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Mylène commentaires

Posté par francesca7 le 4 mai 2013

 Mylène commentaires dans Mylène dans la PRESSE 1-2-300x160

Mylène Farmer a filé. Et elle doit sacrément s’ennuyer en Californie. Peut-être chante-t-elle le soir, toute seule dans le noir, « Je t’aime mélancolie » ? Elle nous avait pourtant bien fait comprendre, avec son single « California », que l’endroit l’angoissait : « Sous ma peau, j’ai L.A en overdose », susurrait-elle, en porte-jarretelles, entre deux dédoublements de personnalité. Eh bein alors Mylène ! Optimistique-toi, pleure pas ! Au premier coup de mou, remballe tout et viens vivre à Chatou !

Sans contrefaçon, je suis un glaçon 

Mylène a toujours été une princesse de glace. Il faut dire que les plaines enneigées de son enfance au Québec l’ont rendue un peu givrée. Il n’y a qu’à voir Giorgino , le film réalisé par son jumeau diabolique Laurent Boutonnat ! Vous ne faites pas partie des 60 000 spectateurs qui se sont précipités dans les salles obscures en 1994 ? C’est bien dommage… Car ce clip de 3 heures est un régal, pour qui aime les cannibales, les enfants morts et les pendus. Mylène, plus rousse que jamais, est folle à lier dans cette mélopée baignée d’inquiétante étrangeté. Jouer un fantôme autiste ? Pas vraiment un rôle de composition pour la chanteuse spectrale de Comme j’ai mal… Un film culte, donc, à partager avec ses amis névrosés, dans un vieux grenier, entre deux PLV d’Anamorphosée.

 Aussi vivace qu’un chrysanthème

 Les fans de Farmer ont bon dos : on leur reproche d’aduler une icône un peu coconne alors que tout le monde, au fond, aime Mylène. N’ayez pas honte de le dire : les 30 millions de disques ne se sont pas vendus tout seuls, si ? Grâce à vous, la pleurnicharde gothique, aussi vivace qu’un chrysanthème, est devenue l’artiste féminine ayant vendu le plus d’albums en France. Et non, ce n’est pas Jenifer… Bien sûr, la poupée suturée a commis quelques impairs. Mais qui n’a pas fait une seule erreur en trente ans – de vie ou de carrière ? Peu importe qu’elle ait enregistré une chanson aussi niaise qu’Appelle mon numéro – désolé Mylène, j’ai plus de forfait – ou qu’elle entonne ses faux tubes de RedOne affalée dans un fauteuil Maisons du Monde. Sans elle, pas de coup de bouteille dans la gueule pendant une partie de cartes, pas de cafard dans la soupe, pas de dame blanche attachée à une locomotive, pas de prostituée schizophrène sur Sunset Boulevard, pas de Bouddha volant à Bercy, pas d’Alizée , pas de chute sur les marches de l’Elysée. Et a-t-on déjà trouvé un titre plus cul-culte que « Pourvu qu’elles soient douces » ? Quant au fameux « je, je suis libertine, je suis une catin », il fait encore hurler plus d’une demoiselle d’honneur éméchée à des mariages complètement ratés !

http://www.ozap.com/actu/lonely-mylene/435223

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Spectacle et chansons du Live Bercy de Mylène

Posté par francesca7 le 9 avril 2013

Spectacle et chansons du Live Bercy de Mylène dans Mylène AU FIL DES MOTS bercy-210x300

 

En 1997, qui dit nouveauté dit changement d’équipe. Mylène fait table rase du staff des concerts de 1989. Hormis Laurent Boutonnat pour la conception du show et Thierry Suc pour la production, la chanteuse s’entoure de nouveaux visages ; Yvan Cassar (direction musicale et claviers), Jeff Dahlgren et Brian Ray (guitare), Jerry Watts Jr (basse), Abraham Laboriel Jr (batterie) et Susie Devis (claviers et percussions). Côté danseurs et danseuses, le public découvre augustin Madrid Ocampo Jr. Roberto Martocci, Jermaine Browne, Brian Thomas, Thomas Mariano et les danseuses-choristes Donna De Lory  et Valérie Bony. A noter que le danseur Christophe Danchaud travaille encore à ce jour avec Mylène et que la rivale de Libertine, Sophie Tellier, sort ici et définitivement de l’univers Farmer, par choix, comme l’a expliqué Tellier. Les chorégraphies, quant à elles, sont créées par Mylène Farmer, Christophe Danchaud et Jaime Ortega. Signalons aussi les nouvelles choristes Carole Rowley et Esther Dobong ‘ Na Essienne. Une partie de cette équipe toute neuve suivra désormais Mylène en tournée et lors des shows de 1999-2000. Les costumes eux aussi ont évolué : Thierry Mugler est remplacé par le génial et avant-gardiste Paco Rabanne. Il concocte pour Mylène de magnifiques tenues sexy et lumineuses argentées et blanches. Les décors sont très réussis également ; conçus par Jean Michel Laurent et Xavier Grosbois (L&C Design), ils se caractérisent par un écran géant (le plus imposant d’Europe), une araignée gigantesque où Mylène viendra se percher pour chanter Alice, et l’avant d’un train pour le final sur XXL.

Côté track-listing du concert, Mylène fait un savant mélange de ses quatre albums tout en privilégiant tout de même le dernier, Anamorphosée. De Cendres de Lune, elle chante Libertine, l’Ainsi soit je. Elle chante Sans contrefaçon et Ainsi soi Je… (pour certaines dates), de l’Autre… elle chante l’Autre, Je t’aime mélancolie et Désenchantée, et d’Anamorphosée elle interprète Vertige, California, Et tournoie . L’instant X, Alice, Comme j’ai mal, Mylène s’en fout, Rêver, Laisse le vent emporter tout, Tomber 7 fois.. et XXL . Soit l’intégralité de l’album, excepté Eaunamisme.

Reste Que mon cœur lâche, single sorti en 1992. Une belle surprise attend les spectateurs de Genève et Paris (et uniquement ceux-là), puis que Mylène interprète en duo avec Khaled La Poupée qui fait non, reprise du tube de Michel Polnareff de 1966. Le succès est total (même si la tournée n’st pas « sold out » comme en 1989) et sera l’occasion d’un disque et d’une VHS ainsi que d’un Laser Disc (le DVD sortira en 2000 – Mylène Farmer Live à Bercy, Polydor 0548502). A noter que sur la vidéo (réalisée par Laurent Boutonnat et François Hanss), le spectacle est dédié à Jean-Loup : Mylène rend ainsi hommage à son frère aîné, mort dans un accident le 26 octobre 1996. Sorti le 21 mai 1997, le CD du concert connaîtra un succès foudroyant avec près de 900 000 exemplaires vendus ; Un record absolu pour un Live, tous artistes confondus.

LA POUPEE QUI FAIT NON – (avec Khaled) – C’est pour une émission de télévision que Mylène enregistre un duo avec le chanteur algérien Khaled. C’est le troisième duo de toute sa carrière (après Frantz avec Guy Béart et Regrets avec jean-Louis Murat). Le 24 octobre 1996, alors qu’elle fait une pause forcée pendant sa tournée, Mylène accepte de venir chanter dans l’émission de TF1 « Tip Top ». Outre une courte interview, elle chante Comme j’ai mal et en duo, La Poupée qui fait non, reprise de Michel Polnareff.

Dans le magazine Instant Mag (n° 15, automne 2003), Thierry Rogen, ingénieur du son, se souvient de l’enregistrement : « J’ai aussi participe au single La Poupée qui fait non avec Khaled, où là, Laurent Boutonnat était complètement absent. L’enregistrement s’est fait ici, au studio (Les studios Méga à Suresnes) dans la bonne humeur. Ça a été très rapide, Mylène et Khaled se sont vus quatre heures en tout et pour tout ! » Un enregistrement éclair donc pour une chanson qui colle bien aux deux univers. D’autant que Mylène a toujours déclaré aimer Polnareff et connaître ce titre depuis l’enfance. La Poupée qui fait non fut chantée par Michel Polnareff en 1966 – c’est même son premier disque (EP La poupée qui fait non, Chère Véronique, Beatnik, Ce que je cherche, AZ 1024). Cette chanson de Franck Gérald sera un immense succès et permettre à Polnareff de débuter dans la chanson aux côtés de Sylvie Vartan Johnny Hallyday ou Claude François. Les paroles, comme c’était souvent le cas dans les années 1960, sont gentillettes : l’histoire d’une jeune fille (une poupée) qui ignore les avances d’un prétendant rien de plus. La qualité de la chanson vent donc essentiellement de la musique de Polnareff… En 1996, soit trente ans plus tard, c’est donc Mylène et Khaled qui reprennent ce titre pour une émission de télé. Mais cette version studio (ils chantent en play-back) ne sera jamais commercialisée. Elle reste inédite encore aujourd’hui, mais Khaled rejoindra Mylène lors des concerts à Genève et à Paris Bercy en décembre 1996.

Là, la chanson en live sera bel et bien enregistrée et gravée sur le CD et la vidéo du concert. Ce duo se situe à la fin du concert, juste avant la dernière chanson, XXL, Après Ainsi soit Je…, Mylène accueille donc Khaled sur scène, et ils offrent au public une version de La Poupée qui fait non aux accents arabisants, avec des arrangements d’Yvan Cassar.

                 issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 105/220

 

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Printemps 1987 avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 28 février 2013

 

Propos recueillis par Elsa Trillat (photographe)

Printemps 1987 avec Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE images-12. « Tristana » est sur toutes les lèvres. Le clip qui l’accompagne est une nouvelle fois époustouflant. Je suis alors photographe pour « Paris Match » et je persuade la rédaction du magazine de faire un sujet sur elle. Mylène n’étant pas encore très connue, ils sont assez réticents, mais finissent pas accepter. J’appelle Bertrand Le Page pour lui dire. Il me dit OK, mais me précise qu’elle ne fait de photos qu’avec Christophe Mourthé. Evidemment, ça ne me plait pas du tout qu’un autre fasse un sujet dont je suis l’instigatrice. Au final, ils sont OK pour que ce soit moi. On se retrouve donc le premier week-end de juillet 1987 chez Bertrand pour une séance photo. On fait alors la série où Mylène est allongée par terre, faisant des croquis, avec la petite poupée de bois à ses côtés. Ca se passe admirablement bien. A tel point que Mylène me propose d’aller poursuivre la séance ailleurs.

En fait, nous allons à Porchefontaine, à Versailles, où Mylène faisait du cheval quand elle était petite. Elle les a appelés pour savoir si on pouvait avoir un cheval pour des photos, et hop nous voilà sur la route ! A peine arrivée, elle monte à cru sur un cheval. L’animal se cabre. Elle voltige. Je ne sais même pas comment elle a fait pour ne pas tout se casser. Mylène me dit alors : « Il faut que je remonte tout de suite sinon je ne remonterais jamais ». Elle remonte aussitôt sur le cheval et on fait notre série de photos.

Parution dans Mylène Farmer Magazine – 2003

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Mylène pour Graffiti

Posté par francesca7 le 14 février 2013

Mylène Farmer pour Graffiti

En décembre 1987 Interview de Mylène pour Graffiti

Mylène pour Graffiti dans Mylène en INTERVIEW mylene-1

« sans contrefaçon » semble suivre le chemin du succès.
- complètement, car lorsqu’on propose un disque au public on n’est jamais sûre de soi, on doute, c’est normal.

Comment est née cette idée ?
- c’est parti d’une musique de Laurent Boutonnat et le texte est venu se greffer ensuite. C’est moi qui l’ai écrit et il se réfère à l’enfance, c’est un énorme clin d’œil à mon vécu de fille manquée. C’est vrai, lorsque j’étais une gamine, je ne m’intéressais guère aux choses dites féminines. Par exemple, je ne jouais jamais à la poupée, je préférais déjà les petites voitures, je n’avais pas d’amies filles, mais plutôt des copains. Attention, cette chanson n’est pas n règlement de compte. Ce ne fut pas comme on pourrait le croire, ni traumatisant, bien contraire, j’ai vécu mes particularités avec une sacrée bonne santé notoire.

Et le nouvel album ?
- eh bien il est en construction.

Laurent Boutonnat n’ a pas envie d’une gloire au grand jour ?
- non, pas vraiment. Lui, sa passion se situe derrière la caméra. Son rêve serait de monter un film long métrage en tant que réalisateur et puis de continue rà composer de la musique.

Aurait-il pensé à Mylène, version comédienne ?
– il en est question.

Et le clip de « Sans contrefaçon » ?
- lui aussi, il est en cours d’élaboration mais, pour l’instant, il s’agit de rattraper le retard accumulé et puis miss farmer n’est pas une artiste pressée !

Tu n’entends pas occuper les médias avec un blabla inutile…
- Le rêve et le mystère, ce sont des données inhérentes au métier de chanteur.

Es-tu équilibrée ? Tu parais écorchée…
- non, il faudrait que j’ai une vie solide, mais j’ai l’impression que c’est une mission impossible.

Ton appartement te ressemble-t-il ?
- il est clair et peu meublé, c’est tout ce que j’ai envie de vous en dire !

Tu revendiques fermement une certaine élégance…
- Je n’apprécie guère les jeans et je privilégie les belles fringues des créateurs aux vêtements passe-partout et sans âme. Ou alors, je préfère ne rien porter du tout !

T’intéresses-tu à la télévision ou à la radio ?
- je n’apprécie guère le vent de médiocrité qui souffle sur la création française. C’est n’importe quoi et c’est n’importe comment. C’est pauvre. Il n’y a guère que les émissions consacrées aux animaux qui m’intéressent et puis « Face à France » sur la 5, qui semble manifester plus d’ambition que les autres.

Et E.T… ton singe, comment va-t-il ?
- Bien merci ! Il griffonne, il est aussi hyper sensible, il perçoit des choses et souvent, j’ai l’impression qu’il comprend tout ce que je lui dis. En fait, c’est comme un bébé et pourtant ce n’est qu’un singe. Je sais que cela peut paraître troublant et nombreux sont ceux qui doivent penser que je suis cinglée ! Mais entre E.T et moi, c’est l’harmonie parfaite, alors pourquoi le nierais-je ?!

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Adolescence à Mylène

Posté par francesca7 le 20 janvier 2013

Mon adolescence par Mylène Farmer    

Interview du 25 Janvier 1988 par le Magazine OK

Mon caractère : L’envie d’être à part.

Adolescence à Mylène dans Mylène 1987 - 1988 mf90_33a-244x300Quelque part, j’étais peut-être un peu comme l’héroïne de ma dernière chanson : « Sans Contrefaçon… je suis un garçon… » Je n’étais pas un garçon manqué, mais une fille manquée. Depuis ma plus tendre enfance, je n’ai jamais aimé jouer à la poupée, à la dînette… J’ai toujours préféré la compagnie et les jeux des garçons. Certainement cela a dû influencer mon caractère… jusqu’à l’âge de dix ans, j’ai vécu au Canada une enfance heureuse. J’étais très ouverte, bavarde… et mon arrivée en France a été un véritable choc. J’ai eu du mal à m’intégrer à l’époque. Mais je n’ai pas souffert de cette période de transition qu’on appelle l’adolescence. Disons que j’ai commencé à exister réellement il y a peu de temps, quand j’ai commencé à me réaliser dans le métier que j’ai choisi. Avant, j’étais mal à l’aise. Sûrement un peu déracinée… en fait, je n’avais qu’une envie déjà : être à part, être la personne élue. Ce que je ne supportais pas, adolescente, c’est d’être perdue parmi 30 000 fourmis. Et c’est justement ce qu’on vous demande lorsqu’on est adolescent : ne pas être marginal, bien se noyer dans la masse. De cela oui, j’ai souffert !

MES ETUDES / INCOLORES ET INODORES 

Je me souviens d’une chose étonnante : j’ai toujours refusé d’arriver en retard au cours. Hiver comme été, je me retrouvais seule à 7 h 30 devant la porte, alors que nous ne commencions qu’à 8 h… En revanche, je ne portais aucun intérêt quand à la suite de la journée. C’est un paradoxe bizarre que je n’ai jamais pu m’expliquer. Peut-être est-ce dû à mon signe zodiacal : Vierge ascendant Vierge, cause de conflit, de dualité ? En dehors de ça, j’ai vécu une scolarité que je qualifierai d’incolore, d’inodore. J’adorais le français, mais hélas, il m’a été enseigné par des profs qui le détestaient. J’aimais bien aussi le dessin, le théâtre et les sciences naturelles. Quant aux maths, j’étais archi nulle. En fait, mon esprit anti-cartésien ne pouvait pas s’accommoder de la logique mathématique.

MES PARENTS : JE LEUR DIS MERCI

J’ai eu la chance d’avoir des parents intelligents, ouverts, généreux dans l’âme. Si je voulais leur parler, je pouvais le faire sans problème, mais mon caractère d’adolescente introvertie me poussait plutôt à me taire. En fait, à part notre « exode » difficile pour moi au début, j’ai vécu dans un univers plutôt agréable, entouré de frères et de sœurs, comme la plupart des autres familles. En tout cas, je ne remercierai jamais assez mes parents d’avoir su régler parfaitement le problème de l’argent de poche. J’en avais un peu, mais pas trop. Dans des limites raisonnables qui font qu’on apprécie toujours les choses, qu’il vous reste des désirs. J’avoue que j’avais été choquée par les sommes exorbitantes que recevaient certains élèves.

MON LOOK : MAMAN N’AVAIT PAS TORT

Ma mère a toujours adoré s’habiller et de ce fait elle m’a forcément influencée, je m’en inspirais plus ou moins, fatalement. Mais à 14-15 ans, le budget alors était limité en ce qui concerne les vêtements, aussi je recherchais avant tout à bien marier les couleurs plutôt que de trouver des formes originales. J’étais déjà définitivement pantalons et je me souviens en particulier d’une tenue bordeau – j’ai craqué un moment pour cette couleur – pull et pantalons assortis que je trouvais du plut bel effet ! J’avais les cheveux très courts et je n’ai jamais les cheveux plus longs que ma coupe actuelle. Et jusqu’à « Maman à tort » ils étaient bruns. Ce n’est qu’à partir de « Libertine » qu’ils sont devenus roux.

MES LOISIRS : L’EQUITATION, DEJA…

La lecture, c’est venu assez tard. Non, vers 15 ans, j’étais surtout très dessin. Et puis déjà une passion pour les animaux et les zoos. J’avais essayé le piano, la danse classique (une seule séance, car à la fin la t^te me tournait), puis j’ai tenté l’équitation et là mes parents ont dû se dire « Encore un de ses caprices ! » Maman a vraiment eu tort car là, j’ai vraiment craqué. Au point de monter trois fois par semaine, de partir en stage l’été… bien sûr, il y a eu aussi la musique. A la maison on était plutôt musique classique et côté variétés, c’était Serge Reggiani, Gréco, Brel, Brassens, Barbara… Serge Reggiani, j’ai beaucoup aimé, je suis même allée le voir deux fois sur scène. Et puis, il y a eu Dutronc… Je n’ose pas dire mon idole, car j’ai horreur de ce mot, mais comme je n’en vois pas d’autres… J’avais tous les albums, des petits joyaux, musiques et textes sublimes. Et quand il me restait un peu de temps, j’allais au cinéma. J’ai toujours été fascinée par le cinéma, par l’image. Et ses stars mythiques : Marilyn et James Dean, bien sûr mais aussi et surtout, Greta Garbo. Une comédienne, un personnage et un destin hors du commun.

MES PREMIERES AMOURS : ELLES ETAIENT IMPOSSIBLE ET PLATONIQUES

mf80_161a1-194x300 dans Mylène en CONFIDENCESC’est venu vraiment très tard ! Adolescente, je n’étais pas du tout branchée boums par exemple. J’y suis bien allée deux, trois fois, pour voir, mais c’était pas mon truc. Malaise. Plutôt que des amours, j’ai eu des intimités intellectuelles avec des garçons, des relations platoniques, évidemment sans contact physique… Mais mes copines, elle, avaient plein de flirts et bizarrement, j’en ai souffert. Quelque part, je jalousais leurs succès auprès des garçons. Encore un paradoxe de ma part. mais j’avais trop d’appréhension pour franchir le pas… En fait, à l’époque je « fanstasmais » sur des amours impossibles avec tel ou tel comédien. Quelque part, je devais trouver ça moins difficile qu’une idylle « en chair et en os.

EN CONCLUSION

Nous sommes entrés, à mon avis, dans une ère de désintéressement. On se dit que la vie est difficile d’entrée de jeu – et c’est vrai qu’elle l’est, difficile – car d’entrée de jeu aussi, il y a le chômage. Notre époque a perdu son âme. Nous avons une crise bien plus grave que les problèmes boursiers. La vraie crise, elle est mentale, c’est dans nos têtes qu’elle se passe. Cela dit, je reste optimiste car en période de crise, il se passe toujours des choses qui font avancer le monde, un renouveau, un regain de création, d’énergie…

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Mylène Farmer autrement

Posté par francesca7 le 3 novembre 2012

On aime ou on n’aime pas Mylène

 Les fans de Farmer ont bon dos : on leur reproche d’aduler une icône alors que tout le monde, au fond, aime Mylène. N’ayez pas honte de le dire : les 30 millions de disques ne se sont pas vendus tout seuls, si ?

Mylène Farmer autrement dans Mylène dans la PRESSE photo_1299510476-300x236Grâce à vous, la pleurnicharde gothique, aussi vivace qu’un chrysanthème, est devenue l’artiste féminine ayant vendu le plus d’albums en France. Et non, ce n’est pas Jenifer… Bien sûr, la poupée suturée a commis quelques impairs. Mais qui n’a pas fait une seule erreur en trente ans – de vie ou de carrière ? Peu importe qu’elle ait enregistré une chanson aussi niaise qu’Appelle mon numéro – désolé Mylène, j’ai plus de forfait – ou qu’elle entonne ses faux tubes de RedOne affalée dans un fauteuil Maisons du Monde. Sans elle, pas de coup de bouteille dans la gueule pendant une partie de cartes, pas de cafard dans la soupe, pas de dame blanche attachée à une locomotive, pas de prostituée schizophrène sur Sunset Boulevard, pas de Bouddha volant à Bercy, pas d’Alizée , pas de chute sur les marches de l’Elysée. Et a-t-on déjà trouvé un titre plus cul-culte que « Pourvu qu’elles soient douces » ? Quant au fameux « je, je suis libertine, je suis une catin », il fait encore hurler plus d’une demoiselle d’honneur éméchée à des mariages complètement ratés !

 Parution chez http://www.ozap.com/

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Ainsi soit Nous, dit Mylène à Laurent

Posté par francesca7 le 1 novembre 2012

 

Propos recueillis par Elsa Trillat (photographe) pour le Mylène Farmer Magazine en 2003

Ainsi soit Nous, dit Mylène à Laurent dans Mylène dans la PRESSE feudes1En octobre, Mylène et Laurent préparent le tournage du clip de « Sans contrefaçon », prévu pour décembre. Hélas, à ce moment-là, je suis rattrapée par des problèmes de santé. Le 19 octobre, je les appelle pour les prévenir que j’entre en dialyse. Mylène se fait mouler le visage pour la fabrication de sa marionnette qui servira pour le clip. A peine rentrée, elle me rappelle pour me parler et m’assurer de son soutien. Pendant dix jours, je suis hospitalisée pour les examens d’usage. Quelques-unes des vedettes que je photographie régulièrement pour « Match » me rendent visite : les Niagara, Vanessa Paradis qui m’offre un synthétiseur…

C’est une période pendant laquelle Mylène et moi nous rapprochons encore plus car elle vient quasiment tous les jours prendre le relais de ma mère pour m’aider à manger et me tenir compagnie. Quelques jours avant la sortie de « Sans contrefaçon », elle m’apporte les éditions « Or » promotionnelles du 45 tours. Quelle fierté de voir ma photo ! Elle m’appelle aussi tous les soirs, histoire de papoter avant de dormir. Un soir, elle me dit qu’elle vient d’écrire un texte en une demi-heure pour son prochain album. Elle me le lit au téléphone. C’est « Ainsi soit je… ». Elle écrit la plupart des titres de son prochain album pendant cette période et me tient au courant quotidiennement de son avancée.

Plus j’y pense, plus je me dis que l’album « Ainsi soit je… », c’est le nôtre. Bien sûr, je n’ai pas écrit les chansons, je ne les ai pas chantées non plus. Mais je me suis sentie impliquée dans le processus de sa création. J’ai vraiment l’impression d’avoir eu une influence sur la direction qu’il a prise. Notamment « Sans contrefaçon » ou la reprise de « Déshabillez-moi ». Une fois, Brigitte, la sœur de Mylène, m’a dit que « Sans logique », c’était pour moi. Est-ce vraiment le cas ? Si oui, c’est Mylène qui est à la fois satanique et angélique, mais c’est à moi qu’elle crèverait volontiers les yeux à coup de ciseau !

Décembre 87. Comme prévu, j’entre en dialyse. Mylène est très contrariée car elle doit partir à Cherbourg pour tourner le clip de « Sans contrefaçon ». Elle ne souhaite ni me forcer à venir ni me l’interdire. Elle pense simplement que ça va m’affaiblir. Elle a raison. C’est donc la mort dans l’âme que je renonce à aller prendre les photos du tournage. Quel dommage : « Sans contrefaçon », c’est un peu notre truc à tous les trois, Laurent, Mylène et moi. Pour l’anecdote, je me rappelle qu’au début, Mylène voulait que l’histoire du clip tourne autour d’un camp de concentration. Comme j’étais très maigre à l’époque, elle m’avait dit qu’elle aurait un rôle pour moi !

2005_fevrier2 dans Mylène dans la PRESSEEn janvier, elle m’annonce toute fière l’avant-première du clip au Max Linder, un cinéma parisien. Une projection de presse. Rendez-vous à 11 heures. Elle veut que j’y sois. Mais je suis en dialyse toute la matinée donc ça me paraît compromis. Mylène est assez triste. Le jour venu, je fais le forcing auprès de mes médecins qui acceptent exceptionnellement de me laisser sortir une heure avant. Je prends un taxi. J’arrive sur place, Mylène me voit. Toute contente, elle dit : « C’est bon, Elsa est là, on peu commencer ! ». J’avoue être assez flattée par la remarque. La projection commence. A la fin, Mylène, voyant que je ne peux applaudir – j’ai le bras gauche bandé suite aux dialyses – prend ma main droite et tape dedans avec sa main gauche. On applaudit comme des sœurs siamoises. On sort du Max Linder vers 14 heures. On a hyper faim. Je propose à Mylène de manger des sushis, elle n’en a pas trop envie. Je lui dit : « Fais-moi confiance, je suis sûre que tu vas aimer ». Direction Osaka, vers la Comédie Française. Là, elle tombe amoureuse des sushis. Je lui aurais au moins laissé ça. Les semaines passent. Mais je vais toujours me faire dialyser trois fois par semaine. Je décide de vendre ma voiture. Mylène veut me la racheter. Elle n’a même pas le permis ! « Mais je l’adore tellement ta Mini ! J’apprendrai à conduire ! ». Finalement, le concessionnaire me reprend la voiture quand j’en rachète une nouvelle. Mylène est très énervée. Ca me fait rire.

Les photos de la pochette de l’album « Ainsi soit je… » sont shootées début février chez Bertrand Le Page. Je vais chercher Mylène chez elle, rue Quincampoix. Elle sort avec des bigoudis sur la tête et sa poupée sous le bras, c’est surréaliste ! On fait l’essentiel des photos devant un grand miroir : une première série où elle se regarde dans la glace et une autre où elle se retourne vers moi. L’électricité saute à trois reprises car je travaille uniquement au tungstène, jamais au flash. C’est une lumière permanente qui donne une image plus dorée, mais qui consomme beaucoup. En plus, la radio reste branchée pendant toute la séance. Je me souviens d’ailleurs que c’est l’époque où François Feldman commençait à cartonner fort. Son nouveau single passe à la radio, Mylène me regarde et me dit : « Tu vas voir que ce truc va finir numéro un ! ». Elle n’a pas eu tort. Bref. Je fais développer les photos. On les regarde. Mylène choisit exclusivement celles où elle se regarde dans le miroir. Laurent et moi, on préfère les autres. En fait, comme tout le monde, Mylène ne connaît d’elle que l’image qu’elle se renvoie dans le miroir, donc elle se reconnaît mieux dans celles-là que dans les autres. Finalement, on a le dernier mot avec Laurent.

En mars 1988 sort l’album « Ainsi soit je… ». Je craque tout particulièrement pour « L’horloge ». Je dis à Mylène qu’elle devrait le sortir en 45 tours. Elle ironise sur le fait qu’on serait les deux seules à l’acheter ! A la même période, elle déménage de la rue Quincampoix à la rue Monceau. Je vis alors chez mes parents, place de la République Dominicaine, de l’autre côté du Parc Monceau. Autant qu’on devient voisines et qu’on se voit encore plus – si possible vu qu’on se voit déjà quasi quotidiennement ! Son nouvel appartement est immense : trois cents mètres carrés pour elle et Laurent ! Presque une pièce entière est transformée en cage géante pour E.T. et Léon. Maintenant, il faut le remplir cet appart’ ! Car Mylène n’a presque rien gardé de Quincampoix. Je lui propose alors d’aller chercher l’essentiel. On part donc faire quelques courses aux Galeries Lafayette. Nous voilà dans ma nouvelle voiture, Mylène à côté de moi, les pieds sur le tableau de bord. Elle s’étonne alors que tout le monde nous regarde. Je lui dis : « T’as vu comment t’es habillée ? ». Mylène n’a rien trouvé de mieux que de s’habiller avec le costume à carreaux des télés de « Sans contrefaçon », casquette y compris. Pour passer inaperçue, c’est raté ! Elle ne se rend pas compte que son disque fait un carton et que tout le monde l’identifie très bien… On est passées par le Monoprix pour prendre des produits ménagers. Mylène ne s’y connaît pas trop donc je lui dis de prendre conseil auprès d’une vendeuse. Elle n’ose pas. J’y vais. La vendeuse me demande si c’est bien Mylène Farmer. Je lui dis que oui. Elle souhaite alors annoncer au micro que Mylène est dans le magasin. Je lui déconseille vivement et éclate de rire.

illogical-special-asgLe 14 mars, jour de mon anniversaire, alors qu’elle est encore dans les cartons, Mylène m’invite à passer une nouvelle soirée dans son appart’. Elle m’apporte alors un grand carton : « Laurent et moi, on a un petit quelque chose pour toi ». J’ouvre. Je reconnais le visuel de la pochette de « Sans contrefaçon ». C’est le disque d’or pour plus de 500 000 ventes, avec mon nom inscrit en toutes lettres.

De mon côté, je suis toujours en dialyse à ce moment-là. A ce sujet, Mylène me dit un truc très touchant. Un soir, on va dîner chez Osaka toutes les deux avant d’aller chercher Laurent qui bosse alors sur un truc non loin de chez moi. Lors de ce dîner, Mylène me demande : « Où puises-tu toute ton énergie ? Je n’en ai pas un quart ! Malgré tous tes ennuis de santé, t’as toujours la pêche ! Tu veux pas m’en donner un petit peu ? ». J’adorerais qu’elle me répète ça aujourd’hui que je suis à nouveau malade. Je suis tellement épuisée que ça me ferait un bien fou.

Le 9 mai, je fais une nouvelle dialyse. Une de plus. Quand je repars chez moi, je me dis que c’est la dernière. J’en peux plus. L’après-midi même, j’apprends qu’un rein est disponible et que je vais pouvoir être enfin transplantée sur le champ ! Immédiatement, j’appelle Mylène pour la prévenir. Elle m’encourage en faisant un peu d’humour pour dédramatiser le truc. Après l’opération, j’apprends par Suzanne, la femme de ménage de ma mère, qui travaille aussi chez Mylène, qu’elle a annulé tous ses rendez-vous et qu’elle est restée prostrée toute la journée près du téléphone à attendre de mes nouvelles ! Je suis hospitalisée pendant dix-sept jours. Bénédicte, la sœur de Laurent, qui travaille à la Pitié où je suis hospitalisée, me rend visite tous les jours. Je suis très touchée. Malheureusement, pendant ce temps, Mylène part au Maroc – pour une émission de télé, je crois – puis tourne le clip de « Ainsi soit je… » près de Paris. Laurent m’informe qu’ils font une projection de la vidéo au Studio 13 le lendemain de ma sortie de l’hôpital et m’invite à y aller sans prévenir Mylène pour lui faire une surprise. J’arrive, et là, elle ne me voit pas tout de suite tant elle est entourée. La projection passe. Ce n’est qu’après qu’elle me remarque. On se jette dans les bras l’une de l’autre. Et là, elle me dit : « Elsa, tes yeux ont changé. Y avait la mort avant, et maintenant y a la vie ».

Malgré cette magnifique phrase, quelque chose s’est cassé entre nous ce jour-là. Ce qui m’a énervée, c’est cette cour autour de Mylène : « Oh regarde Mylène, je suis habillé comme toi ! ». Je n’ai jamais pu supporter ce genre de choses. Je ne parle pas du public, mais des danseurs, maquilleurs, coiffeurs qui se sont mis à la copier et à la coller. Je lui ai dit mille fois de ne pas marcher dans ces trucs-là, que c’était le genre de trucs qui pouvaient rapidement lui faire péter un câble. Dès qu’ils étaient tous là à tournoyer autour d’elle, elle devenait complètement différente, elle faisait sa reine – ce qu’elle fera de plus en plus après. Ca a été l’élément déclencheur de notre « rupture ». Je ne retrouvais plus ma marchande de légumes de poireaux…

Parution dans le Mylène Farmer Magazine de 2003

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Mylène Farmer et Elsa…

Posté par francesca7 le 30 octobre 2012

Elsa Trillat (Photographe)
La pochette d’Ainsi soit je…

 

Mylène Farmer et Elsa... dans Mylène et L'ENTOURAGE 87935634_small-300x201Mylène Farmer aime l’exclusivité. Lorsqu’elle travaille avec un photographe, c’est avec celui-ci et aucun autre. Il y a dont eu les années Christophe Mourthé (1986 / 1987) puis les années Marianne Rosenstiehl (1989 / 1996). Entre les deux, la star se faisait shooter par Elsa Trillat. C’est à cette photographe que l’on doit notamment les clichés aussi magnifiques que légendaires de l’album « Ainsi soit je… ». Au-delà de cette collaboration professionnelle est née une vrai amitié complice entre les deux jeunes femmes, sensiblement du même âge. Elsa Trillat nous en raconte ici les grandes lignes.

Comme beaucoup de gens, je découvre Mylène Farmer avec « Libertine », en 1986. L’univers est hyper intéressant et le clip est grandiose. C’est tellement novateur ! J’ai alors vraiment très envie de la rencontrer. Un ami commun, Frédéric Dayan, alors attaché de presse au Palace, célèbre boîte de nuit parisienne, organise un dîner au Privilège, le restaurant du rez-de-chaussée. Quelques stars du moment sont là – Carlos Sotto Mayos, Wadeck Stanczack – mais aussi Richard Anconina et Mylène, accompagnée de Bertrand Le Page, son manager de l’époque. Nous sommes en octobre 1986. Vraisemblablement intimidée, Mylène passe le dîner tête baissée, elle ne dit pratiquement pas un mot. A la toute fin de la soirée, je vais vers elle. On discute un peu, mais je ne sens pas de feeling particulier. Elle reste tellement timide…

tristana_464238-m-300x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEPrintemps 1987. « Tristana » est sur toutes les lèvres. Le clip qui l’accompagne est une nouvelle fois époustouflant. Je suis alors photographe pour « Paris Match » et je persuade la rédaction du magazine de faire un sujet sur elle. Mylène n’étant pas encore très connue, ils sont assez réticents, mais finissent pas accepter. J’appelle Bertrand Le Page pour lui dire. Il me dit OK, mais me précise qu’elle ne fait de photos qu’avec Christophe Mourthé. Evidemment, ça ne me plait pas du tout qu’un autre fasse un sujet dont je suis l’instigatrice. Au final, ils sont OK pour que ce soit moi. On se retrouve donc le premier week-end de juillet 1987 chez Bertrand pour une séance photo. On fait alors la série où Mylène est allongée par terre, faisant des croquis, avec la petite poupée de bois à ses côtés. Ca se passe admirablement bien. A tel point que Mylène me propose d’aller poursuivre la séance ailleurs. En fait, nous allons à Porchefontaine, à Versailles, où Mylène faisait du cheval quand elle était petite. Elle les a appelé pour savoir si on pouvait avoir un cheval pour des photos, et hop nous voilà sur la route ! A peine arrivée, elle monte à cru sur un cheval. L’animal se cabre. Elle voltige. Je ne sais même pas comment elle a fait pour ne pas tout se casser. Mylène me dit alors : « Il faut que je remonte tout de suite sinon je ne remonterais jamais ». Elle remonte aussitôt sur le cheval et on fait notre série de photos.

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Symbolique de Mon Ange de Mylène F.

Posté par francesca7 le 1 septembre 2012

 

Splendeur d’une sensualité moite

Symbolique de Mon Ange de Mylène F. dans Mylène et SYMBOLISME mylene-farmer-diabolique-mon-ange-400x300    L’éternel ciel orageux qui semble plomber la création de Laurent Boutonnat depuis l’échec de Giorgino est on-ne-peut-plus-présent. Cette fois un vent humide emporte avec lui une pluie fine et des feuillages. Il n’y a pas de sol, juste un ciel devant lequel se dresse une silhouette illuminée d’éclairs, une femme encapuchonnée d’une longue cap rouge dont elle se défait. On devine le soleil derrière les nuages, on le voit ce rayon blanc qui éclaire le visage renversé de la femme aux cheveux longs. Avant Parler tout bas et Pardonne-moi Boutonnat use déjà de pellicule noir et blanc à de courts moments pour parcourir le corps de son égérie avec un grain fort sur le support argentique, il le fera par la suite sur les poupées du clip d’Alizée puis sur le corps dansant dans la poussière de Mylène Farmer.  

« Malgré les doutes et les médisances
Malgré la peur, malgré les souffrances
Je pense que l’on avait rendez-vous »

« Alors cette fois je veux rester
Ne plus croire que si j’aime
On va m’abandonner »

 

     On est proche ici du Saudade d’Etienne Daho réalisé par Philippe Gautier (1991), dans la fusion de la nature, là bas du jeune homme étendu dans la rosée au milieu des insectes, ici de la femme généreuse évoluant dans une humidité omniprésente où s’accouplent des chevaux trempés jusqu’aux os. Les éléments naturels chez Laurent Boutonnat, et plus particulièrement la pluie, jouent des rôles centraux. Non seulement la pluie agit toujours en personnage propre, influant les MF2000_141a-300x199 dans Mylène et SYMBOLISMEagissements des personnages,  mais elle est souvent teinte d’une couleur divine, si bien que les héros de Boutonnat ne s’en protègent même pas, et la subissent comme ils se feraient à une malédiction qu’ils mériteraient. Le marionnettiste de Sans Contrefaçon (1987) ne se protège pas de l’averse torrentielle qui s’abat sur lui, il n’aura de regard que pour son pantin tombé dans la boue. Si les vieux de Sans Logique (1989) font semblant de se retirer à cause des gouttes de pluie qui commencent à tomber, c’est pour mieux cacher leur déception devant l’échec de leur rejeton, agonisant sous leurs yeux. La pluie sur Marie à la fin de Giorgino (1994) a même un effet révélateur, c’est en divagant pieds nus sous l’orage qu’elle tombera entièrement et définitivement dans sa propre folie. La pluie encore dans Parler tout bas (2001) où Alizée reste dans sa chambre d’enfant éventrée et abandonnée à l’eau qui tombe du ciel. On la retrouvera plus tard sous la même averse lorsqu’elle enterrera son ours en peluche. La pluie enfin dans Hasta Siempre (1997) où déjà Nathalie Cardone ne faisait qu’un avec l’élément pluie pour porter à la révolution tout un peuple qui emmène avec sa colère les tourments du ciel.  

    Ici le réalisme n’est pas à propos, et ne le sera d’ailleurs plus jusqu’à Moi…Lolita trois ans plus tard. Boutonnat se met déjà à parler avec sa propre langue, avec ses propres références (les chevaux piétinant de Allan, la robe de Beyond my control, le climat de Sans Logique). Rien de nouveau en somme, c’est vrai. Mais quelles images ! Images naturalistes de cheveux qui ondulent au vent alors que la pluie les humidifie et les alourdie peu à peu, images d’une femme dans son élément, dont la sensualité ne peut que s’exprimer dans un environnement aussi violent.  

  Le clip de Mon Ange reste méconnu, peut-être le plus secret avec celui de Populaire. Peu de passages télévisés malgré un bon succès commercial et aucun support en vente si ce n’est la vidéo promotionnelle destinée aux chaînes télévisées, qu’on peut d’ailleurs encore trouver dans quelques magasins de collectionneurs. L’ensemble des quatre clips que Laurent Boutonnat aura réalisé pour Nathalie Cardone vont pourtant dans une même direction, ont une homogénéité qui fait de cette petite oeuvre de quatre films le testament d’une sensualité de femme. Une femme qui tour à tour se bat, se débat, puis s’abandonne.

 

Signé J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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Le Texte de C’est dans l’air

Posté par francesca7 le 21 août 2012

Mylène Farmer – Clip C’est dans l’air réalisé par Alain Escalle – Capture

     Le Texte de C'est dans l'air dans Mylène et SYMBOLISME 3t4nisnd-300x211Pas aussi moralisateur qu’il ne le prétendrait en apparence, le texte de C’est dans l’air expose une réflexion personnelle sur une évolution vaine puisque parée à aucune donne salvatrice de l’Homme. C’est laid ? Tout à fait, autant s’en amuser puisque aucun discours ou monologue narcissique n’y changeront quelque chose.

     Ce texte et son vidéo-clip se perçoivent alors de plusieurs façons possibles. Mylène pourrait évoquer un espoir d’évolution positive, puisque utilisant l’humour et l’autodérision (les squelettes, le rire) et surtout, souriant sur les dernières images, avant le désastre. L’on pourrait accoler à ce (joli) sourire une non croyance aux prophéties apocalyptiques, une marque de je-m’en-foutisme très narquois ou un signe de libération ; les images d’archives correspondraient alors à une vision de perpétuation. Les évènements se reproduisent toujours, sans que chacun n’en prenne note et conscience.

     Dans une suite logique au pessimisme, Mylène quittait la Terre à la fin du Farmer Project, pour finalement la retrouver dans C’est dans l’air, en plein ordre de chaos. Difficile de croire au hasard sur l’œuvre de Mylène Farmer, puisque avec C’est dans l’air, tout un concept se développe autour de Point de suture : l’appel au rassemblement des troupes et de l’esprit (Dégénération, « je suis coma là mais faut qu’ça bouge », Réveiller le monde), l’idée du chaos (C’est dans l’air) ou d’échappatoire (Paradis inanimé), l’affiche de la tournée montrant une Mylène déchue, telle une météorite (très en vogue cette obsession pour les météorites cette année dans le milieu du spectacle) et, en dernier lieu, ce terme de rupture évoqué dans le titre de l’album, en lien avec cette poupée morte de la pochette, écartelée, à laquelle il ne reste probablement que l’esprit.

PAR Arno Mothra 

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Elsa Trilla raconte Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 31 juillet 2012

Mylène Farmer : Ainsi soit Nous

Confidences de Elsa Trillat (Photographe)

Elsa Trilla raconte Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES 50095_1028070212_7246_nEn octobre, Mylène et Laurent préparent le tournage du clip de « Sans contrefaçon », prévu pour décembre. Hélas, à ce moment-là, je suis rattrapée par des problèmes de santé. Le 19 octobre, je les appelle pour les prévenir que j’entre en dialyse. Mylène se fait mouler le visage pour la fabrication de sa marionnette qui servira pour le clip. A peine rentrée, elle me rappelle pour me parler et m’assurer de son soutien. Pendant dix jours, je suis hospitalisée pour les examens d’usage. Quelques-unes des vedettes que je photographie régulièrement pour « Match » me rendent visite : les Niagara, Vanessa Paradis qui m’offre un synthétiseur…

C’est une période pendant laquelle Mylène et moi nous rapprochons encore plus car elle vient quasiment tous les jours prendre le relais de ma mère pour m’aider à manger et me tenir compagnie. Quelques jours avant la sortie de « Sans contrefaçon », elle m’apporte les éditions « Or » promotionnelles du 45 tours. Quelle fierté de voir ma photo ! Elle m’appelle aussi tous les soirs, histoire de papoter avant de dormir. Un soir, elle me dit qu’elle vient d’écrire un texte en une demi-heure pour son prochain album. Elle me le lit au téléphone. C’est « Ainsi soit je… ». Elle écrit la plupart des titres de son prochain album pendant cette période et me tient au courant quotidiennement de son avancée.

Plus j’y pense, plus je me dis que l’album « Ainsi soit je… », c’est le nôtre. Bien sûr, je n’ai pas écrit les chansons, je ne les ai pas chantées non plus. Mais je me suis sentie impliquée dans le processus de sa création. J’ai vraiment l’impression d’avoir eu une influence sur la direction qu’il a prise. Notamment « Sans contrefaçon » ou la reprise de « Déshabillez-moi ». Une fois, Brigitte, la sœur de Mylène, m’a dit que « Sans logique », c’était pour moi. Est-ce vraiment le cas ? Si oui, c’est Mylène qui est à la fois satanique et angélique, mais c’est à moi qu’elle crèverait volontiers les yeux à coup de ciseau !

Décembre 87. Comme prévu, j’entre en dialyse. Mylène est très contrariée car elle doit partir à Cherbourg pour tourner le clip de « Sans contrefaçon ». Elle ne souhaite ni me forcer à venir ni me l’interdire. Elle pense simplement que ça va m’affaiblir. Elle a raison. C’est donc la mort dans l’âme que je renonce à aller prendre les photos du tournage. Quel dommage : « Sans contrefaçon », c’est un peu notre truc à tous les trois, Laurent, Mylène et moi. Pour l’anecdote, je me rappelle qu’au début, Mylène voulait que l’histoire du clip tourne autour d’un camp de concentration. Comme j’étais très maigre à l’époque, elle m’avait dit qu’elle aurait un rôle pour moi !

2005-Ellen-Von-Unwerth-003b-300x286 dans Mylène en CONFIDENCESEn janvier, elle m’annonce toute fière l’avant-première du clip au Max Linder, un cinéma parisien. Une projection de presse. Rendez-vous à 11 heures. Elle veut que j’y sois. Mais je suis en dialyse toute la matinée donc ça me paraît compromis. Mylène est assez triste. Le jour venu, je fais le forcing auprès de mes médecins qui acceptent exceptionnellement de me laisser sortir une heure avant. Je prends un taxi. J’arrive sur place, Mylène me voit. Toute contente, elle dit : « C’est bon, Elsa est là, on peu commencer ! ». J’avoue être assez flattée par la remarque. La projection commence. A la fin, Mylène, voyant que je ne peux applaudir – j’ai le bras gauche bandé suite aux dialyses – prend ma main droite et tape dedans avec sa main gauche. On applaudit comme des sœurs siamoises. On sort du Max Linder vers 14 heures. On a hyper faim. Je propose à Mylène de manger des sushis, elle n’en a pas trop envie. Je lui dit : « Fais-moi confiance, je suis sûre que tu vas aimer ». Direction Osaka, vers la Comédie Française. Là, elle tombe amoureuse des sushis. Je lui aurais au moins laissé ça. Les semaines passent. Mais je vais toujours me faire dialyser trois fois par semaine. Je décide de vendre ma voiture. Mylène veut me la racheter. Elle n’a même pas le permis ! « Mais je l’adore tellement ta Mini ! J’apprendrai à conduire ! ». Finalement, le concessionnaire me reprend la voiture quand j’en rachète une nouvelle. Mylène est très énervée. Ca me fait rire.

Les photos de la pochette de l’album « Ainsi soit je… » sont shootées début février chez Bertrand Le Page. Je vais chercher Mylène chez elle, rue Quincampoix. Elle sort avec des bigoudis sur la tête et sa poupée sous le bras, c’est surréaliste ! On fait l’essentiel des photos devant un grand miroir : une première série où elle se regarde dans la glace et une autre où elle se retourne vers moi. L’électricité saute à trois reprises car je travaille uniquement au tungstène, jamais au flash. C’est une lumière permanente qui donne une image plus dorée, mais qui consomme beaucoup. En plus, la radio reste branchée pendant toute la séance. Je me souviens d’ailleurs que c’est l’époque où François Feldman commençait à cartonner fort. Son nouveau single passe à la radio, Mylène me regarde et me dit : « Tu vas voir que ce truc va finir numéro un ! ». Elle n’a pas eu tort.

Bref. Je fais développer les photos. On les regarde. Mylène choisit exclusivement celles où elle se regarde dans le miroir. Laurent et moi, on préfère les autres. En fait, comme tout le monde, Mylène ne connaît d’elle que l’image qu’elle se renvoie dans le miroir, donc elle se reconnaît mieux dans celles-là que dans les autres. Finalement, on a le dernier mot avec Laurent.
En mars 1988 sort l’album « Ainsi soit je… ». Je craque tout particulièrement pour « L’horloge ». Je dis à Mylène qu’elle devrait le sortir en 45 tours. Elle ironise sur le fait qu’on serait les deux seules à l’acheter ! A la même période, elle déménage de la rue Quincampoix à la rue Monceau. Je vis alors chez mes parents, place de la République Dominicaine, de l’autre côté du Parc Monceau. Autant qu’on devient voisines et qu’on se voit encore plus – si possible vu qu’on se voit déjà quasi quotidiennement ! Son nouvel appartement est immense : trois cents mètres carrés pour elle et Laurent ! Presque une pièce entière est transformée en cage géante pour E.T. et Léon. Maintenant, il faut le remplir cet appart’ ! Car Mylène n’a presque rien gardé de Quincampoix. Je lui propose alors d’aller chercher l’essentiel. On part donc faire quelques courses aux Galeries Lafayette. Nous voilà dans ma nouvelle voiture, Mylène à côté de moi, les pieds sur le tableau de bord. Elle s’étonne alors que tout le monde nous regarde. Je lui dis : « T’as vu comment t’es habillée ? ». Mylène n’a rien trouvé de mieux que de s’habiller avec le costume à carreaux des télés de « Sans contrefaçon », casquette y compris. Pour passer inaperçue, c’est raté ! Elle ne se rend pas compte que son disque fait un carton et que tout le monde l’identifie très bien… On est passées par le Monoprix pour prendre des produits ménagers. Mylène ne s’y connaît pas trop donc je lui dis de prendre conseil auprès d’une vendeuse. Elle n’ose pas. J’y vais. La vendeuse me demande si c’est bien Mylène Farmer. Je lui dis que oui. Elle souhaite alors annoncer au micro que Mylène est dans le magasin. Je lui déconseille vivement et éclate de rire.

da6780d4-219x300Le 14 mars, jour de mon anniversaire, alors qu’elle est encore dans les cartons, Mylène m’invite à passer une nouvelle soirée dans son appart’. Elle m’apporte alors un grand carton : « Laurent et moi, on a un petit quelque chose pour toi ». J’ouvre. Je reconnais le visuel de la pochette de « Sans contrefaçon ». C’est le disque d’or pour plus de 500 000 ventes, avec mon nom inscrit en toutes lettres.

De mon côté, je suis toujours en dialyse à ce moment-là. A ce sujet, Mylène me dit un truc très touchant. Un soir, on va dîner chez Osaka toutes les deux avant d’aller chercher Laurent qui bosse alors sur un truc non loin de chez moi. Lors de ce dîner, Mylène me demande : « Où puises-tu toute ton énergie ? Je n’en ai pas un quart ! Malgré tous tes ennuis de santé, t’as toujours la pêche ! Tu veux pas m’en donner un petit peu ? ». J’adorerais qu’elle me répète ça aujourd’hui que je suis à nouveau malade. Je suis tellement épuisée que ça me ferait un bien fou.
Le 9 mai, je fais une nouvelle dialyse. Une de plus. Quand je repars chez moi, je me dis que c’est la dernière. J’en peux plus. L’après-midi même, j’apprends qu’un rein est disponible et que je vais pouvoir être enfin transplantée sur le champ ! Immédiatement, j’appelle Mylène pour la prévenir. Elle m’encourage en faisant un peu d’humour pour dédramatiser le truc. Après l’opération, j’apprends par Suzanne, la femme de ménage de ma mère, qui travaille aussi chez Mylène, qu’elle a annulé tous ses rendez-vous et qu’elle est restée prostrée toute la journée près du téléphone à attendre de mes nouvelles ! Je suis hospitalisée pendant dix-sept jours. Bénédicte, la sœur de Laurent, qui travaille à la Pitié où je suis hospitalisée, me rend visite tous les jours. Je suis très touchée. Malheureusement, pendant ce temps, Mylène part au Maroc – pour une émission de télé, je crois – puis tourne le clip de « Ainsi soit je… » près de Paris. Laurent m’informe qu’ils font une projection de la vidéo au Studio 13 le lendemain de ma sortie de l’hôpital et m’invite à y aller sans prévenir Mylène pour lui faire une surprise. J’arrive, et là, elle ne me voit pas tout de suite tant elle est entourée. La projection passe. Ce n’est qu’après qu’elle me remarque. On se jette dans les bras l’une de l’autre. Et là, elle me dit : « Elsa, tes yeux ont changé. Y avait la mort avant, et maintenant y a la vie ».

Malgré cette magnifique phrase, quelque chose s’est cassé entre nous ce jour-là. Ce qui m’a énervée, c’est cette cour autour de Mylène : « Oh regarde Mylène, je suis habillé comme toi ! ». Je n’ai jamais pu supporter ce genre de choses. Je ne parle pas du public, mais des danseurs, maquilleurs, coiffeurs qui se sont mis à la copier et à la coller. Je lui ai dit mille fois de ne pas marcher dans ces trucs-là, que c’était le genre de trucs qui pouvaient rapidement lui faire péter un câble. Dès qu’ils étaient tous là à tournoyer autour d’elle, elle devenait complètement différente, elle faisait sa reine – ce qu’elle fera de plus en plus après. Ca a été l’élément déclencheur de notre « rupture ». Je ne retrouvais plus ma marchande de légumes de poireaux…

 

Issu du magazine : Mylène Farmer Magazine – 2003

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Mylène Farmer et Laurent avec les défunts

Posté par francesca7 le 23 juin 2012


 Mylène Farmer et Laurent avec les défunts dans Mylène et SYMBOLISME DSCF0017-225x300                  Deux des clips de Laurent Boutonnat mettent en scène leur héroïne en tant que personnage défunt : A quoi je sers et Regrets. La diégèse des clips en question se situe dans un au-delà rendu d’une manière stylistique assez identique : un noir et blanc surexposé et des paysages déserts. Pour rendre l’aspect irréel et post-mortem de l’au-delà de A quoi je sers, Laurent Boutonnat use d’une symbolique biblique, qui met en scène un mystérieux passeur sur un fleuve qu’on reconnaîtra comme étant le Styx, fleuve des enfers. La venue de personnages morts dans les précédents clips, comme le capitaine de Libertine II, sa rivale ou le toréador de Sans logique accentue le statut de défunte de l’interprète à laquelle ils se joignent. Dix ans plus tard dans Parler tout bas (1999) Boutonnat s’attache à décrire, à nouveau dans un monde mi-réel mi-imaginaire, le passage d’une jeune fille à l’âge adulte. Loin de la poésie dont il avait fait précédemment preuve avec l’usage d’une symbolique relativement juste et discrète, Laurent Boutonnat quelques années après s’être illustré avec les clips de Mylène Farmer fait avec Parler tout bas (2000) un clip uniquement peuplé de symboles. Ici aucun d’eux n’est au service d’une histoire et seul le basculement de l’enfance vers l’âge adulte justifie leur emploi. Du point de vue des éléments filmés, on pourrait lire ce clip comme une suite du précédent réalisé par Boutonnat : Moi…Lolita (1999).

 Le jeune homme amoureux d’elle dans le premier opus revient dans celui-ci, et alors qu’elle le rejetait à l’époque, le garçon trouve à présent devant lui les bras grands ouverts de la protagoniste ; preuve du passage de la jeune fille à l’âge adulte. On peut remarquer aussi que Parler tout bas commence dans une maison en ruines jonchée de jouets cassés et de boue, probablement celle qu’habitait la jeune femme alors enfant dans Moi…lolita. Le champ désert et boueux qu’elle traverse pour enterrer sa vie d’enfant ressemble lui aussi aux champs d’orge du premier « épisode ». Mais ici la reprise de ces éléments se fait dans un contexte plus onirique qui rappelle celui de Plus Grandir (1985). Parler tout bas ressemble justement à un rêve ; ou plutôt à un cauchemar de petite fille qui ne voudrait pas devenir grande, tout comme Plus grandir. Les lieux que traversait la jeune fille dans Moi…Lolita étaient autant peuplés, ensoleillés et vivants que ceux qui leurs correspondent dans Parler tout bas sont déserts, pluvieux et désolés. Après avoir enterré son ours en peluche sur lequel elle plante une croix de bois, la jeune fille rejoint une dizaine de poupées géantes symbolisant on l’imagine l’accompagnement éternel de l’âme d’enfant dans sa vie d’adulte. La grossièreté des symboles de Boutonnat dans cette période non-assumée de sa carrière a pour mérite de justifier l’emploi que le réalisateur faisait d’une symbolique qu’il a toujours dit ignorer.

 Signé J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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Mylène Farmer – Point de suture

Posté par francesca7 le 29 avril 2012

par Arno Mothra 24 août 2008

Swift écrivait avec authenticité : « Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui. » Ce nouvel album de Mylène Farmer ne manquera pas, devant la vocifération de quelques verrats nourris à la confiture pourrie, de confirmer à nouveau cette citation.

Bloc opératoire :

« Tous les points de suture du monde ne pourront nous recoudre » dit Pacino dans L’impasse.

Mylène Farmer - Point de suture dans Mylène et des CRITIQUES 1131888428Anesthésie générale en prévision. Comme son nom l’indique, Point de suture annonce une phase, celle de la plaie soignée après l’opération. Soignée mais pas cicatrisée. Alors que l’excellent [Dégénération->644] (dans les bacs depuis le 18 août) laissait présager un disque froid et plutôt évasif quant aux paroles, ce septième album de la rouquine, très up tempo, électrochoc, s’avère d’une diversité délicieuse et sauvage. Avec un virage résolument électro moderne, tout en restant, fort heureusement, très Laurent Boutonnat (génie irremplaçable, quoi qu’on en dise, dont on attend également impatiemment la prochaine production cinématographique). Petite révélation d’introduction : Point de suture contient le plus beau titre que Mylène Farmer et Laurent Boutonnat aient écrit.

D’allégories en aphorismes, d’assonances sans dissonances, de désirs annexes, sexuels, sans zèle, sans complexe, les textes sont d’une rare finesse et intelligence, même si leur titre ne l’affirme, parfois, pas nécessairement ( Appelle mon numéro, C’est dans l’air ). Le nom de l’album exhale d’ailleurs toute sa prestance si l’on daigne un tant soit peu creuser entre les lignes : l’artiste n’aura jamais autant joué sur l’autodérision, subtile et cocasse, sur la poésie, sur l’éclectisme : sur tout ce à quoi on l’assimile bêtement, souvent avec une hargne rare.

Option chirurgicale : album au scalpel :

Dégénération : ouverture en rafale avec le premier single issu de Point de suture (ici en version longue), accessoirement numéro 1 des téléchargements légaux dès sa mise en ligne, et servi par un clip époustouflant, subversif, fort de ses allusions métaphoriques (une confusion des genres entre médecins et militaires nazis, entre malade [sujet d'étude] et entité divine). Un des meilleurs singles de Mylène Farmer, à l’antinomie du palliatif, qui n’est pas sans rappeler Sin de Nine Inch Nails . Ecoutez bien.

Appelle mon numéro : première découverte du nouveau cru. Avec un tel titre, l’auditeur pouvait s’attendre au pire, comme il en abonde sur les plus mauvaises radios généralistes. Il s’extasiera finalement du meilleur. Musicalement, Appelle mon numéro se rapproche de Dans les rues de Londres (en 2005), grâce à ses arrangements doux et planants, aux nappes de synthés, accentués par des guitares sèches et un riff électrique qui s’ancre rapidement dans la tête. Malgré cette rétrogradation, la (bonne) surprise est de taille : un texte écrit avec justesse et mæstria, par ses multiples jeux de mots et les assonances jouissives du deuxième couplet (une prouesse littéraire exemplaire, grande maîtrise du verbe, qualité stylistique énorme, tournant autour du pillow et de l’hallali [à la connotation sexuelle évidente]). Une extrême noirceur derrière le rideau : un appel à l’aide, un cri de claustration, Mylène is calling 2 : Allo oui c’est moi, tu n’es pas là ? Je me sens toute seule, je suis toute seule. Une plage douce, dans le style trip-hop envolé cher à Mylène, et dont les cinq minutes trente défilent beaucoup trop vite.

Je m’ennuie : retour aux sonorités électroniques pour un hit efficace, clair, et dance dont les arrangements font totalement abstraction du désenchantement paroxysmal des paroles (comme souvent chez l’artiste). Ode à l’oisiveté, à la désillusion. Virage musical bien opéré à travers ce titre moderne et entraînant, empreint de doute et de solitude profonde, nous renvoyant au bovarysme. Un futur single à n’en point douter.

 dans Mylène et des CRITIQUESParadis inanimé : l’intro de Paradis inanimé nous met d’emblée dans le ton : Point de suture risque fort d’être le disque le plus riche et hypnotique de la charmante rouquine. Energique, frais et (très) mélodieux, ce titre renvoie à la période pop-rock de l’artiste. Paradis inanimé bénéficie d’un texte onirique (et derrière le masque, très nihiliste), noir, poétique, apparaissant presque tel un pied de nez à certaines langues de fiel enfermant la chanteuse dans quelques clichés risibles. Un magnifique voyage, Mémoires d’outre tombe, dont la dernière minute nous rappelle avec joie ce que Coldplay sait faire de meilleur.

Looking for my name : un peu de douceur pour cette cinquième piste, interprétée avec Moby . Sur une ambiance hypnotique et obscure, Looking for my name se différencie totalement de Slipping away / crier la vie (single en duo avec Mylène issu du Greatest hits de Moby, sorti en 2006) et de son potentiel club, se rapprochant plus de l’univers habituel de la rousse. Petite pépite synthétique et mélancolique principalement dans la langue de Shakespeare, qui passe en boucle, dans une optique moderne de l’album L’Autre. en 1991. Une véritable et remarquable collaboration artistique.

Point de suture : balade sombre typiquement Farmer / Boutonnat, aux claviers et pianos omniprésents, interprétée très sobrement, à la limite de la fêlure. Nouveau clin d’oeil à la pop gothique raffinée de 1991, avec à l’appui, plus d’aigus dans la voix. Les derniers souffles de la chanson se révèlent ni plus ni moins incroyablement beaux et ténébreux. Un des grands moments de l’album : bouleversant. Et sur les blessures, point de suture.

Réveiller le monde : parfaite transition entre les titres froids et électroniques, Réveiller le monde est à classer dans ces deux catégories. Le texte, empli de désillusion, suintant le lyrisme de Paul Celan, appelle à une tolérance plus soudée entre les hommes, et sonne comme un appel de Soi à un quelque retrait d’un monde ébréché, au stade irréversible de l’agonie. Un titre savoureux, très doux, aux vieux fantômes de Depeche Mode .

Sextonik : malgré de très bons couplets (vantant les mérites de quelques ustensiles utilisés en substituts.) sur lesquels la mélodie nous caresse gentiment les tympans, Sextonik, aux accents dance kitsch années 80, a du mal à convaincre sur un refrain très creux et vite irritant. On se demande même si ce morceau n’a pas été écrit pour (par ?) les adhérents du Club Med, ou ceux d’un cours d’aérobic salace, sous le soleil d’été. La petite déception de la galette.

C’est dans l’air : une TUERIE imparable comme on en attend rarement. Electro énergique à double tranchant, la lumière de C’est dans l’air (le titre le plus rapide du disque) irradie de sa dichotomie, et de ce qu’exhale en général Point de suture . Les couplets baignent dans une teinte similairement déstructurée de Dégénération, aux sons limités mais prenants, avant que le refrain ne vienne complètement métamorphoser le morceau sur une mélodie accrocheuse, monstrueusement efficace, impossible à se retirer du crâne après écoute. Le texte, aussi explicite qu’ambigu en vivant d’un champ lexical très pieux (« ange », « apôtre », « Seigneur », « cieux », « félonie »), nous montre pour la première fois, sans amphibologie, un nihilisme exacerbé de l’auteur : « On s’en fout, on nie tout, on finira au fond du trou. et moi je chante. » ( Mylène fan de Sindrome ?), renvoyant à quelques passages du Non-sens du devenir de Cioran, extrait de l’ouvrage Sur les cimes du désespoir : « Dans le silence de la contemplation résonne alors un son lugubre et insistant, comme un gong dans un univers défunt. Ce drame, seul le vit celui qui a dissocié existence et temps : fuyant la première, le voici écrasé par le second. Et il ressent l’avance du temps comme l’avance de la mort. » En seconde lecture, le texte de C’est dans l’air apparaît également comme un règlement de compte grinçant, paraphé de multiples métaphores. Evidemment, la bombe du CD, à laquelle il est difficile de ne pas espérer prochainement un clip vidéo.

z28wcudnSi j’avais au moins revu ton visage : malgré la force indéniable résonnant déjà tout au long de cet album (en évinçant Sextonik ), Mylène Farmer nous aura réservé un final époustouflant sur les deux derniers titres. N’ayons pas peur des mots : de par une musique douce et belle, une voix fragile, un texte sincère et désespéré (qui fait étrangement penser à la fin tragique d’ Eurydice et Orphée ), Si j’avais au moins revu ton visage s’affiche sans conteste comme la meilleure chanson de tout le répertoire de la chanteuse. Sensible, sobre, acoustique, poignant (on repense à Dernier sourire ), sur le fil du rasoir ; une pure merveille qui mériterait à elle seule l’achat de cet album unique. Magnifique conclusion, sur un très beau solo à la guitare.

Ave Maria (titre caché) : l’intérêt sur un titre fantôme, est de préserver l’effet de surprise à l’auditeur. Je vous laisse donc découvrir cette reprise, mystique, troublante, presque gênante.

Postcure sans placebo :

Point de suture, véritable machine à tubes, hybride, polysémique, nous offre des titres efficaces, admirables, neufs, comble brillamment les attentes de l’auditeur (ou au-delà), amenant carrément à ce dernier un choc pendant l’écoute de plusieurs titres, surprenants, et sonne telle une synthèse de tout ce qu’a été Mylène Farmer, autant dans son art que dans ce que certains médias ont véhiculé de cliché sur elle. On notera également des arrangements extrêmement sobres sur la voix, mise en avant, et dont le chant maîtrisé à la perfection nous allèche quant aux prochains concerts de la belle, prévus en France à partir de mai 2009 (en juillet pour la Russie).

La pochette du disque, subtile et noire (noirceur assimilable uniquement à la majorité des textes de l’album, et non aux sonorités des compositions) alimentera sûrement son lot de spéculations : une poupée rousse – amochée au possible, et recousue jusqu’à la défiguration – en robe blanche est couchée à côté d’un pot d’appareils chirurgicaux, remplaçant ainsi la dame. Clin d’oeil à la marionnette de Sans contrefaçon en 1987, définitivement mise au placard, ou à une artiste trop souvent disséquée jusqu’au bain de sang ? Cela fait effectivement dix-sept ans (depuis L’Autre., troisième LP sorti en 1991) que certains médias annoncent, à chaque sortie d’album, une mort artistique imminente de la principale intéressée (on attend toujours d’ailleurs, soit dit au passage). Le livret est aussi la digne représentation de l’ambiance générale de l’album : une dissection de Mylène, complètement cabossée. C’est qu’elle s’en est pris dans les dents, la renarde ; mais malgré les coups incessants, elle reste(ra) en vie, coûte que coûte. Peu importe les menaces, la violence et les éclats volés. On pourrait comprendre également que même si devenant un débat d’étude, le sujet souhaite rester intègre, n’en déplaise aux loups dont les babines crachent de sang.

Un sublime tableau aux deux visages dichotomiques, qui eût très bien pu s’illustrer de Nature morte de Jean-Baptiste Oudry . Après Avant que l’ombre. à l’accueil dithyrambique dans la presse spécialisée (jusque dans Rolling Stone et Le Monde ), Mylène Farmer et Laurent Boutonnat enfoncent le clou. Point de suture : soin de rupture, point spectral. En bref, plus de guitares, d’électro, de rythmes up tempo, pour ce qui s’affirme comme un des (voire le) meilleurs albums d’une carrière exemplaire, atypique et inimitable. Le retour magistral d’une artiste en marge, imprévisible et troublante : qu’on le veuille ou non, Mylène, c’est dans l’air, et l’intoxication n’est toujours pas au programme. Tout simplement et modestement, merci.

Côté news fraîches, découvrez la PREMIERE page web officielle de Mylène Farmer, Lonely Lisa s’ennuie . dès septembre 2008. En attendant l’ouverture du site, un film d’animation (réalisé avec les dessins de l’artiste) nous est proposé sur htpp://www.lonelylisa.com. A travers la mise en avant de ce projet, la chanteuse poursuit l’histoire de la petite Lisa, personnage principal de Lisa, Loup et le conteur, premier livre de Mylène paru en 2003 aux Editions Anne Carrière, gros succès en librairies (épuisé quelques semaines après sa parution). Au programme pour septembre : pour la promotion de ce site, on peut allègrement attendre Je m’ennuie en single, dont le clip devrait être la suite de C’est une belle journée (2001). Le même mois sortira chez les disquaires Drôle de Creepie en cd 2 titres, interprété par Lisa (décidément), la nièce de la rouquine. Signée Mylène Farmer et Laurent Boutonnat, cette chanson noire et terriblement mignonne est la bande originale de la série du même nom (un mélange de Beetlejuice et de Daria ), mettant en scène la jeune Creepie, orpheline goth-punk-manga, ayant grandi auprès de ses seuls amis : les insectes. Aussi, Mylène incarnera le personnage féminin principal du film L’ombre des autres, inspiré du livre éponyme de Nathalie Reims, prévu au cinéma en 2010. Actualité chargée pour la rousse, au meilleur de sa forme !

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Succès ou pas pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 26 avril 2012

 

Erotico-morbide, électro- gothique, lyrique et enfantin, le nouvel album de la rousse icône comble les fans. Auréolé de mystère jusqu’à sa sortie, ce 7ème opus entretient le mythe «Mylène», chanteuse sombre et torturée. En vente depuis ce matin, le disque suscite déjà des réactions. Et dérange. Sa pochette représente une poupée scarifiée, démantibulée, sanguinolente… Tout un programme.

Tristesse


Succès ou pas pour Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE h7qqui5yEntre génie marketing et phobie de la médiatisation, l’idole mystique a entouré d’un épais brouillard son grand retour. Point de Suture sort officiellement aujourd’hui dans le commerce. Mais la créature au teint opalin ne sort pas de l’ombre pour autant. Pas la peine de s’exposer au grand jour et aux flashes des photographes. Les plus mordus de la libertine ont déjà placé ses nouveaux titres en tête des plate-formes de téléchargement sur Internet. Il faut dire que le clip de Dégénération, sur les écrans depuis quelques jours, a de quoi ensorceler. La sculpturale Mylène, écartelée sur une table d’opération, soigne sa douleur en s’adonnant à la jouissance physique. Pas étonnant que le coffret collector qui contient des outils chirurgicaux s’arrache depuis ce matin. Peut-être les inconditionnels espèrent-ils avoir le plaisir de décortiquer la star?


Success


Entre ballades romantiques et provocations sexuelles, ce nouveau disque est mis en place à près de 350 000 exemplaires. Parallèlement, 250 000 portables SFR-Sony Ericsson contenant l’album en exclusivité sont en vente, soit 100 fois plus qu’avec les ritournelles du dandy Julien Doré.
Avec sa tournée à guichet fermé prévu en 2009 et ses deux dates au Stade de France, dont les billets se sont écoulés en deux heures, la dépravée âgée de 47 ans fait mieux que Madonna, U2 et même notre Jojo national. Aux dix titres originaux s’ajoute un morceau caché. Il s’agit d’une reprise de l’Ave Maria de Schubert. Notre interprète avait déjà chanté ce cantique lors des obsèques du compositeur Frédéric Botton (ex-mari de Nathalie Rheims et grand ami de la chanteuse) en juin dernier.


Confesse


Marie-Hélène Gautier de son vrai nom (et pas Chuckie), se confie dans le magazine Têtu daté du 20 août, le seul média auquel elle aura accepté d’accorder une interview. Habituellement si secrète, la star évoque sa carrière, son dernier disque, son sentiment après le raz-de-marée des ventes de places pour ses concerts en 2009, son public gay et ses futurs projets. Pour cette couverture exceptionnelle, elle a accepté d’être relookée en garçon et pose en train de se raser. Et confesse: « Je partage avec le public gay le sentiment d’être différent, qui provoque des difficultés de vivre dans ce monde. » 
On y découvre notamment que pour le nom de son nouvel album Point de Suture, elle s’est référée à une phrase d’Al Pacino dans le film L’Impasse: « Tous les points de suture du monde ne pourront nous recoudre ». 
Enfin, à la question « imaginons qu’une personne ne connaisse absolument pas votre œuvre, par quoi lui diriez-vous de commencer pour vous connaître un peu? », elle répond: « Par le titre caché dans ce nouvel album… ». Ave Mylène.


Lundi 25 août 2008 acticle parue chez http://www.gala.fr

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Interview de Mylène par ParisMatch

Posté par francesca7 le 25 avril 2012


Petit focus sur l’unique interview accordée par Mylène aux médias pendant l’exploitation de ce best of. C’était à « Paris Match » le 06 décembre 2001.

Paris Match : Vous si mal à l’aise dès qu’un regard se pose sur vous, vos dernières photos sont limite « porno chic ». Est-ce nécessaire pour vendre ?

Interview de Mylène par ParisMatch dans Mylène en INTERVIEW 6iao1py6vn-300x266Mylène Farmer : Il faudrait encore définir ce qu’on appelle porno chic. Il n’y a dans ces photos, que je sache, ni pornographie ni nudité apparente. A ma connaissance – pour reprendre votre terme –, la pornographie n’a jamais été chic.

Paris Match : Elles sont tout de même provocantes…

Mylène Farmer : Je ne fais pas ce métier pour provoquer. Mais, parfois, certaines provocations sont synonymes de liberté. Dans un spot télé qu’on vient de faire pour la promotion du « Best Of » comprenant les extraits de mes clips, il y a un plan de trois secondes dans lequel un homme soulève délicatement un drap avec une badine et découvre une paire de fesses. Les censeurs de la publicité nous l’ont fait couper sans donner d’explication. Quelle hypocrisie, alors qu’on nous abreuve toute la journée de violence. Tout ce qui est tiède m’ennuie, le politiquement correct, l’uniformité de pensée et d’expression… Je ne suis pas naïve, je sais très bien qu’en publiant ce genre de photos je vais provoquer un certain type de réaction. Comme je suis la première à m’insurger contre la censure, je ne peux pas être mon propre censeur ! Je vais au bout de mes désirs.

Paris Match : C’est rare de vous voir sourire sur des photos…

Mylène Farmer : Ces photos ne représentent qu’une des facettes de ma personnalité, la plus osée sans doute. Une femme qui revendique sa féminité avec peut-être plus de verve qu’une autre. C’est la situation qui me fait sourire car cette femme, sur cette photo, c’est aussi tout le contraire de moi.

Paris Match : Vous ne pensez jamais aux détraqués qui fantasment sur vous ?
Mylène Farmer : Je préfère ne pas y penser, sinon je ne ferais plus rien.

Paris Match : Vous aimez qu’on vous regarde ?
Mylène Farmer : Je choisis mes  moments. J’aime séduire avec les mots, avec les gestes. Si je n’aimais pas séduire, comment pourrais-je faire ce métier ?

Paris Match : Vous dites toujours que vous n’aimez pas vous censurer. Vous êtes pourtant une malade du contrôle…

MF2000_118a dans Mylène en INTERVIEWMylène Farmer : Je sens une certaine agressivité dans votre question. Les deux ne sont pas contradictoires. Oui, je suis quelqu’un qui contrôle, mais pourquoi le contrôle serait-il condamnable ? Contrôler c’est être aussi exigeant, avec soi-même qu’avec les autres, contrôler ce n’est pas ignorer ni ne pas respecter le talent des autres. Je fais ce métier depuis dix-huit ans. J’ai très vite compris qu’il fallait se méfier car il y a toujours détournement :  détournement de mes intentions, détournement de mes propos dans les interviews. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’en donne pratiquement jamais. J’essaie de limiter les débordements, les écarts, les mensonges. Plutôt que de passer mon temps à me justifier, ce qui n’est pas dans ma nature, je préfère le silence.

Paris Match : Est-ce qu’il ne vaut pas mieux parfois se tromper plutôt que de toujours être sur ses gardes ?

Mylène Farmer : Je me méfie d’une certaine nature humaine. Plus que tout, je redoute la trahison. Mais la méfiance n’exclut pas le don de soi. Peut-être m’a-t-on beaucoup trahie. Je ne sais pas. Ou plus. Je n’ai aucun souvenir de mon enfance et mon adolescence est en train de s’effacer.

Paris Match : Je vous imagine très bien petite fille en train d’arracher les yeux de vos poupées !

Mylène Farmer : [Elle éclate de rire.] C’est vraiment comme ça que vous me voyez ? Il y a un mois, je recousais les yeux d’un vieux lapin en peluche ! Et puis, il paraît que je préférais les camions aux jeux de petites filles et que je fabriquais, comme dans “Tom et Jerry”, des petites bombes avec des bouchons de liège et, une mèche que je mettais devant les perrons avant de partir en courant !

Paris Match : Cette histoire d’amnésie, c’est vrai ou vous l’avez inventée pour ne pas parler de votre passé ?

Mylène Farmer : Je ne comprends pas comment vous pouvez penser une telle chose !

Paris Match : Pourquoi ne vous autorisez-vous jamais à vous laisser aller ?

Mylène Farmer : Il n’est pas nécessaire d’avoir des raisons pour avoir peur.

Paris Match : Vous n’êtes faite que de contradictions. Vous êtes la plus grande schizophrène que je connaisse. Lorsque je vous ai vue pour la première fois sur scène descendre du ciel à moitié nue, offerte au public, vous si pudique, si timide, perdue dans vos profondeurs, j’avoue que j’ai du mal à recoller les morceaux de votre personnalité…

Mylène Farmer : Sur scène, j’arrive à oublier le regard des autres, peut-être parce que je sais que si les gens se donnent la peine de venir me voir, c’est parce qu’ils m’aiment. La vie m’a fait un immense cadeau : j’ai une force incroyable en moi, même si parfois je vacille, elle me permet de toujours rebondir.

Paris Match : Depuis un an, vos fans vous reprochent, je cite, “de les prendre pour des vaches à lait” et de ne rien donner en échange…

MF2000_65aMylène Farmer : Ne faites pas d’un cas isolé une généralité. Je veux qu’on sache que je n’ai jamais été à l’initiative d’un fan-club, ni officieux ni officiel. Je n’adhère pas au culte de ma personnalité. Si quelqu’un ou quelques-uns ont décidé de leur plein gré de créer un fan-club, c’est sous leur entière responsabilité. Je ne me suis pas opposée à la publication de leurs journaux car ils étaient de qualité. Mais, pour autant, leur destinée n’est pas de mon ressort et ils le savent très bien. En revanche, je suis toujours étonnée de voir certains médias reprendre indéfiniment les mêmes fausses informations.

Paris Match : Mais vous ne leur donnez rien !

Mylène Farmer : Je ne pense pas qu’on « donne » nécessairement quelque chose en racontant sa vie dans les journaux. Je suis quelqu’un de très secret. Mon respect pour le public est sans ambiguïté. Mon implication morale, intellectuelle et sentimentale est la même, de l’écriture d’une chanson à la fabrication d’un clip, d’un tee-shirt ou d’un spectacle. Quand je donne un concert, il y a un investissement colossal sur scène aussi bien émotionnellement que financièrement. J’offre exactement le même spectacle à Paris, en province ou en Russie.

Paris Match : Dans un sondage, vous êtes, après Laetitia Casta, la personne qui gagne le plus d’argent dans ce métier: 35 millions de francs par an. C’est vrai ?

Mylène Farmer : C’est aussi FAUX que lorsqu’on dit que je suis enceinte, que mon vrai prénom est Marie-Hélène ou que le magazine « Marie-Claire » affirme que je suis mère d’un enfant. L’argent me donne une formidable liberté mais ce n’est pas une fin en soi.

Paris Match : Vous refusez toujours de parler de votre vie privée, alors on l’invente !
Mylène Farmer : Dans vie privée, il y a privé. Le mot est suffisamment éloquent. Je n’admets pas cette forme d’intrusion. Je suis comblée émotionnellement dans ma vie et dans ma carrière, je n’ai rien à ajouter.

Paris Match : Vous vous donnez, vous vous dérobez. Vous êtes consciente quand même que vous entretenez des rapports névrotiques avec la célébrité?

Mylène Farmer : Je n’ai pas décidé de faire ce métier pour être connue mais pour être reconnue. Je n’ai pas à me justifier. On me reproche toujours mon prétendu silence, mais le silence est ma nature profonde. Ce qui est amusant, c’est que ce que certains aiment chez moi est en même temps ce que d’autres finissent par me reprocher. Alors que faire?

Paris Match : Récemment, dans un dîner bien parisien, certains invités s’étonnaient, entre autres choses, de votre amitié avec Salman Rushdie

Mylène Farmer : J’aime l’écriture. Ceux qui m’aiment le savent. Ils ne doivent pas être dans vos dîners mondains. La culture a toujours eu une place très importante dans ma vie. J’aime Bataille, Cioran, Edgar Poe, Tchekhov, Baudelaire. La poésie me transporte. Comme je parle peu, je lis souvent.

Paris Match : Les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis et les événements qui en ont découlé ont été un réveil pour beaucoup de gens. Et pour vous ?

Mylène Farmer : Je n’avais pas besoin d’une immense catastrophe pour me réveiller et me faire comprendre les urgences de la vie. Je ne passe pas une journée sans penser à la mort. Pour la plupart des gens, les cimetières sont chargés de tristesse. Pas pour moi. Je les visite comme on visite des musées. Je m’y sens bien quand ils sont beaux. De même qu’un arbre calciné peut être aussi émouvant qu’un arbre en fleur.

Paris Match : Est-ce que je peux parler de vos activités silencieuses auprès des enfants malades ?

Mylène Farmer : [Mal à l'aise.] Pour quoi faire ? Ces moments sont des moments d’une grande richesse, très forts et trop rares aussi. Des moments bénis, des moments silencieux qui leur appartiennent.

Paris Match : Vous venez d’avoir 40 ans. Vous projetez toujours une image de jeunesse. Il y a un moment où ça deviendra indécent…

Mylène Farmer : Il y a une grande part d’enfance en moi, peut-être que je ne dois pas la quitter. Je sais qu’il y a un âge où on ne peut plus faire le Marsupilami sur scène. C’est vrai que j’ai peur de vieillir. Ce qui est rassurant c’est que, quand les hommes parlent bien des femmes, ils disent qu’au-delà de la quarantaine elles sont en pleine possession de leur féminité.

Paris Match : Vous croyez que vous pourrez vous passer des applaudissements ?

Mylène Farmer : C’est une question cruelle mais j’y pense parfois. Je saurai quand viendra le moment où il faudra que je change. Non pas le fond de mon expression mais la forme. Je saurai ne pas faire le « combat de trop ». Partir avant de lasser
 

 Une interview qui a marqué les esprits de ceux qui la connaissent.

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Les duos de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 8 mars 2012

 

Les duos de Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE mylene-farmer-et-ben-harper-chantent-inxs-21027Ce n’est pas la première fois que Mylène Farmer nous fait la surprise d’un duo inattendu. En 1991, elle avait prêté sa voix à la chanson « Regrets » (3ème au Top 50) en duo avec Jean-Louis Murat, qui avait été certifiée disque d’or. Six ans plus tard, est parue la reprise de la chanson de Michel Polnareff « La poupée qui fait non » en duo avec Khaled. Ensuite, elle publie en 2001 l’un des plus grands succès de sa carrière : la chanson « Les mots », enregistrée avec Seal, se vend à plus de 500 000 exemplaires. Il faut attendre 2006 pour voir se confirmer la rumeur d’une collaboration entre Mylène Farmer et Moby pour la reprise de « Slipping Away » figurant sur le best-of de ce dernier. Première au Top Singles, cette chanson est également certifiée disque d’or. En 2008, les deux amis réitèrent l’expérience pour le titre « Looking For My Name », figurant sur l’opus « Point de Suture » de Mylène Famer (2008). Ce n’est pas réellement une surprise de voir Mylène Farmer rendre hommage au groupe INXS : la chanteuse avait confié en 1988 qu’elle appréciait le groupe australien. Elle avait d’ailleurs choisi la chanson « Need You Tonight » dans sa sélection musicale lors de deux interviews radios accordées à NRJ et Skyrock. Sachez également que Ben Harper, auteur de la chanson « With My Own Two Hands », a déjà enregistré une version de « Never Train Us Apart » en solo, déjà disponible sur Itunes.

img1285737076 dans Mylène dans la PRESSEFormé en 1970, le groupe INXS a sorti plusieurs tubes dans les années 80 et jusqu’au milieu des années 90. C’est avec leur troisième album « The Swing » (1984) que la carrière internationale d’INXS décolle. Il contient le morceau « Original Sin » qui devient numéro 1 dans plusieurs pays à travers le monde. L’année suivante parait l’opus « Listen Like Thieves » dont le single « What You Need » confirme le jeune succès du groupe. Avec l’album « Kick » (1987) qui contient le tube « Need You Tonight », n°1 dans de nombreux pays, INXS peut se féliciter d’être l’un des groupes les plus populaires de cette époque. En 1990, l’album « X » est un grand succès critique et commercial. On y retrouve le tube « Suicide Blonde », sonnant par la même occasion l’apogée du groupe avant que leur audience ne décroisse progressivement.

 

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La Poupée qui fait Oui Mais… Non

Posté par francesca7 le 17 novembre 2011

  

 

 En 2005, le refus catégorique de MYLENE FARMER de parler aux médias avait failli précipiter Avant que l’ombre… dans les abysses des charts. Depuis, Mylène Farmer a retenu la leçon. Aussi, pour les besoins de son dernier album, Bleu noir, consent-elle —un minimum— au jeu de la promotion. 

  

La Poupée qui fait Oui Mais... Non dans Mylène dans la PRESSE MF90_165aAprès Têtu en 2008 où la chanteuse s’affichait en garçon — pompant ainsi une idée déjà présentée par l’artiste Elisa Point sur son album Les filles sont des garçons bizarres, paru en 1997 — c’est à Paris-Match que revient l’honneur de colporter les propos « Cuvée 2010 » de la célèbre rouquine. Pour cet entretien confession annoncé à grand renfort d’entrejambe dès la Une du magazine, l’icône se confie à sa bonne copine, Nathalie Rheims. Solitude, timidité, mortalité, éternité… Avec la spontanéité qui la caractérise, la jolie poupée aux pommettes un peu trop hautes pour être honnêtes égrène ses clichés de prédilection, tel un automate parfaitement réglé. Auto programmé. 

  

Car c’est une évidence:  parmi les nombreux clichés qui la définissent, s’il en est un qui mérite de retenir l’attention, c’est bien celui de la poupée, tant la récurrence dans l’œuvre farmerienne depuis 25 ans est imparable. De l’impassible pantin Sans contrefaçon au jouet tantôt translucide, « Piqué », ou désarticulé qu’elle chanta à maintes reprises, les allusions sont effectivement bien trop nombreuses pour n’être que le fruit de la coïncidence. Sait-elle d’ailleurs qu’en français Cadien, le terme « catin » qu’elle revendiquait en 1986 se rapporte également au jouet enfantin? 

Jean-Philippe Card

(Parution Originale: www.minorites.org 26/12/2010)  

LIRE LA SUITE ICI…… 

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Mylène et Moby

Posté par francesca7 le 25 octobre 2011

Duo avec Moby sur « Slipping away (Crier la vie) » (2006)

 

 

Mylène et Moby dans Mylène en DUOS moby-mylene-farmerMylène rencontre Moby aux Etats-Unis et très vite, les 2 artistes souhaitent travailler ensemble. Alors que certaines rumeurs prétendent que c’est Moby lui-même qui devait être le compositeur en chef de l’album « Avant que l’ombre… » (projet repoussé pour le prochain album studio ?), la collaboration des 2 artistes se limite finalement à 1 seule chanson.

Moby propose à notre chanteuse d’enregistrer en duo une nouvelle version d’un de ses tubes, « Slipping away ». Séduite par la chanson, la chanteuse accepte ; à noter que c’est le 2e duo qu’elle fait (après « La poupée qui fait non » avec Khaled) sur une chanson qui à l’origine n’est pas une création d’elle-même ou de Laurent Boutonnat, preuve de l’amitié et de la confiance qu’elle porte à Moby. Après avoir traduit une partie du texte en français – « Crier la vie » est d’ailleurs rajouté en sous-titre, elle enregistre séparément sa partie vocale tandis la musique est totalement remixée. Le concept du clip original utilisé à l’époque par Moby est également repris dans une version réactualisée pour le duo, dans laquelle les paroles de la chanson sont incrustées dans les images, tandis que des photos montrant des gens à différentes étapes de leur vie se succèdent à l’écran.

 

 

i993 dans Mylène en DUOSCe n’est pourtant pas la première fois que Mylène chante en duo avec un artiste mais le succès ne se dément pas, bien au contraire : la chanson se classe directement N°1 des ventes dès la semaine de sa sortie ! Les radios et télés diffusent la chanson et le clip en masse !

 

 Nul doute que ce franc succès devrait inciter Mylène et Moby à ne pas en rester là dans leur collaboration ! En effet, on parle déjà d’une seconde chanson interprétée en duo par les 2 chanteurs, écrite par Mylène cette fois et qui pourrait être dévoilée prochainement. En attendant peut-être d’écouter des compositions de Moby sur le prochain album de notre Ange Roux ! 

 

Barre de Séparation

 

La suite : Mylène a semble-t-il pris goût au duo puisque des rumeurs croissantes annoncent carrément la sortie prochaine d’un album de la belle entièrement constitué de duos ! Si un tel projet d’album se confirme, on peut lui prédire sans prendre trop de risques un joli succès ! Plus de détails sur les noms des artistes choisis et l’avancement du projet dès qu’une confirmation officielle aura lieu…

Barre scintille

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DISCOGRAPHIE Mylène

Posté par francesca7 le 5 octobre 2011

Le Top 50 n’a été créé qu’en novembre 1984. 

Mylène Farmer est l’interprète de 8 albums studio, 5 albums enregistrés en concert (un pour chacune de ses tournées), 2 compilations de remixes et 1 compilation « best of ». 50 chansons ont fait office de single.

 Singles promo, non sortis dans le commerce 

DISCOGRAPHIE Mylène Mylene%20Farmer

Singles particuliers 

Singles non sortis en France 

Singles sortis uniquement en vinyles très limités et destinés aux DJ 

  • Août 2003 : Sans contrefaçon (JCA Remix), extrait de RemixeS 

  • Novembre 2003 : Je t’aime mélancolie (Felix da Housecat Remix), extrait de RemixeS 

  • Janvier 2004 : L’instant X (One-T Remix), extrait de RemixeS 

Faces B inédites 

La plupart des faces B de Mylène Farmer correspondent à des versions de la chanson faisant office de single (remix, instrumental…), mais il est arrivé parfois que ces faces B soient des chansons inédites : 

Coopérations 

Duos 

Autres 

1994 : productrice de l’EP Shade : Underbelly de Headmess (sorti aux  États-Unis) pour lequel elle a aussi composé les musiques, dont celle du titre Madeleine (qu’elle réutilisera pour le titre Et si vieillir m’était conté sur l’album Innamoramento). 

  • 2000 : auteur des paroles de l’album Gourmandises d’Alizée

  • 2001 : productrice du single I’m not a boy de Christia Mantzke. 

  • 2003 : auteur des paroles de l’album Mes courants électriques d’Alizée. 

  • 2003 : productrice des singles I want your wife et You du groupe Good Sex Valdes. 

  • 2008 : auteur des paroles du single Drôle de Creepie interprété par Lisa

Apparitions 

Musiques de films 

Ses deux dernières apparitions sur une bande originale ont joui d’un titre inédit chacun. 

Disques des autres artistes 

  • 2004 : Les mots en duo avec Seal sur le Best of de ce dernier, Best 1991 – 2004 

  • 2006 : Slipping Away (Crier la vie) en duo avec Moby sur le best of de ce dernier, Go – The Very Best of Moby 

  • 2009 : Les mots en duo avec Seal sur le Best of de ce dernier, Hits 

  • 2010 : C’est pas l’heure en duo avec Line Renaud sur l’album Rue Washington de cette dernière 

  • 2010 : Never tear us apart en duo avec Ben Harper sur le disque Original Sin de INXS 

Compilations 

Les apparitions des chansons de Mylène Farmer sur des compilations sont assez rares pour être remarquées, souvent associées à une cause. 

  • 1986 : Libertine sur la cassette et vinyle « Polystar 2 » 

  • 1986 : Libertine sur le vinyle « Hit-Parade 86 » sorti en  Belgique 

  • 1987 : Tristana sur la cassette et vinyle « Le cadeau de la vie » (Lutte contre le cancer

  • 1989 : Sans Logique sur le vinyle « La plus belle compilation NRJ – volume 2 » 

  • 1992 : Dernier Sourire sur le CD et vinyle « Urgence, 27 artistes pour la recherche contre le SIDA » (Lutte contre le SIDA) (réenregistré pour l’occassion) 

  • 1992 : Je t’aime mélancolie sur le CD « Life Aids: Love is the answer » (Lutte contre le SIDA) sorti en  Allemagne 

  • 2005 : Rêver sur le CD « Solidarité Asie » (Fonds reversés à Action contre la faim pour les victimes du tsunami

Compilations de remixes 

  • 1990 : Pourvu qu’elles soient douces (Razormaid Remix – Joseph Watt) sur le double vinyle du label « Razormaid », « Maid! How slow can you go? »  États-Unis 

  • 1990 : Pourvu qu’elles soient douces (Razormaid Remix – Joseph Watt) sur le CD du label « Razormaid », « Maid! How slow can you go? Volume 7 »  États-Unis 

  • 1991 : Desenchantee (Digital Mix by Art Maharg) sur le double vinyle et le CD du label « Razormaid », « Gridlock! 2 »  États-Unis 

  • 1991 : Psychiatric (Digital Mix) Mixed by Chris Cox sur le double vinyle du label « Razormaid », « Seismic Sound Three »  États-Unis 

  • 1993 : Beyond My Control by Joseph Watt sur le CD du label « Razormaid », « Maid! How slow can you go? »  États-Unis 

  • 1993 : Regrets (Digital Mix) by Joseph Watt sur le CD du label « Razormaid », « Maid! How slow can you go? »  États-Unis 

  • 1997 : La poupée qui fait non (Say it like you used to Club Remix) sur le triple vinyle « Summer Party ’97 » 

  • 2006 : Slipping Away (Crier la Vie) (Manhatten Clique Club Remix) en duo avec Moby sur la version remixée du best of de ce dernier, Go – The Very Best of Moby (Remixed) 

  • 2006 : Slipping Away (Crier la Vie) (Axwell Remix) en duo avec Moby sur le double CD « Discomix 4 » sorti en Russie 

  • 2007 : Slipping Away (Crier la Vie) (Axwell Remix) en duo avec Moby sur le CD « Taneční Liga vol. 94 » sorti en  République tchèque 

  • 2008 : Je te rends ton amour (Redemption/Perky Park Mix) sur le triple CD de D.J. S.E.A.L.K., In The M.I.X. sorti en  Europe 

  • 2009 : L’Ame-Stram-Gram (Perky Park pique d’âme Dub Mix), C’est dans l’air (Fat Phaze Remix), Je te rends ton amour (illumination – Perky Park Dub Mix) sur le CD promo du label « Melting Sound Studio », « Sanya’s Night on the Club vol. 001 In The Mix » sorti en  Russie

 

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Mylène TOUR 96 – JUIN 1996

Posté par francesca7 le 30 septembre 2011

 

 « plus loin, plus haut, l’esprit voyage » 

 

Source IAO n°7 - avril 2006 – spécial Live 

 

 

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Six ans et demi après sa première tournée, Mylène remonte sur scène totalement métamorphosée. Ses retrouvailles avec le public se veulent lumineuses, aériennes, colorées et incroyablement sexy. Pour se souvenir de ce moment unique, nous avons papoté avec Donna de Lory, choriste et danseuse sur le show, Fred Peveri, créateur des lumières et Susie Davis, qui était aux claviers

 

 

Mylène TOUR 96 - JUIN 1996 dans CONCERTS DE MYLENE MFBercy96_27aMylène avait, à l’évidence, été secouée par l’intensité de sa première tournée. Tant d’émotions fortes, il y avait de quoi être bouleversée. C’est sans doute par peur de ne pas retrouver les mêmes sensations qu’elle a tant attendu avant de remonter sur scène. Sans oublier le projet « Giorgino », qui lui a pris tout son temps, et celui de Laurent, dans le prolongement immédiat du triomphal « L’autre… ». Il lui aura fallu l’exil américain et l’anamorphose pour retrouver l’envie… 

 

 

Et pour le coup, c’est une Mylène à cent lieux de celle de 89 que l’on retrouve sur scène. Qu’il est loin l’univers sombre et fermé de la première tournée ! qu’elle est loin la Mylène pâle et triste emmitouflée dans de grandes et belles tenues romanesques ! 

 

 Nous voilà désormais face à une femme souriante et bronzée qui assume son corps et le montre sans pudeur. C’est perchée sur des platform-shoes, pailletée jusqu’au bout des ongles et des paupières qu’elle évolue désormais dans un univers lumineux, blanc et spacieux, croisant successivement gogo danseurs, araignée géante et drague Queens. Mylène est plus diva gay que jamais ! Et plus  rock aussi. 

 

Là où le Tour 89 offrait un univers fort et cohérent, le Tour 96 propose du glamour et du punch. Mylène a le sens du spectacle mais ne donne pus de sens au spectacle. On y prend en motion, mais on en prend plein les yeux ! 

 

 

MFBercy96_22a dans Mylène TOUR 1996Tout commence à Toulon, avant deux Bercy archi combles et surchauffés. Une toute petite tournée de quatorze dates est programmée ensuite, avant un retour ultime à Bercy le 28 Juin 1996. Mais choses ne seront pas si simples… le 15 juin, à la toute fin de son concert à la Halle Tony Garnier de Lyon, Mylène tombe de scène. 

 

Bilan : une double fracture ouverte du poignet gauche. Aie ! Le reste de la tournée est bien évidemment annulé ; il restait huit dates. Mais rendez-vous est pris en fin d’année pour onze nouvelles dates. Le Tour 96 reste malgré tout la tournée la plus courte de Mylène (si l’on excepte bien sûr, les concerts de 2006, mais il ne s’agit pas d’une tournée). 

 

En fin d’année, Mylène visite donc finalement toutes les villes prévues avant l’accident (hormis Mulhouse), et retourne même à Lyon, histoire de conjurer le sort ! A deux occasions – Genève le 10 décembre 1996 et Paris le 12 – le tracklisting s’enrichit d’un titre supplémentaire ; la reprise d’un tube de Polnareff, « La poupée qui fait non », en duo avec Khaled. Ce sera d’ailleurs le premier single extrait du « Live à Bercy » qui sort quelques mois plus tard. Ce disque reste à ce jour l’album live le plus vendu en France, avec plus de 900 000 copies écoulées ! 

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2009 – CLIP C’EST DANS L’AIR

Posté par francesca7 le 19 septembre 2011

 Réalisateur: Alain Escalle 

Lieux de tournage: Studios Saint-Ouen et Paris 

Date: février 2009 

Durée: 03’49 

Vidéo : 

 Image de prévisualisation YouTube

 

 

C’est début février que le concept du clip a été décidé, Mylène ayant été intéressée par les visuels créés par Alain Escalle pour la chanson C’est dans l’air pour les futurs concerts: « des matières expérimentales très graphiques sur le thème de l’électricité statique et le crâne, tête de mort de Mylène, qui chante C’est dans l’air sur l’écran principal. »

A partir de ces images du crâne qui chante, Mylène a eu envie de chorégraphies avec des squelettes.
Ont été intégrées des images d’archives sur des essais et explosions nucléaires apportant un aspect plus sérieux « contrebalançant » le second degré des chorégraphies.

2009 – CLIP C’EST DANS L’AIR dans Les Clips de Mylène 2412444133_small_1Le tournage du clip s’est déroulé en deux parties.
En février 2009, à Saint-Ouen pendant une longue journée pour les images avec Mylène enregistrées sur fond vert afin d’intégrer dans un deuxième temps les images de synthèse.
Dans la même journée ont été tournées des images pour le concert puis celles pour le clip (jusqu’à 04 heures du matin !).
A Paris, pour « enregistrer la chorégraphie pour la motion capture (traitement informatique) », ce sont des mouvements de Mylène mais aussi de Christophe Danchaud qui ont été enregistrés.
Le travail sur le clip a duré plus d’un mois, clip qui aura été achevé le 07 avril 2009 quelques jours avant sa première diffusion en télévision le 15 avril.

C’est Mylène qui a décidé que les visuels des différents supports promos ou commerce de C’est dans l’air proposeraient des captures du clip afin de probablement  « imposer le style graphique du clip en cohésion aux images du concert ».

source: Interview d’Alain Escalle – IAO Eté 2009 N°3


Dans le classement des clips les plus diffusés sur les chaînes musicales en France en 2009, C’est dans l’air est 47ème
(le meilleur résulat pour un clip de Mylène depuis C’est une belle journée, 40ème en 2002).

 

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Analyse du clip

« Mylène Farmer: Coma Extatique » par Arno Mothra 

 

   Préparez-vous à ce grand scoop : il paraîtrait que depuis ses débuts dans la chanson, Mylène Farmer apprécie le symbolisme, la philosophie et l’art ambigu. En 2009, là où certains s’adonnent à tergiverser, à l’aide de toute l’objectivité requise pour un sujet aussi percutant, sur le nouveau brushing de Mylène, il semblerait pourtant que son clip C’est dans l’air ait davantage de messages à exprimer.

     Pour son approche personnelle de la spiritualité et d’une certaine anticipation de l’apocalypse, la vidéo de C’est dans l’air, réalisée par Alain Escalle et diffusée depuis peu sur les chaînes télévisées, semble mélanger certains prophéties Mayas, les énergies inversées et les quatre symboles géométriques fondamentaux. Explications. 

2411199457_1 dans Les Clips de MylèneCivilisation mexicaine, mystique et mystérieuse disparue inexplicablement au quinzième siècle, les Mayas du Nouvel Empire sont principalement connus pour leur architecture aussi méticuleuse que somptueuse quant à leurs temples et leurs pyramides, ainsi que pour leurs sciences troublantes de l’astronomie et leur système mathématique vigésimal (base de vingt dans la numérotation). Point culminant de leur savoir : leur calendrier (le Tzolkin, almanach sacré, basé sur un cycle de treize fois vingt jours, soit deux cent soixante jours).

     Convaincus de l’influence du cosmos comme activateur de l’esprit humain, les Mayas créèrent des cycles récurrents, dont le nôtre qui aurait commencé en 3114 avant Jésus-Christ (création du monde ou naissance de certaines divinités) pour se terminer en 2012. Cette année 2012 marquerait la fin du cinquième soleil, d’un cycle de cinq mille cent vingt-cinq ans et d’un cycle de treize ans, donnant ainsi lieu à un moment de transition décisif et de transformation importante. Non synonyme de chaos à proprement parler dixit les plus grands spécialistes de l’astrologie Maya, cette fin de cycle correspondrait à une entrée de l’Homme dans une nouvelle ère, une nouvelle dimension demandant une transformation personnelle de chacun d’entre nous. Le cycle de 2012, à priori, ne serait pas le dernier puisque sonnant le glas du cinquième mais impliquant un nouveau à venir en 2013, d’une durée de cinq mille cent vingt-cinq ans, après l’inversion des pôles magnétiques de la planète ; un cycle avant lequel l’Homme devra prendre conscience de la spiritualité, et vaincre les religions.
     S’il ne s’agit ici en aucun cas de porter ou non du crédit à ces théories catastrophiques (très en vogue et, comme par hasard, pendant ce lavage de cerveau insupportable concernant la Crise : admirez la coïncidence), il parait probable que la charmante rousse ait tenté d’établir un parallèle entre son nihilisme assumé (quoique flou) et la fin du dix-septième calendrier des Mayas 

  Points communs avec la vidéo d’Alain Escalle : un aperçu de l’alignement des planètes sur certains plans, la retranscription de la violence des hommes (guerres) avant le véritable chaos (explosion de la Terre), un soleil influent (semblant, paradoxalement, n’éclairer que très peu les entités dans le clip, noyé dans le noir et blanc), un mouvement flou mais effrayant du système solaire. Dans le refrain de la chanson, Mylène Farmer évoque l’emprise dangereuse du nucléaire et la passivité des hommes à entreprendre une prise de position majeure afin de limiter les dégâts (« On s’en fout, on est tout, on finira au fond du trou »). En se basant sur des messagers du temps et des traducteurs des pensées Mayas, l’Homme pourrait préparer le chaos, voire le surmonter, dans la mesure où l’Univers lui fournirait des informations quant à son devenir, et à celui du cosmos. Le procédé de régénération servirait également à se débarrasser des poubelles religieuses. 

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     La force de l’esprit collective, Mylène ne semble pas y croire, si l’on se réfère aux couplets des paroles de C’est dans l’air (énumération de vanités, puis surtout « Que faire des ruses, que fait le vent ? »). Tout ceci renvoie évidemment au constat de statisme dans la chanson Dégénération (et sa mise en image). « Les fous sont des anges » : des indicateurs ? Des sauveurs ? Qui sont ces fous, ces anges ? Des prophètes ? Dans ce cas de figure, la chanteuse appellerait à écouter les mises en garde (« C’est nécessaire, prendre l’air… », « c’est salutaire, sauf qu’ici loin sont les cieux »)… 

Remarquons enfin la prépondérance du squelette (et plus particulièrement de la boîte crânienne) au sein du film. Selon la légende Maya, il existerait treize artefacts de crânes de cristal (datant de plus de cinq mille ans). Cette même légende indique qu’il faudrait regrouper et aligner les treize crânes ensemble, le 21 décembre 2012, afin d’appeler Gaia (divinité primordiale identifiée à la Terre-Mère) à empêcher le basculement de notre planète. Créés pour des rites divers, ou pour de la magie blanche et noire, les spéculations les plus folles autour de ces sculptures ne permettent toujours pas à l’heure actuelle d’émettre une définition claire sur la signification exacte de ces objets. Cinq à six crânes de cristal retrouvés parmi les douze existants (selon les sources) seraient authentiques ; petite coïncidence avec le nombre de « danseurs » accompagnant Mylène, ne servant pas à grand-chose puisque assistant à l’explosion ? Mylène n’aurait-elle pas pu représenter Gaia dans la divinité perdue de The Farmer Project ? 

Autre parallèle important : les quatre symboles – géométriques – fondamentaux qui sont le carré, le centre, le cercle et la croix. Description rapide de la chose :
     Réel absolu et premier symbole fondamental, le centre se définit comme foyer d’intensité dynamique, le centre des centres étant Dieu. Dans la civilisation Maya (encore), le centre de la croix des points cardinaux correspond au cinquième soleil, époque à laquelle nous vivons.
     Point étendu et deuxième symbole fondamental, le cercle symbolise l’homogénéité, le temps, voire, chez les babyloniens, le cosmos.
     Troisième des quatre symboles fondamentaux, la croix connecte le cercle et le carré entre eux par l’intersection de ses deux droites coïncidant avec le centre. Symbole de la Terre, de l’union des contraires (terre et ciel), des quatre points cardinaux et de la totalité du cosmos, la croix se distingue également par l’essence qu’en ont faite certaines religions. Anecdote amusante : en Chine, le chiffre de la croix est le cinq ; les danseurs morts aux côtés de Mylène se comptent également au nombre de cinq (six à la fin de la vidéo). 

Enfin, le carré représente la Terre, l’opposition au ciel et au créateur. Le cercle exprime les quatre phases du mouvement cyclique, alors que la Terre mesurée par ses quatre horizons est carrée. La croix jumelée au carré indique l’expression dynamique du quaternaire (ce qui n’est pas suggéré dans la vidéo). Si la définition du cube pourrait se révéler plus complexe, elle définirait en revanche d’autant plus la logique des images de C’est dans l’air, puisque symbolisant l’arrêt du développement cyclique car déterminant l’Espace en ses trois dimensions.
     Dans C’est dans l’air, le carré, le cercle et la croix gravitent au centre.
     Pas nécessairement facile de s’y retrouver à premier abord, mais au bout du compte, le message est plutôt simple.

     En usant d’autodérision et de nihilisme, Mylène se moque ouvertement des dérives sectaires de l’interprétation des religions – et prophéties – ou de l’évolution néfaste des hommes, se permettant carrément de leur ricaner au nez (« L’infamie, c’est laid aussi »). La chanteuse est déjà morte, se transformant en cadavre (ou crâne de cristal, c’est selon) le temps de quelques plans et dansant sur une planète éteinte avec de vieux restes, des squelettes, sans identité : une petite fête organisée sur les décombres servant de socle éphémère. 

Pas aussi moralisateur qu’il ne le prétendrait en apparence, le texte de C’est dans l’air expose une réflexion personnelle sur une évolution vaine puisque parée à aucune donne salvatrice de l’Homme. C’est laid ? Tout à fait, autant s’en amuser puisque aucun discours ou monologue narcissique n’y changeront quelque chose. 

    mini-wallpapers-mylene-farmer-766 Ce texte et son vidéo-clip se perçoivent alors de plusieurs façons possibles. Mylène pourrait évoquer un espoir d’évolution positive, puisque utilisant l’humour et l’autodérision (les squelettes, le rire) et surtout, souriant sur les dernières images, avant le désastre. L’on pourrait accoler à ce (joli) sourire une non croyance aux prophéties apocalyptiques, une marque de je-m’en-foutisme très narquois ou un signe de libération ; les images d’archives correspondraient alors à une vision de perpétuation. Les évènements se reproduisent toujours, sans que chacun n’en prenne note et conscience.

     Dans une suite logique au pessimisme, Mylène quittait la Terre à la fin du Farmer Project, pour finalement la retrouver dans C’est dans l’air, en plein ordre de chaos. Difficile de croire au hasard sur l’œuvre de Mylène Farmer, puisque avec C’est dans l’air, tout un concept se développe autour de Point de suture : l’appel au rassemblement des troupes et de l’esprit (Dégénération, « je suis coma là mais faut qu’ça bouge », Réveiller le monde), l’idée du chaos (C’est dans l’air) ou d’échappatoire (Paradis inanimé), l’affiche de la tournée montrant une Mylène déchue, telle une météorite (très en vogue cette obsession pour les météorites cette année dans le milieu du spectacle) et, en dernier lieu, ce terme de rupture évoqué dans le titre de l’album, en lien avec cette poupée morte de la pochette, écartelée, à laquelle il ne reste probablement que l’esprit. 

Petit aparté en conclusion : il devient difficile de ne pas s’étonner quant aux prétendus plagiats d’Alain Escalle, artiste de talent s’il en est, sur le clip du groupe indus Laibach Tanz mit Laibach et celui, d’autant plus banal, d’Indochine avec le récent Little Dolls. Quelques petites précisions à se mettre en tête :

 Laibach a, depuis ses débuts et tel Rammstein quelques années après, toujours misé sur une image provocatrice ; de ce fait, un éventuel clin d’œil à ce groupe à travers C’est dans l’air ne paraîtrait pas fortuit. Rappelons aussi que, en dehors du fait indéniable que cette vidéo ne soit ni d’une grande qualité ni d’une subtilité épatante (quelles belles chaussures !), Tanz mit Laibach ne semble pas spécialement éloignée de ce qu’avait proposé Madonna à travers sa deuxième version d’American Life, quelques mois plus tôt.

_ Indochine, et malgré le talent que l’on accorde ou non à sa musique, n’a strictement rien inventé à travers son clip Little Dolls. Petit rappel de bon aloi : Mylène Farmer et Laurent Boutonnat utilisaient régulièrement ce genre d’effets dans leurs vidéos tournées dans les années 80. Ainsi, était incorporée une photo de Freud dans le clip Maman a tort, voire des images d’archives dans celui de Tristana (d’ailleurs sorti quelques mois avant Les Tzars d’Indo).

   mylene-farmer-oh-my-god1_mini  Mylène Farmer et Laurent Boutonnat ont toujours évoqué des références. Cela constitue l’œuvre, puisque dresser des influences est propre à tous les artistes dotés d’un minimum de sens et de culture (pour les autres, on retrouve sans peine la génération Liane Foly), car comme le soulignait l’auteur expérimental Chloé Delaume, tout art n’ayant comme unique but celui de divertir se révèle telle une propagande du vide, une lobotomisation ou une éponge vaseuse. Il s’agit de ramollir le cerveau humain. Car l’art sert aussi à cultiver, à apprendre, à approfondir certains sujets en renvoyant à des sources diverses (procédé appelé argumentation). Cette richesse culturelle a toujours différencié Mylène de la majorité, dans une œuvre parfois difficile à cerner mais souvent fascinante, ambiguë, unique. C’est aussi pourquoi, en dehors d’une évolution musicale pas toujours présente, elle nous passionne, et pourquoi nous l’aimons.
     En 1999, Mylène regrettait lors d’une interview que l’on titre sur elle : « Mylène Farmer, les jambes les plus belles de la chanson française. » Peut-être doit-elle bien rire en constatant qu’aujourd’hui, certains ne trouvent rien de plus constructif que de débattre sur sa coupe de cheveux, même si toutes les hypothèses et explications de textes ne relèvent que de la pure subjectivité. L’artiste a évolué, le public aussi. Ainsi soit-il.

Arno Mothra (le 29/04/2009 pour localhost/mylene

 

 

30e07fcLe réalisateur du clip de C’est dans l’air est Alain Escalle7. Il était le réalisateur du court-métrage Le conte du monde flottant proposé en première partie des concerts de Mylène Farmer sur Avant que l’ombre… à Bercy en 2006 et des images de scène que l’on pouvait apercevoir sur les écrans géants et sur la croix centrale. 

Le clip illustrant C’est dans l’air est diffusé depuis le 15 avril 2009 sur les chaînes musicales. Des images d’archives d’explosions évoquant la destruction à grande échelle sont diffusées tout au long du clip. On y note, par alternance avec les dites images, la présence de squelettes (images 3D réalisées par Alain Escalle) qui dansent autour d’une Mylène Farmer vêtue d’un blouson de cuir, d’un mini-short et d’une ceinture dont la boucle représente une tête de mort. À la fin du clip, la Terre explose. 203083351_smallLes éléments visuels du clip qui reposent sur le souffle nucléaire s’entrechoquent comme un collage violent. Les éléments graphiques du clip sont fabriqués à partir des éléments visuels utilisés pour le spectacle sur scène et font référence à l’universalité du monde au travers des primitives géométriques. Nous y retrouvons la thématique de la destruction chère au réalisateur et déjà présente dans son film Le conte du monde flottant, ainsi que la référence affirmée de Rage net (1988), Mothlight (1963), Dark tower de Stan Brakhage, et le travail du photographe primitif Charles Winter (Éclair de l’appareil de Rhumkorff). Alain Escalle utilise aussi un élément visuel abordé dans l’une de ses précédentes installations (Fantôme d’amour en 2005) où l’on peut retrouver les éléments de flashs et d’éclairs autour de la silhouette d’une femme qui danse sur ciel étoilé. Le tout est en noir et blanc. Et la technique mélange encore une fois des sources mixtes : 3D, images du Soleil, de la planète Terre tournoyante, de branches d’arbres et de forêts en noir et blanc puis en négatif, retraitées puis déformées au travers de filtres numériques dont la particularité est de générer des images aléatoires d’éclairs. Ce mélange trouve sa touche finale dans l’utilisation de peinture sur la pellicule qui donne au clip son aspect vieilli et usé par le temp 

Ce dernier document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/C%27est_dans_l%27air ». 

 

  

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comme j’ai mal

Posté par francesca7 le 23 août 2011

 

comme j’ai mal dans Mylène 1995 - 1996 mylene_farmerLe 25 mai 1996, Mylène Farmer a débuté sa grande tournée dans toute la France. C’est un véritable succès et les médias en font une bonne critique ! L’album « Anamorphosée » ne cesse de se vendre ! On atteint déjà le million d’exemplaire !

Le 15 juin 1996, pendant un concert à Lyon, Mylène est accidentellement entraînée dans sa chute par un danseur et se casse le poignet. La tournée est momentanément interrompue. L’ironie fait que 2 semaines plus tard sort le quatrième extrait de l’album intitulé « Comme j’ai mal ».

Le clip est encore une fois confié à Marcus Nispel : Mylène, enfant, amoureuse des insectes se fait violenter par son père. Elle trouve un moyen de s’enfuir et se transforme en papillon, une métamorphose de l’enfance à l’adulte…

Le single sort sous CD 2T en édition limitée digipak triptyque. Il se vendra à peine à 90 000 exemplaires.

Mylène Farmer interprète la chanson dans l’émission « Tip Top ». Durant la même émission, elle chantera en duo avec Khaled une reprise de Michel Polnareff : « La poupée qui fait non » dans une version arabisée.

La chanson sera interprétée uniquement lors des concerts de la tournée 1996.

 

 

Publié dans Mylène 1995 - 1996 | Pas de Commentaires »

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