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Mylène commentaires

Posté par francesca7 le 4 mai 2013

 Mylène commentaires dans Mylène dans la PRESSE 1-2-300x160

Mylène Farmer a filé. Et elle doit sacrément s’ennuyer en Californie. Peut-être chante-t-elle le soir, toute seule dans le noir, « Je t’aime mélancolie » ? Elle nous avait pourtant bien fait comprendre, avec son single « California », que l’endroit l’angoissait : « Sous ma peau, j’ai L.A en overdose », susurrait-elle, en porte-jarretelles, entre deux dédoublements de personnalité. Eh bein alors Mylène ! Optimistique-toi, pleure pas ! Au premier coup de mou, remballe tout et viens vivre à Chatou !

Sans contrefaçon, je suis un glaçon 

Mylène a toujours été une princesse de glace. Il faut dire que les plaines enneigées de son enfance au Québec l’ont rendue un peu givrée. Il n’y a qu’à voir Giorgino , le film réalisé par son jumeau diabolique Laurent Boutonnat ! Vous ne faites pas partie des 60 000 spectateurs qui se sont précipités dans les salles obscures en 1994 ? C’est bien dommage… Car ce clip de 3 heures est un régal, pour qui aime les cannibales, les enfants morts et les pendus. Mylène, plus rousse que jamais, est folle à lier dans cette mélopée baignée d’inquiétante étrangeté. Jouer un fantôme autiste ? Pas vraiment un rôle de composition pour la chanteuse spectrale de Comme j’ai mal… Un film culte, donc, à partager avec ses amis névrosés, dans un vieux grenier, entre deux PLV d’Anamorphosée.

 Aussi vivace qu’un chrysanthème

 Les fans de Farmer ont bon dos : on leur reproche d’aduler une icône un peu coconne alors que tout le monde, au fond, aime Mylène. N’ayez pas honte de le dire : les 30 millions de disques ne se sont pas vendus tout seuls, si ? Grâce à vous, la pleurnicharde gothique, aussi vivace qu’un chrysanthème, est devenue l’artiste féminine ayant vendu le plus d’albums en France. Et non, ce n’est pas Jenifer… Bien sûr, la poupée suturée a commis quelques impairs. Mais qui n’a pas fait une seule erreur en trente ans – de vie ou de carrière ? Peu importe qu’elle ait enregistré une chanson aussi niaise qu’Appelle mon numéro – désolé Mylène, j’ai plus de forfait – ou qu’elle entonne ses faux tubes de RedOne affalée dans un fauteuil Maisons du Monde. Sans elle, pas de coup de bouteille dans la gueule pendant une partie de cartes, pas de cafard dans la soupe, pas de dame blanche attachée à une locomotive, pas de prostituée schizophrène sur Sunset Boulevard, pas de Bouddha volant à Bercy, pas d’Alizée , pas de chute sur les marches de l’Elysée. Et a-t-on déjà trouvé un titre plus cul-culte que « Pourvu qu’elles soient douces » ? Quant au fameux « je, je suis libertine, je suis une catin », il fait encore hurler plus d’une demoiselle d’honneur éméchée à des mariages complètement ratés !

http://www.ozap.com/actu/lonely-mylene/435223

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Alice, Mylène Farmer et son sens

Posté par francesca7 le 12 avril 2013

 Alice, Mylène Farmer et son sens dans Mylène AU FIL DES MOTS alice

Il est des chansons de Mylène Farmer dont le sens échappe à beaucoup. Alice fait sûrement partie du lot. L’histoire de cette araignée personnifiée par Mylène semble bien obscure en effet.

Voici ce que la chanteuse en dit à la journaliste Geneviève Borne, lors de l’émission « XXElle » sur Musique Plus (chaîne québécoise) : « Quand j’ai évoqué l’araignée, que j’ai eu envie d’écrire sur cette petite Alice, je pensais à la face, au visage noir de l’artiste, ce que peut ressentir l’artiste, l’autodestruction de l’artiste, donc cette envie de dire à cette araignée de s’effacer, de partir ». Une autodestruction, la face noire du plaisir d’écrire dans Eaunanisme…

Dans une autre interview du 15 novembre 1995 pour la rio belge Radio Contact, voici ce que précise encore l’artiste ; « J’ai une phobie des araignées ! (rires) Mais j’ai toujours eu en mémoire une toute petite histoire d’une petite araignée dans une cellule et qui était le seul compagnon du prisonnier – ce qui n’a rien à voir avec le thème d’Alice, mais je peux apprivoiser aussi une petite araignée ! (…) Vous savez, parfois on a des choses qui vous viennent vous ne savez pas pourquoi, et c’est vrai que quand j’ai entendu cette musique qui a cette boucle, cette répétition, j’y voyais bien la marche d’un  petit animal, comme ça. Et puis après, vous ne savez pas, vous parlez de… Alice est devenue l’artiste de la représentation du mal-être de l’artiste.

Autre mystère ; qu’a bien pu vouloir dire Mylène en qualifiant son araignée de « maltèque » ?

Le néologisme peut être vu comme la contraction de « Malte » et d’ « Aztèque », mais il est impossible d’en savoir plus … Il ne peut peut-être voir là qu’une façon de faire rimer « hightek » (une sorte de néologisme également, puisqu’il faudrait écrire « high-tech »…) avec ce fameux « maltèque ». Quoi qu’il en soit, Alice apparaît comme l’amie d’une artiste « dépressive ». Une ‘amie » tout est relatif cependant, car pour Mylène cette araignée représente l’autodestruction qui empêche l’artiste de créer … L’araignée est très présente au sein de l’œuvre de la chanteuse, dans les textes (La veuve noire) mais aussi dans les clips (C’est une belle journée), et même sur la pochette du single California, où on retrouve une petite araignée sur le logo, dessinée par Mylène elle-même ; a la fin d’Alice, l’artiste s’adresse directement à son araignée : « Comme tu me manques / Comme tu me manques …. L’araignée ». Une façon de regretter l’autodestruction de tout créateur ?

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 97/220

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Spectacle et chansons du Live Bercy de Mylène

Posté par francesca7 le 9 avril 2013

Spectacle et chansons du Live Bercy de Mylène dans Mylène AU FIL DES MOTS bercy-210x300

 

En 1997, qui dit nouveauté dit changement d’équipe. Mylène fait table rase du staff des concerts de 1989. Hormis Laurent Boutonnat pour la conception du show et Thierry Suc pour la production, la chanteuse s’entoure de nouveaux visages ; Yvan Cassar (direction musicale et claviers), Jeff Dahlgren et Brian Ray (guitare), Jerry Watts Jr (basse), Abraham Laboriel Jr (batterie) et Susie Devis (claviers et percussions). Côté danseurs et danseuses, le public découvre augustin Madrid Ocampo Jr. Roberto Martocci, Jermaine Browne, Brian Thomas, Thomas Mariano et les danseuses-choristes Donna De Lory  et Valérie Bony. A noter que le danseur Christophe Danchaud travaille encore à ce jour avec Mylène et que la rivale de Libertine, Sophie Tellier, sort ici et définitivement de l’univers Farmer, par choix, comme l’a expliqué Tellier. Les chorégraphies, quant à elles, sont créées par Mylène Farmer, Christophe Danchaud et Jaime Ortega. Signalons aussi les nouvelles choristes Carole Rowley et Esther Dobong ‘ Na Essienne. Une partie de cette équipe toute neuve suivra désormais Mylène en tournée et lors des shows de 1999-2000. Les costumes eux aussi ont évolué : Thierry Mugler est remplacé par le génial et avant-gardiste Paco Rabanne. Il concocte pour Mylène de magnifiques tenues sexy et lumineuses argentées et blanches. Les décors sont très réussis également ; conçus par Jean Michel Laurent et Xavier Grosbois (L&C Design), ils se caractérisent par un écran géant (le plus imposant d’Europe), une araignée gigantesque où Mylène viendra se percher pour chanter Alice, et l’avant d’un train pour le final sur XXL.

Côté track-listing du concert, Mylène fait un savant mélange de ses quatre albums tout en privilégiant tout de même le dernier, Anamorphosée. De Cendres de Lune, elle chante Libertine, l’Ainsi soit je. Elle chante Sans contrefaçon et Ainsi soi Je… (pour certaines dates), de l’Autre… elle chante l’Autre, Je t’aime mélancolie et Désenchantée, et d’Anamorphosée elle interprète Vertige, California, Et tournoie . L’instant X, Alice, Comme j’ai mal, Mylène s’en fout, Rêver, Laisse le vent emporter tout, Tomber 7 fois.. et XXL . Soit l’intégralité de l’album, excepté Eaunamisme.

Reste Que mon cœur lâche, single sorti en 1992. Une belle surprise attend les spectateurs de Genève et Paris (et uniquement ceux-là), puis que Mylène interprète en duo avec Khaled La Poupée qui fait non, reprise du tube de Michel Polnareff de 1966. Le succès est total (même si la tournée n’st pas « sold out » comme en 1989) et sera l’occasion d’un disque et d’une VHS ainsi que d’un Laser Disc (le DVD sortira en 2000 – Mylène Farmer Live à Bercy, Polydor 0548502). A noter que sur la vidéo (réalisée par Laurent Boutonnat et François Hanss), le spectacle est dédié à Jean-Loup : Mylène rend ainsi hommage à son frère aîné, mort dans un accident le 26 octobre 1996. Sorti le 21 mai 1997, le CD du concert connaîtra un succès foudroyant avec près de 900 000 exemplaires vendus ; Un record absolu pour un Live, tous artistes confondus.

LA POUPEE QUI FAIT NON – (avec Khaled) – C’est pour une émission de télévision que Mylène enregistre un duo avec le chanteur algérien Khaled. C’est le troisième duo de toute sa carrière (après Frantz avec Guy Béart et Regrets avec jean-Louis Murat). Le 24 octobre 1996, alors qu’elle fait une pause forcée pendant sa tournée, Mylène accepte de venir chanter dans l’émission de TF1 « Tip Top ». Outre une courte interview, elle chante Comme j’ai mal et en duo, La Poupée qui fait non, reprise de Michel Polnareff.

Dans le magazine Instant Mag (n° 15, automne 2003), Thierry Rogen, ingénieur du son, se souvient de l’enregistrement : « J’ai aussi participe au single La Poupée qui fait non avec Khaled, où là, Laurent Boutonnat était complètement absent. L’enregistrement s’est fait ici, au studio (Les studios Méga à Suresnes) dans la bonne humeur. Ça a été très rapide, Mylène et Khaled se sont vus quatre heures en tout et pour tout ! » Un enregistrement éclair donc pour une chanson qui colle bien aux deux univers. D’autant que Mylène a toujours déclaré aimer Polnareff et connaître ce titre depuis l’enfance. La Poupée qui fait non fut chantée par Michel Polnareff en 1966 – c’est même son premier disque (EP La poupée qui fait non, Chère Véronique, Beatnik, Ce que je cherche, AZ 1024). Cette chanson de Franck Gérald sera un immense succès et permettre à Polnareff de débuter dans la chanson aux côtés de Sylvie Vartan Johnny Hallyday ou Claude François. Les paroles, comme c’était souvent le cas dans les années 1960, sont gentillettes : l’histoire d’une jeune fille (une poupée) qui ignore les avances d’un prétendant rien de plus. La qualité de la chanson vent donc essentiellement de la musique de Polnareff… En 1996, soit trente ans plus tard, c’est donc Mylène et Khaled qui reprennent ce titre pour une émission de télé. Mais cette version studio (ils chantent en play-back) ne sera jamais commercialisée. Elle reste inédite encore aujourd’hui, mais Khaled rejoindra Mylène lors des concerts à Genève et à Paris Bercy en décembre 1996.

Là, la chanson en live sera bel et bien enregistrée et gravée sur le CD et la vidéo du concert. Ce duo se situe à la fin du concert, juste avant la dernière chanson, XXL, Après Ainsi soit Je…, Mylène accueille donc Khaled sur scène, et ils offrent au public une version de La Poupée qui fait non aux accents arabisants, avec des arrangements d’Yvan Cassar.

                 issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 105/220

 

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Analyse de « L’instant X »

Posté par francesca7 le 16 février 2013

  « L’instant X »

Analyse de Paroles : Mylène Farmer
Musique : Laurent Boutonnat

« L’instant X » fait partie des chansons atypiques de Mylène Farmer. On lui découvre une facette méconnue et surprenante, comme si nous elle disait : vous voyez, je ne suis jamais enfermé dans un genre, je fais les chansons que je veux quand je veux. Rares aujourd’hui sont les artistes qui résonnent ainsi.

Ces chansons atypiques sont peut-être inférieures à celles plus proches du style mylénien, mais elles ne sont pas dépourvues de beauté. En l’occurrence, « l’instant X » est une réussite pas toujours appréciée à sa juste valeur, défavorisée sans doute par un clip qui fait regretter l’époque Boutonnat et qui doit être interprété à la lueur du texte.

Une assez longue entrée en matière campe un décor de langueur et de répétition. Une musique terne, plutôt plate comme une autoroute, bas de gamme, expression exacte du quotidien d’une citoyenne. Cette impression est confirmée par le texte. C’est « lundi », la narratrice à l’accent gouailleur commence sa semaine, la xième de sa vie. C’est un matin de plus dans sa vie. Va suivre une succession de plaintes, qui ne seront comprises que lorsqu’on aura compris quel personnage Mylène joue ici.
La glu et les brumes font penser à un réveil difficile : la femme a eu un week-end chargé (surtout vers le soir) et doit se lever tôt pour aller au boulot. Mais c’est aussi le sentiment de ne pas pouvoir avancer, d’être prisonnier de la répétition éternelle des jours. Sans compter que cette situation est généralisée à toute « la planète ».

Cette introduction exprime vraiment une journée glauque d’une femme. Elle n’a pas fait la fête avec ses amis, et est restée chez elle à regarder « 30 millions d’amis », alors qu’il pleuvait dehors…

Mylène invoque ensuite sa « comète », comme d’autres invoquent leur bonne étoile. Son étoile à elle est filante… Le sexe n’est pas totalement absent de ce début ou, au moins, l’idée inconsciente est introduite. Quand on connaît le clip, le mot « englue » paraît beaucoup moins innocent. Quant à la comète, sa forme peut évoquer, avec sa tête blanche et sa queue, plus qu’une étoile filante…

images-5 dans Mylène et SYMBOLISME

On commence à mettre le doigt sur ce que Mylène essaie de caricaturer dans cette chanson.
C’est la femme actuelle, occidentale moyenne, libérée, féministe, branchée qui raconte son monde, majoritairement constitué de ses petits problèmes et de ses frustrations. Deux lectures sont alors possibles, et elles peuvent se compléter puisque ce sont deux caricatures, plus ou moins hard, du même type de femme.

La principale préoccupation de la femme actuelle est…ses menstruations. D’où le « bloody lundi » ou « la loi des séries ». « Le styx », fleuve mythologique des Enfers, peut être vu comme le fleuve sanglant qui coule d’elle-même et qui est une sorte de mythe pour toutes les jeunes filles. L’équation, c’est la somme des savants calculs qu’elles font pour se régler, et régler leur vie sexuelle.

« L’heure de prendre la pose », c’est surtout l’heure de changer de protection hygiénique. « Fatal » indique que c’est le destin de chaque femme. « l’hécatombe » et « l’asphyxie » désignent les douleurs ressenties, jusqu’au « vernis qui craque », à force de serrer les poings de douleur.

Mylène est à la fois frustrée et désabusée. Il n’y a pas trace d’amour, d’attachement, même d’homme dans ce texte. La moitié du vocabulaire est composé d’expressions communes, empruntées : le sabir américano-français (« bloody lundi », « humeur killer » : serial killer est une expression complètement passée dans notre langue), l’expression « j’ai un teint de poubelle », c’est-à-dire son make-up. Et bien sûr le « fun », mot-clé de la chanson, principe même de notre société.
Et le fun passe par l’instant X.

Mylène ne semble guère y croire. Même, l’instant X semble bizarrement absent, irréel. C’est normal. Ce n’est rien de plus qu’un désir. Les mots « messie » et « magique » renvoient à des notions de surnaturel, de quelque chose qu’on ne voit jamais. C’est vraiment la chose qui mettrait du piment dans sa vie sans relief. Mais, comme le messie, il ne vient jamais. Mylène reste là, à l’attendre, prenant la pose, ne pouvant que constater « l’hécatombe » qui se déchaîne autour d’elle. En fait, elle attend désespérément le moment où elle jouira vraiment, où l’amour charnel se conjuguera à l’amour spirituel, qui la rendra vraiment heureuse. C’est un peu le personnage du clip de « California ».

Vision terriblement cynique de l’amour, qui, non seulement se réduit à l’orgasme (suspectement solitaire avec cette absence de mâle), mais en plus se réduit au calcul de ses cycles. L’amour est regardé par son côté mécanique : ax+b= tilt. L’acte sexuel est une addition de corps (de membres !) qui produit un son de BD (« tilt ! »). Ce n’est rien d’autre qu’une seconde de plaisir pour une vie d’ennui.

Mais n’est-ce pas l’amour comme on le pratique de nos jours (cf. « Que mon cœur lâche »)? La simplicité désabusée de la phrase « c’est l’instant X », la froideur de la voix montre le travers des femmes actuelles : la petitesse avec laquelle elles traitent l’amour, comme une chose crue, lui retirant ainsi tout attrait. C’est un triste fait de société : ces femmes ont libéré leur sexualité, mais n’ont pas su conserver son caractère beau et puissant. La pornographie a tué la sensualité. Mais la satire prend son sens dans le refrain.

images-6C’est encore par dérision que Mylène reprend une chanson enfantine, comparant de façon assez osée l’acte sexuel avec l’arrivée du père Noël (ne descend-il pas dans la cheminée ?!…). Est-ce encore un produit du fantasme de Mylène sur son père (cf. « Optimistique-moi ») ? ça montre surtout que Mylène ne croit plus en l’instant X. C’est devenu quelque chose de trop banal…On comprend alors la douleur de la chanteuse.

« Zoprack » est l’anagramme de prozack, le symbole des antidépresseurs : élément hélas typique de la vie de la femme banale. Est-ce encore par caricature de ces femmes incultes qui déforment les mots ? En tout cas, la délivrance souhaitée est plus proche du placebo que d’un véritable messie…

Quant aux « ailes », elles représentent l’espoir de pouvoir un jour s’envoler…vers le septième ciel ? Surtout l’espoir de décoller de cette vie terre-à-terre.

La deuxième partie du refrain reprend la phrase « l’an 2000 sera spirituel ou ne le sera pas », célébrissime et largement médiatisée, jusque dans « Elle », le point zéro de l’information ! Et qu’en dit la Mylène de la chanson ? Cool ! « Du fun » ! C’est vraiment la femme coincée dans sa société, consommant tout de la même façon, dénuée justement de spiritualité.

Le deuxième couplet est la répétition du premier. On le remarque d’abord dans la structure. C’est le même système de rimes que dans le premier couplet (« Bloody/lundi/mais qu’est-ce qui/ », dans le second : « Humeur/killer/C’est l’heure… »). Des synonymes sont employés (« séries/cycle ») pour montrer que les choses n’ont pas changé. Comme si Mylène se réveillait le mardi suivant, ou n’importe quel jour, accentuant le caractère englué de la situation. Mylène est enfermée dans une façon de se comporter, de se poser qui ne lui attire que des ennuis. Il est possible que ce behaviour lui soit dicté par la recherche obsédée de l’instant X, d’où son côté prostituée.

C’est, en fait, une femme complètement désespérée, une « pretty woman » qui n’a pas trouvé son Richard Gere. « Un rien devient l’Everest » : la nouvelle sensibilité qui fait pousser des gémissements de douleur quand on se casse un ongle de pied, mais qui laisse froidement indifférente quand son chat se jette par la fenêtre.

L’ironie devient fatale à la fin du couplet, quand l’instant X tourne à l’hécatombe, au carnage, parce que les ébats passionnés font craquer son vernis. Humour de disproportion et d’allusion corrosif. L’instant X est mortel (« pied dans la tombe »), Mylène en ressort à moitié « asphyxiée », mais elle le dit sans la moindre passion. On en vient presque à préférer la période de « Beyond my control », quand l’amour et la mort se mêlaient tragiquement. Au moins, c’était beau. Dans « l’instant X », même ce qui est mortel devient banal.
Encore une fois, il faut inscrire cette chanson dans le contexte des albums. Alors que Mylène essaie de voir la vie autrement en quittant ses neiges originelles pour les plages californiennes, elle découvre le revers de cette société aux vitrines attirantes, les travers de la femme « fashion », au ridicule douloureux.

 

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Et Mylène après California

Posté par francesca7 le 4 janvier 2013


confidences de Nils Ruzicka  

 

Onze ans après, le « Mega’Lo Mania Remix » de « California » résonne encore dans toutes les oreilles des amateurs de techno. Rencontre avec son auteur, artiste d’une gentillesse rare.

Vous avez remixé « California » en 1995. Savez-vous que votre remix est le préféré d’un grand nombre de fans ?

Oh, ça fait quelques années ! Non je ne savais pas qu’il plaisait autant, c’était mon tout premier remix pour une artiste internationale, et pour être franc, je ne savais pas grand-chose de Mylène à cette époque. Mais j’ai tout de suite adoré la chanson, et je me suis efforcé du mieux que j’ai pu de créer un bon remix techno du titre. Je suis vraiment flatté que les fans l’aiment autant !

Et Mylène après California dans Mylène en CONFIDENCES 1989-04-e-206x300Qui vous a demandé de remixer le titre ? Ramon Zenker est-il intervenu ?

En effet, c’est Ramon qui me l’a proposé. Il m’a appelé un jour pour me parler du remix. Je ne suis plus très sûr si c’était censé être un remix bonus pour un pack de remixes d’un même titre. Je n’ai jamais eu de contact avec quiconque de la maison de disques, mais je me souviens que j’étais en vacances à Paris lors de la sortie du single. J’ai vu le digipak au Virgin Mégastore, et je l’ai acheté dans l’instant, parce que c’était la toute première fois que je voyais mon nom sur un CD dans un magasin étranger. C’est le genre de choses qui rend très fier un jeune producteur, tu sais !

Vous aviez vingt-deux ans en 1995. Pensez-vous que ce remix était une belle opportunité pour quelqu’un de si jeune ?

Sans aucun doute ! En tant que producteur de musique techno, et tout particulièrement à cette époque où ce courant musical commençait à peine à émerger, on n’était pas considérés comme de vrais musiciens. Donc qu’on nous demande des remixes comme ceux-là a prouvé à tout le monde que ce courant techno commençait à être bien accepté par l’industrie, encore plus par les consommateurs.

« California » a été un des premiers titres à être confié à quelqu’un d’autre qu’à Laurent Boutonnat pour les remixes. Pensez-vous qu’ils étaient inquiets ?

Je ne sais pas. Je ne pense pas qu’ils aient été effrayés. Laurent faisait du bon travail sur ses remixes, mais ils étaient toujours axés dans la même direction. Peut-être la maison de disques voulait-elle des remixes plus formatés pour le marché international, ou des remixes qui permettraient de mieux vendre les maxi CD. Peut-être…

Comment décrire votre remix ? Selon moi, il est construit sur un gimmick hardtrance hypnotique fantastique ! Et il tourne quand même à 170 BPM (battements par minute) !
A cette époque, j’étais très branché « tempo ». J’adorais les sons hardtrance très speed (160-170 BPM) remplis de synthés. Mon but était de transformer complètement la chanson de Mylène, c’est pour ça qu’il est un peu à part. Je n’étais pas très doué par contre pour les arrangements vocaux, et je pense qu’ils sont ratés sur le remix ! Mais grâce à Dieu, personne ne m’a fait de réflexion !

Vous a-t-on imposé des contraintes ?

Non, j’étais complètement libre. Et c’est ce que je préfère. Je n’aime pas qu’on me dise : « Nous voudrions un remix qui ressemble à ceci » ou « Pouvez-vous y inclure des sons qui ressemblent à cela ». En tant que remixeur, vous devez vraiment être libre. A chaque fois qu’on m’a imposé des trucs, je n’ai pas été satisfait du résultat final.

Comment avez-vous reçu les voix ? CDr, DAT ? Sèches, mouillées ?
J’ai tout reçu sur DAT (ndlr : Digital Audio Tape, K7 numérique) avec une excellente qualité. J’ai eu les voix sèches et mouillées (ndlr : sèches sans effets, à opposer à mouillées, avec effets), ce qui m’a facilité la vie, étant donné que j’avais peu de matos en 1995.

Mylène est-elle la seule à décider su un remix est assez bon pour sortir ?
Je ne sais pas. En général, c’est un accord entre la maison de disques, l’artiste et son management.

Avez-vous fait plusieurs versions de « California » ? Avez-vous été rappelé par l’équipe de Mylène, pour « Remixes » par exemple ?
Je pense que je n’ai fait que celle-là. Il faudrait que je vérifie dans mes archives ! Mais je n’ai jamais eu l’occasion de remixer un autre titre.

Des anecdotes à propos de cette collaboration ?

Pas vraiment à propos du travail avec Mylène, mais je me souviens vraiment avec émotion de cette histoire de Virgin Mégastore ! Ce remix est tout particulier pour moi.

Mylène est une grande star en France. La connaissiez-vous avant « California » ? Et que pensez-vous de sa carrière ?

275_image-300x145 dans Mylène en CONFIDENCESNon, je ne la connaissais pas, « California » a été mon premier contact avec elle ! Et des années plus tard, j’ai vu qu’elle était très populaire en France. Je me suis senti très embarrassé de ne pas l’avoir connue à l’époque. Je pense qu’elle fait du bon travail. C’est une chanteuse incroyable, avec tellement d’intensité. Et le produit « Mylène Farmer » est très bien géré par la maison de disques. Il y a tellement de choses en aval dont il faut être conscient… Par exemple, l’apparence d’une artiste est importante. Toujours sexy et adorable, mais sans tomber dans l’excès. Ne jamais perdre de vue sa musique. Donc si on a la combinaison d’une femme superbe, avec une belle voix et un charisme énorme, il est impossible que cela ne fonctionne pas !

Pensez-vous qu’une carrière internationale pourrait être envisageable pour Mylène ?
Pas sûr, non. Une carrière internationale sous-entend souvent chanter en anglais. Et il y a autre chose d’important à savoir en ce qui concerne le marché américain. Robbie Williams est un bon exemple : les médias américains veulent créer des superstars, et non pas promouvoir des gens déjà stars dans leur pays. C’est pour cela que Robbie ne perce pas là-bas. Coldplay a débuté pas trop mal en Europe, mais c’est après leur explosion aux Etats-Unis qu’ils ont acquis une renommée mondiale. Je pense que ce serait très difficile pour Mylène de tenter une carrière là-bas, et je pense d’ailleurs que ça ne doit pas être son but.

Des extraits pris sur Mylène Farmer et vous de 2006

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Critique sur Mylène F.

Posté par francesca7 le 22 novembre 2012

Mylène Farmer VS Sharunas Bartas

 

Critique sur Mylène F. dans Mylène et des CRITIQUES mimiNotre clash de la semaine oppose deux icônes glam : Mylène Farmer, la rousse mystérieuse (et non La roux ou Larusso) et Sharunas Bartas, que vous avez la chance de ne pas connaître. (parution sur http://www.excessif.com/  )

MYLENE FARMER

AGE 49 ans 

SES CHANSONS CULTES Désenchantée, California, L’instant X, Sans contrefaçon, Maman a tort, Pourvu qu’elles soient douces…  

SON FILM CULTE Giorgino.

POURQUOI ELLE ECLATE TOUT LE MONDE : Parce que c’est la recordwoman de disque en France. A elle seule, elle a le record du monde de disques de diamant avec cinq albums au-dessus du million d’exemplaires.  

ELLE AIME : Ses fans (dont Olivier Corriez), les duos (Seal, Line Renaud, Moby, Ben Harper, Khaled), Claire Chazal, Bettina Reims, Abel Ferrara, Luc Besson, Laurent Boutonnat, se balader dans les cimetières et manger des bonbons qui piquent.

SON MOMENT DE SOLITUDE : Elle a trébuché sur les marches de l’Elysée.

ELLE A DIT… « C’est une femme belle, décalée et ­charmeuse. Je suis instinctive, le désir l’emporte dans ces moments-là. » (au sujet de Line Renaud)

SCORE 1 – Mylène rocks, depuis les années 80.

 

 

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Mylène, princesse de glace

Posté par francesca7 le 3 novembre 2012

 

Mylène Farmer a filé. Et elle doit sacrément s’ennuyer en Californie. Peut-être chante-t-elle le soir, toute seule dans le noir, « Je t’aime mélancolie » ? Elle nous avait pourtant bien fait comprendre, avec son single « California », que l’endroit l’angoissait : « Sous ma peau, j’ai L.A en overdose », susurrait-elle, en porte-jarretelles, entre deux dédoublements de personnalité. Eh ben alors Mylène ! Optimistique-toi, pleure pas ! Au premier coup de mou, remballe tout et viens vivre à Chatou !

 Sans contrefaçon, je suis un glaçon 

Mylène, princesse de glace dans Mylène dans la PRESSE mf2000_62a-156x300Mylène a toujours été une princesse de glace. Il faut dire que les plaines enneigées de son enfance au Québec l’ont rendue un peu givrée. Il n’y a qu’à voir Giorgino , le film réalisé par son jumeau diabolique Laurent Boutonnat ! Vous ne faites pas partie des 60 000 spectateurs qui se sont précipités dans les salles obscures en 1994 ? C’est bien dommage… Car ce clip de 3 heures est un régal, pour qui aime les cannibales, les enfants morts et les pendus. Mylène, plus rousse que jamais, est folle à lier dans cette mélopée baignée d’inquiétante étrangeté. Jouer un fantôme autiste ? Pas vraiment un rôle de composition pour la chanteuse spectrale de Comme j’ai mal… Un film culte, donc, à partager avec ses amis névrosés, dans un vieux grenier, entre deux PLV d’Anamorphosée.

 Parution chez http://www.ozap.com/

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Olivier Dahan et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 octobre 2012

 

Olivier Dahan (né à La Ciotat, le 26 juin 1967), est un réalisateur et scénariste français.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Dahan

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsAprès une enfance ciotadenne pendant laquelle il cotoiera le brillant enseignant qu’était Jean-Louis Escalère, Olivier Dahan entre à vingt ans, en 1987, à l’École d’art de Marseille où il obtient en 1991 le diplôme national supérieur d’expression plastique. Entre 1988 et 1997 il réalise sept courts métrages, des clips pour IAM, Mc Solaar, The Cranberries, Zucchero, etc. et participe à des expositions d’art. En 1994, Olivier Dahan met en scène pour la chaîne Arte son premier long métrage, Frères, dans la collection « Tous les garçons et les filles de leur âge ». Le film est sélectionné par le Festival international du film de Berlin. Il sort en salle en 1997 de même que Déjà mort, un drame dans l’univers désespéré de jeunes niçois fortunés et mal dans leur peau. Parmi les interprètes : Benoît Magimel, Clément Sibony et Zoé Félix.

En 2001, il tourne une adaptation du conte de Charles Perrault, Le Petit Poucet, puis un film sombre en 2002, La Vie promise avec Isabelle Huppert dans le rôle d’une prostituée à la recherche de son ex-mari. En 2003, les producteurs Alain Goldman et Luc Besson, lui proposent de réaliser Les Rivières pourpres 2 – Les anges de l’apocalypse, avec Benoît Magimel.

Au début de 2004, il envisage de tourner un film sur la vie d’Édith Piaf qu’il réalise en 2006 avec Marion Cotillard dans le rôle de la chanteuse mythique. Le film, La Môme, (titré en anglais La Vie en rose), fait l’ouverture du Festival de Berlin 2007. Marion Cotillard obtient en 2008 pour sa composition un Golden Globe, le BAFTA, British Academy of Film and Television Arts de la meilleure actrice ; le César de la meilleure actrice et l’Oscar de la meilleure actrice. L’Oscar du meilleur maquillage est aussi attribué à son équipe de maquillage.

En 2009 et 2010, il met en scène le spectacle Mozart, l’opéra rock, produit par Dove Attia et Albert Cohen.

En 2011, il réalise le vidéo clip du titre éponyme du 8ème album de Mylène Farmer, Bleu Noir.

En Mars 2011 Le réalisateur de La Môme s’associe à Mylène Farmer pour mettre en scène son nouveau clip, Bleu Noir. La carrière musicale de Mylène Farmer est parsemée de nombreux clips de qualité. Notamment ceux de ses débuts, réalisés par Laurent Boutonnat et pensés comme de véritables courts-métrages qui bouleversaient les codes du genre, montrant la chanteuse nue (Libertine), rendant hommage à de grands auteurs et réalisateurs (Stanley Kubrick, Edgar Allan Poe, Oscar Wilde…). Luc Besson (Que mon cœur lâche), ou Abel Ferrara (California) suivront.

Pour son dernier titre, Bleu noir, Mylène Farmer a fait appel à un nouveau réalisateur de renommée internationale : Olivier Dahan ( Les Rivières Pourpres 2 , La Môme ). L’homme a également mis en scène des clips pour Renaud , MC Solaar , IAM , France Gall ,Francis Cabrel ou encore Cali. Ici, il la filme en plan séquence et en noir et blanc.

 

Olivier Dahan et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE mf2000_10a-200x300Avant de tourner sa comédie Les Seigneurs, Olivier Dahan s’est offert une récréation musicale en tournant le clip du dernier single de Mylène Farmer, Bleu noir, extrait de l’album du même nom. Un clip qui a été dévoilé sur le site officiel éphémère de la star française.

Olivier Dahan a choisi la sobriété du noir et blanc pour filmer une Mylène Farmer marchant dans des décors successifs de foret, de plaine enneigée, de nuit étoilée, d’explosions, de feux d’artifice… La chanteuse semble ainsi traverser les décors, les saisons parfois destabilisée et pas toujours cadrée sur la musique composée par Moby.

Mylène Farmer vient s’ajouter à une longue liste d’artistes mis en clip par Olivier Dahan. Le réalisateur a notamment signé les vidéos de groupes ou chanteurs tels que The Cranberries (Salvation…), Stephan Eicher (1000 vies), MC Solaar (Les temps changent), IAM (Planète Mars), Francis Cabrel (Hors saison) ou encore Raphaël pour Le Vent de l’hiver et Le bar de l’hôtel.

 

 

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Mylène Farmer comme jamais vue

Posté par francesca7 le 16 septembre 2012

Mylène Farmer comme vous ne l’avez jamais vue

Musique. La chanteuse a tourné «Dégénération», son prochain clip. Bruno Aveillan, le réalisateur, nous livre quelques secrets de tournage.

- Parismatch.com

Mylène Farmer comme jamais vue dans Mylène dans la PRESSE FanAlexandra3-221x300Avec « Thriller », Michael Jackson a révolutionné le vidéoclip. Le « King of Pop » a pourtant un alter ego français. Sa couleur à elle n’est ni le noir ni le blanc, mais le roux. Avec « Libertine » puis « Pourvu qu’elle soit douce », un minifilm de dix-sept minutes, Mylène Farmer a été la première chanteuse à scénariser ses clips, à mettre en scène ses chansons. A partir de 1986, elle les a construits comme de vrais films : un bon scénario, des acteurs, des lumières et un réalisateur digne de ce nom. Laurent Boutonnat a ainsi signé quelques-unes des plus grandes pages en couleurs de la chanson française, au même titre que Luc Besson (« Que mon cœur lâche ») ou Abel Ferrara (« California »).

Depuis, chaque nouveau disque de l’interprète de « Désenchantée » fait l’objet de mille supputations. Alors que la sortie officielle de l’album est prévue le 25 août, on lit déjà tout et son contraire sur les images de « Dégénération », le premier extrait. Bruno Aveillan, réalisateur venu de la pub, est aux commandes de cette vidéo de quatre minutes et demie : « Mylène y incarne une créature surnaturelle dotée de pouvoirs magiques et enfermée dans un laboratoire militaire secret. Le régime dictatorial qui dirige ce pays imaginaire aimerait l’utiliser à son profit. » Mais la captive ne l’entend pas de cette oreille. Elle va se libérer du joug de l’oppresseur en diffusant autour d’elle la concorde, la félicité et finalement l’amour.

« Nous avons tourné à Prague pendant près d’une semaine, poursuit Bruno Aveillan. Nous avons fait appel à une trentaine de comédiens et aux danseurs de la troupe Cave Canem. C’est une chorégraphie résolument moderne, pleine d’imprévus. Autre première : nous avons utilisé une caméra Panthom, jusqu’ici dédiée à la recherche scientifique. Elle m’a permis de filmer les corps comme ils ne l’avaient jamais été. »

Ce clip spectaculaire, aux effets spéciaux troublants, est le second étage de la fusée « Dégénération ». Uniquement disponible sur Internet pour l’instant, le titre s’est directement classé en première position des ventes en ligne avec 4 998 téléchargements en trois jours. Un nouveau record après celui établi lors de la mise en vente des places de son premier concert au Stade de France en septembre 2009 : 80 000 billets s’étaient vendus en deux jours.

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Les Incontournables de Mylène F.

Posté par francesca7 le 8 août 2012

Les 20 clips incontournables de Mylène Farmer

Suite des articles spécialement dédiés aux farmer-maniaques, à l’occasion des deux concerts événement de la chanteuse au Stade de France. TÊTU vous propose de revoir aujourd’hui quelques-uns de ses meilleurs clips. Et vous, lequel préférez-vous?

Les Incontournables de Mylène F. dans Mylène dans la PRESSE 2007-mars2Mylène Farmer a toujours accordé une place considérable à l’image – pour ne pas dire à son image. Dès ses débuts dans les années 80, la star s’est créé un personnage de femme libre, inaccessible, prête à tenir tête aux garçons, une héroïne des temps modernes, à l’aise avec le sexe, jouant volontiers sur l’ambiguïté. Elle fut aussi une pionnière en France dans l’utilisation de la vidéo pour assurer sa promotion. Alors que toutes les autres chanteuses de sa génération courraient les émission de variété pour aller gesticuler sur des playbacks mal synchronisés, Mylène Farmer écrivait déjà sa légende…

Des clips plus spectaculaires les uns que les autres
Nous sommes en avril 1986. Mylène n’a alors que 25 ans quand elle apparaît en garçonne dans le clip de Libertine. Plus qu’un clip, il s’agit en réalité d’un véritable court-métrage réalisé par son complice de toujours, Laurent Boutonnat. Dès les premières secondes de cette étrange histoire qui se déroule au XVIIIe siècle, Mylène Farmer marque les esprits. Tout le monde connaît désormais la belle rousse.

Son ascension est ensuite vertigineuse. Libertine ne fera pas d’elle une chanteuse à succès mais une star, une icône pour certains. D’autres clips suivront, tous plus spectaculaires les uns que les autres. Les plus grands réalisateurs travailleront avec l’artiste: Luc Besson, Abel Ferrara… De 1986 à aujourd’hui, d’innombrables images de Mylène se sont accumulées dans la mémoire collective. Libertine, Pourvu qu’elles soient douces, Désenchantée, California… Autant de clips inoubliables qu’on ne se lasse pas de visionner encore et encore…

TÊTU.COM vous propose de revoir LES 20 vidéos cultes de Mylène Farmer:

A vous de partager vos impressions, et vos souvenirs… rejoignez ce site : http://www.tetu.com/actualites/culture/les-20-clips-incontournables-de-mylene-farmer-15430

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Les fans de Mylène se posent des questions

Posté par francesca7 le 6 août 2012

A l’occasion du cinquantième anniversaire de Mylène Farmer, le quotidien « France Soir » publiait un article exclusif lundi dernier dans lequel il était affirmé qu’un nouveau Best-of de la chanteuse verrait le jour au tout début de l’année 2012. Une nouvelle qui a rapidement fait le tour de la communauté des fans de la chanteuse rousse autour de laquelle les rumeurs vont bon train depuis quelques semaines au sujet d’une éventuelle tournée en 2013 et de la sortie d’un nouvel album signé Laurent Boutonnat en 2012. Rien n’est moins sûr et les années passantes ont servi de leçon aux fans qui ont bien compris que la chanteuse entourait chacun de ses projets d’un très grand secret. En revanche, toutes les informations relayées en tant que « rumeurs » par « France Soir » depuis septembre 2010 se sont avérées être justes. La mise en vente de places de concerts pour la « Tournée 2013″ s’effectuerait dès le mois de décembre prochain selon certains sites de fans…

Les fans de Mylène se posent des questions dans Mylène dans la PRESSE mf-presta1-201x300Ce Best-of inclurait un à plusieurs inédits dont l’un serait envoyé en radio pour servir de single locomotive à cette compilation. On se souvient que Mylène Farmer avait publié son premier Best-of en 2001, tiré au sommet des charts par une pléiade de tubes tels que « Libertine », « Pourvu qu’elles soient douces », « Désenchantée », « XXL », « California » ou encore « Rêver ». Le duo éponyme « Les mots », enregistré avec le chanteur soul Seal est même devenu l’un des plus gros tubes de Mylène Farmer en terme de ventes (devant « Ainsi soit-je… », « Regrets » et « L’instant X »). Le single suivant « C’est une belle journée » n’a pas fait aussi bien mais a permis à la chanteuse d’ajouter un nouveau hit à son palmarès à l’été 2002. La compilation s’est écoulée à 1 500 000 exemplaires en Europe, un « petit » record que la chanteuse n’atteindrait très certainement pas si une nouvelle compile sortait en 2012 compte-tenu du marché actuel.

Du côté de son label Polydor, on nous infirme cependant la publication d’un Best-of en début d’année prochaine, de même que la soi-disant tournée 2013 est peut-être en marche (selon des fans dits informés) mais loin d’être officialisée. Des rumeurs ! Les fans devront donc encore s’armer de patience pour savoir le vrai du faux, car rappelons que le retour de Mylène Farmer en 2010 avec l’album « Bleu noir » était une surprise, autant pour le public que pour le label… Le mystère restera décidément la marque de fabrique de l’univers Farmer.

Best-of, compilation de remixes, nouvel album signé Laurent Boutonnat, tournée en 2013 ? Les rumeurs vont bon train au sujet des projets de Mylène Farmer. Seulement, le label de la star affirme que toutes les informations n’ont rien d’officiel. « Bleu noir » aura-t-il son successeur en 2012 ?

Jonathan HAMARD

http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-75599.html

 

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Mylène Farmer et son guitariste

Posté par francesca7 le 31 juillet 2012


David Husser (Remixeur) pour Libertine et Fuck them all

 

Mylène Farmer et son guitariste dans Mylène en CONFIDENCESGuitariste de Y-Front jusqu’à la séparation du groupe en 2005, David Husser se consacre depuis à la réalisation d’albums. Co-auteur avec Christophe Benoin des remixes de « Libertine » pour « Remixes » et de « Fuck them all », il se livre ici en toute simplicité.

Comment s’est passé le premier contact pour « Libertine » ?
Par l’intermédiaire de Lionel Grosheny, chargé de production de l’album et travaillant aussi chez Polydor. Faire un remix de Farmer aurait pu selon lui favoriser la sortie d’un album de Y-Front chez eux.

Pourquoi « Libertine » ?
J’aurais préféré « XXL » ou « L’instant X », qui ont un bon potentiel pour en faire des versions électrorocks. Mais c’est finalement « Libertine » qui a été remixé, sous l’impulsion de Christophe.

Vous a-t-on imposé des contraintes ?
Le temps ! Seulement trois jours ! Nous avons demandé une journée de studio pour finaliser le mixage, et c’est apparemment inhabituel… Mais la validation a été très rapide : seulement quatre heures après la sortie du studio ! Peu de temps après, sa sœur Brigitte nous a appelé pour nous dire que Mylène adorait notre remix.

Comment s’est passée la réalisation du remix ?
Une impression de totale maîtrise de la part de la maison de production et de Farmer elle-même. Une des plus grosses difficultés a été de supprimer les kilos de reverb’ posés sur la voix… Sans cela, le remix aurait manqué d’homogénéité. L’élaboration du break a été appréhendée comme une éjaculation ! Il en est ressorti une version disco-électro, avec des guitares à la ZZ Top. L’objectif ici était clair : faire un truc sur lequel les gens pouvaient remuer !

Mylène vous a rappelé pour « Fuck them all » deux ans plus tard. Comment s’est passée cette nouvelle collaboration ?
Là encore, nous avons reçu les fichiers quelques jours avant la gravure finale du disque ! Le remix s’est fait dans l’urgence et nous n’avons hélas pas pu passer en studio pour le mixage final. Je ne suis pas pleinement satisfait du résultat, surtout au niveau des guitares, que je qualifierait de « bordéliques ».

Comment avez-vous réagi quand vous avez appris le titre du single ?
Surpris. Nous n’avons pas compris le sens de la chanson, et encore moins ce pont ! La version studio est pour moi une version beaucoup trop lisse d’un titre qui aurait pu être plus pêchu. Mylène hurle « Fuck them all » avec une toute petite guitare derrière ! On sent un profond dilemme chez Mylène, qui oserait beaucoup plus de choses si elle n’était pas « bridée » par la musique de Boutonnat qui manque, selon moi, d’originalité. Je ne suis pas fan des nappes de synthés. Globalement, même les L5 sont plus originales, car elles savent évoluer niveau musical (bon ça reste du L5 hein !). Lui ne partirait pas aux States pour trouver des mélodies : il fera toujours du Boutonnat… C’est le côté commercial qui l’emporte. En même temps, se risquer à faire quelque chose de différent, c’est aussi risquer de mettre en péril les gens qui travaillent avec eux, c’est une certaine responsabilité.

Suivez-vous la carrière de Mylène ?
Oui bien sûr. Je suis né en 1974 et j’ai été bercé par le Top 50 et donc Mylène. Mais je préférais Indochine, ce qui m’a d’ailleurs amené à remixer « Le grand secret » pour eux.

2005-Claude-Gassian-013b1-200x300 dans Mylène en CONFIDENCESQue pensez-vous de la façon qu’a Mylène de gérer ses rapports avec les médias ?
Farmer, c’est tout un monde ! D’après ce qui se dit, elle serait quand même bien allumée ! Mais il ne faut pas se leurrer. Si elle est toujours là au bout de vingt ans, c’est grâce aux fans. Je suis moi-même fan et collectionneur de The Cure et je comprends la fidélité envers les artistes. J’ai rencontré quelques fans et j’ai pu toucher de près la dévotion mystique qu’engendre Mylène !

Question peut-être indiscrète et plus terre-à-terre : combien est payé un remix ?
Pas de tabous ! Le remix de « Libertine » nous a été payé entre 3000 et 4000 euros, celui de « Fuck them all » un peu plus, car elle tenait à ce que ce soit nous. Mais avec Mylène, impossible de négocier ! C’est ça ou rien !

Mylène sort des maxis et des albums de remixes. Quel est selon vous son intérêt à proposer des remixes de ses titres ?
Les remixes de Boutonnat n’étaient pas très calibrés pour les clubs. Mylène veut probablement explorer des milieux plus pointus. Elle a besoin de ces remixes pour être diffusée en club, être perçue comme étant plus moderne et gagner ainsi en crédibilité.

L’album « Remixes » a été plus ou moins bien accueilli par les fans. Avez-vous écouté cet album dans son intégralité, et si oui, qu’en pensez-vous ?
Globalement, j’ai été déçu par cet album, plus alimentaire qu’autre chose.

Pensez-vous que Mylène pourrait faire une carrière à l’étranger ?
Mylène est unique. Son personnage mi-suicidaire, mi-secret est unique. En plus, elle est absolument magnifique (il suffit de voir le clip de « California » pour s’en rendre compte). Elle a un côté affolant ! Donc oui, elle pourrait faire une carrière internationale. Si Britney Spears y arrive, pourquoi pas elle !

Mylène a enregistré un duo avec Moby… En avez-vous entendu parler ?
Moby est très malin… Sur l’album « Play », il utilise une musique super cheap pour mettre en avant des voix rugueuses. En fait, Moby serait le Boutonnat américain, en plus gros calibre : ils mettent tous les deux les voix en avant, avec une musique plutôt simple ! Ca peut donner quelque chose d’intéressant, oui ! 

 

Texte issu du magazine Mylène Farmer et vous de 2005

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50 Ans, Mylène Farmer !

Posté par francesca7 le 6 juillet 2012

Mylène Farmer fête, en ce lundi 12 septembre, son 50e anniversaire. Le scandaleuse rousse a débuté sa carrière sur un parfum de scandale (Maman a tort, en 1984) et cultivé une aura de mystère où se mêlent douleur, hédonisme, sexe et poésie. Le dernier album de la star, Bleu Noir, s’est écoulé à plus de 500 000 exemplaires prouvant que la chanteuse n’a rien perdu de son pouvoir alors que l’industrie musicale se lamente.

50 Ans, Mylène Farmer ! dans Mylène dans la PRESSEEn l’honneur de ce bel anniversaire, qui doit être couronné par la sortie d’un nouveau best of selon France-Soir, Purepeople.com a décidé de se replonger dans la discographie passionnante de Mylène Farmer et d’en extraire ses apparitions les plus osées. Farmer est sans doute la star de la chanson qui s’est le plus dénudée dans ses clips.

Libertine et Pourvu qu’elles soient douces, 1986 et 1988

Dans ce diptyque, Laurent Boutonnat et Mylène Farmer rendent un hommage à peine déguisé au sublime Barry Lyndon de Stanley Kubrick. Réchappée d’un duel dans Libertine, Mylène se réfugie dans une maison (close ?) et batifole dans une baignoire avec des soubrettes avant de rencontrer le maître de maison. Deux ans plus tard, dans Pourvu qu’elles soient douces, on la retrouve prisonnière d’un général de l’armée anglaise qui décide d’en faire sa maîtresse. Le petit soldat Farmer cul nul ou l’image de sa carrière la plus célèbre de la pop culture.

Melancol2 dans Mylène dans la PRESSEJe t’aime mélancolie, 1991

Toujours réalisé par Laurent Boutonnat, ce clip met en scène Mylène Farmer dans la peau d’une boxeuse. En porte-jarretelles et gants de boxe, un look terriblement sexy, elle affronte un homme qui lui met une belle raclée. Ses images sont entrecoupées d’une chorégraphie sur le ring… Mylène Farmer se fait décidément bien malmener par la gent masculine.

Que mon coeur lâche, 1992

Mylène Farmer fait équipe avec Luc Besson pour ce clip assez trash. Elle est un ange envoyé sur terre par Dieu pour découvrir ce qu’il advient des humains. Elle découvre qu’ils se shootent à l’amour de synthèse disponible sous forme de gaz à inhaler. L’ange y goûte, se laisse aller dans une maison de plaisir, et revient plus sexy que jamais au paradis. Le plan final sur cette bulle de chewing-gum qui lui éclate au bord de lèvres résume à elle seule le pouvoir sensuel de Farmer : à la fois innocente et brûlante.

Californ2California, 1996

La chanteuse fait équipe avec un autre cinéaste de talent : Abel Ferrara. L’Américain confronte deux Mylène, l’une prostituée revêche et l’autre épouse soumise. Leur rencontre, par hasard, sur le boulevard, conduira la première à la morgue, et la seconde probablement en taule. Mylène Farmer sur l’idée de double et utilise une imagerie très sexe.

Je te rends mon amour, 1999

Le 27e single de Mylène Farmer fera du bruit, beaucoup de bruit. Nue dans une église, elle chante Je te rends mon amour et semble évidemment s’adresser à Dieu. Cette vidéo provoquera la colère de l’église catholique – il faut dire qu’elle est recouverte de sang évoquant ainsi le martyr du Christ. Furax de voir son clip interdit d’antenne avant minuit, la chanteuse décide de le sortir en VHS chez les marchands de journaux. Les bénéfices ont été reversés à Sidaction.

SingleLamourNestRienL’amour n’est rien, 2006

Après quelques années plus sages, Mylène Farmer décide, à bientôt 45 ans, de nous faire le coup du strip-tease. Pur et simple. Sur un fond noir, la chanteuse danse langoureusement, en lançant des regards espiègles à la caméra, et se déshabille. Comme à la grande époque Libertine, Farmer n’a pas peur de dévoiler ses fesses ravissantes. Derrière la caméra, on retrouve Benoît Di Sabatino, qui n’est autre que le compagnon de la star.

Dégénération, 2008

SingleDegenerationDernier clip de notre sélection, Dégénération, signé du réalisateur Bruno Aveillan. Clairement inspiré par la scène finale du Parfum de Patrick Süskind et le Cinquième élément de Luc Besson (pour le look), ce clip voit une Mylène Farmer extraterrestre faite prisonnière par des soldats. Ces derniers la livrent à des scientifiques qui s’apprêtent à l’ausculter. Sur la table d’opération, l’alien Mylène se réveille et son énergie provoque autour d’elle une vague d’amour quasi insupportable… chacun se sent alors obligé de grimper sur son petit voisin pour se soulager.

On espère que cette petite sélection vous a plu. On souhaite une nouvelle fois un bel anniversaire à Mylène Farmer.

http://www.purepeople.com/

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J.Marc Maniatis et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 30 juin 2012

 

J.Marc Maniatis et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE bio2Jean-Marc Maniatis est né le 3 mars 1942 à Saint Germain en Laye de parents de nationalité grecque (installés en France en 1920). Son père, l’un des plus grands bottiers parisiens, était président de la Haute Botterie Française. C’est dans la Haute Coiffure que Jean-Marc Maniatis a trouvé l’accomplissement de ses aspirations. Après avoir appris son métier sur le terrain afin de connaître les techniques ainsi que les problèmes qui se posent dans cette activité, il décida de voler de ses propres ailes et décida de s’associer à un partenaire pour créer sa première entreprise. Aujourd’hui, ce sont 4 salons Jean-Marc Maniatis à Paris qui emploient environ 150 personnes.

Jean-Marc Maniatis, grand artisan de la coiffure, a libéré les femmes des coiffures figées. Son obsession : sublimer les cheveux et faciliter la vie des femmes.

Son style Rock’n Roll, d’une précision extrême, a conquis les plus grandes stars. Les cheveux des Rolling Stones, Meryl Streep, Sophie Marceau ou Catherine Deneuve sont passés entre ses mains de maître.

Pour ce passionné du cheveu, la perfection du geste compte autant que la cosmétique du cheveu. Avec le CCB, il associe sa créativité et son professionnalisme hors pair au travail d’une équipe de chercheurs de haut vol pour transposer chaque idée en formule.
Avec les produits Maniatis, prendre soin de ses cheveux et se coiffer est à la fois un art et un jeu d’enfants.

Quand André Delahaigue, responsable des salons Maniatis est à ses ciseaux, il vous accueillera dans son salon, vos cheveux longs accepteront sans rechigner de se faire couper. Avec succès. Est-ce parce qu’André a 30 ans de métier ou que la méthode Maniatis est infaillible ? Un peu des deux sûrement…

Pour en savoir plus : salon de coiffure jean-marc maniatis – Marie Claire

Salon de coiffure : Jean-Marc Maniatis

7da17f300niatis dans Mylène et L'ENTOURAGELa coupe Maniatis : La coupe, chez Jean-Marc Maniatis, est un véritable art ancestral qui demande un travail d’orfèvre. Ici, chaque coiffeur est formé à LA technique Maniatis. Sur des cheveux séchés au diffuseur qui leur donne leur allure naturelle, (la coupe sur cheveux mouillés est une aberration pour eux !) il sculpte vos cheveux comme une statue de glace, tel « Edward aux mains d’argent » avec ses petits coups de ciseaux saccadés. C’est fascinant. Il coupe mèche par mèche quelques millimètres. À croire qu’il fait semblant. Pourtant après un certain temps, vous verrez votre nouvelle coupe de cheveux prendre forme sous vos yeux. Moi qui suis une extrémiste des cheveux longs, j’ai accepté de me lancer. Et pire, ça me plaît ! J’ai l’impression de voir ma chevelure renaître ! Un brushing de pro plus tard, j’ai exactement la coupe que j’avais demandée à André (celle de Vanessa Paradis sur la couverture du Marie Claire du mois de décembre).

 Pour qui ? Pour celles qui veulent repartir avec une vraie coupe de cheveux. Ici, chaque coup de ciseaux compte. Un travail d’artisan minutieux qui fait sentir à nos cheveux que c’est bon pour eux !

Jean-Marc Maniatis est responsable de la coupe de cheveux de Mylène pour la sortie de l’album « L’autre ».

Pour le Tour 96 et Mylènium Tour, le responsable, styliste de la coiffure et du maquillage est Pierre Vinuesa. Son nom apparaît aussi dans le générique du clip California.

MF2000_142aAvec Avant que l’ombre… ce n’est plus Pierre Vinuesa le coiffeur pour cette tournée, mais John Nollet. Ce coiffeur de renom, connu sur la place et dans le milieu de la mode, a travaillé pour beaucoup de magazines comme Vogue International, ELLE. Il a notamment contribué avec son ami Christophe Danchaud, danseur devenu maquilleur, à la campagne publicitaire de Chanel.

John Nollet est surtout connu pour ses créations pour le cinéma. Il a coiffé les plus belles actrices. Monica Bellucci, Emmanuelle Béart, Vanessa Paradis, Isabelle Huppert, Fanny Ardant, Juliette Binoche, Uma Thurman ou Audrey Tautou. La coupe Amélie Poulain, c’est lui.

John Nollet naît en 1970 dans le nord de la France. Il travaille au départ dans un salon dans le sud (Perpignan, Montpellier). Il commence à travailler pour des spectacles de danse avec la chorégraphe Dominique Bagouet. Puis un jour, il propose ses services pour le tournage du film Germinal (avec le chanteur Renaud) qui prend place dans le nord de la France. Il est engagé, c’est le début de l’engrenage. Après les trois mois de tournage, il s’attaque à Paris. Le rôle du coiffeur est également à part. En effet, celui-ci a non seulement un contact physique avec la star mais c’est aussi lui qui va influer sur le regard des gens. La notion de confiance est capitale et l’intimité inévitable.

 

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Mylène Farmer Space Bercy

Posté par francesca7 le 27 mai 2012

 

Mylène Farmer Space Bercy dans Mylène et SYMBOLISME MFBercy96_22aL’image frappe dès l’entrée en salle : un énorme coffre, une porte ornée monumentale interdit l’accès à un temple (très boutonnesque) on ne peut plus mystérieux. Mur aveugle qui fait monter progressivement une excitation que rien ne peut contenir. C’est après un court-métrage d’Alain Lescalle (mélange confus de guirlandes japonisantes sur une esthétique de jeu vidéo des années 90) que le scaphandre cybernétique renfermant la chanteuse attirera les regards au centre du plafond de Bercy  Et c’est après une descente et un parcours qui le mène au pied du temple que le ton esthétique du show est donné : coiffure pour le moins inattendue composée de marguerites improbables, tenues multicolores de robes lamées et de corsais surchargés, soupiraux de pierre et escaliers vertigineux, le temple dans lequel nous entrons est celui du délire visuel.. et textuel. L’entrée en scène se fait au son scratché de chœurs scandant « shut up Farmer » (« Ta gueule Farmer ») ce qui promet pour les 2 h 30 de show qui suivent.

De quoi être bousculé. On ne peut qu’être déçu par l’enchainement mollasson des toutes premières chansons (XXL sans envie, California lassant, Dans les rue de Londres eu minimum syndical). Mais c’est avec la chorégraphie percutante (et sans danseuse) de Pornographique que le spectacle démarre vraiment. La suite assez rythmée fait étrangement l’impasse sur 2 albums (Cendres de lune, et Innamoramento), et reste à l’image de l’entrée en scène : un certain futurisme des années 80 sur des décors de « La Belle et la bête ». Chapeaux haut-de-forme sur Sans Contrefaçon, Je t’aime mélancolie en altitude sous des voiles rétractables, QI et sa chorégraphie hispanisante reprenant les gestes du clip, et à la surprise générale Les Mots en duo avec l’imposant et charmeur batteur Abraham Laboriel Jr.

Un chandelier aux allures de pieuvre pose la chanteuse sur une scène centrale en forme de croix de malte (symbole du secourisme) pour un tableau marquant le milieu du spectacle. La proximité de tout le public donne une force indéniable à un long tableau composé de chansons acoustiques, accompagnées par Yvan Cassar sur un piano noir collé à une plateforme réversible. Fin de la partie avec La réussite du spectacle : un Désenchantée ultra dansant en formation restreinte (Abraham sur une mini-batterie pas plus grande qu’un guéridon, une simple guitare, une unique percussion et Yvan fidèle au piano) et une Mylène tournoyante avec ses danseuses pour que chacun des spectateurs tout autour d’elle n’en perde pas une miette. C’est, avec Sans Contrefaçon, les deux moments forts du show… car peut-être les deux seuls vrais tubes.

 Avant que l’ombre, la bien nommée clôturera un spectacle foisonnant en entrouvrant un rideau d’eau sur une Mylène FARMER d’une neutralité retrouvée, qui disparaîtra symboliquement nue au sommet d’un escalier féérique orné de lustres suspendus à une autre planète. Rappel du rideau d’eau, le mot « passé » écrit en retombées pluvieuses s’écrasera au sol à plusieurs reprises. De loin le final le plus réussi, le plus émouvant aussi. Le final suicidaire du concert de 1989 n’est pas très loin dans cette grille du cimetière remplacée par le monumental coffre dont la résonnance de la clôture résonne encore à nos oreilles.

 Un spectacle incroyablement délirant et forcément jouissif, tant de retour de la vraie audace du duo FARMER-BOUTONNAT était attendu.

 

Signé J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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Mylène Farmer et François Hanss

Posté par francesca7 le 18 mai 2012

 

Mylène Farmer et François Hanss dans Mylène et L'ENTOURAGE laicite_05_les_sources_vues_par_le_realisateur_mai2008François Hanss est un réalisateur et scénariste français né en 1960.

Après des études aux Beaux-Arts, il s’inscrit au conservatoire libre du cinéma français dont il sort diplômé en 1981.

De 1980 à 1987, il est assistant-réalisateur sur des films publicitaires, des courts et des longs métrages de fiction, des téléfilms et des clips. Puis il passe à la réalisation proprement dite en signant des publicités, des clips musicaux, des reportages et des documentaires.

Il est surtout connu pour son court métrage La lettre diffusé un peu partout en France, pour son film Corps à corps récompensé à deux reprises, et aussi pour ses collaborations avec Mylène Farmer et Laurent Boutonnat.

La suite de son parcours se verra très souvent rattaché à l’univers de ses deux artistes. Assistant sur les clips / minis films Libertine (1986) et Pourvu qu’elles soient douces (1988), hommages au film Barry Lyndon, François Hanss signera également de nombreux documentaires sur les coulisses des clips de Mylène Farmer, notamment en 1996 aux côtés d’Abel Ferrara sur le tournage de California. Son premier clip en tant que réalisateur, Je te rends ton amour (1999), déclenche les foudres de la censure en montrant Mylène s’étaler nue dans une flaque de sang au milieu d’une église. Il réalise ensuite les films des concerts de la chanteuse (Mylènium Tour en 2000, Avant que l’ombre… à Bercy en 2006, Stade de France en 2009).
François Hanss signe et réalise en 2003 son premier long métrage de cinéma aux côtés d’Arthur-Emmanuel Pierre, le thriller « Corps à corps » porté par Emmanuelle Seigner et Philippe Torreton.

2649927046_1 dans Mylène et L'ENTOURAGEIl est aussi connu pour son court métrage « La lettre » en mémoire de Guy Môquet diffusé un peu partout en France en 2007, et réalise aussi des émissions de télé autour de la musique comme « Tous… pour la musique » ou « Johnny Hallyday : ça n’finira jamais… » (où Mylène Farmer viendra exceptionnellement interpréter une chanson).

Dans Vieux Bouc : Une chanson prend l’étrange forme d’un dialogue entre cette femme et le diable « Vieux bouc » qu’elle semble désirer. On ne sait d’ailleurs pas trop quels sont les rapports entre le démon et cette fille, parfois la confession ressemble à une plainte, à une recherche de consolation, et d’autres endroits du texte nous imposent fortement une attirance sexuelle. A croire que Mylène FARMER et François Hanss se soient inspirés de ce texte quatorze ans plus tard pour le scénario de Je Te rends ton Amour

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Mylène Farmer et son Vertigo

Posté par francesca7 le 3 mai 2012


Issu du site d’origine  http://www.innamoramento.net/mylene-farmer/analyses/24/Lalbum_Anamorphosee/

Mylène Farmer et son Vertigo dans Mylène et mes BLABLAS MF2000_19aAu niveau de l’écriture même, enfin, Anamorphosée apporte un dernier renouveau à la pratique de la chanteuse : c’est avec cet album que sont inaugurées plusieurs pratiques qui resteront chères à Mylène. La première de ces pratiques, c’est le néologisme. Dans la chanson Vertige, Mylène inaugure en effet le verbe «vertiger». Si c’est un cas unique dans l’album et une première dans l’œuvre, le procédé deviendra ensuite fréquent, c’est pourquoi il n’est pas inutile de le souligner ici… Mais la véritable nouveauté ici, c’est l’utilisation massive dans l’album de la langue anglaise. Jusqu’à présent, Mylène en effet n’avait guère pratiqué la langue de Shakespeare, si ce n’est au détour de quelques chansons comme La ronde triste ou Psychiatric. A l’exception de ces deux titres, intégralement rédigés en anglais, la chanteuse avait jusqu’à alors écrit uniquement en français, et ce alors même que nombre de ses auteurs de prédilection (comme Wilde, Poe ou encore Dickinson) étaient pourtant anglophones. Comme elle l’expliqua à propos de l’adaptation anglaise de Que mon cœur lâche, il s’agissait pour elle d’une volonté de contrôler ses mots, contrôle qu’elle ne se sentait pas apte à exercer dans une langue étrangère. L’anglais cependant a toujours été présent à l’arrière plan de la carrière de Mylène. Dès ses débuts, en effet, ses remixes, tout réalisés par des français qu’ils étaient, ont porté des titres en anglais. De même, certains instrumentaux portent des titres anglais, c’est le cas de Mylène is calling ou de The Farmer’s conclusion. Cette habitude de travail, probablement héritée de Laurent Boutonnat (qui lorsqu’il écrivait encore des textes pour Mylène, avait entre autre rédigé We’ll never die, ou intégré des samples de Greta Garbo et des phrases anglaises dans plusieurs de ses chansons. On pense notamment à Vieux Bouc) n’a pas quitté Mylène, puisqu’on peut apercevoir, au détour d’un reportage sur l’enregistrement

d’Anamorphosée, que sur les feuilles de travail, Rêver était nommée au préalable the reve slow. C’est probablement à lui que revient l’utilisation du sample des Liaisons dangereuses qui donne son titre à Beyond my control. Ces éléments périphériques mis à part, on ne trouve traces d’anglais nulle part dans les textes que la chanteuse rédige avant l’album Anamorphosée. L’abondance de l’anglais ici n’en est que plus frappante. Dès la première chanson le ton est donné, puisque California est sans aucun doute l’emblème même des jeux de tissage qu’effectue Mylène entre les deux langues. Il y a dans l’utilisation de l’anglais la même dynamique d’échappée que celle que thématise l’album. Ne plus écrire avec sa langue, reconstruire les mots des autres : autant de jeux qui autorisent l’artiste à perdre son identité et à s’oublier pour retrouver une liberté d’être perdue :

J’ai plus d’I.D. mais bien l’idée
De me payer le free way

analyse site http://www.innamoramento.net/mylene-farmer/analyses/24/Lalbum_Anamorphosee/

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Dans Regrets de Mylène

Posté par francesca7 le 26 avril 2012


Dans Regrets de Mylène dans Mylène dans la PRESSE 1999-Marino-Parisotto-Vay-021b-214x300      Venant de nulle part dans un noir & blanc surexposé, un homme descend d’un tramway sortant d’un brouillard ne pouvant être que le néant. Il se rend à un rendez-vous mortuaire au sein d’un vieux cimetière juif. Les tombes clairsemées et à moitié enterrées sont envahies par les ronces, une biche solitaire le traverse, la neige qui commence à fondre se confond avec les nappes de brouillard omniprésentes. L’homme attend assis sur une tombe (celle de la jeune femme ?) un bouquet de chardons et de roses à la main. Les mains de Mylène Farmer, qui interprète ici ce fantôme féminin, se posent sur les yeux de Jean-Louis Murat, lui est l’amour, elle est la mort. Telle Libertine avec le petit tambour dans Pourvu Qu’elles Soient Douces, et dans un éclat  de rire partant en échos, elle le prendra par la main et l’emmènera dans les allées de ce cimetière pour faire tout ce qu’il n’avaient pas eu le temps de faire étant vivants : courir, rire, et danser l’un contre l’autre. Lui bascule dans ce monde onirique ou la notion de temps n’est plus. Le film n’est alors plus qu’au ralenti. 

    Ce qui pourrait être vu comme de lentes lamentations romantiques sans fond se doublent en fait du récit d’un homme rendant une courte visite à sa défunte femme. Il vient la persuader en vain de pérenniser leur amour malgré la mort de celle-ci. L’intégralité du clip se place dans cet au-delà à la géographie limitée : celle de rails de train issues du brouillard conduisant aux portes d’un vieux cimetière isolé, aux tombes enneigées et détruites, envahies par les ronces. Lui est amour, elle est la mort. Comme un cadeau inespéré, l’homme peut voir sa bien aimée, la sentir, la toucher, et lui donner en main propre son bouquet qu’il aurait sans doute posé sur sa sépulture. Le reste du clip n’est qu’une longue et belle contemplation de ces retrouvailles platoniques. Malgré des performances d’actrice contestables, entre l’outrance inappropriée de Libertine II (1988) et la vulgarité non assumée de California (1996), Mylène Farmer atteint dans Regrets une sorte d’abstraction assez intéressante. Lorsqu’elle incarne des êtres en proie avec la mort (A quoi je sers – 1989), l’interprète se révèle être une bonne actrice, capable de vider son visage de toute expressivité humaine. Ici la chanteuse est dans son élément, dans son emploi.  

    Sur le pont musical de la chanson, une longue image vient broyer les sens. Dissimulés derrière des branchages, sur une tombe isolée, Jean-Louis Murat s’est endormi sur les jambes de Mylène Farmer. Un peu comme l’amour se reposant sur la mort sa compagne, les deux êtres entourés de nappes de brouillard se cachent pour s’aimer. Lorsque tout est dit, que les amants se sont regardés dans les yeux et qu’ils ne leur reste plus qu’à s’embrasser, Mylène Farmer et sa silhouette de spectre rendent le bouquet puis disparaissent dans le brouillard, en pénétrant précipitamment l’épaisse fumée. Il ne restera plus à l’amoureux déçu qu’à ressortir de ce cimetière et repartir à bord du tramway la tête ivre de souvenirs ; souvenirs d’une union éphémère.

    Mylène Farmer est faite pour jouer ces états là, lyriques, même pas humains. Pendant le pont de la chanson, la caméra de Laurent Boutonnat tourne autour de cette tombe sur laquelle est couché le couple: Malgré les broussailles qui dissimulent le tableau, on se sent alors témoin d’une union unique, celle de l’amour avec la mort. Avant de le quitter définitivement, la jeune femme se sera retournée pour lui donner un dernier sourire qu’il ne verra pas. Il ne restera plus à l’amoureux déçu qu’à ressortir de ce cimetière et de repartir à bord du tramway qui le ramène vers ce que pour la mort est le néant : la vie.

Ecrit par Jodel Saint-Marc.

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Mylène, Pour tout l’or m’en aller…

Posté par francesca7 le 31 mars 2012

Mylène, Pour tout l'or m'en aller... dans Mylène et mes BLABLASCe mécanisme de fuite, on le voit, est en réalité le leitmotiv de l’ensemble de l’album. Ouvert par California, qui en inaugure la dynamique fugitive, Anamorphosée n’a de cesse de décrire des échappatoires et des mises à distance. Dès lors, la spiritualité bouddhiste n’est qu’un des moyens que trouve la chanteuse pour s’éloigner d’un quotidien qui de toute évidence n’est plus aucunement satisfaisant. Le voyage géographique en est, on l’a vu, un autre, tout comme le rêve. Dans l’instant X, c’est une sorte de transe décadente, d’oubli dans le «fun» qui va permettre d’échapper à «l’humeur killer», dans Eaunanisme ou Alice, c’est le suicide, la dissolution «dans l’immensité» qui permet enfin de trouver «l’exit». Le voyage, qu’il soit spirituel ou physique est donc aussi une mise à mort symbolique. Dans California, Mylène veut «prendre l’exit» comme le fait la petite araignée Alice. Sur son road-movie plane l’ombre menaçante de la mort, tant par l’amour que porte la chanteuse au canon de revolver, que par l’overdose d’espace qui la menace. Voyage, mise à mort, indifférence, autant de manière symbolique de dire l’éloignement d’une vie qui fait trop souffrir pour que l’on puisse continuer à la vivre :

Je vis hors de moi et je pars
A mille saisons, milles étoiles
Comme j’ai mal
Je n’verrai plus comme j’ai mal
Je n’saurai plus comme j’ai mal
Je serai l’eau des nuages

Or si la fuite est si nécessaire, et si la souffrance est telle, c’est justement à cause de ce «monde brutal» que dénonce la chanson. Monde brutal que Mylène n’a de cesse de décrire au fil des couplets des chansons, pour tenter de le transcender dans les refrains. Ainsi dans Tomber sept fois, il s’agit de «se prendre des coups», de «se battre», et surtout d’oppression («Qu’on nous enseigne : never explain»/ «Qu’on nous assène : never complain»). A cette situation brutale, le refrain, ouvert par un «mais» qui en dit long, oppose un idéal d’espoir et de spiritualité symbolisé par la lune, qui est chez Mylène Farmer l’astre de tous les espoirs. Mais le voyage spirituel, l’espérance d’envol, sont teintés de pessimisme. Le bonheur qui est en vue risque de n’être en fin de compte qu’un «nirvana de fortune», et la seule paix que trouve la chanteuse réside en fin de compte dans une ivresse qui est aussi un oubli de soi, dans une dissolution qui nécessite «l’abandon du moi» et le fait de «s’éloigner de tout» («Je laisse le vent emporter tout»), comme c’était déjà le cas dans l’album l’autre, avec des textes comme Désenchantée ou Agnus Dei.

 dans Mylène et SYMBOLISMEQu’est-ce qui a donc réellement changé ? , serait-on tenté de se demander à ce stade de notre réflexion. Car si on peut, et si l’on doit, réduire la portée du «renouveau» qu’a apporté Anamorphosée aux thématiques même de la chanteuse, on ne doit pas cependant occulter le sentiment de changement, bien réel, qui en émane. Le changement thématique essentiel, c’est justement cette dialectique de la fuite. Avec les albums précédents, si le monde de Mylène Farmer était toujours aussi mortifère et destructeur que nous le présente Anamorphosée, il n’y avait d’autre échappatoire que l’indifférence d’une désenchantée, ou la mort. La pulsion de fuite libératrice qui entraîne la libération des enfants dans le clip de Désenchantée ne peut les mener qu’au désert, symbole évident de la mort qui nous raconte l’échec de toute tentative d’échapper à sa condition. Mais ce constat, on ne peut plus désenchanté justement, aurait pu conduire la chanteuse à une désespérance trop importante, car il impliquait la fermeture de toutes possibilité d’espoir. C’est ce que confiait Mylène dans Ainsi soit je… :

Mais quel espoir
Pourrais-je avoir
Quand tout est noir
Ainsi soit Je
Ainsi soit Tu
Ainsi soit ma vie
Tant pis

Il y a là, on le voit, acceptation, résignation à la vie dans ce monde dépourvu de sens ou «tout est chaos»… C’est cet état que Mylène, après l’échec de Giorgino, ne peut plus supporter. Comme elle le confie aux journaux, sans pour autant renier ce qu’elle a auparavant exprimé, la chanteuse étouffe, et veut trouver un renouveau. Ce renouveau, elle ne le trouvera pas tant dans son regard sur le monde, qui reste aussi désespéré, que dans la position adoptée en tant qu’être humain. «Je sais désormais que la vie est courte, et c’est avec opiniâtreté que je veux la dévorer» confiait-elle à Télé Sept Jour pendant sa tournée de 1996. C’est dire que l’essentiel dans le combat, c’est de le mener, et que la beauté de la vie réside justement dans les moyens que l’on va trouver pour en affronter l’horreur et la dureté. Il s’agit de «se battre pour ses rêves», même si en fin de compte le combat n’aboutit à rien. Car bien plus que le but fixé, c’est le moment où l’on lutte qui fait que nous existons à part entière. Ce que nous voyons poindre ici, derrière cette thématique centrale de l’échappée, ce sont les prémisses des vierges guerrières que décriront Méfie-toi et Fuck them all dans les albums suivants. On est en tout cas fort loin du bouddhisme tel qu’il se pense à l’origine, car c’est ici une philosophie du désir qui se met en place. Il y a chez la chanteuse une véritable «envie de bonheur», pour reprendre une expression qu’elle écrira bien des années plus tard.

analyse issue du site à visiter ……

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Mylène FARMER et le scandale

Posté par francesca7 le 29 mars 2012

 

Pour la première fois en février 1989, Mylène FARMER est l’objet d’une récupération politique. Le Rassemblement Pour Une France Libre avait affiché largement dans les murs de Paris une campagne publicitaire. Dessus cette pub ; une photo de Mylène extraite de Sans Logique, entièrement sortie du contexte et avec à sa gauche, une carte à jouer satanique.

Mylène FARMER et le scandale dans Mylène dans la PRESSE MF90_186aLa chanteuse avait alors trouvé le rapprochement injurieux entre la drogue et sa personne. Elle saisi donc le tribunal de grande instance de Paris en référé. Le jugement est rendu à la mi-juin 1989 et donne raison à Mylène FARMER, injustement agressée. Dans son numéro 251, daté du 17 juin 1989, le journal Libération fait paraître l’affiche en question, et rend compte du jugement du tribunal, avec ces phrases :

« Mylène Farmer gagne au tribunal. Elle n’a pas apprécié. Il faut dire que le Rassemblement Pour Une France Libre n’avait pas fait le slogan en dentelles !… Preuve que même quand on est une rousse libertine, on n’aime pas voir sa gueule utilisée à son corps défendant ! »

Le schéma se reproduira six ans plus tard avec l’affaire du sosie de Front National. Line Gregory avait alors chanté Sans Contrefaçon et Désenchantée dans un gala du parti pour les élections présidentielles. Les journaux télévisés avaient alors largement repris l’image sans préciser qu’il s’agissait d’un sosiie. La maison de disque de Mylène (Plydor) avait alors été assaillie de coups de téléphone d’un public qui ne comprenait pas une telle participation. Après un long procès, Mylène obtient réparation du parti politique en question et s’arrangea à l’amiable avec le sosie. Réactions de Jean-Marie LePen à la plainte de Mylène Farmer : « Je n’ai jamais entendu parler de cette chanteuse«  : « Mylène Farmer, ce n’est pas ma tasse de thé« .

Mylène FARMER et la drogue. L’idée n’est peut-être pas aussi scandaleuse que ça, vu qu’elle-même dans ses textes, même si elle n’en parle jamais ouvertement, use de tout son cham lexical :

Dans Je t’aime mélancolie on découvre « un long suicide acid », dû à « la mauvaise herbe (qui) nuit » et va « voir ma vie en l’air ». On peut aussi voir l’intraveineuse qui la fait geindre : « c’est bien ma veine, je souffre en douce ».

dans Alice « comme tu me manques » : le ‘black out » et « l’exist ».

dans l’Ame stram gram et son « pique pique moi dans l’âme ».

dans serais-tu là et ses « opium » : « narghilé », la « poussière d’ange » pour « pénétrer tes songes », sans oublier les bad trips qui sont les « Ballades qui font mal ».

dans California, où elle veut « se faire un trip ».

dans Effets Secondaires, l’explicite « y’a le plafond qui me regarde », ou encore via d’éventuels jeux de mots comme celui de Sans Contrefaçon qui pourrait résonner comme un aveu à son animal domestique:  « je suis camée, Léon ».

 

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Mylène Farmer et Arno Mothra

Posté par francesca7 le 24 mars 2012

 

Mylène Farmer et Arno Mothra dans Mylène et L'ENTOURAGE arno-mothraMylène Farmer – Coma extatique      Préparez-vous à ce grand scoop : il paraîtrait que depuis ses débuts dans la chanson, Mylène Farmer apprécie le symbolisme, la philosophie et l’art ambigu. En 2009, là où certains s’adonnent à tergiverser, à l’aide de toute [...]

« Amylène analgésique » par Arno Mothra  Parution : 12 Septembre 2008
Editeur : Editions Komakino – Genre : Roman

Description : En 1984, à l’aube de l’Apocalypse, un personnage amoral fut envoyé sur Terre. Le Diable, accompagné de son Maître, l’Orant Boutonné (triste faquin à barbe déguisé en Christ), sévit depuis sans candeur, médiatiquement, afin de corrompre la jeunesse et de formater les défroqués. Les valeurs morales s’annihilent progressivement et la perversion fleurit à son comble.
La tourbe sainte l’entend-elle de cette oreille ? Par quels procédés de nuisance répondra-t-elle pour appeler à sa propre accalmie ?

Point de suture par Arno Mothra

ClipCaliforniaPetit5 dans Mylène et L'ENTOURAGESwift écrivait avec authenticité : « Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui. » Ce nouvel album de Mylène Farmer ne manquera pas, devant la vocifération de quelques verrats nourris à la confiture pourrie, de confirmer à nouveau cette citation.

Bloc opératoire :

« Tous les points de suture du monde ne pourront nous recoudre » dit Pacino dans L’impasse.

Anesthésie générale en prévision. Comme son nom l’indique, Point de suture annonce une phase, celle de la plaie soignée après l’opération. Soignée mais pas cicatrisée. Alors que l’excellent [Dégénération->644] (dans les bacs depuis le 18 août) laissait présager un disque froid et plutôt évasif quant aux paroles, ce septième album de la rouquine, très up tempo, électrochoc, s’avère d’une diversité délicieuse et sauvage. Avec un virage résolument électro moderne, tout en restant, fort heureusement, très Laurent Boutonnat (génie irremplaçable, quoi qu’on en dise, dont on attend également impatiemment la prochaine production cinématographique). Petite révélation d’introduction : Point de suture contient le plus beau titre que Mylène Farmer et Laurent Boutonnat aient écrit.

QUI EST ANO MOTHRA : Arno Mothra (Arno Mothra) on Myspace

Arno Mothra auteur de Amylène analgésique ; Roman autour de l’univers de Mylène Farmer paru en septembre 2008 aux Éditions Komakino : http://francescax7.unblog.fr/?s=Arno+Mothra

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Mylène et Amélie Nothomb

Posté par francesca7 le 24 mars 2012



Description de cette image, également commentée ci-aprèsAttentat, par exemple est un roman d’Amélie Nothomb paru en 1997. C’est le cinquième roman publié d’Amélie Nothomb et le cinquième publié chez Albin Michel.

  • Tout le propos de l’auteur tient dans le débat qu’elle propose sur la normalité. Qu’est ce qu’une norme ? Quel est le rôle joué par la société, volontaire ou non, dans l’élaboration de celle-ci ? Beauté et Laideur, par le dialogue d’Epiphane et Ethel, sont les instruments choisis par Amélie Nothomb pour sa démonstration : nous sommes ballottés par le regard des autres, façonnés par lui. Plus largement, à travers la philosophie d’Epiphane Otos, Amélie Nothomb nous invite à remettre en question nos certitudes et se poser la question : l’avis que j’ai sur une chose, un fait, une idée, est-ce le fruit d’une réflexion personnelle ou l’absorption d’une conception que la société m’a proposée et que je n’ai pas reniée ?
  • La scène d’encornement a été inspirée à Amélie Nothomb par le clip de la chanson Sans logique de Mylène Farmer, proche de l’écrivain.

Et de qui Amélie est-elle fan ?

 

Mylène Farmer, qui s’offre le Stade de France pour deux concerts aujourd’hui et demain. D’ailleurs, c’est en surfant sur les sites de fans de Mylène, parce qu’on dit Mylène quand on est fan, sont également fans d’Amélie. Parce qu’on dit aussi Amélie quand on est fan. Manquerait plus que Mylène soit fan d’Amélie pour que la boucle soit bouclée.

Partant à la rencontre d’Amélie, Frédéric nous fait alors découvrir cette relation avec la romancière dont les « livres n’ont rien à voir avec son univers », mais qui y voit « des passerelles ». Ce n’est pas pour rien qu’elles partageraient un public commun. Lesquelles ? Mystère, mais « j’le sens », explique Amélie. D’ailleurs, Mylène a beaucoup compté pour elle, qui l’aura écoutée en boucle durant les années 80.

Mylène et Amélie Nothomb dans Mylène et L'ENTOURAGE ClipCaliforniaPetit3Libertinage et identité sexuelle, des thèmes forts pour Amélie qui ne se souvient pas de jeunes femmes ayant parlé « si crûment et avec tant d’élégance » de ces questions, alors que Bowie et d’autres hommes n’hésitaient pas. Un comportement « libérateur », n’ayons pas peur des mots.

Quant à la part littéraire de ses chansons, on la méconnaît : Baudelaire et son Horloge sont repris par Mylène. Et dans le même album, un titre nommé Alan, pour Edgar Poe, évidemment, avec un clip et un concert à Bruxelles, qui donnait « envie de se jeter sur l’oeuvre de Poe ». Des « talents de conseiller littéraire » qui refléteraient le fait que Mylène « lit beaucoup et lit bien », mais surtout le fait transparaître dans ses chansons. Bilan des courses ça fait lire les fans.

D’ailleurs, la chanson Si c’est un homme, comment ne pas discerner immédiatement l’allusion « transparente » à Primo Levy ? « Je ne renie absolument pas cette période. Je trouve que j’avais raison d’écouter Mylène Farmer. Je ne regarde pas ça de haut du tout aujourd’hui en me disant que c’est une période révolue de ma vie. » Car encore, Amélie est émue par Mylène, qui chante « avec une sincérité désarmante ».

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Regrets de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 23 mars 2012


     Regrets de Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE ClipRegretsPetit01 Venant de nulle part dans un noir & blanc surexposé, un homme descend d’un tramway sortant d’un brouillard ne pouvant être que le néant. Il se rend à un rendez-vous mortuaire au sein d’un vieux cimetière juif. Les tombes clairsemées et à moitié enterrées sont envahies par les ronces, une biche solitaire le traverse, la neige qui commence à fondre se confond avec les nappes de brouillard omniprésentes. L’homme attend assis sur une tombe (celle de la jeune femme ?) un bouquet de chardons et de roses à la main. Les mains de Mylène Farmer, qui interprète ici ce fantôme féminin, se posent sur les yeux de Jean-Louis Murat, lui est l’amour, elle est la mort. Telle Libertine avec le petit tambour dans Pourvu Qu’elles Soient Douces, et dans un éclat  de rire partant en échos, elle le prendra par la main et l’emmènera dans les allées de ce cimetière pour faire tout ce qu’il n’avaient pas eu le temps de faire étant vivants : courir, rire, et danser l’un contre l’autre. Lui bascule dans ce monde onirique ou la notion de temps n’est plus. Le film n’est alors plus qu’au ralenti. 

 ClipRegretsPetit05 dans Mylène dans la PRESSE   Ce qui pourrait être vu comme de lentes lamentations romantiques sans fond se doublent en fait du récit d’un homme rendant une courte visite à sa défunte femme. Il vient la persuader en vain de pérenniser leur amour malgré la mort de celle-ci. L’intégralité du clip se place dans cet au-delà à la géographie limitée : celle de rails de train issues du brouillard conduisant aux portes d’un vieux cimetière isolé, aux tombes enneigées et détruites, envahies par les ronces. Lui est amour, elle est la mort. Comme un cadeau inespéré, l’homme peut voir sa bien aimée, la sentir, la toucher, et lui donner en main propre son bouquet qu’il aurait sans doute posé sur sa sépulture. Le reste du clip n’est qu’une longue et belle contemplation de ces retrouvailles platoniques. Malgré des performances d’actrice contestables, entre l’outrance inappropriée de Libertine II (1988) et la vulgarité non assumée de California (1996), Mylène Farmer atteint dans Regrets une sorte d’abstraction assez intéressante. Lorsqu’elle incarne des êtres en proie avec la mort (A quoi je sers – 1989), l’interprète se révèle être une bonne actrice, capable de vider son visage de toute expressivité humaine. Ici la chanteuse est dans son élément, dans son emploi.  

   ClipRegretsPetit07 Sur le pont musical de la chanson, une longue image vient broyer les sens. Dissimulés derrière des branchages, sur une tombe isolée, Jean-Louis Murat s’est endormi sur les jambes de Mylène Farmer. Un peu comme l’amour se reposant sur la mort sa compagne, les deux êtres entourés de nappes de brouillard se cachent pour s’aimer. Lorsque tout est dit, que les amants se sont regardés dans les yeux et qu’ils ne leur reste plus qu’à s’embrasser, Mylène Farmer et sa silhouette de spectre rendent le bouquet puis disparaissent dans le brouillard, en pénétrant précipitamment l’épaisse fumée. Il ne restera plus à l’amoureux déçu qu’à ressortir de ce cimetière et repartir à bord du tramway la tête ivre de souvenirs ; souvenirs d’une union éphémère.

 ClipRegretsPetit11   Mylène Farmer est faite pour jouer ces états là, lyriques, même pas humains. Pendant le pont de la chanson, la caméra de Laurent Boutonnat tourne autour de cette tombe sur laquelle est couché le couple: Malgré les broussailles qui dissimulent le tableau, on se sent alors témoin d’une union unique, celle de l’amour avec la mort. Avant de le quitter définitivement, la jeune femme se sera retournée pour lui donner un dernier sourire qu’il ne verra pas. Il ne restera plus à l’amoureux déçu qu’à ressortir de ce cimetière et de repartir à bord du tramway qui le ramène vers ce que pour la mort est le néant : la vie.

 Jodel Saint-Marc.

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C’est une Belle Journée Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 16 mars 2012

 

C'est une Belle Journée Mylène FARMER dans Mylène et SYMBOLISME Mylene-Farmer-C-est-Une-Belle-Journee-Cassettes-Mini-disques-Laser-disques-722049410_MLInjustement réhabilitée dans le classicisme Boutonnien pour le clip de Les Mots, Mylène Farmer confirme bien son penchant déjà ancien pour le léger, la sensation directe, voire l’anecdotique. Comme pour redorer un blason trop rouillé par les couches de maquillage, de paillettes, de mousse et de spray, Mylène FARMER fit appel à Boutonnat le temps d’un clip. Clip qui la replongeait dans une époque où pour la première fois, le clip revêtait les habits du cinéma classique, voire moderne. Seulement, chassez le naturel, il revient vite au galop, et si la vraie nature de Laurent Boutonnat réside bel et bien dans le romanesque, dans le discours sur le monde et sur l’homme, Mylène, elle, donne la trop fâcheuse impression d’avoir eu à se retenir une décennie entière sous la direction de Boutonnat (1984 à 1994) pour pouvoir enfin « se lâcher » et vaguer à présent à des préoccupations narratives et esthétiques bien plus directes.

 C’est une belle journée est une confirmation. Celle que la nature de Mylène FARMER a pris le dessus, a gagné, que c’est sa nature qui est de notre époque et non celle de Laurent Boutonnat. Si ce dernier s’apparente de toute évidence à la modernité et parfois au classicisme cinématographique, Mylène elle, appartient définitivement à la post-modernité.

 Rapidement, précisons que la post-modernité n’est pas un mouvement cinématographique, ni pictural, c’est tout simplement un style. Un style qui fait la part belle à la sensation brute, où il n’y a qu’elle qui compte et qui prend le pas sur la narration ou le symbole.

 Un style qu’on peut qualifier de superficiel qui peut par exemple s’appliquer aussi bien à l’architecture coloniale de l’hôtel de Disneyland  qu’au cinéma du Fabuleux Destin d’Amélie Poulain. Or, de XXL à C’est une belle journée, en passant par California et l’Ame-stram-gram, les productions de Mylène FARMER de la deuxième partie des années 1990 ne discours soit que sur une certaine idée de l’esthétique, soit sur elle-même. C’est une belle journée résume bien ce cinéma là : il ne produit plus du sens, il produit de la sensation. L’emploi du dessin met en scène impeccablement cette idée, il serait hasardeux de chercher une explication à ce vidéo-clip qui ne fait que rassembler la totalité des dessins amateurs que la chanteuse a bien voulu offrir à son public en 6 ans (des premiers dessins représentant la chanteuse elle-même, et mettant en scène une araignée irréelle dans le programme de son concert de 196 ; à la couverture de Où es-tu de Marc Lévy représentant l’enfant avec son baluchon et son ballon de baudruche route).

 Ici comme dans les autres clips précédents, tels ceux de Marcus Nispel, les mouvements de caméra virevoltant s n’ont aucune fonction diététique et ne justifient leur présence que par la volonté de donner tel ou tel style à l’image, de donner telle ou telle vue de l’objet (ou de la personne) représenté. Le discours, lui, devient soit descriptif, soit méta-discursif, et n’a d’autre vocation que de divertir dans un déluge de feux d’artifices multi-pistes son spectateur. On est, avec C’est une belle journée, directement dans ce que Laurent Jullier appelle le Film-concert.

 mylene-farmer-c-est-une-belle-journee-ep dans Mylène et SYMBOLISMEIl est certes très difficile de rester fidèle à une seule idée de l’image et du discours en une longue carrière. C’est pourtant à ce seul prix que l’on peut prétendre à une œuvre au sens plein, voir plus difficilement : au mythe.

 La post-modernité de C’est une belle journée semble irréversible pour Mylène FARMER. sans pour autant coller ici des jugements de valeurs qui seraient probablement mal accueillis par l’individu fanatique de base atteint de cécité mylénienne, comment pourrait-on renouer avec la « modernité classique » des œuvres de Laurent Boutonnat après avoir goûté à cette esthétique très actuelle que répand sur l’écran C’est une belle journée, à coup de travellings avant vertigineux dans le miroir (trace on ne peut plus évidente de style post-moderniste).

Seulement Mylène FARMER, nous le savions déjà, n’a peur de rien et n’aura probablement aucun scrupule à retourner dans quelques mois un clip classique sous la direction de Boutonnat, portant à faux à nouveau son œuvre entre une espèce de « caution Boutonnienne » de sens d’un côté et de « volonté-fashion » actuelle de l’autre. Tout ceci n’est pas très grave à court terme ni pour les admirateurs que nous sommes, ni pour le grand public à la faculté d’adaptation foudroyante aux nouvelles modes.

 Le parcours de Mylène Farmer que nous venons brièvement de retracer sous l’angle du style cinématographique, ne révèle qu’un seul grief : l’incohérence.

 

Signé J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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Mylène astre de lumière

Posté par francesca7 le 13 mars 2012


Si Reverdy occupe dans cet album la première place des auteurs cités, il est suivi de près par l’anglaise Emily Dickinson, dont les centaines de poèmes publiés à titre posthume accompagnent Mylène depuis le début des années 1990. Outre Boris Vian présent dans la chanson Rêver et Guillaume Apollinaire, qui prête quelques vers à California, on croise aussi, au détour d’un couplet des allusions épisodiques à Lamartine ou à Musset. Sur cette base, et influencée par sa récente lecture du Livre tibétain de la vie et de la mort et de l’ouvrage de la psychologue Marie de Hennezel consacré à l’accompagnement aux mourants La mort intime, Mylène compose ici douze textes. A la lumière éblouissante de la nouvelle image médiatique de la chanteuse, qui n’hésite pas à parler de renaissance lorsqu’on l’interroge sur ce changement, ces écrits prennent une coloration optimiste et lumineuse qui ne leur correspond peut-être pas tout à fait.

Mylène astre de lumière dans Mylène et mes BLABLAS wallpaper_mobile_480x640_mf016En effet, si l’on prend bien garde aux déclarations de Mylène Farmer, on est rapidement amené à noter que cette «lumière» n’est pas acquise. Elle est au contraire une pulsion, un point de fuite que la chanteuse essaie d’atteindre. Si le regard porté sur le monde est plus positif, il demeure teinté par la présence envahissante de la mort, et la volonté d’espoir se heurte de plein fouet à la réalité du monde, à son imperfection. «Exister entre enfer et paradis, ce n’est pas toujours aussi simple» fait-elle remarquer à un journaliste qui l’interroge sur ces forces nouvelles. Et il est vrai que les textes d’Anamorphosée sont extrêmement représentatifs de cette nouvelle dualité. Nombre d’entre-eux, si ce n’est tous, présentent en effet toujours un fragile équilibre entre la pulsion de vie et la réalité sordide du monde. C’est évident dans Rêver, où l’amour est cantonné à l’espace du rêve, mais c’est aussi le cas par exemple dans Vertige. Les couplets en effet présentent une vision de plus en plus désabusée de la condition humaine. Dans une atmosphère de pluie, c’est d’abord le corps à corps amoureux qui est évoqué, mais éclairé par l’optique du bouddhisme, la vie se voit réduite à «une goutte d’eau nécessaire au voyage». Le deuxième couplet en revanche évoque une situation plus dure, puisque la pluie se fait chaînes, et que «l’homme gronde». De cette situation naît une nouvelle évocation du «voyage». Or ce voyage conduit «plus loin, plus haut», il s’agit d’atteindre son «astre». Voyage d’élévation, voyage de l’esprit donc, comme en témoignait la pochette de l’album. Ce n’est qu’en élevant son esprit au dessus de la vie, en la tenant à distance que la chanteuse parvient à ressentir, depuis les cimes, ce «vertige de vivre» qui lui découvre toute la beauté du monde. On comprend bien ici que l’on n’est pas si éloigné que ce repos que Mylène trouvait dans «l’indifférence». Dans l’altitude, il y a en fin de compte la même distance, et dans le vertige, le même engourdissement des perceptions… La chanson Et tournoie… répond elle aussi à cette dualité. A des couplets profondément désespérés répond dans les refrains l’exhortation à un renouveau spirituel, et à ce même vertige qui permet de voir la vie sous un meilleur jour, car quoi de plus propice à le provoquer que ce tournoiement de lumière que la chanteuse préconise ?

analyse site http://www.innamoramento.net/mylene-farmer/analyses/24/Lalbum_Anamorphosee/

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