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Album « Gourmandises »

Posté par francesca7 le 28 août 2011

 

 

Album Ce n’est véritablement qu’en septembre que les Français découvrent enfin cette Lolita qui les a tant fait danser tout l’été. Et ils ne sont pas déçus, car cette brunette est carrément à croquer ! Jolie et sexy à souhait. 

 

Et quel éclat dans ses yeux rieurs ! Voilà qui est surprenant car cette adolescente semble plus appartenir à la famille de Lio version Banana Split qu’à celle de sa tourmentée marraine ! 

 

Mettant en pratique le vieil adage : « il faut battre le fer tant qu’il est chaud », le deuxième single sort quelques semaines après le début de l’automne : L’Alizée.  Il est accompagné d’un clip sans grand intérêt, qui montre la jeune fille dans un décor rose bonbon ! La chanson se vend tout de même à 700 000 exemplaires et, dans la foulée, son premier album intitulé Gourmandises sort dans les bacs le 28 novembre 2000. Un album entièrement composé par Mylène et Laurent Boutonnat qui franchit très vite la barre des 500 000 ventes

 

Requiem Publishing édite pour la première fois une autre chanteuse que Mylène. Différente peut-être… mais n’est-ce pas notre chanteuse rousse qui confirme son talent à travers l’adolescente ? Dédoublement de personnalité

 

t_86LNgTXkVfYTZVu dans Mylène 1999 - 2000On sent bien que Mylène s’est énormément amusée en abordant des thèmes comme la découverte de l’amour, du sexe et la perte de l’enfance…. A croire que Mylène est désormais lassée de broyer du noir et pleurer des litres de larmes ! Enfin, l’album Gourmandises  reprend la même stratégie que celle utilisée pour les disques de Mylène Farmer : un objet promotionnel est conçu avec attention, constitué d’un coussin en plastique transparent dans lequel se trouvent l’album et une poignée de Chamallows ! 

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Gourmandises

Posté par francesca7 le 28 août 2011

Gourmandises dans Mylène 1999 - 2000 BoutonnatPhoto02 Gourmandises est le premier album de la chanteuse Alizée. Écrit et composé entièrement par Mylène Farmer et Laurent Boutonnat, celui-ci est sorti en France en novembre 2000 et quelques mois plus tard dans le reste de l’Europe et au Japon. Il a été certifié disque de diamant en Europe pour plus de 1 300 000 exemplaires vendus. Il s’est vendu a 4 millions d’exemplaires dans le reste du monde 

 

 

 

 

 

 

  

 

Liste des chansons

No 

Titre 

Durée 

1. 

Moi… Lolita 

4:26 

2. 

Lui ou toi 

4:20 

3. 

L’Alizé 

4:18 

4. 

J.B.G. 

4:00 

5. 

Mon maquis 

5:44 

6. 

Parler tout bas 

4:42 

7. 

Veni vedi vici 

4:25 

8. 

Abracadabra 

4:05 

9. 

Gourmandises 

4:16 

10. 

À quoi rêve une jeune fille 

4:10 

 

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François Hanss

Posté par francesca7 le 28 août 2011

François Hanss dans Mylène 1999 - 2000 laicite_05_les_sources_vues_par_le_realisateur_mai2008François Hanss est un réalisateur et scénariste français né en 1960.

Après des études aux Beaux-Arts, il s’inscrit au conservatoire libre du cinéma français dont il sort diplômé en 1981.

De 1980 à 1987, il est assistant-réalisateur sur des films publicitaires, des courts et des longs métrages de fiction, des téléfilms et des clips. Puis il passe à la réalisation proprement dite en signant des publicités, des clips musicaux, des reportages et des documentaires.

Il est surtout connu pour son court métrage La lettre diffusé un peu partout en France, pour son film Corps à corps récompensé à deux reprises, et aussi pour ses collaborations avec Mylène Farmer et Laurent Boutonnat.

Films musicaux

Clips

  • 1986 : Libertine de Mylène Farmer (assistant réalisateur de Laurent Boutonnat)
  • 1987 : Tristana de Mylène Farmer (assistant réalisateur de Laurent Boutonnat)
  • 1999 : Je te rends ton amour de Mylène Farmer (réalisateur)
  • 2000 : Innamoramento de Mylène Farmer (réalisateur)
  • 2006 : Redonne-moi de Mylène Farmer (réalisateur)

 

 dans Mylène 1999 - 2000Son parcours se verra très souvent rattaché à l’univers de ses deux artistes Mylène et Boutonnat. Assistant sur les clips / minis films Libertine (1986) et Pourvu qu’elles soient douces (1988), hommages au film Barry Lyndon, François Hanss signera également de nombreux documentaires sur les coulisses des clips de Mylène Farmer, notamment en 1996 aux côtés d’Abel Ferrara sur le tournage de California. Son premier clip en tant que réalisateur, Je te rends ton amour (2000), déclenche les foudres de la censure en montrant la chanteuse s’étaler nue dans une flaque de sang au milieu d’une église.

Après avoir supervisé le tournage du concert Mylenium Tour sorti en vidéo en 2001, François Hanss signe et réalise son premier long métrage de cinéma aux côtés d’Arthur-Emmanuel Pierre, le thriller Corps à corps porté par Emmanuelle Seigner et Philippe Torreton

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Sortie de Ainsi soit je (live).

Posté par francesca7 le 27 août 2011

Sortie de Ainsi soit je (live). dans Mylène 1997 - 1998 0AINSISOITJELIVECDSMF_1Ainsi soit je (live) est le vingt sixième single de Mylène Farmer sorti le 20 août 1997. C’est le second extrait de son deuxième album live ’’Live à Bercy.

 Supports commercial

CD 2 titres

  1. Ainsi soit je (Live Version) 4:30
  2. Et tournoie 4:28
Ainsi soit je (live) 

Single par Mylène Farmer
extrait de l’album Live à Bercy
 

Face A 

Ainsi soit je (Live Version) 

Face B 

Et tournoie 

Sortie 

20 août 1997 

Durée 

4:39 

Genre 

Variété française 

Format 

CD 2 titres 

Parolier 

Mylène Farmer 

Compositeur 

Laurent Boutonnat 

Producteur 

Toutankhamon S.A. 

Label 

Polydor
Polygram Music 

Singles de Mylène Farmer 


 

La poupée qui fait non (live) (29 avril 1997) 

L’Âme-Stram-Gram (9 mars 1999) 

 

Pistes de Live à Bercy 

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Album Live à Bercy

Posté par francesca7 le 27 août 2011

Le 21 mai 1997      Sortie de l’album Live à Bercy

Album Live à Bercy dans Mylène 1997 - 1998 MFBercy96_30aLive à Bercy est l’album de Mylène Farmer retraçant sa série de concerts au Palais omnisports de Paris-Bercy lors de la tournée Tour 1996.

C’est en mai 1997 que sortent l’album et la vidéo Live à Bercy.

L’album remporta un énorme succès : avec 900 000 exemplaires vendus, il détient le record de l’album Live le plus vendu en France. La vidéo remporta aussi un vif succès avec plus de 300 000 ventes.

Live à Bercy 

Live par Mylène Farmer 

Sortie 

1997 

Durée 

01:58:00 

Genre 

Poprock 

Producteur 

Laurent Boutonnat et Mylène Farmer 

Label 

Polydor 

Albums de Mylène Farmer 


 

Anamorphosée (1995

Innamoramento (1999

 

 

MFBercy96_08a dans Mylène 1997 - 1998

CD 1 

No 

Titre 

Durée 

1. 

Ouverture 

2. 

Vertige 

3. 

California 

4. 

Que mon cœur lâche 

5. 

Et tournoie… 

6. 

Je t’aime mélancolie 

7. 

L’autre… 

8. 

Libertine 

9. 

L’instant X 

10. 

Alice 

CD 2 

No 

Titre 

Durée 

1. 

Comme j’ai mal 

2. 

Sans contrefaçon 

3. 

Mylène s’en fout 

4. 

Désenchantée 

5. 

Rêver 

6. 

Laisse le vent emporter tout 

7. 

Tomber 7 fois… 

8. 

Ainsi soit je 

9. 

La poupée qui fait non (en duo avec Khaled) 

10. 

XXL 

Publié dans Mylène 1997 - 1998 | Pas de Commentaires »

Le duo Mylène / Khaled

Posté par francesca7 le 27 août 2011

Le duo Mylène / Khaled dans Mylène 1997 - 1998 11376272929 avril 1997 Sortie de La poupée qui fait non (live), duo avec Khaled: C’est certainement la collaboration la plus étonnante de Mylène avec un artiste à ce jour. Mais « La poupée qui fait non » est la première chanson apprise par la star à son arrivée en France à l’âge de 8 ans, et le choix de Khaled renforce encore le symbole.

 

La vente de ce single ne rencontrera pas un immense succès dans les bacs, environ 90 000 exemplaires seront vendus seulement. Les diffusions sur radios se sont elles aussi faites très faibles. Pas de passage TV.

 

Le single sera commercialisé sous trois supports avec un visuel extrait de la prestation LIVE des deux  chanteurs. Deux remixes seront notamment réalisés , mais sans Laurent Boutonnat . Cependant, par Mylène Farmer elle-même, avec la collaboration de Thierry Rogen.

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Nathalie Cardonne et Boutonnat

Posté par francesca7 le 27 août 2011

Nathalie Cardonne et Boutonnat dans Mylène 1997 - 1998Nathalie Cardone est une actrice et chanteuse française née le 29 mars 1967 à Pau (Pyrénées-Atlantiques) d’un père sicilien et d’une mère espagnole.

Elle apparaît pour la première fois sur les écrans français en 1988 dans le film Drôle d’endroit pour une rencontre aux côtés de Gérard Depardieu et de Catherine Deneuve. Ce premier essai lui vaudra d’ailleurs une nomination pour le César du meilleur espoir féminin en 1989.

Sa carrière est lancée et, après un petit rôle dans La Petite Voleuse, Nathalie partage l’affiche avec Smaïn dans J’aurais jamais dû croiser son regard.

Les rôles s’enchaînent jusqu’en 1997 où Nathalie rencontre Laurent Boutonnat à l’origine du succès de Mylène Farmer. Ce dernier cherche une interprète hispanophone pour reprendre Hasta siempre, le célèbre hymne de Carlos Puebla. La chanson est enregistrée et fait un carton en 1997, se classant deuxième du palmarès en France (certifié disque de platine pour plus de sept cent cinquante mille ventes).

Forte de ce succès, Nathalie compose elle-même son deuxième titre, Populaire, dans un style rock très différent du premier, celui-ci ne rencontre pas le succès escompté.

En 1999 sort un troisième titre intitulé … Mon ange ; cette ballade composée par Nathalie se classe huitième et lui vaut un disque d’argent. Son premier album sort dans la foulée.

Un clip est tourné pour Baila si, le quatrième extrait de l’album mais celui-ci ne sort pas en single en France. Nathalie enregistre une version internationale de son album avec de nombreuses chansons rechantées en anglais. Elle participe ensuite au single collectif des Voix de l’espoir, celui du Cœur des femmes et fait des concerts.

Après plusieurs années d’absence Nathalie revient en 2008 avec un single, Yo soy rebelde. Le titre est resté vingt-deux semaines dans le top cent des ventes des singles et s’est classé à la vingt-quatrième place des ventes de singles dès sa sortie.

Son nouvel album intitulé Servir le beau sort le 3 novembre 2008. Il est composé d »onze titres aux influences musicales riches et variées (pop, rock, tango, ballade…). Le single Ma sœur accompagne la sortie de ce nouvel et deuxième opus.

 

 

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Innamoramento à Los Angeles

Posté par francesca7 le 27 août 2011

Enregistrement de l’album Innamoramento à Los Angeles

Innamoramento à Los Angeles dans Mylène 1997 - 1998 4098-84« L’amour naissant, « L’Innamoramento » italien. L’étincelle dans la grisaille quotidienne. Le bonheur mêlé d’inquiétude parce qu’on ignore si ce sentiment est partagé. Un état transitoire qui débouche parfois sur l’Amour. Un phénomène comparable aux mouvements collectifs révolutionnaires ». Voilà l’édito de l’album, une citation du livre Innamoramento e amore du sociologue italien Francesco Alberoni.

Ce mot Innamoramento provient de l’italien : la traduction française la plus proche serait « L’amour naissant », « s’énamourer » ou « l’acte ou sensation de tomber amoureux », ce moment de transition entre deux états – celui de ne pas être amoureux, et celui de l’être.

Après le virage rock de Anamorphosée, la chanteuse renoue avec un style « variétés » en intégrant quelques touches ‘world’.

Empli de références aux livres de Francesco Alberoni, Primo Levi ou encore Le Petit Prince, mais aussi à Bouddha, à la peinture de Egon Schiele et au film La fille de Ryan de David Lean, Innamoramento dévoile une Mylène Farmer maîtrisant son écriture et jouant avec les mots et les doubles sens (Optimistique-moi, L’Âme-Stram-Gram…).

L’album sera un nouveau succès, dépassant les 1 300 000 ventes, et permettra à Mylène Farmer de tout rafler sur son passage : Disque de diamant, disques d’argent pour la plupart des singles extraits, Artiste de l’année 1999 et 2000 aux NRJ Music Awards, Meilleur Album aux NRJ Music Awards, Meilleur Clip aux M6 Awards

1998marinoparisottovay3oh6.th dans Mylène 1997 - 1998Arrangements & Production : Laurent Boutonnat
Prise de son : Bertrand Chatenet, Philippe Colonna & Rik Pekkonen
Mixage : Bertrand Chatenet
Assisté de : Rafa Sardina (Record One), Mike Scotella (Record One), John Sorensen (Ocean Way), Jérôme Devoise (Guillaume Tell)
Enregistrement : studios Ocean Way Recording, Inc.
(Los Angeles) & Record One (Los Angeles)
Mixage : studios Record One (Los Angeles) & Guillaume Tell (Paris) 

Production exécutive : Paul Van Parys – Stuffed Monkey
Management : Thierry Suc – TSM
 

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Mylène s’en fout

Posté par francesca7 le 26 août 2011

 

PAROLES et MUSIQUE de Mylène s’en fout 

 

 

Paroles : Mylène Farmer
Musique :
Laurent Boutonnat
·  Durée : 04:30 

·  Date de sortie : 1995

 

Vidéo
Image de prévisualisation YouTube

 

 

PAROLES de MYLENE S’EN FOUT 

 

Mon aquarium
C’est pas du barnum
J’vois tes grand airs
De diamantaire
T’as plus de mystère
Comme tu as changé
T’es pas plus beau vue de haut
Moi comme j’t'aimais
Tu f’sais la planche sur le dos
Voir ton île

Des améthystes
Mylène s’en fout
L’éclat du chic
Mylène s’en fout
Le jade est un joyau bien plus doux
Au creux du nombril
Mylène nue en dessous

Moi mes splendeurs
Sont celles du coeur
Ta mode s’emmure
Le jade est pur
Son style perdure
Comme tu as changé
Ta poésie a pris l’eau
Vois comme tu es
Mais sans parure c’est plus chaud
Sur mon île

Mylène s'en fout dans Les Chansons de Mylène 74407255mylene-s-en-fout-jpg

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Histoire de XXL

Posté par francesca7 le 26 août 2011

 

Après l’échec du film « Giorgino » de Laurent Boutonnat avec Mylène Farmer en premier rôle, sorti en 1993, la chanteuse s’exile en Amérique, à Los Angeles où elle apprécie la perte de notoriété. « Le besoin d’oxygène, l’envie de voyage, de découvrir des choses que je ne connaissais pas, l’envie Histoire de XXL  dans Mylène 1995 - 1996 MF90_164ade s’oublier soi-même, la rencontre de nouvelles personnes, c’est une nourriture dont j’avais besoin… ». Elle lit beaucoup de livres et notamment « La mort intime » de Marie de Hennezel et « Le livre tibétain de la vie et de la mort ». Ces deux livres apaisent ses idées noires : « La mort est un sujet qui me passionne, qui m’a hanté de nombreuses années et qui aujourd’hui ne m’obsède plus de la même façon… ».

Mylène détient des idées de textes et demande à Laurent Boutonnat de la rejoindre pour créer un nouvel album « Anamorphosée » au ton plus otptimiste, un « adieu aux larmes » selon le magazine L’Express.

Le premier extrait est « XXL ». Une chanson plutôt rock qui va créer la controverse au milieu des milieux des fans. Certains aiment moins ce virement de vie, et préféraient la Mylène gothique : mais il faudra s’y faire, Mylène est plus joyeuse…

Le CD promotionnel envoyé aux radios est un collector recherché par les collectionneurs : le CD est fixé sur une plaque en métal découpée en forme du titre XXL. Les supports du single ne présentent pas de photo, seulement les lettres aussi du titre. Les fans sont impatients de voir cette nouvelle Mylène ! Le single sort en mi-septembre 1995.

Il faudra attendre le clip pour l’apercevoir. Accrochée au devant d’une locomotive à vapeur, elle chante son amour XXL, dans un décor chaud d’orangeraies : on est loin des clips froids dans la neige.
Mylène raconte le tournage : « C’était un tournage qui a été effectué à Los Angeles, à Fillmore, qui est une concentration d’orangeraies et il y a beaucoup de trains, des trains anciens. C’est un vrai train de 1906 je crois… ».  » J’étais réellement attachée donc à l’avant de ce train et ce pendant près de quatre, voire cinq heures sans pouvoir descendre du train. Et le train roulait réellement et parfois à vitesse rapide donc c’était assez étonnant. ».

Le single entre directement en première position des meilleures ventes de singles mais ne tiendra cette position qu’une semaine. Il se vendra à près de 150 000 exemplaires.

 dans Mylène 1995 - 1996A noter que l’on avait entendu parler de Mylène Farmer à son détriment quelques mois avant son retour. En effet, 1995 était l’année de l’élection de Jacques Chirac. Or le candidat FN Jean-Marie Le Pen pour sa campagne présidentielle conviait des sosies de stars pour animer ses meetings. Mylène, choquée d’apprendre ce procédé portera plainte contre le candidat et gagnera le procès. « Je suis scandalisée d’apprendre que Mr Le Pen ait pu utiliser mon image, détromper les gens de cette façon. Je trouve que ce procédé est révoltant. C’est scandaleux ! Et je suis surtout triste, profondément malheureuse que des gens qui m’aiment bien aient pu penser un instant que je puisse cautionner une telle politique. Il y a des personnes qui ont appelé ma maison de disque et qui ont fait l’amalgame, qui n’ont pas pensé une seconde que c’était un sosie. ».
Ce n’est pas la première action en justice contre un parti puisqu’en 1989, elle avait porté plainte contre Jacques Cheminade pour « utilisation abusive de son image ». (Voir « Sans logique »).

La chanson XXL est celle qui clôture le live 1996 où Mylène est surélevée sur une plate forme qui rappelle la locomotive du clip. La chanson est également chantée lors des concerts « Avant que l’ombre… A Bercy » au début du spectacle. 

 

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Nouveau réalisateur pour Mylène

Posté par francesca7 le 26 août 2011

  

 

Nouveau réalisateur pour Mylène dans Mylène 1995 - 1996La grande surprise vient aussi du fait que le réalisateur de ce clip XXL n’est plus Laurent Boutonnat mais un Allemand exilé à Los Angeles, Marcus Niespel, qui a notamment travaillé pour Alain Chamfort, Elton John, Cher et Kate Bush. Pour la deuxième fois de sa vie de sa carrière, Mylène donne carte blanche à un nouveau réalisateur. Contrairement aux clips qu’elle a réalisés avec Boutonnat, qui ont toujours été le fruit d’un travail commun, Marcus Niespel a pu faire ce qu’il a voulu d’elle. 

 

 

-          « Je lui donne la chanson, et la nouveauté est que je lui demande : « Quelle idée avez-vous par rapport à ça ? » J’avais besoin de… en tout cas envie que quelqu’un m’amène quelque chose de l’extérieur, un nouveau regard ! » 

 

Résultat : Mylène participe à un tournage court mais très éprouvant physiquement car Marcus Niespel l’attache à l’avant d’un train. Sans trucages. Elle est filmée de loin par des Loumas (de grands caméras) sur cette locomotive qui prend de la vitesse par une température frôlant les 40° C, et ce, durant cinq heures. 

 

VIDEO CLIP

Image de prévisualisation YouTube 

 

La chanteuse très glamour est sophistiquée, plutôt habituée aux températures fraîches et glacées qui lui rappellent tant son enfance, souffre mais elle ne se plaint jamais car elle sait qu’elle travaille avec un grand réalisateur qui pourra lui donner une nouvelle image à des années lumière de la poupée androgyne et tourmentée ! 

 

 

 

Pour XXL, Mylène se transforme ainsi en une femme lumineuse et fière de clamer son extrême féminité. Une autre découverte l’attend lors de ce tournage ; la manière de travailler des techniciens américains qui n’est pas pour lui déplaire : 

 

mylene-farmer-mylene-farmer-xxl-big dans Mylène 1995 - 1996-          Ce sont des gens qui sont très investis dans leur travail, n’ayant pas peur du succès et qui même le revendiquent.il n’y pas de mélange entre le sentiment et la fonction. Alors parfait, c’est désagréable, mais parfois c’est agréable parce que c’est efficace et que ça va vite. 

 

Ce clip en noir et blanc, tourné à Fillmore, dans une orangerais du sud de la Californie, près de Los Angeles, et qui filme la course folle d’un train datant de 1906 avec une Mylène impeccable en figure de proue, n’a comme réel intérêt que celui de nous montrer le nouveau visage de la femme Farmer. La mise en scène est résolument photographie et le scénario inexistant. Par conséquent, cette vidéo peut donner, pour certains fans, un arrière-goût de bâclé…

 

 

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Anamorphosée

Posté par francesca7 le 26 août 2011

Anamorphosée est le titre du quatrième album studio de Mylène Farmer, paru le 17 octobre 1995 (Polydor). Le titre de l’album est une référence à l’anamorphose, effet d’optique qui distord une image, si bien qu’elle n’est visible que dans un miroir.

Enregistré à Los Angeles, mettant en avant un son plus rock et acoustique qu’à l’accoutumée, et une Mylène Farmer sexy et lumineuse (Je vertige de vivre) inspirée par Le Livre tibétain de la vie et de la mort de Sogyal Rinpoché, il permet à la chanteuse de revenir sur le devant de la scène après l’échec de son film Giorgino.

Pour beaucoup, cet album marque une césure dans la carrière de Mylène Farmer, et le chassé-croisé des fans a été si fort qu’on parle de « fans avant » et de « fans après » Anamorphosée. La chanteuse semble en effet ouvrir son univers artistique, même si Laurent Boutonnat continue de produire, arranger et composer l’album (à l’exception de Tomber 7 fois, première composition de Mylène Farmer). Toutefois, ce dernier laisse place à une nouvelle équipe de musiciens (dont Jeff Dahlgren, acteur principal de Giorgino) et ne prend plus en charge la réalisation des clips.

C’est dans cet album que Mylène Farmer commence à utiliser des néologismes.

Les photographies du livret, dans des tons sépias, sont l’œuvre de Herb Ritts. La pochette représente une Mylène sans tête, afin d’évoquer « l’esprit qui s’évade ».

Anamorphosée dans Mylène 1995 - 1996 MF2000_84aCinq singles sont extraits de l’album : XXL (no 1 dès sa sortie), L’instant X, California, Comme j’ai mal et Rêver. Parmi les titres marquants, outre California et son clip réalisé par Abel Ferrara, Rêver est devenu un véritable symbole, si bien que, dès lors, la chanson sera interprétée avec émotion à chaque spectacle de la chanteuse.

L’album donnera lieu à une tournée (la première de l’artiste depuis 1989) et sera récompensé d’une Victoire de la Musique, comme étant l’album français le plus exporté en 1996. Il atteint 1 400 000 ventes et se classe no 1 des ventes d’albums en France 67 semaines après sa sortie.

 

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L’instant X

Posté par francesca7 le 26 août 2011

L’instant X dans Mylène 1995 - 1996 MF2000_137aMylène Farmer vient de sortir son album « Anamorphosée » qui peine à rester dans le top 10 des meilleures ventes d’albums et le précédent single « XXL » a vite dégringolé dans le classement des ventes de singles. C’est un succès « mi-figue mi-raisin » qui montre à Mylène qu’elle ne peut pas encore vendre sans aucune promo.

Comme deuxième extrait de l’album, la chanteuse décide de sortir « L’instant X » peu de temps avant Noël ! Une aubaine pour ce titre qui reprend les paroles de la chansonnette « Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel ». Et ce single est d’ailleurs le mieux vendu de l’album « Anamorphosée », avec 200 000 exemplaires.

 

Le single sort comme toujours sous CD 2T, maxi CD et maxi 45T. Les remixes sont très techno/dance dont le « Have an instant X mix ». Ce single voit aussi l’apparition de remixeurs extérieurs (hors Laurent Boutonnat ou Bertrand Châtenet) avec notamment Ramon Zenker.

 

Pour le clip, Mylène Farmer refait confiance à Marcus Nispel : la ville de New York est ensevelie de mousse. Cette métaphore de la fin du monde est assez esthétique mais le clip reste décevant dans son ensemble. On est loin des super productions à la Laurent Boutonnat ! Mylène Farmer dira à propos du clip : « J’ai voulu retracer une journée que l’on peut avoir, où tout va mal. C’est une concentration d’évènements dès qu’on se lève… et tout va mal à nouveau ! Et on attend ce moment et souvent il se passe ça ou dans une journée, ou dans un mois, où à la fois toutes les choses viennent se concentrer, se former un peu comme un puzzle et c’est le moment où tout rejaillit cette fois vers le haut et non pas vers le bas. ». 

Dans « L’instant X », Mylène Farmer utilise un vocabulaire assez spécial. On peut y voir des correspondances avec les menstruations des femmes. On peut noter le néologisme « zoprack » qui est l’anagramme de l’antidépresseur « Prozac ». La chanteuse cite également le nom d’un magazine féminin célèbre « ELLE » ainsi que le Styx qui est le fleuve qui coule en Enfer.

Pour la promotion, Mylène Farmer réalise 2 télés dont la « provocante » « Top aux Carpentiers » où elle embrasse ses deux danseuses sur la bouche durant le pont musical.  

Le titre sera interprété uniquement lors de la tournée 1996 dans une version très énergique.

 

« L’instant X » est revisité en 2003 pour la compilation « RemixeS » par One-T, très jeune DJ ayant déjà réalisé quelques succès. C’est le troisième extrait de la compilation qui est diffusé en radios pendant les fêtes de Noël. A noter que c’est le remix de la compilation le plus « promotionné » en radios.

Publié dans Mylène 1995 - 1996 | Pas de Commentaires »

L’instant X

Posté par francesca7 le 26 août 2011

 Paroles : Mylène Farmer
Musique : Laurent Boutonnat

+ d’infos sur cette chanson

L’instant X dans Mylène 1995 - 1996« L’instant X » fait partie des chansons atypiques de Mylène Farmer. On lui découvre une facette méconnue et surprenante, comme si nous elle disait : vous voyez, je ne suis jamais enfermé dans un genre, je fais les chansons que je veux quand je veux. Rares aujourd’hui sont les artistes qui résonnent ainsi. Ces chansons atypiques sont peut-être inférieures à celles plus proches du style mylénien, mais elles ne sont pas dépourvues de beauté. En l’occurrence, « l’instant X » est une réussite pas toujours appréciée à sa juste valeur, défavorisée sans doute par un clip qui fait regretter l’époque Boutonnat et qui doit être interprété à la lueur du texte.

Une assez longue entrée en matière campe un décor de langueur et de répétition. Une musique terne, plutôt plate comme une autoroute, bas de gamme, expression exacte du quotidien d’une citoyenne. Cette impression est confirmée par le texte. C’est « lundi », la narratrice à l’accent gouailleur commence sa semaine, la xième de sa vie. C’est un matin de plus dans sa vie. Va suivre une succession de plaintes, qui ne seront comprises que lorsqu’on aura compris quel personnage Mylène joue ici.

Mylène invoque sa « comète », comme d’autres invoquent leur bonne étoile. Son étoile à elle est filante… Le sexe n’est pas totalement absent de ce début ou, au moins, l’idée inconsciente est introduite. Quand on connaît le clip, le mot « englue » paraît beaucoup moins innocent. Quant à la comète, sa forme peut évoquer, avec sa tête blanche et sa queue, plus qu’une étoile filante…On commence à mettre le doigt sur ce que Mylène essaie de caricaturer dans cette chanson. C’est la femme actuelle, occidentale moyenne, libérée, féministe, branchée qui raconte son monde, majoritairement constitué de ses petits problèmes et de ses frustrations. Deux lectures sont alors possibles, et elles peuvent se compléter puisque ce sont deux caricatures, plus ou moins hard, du même type de femme. La principale préoccupation de la femme actuelle est…ses menstruations. D’où le « bloody lundi » ou « la loi des séries ». « Le styx », fleuve mythologique des Enfers, peut être vu comme le fleuve sanglant qui coule d’elle-même et qui est une sorte de mythe pour toutes les jeunes filles. L’équation, c’est la somme des savants calculs qu’elles font pour se régler, et régler leur vie sexuelle.

Et le fun passe par l’instant X. Mylène ne semble guère y croire. Même, l’instant X semble bizarrement absent, irréel. C’est normal. Ce n’est rien de plus qu’un désir. Les mots « messie » et « magique » renvoient à des notions de surnaturel, de quelque chose qu’on ne voit jamais. C’est vraiment la chose qui mettrait du piment dans sa vie sans relief. Mais, comme le messie, il ne vient jamais. Mylène reste là, à l’attendre, prenant la pose, ne pouvant que constater « l’hécatombe » qui se déchaîne autour d’elle. En fait, elle attend désespérément le moment où elle jouira vraiment, où l’amour charnel se conjuguera à l’amour spirituel, qui la rendra vraiment heureuse. C’est un peu le personnage du clip de « California ».

Quant aux « ailes », elles représentent l’espoir de pouvoir un jour s’envoler…vers le septième ciel ? Surtout l’espoir de décoller de cette vie terre-à-terre. La deuxième partie du refrain reprend la phrase « l’an 2000 sera spirituel ou ne le sera pas », célébrissime et largement médiatisée, jusque dans « Elle », le point zéro de l’information ! Et qu’en dit la Mylène de la chanson ? « Du fun » ! C’est vraiment la femme coincée dans sa société, consommant tout de la même façon, dénuée justement de spiritualité.

C’est, en fait, une femme complètement désespérée, une « pretty woman » qui n’a pas trouvé son Richard Gere. « Un rien devient l’Everest » : la nouvelle sensibilité qui fait pousser des gémissements de douleur quand on se casse un ongle de pied, mais qui laisse froidement indifférente quand son chat se jette par la fenêtre. L’ironie devient fatale à la fin du couplet, quand l’instant X tourne à l’hécatombe, au carnage, parce que les ébats passionnés font craquer son vernis. Humour de disproportion et d’allusion corrosif. L’instant X est mortel (« pied dans la tombe »), Mylène en ressort à moitié « asphyxiée », mais elle le dit sans la moindre passion. On en vient presque à préférer la période de « Beyond my control », quand l’amour et la mort se mêlaient tragiquement. Au moins, c’était beau. Dans « l’instant X », même ce qui est mortel devient banal.

Alors que Mylène essaie de voir la vie autrement en quittant ses neiges originelles pour les plages californiennes, elle découvre le revers de cette société aux vitrines attirantes, les travers de la femme « fashion », au ridicule douloureux.

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Mylène dans Vogue

Posté par francesca7 le 26 août 2011

CR de l’Interview paru dans Vogue en mars 1995 

 

Vogue (Allemagne) : mars 1995 

 

 

 

Mylène dans Vogue dans Mylène 1995 - 1996 106161C’est avec un pas plein d’entrain qu’Amélie Nothomb entre dans la suite de l’hôtel parisien  » le Crillon «  où elle a rendez-vous pour un entretien avec Mylène Farmer. La chanteuse est déjà là. Amélie déborde d’énergie. Mylène paraît timide et fragile. L’écrivain raconte à quel point elle s’est réjouie de cette rencontre : 


 » Lorsque ‘Vogue’ m’offrit la possibilité de rencontrer la personne de mon choix, je n’ai pas hésité une seule seconde. «  


Les deux jeunes femmes rapprochent spontanément leur fauteuil ; toutes deux parlent d’une voix basse. 

                                                                             

A.N. : Je me souviens très bien de la première fois où j’ai entendu votre musique. C’était en 1986, pendant les vacances de Noël. Ma cousine entonna  » Libertine « . Je n’avais encore jamais entendu cette mélodie. Comment, me dit-elle, tu ne connais pas Mylène Farmer ? Je suis depuis une fan de vos clips. Vous êtes, pour moi, le chanteuse aux clips les plus beaux et talentueux. 

 

M.F. : Et moi j’ai lu vos livres. C’est pourquoi j’ai accepté de vous rencontrer. 

 

Je le sais. J’ai découvert, grâce à vous, un auteur qui m’a beaucoup impressionné ; vous avez précisé, lors d’une interview, que vous aimiez Luc Dietrich

 

Ce sont mes livres de chevet. 

 

 

107106604_small dans Mylène 1995 - 1996C’est un des rares auteurs qui écrit comme un enfant sans se ridiculiser. J’ai moi-même décrit mon enfance dans  » Le Sabotage Amoureux « , mais non de la manière dont je l’aurais souhaité. 

 

J’ai écrit des chansons sur l’enfance, en particulier sue la crainte de grandir. 

Dans votre chanson  » Plus Grandir « , vous évoquez le désir de rester une enfant. 

 

Je ne peux moi-même l’expliquer, mais je n’en subit aucunement un traumatisme. J’ai vécu au Québec jusqu’à l’âge de 9 ans ; il ne me reste de cette époque que le souvenir très marquant de la neige. 

 

La neige apparaît dans vos clips de façon ininterrompue ainsi que votre film. Je regrette de ne pas avoir eu la possibilité de voir  » Giorgiono « . Il ne fut projeté à Paris que pendant deux semaines et comme je vis à Bruxelles, je l’ai manqué. Je connais cependant presque tout sur ce film car j’ai dévoré tous les articles le concernant. Je suis persuadée qu’il est exceptionnel même si beaucoup de critiques prétendent le contraire. Je considère Laurent Boutonnat, le réalisateur, comme un génie

 

Notre film a subi des critiques extrêmement brutales. Nous savions d’avance qu’ils le mettraient en pièce avant sa sortie. La principale critique étant qu’il s’agissait d’un long clip. 

Je rêve d’un clip de deux heures ! 

 

Le maquillage, les costumes, la lumière ; toutes les techniques existantes ne sont pas exploitées par le cinéma. Le jeu de scène est, par ailleurs, primordial. J’interprète soit mon propre rôle, soit celui d’un autre, j’écris également les paroles de mes chansons. Ce sont les façons de m’exprimer. 

 

Cela m’a frappée, vous vous déguisez souvent et cependant, vous passez pour une artiste particulièrement discrète. 

 

Lorsque je montre ma nudité ou lors de photos sexy, les journalistes me dépeignent comme une dévergondée sans aucuns mystères. Cela leur paraît paradoxal que je sois si discrète d’ordinaire et beaucoup attendent une justification. Je déteste cela ! 

 

Vous n’avez pas non plus à vous justifiez, comme c’est le cas lorsque l’on commet des erreurs. 

 

MF2000_135aLe clip  » Libertine «  a d’ailleurs été censuré en Allemagne. Quelle hypocrisie ! J’ai déjà vu des films pornographiques sur la chaîne allemande. 

 

 

Je n’ai encore jamais eu l’honneur de me faire censurer ! 

 

Cela m’étonne. 

 

Ma famille considère mes livres comme pornographiques. Vous savez, la Belgique est aujourd’hui encore un pays du 19ème siècle. De plus, je descends d’une famille aristocratique et catholique extrêmement conservatrice. 

 

Votre famille vous repousse-t-elle ? 

 

Précisément. A l’exception de mes parents qui acceptent mes ouvrages. Mon père fut diplomate pour que nous vivions en Asie. Vous savez, ma famille ne fut pas fière de son agissement durant la seconde guerre mondiale. Je peux remercier mes parents d’avoir passer mon enfance en Extrême-Orient. Lorsqu’à 17 ans je suis allée, pour la première fois, à Bruxelles, je fut marquée par la consternation des gens à l’évocation de mon nom. 

 

Aujourd’hui encore, les Nothomb jouent un rôle important dans la vie politique belge, mais je reste en dehors de cela. 

 

Votre père n’est pas également artiste ? 

 

En effet, il est ambassadeur le jour et interprète de nos chants médiévaux le soir. 

Merveilleux ! C’est une musique mystérieuse, captivante. 

 

Le plus court dure 4 heures. Lorsque nous étions enfants, nous devions écouter l’intégralité de ces drames et ceci à genoux. Aujourd’hui, nous sommes autorisés à nous asseoir et même à nous assoupir. Combien de fois avons-nous écouté papa chanter le dimanche ! 

Je m’ennuyais terriblement, d’autant plus que je ne comprends que le japonais moderne. 

Les rapports que j’entretiens avec ma famille sont complètement différents. Bien entendu, je reste en contact avec elle, mais nous communiquons très peu. Je présume qu’elle doit être fière de mon succès. Mon père n’est plus de ce monde, il est décédé avant le début de ma carrière, lorsque j’avais 21 ans. 


Je n’ai reconnu que plus tard à quelle point il avait compté pour moi. 

 

Avec qui vivez-vous ? 

 

Avec ma sœur Juliette, un être hors du commun. 


Enfants, nous étions comme les deux doigts de la main et toutes deux anorexiques. Je fus seule à m’en sortir. Elle a cessé de grandir à 16 ans. 


Aujourd’hui, à 31 ans, c’est encore une enfant. Elle refuse tout contact social et intrusion dans notre appartement sous peine de hurler. Elle ne veut que ma présence. 

 

Pour ma part, je vis à Paris avec mon singe capucin. Pensez-vous éprouver un jour le besoin de quitter votre sœur ? 

 

Non, car je n’ai encore jamais ressenti le besoin de me marier et d’avoir des enfants. De plus, j’ai une vie sentimentale que l’on peut qualifier de normale, en dehors de chez moi. Ceci me permet de mener une existence quelque peu aventureuse qui me plaît. 

 

Me perpétuer est une chose qui me paraît, pour l’instant, inimaginable. Pourtant j’aime les enfants. 

L’écriture est pour moi plus facile comparée à d’autres choses de la vie. 

            Mais elle vous paraît également torturante. J’ai cru comprendre que vous n’étiez créative que lorsque vous avez la sensation du froid. 

 

C’est exact. Le froid s’installe tout naturellement en moi lorsque j’écris. La température de mon corps chute. Je ne suis pas habituellement aussi frileuse, mais lorsque j’écris, je m’enveloppe de longs manteaux de laine. Je porte même un bonnet. Le froid m’est très désagréable, mais le désir d’écrire prédomine. 

On dit pourtant que le désir et le tourment ne sont pas compatibles. 

 

Je vis constamment dans ce mystère et j’écris chaque jour durant quatre heures au moins. 

 

Est-il vrai que souvent vous ne dormez que trois, quatre heures ? J’imagine à quel point vos angoisses sont liées à vos nuits Cela doit être éprouvant. L’écriture est un remède à la solitude. 

 

L’insomnie ne me gêne pas, par contre, la tentative vaine de trouver le sommeil, oui. Ce qui est horrible, ce sont les pensées qui surgissent dans ces moments-là. 

 

Je connais ça aussi : le heurt de pensées différentes, à la limite de la folie. 

 

Surtout que nous possédons toutes deux une fantaisie quelque peu morbide. Lorsque je ne trouve pas le sommeil, toutes mes pensées tournent autours de la mort et de cadavre. C’est insupportable ! 


Je suis convaincue d’avoir choisi l’écriture pour échapper à cette horreur. Je ne souffre plus lorsque j’écris. Le fait même d’écrire m’apporte une plaisir formidable. Les passages les plus dramatiques d’  » Hygiène de l’Assassin « , où Pretextat Tach étrangle sa jeune compagne de ses propres mains m’ont fait éclater de rire. 

Ces passages n’apparaissent que plus cruels et plus inquiétants ! 

On m’a qualifiée de sadique. Est-ce vrai ? Certainement pas dans la vie de tous les jours

 

Je ne vous considère pas comme une sadique. Vos livres dérangent et c’est pour cela qu’ils me plaisent. Ils font naître dégoût et angoisse, des réactions très vivantes. Dans mon travail, la mort est un thème très important. Elle fait, après tout, partie de notre existence. 

J’ai eu l’occasion de vous voir dans une émission dans laquelle vous aviez le choix des reportages. Vous aviez retenu des images de cadavres et de corps sans tête. C’était très courageux. 

(Elle rit) 


Je voulais exprimer la beauté qui se trouve dans la violence et l’horreur. C’est pourquoi j’ai choisi deux reportages sur les exécutions


Une exécution est, bien entendu, répugnante et cruelle, mais il s’en dégage une réelle force. Les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens. 

Vous aviez alors affirmé éprouver de la joie en voyant ces images.           

C’était peut-être maladroit. Il faut faire attention à ce que l’on dit et songer aux conséquences possibles. Même la mort d’un proche peut être fascinante. Voir cette personne morte me parut presque un spectacle. 

 

Suis-je morbide ou vais-je au-delà de ça ? Est-ce une preuve d’amour ? 

 

Je ne sais pas. 

 

On sent depuis peu en vous une influence tibétaine. Que s’est-il passé ? 

 

Je n’ai pas beaucoup travaillé pendant trois ans, j’avais besoin d’oxygène, c’est pour cela que j’ai voyagé aux Etats-Unis, mais le lieu n’a pas d’importance. Là-bas, par hasard, j’ai trouvé un livre tibétain traitant de la vie et de la mort. J’ai tiré quelques vérités de cet enseignement bouddhiste, à savoir qu’il y a une vie après la mort. Cette idée m’est devenue familière. Ce livre était un baume. 

 

Vous n’avez plus de doutes aujourd’hui ? 

 

Je refuse aujourd’hui l’angoisse que me crée la pensée de la mort. Je me dis qu’il existe effectivement une vie après la mort. J’ai changé de philosophie. 

 

On le devine dans votre dernier album  » Anamorphosée « . A propos d’immortalité, la notoriété d’un écrivain n’est pas comparable à celle d’une chanteuse. Ma notoriété est supportable, voire amusante. Mais votre gloire doit prendre des proportions considérables. Il paraît que des fans dorment devant votre porte. Comment vivez-vous cela ? 

 

Je dédramatise. Je ne le supporte qu’ainsi. 

 

Et quelle est l’histoire de ce meurtre ? 

 

Ce fut très douloureux. Un déséquilibré voulant me rencontrer fit irruption dans ma maison de disques, tirant autour de lui avec sa carabine. Il tua le standardiste âgé de 28 ans. Ce fut un des événements les plus marquants de ma vie. 

 

Tournerez-vous à nouveau un film avec Laurent Boutonnat ? 

 

 

Je l’ignore. L’échec de  » Giorgiono «  a été douloureux pour Laurent. 

Puis-je vous faire part d’un rêve ? Plusieurs producteurs souhaitaient adapter  » Hygiène de l’Assassin « . A ce jour, tous les projets ont avorté. Je souhaiterais que Laurent Boutonnat adapte le film et que vous interprétiez le rôle de la journaliste. 

Je n’ai offert vos livres que récemment à Laurent, mais je vais lui parler de votre souhait. Je vous le promets. 

 

 

Traduction : Barbara Volk
On peut supposer qu’il y ait eu une double traduction : du français à l’allemand puis de l’allemand au français.
Le texte que je vous propose ici est celui paru dans le « Mylene Farmer Magazine n°2″
 

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California

Posté par francesca7 le 24 août 2011

 

California dans Mylène 1995 - 1996 mylene-farmer-mylene-farmer_clip_california_captures_00005min-img« California » est le troisième extrait de l’album « Anamorphosée » sorti en mars 1996. C’est une chanson très attendue par les fans où s’alternent les paroles en français et en anglais. C’est un clair hommage à la Californie avec un vocabulaire très recherché et surtout une musique particulière. Le titre permettra à l’album de remonter dans le classement.

Le clip est tourné à Los Angeles par Abel Ferrara. Mylène interprète un double rôle, celui d’une prostituée et d’une femme mondaine. Lors d’une interview accordée à Paul Amar, celui-ci lui demandait si ce clip reflétait sa perception de la Californie : « Non parce que là elle est un petit peu caricaturale je dirais. C’est quand même polarisé ou concentré sur la prostitution. Los Angeles n’est pas uniquement la prostitution. D’ailleurs il a été difficile de… sur Sunset, il y a souvent justement le quartier où sont cloisonnées toutes les prostituées et là j’avoue qu’elles avaient disparues parce qu’elles avaient eu des problèmes avec cet acteur. […] J’ai toujours eu envie de jouer, d’interpréter une prostituée et j’avoue que sur « California » c’est spontanément venu. Et donc j’ai fait appel à Abel Ferrara qui lui évoque beaucoup la prostitution dans ses longs-métrages. ».

Les premières photos du clip « California » sont diffusées par Voici qui a réussi à se procurer (illégalement) quelques clichés pendant le tournage. On voit cette scène dans le making of du clip où le réalisateur aime l’effet des flashes qui est rendu. Ais ces flashes sont ceux d’un photographe peu scrupuleux !

Le single sort sous CD single digipak en édition limitée triptyque. Il sort également en maxi CD 6 titres. A noter que c’est le seul maxi encore en vente car étant le nombre de pistes, ce CD est considéré comme un « mini-album » et est donc réédité. Le titre est également commercialisé en Allemagne sous une pochette inédite.

La chanson est interprétée lors d’une prestation télé où elle danse de façon très sensuelle dans les bras d’un homme.

« California » est interprétée dans une version très énergique lors de la tournée 1996. Il s’agit en réalité du « Wandering mix » réalisé par Laurent Boutonnat. La chanson est plus calme pour le « Mylenium Tour » en 2000. Egalement une version adoucie pour les concerts de « Avant que l’ombre… A Bercy ».

On peut noter dans « California » de nombreuses références et notamment avec la phrase « Vienne la nuit et sonne l’heure et moi je meurs entre apathie et pesanteur où je demeure » qui est une référence à un auteur que Mylène aime bien : Guillaume Apollinaire. En effet, on peut quasiment retrouver les même vers dans « Le pont Mirabeau » : « Vienne la nuit sonne l’heure / Les jours s’en vont je demeure« . 

 

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Mylène show à l’américaine

Posté par francesca7 le 24 août 2011

 

Mylène show à l'américaine dans Mylène 1995 - 1996 mylene-farmer-20050504-38376Cette comparaison avec Madonna va encore plus s’imposer avec la future tournée que Mylène prépare dans le plus grand secret. Le couturier Paco Rabanne s’occupe des costumes, succédant à Thierry Mugler. 

 

La chanteuse suit un entraînement intensif avec Hervé Lewis et répète aux Etats-Unis avec ses musiciens et danseurs qui sont tous Américains, à l’exception de Valérie Bony et de Christophe Danchaud, l’unique survivant de la tournée 1989. L’objectif est clair pour Mylène : offrir un mega show qui éblouira son public : 

 

-          « Je crois que je n’éprouverais pas de réel plaisir à être seulement derrière un micro. Mes envies de scène passent par ce goût du show à l’américaine, de performance, de polyvalence. » 

 

Outre Laurent Boutonnat à la conception générale et Jeff Dahlgren à la guitare, le groupe de musiciens comprend quelques pointures comme Brian Ray à la guitare et Abraham Laboriel Jr à la batterie (déjà présent sur l’enregistrement de l’album Anamorphosée) deux musiciens qui sont des habitués des concerts de Johnny Hallyday. A la basse, Jerry Watts Junior qui a joué avec Billy Idol et Dave Stuart. La jeune Susie Davis (qui a notamment travaillé avec Patti Smith et Sincad O’Connor) se retrouve aux claviers, tout en donnant de la voix sur les chœurs de L’Instant X. par ailleurs, Madonna « prête » à Mylène l’une de ses deux choristes et danseuses préférées, Donna De Lory. Ces futurs concerts marquent aussi la venue dans l’équipe de Mylène d’Yvan Cassar qui s’occupe de la direction musicale. Ce jeune prodige était déjà présent sur la bande son de Giorgino. Très vite, il devient un élément indispensable du staff Farmer

 

-          « Je travaillais au Studio Mega sur mon premier album en tant qu’arrangeur avec Réjane Perry. Thierry (Rogen) mixait son album (…) Il travaillait avec Laurent (Boutonnat) qui pensait à son premier film. Il lui a parlé de moi, nous avons travaillé ensemble sur la musique de Giorgino et ce n’est qu’ensuite que j’ai travaillé avec Mylène, dont la personnalité m’avait plu dès notre première rencontre. » 

 

En dehors de Valérie Bony et de Christophe Danchaud, les danseurs sont sélectionnés à New-York, car Mylène souhaite que sa troupe soit placée sous le signe du métissage. Les répétions durent plusieurs semaines aux Etats-Unis, puis une dizaine de jours à Toulon pour les derniers « filages » avant la première dans cette même ville.

 

 

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CLIP TRISTANA – 1987

Posté par francesca7 le 23 août 2011

Vidéo :  Image de prévisualisation YouTube

Réalisation : Laurent Boutonnat
Année : 1987
Durée : 11’33 mn
Acteurs : Mylène Farmer (Tristana). Sophie Tellier (La tzarine).

Vladimir Ivtchenko (Rasoukine). Sacha Prijovic (Le moine)… 

 

 

Des plaines immaculées parsemées de roches stériles et brunes s’étendent à l’infini, alors que quelques notes aux allures dramatiques s’élèvent au cœur de cette image silencieuse. Toute l’atmosphère de Tristana est concentrée dans ces premières secondes, lorsque la caméra survole les steppes désertiques et s’immobilise sur une pièce sombre et menaçante, aux dorures et aux rouges lourds et sans grâce. Quelques mots de russe résonnent. Une femme s’offusque d’apprendre qu’au sein même de son royaume, une jeune fille possède plus grande beauté qu’elle. Cette femme, c’est la tsarine de Russie. Et sa rivale, c’est Tristana.

CLIP TRISTANA - 1987 dans Les Clips de Mylène ClipTristana3


Nous voilà brusquement plongés dans l’ambiance étrange et familière d’une histoire appelée « Blanche Neige et les sept nains ». Mais il est vite oublié, ce conte aux résonances joyeuses et innocentes qui a enchanté notre enfance. L’œil de Boutonnat et de Mylène l’a transformé en drame, et la beauté de Tristana sera le symbole de sa mort. Les images du palais et le rire démoniaque de la tsarine se perdent rapidement dans le silence fugitif qui plane sous l’œil sauvage et indéchiffrable d’un loup gris. Une jeune paysanne s’enfuit à travers des bois enneigés, poursuivie par un homme qui cherche vainement à la rattraper. Ils se jouent l’un de l’autre, se font face, se sourient, se séduisent. L’aveu d’un amour hésitant mais sincère est échangé contre la timide requête d’un premier baiser. Enfantine et innocente, Tristana vit ses premiers et ses derniers émois de jeune fille amoureuse, puisque le bruit menaçant d’une furieuse cavalcade brise cet instant fragile. Aux aguets, Rasoukine offre son pendentif à Tristana avant de lui adjoindre de fuir. Le visage torturé par un hurlement de terreur, la jeune Tristana voit le sang et la mort lui ravir son amant, fauché par la lame vengeresse d’un moine envoyé par la tsarine pour lui ôter sa vie et sa beauté. Tristana s’échappe, mais sa fuite se perd dans une chute interminable qui lui sauvera la vie en la soustrayant à ses assassins. 

 

ClipTristana6 dans Les Clips de Mylène


Le réveil est douloureux, déroutant, brutal. Voilà nos sept nains, petits bûcherons qui entourent la belle Tristana de leur amitié en la recueillant dans leur petite demeure éloignée et oubliée de tous. Le sourire tremblant et innocent de la jeune fille ne fait que cacher son âme torturée. « L’amour a tué les mots qui la touchent…« . Au loin, cachée dans son palais, les yeux révulsés et le visage déformé par la folie, la tsarine se délecte de ce sang qu’elle croit être celui de sa rivale. Dehors, la Révolution Russe s’éveille. Enflée de violence et de colère, elle aussi a fait couler le sang avant de s’éteindre lentement. Tristana, entourée de poussins et de rayons de lumière poudrée, caresse, songeuse, la croix de Rasoukine, son amant. Abandonnée à elle-même pendant de longues heures muettes, sa mélancolie et sa solitude la poussent peut-être à appeler désespérément la mort. 

Et c’est bien la mort qui se présente à elle, troublant le sommeil où elle s’était réfugiée pour oublier sa peine. La tsarine, ayant appris la tromperie de son moine, part à la recherche de Tristana avec, dans ses mains, une pomme empoisonnée. Le sang salit le silence paisible. Elle l’a tuée sauvagement et en hurle de joie. Ce rire dément alerte les nains, mais il est déjà trop tard. « Laissez-la mourir…« . Ce seront les loups qui se chargeront finalement de venger la jeune Tristana en poursuivant et dévorant la tsarine. Quant à son sbire, le moine repentant, sa vie lui sera ôtée par le froid glacial des steppes. Tristana, elle, repose, pâle et sereine, d’une pureté irréelle dans son linceul blanc. Rasoukine a trop tardé…

Rien n’est éternel, et l’amour s’est finalement incliné sous le joug implacable et cruel de la haine et de la jalousie. L’amant prend contre lui le corps à jamais endormi et l’emporte tendrement à travers la steppe endeuillée, tout en lui parlant une dernière fois dans l’espoir vain de la voir revenir. « Les plus beaux jours s’achèvent dans la peine…« . L’adieu d’un chaste baiser et les mots d’amours murmurés ne sortiront pas Tristana de la torpeur glacée de la mort. Elle ne sera plus désormais que l’ombre chaude et évanescente d’un souvenir, le son cristallin d’un rire et l’image fanée d’une jeune fille souriante dansant dans la neige.

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CLIP SANS CONTREFACON – 1987

Posté par francesca7 le 23 août 2011

Video : Image de prévisualisation YouTube 

 

Réalisation : Laurent Boutonnat
Année : 1987
Durée : 8’43 mn
Acteurs : Mylène FARMER, Frédéric LAGACHE

et la participation exceptionnelle de « ZOUC ». 

IntroductionAlors que son premier album met tout particulièrement sa féminité en avant, le premier single extrait du second opus, implique une ambiguïté tant sur le plan sexuel que physique. Tourné en décembre 1987 dans La Hague, non loin de Cherbourg, le tandem FARMER/BOUTONNAT utilise un cirque ambulant et glauque sur une plage triste pour illustrer le tube. Ce clip n’est autre qu’une libre adaptation du célèbre conte  » Pinocchio  » avec pour seul bémol, une fin moins heureuse que les studios DISNEY…

CLIP SANS CONTREFACON - 1987 dans Les Clips de Mylène ClipSansContrefacon04


L’atmosphère du clip
Quelques notes sombres, une marionnette, des applaudissements… on se croirait presque dans une représentation théâtrale. Nous retrouverons, quelques années plus tard, le même style de représentation avec  » Optimistique-moi  » sauf que l’on passe de l’OMBRE à la LUMIERE ; Rapidement l’atmosphère est dès plus inquiétante et tous les personnages utilisés : Travestis, Clowns, Ballerine, Magicien et Saltimbanques… sont aussi lugubres que le clip. Parmi la noirceur du décor et celle des âmes tristes accentuées par un maquillage grossier, Boutonnat nous conte l’histoire d’un marionnettiste accompagné d’un morceau de bois articulé. En quelques sortes un compagnon d’infortune avec qu’il partage bonheur, peine et secrets. 

 


Les personnages
Dans le cirque de Boutonnat, nous sommes loin de ceux qui sont riches en couleurs où retentissent des cris de joie. Les personnages grimaçants aux figures blafardes sont agressifs et reflètent la tristesse de vivre. Pourtant et malgré son apparence, un personnage se dénotera du lot : ZOUC. Elle incarne dans le clip une femme se tenant à l’écart du reste de la troupe de saltimbanques. Tout de noir vêtue, au regard fuyant, elle reste fondamentalement seule et ne semble rien partager. Nous verrons que son rôle n’est pas anodin !
 

 

ClipSansContrefacon12 dans Les Clips de Mylène

Il était une fois… 

Le décor est ainsi planté.  » Sans contrefaçon  » est le numéro d’un marionnettiste ambulant. Alors que sous la pluie, il vient de se faire jeter dehors par des Travestis, on constate de suite que le personnage principal, le créateur de la poupée de bois, est un personnage solitaire. Si solitaire, qu’il voue à sa tendre compagne de bois une affection sans limite. Tout le clip repose alors sur le sort de ces  » inséparables « .

 

Livré à lui-même, il quitte le village et poursuit son chemin sans savoir où aller, où manger, où dormir…Traversant les paysages froids où les épouvantails sont rois et les corbeaux croassent leur douce mélodie inquiétante, notre marionnettiste va faire une curieuse rencontre. Il s’agit d’un cirque ambulant nommé  » GIORGINO CIRCUS « . Un nom qui ne nous est pas inconnu ; C’est alors que les regards se croisent et se défient. Seul celui de ZOUC retiendra l’attention. Elle regarde la poupée avec la tendresse d’une mère qui n’a pas bercé d’enfant, et l’on devine un sourire timide sur son visage inquiétant. Elle s’approche et offre sa gamelle au marionnettiste qui accepte.  Une infime complicité voit le jour entre la marionnette et ZOUC. En échange de son repas, elle reçoit l’objet (convoité en secret). L’instant de bonheur est toutefois de courte durée car ses compagnons de route arrachent la poupée de ses mains. ZOUC panique car la petite figure de bois vole autour d’elle et passe de mains en mains…Elle s’écrie à plusieurs reprises  » Ma poupée, ma poupée  » et parvient à la reprendre pour s’enfuir…

Lorsque le marionnettiste les rejoint, il découvre que l’objet qu’il croyait de bois est en réalité de chair et d’os : une jeune femme !!! On pense donc que ZOUC est une fée.


 

Subjugué par cette découverte, il s’approche des deux femmes qui jouent et entretiennent presque une relation mère/fille. Surprise, la jeune femme tente de d’enfuir à son tour et trébuche sur le sable fin. 

Le marionnettiste l’observe, saisit son visage et tente l’irréparable après l’avoir étreint contre son corps, sous le regard triste de ZOUC, et lui vole un tendre baiser. 
Jusque là, nous pourrions croire qu’il s’agit d’un conte de fée mais c’est exactement l’inverse qui se produit. La jeune femme s’éteint pour redevenir marionnette à jamais. 


 

- Quant au désir du marionnettiste d’être avec une femme, il s’envole pour toujours… 

- Pour ZOUC, c’est la cassure, on lui enlève son enfant. Déprimée, elle quitte les lieux, emportant par la même occasion son pouvoir de donner vie. 

Le marionnettiste garde sa marionnette et ainsi s’achève sa triste histoire…  

« Dis maman, pourquoi je suis pas un garçon ? »

 

Avec cette question devenue légendaire dans la carrière de Mylène, le public homosexuel s’identifie à l’icône et rejoint les autres fans. Plusieurs éléments dans le texte démontrent que notre divine rousse semble jouer sur la confusion des sexes. D’une part, le chevalier d’Eon n’est autre qu’un agent secret employé par le roi LOUIS XV. Cet agent avantagé par un physique efféminé, se transformera en femme pour mieux approcher et corrompre l’ennemi de son roi. D’autre part, la marionnette vêtue tel un garçon demande pourquoi elle n’est pas un garçon. Cela signifie que pour elle, avoir l’apparence d’un garçon ne suffit pas. Elle veut devenir garçon jusque dans la sexualité. On pourrait dire aussi que lorsque Mylène redevient poupée, cela peut dire aussi qu’elle refuse d’assumer la loi sociale qui veut qu’une fille aille avec un garçon. 

                                                                                                                                                                   

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CLIP LIBERTINE – 1986

Posté par francesca7 le 23 août 2011

Vidéo :  Image de prévisualisation YouTube 

 

Réalisation : Laurent Boutonnat
Année : 1986
Durée : 10’53 mn
Acteurs : Mylène Farmer, Gérard Nublat, Sophie Tellier, Rambo Kowalski…
 

 

 

 

 

Analyse (par Jenny)
Source :
http://www.ame-stram-gram.com/ClipLibertine.html 

 

 



XVIIIe siècle, c’est à cette époque qu’apparaît Mylène dans le rôle de Libertine, un nom déjà évocateur… 


C’est la période du libertinage. Une noblesse bouffée par l’ennui, comble ses besoins dans « l’érotisation de la pensée ». Libertinage mais aussi perversion et séduction, poussées au-delà des limites, au point d’en provoquer la mort (Duels, manigances, empoisonnements, règlement de comptes…). 

CLIP LIBERTINE - 1986 dans Les Clips de Mylène ClipLibertine02


D’abord, une mélodie aux notes graves, un corbeau, une étendue d’eau figée, un calme trop étrange, signe de mauvais présage. 

Des cuissardes et chaussures de noble foulent l’herbe encore mouillée de la rosée du matin, un duel se prépare. Libertine et son adversaire se retrouvent face à face, pistolets chargés et prêts à l’emploi. On constate que les duellistes ont le teint pâle et les lèvres rouges « sang », le teint est une marque de reconnaissance de la classe sociale (signe de richesse). Qui va soustraire la vie de l’autre ? Nul ne le sait ! Les plans des personnages se succèdent et s’accélèrent, un sourire se laisse entrevoir. Libertine tire, le corbeau s’envole, roulement de tambours, le jugement est rendu, l’homme s’effondre et redeviendra poussière. La catin esseulée, présente sur les lieux pour soutenir son amant, s’approche de sa dépouille. Après constat, elle dévisage Libertine qui savoure sa victoire avec un air des plus satisfait. Le corbeau s’est envolé et Libertine aussi…

ClipLibertine04 dans Les Clips de Mylène

Changement de rythme, cette fois-ci plus dynamique ! Place aux plaisirs divers (plaisir du corps, on aura jamais montré autant de chair qu’à cette époque, décadence complète, sans gène) sans oublier les plaisirs du vin qui coule à flot, de la nourriture en abondance…
On y découvre dans cette nouvelle ambiance, une jeune femme libre, audacieuse (« bercée par un petit vent, je déambule »…) mais aussi une femme encore enfant (Comme la « Grenadine », boisson préférée des enfants puis « on me tient la main »).
Ce soir Libertine séduit, Libertine dit oui, des regards profonds se croisent et s’apprivoisent, une envie mutuelle se fait sentir. On pourrait dire qu’il y a nouveau duel, mais il n’est pas question de mort juste une relation « dominant/dominé ». Libertine s’évapore après avoir adressé à son futur amant un dernier regard brûlant…


4441878Nouvelle ambiance, celle-ci se veut envoûtante, idéale pour les plaisirs charnels. Libertine et son amant se découvrent mutuellement… Nue, elle se donne et devient dominante (« Quand sur mon corps, tu t’endors, je m’évapore » mais sans oublier, « fendre la lune, baiser d’épines et de plumes »). Pendant l’acte amoureux, des hurlements de loups se laissent entendre tout comme les battements de cœur et les gémissements de Libertine. On pourrait se demander s’il ne s’agit pas, dans ce cas, d’un acte amoureux presque animal ! Fin de cet instant d’extase, Libertine s’éveille, nue, et laisse glisser le mot doux avant de rejoindre le salon pour retrouver la fête.

Epanouie, elle s’est abandonnée et nargue sa rivale, la catin, laissée pour compte par l’amant de Libertine juste avant l’acte amoureux. Libertine triomphe à nouveau et rend la jalousie de cette dernière plus grande encore. Celle-ci l’interpelle, elle répond, la situation dégénère rapidement et la violence éclate ! Tous les coups sont permis, bouteilles brisées, gifles et autres coups sont portés mais personne ne s’en mêle ! On se croirait à un combat de coq où il faut miser et apprécier le sang gicler ! Libertine finit par faiblir mais son amant la sauve in entremis. Il arrache Libertine à cette basse-cour et décide de prendre tous deux la fuite. La putain à nouveau vaincue, devient complètement folle, hystérique et jure que cette fois-ci sa vengeance n’aura pas de limites…

Les amants s’enfuient au triple galop, un roulement de tambour se laisse à nouveau entendre, les notes graves retentissent, ambiance semblable à celle du duel, n’est-ce pas ?
On aperçoit un « peloton d’exécution » composé de la catin et de ses courtisans, prêts à faire n’importe quoi pour un peu d’argent ou bien même pour quelques instants d’extase !!!
Combat inégal puisque les amants sans défense galopent vers une mort certaine ! La rivale ordonne, la poudre brûle et les balles fusent pour perforer de part en part et à plusieurs reprises, le corps des amoureux. 


La chute est brutale, lente et vraie. Les amants s’écroulent, baignant dans leur sang, sans vie… 


Fin des aventures de Libertine ? pas si sûr… 

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CLIP PLUS GRANDIR – 1985

Posté par francesca7 le 23 août 2011

VIDEO  :  Image de prévisualisation YouTube

Réalisateur: Laurent Boutonnat. 

Année: 1985. 

Durée: 7’32. 

Scénario: Laurent Boutonnat. 

Production: Movie Box, Laurent Boutonnat, Polydor. 

Budget: environ 45 000 euros. 

Temps de tournage: 4 jours. 

Lieux de tournage: Studios Sets à Stains et cimetière de Saint-Denis. 

Personnages: Mylène, deux naines nonnes, un violeur, une poupée. 

Animaux: un rat, des colombes. 

Thèmes principaux: Enfance, fuite du temps, déchéance physique, mort, sexe, religion.    

Pour la sortie du film, deux premières sont organisées le mercredi 13 novembre 1985 dans deux cinémas différents :  le Kinopanora (75015) et le club 70 (75016). Des invitations sont envoyées à la presse. 

CONTEXTE :

Une jeune femme venue se recueillir sur sa propre tombe revoit sa vie peuplée par l’obsession de ne pas vieillir.

CLIP PLUS GRANDIR - 1985 dans Les Clips de Mylène 98872117La narration de Plus grandir, premier des clips de Laurent Boutonnat subissant le traitement cinématographique du réalisateur, se trouve dans un certains prolongement de celle utilisée dans la vidéoclip Maman  a tort. Les différents thèmes abordés par le texte de la chanson ne le sont pas de manière allégorique, c’est leur adaptation visuelle qui en fera des cènes à l’imagerie fort et symbolique. La structure de la chanson est adaptée dans le clip en autant de scènes que de couplets, tandis que le sujet général de chacun d’eux est évoqué parallèlement à leur passage par la mise en scène de symboles s’ rapportant. Par rapport à la succession de plans statiques dans Maman a tort, le fait de découper plus Grandir en scènes et de les faire correspondre avec la structure mélodique de la chanson se rapproche du traitement narratif d’un clip traditionnel. La particularité du cinéma de Laurent Boutonnat ne se situe pas ou plus à ce niveau, mais dans l’utilisation d’une grammaire cinématographique pour la réalisation de clips. Empruntant la logique de ses raccords au cinéma classique, une partie de son esthétique et sa thématique aux cinéastes anglais, son imagerie à la littérature du XVIIIè siècle, la démarche Boutonnat n’a réellement d’originale que sa destination vers une forme aux possibilités juge-t-il inexploitées.

plus_g10 dans Les Clips de MylèneDans un cimetière envahi par les feuilles mortes, une jeune fille poussant landau vide (le deuil de la jeunesse) se dirige vers sa propre tombe. Elle contemple sa sépulture mais n’a pas l’air de se recueillir, on dirait même qu’elle éprouve du dédain. Tenant un petit bouquet, elle passe sa main derrière son oreille. C’est sans doute ce qui la fera entrer dans une phase où elle se verra ensauvagée, assise dans une aile de château, la bouche écorchée. Elle est dans une vaste chambre vide aux fenêtres ouvertes qui laisse entrer un vent puissant. La pièce est faite d’une architecture baroque (la forme triangulaire de la porte d’entrée) à l’intérieur de laquelle grouillent des rats. Au milieu trône une statue de sainte vierge devant laquelle Mylène Farmer prie en pleurant. Pendant un orage, lorsqu’un individu entre dans la chambre pendant son sommeil, Laurent Boutonnat va offrir à son public la première scène de nudité de son œuvre…

L’homme (Hervé Lewis, alias Rambo Kowalski, le duelliste de Libertine I, et futur entraîneur de la chanteuse) est un violeur, il s’acharnera à déchirer le pyjama rouge-sang de la jeune fille et lui caressera le corps jusqu’à ce qu’elle se laisse faire. Le visage de l’homme s’approche du sein lentement, ils se regardent et la jeune fille se préparera à être embrassée par son agresseur en y éprouve un plaisir certain; ça y est, le passage à l’âge adulte est consommé, la virginité est irrémédiablement perdue, et la statue de la vierge se retourne en se cachant le visage dans ses mains. Apparition onirique, deux bonnes sœurs naines volantes sont derrière une fenêtre et regardent toute la scène. Le fait qu’elles soient naines est le sens propre de ne pas grandir, non pas par volonté, mais par obligation. Comme une vengeance, même si elles flagelleront la jeune fille perverse ensuite à coups de bâtons, elles n’en sont pas moins voyeuses. Lors de sa punition, Mylène expliquera pourtant ses souhaits récurrents : « Plus grandir, j’veux plus grandir pour pas mourir, pas souffrir« . Elle souffre donc grandit. La fille blessée s’est alors réfugiée dans le coin de la pièce pour vivre sa douleur en silence. Elle s’acharnera aussi à vouloir supprimer sa poupée de chiffon, qui elle ne vieillira pas. Elle tente en vain de la noyer, de la mutiler. L’expression de la poupée change, du mécontentement au sourire sadique. Si l’on doit trouver la métaphore du temps dans ce film, ce sera forcément elle et c’est lorsqu’en voulant la couper en deux avec un couperet, que la poupée cachera son visage avec son bras qui sera mutilé et tournoiera en l’air. Mylène  Farmer comprendra alors, que la poupée ne vieillira jamais, elle si. Elle sourira donc pour la première fois du film en tournant sur elle-même dans sa chambre, les bras déployés, heurtant meubles et toiles d’araignées. Les rides couvent peu à peu son visage et son cou, le sourire se transforme en une expression qui rappelle l’incompréhension d’avoir perdu ce qu’on était, d’avoir perdu sa jeunesse et sa vie. Elle finira accoudée à la fenêtre et regardera expression une colombe se poser sur la bordure de la fenêtre devant elle, comme une communion, comme la paix avec soi-même.

1035268456_smallPlus Grandir (1985) et son arrière-plan biblique permettent de voir un clip de Boutonnat de deux façons différentes. A la fois récit d’une déchéance physique et critique d’une religion aveugle et impuissante, Boutonnat met en scène dans Plus Grandir des éléments détenant un sens pour chacun des deux niveaux de lecture. Il prend parti d’opposer au lent vieillissement du personnage des images du catholicisme comme par exemple la statue de la sainte vierge ou deux nonnes violentes et vindicatives. On peut lire la présence et l’action de ces éléments comme les signes avant coureurs d’une sérénité relative à la vieillesse prochaine du personnage, voire à sa mort inéluctable, mais également comme l’omniprésence d’une religion qui bannit de manière systématique les agissements déviants de ce même personnage. Ainsi dans le clip, la statue de pierre s’anime pour se cacher les yeux devant une prière vaine, et les nonnes punissent sévèrement par les coups la perte de virginité de l’héroïne : passage symbolique violent à l’âge adulte qui la précipitera rapidement dans la déchéance physique la plus totale.

On retrouve dans le cimetière qui a ouvert le film, Mylène Farmer a toujours la même expression sur son visage, on ne peut plus neutre. Elle jettera son petit bouquet sur sa tombe et s’en ira sans se retourner. Mylène Farmer vient d’entrer dans une phase onirique dont elle ne sort pas intacte, puisque malgré le fait qu’elle reparte vers la sortie avec son landau vide, elle extrait de son cauchemar la poupée qui s’installe définitivement dans le réel.

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CLIP MAMAN A TORT – 1984

Posté par francesca7 le 23 août 2011

 

VIDEO  Image de prévisualisation YouTube  

 

 

Réalisé par : Laurent Boutonnat
Diffusé le : Mars 1984
Durée : 3’50

Mylène Farmer, vêtue d’une nuisette translucide, apparaît sur un fond étoilé, peu après le début du vidéo-clip, qui présente successivement un portrait de Sigmund Freud et un portrait de jeunesse de la mère de Mylène Farmer. Elle est par la suite accompagnée de trois enfants, vêtus chacun d’un pyjama, qui brandissent des pancartes où est inscrit le titre du morceau, à CLIP MAMAN A TORT – 1984   dans Les Clips de Mylène mamanla manière de manifestants. Les images de la chanteuse divertissant les enfants alternent avec des séquences où elle sautille ou se retrouve assise aux côtés d’un mannequin qui porte sa nuisette. L’interprète finit par être décapitée et dévorée par les trois autres protagonistes attablés, alors que l’on peut voir dans une autre séquence son visage couvert de larmes. Le vidéo-clip s’achève sur le portrait de Sigmund Freud. 

Il faut pourtant faire remarquer que le vidéo-clip initialement prévu par Laurent Boutonnat est fondé sur un scénario tout autre ; ce dernier, impressionné par les réalisations de Michael Jackson en la matière, veut réaliser une vidéo à gros budget et désire y mettre en scène une jeune fille internée dans un hôpital psychiatrique, étroitement surveillée par des nonnes qui l’acculent au suicide. Toutefois, RCA refuse d’accorder les crédits demandés par le jeune cinéaste et juge le scénario trop choquant ; la maison de disques lui accorde un budget de 5 000 francs. Le vidéo-clip final est tourné aux studios Sets, à Stains, en Seine-Saint-Denis, et a notamment recours à la technique de l’incrustation sur un fond bleu. 

Une chanson et un vidéo-clip sulfureux 

Dès l’essor des ventes du single et la diffusion régulière du vidéo-clip, la chanson, sous ses apparences de comptine naïve, est comprise par la majeure partie du public et des médias comme une ode au lesbianisme. Certains chaînes refusent de ce fait de diffuser la vidéo, l’estimant malséante, et le titre laisse derrière lui un parfum de soufre. La chanteuse est pourtant la première à démentir cette interprétation du titre, allant même jusqu’à en donner une explication bien différente : « Beaucoup d’enfants qui sont dans des centres hospitaliers n’ont que des infirmiers ou infirmières pour prendre la place de leur maman. Donc c’est une petite fille qui dit « j’aime l’infirmière »… ». 

 

mylene-farmer-maman-tort_uxfw_5gln5 dans Les Clips de MylèneLe clip débute par deux photos en noir et blanc d’un homme et d’une femme. Sigmund Freud et la mère de Mylène ? On voit alors la chanteuse vêtue d’une robe blanche et sur fond noir dont on ne devine que les formes qui reste immobile. Lorsque la chanson débute, une photo de la chanteuse apparaît, sous titrée par les paroles. A chaque phrase de la comptine, on découvre un nouveau cliché. Lorsque le refrain débute, Mylène saute et chante. Le fond est noir et la chanteuse est bleutée. On la voit ensuite accompagnée d’enfants qui « manifestent » en portant des pancartes estampillées « Maman a tort ». La tête décapitée sur une assiette, prête à être dévorée par les enfants assis à table, Mylène chante sa chanson. Puis la chanteuse toujours bleutée, pleure et se reçoit des giffles…


Bref, difficile de décrire un clip d’une telle médiocrité. Heureusement, les prochains, merveilleusement scénarisés par Laurent Boutonnat et surtout bénéficiant de plus de budget, vont rendre Mylène célèbre pour la beauté de ses clips

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Le style Farmer

Posté par francesca7 le 22 août 2011

Le style Farmer Bio5

 

La chanteuse collabore dès ses débuts avec Laurent Boutonnat, qui compose sa musique et réalise ses premiers clips. Les textes qu’écrit Mylène Farmer sont imprégnés de thèmes récurrents comme le sexe, la mort, la religion ou l’amour, et contiennent souvent des références à certains écrivains tels que :

Edgar Allan Poe :

L'écrivain en novembre 1848, daguerréotype de W.S. Hartshorn, Providence, Rhode Island

La plus ancienne des maisons existant encore où ait vécu Poe se trouve à Baltimore. Elle est conservée sous la forme d’un Musée Edgar Allan Poe. Poe est censé avoir vécu dans cette maison à 23 ans, quand il s’installa une première fois avec Maria Clemm et Virginia ainsi que sa grand-mère et, peut-être, son frère William Henry Leonard Poe. Elle est ouverte au public, de même que le siège de la Société Edgar Allan Poe.

 

Poe, son épouse Virginia et sa belle-mère Maria ont, par la suite, loué plusieurs maisons à Philadelphie, mais seule la dernière de ces maisons est encore debout. La maison de Spring Garden, où vécut l’auteur en 1843-1844, est aujourd’hui conservée par le Service des parcs nationaux en tant que Site historique national Edgar Allan Poe. Elle se situe entre la 7e rue et la rue Spring Garden et est ouverte du mercredi au dimanche de 9 heures à 17 heures.

La dernière maison de Poe, un cottage dans le Bronx, à New York, est également conservée.

La plus ancienne maison de Richmond, baptisée « Virginia », où Poe n’a jamais vécu, est aujourd’hui le siège d’un Musée Edgar Allan Poe, centré sur les premières années de l’écrivain auprès de la famille Allan.

 

 Luc Dietrich,

dietrich2Dietrich raconte lui-même son enfance et son adolescence dans un livre publié en 1935, Le Bonheur des tristes, qui fut en lice pour le Prix Goncourt. Dans ce livre l’auteur parvient à s’extirper d’un certain niveau émotionnel pour transcender le côté pathétique de sa vie. À la mort de son père, il n’était âgé que de quelques années. Sa mère, droguée, intoxiquée, ne peut pas toujours le garder. Elle finit par mourir quand son fils aura 18 ans. Entre-temps le jeune romancier est placé dans des hospices pour enfants débiles, ou comme garçon de ferme (notamment à Songeson dans le Jura).

Une rencontre avec Lanza del Vasto constitue un tournant dans sa vie. Le futur fondateur de la communauté de l’Arche, assis sur un même banc au parc Monceau à Paris, lui demande soudainement : « Êtes-vous bon comme ce pain ? ». Lanza del Vasto passera des heures auprès de Luc Dietrich pour lui faire améliorer ses livres (notamment L’Apprentissage de la ville) ; mais il refusera d’être cité comme co-auteur.

Luc et Lanza partagent tout, même les femmes. La seule chose qui les séparera sera l’appréciation de l’enseignement d’un maître spirituel. Lanza s’en éloignera très vite mais il avait aussi connu Gandhi ou Vinoba Bhave. Luc rencontre Philippe Lavastine qui travaille chez Denoël, et notamment le poète René Daumal. Il s’ensuivra une abondante correspondance.

Luc Dietrich avait été initié à la photographie par André Papillon. Il avait réalisé et publié un recueil de son vivant : Terre (Denoël). Un autre ouvrage avait semble-t-il disparu, quand Jean-Daniel Jolly-Monge, disciple de Lanza, exhuma et compléta patiemment ce second ouvrage : il fut publié bien après la mort de ces protagonistes par les éditions Le temps qu’il fait, Emblèmes végétaux (1993).

Bouleversé par la mort de Daumal, Luc Dietrich décide de fuir Paris pour rejoindre sur le front un docteur de ses amis auprès duquel il semble trouver sa place, habillé d’une blouse blanche, allant d’un blessé à un autre, dispensant des paroles réconfortantes. Pris dans un bombardement, il est touché indirectement au pied, par des pierres. Le mal ne semble pas si grave mais il est de santé fragile, il a passé des années sans domicile, dans des gares désaffectées ou non, perché dans des arbres.

Après avoir été progressivement hémiplégique, gangrené, il est pris à son tour en photo (par René Zuber) sur son lit de mort, trois mois après la mort de René Daumal.

 

 

Francesco Alberoni :

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En 1979, Alberoni publie Le choc amoureux qui a eu un succès mondial. Dans ce livre, qui développe ultérieurement les idées et les modèles de Mouvement et d’institution, Alberoni soutient que l’expérience de l’amour est par essence la condition naissante d’un mouvement collectif comprenant exclusivement deux personnes. Alberoni explore ainsi le sujet de manière approfondie en utilisant le plus possible le langage amoureux plutôt que le jargon abstrait de la psychanalyse ou de la sociologie. Ce livre, rigoureusement scientifique tout en étant innovateur du point de vue linguistique, devient un best-seller international, traduit en vingt langues. Édité à maintes reprises, il est encore réimprimé dans beaucoup de pays.

 

Il publia L’amicizia (1984) et Erotismo (1986), livre dans lequel apparaît l’érotisme masculin et féminin. Puis Il volo nuziale (Garzanti, Milano, 1992) où il se penche sur l’attirance pré-adolescente et adolescente pour les stars de cinéma et par conséquent sur la tendance générale de la femme à rechercher des objets d’amour supérieurs.

Ses livres de sociologie comprennent Genesi (1989), qui illustre ses théories sur l’expérience fondamentale de l’État naissant, sur les différences entre état naissant et Nirvana, sur le concept de démocratie. Il complète l’analyse des mouvements et définit les complexes institutionnels nés de mouvements tels que le christianisme, l’islam et le marxisme comme « civilisations culturelles ».

Des recueils de courts essais sur le sujet des mouvements collectifs ont été inclus dans La sorgente dei sogni (Rizzoli, Milano, 2000). On peut en général trouver ses éditoriaux pour le Corriere della Sera aux éditions Rizzoli.

Oscar Wilde :

Oscar Wilde à New York, 1882, par Napoleon Sarony.

On pourrait distinguer deux esthétiques correspondant aux deux périodes marquantes, bien qu’inégalement longues, de la vie littéraire de Wilde. La première, décrite ci-dessus, pourrait se résumer à l’éloge de la superficialité. L’intuition de Wilde, fortement influencée par les écrivains français de son temps qu’il lisait dans le texte, était que dans la forme même, gît le sens et le secret de tout art. Dans Le Portrait de Dorian Gray, il fait dire à Lord Henry : « Seuls les gens superficiels ne jugent pas sur les apparences ». Son écriture d’ailleurs correspond exactement à ses conceptions : se refusant aux descriptions naturalistes, il se contente de poser une ambiance en égrenant quelques détails : la couleur d’un rideau, la présence d’un vase, le passage d’une abeille près d’une orchidée. La deuxième période, celle de la prison et de la déchéance prend l’exact contre-pied théorique : dans son De Profundis, Wilde répète comme une litanie pénitentiaire ce refrain : « Le crime, c’est d’être superficiel ». On assiste dans cette œuvre, ainsi que dans l’autre production de cette période, dans la vie de Wilde, La Ballade de la geôle de Reading, à la reprise de formes d’écriture, comme la ballade, qui sont plus traditionnelles, jouant plus sur la répétition et l’approfondissement que sur la légèreté et l’effet de contraste.

 

La deuxième esthétique ne s’inscrit pas en faux envers la première : l’œil averti trouvera qu’elle la révèle. Le masque du Dandy et l’affectation de superficialité, chez un esprit aussi puissant et cultivé que Wilde, étaient la marque d’une volonté de dissimuler des conflits sous-jacents. L’éloge wildien n’était pas un éloge de la superficialité, ce qu’il révèlera lui-même lorsqu’il déchut de son statut de « lion » (au XIXe siècle, on appelait lion les personnes en vue dans les salons anglais) pour tomber en celui de réprouvé.

 ou encore Charles Baudelaire.

Baudelaire par Etienne Carjat

Baudelaire a été jugé odieux et infâme à son époque car il a, sans aucune contestation possible, transcendé, surpassé les esprits de son époque. «Tout enfant, j’ai senti dans mon cœur deux sentiments contradictoires : l’horreur de la vie et l’extase de la vie.» (Mon cœur mis à nu)

 

Toutes les grandes œuvres romantiques témoignent de ce passage de l’horreur à l’extase et de l’extase à l’horreur. Ces impressions naissent chez Baudelaire du sentiment profond de la malédiction qui pèse sur la créature depuis la chute originelle. En ce sens, les Fleurs du Mal appartiennent au Génie du christianisme.

«  L’œuvre entière offre un aspect étrange et puissant, conception neuve dans sa riche et sombre diversité, marquée du sceau énergique d’une longue méditation.(…) Les Fleurs du mal appartiennent au Génie du Christianisme ».

Analysant ce qu’il appelait « le vague des passions » dans la préface de 1805 à cet ouvrage, Chateaubriand écrivait : « Le chrétien se regarde toujours comme un voyageur qui passe ici-bas dans une vallée de larmes, et qui ne se repose qu’au tombeau. » Pour Baudelaire, il ne s’agit ni de littérature, ni de notions plus ou moins abstraites, mais « du spectacle vivant de (sa) triste misère ». Comme la nature, l’homme est souillé par le péché originel et, à l’instar de René ou de Werther (Goethe), Baudelaire n’éprouve le plus souvent que le dégoût pour « la multitude vile » (Recueillement). Ce qui le frappe surtout, c’est l’égoïsme et la méchanceté des créatures humaines, leur paralysie spirituelle, et l’absence en elles du sens du beau comme du sens du bien. Le poème en prose La Corde s’inspirant d’un fait vrai, raconte comment une mère, indifférente pour son enfant qui vient de se pendre, s’empare de la corde fatale pour en faire un fructueux commerce.

Baudelaire devait en souffrir plus que tout autre : L’Albatros dénonce le plaisir que prend le « vulgaire » à faire le mal, et, singulièrement, à torturer le poète. Dans L’Art romantique, Baudelaire remarque : « C’est un des privilèges prodigieux de l’Art que l’horrible, artistement exprimé, devienne beauté et que la douleur rythmée et cadencée remplisse l’esprit d’une joie calme. ». Des poèmes, comme Le Mauvais Moine, L’Ennemi, Le Guignon montrent cette aspiration à transformer la douleur en beauté. Peu avant Baudelaire, Vigny et Musset avaient également chanté la douleur.

 

La musique de Mylène Farmer a habituellement une tonalité pop, parfois accentuée de rythmes plus dance/électro, ou rock.

thumb5_1300016590_mylene_farmer_referenceSes clips sont de véritables courts-métrages (Pourvu qu’elles soient douces dure près de 18 mn). Réalisés par Boutonnat, Luc Besson (Que mon cœur lâche), Abel Ferrara (California), ou encore Ching Siu-tung (L’Âme-Stram-Gram), ces vidéos ont largement contribué au succès de la chanteuse. Il arrive cependant que les chaînes de télévision censurent certains clips au contenu jugé trop explicite, comme Beyond my control ou encore Je te rends ton amour. Ce dernier, interdit de diffusion dans son intégralité, sortit par la suite dans les kiosques au profit de la lutte contre le SIDA.

En quelques années, Mylène Farmer s’est forgée un personnage auquel les fans vouent parfois un véritable culte pouvant tourner à l’obsession : en 1991, un fan tue d’un coup de fusil le réceptionniste de Polydor, car celui-ci refusait de lui donner l’adresse de son idole. C’est à cette époque que la chanteuse prend de la distance vis-à-vis de son personnage public, en se faisant de plus en plus discrète dans les médias.

Éloignée du monde du show-business, elle ne se déplace alors plus qu’aux remises de prix attribués par le public, et refuse toutes soirées mondaines. Par ailleurs, la chanteuse n’accorde que peu d’interviews, estimant que ce qu’elle a à dire se trouve dans ses chansons, et décline systématiquement d’autres reconnaissances pourtant prestigieuses comme la Légion d’honneur, sa statue au Musée Grévin, son nom dans le dictionnaire, etc.

Bibliographie

Mylène Farmer a conçu 2 livres : un conte philosophique, Lisa-Loup et le conteur, dont elle a écrit et illustré les pages en 2003, ainsi qu’un album de photos, Avant que l’ombre… À Bercy, pour lequel elle a sélectionné les meilleurs clichés issus de la série de concerts du même nom qu’elle donna en 2006.

Les biographies à son sujet ont été assez restreintes jusqu’au début des années 2000, à cause du procès (et du retrait des librairies) consécutif à la sortie du 1e ouvrage consacré à la chanteuse en 1989. 2 ans plus tard, afin de contrer ce livre, est parue la seule biographie autorisée, Ainsi soit-elle

Début 2000, quelques albums-photos (légendés ou avec très peu de texte) paraissent, suivis quelques mois plus tard par une petite biographie sous forme d’abécédaire. Mylène Farmer ne réagissant pas, de nombreux auteurs se lancent dans la rédaction de biographies entières. Dès lors, les ouvrages consacrés à la chanteuse pullulent (jusqu’à 6 sorties de livres en 2007).

 

Filmographie 

Arthur et les Minimoys est un film d’animation français réalisé par Luc Besson tourné en France et sorti en 2006

Giorginoest un filmfrançais (1994) réalisé par Laurent Boutonnat

 

Arthur et la Vengeance de Maltazard est un film français réalisé par Luc Besson, sorti en France le 2 décembre 2009. Il s’agit de la suite d’Arthur et les Minimoys et du second volet de la trilogie.

Arthur 3 : La Guerre des deux mondes est un film français de Luc Besson tourné en Normandie et produit par la société EuropaCorp, sorti le 13 octobre 2010. Il s’agit du troisième volet de la saga Arthur et les Minimoys.

 

 

mylene-farmer1-1    La femme d’affaires

Mylène Farmer s’implique fortement dans la gestion de ses affaires. Elle détient la quasi-totalité des droits sur ses chansons à travers ses propres sociétés, et est également productrice.

Liste des sociétés appartenant tout ou partie à Mylène Farmer née Gautier 

Nom 

Immatriculation 

Forme juridique 

Activité 

Siège social 

Capital 

Divers 

Requiem Publishing 

1989102626 octobre 1989 

SARL 

Enregistrement sonore et édition musicale 

15 Rue de Douai, PARIS 

200 000 € 

Co-gérée avec Laurent Boutonnat 

Stuffed Monkey 

1993121313 décembre 1993 

SARL 

Enregistrement sonore et édition musicale 

4 Rue de la Paix, PARIS 

100 000 € 

Effectifs : 5 personnes (Mylène Gautier, Paul Van Parys…) 

Innamoramento 

1997121212 décembre 1997 

SARL 

Production de films institutionnels et publicitaires 

4 Rue de la Paix, PARIS 

045 000 € 

Dichotomie 

2000112929 novembre 2000 

SARL 

Enregistrement sonore et édition musicale 

4 Rue de la Paix, PARIS 

008 000 € 

Isiaka 

2002022727 février 2002 

SARL 

Enregistrement sonore et édition musicale 

15 Rue de Douai, PARIS 

008 000 € 

Co-gérée avec Laurent Boutonnat 

SCI ML 

2003021919 février 2003 

Société civile 

Location de terrains et d’autres biens immobiliers 

15 Rue de Douai, PARIS 

225 000 € 

Co-gérée avec Laurent Boutonnat 

Fan-clubs non officiels

Mylène Farmer a déclaré plusieurs fois refuser de créer un site internet ou un fan-club officiel à sa gloire. Cependant, plusieurs dizaines de fan-clubs non-officiels ont été créés, certains étant suffisamment importants pour pouvoir publier régulièrement des magazines entièrement dédiés à la chanteuse et les diffuser chez les marchands de journaux.

En 2008, Mylène Farmer dépose la marque Lonely Lisa, et ouvre un site internet du même nom, qui se présente comme « le site communautaire de l’ennui ». Reprenant l’univers graphique des illustrations de Lisa-Loup et le conteur, le site propose aux membres de s’échanger leurs créations artistiques : poésies, dessins, photos, etc.

 

 

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pour moi Mylène Farmer rime également avec Spiritualité : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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JEROME DAHAN

Posté par francesca7 le 21 août 2011

JEROME DAHAN jerome-dahan-profile

Jérôme Dahan, est un auteur-compositeur français, né en 1962 et décédé le 11 octobre 2010. Il est le premier à avoir composé pour la chanteuse Mylène Farmer  au début de sa carrière avec Laurent Boutonnat.  

 

Interview du co-auteur de Maman à tort, parue le 4 février 1994.
issu du Magazine I.A.O Mylène Farmer 

 

 

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QUESTIONS / REPONSES 

 

Jérôme Dahan

A l’époque de Mylène Farmer, j’étais très complice avec Laurent Boutonnat. (…) Je n’ai jamais travaillé avec des interprètes expérimentés. J’ai commencé avec Mylène qui débutait aussi. Ensuite je n’ai travaillé qu’avec des débutants, qui savaient que j’avais été dans l’aventure Farmer, et qui n’osaient rien apporter à mes chansons. Mon passé les impressionnait et ils me laissaient les diriger, avides de mes conseils. 

 

 

1150821104Parlons de Mylène. Quand l’as-tu rencontrée ?  

 

Au début des années 80. Je l’ai connu avant qu’elle ne rencontre Laurent Boutonnat. C’était une copine. Ensuite, j’ai rencontré Laurent Boutonnat dans une boite de production cinématographique où j’étais assistant-régisseur. Laurent est venu nous montrer un scénario car il voulait faire un film. On a sympathisé en deux jours, je lui ai dit que je faisais de la musique. Avec un troisième copain, on a monté une boite d’édition et on a présenté une chanson à Lio, qui lui a plu. Malheureusement, notre troisième associé voulant garder la totalité des droits éditoriaux, Lio n’a pas pu enregistrer la chanson. Avec Laurent, on travaillait tous les deux dans ma cave. J’avais quitté la boite de prod et, pour vivre, je touchais les assedics. Un jour, on a écrit ensemble une chanson qu’on a intitulé Maman a tort, on a tout de suite senti qu’on tenait un tube, mais il nous fallait quelqu’un pour la chanter. On a d’abord trouvé une jeune fille de quinze ans dont l’âge posait tellement de problèmes juridiques qu’on a du abandonner avec elle, alors qu’on avait déjà été en studio. Avec Laurent, on a décidé d’organiser un casting, comme des pros. Quelques jeunes filles sont venues auditionner, les copines des copines, accompagnées par les parents : c’était très folklo… 

  

Mylène y était ?  

Oui, mais on la connaissait déjà. C’était une copine depuis quelques temps. On a préféré travailler avec elle, surtout qu’ont avait rencontré personne d’extraordinaire dans les dix filles qui s’étaient présentées. 

  

 

Vous n’avez pas osé lui dire non ? Ou était-elle mieux que les autres ?  

 

Je ne veux pas dire de mal de Mylène. Honnêtement, elle correspondait à ce que Laurent et moi, nous recherchions. En plus, cela m’aurait blessé de lui dire non. Quand elle a su qu’on organisait le casting, elle était déjà sur les rangs. Pourtant, elle a été humble et discrète, ne cherchant pas à s’imposer à tout prix. 

  

Une fois « Maman a tort » terminé, comment avez-vous fait pour signer chez RCA ? 

Cela a été très difficile. Personne ne voulait de Mylène. On a fait un premier tour des maisons de disques et comme toutes les réponses étaient négatives, on a prétexté qu’on avait refait le mix pour retourner les voir. En fait, c’était faux. Ils nous ont reçu une deuxième fois, mais les réponses sont tombées à nouveau. Le « Non » était unanime. On s’est accrochés, on a repris le même stratagème du « On a refait le mix », pour obtenir un troisième rendez-vous. C’était cependant toujours la même cassette. Et là, s’est produit le miracle : un an après le début de nos démarches, François Dacla a décidé de nous signer chez RCA en licence (Mylène n’était pas une artiste maison). Nous étions soulagés, mais le disque est sorti tel quel timidement, avec un instrumental en face B, car nous n’avions pas de budget pour faire un autre titre. La promo RCA n’y croyait pas beaucoup, pour eux on était des OVNI, notre production n’étant pas dans l’esprit de l’époque. Chez RCA, Michel Elmosnino, qui avait paraphé le contrat, a cependant été très sympa avec nous. 

  

 

La galère était finie ?  

 

Non, pas du tout. Car une fois qu’on a fait la pochette, tout le monde chez RCA a oublié que le disque devait sortir. On a du donner une partie des éditions à Bertrand Lepage pour qu’il défende le titre auprès des médias, et une autre partie à l’éditeur Frédérick Leibovitz. C’est à la suite de cela qu’on a fait une deuxième pochette de « Maman a tort », un maxi, et la version anglaise, My mum is wrong, qui est une idée de Leibovitz. Si on s’était écoutés, avec Mylène et Laurent, on aurait fait des versions en toutes les langues, y compris en chinois. Le disque n’est malheureusement sorti qu’en France et au Canada, puisque j’ai une copie de ce dernier pays. 

  

 

Combien de temps Maman a tort a t’elle mit  pour exploser ?  

 

Le disque n’a jamais vraiment explosé. On a du faire, à terme, 100 000 exemplaires, ce qui, pour l’époque (NDLR : l’année 1983 est l’année où le nombre de 45 tours vendus en France a atteint son record historique), n’était pas terrible, comparé au million d’exemplaires atteint par les disques de Jeanne Mas ou d’Axel Bauer. On était cependant bien exposés. 

  

 

Le disque suivant On est tous des imbéciles était aussi le fruit d’une collaboration entre Laurent et toi ?  

 

Non. Pour le premier disque, j’avais fait les textes seul et on avait fait la musique ensemble. En revanche, pour le second, j’ai fait la face A, On est tous des imbéciles, et Laurent a signé la face B L’annonciation. On est tous des imbéciles, comme Maman a tort a d’ailleurs été écrite avant que Mylène ne soit sélectionnée pour chanter. En un mot, Mylène m’a chanté, mais je n’ai jamais écrit en fonction de sa personnalité. Quand j’ai fait On est tous des imbéciles, je me disais que l’interprète ce serait moi. Aujourd’hui, je referais volontiers cette chanson dans un disque ou sur scène. C’est une belle chanson. Quand j’ai fait mon show-case à Bercy, j’y ai pensé très fortement. Mais en 1984, ce disque de Mylène n’a pas du tout marché, je dirais même que ce fut un échec, puisqu’on en a vendu 40 000. Contrairement à Maman a tort, il n’y a même pas eu de clip, car c’était une époque où la télévision n’était pas d’accord avec les producteurs de disques pour les droits sur les diffusions. En revanche, on a fait pas mal de radios. Un jour, Laurent et moi avions accompagné Mylène à RMC. Dès notre arrivée, on a entendu « Tiens, voilà les Gentleman Farmer ! ». Je dois donner toujours une impression très british, car j’ai lu sur moi dans la presse, il y a quelques mois : « Dahan, le Dandy déliquescent ». C’est une belle image, mais je ne sais pas si c’est vraiment moi

  

 

L’échec de On est tous des imbéciles, c’est ce qui a causé la fin de ta collaboration avec Mylène ?  

 

Non. On avait un contrat pour deux simples chez RCA. C’est à ce moment là qu’Alain Lévy décide de créer Polygram nouvelle version. On l’a rencontré et on a signé Mylène chez Polydor pour plusieurs albums. C’est là que les problèmes relationnels ont commencé. Pour moi, je voyais plus Mylène comme une nouvelle Françoise Hardy que comme une Jeanne Mas puissance 10. Mais tout le monde, que ce soit Laurent ou les gens de Polydor ne voyaient qu’à travers Jeanne Mas. Elle était la référence suprême. Je n’étais pas d’accord, elle ne me fascinait qu’à moitié avec sa gestuelle, sa production, son look… J’ai donc repris mes chansons que Mylène s’apprêtait à enregistrer et je suis parti. 

  

 

En 1985 sort Plus grandir et en 1986 Libertine, tu n’étais plus là ?  

 

Non. Mais je dois avouer que Laurent et Mylène ont eu raison d’aller dans cette direction. Plus grandir n’a pas marché. En revanche, Libertine a été un gros succès. J’ai été content pour eux sans comprendre qu’un phénomène était en train de naître. Il m’a fallu des mois pour réaliser ce qui se passait. Je voyais des beaux clips, des images grandioses, mais pour moi qui connaissait la petite Mylène, fragile, sensible, ça ne sonnait pas, ça ne fonctionnait pas. Je ne me rendais pas compte qu’elle allait marquer aussi fort son époque. Aujourd’hui, quand je la vois, je ne juge plus, car je ne sais pas qui elle est devenue. Je ne peux plus savoir si l’image qu’elle donne est le reflet de ce qu’elle est ou pas. 

 

 

Ça rapporte beaucoup de droits d’auteur Mylène ?  

 

Les deux singles de l’époque m’ont rapporté peu de choses. En revanche, comme elle en chante les chansons sur scène, ils sont dans son « Live », qui lui s’est très bien vendu. Je n’ai pas vu le concert, mais la version de Maman a tort que j’entends dans le disque me plait beaucoup. Je trouve cela très bien fait et puis, pour moi, c’est une énorme émotion que de l’écouter, surtout qu’elle démarrait ses concerts avec cette chanson. 

 

C’est difficile d’écrire une chanson « historique » comme celle-là ?  

 

Je ne sais pas. Il y avait une espèce de grâce sur cette chanson. Il y avait quelque chose qui nous dépassait, je le sentais à l’époque. Je ne me disais pas « Je suis génial d’avoir écrit ça », mais « Ce truc là est génial », comme si ma main avait été guidée par une force supérieure. C’est très curieux. 

 

  

Depuis Mylène vous a t’elle aidé ? Renvoyé l’ascenseur ? 

 

Quelquefois. Je tombe souvent sur des articles où elle raconte son passé de façon honnête. D’autres fois, ses propos sont moins objectifs. Mais là, je me dis que ce sont peut-être les journalistes qui ont transformé ses propos. Comme j’en souffre beaucoup, je préfère cette solution. Je ne voudrais pas que mes propos soient déformés et que Mylène ou Laurent lisent des trucs horribles sur notre passé commun, qu’en plus, je n’aurais pas dit. 

  

 

Tu as des souvenirs sympas avec eux ? 

 

2338036563_small_1Des milliers. Je me souviens quand, avec Laurent, Mylène venait chez ma mère, qui avait un grand appartement. Il y avait une grande pièce avec un piano, et on y répétait la « mise en scène » des chansons. Mylène avait du mal à appréhender tout cela, et on devait, Laurent et moi, lui apprendre les chorégraphies. Mylène n’avait pas du tout de vision, de conscience de son corps. On se mettait tous à danser sur Maman a tort ou On est tous des imbéciles et ma mère nous regardait un peu amusée. Ça ne devait pas ressembler à quelque chose de très pro. C’était tellement sympa, tellement sincère que c’est peut-être aussi grâce à cela que ça a marché. La perfection est toujours la chose la plus redoutable. Aujourd’hui, quand je la vois danser, je suis très étonné. Je n’aurais jamais imaginé qu’elle puisse arriver au niveau où elle en est

 

 

  

Pas de regrets ? 

 

Quand on me dit aujourd’hui que j’ai raté l’occasion de ma vie, je ne sais que répondre. Qui aurait pensé qu’elle aurait cette carrière ? Depuis cette époque de ma vie, la plupart des gens que j’ai rencontrés ont été fascinés par ma collaboration avec Mylène. Bien sûr que je suis flatté d’avoir participé à cette réussite, mais maintenant je ne veux pas faire ma promo à travers Mylène, je veux surtout exister par moi-même. 

 

 

ON EN PARLE …. 

 

MUSIQUE – Jérôme DAHAN  était le parolier de Mylène Farmer à ses débuts… 

 

richedahanOn lui doit le premier tube de Mylène Farmer, «Maman a tort», en 1984. Jérôme Dahan, 48 ans, est mort le 11 octobre dernier, annonce lundi Charts in France. Il a succombé à «une longue maladie qu’il combattait depuis des années et a été enterré quatre jours plus tard dans l’intimité, en présence de sa famille et de ses amis les plus proches», rapporte le site dédié à la chanson française. L’annonce de sa mort a été officialisé par Hugues Royer, auteur d’une biographie sur la chanteuse, samedi. 

 

Jérôme Dahan avait ensuite signé les paroles et la musique de la chanson «On est tous des imbéciles», le premier échec commercial de Mylène Farmer. Cette collaboration sera la dernière. Jérôme Dahan prend ensuite ses distances avec le duo Mylène Farmer-Laurent Boutonnat à cause de désaccords sur la suite à donner à la carrière de la chanteuse. Celle-ci et son pygmalion s’étaient toutefois pressés au chevet de leur ancien parolier, en février 2009, lorsque Jérôme Dahan avait été hospitalisé. 

 

 

Jérôme Dahan s’est éteint le 11 octobre 2010. 

 

Pure People 

  a publié : Le Lundi 18 Octobre 2010 à 13:48 

 

« Jérôme Dahan est l’un des artisans qui ont révélé la plus mystérieuse des stars françaises : Mylène Farmer. En 1984, avec Laurent Boutonnat, Dahan lui écrit et compose son premier tube, Maman a tort, écoulé à 100 000 exemplaires. 

 

Charts in France vient d’annoncer le décès du musicien, survenu le 11 octobre dernier, à l’âge de 48 ans. Il a « succombé à une longue maladie qu’il combattait depuis des années et a été enterré quatre jours plus tard dans l’intimité, en présence de sa famille et de ses amis les plus proches. » L’annonce de ce décès a été officialisée par Hugues Royer, auteur d’une biographie de Mylène Farmer

 

On doit également à Jérôme Dahan le second single de Farmer, On est tous des imbéciles, un échec qui marque la fin de leur collaboration, peu avant l’ascension fulgurante de la star. Pourtant, en février 2009, la chanteuse s’est rendue à plusieurs reprises au chevet de Dahan suite à son hospitalisation. 

 

 

 

JeromeDahan

 

 

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NATHALIE RHEIMS

Posté par francesca7 le 21 août 2011

 

NATHALIE RHEIMS 190776-nathalie-rheims-25-03-09-637x0-1

Nathalie (Alix Jeanne) Rheims est un écrivain et productrice française née le 25 avril 1959 à Neuilly-sur-Seine.

 

Liens familiaux

Nathalie Rheims est fille de Maurice Rheims, commissaire-priseur et académicien et sœur de la photographe Bettina Rheims. Elle a épousé Léo Scheer en 1989, puis fut la compagne du producteur de cinéma Claude Berri.

Elle est apparentée à la famille Rothschild, descendante à la fois par son arrière-grand-père (branche dite « von Worms ») et par son arrière-grand-mère (branche dite « de Naples ») du banquier Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), fondateur de la dynastie.

Biographie

Elle débute sa carrière artistique comme comédienne de théâtre. Tout juste âgée de 17 ans, elle entre au conservatoire de la rue Blanche. Pendant 7 ans, soit jusqu’en 1983, Nathalie Rheims poursuit sa carrière d’actrice en alternant théâtre et téléfilms. Elle est surtout connue pour ses succès discographiques sous le nom d’Alix (Asphalte, Expérience inconnue). Deux ans plus tard, Nathalie Rheims devient productrice, d’abord pour TV6 dirigée par Léo Scheer, première version de M6, puis pour France 2, en produisant avec Léo Scheer l’émission sur l’art Haute curiosité présentée par Claude Sérillon et Maurice Rheims.

En 1999, Nathalie Rheims publie son premier roman, L’un pour l’autre (édition Galilée) récompensé par le prix du Gai Savoir. En 2000, elle publie aux éditions Flammarion Lettre d’une amoureuse morte. Puis se succèdent Les fleurs du silence et L’Ange de la dernière heure en 2001 et 2002. Toujours en 2002, Nathalie Rheims, co-produit le film Une femme deménage. En 2003, elle offre au public un nouveau roman, cette fois ci aux éditions Léo Scheer, intitulé Lumière invisible à mes yeux. Le rêve de Balthus, Le Cercle de Megiddo et L’ombre des autres paraissent en septembre 2004, 2005 et 2006, et la font entrer dans les listes des meilleures ventes.

Compagne et collaboratrice du producteur-réalisateur Claude Berri, elle crée avec lui la société de production cinéma Hirsch Productions et s’implique, au titre de producteur associé, dans les films, L’Un reste, l’autre part, Les enfants, Le Démon de midi, La Maison du bonheur, Ensemble, c’est tout, La Graine et le Mulet, Bienvenue chez les Ch’tis.

En 2007, Nathalie Rheims publie son neuvième livre Journal intime, roman aux Éditions Léo Scheer. En parallèle, son huitième roman L’Ombre des autres devrait à être porté à l’écran, avec Mylène Farmer dans le rôle principal.

En 2008 paraît son dixième roman : Le Chemin des sortilèges aux Éditions Léo Scheer.

270171_rheimsNElle est aussi d’entourage avec la chanteuse française Mylène Farmer

Et justement, elle a dressé un magnifique portrait de mon idole Mylène Farmer,  en 2008, dans Madame Figaro ; intitulé : MYLENE FARME de toutes les façons (paru dans Madame Figaro 2008 – pages 68 et 70) que je partage avec plaisir, ici avec vous ….. 

 

Belle déclaration 

Portrait de Mylène Farmer par Nathalie Rheims 

« Comment parler de toi ? Comment dire, sans dire, ce que tu es ? Décrire ton être. Ecrire ton existence. Raconter. Passer par les mots. Tourner autour de ton âme comme on découvre le ciel, comme on explore une galaxie inconnue. Faire ton portrait, toi que je sais, toi que j’aime tant. Exercice impossible puisque c’est le silence qui tisse la trame de tout ce qui nous lie. S’il y avait un titre à ce commencement, ce serait « l’Une pour l’autre ». De ton amour, de ta confiance, je me sens la gardienne, et je veille sur ce privilège. 

 

Silencieuse et secrète – n’est-ce pas ainsi que te décrivent tous les livres qui te sont consacrés ? Mystérieuse aussi, puisque telle est ta nature profonde. Ceux que tu aimes deviennent des coffres inviolables où reposent des fragments de toi comme les pièces d’un trésor. Pourtant, il n’y a rien d’indicible, de caché, tout est dans ce que tu écris, dans les strophes qui nous viennent par ta voix, si ce n’est ce que toi-même tu as oublié. 

 

Je te regarde à travers le miroir magique où chacun aime à se reconnaître, et je traverse ce prisme pour rejoindre ton reflet. Je m’approche, pose mes mains sur la vitre, le verre tremble comme une eau limpide. 

 

J’effleure la surface du bout des doigts, tu apparais dans la transparence. Dehors le soleil irradie le paysage, mais les persiennes restent closes. Tous les mots son jetés, épars, à travers la pièce. Tu me souris, les ramasses un à un et les jettes dans un grand sac. Tu me fais signe de te suivre. Tu avances, projetant sur le sol ton ombre qui guide mes pas, la lumière filtre derrière les volets et reste invisible à nos yeux. 

 

Laisse-moi te suivre dans l’ombre de ton âme, et puisqu’il faut choisir, laisse-moi devenir l’autre, à la poursuite d’un je, qui se demande à quoi je sers. 

 

 « Plus grandir », dis-tu mais comment continuer ? Te raconter au creux de tes phrases. Montrer, apparaître. S’effacer. Faire silence. Mourir puis renaître. Trouver la force. Les images de toi se forment comme des clignotements d’éclats électriques. Toi, si proche, personne ne peut imaginer à quel point tu es simple dans la vraie vie, celle que nous partageons, loin des fantasmes et des folies. 

 

Humaine, si près de ceux que tu aimes, si attentive à tout, à tous. Tu poses des questions, écoutes les réponses avec précision, soucieuse du bien-être de tes amis, soudée à ta famille, faisant cors avec celui que tu aimes. Si loin de tout ce qui peut se dire ça et là, dans ces tombeaux de papier. 

 

En savoir davantage, c’est l’impression que voudraient donner ceux qui écrivent sur toi sans te connaître, et feignent de croire que ton absence dans cette caravane de l’étrange, où tout le monde s’affiche et se montre, est une position cynique et réfléchie. Mais il n’en est rien. Aucun rouage, aucune stratégie dans ta décision. Juste le désir de n’apparaître que dans son travail. Le reste, la vie, le quotidien, ne recèle ni sanctuaire ni caveau dans lesquels reposeraient toutes sortes de facettes obscures. Il faut t’apprendre pour comprendre que les secrets que tu poursuis sont des valeurs d’absolu. 

 

Je pense à notre rencontre, quelque part en Corse, après nous être croisées plusieurs fois, sans nous approcher, nous regardant de loin, comme si chacune pensait que le moment n’était pas venu, qu’il fallait l’attendre. » 

 

mylene farmerNathalie Rheims a écrit aussi ça …. 

 

LAURENT ET TOI Mylène

 

Depuis, tu m’éblouis par ce mélange constant de force, de fragilité, de certitude et de doute. Parfois je me demande si tu as conscience de ce que tu es, de l’image que tu projettes et qui avance, silhouette chinois, vers le refuge de ta maison aux murs clairs, ton arche de Noé, car tu pourrais y accueillir tous les animaux de la terre. 

 

Lever l’ancre et naviguer loin, très loin. « où irons-nous ? » me dis-tu dans un éclat de rire. Où tu veux. Tu le sais. Mais il n’est pas encore temps. 

 

« Point de suture », tu en as tissé la trame avec Laurent Boutonnat. Comment écrire sur toi sans évoquer Laurent ? Là aussi, tant de projections, d’à peu près. Vous êtes les deux faces d’un monde qui n’appartient qu’à vous. Vous avez fermé la frontière pour baliser vos territoires, qui se rejoignent dans un univers où personne ne règne en maître. Je crois que cela s’appelle une alliance. 

 

C’est un album clair, l’ombre a pris le large, laissant derrière elle des chansons qui s’éparpillent dans des chagrins anciens. La nature est changeante, dis-tu, mais le brouillard s’est levé, on est passé à l’heure d’été. Les vents continueront de te tourmenter, mais nous repousserons les hivers. Changer pour devenir une autre tout en restant la même. Et se donner à soi-même. 

 

Tu apparais à nouveau à l’intérieur de ces plaies refermées dans l’œil de la caméra de Bruno Aveillan, qui filtre chaque étincelle. Tu surgis, fée surnaturelle, projetant le flux sidéral d’un amour universel. Tu réveilles le monde, les nuits sont chaudes. 

 

Ils seront des milliers à t’attendre lorsque les jours auront rallongé. Tu t’y prépares, tu t’entraînes chaque jour, réfléchis, construis, dessines, collabores avec tous ceux qui t’accompagnent dans ce nouveau chapitre. Avant le Stade de France, les 11et 12 Septembre 2009, il y aura la tournée – l’anxiété, le cœur qui cogne, les tempes qui se serrent. Mais tout sera, j’en suis sûre, comme tu l’avais imaginé. 

 

Je te regarde, en écrivant ces mots, tandis que sur un grand édredon blanc, tu scandes « Appelle mon numéro ». Combien de fois, chaque jour, nous arrive-t-il de le faire ? Les saisons passent et tu attends un signe qui ne viendra peut-être pas. Benoît di Sabatino a saisi, dans ses images, la petite fille qui demeure. « Sans Contrefaçon », telle que tu es, à la fois douce et volontaire. 

 

nathalie_rheims_diaporama_largeEt aussi ceci…. 

Vierge ou démon 

Je dessine ton visage à l’encre de mon stylo. J’en connais chaque détail, chacun des contours. Tu te transformes, passant les saisons, les débordant « sans logique », jusqu’à écrie « je me quitte », mais c’est pour mieux te transfigurer. Passer de la femme à l’androgyne, de la vierge à la figure du diable, pour toi ce n’est qu’n jeu d’enfant. Pourtant la dualité te possède et t’interroge. Tu parles de l’ange, la face tournée vers les ténèbres, tes éclats de rire, tes moments de tristesse, parce que ta fragilité au monde est comme du cristal qui peut se briser à chaque dissonance « Ange, parle-moi, dis-moi si tu est là ». C’est bien toi qui l’as écrit, alors écoute. Ceux qui ont disparu veillent, souvent tu me dis ; « Si on allait voir des fantômes ? », mais où se cachent-ils ? Tu aimes jouer avec les feux follets, explorer l’inconscient, te promener dans le surnaturel, mais c’est toujours dans tes poèmes que l’au-delà surgit, que les anamorphoses transfigurent les images, dans tes textes que les rêves sont les plus accessibles. 

Tu apprivoises la mort par la magie des mots, repoussant l’idée du néant. Tu aimes te balader dans les cimetières, parce que leur calme et la beauté des pierres t’apaisent. Tu penses, si souvent, je le sais, à ceux que tu as perdus, même si tu n’en parles pas. « Si j’avais au moins revu ton visage, entrevu, au loin, le moindre nuage ». Qui peut savoir si, à force de le dire, de le chanter, quelque part, peut-être, quelqu’un t’entendra. 

Tes yeux prennent la couleur du cuivre pour se fondre dans le reflet de tes cheveux. Les vanités d’émail sertissent chacun de tes doigts comme autant de protections, de talismans. 

La vie avance, l’âge semble t’ignorer. Ton portait serait-il caché quelque part, scellé dans un réduit dont toi seule posséderais la clé ? Aurais-tu passé un pacte avec l’ange ? Et lorsque tu lui parles, est-ce qu’il te répond ? C’est lui, sans doute, qui a fait se croiser nos routes. 

Ecrit Par Nathalie Rheims dans Le Figaro 2008. 

 

Drag and drop mePersonnellement, je suis restée en extase devant ces écrits représentant si bien notre Mylène et je ne voulais pas perdre ce magnifique portrait ; désormais, il est consigné dans ce blog pour l’éternité… pour mon plaisir  et peut-être aussi pour le vôtre !Drag and drop me 

 

mylene farmer

 

 

Pour moi, Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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