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Interview Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 mars 2012

 

La couverture de STUDIO, offre deux dossiers, l’un sur Boutonnat et l’autre sur Mylène Farmer en avant première, pour la sortie de Giorgio.

 Interview de Mylène :

Qu’est ce qui vous a le plus frappée quand vous avez rencontrée Laurent Boutonnat .

 Ses yeux, je pense (rire). A la fois des yeux très doux et des yeux de fou ! Et puis j’ai tout de suite su que j’avais à faire à quelqu’un de très très talentueux, mais de très secret, et qui a du ma à s’exprimer.

 Allez-vous beaucoup au cinéma ?

 J’y vais de plus en plus. Il faut dire que maintenant, je n’ai plus cette peur que j’avais il ya quelques années, de sortir dans la rue, d’aller au cinéma, d’être regardée. Je commence à m’en débarrasser… Depuis le film.

 C’est le tournage de Giorgio qui vous a libérée de cette appréhension là ?

 Le tournage, je ne sais pas, en tout cas la rencontre de certaines personnes. Et puis aussi sans que je sache vraiment l’exprimer ou le définir, c’est comme si, pendant le film, je m’étais libérée de quelque chose qui était enfoui en moi depuis très longtemps.

 Quel a été votre sentiment lorsque vous avez lu le scénario de Giorgino ?

Interview Mylène Farmer dans Mylène en INTERVIEW GiorginoPhotos03 J’aimais beaucoup l’univers. Et cette histoire sombre et tourmentée. Le titre aussi me plaisait : il y a dans ce mot quelque chose d’enfantin et de mystérieux.

 Le tournage s’est déroulé dans le plus grand secret. Vous n’avez montré aucune image jusqu’à aujourd’hui. La seule chose que Boutonnat ait bien voulu nous dire, c’est qu’il s’agissait d’une grande historie d’amour romantique. Comment définiriez-vous votre personnage ?

 C’est une jeune fille qui a du mal à quitter l’enfance, qui a quasiment le comportement d’une autiste la plupart du temps. C’est quelqu’un d’un peu perdu, et en même temps, d’une grande lucidité. Ce’ pourrait être une enfant de dix ans mais avec une clairvoyance étonnante. C’est quelqu’un que les gens ne comprennent pas bien, il y a donc forcément une violence à son égard.

 Comment avez vous travaillé ? Vous y avez longtemps réfléchi toute seule ? Vous avez beaucoup parlé avec Laurent Boutonnat ?

 Non, très peu. Je lui ai demandé comment il voulait mon personnage, je l’ai écouté et puis on en a plus jamais reparlé. Moi, de mon côté, j’ai souhaité rencontrer des personnes en hôpital psychiatrique. Pour écouter, pour regarder… De toute façon, je suis fascinée par les enfants autistes. Par le mystère qu’ils gardent. Par leur incapacité à communiquer… En tout cas, pour le film, je ne voulais pas de choses trop évidentes ou trop outrancières. Il faut faire attention ; c’est si facile de se laisser porter par le spectacle de la folie..; J’ai donc observé, juste pour trouver de petites choses qui seront d’ailleurs, j’imagine, totalement imperceptibles aux autres. Après, ma foi, le fait de porter un vêtement particulier vous aide mieux que tout le reste. Tous, d’un coup, on bascule dans un univers qui n’est plus le sien. Ce n’est plus le quotidien.

 Le film s’est tourné en anglais, c’était un défi supplémentaire ?

 C’est une langue que j’aime beaucoup et que je trouve très belle, donc ça n’a pas été difficile. C’était encore un sentiment de décalage supplémentaire. Jouer dans une langue qui n’est pas la sienne, c’est étrange et agréable parce que c’est étrange, justement. Le film s’st fait en anglais parce que Laurent, ne trouvant pas le personnage en France est allé le chercher à l’étranger.

 Vous souvenez-vous de votre état d’esprit la vielle du premier jour de tournage de Giorgio ?

 GiorginoPhotos05 dans Mylène en INTERVIEWJ’étais angoissée bien sûr ! (rires) J’avais peur d’aller jouer… Monter sur scène, c’est très différent. ON  est seule. Seule au monde. Même s’il y a des techniciens, même s’il y a eu préméditation. Au cinéma, il faut soudain se confronter, se heurter même, à cinquante personnes qui sont autour de vous. C’est très difficile, soudain, de faire abstraction de ses inhibitions, de ses angoisses, de soi-même. Mais une fois que c’est enclenché, on a plus le temps de réfléchir et il faut y aller… En plus, ce tournage s’est déroulé dans des conditions particulièrement éprouvantes… Physiquement d’abord. Parce que Laurent m’a toujours fait beaucoup courir (rires). Eventuellement avec des robes serrées, dans la neige par moins vingt degrés, et à perdre haleine  ! Mon côté garçon manqué m’a servi… En tout cas, je voulais être là tous les jours. Même quand je ne tournais pas. J’ai donc passé cinq mois à me lever à cinq heures du matin. J’adorais voir ce puzzle se mettre en place petit à petit. Voir ces personnages qui prenaient vie.

 (…) Et vos rapports complices avec Laurent Boutonnat ?

 Il faut oublier les rapports complices avec Laurent ! (rires) Parce que sur le tournage, c’était un autre homme. Il a changé du tout au tout C’est quelqu’un qui pour moi était totalement nouveau. Il y avait d’un côté une confiance absolue – Laurent sait tellement ce qu’il veut et ce qu’il fait, il est tellement précis, il a l’œil tellement fait pour la caméra… – Et de l’autre côté, une absence de dialogue. Il a certainement eu besoin, pour mener cette entreprise jusqu’à son terme, de se protéger du monde. Je respecte ça. En tout cas aujourd’hui. Maintenant que c’est terminé. Et parce que c’est finalement conflictuel pour lui-même.

 Le tournage a-t-il changé vos rapports à tous les deux ?

 Forcément, puisque j’ai découvert un autre homme. Il n’y a pas à se demander si c’est en bien ou en mal, ils ont simplement changé. C’était avec moi qu’il était certainement le plus dur, mais ça, c’est assez normal. Ce qui était surprenant, c’était de le voir basculer dans une espèce de folie, dans sa propre folie, très raisonnable bien sûr, mais quand même. C’était une machine de guerre ! Et parfois j’ai eu le sentiment d’être là, moi, l’être le plus fragile au monde face à une machine de guerre ! (rires) Ne vous y trompez pas, il n’y a pas de rancœur dans ce que je dis. C’est juste un constat. Cela sans doute, ne pouvait pas être autrement.

 Simone Signoret disait que ce n’est pas l’acteur qui entre dans la peau du personnage, mais plus le personnage qui entre dans la sienne…

GiorginoPhotos09 Justement, pendant le tournage, je me demandais si c’était Mylène qui nourrissait Catherine, ou si c’était Catherine qui nourrissait Mylène… Je ne sais toujours pas. J’avais juste le sentiment pendant les scènes, que la frontière entre le normal et la folie est très mince, très mince…

 Ce qui est émouvant dans l’aventure de Giorgino, c’est qu’on a véritablement le sentiment que le film est né de la conjonction de deux désir s du cinéma très forts et très anciens, le votre et celui de Laurent Boutonnat.

… C’est vrai. Dès qu’on s’est rencontrés, on a parlé cinéma. D’ailleurs, on en a toujours parlé.

 … Tant est si bien que l’on ne sait pas si c’est l’aboutissent de deux démarches ou le départ d’une nouvelle aventure…

 J’ai plutôt le sentiment que c’est le départ d’une nouvelle aventure.

 

Parution dans le magazine STUDIO n° 80 en pages 42 à 49 et 125. Propos recueillis par J.P Lavoignat.

 

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Mylène Interview septembre 1994

Posté par francesca7 le 4 mars 2012

 

 

Mylène Interview septembre 1994 dans Mylène en INTERVIEW MF80_179aSeptembre 1994. Après la projection de presse, Laurent Boutonnat, Jeff Dahlgren avec l’aide d’un interprète et Mylène FARMER donnent les uns après les autres une interview au mensuel français Nostalgie. L’entretien a lieu dans un restaurant. Un homme et une femme questionnent à tour de rôle Mylène FARMER sur le film Giogino, sa carrière et ses fans.

J : Vous abordez le cinéma comme la chanson ? Avec la même approche ?

 MF : C’est un travail différent. L’émotion est prodigieuse en scène. Donc je crois qu’émotionnellement il est difficile de rencontrer quelque chose de plus fort que la scène. Maintenant d’un point de vue plus ludique, c’est un métier passionnant. Difficile  et passionnant.

 J : Laurent Boutonnat viens de nous dire que le rôle était très proche de vous. Vous le sentez comme ça ?

 MF : On va dire que ça n’engage que lui. (rire) Je ne me sens pas radicalement opposée au personnage de Catherine. Je ne suis pas Catherine, peut-être avons-nous en commun cette fragilité et cette colère rentrée qu’elle a en elle. Cette sensation parfois de n’avoir pas ou d’être pas comprise et d’avoir un comportement parois ou irrationnel ou différent, et qu’on aime bien condamner, peut-être, ça… Et puis définitivement certainement l’enfant qui est en Catherine et que je retrouve dans mon jeu.

 J : Et la « colère rentrée » que vous avez en vous, vous l’avez contre quoi ?

 MF : Contre la vie en général. Une colère en moi, quelque chose d’assez violent contre… l’injustice certainement, et la vie en général, la difficulté de vivre et toutes ces choses là. Ce n’est pas passif, voilà.

 J : Comment ça c’est passé l’écriture du scénario ? Vous étiez impliquée dedans ?

 Laurent B : Du tout, du tout. Laurent Boutonnat a écrit son scénario, ses personnages, on en a très peu parlé et mon souhait était de lire le scénario fini, terminé.

 J : Est-ce que vous avez une tendresse particulière pour certaines scènes ?

 MF : Me concernant ou du film en général ?

 J : Une scène que vous aimez …

 MF : J’aime une partie du film qui est la réanimation. J’aime aussi bien d’un point de vue narratif, que montage, toute cette partie où Marie, la gouvernante, devient complètement folle, elle est à l’extérieur, la réanimation, ce que ça suppose également. Je trouve ce passage vraiment magnifique.

 J : Comment se fait le passage du clip au film, c’est d’une chose où on doit faire passer beaucoup de choses en un temps limité, à un film, qui a le temps d’installer un personnage…

 MF : J’allais dire sans prétention aucune, très naturellement. Si ce n’est que c’est vrai qu’il y a toujours une frustration dans un clip parce qu’il n’y a pas la parole – si ce n’est qu’il y a les mots d’une chanson et qu’on n’a pas le temps de développer un personnage. En tout cas c’est très concis. Donc il y a plus une « frustration d’actrice » dans les clips. Et puis cette envie aussi dans le fond d’interpréter quelqu’un d’autre que soit. ça c’était fondamental pour moi. Même si bien évidement il y a des choses que j’ai puisé en moi. C’est quand même un personnage qui n’est pas le mien.

 J : Et l’envie de passer au cinéma date de loin pour vous ou pas ?

 MF : J’ai été très attirée par le cinéma bien avant la chanson. Et quand j’ai rencontré Laurent Boutonnat, notre naissance a été la chanson. Une naissance commune sachant qu’on pouvait aussi s’exprimer au moyen des clips. ça c’est très important pour moi. Avec toujours cette idée qu’un jour on ferait quelque chose. Lui en tout cas un film et moi également. Ensemble ou non.

 J : Doc, c’étaient des idées de départ que vous avez réalisé…

 MF : Oui, oui, absolument. Notre rencontre… Ces deux passions là étaient en chacun de nous. Je l’ai réellement décidé. je savais que c’était capital pour moi et pour mes films.

 J : ça a été dure de ne plus totalement maîtriser ce que vous alliez donner à voir ?

 MF : Justement de n’avoir plus ces inhibitions qui font partie de moi dans la vie de tous les jours. C’est-à-dire de baisser les bras et de se dire « maintenant laissons nous porter ». Et c’est quelque chose d’assez difficile. Mais en aucun cas il n’y a eu de conflit ou de choses comme ça.

 J : Et c’est la première fois dans votre carrière où vous vous laissez porter complètement ?

 GiorginoPhotos01 dans Mylène en INTERVIEWMF : Oui. c’est-à-dire cette volonté que de ne pas tout contrôler. Sachant que c’est un travail commun malgré tout avec Laurent. Avec mes propres décisions, mes textes, et des choses quand même qui m’appartiennent. Maintenant sur un film, j’étais « au service »‘ d’un metteur en scène.

 J : Oui, mais un metteur en scène que vous connaissez bien quand même…

 MF : Bien sur mais ça c’est…

 J : Est-ce que vous avez refusé des rôles déjà avant ?

 MF : Oui, on m’avait proposé quelques rôles avant, que je n’ai spas accepté parce que ne trouvais pas ce que je voulais. Mais j’aurais pu commencer avec quelqu’un d ‘autre, oui.

 J : Quel genre de film aimez-vous voir ? Quels réalisateurs ?

 MF : J’aime beaucoup de réalisateurs, donc je peux vous donner une palette de réalisateurs. J’aime beaucoup Spielberg. Je dirais que tous les Spielberg, à part peut-être Jurassic Park qui ne m’a pas vraiment touchée, mais tout s’estime. J’aime David Lean profondément, David Lynch, Olivier Stone, Jane Campion découverte il y a longtemps quand elle avait fait sn premier film que j’avais vraiment adoré. Il y en a tellement…

 J : Vous allez les voir en salle ou à la télévision ?

 MF : Non, je vais les voir en salle, parce que la télévision dénature quand même beaucoup. J’aime bien aller au cinéma.

 J : Pourquoi avez-vous refusé les films qui vous avaient précédemment été proposés ?

 MF : Soit parce que les metteurs en scène ne m’attiraient pas, ou des rôles qui ne me plaisaient pas. Maintenant c’est difficile parce que je e vais pas vous dire quoi, qui et pourquoi.

 J : Mais quels genres de rôles on vous a proposé ?

 MF : A l’époque de Sans Contrefaçon, c’était un rôle sur l’androgynie, à l’époque de Libertine c’était un rôle un peu plus dénudé…

 J : On en a connu d’autres à votre place qui font à la fois même temps chanteurs, acteurs et même quelquefois présentateur de télés..

 MF : Et qui se cassent la gueule (rires).

 J :  De qui voulez-vous parler ? (rires) C’est assez étonnant de voir que vous délaissez quand même une carrière, que vous en commencez une autre alors que beaucoup à votre place se seraient di : « Je vais tout faire en même temps… »

 MF : Pour des choses un petit peu moins élevées, déjà point de vue technique, Laurent Boutonnat étant le compositeur, s’il décide de faire un long-métrage en aucun cas, je ne peux le perturber et lui dire : « Voilà maintenant faisons un album ! »

 J : Vous pouvez aller en voir d’autres compositeurs.

 GiorginoPhotos09MF : Je n’en ai pas eu envie (silence) Je n’en n’ai pas envie. Et quand à essayer d’expliquer la scène par exemple, c’est quelque chose pour moi qui ne peux en aucun cas être routinier. Une fois de plus ça n’engage que moi c’est très personnel. L’émotion que j’ai eu au travers de la scène, c’est quelque chose que je ne pourrai spas ressentir de la même façon éternellement. Je le sais. Donc j’ai le sentiment aujourd’hui, puisqu’on en parle, que je ferais peut être une deuxième scène, et peut-être plus jamais.

 J : Vous avez peur de gâcher les moments rares ?

 MF : Evidemment il y a le risque que les choses s’affadissent… Mais je n’en ferais jamais trop je le sais aussi, je pense que j’aurais le même comportement ou appréhension par raport au cinéma qu’ la chanson, bien évidemment.

 J : Et à la scène ?

 MF : On peut voir ça comme ça aussi oui. Tout ça c’est conflictuel aussi, parfois on se dit qu’on aimerait bien penser un peu autrement, ou vivre les choses un petit peu moins intensément ou violemment – parce qu’au fon le résultat est violent – à savoir qu’une scène ou deux ou trois dans une vie d’artiste c’est peu.

 J : Ce que vous recherchez finalement c’est la pureté ?

 MF : C’est difficile de s’attribuer ses mots pour soi mais oui, c’est préserver un sentiment. C’est vrai que je ne voudrais pas arriver et avoir le sentiment que de tricher ou que de ressentir à peu près mais pas tout à fait. ça c’est quelque chose qui réellement tuerais ma vie d’artiste, ce ressentiment. Définitivement. ça paraît toujours très dramatique quand j’emploi des mots comme ça, mais c’est réellement ce que je pense.

 J : Vous dites que vous faites peu de choses pour vous expliquer. Et pourtant on à l’impression que c’est utile pour vous qu’on vous voit énormément, et on a l’impression que vous êtes très présente. Il y a comme un paradoxe. On dirait que vous dites ne pas vous montrer pour faire bien, mais en même temps vos clips, et on a l’impression que vous êtes tout le temps là ! Je m’en plains pas. Vos clips sur les chaînes de télé, beaucoup en passe. (Mylène tente de répondre « comment pourrais-je exister ? » mais se fait couper la parole) Et quand on parle aux photographes de presse, ils nous disent « Mylène FARMER , elle est très difficile à photographier ». Alors vous préservez votre image, encore un élément là. (Mylène essaie d’en placer une, en vain). Est-ce que vous jouer avec votre image ? Comment vous gérer votre image ? Vous êtres quelqu’un qui n’existez pas.. Pour beaucoup de gens, vous êtes quelqu’un… Vous avez cité des trucs tout à l’heure comme Libertine, vous représentez quelque chose…

 MF : Je crois que l’image a été très importante, le clip est né il n’y a pas très longtemps. Pour ma carrière ça a été très important. Maintenant quand à une difficulté que de me photographier ou de m’interviewer, ça a été une décision de ma part parce que c’est un moyen d’expression pour moi qui est très facile, c’est quelque chose que j’appréhende. Je n’aime pas parler de moi.

 J : ça commence bien là.

 MF : Oui bien sur. Mais en ce sens, j’ai préféré faire le minimum. Quand aux photos c’est pareil. Avec les journaux ou la presse il peut y avoir une exploitation qui est outrancière et dérangeante, c’est quelque chose que je ne veux pas m’autoriser. Donc c’est quelque chose que j’ai refusé également. Peut être aussi parce que le contrôle m’échappe. Parce que c’est difficile de demander à un journal de contrôler tout. Maintenant c’est un peu orgueilleux aussi, si des photos sont faites j’estime que j’ai le droit de choisir ces photos là, en tout cas de donner mon avis ou de demander tel ou tel photographe ; donc en général ce sont des choses qui ne sont pas acceptées.

 J : Mais il y a une différence entre dire « je vaux choisir les photos » et refuser les photographes !

 MF : (énervée) Je vais vous dire une chose. Il y a aussi beaucoup de choses qui se disent et qui n’existent pas aussi ! J’en veux pour preuve une séance de photos que j’ai dite il ya deux jours qui s’est très bien passée. Et le soir quelqu’un qui travaille à mes côté m’appelle et me dit : « Non mais qu’est ce qu’i s’est passé pendant cette séance de photos ? Tu as refusé d’aller faire des photos dans les jardins du Luxembourg ! Et c’est né de nulle part ! Donc pour vous dire que j’ai moi-même des informations d’un comportement qui n’existe pas. C’est-à-dire dans le fond plus vous êtes silencieux plus on vous reproche ce silence et on essaie de vous attribuer des comportements excentriques.

J : Et ça veut dire certainement plus intéressés.

 MF : Appelez ça comme vous voulez, c’est parfois véhément… Un silence provoque une réaction et provoque parfois une animosité.

 J : Alors comment faites vous pour monter sur scène, continuer à donner des interviews ?

 MF : Là, je parle de nature profonde, non pas de marketing ! Si c’est sa nature profonde, la nature l’accepte. Je crois que je ne sais très bien répondre à cette question, parce que c’est comme ça. Parce que je ne peux pas faire autrement.

 J : ça peut très bien être du marketing.

 MF : Non parce que le marketing ça peut marcher un an 2 ans ou 3 ans, mais pas sur la longueur, ça, ça n’existe pas. Du marketing il y en a toujours dans une carrière. Que ce soit dans un film, que ce soit dans la chanson, pour tous ces moyens d’expression. Le marketing existe on ne peut pas le nier, l’occulter. Maintenant dans ces choses là non définitivement, ce n’est pas du marketing. Et d’ailleurs, je ne cherche pas à me justifier par rapport à ça !

 J : Mais on ne vous demande pas de vous justifier, on vous pose des questions sur ce qui vous rend différente de beaucoup d’autres dans le show-biz. Qu’est-ce que vous avez prévu comme promotion pour Giorgio ?

 MF : Je crois que je vais faire les journaux de 20 h, ce sont là aussi des choses qui sont brèves, concises. Avec Patrick Poivre d’Arvor et puis aussi Antenne 2 et puis je ne sais plus.

 J : Le journal de 20 heures ou ici, même pour vous ou pour Laurent Boutonnat ce n’est pas un plaisir alors de répondre?…

 MF : Là maintenant tout de suite, sans parler de plaisir mais c’est plutôt agréable, si ce n’est que j’espère arriver à répondre à vos questions. Dire que je le fais spontanément : non. Définitivement pas.

J : Vous portez souvent ce genre de vêtements ?

 MF : Non. (rires) Bizarrement j’ai eu ça je crois il y a dix ans et je ne les ai jamais portés, j’ai décidé de les mettre aujourd’hui.

 J (ironiquement) : Un événement ! C’est pour nous. Dans l’avenir immédiat vous retournez dans la chanson ?

 MF : Oui je pense. A moins d’une proposition fulgurant au cinéma.

 J (toujours ironiquement) : Spielberg ? Jurassic Park 2 ? Ils font un casting en ce moment. ça vous manque la chanson ? Dans combien de temps la sortie.

 MF : Oui, Oui. Je ne sais pas, j’avoue que je n’ai même pas la notion du temps. Pour un album dans environ 4 ou 5 mois. Puis la préparation d’une scène peut-être un an je ne sais pas.

 J : Est-ce que vous allez voir les autres sur scène ? France Gall ou…

 GiorginoPhotos21MF : précisément France Gall non. Je vais peu dans les spectacles. Non pas par manque d’intérêt, mais parce que je ne m’y sens pas bien. Les lieux où il y a beaucoup de monde.

 J : Alors quand vous-même montez sur scène ?

 MF : Quand on est sur une scène et qu’on voit beaucoup de monde, c’est prodigieux quand on est assis et que fatalement on vous repère, j’ai toujours un petit peu de mal. Mais ç a m’arrive d’y aller. Mais ces deux dernières années quasiment personne. J’aurais adoré voir Nirvana et je regrette.

 J : Et à aucun moment il n’a été question que vous enregistriez ne serait-ce que la musique du générique du film, une chanson dans le film ?

 MF : Oui, il y eu à un moment un souhait de Laurent Boutonnat d’avoir des choses vocales, plus que des mots. Parce que des mots je pense que ça aurait été une erreur. Mais finalement ça ne s’est pas fait pour des emplois du temps différents, et finalement il a chois des chœurs d’enfants et il a eu raison (rires) et c’est magique. Mais essayer de faire une chanson à mon nom et essayer après de la mettre n clip…

 J : oui par exemple

 MF : Non je pense que ce film ne méritait pas ça. Non, je voulais dire qu’il n’avait pas besoin de ça, j’ai fais une confusion.

 J : Que pensez-vous de la musique de Laurent ?

 MF : Je la trouve très belle, très belle.

 J : En tant qu’actrice, vous vous préparez comment à un rôle comme celui-là ?

 MF : pas de préparation, j’ai juste demandé à un psychiatre d’assister à des entretiens avec des malades.

 J : Vous avez put le faire ? ça vous a apporté quoi ?

 MF : J’avais envie de voir pour trouver une gestuelle à Catherine qui était particulière. Donc je savais que je pouvais observer ça. C’est plus pour une gestuelle que pour tout autre chose. Et puis parce que le sujet est passionnant.

 J : Ces entretiens ça se passait comment, vous étiez assise à côté du docteur ?

 MF : Oui c’est ça, j’avais une blouse blanche donc j’aurais pu être quelqu’un de l’hôpital.

 J : Donc des malades qui se sont fait ausculter par Mylène Farmer il faut le savoir (rire)

 MF : Oui il est malheureusement difficile d’y trouver un sourire alors… C’était en milieu hospitalier, ça a été relativement bref et j’ai essayé d’être le plus discret possible. Mais c’est troublant, troublant.

 J : ça se passe comment ce genre d’entretien ?

 MF : Ce sont des entretiens très courts, en tout cas cette journée là avec des personnes très diverses qui ont fait des choses très diverses aussi, pour certaines qui ne sortiront probablement jamais. Et puis, vu de l’extérieur on a une vue complètement faussée. C’est-à-dire qu’on lui donnerait son bon de sortie immédiatement. Et puis des gens qui sont sous l’emprise des médicaments, alors c’est faussé.

 J : ça doit quand même être quelque chose de très choquant, soit de très bouleversant.

 MF : Oui, parce que ces gens là aussi, je fais référence à une personne lors de ces entretiens qui avait beaucoup d’humour – et c’est vrai qu’à un moment donné, c’est déjà très oppressant pour soi et qu’on se prend à rire ou à éclater de rire avec la personne et que dans le fond c’est tout sauf ça qu’il faut faire parce que c’est donner raison à cette personne. Alors qu’on est hors de ce monde.

 J : C’est quel genre de personne les patients ?

 MF : Des hommes et des femmes. D’âge très différent.

 J : C’est vous qui avez eu le besoin ?

 MF : De cette démarche ? Oui, j’avais envie. Vous dire que j’étais persuadée d’y puiser quelque chose pour Catherine, ça c’était l’inconnu. J’ai vu par exemple pour les mains, ça c’est quelque chose que j’ai retenu? Car ces malades ont souvent la tête baissée et ont une, j’allais dire une hystérie, en tout cas une raideur dans les mains, toujours les doigts très écartés. Pas des choses molles, toujours des choses très tendues. Donc c’est peut-être quelque chose que j’ai essayé de retenir.

 J : Et pourquoi ?

 MF : Je n’ai pas posé la question. Et puis je crois qu’on est soi-même quand on est dans une tension nerveuse on a des choses qui se raidissent c’est presque naturel, sauf qu’eux c’est décuplé. Et puis c’est l’inquiétude qui arrive dans les gestes et dans les mains et le regard. Ces malades c’est les yeux et les mains, le reste est plutôt inerte. C’est bouleversant, c’est perturbant, et puis on se sent totalement inutile, c’est la chose la plus inutile. Après on lit un tas de choses.

 J : Vous avez grandie à Paris ?

 MF : Non ! au Canada, à Montréal 

J : Vous en êtes revenue très tôt ?

 MF : j’ai passé 9 ans là-bas.

 J (inaudible)

 MF : du tout (rire)

 J : Qu’est ce que vous espérez du film ? Que vous allez avoir plein de propositions ?

 MF : J’espère réellement qu’il rencontrera un public dans un premier temps, c’est vraiment mon souhait principal maintenant. Dans un deuxième temps oui, j’espère qu’il m’apportera d’autres rôles. Mais ma vraie angoisse c’est ça

 J : C’est-à-dire que si ça devient un échec vous le ressentirez très mal ?

 MF : Très certainement comme un échec personnel oui. Même si dans le fond je ne suis pas responsable dans le fond. Mais oui.

 J : Vous irez le voir en salle ?

 MF : Je ne sais pas (rires) peut-être

 J : Le poids du film c’est aussi lourd sur vos épaules que le poids d’un disque ?

 MF : Non, parce que le poids du film est quand même bien distribué, il y a quand même le personnage de Giorgio qui est très important et puis…

 J : Vous savez quand même que le gros de la promotion va être fait sur votre nom.

 MF : C’est vrai, il me semble que le disque est plus dur à porter pour moi, plus lourd. Je crois que je vais presque me contredire, les deux sont très durs et très angoissants.

 J : ça fait une différence ?

 MF : Pas réellement parce que mon implication est de la même ampleur. Si ce n’est que dans la chanson il y mes mots, mon écriture. Dans le film, les mots ne m’appartiennent pas.

 J : C’est bizarre ça pourquoi vous n’avez pas essayé d’être co-scénariste ?

 MF : Parce que je pense qu’à un moment on se perd. Parce que je n’ai pas ce talent tout simplement et qu’à un moment donné je préfère que quelqu’un s’occupe de moi un peu. Non, j’ai cette envie d’avoir quelqu’un qui me dise « voilà j’ai pensé à toi, j’ai écris quelque chose, j’ai donné ces mots au personnage, débrouille-toi avec « 

 J : Vous pourriez avoir exactement la même envie pour la chanson.

 MF : Jamais non. Sinon je n’aurais pas fait ce métier.

 J : C’est-à-dire que vous êtes prête à vous abandonner quand vous êtes actrice, mais pour chanteuse, vous avez besoin de tenir les rennes du métier ?

 MF : J’ai besoin d’écrie mes mots pour donner ce que j’ai envie d’y donner, sinon ça ne m’intéresse pas.

 J : Et pourquoi pas donner des mots par un film ?

 MF : non, non

 J : Et Laurent Boutonnat fait de la promotion, des tournées ?

 MF : non jamais. Je crois qu’il doit recevoir une chaîne.

 J : Il est connu en Tchéquie ?

 MF : Il est toujours surpris d’être reconnu mais c’est quand même très modéré

 J : Il n’a pas fait de conférence de presse ?

 MF : Mais le propos n’était même pas celui-là. Vous savez on était dans les lieux tellement retirés du monde qu’on n’ a pas été vraiment confronté à la promotion.

 J : Vous faites partie des chanteuse à fan, qui sont l’objet de vénérations… Vous n’avez pas peur de ne plus arriver à gérer ça ?

GiorginoPhotos07 MF : j’ai fait attention à ça. Si ce n’est que c’est quelque chose qu’on ne maîtrise pas de toute façon, si ce n’est en refusant de faire un fan club. Voilà Parce que je pense que ça ne me convenait pas. Maintenant que de rencontrer des personnes et leur comportement. Il y a toujours des choses qui vous dérangent mais pas pour soi, qui vous dérangent pour ces personnes là. Parce que ces personnes-là sont très malheureuses et peuvent rester des journées entières parfois des nuits à attendre quelque chose. Donc si je peux le donner sur un très court instant, je vais le donner. Je préfère. Maintenant c’est vrai qu’on ne peut pas donner à tout le monde parce que c’est…

 J : Vous imaginez par exemple les charmes de jeunes avec des centaines de photos de vous, des T.shirts ?…

 MF : je ne veux pas penser à ça.

 Ce transcript a été fait avec la plus grande fidélité possible à partir des bandes sonores analogiques de l’enregistrement de l’interview. Celle-ci n’a jamais été diffusée, jamais été retranscrit nulle part. Certaines copies circulaient toutefois dans les mains de certains fans de Mylène FARMER. Cette interview en ligne depuis octobre 2001 est une exclusivité Signée J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc  

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Mylène Farmer et Agnès Mouchel

Posté par francesca7 le 28 février 2012

Agnès Mouchel (Ancienne chef monteuse des spectacles de Mylène)

Mylène Farmer et Agnès Mouchel dans Mylène et GIORGINO ouverture%252520jury%252520doc

Parcours d’Agnès MOUCHEL
Mon parcours est un peu atypique. Pendant 2 ans, après le stage laboratoire, point de départ obligé pour l’obtention de la carta CNC, j’ai travaillé dans une société de production de films publicitaires. Ensuite, comme je voulais travailler sur des longs-métrages, j’ai refait le parcours traditionnel : stages, assistanat, en brûlant un peu les étapes. Assez vite, j’ai monté des courts-métrages, des documentaires, avec des retours épisodiques aux films publicitaires. C’est dans ce cadre que j’ai rencontré Laurent Boutonnat, à qui il arrivait de composer des musiques de publicité pour Movie Box (ndlr : qui a produit entre autres Libertine et Tristana). En 1986, une amie responsable de la postproduction à Movie Box, m’a proposé de monter le clip « d’une jeune mec très sympa ». C’était Libertine, dont elle m’a envoyé le story board, qu était déjà un travail très abouti. Mais à la projection des rushes, j’ai eu un choc! La mise en scène, la lumière, les décors, les costumes, le souci du détails, le format (35 mm, Scope), tout était éblouissant. En plus, j’ai le souvenir d’une matière très riche et très abondante. Ce qui au départ m’avait été présenté comme un petit film devenait un projet très ambitieux. Je savais que le travail allait s’avérer plus compliqué que prévu. Pour Laurent, l’enjeu commercial de Libertine était important (ndlr : après le semi-échec de Plus grandir), car il devait marquer un tournant de sa carrière. Quant à moi, il fallait que je sois à la hauteur. Le montage s’est passé dans une sorte de fièvre, mais sans pression et dans la bonne humeur. J’en garde un souvenir merveilleux, même si ma concentration faisait qu’on ne se parlait pas beaucoup, Laurent et moi. En tout cas, c’est une rencontre qui a beaucoup compté pour moi, qui compte encore, et qui a marqué le début d’une longue et étroite collaboration, de 1986 à 1994. J’ai rencontré Mylène assez tard, puisque je crois que c’était pendant le montage de Tristana, en 1987.

Agnès MOUCHEL et Laurent BOUTONNAT sont dans un studio
Les tournages se sont succédés, avec toujours cette même exigence de qualité. La durée du montage était variable. On considérait que celui-ci était terminé quand Laurent et moi étions satisfaits. Cela pouvait prendre plusieurs semaines. Pourvu qu’elles soient douces a duré un mois, par exemple. Regrets, qui parait plus simples, puisque ce sont de longs plans enchaînés, GiorginoPhotos07 dans Mylène et L'ENTOURAGEa demandé aussi beaucoup de temps pour trouver sa lenteur adéquate. Laurent était rentré épuisé du tournage en Hongrie, qu’il avait enchaîné avec Désenchantée. Et souvent, on arrêtait en plein milieu d’après-midi pour faire une partie d’échecs! Notre seul souci était de faire un beau film, peu importe le temps nécessaire. Nous avions des conditions de travail luxueuses, sans pression, et des moments de vrai plaisir. Laurent supportait difficilement la présence de quelqu’un d’autre dans la salle de montage en permanence. Mylène passait de temps en temps, elle suivait les étapes, donnait son avis, mais elle ne participait pas à l’élaboration du montage. De toute façon, la confiance entre eux était totale, et fondamentalement, je crois qu’elle approuvait le résultat et l’image que le clip donnait d’elle. Le montage d’un clip ou d’un film, c’est la construction à partir de la matière, de la pellicule qui a été tournée. Le montage d’un clip est tributaire de la bande-son, de sa durée, du synchronisme des playbacks quand il y en a. Il se fait plan après plan, sur le rythme ou non de la musique, mais en suivant son déroulement chronologique, en respectant les playbacks ou les chorégraphies, comme c’est le cas pour Je t’aime mélancolie, par exemple. en même temps, il y a une vraie histoire à raconter. Avec Laurent et son sens du perfectionnisme, cela a toujours été un travail de précision, minutieux, jamais mécanique, et toujours au service d’une esthétique. Dans l’intimité de la salle de montage, Laurent était souvent très détendu, très drôle, et des années de complicité professionnelle rendaient le travail très agréable. Cela n’est pas allé sans quelques fous rires! Beyond my control a été le dernier clip que nous ayons monté ensemble. A l’époque, Laurent était déjà dans les affres de la préparation de Giorgino et j’ai l’impression qu’il était un peu à court d’idées pour le clip et qu’il n’avait guère le temps de s’en occuper. Malgré tout, nous l’avons monté avec autant de soin que les précédents et au final, je trouve qu’il est plutôt intéressant.

GiorginoPhotos11Tournage de Giorgino
Le projet de Giorgino a beaucoup évolué depuis la première version écrite par Laurent longtemps auparavant, jusqu’à la version définitive, rédigée avec Gilles Laurent. Même si plusieurs producteurs étaient intéressés, le film ne s’est pas fait de toute de suite. C’était un gros budget, je crois que l’idéal pour Laurent était d’être son propre producteur, ce qu’il a réussi à faire. Le tournage a commencé en janvier 1993 en Slovaquie. L’équipe était basée à Poprad, dans les Tatras. Moi, j’étais aux studios de Barrandow, à Prague, où j’avais ma salle de montage. Je faisais le lien entre le tournage et le laboratoire. Chaque jour, les rushes m’arrivaient par avion de Poprad. Après développement, tirage et synchronisation, je les visionnais, commençais le classement et l’organisation des séquences et je renvoyais les bobines sur le tournage, où Laurent et Jean-Pierre Sauvaire son chef opérateur les voyaient en projection. Je savais que le tournage était compliqué et éprouvant, et que des conditions climatiques imprévues dramatisaient encore la situation. Mais moi, je ne voyais que le bon coté des choses, c’est-à-dire que chaque jour, les rushes étaient sublimes et que c’était un plaisir immense de suivre évolution du tournage. Ensuite, l’équipe et les acteurs sont revenus à Prague pour tourner les intérieurs en studio. Mylène et Jeff étaient très amis, elle l’avait rencontré aux États-Unis t c’est elle qui l’avait présenté à Laurent. Avant cela, il y a eu plusieurs acteurs envisagés, de Peter Gabriel à Pierce Brosnan, en passant par Rutger Hauer. Jeff était quelqu’un de très sympathique, mais timide et taciturne. Et je crois que Mylène l’avait un peu pris sous son aile. Pour moi, ces 5 mois à Prague ont été un enchantement à tous points de vue.

Problèmes au montage de Giorgino
Le montage a commencé en juin 1993 à Paris, peu de temps après le tournage, et au retour d’une cure thermale en Corse, où j’avais accompagné Laurent qui avait besoin de repos! A notre retour, nous disposions de la totalité des rushes, ce qui a permis GiorginoPhotos05un montage chronologique du film. Laurent avait beaucoup tourné : plus de 80 heures de pellicule! Dès le début, nous avons établi une sorte de règlement : horaires de travail réguliers, repas à heures fixes, régime végétarien, une hygiène de sportif, en quelque sorte! Car il fallait tenir la distance, qui a été de 9 mois de montage, rien que pour l’image. J’exécutais moi-même immédiatement les coupes, à la table, ce qui donnait la possibilité de voir tout de suite le résultat. C’est la méthode que Laurent avait choisie. Le montage est un processus de construction qui se fait à deux, réalisateur et monteur. Il est très important d’avoir assez vite une vue d’ensemble, une structure, qui, si le film est bien pensé (et c’était le cas pour Giorgino) est perceptible dès le premier montage, et que l’on rythme par la suite. Or nous avons travaillé dès le début comme si c’était la version finale, en peaufinant les raccords. Un travail de dentelle et de précision, qui a pris beaucoup de temps. On est arrivé ainsi à un premier montage de 4 heures, dont Laurent était ravi. Cette version était techniquement parfaite, mais pour moi, même si elle se présentait bien, il fallait la retravailler. Le film n’avait pas encore son rythme interne. De toute façon, pour le distributeur, il fallait raccourcir. Dans un premier temps, on a dû péniblement enlever 30 minutes, ensuite encore 10 minutes après mixage. Mais là, ça devenait vraiment une galère, car on ne peut faire que des coupes franches : quand le son est mixé, il est impossible de rentrer dans le détail du montage. On a fait des coupes dans le studio de Thierry Rogen, en y passant quelques nuits!

La pression du tournage
GiorginoPhotos26De toute façon, la machine était lancée et Laurent était le seul maître à bord. Et peut-être que le temps lui donnera raison. Même s’il était anxieux, il restait toujours très courtois, sauf peut-être avec les très proches, comme Mylène. Notamment à Londres, lors de la post-synchronisation (ndlr : les acteurs rejouent leur scène comme un doublage, lorsque le son du plateau n’est pas exploitable, par exemple lors de l’utilisation de machines ) neige, de bruits de moteur etc.), il pouvait se montrer impatient. Pour Mylène, qui ne l’avait jamais fait, se post-synchroniser en anglais, avec l’accent, était assez compliqué. Pendant la postproduction, elle passait de temps en temps chez Toutankhamon. Avec Mylène, j’ai toujours eu d’excellents rapports, seins et normaux. C’est quelqu’un de très droit, qui sait ne pas mâcher ses mots, qui peut parfois se montrer dure et sarcastique, mais juste, et qui a le sens de l’humour.

La Rupture
Il y a eu une seule projection de presse, un matin à 9h30, sur les Champs-Élysées. La salle était bondée. Dès la sortie du film, ça a été la curée, les articles tenaient plus du règlement de compte que de la critique du film. Bassesses et méchanceté, tout y est passé. Le handicap du film était peut-être sa durée, mais bon, il avait bien d’autres qualités, infiniment plus importantes, donc personne n’a parlé. En tout cas, c’est une oeuvre assumée, un film merveilleux proche du fantastique, unique dans le cinéma français, et qu’on redécouvrira un jour avec étonnement. L’avant-première était très chaleureuse. Tous les proches et amis de Laurent et Mylène étaient présents. Les parents de Jeff étaient venus des États-unis. A la fin de la soirée, nous nous sommes dits au revoir sur le trottoir, le plus naturellement du monde. Je n’ai jamais revu Laurent depuis. Par contre, j’ai croisé encore quelques fois Mylène chez Toutankhamon. Je savais que Laurent était très malheureux, et qu’il vivait mal l’échec du film. Il ne voulait voir personne et ne répondait pas au téléphone. En tout cas, nous ne sommes absolument pas fâchés, mais il a sans doute voulu tourner une page. Après la sortie du film, l’éventualité d’une version courte de Giorgino a été envisagée avec Paul Van Parys (ndlr : fidèle collaborateur de Mylène et Laurent). Mais je ne voulais rien faire sans l’autorisation de Laurent. En plus, je ne sais pas s’il aurait été d’accord. J’étais moi aussi terriblement affectée. On n’a rien remonté du tout. 

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Dans un livre sur Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 février 2012

Dans le magazine GALA, on pouvait lire :

Et un pavé de plus dans la mare glacée, où Mylène Farmer engloutit tous ses secrets depuis bientôt vingt-cinq ans! Mylène, c’est un peu l’Ophélie des temps modernes… Une héroïne noyée, remontant de temps à autre à la surface, mais jusqu’ici insaisissable. Alors, que peut bien draguer Hugues Royer des troubles profondeurs du «mystère Farmer», avec son Mylène (éditions Flammarion)? Eh bien…

Dans un livre sur Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE MFBercy2006_39aSurprise! S’appuyant sur divers témoignages, le journaliste de Voici Hugues Royer, également psy de formation, offre une clé qui décadenasse l’œuvre de la chanteuse, plombée par l’inceste, l’hystérie et une fascination pour le morbide. Chez les Gautier, véritable patronyme de l’icône libertine, maman a longtemps eu tort, alors que papa incarnait l’homme idéal. Comme Mylène le confirmera à une amie, la photographe Elsa Trillat, alors qu’elles contemplent des photos d’enfance, en 1987, tout commence par une «déchirure» : sa naissance à l’hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, ville où son père, Max, a été dépêché pour participer en tant qu’ingénieur des Ponts et Chaussées à l’édification du barrage Daniel-Johnson.

La chanteuse est un bébé robuste. L’accouchement est un traumatisme pour sa mère, Marguerite. Fragilisée physiquement par des problèmes de dos, cette dernière minimise les contacts avec son enfant. Son époux doit ainsi installer une planche amovible au dessus de leur baignoire pour faciliter la toilette du bébé. Mylène ne prend conscience de son corps, en grandissant, qu’à travers le jeu et l’expérimentation. Gamine intrépide aux cheveux courts et châtains, elle ne ressemble en rien à sa sœur ainée, Brigitte, sage petite fille blonde. Au grand désespoir de Marguerite, femme discrète, sa benjamine aime tremper les doigts dans les pots de sirop d’érable, se rouler sur les pelouses et grimper aux arbres, dans leur jardin de Pierrefonds. Mais ce que maman supporte le moins, ce sont les phases de mutisme de cette enfant, sa capacité à se replier dans le silence, héritée de son père mais vécue comme une provocation.

MFBercy2006_56a dans Mylène dans la PRESSEDeuxième «déchirure», le retour des Gautier en région parisienne, à Ville-d’Avray, ne fait que creuser ce goût pour la réserve. A l’école, l’accent québécois de Mylène, alors âgée de huit ans, suscite les moqueries. Des séances chez l’orthophoniste l’aideront à corriger sa prononciation, expliquant aujourd’hui encore son phrasé précieux. Mais, humiliant, ce travail ne l’encourage guère à s’ouvrir aux autres. Au domaine de la Ronce, où les Gautier se sont installés, l’enfant prend la fuite à chaque fois que des inconnus sonnent à leur porte. Max, qui lui passe tout, est bien le seul à en sourire. Vivant avec la famille depuis la mort de son mari, Mamie Jeannette, la grand-mère paternelle, devient une confidente privilégiée. La vieille femme n’a pas seulement le chic pour agacer sa belle-fille, Marguerite. Premier prix du conservatoire de Marseille, elle initie également sa petite-fille à la musique, à la littérature, à la peinture… et aux promenades dans les cimetières.

Mylène s’épanouit enfin

A sa disparition, Mylène continuera d’apprivoiser la mort en se rendant au chevet d’autres enfants, à Garches. De même, à l’adolescence, elle préférera philosopher avec les garçons plutôt que de les suivre dans la découverte des plaisirs sexués. Un comble pour une future libertine ! La troisième «déchirure» se produit à sa majorité. Au bout de deux jours en terminale A4, Mylène annonce à Marguerite et Max, aussi catastrophés l’un que l’autre, qu’elle snobe le bac pour devenir monitrice d’équitation. Elle quittera en fait ses parents pour leurs doubles: Laurent Boutonnat et Bertrand Le Page. Le premier, qui la choisit pour chanter sa comptine sur mesure Maman A Tort, se montrera aussi doux et patient que son père, décédé avant le succès, en 1982. Le second, son premier manager, sera aussi exigeant que sa mère. Certes, il lui apprendra à incarner son corps et à en faire un objet de désir. Mais il n’aura de cesse de lui répéter: «Tu es divine, mais tu ne seras jamais belle.» Jusqu’à ce qu’elle le congédie et qu’il se suicide, en 1999.

ClipDesenchantee12Les liens se desserreront avec Boutonnat, après l’échec de leur film Giorgino… Libérée de toute relation triangulaire, Mylène s’épanouit aux côtés du producteur Benoît Di Sabatino, depuis 2001. Nul rapport de force ou de séduction ambiguë entre eux. Dans le clip de son nouveau single, Appelle Mon Numéro, que Benoît a réalisé, la belle offre même un nouveau visage, moins tourmenté, plus souriant. Le même qu’elle présente aujourd’hui à sa mère lors de leurs déjeuners dominicaux…

Commentaire de Thomas Durand -  http://www.gala.fr/

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Mylenium Tour avec Mylène

Posté par francesca7 le 16 février 2012

 

Introduction et L’Amour naissant

Mylenium Tour avec Mylène dans Mylène dans la PRESSE MF99_05aLa salle est plongée dans le noir lorsqu’une lumière bleutée illumine la scène, totalement masqué par un voile translucide. Le morceau Mylenium commence et la voix (enregistrée) de Mylène Farmer se fait entendre. Au bout de quelques minutes, le rideau chute, laissant apparaître l’immense statue égyptienne qui trône au fond de la scène, tandis que les musiciens poursuivent le titre. Au moment où débutent les chœurs africains entonnés par les choristes, le crâne de la statue se fend en deux et Mylène Farmer apparaît dans une ample robe blanche transparente, entourée de fumigènes, suspendue dans les airs. Elle reste quelques instants immobile, puis les filins qui la transportent se déplacent vers l’avant, tandis que la main de la statue se rapproche de son socle et reçoit Mylène Farmer, qui y descend et s’y love. Puis le bruit du tonnerre retentit dans la salle, ce qui marque le début de L’Amour naissant, que la chanteuse entonne tout d’abord dans la main géante avant d’en descendre et de s’approcher lentement du public. Lorsqu’elle entame le refrain, elle écarte les bras et de l’air artificiel vient faire bouger les plis de son vêtement et ses cheveux. Elle quitte la scène avant la fin de la chanson, laissant à ses choristes le soin de terminer le morceau.

L’Âme-Stram-Gram

Après une courte introduction orientale, les écrans géants disposés de chaque côté de la statue monumentale laissent apparaître une pleine lune. Mylène Farmer, cette fois-ci vêtue d’un costume coloré constitué de chaussures jaunes à hauts talons ainsi que d’un pantalon jaune et d’un haut multicolore semblable à celui d’une danseuse de flamenco, est déjà présente sur scène avec ses danseurs et danseuses, habillés sensiblement de la même façon. Elle entame l’interprétation du titre ainsi qu’une chorégraphie qui s’accélère sur les refrains. Puis elle fait reprendre le titre à son public et le salue.

Beyond my control

Une voix grave et masculine (mais pas celle de John Malkovich, probablement pour des raisons de droits d’auteur) résonne dans la salle et Mylène Farmer entre sur scène en frappant des mains et invitant le public à chanter la chanson avec elle. Elle n’exécute aucune chorégraphie, se contentant de déambuler de part en part de la scène.

Rêver

MF99_41a dans Mylène MYLENIUM TOURIl s’agit d’une mise en scène très intimiste du titre, avec seul Yvan Cassar au piano et Mylène Farmer interprétant le morceau, visiblement émue, et invitant les spectateurs à l’entonner à sa suite.

Il n’y a pas d’ailleurs

La chanteuse interprète ce titre en compagnie de ses choristes, juchée sur la main géante de la statue qui évolue dans les airs puis la ramène au sol. Elle se rapproche alors de son public pour achever la chanson, puis quitte la scène après l’avoir terminée.

Mylène is calling et Optimistique-moi

La silhouette de ce qui semble être Mylène Farmer de dos se découpe dans la lumière, dans l’embrasure d’une porte ouverte à la base de la statue monumentale. Tandis que se déroule titre enregistré, la jeune femme exécute quelques mouvements de bras très lents, entourée de ses deux choristes, situées chacune d’un côté de l’ouverture, immobiles. Mais lorsque retentissent les premières notes de la chanson Optimistique-moi, l’embrasure de la porte s’obscurcit soudainement, faisant disparaître le sosie de la chanteuse, et la véritable Mylène Farmer apparaît sur le côté, vêtue d’un pantalon, d’une veste queue-de-pie et d’un bustier bleu argenté ainsi que d’un postérieur postiche constitué de deux corbeilles. Ses danseurs, vêtus de la même façon, la rejoignent, et ils entonnent une chorégraphie endiablée sur une version du titre proche de l’album Innamoramento.

Medley : Maman a tort, Libertine, Sans contrefaçon et Pourvu qu’elles soient douces

Surviennent les deux danseuses de l’interprète, elles aussi vêtues à l’avenant, qui l’aident à retirer sa veste, tandis que le reste de la troupe de danseurs se dirige vers le fond de la scène. S’enchaînent alors les quatre tubes de Mylène Farmer (parmi lesquels domine malgré tout Pourvu qu’elles soient douces) entre des chorégraphies dynamiques (la chanteuse est notamment portée debout à bout de bras par ses danseurs) et des jeux pyrotechniques.

Regrets

MF99_45aLa chanteuse réapparaît du côté gauche de la scène, tenant d’une main son micro et de l’autre sa veste. Contrairement à la version studio de la chanson, il s’agit ici d’un solo, Mylène Farmer interprétant y compris les paroles chantées à l’origine par Jean-Louis Murat. Elle déambule lentement sur une scène envahie par des fumigènes blancs ; sur le pont musical, la main articulée de la statue géante s’enflamme en son centre et répand une douce lumière rougeâtre sur toute la scène.

Désenchantée

Les premières notes du titre retentissent dans une version plus électronique et douce que sur l’album L’Autre… tandis que l’interprète apparaît en compagnie de ses deux danseuses depuis le fond de la scène ; elle a auparavant pris le soin de revêtir une imposante mante noire translucide qui virevolte lorsqu’elle exécute sa chorégraphie en compagnie de ses danseurs, qui sont venus la rejoindre. Ceux-ci sont vêtus, comme leurs collègues féminines, de la même mante sombre et ont calé leurs pieds dans un socle amovible fixé au sol, qui leur permet de se pencher sur un grand angle sans tomber. À l’issue du titre, lorsque la chanteuse et ses danseurs quittent la scène, musiciens et choristes achèvent le titre sur une musique enjouée, face au public.

Méfie-toi…

Mylène Farmer, vêtue d’un imperméable noir, est juchée en haut d’escaliers qui mènent à une ouverture pratiquée juste en dessous du crâne de la statue. Ses deux danseuses, habillées de la même façon, l’attendent en haut des escaliers, mains et regards tournés vers elle. Après quelques mouvements de bras, les trois jeunes femmes descendent pour interpréter le refrain de Méfie-toi… », en compagnie des danseurs qui, eux aussi vêtus à l’avenant, exécutent à leurs côtés une chorégraphie enjouée. Sur le pont musical, tandis que Mylène Farmer et ses danseurs effectuent une chorégraphie au pied ou en haut des escaliers, d’immenses photophores balayés par une soufflerie disposés de chaque côté de la statue monumentale illuminent la scène d’une couleur rouge.

Dessine-moi un mouton]

MF99_42aLa chanteuse et ses danseurs ôtent leur imperméable, laissant apparaître un ample ensemble blanc semblable à de la dentelle. Mylène Farmer entonne la chanson sur les marches de l’escalier qu’elle a déjà emprunté, tandis que sa troupe de danseurs exécute une chorégraphie, puis descend alors qu’une balançoire argentée ornée de chaque côté par la tête d’ibis du dieu égyptien Thot tombe lentement du plafond. Elle s’y installe et remonte avec sa nacelle, se balançant doucement, tandis que ses danseurs continuent de bouger sur scène, jouant notamment à saute-moutons, et qu’une pluie de confettis semble tomber du ciel. Elle redescend par la suite avec son escarpolette et présente ses danseurs et musiciens avant de reprendre le titre avec le public.

California

La chanteuse interprète une version intimiste et jazz de ce titre, dans une pénombre rougeoyante, simplement accompagnée de ses deux choristes et se déplaçant des escaliers vers le public, puis de chaque côté de la scène.

Pas le temps de vivre

Après une longue introduction musicale dans laquelle est notamment inséré le bruissement d’un ruisseau, Mylène Farmer, qui a revêtu un lourd manteau blanc translucide, pénètre sur scène sous les ovations du public. Puis elle entame le titre a capella sur les deux premiers couplets avant d’enchaîner le refrain avec l’assistance de ses musiciens cette fois-ci. Puis elle quitte sa position statique pour se rapproche du public et fait monter un spectateur sur le pont musical, spectateur qu’elle tient par la main et avec qui elle déambule sur scène tout en le regardant et en poursuivant l’interprétation du titre.

Je te rends ton amour

Lorsque les premières notes de la chanson retentissent, la porte située à la base du colosse égyptien s’ouvre et Mylène Farmer pénètre sur scène par cette ouverture, vêtue d’une ample robe pourpre ornée d’une longue traîne et fendue de chaque côté au niveau des cuisses. Elle titube plus qu’elle ne marche, semblant tâtonner comme une personne aveugle (scénographie fidèle à celle du vidéo-clip de Je te rends ton amour), déambulant jusqu’à point précis. Il s’agit en fait d’une trappe qui va la surélever et dégager une épaisse fumée rouge sur le pont musical, puis la trappe redescend et la chanteuse achève le titre en s’agenouillant devant son public, les bras en croix.

Souviens-toi du jour…

Rejointe par ses danseurs et danseuses, vêtus d’un pantalon noir et d’un ample manteau ouvert et orné d’une traîne, Mylène Farmer entame la chanson dans une version proche du titre enregistré en studio. Elle exécute en compagnie de sa troupe une chorégraphie sur le refrain constituée de gestes avec les bras et les mains rappelant le langage des signes, puis fait reprendre le titre à son public et le salue.

Dernier sourire…

MF99_31aMylène Farmer pénètre sur scène, vêtue du costume d’entrée, et entonne une version intimiste de ce titre écrit pour la mort de son père, Max Gautier.

Innamoramento et conclusion

Déambulant sur scène de droite en gauche, en pleine communion avec son public, Mylène Farmer interprète le titre au sol avant de l’achever sur la main articulée de la statue géante. À la fin du titre, la voix de Mylène enregistrée sur le titre Mylenium retentit, la main s’élève et le rideau bleuté du début tombe à nouveau devant la scène.

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51 ans pour Mylène

Posté par francesca7 le 14 février 2012

Elle va fêter en septembre prochain ses 51 ans mais Mylène Farmer peut se vanter d’avoir encore les jambes de ses 20 ans… En voilà une qui n’avait pas froid aux yeux hier soir sur le tapis rouge des NRJ Music Awards.

51 ans pour Mylène dans Mylène 2011 - 2012 MFBercy2006_30aQue de gambettes hier soir sur le tapis rouge du Palais des Festivals ! Entre Shy’m et sa robe ultra-sexy signée Franck Sorbier , notre pétillante Miss France , l’élégante Shakira et son savoureux décolleté , le public des NRJ Music Awards a été gâté hier soir.

Très peu friande des soirées people, Mylène Farmer n’a pas choisi de faire dans la discrétion, bien au contraire. Fière de sa sublime plastique que beaucoup aimeraient avoir à la cinquantaine, la chanteuse française a foulé le red carpet les jambes à l’air.

Habillée d’un petit short noir, Mylène Farmer a prouvé à la jeune génération qu’elle a encore de quoi rivaliser, et elle a bien raison, non ?

O.M.

Et aussi :

- NRJ Music Awards 2012 : M. Pokora, LMFAO et Adèle récompensés… Découvrez le palmarès !

- NRJ Music Awards 2012 : Shy’m : sa robe hyper sexy n’a pas fini de faire parler !

- NRJ Music Awards 2012 : Delphine Wespiser (Miss France 2012) : la sirène a brillé de mille feux sur le tapis rouge !

 

 

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Toutes les Bio. de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 3 février 2012

 

Livres de photos et biographies de Mylène Farmer

Livres Mylène Farmer

Toutes les Bio. de Mylène Farmer dans Mylène et BIOGRAPHIES mylenefarmer1Retrouvez tous les livres liés à l’univers et à l’œuvre de Mylène Farmer. Biographies, Tourographies et livres de photos de Mylène Farmer. Biographies à scandale censurées, référentiels ou biographies éloges retraçant le parcours de Mylène Farmer. Découvrez tous les livres qui vous permettront d’enrichir considérablement vos connaissance sur l’univers complexe de la chanteuse Mylène Farmer.

Les livres et Mylène Farmer ! Depuis son jeune âge, la chanteuse Mylène Farmer à toujours aimé lire des livres. Mylène Farmer s’est rapidement intéressé à la littérature et la poésie notamment grâce aux livres d’Edgar Allan Poe, les livres de Sigmund Freud ainsi que le livre de Sogyal Rinpoché (le livre tibétain de la vie et la mort) et Primo lévis (Si c’est un homme).

A noter que le livre tibétain de la vie et la mort, de Sogyal Rinpoché est devenu un livre de référence pour Mylène Farmer.

Avec son album Avant que l’ombre, Mylène Farmer nous démontrait encore une fois son amour des livres en y faisant référence à Virginia Woolf, une écrivain née en 1882 et qui sévissait dans le genre du livre romancier et livre d’essais.

 

http://www.mylene-01.com/livre-mylene-farmer-ombres-lumieres-alice-novak.html

 

 

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Référentiel de Mylène

Posté par francesca7 le 11 janvier 2012

Livre Mylène Farmer, Référentiel 2007Mylène Farmer : Le référentiel, 2007

 

Titre: Référentiel 2007

Auteur: Collectif

Édition: K&B

Type de livre: Référentiel

Aspect physique: Livre Broché

Dimensions: 20 cm x 29 cm

Date de parution: 18 Octobre 2006

Prix Fnac: 18 €


Mylène Farmer, Référentiel 2007 – Discographie et vidéographie

Ce référentiel très complet recense la quasi-intégralité des visuels discographiques et vidéographiques de Mylène Farmer, depuis son premier titre « Maman a tort » jusqu’à son dernier duo avec Moby, « Slipping away (Crier la vie) ».

Cette édition 2007, augmentée et mise à jour, contient une trentaine de nouvelles pages et environ 300 nouveaux visuels, soit plus de 800 visuels au total. Elle comprend également tout le merchandising des tournées et des albums, les plans médias, les PLV, ainsi que les plus belles photos des objets de collection qui ont contribué à façonner le mythe.

 

résumé du livre

Une rétrospective visuelle et discographique autour de 20 ans d’une carrière foisonnante. Proposé par le magazine Mylène Farmer et vous, la publication de référence sur la chanteuse, et les éditions K&B, ce référentiel complet recense la quasi-intégralité des visuels discographiques et vidéographiques de l’artiste, depuis son premier titreMaman a tort‘ jusqu’à son dernier duo avec Moby, ‘Slipping Away (Crier la vie ). Ces supports, présentés en recto/verso, sont annotés et comportent le détail des références et des chansons. La rétrospective comprend également tout le merchandising des tournées et des albums, les plans médias, les PLV, ainsi que les plus belles photos des objets de collection qui ont contribué à façonner le mythe. Cet ouvrage présente tout le travail visuel et esthétique réalisé autour de la star Mylène Farmer

http://www.amazon.fr/Myl%C3%A8ne-Farmer-r%C3%A9f%C3%A9rentiel-Maxime-Men/dp/2915957169

                                                                         Référentiel de Mylène dans Mylène et BIOGRAPHIES tz691z64

 

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Mylène, De Chair et de Sang

Posté par francesca7 le 31 décembre 2011

Livre Mylène Farmer, De chair et de sang

 Mylène Farmer : De chair et de sang

Titre: De chair et de sang

Auteur: Annie et Bernard Reval

Édition: France-Empire

Type de livre: Biographie

Aspect physique: Livre Broché

Poids: 388 g

Dimensions: 16 cm x 24 cm

Date de parution: 06 septembre 2004

Prix Fnac: 19 €


De chair et de sang – Biographie d’Annie et Bernard Reval

Pour écrire la biographie Mylène Farmer, De chair et de sang, Annie et Bernard Reval (biographes de vedettes de la chanson) ont rencontré de nombreuses personnes de l’entourage de Mylène Farmer : professionnel, amis d’enfance et même d’autres vedettes.

 

Présentation de l’éditeur

Une chanson à nulle autre pareille marque l’année 1984. Maman a tort est le premier succès d’une jeune femme qui va bientôt se hisser au sommet des hits : Avec Libertine, Plus grandir, Tristana, Sans contrefaçon, Pourvu qu’elles soient douces, Désenchantée, Ainsi soit Je…,  » Mylène la flamboyante « ,  » Mylène la sulfureuse « , a bâti une des plus belles carrières de la chanson française. Sa réussite est due au travail et au talent, mais aussi à son Pygmalion, Laurent Boutonnat. Cultivant le secret, contrôlant de très près la communication, le couple construit au fil des ans, hors des sentiers battus, un personnage auréolé de mystère qui atteint, pour ses fans, la dimension d’un mythe. Jusqu’à ce jour, aucun livre n’avait retracé avec autant de précision la vie et la carrière de la chanteuse. Pour la première fois ses amis retrouvés ont accepté de raconter  » Mylène Gautier « , la jeune fille simple et rieuse qu’ils ont côtoyée avant sa gloire, bien éloignée de l’icône qu’elle est devenue. Confidences originales également de ceux qui ont croisé ou partagé sa route et qui parlent enfin, longuement : Jean-Louis Murat, Sophie Tellier, Christophe Mourthé, Nathalie Cardone et tant d’autres… musiciens, photographes, techniciens qui l’ont accompagnée dans sa  » jeune carrière  » de vingt ans. Annie et Bernard Réval ont reconstitué l’histoire, foisonnante de détails, d’une artiste pas comme les autres dont ils livrent la face cachée l’enregistrement des premières chansons, les coulisses des concerts, la réalisation des clips, le tournage du film Giorgino… Première biographie complète, l’ouvrage présente, au-delà des apparences, une Mylène Farmer de chair et de sang.

Biographie de l’auteur

Enfants du spectacle, passionnés par la chanson française, Annie et Bernard Réval sont déjà les auteurs, aux éditions France-Empire, de Barbara une si belle histoire, Aznavour le roi de cœur, Gilbert Bécaud jardins secrets, Claude Nougaro états d’âmes, Jean-Jacques Goldman tout simplement.

 

http://www.amazon.fr/Myl%C3%A8ne-Farmer-chair-Annie-R%C3%A9val/dp/2704809852

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N.Rheims interviewe Mylène

Posté par francesca7 le 27 décembre 2011

N.Rheims interviewe Mylène dans Mylène dans la PRESSE 220px-Nathalie_Rheims-Nancy_2011Mystérieuse, elle craint le désir des autres mais, pour la sortie de « Bleu Noir », Mylène Farmer s’est confiée à Nathalie Rheims.

Nathalie Rheims – Paris Match

Paris Match. Tu n’as jamais été aussi belle et épanouie. As-tu des ­secrets de beauté ?

Mylène Farmer. La seule chose importante est d’aimer et d’être ­aimée. C’est bien la seule certitude que j’ai aujourd’hui. Et la beauté ­dépend du regard que l’on pose sur les gens. Quand ce regard est celui de l’être aimé ou tout simplement celui de la bienveillance, il agit comme un baume enchanteur. La chance qui m’est donnée de vivre en harmonie avec ce que je fais est alors mon secret de beauté, c’est un lien fragile que je m’efforce à la fois de remettre en cause et de protéger.

Qu’es-tu capable de faire aujourd’hui et que tu n’aurais pas pu faire hier ?
Affronter des regards quand j’entre dans un lieu public sans ­vouloir fuir l’endroit dans la fraction de seconde. Souffrir d’un manque de confiance en soi, d’une timidité qui vous fait parfois passer pour quelqu’un de distant, de froid, n’est pas un atout majeur pour faire un métier public. Pourtant, depuis longtemps déjà, je n’ai eu d’autre choix que de dépasser mes peurs, les surmonter, n’en être pas – ou plus – l’otage. Quand j’y pense, c’est d’une violence inouïe de dépasser ce handicap… Seules les personnes qui sont de vraies timides peuvent ­comprendre ce par quoi l’on passe pour y parvenir.

“Bleu noir” est le premier album que tu fais sans Laurent Boutonnat. Pourquoi t’es-tu éloignée de lui ?
Je ne me suis en aucun cas ­éloignée de lui. Après la tournée et les concerts au Stade de France, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque. Vous recevez tant d’amour, de vibrations, autant de sensations qui vous donnent l’envie… d’écrire. Laurent a tout à fait compris mon besoin de créer. C’est aussi ça, la complicité. Nous nous retrouverons pour le prochain ­album.

As-tu conscience que cet album est plus sombre que les précédents ?
Non… pas vraiment… Cet ­album, comme son titre, “Bleu noir”, l’indique, passe de la lumière au sombre puis à l’obscurité. Ou l’inverse, je ne sais plus.

« La Corse est mon refuge »

On te dit solitaire, voire recluse. ­Travailler avec une nouvelle équipe fut-il un travai dans Mylène dans la PRESSEl compliqué ?
Je m’adapte à de nouvelles ­manières de travailler si tant est que l’on respecte ma “bulle”, mes ­silences, autant que je respecte moi-même l’autre. Je suis quelqu’un de solitaire. Mais j’ai aussi un grand ­besoin de l’autre et je réfute le terme “recluse”… Quand j’étouffe, je prends un train, un avion, et vais voir d’autres cieux… C’est une ­liberté, une chance inestimable de pouvoir voyager quand j’en ressens le désir ou la nécessité. Face à un paysage de neige, je suis émue. J’ai grandi au ­Canada, je suis certaine que cette ­attirance pour les paysages immaculés vient de là-bas. Le grand froid a un parfum très particulier, un son qui lui est propre. J’ai retrouvé cette même émotion quand je suis allée en Russie découvrir Saint-Pétersbourg, en plein hiver. Au bord de la Neva, ses canaux gelés… on guette Catherine II de Russie…

D’autres endroits que tu aimes ?
La Corse est mon refuge. Le jour venu, la tentation pourrait être la Toscane. M’apaiser devant des ­collines d’oliviers et de vignes…

Tes biographes écrivent les mêmes clichés sur toi. Qu’as-tu à cacher ?
Je n’ai pas de biographe, c’est certainement pourquoi ce sont les mêmes clichés.

Dans ce qui a été écrit à propos de toi, qu’est-ce qui t’a fait le plus ­sourire ?
J’ai entendu parler de bain de jus de tomate, qui m’aurait conduite à une “phobie attractive” du sang, et de lit-cercueil. Je crois que tous les fantasmes me font ­sourire quand il ne s’agit pas de mes proches ou de ma vie privée. Pourtant, quand on me rapporte les médisances d’un animateur de jeu télévisé, quant à mon prétendu play-back sur scène, je finis par me demander si je ne préfère pas l’histoire tout aussi fausse du jus de ­tomate. C’est ­impressionnant de voir à quel point certaines ­personnes se sentent grandies en dénigrant, en tentant de blesser… Il s’agit bien souvent de gens qui rêveraientd’une vie ­meilleure. Encore faut-il en être à la hauteur. Je crois à la vertu de la décence. La critique est nécessaire ; la grossièreté, inutile.

Es-tu obsédée par l’idée de laisser une trace de toi après ta mort ?
Obsédée, non. Le moment ­présent m’importe. Laisser une trace… dans le cœur de quelques personnes, j’espère que oui.

Qu’aimerais-tu que l’on dise de toi ?
“C’était une grande astronaute.”

Quel regard portes-tu sur la variété française ? Y a-t-il des artistes qui t’intéressent ?
J’ai découvert Stromae, ce jeune artiste vraiment original. J’aime beaucoup son titre “Alors on danse”, sa silhouette, son phrasé et son timbre de voix si particuliers. Il dit des choses graves sur un ton léger.

Pourquoi as-tu enregistré un duo avec Line Renaud ?
Je l’ai rencontrée lors d’un dîner et, comme chacun semble le dire, quand on croise le regard bleu de Line… une magie s’opère. C’est une femme belle, décalée et ­charmeuse. Je suis instinctive, le désir l’emporte dans ces moments-là. Son énergie ­vitale est impressionnante. Mais c’est aussi quelqu’un qui doute, c’est imperceptible mais touchant.

Tu navigues continuellement entre Eros et Thanatos. L’amour et la mort sont-ils tes deux seules sources d’inspiration ?
Il y a aussi la solitude. L’isolement. J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché !

La politique t’intéresse-t-elle ? As-tu de l’estime pour ceux qui nous ­gouvernent ?
J’ai de l’estime pour le courage de tous ceux qui acceptent cette lourde responsabilité sans abuser de leur pouvoir.

Quelle est ton image idéale du couple ?
Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre : l’intelligence complice.

Comment t’imagines-tu dans dix ans ?
Ailleurs…

« Remonter sur scène aumoins une dernière fois »

Ta dernière tournée a été un triomphe, envisages-tu de remonter sur scène ?
Oui… au moins une dernière fois !

Pourrais-tu renoncer un jour à la chanson ? A la scène ?
Comment renoncer à ce et ceux qu’on aime ? Mais je vais devoir ­apprendre…

Lors de tes concerts, tu attaches une importance particulière aux ­créateurs de mode : recherches-tu de nouveaux talents, de nouvelles marques, de nouvelles inspirations ?
Quand il s’agit de préparer un spectacle, oui. Ce choix est toujours délicat. Il ne suffit pas de faire du “couture”, ce n’est pas un défilé de mode. Le créateur doit être aussi ­capable de transposer les costumes pour une scène, qui devront s’intégrer aussi à un décor, à des ­lumières, à un univers afin de rendre le tout homogène. Il faut rencontrer alors des stylistes inspirés et qui ­acceptent de se fondre dans l’univers de l’artiste, afin que celui-ci ne disparaisse pas derrière le costume, justement, mais se sente comme dans un écrin… Je ne suis pas ­certaine que tous les créateurs de mode en soient capables, il faut beaucoup d’humilité…

« Bleu noir » (Polydor/Universal).

 

 

Retrouvez l’intégralité de notre reportage et toutes les photos de Mylène Farmer dans Paris Match n°3211 en vente en kiosque. Un numéro à ne pas manquer.

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Mylène apprécie V.Woolf

Posté par francesca7 le 6 décembre 2011

Portrait de Virginia Woolfpar George Charles Beresford, 1902 Virginia Woolf – Univers Mylène Farmer 

Née en Angleterre en 1882, Virginia Woolf grandit et fut éduquée dans une famille victorienne classique. Suite à la mort de sa mère, elle souffrit d’une dépression nerveuse, la première d’une longue série. Elle indiqua plus tard dans un récit autobiographique que ses demi-frères avaient fréquemment abusé d’elle et de sa sœur. Elle commença l’écriture comme activité professionnelle. Ses romans et ses essais rencontrèrent le succès. Virginia Woolf est considérée comme l’une des plus grandes innovatrices dans la langue anglaise. En 1941, Virginia Woolf se suicida. Elle remplit ses poches de pierres et se jeta dans la Ouse. 


Mylène Farmer, dans sa chanson « Dans les rues de Londres », rend un hommage à Virginia Woolf qui a son époque proclamait « Je suis la seule femme en Angleterre qui soit libre d’écrire ce qui lui plait ». 

 

Plus d’informations sur Virginia Woolf ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Virginia_Woolf 

 

Virginia Woolf (25 janvier 1882 – 28 mars 1941) est une femme de lettres anglaise et une féministe. Pendant l’entre-deux-guerres, elle fut une figure marquante de la société littéraire londonienne et un membre du Bloomsbury Group

 

Née Adeline Virginia Stephen à Londres de Sir Leslie Stephen et Julia Stephen Duckworth (dite aussi Julia Prinsep – née Julia Jackson : 1846–1895), elle fut éduquée par ses parents à leur domicile du 22 Hyde Park Gate, Kensington dans une ambiance littéraire de la haute société. 

 

Mylène apprécie V.Woolf dans Mylène et les AUTEURS 260px-Virginia_Woolf_with_her_father%2C_Sir_Leslie_StephenLes parents de Virginia étaient tous deux veufs lorsqu’ils se marièrent : ainsi leur maison regroupait les enfants de trois mariages différents. Les enfants de Julia et de son premier époux Herbert Duckworth : George Duckworth (1868–1934) ; Stella Duckworth (1869–1897) ; et Gerald Duckworth (1870–1937). La fille de Leslie et de sa première épouse Minny Thackeray, Laura Makepeace Stephen, qui fut diagnostiquée handicapée mentale et vécut avec eux avant d’être placée dans un asile en 1891 jusqu’à la fin de ses jours. Enfin, les enfants de Leslie et Julia : Vanessa (1879–1961) ; Thoby (1880–1906) ; Virginia et Adrian (1883–1948). 

 

Elle commence l’écriture comme activité professionnelle en 1905, initialement pour le supplément littéraire du Times. En 1912, elle épouse Leonard Woolf, fonctionnaire et théoricien politique. Son premier roman, The Voyage Out (La Traversée des apparences), est publié en 1915. Elle continue à publier des romans et des essais en tant qu’intellectuelle, qui rencontrent un succès aussi bien auprès de la critique que du grand public. La plupart de ses œuvres seront publiées à compte d’auteur à la Hogarth Press. Elle est considérée comme l’une des plus grandes romancières du XXe siècle et des plus grandes innovatrices dans la langue anglaise. Dans ses œuvres, elle expérimente avec acuité les motifs sous-jacents de ses personnages, aussi bien psychologiques qu’émotifs, ainsi que les différentes possibilités de la narration et de la chronologie morcelées. Selon Edward Morgan Forster, elle a poussé la langue anglaise « un peu plus contre les ténèbres » ; l’influence de ses réalisations littéraires et de sa créativité est encore sensible aujourd’hui. 

 

200px-Roger_Fry_-_Virginia_Woolf dans Mylène et les AUTEURSRécemment, des études sur Virginia Woolf se sont concentrées sur les thèmes féministes et lesbiens dans son travail, comme dans l’anthologie d’essais critiques publiée en 1997 : Virginia Woolf: Lesbian Readings, publiée par Eileen Barrett et Patricia Cramer. Louise A. DeSalvo propose un traitement de l’abus sexuel incestueux que subit V. Woolf quand elle était jeune dans Virginia Woolf: The Impact of Childhood Sexual Abuse on her Life and World. Son imaginaire est aussi étudié pour sa profondeur de vue dans des thèmes comme le syndrome commotionnel, la guerre, les classes et la société britannique moderne. Les plus connues de ses œuvres non romanesques, notamment Une chambre à soi et Trois Guinées, traitent de l’avenir de l’éducation féminine et du rôle des femmes auteurs dans les canons littéraires occidentaux. 

 

En 1982, Simone Benmussa crée la pièce Freshwater de Virginia Woolf à Paris (représentations également à New York, London et Spoleto), interprétée par des écrivains dont Eugène Ionesco, Nathalie Sarraute, Alain Robbe-Grillet, Joyce Mansour, Viviane Forrester etc. 

 

En 2002, The Hours, un film fondé sur la vie de Virginia Woolf et sur l’effet de son roman Mrs. Dalloway, a été nommé pour l’Academy Award du meilleur film. Celui-ci était adapté du roman de Michael Cunningham, publié en 1998 et prix Pulitzer. The Hours était le titre provisoire de V. Woolf pour Mrs. Dalloway. Beaucoup de spécialistes de V. Woolf sont hautement critiques sur la peinture que donne le film de V. Woolf et de ses œuvres. Selon eux, ni le roman, ni le film ne sauraient être considérés comme un exposé correct ou une critique littéraire de Mrs. Dalloway

 

SomeBloomsburymembers.jpgDe nombreuses chansons ont été dédiées à Virginia Woolf. Notamment la chanson Dans les rues de Londres (2005) de Mylène Farmer, et la chanson Virginia (2008) de la chanteuse finlandaise Vuokko Hovatta

 

En 2011 L’ouvrage : Virginia Woolf : L’écriture refuge contre la folie – Collectif dirigé par Stella Harrison – Avant propos de Jacques Aubert avec Nicolas Pierre Boileau, Luc Garcia, Monique Harlin, Stella Harrison, Sophie Marret, Ginette Michaux, Pierre Naveau et Michèle Rivoire. Editions Michèles. Collection Je est un autre, Paris 2011. 

 

Parmi ses œuvres : 

  • The Voyage out (1915). Traductions en français : 

  • Nuit et Jour (Night and Day) (1919) 

  • La Chambre de Jacob (Jacob’s Room) (1922) 

  • Mrs. Dalloway (1925) 

  • La Promenade au phare, également traduit sous le titre Vers le phare (1927) (To The Lighthouse

  • Orlando (1928) 

  • Les Vagues (The Waves) (1931) 

  • Les Années (The Years) (1937) 

  • Entre les actes (Between The Acts) (1941) 

  • Modern Fiction (1919) 

  • Monday or Tuesday (1921) 

  • Freshwater (1923), une pièce de théâtre écrite pour les proches de l’auteur. 

  • Le Commun des lecteurs (The Common Reader) (1925) 

  • Victorian Photographs of Famous Men and Fair Women (1926) – introduction de la première monographie sur la photographe Julia Margaret Cameron, dont elle était la petite-nièce. 

  • Le temps passe (Time Passes) (1926) – édition bilingue, trad. Ch. Mauron, postface James M. Haule, Le Bruit du temps, 2010. 

  • Une chambre à soi (1929) 

  • Lettre à un jeune poète (A Letter to a Young Poet) (1932) 

  • Flush (1933) 

  • The Second Common Reader (1933) 

  • Trois Guinées (Three Guinees) (1938) 

  • La Vie de Roger Fry (Roger Fry: a Biography) (1940) 

  • Pensées sur la paix dans un raid aérien (Thoughts on Peace in an Air Raid) (1940), essai traduit de l’anglais par David Leblanc, Liberté, n° 278 (novembre 2007), p. 106-110. 

  • La Mort de la phalène (The Death of the Moth and Other Essays) (1942) 

  • A Haunted House and Other Stories (1943) 

  • The Moment and Other Essays (1948) 

  • Journal d’un écrivain (1953), extraits du Journal de l’auteur. 

  • L’art du roman (1962) 

  • Instants de vie (Moments of Being) (1976) 

  • Correspondance 1923-1941, avec Vita Sackville-West (2010)

 

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Mylène apprécie L.Dietrich

Posté par francesca7 le 3 décembre 2011

 

Mylène apprécie L.Dietrich dans Mylène et les AUTEURS DietrichLuc Dietrich (17 mars 1913–12 août 1944) est un écrivain français

 

Mylène Farmer lui rend hommage dans ses chansons … 

 

 

Plus d’informations sur Luc Dietrich ! voir le site référence de Wikipédia. 

 

Dietrich raconte lui-même son enfance et son adolescence dans un livre publié en 1935, Le Bonheur des tristes, qui fut en lice pour le Prix Goncourt. Dans ce livre l’auteur parvient à s’extirper d’un certain niveau émotionnel pour transcender le côté pathétique de sa vie. À la mort de son père, il n’était âgé que de quelques années. Sa mère, droguée, intoxiquée, ne peut pas toujours le garder. Elle finit par mourir quand son fils aura 18 ans. Entre-temps le jeune romancier est placé dans des hospices pour enfants débiles, ou comme garçon de ferme (notamment à Songeson dans le Jura). 

 

Une rencontre avec Lanza del Vasto constitue un tournant dans sa vie. Le futur fondateur de la communauté de l’Arche, assis sur un même banc au parc Monceau à Paris, lui demande soudainement : « Êtes-vous bon comme ce pain ? ». Lanza del Vasto passera des heures auprès de Luc Dietrich pour lui faire améliorer ses livres (notamment L’Apprentissage de la ville) ; mais il refusera d’être cité comme co-auteur. 

 

Luc et Lanza partagent tout, même les femmes. La seule chose qui les séparera sera l’appréciation de l’enseignement d’un maître spirituel. Lanza s’en éloignera très vite mais il avait aussi connu Gandhi ou Vinoba Bhave. Luc rencontre Philippe Lavastine qui travaille chez Denoël, et notamment le poète René Daumal. Il s’ensuivra une abondante correspondance. 

 

Luc Dietrich avait été initié à la photographie par André Papillon. Il avait réalisé et publié un recueil de son vivant : Terre (Denoël). Un autre ouvrage avait semble-t-il disparu, quand Jean-Daniel Jolly-Monge, disciple de Lanza, exhuma et compléta patiemment ce second ouvrage : il fut publié bien après la mort de ces protagonistes par les éditions Le temps qu’il fait, Emblèmes végétaux (1993). 

 

20110211-IMPVIVES-RANCILLAC-L300 dans Mylène et les AUTEURSBouleversé par la mort de Daumal, Luc Dietrich décide de fuir Paris pour rejoindre sur le front un docteur de ses amis auprès duquel il semble trouver sa place, habillé d’une blouse blanche, allant d’un blessé à un autre, dispensant des paroles réconfortantes. Pris dans un bombardement, il est touché indirectement au pied, par des pierres. Le mal ne semble pas si grave mais il est de santé fragile, il a passé des années sans domicile, dans des gares désaffectées ou non, perché dans des arbres. 

 

Après avoir été progressivement hémiplégique, gangrené, il est pris à son tour en photo (par René Zuber) sur son lit de mort, trois mois après la mort de René Daumal. De nos jours peu se souviennent de Luc Dietrich, écrivain qui faillit avoir le prix Goncourt en 1935, il était aussi poète et photographe. Son écriture peut nous sembler surannée, simpliste, et ses « romans- biographies » pourraient être perçus comme des romans photos plein de pathos. Pourtant il ne s’agit que de sa vie, sa pauvre vie, on a les testaments qu’on peut. Mais ceux qui ont reçu dans leur jeunesse ces deux livres, Le bonheur des tristes et l’Apprentissage de la ville, ne l’oublieront jamais. Quelque chose, comme un ruisseau secret s’est mis à couler en eux. Gouttes à gouttes de l’espérance et du désespoir, blessures des jours et de toutes les enfances assassinées.

 

Il est des romans d’apprentissage lus à 17 ou 18 ans qui oriente votre trajectoire pour toujours, quelle que soit l’usure du temps. Nous sommes quelques-uns à vénérer encore Luc Dietrich, même si nous le relisons peu, en souvenir de toutes les enfances massacrées, de tout l’amour d’une mère. Charles Juliet et son roman Lambeaux ne peuvent se concevoir sans Luc Dietrich. Certes l’un n’aura pas voulu faire de littérature, l’autre y est magnifiquement parvenu.

Vertiges d’un être pur : L.Dietrich

 

 Luc Dietrich ne se voulait pas écrivain. Et puis sait-on vraiment quelle est la véritable écriture de Luc Dietrich ? Il a écrit en dédicace ceci :

 

«À mon ami Lanza del Vasto qui, témoin de toutes mes hésitations et de mes craintes, m’a donné son temps, sa science, pour tirer de moi ce livre et qui y travailla avec une ardeur toute égale à la mienne.» Écriture à quatre mains sans doute, plus vraisemblablement tentative réussie de Lanza del Vasto de faire remonter de tous les puits de l’enfance les souvenirs éparpillés de Luc Dietrich en en conservant la pureté et la sincérité, et sans doute en rognant le pathos et la maladresse d’un jeune homme de vingt ans, miraculé de l’enfer.

 Luc Dietrich est cette voix d’innocence qui monte des immondices des jours.

L’Apprentissage de la ville, Luc Dietrich (extrait) 


Suivant au fil des pages l’itinéraire de l’auteur et le fil de sa vie, le texte nous emmène dans un monde à part, où la temporalité s’estompe au profit de tranches de vie, d’anecdotes, de souvenirs parfois fictifs dans lesquels le lecteur doit délier le vrai de l’imaginaire. C’est une lecture qui m’a profondément marquée tant elle ne ressemble à rien de ce que j’ai pu lire avant. Luc Dietrich nous offre ici un texte vibrant d’émotion dont on ne ressort pas indemne. 

 

Une lecture qui n’est peut-être pas d’un abord facile car d’une construction sans réel ancrage temporel, mais qui mérite qu’on s’y attarde, qu’on déchiffre cette vie qui porte en elle toutes les caractéristiques d’une tragédie grecque. Luc Dietrich s’est éteint à l’âge de 31 ans, en 1944, des suites d’une septicémie contractée par une blessure de guerre. Il laisse derrière lui une oeuvre brillante, d’une musicalité rare et vibrante d’images poétiques. A lire si le style d’un auteur compte autant si ce n’est plus qu’une intrigue rocambolesque à souhait. A lire pour découvrir un artiste, une plume, une vie. 

 

« Le sang coule dans le creux de la hanche, mes mains ne peuvent plus le retenir. Il est beau, il est précieux, et il s’en va. » (p.29) 

 

« Cette nuit les herbes ont poussé si haut que les arbres ont peur pour leurs fruits. » (p.47) 

« Le passé m’était remords, l’avenir menace, le présent dégoût. » (p.62) 

« Et sommeil aussi sera notre vie de demain, quand le soleil luira et que nous nous croirons en éveil, nous les humains chefs-d’œuvre, nous les petits parfaits du globe, aux mobiles de  

 

Œuvres de Luc Dietrich 

 

  • Huttes à la lisière, Jean Crès, 1931, réédition éditions éoliennes, 1995MF80_207a 

  • Le Bonheur des tristes, Denoël & Steele, 1935 

  • Terre, Denoël & Steele, 1936 

  • L’Apprentissage de la ville, Denoël, 1942 

  • Demain, c’est le possible, éditions éoliennes 

  • L’École des conquérants, éditions éoliennes, 1997 

  • Le Dialogue de l’Amitié, avec Lanza del Vasto, Éd. Robert Laffont 1992 

  • L’Injuste Grandeur, Denoël, 1951 

  • L’Injuste Grandeur ou Le Livre des rêves, édition complète, texte établi, annoté et préfacé par Jean-Daniel Jolly Monge, Éditions du Rocher, 1993 

  • Emblèmes végétaux, postface par Jean-Daniel Jolly Monge, Le Temps qu’il fait, 1993 

  • Poésies, texte préfacé et annoté par Jean-Daniel Jolly Monge, Éd. du Rocher, 1996 

  • Demain, c’est le possible suivi de Lettres à René et Véra Daumal, éditions éoliennes, 2010 

 

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Mylène apprécie G.Apollinaire

Posté par francesca7 le 3 décembre 2011

Apollinaire en 1914. Guillaume Apollinaire – Univers Mylène Farmer 

Guillaume Apollinaire naît en Italie en 1880. Il s’impose, par sa culture et ses écrits, comme une figure de l’avant-garde artistique. Après avoir publié en 1913 son chef d’oeuvre, Alcools, il s’engage dans la Grande Guerre. Blessé, il est emporté en 1918 par une épidémie de grippe. 


Mylène Farmer chante « Vienne la nuit et sonne l’heure et moi je meurs » sur l’album Anamorphosée dans la chanson California. Ce vers ressemble de très près a un vers d’Apollinaire « Vienne la nuit, sonne l’heure, les jours s’en vont, je demeure » (Alcools). 

Plus d’informations sur Guillaume Apollinaire ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Apollinaire 

Guillaume Apollinaire, de son vrai nom Wilhelm Albert Włodzimierz Apolinary de Wąż-Kostrowicki, né le 26 août 1880 à Rome et mort pour la France le 9 novembre 1918 à Paris, est un poète et écrivain français, né polonais, sujet de l’Empire russe.

 

Il est l’un des plus grands poètes français du début du XXe siècle, auteur notamment du Pont Mirabeau. Il a écrit également quelques nouvelles et romans érotiques. Il pratiquait le calligramme (terme de son invention désignant ses poèmes écrits en forme de dessins et non de forme classique en vers et strophes). Il fut le chantre de toutes les avant-gardes artistiques, notamment le cubisme, poète et théoricien de l’Esprit du sexe, et précurseur du surréalisme dont il a forgé le nom.

 

La tombe de Guillaume Apollinaire au cimetière du Père-Lachaise, division 86, présente un monument-menhir conçu par Picasso et financé par la vente aux enchères de deux œuvres de Matisse et Picasso le 21 juin 1924. La tombe porte également une double épitaphe extraite du recueil Calligrammes, trois strophes discontinues de « Colline », qui évoquent son projet poétique et sa mort, et un calligramme de tessons verts et blancs en forme de cœur qui se lit « mon cœur pareil à une flamme renversée ». Son nom est cité sur les plaques commémoratives du Panthéon de Paris dans la liste des écrivains morts sous les drapeaux pendant la première guerre mondiale.

Photographie en noir et blanc de Guillaume Apollinaire soldat en 1916, le crâne bandé après sa blessure à la tempe.La Bibliothèque historique de la Ville de Paris possède la bibliothèque personnelle de Guillaume Apollinaire, acquise par la ville en 1990, qui regroupe environ 5000 ouvrages d’une très grande variété. Apollinaire se caractérise par un jeu subtil entre modernité et tradition. Il ne s’agit pas pour lui de se tourner vers le passé ou vers le futur mais de suivre le mouvement du temps. « On ne peut transporter partout avec soi le cadavre de son père, on l’abandonne en compagnie des autres morts. Et l’on se souvient, on le regrette, on en parle avec admiration. Et si on devient père, il ne faut pas s’attendre à ce qu’un de nos enfants veuille se doubler pour la vie de notre cadavre. Mais nos pieds ne se détachent qu’en vain du sol qui contient les morts » (Méditations esthétiques, Partie I : Sur la peinture).

 

En 1951, la partie occidentale de la rue de l’Abbaye dans le 6e arrondissement de Paris est rebaptisée en hommage rue Guillaume-Apollinaire. Un timbre postal, d’une valeur de 0.5+0.15 franc a été émis le 22 mai 1961 à l’effigie de Guillaume Apollinaire. L’oblitération « Premier jour » eut lieu à Paris le 20 mai. 

 

En 1999, Rahmi Akdas, publie une traduction en turc des Onze milles verges, sous le titre On Bir Bin Kirbaç. Il a été condamné à une forte amende « pour publication obscène ou immorale, de nature à exciter et à exploiter le désir sexuel de la population » et l’ouvrage a été saisi et détruit. 

 

Œuvres 

  • Le Bestiaire ou Cortège d’Orphée, illustré de gravures par Raoul Dufy, Deplanche, 1911. Cet ouvrage a également été illustré de lithographies en couleurs par Jean Picart Le Doux, Les Bibliophiles de France, 1962. 

  • Alcools, recueil de poèmes composés entre 1898 et 1913, Mercure de France, 1913. 

  • Vitam impendere amori, illustré par André Rouveyre, Mercure de France, 1917. 

  • Calligrammes, poèmes de la paix et de la guerre 1913-1916, Mercure de France, 1918. 

  • Aquarelliste 

  • Il y a…, recueil posthume, Messein, 1925. 

  • Ombre de mon amour, poèmes adressés à Louise de Coligny-Châtillon, Cailler, 1947. 

  • Poèmes secrets à Madeleine, édition pirate, 1949. 

  • Le Guetteur mélancolique, poèmes inédits, Gallimard, 1952. 

  • Poèmes à Lou, Cailler, recueils de poèmes pour Louise de Coligny-Châtillon, 1915. 

  • Soldes, poèmes inédits, Fata Morgana, 1985 

  • Et moi aussi je suis peintre, album d’idéogrammes lyriques coloriés, resté à l’état d’épreuve. Les idéogrammes seront insérés dans le recueil Calligrammes, Le temps qu’il fait, 2006. 

 

Romans et contes 

  • Mirely ou le Petit Trou pas cher, roman érotique écrit sous pseudonyme pour un libraire de la rue Saint-Roch à Paris, 1900 (ouvrage perdu). 

  • Que faire ?, roman-feuilleton paru dans le journal Le Matin, signé Esnard, auquel G.A. sert de nègre. 

  • Les Onze Mille Verges ou les Amours d’un hospodar, publié sous couverture muette, 1907. 

  • L’Enchanteur pourrissant, illustré de gravures d’André Derain, Kahnweiler, 1909. 

  • L’Hérésiarque et Cie, contes, Stock, 1910. 

  • Les Exploits d’un jeune Don Juan, roman érotique, publié sous couverture muette, 1911. Le roman a été adapté au cinéma en 1987 par Gianfranco Mingozzi sous le même titre

  • La Rome des Borgia, qui est en fait de la main de Dalize, Bibliothèque des Curieux, 1914. 

  • La Fin de Babylone – L’Histoire romanesque 1/3, Bibliothèque des Curieux, 1914. 

  • Les Trois Don Juan – L’Histoire romanesque 2/3, Bibliothèque de Curieux, 1915. 

  • Le Poète assassiné, contes, L’Édition, Bibliothèque de Curieux, 1916. 

  • La Femme assise, inachevé, édition posthume, Gallimard, 1920. 

  • Les Épingles, contes, 1928. 

 

Ouvrages critiques et chroniques 

  • La Phalange nouvelle, conférence, 1909. 

  • L’Œuvre du Marquis de Sade, pages choisies, introduction, essai bibliographique et notes, Paris, Bibliothèque des Curieux, 1909, première anthologie publiée en France sur le marquis de Sade

  • Les Poèmes de l’année, conférence, 1909.Mylène apprécie G.Apollinaire dans Mylène et les AUTEURS 250px-La_muse_inspirant_le_po%C3%A8te 

  • Les Poètes d’aujourd’hui, conférence, 1909. 

  • Le Théâtre italien, encyclopédie littéraire illustrée, 1910 

  • Pages d’histoire, chronique des grands siècles de France, chronique historique, 1912 

  • La Peinture moderne, 1913. 

  • Méditations esthétiques. Les Peintres cubistes, 1913. 

  • L’Antitradition futuriste, manifeste synthèse, 1913. 

  • L’Enfer de la Bibliothèque nationale avec Fernand Fleuret et Louis Perceau, Mercure de France, Paris, 1913 (2e édit. en 1919). 

  • Le Flâneur des deux rives, chroniques, Éditions de la Sirène, 1918. 

  • L’Œuvre poétique de Charles Baudelaire, introduction et notes à l’édition des Maîtres de l’amour, Collection des Classiques Galants, Paris, 1924. 

  • Les Diables amoureux, recueil des travaux pour les Maîtres de l’Amour et le Coffret du bibliophile, Gallimard, 1964. 

 

Théâtre et cinéma 

 MF80_205a dans Mylène et les AUTEURS

Correspondance 

  • Lettres à sa marraine 1915–1918, 1948.
  • Tendre comme le souvenir, lettres à Madeleine Pagès, 1952. 

  • Lettres à Lou, édition de Michel Décaudin, Gallimard, 1969. 

  • Lettres à Madeleine. Tendre comme le souvenir, édition revue et augmentée par Laurence Campa, Gallimard, 2005. 

  • Correspondance avec les artistes, Gallimard, 2009. 

 

Journal 

  • Journal intime (1898-1918), édition de Michel Décaudin, fac-similé d’un cahier inédit d’Apollinaire, 1991. 

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Mylène apprécie G.Garbo

Posté par francesca7 le 29 novembre 2011

Accéder aux informations sur cette image commentée ci-après.Greta Garbo – Univers Mylène Farmer 

 

Née en 1905 en Suède, Greta Garbo aussi surnommée « la Divine » devint une actrice talentueuse. Elle fut par sa beauté légendaire et sa personnalité secrète l’archétype de la star. Apres l‘échec cuisant de « Two faced woman » (La femme aux deux visages) en 1940. Greta Garbo, blessée, se retire provisoirement pour finalement ne plus jamais apparaître. Les fans de Mylène Farmer appellent ainsi parfois leur idole qui cultive l’art des longues pauses. 


La face B de Libertine s’intitule Greta, en hommage à Greta Garbo. 

  

Plus d’informations sur Greta Garbo ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Greta_Garbo 

Greta Garbo, de son vrai nom Greta Lovisa Gustafsson, est une actrice suédoise, née le 18 septembre 1905 à Stockholm en Suède et décédée le 15 avril 1990 à New York, aux États-Unis

 

Elle fut surnommée « la Divine ». Federico Fellini a dit d’elle : « Elle fut la fondatrice d’un ordre religieux appelé cinéma ». Greta Gustafsson est la benjamine de Karl Alfred Gustafsson (1871–1920) et d’Anna Lovisa Johansson (1872–1944). Elle est née au 32 de la Blekingegatan à Stockholm. Sa maison natale a aujourd’hui disparu. 

 

Ses parents sont des personnes de conditions modestes dans la Suède pauvre du début du XXe siècle. Elle avait une sœur, Alva et un frère, Sven. Elle entra à l’Académie royale d’art dramatique de Stockholm — le Dramaten — en 1922 et y étudia jusqu’en 1924. C’est là qu’elle rencontra le réalisateur suédois Mauritz Stiller qui la repéra, lui enseigna les techniques cinématographiques Mylène apprécie G.Garbo dans Mylène et les AUTEURS 220px-Greta_Garbo_in_Meyers_Blitz-Lexikon_1932et lui confia un rôle majeur dans son film La Saga de Gösta Berling, d’après Selma Lagerlöf en 1924. C’est à cette occasion que son mentor lui donna son nom de scène : Greta Garbo, garbo voulant dire en espagnol « la classe, l’élégance. » 

Sa carrière, contrairement à celle de beaucoup d’autres, ne s’arrêta pas avec la fin du cinéma muet. Greta Garbo fut l’une des rares stars hollywoodiennes à franchir le cap du cinéma parlant. C’est dans Anna Christie en 1930 que le public entend pour la première fois sa voix grave et sensuelle, teintée d’un léger accent suédois. Le film fut d’ailleurs promu avec le slogan « Garbo parle » (« Garbo Talks ») et fut un véritable succès, bien que Garbo ne fût pas convaincue de sa propre performance. Quant à John Gilbert, dont la popularité baissait, il ne réussit jamais la transition vers le cinéma parlant et sa carrière s’arrêta dans les années 1930. 

À partir de cette époque, on lui compose, un nouveau personnage solitaire, énigmatique. Elle devient grave, tantôt mutine, tantôt craintive, parfois intellectuelle. Elle n’assiste qu’aux premières, n’accorde plus que de rares interviews, voyage sous un nom d’emprunt. Elle arrête aussi les nombreuses séances de photos d’extérieur et ne fait plus que des portraits d’art, réalisés en studio par deux portraitistes attitrés — Ruth Harriet Louise jusqu’en 1929, puis Clarence Sinclair Bull — et destinés à n’être reproduit qu’en petit format pour être envoyé aux admirateurs. Même pour la promotion des films, elle n’accorde plus qu’une unique séance de pose de dix heures maximum avec 150 photos par séance réalisées. 

 

Garbo, si quelque chose lui déplaisait lorsqu’elle tournait, disait qu’elle voulait rentrer en Suède (« I want to go home »), menace qui lui valut de voir chacun de ses vœux exaucé par ses employeurs. Garbo était connue pour ne tourner qu’à studio fermé, refusant les visiteurs lorsqu’elle jouait. Son apparition dans Mata Hari en 1932 la consacra séductrice, la censure s’offusqua même du costume suggestif qu’elle portait sur l’affiche. Elle partagea ensuite l’affiche de Grand Hotel en 1932 en vedette avec Joan Crawford et les frères Barrymore (Lionel et John). 

 

Greta Garbo portrait.JPGGarbo a gardé sa vie privée hors des feux de la rampe. « I want to be alone » (« Je veux être seule »), l’une de ses tirades les plus célèbres à l’écran, dans Grand Hotel, lui a été faussement attribuée à la ville. Garbo rectifia cependant après le film, arguant qu’elle n’avait jamais dit qu’elle voulait être seule, mais qu’elle voulait qu’on la laisse tranquille (« I never said, ‘I want to be alone.’ I only said, ‘I want to be let alone.’ There is all the difference. »). 

 

Selon les lettres privées dont la publication a été autorisée en Suède en 2005 pour marquer le centenaire de sa naissance[2], il semblerait qu’elle ait été enfermée sur elle-même et assez dépressive. Il semblerait également que Greta Garbo soit restée célibataire aux États-Unis en raison d’un amour homosexuel pour l’actrice suédoise Mimi Pollak avec qui elle entretint une relation épistolaire qui dura 60 ans. Lors de la naissance du fils de Mimi Pollak, elle lui envoie un télégramme en ces termes : « Incredibly proud to be a father » (« Incroyablement fière d’être père »). 

 

Sa liaison hétérosexuelle la plus célèbre fut avec l’acteur John Gilbert. Se partageant le premier rôle pour la première fois dans Flesh and the Devil, leur « intensité érotique » se retrouve hors des studios. Il est dit que Gilbert demanda Greta Garbo en mariage trois fois et qu’il ne fut pas le seul. L’éditeur suédois Lars Saxon l’aurait aussi demandée en mariage, mais lui reçut une lettre qui confirmait que Garbo « resterait toute sa vie célibataire. Le mot « épouse » est tellement laid » (« I will probably remain a bachelor all my life. “Wife” is such an ugly word. »). Elle fut également la maîtresse du chef d’orchestre Leopold Stokowski qui avait quitté pour elle son épouse Olga Samaroff. En dépit de certaines rumeurs, il ne fut pas question de mariage entre eux. 

 

L’écrivain Mercedes de Acosta, dont les lettres de Garbo lui étant adressées furent publiées en 2000, dit avoir eu une longue relation avec elle. Elle a également été liée de façon plus ou moins platonique avec les actrices Marlene Dietrich, Claudette Colbert, Joan Crawford, Louise Brooks, Ona Munson, avec l’auteur Salka Viertel. Son biographe Barry Paris note « qu’elle était techniquement bisexuelle, principalement lesbienne. » 

 

Elle mourut à New York en 1990 à l’âge de 84 ans, des suites d’une insuffisance rénale terminale et d’une pneumonie. Sa dépouille fut incinérée et les cendres enterrées au cimetière Skogskyrkogården à Stockholm

 

Filmographie 

 

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Mylène Farmer dans Giorgino

Posté par francesca7 le 22 octobre 2011

 film français 

 

Mylène Farmer dans Giorgino dans Mylène et GIORGINO GiorginoPhotos07Giorgino est un film français (1994) réalisé par Laurent Boutonnat.

 

 

Celui-ci a écrit ce drame à partir des années 1970 et en a composé et produit l’ensemble des musiques. Cette œuvre permet à Mylène Farmer de faire ses débuts dans le cinéma dans le rôle de Catherine. Les conditions de tournage sont particulièrement difficiles en raison des conditions climatiques et du perfectionnisme du réalisateur Laurent Boutonnat. En raison de la distribution internationale, le film fut tourné en langue anglaise. 

 

Malgré un budget élevé de 80 millions de francs, Giorgino, sorti le 5 octobre 1994, n’est resté que quatre semaines à l’affiche et a totalisé moins de 69000 entrées sur le territoire. Il fut descendu par la critique à sa sortie, étant jugé comme un « long clip » trop noir (il dure près de 3 heures). 

 

Cet échec retentissant affectera profondément Laurent Boutonnat, qui ne réalisera plus les clips de sa muse Mylène Farmer pendant près de dix ans. Il rachètera tous les droits de son film, qui ne sera diffusé que quatre fois sur Canal+ à la fin de l’année 1995. Cependant, suite à la demande des fans et au succès de son long-métrage suivant, Jacquou le croquant, il acceptera de sortir le film en double DVD le 5 décembre 2007. « Film maudit » pour certains, il est désormais considéré comme culte par nombre de critiques

 

Synopsis 

Octobre 1918. Sitôt rendu à la vie civile, le jeune docteur Giorgio Volli part à la recherche du groupe d’enfants dont il s’occupait avant la guerre. Mais bien vite, sa quête prend l’allure d’une partie de cache-cache avec la mort : Giorgio se retrouve dans un vieil orphelinat bordé de marais inquiétants et de hordes de loups, où il y fait la rencontre de la mystérieuse Catherine. 

 

Voir le site de référence du film :  http://jodel.saint.marc.free.fr/interviewsgio.htm

 

GiorginoPhotos20 dans Mylène et GIORGINO

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Distribution de Giorgino

Posté par francesca7 le 22 octobre 2011

 

Fiche techniqueDistribution de Giorgino dans Mylène et GIORGINO 

 

Distribution 

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Histoire de Giorgio

Posté par francesca7 le 21 octobre 2011

 

En 1918, le Docteur giorgino revient de la guerre, malade après avoir inhalé accidentellement des gaz. Il s’apprête à retrouver les douze orphelins qu’il avait à charge mais ceux-ci ont été transportés d’urgence dans un orphelinat en pleine montagne, suite aux bombardements. Passif, étrange, giorgino est quelque peu secoué par la nouvelle et aura le temps de sauver un étalon noir de la mort pour ensuite récupérer quelques dessins desdits orphelins, affichant un animal agressif très proche du loup. 


Histoire de Giorgio dans Mylène et GIORGINO GiorginoPhotos30Giorgino se rend donc à Chanteloup ( les loups chantent (peut-être)), village lugubre perdu au milieu des montagnes enneigées, aux rues glauques et aux habitants inquiétants. Il se rend chez le Docteur Degrace, être fantasque venant de perdre sa femme et veillant sur sa fille Catherine, fragile et belle. Pas de chance pour Giorgino, les orphelins sont morts depuis longtemps, dans des circonstances mystérieuses et troubles. On parle de meurtres, de noyades, de loups mais jamais la vérité ne semble s’éclaircir.

Une enquête qui sera longue et difficile pour Giorgino, amoureux de la frêle Catherine, incarnée bien entendue par Mylène, une femme enfant perturbée et envoûtante, sans doute le deuxième grand élément principal du film. Entre autisme, sensualité et solitude, la jeune fille connaîtra un amour désespéré avec le jeune homme, qui la tirera de bien des misères. La chanteuse rousse l’a déjà montré dans ses clips : c’est une grande actrice, et elle le prouve encore une fois. Jamais sa splendide chevelure rousse, ne se sera aussi bien harmonisée avec ces décors froid et blanc, et ce teint de peau très pale qui lui donne tout son charme. Le sang sera bien présent, qu’il soit d’une blessure ou de menstruations subites, coïncidant avec cette magnifique blancheur. 

S’il n’est jamais proprement dit un film fantastique, « Giorgino » s’en rapproche à très grand pas avec son atmosphère froide et morbide : ruelles désertes, orphelinat obscur, asile de fous, cimetière, marais de glaces… Entre Burton, Goya, Fulci et les films de la Hammer, Boutonnat offre un monde décoloré et désenchanté, qui coïncide parfaitement avec la personnalité de ses personnages. Et pour exemple, ce rapprochement avec l’horreur et le fantastique culminera lors de deux scènes saisissantes : l’étreinte finale des amoureux, se terminant sur une image tétanisante, et cette plongée infâme dans les sous-sols d’un asile où les fous sont parqués comme des bêtes, vivant dans la crasse et la pourriture, entre cadavres et folie furieuse. On pourra être aussi surpris par les apparitions de cette enfant monstrueux, portant une lanterne et roulant en charrette avec une étrange dame en noire : La mort ? L’enfance perdue du héros ? Un fantôme ? Un orphelin qui aurait survécu ?

Si certaines scènes marquent (l’enterrement, la réanimation, la scène d’amour dramatique sur la glace…), le film souffre par moment de petites longueurs. C’est sans doute ces petits moments en trop ou ces baisses de régimes qui empêchent « Giorgino » d’être quasi parfait. Les fans de Boutonnat et de Mylène Farmer seront aux anges, les autres rumineront sans doute dans leur coin, certains se laisseront tenter. Une petite perle inclassable, et noire de préférence.

Barre scintillante papillons dorés

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Giorgino, on en parle

Posté par francesca7 le 21 octobre 2011

 

Article paru ici :  http://www.avoir-alire.com/article.php3?id_article=16913 

 

Accusé de n’être qu’un long clip désincarné, Giorgino est surtout l’œuvre d’un esthète au sommet de son art. Malgré une durée excessive, son long-métrage touche souvent au sublime. 

 

Giorgino, on en parle dans Mylène et GIORGINO GiorginoPhotos10Notre avis : Lorsque Laurent Boutonnat et Mylène Farmer se lancent à corps perdu dans la réalisation de Giorgino, leur premier long-métrage en commun après une série de clips appelés à devenir des classiques indémodables, ils sont tous les deux au sommet de leur popularité. Mylène Farmer vient de connaître une série de triomphes discographiques qui en font l’une des principales stars de la chanson française, tandis que Laurent Boutonnat a contribué à façonner l’image de la belle rousse à travers une série de vidéos musicales esthétiquement magnifiques. Confiants dans leur association, ils décident d’investir 80 millions de francs (soit environ 12 millions d’euros) dans la réalisation d’une œuvre austère prenant pour cadre la Première Guerre mondiale. Pour plus d’économie, le tournage a lieu en République Tchèque, ce qui accentue encore davantage le caractère mystérieux des paysages d’un film appelé à ne pas être comme les autres. Hormis Mylène Farmer, aucune tête d’affiche ne vient soutenir une entreprise aussi coûteuse puisque le rôle principal est attribué à un jeune musicien nommé Jeff Dahlgren (qui deviendra par la suite le guitariste attitré de Farmer), tandis que les seconds rôles sont tenus par d’illustres inconnus pour le grand public (à part Jean-Pierre Aumont).

 

Autant de facteurs qui peuvent sans doute expliquer le désintérêt manifeste des spectateurs pour le film, d’ailleurs très mal sorti par son distributeur AMLF qui ne lui fait pas confiance. Bide cinglant dès le premier jour de sa sortie, Giorgino n’a tenu que quatre semaines à l’affiche pour un total insignifiant de 69 000 entrées sur tout le territoire français. Véritable catastrophe financière, cette douloureuse expérience a eu des répercussions durables sur Mylène Farmer et surtout Laurent Boutonnat. Celui-ci a longtemps abandonné la réalisation et s’est débrouillé pour que son œuvre maudite soit invisible pendant plus d’une décennie. Pourtant, la plupart des chanceux qui ont pu découvrir Giorgino au cinéma en ont gardé un ardent souvenir au point de faire du long-métrage un film culte vénéré par toute une génération de cinéphiles et, bien sûr, les fans de Mylène Farmer. Presque vingt ans après, que reste-t’il donc de ce Giorgino descendu en son temps par les critiques qui y virent un long et prétentieux vidéo-clip ?

 

Ce qui frappe en premier lieu, c’est la maestria de la réalisation de Boutonnat. Poème visuel sublimé par une photographie très travaillée, Giorgino est avant tout une affaire d’ambiance.

Quelque part entre les délires gothiques de la firme Hammer et l’univers inquiétant des clips précédGiorginoPhotos02 dans Mylène et GIORGINOemment cités, le long-métrage décrit un monde en pleine déliquescence. Coincés entre la modernité qui s’impose peu à peu à une France en guerre (on y voit l’essor de l’urbanisation et des méthodes dites scientifiques) et un monde rural encore dominé par la superstition et la religion, les personnages principaux sont des marginaux qui ne parviennent pas à trouver leur place. Véritables morts en sursis (leur pâleur extrême renforce cette impression), ils naviguent entre leur demeure hantée par le souvenir d’enfants disparus et un village où leur étrangeté suscite le rejet. Rapidement, le spectateur se rend compte que l’intrigue principale n’est qu’un prétexte (qu’est-il arrivé aux enfants disparus ?) afin de brosser le portrait d’une France gangrénée par le spectre de la guerre, tout en contant une histoire d’amour impossible entre deux marginaux. Incapables de s’intégrer dans des normes préétablies (l’épisode dans l’hôpital psychiatrique indique pourtant le flou artistique qu’il existe entre la folie et la normalité), les personnages principaux sont voués à la mort.

Si l’intégralité du film ne convainc pas totalement à cause de passages plus conventionnels (quelques coupes auraient allégé la projection) et de trous narratifs problématiques, le cinéaste parvient à signer un nombre considérable de scènes d’anthologie. L’arrivée dans la maison du docteur, la longue séquence de l’asile, la confrontation entre Farmer et les villageoises, le « retour » des soldats ou encore la sublime et très poétique séquence finale sont autant de moments forts qui font chavirer le cœur. On y trouve en tout cas bien plus de cinéma que dans les trois quarts de la production française traditionnelle. Il est donc particulièrement dommage que le réalisateur n’ait pas su couper certaines scories afin de rendre plus compact ce qui reste à ce jour son chef d’œuvre. Giorgino mérite en tout cas amplement son statut de film culte, tandis que son échec public demeure l’une des plus grandes injustices cinématographiques des années 90.

Barre de séparation

 

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Mylène adhère

Posté par francesca7 le 17 octobre 2011

Cette jeune fille corse, née un 21 août en 1984 a Ajaccio, a été prénommée Alizée car ses parents sont de grands adeptes de la planche à voile. 

 

Venez me rejoindre sur le FORUM : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

Mylène adhère dans Mylène et ALIZEE Alizee_Hannah-LiliD’après certaines sources son vrai prénom serait Jennifer et d’après d’autres, Alizée serait son vrai prénom de naissance: la chanteuse a été photographiée alors qu’elle portait un collier où étaient inscrits les prénoms Alizée, Annily (sa fille) née en 2005 et Jérémy (son époux)

Enfant, après avoir pris des cours de danse, elle fait sa première apparition télévisée dans l’émission Graines de star sur M6, où elle termine finaliste à deux reprises en reprenant l’un des standards d’Axelle Red, Ma Prière. La règle de ce radio crochet télévisuel aurait voulu qu’elle revienne mettre son titre une troisième fois en jeu et, pourtant, sans raison apparente, le jeune adolescente disparaît subitement de l’émission. Un an plus tard, Laurent Boyer, l’animateur de l’émission, se souvent : 

 

-          On nous a expliqué qu’elle n’était pas disponible pour des raisons personnelles, que je comprends mieux maintenant. C’est-à-dire qu’elle préparait son titre, elle était en contrat d’exclusivité (…) et ils se réservaient la primeur de son prochain passage à la télévision. 

 

Après plusieurs contre temps, le single Moi… Lolita sort le 4 juillet 2000. Il s’agit d’un titre écrit en hommage au roman de Nabokov, Lolita, et dans lequel la jeune brunette reprend le personnage de cette adolescente qui séduit les hommes, de préférence nettement plus âgés… 

 

 

Alizée, après sa participation à l’émission Graines de star, est repérée par la chanteuse Mylène Farmer, qui lui écrit deux albums avec Laurent Boutonnat. Son premier single, Moi… Lolita, fut un des tubes de l’été 2000 en France et connut un grand succès en Europe et en Asie.

 

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HISTOIRE DU CLIP L’ALIZEE

Posté par francesca7 le 16 octobre 2011

 

 

HISTOIRE DU CLIP L’ALIZEE dans Mylène et ALIZEE 35763772L’Alizé, le second single de Alizée n’avait pas été lcipé par Laurent Boutonnat. Non pas qu’il n’ait pas été inspiré par la chanson, mais celui-ci était trop occupé par le mixage de l’album « Gourmandises ». Comme Laurent Boutonnat est impliqué dans la carrière d’Alizée il prend volontiers la caméra pour des essais clipesques quand même, toujours très éloignés de ses réalisations d’antan. Ici, Laurent Boutonnat a l’idée de la suite, comme il l’a fait une quinzaine d’années auparavant avec Mylène Farmer. On pouvait prédire au clip de Moi… Lolita une suite dans les mois qui viendraient. Tout se prêtait à suivre le destin de cette fille, à laquelle le réalisateur avait tout donné pour que le spectateur s’y intéresse. La caméra toujours en contre plongée accentue la taille « réduite » de Alizée et la rend charismatique, la prenant plastiquement pour une star alors qu’elle était alors inconnue du public. 

 

 

 

Pour ce clip, 10 jeunes filles ont été sélectionnées pour interpréter les poupées vivantes. On peut remarquer que certaines bougent les bras alors que d’autres ont leurs membres raidis, les bras pliés, comme les poupées anciennes, en porcelaine. Des masques thermoformés et peints à la main ont été fabriqués sur mesure. Ils sont en fait, faits d’un plastique spécial, qui a pris la forme des têtes de poupées sous l’effet de la chaleur et d’un même moule appliqué pendant la cuisson. Les robes qu’elles portent ont été confectionnées en s’inspirant des robes qui habillaient les poupées anciennes. Tous les décors, eux sont naturels. Grande faculté de Laurent Boutonnat de s’adapter au milieu, à prendre ce que l’environnement lui donne. On se souvent du cimetière de Regrets auquel il n’avait rien changé, dont il s’était servi des recoins, des couleurs, des défauts. 

 

L’acteur qui joue le jeune homme amoureux de Alizée est Jérôme Devoise, l’assistant mixeur du studio Guillaume Tell complice de Laurent Boutonnat depuis 4 ans ; il a travaillé sur l’album de Nathalie Cardone et évidemment sur celui d’alizée. C’est sans doute en se rendant compte de la photogénie évidente de cet ingénieur du son que Laurent Boutonnat lui donna sa chance en interprétant cet homme aux attirances troubles, à la fragilité non-dissimulée. 

 

alizee_-_l%b4_alize dans Mylène et ALIZEECes vieilles poupées aux cheveux arrachés, aux moins mal positionnées, ces baignoires miniatures, une table de nuit en bois, un coffre à jouets ouvert et vide tout cela est baigné dans cette pluie millénaire qui ne s’arrêtera qu’à la fin de la crise de l’adolescence. Les jouets sont baignés dans cette boue insipide. On peut remarquer à droite du lit de Lolita un autre lit vide, probablement celui de sa petite soeur présente dans Moi… Lolita. Les murs de la maison sont encore debout. Les fondations acquises à l’enfance restent indestructibles, mais c’est l’intérieur qu’il faut combler, alors que tout a été vidé par l’adolescence. Dans tout ce bazar post-enfantin, une poupée attire toutefois notre attention. Elle est d’une blancheur terrifiante, regarde nulle part car ses yeux sont creux. Elle est posée sur une chaise à bébé, immobile. Elle est de porcelaine et vêtue d’une combinaison bleue ciel. Cette poupée parfait, à la conception maîtrisée, n’est pas ici symbole d’enfance, c’est l’image de Lolita, ce qui restera d’elle après ses tourments. L’enfance, elle c’est l’ours en peluche maladroitement cousu que Lolita ne veut pas lâcher. C’est lui qui la quittera prochainement, pas la poupée. 

 

 

1199696566_smallComme souvent dans les films de Laurent Boutonnat, il ne se passe rien pendant la première moitié. C’est seulement lorsqu’on devient familier avec l’univers formel, les lieux et les personnages qu’il nous entraîne dans la seconde partie de son univers teint d’onirisme…. 

 

Enfin bref, là où on pouvait voir la superficialité dans Moi… Lolita, avec son cortège de discothèque, de billets de banque et de maquillage, ici tout semble intérieur, plus rien n’est matériel. Du Boutonnat éloigné et léger on arrive à du « sur-Boutonnat », comme on en avait encore jamais vu, comme un Regrets animé, un Mon Ange diégétisé. 

 

Le thème de l’enfance qui ne nous quitte jamais n’est pas d’une grande originalité, mais jamais réalisateur n’aura véhiculé cette idée sur ce mode onirique et autant poétique. 

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Giorgino

Posté par francesca7 le 15 octobre 2011

Giorgino est un film français (1994) réalisé par Laurent Boutonnat.

Giorgino dans Mylène FILMOGRAPHIE 1227215730_giorgino-filmCelui-ci a écrit ce drame à partir des années 1970 et en a composé et produit l’ensemble des musiques. Cette œuvre permet à Mylène Farmer de faire ses débuts dans le cinéma dans le rôle de Catherine. Les conditions de tournage sont particulièrement difficiles en raison des conditions climatiques et du perfectionnisme du réalisateur Laurent Boutonnat. En raison de la distribution internationale, le film fut tourné en langue anglaise. 

Malgré un budget élevé de 80 millions de francs, Giorgino, sorti le 5 octobre 1994, n’est resté que quatre semaines à l’affiche et a totalisé 69000 entrées sur le territoire. Il fut descendu par la critique à sa sortie, étant jugé comme un « long clip » trop noir (il dure près de 3 heures). 

Cet échec retentissant affectera profondément Laurent Boutonnat, qui ne réalisera plus les clips de sa muse Mylène Farmer pendant près de dix ans. Il rachètera tous les droits de son film, qui ne sera diffusé que quatre fois sur Canal+ à la fin de l’année 1995. Cependant, suite à la demande des fans et au succès de son long-métrage suivant, Jacquou le croquant, il acceptera de sortir le film en double DVD le 5 décembre 2007. « Film maudit » pour certains, il est désormais considéré comme culte par nombre de critiques. 

Synopsis 

Octobre 1918. Sitôt rendu à la vie civile, le jeune docteur Giorgio Volli part à la recherche du groupe d’enfants dont il s’occupait avant la guerre. Mais bien vite, sa quête prend l’allure d’une partie de cache-cache avec la mort : Giorgio se retrouve dans un vieil orphelinat bordé de marais inquiétants et de hordes de loups, où il y fait la rencontre de la mystérieuse Catherine. 

Distribution 

Supports  

  • giorgino_z2hd dans Mylène FILMOGRAPHIEÉdition Prestige 2 DVD (sortie le mercredi 5 décembre 2007) :  

    • DVD 1 : Le film remasterisé 

      • Langues : anglais(vo) (Dolby Digital 5.1 et DTS 5.1), français (Dolby Digital 5.1) 

      • Sous-titres : français 

    • DVD 2 : Les bonus 

      • Making of de plus de 30 minutes : interview de Mylène Farmer, Jeff Dahlgren, Laurent Boutonnat 

      • Dessins de production 

      • Galerie photos 

      • Teaser et la bande annonce de 1994, plus la bande annonce inédite de 2007 

    • Livret 48 pages : interviews de 1994 de Jeff Dahlgren, Mylène Farmer, Laurent Boutonnat, photos inédites, documents de productions 

  • Édition 1 DVD (sortie le mercredi 17 avril 2008 uniquement en

     Russie éditions « Cinema Prestige ») : 

    • DVD : Le film remasterisé 

      • Langues : Anglais, Russe 

      • Sous-Titres : Français, Russe 

Bande Originale  

[dérouler]  

1994 : Édition Originale 

1.Giorgino – Ouverture 

2.Le vent et la neige 

3.La route de Chanteloup 

4.Les montagnes noires 

5.En calèche 

6.A Catherine 

7.Giorgino – Thème 

8.Levée du corps 

9.L’abbé Glaise 

10.Giorgio et les enfants 

11.La nursery 

12.Retour à l’orphelinat 

GiorginoPhotos3013.L’armistice 

14.Giorgio et Catherine 

15.Docteur Degrâce 

16.Morts pour la France 

17.Les femmes dans l’église 

18.Les funérailles 

19.Petit Georges 

20.Sombres souvenirs 

21.Le Christ et les cierges 

22.Menteur 

23.Le marais 

24.Giorgio – Final 

[dérouler]  

2007 : Réédition en boitier Super Jewel Box (Lundi 3 décembre 2007) 

1.Giorgino – Ouverture 

2.Le vent et la neige 

3.La route de Chanteloup 

4.L’orphelinat (Inédit) 

5.Les montagnes noires 

6.En calèche 

7.A Catherine 

8.Giorgino – Thème 

9.Levée du corps 

10.L’abbé Glaise 

11.Giorgio et les enfants 

12.La nursery 

13.Retour à l’orphelinat 

14.L’armistice 

15.La valse des baisers (Inédit) 

16.Giorgio et Catherine 

17.Docteur Degrâce 

18.Morts pour la France 

19.Les femmes dans l’église 

20.Les funérailles 

21.Petit Georges 

22.Sombres souvenirs 

23.Le Christ et les cierges 

24.Menteur 

25.Le marais 

26.Giorgio – Final 

[dérouler][enrouler] 

Anecdotes  

  • giorgino2Les décors ont été construits du 15 septembre 1992 au 15 décembre 1992. 

  • Le tournage a eu lieu de janvier 1993 à avril 1993 en ex-Tchécoslovaquie, à Prague et dans les plaines de Slovaquie allant jusqu’à des températures de -30 °C. 

  • 80 heures de rushes ont été tournées. 

  • Il a fallu près d’un an pour arriver au montage définitif du film. 

  • La première version du film durait près de 4 heures, elle fut refusée par Pathé. 

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Lonely Lisa – Cip 2011

Posté par francesca7 le 9 octobre 2011

Réalisé en mai 2011 

Sorti le 4 Juillet 2011 

Réalisé par Roy Raz 

 

Vidéo : Image de prévisualisation YouTube 

 

 

Lonely Lisa est le troisième single extrait du 8e album studio de Mylène Farmer intitulé Bleu Noir.

La chanteuse a écrit le texte et le compositeur marocain RedOne, qui a déjà composé le premier single de l’album Oui mais… non, a signé la musique de ce nouveau titre.

réalisé par Roy Raz (jeune producteur et DJ Israèlien), en République Tchèque. Ce clip s’inspire de l’univers des films « Dune » (David Lynch) et « Black Swan ». 

 

Rien de tel qu’un nouveau clip pour réveiller les ventes d’un album. Fort d’un excellent départ cet hiver, la vie de l’album Bleu Noir continue avec un nouveau clip.Totalement onirique et fantasmagorique, le clip de Lonely Lisa, réalisé par le jeune réalisateur israélien Roy Raz, met en scène une jeune fille rousse, calme et rêveuse, comme un double enfantin de la grande Mylène Farmer.

Désertique et rempli d’évocations absurdes (comme la cabine à U.V ou le chameau à paillettes), l’univers de Lonely Lisa (6ème titre de Bleu Noir) nous invite à nous perdre dans les méandres esthétiques de la chanteuse

 

Lonely Lisa - Cip 2011 dans Les Clips de Mylène lonelylisa-clipLe clip de Lonely Lisa est un clip très symbolique, de part ses images illustrées (des danseuses habillées en agneau, un dromadaire brillant…) mais aussi avec une atmosphère à la fois planante et troublante. La lenteur du clip fait un réel contraste avec le rythme de la chanson. Une ambiance très onirique, le clip illustre donc un rêve. 

De manière générale, les rêves, sont une succession d’images que notre cerveau allie afin de former le rêve, et souvent, ces derniers s’avèrent incohérents, sans sens, alors qu’en faite, tous nos rêves ont un sens bien spécifique, plus ou moins important. A noter, dans la chanson, les mots employés comme «Rêver», «Déraison» ou encore «folie», ce qui démontre bien ici, un rêve fou, sans raison. 

C’est donc grâce à l’étymologie des rêves qu’il faut décrypter ce clip, riche en significations. L’ordre des significations n’a aucune importance, puisque ici, c’est un peu de déraison.
Le décor proposé, un désert, exprime un sentiment d’abandon. Le désert du rêve est nostalgique et les grandes étendues de sable sont mélancoliques à contempler (dans la chanson, le mot «mélancolie» est également employé). 

Le rêveur doit comprendre lorsqu’il est en face de quelques dunes ou qu’il avance dans des vagues de sable, qu’un moment de solitude lui est nécessaire avant de continuer sa route. Rappelons que si la solitude est nécessaire pour avancer, le mot « Lonely » signifiant en anglais « Seul », est le terme approprié pour exprimer ceci. Nous verrons aussi une petite fille, rousse, au beau milieu de danseuses aux étoiles, ce qui évoque ici, Mylène enfant, seule, sans aucun doute la fameuse Lisa enfin en chair et en os.

mylene-farmer_lonely-lisa_clip_116 dans Les Clips de Mylène

De plus, un groupe de danseuses, ici habillé en agneau, symbolise les joies affectives, la tendresse et le bonheur. C’est donc le sujet de la chanson. Ce qui semble interloquer beaucoup de personnes, c’est ce dromadaire brillant, conduit par un homme. Si le dromadaire brille, ce n’est pas un hasard, car dans les rêves, les dromadaires ou chameaux sont signes de richesse. Mylène nous dirait alors que l’amour ainsi que le rêve serait une richesse pour continuer à avancer dans un monde plein d’illusions. D’où la phrase du texte : «Aimer et fondre l’or». 

La présence de personnes âgées restera surprenante. Des hommes sortent de cabines d’UV. Des hommes très bien habillés en mylene-farmer-le-clip-de-lonely-lisanoir, au nombre de trois, qui seraient ici des personnes mortes. Dans le clip de Bleu Noir, l’on pouvait remarquer la présence de trois étoiles. Ici il s’agirait donc de trois hommes, cependant incapables de voir le jour. Dans la chanson, Mylène dit «Aimer et fondre l’or, faire de nos morts, des immortelles» ce qui veut bien signifier que aimer encore des personnes pourtant disparues ne peut que les rendre immortelles dans nos têtes. Mais, la présence des personnes très âgées que l’on voit en rêve est en faite porteuse de messages, de sagesse et de prudence. Ce sont des atouts pour avancer dans notre monde. 

L’on voit aussi, un enfant, acheter une glace, certes, qui reste contemplatif devant l’arrivée des nuages, dans lesquels Mylène avance. Des nuages très noirs, qui représentent la peur, le souci. Mylène n’aurait donc plus peur de rien, elle affronte ainsi la vie telle quelle. 

Enfin, dernière image, celle de la jeune Lisa, elle aussi habillée en agneau, se jette au dessus d’une falaise. Cette image marque donc l’affrontement de la peur, pour sortir de l’illusion, tout comme quand la fille se brise en mille éclats de verre. Une phrase, dit : « Sors de ton troupeau et devient ton propre berger». Mylène est donc la représentation de ce berger. Une Mylène qui regarde la vie en face, bien plus forte que l’on ne croit. 

Disponible en téléchargement depuis le 16 mai 2011, le single sort dans les bacs le 4 juillet 2011. Le clip, réalisé par Roy Raz, a été dévoilé le 1er juin via la page Facebook de Polydor.

Le titre se classe n°1 des charts français la semaine de sa sortie (avec 15 000 ventes), ce qui en fait le douzième single n°1 de Mylène Farmer (et le huitième consécutif), ce qu’aucun artiste français ou étranger n’a pu à ce jour égaler.

 

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Tournée N°5 On Tour 2009

Posté par francesca7 le 27 septembre 2011

 

 

Tournée N°5 On Tour 2009 dans Mylène 2009 - 2010 mylene-farmer_album_n-5-on-tour_livret
Du  02 mai au 01er juillet 2009, Mylène est sur les routes pour les concerts en salles du Mylène Farmer Tour 2009.  Vingt neuf dates en France et deux dates en Russie.
Presse et médias ne tarissent pas d’éloges et des fans totalement conquis.

Le Tour 2009 se prolongera jusqu’en septembre. D’ici là, Mylène Farmer donnera 32 concerts : en mai et juin 2009, les concerts se dérouleront exclusivement en France (la patrie) puis Mylène viendra chez nous et se produira à St Pétersbourg et à Moscou. Puis, ensuite ce sera la Suisse, la Belgique et l’apogée avec deux concerts dans l’immense Stade de France contenant 80 000 personnes. 

Les sarcophages sont arrivés
Le show actuel a une « pré-histoire ». Il y a trois ans, Mylène Farmer a donné 13 concerts suite à la sortie de l’album « Avant que l’ombre… » Mais, elle ne s’était pas déplacée au-delà de Paris et s’était limitée aux 13 concerts à  Bercy du fait l’infrastructure impressionnante et l’immensité de certains décors ce qui les rendait intransportables comme l’avait expliqué Mylène. Par exemple, on retrouvait des portes massives sculptées en bois, la capsule-sarcophage en en verre de Mylène qui volait dans la salle, le pont gigantesque descendant du plafond, et l’escalier comme vu nulle part ailleurs.. La somme dépensée pour ce show était d’environ 38 millions d’euros (NDLR: ce chiffre semble exagéré). Par ailleurs, une autre raison possible «non du départ» à l’étranger: l’échec inhabituel pour Mylène avec « Avant que l’ombre… » en dehors de la France et la volonté des producteurs de ne pas prendre de risques… Il paraît, cette année, la chanteuse prendra sa revanche. 


Le show Farmer est plus qu’un concert avec des effets spéciaux.. C’est proche d’une pièce de théâtre avec sa dramaturgie personnelle et des images signées – extravagant, sombre, choquant.  Mylène, « la femme-contraste » : la faiblesse — l’agression, le goût – le kitch, l’amour — la mort. Mylène ne cache pas, d’où proviennent ses idées : Edgar Allan Poe, Charles Pierre Baudelaire, Oscar Wilde, le gothique, la décadence, Max Ernst et Juan Miro, David Lynch. Son nouveau show est aussi empreint de ce mélange fulminant – il est promis aux spectateurs – «nouveau show à faire dresser les cheveux sur la tête». 


Les costumes scéniques sont créés spécialement par le couturier aimé de Mylène
Jean-Paul Gaultier

 

N-5-On-Tour_650x300 dans Mylène 2009 - 2010


Le spectateur russe a aimé Mylène Farmer au début des années 90. Beaucoup se rappellent des clips, dans lesquels la jeune et élégante fille  rousse avec la voix fine se battait avec l’homme boxeur sur un ring, luttait contre les taureaux, parcourait un cimetière et dans lesquels on retrouvait beaucoup d’émotions. Presque 20 ans ont passé. Mylène n’a pas changé.  


Par exemple l’affiche. La première idée qu’elle provoque — comme si on avait jeté  la chanteuse d’une fenêtre. Six autobus, les 20 camions remplis de décors scéniques, les accessoires de scène et l’écran immense, 380 projecteurs et le 300-kilowatt qui sont dignes du Livres de records de Guinness. Mais  principale qualité du show  c’est Mylène, elle-même. La femme avec son beau visage  et ses cheveux de feu, et qui aura 50 ans dans quelques années. » 

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C’est pas l’heure du duo

Posté par francesca7 le 20 septembre 2011

 

 

Line Renaud / Mylène Farmer (extrait vidéo) 

 

Image de prévisualisation YouTube 

 

la rencontre qui, comme l’écrit le quotidien « va étonner tout le monde »: un duo Line Renaud – Mylène Farmer.

source: Le Parisien - Aujourd’hui en France du 09 septembre 2010

C'est pas l'heure du duo  dans Mylène 2009 - 2010 article_0811-CUL-LINERENAUDIl s’agira du premier duo de Mylène Farmer avec une artiste féminine.

Par ailleurs, on pourra donc découvrir prochainement deux duos de Mylène Farmer puisque fin août avait été confirmé par Universal Music un duo Mylène Farmer / Ben Harper sur une reprise d’une chanson du groupe INXS



TITRE DE LA CHANSON MYLENE FARMER / LINE RENAUD : « C’EST PAS L’HEURE »

PAROLES  MYLENE FARMER et MUSIQUE LAURENT BOUTONNAT 

(Le Parisien) 

Trente ans après son dernier disque, la reine du music-hall Line Renaud enregistre un nouvel album, qui comprend, entre autres, deux duos événements avec Mylène Farmer et Johnny Hallyday. Visite en studio. 

 

Vidéo images en vrac :

Image de prévisualisation YouTube 

« Ça va, vous ne vous êtes pas évanoui ? » s’écrie Line Renaud  dans un grand éclat de rire alors qu’on vient d’écouter des extraits de son futur disque. Non, Line, au contraire ! Impossible de faiblir face à cette tornade de 82 ans, radieuse, blagueuse, enjouée et très élégante, qui nous a accueillis la semaine dernière en plein enregistrement d’un album événement. Celui qui va line-renaud-mylene-farmer-gd dans Mylène 2009 - 2010marquer son grand retour à la chanson. Voilà trente ans que l’interprète de « Ma cabane au Canada » (1949) ou de « Ma p’tite folie » (1952) a plaqué les micros pour les planches. Comédienne désormais accomplie, Line retourne à ses « premières amours ». 

 

 Depuis le 18 août 2010, l’ex-reine du music-hall ne quitte plus le Labomatic, le studio parisien de Dominique Blanc-Francard, situé rue Washington une adresse qui donnera son titre à l’album. « Au début, elle avait peur de ne pas être au point, confie Blanc-Francard, qui réalise le disque. Mais dès la première prise, sa voix était intacte. C’était très émouvant. » Line Renaud travaille « à l’ancienne », avec un répétiteur, qui l’accompagne au piano et la fait répéter sans relâche. « Du coup, elle est capable d’enregistrer deux ou trois chansons en une seule séance », admirent Jean-Valère Albertini et Jeff Cahours, les deux directeurs artistiques de Warner. Julien Clerc, Marc Lavoine, Grand Corps Malade, Christophe Maé lui ont écrit des chansons A leur demande, le gratin de la chanson française s’est fendu de textes et de musiques taillés sur mesure pour leur copine Line : Julien Clerc, Marc Lavoine, Grand Corps Malade… Résultat ? Une réussite, à en juger par les sept morceaux que nous avons écoutés en exclusivité l’album, qui en comptera quatorze, sortira le 8 novembre. Entre cuivres sixties et mélodies jazz ou latino, la voix familière de l’artiste est enveloppée dans un écrin joliment rétro. Alain Chamfort donne des accents classe à « Mes amis sont mes amours » ; Michel Delpech ressuscite la variété des années 1970 dans « les Torrents d’amour » (qui sera le premier single livré aux radios le 14 septembre) ; Christophe Maé livre « Dans ma tête » une étonnante valse espagnole… Mais la surprise vient de deux titres écrits par de jeunes auteurs inconnus : « Tu me tues Lulu » et « Une minute », avec leur rythmique irrésistible et leurs textes inventifs, sont déjà des moments forts… 

 

C-est-pas-l-heure-le-duo-Mylene-Farmer-Line-Renaud_articlearchivephotoA moins que ce ne soit les deux duos mystérieux que Line doit enregistrer ces jours-ci, et qu’elle refuse de dévoiler « par superstition ». Et pour cause ! Selon nos informations, le premier se fera avec son filleul dans le métier : Johnny Hallyday. Tous deux reprendront en français le mythique « What a Wonderful World » de Louis Armstrong rebaptisé « Un monde merveilleux ». La version a été envoyée il y a quelques jours à Johnny, qui doit poser sa voix dessus. La seconde rencontre va étonner tout le monde. 

 

 Il s’agira d’un duo Line Renaud – Mylène Farmer. Les deux chanteuses seront réunies sur un morceau inédit de l’interprète d’« Ainsi soit je… ». Alors qu’on quitte le studio à 20 heures passées, la chanteuse bavarde encore derrière la console, infatigable et à son aise. « Ici, je me sens comme à la maison. » 

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Benoît di Sabatino

Posté par francesca7 le 18 septembre 2011

          

 

             gifs coeurBenoît et Mylene Farmer  gifs coeur

PHOTOS INNEDITES 2005 (avec son amoureux  lors de  VACANCES EN CORSE)   

Lien vidéo / Image de prévisualisation YouTube 

 

Benoît Di Sabatino est un réalisateur et producteur français spécialisé dans les animations. 

Il est le co-fondateur et le co-président actuel, avec son frère Christophe Di Sabatino, du groupe Antefilms devenu MoonScoop par la suite, leader européen de la création, production et exploitation de séries animées dans le monde entier. 

Il a été président du directoire de Carrere Group jusqu’à sa démission le 4 décembre 2008. 

 

 

Venez me rejoindre sur le FORUM http://devantsoi.forumgratuit.org/


Il est le compagnon de la chanteuse française Mylène Farmer.Depuis 2004, la chanteuse s’est installée avec son nouvel ami  dans le 16e arrondissement de Paris. Ils se sont rencontrés lors de la mise en animation des dessins de Mylène lors de la réalisation du clip « C’est une belle journée« . La première sortie officielle du couple s’est faite à Bercy lors du concert de Madonna en septembre 2004. Mylène a quitté Los Angeles pour acquérir une propriété en Corse où les tourtereaux s’offrent aux paparazzi. 

 

Mylène Farmer se confie à Paris Match 

Ça aurait pu passer inaperçu tant la une de Paris Match est discrète à propos de l’interview que la Star rousse a accordé au journaliste, Jérôme Béglé. La belle Mylène Farmer ne fait pas la une, juste un petit encart qui signale cette interview. Pour l’édition belge dont la couverture est accordée à Sophie Marceau, rien ne signale que le magazine a obtenu une interview de l’artiste…pourtant, l’interview est déjà annoncée sur tous les forums et/ou sites consacrés à la mystérieuse chanteuse. 

 

Si Paris Match n’a pas fait grand bruit de cette interview, la toile s’en est chargée car Mylène Farmer sait créer l’évènement. L’interview montre une artiste qui est loin de l’image pop glacée qu’on veut bien généralement lui coller. Le journaliste d’ailleurs en interview sur le site de Paris Match explique que la flamboyante rousse est loin d’être le personnage distant, froid et mélancolique qu’on veut trop souvent faire endosser. C’est une femme qui sait s’amuser, rire. 

 

 

Benoît di Sabatino    mylenjetDans l’article, illustré par de superbes photos de Claude Gassian, Mylène apparaît mutine comme un personnage de manga (dixit le magazine). Une Mylène qui semble avoir envie de communiquer avec le journaliste. Elle explique son envie de scène et le pourquoi de ce Stade de France en 2009. Elle confirme par ailleurs qu’il y aura bien une tournée. Que le choix du 12 septembre 2009 n’a rien à voir avec le fait que ce sera le jour de son anniversaire. Elle parle de la relation privilégiée qu’elle entretien avec son public et va même jusqu’à raconter comment elle a rencontré l’homme de sa vie, le réalisateur de films d’animation, Benoît Di Sabatino

 

 

 

L’article permet également de lever un court instant le voile qui recouvre le nouvel album de Mylène. Un album qui devrait être plus électro avec des titres « up tempo ». Enfin, La jolie rouquine évoque les rapports qu’elle entretien avec la mort et l’au-delà. 

 

 

Une interview intéressante à lire dans le Paris Match du 20 au 26 mars 2008 ou à consulter dans son intégralité sur www.parismatch.com 

 

 

Interview  MF-TV – Benoit di Sabatino (Moscow 01-08-2009) vidéo 

Image de prévisualisation YouTube 

Les frères Di Sabatino, pionniers de l’animation

Code Lyoko, Titeuf, Alien Bazar, Funky Cops ou Petit Vampire sont les héros du jeune public fan d’animation. Ils ont tous été inventés en France, dans les studios de Moonscoop. Ces personnages sont aussi célèbres dans l’hexagone qu’outre-Atlantique : ils parlent même l’anglais avant le français dans les bandes originales ! Histoire d’une conquête de l’Ouest, avec Benoît et Christophe Di Sabatino, pionniers passionnés et fondateurs des studios Moonscoop, devenue la première société de production d’animation en Europe.

Christophe et Benoît Di Sabatino Co-Présidents Après avoir suivi des études de droit et d’audiovisuel en France et aux Etats-Unis, Christophe et Benoît créent Antefilms Production en 1990. Suite à l’acquisition de France Animation en 2003, ils fondent le groupe Moonscoop dont ils dirigent aujourd’hui la croissance. 


Tout en renforçant les activités de Production, de Distribution et Consumer Products, ils se tournent vers de nouveaux modes et supports de diffusion et développent une activité « Nouveaux Medias ».
Parallèlement à leur rôle opérationnel, ils élaborent la stratégie d’expansion du groupe.

MoonScoop Productions

Issu de la fusion de France Animation et d’ Antefilms Production, MoonScoop Productions est l’un des principaux producteurs indépendants d’animation dans le monde.

Leader sur le marché européen, cette société développe des programmes originaux et des propriétés de notoriété internationale, qui ont su conquérir le marché mondial de l’audiovisuel :

« Code Lyoko », « Les 4 Fantastiques », « Titeuf », « Alien Bazar », « Dr. Dog », « Petit Vampire », « Funky Cops », « Les Nouvelles Aventures de l’Homme Invisible » et « Casper, le Petit Fantôme » sont quelques unes de propriétés phares développées par les producteurs Maia Tubiana et Nicolas Atlan pour MoonsScoop Productions.

MoonScoop Productions conçoit et produit six séries nouvelles (26×26′ ou équivalent) en moyenne par an. Chaque série est produite en partenariat avec les principaux acteurs mondiaux de la jeunesse (producteurs, diffuseurs, éditeurs, licenciés …).

Le savoir-faire de MoonScoop Productions couvre l’ensemble des étapes de fabrication des séries d’animation et comporte une véritable expertise dans le domaine des coproductions internationales. 

 

 

 

mylene-farmer_presse_nous-deux_27-04-2010_001

Pour moi, Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

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