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Carole Fredericks Denise et la MYLENE

Posté par francesca7 le 11 février 2016

Carole Fredericks Denise était un chanteur américain le plus célèbre pour ses enregistrements en France. Carole sortit de l’ombre de son frère, le blues légendaires musicologue Taj Mahal , pour atteindre la gloire et la popularité en Europe et dans le monde de langue française. Depuis plus de deux décennies de Paris, France , a été adopté sa maison et à Dakar, au Sénégal, était son lieu de vacances favori. Bien que Fredericks a quitté son pays de mère, elle n’a jamais quitté ses racines.

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Ancré dans les traditions musicales fertiles de ses parents, luttant professionnels des Carolines et les Antilles, elle est apparue comme un chanteur puissant qui tisse les fils passionnés de blues, jazz, gospel et R & B dans une tapisserie à la française

Carole est arrivée en France avec l’espoir de poursuivre une carrière de chanteuse en Janvier 1979. Elle ne connaissait personne. Dans une rencontre fortuite, Carole a rencontré le propriétaire de La Belle Hélène à l’aéroport.

« Il a appelé ses amis et je me suis retrouvé à travailler presque immédiatement. Je commençais à chanter partout. Il était à peine trois semaines après mon arrivée que je a été signé avec Carla Musique d’enregistrer un album disco intitulé Black Orchid . « 

L’un des auteurs-compositeurs pour Black Orchid est une autre chanteuse américaine, Ann Calvert. Grâce à Calvert, Fredericks a rencontré Baltimore natif Yvonne Jones. Ensemble, ils forment un trio de choristes qui étaient en demande par les plus grands artistes d’enregistrement - Dalida , Johnny Hallyday , Hugues Aufray , Carlos et Sylvie Vartan .

Fredericks était déterminé à apprendre le français le plus rapidement possible. Comme sa maîtrise de la langue améliorée, engagements étendus du studio à la scène. En 1985, Fredericks gagnait un salaire confortable en tant que chanteur et en donnant des concerts avecLaurent Voulzy , Michel Berger , France Gall et Eddy Mitchell . En 1981, elle a été choriste pour Jean-Claude Pascal sur le Luxembourge ntrée au concours de l’Eurovision , à égalité au onzième place.

1985 En 1985, Carole a été présenté dans le Gilbert Bécaud spectaculaire. Plus tard cette année, elle part en tournée en Scandinavie avec Mireille Mathieu . Elle a été coulée dans Je vous aime par Claude Berri et Roman Polanski s ‘ Pirates opposés Walter Matthau . D’autres rôles de films suivies.

1986 la détermination de Fredericks à maîtriser la langue française a grandement contribué à son succès. Non seulement la langue viennent facilement à elle, elle a compris ses nuances qui lui a permis de chanter en français comme si elle était sa première langue. En maintenant Fredericks chantait avec les principaux artistes francophones - Johnny Hallyday , Mylène Farmer , François Feldman , Patricia Kaas , Julien Clerc , et Liane Foly .

Sa réputation en tant que chanteur doué disposé à prêter son talent musical à l’appui d’un autre artiste et les compétences bilingues désireux apporté son nom à l’attention du compositeur de la musique pop Jean-Jacques Goldman .

Populaire en France et en Europe depuis plus de deux décennies, Carole Fredericks était relativement inconnu aux États-Unis. Au cours des dix dernières années, ses frères et sœurs survivants avec l’aide d’éducateurs français ont fait prendre conscience de sa carrière en utilisant la musique de Carole pour enseigner la langue française.

En mai 2002, un an après sa mort, la famille Fredericks (Connie Fredericks-Malone et ses frères, le blues icône, Taj Mahal, Edward Fredericks, Richard Fredericks et Osborne Williams) a établi CDF Musique Legacy, LLC , une entreprise familiale dédiée à la préservation de leur L’héritage de soeur défunte. CDF Musique héritage obtenu les droits mondiaux à l’ensemble des enregistrements en solo Carole Fredericks en France.

En 2003, CDF Musique héritage fixé la permission de créer des matériaux d’enseignement du français qui utilisaient le catalogue de Mme Fredericks de la musique, y compris les chansons enregistrées avec le groupe, Fredericks Goldman Jones . En hommage à sa mémoire, biographie, chansons et musique et clips de Carole Fredericks ont été transformés en livres d’activités que formellement combinés de la musique populaire française et de la méthodologie de l’enseignement. Tant Qu’Elle Chante, Elle Vit! Apprendre le français Grâce à l’héritage de Carole Fredericks a été introduit pour les éducateurs à l’ Association américaine des professeurs de français conférence en Martinique.

En 2004 ses albums solo, Springfield et Couleurs et parfums étaient disponibles pour la première fois aux États-Unis. Plus tard cette même année, CDF Musique hérités uni leurs forces avec les services éducatifs Tralco (Hamilton, Ontario, Canada) pour développer une deuxième activité livre basé sur l’album de langue française de Fredericks. En 2005 Couleurs et parfums: Apprendre le français Grâce à l’héritage de Carole Fredericks a été dévoilé au Québec, au Canada, à l’Association américaine des professeurs de français Conférence.

Carole-Fredericks1À compter d’aujourd’hui, à la fois Tant Qu’Elle Chante, Elle Vit! et Couleurs et parfums Livres d’activité sont utilisés par les professeurs de français dans plus de 2000 écoles K-12 et 65 collèges et universités à travers les États-Unis, le Canada et d’aussi loin que Singapour.

Le 18 Août 2006, la famille et une équipe d’éducateurs de langue française ont établi la Fondation Carole D. Fredericks, Inc. , un but non lucratif 501 (c) (3) organisme de bienfaisance voué à la promotion de l’étude du français comme langue seconde, la étude des cultures francophones et de la préservation de l’héritage musical Carole Fredericks. La Fondation publie les livres d’activités, et développe des méthodes connexes qui emploient sa musique.

Toujours en 2006, la vie et la contribution à l’étude du français Carole Fredericks ont été reconnus à titre posthume par la Conférence Nord-Est sur ​​l’enseignement des langues étrangères . Carole et Taj Mahal ont reçu le prix James W. avocat Dodge Memorial langue étrangère en reconnaissance de l’honneur qu’ils brillent sur ​​le vaste potentiel de la musique pour favoriser une véritable communication interculturelle et de maintenir les héritages culturels.

Jean-Jacques Goldman a écrit les commentaires suivants dans une note qui a été lu lors de la cérémonie NECTFL.

«Je suis particulièrement touché par ce prix décerné à notre ami Carole.

Carole est né fois aux États-Unis, la terre de ses parents, de son enfance, de sa préparation, de sa culture musicale. Elle est née une seconde fois en France, le pays de sa reconnaissance artistique, l’aime et les amis, de ses plaisirs, de sa maison. Pourtant, une troisième fois, elle est née au Sénégal, la terre de ses racines, de son cœur, peut-être l’endroit où elle se sentait mieux, la terre de son départ, ainsi.  »

Bien que Carole était profondément américaine, elle était le symbole du mélange des cultures qu’elle représentait dans la plus belle des manières: par sa voix, par le biais de la musique. Merci pour ce geste qui honore sa mémoire. Elle vit toujours en France, à travers ses chansons et dans de nombreux cœurs. Grâce à elle, il est l’Amérique que nous aimons « .

 

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaires »

Mylène sera une Icône gay

Posté par francesca7 le 26 octobre 2015

 

 

  Mylene-Farmer-    Elle porte une chemise blanche recouverte d’un gilet et un nœud papillon négligemment défait afin de dégager le cou. Ses joues sont maculées de mousse. Un rasoir jetable à la main, des têtes de mort plein les phalanges, elle sourit de la farce qu’elle nous joue. L’image est kitsch à souhait. Pour son grand retour en 2008, Mylène fait la couverture de Têtu. Tout un symbole. En principe, c’est un torse de garçon qui est photographié en une du mensuel destiné à la communauté gay. Mais pour elle, le rédacteur en chef a fait une exception, à condition qu’elle change de sexe le temps d’une séance photo. Ce qu’elle a accepté avec plaisir, manifestement enjouée lorsqu’elle répond aux questions du journaliste Benoît Cachin. Dans les pages intérieures, elle porte un haut-de-forme et une canne au pommeau d’argent. Sur une autre photographie, elle passe trois doigts à travers la braguette de son pantalon et éclate de rire. 

      Entre la star et la communauté homosexuelle, il existe une connivence qui relève de l’évidence. Bien sûr, il faut se garder de toute simplification abusive : tous les gays ne sont pas fans de Mylène Farmer et les fans de Mylène Farmer ne sont pas tous gays. Toutefois, même si la chanteuse touche un très large public, ceux qui sont le plus prompts à l’idolâtrer ont souvent le goût d’aimer des êtres du même sexe. Il suffit de flâner dans les forums qui lui sont consacrés pour s’en convaincre : au même titre que certains livres ou certains films, la star fait partie de ces boussoles qui aident les homosexuels à assumer pleinement leurs penchants. Bref, elle jouit du statut d’« icône gay », avec tout ce que cela suppose de vénération, mais aussi d’exigence. Elle le sait, même si elle prend soin de réfuter l’étiquette par une pirouette : « Je me méfie du terme “icône”… Ce sont celles que l’on brûle en premier. » 

      En outre, bénéficier de l’amour de cette communauté est une chance ; mieux encore, un privilège. « C’est un public pointu, sensible et avant-gardiste. Nous nous suivons depuis de nombreuses années, c’est important pour moi. » En matière de tendances, il est vrai, les gays sont souvent à la pointe. Alors tant qu’ils la soutiennent, Mylène est au moins à l’abri du risque de devenir has been. Sans doute parce qu’ils nourrissent le sentiment qu’elle leur appartient un peu, ils attendent beaucoup d’elle en contrepartie, et elle n’a pas d’autre choix que de se montrer à la hauteur de ce désir. Ce degré d’exigence fait partie des moteurs qui la font avancer, la poussent à toujours donner la pleine mesure de son talent.

« Vous savez, ce public est unique. J’en suis consciente ! C’est lui qui me donne l’envie de me dépasser à  chaque fois. » 

      On ne devient pas une icône gay par hasard. Il ne suffit pas d’avoir à son répertoire une chanson sur le sujet pour mériter ce label décerné avec parcimonie. Il ne suffit pas non plus de le vouloir, encore faut-il l’incarner avec sincérité, sans trucage. Mylène est entrée dans le métier en interprétant Maman a tort, l’histoire d’une jeune fille amoureuse de son infirmière. Pas étonnant que les homosexuels aient immédiatement adhéré à son univers. Avec Sans contrefaçon, elle a encore marqué des points. Cet hymne à l’ambiguïté sexuelle est devenu un référent incontournable dans la communauté gay – dans le film Pédale douce, le réalisateur Gabriel Aghion l’a d’ailleurs utilisé dès la première séquence. Puis il y a eu le look à la garçonne, façon héros de Dickens, de l’époque Désenchantée. Autant de signes de ralliement pour bien des gays. Par la suite, Mylène a conforté sa place dans leurs cœurs en exacerbant, au contraire, sa féminité, comme l’avaient fait avant elle une Dalida ou une Sylvie Vartan. 

     En outre, elle continue à multiplier les œillades dans leur direction. Un exemple ? Le 9 mars 1995, après avoir chanté L’Instant X dans une émission de télévision, elle embrasse sur la bouche Valérie Bony, une de ses danseuses. V  oilà pour les filles qui aiment les filles. Sur scène, lors de la tournée 1996, ce sont plutôt les garçons qui aiment les garçons auxquels elle adresse des signes de sympathie. Ainsi, pour la scénographie de Sans contrefaçon, les quatre danseurs qui l’entourent ont été grimés en drag queens. Shorts pailletés, bottes à talons compensés, perruques frisées et boas multicolores, ils en font des tonnes dans le côté maniéré. Et Mylène s’en amuse, riant aux éclats, tandis qu’elle distribue à l’envi d’amicales fessées. Autre clin d’œil appuyé à ses fans homosexuels, les deux militaires qui s’embrassent à bouche que veux-tu dans le clip de Dégénération, avant de se déshabiller et de s’enlacer. 

     Parce qu’elle déteste les étiquettes, Mylène refuse toutefois de se laisser enfermer dans une proximité par trop fusionnelle qui pourrait la couper des autres publics qui l’apprécient. « Les homosexuels m’ont toujours porté un grand intérêt et de la chaleur. J’en suis ravie, mais je ne vis pas dans leur monde. » Ailleurs, elle pousse plus loin la confidence : « Ce sont des gens particulièrement sensibles, qui me comprennent et que je comprends. J’aurais certainement pu être homosexuelle mais je ne le suis pas devenue. » 

     Un propos qui a de quoi interpeller les fans. Est-ce à dire que la chanteuse a elle-même, par le passé, douté de son identité sexuelle, comme cela arrive à nombre d’adolescents ? Possible, même si cela ne signifie nullement qu’elle ait goûté aux plaisirs saphiques. Certes, la rumeur, particulièrement prolixe sur son cas, lui prête des liaisons avec des personnes des deux sexes. Mais elle ne s’est jamais expliqué sur la question, et c’est bien là son droit le plus strict. Portons toutefois une oreille attentive au refrain d’Eaunanisme, chanson qui figure sur l’album Anamorphosée : « C’est si doux la brûlure / Là où ta main me touche, Eau / Et coule cette écume / De ma bouche. » Si Mylène possède un tempérament pudique, son œuvre l’est souvent beaucoup moins. 

     « Qu’est-ce qui vous séduirait chez les femmes ? » demande Benoît Cachin à la chanteuse, caressant l’hypothèse, même s’il s’agit d’un jeu, qu’elle pourrait être attirée par des personnes de son sexe. « Leur imprévisibilité, répond-elle. C’est ce qui transforme le quotidien en aventure et la vie en destin. » 

     En réalité, ce que Mylène partage avec les homosexuels, c’est d’abord le sentiment d’une différence. Elle l’éprouve depuis toujours, même s’il lui a fallu du temps pour mettre un nom dessus. Ne pas se sentir comme les autres, au départ, est rarement vécu dans la sérénité. Au contraire, il s’agit souvent d’une épreuve, que bien des homosexuels expérimentent dans la solitude. Face au rouleau compresseur d’une éducation qui tend à normaliser les comportements, renforçant les stéréotypes masculins et féminins, affirmer sa différence demeure problématique. S’opposer à la majorité triomphante n’est pas un combat gagné d’avance. Il faut du courage pour découvrir qui l’on est vraiment et le faire accepter à sa famille, ses proches, ses amis. Même si la société a évolué, même si l’homosexualité n’est plus regardée en France comme un délit ou une perversion, de nombreux témoignages attestent encore de parcours douloureux, voire traumatiques. 

Pour être soi-même, on ne devrait pas avoir à souffrir. Or, peu d’homosexuels parviennent à éviter cette souffrance. Faire la paix avec soi ressemble alors à un défi qui peut prendre des années, et même ne jamais être gagné. En comparaison, le chemin de Mylène ne s’est pas fait non plus sans heurt. Faute de trouver une réponse à ses doutes, une décision a tout changé : devenir artiste a permis à son sentiment d’être incomprise de s’exprimer. Mais cette victoire sur elle-même, couronnée par un phénoménal succès public, n’efface rien de son parcours. Un titre sur son dernier album, C’est dans l’air, nous le rappelle :

mylène7Mylène n’oublie pas ceux qui souffrent de ne pas être dans la norme. « Les cabossés vous dérangent / Tous les fêlés sont des anges / Les opprimés vous démangent / les mal-aimés, qui les venge ? » Le temps d’une chanson, elle se fait le porte-parole des « incompris » et des « fous ».  

      Se ranger du côté des minorités, telle est la vocation de ceux qui se sentent différents. Mylène n’échappe pas à la règle. C’est pourquoi elle est si appréciée par les homosexuels des deux sexes. Ce  qu’elle reçoit en retour est un amour immense, parfois aussi inconditionnel que celui d’une mère. Être une icône gay, revient aussi à être aimée par des hommes qui ne vous désirent pas. C’est doux et sécurisant à la fois, dénué de tout enjeu sexuel. Au fond, Mylène n’est-elle pas la preuve vivante que les homosexuels aiment aussi les femmes ?

 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

Publié dans MYLENE par H.ROYER | Pas de Commentaires »

Divinisation de Mylène Farmer par beaucoup de fans

Posté par francesca7 le 6 octobre 2015

Méfie-toi Mylène

 

Il est logique que les spectacles et les extravagances de Mylène Farmer génèrent des fanatismes, particulièrement parmi les personnes homosexuelles, puisque la chanteuse s’offre fréquemment en Messie crucifié à la communauté homosexuelle – ses délires christiques, proches de ceux de Madonna, le démontrent parfaitement, ainsi que la diversité des reliques qu’elle vend aux enchères sur Internet, même si elle dit ne pas le faire consciemment ni dans un processus d’auto-culte de la personnalité calculé – ; et ensuite, après s’être donnée entièrement dans une exhibition clairement blasphématoire et démesurée, elle se dérobe à ses fans, remonte dans sa limousine aux vitres teintées sans dire au revoir à personne (je vous rappelle la mise en scène de départ filmée comme une déchirure dramatique dans le concert « Avant que l’ombre… à Bercy » en 2006), et s’engouffre dans un silence inexplicable et aussi disproportionné que son don sur les écrans : rien d’étonnant qu’un tel écart d’attitudes – pourrait-on le qualifier de simplement ludique quand il toucherait davantage à la schizophrénie de star ? – provoque chez les esprits en mal d’identité une vraie frustration… donc soit source de fantasme, d’hystérie, d’idolâtrie, voire de violence (rappelez-vous le meurtre du réceptionniste de la maison de disques de la chanteuse par un fanatique en 1991).

Mylène Farmer participe secrètement au processus de divinisation autour de sa personne en faisant du mystère un fond de commerce juteux, même si cela est effectué dans un effacement tellement étudié qu’il est possible que l’artiste, dans une sincérité confondante, ne s’en rende même pas compte elle-même.

Une autre raison que j’invoquerais pour expliquer le succès que Mylène Farmer remporte auprès de ses fidèles homosexuels, c’est qu’elle joue continuellement sur l’inversion et l’ambiguïté sexuelle, autant artistiquement – dans son discours et son répertoire musical – qu’existentiellement.

Mylène représente la bisexuelle dans toute sa splendeur, la femme libérée qui laisse entendre qu’elle goûte à tout type de sexualités sans pour autant vouloir se définir en tant que « lesbienne », « bisexuelle » ou « hétérosexuelle », et assumer les conséquences de ses actes : « Je me fous bien des qu’en dira-t-on, je suis caméléon » chante sa jumelle narcissique de « Sans contrefaçon ». Mylène Farmer joue la dissimulation : la plus belle signature homosexuelle qui soit, non ? Oscar Wilde n’avait-il pas, en son temps, baptisé l’homosexualité comme « l’amour qui n’ose pas dire son nom » ?

Est-elle pour autant lesbienne ? Personne ne l’est complètement, pas même la femme qui se veut 100 % lesbienne. Donc Mylène pas plus qu’une autre. La seule chose qu’on peut dire, c’est que très certainement un désir homosexuel – ou plutôt bisexuel – s’est exprimé à travers les œuvres et les actes scéniques farmériens.

La chanteuse n’hésite pas à cultiver un style « garçonne » ou androgyne, à « rouler des pelles » à ses choristes pendant ses concerts, à prendre son bain nue en compagnie de jeunes demoiselles (c. f. le vidéo-clip de « Libertine »), à simuler l’inceste avec la candide Alizée (c. f. les chansons « Gourmandises », « Veni, Vedi, Vici », « Cœur déjà pris »), à prendre des poses langoureuses avec des femmes pendant certaines séances photos, à camoufler un probable lesbianisme par le traitement de thématiques proches de l’homosexualité telles que la gémellité ou le double spéculaire du miroir narcissique. Par ailleurs, ses chansons sont truffées de clins d’œil explicitement homosexuels (c. f. la chanson « Maman a tort ») ou bien dirigées à un public libertaire censé comprendre des sous-entendus homo-érotiques subtilement cachés dans le texte (la sodomie dans « Q. I. », « Pourvu qu’elles soient douces », « L’Âme-stram-gram », « Porno-graphique » ; le travestissement dans « Libertine », « Sans contrefaçon », « Tristana » ; le Sida dans « Je te rends ton amour », « Que mon cœur lâche » ; etc.). Peu à peu, les paroles musicales de Mylène Farmer se politisent gentiment pour la cause gay : on reconnaît au fil de ses chansons un discours politiquement correct qui reprend à son compte le jargon du militantisme gay friendly classique (c. f. l’emploi d’expressions comme « la tolérance », « le droit d’aimer », ainsi que les références au coming out, dans les chansons « Rêver », « J’attends », « Réveiller le monde », « L’Innamoramento », entre autres).

ce qui explique le plus en profondeur l’attirance des personnes homosexuelles pour Mylène Farmer, c’est que la chanteuse touche du doigt un secret bien gardé de la communauté homosexuelle et qui a à voir avec le viol. L’univers farmérien fait parfaitement écho à la quête esthético-existentielle des personnes homosexuelles : la souffrance du viol (réel et surtout fantasmé) chorégraphiée et esthétisée à l’extrême. Pensons par exemple aux chansons « Je t’aime mélancolie », « Et si vieillir m’était conté », « Comme j’ai mal », « Point de suture », « Les Mots », « Nous souviendrons-nous », etc.. Mylène Farmer est, à mon avis, la chanteuse française qui a poussé le plus loin la représentation du « vouloir être objet »/« vouloir être violé », qui a décidé d’incarner le plus entièrement la femme violée (Jeanne Mas, Barbara, ou Dalida, avaient déjà ouvert la voie, mais avec moins de ténacité) et la femme-objet. Tout dans sa fantasmagorie renvoie aux poupées désarticulées, aux vierges violées, à la femme-enfant perdue ou folle, qui se cache et se venge d’avoir subi la perte de son innocence (c. f. « Allan », « Plus grandir », « C’est une belle Journée », « L’Âme-stram-gram », « Sans Contrefaçon », « La Poupée qui fait non », « Optimistique-moi », « Comme j’ai mal », « Dans les rues de Londres », etc.).

extrait des propos de Philippe Ariño

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Mylène, des CLIPS A LA LUMIERE DU CINEMA

Posté par francesca7 le 5 juillet 2014

 

 

Le Statut du clip :  Film réalisé pour, inspiré par, ou enrichissant visuellement une chanson, le visuel du vidéo-clip occulte étrangement l’acte de création propre de cette musique au profit le plus souvent de sa simple interprétation. Dans les vidéo-clips, la musique sur laquelle on se focalise existe déjà : les paroles sont écrites, la musique composée et les arrangements déjà réalisés.

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L’interprète joue, et le plus souvent chante, mais rares sont les clips qui retracent le parcours d’inspiration mélodique, ou d’écriture de texte. Les rares mises en scène rendant compte de cet acte de création musical ou textuel intervient dans un contexte bien précis, adapté à une histoire où à une vision particulière, comme si le simple processus de création d’une chanson par l’artiste n’était pas assez fort pour vivre tout seul. Par exemple dans le clip Stan du chanteur de rap Eminem (U.S.A – 2001), l’intégralité du vidéo-clip raconte l’histoire de ce fan imaginaire dont les lettres manuscrites deviennent les paroles de cette chanson qui illustre son destin. Pourtant nous ne sommes pas vraiment dans la mise en scène d’une création artistique pour plusieurs raisons. 

Premièrement ces lettres écrites par ce fan ne sont pas destinées à devenir à posteriori les paroles d’une chanson de son idole. Ensuite ce texte n’est pas celui du jeune homme montré, mais bien celui de l’artiste interprète Eminem, qui d’ailleurs conte l’histoire et dont on reconnaît la voix. Or à l’écran c’est bien un comédien qui revêt le rôle du fan (en chantant les paroles en play-back) et non pas Eminem qui pourtant est l’interprète original.

 Cela pose entre autres le problème du statut du vidéo-clip par rapport à celui de la chanson. Dans l’imaginaire social, la chanson a un long passé assez riche, elle favorise depuis des siècles l’apaisement, la propension à l’évasion et au rêve, elle s’accompagne depuis une vingtaine d’années maintenant de ce support privilégié qu’est le vidéo-clip. En s’alliant à lui elle s’enrichit d’une promotion télévisuelle qui, souvent, est vue par le public avant que la chanson elle ne soit entendue (à la radio par exemple) ; non seulement parce que la télévision est davantage regardée, mais car la première diffusion d’un vidéo-clip est en soi un évènement fréquemment mis en scène par la maison de disque à coups d’annonces dans la presse, contrairement à la première rotation radiophonique d’un titre qui passe inaperçu. 

 Le fait est donc, pour un vidéo-clip, de donner envie aux consommateurs de se procurer le support phonographique. Mais contrairement aux plus anciens supports promotionnels, tels les affiches ou les spots radiophoniques, la promotion ne se résume pas à une simple mise en scène du message publicitaire et de l’artiste en  question. Les affiches publicitaires par exemple, collées sur les murs de nos rues ou peuplant nos magazines ont rarement été des moyens pour des dessinateurs ou des peintres de créer, encore moins en s’inspirant du produit ou du service rendu comme c’est le cas pour le vidéo-clip. Seuls quelques artistes comme Toulouse-Lautrec ont su donner à l’affiche publicitaire une dimension picturale, mais certes pas pour n’importe quel produit. Egalement Pierre Bonnard, Firmin Bouisset, Félix Vallotton, ou encore Maurice Denis intègrent l’art à la vie quotidienne en créant des affiches publicitaires pour le journal Le Figaro, ou le chocolat Meunier à la fin de XIXe siècle. C’est pour ça qu’on imagine mal une exposition ou un album illustré pouvant retracer, sans une volonté ironique ou purement nostalgique les œuvres graphiques ayant illustré la vente de petits poids durant le passage au XXème siècle. 

Seule la photographie aurait alors pu sauver l’affiche publicitaire du simple message commercial si le plus souvent elle n’avait pas eu pour “obligation” de montrer le produit. Le simple passage à la radio constitue une promotion pour le support phonographique, là aussi ce n’est pas par hasard si la multidiffusion a souvent été comparée à un matraquage publicitaire depuis les années 70 et 80, notamment depuis les chansons de la chanteuse Dalida, alors très reprises en radio. Les spots, eux, se concentrent le plus souvent sur le refrain de la chanson, auquel une voix (qui n’est que très rarement celle de l’interprète) est souvent apposée pour mentionner le chanteur, le titre et la maison de disque. Mis à part les effets de mixage nécessaires à la conception du spot, la recherche artistique est le plus souvent quasi-nulle.

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Tout ceci fait que le vidéo-clip, qui délaisse de plus en plus l’exposition « obligatoire » de son interprète à l’image, peut devenir un support promotionnel servant une création artistique sans cesse renouvelée. De plus, le vidéo-clip est libéré de toute recherche verbale de slogan commercial, donc de tout superlatifs et tout simplement de tout commentaire. C’est là sa principale différence  avec le spot publicitaire : le produit que l’on vend est lui-même entièrement accessible dans sa promotion, la musique vendue dans le commerce est entendue dès la vision du vidéo-clip par le télé-spectateur : nulle besoin de la vanter directement, de mettre en avant certaines de ses qualités, son éventuelle « valeur ajoutée ». Seul le goût du public peut réellement décider de l’intérêt à porter à une musique. C’est sans doute pour cela que l’industrie du disque comme celle du cinéma est aussi peu fiable, la réussite ou de l’échec d’une œuvre est toujours aussi incertaine car elle est en grande partie assujettie au simple goût des spectateurs, variable et généralement incalculable car ils dépendent de critères aussi aléatoires et insondables que les réactions aux modes, l’actualité et les différences sans cesse en évolution entre les générations.

 

EXTRAIT DU LIVRE DE Jodel Saint-Marc  « Le Clip en tant qu’œuvre Cinématographique / aux éditions Sorbonne Nouvelle en août 2003 

 

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Attirance pour les cimetières… il n’y a pas que Mylène

Posté par francesca7 le 6 novembre 2013

 

Mylène Farmer n’est pas la seule à rendre les cimetières «tendance>». À Seclin, Maxime Calis, guide à l’Office de tourisme, a lui aussi des idées pour attirer le visiteur dans le cimetière communal. Lundi, il invitera les visiteurs à découvrir l’histoire de cet endroit, ses allégories mystérieuses, ses masques mortuaires, et les grandes figures de Seclin qui y reposent depuis des années, des siècles…

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Saviez-vous que la porte du cimetière de Seclin a été érigée en 1808 ? Reconnaîtriez-vous les masques mortuaires, moulés sur la tête des défunts ? Maxime Calis, guide à l’office de tourisme de Seclin profite de la Toussaint pour organiser, lundi après-midi, une visite guidée du cimetière de la commune. Un moment qu’il prépare déjà, sur le terrain, son chapeau noir vissé sur la tête. Devant les tombes, le guide est comme chez lui. « Regardez là-bas par exemple, le sablier ailé, taillées dans la pierre, s’arrête-t-il. Il représente le symbole du temps qui passe et du temps qui s’envole… » Mais si cette notion peut alors paraître évidente, il en est certaines un peu plus complexes à expliquer. Comme ces stèles qui représentent des arbres coupés. « Quand on voit ça, on est quasiment sûr de tomber sur des tombes anciennes, où gisent des enfants ou des personnes mortes jeunes… »

Le guide, fort de sa passion pour l’histoire, prend aussi le soin de retourner dans le passé des grandes familles de Seclin enterrées au cimetière. « Je fais des recherches, j’ai accès à des archives précises qui me permettent de connaître la vie de défunts, enterrés à Seclin… » L’objectif pour la visite : « Remettre en lumière des grandes figures communales, reconnues parfois au niveau national à leur époque, mais qui malheureusement ont été oubliées. » Certes, le visiteur ne tombera pas sur des icônes comme Edith Piaf ou Dalida, mais il pourra rencontrer au hasard des allées, de grandes figures de la ville, connues comme de véritables stars à leur époque. Parmi eux, ce médecin, Achille Couvreur, ancien chef de l’hôpital de Seclin devenu officier de la Légion d’Honneur. Sans oublier André, son romancier de fils qui, inspiré par les travaux de son père, aura publié au début du XXe siècle des livres de science-fiction médicale devenus cultes en France. Et puis il y a ses grandes familles d’industriels Seclinois, comme les Mollet, qui comptent dans leur crypte, plusieurs générations d’architectes. « Nombre des grandes demeures de la ville ont été construites par eux,souligne Maxime Calis. Le dernier de la génération s’est quant à lui occupé de l’arrière de l’hôtel de ville… »

Plus généralement, la visite mettra en avant l’histoire du cimetière et les raisons de son implantation. Là où, à l’époque de sa construction, ne se trouvaient que des champs… Et puis, pour revenir à notre époque contemporaine, Maxime parlera de la déchristianisation de la société, qui, aujourd’hui, pousse les familles à choisir des tombes plus originales. Un tour complet en perspective. Et pas d’inquiétude, rien de morbide dans tout ça, au contraire !

Visite du cimetière de Seclin. Rendez-vous lundi, à 14 heures, devant la porte monumentale du cimetière. Visite gratuite pour les adhérents de l’office de tourisme. 3 € pour les non-adhérents. Renseignements : 0320901212.

article paru sur : http://www.lavoixdunord.fr

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Mylène Farmer et le mariage….

Posté par francesca7 le 16 novembre 2012

Mylène Farmer prend position sur le mariage gay

Icône gay par excellence, Mylène Farmer est interpelée par un de ses fans au sujet du mariage pour tous. Mais l’artiste n’a-t-elle pas déjà pris position ?

 

Depuis ses débuts dans les années 1980, Mylène Farmer a toujours été particulièrement soutenue par la communauté homosexuelle. Plus que DalidaCher, ou même Madonna, l’interprète de Sans contrefaçon est l’icône gay par excellence en France. Il suffit de compter les nombreux drapeaux « rainbow » qui flottent au dessus du public lors de ses concerts pour s’en convaincre. La chanteuse elle-même ne s’est jamais cachée de son statut d’égérie. En 2008, elle était ainsi en couverture du magazine Têtu qui titrait pour l’occasion : « Mylène Farmer : Les gays et moi »« J’ai le sentiment d’être privilégiée. C’est un public pointu, sensible et avant-gardiste, déclare-t-elle alors. Je pense aussi que je partage avec le public gay le sentiment d’être différent… »

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Mais, en 2010, celle dont le single Lonely Lisa a été élu « tube gay » de l’été 2011 surprend en apparaissant sur le perron de l’Elysée, à l’occasion d’un diner organisé en l’honneur du Président Dimitri Medvedev. Certains s’étaient alors émus que la star consacre l’une de ses rares apparitions publiques au président d’un pays où les gay prides sont systématiquement réprimées.

Aujourd’hui, c’est sur le sujet brûlant du mariage gay que l’auteure-interprète est interpelée. « Mylène Farmer, prenez position ! », l’exhorte un fan, relayé sur le site de l’Express« Votre silence légendaire devient assourdissant, devient ahurissant, écrit-il.Alors qu’une majorité de votre public est mis à l’index, nous ne vous entendons pas, nous qui avons fait votre succès… Ne nous décevez pas, ne faites pas comme Sylvie Vartan qui, elle aussi, nous doit tout et qui aujourd’hui dénonce le mariage gay. »

Rappelons cependant que la chanteuse s’est déjà exprimée sur le sujet. Au cours du même entretien publié par Têtu, elle répondait sans détour à une question concernant le mariage et l’adoption pour les couples du même sexe : « C’est un sujet de société que certains voudraient traiter sous l’angle moral. Pour moi, cela pose la question de l’égalité des droits. Au 21e siècle, il serait temps de traiter le sujet !« 

BARRE

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Mylène F. icône gay

Posté par francesca7 le 28 août 2012

Pourquoi Mylène Farmer est-elle une icône gay?

Par Sylvain Zimmermann

REVUE DE PRESSE. La star rousse sera ce soir et demain à Genève pour deux concerts événements. A cette occasion, «Le Matin» a consacré un vaste dossier à la «chanteuse préférée des gays». Les témoignages de fans sont saisissants…

 

Mylène F. icône gay dans Mylène et les AUTEURS illogical-tetu-comatik-remix-1600x1200-300x225C’est l’événement en Suisse. Mylène Farmer se produit aujourd’hui, vendredi 4 septembre, et demain soir au Stade de Genève. Depuis le début de la semaine, les médias suisses ne parlent quasiment plus que de ça. Il faut dire aussi que la star n’a pas chanté dans ce pays depuis près de dix ans! Mais surtout, les fans hélvètes de Mylène seront les premiers en Europe à découvrir le nouveau show de l’artiste (le concert devrait être plus spectaculaire que celui de la dernière tournée, avec un tour de chant remanié), les 11 et 12 septembre prochains, au Stade de France! 

La presse suisse a multiplié les articles ces derniers jours, en particulier le quotidien Le Matin qui a posé La question dans son édition du 30 août: «Pourquoi Mylène Farmer est l’icône des gays?» Pour tenter d’y répondre le journal genevois s’est naturellement tourné vers les intéressés. Certains témoignages sont assez étonnants… 

«Dalida était notre maman, Mylène, c’est notre sœur»
Il y a tout d’abord Jean et Christophe, deux coiffeurs de Genève. «Ce que j’aime surtout chez elle, c’est son côté paillettes, déclare ainsi le premier. Les gays sont très friands de mise en scène.» Le second abonde: «Mylène se déguise, se travestit, se transforme, on sent qu’avec elle tout est permis. Dalida était notre maman, Mylène, c’est notre sœur!» Le Matin a également demandé l’avis d’un humoriste bien connu en France: Joseph Gorgoni, alias Marie-Thérèse Porchet. Pour lui, si Mylène est icône gay, c’est parce que c’est «une femme forte et fragile, violente et enfantine en même temps.»

Pour finir, le journal passe en revue les thématiques abordées par la chanteuse rousse dans ses tubes. «Dans l’univers de Mylène Farmer, le mal de vivre, les tendances suicidaires, particulièrement présents dans les milieux gays, reviennent en permanence, stylisés jusqu’à l’extrême.» Mais surtout, pour le journal, ce qui explique son statut d’icône gay, c’est que la star «a toujours su entretenir, autour de ses préférences sexuelles, une savante ambiguïté.» Une référence à l’évocation des plaisirs sodomites dans «Pourvu qu’elles soient douces»… Mais est-ce bien assez pour expliquer la vénération de certains gays pour leur idole rousse?

 

Fan de Mylène ou bien allergique à la «farmer-mania»? Que pensez-vous de ces explications ? Selon vous, pourquoi est Mylène Farmer est une icône gay?

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Mylène, icône gay

Posté par francesca7 le 7 juillet 2012

 

Pour une star, atteindre le statut d’icône, c’est déjà le bonheur. Mais devenir une icône gay, c’est carrément la consécration. Madonna, Mylène Farmer ou encore Kylie Minogue font partie des élus ! Comment y sont-elles parvenues ? Parlons peu mais surtout parlons gay ! Enquête.

 

Mylène, icône gay dans Mylène dans la PRESSE MF80_130a« Tous les plus grands artistes de la planète sont des icônes gays » s’est exclamé M. Pokora sur le plateau de Michel Denisot dans Le Grand Journal de Canal+. Par ces quelques mots, l’artiste a voulu signifié – en toute modestie – qu’il assumait totalement son statut d’icône gay. Et cela n’a pas été sa seule démarche : le beau gosse de la scène française du R&B a aussi posé pour LE magazine homo par excellence, à savoir Têtu. Comme lui, de nombreux artistes font parti des chouchous de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) mais y-a-t-il une règle à suivre pour figurer sur la liste ?

 Tout d’abord pour être dans le cercle, il faut y avoir été admis… par les gays eux-même ! En clair, n’est pas icône qui veut et encore moins icône gay. Alors comment MadonnaKylie Minogue ou encore Mylène Farmer ont acquis – depuis déjà quelques années – leurs galons ? Ces trois stars ont notamment le point commun de transpirer la sensualité. Il faut admettre qu’elles possèdent toutes un énorme sex-appeal. Ensuite, elles réalisent de magnifiques spectacles dans lesquels elles soignent aussi bien leurs costumes que leurs chorégraphies. Elles s’entourent également de danseurs, ma foi pas désagréables à regarder, qui les mettent en valeur tout au long du show. Pour ce qui est de Madonna et de Mylène Farmer, elles ont aussi développé une certaine ambigüité autour de leur sexualité : rappelons que Madonna a embrassé à pleine bouche Britney Spears et Christina Aguilera quand Mylène Farmer chante « sans contrefaçon, je suis un garçon. »

 Mais est-ce suffisant pour tenter de percer le mystère ? En surfant sur des forums dits gays et lesbiens, certains adjectifs viennent parfaire la liste des critères. Aussi, une icône gay doit être « fascinante »« charismatique » et « énigmatique ». Elle doit également avoir un caractère fort tout en faisant preuve de fragilité et de sensibilité. Christina Aguilera, par exemple, explique avec rage, dans certaines de ses chansons, qu’elle ne se laissera pas marcher dessus par la gente masculine et dans le même temps, elle est capable de verser une larme dans un clip esthétique et très travaillé. La jeune femme assume aussi pleinement sa sexualité et n’hésite pas à se la jouer provocante. Après la naissance de son fils, elle et son mari Jordan Bratman ont, semble t-il, conservé une vie sexuelle débordante au point de déranger tout leur quartier, ce qui n’a pas, le moins du monde, dérangé l’artiste. Britney Spears, elle, aurait intégré le cercle des icônes gays en 2001 avec la sortie de son album Britney dont est extrait le single très « hot » I’m a slave 4 u.

 Si les chanteurs George Michael et Elton John, les footballeurs Cristiano Ronaldo etDavid Beckham ou les acteurs Jude Law et Robert Downey Jr. sont eux aussi des icônes gays, les femmes semblent décrocher plus facilement ce statut. Est-ce qu’elles restent dans l’imaginaire collectif, celles qui écoutent, conseillent et rassurent ? Mais qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, être une icône gay semble apporter une sorte de plus-value. 

MF80_57a dans Mylène dans la PRESSELa célébrité est alors propulsée dans une autre sphère : celle des superstars qui comptent. Et à défaut de figurer au panthéon de la gloire, ce statut peut donner un second souffle à une carrière.

Le label « icône gay » rendrait-il une personnalité crédible aux yeux du public ?

 Pour la chanteuse pour enfants Chantal Goya qui est une bonne représentante de la « kitsch att

itude », le label a bien fonctionné. L’artiste de 60 ans qui plaît aux trentenaires nostalgiques et aux gays, a réalisé un come-back en 2001 avec le remix de son tube Bécassine, c’est ma cousine, transformé pour l’occasion en Bécassine is my cousine. Si aujourd’hui le buzz autour d’elle s’est essoufflé, elle reste quand même l’une des stars phare de la culture gay française ; peut-être parce que la chanteuse s’apparente à un personnage de fiction, excentrique et totalement décalé. D’ailleurs plusieurs personnalités virtuelles ont elles aussi été élevées au rang d’idole. C’est le cas de Wonder Woman, Batman & Robin, Lara Croft, Samantha Jones (interprétée par Kim Cattrall dans Sex and the City) et même La petite sirène de Walt Disney.

Côté spectacles vivants, si ce sont souvent des shows dans leur ensemble qui font partie de la culture gay (Hedwige and the angry inchHairMy Fair Lady,…), quelques artistes parviennent à tirer leur épingle du jeu et à se faire remarquer comme ce fut le cas pour Liza Minelli ! Son look ainsi que son talent ont fait d’elle l’une des plus importantes icônes gays de la planète, à l’image de sa mère l’actrice Judy Garland ! Toujours sur les planches, mais en dehors du musical, une nouvelle célébrité s’est ajoutée à la liste des artistes préférés des homosexuels : la comédienne Florence Foresti. La petite française a su conquérir le public grâce notamment à son one woman show où elle interprète une jeune femme décontractée qui n’arrive pas à se trouver de « boyfriend » : l’éternel célibataire qui jure, boit et qui assume – enfin presque – ses aventures d’un soir.

D’autres people restent des icônes gays devant l’éternel : Amanda Lear, Mariah Carey, les Village People, Sheila, Boy George, Barbra Streisand ou encore l’inoubliable Dalida. Et si donner une définition précise de ce statut se révèle impossible, une chose s’avère évidente : être une icône gay, ça ne se décrète pas, ça s’accepte !

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BERTRAND Le PAGE

Posté par francesca7 le 21 août 2011

 

BERTRAND Le PAGE jerome-dahan_001

Bertrand Le Page est né au Maroc en 1955, dans une ville qu’il fera découvrir plus tard à Mylène

 

Il partira vivre en Allemagne, à l’âge de 5 ans. Il y restera 12 années avant de vivre successivement à Angoulême, cognac et St Malo d’où ses parents sont originaires. 


D’un père militaire de carrière, aux manières rudes, ne voit pas d’un très bon œil l’attirance de son fils pour tout ce qui a un rapport avec l’univers du showbiz ! 

 

En effet, les idoles du jeune homme s’appelle Dalida, Sylvie Vartan et Rika Zaraï, des références que son père juge superficielles alors qu’il voudrait lui imposer la lecture des écrits de Saint Exupéry ! 

 

A 20 ans, tel un Julien Sorel aux jeans troués, mais au cœur rempli de rêves, le jeune homme décide de quitter sa province pour conquérir Paris. 


En 1974, Bertrand remonte donc à Paris avec seulement 500 francs en poche. Après des petits boulots et quelques cours de théâtre, Bertrand fera beaucoup de publicité pour les magazines, la télévision. 

 

Très vite, il troque sa première ambition de percer dans la chanson contre celle de devenir comédien et s’inscrit dans la foulée à des cours de théâtre. Comme Mylène, son physique de jeune play-boy rouquin lui permet de décrocher quelques contrats de modèles, histoire de subvenir à ses besoins. Mais cette activité de « pot de fleur » ne lui plaît guère car il veut avant tout créer et pas être un simple produit. C’est ainsi qu’il préfère tenter sa chance dans l’univers de la radio. Son projet d’émission intitulé : « Que sont-ils devenus » attire l’attention des responsables de Radio Bleue. 


Il rejoindra Radio Bleue, il produira par la suite grâce à la radio des musiques de films et de feuilletons. 

 

Grâce à cette nouvelle carrière qui s’ouvre à lui, le jeune dandy devient très rapidement une figure incontournable du milieu de la nuit parisienne et principalement de la nuit gay.

 

0Au bout de quelques mois, il noue une amitié avec Raymonde, l’une des chanteuses des Parisiennes, un groupe vocal féminin qui connut un succès en 1960 avec le tube « Il fait trop beau pour travailler. » et c’est justement l’époux de cette nouvelle amie, Jean-Bernard Rétreux, patron de Lorgère Musique qui lui propose d’embrasser la carrière d’éditeur musical. 

 

Ainsi, durant plusieurs années, Bertrand Le Page se spécialise dans les musiques de séries de télévision et de films. Il en écrit même parfois la chanson du générique. Nous lui devons notamment celle de « Pause Café «  interprétée par Véronique Jeannot … 

 

 

 

puis celle de l’émission de « Croque la vie » chantée par Fabienne Thibault. 

 

 

VIDEO : Image de prévisualisation YouTube

 

Le jeune homme est ravi ! Ses rêves d’enfant se concrétisent, car il fréquente enfin le milieu du show-biz et côtoie toutes ces étoiles du spectacle qui l’ont toujours tant fait rêver ! 

 

C’est Gérard Anfosso, le compositeur de Croque la vie qui va lui parler pour la première fois d’une jeune chanteuse prometteuse. Jacky Quartz. En 1983, Bertrand Le Page  rencontra Jackie Quartz  et acceptera de la coacher et de devenir son manager en association avec son ami marseillais qui endosse la casquette de producteur. Un choix qu’il ne regrettera pas car durant tout l’été 1983,   »Mise au point » qui fera un gros succès avec plus d’un million de 45 tours. 

 

Et pourtant, à la sortie du deuxième album en 1988 rien n’ira plus entre la chanteuse et son manager. Officiellement, il semblerait que Jackie Quartz ait été un peu trop indépendante pour cet être aussi dévoué qu’exclusif. Ils se séparent à cause de problèmes relationnels.

Bertrand Le Page  rencontra Laurent Boutonnat au début d’années 80 lorsque que Laurent frappe à sa porte. Laurent lui apporta l’affiche d’un film qu’il avait intitulé Giorgino et qu’il voulait le réaliser. Il lui présenta la chanteuse auréolée de son dernier succès : Bertrand Le Page rejoindra le groupe, en 1984, en devenant éditeur.

 

 

 

trio2Bertrand Le Page fut lemanager de nombreuses chanteuses françaises. (à droite). 


Il commença avec
Jakie Quartz et participa à son succès à l’époque de Mise au point (1983) jusqu’en 1989. Il s’occupa à la même période de Mylène Farmer, dès sa première chanson, Maman a tort. Il contribua à installer son statut de star jusqu’en 1989, date à laquelle la chanteuse aretta leurs collaboration. Parallèlement il s’occupait deBuzy, notamment à l’époque de Body physical, son plus gros succès. 

Dans les années 90, il manage Lio puis Ysa Ferrer, juste après son succès Mes rêves, et l’aide à finaliser son album Kamikase. Ils se séparent en 1998 à la demande de la maison de disques de la chanteuse. 

 

Bertrand revendra son catalogue d’éditions, soit 77 chansons. Pendant ces années, grâce à cet argent, il produira des disques et managera des comédiens, mais la recette ne marche pas…. 

 

Comme la plupart des proches de l’ex-manager, la chanteuse a appris par le carnet des décès de Libération du vendredi 9 avril 1999. Rédigée par un ami journaliste de Le Page, l’annonce débute et se termine ainsi : 

«Votre route a peut-être un jour croisé la sienne… Merci d’avoir une pensée pour lui et pour ceux qui l’ont aimé.» [...] 

 

Le magazine Elle (Farmer en fait la une, NDLR) est déjà dans les kiosques depuis plusieurs jours quand Farmer apprend la terrible nouvelle : Bertrand Le Page a mis fin à ses jours à l’âge de 46 ans

 

463618582_smallChaque nouvelle production farmérienne était reçue par  (Le Page) comme une souffrance supplémentaire. 

 

Un ami raconte : «Un jour de l’année 1996 (Après la rupture entre la chanteuse et son manager, NDLR, je l’ai vu s’effondrer en larmes au vu de l’affiche du concert de Bercy. Puis il s’est repris : « Bon, on oublie, on revient à Lio ! »» Depuis sa séparation d’avec Mylène, Bertrand s’occupait, on s’en souvient, des intérêts de l’interprète de Banana Split. [...] Entre excès, échecs professionnels et dépression, le cœur n’y était plus.

Bertrand Le Page était réputé pour son fort caractère et ses « coups de gueule », mais aussi sa capacité à « stariser » les artistes. Il se suicida en 1999 et fut enterré le jour de la sortie de l’album Innamoramento de Mylène Farmer. Ysa Ferrer lui dédia en 2002 une chanson, Mourir pour elles, tandis que son single Flash in the night (1999) était dédicacé « A Bertrand ». 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est donc à l’âge de 46 ans que Bertrand Le Page s’est donné la mort, apparemment gravement malade, il fût enterré le 7 avril 1999 à Saint Malo … eh oui, lors de la sortie du cinquième album de Mylène qui n’est autre qu’Innamoramento !

Pour moi, Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité : http://devantsoi.forumgratuit.org/

La mort, Mylène l’a comprise ou presque et l’exprime….

 

fleurs

 

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