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Souviens-toi du jour Mylène

Posté par francesca7 le 16 mai 2013

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Les lettres de l’alphabet hébreu ornent discrètement la photo du single de cette chanson. Dans le vidéoclip qui lui est consacré, Mylène vêtue d’une robe de givre erre dans un appartement moderne, presque vide, où se propage un incendie. Les variations de l’éclairage, avec le port de deux robes différentes, corsent le jeu visuel de l’explosion des flammes, qui flirtent avec les pendeloques de glace de la robe. Et si Mylène ne s’enfuit pas, c’est à cause de ses talons de verre, qui la mènent sur un canapé bleu. Ses poses lascives disent la fascination esthétique de l’horreur (des fours crématoires ?).

Mais cette perversité se nuance par l’expression austère et concentrée de Mylène, attentive à sauver du feu quelques lettres recueillies. Sans doute Mylène s’efforce-t-elle d’accuser ici, en l’incarnant sans se laisser aveugler par lui (mais il m’est impossible de l’affirmer), le potentiel esthétique de la violence exterminatrice, banalisée dans cet appartement confortable et sans âme qui suggère une impensable généralisation de cette violence, à l’échelle de la vie quotidienne ; or l’univers décrit par Levy (une référence sur laquelle est significativement orientée la conception de l’album) n’en est pas moins un souvenir écran, derrière lequel se devine encore le thème apocalyptique. Comme si Mylène faisait le lien entre l’Apocalypse de Jean, celle des deux guerres mondiales et l’apocalypse sentimentale de notre époque, dont il n’est pas sûr qu’elle soit la moins  grave.

Souviens-toi du jour Mylène dans Mylène et SYMBOLISME innamo-208x300Il faudrait analyser longuement la composition de ce poème, qui rassemble exactement 36 vers. D’après le déroulement thématique du texte et sa présentation graphique, ces vers se distribuent comme suit : 4 + 6 + 8 / 10 + 8 (18 + 18). Mais 36 est ici l’expression numérique d’une perfection chère à Pythagore, que le Démon ne s’efforcera plus d’imiter. Bien sûr : « Souviens-toi que l’on peut tout donner / Souviens-toi que l’on peut tout briser » ; mais le dualisme transcendé devient ici la force qui anime un élan ascensionnel confirmé par le refrain où le temps présent nous introduit dans le déjà là d’un futur désiré : « Pour une minute / Pour une éternité / Les mains se sont élevées / enfin le soin graphique de Jouanneau, plaçant dans la bouche de Prince le cri ininterrompu « VOOOOOOOHOOOOOHOOOH » visualise les possibilités du rythme qui s’exerce en privilégiant certains nombres, à divers niveau du texte.

Ce phénomène n’a pourtant pas chez Jouanneau le même sens que chez Melville, Conrad ou Rimbaud. La demi-conscience de ces écrivains éprouvant les lois du Nombre fait place à la conscience amusée de Jouanneau qui les maîtrise dans une surenchère ludique ; peut-être le seul moyen d’échapper à leur emprise ?

La seule citation du célèbre récit : Tu veux que je te dessine un mouton ? » se justifie par les valeurs sacrificielles et mimétiques qui font le relief de cette question apparemment si innocente. (Le détournement ( ?) du sens auquel se livre Jouanneau dans cette citation anticipe donc celui, commenté dans le premier chapitre de cet essai, de Mylène Farmer, qui fait écho à la même demande du Petit Prince). Et pour Bonzaï l’agneau et le loup sont des figures interchangeables…

Extrait du livre : L’APOCALYPSE SUR SCÈNE Michel Aroumi p.232

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le nombre de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 16 mai 2013


le nombre de Mylène Farmer dans Mylène et SYMBOLISME fanmarjorie4-198x300l’identification de Mylène à la Bête prend une autre forme plus mystérieuse. Les jeux nominaux de Mylène (Mylène s’en fout, Mylénium…) incitent à scruter le rythme des lettres de son nom, mis en relief par le graphisme métallique de ses douze lettres ; deux fois six lettres, mais seulement neuf lettres différentes, parmi lesquelles six consonnes ; c’est assez pour songer au nombre de la Bête, expression chiffrée des malheurs que l’humanité doit aux contradictions qui lui sont inhérentes.

Mais ces intentions ludiques sont dépassées par une coïncidence dont aucune explication ne saurait venir à bout : Mylène a bien 36 ans lorsqu’elle enregistre Innamoramento en 1999. C’est l’âge crucial, celui de tous les risques pour les artistes, en raison du rapport privilégié avec la mimésis qui est leur lot. Incarnation de la perversité mimétique, e t modèle de tous les artistes pour les illusions dont elle berce l‘humanité, la Bête n’est pas vainement qualifiée par un nombre qui, relu comme la somme de trois 6 par certains commentateurs, conserve son sens néfaste dans l’imagination populaire lorsqu’il est redoublé. La structure mathématique du nombre 36, comme celle du nombre 6, traduirait le cercle mouvant du désir mimétique, autrement dit la cause de tous les malheurs des hommes, même si ces nombres, selon les pythagoriciens, expriment un idéal unitaire dont le rapport des deux Bêtes serait l’inversion négative.

Le même symbolisme s’affichait dans l’album Anamophosée ; un mot de 12 lettres, toujours sous le nom MYLENE FARMER. Les douze photos de Mylène figurant sur la brochure et sur le coffret du CD font alterner trois sortes de poses ; le visage de Mylène, ou son corps tout entier, avec deux costumes différents. Les douze boutons de son curieux maillot, mais encore les six côtés qui raient l’espace de tissu transparent entre la poitrine et les hanches sont en harmonie avec les jeux de mots sur la lettre X ( = SEX) dans certaines chansons (XXL : la marque de la Bête ? L’instant X qui comporte une allusion à l’an 2000…) Entre les lèvres de Mylène la lettre X reçoit le symbolisme que lui reconnaissait Claudel dans ses Idéogrammes occidentaux ; X est tout ce qui est section… l’unité définitivement détruite par l’unité, l’inconnu, le carrefour, l’inextricable…

Ces notions que Claudel rattache au mot « faux » inspirent justement les textes de Anamophosée où se voit chantée l’ivresse morbide des faux-semblants. L’unité détruite qui résume les visées métaphysiques de Innamoramento trouve résonance particulière dans l’album Anamorphosée, où la chanson XXL célèbre l’abolition des différences sociales et sexuelle avec un plaisir suspect, qui s’étend aux choix esthétiques dont témoignent l’ océan d’ambre » de Eaunanisme ou le « Jade… au creux du nombril » dans Mylène s’en fout.

Quoi qu’il en soit, le contemplateur est préparé à revivre cette quête, à la comprendre, par l’affiche du MYLENIUM TOUR : 12 lettres, sous les 12 lettres du nom MYLENE FARMER en haut de l’affiche. La date du concert : 24 septembre 1999 semble avoir été choisie en raison des connotations ambiguës du nombre 24, employé six fois dans l’Apocalypse (pour la figure des saints vieillards), mais rattaché à la figure du Diable dans la tradition populaire de différentes cultures. (Le fait que Mylène soit née le 12 septembre corse l’intérêt de ce choix).

L’identification des noms et des nombres dans la tradition où fleurirent les écrits de Jean de Patmos a-t-elle inspiré l’énigme qui rassemble le nom de Mylène, celui du concert et la date du 24 septembre ? Le contexte religieux de la plupart des chansons autorise à voir dans ce rébus nominal et numérique (12 + 12 lettres + 24 septembre) un rappel des vertus du nombre 48, qui fixe le rythme de certaines oraisons dans le culte hébraïque ; de même que le mois de septembre, après les huit premiers mois de l’année, la chaîne graphique du Mylenium Tour (8 + 4 lettres) rachète les maléfices latents de l’année 1999 (un 666  renversé ??). En effet, ce rapport 8/4 est relié par Melville à  la shekkina hébraïque (qui a comme attribut symbolique le nombre 32, un multiple de 8). Mais c’est dans le détail des huit coups de cloque qui sonnent la dernière heure de Billy Budd, à quatre heures du matin, u peu avant que la shekkina de l’aube ne se déverse sur le corps du condamné. La remise en cause du mythe qui détermina Melville à raturer cette shekkina s’adoucit chez Mylène, dans certaines chansons de l’album. Mylène est pourtant sœur de Billy Budd qui a comme seul talent sa claire voix de chanteur. Mais c’est dans sa vocation musicale que Mylène assume la vocation sacrificielle de Bill Budd. Du moins en sacrifiant les idées reçues qui dissimulent la fonction cathartique de son art aux yeux du public.

La nature diabolique, puisque si mélangée de l’amour naissant, réclamait les instruments (et la mélodie) suaves du premier morceau. La voix de Mylène, fondue dans le son des instruments se fait l’écho de la « voix du diable », dont on sait qu’elle est souvent séraphique. Avant même que les instruments ne se fassent entendre, un grondement céleste ou marin introduit l’album ; un orage qui s’éloigne, ou qui s’approche ?

Impossible de répondre, et la menace d’un grondement guerrier accompagne discrètement la montée de la mélodie qui progresse en vagues régulières jusqu’au moment où s’entrelacent le battement d’une armée en marche et le chœur de vois cristallines

Extrait du livre : L’APOCALYPSE SUR SCÈNE Michel Aroumi  

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MYLENE FARMER ET SON IMAGE

Posté par francesca7 le 6 mai 2013

 MYLENE FARMER ET SON IMAGE dans Mylène et des CRITIQUES mylene-farmer-cd-300x300

Mylène comme un oiseau posé, mais sur une cage de fauve. Et la cage est vide, posée sur la mer, porte ouverte. Le rythme des barreaux divisés par l’horizon suggère une croix démultipliée. Le jeu des lignes parallèles (ou croisées) exprime tout le sens de la photographie ; la dualité maîtrisée (ou célébrée ?) dans la jonction du ciel et de la mer dont contrastent les bleus, associés aux valeurs terrestres de la cage du fauve absent. On peut songer ici au symbolisme que revêt la cage d’un tigre dans un très court fragment de Kafka, où la tension de la volonté du dompteur et de l’indifférence du tigre trouve son chiffre dans la « cage … qui avait les dimensions d’un hall » Mais l’animal et le dompteur ne font plus qu’un dans la pose de Mylène au visage penché sur la cage aussi vaste qu’un hall.

Le corps de Mylène, les traverses horizontales et les barreaux d’angles de cette cage dessinent une croix, qui ne sauva pas le diabolisme de non-sens de cette représentation. L’alliance des valeurs marines et terrestres évoque plutôt le mythe de la Bête de la mer secondée par la Bête de la terre. En effet, la même cage figure au revers du paquetage du CD avec une autre pose de Mylène, mais encore sur une troisième vue du même décor (avec changement de pose) cette fois sur le dépliant intérieur du paquetage en carton. Sur cette image les contours de la cage vue de face, ceux de Mylène oiseau (ses voiles au vent semblent des ailes) se soulèvent grâce au découpage qui laisse une frange de ciel autour de Mylène ; on songe alors à l’image de la Bête de la mer, que la Bête de la terre a pouvoir d’animer. Le découpage soigneux symbolise à lui seul, dans l’application mimétique qui suit les contours du sujet photographié, le mimétisme qui caractérise l’agir de la Bête, parodie infernale de celui du Seigneur (ou du Verbe).  

L’identification de Mylène à la Bête était plus apparente lors du concert donné à l’occasion de la sortie de l’album Anamopphosée, où Mylène, coiffée aux quatre vents, se faisait Mygale, dans un décor futuriste dominé par une gigantesque araignée (le thème de l’araignée inspire d’ailleurs un titre de cet album : Alice dont les premiers mots ; « Mon Alice, Alice/Araignée » laissent bien sûr entendre le nom du Malin. Qualifiée de « petit âme », l’araignée de Mylène est pourtant figure du Soi qui prend dans cette chanson les allures du « black out » : « comme tu me manques / Araignée). Mais dans Innamoramento l’identification de Mylène à la Bête se double du costume de Satan dans la tradition populaire des siècles passés. Pourtant, dans cette chanson Mylène « Particule d’hélium », souhaite « Partir toute en fumée », comme Rimbaud dans sa Saison en enfer se veut moucheron « que dissous un rayon » (alchimie du verbe).

innamoramento-album-300x300 dans Mylène et SYMBOLISME

Dans le fond de cette photographie, le vague treillage en carrés qui voisine avec un panneau à rayures verticales ne fait que souligner ces intentions diaboliques, certes reniées dans l’imprécision de ce fond. La photo est d’ailleurs étiquetée sur l’un de ses côtés par un petit rectangle où l’on devine deus lignes verticales d’écriture chinoise, toutes deux sectionnées. L’imagerie de l’album renoue en effet avec les principes de l’esthétique de l’Extrême Orient, source d’inspiration majeur du vidéo-clip de l’Ame stram gram même si c’est dans Méfie toi qu’est évoqué le Bouddha.

Voilà qui valide le battement du Oui et du Non, dont le diabolisme n’en est pas moins confirmé par les gargouilles diaboliques et par les symboles cabalistiques qui encadrent le texte de Consentement.

Les symboles cruciformes certes ne manque pas ; certaines poses de Mylène sont très expressives, même si elles n’atteignent pas la clarté de la photo réalisée pour le single de Je te rends ton amour où Mylène, poignets scotchés sur les bras d’une invisible croix, rejette la tête en arrière. Et ce fantasme de décapitation, qui ne vise rien moins que le Christ, porte une signature, d ans les deux V de tissu transparent qui ponctuent la robe blanche au niveau de la poitrine et des cuisses.

Ces intentions symboliques ont pris tout leur relief dans le show du Mylenium Tour, qui commence curieusement par le dernier morceau de l’album Innamoramento. Le rideau est encore tiré sur la scène, lorsqu’on entend Mylène psalmodier le seul mot innamoramento, répété sur les mêmes notes. Mais dans le rideau s’envole, c’est le buste d’une Vierge noire gigantesque (20 mètres de haut) que découvrent les spectateurs médusés. Et la statue aux bras ouverts à l’orientale est coiffée de tresses serpentiformes qui suggèrent la confusion de la Vierge et du Dragon de l’Apocalypse. Très doucement le monstre s’ouvre verticalement, en deux moitiés qui visualisent la division dont je parlais. Et c’est dans l’espace ouvert, au niveau du front de cette Minerve de science-fiction que Mylène apparaît, voilée de gaze blanche et bras écartés. On la voit monter dans les airs toujours chantant. Alors le bras droit de al statue se soulève et bientôt Mylène lovée dans la paume de la Vierge, descend vers la scène.

Il est 19 H 15. Quelles vêpres.

Extrait du livre : L’APOCALYPSE SUR SCÈNE Michel Aroumi p.21

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Le MILENIUM TOUR DE MYLENE

Posté par francesca7 le 6 mai 2013


Le MILENIUM TOUR DE MYLENE dans Mylène et des CRITIQUES

Exprime clairement tous les enjeux : l’apocalypse intime de Mylène n’est pas qu’une apocalypse sentimentale. Les repères littéraires et philosophiques de Mylène, qui a lu Cioran, confirment les visées de son travail qui intéressent les comportements humains de cette période dite charnière de notre histoire. Ces comportements, ces tourments trouvent leur meilleur symbole dans les photographies de l’album « Immamoramento », qui peuvent encore se voir comme une transposition iconographique du mythe de LA BETE, aux prises avec son « image ».

Ce travail de Mylène (musical, scénique et poétique) a des antécédents connus, qu’il serait abusif de désigner comme ses modèles ; je songe au x performances des Rolling Stones, enfermés dans la « Babylone » musicale que déploient leurs concerts. Mais ces impressions concernant les stones ne vaudraient rien sans la valeur allusive de leurs chansons les plus connues….

La venue de l’an 2000 pour a soufflé dans l’imagination de Mylène Farmer un poème étonnant auquel ont collaboré les artistes, graphistes ou musiciens qui l’entourent ; en s’identifiant au nouveau millénaire (Mylenium album), Mylène a choisi d’incarner les angoisses millénaristes, les rêves effrayants qui les traduisent, mais encore leurs causes profondes ; il s’agit d’une démonstration décisive, qui ne marque pas seulement un tournant dans la carrière d’une artiste dont les attirances sataniques pouvaient paraîtres suspectes – jusqu’à ‘enregistrement de cet album Innamoramento. En effet, les paroles des chansons dont elle est le seul auteur retracent une quête spirituelle qui surmonte le drame obscure où s’abreuvent les progrès humains, autrement dit la violence dualiste, principe occulte des élans civilisations et avant tout des comportements quotidiens abordés par Mylène sur le plan des sentiments amoureux. Il faut regarder, pour mieux comprendre le sens de ces paroles, l’imagerie du paquetage du CD et le livret où figure le texte des chansons : autant d’énigmes rassemblées dans un véritable poème-objet.

Extrait du livre : L’APOCALYPSE SUR SCÈNE Michel Aroumi p.15

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Phénoménale Mylène

Posté par francesca7 le 24 avril 2013

 

Diffusion: Samedi 22 janvier 2011 à 20:45 sur TF1

Phénoménale Mylène dans Mylène dans la PRESSE 13Du haut de ses vingt-sept ans de carrière et de ses (presque) 50 ans, Mylène Farmer peut se targuer d’être encore au sommet des hit-parades. Ses passages à la télévision distillés au compte-gouttes créent toujours l’événement, comme samedi 22 janvier lors des NRJ Music Awards sur TF1.

Véritable phénomène discographique, Mylène Farmer entonnera samedi 22 janvier (en live ou enregistré dans les conditions du direct ?), à l’occasion des NRJ Music Awards, l’un des titres de son huitième album,Bleu noir, qui fait un carton avec ses 300 000 ventes en quelques semaines seulement. 

Si la star délaisse, pour la première fois, son réalisateur-compositeur historique, Laurent Boutonnat, elle est ici entourée d’un casting de rêve : Archive, Moby et le fameux producteur-compositeur marocain RedOne, faiseur de tubes pour Lady Gaga. «Ça fait du bien d’avoir de nouvelles mélodies, Boutonnat commençait vraiment à tourner en rond», précise Thibault Kervannec, admirateur de la belle depuis 1995. 

Les fans ne sont pourtant pas spécialement gâtés par la star : elle a interdit, par exemple, toute création de fans-clubs officiels. Toutes les photos d’elle publiées sur le Net sont soigneusement scrutées par une horde d’avocats au droit à l’image. Une distance qui participe à la légende et qui amène certains fans à des situations extrêmes. Comme elle habite dans une rue privée parisienne impossible d’accès sans “laisser-passer”, quelques-uns ont même essayé de soudoyer des livreurs pour pénétrer dans la propriété en s’installant dans leur coffre ! 

Une icône intouchable

Côté communication, là encore, Mylène Farmer reste attachée à sa stratégie pour la sortie de son nouvel album : deux ou trois interviews radio, une pour Paris Match, une autre pour le JT de France 2 et un passage aux NRJ Music Awards. Une parcimonie de com’ qui ne semble embêter que les journalistes et les professionnels de l’audiovisuel, prêts à lui dérouler leur tapis rouge pour un passage de quelques minutes. Mais hors de question pour elle de s’afficher chez Drucker, Ruquier et consorts. Une façon de garder le mythe intact et donc de renforcer le côté exceptionnel de chacune de ses apparitions…

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Mylène, souvent dans Platine

Posté par francesca7 le 23 avril 2013

 

Mylène, souvent dans Platine dans Mylène dans la PRESSE mimiPlatine a été créé le 1er avril 1992 (par provocation) sous forme associative par Jean-Pierre Pasqualini – un diplômé et professionnel du tourisme, animateur de radio libre et passionné de chanson et de variété.

Excellent magazine sur la variété française, Platine fait une large place à Mylène Farmer, à son travail et à ses collaborations.

Les articles sont riches, bien documentés et vont au fond des choses. Les analyses critiques sont toujours bien développées et proposent une approche nouvelle de la star et de son parcours. Les interviews sont nombreuses et toujours fouillées et respectueuses. Pour agrémenter le tout Platine propose des photos originales que l’on ne retrouve pas ailleurs.
Merci Jean-Pierre Pasqualini pour ce travail remarquable (www.platine-mag.com).

Les numéros présentés sur le site de Laurent PIVAUT sont ceux qui parlent uniquement de Mylène et de son univers.

 

Allez voir : http://laurent.pivaut.free.fr/livre/platine.htm

 

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Clip dédicace à Mylène F.

Posté par francesca7 le 20 avril 2013

 

Le 8 octobre 1988 – émission présentée par Yves CARRA– CLIP DEDICACE sur M6

Au lendemain même de la présentation d’une version tronquée du clip de « Pourvu qu’elles soient douces » sur Canal +, Mylène vient sur le plateau de cette émission musicale matinale, habillée d’un chemisier blanc ample, d’un pantalon noir, cheveux lâchés et mains gantées de cuir noir, présenter cette fois la version intégrale de son clip. Elle répond également, pas forcément de bon cœur visiblement, aux questions de l’animateur, assise sur un canapé, et reçoit quelques cadeaux.

 

Clip dédicace à Mylène F. dans Mylène en INTERVIEW myl7ne-1987-05-c-243x300

Yves Carra : (…) Nous avons une invitée exceptionnelle aujourd’hui, c’est la première fois qu’elle est sur M6 (Mylène y a été interviewée l’année d’avant pourtant) dans « Dédicace » tout au long de cette première heure d’émission. Vous l’avez comparée à une mante religieuse, à la fée Clochette, à une libellule, vous avez aussi dit – c’est vous qui parlez (les téléspectateurs) – qu’elle possédait le goût de l’interdit, de l’ambiguité. Et moi je peux vous dire qu’après sept 45 tours, après deux albums et des clips remarqués et remarquables, en quatre ans seulement,  elle occupe une place tout à fait à part maintenant dans la chanson française, vous serez bien d’accord avec moi sur ce plan-là : C’est Mylène Farmer. Bonjour !
Mylène Farmer : Merci de tant d’éloges !

YC : En plus, c’est les téléspectateurs qui parlent. D’ailleurs, à ce propos, je vous offre la carte postale du… (il prend et montre à la caméra la photo d’un chimpanzé) Il ressemble à Léon ou à E.T ?
MF : Ni l’un, ni l’autre. Ç a c’est un chimpanzé. Moi, ce sont des sajous capucins (elle prend la photo). Mais j’aimerais bien avoir celui-ci, mais c’est impossible.

YC : Pourquoi ?
MF : parce qu’ils sont très très protégés. C’est normal.

YC : Alors y a aussi une belle carte postale qu’on a reçu avec plein d’éloges derrière, je vous l’offre. (Il montre à la caméra une carte postale puis la tend à Mylène) Y en a aussi beaucoup d’autres !
MF : Merci !

YC : Je vous montre quand même le 33 tours compact (sic) de Mylène Farmer (il montre à la caméra le CD « Ainsi soit Je… ») et puis nous, bien sûr, nous allons regarder d’ici quelques minutes, mais on va en parler avant pour le présenter, « Pourvu qu’elles soient douce », donc, en version intégrale de 15 mn plus 2 mn 50 de générique, c’est ça ?
MF : C’est parfait ! (rires)

YC : C’est exactement ça !
MF : Oui.

YC : Donc, en clair, on peut dire déjà en préambule que c’est la suite de « Libertine ».
MF : C’est la suite d e « Libertine ». vous verrez : le clip démarre sur, en in, la dernière image de « Libertine ».

YC : Donc on est à quelle époque ?
MF : On est au XVIIIème siècle, ç a se déroule pendant la guerre de sept ans et c’est une histoire qui va se dérouler sur le territoire français entre une armée anglaise et une armée française, avec comme personnage principal Libertine, le capitaine anglais, la rivale de Libertine qu’on va retrouver, qui sera une prostituée et.. je vous laisse découvrir le reste.

YC : D’accord, on le découvrira dans quelques minutes. Je crois que vous avez pris beaucoup de plaisir à ce tournage, en fait…
MF : Ha oui !

YC : …. Parce qu’il y a des cascades, il y a des bagarres dans la boue, on le verra aussi tout à l’heure, il y a beaucoup d’équitation, vous aimez bien…
MF : J’adore l’équitation, c’est vrai. J’ai rencontre Mario Luraschi, qui est donc un cascadeur, un des plus renommés en France, et j’ai appris énormément de choses et c’était un bonheur, je crois le tournage le plus difficile, quand même, qui a duré huit jours, neuf jours…

YC : neuf jours ?
MF : oui

YC ; où ça ?
MF : c’était dans la forêt de Rambouillet, tout en extérieur.

YC : Tout en extérieur ? Rien en studio ?
MF : oui

YC : Avec combien de figurants, figurantes ? (on voit alors à l’image des images du making-of du clip « Pourvu qu’elles soient douces »)
MF : sur la globalité, y avait entre 500 et 600 figurants.

YC : D’ailleurs, on voit des images du tournage ! Alors, on a pris des rushes, comme ça au travers de cassettes qu’on avait…
MF : (alors qu’on voit les doublures de Mylène et Sophie Tellier se battre) ça, c’est une image de clip d’ailleurs.

YC : Oui, c’est une image du clip. C’est vraiment vous qui sautez dans les bras de l’adversaire, si je puis dire ?
MF : Il y a des cascadeuses qui sont nos doublures respectives.

YC : Ha oui, quand même ! Alors je crois qu’on va peut-être en voir quelques-unes d’autres, d’images parce qu’il y a notamment une bagarre dans la boue qui est assez étonnante.
MF : Oui, ça, c’est vraiment nous, là sur ce moment-là

YC : C’est vraiment vous qui l’avez faite ?
MF : Absolument

YC : (toujours par-dessus des images du tournage du clip) Alors là, on continue un petit peu la bagarre… ça doit pas être évident quand même quand on est cascadeuse d’être la doublure, de se battre toute la journée, d’éteindre le feu (on voit en effet à l’image un technicien éteindre un feu sur le tournage) Vous avez pas eu de problème, comme ça, pour allumer des feux dans la forêt de Rambouillet ?
MF : Non, non y avait les pompiers qui étaient sans arrêt autour !

YC : (alors qu’on voit à l’image Laurent Boutonnat donnant des indications à Jean-Pierre Sauvaire, son collaborateur) Là, on voit Laurent Boutonnat.
MF : Et des tuyaux ! (on distingue en effet quelque choses derrière Laurent Boutonnat qui peut ressembler à des tuyaux).

YC : des tuyaux ?
MF : (réalisant son erreur) Non c’est une roue ! (c’est en effet une roue posée derrière Laurent Boutonnat.) (rire)

YC : Ha bon, ça va j’ai eu peur ! Laurent Boutonnat, donc, le réalisateur qui est aussi l’arrangeur, le concepteur et le réalisateur du 33 tours.
MF : Voilà. Là, y avait Jean-Pierre Sauvaire, qui est donc le chef opérateur qui travaille avec nous.

YC : et je crois aussi, je vous en ai entendu parler dans une autre émission on peut le dire, que le montage était très important pour vous, et que la monteuse, puisque c’est une monteuse…
MF : (l’interrompant) il est bien évidemment très très important mais je disais l surtout que c’est pour moi un réel plaisir et une grande émotion que d’assister au montage, et spécialement de celui-ci parce que c’est un travail qui est énorme, et c’et vrai que Laurent Boutonnat travaille avec une monteuse qui est extraordinaire.

YC : Oui, il faut reconnaître que c’est un travail d’équipe, ça aussi, parce que je crois que vous avez repris la même équipe, je crois.
MF : Là c’est réellement un travail du metteur en scène et d’une monteuse.

YC : Alors, est-ce que je sais pas, on peut attendre un troisième volet de « Libertine ! » ; « Libertine II » Un troisième volet ou .. ?
MF : Je le souhaiterais. Faut-il avoir la chanson ! Et puis, l’avenir.. je ne sais pas !

YC : Dans la chansons, je crois qu’il y a pas de problème puisque sur ce 33 tours (Ainsi soit Je… ) vous avez écrit tous les textes. C’est ça ?
MF : Oui.

YC : Y en a une particulièrement  que  j’aime bien, c’est « Horloge »
MF : Oui, c’est un poème de Baudelaire.

YC : C’est pas mal. Vous avez peur de la mort ? Parce que le temps, c’est un petit peu, donc la base (du poème)…
MF : Je vous dirai quand on naît et quand on est enfant, on a peur de la vie, et quand on vieillit, on a peur de la mort. J’en fais partie oui.

YC : Très bien. Alors maintenant : on écoute !!

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Mylène Farmer Interview 2013

Posté par francesca7 le 13 avril 2013

INTERVIEW Mylène 2013 -À l’occasion de la sortie de son album Monkey Me et de sa tournée, la chanteuse française se confie. (Avec TV Magazine)

Son nouvel album, Monkey Me, sortira le 3 décembre. Douze titres composés par Laurent Boutonnat sur des textes de Mylène Farmer. Un mélange éclectique où cohabitent des morceaux pop-rock émergeant d’une base électrique, de sons de batterie, de guitares et de saxo. Les paroles manient les thèmes chers à l’interprète, mais teintés d’une fraîcheur et d’une poésie qu’on ne lui connaissait pas. En exclusivité pour TV Magazine, Mylène Farmer se livre à un exercice rare pour elle: l’interview-confession. Voici la star comme vous ne la lirez jamais.

TV MAGAZINE – Mylène Farmer, votre dernier album remonte à deux ans. Vous nous aviez habitués à des intervalles plus longs…

Mylène Farmer Interview 2013 dans Mylène 2013 - 2014 a1

Mylène Farmer- Oui. Je ne m’en rends pas compte. Deux ans dans un monde chronophage, où chaque jour engloutit le temps, cela paraît une éternité. Il s’agit probablement d’un manque et de l’envie de remonter sur scène.

Monkey Me marque la reformation de votre tandem artistique avec Laurent Boutonnat. Qu’est-ce que votre «infidélité» vous a apporté?

Il ne s’agit pas d’infidélité! Mon précédent album, Bleu noir, n’était autre que le fruit de rencontres avec Moby, Archive et RedOne. Ils m’ont proposé des chansons qui ont provoqué mon désir et l’envie d’écrire… C’est aussi simple que ça. En outre, Laurent Boutonnat travaillait de son côté sur d’autres projets.

On vous connaissait rousse et vous vous montrez blonde platine sur l’album et les affiches de votre tournée. Que s’est-il passé?

Moi aussi, je me connaissais rousse! (Rires.) Mais sous le roux se cachent d’autres couleurs. Ne sommes-nous pas tous constitués de mille facettes? Celle-ci avait envie de vivre…

Quel look allez-vous adopter pour votre tournée? Et quelles surprises avez-vous concoctées pour ces concerts?

Je ne peux y répondre maintenant. Mais, puisque vous l’évoquez, le mot surprise sera bien au rendez-vous.

Une nouvelle fois, vous avez battu le record de réservations en un minimum de temps. Cela vous touche-t-il encore?

Je suis bouleversée à chaque fois! Tellement bouleversée… Et, quelques instants plus tard, totalement affolée! Il est impensable d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci. C’est un véritable cadeau et une responsabilité aussi. On ne veut pas décevoir ni se décevoir. On a donc un an pour se préparer à embrasser le regard de tous ceux qui ont la générosité d’attendre.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui écoutent vos chansons pour garder de l’espoir dans un monde aussi dur?

Le monde a toujours été dur. Sous certains aspects, il l’est peut-être moins aujourd’hui, même s’il est autrement cruel. Moins solidaire, plus solitaire aussi. Je ne peux que penser à ceux qui sont bien plus malheureux, dans le besoin ou cloués sur un lit d’hôpital, et me dire qu’il faut affronter la vie et trouver des pépites dans des moments simples, ces moments qui sont souvent à portée de soi, mais qu’on ne voit plus. Être aimé de quelqu’un ou d’un plus grand nombre reste l’essentiel de la vie. Se préoccuper d’autrui rend meilleur.

On vous dit solitaire. Pouvez-vous nous décrire une de vos journées quand vous ne travaillez pas?

Vous voulez dire quand je ne travaille pas comme une personne qui doit se rendre quotidiennement à son bureau? (Sourire.) C’est un grand privilège de n’avoir pas le sentiment de travailler, même lorsque je finis une séance de studio à 2 heures du matin ou lorsque je sors de scène exsangue. C’est du travail, mais je ne le vis pas comme un poids ni comme une obligation. C’est un choix et une immense chance. Je dois certainement partager ce sentiment avec toutes les personnes passionnées par ce qu’elles font. Mais je suis, c’est vrai, d’une nature solitaire. J’ai besoin de m’occuper de mes animaux, de dessiner, de nager, de regarder des films et je retrouve mes amis avec d’autant plus de plaisir…

Quels sont les journaux et les émissions de télévision que vous suivez régulièrement?

Je ne regarde pas beaucoup la télévision finalement, surtout en période de travail. Mais j’ai toujours aimé les débats, quand les points de vue sont exprimés avec respect. La télévision est un média parfois trop pressé pour traiter le fond des choses. Je n’aime pas le cynisme systématique et la télévision bruyante. Il m’arrive de dévorer des séries comme Downton AbbeyDexter ou Les Tudors et je regarde toujours avec autant de bonheur Un jour, un destin. Dans le fond, je ne recherche pas l’information à tout prix… Je la laisse me cueillir au détour d’un article, d’un reportage.

L’industrie musicale souffre et les ventes de CD ne cessent de baisser. Imaginez-vous un jour ne plus pouvoir sortir de disques?

Chaque époque a connu la disparition d’un support. Il y aura toujours des disques physiques, même si le digital annonce une ère nouvelle. En tout cas, il y aura toujours un rapport affectif à l’objet quel qu’il soit. Les albums ou une autre forme restant à inventer rencontreront toujours un public. La musique existait dès la naissance de l’humanité.

Que pensez-vous des télé-crochets? Est-ce un miroir aux alouettes, un mal nécessaire ou le seul moyen aujourd’hui d’être découvert?

Je ne peux pas juger cette génération d’émissions puisque je ne les connais pas bien. Mais je suis toujours un peu gênée quand l’art devient un concours.

Le Québec, où vous êtes née, est en proie à de violents mouvements protestataires. Avez-vous conservé des attaches là-bas?

La violence m’a surprise dans ce pays, à la réputation modérée. Je n’y ai conservé malheureusement aucune attache… Si ce n’est l’envie d’y retourner pour ses paysages de neige et peut-être transporter le prochain spectacle là-bas…

Quels artistes récents vous semblent dignes d’intérêt?

Je suis impressionnée par Muse. Et par Matthew Bellamy, qui est aussi fascinant que Freddie Mercury !

Que pensez-vous des réseaux sociaux et des sites si nombreux qui vous sont consacrés?

Je suis fascinée par la vitesse de l’information et la possibilité pour de nombreuses personnes de partager instantanément des sujets communs. Je pense aussi à ceux qui n’y ont pas accès. Avec qui partagent-ils leurs passions? Aussi, je ne m’attarde pas sur les sites qui me sont consacrés. J’aurais l’impression d’entrer, sans y avoir été invitée, dans une pièce où les gens parlent de moi.

mylene2-199x300 dans Mylène en CONFIDENCESUne photo vous montre avec un gibbon. Est-ce celui que vous avez adopté il y a plusieurs années?

Non. E.T. était un singe capucin, plus menu. Elle a partagé ma vie pendant plus de vingt-cinq ans. Il s’agit ici de Betty, une demoiselle de 4 ans, qui a été volée lorsqu’elle avait 3 mois et retrouvée huit mois plus tard. J’ai croisé son chemin grâce à Vincent Lindon, qui m’a un jour envoyé une petite vidéo d’elle sur le tournage de son film Augustine . J’ai immédiatement contacté le parc zoologique du bois d’Attilly, où elle vivait. C’est une rencontre inoubliable, une émotion tellement forte. Elle était d’une douceur incroyable. Quant à E.T., elle me manque terriblement…

L’avez-vous remplacée?

Non. Elle restera l’unique.

Avez-vous déjà décidé d’une date à laquelle vous arrêteriez de vous produire sur scène ou d’enregistrer des disques?

C’est, semble-t-il, une question qui taraude beaucoup les médias, mais, vous savez, il y a dix ans déjà, on me demandait: «Quand saurez-vous que ce n’est pas le combat de trop?». Je ne me projette pas dans l’avenir. Trop angoissant. Quand le désir n’existera plus, alors je me volatiliserai.

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Mylène Farmer, à Nulle part Ailleurs

Posté par francesca7 le 13 avril 2013

 

Pratiquement un an après son passage remarqué dans la célèbre émission de Canal + pour la promotion de « Sans contrefaçon », Mylène est de retour sur le plateau de Philippe Gildas, qui anime désormais l’émission avec Antoine de Caunes, pour présenter en exclusivité le clip de « Pourvu qu’elles soient douces ». Présente sur toute la durée de l’émission, elle répond aux questions des animateurs et assiste aux différentes chroniques, vêtue d’un tailleur blanc ample maintenu par une ceinture noire, les cheveux lâchés et des gants de cuir noir aux mains.

Interview lors de l’émission du 07 octobre 1988 – NULLE PART AILLEURS sur Canal + – présenté par Philippe Gildas et Antoine de Caunes.

Mylène Farmer, à Nulle part Ailleurs dans Mylène 1987 - 1988 mylene-gildas

Philippe Gildas : (…) Mylène Farmer, « Ainsi soit Je… » c’est son deuxième album.
Mylène Farmer : oui

PG : Et alors, après le premier album, on s’était dit « Voilà, c’est une façon de poser une carrière, de montrer qu’on ne fait pas que des coups », et maintenant un deuxième album. Le plus étonnant encore, c’est que… on peut le montrer, d’ailleurs, cet album, puisqu’il n’a que quelques mois (le pochette d  l’album « ainsi Soit Je… » apparaît à l’écran). Voilà, c’est celui-là : « Ainsi soit Je… » mais tout le monde se souvient quand même. Le plus étonnant, c’est que dans cet album, pratiquement toutes les paroles cette fois, c’est Mylène.
MF : Oui, j’ai eu le démon de l’écriture, là !

PG : ça s’apprend petit à petit, ou c’est le goût qui vient ?
MF : Je crois que c’est une découverte. C’est après enlever ces inhibitions que j’avais quant à l’écriture. Et puis c’est un réel plaisir, je crois.

PG : Enfin, déjà dans le premier album y avait trois chansons qui étaient déjà des succès et déjà des paroles de Mylène Farmer, quand même !
MF : c’est vrai, mais un album entier c’est un lourd travail.

PG : Bien aidée par Laurent Boutonna ?
MF : Bien évidemment !

PG : C’est plus que jamais le compagnon….
MF : Moi je travaille toujours après les musiques. Ça m’inspire les paroles.

PG : Alors c’est aussi avec Laurent que tu vis l’aventure des clips, j’ai failli dire des films ! celui de ce soir, nous allons en voir la partie chanson, qui doit faire 4mn 50, presque 5 mn, alors que le clip fait ??
MF : Il fait 15 mn et y a même 2mn 50 de générique, je crois. Donc 17 mn en tout.

PG : Encore une fois un vrai film ! C’est pas la première fois, puisque tu avais déjà fait des…
MF : Non, mais celui-là c’est le plus long et le plus lourd. Et le plus difficile, aussi !

PG : Voilà, petite à petit le duo Boutonnat/Farmer avance vers un long métrage, hein ! Qu’on verra un jour prochain ?
MF : J’espère.

PG : Vraiment ?
MF : Je pense d’ici un an et demi, deux ans. (le projet de Laurent Boutonnat mettra plus de temps à aboutir et « Giorgino » ne sortira finalement qu’en octobre 1994).

Philippe Gildas enchaîne sur le succès de Mylène qui lui apporte inévitablement des fans et Antoine de Caunes lit à l’antenne une lettre de fan, fictive bien entendu, Mylène rebondit sur le contenu de cette lettre fantaisiste.

MF : Je vis avec deux singes : Léon et E.T.

PG : On a revenir sur les singe,s mais d’abord gloire à Laurent ! On en parle jamais : Laurent, c’est lui le Pygmalion (…)
MF : On a dit Pygmalion, mentor et je ne sais ! (rires)

PG : En fait, c’est quelqu’un avec qui tu t’entends remarquablement bien dans le boulot.
MF : Oui, je crois qu’il y a une complicité énorme et une complémentarité, surtout.

PG : (…) Léon va bien ?
PF : Très, très bien, il grandit !

PG : Il a quel âge ?
MF : Je crois six, sept mois (en réalité presque un an, puisque Mylène venait de l’acquérir selon ses dires dans la même émission onze mois plus tôt).

PG : Il est tout petit, quand même, encore !
MF : Oui, oui, oui ! Mais il commence à atteindre sa maturité sexuelle !

Antoine de Caunes : C’est un sapajou ou un capucin ?
MF : C’est un sajou capucin !

A de C : Un sajou ?
MF : Oui

PG : ça joue avec tout le monde, d’ailleurs ! ça joue avec E.T ?
MF : ça jour beaucoup avec E.T, ça dort toujours sur son dos et..

PG : Mais alors maintenant qu’il va devenir grand sexuellement et que E.T est une femelle…
MF : mais justement ? il a besoin d’un exemple (elle se tourne alors vers Antoine de Caunes et le fixe)

PG : Et les singe,s ça t’intéresse toujours autant ?
A DE C : (troublé) Je peux m’absenter quelques instants ?  (rires de Mylène)

mimi5-247x300 dans Mylène en INTERVIEWPG : Les singes sont toujours dans la maison ?
MF : Bien sûr, oui !

PG : Mais t’as pas amené les souris comme il avait dit ? (En référence à la fausse lettre d’Antoine de Caunes)
MF : Non, non, non !

PG : Parce que ça peut pas faire bon ménage avec les singes !
MF : ça ne fait pas bon ménage. Mais c’est vrai que Diane Fossey, qui a élevé beaucoup de gorilles, c’est une femme qui me fascine. Et si j’avais un autre monde, une autre vie, je crois que j’aimerais faire ça.
A DE C : Sinon, on peut vous présenter Christophe Lambert ! (rires de Mylène)

PG : un mot sur le XVIIIème et le XIXème : c’est vrai que dans tous les clips, avec Laurent, vous les faites toujours se dérouler dans d’autres périodes de l’Histoire.
MF : C’est l’amour du costume, l’amour de l’Histoire, je crois.

PG : C’est pour faire le cinéma, le grand spectacle, quoi..
MF : Oui, oui.

PG : Mais ça correspond peut-être à tes lectures, aussi, non ?
MF : Moi, j’aime surtout – je le dis tout le temps, mais c’est vrai – Edgar Poe.

PG : ça c’est le côté fantastique.
MF : j’aime Baudelaire, j’aime beaucoup le théâtre de Strinbeck… Et puis on va en citer beaucoup, mais je les oublie !

PG : Oui, enfin c’est quand même toujours de même nature.  C’est toujours un peu mystérieux, un peu sulfureux.
MF : Je crois qu’il y a toujours ce même univers, oui.

A DE C : Les groupes noirs gothiques…
MF : Oui (sourire)

PG : Est-ce que tu joues toujours sur la timidité, ou tu es toujours aussi timide ?
MG : Non, je crois pas qu’on puisse jouer. Déjà, pendant quatre ans on ne peut pas jouer un même rôle.

PG : Autre ment dit ?
MF : Je suis introvertie, et j’ai ce paradoxe de vouloir être à l’avant-scène et je pense que c’est pas réellement un problème.

PG : C’est pas réellement un problème sauf si tu veux faire vraiment de la scène. Si déjà les télés te torturent ! tu vas faire de la scène ?
MF : je vais faire de la scène.

PG : On peut déjà dire quand ?
MF : on peut dire que ce sera le Palais des Sports et on peut dire que ce sera en mai 1989.

PG : C’est-à-dire en mai prochain..
MF : Absolument, oui.

PG :… au Palais des Sports, Grande salle !
MF : Mais j’aurai un gros, gros travail de préparation.

PG : Mais enfin quand on voit que l’album est depuis cinq mois au Top 50, depuis qu’il est sorti il est au Top 50 et il est toujours, y a pas de raison que le Palais des Sports soit pas plein ! ça ne fait aucun doute !

Philippe Gildas lance ensuite le journal, présenté par Annie Lemoine. Celle-ci parle notamment d’un mouvement de grèves des infirmières. Philippe Gildas rebondit sur le sujet pour s’adresser à Mylène.

PG : Tu avais une chanson avec des infirmières, non ?
MF : « Maman a tort » (sourire)

PG : Qu’est-ce que tu faisais quant u avais 12 ou 13 ans, à Garches ?
MF : Je m’occupais, enfin j’essayais en tout cas, le dimanche de me consacrer aux handicapés physiques et mentaux.

PG : Aux enfants handicapés…
MF  : Oui ! Absolument, oui

PG : … surtout victimes d’accident, et aussi handicapés mentaux.
MF : Oui, oui.

PG : Donc tu connais bine, enfin tu connais un peu ce milieu des infirmières ?
MF :  je le connais un petit peu et c’est un milieu qui est.. Je trouve ç a formidable, les personnes qui peuvent se consacrer à ça toute leur vie. C’est formidable.

Il est ensuite question d’une compétition sportive et de ses résultats avec un français médaillé.

MF : Cher les médaillés, il a un moment qui est prodigieux ; c’est le moment où ils vont gagner cette médaille. Et ça, c’est un moment qui est très, très émouvant. C’est cette performance, cette volonté d’aller plus loin et plus haut.

PG : Plus que le moment où ils montent sur le podium pour recevoir la médaille, même si ils pleurent !
MF : C’est vrai ! Oui, oui.

PG : Les catcheurs, ça l’intéresse les catcheurs ?
MF : J’aurais une question à poser, peut-être pour les femmes catcheurs (rires)

Le journal terminé, Philippe Gildas lance la suite de l’émission, en l’occurrence la rubrique de Jérôme Bonaldi, qui présent ce soir le « Vidéo-look », un logiciel permettant d’insérer sa photo et de visualiser différentes coupes de cheveux.

PG : Mylène a les cheveux lâchés, ce soir.
MF : C’est ça ou le catogan. Et un jour, les cheveux très, très courts !

PG : Ha oui, donc alors là vous irez au « Vidéo-look » peut-être avant faire un essai, non ?!
MF : Je n’aurai pas besoin d’eux !

PG : Ha oui, vous aurez déjà décidé avant !
MF : Oui !

C’est ensuite le tour de la rubrique musicale de Alain Gardinier.

PG : Mylène,  a combien de 45 tours extrait de « ainsi soit Je… » déjà ?
MF : Alors… « Sans contrefaçon », « Ainsi soit je… », et puis « Pourvu qu’elles soient douces ».

PG : Vous aimez Brel ?
MF : Je crois que c’est celui que je préfère, oui, Brel et Reggiani.

PG : (…) Une question personnelle, seulement : comment vous vous êtes rendue compte que Boutonnat c’était le gars qui pouvait vous transformer professionnellement ? Parce qu’avant vous vouliez faire autre chose..
MF : Pas réellement. C’est vrai que moi, je me tournais en premier lieu vers l’équitation. C’est-à-dire que je voulais être monitrice d’équitation. Après, je me suis très vite aperçue que ce n’était pas du tout une vocation.

PG : Sauf que le cheval, vous aimez toujours ! Parce que y en a dans tous les clips, hein !
MF : Oui, mais après, j’ai découvert, justement au travers de ce clip (celui de « Pourvu qu’elles soient douces ») avec des cascadeurs, que c’était plus cette formation que j’aurais voulu entreprendre. Après, j’ai suivi des cours de théâtre, donc je voulais être actrice. Et puis j’ai rencontré Laurent Boutonnat. Moi j’appelle ça la chance des rencontres. Y a peu de rencontres dans sa vie…

PG : Quand vous l’avez rencontré, vous saviez qu’il avait déjà réalisé un film ?
MF : Non, c’est beaucoup plus tard qu’il m’a présenté son premier film qu’il avait réalisé à l’âge de 16 ans qui s’appelais « Le voyage de la fée conductrice » et qui était même passé à Cannes, je crois.

PG : Exactement ! Or, à 16 ans à l’époque, la vidé c’était quand même..
MF : Mais là, c’était en 35 mm !

PG : Ha c’était en 35 ? Il avait pu faire ? Il avait réussi à convaincre quelqu’un de lui donner les fonds ?
MF : Il avait pillé les fonds, je crois, le porte-monnaie de son papa et de sa maman (rires) Je ne sais pas, mais déjà, là oui, c’était évident, quoi !

PG : J’ai lu quelque part que vous rêviez toujours de faire du cinéma alors vous citiez Annaud…
MF : C’est vrai qu’en France, on vous demande toujours des références. C’est vrai que le premier que je citerai, c’est Laurent Boutonnat, c’est normal parce que c’est vraiment quelqu’un que j’aime et je pense qu’il sera un des grands, grands, grands réalisateurs de demain.

PG : Il a quel âge ?
MF : Il a 27 ans. C’est vrai que j’aime le cinéma d’Annaud, qu’il a aussi d’autres choses à faire, que j’ai hâte de voir « L’Ours »…

PG : Pour l’avoir vu, je peux vous dire que c’est superbe et que ça vous plaira !

Phlippe Gildas lance ensuite les « Arènes de l’info » (première version des « Guignols de l’info ») Au retour plateau, il rappelle aux téléspectateurs  que le clip de « Pourvu qu’elles soient douces » va être diffusé en exclusivité dans l’émission.

PG : Alors, cette jeune fille toute timide qu’est Mylène a écrit des paroles. Alors je sais pas si on entend très bine : peut-être c’est ça la perversité, d’ailleurs !
MF : La vraie perversité, je crois, oui (sourire)

PG : On écoute la chanson, c’est un tout…
MF : Je crois que c’est l’imaginaire de chacun qui travaille, qui va prendre un mot, un refrain ou un couplet…

PG : Parce que quand même les paroles, sans ça, elles sont hard ! Jamais t’étais allée aussi loin !
MF : Elles sont sulfureuses, c’est vrai. C’est un pamphlet sur la dite perversion des hommes.

PG : (Il cite quelques phrases extraites des couplets de la chanson) J’en dirai pas plus, parce que dit comme ça, c’est un peu gâcher la musique quand même (rires de Mylène) Mais ça valait la peine de le souligner pour que vous écoutiez bien tout à l’heure tout en regardant ! Deuxième chose : en ce qui concerne maintenant le clip, pourquoi 17 mn ?! Pourquoi un clip long, quoi pourquoi un vrai morceau de cinéma ?
MF : par amour pour le cinéma, je crois, tout simplement.

myl7ne-radio-01-a-300x248PG : Alors de façon plus précise : Pourquoi pendant la guerre de sept ans ?
MF : déjà, on a voulu faire la suite de « Libertine » ce qui n’était pas évident ! On a bien pensé la chose. C’est vrai que « Pourvu qu’elles soient douces » n’était pas évident de proposer la suite de « Libertine ». Après, c’est une recherche. Pourquoi 17 mn ? Parce que l’amour commun de Laurent et de moi-même pour le cinéma, pour avoir envie de dépasser peut-être c’est vrai, une chanson et l‘histoire d’une chanson. Que dire d’autre ?!

PG : Mais pourquoi, alors que les paroles sont totalement d’aujourd’hui, pourquoi la placer en 1759, début de cette guerre de sept ans ?
MF : Là, je vous dirai : parce que la suite de « Libertine ». Donc ça se passe toujours au XVIIIème siècle.

PG : Voilà, et puis l’amour du costume !
MF : Et puis les costumes ! Et c’est vrai que j’ai du mal à m’imaginer en 1988, que si j’avais un long-métrage à faire, je crois que je me propulserais plutôt dans un monde antérieur.

PG : Alors, y a 150 figurants !
MF : Y en a beaucoup plus, en fait, 150 figurants, c’est sur une journée. Y a eu huit jours de tournage et en globalité, on peut compter à peu près 500 à 600 figurants, donc c’était un travail colossal pour le metteur en scène. Et j’avoue que moi j’ai pris un plaisir… le plus grand plaisir, c’était le tournage, mais surtout le montage. Parce que là pour moi, c’était prodigieux ce travail  que Laurent a fait avec cette monteuse, qui est Agnès Mouchel.

PG : (…) Dans les 17 mn, la chanson se situe pratiquement au milieu.
MF : C’est ça. Alors au début la première image, donc c’est la fin de la dernière image de « Libertine 1 » et donc on retrouve Libertine étendue aux côtés de son chevalier et l’armée anglaise va arriver sur le territoire français par erreur, devrait aller en Prusse mais s’est trompée, et va découvrir Libertine et puis guérir. Le capitaine anglais va tomber amoureux de cette jeune fille, et de l’autre côté, l’intrigue donc, c’est l’armée française qui va découvrir la présence de cette armée anglaise sur le territoire français et qui va payer des prostituées pour pénétrer le camp anglais et décimer cette armée anglaise. Et dans les prostituées, on retrouve la rivale de Libertine.

PG : D’accord…
MF : Et la suite, après y a toute…

PG : C’était nécessaire de vous dire ceci, parce que…
MF : c’est vrai que c4est un peu dommage toujours d4en montrer la version courte 

PG : … parce qu’on ne peut pas vous présenter les 17 mn ; bien entendu, vous le comprenez bien. Donc regardez : c’est « Pourvu qu’elles soient douces » et vous pouvez par avance applaudir !

Pendant que Philippe Gildas annonce le clip, Mylène se passe la main dans les cheveux et les regroupe d’un côté de sa t^te. Une version coupée du clip est donc diffusée. Au retour plateau, le public applaudit très chaleureusement, ce qui fait sourire Mylène.

PG : « Pourvu qu’elles soient douces », avec les chevaux et les cascades de Luraschi.
MF : Ha oui ! C’était merveilleux, il m’a appris beaucoup de choses.

Philippe Gildas lance ensuite la rubrique cinéma. Après celle-ci est diffusé un sketch de Karl Zéro qui parodie la chanson « Libertine » avec des paroles très gauloises. Au retour plateau, si tout le monde applaudit le sketch, on peut noter que Mylène n’applaudit pas alors qu’elle avait applaudi les autres séquences…

PG : Tu préfères l’originale, hein ?! (Mylène acquiesce) Reconnaissez, mon cher Antoine, que l’originale est quand même plus poétique !
A DE C : J’en conviens, mais elle riait ! Mylène riait (rires de Mylène) J’ai vu Mylène rire !

PG : Allez, les questions, rapidement (…)
A DE C : Alors très rapidement, Mylène, depuis le début de l’émission, je me le demande : pourquoi qu’elle soit rousse… Pouvez-vous nous le confirmer publiquement ?
MF : Elle est rousse… en haut (un blanc, puis les spectateurs commencent à rire puis applaudir pendant que Mylène sourit, visiblement fière de sont mot, qui trouble Antoine de Caunes encore un peu plus !)

PG : Deuxième question !
A DE C : C’est pas une question, c’est une suggestion. Vous avez dit tout à l’heure que vous vouliez faire de la scène en mai 1989, et je sais que vos singes avent danser. Donc j’ai une suggestion à faire : après « Johnny se donne à Bercy » pourquoi pas « Mylène se donne à Thoiry » ? (célèbre parc animalier des Yvelines)
MF : (d’un air de défi) Est-ce que vous allez m’accompagner ?

A DE C : Volontiers !
PG : ça fera trois, alors !
MF : (en même temps, tout sourire) ça fera trois singes (rires)

Avant qu’Annie Lemoine se revienne sur le plateau pour le rappel des titres de l’actualité, Philippe Gildas annonce les invités des jours suivants, dont Renaud.

MF : (interrompant l’énoncé de Philippe Gildas) Il est encore plus séduisant de près qu’à la télévision.

PG : (surpris) Renaud ?
MF : (elle désigne Antoine de Caunes, qui est en train de céder sa place à Annie Lemoine) Non : ce monsieur !

PG : Ha bon alors, si c’est une déclaration d’amour, Antoine, vous restez !

Après le rappel des titres, Philippe Gildas annonce le programme suivant l’émission, en l’occurrence un match de catch.

MF : Je me pose toujours cette question : qu’est-ce qui peut amener autant de gens à ce genre de combats ?

PG : C’est parce que c’est un spectacle fabuleux ! C’est un vrai spectacle.
MF : Mais qui est truqué du début à la fin !

PG : Non, c’est pas truqué. Ce qui n’est pas truqué, c’est qu’ils fassent 260 kg et qu’ils fassent des galipettes, quand même.
MF : oui…

PG : Mais c’est vrai que c’est monté comme un spectacle.
MF : Mais c’est un jeu de cascadeurs.

PG : C’est un jeu de cascadeurs (…) Ils se battent quand même vraiment.

L’émission s’achève avec l’annonce du match de catch.

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Mylène Farmer, DVD 2010

Posté par francesca7 le 30 mars 2013

Mylène Farmer revient au cinéma… pour présenter son DVD 2010

Ce dimanche, l’icône rousse crée l’événement en dévoilant, en avant-première, la vidéo de son concert au Stade de France dans plusieurs salles de cinéma à travers la France. TÊTU vous propose également de découvrir un extrait du DVD tant attendu.

Mylène Farmer, DVD 2010 dans Mylène dans la PRESSE mylene-tv-163x300Plus que quelques heures avant la sortie du DVD live de Mylène Farmer au Stade de France, lundi 12 avril. La plupart des fans de la chanteuse savent déjà que la nouvelle vidéo sera disponible dans une multitude de formats (DVD, BluRay) et d’éditions collector, certains connaissent même les visuels depuis plusieurs semaines. En revanche, hormis le clip de Paradis inanimé (voir plus bas) et quelques images diffusées sur le site officiel dédié au DVD, les détails sur le contenu ont été gardés secrets.

«Revivre le show comme si on y était»
Quelques privilégiés vont pourtant pouvoir découvrir le nouveau DVD en avant-première ce dimanche. La maison de disques de Mylène Farmer a en effet décidé d’organiser des projections dans plusieurs salles de cinéma! Il sera ainsi possible de «revivre le show du Stade de France comme si on y était» au Grand Rex, à Paris, vers 20h30 (photo).

Les régions n’ont pas été oubliées avec des séances au Cézanne d’Aix-en-Provence, à Lyon (Pathé Bellecour), Amnéville (Gaumont), au Pathé de Plan en Champagne (Marseille), ainsi qu’à Strasbourg, Montpellier, Angers, Bordeaux, Avignon, Nantes, Toulouse, Brest et Nice. Des avant-premières sont aussi calées à Caen, Grenoble, Reims et Rouen (liste complète des cinémas et renseignements ici).

Les billets pour assister à cet événement sont vendus au prix de 20 euros (frais de location inclus). Plusieurs séances affichent déjà complet, notamment au Grand Rex à Paris, mais il reste encore quelques places en vente en province. Si vous avez la chance d’assister à l’une des projections, n’hésitez pas à donner votre impression sur le site de TÊTU.

Article issu du site : http://www.tetu.com/actualites/  

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La rupture Farmer – Le Page

Posté par francesca7 le 30 mars 2013


Propos recueillis par Elsa Trillat (photographe) pour le Mylène Farmer Magazine en 2003

La rupture Farmer - Le Page dans Mylène dans la PRESSE mylene-1-127x300Un mois après, on fait une séance photo avec des loups. Bertrand organise ça dans une sorte de zoo en province, vers Le Mans, ça s’appelle La Flèche, je crois. Mylène porte une superbe robe verte en velours à la Scarlett O’Hara. Elle entre dans le domaine des loups avec un dresseur et se retrouve avec un loup et une louve. Moi je reste de l’autre côté de la barrière et je shoote. Pour ne pas être dans le champ, le dresseur s’éloigne, tout en conseillant à Mylène d’être plus proche du mâle qui est plus calme. Sa robe, le loup, les rochers dans le fond, c’est magnifique. Mais soudain, la femelle, folle de jalousie, se jette sur Mylène et l’attrape par les cheveux. Heureusement, le dresseur est suffisamment rapide pour que ça n’aille pas plus loin. Je développe les photos. Elles sont belles, mais ne paraîtront jamais nulle part – c’est Mylène qui les a aujourd’hui, je crois. En fait, je ne sens plus le truc, je ne reconnais plus Mylène. Pour moi, il y a clairement un avant et un après « Sans contrefaçon ». Les gens ont commencé à devenir hystériques avec Mylène à partir de ce titre, et plus généralement du deuxième album. Et Mylène a commencé à changer. J’ai connu ça avec d’autres stars avec qui j’étais copine et que je n’ai plus reconnues au bout d’un moment – Sophie Marceau (dont j’ai fait rentrer son frère Sylvain à la maquette de « Match »), Emmanuelle Béart (avec qui j’ai fait mon déménagement)… Il n’y a guère que Sandrine Bonnaire qui soit restée la même. Mylène ne sortait plus sans sa cour, ils étaient tous habillés comme elle, ils parlaient comme elle, j’ai trouvé ça ridicule !

Le jour où je vais chez elle pour lui montrer les photos avec les loups, on est tranquilles et, tout à coup, sa bande de copier-coller déboule. Je quitte rapidement les lieux tellement je trouve ça insupportable. Arrivée en bas, je monte dans ma voiture et j’éclate en sanglots. Je comprends que ce ne sera plus jamais pareil. Je rentre chez moi. Je prends le téléphone et j’appelle Mylène. Je lui dis très exactement ce que Sophie Marceau m’a dit deux ans avant : « Je t’appelle pour te dire que je n’ai plus envie de te revoir ». On parle longuement. Je lui explique clairement que je ne supporte pas de voir comment elle évolue au contact de ses adorateurs : « Tu ne vois pas qu’ils sont faux, qu’ils jouent un rôle ?! ». Elle me répond qu’elle en a tout à fait conscience et me conseille d’aller dormir, persuadée qu’on y verra plus clair après. Le lendemain, je reçois un coup de fil de Bertrand au journal : « Elsa, je ne veux pas savoir ce qui se passe entre Mylène et toi, mais elle m’a appelé à cinq heures du matin complètement affolée, n’arrivant pas à dormir. Alors, appelle-la tout de suite et dis-lui que vous allez vous revoir ! ». Je m’exécute. Elle décroche le téléphone et me coupe rapidement la parole : « J’ai réfléchi. Je crois que tu as entièrement raison. Ne nous voyons plus ! ». Elle est en revanche d’accord pour continuer à faire des photos ensemble. Ca me paraît difficile à gérer, mais il était prévu de longue date qu’on aille au Canada deux ou trois semaines après pour faire un reportage dans sa maison d’enfance. Un calvaire !

Déjà, on ne voyage pas ensemble dans l’avion. Arrivés à Montréal, on loge dans le même hôtel mais on ne se parle pas. J’apprends qu’elle organise une sushi-party dans sa chambre pour elle et sa cour. Je n’y suis pas conviée. Pour faire souffrir, c’est la reine ! Quand il s’agit de louer une voiture pour aller jusqu’à la ville où elle a passé son enfance, Bertrand me dit que c’est à moi de la payer. J’ai beau lui expliquer que je n’ai que du liquide et pas de carte bancaire sur moi, ça n’y change rien. Je suis donc contrainte de lui donner tout mon argent pour la voiture. Je n’ai dès lors plus un centime pour le reste du séjour, y compris pour manger. L’horreur ! Le pire, c’est que, de retour à Paris, Bertrand m’appelle pour me dire que Mylène ne veut pas que les photos soient diffusées, sans même les avoir vues ! Contrainte par le magazine qui a investi dans le reportage, j’en ai finalement passée une dans « Match ». De toute façon, je les trouve moches ces clichés. On sent que ni elle ni moi n’avions envie de les faire.

A partir de là, plus de nouvelles. J’ai beau écrire des lettres, je n’ai jamais de réponse. Nous sommes à la fin de l’été 1988. Je n’ai plus jamais revu Mylène depuis. Sauf une fois, en 1991, à l’aéroport de New York. Je suis avec Emmanuelle Béart. On fait la queue en file indienne pour embarquer dans le Concorde. Emmanuelle se retourne et me chuchote : « C’est pas Mylène Farmer juste derrière toi ? ». Je regarde dans le miroir, et qui je vois, tête baissée ? Mylène ! On avance doucement vers la porte de l’avion. A un moment, j’ai le courage de me retourner et de lui dire bonjour. Elle me répond poliment, juste poliment. En revanche, elle salue Emmanuelle avec enthousiasme. Puis on s’installe dans l’avion. Emmanuelle me dit d’aller lui parler : « C’est trop bête. Vous êtes dans le même avion ». Je me lève, je traverse l’allée. Hélas, elle est du côté hublot. Je peux difficilement me mettre sur les genoux de son voisin pour aller lui parler. D’autant qu’à chaque fois que je passe, je fais en sorte de regarder le paysage. Et quel paysage ! Y a beaucoup de choses à voir quand on est en Concorde ! Tant pis. Arrivée à Roissy, je laisse mon chariot à bagages à Emmanuelle et je vais la voir. Je lui demande si on peut aller déjeuner ensemble un jour prochain. « Non ». Juste boire un café alors ? « Non ». Je lui explique que ça fait trois ans, qu’on a changé depuis. Et là, elle me regarde droit dans les yeux à travers ses petites lunettes bleues et elle me dit : « Changé ? Pourquoi veux-tu qu’on change ? J’ai eu trop de mal à la tourner, cette page, je ne peux pas revenir en arrière ». Elle reste gentille et douce dans sa façon de me parler, mais ça n’en fait pas moins mal. Puis Laurent arrive pour la chercher.

mimi1 dans Mylène dans la PRESSEL’année suivante, je la croise dans un supermarché de Santa Monica, à Los Angeles. Je suis avec une collègue de « Paris Match » qui me déconseille d’aller lui parler, m’assurant que, Mylène logeant chez une connaissance, elle irait prendre la température. Elle me confirme rapidement que Mylène ne souhaite pas spécialement me voir. En revanche, elles deviennent copines toutes les deux. Quelques jours plus tard, je tombe malade. Ma collègue m’accompagne à l’hôpital. Elle appelle Mylène pour la prévenir de ce qui se passe car elles devaient dîner ensemble ce soir-là. Et là je réalise que Mylène se souvient de tout car elle pose des questions très précises, du style : « Combien a-t-elle de créatinines ? »… Elle propose même de prévenir un médecin français qu’elle connaît sur Los Angeles. J’ai trouvé ça touchant. Vraiment ! C’est le dernier contact que j’ai eu avec Mylène, fût-il par procuration.

Il y a deux ans, dans une station de ski près de Saint Gervais, Le Betex, je descends du télésiège et je tombe nez à nez avec Laurent. Il est avec un couple d’amis. Il n’a pas changé d’un iota. Je lui demande s’il se souvient de moi, il me répond : « Oui, bien sûr ! ». Je lui propose qu’on prenne un verre à la station le soir même ou le lendemain. Il est OK. Je ne l’ai jamais revu.
Mylène reste présente dans ma vie de tous les jours. J’observe son chemin et je lui garde une place dans mon cœur. Nine, ma petite nièce de cinq ans, commence à prendre le relais. Elle a adoré « C’est une belle journée ». Pour elle, Mylène Farmer c’est la plus belle du monde ! Ca me fait plaisir de voir que Mylène arrive à séduire encore une nouvelle génération.
Au-delà des disques et des photos, Mylène m’a laissé en souvenir une chouette en terre qu’elle a faite elle-même. Elle adorait les chouettes. Elle disait que ça portait bonheur…

Propos recueillis pour le Mylène Farmer Magazine – 2003

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Mylène Farmer et Marylise Delagrange

Posté par francesca7 le 27 mars 2013

 

Mylène, invitée A l’émission « Les animaux du Monde » du 22 mai 1988 sur TF1

Interview par Marylise DELAGRANDE

La promotion de « ainsi soit Je » continue pour Mylène qui fait escale sur le plateau de cette émission animalière. Si le contexte se prête peu à une interprétation de la chanson, Mylène offre cependant la première diffusion de son nouveau clip. L’occasion pour elle d’évoquer encore et toujours son amour dès animaux, entourée de son ami Gaétan, éleveur d’animaux qui tient une ferme en Normandie et que Mylène avait déjà présenté pour un reportage photo dans Télé 7 Jours en 1986 et évoqué depuis à plusieurs reprises. On découvre Mylène assise aux côtés de l’animatrice. Elles sont assises sur des gradins, entourées d’enfants. Mylène porte un tailleur blanc et un nœud blanc également dans les cheveux.

Mylène Farmer et Marylise Delagrange dans Mylène en INTERVIEW myl7ne-1986-13-300x291Marylise Delagrange : Mylène, vous êtes un peu la marraine de Cheeta, vous ?!
Mylène Farmer : Je voudrais être sa propriétaire, la voler à Gaétan ! (rires) il ne veut pas…

MD : Comment vous avez réagi en regardant ce document où il s’agissait, là , de vie sauvage ? (Mylène câline Cheeta, désormais allongée sur ses genoux tout en jouant avec le noeud de ses cheveux) Non, Cheeta, alors laisse s’il te plaît le nœud parce qu’on voudrait que Mylène soit habillée jusqu’au bout !
MF : (dans un sourire, les yeux plongés dans ceux du singe) Laisse-moi parler, Cheeta !

MD : Comment est-ce que vous avez réagi à ce document où on voyait des animaux contents d’être réhabilités à la vie sauvage, contrairement à Cheeta ?
MF : Moi je trouve ça formidable, formidable.

MD : Alors est-ce qu’il y a pas quelque chose d’un peu contradictoire dans votre positon, qui est d’avoir des animaux chez vous, de les aimer, d’aimer les toucher, et puis justement d’aimer un document comme on vient d’en voir un ?
MF : C’est vrai, c’est très paradoxal, mais moi je me dis que je préfère voir mes capucins à la maison avec une cage qui est très, très grande pour eux et que je peux les sortir autant de fois que je veux e t les promener. Je préfère les voir à la maison que dans une petite cage dans des magasins.

MD : Oui, parce c’est là où vous les avez trouvés. On va aller vous rendre visite dans votre appartement de Beaubourg, où justement vous avez deux petits pensionnaires.. qui s’appellent comment ?
MF : Le premier, celui que vous allez voir, s’appelle E.T je l’ai depuis maintenant quatre ou cinq ans, et puis…

MD : C’est un singe capucin ?
MF : C’est un sajou capucin (L’écran géant au centre du plateau diffuse les images d’E.T que Mylène avait filmé dan son appartement de l’époque pour l’émission « Mon Zénith à Moi » d’octobre 1987)

MD : (elle désigne l’écran) Le voilà !
MF : Voilà. Et depuis, j’en ai un autre qui est également un capucin, qui a un pelage beaucoup plus clair et qui a été totalement adopté par E.T.

MD : Et ils vivent en semi-liberté chez vous ?
MF : En semi-liberté, oui.

MD : Ils font pas trop de rages ?
MF : Le plus petit, davantage, parce qu’il est beaucoup plus nerveux. Mais elle a un comportement extraordinaire.

MD : Et ce sont des animaux que vous trouvez ou achetez.. vous avez été émue parce qu’ils étaient dans un toute petite cage ?
MF : C’est les regards… Moi j’attache une importance considérable aux regards. C’est vrai que quand je suis rentrée dans ce magasin, j’ai vu le regard d’ET qui avait un comportement plutôt passif. Et pour moi, c’était évident que de le prendre et de l’avoir à mes côtés et pouvoir lui donner toute l’affection dont elle avait besoin.

MD : alors tout le monde se demande comment vous pouvez tourner, travailler et avoir comme ça deux petits singes qui demandent beaucoup de soins et beaucoup d’affection.
MF : C’est à peu près compatible dans la mesure où on n’a pas trop, trop de velléité de grande voyageuse, que je n’ai pas actuellement. Donc, c’est pouvoir rester à la maison et s’en occuper au maximum. Mais si je dois réellement partir, i la une personne, et une seule qui pourrait s’en occuper.

L’animatrice lance ensuite un reportage sur Stella, une jeune anglaise qui recueille et s’occupe de jeunes chimpanzés avant de les réintroduire dans la nature. Au retour plateau, on voit Mylène faire un énorme câlin à Cheeta.

MD : Je crois qu’on le voit : les singes ont besoin d ‘énormément de tendresse, surtout quand ils sont jeunes. Ils ont vraiment besoin de leur mère, en fait (rires) Alors, Mylène , il y a tout de même une chose que vous m’avez dite tout à l’heure que j’aimerais que vous redisiez parce que je crois que c’est important, c’est qu’en général vous refusez de montrer votre vie avec vos singes pour ne pas inciter d’autres gens à en acheter.
MF : (tout en caressant Cheeta). Oui, parce qu’une fois de plus, un singe n’est ni un chat, ni un chien. On ne peut pas le laisser quand on part en vacances à une tierce personne. C’est un animal très dépressif, je crois, qui pourrait s’abstenir de manger, certes pendant deux, trois ou quatre jours, mais je pense que ce peut être un traumatisme pour lui que de quitter ses maîtres. Gaétan pourrait le dire mieux que moi.

MD : Et qu’est-ce que vous ne seriez pas tentée par une expérience semblable à celle de Stella ? Est-ce que vous être un jour capable de dire « Au revoir, je m’en vais, je vais aller m’occuper de singes dans la jungle ? »
MF : Je me sens foncièrement capable ? maintenant, de là à y arriver, à prendre cette décision.. Je pense que je le ferai beaucoup plus tard, en tout cas. Mais je crois que ç a ne se fait pas non plus à la légère, c’est rentrer comme on rentre dans un couvent. Et avoir certainement avoir beaucoup plus de connaissances quant aux singes et à leur vie que je n’en ai moi-même. Donc ça serait plus un rêve… Mais j’ai suivi longuement la vie de Diane Fossey, que vous aviez présentée lors de votre émission et qui était fascinante.

MD : Enfin, en tout cas ne nous quittez pas trop vite, je pense que tous les jeunes admirateurs qui sont là seraient très, très tristes, n’est-ce pas, si Mylène s’en allait !
MF : (rires) Mais je les emmènerai avec moi.

Marylise Delagrange lance ensuite un reportage sur Tippi Hedren, célèbre actrice américaine, qui vivait alors entourée de félins. Au retour plateau, Mylène est à nouveau plongée dans ses jeux avec Cheeta.

MD : je n’arrive vraiment pas à arracher Mylène à sa passion (…) Il faut peut-être revenir à la chanson pour conclure : en fait dans beaucoup de vos chansons, il y a des animaux (elle veut en réalité parler des clips) (…) Alors dites-nous, Mylène : il y a des chevaux dans « Tristana » c’est ça ?
MF : Dans « Tristana », il y a des chevaux et surtout un loup, donc qui appartenait à Gaétan ; « Libertine » y a beaucoup de chevaux. « Sans contrefaçon », il y avait aussi des chevaux, carrioles, marionnette … Et puis le dernier, c’est à découvrir ! Il y a une biche et un grand-duc.

MD : (aux téléspectateurs) alors nous allons vous montrer, ce sera la conclusion de cette émission en exclusivité.
MF : Absolument, oui.

mylene-de-a-a-z-187x300 dans Mylène en INTERVIEWMD : … puisque ce n’est pas encore jamais passé à l’écran, je crois…
MF : non jamais

MD : … le dernier clip de Mylène, qui s’appelle enfin qui est la chansons « Moi, je » (sic) et vous aller…
MF : (elle la corrige tout en caressant le visage de Cheeta) « Ainsi soit Je… »

MD : « Ainsi soit Je… » Pardon !
MF : … qui ne sera pas dans son intégralité, puisqu’on va être obligés, je crois, de couper au bout de quatre minutes.

MD : C’est ça. Mais je crois que les téléspectateurs auront beaucoup l’occasion de le revoir !
MF : Bien sûr, oui.

MD : En tout cas, merci beaucoup Mylène d’être venue.
MF : Merci à vous, Merci à Gaétan, aussi !

L’émission s’achève avec la diffusion du clip de « Ainsi soit je … »

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Sites Officiels de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 mars 2013

 Sites Officiels de Mylène Farmer dans Mylène et BIOGRAPHIES mylene1-221x300

Bercy 2006

www.mylenefarmerbercy2006.com 

Date d’ouverture : 17 décembre 2004 - Fermé 
Ce site fut le premier site officiel ouvert par le staff de Mylène Farmer. Mis en ligne lors de la mise en vente des places pour les concerts « Avant que l’ombre… à Bercy » en 2006, on pouvait y acheter en ligne des packages contenant des places de concert, des nuits d’hôtel et des billets de train. Ce site est le seul des mini-sites officiels qui n’existe plus aujourd’hui. 

L’amour n’est rien…

http://www.lamournestrien.com 

Date d’ouverture : 28 mars 2006 - Fermé 
Mis en ligne le lendemain de la sortie du single dans le commerce, ce deuxième mini-site permettait de voir en ligne le clip de « L’amour n’est rien.. ». Le site est un succès puisqu’en quelques jours, on dénombre plus de 400.000 visionnages, et quelques semaines plus tard, plus de 600.000. Il faut dire que les publicités diffusées à la télévision pour promouvoir le single mettaient clairement en avant l’URL du site. 

Lonely Lisa

http://www.lonely-lisa.com 

Date d’ouverture : 15 septembre 2008 
Ce site n’est pas consacré à la promotion du travail de Mylène Farmer. D’ailleurs, son nom n’apparait nulle part. Il s’agit d’un projet de « site communautaire de l’ennui » sur lequel elle propose aux visiteurs de publier leurs créations de toutes sortes (musique, textes, dessins…). Le site ouvre le 15 septembre 2008. Avant cela, on pouvait voir sur le site un compte à rebours menant à la date d’ouverture. Quasiment dès sa mise en ligne, le site compte plus de 5.000 inscrits, mais malheureusement la fréquentation décline rapidement. L’intérêt est relancé après le « Tour 2009″ de la chanteuse, lorsque le site propose une nouvelle version, le 03 novembre 2009.. Aujourd’hui, le site compte près de 8.000 inscrits. 

Point de suture

http://www.pointdesuture-lesite.com 

Date d’ouverture : 17 avril 2009 - Date de fermeture : décembre 2011 
Huit mois après la sortie de l’album « Point de suture », Universal met en ligne, en accord avec Mylène Farmer, un site destiné à assurer sa promotion sur le Net. Outre trois designs différents (aux couleurs du « Farmer Project » ou de la poupée du livret de l’album), ce site nous propose un « widget » permettant de visionner les quatre clips extraits de l’album (et pouvant être partagés sur la toile, notamment sur l’incontournable Facebook). Le site propose également un rappel de la tracklist de l’album et des dates de la tournée, et une rubrique Photos, qui est en réalité une galerie de captures du « Farmer Project »

Tour 2009

http://www.mylenefarmer-tour2009.com 

Date d’ouverture : 30 avril 2009 
Quelques jours avant le lancement du « Tour 2009″, ce nouveau site officiel est mis en ligne. Il propose une vidéo teaser signée Alain Escalle. Cette vidéo annonce la mise en ligne d’images du spectacle dès le lendemain de la première, et laisse à voir l’oeil de Mylène qui s’ouvre et se referme. Comme on le découvrira quelques jours plus tard, ces images sont celles qui introduisent le spectacle. Vous noterez que sur la vidéo ‘teaser’ que nous vous proposons de télécharger ci-dessous, les inscriptions indiquant la mise en ligne d’images du spectacle ne sont pas présentes, vous ne pourrez voir qu’un écran noir entre les apparitions de l’oeil de Mylène. Ce n’est donc pas la vidéo telle qu’elle apparaissait alors sur le site. Le 03 mai à 15h, des extraits du spectacle (« Dégénération »« Rêver » et « Libertine ») sont donc visibles. La vidéo est aujourd’hui toujours en ligne sur le site et totalise, un an après, près de 250.000 visionnages. 
Télécharger la vidéo ‘teaser’ (1’35) 
Télécharger la vidéo ‘premiers extraits du spectacle’ (2’25) 
Télécharger la vidéo ‘teaser’ republiée sur le site d’Escalle en 2010 (2’11) 

Stade de France

http://www.mylenefarmer-stadedefrance.com 

Date d’ouverture : 08 mars 2010 
Près d’un mois avant la sortie très attendue des supports du film « Mylène Farmer – Stade de France », ce nouveau site est mis en ligne. Et le moins que l’on puisse dire est que de nombreuses réjouissances seront proposées au public durant les quelques semaines entre l’ouverture du site et la sortie des supports, le 12 avril ! Au moment de son ouverture, le site propose déjà de quoi faire saliver les fans : un décompte des jours menant à la date de sortie, six photos inédites du spectacle (signées Robin), et, deux vidéos : le teaser du film « Stade de France », qui figurait déjà sur certains supports de l’album « N°5 on tour » sorti en décembre 2009, et « Avant la lumière », une nouvelle vidéo montrant l’ambiance dans le stade avant le début du spectacle, notamment pendant la diffusion du remix de « Sextonik ». Mais la raison d’être de ce site n’est pas uniquement d’accroître l’impatience des fans, c’est aussi par son biais que sont présentés et proposés en précommande les supports DVD, Blu-Ray et Collector du film, à partir du 11 mars. De petites vidéos de présentation de ces supports sont d’ailleurs proposées, et pour l’anecdote, certains fans réussirent à les récupérer avant la date prévue en fouillant dans le code XML du site ! En outre, ce site a également servi à la mise en vente des places de cinéma pour la diffusion du film en avant-première dans 19 cinémas de France. 
Par la suite, le staff s’amuse à jouer avec les nerfs des fans, en distillant au compte-goutte, tous les lundis et jeudis, divers extraits du film et de ses bonus : un extrait de« Libertine » de près de 1’30 (le 18 mars), un extrait des bonus concernant les costumes, avec interview de Jean-Paul Gaultier (le 22 mars), un extrait de « Rêver » de près de 1’45 (le 25 mars), et le clip live de « Paradis inanimé », une semaine et demie avant sa diffusion TV, en totale exclusivité (le 29 mars). 

Télécharger la vidéo teaser « Stade de France » (2’40) 
Télécharger la vidéo « Avant la lumière » (1’56) 
Télécharger la vidéo présentant le coffret collector (0’52) 
Télécharger la vidéo présentant les livres-disques (0’31) 
Télécharger l’extrait de « Libertine » (1’38) 
Télécharger l’extrait du bonus consacré aux costumes, « Ecorchée vive » (2’33) 
Télécharger l’extrait de « Rêver » (1’46) 
Télécharger le clip live de « Paradis inanimé » (4’43) 
Télécharger le teaser J-3 (0’08) 
Télécharger le teaser J-2 (0’08) 
Télécharger le teaser J-1 (0’08) 

Bleu Noir

http://www.mylenefarmer-bleunoir.com 

Date d’ouverture : 04 novembre 2010 - Date de fermeture : 22 décembre 2011 
Télécharger la vidéo teaser du clip « Oui mais… non » (0’17) 

Je te dis tout

http://www.jetedistout.com 

Date d’ouverture : 28 janvier 2013 

 

 

 

 

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Mylène et Esther Donbong’Na Essienne

Posté par francesca7 le 20 mars 2013

 

Bassiste, chanteuse, productrice, auteur… Esther Donbong’Na Essienne multiplie les visages artistiques. Sur disque ou en concert, elle s’est illustrée chez Manu Dibango, Claude Nougaro, Michael Bolton ou Mariah Carey.

Confidences de Esther Donbong’Na Essienne (Choriste) 2006 – Mylène Farmer et vous

Mylène et Esther Donbong'Na Essienne dans Mylène et L'ENTOURAGE 2263790455_small_2

Le prendriez-vous mal si l’on vous disait que la musique est un peu dans vos gènes ?
Absolument pas, car je suis née dans une famille de mélomanes. Mon père jouait de la guitare et nous a fait écouter très tôt de la musique. Je suis entrée au Conservatoire à cinq ans. J’étais une bonne élève et j’ai rapidement obtenu des prix du piano. J’ai appris la guitare en autodidacte et écrit mes premières compositions vers douze ans. Après le collège, je faisais des escapades dans un complexe de salles de répétitions. J’y ai croisé des musiciens célèbres comme Kamil Rustam qui a joué depuis avec toute la variété française et internationale, et qui vit aujourd’hui à Los Angeles où il accompagne Jessica Simpson ou Jennifer Lopez.

Vous étiez une musicienne pour le moins précoce. Quand avez-vous découvert le chant ?
Je chantonnais naturellement, mais je n’avais jamais étudié le chant. En revanche, j’ai fréquenté très jeune ce milieu infréquentable et j’écoutais tout, jazz, soul, folk, pop et rock. Je me suis découvert une passion pour la basse, un instrument sensuel et rythmique. Depuis, je m’accompagne à la basse en concert. On a créé, avec mes sœurs, une formation reggae, les Blackheart Daughters, où je chantais et jouais de la guitare et de la batterie. Ma sœur Princess Erika a fait son chemin et nous nous sommes retrouvées après l’enregistrement de « Trop de blabla » en 1988. Je me suis fait remarquer lors de séances de voix en studio en créant des chœurs. Des artistes m’ont sollicitée, comme le violoniste Jean-Luc Ponty (ndlr : Tchokolo en 1991 et le Festival de Montreux), et j’ai su que je ne me trompais pas quand j’ai commencé à faire des télés avec ceux qui avaient bercé ma jeunesse comme Le Forestier ou Sylvie Vartan.

Où en étiez-vous quand vous avez été engagée par Mylène Farmer en 1996 pour la deuxième tournée de sa carrière ?
J’avais décliné l’offre de Jean-Luc Ponty qui me proposait une tournée américaine car je venais de signer un contrat en solo. J’avais fait une pub pour Gini qui m’avait ouvert des portes. J’ai enregistré deux singles assez power pop qui ont eu du succès en Angleterre. On m’a d’abord signé chez Polydor UK, puis dans le label IRS Record du groupe Police (ndlr : qui abritait en son sein REM, excusez du peu !) où j’ai sorti une ballade plus classique, « Homeland ». Le projet a atterri chez Chrysalis où il est passé aux oubliettes. Je suis partie, comme Mylène à l’époque, aux Etats-Unis et quand je suis revenue, j’ai été sollicitée par elle.

Votre réputation de choriste studio vous avait-elle précédée ?
Oui, car j’ai reçu un coup de fil de Thierry Rogen. Laurent Boutonnat voulait avoir mes coordonnées afin d’écouter mon travail et pour dire la vérité, je ne savais pas de quoi il s’agissait. Les médias ne parlaient pas encore du retour de Mylène Farmer. Bien vite, j’ai compris qu’il s’agirait d’un évènement de grande ampleur. J’ai envoyé une photo et une cassette audio avec quelques-unes de mes compositions. Nous avons organisé un rendez-vous avec Mylène, on a parlé musique longuement, de son dernier album mais aussi de ma propre expérience. A la fin de la discussion, on a décidé de travailler ensemble.

Étiez-vous attirée par l’univers musical construit par Mylène et Laurent Boutonnat ?
Je connaissais le travail de Mylène depuis longtemps et j’aimais beaucoup ce qu’elle faisait. Je suis toujours très fan des albums qu’elle propose. Ce qu’elle fait est sublime et en plus, c’est une personne particulièrement attachante. Elle est entière et j’ai un plaisir non dissimulé à travailler avec elle. J’étais très attentive aux chœurs qu’on me proposait, car je voulais travailler avec des artistes de qualité. Je suis évidemment très bien tombée.

m9908h-218x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEVotre duettiste sur cette tournée 1996, Carole Rowley, avait un CV très étoffé et avait travaillé pour Real Word Record, le label de Peter Gabriel, que Mylène admire…
J’ai eu la chance de rencontrer deux camarades géniales durant ces tournées. Je me souviens de bons moments passés à Los Angeles avec Carole et les fous rires que nos avons souvent avec Johanna Manchec. En 1999, je n’étais pas allée aux Etats-Unis, j’avais rencontré Johanna à Paris et j’ai rejoint l’équipe directement aux répétitions à Marseille. Avec Johanna, on s’entend très bien et on rigole beaucoup. C’est une excellente danseuse et une très bonne chanteuse. Encore quelqu’un qui a une belle personnalité. J’apprécie Eric Chevalier, Yvan Cassar et Paul Bushnell, le bassiste d’Avant que l’ombre… à Bercy, à qui je rendrais forcément visite si je suis de passage en Californie.

Quel est le show auquel vous êtes le plus attachée ?
Chaque spectacle avait ses particularités. La première tournée était une découverte. Il y avait une fraîcheur dans mes rapports avec le staff, on riait beaucoup, notamment avec les danseurs. Le Mylenium Tour était bien plus recueilli, tant en coulisses que sur scène. Il n’y avait pas de retenue, mais probablement plus d’intériorité. Quant aux concerts de janvier dernier, j’étais totalement en confiance. J’ai senti pour ce Bercy une sorte d’accomplissement et d’aisance… Une consécration logique. Mylène était beaucoup plus à l’aise malgré le défi que représentaient ces treize dates.

Avez-vous constaté les progrès vocaux de Mylène sur Avant que l’ombre… à Bercy ?
Pour ma part, j’estime que Mylène n’a pas de « progrès » à faire. Quand on est une artiste comme elle, sa voix est une couleur et un parti pris. Je la trouve très juste. Elle chante comme elle est profondément. L’important n’est pas de vocaliser comme Whitney Houston, c’est d’être soi-même. Prenez Mick Jagger, il est loin de la perfection, mais il a sa griffe vocale !

Quelles sont justement les chansons du répertoire Farmer qui vous ressemblent le plus ?
Sur Avant que l’ombre… à Bercy, j’aimais bien l’intro « Peut-être toi » et surtout « C’est une belle journée » que je trouve très réussie. J’appréciais aussi les parties où l’orchestre jouait seul. Mais ma chanson préférée est « L’autre… ». Elle me fait craquer systématiquement. D’ailleurs, sur la première tournée, à chaque fois qu’elle la chantait, je me mettais à pleurer. C’est une des chansons qui me touchent le plus, et j’aimerais bien la reprendre…

Quels sont vos souvenirs les plus poignants parmi ces trois spectacles ?
Sur Avant que l’ombre… à Bercy, nous étions plus de deux cents hommes et femmes à travailler. Quand on part en tournée, on est en moyenne quatre-vingts personnes dans une ambiance familiale, avec des liens qui se créent. Il y a toujours des émotions particulières. Durant le Mylenium Tour, je me souviens du bonheur que nous avons ressenti quand on a appris vers la fin de la première partie de la tournée que nous partions en Russie. Le pays sortait d’années difficiles. L’émotion est venue plus du public que de nous. Et sur la première tournée, quand Mylène a eu son accident à Lyon, on a été interrompu pendant quelques mois. On était tellement heureux de repartir ensuite sur la route avec elle et de reprogrammer des Bercy !

Après dix ans de bons et loyaux services, s’il fallait définir Mylène en quelques mots ?
Je ne suis pas très bonne au jeu des définitions. Je dirai qu’elle rayonne de l’intérieur et qu’elle donne tout d’elle-même. En peu de mots, c’est dire beaucoup sur sa personnalité.

Autre femme de poigne à forte personnalité : Marianne James, pour qui vous avez enregistré récemment des chœurs sur « Corps et âme » pour son premier album…
Marianne connaissait la famille car ma plus jeune sœur était assistante de production de L’ultime récital. Jacques Ehrhart, son réalisateur, m’a appelée pour un arrangement de voix gospel. J’ai entendu un guitare/voix. Marianne m’a parlé de l’ambiance qu’elle désirait. Je lui ai fait écouter quelques maquettes et j’ai enregistré toutes les voix de ce gospel.

Où verra-t-on votre nom ces prochains mois ?
D’abord sur scène… Et sur la pochette de mon album solo. Depuis que j’ai un site Internet, je suis même sollicitée par des rappeurs américains en Floride ! Je crois qu’il est difficile d’avoir au même moment une carrière solo et une carrière de choriste. Il faut choisir, se faire violence et se donner une discipline de principes pour mener ses projets à bien. J’ai donc décidé de me concentrer sur mes chansons. Je voudrais enregistrer le plus vite possible et sans vous en dire trop… Une partie de l’album devra être réalisée avec un producteur de Las Vegas. Je garderai toutefois le contrôle de la production artistique. Ce sera un travail de longue haleine sous le signe du métissage. Je suis née à Paris, d’origine camerounaise, avec des influences que je qualifie de « cosmiques » : jazz, reggae, soul, classique, musique africaine, musique sacrée et rock. Il y aura tout ça dans cet album !

Mylène Farmer et vous – 2006

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Mylène Farmer, solitaire

Posté par francesca7 le 18 mars 2013

Mylène Farmer : Solitaire et poétique pour le clip de  »Je te dis tout »

Mylène Farmer dans le clip de son nouveau single intitulé Je te dis tout, disponible sur l’album Monkey Me, sorti le 3 décembre 2012. Dans cette photo : Mylène Farmer

Après le clip, assez étrange, du premier single À l’ombre, la rousse la plus célèbre de la scène musicale, Mylène Farmer, continue la promotion de son dernier opus intitulé Monkey Me. La star vient de mettre en ligne le clip de son nouveau single, Je te dis tout. Une vidéo réalisée par François Hanss, un collaborateur habitué de l’univers de la chanteuse. Fidèle au mystère qui la caractérise si bien, Mylène Farmer proposait à ses fans de découvrir ce clip en le dévoilant fragment par fragment grâce aux partages sur les réseaux sociaux.

 Mylène Farmer, solitaire dans Mylène 2013 - 2014 je-te-dis-tout

C’est une Mylène Farmer tout en sobriété qui se dévoile dans ce nouveau clip. On la découvre dans un cadre enchanteur, au milieu des bois et d’un lac, sur lequel elle s’essaie même à la barque. Dans une ambiance assez froide, brumeuse et solitaire, la chanteuse se lie à un cheval, majestueux et lui aussi bien seul. Mylène Farmer s’attache à l’animal et offre une jolie scène de tendresse. Un clip sans prétention, poétique et métaphorique qui, pour une fois, ne fait pas appel aux mythiques chorégraphies qui font le style Farmer.

Mylène Farmer, qui avait dévoilé son titre sur la scène de la 14e édition des NRJ Music Awards à Cannes le 26 janvier, cartonne dans les charts avec son dernier opus, déjà écoulé à 330 000 exemplaires. Quant à sa tournée gigantesque Timeless 2013, elle pulvérise les records et tiendra l’affiche de Bercy pour huit dates exceptionnelles en septembre prochain.

Thomas Montet a PUBLIE dans purepeople.com en janvier 2013

 

On croyait qu’elle avait tout osé. Erreur ! Cette fois, Mylène Farmer met en scène une histoire d’amour… avec un sublime pur sang !

On connaît la passion de Mylène Farmer pour l’équitation, mais aussi ses talents de cavalière (elle avait d’ailleurs envisagée, adolescente, d’être monitrice équestre). Dans le clip de son nouveau single, Je te dis tout, qui vient d’être dévoilé, elle va encore plus loin en mettant en scène une véritable histoire d’amour avec un cheval sauvage.

Une métaphore originale (et ô combien audacieuse) pour illustrer le thème de la chanson : l’amour absolu. On voit d’abord une Mylène solitaire qui rame sans fin dans sa barque, jusqu’au moment où elle voit galoper un splendide étalon. Apprivoiser l’Autre, l’observer avant de tenter de l’approcher, puis marcher au même pas, le caresser pour ne faire qu’un avec lui – l’idée même de relation charnelle est évoquée avec le passage de l’animal par la grille estampillée « M » (comme Mylène): toutes les étapes d’une relation amoureuse se succèdent dans cette vidéo réalisée par François Hanss, collaborateur historique de la chanteuse.

Ce n’est pas le seul atout de cette vidéo, bourrée de références à la longue carrière de la star. Avec élégance et finesse, Mylène Farmer revisite sa propre légende, multipliant les clins d’oeil à son répertoire (les gants rouges de Plus grandir, l’étang de Libertine, les grilles Allan, la barque d’A quoi je sers, les arbres d’Innamoramento ou encore le filet de sang coulant de l’écorce évoquant Je te rends ton amour).

De sublimes images, un climat envoûtant et mélancolique, une Mylène éternelle, arborant la coiffure qui a fait sa gloire. Même si le scénario reste simple, voire épuré, François Hanss offre une vidéo qui n’a pas fini de faire gloser les inconditionnels de la star.

auteur de « Mylène » (Flammarion)

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mylene1 dans Mylène dans la PRESSE

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Le contexte de Sans Contrefaçon

Posté par francesca7 le 15 mars 2013

   

Adaptation du premier long-métrage de 1978 du réalisateur . Un Pinocchio version noir.

 

Le contexte de Sans Contrefaçon dans Mylène et SYMBOLISME contrefac2    Après avoir enregistré la chanson en studio durant la semaine du 23 septembre 1987, Laurent Boutonnat laisse la société de production publicitaire Movie-Box avec laquelle il travaillait depuis trois ans pour faire produire le scénario difficile de Sans Contrefaçon par une autre productrice. Claudie Ossard s’occupe avec Laurent Boutonnat de la production, elle est connue pour produire des films auxquels personne ne croit (c’est elle qui produira notamment le baroque et financièrement casse-gueule La Cité des enfants perdus – Caro & Jeunet 1993). Une fois n’est pas coutume, Mylène Farmer participera à l’écriture du scénario au lieu de simplement l’inspirer à Laurent Boutonnat. Et quand on connaît le narcissisme de la chanteuse, on s’étonnera qu’elle ne se soit octroyé qu’une si courte apparition. Quant au marionnettiste, c’est Frédéric Lagache, un acteur de films érotiques des années 70 (Emmanuelle 2 – 1975) qui tient le rôle ici, et qu’on retrouvera cinq ans plus tard dans Beyond my control. Le film sera tourné du lundi 9 au samedi 14 décembre 1987 dans le Cotentin.

    Pour raconter cette histoire trouble d’un marionnettiste qui tombe amoureux de sa marionnette, (comme Pygmalion qui s’énamoure de la statue qu’il a créé) Laurent Boutonnat s’est bien sûr inspiré du conte Pinocchio de Mario Collodi, mais aussi de Ballade de la Féconductrice, le premier long-métrage de Laurent Boutonnat sorti en salle en 1980. Il reproduit ici non seulement l’histoire mais aussi l’imagerie des lieux de tournage (le littoral atlantique). A la fin de Sans Contrefaçon Laurent Boutonnat reprend d’ailleurs la musique au violon qu’il avait composée pour son long-métrage et que Jean-Loup Lamouroux interprétait. Il part donc tourner en quatre jours les cinq scènes de son nouveau court-métrage dans les petits villages, les champs, les plateaux normands et sur la plage à marée basse de la région de Cherbourg. On pourrait bien sûr situer Laurent Boutonnat lui même dans ce marionnettiste aux cheveux blancs (qui rappelle dès les premières images celui du Pinocchio de Comencini) qui modèle une créature dont il s’énamoure. Il ne pouvait pas  prévoir que celle ci prendrait les traits d’une star, mais aussi qu’elle perdrait son âme lorsqu’il la délaissera professionnellement.

    Un hommage sera rendu à Laurent Boutonnat l’année suivante aux victoires de la musique par Alain Souchon. Ses propos seront illustrés par une photo du tournage (jamais retrouvée) qui montre Laurent Boutonnat donnant des indications de mise en scène à Luc Jamati, interprêtant le vieux magicien.  

Dr. JoDEL

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Naissance d’un tube pour Mylène F.

Posté par francesca7 le 2 mars 2013

 
Mais revenons sur la Côté d’Azur et  Elsa Trillat (photographe) raconte :

 Naissance d'un tube pour Mylène F. dans Mylène dans la PRESSE mf80_178a-300x264Pendant ces vacances, on a pas mal roulé en voiture avec Mylène. D’ailleurs, je me rappelle que je mettais tout le temps de la musique, en particulier une compile de Marie Laforêt, « Les cornichons » de Nino Ferrer sur lequel on s’éclate comme des folles, et surtout Sylvie Vartan que j’aime depuis que je suis toute petite. Notamment « Comme un garçon ». Elle me dit alors que petite, elle avait les cheveux courts et que tout le monde la prenait pour un garçon et que, pour que la confusion soit encore plus troublante, elle se mettait souvent un mouchoir au creux du pantalon. Plus tard, je lui demande si elle prévoit une nouvelle chanson pour bientôt. Elle me répond immédiatement : « En tout cas, j’ai déjà le titre et ça va te faire plaisir : « Sans contrefaçon, je suis un garçon ». Tu m’as tellement bassinée avec ta Sylvie Vartan ! ». Le titre sera finalement raccourci. Pour les couplets, on s’est mis au bord de la piscine avec un dico de synonymes et elle m’a dit : « Tu vas voir comment on écrit une chanson ! ». Et on a commencé à faire rimer les mots. Ca s’est enchaîné très vite ! En une demi-heure, on avait inventé son prochain tube. Le soir même, Laurent qui avait apporté un petit synthé, voit les paroles. En quelques minutes, il trouve l’accroche musicale sous nos yeux ! Pour la voix de l’intro, « Dis maman, pourquoi je suis pas un garçon ? », c’est un petit clin d’œil à un private joke entre Mylène et moi. Et fait, quand on descendait au bourg pour faire quelques courses, et notamment le Coca, notre drogue à toutes les deux, je défiais Mylène la timide de s’adresser à la vendeuse de l’épicerie avec cette voix de gamine. Et elle le faisait ! Imaginez-la parlant à l’épicière avec la voix de l’intro de « Sans contrefaçon » : « Bonjour madame la marchande de légumes de poireaux » ! C’était tordant. En feuilletant les magazines, notamment « Elle », on a repéré un costume à carreaux et un costume à rayures. Mylène a aussitôt dit à Bertrand, son manager, que c’était ce qu’elle voulait pour les visuels de « Sans contrefaçon ».

Mylène est remontée sur Paris avec moi, dans la voiture de location. E.T. a fait tout le voyage sur mon épaule. Tous les gens qu’on croise nous regardent, Mylène ne comprend pas trop pourquoi. Comme si c’était commun de se balader avec un singe dans une voiture ! A un moment, je dis à Mylène : « C’est bizarre, je sens comme un truc mouillé dans le dos ». Je m’arrête dans une station service pour prendre de l’essence. Je vois alors que le dossier de mon siège est recouvert d’un truc vert et collant. J’en ai aussi plein dans le dos. Cette « saleté » d’E.T. s’est vidée sur moi ! Mylène est morte de rires.

De retour sur Paris, Mylène enregistre « Sans contrefaçon ». Puis on fait les photos pour la pochette du 45 tours. Mylène souhaite poser sur des voies de chemin de fer désaffectées, avec mon chat, Malcolm, un chartreux adorable. Elle se voit bien en noir et blanc ou en sépia, lookée façon gamin de Paris à la Poulbot. Finalement, on fait des photos en studio avec son costume à rayures et celui à carreaux. C’est le premier qui aura les honneurs de la pochette.

Parution dans Mylène Farmer Magazine - 2003

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Vacances au soleil pour Mylène F.

Posté par francesca7 le 2 mars 2013



Nous sommes en juillet. Elsa Trillat (photographe) raconte :

Vacances au soleil pour Mylène F. dans Mylène dans la PRESSE mylene-300x225 Mylène me demande ce que je fais pour les vacances : « On a loué une maison avec Laurent dans le Sud, à la Garde Freinet, tu veux venir ? Y a plein de chambres ! ». Ca ne fait pourtant que trois semaines qu’on se connaît vraiment ! Passer un mois ensemble, ça me paraît donc un peu tôt. Pour moi, c’est le meilleur moyen pour qu’on se fâche. Je décline donc l’invitation. En même temps, j’ai vachement envie d’y aller ! Mylène insiste en me disant que je ne suis pas obligée de rester le mois entier. J’ai de toute façon un reportage sur Niagara programmé en Hollande. Mais je me suis arrangée pour enchaîner avec un sujet sur Francis Lalanne tout début août à Saint-Tropez, non loin de la Garde Freinet. J’arrive donc une semaine après eux. J’ai loué une voiture aux frais du magazine car ni Mylène ni Laurent ne savaient conduire à l’époque. Je me rappelle d’ailleurs avoir donné des cours de conduite à Mylène pendant ces vacances. On s’est pris je ne sais combien de fossés ! E.T. est en vacances avec nous là-bas. Il y a aussi un couple d’amis de Mylène et Laurent. Christophe Mourthé et sa copine passent également quelques jours avant que j’arrive. Michel, le petit frère de Mylène, est là aussi depuis le début. D’ailleurs, je partage la chambre mitoyenne de celle de Mylène et Laurent avec lui. Ce sont des lits superposés, je précise. Laurent n’arrête pas de charrier Michel à ce sujet, en lui disant qu’il aurait intérêt à changer ses draps tous les matins. Le pauvre, il a environ dix-sept ans. Je me rappelle qu’un soir, en discutant dans la chambre, lui sur le lit d’en bas, moi sur celui d’en haut, il me dit : « Je n’ai jamais vu ma sœur comme ça. C’est dingue, vous vous connaissez à peine et elle t’invite dans son intimité de façon naturelle. On dirait que vous vous connaissez depuis toujours. »

Je boucle donc mon reportage avec Lalanne vite fait pour rejoindre Mylène, Laurent et toute la clique. Mais quand Francis apprend que j’habite avec Mylène Farmer, il veut absolument venir. Je crois qu’il était fasciné par son personnage –comme tant d’autres. Avec l’autorisation de Mylène, je l’invite donc à m’accompagner à la maison pour faire quelques photos dans le verger. Mylène m’assiste. En fait, elle me déconcentre plus qu’autre chose. Elle s’amuse à jouer les metteurs en scène complètement allumés : « Francis, prends une pêche et fais comme si tu lui faisais l’amour ». Lui est totalement à ses ordres. Il serait d’ailleurs bien resté après la séance photo, mais elle ne l’a pas invité. On s’est bien amusés en tout cas.

images-1 dans Mylène en CONFIDENCESEt ça s’est confirmé par la suite. J’ai vraiment passé de très bonnes vacances. Souvent seule avec Mylène d’ailleurs car Laurent passait le plus clair de son temps avec un copain à lui, Gilles Laurent. Mylène était d’ailleurs toute contente de me dire : « C’est lui qui a fait la voix de Pinocchio dans le film avec Gina Lollobrigida quand il était petit ! ». Les deux hommes travaillaient sur le scénario de ce qui, je crois, deviendra « Giorgino » quelques années plus tard. Ils passaient donc leurs journées dans le bureau pendant que Mylène et moi nous prélassions au bord de la piscine. D’ailleurs, on a laissé tomber le maillot de bain au bout de deux jours ! Je me rappelle qu’on mettait souvent la radio au bord de la piscine.

Un matin, « Déshabillez-moi » de Juliette Gréco est passée et j’ai commencé à faire un petit striptease au bord de la piscine pendant que Mylène était dans une chaise longue. On a bien ri. Mylène reprend la chanson quelques mois plus tard sur l’album « Ainsi soit je… ». Avant cela, elle le chante à l’Opéra pour les Oscars de la Mode. C’est en octobre 1987. Si vous connaissez les images, vous savez qu’on voit son sein qui dépasse à un moment. Mylène en était malade !

Parution dans Mylène Farmer Magazine – 2003

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Mylène 2013, nouveaux clips

Posté par francesca7 le 28 février 2013

 

Mylène 2013, nouveaux clips dans Mylène 2013 - 2014 a1Mylène Farmer déteste faire parler d’elle. Et plus encore que l’on parle d’elle. Quand elle n’est pas en tournée et qu’elle ne sort pas un album, elle est d’une discrétion rare. Jamais une petite phrase, pas une frasque, pas une prise de parole intempestive, pas une paparazzade orchestrée pour entretenir sa notoriété. Quand elle offre un disque ou des concerts à ses fans, elle consent à lever un (petit) coin du voile. 

Ce dimanche, elle répondra aux questions de Claire Chazal sur TF1. En amont et en aval de cette interview, elle a accordé deux entretiens dans lesquels elle aborde des thèmes et des sujets sur lesquels elle ne s’était jamais exprimée. 

Dans TV Mag, elle évoque ses goûts en matière de télévision. « Il m’arrive de dévorer des séries comme Downton AbbeyDexter ou Les Tudors. » L’artiste est moins enthousiaste des émissions destinées à faire émerger de nouveaux talents musicaux : « Je suis toujours un peu gênée quand l’art devient un concours », confesse-t-elle pudiquement. Ce qui ne l’empêche pas de conserver une oreille très attentive pour les chanteurs émergents. « Je suis impressionnée par Muse. Et par Matthew Bellamy, qui est aussi fascinant que Freddie Mercury ! »

« Je suis bouleversée »

À l’occasion de la sortie de Monkey Me, son huitième album, Mylène Farmer avait annoncé une tournée dans toute la France. Six heures après l’ouverture des réservations, 156 000 billets avaient déjà été écoulés pour la tournée Timeless, établissant ainsi un nouveau record. Presque une habitude chez elle. « Je suis bouleversée à chaque fois ! Et, quelques instants plus tard, totalement affolée ! Il est impensable d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci. »

Pour le magazine Têtu qui sera en kiosque le 18 décembre, l’interprète de Désenchantée donne son avis sur quelques questions de société. Et avec humour : « Je préfère un mariage gay à un mariage triste. » À l’appui de sa prise de position en faveur du mariage pour tous, elle reprend la Déclaration des droits de l’homme : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. » Pour l’adoption, elle enfonce le clou : « Si c’est le droit pour des orphelins d’investir un foyer chaleureux, c’est un progrès. L’amour panse les plaies quand il est réel et authentique. » 

mf-presta1-201x300 dans Mylène dans la PRESSEÀ l’appui de ses propos, l’artiste pose sous l’oeil de la photographe Nathalie Delépine vêtue d’un smoking et fumant un cigare ! Un hommage à « des femmes courageuses qui n’hésitaient pas à jeter le trouble dans une époque où les femmes étaient confinées au foyer ». 

Un clip hallucinant ! 

Samedi, à la fin de son journal de 20 heures, Claire Chazal a diffusé une petite minute du clip À l’ombre, premier extrait de Monkey Me. Réalisé par Laurent Boutonnat, il reprend le travail de l’artiste français Olivier de Sagazan. Son oeuvre est un mélange beau, et parfois dérangeant, de peinture et de sculpture qui joue avec les apparences et les peurs. Le travail de ce performer ressemble tellement à l’univers de la chanteuse que l’on se demande pourquoi l’un et l’autre ne se sont pas trouvés plus tôt.

Un apéritif de l’album qui sera disponible dès lundi 3 décembre 2012. Douze titres d’où émergent, outre la chanson Tu ne le dis pas qui donne toute la richesse de la voix de Mylène, un émouvant Je te dis tout ainsi qu’un tonique J’ai essayé de vivre. Des chansons servies par des textes très littéraires et très aboutis. Un album profond qui mélange des rythmes dance et des mélodies plus lentes. 

REGARDEZ le clip À l’ombre diffusé en exclusivité sur TF1

Image de prévisualisation YouTube

article Paru dans Le Point.fr 

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Printemps 1987 avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 28 février 2013

 

Propos recueillis par Elsa Trillat (photographe)

Printemps 1987 avec Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE images-12. « Tristana » est sur toutes les lèvres. Le clip qui l’accompagne est une nouvelle fois époustouflant. Je suis alors photographe pour « Paris Match » et je persuade la rédaction du magazine de faire un sujet sur elle. Mylène n’étant pas encore très connue, ils sont assez réticents, mais finissent pas accepter. J’appelle Bertrand Le Page pour lui dire. Il me dit OK, mais me précise qu’elle ne fait de photos qu’avec Christophe Mourthé. Evidemment, ça ne me plait pas du tout qu’un autre fasse un sujet dont je suis l’instigatrice. Au final, ils sont OK pour que ce soit moi. On se retrouve donc le premier week-end de juillet 1987 chez Bertrand pour une séance photo. On fait alors la série où Mylène est allongée par terre, faisant des croquis, avec la petite poupée de bois à ses côtés. Ca se passe admirablement bien. A tel point que Mylène me propose d’aller poursuivre la séance ailleurs.

En fait, nous allons à Porchefontaine, à Versailles, où Mylène faisait du cheval quand elle était petite. Elle les a appelés pour savoir si on pouvait avoir un cheval pour des photos, et hop nous voilà sur la route ! A peine arrivée, elle monte à cru sur un cheval. L’animal se cabre. Elle voltige. Je ne sais même pas comment elle a fait pour ne pas tout se casser. Mylène me dit alors : « Il faut que je remonte tout de suite sinon je ne remonterais jamais ». Elle remonte aussitôt sur le cheval et on fait notre série de photos.

Parution dans Mylène Farmer Magazine – 2003

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Symbolisme de « Sans contrefaçon »

Posté par francesca7 le 27 février 2013

Analyse de « Sans contrefaçon »

Paroles : Mylène Farmer
Musique : Laurent Boutonnat

 

Symbolisme de Cette chanson, sortie en 1987 est le premier extrait de l’album « Ainsi soit je ». C’est également le troisième plus gros succès de la star (après « Désenchantée » et « Pourvu qu’elles soient douces »). Elsa Trillat (photographe de la pochette de l’album), très proche de Mylène à l’époque, a pu assister à l’écriture de cette chanson. Elle raconte : « On s’est mis [Avec Mylène Farmer] au bord d’une piscine avec un dictionnaire de synonymes dans les mains et elle m’a dit : « Tu vas voir comment on écrit une chanson ! ». Et on a commencé à faire rimer des mots. En une demi-heure, on avait inventé son prochain tube ! Pour la voix d’intro, « Dis Maman, pourquoi je suis pas un garçon ? », c’est un petit clin d’œil à une private joke entre Mylène et moi. ».

Mylène avouait aussi que lorsqu’elle était petite c’était un vrai garçon manqué : « J’avais une personne qui me disait fréquemment quand j’étais plus petite que ‘Mylène était très joli pour un garçon ! », parce qu’en fait j’avais une voix assez grave, que j’ai un peu forcée de muer avec le temps ».

Le titre de la chanson reprend les paroles principales « Sans contrefaçon je suis un garçon ». Il exprime l’ambiguïté sexuelle de la chanteuse. « Sans contrefaçon » signifiant « 100 % naturel » prouve que Mylène croit réellement être un garçon…

La chanson est introduite par une phrase de jeune fillette « Dis Maman, pourquoi je suis pas un garçon ? » avec oubli volontaire de la double négation « ne… pas… ». Cette phrase semble être dite par Mylène enfant qui regrette déjà de ne pas être un garçon. Avec le temps, ce regret va lui permettre de réellement penser qu’elle est un garçon…

Cette chanson est différente des autres car elle débute par le refrain. Il semble être une contrainte face au regard des autres. En effet, il débute par « puisqu’il faut choisir », qui montre cette. Le regard des autres, les critiques sur son androgynie l’ont poussé à prendre des résolutions : oui c’est un garçon ! L’expression « à mots doux » exprime une certaine douceur sous une apparence masculine. Pourtant Mylène est un garçon « sans contrefaçon », c’est à dire qu’elle n’a pas usé du changement de sexe pour devenir ce qu’elle est ! Mylène dit ensuite qu’elle n’a rien à prouver. En effet, l’expression « pour un empire je ne veux me dévêtir » montre une certaine indifférence. (« pour un empire » = pour rien au monde, sans aucune volonté). Ici justement, il est inutile qu’elle se dévêtisse afin de prouver qu’elle est un garçon puisque c’est un garçon !

images-52 dans Mylène et SYMBOLISMELa masculinité est fortement introduite dans le premier couplet. En effet Mylène parle d’elle au masculin (« Tout seul » au lieu de « toute seule »). Un vocabulaire de genre masculin est aussi majoritairement utilisé : un placard, un œil, un abri, un regard, un monde, un mouchoir, un pantalon, un chevalier… Tout ceci montre la masculinité de Mylène. La notion de solitude fait penser à un rejet des autres. En effet, Mylène est « tout seul dans son placard […] à l’abri des regards ». L’expression « les yeux cernés de noir » exprime encore cette masculinité : ce sont plus souvent les garçons qui se battent plutôt que les filles. La chanteuse nous dit ensuite qu’elle vit dans un monde qui n’a « ni queue ni tête », c’est-à-dire insensé, qui n’existe pas. Par cette expression, elle veut montrer la non tolérance de certains face à ceux qui sont différents. Une deuxième expression contenant le mot « tête » est introduite : « je n’en fais qu’à ma tête » suggère qu’elle ignore le regard et les critiques des autres : elle est libre d’esprit ! Le « mouchoir » au creux du pantalon suggère encore l’androgynie. Tout d’abord la masculinité avec le mouchoir mal rangé, qui dépasse de la poche (côté « souillon » d’un homme) mais aussi la féminité dans son sens vieilli : un mouchoir, c’est aussi un foulard que portaient les femmes et le pantalon était aussi un sous-vêtement féminin. Ces deux définitions renforcent le côté « féminin masculin » qui est repris plus loin avec le chevalier d’Eon. Ce chevalier était un agent secret du XVIIIe siècle qui avait l’habitude de s’habiller en femme !

images-61Le deuxième couplet diffère du premier car il présente moins le côté « féminin masculin ». L’expression « tour à tour » exprime une lenteur, un rejet de chacune des personnes de son entourage exprimé par « on me chasse de vos fréquentations ». Le « on » marque une généralité : pour Mylène, le rejet est habituel. Le caractère de la chanteuse est introduit dans les vers suivants. « Je n’admets qu’on menace mes résolutions » exprime une sorte de rébellion : elle ne supporte pas qu’on la juge. Qu’elle soit rejetée l’indiffère plus que d’être critiquée ! Ce sentiment est repris par « je me fous bien des qu’en-dira-t’on » qui montre une certaine indifférence face à ce qu’on dit d’elle. Les « qu’en-dira-t’on » représentent ici les ragots, tous les commentaires que l’on peut dire d’elle. La notion de « caméléon » exprime une Mylène qui a ses changements d’humeur et qui peut se sortir de toutes les situations : gare à ceux qui la critiquent ! Les soldats de plomb représentent ici la punition de tous ceux qui la jugent : ce sont eux qui les tueront. Mylène collectionne d’ailleurs les soldats de plomb depuis sa plus tendre enfance. Déjà jeune, on la prenait pour un garçon manqué…

Grâce à ce titre, Mylène est devenue une icône gay car même si sa chanson est chantée par une femme, beaucoup d’hommes ont pu s’identifier au texte. Coup de maître ou coup de pub ???
En tout cas bravo Mylène, ce titre fait désormais parti des plus gros tubes de la chanson française ! Image de prévisualisation YouTube

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Mylène et Olivier De Sagazan

Posté par francesca7 le 15 février 2013

Interview de Olivier De Sagazan (Mylène Farmer)

L’artiste Olivier De Sagazan met son corps au cœur de son travail. Avec de l’argile, son visage prend milles formes zombiesques et inquiétantes. C’est à la fois flippant et envoutant.


L’auteur de cet article a découvert Olivier De Sagazan, à l’occasion d’une performance qu’il a donné à l’Espace Kiron à Paris (le 31 mars 2012). Installé au milieu de la scène, habillée d’un costume, il est assis face aux spectateurs. Derrière lui, 2 tôles métalliques, et devant, des pots d’argiles, de peintures et divers objets. Pendant 20 minutes, sans musique, il va mètre sur son corps les substances argileuses, qui vont, comme par magie, pendre sur lui des formes curieuses. Progressivement, il se met en état de transe, il murmure, pousse des cris, il donne des coups dans les tôles, son costume glisse, laisse la place à son corps squelettique et son visage disparait pour en faire apparaitre d’autres. Il quitte la scène, il laisse le sol en chantier et des traces de matière (qui ressemblent à une peinture de Francis Bacon) sur les tôles encore agitées. Oui sa perfo vous prend aux tripes !

Mylène et Olivier De Sagazan dans Mylène et L'ENTOURAGE intro2s-300x293

Ta fibre artistique date t’elle depuis ton enfance en Afrique ? 
Je suis né entre deux rives, sur un bateau qui allait de Bordeaux à Brazzaville. Mon travail est un peu aussi à l’image de ce croisement entre l’Occident et l’Afrique, l’intelligible et le sensible, la raison et un monde plus obscure où ce qui nous habite et nous fait désirer, constitue une sorte d’innommable qu’on ne peut exprimer que par la danse, le théâtre et les arts plastiques en général. 

Tu es à la fois peintre et tu fais aussi des performances. Ces perfos sont-ils une version 3D e tes tableaux ? C’est une façon de faire sortir tes œuvres de leur format rectangulaire et plat ? 
Une forme ne m’intéresse que quand je lai annexée en l’a vivant » je prendrais cette phrase de Braquescomme mienne pour exprimer mon désir depuis toujours de rentrer dans mon œuvre, d’y laisser une empreinte physique de mon corps et de ce qui l’anime, aussi un jour ai je fini par devenir « un artiste sans chevalet », peignant et modelant directement sur mon corps, utilisant celui ci comme pour peindre en directe sur la rétine des spectateurs.

Pour tes performances tu utilises quoi comme matière ? Tu retravailles/recomposes de quelle manière cette matière ? 
Ma base est de l’argile qui adhère remarquablement sur la peau et lui ressemble dans sa ductibilité. Le corps par ses extensions argileuses devient protéiforme, et je pilonne à plaisir des gueules d’animaux et d’hommes mutants qui se succèdent à l’infini.

 my1 dans Mylène et L'ENTOURAGE

De quoi parles tes performances ? 
Le visage est l’espace au monde le plus sacré, parce qu’il se confond avec l’identité même de la personne. Le surmodelage du crâne et de la face permet d’explorer ce champs de force qui fait ce communiquer notre mystérieuse Intériorité avec le Monde. Changer de face c’est du même coup comme ouvrir sur l’infini de nos ressentis et de nos pensées. Cette performance voudrait projeter le spectateur dans l’abime de cet innommable que nous sommes mais que le langage, les règles morales, le conformisme et le simple fait de l’adhérence à la vie ont concouru à niveler. Réactivés la sensation profonde que notre Je est un Autre, voilà ce qui m’intéresse.

Avant ta perfo, tu as l’air détendu et serein. Tu vends tranquillement tes DVD. Quelle est ta préparation (mentale et physique) avant d’entrer en scène? 
J’ai une longue préparation ou je m’échauffe physiquement et surtout mentalement pour tenté d’être le plus conscient possible. J’ai l’impression de monter sur un ring où je joue ma vie. Je me répète: c’est à moi, je vais essayer encore une fois, essayer d’aller plus loin , aller derrière mon visage, aller à ce qui tient mon visage , je n’ai pas de visage, j’en ai des milliers, je ne suis pas mon visage, il faut ouvrir ma tête , je veux la faire exploser, je veux comprendre ce que c’est, ce que ça veut dire, qui veux quoi dans comment et comment ça fait pour le dire.

Dans tes performances, on voit apparaître de nombreux personnage, entre fantômes/zombies et sorcières Voodoo. Les personnages que tu fais apparaître sont-ils les fantômes/spectre de l’âme humain (ou animal) ? Tu peux nous les présenter ? 
Ces personnages c’est ce Moi, ces Mois, comme misent à nu par la terre, masqué dans un carnaval les gens disent sans complexe tout d’eux même. Ici de la même façon, ce travail en aveugle fait que j’exprime tout ce que je ressens à l’intérieur de moi sans correction aucune des masques qui se succèdent.

Tes perfos sont proche de la transe. Ce sont tes nombreux voyage en Afrique qui t’on inspiré cette forme de rituelle? 
Le fait même d’être au monde est un voyage qui devrait susciter à tous des formes de transe et d’angoisses ou d’exaltation à répétition. Effectivement la performance est une forme d’expression libre où s’amplifie ce sentiment océanique d’être au monde dans une forme d’étrangeté radicale à soi même.

A la fin de ta perfo, les éclats de « boue/peintures » donnent une fresque proche d’une œuvre de Francis Bacon. C’est un artiste qui te touche ? 
Bacon est dans le domaine de la peinture l’artiste qui me touche le plus, dans la littérature ce seraitBecket et Artaud dans son engouement pour le retour à la vie.

Tu vends par la suite le résultat de tes éclats sur la tôle ? 
Je retouche sur Photoshop certaines photos de mes performances, puis après impression sur métal ou Dibond, je les retravaille à la peinture dans un désir ultime de phagocyter une dernière fois ces objets machiniques et en faire des objets uniques.

 a-lombre dans A L’Ombre

Tu utilises le terme de « Transfiguration » pour décrire le travail « brut » de tes perfos/peintures. Tu peux nous éclairer sur le sens de ce mot, pourquoi le choix de ce mot? 
Je n’ai pas trouvé mieux, défiguration sous entend juste la perte d’une matrice, transfiguration souligne le passage par la figure et son dépassement.

Dans quel état d’esprit abordes tu la création d’une une nouvelle peinture ? Quelle est ta méthode de travail ? Tu as un grand atelier? 
J’ai travaillé seul dans un atelier la peinture et la sculpture comme un moine, aujourd’hui avec cette performance Transfiguration qui a fait un buz sur YouTube, je vais un peu partout dans le monde, il y deux semaines c’était la Corée au Chuncheon International Mime Festival, et là je rentre du FITBH festival de performance au Brésil où je m’occupais aussi d’un master, car je commence un peu partout à initier des étudiants en danse et théâtre à se travail avec la terre. Je repars sur Glasgow dans trois semaines dans ce même cadre de performance et master class pour le festival Surge et en Suisse pour une exposition autour du corps en peinture.

Es tu un rat des villes, un chat d’appartement, un poisson dans l’eau, un oiseau migrateur, ou un hérisson écrasé sur une route de campagne ? 
Donc plutôt oiseau migrateur aujourd’hui.

Ta façon de t’exprimer sur scène me fait penser aux artistes de la musique industrielle telle que Rosa Crux, Einturzende Neubauten, Test Dept, Virgin Prunes. Tu écoutes de la musique industrielle ? Tes artistes (et mouvements) préférés ? 
Oui j’aime beaucoup ces groupes sus cité mais j’aime bien d’autre chose comme le nisi dominus deVivaldi que j’intègre maintenant toujours à Transfiguration quand je me transforme en femme.

 Photos sur le site : http://www.foutraque.com/inter.php?id=144

Je rappelle ici le nouveau clip de Mylène Farmer : A L’OMBRE VIDEOImage de prévisualisation YouTube

nefdesfous.free.fr

auteur : Paskal Larsen – pjulou@free.fr

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Mylène, de nature solitaire

Posté par francesca7 le 14 février 2013

Mylène Farmer : «Je suis d’une nature solitaire»

INTERVIEW -À l’occasion de la sortie de son album Monkey Me et de sa tournée, la chanteuse française se confie. (Avec TV Magazine)

 

Mylène, de nature solitaire dans Mylène en INTERVIEW monkey-myleneSon nouvel album, Monkey Me, sortira le 3 décembre. Douze titres composés par Laurent Boutonnat sur des textes de Mylène Farmer. Un mélange éclectique où cohabitent des morceaux pop-rock émergeant d’une base électrique, de sons de batterie, de guitares et de saxo. Les paroles manient les thèmes chers à l’interprète, mais teintés d’une fraîcheur et d’une poésie qu’on ne lui connaissait pas. En exclusivité pour TV Magazine, Mylène Farmer se livre à un exercice rare pour elle: l’interview-confession. Voici la star comme vous ne la lirez jamais.

TV MAGAZINE – Mylène Farmer, votre dernier album remonte à deux ans. Vous nous aviez habitués à des intervalles plus longs…

Mylène Farmer- Oui. Je ne m’en rends pas compte. Deux ans dans un monde chronophage, où chaque jour engloutit le temps, cela paraît une éternité. Il s’agit probablement d’un manque et de l’envie de remonter sur scène.

Monkey Me marque la reformation de votre tandem artistique avec Laurent Boutonnat. Qu’est-ce que votre «infidélité» vous a apporté?

Il ne s’agit pas d’infidélité! Mon précédent album, Bleu noir, n’était autre que le fruit de rencontres avec Moby, Archive et RedOne. Ils m’ont proposé des chansons qui ont provoqué mon désir et l’envie d’écrire… C’est aussi simple que ça. En outre, Laurent Boutonnat travaillait de son côté sur d’autres projets.

On vous connaissait rousse et vous vous montrez blonde platine sur l’album et les affiches de votre tournée. Que s’est-il passé?

Moi aussi, je me connaissais rousse! (Rires.) Mais sous le roux se cachent d’autres couleurs. Ne sommes-nous pas tous constitués de mille facettes? Celle-ci avait envie de vivre…

Quel look allez-vous adopter pour votre tournée? Et quelles surprises avez-vous concoctées pour ces concerts?

Je ne peux y répondre maintenant. Mais, puisque vous l’évoquez, le mot surprise sera bien au rendez-vous.

Une nouvelle fois, vous avez battu le record de réservations en un minimum de temps. Cela vous touche-t-il encore?

Je suis bouleversée à chaque fois! Tellement bouleversée… Et, quelques instants plus tard, totalement affolée! Il est impensable d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci. C’est un véritable cadeau et une responsabilité aussi. On ne veut pas décevoir ni se décevoir. On a donc un an pour se préparer à embrasser le regard de tous ceux qui ont la générosité d’attendre.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui écoutent vos chansons pour garder de l’espoir dans un monde aussi dur?

Le monde a toujours été dur. Sous certains aspects, il l’est peut-être moins aujourd’hui, même s’il est autrement cruel. Moins solidaire, plus solitaire aussi. Je ne peux que penser à ceux qui sont bien plus malheureux, dans le besoin ou cloués sur un lit d’hôpital, et me dire qu’il faut affronter la vie et trouver des pépites dans des moments simples, ces moments qui sont souvent à portée de soi, mais qu’on ne voit plus. Être aimé de quelqu’un ou d’un plus grand nombre reste l’essentiel de la vie. Se préoccuper d’autrui rend meilleur.

monkey-me-mylene dans Mylène en INTERVIEWOn vous dit solitaire. Pouvez-vous nous décrire une de vos journées quand vous ne travaillez pas?

Vous voulez dire quand je ne travaille pas comme une personne qui doit se rendre quotidiennement à son bureau? (Sourire.) C’est un grand privilège de n’avoir pas le sentiment de travailler, même lorsque je finis une séance de studio à 2 heures du matin ou lorsque je sors de scène exsangue. C’est du travail, mais je ne le vis pas comme un poids ni comme une obligation. C’est un choix et une immense chance. Je dois certainement partager ce sentiment avec toutes les personnes passionnées par ce qu’elles font. Mais je suis, c’est vrai, d’une nature solitaire. J’ai besoin de m’occuper de mes animaux, de dessiner, de nager, de regarder des films et je retrouve mes amis avec d’autant plus de plaisir…

Quels sont les journaux et les émissions de télévision que vous suivez régulièrement?

Je ne regarde pas beaucoup la télévision finalement, surtout en période de travail. Mais j’ai toujours aimé les débats, quand les points de vue sont exprimés avec respect. La télévision est un média parfois trop pressé pour traiter le fond des choses. Je n’aime pas le cynisme systématique et la télévision bruyante. Il m’arrive de dévorer des séries comme Downton Abbey,Dexter ou Les Tudors et je regarde toujours avec autant de bonheur Un jour, un destin. Dans le fond, je ne recherche pas l’information à tout prix… Je la laisse me cueillir au détour d’un article, d’un reportage.

L’industrie musicale souffre et les ventes de CD ne cessent de baisser. Imaginez-vous un jour ne plus pouvoir sortir de disques?

Chaque époque a connu la disparition d’un support. Il y aura toujours des disques physiques, même si le digital annonce une ère nouvelle. En tout cas, il y aura toujours un rapport affectif à l’objet quel qu’il soit. Les albums ou une autre forme restant à inventer rencontreront toujours un public. La musique existait dès la naissance de l’humanité.

Que pensez-vous des télé-crochets? Est-ce un miroir aux alouettes, un mal nécessaire ou le seul moyen aujourd’hui d’être découvert?

Je ne peux pas juger cette génération d’émissions puisque je ne les connais pas bien. Mais je suis toujours un peu gênée quand l’art devient un concours.

Le Québec, où vous êtes née, est en proie à de violents mouvements protestataires. Avez-vous conservé des attaches là-bas?

La violence m’a surprise dans ce pays, à la réputation modérée. Je n’y ai conservé malheureusement aucune attache… Si ce n’est l’envie d’y retourner pour ses paysages de neige et peut-être transporter le prochain spectacle là-bas…

Quels artistes récents vous semblent dignes d’intérêt?

Je suis impressionnée par Muse. Et par Matthew Bellamy, qui est aussi fascinant que Freddie Mercury!

Que pensez-vous des réseaux sociaux et des sites si nombreux qui vous sont consacrés?

Je suis fascinée par la vitesse de l’information et la possibilité pour de nombreuses personnes de partager instantanément des sujets communs. Je pense aussi à ceux qui n’y ont pas accès. Avec qui partagent-ils leurs passions? Aussi, je ne m’attarde pas sur les sites qui me sont consacrés. J’aurais l’impression d’entrer, sans y avoir été invitée, dans une pièce où les gens parlent de moi.

Une photo vous montre avec un gibbon. Est-ce celui que vous avez adopté il y a plusieurs années?

m-de-je-te-dis-tout1Non. E.T. était un singe capucin, plus menu. Elle a partagé ma vie pendant plus de vingt-cinq ans. Il s’agit ici de Betty, une demoiselle de 4 ans, qui a été volée lorsqu’elle avait 3 mois et retrouvée huit mois plus tard. J’ai croisé son chemin grâce à Vincent Lindon, qui m’a un jour envoyé une petite vidéo d’elle sur le tournage de son film Augustine . J’ai immédiatement contacté le parc zoologique du bois d’Attilly, où elle vivait. C’est une rencontre inoubliable, une émotion tellement forte. Elle était d’une douceur incroyable. Quant à E.T., elle me manque terriblement…

L’avez-vous remplacée?

Non. Elle restera l’unique.

Avez-vous déjà décidé d’une date à laquelle vous arrêteriez de vous produire sur scène ou d’enregistrer des disques?

C’est, semble-t-il, une question qui taraude beaucoup les médias, mais, vous savez, il y a dix ans déjà, on me demandait: «Quand saurez-vous que ce n’est pas le combat de trop?». Je ne me projette pas dans l’avenir. Trop angoissant. Quand le désir n’existera plus, alors je me volatiliserai.

 

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J.Rigal interviewe Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 5 février 2013

Julien Rigal en interview écrite : Mylène Farmer et la culture de l’inaccessibilité.

Mylène Farmer, la culture de l’inaccessibilité – Julien Rigal, Les éditions Premium

Julien Rigal est un garçon comme il y en a de nombreux, un garçon qui aime Mylène Farmer. Seulement son amour et son intérêt pour l’artiste ne peuvent pas s’exprimer uniquement dans son cercle familial et amical. Effectivement, il a besoin de plus. Comme de créer et de gérer depuis sept ans le site www.sans-logique.com consacré à la chanteuse. Ainsi, un livre sur l’artiste s’est imposé au webmaster-administrateur. En toute logique. La preuve, il nous accorde un peu de temps en répondant à cinq de nos questions. Entretien avec l’un des biographes de Mylène Farmer qui nous propose une vision originale et personnelle de l’artiste. Lisez, Julien Rigal s’en explique auprès de vous à travers cette interview.

 J.Rigal interviewe Mylène Farmer dans Mylène et BIOGRAPHIES julien

1/ Bonjour Julien Rigal, vous avez 25 ans et vous êtes un grand admirateur de Mylène Farmer depuis plus de dix ans. Vous exprimez votre passion en tant que webmaster du site www.sans-logique.com. Aujourd’hui, vous proposez une biographie de la chanteuse qui s’intitule «La culture de l’inaccessibilité». Pour commencer, permettez-nous d’être piquant, encore un livre sur Mylène Farmer ! En quoi votre livre est-il différent des autres ? Quel est l’intérêt de s’y attarder et de le lire ?

C’est vrai qu’il existe beaucoup d’ouvrages consacrés à la chanteuse. Les fans sont d’ailleurs un peu dépités de voir tous ces ouvrages qui ont fleuri sur leur idole. Le premier intérêt est que c’est à ce jour le seul livre qui retrace l’intégralité de sa carrière de ses débuts jusqu’aux premières diffusions du dernier titre, « Oui mais… non », produit par RedOne. Les autres ouvrages ne vont pas plus loin que le Stade de France de Septembre 2009. Ensuite, et surtout, ce livre est l’œuvre d’un fan de la chanteuse et non d’un journaliste qui enchaine les biographies de divers artistes. Cet amour et cette imprégnation permanente de l’univers de Mylène me permettent donc d’être plus juste, de raconter des anecdotes intéressantes et judicieuses, de relever des citations importantes ou de repérer les passages télévisés marquants de sa carrière… Ce livre est donc imprégné de toute l’admiration d’un fan qui est par définition la personne qui la connait le mieux. Cette vision de la carrière de Mylène peut intéresser les fans comme les simples admirateurs.

2/ Tout le livre, on sent la passion et l’amour que vous portez à Mylène Farmer. Ceci dit, vous êtes plus un admirateur qu’un fan dans le sens où vous n’êtes pas dupe et que d’entrée jeu, dès votre titre de livre «la culture de l’inaccessibilité», vous êtes critique. Est-ce important pour vous de garder toujours un certain recul dans l’appréciation de votre passion ?

C’est un peu étrange d’aborder la passion quand elle ne se manifeste qu’à travers le nom d’une personne… Mais c’est vrai que Mylène Farmer occupe une grande place dans ma vie, ce qui ne m’empêche pas d’en avoir d’autres. Mylène a d’ailleurs toujours dit qu’elle était gênée de savoir que des personnes lui consacraient leurs vies. Je suis loin d’être tombé dans l’extrémisme parfois un peu malsain ! De voir des gens dormir dans des tentes devant une salle de concert pendant plusieurs jours ou aller jusqu’à voler son paillasson sont d’ailleurs des actes que je ne comprends pas. Je suis très loin de ces comportements et suis capable de ne pas l’écouter pendant plusieurs jours ! J’essaie de garder du recul par rapport à Mylène ! Mon livre exprime ma passion et évoque parfois avec cynisme certains passages de sa vie. C’est le cas notamment du film Giorgino, auquel tout être « normalement constitué » ne peut adhérer s’il n’est pas à la base admirateur de la chanteuse ! Le livre retrace également l’avis général des fans sur la sortie des singles ou albums, des concerts… Les fans de Mylène sont d’ailleurs très (trop) critiques envers leur chanteuse !

3/ Votre livre est-il la suite sans logique ou avec de votre travail de fond effectué sur le site internet consacré à Mylène Farmer ?

A l’origine de ce livre, il y a effectivement mon site, www.sans-logique.com, que j’administre depuis plus de 8 ans. On peut y retrouver tous les aspects de la carrière de Mylène Farmer : des news fréquentes, les discographie et vidéographie complètes et détaillées, des photos, des milliers d’articles de presse, tous les passages télévisés… pour plus de 25 ans de carrière. Son administration et sa mise à jour m’ont permis au fil des années de bien connaitre Mylène. De la publication sur le web à l’écriture sur papier, c’est un pas que j’ai franchi car cela représente pour moi l’aboutissement ultime de mon travail. C’est une suite logique en quelque sorte… Mon site peut venir en complément à mon livre. Par exemple, lorsque je mentionne des citations de la chanteuse, j’ai systématiquement annoté sa source (magazine, télévision ou radio datés…). Le lecteur pourra donc ce rendre sur mon site pour lire ou écouter l’intégralité de l’article de presse ou de la télévision.

4/ Pensez-vous que Mylène Farmer soit attentive à tous les ouvrages édités sur elle ? Lui avez-vous envoyé un exemplaire ? Avez-vous eu un retour ?

myl7n-221x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEBien qu’elle ne veuille pas participer au culte de sa propre personnalité (elle n’a pas de fan club officiel par exemple), je pense que Mylène porte une certaine attention à tout ce qui est dit sur elle. Je n’ai pas souvenir d’interviews où elle a parlé des ouvrages qui lui étaient consacrés, à part deux en particulier : le tout premier en 1989 qu’elle n’a pas autorisé en raison de la mise en page qui ne lui convenait pas et le second, en 2003, pour lequel Mylène critiquait les méthodes journalistiques douteuses de l’auteur. A part ces deux livres, Mylène n’a jamais émis de critiques sur ces ouvrages. Elle appréciait toutefois la qualité des fanzines qui lui ont été consacrés pendant bien des années ! Mon éditeur a envoyé le livre à Mylène et à son staff. Je n’ai à ce jour eu aucun retour de sa part. Je ne sais pas si elle m’en donnera ! J’aimerais en avoir un, qu’il soit positif ou négatif d’ailleurs ! Maintenant, Mylène doit forcément être au courant de la sortie de ce livre puisque la photo de couverture a été validée, probablement d’ailleurs parce qu’elle savait que j’étais fan. Je me suis d’ailleurs présenté dans une lettre lui étant adressée en décrivant ma démarche dans le cadre de l’écriture de ce livre.

5/ Quel retour avez-vous eu de votre biographie ? Et quel est le meilleur souvenir, pour vous, rattaché à ce livre ?

J’ai été contacté par beaucoup de fans qui ont apprécié le livre, les nombreuses anecdotes, les références artistiques de son univers… et qui ont également apprécié de pouvoir lire autant d’extraits d’interviews qu’ils ne connaissaient pas… Un grand moment de joie fut le jour où mon éditeur m’a confirmé que la photo que nous avions choisie avait été validée après plusieurs longues semaines d’attente ! Autour de ce livre, j’ai également découvert de nombreux autres côtés : la rencontre des lecteurs, les réponses aux interviews, la participation aux émissions de radio, les journées de dédicace…

 Mylène Farmer, la culture de l’inaccessibilité – Julien Rigal, Les éditions Premium

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Clip de Mylène et les réseaux sociaux

Posté par francesca7 le 3 février 2013

Mylène Farmer : Le clip de « Je te dis tout » dévoilé grâce aux réseaux sociaux ?

Dernièrement, c’est Justin Timberlake qui faisait parler de lui avec sa nouvelle chanson. Le chanteur avait mis un compte à rebours sur son site internet pour attiser la curiosité des internautes. Mais il n’est pas le seul à se servir de la toile et de ses réseaux sociaux pour faire le buzz. Aujourd’hui, c’est Mylène Farmer qui crée le suspense autour du clip de “Je te dis tout“. Sur son site, une page grise pixelisée apparaît.Chaque fois que la page du site est partagée sur Facebook ou Twitter, un nouveau pixel se dévoile. La photo cachée est censée être une photo exclusive du tournage.Aidez à libérer le clip ! Cette action originale correspond très bien à l’image mystérieuse de la chanteuse dont on connaît peu de choses. Alors, si vous êtes fan de Mylène, vous avez certainement déjà partagé le site, mais ne sait-on jamais. À vos clics !

http://www.jetedistout.com

Clip de Mylène et les réseaux sociaux dans Mylène dans la PRESSE m-de-je-te-dis-tout

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