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Trophée pour Mylène

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

 

Le 5 mars 2005, Mylène reçoit de la part de la profession et du public un trophée la consacrant « artiste féminine de ces vingt dernières années » lors des 20ème Victoires de la Musique. Mais fidèle à ses propres convictions, au moment de venir chercher le trophée, il n’y a personne sur la scène du Zénith. Seule une photo de la star est projetée sur un grand écran. Mylène n’est pas venue car elle refuse d’assister à cette cérémonie depuis 1988

 

Trophée pour Mylène dans Mylène 2005 - 2006 732La vidéo de Fuck them all vient tout juste d’être tournée dans un paysage enneigé de Roumanie au début du mois de février. Tout l’équipe a séjourné à l’Athénée Palace Hilton, l’hôtel le plus chic de Bucarest. Si François Hanss fait partie du voyage pour réaliser le fameux making-of du clip qu’on retrouvera en DVD dans les deux éditions limitées de l’album  Avant que l’Ombrec’est un réalisateur espagnol peu connu du grand public, Augustin Villaronga, qui est chargé de la réalisation de ce nouveau clip. C’est un metteur en scène de talent, auteur d’un chef-d’œuvre, le sulfureux El mar, un long-métrage gothique qui se déroule dans un sanatorium, un film étonnant, souvent dur, parfois insoutenable, qui fut présenté au Festival de Berlin 2000. 

 

Avec ce réalisateur latin, Mylène espère que Fuck them all atteindra une nouvelle dimension, car les radios commencent à s’en lasser… 

 

Mais c’est une déception… Certes, les images sont sublimes, toute la réalisation est extrêmement travaillée, et rarement Mylène aura été aussi belle. Par ailleurs, tous les éléments de l’univers « farmerien » sont présents : les cheveux roux, le teint diaphane, la neige, les habits noirs, le sang, les corbeaux, le cheval, le thème de la gémellité… et, pourtant, le spectateur reste sur sa faim car il n’y a aucune innovation, comme si on avait fait du Laurent Boutonnat signé par un autre. Etrange… Nombreux sont ceux qui commencent à s’interroger ; Mylène version 2005 ne serait-elle plus qu’une fade copie de la Mylène des années 1990 ? Aurait-elle perdu cette créativité qui lui collait si merveilleusement à la peau ? 

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Interview Mylène janvier 2006

Posté par francesca7 le 10 septembre 2011

 

 

« SEPT à HUIT » et Mylène parle, tout simplement 

Par Frank Besnier  

Voici le Texte issu du Numéro Spécial Live IAO – n°7 de 2006 (qui n’existe plus de nos jours

 

 

Dimanche 8 Janvier 2006. A moins d’une semaine de son grand retour sur scène, Mylène Farmer surprend en acceptant de répondre aux questions de Thierry Demaizière, pour l’émission de TF1, « Sept à Huit ». 

 

Interview Mylène janvier 2006 dans Mylène 2005 - 2006 312719347_smallL’entretien est enregistré une semaine avant Noël, non loin de la Place des Victoires à Paris, dans le sous-sol d’une petite boutique, un ancien parking réaménagé en galerie d’art. Il dure une heure et quart. Seules vingt-deux minutes seront gardées au montage (Mylène n’a demandé aucun droit de regard). 

 

L’heureux journaliste va faire savoir qu’il est l’homme qui fait parler ceux qui ne parlent pas. Lui que, d’ordinaire, on ne voit jamais le voilà désormais en photo dans tous les magazines, accordant entretien sur entretien. Mylène Farmer est clairement la seule artiste à provoquer ce genre d’ineptie ; on n’interviewe plus la célébrité, mais celui qui a rencontré la célébrité. 

 

 

Hallucinant ! Comme le disait Stéphan Bern, invité du « Grand Journal » sur Canal + le lendemain : « Tout le monde s’est servi sur la bête ». Vous aurez compris que « la bête », c’est Mylène… Et Bern d’ajouter : « Mais la bête n’a rien donné». 

 

Et c’est bien le problème. A force de clamer partout que ce qui va se produire est énorme, on risque de décevoir. « Mylène Farmer est si rare que ses paroles sont précieuses ». « Ecoutons-là, c’est peut-être la dernière fois qu’elle parle » ; avec de tels lancements, non seulement on vire au grotesque, mais en outre on crée une attente qui n’a pas lieu d’être. Certes, Mylène n’est pas une habituée des entretiens télévisés, mais ça reste une simple interview. Ceux qui connaissent un tant soit peu la discrétion de la chanteuse se doutent bien que, en aucun cas, cet entretien ne sera « l’interview confession » annoncée. Les autres sont sans doute partis déçus de cet entretien. Parmi eux, on trouve bien sûr le tout Paris médiatique et showbizien, bien content qu’on lui donne des cartouches pour tirer sur une de ses cibles favorites. 

 

Et ils ne sont pas gênés. Mais on notera qu’ils ont tous regardé l’émission ! 

Le fait est que, pour des raisons diverses, Mylène suscite depuis longtemps ce type de réactions. On y perçoit l’amertume des uns (régulièrement éconduits dans leur demande d’interview de la star), la jalousie des autres (agacés de devoir faire le tour des plateaux de télé alors que Mylène vend plus qu’eux en restant chez elle) et l’incompréhension chez la plupart de ces névrosés narcissiques qui ne comprendront jamais pourquoi Mylène fuit les sunlights et les bravos et qui crieront à l a stratégie du silence (qu’ils sont pourtant incapables d’appliquer à leur propre carrière). 

 

MF2000_10a dans Mylène 2005 - 2006Le fait est que la communication autour de cette interview a été non seulement disproportionnée, mais surtout mensongère. Comment, par exemple, a-t-on pu laisser affirmer un partout que Mylène n’avait pas donné d’interview à la télévision depuis dix ans ? Son dernier long entretien télévisé date de juin 2000 ! 

 

C’était pour « Le Mag » de MCM, alors présenté par Lynda Lacoste. Cela fait donc moins de six ans. Si l’on parle de chaînes hertziennes, la dernière grande interview de Mylène remonte à 1991 ; il s’agissait de « pour un clip avec toi » de Laurent Boyer, sur M6. Dans ce cas, cela fait près de quinze ans ! 

 

Second mensonge, dans le lancement du sujet de « Sept à Huit », on annonce : « Mylène Farmer lève un point du voile de mystère qui l’entoure (…) Elle rétablit la vérité sur les rumeurs les plus folles qui courent à son sujet ». Pour qui a vu l’interview, il est clair qu’on n’a rien eu de tout ça ! Il n’y a pourtant pas lieu d’être déçu par cet entretien, et c’est cela le drame. Mylène était divinement belle. Elle s’est exprimée avec ces mots exquis et cette grâce qui lui sont propres. C’était un pur moment de joie que de la retrouver dans la petite lucarne ; cela constituait en soi un véritable événement qui se suffisait à lui-même. Il n’y avait donc nul besoin de faire dans le sensationnel… 

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Mylène et Gilles Laurent

Posté par francesca7 le 10 septembre 2011

Interview exclusive de GILLES LAURENT co-concepteur 

 

« l’idée de base était l’inexorable écoulement du temps » 

 

 

 

Source IAO7 avril 2006 – spécial Live 

 

 

QUESTIONS/REPONSES 

 

Mylène et Gilles Laurent dans CONCERTS DE MYLENE barreClients

 

 

Sur le Tour 89, vous êtes crédité comme « co-concepteur du spectacle », avec Mylène et Laurent Boutonnat. Qu’avez-vous fait exactement ? 

 

Il existait un vrai univers porté par Mylène Farmer – j’ignore si c’est encore le cas, aujourd’hui. Mon travail était d’y apporter de la matière grise. Il y avait chez Mylène et Laurent une forte volonté de mettre du sens dans ce spectacle. De la même façon que Laurent a toujours eu ce souci de ne pas juste faire de l’illustration avec des clips, mais e raconter une histoire. 

 

MFConcert89_06a dans Mylène TOUR 1989Pourquoi avaient-ils besoin de vous pour cela ? 

 

Il s’agissait d’une certaine continuité, je crois. J’avais travaillé avec Laurent sur le scénario des clips « Pourvu qu’elles soient douces » et « Sans logique ». Très naturellement, lorsque le projet du spectacle du Palais des Sports est arrivé, Laurent m’a demandé de le concevoir avec lui et Mylène. Il s’agissait de savoir ce qu’on pouvait imaginer pour amener le personnage de Mylène sur scène. 

 

Vous avez accepté tout de suite ? 

 

Non car autant j’étais proche de Laurent et de Mylène, autant je trouvais Bertrand Le Page, le manager de Mylène, assez effrayant. D’habitude, je me cantonnais dans la partie « images » de Mylène (clips, cinéma), mais là, on me demandait de mettre les pieds dans le domaine de Bertrand. Il ne faut pas oublier son importance dans la carrière de Mylène. C’est notamment lui, le rouquin qui a eu l’idée de singulariser Mylène par ses cheveux…  « rouges » disait-il. Une part de lui existait indéniablement à travers elle. Donc je voulais bien accepter ce travail, mais il me fallait l’acceptation de Bertrand….. 

 

Une fois que vous avez eu son aval, vous vous êtes donc mis au travail avec Mylène et Laurent pour le Tour 89. Comment cela c’est organisé ? 

 

J’ai fait des propositions, nous nous sommes réunis, et nous avons débattu ensemble de toutes les questions : Quelles chansons ? Quel ordre ? Quel décor ? Quelles affiches pour être symboliquement en accord avec le « monde de Mylène » ? 

 

Quels ont été les éléments principaux qui se sont dégagés de vos réunions de travail ? 

 

L’idée de base était l’inexorable écoulement du temps. On a donc choisi un ordonnancement reprenant la ronde des saisons, organisée autour de « L’horloge » de Beaudelaire. L’affiche illustre un monde fermé, rendu mystérieux par la brume, auquel le commun des mortels n’a pas forcément accès, et dont Mylène est le gardien. Elle invite le public à y entrer à la manière d’un Hitchcock nous disant : « c’est ici que tout a commencé, entrez, je vais vous expliquer comment c’est arrivé … » 

 

18858394C’était donc en référence à Hitchcock ? 

 

Entre autres. On avait, avec Laurent, une fascination commune pour une certaine littérature, qu’on pourrait illustrer par « Le tour d’écrou ». Un roman angoissant et tragique à la fin obscure, que beaucoup de cinéastes ont vainement essayé de restituer. Il s’agit de l’histoire d’une hantise qui touche un enfant. Le visuel du spectacle de Mylène a très naturellement été imprégné par cette littérature du XIXème, morbide, effrayante et romantique. Mais je ne sais pas trop ce qui en est resté dans le spectacle, au final. 

 

Comment cela ? 

 

Je n’ai jamais vu ce spectacle, ni en vrai, ni en vidéo. 

 

Pour quelle raison ? 

 

Disons que, à la suite de situations rocambolesques, je n’ai pas assisté au spectacle. Je n’en dirai pas plus car ça n’a pas grand intérêt. 

 

Parlez-nous du décor. Pourquoi un cimetière ? 

 

Ce n’était pas vraiment un cimetière. On est parti de photos de Stonehenge que j’avais trouvées – des pierres en ruine mystérieusement agencées, véritable observatoire des planètes, qui raconte les hommes face au temps. On y trouvait une liaison symbolique évidente avec l’idée maîtresse des saisons et du temps qui passe. Que cela ait revêtu des habits de cimetière au final, c’est une dérive, sans doute, mais qui raconte aussi « le temps assassin » dont parle « L’horloge ». La mort  a toujours été une attirance très profonde, tant chez Mylène et Laurent que chez moi. A l’époque où Laurent ne connaissait pas encore Mylène, j’avais fait un court métrage, « La lettre à Dieu », et je lui avais demandé de bien vouloir filmer en tant que cadreur (car Laurent cadre fort bien !) La fin se déroulait dans un cimetière. Cela fait partie de ces choses qui nous ont réunies. Il y avait un aspect de la foi chez Laurent qui m’intéressait énormément. On en a beaucoup parlé. Il avait un rapport à la mort aussi qui me touchait ; quand nous nous sommes connus, il répétait tout le temps qu’il pourrait à 20 ans ! 

 

Vous parlez beaucoup de Laurent et assez peu de Mylène ? 

 

Oui, car j’étais plus proche de lui au quotidien. Mylène échangeait beaucoup plus avec Bertrand. Mais nous avons tout de même travaillé à trois. Mylène est quelqu’un d’intelligent, de particulier. Elle est écorchée, elle a une craie sensibilité, une réelle écoute, et un instinct tout à fait remarquable. 

 

A la fin du film « en concert », le décor du spectacle est brûlé dans un champ. Etes vous à l’origine de cette idée ? 

 

Non pas du tout. J’avoue d’ailleurs que je ne le savais pas puisque je n’ai pas vu le film. C’est quelque chose qui ne me parle pas. Les ruines de Stonehenge m’impressionnent par leur éternité figée au-delà de nos existences humaines. Les brûler, je ne comprends pas très bien… 

 

 

Une purification peut-être ? 

 

Dans ce cas, j’airais personnellement choisi d’y faire tomber la neige. Mais il s’agit ici de mon fantasme. J’ignore les motivations de Laurent et Mylène dans ce décor brûlé, puisque comme e vous le disais tout à l’heure, je n’ai pas vu le spectacle, et j’ai même perdu de vue Mylène et Laurent pendant près de deux ans après son élaboration. 

 

Vous en êtes néanmoins le co-scénariste, avec Laurent. Comment est né ce projet ? 

 

giorgino5C’est parti d’une musique au piano… qui fait d’ailleurs partie des thèmes musicaux du film final. Laurent avait le fantasme d’une histoire se construisant autour de ces notes. 

 

 

Vous n’avez participé ni au tournage, ni au montage du lm. Donc vous l’avez découvert une fois fini. Y avez-vous retrouvé ce que vous aviez écrit avec Laurent ? 

 

Oui, bien sûr. J’y ai aussi vu la perte de certaines choses, comme les traits d’humour présents dans le projet original. Par exemple, quand Giorgino rentre des marais après avoir regardé l’endroit où les enfants se sont noyés, ses chaussures mouillées étaient censées faire un « pschout pschout » ridicule qui faisait se retourner tous les gens de l’auberge ; un brin de légèreté qui rendait la douleur un peu plus supportable, mais qui a disparu. 

 

Pourquoi Laurent a-t-il enlevé ce type de détails ? En avez-vous parlé avec lui ? 

 

Non. Si on ne vous appelle pas au montage, quand le film est fini, il est fini. On retrouve rarement à l’écran le film qu’on a écrit. Hélas ! C’est une souffrance que connaissent régulièrement les scénaristes (et dont la majorité des critiques n’ont aucune idée ! » 

 

Avez-vous été satisfait du casting ? 

 

J’imaginais le personnage de Giorgio plus solide, plus fort, un héros américain. Jeff est trop frêle, trop enfantin. L’enfant dans l’histoire, c’était censé être Catherine (Mylène). 

 

Avez-vous été sensible aux critiques lors de la sortie de « Giorgino ? » 

 

Bien sur ! j’ai essentiellement été frappé par les attaques personnelles visant Laurent. Je lui ai d’ailleurs envoyé une lettre à l’époque pour lui dire à quel point je trouvais certaines attaques indignes. On a le droit de s’attaquer au metteur en scène, mais à l’homme. C’était immonde. Et c’était sans aucun doute lié au succès et au personnage de Mylène Farmer 

 

Vous auriez aimé participer au nouveau long métrage de Laurent ? 

 

Non, je crois que la mise en commun de nos imaginaires fait partie du passé ! Laurent m’a rappelé un jour pour que nous discutions du projet de film. J’étais heureux e le revoir, mais les choses en sont restées là. 

 

Donc les ponts ne sont pas coupés ? 

 

Non. Mais je n’ai pas de nouvelles récentes.

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Fuck them all – clip 2005

Posté par francesca7 le 9 septembre 2011

VIDEO 

Image de prévisualisation YouTube

Date de tournage:  Février 2005 

Réalisateur: Agustin Villaronga 

Lieu de tournage: Roumanie 

Durée: 05’04 

 

 

 fuck them all 

 Fuck them all – clip  2005 dans Les Clips de Mylène fuck-them-all1Dans un paysage enneigé, une femme sur son cheval, les cheveux au vent, galope à grande vitesse à travers les arbres. Elle s’approche peu à peu d’une sorte d’usine désaffectée. A l’intérieur de celle-ci, une cage est suspendue par des chaînes autour de laquelle veillent des corbeaux. On y retrouve une seconde Mylène aux cheveux courts et au visage tailladé prisonnière de celle-ci. La première femme s’aventure dans le bâtiment et s’arrête bientôt en dessous de cette cage qui est vide en la regardant fixement. Le clip est entrecoupé d’images des deux femmes à deux moments différents. Elle ramasse alors une pierre qu’elle jette contre un mur de l’usine qui se brise comme une glace. Elle se retrouve alors dehors, face à un corps couvert d’une couverture sur lequel règne un corbeau. Elle s’approche de la couverture, pousse le corbeau, la soulève et découvre la seconde femme aux cheveux courts, inanimée et glacée. Un passage de la main sur ses yeux les lui refermera. On comprend alors que la Mylène prisonnière attendait que sa sœur jumelle vienne la libérer. Trop tard ! 


Elle met alors sa main dans le corps de sa sœur et en ressort un sabre. Elle se dirige dans la forêt d’où s’envolent des dizaines de corbeaux et se retrouve sur une plaine enneigée sur laquelle résident de drôles d’épouvantails : une sorte de crâne d’oiseau et des voiles noirs déchirés qui flottent dans le vent comme habits. Bientôt Mylène commence à s’en prendre à eux, comme pour venger sa sœur jumelle décédée. A l’aide de son sabre, elle déchire les voiles des épouvantails et les décapite. Du sang noir sort de leurs yeux. Des plumes volent et la cadence s’accélère. Un corbeau renaît du sang noir. 


On revoit alors par saccades sa sœur prisonnière. Le « plafond » de sa cage qui est orné de longues piques commence à se baisser sur elle : son destin est tout tracé.
La première Mylène plante alors son sabre dans la neige puis se morcelle et se volatilise dans l’air. 

 


Budget estimé: environ 150 000 euros

Scénario de Mylène Farmer

Clip tourné en Roumanie début février 2005.
L’équipe qui logeait à l’Athénée Palace Hilton de Bucarest est restée une semaine sur place.
François Hanss était présent pour le tournage du making of du clip et Claude Gassian pour des photos du tournage.

Le clip est diffusé à partir du 09 mars 2005 d’abord dès 08 heures sur M6 puis sur toutes les chaînes musicales.

 

 


ANALYSE :

Après
California et L’Âme-Stram-Gram, Fuck them all est le troisième clip dans lequel on retrouve « deux Mylène« .

mylene-farmer-20050415-35170 dans Les Clips de MylèneUne Mylène aux cheveux courts est enfermée dans une cage qui deviendra son tombeau.
En parallèle, une seconde Mylène, cheveux longs, entièrement vêtue de noir arrive à cheval dans une usine désaffectée dans laquelle elle découvre la cage vide puis le corps sans vie de son « double ». Elle suivra alors des corbeaux qui la mèneront à des épouvantails qu’elle détruira avec un sabre trouvé planté dans le corps de la morte.

On retrouve dans ce clip de nombreux éléments si caractéristiques de l’univers de Mylène : les espaces enneigés (Tristana, Giorgino), les chevauchées à cheval  (Pourvu qu’elles soient douces), les chevaux noirs (Pourvu qu’elle soient douces, Pardonne-moi), la présence de deux Mylène (California, L’Âme-Stram-Gram), les corbeaux (Libertine, Sans logique).

Il s’agit d’un clip assez court mais probablement l’un des plus complexes et riches en symboles de toute la carrière de Mylène et qui soulève de nombreuses interrogations. 

 

Le personnage aux cheveux longs que l’on voit dès le début du clip est probablement l’âme vengeresse qui revient sur les lieux de souffrance et de mort. Toutes les séquences avec le personnage aux cheveux courts correspondent donc à des flash-back. Cette dernière représentation de Mylène rappelle bien évidemment la Mylène juvénile du clip Désenchantée. Doit-on y voir une suite?  

Le personnage enfermé dans une cage porte donc des cheveux courts mais aussi une tenue sexy. Probablement l’image de la femme moderne martyrisée jusqu’à la mort…mais par qui???, par ce que l’ Humain comporte de pire en lui ou tout simplement par les hommes ce qui nous rapprocherait alors des paroles de la chanson.

Ce personnage meurt écrasé par la partie supérieure de la cage qui s’abaisse progressivement sur elle. Cette cage semble donc être le symbole de cette oppression insupportable et mortelle. Les corbeaux, symboles de la mort ou plus précisément de ceux qui ont causé la mort sont très présents dans ce clip: ils ont écorché le visage de la morte alors qu’ils ne semblent pas voir l’autre Mylène dans l’usine confirmant qu’il ne s’agit que d’un « fantôme », qu’ils guideront  vers les épouvantails.

Le sabre avec lequel Mylène combattra les épouvantails est-il réel ou un symbole matérialisant l’arme de la haine qui a conduit à la mort de la femme et qui servira à présent pour la vengeance.

Mylène détruira les épouvantails à coups de sabre. De leurs yeux s’écouleront des larmes noires donnant naissance à de nouveaux corbeaux. Mylène plantera alors le sabre dans une tâche noire au sol inhibant alors la naissance d’un nouveau corbeau. On peut y voir la destruction de la genèse de cette haine qui avait abouti à sa mort. La vengeance semble avoir été accomplie et Mylène se transforme alors en poussière ou redevient simplement un esprit qu’emporte le vent. 

Les épouvantails de Martial Leiter

Martial Leiter est né à Fleurier (Suisse), en 1952. Il commença sa carrière comme dessinateur de presse dans divers journaux suisses, de 1974 à 1990. 


Depuis 1991, il collabore avec le Tagesanzeiger à Zurich, Le Temps à Genève, Die Wochenzeitung à Zurich, Die Zeit à Hambourg, Le Monde Diplomatique et Le Monde à Paris. Il expose depuis 1970 son travail de peintre-dessinateur dans des musées, centres culturels et très nombreuses galeries, en Suisse et à l’étranger. Il remporta de nombreux prix : Prix Alice Bailly, Lausanne (1979), Prix de la 9e Triennale Internationale pour gravures originales, Granges (1982), Prix de la Fondation pour les arts graphiques en Suisse, E.T.H, Zurich (1983), Prix culturel de l’Union Syndicale Suisse (1994). Il illustra des livres et publia certaines de ses œuvres, en particulier : Figures séquestrées, éditions Clin d’OEil (1981) ; Parodies, suite de 50 dessins tirés en mylene-farmer-2004-robin015-bigsérigraphie, éditions du Carabe (1983) ; Du monde moderne (1989) et Une autre planète (1993) aux éditions d’En Bas, Lausanne, et éditions Limmat Verlag, Zürich (pour la version en allemand). Il fut également créateur de décors de théâtre, entre autres : En attendant Godot de Samuel Beckett, Théâtre Populaire Romand, La Chaux-de-Fonds ; Le Faiseur de Balzac, Théâtre Populaire Romand, La Chaux-de-Fonds ; Jardin d’hiver de René Zahnd, Espace 2.21, Lausanne.

Martial Leiter est un talent hors du commun, aux multiples facettes, observateur aigu des failles de l’Histoire. Sa présence dans les grands journaux européens, « Le Monde », « Die Zeit » et bien d’autres, le propulse aux regards d’un public international par son trait, miroir sans complaisance, qui capte et traduit en virtuose une pensée d’une rare lucidité. Mais Leiter est aussi un poète inspiré, nourri de ressources infinies, émouvantes ou drolatiques. Il est attentif aux reflets infimes qui jalonnent la vie de chacun mais que si peu voient ; l’imaginaire de cet artiste déborde souvent le quotidien pour le sublimer, lui imprimer une fantaisie, une folie joyeuse et communicative qui nous embarque vers le rêvé. 


C’est de cette facette-là, rarement accessible au public, qu’est né le vol d’Epouvantails, que Martial Leiter a posé au milieu des blés dans le paysage du Val-de-Ruz et qui y vivra un cycle de saisons, de Juin 2004 à Mars 2005. 


sources: editions-du-heron.com; .sitedecernier.ch  

 

 

 

PORTRAIT DU REALISATEUR 

 

Agusti Villaronga est un réalisateur espagnol né en 1953.  

 

afb115e69ed1b8f2518bd756d2187ef7Il a débuté par la réalisation de trois court-métrages « Anta Mujer » (1975), « Al Mayurka » (1976) et « Laberint » (1980) qui ont reçu des récompenses notamment du ministère de la culture espagnol. 

 

Il réalise en 1985 son premier long-métrage, un thriller psycho-sexuel, « Tras el cristal/ In a Glass Cage » qui a la réputation d’être l’un des films les plus dérangeants des années 80 qui a choqué et divisé le public et aujourd’hui devenu culte. 

 

Le synopsis du film

« Klaus est un médecin nazi. Son plaisir est de torturer et tuer des enfants. Un jour, lors d’une crise de démence, il se jette d’un toit et en ressort handicapé, obligé de vivre dans une cage de verre qui lui sert de poumon. Quelques années plus tard, sa femme Griselda, n’arrivant plus à assumer les soins nécessaire, engage le jeune Angelo comme infirmier. Ce dernier découvre alors le journal de Klaus et se prend de passion pour ces pratiques de cet ancien SS. Il tue Griselda, s’habille en officier nazi et amène dans la chambre des enfants qu’il torture puis tue sadiquement… » 

 

A noter la fascination du réalisateur pour les gros plans anatomiques sur des torses, des mains ou des yeux. On retrouvera dans le clip Fuck them all un plan célèbre sur l’oeil de Mylène. 

« In a glass cage » recevra le Grand Prix du Festival de Barcelone. 

 

 (plus de détails sur ce film: http://www.devildead.com/indexfilm.php3?FilmID=1118).  

En 1989, il réalise « El niño de la Luna » / « Moon child », une histoire d’enfants doués de pouvoirs surnaturels et tenus prisonniers dans un centre de recherches par des scientifiques qui essaieront d’utiliser leurs dons pour servir leurs propres desseins. 

 

 

Mylène et Agusti Villaronga

 

 

villaronga%2BmyleneLe clip Fuck them all est à ce jour la seule collaboration de Mylène Farmer et Agusti Villaronga.  On apprend dans le making-of du clip que c’est Mylène qui a contacté Agusti Villaronga, à sa grande surprise puisqu’il n’avait jamais réalisé de clips auparavant (et n’en a d’ailleurs pas réalisé d’autre depuis).

 

 Elle avait proposé les idées de la cage qui devient plus petite et des épouvantails. 

On peut découvrir dans ce making-of des dessins, petit story-board du clip. 

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Un retour au calme Mylène

Posté par francesca7 le 7 septembre 2011

  

 

Un retour au calme Mylène  dans Mylène 2005 - 2006Après ses treize dates parisiennes, la chanteuse remise dans son armoire tous ses fabuleux costumes pour s’offrir une quinzaine de jours de vacances aux Seychelles sur la sublime petite Ile de North Island, accompagnée par Benoît di Sabatino . Rien ne vaut une mer turquoise et du sable blanc pour se reposer dans une suite avec piscine privée…. Mais une fois de retour à Paris, le travail attend la chanteuse. Son nouveau single diffusé en bouche sur les radios s’intitule L’amour n’est rien, un titre frais et sans prétention à la mélodie accrocheuse et joyeuse et à l’air enfant issu d’une chansonnette libre de droit qui inspira à son époque La Menteuse de Dorothée ! 

 

Une fois de plus, il faut attendre deux mois pour voir le single mis en vente le 27 mars 2006. Quant au clip, chose rare, sa diffusion est avancée au mois de mars. Cette vidéo fait beaucoup parler d’elle. Et pour cause… 

 

Devant l’objectif de Benoît di Sabatino, Mylène s’effeuille langoureusement le sourire aux lèvres et le regard espiègle. Un pied de nez à tous ceux qui ne l’attendaient pas dans cette rayonnante simplicité et aussi une manière de contrer les photos volées de ses dernières vacances aux Seychelles parues dans différents titres de la presse people. 

 

 

 

 

 

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Stratégie du silence de Mylène

Posté par francesca7 le 3 septembre 2011

Stratégie du silence de Mylène dans Mylène 2001 - 2002 MF2000_25aLa « stratégie du silence » de Mylène Farmer a été longuement évoquée par les médias. Depuis 2001, l’artiste n’a accordé que sept interviews et a réduit le nombre de ses apparitions à la télévision, en expliquant cette faible présence médiatique par sa « nature profonde ».

Depuis ses débuts, Mylène Farmer développe sa créativité au-delà de la production musicale et de son métier de chanteuse. Elle s’exprime à travers des domaines comme le cinéma (clips scénarisés, filmés en 35 mm), la scénographie (création d’une « bulle scénique »), l’écriture (avec un conte dont elle est l’auteur), la photographie, la peinture et le dessin, et de manière plus classique pour les chanteurs de la musique pop : la chorégraphie, l’habillement, le design

Tous ces moyens de communication ont été mis au service de son univers fictionnel et de son personnage. L’ambivalence de ses textes, les nombreux visages et les nombreux rôles qu’a revêtus Mylène Farmer au cours de sa carrière, et cette communication au travers d’une pluralité de média, tranchent avec ses rares interventions dans la vie publique.

1bf0a76c-m dans Mylène 2001 - 2002L’écrivain Amélie Nothomb confie : « Pour avoir côtoyé Mylène, je pense qu’elle cultive l’inaccessibilité qui la caractérise. Mais je crois aussi qu’une part lui échappe. J’ai pu m’apercevoir que, lorsqu’elle est cordiale, et elle peut assurément l’être, on sent quand même, quelque part, une muraille de glace. Il semblerait qu’elle n’y puisse rien. Attention, loin de moi l’idée de présenter Mylène Farmer comme une victime. Mais cette muraille de glace, sans doute, la rend prisonnière de quelque chose. »

En 2001, elle confie quant à sa discrétion médiatique : « Je n’ai pas fait ce métier pour être connue mais pour être reconnue. »

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Mylène, reine du glamour

Posté par francesca7 le 3 septembre 2011

 

Mylène, reine du glamour dans Mylène 2001 - 2002 MF2000_76aLa compilation tant attendue de Mylène sort enfin le 27 novembre 2001, précédée d’une campagne de promotion des plus alléchantes. En effet, de grandes affiches son distribuées chez tous les disquaires, où on peut y voir les nouvelles photos de la chanteuse ! 

 

Les clichés de Mylène sont tellement rares que c’est un véritable événement. C’est encore une fois le cas, à croire que la respectable dame Farmer a été touchée par la « lolita attitude » !  Les poses sont suggestives, glamour à souhait, dévoilant même une petite culotte rose et un porte-jarretelles…. 

 

Qu’elle est loin l’époque où cette même jeune femme posait devant les grilles d’un cimetière, le regard aussi sombre que la mort ! A 40 ans, Mylène apparaît désormais coquine et espiègle, évoluant dans un univers aussi coloré que le titre de l’un de ses inédits, C’est une belle Journée ! 

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Mylène pour Paris Match

Posté par francesca7 le 29 août 2011

 

Mylène pour Paris Match dans Mylène 1999 - 2000 3797190-mylene-farmer-en-une-de-paris-match-diapo-1Une semaine avant la mise en vente des billets, la star avait accordé une interview exclusive à Paris Match, entretien illustré de photos inédites de Claude Gassian. Nous retrouvons ici une artiste peu avare de confidences et bourrée d’humour. Elle avoue adorer le fraisier, confirme son amour pour la démesure, nous parle de l’homme de sa vie qui « est d’abord tombé amoureux du petit personnage d’une de mes chansons« , de son nouvel album qui sera plus électro que jamais et nous confie que les réunions de travail de sa nouvelle tournée n’ont pas encore débuté. De cette interview, nous retiendrons une phrase devenue culte aujourd’hui : 

 

-          « Ne vous inquiétez pas, le prochain album annonce le réveil d’une femme qui vit avec un orang-outang dans la pénombre la plus complète ! » 

 

 

C’est Jérôme Béglé, un journaliste et proche de Mylène, qui a eu la primeur de cette interview rare. A la suite de cet entretien, le journaliste évoque dans son article une femme qui rit presque pour un rien, mais qui déteste au plus haut point les entretiens, refuse de citer son parfum préféré ou la marque de sa lessive. 

 

De fil en aiguille, certaines informations circulent sur les prochaines surprises que Mylène réserve à son public. Par exemple, ce serait un ami Jean-Paul Gaultier qui s’occuperait de la création des costumes de sa future tournée. Et son nouveau single arrive enfin. Il s’intitule Dégénération et est annoncé pour le 19 juin 2000

 

Mais avant même la diffusion de la chanson, la pochette provoque un petit scandale. Mylène est totalement nue, photographiée de dos avec un string en forme de croix, et sur sa peau une cicatrice descend de son épaule à sa hanche. Deux extraits de 30 secondes sont en écoute sur tous les sites, et dès les premiers accords, il est clair que le son sera plus électro. 

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Mylène dans Vogue

Posté par francesca7 le 26 août 2011

CR de l’Interview paru dans Vogue en mars 1995 

 

Vogue (Allemagne) : mars 1995 

 

 

 

Mylène dans Vogue dans Mylène 1995 - 1996 106161C’est avec un pas plein d’entrain qu’Amélie Nothomb entre dans la suite de l’hôtel parisien  » le Crillon «  où elle a rendez-vous pour un entretien avec Mylène Farmer. La chanteuse est déjà là. Amélie déborde d’énergie. Mylène paraît timide et fragile. L’écrivain raconte à quel point elle s’est réjouie de cette rencontre : 


 » Lorsque ‘Vogue’ m’offrit la possibilité de rencontrer la personne de mon choix, je n’ai pas hésité une seule seconde. «  


Les deux jeunes femmes rapprochent spontanément leur fauteuil ; toutes deux parlent d’une voix basse. 

                                                                             

A.N. : Je me souviens très bien de la première fois où j’ai entendu votre musique. C’était en 1986, pendant les vacances de Noël. Ma cousine entonna  » Libertine « . Je n’avais encore jamais entendu cette mélodie. Comment, me dit-elle, tu ne connais pas Mylène Farmer ? Je suis depuis une fan de vos clips. Vous êtes, pour moi, le chanteuse aux clips les plus beaux et talentueux. 

 

M.F. : Et moi j’ai lu vos livres. C’est pourquoi j’ai accepté de vous rencontrer. 

 

Je le sais. J’ai découvert, grâce à vous, un auteur qui m’a beaucoup impressionné ; vous avez précisé, lors d’une interview, que vous aimiez Luc Dietrich

 

Ce sont mes livres de chevet. 

 

 

107106604_small dans Mylène 1995 - 1996C’est un des rares auteurs qui écrit comme un enfant sans se ridiculiser. J’ai moi-même décrit mon enfance dans  » Le Sabotage Amoureux « , mais non de la manière dont je l’aurais souhaité. 

 

J’ai écrit des chansons sur l’enfance, en particulier sue la crainte de grandir. 

Dans votre chanson  » Plus Grandir « , vous évoquez le désir de rester une enfant. 

 

Je ne peux moi-même l’expliquer, mais je n’en subit aucunement un traumatisme. J’ai vécu au Québec jusqu’à l’âge de 9 ans ; il ne me reste de cette époque que le souvenir très marquant de la neige. 

 

La neige apparaît dans vos clips de façon ininterrompue ainsi que votre film. Je regrette de ne pas avoir eu la possibilité de voir  » Giorgiono « . Il ne fut projeté à Paris que pendant deux semaines et comme je vis à Bruxelles, je l’ai manqué. Je connais cependant presque tout sur ce film car j’ai dévoré tous les articles le concernant. Je suis persuadée qu’il est exceptionnel même si beaucoup de critiques prétendent le contraire. Je considère Laurent Boutonnat, le réalisateur, comme un génie

 

Notre film a subi des critiques extrêmement brutales. Nous savions d’avance qu’ils le mettraient en pièce avant sa sortie. La principale critique étant qu’il s’agissait d’un long clip. 

Je rêve d’un clip de deux heures ! 

 

Le maquillage, les costumes, la lumière ; toutes les techniques existantes ne sont pas exploitées par le cinéma. Le jeu de scène est, par ailleurs, primordial. J’interprète soit mon propre rôle, soit celui d’un autre, j’écris également les paroles de mes chansons. Ce sont les façons de m’exprimer. 

 

Cela m’a frappée, vous vous déguisez souvent et cependant, vous passez pour une artiste particulièrement discrète. 

 

Lorsque je montre ma nudité ou lors de photos sexy, les journalistes me dépeignent comme une dévergondée sans aucuns mystères. Cela leur paraît paradoxal que je sois si discrète d’ordinaire et beaucoup attendent une justification. Je déteste cela ! 

 

Vous n’avez pas non plus à vous justifiez, comme c’est le cas lorsque l’on commet des erreurs. 

 

MF2000_135aLe clip  » Libertine «  a d’ailleurs été censuré en Allemagne. Quelle hypocrisie ! J’ai déjà vu des films pornographiques sur la chaîne allemande. 

 

 

Je n’ai encore jamais eu l’honneur de me faire censurer ! 

 

Cela m’étonne. 

 

Ma famille considère mes livres comme pornographiques. Vous savez, la Belgique est aujourd’hui encore un pays du 19ème siècle. De plus, je descends d’une famille aristocratique et catholique extrêmement conservatrice. 

 

Votre famille vous repousse-t-elle ? 

 

Précisément. A l’exception de mes parents qui acceptent mes ouvrages. Mon père fut diplomate pour que nous vivions en Asie. Vous savez, ma famille ne fut pas fière de son agissement durant la seconde guerre mondiale. Je peux remercier mes parents d’avoir passer mon enfance en Extrême-Orient. Lorsqu’à 17 ans je suis allée, pour la première fois, à Bruxelles, je fut marquée par la consternation des gens à l’évocation de mon nom. 

 

Aujourd’hui encore, les Nothomb jouent un rôle important dans la vie politique belge, mais je reste en dehors de cela. 

 

Votre père n’est pas également artiste ? 

 

En effet, il est ambassadeur le jour et interprète de nos chants médiévaux le soir. 

Merveilleux ! C’est une musique mystérieuse, captivante. 

 

Le plus court dure 4 heures. Lorsque nous étions enfants, nous devions écouter l’intégralité de ces drames et ceci à genoux. Aujourd’hui, nous sommes autorisés à nous asseoir et même à nous assoupir. Combien de fois avons-nous écouté papa chanter le dimanche ! 

Je m’ennuyais terriblement, d’autant plus que je ne comprends que le japonais moderne. 

Les rapports que j’entretiens avec ma famille sont complètement différents. Bien entendu, je reste en contact avec elle, mais nous communiquons très peu. Je présume qu’elle doit être fière de mon succès. Mon père n’est plus de ce monde, il est décédé avant le début de ma carrière, lorsque j’avais 21 ans. 


Je n’ai reconnu que plus tard à quelle point il avait compté pour moi. 

 

Avec qui vivez-vous ? 

 

Avec ma sœur Juliette, un être hors du commun. 


Enfants, nous étions comme les deux doigts de la main et toutes deux anorexiques. Je fus seule à m’en sortir. Elle a cessé de grandir à 16 ans. 


Aujourd’hui, à 31 ans, c’est encore une enfant. Elle refuse tout contact social et intrusion dans notre appartement sous peine de hurler. Elle ne veut que ma présence. 

 

Pour ma part, je vis à Paris avec mon singe capucin. Pensez-vous éprouver un jour le besoin de quitter votre sœur ? 

 

Non, car je n’ai encore jamais ressenti le besoin de me marier et d’avoir des enfants. De plus, j’ai une vie sentimentale que l’on peut qualifier de normale, en dehors de chez moi. Ceci me permet de mener une existence quelque peu aventureuse qui me plaît. 

 

Me perpétuer est une chose qui me paraît, pour l’instant, inimaginable. Pourtant j’aime les enfants. 

L’écriture est pour moi plus facile comparée à d’autres choses de la vie. 

            Mais elle vous paraît également torturante. J’ai cru comprendre que vous n’étiez créative que lorsque vous avez la sensation du froid. 

 

C’est exact. Le froid s’installe tout naturellement en moi lorsque j’écris. La température de mon corps chute. Je ne suis pas habituellement aussi frileuse, mais lorsque j’écris, je m’enveloppe de longs manteaux de laine. Je porte même un bonnet. Le froid m’est très désagréable, mais le désir d’écrire prédomine. 

On dit pourtant que le désir et le tourment ne sont pas compatibles. 

 

Je vis constamment dans ce mystère et j’écris chaque jour durant quatre heures au moins. 

 

Est-il vrai que souvent vous ne dormez que trois, quatre heures ? J’imagine à quel point vos angoisses sont liées à vos nuits Cela doit être éprouvant. L’écriture est un remède à la solitude. 

 

L’insomnie ne me gêne pas, par contre, la tentative vaine de trouver le sommeil, oui. Ce qui est horrible, ce sont les pensées qui surgissent dans ces moments-là. 

 

Je connais ça aussi : le heurt de pensées différentes, à la limite de la folie. 

 

Surtout que nous possédons toutes deux une fantaisie quelque peu morbide. Lorsque je ne trouve pas le sommeil, toutes mes pensées tournent autours de la mort et de cadavre. C’est insupportable ! 


Je suis convaincue d’avoir choisi l’écriture pour échapper à cette horreur. Je ne souffre plus lorsque j’écris. Le fait même d’écrire m’apporte une plaisir formidable. Les passages les plus dramatiques d’  » Hygiène de l’Assassin « , où Pretextat Tach étrangle sa jeune compagne de ses propres mains m’ont fait éclater de rire. 

Ces passages n’apparaissent que plus cruels et plus inquiétants ! 

On m’a qualifiée de sadique. Est-ce vrai ? Certainement pas dans la vie de tous les jours

 

Je ne vous considère pas comme une sadique. Vos livres dérangent et c’est pour cela qu’ils me plaisent. Ils font naître dégoût et angoisse, des réactions très vivantes. Dans mon travail, la mort est un thème très important. Elle fait, après tout, partie de notre existence. 

J’ai eu l’occasion de vous voir dans une émission dans laquelle vous aviez le choix des reportages. Vous aviez retenu des images de cadavres et de corps sans tête. C’était très courageux. 

(Elle rit) 


Je voulais exprimer la beauté qui se trouve dans la violence et l’horreur. C’est pourquoi j’ai choisi deux reportages sur les exécutions


Une exécution est, bien entendu, répugnante et cruelle, mais il s’en dégage une réelle force. Les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens. 

Vous aviez alors affirmé éprouver de la joie en voyant ces images.           

C’était peut-être maladroit. Il faut faire attention à ce que l’on dit et songer aux conséquences possibles. Même la mort d’un proche peut être fascinante. Voir cette personne morte me parut presque un spectacle. 

 

Suis-je morbide ou vais-je au-delà de ça ? Est-ce une preuve d’amour ? 

 

Je ne sais pas. 

 

On sent depuis peu en vous une influence tibétaine. Que s’est-il passé ? 

 

Je n’ai pas beaucoup travaillé pendant trois ans, j’avais besoin d’oxygène, c’est pour cela que j’ai voyagé aux Etats-Unis, mais le lieu n’a pas d’importance. Là-bas, par hasard, j’ai trouvé un livre tibétain traitant de la vie et de la mort. J’ai tiré quelques vérités de cet enseignement bouddhiste, à savoir qu’il y a une vie après la mort. Cette idée m’est devenue familière. Ce livre était un baume. 

 

Vous n’avez plus de doutes aujourd’hui ? 

 

Je refuse aujourd’hui l’angoisse que me crée la pensée de la mort. Je me dis qu’il existe effectivement une vie après la mort. J’ai changé de philosophie. 

 

On le devine dans votre dernier album  » Anamorphosée « . A propos d’immortalité, la notoriété d’un écrivain n’est pas comparable à celle d’une chanteuse. Ma notoriété est supportable, voire amusante. Mais votre gloire doit prendre des proportions considérables. Il paraît que des fans dorment devant votre porte. Comment vivez-vous cela ? 

 

Je dédramatise. Je ne le supporte qu’ainsi. 

 

Et quelle est l’histoire de ce meurtre ? 

 

Ce fut très douloureux. Un déséquilibré voulant me rencontrer fit irruption dans ma maison de disques, tirant autour de lui avec sa carabine. Il tua le standardiste âgé de 28 ans. Ce fut un des événements les plus marquants de ma vie. 

 

Tournerez-vous à nouveau un film avec Laurent Boutonnat ? 

 

 

Je l’ignore. L’échec de  » Giorgiono «  a été douloureux pour Laurent. 

Puis-je vous faire part d’un rêve ? Plusieurs producteurs souhaitaient adapter  » Hygiène de l’Assassin « . A ce jour, tous les projets ont avorté. Je souhaiterais que Laurent Boutonnat adapte le film et que vous interprétiez le rôle de la journaliste. 

Je n’ai offert vos livres que récemment à Laurent, mais je vais lui parler de votre souhait. Je vous le promets. 

 

 

Traduction : Barbara Volk
On peut supposer qu’il y ait eu une double traduction : du français à l’allemand puis de l’allemand au français.
Le texte que je vous propose ici est celui paru dans le « Mylene Farmer Magazine n°2″
 

Publié dans Mylène 1995 - 1996 | Pas de Commentaires »

LAURENT BOUTONNAT

Posté par francesca7 le 21 août 2011

 

LAURENT BOUTONNAT 380810000000000000                       beijing3

 

 

En 1979, il réalise avec les moyens du bord, c’est-à-dire en piochant dans le porte-monnaie de ses parents, sa troublante première fiction nommée La Ballade de la fée conductrice mettant en scène l’histoire d’une tueuse en série qui se déguise en clown avant de commettre chaque meurtre. Absolument ravi du résultat de son premier film, et espérant qu’il soit projeté balladefeeconductriceaffen salles, il propose son œuvre à la Commission de contrôle des films, qui n’en croit pas ses yeux. Tout cet amas d’images de castration et de nouveau-nés jetés dans un vide-ordures pousse l’institution à interdire le film aux mineurs.

 

Un comble pour le metteur en scène qui n’a même pas 18 ans !

 

Malgré cette censure, le film est projeté le 14 mai 1980 lors du Festival de Cannes et sort ensuite dans divers petites salles parisiennes d’art et d’essai. Mais à cause de l’obscurité du scénario et de la violence des images, La Ballade de la fée conductrice ne tient que deux semaines à l’affiche !

 

 

Après cet échec, plutôt que de retourner sur les bancs du lycée, le jeune homme se laisse vivre au gré de ses envies jusqu’à sa rencontre avec Jean-François Chauve, un grand reporter de télévision qui soit tourné plusieurs reportages scientifiques sur les énergies nucléaires. Laurent Boutonnat saisit sa chance et postule comme cameraman pour cette série d’émissions. Il avouera plus tard avoir prétendu s’y connaître en technique pour être engagé. 

Une fois embauché, il dut potasser le manuel pour que sa supercherie ne soit pas découverte par son nouvel employeur. Il part donc pour un an aux quatre coins de la France afin de tourner les images de ces reportages. Pour le jeune homme, être sur le terrain, la caméra sur les épaules, est de loin la meilleure des écoles !

 

 

 

 

Laurent Boutonnat a 20 ans quand il se lance dans une nouvelle aventure qui l’amène à conjuguer ses facultés d’écriture à son expérience récente dans le journalisme. Toujours avec le sens du subversif et le goût du morbide qu’on lui connaît, il débute des recherches pour rédiger un livre sur l’infanticide, mais le sulfureux bouquin ne verra finalement jamais le jour.

 

En attendant, il réalise des publicités télévisées, non pas par vocation, mais tout simplement pour gagner un peu d’argent. Il tourne plusieurs spots en s’associant à un producteur travaillant pour le circuit Parafrance. Ce producteur, emballé par l’énergie qui émane du jeune homme, lui propose de tourner un film d’horreur en deux semaines pour un budget de 225 000 €, qui, hélas, ne verra jamais le jour non plus.

 

 

C’est également à cette époque que le jeune réalisateur rédige réellement la première version du scénario de Giorgino.

 

 

 

 

 

trio2Mais l’aventure Mylène Farmer commence pour Laurent Boutonnat le jour où il décide avec son copain Jérôme Dahan et un troisième ami de monter sa propre boîte d’édition avec le « modeste » projet de donner naissance à des tubes !

 

Ils écrivent alors leur première chanson …. Maman a tort !

 

Et grâce à Bertrand Le Page font émerger de l’ombre la jeune Mylène

 

 

 

 

 

1356832008_smallLaurent Boutonnat. Un nom familier, surtout des admirateurs de « l’ange roux » et du milieu du spectacle, mais qui se fait de plus en plus connaître du grand public, notamment, grâce à la sortie de la super-production « Jacquou le Croquant« . Laurent-Mylène/Mylène-Laurent, un duo artistique qui dure depuis vingt-deux ans maintenant et qui n’a de cesse de nous apporter joie, bonheur, spectacles grandioses… Rappelons que selon Mylène (et il est vrai qu’elle a sûrement raison sur ce point !), si son chemin n’avait pas croisé celui de Laurent, elle n’en serait sûrement pas là où elle en est aujourd’hui… Alors merci Laurent ! Je vais tenter de vous faire découvrir un peu plus (avec le peu d’informations qui circulent à son sujet !), cet homme qui partage, comme Mylène, le goût du secret… 

 

 

Grâce à la promotion organisée par Bertrand Le Page, le manager de Mylène à l’époque, le duo Dahan-Boutonnat écrira plus tard deux autres chansons pour Mylène. « On est tous des imbéciles« , qui sortira en 45 tours avec pour face B « L’annonciation« , (chanson beaucoup plus Bouto-Farmerienne que la face A de ce vinyle) qui sera un échec. Déçu par l’accueil que reçu la chanson, et RCA (la maison de disques de l’époque) ne renouvelant pas le contrat avec le duo, Laurent se sépare de Jérôme Dahan, avec qui il est en désaccord sur la suite à donner à la carrière de Miss Farmer.

 

 

 

Un peu au hasard, Mylène écrit les paroles de Plus grandir, sur une musique de Laurent. Polydor (racheté par Universal) décide de miser sur Mylène et Laurent pour trois albums (et ils ont bien fait !), alors même que le duo n’a pour l’instant aucun véritable succès à son actif. Cela viendra très vite avec le 1er album de la rousse, « Cendres de Lune« , sorti en 1986, conçu quasi-entièrement par Laurent Boutonnat. 


Il signe la musique, presque toutes les paroles, et la pochette. Avec les photos de l’album, il commence à créer le « mythe Farmer« . Dans le livret de ce premier album, Laurent commence à se créer un délire (qu’il n’a toujours pas cessé !), en inventant des pseudonymes pour certains instruments, qui sont en réalité des samples ou des sons synthétiques. Il crée notamment pour cet album « Les Moines fous du Tibet« , pour nommer des chants Grégoriens ! 

 

 

Sur les albums qui suivirent, un certain Pol Ramirez Del Piu fait son apparition. Il s’agit en fait des sons crées par Laurent, mais cet homme sera crédité pour les flûtes, les percussions, la harpe (sur L’Autre), les bagpipes ( ?!) et cymbalum (sur Innamoramento), le xylophone (sur Avant que l’Ombre…), etc… 

 


Mieux, alors que c’est toujours Laurent lui-même qui s’occupe de programmer ses claviers, il s’invente un programmateur imaginaire sur l’album « L’Autre« , qu’il appellera Patrice Rouillon Tsernoff de Gironville !!! Sûrement un délire qui fait beaucoup rire Laurent… 


C’est pendant la promo de Cendres de Lune que Laurent veut monter son 2e long métrage dont il a écrit le script deux ans plus tôt. Il commence donc sa préparation, mais le succès inattendu de sa collaboration avec Mylène l’occupera trop pour finaliser ce projet. 


« Cendres de Lune » contient quand même d’énormes tubes comme « Libertine » (et son clip inoubliable ; le 45 tours sortira en même temps que l’album), ainsi que d’autres chansons moins connues mais tout aussi notables, telles « Vieux bouc » et « Chloé ». 


L’album sera applaudi par les critiques, « le décor Farmer-Boutonnat » est désormais planté.
La deuxième édition de l’album sortira 1 an plus tard, en 1987, avec cette fois « Tristana« . Laurent sera nominé cette même année aux Victoires de la Musique pour le clip de « Tristana« . 


« Cendres de Lune » sorti dans le commerce, Mylène et Laurent s’attèlent déjà à l’écriture du second album « Ainsi soit je… » qui sortira fin 1987. Laurent crée pour l’occasion sa première société de production discographique, Toutankhamon S.A. (qui a cessé depuis ses activités). 

 

 

Le clip de « Sans Contrefaçon » créera l’évènement, suivront ensuite Ainsi soit je…, puis le mythique clip « Pourvu qu’elles soient douces » (racontant la suite du clip de Libertine). Véritable petit film (il est le 2e clip le plus long du monde !), le clip sera nominé aux Victoires de la Musique


mfloloLe scénario du clip fût écrit avec Gilles Laurent, à qui Boutonnat présentera le synopsis du film ébauché lorsqu’il avait 18 ans : « Giorgino« . Ils travailleront dessus durant 4 ans. Une proposition de financement pour le film eut lieu, finalement abandonnée. Laurent décide alors de remanier l’histoire du film. 


Pendant que Mylène effectue la promotion de l’album, Laurent prépare sa future scène. Il crée alors Heathcliff S.A. (du nom du héros des Hauts du Hurlevent) , ce qui lui permettra de produire la tournée et ses prochains films. Pendant 2 semaines le Tour 89 se jouera à guichets fermés au Palais des Sports à Paris. Le spectacle se déplacera ensuite pour 60 dates, dont 2 à Bercy, compte tenu du succès parisien. 

 

Laurent quant à lui, filmera durant deux soirs (à Bruxelles) le spectacle, avec de gros moyens. D’autres scènes seront tournées dans les environs d’Arpajon, qui seront plus tard intégrées au film du concert. Le montage durera 1 an

Le 26 octobre 1989, Laurent et Mylène créent (à l’occasion de la sortie du CD et de la VHS En Concert) une société d’éditions phonographiques : Requiem Publishing. Cette société édite depuis tous les disques de Mylène… 


Parallèlement à la sortie du « En Concert« , Laurent écrit déjà les musiques du prochain album, L’Autre. Pendant les tournages de Désenchantée et Regrets en Hongrie (en février 91), il prend des repérages pour son prochain long métrage Giorgino. Le réalisateur sera nominé pour la 3e fois aux Victoires de la Musique pour le clip de Désenchantée

 

 

En 1992, Laurent se consacrera majoritairement à la préparation de Giorgino (décors, casting, etc…). Il tournera néanmoins « Je t’aime mélancolie » et « Beyond my control », qui sera son dernier clip pour Mylène avant de nombreuses années


En décembre 92 débute le tournage de Giorgino (d’abord les scènes d’extérieur en Hongrie, puis les plans d’intérieur en Slovaquie). 


Mars 93, montage et écriture de la musique, après un tournage éprouvant. Laurent retourne justement en Europe de l’est, afin d’enregistrer la musique avec l’orchestre philharmonique de Prague. 


La post-production de Giorgino se terminera en août 1994, soit plus d’un an après la fin du tournage. Laurent, sans doute trop perfectionniste se perdra dans les méandres. Après 2 années de travail, « Giorgino » sort enfin en salles le 5 octobre 1994. Laurent, tout comme le film, seront littéralement descendus par la critique et échoueront auprès du public. Un film trop long, et sans doute trop sombre pour le grand public, mais esthétiquement magnifique, du pur Boutonnat


L’accueil réservé à « Giorgino » blesse profondément Laurent et la relation qu’il entretient avec Mylène a également souffert durant le tournage. Le duo décide alors de stopper pour l’instant leur collaboration cinématographique, mais en maintenant bien sûr le côté musical. 

 


Mylène s’exile alors en Californie, seule, et commence à écrire quelques chansons. Laurent viendra la rejoindre en mars 1995 et lui composera la musique du futur album : « Anamorphosée ». Laurent ne réalisera pas les clips de l’album (dommage, devoir « subir » ceux de Marcus Nispel, merci bien…), ne revenant à la réalisation pour Mylène qu’en 1996, pour le Live à Bercy, dont le film fût conçu avec François Hanss, son assistant depuis longtemps. 


En 1998, le cascadeur Mario Lurashi (qui a souvent collaboré avec le duo Farmer-Boutonnat), fait appel à Laurent pour composer la musique de son premier long métrage, « Le Pèlerin« . Le résultat se rapproche de la B.O de « Giorgino« , avec des sons empruntés à « Vertige« , qu’il a composé quelques mois auparavant pour Mylène


Laurent refuse les interviews et la diffusion de Giorgino, voulant visiblement oublier ce film. Il rachète même les droits, afin, et il le dira lui-même 10 ans plus tard, de mettre dans un tiroir cette histoire et ne plus jamais en entendre parler. Le film a tout de même été diffusé en novembre 1995 sur Canal +, avant que Laurent ne rachète les droits de diffusion. Boutonnat ne reprendra vraiment la caméra qu’en 1997 pour réaliser quelques clips pour Nathalie Cardone (Hasta Siempre, Populaire, etc..). 

 

 

 

 

BoutonnatPhoto03Laurent a semble t-il à ce moment là, privilégié sa carrière d’homme d’affaires, plutôt que son côté artistique. En effet, il fondera une société de production pour Nathalie Cardone (Calliphora S.A.), le 19 juin 1997. Il délaisse peu à peu Heathcliff S.A. et Toutankhamon, qui cessera ses activités en 1997. Mylène produira désormais elle-même ses disques, via sa société de production Stuffed Monkey


En mai 1999 sort « Innamoramento », le 5e album studio de Mylène Farmer. Laurent composera 9 titres pour cet opus. L’album est, comme les 4 premiers, un succès, et s’écoulera à plus d’un million d’exemplaires. Laurent ne réalisera là encore aucun clip de l’album, et se révèlera absent de la tournée Mylenium Tour. Il ne réalisera donc pas le film du concert, laissé aux mains de François Hanss. 


Le 10 mai 2000, Laurent étend ses activités financières en créant LB Société Civile Immobilière, qui s’occupe de la vente de biens immobiliers. Strictement rien à voir avec le penchant artistique de Laurent !!! 

 

 

En mai 2000, Mylène et Laurent produisent la petite Alizée, via leur société Requiem Publishing. Mylène écrira les textes d’Alizée et Laurent se chargera de la musique. Il réalisera également le clip de « Moi…Lolita« . Le disque sortira le 4 juillet 2000, soit deux semaines avant la sortie d’ »Innamoramento« . 


En mars 2001 sortent pour la seconde fois en numérique, l’intégrale des clips de Mylène Farmer, avec un meilleur son et une meilleure image que les supports édités auparavant. 

 


En revanche, le « Tour 89 » n’a toujours pas le droit à une sortie DVD, et « Giorgino » reste introuvable dans le commerce. 


Laurent reprend la caméra pour Mylène en 2001, afin de réaliser le clip « Les Mots » et celui de « Pardonne-moi« . Il s’occupe aussi des clips d’Alizée (« Parler tout bas« , « J’ai pas vingt ans« ). La mise en scène du spectacle d’Alizée à l’automne 2003 sera également signée par Laurent


En novembre de la même année, Mylène et Laurent auraient eu d’assez grosses difficultés financières avec leurs sociétés immobilières et leurs sociétés de production, le « Pôle de Européen de gestion et d’économie » mettant son nez dans les comptes des entreprises. 

 

 

 

En 2004, un peu de nouveau pour Laurent… Il produit l’artiste kabyle Kamal Kacet et son nouvel album

 

Il part ensuite en tournage pour son nouveau film, une adaptation du roman Jacquou le Croquant. La sortie du film en salles est prévue pour le 12 octobre 2006. Gageons que Laurent sera enfin reconnu par le grand public et par la profession… Un si grand talent ne peut rester dans l’ombre !!! Toujours en 2004, Laurent fait également entrer Mylène en studio pour son nouvel album, Avant que l’Ombre… 


Il assurera également la conception du spectacle et la régie, pendant les 13 concerts de janvier 2006, au Palais Omnisports de Paris-Bercy. 


boutbout2004C’est d’ailleurs là qu’un journaliste du quotidien Libération a observé minutieusement l’attitude de Laurent : « Le compositeur Laurent Boutonnat, entouré d’une armée d’ingénieurs du son et d’informaticiens avec ordinateurs portables, fait soudain des gestes sur une partition imaginaire. Dansotte, prend des notes, prend des notes, rallume sa pipe, descend une énième bouteille d’eau. Puis, derrière sa console, redevient aussi imperturbable qu’un ingénieur de Kraftwerk. Le Pygmalion observe sa créature. Arrivé à ce point du concert, on a toujours pas saisi le phénomène.[…]«  

 

 

A ce jour, Jacquou le Croquant doit sortir le 17 Janvier 2007… Souhaitons grandement bonne chance à Laurent (même s’il y a fort à parier que son nouveau film marchera très bien !), car un autre échec, pourrait cette fois être beaucoup plus dur à supporter pour lui… Laurent Boutonnat… un TRES grand monsieur… une très belle œuvre… 

 

 

 

barre étoile

 

 

Filmographie

 

1er Film 1978 : La Ballade de la féconductrice

  • 1994 : Giorgino
  • 2007 : Jacquou le Croquant

 

1er Clip 1984 : Mylène Farmer – Maman a tort

  • 1985 : Mylène Farmer – Plus grandir
  • 1986 : Mylène Farmer – Libertine
  • 1987 : Mylène Farmer – Tristana
  • 1987 : Mylène Farmer – Sans contrefaçon
  • 1988 : Mylène Farmer – Ainsi soit je…
  • 1988 : Mylène Farmer – Pourvu qu’elles soient douces
  • 1989 : Mylène Farmer – Sans logique
  • 1989 : Mylène Farmer – À quoi je sers
  • 1990 : Mylène Farmer – Allan (live)
  • 1991 : Mylène Farmer – Désenchantée
  • 1991 : Mylène Farmer – Regrets
  • 1991 : Mylène Farmer – Je t’aime mélancolie
  • 1992 : Mylène Farmer – Beyond my control  
  • 1997 : Nathalie Cardone – Hasta siempre
  • 1998 : Nathalie Cardone – Populaire
  • 1999 : Nathalie Cardone – Mon ange
  • 2000 : Nathalie Cardone – Baïla si
  • 2000 : Alizée – Moi… Lolita
  • 2001 : Alizée – Parler tout bas
  • 2001 : Mylène Farmer – Les Mots
  • 2003 : Alizée – J’ai pas vingt ans
  • 2002 : Mylène Farmer – Pardonne-moi
  • 2004 : Kamal KacetIfkis

 

barre coeurs

 

 

Concerts

 

Composition de Laurent

  • Mylène Farmer – Cendres de Lune (1986) – Produit et compose 9 des 10 titres de l’album (assisté de Jérôme Dahan sur Maman a tort), en écrit 5
  • Mylène Farmer – Ainsi soit je… (1988) – Produit et compose 9 des 10 titres de l’album

  • Mylène Farmer – L’autre… (1991) – Produit et compose l’album dans son intégralité

  • Mylène Farmer – Dance Remixes (1992) – Compilation de remixes réalisés par Laurent Boutonnat et Thierry Rogen pour les maxi-singles – Produit par Laurent Boutonnat

  • Mylène Farmer – Anamorphosée (1995) – Produit et compose 11 des 12 titres de l’album

  • Nathalie Cardone – Album éponyme (1999) – Produit et compose 4 des 12 titres de l’album (assisté de Nathalie Cardone sur Antonio et L’homme qui saura pleurer)

  • Mylène Farmer – Innamoramento (1999) – Produit et compose 8 des 13 titres de l’album
  • Alizée – Gourmandises (2000) – Produit et compose les 10 titres de l’album
  • Mylène Farmer – Les mots (2001) – Best-of, produit et compose les 3 titres inédits
  • Alizée – Mes courants électriques… (2003) – Produit et compose les 11 titres de l’album
  • Mylène Farmer – Avant que l’ombre… (2005) – Produit et compose l’album dans son intégralité (assisté de Mylène Farmer sur L’amour n’est rien…)

  • Mylène Farmer – Point de Suture (2008) – Produit et compose 10 des 11 titres de l’album

Il est en outre l’arrangeur musical de tous les albums.

Compositions annexes : L’annonciation (1985), Dernier Sourire (1989), À quoi je sers (1989), La veuve noire (1989), Puisque (1989), Mylène is calling (1991), Que mon cœur lâche (1992), Effets secondaires (1999), L’histoire d’une fée, c’est… (Bande originale du film Les Razmokets à Paris) (2000), Devant-soi (2007) Bande originale du film Jacquou le Croquant.

 

 

 

 

 

 

 

 

VIDEO LAURENT BOUTONNAT ET MYLENE FARMER

Image de prévisualisation YouTube 

 

 

 

 

Que sait-on de Laurent Boutonnat ? 

 

Finalement peu de choses, tant ses interviews sont rares ; qu’il a été dans les années 80/90 le réalisateur de clips dont a le plus parlé sans jamais le voir ; ceux de Mylène Farmer. L’écrivain Philippe Séguy évoque le mieux, en peu de mots, le mieux le réalisateur :

 

« Laurent Boutonnat fonctionne par odeurs. Celles de la neige, du vent, du froid et celle acide de la misanthropie. L’œuvre est souvent tragique et affiche une douleur, une solitude et un univers qui lui sont propres. Ses films qui n’ont pas d’âge nous parlent d’un monde mélancolique qui a le couleur de la fatalité« .

 

 

hqdefaultMylène s’exprime sur l’absence de Laurent Boutonnat – décembre 2010 

Pour son prochain opus, intitulé « Bleu noir » qui sortira ce lundi en métropole, Mylène Farmer s’est passée des services de son compère LaurentBoutonnat pour la première fois dans sa carrière. Cette nouvelle avait fait poser beaucoup de questions chez les fans de la rousse, mais elle a tenu à rassurer ses fans.  

  

Dans une interview accordée à Paris match, elle déclare : «  Je ne me suis en aucun cas éloignée de lui. Après la tournée et les concerts au Stade de France, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque. Vous recevez tant d’amour, de vibrations, autant de sensations qui vous donnent l’envie… d’écrire. Laurent a tout à fait compris mon besoin de créer. C’est aussi ça, la complicité  ». 

  

L’album Bleu Noir a été concocté par Mylène en personne en collaboration avec le roi de l’électro Moby, le duo anglais Archive et le producteur à succès RedOne à qui l’on doit Poker Face et Bad Romance de Lady GaGa

  

Ce nouvel opus est toujours aussi sombre et rythmé à l’instar de ces prédécesseurs. Mylène explique d’ailleurs : «  J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché !  »Elle parle d’inspiration bien sûr et non de sa manière de vivre. 

 

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Si ce blog existe, c’est aussi parce que : 

Pour moi, Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité  voir ici : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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Que mon cœur lâche

Posté par francesca7 le 20 août 2011

Nous sommes en novembre 1992 : les ventes de l’album « L’autre » sorti un an et demi plus tôt atteint maintenant les 1 800 Que mon cœur lâche dans Mylène 1991 - 1992 1933474305_small_9000 exemplaires. C’est d’ailleurs à ce jour l’album le plus vendu de Mylène !
Pourtant la chanteuse prépare une surprise pour tous ses fans : sa première compilation ! Mais là où une Lio ou Jeanne Mas ordinaire aurait sorti un best of, Mylène préfère innover avec la sortie d’une double compilation des meilleurs remixes de ses tubes précédents intitulée « Dance remixes » (incluant 2 remixes inédits). Il faut noter qu’au début des années 90 c’était un choix très rare de compiler les « versions longues » de ses chansons, choix que l’on pourrait qualifier de précurseur.

Comme premier extrait de cette compilation, une titre inédit « Que mon cœur lâche » traitant d’un sujet plus que d’actualité : le sida et les préservatifs. « J’ai essayé de ne prendre aucun engagement. Faut-il en mettre ou ne pas en mettre ? Il me semble évidemment qu’il faille en mettre, mais ce n’est pas le message que je voulais faire passer dans la chanson. Il n’y a pas de message d’ailleurs dans cette chanson, simplement un constat sur l’amour de nos jours. Un amour perverti par la menace de la maladie, par la question du préservatif, qui se pose d’emblée dès que l’on ressent un élan vers l’autre. En clair, je dis que chacun doit prendre ses responsabilités devant la maladie. Chacun est en effet confronté à cette réalité, et je trouve ça triste. On ne me fera pas dire que mettre un préservatif est lâche. Dans la situation actuelle, la conduite à adopter pour se prémunir contre la maladie me parait aller de soi. »
A noter que 5 ans auparavant, en 1987, Mylène Farmer avait posé, une boite de préservatifs à la main, auprès de 25 autres artistes pour une photo à la une du magazine VSD proclamant le message : « Vive l’amour, mais apprenez à vous protéger ».

C’est Etienne Daho qui serait à l’origine de la chanson « Que mon cœur lâche ». En effet, celui-ci désirait commercialiser une compilation « Urgence – 27 artistes pour la recherche contre le SIDA » qui regroupait des chansons inédites de 27 artistes français dont Mylène Farmer. C’est pour cette compilation que la chanteuse avait enregistré « Que mon cœur lâche » qui ne sera pas retenue à cause des paroles jugées ambiguës. Ce sera la chanson « Dernier sourire » qui sera préférée, spécialement réenregistrée pour l’occasion dans une version épurée.

Le single sort sous 45T, maxi 45T et CD single 2 titres. A noter l’absence étonnante de maxi CD… Pour la pochette du single et de l’album « Dance remixes », Mylène ressort les photos prises pour la pochette du single précédent « Beyond my control ».

Le clip est pour la première fois tourné par un « étranger », disons autre que Laurent Boutonnat (occupé par le tournage du film Giorgino), à savoir Luc Besson. « Je connais bien Luc Besson. Nous nous sommes rencontrés, il nous a invité Laurent et moi en Arctique pour un très très beau voyage donc nous le connaissions bien et puis c’est un très bon metteur en scène. […] Nous avons des univers assez différents et Luc je crois a su nous apporter une légèreté et peut être une dédramatisation par rapport au thème de la chanson. ».
Le clip, assez drôle, met en scène Dieu, des libertins, Michael Jackson, des homosexuels… Mylène, en tant qu’ange de l’amour gardien recommandé par Dieu se doit de faire un constat sur ce qu’est devenu l’amour. Elle reviendra pervertie de son périple !

Mylène Farmer enregistre 2 télés dont une prestation aux World Music Awards où elle remporte le prix de l’interprète francophone ayant vendu le plus de disques en 1992. Prix qu’elle recevra en murmurant ces quelques mots (en anglais) : « Merci beaucoup. Je vous souhaite une bonne nuit ».

Le titre sera interprété lors de la tournée 1996 dans une version énergique. Mylène danse alors autour d’une barre en fer verticale. De part et d’autre de la scène, ses 2 danseurs dansent enfermés dans d’immenses sphères en plastique.
La chanson sera également interprétée lors des dates russes de la tournée « Mylènium Tour ».

A noter la version anglaise intitulée « My soul is slashed », principalement éditée pour l’Allemagne.

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Mylène Comme un garçon

Posté par francesca7 le 18 août 2011

 

Mylène Comme un garçon  dans Mylène 1987 - 1988 Mylene-Farmer-1987-Elsa-Trillat-Sans-ContrefaconAlors que Tristana poursuit toujours une belle carrière, Mylène et Laurent Boutonnat réfléchissent déjà à la préparation de leur second album. Après tout ce travail, il serait inconscient de ne pas profiter de ces récents succès. C’est donc l’esprit léger qu’ils se remettent au travail pour façonner un nouveau personnage, digne successeur de Libertine et de Tristana

 

C’est ainsi que le troisième plus grand tube de la chanteuse jusqu’à ce jour naît, au bord d’une piscine, pendant des vacances passées sur la Côte d’Azur, à la Grande-Freinet dans le Var, en compagnie de la photographe Elsa Trillat, devenue amie avec Mylène après avoir réalisé un reportage photo pour Paris match quelques mois plus tôt ! Très vite, les deux jeunes femmes se trouvent des points communs. 

 

-          « Dès lors, on commence à s’appeler beaucoup et à se voir plusieurs fois par semaine, se souvient Elsa Trillat. Mais pas dans les palaces ou les grands restos. Elle n’a pas beaucoup d’argent, à l’époque – elle m’explique qu’elle n’a toujours pas reçu les royalties de Libertine – donc c’est plutôt restos chinois et Mac Donald’s. Nous passons des journées entières chez elle, en sirotant du Coca, à regarder la télé et surtout à refaire le monde, avec E.T. (le singe) sur la tète qui nous épouille les cheveux. On lui tendait parfois des feuilles et des stylos et il se mettait à dessiner : incroyable, ce singe qui savait même reboucher les feutres. » 

 

 

Pour dire à quel point leur complicité est totale : Elsa Trillat est souvent invitée chez la mère de Mylène pour l’accompagner à des réunions familiales, un privilège extrêmement rare car, pour pénétrer au sein du clan Farmer, il faut montrer patte blanche ! 

 

Mais revenons à cette journée passée sur la Côte d’Azur. Les deux amies s’amusent loin des plaines enneigées de Tristana. Elsa Trillat, qui admire Sylvie Vartan depuis des années, bassine Mylène avec l’un de ses tubes favoris Comme un garçon. Celle-ci lui avoue alors que lorsqu’elle était toute petite, les gens la prenaient parfois pour un garçon ! 

 

-          « Certains trouvaient même que Mylène était un prénom charmant pour un garçon, alors pour que la confusion soit plus réelle, je m’amusais à me mettre un mouchoir au creux du pantalon ! » 

 

C’est à ce moment-là que Mylène lui dévoile, sans vraiment réfléchir, que le titre de sa nouvelle chanson s’intitulera justement Sans Contrefaçon, je suis un garçon

 

Au final, le titre est raccourci, mais cela n’empêche pas Mylène d’écrire ce texte autobiographique à l’aide d’un dictionnaire des synonymes et avec son amie Elsa, au bord de la piscine. C’est ainsi qu’elles créent d’une manière collégiale, les paroles de la chanson Sans Contrefaçon en l’espace d’une demi-heure ! 

Publié dans Mylène 1987 - 1988 | Pas de Commentaires »

Album Cendres de lune

Posté par francesca7 le 16 août 2011

Album Cendres de lune dans Mylène 1985 - 1986                                                                                  

Cet opus est conçu dans le plus grand secret et, surtout, dans la plus grande intimité car Laurent Boutonnat veut tout gérer tout seul, comme il le faisait lorsque, petit garçon, il réalisait ses propres films. La majorité des musiques et des paroles sont de son cru et il va jusqu’à photographier lui-même Mylène en noir et blanc pour la pochette de l’album 

 

 

Sorti le 1er avril 1986 ….. Vidéo d’images :

 

 Image de prévisualisation YouTube

Dans le livret joint à Cendres de lune, l’auteur compositeur se lance dans un délire qui ne le lâchera plus, en s’inventant des pseudonymes pour certains instruments qui ne sont que des samples ou, tout simplement, des sons synthétiques. Il crée pour l’occasion le « Chœur des moines fous du Tibet  » qui sont tout simplement des chœurs de chants grégoriens libres de tout droit ! 

Sur ce  premier album, nous pouvons aussi noter la présence de la choriste Carole Frederiks qui avait déjà prêté sa voix sur We’ll never Die et qui deviendra, quelques années plus tard, une grande chanteuse grâce à Jean-Jacques Goldman avec qui elle formera le « Frederiks, Golman et Jones  », un groupe qui rencontrera un énorme succès dans les années 1990.  

Les semaines passent. Quand les dirigeants de Polydor se rendent compte du peu d’impact de Libertine dans le public, ils commencent à douter et se demandent s’ils n’ont pas fait une erreur en misant si gros sur Mylène. Heureusement, malgré sa grande timidité et ses paroles aussi rares que des flocons de neige en plein mois d’août, Laurent Boutonnat est un homme de décision et de conviction. Très persuasif, il réussit à les convaincre d’investir une grosse somme d’argent pour la réalisation de ce futur clip qui va enfin propulser Libertine vers les plus hauts sommets ! 

Publié dans Mylène 1985 - 1986 | Pas de Commentaires »

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