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Mylène Farmer dans le Magazine VOGUE

Posté par francesca7 le 30 juillet 2012

 

Fondée en 1892 par Arthur Baldwin Turnure, Vogue est alors une petite publication hebdomadaire consacrée à la société mondaine new-yorkaise. À la mort de ce dernier, en 1909, Condé Montrose Nast reprend la publication et la développe. Le premier changement est une parution toutes les deux semaines au lieu de chaque semaine. Nast voyage en Europe au début des années 1910, il va d’abord en Angleterre où il lance le titre en 1916. Il se tourne ensuite vers l’Espagne, où il rencontre un échec, et lance finalement Vogue en France en 1920, ce sera un succès immédiat.

Mylène Farmer dans le Magazine VOGUE dans Mylène et les AUTEURS 2009NathalieDelepine10-300x201En 1973, Vogue américain devient un mensuel.

L’édition américaine est la plus puissante et concurrence WHarper’s Bazaar, et ELLE. Vogue se concentre sur la mode haut de gamme et la haute société depuis son origine. Le magazine a eu pour collaborateurs les plus grands illustrateurs et photographes de mode.

Sous la direction de Grace Mirabella, le magazine sera profondément transformé pour s’adapter aux changement de la société et du mode de vie de ses lecteurs.

La rédactrice actuelle de Vogue aux États-Unis est Anna Wintour, réputée comme « la femme la plus influente de la mode ». Elle a inspiré le personnage de la rédactrice-dictatrice du roman Le Diable s’habille en Prada, adapté au cinéma avec Meryl Streep dans le rôle.

« Le Vogue américain, c’est la bible pour les acheteurs » des magasins de prêt-à-porter de luxe, comme Barneys ou Henri Bendel, explique Marie Saeki, directrice d’une agence new-yorkaise de relations publiques travaillant avec de jeunes stylistes. Et ses lectrices ont un pouvoir d’achat en général supérieur à celles des autres journaux.

Depuis 2001 et la récession des revenus publicitaires aux États-Unis, Vogue consacre de plus en plus ses couvertures aux célébrités, abandonnant peu à peu les top models.

L’édition française, dont la première parution date du 15 juin 1920, a eu pour contributeurs quelques-uns des plus grands artistes et écrivains du xxe siècle. En 1948, Edmonde Charles-Roux y travaille en tant que courriériste, elle en deviendra la rédactrice en chef en 1954. Celle-ci quittera le magazine en 1966 dans un souffle de scandale, après avoir voulu imposer une femme de couleur en couverture.

Longtemps conservatrice et bourgeoise, la ligne éditoriale du mensuel se bouscule dans les années 1970, notamment avec des séries de mode de Guy Bourdin, très sexuelles et scandaleuses. Dans les années 1980, les collectionneurs s’arrachent l’édition de décembre du Vogue. En effet, la rédaction en chef du magazine est confiée à des vedettes diverses comme le Dalaï Lama,Catherine DeneuveKate MossCharlotte Gainsbourg ou Stéphanie de Monaco.

De 2001 à 2011, la rédaction en chef de Vogue Paris est assurée par Carine Roitfeld. Rédactrice de mode, collaboratrice du photographe de mode et portraitiste Mario Testino, elle a été la muse de Tom Ford chez Gucci et est à l’origine de la tendance « porno chic » qui a défrayé la chronique à la fin des années 1990.

Le 1er février 2011, Emmanuelle Alt, qui occupait le poste de rédactrice en chef mode depuis dix ans, remplace Carine Roitfeld.

 

Une discussion qui a été publiée en mars 1995 dans le magazine Vogue. Mieux vaut tard que jamais!  
La séance photo qui accompagnait la rencontre est disponible, grâce à Evie, ici.

Vogue a écrit en 1995:

106161 dans Mylène et les AUTEURSC’est avec un pas plein d’entrain qu’Amélie Nothomb entre dans la suite de l’hôtel parisien  » le Crillon  » où elle a rendez-vous pour un entretien avec Mylène Farmer. La chanteuse est déjà là. Amélie déborde d’énergie. Mylène paraît timide et fragile. L’écrivain raconte à quel point elle s’est réjouie de cette rencontre :
« Lorsque ‘Vogue’ m’offrit la possibilité de rencontrer la personne de mon choix, je n’ai pas hésité une seule seconde. »
Les deux jeunes femmes rapprochent spontanément leur fauteuil ; toutes deux parlent d’une voix basse.

Amélie Nothomb : Je me souviens très bien de la première fois où j’ai entendu votre musique. C’était en 1986, pendant les vacances de Noël. Ma cousine entonna  » Libertine « . Je n’avais encore jamais entendu cette mélodie. Comment, me dit-elle, tu ne connais pas Mylène Farmer ? Je suis depuis une fan de vos clips. Vous êtes, pour moi, le chanteuse aux clips les plus beaux et talentueux.

Mylène Farmer : Et moi j’ai lu vos livres. C’est pourquoi j’ai accepté de vous rencontrer.

Je le sais. J’ai découvert, grâce à vous, un auteur qui m’a beaucoup impressionné ; vous avez précisé, lors d’une interview, que vous aimiez Luc Dietrich.

Ce sont mes livres de chevet.

C’est un des rares auteurs qui écrit comme un enfant sans se ridiculiser. J’ai moi-même décrit mon enfance dans  » Le Sabotage Amoureux « , mais non de la manière dont je l’aurais souhaité.

J’ai écrit des chansons sur l’enfance, en particulier sur la crainte de grandir.

Dans votre chanson  » Plus Grandir « , vous évoquez le désir de rester une enfant.

Je ne peux moi-même l’expliquer, mais je n’en subit aucunement un traumatisme. J’ai vécu au Québec jusqu’à l’âge de 9 ans ; il ne me reste de cette époque que le souvenir très marquant de la neige.

La neige apparaît dans vos clips de façon ininterrompue ainsi que votre film. Je regrette de ne pas avoir eu la possibilité de voir  » Giorgino « . Il ne fut projeté à Paris que pendant deux semaines et comme je vis à Bruxelles, je l’ai manqué. Je connais cependant presque tout sur ce film car j’ai dévoré tous les articles le concernant. Je suis persuadée qu’il est exceptionnel même si beaucoup de critiques prétendent le contraire. Je considère Laurent Boutonnat, le réalisateur, comme un génie.

Notre film a subi des critiques extrêmement brutales. Nous savions d’avance qu’ils le mettraient en pièce avant sa sortie. La principale critique étant qu’il s’agissait d’un long clip.

Je rêve d’un clip de deux heures !

Le maquillage, les costumes, la lumière ; toutes les techniques existantes ne sont pas exploitées par le cinéma. Le jeu de scène est, par ailleurs, primordial. J’interprète soit mon propre rôle, soit celui d’un autre, j’écris également les paroles de mes chansons. Ce sont les façons de m’exprimer.

Cela m’a frappée, vous vous déguisez souvent et cependant, vous passez pour une artiste particulièrement discrète.

Lorsque je montre ma nudité ou lors de photos sexy, les journalistes me dépeignent comme une dévergondée sans aucuns mystères. Cela leur paraît paradoxal que je sois si discrète d’ordinaire et beaucoup attendent une justification. Je déteste cela !

Vous n’avez pas non plus à vous justifier, comme c’est le cas lorsque l’on commet des erreurs.

Le clip  » Libertine  » a d’ailleurs été censuré en Allemagne. Quelle hypocrisie ! J’ai déjà vu des films pornographiques sur la chaîne allemande.

Je n’ai encore jamais eu l’honneur de me faire censurer !

Cela m’étonne.

Ma famille considère mes livres comme pornographiques. Vous savez, la Belgique est aujourd’hui encore un pays du 19ème siècle. De plus, je descends d’une famille aristocratique et catholique extrêmement conservatrice.

Votre famille vous repousse-t-elle ?

Précisément. A l’exception de mes parents qui acceptent mes ouvrages. Mon père fut diplomate pour que nous vivions en Asie. Vous savez, ma famille ne fut pas fière de son agissement durant la seconde guerre mondiale. Je peux remercier mes parents d’avoir passé mon enfance en Extrême-Orient. Lorsqu’à 17 ans je suis allée, pour la première fois, à Bruxelles, je fut marquée par la consternation des gens à l’évocation de mon nom. Aujourd’hui encore, les Nothomb jouent un rôle important dans la vie politique belge, mais je reste en dehors de cela.

Votre père n’est pas également artiste ?

En effet, il est ambassadeur le jour et interprète de nos chants médiévaux le soir.

Merveilleux ! C’est une musique mystérieuse, captivante.

Le plus court dure 4 heures. Lorsque nous étions enfants, nous devions écouter l’intégralité de ces drames et ceci à genoux. Aujourd’hui, nous sommes autorisés à nous asseoir et même à nous assoupir. Combien de fois avons-nous écouté papa chanter le dimanche !
Je m’ennuyais terriblement, d’autant plus que je ne comprends que le japonais moderne.

Les rapports que j’entretiens avec ma famille sont complètement différents. Bien entendu, je reste en contact avec elle, mais nous communiquons très peu. Je présume qu’elle doit être fière de mon succès. Mon père n’est plus de ce monde, il est décédé avant le début de ma carrière, lorsque j’avais 21 ans.
Je n’ai reconnu que plus tard à quelle point il avait compté pour moi. Avec qui vivez-vous ?

Avec ma sœur Juliette, un être hors du commun.
Enfants, nous étions comme les deux doigts de la main et toutes deux anorexiques. Je fus seule à m’en sortir. Elle a cessé de grandir à 16 ans.
Aujourd’hui, à 31 ans, c’est encore une enfant. Elle refuse tout contact social et intrusion dans notre appartement sous peine de hurler. Elle ne veut que ma présence.

Pour ma part, je vis à Paris avec mon singe capucin. Pensez-vous éprouver un jour le besoin de quitter votre sœur ?

Non, car je n’ai encore jamais ressenti le besoin de me marier et d’avoir des enfants. De plus, j’ai une vie sentimentale que l’on peut qualifier de normale, en dehors de chez moi. Ceci me permet de mener une existence quelque peu aventureuse qui me plaît.

Me perpétuer est une chose qui me paraît, pour l’instant, inimaginable. Pourtant j’aime les enfants.

L’écriture est pour moi plus facile comparée à d’autres choses de la vie.

Mais elle vous paraît également torturante. J’ai cru comprendre que vous n’étiez créative que lorsque vous avez la sensation du froid.

C’est exact. Le froid s’installe tout naturellement en moi lorsque j’écris. La température de mon corps chute. Je ne suis pas habituellement aussi frileuse, mais lorsque j’écris, je m’enveloppe de longs manteaux de laine. Je porte même un bonnet. Le froid m’est très désagréable, mais le désir d’écrire prédomine.

On dit pourtant que le désir et le tourment ne sont pas compatibles.

Je vis constamment dans ce mystère et j’écris chaque jour durant quatre heures au moins.

Est-il vrai que souvent vous ne dormez que trois, quatre heures ? J’imagine à quel point vos angoisses sont liées à vos nuits Cela doit être éprouvant. L’écriture est un remède à la solitude.

L’insomnie ne me gêne pas, par contre, la tentative vaine de trouver le sommeil, oui. Ce qui est horrible, ce sont les pensées qui surgissent dans ces moments-là.

Je connais ça aussi : le heurt de pensées différentes, à le limite de la folie.

Surtout que nous possédons toutes deux une fantaisie quelque peu morbide. Lorsque je ne trouve pas le sommeil, toutes mes pensées tournent autours de la mort et de cadavre. C’est insupportable !
Je suis convaincue d’avoir choisi l’écriture pour échapper à cette horreur. Je ne souffre plus lorsque j’écris. Le fait même d’écrire m’apporte une plaisir formidable. Les passages les plus dramatiques d’  » Hygiène de l’Assassin « , où Prétextat Tach étrangle sa jeune compagne de ses propres mains m’ont fait éclater de rire.

Ces passages n’apparaissent que plus cruels et plus inquiétants !

On m’a qualifiée de sadique. Est-ce vrai ? Certainement pas dans la vie de tous les jours.

Je ne vous considère pas comme une sadique. Vos livres dérangent et c’est pour cela qu’ils me plaisent. Ils font naître dégoût et angoisse, des réactions très vivantes. Dans mon travail, la mort est un thème très important. Elle fait, après tout, partie de notre existence.

J’ai eu l’occasion de vous voir dans une émission dans laquelle vous aviez le choix des reportages. Vous aviez retenu des images de cadavres et de corps sans tête. C’était très courageux.

(rires) Je voulais exprimer la beauté qui se trouve dans la violence et l’horreur. C’est pourquoi j’ai choisi deux reportages sur les exécutions.
Une exécution est, bien entendu, répugnante et cruelle, mais il s’en dégage une réelle force. Les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens.

2512027513_small_1Vous aviez alors affirmé éprouver de la joie en voyant ces images.

C’était peut-être maladroit. Il faut faire attention à ce que l’on dit et songer aux conséquences possibles. Même la mort d’un proche peut être fascinante. Voir cette personne morte me parut presque un spectacle. Suis-je morbide ou vais-je au-delà de ça ? Est-ce une preuve d’amour ? Je ne sais pas.

On sent depuis peu en vous une influence tibétaine. Que s’est-il passé ?

Je n’ai pas beaucoup travaillé pendant trois ans, j’avais besoin d’oxygène, c’est pour cela que j’ai voyagé aux Etats-Unis, mais le lieu n’a pas d’importance. Là-bas, par hasard, j’ai trouvé un livre tibétain traitant de la vie et de la mort. J’ai tiré quelques vérités de cet enseignement bouddhiste, à savoir qu’il y a une vie après la mort. Cette idée m’est devenue familière. Ce livre était un baume.

Vous n’avez plus de doutes aujourd’hui ?

Je refuse aujourd’hui l’angoisse que me crée la pensée de la mort. Je me dis qu’il existe effectivement une vie après la mort. J’ai changé de philosophie.

On le devine dans votre dernier album  » Anamorphosée « . A propos d’immortalité, la notoriété d’un écrivain n’est pas comparable à celle d’une chanteuse. Ma notoriété est supportable, voire amusante. Mais votre gloire doit prendre des proportions considérables. Il paraît que des fans dorment devant votre porte. Comment vivez-vous cela ?

Je dédramatise. Je ne le supporte qu’ainsi.

Et quelle est l’histoire de ce meurtre ?

Ce fut très douloureux. Un déséquilibré voulant me rencontrer fit irruption dans ma maison de disques, tirant autour de lui avec sa carabine. Il tua le standardiste âgé de 28 ans. Ce fut un des événements les plus marquants de ma vie.

Tournerez-vous à nouveau un film avec Laurent Boutonnat ?

Je l’ignore. L’échec de  » Giorgino  » a été douloureux pour Laurent.

Puis-je vous faire part d’un rêve ? Plusieurs producteurs souhaitaient adapter  » Hygiène de l’Assassin « . A ce jour, tous les projets ont avorté. Je souhaiterais que Laurent Boutonnat adapte le film et que vous interprétiez le rôle de la journaliste.

Je n’ai offert vos livres que récemment à Laurent, mais je vais lui parler de votre souhait. Je vous le promets…

Publié dans Mylène et les AUTEURS | Pas de Commentaires »

Mylène au coeur du Mythe

Posté par francesca7 le 19 juillet 2012

Mylène au coeur du Mythe dans Mylène en CONFIDENCES 1251724468confidences de Jean-Marie Perrier (Photographe)

Vous avez entre autres une bibliographie historique et romanesque. Pourquoi écrire alors un livre sur Mylène Farmer, d’autant que vous avouez ne pas en être fan ?

Je suis aussi journaliste musical et fan de chansons. Écrire sur Mylène était une idée de mon éditeur, Bartillat. On a cherché l’artiste français qui pourrait nourrir le plus une réflexion, qui ait un monde suffisamment intéressant pour susciter un bouquin. Il fallait un univers, pas seulement des anecdotes. Mylène s’y prêtait tout à fait, surtout qu’à l’époque, il n’y avait quasiment rien d’écrit sur elle. Quant au fait de ne pas être fan, je le dis clairement : je ne suis pas fan, car pour moi un fan est un admirateur exclusif, ce que je ne suis pas. Il y a beaucoup d’artistes que j’aime. Mylène est une artiste qui m’intéresse, mais pas exclusivement. C’est pourquoi certains ont été étonnés : ils pensaient que je n’aimais pas Mylène, du tout. Alors qu’en fait, je n’aime pas que Mylène…

Ne pensiez-vous pas que les fans purs et durs en savaient déjà autant que vous, voire plus sur le sujet ?

Sûrement ! De toute façon, ce n’est pas une biographie. Je n’ai pas cherché à être exhaustif et ça ne m’intéressait pas. Les fans que j’ai rencontrés auraient pu m’aider, mais je ne leur ai pas demandé. Mon idée n’était pas de faire une mini-thèse sur Mylène, de compter tous ses singles, etc. Ca je m’en fous complètement. Effectivement, les fans peuvent en savoir plus sur moi, mais en revanche, et je le revendique, c’est un regard critique et un peu ironique. Je suis journaliste, donc à même de décrypter les choses pour les éclairer d’une certaine façon. C’est cela qui a hérissé le poil de certains fans…

Avez-vous, pendant l’écriture de votre ouvrage, souhaité rencontrer Mylène Farmer pour en savoir un peu plus ?
Non, parce que je savais que de toute façon, ça ne se ferait pas. Je n’ai absolument rien demandé, ni à elle, ni à Laurent Boutonnat, ni à Thierry Suc, ni à la maison de disques, je m’en foutais complètement. Je savais qu’ils refuseraient, ou que ça traînerait, ou bien, s’ils acceptaient, qu’il y ait des contreparties, comme la relecture du manuscrit. C’est un livre qui a été fait sans la vedette. C’est pour ça que ce n’est pas une biographie, c’est un essai.

3t4nisnd-300x211 dans Mylène en CONFIDENCESVous décrivez de manière assez précise l’endroit où vivait Mylène Farmer. Ne pensez-vous pas que vous donniez des pistes pour savoir où elle habitait ?

Non, car tout d’abord je n’étais pas sûr que c’était bien là. Je n’en sais rien, c’est ce que disaient les fans. Je les ai accompagnés une fois en fin de journée. Il n’y avait personne sur le banc, pas de gardes du corps, c’était un immeuble du XVIème arrondissement très bourgeois et très banal. Ca me faisait marrer. Du coup, j’ai raconté le hall de l’immeuble et puis basta ! De toute façon, que ce soit le vrai ou non, mon idée n’était de révéler l’adresse de Mylène, sinon j’aurais donné le numéro, si ça avait été le but de la manœuvre…

Il y a de nombreuses erreurs dans votre livre. L’aviez-vous fait relire par des fans avant de le faire publier ?

Il doit y avoir quelques erreurs factuelles, oui. Sur les histoires de clips, c’est assez complexe, on me l’a signalé. A l’époque, je m’étais servi de ce qui existait déjà pour comparer. Lors d’une nouvelle édition, on revérifiera tout, il ne doit pas y avoir grand chose, je crois qu’il n’y a qu’un clip qui n’est pas totalement bien retranscrit…

Plusieurs en fait…

Oui, mais c’est tellement chiant les clips ! C’est d’un compliqué. Les castings n’étaient pas clairs, il y aurait un clip qu’elle aurait réalisé elle-même, etc. Ca dépassait ce que je voulais faire. Le plus marrant, c’était d’analyser les clips à ma sauce. J’ai fait ce que personne n’avait fait. Je me suis admiré de m’être farci tous les clips à la suite, en boucle, c’était une épreuve ! Et je suis l’un des rares mortels à m’être tapé « Giorgino » intégralement, crayon à la main et ça c’est un exploit, j’en suis fier !

Pourquoi une photo de concert pour représenter le livre ?

Parce qu’aucune agence de photos n’a voulu vendre un cliché de Mylène Farmer… Il y a embargo. A l’origine, c’était une parade, puisqu’on ne pouvait pas avoir de photos de Mylène. J’étais enchanté de cette couverture. Imaginez que nous soyons à Bercy, les lumières viennent de s’allumer et l’artiste va arriver sur scène et on ne la voit pas. J’ai trouvé ça finalement plutôt pas mal… On s’est bien tirés d’une chose qui était à la base un handicap.

Le site de la FNAC avait indiqué une réédition avec une photo de la star par Ellen von Unwerth, mais ça n’est jamais paru, pourquoi ?

De mon livre ? Première nouvelle ! Je ne savais pas du tout (rires) ! Mais maintenant que Mylène a repris du service, on songe à une nouvelle édition où j’intégrerais le nouvel album, les nouveaux clips, en voyant s’il y a continuité ou changement.

Quelles ont été les réactions des fans au moment de la sortie du livre ? Le contexte était plutôt mouvementé, non ?

Il y a eu de tout. Il y a eu des fans enchantés, mes copains notamment. Sur certains sites, au contraire il y a eu des discussions à n’en plus finir avec des gens qui râlaient. En fait, on trouvait deux sortes de râleurs : ceux qui pointaient du doigt sur les détails qui n’allaient pas et ceux qui étaient hystériques, qui disaient que je proférais du mal sur leur « Ange », avec tous les excès que vous pouvez imaginer. J’ai fait une émission de télé chez Ruquier. Il avait invité un fan sur le plateau. J’étais très triste pour ce garçon qui était très timide et intériorisé, qui se retrouvait dans cette espèce de foire, censé me poser des questions embarrassantes. Mais une fois qu’il avait relevé les quelques erreurs, il n’avait plus rien à dire… il avait perdu son temps car il n’avait rien à vendre, il ne connaissais pas le monde des médias alors que je le pratique un peu. Par contre, ça a eu un effet positif pour mon livre.

A combien d’exemplaires s’est-il vendu ?

Un peu plus de 25 000 exemplaires vendus. Pour votre gouverne, je suis assez fier, car pour le livre de Mylène elle-même, on en est à 31 000… On aurait pu s’attendre à plus, mais il y a eu beaucoup de retours, c’était un livre assez cher pour les jeunes.

ae7449300b5e748eaa9859fa79e70a10-300x300Votre livre s’achève justement sur la sortie de « Lisa-Loup et le conteur ». L’avez-vous lu depuis ?

On avait sorti mon livre avant le sien, exprès. Du coup, j’étais passé pour un expert sur elle ! J’ai lu son livre quand il est sorti. Ca m’a un peu emmerdé, j’ai pas trouvé ça terrible. On voit bien que c’est du Mylène, on reconnaît bien ses thèmes. Je trouve qu’elle est meilleure sur un texte bref quand dans un machin un peu long où l’on se demande ce qu’elle veut en faire… Je ne la sentais pas à l’aise. Et puis la forme était assez impressionnante, ça a dû dissuader plus d’un fan. Ce n’était pas un livre très chaleureux, on n’avait pas envie de se plonger dedans avec cette typographie rouge et noire, ces petits dessins… 

 

Mylène Farmer et vous – 2005

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Rumeurs d’Innamoramento

Posté par francesca7 le 21 juin 2012


L’enregistrement de l’album Innamoramento s’est terminé fin octobre 1998.

Une maquette de l’album Innamoramento circulerait entre fans collectionneurs. Une rareté gardée bien égoïstement par ses heureux détenteurs !

Rumeurs d'Innamoramento dans Mylène et mes BLABLAS 115142138Le magazine ’Instant Mag’ avait publié en 2004 une série totalement inédite de photographies de Mylène signées Paolo Roversi. Cette séance, effectuée en 1999 pour la sortie de l’album Innamoramento, n’avait pas plu à la chanteuse qui aurait été effrayée par le résultat. Elle lui avait donc racheté la série pour qu’elle ne soit jamais diffusée. Dans ces cas-là, généralement elle paye également le photographe pour qu’il s’engage à ne pas revendre les photos. Ce que Paolo Roversi a pourtant fait à la rédaction du magazine ’Instant Mag’…

Contrairement à ce que dit la rumeur, il n’a jamais été question que l’album Innamoramento s’appelle Mes Moires. Pour preuve : Mylène a demandé à son designer, Henry Neu, de travailler sur les supports de l’album dès l’été 1998, soit près de neuf mois avant la sortie de l’album.

Dessine-moi un mouton est une chanson qui existe depuis au moins 1997 ! Sur un forum, en 2001, un membre avait raconté qu’en 1997 il avait eu la chance d’assister à une venue de Mylène dans l’hôpital où il travaillait et qu’elle avait chantonné un refrain qu’il avait trouvé très sympa à l’époque. Il avait eu la surprise de reconnaître Dessine-moi un mouton deux ans plus tard. Elle aurait aussi chantonné Rêver

Petite blague relevée dans le livret de l’album Innamoramento : on peut y voir le visuel d’une enveloppe qui est adressée à « Mylène Farmer, 7 place de l’Europe, PARIS« . L’adresse est barrée, et on peut lire en-dessous « N’habite pas à l’adresse indiquée« . En effet, la place de l’Europe est le seul lieu de Paris à ne compter aucun résident domicilié à cette adresse précise. Il n’existe aucune boîte aux lettres place de l’Europe ! 

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Mylène Farmer et Elsa Trillat

Posté par francesca7 le 10 mai 2012

 

Mylène Farmer et Elsa Trillat  dans Mylène et L'ENTOURAGE Trillatmylene   Elsa Trillat fut photographe pour Paris-Match, Gala et Salut avant de tomber gravement malade. Toutes les stars du top 50 sont passées devant son objectif,  de Indochine, Niagara, Vanessa Paradis, à  Daho. Entre 1987 et 1989, elle travaille avec Mylène dont elle prendra les clichés mémorables qui illustreront l’album « Ainsi sois-je… ».  Une vraie amitié née après leur première séance photos, ce qui clôt  sa longue collaboration avec Christophe Mourthé. Dans une interview,  Elsa explique comment est née l’idée de la chanson « Sans contrefaçon« . Inspiré du tube de Sylvie Vartan « Comme un garçon » qui passait en boucle en radio à cette époque et d’un souvenir de Mylène (qui passait souvent pour un garçon en étant petite), un tube est né.

Elsa Trillat (Photographe) entre autre pour La pochette d’Ainsi soit je…

 

Mylène Farmer aime l’exclusivité. Lorsqu’elle travaille avec un photographe, c’est avec celui-ci et aucun autre. Il y a dont eu les années Christophe Mourthé (1986 / 1987) puis les années Marianne Rosenstiehl (1989 / 1996). Entre les deux, la star se faisait shooter par Elsa Trillat. C’est à cette photographe que l’on doit notamment les clichés aussi magnifiques que légendaires de l’album « Ainsi soit je… ». Au-delà de cette collaboration professionnelle est née une vrai amitié complice entre les deux jeunes femmes, sensiblement du même âge. Elsa Trillat nous en raconte ici les grandes lignes.

Comme beaucoup de gens, je découvre Mylène Farmer avec « Libertine », en 1986. L’univers est hyper intéressant et le clip est grandiose. C’est tellement novateur ! J’ai alors vraiment très envie de la rencontrer. Un ami commun, Frédéric Dayan, alors attaché de presse au Palace, célèbre boîte de nuit parisienne, organise un dîner au Privilège, le restaurant du rez-de-chaussée. Quelques stars du moment sont là – Carlos Sotto Mayos, Wadeck Stanczack – mais aussi Richard Anconina et Mylène, accompagnée de Bertrand Le Page, son manager de l’époque. Nous sommes en octobre 1986. Vraisemblablement intimidée, Mylène passe le dîner tête baissée, elle ne dit pratiquement pas un mot. A la toute fin de la soirée, je vais vers elle. On discute un peu, mais je ne sens pas de feeling particulier. Elle reste tellement timide…

Pour dire à quel point leur complicité est totale : Elsa Trillat est souvent invitée chez la mère de Mylène pour l’accompagner à des réunions familiales, un privilège extrêmement rare car, pour pénétrer au sein du clan Farmer, il faut montrer patte blanche ! 

Ainsi soit je… est le huitième single de Mylène Farmer, et le deuxième extrait de l’album du même nom, sorti deux semaines plus tôt.

       autre6 dans Mylène et L'ENTOURAGE Elsa Trillat, photographe et amie de Mylène en 1987-1988, raconta des années plus tard que ce texte fut écrit par Mylène en une nuit. C’est la première chanson lente de Mylène à sortir dans le commerce, l’occasion de proposer un nouveau ‘personnage’ au public : celui d’une femme mélancolique. La chanteuse apparait ainsi vêtue de magnifiques robes de princesse, ses cheveux lâchés ou en chignon entourant son visage de porcelaine. A huit reprises, elle entonne la chanson sur des plateaux de télévision. Déjà, alors qu’elle n’est qu’au début de sa carrière, Mylène réduit sensiblement ses apparitions dans les médias (prestations télévisées et interviews), signe tangible de son succès grandissant. On notera un passage télé absolument culte : Jean-Pierre Foucault reçoit Mylène dans ‘Sacrée soirée’ le 18 mai 1988, et la fait pleurer à plusieurs reprises en lui montrant des images de son enfance au Canada, et en lui offrant… une peluche de ‘Bambi’ !

        Pour la première fois, le clip qui illustre la chanson n’est pas scénarisé, le thème ne s’y prêtant pas d’après Mylène. Elle apparait dans un univers onirique aux tons sépia, se réveillant sous la pleine lune aux côtés d’une biche et d’une chouette. Le clip se termine par une scène de noyade…

        C’est un nouveau succès pour Mylène, non seulement parce que le single se vend très honorablement (plus de 180.000 exemplaires), mais surtout parce qu’il perdure à travers les années, faisant aujourd’hui partie des classiques de Mylène fortement connus du grand public. On note en tout cas que Mylène semble beaucoup tenir à cette chanson : elle est présente sur quatre de ses cinq spectacles (pas forcément sur toutes les dates de chaque tournée cela dit), et Mylène l’a rechantée à deux reprises en télévision bien des années après sa sortie : en 1997, et en 2010. La chanson est même ressortie en single live en 1997.

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Interview de Mylène par ParisMatch

Posté par francesca7 le 25 avril 2012


Petit focus sur l’unique interview accordée par Mylène aux médias pendant l’exploitation de ce best of. C’était à « Paris Match » le 06 décembre 2001.

Paris Match : Vous si mal à l’aise dès qu’un regard se pose sur vous, vos dernières photos sont limite « porno chic ». Est-ce nécessaire pour vendre ?

Interview de Mylène par ParisMatch dans Mylène en INTERVIEW 6iao1py6vn-300x266Mylène Farmer : Il faudrait encore définir ce qu’on appelle porno chic. Il n’y a dans ces photos, que je sache, ni pornographie ni nudité apparente. A ma connaissance – pour reprendre votre terme –, la pornographie n’a jamais été chic.

Paris Match : Elles sont tout de même provocantes…

Mylène Farmer : Je ne fais pas ce métier pour provoquer. Mais, parfois, certaines provocations sont synonymes de liberté. Dans un spot télé qu’on vient de faire pour la promotion du « Best Of » comprenant les extraits de mes clips, il y a un plan de trois secondes dans lequel un homme soulève délicatement un drap avec une badine et découvre une paire de fesses. Les censeurs de la publicité nous l’ont fait couper sans donner d’explication. Quelle hypocrisie, alors qu’on nous abreuve toute la journée de violence. Tout ce qui est tiède m’ennuie, le politiquement correct, l’uniformité de pensée et d’expression… Je ne suis pas naïve, je sais très bien qu’en publiant ce genre de photos je vais provoquer un certain type de réaction. Comme je suis la première à m’insurger contre la censure, je ne peux pas être mon propre censeur ! Je vais au bout de mes désirs.

Paris Match : C’est rare de vous voir sourire sur des photos…

Mylène Farmer : Ces photos ne représentent qu’une des facettes de ma personnalité, la plus osée sans doute. Une femme qui revendique sa féminité avec peut-être plus de verve qu’une autre. C’est la situation qui me fait sourire car cette femme, sur cette photo, c’est aussi tout le contraire de moi.

Paris Match : Vous ne pensez jamais aux détraqués qui fantasment sur vous ?
Mylène Farmer : Je préfère ne pas y penser, sinon je ne ferais plus rien.

Paris Match : Vous aimez qu’on vous regarde ?
Mylène Farmer : Je choisis mes  moments. J’aime séduire avec les mots, avec les gestes. Si je n’aimais pas séduire, comment pourrais-je faire ce métier ?

Paris Match : Vous dites toujours que vous n’aimez pas vous censurer. Vous êtes pourtant une malade du contrôle…

MF2000_118a dans Mylène en INTERVIEWMylène Farmer : Je sens une certaine agressivité dans votre question. Les deux ne sont pas contradictoires. Oui, je suis quelqu’un qui contrôle, mais pourquoi le contrôle serait-il condamnable ? Contrôler c’est être aussi exigeant, avec soi-même qu’avec les autres, contrôler ce n’est pas ignorer ni ne pas respecter le talent des autres. Je fais ce métier depuis dix-huit ans. J’ai très vite compris qu’il fallait se méfier car il y a toujours détournement :  détournement de mes intentions, détournement de mes propos dans les interviews. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’en donne pratiquement jamais. J’essaie de limiter les débordements, les écarts, les mensonges. Plutôt que de passer mon temps à me justifier, ce qui n’est pas dans ma nature, je préfère le silence.

Paris Match : Est-ce qu’il ne vaut pas mieux parfois se tromper plutôt que de toujours être sur ses gardes ?

Mylène Farmer : Je me méfie d’une certaine nature humaine. Plus que tout, je redoute la trahison. Mais la méfiance n’exclut pas le don de soi. Peut-être m’a-t-on beaucoup trahie. Je ne sais pas. Ou plus. Je n’ai aucun souvenir de mon enfance et mon adolescence est en train de s’effacer.

Paris Match : Je vous imagine très bien petite fille en train d’arracher les yeux de vos poupées !

Mylène Farmer : [Elle éclate de rire.] C’est vraiment comme ça que vous me voyez ? Il y a un mois, je recousais les yeux d’un vieux lapin en peluche ! Et puis, il paraît que je préférais les camions aux jeux de petites filles et que je fabriquais, comme dans “Tom et Jerry”, des petites bombes avec des bouchons de liège et, une mèche que je mettais devant les perrons avant de partir en courant !

Paris Match : Cette histoire d’amnésie, c’est vrai ou vous l’avez inventée pour ne pas parler de votre passé ?

Mylène Farmer : Je ne comprends pas comment vous pouvez penser une telle chose !

Paris Match : Pourquoi ne vous autorisez-vous jamais à vous laisser aller ?

Mylène Farmer : Il n’est pas nécessaire d’avoir des raisons pour avoir peur.

Paris Match : Vous n’êtes faite que de contradictions. Vous êtes la plus grande schizophrène que je connaisse. Lorsque je vous ai vue pour la première fois sur scène descendre du ciel à moitié nue, offerte au public, vous si pudique, si timide, perdue dans vos profondeurs, j’avoue que j’ai du mal à recoller les morceaux de votre personnalité…

Mylène Farmer : Sur scène, j’arrive à oublier le regard des autres, peut-être parce que je sais que si les gens se donnent la peine de venir me voir, c’est parce qu’ils m’aiment. La vie m’a fait un immense cadeau : j’ai une force incroyable en moi, même si parfois je vacille, elle me permet de toujours rebondir.

Paris Match : Depuis un an, vos fans vous reprochent, je cite, “de les prendre pour des vaches à lait” et de ne rien donner en échange…

MF2000_65aMylène Farmer : Ne faites pas d’un cas isolé une généralité. Je veux qu’on sache que je n’ai jamais été à l’initiative d’un fan-club, ni officieux ni officiel. Je n’adhère pas au culte de ma personnalité. Si quelqu’un ou quelques-uns ont décidé de leur plein gré de créer un fan-club, c’est sous leur entière responsabilité. Je ne me suis pas opposée à la publication de leurs journaux car ils étaient de qualité. Mais, pour autant, leur destinée n’est pas de mon ressort et ils le savent très bien. En revanche, je suis toujours étonnée de voir certains médias reprendre indéfiniment les mêmes fausses informations.

Paris Match : Mais vous ne leur donnez rien !

Mylène Farmer : Je ne pense pas qu’on « donne » nécessairement quelque chose en racontant sa vie dans les journaux. Je suis quelqu’un de très secret. Mon respect pour le public est sans ambiguïté. Mon implication morale, intellectuelle et sentimentale est la même, de l’écriture d’une chanson à la fabrication d’un clip, d’un tee-shirt ou d’un spectacle. Quand je donne un concert, il y a un investissement colossal sur scène aussi bien émotionnellement que financièrement. J’offre exactement le même spectacle à Paris, en province ou en Russie.

Paris Match : Dans un sondage, vous êtes, après Laetitia Casta, la personne qui gagne le plus d’argent dans ce métier: 35 millions de francs par an. C’est vrai ?

Mylène Farmer : C’est aussi FAUX que lorsqu’on dit que je suis enceinte, que mon vrai prénom est Marie-Hélène ou que le magazine « Marie-Claire » affirme que je suis mère d’un enfant. L’argent me donne une formidable liberté mais ce n’est pas une fin en soi.

Paris Match : Vous refusez toujours de parler de votre vie privée, alors on l’invente !
Mylène Farmer : Dans vie privée, il y a privé. Le mot est suffisamment éloquent. Je n’admets pas cette forme d’intrusion. Je suis comblée émotionnellement dans ma vie et dans ma carrière, je n’ai rien à ajouter.

Paris Match : Vous vous donnez, vous vous dérobez. Vous êtes consciente quand même que vous entretenez des rapports névrotiques avec la célébrité?

Mylène Farmer : Je n’ai pas décidé de faire ce métier pour être connue mais pour être reconnue. Je n’ai pas à me justifier. On me reproche toujours mon prétendu silence, mais le silence est ma nature profonde. Ce qui est amusant, c’est que ce que certains aiment chez moi est en même temps ce que d’autres finissent par me reprocher. Alors que faire?

Paris Match : Récemment, dans un dîner bien parisien, certains invités s’étonnaient, entre autres choses, de votre amitié avec Salman Rushdie

Mylène Farmer : J’aime l’écriture. Ceux qui m’aiment le savent. Ils ne doivent pas être dans vos dîners mondains. La culture a toujours eu une place très importante dans ma vie. J’aime Bataille, Cioran, Edgar Poe, Tchekhov, Baudelaire. La poésie me transporte. Comme je parle peu, je lis souvent.

Paris Match : Les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis et les événements qui en ont découlé ont été un réveil pour beaucoup de gens. Et pour vous ?

Mylène Farmer : Je n’avais pas besoin d’une immense catastrophe pour me réveiller et me faire comprendre les urgences de la vie. Je ne passe pas une journée sans penser à la mort. Pour la plupart des gens, les cimetières sont chargés de tristesse. Pas pour moi. Je les visite comme on visite des musées. Je m’y sens bien quand ils sont beaux. De même qu’un arbre calciné peut être aussi émouvant qu’un arbre en fleur.

Paris Match : Est-ce que je peux parler de vos activités silencieuses auprès des enfants malades ?

Mylène Farmer : [Mal à l'aise.] Pour quoi faire ? Ces moments sont des moments d’une grande richesse, très forts et trop rares aussi. Des moments bénis, des moments silencieux qui leur appartiennent.

Paris Match : Vous venez d’avoir 40 ans. Vous projetez toujours une image de jeunesse. Il y a un moment où ça deviendra indécent…

Mylène Farmer : Il y a une grande part d’enfance en moi, peut-être que je ne dois pas la quitter. Je sais qu’il y a un âge où on ne peut plus faire le Marsupilami sur scène. C’est vrai que j’ai peur de vieillir. Ce qui est rassurant c’est que, quand les hommes parlent bien des femmes, ils disent qu’au-delà de la quarantaine elles sont en pleine possession de leur féminité.

Paris Match : Vous croyez que vous pourrez vous passer des applaudissements ?

Mylène Farmer : C’est une question cruelle mais j’y pense parfois. Je saurai quand viendra le moment où il faudra que je change. Non pas le fond de mon expression mais la forme. Je saurai ne pas faire le « combat de trop ». Partir avant de lasser
 

 Une interview qui a marqué les esprits de ceux qui la connaissent.

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Mylène Interview septembre 1994

Posté par francesca7 le 4 mars 2012

 

 

Mylène Interview septembre 1994 dans Mylène en INTERVIEW MF80_179aSeptembre 1994. Après la projection de presse, Laurent Boutonnat, Jeff Dahlgren avec l’aide d’un interprète et Mylène FARMER donnent les uns après les autres une interview au mensuel français Nostalgie. L’entretien a lieu dans un restaurant. Un homme et une femme questionnent à tour de rôle Mylène FARMER sur le film Giogino, sa carrière et ses fans.

J : Vous abordez le cinéma comme la chanson ? Avec la même approche ?

 MF : C’est un travail différent. L’émotion est prodigieuse en scène. Donc je crois qu’émotionnellement il est difficile de rencontrer quelque chose de plus fort que la scène. Maintenant d’un point de vue plus ludique, c’est un métier passionnant. Difficile  et passionnant.

 J : Laurent Boutonnat viens de nous dire que le rôle était très proche de vous. Vous le sentez comme ça ?

 MF : On va dire que ça n’engage que lui. (rire) Je ne me sens pas radicalement opposée au personnage de Catherine. Je ne suis pas Catherine, peut-être avons-nous en commun cette fragilité et cette colère rentrée qu’elle a en elle. Cette sensation parfois de n’avoir pas ou d’être pas comprise et d’avoir un comportement parois ou irrationnel ou différent, et qu’on aime bien condamner, peut-être, ça… Et puis définitivement certainement l’enfant qui est en Catherine et que je retrouve dans mon jeu.

 J : Et la « colère rentrée » que vous avez en vous, vous l’avez contre quoi ?

 MF : Contre la vie en général. Une colère en moi, quelque chose d’assez violent contre… l’injustice certainement, et la vie en général, la difficulté de vivre et toutes ces choses là. Ce n’est pas passif, voilà.

 J : Comment ça c’est passé l’écriture du scénario ? Vous étiez impliquée dedans ?

 Laurent B : Du tout, du tout. Laurent Boutonnat a écrit son scénario, ses personnages, on en a très peu parlé et mon souhait était de lire le scénario fini, terminé.

 J : Est-ce que vous avez une tendresse particulière pour certaines scènes ?

 MF : Me concernant ou du film en général ?

 J : Une scène que vous aimez …

 MF : J’aime une partie du film qui est la réanimation. J’aime aussi bien d’un point de vue narratif, que montage, toute cette partie où Marie, la gouvernante, devient complètement folle, elle est à l’extérieur, la réanimation, ce que ça suppose également. Je trouve ce passage vraiment magnifique.

 J : Comment se fait le passage du clip au film, c’est d’une chose où on doit faire passer beaucoup de choses en un temps limité, à un film, qui a le temps d’installer un personnage…

 MF : J’allais dire sans prétention aucune, très naturellement. Si ce n’est que c’est vrai qu’il y a toujours une frustration dans un clip parce qu’il n’y a pas la parole – si ce n’est qu’il y a les mots d’une chanson et qu’on n’a pas le temps de développer un personnage. En tout cas c’est très concis. Donc il y a plus une « frustration d’actrice » dans les clips. Et puis cette envie aussi dans le fond d’interpréter quelqu’un d’autre que soit. ça c’était fondamental pour moi. Même si bien évidement il y a des choses que j’ai puisé en moi. C’est quand même un personnage qui n’est pas le mien.

 J : Et l’envie de passer au cinéma date de loin pour vous ou pas ?

 MF : J’ai été très attirée par le cinéma bien avant la chanson. Et quand j’ai rencontré Laurent Boutonnat, notre naissance a été la chanson. Une naissance commune sachant qu’on pouvait aussi s’exprimer au moyen des clips. ça c’est très important pour moi. Avec toujours cette idée qu’un jour on ferait quelque chose. Lui en tout cas un film et moi également. Ensemble ou non.

 J : Doc, c’étaient des idées de départ que vous avez réalisé…

 MF : Oui, oui, absolument. Notre rencontre… Ces deux passions là étaient en chacun de nous. Je l’ai réellement décidé. je savais que c’était capital pour moi et pour mes films.

 J : ça a été dure de ne plus totalement maîtriser ce que vous alliez donner à voir ?

 MF : Justement de n’avoir plus ces inhibitions qui font partie de moi dans la vie de tous les jours. C’est-à-dire de baisser les bras et de se dire « maintenant laissons nous porter ». Et c’est quelque chose d’assez difficile. Mais en aucun cas il n’y a eu de conflit ou de choses comme ça.

 J : Et c’est la première fois dans votre carrière où vous vous laissez porter complètement ?

 GiorginoPhotos01 dans Mylène en INTERVIEWMF : Oui. c’est-à-dire cette volonté que de ne pas tout contrôler. Sachant que c’est un travail commun malgré tout avec Laurent. Avec mes propres décisions, mes textes, et des choses quand même qui m’appartiennent. Maintenant sur un film, j’étais « au service »‘ d’un metteur en scène.

 J : Oui, mais un metteur en scène que vous connaissez bien quand même…

 MF : Bien sur mais ça c’est…

 J : Est-ce que vous avez refusé des rôles déjà avant ?

 MF : Oui, on m’avait proposé quelques rôles avant, que je n’ai spas accepté parce que ne trouvais pas ce que je voulais. Mais j’aurais pu commencer avec quelqu’un d ‘autre, oui.

 J : Quel genre de film aimez-vous voir ? Quels réalisateurs ?

 MF : J’aime beaucoup de réalisateurs, donc je peux vous donner une palette de réalisateurs. J’aime beaucoup Spielberg. Je dirais que tous les Spielberg, à part peut-être Jurassic Park qui ne m’a pas vraiment touchée, mais tout s’estime. J’aime David Lean profondément, David Lynch, Olivier Stone, Jane Campion découverte il y a longtemps quand elle avait fait sn premier film que j’avais vraiment adoré. Il y en a tellement…

 J : Vous allez les voir en salle ou à la télévision ?

 MF : Non, je vais les voir en salle, parce que la télévision dénature quand même beaucoup. J’aime bien aller au cinéma.

 J : Pourquoi avez-vous refusé les films qui vous avaient précédemment été proposés ?

 MF : Soit parce que les metteurs en scène ne m’attiraient pas, ou des rôles qui ne me plaisaient pas. Maintenant c’est difficile parce que je e vais pas vous dire quoi, qui et pourquoi.

 J : Mais quels genres de rôles on vous a proposé ?

 MF : A l’époque de Sans Contrefaçon, c’était un rôle sur l’androgynie, à l’époque de Libertine c’était un rôle un peu plus dénudé…

 J : On en a connu d’autres à votre place qui font à la fois même temps chanteurs, acteurs et même quelquefois présentateur de télés..

 MF : Et qui se cassent la gueule (rires).

 J :  De qui voulez-vous parler ? (rires) C’est assez étonnant de voir que vous délaissez quand même une carrière, que vous en commencez une autre alors que beaucoup à votre place se seraient di : « Je vais tout faire en même temps… »

 MF : Pour des choses un petit peu moins élevées, déjà point de vue technique, Laurent Boutonnat étant le compositeur, s’il décide de faire un long-métrage en aucun cas, je ne peux le perturber et lui dire : « Voilà maintenant faisons un album ! »

 J : Vous pouvez aller en voir d’autres compositeurs.

 GiorginoPhotos09MF : Je n’en ai pas eu envie (silence) Je n’en n’ai pas envie. Et quand à essayer d’expliquer la scène par exemple, c’est quelque chose pour moi qui ne peux en aucun cas être routinier. Une fois de plus ça n’engage que moi c’est très personnel. L’émotion que j’ai eu au travers de la scène, c’est quelque chose que je ne pourrai spas ressentir de la même façon éternellement. Je le sais. Donc j’ai le sentiment aujourd’hui, puisqu’on en parle, que je ferais peut être une deuxième scène, et peut-être plus jamais.

 J : Vous avez peur de gâcher les moments rares ?

 MF : Evidemment il y a le risque que les choses s’affadissent… Mais je n’en ferais jamais trop je le sais aussi, je pense que j’aurais le même comportement ou appréhension par raport au cinéma qu’ la chanson, bien évidemment.

 J : Et à la scène ?

 MF : On peut voir ça comme ça aussi oui. Tout ça c’est conflictuel aussi, parfois on se dit qu’on aimerait bien penser un peu autrement, ou vivre les choses un petit peu moins intensément ou violemment – parce qu’au fon le résultat est violent – à savoir qu’une scène ou deux ou trois dans une vie d’artiste c’est peu.

 J : Ce que vous recherchez finalement c’est la pureté ?

 MF : C’est difficile de s’attribuer ses mots pour soi mais oui, c’est préserver un sentiment. C’est vrai que je ne voudrais pas arriver et avoir le sentiment que de tricher ou que de ressentir à peu près mais pas tout à fait. ça c’est quelque chose qui réellement tuerais ma vie d’artiste, ce ressentiment. Définitivement. ça paraît toujours très dramatique quand j’emploi des mots comme ça, mais c’est réellement ce que je pense.

 J : Vous dites que vous faites peu de choses pour vous expliquer. Et pourtant on à l’impression que c’est utile pour vous qu’on vous voit énormément, et on a l’impression que vous êtes très présente. Il y a comme un paradoxe. On dirait que vous dites ne pas vous montrer pour faire bien, mais en même temps vos clips, et on a l’impression que vous êtes tout le temps là ! Je m’en plains pas. Vos clips sur les chaînes de télé, beaucoup en passe. (Mylène tente de répondre « comment pourrais-je exister ? » mais se fait couper la parole) Et quand on parle aux photographes de presse, ils nous disent « Mylène FARMER , elle est très difficile à photographier ». Alors vous préservez votre image, encore un élément là. (Mylène essaie d’en placer une, en vain). Est-ce que vous jouer avec votre image ? Comment vous gérer votre image ? Vous êtres quelqu’un qui n’existez pas.. Pour beaucoup de gens, vous êtes quelqu’un… Vous avez cité des trucs tout à l’heure comme Libertine, vous représentez quelque chose…

 MF : Je crois que l’image a été très importante, le clip est né il n’y a pas très longtemps. Pour ma carrière ça a été très important. Maintenant quand à une difficulté que de me photographier ou de m’interviewer, ça a été une décision de ma part parce que c’est un moyen d’expression pour moi qui est très facile, c’est quelque chose que j’appréhende. Je n’aime pas parler de moi.

 J : ça commence bien là.

 MF : Oui bien sur. Mais en ce sens, j’ai préféré faire le minimum. Quand aux photos c’est pareil. Avec les journaux ou la presse il peut y avoir une exploitation qui est outrancière et dérangeante, c’est quelque chose que je ne veux pas m’autoriser. Donc c’est quelque chose que j’ai refusé également. Peut être aussi parce que le contrôle m’échappe. Parce que c’est difficile de demander à un journal de contrôler tout. Maintenant c’est un peu orgueilleux aussi, si des photos sont faites j’estime que j’ai le droit de choisir ces photos là, en tout cas de donner mon avis ou de demander tel ou tel photographe ; donc en général ce sont des choses qui ne sont pas acceptées.

 J : Mais il y a une différence entre dire « je vaux choisir les photos » et refuser les photographes !

 MF : (énervée) Je vais vous dire une chose. Il y a aussi beaucoup de choses qui se disent et qui n’existent pas aussi ! J’en veux pour preuve une séance de photos que j’ai dite il ya deux jours qui s’est très bien passée. Et le soir quelqu’un qui travaille à mes côté m’appelle et me dit : « Non mais qu’est ce qu’i s’est passé pendant cette séance de photos ? Tu as refusé d’aller faire des photos dans les jardins du Luxembourg ! Et c’est né de nulle part ! Donc pour vous dire que j’ai moi-même des informations d’un comportement qui n’existe pas. C’est-à-dire dans le fond plus vous êtes silencieux plus on vous reproche ce silence et on essaie de vous attribuer des comportements excentriques.

J : Et ça veut dire certainement plus intéressés.

 MF : Appelez ça comme vous voulez, c’est parfois véhément… Un silence provoque une réaction et provoque parfois une animosité.

 J : Alors comment faites vous pour monter sur scène, continuer à donner des interviews ?

 MF : Là, je parle de nature profonde, non pas de marketing ! Si c’est sa nature profonde, la nature l’accepte. Je crois que je ne sais très bien répondre à cette question, parce que c’est comme ça. Parce que je ne peux pas faire autrement.

 J : ça peut très bien être du marketing.

 MF : Non parce que le marketing ça peut marcher un an 2 ans ou 3 ans, mais pas sur la longueur, ça, ça n’existe pas. Du marketing il y en a toujours dans une carrière. Que ce soit dans un film, que ce soit dans la chanson, pour tous ces moyens d’expression. Le marketing existe on ne peut pas le nier, l’occulter. Maintenant dans ces choses là non définitivement, ce n’est pas du marketing. Et d’ailleurs, je ne cherche pas à me justifier par rapport à ça !

 J : Mais on ne vous demande pas de vous justifier, on vous pose des questions sur ce qui vous rend différente de beaucoup d’autres dans le show-biz. Qu’est-ce que vous avez prévu comme promotion pour Giorgio ?

 MF : Je crois que je vais faire les journaux de 20 h, ce sont là aussi des choses qui sont brèves, concises. Avec Patrick Poivre d’Arvor et puis aussi Antenne 2 et puis je ne sais plus.

 J : Le journal de 20 heures ou ici, même pour vous ou pour Laurent Boutonnat ce n’est pas un plaisir alors de répondre?…

 MF : Là maintenant tout de suite, sans parler de plaisir mais c’est plutôt agréable, si ce n’est que j’espère arriver à répondre à vos questions. Dire que je le fais spontanément : non. Définitivement pas.

J : Vous portez souvent ce genre de vêtements ?

 MF : Non. (rires) Bizarrement j’ai eu ça je crois il y a dix ans et je ne les ai jamais portés, j’ai décidé de les mettre aujourd’hui.

 J (ironiquement) : Un événement ! C’est pour nous. Dans l’avenir immédiat vous retournez dans la chanson ?

 MF : Oui je pense. A moins d’une proposition fulgurant au cinéma.

 J (toujours ironiquement) : Spielberg ? Jurassic Park 2 ? Ils font un casting en ce moment. ça vous manque la chanson ? Dans combien de temps la sortie.

 MF : Oui, Oui. Je ne sais pas, j’avoue que je n’ai même pas la notion du temps. Pour un album dans environ 4 ou 5 mois. Puis la préparation d’une scène peut-être un an je ne sais pas.

 J : Est-ce que vous allez voir les autres sur scène ? France Gall ou…

 GiorginoPhotos21MF : précisément France Gall non. Je vais peu dans les spectacles. Non pas par manque d’intérêt, mais parce que je ne m’y sens pas bien. Les lieux où il y a beaucoup de monde.

 J : Alors quand vous-même montez sur scène ?

 MF : Quand on est sur une scène et qu’on voit beaucoup de monde, c’est prodigieux quand on est assis et que fatalement on vous repère, j’ai toujours un petit peu de mal. Mais ç a m’arrive d’y aller. Mais ces deux dernières années quasiment personne. J’aurais adoré voir Nirvana et je regrette.

 J : Et à aucun moment il n’a été question que vous enregistriez ne serait-ce que la musique du générique du film, une chanson dans le film ?

 MF : Oui, il y eu à un moment un souhait de Laurent Boutonnat d’avoir des choses vocales, plus que des mots. Parce que des mots je pense que ça aurait été une erreur. Mais finalement ça ne s’est pas fait pour des emplois du temps différents, et finalement il a chois des chœurs d’enfants et il a eu raison (rires) et c’est magique. Mais essayer de faire une chanson à mon nom et essayer après de la mettre n clip…

 J : oui par exemple

 MF : Non je pense que ce film ne méritait pas ça. Non, je voulais dire qu’il n’avait pas besoin de ça, j’ai fais une confusion.

 J : Que pensez-vous de la musique de Laurent ?

 MF : Je la trouve très belle, très belle.

 J : En tant qu’actrice, vous vous préparez comment à un rôle comme celui-là ?

 MF : pas de préparation, j’ai juste demandé à un psychiatre d’assister à des entretiens avec des malades.

 J : Vous avez put le faire ? ça vous a apporté quoi ?

 MF : J’avais envie de voir pour trouver une gestuelle à Catherine qui était particulière. Donc je savais que je pouvais observer ça. C’est plus pour une gestuelle que pour tout autre chose. Et puis parce que le sujet est passionnant.

 J : Ces entretiens ça se passait comment, vous étiez assise à côté du docteur ?

 MF : Oui c’est ça, j’avais une blouse blanche donc j’aurais pu être quelqu’un de l’hôpital.

 J : Donc des malades qui se sont fait ausculter par Mylène Farmer il faut le savoir (rire)

 MF : Oui il est malheureusement difficile d’y trouver un sourire alors… C’était en milieu hospitalier, ça a été relativement bref et j’ai essayé d’être le plus discret possible. Mais c’est troublant, troublant.

 J : ça se passe comment ce genre d’entretien ?

 MF : Ce sont des entretiens très courts, en tout cas cette journée là avec des personnes très diverses qui ont fait des choses très diverses aussi, pour certaines qui ne sortiront probablement jamais. Et puis, vu de l’extérieur on a une vue complètement faussée. C’est-à-dire qu’on lui donnerait son bon de sortie immédiatement. Et puis des gens qui sont sous l’emprise des médicaments, alors c’est faussé.

 J : ça doit quand même être quelque chose de très choquant, soit de très bouleversant.

 MF : Oui, parce que ces gens là aussi, je fais référence à une personne lors de ces entretiens qui avait beaucoup d’humour – et c’est vrai qu’à un moment donné, c’est déjà très oppressant pour soi et qu’on se prend à rire ou à éclater de rire avec la personne et que dans le fond c’est tout sauf ça qu’il faut faire parce que c’est donner raison à cette personne. Alors qu’on est hors de ce monde.

 J : C’est quel genre de personne les patients ?

 MF : Des hommes et des femmes. D’âge très différent.

 J : C’est vous qui avez eu le besoin ?

 MF : De cette démarche ? Oui, j’avais envie. Vous dire que j’étais persuadée d’y puiser quelque chose pour Catherine, ça c’était l’inconnu. J’ai vu par exemple pour les mains, ça c’est quelque chose que j’ai retenu? Car ces malades ont souvent la tête baissée et ont une, j’allais dire une hystérie, en tout cas une raideur dans les mains, toujours les doigts très écartés. Pas des choses molles, toujours des choses très tendues. Donc c’est peut-être quelque chose que j’ai essayé de retenir.

 J : Et pourquoi ?

 MF : Je n’ai pas posé la question. Et puis je crois qu’on est soi-même quand on est dans une tension nerveuse on a des choses qui se raidissent c’est presque naturel, sauf qu’eux c’est décuplé. Et puis c’est l’inquiétude qui arrive dans les gestes et dans les mains et le regard. Ces malades c’est les yeux et les mains, le reste est plutôt inerte. C’est bouleversant, c’est perturbant, et puis on se sent totalement inutile, c’est la chose la plus inutile. Après on lit un tas de choses.

 J : Vous avez grandie à Paris ?

 MF : Non ! au Canada, à Montréal 

J : Vous en êtes revenue très tôt ?

 MF : j’ai passé 9 ans là-bas.

 J (inaudible)

 MF : du tout (rire)

 J : Qu’est ce que vous espérez du film ? Que vous allez avoir plein de propositions ?

 MF : J’espère réellement qu’il rencontrera un public dans un premier temps, c’est vraiment mon souhait principal maintenant. Dans un deuxième temps oui, j’espère qu’il m’apportera d’autres rôles. Mais ma vraie angoisse c’est ça

 J : C’est-à-dire que si ça devient un échec vous le ressentirez très mal ?

 MF : Très certainement comme un échec personnel oui. Même si dans le fond je ne suis pas responsable dans le fond. Mais oui.

 J : Vous irez le voir en salle ?

 MF : Je ne sais pas (rires) peut-être

 J : Le poids du film c’est aussi lourd sur vos épaules que le poids d’un disque ?

 MF : Non, parce que le poids du film est quand même bien distribué, il y a quand même le personnage de Giorgio qui est très important et puis…

 J : Vous savez quand même que le gros de la promotion va être fait sur votre nom.

 MF : C’est vrai, il me semble que le disque est plus dur à porter pour moi, plus lourd. Je crois que je vais presque me contredire, les deux sont très durs et très angoissants.

 J : ça fait une différence ?

 MF : Pas réellement parce que mon implication est de la même ampleur. Si ce n’est que dans la chanson il y mes mots, mon écriture. Dans le film, les mots ne m’appartiennent pas.

 J : C’est bizarre ça pourquoi vous n’avez pas essayé d’être co-scénariste ?

 MF : Parce que je pense qu’à un moment on se perd. Parce que je n’ai pas ce talent tout simplement et qu’à un moment donné je préfère que quelqu’un s’occupe de moi un peu. Non, j’ai cette envie d’avoir quelqu’un qui me dise « voilà j’ai pensé à toi, j’ai écris quelque chose, j’ai donné ces mots au personnage, débrouille-toi avec « 

 J : Vous pourriez avoir exactement la même envie pour la chanson.

 MF : Jamais non. Sinon je n’aurais pas fait ce métier.

 J : C’est-à-dire que vous êtes prête à vous abandonner quand vous êtes actrice, mais pour chanteuse, vous avez besoin de tenir les rennes du métier ?

 MF : J’ai besoin d’écrie mes mots pour donner ce que j’ai envie d’y donner, sinon ça ne m’intéresse pas.

 J : Et pourquoi pas donner des mots par un film ?

 MF : non, non

 J : Et Laurent Boutonnat fait de la promotion, des tournées ?

 MF : non jamais. Je crois qu’il doit recevoir une chaîne.

 J : Il est connu en Tchéquie ?

 MF : Il est toujours surpris d’être reconnu mais c’est quand même très modéré

 J : Il n’a pas fait de conférence de presse ?

 MF : Mais le propos n’était même pas celui-là. Vous savez on était dans les lieux tellement retirés du monde qu’on n’ a pas été vraiment confronté à la promotion.

 J : Vous faites partie des chanteuse à fan, qui sont l’objet de vénérations… Vous n’avez pas peur de ne plus arriver à gérer ça ?

GiorginoPhotos07 MF : j’ai fait attention à ça. Si ce n’est que c’est quelque chose qu’on ne maîtrise pas de toute façon, si ce n’est en refusant de faire un fan club. Voilà Parce que je pense que ça ne me convenait pas. Maintenant que de rencontrer des personnes et leur comportement. Il y a toujours des choses qui vous dérangent mais pas pour soi, qui vous dérangent pour ces personnes là. Parce que ces personnes-là sont très malheureuses et peuvent rester des journées entières parfois des nuits à attendre quelque chose. Donc si je peux le donner sur un très court instant, je vais le donner. Je préfère. Maintenant c’est vrai qu’on ne peut pas donner à tout le monde parce que c’est…

 J : Vous imaginez par exemple les charmes de jeunes avec des centaines de photos de vous, des T.shirts ?…

 MF : je ne veux pas penser à ça.

 Ce transcript a été fait avec la plus grande fidélité possible à partir des bandes sonores analogiques de l’enregistrement de l’interview. Celle-ci n’a jamais été diffusée, jamais été retranscrit nulle part. Certaines copies circulaient toutefois dans les mains de certains fans de Mylène FARMER. Cette interview en ligne depuis octobre 2001 est une exclusivité Signée J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc  

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Mylène et Abel Ferrara

Posté par francesca7 le 24 février 2012

 

Fichier:Abel Ferrara.jpgAbel Ferrara, parfois crédité comme Jimmy Boy L ou Jimmy Laine (né le 19 juillet 1951 dans le Bronx, New York) est un réalisateur et scénariste américain.

Il grandit à Peekskill, New York et rencontre à l’école Nicholas St. John, avec qui il écrira la plupart de ses films. Il commence en réalisant des films amateurs en Super 8 sous le pseudonyme de Jimmy Boy L. jusqu’en 1979. En 1979, sa carrière commence vraiment avec son film d’horreur Driller Killer, qui, remarqué par William Friedkin, lui offrira la possibilité de tourner son deuxième film, L’Ange de la vengeance, avec un budget plus élevé. En 1985, après avoir réalisé New York, deux heures du matin, Ferrara réalise deux épisodes de Miami Vice (« The Home Invaders » et « The Dutch Oven »), et c’est durant cette période qu’il se lie d’amitié avec Michael Mann. En 1987, il se relance dans les films new-yorkais. The King of New York sort en 1990 et est suivi, deux ans plus tard, par le controversé Bad Lieutenant, ces deux films ont remporté un succès public important et ont assis sa réputation de cinéaste. Durant les années qui suivront, Ferrara continue à tourner sans vraiment retrouver le succès de The King of New York et Bad Lieutenant.

Depuis le début de sa carrière, Abel Ferrara s’est souvent entouré du scénariste Nicholas St. John, du compositeur Joe Delia, du frère de ce dernier, directeur de la photographie, Francis Delia et de l’actrice et scénariste feue Zoë Lund. Il a notamment offert des rôles importants à Béatrice Dalle (The Blackout avec Dennis Hopper) et Juliette Binoche (Mary). La plupart de ses films se déroulent à New York. Il déclare en 2012 travailler sur un film « sur la politique et le sexe » inspiré de l’affaire Dominique Strauss-Kahn, avec vraisemblablement Gérard Depardieu et Isabelle Adjani.

Abel Ferrara : « California »

« Adolescent, Abel Ferrara hésitait entre la musique et le cinéma, alors il n’a pas choisi : toute sa vie il a composé des chansons que l’on entend dans ses films ; réalisé des films comme on compose des concerts live destinés à se terminer en orgie générale (« l’Ange de la Vengeance ») ; joué lui-même des personnages comme un chanteur pop défoncé peut se lancer dans la foule en liesse (« Nine Lives of a Wet Pussy », « The Driller Killer ») ; acclimaté le clip sous forme d’apogée séquentielle dans ses grandes fictions (« King of New York », « Bad Lieutenant ») ; accordé un rôle narratif crucial à la chanson (« The Addiction », « The Blackout ») ; et tourné un certain nombre de clips : pour son musicien attitré, le génial rappeur de Philadelphie Schoolly D, mais aussi pour Keith Richards des Rolling Stones, pour The Phoids, pour Ben Folds Five… et pour Mylène et Abel Ferrara dans Mylène et L'ENTOURAGE MF80_192aMylène Farmer.

Le clip représente la pointe avancée de la réification fétichiste en régime capitaliste. Ferrara le sait et il aime ça. Comme Jean-Luc Godard lorsqu’il réalise un film d’après une chanson de Patrick Juvet, Abel Ferrara dénude le ressort fétichiste du clip et le transforme en instrument critique. Comment ? « California » répond à cette question : et si l’Ange de la vengeance était marié ? Le clip pourrait passer en ouverture de n’importe quel congrès féministe, on a rarement affirmé avec autant de violence que les rapports conjugaux étaient le fruit de la domination économique. À la faveur de cette représentation de la vie conjugale en exploitation sexuelle, « California » montre que, dans le monde de la réification, il n’existe pas plus de différence entre l’épouse et la pute qu’entre la femme et la pancarte publicitaire : la prostitution n’est pas une iconographie romanesque, c’est la vérité du rapport d’exploitation qui anime l’ensemble des dimensions de l’existence, de l’environnement urbain à la caresse conjugale, de la fête mondaine au fait-divers criminel. Dans ce monde-là, tous les corps sont interchangeables, et le montage métaphorique de « California » autorise l’un des plus beaux moments du cinéma de Ferrara, la répartition du même geste de séduction marchande sur 4 corps différents, beaux comme des sérigraphies d’Andy Warhol, clignotants comme des néons, exploités jusqu’à la mort. Abel Ferrara offre à Mylène Farmer la théorie de sa situation : dans ce monde-ci, les chanteuses sont priées de fermer leur gueule et de montrer leurs fesses, elles ne chanteront que si elles n’ont rien à dire et leurs petits refrains d’amour résonnent comme autant de ritournelles du silence.

Mais réciproquement, « California » en dit long sur Abel Ferrara : son cinéma procède toujours par dédoublement, les personnages s’y métamorphosent à force de somatiser des souffrances collectives, les films nous mènent souvent de l’image ordinaire d’une situation ordinaire à la version sinistrée et catastrophique qui en exhumera la vérité. C’est ce que l’on peut appeler la structure anamorphique des films de Ferrara, c’est ce que développe California et c’est bien ce que chante, “ dans l’rétro, ma vie qui s’anamorphose ”, Mylène Farmer, à ce jour la meilleure analyste de l’œuvre d’Abel Ferrara. »

Texte de Nicole Brenez pour Court-circuit (le magazine).

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Lonely Lisa le site Web

Posté par francesca7 le 5 février 2012

Lonely Lisa est une marque déposée le 15 juin 2007 par Mylène Farmer qu’elle destine aux produits dérivés de son conte Lisa-Loup et le conteur.

Lonelylisalogo.jpgLe logo est une illustration de Mylène Farmer dans ce style lui appartenant.

En 2010, une chanson de l’album Bleu Noir lui est consacrée: Lonely Lisa (chanson).

Dans une interview accordée, en août 2008, au magazine Têtu, Mylène Farmer annonce l’ouverture prochaine d’un site internet, première pour elle qui n’a toujours pas de site officiel, juste quelques sites ponctuels pour promouvoir tel ou tel événement attenant à sa carrière.

Le 15 septembre 2008, la société Stuffed Monkey, appartenant à Mylène Farmer, lance le site internet, qui se présente comme « le site communautaire de l’ennui ».

Reprenant l’univers graphique des illustrations de « Lisa-Loup et le conteur », le site propose aux membres de s’échanger leurs créations artistiques : poésies, dessins, photos, etc.

Un membre un peu spécial nommé « Lisa », laisse aussi ses créations, elles sont dans la même veine que les dessins de Mylène Farmer, toutes les divagations submergent les fans de Mylène Farmer, alors les rares commentaires de Lisa sur les travaux des autres membres sont surveillés.

La version 2 du site est lancée le 3 novembre 2009, elle fait apparaitre « les coups de cœurs de Lonely Lisa », choisis parmi les créations des membres, et met à dispositions des dessins faciles à mettre en situation pour que les membres puissent faire des montages photos incluant Lonely Lisa.

La marque « Lonely Lisa » est enregistré à l’INPI pour ces catégories:

  • Bijoux
  • Papeterie
  • Accessoires en cuir (porte clés, porte feuille…)
  • Ustensiles de cuisine (verres, mugs…)
  • Linge de maison
  • Vêtements
  • Décorations (tapis…)
  • Jouets

Lien :    Le site de Lonely Lisa

 

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Mylène Farmer, Rétrospective 2012

Posté par francesca7 le 4 février 2012

Mylène Farmer NRJ Music Awards 2012.jpgDepuis le milieu des années 1980, elle est la chanteuse qui vend le plus de disques en France et connaît également un succès considérable hors des frontières francophones, notamment en Russie et en Europe de l’Est, dépassant ainsi les 30 millions de disques vendus.

 Recordwoman du nombre de Disques de Diamant, elle est également l’artiste ayant classé le plus de titres à la 1re place du Top 50 (12, aucun artiste n’ayant réussi à en classer plus de 5), ainsi que dans le top 10 (42 titres).

 Apparaissant rarement dans les médias et refusant de communiquer sur sa vie privée, elle s’est construit un univers musical singulier, notamment à travers ses clips et ses concerts spectaculaires.

 

2001-2011

Un nouveau Best of, 2001-2011 (dont l’aquarelle illustrant la pochette est signée Mylène Farmer elle-même), sort le 5 décembre 2011, incluant 2 inédits, dont Du Temps, composé par Laurent Boutonnat. L’album paraît également dans un coffret 3 CD, incluant le Best of Les mots, sorti en 2001.

 Le 28 janvier 2012, Jean-Paul Gaultier lui remet un NRJ Music Award de Diamant (un prix créé pour la chanteuse), afin de récompenser l’ensemble de sa carrière.

 Mylène Farmer devrait incarner Tess au cinéma, le personnage principal de L’ombre des autres, tiré du roman éponyme de Nathalie Rheims. Scénarisé par Claude Berri et produit par Stéphane Célérier et Nathalie Rheims, le tournage du film, qui devrait être réalisé par Bruno Aveillan, n’a toujours pas commencé.

 Mylène Farmer a également dit souhaiter « monter sur scène au moins encore une fois ». On peut donc s’attendre à un retour sur scène dans les années à venir.

En 1992, Mylène Farmer participe à l’album Urgence : 27 artistes pour la recherche contre le sida avec la chanson Dernier Sourire, qu’elle réenregistre pour l’occasion. Ce titre apparaissait dans sa version originale en face B du single Sans logique en 1989.

 En 2000, Maverick (la maison de production de Madonna) lui demande de participer à la B.O des Razmoket à Paris (sur laquelle figure entre autres Cindy Lauper et Sinead O’Connor) : elle écrira alors pour l’occasion le single L’histoire d’une fée, c’est….

En janvier 2007, elle interprète Devant Soi, chanson du générique de fin du film Jacquou le Croquant, réalisé par Laurent Boutonnat.

 Mylène Farmer a également enregistré 2 duos, parus en novembre 2010 : le 1e avec Ben Harper, Never tear us apart, sur un album en hommage au groupe INXS (album sur lequel elle est la seule artiste française) ; le 2e avec Line Renaud, C’est pas l’heure, signé Farmer/Boutonnat, inclus dans Rue Washington, l’album de cette dernière.

Mylène Farmer a déclaré plusieurs fois refuser de créer un site internet ou un fan-club officiel à sa gloire. Cependant, plusieurs dizaines de fan-clubs non-officiels ont été créés, certains étant suffisamment importants pour pouvoir publier régulièrement des magazines entièrement dédiés à la chanteuse et les diffuser chez les marchands de journaux.

 En 2008, Mylène Farmer dépose la marque Lonely Lisa, et ouvre un site internet du même nom, qui se présente comme « le site communautaire de l’ennui ». Reprenant l’univers graphique des illustrations de Lisa-Loup et le conteur, le site propose aux membres de s’échanger leurs créations artistiques : poésies, dessins, photos, etc.

                                            Mylène Farmer, Rétrospective 2012 dans Mylène 2011 - 2012

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Mylène a gagné les NRJ Music Awards 2012

Posté par francesca7 le 29 janvier 2012

Des Diamants NRJ Music Awards 2012 à Mylène

J’étais devant mon poste TV hier soir au passage de Mylène vers 21 h 45 …. Et vous ?

Elle se fait si particulièrement rare à la télévision. Mais quand on peut l’y voir, c’est toujours une réussite…

 Cette année encore, Mylène Farmer a choisi les NRJ Music Awards pour faire son retour sur le petit écran. Une apparition remarquée faut dire…Mylène a gagné les NRJ Music Awards 2012 dans Mylène 2011 - 2012 PHOTOS-Mylene-Farmer-defile-en-mariee-pour-Jean-Paul-Gaultier_news_289x198

Vous avez remarqué vous aussi hier soir sur TF1 la Chorégraphie endiablée, le slim rouge, jupette à carreaux et petite veste noire… sublime, j’ai adoré cette tenue !

Mylène Farmer n’a toujours pas pris une ride. Comment fait-elle ? J’ai le même âge et ça fait pas pareil hein !!

Sur le plateau des NRJ Music Awards, elle offre l’un de ses derniers tubes « Le Temps » au public qui la soutient depuis de si longues années et dont je fais partie d’ailleurs.

Alors qu’elle a gagné pas moins de 8 prix aux NRJ Music Awars, un record, cette année encore Mylène Farmer a été honorée mais cette fois-ci, exeptionnel, d’un « Award de diamant« . Une récompense inouïe…du diamant, du jamais vu encore et c’est son ami Jean-Paul Gaultier a tenu à lui remettre en personne, lui soufflant au passage : « Mon diamant, c’est toi ».

A VOIR : http://videos.tf1.fr/nrj-music-awards/exclu-montee-des-marches-et-tapis-rouge-cote-coulisses-nrj-music-6958011.html

 

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Mylène, la Culture de l’inaccessibilité

Posté par francesca7 le 28 janvier 2012

Livre Mylène Farmer, La culture de l’inaccessibilitéMylène, la Culture de l'inaccessibilité dans Mylène et BIOGRAPHIES 9782356360960

 

Titre: La culture de l’inaccessibilité

Auteur: Julien Rigal

Édition: Premium

Type de livre: Biographie

Aspect physique: Livre Broché

Date de parution: 28 Septembre 2010

Prix Fnac: 18 €

 

 


La culture de l’inaccessibilité – Biographie de Julien Rigal

 

Loin des clichés habituels, cette biographie nous dévoile une Mylène Farmer méconnue, plus « vraie », plus accessible. De ses timides débuts en 1984 avec Maman à tort au duo qu’elle aurait enregistré avec Ben Harper en 2010, sa carrière est retracée dans les moindres détails, et est agrémentée de nombreuses anecdotes et citations, parfois méconnues ou inconnues du grand public.

 « Il y avait en moi depuis longtemps cette envie de sortir du lot, de faire quelque chose que les autres ne font pas… » (Mylène Farmer, Studio Magazine, janvier 1994). Des paroles qui peuvent laisser songeur tant elles incarnent la chanteuse, de son art jusqu’à sa relation unique avec ses fans. Car si Mylène Farmer a déclaré qu’elle ne cultivait pas le mystère, peut-on en dire autant de son inaccessibilité ? Ses longues absences, rares télés et interviews en font un personnage mystérieux que l’auteur a tenté de décrypter.

 si Mylène vous était contée autrement…

 dans Mylène et BIOGRAPHIESJulien Rigal, grand admirateur de la chanteuse depuis plus de dix ans et webmaster d’un des sites les plus visités sur la toile (Sans-Logique.com), revient en détail sur le parcours d’une artiste unique.

http://livre.fnac.com/a2870443/Julien-Rigal-Mylene-Farmer

 

 

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Mylène : stratégie du silence

Posté par francesca7 le 7 janvier 2012

 

Mylène : stratégie du silence dans Mylène et mes BLABLAS MF80_202aLa « stratégie du silence » de Mylène Farmer a été longuement évoquée par les médias. Depuis 2001, l’artiste n’a accordé que sept interviews et a réduit le nombre de ses apparitions à la télévision, en expliquant cette faible présence médiatique par sa « nature profonde ».

 Depuis ses débuts, Mylène Farmer développe sa créativité au-delà de la production musicale et de son métier de chanteuse. Elle s’exprime à travers des domaines comme le cinéma (clips scénarisés, filmés en 35 mm), la scénographie (création d’une « bulle scénique »), l’écriture (avec un conte dont elle est l’auteur), la photographie, la peinture et le dessin, et de manière plus classique pour les chanteurs de la musique pop : la chorégraphie, l’habillement, le design

 Tous ces moyens de communication ont été mis au service de son univers fictionnel et de son personnage. L’ambivalence de ses textes, les nombreux visages et les nombreux rôles qu’a revêtus Mylène Farmer au cours de sa carrière, et cette communication au travers d’une pluralité de média, tranchent avec ses rares interventions dans la vie publique.

 L’écrivain Amélie Nothomb confie : « Pour avoir côtoyé Mylène, je pense qu’elle cultive l’inaccessibilité qui la caractérise. Mais je crois aussi qu’une part lui échappe. J’ai pu m’apercevoir que, lorsqu’elle est cordiale, et elle peut assurément l’être, on sent quand même, quelque part, une muraille de glace. Il semblerait qu’elle n’y puisse rien. Attention, loin de moi l’idée de présenter Mylène Farmer comme une victime. Mais cette muraille de glace, sans doute, la rend prisonnière de quelque chose. »

 En 2001, elle confie quant à sa discrétion médiatique : « Je n’ai pas fait ce métier pour être connue mais pour être reconnue. »

                                                                                        gifs arbres et feuilles

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Album photos Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 17 décembre 2011

 

Livre Mylène Farmer, L’album PhotoAlbum photos Mylène Farmer dans Mylène et BIOGRAPHIES img_1312911045_839

 

Titre: L’album Photo

Auteur: Collectif

Édition: Geda

Type de livre: Livre de photos

Aspect physique: Magazine en pages glacées (limité et numéroté)

Date de parution: Fin 2001


L’album Photo – Livre de photos collectif

 

Le livre Mylène Farmer, L’album Photo comporte de nombreuses photos rares de Mylène de ses débuts à 1991. Malheureusement, on ne le trouve plus que dans les bourses aux disques. Les versions du livre qui sont encore en circulation se vendent jusqu’à 100 € parmi les collectionneurs et fans de Mylène Farmer.

 

Un magazine luxueux limité et numéroté, vendu à l’époque dans les bureaux de presse, avec de nombreuses photos rares de Mylène de ses débuts à 1991.

                                             Gif fleurs autre

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Mylène apprécie L.Dietrich

Posté par francesca7 le 3 décembre 2011

 

Mylène apprécie L.Dietrich dans Mylène et les AUTEURS DietrichLuc Dietrich (17 mars 1913–12 août 1944) est un écrivain français

 

Mylène Farmer lui rend hommage dans ses chansons … 

 

 

Plus d’informations sur Luc Dietrich ! voir le site référence de Wikipédia. 

 

Dietrich raconte lui-même son enfance et son adolescence dans un livre publié en 1935, Le Bonheur des tristes, qui fut en lice pour le Prix Goncourt. Dans ce livre l’auteur parvient à s’extirper d’un certain niveau émotionnel pour transcender le côté pathétique de sa vie. À la mort de son père, il n’était âgé que de quelques années. Sa mère, droguée, intoxiquée, ne peut pas toujours le garder. Elle finit par mourir quand son fils aura 18 ans. Entre-temps le jeune romancier est placé dans des hospices pour enfants débiles, ou comme garçon de ferme (notamment à Songeson dans le Jura). 

 

Une rencontre avec Lanza del Vasto constitue un tournant dans sa vie. Le futur fondateur de la communauté de l’Arche, assis sur un même banc au parc Monceau à Paris, lui demande soudainement : « Êtes-vous bon comme ce pain ? ». Lanza del Vasto passera des heures auprès de Luc Dietrich pour lui faire améliorer ses livres (notamment L’Apprentissage de la ville) ; mais il refusera d’être cité comme co-auteur. 

 

Luc et Lanza partagent tout, même les femmes. La seule chose qui les séparera sera l’appréciation de l’enseignement d’un maître spirituel. Lanza s’en éloignera très vite mais il avait aussi connu Gandhi ou Vinoba Bhave. Luc rencontre Philippe Lavastine qui travaille chez Denoël, et notamment le poète René Daumal. Il s’ensuivra une abondante correspondance. 

 

Luc Dietrich avait été initié à la photographie par André Papillon. Il avait réalisé et publié un recueil de son vivant : Terre (Denoël). Un autre ouvrage avait semble-t-il disparu, quand Jean-Daniel Jolly-Monge, disciple de Lanza, exhuma et compléta patiemment ce second ouvrage : il fut publié bien après la mort de ces protagonistes par les éditions Le temps qu’il fait, Emblèmes végétaux (1993). 

 

20110211-IMPVIVES-RANCILLAC-L300 dans Mylène et les AUTEURSBouleversé par la mort de Daumal, Luc Dietrich décide de fuir Paris pour rejoindre sur le front un docteur de ses amis auprès duquel il semble trouver sa place, habillé d’une blouse blanche, allant d’un blessé à un autre, dispensant des paroles réconfortantes. Pris dans un bombardement, il est touché indirectement au pied, par des pierres. Le mal ne semble pas si grave mais il est de santé fragile, il a passé des années sans domicile, dans des gares désaffectées ou non, perché dans des arbres. 

 

Après avoir été progressivement hémiplégique, gangrené, il est pris à son tour en photo (par René Zuber) sur son lit de mort, trois mois après la mort de René Daumal. De nos jours peu se souviennent de Luc Dietrich, écrivain qui faillit avoir le prix Goncourt en 1935, il était aussi poète et photographe. Son écriture peut nous sembler surannée, simpliste, et ses « romans- biographies » pourraient être perçus comme des romans photos plein de pathos. Pourtant il ne s’agit que de sa vie, sa pauvre vie, on a les testaments qu’on peut. Mais ceux qui ont reçu dans leur jeunesse ces deux livres, Le bonheur des tristes et l’Apprentissage de la ville, ne l’oublieront jamais. Quelque chose, comme un ruisseau secret s’est mis à couler en eux. Gouttes à gouttes de l’espérance et du désespoir, blessures des jours et de toutes les enfances assassinées.

 

Il est des romans d’apprentissage lus à 17 ou 18 ans qui oriente votre trajectoire pour toujours, quelle que soit l’usure du temps. Nous sommes quelques-uns à vénérer encore Luc Dietrich, même si nous le relisons peu, en souvenir de toutes les enfances massacrées, de tout l’amour d’une mère. Charles Juliet et son roman Lambeaux ne peuvent se concevoir sans Luc Dietrich. Certes l’un n’aura pas voulu faire de littérature, l’autre y est magnifiquement parvenu.

Vertiges d’un être pur : L.Dietrich

 

 Luc Dietrich ne se voulait pas écrivain. Et puis sait-on vraiment quelle est la véritable écriture de Luc Dietrich ? Il a écrit en dédicace ceci :

 

«À mon ami Lanza del Vasto qui, témoin de toutes mes hésitations et de mes craintes, m’a donné son temps, sa science, pour tirer de moi ce livre et qui y travailla avec une ardeur toute égale à la mienne.» Écriture à quatre mains sans doute, plus vraisemblablement tentative réussie de Lanza del Vasto de faire remonter de tous les puits de l’enfance les souvenirs éparpillés de Luc Dietrich en en conservant la pureté et la sincérité, et sans doute en rognant le pathos et la maladresse d’un jeune homme de vingt ans, miraculé de l’enfer.

 Luc Dietrich est cette voix d’innocence qui monte des immondices des jours.

L’Apprentissage de la ville, Luc Dietrich (extrait) 


Suivant au fil des pages l’itinéraire de l’auteur et le fil de sa vie, le texte nous emmène dans un monde à part, où la temporalité s’estompe au profit de tranches de vie, d’anecdotes, de souvenirs parfois fictifs dans lesquels le lecteur doit délier le vrai de l’imaginaire. C’est une lecture qui m’a profondément marquée tant elle ne ressemble à rien de ce que j’ai pu lire avant. Luc Dietrich nous offre ici un texte vibrant d’émotion dont on ne ressort pas indemne. 

 

Une lecture qui n’est peut-être pas d’un abord facile car d’une construction sans réel ancrage temporel, mais qui mérite qu’on s’y attarde, qu’on déchiffre cette vie qui porte en elle toutes les caractéristiques d’une tragédie grecque. Luc Dietrich s’est éteint à l’âge de 31 ans, en 1944, des suites d’une septicémie contractée par une blessure de guerre. Il laisse derrière lui une oeuvre brillante, d’une musicalité rare et vibrante d’images poétiques. A lire si le style d’un auteur compte autant si ce n’est plus qu’une intrigue rocambolesque à souhait. A lire pour découvrir un artiste, une plume, une vie. 

 

« Le sang coule dans le creux de la hanche, mes mains ne peuvent plus le retenir. Il est beau, il est précieux, et il s’en va. » (p.29) 

 

« Cette nuit les herbes ont poussé si haut que les arbres ont peur pour leurs fruits. » (p.47) 

« Le passé m’était remords, l’avenir menace, le présent dégoût. » (p.62) 

« Et sommeil aussi sera notre vie de demain, quand le soleil luira et que nous nous croirons en éveil, nous les humains chefs-d’œuvre, nous les petits parfaits du globe, aux mobiles de  

 

Œuvres de Luc Dietrich 

 

  • Huttes à la lisière, Jean Crès, 1931, réédition éditions éoliennes, 1995MF80_207a 

  • Le Bonheur des tristes, Denoël & Steele, 1935 

  • Terre, Denoël & Steele, 1936 

  • L’Apprentissage de la ville, Denoël, 1942 

  • Demain, c’est le possible, éditions éoliennes 

  • L’École des conquérants, éditions éoliennes, 1997 

  • Le Dialogue de l’Amitié, avec Lanza del Vasto, Éd. Robert Laffont 1992 

  • L’Injuste Grandeur, Denoël, 1951 

  • L’Injuste Grandeur ou Le Livre des rêves, édition complète, texte établi, annoté et préfacé par Jean-Daniel Jolly Monge, Éditions du Rocher, 1993 

  • Emblèmes végétaux, postface par Jean-Daniel Jolly Monge, Le Temps qu’il fait, 1993 

  • Poésies, texte préfacé et annoté par Jean-Daniel Jolly Monge, Éd. du Rocher, 1996 

  • Demain, c’est le possible suivi de Lettres à René et Véra Daumal, éditions éoliennes, 2010 

 

 gifs étoiles

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Mylène apprécie G.Garbo

Posté par francesca7 le 29 novembre 2011

Accéder aux informations sur cette image commentée ci-après.Greta Garbo – Univers Mylène Farmer 

 

Née en 1905 en Suède, Greta Garbo aussi surnommée « la Divine » devint une actrice talentueuse. Elle fut par sa beauté légendaire et sa personnalité secrète l’archétype de la star. Apres l‘échec cuisant de « Two faced woman » (La femme aux deux visages) en 1940. Greta Garbo, blessée, se retire provisoirement pour finalement ne plus jamais apparaître. Les fans de Mylène Farmer appellent ainsi parfois leur idole qui cultive l’art des longues pauses. 


La face B de Libertine s’intitule Greta, en hommage à Greta Garbo. 

  

Plus d’informations sur Greta Garbo ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Greta_Garbo 

Greta Garbo, de son vrai nom Greta Lovisa Gustafsson, est une actrice suédoise, née le 18 septembre 1905 à Stockholm en Suède et décédée le 15 avril 1990 à New York, aux États-Unis

 

Elle fut surnommée « la Divine ». Federico Fellini a dit d’elle : « Elle fut la fondatrice d’un ordre religieux appelé cinéma ». Greta Gustafsson est la benjamine de Karl Alfred Gustafsson (1871–1920) et d’Anna Lovisa Johansson (1872–1944). Elle est née au 32 de la Blekingegatan à Stockholm. Sa maison natale a aujourd’hui disparu. 

 

Ses parents sont des personnes de conditions modestes dans la Suède pauvre du début du XXe siècle. Elle avait une sœur, Alva et un frère, Sven. Elle entra à l’Académie royale d’art dramatique de Stockholm — le Dramaten — en 1922 et y étudia jusqu’en 1924. C’est là qu’elle rencontra le réalisateur suédois Mauritz Stiller qui la repéra, lui enseigna les techniques cinématographiques Mylène apprécie G.Garbo dans Mylène et les AUTEURS 220px-Greta_Garbo_in_Meyers_Blitz-Lexikon_1932et lui confia un rôle majeur dans son film La Saga de Gösta Berling, d’après Selma Lagerlöf en 1924. C’est à cette occasion que son mentor lui donna son nom de scène : Greta Garbo, garbo voulant dire en espagnol « la classe, l’élégance. » 

Sa carrière, contrairement à celle de beaucoup d’autres, ne s’arrêta pas avec la fin du cinéma muet. Greta Garbo fut l’une des rares stars hollywoodiennes à franchir le cap du cinéma parlant. C’est dans Anna Christie en 1930 que le public entend pour la première fois sa voix grave et sensuelle, teintée d’un léger accent suédois. Le film fut d’ailleurs promu avec le slogan « Garbo parle » (« Garbo Talks ») et fut un véritable succès, bien que Garbo ne fût pas convaincue de sa propre performance. Quant à John Gilbert, dont la popularité baissait, il ne réussit jamais la transition vers le cinéma parlant et sa carrière s’arrêta dans les années 1930. 

À partir de cette époque, on lui compose, un nouveau personnage solitaire, énigmatique. Elle devient grave, tantôt mutine, tantôt craintive, parfois intellectuelle. Elle n’assiste qu’aux premières, n’accorde plus que de rares interviews, voyage sous un nom d’emprunt. Elle arrête aussi les nombreuses séances de photos d’extérieur et ne fait plus que des portraits d’art, réalisés en studio par deux portraitistes attitrés — Ruth Harriet Louise jusqu’en 1929, puis Clarence Sinclair Bull — et destinés à n’être reproduit qu’en petit format pour être envoyé aux admirateurs. Même pour la promotion des films, elle n’accorde plus qu’une unique séance de pose de dix heures maximum avec 150 photos par séance réalisées. 

 

Garbo, si quelque chose lui déplaisait lorsqu’elle tournait, disait qu’elle voulait rentrer en Suède (« I want to go home »), menace qui lui valut de voir chacun de ses vœux exaucé par ses employeurs. Garbo était connue pour ne tourner qu’à studio fermé, refusant les visiteurs lorsqu’elle jouait. Son apparition dans Mata Hari en 1932 la consacra séductrice, la censure s’offusqua même du costume suggestif qu’elle portait sur l’affiche. Elle partagea ensuite l’affiche de Grand Hotel en 1932 en vedette avec Joan Crawford et les frères Barrymore (Lionel et John). 

 

Greta Garbo portrait.JPGGarbo a gardé sa vie privée hors des feux de la rampe. « I want to be alone » (« Je veux être seule »), l’une de ses tirades les plus célèbres à l’écran, dans Grand Hotel, lui a été faussement attribuée à la ville. Garbo rectifia cependant après le film, arguant qu’elle n’avait jamais dit qu’elle voulait être seule, mais qu’elle voulait qu’on la laisse tranquille (« I never said, ‘I want to be alone.’ I only said, ‘I want to be let alone.’ There is all the difference. »). 

 

Selon les lettres privées dont la publication a été autorisée en Suède en 2005 pour marquer le centenaire de sa naissance[2], il semblerait qu’elle ait été enfermée sur elle-même et assez dépressive. Il semblerait également que Greta Garbo soit restée célibataire aux États-Unis en raison d’un amour homosexuel pour l’actrice suédoise Mimi Pollak avec qui elle entretint une relation épistolaire qui dura 60 ans. Lors de la naissance du fils de Mimi Pollak, elle lui envoie un télégramme en ces termes : « Incredibly proud to be a father » (« Incroyablement fière d’être père »). 

 

Sa liaison hétérosexuelle la plus célèbre fut avec l’acteur John Gilbert. Se partageant le premier rôle pour la première fois dans Flesh and the Devil, leur « intensité érotique » se retrouve hors des studios. Il est dit que Gilbert demanda Greta Garbo en mariage trois fois et qu’il ne fut pas le seul. L’éditeur suédois Lars Saxon l’aurait aussi demandée en mariage, mais lui reçut une lettre qui confirmait que Garbo « resterait toute sa vie célibataire. Le mot « épouse » est tellement laid » (« I will probably remain a bachelor all my life. “Wife” is such an ugly word. »). Elle fut également la maîtresse du chef d’orchestre Leopold Stokowski qui avait quitté pour elle son épouse Olga Samaroff. En dépit de certaines rumeurs, il ne fut pas question de mariage entre eux. 

 

L’écrivain Mercedes de Acosta, dont les lettres de Garbo lui étant adressées furent publiées en 2000, dit avoir eu une longue relation avec elle. Elle a également été liée de façon plus ou moins platonique avec les actrices Marlene Dietrich, Claudette Colbert, Joan Crawford, Louise Brooks, Ona Munson, avec l’auteur Salka Viertel. Son biographe Barry Paris note « qu’elle était techniquement bisexuelle, principalement lesbienne. » 

 

Elle mourut à New York en 1990 à l’âge de 84 ans, des suites d’une insuffisance rénale terminale et d’une pneumonie. Sa dépouille fut incinérée et les cendres enterrées au cimetière Skogskyrkogården à Stockholm

 

Filmographie 

 

gifs féeriques

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Mylène Farmer – Portail communautaire Mylene-01

Posté par francesca7 le 6 novembre 2011

 

Mylène Farmer - Portail communautaire Mylene-01 dans Mylène et mes BLABLAS MF80_60aMylène Farmer, est une chanteuse française qui déchaîne les foules depuis plus de 20 ans. Elle a su se créer un univers riche et intrigant. Mylène Farmer est une artiste talentueuse qui s’implique dans chacune de ses chansons, clips, photos et concerts. Les apparitions de la star Mylène Farmer est assez rare que ce soit à la Télévision ou dans la presse. Elle donne parfois une interview ou participe à une émission TV à l’approche de la sortie d’un nouvel album ou d’un concert.

Mylene Farmer n’a plus besoin des médias pour faire sa promo. En 2008, elle est la 1ère artiste à remplir deux Stades de France en 3 heures de commercialisation, 18 mois avant l’évènement ! Il en est de même au Stade de Genève où d’autres dates ont dû être rajouté. Par la suite sera organisé la tournée de mylene farmer.

Mylène Farmer est également une redoutable femme d’affaire. En effet, la star dirige plusieurs sociétés concernant l’édition d’enregistrement sonore, la production de films publicitaires et de l’immobilier. Dame Farmer dirige également son image d’une main de fer. Elle ne laisse rien au hasard et décide de tout en particulier avec les photos et vidéo clip qu’elle diffuse. Mylène a aussi participé à des films en tant qu’actrice ou pour des Bande original ou des doublages de voix.

Le site Mylene-01.com à but de faire partager une passion et faire découvrir un univers très complet. Vous pourrez y découvrir en autres : des news, photos, paroles, musique, vidéos clips, fond d’écran, concerts, biographie, discographie, citations, dossiers etc …

Plus d’informations sur Mylène Farmer :

Retrouvez toutes les informations à propos de Mylène Farmer sur le portail communautaire Mylène Farmer.

BARSEPA - bambou

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Lonely Lisa

Posté par francesca7 le 8 octobre 2011

Lonely Lisa est une marque déposée le 15 juin 2007 par Mylène Farmer qu’elle destine aux produits dérivés de son conte Lisa-Loup et le conteur.

Le logo est une illustration de Mylène Farmer dans ce style lui appartenant.

Lonely Lisa  dans Mylène 2011 - 2012 photo_1302514430En 2010, une chanson de l’album Bleu Noir lui est consacrée: Lonely Lisa (chanson).

Le 15 septembre 2008, la société Stuffed Monkey, appartenant à Mylène Farmer, lance le site internet, qui se présente comme « le site communautaire de l’ennui ».

Reprenant l’univers graphique des illustrations de « Lisa-Loup et le conteur », le site propose aux membres de s’échanger leurs créations artistiques : poésies, dessins, photos, etc.

Un membre un peu spécial nommé « Lisa », laisse aussi ses créations, elles sont dans la même veine que les dessins de Mylène Farmer, toutes les divagations submergent les fans de Mylène Farmer, alors les rares commentaires de Lisa sur les travaux des autres membres sont surveillés.

La marque « Lonely Lisa » est enregistré à l’INPI pour ces catégories:

  • Bijoux
  • Papeterie
  • Accessoires en cuir (porte clés, porte feuille…)
  • Ustensiles de cuisine (verres, mugs…)
  • Linge de maison
  • Vêtements
  • Décorations (tapis…)
  • Jouets

Barre séparation

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Le site web de Lonely Lisa

Posté par francesca7 le 8 octobre 2011

Dans une interview accordée, en août 2008, au magazine Têtu, Mylène Farmer annonce l’ouverture prochaine d’un site internet, première pour elle qui n’a toujours pas de site officiel, juste quelques sites ponctuels pour promouvoir tel ou tel événement attenant à sa carrière.

Le site web de Lonely Lisa   dans Mylène 2011 - 2012 2783112902_1Le 15 septembre 2008, la société Stuffed Monkey, appartenant à Mylène Farmer, lance le site internet, qui se présente comme « le site communautaire de l’ennui ».

Reprenant l’univers graphique des illustrations de « Lisa-Loup et le conteur », le site propose aux membres de s’échanger leurs créations artistiques : poésies, dessins, photos, etc.

Un membre un peu spécial nommé « Lisa », laisse aussi ses créations, elles sont dans la même veine que les dessins de Mylène Farmer, toutes les divagations submergent les fans de Mylène Farmer, alors les rares commentaires de Lisa sur les travaux des autres membres sont surveillés.

La version 2 du site est lancée le 3 novembre 2009, elle fait apparaitre « les coups de cœurs de Lonely Lisa », choisis parmi les créations des membres, et met à dispositions des dessins faciles à mettre en situation pour que les membres puissent faire des montages photos incluant Lonely Lisa.

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NRJ Music Awards: Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 7 octobre 2011

NRJ Music Awards: Mylène Farmer dans Mylène 2011 - 2012 nrj-music-awards-2011-nouvelle-formule-et-pre-nominations-22534On a vu de nombreuses photos de Mylène lors de la cérémonie des « NRJ Music Awards 2011 » sur le net et dans la presse.

La quasi totalité de ces photos sont des clichés pris sur les marches du Palais des Festivals le samedi soir avant le début de l’émission.

Les photos de la prestation de Mylène sur scène sur Oui mais… Non sont plus rares.

En voici quelques unes :

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SERIE PLUS 2011 avec Mylène

Posté par francesca7 le 6 octobre 2011

71 pages sur Mylène et plus de 100 photos. Mylène Farmer – L’icône d’une génération

SERIE PLUS 2011 avec Mylène dans Mylène 2011 - 2012 mylene-farmer_nrj-music-awards-2011_221Au sommaire:

1. L’icône d’une génération
2. Une enfance escamotée
3. Des débuts hésitants
4. La folle ascension
5. Une star au sommet
6. Portfolio exclusif
7. Une personnalité controversée
8. Des concerts d’anthologie    

Les différents articles ne vous révèleront rien et comportent quelques petites erreurs.

De nombreuses photos. Mais pas trop super géniale tout de même à mon goût…
on dit que c’est peut être pour des raisons de budget (photos moins chers), le magazine a choisi de ne publier que des photos de Mylène issues de ses participations à des émissions de télévision (si l’on excepte une photo prise à NRJ et une de L’Elysée 2010).

Certains clichés sont connus, d’autres rares (jamais publiés en bonne qualité ou grand format) d’autres inédits, jamais publiés. Ces photos retracent la carrière de Mylène jusqu’aux NRJ Music Awards 2011 (avec de nombreuses photos de la prestation sur Oui mais… Non) Enfin, le prix de ce magazine : 7,99 euros.

Vous pouvez feuilleter ce numéro en intégralité et le commander en ligne sur ce lien:
http://www.discountpresse.com/series-plus,137306.html

également disponible chez les marchands de journaux  sinon je vous raconterai….

Gifs coeurs

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CD 2 titres, CD Maxi, Maxi Vinyle – Calendrier

Posté par francesca7 le 24 septembre 2011

 

 Le 03 novembre, Appelle mon numéro est disponible dans les bacs sous trois supports (CD 2 titres, CD Maxi, Maxi Vinyle).

CD 2 titres, CD Maxi, Maxi Vinyle - Calendrier dans Mylène 2009 - 2010 mylene-farmer-appelle-mon-numeroCe titre permet  à Mylène d’obtenir son 6ème numéro 1 au top singles français, un record qu’aucun autre artiste français ou international n’avait alors atteint.

Appelle mon numéro se maintient mieux dans les charts que  Dégénération ou tous les singles issus de l’album précédent Avant que l’ombre… 

 

Le merchandising officiel Point de Suture est proposé par le site charmandising.com à partir du 25 novembre et commercialisé (fait rare pour un merchandising) à partir du 08 décembre.

Outre les classiques tee-shirts, casquettes (dont une collector numérotée et limitée à 1000 exemplaires), badges est proposé pour la première fois depuis 1996 un calendrier officiel acheter en ligne ici .

Treize photos, inédites pour la quasi totalité, de Mylène par Robin, provenant de la même série que celles ayant illustré l’interview dans « Têtu » en août. 

 

Le 12 décembre mise en vente d’un coffret collector limité et numéroté (2 070 exemplaires) proposant un mobile Sony Ericsson W980 unique avec un contenu exclusif.

 La vente se fait exclusivement sur un site internet et au Studio SFR à Paris dans un espace spécialement dédié à Mylène et son univers avec en particulier des visuels géants du clip Appelle mon numéro.

 

 

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THIERRY SUC

Posté par francesca7 le 18 septembre 2011

Thierry Suc, Mylène Farmer et Laurent Boutonnat
Conférence de presse Décembre 2004
Photo: Claude Gassian 

 

THIERRY SUC 2004cp1

Thierry Suc a le même âge que Mylène et Laurent Boutonnat.

 

C’est déjà un homme d’affaires très performant, propriétaire de plusieurs sociétés dans l’immobilier et dans le spectacle. Il a justement débuté sa carrière dans la production du concert en prenant en charge les premières tournées de Jean-Jacques Goldman et de Jean-Luc Lahaye. Toutefois, il n’est pas le seul à contribuer financièrement aux concerts de Mylène car des sociétés comme Toutankhammon, Polygram et Tuxedo Tour se greffent sur l’aventure.

 

 

Interview de Thierry Suc, producteur de Mylène Farmer 

En  mai 2008    

Dans le métier depuis 26 ans, Thierry Suc, 46 ans, a produit les concerts de Jean-Jacques Goldman et la dernière tournée de Claude Nougaro. Il a aussi, dans son écurie, Calogero, Raphaël, Yannick Noah, Zazie, Juliette Greco, Henri Salvador jusqu’à il y a quelques semaines. Depuis 20 ans, il est aussi le producteur des concerts de Mylène Farmer. Un an avant la tournée, premières confidences… 

« Qu’est-ce qui pousse Mylène Farmer, si discrète en privé, à vouloir toujours jouer sur scène dans le grandiose ? » 


Thierry Suc : Mylène aime le show et est heureuse dans la démesure, dans les grands espaces. Je l’ai toujours connue comme ça depuis le jour de son premier spectacle, il y a 20 ans au Palais des sports de Paris. Un besoin d’avoir du monde devant elle, comme autour d’elle d’ailleurs sur scène. 

« Ce nouveau spectacle, il était dans l’air depuis longtemps ? » 


autrenrj-1Lors de sa dernière conférence de presse, fin 2004, pour annoncer les 13 concerts qu’elle allait donner à Bercy en 2006, Mylène avait promis de revenir en province. Et elle a choisi de le faire en 2009 dans les dix plus grandes salles dont le Zénith toulousain, avant de finir dans les stades : Genève, les 4 et 5 septembre, le Stade de France à Paris les 11 et 12, et enfin Bruxelles, le 19. 

« Comment l’avez-vous imaginé ? » 


Les premières réunions de préparation commencent à peine, mais rien n’est imaginé encore. 

« On a pourtant déjà parlé de « scène de verre »… » 


(Rires) Non, vraiment, cela relève du pur imaginaire de certaines personnes. Je peux vous assurer que rien n’est encore décidé. Et même pas un plan de décor ! A ce jour, nous ne connaissons de ce spectacle que les besoins techniques. 

« Par exemple ? » 


Ce sera de l’ordre de onze ou douze semi-remorques, comme pour la dernière tournée. 

« Les musiciens ? » 


Nous ne savons pas… Mais toute l’équipe sera nouvelle. 

« Autour d’Yvan Cassar ? » 


Ce n’est pas certain. Parce que Johnny Hallyday sera lui aussi sur les routes en même temps… 

« Quel est votre budget ? » 


Avec plus de cent personnes tous les soirs, ce sont évidemment des spectacles chers. Au point que techniquement comme financièrement la capacité des salles doit être au minimum de 9 000 places. 

« Il y aura donc les stades et les Zénith. Le spectacle présenté au Zénith sera un spectacle « au rabais » ? » 


suc_0Je suis provincial, je viens de Lyon, et je n’ai jamais fait de spectacle plus petit en province qu’à Paris ! Bien sûr il faudra 30 ou 40 camions pour les stades, mais le spectacle, au iota près et à une personne près sera à l’identique. 

« Et ce nouvel album prévu pour l’automne ? » 


Laurent Boutonnat et Mylène sont en train de travailler. Pour l’instant, la seule chose certaine, c’est que son premier single, « Dégénération », sera en radio le 19 juin. 

« Mylène devrait aussi jouer dans « L’ombre des autres », un film produit par Claude Berri… » 


Oui, mais forcément après la tournée!… 

Propos recueillis par La Dépêche

Thierry Suc nous livre de nouvelles infos sur le spectacle et dément certaines rumeurs… Il annonce également la sortie évènementielle du DVD live pour mars 2010, il sortirait également sous forme de film au cinéma !!! Une première !

A ceux qui voudraient garder la surprise j’ai noirci volontairement les phrases qui divulguent les parties du concert, c’est à surligner avec votre souris pour les autres!   

 

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Quelles sont les nouveautés par-rapport à la tournée indoor ?

atris774GHLe spectacle a été redimensionné. Tout a été rehaussé, agrandi. 4 chansons ont été ajoutées : L’Instant X, California, Fuck them all et Le Vent emporte tout que Mylène Farmer n’avait pas chanté depuis 1996. Deux choristes et deux danseuses ont rejoint l’équipe. C’est la plus grande scène couverte d’Europe conçue pour faire face à des problèmes éventuels de météo.

Que fait Mylène Farmer juste avant un concert ?

Après le temps de maquillage et de coiffure, elle se retire une heure seule dans sa loge. Généralement, elle a très très peur avant d’entrer sur scène. Là encore davantage.

La rumeur a évoqué cet été des menaces d’annulation du spectacle du Stade de France pour cause de grippe A ? Quid des assurances ?

Le show est assuré car le contrat a été souscrit en 2008, avant l’épidémie, il ne comporte pas de clause d’exclusion.

On parle d’un Stade de France en 2011 ?

C’est faux. Et la rumeur ne vient pas de nous.

Quand sortira le live qui sera enregistré les 11 et 12 septembre ?

En mars prochain, sous la forme d’un DVD ou peut-être d’un film pour le cinéma, rien n’est encore décidé. Mais ce ne sera pas en 3D comme j’ai pu le lire.

Quels sont vos passages préférés du concert ?

J’adore le tableau des chansons lentes. Un grand moment d’émotion. 

 

Thierry Suc, se confie sur EUROPE – Mylène Farmer 

VIDEO  Image de prévisualisation YouTube 

En janvier 2006, Mylène s’apprête à monter 13 fois sur la scène de Bercy. Puisque la chanteuse refuse de faire sa promotion, c’est son manager qui s’en charge ! Retranscription de l’entretien accordé par Thierry Suc à l’antenne de RTL. 


Mylène Farmer est de retour sur scène, six ans après ! Elle entame demain soir à Bercy une série de treize concerts qui affichent complet depuis longtemps. Thierry Suc, bonsoir. 


Bonsoir. 


Vous êtes le manager de Mylène Farmer, vous travaillez avec elle depuis dix-sept ans maintenant. Treize dates, vendredi treize, treize mille places à Bercy… Elle est joueuse, superstitieuse ? 


3010860767_1_3_hH9NG9E7Pas du tout ! Très sincèrement, c’est un joli hasard. Lorsque nous avons décidé d’organiser ce spectacle uniquement à Bercy, il s’avère que la période qui était disponible faisait que, vu le nombre de répétitions qu’il nous fallait, je me suis rendu compte que démarrer un vendredi était bien,
avant le week-end, pour que les gens de province puissent venir, il s’est avéré que c’était un vendredi treize. Alors j’ai commencé à calculer, en sachant que Mylène chantait X nombre de soirs par semaine et qu’elle avait besoin de jours de repos, pour l’équipe, etc. Et le hasard a fait qu’on est tombés sur un joli vendredi treize avec treize dates possibles, et lorsque nous avons eu l’idée de faire plusieurs scènes, puisque Mylène va se produire pour la première fois, bien sûr sur une scène comme d’habitude au fond de salle à Bercy, mais également avec plusieurs scènes centrales, c’est-à-dire qu’elle sera au cœur du public par moments dans le show. Et lorsque nous avons eu cette idée, forcément, la sécurité a fait qu’on a perdu environ 3 500 places par rapport à la jauge totale de Bercy, et donc au lieu de 17 000 places habituelles, qui est la capacité totale de la salle de Bercy normalement, nous sommes à 13 500 places, quelque chose comme ça. Donc le vendredi treize, treize concerts, treize mille et quelques places… Je dirais que c’est un joli clin d’œil de la vie. 


Treize concerts, elle aurait pu en remplir beaucoup plus ? 


Beaucoup plus. Je pense que, malheureusement, on aurait pu en faire probablement entre vingt et vingt-cinq… Mylène, le show qu’elle va présenter fait qu’on avait besoin de beaucoup, beaucoup de répétitions, que c’est pas quelque chose qu’on peut répéter ailleurs puisqu’il est intransportable ce spectacle, donc il fallait qu’on soit sur place, et de fait on ne pouvait pas aller plus loin. 


Son dernier disque s’est un peu moins bien vendu que les précédents… 


Oui, alors ça… Pardon, je vous interromps mais… Ca, c’est un raccourci, en ce moment, que tout le monde se plaît à prendre, mais aujourd’hui, nous sommes très contents des chiffres de vente, nous venons de sortir le troisième single qui est rentré numéro sept au Top cette semaine, donc rentrer septième en troisième single c’est très bien. Nous sommes à plus de 500 000 albums, le marché du disque a perdu 40 % de ses ventes, donc si on reprend un petit peu toutes 


les sorties singles… 

 

Mais Johnny vient d’en vendre 800 000 par exemple… Mais de toute façon c’est pas grave de vendre moins, ça arrive, il y a des albums qui se vendent moins bien que d’autres… 


Ah non, non, mais tout va bien ! Tout va bien ! Pour nous tout va bien !
Non, non… 


2356681279_small_1Oui apparemment… 


Et je suis pas sûr que celui-ci se vendra moins bien que les autres parce qu’il est loin d’être terminé, il y a quatorze titres dedans, nous avons encore plusieurs singles, et tout va bien. Et je rappelle aussi que Mylène a fait le choix, lors de la sortie de cet album, de ne faire aucune promotion. 


Le mystère, toujours ? 


Le mystère sur le spectacle ? 


Sur le spectacle, sur elle… 


Sur elle, je crois qu’il y a eu cette émission que beaucoup de gens ont vue récemment… Elle l’a exprimé elle-même, donc je ne vais pas paraphraser ses propos… C’est pas un mystère, c’est pas un calcul, c’est, en tout cas, ce qu’elle ressent elle-même, c’est-à-dire de pas avoir envie de parler d’elle plus qu’elle ne le fait, premièrement, et deuxièmement sur le spectacle, c’est tout simplement par respect pour le public. C’est-à-dire je pense que ceux qui vont être là ce vendredi treize… C’est agréable d’arriver avec des yeux d’enfants, d’ouvrir les yeux et de voir quelque chose qu’on n’a pas déjà lu partout. « Alors elle va rentrer comme-ci, elle va faire comme ça, etc. » Donc il y a eu quelques petites fuites, mais c’est formidable quand on peut garder, non pas le secret pour le secret,mais le secret pour le plaisir. 


Ses fans, justement, ils lui donnent beaucoup, ils attendent beaucoup d’elle. Est-ce que, en retour, elle ne donne pas trop peu ? 


Ca, faut le demander aux fans, mais moi je pense qu’un artiste est là pour donner de l’émotion et du plaisir, et lorsque je les vois tous les soirs face à elle – dans les précédents spectacles en tout cas, puisque celui-ci va démarrer – j’ai pas l’impression qu’elle leur donne trop peu, j’ai l’impression qu’il y a beaucoup de bonheur dans les yeux des gens qui sont là, et que justement, pour
avoir cette qualité d’émotion, il faut que ce soit rare. 


Ca donne lieu à des comportements… Bon, qui ne sont pas majoritaires, mais à des comportements un peu excessifs, de fans qui attendent en bas de chez elle, quasiment ad vitam aeternam, qui sont en état de transe… C’est pas justement parce qu’on ne leur donne pas assez en temps normal, hors concerts ? 


Non, moi, je ne pense pas ça. Je pense que ça concerne beaucoup d’artistes, Mylène l’a dit elle-même dans l’interview qu’elle a faite, elle est pas la seule à avoir cela. C’est vrai que pour elle il y a un attachement très particulier, et peut-être par le fait aussi qu’on la voit peu puisque, comme vous le mentionnez on travaille ensemble depuis dix-sept ans, et c’est le quatrième spectacle que nous produisons, donc, en tout et pour tout en vingt ans de carrière, Mylène ne s’est produite « que » quatre fois sur scène. Les gens l’ont très peu vue en fait… 


Vous la connaissez donc parfaitement. Qu’est-ce qui fait, au bout de dix-sept ans, qu’est-ce que vous pouvez dire de sa force, de ce qui fait sa réussite ? 


Son intelligence, et sa qualité d’écoute, sa qualité d’émotion, sa qualité… Il y en a beaucoup, c’est un être très précieux et très rare. Je ne dis pas ça parce que je travaille avec elle, mais c’est une amie personnelle et très proche pour moi.

Elle disait dans « Sept à Huit » la semaine dernière sur TF1 qu’elle
« a toujours autant de colère en elle », ça veut dire quoi, ça ? 


Ca… Ca lui appartient. 


Elle a parfois de la colère contre son manager ? 


Non. Nous ne sommes pas dans ce genre de relation. 


Parce qu’elle dit de la colère, elle dit beaucoup de peur aussi, ça donne l’image de quelqu’un de fragile… 


Bien sûr. Mais je pense que d’abord tout artiste a une fragilité, ça c’est certain, et puis… Mylène est un être sensible, fragile, et fort à la fois, c’est son paradoxe.
Ce qu’on a pu voir encore une fois dans cet interview, et qu’elle a laissé transparaître d’elle-même. 


Elle a une place à part dans le showbiz, est-ce qu’elle a des amis, déjà, dans le showbiz ? 


Mylène, non, c’est quelqu’un qui ne sort pas, qui ne connaît pas en fait, les gens… Non pas par mépris ou par distance, mais c’est quelqu’un qui se protège beaucoup, et je dirais que, dans les moments où elle ne travaille pas, elle est plutôt à l’étranger, donc lorsqu’on se retrouve aux 


États-Unis, là elle connaît pas mal de gens, là elle rencontre des écrivains, des cinéastes, des acteurs, des actrices, des artistes chanteurs. Donc c’est plutôt à l’étranger, je dirai, que sa vie d’ouverture se passe. 


Elle a dit sur TF1 encore, dimanche dernier, que c’était sa dernière interview. Vous pensez que c’est vrai ? 


Je pense que c’est vrai, oui. 


Elle l’avait déjà dit il y a dix ans, chez Paul Amar… 


Oui, alors voilà, on peut se dire que… Voilà, tous les dix ans, peut-être que dans dix ans il y en aura une autre, j’en sais rien… Mais en tout cas… Il est évident qu’il y en aura pas un mois prochain, ça c’est certain, ou dans un an. 

RTL – 2006 

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Lifting pour Déshabillez-moi…

Posté par francesca7 le 17 septembre 2011

 

mylene farmer Le 5 mars 2007, sort Déshabillez-moi… Live, le deuxième sigle de l’album Live. C’est une reprise qui était déjà présente sur son deuxième album. Lors de ses derniers Bercy, Mylène avait offert un nouveau lifting à ce standard de Juliette Greco en lui donnant une dimension plus rock et plus énergique. Rarement la star s’est autant lâchée sur un titre : dynamique, coquine et espiègle, c’est le monde de Mylène ! 

 

Parallèlement, son tube Libertine connaît une deuxième vie grâce à un cover très particulier, version rock second degré, interprété par Les Suprêmes Dindes. Une curiosité qui nous fait néanmoins regretter l’original. 

 

Dans la famille « reprise », c’est le dandy disjoncté et classieux Julien Doré, l’heureux gagnant de La Nouvelle Star 2007 qui se charge de reprendre Moi, lolita… d’Alizée en juillet 2007. Une reprise qui tombe à pic pour fêter le prochain retour de la jeune chanteuse corse sur le devant de la scène. Et pourtant, si tout semble sourire au jeune artiste en herbe, Mylène s’oppose à ce qu’il change les paroles. Déçu, Julien Doré explique : 

 

-          Mylène a refusé. Je souhaitais glisser « aphorisme dadaïste » puis « bar blues » au lieu de « bas bleus » et « donner ma langue aux chattes »  la place de « chat ». elle a trouvé cela vulgaire alors qu’elle faisait chanter cela à une gamine de 14 ans en minijupe. Elle a raison, la vulgarité évolue

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Interview Mylène par J.Béglé

Posté par francesca7 le 17 septembre 2011

 

 

mylene farmerC’est Jérôme Béglé, un journaliste et proche de Mylène, qui a eu la primeur de cette interview rare. A la suite de cet entretien, le journaliste évoque dans son article une femme qui rit presque pour un rien, mais qui déteste au plus haut point les entretiens, refuse de citer son parfum préféré ou la marque de sa lessive. 

 

De fil en aiguille, certaines informations circulent sur les prochaines surprises que Mylène réserve à son public. Par exemple, ce serait son ami J.Paul Gaultier qui s’occuperait de la création des costumes de sa future tournée. Et son nouveau single arrive enfin. Il s’intitule Dégénération et est annoncé pour le 19 juin 2008. 

 

Mais avant même la diffusion de la chanson, la pochette provoque un petit scandale. Mylène est totalement nue, photographiée de dos avec un string en forme de croix. Et sur sa peau une cicatrice descend de son épaule à la hanche. Deux extraits de 30 secondes sont en écoute sur tous les sites et, dès les premiers accords, il est clair que le son sera plus électro. Alors que toutes les plateformes de téléchargement devaient mettre en ligne Dégénération  au moment de sa première diffusion radio, le site Emusic appartenant à Universal le propose par erreur dans la nuit du 14 au 15 Juin 2007. Une méprise qui réjouit des milliers de fans qui le téléchargent illico. Face à cette faute grave, et même si ce n’est pas la première artiste à qui ce genre de malencontreux événement arrive, Mylène ne décolère pas. 

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Dégénération

Posté par francesca7 le 16 septembre 2011

Dégénération, l’annonce du retour 2008 de Mylène Farmer.

Dégénération dans Mylène 2007 - 2008 1375910-mylene-farmer-degeneration-diapo-1l’affiche est dévoilée : une Mylène Farmer allongée sur le béton, comme défenestrée, inerte, shootée par Claude Gassian. Un mini buzz s’empare du net, et les médias couvrent l’évènement.
Mais les fans ne savent pas si il y aura une tournée… Et certains se demandent si ce ne sera pas une tournée des stades.

Un mois plus tard les billets étaient mis en vente et la folie des places s’est emparée. Le stade de France s’est vendu en moins de 2 heures, un record jamais vu. Les serveurs des sites internet complètement saturés et les points de vente aussi. Une deuxième date est mise en vente, le 11 septembre 2009, vendue en moins de 2 heures également. Mylène ne fera donc pas de promo en télé. La colère des fans grondent alors qui lancent une pétition contre la revente des places à des prix multipliés parfois par 10 !

C’est le 21 mai qu’est enfin dévoilé le titre du nouveau single de Mylène Farmer « Dégénération », dans une interview donnée par Thierry Suc (manager de la chanteuse) dans le quotidien Ouest-France. On apprend alors que le titre sera diffusé en exclusivité le 19 juin 2008.

Quelques jours plus tard, 30 secondes d’extrait du titre filtrent sur internet. « Sexy coma, sexy trauma ». Une musique changeante, presque électro. Les fans sont ravis. Par la même occasion, une pochette est dévoilée. Beaucoup pensent d’abord à un fake. Mylène, de dos, nue dont la pose rappelle une photographie de l’artiste Man Ray : « Le violon d’Ingres », datant de 1924. Le 14 juin, jour de l’anniversaire de Laurent Boutonnat et 5 jours avant sa diffusion radio, le titre est mis, par erreur, en téléchargement légal sur internet, rendant soit disant « très furieux » Thierry Suc, le manager de la chanteuse. Le nouveau Mylène Farmer c’est donc une déferlante électro à souhait, entrainante avec des paroles susurrées, assez légères ! Certains fans sont dubitatifs par rapport à la légèreté et à la quasi absence de paroles et pensent que cela pourrait être un remix. D’ailleurs, venant de Farmer, cela ne peut qu’être un remix… D’autant qu’il est annoncé que certaines radios diffuseront une version remixée, probablement par Martin Solveig.

Le 19 juin, jour de diffusion du titre sur NRJ, c’est bien la version que l’on connaissait qui est diffusée. Dégénération sera donc un titre (quasi) sans paroles ! La cassure chez les fans est bien nette. Beaucoup n’aiment pas ce nouveau son. Cela ne ressemble pas à du Farmer. Mylène Farmer, ce sont les mots et la poésie. Ce ne sont pas 3 vulgaires syllabes qui riment qui sont enchaînées… Quelque jour plus tard, un CD promotionnel de remixes (fond noir) est édité contenant 2 remixes, un par Tomer G et l’autre par Martin Solveig.

Le clip, réalisé par le publicitaire Bruno Aveillan est diffusé le 10 juillet 2008. Il a été tourné à Pragues et s’inscrit dans la grande tradition farmérienne, renouant avec le genre cinématographique de ses débuts. Mylène Farmer y joue le rôle d’un personnage aux pouvoirs exceptionnels, qui de par ses mains, laisse s’échapper un pouvoir qui fait qu’hommes et femmes s’embrassent, s’enlacent fougueusement et bien plus encore… un clip très esthétique où toutefois, les plans cadrés sur la chanteuse sont rares. Dégénération, une absence de mots et de Mylène Farmer ?

mylene-farmer-le-clip-choc-de-degeneration_6487_w250 dans Mylène 2007 - 2008Il faudra attendre le 12 aout pour que l’album de Mylène Farmer, Point de suture, soit leaké sur le net et ce grâce (à cause) à un site russe qui a mis en vente légale l’album avant sa sortie. A sa sortie, les fans restent assez divisés : certains apprécient le renouveau, le rythme soutenu aux tonalités électro, d’autres aiment moins la légèreté des paroles et la longueur des 11 titres de cet album. Quoi qu’il en soit l’album fait parler de lui et se vendra la première semaine à près de 110 000 exemplaires, un vrai record !

Le 20 août, le magazine TETU consacre sa une à Mylène Farmer (une femme en Une c’est du quasi jamais vu pour ce magazine dédié à la communauté homosexuelle). Une longue interview par Benoît Cachin illustrée par des photos inédites du photographe Robin où Mylène pose en garçon manqué. Mylène parle de son album, de son rapport avec les homosexuels, de sa tournée. « Dans le livret de l’album « Point de suture », il y a une réplique d’Al Pacino qui incarne Carlito dans le film « L’impasse ». Avant de mourir, en voix off, il dit : « Tous les points de suture du monde ne pourront me recoudre. ». C’est aussi ce que je ressens. J’ai pour ma part j’ai choisi l’ambigüité. « Point de suture », ici au singulier, évoque aussi bien qu’il n’y a aucune possibilité de suturer les plaies que l’espoir de guérison ».

Dix jours plus tard, Mylène Farmer est l’invitée en direct du JT de 20H de TF1. Finalement ce sera pour le JT de Claire Chazal et non de Laurence Ferrari (celle-ci aurait refusée le direct et préféré le duplex). La chanteuse est très souriante, gênée et évoque Dégénération : « J’ai le sentiment que la nouvelle génération d’aujourd’hui est dans un monde d’une ultra violence et que c’est un monde qui est très très difficile. 


Un objet promotionnel inédit fait son apparition quelques jours plus tard : un préservatif Mylène Farmer ! De taille normale et logoté par l’association AIDES, celui est enfermé dans un emballage en carton, noir, estampillé en rouge « J’sais pas moi mais faut qu’ça bouge » au recto et « MF Dégénération » au verso. Ces préservatifs étaient soit disant sensés être distribués lors de certaines dates de la tournée 2009.

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