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Je te dis tout – apte à la lecture

Posté par francesca7 le 3 février 2013

MYLENE : JE TE DIS TOUT à télécharger :

http://www.jetedistout.com

Après avoir été partagé plus de 20.000 fois depuis sa mise en ligne hier, le site officiel « Je te dis tout » a finalement dévoilé à 17h15 la fameuse photo prise sur le tournage du clip (Mylène sur une barque, de dos et coiffée d’un catogan), ainsi qu’un compte à rebours menant à 19h30, heure à laquelle la diffusion du clip a été annoncée (il a été diffusé avec vingt minutes de retard en réalité).

Vous pouvez télécharger le fichier vidéo HD (1080p) ici : http://www.innamoramento.net/mylene-farmer/videos/

 Je te dis tout - apte à la lecture dans Mylène dans la PRESSE mylene-je-te-dis-tout-300x225

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2ème Clip de Mylène 2013 : Je te dis tout

Posté par francesca7 le 31 janvier 2013

2ème clip de l’album MONKEY ME : JE TE DIS TOUT

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Après avoir été partagé plus de 20.000 fois depuis sa mise en ligne hier, le site officiel « Je te dis tout » a finalement dévoilé à 17h15 la fameuse photo prise sur le tournage du clip (Mylène sur une barque, de dos et coiffée d’un catogan), ainsi qu’un compte à rebours menant à 19h30, heure à laquelle la diffusion du clip a été annoncée (il a été diffusé avec vingt minutes de retard en réalité).

La chanson est sortie en téléchargement digital le 28 janvier 2013, après avoir été interprétée deux jours auparavant à l’occasion de la cérémonie des NRJ Music Awards.

 2ème Clip de Mylène 2013 : Je te dis tout dans Les Clips de Mylène je-te-dis-tout

Le clip de « Je te dis tout » a été réalisé par François Hanss, qui a précédemment mis en images « Je te rends ton amour« , « Innamoramento » et « Redonne-moi« .

Le 28 janvier 2013, jour de la sortie digitale du single, un site web a été diffusé avec le message suivant : « Le nouveau clip arrive… Partagez cette page pour déverrouiller un pixel d’une photo totalement exclusive du tournage et aidez à libérer le clip ! »  

En effet, à chaque fois que la page est partagée sur Facebook ou sur Twitter, un pixel d’une photo du tournage du clip se dévoile. L’image entière a été révélée le 29 janvier vers 17h15, ainsi qu’un compte à rebours annonçant la diffusion du clip à 19h30.

Le clip, tourné à l’étang du Corra (dans les Yvelines), présente Mylène Farmer sur une barque, puis jouant avec un cheval. On peut également voir un arbre qui saigne, ainsi qu’un portail orné de la lettre M.

Mylène Farmer : Le clip de « Je te dis tout » dévoilé grâce aux réseaux sociaux ?

Dernièrement, c’est Justin Timberlake qui faisait parler de lui avec sa nouvelle chanson. Le chanteur avait mis un compte à rebours sur son site internet pour attiser la curiosité des internautes. Mais il n’est pas le seul à se servir de la toile et de ses réseaux sociaux pour faire le buzz. Aujourd’hui, c’est Mylène Farmer qui crée le suspense autour du clip de “Je te dis tout“. Sur son site, une page grise pixelisée apparaît.Chaque fois que la page du site est partagée sur Facebook ou Twitter, un nouveau pixel se dévoile. La photo cachée est censée être une photo exclusive du tournage.Aidez à libérer le clip ! Cette action originale correspond très bien à l’image mystérieuse de la chanteuse dont on connaît peu de choses. Alors, si vous êtes fan de Mylène, vous avez certainement déjà partagé le site, mais ne sait-on jamais. 

je-te-dis-tout2 dans Mylène 2013 - 2014

À vos clics !   http://www.jetedistout.com

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Olivier de Sagazan et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 30 janvier 2013

  

Au début de l’été, Mylène Farmer, star incontestée de la chanson française (en nombre de places de concerts et de disques vendus ces dix dernières années) avait contacté l’artiste peintre/sculpteur/performeur nazairien Olivier de Sagazan pour apparaître dans le clip de lancement de son nouvel album. Projet conclu et concluant depuis fin novembre. Sur le clip du morceau  À l’ombre, premier single de l’album, l’artiste apparaît en pleine performance (Transfiguration), devenant le fil conducteur de la vidéo du réalisateur fétiche de la chanteuse, Laurent Boutonnat. Superbe collaboration qui magnifie et singularise la collection des clips de Farmer, reconnue pour sa qualité. À voir sur le net.

Olivier de Sagazan né en 1959 à Brazzaville au Congo est un artiste français, peintre sculpteur et performer.

Sa performance Transfiguration est celle qui est la plus connue, on la retrouve dans le film de Ron Fricke Samsara, et elle inspira Laurent Boutonnat dans la réalisation du clip de Mylène Farmer  À l’ombre.

L’œuvre d’Olivier de Sagazan a fait l’objet d’une exposition au musée Denys-Puech de Rodez en octobre 2012.

 

A VOIR : Mouvement, n°61, octobre 2011, Dominique Vernis, Olivier de Sagazan : Figures d’outre-corps.

  • Elegy, n°71, 2011, 0riane G., Olivier de Sagazan : à vif.
  • Artension, n°110, octobre 2011, Olivier de Sargazan: l’homme autre.

 

Olivier de Sagazan et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE masquea-300x199

 

Peintre, sculpteur, performer, photographe, Olivier de Sagazan fait de son corps le sujet de son œuvre depuis 10 ans. Il lui fait subir d’étranges métamorphoses qu’aucun miroir ne pourrait refléter. 
La série « Transfiguration » n’est pas seulement une trace de la performance du même nom ; elle retranscrit plastiquement la performance elle-même au travers d’œuvres où peinture et photographie se mêlent intimement.

 

Le dernier clip de Farmer s’accapare le travail d’Olivier de Sagazan avec une efficacité effroyable. Le grand public va enfin découvrir un sacré artiste.

A l’aube de la sortie de Monkey me, huitième album très attendu de Mylène Farmer, la chanteuse en perte de vitesse dans les ventes de singles malgré la sortie d’A l’ombre et de sa myriade de supports à l’ancienne (2 maxi CD, 1 maxi 45 tours…), essaie de redonner de l’aplomb à sa carrière. Elle est au journal de 20h de Claire Chazal, annonce qu’elle préfère les « mariages gay aux mariages tristes » (on la comprend !), bon point pour son public source, et présente son nouveau clip, 

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—> Voir le site :  http://www.mouvement.net/critiques/critiques/figures-doutre-corps

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2ème album de Mylène : Ainsi soit Je

Posté par francesca7 le 26 janvier 2013

 

 

2ème album de Mylène : Ainsi soit Je dans Mylène AU FIL DES MOTS 1988-22-a-247x300C’est le 14 mars 1988 que le deuxième album de Mylène sort dans les bacs. Album très attendu, car après le franc succès de Sans contrefaçon et avant la sortie du single ainsi soit je… le public attentif, et de plus en plus nombreux, se demande bien ce que contient cet album.

Un public qui ne vas pas être déçu, car ce deuxième album sera celui de l’apothéose. Bien entourée de son éditeur-manager Bertrand Lepage et de son compositeur Laurent Boutonnat, la chanteuse livre un album de grande qualité et gonflé de succès ! Outre Sans Contrefaçon et Ainsi soit- je… trois autres titres issus de l’album sortiront en single ; Pourvu qu’elles soient douces, Sans logique et l’hommage à Edgar Poe, Allan (dans sa version live). La moitié de l’album se classera ainsi dans les tops. Près de 1 400 000 albums seront écoulés, avec à la clé, un disque de diamant.

Le succès est donc au rendez-vous, et le public commence sérieusement à s’attacher à la désormais rousse Mylène. A elle et à son univers, qu’elle présente à travers les textes de 7 chansons originale (le premier texte étant un poème de Baudelaire, le neuvième une reprise et le dixième un mix de cris d’animaux).

L’album s’ouvre sur un poème de Baudelaire mis en musique par Boutonnat, L’Horloge. Le ton est ainsi donné ; l’album sera empreint de spleen, de mélancolie et… de mort ! Dans la même veine suivront des textes de Farmer tout aussi noirs et désespérés, comme La Ronde triste ou « Jardin de Vienne ». Reste la reprise qui ne sera pas un réel inédit, Déshabillez-moi (chantée en avant-première le 21 octobre 1987 lors des Oscars de la mode, en figurant en face B du maxi Sans contrefaçon). Dix titres donc qui présenteront parfaitement ce qu’est désormais la marque farmérienne : un mélange de tristesse, de provocation et de références littéraires. A noter les deux très belles photos d’Elsa Trillat   qui habillent l’album, dont pour la pochette, une Mylène de trois quarts avec son double, la marionnette du clip Sans contrefaçon. Un album jugé encore par beaucoup comme l’album de Mylène toutes périodes confondues.

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                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 39/220

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Patrick Milo pour Mylène en 1989

Posté par francesca7 le 21 janvier 2013

 

 

Patrick Milo pour Mylène en 1989 dans Mylène et BIOGRAPHIES milo-300x275Le 30 mai 1989 paraît la première biographie sur Mylène Farmer. L’artiste mécontente de la mise page ; les photographies sont coupées par la reliure et mécontente du texte qu’elle trouve vulgaire attaque en justice l’auteur et l’éditeur. Mylène gagne face à Patrick Milo et les éditions Albin Michel. Le livre est retiré de la vente. Après cet épisode, Mylène donne son accord et participe à une biographie.

En mars 1991 sort Mylène Farmer – Ainsi soit elle par Philippe Seguy aux éditions Tallandier.

Comme une certaine presse lui a énormément fait de mal depuis le début de sa carrière, en la dénigrant sans cesse, elle choisit à présent le silence, quitte à être encore plus mal comprise. 

 Paradoxalement à son succès, le mythe de Mylène est en train de naître dans les années 89… Un mythe qui semble savoir ce qu’elle veut et surtout ce qu’elle refuse : que l’on parle d’elle sans son autorisation. Une règle qu’elle mettra en pratique face à l’écrivain Patrick Milo….. 

Mylène Farmer, star intouchable, se protège et se défend contre toute utilisation abusive et non autorisée de son oeuvre. Cela n’a pas empêché quelques malveillants à utiliser son nom à mauvais escient. Stéphane et Anthony ont enquêté sur le sujet, découvrez ce dossier sur les procès de Mylène Farmer. Le livre porte atteinte à son image, en effets les photos étaient coupées en plein milieu du visage et les textes étaient plutôt vulgaires….

Patrick Milo a écrit en mai 1989: « Mylène Farmer » Biographie retirée de la vente une semaine après sa sortie suite à un procès de Mylène Farmer pour atteinte à son image. 19890500 ! Éditions Albin Michel

L’affaire en justice  de la biographie de Patrick Milo (Mai 1989).

mylene dans Mylène et L'ENTOURAGEEn Mai 1989, la première biographie sur Mylène Farmer voit le jour. Mais Mylène Farmer n’a pas donné son autorisation, de plus le livre porte atteinte à son image, en effets les photos étaient coupées en plein milieu du visage et les textes étaient plutôt vulgaires…. Mylène attaque donc l’auteur Patrick Milo en justice et gagne une nouvelle fois le procès. Les livres sont donc retirés de la vente une semaine après la sortie nationale. Aujourd’hui ce livre édité par Albin Michel est devenu une pièce de collection auprès des fans, la cote atteint jusqu’à 120 euros.

Résumé de la Bio:

Elle est arrivée un peu par hasard. Timide, pudique et déjà légèrement perverse. Et puis, au fil de ses chansons tristes et de ses clips somptueux, la France entière à découvert une fille différente, inquiète, tourmentée, dessinant un monde complexe hanté de rêveries intimes et d’obsessions. Une Eve future tout en haut du top 50, chantant l’ambiguïté des sexes, le suicide ou la sodomie. Tout à tour, Lolita, blanche neige, pantin ou catin, Mylène Farmer se promène dans un labyrinthe où l’érotisme, la mort, les plus inavoués des fantasmes dansent sur le tempo d’une folle sarabande. Ce livre est un voyage dans l’univers tremblant de Mylène Farmer, l’artiste la plus fascinante et la plus secrète sans doute de ces dernières années. 

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Mylène dans Nulle part ailleurs

Posté par francesca7 le 16 janvier 2013

Mylène dans l’émission NULLE PART AILLEURS

Le 23 novembre 1987 6 PRESENTE PAR Philippe Gildas – CANAL+

« J’ai l’impression de commencer vraiment à m’installer et d’avoir une réponse du public »

Mylène dans Nulle part ailleurs dans Mylène 1987 - 1988 mylene-gildasmylène est l’invitée principale de cette émission phare de Canal+, alors à ses débuts. Elle vient présenter son nouveau 45 tours « Sans contrefaçon » habillée de son costume et casquette à carreaux. Elle est présente sur toute la durée de l’émission et répond à toutes les questions de Philippe Gildas qui aborde avec elle tous les sujets : les singes, le prochain album, les clips, l’écriture, les envies de scène, etc… Elle assiste et réagit à toutes les rubriques, et interprète également « Sans Contrefaçon »

Philippe Gildas : Le studio est vraiment bien rempli pour l’une des gloires montantes, des vraies découvertes de la chanson française depuis quatre ans : Mylène Farmer !

Applaudissements.

PG : (en désignant le public) ça n’arrive pas à tous les coups, vous avez le club ! Y a pas de problème, il a de des fans !

Mylène Farmer : C’est sympathique (rires)

PG : Apparemment, ce sont les mêmes, et les Nuls aussi ! Bonjour les Nuls !

MF : (elle fait un grand signe de la main en direction des Nuls) Bonjours !

PG (…) Alors, aujourd’hui ça s’appelle « Sans contrefaçon » ?

MF : C’est le tout dernier !

PG : C’est le tout dernier… Et la phrase suivante ?

MF : (elle prend les mimiques et la voix d’une enfant prise en faute) « Je suis un garçon »…

PG : On a du mal à le croire, mais enfin après tout, on a le droit de chanter ce qu’on veut !

Mylène acquiesce avec un grand sourire et un air enfantin.

PG : Vous nous expliquerez tout à l’heure pourquoi ce titre. Alors, ça c’est un 45 tours original…

MF : Oui !

PG : ça n’est pas extrait de l’album…

MF : ça sera extrait de l’album qui va sortir,  je pense, fin janvier. On a un petit peu de retard. Là, je suis en studio pour et nuit.

PG : C’est un 45 tours tout nouveau..
MF : Tout nouveau, oui.

PG : … qu’on n’avait donc pas entendu avant et qui précède un album à sortir en janvier

MF : Voilà !

PG : Un 45 tours qui est parti alors à 100 à l’heure, sur les chapeaux de roue.

MF : Je crois que c’est celui qui est parti le plus vite, oui. C’est une progression.

PG : Mais une progression, je le disais, sur quatre ans. Est-ce que ça étonne Mylène Farmer ? Est-ce que ç a étonne encore, l’aventure de la chanson ?
MF : Bien évidemment ! A chaque fois, on propose quelque chose de différent, et puis le public dit oui au fur et à mesure, et de plus en plus fort.

PG : Est-ce que c’est au fond tout aussi passionnant ? La première fois qu’un titre marche, c’est une aventure formidable !
MF : Bien sûr !

PG : Mais est-ce que c’est tout aussi passionnant d’arriver à chaque fois à confirmer ?
MF : c’est encore plus paniquant ! je crois !

PG : C’est encore plus paniquant avant de sortir le titre ?
MF : Avant de sortir le titre, pendant, parce que c’est vrai que là il y a une force qui ne s’arrêtera pas, je pense, parce que j’ai une bonne étoile. Mais je ne sais pas, c’est une constante. Toujours aussi paniquant…

PG : Mais ça, c’est à titre personnel, la panique, c’est au fond de soi.
MF : Certaine oui.

mf80_129a-214x300 dans Mylène en INTERVIEWPG : Mais pour la chanteuse proprement dite, qui est quand même capable d’un certain recul, vous l’avez déjà montré, d’une certaine analyse, c’est ça au fond faire une carrière au bon sens du terme ; c’est arriver sur quatre ans, sur cinq ou six titres, à démontrer à chaque fois qu’on peut être encore là et encore mieux que la fois précédente.
MF : C’est vrai. C’est en ça que je suis, moi, très contente en tout cas. C’est que j’ai l’impression de commencer vraiment de m’installer et puis d’avoir une réponse du public.

PG : C’est pour ça que le deuxième album c’est très important aussi ?
MF : Bien sûr !

PG : Et il y aura beaucoup de chansons écrites par Mylène ?
MF : Y en a beaucoup plus que le précédent.

PG : Le précédent, y en avait quand même déjà trois.
MF : Y en avait trois, mais là je pense qu’il y en aura davantage. J’ai de plus en plus de plaisir à écrire.

PG : Et sans vouloir faire d’erreurs, ce qui est pourtant ma grande spécialité, dans les trois de l’album précédent ; il y avait « Libertine »
MF : Alors, il y avait « Libertine »… Non ! « Libertine » : de Laurent Boutonnat !

PG : C’était Laurent, j’étais sûr de me tromper !
MF : Première erreur (rires)

PG : Alors « Tristana »…
MF : Non… Oui, « Tristana », « Plus Grandir » et « Au bout de la Nuit » qui était la face B de « Plus Grandir » … de « Tristana » !

PG : Mais sur les trois, des 45 tours sortis à part, donc c’est quand même… c’était déjà une belle confirmation. Et là, il en aura combien alors ?
MF : Je ne sais, c’est en cours d’écriture.

PG : C’est en cours, il faut attendre janvier, donc. Alors, on va regarder tout de suite, je le dis aux Nuls quand même : Mylène Farmer connaît très, très bien l’émission, tous les soirs, donc elle vous attend au virage !
MF : Oui, oui ! Attention (elle fait signe « attention » avec le doigt en direction des Nuls) (rires)

PG : La bale est d’abord chez vous. On regarde : Mylène vue par les Nuls

Une séquence est diffusée dans laquelle les Nuls caricaturent l’amour de Mylène pour les animaux en lui prêtant toute une ménagerie, notamment un hippopotame ! L’énumération des animaux s’achève sur une image de Jean-Luc Lahaye !

PG : On retire tout de suite de la liste J.L Lahaye qui n’a rien à y faire 
MF : (sarcastique) Non…

PG : Rien de spécial…
MF : .. ni l’hippopotame, d’ailleurs !

PG : Ah ! ni l’hippopotame ! Mais le singe oui ?
MF : Le singe, oui !

PG : Toujours le même ?
MF : J’en ai un deuxième ! Un tout petit, petit. Il est grand comme ça (elle montre la taille avec ses mains). Il a trois mois, magnifique.

PG : Mais toujours avec ET ?
MG : Oui, oui. La rencontre a eu lieu hier, et c’est formidable.

PG : Mais le deuxième, le tout petit, c’est un signe ou une guenon ?
MF : Non, c’est un singe, mâle donc.

PG : Mais c’est que ET, malgré son nom, c’étai tune petite fille !
MF : ET est une femelle, voilà !

PG : Alors qu’est-ce qui va se passer alors ?
MF : Peut-être procréation, qui sait ?

PG : ça va devenir un zoo, chez Mylène Farmer (Mylène éclate de rire) Et pourquoi les singes ?

MF : j’adore ces animaux ; une réceptivité qui est étonnante ? une reproduction : ils écrivent , ils lisent, ils font des choses incroyables 

PG : Et sans être indiscret, comme vous ne vivez pas seule, l’autre supporte les singes ?
MF : Absolument oui oui. C’est d’un commun accord. C’est un animal trop difficile pour pourvoir prendre cette décision.

PG : Mais vous avez été obligée de choisir un ancien garde de zoo de Vincennes, non, comme compagnon ?
MF : Je vous avouerai que non ! J’ai trouvé (rires)

PG : Et est-ce que vous avez beaucoup d’autres animaux ?
MF : Non, se sont les seuls

PG : (il s’adresse aux Nults) Bon alors, pourquoi vous m’avez dit qu’il y avait aussi une ferme et des canards ?
MF : Ben alors !! (rires)

Les Nuls font les innocents.

PG : Il faut jamais s’occuper des Nuls, il faut jamais prendre ses renseignements chez les Nuls. Elle n’a donc que deux singes et encore le deuxième c’est un scoop : il est d’hier !
MF : Absolument, oui.

Philippe Gildas annonce la suite de l’émission et lance les informations, présentées par Annie Lemoine. Pendant celles-ci, il fait réagit Mylène.

PG : Est-ce que Mylène Farmer s’intéresse à l’actualité ?
MF : Momentanément. Sans plus. C’est à dire que j’écoute avec intérêt, mais…

PG : Mais quand vous dites momentanément, c’est que d’habitude vous vous y intéressez pas du tout, ou c’est l’inverse d’habitudes, vous arrivez à vous intéresser plus ?
MF : Non, je dis momentanément, c’est quand je peux l’écouter, c’est à dire le soir. Mais là, en ce moment, je travaille beaucoup.

PG : Mais sinon, vous pouvez très bien vous passer d’actualités pendant des jours et des jours, sans vous soucier de ce qui se passe dans le reste du monde ?
MF : Je pense que oui, sincèrement oui.

PG : Et vous pensez qu’il y a beaucoup de gens comme vous !
MF : je le pense aussi ! oui ;

PG : Ce qui se passe à la Bourse, ça vous trouble pas ?
MF : Non ! (rires)

Le journal continue. Philippe Gildas interrompt à nouveau Annie Lemoine pour se tourner vers Mylène.

mf80_161a-194x300PG : Alors quand vous dites que vous vous intéressez momentanément à l’actualité, ça veut dire par exemple, en ce moment, quand vous n’êtes pas à la télévision parce que le 45 tours vient de sortir, vous écrivez ? Vous vous enfermez pour écrire les paroles ou pour enregistrer ?
MF : Oui. C’est vrai que l’écriture, c’est un enfermement, on est obligé d’être isolé, j’écris, je lis, je dessine…

PG : Mais ça vous le faites tout le temps. Mais quand vous écrivez carrément, quand vous devez par exemple finir une chanson, pas livrer puisqu’en la circonstance c’est pour vous, mais ça veut dire qu’on peut être amené à s’enfermer pendant des heures et des heures, coupé du monde ?
MF : Je pense que c’est une obligation. Peut-être certaines personnes peuvent écrie parmi d’autres personnes. Moi, je ne peux pas.

PG : On parlait des prix (littéraires) tout de suite. Un jour vous écrirez plus que des chansons ?
MF : je ne sais pas. Moi, je dirais : « A chacun son métier ». C’est vrai qu’un jour malgré tout, j’ai eu cette pensée, envie d’écrie, de dire des choses. Mais si je le fais, je pense que ce sera beaucoup plus tard, quand j’aurai acquis une maturité, ma maturité en tout cas.

PG : Vous êtes quand même, de tempérament quelqu’un qui est capable de s’enfermer, de se couper du reste du monde, de se mettre devant sa feuille blanche et de vivre toute suele.
MF : Oui, oui tout à fait.

Philippe Gildas lance alors la rubrique suivante. L’émission continue ensuite avec des fausses pubs des Nuls et la rubrique de Jérôme Bonaldi. Alors que celui-ci traite de la culture d’entreprise, Mylène l’interrompt.

MF : C’est pas drôle aujourd’hui !

Philippe Gildas profite d’un sujet sur une publicité pour rebondir et revenir à Mylène.

PG : Le couple Boutonnat/Farmer, qui a fait tellement de beaux clips, vous n’avez jamais été tenté par la publicité ?
MF : Laurent Boutonnat travaille pour des films publicitaires, et tout spécialement pour l’étranger. Il a des commendes surtout par les Etats-Unis.

PG : Et il en jamais fait en France ?
MF : En France, il a fait ;.. il en a fat quelques-uns, quelques-unes, mais j’ai oublié d’ailleurs.

PG : C’est lui qui a fait tous vos clips, Laurent Boutonnat.
MF : Oui, oui, depuis le début.

La chronique de Jérôme Bonaldi continue.

Jérôme Bonaldi : (à Mylène) Est-ce que vous êtes câblée 

Jérôme Bonaldi explique le principe de la TV par câble.

MF : j’ai Canal +, donc… le câble de Canal + !

Jérôme Bonaldi diffuse ensuite une publicité et demande de trouver qui en fait la vois off

MF : Je dirais ou Monsieur Montand, ou monsieur Hossein.
JB : Aucun des deux, perdu !
Chantal Lauby (depuis le fond du plateau) : Bohringer ?
MF : Vous aviez dit Hossein ? (elle lui fait un signe complice de la main)
JB : Perdu ! Il voit de l’alcool comme Bohringer : c’est Philippe Léotard.

Philippe Gildas lance les rubriques suivantes, à commencer par la météo. La chroniqueuse, Patricia Bafouille et Philippe Gildas lui demande si c’est Mylène qui la trouble, ce qui fait beaucoup rire cette dernière.

PG : Beaucoup de musique dans la deuxième partie de « Nulle Part Ailleurs » (…) Mylène Farmer, avant de l’écouter chanter le nouveau 45 tours totalement original puisqu’il est en avance sur l’album qui sortira, elle nous l’a dit tout à l’heure, en janvier : un petit portait express ; quelle souvenir vous gardez, Mylène, de votre enfance au Canada ? Un seul souvenir, comme ça !
MF : La neige, souvent idiot, mais la neige. Y avait 1m, 1m60 de neige par hiver.

PG : Et ça vous manque, ici ?
MF : Un petit peu.

PG : C’est pour ça que vous en aviez mis tant dans « Tristana » ?
MF : Oui.. ; j’ai très très envie de faire un voyage au Pôle Nord.

PG : Vous n’êtes jamais retournée au Canada ?
MF : Jamais

PG : Même pour chanter ?
MF : Oui, oui. L’album est sorti là-bas, les 45 tours, mais moi non, toujours pas !

PG : Quand on y a passé les huit premières années de sa vie, ça marque quand même ?
MF : Pas tout à fait, non. Très franchement non. La neige et puis le sirop d’érable, quand même parce que je suis très gourmande.

PG : Là, vous pouvez encore en acheter ici !
MF : Absolument !

PG : Et si je vous dis Wadeck Stanczak ou bien Paul-Loup Rajot (deux acteurs montants de l’époque,) ça vous rappelle une période de votre vie ?
MF : C’est Pierre-Loup Rajot, c’est ça ?

PG : Paul-Loup…
MF : Pierre-Loup Rajot…

PG : .. Ou Pierre-Loup, alors ! C’est vous qui avez travaillé avec lui !
MG : Pierre-Loup Rajot…

PG : C’était où ?
MF : Nons, j’étais dans le même cours de théâtre que lui, effectivement.

PG : C’était.. ?
MF : C’était le Cours Florent.

PG : Et à ce moment-là, vous envisagiez donc d’être comédienne ?
MF : Je sais pas i je l’envisageais. Moi, j’étais attirée par tous les métiers artistiques. C’est vrai que c’est un mélange, la comédie, un premier abord, oui, mais que la chanson… Quand j’étais très petite, je n’arrêtais pas de chanter, donc je pense que c’était aussi quelque chose que j’avais envie…

PG : Mais pourtant quand je parle de l’attirance que vous aviez pour le métier de comédienne, là j’ai là (il montre la VHS « Les Clips volumes» )  Alors, c’est sorti y a combien de  temps, cette compilation ?
MF : Peut-être vais-je dire des bêtises, je crois que ça fait à peu près un mois.

PG : C’est une très belle idée, en tout cas. Alors, c’est donc : « Mylène Farmer : les clips ». il faut être comédienne quand même, à partir des chansons, pour faire des clips. Le premier, je me suis amusé à regarder, il faisait 3’50. Parce qu’on a eu une bagarre, là-haut à la rédaction, on se disait : « Non, non moi je préfère le premier » qui était « Maman a tort », donc il faisait 3’50. Et puis y en a d’autres qui disaient : « Non, on préfère la film complet ». Le film complet était « Tristana » qui faisait ?
MF : Douze minutes et demies.

PG : Douze minutes, oui. Le prochain fera combien ?
MF : Je ne sais pas encore.

PG : « Sans contrefaçon », ça va être un clip, quand même ?
MF : Bien sûr !

PG : Tours avec Boutonnat…
MF : Oui, oui on y pense.

PG : Alors, en attendant le prochain, il n’empêche que quand on fait un clip de 12 minutes, il faut y jouer, y tenir un vrai rôle de comédienne dont tout le monde se souvient.
MF : Oui, mais c’est un plaisir pour moi, point final.

PG : Point final ? ça veut pas dire que dans un coin de votre tête, vous pensez qu’un jour vous pourrez retourner à la comédie plus tard ?
MF : (très hésitante) Plus tard…

PG : Alors ça veut dire que quand vous êtes dans la chanson, vous ne faites que ça, vous ne vivez que pour ça.
MF : On est obligé de ne vivre que pour ça. C’est quelque chose qui vous prend énormément, énormément de votre temps et surtout de votre esprit, et aussi de votre énergie.

PG : Mais au point d’être aussi discrète ? C’est-à-dire qu’on sait, en dehors du singe qui est un beau paravent, derrière lequel vous vous cachez, qui existe sûrement, j’en doute pas, mais en dehors de ça, on ne sait rien de vous. C’est exprès ?
MF : Je crois que c’est volontaire, oui.

PG : C’est volontaire, c’est pour rajouter du mystère ?
MF : C’est pas ajouter du mystère, non parce que bon, le mystère fait partie de ma personnalité. C’est que je n’aime pas dévoiler et divulguer ma vie privée, parce que je pense que ça n’a peu d’intérêt pour… je sais pas, non ?

PG : Mais c’est quand même quelque chose de vous qui transparaît à travers toutes les chansons.
MF : Bien évidemment, mais c’est justement ce que moi je donne au public
PG : Alors, la seule chose que vous nous donnez, c’est quand même toujours un peu provocant, un peu sulfureux.
MF : J’aime la provocation. Je suis un peu comme ces deux messieurs et cette jeune fille (elle désigne les Nuls de la main). C’est que j’aime bien dire les choses qui ne sont pas dites tous les jours.

PG : C’est une façon de cacher sa timidité ?
MF : Je ne sais, j’ai pas très, très envie d’analyser ça. J’aime la provocation et puis j’aime le renfermement quelque fois.

PG : alors, une dernière question seulement avant que vous n’alliez chanter, comme ça ça nous fera bien écouter les paroles, ce qu’on ne fait pas toujours sur les chansons, et on a tort, surtout avec les vôtres : alors pourquoi « Sans contrefaçon  je suis un garçon »?
MF : « Sans contrefaçon », c’est quelque chose qui est dans mon esprit depuis très longtemps. C’est quand j’étais adolescente, on me prenait vraiment pour un garçon. Et j’ai ce souvenir précis d’un gardien d’immeuble qui m’a rencontrée et qui m’a dit « Mylène, c’est joli pour un petit garçon. Et c’est vrai que j’ai eu au premier abord une animosité, et puis après… je sais pas, ça me semblait évident, alors j’étais mi-homme, mi-femme ! c’était assez étrange.

PG : ça fait une bien jolie chanson. Vous allez me laisser le micro…
MF : Oui (elle ôte son micro cravate avec peine).

PG : Vous reviendrez nous rejoindre tout à l’heure. Allez prendre place. Une bien jolie chanson, je le disais tout à l’heure, et ceux qui l’ont déjà achetée le savent bien : c’est un démarrage foudroyant, c’est à dire que c’est dans la lignée des tubes précédents. Voici « Sans contrefaçon », Mylène Farmer !

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Mylène interprète « Sans contrefaçon » sur le plateau, accompagnée de ses deux jeunes danseurs. Elle reprend ensuite sa place face à Philippe Gildas.

PG : « Sans contrefaçon », la nouvelle chanson. Revenez vite, voilà très très bien. Allez, regardez, pour vous repose, le temps que vous remettiez le micro, c’est une fausse pub : les Nuls.

Au retour plateau, le chroniqueur musical de l’émission, Alain Gardinier, présente les nouveaux  disques de la semaine. Il invite à plusieurs reprises Mylène à réagir.
Alain Gardinier : Est-ce que vous aimez les chansons d’amour ?

MF : Bien sûr !

AG : En VO ou en FV ?

MF : VO et VF !

Présentation d’un best-of de Francoise Hardy « Love Songs », puis d’un autre bost-of de l’américaine Randy Crawford.

PG : (à Mylène) Vous connaissiez ?
MF : Non, je connais Joan Craw Ford. Pas la même chose.

S’ensuit la présentation du dernier album de Cher.

PG : Mylène a pas connu, non ?
MF : Là, j’avoue que je ne connais pas du tout.

mf80_138a-300x200Après que le chroniqueur ait présenté les albums « You can Dance » de Madonna et « Château 87 » de Barbara, Philippe Gildas se tourne à nouveau vers Mylène.

PG :  Qu’est-ce que vous aimez ? Si vous aviez une vedette masculine à choisir en France, ce serait qui dans la chanson ?
MF : J’adore Dutronc… Jacques Dutronc !

PG : Il vient dans huit jours, tiens je le précise bien : il vient dans huit jours demain. Et femmes ?
MF : Femmes, c’est plus difficile. J’aime bien France Gall, j’aime bien… (elle cherche)

PG : Mais comme musique, France Gall non ?
MF : Après, là je parle dans le registre français. Y a plus d’étrangers, j’adore…

PG : A l’étranger, par exemple alors !
MF : (spontanément) A l’étranger, mois c’est Peter Gabriel, voilà ! S’il y a quelqu’un à citer avec un grand titre, c’est Peter Gabriel.

Suite et fin de la chronique musicale. Philippe Gildas lance une page de pub. Au retour plateau, il s’adresse à Mylène.

PG : La question qui est revenue le plus souvent dans le courrier, alors si je vous la posais pas je serais vraiment en faut : vous avez sorti un premier album qui s’appelait « Cendres de lune », c’était y a un an et demi, presque deux ans….
MF : A peu près, oui…

PG : A peu près oui (la pochette apparaît à l’écran). Le voilà, d’ailleurs. Très bel album dans lequel il y avait justement « Libertine » jusqu’à « Tristana ».
MF : Voilà.

PG : Là, vous entamez avec « Sans contrefaçon » le deuxième album, celui qui sortira en Janvier. Quand on a deux albums, ça conduit à la scène.
MF : Oui, j’y pense de plus en plus. Je me suis renseignée sur les salles : il y a beaucoup de salles qui sont réservées pour un an, deux ans. Mais c’est quelque chose que je mets là (elle désigne son crâne).

PG : En plus, vous allez danser : on l’a encore vu tout à l’heure, on l’avait vu le soir des « Oscars de la Mode » !
MF : Sur « Déshabillez-moi… »

PG : Vous aviez étonné tout le monde sur « Déshabillez-moi ». Vous allez en faire, c’est la deuxième question, vous allez en faire un enregistrement ?
MF : « Déshabillez-moi » est sur… sera dans l’album d’une part, et d’autre part sur mon maxi 45 Tours qui sera dans le commerce essentiellement.

PG : D’accord, et qui devrait sortir…
MF : Il sort dans une semaine, là !

PG : Le maxi 45 tours sortira en même temps que l’album ?
MF : Non, non : dans une semaine !

PG : Ha, dans une semaine !
MF : Oui, puisque sur l’autre face, il y aura « Sans contrefaçon ».

PG : Et la scène, ça peut être avant la fin de l’année prochaine ?
MF : Sincèrement, je doute parce que les salles sont vraiment, vraiment combles. Enfin, celles en tout cas que j’ai envie d’aborder.

PG : Pour avoir répondu sincèrement à toutes les questions, je vous offre les Nuls une dernière fois, avec « Zorro »
MF : D’accord ! Je les aime (rires)

Une séquence où les Nuls parodient un épisode de « Zorro » est diffusée. Au retour plateau, Annie Lemoine vient rappeler les titres de l’actualité, puis Philippe Gildas présentez à nouveau la vidéo « les clips » et annonce les invités de l’émission pour la semaine à venir.

PG : Claire Nebout, vous aimez ? C’était dans « Associations de Malfaiteurs », notamment et puis dans…
MF : Je n’ai pas vu …

PG : Vous n’avez pas vu ? Vous n’allez jamais au cinéma ?
MF : Je vais très souvent au cinéma. Je vois malheureusement peu de films parce qu’il y en a malheureusement peu de bons.

PG : Le dernier que vous avez aimé ?
MF : Je vais vous avouer que c’est sur vidéocassette, donc c’était « Scarface » pour la septième fois, je crois !

PG : Ha oui, mais ça c’est hors-concours, ça ! Mais dans les derniers sortis en salles ?
MF : J’ai très envie de voir le dernier film de Bertolucci, qui n’est pas encore sorti mais qui a l’air très, très beau.

PG : « Le dernier empereur », ha j’ai vu, c’est très beau. Ça donne envie d’aller en Chine ensuite !
MF : Oui !

Philippe Gildas continue d’énoncer les prochains invités, dont la photographe Dominique Isserman ! Les Nuls le rejoignent, Chantal Lauby embrasse chaleureusement Mylène, Bruno Carette l’embrasse dans le cou et Alain Chabat lui fait la bise.

MF : Ils sont adorables (rires)

Générique de fin de l’émission. 

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Mylène Farmer dans TV Magazine

Posté par francesca7 le 11 janvier 2013

 

Alors que son album Bleu noir venait de dépasser les 600 000 exemplaires vendus, Mylène accordait une interview à TV Magazine. Un entretien surprenant, dans lequel la star se confie en toute intimité, livrant ses peines, ses doutes, ses joies. Morceaux choisis.

Mylène Farmer dans TV Magazine dans Mylène en INTERVIEW photo-3368461-l-167x300Quel regard portez-vous sur votre carrière ? 
C’est un long chemin fait de choix, de rencontres heureuses… Un long fleuve tumultueux. Mais surtout une très longue et passionnante conversation avec le public et cela me rend heureuse.

Quel est le grand regret de votre existence ? 
De n’avoir pu partager mes émotions avec deux êtres disparus trop tôt de ma vie… Une absence trop présente, dont je souffre chaque jour.

Bleu noir est le premier disque que vous ayez fait sans Laurent Boutonnat. Est-ce une rupture définitive ou une passade ? 
Bleu noir est tout sauf une passade ! Il s’agit bien de chansons qui sont incarnées, qui sont des moments de la vie. De ma vie ! Laurent préparait un film et le fait de réaliser moi-même ce disque était un choix de ma part. Mais il est certain que nous nous retrouverons tous les deux.

Quelle est la chose la plus précieuse que vous possédiez ? 
Mes incertitudes…

Propos recueillis par Walter Choubert

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Mylène Farmer et T.Ardisson

Posté par francesca7 le 6 janvier 2013

Interview Mylène Farmer par T. Ardisson

Dans l’émission « BAINS de Minuit » du 6 novembre 1987 – sur la CINQ

« Je ne suis ni sadique, ni folle. »

Mylène Farmer et T.Ardisson dans Mylène en INTERVIEW ardisson3Depuis le temps de la nuit parisienne, les Bains douches, Thierry Ardisson se livrait déjà à un savant mélange des genres en recevant à une même table intellectuels, artistes, politiques etc.. Ce soir-là, à ses côtés on retrouve ainsi le chanteur Antoine, le philosophe André Glucksmann et Mylène Farmer. En veste noire et chemise blanche, celle-ci réagit au sujet abordé par le philosophe, en l’occurrence Mai 68.

Thierry Ardisson : Toi tu faisais quoi en 68, Mylène ?

Mylène Farmer : Moi j’ai un esprit très individuel aussi mais c’est vrai que Mai 68, je n’ai rien vécu de toute cette époque.

T.A : T’avais quel âge en 68 ?

MF : J’avais 7ans ! (rire)

TA : (….) Mylène, tu aimes les garçons qui ont les cheveux longs ?

MF : j’aime les hommes qui ont les cheveux fournis (sourire)

TA : (…) Donc ça te plaît, le style Glucksmann !

MF : absolument !

TA : Et le style Antoine ?

Antoine : Je suis un peu dégarni !

MF : (elle éclate de rire) il a répondu !

Un peu plus tard dans l’émission, Thierry Ardisson se livre à un de ses entretiens dont il a le secret en tête à tête avec Mylène Farmer. Tous deux sont assis sur des marches. Notons que c’est la seule fois que Mylène répondra aux questions – souvent musclées – de l’animateur.

TA : tu veux qu’on se vouvoie ou qu’on se tutoie ?

MF : Moi j’aime le vouvoiement… C’est une éducation, ça n’a rien d’hautain mais j’avoue que je vouvoie plus facilement, donc on va se vouvoyer. Vous avez le droit d  mettre vos lunettes noires, alors !! (rire)

1988-01-a-300x231 dans Mylène en INTERVIEWTA : Tu veux que je mette mes lunettes ? Alors on se vouvoie et je mets mes lunettes, d’accord ! (il joint le geste à la parole) ! Tu as fait une chanson que j’adorais, qui s ‘appelait « Je suis une catin » (sic)…

MF : C’est « Je suis libertine » (sic)

TA : Ouais, mais y avait « Je suis une catin » dedans !

MF : En exergue, oui.

TA : Et alors, maintenant y en a une autre, c’est « Je suis un garçon » sic)

MF : Oui. En fait, ce que j’aurais voulu, c’est être un caméléon.

TA : Et la prochaine fois, ça va être quoi ? « Je suis un caméléon » ?

MF : Non, c’est dans la chanson, déjà « Je suis un garçon/Je suis un caméléon »…

TA : Et la prochaine fois ça va être quoi ?

MF : Il n’y a pas encore de prochaine fois ; l’album est en cours de travail, donc j’attends !

TA : Tu vas pas faire du flamenco ?

MF : Non

TA : Je t’ai vue chez Denisot un soir, tu choisissais des photos et tu choisissais exprès des photos avec  un mec qui avait des têtes coupées à la main au Vietnam, qui les mettait dans une tombe. C’était sanglant, c’était saignant, c’était violent et du disais que tu aimais bien ça !

MF : Non… Enfin, je l’ai peut-être dit mais ça, c’est des émissions en direct. Ce que je voudrais dire là-dessus, c’est que j’ai une fascination pour ça et que j’aime ça. Je ne suis ni sadique, ni folle. J’ai une fascination pour ça.

TA : t’es pas un peu folle quand même ?

MF : Peut-être un peu. Mais quant à ça : non. J’ai quand même beaucoup de respect. C’est certainement un propos qui a choqué certaines personnes.

TA : Moi ça m’a pas choqué du tout !

MF : Que je sois attiré par ça, oui certainement. Que j’aime ça, c’est un débat qui est quand même plus complexe.

TA : Je t’ai vue aux « Oscars de la Mode », tu chantais « Déshabillez-moi ». T’étais habillée tout en noir et à un moment, y avait une position comme ça, et on voyait que t’ais une petite culotte blanche. C’est fait exprès des trucs comme ça !

MF : Non, je suis désolée (rires)

TA : C’est fait exprès quand même, on met pas une petite culotte blanche quand on est habillée tout en noir

MF : Comment pouvais-je savoir que le caméraman plaçait sa caméra en dessous ?

TA : Ha ! Donc il  a fait exprès ?

MF : certainement (rires)

TA : Et quand tu lèves les bras à la fin de la chanson et qu’il y a le sein qui tombe, c’était préparé ou pas préparé ? Moi je me demande des trucs comme a, je suis vachement naïf finalement !

MF : Là, je vous laisse dans le doute.

TA : Alors j’ai une interview dans « Le Matin » où tu disais que t’habitais avec un singe ; c’est vrai ?

MF : C’est vrai. C’est un singe, c’est un sajou.

TA : Ha c’est pas un capucin ?

MF : Sajou- capucin, si, si, si Et c’est un petit singe qui est grand comme ça (elle montre la taille à l’aide des ses mains), qui a une très longue queue et qui est adorable, caractériel, mais que j’aime vraiment beaucoup.

TA : Et tu disais que tu aimais bien le singe parce qu’i l avait quatre mains. Quand on lit des trucs comme ça dans le journal, c’est vachement… je sais pas, moi ça me choque ce genre de trucs !

MF : (rire) mais non, parce quand on me pose la question »Pourquoi aimez-vous les singes ? » c’est vrai que c’est difficile. Ça paraît tellement évident ; c’est vrai que non seulement il a quatre mains, c’est à dire qu’il peut vraiment tripoter tous les objets, reproduire tout ce que pouvez écrire, lire.. enfin, c’est assez étonnant mais ce n’est pas ça. Un singe, c’est fascinant parce que c’est vraiment terriblement proche de l’homme. C ’est un mimétisme.

TA : Sauf qu’il a quatre mains

MF : Sauf qu’il a quatre mains (sourire)

TA : donc tu préfère vivre avec un singe qu’avec un homme. Tu vis pas avec un homme, là ?

MF : non.

TA : Tu vis toute seule avec ton singe ?

MF : Quand bien même je vivrais, je ne le vous dirais pas.

TA : Tu me le dirais pas ? Pourquoi ?

MF : Non parce que ça, c’est quelque choses que je tairai.

TA : Ha bon ?

mylene-farmer_tv_bains-de-minuit_la-cinq_06-11-1987_001-300x202MF : Oui

TA : Tu fais très attention à ta vie privée, tu fais très attention à ton image finalement !

MF : Je sais pas si c’est faire très attention, je crois que je n’ai aucun plaisir à parler de ça, voilà.

TA : C’est quoi ton plaisir ?

MF : Mon plaisir, c’est de chanter, c’est le cinéma, c’est la musique, c’est la peinture.

TA : Tu veux faire du cinéma ?

MF : Je ne sais pas. J’aime aller au cinéma dans l’immédiat ; Pourquoi pas le cinéma ? Je ne sais pas.

TA : Et le rêve de ta vie c’est quoi, à part te marier avec moi ?

MF : A part me marier avec vous. Je sais pas si c’est le rêve de ma vie, mais j’ai très très envie un jour d’élever des singes.

TA : Ha bon ? Mais c’est sérieux cette histoire de singes, alors

MF : C’est vraiment sérieux, oui oui !  Moi j’ai vu un jour un reportage sur Diane Fossey qui était une femme absolument ..

TA : Oui bien sûr, qui vivait au Kenya

MF : Oui, et c’était formidable, voilà. C’est une femme qui m’a donné envie d’élever des singes.

TA : Et t’as envie d’avoir plein de petit singes chez toi. Ils se marièrent et ils eurent plein de petits singes

MF : Elle éclate de rire ; Ou des orangs-outans, ou des gorilles.

TA : Si j’adoptais des singes, tu te marierais avec moi ?

MF : Je vais réfléchir.

TA : Ben réfléchis. Merci !

MF : Merci (rire)

L’émission continue à nouveau en plateau et on retrouve ainsi Mylène parmi les autres invités. Si elle apparaît souvent à l’image, elle n’intervient toutefois plus.

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Mylène Farmer comme au cinéma

Posté par francesca7 le 1 janvier 2013

 

Pourvu Qu’elles Soient Douces.

Mylène Farmer comme au cinéma dans Mylène et des CRITIQUES makdes3Oh, bien sûr cela ne remplace pas une vision télévisée et pour cela je vous conseille d’en guetter les passages sur votre petit écran. Mais au delà des images, au delà du film nous avons demandé à Mylène de nous raconter un peu comment est né ce petit chef-d’œuvre. Tout d’abord il faut préciser que celui-ci dure environ dix-sept minutes (c’est plus long qu’un court-métrage et que tous les clips précédents de Mylène). D’ici à l’imaginer dans un long métrage il n’y a qu’un pas qu’elle avoue avoir drôlement envie de franchir : 

« -Je ne vais  pas vous cacher qu’on y pense, Laurent et moi et un jour, c’est sûr, on le ferra. Mais ça n’est pas encore tout à fait le moment. Pour l’instant toute mon énergie est tournée vers le 18 mai 1989, date à laquelle je ferais mes débuts sur la scène du Palais des Sports. Je ne me suis encore jamais produite en public donc l’enjeu est grand ! Il n’est pas question que je me disperse. D’ailleurs je n’en ai pas le temps car, dès maintenant, je me prépare moralement et physiquement à cette aventure. Toute proportion gardée, j’ai envie de dire que je me mets en condition avec autant de sérieux que Robert De Niro le fait pour tenir un rôle. Ca veut dire régime alimentaire : j’ai remplacé le coca (ma drogue avec la cigarette) par un entraînement physique. Ca n’est pas une mince affaire mais le défis est trop grand et trop important pour moi pour que je puisse me plaindre.« 

Cette interview que Mylène accorde est donc précieuse puisqu’elle a empiété sur son planning hyper chargé. Mais revenons au tournage de la vidéo : « -On s’est installé huit jours dans la forêt de Rambouillet car tout était tourné en extérieur. Huit jours, fin Août, au rythme de dix-huit heures par jour. Pas facile physiquement mais c’était tellement exaltant ! Je ma souviens d’une scène de bagarre en particulier qui se termine dans la boue. C’était en fin de journée, j’ai passé des heures trempée, épuisée. Mais lorsque j’ai vu le résultat à l’écran j’ai compris que ça en valait la peine. » Si sur ces photos vous constatez une ressemblance avec celles qui illustrent Libertine : Pas de panique, il ne s’agit pas d’une erreur d’imprimerie mais au contraire d’une volonté délibérée de la part de Mylène et Laurent. « -Oui c’est vrai Pourvu qu’elles Soient Douces est la suite de Libertine. D’ailleurs sur l’affiche en sous-titre on a rajouté Libertine II, et le clip démarre par la dernière image de Libertine I. Ca nous a amusés de continuer à donner vie à ce personnage. L’histoire ? Je ne vais pas vous la raconter en détail, sachez simplement que cela se passe pendant la guerre de Sept Ans, trente ans avant la Révolution française, et c’est l’histoire d’un capitaine anglais qui va tomber amoureux de Libertine… Mais après une nuit d’amour, l’armée française va décimer le camp ennemi. » Voilà pour la trame, le reste étant agrémenté de scènes de cascades à cheval et de bagarres. 

affichelibertine-300x137 dans Mylène et des CRITIQUES« - Pour reconstituer ces armées on fait appel à 150 figurants (la production parlait à l’époque de 600 figurants NDLR) choisis dans l’armée française. Il y avait des soldats engagés et d’autres appelés, c’est à dire ceux qui effectuent leur service militaire. Et je peux vous dire qu’ils étaient ravis d’avoir une semaine de vacances, même si on leur a demandé beaucoup de travail. Avec Laurent, nous ne nous sommes pas lancés à la légère dans cette réalisation., on en a énormément discuté ensemble. On a pensé chaque plan en détail et on s’est même fait aider par un conseiller historique qui est resté sans cesse présent sur le plateau. Pour les costumes, il s’agissait aussi d’être dans le vrai, pas questions d’anachronismes ! Et justement à cause des costumes, quelques jours avant le premier tour de manivelle, on a failli tout annuler. Figurez-vous qu’à cause du bicentenaire de la Révolution en 1989, il y a au moins vingt films qui se tournent en ce moment sur ce sujet, et on a eu un mal inouï a trouver les habits de l’époque. La trouvaille de la moindre pair de bottines tenait du miracle !« 

Mylène aurait-elle décidé de se faire le symbole de 1789 ? « -Absolument pas. D’ailleurs, quand on a commencé à penser à ce clip, l’idée que le bicentenaire était proche ne nous a pas effleurés. Ca tombe bien mais cela n’a pas été fait exprès. » En tout cas, nous, fans, n’avons qu’à nous réjouir d’une telle coïncidence car ainsi on peut espérer que ce clip sera encore diffusé en 1989. Et le voir et le revoir ne sera jamais de trop car, on vous l’a dit, c’est vraiment un petit chef-d’œuvre. 

Véronick Dokan, O.K. 3 octobre 1988.

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Mylène, un look électrique

Posté par francesca7 le 15 décembre 2012

 

Mylène, un look électrique dans Mylène et mes BLABLAS f12-200x300Ce n’est pas la première fois que la chanteuse française se retrouve en tête des ventes de singles. Selon le site Pure Charts, À l’ombre est le treizième titre de Mylène Farmer à se placer numéro un de ce classement.

Deux ans après Bleu Noir, elle revient avec un neuvième album, Monkey Me, qui sort le 3 décembre 2012. Sur la pochette de ce dernier, la belle rousse apparaît avec un nouveau look, cheveux blancs et yeux bleus électriques.

Sa prochaine tournée, intitulée Timeless 2013 , ne commencera qu’en septembre 2013. Une fois de plus, l’interprète de Libertine a battu des records, en vendant les places pour ses vingt-deux concerts en seulement quelques heures.

Elle a rarement été aussi présente sur la scène musicale. Il y a deux ans, Mylène Farmer sortait « Bleu Noir », son huitième album studio. Porté par les singles « Oui mais… non« , « Bleu Noir » et « Lonely Lisa« , l’opus s’était fait sans le collaborateur mythique de la rousse incendiaire, Laurent Boutonnat. En effet, Mylène Farmer s’était notamment entourée de RedOne, connu pour ses productions pour Lady Gaga.

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Mylène Farmer et le mariage….

Posté par francesca7 le 16 novembre 2012

Mylène Farmer prend position sur le mariage gay

Icône gay par excellence, Mylène Farmer est interpelée par un de ses fans au sujet du mariage pour tous. Mais l’artiste n’a-t-elle pas déjà pris position ?

 

Depuis ses débuts dans les années 1980, Mylène Farmer a toujours été particulièrement soutenue par la communauté homosexuelle. Plus que DalidaCher, ou même Madonna, l’interprète de Sans contrefaçon est l’icône gay par excellence en France. Il suffit de compter les nombreux drapeaux « rainbow » qui flottent au dessus du public lors de ses concerts pour s’en convaincre. La chanteuse elle-même ne s’est jamais cachée de son statut d’égérie. En 2008, elle était ainsi en couverture du magazine Têtu qui titrait pour l’occasion : « Mylène Farmer : Les gays et moi »« J’ai le sentiment d’être privilégiée. C’est un public pointu, sensible et avant-gardiste, déclare-t-elle alors. Je pense aussi que je partage avec le public gay le sentiment d’être différent… »

vidéo

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Mais, en 2010, celle dont le single Lonely Lisa a été élu « tube gay » de l’été 2011 surprend en apparaissant sur le perron de l’Elysée, à l’occasion d’un diner organisé en l’honneur du Président Dimitri Medvedev. Certains s’étaient alors émus que la star consacre l’une de ses rares apparitions publiques au président d’un pays où les gay prides sont systématiquement réprimées.

Aujourd’hui, c’est sur le sujet brûlant du mariage gay que l’auteure-interprète est interpelée. « Mylène Farmer, prenez position ! », l’exhorte un fan, relayé sur le site de l’Express« Votre silence légendaire devient assourdissant, devient ahurissant, écrit-il.Alors qu’une majorité de votre public est mis à l’index, nous ne vous entendons pas, nous qui avons fait votre succès… Ne nous décevez pas, ne faites pas comme Sylvie Vartan qui, elle aussi, nous doit tout et qui aujourd’hui dénonce le mariage gay. »

Rappelons cependant que la chanteuse s’est déjà exprimée sur le sujet. Au cours du même entretien publié par Têtu, elle répondait sans détour à une question concernant le mariage et l’adoption pour les couples du même sexe : « C’est un sujet de société que certains voudraient traiter sous l’angle moral. Pour moi, cela pose la question de l’égalité des droits. Au 21e siècle, il serait temps de traiter le sujet !« 

BARRE

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Publié dans Mylène 2011 - 2012, Mylène dans la PRESSE, Mylène et mes BLABLAS | Pas de Commentaires »

Mylène Farmer et Edwige Chandelier

Posté par francesca7 le 10 mai 2012

Mylène Farmer et Edwige Chandelier dans Mylène et L'ENTOURAGE      Edwige Chandelier : Coach vocale, chanteuse, auteur, adaptatrice, directrice artistique,

Formée à la danse classique et au jazz, au chant par Richard Cross et au théâtre par Attilio Cossu et Vittoria Scogniamiglio, je me passionne pour toutes les formes d’expression du spectacle vivant.

Je commence ma carrière par plusieurs années de compagnie de danse jazz et contemporaine, puis pars en tournée notamment avec Sylvie Vartan et Mylène Farmer dont je deviens choriste pour l’album « l’Autre ». Chanteuse à l’Alkazar de Paris, j’ai été choriste pour Gérard Berliner, Saint Preux, Serge Lama, Anne, Réjane Perry, Lio, la comédie musicale « Belles, Belles, Belles », Emma Shaplin, … Je travaille réguliérement pour Disney et prête ma voix pour le dessin animé (Jungle Show, Michel Strogoff, Keroro …), la pub (Nathan, Gemey, Norwich Union, Orange TV…), le cinéma et divers documentaires et docu-fictions. Je suis comédienne chanteuse soliste au sein de spectacles de théâtre musical tels que « La mère qu’on voit danser » de Bruno Agati, « Et Vian en avant la Zique » de Laurent Pelly, « Un Conte de Noël » de William Korso, « Plus Belle Que Toi » de Colette Roumanoff, « Ricky la Banane »

J’ai repris récemment le rôle de la Mère Noël pour le « Noël Magique » de William Korso et jouerai tous les rôles de femmes adultes dans l’adaptation française de Musical « L’Eveil du Printemps »(création en janvier 2013 à Paris).

MF2000_108a dans Mylène et L'ENTOURAGEFormée au coching niveau III par Richard Crosse, j’ai coaché divers artistes (Hélène Ségara, Cassandre, Nicolas Ghetty, Liza Pastor, Delphine Grandsart, Alexandra Naoum, Gatane…) J’intervient également en entreprise (HSBC, Bouygues, Chanel Studio, Pfeizer…)et ai travaillé au sein de diverses sociétés (Ecole Richard Cross, Fondation Little Dreams à Genève, Stage Entertainment pour Le Roi Lion à Mogador).
J’ai ajouté à mon arc la corde d’adaptatrice de chansons et de directrice artistique pour le doublage. Actuellement 2 séries pour enfants sont en diffusion, « Bananas en Pyjamas » et « Jelly Jamm’, produits par Cartoon Turner.
Actuellement en préparation: 2 projets d’album pour enfants, un quatuor vocal féminin a capella et la seconde série de « Bananas en Pyjamas ».

Artiste pluridisciplinaire formée au chant, à la danse et à la comédie, Edwige Chandelier danse pour de nombreuses compagnies et artistes dont Mylène Farmer dont elle devient choriste. Elle prête sa voix entre autres pour Disney, Saint Preux, Serge Lama, la comédie musicale « Belles, Belles, Belles », Lio, ainsi qu’à divers personnages de dessins animés. Elle est comédienne, chanteuse, danseuse, soliste au sein de comédies musicales telles que « La mère qu’on voit danser », « Et Vian en avant la Zique », « Un Conte de Noël », « Plus belle que toi », « Ricky la Banane » etc… Elle reprendra bientôt le rôle de la Mère Noël pour « Le Noël Magique » au théâtre de l’Alhambra à Paris. Elle a intégré le groupe « 2 voix » créé par Chris Mayne (Native) et de sa rencontre récente avec la pianiste chanteuse Alexandra Chabane, naît le duo « Voice on Keys ».

 

Formée par Richard Cross, elle enseigne la technique vocale, l’expression scénique et l’ensemble vocal au sein de son école et coache de nombreux artistes chanteurs et comédiens. En 2006, elle fait travailler les enfants du spectacle « Le Roi Lion » à Mogador et intervient à la Little Dreams Foundation à Lausanne.

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2009 – CLIP C’EST DANS L’AIR

Posté par francesca7 le 19 septembre 2011

 Réalisateur: Alain Escalle 

Lieux de tournage: Studios Saint-Ouen et Paris 

Date: février 2009 

Durée: 03’49 

Vidéo : 

 Image de prévisualisation YouTube

 

 

C’est début février que le concept du clip a été décidé, Mylène ayant été intéressée par les visuels créés par Alain Escalle pour la chanson C’est dans l’air pour les futurs concerts: « des matières expérimentales très graphiques sur le thème de l’électricité statique et le crâne, tête de mort de Mylène, qui chante C’est dans l’air sur l’écran principal. »

A partir de ces images du crâne qui chante, Mylène a eu envie de chorégraphies avec des squelettes.
Ont été intégrées des images d’archives sur des essais et explosions nucléaires apportant un aspect plus sérieux « contrebalançant » le second degré des chorégraphies.

2009 – CLIP C’EST DANS L’AIR dans Les Clips de Mylène 2412444133_small_1Le tournage du clip s’est déroulé en deux parties.
En février 2009, à Saint-Ouen pendant une longue journée pour les images avec Mylène enregistrées sur fond vert afin d’intégrer dans un deuxième temps les images de synthèse.
Dans la même journée ont été tournées des images pour le concert puis celles pour le clip (jusqu’à 04 heures du matin !).
A Paris, pour « enregistrer la chorégraphie pour la motion capture (traitement informatique) », ce sont des mouvements de Mylène mais aussi de Christophe Danchaud qui ont été enregistrés.
Le travail sur le clip a duré plus d’un mois, clip qui aura été achevé le 07 avril 2009 quelques jours avant sa première diffusion en télévision le 15 avril.

C’est Mylène qui a décidé que les visuels des différents supports promos ou commerce de C’est dans l’air proposeraient des captures du clip afin de probablement  « imposer le style graphique du clip en cohésion aux images du concert ».

source: Interview d’Alain Escalle – IAO Eté 2009 N°3


Dans le classement des clips les plus diffusés sur les chaînes musicales en France en 2009, C’est dans l’air est 47ème
(le meilleur résulat pour un clip de Mylène depuis C’est une belle journée, 40ème en 2002).

 

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Analyse du clip

« Mylène Farmer: Coma Extatique » par Arno Mothra 

 

   Préparez-vous à ce grand scoop : il paraîtrait que depuis ses débuts dans la chanson, Mylène Farmer apprécie le symbolisme, la philosophie et l’art ambigu. En 2009, là où certains s’adonnent à tergiverser, à l’aide de toute l’objectivité requise pour un sujet aussi percutant, sur le nouveau brushing de Mylène, il semblerait pourtant que son clip C’est dans l’air ait davantage de messages à exprimer.

     Pour son approche personnelle de la spiritualité et d’une certaine anticipation de l’apocalypse, la vidéo de C’est dans l’air, réalisée par Alain Escalle et diffusée depuis peu sur les chaînes télévisées, semble mélanger certains prophéties Mayas, les énergies inversées et les quatre symboles géométriques fondamentaux. Explications. 

2411199457_1 dans Les Clips de MylèneCivilisation mexicaine, mystique et mystérieuse disparue inexplicablement au quinzième siècle, les Mayas du Nouvel Empire sont principalement connus pour leur architecture aussi méticuleuse que somptueuse quant à leurs temples et leurs pyramides, ainsi que pour leurs sciences troublantes de l’astronomie et leur système mathématique vigésimal (base de vingt dans la numérotation). Point culminant de leur savoir : leur calendrier (le Tzolkin, almanach sacré, basé sur un cycle de treize fois vingt jours, soit deux cent soixante jours).

     Convaincus de l’influence du cosmos comme activateur de l’esprit humain, les Mayas créèrent des cycles récurrents, dont le nôtre qui aurait commencé en 3114 avant Jésus-Christ (création du monde ou naissance de certaines divinités) pour se terminer en 2012. Cette année 2012 marquerait la fin du cinquième soleil, d’un cycle de cinq mille cent vingt-cinq ans et d’un cycle de treize ans, donnant ainsi lieu à un moment de transition décisif et de transformation importante. Non synonyme de chaos à proprement parler dixit les plus grands spécialistes de l’astrologie Maya, cette fin de cycle correspondrait à une entrée de l’Homme dans une nouvelle ère, une nouvelle dimension demandant une transformation personnelle de chacun d’entre nous. Le cycle de 2012, à priori, ne serait pas le dernier puisque sonnant le glas du cinquième mais impliquant un nouveau à venir en 2013, d’une durée de cinq mille cent vingt-cinq ans, après l’inversion des pôles magnétiques de la planète ; un cycle avant lequel l’Homme devra prendre conscience de la spiritualité, et vaincre les religions.
     S’il ne s’agit ici en aucun cas de porter ou non du crédit à ces théories catastrophiques (très en vogue et, comme par hasard, pendant ce lavage de cerveau insupportable concernant la Crise : admirez la coïncidence), il parait probable que la charmante rousse ait tenté d’établir un parallèle entre son nihilisme assumé (quoique flou) et la fin du dix-septième calendrier des Mayas 

  Points communs avec la vidéo d’Alain Escalle : un aperçu de l’alignement des planètes sur certains plans, la retranscription de la violence des hommes (guerres) avant le véritable chaos (explosion de la Terre), un soleil influent (semblant, paradoxalement, n’éclairer que très peu les entités dans le clip, noyé dans le noir et blanc), un mouvement flou mais effrayant du système solaire. Dans le refrain de la chanson, Mylène Farmer évoque l’emprise dangereuse du nucléaire et la passivité des hommes à entreprendre une prise de position majeure afin de limiter les dégâts (« On s’en fout, on est tout, on finira au fond du trou »). En se basant sur des messagers du temps et des traducteurs des pensées Mayas, l’Homme pourrait préparer le chaos, voire le surmonter, dans la mesure où l’Univers lui fournirait des informations quant à son devenir, et à celui du cosmos. Le procédé de régénération servirait également à se débarrasser des poubelles religieuses. 

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     La force de l’esprit collective, Mylène ne semble pas y croire, si l’on se réfère aux couplets des paroles de C’est dans l’air (énumération de vanités, puis surtout « Que faire des ruses, que fait le vent ? »). Tout ceci renvoie évidemment au constat de statisme dans la chanson Dégénération (et sa mise en image). « Les fous sont des anges » : des indicateurs ? Des sauveurs ? Qui sont ces fous, ces anges ? Des prophètes ? Dans ce cas de figure, la chanteuse appellerait à écouter les mises en garde (« C’est nécessaire, prendre l’air… », « c’est salutaire, sauf qu’ici loin sont les cieux »)… 

Remarquons enfin la prépondérance du squelette (et plus particulièrement de la boîte crânienne) au sein du film. Selon la légende Maya, il existerait treize artefacts de crânes de cristal (datant de plus de cinq mille ans). Cette même légende indique qu’il faudrait regrouper et aligner les treize crânes ensemble, le 21 décembre 2012, afin d’appeler Gaia (divinité primordiale identifiée à la Terre-Mère) à empêcher le basculement de notre planète. Créés pour des rites divers, ou pour de la magie blanche et noire, les spéculations les plus folles autour de ces sculptures ne permettent toujours pas à l’heure actuelle d’émettre une définition claire sur la signification exacte de ces objets. Cinq à six crânes de cristal retrouvés parmi les douze existants (selon les sources) seraient authentiques ; petite coïncidence avec le nombre de « danseurs » accompagnant Mylène, ne servant pas à grand-chose puisque assistant à l’explosion ? Mylène n’aurait-elle pas pu représenter Gaia dans la divinité perdue de The Farmer Project ? 

Autre parallèle important : les quatre symboles – géométriques – fondamentaux qui sont le carré, le centre, le cercle et la croix. Description rapide de la chose :
     Réel absolu et premier symbole fondamental, le centre se définit comme foyer d’intensité dynamique, le centre des centres étant Dieu. Dans la civilisation Maya (encore), le centre de la croix des points cardinaux correspond au cinquième soleil, époque à laquelle nous vivons.
     Point étendu et deuxième symbole fondamental, le cercle symbolise l’homogénéité, le temps, voire, chez les babyloniens, le cosmos.
     Troisième des quatre symboles fondamentaux, la croix connecte le cercle et le carré entre eux par l’intersection de ses deux droites coïncidant avec le centre. Symbole de la Terre, de l’union des contraires (terre et ciel), des quatre points cardinaux et de la totalité du cosmos, la croix se distingue également par l’essence qu’en ont faite certaines religions. Anecdote amusante : en Chine, le chiffre de la croix est le cinq ; les danseurs morts aux côtés de Mylène se comptent également au nombre de cinq (six à la fin de la vidéo). 

Enfin, le carré représente la Terre, l’opposition au ciel et au créateur. Le cercle exprime les quatre phases du mouvement cyclique, alors que la Terre mesurée par ses quatre horizons est carrée. La croix jumelée au carré indique l’expression dynamique du quaternaire (ce qui n’est pas suggéré dans la vidéo). Si la définition du cube pourrait se révéler plus complexe, elle définirait en revanche d’autant plus la logique des images de C’est dans l’air, puisque symbolisant l’arrêt du développement cyclique car déterminant l’Espace en ses trois dimensions.
     Dans C’est dans l’air, le carré, le cercle et la croix gravitent au centre.
     Pas nécessairement facile de s’y retrouver à premier abord, mais au bout du compte, le message est plutôt simple.

     En usant d’autodérision et de nihilisme, Mylène se moque ouvertement des dérives sectaires de l’interprétation des religions – et prophéties – ou de l’évolution néfaste des hommes, se permettant carrément de leur ricaner au nez (« L’infamie, c’est laid aussi »). La chanteuse est déjà morte, se transformant en cadavre (ou crâne de cristal, c’est selon) le temps de quelques plans et dansant sur une planète éteinte avec de vieux restes, des squelettes, sans identité : une petite fête organisée sur les décombres servant de socle éphémère. 

Pas aussi moralisateur qu’il ne le prétendrait en apparence, le texte de C’est dans l’air expose une réflexion personnelle sur une évolution vaine puisque parée à aucune donne salvatrice de l’Homme. C’est laid ? Tout à fait, autant s’en amuser puisque aucun discours ou monologue narcissique n’y changeront quelque chose. 

    mini-wallpapers-mylene-farmer-766 Ce texte et son vidéo-clip se perçoivent alors de plusieurs façons possibles. Mylène pourrait évoquer un espoir d’évolution positive, puisque utilisant l’humour et l’autodérision (les squelettes, le rire) et surtout, souriant sur les dernières images, avant le désastre. L’on pourrait accoler à ce (joli) sourire une non croyance aux prophéties apocalyptiques, une marque de je-m’en-foutisme très narquois ou un signe de libération ; les images d’archives correspondraient alors à une vision de perpétuation. Les évènements se reproduisent toujours, sans que chacun n’en prenne note et conscience.

     Dans une suite logique au pessimisme, Mylène quittait la Terre à la fin du Farmer Project, pour finalement la retrouver dans C’est dans l’air, en plein ordre de chaos. Difficile de croire au hasard sur l’œuvre de Mylène Farmer, puisque avec C’est dans l’air, tout un concept se développe autour de Point de suture : l’appel au rassemblement des troupes et de l’esprit (Dégénération, « je suis coma là mais faut qu’ça bouge », Réveiller le monde), l’idée du chaos (C’est dans l’air) ou d’échappatoire (Paradis inanimé), l’affiche de la tournée montrant une Mylène déchue, telle une météorite (très en vogue cette obsession pour les météorites cette année dans le milieu du spectacle) et, en dernier lieu, ce terme de rupture évoqué dans le titre de l’album, en lien avec cette poupée morte de la pochette, écartelée, à laquelle il ne reste probablement que l’esprit. 

Petit aparté en conclusion : il devient difficile de ne pas s’étonner quant aux prétendus plagiats d’Alain Escalle, artiste de talent s’il en est, sur le clip du groupe indus Laibach Tanz mit Laibach et celui, d’autant plus banal, d’Indochine avec le récent Little Dolls. Quelques petites précisions à se mettre en tête :

 Laibach a, depuis ses débuts et tel Rammstein quelques années après, toujours misé sur une image provocatrice ; de ce fait, un éventuel clin d’œil à ce groupe à travers C’est dans l’air ne paraîtrait pas fortuit. Rappelons aussi que, en dehors du fait indéniable que cette vidéo ne soit ni d’une grande qualité ni d’une subtilité épatante (quelles belles chaussures !), Tanz mit Laibach ne semble pas spécialement éloignée de ce qu’avait proposé Madonna à travers sa deuxième version d’American Life, quelques mois plus tôt.

_ Indochine, et malgré le talent que l’on accorde ou non à sa musique, n’a strictement rien inventé à travers son clip Little Dolls. Petit rappel de bon aloi : Mylène Farmer et Laurent Boutonnat utilisaient régulièrement ce genre d’effets dans leurs vidéos tournées dans les années 80. Ainsi, était incorporée une photo de Freud dans le clip Maman a tort, voire des images d’archives dans celui de Tristana (d’ailleurs sorti quelques mois avant Les Tzars d’Indo).

   mylene-farmer-oh-my-god1_mini  Mylène Farmer et Laurent Boutonnat ont toujours évoqué des références. Cela constitue l’œuvre, puisque dresser des influences est propre à tous les artistes dotés d’un minimum de sens et de culture (pour les autres, on retrouve sans peine la génération Liane Foly), car comme le soulignait l’auteur expérimental Chloé Delaume, tout art n’ayant comme unique but celui de divertir se révèle telle une propagande du vide, une lobotomisation ou une éponge vaseuse. Il s’agit de ramollir le cerveau humain. Car l’art sert aussi à cultiver, à apprendre, à approfondir certains sujets en renvoyant à des sources diverses (procédé appelé argumentation). Cette richesse culturelle a toujours différencié Mylène de la majorité, dans une œuvre parfois difficile à cerner mais souvent fascinante, ambiguë, unique. C’est aussi pourquoi, en dehors d’une évolution musicale pas toujours présente, elle nous passionne, et pourquoi nous l’aimons.
     En 1999, Mylène regrettait lors d’une interview que l’on titre sur elle : « Mylène Farmer, les jambes les plus belles de la chanson française. » Peut-être doit-elle bien rire en constatant qu’aujourd’hui, certains ne trouvent rien de plus constructif que de débattre sur sa coupe de cheveux, même si toutes les hypothèses et explications de textes ne relèvent que de la pure subjectivité. L’artiste a évolué, le public aussi. Ainsi soit-il.

Arno Mothra (le 29/04/2009 pour localhost/mylene

 

 

30e07fcLe réalisateur du clip de C’est dans l’air est Alain Escalle7. Il était le réalisateur du court-métrage Le conte du monde flottant proposé en première partie des concerts de Mylène Farmer sur Avant que l’ombre… à Bercy en 2006 et des images de scène que l’on pouvait apercevoir sur les écrans géants et sur la croix centrale. 

Le clip illustrant C’est dans l’air est diffusé depuis le 15 avril 2009 sur les chaînes musicales. Des images d’archives d’explosions évoquant la destruction à grande échelle sont diffusées tout au long du clip. On y note, par alternance avec les dites images, la présence de squelettes (images 3D réalisées par Alain Escalle) qui dansent autour d’une Mylène Farmer vêtue d’un blouson de cuir, d’un mini-short et d’une ceinture dont la boucle représente une tête de mort. À la fin du clip, la Terre explose. 203083351_smallLes éléments visuels du clip qui reposent sur le souffle nucléaire s’entrechoquent comme un collage violent. Les éléments graphiques du clip sont fabriqués à partir des éléments visuels utilisés pour le spectacle sur scène et font référence à l’universalité du monde au travers des primitives géométriques. Nous y retrouvons la thématique de la destruction chère au réalisateur et déjà présente dans son film Le conte du monde flottant, ainsi que la référence affirmée de Rage net (1988), Mothlight (1963), Dark tower de Stan Brakhage, et le travail du photographe primitif Charles Winter (Éclair de l’appareil de Rhumkorff). Alain Escalle utilise aussi un élément visuel abordé dans l’une de ses précédentes installations (Fantôme d’amour en 2005) où l’on peut retrouver les éléments de flashs et d’éclairs autour de la silhouette d’une femme qui danse sur ciel étoilé. Le tout est en noir et blanc. Et la technique mélange encore une fois des sources mixtes : 3D, images du Soleil, de la planète Terre tournoyante, de branches d’arbres et de forêts en noir et blanc puis en négatif, retraitées puis déformées au travers de filtres numériques dont la particularité est de générer des images aléatoires d’éclairs. Ce mélange trouve sa touche finale dans l’utilisation de peinture sur la pellicule qui donne au clip son aspect vieilli et usé par le temp 

Ce dernier document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/C%27est_dans_l%27air ». 

 

  

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