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A l’époque du DIRECT avec Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 3 septembre 2016

 

 

 

Philippe Gildas reçoit Mylène Farmer sur le plateau de son « Direct », sorte de première version de ce qui deviendra « Nulle Part Ailleurs ». Mylène, dans un tailleur gris beige, prend place aux côtés de la comédienne Marie-Christine Barrault pour répondre aux questions de l’animateur.

mylène

Philippe Gildas : Bonjour Mylène ! Est-ce que le clip est fini ?
Mylène Farmer : Il est terminé, oui. 

PG : Ca sortira bientôt ?
MF : Il est en montage actuellement pendant une semaine, une semaine de mixage et la troisième semaine sera la bonne !

PG : Je voudrais bien voir « Libertine » au milieu des loups !
MF : Oui, ça va être très, très beau je pense !

PG : Vous l’avez vraiment fait avec des loups ?
MF : On a fait avec un loup, et puis sinon y a des…Je vous donne pas le secret, quand même ! (rires)

PG : Mais je savais depuis le début qu’elle voulait à tout prix faire son clip dès la sortie, avant même la sortie de « Tristana », d’ailleurs ! 
MF : Oui !

PG : Et vous l’avez tourné en Ardèche, non ?
MF : Non, non, non, on l’a tourné dans le Vercors, avec des plaines enneigées…Un très, très beau décor !

PG : « Tristana », c’est votre combien, cinquième 45 tours ?
MF : Oui. 

PG : C’est une carrière qui est partie à cent à l’heure, alors ! Y a combien de temps ? Trois ans ?
MF : Ca fait, depuis « Maman a tort », trois ans, oui. Avec un album, entre !

PG : Et « Maman a tort », c’était pas hasard !
MF : Rien n’est un hasard, mais c’est vrai que j’ai eu la chance de rencontrer deux personnes qui…

PG : (il l’interrompt) Boutonnat ?
MF : Boutonnat, oui, Laurent Boutonnat avec qui je continue, compositeur donc qui m’a composé la première chanson. 

PG : Il a eu, enfin je sais pas qui a voulu cette rencontre mais c’était bien puisque trois ans après un album est sorti…
MF : Oui.

PG : …qui a combien ? Six mois ?
MF : A peu près, oui. (l’album est pourtant sorti un an pile auparavant, ndlr)

PG : (…) Et voilà maintenant le nouveau 45 tours, « Tristana », on l’écoutera chanter dans un instant !

Philippe Gildas se tourne alors vers Marie-Christine Barrault, qui parle des films en costumes.

PG : (…) Mylène elle adore les déguisements !
MF : (rires) C’est vrai, j’aime bien les costumes, oui, les époques.
Marie-Christine Barrault : Les robes sont très, très lourdes ! (…) Pour chanter, je suis pas sûre que ce soit bien ! (rires)

PG : (se tournant à nouveau vers Mylène) Alors, « Tristana », l’histoire de « Tristana » ?
MF : Que voulez-vous savoir ?!

PG : Après « Libertine », il fallait le trouver quand même !
MF : Oui! C’est la dure reconversion de « Libertine » ! C’est une histoire simple, « Tristana », c’est un peu la mélancolie, un peu le désespoir. Voilà, c’est un peu la couleur de cette chanson. 

PG : Pourquoi chaque fois, vous qui avez une vie professionnelle parfaitement réussie apparemment une vie privée aussi dont vous n’avez pas à vous plaindre, la petite québécoise…non c’est pas Québec, vous hein ?
MF : C’est Montréal. 

PG : …venue en France, non pas pour chanter mais bien avant déjà ! Vous aviez quel âge ? 10 ans, 12 ans ?
MF : Oui c’est ça, 9, 10 ans. 

PG : Quand vous voulez retravailler, vous allez au Canada sans problèmes : ils vous connaissent bien !
MF : Ils me connaissent pas du tout au Canada, non ! Non, non ! L’album est sorti, « Libertine » est en train de sortir mais je n’ai rien fait dans ce pays. 

PG : Mais ils vous connaissent quand même ? Ils savent…
MF : Certainement. Depuis « Maman a tort », oui, ils s’intéressent un peu à ce que je fais.

PG : Sinon vous n’envoieriez pas vos disques en priorité là-bas, après la France !
MF : Ce n’est pas en priorité, c’est eux qui font appel à vous s’ils sont intéressés. 

PG : Mais ça sert pas d’être canadienne ?
MF : Je ne crois pas. En ce qui me concerne, non parce que…

PG : Ils vous considèrent pas du tout comme canadienne ?
MF : Ben j’avoue que j’y suis jamais retournée, que je n’ai jamais re-rencontré donc des canadiens. Il était question que j’y aille là, en mai donc c’est en pourparlers. Donc je pourrai vous répondre après ! (Mylène ira finalement au Canada un an plus tard, ndlr)

PG : La carrière de mannequin, vous l’avez complètement abandonnée ?
MF : Oui, j’avais fait ça vraiment en dilettante, c’était pour gagner ma vie. Donc j’ai complètement abandonné parce que inintéressant et pas du tout ce à quoi j’aspirais. 

PG : Alors qu’est-ce que vous ferez après la chanson ?
MF : Probablement élever des singes !

PG : (rires) Et pourquoi ?
MF : Parce que j’ai une passion de cet animal, des animaux en général, mais c’est vrai des singes spécialement. 

PG : Mais qu’est-ce que vous en ferez ?
MF : Bah écoutez, un élevage probablement !

PG : Mais des grands ? Des petits ?
MF : Plutôt des gros. 

PG : Oui, mais ça se reproduit ! (rires)
MF : Oui. Vous avez peur des familles nombreuses ?! (rires)

PG : De singes, oui !
MF : Y a plein de choses à faire : l’éducation…Enfin, je sais pas, y a plein de découvertes à faire certainement avec ces animaux. 

PG : Enfin pour l’instant vous continuez la chanson ?
MF : Pour l’instant, je suis ravie de chanter ! (rires)

mylène

Philippe Gildas demande ensuite à Mylène d’interpréter « Tristana », ce qu’elle fait, entourée de ses deux danseuses. A l’écran apparaît parfois un trucage vidéo entourant Mylène de fausses flammes. Après la chanson, Mylène retrouve sa place face à l’animateur.

PG : Le dernier 45 tours de Mylène Farmer, « Tristana ». Alors en attendant la surprise du clip, parce que si j’insiste tellement sur le clip c’est…elle devrait faire du cinéma ! « Libertine » faisait combien de temps, le clip ?
MF : Je crois que c’était onze minutes. 

PG : Un vrai film, en plus !
MF : Oui. Celui-là (« Tristana », ndlr) est parti pour être un peu plus long, d’ailleurs !

PG : Ha, vous allez faire encore plus long ?! Mais faut faire du cinéma carrément !
MF : Bah écoutez, peut-être un jour ! (rires)

PG : « Libertine », vous l’aviez tourné dans un château ?
MF : On l’a tourné dans un château…heu qu’est-ce qu’on a fait d’autre ?! (sourire) On a fait de l’extérieur également. Et là, c’est essentiellement extérieur et un peu studio. 

MCB : Vous avez combien de temps pour tourner un clip ?
MF : Il y a la préparation -je vous laisse juge, vous connaissez le métier ! Sinon de tournage, c’était à peu près cinq jours. Cinq, six jours mais vraiment à temps complet, c’est-à-dire c’était de 5h du matin à 11h du soir !

PG : Mais pourquoi est-ce que par rapport à une chanson vous faites un clip aussi long par exemple, et qui est une autre aventure ?
MF : Oui, par plaisir. 

MCB : Mais alors vous changez la musique, vous l’allongez ? Comment vous faites ?
MF : C’est-à-dire qu’on met ou de la musique additionnelle, dans « Libertine » c’est ce qui s’est produit, y a des moments sans musique, y a des moments avec voix-off, enfin y a plein de possibilités ! Et là en l’occurrence, on va mettre probablement la version du maxi 45 tours, donc qui est un peu plus longue que le 45 tours lui-même, avec une musique additionnelle et autre. 

PG : Vous préférez passer beaucoup de temps par exemple à tourner ces clips, à les préparer, les tourner ou bien faire de la scène ? Ce sont deux choses très différentes…
MF : Cette question est très pernicieuse, je le sens ! (rires)

PG : Vous avez fait le podium Europe 1 ? (tournée des boites de nuit à l’été 1986 avec Catherine Lara en tête d’affiche, ndlr)
MF : J’ai fait effectivement le podium Europe 1 et…

PG : C’est une sacrée école, hein ?
MF : Oui, tout à fait, oui. Très intéressant et très agréable. Je préparerai certainement une scène, mais je vais attendre déjà d’enregistrer un autre album. Quant aux tournages, c’est vrai que le cinéma me passionne, les tournages me passionnent. Et tourner avec Laurent c’est aussi quelque chose que j’aime beaucoup. 

MCB : Comment on fait ? C’est tout en play-back ? Vous écoutez la musique quand vous tournez ?
MF : Non, du tout. C’est-à-dire que chacun procède de façon différente. Nous, c’est vrai qu’on fait complètement abstraction de la chanson, du texte et de la musique pendant le tournage, et ce sera effectivement en play-back derrière. 

MCB : Comme un vrai film, quoi. 
MF : Oui, oui.

Philippe Gildas se tourne ensuite vers ses autres invités et Mylène n’intervient plus jusqu’à la fin.

 

SOURCE : DIRECT  AVRIL 1987
Présenté par Philippe GILDAS sur CANAL +

 

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaires »

MYLENE FARMER dans TÉLÉ 7 JOURS 1994

Posté par francesca7 le 15 juin 2016

                                                                                                                                                                                                        

Depuis deux ans, vous avez disparu. On disait ‘Mylène fait son film’ : le film, c’est « Giorgino », film romantique en pleine guerre de 14-18 où vous jouez le rôle d’une jeune fille un peu autiste, élevée au milieu d’orphelins rejetés du monde. Ce film était-il si important pour que vous lui sacrifiez deux grandes années de votre carrière ?                                                                                                              

- Le cinéma était devenu essentiel pour moi. On m’a même entendue dire « Si je ne fais pas de cinéma, j’en mourrai ». C’était sans doute un peu exagéré, mais cela traduisait ce que je ressentais à ce moment-là. La nécessité de sortir de moi-même, de me regarder vivre à travers un autre personnage…                                             

francescamylène                                                                  

Par lassitude d’être devenue un personnage dont on attendait trop ?                                           

- D’être un personnage qui ne parvenait toujours pas à s’aimer, malgré tout l’amour que j’ai reçu du public. Cette envie de cinéma, c’était très ancien : à seize ans, quand j’ai admis que l’équitation -que je pratiquais avec passion- ne serait pas mon métier, j’ai voulu me lancer dans le théâtre, par un besoin de sortir du lot peut-être, plus sûrement par envie de me regarder dans le regard des autres.                                                                                                                                     

La chanson est venue un peu par hasard…                                                                                           

- Quand j’ai rencontré Laurent Boutonnat, il avait écrit avec un ami « Maman a Tort ». Il m’a proposé de chanter cette chanson, j’ai accepté comme un rôle d’actrice. C’est plus tard que je me suis aperçue que j’aimais écrire et m’exprimer par des chansons. Tout s’est enchaîné. Le désir de jouer, lui, était toujours là.                                                                    

Auriez-vous accepté de débuter au cinéma dirigée par un autre que Laurent Boutonnat ?       

- Cela a failli ! Hélas, pour des raisons de date, je n’ai pas pu accepter. Ensuite, le film de Laurent a été tellement long à monter… Finalement, cela me rassurait un peu de tourner mon premier film sous la direction de Laurent. J’avais confiance en son talent, en son amitié. Je savais qu’il ne laisserait rien passer, qu’il ne me permettrait pas de l’à peu près.

Avec quelqu’un que l’on aime beaucoup, on peut avoir peur de blesser par des réticences, on peut craindre de décevoir…                                                                                                                                                                                                          

- D’autant plus qu’avec Laurent, nous nous connaissons si bien qu’il n’est pas nécessaire de nous dire les choses clairement pour savoir ce qu’en pense l’autre. Ce tournage a été terriblement pénible…                                                

En raison des conditions de tournage ? Cinq mois en ex-Tchécoslovaquie, dont une bonne partie l’hiver dans les montagnes de Slovaquie…                                                                                             

- C’était assez rude. Courir des après-midi entiers par moins vingt degrés dans la neige ou sur la glace avec des petites robes serrées… Mais ça n’est pas le côté physique du tournage qui a été le plus dur : le plus pénible, ce sont ces sentiments de doute, de solitude que j’ai éprouvés. Parce qu’il avait à porter sur ses seules épaules toute la responsabilité du tournage, Laurent se protégeait du dialogue. Il me donnait des indications pour la scène et me laissait seule avec mes angoisses, exigeant beaucoup plus de moi que des autres. A certains moments, ma tension était telle que j’ai violement explosé, ce qui m’arrive rarement quand je travaille ! 

                                                                    francescamylène1                                            

Quelles ont été les scènes les plus difficiles ?                                                                                           

- Celle où mon partenaire s’efforce de me ranimer, celle où je me pends. Jouer des scènes où l’on mime sa mort est très éprouvant. Ce sont les seules scènes que j’ai demandé à voir sur la petite télévision de contrôle où le réalisateur regarde la scène qu’il vient de tourner.                                                                                                                                                  

Vous refusiez de regarder au fur et à mesure ?                                                                                    

- Après les scènes, je n’avais plus qu’une envie : aller me cacher ! Quand on sort de soi ce que l’on ne s’autorise pas à laisser voir dans la vie de tous les jours, il faut un moment pour se reprendre, pour ne pas imposer aux autres une fois le mot « Coupez » prononcé l’indécences de ses pulsions secrètes. C’est très fatigant aussi, cette extériorisation de soi, très violent…

Catherine, votre personnage, est à moitié autiste. Comment vous êtes-vous préparée pour ce personnage ?                                                                                                                                                                                                                

- J’ai demandé à un ami psychiatre l’autorisation d’assister à des consultations de malades mentaux pour saisir, par exemple, leur façon de se mouvoir : ces mains qui s’agitent pendant que le regard vous traverse sans vous voir…                                                                                                                                                                                                             

C’est un monde que vous découvriez ?                                                                                                    

- Celui de la maladie mentale, oui. En revanche, les hôpitaux d’enfants, je connaissais. Quand j’avais onze, douze ans, dans le cadre du catéchisme, je me suis rendue avec ma classe au chevet d’enfants lourdement handicapés. J’y suis ensuite retournée assez longtemps.                                                                                                                                                                           

C’est une expérience qui vous a marquée…                                                                                     

- C’est à cette expérience que je dois mon impossibilité à jamais de me sentir complètement heureuse. Le sort de ces enfants condamnés a fait naître en moi une colère dont je ne me débarrasserai, je crois, jamais. Il m’a rendue irrémédiablement pessimiste.                                                                                                                                                                                    

Vous avez en tournant ce film réalisé un de vos plus chers désirs et ça ne s’arrange pas !       

- J’ai honte de le dire, mais j’ai l’impression que plus j’avance, plus j’ai peur. C’est comme une spirale qui m’aspire…

francescamylène2

                                                                                                                                                                                                          

Vous avez pourtant des projets…                      

- J’ai très envie de travailler de nouveau sur un album. J’en ressens impérieusement la nécessité. Je sais qu’au début de l’an prochain, je me retrouverai en studio et je piaffe d’impatience ! Comme toujours : plus l’échéance approche, plus j’ai de doutes sur la validité de mon désir de rechanter…                                                                                                              

Et la scène ?                                                                                           

- On ne peut pas chanter sans penser à la scène. Un moment, j’ai songé que je n’y remonterais plus jamais. Le plaisir avait été si violent que je ne voyais pas comment je pourrais renouveler ce plaisir une autre fois. Le désir m’en est revenu. Là encore, je me dis « Ce sera la dernière fois » – c’est du moins ce que je pense aujourd’hui, je ne suis sûre de rien. J’ai du mal à me projeter dans le futur.                                                                                    

Le cinéma, vous y goûterez de nouveau ?                                                                                    

- Je l’espère, car ce dont je suis certaine c’est que je l’aime définitivement !                                                                

En dépit de la souffrance ?                                                                                                         

- Avant de jouer, c’est l’horreur, et en même temps c’est une jouissance que de surmonter l’insurmontable. La peur est mon moteur. Je vis très mal les moments comme celui-ci où je ne fais rien.                                                                       

Comment vivez-vous votre oisiveté ?                                                              

- Je ne la vis pas, je la subis. Je n’en peux plus d’attendre ! Pendant le montage du film, l’attente m’était devenue si insupportable que j’ai fui. Je ne trouve le repos qu’en voyage. Je suis allée passer un mois à Bali. Je rêve de Bornéo, de Madagascar. Sous des cieux très différents, au milieu de gens, au contact de cultures à l’opposé de la mienne je m’oublie un peu, je vis moins mal.                                                                                                                                                                

Qu’attendez-vous de la sortie de ce film ?                                                                                                  

- Je n’attends rien. J’aimerais que les gens l’aiment, parce que je trouve que c’est un beau film, mais pour moi je n’attends rien de précis. Simplement, je suis heureuse de ce film. Vous avez remarqué le mot ?! « Heureuse », j’ai dit « heureuse » ! Ce n’est pas exactement le mot, mais vous pouvez l’écrire…

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Questions / Réponses aux débuts de MYLENE FARMER

  

A propos de son singe, E.T :                                                                             

- Je l’ai trouvé que les quais. Il est extraordinaire et nous communiquons très bien ensemble.                                   

Aime-t-il la musique ?                                                                                                                                                

- Oui, beaucoup mais il est très triste quand je pars, ce qui m’arrive de plus en plus avec des télés, les galas, la tournée d’été avec le podium d’Europe 1.                                                                                                 

                                                                                                                                                                                                                  

Il semble que vous réalisiez aujourd’hui vos rêves d’enfant ?                                                                 

- Oui, j’ai toujours aimé chanter. A 10 ans j’ai remporté un premier prix de chant, mais je ne pensais pas alors faire ce métier. Je suis surtout venue en France pour faire du théâtre, mais c’est la mode qui m’a tout de suite accaparée, puisque je suis devenue mannequin. En 1983, au cours d’un casting, j’ai rencontré Laurent Boutonnat qui m’a proposé une chanson, « Maman a tort ». Le côté innocent-pervers de cette chanson a plu au public et depuis, je compose avec Laurent, devenu aussi mon producteur.                                                                                                                                                                                 

francescamylène4A propos des thèmes de ses chansons :                                                                        

- Le piquant de la vie pour moi, est de provoquer, quitte à être censurée, ce qui arriva avec mon premier disque « Maman a tort ». Subversive, je le fus encore avec « On est tous des Imbéciles ». Maintenant je ne veux « Plus grandir », titre d’une de mes nouvelles chansons. Je n’ai jamais quitté mon adolescence et je ne compte pas l’abandonner. La vieillesse me traumatise. Cette fois, je crois que le sujet touche tout le monde. Quant à « Libertine », c’est la chanson choisie par les radios. Mais je ne cherche pas à faire des tubes. On me dit souvent qu’il est difficile de durer dans ce métier, moi je mise sur une carrière et je préfère y croire, je mise sur la continuité.                                                                                       

A propos du clip de « Libertine » :                                                                           

- Dans le gigantesque salon XVII siècle, nous avons retrouvé l’ambiance de cette époque décadente. Avec des perruques et des grimages outranciers, nous avons donné le look libertin aux personnages de notre histoire qui se veut un véritable petit film avec une héroïne –moi, en l’occurrence), des duellistes, une rivale vengeresse, un marquis, des débauchés, une horde de paysans mercenaires. Laurent s’est beaucoup amusé à écrire ce scénario mêlant romantisme et érotisme.                                                                                                                                                                                                                  

                                                                        Entretien avec Martine BOURRILLON 08-oct-94      

Publié dans Mylène 1993 - 1994, Mylène AU FIL DES MOTS, Mylène en CONFIDENCES, Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaires »

Le premier Champs Elysées de Mylène

Posté par francesca7 le 21 décembre 2015

 

 Champs Elysées

Le 6 mai 1987 : Mylène Farmer pense probablement à ce moment-là qu’il faut monter sur scène pour promouvoir ses preemières chansons et rencontrer ses fans. Mais d’abord, il lui faut réaliser un nouvel album. Avant l’arrivée de cet album, Ainsi Soit je… la chanteuse propose un premier extrait : Sans contrefaçon. Le public, de plus en plus nombreux, va pouvoir acquérir trois supports : Un 45 tours, un Maxi 45 Tours et un maxi CD avec une pochette carton façon Single 2 titres, le premier de la carrière de Mylène.

Avec cette chanson, les contours de l’univers assez spécifique de la chanteuse se désignent progressivement ; elle devient aussi une icône gay. Dans un premier temps, Laurent Boutonnat qui travaille d’arrache-pied sur les musique sdu prochain album de Mylène, avait pensé proposer en sigle une reprise de la célèbre chanson de Juliette Gréco, Déshabillez-moi mais, pendant l’été 1987, les projets vont être modifiés, le nouveau single de Mylène sera Sans Contrefaçon. La première de Déshabillez-moi n’est pas pour autant écartée. On la retrouvera sur l’album Ainsi soit je….

Le futur tube sort le 16 octobre 1987. On découvre sur la face B du 45 Tours in inédit : La route triste, avec une musique de Laurent Boutonnat et des paroles de Mylène Farmer, ce qui sera dorénavant monnaie courante. Le duo travaille sur le scénario du clip et, le 19 octobre, Mylène se fait mouler le visage pour la fabrication d’une marionnette.

Le démarrage de Sans contrefaçon en radio est plutôt laborieux se qui n’est guère du goût de Mylène, qui lance un défit à son manager Bertrand Le Page : « Je me souviens qu’elle m’avait téléphoné en me disant : « Si tu es un bon manager, tu vas me le prouver : je veux deux fois plus de passages sur NRJ pour Sans contrefaçon ».J’ai eu le trac, mais je les ai obtenus ».

Parallèlement, la chanteuse va débuter la promotion en télévision à partir de mi-novembre 1987 et va interpréter le titre pas moins de seize fois jusqu’ne févier 1988. Des efforts qui seront récompensés. L’extrait du futur album entre le 5 décembre 1987 à la 21è place du TP50 et atteindra la 2è place, son meilleur classement, le 20 février 1988. Le hit de l’époque de la chanteuse Sabrina, Boys, Bosy, Boys, l’empêchera d’accéder à la première marche du podium. Sans Contrefaçon se vendra à plus de 500 000 exemplaires en France et sera certifié Singe d’or. C’est alors le plus gros tube de Mylène Farmer.

Le tournage du clip se déroule du 9 au 14 décembre 1987 sur les plages de La Hague dans le Cotentin. Il est réalisé un peu tardivement alors que la chanson est déjà un succès. C’est la première fois que Mylène participe aussi activement à l’écriture du scénario. Sa première idées était que l’histoire se déroule dans un camp de concentration.

Le clip est diffusé en avant-première pour la presse au cinéma Max Linder à Paris en janvier 1988 et est nommé aux Victoires de la Musique la même année. Mais le trophée est remporté par les Rita Mitsouko pour le clip C’est comme ça réalisé par Jean-Baptiste Mondino.

Ainsi soit- je… est le second album de Mylène Farmer. Il sort le 14 mars 1988. Ainsi soit-je… c’est aussi le nom d’une chanson qui va devenir le second extrait un mois plus tard. Il fait suit e au précédent tube sulfureux Sans Contrefaçon. C’est la première fois que Mylène décide de sortir une ballade, elle prend donc un risque. C’est peut-être une manière de monter plusieurs univers musicaux.

http://www.dailymotion.com/video/x37mqa

Le single sort le 4 avril 1988 sur différents supports : à côté des classiques 45 tours et maxi 45 tours, on découvre pour la deuxième fois un CD Maxi et pour la première (et unique) fois un CD Vidéo. Le single se vend à environ 150 000 exemplaires en France et atteint la 12è place du TOP50. Un des rares singles de Mylène à  ne pas avoir réussi à rejoindre le TOP10, mai peu importe, il a séduit les fans. D’après nombre d’entre eux, la version studio serait parfois fatigante, mais c’est l’une des chansons qui dégage le plus d’émotions lors d’un concert. Le clip réalisé par Laurent Boutonnat en deux jours sur fond vert aux Studio Sets de Stains en région parisienne est diffusé en avant-première le 22 mai 1988 dans l’émission Les animaux du monde sur TF1, émission à laquelle Mylène participe ce jour-là.

En 1988, Ainsi soit je.. ; est interprété dans huit émissions différentes.

extrait de Mylène Farmer Ses mots, Ses clips aux Editions Chapitre.com 2014

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Les mots de Mylène sont nos vies

Posté par francesca7 le 23 septembre 2015

Mylène FarmerParfois, les mots lui manquent. Elle hésite, fouille dans sa tête, se bloque. Elle a une telle exigence de clarté qu’il lui importe de trouver les termes exacts, ceux qui traduisent précisément sa pensée. La présence de l’autre ne l’aide pas. Elle est intimidée, perd ses moyens. La pression de la caméra peut même provoquer des rires nerveux. Elle se crispe pour garder la maîtrise d’elle-même. Pourtant, la diction est parfaite, les phrases prononcées dans un français impeccable. Il n’empêche… Au moment où les mots sortent de sa bouche, elle voudrait tout redire autrement, corriger ce qui lui semble encore un brouillon. « J’ai tellement envie de trouver les mots justes pour, à chaque fois, exprimer un sentiment. Et je sais que, parfois, ça va trop vite, qu’on n’a pas le temps de se préparer, que le tac au tac n’est pas quelque chose qui fait partie de moi non plus. » 

Si Mylène n’est pas à l’aise à l’oral, ce n’est pas seulement une question de tempérament. À l’âge de huit ans, lorsqu’elle débarque en région parisienne avec toute sa famille, elle s’exprime avec un accent québécois assez prononcé. À la maison tout va bien, mais à l’école ça se complique : les enfants de sa classe se moquent de sa façon chantante de parler. Chaque fois qu’elle ouvre la bouche, ils sont prêts à s’esclaffer. Blessée, la fillette se mure dans un mutisme douloureux. Conscients du malaise, ses parents prennent rendez-vous avec une orthophoniste. Motivée, Mylène ne ménage pas ses efforts pour gommer ce défaut qui la stigmatise aux yeux de ses camarades. Au bout de quelques mois, son accent s’estompe. Mais le sentiment d’avoir été rejetée pour sa différence demeure. Elle est devenue moins expansive, plus secrète. 

C’est pour cette raison qu’elle écrit. Pour venir à bout de cette confusion, mettre ses pensées en ordre de marche. C’est pour cela que tous les écrivains écrivent. Parce qu’ils n’arrivent pas à dire dans les situations du quotidien ce qui perturbe leur esprit jusqu’à les obséder. Il faut que ça sorte, d’une manière ou d’une autre. Provoquer la saignée salutaire avant de risquer l’infection. « Le froid s’installe tout naturellement en moi lorsque j’écris, confie Mylène. La température de mon corps chute. Je ne suis pas habituellement aussi frileuse mais, lorsque j’écris, je m’enveloppe de longs manteaux de laine. Le froid m’est très désagréable, mais le désir d’écrire prédomine. » Cette sensation, nombre d’écrivains la connaissent. Elle montre le lien puissant qu’entretient la création avec la mort : libérer les mots qui sont en nous, c’est affronter à mains nues les démons qui menacent de nous étrangler. 

Mylène n’est pas un écrivain, mais elle écrit. Des chansons, ce qui n’est pas anodin. Car les mots des chansons nous accompagnent parfois plus loin que ceux des romans. Prendre la plume ne lui est pas tombé dessus par hasard. C’est à quinze ans qu’elle commence à en éprouver le besoin. « L’écriture a été pour moi une thérapie. Je l’ai découverte seule quand je vivais mal le passage de l’adolescence à l’âge adulte. Je l’ai ressentie comme un viol. Écrire, c’est s’avouer des choses. Il m’est arrivé de rayer des phrases que ma main avait notées. Mon esprit me poussait à les retirer. Je ne me sentais pas encore prête pour les révéler. » Dès l’origine, on trouve donc un désir de percer l’abcès qui la ronge. Mais, à l’époque, ces mots qu’elle note comme on noircit les pages d’un journal intime ne sont destinés qu’à elle-même. 

Lorsque Mylène débute dans la chanson, il n’est pas prévu qu’elle signe des textes : elle est là pour chanter un titre conçu par d’autres. Pourtant, très vite, dès que le projet d’un premier album se concrétise, l’envie de chanter des paroles de son cru la démange. « Maman a tort n’était pas de ma plume, mais sur l’album j’ai écrit Plus grandir. J’ai éprouvé un besoin immédiat d’écrire. Mais après, c’est difficile de s’avouer qu’on est capable de le faire, d’accepter ses mots, ses émotions, et de les dévoiler aux autres. Mais là encore, c’était quelque chose d’évident pour moi. Je ne pouvais pas laisser quelqu’un d’autre écrire mes mots. » 

Pas facile non plus de se sentir en confiance lorsqu’on travaille avec quelqu’un d’aussi talentueux que Laurent Boutonnat, dont les textes sur l’album Cendres de lune, en particulier la comptine Chloé, sont des bijoux de raffinement. Par chance, le réalisateur semble peu motivé par l’écriture. « Je crois que Laurent avait envie d’abandonner la plume. » Une aubaine pour Mylène, qui va trouver son format d’expression et ne plus jamais le lâcher. 

Avec l’album Ainsi soit je, l’écriture devient centrale. Si ce disque est aussi inspiré, c’est parce que la chanteuse a tant de messages à exprimer que les mots se bousculent au portillon, s’enchaînent sans effort. Certaines chansons sont d’ailleurs finalisées en moins d’une heure. « Sur mon premier album, je n’avais écrit que trois textes. Avec Ainsi soit je, je suis arrivée à transmettre d’autres choses, sur des thèmes que je juge inépuisables, confie-t-elle. Cet album est presque un viol organisé de ma personne, dû à des contextes, à une écriture. Ce viol était un besoin, comme celui de me dévoiler par l’écriture. J’ai l’impression d’avoir dit des choses qui m’étonnent moi-même. » 

À l’époque, l’album semble tellement abouti que d’aucuns pensent que Mylène n’écrit pas elle-même ses textes. Faux ! s’insurge Bertrand Le Page, qui m’a confié combien il avait été impressionné par la sûreté de la plume de Mylène. « Lorsqu’elle m’apportait une chanson, tout était parfait. Il n’y avait rien à changer. Pas même une virgule. » Qui sont ses modèles ? D’où lui vient cette facilité à s’adapter à ce format si singulier qui a découragé de nombreux écrivains, et non des moindres ? Difficile à dire. Sans doute ses cahiers d’adolescente ont-ils constitué des brouillons à ses chansons, qui ont toutes en commun de ne parler que d’elle. 

Lorsqu’on cherche ses références, un nom s’impose, qu’elle cite parfois, celui de Serge Gainsbourg. « On peut être une artiste populaire tout en cultivant un certain élitisme, dit-elle. De toute évidence, il existe une envie de démolir les tabous, de se violer, soi et le public, avec des thèmes qui ne sont pas populaires. Seul Gainsbourg avait su jusqu’à présent les aborder. » Des propos qui semblent immodestes, mais qui montrent surtout combien l’écriture a donné à Mylène l’assurance qui lui manquait à ses débuts. 

Ce qu’elle partage avec cet immense artiste, outre un sens indéniable de la provocation, c’est d’abord la jouissance des mots. Pour l’esprit qui les convoque et les associe, ils sont des instruments de pur plaisir. « J’aime les mots depuis toujours, leur sonorité, et m’amuser avec, voilà tout », explique Mylène. Et elle le prouve ! Goût prononcé pour les allitérations dans Pourvu qu’elles soient douces (« Tu t’entêtes à te foutre de tout »), dans Pas de doute (« Quand tu n’as plus ta tête, tu fais tout trop vite ») ou dans Dégénération (« Coma t’es sexe, t’es styx / Test statique »). Jeux de mots appuyés, comme dans le single Q.I. (« Même si j’en ai vu des culs / C’est son Q.I. qui m’a plu »). Doubles sens à connotation sexuelle, comme dans L’Âme-Stram-Gram, où Mylène pervertit avec délectation une comptine innocente (« Âme-Stram-Gram, pique, pique-moi dans l’âme, / Bourrée bourrée de nœuds mâles, / Âme-Stram-Gram pique dames »). Mots cryptés qui surgissent au détour de formules ciselées, comme dans Méfie-toi (« Dieu que l’icône est classe »). En outre, de même que Gainsbourg à la fin de sa carrière, Mylène apprécie les anglicismes. 

Au départ, pourtant, la langue de Shakespeare lui donne des complexes : elle ne la maîtrise pas suffisamment pour l’utiliser dans ses chansons. Ainsi, elle fait appel à Ira Israël pour traduire Que mon cœur lâche, qui va devenir My Soul Is Slashed. Pourtant, Mylène jette la première version aux orties. « Donc, on a décidé de travailler ensemble mot à mot, raconte le traducteur. Elle était très exigeante : la sonorité de chaque mot, le rythme, le sens, le feeling – tout était hyper important. Chaque fois que je pensais que j’avais trouvé quelque chose d’intéressant, elle disait : “Non, ça ne marche pas.” » 

Par la suite, la chanteuse va apprivoiser l’anglais qu’elle a un peu trop négligé au lycée. Cours intensifs dès 1990, séjours aux États-Unis, lectures de romans en version originale, conversations courantes avec des anglophones, en particulier Jeff Dahlgren au moment de l’album Anamorphosée… Cette langue, d’abord étrangère, peu à peu pénètre son univers. À tel point que, depuis California, les mots anglais ont envahi ses chansons. Ainsi glisse-t-elle des segments de phrases entiers dans de nombreux titres (« Don’t let me die » dans Ange, parle-moi, « Blood and tears » dans Fuck Them All ou « Shut up » dans Peut-être toi), qui semblent désormais lui venir exactement comme des mots en français. Sans compter les titres bilingues chantés en duo, parmi lesquels Slipping Away et Looking For My Name, les deux titres qui signent sa collaboration avec Moby. Preuve que la star s’est, une fois de plus, donné les moyens de son ambition.

 

Pourtant, faire de Mylène un disciple de Gainsbourg ne suffit pas. Même si elle partage avec l’auteur de La Javanaise le goût de mettre les mots en musique, elle possède son imaginaire propre, une manière singulière de manier la langue. Curieux de décrypter les paroles de ses chansons, certains fans ont recensé les mots les plus usités du répertoire farmerien. Sans surprise, « vie », « amour » et « âme » occupent les premières places du podium. Ce qui est plus intéressant sans doute, ce sont les néologismes : de plus en plus, quand elle ne parvient pas à exprimer ce qu’elle ressent avec les mots du dictionnaire, Mylène en invente de nouveaux. Nul n’a oublié le fameux Optimistique-moi adressé à la figure paternelle. Mais il lui arrive aussi de transformer un nom ou un adjectif en verbe, qu’elle n’hésite pas à conjuguer. Cela donne « Quand la lune est si pâle / L’être se monacale » dans Pas le temps de vivre, « Dis-moi comme / J’extase » dans Sextonik, ou encore l’infinitif « coïter », dont il serait superflu de préciser le sens, dans C’est dans l’air. 

Mylène FPlus elle avance dans sa carrière, plus l’écriture semble essentielle à ses yeux. « Écrire mes chansons, c’est ma raison de vivre », dit-elle volontiers. Qui pourrait en douter ? Et même si sa production (une centaine de chansons en vingt-quatre ans) est loin d’être démesurée, Mylène cisèle ses textes avec un soin extrême, soucieuse d’éclairer son public sur une zone encore secrète de son âme. D’où, parfois, un certain hermétisme, qui pousse quelques fans à se lancer dans des exégèses délirantes. 

Comment procède-t-elle pour accoucher de ses chansons ? « J’ai besoin de m’enfermer dans une pièce, quelle qu’elle soit, d’avoir un dictionnaire à côté de moi. » La plupart du temps, la musique a été composée auparavant. Laurent Boutonnat lui confie les enregistrements ; à elle de sculpter les mots qui épousent ses partitions. « Je travaille avec un tout petit magnétophone, sur des maquettes, et là je me mets à écrire… Mais j’ai besoin de la musique avant. » Pour elle, la partition est une base à la fois contraignante et rassurante : elle force l’esprit à une certaine concision, l’empêche de se laisser aller à des débordements. 

En revanche, Mylène n’écrira sans doute jamais de roman. Trop ambitieux. Encore moins ses Mémoires. Trop dangereux. La chanson demeurera son format de prédilection. Elle y excelle. En 1999, elle assurait avoir rédigé plusieurs pages d’un texte « qui tend vers la pornographie », mais s’interdisait alors toute idée de publication. En 2003, elle s’est essayée au conte philosophique. Un titre énigmatique, Lisa-Loup et le conteur. Un joli projet dont on retiendra surtout la virtuosité des dessins, signés de sa main, et quelques formules heureuses. En dépit de la profondeur du propos, l’ensemble n’a guère convaincu. Malgré un beau succès en librairie, de nombreux lecteurs sont restés sur leur faim. 

Mylène sait que les formes courtes lui sont plus favorables. Elle a besoin d’un cadre pour canaliser le flux de son écriture. Les musiques de Laurent Boutonnat demeurent son premier repère. Quand elle écrit des chansons, elle se sent forte. Tricoter les mots, elle sait faire. « L’univers a ses mystères / Les mots sont nos vies », fredonne-t-elle, en hommage au pouvoir du langage, dans le titre phare de sa première compilation. C’est grâce aux mots qu’elle a pu transformer sa vie en destin. Pour avoir accompli cet exploit, elle ne leur dira jamais assez merci. 

 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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Mylène Farmer, JEUNE ET JOLIE

Posté par francesca7 le 21 janvier 2015

 

1996-04-bAVRIL 1996 – Entretien avec Isabelle AITHNARD

La journaliste Isabelle Aithnard aura bien utilisé l’entretien que lui a accordé Mylène Farmer en ce début d’année 1996, puisqu’elle le fractionnera en le publiant dans trois numéros successifs de Jeune et Jolie et dans le numéro de mars de OK Podium (cf. cette référence). Voici reconstitué en une seule partie les trois fractions parues dans Jeune et Jolie.

Vous êtes plutôt timide et solitaire. Chanter vous aide­t­il à surmonter ces états ?

­ Oui, et l’écriture davantage. Quant à la solitude, c’est une chose que j’essaie de bannir aujourd’hui : j’aime désormais l’idée du dialogue et de la rencontre. J’aime probablement donner plus aussi puisque le dialogue est une forme de don.

Quelle est l’origine de cette métamorphose ?

­ J’ai l’impression d’avoir vécu une autre naissance. Je me dis que j’ai eu de la chance, soit parce que la vie me l’a donnée, soit parce que j’ai eu le courage ou l’intérêt d’aller vers autre chose que ce vers quoi je tendais.

Je ne sais si c’est la Californie, mais c’est ce voyage et cette rupture avec une vie. Je parlerais plutôt de perte d’identité pour retrouver ma véritable identité. Je m’essoufflais et j’ai eu besoin de me reconstruire.

Comment vous êtes­vous reconstruite ?

­ Grâce à la liberté tout simplement, et aux rencontres. J’ai pu me déployer et avancer sans être regardée, parce que lorsqu’on n’a plus le désir d’être regardée, il faut s’échapper sinon c’est une prison et une vraie névrose. J’avais envie de respirer et de vivre des choses au quotidien qui sont très banales.

Qu’acceptez­vous que vous refusiez auparavant ?

­ J’ai accepté –même si ça résonne de façon un peu pompeuse­ l’idée de vivre, l’idée de la joie et des plaisirs simples. Ce sont des choses que je n’avais jamais envisagées. Peut­être ce métier m’a­t­il enfermée en me confortant dans une nature plutôt tournée vers l’isolement. Le voyage en Californie m’a beaucoup aidée : le fait de partir seule, donc l’idée du danger, m’a fait ouvrir les bras pour recevoir et découvrir. C’est nouveau pour moi.

On vous imagine mal en Californie ! Vous n’êtes ni très show­biz, ni très cocotier, plages dorées et corps bronzés…

­ C’est pour cela que ça aurait pu être ailleurs. L’idée de vacances, de soleil et de palmiers est une chose que je n’envisage pas, même si je reconnais maintenant que le soleil peut être parfois agréable. J’avais vraiment besoin de larges espaces et je connaissais quelques personnes là­bas. J’y allais aussi pour les studios et les musiciens. La Californie m’a offert une qualité de vie et de liberté que je ne connaissais pas.

Quel regard portez­vous sur vous ?

­ Je ne sais pas bien. Ca doit être diablement personnel pour que je ne puisse pas y répondre ! Pas très tendre, au fond, si ce n’est qu’il y a l’autre moi qui regarde et dit ‘Ca a tenu le coup’. Physiquement, je me suis toujours trouvée trop maigre. Je n’ai jamais employé le mot ‘mince’, mais ‘maigre’. Ca m’a toujours hantée et continue de me hanter. J’aime plutôt la femme qui a des formes. Et puis, ma foi vous voulez vraiment qu’on parle de choses physiques ?! (rires) Je n’aime pas mon nez ! Je n’aime pas… Oh, je sais pas !

Vous mangez, au moins ?!

­ J’ai l’impression de manger beaucoup, parce que je mange à n’importe quelle heure mais c’est plus une façon de picorer qui reste très anarchique. J’aime davantage le salé aujourd’hui que le sucré, et j’ai appris à apprécier le vin. Je ne mange pas de viande par goût et parce que j’aime de moins en moins ce qu’on fait aux animaux. J’aime les féculents, je pourrais manger des pâtes tous les jours ! On dit que je suis difficile, j’ai l’impression d’être très facile puisque j’aime les aliments de base et pas forcément les choses compliquées !

Maintenant, peut­être est­il difficile de me nourrir ! (rires)

Est­ce parce que vous n’aimez pas votre corps que vous vous êtes souvent déguisée ?

­ J’aime me déguiser, ce qui n’implique pas forcément la notion de mensonge même si ça en fait aussi partie.

L’idée du changement, de la pirouette m’intéressait beaucoup : c’était me travestir et garder ma personnalité tout en montrant d’autres facettes. Il y a quelque chose de très ludique, sans parler des peurs qu’on peut avoir ni des mécontentements de soi. Ces choses­là m’ont beaucoup aidée.

Est­ce que vous vous trouvez belle ?

­ Je vais vous dire : j’espère ! Et je tiens à ce ‘j’espère’ ! Je pense être belle à l’intérieur. Maintenant, c’est sans prétention aucune, sans narcissisme. Je pense n’avoir jamais fait sciemment de mal à quelqu’un, et plus je vieillis plus je pense à l’autre.

Qu’est­ce que la beauté pour vous ?

­ La beauté, c’est la générosité. Je trouve belle Marie de Hennezel, l’auteur de « La mort intime » : c’est quelqu’un qui irradie et dégage quelque chose d’étonnant.

Quel constat faites ­vous sur Mylène Farmer ?

­ Je ne crois pas faire ce genre d’exercice, c’est peut­être pour ça que je n’arrive pas à répondre. Ca reste toujours un combat. L’idée de lutte et à la fois de détachement, mais pas au sens négatif. Je sors toujours très peu parce que, dans le fond, j’ai 1996-04-dtoujours craint l’exposition, l’extérieur, l’excès… On en revient toujours au regard de l’autre.

Ce regard, vous l’avez attisé en cultivant un look toujours très original…

­ La mode est une chose très importante dans ma vie. J’aime les couleurs, j’aime m’habiller et me changer autant de fois que je le veux. J’aime penser que le vêtement et l’humeur ont quelque chose à voir ensemble. Je n’ai jamais rejeté l’idée de séduire, même si je ne saurais préciser quelle est ma séduction. L’idée de plaire est importante.

Cela explique les photos très sensuelles du CD ?

­ Le choix d’Herb Ritts n’était pas innocent. Je savais qu’il pouvait m’emmener vers une certaine sensualité sans me donner l’impression d’être dénudée. Peut­être y a­t­il aussi le mot ‘femme’ qui me fait moins peur et que j’accepte totalement. Ces photos sont peut­être plus femme.

Vous mettez même des jeans !

­ Je m’autorise des silhouettes qu’avant je refusais : ça fait partie de cette rupture, de cette renaissance. C’est difficile pour moi de vous dire le pourquoi du comment, si ce n’est que ça fait partie d’un tout. Le talon, par exemple, est une chose que je n’avais jamais abordée et dont je ne peux plus me passer. C’est clinique, dans un sens ou dans l’autre !

Accepter votre féminité veut­il dire que vous envisagez d’être mère ?

­ J’y pense probablement, oui. En tout cas, il y a une réelle et profonde envie alors qu’avant, l’idée de la prolongation de moi­même était impensable. Je l’accepte aujourd’hui comme une chose évidente : rien ne ressemble au fait d’avoir un enfant.

Quelle est votre définition de l’amour ?

­ L’envol. C’est vrai que, dans le fond, si on me demandait sous la torture quelle est la chose la plus essentielle, c’est cette chose que je demanderais : ce ne serait ni mon métier, ni la reconnaissance mais l’amour, l’idée du partage.

Existe­t­il des preuves d’amour ?

­ Oh oui, de multiples ! Dialoguer, s’ouvrir, s’abandonner, écouter sont de véritables preuves. Tout ce qui va vers l’autre, pas nécessairement pour revenir vers soi mais simplement pour donner, est un acte d’amour.

Quels sont votre film et votre chanson d’amour préférés ?

­ Si je devais emporter une seule chanson sur une île, ce serait « Don’t give up », le duo de Kate Bush et Peter Gabriel. Bizarrement, je pense à d’autres titres qui ne sont pas nécessairement des chansons d’amour, comme des titres de Neil Young, qui a par ailleurs bien chanté l’amour. Pour le film, j’ai été profondément bouleversée par « Je t’aime, moi non plus ». Ou plutôt, non ! C’est un lapsus ! Je voulais dire « L’important, c’est d’aimer » de Zulawski.

Êtes­vous jalouse ? Comment votre jalousie se manifeste­t­elle ?

­ Malheureusement, je pense l’être. Je pense être surtout possessive, ce qui engendre et entraîne la jalousie.

Ca se manifeste parfois par de la colère, une colère intérieure surtout et parfois exprimée. Mais il faut mieux l’exprimer que la garder pour soi ! (rires)

A quoi voit­on que vous êtes amoureuse ?

­ Je souris ! (rires)

Et il semble que l’on vous voit beaucoup sourire, ces derniers temps !

­ (elle ne répond pas et esquisse un très, très large sourire)

Que regardez­vous en premier chez un homme ?

­ Très honnêtement, je crois, ses mains et bien sûr son regard.

Et s’il fait ­30° et qu’il a des moufles ?!

­ Hé bien, je lui retire ses moufles ! (rires)

Y a­t­il des choses impardonnables en amour ?

­ Est­ce que je vais dire la trahison ? Sans doute. Et puis aussi l’irrespect.

Seriez­vous prête à faire des sacrifices en amour ?

­ (sans hésitation) Oui, bien sûr ! Là encore, c’est compliqué. Donnez­moi des exemples…

L’homme de votre vie vous demande de tout abandonner pour le suivre au Pérou : que faites­vous ?

­ (elle réfléchit longuement) J’aimerais dire oui, et dans le fond je vais vous dire non. J’aime passionnément la passion mais ma nature me pousse vers la raison, et là encore ce sont deux notions qui viennent se percuter.

Il y a des choses et des êtres que j’aime profondément ici, en tout cas dans ma vie d’aujourd’hui, et cette idée de partir et de laisser un pays pour aller vers un autre : ma réponse est non ! En revanche, s’il est un sacrifice auquel on peut se plier, c’est d’essayer de s’oublier soi­même.

Quels sont vos mots d’amour favoris ?

­ Je ne sais pas si j’en ai. Je crois que le mot ne viendra pas parce que ce sera quelque chose de difficile pour moi : ce sera 1996-04-aplutôt un geste.

Ecrivez­ vous des lettres d’amour aux personnes que vous aimez ?

­ Non, mais je me souviens ­ ou du moins on me l’a rappelé car j’avais oublié ­ d’une petite histoire à propos de lettre d’amour : à l’école, j’avais tenté d’apprendre le russe et je n’avais retenu que trois ou quatre formules dont ‘je t’aime’, que j’ai écrit et remis à quelqu’un.

Le mariage est ­il la plus belle expression de l’amour ?

­ Non, en aucun cas. Je pense que c’est même plutôt embarrassant parfois parce qu’on vous emprisonne sur un papier et que le sentiment n’est pas emprisonnable. C’est quelque chose que je ne considère pas comme très utile et qui, moi, m’emprisonnerait. J’aime l’idée de l’anneau passé au doigt, et en même temps je n’aime pas ce que ça représente. Là encore, c’est conflictuel !

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STAR MAGAZINE : Confessions – Interview fleuve de Mylène

Posté par francesca7 le 2 octobre 2014

 

AVRIL 1989 - Entretien avec Marc THIRION & Jean-François VINCENT

« On peut être une artiste populaire tout en cultivant un certain élitisme. »

Cet entretien est paru très partiellement et plus ou moins remanié en novembre 1988 dans le magazine Spotlight, en décembre 1988 dans Rock News et en janvier 1989 dans Podium. Quelques questions sont également reprises dans Rock Hits en mai 1989. A l’occasion de ce numéro spécial de Stars Magazine, l’interview est alors publiée dans son intégralité. En voici donc le script entier.

1989-02-cA quel moment avez-vous songé à donner une suite au clip de « Libertine » ?

- Le personnage était très fort, nous avions envie de le voir vivre plus longtemps. L’idée d’une suite n’était donc pas exclue dès le tournage de « Libertine ». Tout a ressurgi avec « Pourvu qu’elles soient Douces », même s’il était difficile, voire complexe, de greffer cette histoire autour de la chanson.

Pouvez-vous revenir sur le tournage de ce clip ?

- Nous avons passé huit jours dans la forêt de Rambouillet. Debout à cinq heures du matin et couchés le lendemain vers une heure. J’ai tenu à être présente en permanence, même lorsque je ne tournais pas.

L’équipe technique était composée de cinquante personnes, auxquelles il faut ajouter les quelques six cents figurants. C’était des engagés dans l’armée ou des appelés. Nous avons également travaillé avec un conseiller historique. C’était essentiel pour la crédibilité de tout ce qui touchait à cette époque. Il m’a appris, par exemple, que les femmes tenaient le pistolet différemment des hommes. Si ce clip a été le plus dur à tourner, il s’est révélé le plus passionnant.

Pour vous, le clip est-il un luxe ou un moyen d’imposer vos chansons ?

- Le clip de « Pourvu qu’elles soient Douces » a coûté près de 2,8 millions de francs. On peut donc parler de luxe ! Pour ce qui est de la seconde partie de votre question, je crois aujourd’hui en avoir la réponse. La chanson a démarré comme une fusée, ce qui est toujours un peu effrayant. C’est peut-être le fruit de quatre années de travail. Toujours est-il que si ce clip a enrichi la question, il n’a pas été le facteur primordial de sa bonne marche.

Ce besoin d’illustrer vos chansons en images correspond-il à la pensée de Gainsbourg comme quoi la chanson est un art mineur ?

- Non, il s’agit d’un art comme les autres. D’ailleurs, Gainsbourg a rectifié sa déclaration par la suite en affirmant : ‘Les arts mineurs sont en train d’enculer les arts majeurs’. La musique est essentielle à l’homme, comme le sont les images et les mots. Et puis, tout dépend de qui s’immisce dans cet art, hélas souvent galvaudé !

Pourquoi ce choix du XVIIIème siècle ?

- Je redécouvre aujourd’hui l’Histoire, qui ne m’intéressait guère à l’école. J’adore les costumes du XVIIIème, j’adore me projeter dans cette époque. Avec « Libertine », elle s’est imposée d’elle-même.

Vous semblez néanmoins avoir un côté passéiste…

- Vous faites allusion à mon goût profond pour les costumes, les décors ? Certes, je les aime. Je dirais que j’aime le costume pour le costume. Le fait est que je me sens mieux dans des costumes d’époque, souvent plus masculins. Les cols officiers ou les chemises à jabot, je peux tout aussi bien les porter dans la vie.

En littérature, je suis plus attirée par le XIXème siècle. Par contre, si je devais tourner au cinéma, je préférerais être projetée dans un univers antérieur.

Et l’Angleterre ?

- C’est un pays que je connais mal, j’ai donc peu de choses à en dire. Je lui préfère la culture française. Le clip est un peu ironique envers les anglais, mais pas méchant. Tout au plus souligne-t-il là le côté maniéré des anglais de l’époque !

Venons-en à la scène et au rendez-vous fixé au Palais des Sports en mai prochain…

- Je sais être attendue au virage. Les gens me pousseraient à placer ma tête sous la guillotine, mais je ne suis pas sûre qu’ils vont me la couper. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour ne pas laisser tomber la lame, mais par provocation, je l’affûte ! Rien n’est plus excitant. Monter sur scène est un projet ambitieux et ce, dans n’importe quelle salle. Dès le début, j’ai tenu à placer la barre très haut. Je ne voulais pas une salle dite ‘intimiste’. La communication avec le public est évidemment nécessaire, mais j’aime aussi l’idée de distance, d’une scène grande et profonde. La salle du Palais des Sports est celle qui a allumé en moi une petite flamme.

Il va falloir que je surprenne, je le sais. Je ne peux rien en dévoiler, mais je travaille déjà tous les jours sur la chorégraphie du spectacle. Je me suis imposée un rythme de travail draconien.

Avez-vous une idée du public qui viendra vous voir ?

- Il sera composé en grande majorité de jeunes, mais pas seulement. C’est normal, vu les thèmes abordés dans mes chansons. Ce qui prouve qu’on peut être une artiste populaire tout en cultivant un certain élitisme.

De toute évidence, il existe une envie de démolir les tabous, de se violer, soi et le public, avec des thèmes qui ne sont pas populaires. Seul Gainsbourg avait su jusqu’à présent les aborder. J’ai envie de succès, mais depuis mes débuts je n’ai fait aucune concession. De « Maman a Tort » à « Libertine », nous ne sommes pas dans le mouvement pop. D’autres facteurs rentrent d’évidence en jeu, comme la médiatisation. Une partie du public s’attache à la personnalité d’une artiste, l’autre à son image…

Êtes-vous perfectionniste dans tous les domaines ?

- Je suis en quête de perfection. C’est une faille de ma personnalité, un défaut. On peut ne pas aimer ce propos, c’est pourtant l’image transparente de mon original. Ne pas être attaquable, c’est ne pas tendre de perches.

Justement, parlons un peu de vos rapports avec la presse : vous ne la recevez qu’en échange d’une couverture…

- La couverture ou rien, c’est ce à quoi vous faites allusion ? Quand vous démarrez, on vous rappelle souvent  ce que vous n’êtes pas encore. J’ai souffert et beaucoup travaillé pendant quatre ans.   Maintenant, je suis en droit de demander quelque chose, une récompense peut-être. Pour moi, une couverture c’est magique et beau. La demander peut sembler agressif à certains : je les laisse libres de ne pas parler de moi. Ce n’estpas grave…

Auriez-vous un ego surdéveloppé par rapport aux autres artistes ?

- J’ai assurément un ego très fort, mais pour moi, c’est plus la couverture en tant qu’objet qui compte. J’ai toujours admiré l’emballage d’un cadeau. C’est vrai : je suis narcissique !

Qui est Mylène par rapport à Farmer ?

- Mylène et Farmer sont mon identité, mon nom. Le tout forme sur moi et sur ma popularité une protection. Il n’y a pas de différence entre Mylène, ma vie intime, et Farmer, ma vie professionnelle. Je suis toujours lamême, quelles que soient les situations dans lesquelles je me trouve.

Parvenez-vous à écrire pendant les périodes de promotion ?

- Je voudrais dire tout d’abord que l’écriture a été pour moi une thérapie. Je l’ai découverte seule quand je vivais mal le passage de l’adolescence à l’âge adulte. Je l’ai ressenti comme un viol. Ecrire, c’est s’avouer des choses. Il m’est arrivé de rayer des phrases que ma main écrivait. Mon esprit me poussait à les retirer, je ne me sentais pas encore prête pour les révéler.

Pour en revenir à la question, je ne peux pas écrire en période de promotion car j’ai besoin d’une concentration permanente. Tout ce que je peux faire, c’est extraire des phrases de mes lectures, ou des pensées. Le plus gênant, c’est que j’arrive de moins en moins à ouvrir un livre. Pour lire, j’ai besoin de temps, de repos, comme un recueillement, ce qui m’est impossible quand je travaille beaucoup. Je parviens heureusement à dévorer un livre de temps en temps. Je vous recommande « L’Apprentissage de la Ville » et « Le Bonheur des Tristes » de Luc Dietrich. Il est mort d’une blessure de guerre alors qu’il écrivait un troisième bouquin sur les hôpitaux psychiatriques.

Vous prenez un malin plaisir à brouiller votre personnage ?

- Je n’aime pas jouer. Quand je parle, je ne joue pas. Je hais les jeux, sous toutes leurs formes. Sans doute par appréhension de perdre. De plus, je ne triche pas. Tricher, c’est mentir. La façon dont je me présente est le reflet de mes sentiments internes. La monotonie est si laide…

Dans « Ainsi Soit Je… », avez-vous l’impression de vous être entièrement dévoilée ?

1989-02-a- Oui, par rapport à une volontaire inhibition antérieure. Cet album est presque un viol organisé de ma personne, dû à des contextes, à une écriture. Ce viol était un besoin, comme celui de me dévoiler par l’écriture. J’ai l’impression d’avoir dit des choses qui m’étonnent moi-même. Sur mon premier album, je n’avais écrit que trois textes. Avec « Ainsi Soit Je… », je suis arrivée à transmettre d’autres choses, sur des thèmes que je juge inépuisables.

Vous brillez dans l’ombre du mystère de votre personne. Est-ce consciemment ?

- C’est plutôt une volonté, pas toujours affirmée, certes. Je suis dans la position suivante : avoir besoin de points couverts pour mieux me dévoiler.

Et si l’inspiration, un jour, n’était plus au rendez-vous ?

- Si je sens en moi une faiblesse, je n’écrirai plus. S’il y a une qualité que je m’accorde, c’est bien l’honnêteté.

Je n’aime pas jouer, je ne sais pas tricher.

Parlons du duo Farmer / Boutonnat…

- C’est la magie d’une rencontre dans le domaine créatif. Je crois qu’on peut parler d’une source intarissable.  Peut-être, un jour, aurons-nous besoin de nous échapper, mais pour l’instant nous ne vivons ni tension, ni fatigue. Du moins pour ce qui regarde le public…

Vous laissez volontairement planer un doute sur votre relation ?

- Je ne veux pas de jardin secret qui devienne lieu commun. Ma vie privée m’appartient, je n’ai aucune envie d’en parler. Je préfère écrire des textes. C’est de toute façon complexe : je pourrai vous dire une chose aujourd’hui et son contraire demain. Il n’est pas facile de se protéger. Quelquefois, j’éprouve même un malaise car j’aimerais répondre. Mais il existe ce barrage du journaliste et de la projection sur le public. Je suis néanmoins beaucoup moins bloquée en interview que je ne l’étais à mes débuts. C’était vraiment terrible !

Le terme de ‘Pygmalion’ employé par beaucoup pour évoquer Laurent Boutonnat vous gêne-t-il ?

- Ca me laisse indifférente. Je réponds simplement que deux personnes sont nées en même temps. Bien sûr, le terme de producteur est toujours plus magique aux yeux des gens que celui d’interprète. Mais je suis en paix avec moi-même et mon album « Ainsi Soit Je… ».

Laurent Boutonnat a su vous rendre dans vos clips à la fois pudique et provocante. Imaginez-vous quelqu’un d’autre derrière la caméra ?

- Fameux paradoxe que ma nudité dans les clips ! Elle était certainement liée à Laurent… Si demain un autre me le demandait, je ne sais comment je réagirais. Là, je savais qu’il n’y avait aucune trahison, aucune vulgarité. Laurent ne m’impose jamais rien, il y a avant tout dialogue entre nous.

Vous parlez de nudité au passé ?

- Certainement, et pourtant je n’ai aucune idée du sujet de mon prochain clip. Mais cette fois, je crois que c’est terminé !

Même pour un long-métrage ?

- C’est différent : si ça présente une utilité évidente pour le sujet, pourquoi pas ? Un corps de femme est beau s’il est bien filmé…

Mylène et l’érotisme : un fantasme ?

- Oui. J’aime l’érotisme, c’est très beau. Mais je dis non au sexe, je l’abolis. Je suis une romantique, violente et sensuelle.

Vous disiez auparavant ne pas aimer votre personne…

- Paradoxe ! Je suis propulsée dans le courant avec une étiquette ‘paradoxe’. Comme dit le proverbe : ‘Apprends à cultiver ce dont les autres se moquent’. Mais je ne le fais pas par jeu !

Êtes-vous désormais en parfait accord avec votre corps ? La fameuse question du miroir…

- Le miroir est fondamental dans ma vie. J’ai en permanence besoin de mon reflet. Il n’est pas toujours celui que j’espérais, mais il ne m’empêche pas de me jeter au devant d’une scène.

Vous êtes très attachée à la notion d’androgynie…

- Je me sens éternellement androgyne. Adolescente, j’étais une fille manquée, je rejetais toute féminité. J’ai vécu une période pas très agréable. Aujourd’hui, j’ai l’impression de changer un peu. Une transformation à la fois physique et mentale.

Une personnalité complexe se dégage de vous…

- On parle de fragilité…Elle existe certainement, mais je ne suis pas que fragilité. Je crois avoir une force de caractère masculine.

Comment vous séduit-on ?

- C’est un sujet un peu difficile à aborder. Disons que les choses immédiates me séduisent : n’importe quoi, un regard, une façon de se mouvoir…Mais je veux bien m’échapper de ce sujet…

Parlons de solitude…

- J’aime la solitude. Plus on devient un personnage public et plus on y plonge. Il faut s’y faire et l’apprivoiser.

Vous donnez l’impression de vivre en dehors du temps présent…

- Je ne me désintéresse pas de l’actualité, mais mes jouissances viennent d’ailleurs. Je refuse néanmoins l’isolement total, qui deviendrait dangereux.

Pourtant, vous évoquez la mort, le suicide…

- Des thèmes et des actes… J’ai croisé la mort sans m’en être approchée. Ca marque à vie. Je pense à une phrase d’Edgar Poe : ‘La vie est une longue tragédie dont le héros est un ver conquérant’.

Si je devais choisir, je préférerais la congélation à la déchéance physique !

Croyez-vous en la réincarnation ?

- Je voudrais bien croire à l’immortalité et à l’existence d’un dieu. J’aime cette idée d’un être supérieur. Une petite histoire me revient en tête : deux poissons sont dans un bocal, l’un d’eux demande : ‘Dieu existe-t-il ?’, l’autre répond : ‘Si Dieu n’existait pas, qui nous changerait notre bocal ?’

Croyez-vous au destin ?

- Il y a les élus et les autres… De cette élection peut naître soit une grande élévation, soit l’abîme le plus profond. Certaines choses nous sont données, à nous de les enrichir.

Et si vous n’aviez pas été Mylène Farmer ?

- Comme je suis très attirée par les singes, je dirais Diane Fossey. Elle a vécu avec les gorilles. Dans une vie antérieure, je crois avoir été une souris. Dans mes rêves, il y a souvent des souris !

Les nuits de Mylène ?

- Je ne suis pas insomniaque, mais j’ai des nuits difficiles, sans réveils subits, mais tourmentées, faites de rêves et de cauchemars. Des nuits surpeuplées. Je n’ai pas un sommeil réparateur qui me laisse fraîche et dispose le lendemain matin.

1989-02-fVotre attirance pour les animaux est-elle le signe d’une fuite du monde des humains ?

- C’est une forme de solitude, de lâcheté peut-être…Ne pas vouloir affronter la réalité des êtres. Par ailleurs, j’ai un besoin tactile de les caresser !

Le masque ?

- On rejoint ce que j’ai dit précédemment : je n’ai pas de masque qui me voile la face, même si parfois, je dois faire des efforts par rapport aux autres. J’essaie de leur faire partager le moins possible mes moments difficiles. L’artiste n’est pas seul à souffrir.

Parlons de la musique que vous écoutez…

- J’ai une attirance pour les musiques de film. En ce moment, j’écoute celle de « Mission ». J’aime aussi Moricone, John Barry, Delarue, Goldshmitt. Mais j’écoute aussi Peter Gabriel, Kate Bush, Laurie Anderson et beaucoup de classique…Mais là encore, j’ai besoin de temps, comme pour la lecture : une préparation est nécessaire…

Vous ne faites partie d’aucun courant musical, d’aucune bande d’artistes. Est-ce une volonté ?

- C’est vrai, j’ai très peu d’amis dans ce métier. Je préfère être entourée de personnes qui font un métier éloigné du mien.

Si nous terminions par vos passions ?

- J’aime les animaux, mais nous en avons déjà parlé –j’ai deux singes. J’ai plutôt des passions artistiques, j’admire tout ce qui est création. Plus jeune, j’ai pratiqué le modelage, la poterie. Le contact avec la terre est si particulier…

 

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FAIRE UN SPECTACLE pour Mylène

Posté par francesca7 le 3 août 2014

 

 

 Suite logique de la carrière discographique d’un artiste, le concert devait tôt ou tard confirmer ou trahir la particularité de l’image que créait depuis six ans Laurent Boutonnat pour sa seule interprète : Mylène Farmer. Producteur, compositeur et réalisateur de la chanteuse, c’est avec une évidence naturelle qu’il se décida à investir la multiplicité de ses talents en travaillant dès les premiers mois de 1988 à l’écriture d’un spectacle qu’il voudra lui aussi particulier, et qui parcourra les Laurent-Boutonnatroutes de France en quatre vingt dates un an et demi plus tard.

 

La volonté, dès son deuxième clip Plus grandir (1985) d’être reconnu davantage comme un cinéaste que comme un “clipeur” l’influera sans conteste pour la conception du show. Pour ce qui est de l’agencement des lumières, des placements des danseurs et de la structure de la scène, tout ceci sera conçu pour l’œil de la caméra. A aucun moment Boutonnat n’a visiblement réfléchi au concert en d’autres termes que cinématographiques, pensant toujours au film qu’il allait en tirer et qu’il conterait plus tard sortir en salle. Pour l’occasion, Laurent Boutonnat utilisera d’ailleurs une pellicule très sensible, lui permettant entre autres de capturer des visages dans le public et chez les musiciens pourtant constamment plongés dans l’obscurité.

 

 Le décor

 Hubert Monloup, décorateur d’opéra et de théâtre travaille à la demande de Laurent Boutonnat pour la première fois sur un concert de variété. La consigne donnée est de représenter le défilement du temps. La décision est prise de figurer le site de Stonehenge, en Angleterre. Ses alignements de pierres millénaires, devant lesquelles des civilisations calculaient la position des planètes et songeaient en l’au delà parlent à Laurent Boutonnat. Sur scène ces pierres à priori placées de manière anarchique fait penser à un cimetière vallonné, assez fonctionnel pour faciliter les entrées et sorties de scène, les déplacements, et y intégrer harmonieusement chaque musicien pour qu’il reste visible à la fois de ses collègues et du public. Les concerts de variété ou de rock usent habituellement de structures assez hautes, permettant entre autres une plus grande largeur de champ pour la rotation des projecteurs. Or les dimensions du décor en deux exemplaires créé par Hubert Monloup s’adaptent parfaitement à celles du format d’image utilisé par Boutonnat lors du tournage, abaissant la hauteur sous rampe à seulement quatre mètres, malgré les deux niveaux du décor au sol.

L’illusion donné est alors d’une scène plutôt “basse de plafond” s’apparentant davantage à un caveau qu’à un podium musical. Le mimétisme entre les contours de la scène et le cadre ont pour effet esthétique de diminuer le vide qu’aurait mis en valeur un plan large sur une scène à hauteur classique, et d’améliorer la composition plastique de l’image lors de plans d’ensemble avec des chorégraphies, les danseurs se disposant toujours agréablement sur la totalité de la surface filmée. Lorsque les chorégraphies ne se déroulent que sur une partie précise du podium (sur un côté par exemple), l’espace vide crée de l’autre côté est ignoré à l’image, redirigeant par recadrage le regard du spectateur comme le public du concert l’aurait fait de lui-même en ignorant l’espace vide.

 

 Des scènes d’extérieur

27706293L’utilité de la haute grille de cimetière encadrée de deux murs qui trône sur la scène avant et après le concert (et qui dévoile le décor caché derrière) n’est pas seulement justifiée par la diégèse du spectacle ; c’est aussi le moyen pour le cinéaste Laurent Boutonnat d’introduire son film par un travelling circulaire autour du cimetière-décor, transplanté sur une plaine de rase campagne. C’est peut-être ici que réside la première particularité de forme de ce film de concert. Là où un film de spectacle habituel commence directement par la première chanson ou par les backstages. En Concert débute par le long plan séquence de ces alignements baroques loin de tout public ou de tout projecteur. On ne peut alors soupçonner que le cimetière représenté à l’image est le décor du concert, sa place étant inimaginable au beau milieu d’un champ. Rien d’autre dans la bande son ne laissera encore de piste pour laisser imaginer qu’un concert en public va commencer. Après des inscriptions de génériques sur la musique Prologue débarrassée des cris d’impatience du public, le plan du décor isolé est coupé à quatre reprises par des plans similaires du décor, mais cette fois en caméra-épaule pris parmi les spectateurs. En établissant une telle liaison entre l’extra-ordinarité du décor et sa présence sur la scène, Laurent Boutonnat immerge directement le spectateur de son film dans un long métrage qui ne se revendique pas d’emblée comme le simple compte-rendu d’un spectacle, mais bel et bien d’un long-métrage romanesque. 

Lors de la longue introduction musicale de la chanson Ainsi-soit je, Laurent Boutonnat insérera dans son film une seconde scène d’extérieur : la visite au ralenti d’un (vrai) cimetière par la chanteuse suivie de dos qui finira par se recueillir sur une tombe. Par un effet de surimpression, le retour sera fait sur la scène où le pianiste, éclairé d’un seul projecteur, terminera son introduction. L’interprète fera peu après une nouvelle entrée en scène vêtue d’un nouveau costume. Une avant-dernière fois, Laurent Boutonnat utilisera des plans de son décor déplacé en plaine, lors du classique passage du rappel. Dans tout concert, l’interprète faisant mine de terminer le spectacle se retire sous les vivas, puis réapparaît quelques minutes plus tard pour une ou plusieurs éventuelles dernières chansons faussement improvisées. Ici, la chanteuse se retire une première fois à la fin de Libertine, à l’époque son plus grand succès populaire. 

Suite à un feu d’artifices illuminant toute la surface de la scène, le décor du concert dans la plaine autour duquel tournait la caméra au début du film explose sous l’effet de cinq bombes qui font voler les pierres tombales en éclats. C’est après avoir montré en surimpression ralentie à la fois les effets de l’explosion sur le décor et le public réclamant la chanteuse, que celle-ci refait une dernière fois son apparition sur la scène pour un morceau d’adieux La conception de la fin du concert sera en stricte relation avec son Prologue, les grilles de fer réapparaissent alors et se referment sur la silhouette de la chanteuse apparaissant une dernière fois en haut des marches du cimetière. La fin du film est cependant autre, elle aussi en relation étroite avec son ouverture : Alors que la chanteuse a disparue définitivement de la scène, l’écran resté noir quelques secondes se rallume sur le décor du concert se consumant au milieu de la plaine campagnarde. Pendant quelques minutes, des plans de spectateurs en sanglots se mêlent au paysage dévasté qu’offre les pierres qui brûlent sur une structure calcinée.

 

Il ne fait alors plus aucun doute que nous sommes bien face à la structure même de la scène du concert, des travellings latéraux nous montrant les barres de fer devant la soutenir. Pour la seule fois dans le film, des images d’extérieur sont présentes sur l’écran en même temps que des plans tournés dans la salle du concert, unissant définitivement les deux lieux dans une même vision de détresse et de destruction. Le générique se déroulera sur un dernier long plan reprenant le travelling ″circulaire″ du début du film, à la seule différence que le décor finira de se consumer lentement sous l’œil de la chanteuse, debout et impassible, vêtue d’une robe de deuil qui constate la lente disparition du décor faisant plus que jamais figure de cimetière.

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En ce qui concerne le traitement du son lors de ces scènes particulières, on peut noter que la musique présente lors de l’enregistrement du concert en sonorise chaque seconde, ne laissant jamais entièrement la place aux bruitages inhérents à l’environnement de ces plans en extérieur (vent, crépitements du feu…). Nous conviendrons pour ces plans de trois niveaux de sonorisation : celui de la musique du concert, sortant soit des instruments des musiciens soit d’une bande son synthétique préenregistrée diffusée au public ; celui de la foule du concert, comportant les cris et applaudissements ; puis enfin celui de l’extérieur, représentant le champ sonore des plans tournés hors scène de spectacle. Pendant la scène d’ouverture du film, seule la musique du concert est audible, le son d’extérieur est muet alors que celui du public n’apparaît brutalement128 que lorsqu’un plan relatif au concert apparaît à l’image. Lorsque le travelling latéral en extérieur s’achève et qu’on entre définitivement dans le monde du concert, le niveau du bruit du public devient assez haut pour placer le spectateur du film “dans” le public, en rétablissant le champ sonore auquel il aurait droit s’il était dans la salle. 

Alors que la scène d’introduction de la chanson Ainsi soit-je est sonorisée uniquement par la musique du concert et les bruits du public, l’explosion du décor en rase campagne ne peut se passer des déflagrations couvrant en partie les acclamations de la foule. Explosions qui disparaîtront d’elles-mêmes au bout de quelques secondes dans un écho, facilitant en douceur l’enchaînement avec la chanson de rappel. La scène finale, elle, reproduit la distribution du champ sonore de la scène d’ouverture à un détail prêt. Alors que jusqu’à la fin du générique du film la musique du concert reste présente, le son du public s’arrêtera en fondu lors du passage à la dernière scène d’extérieur qui montre le décor se consumer. C’est alors que sans le chevaucher, le son d’extérieur des crépitements du feu et du hurlement du vent apparaît. Alors que le vent restera audible jusqu’à l’extrême fin du film, le crépitement du feu s’arrêtera simultanément à l’arrêt sur image situé au milieu du générique.

 

 EXTRAIT DU LIVRE DE Jodel Saint-Marc  « Le Clip en tant qu’œuvre Cinématographique / aux éditions Sorbonne Nouvelle en août 2003 

 

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Philippe GILDAS et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 16 juillet 2014

DANS l’émission DIRECT – AVRIL 1987 Présenté par Philippe GILDAS CANAL +

 1

Philippe Gildas reçoit Mylène Farmer sur le plateau de son « Direct », sorte de première version de ce qui deviendra « Nulle Part Ailleurs ». Mylène, dans un tailleur gris beige, prend place aux côtés de la comédienne Marie-Christine Barrault pour répondre aux questions de l’animateur.

Philippe Gildas : Bonjour Mylène ! Est-ce que le clip est fini ?

Mylène Farmer : Il est terminé, oui.

PG : Ca sortira bientôt ?

MF : Il est en montage actuellement pendant une semaine, une semaine de mixage et la troisième semaine sera la bonne !

PG : Je voudrais bien voir « Libertine » au milieu des loups !

MF : Oui, ça va être très, très beau je pense !

PG : Vous l’avez vraiment fait avec des loups ?

MF : On a fait avec un loup, et puis sinon y a des…Je vous donne pas le secret, quand même ! (rires)

PG : Mais je savais depuis le début qu’elle voulait à tout prix faire son clip dès la sortie, avant même la sortie de « Tristana », d’ailleurs !

MF : Oui !

PG : Et vous l’avez tourné en Ardèche, non ?

MF : Non, non, non, on l’a tourné dans le Vercors, avec des plaines enneigées…Un très, très beau décor !

PG : « Tristana », c’est votre combien, cinquième 45 tours ?

MF : Oui.

PG : C’est une carrière qui est partie à cent à l’heure, alors ! Y a combien de temps ? Trois ans ?

MF : Ca fait, depuis « Maman a tort », trois ans, oui. Avec un album, entre !

PG : Et « Maman a tort », c’était pas hasard !

MF : Rien n’est un hasard, mais c’est vrai que j’ai eu la chance de rencontrer deux personnes qui…

PG : (il l’interrompt) Boutonnat ?

MF : Boutonnat, oui, Laurent Boutonnat avec qui je continue, compositeur donc qui m’a composé la première chanson.

PG : Il a eu, enfin je sais pas qui a voulu cette rencontre mais c’était bien puisque trois ans après un album est sorti…

MF : Oui.

PG : …qui a combien ? Six mois ?

MF : A peu près, oui. (l’album est pourtant sorti un an pile auparavant, ndlr)

PG : (…) Et voilà maintenant le nouveau 45 tours, « Tristana », on l’écoutera chanter dans un instant !

Philippe Gildas se tourne alors vers Marie-Christine Barrault, qui parle des films en costumes.

PG : (…) Mylène elle adore les déguisements !

MF : (rires) C’est vrai, j’aime bien les costumes, oui, les époques.

Marie-Christine Barrault : Les robes sont très, très lourdes ! (…) Pour chanter, je suis pas sûre que ce soit bien ! (rires)

PG : (se tournant à nouveau vers Mylène) Alors, « Tristana », l’histoire de « Tristana » ?

MF : Que voulez-vous savoir ?!

PG : Après « Libertine », il fallait le trouver quand même !

MF : Oui! C’est la dure reconversion de « Libertine » ! C’est une histoire simple, « Tristana », c’est un peu la mélancolie, un peu le désespoir. Voilà, c’est un peu la couleur de cette chanson.

PG : Pourquoi chaque fois, vous qui avez une vie professionnelle parfaitement réussie apparemment une vie privée aussi dont vous n’avez pas à vous plaindre, la petite québécoise…non c’est pas Québec, vous hein ?

MF : C’est Montréal.

PG : …venue en France, non pas pour chanter mais bien avant déjà ! Vous aviez quel âge ? 10 ans, 12 ans ?

MF : Oui c’est ça, 9, 10 ans.

PG : Quand vous voulez retravailler, vous allez au Canada sans problèmes : ils vous connaissent bien !

MF : Ils me connaissent pas du tout au Canada, non ! Non, non ! L’album est sorti, « Libertine » est en train de sortir mais je n’ai rien fait dans ce pays.

PG : Mais ils vous connaissent quand même ? Ils savent…

MF : Certainement. Depuis « Maman a tort », oui, ils s’intéressent un peu à ce que je fais.

1987-07-aPG : Sinon vous n’envoieriez pas vos disques en priorité là-bas, après la France !

MF : Ce n’est pas en priorité, c’est eux qui font appel à vous s’ils sont intéressés.

PG : Mais ça sert pas d’être canadienne ?

MF : Je ne crois pas. En ce qui me concerne, non parce que…

PG : Ils vous considèrent pas du tout comme canadienne ?

MF : Ben j’avoue que j’y suis jamais retournée, que je n’ai jamais rerencontré donc des canadiens. Il était question que j’y aille là, en mai donc c’est en pourparlers. Donc je pourrai vous répondre après ! (Mylène ira

finalement au Canada un an plus tard, ndlr)

PG : La carrière de mannequin, vous l’avez complètement abandonnée ?

MF : Oui, j’avais fait ça vraiment en dilettante, c’était pour gagner ma vie. Donc j’ai complètement abandonné parce que inintéressant et pas du tout ce à quoi j’aspirais.

PG : Alors qu’est-ce que vous ferez après la chanson ?

MF : Probablement élever des singes !

PG : (rires) Et pourquoi ?

MF : Parce que j’ai une passion de cet animal, des animaux en général, mais c’est vrai des singes spécialement.

PG : Mais qu’est-ce que vous en ferez ?

MF : Bah écoutez, un élevage probablement !

PG : Mais des grands ? Des petits ?

MF : Plutôt des gros.

PG : Oui, mais ça se reproduit ! (rires)

MF : Oui. Vous avez peur des familles nombreuses ?! (rires)

PG : De singes, oui !

MF : Y a plein de choses à faire : l’éducation…Enfin, je sais pas, y a plein de découvertes à faire certainement avec ces animaux.

PG : Enfin pour l’instant vous continuez la chanson ?

MF : Pour l’instant, je suis ravie de chanter ! (rires)

Philippe Gildas demande ensuite à Mylène d’interpréter « Tristana », ce qu’elle fait, entourée de ses deux danseuses. A l’écran apparaît parfois un trucage vidéo entourant Mylène de fausses flammes. Après lachanson, Mylène retrouve sa place face à l’animateur.

PG : Le dernier 45 tours de Mylène Farmer, « Tristana ». Alors en attendant la surprise du clip, parce que si j’insiste tellement sur le clip c’est…elle devrait faire du cinéma ! « Libertine » faisait combien de temps, le clip ?

MF : Je crois que c’était onze minutes.

PG : Un vrai film, en plus !

MF : Oui. Celui-là (« Tristana », ndlr) est parti pour être un peu plus long, d’ailleurs !

PG : Ha, vous allez faire encore plus long ?! Mais faut faire du cinéma carrément !

MF : Bah écoutez, peut-être un jour ! (rires)

PG : « Libertine », vous l’aviez tourné dans un château ?

MF : On l’a tourné dans un château…heu qu’est-ce qu’on a fait d’autre ?! (sourire) On a fait de l’extérieur également. Et là, c’est essentiellement extérieur et un peu studio.

MCB : Vous avez combien de temps pour tourner un clip ?

MF : Il y a la préparation -je vous laisse juge, vous connaissez le métier ! Sinon de tournage, c’était à peu près cinq jours. Cinq, six jours mais vraiment à temps complet, c’est-à-dire c’était de 5h du matin à 11h du soirPG : Mais pourquoi est-ce que par rapport à une chanson vous faites un clip aussi long par exemple, et qui est une autre aventure ?

MF : Oui, par plaisir.

MCB : Mais alors vous changez la musique, vous l’allongez ? Comment vous faites ?

MF : C’est-à-dire qu’on met ou de la musique additionnelle, dans « Libertine » c’est ce qui s’est produit, y a des moments sans musique, y a des moments avec voix-off, enfin y a plein de possibilités ! Et là en l’occurrence, on va mettre probablement la version du maxi 45 tours, donc qui est un peu plus longue que le 45 tours lui-même, avec une musique additionnelle et autre.

PG : Vous préférez passer beaucoup de temps par exemple à tourner ces clips, à les préparer, les tourner ou bien faire de la scène ? Ce sont deux choses très différentes…

MF : Cette question est très pernicieuse, je le sens ! (rires)

PG : Vous avez fait le podium Europe 1 ? (tournée des boites de nuit à l’été 1986 avec Catherine Lara en tête d’affiche, ndlr)

MF : J’ai fait effectivement le podium Europe 1 et…

PG : C’est une sacrée école, hein ?

MF : Oui, tout à fait, oui. Très intéressant et très agréable. Je préparerai certainement une scène, mais je vais attendre déjà d’enregistrer un autre album. Quant aux tournages, c’est vrai que le cinéma me passionne, les tournages me passionnent. Et tourner avec Laurent c’est aussi quelque chose que j’aime beaucoup.

MCB : Comment on fait ? C’est tout en play-back ? Vous écoutez la musique quand vous tournez ?

MF : Non, du tout. C’est-à-dire que chacun procède de façon différente. Nous, c’est vrai qu’on fait complètement abstraction de la chanson, du texte et de la musique pendant le tournage, et ce sera effectivement en play-back derrière.

MCB : Comme un vrai film, quoi.

MF : Oui, oui.

Philippe Gildas se tourne ensuite vers ses autres invités et Mylène n’intervient plus jusqu’à la fin

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Adele résiste à Mylène Farmer & Amy Winehouse

Posté par francesca7 le 18 mai 2014

Tops : 

Adele, qui est n°1 des ventes depuis plusieurs semaines avec « 21″, a dû faire face cette semaine à l’entrée dans le Top Albums fusionné de deux poids lourds : Amy Winehouse avec l’album posthume « Lioness : Hidden Treasures » et Mylène Farmer avec son « Best-Of 2001 – 2011″. Qu’en est-il dans les charts ?

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Adele a vendu quelques 61 189 exemplaires de son album « 21″, lui permettant d’afficher un total de 733 000 copies vendues en moins d’un an. Plus qu’un succès : c’est un triomphe pour la Britannique qui vole à Mylène Farmer la place de leader qu’elle occupe habituellement lors de la sortie de chacun de ses albums depuis 2005.

photo_1323452814Le « Best-Of 2001-2011″, que l’on imaginait peut-être 1er du Top Albums fusionné cette semaine, fait son entrée sur la troisième marche du podium en comptant 40 455 ventes. Ces chiffres tiennent compte des ventes du coffret 3 CD incluant le best-of « Les mots ». Sorti le 5 décembre, « Best Of 2001 – 2011″ reprend l’intégralité des singles de la chanteuse depuis la mise en rayon de son album « Avant que l’ombre… » en 2005. Rappelons que son premier best-of, « Les mots », sorti en 2001, reste à ce jour le plus vendu en France pour une artiste française. Ecoulé à plus d’1 million d’exemplaires dans l’Hexagone, il était entré n°1 des ventes.

Mylène Farmer s’efface également devant la défunte Amy Winehouse, médaillée d’argent avec l’album posthume « Lioness : Hidden Treasures », écoulé à 45 748 exemplaires. A noter la belle performance de Bénabar avec son nouvel opus « Les bénéfices du doute », n°4, avec 34 594. Il devance de peu Laurent Voulzy, 5ème avec « Lys & Love » (31 000).

A noter que la chanteuse Shakira entre directement n°1 du Top Titres cette semaine avec sa version mi-espagnole/mi-française de la chanson « Je l’aime à mourir », reprise de Francis Cabrel. On compte 11 958 téléchargements.

Retrouvez le Top des ventes de la semaine demain sur Pure Charts.

 

Info parue à : http://www.chartsinfrance.net/Adele/news-77137.html

 

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Une drôle de libertine dans PODIUM

Posté par francesca7 le 18 mars 2014

 

NOVEMBRE 1986 – Entretien avec Robert de LAROCHE

1986-28Qu’est-ce qui te hérisse le plus dans la vie au quotidien ?

- Mon maquillage ce matin ! Tout ! De ne pas avoir eu de sucre pour mettre dans le thé ou le café, parce que j’oublie toujours d’en acheter…

On te donne une caméra, qu’est-ce que tu en fais ?

- Je la casse par maladresse.

Qu’est-ce qui te scandalise le plus en général ?

- D’avoir cassé cette caméra. C’est honteux de se comporter aussi mal, n’est-ce pas ?

Tu crois à la réincarnation ?

- Je me documente là-dessus. Pour le moment, je suis vraiment dans l’expectative.

Ton avion tombe dans la jungle. Tu paniques, ou tu deviens finalement femme-singe ?

- Si l’avion tombe, en principe, je suis morte. Mais enfin… si je survis, je termine ma vie avec les gorilles. Avec le chef, bien sûr. Tout à fait possible.

Le plus beau compliment qu’on puisse te faire ?

- De reconnaître et d’apprécier mon travail, ce que je fais.

On t’agresse verbalement dans la rue à propos de tes chansons, comment réagis-tu ?

- Je demande si la personne préfère Rika Zaraï et après quoi j’avise. Mais je me fiche des agressions de ce genre.

Qu’est-ce qui te vexe le plus ?

- Je suis susceptible, un rien me vexe. Les gens qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas !

Tu aimerais changer de sexe ?

- On trouve déjà que je suis androgyne, alors j’ai l’impression que le chemin est tout tracé !

Tu pleures souvent au cinéma ?

- Tout le temps ! « Bambi » me fait pleurer, mais aussi « La fille de Ryan » ou « L’important c’est d’aimer ». Mais mon clip aussi !

Qu’est-ce qui te fait le plus peur ?

- Le noir, l’eau… et les bombes dans les rues.

Mylène Farmer mère de douze enfants, c’est possible ou pas du tout ?

- Ah non, certainement pas. Avec douze gorilles plutôt.

Ton gentil producteur te donne carte blanche et beaucoup de sous, que fais-tu ?

- Je lui rends l’argent et je produis son premier film.

Tu aimerais jouer Blanche-Neige ou Dracula ?

- Blanche-Neige, à la poubelle tout de suite ! A moins que je ne fasse la sorcière. Mais Dracula, je rêve de le jouer un jour.

Un autre rôle qui te plairait ?

- Celui de l’enfant sauvage.

Tu te vois réaliser un de tes fantasmes en public, à la télé ?

-          Alors là, ça nous entraînerait vraiment trop loin. Je préfère me taire !

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Mylène Farmer : bonjour l’humour noir

Posté par francesca7 le 26 janvier 2014

 

Parution à PODIUM en JUIN 1986 – Entretien avec Robert de LAROCHE

1986-06

A propos de l’accueil frileux des médias du clip « Plus Grandir » :

- Quand on touche aux tabous, à la religion, aux enfants, à la mère, ça dérange. Mettre les gens en face de leurs angoisses, c’est un choix. Je suis de nature inquiète. Quand on est un peu lucide…

A propos du lancement de sa carrière :

- Ca a démarré assez fort avec « Maman a tort », quoique la chanson ait été interdite dans certaines émissions pour les enfants. « On est tous des imbéciles » et « Plus Grandir » ont été des succès d’estime. Pour moi, ça a été très enrichissant. Mais le succès populaire est aussi une chose importante. Dans ce métier, il faut tout avoir, ce qui est assez angoissant.

A propos de ses débuts d’auteur, sur « Plus Grandir » et « Au Bout de la Nuit » :

- C’est très bien d’écrire, mais extrêmement difficile. Je préfère confier l’écriture à ceux dont c’est le domaine.

Je donne des sujets, des phrases, et c’est tout. Une chanson, c’est si rapide, il faut tant de concision. Tout vouloir faire soi-même ne mène à rien.

A propos de sa place à part dans le milieu de la chanson :

- Oui, c’est vrai que je ne me sens proche de personne. Je n’en ai pas envie. Je suis une solitaire, un peu farouche; enfin, un peu moins, à présent ! Mais c’est si difficile de communiquer. Chacun a sa vie.

A propos de son goût pour la lecture :

- J’adore lire. C’est une chose géniale. On imagine ce qu’on veut, on voyage par la pensée.

A propos des artistes qu’elle admire :

- Regardez Barbara. Elle nous a donné la preuve qu’on pouvait merveilleusement parler du quotidien, et il n’y a rien de plus difficile.

A propos de son petit singe, E.T. :

- Il est inouï. C’est incroyable comme on peut communiquer avec lui. C’est vraiment beau.

A propos de ses souhaits pour l’avenir de sa carrière :

- Beaucoup trop pour pouvoir les dire ! Ca remplirait tout le journal !

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Mylène Farmer a un prix

Posté par francesca7 le 3 novembre 2013


Mylène Farmer a un prix dans Mylène et des CRITIQUES images-1Sur son compte Twitter , Lena Lutaud, grand reporter au Figaro, rapporte que, pour assister à un concert de Mylène Farmer à Minsk, en Biélorussie, les fans de la chanteuse devront débourser… 936 euros pour une place !

« Sur 15.000 places, 10.000 vendues » précise la journaliste sur le réseau social avant de s’interroger:

« Chanter devant une salle pleine ou profit au maximum ? ».

Le prix de la place peut être jugé comme exagéré lorsque l’on sait combien a touché la chanteuse de 52 ans en 2012.

En janvier dernier, le magazine Challenges dévoilait, comme chaque année, le palmarès des artistes français les mieux payés en 2012.

Sur le podium, on retrouve, à la première place, Johnny Hallyday qui a gagné 7,6 millions d’euros en 2012.

David Guetta et Mylène Farmer se hissent, respectivement, à la deuxième (3,1 millions d’euros) et troisième place (3 millions d’euros).

Florent Pagny (1,4 million), Patrick Bruel (1,4 million), Nolwenn Leroy (1,3 million), M Pokora (1,2 million), Jean-Louis Aubert (1,2 million), Francis Cabrel (1,1 million) et M (1 million d’euros) complètent le classement. 

Le site de l’Express accuse la journaliste du Figaro d’avoir créé une fausse polémique à cause d’une « énorme bourde »  dans sa conversion des Roubles en Euros. 
Nos confrères confirment que le prix réel des places est entre 660.000 et 2.510.000 roubles, mais qui valent entre 58,71 et 223,29 euros. « Des prix donc tout à fait abordables et justifiés quand on connait les moyens techniques, logistiques et financiers engendrés pour la tournée Timeless 2013 en Europe de l’ Est. « , peut-on lire.

article vu sur http://www.jeanmarcmorandini.com

 

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Mylène farmer dans Podium – novembre 1984

Posté par francesca7 le 1 septembre 2013

Mylène farmer dans Podium – novembre  1984 dans Mylène en INTERVIEW 1984-05

A propos de son enfance et sa scolarité :

- J’ai passé mes onze premières années au Canada, à Montréal, et j’ai d’ailleurs les deux nationalités, française et canadienne. Puis le travail de mon père nous a amenés à Paris. J’ai donc fait mes études ici, jusqu’au bac

. En classe, j’étais très douée pour la poésie, la lecture.

A propos des circonstances qui l’ont amenée au casting de « Maman a Tort » et au sujet de celui-ci :

- Je prenais des cours d’équitation, parce que j’adore les chevaux, en vue de faire de la compétition.

Malheureusement, j’ai raté le concours de formation au monitorat, ce qui m’a complètement dégoûtée. Il faut dire que j’avais dix-sept ans et les autres candidats, vingt-cinq en moyenne ! La chanson c’est un coup de chance dans ma vie. J’ai rencontré Jérôme Dahan et Laurent Boutonnat, qui sont les auteurs et producteurs de mon disque. Leur chanson était déjà écrite, ils me l’ont proposée. C’est un peu magique, tout ça !

A propos du thème de « Maman a Tort » : est-ce éloigne de son vécu ?

- Oh ! Pas vraiment… Ce n’est pas complètement éloigné de moi, c’est vrai, mais je n’ai pas vraiment eu de problème avec mes parents.

A propos de ses débuts dans le métier :

- Il a été relativement facile de faire ce premier disque. Maintenant, je voudrais progresser, devenir une artiste à part entière. L’aisance sur scène ou sur un plateau de télé, ça ne s’improvise pas.

A propos de ses goûts et ses envies :

- Je lis énormément, ou j’écoute Marvin Gaye, Reggiani et Brel. J’habite Paris, mais j’aimerais bien pouvoir m’installer en banlieue, dans une grande maison pleine d’animaux. Impossible pour le moment : je bouge trop !

 

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mylène au Congo

Posté par francesca7 le 3 août 2013

 

mylène au Congo  dans Mylène et des CRITIQUES et-de-melene-146x150Depuis un message sibyllin de François Hanss sur son compte Facebook (« Kinshasa – Day 1″), et d’autres qui ont suivi, le doute n’était (presque) plus permis : c’est au Congo que le réalisateur était parti filmer les images du prochain clip de Mylène, Monkey Me. On sait que cet Etat africain possède plusieurs réserves naturelles où les gorilles sont protégés ; il est également possible de les approcher sans les déranger, et d’obtenir le droit de les filmer.

Alors on s’est mis à imaginer Mylène au milieu des gorilles, telle une Diane Fossey rousse… Avouons que l’idée était belle et alléchante… De plus, François Hanss avait usé des mêmes ficelles du teasing avant la sortie du clip de Je te dis tout. Las, selon Thomas Durand, journaliste à Gala, le réalisateur n’était apparemment là-bas que pour les besoins d’un film publicitaire. D’où une évidente déception… Et des interrogations sur la sortie prochaine du single Monkey Me.

Pourtant, il ne fait aucun doute pour le staff de Mylène que c’est « la » chanson porteuse de l’album…

Fabien Lecoeuvre parle de Mylène farmer

header dans Mylène et des CRITIQUESPassionné depuis son plus jeune âge par la chanson populaire et son univers fait de strass et de paillettes, Fabien Lecoeuvre sait que son métier doit passer par là.

A force de détermination et de persévérance, il se fait engager comme attaché de presse dans une grande maison de disques.

Très vite, il devient l’ami des stars, qui font appel à lui pour les représenter au mieux.

En 1992, sa grande amitié avec Claude François lui vaut d’être choisi par par Claude Jr et Marc François afin d’assurer la communication et le développement artistique de la carrière posthume de leur père.

Grand spécialiste du chanteur de ‘Belle, Belle, Belle’, il a notamment conseillé le réalisateur Yann Moix sur le tournage du film Podium.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur les chanteurs (Johnny Halliday, Mike Brant, Daniel Balavoine, etc .) et, plus largement, sur les années 60, 70 et 80.

Spécialiste ès chanson populaire, il est devenu un personnage incontournable du monde médiatique, invité de tous les plateaux tv et radios.

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Mylène fait son Jacky show

Posté par francesca7 le 25 avril 2013

 

C’est le 6 novembre 1988 dans l’émission JACKY SHOW présenté par Jacky sur TF :

Mylène fait à nouveau escale sur le plateau de Jacky, cette fois-ci pour interpréter « Pourvu qu’elles soient douces ». Sur un podium installé face au jeune public, Mylène effectue sa chorégraphie avec des deux danseuses. Si elle est de nouveau habillée de sa courte robe noire à paillettes, elle porte cette fois-ci les cheveux lâchés. Lorsque la chanson s’achève. Mylène et ses danseuses tiennent la pose alors que Jacky les rejoint sur le podium.

Mylène fait son Jacky show dans Mylène en INTERVIEW mylene-farmer-sexy-3008249995_1_3_nijswm00-img-214x300

Jacky : Bonjour Mylène Farmer, ça va ?
Mylène Farmer :
Très bien, et toi ?

J : Je veux savoir : est-ce que tu peux me gifler ?!
sous les cris du public, Mylèn prend la tête de Jacky entre ses mains et lui fait un gros bisou. L’animateur est ravi !
MF :
Je peux demander aux danseuses aussi !

J : Ha c’est sympa, mais est-ce que tu peux encore me gifler comme ça ?!
MF : (elle montre sa main) Tu la vois, celle-là ? (rires)

En même temps, Sophie Tellier et Dominique Martinelli entourent Jacky. Accompagnées de Mylène, elles déposent chacun un gros bisou sonore sur la joue de Jacky, visiblement aux anges !

J : (au public) C’est sympa, non ? (A Mylène) tu t’es fait un shampooing aux carottes ?
MF : (elle semble avoir du mal à entendre à cause de la musique de fond) … shampooing

: … aux carottes !
MF : Oui.

J : Bon, merci Mylène Farmer !
MF : Tu peux me parler français une fois .

J : You speak english ?
MF : I speak english (rires)

Jacky salue ensuite Mylène puis celle-ci quitte le podium, suivie de ses danseuses.

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Mylène Farmer, à Nulle part Ailleurs

Posté par francesca7 le 13 avril 2013

 

Pratiquement un an après son passage remarqué dans la célèbre émission de Canal + pour la promotion de « Sans contrefaçon », Mylène est de retour sur le plateau de Philippe Gildas, qui anime désormais l’émission avec Antoine de Caunes, pour présenter en exclusivité le clip de « Pourvu qu’elles soient douces ». Présente sur toute la durée de l’émission, elle répond aux questions des animateurs et assiste aux différentes chroniques, vêtue d’un tailleur blanc ample maintenu par une ceinture noire, les cheveux lâchés et des gants de cuir noir aux mains.

Interview lors de l’émission du 07 octobre 1988 – NULLE PART AILLEURS sur Canal + – présenté par Philippe Gildas et Antoine de Caunes.

Mylène Farmer, à Nulle part Ailleurs dans Mylène 1987 - 1988 mylene-gildas

Philippe Gildas : (…) Mylène Farmer, « Ainsi soit Je… » c’est son deuxième album.
Mylène Farmer : oui

PG : Et alors, après le premier album, on s’était dit « Voilà, c’est une façon de poser une carrière, de montrer qu’on ne fait pas que des coups », et maintenant un deuxième album. Le plus étonnant encore, c’est que… on peut le montrer, d’ailleurs, cet album, puisqu’il n’a que quelques mois (le pochette d  l’album « ainsi Soit Je… » apparaît à l’écran). Voilà, c’est celui-là : « Ainsi soit Je… » mais tout le monde se souvient quand même. Le plus étonnant, c’est que dans cet album, pratiquement toutes les paroles cette fois, c’est Mylène.
MF : Oui, j’ai eu le démon de l’écriture, là !

PG : ça s’apprend petit à petit, ou c’est le goût qui vient ?
MF : Je crois que c’est une découverte. C’est après enlever ces inhibitions que j’avais quant à l’écriture. Et puis c’est un réel plaisir, je crois.

PG : Enfin, déjà dans le premier album y avait trois chansons qui étaient déjà des succès et déjà des paroles de Mylène Farmer, quand même !
MF : c’est vrai, mais un album entier c’est un lourd travail.

PG : Bien aidée par Laurent Boutonna ?
MF : Bien évidemment !

PG : C’est plus que jamais le compagnon….
MF : Moi je travaille toujours après les musiques. Ça m’inspire les paroles.

PG : Alors c’est aussi avec Laurent que tu vis l’aventure des clips, j’ai failli dire des films ! celui de ce soir, nous allons en voir la partie chanson, qui doit faire 4mn 50, presque 5 mn, alors que le clip fait ??
MF : Il fait 15 mn et y a même 2mn 50 de générique, je crois. Donc 17 mn en tout.

PG : Encore une fois un vrai film ! C’est pas la première fois, puisque tu avais déjà fait des…
MF : Non, mais celui-là c’est le plus long et le plus lourd. Et le plus difficile, aussi !

PG : Voilà, petite à petit le duo Boutonnat/Farmer avance vers un long métrage, hein ! Qu’on verra un jour prochain ?
MF : J’espère.

PG : Vraiment ?
MF : Je pense d’ici un an et demi, deux ans. (le projet de Laurent Boutonnat mettra plus de temps à aboutir et « Giorgino » ne sortira finalement qu’en octobre 1994).

Philippe Gildas enchaîne sur le succès de Mylène qui lui apporte inévitablement des fans et Antoine de Caunes lit à l’antenne une lettre de fan, fictive bien entendu, Mylène rebondit sur le contenu de cette lettre fantaisiste.

MF : Je vis avec deux singes : Léon et E.T.

PG : On a revenir sur les singe,s mais d’abord gloire à Laurent ! On en parle jamais : Laurent, c’est lui le Pygmalion (…)
MF : On a dit Pygmalion, mentor et je ne sais ! (rires)

PG : En fait, c’est quelqu’un avec qui tu t’entends remarquablement bien dans le boulot.
MF : Oui, je crois qu’il y a une complicité énorme et une complémentarité, surtout.

PG : (…) Léon va bien ?
PF : Très, très bien, il grandit !

PG : Il a quel âge ?
MF : Je crois six, sept mois (en réalité presque un an, puisque Mylène venait de l’acquérir selon ses dires dans la même émission onze mois plus tôt).

PG : Il est tout petit, quand même, encore !
MF : Oui, oui, oui ! Mais il commence à atteindre sa maturité sexuelle !

Antoine de Caunes : C’est un sapajou ou un capucin ?
MF : C’est un sajou capucin !

A de C : Un sajou ?
MF : Oui

PG : ça joue avec tout le monde, d’ailleurs ! ça joue avec E.T ?
MF : ça jour beaucoup avec E.T, ça dort toujours sur son dos et..

PG : Mais alors maintenant qu’il va devenir grand sexuellement et que E.T est une femelle…
MF : mais justement ? il a besoin d’un exemple (elle se tourne alors vers Antoine de Caunes et le fixe)

PG : Et les singe,s ça t’intéresse toujours autant ?
A DE C : (troublé) Je peux m’absenter quelques instants ?  (rires de Mylène)

mimi5-247x300 dans Mylène en INTERVIEWPG : Les singes sont toujours dans la maison ?
MF : Bien sûr, oui !

PG : Mais t’as pas amené les souris comme il avait dit ? (En référence à la fausse lettre d’Antoine de Caunes)
MF : Non, non, non !

PG : Parce que ça peut pas faire bon ménage avec les singes !
MF : ça ne fait pas bon ménage. Mais c’est vrai que Diane Fossey, qui a élevé beaucoup de gorilles, c’est une femme qui me fascine. Et si j’avais un autre monde, une autre vie, je crois que j’aimerais faire ça.
A DE C : Sinon, on peut vous présenter Christophe Lambert ! (rires de Mylène)

PG : un mot sur le XVIIIème et le XIXème : c’est vrai que dans tous les clips, avec Laurent, vous les faites toujours se dérouler dans d’autres périodes de l’Histoire.
MF : C’est l’amour du costume, l’amour de l’Histoire, je crois.

PG : C’est pour faire le cinéma, le grand spectacle, quoi..
MF : Oui, oui.

PG : Mais ça correspond peut-être à tes lectures, aussi, non ?
MF : Moi, j’aime surtout – je le dis tout le temps, mais c’est vrai – Edgar Poe.

PG : ça c’est le côté fantastique.
MF : j’aime Baudelaire, j’aime beaucoup le théâtre de Strinbeck… Et puis on va en citer beaucoup, mais je les oublie !

PG : Oui, enfin c’est quand même toujours de même nature.  C’est toujours un peu mystérieux, un peu sulfureux.
MF : Je crois qu’il y a toujours ce même univers, oui.

A DE C : Les groupes noirs gothiques…
MF : Oui (sourire)

PG : Est-ce que tu joues toujours sur la timidité, ou tu es toujours aussi timide ?
MG : Non, je crois pas qu’on puisse jouer. Déjà, pendant quatre ans on ne peut pas jouer un même rôle.

PG : Autre ment dit ?
MF : Je suis introvertie, et j’ai ce paradoxe de vouloir être à l’avant-scène et je pense que c’est pas réellement un problème.

PG : C’est pas réellement un problème sauf si tu veux faire vraiment de la scène. Si déjà les télés te torturent ! tu vas faire de la scène ?
MF : je vais faire de la scène.

PG : On peut déjà dire quand ?
MF : on peut dire que ce sera le Palais des Sports et on peut dire que ce sera en mai 1989.

PG : C’est-à-dire en mai prochain..
MF : Absolument, oui.

PG :… au Palais des Sports, Grande salle !
MF : Mais j’aurai un gros, gros travail de préparation.

PG : Mais enfin quand on voit que l’album est depuis cinq mois au Top 50, depuis qu’il est sorti il est au Top 50 et il est toujours, y a pas de raison que le Palais des Sports soit pas plein ! ça ne fait aucun doute !

Philippe Gildas lance ensuite le journal, présenté par Annie Lemoine. Celle-ci parle notamment d’un mouvement de grèves des infirmières. Philippe Gildas rebondit sur le sujet pour s’adresser à Mylène.

PG : Tu avais une chanson avec des infirmières, non ?
MF : « Maman a tort » (sourire)

PG : Qu’est-ce que tu faisais quant u avais 12 ou 13 ans, à Garches ?
MF : Je m’occupais, enfin j’essayais en tout cas, le dimanche de me consacrer aux handicapés physiques et mentaux.

PG : Aux enfants handicapés…
MF  : Oui ! Absolument, oui

PG : … surtout victimes d’accident, et aussi handicapés mentaux.
MF : Oui, oui.

PG : Donc tu connais bine, enfin tu connais un peu ce milieu des infirmières ?
MF :  je le connais un petit peu et c’est un milieu qui est.. Je trouve ç a formidable, les personnes qui peuvent se consacrer à ça toute leur vie. C’est formidable.

Il est ensuite question d’une compétition sportive et de ses résultats avec un français médaillé.

MF : Cher les médaillés, il a un moment qui est prodigieux ; c’est le moment où ils vont gagner cette médaille. Et ça, c’est un moment qui est très, très émouvant. C’est cette performance, cette volonté d’aller plus loin et plus haut.

PG : Plus que le moment où ils montent sur le podium pour recevoir la médaille, même si ils pleurent !
MF : C’est vrai ! Oui, oui.

PG : Les catcheurs, ça l’intéresse les catcheurs ?
MF : J’aurais une question à poser, peut-être pour les femmes catcheurs (rires)

Le journal terminé, Philippe Gildas lance la suite de l’émission, en l’occurrence la rubrique de Jérôme Bonaldi, qui présent ce soir le « Vidéo-look », un logiciel permettant d’insérer sa photo et de visualiser différentes coupes de cheveux.

PG : Mylène a les cheveux lâchés, ce soir.
MF : C’est ça ou le catogan. Et un jour, les cheveux très, très courts !

PG : Ha oui, donc alors là vous irez au « Vidéo-look » peut-être avant faire un essai, non ?!
MF : Je n’aurai pas besoin d’eux !

PG : Ha oui, vous aurez déjà décidé avant !
MF : Oui !

C’est ensuite le tour de la rubrique musicale de Alain Gardinier.

PG : Mylène,  a combien de 45 tours extrait de « ainsi soit Je… » déjà ?
MF : Alors… « Sans contrefaçon », « Ainsi soit je… », et puis « Pourvu qu’elles soient douces ».

PG : Vous aimez Brel ?
MF : Je crois que c’est celui que je préfère, oui, Brel et Reggiani.

PG : (…) Une question personnelle, seulement : comment vous vous êtes rendue compte que Boutonnat c’était le gars qui pouvait vous transformer professionnellement ? Parce qu’avant vous vouliez faire autre chose..
MF : Pas réellement. C’est vrai que moi, je me tournais en premier lieu vers l’équitation. C’est-à-dire que je voulais être monitrice d’équitation. Après, je me suis très vite aperçue que ce n’était pas du tout une vocation.

PG : Sauf que le cheval, vous aimez toujours ! Parce que y en a dans tous les clips, hein !
MF : Oui, mais après, j’ai découvert, justement au travers de ce clip (celui de « Pourvu qu’elles soient douces ») avec des cascadeurs, que c’était plus cette formation que j’aurais voulu entreprendre. Après, j’ai suivi des cours de théâtre, donc je voulais être actrice. Et puis j’ai rencontré Laurent Boutonnat. Moi j’appelle ça la chance des rencontres. Y a peu de rencontres dans sa vie…

PG : Quand vous l’avez rencontré, vous saviez qu’il avait déjà réalisé un film ?
MF : Non, c’est beaucoup plus tard qu’il m’a présenté son premier film qu’il avait réalisé à l’âge de 16 ans qui s’appelais « Le voyage de la fée conductrice » et qui était même passé à Cannes, je crois.

PG : Exactement ! Or, à 16 ans à l’époque, la vidé c’était quand même..
MF : Mais là, c’était en 35 mm !

PG : Ha c’était en 35 ? Il avait pu faire ? Il avait réussi à convaincre quelqu’un de lui donner les fonds ?
MF : Il avait pillé les fonds, je crois, le porte-monnaie de son papa et de sa maman (rires) Je ne sais pas, mais déjà, là oui, c’était évident, quoi !

PG : J’ai lu quelque part que vous rêviez toujours de faire du cinéma alors vous citiez Annaud…
MF : C’est vrai qu’en France, on vous demande toujours des références. C’est vrai que le premier que je citerai, c’est Laurent Boutonnat, c’est normal parce que c’est vraiment quelqu’un que j’aime et je pense qu’il sera un des grands, grands, grands réalisateurs de demain.

PG : Il a quel âge ?
MF : Il a 27 ans. C’est vrai que j’aime le cinéma d’Annaud, qu’il a aussi d’autres choses à faire, que j’ai hâte de voir « L’Ours »…

PG : Pour l’avoir vu, je peux vous dire que c’est superbe et que ça vous plaira !

Phlippe Gildas lance ensuite les « Arènes de l’info » (première version des « Guignols de l’info ») Au retour plateau, il rappelle aux téléspectateurs  que le clip de « Pourvu qu’elles soient douces » va être diffusé en exclusivité dans l’émission.

PG : Alors, cette jeune fille toute timide qu’est Mylène a écrit des paroles. Alors je sais pas si on entend très bine : peut-être c’est ça la perversité, d’ailleurs !
MF : La vraie perversité, je crois, oui (sourire)

PG : On écoute la chanson, c’est un tout…
MF : Je crois que c’est l’imaginaire de chacun qui travaille, qui va prendre un mot, un refrain ou un couplet…

PG : Parce que quand même les paroles, sans ça, elles sont hard ! Jamais t’étais allée aussi loin !
MF : Elles sont sulfureuses, c’est vrai. C’est un pamphlet sur la dite perversion des hommes.

PG : (Il cite quelques phrases extraites des couplets de la chanson) J’en dirai pas plus, parce que dit comme ça, c’est un peu gâcher la musique quand même (rires de Mylène) Mais ça valait la peine de le souligner pour que vous écoutiez bien tout à l’heure tout en regardant ! Deuxième chose : en ce qui concerne maintenant le clip, pourquoi 17 mn ?! Pourquoi un clip long, quoi pourquoi un vrai morceau de cinéma ?
MF : par amour pour le cinéma, je crois, tout simplement.

myl7ne-radio-01-a-300x248PG : Alors de façon plus précise : Pourquoi pendant la guerre de sept ans ?
MF : déjà, on a voulu faire la suite de « Libertine » ce qui n’était pas évident ! On a bien pensé la chose. C’est vrai que « Pourvu qu’elles soient douces » n’était pas évident de proposer la suite de « Libertine ». Après, c’est une recherche. Pourquoi 17 mn ? Parce que l’amour commun de Laurent et de moi-même pour le cinéma, pour avoir envie de dépasser peut-être c’est vrai, une chanson et l‘histoire d’une chanson. Que dire d’autre ?!

PG : Mais pourquoi, alors que les paroles sont totalement d’aujourd’hui, pourquoi la placer en 1759, début de cette guerre de sept ans ?
MF : Là, je vous dirai : parce que la suite de « Libertine ». Donc ça se passe toujours au XVIIIème siècle.

PG : Voilà, et puis l’amour du costume !
MF : Et puis les costumes ! Et c’est vrai que j’ai du mal à m’imaginer en 1988, que si j’avais un long-métrage à faire, je crois que je me propulserais plutôt dans un monde antérieur.

PG : Alors, y a 150 figurants !
MF : Y en a beaucoup plus, en fait, 150 figurants, c’est sur une journée. Y a eu huit jours de tournage et en globalité, on peut compter à peu près 500 à 600 figurants, donc c’était un travail colossal pour le metteur en scène. Et j’avoue que moi j’ai pris un plaisir… le plus grand plaisir, c’était le tournage, mais surtout le montage. Parce que là pour moi, c’était prodigieux ce travail  que Laurent a fait avec cette monteuse, qui est Agnès Mouchel.

PG : (…) Dans les 17 mn, la chanson se situe pratiquement au milieu.
MF : C’est ça. Alors au début la première image, donc c’est la fin de la dernière image de « Libertine 1 » et donc on retrouve Libertine étendue aux côtés de son chevalier et l’armée anglaise va arriver sur le territoire français par erreur, devrait aller en Prusse mais s’est trompée, et va découvrir Libertine et puis guérir. Le capitaine anglais va tomber amoureux de cette jeune fille, et de l’autre côté, l’intrigue donc, c’est l’armée française qui va découvrir la présence de cette armée anglaise sur le territoire français et qui va payer des prostituées pour pénétrer le camp anglais et décimer cette armée anglaise. Et dans les prostituées, on retrouve la rivale de Libertine.

PG : D’accord…
MF : Et la suite, après y a toute…

PG : C’était nécessaire de vous dire ceci, parce que…
MF : c’est vrai que c4est un peu dommage toujours d4en montrer la version courte 

PG : … parce qu’on ne peut pas vous présenter les 17 mn ; bien entendu, vous le comprenez bien. Donc regardez : c’est « Pourvu qu’elles soient douces » et vous pouvez par avance applaudir !

Pendant que Philippe Gildas annonce le clip, Mylène se passe la main dans les cheveux et les regroupe d’un côté de sa t^te. Une version coupée du clip est donc diffusée. Au retour plateau, le public applaudit très chaleureusement, ce qui fait sourire Mylène.

PG : « Pourvu qu’elles soient douces », avec les chevaux et les cascades de Luraschi.
MF : Ha oui ! C’était merveilleux, il m’a appris beaucoup de choses.

Philippe Gildas lance ensuite la rubrique cinéma. Après celle-ci est diffusé un sketch de Karl Zéro qui parodie la chanson « Libertine » avec des paroles très gauloises. Au retour plateau, si tout le monde applaudit le sketch, on peut noter que Mylène n’applaudit pas alors qu’elle avait applaudi les autres séquences…

PG : Tu préfères l’originale, hein ?! (Mylène acquiesce) Reconnaissez, mon cher Antoine, que l’originale est quand même plus poétique !
A DE C : J’en conviens, mais elle riait ! Mylène riait (rires de Mylène) J’ai vu Mylène rire !

PG : Allez, les questions, rapidement (…)
A DE C : Alors très rapidement, Mylène, depuis le début de l’émission, je me le demande : pourquoi qu’elle soit rousse… Pouvez-vous nous le confirmer publiquement ?
MF : Elle est rousse… en haut (un blanc, puis les spectateurs commencent à rire puis applaudir pendant que Mylène sourit, visiblement fière de sont mot, qui trouble Antoine de Caunes encore un peu plus !)

PG : Deuxième question !
A DE C : C’est pas une question, c’est une suggestion. Vous avez dit tout à l’heure que vous vouliez faire de la scène en mai 1989, et je sais que vos singes avent danser. Donc j’ai une suggestion à faire : après « Johnny se donne à Bercy » pourquoi pas « Mylène se donne à Thoiry » ? (célèbre parc animalier des Yvelines)
MF : (d’un air de défi) Est-ce que vous allez m’accompagner ?

A DE C : Volontiers !
PG : ça fera trois, alors !
MF : (en même temps, tout sourire) ça fera trois singes (rires)

Avant qu’Annie Lemoine se revienne sur le plateau pour le rappel des titres de l’actualité, Philippe Gildas annonce les invités des jours suivants, dont Renaud.

MF : (interrompant l’énoncé de Philippe Gildas) Il est encore plus séduisant de près qu’à la télévision.

PG : (surpris) Renaud ?
MF : (elle désigne Antoine de Caunes, qui est en train de céder sa place à Annie Lemoine) Non : ce monsieur !

PG : Ha bon alors, si c’est une déclaration d’amour, Antoine, vous restez !

Après le rappel des titres, Philippe Gildas annonce le programme suivant l’émission, en l’occurrence un match de catch.

MF : Je me pose toujours cette question : qu’est-ce qui peut amener autant de gens à ce genre de combats ?

PG : C’est parce que c’est un spectacle fabuleux ! C’est un vrai spectacle.
MF : Mais qui est truqué du début à la fin !

PG : Non, c’est pas truqué. Ce qui n’est pas truqué, c’est qu’ils fassent 260 kg et qu’ils fassent des galipettes, quand même.
MF : oui…

PG : Mais c’est vrai que c’est monté comme un spectacle.
MF : Mais c’est un jeu de cascadeurs.

PG : C’est un jeu de cascadeurs (…) Ils se battent quand même vraiment.

L’émission s’achève avec l’annonce du match de catch.

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Mylène en concert de 1989

Posté par francesca7 le 23 mars 2013

Mylène en concert de 1989 dans Mylène AU FIL DES MOTS bio5

C’est Thierry Rogen, le preneur de son du spectacle, qui se souvient de ces concerts lors d’une interview accordée à Instant-Mag (n°14, été 2003) : « le concert de 1989 est l’une de mes plus belles expériences professionnelles, mais en même temps l’une des pire. Une des plus belles, parce que j’avais suivi de façon presque familiale la carrière de Mylène et que c’était un moment important ; a l’époque, Mylène n’existait que par l’image de ses clips, et se montrer en public était quelque chose de nouveau pour elle. Là où elle m’a épaté, c ’est qu’elle a un tel professionnalisme qu’elle a cassé toutes les barrières. La préparation du concert a aussi été très difficile dans le travail quotidien parce que comme tout ce qui concernait Mylène et selon la volonté de Laurent Boutonnat, il fallait que le spectacle soit « énorme ». Je ne sais pas si nous étions tous préparés à quelque chose d’aussi grand. On a eu peur jusqu’au bout de ne pas être à la hauteur, et je me souviendrai toute ma vie du premier concert à Saint Etienne. On a été les premiers à mettre des synthés et des séquences sur scène, avec une technologie qui n’était pas aussi au point qu’aujourd’hui.

On avait le problème suivant : les disques de Mylène étaient tellement sophistiqués dans la production qu’on ne pouvait pas aller sur scène et placer simplement un batteur, un bassiste et un guitariste. Il fallait que le public retrouve sur scène la couleur des albums, qui comportaient des tonnes de séquences et de programmation. Donc, en plus des choristes et de Mylène sur scène, il y avait aussi certains backings, qui comportaient des séquences de voix. C’est peut-être ce qui a amené la critique, parce que les gens disaient que le son était trop énorme pour ne sortir que de la scène. Mais, quand U2 est en concert, et que The Edge est tout seul sur scène l’énorme son qui sort de sa guitare ne vient pas de lui ! Donc où est la critique ?

Si on veut se prendre un spectacle dans la figure, les détails techniques qui font qu’on met du ruban autour du paquet, qu’est-ce que ça peut faire aux gens ? Tous le monde utilise les séquenceurs sur scène. Donc en quoi est-ce critiquable ? Quand Mickael Jackson ou Madonna font ça, tout le monde les encense, alors qu’à la différence de Mylène, ils chantent en plus en play-back sur scène. Si vous voulez allez assister à un live unplugged à la bougie, allez voir Francis Cabrel parce que ses chansons s’y prêtent ; pas celles de Mylène.

Et Rogen a raison, la critique sera dure avec Mylène. L’attendant au tournant depuis cinq ans, elle fond sur Mylène en prétendant qu’elle ne sait pas chanter, que le spectacle est glacial, que c’est la première et dernière fois que la chanteuse monte sur scène ;.. Bref, rien de tendre, tandis que le public est lui au rendez-vous et se déclare aux anges ! Il faut dire que Mylène a vu grand, très grand. Conçu par Mylène Farmer, Laurent Boutonnat et Gilles Laurent   , le show est un concept avec un début et une fin. Très cohérent, le spectacle met en scène Mylène dans un décor (réalisé par Hubert Monloup) représentant ce qui semble être un cimetière – plus tard, Gilles Laurent précisera qu’il ne s’agit pas d’un cimetière à proprement parler mais de monolithes à la façon du site de Stonehenge. Un moine encapuchonné ouvre d’immenses grilles au début du spectacle avant L’Horloge et les referme après Je voudrais tant que tu comprennes. Les costumes sont de Thierry Mugler et les lumières de Jacques Rouveirollis – la crème de la crème donc. Il n’y a guère que Sylvie Vartan qui, à cette époque en France, soit capable de créer de tels shows (elle est la première à l’avoir fait).

Sur des chorégraphies de Mylène, huit danseurs entourent la chanteuse : Sophie Tellier (la rivale de Libertine et coordinatrice des chorégraphies) Edwige Chandelier    , Christophe Danchaud, Bruno Balto, Georges Barrier, Alicia De la Fuente, Pascal Montrouge et Marianne Filadi (respectivement remplacés par Yann Joans et Dominique Martinelli après la première et le Palais des Sports de Paris). Côté musiciens, là encore Mylène et Boutonnat prennent les meilleurs du moment : Bruno Fontaine     (direction musicale et claviers), Yves Sonna (batterie), Philippe Drai (Percussions), Slim Pezin (guitares, Christian Padovan (basse), Jean-Philippe Audin (violoncelle), Carole Fredericks et Beckie Bell (choristes), ainsi que Patrick Bourgouin (flûte et saxophone, uniquement pour la première et le Palais des Sports).

La tournée est un vrai succès, et plus de 300 000 spectateurs verront Mylène sur scène en 1989. La chanteuse a donc réussi son pari et se paie même le luxe de terminer son marathon par deux dates à Bercy ; elle est aussi la première Française à chanter dans l’énorme POPB (les 7 et 8 décembre 1989).

mylene-89 dans Mylène et mes BLABLASCôté track-listing, Mylène n’a que deux albums à son actif en 1989, elle opère donc un mix des deux ; de Cendres de lune, elle chante Plus grandir, Maman a tort, Tristana et Libertine, et d’ainsi soit je… elle interprète L’Horloge, Sans logique, Pourvu qu’elles soient douces, Allan, Sans contrafaçon, Jardin de Vienne, Déshabillez-moi et Ainsi soit Je… Elle agrémente le tout de deux titres présents seulement sur SP (Puisque et A quoi je sers…) (pour ce dernier uniquement à partir de fin septembre pour le lancement de la tournée) et d’un inédit, une reprise de Marie Laforêt, Je voudrais tant que tu comprennes, pour clore le spectacle. Quinze titres donc pour des chorégraphies endiablées (notamment celles de Libertine et de Tristana, qui reprennent l’idée des clips) et des moments très émouvants où la chanteuse semble en parfait communion avec son public (ainsi soit je… Je voudrais tant que tu comprennes ..)

Bref, de quoi fermer le bec aux détracteurs de Mylène, qui seront bien obligés de reconnaître le succès (et le talent) de la chanteuse. Elle entre alors dans la cour des grands. Le disque de l’intégrale du concert sort au moment des derniers spectacles à Bercy (le 6 décembre 1989) et connait un succès prodigieux (près de 600 000 exemplaires vendus). La vidéo du concert sort, quant à elle, le 5 novembre 1990, soit plus d’un an après le début de la tournée (VHS Mylène Farmer en concert, le film, Polydor 082 814-3).

Une vidéo aujourd’hui épuisée, amputée de deux titres, Allan et Plus grandir, et de l’instrumental Mouvements de lune partie I. là encore le succès sera au rendez-vous, puisque cet enregistrement sera certifié « vidéo de diamant »… Cependant, une polémique subsiste toujours concernant ce film. Comme l’a précisé Bertrand Lepage dans la presse de l’époque (Podium n° 215, de décembre 1989), Boutonnat a retourné des séquences sans le public ce qu’on lui reprochera, car la vidéo apparaît quelque peu sans chaleur à certains moments.

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 59/220

 

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Mylène au JACKY show

Posté par francesca7 le 22 janvier 2013

Mylène Farmer au JACKY SHOW 1987

Le 9 décembre 1987 6 JACKY show présenté par Jacky sur TF1

Sur un podium qu’entoure le public, Mylène interprète « Sans contrefaçon » dans son fameux costume à carreaux, les cheveux relevés sous une casquette assortie. Elle est évidemment accompagnée de ses deux danseurs. A la fin de la chanson, Jacky rejoint Mylène sur le podium.

 

Jacky : Merci Mylène d’être venue au Jacky Show ça va ?
Mylène Farmer : très très bien, Jacky !

Mylène au JACKY show dans Mylène en INTERVIEW myl7nea-208x300: Est-ce que tu aimes le chocolat ? (il a un paquet de M’n M’s – sponsor de l’émission – dans la main)
MF : Je n’aime pas le chocolat !

J : Ouais, tu le gardes !
MF : Je peux le donner ?

J : Tu peux le donner, oui !
MF : Au plus petit de la classe (elle se dirige vers les premiers rangs du public)

J : Attendez, attendez ! Cite-moi deux affluents du Rhône…
MF : Heu… l’Isère et l’Ardèche.

: (impressionné) Bien ! Tu peux revenir dans le Jacky Show (rires de Mylène) Et la différence entre une fille et un garçon, c’est quoi alors ?
MF : (d’un ton enfantin) ça je sais pas !

J : Ben alors pourquoi tu chantes cette chanson ?
MF : Parce que je suis une fille manquée, donc je n’ai pas eu l’explication encore !

J : Une fille manquée, c’est prie qu’un garçon réussi ?
MF : Ecoutez, ça n’engage que vous. Jacky !

J : Tu as toujours un singe ?
MF : Je vais en avoir un deuxième, il est très beau !

: Un deuxième ? Comment il va s’appeler, ton deuxième singe ?
MF : Je crois qu’il s’appelle Léon, déjà.

J : Et le premier ?
MF : ET

J : Comment ça parle un singe ?
MF : ça fait « Hou hou hou » !

Jacky fait applaudir Mylène et celle-ci quitte le plateau.

 

 

 

 

 

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Une Mylène Farmer inspirée

Posté par francesca7 le 18 décembre 2012

Des textes que Mylène a pratiquement tous écrits et qui éclairent ainsi sa personnalité. Une personnalité souvent qualifiée de mystérieuse, étrange, voire décalée par la presse à sensation. Et pourtant ! En lisant attentivement les paroles de ses chansons, on y découvre une femme sensible, ouverte, qui n’a guère plus de mystères qu’une autre. Et si l’artiste reste discrète sur sa vie privée et ne l’évoque qu’en de très rares occasions, elle n’hésite pas à se livrer corps et âme dans ses textes.

 Une Mylène Farmer inspirée dans Mylène AU FIL DES MOTS 3063079779_1_3_ihl8tidm-202x300Ainsi soi-je… Laisse le vent emporter tout, Rêver, Redonne-moi, autant de pépites qui permettent de comprendre et de toucher au plus près l’univers et la sensibilité de la chanteuse. Car il s’agit bien de cela, la sensibilité. A fleur de peau (notamment sur scène), Mylène se laisse aller à ses états d’âme au travers de ses chansons, y décrit ses désirs et ses peurs. En effet, de grands thèmes parcourent ses textes.

 Certains évidents comme la mort qui l’effraie et la fascine en même temps. Mais pas seulement ; la peur de vieillir, et surtout celle de grandir, de devenir adulte avec tout ce que cela comporte de désagréments et d’obligations ; la religion catholique est également très présente dans ses textes, Mylène utilisant toute son imagerie ; et comment ne pas parler du sexe ?

 Jamais artiste, hormis Serge Gainsbourg, n’aura été aussi loin en chanson pour évoquer la sexualité, de la sodomie à la masturbation en passant par l’éjaculation précoce…. De quoi lever un coin du voile sur le fameux mystère Farmer ! Pourquoi en dire plus en effet quand tout se trouve dans ses chansons. Des chansons toutes répertoriées ici. Sans analyse sauvage, en respectant les zones d’ombre de l’artiste, nous avons tenté d’expliquer les textes de la chanteuse et de découvrir ses influences. Des influences littéraires évidentes parfois (Choderlos de Laclos, Charles Baudelaire  , Edgar Allan Poe   , Primo Lévi   , Francesco Alberoni  …) d’autres moins connues (Emily Dickinson, Pierre Reverdy   , Sylvia Path, Etty Hillesum…) mais aussi picturales (Egon Schiele    , Robert Doisneau, Gustave Doré…) ou cinématographique (Elephant Man, Les Liaisons dangereuses, Les Griffes de la nuit…).

 

Un univers riche donc que nous vous proposons de découvrir immédiatement. Peut-être elle, au fil des mots…

 Propos repris par B.Cachin :

Podium mais 1985, propos recueillis par Brigitte Protti

France Dimanche le 23 juillet 1984 – propos recueillis par Dominique Préhu.

 

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A L’ombre – Mylène 2012

Posté par francesca7 le 9 décembre 2012

Mylène Farmer signe son 13ème numéro un en 30 ans de carrière

A L'ombre - Mylène 2012 dans Mylène 2011 - 2012 11-190x300Avec « A l’ombre », Mylène Farmer classe son treizième titre en tête des charts français, à peine un an après y avoir placé « Lonely Lisa », troisième extrait de l’album « Bleu noir » (2010). La chanteuse bat ainsi son propre record. Depuis « Dégénération » en 2008, l’artiste a hissé presque tous ses singles en pole position du Top, à l’exception des morceaux live (« Paradis inanimé ») et de l’inédit « Du temps », sorti à l’occasion de la parution du « Best-of 2001-2011″ (2011).

C’est en 1988 que Mylène Farmer s’est emparée pour la première fois de la tête du Top Singles avec « Pourvu qu’elles soient douces », qui y est resté cinq semaines consécutives. En 1991, la chanteuse classait « Désenchantée » en tête, pendant neuf semaines. En 1995, le rock-électrique du titre « XXL » se positionnait numéro un, puis il a fallu attendre 2006 et le duo « Crier la vie » enregistré avec Moby pour que Mylène Farmer reprenne de la hauteur, son duo « Les mots » (2001) avec Seal s’étant échoué sur la deuxième marche du podium. Depuis, des titres comme « C’est dans l’air », « Appelle mon numéro » et « Oui mais… non » se sont succédé.

6 dans Mylène 2011 - 2012 Retrouvez notre chronique de l’album « Monkey Me » de Mylène Farmer.

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Mylène et le Rap

Posté par francesca7 le 15 août 2012

Mylène inspire les rappeurs

Afin d’aider les designer actuels du site et développer de nouveaux projets, nous recherchons un ou plusieurs graphistes et / ou webdesigner.

Pour contacter : contact@mylene.net  (Joindre un mini cv précisant vos compétences et quelques réalisations graphiques) 

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Mylène et le Rap  dans Mylène dans la PRESSE 2003_septembre2Insolite: Mylène et Joey Starr ont un point commun (qui tient dans la poche)

Parfaite introduction à cette news sur Mylène et les rappeurs.

Deux photos sur : mac4ever.com_mylene_farmer_joey_starr jon_lord

Les photos (connues) datent du 06 juillet 2011, à la sortie du défilé Jean-Paul Gaultier. merci à mylène.net 

Les rappeurs citent Mylène

On s’intéresse très souvent aux différentes références présentes dans les textes de Mylène.

Logique donc, surtout en cette période de disette en actu, de ne pas noter quand Mylène devient à son tour une « référence » pour d’autres artistes, ici les rappeurs.

Le rappeur Disiz La Peste, dans sa nouvelle chanson « Extra-Lucide » dont le clip a été mis en ligne hier parle de la « Génération Désenchantée Mylène Farmer » (vers 01’20 sur la vidéo).  Disiz – Extra-Lucide par umusic

Il y a quelques mois, Booba dans la chanson « Foetus » issue de l’album « Autopsie Vol3″ écrivait : 
« Pour être au top je deviendrais mi-homme mi-hyène, 
J’ai peur du noir, du croque-mitaine 
J’ai la trique devant les clips de Farmer Mylène. »  puis 

« Mylene Farmer ne me fait plus bander,
Mc Amer ne me fait plus danser »

En octobre 2011, Orelsan lors d’une interview au site lexpress.fr confiait : « Ecrire pour Mylène Farmer ou Johnny Hallyday ce serait un super challenge. »

Mylène par Marianne Rosenstiehl, en 1991, l’époque de la « génération désenchantée » aujourd’hui citée par Disiz La Peste

Mylène fait du rap (ou presque) 

Ça n’a rien d’un scoop. Mylène ne fait pas vraiment du rap !

Mais, on peut essayer de noter quelques discrètes incursions vers le rap au fil de sa carrière.

En 1991, le rap ne semblait pas vraiment être la tasse de thé de Mylène : « Ça me tape sur les nerfs le rap… Est-ce quelque chose d’important aujourd’hui ? Certainement puisque cela marche si bien mais il est dommage que cela devienne tout et n’importe quoi. Je ne vois pas un groupe que l’on puisse sortir du lot. Non, cela me casse les pieds ! » (Podium – Septembre 1991).

2007-decembre2 dans Mylène dans la PRESSEPourtant, en 1990, Mylène avait proposé le « Mum’s rap » de Plus Grandir réalisé par Laurent Boutonnat et Bertrand Châtenet sur lequel elle partagait la vedette avec Carole Fredericks. (à écouter dans la Remixographie Plus Grandir). On retrouvait déjà ce « rap » entre les deux chanteuses sur la version de Maman a tort interprétée lors des concerts du Tour 89.

Pourtant, encore, sur la chanson Je t’aime mélancolie sur l’album L’autre… en 1991 les couplets plus parlés que chantés se rapprochaient d’un rap. 
Thierry Rogen le notait récemment en interview: « Je crois que Mylène a voulu s’amuser un peu et expérimenter d’autres voies, d’où cette idée de faire cette voix grave, un peu rap. «  (Styx Magazine spécial L’autre… - 2011)

En 1994, Mylène est en Californie. Elle a un vrai coup de coeur pour les chansons de rap de son professeur d’anglais, Henry Biggs. Elle produit alors avec Thierry Rogen son EP de six titres, « Shade: Underbelly ». Mylène participe même à la composition des titres très rap / hip-hop. 
Thierry Rogen se souvient : « C’était super sympa, on aurait dit une sorte d’Eminem avant l’heure, avec des fonds de rap assez mélodiques, grâce à l’intervention de Mylène, qui y avait mis son grain de sel. »
Ecouter l’album « Shade : Underbelly » (pour ceux qui ne le savent pas, vous constaterez que la mélodie de la chanson Madeleine a servi de base pour celle de Et si vieillir m’était conté que l’on retrouvera sur l’albumInnamoramento en 1999).

 En 2005, le pont du single Fuck them all s’apparente à un vrai rap. On ne saura jamais si Mylène a voulu faire une petite incursion vers un nouvel univers musical (très en vogue alors) ou si il ne faut pas y chercher un sens plus profond en rapport avec le texte :  » Hey Bitch, you’re not on the list – You Witch ! You suck, you bitch ! (they said) ». Comment mieux dénoncer le machisme qu’en le criant à la façon des rappeurs qui pour certains ne se privaient pas d’user ou abuser d’ allusions sexistes dans leurs textes ou clips (à l’époque en tout cas).

En 2006, Mylène fait remixer les singles L’Amour n’est rien… et Peut-être toi par The Bionix. Plus RnB que vraiment rap, ces remixes sont surprenants et collent parfaitement avec les sons alors les plus en vogue sur les radios. « The Sexually No Remix » de L’Amour n’est rien… connaîtra d’ailleurs un beau parcours sur les ondes.

Nouveau bridge rappé sur le single Lonely Lisa produit par RedOne en 2011.  ARTICLE ISSU DU SITE : http://www.mylene.net/

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Rihanna et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 5 juillet 2012

 

Top TV : Rihanna et M. Farmer à l’assaut avec « You Da One » et « Du temps »

Rihanna et Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE rihanna-rihanna-farmer-bombarded-with-hate-mailElles ne sont pas leaders mais pourraient très vite le devenir. Rihanna gagne six places avec la vidéo « You Da One », diffusée 335 fois et classée 4ème. Le podium est à sa portée. Quant à Mylène Farmer, sa vidéo chorégraphiée « Du temps » plait : elle gagne cinq places pour entrer dans le top ten de ce classement Media Forest pour la première fois. La chanteuse française devrait poursuivra sur sa lancée.

Le n°1 s’est fait décapiter par David Guetta et Sia. Le clip de « Titanium » se hisse en 1ère position, gagnant donc deux places (390). Sean Paul devra donc se contenter de la médaille d’argent cette semaine pour la vidéo « She Doesn’t Mind », diffusée 370 fois. Il est talonné par Corneille qui séduit toujours autant avec « Des pères, des hommes et des frères », 3ème à égalité avec Rihanna (335). Avantage au Français qui était déjà sur le podium la semaine précédente ! En chute, le clip « Des ricochets » de Paris-Africa termine 5ème (–1). Statu quo en revanche pour Coldplay qui compte exactement autant de diffusions en TV de son clip « Paradise », soit 285. La vidéo reste stationnée 6ème. 7ème : Avicii, qui prend cinq places et passe donc devant « Hangover » de Taio Cruz, lui aussi en progression puisqu’il passe 8ème (+1). Enfin, Marlon Roudette s’impose comme l’un des grands gagnants de la semaine puisque son clip « New Age » se classe 9ème, montant de dix étages.

Publié par Jonathan HAMARD dans  http://www.chartsinfrance.net/

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Mylène Farmer rêve de collaborer avec George Michael

Posté par francesca7 le 27 juin 2012

Mylène Farmer rêve de collaborer avec George Michael dans Mylène dans la PRESSE Georges-MichaelAlors que «Bleu Noir» caracole en tête des charts et son single «Lonely Lisa» est un tube, la chanteuse rousse sort de silence pour une interview exclusive au magazine «TV Magazine». Pas d’annonces fracassantes mais des confidences étonnantes…

Mylène Farmer réapparait toujours quand on ne l’attend pas. Sur le podium d’un défilé de Jean Paul Gaultier (lire notre article), revêtue d’une robe de mariée très gothique, ou bien aujourd’hui dans les pages de TV Magazine, pour une interview surprise, après avoir été assez discrète ces derniers mois.

Alors que son dernier album, Bleu Noir, vient de dépasser la barre des 600.000 exemplaires vendus (un exploit à l’heure de la crise du disque), et que Lonely Lisa, son dernier single est un succès (il fait partie aussi de notre sondage sur les tubes de l’été 2011), la star revient pour le journal télé (distribué aujourd’hui en supplément de plusieurs quotidiens, dont Le Figaro) sur ses choix de carrière, ses bonheurs (et oui, Mylène est parfois heureuse!), ses regrets, et surtout sur sa relation à part avec Laurent Boutonnat.

«Indissociable de mon chemin de vie»
Tout le passage qui concerne le compositeur, celui qu’on a souvent présenté comme son «mentor» (terme que Mylène Farmer rejette en bloc) est très intéressant. Oubliez les analyses un peu attives de certains, les rumeurs, Farmer et Boutonnat ne sont pas brouillés. Mieux, la star n’imagine pas sa vie sans lui! «La relation que j’ai avec Laurent est une relation de complicité et de complémentarité. C’est une personne de grand talent qui est indissociable de mon chemin de vie», confie la chanteuse à TV Magazine.

Si elle reconnaît avoir senti le besoin d’enregistrer un album entier sans Boutonnat (une première dans sa carrière), l’interprète de Sans Contrefaçon envisage néanmoins de retravailler avec l’auteur de ses principaux tubes dans le futur. Elle s’explique: «Bleu noir est tout sauf une passade! (…) Laurent préparait un film et le fait de réaliser moi-même ce disque était un choix de ma part. Mais il est certain que nous nous retrouverons tous les deux.» Quand? On ne le saura pas.

Après Murat, Moby, Seal…
mylene-farmer-fil-temps-1961_2vur9_1bbr00 dans Mylène dans la PRESSEOutre Boutonnat, Mylène Farmer évoque aussi les noms d’autres artistes avec qui elle rêverait de collaborer. Et là, surprise. Le premier nom cité est… Freddie Mercury! «Au paradis», précise-t-elle. Sinon, «sur Terre», elle aimerait travailler avec Hurts, un groupe anglais qui n’a pas encore percé en France mais «a beaucoup de talent» selon Mylène qui trouve que son chanteur a une «voix incroyable».

Autre nom, plus connu celui-là: George Michael, un artiste qui «intéresse beaucoup» l’interprète de Désenchantée. Après Murat, Moby, Seal, Ben Harper, Line Renaud… bientôt la voix de Freedom sur un album de Farmer? Comme dirait l’Anglais: «on doit garder espoir».

Sinon, Mylène prouve une nouvelle fois qu’elle ne manque pas d’humour et d’autodérision. A la question «Qu’est-ce que votre statut de star vous interdit de faire?» Elle répond: «De chuter sur les marches de l’Élysée!»

Presse Issue du site http://www.tetu.com/

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Psychiatric dit Mylène

Posté par francesca7 le 20 mai 2012


– Je voulais y mettre très peu de mots, donc très peu de démonstration. C’est compliqué pour moi de donner une justification par rapport à cette chanson. J’ai une attirance commune avec Laurent pour l’univers de la psychiatrie, qui nous semble très proche et en même temps très éloigné parce que je ne suis jamais allée dans un hôpital de ce type. J’en ai un désir profond, mais là serait réellement l’impudeur, par le côté voyeur. Cette chanson est venue après un reportage, qui m’a bouleversée et passionnée, sur un asile d’aliénés en Grèce où les internés sont laissés à l’abandon, livrés à eux-mêmes et réduits à l’état d’animal. La folie me touche, tout simplement. (La Libre Belgique, 30 avril 1991)

– Laurent a complètement développé et refait « Psychatric ». La nouvelle version est encore plus clinique (rires) ! C’est un univers qui me fascine… Du moins cette imagerie de la psychiatrie. C’est passionnant parce que bouleversant et incompréhensible. (Podium)

Image de prévisualisation YouTube

 

Clip maison réalisé et monté sur le titre « Psychiatric » de Mylène Farmer.

 

 

 

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Mylène et J.Paul Gaultier

Posté par francesca7 le 9 mars 2012

 

Jean-Paul Gaultier les a habillées, corsetées, travesties, transformées, sublimées… Mais son amour des stars n’avait jamais été jusqu’à demander la main de l’une d’elle. C’est désormais chose faite avec Mylène Farmer.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsOn a tout eu : le mariage gotha avec Charlène et Albert, le mariage princier avec Kate et William, le mariage rock avec Kate et Jamie, le mariage discret avec Daniel et Rachel…Nous manquait un mariage un peu haute couture pour finir en beauté cette saison des unions. Et visiblement cet automne hiver 2011-2012, la tendance en matière de mariée est à la rousse arty.

C’est le futur marié qui a tenu a tweeter lui-même l’heureuse nouvelle : « J’ai demandé sa main à mon amie Mylène Farmer & notre union sera célébrée demain à l’issue du défilé Couture… 325 rue Saint-Martin à 14h30 ». Jean-Paul Gaultier, pas franchement connu pour aimer les femmes, uni à Mylène Farmer ? Non, c’était juste une jolie façon pour le créateur de nous faire comprendre que demain, la chanteuse fera sans doute la clôture de son défilé Haute Couture vêtue de la traditionnelle robe de mariée. Demain, c’est à l’union de deux univers artistiques riches et uniques que les fans de mode vont avoir la chance d’assister.

Juste un conseil, au moment où la « mariée » va dire oui sur le catwalk, montez le son.

Il a réalisé bon nombre de ses costumes et a toujours veillé à ce qu’elle soit la plus belle et la plus spectaculaire sur scène, Jean-Paul Gaultier est un fervent admirateur de la chanteuse Mylène Farmer. Et cela fait des années que ces deux là font une collaboration exemplaire. En 2009 déjà, c’était lui qui avait confectionné toutes les tenues de scène de la star, et en tant que créateur de génie, il a l’habitude d’habiller les plus grands. Comme la prestigieuse Madonna par exemple !

Pour la collection automne-hiver 2011-2012, Mr Gaultier a décidé de viser grand, et surtout d’adopter la rousse attitude ! Il vient tout juste de demander la main de la chanteuse Mylène Farmer

Outre la présence de la  « catin » la plus célèbre de France, on murmure déjà que le défilé Jean Paul Gaultier fait partie des plus aboutis de cette saison Haute Couture Automne Hiver 2011-2012. Avec pas moins d’une soixantaine de modèles conçus dans un tourbillon de plumes de coqs, perroquets, pintades et autruches, le show célébrait aussi le nouveau parfum masculin du créateur, Kokorico. Pas sûre que l’appellation emballe les foules, mais au moins, on ne pourra pas lui reprocher d’être en plein dans son thème !

On le sait, il n’est pas rare pour les créateurs de faire appel à des personnalités pour défiler en période de fashion week. Dernière en date à avoir joué les « guest star des podiums« , la très mystérieuse chanteuse Mylène Farmer.

Mylène et J.Paul Gaultier dans Mylène et L'ENTOURAGE jean-paul-gaultier-demande-mylene-farmer-en-mariage-3061855En effet, c’est avec surprise que les invités du défilé Haute Couture automne/hiver 2011-2012 Jean-Paul Gaultier, ont pu voir apparaître l’interprète de « Sans contrefaçons » sur le catwalk. Et le créateur n’a pas fait les choses à moitié puisqu’il lui a confié le rôle de la mariée, une silhouette majeure dans une collection.

Il fallait bien une femme au style aussi atypique que la chanteuse pour arborer la création imaginée par le couturier. Courte et en cuir, la pièce se dote non seulement d’une traîne asymétrique mais joue également les rebelles puisque cette saison, la mariée est en noir chez Gaultier.

Un style qui correspond bien à celui cultivé par Mylène Farmer, prenant toujours le contre-pied du dress code avec impertinence lors de ses rares apparitions. Costume noir sur red carpet, shorty et veste de smoking à traîne aux NRJ Music Awards ou encore robe hybride à l’Élysée, la rouquine crée toujours la surprise. C’était une nouvelle fois le cas hier soir. Et puis c’est Mylène, on lui excuse tout. Elle fut aux années 90, ce qu’était Mireille Mathieu aux années 70

C’est donc cette fois-ci à Mylène Farmer, après Valérie Lemercier, Beth Ditto et beaucoup d’autres, qu’est revenu le privilège de fermer, ce mercredi 6 juillet, le défilé de son ami depuis près d’une vingtaine d’années maintenant. Une apparition rarissime pour la rouquine en pleine tournée promo de son nouvel album. On t’en remet une couche ? Oui mais… Non, ça ira bien merci (pardon).

Jean Paul s’étant inspiré du film Black Swan (ben tiens) pour sa nouvelle ligne Haute Couture, c’est en robe de mariée noire, plumée et vêtue de cuir qu’est apparue la chanteuse sur l’air de Libertine. Un show qui s’est concrétisé, comme annoncé, par une demande en mariage, genou en terre, avant le baiser final. Amis, amants, amours ? Jean Paul n’a pas de limites.

                                                    mylene-d%C3%A9fil%C3%A9-gaultier dans Mylène et L'ENTOURAGE
Des ballerines en tutu, chapeautées de plumes avec Jean-Paul Gaultier …  

Le défilé Jean-Paul Gaultier a séduit tout l’univers de la mode et les passants. Des mannequins métamorphisés en danseuses, vêtus de tutus et de plumes multicolores façon aigrette en guise chapeau.

Jean Paul Gaultier revisite ses pièces maîtresses, comme la marinière relookée avec de larges rayures de fourrure sur les jupons

La plus célèbre des libertines, Mylène Farmer avec sa chevelure rousse (merci Christophe Mourthé), crée la surprise à la fin du défilé avec une superbe veste en cuir lacée dans le dos, ajustée sur un tutu avec traîne.

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