camée, Léon ».

 

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Mylenium Tour avec Mylène

Posté par francesca7 le 16 février 2012

 

Introduction et L’Amour naissant

Mylenium Tour avec Mylène dans Mylène dans la PRESSE MF99_05aLa salle est plongée dans le noir lorsqu’une lumière bleutée illumine la scène, totalement masqué par un voile translucide. Le morceau Mylenium commence et la voix (enregistrée) de Mylène Farmer se fait entendre. Au bout de quelques minutes, le rideau chute, laissant apparaître l’immense statue égyptienne qui trône au fond de la scène, tandis que les musiciens poursuivent le titre. Au moment où débutent les chœurs africains entonnés par les choristes, le crâne de la statue se fend en deux et Mylène Farmer apparaît dans une ample robe blanche transparente, entourée de fumigènes, suspendue dans les airs. Elle reste quelques instants immobile, puis les filins qui la transportent se déplacent vers l’avant, tandis que la main de la statue se rapproche de son socle et reçoit Mylène Farmer, qui y descend et s’y love. Puis le bruit du tonnerre retentit dans la salle, ce qui marque le début de L’Amour naissant, que la chanteuse entonne tout d’abord dans la main géante avant d’en descendre et de s’approcher lentement du public. Lorsqu’elle entame le refrain, elle écarte les bras et de l’air artificiel vient faire bouger les plis de son vêtement et ses cheveux. Elle quitte la scène avant la fin de la chanson, laissant à ses choristes le soin de terminer le morceau.

L’Âme-Stram-Gram

Après une courte introduction orientale, les écrans géants disposés de chaque côté de la statue monumentale laissent apparaître une pleine lune. Mylène Farmer, cette fois-ci vêtue d’un costume coloré constitué de chaussures jaunes à hauts talons ainsi que d’un pantalon jaune et d’un haut multicolore semblable à celui d’une danseuse de flamenco, est déjà présente sur scène avec ses danseurs et danseuses, habillés sensiblement de la même façon. Elle entame l’interprétation du titre ainsi qu’une chorégraphie qui s’accélère sur les refrains. Puis elle fait reprendre le titre à son public et le salue.

Beyond my control

Une voix grave et masculine (mais pas celle de John Malkovich, probablement pour des raisons de droits d’auteur) résonne dans la salle et Mylène Farmer entre sur scène en frappant des mains et invitant le public à chanter la chanson avec elle. Elle n’exécute aucune chorégraphie, se contentant de déambuler de part en part de la scène.

Rêver

MF99_41a dans Mylène MYLENIUM TOURIl s’agit d’une mise en scène très intimiste du titre, avec seul Yvan Cassar au piano et Mylène Farmer interprétant le morceau, visiblement émue, et invitant les spectateurs à l’entonner à sa suite.

Il n’y a pas d’ailleurs

La chanteuse interprète ce titre en compagnie de ses choristes, juchée sur la main géante de la statue qui évolue dans les airs puis la ramène au sol. Elle se rapproche alors de son public pour achever la chanson, puis quitte la scène après l’avoir terminée.

Mylène is calling et Optimistique-moi

La silhouette de ce qui semble être Mylène Farmer de dos se découpe dans la lumière, dans l’embrasure d’une porte ouverte à la base de la statue monumentale. Tandis que se déroule titre enregistré, la jeune femme exécute quelques mouvements de bras très lents, entourée de ses deux choristes, situées chacune d’un côté de l’ouverture, immobiles. Mais lorsque retentissent les premières notes de la chanson Optimistique-moi, l’embrasure de la porte s’obscurcit soudainement, faisant disparaître le sosie de la chanteuse, et la véritable Mylène Farmer apparaît sur le côté, vêtue d’un pantalon, d’une veste queue-de-pie et d’un bustier bleu argenté ainsi que d’un postérieur postiche constitué de deux corbeilles. Ses danseurs, vêtus de la même façon, la rejoignent, et ils entonnent une chorégraphie endiablée sur une version du titre proche de l’album Innamoramento.

Medley : Maman a tort, Libertine, Sans contrefaçon et Pourvu qu’elles soient douces

Surviennent les deux danseuses de l’interprète, elles aussi vêtues à l’avenant, qui l’aident à retirer sa veste, tandis que le reste de la troupe de danseurs se dirige vers le fond de la scène. S’enchaînent alors les quatre tubes de Mylène Farmer (parmi lesquels domine malgré tout Pourvu qu’elles soient douces) entre des chorégraphies dynamiques (la chanteuse est notamment portée debout à bout de bras par ses danseurs) et des jeux pyrotechniques.

Regrets

MF99_45aLa chanteuse réapparaît du côté gauche de la scène, tenant d’une main son micro et de l’autre sa veste. Contrairement à la version studio de la chanson, il s’agit ici d’un solo, Mylène Farmer interprétant y compris les paroles chantées à l’origine par Jean-Louis Murat. Elle déambule lentement sur une scène envahie par des fumigènes blancs ; sur le pont musical, la main articulée de la statue géante s’enflamme en son centre et répand une douce lumière rougeâtre sur toute la scène.

Désenchantée

Les premières notes du titre retentissent dans une version plus électronique et douce que sur l’album L’Autre… tandis que l’interprète apparaît en compagnie de ses deux danseuses depuis le fond de la scène ; elle a auparavant pris le soin de revêtir une imposante mante noire translucide qui virevolte lorsqu’elle exécute sa chorégraphie en compagnie de ses danseurs, qui sont venus la rejoindre. Ceux-ci sont vêtus, comme leurs collègues féminines, de la même mante sombre et ont calé leurs pieds dans un socle amovible fixé au sol, qui leur permet de se pencher sur un grand angle sans tomber. À l’issue du titre, lorsque la chanteuse et ses danseurs quittent la scène, musiciens et choristes achèvent le titre sur une musique enjouée, face au public.

Méfie-toi…

Mylène Farmer, vêtue d’un imperméable noir, est juchée en haut d’escaliers qui mènent à une ouverture pratiquée juste en dessous du crâne de la statue. Ses deux danseuses, habillées de la même façon, l’attendent en haut des escaliers, mains et regards tournés vers elle. Après quelques mouvements de bras, les trois jeunes femmes descendent pour interpréter le refrain de Méfie-toi… », en compagnie des danseurs qui, eux aussi vêtus à l’avenant, exécutent à leurs côtés une chorégraphie enjouée. Sur le pont musical, tandis que Mylène Farmer et ses danseurs effectuent une chorégraphie au pied ou en haut des escaliers, d’immenses photophores balayés par une soufflerie disposés de chaque côté de la statue monumentale illuminent la scène d’une couleur rouge.

Dessine-moi un mouton]

MF99_42aLa chanteuse et ses danseurs ôtent leur imperméable, laissant apparaître un ample ensemble blanc semblable à de la dentelle. Mylène Farmer entonne la chanson sur les marches de l’escalier qu’elle a déjà emprunté, tandis que sa troupe de danseurs exécute une chorégraphie, puis descend alors qu’une balançoire argentée ornée de chaque côté par la tête d’ibis du dieu égyptien Thot tombe lentement du plafond. Elle s’y installe et remonte avec sa nacelle, se balançant doucement, tandis que ses danseurs continuent de bouger sur scène, jouant notamment à saute-moutons, et qu’une pluie de confettis semble tomber du ciel. Elle redescend par la suite avec son escarpolette et présente ses danseurs et musiciens avant de reprendre le titre avec le public.

California

La chanteuse interprète une version intimiste et jazz de ce titre, dans une pénombre rougeoyante, simplement accompagnée de ses deux choristes et se déplaçant des escaliers vers le public, puis de chaque côté de la scène.

Pas le temps de vivre

Après une longue introduction musicale dans laquelle est notamment inséré le bruissement d’un ruisseau, Mylène Farmer, qui a revêtu un lourd manteau blanc translucide, pénètre sur scène sous les ovations du public. Puis elle entame le titre a capella sur les deux premiers couplets avant d’enchaîner le refrain avec l’assistance de ses musiciens cette fois-ci. Puis elle quitte sa position statique pour se rapproche du public et fait monter un spectateur sur le pont musical, spectateur qu’elle tient par la main et avec qui elle déambule sur scène tout en le regardant et en poursuivant l’interprétation du titre.

Je te rends ton amour

Lorsque les premières notes de la chanson retentissent, la porte située à la base du colosse égyptien s’ouvre et Mylène Farmer pénètre sur scène par cette ouverture, vêtue d’une ample robe pourpre ornée d’une longue traîne et fendue de chaque côté au niveau des cuisses. Elle titube plus qu’elle ne marche, semblant tâtonner comme une personne aveugle (scénographie fidèle à celle du vidéo-clip de Je te rends ton amour), déambulant jusqu’à point précis. Il s’agit en fait d’une trappe qui va la surélever et dégager une épaisse fumée rouge sur le pont musical, puis la trappe redescend et la chanteuse achève le titre en s’agenouillant devant son public, les bras en croix.

Souviens-toi du jour…

Rejointe par ses danseurs et danseuses, vêtus d’un pantalon noir et d’un ample manteau ouvert et orné d’une traîne, Mylène Farmer entame la chanson dans une version proche du titre enregistré en studio. Elle exécute en compagnie de sa troupe une chorégraphie sur le refrain constituée de gestes avec les bras et les mains rappelant le langage des signes, puis fait reprendre le titre à son public et le salue.

Dernier sourire…

MF99_31aMylène Farmer pénètre sur scène, vêtue du costume d’entrée, et entonne une version intimiste de ce titre écrit pour la mort de son père, Max Gautier.

Innamoramento et conclusion

Déambulant sur scène de droite en gauche, en pleine communion avec son public, Mylène Farmer interprète le titre au sol avant de l’achever sur la main articulée de la statue géante. À la fin du titre, la voix de Mylène enregistrée sur le titre Mylenium retentit, la main s’élève et le rideau bleuté du début tombe à nouveau devant la scène.

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Livres flop sur Mylène

Posté par francesca7 le 7 janvier 2012

 

Dans la peau de Mylène Farmer – Naufrage dans un miroir

  • Ouvrage autobiographique de Line Grégory – Editions Michel Lafon (2006) :

Livres flop sur Mylène dans Mylène et mes BLABLAS MF80_211aLe témoignage d’un sosie de Mylène Farmer dont l’expérience a été plutôt tragique (des suites d’un imbroglio politique fâcheux en 1995) n’a d’intérêt que psychologique (il permet de découvrir les dangers d’une dissolution de sa personnalité propre et d’une idolâtrie qui serait poussée à l’extrême), mais ne vous apprendra rien de plus sur les scènes de la divine rousse et n’a été accepté par son éditeur que parce que le nom de Mylène Farmer fait toujours vendre en quantités astronomiques…

  • Mylène Farmer de A à Z – Ouvrage encyclopédique officieux de Florence Rajon – Groupe Express Editions (2005) :

Un petit torchon bourré de fautes et d’inexactitudes extrêmement ennuyeuses concernant les tournées de l’ange roux vous coûtera six euros que vous eussiez pu dépenser plus utilement par ailleurs ; à déconseiller formellement…

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Meeting et Mylène 95

Posté par francesca7 le 11 novembre 2011

Meeting et Mylène 95 dans Mylène et mes BLABLAS MF90_154aL’affaire du sosie engagé par Jean-Marie Le Pen (Avril 1995). Lors d’un meeting électoral à Toulon, Jean-Marie Le Pen décide, en guise de spectacle, d’inviter une série d’artistes, dont Line Gregory une sosie de Mylène Farmer. Celle-ci interprètera les chansons « Sans Contrefaçon » et « Désenchantée ».

Dès que La véritable chanteuse apprend la nouvelle, elle appelle le JT de France 2 pour réagir en direct de Los Angeles de cette utilisation plus qu’abusive de son image et pour rassurer ses fans : « Je suis scandalisée d’apprendre que Monsieur Le Pen a utilisé mon image, et a trompé les gens de cette façon. Je trouve que ce procédé est révoltant. C’est scandaleux, je suis triste et profondément malheureuse que des gens qui m’aiment bien aient pu penser un instant que je cautionne une telle politique. Il y a des gens qui ont appelé la maison de disque et qui ont fait un amalgame et qui n’ont pas pensé une seconde que c’était un sosie. » Mylène décide donc de porter plainte et, après un long procès, elle obtient réparation du parti politique et s’arrangea à l’amiable avec le sosie.

Jean-Marie Le Pen a déclaré : « Grâce à ce sosie, j’ai connu le nom de Mylène Farmer, je n’en n’avais jamais entendu parler. Ce n’est pas ma tasse de thé »

 

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Pour les fans mylène

Posté par francesca7 le 6 octobre 2011


la future sortie de « Rock Addictions ! » ce livre est un recueil de nouvelles qui a pour but de faire partager l’intimité des fans envers leur idole.  

Pour les fans mylène dans Mylène 2011 - 2012 Mylene_NRJMusicAwards_2011Les nouvelles ont pour sujet :

-          Krystène Lee,  l’un des plus connus et reconnus sosie de Mylène Farmer. Comment devient-on sosie ? Est-ce difficile à assumer au quotidien, comment le vit-on ? Nous verrons également l’envers du décor, tout le travail effectué et bien des choses qui restent trop souvent dans l’ombre d’un tel métier (car c’est un métier). Enfin nous verrons bien entendu quelle est sa relation par rapport à la star…

-          L’histoire de Johan, qui, tombant un jour sur l’affiche de la tournée « Libertine », compris que sa vie ne serait plus jamais pareille. Nous suivrons son parcours chaotique à la recherche de lui-même et nous verrons l’influence et/ou la source de motivation que peut avoir une star dans ces moments-là.

Présentation officielle du livre :

Après avoir donné la parole aux groupes, l’auteur a cette-fois-ci rencontré des fans, des musiciens, des sosies, des journalistes et des rédacteurs en chef :  tous ont bien voulu évoquer leur souvenirs de fans et parfois leur rencontre avec l’artiste idole de toute une génération. Et quels artistes ! Les plus grands y sont : Michael Jackson, Nirvana, Prince, Mylène Farmer, Indochine, Marilyn Manson, Tokio Hotel, Madonna, Noir Désir, Placebo, Depeche Mode, Metallica, Pink Floyd, The Beatles, The Rolling Stones, Police, Joy Division, David Bowie, The Clash, The Smashing Pumpkins plus les festivals de Woodstock et de l’île de Wight sont présents dans  « Rock Addictions »

Partant des années 60 à aujourd’hui, ces décennies furent en tous points différentes tant musicalement (folk, new-wave, variété, rock, techno) que socialement. De mai 68 à la génération hippie, de la culture underground à Internet en passant par le phénomène médiatique du genre Tokio Hotel, toutes leurs époques ont leur propre tonalité, et c’est ce que « Rock Addictions » tend à explorer et comprendre.

 On ne doit cependant pas oublier le parcours de ces gens, parfois anonymes, et qui, de temps à autre, sombrent  dans une folie douce… Des fans prêts à faire des milliers de kilomètres jusqu’au Vietnam (Indochine), à se faufiler, espionner dans les hôtels de Disneyland Paris (Michael Jackson), à passer une semaine sous une tente devant l’entrée de la salle de concert (Tokio Hotel)… Mais ceci n’est que la frange « extrême » du rêve. Il y a de nombreux fans dont la passion est plus sage, mais néanmoins toute aussi dévorante. Nous partons ainsi à la rencontre de sosies de Michael Jackson ou Mylène Farmer, assistons au mythique concert de « The Wall » en 1980 à Londres, planons à Woodstock et à l’île de Wight, rencontrons Marilyn Manson lors de l’une de ses expositions et découvrons, ébahis et scotché devant la télé le glam-androgyne de David Bowie.

« Rock Addictions » permet ainsi d’en savoir plus sur sa star ou son groupe favori, de pénétrer quelque peu son intimité, son univers tout en naviguant à travers les époques et les générations. Bref, avec ses nouvelles, racontées sur un ton parfois humoristique, parfois mordant, mais toujours « Rock’n Roll », l’auteur complète ainsi le tableau musical littéraire. Car, loin d’une biographie « pure et dure » où le groupe est le point central, cette-fois, parole est donnée aux acteurs de l’ombre, c’est à dire à VOUS !

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Mylène incognito…

Posté par francesca7 le 3 septembre 2011

 

Mylène incognito…  dans Mylène 2001 - 2002 MF2000_03a 

Même si Mylène coache avec attention sa jeune protégée, elle se permet néanmoins quelques petites excursions à Paris quand elle ne s’envole pas à Londres, son nouveau refuge, une ville que Marc Levy lui a fait découvrir et qu’elle apprécie. Très star, accompagnée de son inséparable Thierry Suc et d’une ribambelle de gardes du corps, engagés pour l’occasion, elle fait sensation le 27 Juin 2001 lors de son entrée sur les gradins VIP de Bercy pour assister au dernier concert de sa copine Madonna à l’occasion de son Drowned World Tour. Le public de la star américaine, étant proche du sien, lui réserve une véritable ovation… Mais cette flamboyante rousse, si chaleureusement acclamée, est-elle bien Mylène Farmer ? 

 

Comme elle l’avait fait déjà lors du concert de Cher à Bercy en 1999, n’a-t-elle pas demandé à un sosie de faire diversion. Et alors que tous les regards se tournent vers cette belle rousse, la vraie Mylène, elle est ailleurs. Cette petite brune non loin de là, mais que personne ne reconnaît ; c’est elle… Une manière de rire de sa célébrité et de prendre du recul mais, surtout, de pouvoir garder un certain anonymat au milieu de la foule ! 

 

Quant à Alizée, elle sort le 28 avril 2001 son premier slow, Parler tout bas, Laurent Boutonnat à cette occasion lui concocte un superbe clip onirique où la jeune femme se retrouve entourée de poupées en tissu et qui prennent vie. Quelques mois plus tard, le premier extrait de l’album, le single Gourmandises débarque avec des remixes réussis qui offrent une deuxième  jeunesse à ce titre dansant et frais. Hélas, l’extrait est distribué dans le commerce alors que tous les adolescents préparent leur rentrée scolaire. Et comme ils constituent la majorité de son public, le titre est un tantinet boudé malgré un clip signé Boutonnat, et qui met en scène des jeunes filles et des garçons se gavant de fruits et de crème chantilly lors d’un pique-nique dans une verdoyante forêt…. 

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Clip CALIFORNIA – 1996

Posté par francesca7 le 2 septembre 2011

Réalisation : Abel Ferrara
Année : 1996
Durée : 5’18 mn
Acteurs : Mylène Farmer (La prostituée/la femme du monde). Giancarlo Esposito (Le maquereau/l’homme du monde)… 

 

 

Vidéo : Image de prévisualisation YouTube 

 

Analyse

Los Angeles… Quelques secondes seulement pour nous plonger dans l’atmosphère moite et bruyante des nuits de celle que l’on surnomme  » La cité des Anges « . 


Une voix, une langue étrangère crépitant à travers une radio de police, l’éblouissement furtif d’immenses panneaux publicitaires, le rugissement furieux d’un moteur… en quelques flashs, Mylène vient de nous transporter dans le tourbillon fou des heures sombres de la ville. 


Le titre se dessine devant nos yeux grands ouverts : les lettres sont pâles, comme déchirées, presque effacées, symbole, peut-être, de la vie de Mylène dans ce clip.

Clip CALIFORNIA - 1996 dans Les Clips de Mylène ClipCalifornia3Les premières paroles résonnent et semblent donner vie à Mylène qui nous apparaît soudain, enveloppée d’une lumière chaude. 

Pour  » California  » elle reprend, non sans délice, un rôle qu’elle affectionne particulièrement : la voilà femme des rues, femme perdue. La voilà  » prostituée « . De luxe, évoluant dans la soie et la lueur froide des diamants, mais aussi prostituée des bas-fonds, arpentant les trottoirs et se vendant au plus offrant. Nouveau parallélisme entre deux vies si éloignées et pourtant si semblables…

 

 

La violence s’immisce dès les premières images du clip. Mylène s’accroche avec l’homme du monde dont elle dépend et à qui elle est soumise : il cherche à lui imposer une tenue, et à travers ce choix, à s’imposer lui-même. 


Mylène se révolte contre cette domination, la rejette avec une brutalité teintée de haine. Mais le choix est un mot étranger au monde dans lequel elle vit. 


Prostituée et femme entretenue s’abandonnent à leurs faiblesses, cèdent aux exigences de leurs proxénètes, se vendent pour quelques secondes de plaisirs. 


Et c’est là, au cœur d’un acte sans amour, mosaïque de gestes passionnés, que le parallélisme prend tout son sens. Strass et argent ne sont qu’habiles apparences. Quand le désir devient maître, le proxénète et l’homme du monde révèlent le même goût de la possession et de la domination. Et Mylène, alors, n’est plus que soumission.

ClipCalifornia7 dans Les Clips de MylènePuis vient la confrontation, la rupture, la faille, celle qui prend corps dans l’échange bref mais si intense d’un seul et unique regard. 


L’une contemple sa vie dans sa lumière la plus crue, à travers cette prostituée égarée, campée sur le trottoir d’une rue malfamée : elle se voit telle qu’elle est vraiment et, par contraste, comprend ce qu’aurait pu être sa vie. 


L’autre est surtout frappée par cette femme belle et lointaine, ce regard hanté et torturé si semblable au sien… 


Cela n’a duré qu’une fraction de seconde dans une vie qui, lentement, est en train de s’achever. Le proxénète et l’homme du monde ne permettent pas à leur chose d’ouvrir les yeux. La brillance et la menace d’une lame d’un côté, une main arrêtant un geste de l’autre, suffisent à briser ce lien ténu mais définitif qui s’est tissé entre les deux femmes. 


Impuissante, Mylène s’éloigne dans la luxueuse voiture, alors même qu’en elle, intimement, se glisse la conviction que ce sosie inattendu s’apprête à rendre l’âme.

Sa conscience la torture alors et ne tarde pas à la rattraper. Contemplant son visage triste dans un miroir, Mylène voit sa vie, la futilité de ce luxe et de cette domination contre laquelle tout son être se rebelle. La décision qu’elle prend soudain ne fait que puiser dans les racines de la haine et du désenchantement profondément ancrés en elle. Sur le trottoir, ce n’est plus une rouquine aux cheveux courts et au regard fatigué, mais notre Mylène en veste de tailleur et porte-jarretelles. Elle provoque le proxénète et l’entraîne dans une joute amoureuse et fatale. Le regard douloureux mais décidé, elle le poignarde sauvagement, sans remords. Dans sa tête, des images de sa vie et de celui dont elle se venge secrètement se mélangent à celles de cette prostituée dont le corps sans vie gît sur une civière.

C’est une partie d’elle qu’elle vient d’assassiner, celle-là même qu’elle ne supportait plus, cette femme soumise à un homme qui la meurtrissait et la tuait à petit feu. Tout ça s’efface et disparaît sous les coups hargneusement portés. Son ancienne vie se déchire et se meurt dans la violence et le sang. 

Mylène peut partir maintenant. Elle est libre enfin de commencer une nouvelle vie.
 » Aéroport, Aérogare, mais pour tout l’or m’en aller… « 

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Histoire de « La poupée qui fait non »

Posté par francesca7 le 27 août 2011

Histoire de Voila une chanson bien étrange de Mylène Farmer : c’est à la fois une reprise mais également son deuxième duo avec un artiste inattendu (comme toujours) : le chanteur Khaled ayant eu un énorme succès avec sa chanson « Aïcha ».

Cette chanson sera interprétée spécialement pour une émission télévisée (en playback), « Tip top » présentée par Eric Jean-Jean. « C’est une idée commune. Nous avions envie de chanter ensemble. Nous aimons tous les deux Polnareff. Personnellement c’est, je crois, la première chanson que j’ai apprise, il y a très très longtemps.

Il faut savoir qu’il existe une version studio de ce duo (jamais commercialisée). Thierry Rogen, ingénieur du son a participé à l’enregistrement. Il raconte dans le magazine « Instant mag » n°15 : « J’ai participé au single « La poupée qui fait non » avec Khaled, où là Laurent était absent. L’enregistrement s’est fait au studio Mega à Suresnes dans la bonne humeur. Ca a été très rapide. Mylène et Khaled se sont vus quatre heures en tout et pour tout. ».

363608_2744241 dans Mylène 1995 - 1996La chanson sera interprétée en duo sur scène lors de la tournée 1996 à Paris-Bercy. Cette chanson sera le premier extrait de l’album « Live à bercy » (1997). La version plait au grand public qui aime le mélange des deux voix. Le single sort en CD 2T et en maxi CD (dont une version digipak limitée). C’est la première fois que Mylène remixe une chanson (en compagnie de Thierry Rogen). La qualité des deux remixes est assez mitigée, les paroles ayant pratiquement été abandonnées. Le single se vendra tout de même à 100 000 exemplaires.

Le duo avec un chanteur d’origine maghrébine Khaled n’est pas sans rappeler l’histoire avec Jean-Marie Le Pen. En effet, 1995 était l’année de l’élection de Jacques Chirac. Or le candidat FN pour sa campagne présidentielle conviait des sosies de stars pour animer ses meetings. Mylène, choquée d’apprendre ce procédé portera plainte contre le candidat et gagnera le procès. « Je suis scandalisée d’apprendre que Mr Le Pen ait pu utiliser mon image, détromper les gens de cette façon. Je trouve que ce procédé est révoltant. C’est scandaleux ! Et je suis surtout triste, profondément malheureuse que des gens qui m’aiment bien aient pu penser un instant que je puisse cautionner une telle politique. Il y a des personnes qui ont appelé ma maison de disque et qui ont fait l’amalgame, qui n’ont pas pensé une seconde que c’était un sosie. ».


Certains fans penseront alors que ce duo est une façon pour Mylène de se détacher complètement des opinions politiques de Le Pen, en montrant qu’elle collabore avec des personnes de toutes origines…

Publié dans Mylène 1995 - 1996 | Pas de Commentaires »

Histoire de XXL

Posté par francesca7 le 26 août 2011

 

Après l’échec du film « Giorgino » de Laurent Boutonnat avec Mylène Farmer en premier rôle, sorti en 1993, la chanteuse s’exile en Amérique, à Los Angeles où elle apprécie la perte de notoriété. « Le besoin d’oxygène, l’envie de voyage, de découvrir des choses que je ne connaissais pas, l’envie Histoire de XXL  dans Mylène 1995 - 1996 MF90_164ade s’oublier soi-même, la rencontre de nouvelles personnes, c’est une nourriture dont j’avais besoin… ». Elle lit beaucoup de livres et notamment « La mort intime » de Marie de Hennezel et « Le livre tibétain de la vie et de la mort ». Ces deux livres apaisent ses idées noires : « La mort est un sujet qui me passionne, qui m’a hanté de nombreuses années et qui aujourd’hui ne m’obsède plus de la même façon… ».

Mylène détient des idées de textes et demande à Laurent Boutonnat de la rejoindre pour créer un nouvel album « Anamorphosée » au ton plus otptimiste, un « adieu aux larmes » selon le magazine L’Express.

Le premier extrait est « XXL ». Une chanson plutôt rock qui va créer la controverse au milieu des milieux des fans. Certains aiment moins ce virement de vie, et préféraient la Mylène gothique : mais il faudra s’y faire, Mylène est plus joyeuse…

Le CD promotionnel envoyé aux radios est un collector recherché par les collectionneurs : le CD est fixé sur une plaque en métal découpée en forme du titre XXL. Les supports du single ne présentent pas de photo, seulement les lettres aussi du titre. Les fans sont impatients de voir cette nouvelle Mylène ! Le single sort en mi-septembre 1995.

Il faudra attendre le clip pour l’apercevoir. Accrochée au devant d’une locomotive à vapeur, elle chante son amour XXL, dans un décor chaud d’orangeraies : on est loin des clips froids dans la neige.
Mylène raconte le tournage : « C’était un tournage qui a été effectué à Los Angeles, à Fillmore, qui est une concentration d’orangeraies et il y a beaucoup de trains, des trains anciens. C’est un vrai train de 1906 je crois… ».  » J’étais réellement attachée donc à l’avant de ce train et ce pendant près de quatre, voire cinq heures sans pouvoir descendre du train. Et le train roulait réellement et parfois à vitesse rapide donc c’était assez étonnant. ».

Le single entre directement en première position des meilleures ventes de singles mais ne tiendra cette position qu’une semaine. Il se vendra à près de 150 000 exemplaires.

 dans Mylène 1995 - 1996A noter que l’on avait entendu parler de Mylène Farmer à son détriment quelques mois avant son retour. En effet, 1995 était l’année de l’élection de Jacques Chirac. Or le candidat FN Jean-Marie Le Pen pour sa campagne présidentielle conviait des sosies de stars pour animer ses meetings. Mylène, choquée d’apprendre ce procédé portera plainte contre le candidat et gagnera le procès. « Je suis scandalisée d’apprendre que Mr Le Pen ait pu utiliser mon image, détromper les gens de cette façon. Je trouve que ce procédé est révoltant. C’est scandaleux ! Et je suis surtout triste, profondément malheureuse que des gens qui m’aiment bien aient pu penser un instant que je puisse cautionner une telle politique. Il y a des personnes qui ont appelé ma maison de disque et qui ont fait l’amalgame, qui n’ont pas pensé une seconde que c’était un sosie. ».
Ce n’est pas la première action en justice contre un parti puisqu’en 1989, elle avait porté plainte contre Jacques Cheminade pour « utilisation abusive de son image ». (Voir « Sans logique »).

La chanson XXL est celle qui clôture le live 1996 où Mylène est surélevée sur une plate forme qui rappelle la locomotive du clip. La chanson est également chantée lors des concerts « Avant que l’ombre… A Bercy » au début du spectacle. 

 

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La tournée de Métamorphosée

Posté par francesca7 le 24 août 2011

 

La tournée de Métamorphosée dans Mylène 1995 - 1996 t-XXLLa nouvelle tournée annonce « seulement » vingt dates à travers la France et en Belgique, dont deux rendez-vous à Bercy car le plateau d’envergure ne pourra pas se jouer dans les petites salles. Mylène sort le grand jeu avec une infrastructure gigantesque et une mise en scène époustouflante. 

 

Le coup d’envoi de ce nouveau spectacle est donné le 25 mai 1996 au Zénith de Toulon. Toulon, c’est ville du Front National, un parti politique qui n’est pas vraiment en bons termes avec la chanteuse… 

 

Le 9 avril 1996, à l’occasion d’un meeting électoral, Jean-Marie Le Pen décide, en guise de spectacle, d’inviter Line Gregory, un sosie de Mylène Farmer pour interpréter les chansons Sans contrefaçon et Désenchantée. En l’apprenant, Mylène est profondément choquée. Elle intervient en direct de Los Angeles lors du Journal de 20 heures sur France 2

 

-          « Je suis scandalisée d’apprendre que Monsieur le Pen a utilisé mon image, et a trompé les gens de cette façon. Je trouve que ce procédé est révoltant. C’est scandaleux, je suis triste et profondément malheureuse que des gens qui m’aiment bien aient pu penser un instant que je cautionne une telle politique. Il y a des gens qui ont appelé la maison de disques et qui ont fait un amalgame et qui n’ont pas pensé une seconde que c’était un sosie. » 

 

Mylène décide de porter plainte et, après un long procès, elle obtient réparation du parti politique et s’arrange ensuite à l’amiable avec le sosie. Un an après cette affaire, Mylène n’hésite pas un seul instant à présenter son show dans cette ville

 

-          « Je sais quels sont les problèmes à Toulon, maintenant, ma vie est celle du spectacle donc pourquoi refuser que d’aller dans cette ? Tous les gens n’ont pas choisi ce qu’il s’est passé et ce qu’il s’y passe (…) Et le Zénith de Toulon est une très, très belle salle, et le public était magnifique. »

 

 

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