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PETITS SECRETS DE MYLENE FARMER

Posté par francesca7 le 27 décembre 2013

 

Malgré bientôt trente ans de carrière, Mylène Farmer reste la plus mystérieuse des artistes français. Ou presque… En plus de notre interview confidences dans Gala en kiosque ce mardi, nous vous dévoilons quelques petits secrets, jusque-là bien gardés.

De neige et de Breizh. Afin d’expliquer sa passion pour la neige, l’histoire a retenu sa naissance à Pierrefonds, au Québec, où son père, ingénieur, avait été affecté pour participer à la construction du barrage de Manicouagan. Mais Mylène Farmer, élevée par la suite avec sa sœur Brigitte et ses frères Jean-Loup et Michel, à Ville-d’Avray, en banlieue parisienne, ne garde que très peu de souvenirs du Canada. Ce que l’on sait moins, c’est que du sang breton coule également dans ses veines, puisqu’une partie de sa famille maternelle est effectivement originaire du Grand Ouest. Pour rajouter une pincée de celte, rappelons – cela ne saurait être totalement un hasard – que l’un de ses films cultes est La fille de Ryan de David Lean, tourné en Irlande, dont les paysages ne sont pas sans évoquer ceux de la Bretagne.

GALA 2

 

L’appel de la forêt. Depuis l’adolescence, la chanteuse, qui, quelques années plus tôt, se rêvait vétérinaire, est une cavalière émérite. Elle cultive également une certaine fascination pour les insectes. Mais ce sont deux créatures extra-ordinaires qui l’ont accompagnée dans son quotidien, ces dernières années. Pendant vingt-sept ans, Mylène a partagé, entre autres secrets bien gardés, sa passion du dessin avec E.T., un singe femelle capucin pour laquelle elle avait fait aménager une immense cage dans son domicile parisien. Depuis plus d’un an, suite à la disparition du primate à l’origine du titre de son dernier album, Monkey Me, la chanteuse promène à ses côtés un berger suisse blanc, prénommée Liloup. Cette chienne aux allures de louve a, pour les plus attentifs, déjà été mise à l’honneur dans le clip de sa chanson A l’ombre. De même, dans les coulisses de sa récente tournée Timeless 2013 de la chanteuse, les badges after-show affichaient la gueule de l’animal incroyablement photogénique.

 

Une amitié au long cours. Avant d’être repérée par Laurent Boutonnat, Mylène, passionnée par le jeu d’acteur, a fréquenté au début des années quatre-vingt le prestigieux Cours Florent, notamment aux côtés d’Isabelle Nanty et de Vincent Lindon. A ce jour, le comédien demeure un ami de Mylène et fait partie des rares célébrités entrées dans son cercle d’intimes. Aperçu parmi les spectateurs des premières représentations de la tournée Timeless 2013, à Bercy, en septembre dernier, il comptait de nouveau dans le public d’une de ses dates bruxelloises, à la mi-novembre. 

Muse et égérie. Niveau musique, Mylène aime tout particulièrement la discographie et la personnalité de Freddie Mercury, feu leader du groupe Queen. Parmi les vivants, elle s’intéresse de près à l’œuvre d’un autre iconoclaste, le jeune Belge Stromae. On l’a également aperçue au printemps dernier à un concert de l’évanescente Lana Del Rey, à l’Olympia. Mais c’est avec Matthew Bellamy, le chanteur du groupe Muse, qu’elle rêverait de chanter un duo. La chanteuse ne manque jamais une représentation parisienne du trio anglais. Affaire à suivre… 

Les fans de sa vie. On la dit «recluse». Elle déteste ce mot. Si elle tient au respect de sa vie privée, Mylène Farmer ne rechigne jamais à signer un autographe ou à se laisser prendre en photo par ses admirateurs. En marge de sa tournée Timeless 2013, attablée avec une demi-douzaine de convives dans une crêperie de Lille qui venait d’ouvrir, la chanteuse a poliment refusé de se laisser inviter par la jeune patronne des lieux, mais c’est avec plaisir qu’elle a accepté de dessiner un drôle de petit personnage sur un des murs de l’établissement pour preuve de son passage. Collector!

Retrouvez notre interview et nos photos exclusives de Mylène Farmer, dans Gala, en kiosque ce mardi. 

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discrétion extrême : Arrivée de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 2 décembre 2013

 

Publié le 27/11/2013 dans la Presse : http://www.ladepeche.fr/article

 

images (20)Mylène Farmer, heureuse d’être sur scène./Photo Nathalie Delepine

 

Ses fans ne la verront que sur la scène du Zénith, ce soir encore et samedi. Ou alors, par une chance incroyable, derrière les vitres fumées de sa grosse voiture. Car avec Mylène Farmer, la discrétion entretient le mythe, depuis son arrivée en jet privé à sa chambre d’hôtel.

Ne la cherchez pas dans les rues de Toulouse, faisant son shopping entre deux gardes du corps. Mylène Farmer n’a pas l’habitude de montrer son joli minois dans les boutiques, effectuant toujours de rapides parcours entre son hôtel et le Zénith, sans détours inutiles. Quand on évoque les déplacements de la chanteuse avec son équipe, les visages se ferment, le silence s’installe. «Mylène estime qu’elle dit tout dans ses spectacles et ses disques, que sa vie privée ne regarde qu’elle, lâche une collaboratrice. Ses admirateurs l’ont compris depuis longtemps : ce sont des gens normaux qui la respectent.»

En chasse dans les hôtels

Christina, qui sera ce soir dans la «fosse or» du Zénith (tarif : 105 €) confirme cette impression : «J’adore Mylène depuis des années mais il ne me viendrait pas à l’esprit de lui courir après. Je m’arrête aux concerts, j’achète des objets. Le temps d’un spectacle je rêve et cela me fait du bien quelques jours». A Paris, il y a bien des ultrafans qui pistent la star et l’approchent quand elle sort de son domicile. «J’en connais qui ont pu lui adresser la parole, poursuit Christina. Elle est restée correcte, elle ne les a pas jetés; elle les a gentiment salués».

A Toulouse aussi, il existe quelques dizaines d’irréductibles (sur les 28 000 spectateurs du Zénith) qui ont fait le siège des hôtels de luxe, des allées Jean-Jaurès au Capitole. «Elle n’est pas chez nous mais plusieurs personnes l’ont demandée depuis ce week-end, raconte une réceptionniste du Grand Hôtel de l’Opéra. Certains veulent laisser des lettres (d’amour évidemment!) qu’on leur refuse, forcément».

Directeur général du Crowne Plaza, à deux pas de là, Didier Vincent a vécu en direct cette effervescence lors de la précédente tournée de la star, en 2009. «Tout s’est très bien passé, se souvient-il. Mylène Farmer est une diva mais reste discrète, avec un côté timide. Je l’ai accueillie, elle s’est montrée simple et charmante. Pour sa chambre, qu’elle n’a quasiment pas quittée de la journée, elle n’a rien demandé de spécial. Une retenue que j’ai ressentie avec les fans. Ils attendaient tranquillement, des heures et des heures. Ce n’a pas été le cas récemment avec les fans de Bruno Mars. Les gens étaient hystériques. On a été obligés de cacher sa voiture dans le patio pour qu’il puisse y monter et partir».


Gros retard pour le premier concert

Il s’en est fallu de peu, hier soir, au Zénith, pour que le premier des trois concerts toulousains de Mylène Farmer soit annulé. Pas parce que l’impressionnant dispositif du show n’était pas prêt mais à cause d’une panne des lumières de sécurité, censées éclairer le public…quand les plombs sautent. Après de longues recherches, le problème a pu être réglé. Mais cela a contraint les 9 300 spectateurs à attendre dehors dans le froid, ce qu’ils ont accepté de bonne grâce.

Le concert, quant à lui, a démarré à 21 h 20 (soit 50 minutes de retard) déployant son déluge de feu, d’effets spéciaux et de décibels dans une mise en scène grandiose. Outre ce spectacle énorme, les fans auront retenu que Mylène Former sait dire «merci», «c’est magique» et «c’est magnifique» et qu’elle verse immanquablement sa larme au moment de «Je te dis tout», un slow imparable. Les plus gênés par ce retard à l’allumage sont les marchands du temple. Ils ont eu moins de temps pour écouler leurs 25 objets du culte,de 5 € pour un stylo à 70 € pour un sweat-shirt.


images (21)À l’aéroport, une arrivée de chef d’Etat

A 15 h 15, hier, en provenance du Bourget, un petit Cessna blanc s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. L’avion a roulé jusque devant l’ancienne aérogare historique de Toulouse, devenue aérogare d’affaires. Une file de plusieurs voitures, une Citroën C 8 grise et deux fourgonnettes, qui patientaient depuis quelques instants en bord de piste, a gagné l’aéronef. En une dizaine de minutes, quelques bagages ont été chargés puis la C 8 s’est glissée au pied de l’avion. De Mylène Farmer, nulle apparition, tout au moins visible depuis l’aérogare. Précédé d’une voiture de la gendarmerie jusqu’à la sortie des pistes, le convoi a quitté l’aéroport en direction du centre-ville de Toulouse et de l’hôtel Pullman où la chanteuse réside pour deux nuits. L’arrivée de la star, que personne n’attendait dans la petite aérogare, s’est faite selon un scénario très discret digne d’un chef d’Etat. Car les voitures ne pénètrent ainsi que rarement dans l’enceinte de l’aéroport pour cueillir le visiteur à sa descente même de l’avion. La semaine dernière, Bruno Mars, pourtant célébrité mondiale, a, lui, improvisé un petit concert devant le personnel ravi alors qu’il passait par le bâtiment de l’aérogare. Le groupe californien, LMFAO, a lui aussi laissé un souvenir haut en couleur. Mylène Farmer elle-même, lors de sa dernière venue à Toulouse il y a quatre ans, avait franchi l’habituel portique, «tout emmitouflée», se souvient un personnel de l’aéroport. Et ses fans étaient nombreux à l’attendre dans une certaine cohue. Cette année, la star a choisi la plus grande discrétion.

J.-N. G. et F. Ab.

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Nombreux sont les symboles Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 1 décembre 2013

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article paru sur http://www.amagzine.com/

Tout a déjà été à peu près dit sur Mylène Farmer, vérités et un peu moins. Calculatrice, botoxée, niaise, stratège, femme d’affaires, névrosée, enceinte, psychanalysée, cosmonaute, « Mylène est un œuf »,  etc., il semble que la rousse déchaîne les rumeurs les plus folles. Des fans hystériques aux plus modérés, des critiques les plus acerbes aux plus complaisants, elle attise les passions. Une grande partie de la sphère médiatique la déteste ou, pire, adore la détester. Les billets de Christophe Conte me feront toujours hurler de rire, et ne m’empêcheront pas d’acheter ses disques. Et, en la matière, il n’a pas le monopole de la méchanceté : certains fans, déçus par telle ou telle chanson, par tel ou tel album, sont infiniment plus cruels. Il semble de bon ton, dans les sphères du bon goût des arts et des lettres, de lui cracher à la figure : ça doit ressembler à quelque chose. Mais de tout cela, « Mylène s’en fout ». Et puis, je suis désolé, la presse française, quand on veut flinguer un disque, on ne le fait pas sur trois pleines pages – j’en connais qui ont dû bien se marrer chez Polydor. Non, pour flinguer : trois lignes eurent suffi. Quant à cette question du snobisme, elle a été réglée une bonne fois pour toute par le snob ultime, j’ai nommé Marcel Proust, et ce il y a bien longtemps.« Ne jamais mépriser la culture populaire, même si celle-ci, parfois, nous méprise. » – ne cherchez pas l’auteur de cette phrase, c’est moi.

On vous l’a dit : à Amagzine, pas d’entrave, le savant et le populaire, le raffiné et le simple, peuvent et doivent cohabiter, pacifiquement.  J’aime Mylène Farmer. Et alors ? Pas au point de la défendre inconditionnellement, on le verra par la suite, mais je reste persuadé qu’on ne bâtit pas une carrière de 28 ans sur du vent, s’il n’y a rien derrière, rien qui ne touche les gens, ces cœurs de cible, ceux-là même qui achètent ses disques. Le marketing est une arme puissante, mais il ne fait pas tout.

Maintenant, quelques chiffres – ils sont éloquents : qui a placé treize titres en première position des hit-parades – c’est du jamais vu ? Qui a été plusieurs fois certifiée disque de platine ? QUI peut vendre en SIX HEURES plus de 150 000 places de concert, et 300 000 en tout après ajout de dates, et ce, UN AN même avant la date d’ouverture de la tournée ? QUI encore vend 150 000 exemplaires de son dernier album en première semaine de sortie, alors même que le lancement tardif – trois semaines avant la fin de l’année, peut constituer un handicap, et se place directement numéro un des ventes, quand des mégastars françaises voire mondiales ont vu leurs dernières productions rencontrer des fours plus que cuisants, qu’il s’agisse d’albums ou de tournées (oui, c’est de toi dont je parle, Lady Gaga ; notamment). Alors : merde !

L’album à présent. Pour être à peu près juste, je tâcherai d’en évoquer les faiblesses, pour finir sur ses forces. Les faiblesses : visuelles, avant tout : photo, très marquante il est vrai, Mylène décolorée en blond platine, sur un fond blanc d’hôpital, mais une typo approximative, une couleur et deux tons – noir, blanc, rouge. Le design : minimaliste, pour rester poli – Henri Neu, qu’as-tu fait de ton talent ? Avec un point crucial cependant : très visuel, le tout se remarque très bien. Parfait : c’est le but recherché, non ? Les chansons : presque comme d’habitude maintenant, un ensemble hétéroclite de perles et d’approximations grossières, qui auraient mérité un peu plus de temps et de travail, de production, pour les ciseler, les affiner. Certaines chansons sont franchement datées, avec une production électronique peu soignée, souvent efficace, mais cheap, alors que la France regorge de gens talentueux – ingénieurs, programmateurs, producteurs (« Allo, Philippe Zdar ? »), musiciens de sessions, etc. – et ce alors même que Laurent Boutonnat est quelqu’un de très doué, de talentueux, en atteste l’album « Avant que l’ombre… », leur meilleur disque à ce jour (avec « Anamorphosée », peut-être, autre débat). Certaines chansons frisent l’auto-parodie, ou la blague potache, une sorte de « Cap ou pas cap’ (de l’inclure dans le disque) ? » de mauvais goût – on pense à « Love Dance », sur lequel on ne s’étendra pas. Ces titres auraient peut-être mérité plus d’attention, qu’elle soit électronique ou à tonalité plus acoustique.

Les forces, à présent. Les ballades, notamment. Toujours très réussies, comme presque à chaque fois – « Quand », « A-t-on jamais les mots ». Ou certains mid-tempo. L’un des coups de génie de ce disque, c’est d’avoir ressorti des tiroirs, pour le moderniser, « Chloé », métamorphosée en « Nuit d’hiver », sorte de « Chloé 2012″, ballade électro-glauque glaciale, transpercée de rares paroles éparses et de quelques vocalises froides, glaciales, ironiques. « Chloé », le retour donc, Chloé qui n’en finit pas de se noyer, comme le petit Grégory. Morte, mais immortelle. Et, grande nouveauté chez la belle,  l’apparition de l’humour et de l’autodérision, palpable, flagrante sur le titre d’où l’album tire son nom, « Monkey Me » – « Si je suis sans guidon / Et j’y suis / Eh ben je me vautre ! ». Des mid-tempo  extrêmement bien construits, efficaces et puissants, gorgés d’optimisme, comme « A force de »*, véritable hymne à la vie – « A force de mourir / … / Moi j’ai envie de vivre. « , où l’on retrouve aussi, à plus petite dose, cette autodérision précédemment évoquée. L’album se conclut sur le bouleversant – osons le mot – « Je te dis tout », véritable déclaration d’amour à une fille imaginaire, chanson redoutablement bien écrite et composée avec, comme sur le titre précédent et quelques autres de l’album, des ponts absolument diaboliques de virtuosité technique, trouvailles encore inédites chez le duo infernal Farmer / Boutonnat. Et, quand par ailleurs, elle a le bon goût d’inviter Olivier de Sagazan à collaborer avec elle pour un de ses clips – en l’espèce, le premier single extrait, « A l’ombre », on ne peut, je pense, que saluer l’audace et le bon goût, pour ce choix que peu auraient fait, en ces temps de tiédeur et de mollesse visuelles (nd : il avait été contacté précédemment pour l’album « Bleu Noir » mais avait à l’époque décliné).

Un disque étonnant, synthèse de tous ses disques précédents et résolument tourné vers l’avenir ; Mylène, libérée de ses névroses, pure. Taillé pour la scène, fait pour les fans aussi, probablement, chez qui d’ailleurs il a rencontré un excellent accueil. Où la colonne « Plus » comporte plus de croix que la colonne « Moins ». A acheter, donc. Mylène, « Je te dis tout » : j’ai adoré ton disque. Malgré ses faiblesses. Compensées, et bien largement, par ses forces. Instantanément, je voulais le noter, pour être honnête, 3.5/5 car il comporte de grosses lacunes, mais par pure mauvaise foi, et en raison du plaisir qu’il me donne, je lui mettrai 4/5. C’est un beau disque. Merci. J’ai hâte de voir ce que ça va donner sur scène. Rendez-vous est pris.

Mylène Farmer « Monkey Me » 2012 Stuffed Monkey / Polydor // Universal Music, 4/5.

source : http://www.amagzine.com/

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Mylène Farmer pour TV Magazine 2013

Posté par francesca7 le 26 novembre 2013

 

INTERVIEW -À l’occasion de la sortie de son album Monkey Me et de sa tournée, la chanteuse française se confie. (Avec TV Magazine)

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Son nouvel album, Monkey Me, sortira le 3 décembre. Douze titres composés par Laurent Boutonnat sur des textes de Mylène Farmer. Un mélange éclectique où cohabitent des morceaux pop-rock émergeant d’une base électrique, de sons de batterie, de guitares et de saxo. Les paroles manient les thèmes chers à l’interprète, mais teintés d’une fraîcheur et d’une poésie qu’on ne lui connaissait pas. En exclusivité pour TV Magazine, Mylène Farmer se livre à un exercice rare pour elle: l’interview-confession. Voici la star comme vous ne la lirez jamais.

TV MAGAZINE – Mylène Farmer, votre dernier album remonte à deux ans. Vous nous aviez habitués à des intervalles plus longs…

Mylène Farmer- Oui. Je ne m’en rends pas compte. Deux ans dans un monde chronophage, où chaque jour engloutit le temps, cela paraît une éternité. Il s’agit probablement d’un manque et de l’envie de remonter sur scène.

Monkey Me marque la reformation de votre tandem artistique avec Laurent Boutonnat. Qu’est-ce que votre «infidélité» vous a apporté?

Il ne s’agit pas d’infidélité! Mon précédent album, Bleu noir, n’était autre que le fruit de rencontres avec Moby, Archive et RedOne. Ils m’ont proposé des chansons qui ont provoqué mon désir et l’envie d’écrire… C’est aussi simple que ça. En outre, Laurent Boutonnat travaillait de son côté sur d’autres projets.

On vous connaissait rousse et vous vous montrez blonde platine sur l’album et les affiches de votre tournée. Que s’est-il passé?

Moi aussi, je me connaissais rousse! (Rires.) Mais sous le roux se cachent d’autres couleurs. Ne sommes-nous pas tous constitués de mille facettes? Celle-ci avait envie de vivre…

Quel look allez-vous adopter pour votre tournée? Et quelles surprises avez-vous concoctées pour ces concerts?

Je ne peux y répondre maintenant. Mais, puisque vous l’évoquez, le mot surprise sera bien au rendez-vous.

Une nouvelle fois, vous avez battu le record de réservations en un minimum de temps. Cela vous touche-t-il encore?

Je suis bouleversée à chaque fois! Tellement bouleversée… Et, quelques instants plus tard, totalement affolée! Il est impensable d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci. C’est un véritable cadeau et une responsabilité aussi. On ne veut pas décevoir ni se décevoir. On a donc un an pour se préparer à embrasser le regard de tous ceux qui ont la générosité d’attendre.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui écoutent vos chansons pour garder de l’espoir dans un monde aussi dur?

Le monde a toujours été dur. Sous certains aspects, il l’est peut-être moins aujourd’hui, même s’il est autrement cruel. Moins solidaire, plus solitaire aussi. Je ne peux que penser à ceux qui sont bien plus malheureux, dans le besoin ou cloués sur un lit d’hôpital, et me dire qu’il faut affronter la vie et trouver des pépites dans des moments simples, ces moments qui sont souvent à portée de soi, mais qu’on ne voit plus. Être aimé de quelqu’un ou d’un plus grand nombre reste l’essentiel de la vie. Se préoccuper d’autrui rend meilleur.

On vous dit solitaire. Pouvez-vous nous décrire une de vos journées quand vous ne travaillez pas?

Vous voulez dire quand je ne travaille pas comme une personne qui doit se rendre quotidiennement à son bureau? (Sourire.) C’est un grand privilège de n’avoir pas le sentiment de travailler, même lorsque je finis une séance de studio à 2 heures du matin ou lorsque je sors de scène exsangue. C’est du travail, mais je ne le vis pas comme un poids ni comme une obligation. C’est un choix et une immense chance. Je dois certainement partager ce sentiment avec toutes les personnes passionnées par ce qu’elles font. Mais je suis, c’est vrai, d’une nature solitaire. J’ai besoin de m’occuper de mes animaux, de dessiner, de nager, de regarder des films et je retrouve mes amis avec d’autant plus de plaisir…

Quels sont les journaux et les émissions de télévision que vous suivez régulièrement?

Je ne regarde pas beaucoup la télévision finalement, surtout en période de travail. Mais j’ai toujours aimé les débats, quand les points de vue sont exprimés avec respect. La télévision est un média parfois trop pressé pour traiter le fond des choses. Je n’aime pas le cynisme systématique et la télévision bruyante. Il m’arrive de dévorer des séries comme Downton AbbeyDexter ou Les Tudorset je regarde toujours avec autant de bonheur Un jour, un destin. Dans le fond, je ne recherche pas l’information à tout prix… Je la laisse me cueillir au détour d’un article, d’un reportage.

L’industrie musicale souffre et les ventes de CD ne cessent de baisser. Imaginez-vous un jour ne plus pouvoir sortir de disques?

Chaque époque a connu la disparition d’un support. Il y aura toujours des disques physiques, même si le digital annonce une ère nouvelle. En tout cas, il y aura toujours un rapport affectif à l’objet quel qu’il soit. Les albums ou une autre forme restant à inventer rencontreront toujours un public. La musique existait dès la naissance de l’humanité.

Que pensez-vous des télé-crochets? Est-ce un miroir aux alouettes, un mal nécessaire ou le seul moyen aujourd’hui d’être découvert?

Je ne peux pas juger cette génération d’émissions puisque je ne les connais pas bien. Mais je suis toujours un peu gênée quand l’art devient un concours.

Le Québec, où vous êtes née, est en proie à de violents mouvements protestataires. Avez-vous conservé des attaches là-bas?

La violence m’a surprise dans ce pays, à la réputation modérée. Je n’y ai conservé malheureusement aucune attache… Si ce n’est l’envie d’y retourner pour ses paysages de neige et peut-être transporter le prochain spectacle là-bas…

Quels artistes récents vous semblent dignes d’intérêt?

Je suis impressionnée par Muse. Et par Matthew Bellamy, qui est aussi fascinant que Freddie Mercury!

Que pensez-vous des réseaux sociaux et des sites si nombreux qui vous sont consacrés?

Je suis fascinée par la vitesse de l’information et la possibilité pour de nombreuses personnes de partager instantanément des sujets communs. Je pense aussi à ceux qui n’y ont pas accès. Avec qui partagent-ils leurs passions? Aussi, je ne m’attarde pas sur les sites qui me sont consacrés. J’aurais l’impression d’entrer, sans y avoir été invitée, dans une pièce où les gens parlent de moi.

Une photo vous montre avec un gibbon. Est-ce celui que vous avez adopté il y a plusieurs années?

Non. E.T. était un singe capucin, plus menu. Elle a partagé ma vie pendant plus de vingt-cinq ans. Il s’agit ici de Betty, une demoiselle de 4 ans, qui a été volée lorsqu’elle avait 3 mois et retrouvée huit mois plus tard. J’ai croisé son chemin grâce à Vincent Lindon, qui m’a un jour envoyé une petite vidéo d’elle sur le tournage de son film Augustine . J’ai immédiatement contacté le parc zoologique du bois d’Attilly, où elle vivait. C’est une rencontre inoubliable, une émotion tellement forte. Elle était d’une douceur incroyable. Quant à E.T., elle me manque terriblement…

L’avez-vous remplacée?

Non. Elle restera l’unique.

Avez-vous déjà décidé d’une date à laquelle vous arrêteriez de vous produire sur scène ou d’enregistrer des disques?

C’est, semble-t-il, une question qui taraude beaucoup les médias, mais, vous savez, il y a dix ans déjà, on me demandait: «Quand saurez-vous que ce n’est pas le combat de trop?». Je ne me projette pas dans l’avenir. Trop angoissant. Quand le désir n’existera plus, alors je me volatiliserai.

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Bouleversante Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 20 octobre 2013

 

 

Mylène Farmer déteste faire parler d’elle. Et plus encore que l’on parle d’elle. Quand elle n’est pas en tournée et qu’elle ne sort pas un album, elle est d’une discrétion rare. Jamais une petite phrase, pas une frasque, pas une prise de parole intempestive, pas une paparazzade orchestrée pour entretenir sa notoriété. Quand elle offre un disque ou des concerts à ses fans, elle consent à lever un (petit) coin du voile. 

Bouleversante Mylène Farmer dans Mylène et mes BLABLAS images-41

Ce dimanche, elle répondra aux questions de Claire Chazal sur TF1. En amont et en aval de cette interview, elle a accordé deux entretiens dans lesquels elle aborde des thèmes et des sujets sur lesquels elle ne s’était jamais exprimée. 

Dans TV Mag, elle évoque ses goûts en matière de télévision. « Il m’arrive de dévorer des séries comme Downton AbbeyDexter ouLes Tudors. » L’artiste est moins enthousiaste des émissions destinées à faire émerger de nouveaux talents musicaux : « Je suis toujours un peu gênée quand l’art devient un concours », confesse-t-elle pudiquement. Ce qui ne l’empêche pas de conserver une oreille très attentive pour les chanteurs émergents. « Je suis impressionnée par Muse. Et par Matthew Bellamy, qui est aussi fascinant que Freddie Mercury ! »

« Je suis bouleversée »

À l’occasion de la sortie de Monkey Me, son huitième album, Mylène Farmer avait annoncé une tournée dans toute la France. Six heures après l’ouverture des réservations, 156 000 billets avaient déjà été écoulés pour la tournée Timeless, établissant ainsi un nouveau record. Presque une habitude chez elle. « Je suis bouleversée à chaque fois ! Et, quelques instants plus tard, totalement affolée ! Il est impensable d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci. »

Pour le magazine Têtu qui sera en kiosque le 18 décembre, l’interprète de Désenchantée donne son avis sur quelques questions de société. Et avec humour : « Je préfère un mariage gay à un mariage triste. » À l’appui de sa prise de position en faveur du mariage pour tous, elle reprend la Déclaration des droits de l’homme : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. » Pour l’adoption, elle enfonce le clou : « Si c’est le droit pour des orphelins d’investir un foyer chaleureux, c’est un progrès. L’amour panse les plaies quand il est réel et authentique. » 

À l’appui de ses propos, l’artiste pose sous l’oeil de la photographe Nathalie Delépine vêtue d’un smoking et fumant un cigare ! Un hommage à « des femmes courageuses qui n’hésitaient pas à jeter le trouble dans une époque où les femmes étaient confinées au foyer ». 

Un clip hallucinant ! 

Samedi, à la fin de son journal de 20 heures, Claire Chazal a diffusé une petite minute du clip À l’ombre, premier extrait de Monkey Me. Réalisé par Laurent Boutonnat, il reprend le travail de l’artiste français Olivier de Sagazan. Son oeuvre est un mélange beau, et parfois dérangeant, de peinture et de sculpture qui joue avec les apparences et les peurs. Le travail de ce performer ressemble tellement à l’univers de la chanteuse que l’on se demande pourquoi l’un et l’autre ne se sont pas trouvés plus tôt.

Un apéritif de l’album qui sera disponible dès lundi 3 décembre 2013. Douze titres d’où émergent, outre la chanson Tu ne le dis pas qui donne toute la richesse de la voix de Mylène, un émouvant Je te dis tout ainsi qu’un tonique J’ai essayé de vivre. Des chansons servies par des textes très littéraires et très aboutis. Un album profond qui mélange des rythmes dance et des mélodies plus lentes. 

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PRESSE de Têtu…. avec Mylène

Posté par francesca7 le 24 août 2013


PRESSE de Têtu…. avec Mylène dans Mylène dans la PRESSE images-12Le premier numéro du magazine paraît en juillet 1995.

Pour la première fois, un magazine homosexuel obtient dans ses pages des budgets annonceurs généralistes : couturiers, stylistes, opérateurs de téléphone, fournisseurs d’accès à Internet, parfumeurs, marques d’eau minérale, etc. Le journal est d’ailleurs financé par Pierre Bergé, cofondateur du groupe Yves Saint Laurent, qui revendique une action militante. À son apparition, il a pris le relais du magazine Gai Pied, disparu à l’automne 1992 (1979-1992).

Depuis son numéro 142 (mars 2009), il se décompose entre un magazine principal, axé sur la culture, la mode, le people, les voyages, le lifestyle, la psycho, et un deuxième magazine plus petit, inséré à l’intérieur et intitulé Têtu News, centré sur l’actualité LGBT (lesbienne, gay, bi et trans) en France et dans le monde et sur les associations LGBT françaises.

Chaque numéro comprend une rubrique sur le sida coordonnée jusqu’en mai 2007 par Christophe Martet, qui était aussi rédacteur en chef du guide gratuit Têtu+ d’information sur le VIH, diffusé tous les deux ans à 200 000 exemplaires. Ces pages sont désormais incluses dans Têtu News et coordonnées par Luc Biecq.

Certaines personnalités choisissent Têtu pour faire leur coming-out, tandis que certains hommes politiques y acceptent les interviews pour montrer leur ouverture d’esprit ou leur solidarité avec la communauté homosexuelle (notamment dans la lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits). Une nouvelle formule paraît en mars 2009 : le magazine s’ouvre alors sur une grande interview d’une personnalité comme Pedro Almodovar, Ewan McGregor, Catherine Deneuve, Florence Foresti, Stéphanie de Monaco, Jean-Paul Gaultier, David Ginola, Nikos Aliagas, Beth Ditto, Adil Rami, Ali Baddou, Laurent Ruquier, Antonio Banderas, etc..

Thomas Doustaly, a été son rédacteur en chef, puis son directeur de la rédaction pendant plus de dix ans. En juillet 2007, Têtu subit une crise interne avec le licenciement de plusieurs membres de la rédaction, la presse s’en est fait écho, dont le site Rue89. Finalement, Thomas Doustaly quitte ses fonctions en mars 2008.

Le 1er juillet 2008, Pierre Bergé nomme Gilles Wullus rédacteur en chef de Têtu, puis directeur de la rédaction à partir de novembre 2009. Gilles Wullus fut, jusqu’en 2007, le rédacteur en chef Édition du quotidien Libération. Dans un contexte de crise de la presse depuis l’automne 2008, il parvient à contenir l’érosion des ventes dans les limites de celle du marché des magazines (Source OJD )

 Après le recrutement d’un nouveau directeur artistique, Nicolas Valoteau, en août 2010, et d’un nouveau directeur délégué, Jean-Marc Gauthier, venu du groupe Lagardère, le magazine paraît sous une nouvelle formule à partir du 21 septembre 2011, entièrement re-designée, enrichie de nouvelle rubriques (sport, cuisine, auto, sexo, 15-20 ans, déco), et qui voit l’arrivée de nouveaux chroniqueurs, les écrivains Philippe Besson, par ailleurs animateur de l’émission Paris Dernière, et Abdellah Taïa, prix de Flore 2010 .

 Depuis février 2009, Têtu est également décliné en deux sites internet, l’un à destination des gays, têtu.com, l’autre à destination des lesbiennes, têtue.com. Ces sites sont également les hôtes de la radio numérique Têtu Radio, développée par le groupe Goom Radio. Le site a été meilleur site de magazine pour l’année 2010 par le Syndicat de la presse magazine (source: http://www.spmi.info/). Les deux sites sont rapidement devenus le principal portail d’information en France à destination des gays et des lesbiennes. Sur Facebook, le site se classe premier parmi les magazines masculins en termes de nombre de fans (source: http://www.rue89.com/presse-sans-presses/2011/08/17/reseaux-sociaux-le-monde-est-champion-france-24-cartonne-218204).

Une des rares fois où Mylène Farmer évoque son statut d’icone gay, de plus les clichés du photographe la font apparaître plus garçon manqué que jamais.

  • Styx magazine : Spécial Mylène Farmer « Tour 2009″ de avril 2010
  • Styx magazine : Spécial Mylène Farmer « L’Autre… » de mars 2011
  • Styx magazine : Spécial Mylène Farmer « Cendres de lune / Ainsi soit je… / En concert » de août 2011

 

Article Wikipédia.

 

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Mylène Farmer toujours médiatique

Posté par francesca7 le 16 juillet 2013

 Mylène Farmer toujours médiatique dans Mylène dans la PRESSE 1-2-300x160La chanteuse est ce week-end chez Claire Chazal, donne deux interviews dans la presse et dévoile un clip qui fera date.

Mylène Farmer déteste faire parler d’elle. Et plus encore que l’on parle d’elle. Quand elle n’est pas en tournée et qu’elle ne sort pas un album, elle est d’une discrétion rare. Jamais une petite phrase, pas une frasque, pas une prise de parole intempestive, pas une paparazzade orchestrée pour entretenir sa notoriété. Quand elle offre un disque ou des concerts à ses fans, elle consent à lever un (petit) coin du voile. 

Ce dimanche, elle répondra aux questions de Claire Chazal sur TF1. En amont et en aval de cette interview, elle a accordé deux entretiens dans lesquels elle aborde des thèmes et des sujets sur lesquels elle ne s’était jamais exprimée. 

Dans TV Mag, elle évoque ses goûts en matière de télévision. « Il m’arrive de dévorer des séries comme Downton AbbeyDexter ouLes Tudors. » L’artiste est moins enthousiaste des émissions destinées à faire émerger de nouveaux talents musicaux : « Je suis toujours un peu gênée quand l’art devient un concours », confesse-t-elle pudiquement. Ce qui ne l’empêche pas de conserver une oreille très attentive pour les chanteurs émergents. « Je suis impressionnée par Muse. Et par Matthew Bellamy, qui est aussi fascinant que Freddie Mercury ! »

« Je suis bouleversée »

À l’occasion de la sortie de Monkey Me, son huitième album, Mylène Farmer avait annoncé une tournée dans toute la France. Six heures après l’ouverture des réservations, 156 000 billets avaient déjà été écoulés pour la tournée Timeless, établissant ainsi un nouveau record. Presque une habitude chez elle. « Je suis bouleversée à chaque fois ! Et, quelques instants plus tard, totalement affolée ! Il est impensable d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci. »

Pour le magazine Têtu qui sera en kiosque le 18 décembre, l’interprète de Désenchantée donne son avis sur quelques questions de société. Et avec humour : « Je préfère un mariage gay à un mariage triste. » À l’appui de sa prise de position en faveur du mariage pour tous, elle reprend la Déclaration des droits de l’homme : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. » Pour l’adoption, elle enfonce le clou : « Si c’est le droit pour des orphelins d’investir un foyer chaleureux, c’est un progrès. L’amour panse les plaies quand il est réel et authentique. » 

À l’appui de ses propos, l’artiste pose sous l’oeil de la photographe Nathalie Delépine vêtue d’un smoking et fumant un cigare ! Un hommage à « des femmes courageuses qui n’hésitaient pas à jeter le trouble dans une époque où les femmes étaient confinées au foyer ». 

Un clip hallucinant ! 

Ce soir, à la fin de son journal de 20 heures, Claire Chazal diffusera une petite minute du clip À l’ombre, premier extrait de Monkey Me. Réalisé par Laurent Boutonnat, il reprend le travail de l’artiste français Olivier de Sagazan. Son oeuvre est un mélange beau, et parfois dérangeant, de peinture et de sculpture qui joue avec les apparences et les peurs. Le travail de ce performer ressemble tellement à l’univers de la chanteuse que l’on se demande pourquoi l’un et l’autre ne se sont pas trouvés plus tôt.

Un apéritif de l’album qui sera disponible dès lundi 3 décembre. Douze titres d’où émergent, outre la chanson Tu ne le dis pas qui donne toute la richesse de la voix de Mylène, un émouvant Je te dis toutainsi qu’un tonique J’ai essayé de vivre. Des chansons servies par des textes très littéraires et très aboutis. Un album profond qui mélange des rythmes dance et des mélodies plus lentes.

article paru dans Lepoint.fr décembre 2012

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Interview de Mylène Farmer dans GIRLS 1984

Posté par francesca7 le 13 juillet 2013


Le 22 NOVEMBRE1984

Entretien avec Elisabeth Chamak

« Si les gens préfèrent attribuer à cette chanson un sens pervers, ça les regarde ! »

Interview de Mylène Farmer dans GIRLS 1984 dans Mylène en INTERVIEW mylene-debut-300x260

A propos du texte de « Maman a Tort » et du fait qu’elle a adopté de suite :

- Non pas que le texte ait eu pour moi une signification particulière. Car la plupart des gens s’évertue à vouloir l’interpréter de façon complexe. Alors, il y a la version ‘analyse’ qui veut qu’il s’agisse d’un transfert de l’amour d’une fille pour son infirmière qu’elle prend, au fond, pour sa mère ; et la version ‘intellectuelle’ qui tient beaucoup à ce que les paroles soient interprétées au deuxième, troisième, voire quatrième degré… La réalité est beaucoup plus simpliste. Les auteurs de la chanson sont partis de l’idée d’une petite fille dans un hôpital qui se prend d’amitié pour son infirmière et, à partir de ce thème, ont aligné des phrases drôles et insolites, non pas pour leur soi-disant sens caché, mais pour le rythme et l’originalité des mots. Mais si les gens préfèrent attribuer à cette chanson un sens pervers, au fond, ça les regarde !

A propos de l’effort sur elle-même pour se produire devant les caméras :

- J’étais tellement terrorisée lors de mon premier passage télé que j’ai cru un moment que j’allais tomber sur scène !

A propos de son rapport au monde :

- J’aime très peu de gens, je suis très exigeante. Mes critères de sélection sont l’intelligence, le charme et l’esprit. Par contre, j’ai horreur de la misère morale ou physique, je ne supporte pas la vulgarité. Je hais la médiocrité, l’exubérance…

dans  GIRLS le 29 NOVEMBRE1984

« J’avais une réputation d’élève indisciplinée. »

A propos de ce qu’elle faisait à 18 ans :

- J’ai 23 ans aujourd’hui. Il y a 5 ans j’en avais 18. Ah oui, je me souviens. A 18 ans, je fréquentais un centre hippique. C’était une école spécialisée où j’apprenais de façon intensive l’équitation. J’ai suivi ces cours entre 14 et 19 ans. Ca se passait à Versailles. Je rêvais alors de devenir monitrice d’équitation. En dehors de cela, je n’avais pas beaucoup d’occupation. Je suis et j’ai toujours été assez casanière. J’avais quelques rares amis (je n’en ai pas beaucoup plus aujourd’hui) avec lesquels je sortais de temps en temps. Mais les trois quarts du temps, je lisais ou je dessinais. A l’école, j’avais une réputation d’élève indisciplinée mais j’arrivais quand même à me maintenir dans la bonne moyenne. Sauf en maths où j’étais carrément nulle. De temps en temps j’allais au cinéma. Je faisais aussi quelques photos pour gagner de l’argent de poche. C’était des photos de pub ou de presse. Je travaillais aussi beaucoup pour les Japonais en tant que mannequin. Voilà c’est à peu près tout.

Dans GIRLS le 6 DÉCEMBRE1984

Mylène Farmer répond aux questions des lectrices de « Girls »

Gabrielle, 15 ans, Fontainebleau : Aimerais-tu faire du cinéma ?

- Chère Gabrielle,

Pour l’instant je préfère me consacrer entièrement à la chanson. On m’a proposé récemment un scénario mais le sujet ne m’a pas intéressé. Si un jour on me proposait quelque chose de sérieux, je verrais d’abord si ça ne nuirait pas à ma carrière. C’est déjà très difficile d’être chanteuse.

Muriel, 14 ans, Fréjus: Quelssont tes projets ?

- Chère Muriel,

Je viens d’enregistrer la version anglaise de « Maman a tort » qui va sortir en Allemagne, en Italie, en Scandinavie et peut-être en Angleterre et aux Etats-Unis. En janvier je sortirai un autre 45-trs mais le titre n’a pas encore été choisi.

Valérie, 13 ans, Compiègne : Comment passeras-tu les fêtes de fin d’année ?

- Chère Valérie,

Hélas je ne pourrai pas prendre de vacances cette année car la sortie de mon prochain 45Tours me donne beaucoup de travail. Je passerai peut-être le réveillon chez mes parents avec quelques amis.

Madeleine, 16 ans, Paris: Quel genre de garçons préfères-tu ?

- Chère Madeleine,

Je n’ai pas de critères bien définis. Mais s’il est beau, intelligent, cultivé et qu’il a le sens de l’humour, il ne peut que me plaire !Je ne suis pas difficile ! N’est-ce pas ?

Juliette, 14ans, Bordeaux: A quelle adresse peut-on t’écrire ?

- Chère Juliette,

Si tu désires m’écrire, adresse ton courrier à Mylène Farmer, C/O RCA, 9, avenue Matignon, 75008 Paris.

Rachel, 15ans, Libourne : Es-tu fiancée ?

- Chère Rachel,

Je le suis. J’ai rencontré le garçon de mes rêves et je suis très heureuse de vivre avec lui un grand amour. Mais, vois-tu, je n’ai pas encore l’intention de me marier.

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Mylène Farmer chez ROCK LAND

Posté par francesca7 le 13 juillet 2013


NOVEMBRE1988

Alors Mylène, heureuse ?

Entretien avec Gilles RENAULT & Marc POTIN

« Je chante pour essayer de donner un sens à ma vie… Ce n’est pas facile ! »

Mylène Farmer chez ROCK LAND dans Mylène en INTERVIEW rmymi-adio-02-c-261x300

Avant l’entretien, Mylène fait part aux journalistes de sa réticence à ce que celui-ci soit enregistré au magnétophone :

- Les journalistes font leur métier comme des cochons. Ils ne respectent rien et surtout pas la personne qu’ils ont en face. Quelquefois, ça peut se passer très mal. Mais en général, on a su parler de moi avec justesse, en bien ou en mal… Je hais les magnétophones parce qu’il y a des mots, des pensées que j’aimerais effacer.

Avouez que c’est malgré tout une jouissance pour vous !

Pour débuter l’interview, le duo de journalistes demande à Mylène de parler d’elle :

- Je chante pour essayer de donner un sens à ma vie… Ce n’est pas facile ! Pour les morceaux d’un album, j’ai besoin avant tout d’une musique sur laquelle mes mots vont se greffer. Laurent Boutonnat va en studio, puis j’effectue mon travail d’écriture dans l’isolement. L’évolution entre les deux albums a été pour moi la découverte de l’écriture. Je me suis aussi découverte, comme si je m’étais moi-même déflorée. C’était presque un viol… mais c’était fondamental. Si je n’avais pas découvert l’écriture et cette façon de m’exprimer, je pense que je ne serais pas là, aujourd’hui. Je n’ai pourtant pas le sentiment d’écrire des chansons à messages, si ce n’est pour démolir les tabous -ce sont des thèmes qui me passionnent. J’agis vraiment comme je l’entends en parlant de sujets souvent occultés, tels la mort, le désespoir, des thèmes rarement abordés par les auteurs français.

Gainsbourg en a usé et abusé, mais c’est l’un des rares. Je ne calcule pas ce genre d’idées, ce sont des choses très proches qui me viennent naturellement. Depuis que j’ai commencé ce métier, je n’ai jamais agi dans le sens du commercial, jamais fait aucune concession, même si ça n’a pas été facile.

Comment expliquez-vous cette fascination pour de tels sujets ?

- Il y a certainement une part d’éducation religieuse pendant laquelle on apprend à rejeter tous ces tabous. On n’en parle pas… J’ai aussi eu très peu de dialogue avec mon milieu familial, beaucoup de questions sont restées sans réponses et cela correspond maintenant chez moi à une volonté de ne pas constamment se voiler la face comme le font beaucoup de gens.

N’est-ce pas aussi une ‘image’ destinée à brouiller les pistes, pour donner l’impression d’une variété originale et plus surprenante ?

- Toutes ces ‘perversités’ que j’interprète sont profondément ancrées en moi. « Sans contrefaçon », c’est vraiment quelque chose que j’ai vécu : je me souviens, à l’âge de douze ans avoir mis un mouchoir dans mon pantalon. Je pense que j’aurai toujours ces sentiments en moi, mais qu’ils vont évoluer au fil du temps.

Pourtant, une partie du public semble prendre avec beaucoup de légèrement ces tiraillements intérieurs…

- Cela ne me dérange pas. Ils dansent sur mes chansons, c’est très bien. Chacun y trouve ce qu’il veut. C’est un risque à courir, je l’accepte. Je serais certainement plus sévère si j’avais à écrire un livre.

Comment vivez-vous la célébrité ?

- L’aspect des choses le plus oppressant, le plus difficile pour moi, est d’être là, à répondre à vos questions…

Mais j’ai toujours voulu être célèbre. Cela dit, je préfère prendre des calmants lorsque je sais que deux journalistes vont me poser des questions, me demander des justifications. Il y a beaucoup d’appréhension avant une interview : on attend tellement de choses de moi, je dois être performante dans toutes mes réponses et ça m’est difficile. Dans le métier proprement dit, je n’ai pas beaucoup d’amis. Il y a des gens que je croise dans les couloirs, des personnes qui ont ma sympathie et réciproquement, des artistes que j’aime bien, mais je n’ai jamais réellement dialogué avec quiconque, si ce n’est Alain Chamfort et un peu Lio.

Et dans le privé ?

- Il y a très peu de personnes près de moi. Ma photographe, et un jeune homme qui fait plein de métiers différents et que j’aime beaucoup. Voilà, c’est tout.

L’argent a-t-il une importance capitale pour vous ?

- Je gagne de l’argent, c’est normal quand on vend des disques. Mais est-ce vraiment intéressant ? Ce n’est pas une jolie question…

Les journalistes orientent ensuite la conversation sur sa vision de la mise en images de ses chansons :

- J’ai toujours rêvé d’images avec les mots et le clip est un bonheur. J’aime tous ceux que Laurent a mis en scène. En ce qui concerne le dernier (« Pourvu qu’elles soient Douces »,), mes réactions sont trop personnelles pour que je puisse les dévoiler. Laurent a écrit le scénario et j’ai laissé faire la construction. C’est vrai qu’il a coûté très cher, et on peut penser à une folie douce. Mais justement, la seule liberté au monde, c’est la folie. Il est déjà difficile de donner un sens à sa vie… De toute façon, c’est nous qui mettons l’argent dans nos clips. Ça ne me gêne pas de devoir manger des pâtes tous les soirs pour m’offrir cette folie. Je sais qu’un jour il faudra revenir à une sobriété totale, car la barre est placée de plus en plus haut. J’aime beaucoup plus les images que les actes, j’aime la notion de provocation. La nudité dans mes clips n’est pas si facile que ça, ils ne sont pas si sexuels. Je pense plus à l’oeuvre d’un peintre ou d’un sculpteur… J’ose espérer que tout ce qui a été dévoilé jusqu’à maintenant a toujours été essentiel à l’histoire. Mais à présent, ça suffit : on attend toujours d’une femme de voir son corps nu. De toute façon, le cinéma, je me dis que je dois y venir, sinon j’en mourrai. J’ai eu des propositions, mais ça n’est pas encore le moment. J’aimerais me plonger dans un univers proche de celui de mes chansons. C’est peut-être un piège, mais je ne me vois absolument pas jouer des comédies ! Si j’avais un rôle à reprendre, ce serait dans « La Fille de Ryan » de David Lean. J’aimerais aussi aller vers Louis Malle, Jean-Jacques Annaud, Polanski… Malgré tout, j’aurais peur de m’en remettre à quelqu’un d’autre, c’est pourquoi mon choix sera très pensé : soit ça marchera, soit on me coupera la tête. C’est vraiment quelque chose qui me torture l’esprit.

Vous semblez vraiment anxieuse, toujours désécurisée (sic), torturée… Là encore, est-ce une image que vous vous donnez pour mieux servir le ‘personnage’ Mylène Farmer ?

-          Je déteste ces questions ! (Elle rit pour la première fois, puis long silence) Je ne sais pas répondre à ça. Je donne l’image de ce que je pense être dans la vie. Je crois que mon public est composé de beaucoup de gens mal dans leur peau qui ont envie d’entendre autre chose que ‘la vie est belle, tout va bien’… Je pense instaurer un dialogue avec eux à travers mes chansons. Mais c’est vrai que je me sens torturée en tant qu’être humain, cela me paraît tellement évident. J’aimerais ne plus avoir à répondre à ce genre de questions. Ça semble logique : ma vie est pesante. Mais à côté de ça, je ressens de façon magistrale les choses qui paraissent futiles à d’autres. Je trouve beaucoup de joie dans la lecture d’un livre. C’est comme une jouissance. Mais tout cela semble confus, je voudrais savoir aller à l’essentiel 

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Entretien de Mylène sur NRJ

Posté par francesca7 le 30 juin 2013


un forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

20 AVRIL 1988 – Entretien avec Dominique DUFOREST

Entretien de Mylène sur NRJ dans Mylène en CONFIDENCES soi-je

Dominique Duforest : (après avoir salué Mylène et expliqué aux auditeurs qu’ils pouvaient appeler le standard de NRJ pour poser leurs questions à Mylène) Alors, « Ainsi Soit Je… » : c’est un très bel album, ce titre « Ainsi Soit Je… », et puis il y a une poupée à ton effigie sur la pochette de l’album…

Mylène Farmer : Oui, c’est la poupée qui était présente dans le clip de « Sans Contrefaçon ».

DD : « Ainsi Soit Je… », la poupée à ton effigie, cela a une signification, tout ça ? Tu te regardes ?
MF : C’est difficile de résumer un titre comme ça. Moi, je donne beaucoup d’importance aux trois points de suspension d’ « Ainsi Soit Je… ». Si on peut résumer « Ainsi Soit Je… », ce serait un portrait.

DD : Ce sont des points de suspension lourds de sens ?
MF : Lourds de sens en ce qui me concerne, oui ! (sourire)

DD : Pourquoi ? Parce que ce que tu racontes dans l’album c’est la partie immergée de l’iceberg ?
MF : Probablement, oui. C’est vrai que c’est un exutoire que d’écrire des chansons. Là, en l’occurrence, c’est un album qui est, c’est vrai, très, très, très proche de moi.

DD : Oui, personnel, quand même. Alors tu cultives quand même depuis le début, depuis le premier disque, depuis « M aman a Tort », un personnage un peu ambigu, un peu mi-fille, mi-garçon, peu souriante, loin du monde…
MF : Je suis d’accord pour tout, sauf pour le terme ‘cultiver’.

DD : Ah bon ?
MF : Parce que je pense qu’on ne peut pas tricher. C’est-à-dire qu’on ne peut pas tricher quatre ans.

DD : J’ai pas dit que tu trichais, j’ai dit que tu cultives !
MF : Non, non, je sais. Mais c’est vrai que le mot ‘cultiver’ quelquefois m’ennuie un peu…

DD : M ais l’air lointain, tout ça, c’est toi ?
MF : Oui !

DD : Tu as toujours été un peu détachée, comme ça, du monde, du monde ‘bas’ ?
MF : Détachée, parfois complètement impliquée et en avoir très peur… Mais très souvent, on cherche toujours son lieu de prédilection. Il est rare.

DD : Je pense qu’on en parlera beaucoup tout à l’heure avec les auditeurs. Dans un instant, ce sera « Libertine » !

Diffusion de « Libertine ».

DD : Elle est libertine et elle est sur NRJ ce soir jusqu’à 20h : Mylène Farmer. (…) Je pense que nous avons un premier auditeur en ligne…- Allo ?
DD : Bonsoir ! (…) Ton nom ?

- Olivier.

DD : Olivier, bonsoir.
MF : Bonsoir…
– Salut Dominique, salut Mylène !

DD : Bonsoir !
– Vous allez bien ?

MF : Très, très bien, merci !
DD : Ta question ?

- Alors, ma question : Mylène, peux-tu me dire à quel âge as-tu commencé la musique, et quelle passion as-tu à part ce métier ?

MF : Oh ! La première question est plus facile : j’ai commencé à l’âge de vingt-deux ans. Quant à la passion, elle est toujours là, c’est une découverte. C’est une succession de découvertes…

- Ca a été un coup de foudre ?

MF : C’est un coup de foudre, oui. Je pense qu’on pourrait pas exercer ce métier sans coup de foudre.
DD : C’est indiscret de te demander ce que tu faisais avant de chanter ?
MF : Non ! Avant, je faisais beaucoup d’équitation et parallèlement, je suivais des cours de théâtre.

DD : Ha d’accord, donc tu avais déjà quand même un pied dans un domaine artistique.
MF : Une fibre artistique, alors !

DD : Une fibre artistique ! Olivier, merci de ta question…
MF : Merci !

DD : Je ne sais pas si on va en retrouver une autre tout de suite (…) Si tu veux bien, on va écouter un autre extrait de ce superbe album « Ainsi Soit Je… », et c’est une chanson que tu n’as pas écrite, c’est une chanson qui était chantée au départ par Juliette Gréco.
MF : Absolument : « Déshabillez-Moi ».

DD : C’est une référence, pour toi, la chanson ou Juliette Gréco, ou les deux ?
MF : Non, j’avoue que je connais peu Juliette Gréco. Cette chanson en l’occurrence, je l’aimais beaucoup et j’avais très envie avec Laurent Boutonnat de la réactualiser, à savoir faire d’autres…

DD : Un autre style…
MF : D’autres styles, oui.

DD : Alors, « Déshabillez-M oi » par Mylène Farmer, qui a laissé à tout le monde un souvenir ému le soir des Oscars de la M ode à la télévision, chère Mylène !

(Mylène éclate de rire alors que commence la chanson.)
DD
: (…) On rappelle la chute quand même, c’est « Déshabillez-vous », pour ceux qui ne connaissent pas la chanson !

MF : C’est évident, il faut la réciproque !

DD : Une question tout de suite au standard, allo ?
– Salut, Mylène !
MF : Bonjour !

DD : Bonjour, ton prénom ?
– Martin

DD : (…) Bonjour, ta question !
– Alors, je voudrais savoir comment est-ce que tu définis ton style de musique, selon toi ?

DD : Ha, question fondamentale !
MF : Fondamentale et difficile, une fois de plus ! Je pense que j’essaye de privilégier avant tout l’émotion. Quant à définir le style musical, je sais pas. Je pense que c’est du domaine de la variété… J’avoue que j’ai pas la notion des castes et que ça ne m’intéresse pas. Voilà, l’émotion avant tout, je pense.

DD : La réponse te satisfait, Martin ?
– Je suis très content (rires de Mylène)

DD : Merci de ta question, au revoir !
DD : Allo, est-ce qu’il y a quelqu’un au standard ?
– Oui, bonsoir Dominique, bonsoir Mylène !
MF : Bonsoir Dominique…

DD : Quelle voix ! Ton prénom ?
– Nadège
MF : (elle réalise son erreur) Nadège ?! Bonsoir, Nadège (rires)

DD : (…) Dominique, c’est moi ! Alors, ta question, Nadège…

- Alors tout d’abord, je voudrais féliciter Mylène pour tout ce qu’elle fait.

MF : C’est gentil.
– Je trouve que tu es vraiment une très grande chanteuse !
MF : Merci beaucoup !

DD : Ca commence bien ! La suite ?!
– Ma question, alors comptes-tu faire un concert, notamment à Paris ou en région parisienne ?
MF : C’est quelque chose auquel je pense, que je n’ai pas encore défini. S’il faut donner des dates, je pense d’ici un ou deux ans.

DD : Oui parce que je te signale qu’en dehors de la question de Nadège, les questions sur ce sujet sont très, très nombreuses au standard. Tout le monde veut absolument te voir sur scène !
MF : J’en ai très, très envie aussi. C’est vrai que je veux le faire absolument aux côtés de Laurent Boutonnat qui, lui, parallèlement a d’autres projets, donc nous allons privilégier ces projets. Et puis le temps de la préparation, aussi, de penser cette scène me prendra une année ou deux années.

DD : Voilà, Nadège, merci de cette question qui a permis de satisfaire beaucoup de gens qui voulaient avoir une réponse. (à Mylène) Laurent Boutonnat et toi, ça fonctionne vraiment d’une façon incroyable : c’est vraiment un duo de travail extraordinaire.
MF : C’est fabuleux. Je crois qu’on a peu de rencontres, en tout cas en ce qui nous concerne, peu de rencontres comme ça.

DD : C’est ton Pygmalion, un peu ?
MF : On peut dire Pygmalion, mentor… On dit ce qu’on veut ! C’est avant tout quelqu’un que j’aime énormément évidemment et avec qui il y a vraiment un parallélisme et une correspondance énorme dans tous domaines artistiques.

DD : En tout cas, entre autres, sur cet album « Ainsi Soit Je… », vous avez commis une autre superbe chanson qui s’appelle « Sans Logique ». Elle fait partie de celles que tu aimes ?
MF : Bien sûr. J’espère ! (rires)

DD : Alors, on l’écoute !
DD : C’est « Sans Logique » et c’est sur NRJ et c’est M ylène Farmer. Encore une belle chanson ! On va en écouter d’autres tout à l’heure, je vous promets, de cet album, en découvrir parce que c’est vraiment très, très bien. On a sûrement quelqu’un au standard de NRJ, allo ?
– Bonjour !

DD : Une voix très jeune ! Ton prénom ?
– C’est Isabelle !
DD : (…) Ta question ?
– Alors je voulais savoir pourquoi on parle si peu de Mylène Farmer dans les magazines à part quand elle sort un disque, tout ça…C’est vraiment dommage parce qu’on aimerait en savoir plus sur cette chanteuse qui a plein de talent, enfin je vais passer le baratin… !

elles dans Mylène en INTERVIEW

DD : En tout cas, on va parler d’elle ce soir !
MF : (sourire) C’est quelque chose qui est, là, volontaire. A savoir que je pense que trop parler de soi, déjà c’est quelque chose qui ne m’est pas propre – depuis ma tendre enfance, j’ai beaucoup de mal à parler de moi-même – et d’autre part, je pense que ça démystifie très, très, très vite quelqu’un et que le public peut se lasser d’une personne, à savoir aussi bien les prestations télévisées que les interview s. Je pense qu’il faut les raréfier, voilà.

DD : Il est bon de se faire rare, de se faire envier, de se faire désirer je veux dire…
MF : C’est vrai que je préfère ça, moi.

DD : Parce que tu as peur de rien, toi ! Je me souviens, je t’ai vue chanter devant cinquante mille personnes à Marseille ‘Je suis libertine, je suis une catin’, faut quand même oser, dans un stade… (lors de la tournée d’été Europe 1 en 1986 à laquelle Mylène participa, nda)
MF : Oui, ça, ça ne me dérange pas ! (rires)

DD : Ca te dérange pas ! A quoi tu penses, dans un cas comme ça, tu es devant cinquante mille personnes à qui tu chantes ‘Je suis libertine, je suis une catin’ : qu’est-ce qui se passe dans ta tête à ce moment-là ?
MF : Je serais incapable de vous le dire ! (rires)

DD : Non, tu peux pas ?
MF : Non, incapable !

DD : Bon, ça fait rien. On le regrette !
MF : C’est quelque chose d’enivrant, mais c’est la seule chose que je pourrais dire !

DD : En tout cas, y avait quelque chose qui nous avait bien enivré, qui avait enivré beaucoup de gens, c’était une superbe chanson qui s’appelait « Tristana ». Elle a quelque chose de particulier pour toi, cette chanson, « Tristana » ?
MF : Elle m’évoque la neige. C’était mes débuts, à savoir je suis née au Canada. J’aime la neige et la Russie.

DD : Ha, tu es née au Canada ? (Mylène confirme d’un murmure) Ha bon ! Et tu es canadienne de nationalité ?
MF : J’ai les deux nationalités.

DD : Ha, très pratique !
MF : Pas pour les impôts, je vous le garantis ! (rires)

DD : Ha bon, d’accord ! (rires) « Tristana », Mylène Farmer avec nous sur NRJ jusque 20 heures. Diffusion de l’extended remix de « Tristana »
DD : « Tristana » sur NRJ, Mylène Farmer, dans sa version remix. D’ailleurs, y a toujours des remixes importants sur tes chansons.
MF : Oui, j’adore ça, et Laurent aussi !

DD : Ha, c’est vrai ?
MF : J’avoue qu’on prend un plaisir incroyable en studio que de faire des remixes.

DD : On dit ‘On va mettre un petit bout là, puis on va faire ci, on va faire ça…’ ?!
MF : (rires) Oui, oui ! On travaille aux côtés d’un ingénieur du son qui s’appelle Thierry Rogen et qui adore ça aussi, donc c’est particulier !

DD : Ca s’entend parce qu’en général, ils sont extrêmement réussis ! Téléphone, allo ?! (…) Ton prénom ?
– Sylvie
MF : Bonsoir Sylvie.

DD : (…) Ta question à Mylène ?
– Je voudrais savoir : quel personnage Mylène aimerait-elle interpréter au cinéma ?
DD : Ha ! Y a beaucoup de questions sur le cinéma. Y a des projets, d’ailleurs ?
MF : Pas actuellement. Je vais répondre à brûle-pourpoint le premier rôle qui me vient à l’esprit, ce serait le rôle de Frances Farmer…

DD : Joli rôle…
MF : …qui a été interprété par Jessica Lange, et qui est donc…

DD : Et dont tu portes le nom !
MF : Et dont je porte le nom. Je ne l’ai pas fait exprès, presque ! (rires gênés)

DD : (dubitatif) Oui, tu l’as fait exprès, non ?
MF : (expéditive) Un petit peu, oui ! Et que dire d’autre ? Voilà, c’est une femme, est-ce que je me sens proche d’elle ? Je ne sais pas. Je pense que c’est un personnage qui est passionnant à interpréter. C’est une femme qui a eu beaucoup de mal et qui a été complètement écrasée par son milieu, en l’occurrence c’était Hollyw ood.

DD : Excuse-moi, tu es très femme, si j’ose dire, dans tes textes etc. Quelles sont les femmes que tu admires, dans celles qui ont compté dans l’Histoire ? Il y a des femmes que tu admires en dehors de Frances Farmer ? Est-ce qu’il y a d’autres actrices, ou des femmes politiques, des gens comme ça, que tu admires ?
MF : Oui. J’aime Greta Garbo.

DD : Tu aurais aimé interpréter des rôles comme Greta Garbo, éventuellement ?
MF : Je ne sais pas. C’est la femme, là, qui m’inspirerait, plus que ses rôles. Y a une femme que je connais pas du tout mais vers qui je vais aller, qui s’appelle Lou Andrea Salomé, qui a été le femme de, entre autres, Freud et de Rilke, qui était un poète, et qui en l’occurrence elle aussi écrivait, et c’est une vie qui me passionne, vers qui je vais aller.

DD : Voilà, je dis au revoir à notre amie Sylvie, je lui fais un bisou et on a un disque maintenant que nous a demandé M ylène, c’est un groupe australien qu’on adore alors ce choix nous a ravi : c’est le groupe INXS (…)

Diffusion de « Need You Tonight »

DD : Qu’est-ce que c’est bien, ça : INXS sur NRJ, « Need You Tonight »…
MF : Et on peut se faire cette réflexion que de ne pas comprendre un texte, si l’on n’est pas bilingue en l’occurrence, c’est pas du tout important. C’est l’ambiance qui compte !

DD : Oui, et puis le texte est pas très compliqué. Il est provocant, d’ailleurs, comme les tiens ! Et puis je signale aux demoiselles qui ne connaissent pas encore ce groupe que le chanteur est quand même extrêmement mignon…
MF : Et très, très sensuel !

DD : Il faut bien le dire, il faut bien le dire ! Dans un instant, on écoutera un autre extrait de « Ainsi Soit Je… », une chanson qui s’appelle « Les Jardins de Vienne » (sic). C’est très beau, ça évoque quelque chose de particulier pour toi ?
MF : Oui, très particulier puisque j’ai connu cette personne, et c’était une personne qui s’est effectivement pendue dans un jardin de Vienne.

DD : Alors écoutez cette très, très belle chanson dans une petite minute !

Diffusion de « Jardin de Vienne »

DD : « Les Jardins de Vienne », sur NRJ, Mylène Farmer. Il est toujours extrêmement cruel de couper une chanson, surtout quand elle est très belle et en plus quand on a l’auteur et l’interprète à côté de soi. Je suis vraiment désolé, mais y a vraiment beaucoup de gens au téléphone qui veulent te poser des questions et tu es quand même là pour ça, alors on fait : allo ?!
– Allo ?
DD : Bonsoir, tu t’appelles ?
-Estelle.
DD : (…) Alors, ta question à Mylène, qui t’écoute très attentivement.
– Bonjour !
MF : Bonjour…
– Je voulais savoir pourquoi Mylène a adopté un look spécial pour chaque chanson…

DD : Pourquoi pour chaque chanson un look différent ?
MF : Pour chaque chanson… Je pourrais appeler ça presque la toilette de l’âme. Et pour être un peu plus terre à terre, parce chaque chanson suscite un univers. Par exemple, sur « Tristana » ça pouvait évoquer la Russie, donc j’avais des habits qui pouvaient évoquer aussi la Russie. « Sans Contrefaçon », c’était un petit garçon, donc c’était abordé avec la casquette. Et puis, c’est avant tout un plaisir que de s’habille et que de changer.

DD : C’est le goût du costume, c’est le goût du théâtre, c’est le goût de l’art en général, quoi…
MF : Oui, et je crois que les personnes qui sont devant leur poste de télévision aiment aussi ce goût-là, ont le goût de l’habit, de la représentation, et voilà…

DD : Ca fait partie du métier, ça fait partie d’une part de ton métier…
MF : Je porte très, très mal le blue-jean en plus ! (rires)

DD : Raison supplémentaire ! Estelle, voilà la réponse à ta question, on te fait une grosse bise.
– Je voudrais savoir si je peux avoir une photo dédicacée de Mylène…
DD : Hé bien, on va noter ton nom hors antenne et on va t’envoyer ça, d’accord ?
MF : Absolument !
– Merci ! Au revoir !
MF : Au revoir…

DD : Alors, à propos de clip justement, celui de « Ainsi Soit Je… » va bientôt sortir ?
MF : Il va sortir je crois le 17 avril…non…mai ?! (rires)

DD : Heu oui, ça sera plutôt le 17 mai, puisque nous sommes déjà passé le 17 avril !
MF : Oui, oui. Je vais être en tournage dimanche prochain.

DD : Ha bon, très bien. Et alors, y a une question qui est posée très, très, très souvent aussi : alors si on veut écrire à Mylène, une seule adresse, c’est la bonne, le courrier est à adresse à la maison de disque qui s’appelle Polydor, ça se trouve 2 rue Cavalloti (il prononce ‘Cavayoti’) 75018 Paris. Ai-je été précis, ma chère Mylène ?
MF : C’est ‘Cavalloti’ (elle rectifie la prononciation).

DD : Pardon !
MF : Et c’est très important pour moi !

DD : C’est très important, le courrier…Tu lis beaucoup le courrier qu’on t’envoie ?
MF : Je lis tout, j’ouvre tout moi-même, je réponds moi-même. Très souvent, on me dit ‘Je pense que ça sera quelqu’un d’autre qui signera à [ma] place’ : ça, c’est quelque chose que je me dois de faire. Par contre, c’est vrai qu’on a beaucoup de retard, parce qu’il y en a beaucoup et qu’on a pas toujours le temps, donc d’avance, je m’excuse de ce retard !

DD : Alors si vous voulez donner du boulot à Mylène, écrivez ! « Sans Contrefaçon » sur NRJ.

Diffusion du Boy Remix de « Sans Contrefaçon »

DD : Retour au standard. Allo ? (…)
– Alors je voudrais savoir ce que vous aimez comme lecture, et j’aimerais vous faire une proposition de scénario-roman, mais je ne sais pas où m’adresser…
DD : Ha…Alors… ?!
MF : Je réponds à la première question ?!

DD : Réponds à la première question.
MF : Le genre de lecture… Je crois que j’aime avant tout les auteurs qui ont des âmes tourmentées. J’ai un livre de chevet – des livres de chevet – d’Edgar Poe. J’aime beaucoup Baudelaire. J’aime bien August Strindberg, que j’ai découvert justement quand j’étudiais le théâtre. Mais je peux aussi aimer tous les contes, des contes extraordinaires. Je peux passer très facilement du morbide au merveilleux.

DD : (ironique) Les bonnes lectures du soir de Mylène Farmer ! Alors pour la deuxième partie de ta question, je pense que tu peux tout simplement envoyer ton projet à l’adresse que j’ai donné tout à l’heure pour le courrier de Mylène Farmer, chez Polydor (il redonne l’adresse)
MF : Bien sûr !

DD : Et ça sera transmis, c’est promis !
– Ben parce que je l’ai déjà fait, et puis j’ai toujours pas de réponse…
DD : Hé bien tu auras une réponse, Mylène a dit tout à l’heure qu’elle s’excusait, qu’elle avait beaucoup de retard, d’accord ? On te fait un gros bisou, au revoir.
– Oui, d’accord, au revoir…

DD : Et juste avant de te quitter, je voudrais détailler, Mylène, deux, trois petits symboles qu’il y a dans le petit bouquin splendide qui a été envoyé à toutes les radios avec l’album. (Dominique Duforest évoque la brochure que les collectionneurs appellent communément ‘le programme « Ainsi Soit Je… », envoyé aux médias, et qui contient photos, documents et présentation de l’artiste, nda) Alors, il y a un landau d’abord, avec deux da tes qui sont 1962 / 1985 : c’est quoi ça ? Le landau, ça a une signification ?
MF : Pas réellement. Le landau fait plus allusion à un corbillard ou à une tombe qu’à un vrai landau ! (rires)

DD : Oui, d’ailleurs il est pas très gai, ton landau ! Pourquoi y a Bambi également dans les photos ?
MF : Bambi, parce que je crois que c’est le personnage au monde que je préfère. J’ai vu « Bambi » énormément de fois, et je voudrais me réincarner en Bambi, pourquoi pas !

DD : Baudelaire, maintenant on vient de savoir pourquoi : tu aimes les tourmentés, et là tu es gâtée ! Louis II de Bavière ?
MF : Louis II de Bavière, on avait dédicacé sur le disque de « Maman a Tort » ‘à Louis II de Bavière’, parce que c’est un homme dont la vie me fascine, c’est…

DD : Tourmenté également, d’ailleurs…
MF : Tourmenté également, oui.

DD : Bon, Laurent Boutonnat : maintenant on sait que vous vous adorez. Edgar Allan Poe ?
MF : Edgar Poe parce que, comme je le disais, c’est aussi quelqu’un qui a une écriture qui est pour moi une des plus belles écritures, et puis qui a un univers qui me fascine et dans lequel je me complais volontiers.

DD : Ainsi est elle : c’est Mylène Farmer. On vient de passer une heure avec toi, on en est ravis.
MF : Moi aussi !

DD : Merci Mylène, on espère te revoir très vite. On attend avec impatience la sortie de ce clip, et puis que tout aille bien. « Ainsi Soit Je… »
MF : Ainsi soit-il ! (rires)

Diffusion de « Ainsi Soit Je… » pour clore l’entretien

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Sophie Tellier et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 15 juin 2013


 

Sophie Tellier et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE tellier-sSophie Tellier est une actrice française.

Après un parcours de danseuse, notamment chez Roland Petit et Redha, Sophie Tellier se forme à l’art dramatique avec Jack Waltzer et Redjep Mitrovitsa, et au chant lyrique avec Jorge de Léon.

  • Danseuse et chorégraphe de Mylène Farmer de 86 à 92 pour la TV ,le Palais des sports, et Bercy (elle incarne aussi sa rivale vénéneuse dans 3 vidéos clips de Laurent Boutonnat) Mais aussi de plusieurs comédies musicales dont Piaf, je t’aime au théâtre du Gymnase Marie Bell,Crime of Passion de Pierre Philippe et Astor Piazzolla, mise en scène de Vincent Vittoz au festival d’Edimbourg 2001. En 2010, pour Le gros,la vache et le mainate de Pierre Guillois au théâtre du Peuple, et pour Mike de Gadi Inbar mise en scène de Thomas Le Douarec au Comédia.
  • Chorégraphie pour L’opéra :

Avec le metteur en scène Philippe Calvario L’amour des 3 oranges de Prokoviev au festival d’Aix en Provence , Angels in America de Tony Kushner et Peter Oetvos au Châtelet, Iphigénie en Tauride de Glück à l’Opéra de Hambourg. Avec le metteur en scène Frédéric Bélier-Garcia : La Traviata de Verdi aux Chorégies d’Orange et au festival de Baalbeck.

  • Comédienne et chanteuse, elle incarne l’horloge dans Émilie jolie de Philippe Chatel et Tiger Lily dans Peter Pan, mise en scène d’Alain Marcel au Casino de Paris, Carla dans Nine aux Folies Bergère, mise en scène de Saverio Marconi.
  • Jérôme Savary la choisit pour incarner l’Amour dans Y’a d’la joie et d’l'amour et Guadalena dans La Périchole d’Offenbach au théâtre national de Chaillot puis à l’Opéra Comique.
  • En 2004, elle chante Linetta dans L’Amour des trois oranges de Prokoviev
  • Au théâtre de l’Œuvre, elle incarne Camille Claudel dans Camille C. de Jonathan Kerr, mise en scène de Jean-Luc Moreau (metteur en scène), spectacle musical qui reçoit le Molière de L’inattendu 2005 (5 nominations).
  • Collaboration artistique :

En 2007, pour les « Opéras en plein air », elle est la collaboratrice de Julia Migenes pour sa première mise en scène Le Barbier de Séville, puis en 2008 celle de Julie Depardieu et Stephan Druet pour Les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach.

Dans Pouvu qu’elles soient douces : 18 Août 1757, un détachement de l’armée de sa gracieuse Majesté George II, commandé par le courageux Capitaine Alec Parker, débarque aux Pays-Bas et entre en Prusse. Il vole au secours de Frédéric II qui est assiégé par la coalition Franco-Austro-Russe.
Hélas pour eux, ce jour là, ils foulent le territoire ennemi puisqu’au passage, deux fantassins ont ramassé une jeune femme française blessée, qu’ils croyaient morte et qui éveille l’intérêt particulier du capitaine. Celui-ci devrait se préoccuper davantage de l’évacuation de son régiment en terre ennemie (la France en l’occurrence) plutôt que de rêvasser sur cette inconnue qui paraît si douce, si douce.

 farmer1 dans Mylène et L'ENTOURAGE

Voici l’interview qu’a accordé Sophie Tellier au magazine Platine en février 1997. Elle évoque ses tournages sous la direction de Laurent Boutonnat. La chorégraphe de Mylène Farmer mène la danse…

    Sophie Tellier s’occupe de la coordination des chorégraphies pour Mylène Farmer de 1986 à 1991. Elle recrute les danseurs et danseuses, leur apprend les mouvements, les enchaînements et veille à leur bonne synchronisation. Elle sera également chargée du casting des danseurs pour le concert de 1989. On peut d’ailleurs la voir dans les  chorégraphies lors des promotions de Tristana (1987), Pourvu Qu’elles Soient Douces (1988) et Sans Logique (1989). Ensuite, on la reverra dans les danseuses lors de la promotion de Désenchantée en mars 1991 où elle occupe toujours les mêmes taches. Suite à ça, elle décide de se consacrer entièrement à sa propre carrière et part en tournée avec une troupe de théâtre. Christophe Danchaud (qu’elle avait présenté à Mylène Farmer en 1987) assurera la relève pour le travail chorégraphique  auprès de la chanteuse. Il travaillera encore avec elle de longues années, quoique disparaissant de la scène pour les tournées postérieures à 1999..

  Sophie Tellier compte toutefois revenir en 1993 auprès de Mylène et Laurent Boutonnat sur le tournage de Giorgino où on lui a proposé un rôle. Elle passera aussi par Canal Plus en 1994 où elle participera aux sketches d’Antoine DeCaunes. Elle joue encore aujourd’hui plusieurs pièces et comédies musicales à Paris et en Province. Elle est d’ailleurs remonté une nouvelle fois sur scène en septembre 2000 pour une comédie musicale : Du Vent dans les branches de Sasaffras. Elle a aussi joué dans le film de Jean-Pierre Jeunet Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (Dans la scène où Bretodeau se remémore son enfance avec la petite boîte, il se rappelle aussi des combinaisons de la tante Josette qu’il regarde par un trou caché par une photo… Cette tante Josette, c’est Sophie Tellier).

Elle participe après 2000 à plusieurs pièces de théâtre et comédies musicales comme Piaf, je t’aime (au Théâtre dy Gymnase à Paris), Roberto Zucco (aux bouffes du Nord), elle incarne Camille Claudel en 2005 dans Camille C. (au théâtre de l’oeuvre), puis partage l’échec du Clérambard (de Marcel aymé) conçu par Bigard en 2008.

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INTERVIEW

Sophie Tellier :     « Après avoir rencontré Mylène au festival du clip de Juan-Les-Pins en 1984, elle m’a rappelé pour travailler sur le corps, le physique et la danse, en séances particulières chez elle. A la suite de ça, Laurent Boutonnat à écrit le clip de Libertine, et m’a proposé de tenir le rôle de la méchante. »

Étiez-vous surprise de sa démarche ? Avant elle, les clips français étaient plutôt simplistes…

    J’étais surprise sans être surprise, parce que Laurent et elle véhiculaient un univers très personnel, que j’adorais. Je suis folle du XVIIIe siècle, je suis très grandes robes, duels, calèches. Depuis que je suis une toute petite fille, la seule chose qui m’intéresse, c’est d’être une marquise ! (rires) Même la danse classique, quand j’étais ballerine, nous amène dans cet univers un peu gothique, les cimetières… C’est intéressant de le remettre au goût du jour, c’était parfaitement assorti aux chansons et chacun des trois tournages fut un bonheur. Mylène m’a donné la chance de jouer des personnages de composition. J’étais toute jeune et je jouait des personnages de quadragénaires. A l’époque, je n’avais pas encore fait de courts-métrages, elle m’a donc vraiment mis le pied à l’étrier. Ca a un peu projeté la lumière sur moi, parce que nous représentions une entité, à nous deux. Moi, j’étais le mal, elle était le bien, on fonctionnait en opposé. 

Étiez-vous très dirigée ?

    En me proposant le rôle, Laurent savait que j’allait en faire des kilos, que j’avais une démesure expressionniste, presque baroque, qui convenait à ce qu’il cherchait. Donc il me laissait une vraie marge de manœuvre. Il tournait souvent que deux prises. A la troisième il disait : « - Je ne coupe pas, fais ce que tu veux. » Alors j’enlevais ma perruque, je délirais…

Comment s’est déroulé le tournage de Tristana, dans le Vercors ?

    C’étais un peu Blanche-Neige et les Soviets, une ambiance de contes de fées qui parlait à mes origines bretonnes. Il y avait tout un début parlé, ce qui était très rare dans les clips, et en russe pour corser le tout ! Une interprète est venue nous faire répéter. J’étais complètement néophyte, contrairement à Mylène qui a un petit peu appris cette langue à l’école. J’ai une photo où je fais du bobsleigh des neiges avec elle, on est méconnaissables sous nos chapkas et nos lunettes… Ils m’ont proposé de passer pendant le montage, et c’était très dur de me découvrir à l’écran. Au moment où on le vit, on ne se rend pas compte de l’impact que ça peut avoir. J’étais aveuglée par mes yeux blancs de sorcière, j’avais les machines qui me tenaient les mains et les bras quand je courais… Au montage, j’étais hyper choquée. Et encore, Laurent l’a édulcoré ! Je ne pense pas qu’il ait gardé les rushes.

Vous vous étiez vue dans le premier clip ?

    Ils ont été assez malins. Par exemple, quand je crache le sang, ils m’interdisaient de ma regarder dans un miroir. On m’a nettoyé entre les deux prises sans que je ne voit rien. Je savais bien que j’étais un personnage féminin un peu extrême mais quand je l’ai vu à l’écran, j’étais très étonnée. Aujourd’hui, quand je retombe par hasard sur une rediffusion, ça me fait rire. Les gens me reconnaissent d’avantage dans la rue parce qu’avec dix ans de plus, je ressemble plus au personnage ! (Rires.)

Collaborer avec Mylène et Laurent devait être quelque chose d’éprouvant,. Quelqu’un de timide aurait été balayé, à côté des exubérances de son manager Bertand LePage… Vous sentiez-vous plus solide qu’une autre fille de votre âge ?

    Je n’ai jamais eu de problèmes avec Mylène et  Laurent, à part quelques non-dits… Bertrand est quelqu’un d’incroyable, il a été à la base de tout. Moi, je ne pouvais pas péter les plombs. Il fallait que je reste à ma place (Bertrand LePage a fait un scandale lors de la reception donnée en honneur de Mylène FARMER à l’école des beaux arts en décembre 1989. Elle s’en sépara quelque jours plus tard. NDCP). Je sentais que Mylène avait confiance en moi, et que je pouvais m’appuyer sur elle en retour. Elle était très introvertie, très parano. Elle avait besoin de travailler avec des pointures qui ne soient pas stars, qui aient bon caractère. J’étais chargée de former les équipes avec qui elle allait bien s’entendre. D’ailleurs, elle a continué à travailler avec tous les gens que je lui ai présentés.

Après Pourvu Qu’elles Soient Douces, on ne vous voit plus dans les clips mais vous réglez les chorégraphies du EN CONCERT 89… (On voit Sophie TELLIER dans le clip de A quoi je sers en 1989 NDLR)

    Oui, j’ai fait le casting des danseurs et des danseuses de Sans Conterfaçon et j’ai participé aux télés jusqu’en 1991. Là; je me suis dit que je devais travailler pour moi, me lancer dans la comédie.

Avez-vous regretté de ne pas être de l’aventure Giorgino ?

    Au début j’avais un rôle. (celui de Marthe, encore une rivale! NDLR.) J’ai été écartée quand ils ont opté pour une distribution internationale. Ca m’a fait un peu de peine et je me suis détachée. J’ai l’impression que Mylène n’a jamais voulu le comprendre. On en a vaguement parlé, mais elle n’a pas dû saisir que c’était important pour moi. Quand j’ai vu le film, j’étais un peu déçue. Les images étaient splendides, mais c’était trop long… Laurent était plus carré dans ses clips, plus efficace. Il est très sûr de ce qu’il veut, il ne fait pas n’importe quoi n’importe comment. Je crois qu’il a fait ce qu’il a voulu. Il voulait un film à la David LEAN, très long, avec des étendues de paysages, la petite calèche qui traverse la neige pendant deux heures…

Propos recueillis le 12 février 1997. 

Platine, n°39, mars 1997, pp.19-20. 

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Mylène Farmer en Une du mensuel « Têtu »

Posté par francesca7 le 9 juin 2013

 

Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité vor ICI : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

C’est un énorme coup que le mensuel Têtu vient de réaliser pour son numéro de septembre qui paraîtra en kiosques le 20 août 2008 prochain. Le magazine gay a en effet décroché en exclusivité l’unique interview de Mylène Farmer à l’occasion de la sortie de son nouvel album, Point de suture, qui paraîtra le 26 août 2008 (dès le 20 août en digital).

Très rare dans les médias, la star française ne donnera que cette unique interview pour promouvoir son nouveau disque. Elle a également accepté de participer à une séance photos inédite pour le magazine où elle campe le rôle d’un homme avec ce titre : « Si j’étais un homme, j’aimerais être terriblement sexy ». Dans un look androgyne, la chanteuse apparait même en slip rose et blouson de cuir (!). Titre de Une : « Les gays et moi », Mylène Farmer étant considérée comme une « icône homosexuelle » en France. Les pages du magazine sont disponibles sur des sites de fans de la chanteuse.

http://www.ozap.com/actu/mylene-farmer-mensuel-tetu-photos/155806

Mylène Farmer en Une du mensuel

 

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Mylène – Miss Mystic

Posté par francesca7 le 2 juin 2013

Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité voir ICI :

 http://devantsoi.forumgratuit.org/

Depuis le clip de son premier succès, Gabriel, dans lequel elle prenait la forme d’un ange, Najoua Belyzel cultive un certain goût pour l’onirisme et le merveilleux.

Mylène - Miss Mystic dans Mylène dans la PRESSE f4Et ses rares interviews ne font qu’entretenir le mythe autour d’elle…

Mais en matière de mystère, force est de constater que Mylène est la grande prêtresse !

Elle est absente de la presse people et espace ses apparitions de longues périodes d’absence.

Androgyne, libertine ou ultra-féminine, la rousse idole brouille les pistes et sait se faire désirer, aussi bien par ses fans, que par les médias !

Show Girl :  Evidemment, côté scène, ‘y a pas vraiment photo.

Najoua est encore au début de sa carrière et a pour l’instant dû se contenter de petites salles alors que Mylène remplit les Zéniths.

Avec ses 25 années d’expérience (et de succès), la star attire les foules aux quatre coins de l’Europe.

Elle a même réussi l’exploit de vendre les 160 000 billets de ses deux concerts au Stade de France en moins de trois heures !!

Alors, pour son aura mystérieuse, ses clips d’anthologie et ses shows à l’américaine, je déclare Mylène Farmer grande gagnante !

Elle s’impose… mais gare à la concurrence !

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Mylène Farmer Interview 2013

Posté par francesca7 le 13 avril 2013

INTERVIEW Mylène 2013 -À l’occasion de la sortie de son album Monkey Me et de sa tournée, la chanteuse française se confie. (Avec TV Magazine)

Son nouvel album, Monkey Me, sortira le 3 décembre. Douze titres composés par Laurent Boutonnat sur des textes de Mylène Farmer. Un mélange éclectique où cohabitent des morceaux pop-rock émergeant d’une base électrique, de sons de batterie, de guitares et de saxo. Les paroles manient les thèmes chers à l’interprète, mais teintés d’une fraîcheur et d’une poésie qu’on ne lui connaissait pas. En exclusivité pour TV Magazine, Mylène Farmer se livre à un exercice rare pour elle: l’interview-confession. Voici la star comme vous ne la lirez jamais.

TV MAGAZINE – Mylène Farmer, votre dernier album remonte à deux ans. Vous nous aviez habitués à des intervalles plus longs…

Mylène Farmer Interview 2013 dans Mylène 2013 - 2014 a1

Mylène Farmer- Oui. Je ne m’en rends pas compte. Deux ans dans un monde chronophage, où chaque jour engloutit le temps, cela paraît une éternité. Il s’agit probablement d’un manque et de l’envie de remonter sur scène.

Monkey Me marque la reformation de votre tandem artistique avec Laurent Boutonnat. Qu’est-ce que votre «infidélité» vous a apporté?

Il ne s’agit pas d’infidélité! Mon précédent album, Bleu noir, n’était autre que le fruit de rencontres avec Moby, Archive et RedOne. Ils m’ont proposé des chansons qui ont provoqué mon désir et l’envie d’écrire… C’est aussi simple que ça. En outre, Laurent Boutonnat travaillait de son côté sur d’autres projets.

On vous connaissait rousse et vous vous montrez blonde platine sur l’album et les affiches de votre tournée. Que s’est-il passé?

Moi aussi, je me connaissais rousse! (Rires.) Mais sous le roux se cachent d’autres couleurs. Ne sommes-nous pas tous constitués de mille facettes? Celle-ci avait envie de vivre…

Quel look allez-vous adopter pour votre tournée? Et quelles surprises avez-vous concoctées pour ces concerts?

Je ne peux y répondre maintenant. Mais, puisque vous l’évoquez, le mot surprise sera bien au rendez-vous.

Une nouvelle fois, vous avez battu le record de réservations en un minimum de temps. Cela vous touche-t-il encore?

Je suis bouleversée à chaque fois! Tellement bouleversée… Et, quelques instants plus tard, totalement affolée! Il est impensable d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci. C’est un véritable cadeau et une responsabilité aussi. On ne veut pas décevoir ni se décevoir. On a donc un an pour se préparer à embrasser le regard de tous ceux qui ont la générosité d’attendre.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui écoutent vos chansons pour garder de l’espoir dans un monde aussi dur?

Le monde a toujours été dur. Sous certains aspects, il l’est peut-être moins aujourd’hui, même s’il est autrement cruel. Moins solidaire, plus solitaire aussi. Je ne peux que penser à ceux qui sont bien plus malheureux, dans le besoin ou cloués sur un lit d’hôpital, et me dire qu’il faut affronter la vie et trouver des pépites dans des moments simples, ces moments qui sont souvent à portée de soi, mais qu’on ne voit plus. Être aimé de quelqu’un ou d’un plus grand nombre reste l’essentiel de la vie. Se préoccuper d’autrui rend meilleur.

On vous dit solitaire. Pouvez-vous nous décrire une de vos journées quand vous ne travaillez pas?

Vous voulez dire quand je ne travaille pas comme une personne qui doit se rendre quotidiennement à son bureau? (Sourire.) C’est un grand privilège de n’avoir pas le sentiment de travailler, même lorsque je finis une séance de studio à 2 heures du matin ou lorsque je sors de scène exsangue. C’est du travail, mais je ne le vis pas comme un poids ni comme une obligation. C’est un choix et une immense chance. Je dois certainement partager ce sentiment avec toutes les personnes passionnées par ce qu’elles font. Mais je suis, c’est vrai, d’une nature solitaire. J’ai besoin de m’occuper de mes animaux, de dessiner, de nager, de regarder des films et je retrouve mes amis avec d’autant plus de plaisir…

Quels sont les journaux et les émissions de télévision que vous suivez régulièrement?

Je ne regarde pas beaucoup la télévision finalement, surtout en période de travail. Mais j’ai toujours aimé les débats, quand les points de vue sont exprimés avec respect. La télévision est un média parfois trop pressé pour traiter le fond des choses. Je n’aime pas le cynisme systématique et la télévision bruyante. Il m’arrive de dévorer des séries comme Downton AbbeyDexter ou Les Tudors et je regarde toujours avec autant de bonheur Un jour, un destin. Dans le fond, je ne recherche pas l’information à tout prix… Je la laisse me cueillir au détour d’un article, d’un reportage.

L’industrie musicale souffre et les ventes de CD ne cessent de baisser. Imaginez-vous un jour ne plus pouvoir sortir de disques?

Chaque époque a connu la disparition d’un support. Il y aura toujours des disques physiques, même si le digital annonce une ère nouvelle. En tout cas, il y aura toujours un rapport affectif à l’objet quel qu’il soit. Les albums ou une autre forme restant à inventer rencontreront toujours un public. La musique existait dès la naissance de l’humanité.

Que pensez-vous des télé-crochets? Est-ce un miroir aux alouettes, un mal nécessaire ou le seul moyen aujourd’hui d’être découvert?

Je ne peux pas juger cette génération d’émissions puisque je ne les connais pas bien. Mais je suis toujours un peu gênée quand l’art devient un concours.

Le Québec, où vous êtes née, est en proie à de violents mouvements protestataires. Avez-vous conservé des attaches là-bas?

La violence m’a surprise dans ce pays, à la réputation modérée. Je n’y ai conservé malheureusement aucune attache… Si ce n’est l’envie d’y retourner pour ses paysages de neige et peut-être transporter le prochain spectacle là-bas…

Quels artistes récents vous semblent dignes d’intérêt?

Je suis impressionnée par Muse. Et par Matthew Bellamy, qui est aussi fascinant que Freddie Mercury !

Que pensez-vous des réseaux sociaux et des sites si nombreux qui vous sont consacrés?

Je suis fascinée par la vitesse de l’information et la possibilité pour de nombreuses personnes de partager instantanément des sujets communs. Je pense aussi à ceux qui n’y ont pas accès. Avec qui partagent-ils leurs passions? Aussi, je ne m’attarde pas sur les sites qui me sont consacrés. J’aurais l’impression d’entrer, sans y avoir été invitée, dans une pièce où les gens parlent de moi.

mylene2-199x300 dans Mylène en CONFIDENCESUne photo vous montre avec un gibbon. Est-ce celui que vous avez adopté il y a plusieurs années?

Non. E.T. était un singe capucin, plus menu. Elle a partagé ma vie pendant plus de vingt-cinq ans. Il s’agit ici de Betty, une demoiselle de 4 ans, qui a été volée lorsqu’elle avait 3 mois et retrouvée huit mois plus tard. J’ai croisé son chemin grâce à Vincent Lindon, qui m’a un jour envoyé une petite vidéo d’elle sur le tournage de son film Augustine . J’ai immédiatement contacté le parc zoologique du bois d’Attilly, où elle vivait. C’est une rencontre inoubliable, une émotion tellement forte. Elle était d’une douceur incroyable. Quant à E.T., elle me manque terriblement…

L’avez-vous remplacée?

Non. Elle restera l’unique.

Avez-vous déjà décidé d’une date à laquelle vous arrêteriez de vous produire sur scène ou d’enregistrer des disques?

C’est, semble-t-il, une question qui taraude beaucoup les médias, mais, vous savez, il y a dix ans déjà, on me demandait: «Quand saurez-vous que ce n’est pas le combat de trop?». Je ne me projette pas dans l’avenir. Trop angoissant. Quand le désir n’existera plus, alors je me volatiliserai.

Publié dans Mylène 2013 - 2014, Mylène en CONFIDENCES, Mylène en INTERVIEW, Mylène TIMELESS 2013 | Pas de Commentaires »

Mylène 2013, nouveaux clips

Posté par francesca7 le 28 février 2013

 

Mylène 2013, nouveaux clips dans Mylène 2013 - 2014 a1Mylène Farmer déteste faire parler d’elle. Et plus encore que l’on parle d’elle. Quand elle n’est pas en tournée et qu’elle ne sort pas un album, elle est d’une discrétion rare. Jamais une petite phrase, pas une frasque, pas une prise de parole intempestive, pas une paparazzade orchestrée pour entretenir sa notoriété. Quand elle offre un disque ou des concerts à ses fans, elle consent à lever un (petit) coin du voile. 

Ce dimanche, elle répondra aux questions de Claire Chazal sur TF1. En amont et en aval de cette interview, elle a accordé deux entretiens dans lesquels elle aborde des thèmes et des sujets sur lesquels elle ne s’était jamais exprimée. 

Dans TV Mag, elle évoque ses goûts en matière de télévision. « Il m’arrive de dévorer des séries comme Downton AbbeyDexter ou Les Tudors. » L’artiste est moins enthousiaste des émissions destinées à faire émerger de nouveaux talents musicaux : « Je suis toujours un peu gênée quand l’art devient un concours », confesse-t-elle pudiquement. Ce qui ne l’empêche pas de conserver une oreille très attentive pour les chanteurs émergents. « Je suis impressionnée par Muse. Et par Matthew Bellamy, qui est aussi fascinant que Freddie Mercury ! »

« Je suis bouleversée »

À l’occasion de la sortie de Monkey Me, son huitième album, Mylène Farmer avait annoncé une tournée dans toute la France. Six heures après l’ouverture des réservations, 156 000 billets avaient déjà été écoulés pour la tournée Timeless, établissant ainsi un nouveau record. Presque une habitude chez elle. « Je suis bouleversée à chaque fois ! Et, quelques instants plus tard, totalement affolée ! Il est impensable d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci. »

Pour le magazine Têtu qui sera en kiosque le 18 décembre, l’interprète de Désenchantée donne son avis sur quelques questions de société. Et avec humour : « Je préfère un mariage gay à un mariage triste. » À l’appui de sa prise de position en faveur du mariage pour tous, elle reprend la Déclaration des droits de l’homme : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. » Pour l’adoption, elle enfonce le clou : « Si c’est le droit pour des orphelins d’investir un foyer chaleureux, c’est un progrès. L’amour panse les plaies quand il est réel et authentique. » 

mf-presta1-201x300 dans Mylène dans la PRESSEÀ l’appui de ses propos, l’artiste pose sous l’oeil de la photographe Nathalie Delépine vêtue d’un smoking et fumant un cigare ! Un hommage à « des femmes courageuses qui n’hésitaient pas à jeter le trouble dans une époque où les femmes étaient confinées au foyer ». 

Un clip hallucinant ! 

Samedi, à la fin de son journal de 20 heures, Claire Chazal a diffusé une petite minute du clip À l’ombre, premier extrait de Monkey Me. Réalisé par Laurent Boutonnat, il reprend le travail de l’artiste français Olivier de Sagazan. Son oeuvre est un mélange beau, et parfois dérangeant, de peinture et de sculpture qui joue avec les apparences et les peurs. Le travail de ce performer ressemble tellement à l’univers de la chanteuse que l’on se demande pourquoi l’un et l’autre ne se sont pas trouvés plus tôt.

Un apéritif de l’album qui sera disponible dès lundi 3 décembre 2012. Douze titres d’où émergent, outre la chanson Tu ne le dis pas qui donne toute la richesse de la voix de Mylène, un émouvant Je te dis tout ainsi qu’un tonique J’ai essayé de vivre. Des chansons servies par des textes très littéraires et très aboutis. Un album profond qui mélange des rythmes dance et des mélodies plus lentes. 

REGARDEZ le clip À l’ombre diffusé en exclusivité sur TF1

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article Paru dans Le Point.fr 

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Mylène, de nature solitaire

Posté par francesca7 le 14 février 2013

Mylène Farmer : «Je suis d’une nature solitaire»

INTERVIEW -À l’occasion de la sortie de son album Monkey Me et de sa tournée, la chanteuse française se confie. (Avec TV Magazine)

 

Mylène, de nature solitaire dans Mylène en INTERVIEW monkey-myleneSon nouvel album, Monkey Me, sortira le 3 décembre. Douze titres composés par Laurent Boutonnat sur des textes de Mylène Farmer. Un mélange éclectique où cohabitent des morceaux pop-rock émergeant d’une base électrique, de sons de batterie, de guitares et de saxo. Les paroles manient les thèmes chers à l’interprète, mais teintés d’une fraîcheur et d’une poésie qu’on ne lui connaissait pas. En exclusivité pour TV Magazine, Mylène Farmer se livre à un exercice rare pour elle: l’interview-confession. Voici la star comme vous ne la lirez jamais.

TV MAGAZINE – Mylène Farmer, votre dernier album remonte à deux ans. Vous nous aviez habitués à des intervalles plus longs…

Mylène Farmer- Oui. Je ne m’en rends pas compte. Deux ans dans un monde chronophage, où chaque jour engloutit le temps, cela paraît une éternité. Il s’agit probablement d’un manque et de l’envie de remonter sur scène.

Monkey Me marque la reformation de votre tandem artistique avec Laurent Boutonnat. Qu’est-ce que votre «infidélité» vous a apporté?

Il ne s’agit pas d’infidélité! Mon précédent album, Bleu noir, n’était autre que le fruit de rencontres avec Moby, Archive et RedOne. Ils m’ont proposé des chansons qui ont provoqué mon désir et l’envie d’écrire… C’est aussi simple que ça. En outre, Laurent Boutonnat travaillait de son côté sur d’autres projets.

On vous connaissait rousse et vous vous montrez blonde platine sur l’album et les affiches de votre tournée. Que s’est-il passé?

Moi aussi, je me connaissais rousse! (Rires.) Mais sous le roux se cachent d’autres couleurs. Ne sommes-nous pas tous constitués de mille facettes? Celle-ci avait envie de vivre…

Quel look allez-vous adopter pour votre tournée? Et quelles surprises avez-vous concoctées pour ces concerts?

Je ne peux y répondre maintenant. Mais, puisque vous l’évoquez, le mot surprise sera bien au rendez-vous.

Une nouvelle fois, vous avez battu le record de réservations en un minimum de temps. Cela vous touche-t-il encore?

Je suis bouleversée à chaque fois! Tellement bouleversée… Et, quelques instants plus tard, totalement affolée! Il est impensable d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci. C’est un véritable cadeau et une responsabilité aussi. On ne veut pas décevoir ni se décevoir. On a donc un an pour se préparer à embrasser le regard de tous ceux qui ont la générosité d’attendre.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui écoutent vos chansons pour garder de l’espoir dans un monde aussi dur?

Le monde a toujours été dur. Sous certains aspects, il l’est peut-être moins aujourd’hui, même s’il est autrement cruel. Moins solidaire, plus solitaire aussi. Je ne peux que penser à ceux qui sont bien plus malheureux, dans le besoin ou cloués sur un lit d’hôpital, et me dire qu’il faut affronter la vie et trouver des pépites dans des moments simples, ces moments qui sont souvent à portée de soi, mais qu’on ne voit plus. Être aimé de quelqu’un ou d’un plus grand nombre reste l’essentiel de la vie. Se préoccuper d’autrui rend meilleur.

monkey-me-mylene dans Mylène en INTERVIEWOn vous dit solitaire. Pouvez-vous nous décrire une de vos journées quand vous ne travaillez pas?

Vous voulez dire quand je ne travaille pas comme une personne qui doit se rendre quotidiennement à son bureau? (Sourire.) C’est un grand privilège de n’avoir pas le sentiment de travailler, même lorsque je finis une séance de studio à 2 heures du matin ou lorsque je sors de scène exsangue. C’est du travail, mais je ne le vis pas comme un poids ni comme une obligation. C’est un choix et une immense chance. Je dois certainement partager ce sentiment avec toutes les personnes passionnées par ce qu’elles font. Mais je suis, c’est vrai, d’une nature solitaire. J’ai besoin de m’occuper de mes animaux, de dessiner, de nager, de regarder des films et je retrouve mes amis avec d’autant plus de plaisir…

Quels sont les journaux et les émissions de télévision que vous suivez régulièrement?

Je ne regarde pas beaucoup la télévision finalement, surtout en période de travail. Mais j’ai toujours aimé les débats, quand les points de vue sont exprimés avec respect. La télévision est un média parfois trop pressé pour traiter le fond des choses. Je n’aime pas le cynisme systématique et la télévision bruyante. Il m’arrive de dévorer des séries comme Downton Abbey,Dexter ou Les Tudors et je regarde toujours avec autant de bonheur Un jour, un destin. Dans le fond, je ne recherche pas l’information à tout prix… Je la laisse me cueillir au détour d’un article, d’un reportage.

L’industrie musicale souffre et les ventes de CD ne cessent de baisser. Imaginez-vous un jour ne plus pouvoir sortir de disques?

Chaque époque a connu la disparition d’un support. Il y aura toujours des disques physiques, même si le digital annonce une ère nouvelle. En tout cas, il y aura toujours un rapport affectif à l’objet quel qu’il soit. Les albums ou une autre forme restant à inventer rencontreront toujours un public. La musique existait dès la naissance de l’humanité.

Que pensez-vous des télé-crochets? Est-ce un miroir aux alouettes, un mal nécessaire ou le seul moyen aujourd’hui d’être découvert?

Je ne peux pas juger cette génération d’émissions puisque je ne les connais pas bien. Mais je suis toujours un peu gênée quand l’art devient un concours.

Le Québec, où vous êtes née, est en proie à de violents mouvements protestataires. Avez-vous conservé des attaches là-bas?

La violence m’a surprise dans ce pays, à la réputation modérée. Je n’y ai conservé malheureusement aucune attache… Si ce n’est l’envie d’y retourner pour ses paysages de neige et peut-être transporter le prochain spectacle là-bas…

Quels artistes récents vous semblent dignes d’intérêt?

Je suis impressionnée par Muse. Et par Matthew Bellamy, qui est aussi fascinant que Freddie Mercury!

Que pensez-vous des réseaux sociaux et des sites si nombreux qui vous sont consacrés?

Je suis fascinée par la vitesse de l’information et la possibilité pour de nombreuses personnes de partager instantanément des sujets communs. Je pense aussi à ceux qui n’y ont pas accès. Avec qui partagent-ils leurs passions? Aussi, je ne m’attarde pas sur les sites qui me sont consacrés. J’aurais l’impression d’entrer, sans y avoir été invitée, dans une pièce où les gens parlent de moi.

Une photo vous montre avec un gibbon. Est-ce celui que vous avez adopté il y a plusieurs années?

m-de-je-te-dis-tout1Non. E.T. était un singe capucin, plus menu. Elle a partagé ma vie pendant plus de vingt-cinq ans. Il s’agit ici de Betty, une demoiselle de 4 ans, qui a été volée lorsqu’elle avait 3 mois et retrouvée huit mois plus tard. J’ai croisé son chemin grâce à Vincent Lindon, qui m’a un jour envoyé une petite vidéo d’elle sur le tournage de son film Augustine . J’ai immédiatement contacté le parc zoologique du bois d’Attilly, où elle vivait. C’est une rencontre inoubliable, une émotion tellement forte. Elle était d’une douceur incroyable. Quant à E.T., elle me manque terriblement…

L’avez-vous remplacée?

Non. Elle restera l’unique.

Avez-vous déjà décidé d’une date à laquelle vous arrêteriez de vous produire sur scène ou d’enregistrer des disques?

C’est, semble-t-il, une question qui taraude beaucoup les médias, mais, vous savez, il y a dix ans déjà, on me demandait: «Quand saurez-vous que ce n’est pas le combat de trop?». Je ne me projette pas dans l’avenir. Trop angoissant. Quand le désir n’existera plus, alors je me volatiliserai.

 

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Mylène dans Paris-Match

Posté par francesca7 le 24 décembre 2012

Mylène Farmer à la Une de « Paris-Match » demain

Farmer annonce son envie de remonter sur scène, « une dernière fois ».


Entretien confession avec Nathalie Rheims

Des photos audacieuses

Mylène dans Paris-Match dans Mylène dans la PRESSE mfbercy2006_51a-200x300À l’occasion de la sortie de  Bleu Noir, son huitième album, la mystérieuse Mylène Farmer a accepté de son confier, dans Paris Match, à son amie Nathalie Rheims. Dans cet exercice qu’elle accepte à de très rares occasions, ici agrémentée d’un portfolio sublime et intime, la chanteuse revient sur la genèse de ce disque et des changements qui l’accompagnent. Pour la première fois, son complice Laurent Boutonnat n’est pas de la partie :

« Je ne me suis en aucun cas éloignée de lui. Après la tournée et les concerts au Stade de France, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque. Vous recevez tant d’amour, de vibrations, autant de sensations qui vous donnent l’envie… d’écrire. Laurent a tout à fait compris mon besoin de créer. C’est aussi ça, la complicité. » Certes, mais pourquoi l’envie de créer sans lui ? Pour Bleu Noir, Mylène a fait appel à son ami Moby, à RedOne notamment sur le single Oui mais… Non et au duo Archive, pour l’envoûtant Leila.

Dans cet entretien, où elle n’évoque pas son projet de film adapté justement d’un roman de Nathalie Rheims, mais Farmer annonce son envie de remonter sur scène, « une dernière fois ». Elle évoque les critiques pas toujours constructives, comme celles d’un animateur qui l’avait accusé de faire du playback sur scène : « C’est impressionnant de voir à quel point certaines personnes se sentent grandies en dénigrant, en tentant de blesser (…) La critique est nécessaire ; la grossièreté, inutile. »

Au détour d’une réflexion sur l’amour et la mort, Mylène glisse : « J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché ! » Ne soyons pas de mauvaise foi, elle évoque seulement ses sources d’inspirations, pas sa manière de vivre.

On apprend également que Mylène adore Faites entrer l’accusé et que l’homme idéal, n’est pas Christophe Hondelatte, mais plutôt Jean Rochefort : « Un acteur unique, un homme d’une classe folle, un charme renversant. Je suis sensible à sa grande délicatesse, c’est un être totalement décalé, si émouvant aussi. Bref… magnifique. » Qui l’eu cru ? Nous, on l’aurait bien vu avec Tim Burton.

 

L’intégralité de cette interview est à découvrir dans Paris Match, en kiosque le 2 décembre 2010. 

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Mylène, un look électrique

Posté par francesca7 le 15 décembre 2012

 

Mylène, un look électrique dans Mylène et mes BLABLAS f12-200x300Ce n’est pas la première fois que la chanteuse française se retrouve en tête des ventes de singles. Selon le site Pure Charts, À l’ombre est le treizième titre de Mylène Farmer à se placer numéro un de ce classement.

Deux ans après Bleu Noir, elle revient avec un neuvième album, Monkey Me, qui sort le 3 décembre 2012. Sur la pochette de ce dernier, la belle rousse apparaît avec un nouveau look, cheveux blancs et yeux bleus électriques.

Sa prochaine tournée, intitulée Timeless 2013 , ne commencera qu’en septembre 2013. Une fois de plus, l’interprète de Libertine a battu des records, en vendant les places pour ses vingt-deux concerts en seulement quelques heures.

Elle a rarement été aussi présente sur la scène musicale. Il y a deux ans, Mylène Farmer sortait « Bleu Noir », son huitième album studio. Porté par les singles « Oui mais… non« , « Bleu Noir » et « Lonely Lisa« , l’opus s’était fait sans le collaborateur mythique de la rousse incendiaire, Laurent Boutonnat. En effet, Mylène Farmer s’était notamment entourée de RedOne, connu pour ses productions pour Lady Gaga.

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La nature insolite de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 9 décembre 2012

 

INTERVIEW -À l’occasion de la sortie de son album Monkey Me et de sa tournée, la chanteuse française se confie. (Avec TV Magazine) en Novembre 2012 par LE FIGARO.

 

La nature insolite de Mylène Farmer dans Mylène en INTERVIEW au-tf1-2012Son nouvel album, Monkey Me, sortira le 3 décembre. Douze titres composés par Laurent Boutonnat sur des textes de Mylène Farmer. Un mélange éclectique où cohabitent des morceaux pop-rock émergeant d’une base électrique, de sons de batterie, de guitares et de saxo. Les paroles manient les thèmes chers à l’interprète, mais teintés d’une fraîcheur et d’une poésie qu’on ne lui connaissait pas. En exclusivité pour TV Magazine, Mylène Farmer se livre à un exercice rare pour elle: l’interview-confession. Voici la star comme vous ne la lirez jamais.

TV MAGAZINE – Mylène Farmer, votre dernier album remonte à deux ans. Vous nous aviez habitués à des intervalles plus longs…

Mylène Farmer- Oui. Je ne m’en rends pas compte. Deux ans dans un monde chronophage, où chaque jour engloutit le temps, cela paraît une éternité. Il s’agit probablement d’un manque et de l’envie de remonter sur scène.

Monkey Me marque la reformation de votre tandem artistique avec Laurent Boutonnat. Qu’est-ce que votre «infidélité» vous a apporté?

Il ne s’agit pas d’infidélité! Mon précédent album, Bleu noir, n’était autre que le fruit de rencontres avec Moby, Archive et RedOne. Ils m’ont proposé des chansons qui ont provoqué mon désir et l’envie d’écrire… C’est aussi simple que ça. En outre, Laurent Boutonnat travaillait de son côté sur d’autres projets.

On vous connaissait rousse et vous vous montrez blonde platine sur l’album et les affiches de votre tournée. Que s’est-il passé?

Moi aussi, je me connaissais rousse! (Rires.) Mais sous le roux se cachent d’autres couleurs. Ne sommes-nous pas tous constitués de mille facettes? Celle-ci avait envie de vivre…

Quel look allez-vous adopter pour votre tournée? Et quelles surprises avez-vous concoctées pour ces concerts?

Je ne peux y répondre maintenant. Mais, puisque vous l’évoquez, le mot surprise sera bien au rendez-vous.

Une nouvelle fois, vous avez battu le record de réservations en un minimum de temps. Cela vous touche-t-il encore?

Je suis bouleversée à chaque fois! Tellement bouleversée… Et, quelques instants plus tard, totalement affolée! Il est impensable d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci. C’est un véritable cadeau et une responsabilité aussi. On ne veut pas décevoir ni se décevoir. On a donc un an pour se préparer à embrasser le regard de tous ceux qui ont la générosité d’attendre.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui écoutent vos chansons pour garder de l’espoir dans un monde aussi dur?

Le monde a toujours été dur. Sous certains aspects, il l’est peut-être moins aujourd’hui, même s’il est autrement cruel. Moins solidaire, plus solitaire aussi. Je ne peux que penser à ceux qui sont bien plus malheureux, dans le besoin ou cloués sur un lit d’hôpital, et me dire qu’il faut affronter la vie et trouver des pépites dans des moments simples, ces moments qui sont souvent à portée de soi, mais qu’on ne voit plus. Être aimé de quelqu’un ou d’un plus grand nombre reste l’essentiel de la vie. Se préoccuper d’autrui rend meilleur.

On vous dit solitaire. Pouvez-vous nous décrire une de vos journées quand vous ne travaillez pas?

2012 dans Mylène en INTERVIEWVous voulez dire quand je ne travaille pas comme une personne qui doit se rendre quotidiennement à son bureau? (Sourire.) C’est un grand privilège de n’avoir pas le sentiment de travailler, même lorsque je finis une séance de studio à 2 heures du matin ou lorsque je sors de scène exsangue. C’est du travail, mais je ne le vis pas comme un poids ni comme une obligation. C’est un choix et une immense chance. Je dois certainement partager ce sentiment avec toutes les personnes passionnées par ce qu’elles font. Mais je suis, c’est vrai, d’une nature solitaire. J’ai besoin de m’occuper de mes animaux, de dessiner, de nager, de regarder des films et je retrouve mes amis avec d’autant plus de plaisir…

Quels sont les journaux et les émissions de télévision que vous suivez régulièrement?

Je ne regarde pas beaucoup la télévision finalement, surtout en période de travail. Mais j’ai toujours aimé les débats, quand les points de vue sont exprimés avec respect. La télévision est un média parfois trop pressé pour traiter le fond des choses. Je n’aime pas le cynisme systématique et la télévision bruyante. Il m’arrive de dévorer des séries comme Downton Abbey,Dexter ou Les Tudors et je regarde toujours avec autant de bonheur Un jour, un destin. Dans le fond, je ne recherche pas l’information à tout prix… Je la laisse me cueillir au détour d’un article, d’un reportage.

L’industrie musicale souffre et les ventes de CD ne cessent de baisser. Imaginez-vous un jour ne plus pouvoir sortir de disques?

Chaque époque a connu la disparition d’un support. Il y aura toujours des disques physiques, même si le digital annonce une ère nouvelle. En tout cas, il y aura toujours un rapport affectif à l’objet quel qu’il soit. Les albums ou une autre forme restant à inventer rencontreront toujours un public. La musique existait dès la naissance de l’humanité.

Que pensez-vous des télé-crochets? Est-ce un miroir aux alouettes, un mal nécessaire ou le seul moyen aujourd’hui d’être découvert?

Je ne peux pas juger cette génération d’émissions puisque je ne les connais pas bien. Mais je suis toujours un peu gênée quand l’art devient un concours.

Le Québec, où vous êtes née, est en proie à de violents mouvements protestataires. Avez-vous conservé des attaches là-bas?

La violence m’a surprise dans ce pays, à la réputation modérée. Je n’y ai conservé malheureusement aucune attache… Si ce n’est l’envie d’y retourner pour ses paysages de neige et peut-être transporter le prochain spectacle là-bas…

Quels artistes récents vous semblent dignes d’intérêt?

Je suis impressionnée par Muse. Et par Matthew Bellamy, qui est aussi fascinant que Freddie Mercury!

Que pensez-vous des réseaux sociaux et des sites si nombreux qui vous sont consacrés?

Je suis fascinée par la vitesse de l’information et la possibilité pour de nombreuses personnes de partager instantanément des sujets communs. Je pense aussi à ceux qui n’y ont pas accès. Avec qui partagent-ils leurs passions? Aussi, je ne m’attarde pas sur les sites qui me sont consacrés. J’aurais l’impression d’entrer, sans y avoir été invitée, dans une pièce où les gens parlent de moi.

Une photo vous montre avec un gibbon. Est-ce celui que vous avez adopté il y a plusieurs années?

Non. E.T. était un singe capucin, plus menu. Elle a partagé ma vie pendant plus de vingt-cinq ans. Il s’agit ici de Betty, une demoiselle de 4 ans, qui a été volée lorsqu’elle avait 3 mois et retrouvée huit mois plus tard. J’ai croisé son chemin grâce à Vincent Lindon, qui m’a un jour envoyé une petite vidéo d’elle sur le tournage de son film Augustine . J’ai immédiatement contacté le parc zoologique du bois d’Attilly, où elle vivait. C’est une rencontre inoubliable, une émotion tellement forte. Elle était d’une douceur incroyable. Quant à E.T., elle me manque terriblement…

L’avez-vous remplacée?

Non. Elle restera l’unique.

Avez-vous déjà décidé d’une date à laquelle vous arrêteriez de vous produire sur scène ou d’enregistrer des disques?

C’est, semble-t-il, une question qui taraude beaucoup les médias, mais, vous savez, il y a dix ans déjà, on me demandait: «Quand saurez-vous que ce n’est pas le combat de trop?». Je ne me projette pas dans l’avenir. Trop angoissant. Quand le désir n’existera plus, alors je me volatiliserai.

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Mylène Farmer et le mariage….

Posté par francesca7 le 16 novembre 2012

Mylène Farmer prend position sur le mariage gay

Icône gay par excellence, Mylène Farmer est interpelée par un de ses fans au sujet du mariage pour tous. Mais l’artiste n’a-t-elle pas déjà pris position ?

 

Depuis ses débuts dans les années 1980, Mylène Farmer a toujours été particulièrement soutenue par la communauté homosexuelle. Plus que DalidaCher, ou même Madonna, l’interprète de Sans contrefaçon est l’icône gay par excellence en France. Il suffit de compter les nombreux drapeaux « rainbow » qui flottent au dessus du public lors de ses concerts pour s’en convaincre. La chanteuse elle-même ne s’est jamais cachée de son statut d’égérie. En 2008, elle était ainsi en couverture du magazine Têtu qui titrait pour l’occasion : « Mylène Farmer : Les gays et moi »« J’ai le sentiment d’être privilégiée. C’est un public pointu, sensible et avant-gardiste, déclare-t-elle alors. Je pense aussi que je partage avec le public gay le sentiment d’être différent… »

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Mais, en 2010, celle dont le single Lonely Lisa a été élu « tube gay » de l’été 2011 surprend en apparaissant sur le perron de l’Elysée, à l’occasion d’un diner organisé en l’honneur du Président Dimitri Medvedev. Certains s’étaient alors émus que la star consacre l’une de ses rares apparitions publiques au président d’un pays où les gay prides sont systématiquement réprimées.

Aujourd’hui, c’est sur le sujet brûlant du mariage gay que l’auteure-interprète est interpelée. « Mylène Farmer, prenez position ! », l’exhorte un fan, relayé sur le site de l’Express« Votre silence légendaire devient assourdissant, devient ahurissant, écrit-il.Alors qu’une majorité de votre public est mis à l’index, nous ne vous entendons pas, nous qui avons fait votre succès… Ne nous décevez pas, ne faites pas comme Sylvie Vartan qui, elle aussi, nous doit tout et qui aujourd’hui dénonce le mariage gay. »

Rappelons cependant que la chanteuse s’est déjà exprimée sur le sujet. Au cours du même entretien publié par Têtu, elle répondait sans détour à une question concernant le mariage et l’adoption pour les couples du même sexe : « C’est un sujet de société que certains voudraient traiter sous l’angle moral. Pour moi, cela pose la question de l’égalité des droits. Au 21e siècle, il serait temps de traiter le sujet !« 

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Nathalie Nothomb et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 21 octobre 2012

 

Amélie Nothomb, née le 13 août 1967 à Kōbe au Japon, est une écrivaine belge francophone. Elle partage sa vie entre la France et la Belgique.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes Nothomb font partie de l’aristocratie belge et plusieurs de leurs ancêtres se sont illustrés dans la vie politique et culturelle (Charles-Ferdinand Nothomb notamment). Fille du baron Patrick Nothomb, ambassadeur de Belgique, Amélie Nothomb a séjourné au Japon (où elle est née), en Chine, aux États-Unis (New York), en Asie du Sud-Est (Laos, Bangladesh, Birmanie). Elle ne découvre la Belgique qu’à l’âge de 17 ans. Elle y finit ses humanités à l’Institut Marie-Immaculée Montjoie d’Uccle pour ensuite entamer des études de philologie romane à l’Université libre de Bruxelles.

Il convient d’ores et déjà de se préparer à l’événement. Mylène Gautier, alias Mylène Farmer, un mixte d’Amélie Nothomb et de Nathalie Kosciusko-Morizet, investira le Stade de France les 11 et 12 septembre pour «deux concerts pharaoniques» {sic]. La billetterie a été ouverte le 28 mars. En deux heures, les places étaient déjà vendues.

C’est que la rouquine gothique à qui l’on doit «l’Ame-Stram-Gram» et dont les clips ont été réalisés par Laurent Boutonnât, Luc Besson et Abel Ferrara, fait l’objet d’un culte qui touche au fanatisme. Rappelons ici qu‘un de ses groupies exécuta à bout portant, en 1991, le standardiste de la maison Polydor au prétexte que son idole ne daignait pas répondre à ses lettres. Il la connaissait mal. Car Mylène est une adepte de la stratégie du silence. Elle ne donne pas d’interviews et tient que, «pourplaire aux jaloux, il faut être ignorée».

Heureusement, la star a son biographe. Il s’appelle Erwan Chuberre. Son éditeur nous précise qu’il est «spécialiste des icônes féminines». On lui doit «les Lèvres de Sylvie Vartan !», «Madonna absolument !», «Britney, toujours vivante !» et «Lorie, entre ange et glamour !». C’est le Henri Troyat exclamatif de Paris-Bercy.

Dans «Mylène Farmer, des mots sur nos désirs» (Alphée, 19,90 euros), on découvre que, à sa naissance, «Mylène a déchiré avec force les entrailles de sa mère», qu’elle a souffert ensuite de «la déchirure de son hymen», qu’elle s’est inspirée de la Bible où elle a lu que «Dieu vomit les tièdes», que le clip de «Libertine» vaut bien le «Barry Lyndon» de Kubrick, qu’elle aime faire l’amour dans les ascenseurs, et qu’un de ses amants était éjaculateur précoce, un regret exprimé dans une émouvante chanson : «C’est sans doute une fuite/Mais te décharger de tout c’est illicite…» On apprend plus tard qu’elle eut une relation avec l’auteur de «Et si c’était vrai…», Marc Levy. On voit par là que cette lecture s’impose.

 

Une discussion qui a été publiée en mars 1995 dans le magazine Vogue. Mieux vaut tard que jamais !


La séance photo qui accompagnait la rencontre est disponible, grâce à Evie
, ici.

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Vogue a écrit:

C’est avec un pas plein d’entrain qu’Amélie Nothomb entre dans la suite de l’hôtel parisien  » le Crillon  » où elle a rendez-vous pour un entretien avec Mylène Farmer. La chanteuse est déjà là. Amélie déborde d’énergie. Mylène paraît timide et fragile. L’écrivain raconte à quel point elle s’est réjouie de cette rencontre :


« Lorsque ‘Vogue’ m’offrit la possibilité de rencontrer la personne de mon choix, je n’ai pas hésité une seule seconde. »
Les deux jeunes femmes rapprochent spontanément leur fauteuil ; toutes deux parlent d’une voix basse.

Amélie Nothomb : Je me souviens très bien de la première fois où j’ai entendu votre musique. C’était en 1986, pendant les vacances de Noël. Ma cousine entonna  » Libertine « . Je n’avais encore jamais entendu cette mélodie. Comment, me dit-elle, tu ne connais pas Mylène Farmer ? Je suis depuis une fan de vos clips. Vous êtes, pour moi, le chanteuse aux clips les plus beaux et talentueux.

Mylène Farmer : Et moi j’ai lu vos livres. C’est pourquoi j’ai accepté de vous rencontrer.

Je le sais. J’ai découvert, grâce à vous, un auteur qui m’a beaucoup impressionné ; vous avez précisé, lors d’une interview, que vous aimiez Luc Dietrich.

Ce sont mes livres de chevet.

C’est un des rares auteurs qui écrit comme un enfant sans se ridiculiser. J’ai moi-même décrit mon enfance dans  » Le Sabotage Amoureux « , mais non de la manière dont je l’aurais souhaité.

J’ai écrit des chansons sur l’enfance, en particulier sur la crainte de grandir.

Dans votre chanson  » Plus Grandir « , vous évoquez le désir de rester une enfant.

Je ne peux moi-même l’expliquer, mais je n’en subit aucunement un traumatisme. J’ai vécu au Québec jusqu’à l’âge de 9 ans ; il ne me reste de cette époque que le souvenir très marquant de la neige.

La neige apparaît dans vos clips de façon ininterrompue ainsi que votre film. Je regrette de ne pas avoir eu la possibilité de voir  » Giorgino « . Il ne fut projeté à Paris que pendant deux semaines et comme je vis à Bruxelles, je l’ai manqué. Je connais cependant presque tout sur ce film car j’ai dévoré tous les articles le concernant. Je suis persuadée qu’il est exceptionnel même si beaucoup de critiques prétendent le contraire. Je considère Laurent Boutonnat, le réalisateur, comme un génie.

Notre film a subi des critiques extrêmement brutales. Nous savions d’avance qu’ils le mettraient en pièce avant sa sortie. La principale critique étant qu’il s’agissait d’un long clip.

2263790455_small_2-300x236 dans Mylène et L'ENTOURAGEJe rêve d’un clip de deux heures !

Le maquillage, les costumes, la lumière ; toutes les techniques existantes ne sont pas exploitées par le cinéma. Le jeu de scène est, par ailleurs, primordial. J’interprète soit mon propre rôle, soit celui d’un autre, j’écris également les paroles de mes chansons. Ce sont les façons de m’exprimer.

Cela m’a frappée, vous vous déguisez souvent et cependant, vous passez pour une artiste particulièrement discrète.

Lorsque je montre ma nudité ou lors de photos sexy, les journalistes me dépeignent comme une dévergondée sans aucuns mystères. Cela leur paraît paradoxal que je sois si discrète d’ordinaire et beaucoup attendent une justification. Je déteste cela !

Vous n’avez pas non plus à vous justifier, comme c’est le cas lorsque l’on commet des erreurs.

Le clip  » Libertine  » a d’ailleurs été censuré en Allemagne. Quelle hypocrisie ! J’ai déjà vu des films pornographiques sur la chaîne allemande.

Je n’ai encore jamais eu l’honneur de me faire censurer !

Cela m’étonne.

Ma famille considère mes livres comme pornographiques. Vous savez, la Belgique est aujourd’hui encore un pays du 19ème siècle. De plus, je descends d’une famille aristocratique et catholique extrêmement conservatrice.

Votre famille vous repousse-t-elle ?

Précisément. A l’exception de mes parents qui acceptent mes ouvrages. Mon père fut diplomate pour que nous vivions en Asie. Vous savez, ma famille ne fut pas fière de son agissement durant la seconde guerre mondiale. Je peux remercier mes parents d’avoir passé mon enfance en Extrême-Orient. Lorsqu’à 17 ans je suis allée, pour la première fois, à Bruxelles, je fut marquée par la consternation des gens à l’évocation de mon nom. Aujourd’hui encore, les Nothomb jouent un rôle important dans la vie politique belge, mais je reste en dehors de cela.

Votre père n’est pas également artiste ?

En effet, il est ambassadeur le jour et interprète de nos chants médiévaux le soir.

Merveilleux ! C’est une musique mystérieuse, captivante.

Le plus court dure 4 heures. Lorsque nous étions enfants, nous devions écouter l’intégralité de ces drames et ceci à genoux. Aujourd’hui, nous sommes autorisés à nous asseoir et même à nous assoupir. Combien de fois avons-nous écouté papa chanter le dimanche !
Je m’ennuyais terriblement, d’autant plus que je ne comprends que le japonais moderne.

Les rapports que j’entretiens avec ma famille sont complètement différents. Bien entendu, je reste en contact avec elle, mais nous communiquons très peu. Je présume qu’elle doit être fière de mon succès. Mon père n’est plus de ce monde, il est décédé avant le début de ma carrière, lorsque j’avais 21 ans. Je n’ai reconnu que plus tard à quelle point il avait compté pour moi. Avec qui vivez-vous ?

Avec ma sœur Juliette, un être hors du commun.
Enfants, nous étions comme les deux doigts de la main et toutes deux anorexiques. Je fus seule à m’en sortir. Elle a cessé de grandir à 16 ans.
Aujourd’hui, à 31 ans, c’est encore une enfant. Elle refuse tout contact social et intrusion dans notre appartement sous peine de hurler. Elle ne veut que ma présence.

Pour ma part, je vis à Paris avec mon singe capucin. Pensez-vous éprouver un jour le besoin de quitter votre sœur ?

Non, car je n’ai encore jamais ressenti le besoin de me marier et d’avoir des enfants. De plus, j’ai une vie sentimentale que l’on peut qualifier de normale, en dehors de chez moi. Ceci me permet de mener une existence quelque peu aventureuse qui me plaît.

Me perpétuer est une chose qui me paraît, pour l’instant, inimaginable. Pourtant j’aime les enfants.

L’écriture est pour moi plus facile comparée à d’autres choses de la vie.

Mais elle vous paraît également torturante. J’ai cru comprendre que vous n’étiez créative que lorsque vous avez la sensation du froid.

C’est exact. Le froid s’installe tout naturellement en moi lorsque j’écris. La température de mon corps chute. Je ne suis pas habituellement aussi frileuse, mais lorsque j’écris, je m’enveloppe de longs manteaux de laine. Je porte même un bonnet. Le froid m’est très désagréable, mais le désir d’écrire prédomine.

On dit pourtant que le désir et le tourment ne sont pas compatibles.

Je vis constamment dans ce mystère et j’écris chaque jour durant quatre heures au moins.

Est-il vrai que souvent vous ne dormez que trois, quatre heures ? J’imagine à quel point vos angoisses sont liées à vos nuits Cela doit être éprouvant. L’écriture est un remède à la solitude.

L’insomnie ne me gêne pas, par contre, la tentative vaine de trouver le sommeil, oui. Ce qui est horrible, ce sont les pensées qui surgissent dans ces moments-là.

Je connais ça aussi : le heurt de pensées différentes, à le limite de la folie.

Surtout que nous possédons toutes deux une fantaisie quelque peu morbide. Lorsque je ne trouve pas le sommeil, toutes mes pensées tournent autours de la mort et de cadavre. C’est insupportable !
Je suis convaincue d’avoir choisi l’écriture pour échapper à cette horreur. Je ne souffre plus lorsque j’écris. Le fait même d’écrire m’apporte une plaisir formidable. Les passages les plus dramatiques d’  » Hygiène de l’Assassin « , où Prétextat Tach étrangle sa jeune compagne de ses propres mains m’ont fait éclater de rire.

Ces passages n’apparaissent que plus cruels et plus inquiétants !

On m’a qualifiée de sadique. Est-ce vrai ? Certainement pas dans la vie de tous les jours.

Je ne vous considère pas comme une sadique. Vos livres dérangent et c’est pour cela qu’ils me plaisent. Ils font naître dégoût et angoisse, des réactions très vivantes. Dans mon travail, la mort est un thème très important. Elle fait, après tout, partie de notre existence.

J’ai eu l’occasion de vous voir dans une émission dans laquelle vous aviez le choix des reportages. Vous aviez retenu des images de cadavres et de corps sans tête. C’était très courageux.

(rires) Je voulais exprimer la beauté qui se trouve dans la violence et l’horreur. C’est pourquoi j’ai choisi deux reportages sur les exécutions.
Une exécution est, bien entendu, répugnante et cruelle, mais il s’en dégage une réelle force. Les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens.

Vous aviez alors affirmé éprouver de la joie en voyant ces images.

C’était peut-être maladroit. Il faut faire attention à ce que l’on dit et songer aux conséquences possibles. Même la mort d’un proche peut être fascinante. Voir cette personne morte me parut presque un spectacle. Suis-je morbide ou vais-je au-delà de ça ? Est-ce une preuve d’amour ? Je ne sais pas.

On sent depuis peu en vous une influence tibétaine. Que s’est-il passé ?

Je n’ai pas beaucoup travaillé pendant trois ans, j’avais besoin d’oxygène, c’est pour cela que j’ai voyagé aux Etats-Unis, mais le lieu n’a pas d’importance. Là-bas, par hasard, j’ai trouvé un livre tibétain traitant de la vie et de la mort. J’ai tiré quelques vérités de cet enseignement bouddhiste, à savoir qu’il y a une vie après la mort. Cette idée m’est devenue familière. Ce livre était un baume.

mylene-farmer-sexy-mylne-farmer-m_f-big-241x300Vous n’avez plus de doutes aujourd’hui ?

Je refuse aujourd’hui l’angoisse que me crée la pensée de la mort. Je me dis qu’il existe effectivement une vie après la mort. J’ai changé de philosophie.

On le devine dans votre dernier album  » Anamorphosée « . A propos d’immortalité, la notoriété d’un écrivain n’est pas comparable à celle d’une chanteuse. Ma notoriété est supportable, voire amusante. Mais votre gloire doit prendre des proportions considérables. Il paraît que des fans dorment devant votre porte. Comment vivez-vous cela ?

Je dédramatise. Je ne le supporte qu’ainsi.

Et quelle est l’histoire de ce meurtre ?

Ce fut très douloureux. Un déséquilibré voulant me rencontrer fit irruption dans ma maison de disques, tirant autour de lui avec sa carabine. Il tua le standardiste âgé de 28 ans. Ce fut un des événements les plus marquants de ma vie.

Tournerez-vous à nouveau un film avec Laurent Boutonnat ?

Je l’ignore. L’échec de  » Giorgino  » a été douloureux pour Laurent.

Puis-je vous faire part d’un rêve ? Plusieurs producteurs souhaitaient adapter  » Hygiène de l’Assassin « . A ce jour, tous les projets ont avorté. Je souhaiterais que Laurent Boutonnat adapte le film et que vous interprétiez le rôle de la journaliste.

Je n’ai offert vos livres que récemment à Laurent, mais je vais lui parler de votre souhait. Je vous le promets…

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My Mum Is Wrong de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 septembre 2012

 

My Mum Is Wrong

Single par Mylène Farmer

Face A My Mum Is Wrong
Face B Maman a tort
Sortie 02 Septembre 1984
Durée 3:47
Format 45 tours
Parolier Jérôme Dahan & R. Fitoussi
Compositeur Jérôme Dahan & Laurent Boutonnat
Producteur Laurent Boutonnat
Label RCA
BMG Music

Singles de Mylène Farmer

My Mum Is Wrong de Mylène Farmer dans Mylène et mes BLABLAS mylenefarmer-vip-blog-com-108838photo-464233-M


My Mum Is Wrong
est la version anglaise de Maman a tort destinée au marché anglophone et enregistrée sous l’impulsion de Bertrand Le Page, qui cherche à conquérir de nouveaux territoires. Les paroles sont adaptées à la langue anglaise par le chanteur français F. R. David.

Le titre sort finalement uniquement en Angleterre mais de façon très confidentielle (un peu moins de 100 exemplaires seulement du 45 tours seront vendus, ce qui en fera un échec commercial instantané) et n’est donc jamais recensé dans les classements des meilleures ventes au Royaume-Uni. Aucun vidéo-clip particulier n’a été enregistré pour ce titre. Il s’agit du disque le plus rare de la star à ce jour.

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Mylène Farmer pour le magazine Têtu

Posté par francesca7 le 28 août 2012

 

Mylène Farmer pour le magazine Têtu dans Mylène et les AUTEURS article_535-300x300Têtu est un magazine français et un double site internet à destination des homosexuel-le-s. Le magazine se vend à près de 40 000 exemplaires chaque mois en 2011. Le journal est la propriété de Pierre Bergé, cofondateur du groupe Yves Saint Laurent.

Le premier numéro du magazine paraît en juillet 1995 à l’occasion de la Gay Pride parisienne. Pour la première fois, un magazine homosexuel obtient dans ses pages des budgets annonceurs généralistes : couturiersstylistes, opérateurs de téléphone, fournisseurs d’accès à Internet, parfumeurs, marques d’eau minérale, etc. Deux numéros suivent le premier opus, avant une interruption jusqu’au mois de juin 1996, date à partir de laquelle le magazine sortira de manière ininterrompue aux alentours du 20 de chaque mois. Dès la sortie de son premier numéro, TÊTU prend le relais du magazine Gai Pied, disparu à l’automne 1992 (1979-1992), en devenant très rapidement le magazine référent de la communauté homosexuelle.

Certaines personnalités choisissent TÊTU pour faire leur coming-out (Emmanuel MoireBruno Julliard) ou parler pour la première fois en longueur de leur homosexualité (Franck RiesterMuriel Robin), tandis que certains hommes politiques y acceptent les interviews pour montrer leur ouverture d’esprit ou leur solidarité avec la communauté homosexuelle (notamment dans la lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits). En avril 2002, Lionel Jospin et Jacques Chirac, candidats à la présidentielle, accordent une interview au magazine : c’est alors la première fois qu’un Premier ministre et un président de la République en exercice répondent aux questions d’un magazine homo. Depuis, les principaux candidats aux élections présidentielles de 2007 (Ségolène RoyalNicolas Sarkozy…) et 2012 (François HollandeNicolas SarkozyMarine Le PenJean-Luc MélenchonFrançois BayrouÉva Joly…) ont répondu aux questions de TÊTU.

Chaque numéro comprend une rubrique sur le sida nommée TÊTU + coordonnées par Luc Biecq. Un guide d’information sur le VIH, appelé également TÊTU +, est diffusé tous les deux ans depuis janvier 2000 à raison de 200 000 exemplaires. Le prochain paraîtra en décembre 2012.

À son origine, TÊTU s’est intitulé comme « le magazine des gays et des lesbiennes », slogan abandonné en 2007. Cependant, son lectorat principalement masculin va orienter le magazine vers des couvertures montrant surtout des hommes. Au mois de mai 2004, une nouvelle rubrique consacrée aux filles apparaît : TÊTUE. Cette rubrique exclusivement lesbienne voit le jour sous la forme d’une section de quatre pages, jusqu’en février 2009. À cette date, la ligne éditoriale choisie est de faire de TÊTU un magazine masculin.

Au fil des années, de nombreuses célébrités répondent aux questions de TÊTU et en font parfois la couverture, telles que Catherine Deneuve à deux reprises (1996 et 2010), ou encore Mylène Farmer en 2008 : la chanteuse, qui n’accorde que de rares interviews, choisit cette année-là le magazine pour s’y dévoiler. En dehors des célébrités, ce sont généralement des modèles masculins qui sont choisis pour poser en couverture. Ceux que le magazine appelle les « cover boys » sont photographiés par de grands noms tels que Jean-Baptiste MandinoMathias VriensDavid Amstrong ou encore Walter Pfeiffer.

 

Mylène a été publiée dans TETE sous ce titre….. Pourquoi Mylène Farmer est-elle une icône gay? (mettre le lien)

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Laurent Boyer et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 17 août 2012

 

Laurent Boyer et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE laurent_boyer_reference

Laurent Boyer, né le 23 janvier 1958 à Paris (France), est un animateur de télévision et radio français. Il est le compagnon de la chanteuse Alice Dona.

Diplôme : maîtrise et CAPES de lettres.

Il a été nommé chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres en janvier 2010.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Boyer

Il a travaillé sur M6 depuis sa création jusqu’en 2010 et a présenté des émissions telles que Graines de star , Nos meilleurs Moments, Jour J ou encore Fréquenstar.

À la radio, Laurent Boyer est passé par Radio7, Le Poste Parisien, Kiss Fm, 95.2, puis Europe 1 (C’est pour rire, le Top 50, Espace Rêve) et Europe 2 (Le Brunch…). De l’an 2000 jusqu’à l’été 2010, il anime l’émission la Tête dans les étoiles sur RTL. Émission dans laquelle il reçoit chaque jour une star souvent très connue. Des auditeurs doivent ensuite répondre à des questions sur cette célébrité. Depuis la rentrée 2010, il anime un tout nouveau jeu consacré à l’Histoire de France (Le grand Quiz des Histoires de France) chaque dimanche entre 13h30 et 14h30, en compagnie de l’historienne Clémentine Portier-Kaltenbach.

Le 16 avril 2005, entre Rennes et Paris, Laurent Boyer est victime d’un accident de voiture d’une rare violence ou il fut l’unique rescapé.

En 2007, il passe une audition d’animateur du jeu Êtes-vous plus fort qu’un élève de 10 ans ? sur M6, avec Stéphane Rotenberg et Mac Lesggy, mais on leur préfère Roland Magdane. En 2010 il présente l’émission Que sont devenues nos stars sur M6.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsIl fait aussi une apparition, jouant son propre rôle, dans la série télévisée H, épisode 19 de la Saison 2.

Le 10 décembre 2010, après vingt-trois ans passés sur M6, Laurent Boyer annonce son départ pour la chaîne France 3 où il animera à partir du 31 janvier 2011, Midi en France une émission quotidienne en direct à la découverte des régions françaises.

Dès le 14 mars 2011, il présente Tous vos amis sont là (émission déjà présentée par Stéphane Bern et Olivier Minne) sur France 3.

Il présenta l’Eurovision sur France 3 avec Catherine Lara.

Le 9 mai 2011, il présente En route pour l’Eurovision avec Catherine Lara sur France 3.

Laurent Boyer n’a interviewé Mylène qu’une fois, mais cet entretien reste l’un des plus importants dans le parcours télévisuel de la star. Outre le fait qu’elle ait accepté d’y parler longuement, cela reste à ce jour la seule et unique fois où une équipe de télévision a été invitée sur le tournage d’un de ses clips.

Comment as-tu obtenu le luxe suprême de non seulement interviewer Mylène Farmer, ce qui est déjà énorme en soi, mais en outre de le faire sur le lieu de tournage de son clip ?
En fait, on a souvent demandé des interviews de Mylène à sa maison de disques, et un jour, on nous téléphone, et on nous propose de partir à Budapest pour la rencontrer et assister au tournage de son nouveau clip événement. Evidemment ça ne se refuse pas ! D’autant que c’était tous frais payés par Polydor, ce qui tombait plutôt pas mal vu qu’à l’époque on n’avait pas trop de moyens. M6 n’avait que quatre ou cinq ans et très peu d’émissions autofabriquées.

Combien de temps as-tu passé là-bas ?
Deux jours et trois nuits si je me souviens bien.

Tu mangeais et dormais avec l’équipe ?
Oui. On était tous logés dans ce sublime palace à Budapest… Je ne me rappelle plus comment il s’appelle. Tout le monde se retrouvait autour d’une table le soir. C’était très sympa.

Tout le monde ? Même Mylène ?
Oui bien sûr. Mylène, Laurent Boutonnat, l’équipe technique, mon équipe télé et les gens de Polydor.

Comment était Mylène dans ces moments-là ?
Très peu expansive. Elle est vraiment comme ça, je crois. C’est sa nature.

Et en journée, ça se passait comment ?
Très bien. Vraiment. On avait le droit de filmer ce qu’on voulait. On se baladait sur le tournage du clip avec notre caméra et on filmait ce qu’on voulait. Je n’ai pas souvenir de la moindre restriction. Tout le monde était vraiment disponible pour nous. Y compris Laurent Boutonnat, qui avait pourtant beaucoup de boulot – c’était un clip à gros budget.

C’est pourtant quelqu’un qui va peu vers les médias, encore moins que Mylène. On ne l’a plus entendu ou vu depuis neuf ans.
Je sais, mais avec nous, ça s’est fait tranquillement. On allait vers lui et il prenait le temps de répondre à nos questions. Vraiment dispo.

Le clip de « Regrets » a été tourné en même temps que celui de « Désenchantée », as-tu également assisté un peu à son tournage ?
Non. On a assisté « uniquement » à celui de « Désenchantée ».

Comment était Mylène pendant ce tournage ?
Je lui ai trouvé beaucoup de témérité et de volonté. Il faut savoir que les conditions de tournage n’étaient pas évidentes : il faisait très froid. Mais je ne l’ai jamais vue se plaindre et jamais je ne l’ai vue lâcher.

Et pour ce qui est de l’enregistrement même de l’interview ?
Je l’ai trouvée très renfermée sur elle-même dans un premier temps, puis elle s’est débridée peu à peu. Elle a fini par se livrer. Il a fallu du temps, mais elle s’est ouverte. Je crois qu’elle a été totalement sincère.

enconc15-214x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEVous avez diffusé une image prise hors interview pendant laquelle on vous voit côte à côté, attendant de reprendre l’entretien et vous ne dites pas un mot. Toi tu prends le soleil et Mylène semble un peu perdue, elle ne sait pas trop ou poser son regard. Vous ne vous parliez pas entre les prises ?
Si bien sûr. On parlait beaucoup. Je crois même que Mylène a fini par me tutoyer au bout d’un moment. Le plan dont tu parles a été conservé pour le fun. Il est assez marrant à regarder justement parce qu’il est silencieux. Mais en fait, à ce moment-là, il y avait une petite éclaircie dans le ciel et on en profité pour prendre un peu le soleil. Il faisait vraiment froid !

Mylène et son staff avaient-ils des exigences quant à la manière de filmer ?
Non, pas que je m’en souvienne. J’ai vraiment le souvenir d’une totale liberté. Et puis tu sais, on a profité du fait que toute son équipe technique était là pour utiliser son ingénieur lumière.

Après diffusion du document, as-tu eu des échos de Mylène ?
Je crois qu’elle a aimé.

Comment se fait-il que son portrait ne soit jamais rediffusé la nuit, comme les autres ? Même lorsque vous faites un best-of de l’émission, elle en est absente. Pourquoi ?
Je pense que ça a été bloqué à sa demande, mais je n’en suis pas sûr (ndlr : la chargée de production de « Frequenstar » nous a confirmé que les images ont été bloquées par le management de Mylène).

Pourquoi n’a-t-elle jamais refait de « Fréquenstar » ?
Je ne sais pas. Ce n’est pas faut de l’avoir invitée en tout cas (rires). Y compris pour « Graines de star ». Mais à chaque fois, c’est une fin de non recevoir. Je ne m’en offusque pas, j’ai déjà eu l’incroyable honneur de faire celui-là. Mais j’avoue avoir été surpris quand j’ai vu qu’elle accordait une interview à une chaîne du câble et du satellite. Les Dutronc, Goldman ou Hallyday qui, comme Mylène, se font rares en télé, ont quand même faut plusieurs « Fréquenstar ». J’adorerais en refaire un avec elle !

Malgré le fait que tu ne l’aies interviewée qu’une seule fois, on fait souvent appel à toi pour témoigner quand un sujet se monte autour de Mylène (« Plus vite que la musique », « Mister Bizz »). Comment l’expliques-tu ?
Je crois que ce portait est devenu culte. On m’en parle encore, douze ans après ! On a reçu beaucoup de courrier après sa diffusion. Encore aujourd’hui, beaucoup de fans nous écrivent pour nous demander sa rediffusion. Je crois que ça a vraiment marqué les esprits. Tu sais, quand un gars prépare un sujet sur Mylène, il doit se dire : « Tiens, Boyer a passé plusieurs jours avec elle et il a fait une longue interview, c’est rare, il doit avoir des choses à dire ». Et puis il y a aussi cette fabuleuse histoire avec Alizée qui voulait être graine de danseuse et qui s’est retrouvée graine de chanteuse pour finalement devenir une star.

D’ailleurs tu as retrouvé à la fois Alizée et Mylène sur la scène du zénith de Lille en novembre 2000 pour les M6 Awards. En as-tu profité pour inviter Mylène à un prochain « Fréquenstar » ?
Non. Je ne l’ai vue ni avant ni après le show. On ne s’est vus que sur scène.

L’as-tu revue depuis ?
Oui, je l’ai croisée deux fois, au restaurant. Une fois il y a deux ou trois ans, et l’autre l’an dernier.

Et là, as-tu pu lancer ton invitation ?
Non, je l’ai saluée rapidement, c’est tout. Tu sais, si elle a envie de refaire un « Fréquenstar » ou autre chose, elle me le fera savoir. Je pense, ou du moins j’espère, qu’elle sait que je suis à sa disposition. Si elle me dit qu’elle a envie de faire ça, je le fais.

Artistiquement parlant, que penses-tu de Mylène ?
J’aime beaucoup « XXL ». Je trouve que tout ce qu’elle fait est très bien fait.

illogical-rayonsA-t-elle une place particulière parmi les nombreux invités que tu as reçus ?
Bien sûr. J’en garde un souvenir ému, d’autant que c’était à son initiative et qu’elle s’est livrée. Et puis, il faut savoir que c’est avec cette émission que « Fréquenstar » est né. Avant, c’était une émission en plateau. L’interview de Mylène était la première qu’on tournait en extérieur. En rentrant de Budapest, dans l’avion, j’ai eu l’idée d’en faire la marque de fabrique de l’émission. Je lui dois beaucoup pour ça. D’ailleurs, pour les dix ans de « Fréquenstar », j’aurais bien aimé faire un nouveau portrait avec elle pour boucler la boucle, mais ça ne s’est pas fait.

Extrait de la newletter de Mylène Farmer et vous – 2003

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Interview J.L Viau sur Mylène farmer

Posté par francesca7 le 10 août 2012

Jean-Louis Viau (Conseiller historique)
interview sur le Le clip PQSD

 

Pourquoi a-t-on fait appel à vous pour ce clip ?
A l’époque, j’étais rédacteur en chef d’une revue d’histoire militaire ancienne, « Tradition magazine ». Un jour, mes collègues de la librairie Armes & Collections, spécialisée dans les ouvrages et les maquettes militaires, m’ont appelé parce qu’une costumière cherchait de la documentation pour un film se déroulant au XVIIIème siècle. C’était Carine Sarfati, la styliste de Mylène Farmer, et elle préparait le tournage de « Pourvu qu’elles soient douces ». Rapidement, elle m’a proposé de rencontrer le réalisateur. J’ai donc eu un rendez-vous avec Laurent Boutonnat et ses assistants dans les locaux de la maison de production du film, à la porte Maillot.

Interview J.L Viau sur Mylène farmer dans Mylène en CONFIDENCES coulisses-de-pourvu-quelle-soient-douce-300x182

Qu’attendait-on de vous à ce moment-là ?
Il s’agissait de placer le film dans un contexte très précis, celui de la Guerre de Sept Ans (1756 – 1763). J’ai rapidement compris que Laurent Boutonnat tenait à faire un film le plus proche possible de la réalité historique, visuellement parlant.

Cela vous a-t-il surpris ?
Oui, parce que ce n’est déjà pas quelque chose de systématique dans le milieu du cinéma, alors dans celui de la chanson, n’en parlons pas ! Beaucoup de clips ne sont qu’une « bouillie » d’images qui vient « habillez » une chanson. Certes, je n’ignorais pas que les clips de Mylène Farmer échappaient à cette triste règle, mais j’ai été agréablement étonné de constater que Laurent Boutonnat, manifestement passionné de cinéma, voulait vraiment raconter une histoire en la plaçant « dans l’Histoire », tout en respectant cette dernière. J’ai également été frappé du perfectionnisme de son travail.

A quel stade en était l’équipe dans la préparation du clip de « Libertine II » lorsque vous êtes arrivé ?
Comme bien souvent dans ces cas-là, le conseiller historique arrive au dernier moment. J’ai été contacté en juillet pour un tournage en août : ils avaient donc déjà bien avancé. Les costumes des acteurs principaux avaient déjà été choisis, mais ils commençaient seulement à s’occuper des tenues pour les soldats. Lorsque je suis arrivé, la première question qui m’a été soumise fut celle de la couleur des uniformes : ils avaient choisi le rouge pour les troupes anglaises, ce qui correspondait parfaitement à la réalité historique. En revanche, pour les troupes françaises, ils étaient prêts à commettre une erreur assez classique pour qui n’est pas un spécialiste des uniformes de cette époque : ils voulaient du bleu alors que l’infanterie française de cette époque était vêtue de blanc. J’ai donc expliqué que le bleu était réservé aux régiments étrangers au service de la France (irlandais, allemands, etc.).

D’où l’intérêt de faire appel à un spécialiste en uniformes…
Certainement, mais un conseiller historique est parfois un « empêcheur de tourner en rond » et mes demandes compliquaient la tâche de la styliste Carine Sarfati et de son équipe : où trouver des habits blancs, infiniment plus rares chez les costumiers que les habits bleus ? De plus, le temps pressait…

Vous avez eu des contraintes de temps ?
On en a toujours, mais notre gros problème c’est surtout qu’à cette époque – nous étions en juillet 1988 – beaucoup de producteurs préparaient des films ou des téléfilms pour la célébration du bicentenaire de la Révolution : les costumiers avaient été littéralement dévalisés et il était extrêmement difficile de se procurer des uniformes fin XVIIIème – début XIXème.

6iao1py6vn-300x266 dans Mylène en CONFIDENCESComment avez-vous fait alors ?
Il a fallu aller jusqu’à Marseille ! Nous y avons enfin déniché les tenues dont nous avions besoin, mais d’autres problèmes se sont alors présentés : les uniformes rouges destinés aux troupes anglaises étaient, en fait, des uniformes de Gardes Suisses au service du Roi de France, mais la silhouette pouvait coller. En revanche, pour les uniformes français, nous n’avons trouvé que des habits de la période Révolution-Empire, bleus avec des revers blancs (sur la poitrine), des parements (à l’extrémité des manches) et des retroussis (au bas des basques) rouges qui évoquaient beaucoup plus la silhouette du fantassin napoléonien que celle des soldats du Roi. Nous avons donc dû nous contenter de ce qui était disponible, mais j’ai alors demandé, sans grande conviction car je m’attendais à un refus, s’il était possible de modifier ces costumes pour qu’ils se rapprochent un peu plus de la réalité de l’époque. A ma grande surprise, Carine Sarfati et les membres de son équipe ont accepté et je dois dire que j’ai été bluffé par leur professionnalisme que je tiens à saluer ici : elles ont décousu et ôté tous les revers blancs et leurs boutons et elles ont recousu ces derniers de façon différente. Je peux vous dire que retravailler une cinquantaine d’uniformes de ce genre en si peu de temps est un exploit.

Et pour les uniformes blancs ?
J’ai proposé à Laurent Boutonnat de contacter un groupe de reconstitution militaire de Mauberge, l’association Renaissance Vauban afin qu’ils participent au film en tant que figurants. Ses membres présentaient l’avantage de posséder des uniformes blancs au règlement de 1767, donc légèrement postérieurs à ceux de la Guerre de Sept Ans, mais dont la silhouette était parfaitement crédible. Par ailleurs, ils étaient armés de fusils à silex conformes à ceux de l’époque, en état de tir et dont ils savaient parfaitement se servir, ainsi que de reproductions de canons d’époque, également en état de tir. En tout, une vingtaine de participants parfaitement habillés, équipés, armés et entraînés, ce qui nous a bien facilité le travail.

Qui étaient les autres figurants ?
Il s’agissait de « civils » recrutés dans la région et de militaires « prêtés » par le 501ème RCC (Régiment de Chars de Combat) caserné à Rambouillet, non loin du lieu de tournage. Donc, à l’exception des quelques civils qu’il a fallu entraîner, tous les figurants, militaires ou passionnés, étaient des gens sachant manœuvrer, marcher au pas et utiliser des armes. C’était un atout non négligeable.

Le conseiller historique que vous êtes devait être plutôt satisfait…
A vrai dire, oui, car au départ, je m’attendais au pire. Bien sûr, un tas de détails clochaient : les fleurs de lys cousues aux basques des habits des anglais, les soldats, tant français qu’anglais, armés de sabres du modèle 1816 alors qu’ils auraient dû porter une épée, les costumes des officiers comportant des épaulettes d’un modèle largement postérieur à l’époque, etc. il faut savoir qu’un conseiller historique, quand il est appelé au dernier moment et que le budget de la production n’est pas pharaonique, ne peut que sauver les meubles quant à la réalité historique absolue : il fait ce qu’il peut avec le temps et l’argent qui sont mis à sa disposition. Ceci étant, je dois vous dire que grâce à son souci de coller au plus près cette fameuse réalité historique, le film de Laurent Boutonnat est sacrément plus crédible que bien des productions dotées d’un budget infiniment supérieur.

Vous avez assisté à l’ensemble du tournage ?
Non, j’ai été présent pendant quatre jours, dans la forêt de Rambouillet, pour superviser les scènes de camp et de bataille. Je me souviens qu’à certains moments, nous avons été embêtés par la pluie, ce qui est dommage en plein mois d’août !

En quoi consistait votre travail sur place ?
Cela commençait très tôt le matin, à l’hôtel : la production avait loué des salles habituellement réservées à des séminaires d’entreprise et les avait transformées en salles d’habillage, de coiffure et de maquillage. Dès six heures du matin, il fallait aider l’équipe du film à habiller, équiper et coiffer tous les figurants, et leur distribuer les armes. Une fois sur le tournage, il s’agissait pour moi de placer les gens correctement, de leur montrer comment se tenir, comment évoluer, de vérifier les tenues et les chapeaux. J’entraînais les figurants à marcher au pas et à présenter les armes comme cela se faisait à l’époque.

Pourquoi étiez-vous en uniforme ?
Tout simplement parce que, durant certaines scènes de bataille, il était plus simple pour moi de diriger les figurants de l’intérieur du rang. Cela me permettait de donner les ordres de manière naturelle et en temps réel : quelle allure ne pas adopter, à quel moment accélérer, à quel moment tirer ou croiser les baïonnettes pour charger, etc. En gros, mon travail consistait à faire que tout sonne vrai : un fusil à silex ne se manipule pas comme une canne à pêche…

Dans le making-of du clip, on vous voit d’ailleurs donner une leçon de tir à Sophie Tellier, la rivale de Libertine…
Oui, car lorsqu’on ne connaît pas les armes à silex, on peut être très surpris : même chargées à blanc, elles sont très lourdes (plus d’un kilo), la détente est très dure (il faut appuyer très fort), le fonctionnement du mécanisme de mise à feu déstabilise la prise en main de l’arme, et le départ du coup est très violent (ça balance une flamme de vingt centimètres et occasionne un recul important). J’ai également dû insister sur les consignes de sécurité élémentaires qui échappent souvent aux gens qui ne sont pas habitués à manipuler des armes à feu.

Cela a été difficile pour l’éternelle rivale de Libertine ?
Sophie Tellier partait confiante car elle avait déjà tiré au pistolet dans le premier clip. Mais elle avait alors utilisé une arme de duel beaucoup plus fine et beaucoup plus légère, et qui était dotée d’un mécanisme de mise à feu à percussion plus souple et donc moins déstabilisant. Elle s’est rapidement rendue compte de la différence (rires). Pour l’anecdote, il faut savoir que dans le premier « Libertine », les pistolets de duel à percussion utilisés ne correspondent absolument pas à l’époque puisqu’ils n’apparaîtront qu’aux alentours des années 1830.

2000-Claude-Gassian-022b-192x300D’où venaient les armes du clip de « Pourvu qu’elles soient douces » ?
Une vingtaine de vrais fusils à silex avec leur baïonnette ont été loués chez un armurier de cinéma pour les plans rapprochés. Le reste de l’armement destiné aux figurants évoluant en arrière-plan était constitué de faux fusils, mais… à silex : le souci du détail qui fait vrai ! Nous disposions évidemment des fusils des membres de l’association Renaissance Vauban, armes avec lesquelles ont été exécutés tous les tirs réels (à blanc, bien sûr). Concernant les cavaliers, ils étaient équipés de sabres et comme il était impossible, en si peu de temps et avec un budget serré, de leur procurer des armes à feu spécifiques à la cavalerie, j’ai fait appel à un ami, Raphaël Huard, un artisan-armurier de Champagne-au-Mint-d’Or, qui fabrique de superbes répliques d’armes à silex. Il nous a prêté des mousquetons de cavalerie et des pistolets pour le tournage. Quand au pistolet utilisé par Sophie Tellier, la production avait d’abord envisagé de louer une arme d’époque authentique, mais cela coûtait trop cher, surtout à cause de l’assurance prévue en cas de détérioration. J’ai donc apporté une reproduction de pistolet à silex modèle An IX de ma collection personnelle, cadeau de mon ami Raphaël. J’ai d’ailleurs une anecdote amusante à propos de ce pistolet : Laurent Boutonnat, qui m’avait vu tirer avec cette arme, était fasciné par le bruit et la flamme qu’elle produisait. Il m’a demandé de le lui prêter et il s’est amusé, pendant une partie de la journée, à donner les départs de scène en tirant en l’air. Je rechargeais entre chaque prise (rires).

Le décor, réalisé par les frères Lagache, vous paraissait-il correspondre à la réalité historique ?
Le seul détail qui m’ait chiffonné, c’était la couleur de certaines tentes qui étaient kaki alors qu’elles auraient dû être blanches, mais il était hors de question de les changer et nous les avons utilisées telles quelles. Par ailleurs, j’ai fait placer une sentinelle à l’entrée de la tente du capitaine. Ceci mis à part, le camp était tout à fait crédible.

Ce clip a également été pour vous l’occasion d’un reportage photo…
Oui. J’avais demandé à pouvoir publier un article sur ce tournage dans mon magazine, pour son côté reproduction historique. Ils ont accepté et m’ont laissé une totale liberté pour prendre les photos que je voulais. J’ai travaillé pendant les répétitions ou les périodes de repos afin de ne pas gêner le tournage. Et, chose importante, je demandais toujours l’autorisation avant de photographier. Je n’ai volé aucune image.

C’était la première fois que vous étiez consultant sur un tournage ?
Oui. C’est également pour cela que je souhaitais garder des souvenirs de cette aventure.

Vous avez renouvelé l’expérience depuis ?
J’ai été appelé pour trois longs-métrages : « Jefferson à Paris » de James Ivory, avec Nock Nolte et Gwyneth Paltrow en 1994, « Les enfants du siècle » de Diane Kuyrs, avec Juliette Binoche et Benoît Magimel en 1998 et, plus récemment, « Madame Sans-Gêne » du regretté Philippe de Broca, avec Mathilde Seigner, Bruno Slagmulder et Bruno Solo, en 2002.

Comment s’est passé le travail avec Mylène Farmer ?
A l’époque, elle était déjà connue, mais n’était pas encore l’idole qu’elle est devenue depuis. Néanmoins, elle avait déjà la réputation d’être très secrète. J’ai effectivement trouvé une personne très discrète, sur la réserve et concentrée sur son travail, mais néanmoins ouverte, et avec qui il était très agréable de discuter. J’ai mangé une ou deux fois à sa table et nous avons eu des échanges tout à fait normaux : elle répondait volontiers à mes questions de novice du cinéma et je l’ai trouvée intéressante et sympathique. Lorsque j’ai quitté le tournage, elle a pris la peine de me remercier et m’a spontanément et gentiment fait la bise. Elle m’a également invité à la première du clip et m’a salué très normalement lorsque nous nous sommes rencontrés. Et pourtant, je peux vous dire qu’elle était très nerveuse ce jour-là !

On est bien loin de l’image d’une star surprotégée…
Pour ma part, j’ai rencontré une grande professionnelle, perfectionniste, volontaire et patiente. J’ai notamment le souvenir de la scène où le petit tambour se fait fouetter : Mylène était en chemise de nuit, pieds nus. Nul n’ignore qu’au cinéma, on passe un temps fou à attendre entre les plans, lesquels nécessitent des mises en place longues et compliquées (décor, éclairages, etc.). Eh bien, entre les prises, elle attendait tranquillement, sans jamais broncher, dans cette tenue peu confortable. Je n’ai jamais eu l’impression qu’elle se prenait pour une diva. Lorsque les gens de l’équipe ou les figurants venaient se faire photographier à ses côtés ou demandaient des autographes, je ne l’ai jamais vue refuser. Bref, comme tous les vrais grands, c’est une personne normale et accessible.

Qu’avez-vous pensé du clip la première fois que vous l’avez vu ?
C’était fabuleux. Projeté en 35 mm dans une grande salle, c’était extraordinaire. C’est vrai que mon premier regard a été plutôt professionnel – je vérifiais que je n’avais pas fait trop de bêtises – mais j’ai rapidement été subjugué par la magie de ce clip. La salle a d’ailleurs applaudi longuement.

Alors, pas trop d’erreurs ?
Non, ça va (sourire). En y regardant de près, un spécialiste y trouvera évidemment toujours plein de choses à redire, mais dans l’ensemble, compte tenu des circonstances, nous avons bien travaillé. Le rendu était très réussi. Il n’y a guère qu’une chose qui m’ait un peu déçu, ou du moins frustré, c’est le faible nombre de scènes de batailles retenues au regard du nombre de plans que nous avons tournés.

Issu du magazine  IAO – 2006

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