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Line Renaud et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 30 août 2012

 

Line Renaud et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE 220px-Line_Renaud_Loulou_Gast%C3%A9Line Renaud, de son vrai nom Jacqueline Enté, est une chanteuse et actrice française née le 2 juillet 1928 à Pont-de-Nieppe, près d’Armentières, dans le Nord.

Après le conservatoire local elle se lance, en 1945, dans le music hall, à Paris, où elle rencontre l’homme de sa vie, Loulou Gasté, de vingt ans son aîné. Elle l’épouse cinq ans plus tard et ne le quittera plus jusqu’à sa mort, en 1995. C’est  » Loulou  » qui lui trouve son nom de scène et lui écrit des chansons aussi célèbres que Ma cabane au Canada, Etoile des neiges, Ma p’tite folie, Mademoiselle from Armentières ou encore Le chien dans la vitrine.

De toutes les artistes françaises, et même jusqu’à aujourd’hui, Line Renaud est sans aucun doute celle qui aura connu la plus grande réussite aux Etats-Unis où elle part en 1954. Elle s’y produit dans les palaces de New York et Los Angeles ainsi que dans le très populaire Ed Sullivan Show. Elle chante également en duo avec Dean Martin, l’une des plus grandes vedettes de l’époque. En 1959, elle devient meneuse de revue au Casino de Paris, puis elle est engagée au Dunes, l’un des plus grands casinos de Las Vegas, de 1963 et 1965. Après des incursions sur le petit écran dans les années 1970, elle se lance définitivement dans le cinéma et le théâtre à la fin des années 1980. Toujours avec succès.

Très impliqué dans les questions de société, Line Renaud est membre du comité de parrainage de la  » Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence  » et vice-présidente de l’association  » Sidaction « . Elle est Officier de la Légion d’honneur depuis 1994.

 Filmographie de Line Renaud :
2008 : Bienvenue chez les ch’tis de Dany Boon
2006 : La maison du bonheur de Dany Boon
2005 : Le courage d’aimer de Claude Lelouch
2005 : Les soeurs Robin (téléfilm)
2005 : Les rois maudits de Josée Dayan (série télévisée)
2004 : Le miroir de l’eau d’Edwin Baily (série télévisée)
2003 : 18 ans après de Coline Serreau
2001 : Chaos de Coline Serreau
1999 : Belle Maman de Gabriel Aghion
1994 : J’ai pas sommeil de Claire Denis
1995 : Sixième classique de Bernard Stora (téléfilm)
1995 : Ma femme me quitte de Didier Kaminka
1990 : Ripoux contre ripoux de Claude Zidi
1955 La Madelon de Jean Boyer

 Line Renaud au Théâtre :
2007 : Fugueuses, de Pierre Palmade, Christophe Duthuron, mise en scène par Christophe Duthuron, avec Muriel Robin. La dernière représentation, le 5 janvier 2008, a été diffusée en direct sur France 2.
2002 : Poste restante, de Noël Coward, mise en scène de Daniel Roussel
1995 : La visite de la vieille dame, de Friedrich Dürrenmatt, mise en scène de Régis Santon,
1991-93 : Pleins Feux de Didier Kaminka d’après « Eve » de Mary Orr, mise en scène Eric Civanyan
1988 : La Folle journée ou le mariage de Figaro de Roger Coggio
1986 : The Incomparable Loulou. Version anglaise de Folle Amanda, mise en scène Charles Nelson-Reilly, joué au Théâtre à Miami.
1981-82 : Folle Amanda de Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy

« C’est pas l’heure »! Toutes les photos

mylene-farmer_line-renaud_002-300x180 dans Mylène et L'ENTOURAGE                 322357733-mylene-farmer-c-est-pas-l-heure-son-duo-avec

le duo de Mylène Farmer et Line Renaud. Le morceau a fuité sur Internet et fait le bonheur des fans de la rousse. Pour son retour à la chanson après 30 ans passés loin des studios, Line Renaud s’est entourée d’un très beau casting pour Rue Washington, son nouvel album disponible le 8 novembre.

Le 29 octobre 2010 : L’une revient à la chanson après pas loin de 30 ans de disette, l’autre a pris l’habitude de dominer annuellement les palmarès de l’industrie musicale en France. Alors, quand Line Renaud et Mylène Farmer se rejoignent sur un même projet musical, le tandem a tout pour attirer l’attention. Et c’est chose faite avec le duo que ces deux icônes partagent, dont vous pouvez découvrir un extrait ci-dessus : C’est pas l’heure.

Une ultime sensation qui vient couronner une semaine que ces deux-là ont déjà largement animée : après avoir dévoilé ses Torrents d’amour, premier extrait signé Michel Delpech de son album Rue Washington (à paraître le 8 novembre), l’inénarrable demoiselle d’Armentières créait dernièrement l’événement avec quelques secondes de son duo attendu avec son « filleul » Johnny Hallyday, sur une reprise en français du standard de Louis Armstrong, What a wonderful world, devenu Un monde merveilleux.

De son côté, Mylène Farmer a étonné, laissant entendre une voix grave, suave et envoûtante sur une version revisitée d’un tube d’INXS (Never tear us apart) en duo avec Ben Harper, pour un album hommage au groupe suédois à paraître fin novembre.

Contrairement à Oui mais non, premier single signé RedOne de son nouvel album intitulé Bleu noir, Mylène retrouve pour C’est pas l’heure son grand complice Laurent Boutonnat. Le site de référence sur la star mylene.net souligne par ailleurs qu’il s’agit du premier duo que celle-ci enregistre avec une autre artiste féminine… Une grande première pour ces deux grandes dames !

A quelques semaines de ses concerts à L’Olympia Line Renaud s’exprime au travers d’une interview dans le quotidien Belge LA LIBRE et répond à une question à propos de Mylène Farmer :

Vous dites énormément de bien de Mylène Farmer – avec qui vous chantez en duo sur “C’est pas l’heure”.

C’est une femme remarquable, que peu de gens connaissent parce qu’elle est très secrète.

Qu’appréciez-vous chez elle ?

Ben, déjà, c’est une femme très instinctive, elle est d’une grande timidité et est très secrète dans la vie. Elle est pudique. Et donc elle mène la carrière qui correspond à son tempérament.

Par ailleurs, c’est étonnant comme la voix de Patricia Kaas ressemble à la vôtre… Oui, c’est vrai. Nous avons des timbres de voix qu’on reconnaît. Il y a beaucoup de timbres de voix identiques, maintenant. Les filles chantent bien, mais elles chantent toutes pareil, sans vraiment de couleur vocale. Patricia a une couleur vocale, mais sa voix est plus étendue que la mienne.

Vous avez commencé votre carrière par la chanson, aujourd’hui, vous y revenez. A l’intérieur de la boucle, vous avez joué au théâtre, au cinéma. En même temps, c’est un petit peu propre aux artistes de ne jamais arrêter avec, toujours, des projets en chantier. Pour moi, la chanson, c’est une parenthèse. En septembre, je recommence tout de suite un téléfilm. Line Renaud en concert le 8 mai à 17h au Cirque Royal. Rés. 02.218.20.15. « Rue Washington », un CD Warner, 2564677073

Interview intégrale ici : http://www.lalibre.be/culture/musique/article/656333/line-renaud-enchante-de-nouveau.html

 

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Interview J.L Viau sur Mylène farmer

Posté par francesca7 le 10 août 2012

Jean-Louis Viau (Conseiller historique)
interview sur le Le clip PQSD

 

Pourquoi a-t-on fait appel à vous pour ce clip ?
A l’époque, j’étais rédacteur en chef d’une revue d’histoire militaire ancienne, « Tradition magazine ». Un jour, mes collègues de la librairie Armes & Collections, spécialisée dans les ouvrages et les maquettes militaires, m’ont appelé parce qu’une costumière cherchait de la documentation pour un film se déroulant au XVIIIème siècle. C’était Carine Sarfati, la styliste de Mylène Farmer, et elle préparait le tournage de « Pourvu qu’elles soient douces ». Rapidement, elle m’a proposé de rencontrer le réalisateur. J’ai donc eu un rendez-vous avec Laurent Boutonnat et ses assistants dans les locaux de la maison de production du film, à la porte Maillot.

Interview J.L Viau sur Mylène farmer dans Mylène en CONFIDENCES coulisses-de-pourvu-quelle-soient-douce-300x182

Qu’attendait-on de vous à ce moment-là ?
Il s’agissait de placer le film dans un contexte très précis, celui de la Guerre de Sept Ans (1756 – 1763). J’ai rapidement compris que Laurent Boutonnat tenait à faire un film le plus proche possible de la réalité historique, visuellement parlant.

Cela vous a-t-il surpris ?
Oui, parce que ce n’est déjà pas quelque chose de systématique dans le milieu du cinéma, alors dans celui de la chanson, n’en parlons pas ! Beaucoup de clips ne sont qu’une « bouillie » d’images qui vient « habillez » une chanson. Certes, je n’ignorais pas que les clips de Mylène Farmer échappaient à cette triste règle, mais j’ai été agréablement étonné de constater que Laurent Boutonnat, manifestement passionné de cinéma, voulait vraiment raconter une histoire en la plaçant « dans l’Histoire », tout en respectant cette dernière. J’ai également été frappé du perfectionnisme de son travail.

A quel stade en était l’équipe dans la préparation du clip de « Libertine II » lorsque vous êtes arrivé ?
Comme bien souvent dans ces cas-là, le conseiller historique arrive au dernier moment. J’ai été contacté en juillet pour un tournage en août : ils avaient donc déjà bien avancé. Les costumes des acteurs principaux avaient déjà été choisis, mais ils commençaient seulement à s’occuper des tenues pour les soldats. Lorsque je suis arrivé, la première question qui m’a été soumise fut celle de la couleur des uniformes : ils avaient choisi le rouge pour les troupes anglaises, ce qui correspondait parfaitement à la réalité historique. En revanche, pour les troupes françaises, ils étaient prêts à commettre une erreur assez classique pour qui n’est pas un spécialiste des uniformes de cette époque : ils voulaient du bleu alors que l’infanterie française de cette époque était vêtue de blanc. J’ai donc expliqué que le bleu était réservé aux régiments étrangers au service de la France (irlandais, allemands, etc.).

D’où l’intérêt de faire appel à un spécialiste en uniformes…
Certainement, mais un conseiller historique est parfois un « empêcheur de tourner en rond » et mes demandes compliquaient la tâche de la styliste Carine Sarfati et de son équipe : où trouver des habits blancs, infiniment plus rares chez les costumiers que les habits bleus ? De plus, le temps pressait…

Vous avez eu des contraintes de temps ?
On en a toujours, mais notre gros problème c’est surtout qu’à cette époque – nous étions en juillet 1988 – beaucoup de producteurs préparaient des films ou des téléfilms pour la célébration du bicentenaire de la Révolution : les costumiers avaient été littéralement dévalisés et il était extrêmement difficile de se procurer des uniformes fin XVIIIème – début XIXème.

6iao1py6vn-300x266 dans Mylène en CONFIDENCESComment avez-vous fait alors ?
Il a fallu aller jusqu’à Marseille ! Nous y avons enfin déniché les tenues dont nous avions besoin, mais d’autres problèmes se sont alors présentés : les uniformes rouges destinés aux troupes anglaises étaient, en fait, des uniformes de Gardes Suisses au service du Roi de France, mais la silhouette pouvait coller. En revanche, pour les uniformes français, nous n’avons trouvé que des habits de la période Révolution-Empire, bleus avec des revers blancs (sur la poitrine), des parements (à l’extrémité des manches) et des retroussis (au bas des basques) rouges qui évoquaient beaucoup plus la silhouette du fantassin napoléonien que celle des soldats du Roi. Nous avons donc dû nous contenter de ce qui était disponible, mais j’ai alors demandé, sans grande conviction car je m’attendais à un refus, s’il était possible de modifier ces costumes pour qu’ils se rapprochent un peu plus de la réalité de l’époque. A ma grande surprise, Carine Sarfati et les membres de son équipe ont accepté et je dois dire que j’ai été bluffé par leur professionnalisme que je tiens à saluer ici : elles ont décousu et ôté tous les revers blancs et leurs boutons et elles ont recousu ces derniers de façon différente. Je peux vous dire que retravailler une cinquantaine d’uniformes de ce genre en si peu de temps est un exploit.

Et pour les uniformes blancs ?
J’ai proposé à Laurent Boutonnat de contacter un groupe de reconstitution militaire de Mauberge, l’association Renaissance Vauban afin qu’ils participent au film en tant que figurants. Ses membres présentaient l’avantage de posséder des uniformes blancs au règlement de 1767, donc légèrement postérieurs à ceux de la Guerre de Sept Ans, mais dont la silhouette était parfaitement crédible. Par ailleurs, ils étaient armés de fusils à silex conformes à ceux de l’époque, en état de tir et dont ils savaient parfaitement se servir, ainsi que de reproductions de canons d’époque, également en état de tir. En tout, une vingtaine de participants parfaitement habillés, équipés, armés et entraînés, ce qui nous a bien facilité le travail.

Qui étaient les autres figurants ?
Il s’agissait de « civils » recrutés dans la région et de militaires « prêtés » par le 501ème RCC (Régiment de Chars de Combat) caserné à Rambouillet, non loin du lieu de tournage. Donc, à l’exception des quelques civils qu’il a fallu entraîner, tous les figurants, militaires ou passionnés, étaient des gens sachant manœuvrer, marcher au pas et utiliser des armes. C’était un atout non négligeable.

Le conseiller historique que vous êtes devait être plutôt satisfait…
A vrai dire, oui, car au départ, je m’attendais au pire. Bien sûr, un tas de détails clochaient : les fleurs de lys cousues aux basques des habits des anglais, les soldats, tant français qu’anglais, armés de sabres du modèle 1816 alors qu’ils auraient dû porter une épée, les costumes des officiers comportant des épaulettes d’un modèle largement postérieur à l’époque, etc. il faut savoir qu’un conseiller historique, quand il est appelé au dernier moment et que le budget de la production n’est pas pharaonique, ne peut que sauver les meubles quant à la réalité historique absolue : il fait ce qu’il peut avec le temps et l’argent qui sont mis à sa disposition. Ceci étant, je dois vous dire que grâce à son souci de coller au plus près cette fameuse réalité historique, le film de Laurent Boutonnat est sacrément plus crédible que bien des productions dotées d’un budget infiniment supérieur.

Vous avez assisté à l’ensemble du tournage ?
Non, j’ai été présent pendant quatre jours, dans la forêt de Rambouillet, pour superviser les scènes de camp et de bataille. Je me souviens qu’à certains moments, nous avons été embêtés par la pluie, ce qui est dommage en plein mois d’août !

En quoi consistait votre travail sur place ?
Cela commençait très tôt le matin, à l’hôtel : la production avait loué des salles habituellement réservées à des séminaires d’entreprise et les avait transformées en salles d’habillage, de coiffure et de maquillage. Dès six heures du matin, il fallait aider l’équipe du film à habiller, équiper et coiffer tous les figurants, et leur distribuer les armes. Une fois sur le tournage, il s’agissait pour moi de placer les gens correctement, de leur montrer comment se tenir, comment évoluer, de vérifier les tenues et les chapeaux. J’entraînais les figurants à marcher au pas et à présenter les armes comme cela se faisait à l’époque.

Pourquoi étiez-vous en uniforme ?
Tout simplement parce que, durant certaines scènes de bataille, il était plus simple pour moi de diriger les figurants de l’intérieur du rang. Cela me permettait de donner les ordres de manière naturelle et en temps réel : quelle allure ne pas adopter, à quel moment accélérer, à quel moment tirer ou croiser les baïonnettes pour charger, etc. En gros, mon travail consistait à faire que tout sonne vrai : un fusil à silex ne se manipule pas comme une canne à pêche…

Dans le making-of du clip, on vous voit d’ailleurs donner une leçon de tir à Sophie Tellier, la rivale de Libertine…
Oui, car lorsqu’on ne connaît pas les armes à silex, on peut être très surpris : même chargées à blanc, elles sont très lourdes (plus d’un kilo), la détente est très dure (il faut appuyer très fort), le fonctionnement du mécanisme de mise à feu déstabilise la prise en main de l’arme, et le départ du coup est très violent (ça balance une flamme de vingt centimètres et occasionne un recul important). J’ai également dû insister sur les consignes de sécurité élémentaires qui échappent souvent aux gens qui ne sont pas habitués à manipuler des armes à feu.

Cela a été difficile pour l’éternelle rivale de Libertine ?
Sophie Tellier partait confiante car elle avait déjà tiré au pistolet dans le premier clip. Mais elle avait alors utilisé une arme de duel beaucoup plus fine et beaucoup plus légère, et qui était dotée d’un mécanisme de mise à feu à percussion plus souple et donc moins déstabilisant. Elle s’est rapidement rendue compte de la différence (rires). Pour l’anecdote, il faut savoir que dans le premier « Libertine », les pistolets de duel à percussion utilisés ne correspondent absolument pas à l’époque puisqu’ils n’apparaîtront qu’aux alentours des années 1830.

2000-Claude-Gassian-022b-192x300D’où venaient les armes du clip de « Pourvu qu’elles soient douces » ?
Une vingtaine de vrais fusils à silex avec leur baïonnette ont été loués chez un armurier de cinéma pour les plans rapprochés. Le reste de l’armement destiné aux figurants évoluant en arrière-plan était constitué de faux fusils, mais… à silex : le souci du détail qui fait vrai ! Nous disposions évidemment des fusils des membres de l’association Renaissance Vauban, armes avec lesquelles ont été exécutés tous les tirs réels (à blanc, bien sûr). Concernant les cavaliers, ils étaient équipés de sabres et comme il était impossible, en si peu de temps et avec un budget serré, de leur procurer des armes à feu spécifiques à la cavalerie, j’ai fait appel à un ami, Raphaël Huard, un artisan-armurier de Champagne-au-Mint-d’Or, qui fabrique de superbes répliques d’armes à silex. Il nous a prêté des mousquetons de cavalerie et des pistolets pour le tournage. Quand au pistolet utilisé par Sophie Tellier, la production avait d’abord envisagé de louer une arme d’époque authentique, mais cela coûtait trop cher, surtout à cause de l’assurance prévue en cas de détérioration. J’ai donc apporté une reproduction de pistolet à silex modèle An IX de ma collection personnelle, cadeau de mon ami Raphaël. J’ai d’ailleurs une anecdote amusante à propos de ce pistolet : Laurent Boutonnat, qui m’avait vu tirer avec cette arme, était fasciné par le bruit et la flamme qu’elle produisait. Il m’a demandé de le lui prêter et il s’est amusé, pendant une partie de la journée, à donner les départs de scène en tirant en l’air. Je rechargeais entre chaque prise (rires).

Le décor, réalisé par les frères Lagache, vous paraissait-il correspondre à la réalité historique ?
Le seul détail qui m’ait chiffonné, c’était la couleur de certaines tentes qui étaient kaki alors qu’elles auraient dû être blanches, mais il était hors de question de les changer et nous les avons utilisées telles quelles. Par ailleurs, j’ai fait placer une sentinelle à l’entrée de la tente du capitaine. Ceci mis à part, le camp était tout à fait crédible.

Ce clip a également été pour vous l’occasion d’un reportage photo…
Oui. J’avais demandé à pouvoir publier un article sur ce tournage dans mon magazine, pour son côté reproduction historique. Ils ont accepté et m’ont laissé une totale liberté pour prendre les photos que je voulais. J’ai travaillé pendant les répétitions ou les périodes de repos afin de ne pas gêner le tournage. Et, chose importante, je demandais toujours l’autorisation avant de photographier. Je n’ai volé aucune image.

C’était la première fois que vous étiez consultant sur un tournage ?
Oui. C’est également pour cela que je souhaitais garder des souvenirs de cette aventure.

Vous avez renouvelé l’expérience depuis ?
J’ai été appelé pour trois longs-métrages : « Jefferson à Paris » de James Ivory, avec Nock Nolte et Gwyneth Paltrow en 1994, « Les enfants du siècle » de Diane Kuyrs, avec Juliette Binoche et Benoît Magimel en 1998 et, plus récemment, « Madame Sans-Gêne » du regretté Philippe de Broca, avec Mathilde Seigner, Bruno Slagmulder et Bruno Solo, en 2002.

Comment s’est passé le travail avec Mylène Farmer ?
A l’époque, elle était déjà connue, mais n’était pas encore l’idole qu’elle est devenue depuis. Néanmoins, elle avait déjà la réputation d’être très secrète. J’ai effectivement trouvé une personne très discrète, sur la réserve et concentrée sur son travail, mais néanmoins ouverte, et avec qui il était très agréable de discuter. J’ai mangé une ou deux fois à sa table et nous avons eu des échanges tout à fait normaux : elle répondait volontiers à mes questions de novice du cinéma et je l’ai trouvée intéressante et sympathique. Lorsque j’ai quitté le tournage, elle a pris la peine de me remercier et m’a spontanément et gentiment fait la bise. Elle m’a également invité à la première du clip et m’a salué très normalement lorsque nous nous sommes rencontrés. Et pourtant, je peux vous dire qu’elle était très nerveuse ce jour-là !

On est bien loin de l’image d’une star surprotégée…
Pour ma part, j’ai rencontré une grande professionnelle, perfectionniste, volontaire et patiente. J’ai notamment le souvenir de la scène où le petit tambour se fait fouetter : Mylène était en chemise de nuit, pieds nus. Nul n’ignore qu’au cinéma, on passe un temps fou à attendre entre les plans, lesquels nécessitent des mises en place longues et compliquées (décor, éclairages, etc.). Eh bien, entre les prises, elle attendait tranquillement, sans jamais broncher, dans cette tenue peu confortable. Je n’ai jamais eu l’impression qu’elle se prenait pour une diva. Lorsque les gens de l’équipe ou les figurants venaient se faire photographier à ses côtés ou demandaient des autographes, je ne l’ai jamais vue refuser. Bref, comme tous les vrais grands, c’est une personne normale et accessible.

Qu’avez-vous pensé du clip la première fois que vous l’avez vu ?
C’était fabuleux. Projeté en 35 mm dans une grande salle, c’était extraordinaire. C’est vrai que mon premier regard a été plutôt professionnel – je vérifiais que je n’avais pas fait trop de bêtises – mais j’ai rapidement été subjugué par la magie de ce clip. La salle a d’ailleurs applaudi longuement.

Alors, pas trop d’erreurs ?
Non, ça va (sourire). En y regardant de près, un spécialiste y trouvera évidemment toujours plein de choses à redire, mais dans l’ensemble, compte tenu des circonstances, nous avons bien travaillé. Le rendu était très réussi. Il n’y a guère qu’une chose qui m’ait un peu déçu, ou du moins frustré, c’est le faible nombre de scènes de batailles retenues au regard du nombre de plans que nous avons tournés.

Issu du magazine  IAO – 2006

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Mylène Farmer et la rupture

Posté par francesca7 le 4 août 2012


Confidences de Elsa Trillat (Photographe)

Mylène Farmer et la rupture dans Mylène en CONFIDENCES DSCF0014-300x225Un mois après, on fait une séance photo avec des loups. Bertrand organise ça dans une sorte de zoo en province, vers Le Mans, ça s’appelle La Flèche, je crois. Mylène porte une superbe robe verte en velours à la Scarlett O’Hara. Elle entre dans le domaine des loups avec un dresseur et se retrouve avec un loup et une louve. Moi je reste de l’autre côté de la barrière et je shoote. Pour ne pas être dans le champ, le dresseur s’éloigne, tout en conseillant à Mylène d’être plus proche du mâle qui est plus calme. Sa robe, le loup, les rochers dans le fond, c’est magnifique. Mais soudain, la femelle, folle de jalousie, se jette sur Mylène et l’attrape par les cheveux. Heureusement, le dresseur est suffisamment rapide pour que ça n’aille pas plus loin. Je développe les photos. Elles sont belles, mais ne paraîtront jamais nulle part – c’est Mylène qui les a aujourd’hui, je crois. En fait, je ne sens plus le truc, je ne reconnais plus Mylène. Pour moi, il y a clairement un avant et un après « Sans contrefaçon ». Les gens ont commencé à devenir hystériques avec Mylène à partir de ce titre, et plus généralement du deuxième album. Et Mylène a commencé à changer. J’ai connu ça avec d’autres stars avec qui j’étais copine et que je n’ai plus reconnues au bout d’un moment – Sophie Marceau (dont j’ai fait rentrer son frère Sylvain à la maquette de « Match »), Emmanuelle Béart (avec qui j’ai fait mon déménagement)… Il n’y a guère que Sandrine Bonnaire qui soit restée la même. Mylène ne sortait plus sans sa cour, ils étaient tous habillés comme elle, ils parlaient comme elle, j’ai trouvé ça ridicule !

Le jour où je vais chez elle pour lui montrer les photos avec les loups, on est tranquilles et, tout à coup, sa bande de copier-coller déboule. Je quitte rapidement les lieux tellement je trouve ça insupportable. Arrivée en bas, je monte dans ma voiture et j’éclate en sanglots. Je comprends que ce ne sera plus jamais pareil. Je rentre chez moi. Je prends le téléphone et j’appelle Mylène. Je lui dis très exactement ce que Sophie Marceau m’a dit deux ans avant : « Je t’appelle pour te dire que je n’ai plus envie de te revoir ». On parle longuement. Je lui explique clairement que je ne supporte pas de voir comment elle évolue au contact de ses adorateurs : « Tu ne vois pas qu’ils sont faux, qu’ils jouent un rôle ?! ». Elle me répond qu’elle en a tout à fait conscience et me conseille d’aller dormir, persuadée qu’on y verra plus clair après. Le lendemain, je reçois un coup de fil de Bertrand au journal : « Elsa, je ne veux pas savoir ce qui se passe entre Mylène et toi, mais elle m’a appelé à cinq heures du matin complètement affolée, n’arrivant pas à dormir. Alors, appelle-la tout de suite et dis-lui que vous allez vous revoir ! ». Je m’exécute. Elle décroche le téléphone et me coupe rapidement la parole : « J’ai réfléchi. Je crois que tu as entièrement raison. Ne nous voyons plus ! ». Elle est en revanche d’accord pour continuer à faire des photos ensemble. Ca me paraît difficile à gérer, mais il était prévu de longue date qu’on aille au Canada deux ou trois semaines après pour faire un reportage dans sa maison d’enfance. Un calvaire !

Déjà, on ne voyage pas ensemble dans l’avion. Arrivés à Montréal, on loge dans le même hôtel mais on ne se parle pas. J’apprends qu’elle organise une sushi-party dans sa chambre pour elle et sa cour. Je n’y suis pas conviée. Pour faire souffrir, c’est la reine ! Quand il s’agit de louer une voiture pour aller jusqu’à la ville où elle a passé son enfance, Bertrand me dit que c’est à moi de la payer. J’ai beau lui expliquer que je n’ai que du liquide et pas de carte bancaire sur moi, ça n’y change rien. Je suis donc contrainte de lui donner tout mon argent pour la voiture. Je n’ai dès lors plus un centime pour le reste du séjour, y compris pour manger. L’horreur ! Le pire, c’est que, de retour à Paris, Bertrand m’appelle pour me dire que Mylène ne veut pas que les photos soient diffusées, sans même les avoir vues ! Contrainte par le magazine qui a investi dans le reportage, j’en ai finalement passée une dans « Match ». De toute façon, je les trouve moches ces clichés. On sent que ni elle ni moi n’avions envie de les faire.

A partir de là, plus de nouvelles. J’ai beau écrire des lettres, je n’ai jamais de réponse. Nous sommes à la fin de l’été 1988. Je n’ai plus jamais revu Mylène depuis. Sauf une fois, en 1991, à l’aéroport de New York. Je suis avec Emmanuelle Béart. On fait la queue en file indienne pour embarquer dans le Concorde. Emmanuelle se retourne et me chuchote : « C’est pas Mylène Farmer juste derrière toi ? ». Je regarde dans le miroir, et qui je vois, tête baissée ? Mylène ! On avance doucement vers la porte de l’avion. A un moment, j’ai le courage de me retourner et de lui dire bonjour. Elle me répond poliment, juste poliment. En revanche, elle salue Emmanuelle avec enthousiasme. Puis on s’installe dans l’avion. Emmanuelle me dit d’aller lui parler : « C’est trop bête. Vous êtes dans le même avion ». Je me lève, je traverse l’allée. Hélas, elle est du côté hublot. Je peux difficilement me mettre sur les genoux de son voisin pour aller lui parler. D’autant qu’à chaque fois que je passe, je fais en sorte de regarder le paysage. Et quel paysage ! Y a beaucoup de choses à voir quand on est en Concorde ! Tant pis. Arrivée à Roissy, je laisse mon chariot à bagages à Emmanuelle et je vais la voir. Je lui demande si on peut aller déjeuner ensemble un jour prochain. « Non ». Juste boire un café alors ? « Non ». Je lui explique que ça fait trois ans, qu’on a changé depuis. Et là, elle me regarde droit dans les yeux à travers ses petites lunettes bleues et elle me dit : « Changé ? Pourquoi veux-tu qu’on change ? J’ai eu trop de mal à la tourner, cette page, je ne peux pas revenir en arrière ». Elle reste gentille et douce dans sa façon de me parler, mais ça n’en fait pas moins mal. Puis Laurent arrive pour la chercher.

L’année suivante, je la croise dans un supermarché de Santa Monica, à Los Angeles. Je suis avec une collègue de « Paris Match » qui me déconseille d’aller lui parler, m’assurant que, Mylène logeant chez une connaissance, elle irait prendre la température. Elle me confirme rapidement que Mylène ne souhaite pas spécialement me voir. En revanche, elles deviennent copines toutes les deux. Quelques jours plus tard, je tombe malade. Ma collègue m’accompagne à l’hôpital. Elle appelle Mylène pour la prévenir de ce qui se passe car elles devaient dîner ensemble ce soir-là. Et là je réalise que Mylène se souvient de tout car elle pose des questions très précises, du style : « Combien a-t-elle de créatinines ? »… Elle propose même de prévenir un médecin français qu’elle connaît sur Los Angeles. J’ai trouvé ça touchant. Vraiment ! C’est le dernier contact que j’ai eu avec Mylène, fût-il par procuration.

Il y a deux ans, dans une station de ski près de Saint Gervais, Le Betex, je descends du télésiège et je tombe nez à nez avec Laurent. Il est avec un couple d’amis. Il n’a pas changé d’un iota. Je lui demande s’il se souvient de moi, il me répond : « Oui, bien sûr ! ». Je lui propose qu’on prenne un verre à la station le soir même ou le lendemain. Il est OK. Je ne l’ai jamais revu.
Mylène reste présente dans ma vie de tous les jours. J’observe son chemin et je lui garde une place dans mon cœur. Nine, ma petite nièce de cinq ans, commence à prendre le relais. Elle a adoré « C’est une belle journée ». Pour elle, Mylène Farmer c’est la plus belle du monde ! Ca me fait plaisir de voir que Mylène arrive à séduire encore une nouvelle génération.

Au-delà des disques et des photos, Mylène m’a laissé en souvenir une chouette en terre qu’elle a faite elle-même. Elle adorait les chouettes. Elle disait que ça portait bonheur… 

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Issu du magazine : Mylène Farmer Magazine – 2003

 

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Elsa Trilla raconte Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 31 juillet 2012

Mylène Farmer : Ainsi soit Nous

Confidences de Elsa Trillat (Photographe)

Elsa Trilla raconte Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES 50095_1028070212_7246_nEn octobre, Mylène et Laurent préparent le tournage du clip de « Sans contrefaçon », prévu pour décembre. Hélas, à ce moment-là, je suis rattrapée par des problèmes de santé. Le 19 octobre, je les appelle pour les prévenir que j’entre en dialyse. Mylène se fait mouler le visage pour la fabrication de sa marionnette qui servira pour le clip. A peine rentrée, elle me rappelle pour me parler et m’assurer de son soutien. Pendant dix jours, je suis hospitalisée pour les examens d’usage. Quelques-unes des vedettes que je photographie régulièrement pour « Match » me rendent visite : les Niagara, Vanessa Paradis qui m’offre un synthétiseur…

C’est une période pendant laquelle Mylène et moi nous rapprochons encore plus car elle vient quasiment tous les jours prendre le relais de ma mère pour m’aider à manger et me tenir compagnie. Quelques jours avant la sortie de « Sans contrefaçon », elle m’apporte les éditions « Or » promotionnelles du 45 tours. Quelle fierté de voir ma photo ! Elle m’appelle aussi tous les soirs, histoire de papoter avant de dormir. Un soir, elle me dit qu’elle vient d’écrire un texte en une demi-heure pour son prochain album. Elle me le lit au téléphone. C’est « Ainsi soit je… ». Elle écrit la plupart des titres de son prochain album pendant cette période et me tient au courant quotidiennement de son avancée.

Plus j’y pense, plus je me dis que l’album « Ainsi soit je… », c’est le nôtre. Bien sûr, je n’ai pas écrit les chansons, je ne les ai pas chantées non plus. Mais je me suis sentie impliquée dans le processus de sa création. J’ai vraiment l’impression d’avoir eu une influence sur la direction qu’il a prise. Notamment « Sans contrefaçon » ou la reprise de « Déshabillez-moi ». Une fois, Brigitte, la sœur de Mylène, m’a dit que « Sans logique », c’était pour moi. Est-ce vraiment le cas ? Si oui, c’est Mylène qui est à la fois satanique et angélique, mais c’est à moi qu’elle crèverait volontiers les yeux à coup de ciseau !

Décembre 87. Comme prévu, j’entre en dialyse. Mylène est très contrariée car elle doit partir à Cherbourg pour tourner le clip de « Sans contrefaçon ». Elle ne souhaite ni me forcer à venir ni me l’interdire. Elle pense simplement que ça va m’affaiblir. Elle a raison. C’est donc la mort dans l’âme que je renonce à aller prendre les photos du tournage. Quel dommage : « Sans contrefaçon », c’est un peu notre truc à tous les trois, Laurent, Mylène et moi. Pour l’anecdote, je me rappelle qu’au début, Mylène voulait que l’histoire du clip tourne autour d’un camp de concentration. Comme j’étais très maigre à l’époque, elle m’avait dit qu’elle aurait un rôle pour moi !

2005-Ellen-Von-Unwerth-003b-300x286 dans Mylène en CONFIDENCESEn janvier, elle m’annonce toute fière l’avant-première du clip au Max Linder, un cinéma parisien. Une projection de presse. Rendez-vous à 11 heures. Elle veut que j’y sois. Mais je suis en dialyse toute la matinée donc ça me paraît compromis. Mylène est assez triste. Le jour venu, je fais le forcing auprès de mes médecins qui acceptent exceptionnellement de me laisser sortir une heure avant. Je prends un taxi. J’arrive sur place, Mylène me voit. Toute contente, elle dit : « C’est bon, Elsa est là, on peu commencer ! ». J’avoue être assez flattée par la remarque. La projection commence. A la fin, Mylène, voyant que je ne peux applaudir – j’ai le bras gauche bandé suite aux dialyses – prend ma main droite et tape dedans avec sa main gauche. On applaudit comme des sœurs siamoises. On sort du Max Linder vers 14 heures. On a hyper faim. Je propose à Mylène de manger des sushis, elle n’en a pas trop envie. Je lui dit : « Fais-moi confiance, je suis sûre que tu vas aimer ». Direction Osaka, vers la Comédie Française. Là, elle tombe amoureuse des sushis. Je lui aurais au moins laissé ça. Les semaines passent. Mais je vais toujours me faire dialyser trois fois par semaine. Je décide de vendre ma voiture. Mylène veut me la racheter. Elle n’a même pas le permis ! « Mais je l’adore tellement ta Mini ! J’apprendrai à conduire ! ». Finalement, le concessionnaire me reprend la voiture quand j’en rachète une nouvelle. Mylène est très énervée. Ca me fait rire.

Les photos de la pochette de l’album « Ainsi soit je… » sont shootées début février chez Bertrand Le Page. Je vais chercher Mylène chez elle, rue Quincampoix. Elle sort avec des bigoudis sur la tête et sa poupée sous le bras, c’est surréaliste ! On fait l’essentiel des photos devant un grand miroir : une première série où elle se regarde dans la glace et une autre où elle se retourne vers moi. L’électricité saute à trois reprises car je travaille uniquement au tungstène, jamais au flash. C’est une lumière permanente qui donne une image plus dorée, mais qui consomme beaucoup. En plus, la radio reste branchée pendant toute la séance. Je me souviens d’ailleurs que c’est l’époque où François Feldman commençait à cartonner fort. Son nouveau single passe à la radio, Mylène me regarde et me dit : « Tu vas voir que ce truc va finir numéro un ! ». Elle n’a pas eu tort.

Bref. Je fais développer les photos. On les regarde. Mylène choisit exclusivement celles où elle se regarde dans le miroir. Laurent et moi, on préfère les autres. En fait, comme tout le monde, Mylène ne connaît d’elle que l’image qu’elle se renvoie dans le miroir, donc elle se reconnaît mieux dans celles-là que dans les autres. Finalement, on a le dernier mot avec Laurent.
En mars 1988 sort l’album « Ainsi soit je… ». Je craque tout particulièrement pour « L’horloge ». Je dis à Mylène qu’elle devrait le sortir en 45 tours. Elle ironise sur le fait qu’on serait les deux seules à l’acheter ! A la même période, elle déménage de la rue Quincampoix à la rue Monceau. Je vis alors chez mes parents, place de la République Dominicaine, de l’autre côté du Parc Monceau. Autant qu’on devient voisines et qu’on se voit encore plus – si possible vu qu’on se voit déjà quasi quotidiennement ! Son nouvel appartement est immense : trois cents mètres carrés pour elle et Laurent ! Presque une pièce entière est transformée en cage géante pour E.T. et Léon. Maintenant, il faut le remplir cet appart’ ! Car Mylène n’a presque rien gardé de Quincampoix. Je lui propose alors d’aller chercher l’essentiel. On part donc faire quelques courses aux Galeries Lafayette. Nous voilà dans ma nouvelle voiture, Mylène à côté de moi, les pieds sur le tableau de bord. Elle s’étonne alors que tout le monde nous regarde. Je lui dis : « T’as vu comment t’es habillée ? ». Mylène n’a rien trouvé de mieux que de s’habiller avec le costume à carreaux des télés de « Sans contrefaçon », casquette y compris. Pour passer inaperçue, c’est raté ! Elle ne se rend pas compte que son disque fait un carton et que tout le monde l’identifie très bien… On est passées par le Monoprix pour prendre des produits ménagers. Mylène ne s’y connaît pas trop donc je lui dis de prendre conseil auprès d’une vendeuse. Elle n’ose pas. J’y vais. La vendeuse me demande si c’est bien Mylène Farmer. Je lui dis que oui. Elle souhaite alors annoncer au micro que Mylène est dans le magasin. Je lui déconseille vivement et éclate de rire.

da6780d4-219x300Le 14 mars, jour de mon anniversaire, alors qu’elle est encore dans les cartons, Mylène m’invite à passer une nouvelle soirée dans son appart’. Elle m’apporte alors un grand carton : « Laurent et moi, on a un petit quelque chose pour toi ». J’ouvre. Je reconnais le visuel de la pochette de « Sans contrefaçon ». C’est le disque d’or pour plus de 500 000 ventes, avec mon nom inscrit en toutes lettres.

De mon côté, je suis toujours en dialyse à ce moment-là. A ce sujet, Mylène me dit un truc très touchant. Un soir, on va dîner chez Osaka toutes les deux avant d’aller chercher Laurent qui bosse alors sur un truc non loin de chez moi. Lors de ce dîner, Mylène me demande : « Où puises-tu toute ton énergie ? Je n’en ai pas un quart ! Malgré tous tes ennuis de santé, t’as toujours la pêche ! Tu veux pas m’en donner un petit peu ? ». J’adorerais qu’elle me répète ça aujourd’hui que je suis à nouveau malade. Je suis tellement épuisée que ça me ferait un bien fou.
Le 9 mai, je fais une nouvelle dialyse. Une de plus. Quand je repars chez moi, je me dis que c’est la dernière. J’en peux plus. L’après-midi même, j’apprends qu’un rein est disponible et que je vais pouvoir être enfin transplantée sur le champ ! Immédiatement, j’appelle Mylène pour la prévenir. Elle m’encourage en faisant un peu d’humour pour dédramatiser le truc. Après l’opération, j’apprends par Suzanne, la femme de ménage de ma mère, qui travaille aussi chez Mylène, qu’elle a annulé tous ses rendez-vous et qu’elle est restée prostrée toute la journée près du téléphone à attendre de mes nouvelles ! Je suis hospitalisée pendant dix-sept jours. Bénédicte, la sœur de Laurent, qui travaille à la Pitié où je suis hospitalisée, me rend visite tous les jours. Je suis très touchée. Malheureusement, pendant ce temps, Mylène part au Maroc – pour une émission de télé, je crois – puis tourne le clip de « Ainsi soit je… » près de Paris. Laurent m’informe qu’ils font une projection de la vidéo au Studio 13 le lendemain de ma sortie de l’hôpital et m’invite à y aller sans prévenir Mylène pour lui faire une surprise. J’arrive, et là, elle ne me voit pas tout de suite tant elle est entourée. La projection passe. Ce n’est qu’après qu’elle me remarque. On se jette dans les bras l’une de l’autre. Et là, elle me dit : « Elsa, tes yeux ont changé. Y avait la mort avant, et maintenant y a la vie ».

Malgré cette magnifique phrase, quelque chose s’est cassé entre nous ce jour-là. Ce qui m’a énervée, c’est cette cour autour de Mylène : « Oh regarde Mylène, je suis habillé comme toi ! ». Je n’ai jamais pu supporter ce genre de choses. Je ne parle pas du public, mais des danseurs, maquilleurs, coiffeurs qui se sont mis à la copier et à la coller. Je lui ai dit mille fois de ne pas marcher dans ces trucs-là, que c’était le genre de trucs qui pouvaient rapidement lui faire péter un câble. Dès qu’ils étaient tous là à tournoyer autour d’elle, elle devenait complètement différente, elle faisait sa reine – ce qu’elle fera de plus en plus après. Ca a été l’élément déclencheur de notre « rupture ». Je ne retrouvais plus ma marchande de légumes de poireaux…

 

Issu du magazine : Mylène Farmer Magazine – 2003

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Mylène, Kazuchika Kise et Shuichi Hirata

Posté par francesca7 le 23 juillet 2012



réalisateurs et producteur du
clip de Mylène, « Peut-être toi »,

Mylène, Kazuchika Kise et Shuichi Hirata dans Mylène et L'ENTOURAGE Clipo_37_PeutetretoiDates de production : avril 2006 (2 mois) Lieu de production : les studios IG au Japon . Le Clip est une petite révolution à lui tout seul. C’est la première fois que la chanteuse s’essaye au genre manga, en faisant appel à trois maîtres du genre. Entretien exclusif avec le porte-parole des studios IG.

Confidences et interviews des Studios IG (Réalisateurs) : Le clip Peut-être toi

Quand le studio « Production IG » a-t-il été créé ?
En 1987, par Mitsuhisa Ishikawa (le I de IG) et Takayuki Goto (le G de IG), qui étaient alors respectivement chef de produit et réalisateur d’animations. A l’époque, le studio s’appelait IG Tatsunoko, il a changé de nom en 1990 pour devenir « Production IG ». Parmi nos titres, nous comptons « Patlabor the movie » (1989), « Please save my earth » (1990), « Ghost in the shell » (1995), « Blood the last vampire » (2000), « Jin-Roh » (1999), les animations dans « Kill Bill : Vol. 1 » de Quentin Tarantino (2003), « Innocence » (2004). Plus récemment, nous avons réalisé la série télé « Le chevalier d’Eon » (2006), « xxxHolic » (2006), et le dernier film de Mamoru Oshii, « The amazing lives of the fast food gifters » (2006).

Pouvez-vous nous présenter rapidement les réalisateurs du clip « Peut-être toi », Naoko Kusumi, Kazuchika Kise et Shuichi Hirata ?

3-172x300 dans Mylène et L'ENTOURAGENaoko Kusumi est metteur en scène. Elle a longtemps travaillé pour le prestigieux studio Madhouse, comme assistante à la mise en scène sur des films aussi célèbres que « Kamui no Ken de Rintaro (Dagger of Kamui) » en 1985, ou encore « Yoju Toshi » de Yoshiaki Kawajiri (« Demon Beast City », « La cité interdite » en français, en 1987). Elle a retrouvé Rintaro en 2001 pour « Metropolis » et en 2004, elle a dirigé les séquences en trois dimensions dans « Innocence » de Mamoru Oshii. Kazuchika Kise est dessinateur et responsable des animations. Après avoir travaillé chez Anime R, il a rejoint IG Tatsunoko au début de notre aventure. Sa filmographie inclut la série télé « Blue seed » et les longs-métrages « Patlabor the movie » et sa suite, « Ghost in the shell », « Jin-Roh », « Blood the last vampire », « Innocence »… Shuichi Hirata est directeur artistique. Il a collaboré à un grand nombre de films de qualité, travaillant avec Mamoru Oshii sur « Patlabor the movie » et sa suite, ou encore « Ghost in the shell », pour lequel il s’est occupé du fond sonore. Il a été le directeur artistique de Rintaro pour « Metropolis », tiré du manga de Osamu Tezuka. Il a également travaillé avec Isao Takahata pour « Grave of the fireflies » (1988) et avec Rintaro pour « X » (1996). Pour Production IG, il a participé à « Innocence » et « xxxHolic » et en 2005 à « A midsummer night’s dream ».

Quand Mylène Farmer vous a-t-elle contacté pour la vidéo de « Peut-être toi » ? L’avez-vous rencontrée personnellement ?

Tout a commencé aux alentours d’avril dernier (ndlr : il s’agit donc d’avril 2006), quand les agents de Mylène ont pris contact avec Geneon Entertainment (USA) Inc. (ndlr : Geneon est une société de production est de distribution spécialisée dans l’animation japonaise). Malheureusement, il nous a été impossible de la rencontrer pour deux raisons : la distance considérable entre la France et le Japon, et le peu de temps dont nous disposions pour réaliser le clip.

Aviez-vous déjà travaillé avec d’autres artistes ?

Notre studio a fait un clip pour la chanteuse russe Linda. Nous avons également réalisé des séquences pour le spectacle de Yuzu, un célèbre duo japonais.

Mylène Farmer a-t-elle participé à la conception du story-board ? Comment avez-vous imaginé l’histoire ?

Nous savions qu’elle admirait « Ghost in the shell », et qu’elle était fascinée par l’atmosphère sombre et la qualité esthétique du film. Mylène nous a dressé quelques indications de base. Ensuite, lorsque nous lui avons présenté le story-board, nous avons discuté de certains détails que nous avons fait évoluer en conséquence, mais sans modifications radicales. On nous a en effet laissé une très grande liberté créatrice. Il était clair, du côté de Mylène, qu’elle avait dès le départ tout à fait confiance en notre équipe.

Vous a-t-elle donné des instructions particulières ? A-t-elle fait part de désirs concernant la mise en scène, par exemple ?

Nous avons reçu des instructions détaillées pour le personnage animé en ce qui concernait sa coiffure, les couleurs et l’image d’ensemble. Pour la mise en scène, on nous a expressément demandé de créer un style cinématographique, comme dans un long-métrage.

A combien se montait votre budget ?

Ah ça… C’est un petit secret !

Avez-vous traduit les paroles avant de faire le clip ?

Nous avons reçu la traduction des paroles et l’élément d’espoir qu’elles contenaient a été crucial dans la création du story-board. Mais la musique et le rythme se sont également révélés une source d’inspiration capitale pour l’équipe.

Combien de temps a-t-il fallu pour réaliser le clip ?

Environ deux mois.

Comment le sujet et le décor ont-ils été choisis ? Êtes-vous partis d’une héroïne de manga particulière pour créer le personnage de Mylène Farmer ?

L’image a été décidée par Mylène et nous avons travaillé à sa mise au point. Il n’y avait pas de modèle spécial, que ce soit de manga ou d’anime (ndlr : l’anime est le terme employé pour désigner le dessin animé, par opposition au mange, réservé à la bande dessinée).

Avez-vous utilisé des photos ou des vidéos de la chanteuse ?

Nous avons pris comme point de départ des vidéos et des photos de plateau puis nous avons soumis notre projet à l’équipe de Mylène et procédé à quelques ajustements en suivant leurs instructions. Il est toujours délicat de reproduire des personnes réelles dans une animation.

L’absence de dialogues a-t-elle été une difficulté supplémentaire ?

Non, car d’un point de vue pratique, cela veut dire pour le réalisateur qu’il n’y a pas besoin de se préoccuper du mouvement des lèvres !

Au montage, vos a-t-il fallu couper des scènes que vous auriez aimé conserver ?

Non, nous en avons seulement raccourci quelques-unes.

Comment Mylène a-t-elle réagi à la version finale du clip ?
Elle a été… enchantée !

Interview émanant de Mylène Farmer et vous – 2006

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J.Pierre Foucault et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 3 juillet 2012

 

J.Pierre Foucault et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE jean-pierre-foucault-arrete-qui-veut-gagner-des-millions_72489_w250Jean-Pierre Foucault, né le 23 novembre 1947 à Marseille, est un animateur de radio et de télévision français.

Présent sur les écrans depuis le milieu des années 1970, il a présenté L’Académie des neuf et Sacrée Soirée produite par Gérard Louvin. Depuis 2000, il présente le jeu Qui veut gagner des millions ? sur TF1. Il est aussi le présentateur attitré de l’élection de Miss France sur TF1 depuis 1995.

A la radio, il débute sur RMC en 1966, il a été animé différentes émissions sur RTL, Europe 1 et MFM. Aujourd’hui, il anime le jeu La Bonne Touche, sur RTL en duo avec Eric Laugérias.

Suite à une demande faite par son ami Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, il devient président bénévole du centre de formation de l’Olympique de Marseille. Il est par ailleurs à la tête de trois sociétés qui gèrent ses différentes activités et biens. Il est enfin membre du Comité Stratégique de France Pari, une société de paris en ligne.

Débauché par TF1, en septembre 1987, il anime l’émission de variétés Sacrée Soirée pendant sept saisons (1987-1994), produite par Gérard Louvin et réalisée par Gilles Amado. Les moments forts en furent la brouille en direct de Linda de Suza avec sa mère, Michel Charasse (Ministre délégué au budget) prenant à parti au téléphone le chanteur Alain Barrière qui venait de se plaindre de ce qu’il versait aux impôts, et la bourde de Jean-Pierre Foucault qui, voulant rappeler le titre de la chanson de Karen Cheryl À l’envers à l’endroit, la rebaptise Par devant par derrière… La dernière saison, il s’entoure d’Amanda Lear et de Laurent Baffie.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsEn 1994, il devient directeur des programmes de RMC, tout en animant à partir de 1997 une nouvelle émission de variétés pour TF1, les Années tubes.

En 2000, alors que sa célébrité s’est légèrement ternie, il la retrouve avec l’animation du jeu de questions Qui veut gagner des millions ?. Ce jeu lui permet de jouer sur l’image que le public a de lui depuis les années 1980 : sa gentillesse et sa politesse deviennent partie intégrante de son personnage d’animateur, accompagnant le candidat entre les réponses d’un grand questionnaire à choix multiples.

En 2001, il relance le jeu du Quitte ou double sur la chaîne de radio RTL, mais ses obligations radios et télés l’empêchent de se consacrer vraiment à « sa » propre chaîne TV marseillaise.
En 2003, TF1 le choisit pour animer un autre jeu d’inspiration américaine : Zone rouge.
En 2005, il publie son autobiographie, Le Sourire aux larmes où il révèle que son père, Marcel, a été assassiné par des inconnus à Alger en 1962 et que sa mère a longtemps caché son passé de juive polonaise, rescapée de la barbarie nazie. Il devient cette même année président de la nouvelle chaîne locale marseillaise LCM.

En avril 2006 il co-anime avec Christophe Dechavanne l’émission Je suis une célébrité, sortez-moi de là !

En mai 2006, il publie un nouveau livre nommé Les Cigales sont de retour (publié chez Albin Michel), où il raconte sa Provence qui lui est chère, les histoires de ses racines et de sa terre de vie.
Depuis septembre 2006, il présente en direct du lundi au vendredi de 11H30 à 12H30 sur RTL « La Bonne Touche » avec Cyril Hanouna.

 

mylene-farmer-mylene-farmer-20060103-img dans Mylène et L'ENTOURAGELa première action caritative publique de Mylème  se déroule lors de l’émission de TF1 animée par Jean-Pierre Foucault le 17 décembre 1988 Une soirée pour les Restos. Cette soirée est organisée en faveur des Restos du Cœur et elle coïncide avec l’arrêt de la fabrication du Solex. Jean-Pierre Foucault met aux enchères le Solex présent sur le plateau et dédicacé par Mylène. L’enchère dure le temps pour Mylène d’interpréter Pourvu qu’elles soient douces et est remporté par un certain Samir T. qui propose la somme de 120 000 francs (18 300 Euros). Lors de cette annonce, Mylène sort de derrière son dos un chèque qu’elle remet à l’animateur. Jean-Pierre Foucault, surpris et ému, remercie vivement Mylène sous les applaudissements du public.

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Mylène interprète C’est dans l’Air

Posté par francesca7 le 24 mai 2012

 

C’est dans l’air est le quatrième extrait du 7e album studio de Mylène Farmer, Point de Suture.

Mylène interprète C'est dans l'Air dans Mylène et SYMBOLISME 41N0CsJSARL._SL500_AA300_Le titre est commercialisé le 27 avril 2009 et se classe no 1 du Top 50, permettant à la chanteuse de battre son propre record, en classant8 titres à la première place du Top 50. Classé durant 8 semaines dans le Top 10, il est toujours classé dans le Top Singles, 7 mois après sa sortie.

Le CD promo et le mp3 furent envoyés aux radios le vendredi 27 mars 2009, et ce titre fut annoncé comme le 4e single extrait de Point de Suture. 

La musique démarre par des coups de batterie répétés. Le rythme d’abord minimaliste évolue pour devenir de plus en plus techno. Les couplets sont séparés en deux parties : d’abord, tout comme pour l’instrumentalisation, succession minimaliste de paroles scandées sans qu’elles soient réellement chantées (« Vanité : c’est laid. Trahison : c’est laid… »). Le rythme et la mélodie évoluent ensuite (« Les cabossés vous dérangent, tous les fêlés sont des anges… »), avant d’arriver au refrain, porté par des violons et des rythmes électro.

La chanson fut saluée dès le 25 aout 2008 à la sortie de l’album Point de SutureLe Nouvel Observateur la qualifia de chanson « très dansante » et Voici la jugea « calibrée pour faire danser les morts ». Musique Radio apprécie « un titre original up-tempo de toute beauté », et fait l’analogie avec le premier singleDégénération.

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Le réalisateur du clip de C’est dans l’air est Alain Escalle  . Il était le réalisateur du court-métrage Le conte du monde flottant proposé en première partie des concerts de Mylène Farmer sur Avant que l’ombre… à Bercy en 2006 et des images de scène que l’on pouvait apercevoir sur les écrans géants et sur la croix centrale.

Le clip illustrant C’est dans l’air est diffusé depuis le 15 avril 2009 sur les chaînes musicales.

Des images d’archives d’explosions évoquant la destruction à grande échelle sont diffusées tout au long du clip. On y note, par alternance avec les dites images, la présence de squelettes (images 3D réalisées par Alain Escalle) qui dansent autour d’une Mylène Farmer vêtue d’un blouson de cuir, d’un mini-short et d’une ceinture dont la boucle représente une tête de mort. À la fin du clip, la Terre explose.

Les éléments visuels du clip qui reposent sur le souffle nucléaire s’entrechoquent comme un collage violent. Les éléments graphiques du clip sont fabriqués à partir des éléments visuels utilisés pour le spectacle sur scène et font référence à l’universalité du monde au travers des primitives géométriques. Nous y retrouvons la thématique de la destruction chère au réalisateur et déjà présente dans son film Le conte du monde flottant, ainsi que la référence affirmée de Rage net (1988), Mothlight (1963), Dark tower de Stan Brakhage, et le travail du photographe primitif Charles Winter (Éclair de l’appareil de Rhumkorff) où plus récemment celui du photographe Japonais Hiroshi Sugitomo. Alain Escalle utilise aussi un élément visuel abordé dans l’une de ses précédentes installations (Fantôme d’amour en 2005) où l’on peut retrouver les éléments de flashs et d’éclairs aléatoires autour de la silhouette d’une femme qui danse sur ciel étoilé. Le tout est en noir et blanc. Et la technique mélange encore une fois des sources mixtes : 3D, images du Soleil, de la planète Terre tournoyante, de branches d’arbres et de forêts en noir et blanc puis en négatif, retraitées puis déformées au travers de filtres numériques dont la particularité est de générer des images aléatoires d’éclairs. Ce mélange trouve sa touche finale dans l’utilisation de peinture sur la pellicule qui donne au clip son aspect vieilli et usé par le temps.

 

Le clip a atteint le top 7 sur l’airplay TV en troisième semaine (25 avril 2009). Son classement en clubs est de 53.

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Mylène Farmer et Elsa Trillat

Posté par francesca7 le 10 mai 2012

 

Mylène Farmer et Elsa Trillat  dans Mylène et L'ENTOURAGE Trillatmylene   Elsa Trillat fut photographe pour Paris-Match, Gala et Salut avant de tomber gravement malade. Toutes les stars du top 50 sont passées devant son objectif,  de Indochine, Niagara, Vanessa Paradis, à  Daho. Entre 1987 et 1989, elle travaille avec Mylène dont elle prendra les clichés mémorables qui illustreront l’album « Ainsi sois-je… ».  Une vraie amitié née après leur première séance photos, ce qui clôt  sa longue collaboration avec Christophe Mourthé. Dans une interview,  Elsa explique comment est née l’idée de la chanson « Sans contrefaçon« . Inspiré du tube de Sylvie Vartan « Comme un garçon » qui passait en boucle en radio à cette époque et d’un souvenir de Mylène (qui passait souvent pour un garçon en étant petite), un tube est né.

Elsa Trillat (Photographe) entre autre pour La pochette d’Ainsi soit je…

 

Mylène Farmer aime l’exclusivité. Lorsqu’elle travaille avec un photographe, c’est avec celui-ci et aucun autre. Il y a dont eu les années Christophe Mourthé (1986 / 1987) puis les années Marianne Rosenstiehl (1989 / 1996). Entre les deux, la star se faisait shooter par Elsa Trillat. C’est à cette photographe que l’on doit notamment les clichés aussi magnifiques que légendaires de l’album « Ainsi soit je… ». Au-delà de cette collaboration professionnelle est née une vrai amitié complice entre les deux jeunes femmes, sensiblement du même âge. Elsa Trillat nous en raconte ici les grandes lignes.

Comme beaucoup de gens, je découvre Mylène Farmer avec « Libertine », en 1986. L’univers est hyper intéressant et le clip est grandiose. C’est tellement novateur ! J’ai alors vraiment très envie de la rencontrer. Un ami commun, Frédéric Dayan, alors attaché de presse au Palace, célèbre boîte de nuit parisienne, organise un dîner au Privilège, le restaurant du rez-de-chaussée. Quelques stars du moment sont là – Carlos Sotto Mayos, Wadeck Stanczack – mais aussi Richard Anconina et Mylène, accompagnée de Bertrand Le Page, son manager de l’époque. Nous sommes en octobre 1986. Vraisemblablement intimidée, Mylène passe le dîner tête baissée, elle ne dit pratiquement pas un mot. A la toute fin de la soirée, je vais vers elle. On discute un peu, mais je ne sens pas de feeling particulier. Elle reste tellement timide…

Pour dire à quel point leur complicité est totale : Elsa Trillat est souvent invitée chez la mère de Mylène pour l’accompagner à des réunions familiales, un privilège extrêmement rare car, pour pénétrer au sein du clan Farmer, il faut montrer patte blanche ! 

Ainsi soit je… est le huitième single de Mylène Farmer, et le deuxième extrait de l’album du même nom, sorti deux semaines plus tôt.

       autre6 dans Mylène et L'ENTOURAGE Elsa Trillat, photographe et amie de Mylène en 1987-1988, raconta des années plus tard que ce texte fut écrit par Mylène en une nuit. C’est la première chanson lente de Mylène à sortir dans le commerce, l’occasion de proposer un nouveau ‘personnage’ au public : celui d’une femme mélancolique. La chanteuse apparait ainsi vêtue de magnifiques robes de princesse, ses cheveux lâchés ou en chignon entourant son visage de porcelaine. A huit reprises, elle entonne la chanson sur des plateaux de télévision. Déjà, alors qu’elle n’est qu’au début de sa carrière, Mylène réduit sensiblement ses apparitions dans les médias (prestations télévisées et interviews), signe tangible de son succès grandissant. On notera un passage télé absolument culte : Jean-Pierre Foucault reçoit Mylène dans ‘Sacrée soirée’ le 18 mai 1988, et la fait pleurer à plusieurs reprises en lui montrant des images de son enfance au Canada, et en lui offrant… une peluche de ‘Bambi’ !

        Pour la première fois, le clip qui illustre la chanson n’est pas scénarisé, le thème ne s’y prêtant pas d’après Mylène. Elle apparait dans un univers onirique aux tons sépia, se réveillant sous la pleine lune aux côtés d’une biche et d’une chouette. Le clip se termine par une scène de noyade…

        C’est un nouveau succès pour Mylène, non seulement parce que le single se vend très honorablement (plus de 180.000 exemplaires), mais surtout parce qu’il perdure à travers les années, faisant aujourd’hui partie des classiques de Mylène fortement connus du grand public. On note en tout cas que Mylène semble beaucoup tenir à cette chanson : elle est présente sur quatre de ses cinq spectacles (pas forcément sur toutes les dates de chaque tournée cela dit), et Mylène l’a rechantée à deux reprises en télévision bien des années après sa sortie : en 1997, et en 2010. La chanson est même ressortie en single live en 1997.

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Mylène poupée couturée

Posté par francesca7 le 1 mars 2012

« Inquiétante poupée couturée » titrait Le Monde


Mais pour qui pense encore qu’un disque c’est aussi une pochette, un objet précieux, les disquaires ont mis bien en vue de quoi satisfaire l’amateur – qui dans le cas de Mylène Farmer se doit d’avoir toutes les version disponibles.

On trouvera donc trois présentations de l’album, une normale dans du moche plastique, une autre sous couverture cartonnée, s’ouvrant en trois volets, avec en bonus

Mylène poupée couturée dans Mylène et des CRITIQUES w1z3_480x270_62qgx

, le clip, une dernière enfin, en version 33-tours. Pour le single, deux déclinaisons, celle en CD avec la « single version », le « radio edit » et la « version instrumentale », celle en 33-tours avec trois remix (un de Tomer G et deux de Manhattan Clique).

Question visuel, même diversité.
L’album ‘Dégénération’, premier single, ouvum présente une inquiétante poupée couturée façon créature du docteur Frankenstein (photographies du Japonais Atsushi Tani), qui rappelle, outre sa ressemblance avec Mylène Farmer, le double marionnette à la Pinocchio dans ‘Sans contrefaçon’ (1988). Pour le CD single, la chanteuse, née en 1961, à Pierrefonds (Québec), présente son dos et son fort joli fessier. Quand au single 33-tours, c’est la même image, solarisée dans des tons rose foncé et violet.

re aussi l’album. Il donne le ton électro-pop d’une partie du disque, avec pour mot d’ordre « faut qu’ça bouge ». En arrangements plutôt minimalistes, dans une sécheresse de ton à laquelle il faut s’acclimater. Même climat dans ‘Je m’ennuie’, ‘Sextonik’ (ode au godemiché « d’ivoire ou de jade ») ou ‘C’est dans l’air’. Autant de titres développés par le duo Mylène Farmer-Laurent Boutonnat dans une efficacité rythmique dansante mais auxquels il manque un rien d’ambition formelle.

Un autre pan de l’album relève de la ballade rêveuse et alanguie sur les thèmes de l’attente, du vague à l’âme (‘Point de suture’), l’absence, la disparition (‘Si j’avais au moins…’), dans un univers en clair obscur. Là aussi on retrouver la marque du duo dans les fondamentaux, mais avec le sentiment de collages d’idées déjà entendues dans de précédentes compositions.

Le duo avec Moby, ‘Looking for my name’, dans sa sobriété ou l’électrique Paradis inanimé, dans ses débordements, constituent du coup de plaisants sursauts.

On ne retrouvera pas ici le romantisme lumineux, la palette baroque qui faisait toute la majesté et la grâce dominatrice d’ ‘Avant que l’ombre…’ (2005), à ce jour l’enregistrement le plus accompli de Mylène Farmer et Laurent Boutonnat. ‘Point de suture’ est plus ramassé, plus évident dans ses jeux avec les mots, arrivé presque trop vite.

Sans la rupture qu’avait constituée ‘Anamorphosée’ en 1995, traversé de guitares, d’un son urbain et d’une certaine violence musicale et sans l’exacerbation lyrique d’ ‘Avant que l’ombre…’, le terrain un peu trop familier de ‘Point de suture’ est une légère déception dans la discographie de Mylène Farmer.

Sylvain SICLIER / parution dans Le Monde (28.08.08)

Venez me rejoindre sur le FORUM : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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Syvain d’Ame stram gram.com

Posté par francesca7 le 20 novembre 2011

 

« Salut, je me présente, je m’appelle Sylvain, j’ai 33 ans, je suis Lyonnais et fan depuis 1988.
Depuis longtemps je voulais faire partager ma passion pour Mylène. Et bien voilà, c’est fait depuis le 1er Janvier 2000 ! «  

 

actuellement, Ame-Stram-Gram.com se compose de 12 parties :

La Biographie, essentielle pour mieux comprendre le phénomène Mylène !Syvain d'Ame stram gram.com dans Mylène et mes BLABLAS MF2000_107a

La Discographie, avec tous les Albums, Concerts, Singles, Remixes !La Giorgino dévoilant le film culte avec près de 30 photos !

La Vidéographie, avec tous les Concerts, et surtout ses merveilleux Clips !

Les Clips, avec une analyse de ses meilleures productions !

Les Paroles, avec ses magnifiques textes !

La Galerie, qui rassemble plus de 500 photos haute définition !

 Autres (Bio, Disco, Vidéo, Galerie d’Alizée, Laurent Boutonnat et Robert) !

La rubrique Fan où vous pourrez vous dévoiler !

La liste de Liens (Mylène, Alizée, Robert) !

Le Forum de discussion pour partager votre passion !

Et pour finir, un Concours vous permettant de gagner des produits Farmerien…

Bonne visite, et n’oubliez pas de lui écrire si le coeur vous en dit ! 


D’ailleurs il recherche des correspondant(e)s sur Lyon et sa région ! 

 

http://www.ame-stram-gram.com/Sommaire.html 

 

 

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RECOMPENSES Mylène

Posté par francesca7 le 12 novembre 2011

Les récompenses et trophées de Mylène Farmer

VICTOIRES DE LA MUSIQUE (1988) : Meilleure interprète féminine.

RECOMPENSES Mylène recompensesAnecdote : Mylène s’était longuement préparée pour chanter pourvu qu’elles soient douces, mais au dernier moment, elle refusera de le faire. « Tout le gratin du show-business était là et ces gens m’ont écoeurée. Ils se détestent tous. J’étais triste d’avoir été récompensée par ces gens-là… J’ai failli m’enfuir… »

TELE LOISIRS (1988) : Ecran d’or (Pour ses clips).

MONTE-CARLO AWARDS (1992) : Meilleure vente d’album (Album L’autre).

WORLD MUSIC AWARDS (1993) : Meilleure vente française de l’année.

Anecdote : Mylène chantera Que mon coeur lâche devant le prince Albert et Michael Jackson. A la fin de la chanson, elle lâchera une seule phrase en guise de remerciement: « Thank you very much… I wish you a good night ».

VICTOIRES DE LA MUSIQUE (1997) : Album le mieux exporté : (Album Anamorphosée).

Anecdote : Mylène Farmer sera récompensée « en coulisse » de la meilleure vente d’album à l’exportation pour son album Anamorphosée… Aucune annonce ne sera faite en direct.

CÉRÉMONIE DES SAPHIRS (1999) : Meilleurs Clips du Siècle (Clip Libertine).2254568525_small_1

NRJ MUSIC AWARDS (2000) : Meilleur album, Meilleur concert et Meilleure artiste féminine francophone.

Anecdote : Mylène chantera Optimistique-moi pour l’occasion. « Enfin, je voulais vous dire que je suis amoureuse des mots. J’aime les partager avec les autres… avec l’autre ! J’aime ce moment présent et j’aime ceux qui m’aiment. Merci beaucoup ! »

M6 AWARDS (2000) : Meilleur clip (Clip Optimistique-moi).

Anecdote : Après une dizaine de minutes d’acclamation du public, et une rétrospective des ses clips, Mylène lâchera ces quelques mots: « Je vais ce soir emprunter quelques mots à Barbara et pour le public, je voudrais lui dire, que ma plus belle histoire d’amour, c’est vous… Merci beaucoup… »

 NRJ MUSIC AWARDS (2001) : Meilleure artiste féminine francophone.

Anecdote : Mylène chantera Pas le temps de vivre entourée de 700 bougies (en ampex).

NRJ MUSIC AWARDS (2002) : Meilleure artiste féminine francophone.

Anecdote : Mylène chantera Les mots en duo avec Seal.

 EUROPE AWARDS (2002) : Platinium Europe Awards pour 1 million de best of vendu en Europe.

NRJ MUSIC AWARDS (2003) : Meilleure artiste féminine francophone.

Anecdote : Mylène chantera Réver en direct.

VICTOIRES DE LA MUSIQUE (2005) : Victoires des victoires : Meilleure interprète féminine de ces 20 dernières années.

Anecdote : Mylène Farmer brillera par son absence. Une photo inédite sera alors montrée en direct, avec ces mots dit par Nagui, l’un des maîtres de cérémonie: « Mylène n’est pas venue, mais elle nous rappelle que son dernier single s’appel « Fuck Them All » ! »

 NRJ MUSIC AWARDS (2006) : Meilleur album francophone.2915807147_small_1

Anecdote : Mylène nous laissera un petit message depuis les coulisses de son concert à bercy : « Je ne peux pas être avec vous ce soir, puisque je suis sur la scène de Bercy. Et je voulais vous dire que je partage des moments absolument incroyables avec le public ici… Je voulais également vous remercier pour ce prix qui me touche tout particulièrement, puisque c’est le prix de l’album et c’est vraiment important pour moi ! …et vous dire de passer une très, très bonne soirée. Et je vous embrasse et je vous aime infiniment ! Merci beaucoup… »

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Clip C’EST DANS L’AIR

Posté par francesca7 le 28 septembre 2011

Clip C’EST DANS L’AIR dans Mylène 2009 - 2010 Mylene-Farmer

 

Le réalisateur du clip de C’est dans l’air est Alain Escalle. Il était le réalisateur du court-métrage Le conte du monde flottant proposé en première partie des concerts de Mylène Farmer sur Avant que l’ombre… à Bercy en 2006 et des images de scène que l’on pouvait apercevoir sur les écrans géants et sur la croix centrale. 

Le clip illustrant C’est dans l’air est diffusé depuis le 15 avril 2009 sur les chaînes musicales. 

Des images d’archives d’explosions évoquant la destruction à grande échelle sont diffusées tout au long du clip. On y note, par alternance avec les dites images, la présence de squelettes (images 3D réalisées par Alain Escalle) qui dansent autour d’une Mylène Farmer vêtue d’un blouson de cuir, d’un mini-short et d’une ceinture dont la boucle représente une tête de mort. À la fin du clip, la Terre explose. 

 

MF2000_11a dans Mylène 2009 - 2010Les éléments visuels du clip qui reposent sur le souffle nucléaire s’entrechoquent comme un collage violent. Les éléments graphiques du clip sont fabriqués à partir des éléments visuels utilisés pour le spectacle sur scène et font référence à l’universalité du monde au travers des primitives géométriques. Nous y retrouvons la thématique de la destruction chère au réalisateur et déjà présente dans son film Le conte du monde flottant, ainsi que la référence affirmée de Rage net (1988), Mothlight (1963), Dark tower de Stan Brakhage, et le travail du photographe primitif Charles Winter (Éclair de l’appareil de Rhumkorff). Alain Escalle utilise aussi un élément visuel abordé dans l’une de ses précédentes installations (Fantôme d’amour en 2005) où l’on peut retrouver les éléments de flashs et d’éclairs autour de la silhouette d’une femme qui danse sur ciel étoilé. Le tout est en noir et blanc. Et la technique mélange encore une fois des sources mixtes : 3D, images du Soleil, de la planète Terre tournoyante, de branches d’arbres et de forêts en noir et blanc puis en négatif, retraitées puis déformées au travers de filtres numériques dont la particularité est de générer des images aléatoires d’éclairs. Ce mélange trouve sa touche finale dans l’utilisation de peinture sur la pellicule qui donne au clip son aspect vieilli et usé par le temps. 

 

Diffusions 

Le clip a atteint le top 7 sur l’airplay TV en troisième semaine (25 avril 2009). Son classement en clubs est de 53. 

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C’est dans l’air le clip

Posté par francesca7 le 28 septembre 2011

C’est dans l’air le clip dans Mylène 2009 - 2010 video-le-nouveau-clip-de-mylene-farmer-cest-dans-lair-8250Le réalisateur du clip de C’est dans l’air est Alain Escalle. Il était le réalisateur du court-métrage Le conte du monde flottant proposé en première partie des concerts de Mylène Farmer sur Avant que l’ombre… à Bercy en 2006 et des images de scène que l’on pouvait apercevoir sur les écrans géants et sur la croix centrale.

Le clip illustrant C’est dans l’air est diffusé depuis le 15 avril 2009 sur les chaînes musicales.

Des images d’archives d’explosions évoquant la destruction à grande échelle sont diffusées tout au long du clip. On y note, par alternance avec les dites images, la présence de squelettes (images 3D réalisées par Alain Escalle) qui dansent autour d’une Mylène Farmer vêtue d’un blouson de cuir, d’un mini-short et d’une ceinture dont la boucle représente une tête de mort. À la fin du clip, la Terre explose.

Les éléments visuels du clip qui reposent sur le souffle nucléaire s’entrechoquent comme un collage violent. Les éléments graphiques du clip sont fabriqués à partir des éléments visuels utilisés pour le spectacle sur scène et font référence à l’universalité du monde au travers des primitives géométriques. Nous y retrouvons la thématique de la destruction chère au réalisateur et déjà présente dans son film Le conte du monde flottant, ainsi que la référence affirmée de Rage net (1988), Mothlight (1963), Dark tower de Stan Brakhage, et le travail du photographe primitif Charles Winter (Éclair de l’appareil de Rhumkorff). Alain Escalle utilise aussi un élément visuel abordé dans l’une de ses précédentes installations (Fantôme d’amour en 2005) où l’on peut retrouver les éléments de flashs et d’éclairs autour de la silhouette d’une femme qui danse sur ciel étoilé. Le tout est en noir et blanc. Et la technique mélange encore une fois des sources mixtes : 3D, images du Soleil, de la planète Terre tournoyante, de branches d’arbres et de forêts en noir et blanc puis en négatif, retraitées puis déformées au travers de filtres numériques dont la particularité est de générer des images aléatoires d’éclairs. Ce mélange trouve sa touche finale dans l’utilisation de peinture sur la pellicule qui donne au clip son aspect vieilli et usé par le temps.

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2009 – CLIP C’EST DANS L’AIR

Posté par francesca7 le 19 septembre 2011

 Réalisateur: Alain Escalle 

Lieux de tournage: Studios Saint-Ouen et Paris 

Date: février 2009 

Durée: 03’49 

Vidéo : 

 Image de prévisualisation YouTube

 

 

C’est début février que le concept du clip a été décidé, Mylène ayant été intéressée par les visuels créés par Alain Escalle pour la chanson C’est dans l’air pour les futurs concerts: « des matières expérimentales très graphiques sur le thème de l’électricité statique et le crâne, tête de mort de Mylène, qui chante C’est dans l’air sur l’écran principal. »

A partir de ces images du crâne qui chante, Mylène a eu envie de chorégraphies avec des squelettes.
Ont été intégrées des images d’archives sur des essais et explosions nucléaires apportant un aspect plus sérieux « contrebalançant » le second degré des chorégraphies.

2009 – CLIP C’EST DANS L’AIR dans Les Clips de Mylène 2412444133_small_1Le tournage du clip s’est déroulé en deux parties.
En février 2009, à Saint-Ouen pendant une longue journée pour les images avec Mylène enregistrées sur fond vert afin d’intégrer dans un deuxième temps les images de synthèse.
Dans la même journée ont été tournées des images pour le concert puis celles pour le clip (jusqu’à 04 heures du matin !).
A Paris, pour « enregistrer la chorégraphie pour la motion capture (traitement informatique) », ce sont des mouvements de Mylène mais aussi de Christophe Danchaud qui ont été enregistrés.
Le travail sur le clip a duré plus d’un mois, clip qui aura été achevé le 07 avril 2009 quelques jours avant sa première diffusion en télévision le 15 avril.

C’est Mylène qui a décidé que les visuels des différents supports promos ou commerce de C’est dans l’air proposeraient des captures du clip afin de probablement  « imposer le style graphique du clip en cohésion aux images du concert ».

source: Interview d’Alain Escalle – IAO Eté 2009 N°3


Dans le classement des clips les plus diffusés sur les chaînes musicales en France en 2009, C’est dans l’air est 47ème
(le meilleur résulat pour un clip de Mylène depuis C’est une belle journée, 40ème en 2002).

 

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Analyse du clip

« Mylène Farmer: Coma Extatique » par Arno Mothra 

 

   Préparez-vous à ce grand scoop : il paraîtrait que depuis ses débuts dans la chanson, Mylène Farmer apprécie le symbolisme, la philosophie et l’art ambigu. En 2009, là où certains s’adonnent à tergiverser, à l’aide de toute l’objectivité requise pour un sujet aussi percutant, sur le nouveau brushing de Mylène, il semblerait pourtant que son clip C’est dans l’air ait davantage de messages à exprimer.

     Pour son approche personnelle de la spiritualité et d’une certaine anticipation de l’apocalypse, la vidéo de C’est dans l’air, réalisée par Alain Escalle et diffusée depuis peu sur les chaînes télévisées, semble mélanger certains prophéties Mayas, les énergies inversées et les quatre symboles géométriques fondamentaux. Explications. 

2411199457_1 dans Les Clips de MylèneCivilisation mexicaine, mystique et mystérieuse disparue inexplicablement au quinzième siècle, les Mayas du Nouvel Empire sont principalement connus pour leur architecture aussi méticuleuse que somptueuse quant à leurs temples et leurs pyramides, ainsi que pour leurs sciences troublantes de l’astronomie et leur système mathématique vigésimal (base de vingt dans la numérotation). Point culminant de leur savoir : leur calendrier (le Tzolkin, almanach sacré, basé sur un cycle de treize fois vingt jours, soit deux cent soixante jours).

     Convaincus de l’influence du cosmos comme activateur de l’esprit humain, les Mayas créèrent des cycles récurrents, dont le nôtre qui aurait commencé en 3114 avant Jésus-Christ (création du monde ou naissance de certaines divinités) pour se terminer en 2012. Cette année 2012 marquerait la fin du cinquième soleil, d’un cycle de cinq mille cent vingt-cinq ans et d’un cycle de treize ans, donnant ainsi lieu à un moment de transition décisif et de transformation importante. Non synonyme de chaos à proprement parler dixit les plus grands spécialistes de l’astrologie Maya, cette fin de cycle correspondrait à une entrée de l’Homme dans une nouvelle ère, une nouvelle dimension demandant une transformation personnelle de chacun d’entre nous. Le cycle de 2012, à priori, ne serait pas le dernier puisque sonnant le glas du cinquième mais impliquant un nouveau à venir en 2013, d’une durée de cinq mille cent vingt-cinq ans, après l’inversion des pôles magnétiques de la planète ; un cycle avant lequel l’Homme devra prendre conscience de la spiritualité, et vaincre les religions.
     S’il ne s’agit ici en aucun cas de porter ou non du crédit à ces théories catastrophiques (très en vogue et, comme par hasard, pendant ce lavage de cerveau insupportable concernant la Crise : admirez la coïncidence), il parait probable que la charmante rousse ait tenté d’établir un parallèle entre son nihilisme assumé (quoique flou) et la fin du dix-septième calendrier des Mayas 

  Points communs avec la vidéo d’Alain Escalle : un aperçu de l’alignement des planètes sur certains plans, la retranscription de la violence des hommes (guerres) avant le véritable chaos (explosion de la Terre), un soleil influent (semblant, paradoxalement, n’éclairer que très peu les entités dans le clip, noyé dans le noir et blanc), un mouvement flou mais effrayant du système solaire. Dans le refrain de la chanson, Mylène Farmer évoque l’emprise dangereuse du nucléaire et la passivité des hommes à entreprendre une prise de position majeure afin de limiter les dégâts (« On s’en fout, on est tout, on finira au fond du trou »). En se basant sur des messagers du temps et des traducteurs des pensées Mayas, l’Homme pourrait préparer le chaos, voire le surmonter, dans la mesure où l’Univers lui fournirait des informations quant à son devenir, et à celui du cosmos. Le procédé de régénération servirait également à se débarrasser des poubelles religieuses. 

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     La force de l’esprit collective, Mylène ne semble pas y croire, si l’on se réfère aux couplets des paroles de C’est dans l’air (énumération de vanités, puis surtout « Que faire des ruses, que fait le vent ? »). Tout ceci renvoie évidemment au constat de statisme dans la chanson Dégénération (et sa mise en image). « Les fous sont des anges » : des indicateurs ? Des sauveurs ? Qui sont ces fous, ces anges ? Des prophètes ? Dans ce cas de figure, la chanteuse appellerait à écouter les mises en garde (« C’est nécessaire, prendre l’air… », « c’est salutaire, sauf qu’ici loin sont les cieux »)… 

Remarquons enfin la prépondérance du squelette (et plus particulièrement de la boîte crânienne) au sein du film. Selon la légende Maya, il existerait treize artefacts de crânes de cristal (datant de plus de cinq mille ans). Cette même légende indique qu’il faudrait regrouper et aligner les treize crânes ensemble, le 21 décembre 2012, afin d’appeler Gaia (divinité primordiale identifiée à la Terre-Mère) à empêcher le basculement de notre planète. Créés pour des rites divers, ou pour de la magie blanche et noire, les spéculations les plus folles autour de ces sculptures ne permettent toujours pas à l’heure actuelle d’émettre une définition claire sur la signification exacte de ces objets. Cinq à six crânes de cristal retrouvés parmi les douze existants (selon les sources) seraient authentiques ; petite coïncidence avec le nombre de « danseurs » accompagnant Mylène, ne servant pas à grand-chose puisque assistant à l’explosion ? Mylène n’aurait-elle pas pu représenter Gaia dans la divinité perdue de The Farmer Project ? 

Autre parallèle important : les quatre symboles – géométriques – fondamentaux qui sont le carré, le centre, le cercle et la croix. Description rapide de la chose :
     Réel absolu et premier symbole fondamental, le centre se définit comme foyer d’intensité dynamique, le centre des centres étant Dieu. Dans la civilisation Maya (encore), le centre de la croix des points cardinaux correspond au cinquième soleil, époque à laquelle nous vivons.
     Point étendu et deuxième symbole fondamental, le cercle symbolise l’homogénéité, le temps, voire, chez les babyloniens, le cosmos.
     Troisième des quatre symboles fondamentaux, la croix connecte le cercle et le carré entre eux par l’intersection de ses deux droites coïncidant avec le centre. Symbole de la Terre, de l’union des contraires (terre et ciel), des quatre points cardinaux et de la totalité du cosmos, la croix se distingue également par l’essence qu’en ont faite certaines religions. Anecdote amusante : en Chine, le chiffre de la croix est le cinq ; les danseurs morts aux côtés de Mylène se comptent également au nombre de cinq (six à la fin de la vidéo). 

Enfin, le carré représente la Terre, l’opposition au ciel et au créateur. Le cercle exprime les quatre phases du mouvement cyclique, alors que la Terre mesurée par ses quatre horizons est carrée. La croix jumelée au carré indique l’expression dynamique du quaternaire (ce qui n’est pas suggéré dans la vidéo). Si la définition du cube pourrait se révéler plus complexe, elle définirait en revanche d’autant plus la logique des images de C’est dans l’air, puisque symbolisant l’arrêt du développement cyclique car déterminant l’Espace en ses trois dimensions.
     Dans C’est dans l’air, le carré, le cercle et la croix gravitent au centre.
     Pas nécessairement facile de s’y retrouver à premier abord, mais au bout du compte, le message est plutôt simple.

     En usant d’autodérision et de nihilisme, Mylène se moque ouvertement des dérives sectaires de l’interprétation des religions – et prophéties – ou de l’évolution néfaste des hommes, se permettant carrément de leur ricaner au nez (« L’infamie, c’est laid aussi »). La chanteuse est déjà morte, se transformant en cadavre (ou crâne de cristal, c’est selon) le temps de quelques plans et dansant sur une planète éteinte avec de vieux restes, des squelettes, sans identité : une petite fête organisée sur les décombres servant de socle éphémère. 

Pas aussi moralisateur qu’il ne le prétendrait en apparence, le texte de C’est dans l’air expose une réflexion personnelle sur une évolution vaine puisque parée à aucune donne salvatrice de l’Homme. C’est laid ? Tout à fait, autant s’en amuser puisque aucun discours ou monologue narcissique n’y changeront quelque chose. 

    mini-wallpapers-mylene-farmer-766 Ce texte et son vidéo-clip se perçoivent alors de plusieurs façons possibles. Mylène pourrait évoquer un espoir d’évolution positive, puisque utilisant l’humour et l’autodérision (les squelettes, le rire) et surtout, souriant sur les dernières images, avant le désastre. L’on pourrait accoler à ce (joli) sourire une non croyance aux prophéties apocalyptiques, une marque de je-m’en-foutisme très narquois ou un signe de libération ; les images d’archives correspondraient alors à une vision de perpétuation. Les évènements se reproduisent toujours, sans que chacun n’en prenne note et conscience.

     Dans une suite logique au pessimisme, Mylène quittait la Terre à la fin du Farmer Project, pour finalement la retrouver dans C’est dans l’air, en plein ordre de chaos. Difficile de croire au hasard sur l’œuvre de Mylène Farmer, puisque avec C’est dans l’air, tout un concept se développe autour de Point de suture : l’appel au rassemblement des troupes et de l’esprit (Dégénération, « je suis coma là mais faut qu’ça bouge », Réveiller le monde), l’idée du chaos (C’est dans l’air) ou d’échappatoire (Paradis inanimé), l’affiche de la tournée montrant une Mylène déchue, telle une météorite (très en vogue cette obsession pour les météorites cette année dans le milieu du spectacle) et, en dernier lieu, ce terme de rupture évoqué dans le titre de l’album, en lien avec cette poupée morte de la pochette, écartelée, à laquelle il ne reste probablement que l’esprit. 

Petit aparté en conclusion : il devient difficile de ne pas s’étonner quant aux prétendus plagiats d’Alain Escalle, artiste de talent s’il en est, sur le clip du groupe indus Laibach Tanz mit Laibach et celui, d’autant plus banal, d’Indochine avec le récent Little Dolls. Quelques petites précisions à se mettre en tête :

 Laibach a, depuis ses débuts et tel Rammstein quelques années après, toujours misé sur une image provocatrice ; de ce fait, un éventuel clin d’œil à ce groupe à travers C’est dans l’air ne paraîtrait pas fortuit. Rappelons aussi que, en dehors du fait indéniable que cette vidéo ne soit ni d’une grande qualité ni d’une subtilité épatante (quelles belles chaussures !), Tanz mit Laibach ne semble pas spécialement éloignée de ce qu’avait proposé Madonna à travers sa deuxième version d’American Life, quelques mois plus tôt.

_ Indochine, et malgré le talent que l’on accorde ou non à sa musique, n’a strictement rien inventé à travers son clip Little Dolls. Petit rappel de bon aloi : Mylène Farmer et Laurent Boutonnat utilisaient régulièrement ce genre d’effets dans leurs vidéos tournées dans les années 80. Ainsi, était incorporée une photo de Freud dans le clip Maman a tort, voire des images d’archives dans celui de Tristana (d’ailleurs sorti quelques mois avant Les Tzars d’Indo).

   mylene-farmer-oh-my-god1_mini  Mylène Farmer et Laurent Boutonnat ont toujours évoqué des références. Cela constitue l’œuvre, puisque dresser des influences est propre à tous les artistes dotés d’un minimum de sens et de culture (pour les autres, on retrouve sans peine la génération Liane Foly), car comme le soulignait l’auteur expérimental Chloé Delaume, tout art n’ayant comme unique but celui de divertir se révèle telle une propagande du vide, une lobotomisation ou une éponge vaseuse. Il s’agit de ramollir le cerveau humain. Car l’art sert aussi à cultiver, à apprendre, à approfondir certains sujets en renvoyant à des sources diverses (procédé appelé argumentation). Cette richesse culturelle a toujours différencié Mylène de la majorité, dans une œuvre parfois difficile à cerner mais souvent fascinante, ambiguë, unique. C’est aussi pourquoi, en dehors d’une évolution musicale pas toujours présente, elle nous passionne, et pourquoi nous l’aimons.
     En 1999, Mylène regrettait lors d’une interview que l’on titre sur elle : « Mylène Farmer, les jambes les plus belles de la chanson française. » Peut-être doit-elle bien rire en constatant qu’aujourd’hui, certains ne trouvent rien de plus constructif que de débattre sur sa coupe de cheveux, même si toutes les hypothèses et explications de textes ne relèvent que de la pure subjectivité. L’artiste a évolué, le public aussi. Ainsi soit-il.

Arno Mothra (le 29/04/2009 pour localhost/mylene

 

 

30e07fcLe réalisateur du clip de C’est dans l’air est Alain Escalle7. Il était le réalisateur du court-métrage Le conte du monde flottant proposé en première partie des concerts de Mylène Farmer sur Avant que l’ombre… à Bercy en 2006 et des images de scène que l’on pouvait apercevoir sur les écrans géants et sur la croix centrale. 

Le clip illustrant C’est dans l’air est diffusé depuis le 15 avril 2009 sur les chaînes musicales. Des images d’archives d’explosions évoquant la destruction à grande échelle sont diffusées tout au long du clip. On y note, par alternance avec les dites images, la présence de squelettes (images 3D réalisées par Alain Escalle) qui dansent autour d’une Mylène Farmer vêtue d’un blouson de cuir, d’un mini-short et d’une ceinture dont la boucle représente une tête de mort. À la fin du clip, la Terre explose. 203083351_smallLes éléments visuels du clip qui reposent sur le souffle nucléaire s’entrechoquent comme un collage violent. Les éléments graphiques du clip sont fabriqués à partir des éléments visuels utilisés pour le spectacle sur scène et font référence à l’universalité du monde au travers des primitives géométriques. Nous y retrouvons la thématique de la destruction chère au réalisateur et déjà présente dans son film Le conte du monde flottant, ainsi que la référence affirmée de Rage net (1988), Mothlight (1963), Dark tower de Stan Brakhage, et le travail du photographe primitif Charles Winter (Éclair de l’appareil de Rhumkorff). Alain Escalle utilise aussi un élément visuel abordé dans l’une de ses précédentes installations (Fantôme d’amour en 2005) où l’on peut retrouver les éléments de flashs et d’éclairs autour de la silhouette d’une femme qui danse sur ciel étoilé. Le tout est en noir et blanc. Et la technique mélange encore une fois des sources mixtes : 3D, images du Soleil, de la planète Terre tournoyante, de branches d’arbres et de forêts en noir et blanc puis en négatif, retraitées puis déformées au travers de filtres numériques dont la particularité est de générer des images aléatoires d’éclairs. Ce mélange trouve sa touche finale dans l’utilisation de peinture sur la pellicule qui donne au clip son aspect vieilli et usé par le temp 

Ce dernier document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/C%27est_dans_l%27air ». 

 

  

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CLIP PEUT-ETRE TOI – 2006

Posté par francesca7 le 18 septembre 2011

 

Réalisé par : Naoko Kusumi
Diffusé le : Août 2006
Durée : 4’04 

Paroles : Mylène Farmer
Musique : Laurent Boutonnat
Editions : Requiem Publishing 

Dates de production : avril 2006 (2 mois)
Lieu de production : studios IG au Japon 

 

VIDEO 

Image de prévisualisation YouTube 

 

 

Ce clip est un anime japonais réalisé par les célèbres studios IG. Mylène, captive, est libérée de sa prison par un mystérieux homme blond. Ils s’enfuient tous deux, courant dans les couloirs, jusqu’à être stoppés net par des robots meurtriers. Le combat s’engage, et Mylène est une nouvelle fois sauvées par son compagnon. Le plan suivant nous la montre en train de marcher lentement dans la nuit, au milieu d’une ville dévastée. Une énorme lune brille derrière elle. Puis nous sommes replongés en plein combat. Mylène et son compagnon se retrouvent confrontés à toute une armée de robots, au bord d’une falaise. Celle-ci se brise, est Mylène tombe. Elle est plongée dans l’eau, au milieu d’une ancienne cité maintenant inondée. L’homme blond vient une nouvelle fois la secourir. Ils fuient à nouveau. Mylène ouvre une trappe située au plafond. Ils se retrouvent au sommet d’une falaise, visiblement à l’abri. Ils s’étreignent. Une flèche mortelle les transperce, alors qu’ils sont dans les bras l’un de l’autre. Ils se transforment alors petit à petit en pierre, figés à jamais ensemble sur cette falaise. 

 

Le saviez-vous ? 

- Les Studios IG ont été contacté en avril 2006 pour la réalisation d’un clip animé pour Peut-être toi. Ce qu’on sait moins, c’est qu’on leur a demandé de réadapter les animations qu’ils avaient réalisées un peu plus d’un an avant, pour un autre projet de clip : Fuck them all ! D’ailleurs, dans le livret du DVD Music Videos IV, le copyright de production date bien de 2005 ! 



Confidences – Interviews 

Studios IG / Réalisateurs – 2006 – Mylène Farmer et vous 

 

 

 CLIP PEUT-ETRE TOI – 2006 dans Les Clips de Mylène 640382951_smallLe dernier clip de Mylène, « Peut-être toi », est une petite révolution à lui tout seul. C’est la première fois que la chanteuse s’essaye au genre manga, en faisant appel à trois maîtres du genre. Entretien exclusif avec le porte-parole des studios IG. 

 


Quand le studio « Production IG » a-t-il été créé ? 


En 1987, par Mitsuhisa Ishikawa (le I de IG) et Takayuki Goto (le G de IG), qui étaient alors respectivement chef de produit et réalisateur d’animations. A l’époque, le studio s’appelait IG Tatsunoko, il a changé de nom en 1990 pour devenir « Production IG ».
Parmi nos titres, nous comptons « Patlabor the movie » (1989), « Please save my earth » (1990), « Ghost in the shell » (1995), « Blood the last vampire » (2000), « Jin-Roh » (1999), les animations dans « Kill Bill : Vol. 1 » de Quentin Tarantino (2003), « Innocence » (2004). Plus récemment, nous avons réalisé la série télé « Le chevalier d’Eon » (2006), « xxxHolic » (2006), et le dernier film de Mamoru Oshii, « The amazing lives of the fast food gifters » (2006). 


Pouvez-vous nous présenter rapidement les réalisateurs du clip « Peut-être toi », Naoko Kusumi, Kazuchika Kise et Shuichi Hirata ? 


Naoko Kusumi est metteur en scène. Elle a longtemps travaillé pour le prestigieux studio Madhouse, comme assistante à la mise en scène sur des films aussi célèbres que « Kamui no Ken de Rintaro (Dagger of Kamui) » en 1985, ou encore « Yoju Toshi » de Yoshiaki Kawajiri (« Demon Beast City », « La cité interdite » en français, en 1987). Elle a retrouvé Rintaro en 2001 pour « Metropolis » et en 2004, elle a dirigé les séquences en trois dimensions dans « Innocence » de Mamoru Oshii. 


Kazuchika Kise est dessinateur et responsable des animations. Après avoir travaillé chez Anime R, il a rejoint IG Tatsunoko au début de notre aventure. Sa filmographie inclut la série télé « Blue seed » et les longs-métrages « Patlabor the movie » et sa suite, « Ghost in the shell », « Jin-Roh », « Blood the last vampire », « Innocence »… 


Shuichi Hirata est directeur artistique. Il a collaboré à un grand nombre de films de qualité, travaillant avec Mamoru Oshii sur « Patlabor the movie » et sa suite, ou encore « Ghost in the shell », pour lequel il s’est occupé du fond sonore. Il a été le directeur artistique de Rintaro pour « Metropolis », tiré du manga de Osamu Tezuka. Il a également travaillé avec Isao Takahata pour « Grave of the fireflies » (1988) et avec Rintaro pour « X » (1996). Pour Production IG, il a participé à « Innocence » et « xxxHolic » et en 2005 à « A midsummer night’s dream ». 

 


Quand Mylène Farmer vous a-t-elle contacté pour la vidéo de « Peut-être toi » ? L’avez-vous rencontrée personnellement ? 


croquis_peut-etre-toi_02 dans Les Clips de MylèneTout a commencé aux alentours d’avril dernier (ndlr : il s’agit donc d’avril 2006), quand les agents de Mylène ont pris contact avec Geneon Entertainment (USA) Inc. (ndlr : Geneon est une société de production est de distribution spécialisée dans l’animation japonaise). Malheureusement, il nous a été impossible de la rencontrer pour deux raisons : la distance considérable entre la France et le Japon, et le peu de temps dont nous disposions pour réaliser le clip. 


Aviez-vous déjà travaillé avec d’autres artistes ? 


Notre studio a fait un clip pour la chanteuse russe Linda. Nous avons également réalisé des séquences pour le spectacle de Yuzu, un célèbre duo  japonais. 


Mylène Farmer a-t-elle participé à la conception du story-board ? Comment avez-vous imaginé l’histoire ? 


Nous savions qu’elle admirait « Ghost in the shell », et qu’elle était fascinée par l’atmosphère sombre et la qualité esthétique du film. Mylène nous a dressé quelques indications de base. Ensuite, lorsque nous lui avons présenté le story-board, nous avons discuté de certains détails que nous avons fait évoluer en conséquence, mais sans modifications radicales. On nous a en effet laissé une très grande liberté créatrice. Il était clair, du côté de Mylène, qu’elle avait dès le départ tout à fait confiance en notre équipe. 


Vous a-t-elle donné des instructions particulières ? A-t-elle fait part de désirs concernant la mise en scène, par exemple ? 


Nous avons reçu des instructions détaillées pour le personnage animé en ce qui concernait sa coiffure, les couleurs et l’image d’ensemble. Pour la mise en scène, on nous a expressément demandé de créer un style cinématographique, comme dans un long-métrage. 


A combien se montait votre budget ? 


Ah ça… C’est un petit secret ! 


Avez-vous traduit les paroles avant de faire le clip ? 


Nous avons reçu la traduction des paroles et l’élément d’espoir qu’elles contenaient a été crucial dans la création du story-board. Mais la musique et le rythme se sont également révélés une source d’inspiration capitale pour l’équipe. 


Combien de temps a-t-il fallu pour réaliser le clip ? 


Environ deux mois. 


Comment le sujet et le décor ont-ils été choisis ? 

Êtes-vous partis d’une héroïne de manga particulière pour créer le personnage de Mylène Farmer ? 


L’image a été décidée par Mylène et nous avons travaillé à sa mise au point. Il n’y avait pas de modèle spécial, que ce soit de manga ou d’anime (ndlr : l’anime est le terme employé pour désigner le dessin animé, par opposition au mange, réservé à la bande dessinée). 


Avez-vous utilisé des photos ou des vidéos de la chanteuse ? 


MYLENE-FARMER-MININous avons pris comme point de départ des vidéos et des photos de plateau puis nous avons soumis notre projet à l’équipe de Mylène et procédé à quelques ajustements en suivant leurs instructions. Il est toujours délicat de reproduire des personnes réelles dans une animation. 


L’absence de dialogues a-t-elle été une difficulté supplémentaire ? 


Non, car d’un point de vue pratique, cela veut dire pour le réalisateur qu’il n’y a pas besoin de se préoccuper du mouvement des lèvres ! 


Au montage, vos a-t-il fallu couper des scènes que vous auriez aimé conserver ? 


Non, nous en avons seulement raccourci quelques-unes. 


Comment Mylène a-t-elle réagi à la version finale du clip ? 


Elle a été… enchantée ! 

 

 

Mylène Farmer et vous – 2006 

 

 

 

Histoire de la chanson « Peut-être toi »

0602498420706Nous sommes début juin 2006. Le single « Dans les rues de Londres » est murmuré comme nouveau single extrait de l’album « Avant que l’ombre ». 


Finalement, mi-juin, le single « Peut-être toi » est annoncé, après maintes réflexions du staff Farmer, ce qui ravit les fans : enfin une chanson commerciale !

Le 20 juin est diffusé pour la première fois le nouveau single en radio. Et surprise, ce n’est pas la chanson que l’on connaît mais une version remixée avec des sons de cloches, plus de synthés et de batterie… 


Le CD promo montre quelques coups de crayons noir sur fond blanc d’une Mylène manganisée. Fait rarissime, il contient un remix, le « Miss Farmer’s remix », par the Bionix, remix plutôt affreux aux tonalités R’n'B. 


A noter que la maison de disque aurait décidé d’arrêter les promos de luxe.
La sortie du single est alors annoncée pour le 21 août 2006, soit plus de 2 mois après la première diffusion radio !!!

Des rumeurs de duo avec un artiste international commencent à naître. Le nom de Moby est suggéré. Du côté des fans du chanteur, aucune info.

Début juillet, des rumeurs de clip commencent à naître : il s’agirait d’un clip manga. Les premières images sont mises en téléchargement sur I-mode. 


Il est diffusé mi juillet. Effectivement c’est un manga réalisé par Kusumi Naoko, Kazuchika Kise (également responsable du dessin du CD promo) et Shuichi Hirata . Mylène et son compagnon tentent d’échapper à des robots maléfiques. Les fans sont ravis de voir Mylène croquée en manga mais un peu déçus par le scénario assez pauvre.

Les rumeurs de duo avec Moby semblent se confirmer. Ce serait un titre inédit qui figurerait sur le best-of à venir du chanteur. Un clip aurait même été tourné par l’artiste lui-même donnant une image nouvelle de la chanteuse… (On parle même de 2 duos enregistrés et que le prochain album de Mylène serait composé par Moby !) 


Mi aout le duo devient quasi officiel : ce serait donc une reprise de « Slipping away », extrait du dernier album du chanteur.

On parle également du titre live « Avant que l’ombre » annoncé pour novembre… Le clip aurait même été tourné ! 


Niveau rumeur, on murmure également un duo avec Madonna. En effet les deux chanteuses ont un point commun : elles vont doubler toutes les deux la princesse de Selenia dans la dernière production de Luc Besson : « Arthur et les Minimoys ».

Au final, les rumeurs vont bon train et le nouveau single est presque oublié.
Il sort en single digipak, CD Maxi digipak et Maxi vinyle. Deux remixes efficaces de Chris Cox s’ajoutent à celui présent sur le promo. 

Comme toujours depuis le single « Redonne-moi », le single est édité en version limitée. (on parle de 50 000).

Réflexion d’une fan :

 

 lestatlevampire-vip-blog-com-2967168.23En effet, un clip qui nous fait nous souvenir des dessins animés des années 80,avec maints clins d’œil ,les « ennemis » de Mylène par exemple, qui sont ,à défaut d’être semblables en tous points, « copiés »( je ne parle point de plagiat…) quant à l’aspect. Un petit côté « jeu vidéo » aussi avec les personnages( le cellshading de 2004/2005).L’image dernière me fait songer à un Final Fantasy ( pas le jeu toutefois) ou un Golden Sun de par les couleurs et le dessin (il y a des dizaines d’autres références, je le concède, je songe à ceux-ci en premier et ne songe point faire travailler mes méninges pour trouver les autres, même si la facilité est).
Et ce côté funeste qui refait surface après que Mylène l’ait délaissé… 


Il ne demeurera point en ma mémoire tel « un excellent » clip (ou « superbe » comme le mentionne zegilbos) mais il est plaisant à regarder. Les « standarts » sont en majorité conservés, tels les yeux, qui ne sont (comme pour le manga ou hentai) nullement bridés.
un bon clip qui,s’il est le premier se voulant enlacer le manga ou hentai, ne me surprend point contrairement à  » c’est une belle journée » qui nous emmenait alors dans la nouveauté, Mylène prenant réellement part dans les dessins et faisant preuve d’innovation.
Déçue, je le suis quelque peu. Je le songeai autre, d’inspiration plus profonde, un clip moins superflu, tant au niveau dessins qu’histoire. Ce n’est point le cas. Dommage. Mylène nous fit savoir mieux. ( bah..c’est l’été et même s’il fut conçu avant, je pardonne Mylène quant à ce « laxisme » compréhensible…). 

 

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CLIP REDONNE-MOI – 2005

Posté par francesca7 le 18 septembre 2011

Réalisé par : François Hanss
Diffusé le : Janvier 2006
Durée : 4’22 

Paroles : Mylène Farmer
Musique : Laurent Boutonnat 

 

 

 

Vidéo clip

Image de prévisualisation YouTube 

Anecdote : Une partie du clip a été tourné dans les ateliers du Louvre. Jamais un clip n’avait été autant repoussé

 

 

Histoire du single 

 

La fin d’année 2005 est plutôt sombre pour les fans de Mylène.
Q.I, le deuxième single extrait de l’album Avant que l’ombre…, sorti début juillet, n’a pas rencontré le succès escompté et, depuis, c’est le silence total.
Au début de l’automne, rien à l’horizon, pas d’actu et une absence de Mylène dans les médias qui devient pesante et explique probablement en partie la chute progressive de l’album dans les classements.

Certaines rumeurs affirment que L’Amour n’est rien… sera le troisième single extrait d’Avant que l’ombre..., d’autres, plus pessimistes, avancent qu’il ne serait prévu aucun autre single extrait de cet album.

Il y aura bien un troisième single, les fans peuvent être soulagés, partiellement seulement, puisque le choix s’est porté sur Redonne-moi, sublime ballade mais, qui dès les premières écoutes apparaissait comme l’un des titres les moins évidents ou accessibles de l’album.

Un CD Promo est envoyé le 13 octobre. NRJ diffuse le titre pour la première fois le soir à 20 heures. On découvre une version plus courte que celle présente sur l’album, amputée du refrain avant le pont. Il était préférable d’être présent ce jour-là car les diffusions de ce titre allaient se faire rarissimes. Il n’intègrera jamais le top 100 des titres les plus joués en radio et chaque diffusion même sur une confidentielle station locale était saluée par les fans telle l’apparition du messie. 


Un magnifique CD Promo Luxe limité à environ 300 exemplaires est également proposé et alors annoncé comme étant le dernier Promo Luxe pour un single.

L’événement essentiel sera la prestation télévisée de Mylène le 12 novembre 2005 dans l’émission « Symphonic Show » sur France 2 présentée par Daniela Lumbroso. Il n’y aura aucune autre prestation chantée de Mylène en télévision durant toute l’ère Avant que l’ombre… et il faudra patienter jusqu’au 13 décembre 2008 et « Ça ne finira jamais » pour avoir le plaisir d’entendre à nouveau Mylène interpréter l’un de ses titres en télé. 

 

CLIP REDONNE-MOI – 2005  dans Les Clips de Mylène 1236802276_mylene-farmer-redonne-moi

 

 

 

Les télés de « Redonne-moi »

Redonne-moi – Interview – Symphonic Show 

Présentée par : Daniela Lumbroso
Chaîne : France 2
Diffusée le : 12 Novembre 2005 

 

 

 

 

Histoire de la chanson « Redonne-moi » : 

divers25 dans Les Clips de MylèneNous sommes début octobre. L’album « Avant que l’ombre » sorti le 18 avril 2005 commence à s’essouffler. Les fans attendent un troisième single décapant. Les titres « Aime », « Dans les rues de Londres » et « L’amour n’est rien » sont annoncés.

Mais voila qu’une nouvelle va en enchanter plus d’un ! Mylène Farmer aurait enregistré une émission télé appelée « Symphonic show » (présentée par Daniella Lombroso) pour promouvoir son album. Le titre « Redonne-moi » ! Le choix en étonne plus d’un et est loin de faire l’unanimité… mais l’attente d’une telle promo est enthousiaste.
Mi-octobre sont envoyés les promos aux radios. Le titre est peu diffusé. Une vraie désorganisation va alors s’en suivre…

Des premières photos du clip vont alors apparaître sur le net, puis disparaître selon les souhaits (et procès) de la star.

L’émission « Symphonic show » est confirmée mais repoussée plusieurs fois. Elle sera finalement diffusée le 12 novembre 2005 soit un mois après son enregistrement. Un second plan promotionnel est envoyé pour l’album, annonçant une opération d’envergure mi-novembre sur NRJ qui n’aura finalement pas lieu.

Le 6 décembre, les chaînes musicales reçoivent le clip mais ne doivent pas le diffuser tout de suite. Le single est annoncé pour début décembre, puis mi décembre puis finalement pour début janvier. On parle d’une édition limitée à 50 000 exemplaires.

Le 2 janvier 2005 sort enfin le single sous format digipak limité et ce 3 mois après l’envoi des promotionnels ! Quelques jours plus tard est diffusé le clip sur les chaînes du câble. Le clip plait aux fans. Un clip sobre, beau, simple de François Hanss (qui avait déjà réalisé « Je te rends ton amour » et « Innamoramento »). Une polémique naît alors auprès de M6 qui refuse de diffuser le clip, Mylène refusant de faire de la promo sur son antenne. 

 

 

Portrait François Hanss   

 

Réalisateur des clips 

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Je te rends ton amour 

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Innamoramento 

-         
Redonne-moi 

-         
et des vidéos des concerts 

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Mylenium Tour et 

-         
Avant que l’ombre…à Bercy 

 

laicite_05_les_sources_vues_par_le_realisateur_mai2008François Hanss, réalisateur de plusieurs clips de Mylène Farmer dont Je te rends ton amour a fait des études aux Beaux-Arts et est diplômé du conservatoire libre du Cinéma Français.
Son parcours professionnel est très étroitement lié à des projets de Mylène Farmer et Laurent Boutonnat.

En 1986, il écrit un article sur les coulisses du tournage du clip Libertine.
En 1988, il réalisé un documentaire sur le tournage du clip Pourvu qu’elles soient douces Les Clips Vol II paru en 1988. Intitulé: « Dans les coulisses de Pourvu qu’elles soient douces » que l’on retrouve sur la VHS

En 1991, il réalise un making-of sur le tournage du clip Désenchantée qui figure sur la VHS Les Clips Vol IV et sur la VHS et le DVD Music Videos Vol I.
Il réalise en 1993 un documentaire lors du tournage du film de Laurent Boutonnat Giorgino, documentaire qui reste inédit à ce jour.

En 1995, il réalise avec Nicolas Mercorele son deuxième court-métrage, L’homme qui marche debout qui remportera le grand prix du 5ème festival international du film de Mauriac.
En 1996, il collabore à nouveau avec Mylène Farmer en réalisant le making-of du tournage du clip California d’Abel Ferrara. On retrouve ce making-of sur la VHS Music Videos Vol II et le DVD Music Videos Vol II & III

 

  Son premier court-métrage de fiction, Le trou de la corneille avait été primé dans de nombreux festivals.

En 1999, François Hanss réalise pour la première fois un clip pour Mylène Farmer avec le sublime et controversé Je te rends ton amour


capture_f2_canefinirajamaisEn Septembre 1999, il filme les concerts de Bercy de la tournée Mylenium Tour. Ces images seront immortalisées sur la VHS et le DVD Mylenium Tour parus en Décembre 2000. François Hanns aura pendant cette période également été le réalisateur de eux clips de Mylène Farmer: Innamoramento avec une vidéo mêlant des images des concerts et des scènes filmées au bois de Vincennes et Dessine-moi un mouton, premier (et dernier) single extrait du live.

En 2002, François Hanss réalise avec Arthur-Emmanuel Pierre son premier long-métrage: le thriller Corps à Corps avec Emmanuelle Seigner et Philippe Torreton. Présenté au 21ème festival du film policier de Cognac en Avril 2003, le film sort dans les salles en France le 23 Avril 2003. Il ne rencontrera malheureusement pas un grand succés public.

En 2005, François Hanss réalise La Séparation . 0un téléfilm sur la loi de 1905 de séparation des églises et de l’Etat diffusé sur France 3 le 02 Décembre 2005. 


François Hanss travaille à nouveau avec Mylène Farmer en réalisant en 2005 le clip Redonne-moi puis en Janvier 2006 le film du concert Avant que l’ombre…à Bercy pour le DVD paru en Décembre 2006 qui sera un énorme succès de ventes. A noter aussi concernant ce dernier DVD que le travail de François Hanss sera salué par de nombreux critiques
.  

 

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Trophée pour Mylène

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

 

Le 5 mars 2005, Mylène reçoit de la part de la profession et du public un trophée la consacrant « artiste féminine de ces vingt dernières années » lors des 20ème Victoires de la Musique. Mais fidèle à ses propres convictions, au moment de venir chercher le trophée, il n’y a personne sur la scène du Zénith. Seule une photo de la star est projetée sur un grand écran. Mylène n’est pas venue car elle refuse d’assister à cette cérémonie depuis 1988

 

Trophée pour Mylène dans Mylène 2005 - 2006 732La vidéo de Fuck them all vient tout juste d’être tournée dans un paysage enneigé de Roumanie au début du mois de février. Tout l’équipe a séjourné à l’Athénée Palace Hilton, l’hôtel le plus chic de Bucarest. Si François Hanss fait partie du voyage pour réaliser le fameux making-of du clip qu’on retrouvera en DVD dans les deux éditions limitées de l’album  Avant que l’Ombrec’est un réalisateur espagnol peu connu du grand public, Augustin Villaronga, qui est chargé de la réalisation de ce nouveau clip. C’est un metteur en scène de talent, auteur d’un chef-d’œuvre, le sulfureux El mar, un long-métrage gothique qui se déroule dans un sanatorium, un film étonnant, souvent dur, parfois insoutenable, qui fut présenté au Festival de Berlin 2000. 

 

Avec ce réalisateur latin, Mylène espère que Fuck them all atteindra une nouvelle dimension, car les radios commencent à s’en lasser… 

 

Mais c’est une déception… Certes, les images sont sublimes, toute la réalisation est extrêmement travaillée, et rarement Mylène aura été aussi belle. Par ailleurs, tous les éléments de l’univers « farmerien » sont présents : les cheveux roux, le teint diaphane, la neige, les habits noirs, le sang, les corbeaux, le cheval, le thème de la gémellité… et, pourtant, le spectateur reste sur sa faim car il n’y a aucune innovation, comme si on avait fait du Laurent Boutonnat signé par un autre. Etrange… Nombreux sont ceux qui commencent à s’interroger ; Mylène version 2005 ne serait-elle plus qu’une fade copie de la Mylène des années 1990 ? Aurait-elle perdu cette créativité qui lui collait si merveilleusement à la peau ? 

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LAURENT BOUTONNAT

Posté par francesca7 le 21 août 2011

 

LAURENT BOUTONNAT 380810000000000000                       beijing3

 

 

En 1979, il réalise avec les moyens du bord, c’est-à-dire en piochant dans le porte-monnaie de ses parents, sa troublante première fiction nommée La Ballade de la fée conductrice mettant en scène l’histoire d’une tueuse en série qui se déguise en clown avant de commettre chaque meurtre. Absolument ravi du résultat de son premier film, et espérant qu’il soit projeté balladefeeconductriceaffen salles, il propose son œuvre à la Commission de contrôle des films, qui n’en croit pas ses yeux. Tout cet amas d’images de castration et de nouveau-nés jetés dans un vide-ordures pousse l’institution à interdire le film aux mineurs.

 

Un comble pour le metteur en scène qui n’a même pas 18 ans !

 

Malgré cette censure, le film est projeté le 14 mai 1980 lors du Festival de Cannes et sort ensuite dans divers petites salles parisiennes d’art et d’essai. Mais à cause de l’obscurité du scénario et de la violence des images, La Ballade de la fée conductrice ne tient que deux semaines à l’affiche !

 

 

Après cet échec, plutôt que de retourner sur les bancs du lycée, le jeune homme se laisse vivre au gré de ses envies jusqu’à sa rencontre avec Jean-François Chauve, un grand reporter de télévision qui soit tourné plusieurs reportages scientifiques sur les énergies nucléaires. Laurent Boutonnat saisit sa chance et postule comme cameraman pour cette série d’émissions. Il avouera plus tard avoir prétendu s’y connaître en technique pour être engagé. 

Une fois embauché, il dut potasser le manuel pour que sa supercherie ne soit pas découverte par son nouvel employeur. Il part donc pour un an aux quatre coins de la France afin de tourner les images de ces reportages. Pour le jeune homme, être sur le terrain, la caméra sur les épaules, est de loin la meilleure des écoles !

 

 

 

 

Laurent Boutonnat a 20 ans quand il se lance dans une nouvelle aventure qui l’amène à conjuguer ses facultés d’écriture à son expérience récente dans le journalisme. Toujours avec le sens du subversif et le goût du morbide qu’on lui connaît, il débute des recherches pour rédiger un livre sur l’infanticide, mais le sulfureux bouquin ne verra finalement jamais le jour.

 

En attendant, il réalise des publicités télévisées, non pas par vocation, mais tout simplement pour gagner un peu d’argent. Il tourne plusieurs spots en s’associant à un producteur travaillant pour le circuit Parafrance. Ce producteur, emballé par l’énergie qui émane du jeune homme, lui propose de tourner un film d’horreur en deux semaines pour un budget de 225 000 €, qui, hélas, ne verra jamais le jour non plus.

 

 

C’est également à cette époque que le jeune réalisateur rédige réellement la première version du scénario de Giorgino.

 

 

 

 

 

trio2Mais l’aventure Mylène Farmer commence pour Laurent Boutonnat le jour où il décide avec son copain Jérôme Dahan et un troisième ami de monter sa propre boîte d’édition avec le « modeste » projet de donner naissance à des tubes !

 

Ils écrivent alors leur première chanson …. Maman a tort !

 

Et grâce à Bertrand Le Page font émerger de l’ombre la jeune Mylène

 

 

 

 

 

1356832008_smallLaurent Boutonnat. Un nom familier, surtout des admirateurs de « l’ange roux » et du milieu du spectacle, mais qui se fait de plus en plus connaître du grand public, notamment, grâce à la sortie de la super-production « Jacquou le Croquant« . Laurent-Mylène/Mylène-Laurent, un duo artistique qui dure depuis vingt-deux ans maintenant et qui n’a de cesse de nous apporter joie, bonheur, spectacles grandioses… Rappelons que selon Mylène (et il est vrai qu’elle a sûrement raison sur ce point !), si son chemin n’avait pas croisé celui de Laurent, elle n’en serait sûrement pas là où elle en est aujourd’hui… Alors merci Laurent ! Je vais tenter de vous faire découvrir un peu plus (avec le peu d’informations qui circulent à son sujet !), cet homme qui partage, comme Mylène, le goût du secret… 

 

 

Grâce à la promotion organisée par Bertrand Le Page, le manager de Mylène à l’époque, le duo Dahan-Boutonnat écrira plus tard deux autres chansons pour Mylène. « On est tous des imbéciles« , qui sortira en 45 tours avec pour face B « L’annonciation« , (chanson beaucoup plus Bouto-Farmerienne que la face A de ce vinyle) qui sera un échec. Déçu par l’accueil que reçu la chanson, et RCA (la maison de disques de l’époque) ne renouvelant pas le contrat avec le duo, Laurent se sépare de Jérôme Dahan, avec qui il est en désaccord sur la suite à donner à la carrière de Miss Farmer.

 

 

 

Un peu au hasard, Mylène écrit les paroles de Plus grandir, sur une musique de Laurent. Polydor (racheté par Universal) décide de miser sur Mylène et Laurent pour trois albums (et ils ont bien fait !), alors même que le duo n’a pour l’instant aucun véritable succès à son actif. Cela viendra très vite avec le 1er album de la rousse, « Cendres de Lune« , sorti en 1986, conçu quasi-entièrement par Laurent Boutonnat. 


Il signe la musique, presque toutes les paroles, et la pochette. Avec les photos de l’album, il commence à créer le « mythe Farmer« . Dans le livret de ce premier album, Laurent commence à se créer un délire (qu’il n’a toujours pas cessé !), en inventant des pseudonymes pour certains instruments, qui sont en réalité des samples ou des sons synthétiques. Il crée notamment pour cet album « Les Moines fous du Tibet« , pour nommer des chants Grégoriens ! 

 

 

Sur les albums qui suivirent, un certain Pol Ramirez Del Piu fait son apparition. Il s’agit en fait des sons crées par Laurent, mais cet homme sera crédité pour les flûtes, les percussions, la harpe (sur L’Autre), les bagpipes ( ?!) et cymbalum (sur Innamoramento), le xylophone (sur Avant que l’Ombre…), etc… 

 


Mieux, alors que c’est toujours Laurent lui-même qui s’occupe de programmer ses claviers, il s’invente un programmateur imaginaire sur l’album « L’Autre« , qu’il appellera Patrice Rouillon Tsernoff de Gironville !!! Sûrement un délire qui fait beaucoup rire Laurent… 


C’est pendant la promo de Cendres de Lune que Laurent veut monter son 2e long métrage dont il a écrit le script deux ans plus tôt. Il commence donc sa préparation, mais le succès inattendu de sa collaboration avec Mylène l’occupera trop pour finaliser ce projet. 


« Cendres de Lune » contient quand même d’énormes tubes comme « Libertine » (et son clip inoubliable ; le 45 tours sortira en même temps que l’album), ainsi que d’autres chansons moins connues mais tout aussi notables, telles « Vieux bouc » et « Chloé ». 


L’album sera applaudi par les critiques, « le décor Farmer-Boutonnat » est désormais planté.
La deuxième édition de l’album sortira 1 an plus tard, en 1987, avec cette fois « Tristana« . Laurent sera nominé cette même année aux Victoires de la Musique pour le clip de « Tristana« . 


« Cendres de Lune » sorti dans le commerce, Mylène et Laurent s’attèlent déjà à l’écriture du second album « Ainsi soit je… » qui sortira fin 1987. Laurent crée pour l’occasion sa première société de production discographique, Toutankhamon S.A. (qui a cessé depuis ses activités). 

 

 

Le clip de « Sans Contrefaçon » créera l’évènement, suivront ensuite Ainsi soit je…, puis le mythique clip « Pourvu qu’elles soient douces » (racontant la suite du clip de Libertine). Véritable petit film (il est le 2e clip le plus long du monde !), le clip sera nominé aux Victoires de la Musique


mfloloLe scénario du clip fût écrit avec Gilles Laurent, à qui Boutonnat présentera le synopsis du film ébauché lorsqu’il avait 18 ans : « Giorgino« . Ils travailleront dessus durant 4 ans. Une proposition de financement pour le film eut lieu, finalement abandonnée. Laurent décide alors de remanier l’histoire du film. 


Pendant que Mylène effectue la promotion de l’album, Laurent prépare sa future scène. Il crée alors Heathcliff S.A. (du nom du héros des Hauts du Hurlevent) , ce qui lui permettra de produire la tournée et ses prochains films. Pendant 2 semaines le Tour 89 se jouera à guichets fermés au Palais des Sports à Paris. Le spectacle se déplacera ensuite pour 60 dates, dont 2 à Bercy, compte tenu du succès parisien. 

 

Laurent quant à lui, filmera durant deux soirs (à Bruxelles) le spectacle, avec de gros moyens. D’autres scènes seront tournées dans les environs d’Arpajon, qui seront plus tard intégrées au film du concert. Le montage durera 1 an

Le 26 octobre 1989, Laurent et Mylène créent (à l’occasion de la sortie du CD et de la VHS En Concert) une société d’éditions phonographiques : Requiem Publishing. Cette société édite depuis tous les disques de Mylène… 


Parallèlement à la sortie du « En Concert« , Laurent écrit déjà les musiques du prochain album, L’Autre. Pendant les tournages de Désenchantée et Regrets en Hongrie (en février 91), il prend des repérages pour son prochain long métrage Giorgino. Le réalisateur sera nominé pour la 3e fois aux Victoires de la Musique pour le clip de Désenchantée

 

 

En 1992, Laurent se consacrera majoritairement à la préparation de Giorgino (décors, casting, etc…). Il tournera néanmoins « Je t’aime mélancolie » et « Beyond my control », qui sera son dernier clip pour Mylène avant de nombreuses années


En décembre 92 débute le tournage de Giorgino (d’abord les scènes d’extérieur en Hongrie, puis les plans d’intérieur en Slovaquie). 


Mars 93, montage et écriture de la musique, après un tournage éprouvant. Laurent retourne justement en Europe de l’est, afin d’enregistrer la musique avec l’orchestre philharmonique de Prague. 


La post-production de Giorgino se terminera en août 1994, soit plus d’un an après la fin du tournage. Laurent, sans doute trop perfectionniste se perdra dans les méandres. Après 2 années de travail, « Giorgino » sort enfin en salles le 5 octobre 1994. Laurent, tout comme le film, seront littéralement descendus par la critique et échoueront auprès du public. Un film trop long, et sans doute trop sombre pour le grand public, mais esthétiquement magnifique, du pur Boutonnat


L’accueil réservé à « Giorgino » blesse profondément Laurent et la relation qu’il entretient avec Mylène a également souffert durant le tournage. Le duo décide alors de stopper pour l’instant leur collaboration cinématographique, mais en maintenant bien sûr le côté musical. 

 


Mylène s’exile alors en Californie, seule, et commence à écrire quelques chansons. Laurent viendra la rejoindre en mars 1995 et lui composera la musique du futur album : « Anamorphosée ». Laurent ne réalisera pas les clips de l’album (dommage, devoir « subir » ceux de Marcus Nispel, merci bien…), ne revenant à la réalisation pour Mylène qu’en 1996, pour le Live à Bercy, dont le film fût conçu avec François Hanss, son assistant depuis longtemps. 


En 1998, le cascadeur Mario Lurashi (qui a souvent collaboré avec le duo Farmer-Boutonnat), fait appel à Laurent pour composer la musique de son premier long métrage, « Le Pèlerin« . Le résultat se rapproche de la B.O de « Giorgino« , avec des sons empruntés à « Vertige« , qu’il a composé quelques mois auparavant pour Mylène


Laurent refuse les interviews et la diffusion de Giorgino, voulant visiblement oublier ce film. Il rachète même les droits, afin, et il le dira lui-même 10 ans plus tard, de mettre dans un tiroir cette histoire et ne plus jamais en entendre parler. Le film a tout de même été diffusé en novembre 1995 sur Canal +, avant que Laurent ne rachète les droits de diffusion. Boutonnat ne reprendra vraiment la caméra qu’en 1997 pour réaliser quelques clips pour Nathalie Cardone (Hasta Siempre, Populaire, etc..). 

 

 

 

 

BoutonnatPhoto03Laurent a semble t-il à ce moment là, privilégié sa carrière d’homme d’affaires, plutôt que son côté artistique. En effet, il fondera une société de production pour Nathalie Cardone (Calliphora S.A.), le 19 juin 1997. Il délaisse peu à peu Heathcliff S.A. et Toutankhamon, qui cessera ses activités en 1997. Mylène produira désormais elle-même ses disques, via sa société de production Stuffed Monkey


En mai 1999 sort « Innamoramento », le 5e album studio de Mylène Farmer. Laurent composera 9 titres pour cet opus. L’album est, comme les 4 premiers, un succès, et s’écoulera à plus d’un million d’exemplaires. Laurent ne réalisera là encore aucun clip de l’album, et se révèlera absent de la tournée Mylenium Tour. Il ne réalisera donc pas le film du concert, laissé aux mains de François Hanss. 


Le 10 mai 2000, Laurent étend ses activités financières en créant LB Société Civile Immobilière, qui s’occupe de la vente de biens immobiliers. Strictement rien à voir avec le penchant artistique de Laurent !!! 

 

 

En mai 2000, Mylène et Laurent produisent la petite Alizée, via leur société Requiem Publishing. Mylène écrira les textes d’Alizée et Laurent se chargera de la musique. Il réalisera également le clip de « Moi…Lolita« . Le disque sortira le 4 juillet 2000, soit deux semaines avant la sortie d’ »Innamoramento« . 


En mars 2001 sortent pour la seconde fois en numérique, l’intégrale des clips de Mylène Farmer, avec un meilleur son et une meilleure image que les supports édités auparavant. 

 


En revanche, le « Tour 89 » n’a toujours pas le droit à une sortie DVD, et « Giorgino » reste introuvable dans le commerce. 


Laurent reprend la caméra pour Mylène en 2001, afin de réaliser le clip « Les Mots » et celui de « Pardonne-moi« . Il s’occupe aussi des clips d’Alizée (« Parler tout bas« , « J’ai pas vingt ans« ). La mise en scène du spectacle d’Alizée à l’automne 2003 sera également signée par Laurent


En novembre de la même année, Mylène et Laurent auraient eu d’assez grosses difficultés financières avec leurs sociétés immobilières et leurs sociétés de production, le « Pôle de Européen de gestion et d’économie » mettant son nez dans les comptes des entreprises. 

 

 

 

En 2004, un peu de nouveau pour Laurent… Il produit l’artiste kabyle Kamal Kacet et son nouvel album

 

Il part ensuite en tournage pour son nouveau film, une adaptation du roman Jacquou le Croquant. La sortie du film en salles est prévue pour le 12 octobre 2006. Gageons que Laurent sera enfin reconnu par le grand public et par la profession… Un si grand talent ne peut rester dans l’ombre !!! Toujours en 2004, Laurent fait également entrer Mylène en studio pour son nouvel album, Avant que l’Ombre… 


Il assurera également la conception du spectacle et la régie, pendant les 13 concerts de janvier 2006, au Palais Omnisports de Paris-Bercy. 


boutbout2004C’est d’ailleurs là qu’un journaliste du quotidien Libération a observé minutieusement l’attitude de Laurent : « Le compositeur Laurent Boutonnat, entouré d’une armée d’ingénieurs du son et d’informaticiens avec ordinateurs portables, fait soudain des gestes sur une partition imaginaire. Dansotte, prend des notes, prend des notes, rallume sa pipe, descend une énième bouteille d’eau. Puis, derrière sa console, redevient aussi imperturbable qu’un ingénieur de Kraftwerk. Le Pygmalion observe sa créature. Arrivé à ce point du concert, on a toujours pas saisi le phénomène.[…]«  

 

 

A ce jour, Jacquou le Croquant doit sortir le 17 Janvier 2007… Souhaitons grandement bonne chance à Laurent (même s’il y a fort à parier que son nouveau film marchera très bien !), car un autre échec, pourrait cette fois être beaucoup plus dur à supporter pour lui… Laurent Boutonnat… un TRES grand monsieur… une très belle œuvre… 

 

 

 

barre étoile

 

 

Filmographie

 

1er Film 1978 : La Ballade de la féconductrice

  • 1994 : Giorgino
  • 2007 : Jacquou le Croquant

 

1er Clip 1984 : Mylène Farmer – Maman a tort

  • 1985 : Mylène Farmer – Plus grandir
  • 1986 : Mylène Farmer – Libertine
  • 1987 : Mylène Farmer – Tristana
  • 1987 : Mylène Farmer – Sans contrefaçon
  • 1988 : Mylène Farmer – Ainsi soit je…
  • 1988 : Mylène Farmer – Pourvu qu’elles soient douces
  • 1989 : Mylène Farmer – Sans logique
  • 1989 : Mylène Farmer – À quoi je sers
  • 1990 : Mylène Farmer – Allan (live)
  • 1991 : Mylène Farmer – Désenchantée
  • 1991 : Mylène Farmer – Regrets
  • 1991 : Mylène Farmer – Je t’aime mélancolie
  • 1992 : Mylène Farmer – Beyond my control  
  • 1997 : Nathalie Cardone – Hasta siempre
  • 1998 : Nathalie Cardone – Populaire
  • 1999 : Nathalie Cardone – Mon ange
  • 2000 : Nathalie Cardone – Baïla si
  • 2000 : Alizée – Moi… Lolita
  • 2001 : Alizée – Parler tout bas
  • 2001 : Mylène Farmer – Les Mots
  • 2003 : Alizée – J’ai pas vingt ans
  • 2002 : Mylène Farmer – Pardonne-moi
  • 2004 : Kamal KacetIfkis

 

barre coeurs

 

 

Concerts

 

Composition de Laurent

  • Mylène Farmer – Cendres de Lune (1986) – Produit et compose 9 des 10 titres de l’album (assisté de Jérôme Dahan sur Maman a tort), en écrit 5
  • Mylène Farmer – Ainsi soit je… (1988) – Produit et compose 9 des 10 titres de l’album

  • Mylène Farmer – L’autre… (1991) – Produit et compose l’album dans son intégralité

  • Mylène Farmer – Dance Remixes (1992) – Compilation de remixes réalisés par Laurent Boutonnat et Thierry Rogen pour les maxi-singles – Produit par Laurent Boutonnat

  • Mylène Farmer – Anamorphosée (1995) – Produit et compose 11 des 12 titres de l’album

  • Nathalie Cardone – Album éponyme (1999) – Produit et compose 4 des 12 titres de l’album (assisté de Nathalie Cardone sur Antonio et L’homme qui saura pleurer)

  • Mylène Farmer – Innamoramento (1999) – Produit et compose 8 des 13 titres de l’album
  • Alizée – Gourmandises (2000) – Produit et compose les 10 titres de l’album
  • Mylène Farmer – Les mots (2001) – Best-of, produit et compose les 3 titres inédits
  • Alizée – Mes courants électriques… (2003) – Produit et compose les 11 titres de l’album
  • Mylène Farmer – Avant que l’ombre… (2005) – Produit et compose l’album dans son intégralité (assisté de Mylène Farmer sur L’amour n’est rien…)

  • Mylène Farmer – Point de Suture (2008) – Produit et compose 10 des 11 titres de l’album

Il est en outre l’arrangeur musical de tous les albums.

Compositions annexes : L’annonciation (1985), Dernier Sourire (1989), À quoi je sers (1989), La veuve noire (1989), Puisque (1989), Mylène is calling (1991), Que mon cœur lâche (1992), Effets secondaires (1999), L’histoire d’une fée, c’est… (Bande originale du film Les Razmokets à Paris) (2000), Devant-soi (2007) Bande originale du film Jacquou le Croquant.

 

 

 

 

 

 

 

 

VIDEO LAURENT BOUTONNAT ET MYLENE FARMER

Image de prévisualisation YouTube 

 

 

 

 

Que sait-on de Laurent Boutonnat ? 

 

Finalement peu de choses, tant ses interviews sont rares ; qu’il a été dans les années 80/90 le réalisateur de clips dont a le plus parlé sans jamais le voir ; ceux de Mylène Farmer. L’écrivain Philippe Séguy évoque le mieux, en peu de mots, le mieux le réalisateur :

 

« Laurent Boutonnat fonctionne par odeurs. Celles de la neige, du vent, du froid et celle acide de la misanthropie. L’œuvre est souvent tragique et affiche une douleur, une solitude et un univers qui lui sont propres. Ses films qui n’ont pas d’âge nous parlent d’un monde mélancolique qui a le couleur de la fatalité« .

 

 

hqdefaultMylène s’exprime sur l’absence de Laurent Boutonnat – décembre 2010 

Pour son prochain opus, intitulé « Bleu noir » qui sortira ce lundi en métropole, Mylène Farmer s’est passée des services de son compère LaurentBoutonnat pour la première fois dans sa carrière. Cette nouvelle avait fait poser beaucoup de questions chez les fans de la rousse, mais elle a tenu à rassurer ses fans.  

  

Dans une interview accordée à Paris match, elle déclare : «  Je ne me suis en aucun cas éloignée de lui. Après la tournée et les concerts au Stade de France, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque. Vous recevez tant d’amour, de vibrations, autant de sensations qui vous donnent l’envie… d’écrire. Laurent a tout à fait compris mon besoin de créer. C’est aussi ça, la complicité  ». 

  

L’album Bleu Noir a été concocté par Mylène en personne en collaboration avec le roi de l’électro Moby, le duo anglais Archive et le producteur à succès RedOne à qui l’on doit Poker Face et Bad Romance de Lady GaGa

  

Ce nouvel opus est toujours aussi sombre et rythmé à l’instar de ces prédécesseurs. Mylène explique d’ailleurs : «  J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché !  »Elle parle d’inspiration bien sûr et non de sa manière de vivre. 

 

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Si ce blog existe, c’est aussi parce que : 

Pour moi, Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité  voir ici : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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Libertine, le retour

Posté par francesca7 le 17 août 2011

 

Libertine, le retour dans Mylène 1987 - 1988 mylene-farmer-ainsi-soit-jeAlors que ses nombreux fans se remettent tant bien que mal des larmes de la belle Mylène lors de ses dernières apparitions télévisées, la chanteuse se prépare à sortir, le 12 septembre 1988, le jour même de ses 27 ans, son nouveau single, un nouveau tube, Pourvu qu’elles soient douces

 

« allez les amis ! semble vouloir affirmer la chanteuse, il est maintenant l’heure d’oublier ses longs et violents sanglots pour revenir sur le devant de la scène en traitant cette fois-ci d’un thème osé et provocateur : la sodomie et la bisexualité ! «  

 

Sans demi-mesure, Pourvu qu’elles soient douces rompt catégoriquement avec le romantisme du single Ainsi soit je pour se lancer sur une voie déjà ouverte par Gainsbourg en son temps, qui avait déjà abordé ce thème dans sa chanson, La décadence interprétée par Jane Birkin en 1971, ainsi que dans un long-métrage Je t’aime moi non plus sorti en 1976. Un film qui mettait en scène les amours d’un homosexuel et d’une jeune femme à l’allure d’un adolescent. Dès les premières diffusions en radio de Pourvu qu’elles soient douce, la France frémit de plaisir et Libération qui n’a jamais réellement considéré Mylène, conçoit qu’elle a au moins l’avantage de « sadomiser  le Top 50 » ! 

 

Bien sûr, tout le monde attend le clip qui accompagnera le titre remixé pour l’occasion. Et là… c’est la grande surprise ou plutôt la grosse déception pour les plus enclins aux images censurées car il est hors de question pour Laurent Boutonnat de choisir la voie de la facilité et de filmer ce que les paroles très imagées auraient pu suggérer ! Non, le réalisateur préfère tout simplement donner une suite à son clip Libertine pour la plus grande joie de Mylène qui retrouve le personnage qui lui a apporté le succès. 

 

   Image de prévisualisation YouTube 

Publié dans Mylène 1987 - 1988 | Pas de Commentaires »

Pourvu qu’elles soient douces

Posté par francesca7 le 17 août 2011

Pourvu qu'elles soient douces  dans Mylène 1987 - 1988 MF90_186a     Pourvu qu’elles soient douces est le neuvième single de la carrière de Mylène Farmer sorti en septembre 1988. Ce single est le troisième extrait de l’album Ainsi soit je… Il propose l’inédit Puisque comme face B.

Après le succès de la chanson Ainsi soit je…, Mylène Farmer choisit de sortir Pourvu qu’elles soient douces en tant que troisième single de l’album Ainsi soit je…. La chanson a été exportée en dehors de la France sous le titre Douces en Allemagne et aux Pays-Bas, avec une photo de pochette moins sexy . Elle est également sortie au Japon. En 2003, elle est remixée par Paul Oakenfold pour l’album RemixeS.

Paroles et musique

La musique, très dynamique (avec une intro au sonorité « Hip-Hop »), éclipse les mots très osés (beaucoup de gens n’ont pas encore compris le thème de la chanson). Dans le refrain, Mylène s’adresse à son amant qui ne pense qu’à ses fesses. Selon les fans, les critiques et Mylène Farmer elle-même, la chanson traite de la sodomie, alors que certains la considèrent comme une suite logique à son succès de 1986, Libertine, qui traite de la prostitution. Mylène Farmer a déclaré que Pourvu qu’elles soient douces était « un pamphlet écrit comme une revanche sur les hommes, les tabous, l’enfance. »

Publié dans Mylène 1987 - 1988 | Pas de Commentaires »

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