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Mylène sera une Icône gay

Posté par francesca7 le 26 octobre 2015

 

 

  Mylene-Farmer-    Elle porte une chemise blanche recouverte d’un gilet et un nœud papillon négligemment défait afin de dégager le cou. Ses joues sont maculées de mousse. Un rasoir jetable à la main, des têtes de mort plein les phalanges, elle sourit de la farce qu’elle nous joue. L’image est kitsch à souhait. Pour son grand retour en 2008, Mylène fait la couverture de Têtu. Tout un symbole. En principe, c’est un torse de garçon qui est photographié en une du mensuel destiné à la communauté gay. Mais pour elle, le rédacteur en chef a fait une exception, à condition qu’elle change de sexe le temps d’une séance photo. Ce qu’elle a accepté avec plaisir, manifestement enjouée lorsqu’elle répond aux questions du journaliste Benoît Cachin. Dans les pages intérieures, elle porte un haut-de-forme et une canne au pommeau d’argent. Sur une autre photographie, elle passe trois doigts à travers la braguette de son pantalon et éclate de rire. 

      Entre la star et la communauté homosexuelle, il existe une connivence qui relève de l’évidence. Bien sûr, il faut se garder de toute simplification abusive : tous les gays ne sont pas fans de Mylène Farmer et les fans de Mylène Farmer ne sont pas tous gays. Toutefois, même si la chanteuse touche un très large public, ceux qui sont le plus prompts à l’idolâtrer ont souvent le goût d’aimer des êtres du même sexe. Il suffit de flâner dans les forums qui lui sont consacrés pour s’en convaincre : au même titre que certains livres ou certains films, la star fait partie de ces boussoles qui aident les homosexuels à assumer pleinement leurs penchants. Bref, elle jouit du statut d’« icône gay », avec tout ce que cela suppose de vénération, mais aussi d’exigence. Elle le sait, même si elle prend soin de réfuter l’étiquette par une pirouette : « Je me méfie du terme “icône”… Ce sont celles que l’on brûle en premier. » 

      En outre, bénéficier de l’amour de cette communauté est une chance ; mieux encore, un privilège. « C’est un public pointu, sensible et avant-gardiste. Nous nous suivons depuis de nombreuses années, c’est important pour moi. » En matière de tendances, il est vrai, les gays sont souvent à la pointe. Alors tant qu’ils la soutiennent, Mylène est au moins à l’abri du risque de devenir has been. Sans doute parce qu’ils nourrissent le sentiment qu’elle leur appartient un peu, ils attendent beaucoup d’elle en contrepartie, et elle n’a pas d’autre choix que de se montrer à la hauteur de ce désir. Ce degré d’exigence fait partie des moteurs qui la font avancer, la poussent à toujours donner la pleine mesure de son talent.

« Vous savez, ce public est unique. J’en suis consciente ! C’est lui qui me donne l’envie de me dépasser à  chaque fois. » 

      On ne devient pas une icône gay par hasard. Il ne suffit pas d’avoir à son répertoire une chanson sur le sujet pour mériter ce label décerné avec parcimonie. Il ne suffit pas non plus de le vouloir, encore faut-il l’incarner avec sincérité, sans trucage. Mylène est entrée dans le métier en interprétant Maman a tort, l’histoire d’une jeune fille amoureuse de son infirmière. Pas étonnant que les homosexuels aient immédiatement adhéré à son univers. Avec Sans contrefaçon, elle a encore marqué des points. Cet hymne à l’ambiguïté sexuelle est devenu un référent incontournable dans la communauté gay – dans le film Pédale douce, le réalisateur Gabriel Aghion l’a d’ailleurs utilisé dès la première séquence. Puis il y a eu le look à la garçonne, façon héros de Dickens, de l’époque Désenchantée. Autant de signes de ralliement pour bien des gays. Par la suite, Mylène a conforté sa place dans leurs cœurs en exacerbant, au contraire, sa féminité, comme l’avaient fait avant elle une Dalida ou une Sylvie Vartan. 

     En outre, elle continue à multiplier les œillades dans leur direction. Un exemple ? Le 9 mars 1995, après avoir chanté L’Instant X dans une émission de télévision, elle embrasse sur la bouche Valérie Bony, une de ses danseuses. V  oilà pour les filles qui aiment les filles. Sur scène, lors de la tournée 1996, ce sont plutôt les garçons qui aiment les garçons auxquels elle adresse des signes de sympathie. Ainsi, pour la scénographie de Sans contrefaçon, les quatre danseurs qui l’entourent ont été grimés en drag queens. Shorts pailletés, bottes à talons compensés, perruques frisées et boas multicolores, ils en font des tonnes dans le côté maniéré. Et Mylène s’en amuse, riant aux éclats, tandis qu’elle distribue à l’envi d’amicales fessées. Autre clin d’œil appuyé à ses fans homosexuels, les deux militaires qui s’embrassent à bouche que veux-tu dans le clip de Dégénération, avant de se déshabiller et de s’enlacer. 

     Parce qu’elle déteste les étiquettes, Mylène refuse toutefois de se laisser enfermer dans une proximité par trop fusionnelle qui pourrait la couper des autres publics qui l’apprécient. « Les homosexuels m’ont toujours porté un grand intérêt et de la chaleur. J’en suis ravie, mais je ne vis pas dans leur monde. » Ailleurs, elle pousse plus loin la confidence : « Ce sont des gens particulièrement sensibles, qui me comprennent et que je comprends. J’aurais certainement pu être homosexuelle mais je ne le suis pas devenue. » 

     Un propos qui a de quoi interpeller les fans. Est-ce à dire que la chanteuse a elle-même, par le passé, douté de son identité sexuelle, comme cela arrive à nombre d’adolescents ? Possible, même si cela ne signifie nullement qu’elle ait goûté aux plaisirs saphiques. Certes, la rumeur, particulièrement prolixe sur son cas, lui prête des liaisons avec des personnes des deux sexes. Mais elle ne s’est jamais expliqué sur la question, et c’est bien là son droit le plus strict. Portons toutefois une oreille attentive au refrain d’Eaunanisme, chanson qui figure sur l’album Anamorphosée : « C’est si doux la brûlure / Là où ta main me touche, Eau / Et coule cette écume / De ma bouche. » Si Mylène possède un tempérament pudique, son œuvre l’est souvent beaucoup moins. 

     « Qu’est-ce qui vous séduirait chez les femmes ? » demande Benoît Cachin à la chanteuse, caressant l’hypothèse, même s’il s’agit d’un jeu, qu’elle pourrait être attirée par des personnes de son sexe. « Leur imprévisibilité, répond-elle. C’est ce qui transforme le quotidien en aventure et la vie en destin. » 

     En réalité, ce que Mylène partage avec les homosexuels, c’est d’abord le sentiment d’une différence. Elle l’éprouve depuis toujours, même s’il lui a fallu du temps pour mettre un nom dessus. Ne pas se sentir comme les autres, au départ, est rarement vécu dans la sérénité. Au contraire, il s’agit souvent d’une épreuve, que bien des homosexuels expérimentent dans la solitude. Face au rouleau compresseur d’une éducation qui tend à normaliser les comportements, renforçant les stéréotypes masculins et féminins, affirmer sa différence demeure problématique. S’opposer à la majorité triomphante n’est pas un combat gagné d’avance. Il faut du courage pour découvrir qui l’on est vraiment et le faire accepter à sa famille, ses proches, ses amis. Même si la société a évolué, même si l’homosexualité n’est plus regardée en France comme un délit ou une perversion, de nombreux témoignages attestent encore de parcours douloureux, voire traumatiques. 

Pour être soi-même, on ne devrait pas avoir à souffrir. Or, peu d’homosexuels parviennent à éviter cette souffrance. Faire la paix avec soi ressemble alors à un défi qui peut prendre des années, et même ne jamais être gagné. En comparaison, le chemin de Mylène ne s’est pas fait non plus sans heurt. Faute de trouver une réponse à ses doutes, une décision a tout changé : devenir artiste a permis à son sentiment d’être incomprise de s’exprimer. Mais cette victoire sur elle-même, couronnée par un phénoménal succès public, n’efface rien de son parcours. Un titre sur son dernier album, C’est dans l’air, nous le rappelle :

mylène7Mylène n’oublie pas ceux qui souffrent de ne pas être dans la norme. « Les cabossés vous dérangent / Tous les fêlés sont des anges / Les opprimés vous démangent / les mal-aimés, qui les venge ? » Le temps d’une chanson, elle se fait le porte-parole des « incompris » et des « fous ».  

      Se ranger du côté des minorités, telle est la vocation de ceux qui se sentent différents. Mylène n’échappe pas à la règle. C’est pourquoi elle est si appréciée par les homosexuels des deux sexes. Ce  qu’elle reçoit en retour est un amour immense, parfois aussi inconditionnel que celui d’une mère. Être une icône gay, revient aussi à être aimée par des hommes qui ne vous désirent pas. C’est doux et sécurisant à la fois, dénué de tout enjeu sexuel. Au fond, Mylène n’est-elle pas la preuve vivante que les homosexuels aiment aussi les femmes ?

 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

Publié dans MYLENE par H.ROYER | Pas de Commentaires »

LES ANNÉES TUBES reçoit Mylène

Posté par francesca7 le 1 février 2015

 

18 MAI 1996 – Présenté par Jean­Pierre FOUCAULT sur TF1

Une semaine avant le lancement de sa nouvelle tournée, Mylène Farmer participe à ce qui est devenu la seule émission de variétés régulière de TF1. Pour l’évènement, la star chante deux titres et accorde un petit entretien à Jean­Pierre Foucault.

1996-01-cPremier titre : « Sans contrefaçon ». La prestation est semblable à ce qu’il se passera sur scène pendant le Tour 96 : des danseurs torse nus, simplement habillés d’un mini short à paillettes, d’un boa et d’une coiffe à froufrous, le tout dans des couleurs très flashy. Mylène, quant à elle, porte la tenue qui sera la sienne pour « Désenchantée » lors de la tournée à venir. Il manque la veste d’homme pour en faire la copie conforme du Tour 96 sur « Sans contrefaçon ». La chanteuse est bien présente face au public, mais sa prestation est mixée à une autre enregistrée plus tôt. Des traces du montage sont plusieurs fois flagrantes. On citera, par exemple, le moment où, après le pont, Mylène reprend le refrain de dos, en plan large, alors qu’elle est de face en plan serré.

Après la chanson, la chanteuse est alors rejointe par Jean­Pierre Foucault.

Jean­Pierre Foucault : Bonsoir Mylène.

Mylène Farmer : Bonsoir.

JPF : Et tout le monde se rassied ! Quel succès ! Tout le monde se lève, tout le monde danse, ce qui prouve que quand vous venez, il se passe quelque chose, et pourtant vous êtes bien rare à la télé !

Alors, la première question que j’aimerais vous poser, c’est pourquoi vous vous faites si rare. Est­ce que c’est une volonté délibérée de votre part, non pas de vous cacher, mais enfin de quelque peu vous préserver vis­à­vis du public et de la télévision, Mylène ?

MF : Pas me préserver du public mais une façon de me préserver en général. C’est quelque chose que j’aime faire, mais avec parcimonie. Ça dépend aussi des émissions qui vous offrent une qualité de travail, que ce soit une qualité de lumières, de tournage, autant de choses qui sont rares en télévision et qui sont importantes pour moi.

JPF : Exigeante donc, c’est bien. Et merci en tout cas d’apprécier le travail de l’ensemble des équipes, avec notre ami Gilles Amado.

MF : Merci à vous.

JPF : Alors Mylène, Bercy, ça c’est une aventure, d’autant que vous y serez trois soirs : le 31 mai, le 1er juin, puis une date un petit peu plus lointaine dans le courant du mois de juin, ce sera le…

MF : Le 28. (cette date sera finalement reportée au 12.12.1996 suite à l’interruption de la tournée,   nda)

JPF : Je peux vous dire pour m’être renseigné : Bercy pour Mylène Farmer, on va pas faire de comparaison, mais il y a au moins trois semi­remorques de plus que Johnny puisqu’il y a dix semi-remorques, donc une équipe technique impressionnante sur scène. Et puis une équipe aussi humaine à laquelle vous tenez beaucoup, et notamment dans le métissage des gens qui vous entourent…

MF : Oui, c’est vrai que j’ai souhaité avoir des danseurs qui viennent donc des Etats­Unis, de New York. Et c’était pour avoir justement ce métissage, avoir des peaux de couleurs différentes.

JPF : Alors, des chansons qu’on connaît, comme celle­là, et puis plein d’autres…

MF : Oui. Il y a dix­sept chansons, je crois, dix­huit. (cris dans le public)

JPF : Moi je vais vous dire ‘dix­sept mots’, il y a personne qui crie dans la salle ! Il suffit que Mylène dise ‘dix­sept chansons’…Vraiment, la vie est injuste ! Merci en tout cas d’être venue ce soir.

MF : Merci à vous.

1996-01-a

JPF : On vous reverra un peu plus tard pour chanter une autre chanson, une des dernières. Merci beaucoup, Mylène Farmer.

MF : Merci de votre accueil. (elle se lève aussitôt et fait un signe au public)

JPF : Restez avec moi !

Mylène se rassied alors que Jean­Pierre Foucault annonce l’invité suivant, Félix Gray.

Mylène apparaît effectivement plus tard dans l’émission pour la seule prestation télévisée de « California ».

Pour cette prestation, la chanteuse, qui porte une robe blanche, est accompagnée d’un des danseurs du Tour 96. L’unique occasion de les voir se livrer, l’un contre l’autre, à une chorégraphie sensuelle et langoureuse, car il n’y aura pas d’autre télé pour ce titre, et que la performance du Tour 96 sera totalement différente.

 

Publié dans Mylène 1995 - 1996, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaires »

C’EST ENCORE MIEUX L’APRÈS-MIDI avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 mars 2014

 

Émission du 11 SEPTEMBRE 1986 – Présenté par Christophe DECHAVANE – ANTENNE 2

1986-09-b

Après que Mylène ait chanté « Libertine » sur le plateau, elle va s’installer sur le canapé. Christophe Dechavanne accueille alors un chroniqueur, Alain, qui vient présenter un sport de plage, le beach-ball, dans un petit bermuda bariolé et en tongs. Il veut faire une démonstration avec l’animateur, mais celui-ci incite Mylène à prendre sa place !

Alain : On va faire une petite démonstration.

Christophe Dechavanne : Et pourquoi vous voulez pas jouer avec Mylène qui est à côté de nous ?

A : Mylène, voulez-vous essayer ?

CD : Vous voulez jouer avec ça ? C’est vous qui aller jouer avec Alain, tenez !

Il tend sa raquette à Mylène pendant qu’elle se lève du canapé pour les rejoindre.

CD : En plus vous avez la tenue du beach-ball, vous avez tout ce qu’il vous faut !

Mylène saisit la raquette et se met en place face à Alain.

CD : Voilà, Mylène Farmer et Alain ! Je sens que ça va être formidable !

Mylène pousse un petit cri et fait une révérence au public.

A : C’est une balle qui rebondit énormément…

Mylène Farmer : Oui mais on change de place !

Ils inversent leur position

CD : Très bien. Vous nous dites, hein, comme vous voulez !

MF : C’est pour le profil, vous comprenez ! (rires)

CD : Ha bon très bien !

MF : Et qu’est-ce qu’on fait, là ?!

CD : Ha ben je ne sais pas, vous voyez ça avec Alain ! (…)

Mylène et Alain échangent quelques balles.

CD : Ha, vous êtes pas mauvaise, hein ! (…)

MF : (elle tend sa raquette à Christophe Dechavanne) Vous pouvez me la tenir ? C’est mieux à deux !

(Dechavanne tient la raquette avec Mylène et se met derrière elle) Non, plus serré, s’il vous plait ! (le public siffle)

Alain lance une balle et Christophe Dechavanne fait dévier la raquette de Mylène pour qu’elle rate la balle, ce qui fait rire Mylène.

CD : (faussement réprobateur) Bravo, Mylène Farmer !

Alain vante ensuite les mérites de ce sport.

MF : (à Christophe Dechavanne) J’aime pas son short ! (rires)

Alain fait mine de se vexer et tout le public rit de la réflexion de Mylène. Christophe Dechavanne relance le sujet de la chronique.

A : (…) C’est un sport assez simple mais qui permet d’avoir beaucoup de joie.

CD : (ironique) Oui. Beaucoup de joie.

MF : (sur le même ton) Formidable ! (Elle éclate de rire)

CD : Qu’est-ce qui vous fait rire ?

MF : Non… (elle retient un rire)

A : Vous voulez essayer à nouveau, Mylène ?

MF : Avec plaisir ! Mais toujours avec monsieur Dechavanne !

CD : Ha ben alors, attendez !

Il se replace derrière elle et saisit la raquette. Mylène lance la balle, fait quelques échanges puis Christophe

Dechavanne la pousse en avant. Elle ramasse la balle et salue le public qui applaudit.

CD : Merci Mylène d’être venue !

MF : Merci !

CD : On se revoit bientôt ?

MF : Avec plaisir !

CD : Reste avec moi ! (Il la prend par la taille)

1986-09-cAlain présente alors un livre consacré à la mer. Christophe Dechavanne fait alors des mimiques et des petits commentaires qui font pouffer de rire Mylène. Il lui fait une grosse bise et annonce Jackie Quartz.

Plus tard dans l’émission, après que Julie Piétri ait chanté son tube « Eve, lève-toi », Mylène est à nouveau aux côtés de Christophe Dechavanne. Celui-ci explique la nouvelle formule de la rubrique du « Play-Mec ».

CD : Je voudrais simplement expliquer à Mylène et à vous en même temps le nouveau procédé du « PlayMec ». Car vous le savez Mylène, il y a un nouveau procédé

MF : Hmm ?? (rires) Une nouvelle recette ?

CD : (…) Pour sélectionner le jeune homme qui va se déshabiller le vendredi, hé bien on en fait venir un le lundi

- il est venu – le mardi – il est venu également…

MF : (elle l’interrompant en le couvant d’un regard de velours) Ce que j’aime le plus, c’est vos yeux !

Gros blanc. Christophe Dechavanne reprend son explication en bafouillant, complètement troublé !

CD : C’est épouvantable, ce que vous me faites parce que je perds tous mes moyens !

Mylène éclate de rire et se rapproche de lui. L’ambiance devient de plus en plus torride et Christophe

Dechavanne expédie son explication sous les rires de Mylène.

Après la prestation du Play-Mec, Christophe Dechavanne rejoint le bar de l’émission où se trouve l’invité principal de l’émission, Jean-Luc Lahaye, accompagné de Mylène pour lancer la chanson de fin de l’émission.

CD : On va se dire au revoir, Jean-Luc…Mylène aussi !

MF : Oui… C’est dommage !

Jean-Luc Lahaye chante ensuite une chanson en hommage à Coluche (disparu trois mois plus tôt). Après la chanson, tous les trois se retrouvent à nouveau pour dire au revoir aux téléspectateurs

Publié dans Mylène 1985 - 1986, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaires »

Olivier Theyskens et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 25 mai 2013

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Olivier Theyskens et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE rmymi-adio-02-cOlivier Theyskens est né en 1977 d’un père belge ingénieur en chimie et d’une mère française. Enfant, doué pour le dessin et doté d’un sens précis du détail, il veut « être une fille », car il est« jaloux que les filles deviennent des princesses et portent des jupes, ça m’a tourmenté ».

Ses parents ont encouragé son intérêt pour la couture apparu très jeune : à sept ans il déclare déjà qu’il souhaite « faire de la haute couture ».

En octobre 1995, à l’âge de 18 ans, il entre à l’école de École Nationale Supérieure des Arts Visuels de la Cambre pour étudier la couture. Il la quitte dès 1997 pour lancer sa propre marque. Ses premières collections sont souvent qualifiées d’« extravagances gothiques » ; il n’hésite pas à utiliser de simples draps de lits réclamés à sa grand-mère. Mais disposant de peu de moyens financiers, l’expérience tourne court, malgré un certain succès commercial. Son amie Laetitia Crahay, assistante-designer chez Chanel dira « je ne m’inquiète jamais pour Olivier, c’est un gagnant ».

Olivier Theyskens poursuit alors son expérience en créant les costumes du Théâtre de la Monnaie. Mais il continue à dessiner des vêtements comme un passe-temps. Il se fait remarquer à seulement 21 ans quand la chanteuse Madonna, en 1998, porte l’une de ses robes en satin noir aux Academy Awards. Viendra également Mylène Farmer qui apparait alors dans JE TE REND TON AMOUR lorsqu’elle entre dans un confessionnal, vêtue d’une superbe robe rose et blanche du couturier Olivier Theyskens.

Depuis trois saisons, le créateur belge Olivier Theyskens, qui défile à la Fashion Week de New York ce lundi 10 septembre 2012, triomphe chez Theory. Portrait. 

S’il ressemble à Jésus, Olivier Theyskens est surtout, depuis peu, le visage du « middle luxury », concept qui associe un design créatif et de jolies matières à des prix franchement raisonnables. Voilà trois saisons, ce beau page au teint d’albâtre encadré de baguettes noires soyeuses choisissait en effet de donner un virage tout à fait iconoclaste à sa carrière couture. Après avoir enchanté -et parfois étonné- comme directeur artistique de Rochas (de 2002 à 2006) puis de Nina Ricci (2006-2009), il quittait Paris pour New York, et les salons ouatés du VIIIe arrondissement pour une entreprise plus mass market: Theory, une griffe lancée en 1997. 

Les vêtements y sont contemporains mais ni trop pointus ni trop chers, afin de toucher l’Amérique moyenne. La marque est entrée en 2004 dans le giron de Fast Retailing, le groupe japonais propriétaire d’Uniqlo ou deComptoir des cotonniers. En même temps qu’il a l’oeil sur l’ensemble de Theory, le créateur signe Theyskens’ Theory (TT), sa ligne dotée d’une touche plus personnelle et plus affûtée. Où l’on retrouve les tocades de ce trentenaire exigeant: des lignes pures, une allure urbaine et néanmoins enchanteresse, un romantisme aux tonalités sombres. En somme, avec TT, on s’offre du Theyskens démocratisé, de la même manière qu’on s’achète désormais du Felipe Oliveira Baptista à prix accessible chez Lacoste

« Je suis heureux de dessiner de « vrais » vêtements »

« Je ne pense pas être sorti du luxe », assure Theyskens, qui s’appuie sur une équipe de six stylistes et un atelier d’une centaine de personnes, installé à Meatpacking, à New York. « Cette notion m’habite depuis mes débuts, mais je ne voulais pas m’emprisonner dans ce privilège. Je suis heureux de dessiner de « vrais » vêtements, qui vont aller à la rencontre de femmes réelles dans la rue, confie-t-il. Cela me convient parfaitement, car je n’ai jamais travaillé à partir d’un fantasme ou d’une muse. De plus en plus, quand je dessine, je me dis : « Si j’étais une fille, aurais-je envie de porter cela ? » ou « Au-delà du délire esthétique, est-ce flatteur ? »" 

Un sens du réel assez nouveau pour Theyskens, Belge diplômé en 1997 de l’Ecole nationale supérieure des arts visuels de la Cambre, à Bruxelles, à la sortie de laquelle il fit sensation en lançant sa griffe, d’une grâce folle et nourrie de références oniriques. Dès 1998, alors qu’il n’a que 21 ans, Madonna porte aux Oscars une de ses fameuses robes éthérées en satin noir, suivie par d’autres reines des red carpets, Nicole KidmanReese Witherspoon. Ses premiers défilés parisiens restent dans les mémoires des cérémonies à la grâce planante, emplie de robes d’héroïnes tourmentées façon épopée XVIIIe siècle, une esthétique qu’empruntera Riccardo Tisci quelques années plus tard chez Givenchy

olivier-theyskens dans Mylène et L'ENTOURAGE

« On m’a traité de gothique, je ne savais même pas ce qu’était ce courant ! »

« Beaucoup de clichés ont circulé sur moi à la suite de ces collections assez « dark », mélancoliques. On m’a traité de gothique, je ne savais même pas ce qu’était ce courant ! » En mars 2009, il est congédié de Nina Ricci par le propriétaire, le groupe Puig, sept mois avant l’expiration de son contrat, prétendument parce que ses collections coûtent trop cher à produire commercialement. Dans l’édition d’avril du VogueaméricainAnna Wintour, l’un de ses plus fervents soutiens, écrit que « le rôle vital du talent artistique a été dissous dans le climat économique actuel. Nous avons été choquées, mon équipe et moi, d’apprendre que le contrat de Theyskens ne serait pas renouvelé ».  

C’est peu après qu’Andrew Rosen, président et fondateur de Theory, parfois présenté comme le « Bernard Arnault de l’alternatif » depuis ses investissements récents dans Proenza Schouler, lui fait les yeux doux. « Il y a de brillants créateurs aux Etats-Unis mais je cherchais quelqu’un doté d’une sensibilité européenne, pour ne pas dire couture, explique Rosen. J’adore l’idée que quelqu’un comme Olivier veuille faire des vêtements démocratiques. Sa force vient du fait qu’il suit le design d’aussi près que le business. » 

La féminité que Theyskens esquisse aujourd’hui chez TT est moins empruntée, plus ambiguë et androgyne. Il y mêle des classiques urbains (vestes, jeans, shorts et tee-shirts), quelques pièces luxueuses (cuir, manteaux en fourrure), et toujours une poignée de robes longues à la gravité trouble. « La fille theyskénienne n’a jamais été premier degré, trop sexy, trop fatale. Mais, avant, j’étais dans une quête de perfection absolue, explique le créateur. Maintenant, j’apprécie au contraire une pointe de laisser-aller, quelque chose de plus cool. » Une nouvelle dégaine immédiatement désirable, un glamour street cousu de pantalons loose et de vestes masculines collant bien à New York, ville où il compte ses plus grandes fans, Anna Wintour, donc, mais aussi Sarah Jessica Parker ou Julia Restoin-Roitfeld.  

« Theyskens traduit en version américaine son style poétique et rock’n'roll, analyse Agnès Barret, fondatrice d’Agent Secret, agence de conseil en luxe. Il réalise avec Theory un produit moderne adapté au marché, très réaliste, portable et abordable, sans pour autant rien renier de son immense talent. Il apporte un coup de frais et de poésie urbaine sur ce que l’on appelle aux Etats-Unis le « contemporary market » (les vêtements destinés aux femmes actives). Il a gagné en maturité, et, fort de ce succès notamment commercial, je le vois bien revenir un jour vers une grande maison de luxe. » Ayant fait preuve de sa capacité de vendre, Theyskens est lui-même devenu plus « bankable » sur l’échiquier des créateurs. 

« Je n’ai pas oublié qu’il y a encore quelques années je n’aurais jamais osé entrer dans une boutique de luxe. »

Lui semble plus détaché que jamais du jeu des ego couture. « Je prends mes distances par rapport à la mode ; je me suis surpris à ne pas aimer quand les gens sont trop modeux. Je déteste les désirs de consommation liés à un affichage social. Beaucoup de gens réfléchissent à trois fois avant d’acheter un vêtement à 500 dollars. Même moi, d’ailleurs ! Je n’ai pas oublié qu’il y a encore quelques années je n’aurais jamais osé entrer dans une boutique de luxe. » Theyskens a grandi en Belgique au côté d’une mère « qui était la première à dire qu’elle n’était pas sapée », et d’un père ingénieur chimiste. Petit, il révèle un talent hors du commun pour le dessin et le sens méticuleux du détail : « J’ai vite compris, enfant, que je pouvais me faire aimer en donnant mes dessins », se souvient ce grand admirateur d’Yves Saint Laurent. Il griffonne toujours énormément, des croquis de mode et de voyage, des peintures à l’huile ou des aquarelles esquissées au Chili ou en Asie. 

L’homme est plus instinctif que cérébral. « Je laisse parler mes petites voix intérieures et ne perds pas trop de temps à tergiverser. En règle générale, j’ai assez confiance en moi. Je ne suis jamais nerveux même si je ne suis pas exempt de doutes. » Seule la vision d’un chat noir peut déclencher, chez ce superstitieux assumé, une « crise de nerfs ». « J’ai toujours aimé les contrastes dans les caractères, comme les limites entre bonheur et tristesse. La fragilité émotionnelle m’intéresse. La délicatesse, aussi », poursuit ce lecteur de Stefan Zweig. L’Antechrist de la mode ajoute : « Melancholia, de Lars von Trier, c’est moi en film. » On ne lui souhaite pas la même fin. 

http://www.lexpress.fr/

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Apprivoiser Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 septembre 2012

J’ai apprivoisé Mylène Farmer. Par Franck Sorbier.

Eté 2005 : je reçois un coup de fil d’un producteur me demandant si je suis intéressé par la création de costumes pour une chanteuse. Ce n’est qu’au deuxième appel que j’apprends son nom. Je sais que Mylène est sensible, complexe, mystérieuse. Je me rends au premier rendez-vous, intrigué, intimidé.

Caroline Tossan – Parismatch.com

Apprivoiser Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE images-4Je venais de livrer les costumes de « La Traviata » pour « Les opéras en plein air », mis en scène par Henry-Jean Servat. Ma première expérience des costumes de scène. Une photo était parue dans Paris Match, montrant Violetta dans le bustier rouge du premier acte. J’étais en plein essayage pour ma collection de haute couture quand j’ai reçu, en ce début d’été 2005, un coup de fil d’un producteur, Thierry Suc. Il me demandait si j’étais intéressé par la conception des costumes d’une chanteuse, sans préciser de qui il s’agissait. Elle avait flashé sur la photo de « La Traviata ». Pourquoi pas… Ce n’est qu’au deuxième appel que j’apprends qu’il s’agit de Mylène Farmer. Je connaissais ses chansons et, bien sûr, ses clips. Je savais que c’était un personnage sensible, complexe, mystérieux, intimidant. Je me suis présenté à la maison de production avec mes books sous le bras. On m’a conduit dans une salle de réunion. Mylène Farmer se tenait au bout de la table. On nous a laissés seuls. Déjà, j’aimais bien la façon dont elle était habillée : une chemise blanche, un pantalon et une petite veste noirs, les cheveux remontés et de très jolies sandales argentées. Elle était très simple, très calme, pas du tout show off. J’ai commencé à lui expliquer mon travail.

Elle avait aimé le bustier de velours rouge, comme une coulée de sang. Et c’est parti : pendant trois heures nous avons parlé comme si nous nous connaissions depuis toujours. Elle m’a tout expliqué de son show intitulé « Avant que l’ombre ». Elle ouvrirait le spectacle en descendant du plafond dans une capsule sur une scène en forme de croix. J’ai pensé au film de Mankiewicz, où Cléopâtre emmène Jules César devant le cercueil transparent d’Alexandre. Dans ma tête, il y avait déjà des images et des couleurs. Je l’ai invitée à l’atelier. A partir de là, nous n’avons pas cessé de nous voir, jusqu’au 26 décembre, date de livraison des derniers costumes. Nous ne sommes pas des expansifs. Tout était très retenu. J’ai fait des esquisses. Elle me disait : « Bon, j’adore, mais je ne suis pas sûre de tout comprendre. » J’ai construit des panneaux avec des photos anciennes de ballets russes, des gisants, des peintures symbolistes… et proposé des modèles plus précis. J’ai retrouvé avec Mylène mes premières émotions cinématographiques d’adolescence, « L’histoire d’Adèle H » avec Isabelle Adjani, ce XIXe viscéral et romantique où les émotions nous dominent. Je suis de la même génération, celle d’un romantisme noir. J’ai racheté un disque de Siouxie and the Banshees qui m’évoquait la fin des années 70 quand je suis monté à Paris, mon bac en poche. A l’époque, je dévorais le magazine « 100 idées » et les modèles de Kenzo ou d’Anastasia inspiraient ce que je dessinais pour mes copines. La musique était, et reste toujours, un déclencheur d’émotions. Durant mon adolescence, à Biarritz, je suis passé par toutes les phases : Deep Purple, disco, ska. Etudiant à Esmod, je ne pensais qu’à Mugler, Alaïa et Beretta. J’adorais les images de Serge Lutens.

Durant mes longues après-midi de complicité avec Mylène, j’ai revisité toute mon histoire de la mode. Elle venait chez moi quasiment une fois par semaine. On commençait par prendre un thé, puis on travaillait. Les séances pouvaient durer sept heures. Elle a fait preuve d’une incroyable patience durant les essayages, il y a eu aussi de grosses crises de fou rire. Je ne laisserai personne dire qu’elle est capricieuse. Perfectionniste, oui.

L’idée était de ne pas changer son look de libertine, évoqué par le petit marquis du clip de « Pourvu qu’elle soit douce », avec les cuissardes qui collaient à la peau. Mais je la ressentais plus féminine et plus couture. Pour « Déshabillez-moi », nous avons réalisé un minishort et un soutien-gorge dans une guipure sublime, tissée sur un très petit métier mécanique rarissime, réincrustée et redécoupée. Le public ne pouvait pas en voir le raffinement à l’œil nu. Tout le bénéfice était pour Mylène, que ce minuscule morceau d’étoffe aidait à incarner parfaitement le personnage de la chanson. Pour le tableau final, il y avait un manteau de cour Renaissance, rouge, brodé d’or et de perles de Tahiti et cousu de 150 médailles miraculeuses ! Yvan Cassar, le pianiste portait un manteau brodé, et il y avait des kimonos peints à la main. La commande comptait 280 pièces différentes.

MF2000_61a-214x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEC’était titanesque. Nous y avons travaillé quinze heures par jour. Il fallait que ça tienne dans le mouvement, que ça soit solide et, surtout, que l’on puisse les enlever vite ! Cet aspect m’a beaucoup intéressé. Plus que l’accrochage du micro ! « Je crois qu’il y a des choses qui vont te faire un peu de peine…», m’a dit gentiment Mylène quand la technique a dû « broder » ses fils sur mon travail.

Quand j’ai vu le show devant les 13 000 spectateurs, j’ai pensé que nous étions allés beaucoup plus loin qu’une simple collaboration. C’était une véritable histoire d’amitié et de complicité. J’ai beaucoup appris de quelqu’un de très vigilant, moi qui suis plus naïf. Je ne dis pas qu’on devait se rencontrer, mais presque. Il y a eu quelque chose de cette phrase d’Oscar Wilde : « L’émotion nous égare, c’est son principal mérite. »

Franck Sorbier est né le 4 janvier 1961, de Georgette Suraud et Raoul Sorbier, des « noms » d’arbres qui le prédestinaient sans doute à un métier poétique… Il fait partie du cercle très fermé des 10 couturiers officiellement reconnus par la Fédération française de la haute couture. Né dans le Var, il a grandi au Pays basque avant de s’installer à Paris en 1980. Elève insolent de l’école Esmod, il présente sa première collection de prêt-à-porter en 1987, mais c’est dans la couture qu’il développe sa plus belle expression. Il s’y consacre exclusivement à partir de 1999.En 2006, il a aussi créé les costumes de scène de Johnny Hallyday.

Issu de Paris Match : http://www.parismatch.com/People

 

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Mylène interprète C’est dans l’Air

Posté par francesca7 le 24 mai 2012

 

C’est dans l’air est le quatrième extrait du 7e album studio de Mylène Farmer, Point de Suture.

Mylène interprète C'est dans l'Air dans Mylène et SYMBOLISME 41N0CsJSARL._SL500_AA300_Le titre est commercialisé le 27 avril 2009 et se classe no 1 du Top 50, permettant à la chanteuse de battre son propre record, en classant8 titres à la première place du Top 50. Classé durant 8 semaines dans le Top 10, il est toujours classé dans le Top Singles, 7 mois après sa sortie.

Le CD promo et le mp3 furent envoyés aux radios le vendredi 27 mars 2009, et ce titre fut annoncé comme le 4e single extrait de Point de Suture. 

La musique démarre par des coups de batterie répétés. Le rythme d’abord minimaliste évolue pour devenir de plus en plus techno. Les couplets sont séparés en deux parties : d’abord, tout comme pour l’instrumentalisation, succession minimaliste de paroles scandées sans qu’elles soient réellement chantées (« Vanité : c’est laid. Trahison : c’est laid… »). Le rythme et la mélodie évoluent ensuite (« Les cabossés vous dérangent, tous les fêlés sont des anges… »), avant d’arriver au refrain, porté par des violons et des rythmes électro.

La chanson fut saluée dès le 25 aout 2008 à la sortie de l’album Point de SutureLe Nouvel Observateur la qualifia de chanson « très dansante » et Voici la jugea « calibrée pour faire danser les morts ». Musique Radio apprécie « un titre original up-tempo de toute beauté », et fait l’analogie avec le premier singleDégénération.

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Le réalisateur du clip de C’est dans l’air est Alain Escalle  . Il était le réalisateur du court-métrage Le conte du monde flottant proposé en première partie des concerts de Mylène Farmer sur Avant que l’ombre… à Bercy en 2006 et des images de scène que l’on pouvait apercevoir sur les écrans géants et sur la croix centrale.

Le clip illustrant C’est dans l’air est diffusé depuis le 15 avril 2009 sur les chaînes musicales.

Des images d’archives d’explosions évoquant la destruction à grande échelle sont diffusées tout au long du clip. On y note, par alternance avec les dites images, la présence de squelettes (images 3D réalisées par Alain Escalle) qui dansent autour d’une Mylène Farmer vêtue d’un blouson de cuir, d’un mini-short et d’une ceinture dont la boucle représente une tête de mort. À la fin du clip, la Terre explose.

Les éléments visuels du clip qui reposent sur le souffle nucléaire s’entrechoquent comme un collage violent. Les éléments graphiques du clip sont fabriqués à partir des éléments visuels utilisés pour le spectacle sur scène et font référence à l’universalité du monde au travers des primitives géométriques. Nous y retrouvons la thématique de la destruction chère au réalisateur et déjà présente dans son film Le conte du monde flottant, ainsi que la référence affirmée de Rage net (1988), Mothlight (1963), Dark tower de Stan Brakhage, et le travail du photographe primitif Charles Winter (Éclair de l’appareil de Rhumkorff) où plus récemment celui du photographe Japonais Hiroshi Sugitomo. Alain Escalle utilise aussi un élément visuel abordé dans l’une de ses précédentes installations (Fantôme d’amour en 2005) où l’on peut retrouver les éléments de flashs et d’éclairs aléatoires autour de la silhouette d’une femme qui danse sur ciel étoilé. Le tout est en noir et blanc. Et la technique mélange encore une fois des sources mixtes : 3D, images du Soleil, de la planète Terre tournoyante, de branches d’arbres et de forêts en noir et blanc puis en négatif, retraitées puis déformées au travers de filtres numériques dont la particularité est de générer des images aléatoires d’éclairs. Ce mélange trouve sa touche finale dans l’utilisation de peinture sur la pellicule qui donne au clip son aspect vieilli et usé par le temps.

 

Le clip a atteint le top 7 sur l’airplay TV en troisième semaine (25 avril 2009). Son classement en clubs est de 53.

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Mylène Farmer – Dégénération

Posté par francesca7 le 29 avril 2012

par Arno Mothra le 11 juillet 2008

Il est des indices très simples consistant à repérer rapidement une chronique minable sur Mylène Farmer : cherchez les mots « icône », « gay », « variété française », « pop », « commercial », « libertine », « fric », et, pis encore, telle une cerise pourrie apportant misérablement un peu de couleurs au gâteau de l’infâme, le nom de l’insupportable « Madonna », aussi cupide et charismatique qu’un parcmètre.

Parution dans Sexy coma. Sexy trauma.

Mylène Farmer - Dégénération dans Mylène et des CRITIQUES degeneration-mylene-farmerAccompagnée de Laurent Boutonnat, jeune réalisateur de courts-métrages et du (très) subversif La ballade de la féconductrice, Mylène Farmer jette un énorme pavé dans la mare en sortant Cendres de lune, son premier album, en 1986. Ouvre sombre, novatrice et atypique où s’entremêlent la cold-wave et la new-wave sous un format complètement inédit, une espèce de pop-goth. Aberration, paradoxe ou légitimité : la dame atteindra des records de vente incommensurables à compter de ce premier essai ; précisons qu’en 2008, la plus détestée des plus adulées réussit le coup de grâce de remplir deux Stade de France en 3 heures (en cumul) et vendre 100 000 places pour sa tournée 2009 en une journée. Comme d’habitude depuis 5 ans maintenant, sans aucune publicité ni annonce évènementielle. Certains couillons croiront encore à une stratégie du mystère vicieusement entretenue ; vous direz ça à Rose et Noir, Björk, Brigitte Fontaine et RoBERT, qui seront heureuses d’apprendre qu’elles vendent potentiellement des millions de disques grâce à cette technique infaillible.

Depuis l’apogée d’ Ainsi soit Je. en 1988,  Farmer a su s’attiser la haine des médias et d’un grand nombre de frustrés pseudo créatifs, essentiellement par le doigt d’honneur qu’elle a lancé à ces derniers ; parce que Mylène Farmer s’affuble de différents maquillages sans jamais annihiler les lignes de son masque, aussi pudique qu’exhibitionniste, sans jamais s’engouffrer dans le ridicule, et sans jamais quémander quoi que ce soit dans cette boue populiste qui tergiverse pourtant sur sa personne – et non sur son art, mais peu importe.

Mylène Farmer est devenue la première – et à ce jour la seule – chanteuse littéraire. De Désenchantée en 1991 à L’Amour n’est rien. en 2005, le public aura pu se délecter des clins d’oeil récursifs à Cioran, philosophe sans égal dont le nihilisme et le cynisme côtoyaient sans timidité un humour et une poésie maîtrisés. Ne parlons pas non plus du Marquis de Sade, Georges Bataille, Boris Vian, Sogial Rynpoché, Virginia Woolf ou Apollinaire, occupant également une place de choix parmi les influences les plus visibles. Mylène se moque délibérément de la masse, et l’a toujours fait comprendre avec une très grande classe ; comme de faire chanter à cette dernière, sur les ondes FM, les plaisirs sodomites, la folie hérétique, le trouble psychiatrique, l’obsession clinique, les vagues mélancoliques ou les perpétuels questionnements en rapport à une force supérieure sur l’Homme.

Les gens classant Mylène Farmer au milieu de toutes les conneries fades et mercantiles abondant les radios et les chaînes télévisées sont des ignares sans lueur de culture. D’un état paroxystique, il est aussi jouissif de constater avec quelle hargne (et quelles contradictions pathétiques) l’intelligentsia jus-de-pet s’acharne à lui cracher dessus depuis 25 ans, tout en plébiscitant en aparté nombre de ses clones préfabriqués, sans saveur et sans talent (et sans carrière non plus d’ailleurs).

Parution dans Sexy coma. Sexy trauma.

Après Fuck them all en 2005 – titre dans lequel la prose ambiguë nous renvoyait à l’hérésie, au féminisme, et aux guerres de religions – qui ouvrait l’excellent album Avant que l’ombre., teinté de trip-hop old school, Dégénération annonce le grand retour de la belle pour septembre 2008. Comme souvent, ce nouveau morceau risque fort de diviser le (voire son) public.

Mylene_Farmer_degeneration dans Mylène et des CRITIQUES

Là où l’artiste trempait sa plume dans l’encre de la rhétorique la plus riche, cette nouvelle chanson s’assimile très rapidement à Psychiatric, Effets secondaires, Porno graphique ou You (en duo avec Good Sex Valdes ) de par un texte court et une musique plutôt dub. Dégénération se résume à un couplet répété en boucle, un pont parlé, et beaucoup de choeurs (ou d’échos, c’est selon). Dégénération rime avec Ma génération, Sexy coma à Sexy trauma, et T’es statique à Extatique / Esthétique . Le peu de texte, fort de son asyndète, reste partiellement incompréhensible sans la lecture des paroles officielles (indisponibles à l’heure actuelle). Apologie d’ataxie. Tout laisse place à la spéculation et au mystère qui caractérisent parfaitement l’univers tourmenté de la rouquine, de retour à la sauvagerie. En ce sens, on appréciera la dichotomie entre l’immobilisme (le coma, le trauma, le statisme), et le désir d’un nouveau mouvement rapportant un peu de souffle aux poumons (il faut que ça bouge) ; au conditionnel, l’auteur pourrait se prêter spectatrice à un déséquilibre générationnel, construit de caillots de monotonie, de tiédeur, d’absence de vie, d’absence de dilection, de confusion des genres.

Un peu ampélopsis en ascension continue, Mylène Farmer n’a jamais suivi les modes musicales, et ce titre n’y fait pas exception, même si le son électronique caresse une expérimentation artistique remarquable. Beaucoup de son auditoire aura pu apprécier un retour à une électro froide, comportant cependant une rythmique plus métallique et barrée qu’auparavant.

Parution dans Sexy coma. Sexy trauma.

Dégénération est un titre déstructuré, pas un tube d’été à l’approche facile. Plusieurs écoutes sont nécessaires afin d’en savourer le mélange de sel et de sucre, voire d’essence et de sirop, peu familier. La musique, en crescendo, hypnotique, incite l’auditeur à la claustrophobie, à des coups de tête contre le carrelage, jusqu’à l’apothéose pendant la dernière minute. Comment ne pas écouter Dégénération en boucle ? L’énigmatique pochette du single accentue davantage un certain côté tribal et mystique à la chanson, tout en restant évasive.

Comme d’habitude, Mylène Farmer réussira là où tous échouent : imposer à la masse un titre fort, intègre, ultra créatif et hors normes. Nous nous régalerons également des corbeaux sans plumes et des chauves-souris sans ailes qui, à défaut de l’encre de Chine, baigneront leur critique faiblarde dans le fiel le plus risible, étriqué, vulgaire et obsédé – c’est qu’elle en a de la chance la Madame, que d’être proscrite par des huîtres sans coquille ! Elle en irradie d’autant plus fort.

Pas besoin d’être un aficionado de la belle rousse. Découvrez, prenez le temps, et laissez-vous tournoyer dans cet élan noir de danse sépulcrale ; et surtout, contournez les clichés !

Parution dans Sexy coma. Sexy trauma.

Une magnifique porte d’un dédale qui s’annonce exceptionnel, à la rentrée. Pas d’amylène, juste Farmer, [mode Frances]. Essaim d’assonances, exquise esquisse sans discordance. Vivement la mort subite !

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Mylène et J.Paul Gaultier

Posté par francesca7 le 9 mars 2012

 

Jean-Paul Gaultier les a habillées, corsetées, travesties, transformées, sublimées… Mais son amour des stars n’avait jamais été jusqu’à demander la main de l’une d’elle. C’est désormais chose faite avec Mylène Farmer.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsOn a tout eu : le mariage gotha avec Charlène et Albert, le mariage princier avec Kate et William, le mariage rock avec Kate et Jamie, le mariage discret avec Daniel et Rachel…Nous manquait un mariage un peu haute couture pour finir en beauté cette saison des unions. Et visiblement cet automne hiver 2011-2012, la tendance en matière de mariée est à la rousse arty.

C’est le futur marié qui a tenu a tweeter lui-même l’heureuse nouvelle : « J’ai demandé sa main à mon amie Mylène Farmer & notre union sera célébrée demain à l’issue du défilé Couture… 325 rue Saint-Martin à 14h30 ». Jean-Paul Gaultier, pas franchement connu pour aimer les femmes, uni à Mylène Farmer ? Non, c’était juste une jolie façon pour le créateur de nous faire comprendre que demain, la chanteuse fera sans doute la clôture de son défilé Haute Couture vêtue de la traditionnelle robe de mariée. Demain, c’est à l’union de deux univers artistiques riches et uniques que les fans de mode vont avoir la chance d’assister.

Juste un conseil, au moment où la « mariée » va dire oui sur le catwalk, montez le son.

Il a réalisé bon nombre de ses costumes et a toujours veillé à ce qu’elle soit la plus belle et la plus spectaculaire sur scène, Jean-Paul Gaultier est un fervent admirateur de la chanteuse Mylène Farmer. Et cela fait des années que ces deux là font une collaboration exemplaire. En 2009 déjà, c’était lui qui avait confectionné toutes les tenues de scène de la star, et en tant que créateur de génie, il a l’habitude d’habiller les plus grands. Comme la prestigieuse Madonna par exemple !

Pour la collection automne-hiver 2011-2012, Mr Gaultier a décidé de viser grand, et surtout d’adopter la rousse attitude ! Il vient tout juste de demander la main de la chanteuse Mylène Farmer

Outre la présence de la  « catin » la plus célèbre de France, on murmure déjà que le défilé Jean Paul Gaultier fait partie des plus aboutis de cette saison Haute Couture Automne Hiver 2011-2012. Avec pas moins d’une soixantaine de modèles conçus dans un tourbillon de plumes de coqs, perroquets, pintades et autruches, le show célébrait aussi le nouveau parfum masculin du créateur, Kokorico. Pas sûre que l’appellation emballe les foules, mais au moins, on ne pourra pas lui reprocher d’être en plein dans son thème !

On le sait, il n’est pas rare pour les créateurs de faire appel à des personnalités pour défiler en période de fashion week. Dernière en date à avoir joué les « guest star des podiums« , la très mystérieuse chanteuse Mylène Farmer.

Mylène et J.Paul Gaultier dans Mylène et L'ENTOURAGE jean-paul-gaultier-demande-mylene-farmer-en-mariage-3061855En effet, c’est avec surprise que les invités du défilé Haute Couture automne/hiver 2011-2012 Jean-Paul Gaultier, ont pu voir apparaître l’interprète de « Sans contrefaçons » sur le catwalk. Et le créateur n’a pas fait les choses à moitié puisqu’il lui a confié le rôle de la mariée, une silhouette majeure dans une collection.

Il fallait bien une femme au style aussi atypique que la chanteuse pour arborer la création imaginée par le couturier. Courte et en cuir, la pièce se dote non seulement d’une traîne asymétrique mais joue également les rebelles puisque cette saison, la mariée est en noir chez Gaultier.

Un style qui correspond bien à celui cultivé par Mylène Farmer, prenant toujours le contre-pied du dress code avec impertinence lors de ses rares apparitions. Costume noir sur red carpet, shorty et veste de smoking à traîne aux NRJ Music Awards ou encore robe hybride à l’Élysée, la rouquine crée toujours la surprise. C’était une nouvelle fois le cas hier soir. Et puis c’est Mylène, on lui excuse tout. Elle fut aux années 90, ce qu’était Mireille Mathieu aux années 70

C’est donc cette fois-ci à Mylène Farmer, après Valérie Lemercier, Beth Ditto et beaucoup d’autres, qu’est revenu le privilège de fermer, ce mercredi 6 juillet, le défilé de son ami depuis près d’une vingtaine d’années maintenant. Une apparition rarissime pour la rouquine en pleine tournée promo de son nouvel album. On t’en remet une couche ? Oui mais… Non, ça ira bien merci (pardon).

Jean Paul s’étant inspiré du film Black Swan (ben tiens) pour sa nouvelle ligne Haute Couture, c’est en robe de mariée noire, plumée et vêtue de cuir qu’est apparue la chanteuse sur l’air de Libertine. Un show qui s’est concrétisé, comme annoncé, par une demande en mariage, genou en terre, avant le baiser final. Amis, amants, amours ? Jean Paul n’a pas de limites.

                                                    mylene-d%C3%A9fil%C3%A9-gaultier dans Mylène et L'ENTOURAGE
Des ballerines en tutu, chapeautées de plumes avec Jean-Paul Gaultier …  

Le défilé Jean-Paul Gaultier a séduit tout l’univers de la mode et les passants. Des mannequins métamorphisés en danseuses, vêtus de tutus et de plumes multicolores façon aigrette en guise chapeau.

Jean Paul Gaultier revisite ses pièces maîtresses, comme la marinière relookée avec de larges rayures de fourrure sur les jupons

La plus célèbre des libertines, Mylène Farmer avec sa chevelure rousse (merci Christophe Mourthé), crée la surprise à la fin du défilé avec une superbe veste en cuir lacée dans le dos, ajustée sur un tutu avec traîne.

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51 ans pour Mylène

Posté par francesca7 le 14 février 2012

Elle va fêter en septembre prochain ses 51 ans mais Mylène Farmer peut se vanter d’avoir encore les jambes de ses 20 ans… En voilà une qui n’avait pas froid aux yeux hier soir sur le tapis rouge des NRJ Music Awards.

51 ans pour Mylène dans Mylène 2011 - 2012 MFBercy2006_30aQue de gambettes hier soir sur le tapis rouge du Palais des Festivals ! Entre Shy’m et sa robe ultra-sexy signée Franck Sorbier , notre pétillante Miss France , l’élégante Shakira et son savoureux décolleté , le public des NRJ Music Awards a été gâté hier soir.

Très peu friande des soirées people, Mylène Farmer n’a pas choisi de faire dans la discrétion, bien au contraire. Fière de sa sublime plastique que beaucoup aimeraient avoir à la cinquantaine, la chanteuse française a foulé le red carpet les jambes à l’air.

Habillée d’un petit short noir, Mylène Farmer a prouvé à la jeune génération qu’elle a encore de quoi rivaliser, et elle a bien raison, non ?

O.M.

Et aussi :

- NRJ Music Awards 2012 : M. Pokora, LMFAO et Adèle récompensés… Découvrez le palmarès !

- NRJ Music Awards 2012 : Shy’m : sa robe hyper sexy n’a pas fini de faire parler !

- NRJ Music Awards 2012 : Delphine Wespiser (Miss France 2012) : la sirène a brillé de mille feux sur le tapis rouge !

 

 

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Clip C’EST DANS L’AIR

Posté par francesca7 le 28 septembre 2011

Clip C’EST DANS L’AIR dans Mylène 2009 - 2010 Mylene-Farmer

 

Le réalisateur du clip de C’est dans l’air est Alain Escalle. Il était le réalisateur du court-métrage Le conte du monde flottant proposé en première partie des concerts de Mylène Farmer sur Avant que l’ombre… à Bercy en 2006 et des images de scène que l’on pouvait apercevoir sur les écrans géants et sur la croix centrale. 

Le clip illustrant C’est dans l’air est diffusé depuis le 15 avril 2009 sur les chaînes musicales. 

Des images d’archives d’explosions évoquant la destruction à grande échelle sont diffusées tout au long du clip. On y note, par alternance avec les dites images, la présence de squelettes (images 3D réalisées par Alain Escalle) qui dansent autour d’une Mylène Farmer vêtue d’un blouson de cuir, d’un mini-short et d’une ceinture dont la boucle représente une tête de mort. À la fin du clip, la Terre explose. 

 

MF2000_11a dans Mylène 2009 - 2010Les éléments visuels du clip qui reposent sur le souffle nucléaire s’entrechoquent comme un collage violent. Les éléments graphiques du clip sont fabriqués à partir des éléments visuels utilisés pour le spectacle sur scène et font référence à l’universalité du monde au travers des primitives géométriques. Nous y retrouvons la thématique de la destruction chère au réalisateur et déjà présente dans son film Le conte du monde flottant, ainsi que la référence affirmée de Rage net (1988), Mothlight (1963), Dark tower de Stan Brakhage, et le travail du photographe primitif Charles Winter (Éclair de l’appareil de Rhumkorff). Alain Escalle utilise aussi un élément visuel abordé dans l’une de ses précédentes installations (Fantôme d’amour en 2005) où l’on peut retrouver les éléments de flashs et d’éclairs autour de la silhouette d’une femme qui danse sur ciel étoilé. Le tout est en noir et blanc. Et la technique mélange encore une fois des sources mixtes : 3D, images du Soleil, de la planète Terre tournoyante, de branches d’arbres et de forêts en noir et blanc puis en négatif, retraitées puis déformées au travers de filtres numériques dont la particularité est de générer des images aléatoires d’éclairs. Ce mélange trouve sa touche finale dans l’utilisation de peinture sur la pellicule qui donne au clip son aspect vieilli et usé par le temps. 

 

Diffusions 

Le clip a atteint le top 7 sur l’airplay TV en troisième semaine (25 avril 2009). Son classement en clubs est de 53. 

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C’est dans l’air le clip

Posté par francesca7 le 28 septembre 2011

C’est dans l’air le clip dans Mylène 2009 - 2010 video-le-nouveau-clip-de-mylene-farmer-cest-dans-lair-8250Le réalisateur du clip de C’est dans l’air est Alain Escalle. Il était le réalisateur du court-métrage Le conte du monde flottant proposé en première partie des concerts de Mylène Farmer sur Avant que l’ombre… à Bercy en 2006 et des images de scène que l’on pouvait apercevoir sur les écrans géants et sur la croix centrale.

Le clip illustrant C’est dans l’air est diffusé depuis le 15 avril 2009 sur les chaînes musicales.

Des images d’archives d’explosions évoquant la destruction à grande échelle sont diffusées tout au long du clip. On y note, par alternance avec les dites images, la présence de squelettes (images 3D réalisées par Alain Escalle) qui dansent autour d’une Mylène Farmer vêtue d’un blouson de cuir, d’un mini-short et d’une ceinture dont la boucle représente une tête de mort. À la fin du clip, la Terre explose.

Les éléments visuels du clip qui reposent sur le souffle nucléaire s’entrechoquent comme un collage violent. Les éléments graphiques du clip sont fabriqués à partir des éléments visuels utilisés pour le spectacle sur scène et font référence à l’universalité du monde au travers des primitives géométriques. Nous y retrouvons la thématique de la destruction chère au réalisateur et déjà présente dans son film Le conte du monde flottant, ainsi que la référence affirmée de Rage net (1988), Mothlight (1963), Dark tower de Stan Brakhage, et le travail du photographe primitif Charles Winter (Éclair de l’appareil de Rhumkorff). Alain Escalle utilise aussi un élément visuel abordé dans l’une de ses précédentes installations (Fantôme d’amour en 2005) où l’on peut retrouver les éléments de flashs et d’éclairs autour de la silhouette d’une femme qui danse sur ciel étoilé. Le tout est en noir et blanc. Et la technique mélange encore une fois des sources mixtes : 3D, images du Soleil, de la planète Terre tournoyante, de branches d’arbres et de forêts en noir et blanc puis en négatif, retraitées puis déformées au travers de filtres numériques dont la particularité est de générer des images aléatoires d’éclairs. Ce mélange trouve sa touche finale dans l’utilisation de peinture sur la pellicule qui donne au clip son aspect vieilli et usé par le temps.

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2009 – CLIP C’EST DANS L’AIR

Posté par francesca7 le 19 septembre 2011

 Réalisateur: Alain Escalle 

Lieux de tournage: Studios Saint-Ouen et Paris 

Date: février 2009 

Durée: 03’49 

Vidéo : 

 Image de prévisualisation YouTube

 

 

C’est début février que le concept du clip a été décidé, Mylène ayant été intéressée par les visuels créés par Alain Escalle pour la chanson C’est dans l’air pour les futurs concerts: « des matières expérimentales très graphiques sur le thème de l’électricité statique et le crâne, tête de mort de Mylène, qui chante C’est dans l’air sur l’écran principal. »

A partir de ces images du crâne qui chante, Mylène a eu envie de chorégraphies avec des squelettes.
Ont été intégrées des images d’archives sur des essais et explosions nucléaires apportant un aspect plus sérieux « contrebalançant » le second degré des chorégraphies.

2009 – CLIP C’EST DANS L’AIR dans Les Clips de Mylène 2412444133_small_1Le tournage du clip s’est déroulé en deux parties.
En février 2009, à Saint-Ouen pendant une longue journée pour les images avec Mylène enregistrées sur fond vert afin d’intégrer dans un deuxième temps les images de synthèse.
Dans la même journée ont été tournées des images pour le concert puis celles pour le clip (jusqu’à 04 heures du matin !).
A Paris, pour « enregistrer la chorégraphie pour la motion capture (traitement informatique) », ce sont des mouvements de Mylène mais aussi de Christophe Danchaud qui ont été enregistrés.
Le travail sur le clip a duré plus d’un mois, clip qui aura été achevé le 07 avril 2009 quelques jours avant sa première diffusion en télévision le 15 avril.

C’est Mylène qui a décidé que les visuels des différents supports promos ou commerce de C’est dans l’air proposeraient des captures du clip afin de probablement  « imposer le style graphique du clip en cohésion aux images du concert ».

source: Interview d’Alain Escalle – IAO Eté 2009 N°3


Dans le classement des clips les plus diffusés sur les chaînes musicales en France en 2009, C’est dans l’air est 47ème
(le meilleur résulat pour un clip de Mylène depuis C’est une belle journée, 40ème en 2002).

 

Barre de Séparation

Analyse du clip

« Mylène Farmer: Coma Extatique » par Arno Mothra 

 

   Préparez-vous à ce grand scoop : il paraîtrait que depuis ses débuts dans la chanson, Mylène Farmer apprécie le symbolisme, la philosophie et l’art ambigu. En 2009, là où certains s’adonnent à tergiverser, à l’aide de toute l’objectivité requise pour un sujet aussi percutant, sur le nouveau brushing de Mylène, il semblerait pourtant que son clip C’est dans l’air ait davantage de messages à exprimer.

     Pour son approche personnelle de la spiritualité et d’une certaine anticipation de l’apocalypse, la vidéo de C’est dans l’air, réalisée par Alain Escalle et diffusée depuis peu sur les chaînes télévisées, semble mélanger certains prophéties Mayas, les énergies inversées et les quatre symboles géométriques fondamentaux. Explications. 

2411199457_1 dans Les Clips de MylèneCivilisation mexicaine, mystique et mystérieuse disparue inexplicablement au quinzième siècle, les Mayas du Nouvel Empire sont principalement connus pour leur architecture aussi méticuleuse que somptueuse quant à leurs temples et leurs pyramides, ainsi que pour leurs sciences troublantes de l’astronomie et leur système mathématique vigésimal (base de vingt dans la numérotation). Point culminant de leur savoir : leur calendrier (le Tzolkin, almanach sacré, basé sur un cycle de treize fois vingt jours, soit deux cent soixante jours).

     Convaincus de l’influence du cosmos comme activateur de l’esprit humain, les Mayas créèrent des cycles récurrents, dont le nôtre qui aurait commencé en 3114 avant Jésus-Christ (création du monde ou naissance de certaines divinités) pour se terminer en 2012. Cette année 2012 marquerait la fin du cinquième soleil, d’un cycle de cinq mille cent vingt-cinq ans et d’un cycle de treize ans, donnant ainsi lieu à un moment de transition décisif et de transformation importante. Non synonyme de chaos à proprement parler dixit les plus grands spécialistes de l’astrologie Maya, cette fin de cycle correspondrait à une entrée de l’Homme dans une nouvelle ère, une nouvelle dimension demandant une transformation personnelle de chacun d’entre nous. Le cycle de 2012, à priori, ne serait pas le dernier puisque sonnant le glas du cinquième mais impliquant un nouveau à venir en 2013, d’une durée de cinq mille cent vingt-cinq ans, après l’inversion des pôles magnétiques de la planète ; un cycle avant lequel l’Homme devra prendre conscience de la spiritualité, et vaincre les religions.
     S’il ne s’agit ici en aucun cas de porter ou non du crédit à ces théories catastrophiques (très en vogue et, comme par hasard, pendant ce lavage de cerveau insupportable concernant la Crise : admirez la coïncidence), il parait probable que la charmante rousse ait tenté d’établir un parallèle entre son nihilisme assumé (quoique flou) et la fin du dix-septième calendrier des Mayas 

  Points communs avec la vidéo d’Alain Escalle : un aperçu de l’alignement des planètes sur certains plans, la retranscription de la violence des hommes (guerres) avant le véritable chaos (explosion de la Terre), un soleil influent (semblant, paradoxalement, n’éclairer que très peu les entités dans le clip, noyé dans le noir et blanc), un mouvement flou mais effrayant du système solaire. Dans le refrain de la chanson, Mylène Farmer évoque l’emprise dangereuse du nucléaire et la passivité des hommes à entreprendre une prise de position majeure afin de limiter les dégâts (« On s’en fout, on est tout, on finira au fond du trou »). En se basant sur des messagers du temps et des traducteurs des pensées Mayas, l’Homme pourrait préparer le chaos, voire le surmonter, dans la mesure où l’Univers lui fournirait des informations quant à son devenir, et à celui du cosmos. Le procédé de régénération servirait également à se débarrasser des poubelles religieuses. 

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     La force de l’esprit collective, Mylène ne semble pas y croire, si l’on se réfère aux couplets des paroles de C’est dans l’air (énumération de vanités, puis surtout « Que faire des ruses, que fait le vent ? »). Tout ceci renvoie évidemment au constat de statisme dans la chanson Dégénération (et sa mise en image). « Les fous sont des anges » : des indicateurs ? Des sauveurs ? Qui sont ces fous, ces anges ? Des prophètes ? Dans ce cas de figure, la chanteuse appellerait à écouter les mises en garde (« C’est nécessaire, prendre l’air… », « c’est salutaire, sauf qu’ici loin sont les cieux »)… 

Remarquons enfin la prépondérance du squelette (et plus particulièrement de la boîte crânienne) au sein du film. Selon la légende Maya, il existerait treize artefacts de crânes de cristal (datant de plus de cinq mille ans). Cette même légende indique qu’il faudrait regrouper et aligner les treize crânes ensemble, le 21 décembre 2012, afin d’appeler Gaia (divinité primordiale identifiée à la Terre-Mère) à empêcher le basculement de notre planète. Créés pour des rites divers, ou pour de la magie blanche et noire, les spéculations les plus folles autour de ces sculptures ne permettent toujours pas à l’heure actuelle d’émettre une définition claire sur la signification exacte de ces objets. Cinq à six crânes de cristal retrouvés parmi les douze existants (selon les sources) seraient authentiques ; petite coïncidence avec le nombre de « danseurs » accompagnant Mylène, ne servant pas à grand-chose puisque assistant à l’explosion ? Mylène n’aurait-elle pas pu représenter Gaia dans la divinité perdue de The Farmer Project ? 

Autre parallèle important : les quatre symboles – géométriques – fondamentaux qui sont le carré, le centre, le cercle et la croix. Description rapide de la chose :
     Réel absolu et premier symbole fondamental, le centre se définit comme foyer d’intensité dynamique, le centre des centres étant Dieu. Dans la civilisation Maya (encore), le centre de la croix des points cardinaux correspond au cinquième soleil, époque à laquelle nous vivons.
     Point étendu et deuxième symbole fondamental, le cercle symbolise l’homogénéité, le temps, voire, chez les babyloniens, le cosmos.
     Troisième des quatre symboles fondamentaux, la croix connecte le cercle et le carré entre eux par l’intersection de ses deux droites coïncidant avec le centre. Symbole de la Terre, de l’union des contraires (terre et ciel), des quatre points cardinaux et de la totalité du cosmos, la croix se distingue également par l’essence qu’en ont faite certaines religions. Anecdote amusante : en Chine, le chiffre de la croix est le cinq ; les danseurs morts aux côtés de Mylène se comptent également au nombre de cinq (six à la fin de la vidéo). 

Enfin, le carré représente la Terre, l’opposition au ciel et au créateur. Le cercle exprime les quatre phases du mouvement cyclique, alors que la Terre mesurée par ses quatre horizons est carrée. La croix jumelée au carré indique l’expression dynamique du quaternaire (ce qui n’est pas suggéré dans la vidéo). Si la définition du cube pourrait se révéler plus complexe, elle définirait en revanche d’autant plus la logique des images de C’est dans l’air, puisque symbolisant l’arrêt du développement cyclique car déterminant l’Espace en ses trois dimensions.
     Dans C’est dans l’air, le carré, le cercle et la croix gravitent au centre.
     Pas nécessairement facile de s’y retrouver à premier abord, mais au bout du compte, le message est plutôt simple.

     En usant d’autodérision et de nihilisme, Mylène se moque ouvertement des dérives sectaires de l’interprétation des religions – et prophéties – ou de l’évolution néfaste des hommes, se permettant carrément de leur ricaner au nez (« L’infamie, c’est laid aussi »). La chanteuse est déjà morte, se transformant en cadavre (ou crâne de cristal, c’est selon) le temps de quelques plans et dansant sur une planète éteinte avec de vieux restes, des squelettes, sans identité : une petite fête organisée sur les décombres servant de socle éphémère. 

Pas aussi moralisateur qu’il ne le prétendrait en apparence, le texte de C’est dans l’air expose une réflexion personnelle sur une évolution vaine puisque parée à aucune donne salvatrice de l’Homme. C’est laid ? Tout à fait, autant s’en amuser puisque aucun discours ou monologue narcissique n’y changeront quelque chose. 

    mini-wallpapers-mylene-farmer-766 Ce texte et son vidéo-clip se perçoivent alors de plusieurs façons possibles. Mylène pourrait évoquer un espoir d’évolution positive, puisque utilisant l’humour et l’autodérision (les squelettes, le rire) et surtout, souriant sur les dernières images, avant le désastre. L’on pourrait accoler à ce (joli) sourire une non croyance aux prophéties apocalyptiques, une marque de je-m’en-foutisme très narquois ou un signe de libération ; les images d’archives correspondraient alors à une vision de perpétuation. Les évènements se reproduisent toujours, sans que chacun n’en prenne note et conscience.

     Dans une suite logique au pessimisme, Mylène quittait la Terre à la fin du Farmer Project, pour finalement la retrouver dans C’est dans l’air, en plein ordre de chaos. Difficile de croire au hasard sur l’œuvre de Mylène Farmer, puisque avec C’est dans l’air, tout un concept se développe autour de Point de suture : l’appel au rassemblement des troupes et de l’esprit (Dégénération, « je suis coma là mais faut qu’ça bouge », Réveiller le monde), l’idée du chaos (C’est dans l’air) ou d’échappatoire (Paradis inanimé), l’affiche de la tournée montrant une Mylène déchue, telle une météorite (très en vogue cette obsession pour les météorites cette année dans le milieu du spectacle) et, en dernier lieu, ce terme de rupture évoqué dans le titre de l’album, en lien avec cette poupée morte de la pochette, écartelée, à laquelle il ne reste probablement que l’esprit. 

Petit aparté en conclusion : il devient difficile de ne pas s’étonner quant aux prétendus plagiats d’Alain Escalle, artiste de talent s’il en est, sur le clip du groupe indus Laibach Tanz mit Laibach et celui, d’autant plus banal, d’Indochine avec le récent Little Dolls. Quelques petites précisions à se mettre en tête :

 Laibach a, depuis ses débuts et tel Rammstein quelques années après, toujours misé sur une image provocatrice ; de ce fait, un éventuel clin d’œil à ce groupe à travers C’est dans l’air ne paraîtrait pas fortuit. Rappelons aussi que, en dehors du fait indéniable que cette vidéo ne soit ni d’une grande qualité ni d’une subtilité épatante (quelles belles chaussures !), Tanz mit Laibach ne semble pas spécialement éloignée de ce qu’avait proposé Madonna à travers sa deuxième version d’American Life, quelques mois plus tôt.

_ Indochine, et malgré le talent que l’on accorde ou non à sa musique, n’a strictement rien inventé à travers son clip Little Dolls. Petit rappel de bon aloi : Mylène Farmer et Laurent Boutonnat utilisaient régulièrement ce genre d’effets dans leurs vidéos tournées dans les années 80. Ainsi, était incorporée une photo de Freud dans le clip Maman a tort, voire des images d’archives dans celui de Tristana (d’ailleurs sorti quelques mois avant Les Tzars d’Indo).

   mylene-farmer-oh-my-god1_mini  Mylène Farmer et Laurent Boutonnat ont toujours évoqué des références. Cela constitue l’œuvre, puisque dresser des influences est propre à tous les artistes dotés d’un minimum de sens et de culture (pour les autres, on retrouve sans peine la génération Liane Foly), car comme le soulignait l’auteur expérimental Chloé Delaume, tout art n’ayant comme unique but celui de divertir se révèle telle une propagande du vide, une lobotomisation ou une éponge vaseuse. Il s’agit de ramollir le cerveau humain. Car l’art sert aussi à cultiver, à apprendre, à approfondir certains sujets en renvoyant à des sources diverses (procédé appelé argumentation). Cette richesse culturelle a toujours différencié Mylène de la majorité, dans une œuvre parfois difficile à cerner mais souvent fascinante, ambiguë, unique. C’est aussi pourquoi, en dehors d’une évolution musicale pas toujours présente, elle nous passionne, et pourquoi nous l’aimons.
     En 1999, Mylène regrettait lors d’une interview que l’on titre sur elle : « Mylène Farmer, les jambes les plus belles de la chanson française. » Peut-être doit-elle bien rire en constatant qu’aujourd’hui, certains ne trouvent rien de plus constructif que de débattre sur sa coupe de cheveux, même si toutes les hypothèses et explications de textes ne relèvent que de la pure subjectivité. L’artiste a évolué, le public aussi. Ainsi soit-il.

Arno Mothra (le 29/04/2009 pour localhost/mylene

 

 

30e07fcLe réalisateur du clip de C’est dans l’air est Alain Escalle7. Il était le réalisateur du court-métrage Le conte du monde flottant proposé en première partie des concerts de Mylène Farmer sur Avant que l’ombre… à Bercy en 2006 et des images de scène que l’on pouvait apercevoir sur les écrans géants et sur la croix centrale. 

Le clip illustrant C’est dans l’air est diffusé depuis le 15 avril 2009 sur les chaînes musicales. Des images d’archives d’explosions évoquant la destruction à grande échelle sont diffusées tout au long du clip. On y note, par alternance avec les dites images, la présence de squelettes (images 3D réalisées par Alain Escalle) qui dansent autour d’une Mylène Farmer vêtue d’un blouson de cuir, d’un mini-short et d’une ceinture dont la boucle représente une tête de mort. À la fin du clip, la Terre explose. 203083351_smallLes éléments visuels du clip qui reposent sur le souffle nucléaire s’entrechoquent comme un collage violent. Les éléments graphiques du clip sont fabriqués à partir des éléments visuels utilisés pour le spectacle sur scène et font référence à l’universalité du monde au travers des primitives géométriques. Nous y retrouvons la thématique de la destruction chère au réalisateur et déjà présente dans son film Le conte du monde flottant, ainsi que la référence affirmée de Rage net (1988), Mothlight (1963), Dark tower de Stan Brakhage, et le travail du photographe primitif Charles Winter (Éclair de l’appareil de Rhumkorff). Alain Escalle utilise aussi un élément visuel abordé dans l’une de ses précédentes installations (Fantôme d’amour en 2005) où l’on peut retrouver les éléments de flashs et d’éclairs autour de la silhouette d’une femme qui danse sur ciel étoilé. Le tout est en noir et blanc. Et la technique mélange encore une fois des sources mixtes : 3D, images du Soleil, de la planète Terre tournoyante, de branches d’arbres et de forêts en noir et blanc puis en négatif, retraitées puis déformées au travers de filtres numériques dont la particularité est de générer des images aléatoires d’éclairs. Ce mélange trouve sa touche finale dans l’utilisation de peinture sur la pellicule qui donne au clip son aspect vieilli et usé par le temp 

Ce dernier document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/C%27est_dans_l%27air ». 

 

  

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CLIP de APPELLE MON NUMERO –2009

Posté par francesca7 le 18 septembre 2011

Réalisateur : Benoît di Sabatino
Durée : 4’36
Année : 2008
Production : Stuffed Monkey
Budget : inconnu

Synopsis : Mylène Farmer

Dates du tournage : 04 & 05 octobre 2008 (2 jours)
Lieu du tournage : un hôtel à Paris

 

Vidéo ;

Image de prévisualisation YouTube 

 

Chronologie 

04/10/2008 – Tournage du clip (Deux jours de tournage dans un hôtel à Paris)
22/10/2008 – 1ère diffusion du clip 

 

 

Synopsis 

 

CLIP de APPELLE MON NUMERO –2009 dans Les Clips de Mylène appelle-mon-numero-en-derangementSouvenez-vous, nous avions laissé le personnage du clip « C’est une belle journée », du même réalisateur, se coucher dans un grand lit. Le clip se terminait par un « À suivre… ». 

 

Dans « Appelle mon numéro », Mylène se réveille dans… un immense lit, sur lequel tout le clip va se dérouler. Nous avons affaire au rêve du personnage, qui évolue dans un univers onirique très esthétique et traverse les quatre saisons… 


Été : C’est dans une ambiance lumineuse que Mylène s’éveille lentement, réveillée par une petite plume frôlant son visage. D’autres plumes volent au-dessus du lit et tapissent celui-ci. 

 

Cela nous renvoie une nouvelle fois à « C’est une belle journée », puisque celles-ci étaient présentes dans le support promo de la chanson ainsi que lors d’un passage télévisé. Après s’être étirée, vêtue de chaussettes hautes grises ainsi que d’une culotte et d’une sorte de chemise de nuit blanches, elle avance à quatre pattes sur son grand lit. Un morceau de tissu recouvre une grosse boule sombre, symbole des idées noires du personnage. Elle regarde au travers de cette boule de cristal, la prend dans ses mains pour mieux voir, puis semble effrayée par ce qu’elle y découvre. Elle la repose alors rapidement sur le lit et la recouvre par un gros oreiller, un « pillow en plumes » comme le dit la chanson. Lorsqu’elle l’enlève, la boule noire a disparu, remplacée par une volée de plumes noires. 


Automne : des feuilles mortes volent alors au-dessus du lit sur lequel la jeune femme évolue, vêtue d’un haut gris, d’un pantalon blanc et de talons aiguilles. Elle semble attendre, encore et encore, et pour s’occuper, elle joue avec les feuilles, se roule sur le lit, faisant ressurgir l’enfant qui est en elle… 


Hiver : Allongée dans le lit, recouvert d’une couverture de feuilles mortes et de flocons de neige tombant du ciel, le personnage semble toujours être dans l’attente. Ses pieds sont visibles au premier plan, se balançant en rythme avec la chanson. L’un d’eux porte une vieille chaussure trop grande, l’autre une vieille chaussette trouée. Le plan suivant nous montre la demoiselle, petites lunettes rondes sur le nez, tenter de réparer la chaussure cassée à l’aide d’un marteau. Vêtue d’un petit haut noir, elle montre ensuite à la caméra un oreiller suturé de haut en bas, clin d’œil à l’album dont la chanson est extraite, «Point de Suture», et au précédent single, «Dégénération». 


Printemps :  Les feuilles mortes sur le lit sont recouvertes de pétales de roses. Mylène porte un haut beige, de hautes bottes lacées et le fameux shorty « vache » que l’on retrouve sur l’affiche de la tournée 2009. Comme pour les précédentes saisons, elle attend, et pour combler l’ennui qui en découle, elle s’amuse et se détend sur son lit, joue avec les feuilles et les pétales qui se sont superposées jusqu’à présent. 

 

mylene-farmer-sublime-01706564-appelle-numero-big dans Les Clips de Mylène


Pendant le pont musical de la chanson, des images des quatre saisons se succèdent à nouveau, comme pour montrer l’attente qui s’éternise, le recommencement perpétuel… La femme de l’été saute sur son lit et celle de l’hiver réussit enfin à réparer sa 2686232762_1_55_0Fxj6nD0chaussure, ce qui semble beaucoup la réjouir ! Au printemps, elle s’amuse avec une guirlande de papier reprenant le dessin du personnage de Lisa. Mais un éclair zèbre le ciel : elle déploie donc son parapluie noir, et attend toujours, vêtue d’un grand manteau. Elle décroche un vieux téléphone noir : quelqu’un aurait-il enfin « appelé son numéro » ? Elle chante un peu au téléphone, et termine par un petit baiser au combiné, avant de raccrocher. Juste après cet appel, le visage de Mylène n’est plus joyeux et devient grave, comme si elle venait de réaliser quelque chose qui venait de se produire, ou qui allait se produire. Puis l’intégralité du clip fait un retour en arrière accéléré, jusqu’à revenir à la première séquence qui, à l’envers, fait que Mylène est à nouveau endormie. La même plume du début retombe sur sa joue, mais cette fois cela ne la réveille pas. La jeune femme ne fait qu’esquisser un léger sourire. 

 

N’était-ce qu’un rêve ?

 

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Spectacle à Bercy Mylène

Posté par francesca7 le 8 septembre 2011

 

Spectacle à Bercy Mylène dans Mylène 2005 - 2006C’est mutine et espiègle, comme la jeune et jolie Candy, en chapeau haut de forme, et vêtue d’une robe vaporeuse façon plumes d’autruche que Mylène revient entonner sur scène Sans contrefaçon, Q.I et C’est une belle journée. Mylène est à l’écoute de son public. Elle le laisse chanter et demande à sentir sa présence. 

 

Malgré le gigantisme du show, la connivence entre la star et ses fans est palpable à chaque instant. Mylène entame ensuite une série de chansons plus douces et émouvantes en faisant une arrivée aérienne remarquée juchée sur un lustre géant qui survole la salle avant de se poser sur la scène centrale toute proche. Ange parle-Moi, Redonne-moi, Rêver, L’Autre, toutes sont sobrement interprétées en piano-voix, accompagnées par le maître Yvan Cassar. 

 

Lors de ces morceaux lents et émouvants, l’interprétation est parfaite. Encore une fois, Mylène a peaufiné son apparence, elle porte des cuissardes et une veste-robe mauve impeccablement aillée. La chanson L’autre est un grand moment durant lequel Mylène semble très émue et très investie ; le public le ressent et n’en est que plus à l’écoute. Mylène a réussi son pari ; créer l’intimité dans l’immensité ! 

 

Passé le moment émotion et après une gorgée d’eau à la menthe, Mylène rigole à nouveau. Déboule alors une tempête qui emporte tout sur son passage. Désenchantée, toujours sur la scène centrale et face au public, rompt avec la  langueur des morceaux précédents. Dans une version survoltée, qui reprend la chorégraphie des prestations télévisées de 1991, elle redonne au public une occasion de chanter et de rester debout durant plus d’une dizaine de minutes après plusieurs rappels. Autre décor et autre ambiance sur la scène principale : Mylène apparaît celle fois-ci tout de noir vêtue, nuisette de dentelle, mini short, petit haut et bottes simili cuir. 

 

 

Nobody Knows, Je t’aime mélancolie, L’amour n’est rien, nous replongent alors dans un univers plus subversif. Avec Déshabillez-moi, Mylène joue toujours plus de se sensualité, puis en l’absence de Seal, elle interprète avec son batteur, Abraham Laboriel Jr, Les Mots. Le batteur, d’ailleurs, n’en revient toujours pas de cette participation : 

 

-          J’ai été le premier surpris quand elle me l’a demandé. En fait, elle voulait quelque chose de différent pour cette chanson, afin d’apporter une ponctuation au spectacle

 

Une aubaine pour l’Américain que Mylène remercie tous les soirs par un baiser sur la bouche. 

 

-          Mylène et moi, on s’adore. On se connaît depuis tellement longtemps. Mais c’est en tout bien tout honneur. Ce baiser, c’est plus une marque d’affection qu’autre chose ! 

 

 

 

vous pouvez retrouver tout sur Bercy 2006…. Sur ce blog 

Publié dans Mylène 2005 - 2006 | Pas de Commentaires »

 

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