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Symbolique de Mon Ange de Mylène F.

Posté par francesca7 le 1 septembre 2012

 

Splendeur d’une sensualité moite

Symbolique de Mon Ange de Mylène F. dans Mylène et SYMBOLISME mylene-farmer-diabolique-mon-ange-400x300    L’éternel ciel orageux qui semble plomber la création de Laurent Boutonnat depuis l’échec de Giorgino est on-ne-peut-plus-présent. Cette fois un vent humide emporte avec lui une pluie fine et des feuillages. Il n’y a pas de sol, juste un ciel devant lequel se dresse une silhouette illuminée d’éclairs, une femme encapuchonnée d’une longue cap rouge dont elle se défait. On devine le soleil derrière les nuages, on le voit ce rayon blanc qui éclaire le visage renversé de la femme aux cheveux longs. Avant Parler tout bas et Pardonne-moi Boutonnat use déjà de pellicule noir et blanc à de courts moments pour parcourir le corps de son égérie avec un grain fort sur le support argentique, il le fera par la suite sur les poupées du clip d’Alizée puis sur le corps dansant dans la poussière de Mylène Farmer.  

« Malgré les doutes et les médisances
Malgré la peur, malgré les souffrances
Je pense que l’on avait rendez-vous »

« Alors cette fois je veux rester
Ne plus croire que si j’aime
On va m’abandonner »

 

     On est proche ici du Saudade d’Etienne Daho réalisé par Philippe Gautier (1991), dans la fusion de la nature, là bas du jeune homme étendu dans la rosée au milieu des insectes, ici de la femme généreuse évoluant dans une humidité omniprésente où s’accouplent des chevaux trempés jusqu’aux os. Les éléments naturels chez Laurent Boutonnat, et plus particulièrement la pluie, jouent des rôles centraux. Non seulement la pluie agit toujours en personnage propre, influant les MF2000_141a-300x199 dans Mylène et SYMBOLISMEagissements des personnages,  mais elle est souvent teinte d’une couleur divine, si bien que les héros de Boutonnat ne s’en protègent même pas, et la subissent comme ils se feraient à une malédiction qu’ils mériteraient. Le marionnettiste de Sans Contrefaçon (1987) ne se protège pas de l’averse torrentielle qui s’abat sur lui, il n’aura de regard que pour son pantin tombé dans la boue. Si les vieux de Sans Logique (1989) font semblant de se retirer à cause des gouttes de pluie qui commencent à tomber, c’est pour mieux cacher leur déception devant l’échec de leur rejeton, agonisant sous leurs yeux. La pluie sur Marie à la fin de Giorgino (1994) a même un effet révélateur, c’est en divagant pieds nus sous l’orage qu’elle tombera entièrement et définitivement dans sa propre folie. La pluie encore dans Parler tout bas (2001) où Alizée reste dans sa chambre d’enfant éventrée et abandonnée à l’eau qui tombe du ciel. On la retrouvera plus tard sous la même averse lorsqu’elle enterrera son ours en peluche. La pluie enfin dans Hasta Siempre (1997) où déjà Nathalie Cardone ne faisait qu’un avec l’élément pluie pour porter à la révolution tout un peuple qui emmène avec sa colère les tourments du ciel.  

    Ici le réalisme n’est pas à propos, et ne le sera d’ailleurs plus jusqu’à Moi…Lolita trois ans plus tard. Boutonnat se met déjà à parler avec sa propre langue, avec ses propres références (les chevaux piétinant de Allan, la robe de Beyond my control, le climat de Sans Logique). Rien de nouveau en somme, c’est vrai. Mais quelles images ! Images naturalistes de cheveux qui ondulent au vent alors que la pluie les humidifie et les alourdie peu à peu, images d’une femme dans son élément, dont la sensualité ne peut que s’exprimer dans un environnement aussi violent.  

  Le clip de Mon Ange reste méconnu, peut-être le plus secret avec celui de Populaire. Peu de passages télévisés malgré un bon succès commercial et aucun support en vente si ce n’est la vidéo promotionnelle destinée aux chaînes télévisées, qu’on peut d’ailleurs encore trouver dans quelques magasins de collectionneurs. L’ensemble des quatre clips que Laurent Boutonnat aura réalisé pour Nathalie Cardone vont pourtant dans une même direction, ont une homogénéité qui fait de cette petite oeuvre de quatre films le testament d’une sensualité de femme. Une femme qui tour à tour se bat, se débat, puis s’abandonne.

 

Signé J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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Mylène et le Rap

Posté par francesca7 le 15 août 2012

Mylène inspire les rappeurs

Afin d’aider les designer actuels du site et développer de nouveaux projets, nous recherchons un ou plusieurs graphistes et / ou webdesigner.

Pour contacter : contact@mylene.net  (Joindre un mini cv précisant vos compétences et quelques réalisations graphiques) 

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Mylène et le Rap  dans Mylène dans la PRESSE 2003_septembre2Insolite: Mylène et Joey Starr ont un point commun (qui tient dans la poche)

Parfaite introduction à cette news sur Mylène et les rappeurs.

Deux photos sur : mac4ever.com_mylene_farmer_joey_starr jon_lord

Les photos (connues) datent du 06 juillet 2011, à la sortie du défilé Jean-Paul Gaultier. merci à mylène.net 

Les rappeurs citent Mylène

On s’intéresse très souvent aux différentes références présentes dans les textes de Mylène.

Logique donc, surtout en cette période de disette en actu, de ne pas noter quand Mylène devient à son tour une « référence » pour d’autres artistes, ici les rappeurs.

Le rappeur Disiz La Peste, dans sa nouvelle chanson « Extra-Lucide » dont le clip a été mis en ligne hier parle de la « Génération Désenchantée Mylène Farmer » (vers 01’20 sur la vidéo).  Disiz – Extra-Lucide par umusic

Il y a quelques mois, Booba dans la chanson « Foetus » issue de l’album « Autopsie Vol3″ écrivait : 
« Pour être au top je deviendrais mi-homme mi-hyène, 
J’ai peur du noir, du croque-mitaine 
J’ai la trique devant les clips de Farmer Mylène. »  puis 

« Mylene Farmer ne me fait plus bander,
Mc Amer ne me fait plus danser »

En octobre 2011, Orelsan lors d’une interview au site lexpress.fr confiait : « Ecrire pour Mylène Farmer ou Johnny Hallyday ce serait un super challenge. »

Mylène par Marianne Rosenstiehl, en 1991, l’époque de la « génération désenchantée » aujourd’hui citée par Disiz La Peste

Mylène fait du rap (ou presque) 

Ça n’a rien d’un scoop. Mylène ne fait pas vraiment du rap !

Mais, on peut essayer de noter quelques discrètes incursions vers le rap au fil de sa carrière.

En 1991, le rap ne semblait pas vraiment être la tasse de thé de Mylène : « Ça me tape sur les nerfs le rap… Est-ce quelque chose d’important aujourd’hui ? Certainement puisque cela marche si bien mais il est dommage que cela devienne tout et n’importe quoi. Je ne vois pas un groupe que l’on puisse sortir du lot. Non, cela me casse les pieds ! » (Podium – Septembre 1991).

2007-decembre2 dans Mylène dans la PRESSEPourtant, en 1990, Mylène avait proposé le « Mum’s rap » de Plus Grandir réalisé par Laurent Boutonnat et Bertrand Châtenet sur lequel elle partagait la vedette avec Carole Fredericks. (à écouter dans la Remixographie Plus Grandir). On retrouvait déjà ce « rap » entre les deux chanteuses sur la version de Maman a tort interprétée lors des concerts du Tour 89.

Pourtant, encore, sur la chanson Je t’aime mélancolie sur l’album L’autre… en 1991 les couplets plus parlés que chantés se rapprochaient d’un rap. 
Thierry Rogen le notait récemment en interview: « Je crois que Mylène a voulu s’amuser un peu et expérimenter d’autres voies, d’où cette idée de faire cette voix grave, un peu rap. «  (Styx Magazine spécial L’autre… - 2011)

En 1994, Mylène est en Californie. Elle a un vrai coup de coeur pour les chansons de rap de son professeur d’anglais, Henry Biggs. Elle produit alors avec Thierry Rogen son EP de six titres, « Shade: Underbelly ». Mylène participe même à la composition des titres très rap / hip-hop. 
Thierry Rogen se souvient : « C’était super sympa, on aurait dit une sorte d’Eminem avant l’heure, avec des fonds de rap assez mélodiques, grâce à l’intervention de Mylène, qui y avait mis son grain de sel. »
Ecouter l’album « Shade : Underbelly » (pour ceux qui ne le savent pas, vous constaterez que la mélodie de la chanson Madeleine a servi de base pour celle de Et si vieillir m’était conté que l’on retrouvera sur l’albumInnamoramento en 1999).

 En 2005, le pont du single Fuck them all s’apparente à un vrai rap. On ne saura jamais si Mylène a voulu faire une petite incursion vers un nouvel univers musical (très en vogue alors) ou si il ne faut pas y chercher un sens plus profond en rapport avec le texte :  » Hey Bitch, you’re not on the list – You Witch ! You suck, you bitch ! (they said) ». Comment mieux dénoncer le machisme qu’en le criant à la façon des rappeurs qui pour certains ne se privaient pas d’user ou abuser d’ allusions sexistes dans leurs textes ou clips (à l’époque en tout cas).

En 2006, Mylène fait remixer les singles L’Amour n’est rien… et Peut-être toi par The Bionix. Plus RnB que vraiment rap, ces remixes sont surprenants et collent parfaitement avec les sons alors les plus en vogue sur les radios. « The Sexually No Remix » de L’Amour n’est rien… connaîtra d’ailleurs un beau parcours sur les ondes.

Nouveau bridge rappé sur le single Lonely Lisa produit par RedOne en 2011.  ARTICLE ISSU DU SITE : http://www.mylene.net/

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Interview J.L Viau sur Mylène farmer

Posté par francesca7 le 10 août 2012

Jean-Louis Viau (Conseiller historique)
interview sur le Le clip PQSD

 

Pourquoi a-t-on fait appel à vous pour ce clip ?
A l’époque, j’étais rédacteur en chef d’une revue d’histoire militaire ancienne, « Tradition magazine ». Un jour, mes collègues de la librairie Armes & Collections, spécialisée dans les ouvrages et les maquettes militaires, m’ont appelé parce qu’une costumière cherchait de la documentation pour un film se déroulant au XVIIIème siècle. C’était Carine Sarfati, la styliste de Mylène Farmer, et elle préparait le tournage de « Pourvu qu’elles soient douces ». Rapidement, elle m’a proposé de rencontrer le réalisateur. J’ai donc eu un rendez-vous avec Laurent Boutonnat et ses assistants dans les locaux de la maison de production du film, à la porte Maillot.

Interview J.L Viau sur Mylène farmer dans Mylène en CONFIDENCES coulisses-de-pourvu-quelle-soient-douce-300x182

Qu’attendait-on de vous à ce moment-là ?
Il s’agissait de placer le film dans un contexte très précis, celui de la Guerre de Sept Ans (1756 – 1763). J’ai rapidement compris que Laurent Boutonnat tenait à faire un film le plus proche possible de la réalité historique, visuellement parlant.

Cela vous a-t-il surpris ?
Oui, parce que ce n’est déjà pas quelque chose de systématique dans le milieu du cinéma, alors dans celui de la chanson, n’en parlons pas ! Beaucoup de clips ne sont qu’une « bouillie » d’images qui vient « habillez » une chanson. Certes, je n’ignorais pas que les clips de Mylène Farmer échappaient à cette triste règle, mais j’ai été agréablement étonné de constater que Laurent Boutonnat, manifestement passionné de cinéma, voulait vraiment raconter une histoire en la plaçant « dans l’Histoire », tout en respectant cette dernière. J’ai également été frappé du perfectionnisme de son travail.

A quel stade en était l’équipe dans la préparation du clip de « Libertine II » lorsque vous êtes arrivé ?
Comme bien souvent dans ces cas-là, le conseiller historique arrive au dernier moment. J’ai été contacté en juillet pour un tournage en août : ils avaient donc déjà bien avancé. Les costumes des acteurs principaux avaient déjà été choisis, mais ils commençaient seulement à s’occuper des tenues pour les soldats. Lorsque je suis arrivé, la première question qui m’a été soumise fut celle de la couleur des uniformes : ils avaient choisi le rouge pour les troupes anglaises, ce qui correspondait parfaitement à la réalité historique. En revanche, pour les troupes françaises, ils étaient prêts à commettre une erreur assez classique pour qui n’est pas un spécialiste des uniformes de cette époque : ils voulaient du bleu alors que l’infanterie française de cette époque était vêtue de blanc. J’ai donc expliqué que le bleu était réservé aux régiments étrangers au service de la France (irlandais, allemands, etc.).

D’où l’intérêt de faire appel à un spécialiste en uniformes…
Certainement, mais un conseiller historique est parfois un « empêcheur de tourner en rond » et mes demandes compliquaient la tâche de la styliste Carine Sarfati et de son équipe : où trouver des habits blancs, infiniment plus rares chez les costumiers que les habits bleus ? De plus, le temps pressait…

Vous avez eu des contraintes de temps ?
On en a toujours, mais notre gros problème c’est surtout qu’à cette époque – nous étions en juillet 1988 – beaucoup de producteurs préparaient des films ou des téléfilms pour la célébration du bicentenaire de la Révolution : les costumiers avaient été littéralement dévalisés et il était extrêmement difficile de se procurer des uniformes fin XVIIIème – début XIXème.

6iao1py6vn-300x266 dans Mylène en CONFIDENCESComment avez-vous fait alors ?
Il a fallu aller jusqu’à Marseille ! Nous y avons enfin déniché les tenues dont nous avions besoin, mais d’autres problèmes se sont alors présentés : les uniformes rouges destinés aux troupes anglaises étaient, en fait, des uniformes de Gardes Suisses au service du Roi de France, mais la silhouette pouvait coller. En revanche, pour les uniformes français, nous n’avons trouvé que des habits de la période Révolution-Empire, bleus avec des revers blancs (sur la poitrine), des parements (à l’extrémité des manches) et des retroussis (au bas des basques) rouges qui évoquaient beaucoup plus la silhouette du fantassin napoléonien que celle des soldats du Roi. Nous avons donc dû nous contenter de ce qui était disponible, mais j’ai alors demandé, sans grande conviction car je m’attendais à un refus, s’il était possible de modifier ces costumes pour qu’ils se rapprochent un peu plus de la réalité de l’époque. A ma grande surprise, Carine Sarfati et les membres de son équipe ont accepté et je dois dire que j’ai été bluffé par leur professionnalisme que je tiens à saluer ici : elles ont décousu et ôté tous les revers blancs et leurs boutons et elles ont recousu ces derniers de façon différente. Je peux vous dire que retravailler une cinquantaine d’uniformes de ce genre en si peu de temps est un exploit.

Et pour les uniformes blancs ?
J’ai proposé à Laurent Boutonnat de contacter un groupe de reconstitution militaire de Mauberge, l’association Renaissance Vauban afin qu’ils participent au film en tant que figurants. Ses membres présentaient l’avantage de posséder des uniformes blancs au règlement de 1767, donc légèrement postérieurs à ceux de la Guerre de Sept Ans, mais dont la silhouette était parfaitement crédible. Par ailleurs, ils étaient armés de fusils à silex conformes à ceux de l’époque, en état de tir et dont ils savaient parfaitement se servir, ainsi que de reproductions de canons d’époque, également en état de tir. En tout, une vingtaine de participants parfaitement habillés, équipés, armés et entraînés, ce qui nous a bien facilité le travail.

Qui étaient les autres figurants ?
Il s’agissait de « civils » recrutés dans la région et de militaires « prêtés » par le 501ème RCC (Régiment de Chars de Combat) caserné à Rambouillet, non loin du lieu de tournage. Donc, à l’exception des quelques civils qu’il a fallu entraîner, tous les figurants, militaires ou passionnés, étaient des gens sachant manœuvrer, marcher au pas et utiliser des armes. C’était un atout non négligeable.

Le conseiller historique que vous êtes devait être plutôt satisfait…
A vrai dire, oui, car au départ, je m’attendais au pire. Bien sûr, un tas de détails clochaient : les fleurs de lys cousues aux basques des habits des anglais, les soldats, tant français qu’anglais, armés de sabres du modèle 1816 alors qu’ils auraient dû porter une épée, les costumes des officiers comportant des épaulettes d’un modèle largement postérieur à l’époque, etc. il faut savoir qu’un conseiller historique, quand il est appelé au dernier moment et que le budget de la production n’est pas pharaonique, ne peut que sauver les meubles quant à la réalité historique absolue : il fait ce qu’il peut avec le temps et l’argent qui sont mis à sa disposition. Ceci étant, je dois vous dire que grâce à son souci de coller au plus près cette fameuse réalité historique, le film de Laurent Boutonnat est sacrément plus crédible que bien des productions dotées d’un budget infiniment supérieur.

Vous avez assisté à l’ensemble du tournage ?
Non, j’ai été présent pendant quatre jours, dans la forêt de Rambouillet, pour superviser les scènes de camp et de bataille. Je me souviens qu’à certains moments, nous avons été embêtés par la pluie, ce qui est dommage en plein mois d’août !

En quoi consistait votre travail sur place ?
Cela commençait très tôt le matin, à l’hôtel : la production avait loué des salles habituellement réservées à des séminaires d’entreprise et les avait transformées en salles d’habillage, de coiffure et de maquillage. Dès six heures du matin, il fallait aider l’équipe du film à habiller, équiper et coiffer tous les figurants, et leur distribuer les armes. Une fois sur le tournage, il s’agissait pour moi de placer les gens correctement, de leur montrer comment se tenir, comment évoluer, de vérifier les tenues et les chapeaux. J’entraînais les figurants à marcher au pas et à présenter les armes comme cela se faisait à l’époque.

Pourquoi étiez-vous en uniforme ?
Tout simplement parce que, durant certaines scènes de bataille, il était plus simple pour moi de diriger les figurants de l’intérieur du rang. Cela me permettait de donner les ordres de manière naturelle et en temps réel : quelle allure ne pas adopter, à quel moment accélérer, à quel moment tirer ou croiser les baïonnettes pour charger, etc. En gros, mon travail consistait à faire que tout sonne vrai : un fusil à silex ne se manipule pas comme une canne à pêche…

Dans le making-of du clip, on vous voit d’ailleurs donner une leçon de tir à Sophie Tellier, la rivale de Libertine…
Oui, car lorsqu’on ne connaît pas les armes à silex, on peut être très surpris : même chargées à blanc, elles sont très lourdes (plus d’un kilo), la détente est très dure (il faut appuyer très fort), le fonctionnement du mécanisme de mise à feu déstabilise la prise en main de l’arme, et le départ du coup est très violent (ça balance une flamme de vingt centimètres et occasionne un recul important). J’ai également dû insister sur les consignes de sécurité élémentaires qui échappent souvent aux gens qui ne sont pas habitués à manipuler des armes à feu.

Cela a été difficile pour l’éternelle rivale de Libertine ?
Sophie Tellier partait confiante car elle avait déjà tiré au pistolet dans le premier clip. Mais elle avait alors utilisé une arme de duel beaucoup plus fine et beaucoup plus légère, et qui était dotée d’un mécanisme de mise à feu à percussion plus souple et donc moins déstabilisant. Elle s’est rapidement rendue compte de la différence (rires). Pour l’anecdote, il faut savoir que dans le premier « Libertine », les pistolets de duel à percussion utilisés ne correspondent absolument pas à l’époque puisqu’ils n’apparaîtront qu’aux alentours des années 1830.

2000-Claude-Gassian-022b-192x300D’où venaient les armes du clip de « Pourvu qu’elles soient douces » ?
Une vingtaine de vrais fusils à silex avec leur baïonnette ont été loués chez un armurier de cinéma pour les plans rapprochés. Le reste de l’armement destiné aux figurants évoluant en arrière-plan était constitué de faux fusils, mais… à silex : le souci du détail qui fait vrai ! Nous disposions évidemment des fusils des membres de l’association Renaissance Vauban, armes avec lesquelles ont été exécutés tous les tirs réels (à blanc, bien sûr). Concernant les cavaliers, ils étaient équipés de sabres et comme il était impossible, en si peu de temps et avec un budget serré, de leur procurer des armes à feu spécifiques à la cavalerie, j’ai fait appel à un ami, Raphaël Huard, un artisan-armurier de Champagne-au-Mint-d’Or, qui fabrique de superbes répliques d’armes à silex. Il nous a prêté des mousquetons de cavalerie et des pistolets pour le tournage. Quand au pistolet utilisé par Sophie Tellier, la production avait d’abord envisagé de louer une arme d’époque authentique, mais cela coûtait trop cher, surtout à cause de l’assurance prévue en cas de détérioration. J’ai donc apporté une reproduction de pistolet à silex modèle An IX de ma collection personnelle, cadeau de mon ami Raphaël. J’ai d’ailleurs une anecdote amusante à propos de ce pistolet : Laurent Boutonnat, qui m’avait vu tirer avec cette arme, était fasciné par le bruit et la flamme qu’elle produisait. Il m’a demandé de le lui prêter et il s’est amusé, pendant une partie de la journée, à donner les départs de scène en tirant en l’air. Je rechargeais entre chaque prise (rires).

Le décor, réalisé par les frères Lagache, vous paraissait-il correspondre à la réalité historique ?
Le seul détail qui m’ait chiffonné, c’était la couleur de certaines tentes qui étaient kaki alors qu’elles auraient dû être blanches, mais il était hors de question de les changer et nous les avons utilisées telles quelles. Par ailleurs, j’ai fait placer une sentinelle à l’entrée de la tente du capitaine. Ceci mis à part, le camp était tout à fait crédible.

Ce clip a également été pour vous l’occasion d’un reportage photo…
Oui. J’avais demandé à pouvoir publier un article sur ce tournage dans mon magazine, pour son côté reproduction historique. Ils ont accepté et m’ont laissé une totale liberté pour prendre les photos que je voulais. J’ai travaillé pendant les répétitions ou les périodes de repos afin de ne pas gêner le tournage. Et, chose importante, je demandais toujours l’autorisation avant de photographier. Je n’ai volé aucune image.

C’était la première fois que vous étiez consultant sur un tournage ?
Oui. C’est également pour cela que je souhaitais garder des souvenirs de cette aventure.

Vous avez renouvelé l’expérience depuis ?
J’ai été appelé pour trois longs-métrages : « Jefferson à Paris » de James Ivory, avec Nock Nolte et Gwyneth Paltrow en 1994, « Les enfants du siècle » de Diane Kuyrs, avec Juliette Binoche et Benoît Magimel en 1998 et, plus récemment, « Madame Sans-Gêne » du regretté Philippe de Broca, avec Mathilde Seigner, Bruno Slagmulder et Bruno Solo, en 2002.

Comment s’est passé le travail avec Mylène Farmer ?
A l’époque, elle était déjà connue, mais n’était pas encore l’idole qu’elle est devenue depuis. Néanmoins, elle avait déjà la réputation d’être très secrète. J’ai effectivement trouvé une personne très discrète, sur la réserve et concentrée sur son travail, mais néanmoins ouverte, et avec qui il était très agréable de discuter. J’ai mangé une ou deux fois à sa table et nous avons eu des échanges tout à fait normaux : elle répondait volontiers à mes questions de novice du cinéma et je l’ai trouvée intéressante et sympathique. Lorsque j’ai quitté le tournage, elle a pris la peine de me remercier et m’a spontanément et gentiment fait la bise. Elle m’a également invité à la première du clip et m’a salué très normalement lorsque nous nous sommes rencontrés. Et pourtant, je peux vous dire qu’elle était très nerveuse ce jour-là !

On est bien loin de l’image d’une star surprotégée…
Pour ma part, j’ai rencontré une grande professionnelle, perfectionniste, volontaire et patiente. J’ai notamment le souvenir de la scène où le petit tambour se fait fouetter : Mylène était en chemise de nuit, pieds nus. Nul n’ignore qu’au cinéma, on passe un temps fou à attendre entre les plans, lesquels nécessitent des mises en place longues et compliquées (décor, éclairages, etc.). Eh bien, entre les prises, elle attendait tranquillement, sans jamais broncher, dans cette tenue peu confortable. Je n’ai jamais eu l’impression qu’elle se prenait pour une diva. Lorsque les gens de l’équipe ou les figurants venaient se faire photographier à ses côtés ou demandaient des autographes, je ne l’ai jamais vue refuser. Bref, comme tous les vrais grands, c’est une personne normale et accessible.

Qu’avez-vous pensé du clip la première fois que vous l’avez vu ?
C’était fabuleux. Projeté en 35 mm dans une grande salle, c’était extraordinaire. C’est vrai que mon premier regard a été plutôt professionnel – je vérifiais que je n’avais pas fait trop de bêtises – mais j’ai rapidement été subjugué par la magie de ce clip. La salle a d’ailleurs applaudi longuement.

Alors, pas trop d’erreurs ?
Non, ça va (sourire). En y regardant de près, un spécialiste y trouvera évidemment toujours plein de choses à redire, mais dans l’ensemble, compte tenu des circonstances, nous avons bien travaillé. Le rendu était très réussi. Il n’y a guère qu’une chose qui m’ait un peu déçu, ou du moins frustré, c’est le faible nombre de scènes de batailles retenues au regard du nombre de plans que nous avons tournés.

Issu du magazine  IAO – 2006

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Erwan Chuberre pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 8 août 2012

  

 

Erwan Chuberre pour Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE jpg_Erwan7Erwan Chuberre, né le 9 mars 1971 (1971-03-09) (40 ans) à Landau en Allemagne, est un romancier et auteur de biographies de stars.

 Après des études en Lettres modernes à Orléans, il intègre une troupe de théâtre amateur, puis plus tard étudiera au cours Florent.

 Erwan Chuberre déclare « Adolescent, mon rêve n’était pas d’être millionnaire ou vétérinaire, mais c’était juste que Mylène Farmer vienne me chercher à la sortie de mon collège, rien que pour voir la tête des autres que je saoulais avec elle… ».

Erwan Chuberre commence par écrire ses premiers textes La Folle de Louis II, Le Retour d’Antigone, pièces de théâtre qui restent inachevées lorsqu’il part faire son service militaire à La Réunion pour dix mois, où il exerce les fonctions d’adjoint aux relations publiques des Forces Armées de la zone sud de l’Océan Indien. Il anime ensuite l’émission Le show des Barjots sur la chaîne de radio musicale Fun Radio Réunion.

 

Premiers romans

Il publie son premier roman en 2004 Vierge ascendant désordres et Le rôle de ma vie puis Les lèvres de Sylvie Vartan.

Erwan Chuberre est alors l’un des rédacteurs de IAO, un magazine consacré à Mylène Farmer qu’il admire depuis ses débuts. Il écrit alors sa première biographie Mylène Farmer, phénoménale.

À la sortie du roman Sainte Mylène, priez pour moi, il travaille à plusieurs projets dont Mylène Farmer l’Intégrale qui paraîtra fin 2007. Il rejoint ensuite les éditions Alphée.

Il publie ensuite Madonna absolument en 2008. C’est le départ de la rédaction de nombreuses biographies : Britney toujours vivante (2008), Lorie entre ange et glamour (2009), Mylène Farmer, des mots sur nos désirs (2009), Vanessa Paradis (2009).

img_1327336053_426-217x300 dans Mylène dans la PRESSECertains artistes collaborent indirectement à ses livres : non officielles, ses biographies sont néanmoins validées. Ainsi Isabelle Adjani a-t-elle autorisé l’édition de La légende Adjani et Arielle Dombasle a-t-elle choisi la couverture de Et Dieu créa Arielle Dombasle.

En 2009, il publie un nouveau roman Sexe, Gloire et Bistouri.

Par ailleurs, il anime l’émission Diva sur Canapé sur la chaîne de télévision « Public G tv », chaîne à destination d’un public gay et lesbien où il reçoit de nombreux artistes.

En 2010, il publie Lady Gaga, une diva venue d’ailleurs, première biographie française de la jeune star, ainsi que la biographie d’Arielle Dombasle. Il met ensuite à jour la biographie de Madonna Madonna Style qui avait été écrite par Carole Clerk avant sa mort, puis rédige la biographie d’Isabelle Adjani et enfin Olivia Ruiz, la diva aux pieds nus.

En 2011, il réactualise L’intégrale Mylène Farmer et publie son dernier roman Sur mes lèvres, Mylène Farmer, puis L’Intégrale Lady Gaga et Katy Perry, une princesse californienne, première biographie française de la star.

En parallèle de ces activités, Erwan Chuberre a monté en 2009 une structure d’attaché de presse afin de se charger des relations presse des artistes qu’il admire. Il est également l’attaché de presse du cabaret parisien Artishow, il en a écrit l’histoire « Artishow, Entre rêves et passion » en 2010 avant d’y fêter ses quarante ans en 2011.

Son dernier roman, Dans la peau de Lady Gaga, est sorti le 30 août 2011 et rencontre déjà un très beau succès.

Militant gay

Acteur de la vie LGBT, il publie en 2010 Le guide pratique du couple gay, guide qui – dans sa version américaine – venait d’avoir un grand succès.

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Elsa Trilla raconte Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 31 juillet 2012

Mylène Farmer : Ainsi soit Nous

Confidences de Elsa Trillat (Photographe)

Elsa Trilla raconte Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES 50095_1028070212_7246_nEn octobre, Mylène et Laurent préparent le tournage du clip de « Sans contrefaçon », prévu pour décembre. Hélas, à ce moment-là, je suis rattrapée par des problèmes de santé. Le 19 octobre, je les appelle pour les prévenir que j’entre en dialyse. Mylène se fait mouler le visage pour la fabrication de sa marionnette qui servira pour le clip. A peine rentrée, elle me rappelle pour me parler et m’assurer de son soutien. Pendant dix jours, je suis hospitalisée pour les examens d’usage. Quelques-unes des vedettes que je photographie régulièrement pour « Match » me rendent visite : les Niagara, Vanessa Paradis qui m’offre un synthétiseur…

C’est une période pendant laquelle Mylène et moi nous rapprochons encore plus car elle vient quasiment tous les jours prendre le relais de ma mère pour m’aider à manger et me tenir compagnie. Quelques jours avant la sortie de « Sans contrefaçon », elle m’apporte les éditions « Or » promotionnelles du 45 tours. Quelle fierté de voir ma photo ! Elle m’appelle aussi tous les soirs, histoire de papoter avant de dormir. Un soir, elle me dit qu’elle vient d’écrire un texte en une demi-heure pour son prochain album. Elle me le lit au téléphone. C’est « Ainsi soit je… ». Elle écrit la plupart des titres de son prochain album pendant cette période et me tient au courant quotidiennement de son avancée.

Plus j’y pense, plus je me dis que l’album « Ainsi soit je… », c’est le nôtre. Bien sûr, je n’ai pas écrit les chansons, je ne les ai pas chantées non plus. Mais je me suis sentie impliquée dans le processus de sa création. J’ai vraiment l’impression d’avoir eu une influence sur la direction qu’il a prise. Notamment « Sans contrefaçon » ou la reprise de « Déshabillez-moi ». Une fois, Brigitte, la sœur de Mylène, m’a dit que « Sans logique », c’était pour moi. Est-ce vraiment le cas ? Si oui, c’est Mylène qui est à la fois satanique et angélique, mais c’est à moi qu’elle crèverait volontiers les yeux à coup de ciseau !

Décembre 87. Comme prévu, j’entre en dialyse. Mylène est très contrariée car elle doit partir à Cherbourg pour tourner le clip de « Sans contrefaçon ». Elle ne souhaite ni me forcer à venir ni me l’interdire. Elle pense simplement que ça va m’affaiblir. Elle a raison. C’est donc la mort dans l’âme que je renonce à aller prendre les photos du tournage. Quel dommage : « Sans contrefaçon », c’est un peu notre truc à tous les trois, Laurent, Mylène et moi. Pour l’anecdote, je me rappelle qu’au début, Mylène voulait que l’histoire du clip tourne autour d’un camp de concentration. Comme j’étais très maigre à l’époque, elle m’avait dit qu’elle aurait un rôle pour moi !

2005-Ellen-Von-Unwerth-003b-300x286 dans Mylène en CONFIDENCESEn janvier, elle m’annonce toute fière l’avant-première du clip au Max Linder, un cinéma parisien. Une projection de presse. Rendez-vous à 11 heures. Elle veut que j’y sois. Mais je suis en dialyse toute la matinée donc ça me paraît compromis. Mylène est assez triste. Le jour venu, je fais le forcing auprès de mes médecins qui acceptent exceptionnellement de me laisser sortir une heure avant. Je prends un taxi. J’arrive sur place, Mylène me voit. Toute contente, elle dit : « C’est bon, Elsa est là, on peu commencer ! ». J’avoue être assez flattée par la remarque. La projection commence. A la fin, Mylène, voyant que je ne peux applaudir – j’ai le bras gauche bandé suite aux dialyses – prend ma main droite et tape dedans avec sa main gauche. On applaudit comme des sœurs siamoises. On sort du Max Linder vers 14 heures. On a hyper faim. Je propose à Mylène de manger des sushis, elle n’en a pas trop envie. Je lui dit : « Fais-moi confiance, je suis sûre que tu vas aimer ». Direction Osaka, vers la Comédie Française. Là, elle tombe amoureuse des sushis. Je lui aurais au moins laissé ça. Les semaines passent. Mais je vais toujours me faire dialyser trois fois par semaine. Je décide de vendre ma voiture. Mylène veut me la racheter. Elle n’a même pas le permis ! « Mais je l’adore tellement ta Mini ! J’apprendrai à conduire ! ». Finalement, le concessionnaire me reprend la voiture quand j’en rachète une nouvelle. Mylène est très énervée. Ca me fait rire.

Les photos de la pochette de l’album « Ainsi soit je… » sont shootées début février chez Bertrand Le Page. Je vais chercher Mylène chez elle, rue Quincampoix. Elle sort avec des bigoudis sur la tête et sa poupée sous le bras, c’est surréaliste ! On fait l’essentiel des photos devant un grand miroir : une première série où elle se regarde dans la glace et une autre où elle se retourne vers moi. L’électricité saute à trois reprises car je travaille uniquement au tungstène, jamais au flash. C’est une lumière permanente qui donne une image plus dorée, mais qui consomme beaucoup. En plus, la radio reste branchée pendant toute la séance. Je me souviens d’ailleurs que c’est l’époque où François Feldman commençait à cartonner fort. Son nouveau single passe à la radio, Mylène me regarde et me dit : « Tu vas voir que ce truc va finir numéro un ! ». Elle n’a pas eu tort.

Bref. Je fais développer les photos. On les regarde. Mylène choisit exclusivement celles où elle se regarde dans le miroir. Laurent et moi, on préfère les autres. En fait, comme tout le monde, Mylène ne connaît d’elle que l’image qu’elle se renvoie dans le miroir, donc elle se reconnaît mieux dans celles-là que dans les autres. Finalement, on a le dernier mot avec Laurent.
En mars 1988 sort l’album « Ainsi soit je… ». Je craque tout particulièrement pour « L’horloge ». Je dis à Mylène qu’elle devrait le sortir en 45 tours. Elle ironise sur le fait qu’on serait les deux seules à l’acheter ! A la même période, elle déménage de la rue Quincampoix à la rue Monceau. Je vis alors chez mes parents, place de la République Dominicaine, de l’autre côté du Parc Monceau. Autant qu’on devient voisines et qu’on se voit encore plus – si possible vu qu’on se voit déjà quasi quotidiennement ! Son nouvel appartement est immense : trois cents mètres carrés pour elle et Laurent ! Presque une pièce entière est transformée en cage géante pour E.T. et Léon. Maintenant, il faut le remplir cet appart’ ! Car Mylène n’a presque rien gardé de Quincampoix. Je lui propose alors d’aller chercher l’essentiel. On part donc faire quelques courses aux Galeries Lafayette. Nous voilà dans ma nouvelle voiture, Mylène à côté de moi, les pieds sur le tableau de bord. Elle s’étonne alors que tout le monde nous regarde. Je lui dis : « T’as vu comment t’es habillée ? ». Mylène n’a rien trouvé de mieux que de s’habiller avec le costume à carreaux des télés de « Sans contrefaçon », casquette y compris. Pour passer inaperçue, c’est raté ! Elle ne se rend pas compte que son disque fait un carton et que tout le monde l’identifie très bien… On est passées par le Monoprix pour prendre des produits ménagers. Mylène ne s’y connaît pas trop donc je lui dis de prendre conseil auprès d’une vendeuse. Elle n’ose pas. J’y vais. La vendeuse me demande si c’est bien Mylène Farmer. Je lui dis que oui. Elle souhaite alors annoncer au micro que Mylène est dans le magasin. Je lui déconseille vivement et éclate de rire.

da6780d4-219x300Le 14 mars, jour de mon anniversaire, alors qu’elle est encore dans les cartons, Mylène m’invite à passer une nouvelle soirée dans son appart’. Elle m’apporte alors un grand carton : « Laurent et moi, on a un petit quelque chose pour toi ». J’ouvre. Je reconnais le visuel de la pochette de « Sans contrefaçon ». C’est le disque d’or pour plus de 500 000 ventes, avec mon nom inscrit en toutes lettres.

De mon côté, je suis toujours en dialyse à ce moment-là. A ce sujet, Mylène me dit un truc très touchant. Un soir, on va dîner chez Osaka toutes les deux avant d’aller chercher Laurent qui bosse alors sur un truc non loin de chez moi. Lors de ce dîner, Mylène me demande : « Où puises-tu toute ton énergie ? Je n’en ai pas un quart ! Malgré tous tes ennuis de santé, t’as toujours la pêche ! Tu veux pas m’en donner un petit peu ? ». J’adorerais qu’elle me répète ça aujourd’hui que je suis à nouveau malade. Je suis tellement épuisée que ça me ferait un bien fou.
Le 9 mai, je fais une nouvelle dialyse. Une de plus. Quand je repars chez moi, je me dis que c’est la dernière. J’en peux plus. L’après-midi même, j’apprends qu’un rein est disponible et que je vais pouvoir être enfin transplantée sur le champ ! Immédiatement, j’appelle Mylène pour la prévenir. Elle m’encourage en faisant un peu d’humour pour dédramatiser le truc. Après l’opération, j’apprends par Suzanne, la femme de ménage de ma mère, qui travaille aussi chez Mylène, qu’elle a annulé tous ses rendez-vous et qu’elle est restée prostrée toute la journée près du téléphone à attendre de mes nouvelles ! Je suis hospitalisée pendant dix-sept jours. Bénédicte, la sœur de Laurent, qui travaille à la Pitié où je suis hospitalisée, me rend visite tous les jours. Je suis très touchée. Malheureusement, pendant ce temps, Mylène part au Maroc – pour une émission de télé, je crois – puis tourne le clip de « Ainsi soit je… » près de Paris. Laurent m’informe qu’ils font une projection de la vidéo au Studio 13 le lendemain de ma sortie de l’hôpital et m’invite à y aller sans prévenir Mylène pour lui faire une surprise. J’arrive, et là, elle ne me voit pas tout de suite tant elle est entourée. La projection passe. Ce n’est qu’après qu’elle me remarque. On se jette dans les bras l’une de l’autre. Et là, elle me dit : « Elsa, tes yeux ont changé. Y avait la mort avant, et maintenant y a la vie ».

Malgré cette magnifique phrase, quelque chose s’est cassé entre nous ce jour-là. Ce qui m’a énervée, c’est cette cour autour de Mylène : « Oh regarde Mylène, je suis habillé comme toi ! ». Je n’ai jamais pu supporter ce genre de choses. Je ne parle pas du public, mais des danseurs, maquilleurs, coiffeurs qui se sont mis à la copier et à la coller. Je lui ai dit mille fois de ne pas marcher dans ces trucs-là, que c’était le genre de trucs qui pouvaient rapidement lui faire péter un câble. Dès qu’ils étaient tous là à tournoyer autour d’elle, elle devenait complètement différente, elle faisait sa reine – ce qu’elle fera de plus en plus après. Ca a été l’élément déclencheur de notre « rupture ». Je ne retrouvais plus ma marchande de légumes de poireaux…

 

Issu du magazine : Mylène Farmer Magazine – 2003

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Orteil cassé pour Mylène

Posté par francesca7 le 22 juillet 2012

 

Orteil cassé pour Mylène dans Mylène dans la PRESSE mylene-farmer-entete-300x225La vidéo a déjà fait le tour du Net français mais prête désormais moins à rire. Mardi dernier, pour la réception et le diner donnés en l’honneur du président russe Dmitri Medvedev, l’Elysée avait décidé d’inviter la chanteuse Mylène Farmer, très connue et appréciée de Moscou à Vladivostok. Arrivée au Palais présidentiel dans une somptueuse robe de soirée noire, la belle Mylène attirait les flashes des nombreux photographes présents. Aussi décida-t-elle de sourire à son passage sur les marches, ce qui, perchée sur des talons, comporte un certain risque. Et la chanteuse de trébucher, une fois, deux fois, trois fois…

L’internaute attentif aura entendu le cri de douleur sur l’appui après le premier choc. Mylène Farmer ne s’est pas pris les pieds dans le tapis rouge mais a heurté violemment une marche du pied droit. La star a patienté jusqu’à la fin de la réception pour recevoir les premiers soins – avec un vrai courage et en serrant les dents. Le verdict médical est sans appel : elle souffre d’une fracture de l’orteil droit.

Si la chute de Mylène Farmer a fait les choux gras de la presse française, nos confrères britanniques se sont eux intéressés à la tenue de Carla Bruni-Sarkozy. Et le «Sun» de remarquer que la première Dame de France ne portait pas de soutien-gorge dans sa magnifique robe moulante du créateur Roland Moulet. http://www.thesun.co.uk/sol/homepage/news/2877344/Bra-less-Carla-Bruni-goes-to-a-posh-State-dinner-with-husband-Nicolas-Sarkozy.html  

Ce qui a choqué l’Albion, si l’on en croit le «Daily Mail», peu habitué à une telle légèreté dans le choix des tenues vestimentaires de la famille royale. Le président russe Dmitri Medvedev et son épouse Svetlana ne se sont pas plaints de l’audace

Article paru dans http://www.parismatch.com/

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Regrets – Mylène et l’Au-delà

Posté par francesca7 le 8 juillet 2012

 

Dans Regrets aucune référence biblique ni d’apparition de personnages déjà morts ne peuvent guider le spectateur vers une lecture d’un au-delà. Ici Boutonnat semble faire confiance aux paroles explicites de la chanson et à la capacité de double lecture de son public pour que celui-ci trouve ce que représente le décor. La piste sonore de Regrets est un duo avec Mylène Farmer et Jean-Louis Murat remixé et bruité.

Regrets - Mylène et l'Au-delà dans Mylène et SYMBOLISME 2000-Claude-Gassian-029b-184x300Dans le générique de début, qui se compose des deux noms des interprètes et du titre du clip, le positionnement sur l’écran renvoie chacun des deux héros à son état dans le clip. Ce n’est pas innocemment que le nom de la chanteuse apparaît en haut à gauche de l’écran, élevé vers le ciel et du côté du cimetière. Ce n’est pas non plus dans un pur souci de composition d’image que celui du chanteur reste planté au bas de l’écran à droite, comme s’il avait les pieds sur terre. Suite à l’apparition des deux noms, le titre du clip apparaît au centre de l’image simultanément et au même endroit que le wagon sortant de la fumée, désignant le plus simplement possible les sentiments de l’homme présent dans le train : des Regrets. Le clip fourmille ainsi de détails à la cohérence implacable avec l’histoire racontée. Par exemple, l’apparition d’un daim solitaire lors de l’entrée de l’homme au bouquet dans le cimetière évoque Bambi (Walt Disney – 1946) qui perd sa mère dans le long-métrage d’animation du même nom. Alors perdu dans la neige, Bambi est recueilli par son père qui est le seul de ses parents encore vivant. Fils symbolique des deux protagonistes de Regrets, de la mère morte et du père venant le recueillir, le daim comme tous les autres éléments du clip fait une apparition en totale cohérence avec le contenu du récit.

L’aspect poétique des paroles comme la difficulté de décodage de la symbolique du clip ne laissent pas une grande place pour une lecture claire de l’histoire racontée. Rien n’y est clairement dit et tout est montré figurativement de manière plus ou moins décryptable. Ici c’est le bouquet tenu à la main par l’homme et refusé par la femme qui symbolise l’amour qu’il devra garder pour lui.

 

Le voyage dans l’au-delà de cet homme n’est pas figuré par le passage pompier d’un tunnel ou d’un pont mais par l’emprunt d’un wagon sur des rails menant nulle part. Le plus souvent dans les vidéo-clips, les symboles utilisés sont relatifs à l’image que l’interprète veut donner de lui, au titre de sa chanson ou à certaines paroles, mais ils sont rarement utilisés au service d’une histoire construite. Dans les autres cas, l’usage du symbole dans un clip est dû à la volonté du réalisateur de transposer visuellement un texte relevant d’éléments abstraits. Le récit de Regrets reproduit au contraire fidèlement l’histoire contenue dans le texte de la chanson sans l’enrichir d’autres actions. Ici la symbolique intervient seulement pour fixer quelques éléments narratifs et diégétiques d’une manière romantique cohérente avec la sobriété voulue par l’auteur.

Ce qui fait de Regrets, comme d’autres clips de Boutonnat, une œuvre aux attributs cinématographiques est l’usage d’une même langue pour se faire comprendre, qui est celle du cinéma classique. En ce sens Laurent Boutonnat s’éloigne du reste de la production de clip contemporaine utilisant les outils du langage cinématographique (raccords, échelle de plans) et des figures de style dans le but unique de produire chez le spectateur de la sensation brute. En cela nous rejoignons ce que nous expliquions au début de notre première partie sur le cinéma post-moderne. Regrets se lit comme ce que Christian Metz appelle un « long-métrage de fiction romanesque ». Afin probablement d’accentuer la magie de la rencontre entre l’homme et sa femme, Boutonnat applique un fort ralenti à chaque plan où ils figurent tous les deux dans l’image ; comme si par la grâce de leur proximité retrouvée le temps ralentissait, devenait élastique et ne comptait plus. Ces ralentis commencent dès l’entrée de l’homme dans le cimetière et s’arrêtent lorsque sa femme lui rend le bouquet.  

Toutefois, le spectateur pourra être aiguillé par la différence de décor selon les plans : si le plan situé avant le raccord en surimpression représente les mêmes personnages que le deuxième mais dans des positions et des lieux différents, même sans avoir précédemment appris ou déduit la signification du fondu enchaîné, le spectateur comprendra le hiatus sans que sa lecture du film n’en soit troublée. 

 

Jodel Saint-Marc, le 11 novembre 2003.

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Beyond my control

Posté par francesca7 le 6 mai 2012

Paroles : Mylène Farmer

Musique : Laurent Boutonnat

+ d’infos sur cette chanson sur son site d’origine : SANS LOGIQUE.COM

Quoiqu’on en dise, cette chanson reste un zénith du duo Farmer-Boutonnat.
Il y a dans la musique d’hier et d’aujourd’hui quelques œuvres, quelques chansons où l’on sent qu’on est enfin arrivé au bout d’un chemin, qu’un sommet a été atteint au-delà duquel il est presque impossible d’aller, qu’un artiste a accompli sa mission d’artiste.

Beyond my control dans Mylène dans la PRESSE beyondmycontrol-picturediscDans « Beyond my control », il y a un peu de l’excitation du volet final d’une grande trilogie, de la fièvre de l’ultime duel avec son plus puissant adversaire, du goût du dernier chamallow du dernier paquet, et tout cela sans les battages publicitaires et les opérations de merchandising et de bandes-annonces qui polluent de beaux morceaux de l’art.
Ici, Mylène a atteint la dernière étape de son voyage au pays de la souffrance. Là où règnent sang, feu et larmes. Un monde où l’amour est dans les chaînes de la mort, où il y est perverti et recomposé pour devenir un serviteur de la destruction. C’est aussi une impasse, et une prise de conscience qu’un autre chemin doit être emprunté.

« Beyond my control » est l’histoire de la défaite totale d’une liaison amoureuse. Mais c’est surtout un choix de Mylène de ne pas se voiler la face devant le mal, de le ressentir jusqu’au bout, en vue d’une rédemption ultérieure. Démonstration.
La violence est immédiatement introduite avec la phrase abrupte, « it’s beyond my control ». Puis, sans la moindre transition, on enchaîne avec une mélodie de ballade, comme si Mylène fredonnait en toute simplicité. Mais la répétition du même dessin musical va se révéler être un élément de la création d’un climat de folie. Puis, dans le refrain, la longue plainte du synthé va se conjuguer aux sonneries de cuivres, à la flûte et aux guitares nerveuses pour créer une atmosphère de noire passion.

La voix de Mylène distille ce qu’il faut de fièvre et de fragilité, mais conserve encore dans la folie un timbre « noble ». Jamais Mylène n’a crié sur ses fans, facilité à laquelle les trois quarts des chanteuses modernes cèdent. Elle n’essaye même pas de gonfler sa voix, préférant souffler au creux de notre oreille tant les secrets qu’elle nous révèle sont intimes et brûlants.
Le texte, s’il n’est pas, au niveau de la poésie, le plus brillant que Mylène ait écrit, ne manque pourtant pas d’atouts pour être à la hauteur de la musique.

Il raconte donc la tragédie d’une sorte de Médée moderne, trompée par son amant, et le tuant dans un accès de folie. Mais Mylène choisit de prendre l’instant suivant immédiatement le carnage, juste cet instant où les dernières ombres du délire se confondent aux affres de la lucidité et de l’angoisse. Ce moment crucial où l’on prend conscience que le sang répandu partout macule aussi ses propres mains, et que ce n’est pas l’autre qui l’a fait couler, mais bien soi-même.

La prise de conscience se fait en fait en deux temps. Mylène, au début du couplet, n’a pas encore compris que son geste était le type même du geste irréversible. Elle parle encore au cadavre de l’homme, peut-être encore chaud sous ses mains, elle tente de le « rassurer » (mais qui veut-elle rassurer, sinon elle-même ?), qu’elle va « soigner ses blessures ». Elle essaye de se convaincre qu’elle peut encore revenir en arrière, qu’il n’est pas trop tard pour réparer le mal qu’elle a causé, que la vie (et sa relation avec l’homme) ne s’arrête pas là.

gifs musiquegifs musique Vaine tentative. On peut déjà comprendre pourquoi, dans le clip, on voit Mylène passer par toutes sortes de torture, pourquoi ce n’est pas du sado-maso-cuir gratuit : parce que c’est l’expression de sa souffrance intérieure, la brûlure du remord.
Au fur et à mesure qu’elle se rend compte de l’absence de portes de sortie à cette situation, la voix de la chanteuse trahit de plus en plus d’affolement, un trouble grandissant, jusqu’au moment où éclate le refrain.
« Tu n’as plus vraiment le choix ». L’absence de choix est criante, quel que soit l’aspect du récit que l’on prenne. La mort est vraiment la barrière qui sépare toute chose.

Mylène rêve encore d’une improbable « aube », quand l’homme va se réveiller, comme chaque matin, lui faire l’amour pour se faire pardonner, et ils seront à nouveau réunis.

Mais, cette fois, pour retrouver son amant, Mylène devra verser le sang une seconde fois : « je te rejoindrais peut-être ». Et, bien sûr, elle nous laisse à la fin du deuxième couplet sur cette éventualité angoissante.
Le premier couplet s’achève sur un gros plan sur les yeux de l’homme. Ils sont ouverts, fixes et froids. Mais, pour la chanteuse, ce sont ceux « d’un ange » : ça lui rappelle peut-être ces statues dans les églises aux yeux d’ivoire, reflétant un mystérieux au-delà. En tout cas, elle a compris que l’homme n’était plus de ce monde.

On sent le fantasme dans les deux couplets : lorsque Mylène emploie les temps futures pour désigner le plaisir et le présent pour désigner la douleur. En fait, pour limiter les désastres causés par la souffrance, elle imagine un plaisir qui en découlerait, comme une revanche contre le mal qui engendrerait alors le bien. C’est la même idée que dans « Je t’aime, mélancolie », mais elle n’empêchera pas Mylène de succomber au mal.

En fait, c’est surtout une acceptation du mal qui est en Mylène, qui est une condition à une rédemption dans l’avenir. Cela se conjugue avec le mythe de la Californie messianique, que l’on verra dans « Anamorphosée ».
« Lâche ». Alors là, l’ambiguïté plane. Ça peut vouloir dire : « espèce de lâche ! » ou « lâche-moi ! ». Dans la première solution, Mylène lui reproche de ne pas avoir résisté à la tentation de la tromper (voir le clip) avec un autre, voire même de ne pas s’être défendu contre Mylène et de s’être laissé massacrer comme un agneau…voire même de s’être enfui dans la mort et le repos éternel, la laissant seule avec ses souffrances ! Dans la deuxième solution, c’est l’aspect du remord qui prime, de la présence de l’homme, même mort, dans son esprit, une sorte de fantôme…

« Toujours en cavale » rappelle les frasques amoureuses du libertin, courant les filles mais revenant toujours à sa Mylène (« tu dis : j’ai besoin de tes bras »). On imagine bien la scène du fautif se jetant aux pieds de la belle pour lui implorer son pardon, avec pour seul et éternel prétexte que c’est plus fort que lui, qu’il ne peut maîtriser ses pulsions sexuelles.
Mylène répond de ces mots terribles : « Ne t’éloignes pas de mes bras ». Cette fois, tu ne me quitteras plus jamais ! Puisque tu jures de m’aimer vraiment et éternellement, je t’obligerais à tenir cette promesse…
« C’est plus fort que toi » fait écho à « it’s beyond my control ». Cette dernière phrase a été inspirée à Mylène par une adaptation américaine filmée des « Liaisons dangereuses » avec des acteurs très prestigieux comme Glenn Close ou John Malkovitch. C’est d’ailleurs ce dernier, avec son accoutumée « froideur passionnée », qui prononce la phrase reprise par Mylène dans un passage assez touchant où il rompt avec sa maîtresse, sans pouvoir lui cacher son amour.
Mylène reprend en fait le même dessin en l’exacerbant, puisqu’elle provoque une rupture absolue avec son amant, tout en étant éprise de lui plus que jamais.

Dans le deuxième couplet, si Mylène n’a pas encore nettoyé le sang sur ses doigts, elle a enfin compris que son amant était mort : « je veillerais ta sépulture ». Dérisoires promesses que l’on peut faire dans un tel cas. Le caractère faible de Mylène redevenue humaine s’oppose à sa force destructrice, lorsqu’elle a cédé à ses pulsions de mort. Il est toujours bien plus facile de détruire que de créer. Mais pourquoi l’homme est-il doué d’une si grande capacité de mort, face à sa si petite force créatrice ?
« Beyond my control » s’appuie aussi sur le mythe (inspiré encore des « Liaisons dangereuses ») de la femme carnassière, devenant par sa violence plus forte que l’homme, le battant sur son propre terrain. Mais elle a son point faible. Si les garçons se jettent à ses genoux, elle ne peut supporter qu’ils aillent chez une autre vamp. Alors, la passion qu’elle utilisait pour maîtriser les hommes se retourne subitement contre elle : elle y succombe, et paye sa lourde dette à l’amour. Elle s’aperçoit qu’elle ne peut se passer de son amant.

Revenons à la pulsion. Freud est l’incontournable du domaine. Ainsi, comme ce psychologue, Mylène montre à quel point nous sommes dominés par ces deux pôles qui nous déchirent et mènent nos vies : amour et haine, création et destruction. De même, Mylène est partagée entre ses sentiments pour l’homme et sa haine parce qu’il l’a trahi.
Cela rappelle la tragédie grecque d’Euripide : « les Bacchantes ». Ces femmes sont sous l’emprise d’un plaisir intense (symbolisé par le dieu Bacchus) et cause la mort autour d’elles. Elles s’éprennent du chanteur Orphée, et finissent par le couper en morceaux dans un accès de folie. Les fans extrémistes ne datent pas d’hier.

Tout ce qu’on a l’habitude de refouler explose dans le clip. Le sexe, la violence, la possession, et avec tellement de sensualité, tellement de beauté et de profondeur dans les couleurs qu’on ne peut qu’y adhérer. La violence avec laquelle les deux amants font l’amour, la sensualité avec laquelle Mylène tue l’homme, les loups déchirant des lambeaux de corps, est-ce cela le malsain ? Je ne crois pas. Ce clip est fait pour nous montrer que nous sommes tous des loups.

Beyond my Control dans Mylène 1991 - 1992 1223328365_mt_russieCe qui compte le plus pour nous ? Sexe et nourriture. Consommation. Les loups valent plus que nous. Ils sont aussi sauvages et moins gratuitement violents. Alors, à chacun de voir comment il se comporte dans sa vie : comme un homme ou comme un loup.

Mylène finit brûlée. De même qu’au Moyen-Âge, on jetait sur le bûcher tout ce qui ressemblait à une sorcière ou à un loup-garou. Ici, il est possible que Mylène prévoie que tous les bien-pensants, et même les hommes « normaux », la condamneront pour cette chanson déviante. L’étrange fait peur, on tente de le purifier par le feu. Nous avons toujours des mentalités moyenâgeuses.

Mais la question est lancée, et, même si on n’aime pas ce genre de chanson, il faut réfléchir à ce qui motive notre vie. Et si l’on aime uniquement pour consommer ou pour procurer du bonheur à celui ou celle qu’on aime.

Issu du site http://www.sans-logique.com/mylene-farmer/analyses

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Mylenium Tour avec Mylène

Posté par francesca7 le 16 février 2012

 

Introduction et L’Amour naissant

Mylenium Tour avec Mylène dans Mylène dans la PRESSE MF99_05aLa salle est plongée dans le noir lorsqu’une lumière bleutée illumine la scène, totalement masqué par un voile translucide. Le morceau Mylenium commence et la voix (enregistrée) de Mylène Farmer se fait entendre. Au bout de quelques minutes, le rideau chute, laissant apparaître l’immense statue égyptienne qui trône au fond de la scène, tandis que les musiciens poursuivent le titre. Au moment où débutent les chœurs africains entonnés par les choristes, le crâne de la statue se fend en deux et Mylène Farmer apparaît dans une ample robe blanche transparente, entourée de fumigènes, suspendue dans les airs. Elle reste quelques instants immobile, puis les filins qui la transportent se déplacent vers l’avant, tandis que la main de la statue se rapproche de son socle et reçoit Mylène Farmer, qui y descend et s’y love. Puis le bruit du tonnerre retentit dans la salle, ce qui marque le début de L’Amour naissant, que la chanteuse entonne tout d’abord dans la main géante avant d’en descendre et de s’approcher lentement du public. Lorsqu’elle entame le refrain, elle écarte les bras et de l’air artificiel vient faire bouger les plis de son vêtement et ses cheveux. Elle quitte la scène avant la fin de la chanson, laissant à ses choristes le soin de terminer le morceau.

L’Âme-Stram-Gram

Après une courte introduction orientale, les écrans géants disposés de chaque côté de la statue monumentale laissent apparaître une pleine lune. Mylène Farmer, cette fois-ci vêtue d’un costume coloré constitué de chaussures jaunes à hauts talons ainsi que d’un pantalon jaune et d’un haut multicolore semblable à celui d’une danseuse de flamenco, est déjà présente sur scène avec ses danseurs et danseuses, habillés sensiblement de la même façon. Elle entame l’interprétation du titre ainsi qu’une chorégraphie qui s’accélère sur les refrains. Puis elle fait reprendre le titre à son public et le salue.

Beyond my control

Une voix grave et masculine (mais pas celle de John Malkovich, probablement pour des raisons de droits d’auteur) résonne dans la salle et Mylène Farmer entre sur scène en frappant des mains et invitant le public à chanter la chanson avec elle. Elle n’exécute aucune chorégraphie, se contentant de déambuler de part en part de la scène.

Rêver

MF99_41a dans Mylène MYLENIUM TOURIl s’agit d’une mise en scène très intimiste du titre, avec seul Yvan Cassar au piano et Mylène Farmer interprétant le morceau, visiblement émue, et invitant les spectateurs à l’entonner à sa suite.

Il n’y a pas d’ailleurs

La chanteuse interprète ce titre en compagnie de ses choristes, juchée sur la main géante de la statue qui évolue dans les airs puis la ramène au sol. Elle se rapproche alors de son public pour achever la chanson, puis quitte la scène après l’avoir terminée.

Mylène is calling et Optimistique-moi

La silhouette de ce qui semble être Mylène Farmer de dos se découpe dans la lumière, dans l’embrasure d’une porte ouverte à la base de la statue monumentale. Tandis que se déroule titre enregistré, la jeune femme exécute quelques mouvements de bras très lents, entourée de ses deux choristes, situées chacune d’un côté de l’ouverture, immobiles. Mais lorsque retentissent les premières notes de la chanson Optimistique-moi, l’embrasure de la porte s’obscurcit soudainement, faisant disparaître le sosie de la chanteuse, et la véritable Mylène Farmer apparaît sur le côté, vêtue d’un pantalon, d’une veste queue-de-pie et d’un bustier bleu argenté ainsi que d’un postérieur postiche constitué de deux corbeilles. Ses danseurs, vêtus de la même façon, la rejoignent, et ils entonnent une chorégraphie endiablée sur une version du titre proche de l’album Innamoramento.

Medley : Maman a tort, Libertine, Sans contrefaçon et Pourvu qu’elles soient douces

Surviennent les deux danseuses de l’interprète, elles aussi vêtues à l’avenant, qui l’aident à retirer sa veste, tandis que le reste de la troupe de danseurs se dirige vers le fond de la scène. S’enchaînent alors les quatre tubes de Mylène Farmer (parmi lesquels domine malgré tout Pourvu qu’elles soient douces) entre des chorégraphies dynamiques (la chanteuse est notamment portée debout à bout de bras par ses danseurs) et des jeux pyrotechniques.

Regrets

MF99_45aLa chanteuse réapparaît du côté gauche de la scène, tenant d’une main son micro et de l’autre sa veste. Contrairement à la version studio de la chanson, il s’agit ici d’un solo, Mylène Farmer interprétant y compris les paroles chantées à l’origine par Jean-Louis Murat. Elle déambule lentement sur une scène envahie par des fumigènes blancs ; sur le pont musical, la main articulée de la statue géante s’enflamme en son centre et répand une douce lumière rougeâtre sur toute la scène.

Désenchantée

Les premières notes du titre retentissent dans une version plus électronique et douce que sur l’album L’Autre… tandis que l’interprète apparaît en compagnie de ses deux danseuses depuis le fond de la scène ; elle a auparavant pris le soin de revêtir une imposante mante noire translucide qui virevolte lorsqu’elle exécute sa chorégraphie en compagnie de ses danseurs, qui sont venus la rejoindre. Ceux-ci sont vêtus, comme leurs collègues féminines, de la même mante sombre et ont calé leurs pieds dans un socle amovible fixé au sol, qui leur permet de se pencher sur un grand angle sans tomber. À l’issue du titre, lorsque la chanteuse et ses danseurs quittent la scène, musiciens et choristes achèvent le titre sur une musique enjouée, face au public.

Méfie-toi…

Mylène Farmer, vêtue d’un imperméable noir, est juchée en haut d’escaliers qui mènent à une ouverture pratiquée juste en dessous du crâne de la statue. Ses deux danseuses, habillées de la même façon, l’attendent en haut des escaliers, mains et regards tournés vers elle. Après quelques mouvements de bras, les trois jeunes femmes descendent pour interpréter le refrain de Méfie-toi… », en compagnie des danseurs qui, eux aussi vêtus à l’avenant, exécutent à leurs côtés une chorégraphie enjouée. Sur le pont musical, tandis que Mylène Farmer et ses danseurs effectuent une chorégraphie au pied ou en haut des escaliers, d’immenses photophores balayés par une soufflerie disposés de chaque côté de la statue monumentale illuminent la scène d’une couleur rouge.

Dessine-moi un mouton]

MF99_42aLa chanteuse et ses danseurs ôtent leur imperméable, laissant apparaître un ample ensemble blanc semblable à de la dentelle. Mylène Farmer entonne la chanson sur les marches de l’escalier qu’elle a déjà emprunté, tandis que sa troupe de danseurs exécute une chorégraphie, puis descend alors qu’une balançoire argentée ornée de chaque côté par la tête d’ibis du dieu égyptien Thot tombe lentement du plafond. Elle s’y installe et remonte avec sa nacelle, se balançant doucement, tandis que ses danseurs continuent de bouger sur scène, jouant notamment à saute-moutons, et qu’une pluie de confettis semble tomber du ciel. Elle redescend par la suite avec son escarpolette et présente ses danseurs et musiciens avant de reprendre le titre avec le public.

California

La chanteuse interprète une version intimiste et jazz de ce titre, dans une pénombre rougeoyante, simplement accompagnée de ses deux choristes et se déplaçant des escaliers vers le public, puis de chaque côté de la scène.

Pas le temps de vivre

Après une longue introduction musicale dans laquelle est notamment inséré le bruissement d’un ruisseau, Mylène Farmer, qui a revêtu un lourd manteau blanc translucide, pénètre sur scène sous les ovations du public. Puis elle entame le titre a capella sur les deux premiers couplets avant d’enchaîner le refrain avec l’assistance de ses musiciens cette fois-ci. Puis elle quitte sa position statique pour se rapproche du public et fait monter un spectateur sur le pont musical, spectateur qu’elle tient par la main et avec qui elle déambule sur scène tout en le regardant et en poursuivant l’interprétation du titre.

Je te rends ton amour

Lorsque les premières notes de la chanson retentissent, la porte située à la base du colosse égyptien s’ouvre et Mylène Farmer pénètre sur scène par cette ouverture, vêtue d’une ample robe pourpre ornée d’une longue traîne et fendue de chaque côté au niveau des cuisses. Elle titube plus qu’elle ne marche, semblant tâtonner comme une personne aveugle (scénographie fidèle à celle du vidéo-clip de Je te rends ton amour), déambulant jusqu’à point précis. Il s’agit en fait d’une trappe qui va la surélever et dégager une épaisse fumée rouge sur le pont musical, puis la trappe redescend et la chanteuse achève le titre en s’agenouillant devant son public, les bras en croix.

Souviens-toi du jour…

Rejointe par ses danseurs et danseuses, vêtus d’un pantalon noir et d’un ample manteau ouvert et orné d’une traîne, Mylène Farmer entame la chanson dans une version proche du titre enregistré en studio. Elle exécute en compagnie de sa troupe une chorégraphie sur le refrain constituée de gestes avec les bras et les mains rappelant le langage des signes, puis fait reprendre le titre à son public et le salue.

Dernier sourire…

MF99_31aMylène Farmer pénètre sur scène, vêtue du costume d’entrée, et entonne une version intimiste de ce titre écrit pour la mort de son père, Max Gautier.

Innamoramento et conclusion

Déambulant sur scène de droite en gauche, en pleine communion avec son public, Mylène Farmer interprète le titre au sol avant de l’achever sur la main articulée de la statue géante. À la fin du titre, la voix de Mylène enregistrée sur le titre Mylenium retentit, la main s’élève et le rideau bleuté du début tombe à nouveau devant la scène.

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Mylène apprécie M.Laforêt

Posté par francesca7 le 3 décembre 2011

Mylène apprécie M.Laforêt dans Mylène et les AUTEURS 1944Marie Laforêt – Univers Mylène Farmer 

Marie Laforêt est née en 1940 en France. Pendant une maladie qui interrompt momentanément sa carrière de comédienne, elle redécouvre la guitare apprise pendant l’enfance. Elle entre chez Festival et connaît tout de suite de grands succès. Marie Laforêt avait l’intention de chanter Ainsi soit je pour sa série de concerts parisiens afin de rendre hommage à Mylène qui elle avait repris Je voudrais tant que tu comprennes en 1989. Mais hélas, Marie Laforêt n’a pas réussi à l’adapter comme elle le souhaitait. 


Pour le final de son 1er concert intitulé En concert, Mylène interprétera l’émouvante chanson de Marie Laforêt : Je voudrais tant que tu me comprennes. Elle figurera sur le double album En concert sorti en 1989. 

Plus d’informations sur Marie Laforêt ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Lafor%C3%AAt 

Marie Laforêt, de son vrai nom Maïtèna Marie Brigitte Doumenach, née le 5 octobre 1939 à Soulac-sur-Mer (Gironde), est une chanteuse et actrice française. Depuis 1978, elle vit à Genève et possède aussi la nationalité suisse. 

 

Son premier prénom, Maïtena, d’origine basque, ayant la signification d’« aimée », est donné parfois par des habitants du Languedoc, surtout des Pyrénées, et ressemble au diminutif local de Marie-Thérèse, Maïthé[2]. Le nom de famille de son père, Douménach, est d’origine catalane (correspondant à Domenech en catalan). 

 

L’artiste, qui répugne à toutes les sortes d’exclusivismes nationalistes, s’est caractérisée elle-même plus d’une fois comme « ariégeoise ». 

 

L’enfance et l’adolescence 

28_Laforet dans Mylène et les AUTEURSMarie Laforêt naît à Soulac-sur-Mer, en Gironde, dans la villa Rithé-Rilou, appelée ainsi d’après les noms de sa tante et de sa mère : Marie-Thérèse et Marie-Louise Saint Guily. La famille de son père, l’industriel Jean Douménach, était originaire d’Olette, village des Pyrénées-Orientales, situé sur les rives du Têt. Son arrière-grand-père du côté paternel, Louis Doumenach, avait dirigé à Lavelanet, en Ariège, une entreprise textile (effilochage), et son grand-père avait construit des cabanons à Soulac en Gironde en 1886. 

 

Sa carrière commença « par hasard », après qu’elle eut remporté le concours « Naissance d’une étoile », organisé par Europe n° 1 en 1959. Elle y eût remplacé sa sœur au pied levé… et dut décrocher un rôle dans un film de Louis Malle, Liberté. Remarquée par Raymond Rouleau, elle fréquenta les cours de théâtre de celui-ci. Le projet de film de Louis Malle fut en fin de comptes abandonné et finalement c’est avec Alain Delon et Maurice Ronet dans Plein soleil de René Clément qu’elle fit sa première apparition remarquée au cinéma. 

 

Les rôles se suivirent, en 1961 elle épousa le réalisateur Jean-Gabriel Albicocco (1936-2001), qui la fit tourner dans plusieurs de ses films, notamment la Fille aux yeux d’or d’après le roman d’Honoré de Balzac. En février 1963 sortit son premier 45 tours qui marquera sa carrière pour toujours, ce fut l’avènement des Vendanges de l’amour, énorme succès, écrit par Danyel Gérard. Un autre homme important dans sa vie et qui lui resta ami pour toujours fut Pierre Cornette de Saint Cyr, commissaire priseur, écrivain et collectionneur d’art. Son amour suivant fut Judas Azuelos, homme d’affaires d’origine marocaine juive, son mari entre 1965-1967, plus tard, en 1971 – Alain Kahn-Sriber, homme d’affaires et collectionneur d’art. 

 

05aLes tubes s’enchaînèrent : Viens sur la montagne et la Tendresse en 1964, Katy cruelle et la Bague au doigt en 1965, Marie-douceur, Marie-colère, adaptation de Paint it black, Manchester et Liverpool et la Voix du silence, version française de Sounds of silence en 1966. En 1967, Ivan, Boris et moi fut un succès populaire ainsi que Mon amour, mon ami. Fin 1968, Marie Laforêt revint en force dans les hit-parades grâce au gros tube Que calor la vida

Marie Laforêt remonte sur scène du 14 au 16 juillet 2005, dans le cadre du Festival Juste pour rire de Montréal, qui sert d’avant-première à une série de spectacles au théâtre des Bouffes Parisiens, à Paris, du 12 au 24 septembre 2005, pour son premier tour de chant depuis 1972. Le public français, et même international, est au rendez-vous, le spectacle se joue à guichets fermés. Après deux ans d’attente, une série de concerts pour septembre 2007 et une tournée d’adieux sont annoncés, puis annulés suite à des problèmes de santé de la chanteuse. 

 

La même année, sur son quatrième album Six pieds sous terre, Robert (auteur-compositeur de la scène alternative française) reprend la Prière pour aller au paradis créée par Marie Laforêt en 1973. 

 

Marie Laforêt a été mariée quatre fois et est la mère de trois enfants : Lisa Azuelos (née en 1965), la réalisatrice du film LOL, Jean-Mehdi-Abraham Azuelos (né en 1967) (enfants de Judas Azuelos) ainsi que Ève-Marie-Deborah (née en 1974, fille d’Alain Kahn-Sriber). 

 

Voir aussi :MF80_159a 

 

Lire encore 

  • Alain WodrasckaMarie Laforêt – La femme aux cent visages, Ed. L’Etoile du Sud, 1999 

  • Alain WodrasckaMarie Laforêt – Portrait d’une star libre, Ed. Didier Carpentier, 2009 

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Mylène apprécie G.Apollinaire

Posté par francesca7 le 3 décembre 2011

Apollinaire en 1914. Guillaume Apollinaire – Univers Mylène Farmer 

Guillaume Apollinaire naît en Italie en 1880. Il s’impose, par sa culture et ses écrits, comme une figure de l’avant-garde artistique. Après avoir publié en 1913 son chef d’oeuvre, Alcools, il s’engage dans la Grande Guerre. Blessé, il est emporté en 1918 par une épidémie de grippe. 


Mylène Farmer chante « Vienne la nuit et sonne l’heure et moi je meurs » sur l’album Anamorphosée dans la chanson California. Ce vers ressemble de très près a un vers d’Apollinaire « Vienne la nuit, sonne l’heure, les jours s’en vont, je demeure » (Alcools). 

Plus d’informations sur Guillaume Apollinaire ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Apollinaire 

Guillaume Apollinaire, de son vrai nom Wilhelm Albert Włodzimierz Apolinary de Wąż-Kostrowicki, né le 26 août 1880 à Rome et mort pour la France le 9 novembre 1918 à Paris, est un poète et écrivain français, né polonais, sujet de l’Empire russe.

 

Il est l’un des plus grands poètes français du début du XXe siècle, auteur notamment du Pont Mirabeau. Il a écrit également quelques nouvelles et romans érotiques. Il pratiquait le calligramme (terme de son invention désignant ses poèmes écrits en forme de dessins et non de forme classique en vers et strophes). Il fut le chantre de toutes les avant-gardes artistiques, notamment le cubisme, poète et théoricien de l’Esprit du sexe, et précurseur du surréalisme dont il a forgé le nom.

 

La tombe de Guillaume Apollinaire au cimetière du Père-Lachaise, division 86, présente un monument-menhir conçu par Picasso et financé par la vente aux enchères de deux œuvres de Matisse et Picasso le 21 juin 1924. La tombe porte également une double épitaphe extraite du recueil Calligrammes, trois strophes discontinues de « Colline », qui évoquent son projet poétique et sa mort, et un calligramme de tessons verts et blancs en forme de cœur qui se lit « mon cœur pareil à une flamme renversée ». Son nom est cité sur les plaques commémoratives du Panthéon de Paris dans la liste des écrivains morts sous les drapeaux pendant la première guerre mondiale.

Photographie en noir et blanc de Guillaume Apollinaire soldat en 1916, le crâne bandé après sa blessure à la tempe.La Bibliothèque historique de la Ville de Paris possède la bibliothèque personnelle de Guillaume Apollinaire, acquise par la ville en 1990, qui regroupe environ 5000 ouvrages d’une très grande variété. Apollinaire se caractérise par un jeu subtil entre modernité et tradition. Il ne s’agit pas pour lui de se tourner vers le passé ou vers le futur mais de suivre le mouvement du temps. « On ne peut transporter partout avec soi le cadavre de son père, on l’abandonne en compagnie des autres morts. Et l’on se souvient, on le regrette, on en parle avec admiration. Et si on devient père, il ne faut pas s’attendre à ce qu’un de nos enfants veuille se doubler pour la vie de notre cadavre. Mais nos pieds ne se détachent qu’en vain du sol qui contient les morts » (Méditations esthétiques, Partie I : Sur la peinture).

 

En 1951, la partie occidentale de la rue de l’Abbaye dans le 6e arrondissement de Paris est rebaptisée en hommage rue Guillaume-Apollinaire. Un timbre postal, d’une valeur de 0.5+0.15 franc a été émis le 22 mai 1961 à l’effigie de Guillaume Apollinaire. L’oblitération « Premier jour » eut lieu à Paris le 20 mai. 

 

En 1999, Rahmi Akdas, publie une traduction en turc des Onze milles verges, sous le titre On Bir Bin Kirbaç. Il a été condamné à une forte amende « pour publication obscène ou immorale, de nature à exciter et à exploiter le désir sexuel de la population » et l’ouvrage a été saisi et détruit. 

 

Œuvres 

  • Le Bestiaire ou Cortège d’Orphée, illustré de gravures par Raoul Dufy, Deplanche, 1911. Cet ouvrage a également été illustré de lithographies en couleurs par Jean Picart Le Doux, Les Bibliophiles de France, 1962. 

  • Alcools, recueil de poèmes composés entre 1898 et 1913, Mercure de France, 1913. 

  • Vitam impendere amori, illustré par André Rouveyre, Mercure de France, 1917. 

  • Calligrammes, poèmes de la paix et de la guerre 1913-1916, Mercure de France, 1918. 

  • Aquarelliste 

  • Il y a…, recueil posthume, Messein, 1925. 

  • Ombre de mon amour, poèmes adressés à Louise de Coligny-Châtillon, Cailler, 1947. 

  • Poèmes secrets à Madeleine, édition pirate, 1949. 

  • Le Guetteur mélancolique, poèmes inédits, Gallimard, 1952. 

  • Poèmes à Lou, Cailler, recueils de poèmes pour Louise de Coligny-Châtillon, 1915. 

  • Soldes, poèmes inédits, Fata Morgana, 1985 

  • Et moi aussi je suis peintre, album d’idéogrammes lyriques coloriés, resté à l’état d’épreuve. Les idéogrammes seront insérés dans le recueil Calligrammes, Le temps qu’il fait, 2006. 

 

Romans et contes 

  • Mirely ou le Petit Trou pas cher, roman érotique écrit sous pseudonyme pour un libraire de la rue Saint-Roch à Paris, 1900 (ouvrage perdu). 

  • Que faire ?, roman-feuilleton paru dans le journal Le Matin, signé Esnard, auquel G.A. sert de nègre. 

  • Les Onze Mille Verges ou les Amours d’un hospodar, publié sous couverture muette, 1907. 

  • L’Enchanteur pourrissant, illustré de gravures d’André Derain, Kahnweiler, 1909. 

  • L’Hérésiarque et Cie, contes, Stock, 1910. 

  • Les Exploits d’un jeune Don Juan, roman érotique, publié sous couverture muette, 1911. Le roman a été adapté au cinéma en 1987 par Gianfranco Mingozzi sous le même titre

  • La Rome des Borgia, qui est en fait de la main de Dalize, Bibliothèque des Curieux, 1914. 

  • La Fin de Babylone – L’Histoire romanesque 1/3, Bibliothèque des Curieux, 1914. 

  • Les Trois Don Juan – L’Histoire romanesque 2/3, Bibliothèque de Curieux, 1915. 

  • Le Poète assassiné, contes, L’Édition, Bibliothèque de Curieux, 1916. 

  • La Femme assise, inachevé, édition posthume, Gallimard, 1920. 

  • Les Épingles, contes, 1928. 

 

Ouvrages critiques et chroniques 

  • La Phalange nouvelle, conférence, 1909. 

  • L’Œuvre du Marquis de Sade, pages choisies, introduction, essai bibliographique et notes, Paris, Bibliothèque des Curieux, 1909, première anthologie publiée en France sur le marquis de Sade

  • Les Poèmes de l’année, conférence, 1909.Mylène apprécie G.Apollinaire dans Mylène et les AUTEURS 250px-La_muse_inspirant_le_po%C3%A8te 

  • Les Poètes d’aujourd’hui, conférence, 1909. 

  • Le Théâtre italien, encyclopédie littéraire illustrée, 1910 

  • Pages d’histoire, chronique des grands siècles de France, chronique historique, 1912 

  • La Peinture moderne, 1913. 

  • Méditations esthétiques. Les Peintres cubistes, 1913. 

  • L’Antitradition futuriste, manifeste synthèse, 1913. 

  • L’Enfer de la Bibliothèque nationale avec Fernand Fleuret et Louis Perceau, Mercure de France, Paris, 1913 (2e édit. en 1919). 

  • Le Flâneur des deux rives, chroniques, Éditions de la Sirène, 1918. 

  • L’Œuvre poétique de Charles Baudelaire, introduction et notes à l’édition des Maîtres de l’amour, Collection des Classiques Galants, Paris, 1924. 

  • Les Diables amoureux, recueil des travaux pour les Maîtres de l’Amour et le Coffret du bibliophile, Gallimard, 1964. 

 

Théâtre et cinéma 

 MF80_205a dans Mylène et les AUTEURS

Correspondance 

  • Lettres à sa marraine 1915–1918, 1948.
  • Tendre comme le souvenir, lettres à Madeleine Pagès, 1952. 

  • Lettres à Lou, édition de Michel Décaudin, Gallimard, 1969. 

  • Lettres à Madeleine. Tendre comme le souvenir, édition revue et augmentée par Laurence Campa, Gallimard, 2005. 

  • Correspondance avec les artistes, Gallimard, 2009. 

 

Journal 

  • Journal intime (1898-1918), édition de Michel Décaudin, fac-similé d’un cahier inédit d’Apollinaire, 1991. 

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Mylène Farmer autrement

Posté par francesca7 le 3 novembre 2011

Mylène Farmer autrement dans Mylène et mes BLABLAS MF80_03aVotre mode de pensée Mylène FARMER est plutôt tranquille car vous avez besoin de temps et de tranquillité afin de tenir compte des idées et opinions de chacun, peser le pour et le contre et parvenir enfin à prendre la décision qui vous semble être la plus équitable, la plus juste et la plus équilibrée. 

 

En effet, refusant tout comportement fanatique et extrémiste, vous êtes toujours à la recherche du juste milieu. Mais, même si l’on s’accorde à reconnaître votre tolérance, votre sens de la logique et votre don pour la conciliation, on vous reprochera souvent une trop grande indécision et une nette tendance à toujours reporter vos choix à plus tard. 

 

Vous aurez alors parfois besoin que l’on vous encourage et que l’on vous pousse à agir pour pouvoir lutter contre cette attitude quelque peu fataliste que l’on pourrait assimiler à de la paresse. N’attendez donc pas tant l’approbation d’autrui, exprimez-vous davantage et agissez… 

 

Vous avez les pieds sur terre et un sens pratique particulièrement développé, Mylène FARMER. 

 

Avec vous, pas d’état d’âme ou de réflexion abstraite et nébuleuse : vous savez où vous allez, et votre mental aiguisé et clair vous permet en général de conduire vos affaires personnelles avec efficacité. 

 

Parfois un peu têtue et surtout de résultats en chaque domaine – notamment dans les domaines financiers où vos capacités intellectuelles sont admirablement utilisées -  vous réussissez néanmoins à vous tirer des mauvais pas grâce à votre esprit logique et votre vision claire de la situation.

BARRE

 

 

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Quelques news Mylène

Posté par francesca7 le 23 septembre 2011

 

Red One que tous les fans de Lady Gaga connaissent, bien sûr, a composé et produit ce titre écrit – oui, oui – par Mylène Farmer. On pourra écouter le morceau le 29 septembre 2011. Oups! Et un album est annoncé dans la foulée.   

L’info enflamme le net, les sites de fans et j’en passe. D’autant qu’une Farmer en cache une autre et que l’on retrouvera la chanteuse en duo avec Line Renaud dans C’est pas l’heure (8 novembre).  

Aucun faux pas dans la communication.  C’est vrai que la dernière fois que la chanteuse avait donné de ses nouvelles il était fort question double de voire triple faux pas à l’Elysée. 

Les titres des Une ne parlaient que de ça :  Mauvaise semaine pour Mylène Farmer. Reçue à l’Elysée hier soir pour le dîner en l’honneur de Dimitri Medvedev, Président de la Russie où elle très connue, la chanteuse s’est pris les pieds dans les lanières de son sac sous les ricanements des médias

Samedi, ses fans déploreront son éjection des Victoires de la musique, où elle ne figure dans aucune nomination, comme d’ailleurs la tournée Age tendre et tête de bois. Exclues, elles aussi, les stars des années 1960, ont eu droit à un coup de gueule de leur producteur Michel Algay. 

Mylène Farmer va-t-elle accorder pour l’occasion des interviews de plus de dix minutes et de plus de vingt mots ? 

Oui, mais…. non. 

Et pour le plaisir, on apprend la reprise de Maman a tort par Philippe  Katerine ici 

Il y a deux mois, je tombais en surfant sur le site étoilé de Katerine, et comme je suis partageur, les infos étaient sur ce blog: là. 

Son nouvel album sort à la rentrée et sur son site à lui donc on peut jouer au quizz de la variété française. J’ai joué et j’ai pas Quelques news Mylène dans Mylène 2009 - 2010 MF2000_145amal gagné, à la fois les réponses sont écrites dessus, c’est pas un blind test mais on n’est pas obligé de lire les réponses non plus. 

Le chanteur qui a inspiré Julien Doré (en moins bien, Doré) reprend donc 52 classiques avec le groupe Francis et ses peintres tous ces must que sont Papayou ou Ballade irlandaise. Il suffit de clicker sur une étoile et le feu d’artifice s’allume. 

Y’a bien sûr des images, et lorsque Philippe Katerine revisite avec sa bande Maman a tort, de Mylène Farmer, en version saturée de chez Saturne, toute la farmer sphère tousse. La vidéo filmée à Beaubourg le 15 novembre a été envoyée le jour même sur DailyMotion mais elle ne fait le tour du net qu’aujourd’hui!!! Mystère Farmer

En tout cas, c’est le tube qui l’a lancé, une histoire saphique qui jetait les bases du personnage. A l’époque, je crois que Mylène Farmer était au Cours Florent. Elle est devenue par la suite l »une des trois chanteuses émergentes de la variété des eighties avec Vanessa Paradis et Patricia Kaas.   

Bref, c’est le seul tube qu’elle n’ait pas écrit, si je ne m’abuse.

 

 

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CLIP de APPELLE MON NUMERO –2009

Posté par francesca7 le 18 septembre 2011

Réalisateur : Benoît di Sabatino
Durée : 4’36
Année : 2008
Production : Stuffed Monkey
Budget : inconnu

Synopsis : Mylène Farmer

Dates du tournage : 04 & 05 octobre 2008 (2 jours)
Lieu du tournage : un hôtel à Paris

 

Vidéo ;

Image de prévisualisation YouTube 

 

Chronologie 

04/10/2008 – Tournage du clip (Deux jours de tournage dans un hôtel à Paris)
22/10/2008 – 1ère diffusion du clip 

 

 

Synopsis 

 

CLIP de APPELLE MON NUMERO –2009 dans Les Clips de Mylène appelle-mon-numero-en-derangementSouvenez-vous, nous avions laissé le personnage du clip « C’est une belle journée », du même réalisateur, se coucher dans un grand lit. Le clip se terminait par un « À suivre… ». 

 

Dans « Appelle mon numéro », Mylène se réveille dans… un immense lit, sur lequel tout le clip va se dérouler. Nous avons affaire au rêve du personnage, qui évolue dans un univers onirique très esthétique et traverse les quatre saisons… 


Été : C’est dans une ambiance lumineuse que Mylène s’éveille lentement, réveillée par une petite plume frôlant son visage. D’autres plumes volent au-dessus du lit et tapissent celui-ci. 

 

Cela nous renvoie une nouvelle fois à « C’est une belle journée », puisque celles-ci étaient présentes dans le support promo de la chanson ainsi que lors d’un passage télévisé. Après s’être étirée, vêtue de chaussettes hautes grises ainsi que d’une culotte et d’une sorte de chemise de nuit blanches, elle avance à quatre pattes sur son grand lit. Un morceau de tissu recouvre une grosse boule sombre, symbole des idées noires du personnage. Elle regarde au travers de cette boule de cristal, la prend dans ses mains pour mieux voir, puis semble effrayée par ce qu’elle y découvre. Elle la repose alors rapidement sur le lit et la recouvre par un gros oreiller, un « pillow en plumes » comme le dit la chanson. Lorsqu’elle l’enlève, la boule noire a disparu, remplacée par une volée de plumes noires. 


Automne : des feuilles mortes volent alors au-dessus du lit sur lequel la jeune femme évolue, vêtue d’un haut gris, d’un pantalon blanc et de talons aiguilles. Elle semble attendre, encore et encore, et pour s’occuper, elle joue avec les feuilles, se roule sur le lit, faisant ressurgir l’enfant qui est en elle… 


Hiver : Allongée dans le lit, recouvert d’une couverture de feuilles mortes et de flocons de neige tombant du ciel, le personnage semble toujours être dans l’attente. Ses pieds sont visibles au premier plan, se balançant en rythme avec la chanson. L’un d’eux porte une vieille chaussure trop grande, l’autre une vieille chaussette trouée. Le plan suivant nous montre la demoiselle, petites lunettes rondes sur le nez, tenter de réparer la chaussure cassée à l’aide d’un marteau. Vêtue d’un petit haut noir, elle montre ensuite à la caméra un oreiller suturé de haut en bas, clin d’œil à l’album dont la chanson est extraite, «Point de Suture», et au précédent single, «Dégénération». 


Printemps :  Les feuilles mortes sur le lit sont recouvertes de pétales de roses. Mylène porte un haut beige, de hautes bottes lacées et le fameux shorty « vache » que l’on retrouve sur l’affiche de la tournée 2009. Comme pour les précédentes saisons, elle attend, et pour combler l’ennui qui en découle, elle s’amuse et se détend sur son lit, joue avec les feuilles et les pétales qui se sont superposées jusqu’à présent. 

 

mylene-farmer-sublime-01706564-appelle-numero-big dans Les Clips de Mylène


Pendant le pont musical de la chanson, des images des quatre saisons se succèdent à nouveau, comme pour montrer l’attente qui s’éternise, le recommencement perpétuel… La femme de l’été saute sur son lit et celle de l’hiver réussit enfin à réparer sa 2686232762_1_55_0Fxj6nD0chaussure, ce qui semble beaucoup la réjouir ! Au printemps, elle s’amuse avec une guirlande de papier reprenant le dessin du personnage de Lisa. Mais un éclair zèbre le ciel : elle déploie donc son parapluie noir, et attend toujours, vêtue d’un grand manteau. Elle décroche un vieux téléphone noir : quelqu’un aurait-il enfin « appelé son numéro » ? Elle chante un peu au téléphone, et termine par un petit baiser au combiné, avant de raccrocher. Juste après cet appel, le visage de Mylène n’est plus joyeux et devient grave, comme si elle venait de réaliser quelque chose qui venait de se produire, ou qui allait se produire. Puis l’intégralité du clip fait un retour en arrière accéléré, jusqu’à revenir à la première séquence qui, à l’envers, fait que Mylène est à nouveau endormie. La même plume du début retombe sur sa joue, mais cette fois cela ne la réveille pas. La jeune femme ne fait qu’esquisser un léger sourire. 

 

N’était-ce qu’un rêve ?

 

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Réveiller le monde…

Posté par francesca7 le 16 septembre 2011

PAROLES ET MUSIQUE de REVEILLER LE MONDE 

 

Vidéo 

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PAROLES de REVEILLER LE MONDE 

 

Fragile abîme
Pâle horizon
Son Être se fige
C’est l’abandon
Les eaux qui s’ouvrent en nous
Sont dérisions
Devant le souffle démon
De la soumission

Mettre en danger
Tous nos secrets
Ouvrir les portes
Diminuer l’obscurité
Si ce n’est vain
Pourquoi demain

(Refrain)
Réveiller le monde
Rêver d’un autre « été »
Être doit répondre
Réveiller l’humanité
Révolus les mondes
Sans une révolution
J’appelle au grand nombre
Le droit d’aimer

C’est le tumulte, je sais
Je n’y vois plus
Que des anges aux pieds
Qui s’aiment
Aux cÂœurs cousus

Je suis un nom
Sommes légion…
Et de lumière
Sur les pavés
Coule le ré
De rébellion
De nos prières

(Refrain)
Réveiller le monde
Rêver d’un autre « été »
Être doit répondre
Réveiller l’humanité
Révolus les mondes
Sans une révolution
J’appelle au grand nombre
Le droit d’aimer

(Refrain)
Réveiller le monde
Rêver d’un autre « été »
Être doit répondre
Réveiller l’humanité
Révolus les mondes
Sans une révolution
J’appelle au grand nombre
Le droit d’aimer

(Refrain)
Réveiller le monde
Rêver d’un autre « été »
Être doit répondre
Réveiller l’humanité
Révolus les mondes
Sans une révolution
J’appelle au grand nombre
Le droit d’aimer.

Réveiller le monde... dans Les Chansons de Mylène mylene-farmer-reveiller-monde_196d6_122b23

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Avant que l’ombre…

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

Paroles et musique de Avant que l’Ombre 

 

 

Vidéo : Image de prévisualisation YouTube 

 

PAROLES : Avant que l’ombre…

 

  

Apreté des sons
Tourmente des vents
Mémoire…
Qui m’oublie, qui me fuit 

Jésus ! J’ai peur
Jésus ! De l’heure…
Qui me ramène
A des songes emportés,
A des mondes oubliés, oh 

Jésus ! J’ai peur
De la douleur…
Des nuits de veille
Mémoire inachevée,
Qui ne sait… où elle naît 

Jésus ! J’ai peur
Oh ! Jésus ! Seigneur !
Suis-je coupable ?
Moi qui croyais mon âme
Sanctuaire impénétrable 

Jésus ! J’ai peur
Jésus ! Je meurs
De brûler l’empreinte
Mais laisser le passe redeve…nir le passé 

Avant que l’ombre, je sais
Ne s’abatte à mes pieds
Pour voir l’autre côté
Je sais que… je sais que… j’ai aimé
Avant que l’ombre… gênée
Ne s’abatte à mes pieds
Pour voir l’autre côté
Je sais que j’aime, je sais que j’ai…

Avant que l'ombre... dans Les Chansons de Mylène

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Nouvel album coup de cœur de Mylène

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

 

De ce nouvel album bien sûr ! Leur coup de cœur est décerné à la chanson Avant que l’ombre… alors qu’un carton jeune est donné à Ange, parle-moi que beaucoup trouvent trop proche de Mon Ange de Nathalie Cardonne. 

 

Nouvel album coup de cœur de Mylène dans Mylène 2005 - 2006 114142712La soirée achevée, tous les invités repartent de ce merveilleux rendez-vous avec un petit coffret aux couleurs de l’album contenant de quoi grignoter (des macarons, du jambon fumé, du fromage et un sushi) ainsi qu’une enveloppe promotionnelle géante Fuck them all dédicacée par Mylène. Et qui osera encore dire que la star n’aime pas ses fans ? 

 

-          Le public me mange toujours… c’est un lapsus (rires). Il me manque toujours

 

 

Précédé de quelques sports publicitaires, la sortie commerciale de Avant que l’ombre… est prévue pour le 4 avril 2005. Comme pour le Mylenium Tour, certains points de vente organisent une ouverture exceptionnelle des portes à minuit ! Heureusement que les journalistes ont cet événement à  se mettre sous la dent, car la communication qui devrait normalement accompagner la sortie de l’album, frôle de black-out total ! 

 

Pas d’affichage, ni d’émission de télévision, même pas la moindre interview à la radio ou dans la presse magazine. Ce retour sur la pointe des pieds fait penser à celui de 1995, quand Mylène est revenue des Etats-Unis avec Anamorphosée

 

1211187042_small dans Mylène 2005 - 2006Avant que l’ombre… est enregistré au studio Guillaume-Tell,  Paris. C’est la première fois depuis L’Autre… en 1991 que Mylène enregistre un album en France, même si ce retour aux sources avait déjà été amorcé avec les trois inédits de son dernier best-of Les Mots. Pour ce nouvel opus, Laurent Boutonnat et Mylène font appel à un musicien présent à leurs débuts, le violoncelliste Jean-Philippe Audin. Des nouveaux venus viennent s’ajouter à la troupe comme le guitariste Philippe Paradis, à qui l’on doit en grande partie le superbe album électronique de celle que la presse surnomme l’ «anti-Farmer » Zazie. D’autres musiciens, qui ont travaillé sur les albums d’Alizée, rejoignent aussi l’équipe, comme Philippe Chayeb et Loïc Pontieux. Et, bien évidemment, des habitués, comme l’indispensable Yvan Cassar, mettent leur patte sur l’enregistrement ! 

 

Si l’attente de toutes ces dernières années fut longue, le résultat surprend, surtout lorsqu’on se souvent de l’annonce d’un certain nombre d’innovations, faites par Laurent Boutonnat, lors de la conférence de presse. 

 

-          Mylène et moi aimons beaucoup les mélanges. Il y aura donc beaucoup d’acoustique et un peu d’électronique

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Le clip de Q.I

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

Réalisé par : Benoît Lestang
Diffusé le : Juillet 2005
Durée : 4’00 

Le clip de Q.I dans Mylène 2005 - 2006 186488415_smallDans le sombre d’une grande ville sous la pluie, un écran géant disposé sur un immeuble peine à afficher une Mylène sexy à souhait. Un homme marche dans son appartement. Ses fenêtres donnent directement sur cet écran. L’homme le regarde, le touche à travers la vitre humidifiée.

On retrouve une deuxième Mylène dans le même appartement, assise sur un fauteuil en cuir. Bas résille et talons aiguille, elle regarde son homme qui s’avère être un danseur de flamenco (Rafael Amargo). Il s’approche d’elle et lit un livre à ses pieds. Celle-ci, du bout de ses talons, commence à lui retirer sa chemise. Il se laisse faire, semble apprécier. L’homme se retrouver torse nu.

Les deux tourtereaux, derrière une vitre bleue opaque entament une chorégraphie dont on ne voit que les ombres. Ces images entrecoupent le clip jusqu’à sa fin.

Dans la bibliothèque, ils s’enlacent, s’embrassent, jouent de façon sensuelle. Assis l’un en face de l’autre sur un lit, les deux amoureux continuent leurs embrassades. Mylène passe les mains dans le dos de son mari torse nu et les glisse sous sa peau. L’homme semble apprécier.

Les images s’accélèrent et s’entrecoupent de danse du mari, de l’écran géant, des ombres à travers les vitres bleues… CQFD.

Bref, un clip très esthétique où Mylène est sexy à souhait. Toutefois, pas de réel scénario et des fans déçus qui s’attendaient à un clip ultra sexy. Les rumeurs parlaient d’une censure du clip…
A noter que le réalisateur, Benoît Lestang avait déjà travaillé avec Mylène dans la passé : c’est lui qui avait assuré les maquillages de « Giorgino ». Il a également crée la mythique marionnette de Mylène pour le clip « Sans contrefaçon ».

 

 

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Mylène et Gilles Laurent

Posté par francesca7 le 10 septembre 2011

Interview exclusive de GILLES LAURENT co-concepteur 

 

« l’idée de base était l’inexorable écoulement du temps » 

 

 

 

Source IAO7 avril 2006 – spécial Live 

 

 

QUESTIONS/REPONSES 

 

Mylène et Gilles Laurent dans CONCERTS DE MYLENE barreClients

 

 

Sur le Tour 89, vous êtes crédité comme « co-concepteur du spectacle », avec Mylène et Laurent Boutonnat. Qu’avez-vous fait exactement ? 

 

Il existait un vrai univers porté par Mylène Farmer – j’ignore si c’est encore le cas, aujourd’hui. Mon travail était d’y apporter de la matière grise. Il y avait chez Mylène et Laurent une forte volonté de mettre du sens dans ce spectacle. De la même façon que Laurent a toujours eu ce souci de ne pas juste faire de l’illustration avec des clips, mais e raconter une histoire. 

 

MFConcert89_06a dans Mylène TOUR 1989Pourquoi avaient-ils besoin de vous pour cela ? 

 

Il s’agissait d’une certaine continuité, je crois. J’avais travaillé avec Laurent sur le scénario des clips « Pourvu qu’elles soient douces » et « Sans logique ». Très naturellement, lorsque le projet du spectacle du Palais des Sports est arrivé, Laurent m’a demandé de le concevoir avec lui et Mylène. Il s’agissait de savoir ce qu’on pouvait imaginer pour amener le personnage de Mylène sur scène. 

 

Vous avez accepté tout de suite ? 

 

Non car autant j’étais proche de Laurent et de Mylène, autant je trouvais Bertrand Le Page, le manager de Mylène, assez effrayant. D’habitude, je me cantonnais dans la partie « images » de Mylène (clips, cinéma), mais là, on me demandait de mettre les pieds dans le domaine de Bertrand. Il ne faut pas oublier son importance dans la carrière de Mylène. C’est notamment lui, le rouquin qui a eu l’idée de singulariser Mylène par ses cheveux…  « rouges » disait-il. Une part de lui existait indéniablement à travers elle. Donc je voulais bien accepter ce travail, mais il me fallait l’acceptation de Bertrand….. 

 

Une fois que vous avez eu son aval, vous vous êtes donc mis au travail avec Mylène et Laurent pour le Tour 89. Comment cela c’est organisé ? 

 

J’ai fait des propositions, nous nous sommes réunis, et nous avons débattu ensemble de toutes les questions : Quelles chansons ? Quel ordre ? Quel décor ? Quelles affiches pour être symboliquement en accord avec le « monde de Mylène » ? 

 

Quels ont été les éléments principaux qui se sont dégagés de vos réunions de travail ? 

 

L’idée de base était l’inexorable écoulement du temps. On a donc choisi un ordonnancement reprenant la ronde des saisons, organisée autour de « L’horloge » de Beaudelaire. L’affiche illustre un monde fermé, rendu mystérieux par la brume, auquel le commun des mortels n’a pas forcément accès, et dont Mylène est le gardien. Elle invite le public à y entrer à la manière d’un Hitchcock nous disant : « c’est ici que tout a commencé, entrez, je vais vous expliquer comment c’est arrivé … » 

 

18858394C’était donc en référence à Hitchcock ? 

 

Entre autres. On avait, avec Laurent, une fascination commune pour une certaine littérature, qu’on pourrait illustrer par « Le tour d’écrou ». Un roman angoissant et tragique à la fin obscure, que beaucoup de cinéastes ont vainement essayé de restituer. Il s’agit de l’histoire d’une hantise qui touche un enfant. Le visuel du spectacle de Mylène a très naturellement été imprégné par cette littérature du XIXème, morbide, effrayante et romantique. Mais je ne sais pas trop ce qui en est resté dans le spectacle, au final. 

 

Comment cela ? 

 

Je n’ai jamais vu ce spectacle, ni en vrai, ni en vidéo. 

 

Pour quelle raison ? 

 

Disons que, à la suite de situations rocambolesques, je n’ai pas assisté au spectacle. Je n’en dirai pas plus car ça n’a pas grand intérêt. 

 

Parlez-nous du décor. Pourquoi un cimetière ? 

 

Ce n’était pas vraiment un cimetière. On est parti de photos de Stonehenge que j’avais trouvées – des pierres en ruine mystérieusement agencées, véritable observatoire des planètes, qui raconte les hommes face au temps. On y trouvait une liaison symbolique évidente avec l’idée maîtresse des saisons et du temps qui passe. Que cela ait revêtu des habits de cimetière au final, c’est une dérive, sans doute, mais qui raconte aussi « le temps assassin » dont parle « L’horloge ». La mort  a toujours été une attirance très profonde, tant chez Mylène et Laurent que chez moi. A l’époque où Laurent ne connaissait pas encore Mylène, j’avais fait un court métrage, « La lettre à Dieu », et je lui avais demandé de bien vouloir filmer en tant que cadreur (car Laurent cadre fort bien !) La fin se déroulait dans un cimetière. Cela fait partie de ces choses qui nous ont réunies. Il y avait un aspect de la foi chez Laurent qui m’intéressait énormément. On en a beaucoup parlé. Il avait un rapport à la mort aussi qui me touchait ; quand nous nous sommes connus, il répétait tout le temps qu’il pourrait à 20 ans ! 

 

Vous parlez beaucoup de Laurent et assez peu de Mylène ? 

 

Oui, car j’étais plus proche de lui au quotidien. Mylène échangeait beaucoup plus avec Bertrand. Mais nous avons tout de même travaillé à trois. Mylène est quelqu’un d’intelligent, de particulier. Elle est écorchée, elle a une craie sensibilité, une réelle écoute, et un instinct tout à fait remarquable. 

 

A la fin du film « en concert », le décor du spectacle est brûlé dans un champ. Etes vous à l’origine de cette idée ? 

 

Non pas du tout. J’avoue d’ailleurs que je ne le savais pas puisque je n’ai pas vu le film. C’est quelque chose qui ne me parle pas. Les ruines de Stonehenge m’impressionnent par leur éternité figée au-delà de nos existences humaines. Les brûler, je ne comprends pas très bien… 

 

 

Une purification peut-être ? 

 

Dans ce cas, j’airais personnellement choisi d’y faire tomber la neige. Mais il s’agit ici de mon fantasme. J’ignore les motivations de Laurent et Mylène dans ce décor brûlé, puisque comme e vous le disais tout à l’heure, je n’ai pas vu le spectacle, et j’ai même perdu de vue Mylène et Laurent pendant près de deux ans après son élaboration. 

 

Vous en êtes néanmoins le co-scénariste, avec Laurent. Comment est né ce projet ? 

 

giorgino5C’est parti d’une musique au piano… qui fait d’ailleurs partie des thèmes musicaux du film final. Laurent avait le fantasme d’une histoire se construisant autour de ces notes. 

 

 

Vous n’avez participé ni au tournage, ni au montage du lm. Donc vous l’avez découvert une fois fini. Y avez-vous retrouvé ce que vous aviez écrit avec Laurent ? 

 

Oui, bien sûr. J’y ai aussi vu la perte de certaines choses, comme les traits d’humour présents dans le projet original. Par exemple, quand Giorgino rentre des marais après avoir regardé l’endroit où les enfants se sont noyés, ses chaussures mouillées étaient censées faire un « pschout pschout » ridicule qui faisait se retourner tous les gens de l’auberge ; un brin de légèreté qui rendait la douleur un peu plus supportable, mais qui a disparu. 

 

Pourquoi Laurent a-t-il enlevé ce type de détails ? En avez-vous parlé avec lui ? 

 

Non. Si on ne vous appelle pas au montage, quand le film est fini, il est fini. On retrouve rarement à l’écran le film qu’on a écrit. Hélas ! C’est une souffrance que connaissent régulièrement les scénaristes (et dont la majorité des critiques n’ont aucune idée ! » 

 

Avez-vous été satisfait du casting ? 

 

J’imaginais le personnage de Giorgio plus solide, plus fort, un héros américain. Jeff est trop frêle, trop enfantin. L’enfant dans l’histoire, c’était censé être Catherine (Mylène). 

 

Avez-vous été sensible aux critiques lors de la sortie de « Giorgino ? » 

 

Bien sur ! j’ai essentiellement été frappé par les attaques personnelles visant Laurent. Je lui ai d’ailleurs envoyé une lettre à l’époque pour lui dire à quel point je trouvais certaines attaques indignes. On a le droit de s’attaquer au metteur en scène, mais à l’homme. C’était immonde. Et c’était sans aucun doute lié au succès et au personnage de Mylène Farmer 

 

Vous auriez aimé participer au nouveau long métrage de Laurent ? 

 

Non, je crois que la mise en commun de nos imaginaires fait partie du passé ! Laurent m’a rappelé un jour pour que nous discutions du projet de film. J’étais heureux e le revoir, mais les choses en sont restées là. 

 

Donc les ponts ne sont pas coupés ? 

 

Non. Mais je n’ai pas de nouvelles récentes.

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QI – Clip 2005

Posté par francesca7 le 9 septembre 2011

Réalisé par : Benoît Lestang
Diffusé le : Juillet 2005
Durée : 4’00 

 

VIDEO CLIPImage de prévisualisation YouTube 

 

Le clip Q.I est diffusé pour la première fois en télévision en juin 2005 (à 06h sur MCM puis à 07h en « clip des clips » sur M6 pour les amateurs de détails).

Etonnant:
Aucune censure pour le clip qui sera diffusé en intégralité en journée.
Mais, pour la publicité de l’album diffusée en juillet 2005 et comportant des images du clip, notamment celles sur lesquelles on voit les mains de Mylène pénétrer le dos de son partenaire, le Bureau de Vérification des Publicités a demandé à Universal Music d’effectuer un nouveau montage ne comportant pas ces images. Chose faite mais en réponse à cette censure, Universal Music a proposé la version censurée de la publicité en page d’accueil de son site internet.

en conséquence, QI a été souvent considéré comme un « malicieusement érotique » chanson. L’auteur, François Erwan Chuberre a déclaré ; « les paroles sont délicieusement pervers et la mélodie est entraînante comme une séance de gym tonique menée par Véronique et Davina » 

 

 

HISTOIRE de Q.I : 

 

QI - Clip 2005 dans Les Clips de Mylène 6383221_qDans le sombre d’une grande ville sous la pluie, un écran géant disposé sur un immeuble peine à afficher une Mylène sexy à souhait. Un homme marche dans son appartement. Ses fenêtres donnent directement sur cet écran. L’homme le regarde, le touche à travers la vitre humidifiée.

On retrouve une deuxième Mylène dans le même appartement, assise sur un fauteuil en cuir. Bas résille et talons aiguille, elle regarde son homme qui s’avère être un danseur de flamenco (Rafael Amargo). Il s’approche d’elle et lit un livre à ses pieds. Celle-ci, du bout de ses talons, commence à lui retirer sa chemise. Il se laisse faire, semble apprécier. L’homme se retrouver torse nu.

Les deux tourtereaux, derrière une vitre bleue opaque entament une chorégraphie dont on ne voit que les ombres. Ces images entrecoupent le clip jusqu’à sa fin.

Dans la bibliothèque, ils s’enlacent, s’embrassent, jouent de façon sensuelle. Assis l’un en face de l’autre sur un lit, les deux amoureux continuent leurs embrassades. Mylène passe les mains dans le dos de son mari torse-nu et les glisse sous sa peau. L’homme semble apprécier.

Les images s’accélèrent et s’entrecoupent de danse du mari, de l’écran géant, des ombres à travers les vitres bleues… CQFD.

Bref, un clip très esthétique où Mylène est sexy à souhait. Toutefois, pas de réel scénario et des fans déçus qui s’attendaient à un clip ultra sexy. Les rumeurs parlaient d’une censure du clip… 


A noter que le réalisateur, Benoît Lestang avait déjà travaillé avec Mylène dans la passé : c’est lui qui avait assuré les maquillages de « Giorgino ». Il a également crée la mythique marionnette de Mylène pour le clip « Sans contrefaçon« . 

 


mylene-farmer_clip_qi_003min dans Les Clips de MylèneAs a result, « QI » was often seen as a « mischievously erotic » song. 
French author Erwan Chuberre stated: « Lyrics are delightfully perverse and the melody is as catchy as a tonic gym workout conducted by Véronique and Davina. » 

Le réalisateur Benoît Lestang : son travail

Né le 14 Décembre 1964, Benoît Lestang a travaillé dans les années 80 pour le magazine spécialisé dans le cinéma fantastique Starfix.

Il est devenu l’un des maquilleurs les plus réputés du cinéma français. Il a travaillé sur de nombreux films dont « La cité des enfants perdus » (1995), « Le Hussard sur le toit » (1995), « Le Pacte des loups » (2001), « Arsène Lupin » (2003), « Le scaphandre et le papillon » (2007)… 

 

Il a écrit en 2002 le scénario du film d’horreur « Brocéliande » avec le réalisateur Doug Headline.

En 2005, il signe le scénario, la réalisation et le production d’un court-métrage intitulé « Protocole 33″.

D’une durée de 8’50, ce court-métrage à l’atmosphère mystérieuse et oppressante décrit la destinée d’un homme au bord du gouffre, qui, enfermé dans une cave, prendra un cachet qui le plongera dans des hallucinations étranges. « Protocole 33″ a été présenté en compétition dans la catégorie courts-métrages lors de la 13ème édition du Festival du Film Fantastique de Gérardmer en 2006. 

On retrouve dans ce court-métrage des effets visuels identiques à ceux utilisés dans le clip Q.I. lorsque Mylène enlace son partenaire jusqu’à faire pénétrer ses mains sous son épiderme.

Q.I. reste le seul clip réalisé par Benoît Lestang pour Mylène.

Benoît Lestang est le créateur de la marionnette du clip Sans Contrefaçon en 1987.

Il a travaillé sur les maquillages- effets spéciaux de Giorgino en 1993.

Enfin, il est resté fidèle à Laurent Boutonnat en collaborant à nouveau avec lui en tant que maquilleur sur Jacquou le Croquant sorti en Janvier 2007. Il met fin à ses jours en 2008

Rafael Amargo, de son vrai nom Jesus Rafael Garcia Hernandez est né en 1975 à Pinos Puento ville  d’Andalousie proche de Grenade.

Rafael Amargo, très connu en Espagne, est un danseur et chorégraphe spécialisé dans le flamenco. « Ses chorégraphies reflètent une conception à la fois traditionnelle et actuelle, parfois très proche de la danse contemporaine, elles ne perdent jamais le point de référence de l’essence du flamenco ».

En 1997, il a crée sa compagnie de danse, le compañia Rafael Amargo dont il fêtera les dix années d’existence avec un spectacle présenté à Barcelone en Août 2007.

Il a participé en tant que professeur de flamenco à l’émission « Operacion Triunfo » (l’équivalent de la Star Ac) en Espagne et a joué son propre rôle dans des épisodes de la deuxième saison de la série Un, Dos,Tres


Analyse et Réactions

173903633_smallQ.I. est l’un des clips de Mylène ayant suscité le plus de critiques négatives chez les fans. Beaucoup auront été déçus par l’extrême simplicité du scénario, le montage parfois approximatif créant un clip « lyophilisé, consommable, anodin ». Au final, sa durée brève et l’orientation « moderniste » de son esthétisme lui permettront de se fondre sans problème dans la masse des clips diffusés sur les chaînes musicales.

Le clip Q.I est le reflet de la fusion à l’extrême du corps et de l’esprit jusqu’à ce que deux êtres ne fassent plus qu’un. 

 

Bien que le sens du clip paraisse limpide, certains y verront un message tout autre. Mylène représenterait la mante religieuse qui « après la parade nuptiale et son accouplement, tue et dévore son amant ». Les mains s’enfonçant dans le dos du danseur en seraient le symbole et ce clip pourrait alors s’inscrire dans la continuité du single précédent « Fuck them all » aux accents très féministes. En outre, une telle interprétation permettrait de se référer à l’interview accordée par Mylène à l’émission « Sexy Folies » diffusée le 17 Décembre 1986 sur Antenne 2 et durant laquelle elle confiait: « Si j’avais à choisir ma vie (…) avoir trois, quatre hommes dans ma vie. Si j’avais une métaphore à faire, je prendrais volontiers la mante religieuse, c’est à dire que, si j’en avais le pouvoir, parce que bon je suis pas encore tombée dans la folie totale, mais je crois que couperais la tête volontiers. (Les hommes), Je les aime pas, c’est tout! » 

Interprétation au final très discutable tant la Mylène épanouie et souriante du clip Q.I. semble éloignée de la femme tourmentée de 1986.

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JE TE RENDS TON AMOUR – 1999

Posté par francesca7 le 9 septembre 2011

Réalisation : François Hanss
Année : 1999
Durée : 5’08 mn
Acteurs : Mylène Farmer… 

 

 

Vidéo : 

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Phrases sibyllines, images ambiguës nimbées d’un léger parfum de soufre, accueil controversé et censuré… Je te rends ton amour n’a laissé et ne laisse encore personne indifférent. Eveillant les extrêmes, du rejet violent proche de la haine à cet amour admiratif que nous lui portons (nous les fans), Mylène a une nouvelle fois choqué la foule des biens-pensants. Et que l’on soit croyant ou résolument athée, impossible d’ignorer la vague iconoclaste qui secoue le clip, et qui offre à des paroles troubles un éclairage d’une profondeur particulière qu’il convient de savourer. Et d’interroger ? 

 

Cette fois, notre ange roux se fait ange aveugle, silhouette vacillante émergeant d’un tunnel obscur et noyé d’un voile de brume. Femme d’un autre temps, dans une longue robe rosée, elle s’aventure dans une forêt irisée d’ombre et de lumière. Et sous l’œil maléfique d’un homme vêtu de noir, elle se dirige en hésitant vers une église ancienne, abandonnée au silence et aux ballets de poussières virevoltantes. C’est dans cette abbaye délaissée, dans un confessionnal ou les confidences ne sont plus recueillies que par des statues muettes, que Mylène vient déposer un fardeau devenu trop lourd pour elle. Les mains posées à côté d’un missel ouvert dont elle a effleuré les inscriptions en braille du bout des doigts, elle s’offre sans le savoir, paumes ouvertes, au Malin qui l’a suivie jusque dans le lieu sacré. 

 

JE TE RENDS TON AMOUR - 1999 dans Les Clips de Mylène ClipJTRTA02


Avant de prendre la place du prêtre absent, l’homme caché sous une longue cape sombre bafoue un à un les symboles d’une foi ici trop longtemps oubliée. Il trouble d’une main l’eau bénite qui s’abîme dans un soupir de fumée. Il balaye d’un geste la flamme pure des cierges qui veillaient sur le repos des êtres disparus. Il renverse les chaises sur lesquelles plus aucun fidèle n’est venu prier depuis bien longtemps. « Je te rends ton amour… » laisse fuser Mylène dans un murmure triste, en déposant avec douceur son anneau de communion sur son missel. Se doute-t-elle qu’en rejetant Dieu elle s’abandonne au Diable ? A cet homme silencieux qui la fixe de ses yeux rouges à travers les grilles ouvragées du confessionnal où elle avait trouvé refuge ? 


C’est ce même confessionnal qui signera la fin de son innocence. Tel Jésus sur sa croix, une perle pourpre naît sur son poignet et glisse entre ses doigts. Suivie d’un autre stigmate, d’une autre goutte de sang, symbole douloureux dessinant la courbe d’une jambe nue. Mylène, les yeux grands ouverts sur une nuit qu’elle ne peut combattre, tente les desseins du Diable par son air fragile. 

 

L’apprivoisant de ses caresses, il la prend dans son propre sang, mare visqueuse qui s’étale lentement aux pieds du confessionnal. Mylène s’abandonne. Elle cesse de lutter. Et la longue et inévitable chute d’une statue sacrée dont le visage se brise sur le sol à l’instant même où Mylène ferme les yeux, incarne sa défaite. 

 

 

ClipJTRTA05 dans Les Clips de Mylène

 


Signe de sa foi brisée, le socle dénudé où reposait la sculpture révèle dans un souffle des inscriptions sataniques enfouies sous la pierre. Demonas… « Je te rends ton amour… » répète notre ange roux alors que la caméra survole l’église dévastée pour s’immobiliser sur la statue de Jésus crucifié. Puis sur Mylène, crucifiée à son tour. Nue, couverte de son sang, elle s’offre aux caresses du Malin. Elle est sienne, désormais. Il a profité de son désarroi, et il est parti. L’eau bénite s’est muée en une mare de sang. Seule, dans la position du fœtus, sa nudité entièrement maculée de sang séché, Mylène a droit à une nouvelle naissance.

Délivrée de sa foi, à jamais transformée par un viol qu’il n’a pas su empêcher (« Tu m’as laissée me compromettre… »), Mylène se baigne dans son sang. Puis, le regard fixe et tourmenté, elle pose son alliance dans la flaque pourpre, aveu définitif de la mort d’un amour et d’une foi trop souvent trahis. Et, vêtue d’une robe aussi noire que la cape de cet homme qui l’a attirée vers le néant, elle quitte l’église. Eglise qui restera à jamais le tombeau de son innocence. Et peut-être aussi celui de nos illusions. 

 

ClipJTRTA08

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CLIP – SANS LOGIQUE – 1989

Posté par francesca7 le 28 août 2011

Réalisation : Laurent Boutonnat
Année : 1989
Durée : 5’37 mn
Acteurs : Mylène Farmer… 

 

 

SANS LOGIQUE

video : Image de prévisualisation YouTube 


 

 

Analyse (par Marylise) 

 source : http://www.ame-stram-gram.com/ClipSansLogique.html 



 

 


Mylène a toujours été attirée par les amours tortueux. Ceux qui distillent derrière eux une traînée douce-amère de larmes et de sang, de passion destructrice et de naïveté bafouée. Et Sans Logique en est le plus parfait exemple. Une terre sombre et désolée, aux allures fantomatiques, parsemée des débris de vies passées et gâchées. Un théâtre morbide, semblable dans sa noirceur à un ancien enfer délaissé par le diable. Et au cœur de ce paysage triste baigné d’un soleil livide, deux amants blottis l’un contre l’autre, réunis dans une tendre étreinte silencieuse et solennelle magnifiée par l’échange du baiser des gitans, paume contre paume, mélange de la pureté de leur sang et de leur âme d’enfants amoureux. 

CLIP - SANS LOGIQUE - 1989 dans Les Clips de Mylène ClipSansLogique03


Symbole innocent de la trahison prochaine qui rampe et s’insinue entre les deux amants, une enfant crucifie la silhouette suppliciée d’un Christ noyé dans une flaque boueuse. Comme si par ce geste la fillette venait de dénoncer le pacte muet échangé par les amants, quelques personnes s’avancent soudain dans le silence irréel, toutes vêtues de noir, marche funèbre guidée par trois femmes au visage voilé, venues soumettre le couple à un rituel mystérieux et cruel. D’autres enfants s’éparpillent sur la terre dure et brune comme de sombres corbeaux, entraînant avec eux une Mylène au sourire confiant, le visage éclairé de ce regard enfantin qui lui est propre. Le spectacle peut commencer. Le front ceint d’un ruban de métal orné de cornes tranchantes, les poignets liés dans son dos, Mylène se soumet à un jeu ancestral dont elle croit candidement connaître les règles. Les vieilles dévoilent lentement leur visage marqué par le temps, révélant un regard avide, fiévreux, scrutateur, en attente d’un événement qu’elles savent imminent. Une corrida s’improvise, les hommes agitant leur cape noire pour irriter Mylène et la forcer à venir les chercher de ses cornes meurtrières. Mais le jeu s’emballe et dérape soudain, lorsque les lames d’acier blessent la main d’un jeune torero. Les vieilles sont alors secouées d’un immense éclat de rire, prises par l’exaltation fantastique que procure la vue du sang versé par les autres.
 

ClipSansLogique07 dans Les Clips de Mylène


Dans toute l’arrogance de son mâle orgueil, l’amant sort lentement une longue épée effilée qu’il brandit, le regard fier, défiant sa bien-aimée de venir à lui. Portée par la certitude que son amant jamais ne lui fera le moindre mal, Mylène s’élance hardiment. Et la trahison qui rôdait sur ce simulacre cruel frappe brusquement, perçant la chair tendre de la jeune femme qui titube et chancelle sous le coup de cette incroyable perfidie. Les vieilles applaudissent, jettent des pièces, ne contiennent plus leur enthousiasme délirant face à ce qu’elles pressentent et attendent avec impatience.  » Souffrez qu’une autre, en moi se glisse… « . Et c’est bien de cela qu’il s’agit. Possédée par une folie désespérée qui appelle le sang, poussée par la fureur aveugle d’une bête torturée de douleur, Mylène échappe à sa propre raison. Devenue ce taureau qu’elle était censée incarnée, elle souffle et frappe le sol de ses pieds, fixant sur son amant des yeux d’une blancheur démoniaque. Alors même que l’homme savoure son amère victoire, elle le transperce de ses cornes dans un élan de rage et de vengeance.

Le silence retombe sur la scène sanglante. Telles les Moires grecques, messagères et maîtresses de la mort, les vieilles voilent à nouveau leur visage apaisé par cette joute fatale et s’éloignent sans un regard, laissant les enfants ramasser les pièces qu’elles avaient jetées dans leur sinistre emportement. Comme pour effacer toute haine et toute souffrance, des milliers de gouttes translucides enveloppent doucement le corps effondré de Mylène, tombée à genoux près de son amant blessé. Mais sa peine et sa stupeur ne sauveront pas leur amour sacrifié sur l’autel du plaisir égoïste des autres.

Abandonnée par son Autre satanique, Mylène contemple sans comprendre l’agonie douloureuse de celui qui s’est jouée de sa confiance et de cet amour trop proche de la haine cachée qui a souillé leur union. D’une main faiblement tendue, l’homme implore un pardon qui viendra bien trop tard. Et tandis que la mort fauche l’amant présomptueux, Mylène offre son visage à la caresse froide de la pluie, une larme de sang perlant de ses paupières fermées et glissant sur sa joue diaphane. 

 

ClipSansLogique08

 

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California

Posté par francesca7 le 24 août 2011

PAROLES et MUSIQUE de « California «   Video clip 

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PAROLES DE CALIFORNIA

Aéroport, aérogare
mais pour tout l’or m’en aller
c’est le blues, l’coup d’cafard
le check out assuré
vienne la nuit et sonne l’heure
et moi je meurs
entre apathie et pesanteur
où je demeure
changer d’optique,
prendre l’exit
et m’envoyer en Amérique
sex appeal, c’est Sunset
c’est Marlboro qui me sourit
mon amour, mon moi,
je sais qu’il existe
la chaleur de l’abandon
c’est comme une symphonie

c’est sexy le ciel de Californie
sous ma peau j’ai L.A. en overdose
so sexy le spleen d’un road movie
dans l’rétro ma vie qui s’anamorphose

j’ai plus d’I.D., mais bien l’idée
de me payer le freeway
c’est l’osmose, on the road
de l’asphalte sous les pieds
vienne la nuit,
c’est le jet lag qui me décale
L.A.P.D. me donne un blâme
c’est pas le drame
se faire un trip,
s’offrir un streap
sous le soleil en plein midi
six a.m., j’suis offset
j’suis l’ice dans l’eau,
j’suis mélo, dis
mon amour mon Wesson
mon artifice
la chaleur du canon
c’est comme une symphonie 

c’est sexy le ciel de Californie
sous ma peau j’ai L.A. en overdose
so sexy le spleen d’un road movie
dans l’rétro ma vie qui s’anamorphose 

 

California dans Les Chansons de Mylène

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Curiosité musicale

Posté par francesca7 le 20 août 2011

 

 

Curiosité musicale dans Mylène 1991 - 1992 medium_jean_pierre_foucault.2Après la diffusion de cette vidéo, les mouvements lesbiens et féministes applaudissent une nouvelle fois. Grâce à l’intrépide Mylène, la femme n’est plus l’égale de l’homme, elle lui donne une bonne leçon ! Ce clip sexy à souhait contribue bien évidemment au succès du single qui se vend à 300 000 exemplaires.

 

Sur l’Extented Club Remix, Mylène insère une curiosité musicale, l’inédit Mylène is Calling. Dans cette chanson, une sorte d’instrumental aérien et mélancolique, on peut entendre la voix de Mylène laissant un message sur le répondeur de Laurent Boutonnat. Mylène est seule chez elle. Elle a le bourdon et tente de joindre en vain son compagnon de toujours suite à une émission de télévision qui l’a fortement déprimée tout comme cette coupe de cheveux courts qu’elle ne supporte plus. Malin et surtout opportuniste, le compositeur en profite pour garder un extrait de cet enregistrement.

 

Allô oui c’est moi, tu n’es pas là ? 

Je me sens toute seule 

Je suis toute seule 

 

L’autre curiosité de cette version maxi reste le final de l’un des remixes de Je t’aime mélancolie qui finit ni plus ni moins par la détonation d’un coup de fusil.

 

 

A cette époque, comment ne pas repenser au carnage de Polydor, même si le remix a été enregistré quelques semaines avant le drame ?

 

Pour ce qui est de la promotion du titre, Mylène fait quelques émissions chez ses fidèles : Jean-Pierre Foucault, Michel Drucker et Patrick Sabatier. Alors qu’on aurait pu s’attendre à la voir enfiler le costume sexy signé Jean-Paul Gaultier, la chanteuse, le regard taquin et le brushing volumineux, nous sait profiter de sa nouvelle chorégraphie encadrée par ses « Farmerettes », habillées des pieds à la tête d’une salopette rouge et d’un col roulé noir !

 

Lien vidéo… 

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Révélation pour Mylène

Posté par francesca7 le 15 août 2011

  Une si belle révélation ! 

 

Révélation pour Mylène dans Mylène 1982 - 1984 493784-laurent-boutonnat-mylene-farmer-et-156x133-2c’est donc une bande de jeunes rêveurs qui hante les bars du quartier de Châtelet : Laurent Boutonnat, Jérôme Dahan et cette charmante Mylène que ce dernier vient tout juste de lui présenter. Une jeune fille étrange, toujours un peu en retrait des autres, comme si elle ne voulait surtout pas déranger !

 

Une timidité intimidante, en quelque sorte.

 

Et puis, un soir comme tant d’autres, les deux jeunes compères se retrouvent dans la cave de Jérôme Dahan. Ils ont un peu forcé sur la bière et c’est libérés par l’ivresse, qu’ils commencent à écrire les paroles d’une chanson sur le thème de cette enfance qui les hante tant. Dès le lendemain, Jérôme Dahan en écrit la musique et le résultat leur plaît. En quelques heures seulement, ils viennent d’écrire les paroles de Maman a tort. Ils sont immédiatement persuadés de tenir entre leurs mains un véritable tube !

 

Ils pensent que ces paroles, évoquant la folie, l’abandon et le saphisme, seraient encore plus explosives si elles sortaient de la bouche d’une enfant. Ils trouvent donc une jeune fille de 15 ans au côté juvénile et espiègle qui enregistre le titre, mais hélas pour leur enthousiasme, l’âge de la jeune fille pose tellement de problèmes juridiques qu’ils abandonnent illico cette idée !

 

Comme des professionnels du casting qu’ ils ne sont pas encore, ils décident d’organiser une audition dans un appartement d’Aubervilliers, en région parisienne, pour dénicher la perle rare en invitant toutes leurs copines et les copines des copines MF80_86a dans Mylène 1982 - 1984accompagnées elles-mêmes de leur propre mère, toutes prétendant au titre de l’heureuse élue !

 

Malheureusement pour elles, aucune ne plaît vraiment aux garçons. Soit elles ont des voix trop criardes, soit elles en font trop en se prenant pour des chanteuses à voix ! Ce casting sent le bide à plein nez quand arrive sur la pointe des pieds, leur jeune amie Mylène.

 

Telle la belle Peau d’Ane, le jeune fille toute timide se propose de passer l’audition. Mylène n’est pas une grande chanteuse au sens où on l’entend communément, les garçons en sont témoins. Et pourtant, son aire et son physique, tout opère parfaitement. Ils la découvrent comme s’ils ne l’avaient jamais vue auparavant et surtout, c’est cette voix claire et son ton juste qui séduisent les auteurs. Laurent Boutonnat s’en voudra de ne pas avoir tout de suite pensé à elle car cette fille est exactement le style de chanteuse qu’ils recherchent. Pourtant avare de confidences, il reviendra souvent sur cette rencontre qui a bouleversé sa vie :

 

-          Et le jour où Mylène est arrivée, elle était parfaite !

 

Nous sommes en 1982.

Elle, dont le regard s’illumine encore aujourd’hui lorsqu’elle en parle ; elle qui, selon un astrologue, aurait été sa sœur dans une autre vie ; elle qui s’attache à lui par un lien de sang provenant d’un ailleurs ; elle  qui lui donne ses silences, devient son égérie officielle et éternelle… et ce, malgré toutes les tempêtes que le couple traversera au cours des prochaines années.

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