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CONFÉRENCE DE PRESSE POUR MYLENE

Posté par francesca7 le 9 octobre 2014

 

16 DÉCEMBRE 2004

2004-01-aSi Mylène Farmer a déjà fait des rencontres avec la presse, c’est la première fois qu’elle se prête au jeu de la conférence de presse organisée de façon solennelle. Cette première dans sa carrière prend place au Salon France Amériques, non loin des Champs Elysées, à Paris. La chanteuse, alors totalement absente des médias depuis plus de deux ans, vient y annoncer officiellement son retour sur scène et son prochain album.

Une petite cinquantaine de journalistes est présente. Ils représentent l’ensemble des médias (presse, radio, tv) français, belges et suisses.

Dans le grand salon où se tient la rencontre, éclairé d’une multitude de bougies, prend place une imposante table rectangulaire noire très design avec deux pieds triangulaires posée sur une petite estrade et en fond, un immense triptyque au même motif que celui qui illustrera l’enveloppe promotionnelle du single « Fuck Them All » quelques mois plus tard.

Avec un quart d’heure de retard sur l’horaire annoncé (18h30), Thierry Suc, manager et producteur des spectacles de Mylène Farmer, pénètre dans la pièce et prend la parole face aux journalistes.

Thierry Suc : (…) Le 8 mars 2000, il y a bientôt cinq ans, Mylène Farmer donnait le dernier concert de sa tournée « Mylenium Tour », à Saint-Pétersbourg, en Russie, devant quinze mille spectateurs, et cette tournée, qui a fait à peu près quarante-trois villes, a réuni environ quatre cent mille personnes. Depuis, il n’y a pas eu d’autres concerts. Et je suis là pour vous annoncer qu’elle reviendra sur scène le vendredi 13 janvier 2006 pour treize concerts à Bercy uniquement. Les spectacles précédents, Mylène a toujours souhaité présenter le même spectacle à Paris et en province par respect pour son public, bien évidemment. Là, nous allons concevoir un spectacle qui sera intransportable : l’infrastructure technique ne permettra pas d’aller en province donc ce sera un spectacle unique -j’espère dans tous les sens du terme- et intransportable, comme je vous l’ai déjà dit. On a travaillé depuis quelques temps sur l’organisation de packages de facilités , on va dire, pour les gens de province qui vont venir-je crois qu’il y a pas mal de personnes de province qui sont là.

Donc de toutes les grandes villes de province, il y aura une possibilité d’avoir des tarifs préférentiels avec Air France, on a réservé pas mal de chambres d’hôtel avec des tarifs aussi négociés, et les vendredis et samedis, il y aura une possibilité accrue de disponibilité de places pour les gens de province, de Belgique et de Suisse. Il y aura également des bus qui vont être organisés par les autocaristes pour toutes les villes qui ne sont pas trop loin de Paris qui permettront aux gens de venir et de pouvoir rentrer après sans rester dormir à l’hôtel. Qu’est-ce que je peux vous dire d’autre ? Voilà… Pour vous présenter le schéma de cette production : vendredi 13 janvier 2006, treize concerts. Et je pense que maintenant, on va accueillir Mylène Farmer et Laurent Boutonnat pour parler avec de ce spectacle.

Une porte s’ouvre sur la droite de la scène. Le duo fait son entrée dans un silence étonnant. Pas un bruit, pas un applaudissement. Mylène s’installe au centre, son manager est à sa droite et Laurent à sa gauche. La chanteuse porte des cuissardes noires laissant dépasser des bas blancs, une minijupe blanche, une veste écrue avec des fleurs bleues brodées et un bustier blanc. Elle arbore son éternel chignon roux. Sourire aux lèvres, Mylène est radieuse, mais visiblement intimidée. Laurent, lui, mâchouille un chewing-gum. C’est la première fois qu’il fait face aux journalistes depuis dix ans ! Habillé en noir des pieds à la tête, il a toujours les cheveux en bataille.

Tout le monde est installé ; la première question arrive timidement. Suivant la tradition, les journalistes se lèvent, prennent le micro qui circule à travers la salle et se présentent avant de poser leur question (quelques journalistes cependant omettent de se présenter !)

Yves (« La dernière heure », quotidien belge) : On a déjà annoncé que c’était votre concert d’adieu…

Mylène Farmer : Vous m’annoncez quelque chose que j’ignore. Ce n’est pas mon concert d’adieu. Non, non, je souhaite faire ce métier le plus longtemps possible !

Michel Troadec (« Ouest France ») : Juste une question facile : c’est la symbolique des treize concerts un vendredi 13. Comment est venue l’idée ?

MF : Ecoutez, c’est vraiment un pur hasard. J’avoue qu’on s’amuse de cette idée en tout cas ! (rires) C’est un pur hasard.

TS : Vous savez – juste pour la petite histoire – c’est un vrai hasard parce que Bercy est peu disponible en fait pour les spectacles -c’est une salle de sport avant tou t- et lorsqu’on a téléphoné pour dire qu’on préparait ce spectacle, il y avait une possibilité à partir du vendredi 13 janvier, et il y avait treize soirées de disponibles. Et je peux vous dire que si vous additionnez vendredi 13 janvier, si vous faites 13 janvier 2006 (13 + 01 + 2006, nda), ça fait treize !

MT : Pour continuer, si c’est un spectacle intransportable, ça veut dire que vous avez prévu des choses un peu particulières, en tout cas des choses assez énormes. Est-ce qu’on peut en savoir déjà ?

MF : Vous savez, ça fait pour l’instant à peu près six mois qu’on travaille sur le spectacle, avec quelques idées. Vous dire que ce sera magique, je l’espère ; que ce sera émouvant, je le souhaite. Ma foi, après, il faut continuer pour nous de travailler tous les trois ! (rires) Si monsieur Boutonnat veut ajouter quelque chose…

Laurent Boutonnat : Par rapport au fait que ce soit intransportable, l’idée en fait, c’est d’utiliser toute la salle de Bercy, qui est une salle assez incroyable, de pouvoir l’utiliser complètement. C’est-à-dire de se dire que, tout d’un coup, on n’a pas besoin de restreindre la scène, etc. On peut tout faire ! Avoir plusieurs scènes, maquiller toute la salle, mettre du son partout, mettre des caissons de basse sous tous les gradins. Par exemple, au niveau du son, essayer de mettre du son de façon à ce que tous les gens, où qu’ils soient dans la salle, aient la même direction sonore, c’est-à-dire qu’il n’y ait pas de direction sonore face à une scène.

Donc on essaie plein de choses, on va essayer plein de choses pour ça. Voilà. Plus des tas d’éléments qui font que ce spectacle ne peut pas être transporté.

Daniel Beaucourt (« Télépoche ») : Je voulais vous demander : la stratégie du silence, enfin ce qu’on a qualifié de stratégie du silence, vous a plutôt réussi ces dernières années. Pourquoi vous la brisez aujourd’hui puisque la conférence de presse, c’est pas un exercice auquel vous êtes rompue, je crois, en tout cas pas en France…

MF : Non. Et je suis très intimidée ! (sourire)

DB : Pourquoi vous avez décidé de vous adresser aux médias, cette fois-ci ?

MF : Ecoutez, je l’ai fait vraiment pour une raison : c’est pour répondre à une demande de Thierry Suc qui est mon ami, mon manager et producteur de spectacles, parce que je pense que parfois il faut savoir être quelqu’un d’autre que soi-même. Ma nature profonde est le silence et, peut-être, le mystère. Je ne cultive pas le mystère, contrairement à tout ce qu’on peut dire sur moi. C’est ma nature profonde. J’ai beaucoup de mal à parler de moi-même, j’ai beaucoup de mal à me justifier. Maintenant, je pense qu’il était là important de répondre à cette demande.

Sonia (NRJ) : Est-ce que vous pouvez nous parler du contenu du spectacle ? Nouvel album, pas nouvel album ? Nouvelles chansons sur scène ?

MF : Oui, j’ai un nouvel album qui sortira, je pense, mi-mars. Nous sommes en quasi finalité de cet album, en mixage donc. Vous dire qu’il existera sur scène, certainement, dans sa majorité, et puis bien sûr d’autres chansons d’autres albums. Quant au contenu de la scène, là, j’avoue que je ne peux pas répondre précisément parce que c’est en cours d’élaboration ! (rires)

S : L’atmosphère des chansons, peut-être ?

MF : Ecoutez, l’atmosphère…En terme de production, peut-être qu’il y a un petit changement. Moi, je reste la même donc la même atmosphère…

LB : Vous savez, c’est difficile de répondre précisément sur des choses qu’on fait soi-même, d’avoir du recul dessus, sur ‘Est-ce qu’il y a des choses qui changent ?’, ‘Est-ce que c’est différent ?’. C’est toujours très difficile, ça…

Franck Besnier (« Egéries ») : Je voulais savoir s’il était envisageable d’aller au-delà de ces treize dates que vous avez d’ores et déjà prévues, ou est-ce que c’est treize dates quoiqu’il en soit ?

MF : Là, je pense que c’est plus Thierry Suc qui pourra vous répondre, mais je crois…

TS : (la coupant) Pour l’instant, c’est vraiment treize dates parce que les disponibilités de Bercy ne permettent pas de faire autrement, donc les choses peuvent évoluer encore avec le temps, mais aujourd’hui c’est treize concerts.

X : C’est un énorme travail pour treize représentations. Je voulais vous demander si ce travail de production est un travail que vous adorez, que vous attendez avec impatience, dans lequel vous prenez votre pied…

MF : Mon pied ? Probablement ! (rires) Vous savez, la production d’un spectacle… Le travail… J’aime le travail, j’aime travailler. Ça donne un sens à ma vie. Et la seule chose qui me guide, c’est l’envie d’être sur scène et partager la scène avec le public, donc quel que soit le travail, peu m’importe. Mais c’est beaucoup de travail, en effet !

X : Justement, pour seulement treize fois sur scène !

MF : C’est vrai. C’est aussi une frustration, croyez-moi ! Mais c’est mon choix, donc j’assume ce choix-là. Et puis je sais que je remonterai sur scène dans le futur donc je sais que je retrouverai et la province, et… voilà.

Antoine Menuisier (« Le matin », quotidien suisse) : Est-ce qu’il y aura un DVD du spectacle ?

MF : Oui, bien sûr. Comme pour tous mes spectaclesAM : Et ensuite, à votre avis, la province ce sera pour quand, la province ?

MF : La province ? Mais la province ne peut pas être visitée justement pour toutes ces raisons, parce que nous ne pourrons pas transporter ce spectacle en province. Mais sachez quand même que sur les trois scènes précédentes que j’ai faites, nous avons, et c’était vraiment très important pour aussi le respect du public, et avant tout pour le respect du public, que de transporter le même spectacle à Paris et en province.

Or là, c’est vrai que c’est une décision : parce qu’il n’est pas transportable, je ne peux pas voyager.

LB : Donc l’idée, c’est que les gens viennent la voir.

MF : Voilà. Très humblement, je vais demander aux gens de venir à moi !

TS : D’habiter Bercy complètement, de pouvoir faire des choses dans Bercy qu’on ne peut pas faire lorsqu’on s’installe quatre soirs, cinq soirs ou six soirs.

Virgine Carton (« La voix du Nord ») : Vous avez évoqué quelques éléments du spectacle. Est-ce qu’il y aura aussi des chorégraphies, est-ce que vous savez à peu près combien vous serez sur scène ?

2004-01-bMF : Il y aura des chorégraphies, il y aura des danseurs, il y aura bien sûr des musiciens (rires). Ma foi, combien serons-nous sur scène ? Je ne sais pas actuellement. Peut-être Thierry…

TS : Non, pour l’instant c’est vraiment la phase où les castings vont commencer, etc. C’est un tout petit peu tôt. On a commencé… Pour pouvoir mettre les spectacles en vente -ils vont être en vente à partir de demain matin- il y a un site également qui vient d’être créé qui sera opérationnel demain matin avec la possibilité pour tous les gens de province d’accéder donc à ces fameux packages dont je parlais, pour ceux qui voudront.

Pour pouvoir mettre en vente, on a dû donc avoir un dessin des scènes pour savoir un petit peu où on allait, pour savoir quel serait l’angle de vision à tel endroit ou à tel endroit puisqu’on n’a pas du tout envie d’avoir des gens qui se retrouveraient derrière la scène, contrairement parfois à d’autres spectacles. Donc, c’est la seule chose qu’on sait aujourd’hui, si on a avancé sur l’infrastructure, nous, pour pouvoir dire que les gens placés à tel endroit verront bien, ceux qui sont là, comme ils verront pas, on met pas ces places là en vente, etc.

X : Est-ce que ce sera quelque chose de jamais vu ?

TS : On l’espère !

MF : Ecoutez, ce serait un peu présomptueux de notre part, mais en tout cas le plus magique possible, oui.

LB : Ce qui est bien, c’est qu’on peut tout faire dans un cas comme ça. Alors, le but n’est pas de faire des choses jamais vues -parce qu’il y a des choses, on croit que personne les a jamais vues, et puis on s’aperçoit que…- mais en tout cas, que ce soit surprenant.

Séverine Servat (« Gala ») : Je me demande si c’est pas un peu restrictif de faire ça sur Paris, et quel va être le coût pour les gens qui vont venir vous voir de province ? Je sais que vous avez fan-club très actif, particulièrement fanatique d’ailleurs, mais…

MF : (la coupant) Aimant, peut-être pas fanatique. Je préfère le mot ‘aimant’. (rires)

 

SS : On peut considérer qu’il est très passionnel, votre public, quand même. Mais donc, il va se déplacer pour venir vous voir. Est-ce que ça lui coûte cher ?

MF : Monsieur Thierry Suc ?! (rires)

TS : Alors, les places… Bon je vais vous donner le prix des places. Ça va s’échelonner de cinquante-quatre euros, les moins chères, à cent trente-deux euros, les plus chères, au prix de vente publique. Il y aura des packages, comme je vous l’ai expliqué. Vous pourrez venir de Toulouse ou de Bordeaux, suivant bien évidemment… Chacun pourra choisir. Parce que je crois que ça va être aussi un rendez-vous, peut-être, pour certaines personnes, de dire ‘on vient passer un week-end à Paris’. Il y aura un spectacle, ils auront une nuit d’hôtel, deux nuits d’hôtel. On a des nuits d’hôtels en deux étoiles, trois étoiles…

 

TS : On a fait travailler des gens, des agences de voyage qui ont essayé de négocier dix mille chambres d’hôtel au meilleur tarif possible. On a pris tout ça en amont, on a eu une négociation avec Air France  qui a permis d’obtenir un prix de billet à peu près autour de cent euros d’où que ce soit que les gens viennent, aller-retour, quel que pays d’où ils viennent. Donc, je pense qu’aujourd’hui, bien sûr que c’est de l’argent et on en est très conscients, mais pour moins de trois cents euros, quelqu’un pourra venir voir le spectacle et passer un week-end à Paris, pour un concert le vendredi soir ou le samedi soir, par exemple. Je pense qu’on a essayé vraiment d’obtenir les meilleurs tarifs.

Ça se fait dans plein d’autres villes dans le monde où il y a des villes de spectacles qui attirent les gens qui viennent comme ça régulièrement. Quand il y a un rendezvous lié à un projet artistique, je pense que ça vaut la peine.

Aurélie (M6) : Je voulais savoir pourquoi avoir attendu cinq ans avant de remonter sur scène, et est ce que le public vous a manqué ?

MF : Le public me mange toujours. (elle se reprend aussitôt) C’est un lapsus ! (éclat de rire) Me manque toujours, oui. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ? Parce que j’ai eu besoin d’abord de faire un nouvel album, que j’attendais aussi que Laurent soit disponible. D’autre part, je veux ces moments rares. Je sais que je suis peu montée sur scène -j’ai trois spectacles à mon actif- pour cette raison, parce que j’ai besoin d’avoir probablement une émotion intacte, que j’ai besoin de ces moments de silence pour pouvoir revenir et, j’espère, donner le maximum, et recevoir aussi.

Eric Jean-Jean (RTL) : Deux questions sur l’album. On sait qu’il arrive en mars : qu’est-ce qu’on peut dire dessus ? Comment il va s’appeler ? Et puis qu’est-ce que Mylène, vous, auteur, vous avez envie de raconter dans ce nouvel album ?

MF : Je vais répondre surtout à la première question. L’album s’intitulera « Avant que l’Ombre… » avec trois petits points derrière. Vous dire qu’il y aura de nombreuses chansons -je pense quatorze titres enregistrés.

Et, pour tenter de répondre à la deuxième question, c’est continuer très égoïstement de parler de moi, de mes ombres, de mes lumières, et puis voilà ! (rires)

EJJ : Vous en êtes où dans l’enregistrement, mixage, production ?

MF : Très, très avancé, là.

LB : Oui, l’album sera probablement terminé à la fin de l’année. Le 31, je crois ! (rires) (cette précision de Laurent Boutonnat est sans doute une ‘private joke’ car effectivement, contractuellement l’album « Avant que l’Ombre… » devait être achevé au 31.12.2004 au plus tard et que Laurent Boutonnat avait pris beaucoup de retard sur la réalisation, nda)

TS : Pas le 13 !

LB : Pas le 13 ! (rires de Mylène) Voilà. Ce sera pratiquement terminé à la fin de l’année.

TS : Et il y aura un premier single fin janvier. Fin janvier. (le premier single, « Fuck Them All », sera finalement mis en radio le 9 février 2005, nda)

X (Pink TV) : Je voulais savoir : pourquoi êtes-vous devenue une idole ou une icône pour la communauté gay qui fait partie de votre public ?

MF : Pourquoi… ? Pardon, je n’ai pas compris…

X : Pourquoi êtes-vous devenue une icône, quelque part, une star pour la communauté gay qui vous soutient, qui est très présente dans votre public ?

MF : Pour la communauté gay, c’est ce que vous avez dit ?

X : Oui.

MF : Pourquoi ? C’est probablement plus à eux de répondre pour moi ! (rires) Si ce n’est que la chose qui me vient à l’esprit, c’est peut-être ont-ils une sensibilité exacerbée, comme la mienne. Et puis, quoiqu’il arrive, ça me réjouit !

David Lelait (« Nous deux ») : J’aimerais vous poser une question. Vous présentez, depuis pas mal d’années déjà, des spectacles très impressionnants, vous êtes une show-woman, et j’aimerais savoir si vous n’avez pas envie, par moments, de présenter un spectacle plus intimiste, pourquoi pas l’Olympia, pourquoi pas une petite salle ? Quelque chose qui soit pas un grand spectacle, mais qui soit simplement un tour de chant. Est-ce que ça vous fait pas envie quelque part ?

MF : Ça peut être envisageable dans l’avenir, mais c’est vrai que j’ai encore envie de grandes salles, d’immensité. Mais pourquoi pas, c’est possible ! Je ne connais pas, en tout cas, cette expérience, mais ce dont je suis sûr, c’est que même si on fait un Bercy ou, j’imagine, un Stade de France pour ceux qui ont envie de le faire, on peut tout à fait créer une intimité dans une immensité. Donc ça ne manque pas, à priori, une petite salle. Peut-être pas au Stade de France, me dit Laurent ! (rires) Je ne sais pas.

LB : Non, mais Bercy est bien pour ça.

MF : Peut-être dans l’avenir. Pourquoi pas.

Stéphane Lecarrié (Radio 6, radio de Calais) : Bon nombre de vos clips sont de véritables productions cinématographiques. Est-ce qu’on peut s’attendre à un concert réalisé dans un univers cinématographique, avec des effets 5.1 – c’est à la mode en ce moment – enfin bref un  environnement cinéma…

MF : (à Laurent) A toi ! (rires)

LB : Le problème du 5.1, c’est que ça demande une direction : c’est-à-dire que si vous envisagez du 5.1, il faudrait que les gens soient face à une scène, avec une direction -(en faisant des gestes avec les mains pour mimer les gens face à la scène) un, deux, trois, quatre, cinq, etc. L’idée, effectivement, de jouer avec ça, mais sans avoir de direction, en ayant, ce que je vous disais tout à l’heure, la même direction, pour, où que soient les gens… Par contre, jouer avec le son, avec les basses, avec les effets, ponctuer peut-être entre des moments ou des chansons avec des effets de lumières et de son, oui, bien sûr. C’est vachement bien, ça !

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TS : Ce qu’on peut dire, c’est que le son va être travaillé avec un jeune ingénieur du son très talentueux, avec lequel on a déjà travaillé, qui s’appelle Stéphane Plisson.

Jean-Louis Gérard (MCM) : C’est aussi une question pour Laurent Boutonnat : quelle est la couleur musicale de l’album ? Qu’est-ce qui vous a inspiré ? Vous étiez revenu avec un single aux sonorités électro, « L’Âme-Stram-Gram »…

LB : (simultanément) Il y a longtemps, alors !

JLG : Qu’en est-il cette fois-ci ?

LB : Oh, c’est difficile ! Je crois qu’il y a beaucoup de… (silence) Oh, c’est très difficile pour moi de répondre !

Je sais qu’on aime beaucoup, Mylène et moi-même, les mélanges. C’est un album où il y a beaucoup de musiciens, un mélange de musiciens, de sons électroniques. Beaucoup d’acoustique, un peu d’électronique. Il y a beaucoup d’instruments acoustiques.

MF : Je vais t’interrompre, mais il y a sans doute, par rapport aux autres albums, beaucoup plus de guitares.

LB : Oui, beaucoup plus d’instruments…acoustiques ! (rires)

Jean-Christophe Federici (« Starclub ») : Je souhaiterais vous poser une question par rapport aux concerts : vous vous déplacez assez souvent en concert, est-ce qu’il y a un performer ou un concert récent qui vous a plus ou moins marqué ? Est-ce que vous avez une référence scénique personnelle qui vous tient à cœur ?

MF : La première, ou le premier groupe qui me vient à l’esprit, c’est U2 qui j’avoue, pour sa musique et pour la performance, la voix et l’âme surtout, m’impressionne énormément. (silence) C’est toujours quand on vous pose la question qu’on a un énorme trou ! (rires)

LB : Contrairement à ce que vous dites, Mylène ne va très, très souvent en concert…

JCF : Je crois que vous êtes allée voir Madonna. Qu’est-ce que vous en avez pensé et est-ce qu’elle vous a inspirée justement, peut-être pour ce spectacle ?

MF : Ecoutez, je trouve que c’est évidemment une personne de grand talent, une grande professionnelle. Si je puis formuler une toute petite critique, je trouve que ça manque un tout petit peu de sentiments, manque d’âme. Maintenant voilà, c’est pas à moi d’en juger. Puisque vous me posez la question donc je… Mais, néanmoins, c’est une personne, évidemment, de grand talent.

Daniel Beaucourt (« Télépoche ») : Contrairement à ce que disait ma collègue, ma consoeur (Séverine Servat de « Gala », nda), vous n’avez pas de fan-club, je crois, en France. Vous n’avez jamais voulu en avoir…

MF : Non, je ne l’ai jamais souhaité.

DB : Toutefois, il y a eu beaucoup de…enfin il y a eu des publications qui, je sais pas, ont vu le jour, peut-être avec votre assentiment ou non. En tout cas je pense que « L’Instant Mag » faisait partie de celles-là…

MF : (le coupant) Qui est de qualité, d’ailleurs.

DB : Que vous évoque justement la fin de ce magazine ? (le vingtième et dernier numéro d’ « Instant Mag » est effectivement paru à l’automne précédent pour faire place à une nouvelle publication, « Mylène Farmer & vous », qui a cessé de paraître en 2007, nda)

MF : La fin. Il y a une fin à tout donc je la prends avec…avec quoi ? Avec sérénité. (petit rire) Et je crois qu’ils ont l’intention de faire, de poursuivre un autre magazine, il me semble.

TS : Ils en démarrent un autre, oui.

MF : Ils en démarrent un autre.

TS : Mais rien n’est initié par Mylène ou par son entourage. Les fans qui décident de créer un fan-club peuvent le faire : on les a toujours laissés complètement libres de le faire. Et ceux qui décident d’arrêter quelque chose sont bien évidemment libres de le faire également. C’est leur choix de faire ou de ne pas faire.

DB : Enfin, je pensais que vous aviez quand même un certain droit de regard sur ces publications…

MF : Non, absolument pas !

TS : Rien du tout. Aucune ligne éditoriale n’est contrôlée, regardée. Ils font ce qu’ils veulent, ils disent ce qu’ils veulent.

Gilles Médioni (« L’Express ») : Je croyais que vous aviez des projets cinéma. Est-ce qu’ils sont mis entre parenthèses à cause de la tournée ?

MF : Ecoutez, moi-même j’ai été assez surprise de beaucoup d’annonces concernant le cinéma ! Pour l’instant, il ne s’agit pas pour moi de faire de cinéma. En revanche, j’aime le cinéma. J’espère un jour faire un autre film, et pourquoi  pas m’essayer à la production. En tout cas, c’est un métier qui me passionne et que je sais très, très, très difficile. Mais c’est un univers qui m’intéresse.

GM : Laurent Boutonnat, vous n’aviez pas un autre projet cinéma, aussi ?

LB : C’est plus qu’un projet ! C’est un film qui est en préparation aujourd’hui et qui se tournera en mars prochain.

GM : On peut savoir le sujet ?

LB : C’est une adaptation, une vraie adaptation d’un roman du XIXe siècle qui s’appelle « Jacquou le Croquant ». Voilà ! (le film sortira en janvier 2007 et rencontrera un certain succès, nda)

X : Pourquoi « Giorgino » n’est-il pas sorti en DVD ? Une question de droits ou une volonté de votre part ?

LB : Non, c’est que… Ça a été une histoire assez difficile à vivre, « Giorgino », vu que ce film n’a pas marché du tout. Et, à l’époque, comme j’étais très, enfin j’ai presque financé moi-même presque 80% de ce film, donc c’était…il a fallu rebondir. Et j’ai pu récupérer, en fait, les droits de ce film, les droits d’exploitation vidéo, etc.

Et, à ce moment-là, vous n’avez qu’une envie, c’est prendre les droits, les mettre dans un tiroir, le fermer et ne plus jamais en entendre parler ! Donc voilà, c’est ce qui s’est passé. C’est aussi simple que ça ! Et peut- être un jour, je le sortirai en DVD, oui. Peut-être après un autre film ou un truc comme ça. Voilà. (un double DVD sortira effectivement en décembre 2007 après une ultime projection sur lles Champs-Élysées, en présence de Laurent Boutonnat face à 200 fans vainqueurs d’un concours, nda)

L’attachée de presse prévient que c’est la dernière question…

Sophie Khairallah (« Too Much ») : Je voulais vous poser deux petites questions, en fait. La première était par rapport à l’album. J’avais entendu parler de collaborations, pour les compositions de musique, avec d’autres artistes…

MF : (immédiatement) Absolument pas, non. Jamais. Jamais envisagé. Donc non ! (petit rire)

SK : D’accord ! Et la deuxième, c’était tout simplement : qu’est-ce que vous pensez de la biographie qui est sortie sur vous de Bernard Violet ? (quelques semaines auparavant, l’auteur polémique a sorti une biographie controversée sur Mylène Farmer dont les médias se sont fait largement l’écho, souvent ironiquement, nda)

MF : Bernard qui ?! (rires) C’était facile ! (rires)

LB : Mais tu l’as lue, non ? (sourire embarrassé de Mylène, rires dans la salle suite à sa répartie)

L’attachée de presse clôt la conférence. Les journalistes applaudissent.

MF : Je vous remercie d’être venus, en tout cas. Merci beaucoup.

Le trio se retire.

 

Publié dans Mylène 2003 - 2004, Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaires »

LE CAS POURVU QU’ELLES SOIENT DOUCES

Posté par francesca7 le 9 juillet 2014

 

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 De toute la clipographie de Laurent Boutonnat, Pourvu qu’elles soient douces (1988) est le clip qui rassemble le plus de caractéristiques renvoyant à ce qu’on admet appartenir au long-métrage de cinéma, ce film étant particulièrement représentatif du soin cinématographique apporté par le réalisateur à tous ses clips. Le signe particulier de P.Q.S.D est d’être le seul à avoir une première partie, indépendante de l’autre clip. Deux ans auparavant, la sortie de Libertine (1986) avait eu un large retentissement médiatique notamment grâce à son exploitation en salles de cinéma, pourtant brève. Fort de cette exposition inespérée, Laurent Boutonnat décide lors de l’écriture de l’album suivant d’écrire une chanson permettant d’en tirer un clip du même ton. 

Pourvu qu’elles soient douces, aussi nommé Libertine II à l’écran durant le générique, commence à l’instant même où se termine son préquelle (premier opus d’une série de films tourné antérieurement à sa suite), c’est à dire à l’aube d’une journée d’août 1757 dans la campagne française. Libertine, l’héroïne laissée morte fusillée à la dernière image est découverte gisant dans l’herbe par le petit tambour d’un bataillon anglais, âgé d’une dizaine d’années. 

Récupérée et soignée par le campement britannique, elle s’énamourera de son capitaine avant qu’une troupe française ne passe à l’attaque. Bataille déclenchée grâce aux renseignements des « ribaudes-espionnes » françaises venues divertir les soldats anglais pendant la nuit.  Se déroulant à la même époque, les deux clips appartiennent pourtant à des genres différents. Là où Libertine appartenait pleinement au film en costumes, plutôt référencé à Barry Lyndon (Stanley Kubrick – 1975), P.Q.S.D paraît revendiquer une franche appartenance au film de guerre. Alors que la première partie montre les tactiques anglaise et la trahison française des bataillons, toute la seconde moitié du clip retrace le déroulement d’une bataille entre les deux camps. A l’intérieur de cette partie, un montage parallèle montre un duel à mains nues entre le personnage de Libertine et celui de la rivale conjointement au combat militaire. L’intrigue en elle-même renvoie davantage à celle d’une fiction cinématographique qu’à celle d’un vidéo-clip.

 Loin sont les play-backs et les saynètes au fil conducteur ténu. Ici il est ouvertement question de thèmes souvent exploités au cinéma : entre autres la trahison, l’affrontement guerrier, la passion destructrice. P.Q.S.D se voulant avant tout comme une suite parfaitement cohérente faisant partie d’une oeuvre à l’homogénéité implacable, nombre de caractéristiques de Libertine y sont reprises. Outre le même style de réalisation et de mise en scène, facilement identifiables à l’ensemble des clips de Boutonnat, la même place est faite à l’affrontement entre l’héroïne et sa rivale, qu’on retrouve l’une comme l’autre dans les deux opus. On retrouve également une séquence « érotisante » dans chacun des deux épisodes, mettant en scène l’héroïne sur une musique additionnelle particulière, qui ne reprend pas le thème de la chanson-titre mais est plutôt adaptée à la tonalité de la séquence. Ces éléments récurrents d’un film à l’autre (l’amour mêlé à la mort, à la violence) approchent les deux clips pour en faire deux épisodes indissociables l’un de l’autre, et offrent au tout formé une innovation dans une forme qui n’avait encore jamais eu recours en 1988 à la suite. Au delà même des genres inhérents à ces films, Laurent Boutonnat peuple ses deux clips des mêmes éléments graphiques et narratifs, comme des scènes de duel récurrentes une même mise en scène des introductions respectives. Les deux diégèses l’une comme l’autre envoient sans cesse le spectateur d’un opus à l’autre et lui donnant l’impression d’une espèce de « saga » qu’une diffusion télévisée aurait scindée en plusieurs parties. 

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A cela s’ajoute l’emploi des mêmes personnages principaux d’un clip à l’autre. On retrouve en 1988 la même rivale de Libertine que deux ans plus tôt, à la différence près que celle qui était présentée

comme une prostituée dans le premier épisode n’est pas la même que dans le deuxième : le personnage principal a gagné en vertu lors du passage au second volet de ses aventures ! Outre le risque d’enfermer la chanteuse à l’écran dans un rôle peu flatteur, le changement de fonction de son personnage peut en partie s’expliquer par l’évolution que lui fait subir le scénario. Libertine qui disparaît à l’issue de l’affrontement avec la rivale réapparaît à la fin de P.Q.S.D comme une personnification de la mort, rendant difficile le double emploi avec son ancien personnage de prostituée. La rareté de cette incarnation à l’écran d’un personnage si éloigné de son interprète explique l’exception que constitue le clip de P.Q.S.D à ce niveau. 

Les video-clips que nous appelons ici « à suite » trouvent leur continuation dans la pérennisation d’une imagerie, de costumes ou de décors, mais rarement dans la reprise d’un personnage fictionnel particulier. Les deux vidéoclips successifs illustrant deux chansons de la chanteuse Hélène Séguara en 1999 (Il y a trop de gens qui t’aiment ; Au nom d’une femme) sont représentatifs d’une suite donnée à deux clips, caractérisés par l’emploi de mêmes éléments graphiques, et d’un même ton romantique relatif à l’interprète de la chanson. L’exemple de vidéoclip ayant été manifestement le plus grand nombre de fois décliné en suites est One more time, premier extrait de l’album de musique électronique française Discovery (Daft Punk – 2001). 

 Chacune des chansons exploitées indépendamment dans le commerce est illustrée par un court film d’animation inspiré de dessins animés japonais du milieu des années 80. Quatre chansons ont ainsi été « clipées », mais chacune des parties ne se suffit pas à elle-même. Débutant et terminant chaque vidéoclip sans aucune transition ni résumé, la suite de l’intrigue du clip précédent prend place, nécessitant pour une bonne compréhension la présence en mémoire des épisodes antérieurs. L’histoire de cette suite de clips, qui est celle d’une conquête spatiale ne peut être lue que dans une vision d’ensemble chronologique des quatre vidéo-clips, One more time, Aerodynamic, Digital Love, et le titre Harder, better, faster, stronger qui utilisent, comme P.Q.S.D, les mêmes personnages dont on peut suivre l’évolution tout au long de la série. Aux quatre extraits seront ajoutés une suite reprenant les autres morceaux de l’album Discovery et le prolongement des aventures des personnages pour donner au final le long-métrage Interstella  (Leiji Matsumoto, Daft Punk – 2003). On précisera que l’aspect technologique quasiment sans paroles de cette musique entretient un lien purement formel avec l’image qui l’illustre. A aucun moment il n’est question d’établir de relation de sens entre l’image et la chanson qu’elle illustre. Comme pour One more time, l’emploi pourtant rare des suites pour les vidéoclips intervient habituellement pour des chansons figurant sur un même album, le but étant de véhiculer par une même imagerie et une même esthétique, les visuels des clips extraits d’un album où les chansons sont sensées former un tout homogène. 

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Le cinéma que veut faire Laurent Boutonnat ne peut s’accommoder d’un simple budget de clip. Grâce à la co-production de Jean-François Casamayou et sa société CasaFilms, il finance P.Q.S.D qui coûtera au total 300 000 Euros. La somme des moyens mis en œuvre pour le tournage reste exceptionnelle pour un clip français de 1988. Entièrement tourné en extérieur dans la forêt de Rambouillet, le clip aura nécessité neuf jours de tournage, six cents figurants costumés, la participation de l’armée française et de nombreux effets pyrotechniques. Boutonnat réalise son clip comme d’autres construisent un film de cinéma : en employant un co scénariste, en story-boardant certaines séquences et en passant du temps en repérages et autres castings. Destiné à être « multi-diffusé » à la télévision, à être projeté dans les salles de cinéma en avant-programme et à être vendu plus tard sur support vidéo dans le commerce, P.Q.S.D doit supporter sans problème la vision répétée, et même la susciter. C’est pourquoi Boutonnat peuple son clip d’un second degré de lecture, et d’une thématique qui n’est pas clairement affichée. Le contenu sexuel du film n’est pas intégralement montré à l’écran alors que des dizaines de sous entendus dans la narration, dans les dialogues, et dans l’action véhiculent discrètement cette idée. 

Evoquée à demi-mots dans les paroles de la chanson Pourvu qu’elles soient douces comprise dans le clip, la thématique ayant trait à certaines pratiques sexuelles oblige le spectateur à écouter les dialogues en les interprétant, à chercher des éléments dans l’image pouvant discourir sur le sujet. 

P.Q.S.D, comme d’autres clips de Boutonnat peuvent se lire sur un plan référentiel renvoyant à l’Histoire du cinéma. Cet emploi ludique tisse des liens entre les deux formes que sont le long-métrage et le clip, et pousse à déterminer le deuxième comme un commentaire du premier. Alors que nombre de vidéo-clips ne se construisent que sur la citation avouée d’un ou plusieurs films connus du plus grand nombre, formant ainsi une sorte de « cinéma musical post moderne », les clips de Laurent Boutonnat recyclent ces éléments de films de répertoire pour les intégrer dans une perspective nouvelle d’auteur, et les enrichir parfois d’un emploi différent. Par exemple la bataille finale de P.Q.S.D opposant français et anglais rappelle celle de Barry Lyndon précédemment citée. L’emploi de cette séquence n’est pas la même dans P.Q.S.D et trouve ici sa justification avec son alternance au combat entre Libertine et la rivale bien plus important pour l’intrigue, qui symbolisent chacune dans le clip un certain type de relation d’amour ou de trahison avec leur armée respective.

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  Outre les attributs relatifs au long-métrage cités dans un chapitre précédent, comme la présence de génériques ou celle de supports et de formats conçus pour la projection en salles, certains clips de Laurent Boutonnat mêlent dialogues et musiques additionnelles à la chanson qui couvre habituellement tout le champ sonore. P.Q.S.D est en ce domaine le clip-type de Laurent Boutonnat car les dialogues, la chanson, les bruitages et les musiques additionnelles se succèdent, s’entrecroisent et se superposent. Après une courte séquence dialoguée et une introduction du narrateur en voix off, une version remixée de la chanson commence simultanément au générique du clip. Cette nouvelle version de la chanson est parfois recouverte de bruitages mais jamais de dialogues, pour n’être interrompue totalement qu’une fois : lorsque Libertine rejoint le capitaine sous sa tente. Ici la chanson est identifiée au clip, elle apparaît conjointement à l’apparition de son titre sur l’écran vers le début du film. 

EXTRAIT DU LIVRE DE Jodel Saint-Marc  « Le Clip en tant qu’œuvre Cinématographique / aux éditions Sorbonne Nouvelle en août 2003

 

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Mylène Farmer en Pinocchio

Posté par francesca7 le 2 avril 2014

Pinocchio

Lorsqu’il pense à réaliser Sans Contrefaçon, Laurent Boutonnat se trouve devant un choix. Soit donner sa vision du roman en faisant totalement abstraction de la diégese de Carlo Collodi, soit y entre fiel et en garder le rythme, les éléments et les thèmes. En se penchant sur Les Aventures de Pinocchio en rendant hommage à son concepteur original, Laurent Boutonnat a eu du nez…

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Le réalisateur semble avoir voulu s’extraire au maximum de l’œuvre originale. Mais, fidèle à sa grammaire et ses propres symboles, Laurent Boutonnat rend toujours à César ce qui est à César. Donc, si on se penche d’avantage sur son court-métrage, on peut voir dans les détails de décors, de script ou d’histoire de nombreuses références aux éléments décisifs de l’histoire du Pinocchio original. Chaque chapitre du livre trouve sa correspondance dans le film, même si cette retranscription des éléments du roman est adaptée, transposée non chronologiquement.

Il faut être imprégné du film, voir dans le fond du champ, dans les bords, dans tout ce qui donne au film son rythme, son univers et son atmosphère. Pinocchio est partout, et c’est dans ses « abords » qu’il se cache, donnant au film la splendeur fantastique du roman originale de Carlo Collodi. Nous trouverons donc les références au roman chapitre par chapitre, afin de trouver quelle structure Laurent Boutonnat à voulu apporter à son adaptation et avec quels éléments il a fait référence aux chapitres et aux séquences du livre dont il ne se servait pas.   

Nous pourrons aussi voir quels éléments il a transformé et nous en déduirons qu’il n’a pratiquement rien ajouté mais seulement transféré d’une scène à l’autre de l’histoire, la rendant différente (un peu comme Tristana, adaptation de Blanche-Neige et les sept nains de 1987, transposé pendant la révolution russe où Blanche-Neige ne répondait au baiser du « prince charmant » que par une phrase qui la situait pour l’éternité, par la grâce de l’amour du « prince », entre la vie et la mort…

  

Chapitre 1 :             Au début de l’histoire, on situe l’action autour de maître Cerise qui trouve un morceau de bois qui « pleure et rie comme un enfant ». On se rapporte ici à l’ouverture même de Sans Contrefaçon où la marionnette se tourne vers le public pour dire sa phrase d’une voix enfantine « Dis maman… pourquoi je suis pas un garçon ? ». La matière de la marionnette est d’ailleurs indéfinissable, peut-être bois, peut-être cire… La main du marionnettiste est à déjà à l’intérieur de la marionnette, et le coup de projecteur sur sa figure relate le moment où maître Cerise (qui pourrait être présent dans le public par exemple) trouve cet étrange morceau de bois qui ne ressemble encore à rien.  

 

sans28Chapitre 2 :            Ce chapitre relate essentiellement l’offre du bois de maître Cerise à Gepetto qui l’emporte chez lui pour se fabriquer un pantin merveilleux capable de danser, de faire de l’escrime et des sauts périlleux. On retrouve ici la toile de fond du film qui est celle de la bohème, du spectacle itinérant. On se réfère immédiatement à cette image de la marionnette seule en scène, face à un public invisible. On revoit aussi cette ballerine du cirque noir des collines ventées. Tout cela se rapporte à ce à quoi était destinée à priori la marionnette.

Chapitre 4 :            C’est ici qu’apparaît le fameux grillon parleur. On peut mettre en parallèle à cette séquence la scène où le marionnettiste ramasse Pinocchio dans la boue puis se met à lui parler, jouant en quelque sorte le rôle de la conscience de la marionnette, inexistante matériellement dans le film. On voit aussi que les méchants enfants du roman n’aiment guère se faire rappeler à l’ordre par les gens qui en savent plus long qu’eux. Ici on peut établir un rapport avec les deux travestis tenanciers du cabaret qui jettent sous la pluie, pour des raisons inconnues, l’artiste dans la boue. On se doutera de causes méchantes, vu leurs mines réjouies et sadiques, comme par exemple la jalousie d’un talent qu’a le marionnettiste et qui leur fait cruellement défaut.

Chapitre 5 :            Ici nous découvrons l’histoire où Pinocchio a faim et cherche un œuf pour se faire une omelette. Mais au moment fatidique, l’omelette lui fait faux bond en s’envolant par la fenêtre ! Laurent Boutonnat semble s’être inspiré de cet épisode (ou de ce chapitre plutôt puisqu’on parle ici du roman intégral) pour la scène où le marionnettiste voit son pantin volé par la fée. Il lâche alors la gamelle de purée qu’elle lui avait gentiment offerte. La nourriture qu’il attendait tant, tellement on nous le montrait épuisé, s’est envolée devant ses yeux simultanément à la disparition conjointe de sa bienfaitrice et de sa créature inanimée.

Chapitre 6 :            Chapitre où Pinocchio s’endort les pieds sur le réchaud et se réveille le lendemain matin les pieds tout brûlés. C’est cet excès de chaleur qui manque cruellement à l’univers dans lequel les personnages de Laurent Boutonnat sont forcés d’évoluer. La seule pointe de chaleur dans cette atmosphère de plateaux campagnards glacés, de littoral hivernal est humaine. On la trouve dans l’avant dernier plan du film, lorsque le marionnettiste pose sur les épaules de son pantin inanimé sa veste pour qu’elle ne prenne pas froid, ou en espérant qu’elle revivra aussi… 

Chapitre 7 :            Une des scènes tristes du roman où Gepetto rentre chez lui et donne au pantin le casse-croûte qu’il s’était mis de côté. On aurait pu rapporter cette séquence au moment où le marionnettiste mange, mais à aucun  moment il n’offre quoi que se soit à sa marionnette à manger, contrairement au roman. C’est peut-être ce cruel « oubli » qui apporte la malédiction du destin à emporter la marionnette loin de lui.

Chapitre 8 :            Séquence où Gepetto refait les pieds à Pinocchio et vend sa propre casaque pour lui acheter un alphabet. Ce sont ici des éléments dont Laurent Boutonnat ne voulait pas s’embarrasser, laissant l’intrigue de l’alphabet au roman. Le réalisateur, toujours tenu par des impératifs de temps fait concis. Il fait en revanche référence aux pieds de Pinocchio importants ici en les cadrant à part lorsque la marionnette vivante est dans les bras du marionnettiste. Ce plan qui ajoute au mystère accède aussi à une dimension référentielle qui échappera à toute personne n’ayant pas souvenir des détails narratologiques de l’histoire originale.

Chapitre 9 :            Le chapitre du livre où Pinocchio vend son alphabet pour aller au théâtre de marionnette est ici montré à deux reprises pas le 1er théâtre mystérieux où la marionnette se produit mais aussi par l’arrivée de l’homme t de son pantin au cirque. Où on peut remarquer en passant que des marionnettes représentant des animaux ont remplacé les lions dans la cage qui leur était à priori destinée. Le thème de la marionnette est donc usé à plusieurs reprises, parfois en toile de fond, à moitié visible, sans rapport direct avec l’histoire. 

Chapitre 10 :            Épisode un peu à part du roman où les marionnettes reconnaissent leur frère Pinocchio et lui ont fait un accueil grandiose. Mais Mangefeu le marionnettiste sort des coulisses au moment fatidique, et Pinocchio risque de connaître une triste fin. Destin dramatique ici repris dans le film lorsque le pantin est chahuté de mains en mains, en l’air et rattrapé par les divers membres de la troupe du cirque qui se l’envoient comme un vulgaire ballon. A ce moment là de l’histoire on peut se demander vraiment ce qu’il adviendra de cette poupée de cire avec ce marionnettiste un peu incapable qui ne sait guère s’occuper d’elle.   

Chapitre 12 :            Ici le marionnettiste Mangefeu offre cinq pièces d’or à Pinocchio la chargeant de les porter à son père Gepettto. Mais Pinocchio se ravisant, se laisse embobiner par un renard et un chat, et part avec eux. Le double emploi du renard et du chat (la ruse et la légèreté) peut être comparé à celle du marionnettiste de Sans Contrefaçon qui vole à son tour le pantin à la fée vêtue de noir en lui faisant miroiter un amour qui restera éphémère. La marionnette n’aura pas du non plus succomber aux avances de son « manipulateur ». 

 On peut remarquer que Laurent Boutonnat à opéré une sorte de concentration des personnages du roman pour établir ceux de son film. Les actions destinées aux uns et aux autres ne sont plus imputées qu’au marionnettiste et à cette demi-douzaine de personnages secondaires qui peuple son roman. Les actions subissent la même concentration en étant souvent évoquées en un seul plan laconique, qui peut être comparé à un « flash » pour le lecteur familier du roman de Carlo Collodi.

 

Chapitre 13 :            Le chapitre de l’auberge de l’écrevisse rouge prend ici les traits du cabaret du début du film où les deux travestis faisaient figure de Ténardiers devant le pas de leur porte, prêt à décider qui nourrir ou non, détenant un droit de vie sur autrui qu’ils ne méritent pas.

Chapitre 14 :            Ici Pinocchio, faute d’avoir suivi les bons conseils du grillon parleur, tombe sur des brigands. Entremêlement de personnages encore ici car c’est en ignorant le chien lorsqu’il quitte le village que le marionnettiste tombe sur les brigands que représentent les membres du cirque. Brigands qui accéléreront l’engrenage tragique de l’histoire en affolant la fée qui finira par voler le pantin, prise de panique, et qui s’enfuira avec pour lui donner puis lui reprendre la vie.

Chapitre 15 :            La scène où les brigands rattrapent Pinocchio et le pendent à une branche du « Grand Chêne »  n’est pas du tout retranscrite dans le film mais en revanche l’image du « grand Chêne » est omni présente sur le plateau qui surplombe la mer lorsque les roulottes du cirque sont en arrêt. Il n’y a qu’un arbre sur le plateau, ce n’est pas un chêne mais une espèce sans06de bouleau, qui se retrouve dans chaque plan, d’ensemble ou pas, et derrière chaque personnage filmé.  

        

 

Chapitre 16 :    Ici une belle enfant aux cheveux bleus recueille le pantin, le met au lit et convoque trois médecins pour savoir s’il est vivant ou mort. Dans le film on ne sait jamais si la marionnette a le don de la vie ou non. Nous en avons déjà parlé précédemment et étudié ces scènes notamment lorsque la marionnette s’anime sans que le marionnettiste ai mis ses mains dedans et lorsque la marionnette vivante possède toujours ses pieds de bois. 

Chapitre 18 :            Ici dans le roman le renard et le chat emmenant Pinocchio dans le champ des miracles pour lui faire semer ses quatre pièces. Ici c’est d’ordre symbolique que Laurent Boutonnat use de la référence en faisant tomber la marionnette sur la plage. Lorsqu’elle se relève, elle a le visage recouvert de sable comme si elle avait été enterrée. La marionnette est tout ce que possède le marionnettiste, elle est en ce sens comparable aux quelques pièces du roman.

Chapitre 20 :            Ce chapitre relate la rencontre de Pinocchio avec un horrible serpent. Dans le film on peut comparer cette rencontre à celle d’avec le cul-de-jatte pensionnaire du cirque. Mi homme mi-bête il rampe quand il n’est pas tiré sur son chariot. C’est également le dernier personnage du cirque que l’on voit à l’écran. Un choix sûrement pas anodin du réalisateur qui se situe ici uniquement dans le référentiel du roman et aussi de l’histoire du cinéma en citant en quelque sorte le film Freaks (Tod Browning – 1932).

Chapitre 21 :            Ici Pinocchio tombe aux mains d’un paysan qui l’oblige à faire le chien de garde devant son poulailler. Comme cette image de contemplation à la fin du film où le marionnettiste veille sur sa marionnette, sorte de chien de gardien désespéré des sentiments éteints. On voit aussi l’élément du chien en bas de l’écran dans le début du film lorsque l’homme quitte le village. On l’entend également aboyer.

Chapitre 23 :            Pinocchio pleure la belle enfant aux cheveux bleus, puis il rencontre un pigeon qui le transporte au bord de la mer et se jette à l’eau pour porter secours à son père Gepetto. LE pigeon qui guide vers al mer est repris dans le film lorsque l’homme se dirige vers elle sans le savoir. On voit en même temps à l’image un épouvantail et on entend en bruitage (un des seuls du film) le bruit d’un oiseau, comme s’il annonçait la démarche de l’homme et l’amenait sur le plateau qui domine la mer.   

 

Chapitre 26 :     Ici on retrouve l’élément du bord de la mer car dans le roman, Pinocchio et ses camarades de classe vont au bord de la mer voir un terrible requin. Et c’est précisément en ces lieux que se termine l’histoire de Sans Contrefaçon.

Chapitre 30 :     Il fait référence au pays des jouets qui est, dans le film, mêlé au monde de la diégese car il reste peuplé lui-même de ses jouets. Pinocchio le rejoint normalement avec son ami Lumignon qui est dans le film, l’éternel et fidèle marionnettiste.

Chapitre 31 & 32 :      Là où Pinocchio se transforme en âne dans le roman, il ne fait que se transformer en fille dans le film. Double transformation tout de même car à défaut d’être un garçon comme on s’y attend, la marionnette du film devient en plus une fille.   

 Mylène Farmer en Pinocchio dans Les Clips de Mylène sans64

Chapitre 34 :            Dans le roman Pinocchio est jeté à la mer, mangé par un requin et retrouve Gepetto dans le ventre de l’animal, mais redevient un pantin comme avant. Laurent Boutonnat ne garde que ce dernier élément et fait abstraction des autres car le pantin ni la fée ne pénètrent dans la mer. On retrouve en revanche l’image du requin dans le visage du baroque Luc Jamati qui joue le magicien, dans cette tête taillée en fer de lance, anguleux et dure.   

Chapitre 35 & 36 :      Là où dans le roman Gepetto fait redevenir Pinocchio un vrai petit garçon, Laurent Boutonnat stoppe l’histoire juste avant par soucis de gommer tout « happy end » de l’histoire ; comme dansTristana réalisé la même année, dont nous avons déjà parlé pour la même raison.   

Jodel Saint-Marc, le 30 janvier 2002.

 

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Styx et IAO de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 6 juillet 2013

Les deux magazines paruent respectivement le 20 avril et début mai derniers, tous deux 100% consacrés à l’actu de MylèneFarmer, sont toujours disponibles en ligne…

 Styx et IAO de Mylène Farmer dans Mylène et mes BLABLAS styx-240x300
Petit récap!

Styx Magazine

Prix de vente: 18 euros (frais de port pour la France inclus)
Composition: 36 pages / Format 24×30 cm
Contenu:
– Photos inédites de: Nathalie Delépine, John Nollet, Marianne Rosenstiehl…
– Retour sur l’album Monkey Me, ses singles, ses clips… 
– Référentiels
– Interviews:Olivier de Sagazan, TYP, Guéna LG…

Tirage limité à 2000 exemplaires!
En vente exclusivement sur: http://www.styxmagazine.net/

IAO magazine « Meli-Melo »

Prix de vente: 25 euros
Composition: 36 pages // format 24×34 cm
Photos inédites de: Nathalie Delépine, Laurent Zabulon…
Journal de bord des actus depuis la sortie de Monkey à aujourd’hui
Interviews: Olivier de Sagazan, Mario Luraschi

Tirage limité. Nombre d’exemplaire non communiqué.
De nombreux anciens numéros du fanzine sont encore dispo, dépéchez vous!
En vente exclusivement sur: http://www.iaomag.fr/boutique.html

 

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Toutes les Bio. de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 3 février 2012

 

Livres de photos et biographies de Mylène Farmer

Livres Mylène Farmer

Toutes les Bio. de Mylène Farmer dans Mylène et BIOGRAPHIES mylenefarmer1Retrouvez tous les livres liés à l’univers et à l’œuvre de Mylène Farmer. Biographies, Tourographies et livres de photos de Mylène Farmer. Biographies à scandale censurées, référentiels ou biographies éloges retraçant le parcours de Mylène Farmer. Découvrez tous les livres qui vous permettront d’enrichir considérablement vos connaissance sur l’univers complexe de la chanteuse Mylène Farmer.

Les livres et Mylène Farmer ! Depuis son jeune âge, la chanteuse Mylène Farmer à toujours aimé lire des livres. Mylène Farmer s’est rapidement intéressé à la littérature et la poésie notamment grâce aux livres d’Edgar Allan Poe, les livres de Sigmund Freud ainsi que le livre de Sogyal Rinpoché (le livre tibétain de la vie et la mort) et Primo lévis (Si c’est un homme).

A noter que le livre tibétain de la vie et la mort, de Sogyal Rinpoché est devenu un livre de référence pour Mylène Farmer.

Avec son album Avant que l’ombre, Mylène Farmer nous démontrait encore une fois son amour des livres en y faisant référence à Virginia Woolf, une écrivain née en 1882 et qui sévissait dans le genre du livre romancier et livre d’essais.

 

http://www.mylene-01.com/livre-mylene-farmer-ombres-lumieres-alice-novak.html

 

 

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Mylène Farmer référentiel

Posté par francesca7 le 13 janvier 2012

Livre Mylène Farmer, Référentiel 2008Mylène Farmer : Référentiel 2008

 

Titre: Référentiel 2008

Auteur: Collectif

Édition: K&B

Type de livre: Référentiel

Aspect physique: Livre Broché

Date de parution: 18 Octobre 2007

Prix Fnac: 21 €


Mylène Farmer, Référentiel 2008 – Discographie et vidéographie

Ce luxueux référentiel recense la quasi-intégralité des visuels discographiques de Mylène Farmer, depuis son premier titre « Maman a tort » jusqu’à ses dernières productions. Les supports et labels, présentés en recto/verso, sont annotés et comportent le détail des références, chansons, différents pressages, imprimeurs et indications de valeur.

 

Cette édition 2008 a été intégralement repensée et considérablement augmentée par rapport aux années précédentes. Près de 1 600 visuels ont ainsi été rajoutés, soit près de 2 500 visuels au total. Elle comprend également tout le merchandising des albums et des tournées, les plans médias, dossiers de presse, invitations, PLV, disques d’or, ainsi que les plus belles photos des objets de collection qui ont contribué à façonner le mythe « Farmer ».

 

Présentation de l’éditeur

Ce luxueux référentiel recense la quasi intégralité des visuels discographiques de Mylène Farmer, depuis son premier titre  » Maman a tort  » jusqu’à son dernier single  » Déshabillez-moi Live « . Les supports et labels, présentés en recto/verso, sont annotés et comportent le détail des références, chansons, différents pressages, imprimeurs et indications de valeur. Cette édition 2008 a été intégralement repensée et considérablement augmentée par rapport aux années précédentes. Près de 1600 visuels ont ainsi été rajoutés, soit près de 2 500 visuels au total. Elle comprend également tout le merchandising des albums et des tournées, les plans médias, dossiers de presse, invitations, PLV, disques d’or, ainsi que les plus belles photos des objets de collection qui ont contribué à façonner le mythe  » Farmer « . Ce magnifique ouvrage de référence, indispensable pour le collectionneur comme pour le simple curieux, a été réalisé par l’un des principaux spécialistes français de  » LA  » collection….

                                                                  gifs coeur

 

 

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Collection Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 13 janvier 2012

Livre Mylène Farmer, La collection : l’ultime référentielMylène Farmer, la collection : L'ultime référentiel

 

Titre: L’ultime référentiel

Auteur: Adrien Bonnet, Franck Besnier, Olivier Vallée

Édition: Why not

Type de livre: Référentiel

Aspect physique: Beau livre Broché

Date de parution: 14 Septembre 2007

Prix Fnac: 45 €


Mylène Farmer, La collection : l’ultime référentiel – Collectif

Mylène Farmer est l’artiste la plus collectionnée en France. Ses fans sont parmi les plus dévoués et les objets à son effigie sont légions. Des éditions collectors aux disques d’or, en passant par les objets promo, les pressages internationaux et les unes de presse : cet épais et luxueux Référentiel recense l’ensemble des supports estampillés « Mylène Farmer », de ses débuts, en 1984, à aujourd’hui. Vous y trouverez aussi des dizaines de pièces uniques et de documents de travail de la chanteuse.

 http://www.amazon.fr/Myl%C3%A8ne-Farmer-collection-Lultime-r%C3%A9f%C3%A9rentiel/dp/2916611053

 La collection Mylène Farmer en treize chapitres :

 Albums : 33 tours, CD, cassettes (commerce et promo, français et internationaux)Collection Mylène Farmer dans Mylène et BIOGRAPHIES MF80_164a

  1. Singles : Vinyls, CD, cassettes (commerce et promo, français et internationaux)
  2. Images : VHS, DVD, Laserdisc (commerce et promo, français et internationaux)
  3. Outils de travail : Plans promo, bons de préco, PLV, affiches
  4. Compilations : 33 tours, CD, cassettes, vidéos (commerce et promo, français et internationaux)
  5. Reprises : Les tubes de Mylène Farmer repris par d’autres
  6. Tickets, invitations, pass : Concerts, avant-premières de clip
  7. Merchandising : T-shirts, casquettes, cartes postales, porte-clés, briquets,…
  8. Cinéma : Giorgino, Arthur & les Minimoys, Jacquou le croquant,…
  9. Artistes made in MF : Alizée, Good sex valdes, Christia Mantzke, Shade
  10. Publications : Livres, partitions, fanzines, unes de presse
  11. Curiosités : supports anecdotiques, produits pirates
  12. Raretés : Objets uniques réservés aux collaborateurs ou aux médias

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Référentiel de Mylène

Posté par francesca7 le 11 janvier 2012

Livre Mylène Farmer, Référentiel 2007Mylène Farmer : Le référentiel, 2007

 

Titre: Référentiel 2007

Auteur: Collectif

Édition: K&B

Type de livre: Référentiel

Aspect physique: Livre Broché

Dimensions: 20 cm x 29 cm

Date de parution: 18 Octobre 2006

Prix Fnac: 18 €


Mylène Farmer, Référentiel 2007 – Discographie et vidéographie

Ce référentiel très complet recense la quasi-intégralité des visuels discographiques et vidéographiques de Mylène Farmer, depuis son premier titre « Maman a tort » jusqu’à son dernier duo avec Moby, « Slipping away (Crier la vie) ».

Cette édition 2007, augmentée et mise à jour, contient une trentaine de nouvelles pages et environ 300 nouveaux visuels, soit plus de 800 visuels au total. Elle comprend également tout le merchandising des tournées et des albums, les plans médias, les PLV, ainsi que les plus belles photos des objets de collection qui ont contribué à façonner le mythe.

 

résumé du livre

Une rétrospective visuelle et discographique autour de 20 ans d’une carrière foisonnante. Proposé par le magazine Mylène Farmer et vous, la publication de référence sur la chanteuse, et les éditions K&B, ce référentiel complet recense la quasi-intégralité des visuels discographiques et vidéographiques de l’artiste, depuis son premier titreMaman a tort‘ jusqu’à son dernier duo avec Moby, ‘Slipping Away (Crier la vie ). Ces supports, présentés en recto/verso, sont annotés et comportent le détail des références et des chansons. La rétrospective comprend également tout le merchandising des tournées et des albums, les plans médias, les PLV, ainsi que les plus belles photos des objets de collection qui ont contribué à façonner le mythe. Cet ouvrage présente tout le travail visuel et esthétique réalisé autour de la star Mylène Farmer

http://www.amazon.fr/Myl%C3%A8ne-Farmer-r%C3%A9f%C3%A9rentiel-Maxime-Men/dp/2915957169

                                                                         Référentiel de Mylène dans Mylène et BIOGRAPHIES tz691z64

 

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Le Référentiel Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 5 janvier 2012

Livre Mylène Farmer et vous, Le référentielMylène Farmer et vous : Le référentiel

 

Titre: Le référentiel (MF et vous)

Auteur: Collectif

Édition: K&B

Type de livre: Référentiel

Aspect physique: Livre Broché

Date de parution: octobre 2005

Prix Fnac: 25 €


Mylène Farmer et vous, Le référentiel – Discographie et vidéographie

Ce référentiel recense l’intégralité des visuels discographiques et vidéographiques de Mylène Farmer. (Plus de 500 visuels et plus de 40 Photos exclusives de Mylène Farmer).

 Ce référentiel est très incomplet, il manque beaucoup de référence et n’inclut même pas les cotes.
un peu déçue par la qualité des photos.

 Mylène Farmer est, avec Johnny Halliday, la chanteuse la plus collectionnée en France. Proposé par le magazine Mylène Farmer et vous, le mensuel de référence sur Mylène Farmer vendu en kiosques, ce référentiel constitue le premier argus discographique et vidéographique sur la chanteuse à sortir en librairies. Il recense l’intégralité des supports discographiques et vidéographiques de la star, depuis son premier titre Maman a tort jusqu’au dernier album Avant que l’ombre… soit plus de 500 visuels couleur au total ! Ces supports, présentés en recto/ verso, sont annotés et agrémentés des références et du détail des chansons. Cet argus comporte également les photographies en grand format des splendides objets de collection qui ont contribué à façonner le mythe. Enfin, cet ouvrage est illustré par une quarantaine de photos de la star, pour la plupart inédites et datant de toutes les époques.

Ce luxueux support s’adresse évidemment au collectionneur, au fan, mais aussi au simple curieux qui voudrait découvrir tout le travail visuel et graphique réalisé autour de Mylène Farmer. Une indispensable rétrospective visuelle et discographique autour de 20 ans d’une carrière foisonnante.

 http://www.amazon.fr/Myl%C3%A8ne-Farmer-vous-Maxime-Men/dp/2915957010

 

                                                                                             barre fleur et coccinelle

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Mylène Farmer, Référentiel 2008

Posté par francesca7 le 12 novembre 2011

Livre Mylène Farmer, Référentiel 2008

 

Livre Broché – Date de parution: 18 Octobre 2007 – Prix Fnac: 21 €

Mylène Farmer, Référentiel 2008 - Discographie et vidéographie

Mylène Farmer, Référentiel 2008 dans Mylène et mes BLABLAS 9782915957327FSCe luxueux référentiel recense la quasi-intégralité des visuels discographiques de Mylène Farmer, depuis son premier titre « Maman a tort » jusqu’à ses dernières productions. Les supports et labels, présentés en recto/verso, sont annotés et comportent le détail des références, chansons, différents pressages, imprimeurs et indications de valeur.

Cette édition 2008 a été intégralement repensée et considérablement augmentée par rapport aux années précédentes. Près de 1 600 visuels ont ainsi été rajoutés, soit près de 2 500 visuels au total. Elle comprend également tout le merchandising des albums et des tournées, les plans médias, dossiers de presse, invitations, PLV, disques d’or, ainsi que les plus belles photos des objets de collection qui ont contribué à façonner le mythe « Farmer ».

                                   Drag and drop me

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Livres Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 6 novembre 2011

Retrouvez tous les livres liés à l’univers et à l’œuvre de Mylène Farmer. Biographies, Tourographies et livres de photos de Mylène Farmer. Biographies à scandale censurées, référentiels ou biographies éloges retraçant le parcours de Mylène Farmer. Découvrez tous les livres qui vous permettront d’enrichir considérablement vos connaissances sur l’univers complexe de la chanteuse Mylène Farmer.

Livres de photos et biographies de Mylène Farmer

 

Livre D’ombres et de lumières Livres Mylène Farmer dans Mylène et mes BLABLAS MF80_42a

Livre La culture de l’…

Livre Écorchée live

Livre Mylène (2e éd.)

Livre La star aux deux visages

Livre En clair-obscur

Livre Des mots sur nos désirs

Livre Mylène

Livre La libertine

Livre Le culte (2e éd.)

Livre L’intégrale

Livre Référentiel 2008

Livre Le culte

 

Livre L’ultime référentiel

Livre Avant que l’ombre… À…

Livre Phénoménale

Livre Référentiel 2007

Livre Influences

Livre Mylène Farmer (2e éd.)

Livre Belle de scène

Livre La part d’ombre (2e éd.)

Livre Dictionnaire des chansons de…

Livre Le référentiel (MF et vous)

Livre Mylène Farmer de A à Z (4e éd.)

Livre Les années Sygma

Livre Mylène Farmer

Livre Mylène Farmer

Livre Mylène Farmer de A à Z (3e éd.)

Livre De chair et de sang

Livre La naissance du mythe MF80_80a dans Mylène et mes BLABLAS

Livre L’ange rouge

Livre La part d’ombre

Livre Mystérieuse sylphide

Livre Le mystère

Livre L’ange blessé

Livre Lisa Loup et le conteur

Livre Mylène Farmer de A à Z (2e éd.)

Livre Au coeur du mythe

Livre Mylène Farmer de A à Z

 

Livre Picture book

Livre L’album Photo

Livre Mystérieuse Sylphide

Livre Ainsi Soit-Elle

Livre Mylène Farmer


 

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LISA – LOUP ET LE CONTEUR….

Posté par francesca7 le 4 septembre 2011

  

LISA -  LOUP ET LE CONTEUR…. dans Mylène 2003 - 2004 clipcubj7    clipcubj16 dans Mylène 2003 - 2004  

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L’histoire présente Lisa. Lisa est une petite fille dont la grand-mère vient de mourir. Elle se sent très seule, quand soudain apparaît Loup, un “garçon tout plat”. Elle devient amie avec Loup, un personnage né de son imagination « sorti de dessous le lit », avec qui elle va découvrir la littérature, faire des rencontres et surtout faire connaissance avec une certaine dureté de la vie. Ils partent donc pour un long voyage, dont l’unique but est de chercher un Homme, grand et qui parle. Puis arrive une série de personnages de contes : une araignée, un lapin, un âne, et même un ver ‘solitaire’. Toute l’histoire est ponctuée de questions existentielles que se pose Lisa, et qui nous remet forcément en question. 

Mais la véritable morale de cette histoire, c’est une interrogation que se pose sans cesse Mylène Farmer dans les textes de ses chansons : “Qui est l’autre ?”.

 

Contexte  

 20031029.OBS0557La nièce de Mylène Farmer, dont elle a lancé la carrière musicale durant l’été 2008, se prénomme Lisa, et son grand frère, mort en 1996, se prénommait Jean-Loup. Les fans de la star retrouvent avec délice la prose et les thèmes farmeriens dans ce conte aux rimes soignées et aux illustrations personnelles. Mylène, qui a plusieurs fois avoué ne pas se souvenir de son enfance, livre cependant quelques résurgences de son passé. Mais attention, contrairement aux apparences, il n’est pas sûr que ce livre soit destiné aux enfants…  

 

je vous donne l’épilogue du livre  

Les mois passent, les années passent, Lisa est lasse… parfois. Ils ont vu tant de choses, posé tant de questions qu’il faudrait des années pour décrire tout ce qui s’est passé.   

Bien sûr, ils se sont disputés, dit des mots qu’on voudrait oublier, mais rien aujourd’hui ne les séparerait ! Ils sont tous si différents, si délicieusement compléments !   

Lisa ne portait plus ses chaussettes toute la nuit, mais des collants quand il faisait froid dedans ; elle n’utilisait plus des gommettes pour se faire des pommettes haut placées (comme les grands), elle avait grandi l’enfant… Et comment ! 

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