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Saga « Mylène Farmer fait son cinéma »

Posté par francesca7 le 22 décembre 2013

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CLIP : 1ère partie : la papesse du clip sur – News – Stars 

La chanteuse culte Mylène Farmer vient d’entamer une nouvelle série de concerts à Paris Bercy, qui sera suivie d’une

tournée en province intitulée « Timeless ». L’occasion de revenir sur les 30 ans de carrière de la star, de ses audaces visuelles à ses rendez-vous manqués avec le cinéma en passant par ses influences, ses collaborations et ceux qu’elle a elle-même inspirés. La première partie de cette saga en 3 volets est consacrée à ses clips légendaires…

Aux origines du mythe…

En empruntant son nom de scène à Frances Farmer, une actrice américaine des années 40 entrée dans la légende tragiquement après un internement psychiatrique qui l’a détruite, Mylène Gautier, comédienne formée au Cours Florent et coutumière des spots publicitaires, inscrit son univers dans l’enténèbrement et la perversion dès 1984 et la sortie de son premier titre, Maman a tort. Dans cette comptine torturée, la chanteuse débutante avoue poliment à sa maman être tombée amoureuse de son infirmière. Si elle ne cache pas à cette époque rêver de devenir actrice, dédiant par exemple une chanson de son premier album à l’une de ses idoles, Greta Garbo, le succès immense qui la propulse en quelques années au rang de star de la chanson française la conduit naturellement à remettre ses ambitions à plus tard pour embrasser pleinement l’autre belle carrière qui s’offre à elle.

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C’est Laurent Boutonnat qui la sort de l’ombre. Il débute lui-même à l’époque, avec seulement un long-métrage à son actif, La Ballade de la féconductrice, sorti en 1980 et projeté au marché du film à Cannes. Il est interdit aux moins de 18 ans… alors qu’il n’en a lui-même que 17 ! Il devient le compositeur, le pygmalion, le jumeau, « l’autre » de Mylène Farmer. Ils inventent ensemble un univers visuel unique, cinématographique, référencé et peuplé de personnages marquants, épaississant le mystère qui entoure la jeune femme et qui ne la quittera plus jamais. 

1986 - Libertine : court-métrage d’une dizaine de minutes, inspiré du Barry Lyndon de Kubrick, entré dans la légende en particulier grâce à ses scènes de nue qui ont fait scandale. 

1987 - Tristana : deuxième court-métrage qui revisite le conte de Blanche Neige et les sept nains au coeur d’une Russie enneigée, et qui fait référence, entre autres, au Cuirassé Potemkine

1987 Sans Contrefaçon : projetée en avant-première au cinéma Max Linder, cette vidéo raconte la relation ambigüe entre un marionnettiste et un pantin désarticulé, qui n’est pas sans rappeler l’histoire de Pinocchio

1988 - Pourvu qu’elles soient douces (Libertine II) : suite de l’histoire de Libertine, se déroulant cette fois pendant la Guerre de sept ans. Il entre à l’époque dans le Livre des records en tant que clip le plus cher de l’histoire (3 millions de francs), le plus long (près de 18 minutes) et comportant le plus de figurants (500). 

1989 - Sans Logique : dans une ambiance rappelant les tableaux de Goya, une femme trompée, habitée par le Malin, se lance dans une corrida meurtrière avec son amant, sous le regard fasciné et pervers de gitans abimés par le temps. 

1989 - A quoi je sers ? : dans ce clip en noir et blanc, Mylène convoque les personnages qui ont peuplé ses premiers clips. Ils s’enfoncent ensemble au coeur d’ un rivage brumeux et incertain. 

1991 - Désenchantée : devenu l’hymne de toute une génération, cette chanson forte, politique pour les uns, personnelle pour l’artiste, est illustrée par un clip qui propulse la star dans ce qui ressemble à un camp de concentration où la révolte est le seul espoir de survie jusqu’à une fuite vers le bout du bout du monde, jusqu’à l’infini. 

1992 - Beyond My Control : le dernier clip réalisé par Laurent Boutonnat avant une longue période conduit Mylène au bûcher, en proie aux flammes, livrée aux loups, après avoir dévoré le cou puis le visage de son amant qui l’a trompée (lui aussi). On y entend la voix de John Malkovich, extraite du film Les Liaisons dangereuses, qui confesse « It’s beyond my control« . 

2001 - Les Mots : pour la sortie de son premier best-of, elle enregistre un duo avec le chanteur britannique Seal. Laurent Boutonnat revient à cette occasion derrière la caméra pour les diriger. Perdu en mer sur un radeau, le couple est finalement séparé par les vagues, le courant emportant l’amant.

Clipographie : Mylène vue par d’autres cinéastes

1992 - Que mon coeur lâche : dans ce premier clip aux allures légères, Luc Besson embarque sur Terre l’ange Mylène à qui Dieu donne pour mission d’enquêter sur ce qu’est devenu le sentiment amoureux. Réponse : il a été perverti par le sexe et détruit par le VIH. Le cinéaste joue au jeu de l’auto-référence en proposant une scène similaire à l’une de son film Nikita, sorti deux ans plus tôt. 

1995 & 1996 XXLL’instant X & Comme j’ai mal : Marcus Nispel, devenu par la suite réalisateur de films d’horreur (Massacre à la tronçonneuseVendredi 13…), met en scène une Mylène plus libérée, que ce soit sur le devant d’un train roulant à vive allure au milieu des plaines californiennes, ou dans un New York envahi par la mousse.

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1996 - California : admiratrice d’Abel Ferrara, Mylène parvient à convaincre le réalisateur de la diriger aux côtés deGiancarlo Esposito dans les quartiers chauds de Los Angeles, sur un scénario qu’ils co-écrivent et qui met en parallèle le destin d’un couple de riches hollywoodiens et celui d’une prostituée et de son maquereau. 

1999 - L’Âme-Stram-Gram : basée sur une légende chinoise, cette vidéo de plus de 7 minutes est dirigée par Siu-Tung Ching (Histoire de fantômes chinois) qui dispose d’un budget d’environ 900 000 euros. Aux abords de la Muraille de Chine, deux jumelles sont traquées par des bandits. L’une est kidnappée, l’autre cherche alors à la retrouver… 

1999 - Je te rends ton amour : François Hanss, autrefois assistant-réalisateur de Laurent Boutonnat, plonge la star dans un bain de sang au milieu d’une église. Considéré comme blasphématoire, il est interdit d’antenne en version intégrale avant minuit. Il sort alors en VHS et le bénéfice des ventes est reversé au Sidaction. 

2000 - Optimistique-Moi : cette fois, Mylène fait appel à un réalisateur de clips et de publicités, Michael Haussman, qui a notamment oeuvré pour Madonna. Il pousse la chanteuse au centre d’un cirque dont elle tente de s’échapper… comme par magie. 

2001 - C’est une belle journée : à l’occasion de son premier clip animé, basé sur ses propres dessins, Mylène fait la rencontre de celui qui deviendra son compagnon, Benoît di Sabatino, un producteur spécialisé dans l’animation. Une suite sort deux ans plus tard sous forme de conte philosophique pour adultes, intitulé Lisa-loup et le conteur

2005 - Fuck Them All : le premier extrait du nouvel album de Mylène, Avant que l’ombre…, est illustré par un clip signé par le réalisateur espagnol Agustí Villaronga (El mar). 

2006 - Peut-être toi : après le dessin-animé, Mylène s’attaque au manga. Une sorte de Roméo et Juliettejaponisant qui se termine par la mort de deux amoureux, transpercés par la même flêche. La production est confiée à I.G., une société japonaise experte dans le domaine. 

2009 - The Farmer Project : respecté dans le monde de la publicité grâce à ses réalisations classieuses pour des spots de marques de luxe, Bruno Aveillan est en charge de ce court-métrage composé de deux clips (Dégénérationet Si j’avais au moins…), d’ailleurs diffusé en avant-première ici même, sur AlloCiné ! On y découvre une Mylène créature extra-terrestre aux ondes sensuelles venue répandre l’amour sur Terre et libérer les animaux de leurs cages.

Découvre ci-dessous The Farmer Project dans son intégralité : http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18629563.html

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Mylène au J.T. DE 20 HEURES avec L.Delahousse

Posté par francesca7 le 12 décembre 2013

 

14 JUIN 2009 – Entretien avec Laurent DELAHOUSSE – FRANCE 2

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Entre deux représentations du Tour 2009 à Lyon (et le jour de l’anniversaire de Laurent Boutonnat !), Mylène Farmer remonte à Paris pour être l’invitée du journal télévisé de France 2 pour promouvoir sa tournée pourtant bien entamée et complète depuis de longs mois déjà. Dès le début du journal, la présentation des titres s’achève par quelques images de la première du Tour 2009 à Nice qui laissent place à Mylène présente face au journaliste. Cheveux lâchés et très souriante, elle porte une veste de cuir vert pâle.

C’est à la fin du journal que Laurent Delahousse se tourne à nouveau vers Mylène.

Laurent Delahousse : Notre invitée ce soir est rare, rare à la télévision. Elle est en tournée, spectacle incroyable une nouvelle fois et public toujours aussi fidèle : plus de cinq cent mille spectateurs en France, en Suisse, en Belgique et puis la Russie avec une étape à Moscou, bientôt.

Bonsoir, Mylène Farmer !

Mylène Farmer : Bonsoir !

LD : Merci d’être avec nous…

MF : C’est moi qui vous remercie !

LD : J’ai cru comprendre depuis quelques années maintenant que vous n’aimez pas du tout ce type de rendez-vous en direct, une interview comme ça à la télévision…

MF : Je les crains plus que je ne les aime pas, mais j’ai plus de facilité sur scène, j’avoue, devant douze mille personnes que dans un journal ! (rires)

LD : C’est de la timidité ?

MF : Probablement !

LD : Probablement ? (Mylène acquiesce) Pourtant, effectivement, vous vous exprimez sur scène depuis des années : c’est là que vraiment vous vous retrouvez le mieux, finalement ?

MF : C’est une immense liberté, une communion avec le public. Ca m’est plus facile, en effet.

LD : Alors justement, on va vous retrouver sur scène tout de suite : extrait de cette tournée 2009 qui suscite toutes les passions. On regarde tout cela et on se retrouve juste après.

Diffusion d’images inédites de « C’est dans l’Air » interprétée sur scène lors de la première à Nice

 LD : Alors, comment vous les vivez, ces retrouvailles dix ans après (la dernière tournée en France et non le dernier spectacle, nda) avec votre public ?

MF : C’est incroyable. C’est la chance de retourner en province, puisque je l’avais non pas boudée, mais j’avais présenté un spectacle à Bercy (« Avant que l’Ombre…à Bercy » en janvier 2006, nda) et la structure scénique était telle qu’on est restés à Paris parce qu’on ne pouvait pas voyager avec toute la scène.

LD : Et là, ce spectacle on le retrouvera également en Belgique, en Suisse…et puis à Moscou ? Saint-Pétersbourg ?

MF : Et Moscou, et ensuite au Stade de France…

LD : En septembre ?

MF : En septembre.

LD : Comment vous expliquez cette relation si particulière que vous avez avec ce public ? (Mylène hausse des épaules en cherchant visiblement ses mots) Vous cherchez peut-être pas à l’expliquer…

MF : J’ai du mal à trouver les mots, à trouver une réponse. Est-ce que c’est une… ? Je ne sais pas, peut-être une sincérité de ma part –mais encore, je ne pense pas que ça explique les choses !

LD : Quand on dit de vous que vous êtes mystérieuse, douce, sombre, fragile –il y a plein de choses, il y a un peu tout et son contraire, parfois !- lequel de ces qualificatifs vous sied le mieux ?

MF : Je prendrais ‘douce’ – j’espère ! – et ‘sombre’ à la fois. Quant au mystère, vous savez je crois que c’est plus une discrétion de ma part. (silence)

LD : Une discrétion de votre part. Et puis également une grande séductrice, pas toujours discrète sur scène ! (rires de Mylène) Effectivement, ça aussi c’est une clé également…

MF : Ca fait partie de moi également, oui.

LD : Ou alors je me suis trompé !

MF : Non, ce sont autant de facettes qui nous composent, en tout cas nous les femmes.

LD : Et puis une émotion, toujours. Quand vous interprétez « Ainsi Soit Je… », c’est un titre que tout le monde connaît, version piano, comme ça, très proche du public, vous êtes parfois au bord des larmes…

MF : Oui, tout en larmes même ! J’ai d’abord la chance d’être sur scène avec Yvan Cassar, qui est un immense pianiste et interprète. Et puis, c’est autant de…puisque j’écris moi-même mes textes, ce sont autant d’émotions qui sont miennes et que je partage après avec le public. Mais en tout cas, je ne m’empêche pas de pleurer, ni de rire, ni de rien d’ailleurs ! C’est vraiment un sentiment de liberté totale sur scène.

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LD : Je vous trouve plutôt souriante – ce soir en tout cas, je sais pas ! (rires de Mylène) On dit souvent de vous que vous êtes sombre, vous êtes parfois tellement accablée par la douleur du monde…

MF : (haussement d’épaules) Je crois que tout être est accablé par la douleur du monde. Quand on voit le journal, ce qui le compose, c’est difficile, c’est douloureux. Maintenant, plus sombre qu’une autre, je ne sais pas, mais habitées par certaines choses sombres, oui.

LD : Et est-ce que parfois M ylène Farmer, malgré ce public, malgré tout cela après toutes ces années, elle se sent parfois un peu seule ? La solitude c’est parfois agréable, mais parfois c’est douloureux ou pas ?

MF : Mais là encore je n’ai pas l’impression d’être très différente de la plupart des gens. Je crois que je suis quelqu’un de relativement solitaire mais qui a un grand, grand besoin de l’autre. Est-ce qu’on en souffre : oui, bien sûr. Est-ce que l’idée de quitter ce public, de quitter la scène m’angoisse : terriblement chaque soir. On a toujours l’impression que c’est la dernière fois et ma foi, demain…que sera demain ?

LD : Vous me tendez justement une petite perche : est-ce qu’on pense, quand on fait une tourne comme cela, il a fallu attendre dix ans, à celle d’après ? On l’envisage ? On y pense ?

MF : Non. Moi je vis vraiment, autant que faire se peut, le moment présent – et c’est pas toujours facile ! (sourire) Mais là, pour le coup, c’est une source d’angoisse pour moi que de se projeter dans l’avenir, donc j’essaie de ne pas y penser, parce que ça serait vous mentir de dire…parfois ça fait peur.

LD : Mais on est obligé d’y penser, on est obligé aussi de se dire que parfois il est possible que ça s’arrête, effectivement…

MF : Bien sûr.

LD :…qu’à un moment donné on passe à autre chose.

MF : (avec un geste d’impuissance) Probablement un jour. Mais je le déciderai, en tout cas.

LD : Vous le déciderez…

MF : Là je serai maître de mon avenir, si je puis dire.

LD : La musique : on voit des clips souvent étonnants, des spectacles hallucinants. Vous avez d’autres envies ou pas ? Ou pour le moment, vous vous concentrez là-dessus et puis peut-être autre chose plus tard ?

MF : Je suis tout à fait dans ce que je fais actuellement. J’ai toujours des désirs de cinéma, parce que j’ai une passion pour le cinéma.

LD : On le voit dans vos clips avec Laurent Boutonnat depuis des années…

MF : Entre autres, oui. J’adore le cinéma, vraiment. J’ai un projet de film, mais est-ce que ce film existera, là je laisse pour le coup… ! (rires)

LD : Le suspens ?!

MF : Le suspens. (sourire)

LD : Vous savez qu’il y en a beaucoup, beaucoup en tout cas qui sont derrière leur écran (sic) et qui pensent déjà à…on va pas aller trop loin, on va garder le suspens ! M erci beaucoup.

MF : C’est moi, merci.

LD : Belle tournée à vous et puis…voilà : en direct, tout se passe bien vous savez ! Tout va bien ! J’étais ravi de vous recevoir !

MF : Moi aussi ! Merci beaucoup. (sourire)

LD : Merci et à très bientôt, et puis belle tournée à vous et puis on attendra pas, j’imagine dix ans avant de vous revoir !

MF : Et venez me voir, ça sera très, très gentil ! (rires)

Laurent Delahousse évoque ensuite un sujet du journal de la semaine suivante consacré à la Fête de la Musique.

LD : C’est une belle fête, la Fête de la M usique ?!

MF : Très belle !

Le journaliste conclut ensuite son journal et lors du générique de fin, on peut deviner Laurent Delahousse et Mylène converser ensemble.

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Mylène pour se cultiver un peu

Posté par francesca7 le 26 novembre 2013

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Deux ans près avoir réalisé l’inégalable Bleu Noir avec Moby, Archive et Red On, Mylène Farmer retrouve son acolyte de toujours : Laurent Boutonnat. Pour l’occasion, elle déroche de nouveaux records pour son tableau de chasse ; un treizième single n°1 avec A l’ombre (elle détient le record de singles n°1 en France depuis son cinquième en 2008), une tournée marathon de 450 000 places sur 38 dates en France, Belgique, Suisse, Russie et Bielo-Russie dont une majorité sont entièrement ou quasi complète ; 155 91  billets vendus en six heures,  189 734 dans la journée (elle détenait le record depuis 2008 avec 100 000 billets vendus pour la première journée, dix Bercy mis en vente dont six complets en quelques jours (elle est celle qui se produit le plus longtemps dans cette salle de 17 000 places : 13 fois en 2006 pour un concert qui ne sera transporté nulle part ailleurs, 10 fois l’année suivante), meilleur démarrage de l’année pour la première journée de la première semaine avec 148 000 exemplaire s, devançant ainsi Céline Dion, les Enfoirés et Johnny Hallyday.

Des points critiques …

Laurent Boutonnat tente de se renouveler musicalement, mais a un peu de mal à entrer dans la modernité. Le résultat est parfois cruellement daté.

Mylène Farmer a perdu sa plume renversante de beauté. Où son passés les textes de Je t’aime mélancolie – Je te rends ton amour etc..

Depuis l’album Bleu Noir où sa voix a été mieux mise en avant par Moby et Archive, la chanteuse semble vouloir poursuivre l’expérience. On l’entend mieux, on la comprend mieux, ça ne fait pas de mal (même s’il y a toujours quelques passages où on a besoin des paroles pour la comprendre).

Les mélodies sont accrocheuses, comme d’accoutumée, malgré l’absence de gros tubes. Et il y a de l’originalité au niveau des mélodies. Excepté le ridicule Love Dance et le banal Monkey me.

Un point qu’il ne me semble pas avoir évoque ; le cas Henry Neu. Le désigner attitré de la star est toujours là, pour notre plus grand malheur. Qu’est-ce que cette pochette de single A l’ombre ? Ces textes pas dans l’ordre, ces fautes, ces doubles espaces, dans le livret ? Du travail d’amateur.

Au final ,  Monkey Me aurait pu être un excellent album, faisant la part belle à la Dance et à la Pop, mais il souffre de deux problèmes majeurs qui l’en empêchent ; les arrangements et les textes. En tout cas, ça ne semble pas gêner la grande majorité des fans, qui adorent et placent même le banal Monkey Me en tête de leurs chansons préférés de ce neuvième album studio. Je pense qu’il prendra une ampleur plus importante sur scène, à condition que de bons choix, soient faits pour le setlist. Quatre étoiles sur cinq parce que quand même ça fait du bien d’entendre de nouvelles chansons de Mylène Farmer et que les points positifs ont en Dance à primer sur ceux négatifs chez quelqu’un qu’on aime.

Extrait Source : http://culturez-vous.over-blog.com 

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L’histoire Désenchantée de Mylène F.

Posté par francesca7 le 1 novembre 2013

 Désenchantée est une chanson de Mylène Farmer, écrite par Mylène Farmer et composée par Laurent Boutonnat, sortie en 1991.

Histoire

L'histoire Désenchantée de Mylène F. dans Mylène AU FIL DES MOTS images-3En 1990, Mylène Farmer poursuit l’exploitation de l’album En concert ainsi que de la VHS. La fin de la tournée a été une période déstabilisante pour l’artiste : « C’est un moment de vide, et non pas de doute. Une absence d’idées quant à une écriture pour un autre album. C’est pour cela que j’ai laissé passer un peu de temps avant de me remettre à écrire. C’est difficile d’envisager d’écrire après un moment pareil…Le retour au quotidien a été un peu à l’image d’une dépression, mais j’étais quand même relativement entourée. Mais tous ces états de choses très puissantes et puis rien, c’est presque inhumain. Tout artiste est amené à vivre cela heureusement -ou malheureusement… »

Mylène Farmer profite de cette période pour lire, apprendre à conduire et perfectionner son anglais. S’ensuit l’écriture et l’enregistrement de son nouvel album pendant cinq mois. « Désenchantée » a connu quatre versions différentes, Laurent Boutonnat et Thierry Rogen ne parvenant pas à l’arranger comme ils le souhaitaient. Laurent Boutonnat a même envisagé d’abandonner cette chanson.

Le single est disponible le 18 mars 1991 et entre à la douzième place du top 50 pour atteindre la première place dès la troisième semaine. Il restera numéro 1 pendant neuf semaines consécutives.

Le 7 avril, une interview de Mylène Farmer par Laurent Boyer sur le plateau du tournage du clip de « Désenchantée » est diffusée. Les premières images de ce clip avaient été diffusées une semaine avant dans Télé 7 Jours.

En 2005, elle a également été la chanson française la plus diffusée dans le monde.C’est le premier single extrait de l’album L’autre…, le second n°1 en France pour Mylène Farmer et son plus gros succès single, qui dépassa les frontières françaises (n°1 en Belgique, n°3 aux Pays-Bas, n°16 en Autriche…). Restée 9 semaines N°1, « Désenchantée » a été la chanson la plus diffusée en 1991, et celle qui a rapporté le plus de droits d’auteur. Elle s’est vendue à plus de 1 300 000 exemplaires.

Désenchantée a été repris par la chanteuse belge Kate Ryan en 2002.

Le clip a été réalisé par Laurent Boutonnat et tourné à Budapest, dans une usine désaffectée (aujourd’hui détruite) et dans la plaine Apaj Puszta, du 18 au 23 février 1991. Cent dix neuf figurant ont été employés, dont des enfants venant d’écoles de Budapest, mais aussi de foyers d’handicapés, ou encore de foyers de réinsertion : « On voulait beaucoup de figurants et on voulait surtout des enfants qui portent quelque chose de grave dans le visage, dans le regard. ». Une grande partie de l’équipe technique est hongroise, seules douze personnes viennent de France. Le montage a été effectué en France et Laurent Boutonnat a composé une musique spécialement pour le générique de fin. Mylène Farmer est habillée par Thierry Mugler. Le 23 février 1991, le chanteur Jean-Louis Murat a rejoint l’équipe afin de tourner le clip du prochain single, « Regrets ». Des scènes avec des squelettes ont été tournées mais n’ont pas été retenues lors du montage.

La première diffusion du clip a eu lieu sur Antenne 2 le 3 avril, dans le cadre de l’émission NRJ-A2.

Le clip a été nommé aux Victoires de la musique en 1992. Cette victoire a été remportée cette année-là par Les Inconnus avec le clip « Auteuil, Neuilly, Passy ».

Synopsis

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Un garde revêche traîne Mylène Farmer, cheveux courts et casquette sur la tête, dans un camp de travail. La jeune femme est accueillie comme il se doit par ses congénères : jets de pierres et de boules de neige, puis ils prennent la fuite. Au passage, un petit garçon (Adil Med Mejrhirrou,11 ans, un élève d’une école française de Budapest) jette la casquette de Mylène par terre et lui donne un coup de pied. Un garde vient la relever et l’accompagne au dortoir. Mylène y retrouve le petit garçon, qui partage une cigarette avec elle… La scène suivante nous montre tous ces captifs au travail, sous le contrôle des gardes, en train de transporter des sacs qui semblent bien lourds. Si lourds que le petit perd l’équilibre et tombe au sol. Un garde vient le relever et l’emmène avec lui. Au moment du repas, Mylène croise son regard. Il a un œil tuméfié par les coups… La soupe servie est plutôt misérable. Mylène y trouve un cafard, qu’elle contemple d’un air dégoûté, avant que son voisin ne lui prenne et l’engloutisse. Révoltée, elle se lève et se rend devant le garde pour se plaindre de la nourriture. Sous le regard ravi de la matonne (Erika Francz Jánofné), il lui décoche un grand coup au visage. Mylène se retourne alors et monte sur les tables, envoie valser les lampes, et retire le bois qui cloisonne les fenêtres. Peu à peu, les autres prisonniers la suivent et se mettent à taper sur les tables, à crier, à se révolter. Mylène assomme le garde, tout le monde se déchaîne. Tous les captifs courent et s’échappent. Ils prennent leur vengeance en rouant de coups les gardes qui ont le malheur de les croiser, ou même en les mitraillant. Mylène est à la tête du groupe de révoltés, qui s’enfuient en courant. Ils arrivent devant une grande étendue de neige. Ils courent, courent… Puis ils s’arrêtent. Devant eux, la neige s’étend à perte de vue. Ils n’ont aucun endroit où aller. La fuite ne mène nulle part.

Versions

Deux versions du clip seront proposées aux télévisions. Une version courte d’environ six minutes et une version intégale de 10’12. Il est très intéressant de comparer les fins de ses deux versions qui offrent deux visions totalement divergentes du clip. La version courte se termine sur des images de prisonniers victorieux de leurs bourreaux et recouvrant la liberté. La version intégrale montre Mylène et ses compagnons faisant face à un paysage enneigé, désolé semblant infini et ne leur offrir aucun avenir. Ils choisissent de poursuivre leur marche vers cette liberté tant désirée mais qui semble à présent rimer avec la mort.

Analyse

Nombreux seront ceux qui attribueront un sens politique à la chanson. En effet, le titre sort dans une période de grande morosité en France. On parle beaucoup des déçus du mitterrandisme, François Mitterrand ayant été réélu président de la République en 1988 suite à une campagne qui avait particulièrement séduit les jeunes, campagne portée par le slogan « Génération Mitterrand ». Pour Mylène Farmer, qui se situe « hors du temps, hors de l’histoire » il n’y a pas de revendication politique dans ce texte : « Cela n’implique que moi. Je ne dis pas que l’époque est « désenchantée ». Mais que mon regard sur la vie, sur les choses l’est. C’est Mylène Farmer qui est désenchantée. Ma demande est fondamentalement narcissique, égotiste. Je ne peux pas prôner le négativisme, en l’affirmant. Ce n’est pas pessimisme que de penser qu’on est en 91 devenu plus lucide, davantage conscient de ses désillusions qu’auparavant. Dès sa naissance, je crois que l’on subit sa vie, sa mort. En la matière, on ne peut être fondamentalement interventionniste. J’ai un problème avec la vie, mais je vis, alors tout ne va pas si mal que l’on croit. »  Pour Laurent Boutonnat, la chanson est « un coup de projecteur sur une génération en mal de futur ».

Interprétation en direct

Mylène Farmer a interprété ce titre cinq fois à la télévision, dont une fois en Italie. En concert, la chanson a été interprétée lors des tournées de 1996, 1999-2000 et 2009 (où elle fait office de final pour les concerts en stade), ainsi que lors des treize concerts à Bercy en 2006.

Anecdotes

  • Désenchantée aurait inspiré le titre Disappointed du groupe Electronic.

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mylène avec le groupe Muse

Posté par francesca7 le 26 octobre 2013

 

Muse est incontestablement l’un des plus grands groupes de rock de la décennie 2000, aux côtés de Coldplay ou de Placebo

 mylène avec le groupe Muse dans Mylène et L'ENTOURAGE 275px-muse_1

Mylène Farmer aurait d’ores et déjà prévu de travailler sur un nouvel album pour l’année 2014. Selon son site de fans Innamoramento, la chanteuse pourrait même collaborer sur cet album avec le groupe Archive mais aussi Muse !

Et si la mystérieuse Mylène Farmer nous concoctait un nouvel album pour l’année 2014 ? C’est du moins ce qu’espèrent ses fans. Et lorsque le très bon site Innamoramento.net, exclusivement consacré à la chanteuse, dévoile que celle-ci pourrait être de retour dans les bacs dès l’année prochaine, cela ne peut que susciter un engouement supplémentaire.

D’autant plus que selon la source à l’origine de l’information, l’interprète de « Monkey Me» pourrait une nouvelle fois collaborer avec les anglais d’Archive comme elle l’avait déjà fait dans le passé avec l’album « Bleu Noir » sorti en 2010.

Mais Danny Griffiths et ses camarades ne seraient pas les seuls dans le projet puisque, toujours selon le site Innamoramento.net, les anglais de Muse pourraient aussi prendre part à l’aventure aux côtés de Mylène Farmer.

Une information à prendre au conditionnel mais comme le rappelle le site de fans, Mylène Farmer n’a jamais caché son attrait pour le groupe de Matthew Bellamy. Plusieurs fois pendant la promotion de son album « Monkey Me » en 2012, la chanteuse a cité Muse comme référence.

De même pour le chanteur de Muse qui, en 2006 après avoir assisté au spectacle « Avant que l’ombre… à Bercy », avait déclaré avoir été impressionné par le spectacle de Mylène Farmer.Pourquoi pas après tout…

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mylène, critique de fan

Posté par francesca7 le 10 octobre 2013


mylène, critique de fan dans Mylène 2013 - 2014 mylene-farmer_inside_2013Quand on suit Mylène Farmer depuis toutes ces années, on attend beaucoup d’elle. Trop, sans doute. C’est pourquoi j’ai tardé à commenter sa prestation à Bercy. Je suis venu pour le deuxième show, dimanche, et reparti avec une pointe de déception. Surtout à cause de la voix, qui n’était pas toujours en place, ce qui gâche un peu l’émotion des ballades – par exemple, le duo sur Les Mots avec Gary Jules a été un peu sacrifié ce soir-là. Et puis, la scénographie  futuriste m’a semblé un peu éloignée de l’univers tourmenté de Mylène. J’ai trouvé aussi que les chorégraphies manquaient d’énergie. Alors, bien sûr, l’entrée en scène m’a bluffé et j’ai adoré les robots. Bien sûr, j’ai trouvé Mylène douce et chaleureuse. Bien sûr, les tenues de scène sont sublimes. Néanmoins, ce soir-là, je suis resté sur ma faim.

Mais ça, c’était dimanche. Quand j’y suis retourné hier, c’était une tout autre chanson. Mylène a remarquablement chanté, y compris dans les notes aiguës, et tout a changé. J’ai retrouvé la Mylène que j’aime, ce filet de voix capable de tenir 15000 personnes en haleine, comme suspendues à ses lèvres. Elle a peu pleuré hier soir, à part sur Je te dis tout. Elle était magnifique, silhouette toujours gracieuse, plus détendue,  plus précise aussi dans les pas de ses chorégraphies. Sur Diabolique est mon ange, par exemple, elle a fait un sans-faute vocal et créé une belle émotion dans la salle.

Comme la voix était maîtrisée, j’ai mieux apprécié les autres aspects du show. La setlilst, par exemple, très cohérente, donne la part belle aux chansons les plus positives de Mylène. Ce n’est pas un hasard si elle a insisté sur le fait qu’elle est « quelqu’un de vivant » face à Laurent Delahousse. Après avoir véhiculé des messages sur le mal de vivre, nombre des titres retenus (A Force de, Comme j’ai mal, Slippin Away, Bleu Noir, Et Pourtant, XXL, Rêver) nous invitent à regarder la beauté du monde et nous aimer davantage.

Et puis, techniquement, ce spectacle est un tour de force magistral. Le déluge de lumières est phénoménal ; chaque chanson possède son propre écrin de couleurs. L’entrée en scène est, pour moi, sans la plus réussie de sa carrière – à égalité avec celle du Mylenium Tour. Quant à la sortie de scène, si j’ai préféré celle de Bercy 2006, je dois reconnaître que sa simplicité est signifiante – elle m’a évoqué la désintégration à la fin du clip de Fuck Them All.

Le plus joli tour de force de Mylène, c’est d’avoir réussi à nous surprendre en cassant le moule de ses shows précédents. Ainsi, la présence de Gary Jules permet de faire passer en douceur ce qui pouvait, sur la tournée 2009, apparaître comme un « tunnel » de ballades. Ainsi, encore, elle n’interprète que cinq titres de son dernier album, laissant une chance d’exister à des titres jamais entendus sur scène. Après un voyage parmi les morts, la chanteuse nous projette dans un futur éternel.

Quant à la présence de Mylène, que j’avais trouvée un peu timide dimanche, elle s’affirme peu à peu. On ressent une femme tendre et drôle, fragile et forte en même temps. Une belle de scène plus qu’une bête de scène. Une femme qui a embarqué avec elle des personnes qui n’étaient pas fans au départ. Je n’ai entendu que louanges après le concert – bien sûr, le bouche à oreille est excellent sur la danse des robots. Et il y a fort à parier que les dernière places disponibles ne le resteront pas longtemps. Qu’on aime Mylène ou pas, Timeless 2013 est une tournée qui fera date…

paru sur http://www.voici.fr/musique/mylene-farmer-timeless-2013     

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presse sur le TIMELESS 2013 – Mylène

Posté par francesca7 le 6 octobre 2013


 presse sur le TIMELESS 2013 - Mylène dans Mylène 2013 - 2014 images-1

La presse s’est révélée nettement séduite par le spectacle proposé, soulignant l’inventivité des décors, la prestation convaincante de Mylène, le soin apporté à la setlist, ainsi que l’émotion ressentie sur certains morceaux (notamment Je te dis tout, extrait de l’album Monkey Me).  Le Monde : « Mylène Farmer met de côté les imageries les plus sombres, tout comme les accroches libertines. Elle propose un show pop et techno, qu’elle porte plutôt bien vocalement, tourné vers la joie amoureuse et le romantisme plus que vers le mal-être qu’elle a pu explorer à d’autres périodes. »  Paris-Match : « Visuellement, le show est impressionnant. Le charme de Mylène opère plus que jamais. Peu importe sa voix parfois au bord de la rupture, Mylène est bel et bien intemporelle, plus que jamais, faite pour durer… »  Le Parisien : « Bluffants, ces danseurs d’acier aux yeux rouges venaient se mêler aux chorégraphies. A bientôt 52 ans, la chanteuse a fait se lever Bercy sur Désenchantée. »  20 Minutes : « Après quatre ans d’absence, la discrète du showbiz s’épanouit dans un show conçu comme un écrin autour de sa personnalité gothico-flamboyante. Un show cosmique, organique… Mylène Farmer cultive son aura hors-norme. Populaire et lointaine. Pop et diva. Quinquagénaire, au physique de Libertine. »  Europe 1 : « Des spectateurs ravis des deux heures qui se sont offertes à eux. La plupart des fans confessent de la même manière leur joie d’un show qui, seul petit regret, n’a pas surpassé en qualité, en surprise et en gigantisme ceux présentés en 2006 et 2009. »  L’Express : « C’est en tout cas une chanteuse plus incarnée, plus charnelle, plus calme aussi, et même en retrait dans les six chorégraphies du show de deux heures, mais qui tient d’une main de dentellière un spectacle divisé en plusieurs périodes. »  

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Le Point : « Une fois encore, Mylène Farmer, Laurent Boutonnat et Thierry Suc n’ont pas lésiné sur la mise en scène, le son et les lumières. Parmi les moment forts de la mise en scène, signalons l’envol de Mylène au-dessus des spectateurs, suscitant une immense clameur dans la salle. » Et vous ? Avez-vous aimé le concert 2013 de Mylène Farmer ? Donnez-nous votre avis en cliquant ici. Retrouvez prochainement notre critique et en attendant, découvrez ci-dessous quelques vidéos amateurs.

En savoir plus sur http://www.evous.fr  

 

 

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Philippe Stegemann pour Timeless 2013 de Mylène

Posté par francesca7 le 5 octobre 2013

  Robots de Philippe Stegemann

Robots de Philippe Stegemann

Sur sa tournée « Timeless 2013« , Mylène Farmer s’est entourée de robots-danseurs qui assurent le show et sont une des surprises du concert. Les confidences de Philippe Stegemann, le roboticien qui les a programmés.

Sur scène à Bercy, le 11 septembre 2013. Mylène Farmer les appelle « ses filles ». Des danseuses ? Il n’y en a aucune sur sa dernière tournée, « Timeless 2013« , qui a débuté le 7 septembre à Bercy. Non, elles, c’est plutôt le gabarit 115 kilos, deux mètres de haut. Des robots. La chanteuse française de tous les records, habituée des mises en scène spectaculaires, a encore une fois créé la surprise avec sesrobots-danseurs, une première mondiale pour un show de cette envergure. D’autant que ces robots à usage habituellement industriel ne sont pas un élément parmi d’autres du décor, mais sont intégrés aux chorégraphies et assurent même un peu plus de 4 minutes du spectacle à eux seuls.

Au troisième morceau, deux bras articulés blancs portant un masque aux yeux lumineux font leur apparition sur scène. Présence menaçante. Mylène Farmer les regarde l’un, puis l’autre, d’un air attendri qui les habille aussitôt d’humanité, avant d’entamer les premiers pas de danse de C’est une belle journée. Les robots embrayent, mimant les mouvements de la star. Six danseurs de chair et d’os rejoindront le tableau, les robots devant. Et ça fonctionne, le public est archi-conquis.

« Montrer que la robotique peut être artistique »

Le marionnettiste, derrière les vedettes de métal de Timeless 2013, s’appelle Philippe Stegemann. Ce spécialiste en automatismes et en robotique a créé en 2006 sa société de prestations en robotique, après 18 ans passés à programmer des robots industriels. Musicien amateur, il s’amuse alors à programmer des robots pour qu’ils bougent en rythme sur de la musique. En 2008, il crée sa première chorégraphie en hommage à Daft Punk, vite repérée sur YouTube. Ce qui l’incite à creuser ce filon en créant une deuxième activité, roboLounge, dédiée à l’événementiel. « L’idée, c’est de s’amuser avec la robotique et de montrer que cela peut être artistique. J’essaie d’humaniser les robots, de les rapprocher des gens », explique-t-il.

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Ce type de chorégraphie (préprogrammée ou en temps réel) est principalement destiné à être produit sur scène. Les possibilités d’emploi de ces robots dans le cadre culturel et artistique sont sans limites.

Son business fonctionne bien et prend même progressivement le pas sur son activité de conseil dans l’industrie. La société réalise des prestations dans des salons professionnels, pour créer du trafic sur les stands des exposants. Jusqu’à ce que la production de l’émission « La France a un incroyable talent » le remarque, et l’invite à participer au divertissement de M6. Robolounge va jusqu’en demi-finale avec une chorégraphie de trois robots se battant au sabre laser. C’est là que l’équipe de Mylène va le repérer. « Anthony Souchet, le meilleur ami de Mylène, m’a appelé en 2012 pour me rencontrer. J’ai cru à une farce. Il m’a expliqué qu’ils avaient envie de quelque chose de futuriste pour le concert. » De fait, les tableaux avec les robots ont quelque chose de froid mais s’intègrent parfaitement à l’univers de Timeless, dont l’affiche donnait déjà le ton.

La musique de l’interlude a été composée en fonction des robots

Au départ, Robolounge a créé le tableau de C’est une belle journée en travaillant sur les vidéos de la chorégraphie. Puis l’idée d’assurer le premier interlude, pendant lequel la chanteuse change de tenue au bout d’environ 35 minutes de spectacle, s’est imposée. Et là, ce ne sont pas les robots qui se sont adaptés à la chorégraphie, mais le directeur musical, Yvan Cassar, qui a composé la musique en fonction des robots. « Il a consulté nos vidéos et a très bien analysé notre registre, confie Philippe Stegemann. Cela cadre parfaitement, avec une montée en puissance en partant de la musique classique pour aller vers du dubstep. Chaque tableau a une émotion particulière. »

 En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr      

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interview de Mylène pour Timeless 2013

Posté par francesca7 le 19 septembre 2013

interview de Mylène pour Timeless 2013 dans Mylène 2013 - 2014 images-22

Mylène Farmer était l’invitée du JT de Laurent Delahousse, dimanche soir dernier sur France 2. La chanteuse a répondu comme toujours poliment et posément à une interview hors du temps et qui a été suivie par 7,4 millions de téléspectateurs.

Mylène Farmer, qui a entamé une série de concerts à Bercy dont les places se sont vendues en un temps record, n’est pas du genre à se plier à l’exercice de la promo. Cela fait partie de son mystère et sans doute de son intégrité. Elle remplit sans promo et sans peine, les salles de concert et vend une quantité de disques que même la crise n’a pas limitée. J’ai beaucoup de respect pour cette artiste qui cultive une star-attitude à “l’ancienne” à une époque où l’on sait tout sur tout le monde. Même l’intime, même l’indigeste et l’indicible. C’est pour cela sans doute que j’attends toujours beaucoup d’un entretien avec Mylène Farmer que j’ai moi-même interviewée il y a une quinzaine d’années nous dit l’auteur de ce passage : isabelle aithnard dans blogs lexpress Mylène Farmer répond à toutes les questions, ne se dérobe pas et quand ça devient trop personnel, elle sait esquiver avec panache. C’est un auteur après tout, elle sait donc (ab)user des mots pour vous faire ravaler les vôtres.

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A bientôt 52 ans, Mylène Farmer est une femme forte et intelligente pas un petit être fragile qu’il faudrait ménager sous prétexte qu’elle a cette allure frêle, mi-faon mi-oiseau tombé du nid. Je n’ai donc pas compris qu’on lui pose les questions convenues, semblables à celles qu’on adresse à des jeunes femmes comme Selena Gomez et autres stars américaines formatées, cornaquées… Ces questions interchangeables, sans  effet ni relief qu’on ne trouverait évidemment pas sur les fiches du plus mauvais des stagiaires de chez Taddéi, Ardisson ou Pascale Clark. Une interview que je ne qualifierais pas de TIMELESS ( intemporelle) mais de out of time… hors du temps. Et même out of tune (qui sonne faux comme quelqu’un qui chante faux).

retrouver l’article en son entier ici  

« Ce n’est pas la dernière fois qu’on vous verra sur scène ?« , demande Laurent Delahousse. Dimanche 8 septembre, le présentateur du « 20 heures » de France 2 se fait l’écho, dans un entretien pré-enregistré, de l’interrogation qui agite une partie des fans de Mylène Farmer. Et si la tournée « Timeless 2013″, sixième de la chanteuse depuis 1989, était l’ultime grand spectacle de l’artiste, dont la carrière a commencé en 1984 ? « J’ai le sentiment que c’est toujours la dernière fois, donc je ne sais pas répondre à cette question », dit-elle.

Pour l’heure, la tournée de Mylène Farmer est prévue jusqu’au 6 décembre 2013, à Nice, avec passages dans de vastes salles à Lyon, Montpellier, Nantes… Et des visites en Suisse, Russie, Belgique. Depuis le 7 septembre et jusqu’au 21, c’est au Palais omnisports de Paris-Bercy (PoPB). Trente-neuf concerts, 420 000 places vendues, de nombreuses soirées affichant complet depuis des mois. Comme au PoPB, ce dimanche 8 septembre 2013, pour deux heures de spectacle, mis en scène par l’auteur-compositeur, producteur et cinéaste Laurent Boutonnat et scénographié, comme en 2006 et 2009, par Mark Fisher (mort le 25 juin).

Quand il est arrivé sur France télévisions en 2006, Laurent Delahousse avait l’ambition de changer la formule du JT, traditionnelle accumulation de reportages de 2 minutes sur les sujets du jour. Il voulait faire un journal plus long, qui laisserait la place à des reportages de plusieurs dizaines de minutes et des débats avec des invités qui réagissent aux sujets. Exactement l’inverse du journal télé français classique. Mais là, bauf, moi aussi je suis déçue des questions…

 

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L’AVE MARIA de Mylène

Posté par francesca7 le 28 juillet 2013

 

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DES QUESTIONS, toujours des questions. Mylène Farmer se dessine en points d’interrogation. Comment va-t-elle ? Que prépare-t-elle ? Parlera-t-elle ? Et ce nouvel album, alors ? Une rengaine savamment orchestrée, à grand renfort d’infos distillées au compte-gouttes, de rumeurs plus ou moins fondées. Mais depuis hier minuit, le voile est levé sur son nouvel album, « Point de suture », son septième enregistrement en studio, disponible dans un premier temps sur les plates-formes de téléchargement avant sa sortie en magasin lundi. 

Aux dix titres initiaux s’ajoutera alors un morceau caché au fond du CD. Selon nos informations, il s’agira d’une reprise de l’ «Ave Maria » de Schubert. Sa version avait été entendue lors des obsèques, en juin dernier, du compositeur Frédéric Botton, ex-mari de Nathalie Rheims et grand ami de la chanteuse.

350 000 albums en vente 

L’AVE MARIA de Mylène dans Mylène et des CRITIQUES bercyCe nouveau disque sera mis en place à près de 350 000 exemplaires. Pas loin d’être un record cette année. Parallèlement, 250 000 portables SFR-Sony Ericsson contenant l’album en exclusivité sont mis en vente, soit la plus grosse opération du genre en France. Une politique commerciale percutante amorcée dès le printemps. En avril, la chanteuse annonçait son retour sur scène en septembre 2009 pour deux soirs au Stade de France. Jackpot : 160 000 billets partis en quelques heures. Quelques jours plus tard, c’était une tournée, sa première depuis neuf ans, qui était mise en vente. Rejackpot : 100 000 tickets vendus dès la première journée. Huit mois avant le début du show en mai, près de 180 000 places ont déjà été écoulées en province. Et pourtant, rien ne filtre sur l’événement, sinon que l’artiste a commencé à dessiner des costumes dès mars avec le couturier Jean-Paul Gaultier, lors d’une escapade à Londres.

En vingt ans de carrière, Mylène Farmer s’est familiarisée avec la démesure : des spectacles vertigineux, des albums vendus par camions… Ou presque. Car la superstar reste sur un demi-échec avec « Avant que l’ombre ». De sa sortie en avril 2005 à décembre 2006, le disque ne s’est vendu qu’à 427 061 exemplaires, loin de ses scores habituels qui dépassaient le million. Trois ans après, il ne reste pas grand-chose de cet enregistrement linéaire, sans vrais tubes pour les radios.

Alors aujourd’hui, dans « Point de suture », Mylène Farmer revient à ses fondamentaux : des chansons efficaces, entre electro dansante et ballades vaporeuses, entre interrogations existentielles et insinuations sexuelles. Comment soigner son mal-être en prenant du plaisir : tel est le propos de « Dégénération », premier single percutant illustré par un clip spectaculaire. La belle Mylène, allongée sur une table d’opération, s’y réveille au milieu de médecins patibulaires et de militaires armés qu’elle envoûte par un fluide magique. Et hop, tout ce beau monde s’enlace, s’embrasse, voire plus si affinités, entre garçons, entre filles, entre garçons et filles… 

Cette ambiguïté lui a toujours valu les faveurs du public homosexuel. Pas étonnant, donc, de la voir depuis hier en couverture du mensuel gay « Têtu », seul média auquel elle a accordé une interview. Elle y pose façon garçon manqué, en train de… se raser, et confesse : « Je partage avec le public gay le sentiment d’être différent, qui provoque des difficultés de vivre dans ce monde. » On n’en saura pas davantage, tant la star est avare de confidences. Aux dernières nouvelles, une interview serait en négociation dans le premier 20 Heures de Laurence Ferrari sur TF 1, lundi soir, en direct. Pas de quoi répondre à toutes les questions en suspens.

Le Parisien

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AVANT QUE L’OMBRE le spectacle

Posté par francesca7 le 24 juillet 2013

 

AVANT QUE L’OMBRE le spectacle dans Mylène AU FIL DES MOTS mf2000_126a-199x300Ce nouveau spectacle de Mylène Farmer en 2006 est, comme toujours, conçu par Mylène elle-même avec, à la direction artistique, Laurent Boutonnat, à la direction musicale Yvan Cassar, et à la production Thierry Suc.

Là encore, les moyens sont énormes pour concrétiser le vœu de la chanteuse. Le décor, réalisé par Mark Fisher, est particulièrement impressionnant. En entrant dans Bercy, les spectateurs découvrent tout d’abord deux énormes portes sculptées et dorées qui cachent la scène principale. Lorsque le spectacle commence, le public a pourtant la tête en l’air, puisque c’est du « ciel » que Mylène fait son entrée, allongée dans une capsule futuriste et habillée d’or. La capsule se pose sur une avancée en forme de croix aménagée au milieu de la fosse et reliée à al scène principale par un pont escamotable. Des hommes (qui ne sont pas les danseurs, mais des personnes recrutées dans une agence de sécurité…) arrivent alors et transportent la capsule sur la scène principale, à la verticale, alors que les portes s’ouvrent sur des écrans immenses.

Mylène se réveille alors, sort de sa capsule et commence à chanter Peut-être toi. Une entrée particulièrement impressionnante !

Derrière un immense rideau d’eau apparaît Mylène pour sa dernière chanson, Avant que l’ombre… ce rideau  s’ouvre pour laisser passer la chanteuse, et, dans un premier temps, sert d’écran géant. Il se referme derrière Mylène et affiche à l’arrière-plan de la chanteuse le mot « passé » et la silhouette de Mylène. Il ne s’agit pas cette fois d’une projection, mais bien d’eau dans l’eau formant images et mot… un résultat étonnant et un effet unique à l’époque. A la fin du titre, le rideau s’ouvre à nouveau pour laisser passer Mylène, qui retirant sa robe, monte un escalier puis disparaît. Les portes se referment alors, le spectacle est terminé.

Les costumes sont l’œuvre du couturier Franck Sorbier (elle n’en portera en fait que cinq), dont une robe-manteau rouge brodée absolument magnifique pour le final sur Avant que l’ombre .. Côté musiciens, l’équipe du précédent spectacle est renouvelée pour moitié. Des « anciens » Mylène retient Yvan Cassar et Eric Chevalier aux claviers, Abraham Laboriel Jr, à la batterie et Esther Dobong’Na Essienne et Hohanna Manchec aux chœurs. Sont donc nouveaux » : Pereduc Ap Gwyneed et Milton Mc Donald aux guitares, Paul Bushnelle à la basse et Nicolas Montazaud aux percussions. Les chorégraphies, quant à elles, sont assurées par Mylène – en collaboration avec Christophe Danchaud pour C’est une belle journée. Huit danseuses exécutent les chorégraphies (Ayo Berner Jackson, Christine Dejesus, Khetanya Jati Henderson, Tiffany Howard, Sharaya Howell, Edara Johnson, Christianna Toler et Naimah Willoughby), accompagnées par sept frères formant la troupe espagnole Los Vivancos.

Les Los Vivancos exécutent deux époustouflantes chorégraphies (un flamenco modernisé et une autre dans e toujours sans Mylène) après Porno graphique et entre C’est une belle journée et Ange, parle-moi, le temps que la chanteuse se change.

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 172 

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Bertrand Dicale et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 juin 2013

 

Bertrand Dicale est un journaliste français né en 1963.

Bertrand Dicale et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE dicale

Né d’un père guadeloupéen et d’une mère auvergnate, ce diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et du Centre de formation des journalistes s’est spécialisé dans les musiques populaires et notamment la chanson française, d’une part comme journaliste de presse écrite (longtemps au Figaro, ainsi que dans diverses publications spécialisées), de radio (notamment au Fou du Roi sur France Inter et avec la chronique « Ces chansons qui font l’histoire » sur France Info) et de télévision (notamment deux documentaires sur Juliette Gréco), et d’autre part comme auteur d’ouvrages dans le domaine des cultures populaires.

article de Bertrand Dicale paru dans le Figaro le 21/08/2008

  • …… Le très commercial single que Dégénération avait donné depuis quelques jours la tonalité du disque : rythmique puissante, voix très en avant, texte imperturbablement farmerien («Coma t’es sexe, t’es Styx, extatique/Coma t’es sexe, t’es Styx, test, test statique»). L’écoute des neuf autres titres du disque le confirme : il semble bien que Mylène Farmer n’envisage plus de révolution ni même de révélation. ­Écriture autarcique avec Laurent Boutonnat qui compose et produit une matière électro-pop qui ­pourra fournir la matière d’un grand spectacle, l’année prochaine. Au passage, Moby lui rend la politesse avec le duo Looking for my Name, après qu’elle eut chanté Slipping Away pour un best of paru fin 2006.

Quant au fond de l’album et à l’écriture, on pourra ricaner, si l’on veut, de la naïveté de certains ­textes («Vanité c’est laid/Trahison c’est laid/Lâcheté c’est laid/Délation c’est laid» dans C’est dans l’air) comme de son goût pour l’abstraction («D’ivoire ou de jade/Au verre aimable/Un simulacre/Stimule de nacre/Dis-moi comme/J’extase» dans Sextonik), mais l’essentiel est là : la sexualité et le malaise, les mantras et les calembours codés. L’impression qui se dégage de Point de suture est que Mylène Farmer a été d’une conformité méthodique à son cahier des charges. L’enjeu semble être surtout de préparer une tournée, de fournir des tableaux visuels aux vastes scènes à venir. De ce point de vue-là, c’est bien parti.

Il n’y a qu’une seule chose en retard : le merchandising. Mercredi soir, sur le site de la Fnac, on ­vendait encore toute la gamme Bercy 2006 sweat-shirt homme à 50 €, programme à 30 €, briquet à 3 €.

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Yvan Cassar et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 19 avril 2013

 Yvan Cassar et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE yvan

Yvan Cassar est un ancien élève du Conservatoire national supérieur de Paris (composition, piano, écriture) né à Rennes en 1966.

Il travaille avec de nombreux artistes français en tant qu’arrangeur, réalisateur ou directeur musical : Mylène Farmer, Claude Nougaro, Johnny Hallyday,Charles Aznavour, Céline Dion, William Sheller, Jean-Jacques Goldman, Patricia Kaas, Pascal Obispo, Jacques Dutronc, Michel Sardou, Florent Pagny, Grégory Lemarchal, Roberto Alagna, ou encore Jean-Michel Jarre et Dorothée.

De 1994 à 1997, il collabore avec Vangelis pour plusieurs projets (Cérémonie d’ouverture des championnats du monde d’athlétisme 1997 au Stade Olympique d’Athènes, disques avec José Carreras, Montserrat Caballé).

Depuis 1996, il est le réalisateur et directeur musical des spectacles de Mylène Farmer (Bercy 1996, Mylenium Tour 1999-2000, Avant que l’ombre… à Bercy 2006 et le Point de Suture Tour 2009) et Johnny Hallyday (Stade de France 1998, Tour Eiffel 2000, Parc des Princes et Tournée des Stades 2003, Flashback Tour 2006).

Yvan Cassar, chef d’orchestre de la chanson française

Avant d’être juré à la Star Academy, il a arrangé des albums ou des concerts pour les plus grands stars françaises. Il était aux commandes des nouveaux albums de Johnny Hallyday et Florent Pagny.

« Je me considère comme un généraliste, avec des angoisses et des déprimes de généraliste. » A quarante ans, Yvan Cassar a un curriculum vitae déjà si vaste qu’on pourrait le croire plutôt multi-spécialiste. On fait appel à lui pour écrire des arrangements pour grand orchestre, il a réalisé deux disques très jazz avec Nougaro, il a convoqué le ban et l’arrière-ban de la world music pour sa musique de la série télévisée L’Odyssée de l’espèce, il a joué du piano sur des dizaines d’enregistrements, il assure la direction musicale des concerts de Mylène Farmer et Johnny Hallyday, il compose pour des publicités et, même, siège cette année dans le jury de la Star Academy…
Tout récemment, il a réarrangé des chansons de Brel pour l’album de reprises de Florent Pagny et invité Johnny à élargir sa palette de chanteur, du plus intime à sa plus énorme puissance – deux des productions-phares de la saison, dans lesquelles son talent brille de tous ses feux. « Quand je n’ai pas le moral, je me dis qu’à trente-cinq ans, Ennio Morricone faisait encore des arrangements pour la télé italienne. » Le grand compositeur de musique de film italien trône parmi les dieux de son Olympe personnel, avec des arrangeurs, orchestrateurs et compositeurs multicartes comme François Rauber et Gabriel Yared. Chez ces derniers, il a retrouvé comme le mot de passe « de tous les arrangeurs que j’aime : l’amour du 2e mouvement du concerto en sol de Ravel, que j’ai utilisé mille fois pour des chansons. »

Et pourtant, insiste-t-il, « jamais je n’aurais cru que j’écrirais des arrangements et réaliserais des albums pour les chanteurs. J’avais toujours aimé la chanson mais je ne me sentais pas du tout programmé pour ça. » Conservatoires de Rennes, Nantes et Paris, postes de chef de chant et de première clarinette dans les formations classiques de Nantes, premières incursions dans le monde de la musique de film… Déjà, avant qu’il ait vingt ans tout est bon pour apprendre : les doctes cours du conservatoire comme les nuits au piano-bar, écrire pour le théâtre et composer des spectacles pour enfants… Quand, pendant plus de deux ans, il est assistant de Vangelis, rencontré au hasard d’un studio, il s’installe longuement aux claviers de son patron : « J’étais assez jeune, question synthés. Comme il travaillait la nuit, je passais la journée dans son studio, il avait tous les synthés de la terre… »

En 1999, il participe aux arrangements pour le disque Metamorphoses de Jean-Michel Jarre.

Il compose aussi plusieurs musiques de fictions et de documentaires pour la télévision (Jean MoulinL’Odyssée de l’espèceMassaï, les guerriers de la pluie…) et il participe à de nombreuses bandes originales de films (Les Visiteurs et Les Couloirs du tempsC’est la vieGiorginoLoulou Graffiti). Il participe aux arrangements des cordes sur l’album The Mass du groupe Era dirigé par Éric Lévi.

Passionné par les musiques du monde, il enregistre avec des maîtres prestigieux (Nusrat Fateh Ali KhanBaaba MaalDenez PrigentWasis DiopLe Mystère des voix bulgaresRichard Bona).

Au début de l’année 2007, il reprend un tube de la chanson française intitulé Où sont les femmes ?, originellement composé et interprété par Patrick Juvet, dont les paroles ont été écrites par Jean-Michel Jarre, pour la nouvelle publicité télévisée des magasins de bricolage Castorama. À la fin de cette même année, il intègre la Star Academy en tant que membre du jury aux côtés de Pascal Nègre et Passi.

En 2008, il participe aux arrangements, à la réalisation artistique et à la direction d’orchestre pour le disque de Roberto Alagna Sicilien.

Il assure de nouveau en 2009 la direction musicale de la tournée de Mylène Farmer qui passe par plusieurs salles et stades en France, Belgique, Suisse et Pays de l’Est. Il a déjà assuré cette fonction sur les concerts de la chanteuse lors des tournées de 1996, du Mylenium Tour et de la série de concert qu’a donné Mylène Farmer au POPB en 2006. Il contribue aussi au spectacle de Kamel OualiCléopâtre.

En 2012, il participe à la composition de l’album de Johnny Hallyday, L’attente.

 

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Mylène et Esther Donbong’Na Essienne

Posté par francesca7 le 20 mars 2013

 

Bassiste, chanteuse, productrice, auteur… Esther Donbong’Na Essienne multiplie les visages artistiques. Sur disque ou en concert, elle s’est illustrée chez Manu Dibango, Claude Nougaro, Michael Bolton ou Mariah Carey.

Confidences de Esther Donbong’Na Essienne (Choriste) 2006 – Mylène Farmer et vous

Mylène et Esther Donbong'Na Essienne dans Mylène et L'ENTOURAGE 2263790455_small_2

Le prendriez-vous mal si l’on vous disait que la musique est un peu dans vos gènes ?
Absolument pas, car je suis née dans une famille de mélomanes. Mon père jouait de la guitare et nous a fait écouter très tôt de la musique. Je suis entrée au Conservatoire à cinq ans. J’étais une bonne élève et j’ai rapidement obtenu des prix du piano. J’ai appris la guitare en autodidacte et écrit mes premières compositions vers douze ans. Après le collège, je faisais des escapades dans un complexe de salles de répétitions. J’y ai croisé des musiciens célèbres comme Kamil Rustam qui a joué depuis avec toute la variété française et internationale, et qui vit aujourd’hui à Los Angeles où il accompagne Jessica Simpson ou Jennifer Lopez.

Vous étiez une musicienne pour le moins précoce. Quand avez-vous découvert le chant ?
Je chantonnais naturellement, mais je n’avais jamais étudié le chant. En revanche, j’ai fréquenté très jeune ce milieu infréquentable et j’écoutais tout, jazz, soul, folk, pop et rock. Je me suis découvert une passion pour la basse, un instrument sensuel et rythmique. Depuis, je m’accompagne à la basse en concert. On a créé, avec mes sœurs, une formation reggae, les Blackheart Daughters, où je chantais et jouais de la guitare et de la batterie. Ma sœur Princess Erika a fait son chemin et nous nous sommes retrouvées après l’enregistrement de « Trop de blabla » en 1988. Je me suis fait remarquer lors de séances de voix en studio en créant des chœurs. Des artistes m’ont sollicitée, comme le violoniste Jean-Luc Ponty (ndlr : Tchokolo en 1991 et le Festival de Montreux), et j’ai su que je ne me trompais pas quand j’ai commencé à faire des télés avec ceux qui avaient bercé ma jeunesse comme Le Forestier ou Sylvie Vartan.

Où en étiez-vous quand vous avez été engagée par Mylène Farmer en 1996 pour la deuxième tournée de sa carrière ?
J’avais décliné l’offre de Jean-Luc Ponty qui me proposait une tournée américaine car je venais de signer un contrat en solo. J’avais fait une pub pour Gini qui m’avait ouvert des portes. J’ai enregistré deux singles assez power pop qui ont eu du succès en Angleterre. On m’a d’abord signé chez Polydor UK, puis dans le label IRS Record du groupe Police (ndlr : qui abritait en son sein REM, excusez du peu !) où j’ai sorti une ballade plus classique, « Homeland ». Le projet a atterri chez Chrysalis où il est passé aux oubliettes. Je suis partie, comme Mylène à l’époque, aux Etats-Unis et quand je suis revenue, j’ai été sollicitée par elle.

Votre réputation de choriste studio vous avait-elle précédée ?
Oui, car j’ai reçu un coup de fil de Thierry Rogen. Laurent Boutonnat voulait avoir mes coordonnées afin d’écouter mon travail et pour dire la vérité, je ne savais pas de quoi il s’agissait. Les médias ne parlaient pas encore du retour de Mylène Farmer. Bien vite, j’ai compris qu’il s’agirait d’un évènement de grande ampleur. J’ai envoyé une photo et une cassette audio avec quelques-unes de mes compositions. Nous avons organisé un rendez-vous avec Mylène, on a parlé musique longuement, de son dernier album mais aussi de ma propre expérience. A la fin de la discussion, on a décidé de travailler ensemble.

Étiez-vous attirée par l’univers musical construit par Mylène et Laurent Boutonnat ?
Je connaissais le travail de Mylène depuis longtemps et j’aimais beaucoup ce qu’elle faisait. Je suis toujours très fan des albums qu’elle propose. Ce qu’elle fait est sublime et en plus, c’est une personne particulièrement attachante. Elle est entière et j’ai un plaisir non dissimulé à travailler avec elle. J’étais très attentive aux chœurs qu’on me proposait, car je voulais travailler avec des artistes de qualité. Je suis évidemment très bien tombée.

m9908h-218x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEVotre duettiste sur cette tournée 1996, Carole Rowley, avait un CV très étoffé et avait travaillé pour Real Word Record, le label de Peter Gabriel, que Mylène admire…
J’ai eu la chance de rencontrer deux camarades géniales durant ces tournées. Je me souviens de bons moments passés à Los Angeles avec Carole et les fous rires que nos avons souvent avec Johanna Manchec. En 1999, je n’étais pas allée aux Etats-Unis, j’avais rencontré Johanna à Paris et j’ai rejoint l’équipe directement aux répétitions à Marseille. Avec Johanna, on s’entend très bien et on rigole beaucoup. C’est une excellente danseuse et une très bonne chanteuse. Encore quelqu’un qui a une belle personnalité. J’apprécie Eric Chevalier, Yvan Cassar et Paul Bushnell, le bassiste d’Avant que l’ombre… à Bercy, à qui je rendrais forcément visite si je suis de passage en Californie.

Quel est le show auquel vous êtes le plus attachée ?
Chaque spectacle avait ses particularités. La première tournée était une découverte. Il y avait une fraîcheur dans mes rapports avec le staff, on riait beaucoup, notamment avec les danseurs. Le Mylenium Tour était bien plus recueilli, tant en coulisses que sur scène. Il n’y avait pas de retenue, mais probablement plus d’intériorité. Quant aux concerts de janvier dernier, j’étais totalement en confiance. J’ai senti pour ce Bercy une sorte d’accomplissement et d’aisance… Une consécration logique. Mylène était beaucoup plus à l’aise malgré le défi que représentaient ces treize dates.

Avez-vous constaté les progrès vocaux de Mylène sur Avant que l’ombre… à Bercy ?
Pour ma part, j’estime que Mylène n’a pas de « progrès » à faire. Quand on est une artiste comme elle, sa voix est une couleur et un parti pris. Je la trouve très juste. Elle chante comme elle est profondément. L’important n’est pas de vocaliser comme Whitney Houston, c’est d’être soi-même. Prenez Mick Jagger, il est loin de la perfection, mais il a sa griffe vocale !

Quelles sont justement les chansons du répertoire Farmer qui vous ressemblent le plus ?
Sur Avant que l’ombre… à Bercy, j’aimais bien l’intro « Peut-être toi » et surtout « C’est une belle journée » que je trouve très réussie. J’appréciais aussi les parties où l’orchestre jouait seul. Mais ma chanson préférée est « L’autre… ». Elle me fait craquer systématiquement. D’ailleurs, sur la première tournée, à chaque fois qu’elle la chantait, je me mettais à pleurer. C’est une des chansons qui me touchent le plus, et j’aimerais bien la reprendre…

Quels sont vos souvenirs les plus poignants parmi ces trois spectacles ?
Sur Avant que l’ombre… à Bercy, nous étions plus de deux cents hommes et femmes à travailler. Quand on part en tournée, on est en moyenne quatre-vingts personnes dans une ambiance familiale, avec des liens qui se créent. Il y a toujours des émotions particulières. Durant le Mylenium Tour, je me souviens du bonheur que nous avons ressenti quand on a appris vers la fin de la première partie de la tournée que nous partions en Russie. Le pays sortait d’années difficiles. L’émotion est venue plus du public que de nous. Et sur la première tournée, quand Mylène a eu son accident à Lyon, on a été interrompu pendant quelques mois. On était tellement heureux de repartir ensuite sur la route avec elle et de reprogrammer des Bercy !

Après dix ans de bons et loyaux services, s’il fallait définir Mylène en quelques mots ?
Je ne suis pas très bonne au jeu des définitions. Je dirai qu’elle rayonne de l’intérieur et qu’elle donne tout d’elle-même. En peu de mots, c’est dire beaucoup sur sa personnalité.

Autre femme de poigne à forte personnalité : Marianne James, pour qui vous avez enregistré récemment des chœurs sur « Corps et âme » pour son premier album…
Marianne connaissait la famille car ma plus jeune sœur était assistante de production de L’ultime récital. Jacques Ehrhart, son réalisateur, m’a appelée pour un arrangement de voix gospel. J’ai entendu un guitare/voix. Marianne m’a parlé de l’ambiance qu’elle désirait. Je lui ai fait écouter quelques maquettes et j’ai enregistré toutes les voix de ce gospel.

Où verra-t-on votre nom ces prochains mois ?
D’abord sur scène… Et sur la pochette de mon album solo. Depuis que j’ai un site Internet, je suis même sollicitée par des rappeurs américains en Floride ! Je crois qu’il est difficile d’avoir au même moment une carrière solo et une carrière de choriste. Il faut choisir, se faire violence et se donner une discipline de principes pour mener ses projets à bien. J’ai donc décidé de me concentrer sur mes chansons. Je voudrais enregistrer le plus vite possible et sans vous en dire trop… Une partie de l’album devra être réalisée avec un producteur de Las Vegas. Je garderai toutefois le contrôle de la production artistique. Ce sera un travail de longue haleine sous le signe du métissage. Je suis née à Paris, d’origine camerounaise, avec des influences que je qualifie de « cosmiques » : jazz, reggae, soul, classique, musique africaine, musique sacrée et rock. Il y aura tout ça dans cet album !

Mylène Farmer et vous – 2006

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Remixe XXL pour Mylène

Posté par francesca7 le 18 janvier 2013

 

confidences de Richard Dekkard (Remixeur XXL)

Richard Dekkard a réalisé le « UK Remix » de « XXL » en 1996. Cet anglais très reconnu dans le monde de la musique électronique a remixé de nombreux artiste, comme Seal ou Erasure.

Remixe XXL pour Mylène dans Mylène en CONFIDENCES fanelodieonlygirl4-222x300Vous avez remixé « XXL ». Comment s’est établie cette collaboration avec Mylène ?
C’était il y a un bon moment maintenant, mais si je me souviens bien, c’est un directeur artistique de Polydor UK qui m’a contacté. J’ai réalisé un remix qui ne contenait que le refrain, car les voix étaient en français, et je ne comprenais pas ce qui était dit. Environ trois mois plus tard, une femme de chez Polydor France m’a demandé de refaire exactement le même remix, mais qui contiendrait toutes les paroles de la chanson. Le remix leur plaisait bien, mais il fallait « plus de Mylène dedans » ! J’ai donc fait de mon mieux pour ne pas massacrer le phrasé français, et j’ai refait le mix en utilisant plus de voix. C’était pendant l’été 1996. J’ai aussi fait une version purement instrumentale.

C’est probablement pour cela que ce remix ne se trouve pas sur le maxi original de « XXL » sorti en 1995, mais sur le maxi de « Rêver » sorti un an plus tard. Peut-être ce générique a-t-il été commandé plus tard pour servir de générique de fin du « Live à Bercy » ?
Ah ? Je n’étais pas au courant qu’il servait de générique ! En fait, je ne savais pas vraiment ce qu’étaient devenues mes versions… Je pense que Polydor a essayé de faire percer Mylène en Angleterre alors qu’elle cartonnait déjà en France. Elle a une superbe voix et la chanson est magnifique, mais je pense qu’il serait difficile d’avoir du succès dans un pays anglophone avec un texte en français.

Étiez-vous soumis à certaines contraintes et comment avez-vous reçu les pistes ?
Je n’ai eu aucune contrainte si ce n’est l’obligation pour le second remix d’utiliser toutes les voix ! J’ai reçu les pistes séparées sur DAT et les voix étaient sèches.

Avez-vous recueilli le sentiment de Mylène quant à votre version ? Est-elle la seule à valider une version ?
Non hélas ! Nous ne nous sommes jamais rencontrés. La plupart des artistes n’ont pas ce pouvoir de décider seuls. Peut-être qu’elle peut se le permettre ?

Connaissiez-vous Mylène avant « XXL » ?
Je n’en avais jamais entendu parler ! Mais je ne suis pas surpris qu’elle soit si populaire en France. Elle a une voix incroyable et fait exactement le type de chansons que j’aime faire. Ces mêmes chansons qui ont fait que j’ai travaillé avec Dido.

Compareriez-vous Mylène et Dido ?
Je pense que cela serait possible oui, ne serait-ce que pour le type de chansons. Mais je pense que Mylène a plus d’aplomb et de cran.

Pensez-vous que Mylène aime la musique électronique ou que c’est simplement un moyen de trouver un nouveau public dans les clubs ?
Probablement un peu des deux. Je pense que les maisons de disques ont intérêt à sortir le maximum de remixes pour envisager ce qui peut marcher dans différents marchés du disque. C’est un peu ce qui s’est passé pour Everything But Te Girl, dont le titre « Missing » a explosé seulement après avoir été remixé par Todd Terry.

 

En 2006- extrait de Mylène Farmer et vous - 

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Mylène F. 2 concerts supplémentaires 2013

Posté par francesca7 le 7 décembre 2012

Mylène Farmer : 2 concerts supplémentaires à Bercy en 2013

La star sera de retour à Bercy en septembre 2013. Elle y présentera son album Monkey Me sur pas moins de dix dates.

Mylène F. 2 concerts supplémentaires 2013 dans Mylène 2011 - 2012 mf_timeless_2013-f5df4-202x300Les fans s’en souviennent encore avec émotion. Au mois de janvier 2006, Mylène Farmer se produisait sur la scène de Paris-Bercy avec son spectacle Avant que l’ombre. Près de 170 000 billets s’étaient arrachés un an plus tôt afin de pouvoir assister à l’une des 13 dates de cette mini-résidence. 

Crise oblige, le prochain passage de la chanteuse dans la grande salle parisienne sera sans doute plus court. D’autant plus que, cette fois, des concerts sont également programmés en province. Mais les réservations étant au rendez-vous, ce sont aujourd’hui 10 dates qui sont ouvertes à la location. Mylène sera donc à Bercy les 7, 8, 10, 11, 13, 14, 17, 18, 20 et 21 septembre 2013. Ces deux derniers spectacles ont été confirmés le 30 novembre. Leurs places seront mises en vente lundi 3 décembre 2012, à 10h.

Mylène aurait-elle décidé de se reposer le jour de son anniversaire, le 12 septembre ? En tous cas, cette tournée Timeless 2013 lui permettra de défendre son nouvel albumMonkey Me.

A en croire certains magazines TV, Mylène Farmer devait monter sur la scène de l’Olympia en 2011 ! Elle était supposée y rejoindre Line Renaud, le temps du duo C’est pas l’heure figurant sur l’album Rue Washington.

L’événement devait se dérouler le mercredi 25 mai 2011. Ce concert devait même être retransmis le lendemain, dès 20h35 sur France 3. Finalement, Mylène n’a pas été de la partie. Dommage !

Pour découvrir l’agenda 2013 des concerts à Pariscliquez ici ! 

 

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Technicité des spectacles de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 24 novembre 2012

 

Technicité des spectacles de Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES 150_41754confidences de Guy-Claude François (Concepteur du décor)

 

Guy-Claude François est un acteur très important de la tournée « Mylenium Tour », puisque c’est lui qui a conçu le décor de la scène, dont la fameuse statue géante inspirée d’un tableau de Giger. Entretien passionnant et instructif.

 

Quelles ont été les principales difficultés techniques pour vous ?
Désolé, mais je ne me rappelle d’aucune difficulté particulière. J’ajoute que cette production a été un modèle d’heureuse connivence.

Lors de la tournée, comment la statue était-elle transportée d’une ville à une autre ? Combien de temps fallait-il pour la remonter ?
Elle était transportée dans plusieurs camions : un bras dans l’un, la tête dans l’autre, etc. ! Il fallait une demi-journée pour la remonter. L’atelier Artefact qui l’a construite est l’un des meilleurs d’Europe.

Au début de son spectacle, Mylène sort de la tête de la statue, suspendue à un câble. Avez-vous assisté aux répétitions ?
Oui bien sûr, je suis toujours présent pendant les montages et les répétitions. C’est Mylène qui a eu l’idée de la tête s’ouvrant. La mise au point du « vol » s’est faite sans difficulté.

3075359315_1_3_wuy2q8ln-196x300 dans Mylène en CONFIDENCESSaviez-vous que lors de sa tournée précédente, en 1996, Mylène avait fait une chute de plusieurs mètres de haut à Lyon, ce qui lui a valu une fracture ouverte du poignet ? N’appréhendait-elle pas de renouveler une acrobatie ?
Non, je l’ignorais, mais elle est courageuse et était confiante, surtout que cela aurait pu être plus grave : la chute aurait été d’environ onze mètre, soit quatre étages !

Avez-vous des anecdotes marquantes qui vous restent en mémoire ?
Désolé, mais encore rien de particulier si ce n’est une excellente atmosphère de travail avec l’ensemble de la troupe (environ cent personnes).

Avez-vous pu assister à quelques représentations du « Mylenium Tour » ?
Oui, à Marseille pour les premières représentations. Je n’ai pu assister qu’au montage de Bercy. J’étais en tournage du « Pacte des loups » pendant les représentations qui s’y sont déroulées.

Quel regard portez-vous sur le résultat du « Mylenium Tour » ? Êtes-vous satisfait ?
Un regard très admiratif pour Mylène et le spectacle lui-même. C’est la première fois que je collaborais à un spectacle de ce genre et j’ai découvert un monde et des gens très remarquables, humainement et professionnellement.

Pour la promotion du double album live, une réplique miniature de la statue a été envoyée aux médias. Cela était décidé depuis le départ ? Savez-vous que cette pièce est l’une des plus chères et des plus recherchées par les collectionneurs ?
Je ne pense pas que cela était prévu. Je l’ai appris quand j’en ai reçu une. J’ignorais que j’étais potentiellement riche ! Mais je la garde !

Pour son prochain spectacle, en 2006, Mylène va faire appel au scénographe anglais Mark Fisher, qui a réalisé entre autres les shows des Rolling Stones ou du groupe U2. Connaissez-vous son travail ?
Je connais et apprécie son travail mais je n’ai pas eu l’occasion de le rencontrer.

Avez-vous revu Mylène depuis votre collaboration ?
Oui, très succinctement, à propos de ce show, précisément. 

 

Extrait choisi de l’interview de Sylvie Lefort pour Mylène Farmer et vous en 2005

 

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L’ombre des autres.. Mylène (?)

Posté par francesca7 le 1 novembre 2012

 

Dans le monde du spiritisme et de la magie commence une étrange histoire d’amour. Survivra t-elle à la menace des Autres ?

L'ombre des autres.. Mylène (?) dans Mylène et mes BLABLAS fanflorine2-300x224Fin du XIXe siècle. Le vieux monde disparaît, emporté par les progrès fulgurants des sciences et des techniques. Une ère de promesses et d’incertitude s’ouvre. Les valeurs, les croyances sont réinventées, dans une quête de plus en plus intense. Au rationalisme se mêle un engouement pour le paranormal, pour l’exploration de l’esprit humain et le dialogue avec l’au-delà. Tess est une jeune chercheuse en médecine à la Salpêtrière, auprès du professeur Charcot. Une lettre va l’arracher à son univers familier et l’entraîner dans un tourbillon où toutes ses certitudes seront bouleversées : son oncle, Émile, lui demande de le rejoindre dans le Nord de l’Angleterre, pour s’occuper de sa tante, Blanche, atteinte de troubles étranges. Mais ses connaissances scientifiques se révèlent bientôt insuffisantes. Les phénomènes inexplicables se multiplient. Autour du manoir, dans l’ombre, des groupes spirites et religieux tissent leur toile, où Tess pourrait bien se retrouver prisonnière. Pourquoi s’intéressent-ils tant à elle ? Et pourquoi, finalement, Émile l’a-t-il fait venir ? Lui a-t-il dit toute la vérité ? C’est ce que le lecteur, en même temps qu’elle, et gagné par le même envoûtement, découvrira peu à peu, au fil de ce roman initiatique. Il l’emmènera aux confins de la vie et de la mort, où attendent les Autres. L’amour est au bout. Mais que peut-on savoir de leur amour ? En lui se tient peut-être le secret ultime, la dernière étape de la traversée des apparences.

Interviews de Mylène à ce sujet :

 

Mars 2008 (Interview dans Paris Match)
Mylène Farmer : [J'ai] le désir de faire un autre film.

Jérôme Béglé : Pourrait-il s’agir du projet de film « L’Ombre des autres » ?

Mylène Farmer : Oui en effet. Ce projet me tient vraiment à coeur. Lors de mon concert à Bercy en 2006, j’ai rencontré Claude Berri pour lequel j’ai un grand respect. Celui-ci m’a proposé d’interpréter le personnage de Tess, l’héroïne de « L’Ombre des autres » qui est un roman de Nathalie Rheims. Depuis Stéphane Célérier s’est joint à lui pour produire ce film. Le tournage devrait débuter fin 2009, juste après le Stade de France. Je croise les doigts…

 

Vendredi 1er décembre 2006 (RTL, Laissez-vous tenter)
Journaliste : Est-ce qu’on vous reverra, au cinéma? (…)

Mylène Farmer : (…) Quelqu’un est venu vers moi, et j’ai un projet enfin, qui me tient vraiment à cœur. Maintenant, voilà où c’est qu’on est… On sait ce que peuvent devenir les projets… Parfois malheureusement s’éteignent… Mais je serais en tout cas très, très heureuse que de faire un deuxième film.

mylene-farmer_1987_christophe-mourthe_tournage-clip-tristana_151t-220x300 dans Mylène et mes BLABLASJournaliste : Donc le retour sans doute de Mylène Farmer au cinéma, ça pourrait être pour l’année prochaine, et ça pourrait être produit par Luc Besson. Sans doute un polar ésotérique qui se passe au XIXème siècle.

 Mardi 12 décembre 2006 (TF1, Journal de 20h)

Patrick Poivre d’Arvor : Avec Luc Besson il n’est pas impossible que vous continuez à travailler? Aussi comme producteur…

Mylène Farmer : Je l’espère. J’ai eu la chance de rencontrer Nathalie Rheims, qui est un auteur que vous connaissez également, et qui a écrit ce livre très très, très très beau, un très très joli personnage pour moi, qui est le personnage de Tess. C’est « L’Ombre des autres« . Et puis… L’ultime cadeau de Noël, c’est un scénario de Claude Berri. Donc j’avoue que je suis comblée.

 

Ben alors !!! on attend……………….

 

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Mylène Farmer et son guitariste

Posté par francesca7 le 29 octobre 2012


Depuis les années 60, il fait carrière en tant que guitariste, pour les plus grandes vedettes et dans les films — Entre-temps vers 1977, Slim Pezin participe à l’aventure du groupe Voyage, avec les musiciens Marc Chantereau, Pierre-Alain Dahan et Sauveur Mallia… - Dans les années 80 et 90, il enregistre plusieurs thèmes musicaux sur quelques disques, avec le saxophoniste Patrick Bourgoin.

Confidences Slim Pezin (Guitariste) 2006 – Mylène Farmer et vous

Mylène Farmer et son guitariste dans Mylène et L'ENTOURAGE l-300x208

Contrairement à de nombreux musiciens qui gravitent dans le monde de la chanson, vous avez débuté votre instrument très tard…
Oui, j’ai commencé la guitare à 17 ans mais un concours de circonstances a voulu que je rentre dans le bain des studios très tôt. Cela semble miraculeux pour qui m’entend en 2006, mais ça s’est vraiment passé comme cela ! Comme beaucoup de jeunes, j’ai constitué mon premier groupe avec des mais d’enfance, puis rapidement, j’ai rencontré le chanteur Noël Deschamps et participé aux enregistrements de ses disques. J’écoutais et je jouais beaucoup de rock car la pop et le rock dominaient nettement. Par exemple, Noël Deschamps en 1964 était « classé » dans les chanteurs rock. Il existait aussi des chanteurs de variétés et des artistes de rythm’n’blues naissants.

Justement, dès 1968, on vous retrouve côté blues avec un album de T-Bone Walker, aux côtés de Manu Dibango et Bernard Estardy. Comment se retrouve-t-on sur un projet pareil après seulement quelques années dans les coulisses des studios ?
Un producteur américain a débarqué en France et il traînait dans les boîtes pour repérer des musiciens. Je jouais avec Manu et notre groupe les Soul Brothers. On faisait du pur r’n’b et il nous a proposé de travailler sur quelques albums. Nous avons donc fait un disque avec un saxophoniste de jazz qui venait de chez Duke Ellington, mais aussi avec des grands du gospel.

Dans les années 1970, vous êtes de presque toutes les aventures, de Claude François à Johnny Hallyday, de Jean-Jacques Goldman à Bill Deraime en passant par France Gall époque « Paris-France » et Michel Berger pour son « Dream In Stone ».
Je me souviens particulièrement de Michel Sardou et Johnny Hallyday. J’ai aussi participé à 80 % des enregistrements de Sylvie Vartan. L’autre jour, j’ai fait un peu de rangement à Suresnes et j’ai retrouvé des fiches de paye datant déjà de 1967 ! Au cours de ces années-là, il y a des gens qui ont beaucoup compté, notamment Nino Ferrer et Claude François en tête. J’ai vraiment vécu avec Claude. Il ne se passait pas une journée sans qu’il m’appelle ou qu’on se retrouve à 2H00 du matin dans un resto pour parler du métier. C’était un travailleur acharné. C’est probablement lui que j’ai le plus côtoyé et l’artiste dont je me suis senti le plus proche.

Vos années 1970 sont profondément marquées par Claude François. On vous a entendu dire de Mylène Farmer qu’elle était la « Claude François au féminin ». Pensiez-vous à la fidélité – et l’hystérie, souvent – de son public ?
C’est une réaction que j’ai eue en quittant la scène le soir de son premier concert live au Palais des Sports de Saint-Étienne, en 1989. C’était son tout premier concert. La première fois qu’elle se présentait au public, et les gens se sont mis à chanter toutes les chansons par cœur. Elle aurait pu arrêter de chanter, nous continuions sans aucun problème le spectacle ! De plus, elle avait préparé un show où elle chantait, où elle dansait au milieu d’une troupe et où elle changeait de costume à chaque titre. Qui, sinon Claude François, avait fait ça auparavant ? Tout cela me le rappelait, il y avait une force inimaginable dans la salle et une grande poussée d’énergie dans la fosse. On ne retrouve pas cette sensation chez beaucoup d’artistes. Je suis allé voir Mylène lors du Mylenium Tour à Bercy et j’ai retrouvé, même assis dans le public, cette sensation.

Vous êtes un des rares musiciens de cette époque à être toujours dans l’entourage amical et professionnel de Mylène…
Oui, et nous sommes sur la même longueur d’ondes. Nous avons la même conception du métier et la même façon d’aborder la musique. Je nous souhaite de continuer encore longtemps ! Très souvent, on m’appelle pour jouer dans un disque, et c’est tout. Les relations s’arrêtent là et je ne revois pas les artistes pendant des années. Certains ne vous saluent plus. Ce n’est pas le cas de Mylène et Laurent.

2856953412_1-200x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEVotre première rencontre avec Mylène et Laurent date de 1984, pour l’enregistrement de « Maman à tort ». Où vous êtes-vous retrouvés ?
Nous étions dans la banlieue Nord, chez Jean-Claude Déqueant à Aubervilliers, dans son studio au « Matin Calme ». Il était arrangeur et j’avais participé à beaucoup de séances avec lui, surtout lorsqu’il travaillait pour Yves Simon. Lui-même avait sorti un album en tant qu’artiste chez Polydor. Un jour, il m’a appelé en me disant qu’il avait quelque chose à faire et qu’il avait besoin de mon aide car il ne savait pas comment conduire la chose en question… Je n’avais quasiment aucune information mais je me suis pourtant rendu au studio. C’est là que j’ai fait la connaissance de Mylène et Laurent.

Quel souvenir gardez-vous de ce premier enregistrement ?
Probablement une image de Mylène, car elle ne m’a pas dit un mot. J’étais impressionné par cette absence de parole et je trouvais cela curieux dans un monde où on avait l’habitude de rencontrer des personnalités « décalées » mais où les mots sont tout de même assez faciles. Elle avait un chant étrange et, l’espace d’un instant, je me suis dit que c’était une fille d’exception.

Cela ressemblait-il à un réel début de carrière ou étaient-ils à la recherche d’un son ?
Ils étaient tous très impliqués mais ce n’était pas du grand professionnalisme. Je sentais qu’ils étaient en train de se chercher une identité. Ma femme avait fait des chœurs sur la chanson « Maman à tort » et nous comprenions ce qui se passait. Nous avions le sentiment d’être au début de quelque chose… Forcément au départ, on cherche. On est donc sur la défensive. Rapidement, j’ai compris que ce silence de Mylène n’était que de la timidité et au fil des disques, cette distance s’est totalement effacée.

Après l’échec du titre « On est tous des imbéciles », vous vous êtes attelés à la création du premier album. Comment se sont déroulées les séances d’enregistrement de Cendres de lune ?
Les maquettes avaient été réalisées chez Jean-Claude. Ils avaient enfin trouvé un son et Laurent donnait beaucoup plus de directions aux musiciens. Au fur et à mesure des albums, ses consignes se sont étoffées, même si nous n’étions pas nombreux. Souvent, j’étais seul puisqu’il préparait tous les synthés et les programmations. D’ailleurs, je pense que si Cendres de lune et Ainsi soit je… avaient été préparés de manière classique en faisant appel à un arrangeur, cela n’aurait pas été aussi réussi. C’est le fait que Laurent fasse tout lui-même qui a amené cette qualité et ses sonorités très typées qu’il a su garder ensuite. Dès les premières notes d’un morceau, que ce soit « Libertine » ou plus récemment « Pardonne-moi », on sait que c’est du Mylène Farmer.

Était-il difficile d’être guitariste pour servir des arrangements fondés sur les claviers et les programmations ?
Non, il n’y avait aucun problème. Laurent était attiré par tout ce qui était funk et r’n’b. Il n’y a jamais eu de frontières entre nous et notre relation a toujours été saine.

L’univers musical assez développé dans les deux premiers albums était nouveau. Aviez-vous l’impression d’assister à la naissance d’un phénomène ?
Un musicien sent ce genre de choses. Quand il a joué un titre, il sait si une énergie est passée et si ce titre peut devenir quelque chose d’énorme en radio. Pour toutes les séances que j’ai faites, chaque gros tube est perçu comme tel au moment de l’enregistrement. Pour beaucoup d’artistes – mais ce n’est pas le cas de Mylène –, c’est souvent le dernier titre, celui fait au dernier moment, parfois à la va-vite, mais quand chacun va chercher en lui ses dernières ressources, qui donnait le meilleur de l’album. Quand tout le monde donne ce qu’il a de meilleur sans réfléchir et sans arrière-pensée, les résultats sont souvent excellents.

Les deux premiers albums de Mylène sont sortis comme un diptyque, le premier en avril 1986 et le second en mars 1988. La glace s’est-elle rompue rapidement en studio ?
Absolument ! Après la première séance pour « Maman à tort », nos relations se sont étoffées et au moment de l’enregistrement du premier album, c’était comme si l’on se connaissait depuis trente ans. Thierry Rogen venait d’acquérir le studio Méga à la Porte de la Muette. Il avait acheté une console… Du reste, c’est Laurent qui avait payé cette console. C’était le premier album que nous faisions dans ce studio flambant neuf.

A la fin des années 1980, on vante les innovations de l’équipe Farmer, mais on lui reproche également sa mégalomanie…
Non, je ne partageais pas cette analyse. Je ne voyais aucune mégalomanie dans la démarche de Mylène et Laurent. Mylène est très, très intelligente. Elle a tout de suite compris ce qu’était le métier et le show business, le degré de « jeu » à jouer, le degré de don de soi, la nécessité d’intégrité artistique et ses limites personnelles. Elle avait analysé le fonctionnement de la presse, de la télévision et la radio. Elle savait où placer la barrière, tout en mettant la barre très haut artistiquement. Elle me disait souvent qu’elle ne voulait pas faire n’importe quoi. Elle craignait de se fourvoyer comme beaucoup d’artistes le font quand ça commence à marcher. Elle voyait beaucoup plus haut que le hit éphémère et savait que si on la voyait trop, elle lasserait. Elle était faite pour durer.


En 1989, vous êtes l’un des acteurs de son spectacle pharaonique. Le premier concert de Mylène reste un évènement important. Les nombreuses répétitions ont-elles suffi pour combler le gigantesque défi que Mylène s’était lancé ?

Le spectacle avait été préparé de longue date, autant musicalement que physiquement. Bruno Fontaine et Laurent s’étaient attelés à la conception musicale du spectacle depuis des mois, Mylène faisait ses dix kilomètres de jogging par jour, puis deux ou trois heures de danse l’après-midi. Elle ne perdait pas ne minute pour s’entraîner. Elle voulait avoir la forme et tenir la distance. Les musiciens avaient tous cette même attention. Nous avons eu beaucoup de répétitions car il fallait que tout soit parfait. Dès cette scène, Mylène a été perfectionniste, toujours en quête d’absolu dans le travail. La plupart du temps, les artistes n’ont pas les moyens de faire ça. Elle s’était donné les moyens de réaliser son rêve et de traduire ses idées. Elle et Laurent ont, d’entrée, beaucoup investi pour proposer un spectacle de très haut niveau.

Bruno Fontaine était en charge de la préparation du spectacle avec Laurent. L’aviez-vous croisé auparavant ?
C’est un musicien exceptionnel, qui a commencé le métier à 13 ans. On s’était connu très jeunes sur des enregistrements d’albums, tout comme les autres musiciens, le batteur Yves Sanna ou le bassiste Christian Padovan.

C’est amusant de voir que des années après, vous vous retrouvez sur des projets très variés comme le Stabat Mater de Bruno Coulais présenté au festival de Saint-Denis où étaient réunis Bruno Fontaine et Jean-Philippe Audin notamment…
Je n’aime pas dire ce mot-là, mais nous sommes la « crème » du métier (rire gêné), non pas que nous sommes les meilleurs instrumentalistes de Paris, mais nous avons l’habitude de travailler ensemble et savons être efficaces. Nous nous retrouvons sur des projets de haut niveau en termes de chansons, de bandes originales de films ou sur des morceaux compliqués comme ce Stabat Mater. Nous n’avons eu que deux après-midi de répétitions pour une partition comprenant un quart de musique contemporaine. Individuellement, ces camarades sont des musiciens exceptionnels et des amis. Ce que vous remarquez comme étant des collaborations suivies, nous le ressentons simplement comme une amitié logique. Si j’ai un projet très difficile où il me faut de l’émotion au violoncelle, je vais appeler Jean-Philippe Audin. Sans réfléchir.

Outre le décor phénoménal, la masse sonore du spectacle de Mylène en 1989 était du jamais vu. Ressort-on indemne d’un tel concert ?
Non, j’admirais beaucoup le travail de Laurent, qui était toujours derrière le moindre technicien. En permanence. Bruno Fontaine avait préparé les programmations en amont, mais essentiellement sur les idées de Mylène et Laurent. Il fallait faire un spectacle avec des bandes sonores puisqu’il y avait des cris d’enfants, des portes qui grinçaient, des bruits de baleines et de loups. Une partie de l’ambiance du spectacle était donc sur bandes. Jamais Mylène n’a chanté en play-back, mais le batteur avait un casque avec un click, et nous jouions de cette façon sur de nombreux titres. Il fallait que tout soit synchro. Je n’ai pas le souvenir d’avoir joué avec un tel système sonore auparavant. Pour ma part, c’était la première fois que je voyais utilisé en concert un 24 pistes avec des éléments préenregistrés.

Vous avez dû ressentir un grand soulagement après la première à Saint-Étienne…
A la fin du concert, nous étions tous très heureux, car cela faisait trois semaines qu’on se préparait. Ce soir-là, on avait atteint notre but commun. Le spectacle était parfait. Nous n’avions eu aucun problème de son, de musique, d’éclairage ni de chorégraphie. Nous avons été invités à manger par le patron de Polydor, Marc Lumbroso, qui avait fait le déplacement pour l’évènement. Ensuite, nous avons décidé de rentrer sur Paris. Du reste, Mylène était avec moi dans la voiture. Elle ne faisait pas souvent le voyage avec les musiciens mais je me souviens de cette première et d’une autre date durant la tournée où elle était montée avec nous, car nous avions à disposition un Espace Renault.

La pression était-elle retombée rapidement ?
Ce soir-là, nous avons compris que la suite des concerts ne pouvait être que plus réussie encore. Avec le recul, ce retour dans la nuit, de Saint-Étienne à Paris, résume bien la relation que j’ai avec Mylène. Nos n’avons quasiment pas parlé mais il s’était installé dans le véhicule une sorte de quiétude. La pression s’était effectivement relâchée mais le véritable dialogue entre les musiciens et l’artiste avait eu lieu quelques heures auparavant, sur scène. Dès que le rideau tombe, le spectacle est terminé et on passe à autre chose. On pense déjà à ce qui vient le lendemain.

Au cours de cette tournée, la famille s’agrandit peu à peu. Dans les coulisses, un personnage est très présent auprès de Mylène, Paul Van Parys, qui deviendra un des éléments clés du staff Farmer jusqu’à aujourd’hui. Qui est-il ?
Je le découvre en effet à cette période mais je ne savais pas vraiment ce qu’il faisait. Je pensais qu’il était secrétaire mais je ne posais pas beaucoup de questions. De nom, je savais que son grand-père était un grand compositeur de musiques de films. J’avais compris qu’il faisait partie de l’entourage proche de Mylène et je l’avais croisé auprès de Bruno Coulais…

…avec qui vous continuez à travailler énormément…
Oui, la musique de films est une de mes grosses occupations actuellement. D’ailleurs, Mylène et aurent étaient venus assister à l’avant-première du film Les choristes. On vient d’achever la bande originale du feuilleton télévisé issu de l’Affaire Villemin (ndlr : le fait divers sur le meurtre du petit Grégory) en six épisodes. On travaille sur la musique de trois films à sortir et j’ai participé à celle de Brice de Nice sur deux titres rock, au milieu de pop et de funk.

A la fin de la tournée 1989, l’équipe avait offert à Mylène une guitare Stratocaster. Etait-ce une de vos idées ?
J’avais dû lancer cette idée que tout le monde a adoptée. On se demandait ce qu’on pouvait lui offrir et l’idée de la guitare est venue naturellement. Elle avait voulu à tout prix jouer un morceau, seule sur scène, à la guitare. On avait finalement abandonné l’idée quelques jours avant la première, car il y avait trop de choses à penser. En contrepartie, nous lui en avons offert une.

Avez-vous été surpris qu’un tournage soit organisé en salle vide pour la vidéo du concert ?
C’était une première, ça nous a paru cohérent par rapport au projet de film qu’avait Laurent. Au final, nous étions presque étonnés de la qualité de la vidéo du live. Il y avait des idées, des partis pris esthétiques forts et ce n’était pas bêtement filmé comme à la télé.

Au début des années 1990, vos partez en tournée avec Michel Sardou. Mais auparavant, vous enregistrez L’autre…, le troisième album de Mylène…
Ce sera le dernier album où j’ai été guitariste de bout en bout.

L’autre… est un opus très littéraire, inspiré de Cioran et de Bataille. On raconte que vous avez conseillé à Mylène la lecture d’Helena Petrovna Blavatsky…
Ce n’est qu’un détail. Nous ne parlions pas beaucoup de ça… On parlait de musique à travers la musique que nous faisions, mais on ne discutait pas beaucoup de nos influences ou de ce qui se passait dans nos vies à l’extérieur du studio.

Les textes de Mylène deviennent plus concis, plus directs (« Désenchantée », « Je t’aime mélancolie »…). Avez-vous ressenti L’autre… comme un album de transition ?
Oui, ils ont essayé d’entrevoir « autrement » le personnage de Mylène. Elle avait terminé ses textes bien avant qu’on ne finisse l’enregistrement des musiques. En tout les cas, elle avait déjà la trame dans sa tête. Je l’avais connue jeune fille, je la retrouvais femme avec une confiance en soi plus affirmée et un propos plus affûté. Il y avait aussi un changement physique car elle s’était coupé les cheveux.

Alain Chamfort est un ami de Mylène, vous avez été son arrangeur sur son sixième album enregistré à Londres en 1983 ainsi que sur quatre titres du deuxième opus de Lio qui était alors sa compagne. De même, vous avez travaillé avec Khaled et Murat, les seuls duettistes de Mylène dans les années 1990 ? Simples coïncidences ?
Pour Chamfort et Khaled, oui… En revanche, je crois que le contact que Jean-Louis Murat avait avec elle – puisqu’ils s’écrivaient beaucoup à l’époque – avait fait qu’il m’avait appelé pour jouer sur un titre de son album Cheyenne Autumn (ndlr : « L’ange déchu »). Tout cela se faisait au même studio et au même moment. Nous avions donc vraiment plus d’un point commun ensemble !

Bruno Fontaine a été contacté pour la tournée 1996 de Mylène, avant Yvan Cassar. S’il était reparti pour un tour, l’auriez-vous suivi ?
Peut-être que si Bruno avait été à la direction musicale, je serais reparti ! Mais il avait d’autres projets tournés vers le classique, ainsi que les albums de Ute Lemper par exemple, il a choisi.

fanstephy-213x300Sur quoi travaillez-vous actuellement ?
Je viens de terminer un enregistrement avec 80 musiciens pour le Mémorial Charles de Gaulle sous les Invalides. Ils vont faire une salle de spectacle assez particulière, où le public serra comme suspendu dans l’espace et regardera sur cinq écrans à la fois un film de trente minutes avec des images inédites de De Gaulle. Je continue également à produire des artistes africains. Il y a beaucoup de problèmes au Cameroun, notamment. Les ministres séquestrent l’argent des artistes depuis près de dix ans et je lutte pour que les instances nationales (FMI, ONU…) fassent respecter le droit. On avait monté une nouvelle société de droits d’auteur avec Manu Dibango. Le ministre de la culture a envoyé un émissaire. Manu n’a pas marché dans ses combines. Au bout d’un an, ils ont coupé les vivres à cette société dont faisait partie Ekambi Brillant que j’ai produit, qui en était vice-président. Le ministre a fait de l’agitation pour retirer l’affaire à Manu Dibango en faisant croire que c’était lui qui détournait l’argent. C’est vraiment le monde à l’envers !

Vous êtes aussi le producteur de votre épouse, Chantal Ayissi. Est-ce plus facile de travailler en famille ?
Il vaut mieux travailler avec d’autres. C’est toujours plus compliqué avec la famille !

Votre dernière collaboration avec Mylène date de quelques années, au moment de la sortie de la compilation Les mots
Oui, nous nous sommes retrouvés au studio Guillaume Tell pour mettre en boîte trois nouveaux titres pour la compile, notamment « C’est une belle journée » qui nous est vite apparue comme un tube.

Et si vieillir lui était conté, comme elle aime à le dire dans Innamoramento
La grande différence aujourd’hui, c’est l’excellente maîtrise musicale de Mylène. C’est normal. Son évolution a été dans le bon sens. Pour le premier album d’Alizée par exemple, Mylène et Laurent dirigeaient ensemble à 50/50.

Vous avez été guitariste sur les deux albums d’Alizée. Pour un nouveau projet, on fait appel au noyau dur ! Considérez-vous cela comme un témoignage de fidélité de la part du tandem Farmer / Boutonnat ?
Je ne l’analyse pas comme ça. Il y a un travail à faire, il fallait bien le faire et aller très vite car le premier extrait « Moi… Lolita » avait eu un succès inespéré. Je ne sais pas si c’est une question de fidélité, il faudrait le leur demander à eux ! A vous de jouer (rires) !

 

recueilli dans Mylène Farmer et vous paru en 2006

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Mylène Farmer pour Europe 1

Posté par francesca7 le 19 octobre 2012

Mylène Farmer pour Europe 1 en 2006

confidences de Thierry Demaizière (Journaliste)

 

C’est un véritable événement : interviewer Mylène Farmer, c’est quasiment mission impossible. La star se fait rare à la télévision, elle n’avait pas accordé d’interview depuis dix ans. Eh bien, Thierry Demaizière a eu la chance de rencontrer et d’interviewer Mylène Farmer, un document que l’on pourra suivre dans « Sept à Huit » dimanche, à 18H50 sur TF1. Thierry Demaizière, bonjour.

Bonjour.

Merci beaucoup d’être en direct avec nous sur Europe 1. Comment avez-vous réussi à convaincre Mylène Farmer ?

Je suis pas sûr que… En fait, c’est très simple, en fait, c’est que… Moi j’ai parlé avec son agent il y a un an et demi, en disant que c’était mon rêve, et il m’a dit : « Mylène, c’est quand elle veut… ». C’est quand elle veut, quoi. Donc il faut attendre. En gros j’avais oublié, quoi. Et puis Bercy est arrivé, et quatre semaines avant Bercy, il m’appelle, il me dit : « Je crois que c’est le moment ». Et on a fait ça cinq jours après.

Mylène Farmer pour Europe 1 dans Mylène en CONFIDENCES imagesEst-ce que vous savez pourquoi elle a accepté ?

Alors, elle a accepté pour… Je devine la deuxième question. Elle a accepté parce qu’elle n’a rien à vendre, dit-elle, c’est que, effectivement Bercy, ses treize dates c’est remplie, le disque est sorti il y a six mois. Elle a accepté parce que le spectacle est intransportable et qu’elle sait qu’avec treize dates, la province ne pourra pas venir la voir, et que c’est tellement énorme, qu’elle fait quelque chose tous les dix ans, elle se dit qu’elle se doit, ne serait-ce que par rapport aux gens qui ont participé à cet énorme show, de rendre compte de leur boulot. L’autre hypothèse, c’est qu’elle a dû entendre aussi que ce silence assourdissant depuis des années peut agacer ; la presse en particulier, qui demande des interviews sans arrêt, et qu’elle refuse ; les fans, qui ne comprennent pas qu’elle parle peut et si rarement, donc à mon avis ce sont les deux raisons.

Alors… Ce silence de Mylène Farmer, vous avez le sentiment que c’est parce que vraiment parce que c’est quelqu’un de timide, de renfermé, de réservé, ou alors c’est une immense opération marketing ?

Moi, en gros, c’était ma grosse question journalistique. Je suis allé vérifier le silence en fait. Et je l’ai vérifié presque avant l’interview, c’est quand je l’ai vue arriver avec… Presque tremblante, quoi, demandant une pièce pour aller fumer une dernière cigarette avant la guillotine, j’ai compris que c’était plus qu’angoissant pour elle, et vous le verrez dans le témoignage qui sera diffusé donc dimanche soir, c’est qu’au bout de quatre minutes, elle me dit « Je n’ai pas dormi depuis une semaine, et je vous dois un ulcère, et ce sera sûrement la dernière interview ». C’est pas qu’elle déteste, c’est que c’est au-delà de ses forces que de devoir parler d’elle.

Mais pourquoi, parce qu’elle a peur de certaines questions ?

Elle a… Elle dit que même ses amis lui reprochent, c’est qu’elle a une incapacité absolue à parler d’elle, et que ça lui coûte énormément, qu’elle ne sait pas, elle ne veut pas, elle ne se regarde jamais après, donc je pense qu’elle a peur de pas trouver les mots juste et, vous le verrez, elle les trouve les mots. Donc c’est un peu un gâchis qu’elle nous donne des interviews tous les dix ans, parce que c’est quelqu’un d’assez rare et assez exceptionnel lorsqu’elle parle.

Est-ce qu’elle a eu des exigences particulières ?

Euh… Oui, mais… Assez mignonnes… Des fraises Tagada (rires), et…

Jusque là, à TF1, vous avez pu payer, vous avez pu suivre (rires)…

a-217x300 dans Mylène en CONFIDENCESOui, voilà… Et puis bon, des axes de caméra, c’est qu’il faut prendre le profil gauche, mais c’est pas la seule à demander ça. Et l’autre exigence qui m’a parue énorme lorsque Thierry Suc, le manager, m’a dit « On va faire l’interview », il m’a dit « Tu ne pourras aborder aucune question privée ». Donc, je…

C’est-à-dire ne pas parler de sa vie privée du tout ?

Du tout, du tout. Mais tout ça est paradoxal… C’est que, le privé elle ne veut pas, et l’intime elle veut. Et comme le privé c’est pas une chose qui ma passionne finalement dans une interview, on a pu parler de l’intime. A savoir la sexualité, la mort, les fans, le temps qui passe, le rapport au public, ses peurs, enfin voilà…

Et qu’est-ce qu’elle appelle le privé alors ?

Le privé, c’est avec qui elle vit, avec qui elle mange, voilà…

Ah d’accord… Ce qu’on se demande parfois quand on écoute les chansons de Mylène Farmer, même quand on est fan – comme moi – on se demande, quand même, si elle est très équilibrée, Mylène Farmer… Est-ce que vous avez eu, vous, le sentiment que c’était une femme équilibrée ?

Alors… Moi, comme on ne sait rien d’elle, je me suis servi des chansons comme biographie officielle. Effectivement je me suis posé la question de savoir si c’est quelqu’un de… On va dire un peu névrosé. Elle dit les choses très simplement, c’est que si elle n’avait pas fait ce métier, elle ne serait pas là. Elle serait… Je sais pas où elle serait, mais elle serait peut-être… Et je pense que c’est quelqu’un d’extrêmement angoissé qui, grâce à ce métier, grâce au temps qui passe, elle le dit à la fin de l’interview, c’est presque la conclusion, a réussi à surmonter ses peurs. Et je pense que ses peurs étaient… Ses angoisses étaient assez terribles. C’est quelqu’un qui dit dans l’interview qu’elle n’a aucun souvenir de sa vie avant l’âge de douze ans, et que… Moi j’ai l’impression que ses peurs sont plutôt maîtrisées, ce qui lui donne d’ailleurs cette espèce de force complètement paradoxale, c’est qu’elle est fragile, très inquiète, très angoissée, et bête de scène en même temps. Et elle dit qu’elle a été tellement angoissée et tellement tétanisée par ses peurs qu’elle a décidé de dominer et que plus personne lui fera peur. Une des raisons pourquoi elle envoie balader tout le monde lorsqu’on lui demande une interview, ou on lui dit qu’elle en fait pas assez, ou… Voilà.

Plus personne lui fera peur à part les journalistes !

Oui mais même les journalistes, c’est étonnant parce que… Moi, j’ai démarré l’interview en me disant : « Il faut que je la rassure, elle est toute tremblante, mon Dieu est-ce qu’elle va tenir ?! », et elle est d’une force absolument incroyable quoi, elle a la force des… Peut-être… Il n’y a pas de grands artistes sans grandes peurs et elle fait partie de ceux-là quoi.

Bon, merci beaucoup Thierry Demaizière, et félicitations donc pour cette interview qui vient à la suite de beaucoup d’autres : Madonna, Johnny Hallyday, beaucoup d’événements grâce à vous sur « Sept à Huit ». Merci d’avoir été en direct avec nous. « Sept à Huit » c’est dimanche, c’est à 18h50 sur TF1. 

 

Sur Europe 1 en 2006

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Ni révolution ni révélation sur Mylène 2009

Posté par francesca7 le 21 septembre 2012


Ni révolution ni révélation sur Mylène 2009 dans Mylène et des CRITIQUES FanKevin4On ne savait rien, alors, de sa tournée du printemps 2009 ni de son septième album. Le très commercial single Dégénération avait donné depuis quelques jours la tonalité du disque : rythmique puissante, voix très en avant, texte imperturbablement farmerien («Coma t’es sexe, t’es Styx, extatique/Coma t’es sexe, t’es Styx, test, test statique»). L’écoute des neuf autres titres du disque le confirme : il semble bien que Mylène Farmer n’envisage plus de révolution ni même de révélation. ­Écriture autarcique avec Laurent Boutonnat qui compose et produit une matière électro-pop qui ­pourra fournir la matière d’un grand spectacle, l’année prochaine. Au passage, Moby lui rend la politesse avec le duo Looking for my Name, après qu’elle eut chanté Slipping Away pour un best of paru fin 2006.

Quant au fond de l’album et à l’écriture, on pourra ricaner, si l’on veut, de la naïveté de certains ­textes («Vanité c’est laid/Trahison c’est laid/Lâcheté c’est laid/Délation c’est laid» dans C’est dans l’air) comme de son goût pour l’abstraction («D’ivoire ou de jade/Au verre aimable/Un simulacre/Stimule de nacre/Dis-moi comme/J’extase» dans Sextonik), mais l’essentiel est là : la sexualité et le malaise, les mantras et les calembours codés. L’impression qui se dégage de Point de suture est que Mylène Farmer a été d’une conformité méthodique à son cahier des charges. L’enjeu semble être surtout de préparer une tournée, de fournir des tableaux visuels aux vastes scènes à venir. De ce point de vue-là, c’est bien parti.

Il n’y a qu’une seule chose en retard : le merchandising. Mercredi soir, sur le site de la Fnac, on ­vendait encore toute la gamme Bercy 2006 sweat-shirt homme à 50 €, programme à 30 €, briquet à 3 €.

Parution http://www.lefigaro.fr/musique/

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Mylène Farmer et Mario Luraschi

Posté par francesca7 le 7 septembre 2012

 

Mylène Farmer et Mario Luraschi dans Mylène et L'ENTOURAGE 85349-vincent-perrot-et-mario-luraschi-637x0-1-532x800-199x300Mario Luraschi est un cascadeur équestre français, dresseur de chevaux pour le cinéma.

C’est sa grande passion pour les indiens d’Amérique du Nord qui amena Mario à s’intéresser aux chevaux, et plus tard à la cascade et au cinéma. En 1965, il avait 18 ans lorsqu’il participa à la création du parc d’attraction « la vallée des peaux rouges ». Pour les besoins du parc, il vécut sous un tipi, s’habilla comme un indien et exécuta les danses rituelles comme la danse du vent. Malgré les mises en garde de son père, Mario choisit de faire du cheval et du spectacle son métier.

Plus tard, il voyagea en Espagne, au Portugal et en Argentine, ce qui lui permit de rencontrer Paco Yanez et Luis Valencia. Ils lui apprirent à vivre et à travailler en parfaite harmonie avec le cheval.

Il a collaboré en tant que cascadeur et conseiller équestre à de nombreux spectacles et à plus de 400 films de genres très différents, et réalisé des courts métrages. La cavalerie de Mario Luraschi comporte quelques « stars » comme Sueno, Apollo et Napolitano (successivement Jolly Jumper, l’étalon noir et le cheval venu de la mer).

Son écurie a brûlé en 2007 et 4 des chevaux de son dernier spectacle (Ben Hur) ont péri dans l’incendie.

Le 29 janvier 2010, en ouverture des Rencontres internationales du cinéma de patrimoine et de films restaurés de Vincennes, après être arrivé dans les salons de l’hôtel de ville de Vincennes avec son cheval Quijote, il reçoit le Prix Henri-Langlois Arts et Techniques du Cinéma.

411f7897 dans Mylène et L'ENTOURAGEEn mars 1998, au palais omnisport de Bercy, Mario LURASCHI fête ses 30 ans de cinéma, celui qui l’aida pour le clips de « Pourvu qu’elles soient douces ».

Pour l’occasion, Mylène élégament vétue d’un manteau noir et de grandes bottes cuisardes, participait au spectacle sur un magnifique cheval tacheté gris.

Retour pour elle a une passion d’adolescente, où elle suivait des cours dans la prestigieuse école du Cadre Noir de Saumur.

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Rappel du Mylène Tour 2009

Posté par francesca7 le 13 août 2012

 

Rappel du Mylène Tour 2009 dans Mylène et mes BLABLAS contrefaçon-300x300Le Stade de France a été envisagé par le staff de Mylène dès janvier 2006 (lors des 13 concerts à Bercy). Tous comme les 13 concerts en question, Mylène pensait qu’elle ne le remplirait pas.

Alain Escalle a été appelé personnellement par Mylène le vendredi 19 septembre 2008 pour travailler sur la tournée 2009.

A la fin de l’année 2008, il se murmurait que Mylène n’appréciait pas plus que ça la chanson C’est dans l’air, et qu’elle envisageait même de ne pas chanter le titre lors de la Tournée 2009 qui approchait. Si tel a bien été le cas, elle a heureusement changé d’avis et a réalisé que la chanson était unanimement plébiscitée. Aujourd’hui, maintenant que les concerts sont passés, la chanson fait clairement partie des titres-phares de Mylène.

Des images ont été tournées par Alain Escalle mais n’ont pas été retenues par Mylène : des mises en scène de bougies et une scène sur une montagne de coussins.

Comme on peut le voir sur un croquis dans les bonus du film Stade de France, la colonne dorée qui entoure Mylène lors de son entrée en scène devait au départ être différente, évoquant plus une sorte de chrysalyde…
On sait également que le final du spectacle ’indoor’ devait être différent : il était prévu que Mylène porte une longue robe sur laquelle des images auraient été projetées. Mais l’idée a été abandonnée, le rendu étant jugé insuffisant.

Parmi les excellentes surprises dans la setlist de la Tournée 2009 figure A quoi je sers…. Mais une autre chanson a été un temps envisagée à la place : We’ll never die ! Les bonus du concert nous apprennent également que L’histoire d’une fée, c’est… a été envisagée pour être chantée dans les stades.

mylene-farmer-entete-300x225 dans Mylène et mes BLABLASC’est une belle journée aurait du faire partie du spectacle ’outdoor’ (dans les stades) de la Tournée 2009. La chanson bénéficiait d’un habillage vidéo (avec notamment des ballons rouges qui éclatent à la fin de la chanson), et a été répétée plusieurs fois à Genève, juste après Dégénération. Mais à quelques heures seulement de la première, Mylène et Laurent ont décidé de faire disparaitre la chanson, jugeant qu’elle s’intégrait mal au reste du spectacle.

Tout comme pour le ’Mylènium Tour’, Rêver n’était pas prévu initialement pour la Tournée 2009 et a été ajouté une fois toute l’équipe sur place à Nice pour la première date.

Contrairement à d’habitude, pour le merchandising de la Tournée 2009, Mylène a principalement travaillé avec Charmandising (filiale merchandising d’Universal) et non pas exclusivement avec Henry Neu. C’est donc Charmandising qui a proposé beaucoup d’idées de produits à Mylène qui les a validées ou non (parapluie, porte-clés, t-shirts…). Il en est de même pour le coffret collector du film live, qui a été fabriqué par Charmandising en étroite collaboration avec Mylène. Précisons également que Mylène participe financièrement à la production de tout ça, du coup elle a une marge plus importante que n’importe quel autre artiste là-dessus.

Le vibromasseur Sextonik vendu lors de la tournée a été fabriqué par la même entreprise sarthoise (Le Mans) que la statuette présente dans le coffret collector du film live du concert. Pour l’anecdote, les statuettes ont été importées de Chine. Arrivées à la douane, elles ont été bloquées car les douaniers ont cru à un trafic d’oeuvres d’art et ont attendu les « papiers » de la part du fabricant pour les laisser passer.

On sait le contrôle que Mylène exerce sur toutes les photos d’elle. A ses yeux, le moindre détail compte. Par exemple, certaines photos prises lors du montage de la scène et des répétitions au Stade de Genève n’ont pas été validées parce qu’on voyait des cartons sur la pelouse.

D’après un technicien son, les problèmes de coupures du son en stades sont intervenues à cause de trop grandes secousses de la scène. 

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Laurent Boutonnat

Posté par francesca7 le 1 août 2012


Laurent Boutonnat dans Mylène et L'ENTOURAGE jt12

Laurent Boutonnat, de son état-civil complet Laurent Pierre Marie Boutonnat, est un musicien, auteur-compositeur et réalisateur français né le 14 juin 1961 à Paris.

A 20 ans, suivant sa fascination pour le morbide et ses facilités en écriture, Laurent entame l’écriture d’un livre sur l’infanticide. Dans le même temps, Laurent réalise quelques publicités pour se faire un peu d’argent.

Un soir, accompagné d’un ami, Jérôme Dahan, il commence l’écriture d’une chanson ayant pour sujet l’enfance. Le lendemain, Jérôme Dahan a écrit la musique. Ils viennent alors de faire naître Maman a tort.
Laurent délaisse peu à peu son projet de livre sulfureux qui ne sera finalement jamais achevé. Les deux compères se lancent alors à la recherche de leur chanteuse. Mais il leur faut quelqu’un de bien particulier, les paroles de la chanson n’étant pas familières au paysage musical de l’époque.
La folie, l’abandon, le saphisme, autant de sujets peu abordés et plutôt tabous en ces temps, qui feront le succès de cette chanson.

MF99_45a-225x300 dans Mylène et L'ENTOURAGELes deux compères auditionnent une cinquantaine de jeunes filles et tomberont finalement sur Mylène. Laurent la choisira immédiatement, sans même l’avoir entendue chanter, à cause de son « air psychotique », comme il leur confessera plus tard dans une interview pour un journal télévisé. Le clip de « Maman a tort » sera tourné avec un budget de 5 000 Francs (460 €). La chanson sortira dans le commerce en mars 1984, et connaîtra un succès honorable, grâce à la promotion organisée par Bertrand Lepage, le manager de Mylène à l’époque.

Le duo Dahan-Boutonnat écrira plus tard deux autres chansons pour Mylène. « On est tous des imbéciles », qui sortira en 45 tours avec pour face B « L’annonciation », (chanson beaucoup plus Bouto-Farmerienne que la face A de ce vinyle) qui sera un échec. Déçu par l’accueil que reçu la chanson, et RCA (la maison de disques de l’époque) ne renouvelant pas le contrat avec le duo, Laurent se sépare de Jérôme Dahan, avec qui il est en désaccord sur la suite à donner à la carrière de Miss Farmer.

Un peu au hasard, Mylène écrit les paroles de Plus grandir, sur une musique de Laurent. Polydor (racheté par Universal) décide de miser sur Mylène et Laurent pour trois albums (et ils ont bien fait !), alors même que le duo n’a pour l’instant aucun véritable succès à son actif. Cela viendra très vite avec le 1er album de la rousse, « Cendres de Lune », sorti en 1986, conçu quasi-entièrement par Laurent Boutonnat.

Il signe la musique, presque toutes les paroles, et la pochette. Avec les photos de l’album, il commence à créer le « mythe Farmer« . Dans le livret de ce premier album, Laurent commence à se créer un délire (qu’il n’a toujours pas cessé !), en inventant des pseudonymes pour certains instruments, qui sont en réalité des samples ou des sons synthétiques. Il crée notamment pour cet album « Les Moines fous du Tibet », pour nommer des chants Grégoriens !

Sur les albums qui suivirent, un certain Pol Ramirez Del Piu fait son apparition. Il s’agit en fait des sons crées par Laurent, mais cet homme sera crédité pour les flûtes, les percussions, la harpe (sur L’Autre), les bagpipes ( ?!) et cymbalum (sur Innamoramento), le xylophone (sur Avant que l’Ombre…), etc…
Mieux, alors que c’est toujours Laurent lui-même qui s’occupe de programmer ses claviers, il s’invente un programmateur imaginaire sur l’album « L’Autre », qu’il appellera Patrice Rouillon Tsernoff de Gironville !!! Sûrement un délire qui fait beaucoup rire Laurent…

C’est pendant la promo de Cendres de Lune que Laurent veut monter son 2e long métrage dont il a écrit le script deux ans plus tôt. Il commence donc sa préparation, mais le succès inattendu de sa collaboration avec Mylène l’occupera trop pour finaliser ce projet.
« Cendres de Lune » contient quand même d’énormes tubes comme « Libertine » (et son clip inoubliable ; le 45 tours sortira en même temps que l’album), ainsi que d’autres chansons moins connues mais tout aussi notables, telles « Vieux bouc » et « Chloé ».

L’album sera applaudi par les critiques, « le décor Farmer-Boutonnat » est désormais planté.
La deuxième édition de l’album sortira 1 an plus tard, en 1987, avec cette fois « Tristana ». Laurent sera nominé cette même année aux Victoires de la Musique pour le clip de « Tristana ».
« Cendres de Lune » sorti dans le commerce, Mylène et Laurent s’attèlent déjà à l’écriture du second album « Ainsi soit je… » qui sortira fin 1987. Laurent crée pour l’occasion sa première société de production discographique, Toutankhamon S.A. (qui a cessé depuis ses activités).                                                                                                                                          

Le clip de « Sans Contrefaçon » créera l’évènement, suivront ensuite Ainsi soit je…, puis le mythique clip « Pourvu qu’elles soient douces » (racontant la suite du clip de Libertine). Véritable petit film (il est le 2e clip le plus long du monde !), le clip sera nominé aux Victoires de la Musique.
Le scénario du clip fût écrit avec Gilles Laurent, à qui Boutonnat présentera le synopsis du film ébauché lorsqu’il avait 18 ans : « Giorgino ». Ils travailleront dessus durant 4 ans. Une proposition de financement pour le film eut lieu, finalement abandonnée. Laurent décide alors de remanier l’histoire du film.
Pendant que Mylène effectue la promotion de l’album, Laurent prépare sa future scène. Il crée alors Heathcliff S.A. , ce qui lui permettra de produire la tournée et ses prochains films. Pendant 2 semaines le Tour 89 se jouera à guichets fermés au Palais des Sports à Paris. Le spectacle se déplacera ensuite pour 60 dates, dont 2 à Bercy, compte tenu du succès parisien.

1-196x300Laurent quant à lui, filmera durant deux soirs (à Bruxelles) le spectacle, avec de gros moyens. D’autres scènes seront tournées dans les environs d’Arpajon, qui seront plus tard intégrées au film du concert. Le montage durera 1 an.

Le 26 octobre 1989, Laurent et Mylène créent (à l’occasion de la sortie du CD et de la VHS En Concert) une société d’éditions phonographiques : Requiem Publishing. Cette société édite depuis tous les disques de Mylène… Parallèlement à la sortie du « En Concert », Laurent écrit déjà les musiques du prochain album, L’Autre. Pendant les tournages de Désenchantée et Regrets en Hongrie (en février 91), il prend des repérages pour son prochain long métrage Giorgino. Le réalisateur sera nominé pour la 3e fois aux Victoires de la Musique pour le clip de Désenchantée.  

 

En 1992, Laurent se consacrera majoritairement à la préparation de Giorgino (décors, casting, etc…). Il tournera néanmoins « Je t’aime mélancolie » et « Beyond my control », qui sera son dernier clip pour Mylène avant de nombreuses années.

En décembre 92 débute le tournage de Giorgino (d’abord les scènes d’extérieur en Hongrie, puis les plans d’intérieur en Slovaquie). Mars 93, montage et écriture de la musique, après un tournage éprouvant. Laurent retourne justement en Europe de l’est, afin d’enregistrer la musique avec l’orchestre philharmonique de Prague. La post-production de Giorgino se terminera en août 1994, soit plus d’un an après la fin du tournage. Laurent, sans doute trop perfectionniste se perdra dans les méandres. Après 2 années de travail, « Giorgino » sort enfin en salles le 5 octobre 1994. Laurent, tout comme le film, seront littéralement descendus par la critique et échoueront auprès du public. Un film trop long, et sans doute trop sombre pour le grand public, mais esthétiquement magnifique, du pur Boutonnat !

L’accueil réservé à « Giorgino » blesse profondément Laurent et la relation qu’il entretient avec Mylène a également souffert durant le tournage. Le duo décide alors de stopper pour l’instant leur collaboration cinématographique, mais en maintenant bien sûr le côté musical.

Mylène s’exile alors en Californie, seule, et commence à écrire quelques chansons. Laurent viendra la rejoindre en mars 1995 et lui composera la musique du futur album : « Anamorphosée ». Laurent ne réalisera pas les clips de l’album (dommage, devoir « subir » ceux de Marcus Nispel, merci bien…), ne revenant à la réalisation pour Mylène qu’en 1996, pour le Live à Bercy, dont le film fût conçu avec François Hanss, son assistant depuis longtemps.

En 1998, le cascadeur Mario Lurashi (qui a souvent collaboré avec le duo Farmer-Boutonnat), fait appel à Laurent pour composer la musique de son premier long métrage, « Le Pèlerin ». Le résultat se rapproche de la B.O de « Giorgino », avec des sons empruntés à « Vertige », qu’il a composé quelques mois auparavant pour Mylène. Laurent refuse les interviews et la diffusion de Giorgino, voulant visiblement oublier ce film. Il rachète même les droits, afin, et il le dira lui-même 10 ans plus tard, de mettre dans un tiroir cette histoire et ne plus jamais en entendre parler. Le film a tout de même été diffusé en novembre 1995 sur Canal +, avant que Laurent ne rachète les droits de diffusion. Boutonnat ne reprendra vraiment la caméra qu’en 1997 pour réaliser quelques clips pour Nathalie Cardone (Hasta Siempre, Populaire, etc..).         

Laurent a semble t-il à ce moment là, privilégié sa carrière d’homme d’affaires, plutôt que son côté artistique. En effet, il fondera une société de production pour Nathalie Cardone (Calliphora S.A.), le 19 juin 1997. Il délaisse peu à peu Heathcliff S.A. et Toutankhamon, qui cessera ses activités en 1997. Mylène produira désormais elle-même ses disques, via sa société de production Stuffed Monkey.

En mai 1999 sort « Innamoramento« , le 5e album studio de Mylène Farmer. Laurent composera 9 titres pour cet opus. L’album est, comme les 4 premiers, un succès, et s’écoulera à plus d’un million d’exemplaires. Laurent ne réalisera là encore aucun clip de l’album, et se révèlera absent de la tournée Mylenium Tour. Il ne réalisera donc pas le film du concert, laissé aux mains de François Hanss.

Le 10 mai 2000, Laurent étend ses activités financières en créant LB Société Civile Immobilière, qui s’occupe de la vente de biens immobiliers. Strictement rien à voir avec le penchant artistique de Laurent !!!

 

En mai 2000, Mylène et Laurent produisent la petite Alizée, via leur société Requiem Publishing. Mylène écrira les textes d’Alizée et Laurent se chargera de la musique. Il réalisera également le clip de « Moi…Lolita ». Le disque sortira le 4 juillet 2000, soit deux semaines avant la sortie d’ »Innamoramento ».

En mars 2001 sortent pour la seconde fois en numérique, l’intégrale des clips de Mylène Farmer, avec un meilleur son et une meilleure image que les supports édités auparavant. En revanche, le « Tour 89″ n’a toujours pas le droit à une sortie DVD, et « Giorgino » reste introuvable dans le commerce.

Laurent reprend la caméra pour Mylène en 2001, afin de réaliser le clip « Les Mots » et celui de « Pardonne-moi ». Il s’occupe aussi des clips d’Alizée (« Parler tout bas », « J’ai pas vingt ans »). La mise en scène du spectacle d’Alizée à l’automne 2003 sera également signée par Laurent. En novembre de la même année, Mylène et Laurent auraient eu d’assez grosses difficultés financières avec leurs sociétés immobilières et leurs sociétés de production, le « Pôle de Européen de gestion et d’économie » mettant son nez dans les comptes des entreprises.

 

En 2004, un peu de nouveau pour Laurent… Il produit l’artiste kabyle Kamal Kacet et son nouvel album.

mylene-du-temps-300x195Il part ensuite en tournage pour son nouveau film, une adaptation du roman Jacquou le Croquant. La sortie du film en salles est prévue pour le 12 octobre 2006. Gageons que Laurent sera enfin reconnu par le grand public et par la profession… Un si grand talent ne peut rester dans l’ombre !!! Toujours en 2004, Laurent fait également entrer Mylène en studio pour son nouvel album, Avant que l’Ombre…  Il assurera également la conception du spectacle et la régie, pendant les 13 concerts de janvier 2006, au Palais Omnisports de Paris-Bercy. C’est d’ailleurs là qu’un journaliste du quotidien Libération a observé minutieusement l’attitude de Laurent : « Le compositeur Laurent Boutonnat, entouré d’une armée d’ingénieurs du son et d’informaticiens avec ordinateurs portables, fait soudain des gestes sur une partition imaginaire. Dansotte, prend des notes, prend des notes, rallume sa pipe, descend une énième bouteille d’eau. Puis, derrière sa console, redevient aussi imperturbable qu’un ingénieur de Kraftwerk. Le Pygmalion observe sa créature. Arrivé à ce point du concert, on a toujours pas saisi le phénomène.[…]« 

En 2005, sort Avant que l’ombre…, le sixième album de Mylène Farmer dont il compose la quasi-totalité des musiques. Il participe aussi, en association avec la chanteuse, à la mise en scène du spectacle Avant que l’ombre… À Bercy. Parallèlement, il entame le tournage de son nouveau long-métrage, une adaptation du roman d’Eugène Le Roy Jacquou le croquant, qui sortira en France le 17 janvier 2007. Moins sombre que Giorgino, le film reçoit un accueil plus chaleureux, et atteint le million d’entrées.

En 2008, il compose les musiques de Point de Suture, le septième album de Mylène Farmer, et participe à la direction artistique de son Tour 2009 (qui passera notamment par le Stade de France).

En 2011, il compose les musiques des deux inédits de 2001-2011 Du temps et Sois moi-be me, le deuxième best of de Mylène Farmer, ainsi que le clip du premier single inédit Du temps.

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Les beug’s du Bercy Mylène

Posté par francesca7 le 12 juillet 2012

 

Au départ, le final prévu sur Avant que l’ombre… n’était pas aquatique mais pyrotechnique ! Il était notamment question de faire voler des boules de feu au dessus de la scène, et Mylène devait disparaître dans une grande gerbe de flammes. Mais Mylène et son équipe n’ont pas trouvé cela satisfaisant lors des répétitions.

Les beug's du Bercy Mylène dans Mylène et mes BLABLAS animation8Deux magiciens avaient été engagés pour ces effets : Alpha et Philippe Bonneman. On peut d’ailleurs lire dans les crédits du programme du concert : « Effets spéciaux et magie : ALPHA / La Cie Artistique Cénomane ».

Nous vous invitons à lire notre interview exclusive de Philippe Bonneman dans la rubrique « Confidences » du site…

Aquatique Show, la société ayant créé le rideau d’eau des concerts de 2006, a tourné des images promotionnelles de celui-ci lors des répétitions à Bercy (vidéo visible sur leur site Web). C’était alors le seul lieu où le rideau avait été monté en conditions pleinement réelles. Ils ont tourné un matin, avant les répétitions de Mylène et son équipe. C’est apparemment à cette occasion que la silhouette de Mylène a été pour la première fois utilisée, alors qu’elle n’était pas encore intégrée au spectacle.

Le rideau d’eau n’était à la base pas prévu pour le final, mais pour Fuck them all. Les mots du titre devaient être écrit de la même manière que le mot « Passé » l’a été. C’est d’ailleurs peut-être pour ça que lors de la dernière date, les petits chanceux qui ont traîné encore quelques minutes dans la salle à la fin du concert ont pu, devant la grande porte fermée, voir tomber en lettres d’eau « Fuck Them All Fuck«  !

La silhouette qui est dessinée sur le rideau d’eau lors des concerts de 2006 est un effet qui s’est décidé seulement quelques jours avant le show, et même un peu par hasard. Le garçon qui avait en charge de programmer les mots s’est amusé, pendant les répétitions, à prendre l’image de Mylène qui se trouve dans le programme (l’affiche des concerts) et à la mettre dans le logiciel de programmation des écritures. Quand l’équipe a vu le résultat, ils ont décidé de garder l’effet. 

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