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Interview Mylénium Tour

Posté par francesca7 le 11 octobre 2011

Interview exclusive de GUY-CLAUDE FRANCOIS Concepteur du décor  

« Le premier projet de statue représentait Mylène » 

Interview Mylénium Tour  dans CONCERTS DE MYLENE mylene-farmer_concerts_mylenium-tour_005

QUESTIONS / REPONSES  Source :  IAO n°7 avril 2006 – spécial Live    

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 Comment avez-vous été contacté pour travailler sur le « Mylenium Tour » ?  MF99_25a 

Thierry Suc, le producteur de Mylène Farmer, m’avait demandé, par l’intermédiaire de Roger Abriol, le directeur de production, si j’accepterais de collaborer à ce spectacle. J’avais reçu une cassette vidéo de son concert précédent et avais été très impressionné par l’enthousiasme quasi idolâtrique qu’elle inspirait aux spectateurs. 

Quelles étaient les premières instructions données quant au décor de la tournée ? 

Généralement, tout se décide et s’organise à partir de la première esquisse. 

Parlez-nous de cette première esquisse. 

J’avais représenté Mylène comme une déesse portant elle-même la scène. C’était un geste spontané. J’agis souvent de cette façon ne serait ce que  pour provoquer un échange d’idées. Je l’avais fait en me rapprochant du style de Giger, peinte dessinateur surréaliste de s années 1970, parce qu’on m’avait dit que Mylène l’appréciait. Plus tard, nous sommes d’ailleurs allés à sa rencontre chez lui, à Zurich. 

Tout est donc parti de ce croquis ? 

Oui. C’est avec cette première esquisse que je l’ai rencontrée au cours d’un rapide voyage (Je tournais un film à l’étranger à cette époque). Cela a été notre premier contact et le départ de la mise en œuvre de ce décor. 

Comment s’est passé ce premier contact avec Mylène ? 

Le premier contact a été très succinct…. J’étais entre deux avions ! Par la suite, j’ai rencontré Mylène à intervalles réguliers. Elle a suivi de très près la phase de conception et d’études techniques qui se déroulait avec l’ensemble des participants (les lumières, les effets spéciaux vidéo, numériques et mécaniques, la construction de la scène, celle du décor). Elle y a participé avec beaucoup de disponibilité, de connaissance scénique et de conviction quant à ce qu’elle désirait. L’idée de son entrée en scène par la tête vient d’elle, par exemple. 

Et qui a eu l’idée de la tête qui bouge, la main qui bouge, la flamme dans la main ? 

Ce sont des idées qui viennent au cours des réunions de travail, avec Mylène et d’autres collaborateurs, sans que l’on puisse citer les auteurs parce qu’elles sont souvent les réponses à des besoins artistiques techniques ou/et de spectacle, Mylène est la dernière décideuse, voire l’auteur de certains concepts. 

A la base, votre idée état donc que la statue représente Mylène… Pourriez-vous me donner plus de détails sur les différents chemins que vous avez empruntés avant d’arriver au résultat final ? 

MF99_31aDès que j’ai eu présenté la première esquisse que j’avais faite avant de rencontrer Mylène, le projet de la statue a été globalement validé. Puis, au cours des réunions dont je parlais à l’instant, les modifications, les idées et contraintes diverses ont été abordées. Le premier projet de statue représentait Mylène tenant le plateau sur ses jambes repliées. Par la suite elle a préféré la traduire comme Isis, déesse mère, sœur et femme d’Osiris dans la culture de l’Egypte ancienne. J’imagine que Mylène a décidé au bout de quelques temps, de ne pas exagérer le fétichisme dont elle est l’objet. 

Combien de personnes on travaillé sur cette statue ? 

je l’ignore, mais tous corps de métier confondus, je pense qu’environ 150 personnes y ont participé. C’est un chiffre moyen. Dans le cinéma, on peut atteindre 400/500 personnes sur de grosses productions. 

Combien de temps ont demandé la conception et la fabrication de la statue ? 

Six mois. 

En quelle matière était-elle faite ? Quelle était sa hauteur ? 

Sculptée en polystyrène par un sculpteur spécialisé (Francis Poirier), armée par des structures en bois et métal, couverte de résine, peinte, patinée et mécanisée pour les mouvements de la tête, d’un bras et du ventre. C’est l’atelier Arte Fact, dirigé par Dominique Lebourge, qui a réalisé ce décor près d’Orange. Elle devait mesurer environ 11 mètres, je ne me rappelle pas exactement. 

Savez-vous le budget nécessaire pour ce seul décor ? 

Je ne m’en souviens pas, mais d’expérience, je l’estime à environ 300  000 euros

Où et quand la statue a-t-elle été montée pour la première fois ? 

En août 1999, à l’atelier Arte Fact, à l’extérieur parce qu’elle était plus haute que les ateliers ! Puis en septembre, au Dôme de Marseille, pour la première représentation. 

Mylène était-elle effrayée à l’idée de faire une entrée si haut ? 

Non, elle est très courageuse ! 

Ne trouvez-vous pas son entrée un brin mégalo ? 

Si, bien sûr, mais si on n’est pas mégalo en faisant du spectacle ! 

L’entrée et la sortie de scène semblent extrêmement importantes pour Mylène, le comprenez-vous ? 

Très bien. C’est une règle de base dans le spectacle. Déjà le théâtre grec était très attentif à cet usage. Mylène est une véritable et énorme bête de scène

Le fait d’avoir collaboré avec Mylène Farmer vous a-t-il ouvert de nouvelles portes, ou a contrario, en a-t-il fermé ? 

Ni l’un ni l’autre. Certains de mes proches n’ont pas compris que je participe à ce projet, mais je m’en fiche ! 

Comment se passait le transport, la statue était-elle complètement démontable ? 

MF99_02aElle était construire en plusieurs parties (peut être six ou sept). Chacune était transportée par camion. C’était assez spectaculaire de voir un bras dans un seul camion par exemple. 

Quel souvenir gardez-vous de votre collaboration avec Mylène ? A-t-elle une place particulière dans votre parcours ? 

Oui parce que c’était mon premier contact avec le « show-business », qu’l a été positif et qu’il m’a donné l’occasion de collaborer avec une femme de qualité. 

Restez-vous en contact avec elle ? 

Non, c’est la loi du genre. 

Que sont devenus la statue, les maquettes et les dessins ? 

Elles ont été détruites comme c’est l’usage. Je garde les dessins, les études et les maquettes. Elles sont dans un grenier (avec les autres) dans ma maison de campagne. 

Une question bêtement matérialiste : quand Mylène fait faire une petite reproduction de la statue pour un objet visant à assurer la promotion de son double album live, êtes-vous consulté ? Donnez-vous votre autorisation ? Touchez-vous des droits d’auteur ? 

Non, ce n’est plus mon problème depuis longtemps au moment de cette décision. Je ne touche pas de droits d’auteur parce que ce n’était pas prévu dans mon contrat. Mais j’en ai reçu une et je la garde (sourire).

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2009 – CLIP C’EST DANS L’AIR

Posté par francesca7 le 19 septembre 2011

 Réalisateur: Alain Escalle 

Lieux de tournage: Studios Saint-Ouen et Paris 

Date: février 2009 

Durée: 03’49 

Vidéo : 

 Image de prévisualisation YouTube

 

 

C’est début février que le concept du clip a été décidé, Mylène ayant été intéressée par les visuels créés par Alain Escalle pour la chanson C’est dans l’air pour les futurs concerts: « des matières expérimentales très graphiques sur le thème de l’électricité statique et le crâne, tête de mort de Mylène, qui chante C’est dans l’air sur l’écran principal. »

A partir de ces images du crâne qui chante, Mylène a eu envie de chorégraphies avec des squelettes.
Ont été intégrées des images d’archives sur des essais et explosions nucléaires apportant un aspect plus sérieux « contrebalançant » le second degré des chorégraphies.

2009 – CLIP C’EST DANS L’AIR dans Les Clips de Mylène 2412444133_small_1Le tournage du clip s’est déroulé en deux parties.
En février 2009, à Saint-Ouen pendant une longue journée pour les images avec Mylène enregistrées sur fond vert afin d’intégrer dans un deuxième temps les images de synthèse.
Dans la même journée ont été tournées des images pour le concert puis celles pour le clip (jusqu’à 04 heures du matin !).
A Paris, pour « enregistrer la chorégraphie pour la motion capture (traitement informatique) », ce sont des mouvements de Mylène mais aussi de Christophe Danchaud qui ont été enregistrés.
Le travail sur le clip a duré plus d’un mois, clip qui aura été achevé le 07 avril 2009 quelques jours avant sa première diffusion en télévision le 15 avril.

C’est Mylène qui a décidé que les visuels des différents supports promos ou commerce de C’est dans l’air proposeraient des captures du clip afin de probablement  « imposer le style graphique du clip en cohésion aux images du concert ».

source: Interview d’Alain Escalle – IAO Eté 2009 N°3


Dans le classement des clips les plus diffusés sur les chaînes musicales en France en 2009, C’est dans l’air est 47ème
(le meilleur résulat pour un clip de Mylène depuis C’est une belle journée, 40ème en 2002).

 

Barre de Séparation

Analyse du clip

« Mylène Farmer: Coma Extatique » par Arno Mothra 

 

   Préparez-vous à ce grand scoop : il paraîtrait que depuis ses débuts dans la chanson, Mylène Farmer apprécie le symbolisme, la philosophie et l’art ambigu. En 2009, là où certains s’adonnent à tergiverser, à l’aide de toute l’objectivité requise pour un sujet aussi percutant, sur le nouveau brushing de Mylène, il semblerait pourtant que son clip C’est dans l’air ait davantage de messages à exprimer.

     Pour son approche personnelle de la spiritualité et d’une certaine anticipation de l’apocalypse, la vidéo de C’est dans l’air, réalisée par Alain Escalle et diffusée depuis peu sur les chaînes télévisées, semble mélanger certains prophéties Mayas, les énergies inversées et les quatre symboles géométriques fondamentaux. Explications. 

2411199457_1 dans Les Clips de MylèneCivilisation mexicaine, mystique et mystérieuse disparue inexplicablement au quinzième siècle, les Mayas du Nouvel Empire sont principalement connus pour leur architecture aussi méticuleuse que somptueuse quant à leurs temples et leurs pyramides, ainsi que pour leurs sciences troublantes de l’astronomie et leur système mathématique vigésimal (base de vingt dans la numérotation). Point culminant de leur savoir : leur calendrier (le Tzolkin, almanach sacré, basé sur un cycle de treize fois vingt jours, soit deux cent soixante jours).

     Convaincus de l’influence du cosmos comme activateur de l’esprit humain, les Mayas créèrent des cycles récurrents, dont le nôtre qui aurait commencé en 3114 avant Jésus-Christ (création du monde ou naissance de certaines divinités) pour se terminer en 2012. Cette année 2012 marquerait la fin du cinquième soleil, d’un cycle de cinq mille cent vingt-cinq ans et d’un cycle de treize ans, donnant ainsi lieu à un moment de transition décisif et de transformation importante. Non synonyme de chaos à proprement parler dixit les plus grands spécialistes de l’astrologie Maya, cette fin de cycle correspondrait à une entrée de l’Homme dans une nouvelle ère, une nouvelle dimension demandant une transformation personnelle de chacun d’entre nous. Le cycle de 2012, à priori, ne serait pas le dernier puisque sonnant le glas du cinquième mais impliquant un nouveau à venir en 2013, d’une durée de cinq mille cent vingt-cinq ans, après l’inversion des pôles magnétiques de la planète ; un cycle avant lequel l’Homme devra prendre conscience de la spiritualité, et vaincre les religions.
     S’il ne s’agit ici en aucun cas de porter ou non du crédit à ces théories catastrophiques (très en vogue et, comme par hasard, pendant ce lavage de cerveau insupportable concernant la Crise : admirez la coïncidence), il parait probable que la charmante rousse ait tenté d’établir un parallèle entre son nihilisme assumé (quoique flou) et la fin du dix-septième calendrier des Mayas 

  Points communs avec la vidéo d’Alain Escalle : un aperçu de l’alignement des planètes sur certains plans, la retranscription de la violence des hommes (guerres) avant le véritable chaos (explosion de la Terre), un soleil influent (semblant, paradoxalement, n’éclairer que très peu les entités dans le clip, noyé dans le noir et blanc), un mouvement flou mais effrayant du système solaire. Dans le refrain de la chanson, Mylène Farmer évoque l’emprise dangereuse du nucléaire et la passivité des hommes à entreprendre une prise de position majeure afin de limiter les dégâts (« On s’en fout, on est tout, on finira au fond du trou »). En se basant sur des messagers du temps et des traducteurs des pensées Mayas, l’Homme pourrait préparer le chaos, voire le surmonter, dans la mesure où l’Univers lui fournirait des informations quant à son devenir, et à celui du cosmos. Le procédé de régénération servirait également à se débarrasser des poubelles religieuses. 

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     La force de l’esprit collective, Mylène ne semble pas y croire, si l’on se réfère aux couplets des paroles de C’est dans l’air (énumération de vanités, puis surtout « Que faire des ruses, que fait le vent ? »). Tout ceci renvoie évidemment au constat de statisme dans la chanson Dégénération (et sa mise en image). « Les fous sont des anges » : des indicateurs ? Des sauveurs ? Qui sont ces fous, ces anges ? Des prophètes ? Dans ce cas de figure, la chanteuse appellerait à écouter les mises en garde (« C’est nécessaire, prendre l’air… », « c’est salutaire, sauf qu’ici loin sont les cieux »)… 

Remarquons enfin la prépondérance du squelette (et plus particulièrement de la boîte crânienne) au sein du film. Selon la légende Maya, il existerait treize artefacts de crânes de cristal (datant de plus de cinq mille ans). Cette même légende indique qu’il faudrait regrouper et aligner les treize crânes ensemble, le 21 décembre 2012, afin d’appeler Gaia (divinité primordiale identifiée à la Terre-Mère) à empêcher le basculement de notre planète. Créés pour des rites divers, ou pour de la magie blanche et noire, les spéculations les plus folles autour de ces sculptures ne permettent toujours pas à l’heure actuelle d’émettre une définition claire sur la signification exacte de ces objets. Cinq à six crânes de cristal retrouvés parmi les douze existants (selon les sources) seraient authentiques ; petite coïncidence avec le nombre de « danseurs » accompagnant Mylène, ne servant pas à grand-chose puisque assistant à l’explosion ? Mylène n’aurait-elle pas pu représenter Gaia dans la divinité perdue de The Farmer Project ? 

Autre parallèle important : les quatre symboles – géométriques – fondamentaux qui sont le carré, le centre, le cercle et la croix. Description rapide de la chose :
     Réel absolu et premier symbole fondamental, le centre se définit comme foyer d’intensité dynamique, le centre des centres étant Dieu. Dans la civilisation Maya (encore), le centre de la croix des points cardinaux correspond au cinquième soleil, époque à laquelle nous vivons.
     Point étendu et deuxième symbole fondamental, le cercle symbolise l’homogénéité, le temps, voire, chez les babyloniens, le cosmos.
     Troisième des quatre symboles fondamentaux, la croix connecte le cercle et le carré entre eux par l’intersection de ses deux droites coïncidant avec le centre. Symbole de la Terre, de l’union des contraires (terre et ciel), des quatre points cardinaux et de la totalité du cosmos, la croix se distingue également par l’essence qu’en ont faite certaines religions. Anecdote amusante : en Chine, le chiffre de la croix est le cinq ; les danseurs morts aux côtés de Mylène se comptent également au nombre de cinq (six à la fin de la vidéo). 

Enfin, le carré représente la Terre, l’opposition au ciel et au créateur. Le cercle exprime les quatre phases du mouvement cyclique, alors que la Terre mesurée par ses quatre horizons est carrée. La croix jumelée au carré indique l’expression dynamique du quaternaire (ce qui n’est pas suggéré dans la vidéo). Si la définition du cube pourrait se révéler plus complexe, elle définirait en revanche d’autant plus la logique des images de C’est dans l’air, puisque symbolisant l’arrêt du développement cyclique car déterminant l’Espace en ses trois dimensions.
     Dans C’est dans l’air, le carré, le cercle et la croix gravitent au centre.
     Pas nécessairement facile de s’y retrouver à premier abord, mais au bout du compte, le message est plutôt simple.

     En usant d’autodérision et de nihilisme, Mylène se moque ouvertement des dérives sectaires de l’interprétation des religions – et prophéties – ou de l’évolution néfaste des hommes, se permettant carrément de leur ricaner au nez (« L’infamie, c’est laid aussi »). La chanteuse est déjà morte, se transformant en cadavre (ou crâne de cristal, c’est selon) le temps de quelques plans et dansant sur une planète éteinte avec de vieux restes, des squelettes, sans identité : une petite fête organisée sur les décombres servant de socle éphémère. 

Pas aussi moralisateur qu’il ne le prétendrait en apparence, le texte de C’est dans l’air expose une réflexion personnelle sur une évolution vaine puisque parée à aucune donne salvatrice de l’Homme. C’est laid ? Tout à fait, autant s’en amuser puisque aucun discours ou monologue narcissique n’y changeront quelque chose. 

    mini-wallpapers-mylene-farmer-766 Ce texte et son vidéo-clip se perçoivent alors de plusieurs façons possibles. Mylène pourrait évoquer un espoir d’évolution positive, puisque utilisant l’humour et l’autodérision (les squelettes, le rire) et surtout, souriant sur les dernières images, avant le désastre. L’on pourrait accoler à ce (joli) sourire une non croyance aux prophéties apocalyptiques, une marque de je-m’en-foutisme très narquois ou un signe de libération ; les images d’archives correspondraient alors à une vision de perpétuation. Les évènements se reproduisent toujours, sans que chacun n’en prenne note et conscience.

     Dans une suite logique au pessimisme, Mylène quittait la Terre à la fin du Farmer Project, pour finalement la retrouver dans C’est dans l’air, en plein ordre de chaos. Difficile de croire au hasard sur l’œuvre de Mylène Farmer, puisque avec C’est dans l’air, tout un concept se développe autour de Point de suture : l’appel au rassemblement des troupes et de l’esprit (Dégénération, « je suis coma là mais faut qu’ça bouge », Réveiller le monde), l’idée du chaos (C’est dans l’air) ou d’échappatoire (Paradis inanimé), l’affiche de la tournée montrant une Mylène déchue, telle une météorite (très en vogue cette obsession pour les météorites cette année dans le milieu du spectacle) et, en dernier lieu, ce terme de rupture évoqué dans le titre de l’album, en lien avec cette poupée morte de la pochette, écartelée, à laquelle il ne reste probablement que l’esprit. 

Petit aparté en conclusion : il devient difficile de ne pas s’étonner quant aux prétendus plagiats d’Alain Escalle, artiste de talent s’il en est, sur le clip du groupe indus Laibach Tanz mit Laibach et celui, d’autant plus banal, d’Indochine avec le récent Little Dolls. Quelques petites précisions à se mettre en tête :

 Laibach a, depuis ses débuts et tel Rammstein quelques années après, toujours misé sur une image provocatrice ; de ce fait, un éventuel clin d’œil à ce groupe à travers C’est dans l’air ne paraîtrait pas fortuit. Rappelons aussi que, en dehors du fait indéniable que cette vidéo ne soit ni d’une grande qualité ni d’une subtilité épatante (quelles belles chaussures !), Tanz mit Laibach ne semble pas spécialement éloignée de ce qu’avait proposé Madonna à travers sa deuxième version d’American Life, quelques mois plus tôt.

_ Indochine, et malgré le talent que l’on accorde ou non à sa musique, n’a strictement rien inventé à travers son clip Little Dolls. Petit rappel de bon aloi : Mylène Farmer et Laurent Boutonnat utilisaient régulièrement ce genre d’effets dans leurs vidéos tournées dans les années 80. Ainsi, était incorporée une photo de Freud dans le clip Maman a tort, voire des images d’archives dans celui de Tristana (d’ailleurs sorti quelques mois avant Les Tzars d’Indo).

   mylene-farmer-oh-my-god1_mini  Mylène Farmer et Laurent Boutonnat ont toujours évoqué des références. Cela constitue l’œuvre, puisque dresser des influences est propre à tous les artistes dotés d’un minimum de sens et de culture (pour les autres, on retrouve sans peine la génération Liane Foly), car comme le soulignait l’auteur expérimental Chloé Delaume, tout art n’ayant comme unique but celui de divertir se révèle telle une propagande du vide, une lobotomisation ou une éponge vaseuse. Il s’agit de ramollir le cerveau humain. Car l’art sert aussi à cultiver, à apprendre, à approfondir certains sujets en renvoyant à des sources diverses (procédé appelé argumentation). Cette richesse culturelle a toujours différencié Mylène de la majorité, dans une œuvre parfois difficile à cerner mais souvent fascinante, ambiguë, unique. C’est aussi pourquoi, en dehors d’une évolution musicale pas toujours présente, elle nous passionne, et pourquoi nous l’aimons.
     En 1999, Mylène regrettait lors d’une interview que l’on titre sur elle : « Mylène Farmer, les jambes les plus belles de la chanson française. » Peut-être doit-elle bien rire en constatant qu’aujourd’hui, certains ne trouvent rien de plus constructif que de débattre sur sa coupe de cheveux, même si toutes les hypothèses et explications de textes ne relèvent que de la pure subjectivité. L’artiste a évolué, le public aussi. Ainsi soit-il.

Arno Mothra (le 29/04/2009 pour localhost/mylene

 

 

30e07fcLe réalisateur du clip de C’est dans l’air est Alain Escalle7. Il était le réalisateur du court-métrage Le conte du monde flottant proposé en première partie des concerts de Mylène Farmer sur Avant que l’ombre… à Bercy en 2006 et des images de scène que l’on pouvait apercevoir sur les écrans géants et sur la croix centrale. 

Le clip illustrant C’est dans l’air est diffusé depuis le 15 avril 2009 sur les chaînes musicales. Des images d’archives d’explosions évoquant la destruction à grande échelle sont diffusées tout au long du clip. On y note, par alternance avec les dites images, la présence de squelettes (images 3D réalisées par Alain Escalle) qui dansent autour d’une Mylène Farmer vêtue d’un blouson de cuir, d’un mini-short et d’une ceinture dont la boucle représente une tête de mort. À la fin du clip, la Terre explose. 203083351_smallLes éléments visuels du clip qui reposent sur le souffle nucléaire s’entrechoquent comme un collage violent. Les éléments graphiques du clip sont fabriqués à partir des éléments visuels utilisés pour le spectacle sur scène et font référence à l’universalité du monde au travers des primitives géométriques. Nous y retrouvons la thématique de la destruction chère au réalisateur et déjà présente dans son film Le conte du monde flottant, ainsi que la référence affirmée de Rage net (1988), Mothlight (1963), Dark tower de Stan Brakhage, et le travail du photographe primitif Charles Winter (Éclair de l’appareil de Rhumkorff). Alain Escalle utilise aussi un élément visuel abordé dans l’une de ses précédentes installations (Fantôme d’amour en 2005) où l’on peut retrouver les éléments de flashs et d’éclairs autour de la silhouette d’une femme qui danse sur ciel étoilé. Le tout est en noir et blanc. Et la technique mélange encore une fois des sources mixtes : 3D, images du Soleil, de la planète Terre tournoyante, de branches d’arbres et de forêts en noir et blanc puis en négatif, retraitées puis déformées au travers de filtres numériques dont la particularité est de générer des images aléatoires d’éclairs. Ce mélange trouve sa touche finale dans l’utilisation de peinture sur la pellicule qui donne au clip son aspect vieilli et usé par le temp 

Ce dernier document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/C%27est_dans_l%27air ». 

 

  

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LES MOTS – clip 2001

Posté par francesca7 le 9 septembre 2011

 Date de tournage:  octobre 2001 

Lieu de tournage: Studios d’Arpajon (Île-de-France

Réalisateur: Laurent Boutonnat 

Durée: 04’45 

 

 

Le clip Les mots a été intégralement tourné en studio les 08 et 09 octobre 2001.

Retour de Laurent Boutonnat derrière la caméra. Il n’avait plus réalisé de clip pour Mylène depuis Beyond my control en 1992.

D’autres clips de Mylène avaient déjà été tournés dans les studios d’Arpajon dans le passé dont Sans logique en 1989.

C’est Mylène qui aurait demandé à Laurent Boutonnat de réaliser ce clip. 

 

 

Vidéo clip LES MOTS 

Image de prévisualisation YouTube 

Faux naufrage criminel, craie errance nihiliste. Dix ans après Regrets, Laurent Boutonnat remet en scène la disparation du thème de l’Autre

 

LES MOTS - clip 2001 dans Les Clips de Mylène motssinglemaxi45Retour tant attendu de Laurent Boutonnat, derrière la caméra pour le 1er clip avec Mylène Farmer depuis Beyond my Contrôle il y a bientôt 10 ans, Les Mots renoue enfin avec les thèmes romanesques exploités par le réalisateur dans les années 80, ne serait-ce par les éléments graphiques familiers (lune, neige, vent, noyade..). 

 

Le tournage de Les Mots s’est déroulé lundi 8 et mardi 9 octobre 2001 dans les immenses studios de cinéma d’Arpajon, là même où avait été tourné Sans Logique en 1989 avec ses tonnes de terre. Rares sont les studios français dotés d’emblée, de grandes surfaces de jets plafonniers puissants capables d’imiter la pluie, les studios de la région parisienne étant consacrés essentiellement à la télévision. Seuls les studios de Boulogne et d’Arpajon permettent aisément la mise en place d’équipements de décors nécessités par des clips comme Sans Logique ou Les mots. Seulement deux jours de tournage pour le clip, comme les récents tournages des clips d’Alizée. Mais aussi comme la durée de tournage de clips plus prestigieux comme Regrets ou Beyond my Control…. On ne s’avancera pas trop en comparant cet opus aux clips de la grande époque. 

 

La rumeur qui circulait depuis quelques semaines avant la première projection laissait entendre que Les Mots serait une transposition de Othello de Sheakspeare… si on peut en effet trouver quelques points de convergences, la démarche de Laurent Boutonnat semble s’en éloigner. 

 

18 dans Les Clips de MylèneIl ne serait cependant pas étonnant que le réalisateur se soit plongé dans la pièce de théâtre anglaise pour l’écriture du film, quand on se rappelle que le clip de Sans Logique était pour sa part, une adaptation de Carmen… Aux côtés de Mylène Farmer, l’homme noir n’est pas Seal, mais un modèle, embauché pour prendre la place du chanteur. En effet, le premier jour de tournage fut le jeudi 11 octobre 2001, soit un mois jour pour jour après l’attentat meurtrier du World Trade Center à New-York. Seal, terrifié par l’idée de prendre l’avion, refusa de se rendre en France pour le tournage. Comme la délocalisation du clip aurait été pour le moins compliquée vu sa mise en scène, c’est la productrice qui assura le tournage des plans de Seal aux Etats-Unis selon les indications de Laurent Boutonnat resté en France . 

 

Mylène Farmer et Seal chanteront toutefois la chanson ensemble, en France, en janvier 2002 aux NRJ Music Awards à Cannes. Certains plans complémentaires ont été utilisés, tel le plan des vagues lors de la tempête et ceux du ciel pluvieux, ensuite retouchés par infographie. La toile représentant les nuages faisant fond au radeau a été retravaillée sur certains plans. Notamment lorsque l’âme de Seal est debout face à la tempête dans la mer, les éclairs ont été ajoutés, ainsi que les mouvements de nuages. Et avant tout les icebergs qui, on aurait pu le croire, font partie du décor, ont été incrustés par ordinateur par la société Mikros qui s’est occupée de tous les effets spéciaux. Une première pour Laurent Boutonnat qui n’a pas l’habitude d’utiliser les effets spéciaux dans ses clips. (Seule le long-métrage Giorgino avait nécessité des effets numériques pour l’apparition des loups à la fin du film et pour les plans lointains de la calèche de Giorgio dans la vallée). 

 

Le clip est passé en exclusivité sur M6 dans le Morning live le mercredi 7 novembre 2001 à 8 h 15. 

 

Il a été multidiffusé très amplement sur les chaînes câblées (MCM) à partir de la demi-heure qui suivi. Pour la première fois un DVD single sera édité pour fêter le retour événementiel de Laurent Boutonnat derrière la caméra et sera compris dans le coffret de la compilation de Mylène Farmer

 

 

260578910_smallA la vision de Les Mots, on peut à priori remarquer le peu d’évolution dans le cinéma de Laurent Boutonnat, ce serait sans compter les éléments présents qui ne tiennent pourtant pas du genre du clip. Par exemple ces idées plastiques de ces derniers clips pour Nathalie Cardone et Alizée, ces combinaisons d’objets, de situations et d’icônes connus de tous, qui à eux-mêmes invitent au discours. Ceci est inédit chez un réalisateur de clip. Depuis quelques années l’interprète est devenue facultative dans le cinéma de Boutonnat, l’importance est donnée non pas à l’histoire mais à la diérèse, c’est-à-dire à l’univers de l’histoire racontée, aux éléments filmés avec de plus en plus de distance, voir de recul, -et malgré tout avec une esthétique toujours autant maîtrisée- et qui suggèrent à présent plus qu’ils ne montraient auparavant. L’échec de Giorgino sembla voir fait de Laurent Boutonnat un cinéaste de l’abstrait. 

 

Donc, dans Les Mots, Mylène navigue avec un mort. Et si elle en est parfaitement consciente, ce sont malgré tout ces ténèbres qui lui donnent la force de ramer. Seule, cela ne l’intéresse pas, elle ne ramera qu’accompagnée. Seule rescapée sur un radeau d’un naufrage inconnu, om échappée sur une construction de fortune d’une ile déserte où on l’avait enfermée, Mylène Farmer fait semblant de s’intéresser à l’autre : si elle reste volontiers lovée dans les bras de cet homme sans tête, elle ne se « jettera pas à l’eau » pour lui, pour le sauver, et on pourrait même la suspectée d’être à l’origine de sa noyade. C’est peut-être d’ailleurs cet autre qui l’a frappé précédemment ce qui expliquerait son hématome au front. De là à prendre cette séquence pour l’allégorie de dix ans pendant lesquels la chanteuse a fait semble de s’intéresser à l’Autre… il n’y a qu’un pas. 

 

On pense bien sûr à la terrible tempête de La Fille de Ryan (David Lean – 1976), on pense à l’allégorie du jeu de l’acteur, par le personnage de Mylène, qui est obligée de jouer celle qui veut sauver son amant alors qu’elle lui lâche la main intentionnellement. Un peu comme Catherine qui aurait tendu la main à Giorgino qui se noyait sans vouloir vraiment le sauver. Laurent Boutonnat révèle une fois de plus un homicide qui n’en est pas un, un crime qui est difficile à définir comme tel. En une envolée lyrique, Laurent Boutonnat symbolise tout cela en montrant, sur une volée de violons, Mylène Farmer qui, la main tendue cers le corps englouti baisse la tête, comme si elle n’avait pas su sauver Seal, mais aussi comme si elle avait eu honte d’elle. 

 

Réfugiée contre le mât dans une tempête sombre allumée d’éclairs et de bourrasques, Mylène Farmer sourit. Visiblement heureuse, débarrassée, elle se laissera guider vers les terres de son enfance, à présent dégagée d’un Autre devenu une absence. Elle prend à ce moment là, les jambes recroquevillées, l’étrangement de la pose du phœnix, cet oiseau ayant le don de renaissance. Est-fortuit ? … C’est ici que réside l’errance, l’absence totale de croyance ; après avoir tué l’autre là où il aurait été le plus tuile (sur le radeau) on se laisse aller avec sérénité à une perdition assurée, à un nihilisme abstrait : C’est ce sentiment auquel on arrive durant la dernière minute du film, celle où on ressent à nouveau cette légendaire émotion boutonnesque d’être heureux alors que tout est perdu, d’être en paix alors que le néant nous entoure. L’âme de Seal, elle prend les traits d’un Dieu qui meurt, d’une silhouette noire à demi enfoncée dans les eaux tourmentées. Les éclairs donnent à cette silhouette des allures d’un adieu surpuissant. Plus que la disparition de Seal, c’est la disparition de l’Autre remise en scène ici. Cet autre qui s’offre aux éléments naturels qui s’emparent de lui, l’Autre boutonnien qui est né du néant (la provenance blanche du tramway de Regrets) et qui retourne au néant, qui se fond. 

 

mylene-farmer-300x300Seulement voilà, l’allumette se meurt sous le souffle immédiat de la rousse. Comme un retour du thème du paradoxe (le pôle Nord atteint, on gaspille la dernière chaleur qui aurait pu nous réchauffer, nous sauver). Comme une idée éphémère du retour de Boutonnat derrière la caméra tout ceci n’était finalement qu’une rencontre, rien ne dure, tout n’est que passage. Seul l’avenir dira si cette flamme ne s’est rallumée que pour ces cinq minutes qui nous ont replongées, avec délice, dans des sensations mélancoliques oubliées. 

 

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Le clip de Je te rends ton amour

Posté par francesca7 le 1 septembre 2011

Réalisé par : François Hanss
Diffusé le : Juin 1999
Durée : 5’08 

Le clip de Je te rends ton amour  dans Mylène 1999 - 2000 mylene-farmer-effets-secondaires_17wxu_e211dUne femme venue de nulle part se dirige vers une église perdue dans la campagne. Elle scrute les arbres du bout de ses doigts, rentre dans l’église et se dirige vers le confessionnal. Là, elle ouvre une bible qu’elle commence à lire du bout de ses doigts et retire son alliance. En dépit de sa cécité, elle ne remarque pas l’homme vêtu de noir dont la main éteint les cierges et le passage fait tomber les chaises, qui s’installe de l’autre côté du confessionnal. Un filet de sang commence à couler le long de ses mains et de ses jambes. Puis, l’homme renverse la bible et attrape la femme par le cou. L’aveugle, paniquée, ne se résout plus qu’à satisfaire les besoins sexuels de l’homme. Mylène, nue et couverte de sang est alors violée. Elle se retrouve en position du fœtus dans une mare de sang tandis que l’homme quitte les lieux. Elle nage alors dans le sang puis on la voit sortir de l’église, vêtue d’une robe noire après avoir déposé son alliance dans le sang… 

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Angoisses confirmées pour Mylène

Posté par francesca7 le 31 août 2011

 

 

Angoisses confirmées pour Mylène  dans Mylène 1999 - 2000 MF2000_07aLa suite de la soirée Mylenium du concert à Marseille confirmera les inquiétudes de la chanteuse, car ce premier concert est loin d’être une franche réussite. D’abord, le son est épouvantable, mais pour couronner le tout, Mylène, stressée, oublie quelques paroles de ses propres chansons. Pour terminer, Christophe Dachaud chute de son socle mal positionné sur la scène lors du passage de Désenchantée, tandis que la chanteuse, perchée sur des talons aiguilles vertigineux, a bien du mal à marcher, manquant à plusieurs reprise de se tordre les chevilles. 

 

Certains journalistes à la dent dure s’en donnent à cœur joie pour souligner les nombreux couacs de ce premier concert. « Un show spectaculaire, mais sans aucune audace, léché, routinier aussi. La voix est ce qu’elle est : maigre« , écrit France Soir. « Après bien sûr, il faut chanter et là, c’est une autre affaire. L’Amour naissant, c’est cahin-caha que la Farmer s’en sort, mais on se dit qu’avec le panier de tifs qu’elle a sur la tête, rien ne doit être simple« , lance le journaliste de La Dernière Heure

 

-          « Là où les choses se gâtent, c’est avec les morceaux rapides dont Mylène tue systématiquement l’énergie dès qu’elle ouvre la bouche. Dommage. A côté de ça, elle dispose de danseurs haut de gamme, mais ne leur  met entre les jambes que des chorégraphies simplistes et molles… elle-même ayant un mal fou à bouger« . 

 

Heureusement, nous le savon depuis le début de sa carrière, Mylène n’est pas du genre à se laisser abattre par certaines plumes mal intentionnées. Au contraire, la critique serait plus du genre à la stimuler ! Aussi, plutôt que de se lamenter sur ce semi-échec, toute l’équipe se remet au travail. Il reste seulement trois jours pour répéter et répéter encore pour que Bercy soit parfait… Et, miracle, le travail porte ses fruits. Le show offert aux Parisiens se déroule sans le moindre souci. Ouf… !

 

 

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Clip de Souviens-toi du Jour

Posté par francesca7 le 31 août 2011

  

Réalisé par : Marcus Nispel
Diffusé le : Septembre 1999 


Clip de Souviens-toi du Jour dans Mylène 1999 - 2000 2913124647_small_1Pour le clip, Mylène fait appel à Marcus Nispel qui avait déjà réalisé les vidéos XXL, L’Instant X et Comme j’ai mal. Ce clip, non scénarisé, met en scène Mylène vêtue d’une robe en cristal, dessinée par Thierry Mugler, dans une maison en proie aux flammes. 

Dans une maison où souffle un vent glacial, Mylène merveilleusement habillée d’une robe presque transparente et les cheveux au vent se déplace dans une maison qui commence bientôt à prendre feu. A quatre pattes sur la table, Mylène regarde impuissante sa maison partir en feu. L’habitat est enflammé de partout. Assise, les jambes écartées sur le canapé, elle finit sa chanson. Le clip se termine sur un sublime plan de Mylène, recroquevillée sur elle-même, les cheveux au vent. 

Les références dans l’œuvre de Mylène :
« Souviens-toi des jours désenchantés » : Comme dans la chanson Désenchantée, Mylène n’a pas vu ou n’a pas voulu voir le malheur qui s’abattait sur elle (« je n’ai trouvé de repos que dans l’indifférence »). Quand finalement elle se rend compte de la situation dans laquelle elle se trouve, elle est désarmée dans un monde où « tout est chaos ». Souviens-toi du jour serait-il un petit clin d’œil à Désenchantée? En tout cas, elle souhaite que nous réagissions pour ne pas que nous nous retrouvions dans la même situation.

« Lui parler d’amour à volonté, d’amour à volonté » : En 1995, Mylène nous disait déjà dans la chanson « Rêver » : « J’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer ». L’amour est selon elle la plus belle des choses qui puisse exister dans ce monde mais, à la fin, elle se rend compte que l’amour ne ressort pas toujours vainqueur (« J’avais rêvé du mot aimer »). Dans Souviens-toi du jour elle nous répète encore que la seule façon d’être sauvé du malheur c’est d’aimer l’autre quoi qu’il arrive. Ainsi on peut considérer le fait d’aimer comme une aide pour mieux s’en sortir.
Souviens-toi du jour est un texte qui reprend tous les thèmes que l’on peut retrouver dans « l’univers Farmer », c’est-à-dire l’amour, la mort est la religion. Vous retrouverez facilement ces thèmes et la façon dont ils sont abordés dans la chanson puisque nous les avons tous évoqués dans l’analyse.
 

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Des éloges pour Mylène

Posté par francesca7 le 29 août 2011

Des éloges pour Mylène dans Mylène 1999 - 2000 MF99_27aAprès la première parisienne, toute l’équipe se félicite car le concert est enfin une réussite totale qui a fait oublier les petits problèmes techniques de la première de Marseille, et c’est l’esprit reposé que Mylène invite tout le monde au restaurant L’Avenue, près des Champs-Elysées pour fêter les débuts prometteurs de cette tournée. Et la promesse sera tenu lors des trois soirées à Bercy où, à chaque fois, plus de 17 500 spectateurs scandent : « Mylène on t’aime ! ». Un soir, son ami Salmann Rushdi assiste à la représentation avant de dîner en tête-à-tête avec celle qu’il appelle son « ange déchu » et à propos de laquelle il ne tarit pas d’éloges. 

Quant à la presse, elle est également élogieuse et le ton change pour saluer la prouesse de la star : 

« Et la machine Farmer séduit : chorégraphies sommaires à grands effets dans les titres rapides, acclamations dans les instants de gravité, écrit un journaliste du Figaro. Et elle offre au jour sa séduction : les plus belles jambes de la chanson française, une demi-douzaine de robes parfois indiscrètes, une gestuelle qui hésite entre la courtisane et la vestale. » 

Ou encore mieux, selon Le Journal du dimanche, « Il faut vraiment attendre que les instruments se taisent pour apprécier la voix de cette beauté de 38 ans. » 

Lors de ce mois de septembre, une nouvelle série de photos exclusives paraît dans le numéro 800 du magazine Vogue : les images sont signées Peter Lindberg. Et surprise, Mylène offre un nouveau visage à des années lumière de la Madone apprêtée de son Mylenium Tour

Ses cheveux sont plaqués, le maquillage est léger, l’œil charbonneux et les ongles écaillés. Comme si la belle sortait de plusieurs nuits blanches, ravagée, mais tellement plus humaine. Si l’article ne nous apprend rien de plus sur la chanteuse, il reprend les témoignages de certaines célébrités qui ont croisé son chemin. Elton John affirme par exemple : 

-          La première fois que j’ai entendu Mylène Farmer, elle m’a bouleversé. Je lui porte une grande admiration. J’aime sa voix, ses mots, sa façon de bouger. She’s so french

Rien que ça ! Venant de ce dandy de la pop anglaise, aussi talentueux qu’exigeant, c’est plus qu’un compliment ! 

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Eaunanisme

Posté par francesca7 le 26 août 2011

 

Synonyme de la masturbation, le terme « onanisme » est souvent appelé métaphoriquement « plaisir solitaire ». Je crois que le jeu de mots de Mylène signifie que la personne dont elle va nous parler s’est octroyée « un plaisir solitaire via l’eau ». 

Eaunanisme dans Mylène 1995 - 1996Analyse: 

Il semble que cette personne ait disparue et Mylène Farmer décide de lui rendre hommage (« J’irai lui dire »). Cette personne semblait avoir une piètre opinion d’elle-même par manque d’assurance ou de soutient des autres. « La pâleur de ses yeux ». Les yeux sont le reflet de l’âme. Elle et les autres se sont arrêtés sur le fait qu’ils étaient pâles, à une première impression selon laquelle ils étaient inexpressifs, et que dés lors, il n’y avait rien d’intéressent chez elle. « La pâleur de ses yeux » semble donc être un complexe que la personne a acquise. 

   

A-t-elle changé d’avis ou n’a-t-elle pas osé lui dire de peur de représailles, Mylène Farmer ne nous le dit pas. Toujours est-il qu’elle semble avoir vu plus loin car elle veut lui dire « qu’ils avaient la profondeur de nos cieux ». Les cieux ont pour moi les deux qualités suivantes: la beauté, mais aussi un profond mystère que chacun rêve de découvrir. Dés lors, pour Mylène, les yeux de cette jeune fille semblent avoir aussi ce charme: une beauté et un mystère égaux aux cieux vu qu’ils ont la même profondeur. Il semble donc que Mylène désire apaiser la personne, peut-être même se faire pardonner. Elle nous en donne la réponse dans les deux vers suivants. « Je sais qu’elle marche / Sans savoir qui elle est » signifie que la personne n’a pas découvert sa personnalité et continuerait à la chercher après sa disparition. Mylène semble aussi avoir découvert que la jeune fille a agi sous l’influence d’une force. En effet, elle dit qu’elle sait aussi « que c’est les jambes/ D’une autre qui la portaient ».  Toujours est-il que Mylène Farmer nous dit: « Je l’entends murmurer ». « Océan d’ambre/ Mélange, mélange-moi/ A tes légendes »: ces trois vers, je crois, expliquent beaucoup de choses. Le terme « Océan d’ambre » est selon moi une déformation farmerienne d’une métaphore choisie pour illustrer le visage d’un héros ou d’un saint: « visage d’ambre ». Dés lors, le terme « Océan d’ambre » signifie pour moi « océan des héros et des saints ». Mylène semble donc nous dire que parce que personne ne la comprenait, la jeune fille s’est réfugiée dans la lecture de récits et de « légendes », notamment celles où l’eau occupait une place importante. Je crois que quand Mylène nous dit « que c’est les jambes d’une autre qui la portait », elle nous explique que la jeune fille était tant sous l’influence de ces histoires qui la réconfortaient qu’elle a voulu en faire partie.

 

 

 2261332137_small_1 dans Mylène 1995 - 1996La jeune fille semblait en avoir marre de l’incompréhension des autres (« Son cœur s’est fatigué/ De vous »); ce « vous signifiant que Mylène annonce à ses personnes ses intentions, mais aussi qu’elle s’oppose à eux en leur disant qu’elle comprend le désarroi de cette jeune fille. Elle explique aussi que cette jeune fille s’est lassée par la suite du monde entier (« J’irai lui dire/ Que l’homme, elle s’est lassée/ De tout »).  

Le terme « vie rare » signifie que pour Mylène, cette personne valait la peine d’être connue et que maintenant, sa souffrance a disparue à tout jamais car « sa vie rare est cachée »: cachée à un endroit très doux appelé « velours de l’immensité », immensité signifiant je crois le royaume des morts. En bref, elle repose maintenant dans un endroit bénéfique pour elle. 

Cependant, Mylène Farmer semble se rendre compte que cet hommage posthume ne changera rien. Le fait de l’aimer maintenant ne la fera pas revenir et il n’est pas sûr que la jeune fille entendra ces paroles. C’est pour ça « Qu’il est trop tard pour l’aimer ». Elle en ré évoque la raison principale: elle n’est plus là, elle est morte. « Elle s’est dissoute… dans l’éternité, Eau ». Ce vers explique pour moi clairement le suicide. Cette jeune fille a choisi de se mêler à un élément qui existera pour « l’éternité »: celui appelé « Eau ».   

 

 Vu que Mylène sait « qu’il est trop tard pour l’aimer », on peut se demander les raisons de cet hommage posthume. Je crois qu’en fait, elle culpabilise de n’avoir pas soutenu cette personne de son vivant et qu’elle se sent coupable. Cette culpabilité la ronge comme dans « Serais-tu là? ». Je crois donc que si elle souhaite rendre cet hommage, c’est surtout pour se pardonner à elle-même  et avoir ce poids en moins sur la confiance. 

Publié dans Mylène 1995 - 1996 | Pas de Commentaires »

Farmer – Exclusiv’ German TV 1

Posté par francesca7 le 20 août 2011

      

(je t’aime mélancolie) Allemagne 

Video : Image de prévisualisation YouTube 

Il va falloir attendre encore quelques mois lors de la promotion de son prochain single Que mon cœur lâche pour voir Mylène s’exhiber en petites tenues et pouvoir ainsi dire ce qu’elle déteste le plus à son égard : « Madame Farmer, vous avez les plus belles jambes de la variété française ! »

 

Sans relâcher ses efforts, Mylène en profite pour défendre son Je t’aime mélancolie sur la chaîne allemande MDR mais c’est toujours le même refrain : si toutes la France ne jure que par Mylène, les pays voisins ont du mal à suivre. Le phénomène reste purement hexagonal, peut-être parce que pour adhérer à la « Farmer attitude » il faut comprendre les textes de la rousse flamboyante….

 

Publié dans Mylène 1991 - 1992 | Pas de Commentaires »

Plus grandir

Posté par francesca7 le 15 août 2011

 Musique et paroles de Plus grandir  Mylène Farmer – Plus Grandir HD 

Vidéo lien : Image de prévisualisation YouTube

PLUS GRANDIR 

Petit rien, petit bout,
De rien du tout
M’a mise tout sens dessus dessous
A pris ses jambes à son cou 

Petit rien, petit bout,
la vie s’en fout
Dans mes draps de papier tout délavés
Mes baisers sont souillés 

Plus grandir,
J’veux plus grandir
Plus grandir
Pour pas mourir
Pas souffrir
Plus grandir
J’veux plus grandir
Pour les pleurs d’une petite fille
 

Jeux de mains, jeux de fous
C’est pas pour nous
Suspendue au lit comme une poupée
Qu on a désarticulée, Eh!
Petit rien, petit bout
de rien du tout
Reviens dans mes images, j’me suis perdue
Après, je n’sais plus 

Plus grandir,
J’veux plus grandir
Plus grandir
Pour pas mourir
Pas souffrir
Plus grandir
J’veux plus grandir
Pour les pleurs d’une petite fille
 

 

 

Plus grandir dans Les Chansons de Mylène 6056

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