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Entre Mylène et Nathalie Rheims – une passion est née

Posté par francesca7 le 23 mars 2016

A partir de 2006, la romancière est souvent apparue aux côtés de Mylène lors d’apparitions publiques de celle-ci. Les deux femmes se sont régulièrement citées l’une l’autre en interviews, notamment pour évoquer le projet d’adaptation cinématographique d’un roman de Nathalie, L’ombre des autres, dans lequel Mylène devrait tenir le rôle principal.
Par ailleurs, Nathalie a écrit un article sur Mylène en 2008 (paru dans « Madame Figaro ») et a interviewé son amie pour « Paris Match » en décembre 2010.

Un article de Gala du 11 août 2015 nous racontait : « Et puis, il y a « Natha­lie », dans sa propriété extra­or­di­nai­re­ment fleu­rie de Saint Florent, en Corse, (…). Ici, rien qui ne fende la torpeur, sinon les allées et venues de Paul, le chien Shiba, et peut-être les conver­sa­tions télé­pho­niques que la maîtresse des lieux a quasi ritua­li­sées en fin d’après-midi avec sa si chère amie, la chan­teuse Mylène Farmer.« 

 ban-rheims

Belle déclaration 

Portrait de Mylène Farmer par Nathalie Rheims 

« Comment parler de toi ? Comment dire, sans dire, ce que tu es ? Décrire ton être. Ecrire ton existence. Raconter. Passer par les mots. Tourner autour de ton âme comme on découvre le ciel, comme on explore une galaxie inconnue. Faire ton portrait, toi que je sais, toi que j’aime tant. Exercice impossible puisque c’est le silence qui tisse la trame de tout ce qui nous lie. S’il y avait un titre à ce commencement, ce serait « l’Une pour l’autre ». De ton amour, de ta confiance, je me sens la gardienne, et je veille sur ce privilège.  

Silencieuse et secrète – n’est-ce pas ainsi que te décrivent tous les livres qui te sont consacrés ? Mystérieuse aussi, puisque telle est ta nature profonde. Ceux que tu aimes deviennent des coffres inviolables où reposent des fragments de toi comme les pièces d’un trésor. Pourtant, il n’y a rien d’indicible, de caché, tout est dans ce que tu écris, dans les strophes qui nous viennent par ta voix, si ce n’est ce que toi-même tu as oublié.  

Je te regarde à travers le miroir magique où chacun aime à se reconnaître, et je traverse ce prisme pour rejoindre ton reflet. Je m’approche, pose mes mains sur la vitre, le verre tremble comme une eau limpide.  

J’effleure la surface du bout des doigts, tu apparais dans la transparence. Dehors le soleil irradie le paysage, mais les persiennes restent closes. Tous les mots son jetés, épars, à travers la pièce. Tu me souris, les ramasses un à un et les jettes dans un grand sac. Tu me fais signe de te suivre. Tu avances, projetant sur le sol ton ombre qui guide mes pas, la lumière filtre derrière les volets et reste invisible à nos yeux.  

Laisse-moi te suivre dans l’ombre de ton âme, et puisqu’il faut choisir, laisse-moi devenir l’autre, à la poursuite d’un je, qui se demande à quoi je sers.  

 « Plus grandir », dis-tu mais comment continuer ? Te raconter au creux de tes phrases. Montrer, apparaître. S’effacer. Faire silence. Mourir puis renaître. Trouver la force. Les images de toi se forment comme des clignotements d’éclats électriques. Toi, si proche, personne ne peut imaginer à quel point tu es simple dans la vraie vie, celle que nous partageons, loin des fantasmes et des folies.  

Humaine, si près de ceux que tu aimes, si attentive à tout, à tous. Tu poses des questions, écoutes les réponses avec précision, soucieuse du bien-être de tes amis, soudée à ta famille, faisant cors avec celui que tu aimes. Si loin de tout ce qui peut se dire ça et là, dans ces tombeaux de papier.  

En savoir davantage, c’est l’impression que voudraient donner ceux qui écrivent sur toi sans te connaître, et feignent de croire que ton absence dans cette caravane de l’étrange, où tout le monde s’affiche et se montre, est une position cynique et réfléchie. Mais il n’en est rien. Aucun rouage, aucune stratégie dans ta décision. Juste le désir de n’apparaître que dans son travail. Le reste, la vie, le quotidien, ne recèle ni sanctuaire ni caveau dans lesquels reposeraient toutes sortes de facettes obscures. Il faut t’apprendre pour comprendre que les secrets que tu poursuis sont des valeurs d’absolu.  

Je pense à notre rencontre, quelque part en Corse, après nous être croisées plusieurs fois, sans nous approcher, nous regardant de loin, comme si chacune pensait que le moment n’était pas venu, qu’il fallait l’attendre. » 

Nathalie Rheims a écrit aussi ça …. 

 

mylène et laurent

LAURENT ET TOI Mylène

 Depuis, tu m’éblouis par ce mélange constant de force, de fragilité, de certitude et de doute. Parfois je me demande si tu as conscience de ce que tu es, de l’image que tu projettes et qui avance, silhouette chinois, vers le refuge de ta maison aux murs clairs, ton arche de Noé, car tu pourrais y accueillir tous les animaux de la terre.  

Lever l’ancre et naviguer loin, très loin. « où irons-nous ? » me dis-tu dans un éclat de rire. Où tu veux. Tu le sais. Mais il n’est pas encore temps.  

« Point de suture », tu en as tissé la trame avec Laurent Boutonnat. Comment écrire sur toi sans évoquer Laurent ? Là aussi, tant de projections, d’à peu près. Vous êtes les deux faces d’un monde qui n’appartient qu’à vous. Vous avez fermé la frontière pour baliser vos territoires, qui se rejoignent dans un univers où personne ne règne en maître. Je crois que cela s’appelle une alliance.  

C’est un album clair, l’ombre a pris le large, laissant derrière elle des chansons qui s’éparpillent dans des chagrins anciens. La nature est changeante, dis-tu, mais le brouillard s’est levé, on est passé à l’heure d’été. Les vents continueront de te tourmenter, mais nous repousserons les hivers. Changer pour devenir une autre tout en restant la même. Et se donner à soi-même.  

Tu apparais à nouveau à l’intérieur de ces plaies refermées dans l’œil de la caméra de Bruno Aveillan, qui filtre chaque étincelle. Tu surgis, fée surnaturelle, projetant le flux sidéral d’un amour universel. Tu réveilles le monde, les nuits sont chaudes.  

Ils seront des milliers à t’attendre lorsque les jours auront rallongé. Tu t’y prépares, tu t’entraînes chaque jour, réfléchis, construis, dessines, collabores avec tous ceux qui t’accompagnent dans ce nouveau chapitre. Avant le Stade de France, les 11et 12 Septembre 2009, il y aura la tournée – l’anxiété, le cœur qui cogne, les tempes qui se serrent. Mais tout sera, j’en suis sûre, comme tu l’avais imaginé.  

Je te regarde, en écrivant ces mots, tandis que sur un grand édredon blanc, tu scandes « Appelle mon numéro ». Combien de fois, chaque jour, nous arrive-t-il de le faire ? Les saisons passent et tu attends un signe qui ne viendra peut-être pas. Benoît di Sabatino a saisi, dans ses images, la petite fille qui demeure. « Sans Contrefaçon », telle que tu es, à la fois douce et volontaire. 

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Vierge ou démon 

Je dessine ton visage à l’encre de mon stylo. J’en connais chaque détail, chacun des contours. Tu te transformes, passant les saisons, les débordant « sans logique », jusqu’à écrie « je me quitte », mais c’est pour mieux te transfigurer. Passer de la femme à l’androgyne, de la vierge à la figure du diable, pour toi ce n’est qu’n jeu d’enfant. Pourtant la dualité te possède et t’interroge. Tu parles de l’ange, la face tournée vers les ténèbres, tes éclats de rire, tes moments de tristesse, parce que ta fragilité au monde est comme du cristal qui peut se briser à chaque dissonance « Ange, parle-moi, dis-moi si tu est là ». C’est bien toi qui l’as écrit, alors écoute. Ceux qui ont disparu veillent, souvent tu me dis ; « Si on allait voir des fantômes ? », mais où se cachent-ils ? Tu aimes jouer avec les feux follets, explorer l’inconscient, te promener dans le surnaturel, mais c’est toujours dans tes poèmes que l’au-delà surgit, que les anamorphoses transfigurent les images, dans tes textes que les rêves sont les plus accessibles. 

Tu apprivoises la mort par la magie des mots, repoussant l’idée du néant. Tu aimes te balader dans les cimetières, parce que leur calme et la beauté des pierres t’apaisent. Tu penses, si souvent, je le sais, à ceux que tu as perdus, même si tu n’en parles pas. « Si j’avais au moins revu ton visage, entrevu, au loin, le moindre nuage ». Qui peut savoir si, à force de le dire, de le chanter, quelque part, peut-être, quelqu’un t’entendra. 

Tes yeux prennent la couleur du cuivre pour se fondre dans le reflet de tes cheveux. Les vanités d’émail sertissent chacun de tes doigts comme autant de protections, de talismans. 

La vie avance, l’âge semble t’ignorer. Ton portait serait-il caché quelque part, scellé dans un réduit dont toi seule posséderais la clé ? Aurais-tu passé un pacte avec l’ange ? Et lorsque tu lui parles, est-ce qu’il te répond ? C’est lui, sans doute, qui a fait se croiser nos routes. 

Ecrit Par Nathalie Rheims dans Le Figaro 2008. 

Publié dans Mylène 2007 - 2008, Mylène AU FIL DES MOTS, Mylène en CONFIDENCES, Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaires »

mylène farmer garde sa jeunesse

Posté par francesca7 le 12 octobre 2013


mylène farmer garde sa jeunesse dans Mylène et des CRITIQUES images-2aDe 1984 à 2012, beaucoup de choses ont changé, mais pas le visage de Mylène Farmer. À 51 ans, ses traits sont les mêmes qu’au début de sa carrière. Comment ? Voici les hypothèses les plus logiques.

À voir l’évolution du visage de Mylène Farmer en 28 ans, on se rend compte que justement, il n’y en a pas (voir diaporama ci-dessus). La peau est toujours aussi lisse et blanche, comme tendue par un lifting permanent que l’on sait impossible : la chanteuse n’irait jamais s’allonger sur une table d’opération, c’est bien connu. Tel la Joconde ou un monument inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, le faciès de Mylène reste inchangé, qu’importent les années qui lui passent dessus. « Qu’est-ce donc cette diablerie ? », comme dirait Godefroy de Montmirail. Éléments de réponse.

1 – Un pacte avec le diable ?

On en est presque sûrs : il s’est passé quelque chose entre Mylène Farmer et le malin. Cette chevelure rouge comme les flammes, ce regard à la lueur sombre et cette thématique récurrente de la mort dans ces chansons… l’hypothèse d’une association entre la chanteuse et le roi des enfers n’est pas entièrement à écarter. D’ailleurs, en écoutant les paroles d’À l’ombre, on entend très clairement : « Le diable harcèle mes lendemains ». On ne peut plus explicite, non ?

2 – Une descendante de Dorian Gray (attention spoiler) ?

Et si, comme le personnage inventé par Oscar WildeMylène Farmer transférait ses marques de vieillesse dans un objet ? Après tout, rien ne nous dit qu’elle ne planque pas un portrait dans un box de rangement quelque part dans le monde, qui encaisse tranquillement le poids des années à sa place. « Je n’arrive pas à me projeter dans l’avenir », expliquait-elle sur TF1. Peut-être parce qu’elle se projette ailleurs ? Sur un tableau, par exemple ?

3 – C’est un vampire

Comme Isabelle AdjaniMylène Farmer a souvent été représentée comme un vampire dans des sketches. Mais il n’y a pas de fumée sans feu : après tout, mis à part dans ces clips, la chanteuse a rarement été vue en plein jour. Oiseau de nuit, on ne l’a jamais vue non plus en train de manger de l’ail. Est-ce suffisant pour considérer que l’immobilité de son visage est due à un régime très sanguin ? À vous de voir.

telechargement-3 dans Mylène et des CRITIQUES4 – Un bon coup de bistouri ?

C’est l’hypothèse la moins crédible. Mais le twitto/chroniqueur Emery Doligé , comme d’autres utilisateurs de Twitter, écrivait hier soir : « Mylène Farmer ne peut plus bouger son visage. Trop de chirurgie. » Même si certaines mauvaises langues affirment que Mylène a eu recours à la chirurgie esthétique, nous savons bien que tout cela est faux. Pascal Nègre, le patron d’Universal, est de cet avis : « Juste n’importe quoi !! », a-t-il répondu à celui qui osait évoquer la possibilité que la chanteuse soit une habituée des tables d’opération. À moins qu’elle n’ait une molécule de conservation ultra-performante dans le sang, il va falloir se reporter aux solutions 1, 2 et 3 pour comprendre le mystère du visage de Mylène Farmer.

source : http://www.voici.fr/news-people

 

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Portrait de Mylène F. par N.Rheims

Posté par francesca7 le 21 août 2013

Nathalie Rheims est aussi de l’entourage avec la chanteuse française Mylène Farmer

Et justement, elle a dressé un magnifique portrait de mon idole Mylène Farmer,  en 2008, dans Madame Figaro ; intitulé : MYLENE FARME de toutes les façons (paru dans Madame Figaro 2008 – pages 68 et 70) que je partage avec plaisir, ici avec vous ….. 

 Portrait de Mylène F. par N.Rheims dans Mylène AU FIL DES MOTS images

Belle déclaration 

Portrait de Mylène Farmer par Nathalie Rheims 

« Comment parler de toi ? Comment dire, sans dire, ce que tu es ? Décrire ton être. Ecrire ton existence. Raconter. Passer par les mots. Tourner autour de ton âme comme on découvre le ciel, comme on explore une galaxie inconnue. Faire ton portrait, toi que je sais, toi que j’aime tant. Exercice impossible puisque c’est le silence qui tisse la trame de tout ce qui nous lie. S’il y avait un titre à ce commencement, ce serait « l’Une pour l’autre ». De ton amour, de ta confiance, je me sens la gardienne, et je veille sur ce privilège. 

 Silencieuse et secrète – n’est-ce pas ainsi que te décrivent tous les livres qui te sont consacrés ? Mystérieuse aussi, puisque telle est ta nature profonde. Ceux que tu aimes deviennent des coffres inviolables où reposent des fragments de toi comme les pièces d’un trésor. Pourtant, il n’y a rien d’indicible, de caché, tout est dans ce que tu écris, dans les strophes qui nous viennent par ta voix, si ce n’est ce que toi-même tu as oublié. 

 Je te regarde à travers le miroir magique où chacun aime à se reconnaître, et je traverse ce prisme pour rejoindre ton reflet. Je m’approche, pose mes mains sur la vitre, le verre tremble comme une eau limpide. 

images-11 dans Mylène en CONFIDENCES J’effleure la surface du bout des doigts, tu apparais dans la transparence. Dehors le soleil irradie le paysage, mais les persiennes restent closes. Tous les mots son jetés, épars, à travers la pièce. Tu me souris, les ramasses un à un et les jettes dans un grand sac. Tu me fais signe de te suivre. Tu avances, projetant sur le sol ton ombre qui guide mes pas, la lumière filtre derrière les volets et reste invisible à nos yeux. 

 Laisse-moi te suivre dans l’ombre de ton âme, et puisqu’il faut choisir, laisse-moi devenir l’autre, à la poursuite d’un je, qui se demande à quoi je sers. 

  « Plus grandir », dis-tu mais comment continuer ? Te raconter au creux de tes phrases. Montrer, apparaître. S’effacer. Faire silence. Mourir puis renaître. Trouver la force. Les images de toi se forment comme des clignotements d’éclats électriques. Toi, si proche, personne ne peut imaginer à quel point tu es simple dans la vraie vie, celle que nous partageons, loin des fantasmes et des folies. 

Humaine, si près de ceux que tu aimes, si attentive à tout, à tous. Tu poses des questions, écoutes les réponses avec précision, soucieuse du bien-être de tes amis, soudée à ta famille, faisant cors avec celui que tu aimes. Si loin de tout ce qui peut se dire ça et là, dans ces tombeaux de papier. 

 En savoir davantage, c’est l’impression que voudraient donner ceux qui écrivent sur toi sans te connaître, et feignent de croire que ton absence dans cette caravane de l’étrange, où tout le monde s’affiche et se montre, est une position cynique et réfléchie. Mais il n’en est rien. Aucun rouage, aucune stratégie dans ta décision. Juste le désir de n’apparaître que dans son travail. Le reste, la vie, le quotidien, ne recèle ni sanctuaire ni caveau dans lesquels reposeraient toutes sortes de facettes obscures. Il faut t’apprendre pour comprendre que les secrets que tu poursuis sont des valeurs d’absolu. 

 Je pense à notre rencontre, quelque part en Corse, après nous être croisées plusieurs fois, sans nous approcher, nous regardant de loin, comme si chacune pensait que le moment n’était pas venu, qu’il fallait l’attendre. » 

Nathalie Rheims a écrit aussi ça …. 

 LAURENT ET TOI Mylène

 Depuis, tu m’éblouis par ce mélange constant de force, de fragilité, de certitude et de doute. Parfois je me demande si tu as conscience de ce que tu es, de l’image que tu projettes et qui avance, silhouette chinois, vers le refuge de ta maison aux murs clairs, ton arche de Noé, car tu pourrais y accueillir tous les animaux de la terre. 

 Lever l’ancre et naviguer loin, très loin. « où irons-nous ? » me dis-tu dans un éclat de rire. Où tu veux. Tu le sais. Mais il n’est pas encore temps. 

 « Point de suture », tu en as tissé la trame avec Laurent Boutonnat. Comment écrire sur toi sans évoquer Laurent ? Là aussi, tant de projections, d’à peu près. Vous êtes les deux faces d’un monde qui n’appartient qu’à vous. Vous avez fermé la frontière pour baliser vos territoires, qui se rejoignent dans un univers où personne ne règne en maître. Je crois que cela s’appelle une alliance. 

C’est un album clair, l’ombre a pris le large, laissant derrière elle des chansons qui s’éparpillent dans des chagrins anciens. La nature est changeante, dis-tu, mais le brouillard s’est levé, on est passé à l’heure d’été. Les vents continueront de te tourmenter, mais nous repousserons les hivers. Changer pour devenir une autre tout en restant la même. Et se donner à soi-même. 

Tu apparais à nouveau à l’intérieur de ces plaies refermées dans l’œil de la caméra de Bruno Aveillan, qui filtre chaque étincelle. Tu surgis, fée surnaturelle, projetant le flux sidéral d’un amour universel. Tu réveilles le monde, les nuits sont chaudes. 

Ils seront des milliers à t’attendre lorsque les jours auront rallongé. Tu t’y prépares, tu t’entraînes chaque jour, réfléchis, construis, dessines, collabores avec tous ceux qui t’accompagnent dans ce nouveau chapitre. Avant le Stade de France, les 11et 12 Septembre 2009, il y aura la tournée – l’anxiété, le cœur qui cogne, les tempes qui se serrent. Mais tout sera, j’en suis sûre, comme tu l’avais imaginé. 

Je te regarde, en écrivant ces mots, tandis que sur un grand édredon blanc, tu scandes « Appelle mon numéro ». Combien de fois, chaque jour, nous arrive-t-il de le faire ? Les saisons passent et tu attends un signe qui ne viendra peut-être pas. Benoît di Sabatino a saisi, dans ses images, la petite fille qui demeure. « Sans Contrefaçon », telle que tu es, à la fois douce et volontaire. 

images-21 dans Mylène et L'ENTOURAGEimages-31

Et aussi ceci…. 

Vierge ou démon 

Je dessine ton visage à l’encre de mon stylo. J’en connais chaque détail, chacun des contours. Tu te transformes, passant les saisons, les débordant « sans logique », jusqu’à écrie « je me quitte », mais c’est pour mieux te transfigurer. Passer de la femme à l’androgyne, de la vierge à la figure du diable, pour toi ce n’est qu’n jeu d’enfant. Pourtant la dualité te possède et t’interroge. Tu parles de l’ange, la face tournée vers les ténèbres, tes éclats de rire, tes moments de tristesse, parce que ta fragilité au monde est comme du cristal qui peut se briser à chaque dissonance « Ange, parle-moi, dis-moi si tu est là ». C’est bien toi qui l’as écrit, alors écoute. Ceux qui ont disparu veillent, souvent tu me dis ; « Si on allait voir des fantômes ? », mais où se cachent-ils ? Tu aimes jouer avec les feux follets, explorer l’inconscient, te promener dans le surnaturel, mais c’est toujours dans tes poèmes que l’au-delà surgit, que les anamorphoses transfigurent les images, dans tes textes que les rêves sont les plus accessibles. 

Tu apprivoises la mort par la magie des mots, repoussant l’idée du néant. Tu aimes te balader dans les cimetières, parce que leur calme et la beauté des pierres t’apaisent. Tu penses, si souvent, je le sais, à ceux que tu as perdus, même si tu n’en parles pas. « Si j’avais au moins revu ton visage, entrevu, au loin, le moindre nuage ». Qui peut savoir si, à force de le dire, de le chanter, quelque part, peut-être, quelqu’un t’entendra. 

Tes yeux prennent la couleur du cuivre pour se fondre dans le reflet de tes cheveux. Les vanités d’émail sertissent chacun de tes doigts comme autant de protections, de talismans. 

La vie avance, l’âge semble t’ignorer. Ton portait serait-il caché quelque part, scellé dans un réduit dont toi seule posséderais la clé ? Aurais-tu passé un pacte avec l’ange ? Et lorsque tu lui parles, est-ce qu’il te répond ? C’est lui, sans doute, qui a fait se croiser nos routes. 

Ecrit Par Nathalie Rheims dans Le Figaro 2008. 

Personnellement, je suis restée en extase devant ces écrits représentant si bien notre Mylène et je ne voulais pas perdre ce magnifique portrait ; désormais, il est consigné dans ce blog pour l’éternité… pour mon plaisir  et peut-être aussi pour le vôtre ! 

  Pour moi, Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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Mylène Farmer pactise avec le diable !

Posté par francesca7 le 2 juillet 2013

 

De 1984 à 2012, beaucoup de choses ont changé, mais pas le visage de Mylène Farmer. À 51 ans, ses traits sont les mêmes qu’au début de sa carrière. Comment ? Voici les hypothèses les plus logiques.

À voir l’évolution du visage de Mylène Farmer en 28 ans, on se rend compte que justement, il n’y en a pas (voir diaporama ci-dessus). La peau est toujours aussi lisse et blanche, comme tendue par un lifting permanent que l’on sait impossible : la chanteuse n’irait jamais s’allonger sur une table d’opération, c’est bien connu. Tel la Joconde ou un monument inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, le faciès de Mylène reste inchangé, qu’importent les années qui lui passent dessus. « Qu’est-ce donc cette diablerie ? », comme dirait Godefroy de Montmirail. Éléments de réponse.

Mylène Farmer pactise avec le diable ! dans Mylène et des CRITIQUES mylene-farmer-avant-300x251  mylène avant

mylene-farmer-apres-300x294 dans Mylène et des CRITIQUESmylène après

1 – Un pacte avec le diable ?

On en est presque sûrs : il s’est passé quelque chose entre Mylène Farmer et le malin. Cette chevelure rouge comme les flammes, ce regard à la lueur sombre et cette thématique récurrente de la mort dans ces chansons… l’hypothèse d’une association entre la chanteuse et le roi des enfers n’est pas entièrement à écarter. D’ailleurs, en écoutant les paroles d’À l’ombre, on entend très clairement : « Le diable harcèle mes lendemains ». On ne peut plus explicite, non ?

2 – Une descendante de Dorian Gray (attention spoiler) ?

Et si, comme le personnage inventé par Oscar WildeMylène Farmer transférait ses marques de vieillesse dans un objet ? Après tout, rien ne nous dit qu’elle ne planque pas un portrait dans un box de rangement quelque part dans le monde, qui encaisse tranquillement le poids des années à sa place. « Je n’arrive pas à me projeter dans l’avenir », expliquait-elle sur TF1. Peut-être parce qu’elle se projette ailleurs ? Sur un tableau, par exemple ?

3 – C’est un vampire

Comme Isabelle AdjaniMylène Farmer a souvent été représentée comme un vampire dans des sketches. Mais il n’y a pas de fumée sans feu : après tout, mis à part dans ces clips, la chanteuse a rarement été vue en plein jour. Oiseau de nuit, on ne l’a jamais vue non plus en train de manger de l’ail. Est-ce suffisant pour considérer que l’immobilité de son visage est due à un régime très sanguin ? À vous de voir.

4 – Un bon coup de bistouri ?

C’est l’hypothèse la moins crédible. Mais le twitto/chroniqueur Emery Doligé , comme d’autres utilisateurs de Twitter, écrivait hier soir : « Mylène Farmer ne peut plus bouger son visage. Trop de chirurgie. » Même si certaines mauvaises langues affirment que Mylène a eu recours à la chirurgie esthétique, nous savons bien que tout cela est faux. Pascal Nègre, le patron d’Universal, est de cet avis : « Juste n’importe quoi !! », a-t-il répondu à celui qui osait évoquer la possibilité que la chanteuse soit une habituée des tables d’opération. À moins qu’elle n’ait une molécule de conservation ultra-performante dans le sang, il va falloir se reporter aux solutions 1, 2 et 3 pour comprendre le mystère du visage de Mylène Farmer.

 

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Esthétisme de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 10 février 2013

 

De 1984 à 2012, beaucoup de choses ont changé, mais pas le visage de Mylène Farmer. À 51 ans, ses traits sont les mêmes qu’au début de sa carrière. Comment ? Voici les hypothèses les plus logiques.

 Esthétisme de Mylène Farmer dans Mylène et des CRITIQUES images-11

À voir l’évolution du visage de Mylène Farmer en 28 ans, on se rend compte que justement, il n’y en a pas (voir diaporama ci-dessus). La peau est toujours aussi lisse et blanche, comme tendue par un lifting permanent que l’on sait impossible : la chanteuse n’irait jamais s’allonger sur une table d’opération, c’est bien connu. Tel la Joconde ou un monument inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, le faciès de Mylène reste inchangé, qu’importent les années qui lui passent dessus. « Qu’est-ce donc cette diablerie ? », comme dirait Godefroy de Montmirail. Éléments de réponse.

1 – Un pacte avec le diable ?

On en est presque sûrs : il s’est passé quelque chose entre Mylène Farmer et le malin. Cette chevelure rouge comme les flammes, ce regard à la lueur sombre et cette thématique récurrente de la mort dans ces chansons… l’hypothèse d’une association entre la chanteuse et le roi des enfers n’est pas entièrement à écarter. D’ailleurs, en écoutant les paroles d’ À l’ombre, on entend très clairement : « Le diable harcèle mes lendemains ». On ne peut plus explicite, non ?

2 – Une descendante de Dorian Gray (attention spoiler) ?

Et si, comme le personnage inventé par Oscar WildeMylène Farmer transférait ses marques de vieillesse dans un objet ? Après tout, rien ne nous dit qu’elle ne planque pas un portrait dans un box de rangement quelque part dans le monde, qui encaisse tranquillement le poids des années à sa place. « Je n’arrive pas à me projeter dans l’avenir », expliquait-elle sur TF1. Peut-être parce qu’elle se projette ailleurs ? Sur un tableau, par exemple ?

3 – C’est un vampire

Comme Isabelle AdjaniMylène Farmer a souvent été représentée comme un vampire dans des sketches. Mais il n’y a pas de fumée sans feu : après tout, mis à part dans ces clips, la chanteuse a rarement été vue en plein jour. Oiseau de nuit, on ne l’a jamais vue non plus en train de manger de l’ail. Est-ce suffisant pour considérer que l’immobilité de son visage est due à un régime très sanguin ? À vous de voir.

4 – Un bon coup de bistouri ?

C’est l’hypothèse la moins crédible. Mais le twitto/chroniqueur Emery Doligé ( @MryEmery), comme d’autres utilisateurs de Twitter, écrivait hier soir : « Mylène Farmer ne peut plus bouger son visage. Trop de chirurgie. » Même si certaines mauvaises langues affirment que Mylène a eu recours à la chirurgie esthétique, nous savons bien que tout cela est faux. Pascal Nègre, le patron d’Universal, est de cet avis : « Juste n’importe quoi !! », a-t-il répondu à celui qui osait évoquer la possibilité que la chanteuse soit une habituée des tables d’opération. À moins qu’elle n’ait une molécule de conservation ultra-performante dans le sang, il va falloir se reporter aux solutions 1, 2 et 3 pour comprendre le mystère du visage de Mylène Farmer.

 

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A L’OMBRE en vidéo

Posté par francesca7 le 25 janvier 2013

 

A LOMBRE vidéo : Image de prévisualisation YouTube

 

« À l’ombre » Le dernier titre de Mylène Farmer marque une fois de plus la chanson française de sa bizarrerie. « Le beau est toujours bizarre » lançait Baudelaire. Mais le bizarre l’est-il toujours, beau ? La vidéo qui promeut « À l’ombre » met mal à l’aise malgré son esthétique très soignée et l’on redoute ces longues minutes sur lesquelles nos adolescents vont danser sans y penser.

On y voit entre autres plans de loups et du visage de Mylène Farmer un homme qui s’englue de glaise et de peinture dans une monstruosité à la Goya. Le tout sur fond noir, gris et blanc, rouge. C’est digne d’une peinture expressionniste. C’est très bien fait. La chanson s’embarque sur une thématique littéraire et philosophique intéressante, l’ombre, symbole de ce « diable qui harcèle » : « À l’ombre, risquer de n’être personne… À l’ombre on se coupe de soi-même… on s’arrache ainsi au ciel ».

Faustiennes, ces paroles font penser à un petit conte philosophique instructif, L’étrange histoire de Peter Schlemihl. L’autrichien Chamisso y raconte l’histoire d’un homme qui troqua son ombre à un « homme en gris » contre la Bourse de Fortunatus, bourse ne se vidant jamais. Très vite le voilà riche, mais le voilà également homme sans ombre, homme sans identité, homme obligé de vivre la nuit dans cette ère sans soleil, homme marginal que ne peut pas épouser la femme qu’il aime. Une seule solution : se couper des liens mauvais. En désir d’ombre, Peter rencontre de nouveau l’homme en gris, lui réclame son ombre estorquée, veut lui rendre la Bourse. Mais le pacte est scellé : pour toute réponse, en échange de cette ombre désirée, l’homme en gris, cet avatar du diable, lui réclame davantage encore, l’enjoint de lui donner son âme. Abusé une fois, le héros, Peter Schlemihl ne se laisse pas tromper deux fois et refuse. Il jette la Bourse dans un gouffre. Il restera donc un homme sans ombre mais riche d’humanité, de son âme. Il ne va pas jusqu’au point de rupture ultime le don total de lui-même au Prince des Ténèbres, menteur dès l’Origine. Sa vie marginale sera malgré tout des plus belle. Il finit sa vie florissante voyageant par le monde faisant le bien, mécène d’un hospice.

Peter ou le refus de l’ombre pour la lumière, ou le refus de converser avec qui enserre son âme, avec ce Singe qui susurre son désespoir comme Mylène Farmer à l’oreille de ses fans : « Nos cœurs ont vu trop grand… Pourras-tu dire que l’amour est suffisant ? » ! H.B.

 

Parution sur http://www.leblogdhelenebodenez.com/article-mylene-farmer-l-ombre-ran-on-113077042.html

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Mylène, plus satanique tu meurs

Posté par francesca7 le 20 mars 2012


Mylène, plus satanique tu meurs dans Mylène dans la PRESSE ClipSansLogique10Mylène FARMER n’aime pas trop le mot clip. Peut-être un mot trop « marie » son sang à celui qui sera son bourreau. La voilà coiffée neutre et commun pour qualifier les mini-métrages dont elle se montre moyennement vêtue de cornes-lames coupantes dont elle se sert comme écrin public à ses angoisses les plus privées. Sans logique, le petit dernier pourrait s’intituler : mon dernier cauchemar. Traumatisantes ces 3 mn 34 ! Pas parce que Mylène s’y montre dans le plus simple appareil. Le choc est ailleurs : dans sa violence sournoise et son esprit malsain prémédité.

Dès les premières images le ton est donné : paysage désertique inquiétant ou soufflent des vents mauvais, tellement propice à un rendez-vous avec la mort. Un gamin trouve une effigie christique que bientôt il essaiera de casser, blasphème innocent. Les vieilles femmes se rendent en procession vers le lieu de sacrifice. Ces préparatifs commencent, le sang coule déjà, Mylène consentante.

Ollé ! L’angélique jeune femme se métamorphose en centaure rugissant (Belzébuth est souvent représenté ainsi sur les gravures anciennes) pour affronter le torero impérieux. Combat dérisoire : elle devra mourir, femmes, hommes et mémés enfants, tous complices, le savent. Au moment crucial l’épée a loupé le cœur. Les éléments sont déchaînés, le tonner gronde, la pluie va s’abattre. Mylène a transpercé son agresseur. Pour survivre a-t-elle du faire un pacte avec le diable ? Question sous-jacente : la chanteuse a-t-elle du conclure une telle union pour obtenir la gloire ?

Clip plus satanique du meurs. Titrait le Spot Ligne n° 322 paru en 1989.

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CLIP – SANS LOGIQUE – 1989

Posté par francesca7 le 28 août 2011

Réalisation : Laurent Boutonnat
Année : 1989
Durée : 5’37 mn
Acteurs : Mylène Farmer… 

 

 

SANS LOGIQUE

video : Image de prévisualisation YouTube 


 

 

Analyse (par Marylise) 

 source : http://www.ame-stram-gram.com/ClipSansLogique.html 



 

 


Mylène a toujours été attirée par les amours tortueux. Ceux qui distillent derrière eux une traînée douce-amère de larmes et de sang, de passion destructrice et de naïveté bafouée. Et Sans Logique en est le plus parfait exemple. Une terre sombre et désolée, aux allures fantomatiques, parsemée des débris de vies passées et gâchées. Un théâtre morbide, semblable dans sa noirceur à un ancien enfer délaissé par le diable. Et au cœur de ce paysage triste baigné d’un soleil livide, deux amants blottis l’un contre l’autre, réunis dans une tendre étreinte silencieuse et solennelle magnifiée par l’échange du baiser des gitans, paume contre paume, mélange de la pureté de leur sang et de leur âme d’enfants amoureux. 

CLIP - SANS LOGIQUE - 1989 dans Les Clips de Mylène ClipSansLogique03


Symbole innocent de la trahison prochaine qui rampe et s’insinue entre les deux amants, une enfant crucifie la silhouette suppliciée d’un Christ noyé dans une flaque boueuse. Comme si par ce geste la fillette venait de dénoncer le pacte muet échangé par les amants, quelques personnes s’avancent soudain dans le silence irréel, toutes vêtues de noir, marche funèbre guidée par trois femmes au visage voilé, venues soumettre le couple à un rituel mystérieux et cruel. D’autres enfants s’éparpillent sur la terre dure et brune comme de sombres corbeaux, entraînant avec eux une Mylène au sourire confiant, le visage éclairé de ce regard enfantin qui lui est propre. Le spectacle peut commencer. Le front ceint d’un ruban de métal orné de cornes tranchantes, les poignets liés dans son dos, Mylène se soumet à un jeu ancestral dont elle croit candidement connaître les règles. Les vieilles dévoilent lentement leur visage marqué par le temps, révélant un regard avide, fiévreux, scrutateur, en attente d’un événement qu’elles savent imminent. Une corrida s’improvise, les hommes agitant leur cape noire pour irriter Mylène et la forcer à venir les chercher de ses cornes meurtrières. Mais le jeu s’emballe et dérape soudain, lorsque les lames d’acier blessent la main d’un jeune torero. Les vieilles sont alors secouées d’un immense éclat de rire, prises par l’exaltation fantastique que procure la vue du sang versé par les autres.
 

ClipSansLogique07 dans Les Clips de Mylène


Dans toute l’arrogance de son mâle orgueil, l’amant sort lentement une longue épée effilée qu’il brandit, le regard fier, défiant sa bien-aimée de venir à lui. Portée par la certitude que son amant jamais ne lui fera le moindre mal, Mylène s’élance hardiment. Et la trahison qui rôdait sur ce simulacre cruel frappe brusquement, perçant la chair tendre de la jeune femme qui titube et chancelle sous le coup de cette incroyable perfidie. Les vieilles applaudissent, jettent des pièces, ne contiennent plus leur enthousiasme délirant face à ce qu’elles pressentent et attendent avec impatience.  » Souffrez qu’une autre, en moi se glisse… « . Et c’est bien de cela qu’il s’agit. Possédée par une folie désespérée qui appelle le sang, poussée par la fureur aveugle d’une bête torturée de douleur, Mylène échappe à sa propre raison. Devenue ce taureau qu’elle était censée incarnée, elle souffle et frappe le sol de ses pieds, fixant sur son amant des yeux d’une blancheur démoniaque. Alors même que l’homme savoure son amère victoire, elle le transperce de ses cornes dans un élan de rage et de vengeance.

Le silence retombe sur la scène sanglante. Telles les Moires grecques, messagères et maîtresses de la mort, les vieilles voilent à nouveau leur visage apaisé par cette joute fatale et s’éloignent sans un regard, laissant les enfants ramasser les pièces qu’elles avaient jetées dans leur sinistre emportement. Comme pour effacer toute haine et toute souffrance, des milliers de gouttes translucides enveloppent doucement le corps effondré de Mylène, tombée à genoux près de son amant blessé. Mais sa peine et sa stupeur ne sauveront pas leur amour sacrifié sur l’autel du plaisir égoïste des autres.

Abandonnée par son Autre satanique, Mylène contemple sans comprendre l’agonie douloureuse de celui qui s’est jouée de sa confiance et de cet amour trop proche de la haine cachée qui a souillé leur union. D’une main faiblement tendue, l’homme implore un pardon qui viendra bien trop tard. Et tandis que la mort fauche l’amant présomptueux, Mylène offre son visage à la caresse froide de la pluie, une larme de sang perlant de ses paupières fermées et glissant sur sa joue diaphane. 

 

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NATHALIE RHEIMS

Posté par francesca7 le 21 août 2011

 

NATHALIE RHEIMS 190776-nathalie-rheims-25-03-09-637x0-1

Nathalie (Alix Jeanne) Rheims est un écrivain et productrice française née le 25 avril 1959 à Neuilly-sur-Seine.

 

Liens familiaux

Nathalie Rheims est fille de Maurice Rheims, commissaire-priseur et académicien et sœur de la photographe Bettina Rheims. Elle a épousé Léo Scheer en 1989, puis fut la compagne du producteur de cinéma Claude Berri.

Elle est apparentée à la famille Rothschild, descendante à la fois par son arrière-grand-père (branche dite « von Worms ») et par son arrière-grand-mère (branche dite « de Naples ») du banquier Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), fondateur de la dynastie.

Biographie

Elle débute sa carrière artistique comme comédienne de théâtre. Tout juste âgée de 17 ans, elle entre au conservatoire de la rue Blanche. Pendant 7 ans, soit jusqu’en 1983, Nathalie Rheims poursuit sa carrière d’actrice en alternant théâtre et téléfilms. Elle est surtout connue pour ses succès discographiques sous le nom d’Alix (Asphalte, Expérience inconnue). Deux ans plus tard, Nathalie Rheims devient productrice, d’abord pour TV6 dirigée par Léo Scheer, première version de M6, puis pour France 2, en produisant avec Léo Scheer l’émission sur l’art Haute curiosité présentée par Claude Sérillon et Maurice Rheims.

En 1999, Nathalie Rheims publie son premier roman, L’un pour l’autre (édition Galilée) récompensé par le prix du Gai Savoir. En 2000, elle publie aux éditions Flammarion Lettre d’une amoureuse morte. Puis se succèdent Les fleurs du silence et L’Ange de la dernière heure en 2001 et 2002. Toujours en 2002, Nathalie Rheims, co-produit le film Une femme deménage. En 2003, elle offre au public un nouveau roman, cette fois ci aux éditions Léo Scheer, intitulé Lumière invisible à mes yeux. Le rêve de Balthus, Le Cercle de Megiddo et L’ombre des autres paraissent en septembre 2004, 2005 et 2006, et la font entrer dans les listes des meilleures ventes.

Compagne et collaboratrice du producteur-réalisateur Claude Berri, elle crée avec lui la société de production cinéma Hirsch Productions et s’implique, au titre de producteur associé, dans les films, L’Un reste, l’autre part, Les enfants, Le Démon de midi, La Maison du bonheur, Ensemble, c’est tout, La Graine et le Mulet, Bienvenue chez les Ch’tis.

En 2007, Nathalie Rheims publie son neuvième livre Journal intime, roman aux Éditions Léo Scheer. En parallèle, son huitième roman L’Ombre des autres devrait à être porté à l’écran, avec Mylène Farmer dans le rôle principal.

En 2008 paraît son dixième roman : Le Chemin des sortilèges aux Éditions Léo Scheer.

270171_rheimsNElle est aussi d’entourage avec la chanteuse française Mylène Farmer

Et justement, elle a dressé un magnifique portrait de mon idole Mylène Farmer,  en 2008, dans Madame Figaro ; intitulé : MYLENE FARME de toutes les façons (paru dans Madame Figaro 2008 – pages 68 et 70) que je partage avec plaisir, ici avec vous ….. 

 

Belle déclaration 

Portrait de Mylène Farmer par Nathalie Rheims 

« Comment parler de toi ? Comment dire, sans dire, ce que tu es ? Décrire ton être. Ecrire ton existence. Raconter. Passer par les mots. Tourner autour de ton âme comme on découvre le ciel, comme on explore une galaxie inconnue. Faire ton portrait, toi que je sais, toi que j’aime tant. Exercice impossible puisque c’est le silence qui tisse la trame de tout ce qui nous lie. S’il y avait un titre à ce commencement, ce serait « l’Une pour l’autre ». De ton amour, de ta confiance, je me sens la gardienne, et je veille sur ce privilège. 

 

Silencieuse et secrète – n’est-ce pas ainsi que te décrivent tous les livres qui te sont consacrés ? Mystérieuse aussi, puisque telle est ta nature profonde. Ceux que tu aimes deviennent des coffres inviolables où reposent des fragments de toi comme les pièces d’un trésor. Pourtant, il n’y a rien d’indicible, de caché, tout est dans ce que tu écris, dans les strophes qui nous viennent par ta voix, si ce n’est ce que toi-même tu as oublié. 

 

Je te regarde à travers le miroir magique où chacun aime à se reconnaître, et je traverse ce prisme pour rejoindre ton reflet. Je m’approche, pose mes mains sur la vitre, le verre tremble comme une eau limpide. 

 

J’effleure la surface du bout des doigts, tu apparais dans la transparence. Dehors le soleil irradie le paysage, mais les persiennes restent closes. Tous les mots son jetés, épars, à travers la pièce. Tu me souris, les ramasses un à un et les jettes dans un grand sac. Tu me fais signe de te suivre. Tu avances, projetant sur le sol ton ombre qui guide mes pas, la lumière filtre derrière les volets et reste invisible à nos yeux. 

 

Laisse-moi te suivre dans l’ombre de ton âme, et puisqu’il faut choisir, laisse-moi devenir l’autre, à la poursuite d’un je, qui se demande à quoi je sers. 

 

 « Plus grandir », dis-tu mais comment continuer ? Te raconter au creux de tes phrases. Montrer, apparaître. S’effacer. Faire silence. Mourir puis renaître. Trouver la force. Les images de toi se forment comme des clignotements d’éclats électriques. Toi, si proche, personne ne peut imaginer à quel point tu es simple dans la vraie vie, celle que nous partageons, loin des fantasmes et des folies. 

 

Humaine, si près de ceux que tu aimes, si attentive à tout, à tous. Tu poses des questions, écoutes les réponses avec précision, soucieuse du bien-être de tes amis, soudée à ta famille, faisant cors avec celui que tu aimes. Si loin de tout ce qui peut se dire ça et là, dans ces tombeaux de papier. 

 

En savoir davantage, c’est l’impression que voudraient donner ceux qui écrivent sur toi sans te connaître, et feignent de croire que ton absence dans cette caravane de l’étrange, où tout le monde s’affiche et se montre, est une position cynique et réfléchie. Mais il n’en est rien. Aucun rouage, aucune stratégie dans ta décision. Juste le désir de n’apparaître que dans son travail. Le reste, la vie, le quotidien, ne recèle ni sanctuaire ni caveau dans lesquels reposeraient toutes sortes de facettes obscures. Il faut t’apprendre pour comprendre que les secrets que tu poursuis sont des valeurs d’absolu. 

 

Je pense à notre rencontre, quelque part en Corse, après nous être croisées plusieurs fois, sans nous approcher, nous regardant de loin, comme si chacune pensait que le moment n’était pas venu, qu’il fallait l’attendre. » 

 

mylene farmerNathalie Rheims a écrit aussi ça …. 

 

LAURENT ET TOI Mylène

 

Depuis, tu m’éblouis par ce mélange constant de force, de fragilité, de certitude et de doute. Parfois je me demande si tu as conscience de ce que tu es, de l’image que tu projettes et qui avance, silhouette chinois, vers le refuge de ta maison aux murs clairs, ton arche de Noé, car tu pourrais y accueillir tous les animaux de la terre. 

 

Lever l’ancre et naviguer loin, très loin. « où irons-nous ? » me dis-tu dans un éclat de rire. Où tu veux. Tu le sais. Mais il n’est pas encore temps. 

 

« Point de suture », tu en as tissé la trame avec Laurent Boutonnat. Comment écrire sur toi sans évoquer Laurent ? Là aussi, tant de projections, d’à peu près. Vous êtes les deux faces d’un monde qui n’appartient qu’à vous. Vous avez fermé la frontière pour baliser vos territoires, qui se rejoignent dans un univers où personne ne règne en maître. Je crois que cela s’appelle une alliance. 

 

C’est un album clair, l’ombre a pris le large, laissant derrière elle des chansons qui s’éparpillent dans des chagrins anciens. La nature est changeante, dis-tu, mais le brouillard s’est levé, on est passé à l’heure d’été. Les vents continueront de te tourmenter, mais nous repousserons les hivers. Changer pour devenir une autre tout en restant la même. Et se donner à soi-même. 

 

Tu apparais à nouveau à l’intérieur de ces plaies refermées dans l’œil de la caméra de Bruno Aveillan, qui filtre chaque étincelle. Tu surgis, fée surnaturelle, projetant le flux sidéral d’un amour universel. Tu réveilles le monde, les nuits sont chaudes. 

 

Ils seront des milliers à t’attendre lorsque les jours auront rallongé. Tu t’y prépares, tu t’entraînes chaque jour, réfléchis, construis, dessines, collabores avec tous ceux qui t’accompagnent dans ce nouveau chapitre. Avant le Stade de France, les 11et 12 Septembre 2009, il y aura la tournée – l’anxiété, le cœur qui cogne, les tempes qui se serrent. Mais tout sera, j’en suis sûre, comme tu l’avais imaginé. 

 

Je te regarde, en écrivant ces mots, tandis que sur un grand édredon blanc, tu scandes « Appelle mon numéro ». Combien de fois, chaque jour, nous arrive-t-il de le faire ? Les saisons passent et tu attends un signe qui ne viendra peut-être pas. Benoît di Sabatino a saisi, dans ses images, la petite fille qui demeure. « Sans Contrefaçon », telle que tu es, à la fois douce et volontaire. 

 

nathalie_rheims_diaporama_largeEt aussi ceci…. 

Vierge ou démon 

Je dessine ton visage à l’encre de mon stylo. J’en connais chaque détail, chacun des contours. Tu te transformes, passant les saisons, les débordant « sans logique », jusqu’à écrie « je me quitte », mais c’est pour mieux te transfigurer. Passer de la femme à l’androgyne, de la vierge à la figure du diable, pour toi ce n’est qu’n jeu d’enfant. Pourtant la dualité te possède et t’interroge. Tu parles de l’ange, la face tournée vers les ténèbres, tes éclats de rire, tes moments de tristesse, parce que ta fragilité au monde est comme du cristal qui peut se briser à chaque dissonance « Ange, parle-moi, dis-moi si tu est là ». C’est bien toi qui l’as écrit, alors écoute. Ceux qui ont disparu veillent, souvent tu me dis ; « Si on allait voir des fantômes ? », mais où se cachent-ils ? Tu aimes jouer avec les feux follets, explorer l’inconscient, te promener dans le surnaturel, mais c’est toujours dans tes poèmes que l’au-delà surgit, que les anamorphoses transfigurent les images, dans tes textes que les rêves sont les plus accessibles. 

Tu apprivoises la mort par la magie des mots, repoussant l’idée du néant. Tu aimes te balader dans les cimetières, parce que leur calme et la beauté des pierres t’apaisent. Tu penses, si souvent, je le sais, à ceux que tu as perdus, même si tu n’en parles pas. « Si j’avais au moins revu ton visage, entrevu, au loin, le moindre nuage ». Qui peut savoir si, à force de le dire, de le chanter, quelque part, peut-être, quelqu’un t’entendra. 

Tes yeux prennent la couleur du cuivre pour se fondre dans le reflet de tes cheveux. Les vanités d’émail sertissent chacun de tes doigts comme autant de protections, de talismans. 

La vie avance, l’âge semble t’ignorer. Ton portait serait-il caché quelque part, scellé dans un réduit dont toi seule posséderais la clé ? Aurais-tu passé un pacte avec l’ange ? Et lorsque tu lui parles, est-ce qu’il te répond ? C’est lui, sans doute, qui a fait se croiser nos routes. 

Ecrit Par Nathalie Rheims dans Le Figaro 2008. 

 

Drag and drop mePersonnellement, je suis restée en extase devant ces écrits représentant si bien notre Mylène et je ne voulais pas perdre ce magnifique portrait ; désormais, il est consigné dans ce blog pour l’éternité… pour mon plaisir  et peut-être aussi pour le vôtre !Drag and drop me 

 

mylene farmer

 

 

Pour moi, Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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