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Mylène DONNE SON AVIS SUR LE MARIAGE GAY

Posté par francesca7 le 4 février 2016

A Mylène

Invi­tée du JT de 20h dimanche soir en 2013, Mylène Farmer s’est expri­mée au sujet du mariage gay. Elle se dit favo­rable à cette union sans toute­fois accep­ter d’être porte-drapeau d’une commu­nauté.

La grande prêtresse de la commu­ni­ca­tion maîtri­sée n’al­lait certai­ne­ment pas s’en­ga­ger si direc­te­ment. Mylène Farmer, dont la force est juste­ment de se faire rare, a accordé une inter­view exclu­sive à Claire Chazal dimanche soir. Sur le plateau de TF1, la chan­teuse parais­sait parti­cu­liè­re­ment à l’aise, même si ce genre d’exer­cice relève de l’ex­tra­or­di­naire pour elle. Mylène Farmer est venue présen­ter son neuvième album Monkey memais aussi, parler d’elle.


Pour Claire Chazal, impos­sible de ne pas faire de lien entre le statut de la chan­teuse et l’ac­tua­lité. Depuis des années, Mylène Farmer s’est impo­sée dans le cœur de beau­coup d’ho­mo­sexuels comme une icône. A l’heure où la France s’in­ter­roge sur le mariage pour tous, la présen­ta­trice de la grande messe du 20h a donc cher­ché à savoir si son invi­tée était prête à s’en­ga­ger. Pour l’in­ter­prète de Oui mais non il n’est pas ques­tion «d’être un porte-parole». Cepen­dant pour Mylène Farmer le débat autour du mariage gay est «éton­nant puisqu’il s’agit tout simple­ment d’une ques­tion d’éga­lité entre hommes et femmes». La flam­boyante inter­prète ne veut pas s’en­ga­ger mais «ne voit pas pourquoi s’y oppo­ser», en tout cas de son point de vue.

source originale : http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/mylene_farmer_s_engage_mais_pas_trop_276341

Publié dans Mylène 2013 - 2014, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaires »

AVANT QUE L’OMBRE… À BERCY DÉROULEMENT DU SPECTACLE

Posté par francesca7 le 29 novembre 2015

 

Ce cri qui introduisait le spectacle en introduit aussi le film, sur des images du « rideau de scène », ou plutôt des gigantesques portes qui la cachent encore aux yeux du public. Ce sont en effet deux lourdes portes baignées d’éclairages dorés qui se présentent au public, lui-même baigné d’éclairages d’un rouge oppressant. Au milieu de la salle se trouve une seconde scène en forme de croix, posée au milieu de la fosse. Une musique inquiétante et mystérieuse se fait entendre, constituée de grondements sourds et de chants religieux dignes de l’album « Cendres de lune ».

 BERCY2

C’est l’Introduction. La pression monte du côté du public de ces treize dates exceptionnelles, treize représentations uniquement à Paris-Bercy. Alors que les grondements se font de plus en plus sourds, les lumières s’éteignent brusquement, déclenchant à nouveau les cris du public. La musique va crescendo, jusqu’à l’explosion… « SHUT UP !! ». Un sarcophage futuriste s’illumine des hauteurs de la salle, au-dessus du transept de la croix posée au milieu de la fosse. Mylène est allongée à l’intérieur, yeux clos. Le caisson descend lentement, tandis que des éclairs et des coups de batterie semblables à des explosions traversent la salle. Le sol de la scène centrale en forme de croix est tapissé d’un écran retranscrivant des images évoquant un cœur humain, images signées Alain Escalle, comme toutes celles du show. Lorsque le sarcophage est posé sur la croix, six hommes vêtus de longues robes violettes montent sur la croix, et entourent le sarcophage dans lequel Mylène gît, endormie. Après l’avoir débarrassé des chaînes qui l’ont fait descendre, ils soulèvent le sarcophage et le portent en direction de la scène principale, toujours masquée par ses lourdes portes. Au fil de leur marche, une passerelle reliant les deux scènes descend du plafond. Au moment où les porteurs posent le pied sur la première marche de cette passerelle, les portes s’ouvrent enfin avec fracas, laissant entrevoir dans un éclair aveuglant un escalier sans fin, et deux écrans reprenant les images projetées sur la scène centrale en forme de croix. Arrivé sur la scène principale, les porteurs posent leur fardeau sur un socle, puis se retirent en coulisses. Sous les yeux du public, émerveillé par une telle entrée, le socle se relève lentement à la verticale. L’image de Mylène à l’intérieur, les yeux toujours clos, se relevant lentement, est projetée en live sur l’écran gauche de la scène. Et brusquement, elle ouvre les yeux, comme si les cris du public lui avaient insufflé la vie… Le sarcophage s’ouvre, libérant Mylène tout sourire, qui adresse un signe de main à la foule en délire. 

Et c’est parti pour le voyage… Le voyage semble être le fil conducteur du spectacle, une idée empruntée à Guy de Maupassant, dont une citation figure dans le livre du spectacle. « Le voyage est une espèce de porte par où l’on sort de la réalité connue pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve ». Mylène, renvoyée sur terre et ressuscitée treize fois de suite par son public, va donc nous faire voyager dans son monde, ses tableaux…

Mylène commence à chanter Peut-être toi, dans de très beaux éclairages rouge et or. Sa tenue est pour le moins originale, constituée d’une culotte, d’un soutien-gorge et de bottes couleur or, sertis de pierres précieuses. Par-dessus, Mylène porte une cape couleur or également, constituée de fines lanières qui volent derrière elle. Ce titre dynamique est repris par le public, et Mylène le termine avec les fameux « Pam pam pam, padadadam pam… ».

Les accords de guitare qui introduisent la chanson suivante sont rythmés par des éclairages violets qui se lèvent et se baissent en rythme. Parallèlement à cela, une partie de la scène, celle où se trouvent le directeur musical Yvan Cassar, le batteur Abraham Laboriel et le percussionniste Nicolas Montazaud, s’élève lentement, laissant apparaître guitaristes, bassiste et choristes. La scène s’éclaire de bleu lorsque le riff de XXL se déchaîne. Mylène interprète ce titre avec beaucoup de justesse, tandis que les écrans géants derrière elle retransmettent des images live. A la fin de la chanson, Mylène fait reprendre le refrain au public après lui avoir dit bonsoir.

 BERCY

Retour au calme pour Dans les rues de Londres. Les écrans derrière Mylène diffusent des images d’une silhouette dansante superposée avec une écriture manuscrite… Des éclairages reprenant une rue pavée sont projetés sur l’immense escalier sans fin qui fait office de décor. Mylène interprète ce titre en toute sobriété, se déplaçant le long de la scène, tandis que la scène est éclairée dans des tons dorés. A la fin de la chanson, nous découvrons que les écrans mobiles sont quatre en réalité, qui peuvent bouger, se séparer, se rassembler…

Un bruit de C.B. retentit dans la salle. Le public reconnaît immédiatement California. Les écrans et la scène centrale se recouvrent de la mention « Crime scene – Do not cross ». Mylène apparaît en hauteur, sur la première partie de l’escalier du décor, dans une ambiance très sombre, rougeoyante. L’escalier avance lentement vers l’avant de la scène, et Mylène le descend en rythme avec la chanson. Elle effectue une prestation toute en sensualité de son tube de 1996. A la fin du titre, elle ne manque pas d’adresser un clin d’œil au public sur un langoureux « So ssssex… » !

Un tampon élève Mylène au-dessus de la scène tandis que retentit le rythme saccadé de Porno Graphique. Mylène effectue une chorégraphie géniale totalement barrée, faite de mouvements aussi saccadés et « autistiques » que la chanson, faite de déhanchés suggestifs et de mouvements brusques. Dans une ambiance rougeoyante (encore !), des images d’une opération à vif sont projetées sur les écrans réunis. Au trois quarts de la chanson, sept hommes font leur apparition sur scène, en haut de la première partie de l’escalier du décor. Ce sont Los Vivancos, groupe de danseurs flamenco, espagnols donc. Ils restent immobiles jusqu’à la fin de la chanson où Mylène lâche « T’as pas un p’tit mojito ?! » avant de s’échapper en coulisses. Ils prennent alors possession de la scène pour un interlude flamenco endiablé, fait de claquettes et d’acrobaties, sur un instrumental hispanisant de « Porno Graphique ». Puis le noir se fait…

Une petite mélodie enfantine se fait entendre doucement, tandis que la salle est baignée d’éclairages bleu sombre. Puis les premières notes de Sans contrefaçon retentissent, déclenchant les cris de délire du public. Huit danseuses sont positionnées sur scène, encore immobiles. Elles sont vêtues de pantalons noirs, de vestes à carreaux (comme il se doit pour cette chanson !) colorés et chapeaux haut-de-forme rouges. L’intro se déchaîne, guitare, percussions, Mylène arrive en fanfare du côté droit de la scène, vêtue également d’un haut-de-forme bleu marine, ainsi que d’une petite robe noire à plumes très courte dotée d’une sorte de traîne froufrouteuse, noire également. Mylène et ses danseuses effectuent la chorégraphie bien connue de la chanson devant un public déchaîné, tandis que de superbes éclairages balaient toute la salle. Les écrans des deux scènes projettent des images d’une marelle remplie des symboles masculin et féminin tournant sur eux-mêmes. Mise en scène très réussie. Mylène fait reprendre le refrain au public à plusieurs reprises…

Retour au calme avec une version plus lente et plus sensuelle de Q.I. Les danseuses retirent leur pantalon, leur veste et leur chapeau, dévoilant une petite combinaison noire des plus sexy. Mylène retire également son chapeau et sa traîne. Mylène et ses danseuses effectuent une nouvelle chorégraphie sensuelle et plutôt originale, inspirée du Lac des Cygnes. Le public est enthousiaste, notamment sur la fin de la chanson « Ton Q.I, mon Q.E, ton Q.I, C.Q.F.D… ». Mylène remercie le public, puis reprend cette conclusion de la chanson en chœur avec lui, tandis que les danseuses effectuent de larges mouvements avec les bras.

Déjà, l’intro de C’est une belle journée retentit, et nouveau moment de liesse dans la salle pour le public qui reprend à tue-tête le refrain avec Mylène. Celle-ci, toujours accompagnée de ses huit danseuses, effectue la chorégraphie du titre présentée à la télévision quatre années plus tôt. Les écrans diffusent des dessins animés tirés du clip, accompagnés d’une multitude de lettres C.U.B.J., les initiales de la chanson. A la fin de la chanson, Mylène retourne en coulisses, tandis que les musiciens jouent un instrumental orientalisant, pendant lequel les Los Vivancos arrivent une nouvelle fois sur scène, pour effectuer un nouvel interlude flamenco/claquettes. Puis le noir se fait…

Un orage éclate dans Bercy. Des éclairs flashent toute la salle, tandis que le tonnerre, la pluie et le chant des cigales retentit. Sur la scène centrale en forme de croix, une trappe se retourne sur elle-même, laissant apparaître un piano à queue. Yvan Cassar s’avance sur la scène centrale, sous les applaudissements du public. Il s’installe au piano et débute une introduction que l’on reconnaît comme étant celle de Ange, parle-moi. La voix de Mylène se fait entendre. Mais où est-elle ? Elle est perchée dans un chandelier immense aux flammes en plastique, qui survole le côté gauche de la salle. Le chandelier parcourt ainsi la moitié de la salle, rapprochant Mylène des spectateurs assis de ce côté-ci des gradins. La foule est réellement en délire, on entend peu Mylène tant les cris sont nombreux. Mylène reste imperturbable et termine la chanson, ici dans une jolie version en piano-voix, en se posant au milieu de la scène centrale. Elle descend du chandelier, qui remonte au plafond. Elle porte une nouvelle tenue constituée d’un corset violet, d’un haut transparent passé par-dessus, et de cuissardes bleues. La chanson finie, le public réserve une standing ovation à Mylène, qui semble ne pas en revenir…

La chanson suivante est Redonne-moi, que Mylène interprète visiblement très émue. Dès le second couplet de la chanson, elle peine à finir ses vers. Le public ne manque pas d’aider Mylène et de l’applaudir. Yvan conclut joliment la chanson avec une reprise inédite au piano, durant laquelle Mylène reçoit un bouquet de fleurs du public. Elle lui dit : « Ce sont des moments tellement émouvants pour moi… Merci beaucoup… ».

Toujours sur la scène centrale, Mylène continue ce tableau « émotion », plus proche que jamais de son public. Bercy n’a jamais semblé si intimiste… Elle enchaîne avec Rêver. Dès la fin de l’intro, elle demande à Yvan, submergée par l’émotion : « Donne-moi une seconde… Pardon… ». Tandis que l’écran de la scène du fond retransmet toujours des images live de Mylène, de magnifiques éclairages habillent la chanson. Des colonnes de lumière s’élèvent tout autour de la scène centrale en forme de croix, tandis que Mylène interprète une de ses chansons les plus connues et aimées du grand public. On entend d’ailleurs nettement son public chanter avec elle lors des refrains. Le public reprend également en cœur le refrain lorsque Mylène le lui demande à la fin de la chanson. « C’est une chanson qui vous va si bien… Alors je vous laisse la chanter pour moi »…

L’obscurité grandit pour L’autre… que Mylène interprète encore une fois en toute sobriété, en communion totale avec le public, aussi ému qu’elle. Vers la fin de la chanson, après que la plupart des musiciens l’aient rejointe sur la scène centrale, elle fait monter une fan sur scène, parcourt un peu la croix avec elle puis la serre dans ses bras, concluant la chanson par : « C’est un ami… C’est lui… C’est lui… C’est vous… ».

BERCY1

Dès que les premiers accords de Désenchantée sont plaqués par Yvan, un cri de délire inonde Bercy. Les danseuses de Mylène, en pantalon noir et en haut violet, la rejoignent sur la scène centrale. Elles effectuent avec Mylène la chorégraphie d’origine du titre, tandis que les écrans des deux scènes projettent des images psychédéliques de toutes les couleurs. Au fur et à mesure que la chanson avance, les éclairages sont de plus en plus fous. A la fin de la chanson, des torrents de lumières de toutes les couleurs déferlent dans tout Bercy. Le public, quant à lui, est euphorique. Mylène interprète son plus gros tube, son hymne, au milieu de la salle, au milieu de son public. Comme pour « Rêver », on le distingue bien chanter avec Mylène sur les refrains. En réalité, dans la salle, il chantait plus fort qu’elle… Lors du pont de la chanson, les musiciens restant passent d’une scène à l’autre par la passerelle, une nouvelle fois descendue. Après une multitude de refrains, la chanson se termine et les danseuses retournent sur la scène principale. Mylène reprend le refrain plusieurs fois avec le public, puis présente les musiciens qui l’accompagnent. Après avoir été présentés, ceux-ci retournent sur la scène principale. Puis Mylène va les rejoindre lentement, en reprenant une nouvelle fois le refrain de la chanson avec le public. Sur la passerelle entre les deux scènes, elle se penche pour adresser un petit signe au public juste en-dessous. Puis la musique explose à nouveau et un nouveau refrain est repris.

Retour au calme avec Nobody knows, que Mylène interprète en faisant de simples mouvements de bras et de tête. Les écrans, devant lesquels une sorte de tissu transparent a été descendu, diffusent des images oniriques dans des tons jaunes. Les éclairages rouges et jaunes balaient la salle. Mylène retourne dans les coulisses tandis que les musiciens et notamment Yvan Cassar concluent la chanson par un air mystérieux constitué d’arpèges.

Pour Je t’aime mélancolie, de longues colonnes de tissu descendent du plafond de la scène. A l’intérieur de certaines d’entre elles, Eric Chevalier le claviste, Mylène et quelques danseuses. Les autres sont disposées plus au devant de la scène. Dans une version assez similaire à celle du Tour 96, Mylène ré-interprète cette chanson avec la chorégraphie d’origine, en dépit de son micro qu’elle porte à la main. Dès le premier refrain, elle sort de sous la colonne de tissu. Elle est vêtue une nouvelle tenue : culotte et soutien-gorge en dentelle noirs, par-dessus lesquels elle porte une veste en dentelle noire également.

Interprétation toute en simplicité et en sensualité pour L’amour n’est rien…. Mylène évolue sur scène, jouant avec ses musiciens, notamment ses deux choristes et son bassiste. De jolis éclairages mettent en valeur les colonnes de tissus qui ont libéré toutes les personnes qui étaient à l’intérieur… Lors des derniers refrains de la chanson, ceux-ci montent et descendent en rythme avec la chanson.

Quelle surprise que cette nouvelle interprétation de Déshabillez-moi ! On peut dire que Mylène vit la chanson… Devant un pied de micro, elle joue avec lui et avec le public, multipliant les grimaces, les poses lascives. Sans oublier l’énorme cri qu’elle pousse… Interprétation magistrale de ce classique de Juliette Gréco !

Retour au calme avec Les mots. De magnifiques projections de roses ornent les deux côtés de la scène. Des images de pluie sont projetées sur les écrans, scindés en deux. Mylène chante son premier couplet. Pour le couplet de Seal, surprise, Abraham se lève et c’est lui qui va rejoindre Mylène. Remplaçant de treize soirs, il donne une nouvelle dimension à la chanson en interprétant superbement cette chanson avec une belle voix rauque. Mylène et Abraham semblent très complices et avoir beaucoup d’affection l’un pour l’autre. Mylène le gratifie d’ailleurs d’un smack sur la bouche à la fin de la chanson…

Fuck them all bénéficie d’une mise en scène très étudiée et très colorée. Les Los Vivancos sont de retour sur scène, l’un deux enserrant Mylène dans ses bras. Ils se retournent lentement vers le public au moment de l’intro. Les danseuses sont également présentes sur scène, habillées en geishas. Toute la troupe effectue une chorégraphie inédite, tandis que les écrans diffusent des images évoquant l’Espagne, avec beaucoup de rouge, des images de toréadors, des coupures de journaux… Lors des derniers refrains, la passerelle descend une nouvelle fois relier les deux scènes. La chanson finie, toute la troupe passe sur la scène centrale, au rythme de percussions et des « Fuck them all » qui résonnent dans toute la salle. Mylène présente les danseurs : « Ils sont tous frères, ils sont tous espagnols, ils dansent magnifiquement bien, ils s’appellent Los… Mylene_FarmerVIVANCOS !! ». Puis elle retourne vers les danseuses : « Elles viennent toutes de New York, je suis très très heureuse de travailler avec elles, elles sont toutes plus jolies les unes que les autres, ce sont les danseuses !! ». Tout le monde retourne sur la scène principale, seule Mylène reste… « Et merci à vous, un immense merci !! ». Explosion de guitares. Mylène tournoie sur la scène centrale, au milieu de son public qui l’acclame. On sent les larmes lui monter aux yeux… Elle retourne sur la scène principale. « FUCK THE ALL ! ». Le noir se fait.

Cris du public lorsque Mylène est de retour sur scène. Elle est vêtue d’une nouvelle tenue, un magnifique manteau rouge sang brodé d’or et de perles. Un véritable rideau d’eau coule devant la scène. L’image de Mylène en live est projetée dessus. L’effet est magnifique. Les premières notes de Avant que l’ombre… débutent. Mylène interprète la chanson visiblement émue. Lors des derniers couplets, le rideau se sépare en deux, laissant Mylène passer devant. « Mais laisser le passé, redeve…nir le passé… passé… ». Et à chaque fois que Mylène prononce le mot « Passé », celui tombe du rideau d’eau, constitué de gouttelettes d’eau. L’effet est grandiose, magnifique. C’est la première fois au monde que cette technologie est utilisée. Le public est scotché. Mylène termine la chanson, puis lorsque débute le long instrumental qui conclut la chanson, elle se dirige vers l’escalier sans fin du décor, maintenant orné d’immenses chandeliers dont le pied est sculpté de cobras. Tandis que le rideau laisse maintenant s’échapper la silhouette de Mylène (celle de l’affiche du spectacle), celle-ci monte lentement, très lentement, les marches de cet escalier sans fin. Arrivée à mi-chemin, elle ôté son long manteau rouge, se retrouvant presque nue. Arrivée tout en haut de l’escalier, dans la fumée, elle se retourne et lève la main en direction du public. Elle n’est plus qu’une silhouette lointaine en haut de cet escalier. Le public, abasourdi, répond au signe de main que lui adresse Mylène. Puis lentement, les lourdes portes qui cachaient la scène commencent à se refermer sur elle et sur Mylène, la main toujours levée. Sa silhouette se découpe toujours dans le rideau d’eau. Avec un immense fracas, les portes se referment définitivement. Le dernier plan du film nous montre les fans en pleur devant ce final incroyable et particulièrement fort en émotions…

 SOURCE  / http://www.innamoramento.net/

Publié dans Mylène 2005 - 2006, Mylène Tour BERCY 2006 | Pas de Commentaires »

Interview de Gilles Laurent

Posté par francesca7 le 10 septembre 2014

INTERVIEW

« Embauché » par Laurent BOUTONNAT en 1986 pour commencer à travailler sur ce qui sera plus tard Giorgino, Gilles LAURENT co-écrit plusieurs films avec lui. Pour (mieux) gagner sa vie, Gilles est aussi doubleur depuis l’âge de 13 ans). Portrait d’un homme méconnu.

Interview de Gilles Laurent dans Mylène et Boutonnat alearule

gilleslaurent dans Mylène et Boutonnat    La collaboration entre Gilles LAURENT et Laurent BOUTONNAT aura duré 8 ans. Huit années pendant lesquelles il co-écrira quatre films avec le cinéaste :Pourvu Qu’elles Soient Douces , Sans LogiqueMylène FARMER En Concert et surtout Giorgino. On dit même que BOUTONNAT aurait utilisé sa voix pour les voix-off (voix-over devrait-on dire) de Libertine II, l’introduction et le pont de Libertine dans le Concert 89 (la voix qui chuchote). Ce serait aussi lui qui ferait la voix du personnage de Giorgino dans la version française. Côté post-synchronisationGilles LAURENT est la voix de Noumaïos, dans Ulysse 31. Il a incarné un grand nombre de héros de dessins animés et de séries: de Rick Hunter en passant par Jayce… ou Sarki, on le retrouve aussi dans de multiples autres films et séries, la plus connue étant Parker Lewis ne perd jamais où il incarne Jerry Steiner.

Commençons par la sempiternelle question que nous posons à chaque comédien dans cette rubrique : comment et quand avez vous débuté dans le métier ?

    J’ai commencé à l’âge de 13 ans. J’avais répondu à une annonce dans le journal où l’on recrutait des enfants pour un casting et j’ai commencé en tournant un téléfilm, Tête d’horloge, avec Pierre Fresnay. J’ai ensuite tourné pas mal durant toute mon adolescence, environ 3 films par an.

 

Et comment êtes-vous venu au doublage ?

    C’était à cette époque. un jour, on m’a demandé de faire une voix dans le film Little big man avec Dustin HOFMANN. Je devais doubler le héros quand il était enfant; c’était un rôle minuscule avec une seule réplique. Je n’ai vraiment commencé le doublage que quelques mois plus tard avec une série de western qui s’intitulait Les Monroe.

Aujourd’hui, vous continuez à faire des tournages ?

    Non, en fait à partir de 1984, à l’age de 28 ans, j’ai eu envie d’écrire. j’ai alors arrêté les tournages mais tout en gardant les voix (radio, doublage).

 

Parmi les nombreux scenarii que vous avez écrits, il y a des pièces, des téléfilms mais aussi des clips de Mylène FARMER. En quoi consistaient ces clips ?

images (1)    Je n’en ai écrit que 2 avec Laurent BOUTONNAT : Sans logique et Pourvu qu’elles soient douces. Comme dans ses clips, Laurent ne voulait pas illustrer bêtement les paroles de ses chansons, il fallait raconter une histoire notamment dans Pourvu qu’elles soient douces qui était la suite de Libertine. il a donc fallu écrire un scénario en restant cohérent avec la fin du clip de Libertine.

 

Vous avez aussi écrit le scénario du film Giogino toujours avec Laurent BOUTONNAT et Mylène FARMER…

    En effet, ce fut très enrichissant, même si l’expérience fut relativement tragique, car le film n’a pas marché au cinéma. J’ai également participé à la conception du 1er concert de Mylène au Palais des Sports.

 

Votre goût pour l’écriture ne vous a jamais fait poussé à faire des adaptations pour des films ou des séries ?

    Non, jamais, bien qu’on me l’ait proposé. D’abord parce qu’il y a des règles de synchronisme à respecter pour lesquels je n’ai jamais été doué, et ensuite, parce que je préfère créer plutôt que de travailler sur des créations existantes. Ma place n’est pas là et j’admire d’ailleurs les gens qui le font.

 

Et écrire un livre, ça vous tente ?

    Je n’ai jamais écrit jusqu’à présent que quelques nouvelles, mais je ne désespère pas…

 

Quel fut votre premier grand doublage ?

    Ça devait être Bugsy Malone. J’ai fait aussi Damien, cet enfant diabolique qui portait le signe 666, et beaucoup de Vendredi 13.

 

Quels sont ceux qui vous ont le plus marqué ?

    Dans les séries, Parker Lewis est l’une des plus importantes pour moi non seulement j’ai pris du plaisir à la faire, mais elle m’a ouvert un imaginaire visuel. sinon, j’ai beaucoup aimé les Sergent Fowler où je doublais Mr Bean, et les Muppets Babies, un dessin animé d’une incroyable richesse. Dans les films, il y a eu Christine de Carpenter ou Pulsion de Brian De Palma.

 

Et Robotech ?

    Ça aussi j’en garde un bon souvenir; on sentait qu’il y avait un fond intéressant dans cette série. De plus, j’ai aimé travailler avec Daniel BREMOT qui dirigeait le doublage, car s’est une personne qui porte toujours la même attention sur son travail, que ce soit un gros film, une série ou un dessin animé japonais.

 

Avez-vous un rôle type qu’on vous confie en doublage ?

    Si l’on cherche un fou ou un intellectuel qui sait parler très vite, il y a de grandes chances que l’on m’appelle, car c’est le genre de rôle que je tiens facilement.

 

Que faites-vous en ce moment ?

    En doublage, je termine Dr Quinn où je double un petit personnage, son assistant. Je suis sur la vie de famille, une série dans laquelle je fais un personnage hautement allumé, sur les Babalous, un dessin animé français, et sur l’éternel Bervely Hills !

 

Scénariste, c’est un métier qui vous plait bien ?

    Je n’ai jamais eu l’impression d’avoir de métier : je ne suis ni comédien, ni auteur. J’occupe, à un moment donné, certaines fonctions. Ce qui m’intéresse, ce sont les rencontres et ce qu’elles peuvent générer. Comme dit ma femme « Tu peux pas avoir un ami sans travailler avec » !

 

Et vos passe-temps ?

    J’ai un petit garçon, Antoine, qui a 5 ans, et je dirais qu’en dehors de mon métier de père, c’est mon passe-temps favori.

C’est presque philosophique tout ça ! Merci beaucoup.

 

Interview réalisé par Olivier et Pascal

l’Animeland - No. 46 – Novembre 1998.

Publié dans Mylène et Boutonnat | Pas de Commentaires »

FAIRE UN SPECTACLE pour Mylène

Posté par francesca7 le 3 août 2014

 

 

 Suite logique de la carrière discographique d’un artiste, le concert devait tôt ou tard confirmer ou trahir la particularité de l’image que créait depuis six ans Laurent Boutonnat pour sa seule interprète : Mylène Farmer. Producteur, compositeur et réalisateur de la chanteuse, c’est avec une évidence naturelle qu’il se décida à investir la multiplicité de ses talents en travaillant dès les premiers mois de 1988 à l’écriture d’un spectacle qu’il voudra lui aussi particulier, et qui parcourra les Laurent-Boutonnatroutes de France en quatre vingt dates un an et demi plus tard.

 

La volonté, dès son deuxième clip Plus grandir (1985) d’être reconnu davantage comme un cinéaste que comme un “clipeur” l’influera sans conteste pour la conception du show. Pour ce qui est de l’agencement des lumières, des placements des danseurs et de la structure de la scène, tout ceci sera conçu pour l’œil de la caméra. A aucun moment Boutonnat n’a visiblement réfléchi au concert en d’autres termes que cinématographiques, pensant toujours au film qu’il allait en tirer et qu’il conterait plus tard sortir en salle. Pour l’occasion, Laurent Boutonnat utilisera d’ailleurs une pellicule très sensible, lui permettant entre autres de capturer des visages dans le public et chez les musiciens pourtant constamment plongés dans l’obscurité.

 

 Le décor

 Hubert Monloup, décorateur d’opéra et de théâtre travaille à la demande de Laurent Boutonnat pour la première fois sur un concert de variété. La consigne donnée est de représenter le défilement du temps. La décision est prise de figurer le site de Stonehenge, en Angleterre. Ses alignements de pierres millénaires, devant lesquelles des civilisations calculaient la position des planètes et songeaient en l’au delà parlent à Laurent Boutonnat. Sur scène ces pierres à priori placées de manière anarchique fait penser à un cimetière vallonné, assez fonctionnel pour faciliter les entrées et sorties de scène, les déplacements, et y intégrer harmonieusement chaque musicien pour qu’il reste visible à la fois de ses collègues et du public. Les concerts de variété ou de rock usent habituellement de structures assez hautes, permettant entre autres une plus grande largeur de champ pour la rotation des projecteurs. Or les dimensions du décor en deux exemplaires créé par Hubert Monloup s’adaptent parfaitement à celles du format d’image utilisé par Boutonnat lors du tournage, abaissant la hauteur sous rampe à seulement quatre mètres, malgré les deux niveaux du décor au sol.

L’illusion donné est alors d’une scène plutôt “basse de plafond” s’apparentant davantage à un caveau qu’à un podium musical. Le mimétisme entre les contours de la scène et le cadre ont pour effet esthétique de diminuer le vide qu’aurait mis en valeur un plan large sur une scène à hauteur classique, et d’améliorer la composition plastique de l’image lors de plans d’ensemble avec des chorégraphies, les danseurs se disposant toujours agréablement sur la totalité de la surface filmée. Lorsque les chorégraphies ne se déroulent que sur une partie précise du podium (sur un côté par exemple), l’espace vide crée de l’autre côté est ignoré à l’image, redirigeant par recadrage le regard du spectateur comme le public du concert l’aurait fait de lui-même en ignorant l’espace vide.

 

 Des scènes d’extérieur

27706293L’utilité de la haute grille de cimetière encadrée de deux murs qui trône sur la scène avant et après le concert (et qui dévoile le décor caché derrière) n’est pas seulement justifiée par la diégèse du spectacle ; c’est aussi le moyen pour le cinéaste Laurent Boutonnat d’introduire son film par un travelling circulaire autour du cimetière-décor, transplanté sur une plaine de rase campagne. C’est peut-être ici que réside la première particularité de forme de ce film de concert. Là où un film de spectacle habituel commence directement par la première chanson ou par les backstages. En Concert débute par le long plan séquence de ces alignements baroques loin de tout public ou de tout projecteur. On ne peut alors soupçonner que le cimetière représenté à l’image est le décor du concert, sa place étant inimaginable au beau milieu d’un champ. Rien d’autre dans la bande son ne laissera encore de piste pour laisser imaginer qu’un concert en public va commencer. Après des inscriptions de génériques sur la musique Prologue débarrassée des cris d’impatience du public, le plan du décor isolé est coupé à quatre reprises par des plans similaires du décor, mais cette fois en caméra-épaule pris parmi les spectateurs. En établissant une telle liaison entre l’extra-ordinarité du décor et sa présence sur la scène, Laurent Boutonnat immerge directement le spectateur de son film dans un long métrage qui ne se revendique pas d’emblée comme le simple compte-rendu d’un spectacle, mais bel et bien d’un long-métrage romanesque. 

Lors de la longue introduction musicale de la chanson Ainsi-soit je, Laurent Boutonnat insérera dans son film une seconde scène d’extérieur : la visite au ralenti d’un (vrai) cimetière par la chanteuse suivie de dos qui finira par se recueillir sur une tombe. Par un effet de surimpression, le retour sera fait sur la scène où le pianiste, éclairé d’un seul projecteur, terminera son introduction. L’interprète fera peu après une nouvelle entrée en scène vêtue d’un nouveau costume. Une avant-dernière fois, Laurent Boutonnat utilisera des plans de son décor déplacé en plaine, lors du classique passage du rappel. Dans tout concert, l’interprète faisant mine de terminer le spectacle se retire sous les vivas, puis réapparaît quelques minutes plus tard pour une ou plusieurs éventuelles dernières chansons faussement improvisées. Ici, la chanteuse se retire une première fois à la fin de Libertine, à l’époque son plus grand succès populaire. 

Suite à un feu d’artifices illuminant toute la surface de la scène, le décor du concert dans la plaine autour duquel tournait la caméra au début du film explose sous l’effet de cinq bombes qui font voler les pierres tombales en éclats. C’est après avoir montré en surimpression ralentie à la fois les effets de l’explosion sur le décor et le public réclamant la chanteuse, que celle-ci refait une dernière fois son apparition sur la scène pour un morceau d’adieux La conception de la fin du concert sera en stricte relation avec son Prologue, les grilles de fer réapparaissent alors et se referment sur la silhouette de la chanteuse apparaissant une dernière fois en haut des marches du cimetière. La fin du film est cependant autre, elle aussi en relation étroite avec son ouverture : Alors que la chanteuse a disparue définitivement de la scène, l’écran resté noir quelques secondes se rallume sur le décor du concert se consumant au milieu de la plaine campagnarde. Pendant quelques minutes, des plans de spectateurs en sanglots se mêlent au paysage dévasté qu’offre les pierres qui brûlent sur une structure calcinée.

 

Il ne fait alors plus aucun doute que nous sommes bien face à la structure même de la scène du concert, des travellings latéraux nous montrant les barres de fer devant la soutenir. Pour la seule fois dans le film, des images d’extérieur sont présentes sur l’écran en même temps que des plans tournés dans la salle du concert, unissant définitivement les deux lieux dans une même vision de détresse et de destruction. Le générique se déroulera sur un dernier long plan reprenant le travelling ″circulaire″ du début du film, à la seule différence que le décor finira de se consumer lentement sous l’œil de la chanteuse, debout et impassible, vêtue d’une robe de deuil qui constate la lente disparition du décor faisant plus que jamais figure de cimetière.

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En ce qui concerne le traitement du son lors de ces scènes particulières, on peut noter que la musique présente lors de l’enregistrement du concert en sonorise chaque seconde, ne laissant jamais entièrement la place aux bruitages inhérents à l’environnement de ces plans en extérieur (vent, crépitements du feu…). Nous conviendrons pour ces plans de trois niveaux de sonorisation : celui de la musique du concert, sortant soit des instruments des musiciens soit d’une bande son synthétique préenregistrée diffusée au public ; celui de la foule du concert, comportant les cris et applaudissements ; puis enfin celui de l’extérieur, représentant le champ sonore des plans tournés hors scène de spectacle. Pendant la scène d’ouverture du film, seule la musique du concert est audible, le son d’extérieur est muet alors que celui du public n’apparaît brutalement128 que lorsqu’un plan relatif au concert apparaît à l’image. Lorsque le travelling latéral en extérieur s’achève et qu’on entre définitivement dans le monde du concert, le niveau du bruit du public devient assez haut pour placer le spectateur du film “dans” le public, en rétablissant le champ sonore auquel il aurait droit s’il était dans la salle. 

Alors que la scène d’introduction de la chanson Ainsi soit-je est sonorisée uniquement par la musique du concert et les bruits du public, l’explosion du décor en rase campagne ne peut se passer des déflagrations couvrant en partie les acclamations de la foule. Explosions qui disparaîtront d’elles-mêmes au bout de quelques secondes dans un écho, facilitant en douceur l’enchaînement avec la chanson de rappel. La scène finale, elle, reproduit la distribution du champ sonore de la scène d’ouverture à un détail prêt. Alors que jusqu’à la fin du générique du film la musique du concert reste présente, le son du public s’arrêtera en fondu lors du passage à la dernière scène d’extérieur qui montre le décor se consumer. C’est alors que sans le chevaucher, le son d’extérieur des crépitements du feu et du hurlement du vent apparaît. Alors que le vent restera audible jusqu’à l’extrême fin du film, le crépitement du feu s’arrêtera simultanément à l’arrêt sur image situé au milieu du générique.

 

 EXTRAIT DU LIVRE DE Jodel Saint-Marc  « Le Clip en tant qu’œuvre Cinématographique / aux éditions Sorbonne Nouvelle en août 2003 

 

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LE CAS REGRETS MYLENE ET MURAT

Posté par francesca7 le 25 juillet 2014

 

 

Dans Regrets aucune référence biblique ni d’apparition de personnages déjà morts ne peuvent guider le spectateur vers une lecture d’un au-delà. Ici Boutonnat semble faire confiance aux paroles explicites de la chanson et à la capacité de double lecture de son public pour que celui-ci trouve ce que représente le décor. La piste sonore de Regrets est un duo avec Mylène Farmer et Jean-Louis Murat remixé et bruité. Le texte de la chanson se compose d’une part d’une complainte poétique d’un homme vivant adressée à sa bien aimée dont il ne peut plus atteindre l’amour :

 

« Debout la tête ivre, deux rêves suspendus, je bois à nos amours infirmes. […]

Viens ne sois plus sage, après tout qu’importe, je sais la menace des amours

mortes. […] Je me fous des saisons; viens, je t’emmène là où dorment ceux qui

s’aiment »

 

D’autre part, le duo laisse la place aux paroles vaporeuses de la femme défunte qui refuse cet amour faute de pouvoir le vivre : « N’ouvre pas la porte, tu sais le piège de tous les remords, de l’anathème.

Gardons l’innocence et l’insouciance de nos jeux d’antan, troublants. […] N’ai pas de regrets, fais la promesse, tu sais que l’hiver et l’automne n’ont pu s’aimer. »

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Ce qui pourrait être vu comme de lentes lamentations romantiques sans fond se doublent en fait du récit d’un homme rendant une courte visite à sa défunte femme, et qui vient la persuader en vain de pérenniser leur amour malgré la mort de celle-ci. L’intégralité du clip se place dans cet au-delà à la géographie limitée : des rails de train conduisant aux portes d’un vieux cimetière abandonné, aux tombes enneigées et détruites, envahies par les ronces. Le clip commence et se termine sur la longue perspective à l’issue invisible des rails longeant l’enceinte du cimetière. Ce néant si bien rendu vers lesquels les rails mènent a été conçu par une épaisse brume, doublée d’une forte surexposition due techniquement à une grande ouverture du diaphragme. Ces deux détails esthétiques que sont la brume et la surexposition seront présents durant tout le clip, et ont pour fonction autre que stylistique de montrer qu’il n’y existe pas de frontière entre l’extérieur du cimetière et son intérieur, comme il pourrait y en avoir une entre la vie et la mort. Pour l’occasion, Laurent Boutonnat est allé tourner le clip dans le cimetière juif abandonné de Budapest. Fermé depuis la seconde guerre mondiale, le cimetière a totalement été laissé en décrépitude ; les ronces et les pierres tombales cassées ne sont pas un effet de décor.

 

Boutonnat s’est donc adapté au lieu et la reprise fidèle de la topographie des lieux pour le clip pourrait laisser penser que le réalisateur a adapté la structure de son film en fonction de ce qu’il découvre lors de ses repérages. 

L’homme (vivant) pénètre dans l’au-delà grâce à un wagon de train sortant d’une épaisse brume pour s’arrêter devant une grille de cimetière close. Les caractéristiques des « portes de l’au-delà », souvent rendues au cinéma par l’emploi d’une ouverture blanche et lumineuse derrière laquelle s’étend un monde inconnu, sont ici réutilisées à l’inverse pour signifier la vie de laquelle sort et retourne l’étrange wagon. Si l’emploi du cimetière duquel semble prisonnière l’héroïne évoque son statut de défunte, le néant brumeux d’où sort l’homme symbolise bien la différence entre cet au-delà et le monde de vie auquel il appartient. Certains détails à l’image appuient les appartenances des deux protagonistes. Dans le générique de début, qui se compose des deux noms des interprètes et du titre du clip, le positionnement sur l’écran renvoie chacun des deux héros à son état dans le clip. Ce n’est pas innocemment que le nom de la chanteuse apparaît en haut à gauche de l’écran, élevé vers le ciel et du côté du cimetière. Ce n’est pas non plus dans un pur souci de composition d’image que celui du chanteur reste planté au bas de l’écran à droite, comme s’il avait les pieds sur terre. Suite à l’apparition des deux noms, le titre du clip apparaît au centre de l’image simultanément et au même endroit que le wagon sortant de la fumée, désignant le plus simplement possible les sentiments de l’homme présent dans le train : des Regrets. Le clip fourmille ainsi de détails à la cohérence implacable avec l’histoire racontée.

 

des202Par exemple, l’apparition d’un daim solitaire lors de l’entrée de l’homme au bouquet dans le cimetière évoque Bambi (Walt Disney – 1946) qui perd sa mère dans le long-métrage d’animation du même nom. Alors perdu dans la neige, Bambi est recueilli par son père qui est le seul de ses parents encore vivant. Fils symbolique des deux protagonistes de Regrets, de la mère morte et du père venant le recueillir, le daim comme tous les autres éléments du clip fait une apparition en totale cohérence avec le contenu du récit. 

Le clip se compose d’une longue errance au ralenti du couple se tenant la main, se parlant, se promenant à travers les tombes clairsemées. C’est lorsque les deux êtres se trouvent face-à-face, lorsqu’il ne leur reste plus qu’à s’embrasser pour que leur amour reparte où ils l’avaient probablement laissé, que la femme rend à l’homme le bouquet qu’il avait apporté pour elle et qu’elle disparaît entre les tombes, dans les brumes du cimetière. De nouveau seul, l’homme repart tête baissée dans le wagon l’attendant devant les grilles qui l’avait amené une dernière fois auprès de feu sa bien-aimée. S’attachant pour une fois aux paroles de la chanson sans extrapoler le texte duquel il part, Laurent Boutonnat ancre son clip dans un traitement romantique absolu. L’aspect poétique des paroles comme la difficulté de décodage de la symbolique du clip ne laissent pas une grande place pour une lecture claire de l’histoire racontée.

 

Rien n’y est clairement dit et tout est montré figurativement de manière plus ou moins décryptable. Ici c’est le bouquet tenu à la main par l’homme et refusé par la femme qui symbolise l’amour qu’il devra garder pour lui. Le voyage dans l’au-delà de cet homme n’est pas figuré par le passage pompier d’un tunnel ou d’un pont mais par l’emprunt d’un wagon sur des rails menant nulle part. Le plus souvent dans les vidéo-clips, les symboles utilisés sont relatifs à l’image que l’interprète veut donner de lui, au titre de sa chanson ou à certaines paroles, mais ils sont rarement utilisés au service d’une histoire construite. Dans les autres cas, l’usage du symbole dans un clip est dû à la volonté du réalisateur de transposer visuellement un texte relevant d’éléments abstraits. Le récit de Regrets reproduit au contraire fidèlement l’histoire contenue dans le texte de la chanson sans l’enrichir d’autres actions. Ici la symbolique intervient seulement pour fixer quelques éléments narratifs et diégétiques d’une manière romantique cohérente avec la sobriété voulue par l’auteur.

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Ce qui fait de Regrets, comme d’autres clips de Boutonnat, une œuvre aux attributs cinématographiques est l’usage d’une même langue pour se faire comprendre, qui est celle du cinéma classique. En ce sens Laurent Boutonnat s’éloigne du reste de la production de clip contemporaine utilisant les outils du langage cinématographique (raccords, échelle de plans) et des figures de style dans le but unique de produire chez le spectateur de la sensation brute. En cela nous rejoignons ce que nous expliquions au début de notre première partie sur le cinéma post-moderne. Regrets se lit comme ce que Christian Metz appelle un « long-métrage de fiction romanesque ». En s’attachant aux raccords du clip, on remarque que les nombreux fondus enchaînés qui séparent les plans représentent à chaque fois un hiatus diégétique, et renforcent à chaque fois l’impression de longueur, de lente errance dans le cimetière. L’unique scène du clip montée en cut est le moment où les deux amoureux se regardent l’un l’autre en champ contrechamp avant de se séparer. C’est justement la seule séquence du clip où le temps du film est le même que le temps de la diégèse, le seul instant où aucune ellipse n’est présente entre deux plans. Laurent Boutonnat par ce montage obéit à l’usage ancien et très fréquent du montage cut dans les scènes à chronologie normale, et des surimpressions pour simuler les ellipses. Afin probablement d’accentuer la magie de la rencontre entre l’homme et sa femme, Boutonnat applique un fort ralenti à chaque plan où ils figurent tous les deux dans l’image ; comme si par la grâce de leur proximité retrouvée le temps ralentissait, devenait élastique et ne comptait plus. 

Ces ralentis commencent dès l’entrée de l’homme dans le cimetière et s’arrêtent lorsque sa femme lui rend le bouquet. Facile alors de définir l’emploi du ralenti dans Regrets comme la magie inhérente à la rencontre post-mortem entre les deux amants. Le fait, chez le spectateur, d’associer le ralenti à l’irréel ou la surimpression à l’ellipse ne relève pourtant pas du même apprentissage à la lecture d’images. En ce qui concerne les images ralenties, les plans ralentis devrait-on dire, le spectateur subit un effet technique spécial qui modifie le déroulement du film et change du même coup la temporalité. L’impression alors ressentie par le spectateur est directement donnée par l’effet spécial en question, sans qu’aucun enseignement lui ai précédemment dicté quel figure de style le ralenti signifiait dans ce cas là ; bien que le spectateur ai certes pu être aiguillé dans sa lecture par l’emploi de ralenti dans un film qui produisait le même sens. En ce qui concerne la lecture des points de raccord dont nous parlons plus haut, son sens n’en sera dégagé que si le spectateur a eu connaissance de la signification d’un tel emploi. Si la volonté d’émotion provoquée par un fort ralenti est comprise dans l’effet, l’ellipse matérialisée à l’écran par la surimpression ne produira son sens que si le spectateur est déjà éduqué à la signification de cet effet ; un peu comme si en linguistique un lecteur sait ou ne sait pas ce que signifie un point d’exclamation.

 

« Toute lecture d’image consiste dans « l’application » sur l’image, de processus qui

lui sont, en eux-mêmes, extérieurs ; la lecture d’une image n’est pas le résultat

d’une contrainte interne, mais d’une contrainte culturelle. »

 

 Toutefois, le spectateur pourra être aiguillé par la différence de décor selon les plans : si le plan situé avant le raccord en surimpression représente les même personnages que le deuxième mais dans des positions et des lieux différents, même sans avoir précédemment appris ou déduit la signification du fondu enchaîné, le spectateur comprendra le hiatus sans que sa lecture du film n’en soit troublée. 

Boutonnat a employé dans toutes ses oeuvres une symbolique relativement accessible pour un public de cinéma, qui renvoie le plus souvent au champ lexical des éléments utilisés en allégorie. Par exemple es éléments graphiques pris comme symboles de la mort y sont toujours noirs, ce qui facilité leur interprétation, alors que ceux ayant trait à l’au-delà se teintent d’un blanc omniprésent. Par delà une simple justification esthétique, l’emploi de signes christiques apparaît par association à l’action du giorgino_pic_tournage02film, ce qui figure des parallèles entre l’histoire racontée et un discours plus général sur la religion. 

Chez Boutonnat chaque symbole vient enrichir l’histoire, aucun d’entre eux n’est gratuit et n’apparaît pour figurer une caractéristique de l’interprète en tant que personnage public, comme c’est pourtant souvent le cas dans l’emploi de symboles dans les vidéoclips. La force de Laurent Boutonnat en ce domaine est de pouvoir étendre les composantes de son cinéma sur plusieurs films, de rendre sa symbolique solidaire non seulement de ses réalisations et compositions musicales, mais de la présence répétée de ses interprètes sur l’écran. La force promotionnelle du clip est alors enrichie par cette association entre un vocabulaire cinématographique particulier et la chanteuse qui sera désignée comme porteuse de ce style. En plus d’être pleinement dans une situation de cinéaste par rapport à son oeuvre, Laurent Boutonnat se place d’une manière nouvelle sur le plan de la promotion de l’interprète en l’associant sur la durée à son travail visuel et narratif, créant une unité entre l’interprète et son réalisateur dont aucun autre artiste n’a eu l’occasion de bénéficier à l’époque. 

 Il est néanmoins difficile de prêter au réalisateur de grandes ambitions d’allégories ou de paraboles car il a toujours refusé de commenter ou d’expliquer son cinéma, comme un rejet de toute justification.

Comme nous l’expliquerons dans une prochaine partie, le plus grand projet de Boutonnat, Giorgino, est peuplé (voire surpeuplé) de symboles, dont certains sont relativement peu décodables pour un spectateur peu coutumier de son cinéma. Dans une de ses rares interviews, le cinéaste commentera le plan final de son film manifestement symbolique par une explication très rationnelle : il dira avoir simplement voulu montrer la survie possible de ce cheval, dans cette église assiégée par des hordes de loups. Sans juger du crédit à porter à une telle « explication de texte », le silence quasi-continu de Boutonnat par rapport à la presse et au métier explique sans doute sa volonté de ne pas analyser son cinéma et d’en laisser la libre interprétation au spectateur.

 Pour parler de Mylène sur LA VIE DEVANT SOI clic !

EXTRAIT DU LIVRE DE Jodel Saint-Marc  « Le Clip en tant qu’œuvre Cinématographique / aux éditions Sorbonne Nouvelle en août 2003 

 

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LUC FROEHLICHER et sa collaboration avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 12 mai 2014

 

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Luc Froehlicher est superviseur et responsable du département 3D de LAMAISON. Il a  notamment contribué  à l’élaboration de la célèbre publicité Dolce vita » mêlant effets numériques à des décors réels, créés pour Gaz de France. On lui doit l’araignée de « Désenchantée » sur Timeless 2013, ainsi que les effets miroirs de Moby sur la vidéo de « Slipping Away (Crier la vie) », réalisés en collaboration avec Eric Delmotte. 

C’est avec un talent hors pair que le studio La Maison a su s’imposer, en à peine deux ans, comme l’une des pointures de l’industrie des effets spéciaux français. Créée en 2001, l’entreprise se spécialise dans l’incrustation d’éléments numériques dans des décors réels. Tout le monde se souvient des somptueuses réalisations telles que le spot Symphony pour Nintendo ou Dolce Vita pour la société Gaz de France.

Nous vous proposons une entrevue en compagnie de Luc Froehlicher, superviseur des effets 3d de ce dernier spot publicitaire Gaz de France; il nous parle de son parcours et du travail réalisé par l’équipe La Maison sur ce projet.

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3DVF : Luc, peux-tu nous parler de ton parcours personnel et de ton travail à La Maison ?

Luc : J’ai un diplôme d’ingénieur Arts et Métiers. J’ai ensuite fait un DEA « Traitement d’images Traitement graphique » à l’université de Strasbourg. Je suis alors rentré en stage chez Captain Video en 1987. Là-bas, c’était une Américaine qui s’occupait de la 3D. Elle en a eu assez de la France et quelques mois plus tard j’étais aux manettes. En 1989 j’ai démarré le département 3D de Videosystem qui est devenu Medialab en 1990. J’y suis resté jusqu’en 2001 quand on a démarre La Maison.

A La Maison je suis responsable du département 3D. Sur les productions, quand mon planning le permet, je m’occupe en général de la lumière sur les plans. 

3DVF : Quelles ont été tes directives pour réaliser les effets spéciaux de Dolce Vita ?

Luc : Le spot était divisé en 3 parties bien distinctes et indépendantes : boules , plumes et eau.

On s’est réparti le travail en 3 équipes de 2 personnes. Matthieu et Vincent pour les boules, Ahmidou et Guy pour les plumes, Bénédicte et moi-même pour l’eau. On a ensuite divisé le parc de calcul en 3 et tout a roulé comme ça. 
3DVF : Peux-tu nous parler de la phase d’élaboration des différents plans ? 

Luc : Quand on travaille avec de l’image réelle, on ne peut commencer le travail sur les plans qu’à la fin du montage. On commence toujours par faire le matchmoving et dans le cas de GDF, la roto 3D des personnages. Après, l’animation, puis le rendu et enfin le compositing. 

3DVF : Comment s’est déroulée la collaboration entre l’équipe de tournage et l’équipe d’infographistes ? 

Luc : Nous avons l’habitude d’être systématiquement présents lors des tournages. Pour GDF c’est François Dumoulin (graphiste Inferno) et Pierre Pilard qui ont supervisé le tournage. Pierre s’est assuré d’avoir toutes les infos et éléments nécessaires à la fabrication de la 3D. Focales, markers, boules chromées pour l’environnement, photos et mesures des acteurs, emplacement des lumières etc. C’est Pierre qui s’est chargé de tout le matchmoving et de la roto 3D , assisté de Bénédicte Robert.

3DVF : Chacun de vos projets demande une approche différente ou cette logistique est-elle systématique ? 

Luc : Chaque Projet est radicalement différent, pourtant la méthodologie reste à peu près toujours identique. Préparation (modelling, rigging, texturing), tournage, montage, matchmoving, animation, rendu, compositing. Chacune des phases peut être plus ou moins lourde suivant le type d’effets ou se chevaucher plus ou moins suivant les plannings. L’important étant qu’aucune des phases ne soit bâclée.

lire la suite de l’Interview sur le site d’origine : http://www.3dvf.com/article-209-2-luc-froehlicher-spot-gdf-lamaison-2-4.html 

extrait du magazine Styx TIMELESS 2013 – page 42

 

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EDITO du STYX Magazine Timeless 2013

Posté par francesca7 le 27 avril 2014

 

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Pour ce nouveau numéro, STYX Magazine consacre ses pages à la cinquième tournée (et sixième montée sur scène) de Mylène Farmer, Timeless 2013. Ce tour de chant de trente neuf dates a réuni près de 500 000 spectateurs de France, Belgique, Suisse et Russie venus pour applaudir celle qui, au fil de trente ans d’une carrière florissante, a définitivement assis son statut de reine de la scène française.

Nous vous invitons ici à revivre tous les évènements qui ont précédé et suivi cette tournée, mais également de rentrer au cœur de toutes les dates qui l’on composée à travers un « un jour après jour » rempli d’anecdotes et de moments d’émotions entre Mylène et son public.

Nous sommes aussi partis à la rencontre de quelques acteurs de cette tournée, comme Carole Lasnier, la maquilleuse de Mylène, Manu Gouffran, l’un de ses danseurs, ou encore Philippe Stegmann, le père des robots qui nous ont tous tellement bluffés…

Nous revenons enfin sur le regard que les médias ont porté sur ce tour de chant, ainsi que sur les rares interviews accordées par la chanteuse pour parler de ce défi que représentait pour elle cette nouvelle rencontre avec son public.

retrouver dont mon travail de saisie informatique grâce à l’achat du Magazine que je suis allée chercher moi-même à Venarey les Laumes (21) à 30 kms de chez moi juste pour le plaisir de pouvoir partager ces écrits avec vous, mes fidèles lecteurs…

la retranscription se trouve donc ici : http://francescax7.unblog.fr/category/concerts-de-mylene/timeless-2013/ 

Bonne lecture à tous et bon voyage dans l’univers intemporel de Mylène….  hello

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Moments de tournage de DESENCHANTEE de Mylène F.

Posté par francesca7 le 25 avril 2014

Voici les documents de tournage utilisés pour préparer la venue de l’équipe française, puis ceux utilisés lors du tournage. Certains viennent des régisseurs hongrois de l’époque et d’autre viennent de l’équipe française et certains sont même rédigés de la main même de Laurent Boutonnat. C’est ici la première fois qu’ils sont publiés.

Moments de tournage de DESENCHANTEE de Mylène F. dans Mylène et Boutonnat alearule

l'équpie française (44020 octets)1. Détail de l’équipe française. On remarquera une équipe très réduite de 7 personnes, sans maquilleuse. Tout ce qui ne concerne pas les commandes créatives (directeur de la photographie, décorateur…) et financières (production pour Heathcliff S.A.) étant du ressort de l’équipe hongroise. D’autres français viendront plus tard, juste pour le tournage (photographes) n’ayant pas besoin d’assister aux travaux de préparation.

 

l'équpie hongroise (20620 octets)2. Détail de l’équipe hongroise. On remarque l’équipe de MAFILM, la plus grande firme de production cinématographique hongroise. Avec Imre Bodo (fournisseur de ces archives) on note un deuxième régisseur, dont le rôle était plus de s’occuper de l’hébergement et des transports de la centaine de figurants. Ceux qui ici sont nommés 1er et 2eme assistants-réalisateurs sont en réalité les machinistes dont Laurent Boutonnat et Vincent Canaple se servaient pour pour diriger les scènes avec mouvements de figurants. Certains statuts sont en double de l’équipe française car MAFILM a eu pour mission de concevoir une équipe de tournage propre. On note en bas de document deux interprètes différentes pour Laurent Boutonnat et l’autre pour Mylène Farmer.

 

l'hôtel (75840 octets)3. Le régisseur a pour fonction de préparer matériellement tout le tournage t ses abords. Ici les arrivées échelonnées de l’équipe française sont répertoriées afin de réserver les chambres d’hôtel. Les 16 français sont logés à l’hôtel Intercontinental. On notera qu’après le chef de casting, les premiers qui arriveront (le 12/02/91) sont Laurent Boutonnat et son assistant, la costumière, et la post-productrice. Ils seront suivis deux jours plus tard de la directrice de production, puis le lendemain de Georges Lechaptois. Mylène Farmer elle ne viendra que le 15/02/91 en même temps que le chef opérateur, le manager Thierry Suc et les autres membres de l’équipe de tournage (dont Marianne Resensthiel la photographe de plateau). On notera que la présence du mixeur Thierry Rogen a été rajoutée, probablement pas prévue au départ, car il ne devait initialement pas avoir de prise de son (seulement des bruitages ajoutés lors de la post production). Ce n’est qu’une semaine plus tard que viendront Jean-Louis Murat pour le tournage du clip de Regrets et Paul Van Parys (de Heathcliff S.A.) probablement pour régler les factures des prestataires et pour le développement de la pellicule sur place.

 

feuille de tournage(138174 octets)4. Feuille annotée de la main même de Laurent Boutonnat. Feuille originale de tournage destinée à Cathy Lemeslif (également responsable de la production de Giorgino) repérant les acteurs et prestataires utilisés pour chacun des jours de tournage. On remarquera les annotations météorologiques de Laurent Boutonnat connu pour adapter son tournage au conditions du ciel. On peut se rassurer de la mention à la 1ere date de la feuille qui précise que les cailloux du début de clip sont faux. On remarque que la totalité des cent enfants n’est utilisée que pour la scène finale, les jours précédents seuls 50 ou 60 d’entre eux ont suffit. On peut remarquer que pour la scène finale Laurent Boutonnat avait commandé 4 chevaux qu’il lançait au triple galop, et sur lesquels étaient fixés des squelettes pour une scène impressionnante qui n’a pu être entièrement tournée (voir document suivant). Les notations concernant le monstre se rapporte à l’acteur grimaçant la corde au cou que Mylène libère au milieu du clip. On note pour finir que les lundi 25 et mardi 26 février sont consacrés au tournage de Regrets et que le tramway a été réservé pour les deux jours.

photo de tournage de la scène non terminée5. Photo de tournage par Marianne Rosensthiel. Scène additionnelle à la séquence finale dont le tournage n’a pas été terminé.

 

 

feuille de reperage6. Feuille de service de l’équipe hongroise, à l’époque du projet du film (l’album L’Autre est encore en mixage) 1 mois avant le tournage. Une première partie de l’équipe française est sur place pour les négociations plus les décorateurs producteurs et opérateurs hongrois + les interprètes. On remarque que les lieux repérés sont ceux utilisés finalement mais ceux mentionnés « à confirmer » n’ont pas été utilisées, comme les entrepôts des abattoirs hongrois et les studios de télévision de la chaîne FDI. Pour Désenchantée tout a été filmé dan l’usine de la rue Mariassy. En revanche on peut noter que l’option sur le cimetière juif n’était pas encore confirmée car Il n’était pas encore confirmé que Regrets sortirai en single. On peut d’ailleurs se demander si certains plans du cimetière juif ne seraient pas tournés au studios FDI, comme celui où J.L. Murat et M. Farmer sont couchés sur les tombes, les gardiens du cimetière (ayant supervisé le tournage)  interdisant de toucher les tombes. De plus la fameuse tombe noire où sont assis le couple est introuvable sur les lieux du tournage.

 

feuill des figurants (1005729 octets)7. Feuille des figurants où on en dénombre 119 (au dessus de ce qui était prévu à la préparation). On remarque qu’il y a des frères et des sœurs, que sont mentionnés les foyers d’où ils proviennent et leur noms et prénoms. Le document a été rédigé par l’équipe hongroise.

 

 

 

réservation du cimetière (69680 octets)8. Feuille relative au tournage de Regrets. Résultat des négociations avec le cimetière juif abandonné de la rue Salgótarjáni dans le VIIIe arrondissement.

 

 

 

des201 dans Mylène et Boutonnat    des202

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l'usine (121094 octets)9. Sur les lieux du tournage en 2001 : l’usine depuis longtemps désaffectée a été rasée et à son emplacement actuel est posé un monument aux morts.

 

 

l'usine (135891 octets)10. L’emplacementd e cette usine se trouve rue Mariassy dans le VIIIe arrondissement de Budapest, non loin du cimetière où à été tourné Regrets. Les train du début du clip sont en fait les lignes de tramway Budapest-banlieue de l’époque, toujours présentes mais avec des wagons jaunes plus modernes.

 

 

SOURCE : Jodel Saint-Marc.

(documents fournis grâce au régisseur Imré bodo et János Janurik)

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Un champ d’images dans à quoi je sers de Mylène

Posté par francesca7 le 25 avril 2014

Qui pourrait prédire à un enfant élevé dans une famille nombreuse du XIIIe arrondissement de Paris une telle carrière, aussi riche, aussi complète et aussi prématurément inachevée. Pourtant tôt mis au piano par ses parents, Laurent ne veut Un champ d'images dans à quoi je sers de Mylène dans Mylène et Boutonnat aqjs01tendre que vers le cinéma. Seul cet art rassemble la rigueur exigée depuis ses 5 ans par son professeur de piano, la structure que lui impose son professeur particulier de français, et le besoin qu’à le jeune homme de transposer les images qu’il garde en tête depuis l’enfance. Il ne faut pas oublier que c’est après de courts essais filmiques, souvent muets, que Laurent à 17 ans décide de lui même de son statut de cinéaste, rassemblant un groupe d’amis pour tourner en 18 mois un long-métrage bancal mais très riche au point de vue thématique. Suite à l’échec prévisible et pourtant inattendu, à priori dû à son manque d’expérience, le jeune réalisateur endosse le rôle plus sage et plus conventionnel de l’assistant réalisateur par lequel il apprendra théoriquement ce qu’on a coutume d’appeler les « bases du métier ». Chassé le naturel, il revint vite au galop et c’est après dix mois de tournée documentariste dans toute la France traquant les énergies nucléaires que Laurent Boutonnat reprend seul la caméra pour tourner quelques publicités, en attendant le producteur opportun qui lui offrira sa véritable chance au cinéma.

aqjs02 dans Mylène et Boutonnat    La suite, tout le monde ou presque la connaît, c’est à la rédaction d’un livre sur l’infanticide que Boutonnat et un ami auront la formidable idée du coup commercial de Maman à tort, recrutant sur casting la jeune Mylène Farmer alors âgée de 21 ans. L’histoire pour Laurent Boutonnat aurait pourtant pu ici aussi amorcer un virage puis repartir dans une toute autre direction; car c’est le succès de Libertine, suite à plusieurs échecs, qui permettra à Boutonnat de faire de la conception de ses clips « un moyen détourné de faire du cinéma » pendant 6 ans. C’est en accumulant méthodiquement pendant toutes ces années ses royalties qu’il pourra se permettre d’autoproduire le aqjs12film-fleuve écrit depuis longtemps et dont personne ne veut : Giorgino. Vivant l’échec du film encore plus mal que celui de son premier long-métrage, Laurent Boutonnat restera définitivement dans l’ombre, n’accordera plus aucun interview à qui que ce soit et envisagera ses futures productions sous la dualité de trois angles : la fidélité à son égérie Mylène Farmer dont le succès et le talent l’ont dépassé, les coups de cœurs ponctuels à des chanteuses sur lesquelles il pariera tout; et avant tout cette stratégie commerciale sur laquelle il bâtissait déjà Maman à tort. Mais cet océan de coups mercantiles a depuis pris le pas sur la gigantesque montagne d’une oeuvre non achevée, sur laquelle Laurent Boutonnat a vacillé en 1994. On pourra par la suite trouver un manque d’imagination éventuellement, d’enthousiasme probablement, d’ambition très certainement. En omettant le commentaire sur l’homme d’affaire que nous ne comprendront décidément jamais; si on doit envisager l’entièreté de l’œuvre de l’artiste on ne peut qu’en constater la grande productivité musicale, la richesse filmique et la transformation finalement vaine de l’adolescent cinéphile de 16 ans en auteur quarantenaire épanoui artistiquement.

    Philippe Séguy fit deux portait de cet artiste en 1990, dans son livre Ainsi soit-elle. Deux regards d’un même auteur littéraire sur un cinéaste singulier qui créait encore à l’époque régulièrement l’événement par ses réalisations, tant musicales que cinématographiques.

 

« Si on ne peut plus concevoir à notre époque un son qui ne soit pas intimement lié à une image, c’est que notre entendement de la musique s’est profondément modifié »

 

aqjs08    Considérable mutation que ce phénomène, le plus original de la production musicale de ces dernières années. La musique est également devenue image. Si  elle favorise depuis des siècles l’apaisement, la propension à l’évasion et au rêve, si elle nous est aussi nécessaire que l’eau ou la lumière, elle s’accompagne maintenant d’un support privilégié: le vidéo-clip.

    En s’alliant à lui elle s’enrichit d’un scénario précisément défini et pensé. Le clip suppose, le plus souvent, des comédiens, une histoire, ou tout au moins un fil conducteur, même ténu, qui sous- entend des figurants, des décors, des costumes, des éclairages, tout ce qui en fait constitue une oeuvre cinématographique.

    Le réalisateur de l’ensemble des neuf clips de Mylène Farmer est Laurent Boutonnat. D’évidence et pour notre bonheur Laurent possède la grâce, l’inspiration la plus baroque, la plus fébrile, la plus intense, celle qui rebondit en arabesques, emprunte aux jeux d’eau leur force nerveuse, insolente. Autant de cris, autant d’angoisses aussi. C’est le mystère d’un style.

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    Les thèmes de prédilection de Laurent et Mylène – étroitement unis, on le devine, dans un même désir de se parfaire, de se surpasser – se retrouvent complices dans des réalisations surprenantes, multiples, éminemment variées et qui semblent présenter une apparente unité de ton, une ressemblance étroite, un même cheminement d’idées, sans cependant jamais tomber dans la redondance ou l’imitation servile. L’évocation de leur monde spirituel se fait grâce à des images souvent violentes.Images découpées au scalpel qui font parfois mal ; ainsi agirait-on pour une oeuvre de peintre! Couleurs lancées avec fureur sur la toile et qui, par une alchimie mystérieuse, recomposent des paysages devant lesquels l’homme avouerait son impuissance…

aqjs40    Ces visions prennent chair et sang grâce surtout à un style précis de signes compris d’eux seuls. Mais ils mettent tout leur talent et beaucoup d’amour à présenter leur oeuvre au public. Tout est présent, tout est dit, tout est signifié. Tout est présent, tout est dit, tout est signifié. A nous de ne pas craindre et de pénétrer en confiance dans ce labyrinthe halluciné, aux fulgurances d’orages, pour en extraire ce qui s’appelle le plaisir, quitte à tordre pour la faire sienne, et sans souci d’exactitude, l’expression d’un choix égoïste : images, gestes, mots, couleurs, que l’on emporte en secret, mais que l’on garde, toujours.

Philippe Séguy, Ainsi soit- elle, pp. 48-49,
                                                                  éditions J.P. Taillandier, 1991.

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« Itinéraire d’un jeune homme doué »

    Qui prétendrait voir en Laurent Boutonnat un pâle Lorenzaccio, ravagé par les affres du succès, assoiffé de paradis artificiels, défiguré par sa création – déjà abondante il est vrai- commettrait une bien lourde erreur !

aqjs39    Car enfin c’est out l’inverse. Imaginez, puisqu’une exacte pudeur l’empêche de se montrer souvent, et le fait fuir comme sous la menace d’une épidémie, télévisions, radios ou soirées mondaines, une crinière léonine aux lourdes mèches végétales que sa main replace sans ménagement. Imaginez aussi une stature haute et puissante, nourrie par un très ancien sang irlandais et une manière de regarder devant lui qui n’exclut pas la fierté.

    Imaginez surtout une rigueur mentale, une élégance de principe mêlée de beaucoup de courtoisie, un caractère qui somme toute, approcherait d’assez près les austérités jansénistes. (…)

    Laurent Boutonnat est un cinéaste qui fait de la musique.

    Il parle de cinéma avec ce mélange d’enthousiasme et de retenue qui le caractérise. Il en parle avec discernement, comme de quelque chose d’enfoui, de très souterrain, mais de longtemps révéré. Il raconte ce qu’il crée ; cet art exigeant qui le brûle, « cette alchimie mystérieuse qui naît d’une idée, d’un phantasme, d’une image, d’une envie de scène, d’une situation.«   Son oeuvre est couvasesouvent tragique, et s’il semble témoigner à l’homme une confiance toute relative, une misanthropie acide, on est toujours frappé par cette démesure, par cette énergie souvent venimeuse qui broie  les résistances , qui force l’ oeil à rester grand ouvert, qui blesse les sens, mais qui les rend plus subtils et plus rares.

    Lui demeure lucide. « Nous n’allons pas continuer à faire tout ceci impunément ; un jour, on va le payer très cher, car nous perdons la conscience de la violence, de la noirceur, de la morbidité…«   Il a la modestie d’ajouter que faire des vidéos-clips est un moyen détourné de faire du cinéma. »

Mais il ne faut pas le croire. Laurent Boutonnat est un réalisateur à part entière.

                 Ainsi soit-elle, Philippe Séguy, pp.78-81,
éditions J.P. Taillandier, PARIS, 1991

 

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Laurent Boutonnat et Mylène Farmer en interview

Posté par francesca7 le 19 avril 2014

 

Laurent Boutonnat et Mylène Farmer en interview dans Mylène et Boutonnat lb1INTERVIEW DE LAURENT BOUTONNAT

Qu’est-ce que vous préparez ici ?

    Il y a une scène avec tout les figurants, avec Mylène et le petit môme qui est avec elle. C’est un raccord en fait sur ce petit monticule. Nous, nous sommes derrière avec la caméra et on va faire brûler des pneus pour avoir une grosse fumée noire pour être raccord avec l’usine d’hier où il y avait le feu. Ils sont sensés s’échapper de l’usine, et ils vont descende de cette petite colline pour courir dans cette immense plaine.

l'équipe du film dans la plaine. on remarque les cars transportant les figurants et les camions de materiel.

Ce sera le dernier plan du clip ça ?

Laurent donne ses instructions à Mylène    C’est l’amorce des dernier plans en fait. C’est le premier plan où ils s’échappent de cette « prison-usine » pour partir dans la plaine. Et après on a plusieurs plans à faire de leurs visages qui courent…

Ca a été un bonheur pour vous d’avoir eu cent figurants ? Des jeunes hongrois comme ça ? C’est pas tropLaurent Boutonnat difficile à gérer ?…

    Non, il y a une équipe très solide qui tient bien tout ce monde là, et ils ont des têtes extraordinaires en plus. Il y a une chose qui est formidable ici, c’est qu’ils jouent bien. Ce n’est même pas jouer d’ailleurs, parce que ça leur plait de faire ça. C’est presque naturel.

 

pendant le travelling latéral de l'arrêt dans dans la plaineOui, c’est peut-être mieux que des comédiens.

    Ah, c’est impossible des comédiens. Mais ils ont quelque chose de naturel; et en fait comme ils n’ont jamais fait ça de leur vie, ils ont une espèce de maladresse qui est formidable. Ca devient quelque chose qui donne l’impression qu’ils ont fait ça toute leur vie, que se sont de grands professionnels.

 

Laurent met en place le repère qui montrera à Mylène où s'arrêter

Laurent supervise la pose du travelling latéralVous avez voulu tourner ici, ça s’appelle la Puszta, c’est la plaine hongroise…

    Absolument, c’est à dire que la Hongrie est un pays plat, où il n’y a que des plaines. Et tout le centre de la Hongrie c’est ça : sur des centaines et des centaines de kilomètres avec : Rien. C’est très impressionnant. Surtout avec la neige, on a l’impression que le ciel et la terre se rejoignent et que…

 

Laurent vient de placer les figurants qui ne s'étaient pas assez espacé en largeurC’est une fuite.

    Il n’y a rien quoi. C’est le néant et… c’est beau.

 

Fréquenstar - Pour un clip avec toi - M6 - Février 1991.

 

alearule dans Mylène et Boutonnat

INTERVIEW DE MYLÈNE FARMER

répétition du 1er plan du clipC’est le cinquième jour de tournage, ça fait combien de temps que vous êtes installée ici Mylène ?

    Ca fait à peu près huit jour.

Il y a des conditions climatiques qui ne sont pas évidentes, je sais qu’il a fait très froid la semaine dernière…

    Oui, beaucoup plus froid qu’aujourd’hui.

tournage du gros plan "blatte" avec MylèneEt vous vous levez très tôt et vous tournez toute la journée, c’est ça ?

    Nous avons des horaires un peu différents chaque jour mais ce matin nous nous sommes levé à cinq heure.

 

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extrait du casting des figurantsIl y a à peu près une centaine de figurants ici. Pourquoi avoir choisi des enfants, et des enfants hongrois, ici à Budapest ? Il y a une raison particulière ?

instructions à Adil Med Mehjirou    Oui, il y a plusieurs raisons pour le choix de la Hongrie. Il y a d’abord la neige, on voulait un paysage de neige. D’autre part on voulait beaucoup de figurants emakdes8t surtout des enfants qui portent quelque chose de grave dans le visage et dans le regard. Et c’est vrai que les pays de l’Est pour ça c’est fabuleux. D’autre part il y a beaucoup de techniciens en Hongrie qui sont performant et professionnels. Et enfin une des dernières raisons c’est que c’est beaucoup moins chère, et qu’on peut faire des choses grandioses avec peu de moyen finalement.

Laurent Boutonnat donne ses indications à AdilEst-ce que ça veut dire que ça va être dans la lignée de l’imagerie Mylène FARMER ? Parce qu’on vous associe aux clips scénarisés qui sont en fait des films. Est-ce que ça s’inscrit toujours dans cette veine scénarisée et à grand spectacle ?

    Ce sera la même chose. C’est la même écriture et le même réalisateur, et pratiquement la même équipe à chaque fois sur chaque tournage.

le traducteur hongrois entre Laurent Boutonnat et Vincent Canaple (assistant réalisateur)

 

Laurent Boutonnat ne filme pas ce plan mais contrôle le cadreEst-ce qu’on peut dire aussi que si vous venez tourner ici en Hongrie ou à Budapest -on y pense souvent quand à toi- c’est pour tes ambitions cinématographiques et celles de Laurent ? On sait que Cyrano De Bergerac a été tourné ici, on peut dire aussi qu’il y a les prémices d’un futur long métrage ou le moyen aussi de repérer pour un long métrage…

    Ca c’est quelque chose d’envisageable ou qui a été envisagé, mais j’avoue que pour l’instant c’est quelque chose qui n’existe pas. Et c’est quelque chose qui appartient à Laurent pour l’instant. Je ne puis rien dire, mais ce que je sais c’est qu’il avait fait effectivement des repérages avant d’envisager le clip en Hongrie pour un long-métrage.

 

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Vous êtes un peu avares d’images sur le travail que vous faites en équipe sur le tournage d’un clip comme en ce moment.

Laurent répete avec Adil la scène de la cigarette    Je ne sais pas si nous sommes avares mais c’est assez difficile qu’une autre équipe intervienne. Parce qu’un tournage comme celui-ci c’est une grosse machinerie. Donc s’il y a perturbation, quelque fois cela peut perturber le metteur en scène et tout le monde. Et c’est vrai qu’on a un soucis de garder les choses secrètes, mais parce que je suis probablement comme les enfants, j’aime encore les surprises. Donc j’aime bien l’effet de surprise quand on a un nouveau clip ou de nouvelles chansons. C’est pour ça que je fais très peu écouter l’album avant qu’il ne sorte. C’est une manière de préserver la chose.

 

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mise en place des éclairagesDans le clip on voit une centaine de jeunes enfants avec des têtes très particulières, grimées, masquées, habillés un peu comme toi…

    Oui, tout à fait. Encore plus sales même !

…Assez minimalistes dans la tenue. D’où a été l’inspiration de ce choix ?

    Là j’avoue qu’il est né d’un amour commun de Laurent et moi- même pour ce qui est DICKENS, Oliver TWIST. On aime beaucoup tout les deux David LEAN, qui avait réalisé Oliver TWIST, un de ses premiers longs-métrages. Et c’est surtout cette approche du conte qui est permanente.

Laurent Boutonnat et son 1er assistant réalisateur

Dans Désenchantée c’est quoi ? On dirait un univers carcéral mais particulier…

Laurent lui-même filme Mylène appelant à la révolution sur les tables    On a essayé d’avoir quelque chose d’intemporel. Ce qui explique aussi le choix de ces costumes, parce qu’on ne peut pas tout à fait situer l’époque. Ca se situe en effet dans un milieu carcéral, il y a une autorité autour de ces enfants, et que ces enfants n’ont plus rien à perdre donc il leur reste comme solution la révolte. Et c’est ce qui va se passer dans le clip.

instructions à Mylène    Il y a dans le clip de jeunes enfants qui sont handicapés. Il y a une anecdote magnifique, un handicapés qui est sur le tournage s’y est adapté en quatre jours. Son éducatrice nous a dit qu’en quatre jours il avait fait des progrès de six mois. Donc c’est une jolie récompense…

 

desenchComment tu échanges avec tous ces jeunes hongrois qu’on voit ?

    C’est un échange uniquement de regards puisque nous n’avons pas la même langue. Les interprètes ne sont pas toujours là pour traduire. Ce sont des regards et tous ces figurants sont très justes, ils jouent mais en aucun cas ne sur-jouent et c’est ce qui est fascinant. Ils ont une spontanéité et on a l’impression qu’ils sont nés dans ces costumes dans cette époque et c’est un plus pour le tournage.

makdes21J’ai eu l’occasion de discuter avec ce qu’on appelle un casting-producer, qui me disait que dans le choix des gens, il y avait peu de comédiens hors-mis la matonne. Il y a des délinquants, des jeunes enfants d’écoles.

La chute du mirador est en fait protegée par des cartons    Oui, il y a de tout. Ce sont des gamins de la rue…

 

…Avec leurs réactions. Quand on vit à Budapest, avec la vie qu’on a eu, avec l’histoire qu’on a vécu, il y a une âme mais une pression.

    En tout cas habitée. Il y a une dureté réelle.

 

lors des scènes extérieures, deux équipes de tournages s'activent autour des figurants, tournant le double de plans dans la même durée

 

lors des scènes extérieures, deux équipes de tournages s’activent autour des figurants, tournant le double de plans dans la même durée >

 

 

 

 

Mylène et Adil s'enfuyant devant le décor de l'unsine en flammesIl y a une infrastructure, une équipe très importante sur ce tournage…

    Il y a à peu près 120 personnes et 12 personnes dans l’équipe technique qui viennent de Paris.

Des français avec qui vous avez l’habitude de travailler. 

    Oui, j’ai Jean-Pierre SAUVAIRE qui est chef-opérateur, Carine SARFATI qui est aux costumes et beaucoup d’autres. Je m’excuse de ne pas pouvoir tous les citer.

extinction de l'entrepot en flammes par les pompiers de Budapest

C’est une équipe de copains, on a l’impression que c’est presque une famille.

    Oh oui, ce sont des gens de grande qualité humaine et professionnelle. C’est vrai que c’est un plaisir de les réunir chaque fois à nouveau.

 

Fréquenstar - Pour un clip avec toi - M6 – Février 1991.

 

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La réussite Laurent Boutonnat et Mylène

Posté par francesca7 le 11 avril 2014

 

Bio5Laurent Boutonnat, de son état-civil complet Laurent Pierre Marie Boutonnat, est un musicien, auteur-compositeur,producteur et réalisateur français né le 14 juin 1961 à Paris.

Son premier long métrage, La Ballade de la féconductrice, un film fantastique comportant des scènes d’une rare violence, n’est diffusé que deux semaines dans une salle parisienne. Le film est interdit aux moins de 18 ans — son auteur n’en a alors que 17 — mais est néanmoins projeté au marché du film de Cannes.

La rencontre avec Mylène Farmer

À 20 ans, il compose avec Jérôme Dahan la musique de Maman a tort et cherche une chanteuse pour l’interpréter. Il pense d’abord à Lio, mais le projet n’aboutira pas. Ensuite, il repère une jeune fille d’une quinzaine d’années mais y aurait finalement renoncé pour des raisons juridiques. Lors d’un casting, il tombe alors sous le charme d’une comédienne en herbe, séduit immédiatement par son « air psychotique ». « C’était elle. On ne l’avait pas encore entendue chanter mais je savais que c’était elle ». Mylène Farmer sort alors son premier 45 tours en mars 1984. La chanson bénéficie d’un vidéo-clip tourné pour la modique somme de 5 000 FRF. Depuis lors, le tandem Farmer-Boutonnat est inséparable.

Fort du succès de ce premier single, Laurent Boutonnat écrit et compose la majorité des chansons du premier album de la chanteuse, Cendres de lune, paru en 1986. Le second extrait, Plus grandir, introduit ce qui fera en partie le succès de la chanteuse : les vidéo-clips, que Laurent Boutonnat réalisera désormais en 35 mm, comme de véritables petits films avec génériques, bandes originales et avant-premières.

Le succès

La consécration n’intervient réellement qu’en 1986 avec le troisième extrait de Cendres de luneLibertine et son vidéo-clip inspiré de Barry Lyndon, succès confirmé par le single suivant, Tristana dont le clip est nommé aux Victoires de la musique. Laurent Boutonnat et Mylène Farmer, qui forment alors un couple à la ville, créent la société Toutankhamon SA.

Au printemps 1988, sort l’album Ainsi soit je…, entièrement composé par Boutonnat qui délaisse l’écriture au profit de Mylène Farmer. L’album est un triomphe (1 800 000 ventes). Ils tournent les clips de Sans contrefaçon (avec Zouc), Ainsi soit je…Pourvu qu’elles soient douces ([Libertine II], qui sera le plus long vidéo-clip scénarisé français : 17 min),Sans logique et À quoi je sers, qui entérinent le personnage de la chanteuse. Il met également en scène sa première tournée en 1989, et réalise le film En concert, toujours en 35 mm, qui sort l’année suivante.

En 1991, Boutonnat compose les musiques de L’Autre, le troisième album de Mylène Farmer, et réalise les clips de DésenchantéeRegrets et Je t’aime mélancolieDésenchantéeconnaît un énorme succès, et permettra à l’album de dépasser les deux millions de copies. Elle a également été la chanson française la plus diffusée dans le monde en 2004 selon la SACEM. Le vidéo-clip de Beyond my control (1992), censuré pour son contenu trop explicite, est le dernier réalisé par Laurent Boutonnat pour Mylène Farmer jusqu’en2001.

La réussite Laurent Boutonnat et Mylène dans Les Clips de Mylène Giorgino4Giorgino

En 1994, il réalise son rêve en tournant Giorgino (avec Mylène Farmer dans le rôle principal). L’atmosphère très sombre et la durée du film (3 heures) n’attirent pas les spectateurs, qui lui préfèrent Forrest GumpPulp Fiction ou encore Léon. Blessé par l’échec de son film, le réalisateur en rachète les droits et en empêchera toute diffusion. Il finira cependant par céder à la pression d’un public fidèle à son univers (des pétitions pour la sortie du film circulaient sur Internet) et, fortifié par le succès de Jacquou le Croquant, décidera d’éditer Giorgino en DVD, 13 ans après sa sortie en salles.

Retour musical

Début 1995, il participe à la composition de l’album Anamorphosée de Mylène Farmer, au son plus rock. Il travaille également à la conception de la tournée qui suit, et qu’il immortalise dans Live à Bercy (1997).

En 1997, il devient le producteur et compositeur de Nathalie Cardone, qui connaît un grand succès avec sa reprise de Hasta Siempre. Il participe à son premier album éponyme, et réalise les clips des singles PopulaireMon ange et Baila si.

En 1999, sort Innamoramento de Mylène Farmer, album qu’il compose en grande partie. Cependant, il ne participe pas à la conception du Mylenium Tour qui suit la sortie de l’album.

En 2000, il coproduit avec Mylène Farmer la jeune chanteuse Alizée, compose pour elle la musique de Moi… Lolita et réalise le clip. La chanson est un succès mondial (plus de2 millions de ventes), suivie par un album triomphal, Gourmandises, lui aussi signé Farmer/Boutonnat.

En 2001, il reprend la caméra pour Mylène Farmer et réalise les clips de Les Mots et Pardonne-moi. Il réalise également les clips d’Alizée Parler tout bas et J’ai pas vingt ans ainsi que son second album, Mes courants électriques. En 2003, il met en scène le spectacle de la jeune corse et reçoit la même année le Grand Prix de l’Auteur-Réalisateur de l’Audiovisuel, décerné par la SACEM. Il réalise l’année suivante un clip pour un jeune chanteur, Kamal Kacet, Ifkis. Laurent produit par ailleurs l’album de ce dernier, « Larmes noires ».

Troisième film

AlbumAvantQueLombreSmall dans Mylène AutrementEn 2005, sort Avant que l’ombre…, le sixième album de Mylène Farmer dont il compose la quasi-totalité des musiques. Il participe aussi, en association avec la chanteuse, à la mise en scène du spectacle Avant que l’ombre… À Bercy. Parallèlement, il entame le tournage de son nouveau long-métrage, une adaptation du roman d’Eugène Le Roy Jacquou le croquant, qui sortira en France le 17 janvier 2007. Moins sombre que Giorgino, le film reçoit un accueil plus chaleureux, et atteint le million d’entrées.

En 2008, il compose les musiques de Point de Suture, le septième album de Mylène Farmer, et participe à la direction artistique de son Tour 2009 (qui passera notamment par le Stade de France).

En 2011, il compose les musiques des deux inédits de 2001-2011 Du temps et Sois moi-be me, le deuxième best of de Mylène Farmer, ainsi que le clip du premier single inédit Du temps.

En 2012, il compose les musiques de Monkey Me, neuvième album de Mylène Farmer.

Filmographie

Clips

1984 : Mylène Farmer - Maman a tort

Concerts - Composition

Il est en outre l’arrangeur musical de tous les albums.

Compositions annexes pour Mylène Farmer : L’annonciation (1985), Puisque… (1988), Dernier Sourire (1989), À quoi je sers… (1989), La veuve noire (1989), Mylène is calling(1991), Que mon cœur lâche (1992), Effets secondaires (1999), L’histoire d’une fée, c’est… (2000), Devant soi (2007) (Bande originale de Jacquou le Croquant), C’est pas l’heure(2010) (en duo avec Line Renaud).

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Zouc et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 20 mars 2014

 

 

ZOUC : « Y’a d’la merde dans le tuyau ! » 

Zouc et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE alearule

 

 

le café-théâtre de la vieille grille , dans le IVe arrondissement    Zouc (de son vrai nom Isabelle von ALLMEN, née en 1950 à Saignelégier, dans le Jura suisse), débarque à Paris au cours de Tania Balachova, où elle fait sensation avec sa dégaine et sa démesure impayables. Elle ne tarde pas, durant la saison 69-70, à être engagée au Café-Théâtre de la Vieille Grille où Maurice Alezra offre une première chance aux jeunes talent singuliers de l’époque. En une semaine, Zouc est révélée. 

 

 

     Mylène FARMER avait rencontré la comédienne « comique » Zouc sur le plateau de Mon Zénith à moi… mais toute seule quelques mois auparavant. De leur fascination mutuelle est née l’envie de partager l’écran dans ce conte étrange, d’une grande tristesse. La production avait traité Zouc comme une reine, sa participation au clip était inespérée. Il lui ont même mis à disposition une voiture pour elle seule avec chauffeur pour parcourir la distance entre son hôtel et les lieux de tournage. Zouc était une femme instable, que beaucoup disaient folle. Elle était sortie d’une très grave dépression au début des années 1980, avant son retour sur le devant de la scène, en 1987 avec son spectacle L’Alboum. Après le tournage du clip, Zouc aurait visiblement rechuté…

« Je suis un steak haché suspendu à une corde à linge par jour de grand vent »

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contrer dans Mylène et L'ENTOURAGE    De 1988 et pendant 18 ans personne ne sait ce  qu’elle est devenue. On dit qu’elle a été depuis fin 1988 déplacée d’hôpitaux en hôpitaux psychiatriques… Interrogée à ce sujet en 1996 par Paul AMAR, Mylène FARMER avouera ne pas savoir non plus ce qu’est devenue Zouc. Elle se  rappellera seulement lors de cette émission de son « comportement étrange lors du tournage ». Mais Zouc n’est pas folle, et ne fait rien pour démentir. Elle avait juste passé 18 mois à l’âge de 16 ans dans un hôpital psychiatrique : 

« Après, j’ai abordé le monde différemment. J’ai compris qu’il fallait savoir faire mal pour vraiment aider quelqu’un, et qu’il faut toujours dire ce qu’on ressent, surtout aux gens perdus. »

    On avait noté quand même son apparition dans un film : Roi blanc, dame rouge, de Sergueï Bodrov (1993). Puis plus rien. Ce n’est que 13 ans plus tard qu’on apprendra qu’en 1997, Zouc a été opérée d’un cancer du sternum. Malheureusement, elle contracte à cette occasion une infection nosocomiale. Elle passe neuf fois de suite sur la table d’opération. On lui enlève les côtes. La nuit sous assistance respiratoire, le jour sous morphine, pouvant à peine marcher, elle est alors très diminuée physiquement. Elle réapprend à vivre lentement dans son Jura natal, avec un appareil respiratoire harnaché. Zouc ne remontra plus jamais sur scène.

« je suis encore là. Oh, pas dans un bon état, mais enfin, je suis
là, et je peux voir mon cœur battre sous ma peau. Je le vois d’autant
mieux qu’on m’a enlevé des côtes et que je n’ai plus de sternum. »

    Jérôme Garcin a interviewé Zouc en septembre 2006, on lit dans son article qu’elle réapprend doucement à vivre, retrouve son passé, malgré le harnais et l’assistance respiratoire :

« J’ai été frappée par la maladie. Le verbe «frapper» dit exactement ce qui m’est arrivé. Ça fait très peur, la maladie. Et puis je suis entrée dans un long tunnel. On m’a mise tout au fond d’un tiroir. J’aurais dû y rester. C’était fini. Je l’avais accepté. J’étais dans les bras de tout en haut, et j’ai tout lâché. Je vis aujourd’hui une expérience étrange : pendant dix ans, j’ai fait le chemin pour partir, et je suis encore là. »

« Je redécouvre tout comme si je venais au monde, chaque jour, je grandis un peu plus. Ce matin, j’ai humé les parfums d’un potager, c’était extraordinaire, presque enivrant. Lire près d’un feu de cheminée, prendre une douche seule, pour moi, ça tient du miracle. J’ai encore du mal à m’y faire. Tout revient peu à peu, mais c’est lent. Vivre, voyez-vous, est un très long apprentissage. »

« C’est au moment où la vie me pousse à retrouver mon passé à petits pas que je suis frappée par la dureté de mes souvenirs. Trente ans plus tard, malgré la maladie, peut-être à cause de la maladie, il me semble que je suis aussi violente, et même peut-être plus. »

 

    Jusqu’en décembre 2006 Nathalie Baye joua « Zouc par Zouc » au théâtre du Rond Point à Paris. Pièce tirée du livre du même nom où Hervé Guibert avait réussi à recueillir ses confidences. Bien que passant la plupart de ses journées à Paris, Zouc ne sera pas allé voir « sa » pièce : elle évite les lieux publics par peur des germes, et par ce mystère pourtant non entretenu, entre dans la légende.

Jodel Saint-Marc, décembre 2006.

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Mylène Farmer et Sophie Tellier

Posté par francesca7 le 20 mars 2014

Voici l’interview qu’a accordé Sophie Tellier au magazine Platine en février 1997. Elle évoque ses tournages sous la direction de Laurent Boutonnat. La chorégraphe de Mylène Farmer mène la danse…

Mylène Farmer et Sophie Tellier dans Mylène et L'ENTOURAGE alearule

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portrait de Sophie Tellier    Sophie Tellier s’occupe de la coordination des chorégraphies pour Mylène Farmer de 1986 à 1991. Elle recrute les danseurs et danseuses, leur apprend les mouvements, les enchaînement et veille à leur bonne synchronisation. Elle sera également chargée du casting des danseurs pour le concert de 1989. On peut d’ailleurs la voir dans les  chorégraphies lors des promotions de Tristana (1987), Pourvu Qu’elles Soient Douces (1988) et Sans Logique (1989). Ensuite, on la reverra dans les danseuses lors de la promotion de Désenchantée en mars 1991 où elle occupe toujours les mêmes taches. Suite à ça, elle décide de se consacrer entièrement à sa propre carrière et part en tournée avec une troupe de théâtre. Christophe Danchaud (qu’elle avait présenté à Mylène Farmer en 1987) assurera la relève pour le travail chorégraphique  auprès de la chanteuse. Il travaillera encore avec elle de longues années, quoique disparaissant de la scène pour les tournées postérieures à 1999..

 

 

Sophie Tellier compte toutefois revenir en 1993 auprès de Mylène et Laurent Boutonnat sur le tournage deGiorgino où on lui a proposé un rôle. Elle passera aussi par Canal Plus en 1994 où elle participera aux sketches d’Antoine DeCaunes. Elles joue encore aujourd’hui plusieurs pièces et comédies musicales à Paris et en Province. Elle est d’ailleurs remonté une nouvelle fois sur scène en septembre 2000 pour une comédie musicale :Du Vent dans les branches de Sasaffras. Elle a aussi joué dans le film de Jean-Pierre Jeunet Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (Dans la scène où Bretodeau se remémore son enfance avec la petite boîte, il se rappelle aussi des combinaisons de la tante Josette qu’il regarde par un trou caché par une photo… Cette tante Josette, c’est Sophie Tellier).

Elle participe après 2000 à plusieurs pièces de théâtre et comédies musicales comme Piaf, je t’aime (au Théâtre dy Gymnase à Paris), Roberto Zucco (aux bouffes du Nord), elle incarne Camille Claudel en 2005 dans Camille C.(au théâtre de l’oeuvre), puis partage l’échec du Clérambard (de Marcel aymé) conçu par Bigard en 2008.

alearule dans Mylène et L'ENTOURAGE

 

INTERVIEW

Sophie Tellier :     « Après avoir rencontré Mylène au festival du clip de Juan-Les-Pins en 1984, elle m’a rappelé pour travailler sur le corps, le physique et la danse, en séances particulières chez elle. A la suite de ça, Laurent Boutonnat à écrit le clip de Libertine, et m’a proposé de tenir le rôle de la méchante. »

Étiez-vous surprise de sa démarche ? Avant elle, les clips français étaient plutôt simplistes…

tristana119    J’étais surprise sans être surprise, parce que Laurent et elle véhiculaient un univers très personnel, que j’adorais. Je suis folle du XVIIIe siècle, je suis très grandes robes, duels, calèches. Depuis que je suis une toute petite fille, la seule chose qui m’intéresse, c’est d’être une marquise ! (rires) Même la danse classique, quand j’étais ballerine, nous amène dans cet univers un peu gothique, les cimetières… C’est intéressant de le remettre au goût du jour, c’était parfaitement assorti aux chansons et chacun des trois tournages fut un bonheur. Mylène m’a donné la chance de jouer des personnages de composition. J’étais toute jeune et je jouait des personnages de quadragénaires. A l’époque, je n’avais pas encore fait de courts-métrages, elle m’a donc vraiment mis le pied à l’étrier. Ca a un peu projeté la lumière sur moi, parce que nous représentions une entité, à nous deux. Moi, j’étais le mal, elle était le bien, on fonctionnait en opposé.

  

Étiez-vous très dirigée ?

    En me proposant le rôle, Laurent savait que j’allait en faire des kilos, que j’avais une démesure expressionniste, presque baroque, qui convenait à ce qu’il cherchait. Donc il me laissait une vraie marge de manœuvre. Il tournait souvent que deux prises. A la troisième il disait : « - Je ne coupe pas, fais ce que tu veux. » Alors j’enlevais ma perruque, je délirais…

Comment s’est déroulé le tournage de Tristana, dans le Vercors ?

tristana154    C’étais un peu Blanche-Neige et les Soviets, une ambiance de contes de fées qui parlait à mes origines bretonnes. Il y avait tout un début parlé, ce qui était très rare dans les clips, et en russe pour corser le tout ! Une interprète est venue nous faire répéter. J’étais complètement néophyte, contrairement à Mylène qui a un petit peu appris cette langue à l’école. J’ai une photo où je fais du bobsleigh des neiges avec elle, on est méconnaissables sous nos chapkas et nos lunettes… Ils m’ont proposé de passer pendant le montage, et c’était très dur de me découvrir à l’écran. Au moment où on le vit, on ne se rend pas compte de l’impact que ça peut avoir. J’étais aveuglée par mes yeux blancs de sorcière, j’avais les machines qui me tenaient les mains et les bras quand je courais… Au montage, j’étais hyper choquée. Et encore, Laurent l’a édulcoré ! Je ne pense pas qu’il ait gardé les rushes.

Vous vous étiez vue dans le premier clip ?

    Ils ont été assez malins. Par exemple, quand je crache le sang, ils m’interdisaient de ma regarder dans un miroir. On m’a nettoyé entre les deux prises sans que je ne voit rien. Je savais bien que j’étais un personnage féminin un peu extrême mais quand je l’ai vu à l’écran, j’étais très étonnée. Aujourd’hui, quand je retombe par hasard sur une rediffusion, ça me fait rire. Les gens me reconnaissent d’avantage dans la rue parce qu’avec dix ans de plus, je ressemble plus au personnage ! (Rires.)

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Collaborer avec Mylène et Laurent devait être quelque chose d’éprouvant,. Quelqu’un de timide aurait été balayé, à côté des exubérances de son manager Bertand LePage… Vous sentiez-vous plus solide qu’une autre fille de votre âge ?

tristana122    Je n’ai jamais eu de problèmes avec Mylène et  Laurent, à part quelques non-dits… Bertrand est quelqu’un d’incroyable, il a été à la base de tout. Moi, je ne pouvais pas péter les plombs. Il fallait que je reste à ma place (Bertrand LePage a fait un scandale lors de la réception donnée en honneur de Mylène FARMER à l’école des beaux arts en décembre 1989. Elle s’en sépara quelque jours plus tard. NDCP). Je sentais que Mylène avait confiance en moi, et que je pouvais m’appuyer sur elle en retour. Elle était très introvertie, très parano. Elle avait besoin de travailler avec des pointures qui ne soient pas stars, qui aient bon caractère. J’étais chargée de former les équipes avec qui elle allait bien s’entendre. D’ailleurs, elle a continué à travailler avec tous les gens que je lui ai présentés.

Après Pourvu Qu’elles Soient Douces, on ne vous voit plus dans les clips mais vous réglez les chorégraphies du EN CONCERT 89… (On voit Sophie TELLIER dans le clip de A quoi je sers en 1989 NDLR)

    Oui, j’ai fait le casting des danseurs et des danseuses de Sans Conterfaçon et j’ai participé aux télés jusqu’en 1991. Là; je me suis dit que je devais travailler pour moi, me lancer dans la comédie.

Avez-vous regretté de ne pas être de l’aventure Giorgino ?

tristana06    Au début j’avais un rôle. (celui de Marthe, encore une rivale! NDLR.) J’ai été écartée quand ils ont opté pour une distribution internationale. Ca m’a fait un peu de peine et je me suis détachée. J’ai l’impression que Mylène n’a jamais voulu le comprendre. On en a vaguement parlé, mais elle n’a pas dû saisir que c’était important pour moi. Quand j’ai vu le film, j’étais un peu déçue. Les images étaient splendides, mais c’était trop long… Laurent était plus carré dans ses clips, plus efficace. Il est très sûr de ce qu’il veut, il ne fait pas n’importe quoi n’importe comment. Je crois qu’il a fait ce qu’il a voulu. Il voulait un film à la David LEAN, très long, avec des étendues de paysages, la petite calèche qui traverse la neige pendant deux heures…

Propos recueillis le 12 février 1997. 
Platine, n°39, mars 1997, pp.19-20.

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Mylène et les dates qui changent

Posté par francesca7 le 1 février 2014

Mylène et les dates qui changent dans Mylène 2013 - 2014 6 Communiqué du label Polydor/Universal : « Polydor dément la rumeur selon laquelle le DVD Live de Mylène Farmer « Timeless 2013″ sortirait le 7 avril 2014. Nous vous informerons de la véritable date de sortie quand celle-ci sera fixée ».

C’est finalement le 7 avril que le nouveau film live de Mylène Farmer devrait arriver chez les disquaires. C’est en tout cas cette date que les bons de précommande envoyés aux magasins mentionnent, en plus d’annoncer différentes éditions qui raviront les collectionneurs. La chanteuse prévoit en effet la distribution de son film « Timeless 2013″ en DVD, en Blu-Ray et dans un coffret un peu plus classieux, sans doute à l’image de celui qu’elle a fait éditer pour la sortie le 9 décembre du double-album live « Timeless 2013″. Un coffret qui a d’ailleurs boosté les ventes du disque à l’occasion des fêtes de fin d’année. 140.000 exemplaires se sont écoulés en seulement deux mois. Un très beau succès pour un live, un format qui généralement ne dépasse pas le seuil des 100.000 ventes en France. 

                                                                                                 1

Le film sur grand écran le 27 mars

La sortie au printemps de ce DVD concorde tout à fait avec les propos et les images que François Hanss poste sur sa page Facebook depuis quelques semaines. C’est lui qui travaille actuellement sur le film, apparemment bouclé. Réalisateur de nombreux clips de Mylène Farmer (« Je te dis tout », « Je te rends ton amour »), François a également travaillé sur les vidéos live des précédents spectacles de la chanteuse, comme « Stade de France » (2010) et « Avant que l’ombre… à Bercy » (2006). Cette sortie concorde également avec la diffusion du film de la tournée, capté à La Halle Tony Garnier de Lyon en septembre dernier, sur grand écran le 27 mars. En partenariat avec Pathé Live, la chanteuse proposera de venir découvrir en avant-première les images de « Timeless 2013 – Le film » à l’occasion d’une séance unique dans plus de 160 salles de cinéma. 40.000 tickets se sont déjà arrachés, deux mois avant l’évènement.

Annoncée en grande pompe en septembre 2012, la tournée « Timeless 2013″ de Mylène Farmer a démarré en septembre dernier par une résidence de dix soirs au Palais Omnisports de Paris-Bercy. En passant par les plus grandes salles de l’Hexagone, la Russie, la Belgique, la Suisse et la Biélorussie, la chanteuse a rassemblé près de 500.000 spectateurs dans les salles en fin d’année dernière. Le spectacle, futuriste et plus lumineux qu’à l’accoutumée, a été l’occasion pour l’artiste de défendre ses deux derniers albums « Bleu noir » et  »Monkey Me ».

article de Jonathan HAMARD

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-90344.html#78t32kHwPgELC83c.99

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Mylène, c’était hier à LYON le 24 Sept 2013

Posté par francesca7 le 25 septembre 2013

Mylène, c’était hier à LYON le 24 Sept 2013 dans Mylène 2013 - 2014 a-lyon

A la Halle Tony Garnier

Site exceptionnel de 17 000 m2, la Halle Tony Garnier est une salle modulable aux multiples facettes pouvant accueillir des concerts, des spectacles, des salons et des expositions.

Construite en 1914, cette Halle qui porte le nom de son architecte, a accueilli l’Exposition Internationale de 1914, puis a servi d’usine d’armement pendant la première guerre mondiale et d’hôpital militaire pour enfin devenir le marché aux bestiaux des abattoirs à partir de 1928. Sauvée de la démolition et inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques en 1975, c’est seulement en 1988 que la Halle fut entièrement rénovée afin d’accueillir des manifestations variées. Une seconde rénovation a été également réalisée en 1999-2000.

La Halle Tony Garnier présente aujourd’hui la plus vaste superficie couverte sans piliers en Europe, avec une charpente métallique d’envergure. Malheureusement, un trafic énorme pour accèder à ce site et un trafic non moins énorme pour pouvoir en sortir…. Bref ! elle était là, avec une demi-heure de retard d’accord, mais elle était là, toujours aussi belle, un peu moins dynamique peut-être, mais si douce et gentille, la Belle Mylène ; sa voix toujours si exquise à nos oreilles avisées !

mylène Farmer jusqu’au au 28 Septembre 2013- Devenue le « Bercy » de Lyon depuis sa transformation dans les années 1990 en salle de concerts et d’expositions, la Halle Tony Garnier 

La particularité de la Halle Tony Garnier est que pour les concerts, cette salle est modulable en fonction du nombre de spectateurs. La salle peut ainsi accueillir de 5 000 à 18 000 personnes (assis et debout confondus).

La Halle Tony Garnier a été rénovée en 2000. On ne peut pas dire que l’on soit réellement bien assis dans les gradins, et d’autant plus qu’une chaleur étouffante sur les hauteurs ne permet pas de pouvoir se sentir réellement à l’aise. Mais heureusement, Mylène a su faire oublier tous ces tourments du corps en transpiration, par les élans de l’esprit en communication avec notre idole préférée…

Bref, ce fut une belle soirée et Mylène reste Mylène avec tout l’amour que mes 3 filles et moi lui portons….

 coeurs_1-572a6 dans Mylène AU FIL DES MOTS

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Fermeture d’un site

Posté par francesca7 le 25 août 2013

Fermeture d'un site  dans Mylène 2013 - 2014 mimi

Comme beaucoup de divas de la pop, Mylène Farmer suscite une véritable admiration de la part de ses fans. Pour preuve, les nombreux sites internet à sa gloire, celui-ci y compris, mais notamment l’un des plus importants :  mylene.net. qui m’avais fait des misères d’ailleurs, enfin bref ! Il était en ligne depuis 14 ans, comptait 50.000 inscrits et avait été visité 10 millions de fois en 2012.

Mais voilà, Mylène Farmer et Polydor ne semblent pas aimer la publicité gratuite et encore moins les sites de ce genre. C’est un coup de massue qui vient de tomber aujourd’hui : Menaces à répétition – Le site Mylène.net est dans l’obligation de fermer ses portes suite « à des menaces répétées de Polydor et des avocats de Mylène Farmer ».

Bizarre bizarre, j’ai une drôle d’impression là tout de suite en lisant cela, car sur ce blog ici présent, justement c’est le site mylene.net qui m’avait fait des misères pour que je ferme mon blog… ayant soit disant des photos exclusives (que l’on trouve dans tous les magazines). La justice divine y serait-elle pour quelque chose !!! eh bien moi j’y crois !

Mais tout cela est fini. Le site a dû fermer sous la pression de la chanteuse et de sa maison de disques Polydor.

Explication du site en question sur sa page d’accueil : « Nous devons suspendre définitivement notre site suite à des menaces répétées de Polydor et des avocats de Mylène Farmer ». D’après ce texte, les créateurs se voyaient demander d’importantes sommes d’argent pour continuer à exploiter leur site.

Je vous remercie de me suivre sur mon blog, souhaitant sincèrement rester l’une de ses Fans Spiritualiste, jusqu’au bout.

 

PS : le 20/08/13 par angie dans Commentaire :
ce n’est pas « l’agence de Mylène Farmer » qui  fermé ce site, merci de ne pas répendre des rumeurs comme celle-ci: MF s’en fout de ce site, elle est à l’aube  d’une grande tournée donc j’imagine que cette histoire est la dernière de ses préoccupations…et ce site mylenenet encore +!!!

 

vous aviez raison angie; message du 30/8/2013 sur mylènenet :  Réouverture du site Mylène.Net aujourd’hui avec une nouvelle équipe. Des explications détaillées vous seront données.

En attendant, écoutez et téléchargez le remix inédit de Monkey Me déjà dispo sur iTunes et calibré pour les radios :
https://itunes.apple.com/fr/album/monkey-me-remix-single/id694603243

amour-coeur-00011 dans Mylène dans la PRESSE

 

fleche-a-droite dans Mylène et des CRITIQUES MISE A JOUR EN DATE DU 12/10/2013

 Il semblerait bien que j’ai enfin trouvé ma réponse à cette grande magouille qu’aurait créé une fois de plus le site mylène . net : voici leurs pratiques en détails ici :  

  »ils n’en seraient pas à leur premier coup d’essai pour attirer l’attention  ! »

 et le pire, c’est que ça marche hihi !

http://www.lephare-ouest.fr/culture/musique/mylene-farmer-et-polydor-naiment-pas-la-publicite-gratuite/3210

 

 

MERCI DE VOTRE PRESENCE et à ceux qui m’ont soutenue également sur mon forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/f61-mylene-farmer !

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Une Mylène qui cartonne

Posté par francesca7 le 9 juin 2013

 

Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité vor ICI : http://devantsoi.forumgratuit.org/ 

 

Info Ozap.com. C’est la rentrée, et ça se voit. Cette semaine, les classements des meilleures ventes de disques en France recèlent de belles surprises : un record de ventes annuel pour un single, une très belle entrée d’un gagnant de la Star Ac (ça devenait rare) et du mouvement dans les charts digitaux. Les deux gagnants de la semaine sont incontestés : Mylène Farmer et Quentin Mosimann.

Une Mylène qui cartonne dans Mylène dans la PRESSE fanmariegabrielle2

Mylène inattendue

La plus grosse surprise arrive en tête du classement des meilleures ventes de singles. Mylène Farmer débarque directement en première place avec [musique:280720 "Dégénération"] (Polydor), enfin disponible en single physique. Le titre s’est littéralement arraché, affichant des ventes en première semaine de 27..401 exemplaires. Il s’agit purement et simplement du meilleur score enregistré par un single cette année, devant William Baldé et son [musique:276858 "Rayon de soleil"] (Warner). Celui-ci glisse d’ailleurs en deuxième position, avec des ventes tout à fait respectables de 18..115 exemplaires, en chute de 7%.

Côté entrées, le groupe September s’en sort plutôt bien avec son hit dance « Cry For You » (Absolute Sound). Le single entre en sixième position avec 5..861 exemplaires vendus, des ventes réservées ces derniers mois aux numéros un ou deux, et non aux derniers du top 10. Marc Antoine ne s’en tire pas trop mal non plus avec son deuxième single [musique:280056 "Comme il se doit"] (Hostile), dixième avec 4..118 ventes. Dernière entrée du top 20, Léa Castel s’offre la 17ème place avec [musique:281258 "Pressée de vivre"] (ULM), qui a séduit 2..167 acheteurs.

Très bon démarrage pour Quentin Mosimann

Après les échecs de Magalie Vaé et de Cyril Cinélu, Mathieu Edward, finaliste de Star Academy 7, avait inversé la tendance en juillet dernier. Mais Quentin Mosimann enfonce le clou et confirme que la Star Academy peut encore donner leur chance à des vendeurs de disques. Son premier album [musique:280012 "Duel"] (Mercury) débarque directement en deuxième position avec 11..180 ventes, soit près du double des ventes de première semaine de Mathieu, qui avait séduit 5..694 acheteurs en première semaine. Quentin réalise ainsi le meilleur démarrage d’un artiste issu de la Star Ac depuis Grégory Lemarchal en 2004.

Et Quentin aurait presque pu décrocher la pole position. « Duel » n’est qu’à quelques centaines de ventes de Coldplay, qui maintient cependant sa domination sur les ventes d’albums en France. [musique:277444 "Viva La Vida or Death and All His Friends"] (EMI) totalise 11..917 ventes. A noter enfin la belle entrée de Roch Voisine, troisième avec « Americana » (RCA). Son album de reprises de classiques américains a séduit 9..912 acheteurs en première semaine.

Mylène également en tête du digital

Du côté des téléchargements de titres digitaux, c’est le groupe Madcon qui s’offre la première place du classement. Avec 3..061 ventes, Madcon gagne une place avec « Beggin » (Jive Epic), et détrône le numéro un de la semaine dernière. Katy Perry perd une place avec [musique:281256 "I Kissed a Girl"] (Capitol), qui affiche 2..848 ventes (-2%). On notera l’entrée de Discobitch en quatrième position avec « C’est beau la bourgeoisie » (SonyBMG, 1..777 ventes), mais surtout la remontée spectaculaire de Mylène Farmer. La mise en vente digitale, une semaine avant la sortie physique, de son album [musique:281096 "Point de suture"] (Polydor) booste le premier single [musique:280720 "Dégénération"], qui gagne 35 places et se retrouve dixième avec 1..450 ventes, en hausse de 190%.

Côté albums, c’est aussi Mylène Farmer qui fait les gros titres. Son album [musique:281096 "Point de suture"] débarque directement en tête des charts digitaux avec 5..121 ventes. On est proche du meilleur score de l’année, mais Coldplay a fait mieux, avec 5..756 ventes en première semaine. La bonne forme de Mylène fait de l’ombre à Quentin Mosimann, qui se contente là-aussi de la deuxième position avec [musique:280012 "Duel"]. L’album affiche 706 téléchargements, et devance justement Coldplay.

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Johnny détrône Mylène

Posté par francesca7 le 28 mai 2013

VENEZ ME REJOINDRE SUR LE FORUM : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

Johnny détrône Mylène dans Mylène et des CRITIQUES mylene-image-anime

Disques : 

Le « Numéro » de Mylène Farmer a arrêté de sonner en tête du classement des meilleures ventes de singles. Une semaine après son entrée triomphale en tête des charts, [musique:287364 "Appelle Mon Numéro"] chute en troisième place, remplacé au sommet par Johnny Hallyday. Mais le rockeur français subit la même mésaventure dans les charts albums, remplacé au sommet par Christophe Maé.

Johnny ne finira jamais

Le dernier numéro un de Johnny Hallyday remonte à Noël 2005. A l’époque, [musique:7872 "Mon Plus Beau Noël"] était entré directement en tête des ventes de singles. Rebelotte cette semaine puisque le rockeur français s’offre la pole position avec [musique:287498 "Ca n'finira jamais"], premier extrait de l’album [musique:286596 "Ca ne finira jamais"] (Warner). Le single a séduit 13..893 acheteurs, et devance Guru Josh Project. Le titre « Infinity 2008″, numéro un il y a quinze jours, est stable en deuxième position avec 7..314 ventes, soit 5% de moins que la semaine dernière.

En revanche, la chute est beaucoup plus lourde pour Mylène Farmer. Avec seulement 5..376 exemplaires vendus en deuxième semaine, [musique:287364 "Appelle Mon Numéro"] (Polydor) est en effet victime d’un essoufflement de 66%. En septembre dernier, son single [musique:280720 "Dégénération"] avait subi un repli similaire en deuxième semaine à -69%. Il faut ensuite descendre jusqu’en 17ème place pour trouver la seule autre entrée du top 50, à part Johnny. Il s’agit du duo T.I./Rihanna sur [musique:284918 "Live Your Life"] (Warner), qui réalise une entrée un peu décevante avec 1..394 ventes seulement. Le titre devrait cependant grimper dans les semaines à venir, les passages en télé et radios n’ayant commencé que très récemment.

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Influence Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 29 avril 2013

 

 Influence Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE my-225x300

Après son dictionnaire des chansons, Benoît Cachin continue son exploration de l’univers farmérien en s’attachant, dans ce nouvel ouvrage, à mettre en avant les différentes inspirations de l’artiste.
Qu’elles soient picturales, cinématographiques, littéraires ou musicales, Mylène Farmer a, tout au long de sa carrière, semé les références, les allusions et les citations au sein de son œuvre (textes, clips ou concerts). Une manière pour cette artiste qui parle peu d’elle-même de dire à travers ses textes ce qu’elle aime et dévoiler ainsi ce qu’elle est.
Mylène Farmer Influences est donc un ouvrage atypique sur un personnage atypique : il nous propose une exploration minutieuse de son univers, à travers toutes ses influences et permet, en décryptant celles-ci, de creuser des pistes pour mieux comprendre le « mystère Farmer ».
Chaque référence est mise en avant sur une double page partagée entre le texte qui revient sur l’histoire de la chanson et sur le lien entre Mylène Farmer et l’artiste cité et une illustration de cette référence.
Ce livre est donc l’occasion de constater que l’œuvre de Mylène Farmer se construit autour d’un univers artistique varié, riche et cohérent.

 

clip_image002 dans Mylène dans la PRESSE  Revue de presse

« Benoît Cachin se livre cette fois à un passionnant exercice de décryptage des influences, plus ou moins avouées, qui ont guidé Mylène Farmer dans l’écriture de ses chansons. En tout, “41 petits diamants” (soit près de la moitié des textes écrits par la chanteuse) passés sous la loupe de l’orfèvre. C’est intelligent, documenté (pour Sans contrefaçon, par exemple, il explique très bien qui fut le chevalier d’Éon), joliment illustré, et on apprend plein de choses. Un livre de fan qui ravira les fans. »
Têtu

« Plus qu’une chanteuse, Mylène Farmer est un univers dont le journaliste Benoît Cachin nous ouvre les portes dans un ouvrage original et sensible. »
Vivre au Féminin

« Poe, Disney, le chevalier d’Éon, Garbo, les symbolistes, Le Divin Marquis, bien sûr : chanson par chanson, Benoît Cachin analyse avec emphase les sources d’inspiration de la libertine goth et quadra. »


parution dans VSD

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Mylène fait son Jacky show

Posté par francesca7 le 25 avril 2013

 

C’est le 6 novembre 1988 dans l’émission JACKY SHOW présenté par Jacky sur TF :

Mylène fait à nouveau escale sur le plateau de Jacky, cette fois-ci pour interpréter « Pourvu qu’elles soient douces ». Sur un podium installé face au jeune public, Mylène effectue sa chorégraphie avec des deux danseuses. Si elle est de nouveau habillée de sa courte robe noire à paillettes, elle porte cette fois-ci les cheveux lâchés. Lorsque la chanson s’achève. Mylène et ses danseuses tiennent la pose alors que Jacky les rejoint sur le podium.

Mylène fait son Jacky show dans Mylène en INTERVIEW mylene-farmer-sexy-3008249995_1_3_nijswm00-img-214x300

Jacky : Bonjour Mylène Farmer, ça va ?
Mylène Farmer :
Très bien, et toi ?

J : Je veux savoir : est-ce que tu peux me gifler ?!
sous les cris du public, Mylèn prend la tête de Jacky entre ses mains et lui fait un gros bisou. L’animateur est ravi !
MF :
Je peux demander aux danseuses aussi !

J : Ha c’est sympa, mais est-ce que tu peux encore me gifler comme ça ?!
MF : (elle montre sa main) Tu la vois, celle-là ? (rires)

En même temps, Sophie Tellier et Dominique Martinelli entourent Jacky. Accompagnées de Mylène, elles déposent chacun un gros bisou sonore sur la joue de Jacky, visiblement aux anges !

J : (au public) C’est sympa, non ? (A Mylène) tu t’es fait un shampooing aux carottes ?
MF : (elle semble avoir du mal à entendre à cause de la musique de fond) … shampooing

: … aux carottes !
MF : Oui.

J : Bon, merci Mylène Farmer !
MF : Tu peux me parler français une fois .

J : You speak english ?
MF : I speak english (rires)

Jacky salue ensuite Mylène puis celle-ci quitte le podium, suivie de ses danseuses.

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Mylène Farmer et Bernard Montiel

Posté par francesca7 le 25 avril 2013

 Mylène Farmer et Bernard Montiel dans Mylène en INTERVIEW 1989-02-a-263x300

LA UNE EST A VOUS, émission du 20 octobre 1988 présenté par Bernard MONTIEL, sur TF1

L’émission qui mélange variétés et séries à la carte, est désormais présentée par Bernard Montiel. Choses assez inhabituelle pour l’émission, Mylène est présente sur le plateau pour répondre à quelques questions de l’animateur et donner son avis sur les séries du jour, choses qu’elle ne manquera pas de faire, aux risques et périls de Bernard Montiel ! On la retrouve plus tard dans l’émission pour interpréter « Pourvu qu’elles soient douces » avec ses deux danseurs.

Assise sur un fauteuil face à Bernard Montiel, Mylène porte un pull et une veste marrons et a les cheveux lâchés.

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Bernard Montiel : (…) Bonjour Mylène !
Mylène Farmer : Bonjour

BM : Alors mylène Farmer, on peut pas parler avec vous de choses très… Ce que vous dites dans vos chansons, en général c’est toujours très fort, y a toujours des messages, y a un style de vie, y a un style qui vous correspond bien, qui vous va bien, que vous menez depuis le départ et ça, c’est bien d’avoir gardé cette même image, la sincérité, certainement, de l’honnêteté, mais alors tout de même, j’ai envie quand même de parler un tout petit peu avec vous de vos clips, qui sont tout de même absolument superbes et c’est Laurent Boutonnat qui les fait, je crois..
MF : c’est vrai, c’est le réalisateur, oui. C’est celui aussi qui compose à mes côtés.

BM : Alors, quelle est la participation de Laurent dans les clips ? Je crois que lui écrit les musiques, c’est ça ? et dans vos chansons ?
MF : (amusée) Dans les clips ou dans les chansons ?!

BM : D’abord dans les chansons, si vous voulez, et après les clips.
MF : Dans les disques, en premier lieu il est compositeur, donc c’est avant tout la musique. Et moi sur le dernier album « Ainsi soit Je… » j’ai fait quasiment l’intégralité des textes, si ce n’est Baudelaire – le poème de Baudelaire (« L’horloge ») et puis une reprise de « Déshabillez-moi ». Et quant aux clips, c’est lui qui écrit la plupart du temps les scénarios, et c’est toujours une collaboration.

BM : Dans ces clips, justement Mylène Farmer, on vous sent très très très bien. Alors est-ce que vous avez envie un jour d’interpréter un grand rôle au cinéma ? De quoi vous avez envie en fait quand vous… ?
MF : (elle l’interrompt) ça fait partie des projets que j’ai et des souhaits que j’ai, oui !

BM : Et alors le moyen, comme ça, d’avoir un rôle au cinéma, ça veut dire quoi pour Mylène Farmer ? Et puis de s’impliquer autant dans vos clips.
MF : D’avoir un rôle au cinéma, ça voudrait dire peut-être s’oublier un peu et plus avoir une autre vie, très certainement.

BM : Avoir une autre vie…
MF : Le temps d’une heure, c’est vrai ! Ce sera six mois de tournage mais c’est une heure de pellicule.

BM : Est-ce que quand on joue des rôles comme ça, Mylène – et puis on va s’arrêter là parce qu’on va présenter les séries aux téléspectateurs – est-ce que quand on joue des rôles aussi bien comme vous le faites, que ce soit d’ailleurs sur scène, que ce soit dans vos clips, est-ce que c’est pas aussi un moyen de s’évader d’une certaine réalité ?
MF : J’ai besoin de ça sinon je crois que j’en mourrai. C’est vrai que j’ai besoin de m’évader de la réalité, oui (sourire).

BM : J’ai lu quelque part dans la presse qu’elle avait des yeux d’anges déchu, et ça j’aime beaucoup. Je la regarde et c’est vrai (rire gêné de Mylène).

Bernard Montiel présente ensuite les séries du jour dans la catégorie « Aventures » (le nouvel homme invisible », « l’aventure est au bout de la route » et « l’Ouest aux deux visages ») et sollicite l’avis de Mylène.

BM : Alors Mylène, laquelle des trois séries éventuellement aimeriez-vous voir cet après-midi ?
MF : Si je vous réponds aucune (rires)

BM : Aucune ?! ça j’en étais sur ! D’ailleurs j’avais dit « elle va dire aucune » (rires) Une des trois ? Aucune ?
MF : Heu… Probablement le western, alors !

BM : ça je m’en doutais ! Bon, elle regardera pas, Mylène (rires)

C’est ensuite la catégorie « Comédie » avec au choix « La croisière s’amuse » ; « Marie Pervenche » et « Fame ». Là encore, l’avis de Mylène est sollicité.

BM : Alors attention à la réponse de Mylène Farmer, laquelle des trois séries aimeriez-vous voir Mylène ?
MF : s’il faut en choisir une, je crois la dernière série, parce que je trouve « Marie Pervenche » consternante (rires !)

BM : c’est gentil, ça lui fera plaisir (rires)

Bernard Montiel tente de reprendre son sérieux pour annoncer les séries de la catégorie « Policier » (« Mannix » ; « Mac Gruder et Lod » et « Cher inspecteur »)

BM : Alors Mylène ? (il rit d’avance)
MF : (dans un sourire) Je choisis « Chapeau melon et bottes de cuir »

BM : (il rit tellement qu’il bafouille) Parfait ! Pourtant la violence, en général ça vous fait pas peur, Mylène parce que dans vos clips y a beaucoup de violence !
MF : Oui, de la violence et du sang, mais quand bien même (rire)

Présentation de la dernière catégorie, celle des fictions, avec les séries « Loin de ce monde », « La quatrième dimension », « le sixième sens ».

BM :  Alors, Mylène ? qui a l’air tout à fait étonnée par ce qui se passe … (rires)
MF : Non, sans hésiter : « La quatrième dimension ». C’est toujours très bien filmé, intéressant, cohérent. Là oui ! je vote pour « La quatrième dimension » !

BP : (hilare) Alors ça, ça me fait plaisir ! Enfin elle aime quelque chose dans l’émission ! Merci Mylène !
MF : Merci !

BP : De toutes façons, on se retrouve tout à l’heure : vous allez chanter « Pourvu qu’elles soient douces » tiré de votre dernier album.

Plus tard dans l’émission, on retrouve Mylène qui s’est changée entre-temps pour interpréter son titre. C’est en effet les cheveux en chignon et en robe noire pailletée dos nu qu’elle chante « Pourvu qu’elles soient douces » accompagnée de ses deux danseuses sur le plateau de l’émission.

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Mylène en concert de 1989

Posté par francesca7 le 23 mars 2013

Mylène en concert de 1989 dans Mylène AU FIL DES MOTS bio5

C’est Thierry Rogen, le preneur de son du spectacle, qui se souvient de ces concerts lors d’une interview accordée à Instant-Mag (n°14, été 2003) : « le concert de 1989 est l’une de mes plus belles expériences professionnelles, mais en même temps l’une des pire. Une des plus belles, parce que j’avais suivi de façon presque familiale la carrière de Mylène et que c’était un moment important ; a l’époque, Mylène n’existait que par l’image de ses clips, et se montrer en public était quelque chose de nouveau pour elle. Là où elle m’a épaté, c ’est qu’elle a un tel professionnalisme qu’elle a cassé toutes les barrières. La préparation du concert a aussi été très difficile dans le travail quotidien parce que comme tout ce qui concernait Mylène et selon la volonté de Laurent Boutonnat, il fallait que le spectacle soit « énorme ». Je ne sais pas si nous étions tous préparés à quelque chose d’aussi grand. On a eu peur jusqu’au bout de ne pas être à la hauteur, et je me souviendrai toute ma vie du premier concert à Saint Etienne. On a été les premiers à mettre des synthés et des séquences sur scène, avec une technologie qui n’était pas aussi au point qu’aujourd’hui.

On avait le problème suivant : les disques de Mylène étaient tellement sophistiqués dans la production qu’on ne pouvait pas aller sur scène et placer simplement un batteur, un bassiste et un guitariste. Il fallait que le public retrouve sur scène la couleur des albums, qui comportaient des tonnes de séquences et de programmation. Donc, en plus des choristes et de Mylène sur scène, il y avait aussi certains backings, qui comportaient des séquences de voix. C’est peut-être ce qui a amené la critique, parce que les gens disaient que le son était trop énorme pour ne sortir que de la scène. Mais, quand U2 est en concert, et que The Edge est tout seul sur scène l’énorme son qui sort de sa guitare ne vient pas de lui ! Donc où est la critique ?

Si on veut se prendre un spectacle dans la figure, les détails techniques qui font qu’on met du ruban autour du paquet, qu’est-ce que ça peut faire aux gens ? Tous le monde utilise les séquenceurs sur scène. Donc en quoi est-ce critiquable ? Quand Mickael Jackson ou Madonna font ça, tout le monde les encense, alors qu’à la différence de Mylène, ils chantent en plus en play-back sur scène. Si vous voulez allez assister à un live unplugged à la bougie, allez voir Francis Cabrel parce que ses chansons s’y prêtent ; pas celles de Mylène.

Et Rogen a raison, la critique sera dure avec Mylène. L’attendant au tournant depuis cinq ans, elle fond sur Mylène en prétendant qu’elle ne sait pas chanter, que le spectacle est glacial, que c’est la première et dernière fois que la chanteuse monte sur scène ;.. Bref, rien de tendre, tandis que le public est lui au rendez-vous et se déclare aux anges ! Il faut dire que Mylène a vu grand, très grand. Conçu par Mylène Farmer, Laurent Boutonnat et Gilles Laurent   , le show est un concept avec un début et une fin. Très cohérent, le spectacle met en scène Mylène dans un décor (réalisé par Hubert Monloup) représentant ce qui semble être un cimetière – plus tard, Gilles Laurent précisera qu’il ne s’agit pas d’un cimetière à proprement parler mais de monolithes à la façon du site de Stonehenge. Un moine encapuchonné ouvre d’immenses grilles au début du spectacle avant L’Horloge et les referme après Je voudrais tant que tu comprennes. Les costumes sont de Thierry Mugler et les lumières de Jacques Rouveirollis – la crème de la crème donc. Il n’y a guère que Sylvie Vartan qui, à cette époque en France, soit capable de créer de tels shows (elle est la première à l’avoir fait).

Sur des chorégraphies de Mylène, huit danseurs entourent la chanteuse : Sophie Tellier (la rivale de Libertine et coordinatrice des chorégraphies) Edwige Chandelier    , Christophe Danchaud, Bruno Balto, Georges Barrier, Alicia De la Fuente, Pascal Montrouge et Marianne Filadi (respectivement remplacés par Yann Joans et Dominique Martinelli après la première et le Palais des Sports de Paris). Côté musiciens, là encore Mylène et Boutonnat prennent les meilleurs du moment : Bruno Fontaine     (direction musicale et claviers), Yves Sonna (batterie), Philippe Drai (Percussions), Slim Pezin (guitares, Christian Padovan (basse), Jean-Philippe Audin (violoncelle), Carole Fredericks et Beckie Bell (choristes), ainsi que Patrick Bourgouin (flûte et saxophone, uniquement pour la première et le Palais des Sports).

La tournée est un vrai succès, et plus de 300 000 spectateurs verront Mylène sur scène en 1989. La chanteuse a donc réussi son pari et se paie même le luxe de terminer son marathon par deux dates à Bercy ; elle est aussi la première Française à chanter dans l’énorme POPB (les 7 et 8 décembre 1989).

mylene-89 dans Mylène et mes BLABLASCôté track-listing, Mylène n’a que deux albums à son actif en 1989, elle opère donc un mix des deux ; de Cendres de lune, elle chante Plus grandir, Maman a tort, Tristana et Libertine, et d’ainsi soit je… elle interprète L’Horloge, Sans logique, Pourvu qu’elles soient douces, Allan, Sans contrafaçon, Jardin de Vienne, Déshabillez-moi et Ainsi soit Je… Elle agrémente le tout de deux titres présents seulement sur SP (Puisque et A quoi je sers…) (pour ce dernier uniquement à partir de fin septembre pour le lancement de la tournée) et d’un inédit, une reprise de Marie Laforêt, Je voudrais tant que tu comprennes, pour clore le spectacle. Quinze titres donc pour des chorégraphies endiablées (notamment celles de Libertine et de Tristana, qui reprennent l’idée des clips) et des moments très émouvants où la chanteuse semble en parfait communion avec son public (ainsi soit je… Je voudrais tant que tu comprennes ..)

Bref, de quoi fermer le bec aux détracteurs de Mylène, qui seront bien obligés de reconnaître le succès (et le talent) de la chanteuse. Elle entre alors dans la cour des grands. Le disque de l’intégrale du concert sort au moment des derniers spectacles à Bercy (le 6 décembre 1989) et connait un succès prodigieux (près de 600 000 exemplaires vendus). La vidéo du concert sort, quant à elle, le 5 novembre 1990, soit plus d’un an après le début de la tournée (VHS Mylène Farmer en concert, le film, Polydor 082 814-3).

Une vidéo aujourd’hui épuisée, amputée de deux titres, Allan et Plus grandir, et de l’instrumental Mouvements de lune partie I. là encore le succès sera au rendez-vous, puisque cet enregistrement sera certifié « vidéo de diamant »… Cependant, une polémique subsiste toujours concernant ce film. Comme l’a précisé Bertrand Lepage dans la presse de l’époque (Podium n° 215, de décembre 1989), Boutonnat a retourné des séquences sans le public ce qu’on lui reprochera, car la vidéo apparaît quelque peu sans chaleur à certains moments.

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 59/220

 

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Mylène Farmer pour les Canadiens

Posté par francesca7 le 31 décembre 2012

 

Ce sont les Canadiens qui bénéficient de We’ll Never Dies en SP (sans pochette) au premier trimestre 1986, le titre étant sortie uniquement sur l’album en France. Une chanson qui, malgré son titre anglais (littéralement ; « Nous ne mourrons jamais »), est chantée en français par Mylène, Boutonnat, et donc indirectement Mylène évoque dans son texte le conflit israélo-palestinien.

Mylène Farmer pour les Canadiens dans Mylène AU FIL DES MOTS 250px-palest_against_british

Certains analyste parlent dans d’un texte sur l’Intifada (ce qui n’est pas possible, puisque la première Intifada date de 1987). Quoi qu’il en soit, le texte est politiquement très engagé (ce qui représente une exception dans le répertoire de Mylène, avec Souviens-toi du jour….). La chanteuse parle ici d’un enfant (« Petit garçon perdu / Le désert t’a déchu ») qui fait la guerre pour son peuple et plus précisément sa mère (la mère patrie ?) : « T’as fait la guerre pour ta mère / elle t’a mis au monde en terre ». Ces deux vers de la chanson nous apprennent également que l’enfant révolutionnaire (« Gavroche ou bien bidoche ») fait une guerre vaine puisque son sort est inévitable et son combat perdu d’avance. En quelques sorte, il est né pour mourir … Et si nous parlons plus haut de conflit israélo-paslestinien, c’est que Boutonnat évoque directement le Dieu des musulmans dans son texte ; « Tu seras un ange là-bas / Au nom d’Allah, alléluia ». Une chanson assez dure au final qui bénéficie d’un pot avec des chœurs anglophone (Carole Frédericks) : « Dawn is breaking now / How long does it take to die ? » (« L’aurore commence à se lever / Combien faut-il de temps pour mourir ?)

On imagine ainsi cet enfant dans le désert en train de regarder l’aurore se lever en se demandant quand il va finalement mourir…

Image de prévisualisation YouTube

 

issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 30/220

 

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Mylène, sodomique de corps et d’esprit

Posté par francesca7 le 21 décembre 2012

Pourvu Qu’elles Soient Douces a intégralement été tourné au sud de la ville de Rambouillet (Yvelines), dans le parc régional de la Haute Vallée de Chevreuse, en bordure du bois de la Droue (appelé aussi « bois Saint-Benoît »). La séquence de la bagarre dans l’eau avec la rivale a été tournée au même endroit, dans une rivière nommée « La Drouette ».

Mylène, sodomique de corps et d'esprit dans Mylène dans la PRESSE clippqsdmini07S’il est bien un film qui ai valu à Laurent Boutonnat le qualificatif de « mégalo » que lui a attribué la presse, c’est bien Pourvu Qu’elles Soient Douces. Un clip de  18 mn, avec cinq jours de tournage (nuit et jour), six cent figurants et un budget de 1,5 millions de francs (et non 3 comme annoncés à l’époque) peut il être encore appelé un clip ? Au delà des moyens mis en oeuvre, reconnaissons au réalisateur d’utiliser les méthodes et le matériel d’une production cinématographique. Laurent Boutonnat utilise de la pellicule 35 mm, couleur ou noir & blanc, il use des travellings sur rail, des grues, des loumas et des steady-cam. Son cinéma est identifiable, par son vocabulaire et encore plus par la grammaire qu’il applique à l’agencement de ses plans. En ce sens, Libertine II est l’exemple type du cinéma de Laurent Boutonnat qu’il faudrait montrer à quelqu’un qui ne connaîtrait pas encore sa façon de le concevoir. PQSD obéit à une structure chère au cinéaste : on y retrouve l’héroïne, comme toujours Mylène Farmer, moitié bourreau moitié victime, on y retrouve aussi un contexte historique, daté ou non. La fin du film touche souvent à l’onirisme (Tristana, Sans Contrefaçon). L’armée de terre a mis a disposition de Laurent Boutonnat six cent hommes pour jouer les troupes anglaises et françaises. Les costumes sont confectionnés par l’équipe de Carinne Sarfati et les chevaux utiles aux cascades proviennent de l’écurie de Mario Lurashi (auquel Boutonnat refera appel pour le cheval noir de Giorgino). C’est d’ailleurs le célèbre dresseur qui tiens le rôle du lieutenant français qui achète les ribaudes. Pour mener la troupe de prostituées, Sophie Tellier est rappelée pour tenir le rôle qu’elle jouait dans Libertine I.

Contrairement à Libertine I qui a été entièrement story-boardé, cet épisode à été lui conçu sur un découpage technique  complet (méthode favorite de Laurent Boutonnat ). Voici les    commentaires de la presse « jeune » de l’époque qui retracent le travail de Laurent Boutonnat.

    Égérie clipée, sculpturale, allure rousse comme les interdits, Mylène la Farmer, sur laquelle on fantasme, a réussi la galipette majuscule d’accéder au trône de la renommée sans douleur… Révélation 1988, elle a supplanté ses consœurs, ne leur laissant que le choix des larmes. Sulfureuse, diabolique, corrompue au champ du sexe, la libertine  qu’elle ose paraître, a récidivé dans le sens, d’un empire des sens non recommandé par l’office catholique… « Sodomique de corps et d’esprit… 

clippqsdmini20 dans Mylène et des CRITIQUESDans Pourvu Qu’elles Soient Douces, telle une chevalière sans honte et sans reproche, Mylène a posé sous toutes ses coutures, et via cette violence romanesque, digne des épopées d’antan, elle a flirté avec les fleurs du mâle… Androgyne, l’ambiguïté calquée à son « Moi-je », Farmer pourchasse les bonnes manières, fouette les tabous et coupe l’herbe sous le pied des lignes « bien pensantes ». Iconoclaste et révoltée, l’âme entre deux désespoirs, Mylène joue dans ses clips celle qui n’est ni tout à fait elle, ni tout à fait une autre. Incandescente, irréelle et décadente. 

Farmer chuchote les mots et montre les images. Laurent Boutonnat, son frère d’émotion vénère sa muse. Il lui fait chanter des notes d’auteur et lui taille des portraits à travers des clips cinématographiques. Mes chers frères prions pour elle : la pécheresse officielle de cette fin de siècle. N’est-il pas vrai qu’il y a du « Marie-madeleine » en elle, mais en doutiez-vous ? Après les mots, les photos tournées en forêt de Rambouillet avec décors et costumes… S’il vous plait… quel faste !

Graffiti, Décembre 1988. 

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Mylène Farmer apprécie Emily Dickinson

Posté par francesca7 le 16 décembre 2012

 

Emily Elizabeth Dickinson, née le 10 décembre 1830 et morte le 15 mai 1886, est une poétesse américaine. Née à Amherst dans leMassachusetts, dans une famille aisée ayant des liens communautaires forts, elle a vécu une vie introvertie et recluse. Après avoir étudié dans sa jeunesse, durant sept ans à l’académie d’Amherst, elle vit un moment au séminaire féminin du mont Holyoke avant de retourner dans la maison familiale à Amherst. Considérée comme une excentrique par le voisinage, on la connaît pour son penchant pour les vêtements blancs et pour sa répugnance à recevoir des visiteurs voire, plus tard, à sortir de sa chambre. La plupart de ses amitiés seront donc entretenues par correspondance.

Description de cette image, également commentée ci-après

Bien qu’ayant été un auteur prolifique, moins d’une douzaine de ses presque mille huit cents poèmes ont été publiés de son vivant. Ceux qui furent publiés étaient généralement modifiés par les éditeurs afin de se conformer aux règles poétiques de l’époque. Les poèmes de Dickinson sont uniques pour leur époque : ils sont constitués de vers très courts, n’ont pas de titres et utilisent fréquemment des rimes imparfaites et des majuscules et une ponctuation non conventionnelle1. Un grand nombre de ses poèmes traitent de la mort et de l’immortalité, des sujets récurrents dans sa correspondance avec ses amis.

Même si la plupart de ses connaissances devaient savoir qu’Emily Dickinson écrivait, l’étendue de son œuvre ne fut connue qu’après sa mort, en 1886, quand Lavinia, sa plus jeune sœur, découvre sa cachette de poèmes. Son premier recueil est publié en 1890 par des relations personnelles, Thomas Wentworth Higginson et Mabel Loomis Todd, qui en altéreront fortement le contenu. Ce n’est qu’avec l’édition de Thomas H. Johnson en 1955, Les poèmes d’Emily Dickinson (The Poems of Emily Dickinson), que paraît pour la première fois un recueil complet et pratiquement intact de son travail. Malgré des critiques défavorables et un grand scepticisme vis-à-vis de ses performances littéraires de la fin du xixe siècle au début du xxe siècle, les critiques considèrent à présent Emily Dickinson comme un poète américain majeur.

 

Emily Dickinson naît dans la période précédant la guerre de Sécession, à un moment où de forts courants idéologiques et politiques s’affrontaient dans la haute et moyenne bourgeoisie américaine.

Même les familles les plus aisées n’ont alors ni eau chaude ni salle de bains. Les tâches ménagères représentent une charge énorme pour les femmes (même dans la famille Dickinson qui, en raison de sa position économique confortable, dispose d’une servante irlandaise). De ce fait la préoccupation d’Emily d’obtenir une bonne éducation constitue une exception dans la société rurale de la Nouvelle-Angleterre de son époque.

La chorale de l’église est pratiquement la seule expression artistique acceptée par la sévère religion puritaine partout présente. L’orthodoxie protestante de 1830 considère les romans comme une « littérature dissipée » et interdit les jeux de cartes et la danse. Il n’existe pas plus de concerts de musique classique que de représentations théâtrales. Pâques et Noël ne sont pas célébrés jusqu’en 1864, année où la première Église épiscopale, qui y introduit ses coutumes, est établie à Amherst. Les réunions de femmes seules, autres que le thé quotidien entre voisines, ne sont pas tolérées non plus.

Mylène Farmer apprécie Emily Dickinson dans Mylène et les AUTEURS fannicolas3-246x300Une fois l’Amherst College fondé par le grand-père et le père d’Emily, l’union entre celui-ci et l’église commence à former des missionnaires qui partent d’Amherst pour propager les idéaux protestants dans les recoins les plus reculés du monde. Le retour occasionnel de certains de ces religieux aboutit à l’introduction de concepts, d’idées et de visions nouvelles dans la société conservatrice du village qui commence alors à établir un contact avec le monde extérieur et tend à abandonner les coutumes et croyances d’antan plus rapidement que dans les autres endroits de la région.

Après la mort d’Emily, Lavinia tient sa promesse et brule une grande partie de sa correspondance. Cependant, elle n’avait laissé aucune instruction au sujet des quarante livrets et feuilles volantes rassemblés dans un coffre fermé à clé. Lavinia reconnait la valeur des poèmes et devient obsédée par leur publication. Elle demande alors de l’aide à la femme de son frère, Susan, puis à sa maîtresse, Mabel Loomis Todd. Une querelle s’ensuit, divisant les manuscrits entre les maison de Mabel et de Sue, et empêchant la publication des œuvres complètes d’Emily pendant plus d’un demi siècle.

Le premier volume des Poèmes d’Emily Dickinson, édité conjointement par Mabel Loomis Todd et T. W. Higginson, parait en novembre 1890. Même si Mabel Todd prétend que seuls des changements essentiels ont été faits, les poèmes ont été largement modifiés pour convenir aux standards de ponctuation et de majuscule de la fin du xixe siècle, se permettant des réécritures occasionnelles pour diminuer les circonvolutions d’Emily. Le premier volume, rassemblant 115 poèmes, est un succès critique et financier, et sera réédité onze fois pendant deux ans. Poems: Second Series suit en 1891, déjà réédité cinq fois en 1893; une troisième série parait en 1896. En 1892, un critique écrit : « Le monde ne sera pas satisfait tant que la moindre bribe de ses écrits, lettre ou œuvre littéraire n’aura pas été publié ». Deux ans plus tard, deux volumes paraissent rassemblant des lettres d’Emily Dickinson fortement modifiées. En parallèle, Susan Dickinson place quelques poèmes d’Emily dans des magazines littéraires commeScribner’s Magazine ou The Independent.

Entre 1914 et 1929, la nièce d’Emily, Martha Dickinson Bianchi, publie une nouvelle série de recueils, incluant de nombreux poèmes inédits, mais toujours avec une ponctuation et des majuscules normalisées. D’autres volumes suivront dans les années trente, édités par Mabel Todd et Martha Dickinson, rendant progressivement disponibles des poèmes inconnus jusque là.

La première publication critique a lieu en 1955 sous la forme de trois nouveaux volumes publiés par Thomas H. Johnson. Ils seront la base de toute étude ultérieure de l’œuvre d’Emily Dickinson. Pour la première fois, les poèmes sont imprimés quasiment sous leur forme originale. Ils n’ont pas de titre, sont classés dans un ordre chronologique approximatif, parsemés de tirets et de majuscules irrégulières, et souvent extrêmement elliptiques. Trois ans plus tard, Thomas Johnson et Theodora Ward éditent et publient un recueil complet des lettres d’Emily.

Œuvre 

Éditions anglaises

  • (en) Thomas H. Johnson (ed), The Complete Poems of Emily Dickinson, Boston: Little, Brown & Co., 1960 (ISBN 0316184136)
  • The Poems of Emily Dickinson, présenté par R. W. Franklin, Cambridge: Belknap Press. (ISBN 0674676246), 1999

Éditions françaises

  • Vingt poèmes, Minard, 1963
  • Quarante-sept poèmes, traduction de Philippe Denis, Genève, La Dogana, 1987
  • Poèmes, Belin, 1989
  • Vivre avant l’éveil, Arfuyen, 1989
  • Une âme en incandescence, traduction et présentation de Claire Malroux, collection « Domaine romantique», José Corti, 1998
  • excuses dans Mylène et les AUTEURSAutoportrait au roitelet, Hatier, 1990
  • Lettre au monde, Limon, 1991
  • Escarmouches, La Différence, 1992
  • Lettres au maître, à l’ami, au précepteur, à l’amant, traduction et présentation de Claire Malroux, collection « Domaine romantique », José Corti, 1999
  • Avec amour, Emily, traduction et présentation de Claire Malroux, collection « Domaine romantique », José Corti, 2001
  • Y aura-t-il pour de vrai un matin, traduction et présentation de Claire Malroux, collection « Domaine romantique », José Corti, 2008
  • Quatrains et autres poèmes brefs, traduction et présentation de Claire Malroux, édition bilingue, Gallimard, coll. poésie, 2000
  • Car l’adieu, c’est la nuit, édition bilingue français-anglais, traduction et présentation de Claire Malroux, collection NRFGallimard, 2007
  • Lieu-dit, l’éternité : Poèmes choisis, édition bilingue français-anglais, traduction et présentation de Patrick Remaux, collection Points, Seuil, 2007
  • Poésies complètes, édition bilingue, traduction de Françoise Delphy, Flammarion, 2009

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