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les confidences de Francois Hanss sur Timeless

Posté par francesca7 le 30 mars 2014

 

Après une tournée triomphale à guichets fermés et plus de 500 000 spectateurs à travers 4 pays, Mylène Farmer débarque dans plus de 200 salles de cinéma Gaumont-Pathé pour la diffusion exceptionnelle ce jeudi à 20h du film « Timeless ». Nous avons rencontré à cette occasion son réalisateur, François Hanss, qui lève le voile sur ce projet unique et ambitieux, parfaitement à l’image de la star…

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http://www.youtube.com/user/MyIeneFarmer?annotation_id=annotation_2050774369&feature=iv&src_vid=oZTynbKYNgs

Comment se sent-on à J-1 de la diffusion du concert au cinéma ?

images (23)François Hanss : Bien parce que demain c’est l’aboutissement, le plaisir de découvrir le film en salles, dans un cadre idéal. C’est une séance unique donc on retrouve un peu l’ADN du spectacle vivant : ce plaisir d’être ensemble, dans un même lieu; cette idée qu’une émotion collective va naître. A titre personnel, c’est aussi la fin d’une très longue période de travail. C’est fantastique en tout cas, je n’imaginais pas que ça se passerait aussi bien (…) 

224 salles vont diffuser le spectacle. Il se passe d’ailleurs quelque chose d’extraordinaire au Pathé d’Orléans : depuis que la billeterie a été mise en place il y a trois mois, les ventes sont montées en flêche, du coup ce sont les 12 salles du multiplexe qui diffuseront Timeless. Juste Mylène Farmer. C’est unique ! 

Comment regarde-t-on un concert au cinéma en tant que spectateur selon vous ?

C’est une position étrange. Je crois qu’on a envie de partir dans l’énergie, le rythme de l’émotion suscitée, suivre le beat de la musique. Je pense que ça va bouger, mais ce sera sûrement très différent d’une salle à l’autre. Le public c’est une donnée magistrale mais mystérieuse en même temps.

 

De quelle manière s’est déroulée votre collaboration avec Mylène Farmer sur ce film ?

D’abord, vous imaginez bien qu’on ne montre pas le film à Mylène Farmer au dernier moment ! Tout se fait avec elle. Elle assiste à plusieurs étapes du montage. On bichonne le film ensemble du début jusqu’à la toute fin. Et ça c’est une réalité de travail que l’on a toujours eu sur nos collaborations passées, et plus que jamais sur Timeless. C’est un film qui s’élabore lentement, dès le début des premières ébauches de la scène. 

Moi, dans un premier temps, je me positionne en tant que spectateur. Je participe dans l’ombre aux répétitions, parce que j’aime ça et parce que ça fait partie d’une maturation autour du spectacle. C’est cerner le visuel, les angles, les axes. C’est observer la scénographie, les possibilités pratiques, devancer les éventuelles difficultés. C’est se familiariser avec l’équipe aussi. 

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C’est à la Halle Tony Garnier de Lyon que le concert a été filmé. Pourquoi ce choix ?

La salle a été choisie dès le départ par Mylène Farmer et son tourneur et manager Thierry Suc parce qu’ils avaient tout simplement envie de changer. Le Palais Omnisports de Paris-Bercy est une salle très idéale, mais on l’a déjà pas mal filmée lors des précédentes tournées. Et je dois dire que je n’ai pas du tout été déçu. J’adore la Halle Tony Garnier en tant que spectateur. Elle s’intégre bien dans le design de la scène donc on en a joué. Cet écrin, cette cathédrale de fer, éclairée au sodium, qui teinte le public de doré, c’est magnifique. Ce décor spectaculaire signé Mark Fisher au beau milieu de cette salle très en profondeur, c’était la promesse d’un jeu artistique intéressant sur le plan visuel. 

 

Un concert filmé se déroule-t-il différemment ou de la même manière qu’un autre qui ne l’est pas ?

Le spectacle était identique chaque soir. C’est un respect minimum vis à vis du public. Les fans savent parfois avant l’heure que ce soir-là, on tourne. C’était le cas ici et c’est très bien ainsi. Mais dans un concert de Mylène, de toute façon, il y a toujours une forte présence et implication du public, que j’ai toujours espéré solliciter et engager à l’image. Je trouve que le public est un contrechamp extraordinaire. Et puis c’est un public extraordinaire ! Il est très large en terme de générations, il est jeune, rajeuni, donc à la caméra ils sont complices mais ils sont surtout avec elle. Mylène n’est jamais que le point d’attraction majeur. Ils oublient les caméras, qu’elles soient au-dessus d’eux, ou pointée sur eux. 

Quel était le dispositif technique mis en place ? 

 

Au plus fort du show, on a fonctionné avec 7 caméras, multipliées par 4 soirs, ce qui vous donne à peu près le nombre de points de vue, de positions idéales, auxquels il faut ajouter des plans plus anecdotiques avec de la GoPro, du 5D, des caméras fixées sur des grues… Une trentaine de caméras en tout ont été utilisées sur l’ensemble de la timeline. 

Comment avez-vous appréhendé le thème futuriste de ce show, différent des précédents ?

Le film n’est que la traduction de ce qui est sur scène : les trapézes qui se forment, l’accélérateur de particules sur l’entrée, les robots…  La liturgie des images participe un peu du mystère. Je joue avec les robots, j’ai d’ailleurs mis des caméras dans leurs têtes, il y a tout un rapport de complicité entre eux et Mylène que je voulais retranscrire… J’ai épousé le thème en l’affinant. 

Quels étaient les défis principaux de ce tournage ?

J’avais très envie d’avoir le plus de plans possibles en présence scénique vers le public, ce genre d’images inédites que le public ne voit jamais, comme s’il était à la place de l’artiste. J’avais fantasmé d’être aux côtés de Mylène sur scène, travailler sur des silhouettes… c’était une envie de principe. Après il y a l’idée d’être dans la proximité, capter l’émotion, sachant que j’adore les gros plans. 

Le but c’est qu’il y ait un vrai plus pour celui qui a vu le concert en salles. Mais mettre en place une caméra sur scène, c’est toujours compliqué, notamment pour des raisons de sécurité. Puis il faut éviter que l’artiste ne soit embarrassé de sa présence. On a donc eu recours à diverses astuces, par exemple avec des caméras posées sur scènes mais camouflées pour que personne ne les voit.

Le précédent spectacle se déroulait au Stade de France. C’était une machine gigantesque. Est-ce que Timeless vous a semblé plus simple à réaliser ?

Il y a un an, je pensais que oui, mais Timeless a bien caché son jeu ! Le plus gros défi pour le Stade de France venait du fait que l’on avait que deux dates pour tourner. C’était forcément stressant, pour elle aussi. C’était une surface inédite, gigantesque. La notion d’échelle était un problème majeur : on voit la scène comme un timbre poste en tant que spectateur. Timeless paraissait plus simple mais en réalité non. On a été plus amibitieux. On voulait faire un film encore plus proche, plus « humain », plus juste sur ce qu’elle est sur scène. 

Y’a-t-il eu un passage du concert plus compliqué à monter qu’un autre ?

Les tableaux les plus denses ne sont pas forcément les plus compliqués. Mais un tableau avec chorégrahie est forcément plus soigné. On est en tout cas plus vigilants, tant sur la rythmique que sur la synchronisation. Mylène a un oeil redoutable je dois dire et c’est très bien ainsi. C’est elle qui est à l’image, qui danse, qui chante, après tout. Mais pour les chansons avec juste Mylène et son micro sur scène, plus une douche de lumières, c’est difficile aussi. Il s’agit de garder la tension, l’émotion, l’interprétation, la traduire en dehors du son, trouver le bon contrechamp… 

Je ne vous cache pas que sur des titres très ambitieux comme Désenchantée, où il y a la reprise du public, ça prend beaucoup de temps. Il y a un gros travail de dérushage, puis il faut choisir les images afin de souligner la montée en puissance. On remet les compteurs à zéro pour chaque chanson en fait, c’est en cela que c’est très compliqué et très long. Le montage ne se fait pas dans l’ordre. Mais on est plusieurs. On se répartit le travail selon les sensibilités de chacun. On se connaît bien, on a déjà presque tous travaillé ensemble. Les monteurs me font part de leurs préférences. L’un voudra faire Je t’aime mélancolie. Un autre Comme j’ai mal. J’aime laisser le désir prendre la main sur les choix. 

Laurent Boutonnat a-t-il participé lui aussi au montage ?

On a démarré ensemble en co-réalisant le tout premier concert de Mylène en 1989 à Bruxelles, puis sur le deuxième à Bercy en 1995. En revanche, j’ai réalisé les suivants en solo, dont le dernier. On est très proches, très en phase. Je ne fais que suppléer à sa mise en scène, garder la cohérence qu’il a imaginée. Je gourmande ce qu’il a déjà mis en place avec Mylène. 

Que nous réservent les bonus présents sur le DVD et le BluRay qui sortiront le 16 mai prochain ?

J’ai mis un point d’honneur à ce qu’il y en ait beaucoup ! Je voulais vraiment rendre hommage à tous ces gens qui ont travaillé sur le film pendant deux ans. Sur les lumières, le son, les constructions… Les bonus fonctionnent par thématiques. J’ai pris le temps de voir chaque département artistique, par exemple Jean-Paul Gaultier pour les costumes, dans son atelier. Il y a aussi un module sur les robots; c’était un élément du concert très attendu et à juste titre puisque c’était une innovation, et le garçon qui s’en occupe est une personne passionnante. On verra aussi tout l’aspect backstage, les répétitions des danseurs, des musiciens…

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Et y verra-t-on Mylène, puisqu’elle apparaît peu en général dans les bonus ?

Je pense que vous serez étonné ! (rires) 

En dehors des concerts, vous avez aussi réalisé des clips pour Mylène Farmer. Si vous ne deviez en choisir qu’un seul, lequel ce serait ?

Le premier que j’ai réalisé : Je te rends ton amour. C’est le plus cher à mon coeur. J’ai été très séduit par le scénario de Mylène et impressionné et touché qu’elle me propose de le mettre en image. C’est une amie avant tout, j’adore travailler avec elle alors ma réponse était évidente ! 

Il a suscité la controverse lors de sa sortie…

Pour des raisons très obscures, oui… En vous levant le matin, vous ne vous dites pas « je vais faire de la provoc’ aujourd’hui ! » Ce n’était pas le but. Moi j’aime le beau, l’alliance du son et des images…

 

Prévoyez-vous de réaliser un deuxième long-métrage après « Corps à corps » sorti en 2003 ?

J’essaie depuis plusieurs années d’en monter un. C’est compliqué, d’autant que le premier n’a pas marché. C’est le succès le premier déclencheur en général. Mais je suis très attaché au film. J’avais des pistes. J’en ai d’autres. On verra… 

Et filmer Mylène dans un long-métrage, vous en rêvez ?

Bien évidemment !

 

Entretien réalisé par Jean-Maxime Renault le 26 mars 2014 à Paris vue sur http://www.allocine.fr/article

 

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Mylène Farmer la papesse du clip

Posté par francesca7 le 30 mars 2014

 

La chanteuse culte Mylène Farmer vient d’entamer une nouvelle série de concerts à Paris Bercy, qui sera suivie d’une tournée en province intitulée « Timeless ». L’occasion de revenir sur les 30 ans de carrière de la star, de ses audaces visuelles à ses rendez-vous manqués avec le cinéma en passant par ses influences, ses collaborations et ceux qu’elle a elle-même inspirés. La première partie de cette saga en 3 volets est consacrée à ses clips légendaires…

Aux origines du mythe…

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http://www.youtube.com/watch?v=RUQZZW2GrAA

 

C’est sur un clin d’oeil à Marilyn Monroe que Mylène Farmer s’affiche en 2012

pour son album « Monkey Me »

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En empruntant son nom de scène à Frances Farmer, une actrice américaine des années 40 entrée dans la légende tragiquement après un internement psychiatrique qui l’a détruite, Mylène Gautier, comédienne formée au Cours Florent et coutumière des spots publicitaires, inscrit son univers dans l’enténèbrement et la perversion dès 1984 et la sortie de son premier titre, Maman a tort. Dans cette comptine torturée, la chanteuse débutante avoue poliment à sa maman être tombée amoureuse de son infirmière. Si elle ne cache pas à cette époque rêver de devenir actrice, dédiant par exemple une chanson de son premier album à l’une de ses idoles, Greta Garbo, le succès immense qui la propulse en quelques années au rang de star de la chanson française la conduit naturellement à remettre ses ambitions à plus tard pour embrasser pleinement l’autre belle carrière qui s’offre à elle.

 

C’est Laurent Boutonnat qui la sort de l’ombre. Il débute lui-même à l’époque, avec seulement un long-métrage à son actif, La Ballade de la féconductrice, sorti en 1980 et projeté au marché du film à Cannes. Il est interdit aux moins de 18 ans… alors qu’il n’en a lui-même que 17 ! Il devient le compositeur, le pygmalion, le jumeau, « l’autre » de Mylène Farmer. Ils inventent ensemble un univers visuel unique, cinématographique, référencé et peuplé de personnages marquants, épaississant le mystère qui entoure la jeune femme et qui ne la quittera plus jamais.

 

Clipographie : Mylène vue par Laurent Boutonnat


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1986 - Libertine : court-métrage d’une dizaine de minutes, inspiré du Barry Lyndon de Kubrick, entré dans la légende en particulier grâce à ses scènes de nue qui ont fait scandale.

 

1987 - Tristana : deuxième court-métrage qui revisite le conte de Blanche Neige et les sept nains au coeur d’une Russie enneigée, et qui fait référence, entre autres, au Cuirassé Potemkine.

 

1987 Sans Contrefaçon : projetée en avant-première au cinéma Max Linder, cette vidéo raconte la relation ambigüe entre un marionnettiste et un pantin désarticulé, qui n’est pas sans rappeler l’histoire de Pinocchio.

 

1988 - Pourvu qu’elles soient douces (Libertine II) : suite de l’histoire de Libertine, se déroulant cette fois pendant la Guerre de sept ans. Il entre à l’époque dans le Livre des records en tant que clip le plus cher de l’histoire (3 millions de francs), le plus long (près de 18 minutes) et comportant le plus de figurants (500).

 

1989 - Sans Logique : dans une ambiance rappelant les tableaux de Goya, une femme trompée, habitée par le Malin, se lance dans une corrida meurtrière avec son amant, sous le regard fasciné et pervers de gitans abimés par le temps.

 

1989 - A quoi je sers ? : dans ce clip en noir et blanc, Mylène convoque les personnages qui ont peuplé ses premiers clips. Ils s’enfoncent ensemble au coeur d’ un rivage brumeux et incertain.

 

1991 - Désenchantée : devenu l’hymne de toute une génération, cette chanson forte, politique pour les uns, personnelle pour l’artiste, est illustrée par un clip qui propulse la star dans ce qui ressemble à un camp de concentration où la révolte est le seul espoir de survie jusqu’à une fuite vers le bout du bout du monde, jusqu’à l’infini.

 

1992 - Beyond My Control : le dernier clip réalisé par Laurent Boutonnat avant une longue période conduit Mylène au bûcher, en proie aux flammes, livrée aux loups, après avoir dévoré le cou puis le visage de son amant qui l’a trompée (lui aussi). On y entend la voix de John Malkovich, extraite du film Les Liaisons dangereuses, qui confesse « It’s beyond my control« .

 

2001 - Les Mots : pour la sortie de son premier best-of, elle enregistre un duo avec le chanteur britannique Seal. Laurent Boutonnat revient à cette occasion derrière la caméra pour les diriger. Perdu en mer sur un radeau, le couple est finalement séparé par les vagues, le courant emportant l’amant.

 

Redécouvrez ci-dessous le clip de Désenchantée :

 

Clipographie : Mylène vue par d’autres cinéastes

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http://www.youtube.com/user/MyIeneFarmer

 

 

1992 - Que mon coeur lâche : dans ce premier clip aux allures légères, Luc Besson embarque sur Terre l’ange Mylène à qui Dieu donne pour mission d’enquêter sur ce qu’est devenu le sentiment amoureux. Réponse : il a été perverti par le sexe et détruit par le VIH. Le cinéaste joue au jeu de l’auto-référence en proposant une scène similaire à l’une de son film Nikita, sorti deux ans plus tôt.

 

1995 & 1996 XXLL’instant X & Comme j’ai mal : Marcus Nispel, devenu par la suite réalisateur de films d’horreur (Massacre à la tronçonneuseVendredi 13…), met en scène une Mylène plus libérée, que ce soit sur le devant d’un train roulant à vive allure au milieu des plaines californiennes, ou dans un New York envahi par la mousse.

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1996 - California : admiratrice d’Abel Ferrara, Mylène parvient à convaincre le réalisateur de la diriger aux côtés deGiancarlo Esposito dans les quartiers chauds de Los Angeles, sur un scénario qu’ils co-écrivent et qui met en parallèle le destin d’un couple de riches hollywoodiens et celui d’une prostituée et de son maquereau.

 

1999 - L’Âme-Stram-Gram : basée sur une légende chinoise, cette vidéo de plus de 7 minutes est dirigée par Siu-Tung Ching (Histoire de fantômes chinois) qui dispose d’un budget d’environ 900 000 euros. Aux abords de la Muraille de Chine, deux jumelles sont traquées par des bandits. L’une est kidnappée, l’autre cherche alors à la retrouver…

 

1999 - Je te rends ton amour : François Hanss, autrefois assistant-réalisateur de Laurent Boutonnat, plonge la star dans un bain de sang au milieu d’une église. Considéré comme blasphématoire, il est interdit d’antenne en version intégrale avant minuit. Il sort alors en VHS et le bénéfice des ventes est reversé au Sidaction.

 

2000 - Optimistique-Moi : cette fois, Mylène fait appel à un réalisateur de clips et de publicités, Michael Haussman, qui a notamment oeuvré pour Madonna. Il pousse la chanteuse au centre d’un cirque dont elle tente de s’échapper… comme par magie.

 

2001 - C’est une belle journée : à l’occasion de son premier clip animé, basé sur ses propres dessins, Mylène fait la rencontre de celui qui deviendra son compagnon, Benoît di Sabatino, un producteur spécialisé dans l’animation. Une suite sort deux ans plus tard sous forme de conte philosophique pour adultes, intitulé Lisa-loup et le conteur.

 

2005 - Fuck Them All : le premier extrait du nouvel album de Mylène, Avant que l’ombre…, est illustré par un clip signé par le réalisateur espagnol Agustí Villaronga (El mar).

 

1a2006 - Peut-être toi : après le dessin-animé, Mylène s’attaque au manga. Une sorte de Roméo et Juliettejaponisant qui se termine par la mort de deux amoureux, transpercés par la même flêche. La production est confiée à I.G., une société japonaise experte dans le domaine.

 

2009 - The Farmer Project : respecté dans le monde de la publicité grâce à ses réalisations classieuses pour des spots de marques de luxe, Bruno Aveillan est en charge de ce court-métrage composé de deux clips (Dégénérationet Si j’avais au moins…), d’ailleurs diffusé en avant-première ici même, sur AlloCiné ! On y découvre une Mylène créature extra-terrestre aux ondes sensuelles venue répandre l’amour sur Terre et libérer les animaux de leurs cages.

 

vue sur http://www.allocine.fr/article

 

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Mylène Farmer et Sophie Tellier

Posté par francesca7 le 20 mars 2014

Voici l’interview qu’a accordé Sophie Tellier au magazine Platine en février 1997. Elle évoque ses tournages sous la direction de Laurent Boutonnat. La chorégraphe de Mylène Farmer mène la danse…

Mylène Farmer et Sophie Tellier dans Mylène et L'ENTOURAGE alearule

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portrait de Sophie Tellier    Sophie Tellier s’occupe de la coordination des chorégraphies pour Mylène Farmer de 1986 à 1991. Elle recrute les danseurs et danseuses, leur apprend les mouvements, les enchaînement et veille à leur bonne synchronisation. Elle sera également chargée du casting des danseurs pour le concert de 1989. On peut d’ailleurs la voir dans les  chorégraphies lors des promotions de Tristana (1987), Pourvu Qu’elles Soient Douces (1988) et Sans Logique (1989). Ensuite, on la reverra dans les danseuses lors de la promotion de Désenchantée en mars 1991 où elle occupe toujours les mêmes taches. Suite à ça, elle décide de se consacrer entièrement à sa propre carrière et part en tournée avec une troupe de théâtre. Christophe Danchaud (qu’elle avait présenté à Mylène Farmer en 1987) assurera la relève pour le travail chorégraphique  auprès de la chanteuse. Il travaillera encore avec elle de longues années, quoique disparaissant de la scène pour les tournées postérieures à 1999..

 

 

Sophie Tellier compte toutefois revenir en 1993 auprès de Mylène et Laurent Boutonnat sur le tournage deGiorgino où on lui a proposé un rôle. Elle passera aussi par Canal Plus en 1994 où elle participera aux sketches d’Antoine DeCaunes. Elles joue encore aujourd’hui plusieurs pièces et comédies musicales à Paris et en Province. Elle est d’ailleurs remonté une nouvelle fois sur scène en septembre 2000 pour une comédie musicale :Du Vent dans les branches de Sasaffras. Elle a aussi joué dans le film de Jean-Pierre Jeunet Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (Dans la scène où Bretodeau se remémore son enfance avec la petite boîte, il se rappelle aussi des combinaisons de la tante Josette qu’il regarde par un trou caché par une photo… Cette tante Josette, c’est Sophie Tellier).

Elle participe après 2000 à plusieurs pièces de théâtre et comédies musicales comme Piaf, je t’aime (au Théâtre dy Gymnase à Paris), Roberto Zucco (aux bouffes du Nord), elle incarne Camille Claudel en 2005 dans Camille C.(au théâtre de l’oeuvre), puis partage l’échec du Clérambard (de Marcel aymé) conçu par Bigard en 2008.

alearule dans Mylène et L'ENTOURAGE

 

INTERVIEW

Sophie Tellier :     « Après avoir rencontré Mylène au festival du clip de Juan-Les-Pins en 1984, elle m’a rappelé pour travailler sur le corps, le physique et la danse, en séances particulières chez elle. A la suite de ça, Laurent Boutonnat à écrit le clip de Libertine, et m’a proposé de tenir le rôle de la méchante. »

Étiez-vous surprise de sa démarche ? Avant elle, les clips français étaient plutôt simplistes…

tristana119    J’étais surprise sans être surprise, parce que Laurent et elle véhiculaient un univers très personnel, que j’adorais. Je suis folle du XVIIIe siècle, je suis très grandes robes, duels, calèches. Depuis que je suis une toute petite fille, la seule chose qui m’intéresse, c’est d’être une marquise ! (rires) Même la danse classique, quand j’étais ballerine, nous amène dans cet univers un peu gothique, les cimetières… C’est intéressant de le remettre au goût du jour, c’était parfaitement assorti aux chansons et chacun des trois tournages fut un bonheur. Mylène m’a donné la chance de jouer des personnages de composition. J’étais toute jeune et je jouait des personnages de quadragénaires. A l’époque, je n’avais pas encore fait de courts-métrages, elle m’a donc vraiment mis le pied à l’étrier. Ca a un peu projeté la lumière sur moi, parce que nous représentions une entité, à nous deux. Moi, j’étais le mal, elle était le bien, on fonctionnait en opposé.

  

Étiez-vous très dirigée ?

    En me proposant le rôle, Laurent savait que j’allait en faire des kilos, que j’avais une démesure expressionniste, presque baroque, qui convenait à ce qu’il cherchait. Donc il me laissait une vraie marge de manœuvre. Il tournait souvent que deux prises. A la troisième il disait : « - Je ne coupe pas, fais ce que tu veux. » Alors j’enlevais ma perruque, je délirais…

Comment s’est déroulé le tournage de Tristana, dans le Vercors ?

tristana154    C’étais un peu Blanche-Neige et les Soviets, une ambiance de contes de fées qui parlait à mes origines bretonnes. Il y avait tout un début parlé, ce qui était très rare dans les clips, et en russe pour corser le tout ! Une interprète est venue nous faire répéter. J’étais complètement néophyte, contrairement à Mylène qui a un petit peu appris cette langue à l’école. J’ai une photo où je fais du bobsleigh des neiges avec elle, on est méconnaissables sous nos chapkas et nos lunettes… Ils m’ont proposé de passer pendant le montage, et c’était très dur de me découvrir à l’écran. Au moment où on le vit, on ne se rend pas compte de l’impact que ça peut avoir. J’étais aveuglée par mes yeux blancs de sorcière, j’avais les machines qui me tenaient les mains et les bras quand je courais… Au montage, j’étais hyper choquée. Et encore, Laurent l’a édulcoré ! Je ne pense pas qu’il ait gardé les rushes.

Vous vous étiez vue dans le premier clip ?

    Ils ont été assez malins. Par exemple, quand je crache le sang, ils m’interdisaient de ma regarder dans un miroir. On m’a nettoyé entre les deux prises sans que je ne voit rien. Je savais bien que j’étais un personnage féminin un peu extrême mais quand je l’ai vu à l’écran, j’étais très étonnée. Aujourd’hui, quand je retombe par hasard sur une rediffusion, ça me fait rire. Les gens me reconnaissent d’avantage dans la rue parce qu’avec dix ans de plus, je ressemble plus au personnage ! (Rires.)

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Collaborer avec Mylène et Laurent devait être quelque chose d’éprouvant,. Quelqu’un de timide aurait été balayé, à côté des exubérances de son manager Bertand LePage… Vous sentiez-vous plus solide qu’une autre fille de votre âge ?

tristana122    Je n’ai jamais eu de problèmes avec Mylène et  Laurent, à part quelques non-dits… Bertrand est quelqu’un d’incroyable, il a été à la base de tout. Moi, je ne pouvais pas péter les plombs. Il fallait que je reste à ma place (Bertrand LePage a fait un scandale lors de la réception donnée en honneur de Mylène FARMER à l’école des beaux arts en décembre 1989. Elle s’en sépara quelque jours plus tard. NDCP). Je sentais que Mylène avait confiance en moi, et que je pouvais m’appuyer sur elle en retour. Elle était très introvertie, très parano. Elle avait besoin de travailler avec des pointures qui ne soient pas stars, qui aient bon caractère. J’étais chargée de former les équipes avec qui elle allait bien s’entendre. D’ailleurs, elle a continué à travailler avec tous les gens que je lui ai présentés.

Après Pourvu Qu’elles Soient Douces, on ne vous voit plus dans les clips mais vous réglez les chorégraphies du EN CONCERT 89… (On voit Sophie TELLIER dans le clip de A quoi je sers en 1989 NDLR)

    Oui, j’ai fait le casting des danseurs et des danseuses de Sans Conterfaçon et j’ai participé aux télés jusqu’en 1991. Là; je me suis dit que je devais travailler pour moi, me lancer dans la comédie.

Avez-vous regretté de ne pas être de l’aventure Giorgino ?

tristana06    Au début j’avais un rôle. (celui de Marthe, encore une rivale! NDLR.) J’ai été écartée quand ils ont opté pour une distribution internationale. Ca m’a fait un peu de peine et je me suis détachée. J’ai l’impression que Mylène n’a jamais voulu le comprendre. On en a vaguement parlé, mais elle n’a pas dû saisir que c’était important pour moi. Quand j’ai vu le film, j’étais un peu déçue. Les images étaient splendides, mais c’était trop long… Laurent était plus carré dans ses clips, plus efficace. Il est très sûr de ce qu’il veut, il ne fait pas n’importe quoi n’importe comment. Je crois qu’il a fait ce qu’il a voulu. Il voulait un film à la David LEAN, très long, avec des étendues de paysages, la petite calèche qui traverse la neige pendant deux heures…

Propos recueillis le 12 février 1997. 
Platine, n°39, mars 1997, pp.19-20.

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Une préparation à l’adieu des concerts de Mylène

Posté par francesca7 le 9 mars 2014

 

         avatar392_72   Lorsque Laurent Boutonnat et Mylène Farmer pensent au concert, ils l’envisagent comme un aboutissement. Pour eux, il ne sera difficile au-delà de cette représentation scénique de retrouver la crédibilité qu’avaient leur monde et leurs personnages dans les clips. Afin que le concert ne résonne pas auprès du public comme une simple revue ou comme un florilège de l’univers qu’ils ont crée depuis cinq ans, il fallait que celui-ci se veuille une continuation, un passage de cet univers en direction d’une nouvelle étape. Le public devant ressentir une évolution par rapport à ce qui lui était offert jusqu’à lors, la décision fut prise d’en finir avec ce pant de l’univers “boutonnien” : misanthrope, noir et kafkaïen. La mission fut trouvée pour le spectacle : enterrer définitivement ces ambiances et jouer sur la thématique de l’autodestruction pour montrer cette inhumation. Concept pour le moins original, le fait d’envisager une première tournée comme une fin d’œuvre représenterait à la fois pour le couple d’artistes le moyen de justifier le passage à une autre phase lorsqu’ils feront leur réapparition deux années plus tard, et représenterait pour le public le contenu émotionnel des adieux d’un artiste dont ils n’auraient pas soupçonné le départ. Cette thématique de l’adieu est donc l’élément majeur du film et du spectacle. Non seulement le décor de cimetière, l’arrivée de la chanteuse par son sommet et son départ par un caveau soulignent sa fin, mais les tenues noires des danseurs et de l’artiste principale tout au long du concert appuient le thème mortuaire. D’autres détails dans le concert laisseront assez de pistes au public pour envisager la mort artistique de leur chanteuse : le fait par exemple de se faire porter par deux hommes à l’horizontale pendant un passage musical de Pourvu qu’elles soient douces, laisse présager de son prochain statut de trépassée ; le trio de chansons relatives à l’adieu, dont Jardin de Vienne et son histoire de pendaison, ou encore Puisque « Puisque je vais vous quitter ce soir, puisque vous voulez ma vie, je l’ai compris […] lasse, je m’efface. ». La plus grande des preuves du départ de l’artiste réside dans l’unique rappel, reprise d’une chanson de Marie Laforêt : Je voudrais tant que tu comprennes. Vêtue d’une robe à capuche rappelant la tenue du moine capucin venant ouvrir les grilles du concert, l’interprète sort lentement d’un caveau d’où jailli une lumière blême pour repartir, une fois la chanson terminée, au sommet du cimetière dont elle restera prisonnière une fois les grilles refermées.

Dans le traitement des scènes d’extérieur du film, le thème de départ, l’adieu, est exploité également, la scène assez courte introduisant le passage d’Ainsi soit-je le montre bien. Un mausolée de pierre représentant une femme couverte de roses (rappelant celles que l’on offre à une diva une fois sa prestation terminée) est montré en travelling vertical arrière comme si la caméra s’en dégageait, puis la chanteuse marche dans ce cimetière vide avant de se recueillir sur une tombe qu’on comprendra aisément être la sienne. En ce qui concerne les deux scènes d’extérieur qui encadrent le concert précédemment évoquées, leur caractère autodestructeur ne fait aucun doute. Boutonnat y place son interprète consentante qui assiste à la décomposition d’une partie allégorique de son oeuvre. On remarquera la tenue de Mylène Farmer dans ce plan : une robe de images (4)deuil noire qui est aussi celle qu’elle porte sur l’affiche du film. Si on étend au film entier l’idée de la crémation que subit la scène, on s’aperçoit que le public est à plusieurs reprises lui aussi calciné, surtout à la fin de Libertine. Dans cette séquence additionnelle au concert, le décor du cimetière qui explose laisse en surimpression la foule sur la partie inférieure de l’image et lui donne l’impression de se mêler aux flammes.

Après un moment d’absence (qui durera pas loin de cinq minutes durant le spectacle, mais non-repris dans le film), la chanteuse réapparait pour chanter la chanson de Marie Laforêt Je voudrais tant que tu comprennes. Bertrand Lepage déclarera dans une interview à Super en décembre 1989 que l’idée de reprends la chanson de Marie Laforêt datant de 1966 serait venue d’une erreur de gravure d’un 45 Tours. Laurent Boutonnat et Mylène Farmer aurait receptionné un 1er pressager de leur single en découvrant en face B la chanson de 1966. Ils auraient alors décidé de la reprendre en face B de Sans Logique, avant de se raviser et de la garder pour le final du concert.

La technique discursive de surimpression de la foule sur les flammes sera utilisée plusieurs fois, notamment à la toute fin du film lorsque les gros plans des spectateurs sont eux aussi imprimés sur les ruines en combustion : A certains instants la base des flammes se trouve en exacte similitude avec la courbe de l’épaule d’un spectateur, donnant encore l’impression de son ignition. L’idée de Laurent Boutonnat étant de détruire aussi sa chanteuse, on observera que pendant la chanson lente L’Horloge, elle se trouve durant plusieurs longs plans dans l’axe d’une flamme de briquet s’agitant en gros plan sous son corps, comme s’il voulait l’enflammer. Nombre de petits détails de composition comme celui là, même s’ils restent quasiment invisibles à la première vision, influent sur l’impression générale d’autodestruction que dégagera le film du concert vu dans son intégralité.

http://www.mfarmer.ru/

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Journal d’un tournage de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 9 mars 2014

Avant que l’ombre…à Bercy, journal d’un tournage

Dans le magazine de cinéma Actions paru en septembre 2006, François Hanss s’exprime sur le tournage de Avant que l’ombre…à Bercy au cours d’une longue interview documentée, à laquelle participeront entre autres Dominique Fausset, le directeur de la photographie, et Paul van Parys, le producteur collaborateur de Laurent Boutonnat.

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    Sous les hurlements d’un public récompensé de sa longue patience, un sarcophage transparent descend très lentement du plafond de Bercy et vient se poser sur la scène en forme de croix de Malte qu occupe une bonne partie de la fosse. A l’intérieur, on devine la silhouette de la star allongée, comme morte. L’entrée est saisissante en même temps que  » signifiante « . Fidèle aux symboles et aux mystères, aux signes et aux messages, Mylène Farmer a transformé pour l’occasion l’immense salle de concert en vaste temple oriental. Sur la scène traditionnelle où la chanteuse accède par un pont amovible, deux portes monumentales renvoient à la  » porte d’or  » du Dôme de Florence. Ce décor monumental et évidemment intransportable est l’œuvre du scénographe Mark Fisher, concepteur des tournées de  » U2  » et des Rolling Stones. Rien que cela. Produit par Thierry Suc, le spectacle est  » à la mesure de sa démesure « .

    Après la tournée 1989, le Tour 96 et le  » Mylenium Tour « ,  « c’est le quatrième spectacle que nous filmons « , explique Paul Van Parys, directeur de la société  » Stuffed monkey « , société de Mylène Farmer productrice de la captation filmée.  » Bercy est une salle difficile. Aux contraintes qui concernent le public et la sécurité, il faut ajouter une jauge de poids à ne pas dépasser. Ce concert est tellement énorme que la moindre caméra supplémentaire devient vite un problème… «  » Filmer un concert de Mylène Farmer revient à se poser dès le départ une mul- titude de questions « , intervient le cinéaste François Hanss pourtant rompu à ce genre de  » performance « . D’abord assistant-réalisateur de Laurent Boutonnat (réalisateur, et compositeur attitré de la star) sur la captation des deux premières séries de concerts, il avait déjà fini seul dans  » l’arène  » au moment du   » Mylenium Tour «  en 1999 (450.000 spectateurs à l’époque).  » Les spectacles de Mylène priment par leur scénographie, poursuit-il. Par définition, le  » live  » est synonyme de liberté. Il n’exclut donc jamais les impondérables. Avec elle, la mise en scène, la lumière, la gestuelle et la chorégraphie sont toujours intéressantes. C’est vraiment quelqu’un qui apporte sans arrêt des choses nouvel- les. Elle a beau multiplier les filages, les mises en place et les répétitions, c’est seulement le jour où elle entre en scène face au public qu’on découvre son spectacle. Filmer un concert de Mylène Farmer, c’est chercher à traduire sa personnalité. Il faut aimer son expression, aimer sa plastique et son visage, aimer la suivre dans des choses intimes. C’est là où le terme de  » captation  » devient peut-être impropre « .

téléchargement (2)     » Certains endroits étaient inaccessibles et il ne fallait pas gêner le public, reprend Paul Van Parys. Il a donc fallu à François une longue observation des répétitions pour savoir comment filmer le mieux possible tous les instants du concert avec le maximum d’axes capables d’offrir un vrai montage de qualité. Avec un réalisateur, le producteur se pose la question des moyens, mais aussi de la manière de les utiliser « .  » Même si au fil des années, la culture du spectacle filmé fait que les spectateurs comprennent et acceptent mieux la présence d’une Louma dans la salle ou d’une caméra dans la fosse, dit François Hanss, on n’avait pas le droit de parasiter la perception du concert par les spectateurs. Cela a toujours été notre credo avec Laurent Boutonnat et Mylène Farmer. Il n’y a ainsi jamais de caméra sur scène, jamais non plus un cadreur ne vient près de l’artiste ou des danseurs. En revanche, comme Mylène l’a toujours pratiqué dans ses films précédents, on va chercher le regard du public sur elle. Ce contrechamp est intéressant, il permet d’échapper au point de vue frontal et ajoute de la dynamique et de l’émotion. Une guitare, une expression ou un mouvement de bras sont des plans sporadiques qui insufflent de la valeur ajoutée au montage. Pour les obtenir, il faut des positions de caméra très précises. Mon cahier des charges est de faire monter en puissance ce qui se passe dans la salle tout en respectant scrupuleusement la logique du déroulement du concert, la logique de la découverte des tableaux et des lumières telle qu’elle est conçue. Chaque chanson étant en soi un tableau de lumière et de chorégraphie, mon défi le plus important est de rendre logique et compréhensible ces chorégraphies dans leur déroulement sans jamais perdre de vue l’artiste, sans jamais la faire disparaître derrière les lumières ou le public. Je procède avec un découpage prévisionnel réparti sur l’ensemble du planning des concerts. Il ne s’agit jamais pour nous de  » filmer pour filmer « . Ma difficulté supplémentaire ici, c’est la présence des deux scènes. Après, on ajoute toujours quelques points de vue un peu spectaculaires et très utiles. Sur un ou deux titres, nous avons ainsi une caméra télécommandée en totale plongée. Les caméras à l’épaule, c’est plus pour l’ambiance, se retrouver à l’intérieur du public ou utiliser des amorces de mains. La vraie structure du film répond forcément aussi à des nécessités de plans beauté sur Mylène. L’esthétique est importante « .

    Huit mois avant le début des représentations parisiennes, la quatrième série de concerts donnée par l’artiste en dix-sept ans de carrière affichait déjà complet. Son titre ?  » Avant que l’ombre… à Bercy « . Revêtue d’une tenue d’amazone lamée or surmontée d’une cape à frange, Mylène Farmer y mélange chansons nouvelles et grands classiques ( » Libertine « , «  Désenchantée « …).  » Au total, nous avons filmé les dix premiers concerts à deux ou trois caméras, précise le producteur Paul Van Parys. Une fois le spectacle bien rodé, nous sommes passés à cinq ou six caméras pour les deux derniers « .  » Nous avons principalement travaillé avec des Aaton, précise de son côté le directeur de la photographie Dominique Fausset. Mais nous avions aussi une Arriflex pour varier la vitesse et l’obturation et une A- Minima, L’ouverture était plutôt agréable, entre 4 et 5.6 avec des profondeurs de champ intéressantes. Un concert est un spectacle vivant extrêmement parti- culier dans la mesure où on doit s’adapter à une multitude de lumières et d’axes différents avec obligation de cohérence au final. (La création lumière est l’œuvre de Frédérique Peveri qui aura toujours été à l’écoute de la fabrication du film).

    Les lumières de  » live  » comme on les appelle, ont de grandes variations de couleurs, de teintes, de mélanges et de puissance d’éclairage. Qui plus est, c’est un type de lumière très particulier. Dans ce contexte, l’idée est d’être le moins intervenant possible et de tout utiliser, jusqu’aux extinctions de lumière qui font partie du show. Le problème de Bercy, c’est qu’on a parfois des distances de caméra extrêmement éloignées – jusqu’à 80 mètres – ce qui crée des présences très différentes à l’image. C’est dire combien le choix du support est prépondérant « . Avec François Hanss, réalisateur de cinéma ( » Corps à corps «  en 2003 co réalisé par Arthur-Emmanuel Pierre), Laurent Boutonnat, (deux longs métrages à son palmarès avec «  Giorgino  » en 1994 et  » Jacquou le Croquant «  cette année) et Mylène Farmer en personne dont les clips ont révolutionné le genre (de vrais courts-métrages, certains en cinémascope), le support de captation ne pouvait évidemment qu’être… argentique.  » Il est évident que Mylène Farmer, Laurent Boutonnat et François Hanss sont des gens culturellement très attachés au cinéma, constate Paul Van Parys. Avec eux, la captation d’un concert équivaut, et tant mieux, à la réalisation d’un véritable film de cinéma, pas à l’enregistrement multi-caméras d’une émission de télévision. L’orientation film faisant partie de leur culture à tous les trois, l’alternative d’un tournage en HD a été très rapidement abandonnée. Au vision- nage de tests suivis d’un télécinéma sur HD, on s’est rendu compte, notamment au niveau de la colorimétrie, que le film apportait beaucoup par rapport à la HD « .  » Dès ses débuts, l’univers musical de Mylène s’est beaucoup imposé par l’image cinéma, souligne François Hanss. Il y a une part de comédienne en elle, elle a le goût de l’image. Dans un souci de beauté autant que de respect vis-à-vis du spectateur, elle a toujours défendu l’image film.

    téléchargement (3)A une époque où la vidéo pouvait se poser comme alter- native, tous ses clips étaient tournés en film. Elle a toujours recherché l’exception, elle a toujours revendiqué une production artistique ambitieuse « . Sur scène ou juchée sur une nacelle en forme de chandelier, Mylène Farmer enchaîne les costumes au fil des numéros, portant justaucorps noir et chapeau haut de forme ou robe violette à cuissardes. Dans un spectacle qui mêle la sensualité et le sacré, l’amour, la mort et la spiritualité, des danseurs habillés de noir se produisent entre deux chansons dans des chorégraphies inspirées du flamenco. De chaque côté de la scène traditionnelle, deux écrans retransmettent les images du spectacle en train de se produire.  » Peut-être mon regard est-il déformé par mon goût du cinéma, mais si nous avions tourné en vidéo, reprend François Hanss j’aurais eu l’impression d’assis- ter à une super émission de télévision. Pour moi, il était impensable de monter ou pré-monter le film dans un car-régie et de le finaliser dans la foulée. C’est au montage que le film va se mettre en place « .  » Techniquement, le support film est de toute façon ce qui se fait de mieux, ajoute le chef-opérateur Dominique Fausset.

    Dans le genre d’exercice où l’on doit retranscrire au plus près possible les sensations du  » live « , la maniabilité de la pellicule est imbattable. L’argentique offre, qui plus est, un choix très intéressant d’outils de post-production. L’avantage de tourner en film, c’est aussi de pouvoir utiliser  des caméras complètement autonomes avec pour seule contrainte l’utilisation d’un code Aaton destiné à synchroniser les rushes. Cela laisse une grande liberté au cadreur qui, sur ce type de films, doit avoir beaucoup de rigueur. C’est ce qui nourrit la qualité de lumière, la qualité de présence des artistes et la cohérence indispensable pour le montage « .  » L’argentique, explique Gilles Gaillard, directeur technique chez Mikros Image, agit comme un pur capteur. En dynamique, la base captée ainsi obtenue est plus large que celle d’un support numérique. C’est un cliché de dire que la capture numérique est plus sensible que la capture argentique. On voit bien que ce n’est pas vrai dès lors que les émulsions deviennent de plus en plus fines. En tirant parti des capacités de captations de la pellicule, les choix créatifs de post- production sont donc forcément plus prononcés, ce qui était nécessaire avec un projet comme celui-ci qui requiert beaucoup de travail en aval. En faveur du film, on cite souvent un plus grand rapport de contraste toléré et une captation différente des couleurs. Mais la captation film permet aussi de repousser l’étape de numérisation sans être gênée par le filtrage quasi-obligatoire de la captation numérique. 

    En numérique, on est contraint de choisir la balance des blancs et le tronçon sur lequel on va travailler au définitif (encore que certaines caméras commencent à mettre de côté ce type de réglages) et du coup, les choix d’image proviennent à 90% de la prise de vues. Ce n’est pas le cas en argentique. Avec une capture argentique, on peut faire des choix différents en post-production, privilégier les ombres ou les hautes lumières. En choisissant le spectre sur lequel on va travailler, on a davantage de liberté sur le rendu de l’image définitive. Si le placement des acteurs est relativement défini quand il s’agit d’un concert, l’emplacement des caméras définit aussi des gammes de rapports de contraste différents. Un personnage qui passe de l’ombre à la lumière se trouve dans une configuration qui fait que le contrôle des rapports de surexposition varie énormément. La latitude étant plus grande au moment de la prise de vues, il devient intéressant de pouvoir effectuer un travail sur le télécinéma au moment de la numérisation pour aller chercher des détails sur l’image plutôt que d’avoir un rendu homogène qui placerait systématique- ment des gens dans l’ombre. Cela permet de placer le spectateur entre  » back- stage  » et pur concert « .

    Au service de la captation, Dominique Fausset a choisi d’expérimenter la toute nouvelle (à l’époque) pellicule Kodak Vision2 7299.  » C’est une pellicule qui va plus loin que ses consœurs de la gamme Vision2 dans les contrastes et les saturations de couleurs, précise-t-il. Pour le type de lumière et la configuration de tournage d’un concert, c’est une pellicule parfaite. Très malléable, elle emmagasine beaucoup d’informations. Il faut simplement la poser le plus  » plat  » possible dans la courbe pour obtenir un maximum de rendu dans les hautes et basses lumières. Le plus surprenant, ce sont les détails qu’elle conserve dans les basses lumières. C’était d’autant plus important pour nous que le stylisme comportait pas mal de noir (certaines tenues, beaucoup de chapeaux…). Malgré ce noir qui présentait parfois des densités très fortes, elle a en permanence continué de faire preuve de finesse. C’est une pellicule qui, malgré des mélanges de textures de néon et de lumière traditionnelle, valorise les natures d’arrière-plans et la profondeur de champ « .  » C’est une pellicule qui pré- sente un possible écart de contraste spectaculaire que les supports numériques ont encore du mal à posséder « , ponctue Gilles Gaillard.  » Quand on filme un concert, il n’est pas question de trouver tel ou tel tableau trop  » sombre  » ou trop  » lumineux « , explique encore le réalisateur. La grande force de l’argentique, c’est de  » capter  » les nuances d’ouverture de lumière et de ne trahir ni les carnations ni la dynamique des couleurs dont la palette est différente pour chaque tableau. Grâce à la latitude d’acceptation de cette pellicule, on peut  » partir  » assez loin et garantir au public la cohérence du spectacle. Sur la performance ou le côté spectral de la Vision2 7299, on voit bien qu’au standard de ce qu’on obtient, on possède déjà une image très douce et très défi- nie. On garde le chatoyant du stylisme de Mylène, il n’y a rien d’ingrat ou de parasite, rien n’est  » cramé  » dans les hautes lumières. Le tableau final par exemple se devait de ressortir magnifiquement. Derrière un rideau de pluie, on découvre un escalier éclairé par différentes sources de lumière qui mettent en trompe-l’œil une perspective. Quand je vois le résultat en film, j’ai l’impression de me trouver devant un rendu technicolor. C’est plein de finesse et de demi-teintes « .  » Sur ce type de tournage, l’utilisation d’une seule émulsion permet aussi d’avoir une continuité de profondeur, de grain et de texture d’image, approfondit Dominique Fausset. Il en résulte une cohérence entre les places de caméra, leurs distances et les variétés d’objectifs utilisés. En accord avec la post-production, j’avais ainsi décidé de ne rien filtrer même si avec ce type de lumière de concert, on récupère beaucoup de  » flair « . Pour moi, cela donne de la vie aux images.

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    Une lumière de concert, ça change tout le temps, on passe régulièrement du  » chaud  » au  » froid  » et en intensité, on va de très hautes lumières à des lumières éteintes. Cette Vision2 est une pellicule qui tient très bien les montées de grain, les surexpositions comme les sous-expositions. C’est une pellicule que j’aurais vraiment envie d’utiliser maintenant avec des lumières modernes, de travailler dans la douceur sur des clips ou en publicité. Sur ce tour- nage, elle a été pour moi un véritable confort dans ma collaboration avec le coloriste Jacky Dufresne de chez Mikros Image, lequel m’a accompagné dans ce travail depuis le démarrage des tests jusqu’à la finalisation du master au lustre « .  » Son bémol, intervient Gilles Gaillard, c’est que malgré une émulsion plus douce, on se retrouve vite avec une texture de grain comparable à  » l’ancienne  » 500. (La montée de grain n’était pas encore traitée par la boîte Kodak au moment où nous l’avons essayée). Nous n’avons pas utilisé directement la boîte Kodak pour ce qui est de la fabrication de l’image définitive mais pendant toutes les étapes de recherche créative. En faisant des combinaisons Vision2 7299 + boîte Kodak, on s’aperçoit que si la boîte est un peu stricte en terme de rendu, elle fournit quand même des indications qui permettent de déterminer des ambiances et d’offrir davantage de propositions « .

    Avec un marché du CD en chute libre un peu partout, quelle sera l’exploitation principale du film ?  » Le DVD est devenu un support très important, termine Paul Van Parys, c’est la trace du travail que l’artiste a fourni, un témoignage dans sa carrière, un point de repère dans l’évolution de ses concerts. L’exploitation du DVD est notre objectif aujourd’hui avec éventuellement celle du HD DVD dans la mesure où, quand nous sortirons ce film fin 2006, les lecteurs DVD HD commenceront à se mettre en place. Le fait que le film utilise la pellicule HD Vision2 et le fait qu’on dispose d’une post-production en HD peut nous permettre d’envisager une exploitation salles… même si tout le monde sait qu’elle est difficile à obtenir. Avec la définition d’image dont le film peut aujourd’hui s’enorgueillir, c’est en tout cas une chose possible en privilégiant délibérément la qualité « .

Dominique Maillet, Actions, n°27, Automne 2006.

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Mylène Farmer mystique, d’hier à aujourd’hui

Posté par francesca7 le 1 mars 2014

 

images (6)Fini, la catin, la libertine, le garçon manqué, la callipyge ou la désabusée. Farmer est métamorphosée. Mieux: anamorphosée.Mylène Farmer revient Anamorphosée. C’est le titre de son nouvel album, qui surgit après presque cinq ans d’un silence radio interrompu, en 1992-1993, par le tournage du film de Laurent Boutonnat Giorgino. Hier encore, la peine était son amie, le Styx, sa frontière, la schizophrénie, son démon. A 34 ans, Mylène Farmer
«vertige de vivre». Décidément, le monde ne tourne plus rond.

«Vertige est un mot clef, sourit celle qui d’habitude s’expose, mais ne se livre jamais. J’ai, fatalement, changé. J’ai grandi. Je me suis ouverte à la vie.» Mylène Farmer, surnommée naguère chanteuse «cliptorridienne», a S/Misé les images vidéo et perverti les mots, s’effeuillant au fil des années 80, à la fois saphique (Plus grandir), catin (Libertine), garçon manqué (Sans contrefaçon), callipyge (Pourvu qu’elles soient douces) et désabusée (Génération désenchantée).

Conçus telles des mécaniques provocantes, ses tubes dance (plus de 4 millions d’albums vendus), composés par Boutonnat, son alter ego, s’imprègnent alors du fantastique à la Edgar Poe et de la parole de Cioran et précipitent, entre autres fantasmes, les cimetières, la neige, le sang. Désormais anamorphosée, Mylène déforme son miroir et reconstruit la réalité: «J’irai cracher sur vos tombeaux/ N’est pas le vrai, n’est pas le beau/ J’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer» (Rêver).

Vénus sans visage
Métamorphosée, Mylène Farmer – voiles noirs, talons hauts, jambes façonnées pour la danse – joue transparence et tempérance dans le salon privé d’un palace parisien. «Anamorphosée signifie que ma perception de l’univers s’est élargie et que je la rassemble en une idée, en une essence.» Vénus sans visage sur la pochette sépia shootée par Herb Ritts – «une allégorie de l’esprit voyageur» – Mylène Farmer invite en 12 titres à un road movie introspectif – un souhait vers l’éveil, un adieu aux larmes. «J’aurais pu continuer à vivre, et vivre mal: le goût du néant se révèle vite enivrant. Périlleux aussi. On finit par devenir stérile.»

Longtemps possédée par «les angoisses révélées, les angoisses absolues de la mort et de l’au-delà», Mylène Farmer a quitté les cieux souterrains pour l’illumination. «J’ai suivi ce chemin guidée par des lectures et des réflexions. Et, j’oserais dire par hasard, ma route a croisé un auteur, Sogyal Rimpoche, une philosophie, Le Livre tibétain de la vie et de la mort. Ce n’est pas tant le bouddhisme qui m’attire que les mots, les images, le réconfort. L’idée que, pour apprivoiser la vie, il faut d’abord accepter la mort.» Dans L’Instant X, Mylène appuie: «L’an 2000 sera spirituel/ C’est écrit dans Elle.» «Le manque de spiritualité est probablement dangereux. Je pense qu’il faut élever l’esprit, changer les comportements, faire don de soi, mais sans forcément célébrer un dieu ou une religion.»

Anamorphosée, enregistré à Los Angeles, où Mylène Farmer a passé plusieurs mois, alterne des ballades éthérées à la troisième personne (Mylène s’en fout), des humeurs gainsbouriennes(Vertige) et des morceaux troublés de guitares et d’ésotérisme (XXL, Tomber 7 fois, Eaunanisme), le tout composé, arrangé et produit par Laurent Boutonnat. La voix, cristalline, s’aventure parfois dans des registres plus bas et explore une cartographie de la douleur, de l’exil, de l’extase, de la renaissance.

téléchargement (8)«Tu veux t’expulser de toi/ Mais ta vie fait envie», s’auto-analyse Mylène Farmer via Et tournoie… «Bien sûr, dans une chanson, il y a forcément de soi. Mais parlons plutôt de l’artiste…», souffle-t-elle en confiant que le texte lui a été inspiré par le cône de lumière de Jérôme Bosch, l’un de ses peintres préférés avec Basquiat, Ernst, Schiele. «Je me suis fabriqué une famille de peintres et d’écrivains. Julien Green, Paulo Coelho – on m’a d’ailleurs offert L’Alchimiste quatre fois: un signe – ou Primo Levi, dont Si c’est un homme, une œuvre grave et pleine d’espoir, ne me quitte jamais.»

Après sa première et unique tournée, en 1989, Mylène Farmer s’interrogeait publiquement: «A quoi je sers». Aujourd’hui, on brûle de lui demander: «Qui êtes-vous donc, Mylène Farmer?» «Il y a en moi de la provocation, de la force, de l’effacement, et beaucoup, beaucoup de paradoxes.»

article paru sur http://blogs.lexpress.fr/

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Mylène Farmer et la Radio

Posté par francesca7 le 26 février 2014

    • Mylène Farmer choisit RFM

      Pour la première fois, depuis le début sa carrière, Mylène Farmer confie un partenariat officiel sur l’un de ses événements à une autre radio que NRJ. Mylène Farmer a en effet choisi RFM pour la séance unique du 27 mars prochain de « Timeless 2013″, le film de sa tournée éponyme, qui a pulvérisé tous les records.

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      « Timeless 2013« , c’est 10 représentations à Bercy, 39 dates, 14 villes, 5 pays et 500 000 spectateurs. « Soutien inconditionnel de Mylène Farmer », RFM est donc fière de s’associer à cet événement cinématographique. Le 27 mars prochain à 20h, plus de 200 salles de cinéma en France, en Belgique et en Suisse diffuseront en exclusivité et pour une séance unique « Timeless 2013« . 
      Partenaire privilégié de cet événement, RFM offrira à une poignée d’auditeurs, une projection privée de ce film le 16 mars à Paris. Des places pour cet événement, ainsi que pour les projections du 27 mars seront prochainement à gagner sur RFM.
      article paru sur http://www.lalettre.pro/

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MERCI à Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 26 février 2014

 

 

myleneMOBILISATION – La chanteuse va fêter ses 30 ans de carrière. Pour l’occasion, un appel à financer la publication d’une demi-page de remerciement a été lancé par ses fidèles sur My Major Company.

Trente ans plus tard, Mylène Farmer se fait toujours aussi discrète dans les médias 

En mars 1984, une jolie rousse sortait son premier single baptisé  »Maman a tort ». Trente ans plus tard, Mylène Farmer est toujours là et cartonne toujours autant. Les preuves s’accumulent. Avec 4,7 millions d’euros, l’artiste s’est hissée en tête du classement des chanteurs les mieux payés en 2013, selon Challenge. Son dernier album Monkey Me, sorti en décembre 2012, a été certifié disque de diamant moins d’un mois après sa sortie. Sa tournée « Timeless 2013″ a rassemblée pas moins de 500 000 spectateurs sur 39 dates dans 14 villes et 5 pays. Pour finir, plus de 40 000 billets ont déjà été vendus pour la diffusion, le 27 mars, de son show futuriste « Timeless 2013 – Le film » dans 160 salles de cinéma en France.

Appel aux dons sur My Major Company

Pour fêter ses 30 ans de carrière, ses fans ont eu l’idée de publier une demi-page de remerciement dans Libération. Pour financer cette publication, ils ont créé un compte via My Major Company. Comme ils l’expliquent sur la page dédiée au projet, ils se sont inspirés de proches de Mylène Farmer qui avaient acheté dans le même quotidien, le 18 mai 1989, une pleine page avec écrit  »Mylène, ceux qui t’aiment te saluent ». Il était alors question de soutenir la chanteuse avant un de ses premiers grands concerts parisiens. Libération a, de son côté, décidé de soutenir les fidèles de l’artiste en divisant par deux le prix de la pub. Mardi soir, le compteur a déjà atteint les 3 313 euros, soit 35% de la somme totale. Il reste encore dix-neuf jours pour réunir la somme.

article paru sur  : http://www.metronews.fr/

 

 

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Fat come back de Boutonnat

Posté par francesca7 le 26 février 2014

BoutonnatPhoto03

Laurent Boutonnat est aux commandes du nouvel album de Mylène Farmer, Monkey me, sorti le 3 décembre 2013. Il en a composé toutes les musiques, dirigé les arrangements, et écrit les paroles d’une chanson « Nuit d’Hiver », reprises de « Chloé » (1986).

320px-ChateauPron_(3)Laurent boutonnat dévoile sa vie privée

C’est le site russe mfarmer.nu  qui a sorti le premier l’info. Laurent Boutonnat qu’on pensait secret et très soucieux du respect de sa vie privée pose avec sa compagne actuelle, Ilona Orel, dans leur maison pour la version russe du magazine britannique Tatler.nu pour son numéro de juillet 2012. L’article laisse nombre d’indications sur la demeure où le couple vit. Il s’agit d’un manoir de style rustique construit au XVIème siècle que Laurent Boutonnat a acquis en 2000 à Pronloroy, 70 km de Paris, dans l’Oise. Laurent Boutonnat habitait auparavant sur la commune d’Elincourt-Sainte-Marguerite, à 20 km plus à l’est. L’article raconte qu’il en est parti à cause des admirateurs qui battaient le pavé devant chez lui. Sa décision de révéler sa vie privée à la presse est d’autant plus surprenante.

Plusieurs sites, dont innamoramento.net et mylene.net ont traduit et compilé es différentes informations contenues dans les six pages de l’article :

-          dans l’une des chambres du château, se trouve un cheval de bois présent dans une chambre d’orphelin dans le film Giogino (il est visible sur la page photo)

-          Laurent Boutonnat garde les éléments des décors de ses films dans le grenier du château

-          le parc du château abrite lièvre et cerfs

-          dans le château, une salle de cinéma avec écran géant et un studio de musique ont été aménagés.

Puisque Laurent Boutonna a lui-même décidé de révéler là où il vit, nous aurons donc, pour la première fois, moins de réticence à aller un peu plus loin dans l’enquête.

Le manoir que l’on voit dans l’article est bien le château principal de Pronleroy (400 habitants), au 9 rue du Général mangin. Le bâtiment principal bâti au lieu des « dix huit mines » date en effet du XVIème siècle, mais il contient des éléments de l’ancienne demeure du XIIIème siècle. Les ailes latérales ont été ajoutées par la suite. Le tout est classé aux « Immeubles des Monument  Historiques » depuis 1949. Il contient un château à trois ailes et plusieurs dépendances classées, comme l’avenue centrale, les bâtiments des communs et le pigeonnier. Il est facilement situable par photo satellite, au cœur d’un grand parc boisé.

Si on ne voit pas bien les limites du bois attenant à la propriété, les relevés cadastraux de la commune de Pronleroy dévoilent l’étendue exacte du domaine. Il est composé de plusieurs parcelles : les communs et le pigeonnier sont à gauche du château et sont disposés en carré, tandis qu’une parcelle abrite un vieux château  d’eau qui alimentait le village.

Comment être sûr qu’il s’agisse bien de ce château, et que l’article russe ne veuille pas nous induire en erreur sur demande d’un Laurent Boutonnat soucieux de sa tranquillité ?

En comparant la phot de la première page de l’article aux clichés d’époque du château (par Philippe Bonnet Laborderie), on remarque que l’aile droite du bâtiment a exactement le même style (rustique, en pierres de tailles et coins fortifiés) la même toiture (avec les lucarnes de toit arrondies et aux toitures triangulaires), le même nombre de fenêtres (même nombre de séparation par le s petits-bois) et surtout le détail qu ne peut tromper : le vestige de colonne caractéristique qui fait l’angle du bâtiment. On devine de surcroît le toit du bâtiment principal poindre derrière l’aie photographiée.

On peut d’ailleurs voir plusieurs autres photos d’époque sur le site de la ville de Pronleroy.

A la vérité, la situation précise de la demeure du cinéaste n’est pas un scoop. Un article du quotidien « le Courrier Picard », daté du 23 décembre 2011 révélait déjà noir sur blanc l’identité du propriétaire de cette éblouissante demeure :

« A Pronleroy, le château caché de Laurent Boutonnat

Le château de Pronleroy est mal connu. Les recherches menées par la commune à l’occasion d’une célébration ne sont pas allées bien loin, en dépit de ses efforts, et la Société historique de Saint Just en Chaussée (dans l’Oise) n’en sait pas davantage sur le sujet qui relève de ses compétences. Si sa documentation est rare, l’édifice n’offre lui-même aucun indice au passant, dissimulé qu’il est derrière la végétation persistante.

Son propriétaire est en revanche fort connu. Il est l’auteur de « Jacquou le Croquant », le film adapté de l’histoire d’Eugène Le Roy sorti au mois de janvier 2007, dont il a écrit également la musique. Laurent Boutonnat a plusieurs cordes à son arc, réalisateur de cinéma, il compose surtout pour la chanson depuis sa rencontre avec Mylène Farmer en  1984. Pour le château, il faut donc se fier pour le moment aux photographies prises il y a quelques années par Philippe Bonnet-Laborderine, regretté historien de Beauvaisis. C’est un beau bâtiment de pierre de la fin du XVIIè sicèle, dont la façade arrière est plus pure, plus majestueuse que la façade principale, quelque peu alourdie par les ailes en retour édifiées par la suite. Une belle grille flanquée Fat come back de Boutonnat dans Mylène 2013 - 2014de deux pavillons d’entrée, un pigeonnier, des communs, dont l’un d’eau remonte au XVIè siècle, complètent cet ensemble secret ».

                                                                                                              « le Courrier Picard », le 23 décembre 2011.

Trois semaines seulement après sa parution, un site communautaire consacré à Mylène Farmer, myleneobsessions.forumpro.fr   relayait déjà l’information sur son forum en faisant état de l’article. L’adresse ne s’était toutefois pas davantage ébruitée sur le web, et tout le monde respecta la tranquillité du propriétaire. Depuis, l’article initial a été effacé des archives web du journal.

Il ne est aujourd’hui ce reportage voulu par Laurent boutonnat exposant sa compagne, l’intérieur et l’extérieur de sa demeure, et la localisant assez précisément (il n’y a qu’un seul château à Pronleroy). Courageux.

 

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Le space-opéra de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 20 février 2014

 

    téléchargement (4)L’image frappe dès l’entrée en salle : un énorme coffre, une porte ornée monumentale interdit l’accès à un temple (très boutonnesque j’oserais) on ne peut plus mystérieux. Mur aveugle qui fait monter progressivement une excitation que rien ne peut contenir. C’est après un court-métrage d’Alain Lescalle (mélange confus de guirlandes japonisantes sur une esthétique de jeu vidéo des années 90) que le scaphandre cybernétique renfermant la chanteuse attirera les regards au centre du plafond de Bercy. Et c’est après une descente et un parcours qui le mène au pied du temple que le ton esthétique du show est donné : coiffure pour le moins inattendue composée de marguerites improbables, tenues multicolores de robes lamées et de corsais surchargés, soupiraux de pierre et escaliers vertigineux, le temple dans lequel nous entrons est celui du délire visuel …et textuel. L’entrée en scène se fait au son scratché de chœurs scandant « shut up Farmer » (« Ta gueule Farmer »), ce qui promet pour les 2h30 de show qui suivent.

    De quoi être bousculé. On ne peut qu’être déçu par l’enchaînement mollasson des toutes premières chansons (XXL sans envie, California lassant, Dans les rues de Londres au minimum syndical). Mais c’est avec la chorégraphie percutante (et sans danseuses) de Pornographique que le spectacle démarre vraiment. La suite assez rythmée (ouf!) fait étrangement l’impasse sur 2 albums (Cendres de lune, et Innamoramento), et reste à l’image de l’entrée en scène : un certain futurisme des années 80 sur des décors de « La Belle et la bête ». Chapeaux haut-de-forme sur Sans ContrefaçonJe t’aime mélancolie en altitude sous des voiles rétractables, Q.I. et sa chorégraphie hispanisante reprenant les gestes du clip, et à la surprise générale Les Mots en duo avec l’imposant (et charmeur!) batteur, Abraham Laboriel Jr. (quand on vous dit que c’est dans le délire !).

    Un chandelier aux allures du pieuvre pose la chanteuse sur une scène centrale en forme de croix de malte (symbole du secourisme) pour un tableau marquant le milieu du spectacle. La proximité de tout le public donne une force indéniable à un long tableau composé de chansons acoustiques (Redonne-moiRêver, Ainsi soit-je…) accompagnées par Yvan Cassar sur un piano noir collé à une plateforme réversible. Fin de la partie avec LA réussite du spectacle : un Désenchantée ultra dansant en formation restreinte (Abraham sur une mini-batterie pas plus grande qu’un guéridon, une simple guitare, une unique percussion et Yvan fidèle au piano), et une Mylène tournoyante avec ses danseuses pour que chacun des spectateurs tout autour d’elle n’en perde pas une miette. C’est, avec Sans Contrefaçon, les deux moments forts du show …car peut-être les deux seuls vrais tubes. 

  téléchargement (5)  Avant que l’ombre la bien nommée clôturera un spectacle foisonnant en entrouvrant un rideau d’eau sur un Mylène Farmer d’une neutralité retrouvée, qui disparaîtra symboliquement nue au sommet d’un escalier féerique orné de lustres suspendus à une autre planète. Rappel du rideau d’eau, le mot « passé » écrit en retombées pluvieuses (première technique mondiale) s’écrasera au sol à plusieurs reprises. De loin le final le plus réussi, le plus émouvant aussi. Le final suicidaire du concert de 1989 (que décidément rien ne vaut) n’est pas très loin dans cette grille du cimetière remplacée par le monumental coffre dont la résonance de la clôture résonne encore à nos oreilles.

    A chaud, un spectacle incroyablement délirant et forcément jouissif, tant le retour de la vraie audace du duo Farmer-Boutonnat était attendu.

Dr. Jodel, le 14 janvier 2006.

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Une séparation des 2 compères FARMER/BOUTONNAT

Posté par francesca7 le 20 février 2014

 

« Nous n’allons pas continuer à faire ceci impunément. Un jour on va le payer très cher, parce que nous perdons conscience de la violence, de la noirceur, de la morbidité ».

Citation Laurent BOUTONNAT – mai 1989

téléchargement (3)Après le mauvais moment de la sortie de Giorgino, Laurent Boutonna aurait vécu une période très dure sur laquelle nous ne nous attarderons pas. Les tournages du film s’étant mal passé avec Mylène Farmer (un technicien ayant révélé à la presse les violentes prises de bec entre les deux acolytes), Laurent Boutonnat décide en accord avec la chanteuse de mettre un terme à leur collaboration cinématographique. Laurent Boutonnat déclarera 13 ans plus tard (en décembre 2007) par une phrase insérée dans le livret du DVD : « A un moment donné, vous n’écoutez pas ce que vous devriez entendre, de l’extérieur, de certaines personnes. Peut-être foncez-vous avec des œillères… Comme j’étais très volontaire, mon entourage était sans doute impressionné et laissait faire. ce que j’ai compris avec Giorgino c’est aussi à entendre, à écouter ».

MYLENE Farmer s’exile alors seule à Los  Angeles et commence à écrie quelques chansons. Laurent boutonnat viendra la rejoindre en mars 1995 et lui composera 11 musiques qui lui serviront pour l’album Anamorphosée. Ils ont depuis visiblement décidé de travailler conjointement (par la composition) mais sans renouer avec l’épreuve des tournages. Laurent Boutonnat ne réalisera plus aucun clip pour Mylène Farmer jusqu’en 2001, se contentant en 1996 de co-réaliser Live à Bercy avec François Hanss, son assistant de longue date. Mylène Farmer travaillera avec des réalisateurs qui tourneront pour elle des clips plus laconiques. Marcus Nispec et Abel Ferrara se démarqueront totalement du « style Boutonnat » tandis que François Hanss , Mickaël Haussman et Shing Siu-Thung s’inspireront ouvertement de certains des courts-métrages de Laurent comme plus Grandir, sans Contrefaçon ou Tristana. Le cascadeur Mario Luraschi, qui a souvent collaboré avec Laurent boutonnat fait appel à lui pour composer la musique de son premier long métrage (le Pèlerin) en  1998, qu’a produit Luc Besson. Le résultat s’approche un peu de la musique de Giorgino, avec aussi des sons empruntés au Vertige qu’il a composé pour Mylène Farmer quelques mois auparavant.

Laurent Boutonnat refus toute interview et diffusion de Giorgino, voulant visiblement faire de son long métrage un film maudit. Le film sera tout de même contractuellement diffusé en novembre 1995 sur Canal Plus. Boutonna attendra 1997 avant de reprendre réellement la caméra pour l’ancienne actrice Nathalie Cardone pour laquelle il réalisera 4 clips. Ils ne sont pas mauvais mais ne feront pas beaucoup parler d’eux, car n’apportant rien de plus à son œuvre et à son univers déjà complet. Le succès international que connaître Hasta Siempre ne se répercutera ni sur les singles suivants, ni sur l’album sorti en mars 2000.

« Giorgino n’est pas sorti en DVD car c’est une histoire qui a été assez difficile à vivre. Ce film n’a pas marché du tout. A l’époque, j’avais presque financé moi-même 80 % de ce film donc i a fallu rebondir. J’ai pu en fait récupérer les droits de ce film, d’exploitation vidéo etc… et à ce moment-là, je n’avais qu’une envie, c’était de prendre les droits, les mettre dans un tiroir et ne plus jamais en entendre parler. C’est aussi simple que ça. Peut-être qu’un jour, je le sortirai en DVD. Peut-être après un autre fils… Voilà »

déclaration de  Laurent Boutonnat, conférence de presse, décembre 2004.

 

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Décor Boutonnat-Farmer

Posté par francesca7 le 11 février 2014

 

images (19)Mylène écrit le texte de Plus Grandir sur une musique de Laurent. Celui-ci réalisera le clip dans lequel ont retrouvera des traces de sont éducation religieuse chez les jésuites. C’est Polydor, fraîchement racheté par le mastodonte Universal, qui décide de miser sur Mylène et Laurent alors qu’ils n’ont encore aucun succès à leur actif. La confiance est là et il en faut un minimum pour pouvoir progresser. Justement, cela viendra très vite avec le premier album de Mylène Farmer Cendres de lune sorti en 1986, presque entièrement conçu par Laurent. Il signe la pochette, la musique et quasiment toutes les paroles. Le clip phare de l’album réalisé également par ses soins est bien sur Libertine. Sa diffusion est favorisée par l’arrivée récente des nouvelles chaînes privées française comme la musicale TV6 (ancêtre d’M6). C’est sur TV6 que le grand public a pu découvrir les images sulfureuses du clip. Le titre fait la meilleure entrée dans le top 50 télévisé par Canal + en se plaçant directement 43ème. D’autres chansons moins connues telles Vieux bouc ou Chloé restent inoubliables. Le truc de Laurent vient des instruments et notamment des samplers. Il leur donne d’ailleurs des petits noms comme « Les moines fous du Tibet » pour désigner des chants grégoriens ou plus tard « Paul Ramirez del piu » représentant sur les prochains albums des sons créés par Laurent (flûtes, harpes, percussions, bagpipes). Les albums se suivent, Ainsi soit je… puis l’autre… Laurent qui instruit lui-même ses claviers un a nouveau programmateur: Patrice Rouillon-Tersoff de Gironville. C’est homme au pseudonyme à coucher dehors sort en fait de l’imagination de Laurent car c’est lui seul qui est au commandes. Ce délire fait peut-être rire Laurent uniquement mais si ça lui plaît…  

 

Le décor Boutonnat-Farmer est désormais planté. Fin 1987 marque la sortie du second album Ainsi soit je… et Laurent profite de l’occasion pour créer sa propre société de production discographique, Toutankhamon SA (qui a cessé depuis toute activité). TV6 est défunte mais le clip Sans contrefaçon fait bien plus que son bonhomme de chemin sur d’autres chaînes. Ainsi soit je crée également l’événement. Puis vient le tour de Pourvu qu’elles soient douces. C’est la consécration avec un film durant pas moins de 17 »52. Ce clip écrit par Gilles Laurent  sera nominé aux victoires de la musique. C’est ce même Gilles Laurent qui travaillera sur les ébauches du film Giorgino que Laurent Boutonnat lui présente. Ils collaboreront ensemble sur le long métrage pendant quatre ans. Une proposition de financement du film eut lieu puis vite abandonnée. Laurent décide alors de remanier l’histoire du film. Il prépare ensuite la future scène de Mylène pendant qu’elle s’occupe de la promotion de l’album. Laurent Crée la société Heahtcliff SA qui lui permettra de produire la tournée ainsi que ses prochains films. Le Tour 89 est lancé et pendant deux semaines se joue à guichets fermés au Palais des Sports de Paris. Le spectacle se déplacera ensuite pour soixante dates dont deux à Bercy compte tenu du succès parisien rencontré à la porte de Versailles. Laurent emploie les grands moyens et filme le spectacle durant deux soirs à Bruxelles. D’autres scènes seront ajoutées plus tard au film du concert.

6 octobre 1989 : Laurent et Mylène lancent la société Requiem Publishing qui édite depuis tous les disques de Mylène. L’album L’autre… est justement en préparation. Puis vient le temps des tournages comme Désanchantée en dans le froid hongrois du mois de février 1991. Laurent y prend des repérages pour son prochain film Giorgino. C’est Laurent Boyer qui réservera à Mylène et à l’album un accueil promotionnel chaleureux dans son « Fréquenstar »sur M6. Laurent sera nominé pour la troisième fois aux victoires de la musique en tant que réalisateur pour le clip Désanchantée. Dans cet album, il y a un duo inattendu avec Jean-Louis Murat pour le titre Regrets, qui fait l’objet d’un clip.

images (20)1992 : Laurent se consacre principalement à son film Giorgino. Il tournera néanmoins les clip Je t’aime mélancolie et Beyond my control. Ce dernier sera le dernier clip pour Mylène pendant quelques années. Le tournage de Giorgino débute en décembre 92. Mars 1993 marque le montage et l’écriture de la musique, après un tournage éprouvant et épuisant. Laurent retourne en Europe de l’est afin d’enregistrer la musique avec l’orchestre philharmonique de Pragues. La post production de Giorgino se terminera en août 1994. Après deux ans de travail, le film au cinéma le 5 octobre 94. Le film et Laurent sont littéralement descendus par la critique. Le succès, lui, est plus obscure que les salles et ne se présente pas au rendez-vous. Laurent est profondément blessé et cela va se ressentir dans la relation professionnelle qu’il entretien avec Mylène. Le duo décide d’arrêter leur collaboration cinématographique en préservant le côté musical. Mylène part seule en Californie et Los Angeles devient sont nouveau lieu d’inspiration.

 

Mars 1995 : Départ de Laurent pour la cité des anges. Il rejoint Mylène et lui compose la musique du futur album Anamorphosée. Laurent ne réalisera pas les clips. Trève de commentaires sur l’esthétisme et la collaboration avec Marcus Nispel (nous avons évidemment été habitués à mieux) il y a quand-même la griffe humoritique de Luc Besson qui mettra Que mon cœur lâche en images.

 

1997 : Laurent Boutonnat, qui privilégie un temps son côtéaffairiste à  sa carrière artistique, fonde Caliphora S.A, une société de production dédiée à sa nouvelle égérie Nathalie Cardone. Une décision professionnelle qui n’a pas manqué de froisser Mylène. Une crise s’installe entre les deux compères. Par ailleurs, exit les autres sociétés de Laurent Boutonnat, Heathcliff et Toutankhamon qui cesse leurs activités. C’est la valse des créations d’entreprises puisque Mylène produit désormais ses disques via Stuffed Monkey. 

 

1999 : Innamoramento sort, c’est le cinquième album studio de Mylène. Laurent y compose neuf titres. L’album est comme pour les quatre premiers un succès et sécoule à plus d’un million d’exemplaires. Laurent ne réalisera là encore aucun clip de l’album et se révèlera absent de la tournée le Mylenium Tour. Il ne réalisera donc pas le film du concert laissé aux bons soins de François Hanss. L’entourage proche ainsi que des fans se posent des questions concernant la continuité de leur relation.

 

2000: Laurent étend ses activités d’homme d’affaires en créant L.B Société Civile Immobilière qui gère la vente de biens immobiliers. Laurent souhaiterait-il tourner la page artistique? Cela pourrait le laisser penser car c’est quand-même un tournent radical! Rien à craindre car Laurent et Mylène produisent en mai la toute jeune Alizée via la société Requiem Publishing. Mylène écrit les textes et Laurent se charge de la musique. L’albumGourmandises sort en juillet soit deux semaines avant Innamoramento.

 

2004 : Laurent est de retour sous un nouveau jour, il produit le nouvel album de Kamal Kacet, un artiste kabile. Puis c’est le grand départ pour le tournage de son dernier long métrage, une adaptation du roman d’Eugène Le Roy, Jacqou le Croquant dont la sortie en salles est prévue pour le 12 octobre 2006. C’est un défi et une quête de reconnaissance pour laurent, après l’échec cuisant de Giorgino. Il a un talent atypique certes mais qui doit sortir de l’ombre. Justement, Avant que l’ombre… est le prochain album de mylène et laurent travaille avec elle en studio. Il assurera également la conception et la régie des concerts de janvier 2006 à Paris-Bercy. La scène sera si grandiose qu’elle ne pourra être transportable et restera donc plusieurs dates  au même endroit. C’est l’effervescence, Laurent, frénétique, se trouve au milieu d’une armée d’ingénieurs du son et dansotte, prend des notes, rallume sa pipe parmi les ordinateurs, les consoles et la technique digne d’un épisode de Star Wars.

 

2007 : Le 17 janvier marque la sortie de Jacqou le Croquant, avec un peu de retard mais il faut bien ça pour Laurent l’alchimiste perfectionniste. Ce film est une très belle œuvre et la consécration est cette fois au rendez-vous.

  

Mylène Farmer incarne la plus belle rencontre de Laurent Boutonnat. Leur relation, très intense, a donné lieu à de nombreuses rumeurs sur une éventuelle liaison amoureuse. Celle-ci n’a cependant jamais été confirmée. Il s’agirait plutôt d’un affectif « frère – sœur ».

 

Si Laurent Boutonnat est incontestablement un grand réalisateur français et un compositeur exceptionnel, il n’a pas obtenu une place de choix auprès des médias, de la profession et du grand public. Mais désire-t-il vraiment être acclamé et adulé comme certaines mégastars du show biz ? Bien sur que non, ce n’est pas dans son tempérament. Laurent a gardé son âme d’adolescent prodige et il a besoin qu’on comprenne ses créations, juste d’un peu de reconnaissance.

 

extrait d’un article de Stéphane Pichet sur http://www.myleniumarte.eu/

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Laurent en collaboration étroite avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 11 février 2014

 

Ainsisoi2Le second album écrit par Mylène et Laurent est : AINSI SOIT JE qui sortira fin 1987 ; Laurent Boutonnat crée pour l’occasion sa première société de production discographique : Toutankhamon SA du nom du pharaon égyptien persécuté par le clergé d’Amon. Cette société, basée au 24 rue d’Aumale dans le neuvième arrondissement de Paris a depuis cessé ses activités. Résident toujours à cette adresse, il fonda la société Requiem Pulishing avec Mylène Farmer. Le clip du premier extrait Sans Contrefaçon (remake de la Ballade de la Féconductrice) passera en exclusivité à la télévision le soi du réveille 1988, créant l’événement. Suivront le clip d’ainsi soit Je et surtout film grandiose de Pourvu qu’elles soient Douces, suite de Libertine tourné deux ans auparavant. Le clip sera d’ailleurs nominé aux Victoires de la musique. Il en écrit l’histoire avec le scénariste Gilles Laurent, auquel il présentera le synopsis du film ébauché lorsqu’il avait 18 ans : Girogino. Tout deux travailleront dessus pendant quatre ans. Un producteur lui propose alors de financer le film. A ne se fera pas, alors Laurent réécrira l ’histoire. Depuis que le cinéaste produit lui-même ses courts-métrages, il peut se permettre des budgets colossaux comme celui nécessaire à la réalisation de Sans Logique (1989). Ce film aura nécessité un aménagement coûteux des studio d’Arpajon.

Mais Laurent Boutonnat est aussi homme d’affaire, producteur ambitieux, il se serait fait aider financièrement par l’Etat français en 1988 (grâce à Jack Lang). Un réalisateur-producteur aidé aussi par l’europe  de 1987 à 1994 qui finançait une partie du budget de ses clips pour disaient-ils « une aide à l’expérimentation », car Boutonnat, comme Luc Besson, utilisaient à l’époque de nouveaux logiciels d’effets spéciaux encore en développement .

Pendant que sa collègue fait la promotion de l’album, Laurent Boutonnat prépare un spectacle qui va lui permettre de sublimer sont univers en l’extrapolant sur une scène. C’est notamment pour cela qu’il crée le 19 janvier 1989 la société Heathcliff SA (du nom du héros des Hauts de Hurlevent) qui lui permettra de produire sa journée et ses prochains films. Après un essai transformé à Saint Etienne (après lequel Boutonnat tournera le symbolique A quoi je sers) puis deux semaine sà guichets fermés au Palais Des Sports de Paris, le show parcourra la France en 60 dates dont deux à Bercy. Pour la première fois Mylène se forte de près aux fans : cette espèce de monde parallèle où les chansons remplacent les pensées, et où les poses tiennent lieu d’action. Laurent Boutonnat pense lui  au film qu’il tirera de cette tournée. Durant  2 soirs à Bruxelles il filmera lui-même le concert à l’aide de grands moyens de prise de vue (Loumas, steady-cam, le tout sur support 35 mn) et Bétacam). D’autres scènes extérieures seront tournées dans les environs d’Arpagon et s’intégreront au film lors du montage. Celui-ci justement durera près d’une année. Laurent Boutonnat s’associe à Mylène Farmer le 26 octobre 1989 pour créer à l’occasion de la sortie du double album En Concert une société d’éditions phonographiques, Requiem Publishing, qui édite depuis tous les disques de la chanteuse sans exception. La sortie en salle et sur vidéo se fera finalement le 25 septembre 1990

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Mais Mylène, qui est donc Laurent B.

Posté par francesca7 le 7 février 2014

 

images (2)Que sait-on de Laurent Boutonnat ? Finalement peu de choses, tant ses interviews sont rares ; qu’il a été dans les années 80/90 le réalisateur de clips dont on a le plus parlé sans jamais le voir ; ceux de Mylène Farmer. L’écrivains Philippe Ségui évoque le mieux, en peu de mots, le mieux le réalisateur :

« Laurent Boutonnat fonctionne par odeurs. Celles de la neige, du vent, du froid et celle aussi de la misanthropie. L’œuvre est souvent tragique et affiche une douleur, une solitude et un univers qui lui sont propres. Ses films qui n’ont pas d’âge nous parlent d’un monde mélancolique qui a la couleur de la fatalité ».

Laurent Pierre-Marie boutonnat est né le 14 juin 1961 dans le XIVè arrondissement de Paris, de Pierre-Louis Boutonnat et marielle Brunher (mariés depuis le 16 juin 1960). Du côté de son père, Laurent Boutonnat est le petit fils de Charles Boutonnat, administrateur de la France d’Outre-Mer, et de Alice Nivot. Non moins célèbre dan les monde des chefs d’entreprise, Pierre-Louis Boutonnat, le père de Laurent, est né à Saint Louis au Sénégal le 4 février 1935 et a derrière lui une impressionnante carrière : tour à tout dirigeant de dizaines d’entreprises, puis de la Croix Rouge, et toujours en 2004 de la société WWF, il a été décoré de la Légion d’Honneur, de l’Ordre National du mérite, et figure dans le Who’s Who officiel.

Laurent Boutonnat grandit avec son frère Dominique et ses trois sœurs au 51 Bd Auguste Blanqui dans le XIIIè arrondissement de Paris : Caroline, Bénédicte, et Stéphanie, devenue journaliste à la matinale de France Inter jusqu’à fin 2008, avant de travailler pour BFM TV. Il se servira d’ailleurs de membres de sa famille pour monter ses sociétés d’éditions phonographiques et aussi de son petit frère Dominique dans son premier long métrage : Ballade de la Féconductrice en 1980. le même qui produire Jacquou le Croquant 26 ans plus tard. Laurent Boutonnat a déjà réalisé dans son enfance de nombreux courts-métrages amateurs avec la caméra Super 8 de ses parents. Son premier essai date d’ailleurs de 1971 où il transpose Bambi chez les humains. Lors de ses fils il dit vouloir déjà tout maîtriser : de la mise en scène à la musique, du maquillage à l’interprétation elle-même ! Parallèlement, i étudie la musique, notamment le piano dès l’âge de cinq ans.

Vidéo : Ballade de la Féconductrice :

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=2pTMjfj8kQw&feature=youtu.be

Au collège, Laurent Boutonnat est chez les jésuites. On retrouvera d’ailleurs des traces de cette éducation dans le clip de Plus Grandir (1985). Il s’y déplaît n’est doué qu’en littérature et est plusieurs fois renvoyé. A quinze ans il décide d’abandonner ses études pour aller chercher du travail. C’est aussi l’âge à partir duquel il abandonne l’apprentissage des instruments que lui faisaient apprendre ses parents, et notamment celui du piano. Parallèlement aux petits boulots qu’il cherche, Laurent prend des courts de théâtre durant trois ans et il écrit chez lui avec un professeur d e philosophie. Il déclarera plus tard « avoir pris goût à cela »…

Laurent Boutonnat le sait déjà : son unique objectif est le cinéma. Il commence à développer dans sa t^te plusieurs projets de long métrage dont un film nommé Giorgino (qu’il reprendra dix ans plus tard). Il réalisera finalement Ballade d la Féconductrice qui restera deux semaines à l’affiche à Paris . Plutôt que de retourner à l’école, Laurent Boutonnat, déçu, ne fait plus rien jusqu’à sa rencontre avec Jean-François Chauvel. Ce grand reporter de télévision (mort en 1986) devait tourner plusieurs émissions de reportages scientifiques sur les énergies nucléaires. Laurent Boutonnat saisit sa chance et postule comme caméraman pour toute la série d’émissions. Il avouera plus tard : « J’avais prétendu m’y connaître en technique pour qu’il me prenne, et j’ai dû potasser le manuel comme un fou !  il part donc pendant un an dans les quatre coins de la France pour tourner les images de ces reportages, « La meilleure école » selon lui.

Laurent Boutonnat a alors 20 ans et se lance dans une nouvelle aventure où il utilisera ses facultés d’écriture et son expérience récente dans le journalisme. Toujours avec le sens du subversif et son goût du morbide, il commence des recherches pour écrire un lire sur l’infanticide. Parallèlement à cela il réalise des publicités télévisées, non par vocation mais tout simplement pour gagner un peu d’argent. Il signe également en 1982 la musique du court-métrage « Panache » de Pascal Deligné, qui deviendra son assistant sur Plus Grandir. Laurent tourne donc plusieurs sports pour des produits de consommation courant (barres chocolatées, ligueur et champagne) puis s’associe à un producteur travaillant pour le circuit Parafrance. Celui-ci lui proposera d e tourner un film d’horreur en deux semaines de tournage pour un budget de 230 000 Euros. Le film ne verra jamais le jour. C’est à cette période que la première version de Giorgino sera écrite par lui. Un soir, alors qu’il est accompagné d’un ami : Jérôme Dahan , il décide d’écrie avec lui les paroles d’une chanson ayant trait à cette enfance qui le hante tant. Le lendemain Jérôme Dahan en écrit la musique et le résultat ne leur déplait pas. Ils viennent en fait d’écrire les paroles de maman a tort, le futur tube de l’été 1984. Laurent Boutonnat laisse peu à peu de côté le sulfureux libre qui ne verra jamais le jour.

Les paroles qui évoquent la folie, l’abandon, et le saphisme seraient encore plus explosives dans la bouche d’une enfant. Après une tentative avec une jeune fille de quinze ans qui pose trop d e problèmes juridiques, Jérôme Dahan et Laurent Boutonnat organisent un casting où se présentent une cinquantaine de filles dont Mylène Farmer, qu’il avait croisé quelque temps auparavant au bras de Dahan. Laurent boutonnat la choisie immédiatement, sans même l’avoir entendue chanter, à cause de son air « psychotique » dont il parlera à Noël Mamère en 1986 au journal télévisé. Lors de ces premières interviews télévisées, on se rend compte que Laurent Boutonnat s’exprime comme le producteur Christian Fechner. Après un clip tourné en vidéo avec un budget de 760 Euros, il aura un projet de vrai court-métrage pour la chanson.

 » C’est un homme qui a un physique romantique. C’est un homme qui a ses névroses. Qui a, je crois beaucoup de talents » Citation Mylène Farmer – Frequenstar – février 1989

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La rencontre avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 7 février 2014

 

La rencontre avec Mylène Farmer dans Mylène Autrement BoutonnatPhoto03À 20 ans, il compose avec Jérôme Dahan la musique de Maman a tort et cherche une chanteuse pour l’interpréter. Il pense d’abord à Lio, mais le projet n’aboutira pas. Ensuite, il repère une jeune fille d’une quinzaine d’années mais y aurait finalement renoncé pour des raisons juridiques. Lors d’un casting, il tombe alors sous le charme d’une comédienne en herbe, séduit immédiatement par son « air psychotique ». « C’était elle. On ne l’avait pas encore entendue chanter mais je savais que c’était elle ». Mylène Farmer sort alors son premier 45 tours en mars 1984. La chanson bénéficie d’un vidéo-clip tourné pour la modique somme de 5 000 FRF. Depuis lors, le tandem Farmer-Boutonnat est inséparable.

Fort du succès de ce premier single, Laurent Boutonnat écrit et compose la majorité des chansons du premier album de la chanteuse, Cendres de lune, paru en 1986. Le second extrait, Plus grandir, introduit ce qui fera en partie le succès de la chanteuse : les vidéo-clips, que Laurent Boutonnat réalisera désormais en 35 mm, comme de véritables petits films avec génériques, bandes originales et avant-premières.

La consécration n’intervient réellement qu’en 1986 avec le troisième extrait de Cendres de luneLibertine et son vidéo-clip inspiré de Barry Lyndon, succès confirmé par le single suivant, Tristana dont le clip est nommé aux Victoires de la musique. Laurent Boutonnat et Mylène Farmer, qui forment alors un couple à la ville, créent la société Toutankhamon SA.

Au printemps 1988, sort l’album Ainsi soit je…, entièrement composé par Boutonnat qui délaisse l’écriture au profit de Mylène Farmer. L’album est un triomphe (1 800 000 ventes). Ils tournent les clips de Sans contrefaçon (avec Zouc), Ainsi soit je…Pourvu qu’elles soient douces ([Libertine II], qui sera le plus long vidéo-clip scénarisé français : 17 min), Sans logique et À quoi je sers, qui entérinent le personnage de la chanteuse. Il met également en scène sa première tournée en 1989, et réalise le film En concert, toujours en 35 mm, qui sort l’année suivante.

En 1991, Boutonnat compose les musiques de L’Autre, le troisième album de Mylène Farmer, et réalise les clips de DésenchantéeRegrets et Je t’aime mélancolieDésenchantée connaît un énorme succès, et permettra à l’album de dépasser les deux millions de copies. Elle a également été la chanson française la plus diffusée dans le monde en 2004 selon la SACEM. Le vidéo-clip de Beyond my control (1992), censuré pour son contenu trop explicite, est le dernier réalisé par Laurent Boutonnat pour Mylène Farmer jusqu’en 2001.

Début 1995, il participe à la composition de l’album Anamorphosée de Mylène Farmer, au son plus rock. Il travaille également à la conception de la tournée qui suit, et qu’il immortalise dans Live à Bercy (1997).

En 1997, il devient le producteur et compositeur de Nathalie Cardone, qui connaît un grand succès avec sa reprise de Hasta Siempre. Il participe à son premier album éponyme, et réalise les clips des singles PopulaireMon ange et Baila si.

En 1999, sort Innamoramento de Mylène Farmer, album qu’il compose en grande partie. Cependant, il ne participe pas à la conception du Mylenium Tour qui suit la sortie de l’album.

En 2000, il coproduit avec Mylène Farmer la jeune chanteuse Alizée, compose pour elle la musique de Moi… Lolita et réalise le clip. La chanson est un succès mondial (plus de 2 millions de ventes), suivie par un album triomphal, Gourmandises, lui aussi signé Farmer/Boutonnat.

En 2001, il reprend la caméra pour Mylène Farmer et réalise les clips de Les Mots et Pardonne-moi. Il réalise également les clips d’Alizée Parler tout bas et J’ai pas vingt ans ainsi que son second album, Mes courants électriques. En 2003, il met en scène le spectacle de la jeune corse et reçoit la même année le Grand Prix de l’Auteur-Réalisateur de l’Audiovisuel, décerné par laSACEM. Il réalise l’année suivante un clip pour un jeune chanteur, Kamal Kacet, Ifkis. Laurent produit par ailleurs l’album de ce dernier, « Larmes noires ».

En 2005, sort Avant que l’ombre…, le sixième album de Mylène Farmer dont il compose la quasi-totalité des musiques. Il participe aussi, en association avec la chanteuse, à la mise en scène du spectacle Avant que l’ombre… À Bercy. Parallèlement, il entame le tournage de son nouveau long-métrage, une adaptation du roman d’Eugène Le Roy Jacquou le croquant, qui sortira en France le 17 janvier 2007. Moins sombre que Giorgino, le film reçoit un accueil plus chaleureux, et atteint le million d’entrées.

MONKEY 2913En 2008, il compose les musiques de Point de Suture, le septième album de Mylène Farmer, et participe à la direction artistique de son Tour 2009 (qui passera notamment par le Stade de France).

En 2011, il compose les musiques des deux inédits de 2001-2011 Du temps et Sois moi-be me, le deuxième best of de Mylène Farmer, ainsi que le clip du premier single inédit Du temps.

En 2012, il compose les musiques de Monkey Me, neuvième album de Mylène Farmer.

 

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mylène farmer et son amour pour le cinéma

Posté par francesca7 le 14 janvier 2014

 

images (3)Si Mylène Farmer n’a jamais caché son goût pour le cinéma, à travers ses clips notamment, elle n’a joué que dans un seul film depuis le début de sa carrière. Un projet d’adaptation du roman « L’ombre des autres » de Nathalie Rheims était à l’étude depuis quelques années, mais la romancière vient de révéler qu’il n’était plus d’actualité.

Invitée sur le plateau du JT de 20h de TF1 en décembre 2006 à l’occasion de la sortie du CD/DVD »Avant que l’ombre… à Bercy », Mylène Farmer s’était exprimée au sujet de ses projets cinématographiques. Interrogée par Patrick Poivre d’Arvor, la chanteuse avait révélé qu’elle travaillait sur une adaptation du roman « L’ombre des autres » de Nathalie Rheims, sur la base d’un scénario de Claude Berri. L’artiste aurait alors incarné Tess, une scientifique bousculée par son appréhension du paranormal à la fin du vingtième siècle. Seulement, le réalisateur Claude Berri nous a quittés en janvier 2009, emportant avec lui le projet de film. On sait que le cinéma nécessite beaucoup de temps et d’importants investissements. Mylène Farmer l’avait rappelé lors de son intervention sur TF1. Sept ans se sont écoulés et il apparaît aujourd’hui clair que le film « L’ombre des autres » est définitivement enterré. 

C’est Nathalie Rheims qui l’a affirmé cette semaine lors de son passage sur le plateau de l’émission « C à vous », diffusée sur France 5. A la table d’Anne-Sophie Lapix pour présenter son nouveau livre « Maladie d’amour », la romancière a expliqué que le projet n’était plus du tout d’actualité puisqu’il reposait sur « un lien entre Claude et Mylène » : « Ça l’était tant que Claude était vivant, et qu’il était assez fou pour mettre à bien ce projet. Le cinéma est ce qu’il est, avec ses complexités. Ça a moins de sens aujourd’hui. Même si mon lien avec Mylène est toujours intense ». L’espoir pour les nombreux fans de la chanteuse de la revoir camper un rôle s’amenuise donc un peu plus. Si elle a toujours rêvé de cinéma, préférant dans sa jeunesse le Cours Florent au Conservatoire, Mylène Farmer n’a joué que dans un seul film à ce jour : « Giorgino » de Laurent Boutonnat (1994). Un échec cuisant !

« Timeless 2013 – Le Film » dans les salles obscures le 27 mars
Il faudra donc se contenter du film de sa dernière tournée « Timeless 2013″ pour voir Mylène Farmer sur grand écran. En partenariat avec Pathé Live, la chanteuse organisera le 27 mars la diffusion d’un de ses derniers concerts, capté à La Halle Tony Garnier de Lyon en septembre 2013, dans près de 150 salles de cinéma. Les lumières et le son étaient au rendez-vous pour ce spectacle à l’esthétique futuriste et faisant la part belle aux nouvelles technologies. En effet, Mylène Farmer a surpris en proposant avec « Timeless 2013″ un spectacle plus lumineux qu’à l’accoutumée, et qui a surtout marqué par la présence de robots danseurs haut de deux mètres à ses côtés. C’est son fidèle collaborateur François Hanss qui travaille actuellement sur le montage de ce film qui devrait paraître par la suite en DVD. Interrogé par Pure Charts, le directeur général de Pathé Live Thierry Fontaine a précisé que ce film sera « proposé en cinémascope », « ce qui est très rare pour ce genre de projet » a-t-il ajouté. Plus de 30.000 tickets pour cette séance unique ont déjà trouvé preneur.

source : http://www.chartsinfrance.net

 

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Questions à Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 8 janvier 2014

MYLÈNE FARMER INTERVIEW DÉCEMBRE 1988

 TOP 50

French Singer Mylène Farmer

Te voici avec une nouvelle chanson et, bien sûr, un très beau clip qui l’accompagne. Est-ce que le tournage a été difficile ?

- Très difficile, le plus difficile de tous mes clips d’ailleurs, puisque les effectifs étaient énormes.

Quand tu revois tous tes clips, y en a-t-il un que tu préfères ?

- Peut-être « Ainsi Soit Je… », du moins c’est celui que je préfère en ce moment.

Tu alternes des chansons de styles assez différents dans l’ensemble : je pense à « Ainsi Soit Je… » après « Sans Contrefaçon ».

- « Ainsi Soit Je… » était une chanson plus difficile après « Sans Contrefaçon », c’est une chanson à thème.

Mais c’était fondamental pour moi de la sortir à ce moment-là.

Ton style est parfois provocateur. Comment expliques-tu ton succès ?

- C’est effectivement étonnant que des thèmes pas très populaires le deviennent finalement. Je ne l’explique pas. Peut-être y a-t-il une ouverture qui est en train de se faire : de plus en plus de gens s’ouvrent à des choses tabous.

Tu reçois beaucoup de courrier ?

- Oui, et en ce moment j’ai totalement décroché. J’en suis désolée, car je souhaite répondre à tous ceux qui m’écrivent.

Que respectes-tu dans la vie ?

- Je respecte entre autres la droiture. Et aussi la fragilité de certains, la naïveté des autres, je deviens plus tolérante chaque jour. En fait, je respecte ceux qui acceptent de souffrir pour faire quelque chose.

Tu as une religion ?

- Je crois en quelque chose, mais je ne pense pas le matérialiser.

Comment définirais-tu le succès ?

- Douceur et poison.

Cela crée un certain décalage, parfois ?

- Oui, il y a forcément un déséquilibre, mais c’est un déséquilibre que j’ai souhaité.

As-tu peur de l’avenir ?

- On en a toujours peur. Le succès est lourd à porter, l’obstacle est toujours plus haut mais c’est passionnant.

De toute façon, je me dis que les quatre années que j’ai vécues jusqu’à présent, personne ne pourra me les reprendre. J’ai appris beaucoup de choses.

As-tu un rêve que tu n’as jusque-là, pas encore pu réaliser ?

- Oui, celui d’avoir plusieurs hommes en même temps.

Comment te définirais-tu ?

- Je ne sais pas. Je n’aime pas cette question.

Tu es provocatrice à l’écran et pudique pour le reste, c’est étonnant…

- Oui, un exemple parfait du paradoxe mais je ne lutte pas. De toute façon, quand je me vois à l’écran, je n’ai pas l’impression que c’est moi. C’est autre chose, et cela ne m’effraie pas.

Es-tu sensible à ce que les autres pensent de toi ?

- J’y suis très sensible, mais cela ne m’influence pas dans ma conduite.

Tu as le goût du costume. Est-ce que cela remonte à ton enfance ?

- Une fois, j’avais demandé une panoplie d’agent de police, mais non je ne me suis jamais déguisée, je n’empruntais pas les vêtements de ma maman et n’avais pas particulièrement de goût pour ça.

Maintenant tu as changé, ta garde-robe doit être assez conséquente ?

- Cela pose parfois quelques problèmes de rangement. J’ai effectivement beaucoup de vêtements si l’on tient compte aussi des costumes que j’ai dans les clips.

On parle de plus en plus de tes projets de scène. Peut-on avoir quelques précisions ?

- C’est beaucoup plus précis effectivement, car cela se passera en mai 1989 au Palais des Sports.

Est-ce que tu appréhendes un peu ?

- Pour l’instant, je me prépare physiquement : je danse et je fais du jogging avec un entraîneur. Je n’ai pas peur pour le moment, mais cela viendra peut-être au moment des répétitions.

Tu vas connaître ton public…

- J’ai l’impression de le connaître un peu, c’est sans doute à cause justement par la scène. Il sera peut-être très diversifié.

Est-ce que tu envisages le troisième album ?

- Pas pour le moment, je ne compte pas en faire un pour l’instant, je suis plus penchée sur la préparation de mon spectacle.

As-tu une phrase ou un proverbe que tu te répètes souvent ?

-          C’est une phrase de Baudelaire : ‘Le temps est un joueur avide qui gagne sans tricher, c’est la loi’.

 

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Mylène Farmer : le succès perdure

Posté par francesca7 le 30 décembre 2013

 

Mylène Farmer fait tomber un nouveau record. Pas dans les charts, mais au cinéma cette fois-ci, avec l’ouverture ce vendredi 20 décembre de la billetterie pour la diffusion du film de sa dernière tournée « Timeless 2013″, au cinéma le 27 mars 2014.

Vendredi dernier, les fans de Mylène Farmer ont été nombreux à se procurer le précieux sésame pour assister à la projection au cinéma et en avant-première du film « Timeless 2013″, la vidéo live de la dernière tournée de la chanteuse. Pathé Live organisera le 27 mars 2014, dans une centaine de salles en France, en Belgique et en Suisse, la diffusion de ce film actuellement en cours de montage sous la direction de François Hanss, filmé fin septembre à la Halle Tony Garnier de Lyon. Mylène Farmer n’est pas la première artiste à proposer ce type d’évènement en partenariat avec Pathé Live. Il y a bientôt un an, c’est le chanteur M Pokora qui avait invité ses fans à découvrir son « Live à Bercy » en avant-première dans 130 salles. Un peu plus de 25.000 personnes avaient répondu présent, faisant tomber le précédent record de Led Zeppelin. Un peu plus loin dans le temps et dans un autre domaine, l’humoriste Florence Foresti avait rassemblé 87.000 cinéphiles dans les salles obscures avec son dernier show « Foresti Party », en séance unique. Une performance encore jamais égalée par aucun autre artiste français pour la diffusion d’un spectacle au cinéma. 

LE FILM

10.000 tickets vendus en seulement 4 heures

Mylène Farmer pourrait bien lui passer devant en mars prochain avec « Timeless 2013″. C’est en tout cas ce qu’espère Thierry Fontaine, directeur général de Pathé Live. Celui-ci se félicite du succès de l’ouverture de la billetterie vendredi 20 décembre. Ce sont 10.000 tickets qui ont trouvé preneur en l’espace de quatre heures. A titre de comparaison, sur sa meilleure journée de vente, Florence Foresti a écoulé 5.000 tickets. En seulement quelques heures, Mylène Farmer a fait le double. C’est un record ! Interrogé par Pure Charts, Thierry Fontaine se dit confiant pour la suite puisque la diffusion n’aura lieu que dans trois mois et que la campagne publicitaire n’a pas encore commencé. « L’affiche de « Timeless 2013″ va être éditée et sera très bientôt affichée dans nos complexes » a-t-il expliqué, ajoutant qu’une nouvelle bande annonce allait être diffusée à partir du mois de janvier dans les salles.

« Ils sont dans une démarche qualitative »

Selon lui, Mylène Farmer et son équipe sont dans « une démarche qualitative ». Le film a spécialement été tourné pour le cinéma. « L’idée a été évoquée dès le départ. Il y avait beaucoup de caméras mobilisées pour l’occasion. Il sera proposé en cinémascope. Ce qui est très rare pour ce genre de projet ». Pour lui, il s’agit d’aller « au delà du cercle des fans de Mylène Farmer en invitant des spectateurs ne l’ayant jamais vue sur scène à venir découvrir son univers ». Le pari semble bien parti pour être gagné. Surtout au vu du nombre de disques live « Timeless 2013″ que la chanteuse a écoulé en première semaine. Disponible depuis le 9 décembre, ce double-album a conquis le coeur de 72.000 Français.

article de Jonathan HAMARD paru sur http://www.chartsinfrance.net/

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Saga « Mylène Farmer fait son cinéma »

Posté par francesca7 le 22 décembre 2013

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CLIP : 1ère partie : la papesse du clip sur – News – Stars 

La chanteuse culte Mylène Farmer vient d’entamer une nouvelle série de concerts à Paris Bercy, qui sera suivie d’une

tournée en province intitulée « Timeless ». L’occasion de revenir sur les 30 ans de carrière de la star, de ses audaces visuelles à ses rendez-vous manqués avec le cinéma en passant par ses influences, ses collaborations et ceux qu’elle a elle-même inspirés. La première partie de cette saga en 3 volets est consacrée à ses clips légendaires…

Aux origines du mythe…

En empruntant son nom de scène à Frances Farmer, une actrice américaine des années 40 entrée dans la légende tragiquement après un internement psychiatrique qui l’a détruite, Mylène Gautier, comédienne formée au Cours Florent et coutumière des spots publicitaires, inscrit son univers dans l’enténèbrement et la perversion dès 1984 et la sortie de son premier titre, Maman a tort. Dans cette comptine torturée, la chanteuse débutante avoue poliment à sa maman être tombée amoureuse de son infirmière. Si elle ne cache pas à cette époque rêver de devenir actrice, dédiant par exemple une chanson de son premier album à l’une de ses idoles, Greta Garbo, le succès immense qui la propulse en quelques années au rang de star de la chanson française la conduit naturellement à remettre ses ambitions à plus tard pour embrasser pleinement l’autre belle carrière qui s’offre à elle.

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C’est Laurent Boutonnat qui la sort de l’ombre. Il débute lui-même à l’époque, avec seulement un long-métrage à son actif, La Ballade de la féconductrice, sorti en 1980 et projeté au marché du film à Cannes. Il est interdit aux moins de 18 ans… alors qu’il n’en a lui-même que 17 ! Il devient le compositeur, le pygmalion, le jumeau, « l’autre » de Mylène Farmer. Ils inventent ensemble un univers visuel unique, cinématographique, référencé et peuplé de personnages marquants, épaississant le mystère qui entoure la jeune femme et qui ne la quittera plus jamais. 

1986 - Libertine : court-métrage d’une dizaine de minutes, inspiré du Barry Lyndon de Kubrick, entré dans la légende en particulier grâce à ses scènes de nue qui ont fait scandale. 

1987 - Tristana : deuxième court-métrage qui revisite le conte de Blanche Neige et les sept nains au coeur d’une Russie enneigée, et qui fait référence, entre autres, au Cuirassé Potemkine

1987 Sans Contrefaçon : projetée en avant-première au cinéma Max Linder, cette vidéo raconte la relation ambigüe entre un marionnettiste et un pantin désarticulé, qui n’est pas sans rappeler l’histoire de Pinocchio

1988 - Pourvu qu’elles soient douces (Libertine II) : suite de l’histoire de Libertine, se déroulant cette fois pendant la Guerre de sept ans. Il entre à l’époque dans le Livre des records en tant que clip le plus cher de l’histoire (3 millions de francs), le plus long (près de 18 minutes) et comportant le plus de figurants (500). 

1989 - Sans Logique : dans une ambiance rappelant les tableaux de Goya, une femme trompée, habitée par le Malin, se lance dans une corrida meurtrière avec son amant, sous le regard fasciné et pervers de gitans abimés par le temps. 

1989 - A quoi je sers ? : dans ce clip en noir et blanc, Mylène convoque les personnages qui ont peuplé ses premiers clips. Ils s’enfoncent ensemble au coeur d’ un rivage brumeux et incertain. 

1991 - Désenchantée : devenu l’hymne de toute une génération, cette chanson forte, politique pour les uns, personnelle pour l’artiste, est illustrée par un clip qui propulse la star dans ce qui ressemble à un camp de concentration où la révolte est le seul espoir de survie jusqu’à une fuite vers le bout du bout du monde, jusqu’à l’infini. 

1992 - Beyond My Control : le dernier clip réalisé par Laurent Boutonnat avant une longue période conduit Mylène au bûcher, en proie aux flammes, livrée aux loups, après avoir dévoré le cou puis le visage de son amant qui l’a trompée (lui aussi). On y entend la voix de John Malkovich, extraite du film Les Liaisons dangereuses, qui confesse « It’s beyond my control« . 

2001 - Les Mots : pour la sortie de son premier best-of, elle enregistre un duo avec le chanteur britannique Seal. Laurent Boutonnat revient à cette occasion derrière la caméra pour les diriger. Perdu en mer sur un radeau, le couple est finalement séparé par les vagues, le courant emportant l’amant.

Clipographie : Mylène vue par d’autres cinéastes

1992 - Que mon coeur lâche : dans ce premier clip aux allures légères, Luc Besson embarque sur Terre l’ange Mylène à qui Dieu donne pour mission d’enquêter sur ce qu’est devenu le sentiment amoureux. Réponse : il a été perverti par le sexe et détruit par le VIH. Le cinéaste joue au jeu de l’auto-référence en proposant une scène similaire à l’une de son film Nikita, sorti deux ans plus tôt. 

1995 & 1996 XXLL’instant X & Comme j’ai mal : Marcus Nispel, devenu par la suite réalisateur de films d’horreur (Massacre à la tronçonneuseVendredi 13…), met en scène une Mylène plus libérée, que ce soit sur le devant d’un train roulant à vive allure au milieu des plaines californiennes, ou dans un New York envahi par la mousse.

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1996 - California : admiratrice d’Abel Ferrara, Mylène parvient à convaincre le réalisateur de la diriger aux côtés deGiancarlo Esposito dans les quartiers chauds de Los Angeles, sur un scénario qu’ils co-écrivent et qui met en parallèle le destin d’un couple de riches hollywoodiens et celui d’une prostituée et de son maquereau. 

1999 - L’Âme-Stram-Gram : basée sur une légende chinoise, cette vidéo de plus de 7 minutes est dirigée par Siu-Tung Ching (Histoire de fantômes chinois) qui dispose d’un budget d’environ 900 000 euros. Aux abords de la Muraille de Chine, deux jumelles sont traquées par des bandits. L’une est kidnappée, l’autre cherche alors à la retrouver… 

1999 - Je te rends ton amour : François Hanss, autrefois assistant-réalisateur de Laurent Boutonnat, plonge la star dans un bain de sang au milieu d’une église. Considéré comme blasphématoire, il est interdit d’antenne en version intégrale avant minuit. Il sort alors en VHS et le bénéfice des ventes est reversé au Sidaction. 

2000 - Optimistique-Moi : cette fois, Mylène fait appel à un réalisateur de clips et de publicités, Michael Haussman, qui a notamment oeuvré pour Madonna. Il pousse la chanteuse au centre d’un cirque dont elle tente de s’échapper… comme par magie. 

2001 - C’est une belle journée : à l’occasion de son premier clip animé, basé sur ses propres dessins, Mylène fait la rencontre de celui qui deviendra son compagnon, Benoît di Sabatino, un producteur spécialisé dans l’animation. Une suite sort deux ans plus tard sous forme de conte philosophique pour adultes, intitulé Lisa-loup et le conteur

2005 - Fuck Them All : le premier extrait du nouvel album de Mylène, Avant que l’ombre…, est illustré par un clip signé par le réalisateur espagnol Agustí Villaronga (El mar). 

2006 - Peut-être toi : après le dessin-animé, Mylène s’attaque au manga. Une sorte de Roméo et Juliettejaponisant qui se termine par la mort de deux amoureux, transpercés par la même flêche. La production est confiée à I.G., une société japonaise experte dans le domaine. 

2009 - The Farmer Project : respecté dans le monde de la publicité grâce à ses réalisations classieuses pour des spots de marques de luxe, Bruno Aveillan est en charge de ce court-métrage composé de deux clips (Dégénérationet Si j’avais au moins…), d’ailleurs diffusé en avant-première ici même, sur AlloCiné ! On y découvre une Mylène créature extra-terrestre aux ondes sensuelles venue répandre l’amour sur Terre et libérer les animaux de leurs cages.

Découvre ci-dessous The Farmer Project dans son intégralité : http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18629563.html

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Un album en hommage à Mylène Farmer 2014

Posté par francesca7 le 21 décembre 2013

 

Alors que vient de sortir l’album live de sa dernière tournée « Timeless 2013″, Mylène Farmer plancherait d’ores et déjà sur un nouveau projet. Mais à l’occasion de ses 30 ans de carrière, c’est un disque hommage qui verrait le jour en 2014, selon le ténor Christophe Caul.

Mylène Farmer devrait encore faire couler beaucoup d’encre l’an prochain. Après des rumeurs faisant écho d’une possible collaboration avec Muse sur un nouvel album enregistré au mois de janvier, voilà que le ténor Christophe Caul s’empare de Twitter pour faire quelques révélations. Inconnu du grand public et seulement suivi par une soixantaine de followers, le chanteur lyrique a annoncé hier qu’il travaillait actuellement sur « un projet exceptionnel avec #mylenefarmer », ajoutant dans la foulée qu’il s’agissait d’« un projet pop/lyrique ». Rapidement, ces deux tweets ont été supprimés sans aucune explication, puis remplacés par le message suivant : « Le nouveau groupe lyrique « Camerata Illuminata » prépare son premier album en collaboration avec une immense star…. :)  ».

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Dans le sillage de « Génération Goldman » ?

Ceci n’est pas sans nous rappeler la bourde du musicien Loïc Pontieux, qui avait annoncé au mois d’août 2012 qu’il était passé en studio pour un nouvel album de la chanteuse. On connait le sens du teasing de Mylène Farmer, sans doute déçue de voir son comeback ainsi annoncé alors qu’elle le préparait dans le plus grand secret depuis plusieurs mois. Là aussi, le message posté par Loïc Pontieux sur sa page Facebook avait immédiatement été supprimé. Un mois plus tard, la chanteuse annonçait la sortie de son neuvième album « Monkey Me »

Seulement, il semble que Christophe Caul ait parlé un peu vite. S’il a également évoqué l’«enregistrement studio » qui aura lieu « le 15 janvier » et une séance photo qui se déroulera dans Paris, allant même jusqu’à répondre à une internaute en affirmant qu’il s’agissait du « nouvel album studio de MF », il a tenu à mettre les choses au clair en début d’après-midi. « Précision : Le projet n’est pas AVEC MF mais autour des chansons de MF, interprétées par le groupe « Camerata Illuminata » » a-t-il tweeté. Il semble donc que Mylène Farmer soit la prochaine artiste à voir sa discographie passée à la moulinette comme l’a été celle de Jean-Jacques Goldman avec« Génération Goldman » volumes 1 et 2. Pour l’heure, aucune information officielle n’a été annoncée à ce sujet. Mais la sortie de ce projet tombe à point nommé puisque Mylène Farmer célèbrera en 2014 ses 30 ans de carrière.

article de Jonathan HAMARD paru sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-89639.html

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Le DVD live « Timeless 2013″ au printemps

Posté par francesca7 le 17 décembre 2013

Le rendez-vous est pris le 27 mars 2014 selon le label Polydor/Universal de Mylène Farmer. En revanche, la liste officielle des complexes participant à l’évènement n’a pas encore été dévoilée. Il faudra se montrer patient jusqu’au vendredi 20 décembre pour en savoir un peu plus. C’est à cette date qu’est programmée l’ouverture de la billetterie.

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aujourd’hui j’ai lu en avant première sur le site http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-89625.html ceci : 

le film « Timeless 2013″ en avant-première le 27 mars 2014

Entamée par une résidence dans la capitale début septembre, la tournée « Timeless 2013″ de Mylène Farmer s’est terminée le 6 décembre à Nice. La chanteuse en propose l’audio à travers un double-album live publié la semaine dernière, et fait monter la pression autour de la sortie du film au printemps prochain en annonçant sa diffusion dans les salles de cinéma le 27 mars 2014.

Le DVD de la dernière tournée de Mylène Farmer, capté à la Halle Tony Garnier de Lyon à la fin du mois de septembre, sera sans l’ombre d’un doute commercialisé dans la foulée. Il est le fruit d’un long travail de sélection des images, réalisé par François Hanss, proche de la chanteuse puisqu’il a déjà œuvré sur ses précédents DVD live « Mylenium Tour » (2000), « Avant que l’ombre… à Bercy » (2006) et « Stade de France » (2010). On doit également à François Hanss plusieurs clips de Mylène mylene-farmer-pochette-diaboliqueFarmer dont ceux des titres « Je te rends ton amour » et « Je te dis tout », mais également celui de son nouveau single live « Diabolique mon ange », dévoilé vendredi dernier à l’occasion de la sortie de l’album de la même tournée lundi 9 décembre dernier.

Décliné en trois formats, l’album « Timeless 2013″ comporte la plupart des titres interprétés sur scène par la chanteuse durant les quatre derniers mois. La setlist de ce show futuriste présente une majorité de chansons extraites de ses deux derniers albums  »Bleu noir » (2010) et  »Monkey Me »(2012), ainsi que quelques tubes plus anciens tels que « Désenchantée » et « Sans contrefaçon ». Beaucoup regretteront néanmoins de ne pas voir figurer sur les supports l’intégralité des titres interprétés, dont « Et pourtant » et « Elle a dit ».

 

Publié dans Mylène 2013 - 2014, Mylène TIMELESS 2013 | Pas de Commentaires »

Mylène Farmer n’est pas celle que l’on croit

Posté par francesca7 le 15 décembre 2013

 - STAR CLUB de NOVEMBRE 1988 – Entretien avec Judith CARRAZ

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« Je n’ai pas l’impression d’être un objet du désir,

ou alors je dois me voiler la face inconsciemment. »

A propos de son enfance :

- A cette époque là, j’étais une petite fille plutôt renfermée. Je ne pensais pas vraiment à la chanson. Je n’achetais pas de disques, ma seule passion était les animaux. J’ai vécu très mal le passage de l’enfance à l’adolescence. Heureusement, je portais en moi la conviction très forte que j’allais réussir dans un domaine artistique, mais je ne savais pas encore lequel.

A propos de « Plus Grandir », son premier texte en tant qu’auteur :

- C’est le premier texte que j’ai écrit, il est très important pour moi. Aujourd’hui j’ai ‘grandi’ dans la forme mais pas dans le fond…

A propos de sa rencontre avec Laurent Boutonnat et de son entourage professionnel :

- Il cherchait quelqu’un pour enregistrer « Maman à Tort ». Mon physique de l’époque correspondait complètement à la chanson. J’ai fait ce premier disque dans une inconscience totale. C’est sur « Libertine » que je me suis rendue compte de la différence entre un succès d’estime et un succès médiatique. Et là, j’ai peur de ne pas arriver à assumer… Dans ce métier, c’est très important d’être rassurée, poussée par quelqu’un. Mon manager, Bertrand Lepage, a été pour beaucoup dans ma transformation physique depuis « Maman a tort » et dans le fait que j’ai pris confiance en moi. Ensuite c’est vrai, il y a beaucoup de travail.

A propos de son succès et de sa façon de le gérer :

- J’ai toujours voulu être connue, alors je ne vais pas dire que je n’aime pas ça, mais quelquefois c’est difficile à assumer. On n’a pas toujours envie du regard des autres. Je n’ai jamais rêvé d’une sérénité parfaite, mais la réussite n’a pas vraiment calmé mon mal de vivre…

A propos de son goût grandissant pour l’écriture :

- Je n’ai jamais écrit de poèmes quand j’étais petite, et le goût de la lecture m’est venu assez tard, vers dix-sept ans. Pour écrire, j’ai besoin de la musique comme support. Je crois que je ne pourrais pas écrire de chansons vraiment gaies. L’album « Ainsi Soit Je… » est comme une sorte de journal de bord.

A propos du sentiment de déception par rapport à la vie :

- C’est difficile à dire, mais il est certain qu’il y a un fossé entre ses rêves d’enfant et ce que l’on vit vraiment…

A propos de son rapport à sa propre image :

- J’aime mon physique trois minutes par jour. Je sais tout ce qu’on peut faire avec un appareil photo ou une caméra. J’en connais tous les mécanismes et cela ne me rassure pas. Je sais simplement que je suis photogénique. Je consacre beaucoup plus de temps qu’avant à mon physique. Je me regarde dans les vitrines, et sur les tournages j’ai toujours besoin d’avoir un miroir à portée de main. J’achète toutes les crèmes et je me laisse facilement influencer par la publicité !

A propos de sa passion pour les vêtements :

- J’adore les vêtements et les belles matières. Enfant, j’aimais le rose, le jaune, les couleurs vives. J’avais parfois vraiment mauvais goût ! Maintenant, je préfère les couleurs sombres, le classique. J’ai un net penchant pour les chaussures, que je collectionne.

A propos de son besoin d’être toujours occupée :

- J’ai toujours peur d’une punition divine quand je suis inactive.

A propos de ses goûts musicaux en général :

- J’ai une préférence pour les instruments mélancoliques, comme le violon.

A propos de ses envies de cinéma :

- J’en ai très envie, mais je ne sais pas encore comment ça se fera…

A propos du spectacle qu’elle prépare pour le Palais des Sports en mai 1989 :

- J’en rêvais ! C’est l’obstacle le plus haut, et j’ai un trac fou rien que d’y penser. On va travailler cette scène comme un scénario de film. Il y aura un personnage central et une histoire. Le contact avec le public est la plus grande jouissance pour un chanteur.

A propos de l’amour en général :

- C’est une succession de désillusions avec des moments forts. Le mariage ? Oui, l’idée me séduit pour la beauté…

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaires »

Clip de « Diabolique mon ange »

Posté par francesca7 le 14 décembre 2013

 : Mylène Farmer dévoile les images de « Timeless 2013″

Après « Monkey Me », place à « Diabolique mon ange ». C’est le titre que Mylène Farmer a choisi pour assurer l’exploitation de son nouvel album live « Timeless 2013″. Découvrez son clip sur Pure Charts !

 téléchargement (4)

Va-t-elle faire plier Stromae avec son nouvel album live ? Le chanteur belge caracole en tête du Top Albums avec « Racine carrée » depuis 14 semaines, et personne ne semble en mesure de lui passer devant. A moins que… Mylène Farmer publie cette semaine « Timeless 2013″, la captation audio de son dernier spectacle, dont elle a extrait le titre « Diabolique mon ange ». Envoyé aux radios il y a quelques jours dans une version raccourcie, le nouveau single de Mylène Farmer est à présent doté d’un clip tiré du film « Timeless 2013″, actuellement en cours de montage en vue d’une commercialisation en début d’année prochaine.

Quelques images de ce film ont été dévoilées à travers un teaser vidéo accompagnant le double-CD. Le public a donc droit à de nouvelles images du film « Timeless 2013″ avec ce clip, sur le même principe qu’en 2009 avec la sortie de l’album live « N°5 on Tour ». Il y a quatre ans, la chanteuse proposait le clip live de « C’est dans l’air ». Cette fois-ci, c’est donc avec le titre « Diabolique mon ange », paru en 2010 sur l’album « Bleu noir », qu’elle entend défendre son nouveau disque.

Cependant, il ne devrait pas être beaucoup diffusé, les radios ayant déjà très peu soutenu les singles « A l’ombre »« Je te dis tout » et « Monkey Me », extraits du dernier album « Monkey Me » de Mylène Farmer. D’autant plus que les morceaux enregistrés en public sont généralement boudés par les programmateurs. La chanteuse devra donc compter sur son clip signé François Hanss, à travers lequel le public découvre véritablement la scène de « Timeless 2013″.

 Découvrez le nouveau clip « Diabolique mon ange » de Mylène Farmer : http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-89502.html

Résolument moderne, le show « Timeless 2013″ tranche avec les précédents spectacles de Mylène Farmer, plus sombres. La chanteuse, qui a évolué vocalement, excelle sur le titre « Diabolique mon ange », tout comme sur « A force de » et « Bleu noir ». Parmi les points forts de cette tournée : l’entrée en scène, laissant imaginer que la chanteuse débarque sur terre en descendant de son vaisseau spatial, les robots dansants qu’il l’accompagnent sur « C’est une belle journée » et « Inséparable », et la reprise chaque soir du titre « Mad World » en duo avec l’Américain Gary Jules, présent à ses côtés. « Timeless 2013″ a rassemblé 500.000 spectateurs et devrait continuer de faire rêver les fans de la chanteuse, qui craignent qu’il s’agisse de sa dernière tournée.

par Jonathan HAMARD

Publié dans Les Clips de Mylène, Mylène 2013 - 2014, Mylène en VIDEOS | Pas de Commentaires »

SALUT en confidence pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 6 décembre 2013

 

Parution le 15 AOÛT 1984

« Je suis susceptible mais il m’arrive d’avoir de l’humour. »

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- Je suis née au Canada à Montréal en 1962, j’ai donc la chance d’avoir les deux nationalités. Après dix ans passés là-bas, nous sommes rentrés en France et nous nous sommes installés dans la banlieue parisienne.

Le lycée ? Oui comme tout le monde jusqu’en terminale puis mannequin junior, histoire de me faire un peu de fric pour me payer mes cours de théâtre avec Daniel Mesguich pendant deux ans.

Est-ce que j’avais envie d’être comédienne ? Oui, peut-être, enfin à vrai dire, je ne sais pas vraiment, ces cours m’apportaient autre chose. J’ai une autre passion : le cheval. L’équitation est le seul sport que je pratique. Je fais beaucoup de dessin mais rien d’humoristique, je suis plutôt du genre macabre. Pourquoi. J’sais pas !

Maintenant tu vas me demander comment j’ai débuté dans la chanson ? Tout simplement en répondant à une audition. « Maman a tort » existait, il ne manquait plus que la voix. Dahan et Boutonnat recherchaient une fille, ils ont auditionné une cinquantaine de filles et c’est moi qui ai décroché le contrat. Je t’arrête tout de suite, je n’aurais pas chanté n’importe quoi mais « Maman a tort » correspondait à ce que je voulais faire.

Quoi le texte, tu n’as pas tout compris, tu trouves ça gênant (elle éclate de rire), j’aime la provocation, c’est peut-être une preuve de caractère ! En revanche, attention je suis susceptible mais il m’arrive d’avoir de l’humour. J’aime lire (ça va du « Petit Prince » aux romans, aux essais), la peinture et le cinéma (surtout «L’important c’est d’aimer» de Zulaw ski avec Romy Schneider et dernièrement «Il était une fois en Amérique»).

Les boites, les sorties ? Sûrement pas, je suis trop casanière. J’aimerai avoir un petit chat, ah oui, et puis j’adore les voitures anciennes style Bentley (avis aux producteurs). Cet été, pas trop de bronzage, beaucoup de galas et à la rentrée les grosses télés.

Mon style ? Pas vraiment de look, je ne porterai pas de costume précis, le look de Mylène Farmer c’est tout, chanson-personnage mais pas d’étiquette mode. Tu as déjà vu mon clip-vidéo ? Pas mal, hein ? A l’automne un second 45 Tours, tu sais tout maintenant !

 

 

Publié dans Mylène 1982 - 1984, Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaires »

« Cheval, mon ami » PAR Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 3 décembre 2013

 

Edition sur TÉLÉ 7 JOURS du 29 OCTOBRE 1988

Entretien avec Cécile TESSEYRE

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A propos de son amour des chevaux :

- Le plaisir d’être à cheval est immense. Les angoisses disparaissent, plus rien n’a d’importance… C’est une discipline que je conseille à tous, même si moi je dois m’en priver pour éviter tout accident. J’ai découvert les chevaux à l’âge de dix ans. J’ai même voulu faire de l’équitation mon métier mais, au moment de passer mon diplôme d’institutrice, j’ai tout abandonné.

A propos de la participation du dresseur Mario Luraschi au clip « Pourvu qu’elles soient douces » :

- J’ai découvert Mario Luraschi en le voyant à la télévision. Quand les producteurs de mon clip l’ont contacté, j’ai eu la chance de le rencontrer. Les chevaux de Mario sont si bien dressés qu’on a l’impression d’être le meilleur cavalier du monde. Mario leur parle comme à une femme…Dans mon clip, Mario a exécuté toutes les cascades dangereuses. Autrement, c’est moi qui joue mon rôle, comme dans les précédents clips.

A propos du tournage du clip et de son histoire :

- Il nous a fallu huit jours de tournage en forêt de Rambouillet, cent cinquante figurants, et une équipe technique renforcée. L’action se déroule en 1759, au beau milieu de la guerre de Sept ans qui opposait les armées française et anglaise. Les français envoient un bataillon de prostituées espionnes semer le trouble dans le camp britannique. C’est là qu’intervient Libertine, dont un capitaine anglais est tombé éperdument amoureux…

Nous avons eu un conseiller historique pour éviter les anachronismes.

A propos du goût limité de Mylène pour l’Histoire :

- A l’école, elle me passait au-dessus de la tête. Mon caractère rebelle me faisait refuser l’enseignement des professeurs. Plus tard, j’ai découvert les plaisirs de la littérature et je me suis instruite toute seule.

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A propos de sa nudité affichée dans le clip :

- C’est le paradoxe de l’artiste. On peut accepter des scènes de nu si elles ont un intérêt, et si on a l’assurance d’un travail bien fait. J’ai confiance en Laurent Boutonnat. Pourtant, j’appréhendais un peu ces scènes. Ce sont les regards, ou les commentaires des personnes sur le plateau qui peuvent rendre la situation embarrassante.

Là, tout s’est très bien passé. Malgré tout, me déshabiller dans mes clips ne va pas devenir systématique.

A propos d’un éventuel troisième volet mettant en scène le personnage de Libertine :

- Peut-être même un long métrage sur ce personnage qui me ressemble un peu. Comme elle, je suis une insoumise permanente, et mon caractère est comme le sien, très féminin, avec en plus le côté intrépide des garçons.

A propos des paroles de « Pourvu qu’elles soient douces » qui peuvent choquer certaines oreilles :

- Disons que la perversité des uns peut être la normalité des autres. C’est une question de tolérance. Avec le temps, je suis moi-même devenue bien plus tolérante à l’égard d’autrui. Mon pardon est plus facile.

A propos de sa collaboration avec Laurent Boutonnat :

- Il y a des rencontres qui marquent. Laurent apporte tant de réponses à mes demandes ! Je crois que, dans une vie, on ne trouve qu’une fois une relation créative aussi forte que la nôtre.

A propos de la préparation de son spectacle au Palais des Sports, en mai 1989 :

- Tous les jours, un professeur vient m’entraîner. Cela demande des sacrifices et une rigueur alimentaire. Fini, les folies Coca-cola ! Je prends aussi des cours de chant pour donner plus d’assurance à ma voix. Je ne m’étais jamais rendue compte à quel point la respiration est importante.

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaires »

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