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NAGUI Présente MYLENE FARMER sur M6

Posté par francesca7 le 18 octobre 2014

 

Emission  FRÉQUENSTAR du 22 MARS 1989

 « C’est compliqué, le français ! »

1989-02-dNagui reçoit Mylène Farmer sur le plateau de son émission, qui n’a rien à voir, malgré un titre identique, avec l’émission que créera Laurent Boyer peu d’années plus tard. Mylène vient y présenter son nouveau clip, celui de « Sans Logique ». Habillée d’une veste noire, d’un pantalon noir et les cheveux rehaussés en un chignon strict, elle répond également aux questions de Nagui et a sélectionné quelques clips qu’elle souhaitait diffuser dans l’émission. L’ambiance oscille entre tension et bonne humeur, Mylène ayant visiblement parfois du mal avec l’humour de Nagui, et réciproquement, Nagui semble quelques fois désarmé face à Mylène. Il jongle  avec le tutoiement, le vouvoiement mais parvient néanmoins à faire parler Mylène de ses goûts littéraires, musicaux, de son spectacle à venir et même de son appartement !

Nagui : Mylène Farmer, merci d’avoir accepté notre invitation.

Mylène Farmer : Merci (sourire gêné)

N : C’est très gentil à toi, on est très contents, on est heureux comme tout ! La programmation musicale : tu écoutes beaucoup de musique en règle générale, dans ta vie ?

MF : Beaucoup de musiques de films.

N : Beaucoup de musiques de films ? Des bandes originales ?

MF : Oui.

N : Là en ce moment, tu as la tête prise par quelle musique de film ?

MF : Toujours « Mission » (film réalisé par Roland Joffé en 1986, nda). J’ai du mal à en…

N : C’est pas vrai ? Mais pourtant y en a eu d’autres depuis : y a eu « Le Grand Bleu », y a eu «Bagdad Café», y en eu plein !

MF : « Bagdad Café » oui, merveilleuse…

N : C’est bien, hein ? Et tu vas voir les films qui correspondent aux bandes originales ou tu te contentes de la musique ?

MF : Je me contente de la musique parfois, quelquefois j’y vais aussi à cause de la musique.

N : D’accord…

MF : Et quelquefois, le contraire.

N : C’est marrant, y a pas une seule bande originale dans tous les clips que tu as choisi.

MF : Non, parce qu’on a un petit peu trop vu « Bagdad Café ». « Mission », je pense pas que vous l’auriez passé. Si ?

N : Ha ben on se gêne pas pour en passer d’autres, hein !

MF : Ha, je ne savais pas…

N : Ha ben, on le fera la prochaine fois !

MF : D’accord.

N : Ca sera une occasion de revenir (rires). Elle est notre invitée, et par la même occasion on en profite pour vous présenter son clip, qui sera « clip des clips ». Du Mylène Farmer matin midi et soir, pendant une semaine ! Tout ça à la veille d’une tournée dont nous reparlerons tout de suite après ce tout nouveau clip, « Sans Logique ». Elle est pourtant Vierge, hein, elle est pas Taureau, contrairement à ce que vous allez pouvoir voir dans le clip ! (Mylène sourit)

Le clip de « Sans Logique » est diffusé en entier.

N : Voilà. D’où la pochette, vous comprendrez, pour la trace de sang qu’il y a sur le clip de Mylène Farmer, « Sans Logique ». On va en reparler bien sûr de ce clip, d’abord voyez le cadeau que vous allez pouvoir gagner grâce à cette merveilleuse émission que nous vous présentons sous vos yeux ébahis : vous allez pouvoir gagner le compact d’ « Ainsi Soit Je… », l’album; le compact de « Cendres de Lune », l’album; la cassette vidéo des clips volume un; la cassette volume 2 des clips (Nagui bafouille un peu pendant son énumération) et le baladeur avec la cassette de l’album dedans. (On voit tous ces cadeaux à l’écran) Pff, c’est beaucoup de cadeaux, tout ça !

MF : (suite aux bafouillages de Nagui) C’est compliqué, le français !

N : Hein, c’est compliqué, hein ! Surtout pour quelqu’un qui est es forcément né là-dedans ! (Nagui fait à l’évidence référence au fait que sa mère est professeur de français, nda) (Mylène rit)

Nagui revient alors sur le concours de la semaine précédente avant de se tourner à nouveau vers Mylène.

N : On va voir défiler les dates de la tournée. Ca démarre le 18…

MF : Le 18 mai, jusqu’au 25…

N : …mai, ça c’est pour les dates parisiennes. Ensuite y a plein de dates en province et puis comme y avait encore du monde, parce que là c’est déjà complet pour le Palais des Sports, vous avez rajouté une, voire deux dates, à Bercy au mois de décembre pour clore cette tournée. (Mylène acquiesce) Retour à la case départ, ça c’est génial ça !

1989-02-aMF : Oui, c’est formidable.

N : On peut rajouter une troisième date, si ça continue, non ?

MF : Eventuellement…

N : On va pas se gêner pour se faire du bien ! Ca comporte combien de personnes le Palais des Sports ?

MF : Je crois que c’est autour de cinq mille personnes.

N : Cinq mille personnes et y a sept soirs déjà pleins ?

MF : Oui.

N : Bon, ce qui fait déjà deux Bercy à lui tout seul, donc y a aucun problèmes on peut en rajouter, c’est l’équivalent. Alors Mylène, « Sans Logique » c’est un… Moi je suis surpris, on te voit pas nue dans « Sans Logique », c’est bizarre après « Libertine » et « Pourvu qu’elles Soient Douces »…

MF : C’est de la provocation, ça, Nagui !

N : Non je sais pas ! Ben écoute, c’est de la provocation aussi ce que tu fais des fois dans les clips.

MF : Non, le sujet ne se prêtait pas à la nudité, c’est tout.

N : Voilà. Alors en fait, tu as dit souvent dans la presse que le but n’était pas forcément de provoquer mais que s’il y avait certaines scènes qui pouvaient dérouter les gens, c’était parce que ça dépendait plus du sujet que du simple plaisir que de les choquer.

MF : Oui. Moi je n’ai aucun plaisir à me dénuder sur un plateau. C’est assez difficile, même si c’est en équipe réduite, c’est toujours plus difficile…

N : Oui mais enfin on devine que ça va être vu par des millions de gens, aussi…

MF : C’est vrai, mais ça on n’y pense pas. Il y a cette espèce de divorce, comme ça, sur le tournage. C’est pas la même chose…

N : C’est l’artistique distingué du vulgaire, c’est ça ?

MF : Je crois que oui, il y a une espèce d’inconscience, je crois, que de faire ça. Et puis quand bien même, hein ?! (large sourire)

N : Oui : sans contrefaçon, on se fout du qu’en-dira-t-on ! Alors, est-ce que tu as un côté justement inconsciente ou plutôt très, très, très consciente de tout ce qui se passe ?

MF : Je ne sais pas si je suis l’incarnation de la cartésienne, je crois pas, non. Mais je crois que j’ai les pieds en tout cas sur terre, oui.

N : T’as les pieds sur terre, et tu sais complètement ce que tu fais, ce que tu dis : tout est pesé, réfléchi et calculé. Quand tu écris les textes d’une chanson, c’est maîtrisé, dans tous les sens du terme.

MF : Oui, j’essaye en tout cas de les maîtriser. Je crois qu’il y a pas de perfection mais j’essaye d’y accéderN : OK. Alors, encore une fois dans ces fameuses interviews – c’est vrai que tu en donnes pas beaucoup des interviews…

MF : Parce que je ne m’y sens pas très à l’aise, c’est la seule réponse je crois.

N : Là, ça va pas bien ?

MF : Pas très bien, non ! (sourire)

N : Bon on va essayer que ça aille mieux ! Tu me dis, tu me fais un petit signe dès que ça va un tout petit peu mieux ! (rires de Mylène) Y a beaucoup de références dans ce que tu dis à Baudelaire, auquel tu rends un hommage dans « L’Horloge » en mettant en musique avec Laurent…

MF : Y a d’autres auteurs, mais c’est vrai que j’aime beaucoup Baudelaire. J’aime beaucoup…

N : Edgar Poe !

MF : Edgar Poe, c’est vrai.

N : Et Luc Dietrich.

MF : Luc Dietrich. J’aime beaucoup le théâtre de Steinbeck, mais il y en a tant d’autres. Je cite un petit peu, c’est vrai, toujours les mêmes parce que ce sont effectivement des livres de chevet.

N : Bon, et généralement si on prend Baudelaire et Edgar Poe, ils ont des problèmes existentiels. Là, tu as demandé Jacques Brel avec « Ne me quitte pas », ce qui peut aussi être un…

MF : …qui pourrait faire partie de la même famille, certainement, oui. Pour moi, c’est probablement le plus grand interprète, avec Reggiani aussi. J’aime beaucoup Reggiani. Et « Ne me quitte pas », c’est un cri qu’on formule très souvent.

Diffusion d’une séquence d’archive où Jacques Brel interprète « Ne me quitte pas ».

N : Une petite précision : en plus de tous les cadeaux que nous vous avons montré tout à l’heure, vous allez pouvoir gagner également deux invitations pour aller voir Mylène Farmer en concert, que ce soit à Paris ou en province vous pouvez écrire de partout. Et puis concernant – voilà l’affiche – (l’affiche du spectacle apparaît à l’écran) donc ce Palais des Sports, mais y a également les concerts parisiens du Palais Omnisports de Paris Bercy, les places ne seront en vente qu’à partir du mois d’avril.

MF : Oui.

N : C’est ça, hein ?

MF : Paraît-il…

N : Oui d’accord, mois d’avril. Bon alors, à propos de Jacques Brel, et pour revenir à ce côté Baudelaire et Edgar Poe, on a l’impression que par moments tu portes tout le malheur de la Terre sur tes frêles épaules.

MF : C’est lourd, quelques fois !

N : C’est lourd, hein ?!

MF : Moi-même, je suis très frêle et c’est difficile parfois.

N : Mais pourquoi ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Je veux dire, sans faire de confessions ou de psychanalyse, c’est récent comme tournure d’esprit, ou c’est quelque chose qui a toujours été ancré en toi comme sentiment ?

MF : Je vais dire quelque chose d’autre : c’est pour ça que moi je n’aime pas les interviews parce que je préfère, c’est vrai, dévoiler la nature de mes sentiments dans mes chansons plus que dans les interviews.

Pourquoi avoir toujours besoin de se justifier ?

N : Je parle pas de justification, je demande simplement d’où ça vient.

MF : Je ne sais pas. Y a des personnes, je crois, qui sont plus prédisposées à être heureuses ou malheureuses. J’en sais rien. Je ne dis pas que je suis malheureuse…

N : Ha non, t’as tout pour être heureuse, là !

MF : …je dis que je suis foncièrement lucide, ce qui engendre, je crois, quelquefois des désillusions et quelquefois du bonheur aussi.

N : Y a un inconvénient, j’allais dire, ou un enchaînement tout à fait logique, c’est que ton public s’identifie à tes goûts et à ta manière de voir la vie. On parle de Baudelaire, c’est le spleen, c’est la maladie du siècle, c’est « Les Fleurs du Mal », enfin bon (il s’adresse aux téléspectateurs) lisez Baudelaire, à propos, ça peut toujours vous servir dans la vie !

MF : Parce qu’il y a certainement, effectivement, beaucoup de personnes qui se retrouvent ou dans ces textes, ou dans cet univers musical, ou tout simplement dans cet univers. Je crois pas que toutes les personnes soient très, très heureuses et aujourd’hui je crois que c’est aussi de plus en plus difficile.

N : Et toi, qu’est-ce qui te rend heureuse ?

MF : Votre rencontre, probablement ! (grand sourire)

N : Bon ! Sinon, tu as demandé Depeche Mode. Qu’est-ce qui te séduit ? Le côté anglais, le côté rythmé ?

MF : Je crois que c’est un tout, là aussi. C’est un univers, d’abord, un compositeur qui est formidablement doué et puis des paroles qui sont assez belles, parce que je comprends l’anglais plus que je ne le parle, finalement ! (rires)

Diffusion d’un clip de Depeche Mode.

N : Le monsieur dont nous parlions pour les compositions, c’est Martin Gore, qui est le blond bouclé sur le devant…

MF : …qui est tout petit !

N : Tout petit derrière ses claviers ! L’ambiance dans laquelle tu vis : tu vis dans une ambiance sombre ? Eclairée ? L’appartement, comment ça se passe, l’intimité ? On sait qu’il y a les singes, les fameux singes…

MF : C’est très peu meublé, c’est rouge et noir (rires de Nagui qui visiblement ne peut s’empêcher de penser à Jeanne Mas !), et que dire d’autre ? Y a une très, très grande cheminée qui est très, très belle et j’ai une chambre qui est très, très sombre, qui approche le noir, c’est bleu marine très, très foncé.

N : Ca fait partie des couleurs que tu aimes bien, le noir, le bleu, le rouge… ?

MF : Oui. Le rouge, un petit peu moins.

N : Le rouge sang, peut-être, non ?

MF : La couleur du sang, oui, j’aime beaucoup, mais c’est un rouge très, très foncé, très dense.

N : Ce qu’on a vu dans le clip, le mariage par le sang, ce que des fois on fait quand on est gamin, tu l’as déjà fait ?

MF : C’est quelque chose que j’ai fait quand j’étais toute petite, mais au bout du doigt. Ca faisait moins mal !

Parce que l’entaille, là, était plus profonde ! (elle désigne en souriant sa main en référence à cette séquence du clip)

N : Oui, et puis c’était plus mignon en plus, mais c’était moins visuel donc on a essayé de le mettre dans la paume de la main ! (rires) Tu avais aussi raconté que « Sans Contrefaçon », tu avais déjà fait le côté garçon en mettant un mouchoir dans ton pantalon.

MF : Oui, je n’essaye pas de fabriquer des anecdotes.

N : Mais on va finir par trop bien te connaître, j’allais dire, entre les paroles de chansons et les clips !

MF : Finalement, oui.

N : Pour quelqu’un qui veut préserver sa vie privée…

MF : Je vais peut-être arrêter !

N : De chanter ?

MF : Peut-être ! (sourire)

N : Oh, dis pas ça, tu nous fais du mal ! (rires de Mylène) La déclinaison généralement de ce genre de clips, c’est d’aller un tout petit peu plus loin sur scène. Ca, c’est quelque chose qui a intéressé Thierry Mutin, qui te pose une question.

1989-02-fDiffusion d’une vidéo où Thierry Mutin, chanteur des années 80, s’adresse à Mylène.

Thierry Mutin : Bonjour Mylène. Pour moi, l’univers de tes clips est indissociable de ton image et j’aimerais savoir comment tu vas concilier tes clips et tes chansons sur scène.

N : Ha oui, le décor, l’ambiance…

MF : Je ne sais pas si je vais répondre à cette question, dans la mesure où je ne dévoilerai rien de cette scène. Je peux dire que cette scène sera le reflet certainement de mon univers et celui de Laurent Boutonnat.

N : D’accord. Un tout petit peu XVIIIème siècle sur les bords ?

MF : Non, du tout.

N : Du tout ! (ironiquement) Beaucoup de chevaux… (rires)

MF : (sur le même ton) Beaucoup de chevaux, de femmes nues, on l’a déjà dit ! (sourire)

N : …de femmes nues, du sang, voilà, bref ! Allez-y et emmenez une blouse parce que peut-être qu’il va se passer des choses ! (rires) Tom Waits (acteur et chanteur américain souvent présenté comme maniacodépressif, nda) : alors là c’est, encore une fois, comme Baudelaire, comme Edgar Poe qui était quand même un alcoolique, faut bien le préciser, Tom Waits c’est aussi l’image… Tu es attirée par l’alcool ? Tu es attirée par…?

MF : Je suis séduite par les hommes qui boivent, oui.

N : (interloqué) C’est vrai ?!

MF : Oui, c’est vrai.

N : Bon, ben j’ai aucune chance, écoute ! Alors, le « Downtown Train » (chanson de Tom Waits extraite de son album « Rain Dogs » sorti en août 1985, nda), c’est une ambiance de piano-bar que tu aimes retrouver ?

MF : Moi je connais très, très peu Tom Waits, c’est vrai. Je l’ai découvert au travers d’un clip qu’avait réalisé heu…aidez-moi ! Une photographe… (elle cherche)

N : Une photographe… Bettina Rheims ?

MF : Non, pas Bettina Rheims. Oh, c’est dommage on oublie les noms, c’est terrible…

N : Bon, on va le retrouver pendant le clip, en tout cas !

MF : Je vais réfléchir, oui. Et y a une ambiance qui est assez belle dans ses clips. Et puis il a une très, très belle voix.

Diffusion du clip de Tom Waits

N : (après la diffusion du clip, il se tourne vers Mylène) Tu as retrouvé la photographe ?

MF : Oui, qu’elle me pardonne : c’est Dominique Isserman, qui a beaucoup de talent (elle signera une séance photo avec Mylène pour l’album « Avant que l’Ombre…» en 2005, nda)

N : Je suis sûr qu’elle te pardonne ! (…)

Lancement d’une page de publicité, puis retour plateau.

N : Mylène Farmer, qui prépare ardemment sa scène. Ca veut dire quoi, préparer ardemment la scène ?

Répétitions, musiciens, déjà ?

MF : Pas encore, non.

N : Non ?

MF : Je vais le faire dès début avril. Mais quand même répétitions puisque je réalise les chorégraphies sur la scène. J’ai une jeune fille (Sophie Tellier, nda) qui les apprend pour pouvoir les inculquer aux autres danseurs.

N : Ha d’accord, donc en fait tu apprends à une personne qui après apprend aux autres ?

MF : Oui, parce que pendant ce temps-là, moi je répéterai avec les musiciens.

N : D’accord, donc puisqu’il faut analyser, je commence à comprendre comment il faut faire, donc il faut comprendre qu’il va y avoir des danseuses. Plusieurs danseuses, si y en avait qu’une ou deux, elle aurait appris aux deux en même temps. Non, y aura beaucoup de danseuses. On va y arriver à commencer à savoir quelque chose…

MF : Vous oubliez les danseurs !

N : Les danseurs ? Oui, pardon ! Danseurs qui seront peut-être choristes, aussi de temps en temps, à la fois.

MF : Je ne pense pas, non…

N : Elle ne pense pas. Vous voyez qu’on arrive à avoir des petits renseignements ! Bon, et la mise en forme aussi, parce qu’on a vu aussi plein de reportages chez nos confrères de Télé 7 Jours comme quoi tu courrais avec Rambo (surnom de son coach, Hervé Lewis, nda).

MF : Je n’en ai fait qu’un !

N : De reportage ?

MF : Oui (cf. Télé 7 Jours, 10.12.1988). J’ai effectivement un entraîneur qui s’entraîne avec moi –qui m’entraîne, plutôt- et qui m’apprend à courir, ce qui n’est pas une mince affaire !

N : Ca s’apprend, de courir ?

MF : Oh oui, c’est très difficile de courir bien, oui.

N : C’est pour quoi ? Pour la respiration ?

MF : C’est pour le…aidez-moi…pour la mise en forme…

N : Le souffle ?

MF : …c’est pour le souffle, c’est pour une mise en conditions, tout simplement.

N : Il parait que le plus dur, c’était d’arrêter de fumer. C’est vrai ?

MF : C’est vrai. D’arrêter de boire, aussi !

N : Ha oui ? Enfin, de l’alcool ?

MF : Non, du Coca Cola !

N : (…) Tu as arrêté de boire, plus de sucreries, plus rien ?

MF : Non. De moins en moins, en tout cas.

N : Et tu te présentes pour être Miss France bientôt, avec une forme comme ça ?

MF : Si vous êtes mon cavalier : peut-être !

N : Le cavalier ? Oh, je préférerais faire le cheval, soyons fous ! (rires de Mylène) Alors, voici Daniel Darc avec « La Ville ». Je sais que tu adores Daniel depuis Taxi Girl, tu te sens fan ? Pardon : vous vous sentez fan ?

MF : Fan n’est peut-être pas le mot approprié, j’aime beaucoup…

N : ‘Femme’, peut-être alors, non ?

MF : Non plus ! J’aime beaucoup son univers, j’aime beaucoup cette chanson et…que pourrais-je faire comme relation ? J’ai vu « Birdy » récemment (film de Alan Parker où un homme perturbé par son engagement dans la guerre du Vietnam se prend pour un oiseau, nda) et je trouve que ce pourrait être le personnage de « Birdy », voilà, qui veut voler et qui n’y arrive pas.

Diffusion du clip « La Ville » de Daniel Darc.

N : (…) Mylène, que va-t-il se passer dans les quelques jours qui vont précéder la tournée ? C’est-à-dire une fois que tout sera prêt, est-ce que tu vas te ‘concencrer’ (il bafouille) te concentrer ? ‘Consencrer’, aussi on peut !

MF : Choisissez ! (rires)

N : Je sais pas, ‘concentrer’ je préfère !

MF : …me concentrer…

N : (il reprend) …faire du yoga, te retirer, rester seule dans un coin, enfin je sais pas : qu’est-ce qui se passe, généralement ?

MF : Non…Je ne prépare jamais à l’avance, donc je ne sais pas.

N : Tu sais pas ?

MF : Non. Probablement je continuerai de m’entraîner et puis…et puis, je n’en sais rien.

N : Bon. Cette timidité médiatique, elle existe aussi dans la vie privée ?

MF : Avec mes très proches, non, parce que nous avons enlevé le masque, très certainement.

N : Et la main aussi ? (cette remarque de Nagui vient du fait qu’en répondant Mylène repose sa tête sur sa main)

MF : La main reste toujours, d’ailleurs elle est fixée ! (Mylène fait mine de ne pouvoir décoller sa main de son visage)

N : (…) Pour parler quelques petites secondes de Laurent Boutonnat, parce que c’est quand même la personne qui se cache derrière Mylène Farmer et qui fait plein de trucs : qui fait les musiques, qui fait les clips… Comment on peut le présenter au public, aux téléspectateurs ? Qu’est-ce qu’on peut dire de lui ?

MF : Oh, c’est un homme qui a un physique romantique, c’est un homme qui a ses névroses, qui a, je crois, beaucoup de talent et qui aime particulièrement la musique et le cinéma, je crois, et qui aurait envie et qui va réaliser un premier long-métrage.

N : Avec Mylène Farmer dans le premier rôle ?

MF : Je ne sais pas. (grand sourire)

Nagui revient ensuite sur le concours annoncé en début d’émission et annonce aux téléspectateurs la question : quel artiste Mylène a-t-elle associé dans ses goûts musicaux avec Jacques Brel plus tôt dans l’émission ? On revoit les cadeaux à l’écran et les dates de la tournée défilent à nouveau.

N : Y a plein de concerts, c’est la folie ! Y a combien de jours ou de mois de tournée ? Ca commence en mai, ça finit en décembre ?

MF : Non, ça commence…La salle parisienne (le Palais des Sports, nda), c’est en mai et la tournée en province commence en septembre, octobre, novembre et décembre, ce que vous disiez.

N : A Paris, oui, je peux le redire : décembre, le 8 et le 9, donc au palais Omnisports de Bercy (il s’agit en réalité des 7 et 8 Décembre, comme l’indique le bandeau défilant sur l’écran, nda). Le 12 Décembre, vous serez en concert, vous, Mylène Farmer ?

MF : (regard perdu) Je ne sais plus… (Mylène semble ne pas comprendre le sens de la question, et pour cause puisque Nagui fait erreur)

N : Le 12 décembre, c’est votre anniversaire, faut savoir ! (Nagui se trompe effectivement sur la date d’anniversaire de Mylène, nda) Les anniversaires, ça se fête ! Bon, tant pis !

MF : Oui, je ne comprends pas. C’est difficile de vous suivre !

1989-02-cN : Pas du tout ! C’est moi qui suis peut-être un tout petit peu fouillis ! Un petit commentaire sur Kate Bush, puisque c’est le dernier clip que nous allons voir ? C’est la version anglaise de Mylène Farmer ?

MF : Non, ne dites pas ça ! Non… C’est une chanteuse merveilleuse, elle est douée pour tout : pour la composition, l’écriture, le cinéma…

N : Oui, c’est ce que je voulais dire !

MF : Non, je ne fais sincèrement aucune relation.

N : Bon. Et y a eu déjà beaucoup de propositions, de scénarii pour Mylène Farmer ?

MF : Y en a eu quelques-uns, oui.

N : Qui n’ont pas reçu une réponse positive pour l’instant ?

MF : Non, parce que pour l’instant j’exerce ce métier que j’aime, qui est la chanson.

N : Oui. C’est vrai que si jamais vous ne faites pas de cinéma, ça serait cata pour vous ?

MF : Oui. Oui, oui. Sans parler de reconversion, je crois que ça serait une prolongation, une continuité. En tout cas, quelque chose d’essentiel pour moi.

N : OK. Merci, Mylène. ‘Vous’ avez été très sympa, ‘tu’ reviens quand tu veux !

MF : Je reviendrai ! Merci Nagui. (l’émission ne perdurant pas, Mylène ne pût honorer sa promesse, nda)

N : A bientôt. (Il annonce ensuite les prochains invités de l’émission, au nombre desquels figure Alain Souchon) T’aimes bien Alain Souchon ?

MF : Oui, j’aime bien Alain Souchon.

L’émission se finit sur un clip de Kate Bush.

 

Publié dans Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaires »

CONFÉRENCE DE PRESSE POUR MYLENE

Posté par francesca7 le 9 octobre 2014

 

16 DÉCEMBRE 2004

2004-01-aSi Mylène Farmer a déjà fait des rencontres avec la presse, c’est la première fois qu’elle se prête au jeu de la conférence de presse organisée de façon solennelle. Cette première dans sa carrière prend place au Salon France Amériques, non loin des Champs Elysées, à Paris. La chanteuse, alors totalement absente des médias depuis plus de deux ans, vient y annoncer officiellement son retour sur scène et son prochain album.

Une petite cinquantaine de journalistes est présente. Ils représentent l’ensemble des médias (presse, radio, tv) français, belges et suisses.

Dans le grand salon où se tient la rencontre, éclairé d’une multitude de bougies, prend place une imposante table rectangulaire noire très design avec deux pieds triangulaires posée sur une petite estrade et en fond, un immense triptyque au même motif que celui qui illustrera l’enveloppe promotionnelle du single « Fuck Them All » quelques mois plus tard.

Avec un quart d’heure de retard sur l’horaire annoncé (18h30), Thierry Suc, manager et producteur des spectacles de Mylène Farmer, pénètre dans la pièce et prend la parole face aux journalistes.

Thierry Suc : (…) Le 8 mars 2000, il y a bientôt cinq ans, Mylène Farmer donnait le dernier concert de sa tournée « Mylenium Tour », à Saint-Pétersbourg, en Russie, devant quinze mille spectateurs, et cette tournée, qui a fait à peu près quarante-trois villes, a réuni environ quatre cent mille personnes. Depuis, il n’y a pas eu d’autres concerts. Et je suis là pour vous annoncer qu’elle reviendra sur scène le vendredi 13 janvier 2006 pour treize concerts à Bercy uniquement. Les spectacles précédents, Mylène a toujours souhaité présenter le même spectacle à Paris et en province par respect pour son public, bien évidemment. Là, nous allons concevoir un spectacle qui sera intransportable : l’infrastructure technique ne permettra pas d’aller en province donc ce sera un spectacle unique -j’espère dans tous les sens du terme- et intransportable, comme je vous l’ai déjà dit. On a travaillé depuis quelques temps sur l’organisation de packages de facilités , on va dire, pour les gens de province qui vont venir-je crois qu’il y a pas mal de personnes de province qui sont là.

Donc de toutes les grandes villes de province, il y aura une possibilité d’avoir des tarifs préférentiels avec Air France, on a réservé pas mal de chambres d’hôtel avec des tarifs aussi négociés, et les vendredis et samedis, il y aura une possibilité accrue de disponibilité de places pour les gens de province, de Belgique et de Suisse. Il y aura également des bus qui vont être organisés par les autocaristes pour toutes les villes qui ne sont pas trop loin de Paris qui permettront aux gens de venir et de pouvoir rentrer après sans rester dormir à l’hôtel. Qu’est-ce que je peux vous dire d’autre ? Voilà… Pour vous présenter le schéma de cette production : vendredi 13 janvier 2006, treize concerts. Et je pense que maintenant, on va accueillir Mylène Farmer et Laurent Boutonnat pour parler avec de ce spectacle.

Une porte s’ouvre sur la droite de la scène. Le duo fait son entrée dans un silence étonnant. Pas un bruit, pas un applaudissement. Mylène s’installe au centre, son manager est à sa droite et Laurent à sa gauche. La chanteuse porte des cuissardes noires laissant dépasser des bas blancs, une minijupe blanche, une veste écrue avec des fleurs bleues brodées et un bustier blanc. Elle arbore son éternel chignon roux. Sourire aux lèvres, Mylène est radieuse, mais visiblement intimidée. Laurent, lui, mâchouille un chewing-gum. C’est la première fois qu’il fait face aux journalistes depuis dix ans ! Habillé en noir des pieds à la tête, il a toujours les cheveux en bataille.

Tout le monde est installé ; la première question arrive timidement. Suivant la tradition, les journalistes se lèvent, prennent le micro qui circule à travers la salle et se présentent avant de poser leur question (quelques journalistes cependant omettent de se présenter !)

Yves (« La dernière heure », quotidien belge) : On a déjà annoncé que c’était votre concert d’adieu…

Mylène Farmer : Vous m’annoncez quelque chose que j’ignore. Ce n’est pas mon concert d’adieu. Non, non, je souhaite faire ce métier le plus longtemps possible !

Michel Troadec (« Ouest France ») : Juste une question facile : c’est la symbolique des treize concerts un vendredi 13. Comment est venue l’idée ?

MF : Ecoutez, c’est vraiment un pur hasard. J’avoue qu’on s’amuse de cette idée en tout cas ! (rires) C’est un pur hasard.

TS : Vous savez – juste pour la petite histoire – c’est un vrai hasard parce que Bercy est peu disponible en fait pour les spectacles -c’est une salle de sport avant tou t- et lorsqu’on a téléphoné pour dire qu’on préparait ce spectacle, il y avait une possibilité à partir du vendredi 13 janvier, et il y avait treize soirées de disponibles. Et je peux vous dire que si vous additionnez vendredi 13 janvier, si vous faites 13 janvier 2006 (13 + 01 + 2006, nda), ça fait treize !

MT : Pour continuer, si c’est un spectacle intransportable, ça veut dire que vous avez prévu des choses un peu particulières, en tout cas des choses assez énormes. Est-ce qu’on peut en savoir déjà ?

MF : Vous savez, ça fait pour l’instant à peu près six mois qu’on travaille sur le spectacle, avec quelques idées. Vous dire que ce sera magique, je l’espère ; que ce sera émouvant, je le souhaite. Ma foi, après, il faut continuer pour nous de travailler tous les trois ! (rires) Si monsieur Boutonnat veut ajouter quelque chose…

Laurent Boutonnat : Par rapport au fait que ce soit intransportable, l’idée en fait, c’est d’utiliser toute la salle de Bercy, qui est une salle assez incroyable, de pouvoir l’utiliser complètement. C’est-à-dire de se dire que, tout d’un coup, on n’a pas besoin de restreindre la scène, etc. On peut tout faire ! Avoir plusieurs scènes, maquiller toute la salle, mettre du son partout, mettre des caissons de basse sous tous les gradins. Par exemple, au niveau du son, essayer de mettre du son de façon à ce que tous les gens, où qu’ils soient dans la salle, aient la même direction sonore, c’est-à-dire qu’il n’y ait pas de direction sonore face à une scène.

Donc on essaie plein de choses, on va essayer plein de choses pour ça. Voilà. Plus des tas d’éléments qui font que ce spectacle ne peut pas être transporté.

Daniel Beaucourt (« Télépoche ») : Je voulais vous demander : la stratégie du silence, enfin ce qu’on a qualifié de stratégie du silence, vous a plutôt réussi ces dernières années. Pourquoi vous la brisez aujourd’hui puisque la conférence de presse, c’est pas un exercice auquel vous êtes rompue, je crois, en tout cas pas en France…

MF : Non. Et je suis très intimidée ! (sourire)

DB : Pourquoi vous avez décidé de vous adresser aux médias, cette fois-ci ?

MF : Ecoutez, je l’ai fait vraiment pour une raison : c’est pour répondre à une demande de Thierry Suc qui est mon ami, mon manager et producteur de spectacles, parce que je pense que parfois il faut savoir être quelqu’un d’autre que soi-même. Ma nature profonde est le silence et, peut-être, le mystère. Je ne cultive pas le mystère, contrairement à tout ce qu’on peut dire sur moi. C’est ma nature profonde. J’ai beaucoup de mal à parler de moi-même, j’ai beaucoup de mal à me justifier. Maintenant, je pense qu’il était là important de répondre à cette demande.

Sonia (NRJ) : Est-ce que vous pouvez nous parler du contenu du spectacle ? Nouvel album, pas nouvel album ? Nouvelles chansons sur scène ?

MF : Oui, j’ai un nouvel album qui sortira, je pense, mi-mars. Nous sommes en quasi finalité de cet album, en mixage donc. Vous dire qu’il existera sur scène, certainement, dans sa majorité, et puis bien sûr d’autres chansons d’autres albums. Quant au contenu de la scène, là, j’avoue que je ne peux pas répondre précisément parce que c’est en cours d’élaboration ! (rires)

S : L’atmosphère des chansons, peut-être ?

MF : Ecoutez, l’atmosphère…En terme de production, peut-être qu’il y a un petit changement. Moi, je reste la même donc la même atmosphère…

LB : Vous savez, c’est difficile de répondre précisément sur des choses qu’on fait soi-même, d’avoir du recul dessus, sur ‘Est-ce qu’il y a des choses qui changent ?’, ‘Est-ce que c’est différent ?’. C’est toujours très difficile, ça…

Franck Besnier (« Egéries ») : Je voulais savoir s’il était envisageable d’aller au-delà de ces treize dates que vous avez d’ores et déjà prévues, ou est-ce que c’est treize dates quoiqu’il en soit ?

MF : Là, je pense que c’est plus Thierry Suc qui pourra vous répondre, mais je crois…

TS : (la coupant) Pour l’instant, c’est vraiment treize dates parce que les disponibilités de Bercy ne permettent pas de faire autrement, donc les choses peuvent évoluer encore avec le temps, mais aujourd’hui c’est treize concerts.

X : C’est un énorme travail pour treize représentations. Je voulais vous demander si ce travail de production est un travail que vous adorez, que vous attendez avec impatience, dans lequel vous prenez votre pied…

MF : Mon pied ? Probablement ! (rires) Vous savez, la production d’un spectacle… Le travail… J’aime le travail, j’aime travailler. Ça donne un sens à ma vie. Et la seule chose qui me guide, c’est l’envie d’être sur scène et partager la scène avec le public, donc quel que soit le travail, peu m’importe. Mais c’est beaucoup de travail, en effet !

X : Justement, pour seulement treize fois sur scène !

MF : C’est vrai. C’est aussi une frustration, croyez-moi ! Mais c’est mon choix, donc j’assume ce choix-là. Et puis je sais que je remonterai sur scène dans le futur donc je sais que je retrouverai et la province, et… voilà.

Antoine Menuisier (« Le matin », quotidien suisse) : Est-ce qu’il y aura un DVD du spectacle ?

MF : Oui, bien sûr. Comme pour tous mes spectaclesAM : Et ensuite, à votre avis, la province ce sera pour quand, la province ?

MF : La province ? Mais la province ne peut pas être visitée justement pour toutes ces raisons, parce que nous ne pourrons pas transporter ce spectacle en province. Mais sachez quand même que sur les trois scènes précédentes que j’ai faites, nous avons, et c’était vraiment très important pour aussi le respect du public, et avant tout pour le respect du public, que de transporter le même spectacle à Paris et en province.

Or là, c’est vrai que c’est une décision : parce qu’il n’est pas transportable, je ne peux pas voyager.

LB : Donc l’idée, c’est que les gens viennent la voir.

MF : Voilà. Très humblement, je vais demander aux gens de venir à moi !

TS : D’habiter Bercy complètement, de pouvoir faire des choses dans Bercy qu’on ne peut pas faire lorsqu’on s’installe quatre soirs, cinq soirs ou six soirs.

Virgine Carton (« La voix du Nord ») : Vous avez évoqué quelques éléments du spectacle. Est-ce qu’il y aura aussi des chorégraphies, est-ce que vous savez à peu près combien vous serez sur scène ?

2004-01-bMF : Il y aura des chorégraphies, il y aura des danseurs, il y aura bien sûr des musiciens (rires). Ma foi, combien serons-nous sur scène ? Je ne sais pas actuellement. Peut-être Thierry…

TS : Non, pour l’instant c’est vraiment la phase où les castings vont commencer, etc. C’est un tout petit peu tôt. On a commencé… Pour pouvoir mettre les spectacles en vente -ils vont être en vente à partir de demain matin- il y a un site également qui vient d’être créé qui sera opérationnel demain matin avec la possibilité pour tous les gens de province d’accéder donc à ces fameux packages dont je parlais, pour ceux qui voudront.

Pour pouvoir mettre en vente, on a dû donc avoir un dessin des scènes pour savoir un petit peu où on allait, pour savoir quel serait l’angle de vision à tel endroit ou à tel endroit puisqu’on n’a pas du tout envie d’avoir des gens qui se retrouveraient derrière la scène, contrairement parfois à d’autres spectacles. Donc, c’est la seule chose qu’on sait aujourd’hui, si on a avancé sur l’infrastructure, nous, pour pouvoir dire que les gens placés à tel endroit verront bien, ceux qui sont là, comme ils verront pas, on met pas ces places là en vente, etc.

X : Est-ce que ce sera quelque chose de jamais vu ?

TS : On l’espère !

MF : Ecoutez, ce serait un peu présomptueux de notre part, mais en tout cas le plus magique possible, oui.

LB : Ce qui est bien, c’est qu’on peut tout faire dans un cas comme ça. Alors, le but n’est pas de faire des choses jamais vues -parce qu’il y a des choses, on croit que personne les a jamais vues, et puis on s’aperçoit que…- mais en tout cas, que ce soit surprenant.

Séverine Servat (« Gala ») : Je me demande si c’est pas un peu restrictif de faire ça sur Paris, et quel va être le coût pour les gens qui vont venir vous voir de province ? Je sais que vous avez fan-club très actif, particulièrement fanatique d’ailleurs, mais…

MF : (la coupant) Aimant, peut-être pas fanatique. Je préfère le mot ‘aimant’. (rires)

 

SS : On peut considérer qu’il est très passionnel, votre public, quand même. Mais donc, il va se déplacer pour venir vous voir. Est-ce que ça lui coûte cher ?

MF : Monsieur Thierry Suc ?! (rires)

TS : Alors, les places… Bon je vais vous donner le prix des places. Ça va s’échelonner de cinquante-quatre euros, les moins chères, à cent trente-deux euros, les plus chères, au prix de vente publique. Il y aura des packages, comme je vous l’ai expliqué. Vous pourrez venir de Toulouse ou de Bordeaux, suivant bien évidemment… Chacun pourra choisir. Parce que je crois que ça va être aussi un rendez-vous, peut-être, pour certaines personnes, de dire ‘on vient passer un week-end à Paris’. Il y aura un spectacle, ils auront une nuit d’hôtel, deux nuits d’hôtel. On a des nuits d’hôtels en deux étoiles, trois étoiles…

 

TS : On a fait travailler des gens, des agences de voyage qui ont essayé de négocier dix mille chambres d’hôtel au meilleur tarif possible. On a pris tout ça en amont, on a eu une négociation avec Air France  qui a permis d’obtenir un prix de billet à peu près autour de cent euros d’où que ce soit que les gens viennent, aller-retour, quel que pays d’où ils viennent. Donc, je pense qu’aujourd’hui, bien sûr que c’est de l’argent et on en est très conscients, mais pour moins de trois cents euros, quelqu’un pourra venir voir le spectacle et passer un week-end à Paris, pour un concert le vendredi soir ou le samedi soir, par exemple. Je pense qu’on a essayé vraiment d’obtenir les meilleurs tarifs.

Ça se fait dans plein d’autres villes dans le monde où il y a des villes de spectacles qui attirent les gens qui viennent comme ça régulièrement. Quand il y a un rendezvous lié à un projet artistique, je pense que ça vaut la peine.

Aurélie (M6) : Je voulais savoir pourquoi avoir attendu cinq ans avant de remonter sur scène, et est ce que le public vous a manqué ?

MF : Le public me mange toujours. (elle se reprend aussitôt) C’est un lapsus ! (éclat de rire) Me manque toujours, oui. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ? Parce que j’ai eu besoin d’abord de faire un nouvel album, que j’attendais aussi que Laurent soit disponible. D’autre part, je veux ces moments rares. Je sais que je suis peu montée sur scène -j’ai trois spectacles à mon actif- pour cette raison, parce que j’ai besoin d’avoir probablement une émotion intacte, que j’ai besoin de ces moments de silence pour pouvoir revenir et, j’espère, donner le maximum, et recevoir aussi.

Eric Jean-Jean (RTL) : Deux questions sur l’album. On sait qu’il arrive en mars : qu’est-ce qu’on peut dire dessus ? Comment il va s’appeler ? Et puis qu’est-ce que Mylène, vous, auteur, vous avez envie de raconter dans ce nouvel album ?

MF : Je vais répondre surtout à la première question. L’album s’intitulera « Avant que l’Ombre… » avec trois petits points derrière. Vous dire qu’il y aura de nombreuses chansons -je pense quatorze titres enregistrés.

Et, pour tenter de répondre à la deuxième question, c’est continuer très égoïstement de parler de moi, de mes ombres, de mes lumières, et puis voilà ! (rires)

EJJ : Vous en êtes où dans l’enregistrement, mixage, production ?

MF : Très, très avancé, là.

LB : Oui, l’album sera probablement terminé à la fin de l’année. Le 31, je crois ! (rires) (cette précision de Laurent Boutonnat est sans doute une ‘private joke’ car effectivement, contractuellement l’album « Avant que l’Ombre… » devait être achevé au 31.12.2004 au plus tard et que Laurent Boutonnat avait pris beaucoup de retard sur la réalisation, nda)

TS : Pas le 13 !

LB : Pas le 13 ! (rires de Mylène) Voilà. Ce sera pratiquement terminé à la fin de l’année.

TS : Et il y aura un premier single fin janvier. Fin janvier. (le premier single, « Fuck Them All », sera finalement mis en radio le 9 février 2005, nda)

X (Pink TV) : Je voulais savoir : pourquoi êtes-vous devenue une idole ou une icône pour la communauté gay qui fait partie de votre public ?

MF : Pourquoi… ? Pardon, je n’ai pas compris…

X : Pourquoi êtes-vous devenue une icône, quelque part, une star pour la communauté gay qui vous soutient, qui est très présente dans votre public ?

MF : Pour la communauté gay, c’est ce que vous avez dit ?

X : Oui.

MF : Pourquoi ? C’est probablement plus à eux de répondre pour moi ! (rires) Si ce n’est que la chose qui me vient à l’esprit, c’est peut-être ont-ils une sensibilité exacerbée, comme la mienne. Et puis, quoiqu’il arrive, ça me réjouit !

David Lelait (« Nous deux ») : J’aimerais vous poser une question. Vous présentez, depuis pas mal d’années déjà, des spectacles très impressionnants, vous êtes une show-woman, et j’aimerais savoir si vous n’avez pas envie, par moments, de présenter un spectacle plus intimiste, pourquoi pas l’Olympia, pourquoi pas une petite salle ? Quelque chose qui soit pas un grand spectacle, mais qui soit simplement un tour de chant. Est-ce que ça vous fait pas envie quelque part ?

MF : Ça peut être envisageable dans l’avenir, mais c’est vrai que j’ai encore envie de grandes salles, d’immensité. Mais pourquoi pas, c’est possible ! Je ne connais pas, en tout cas, cette expérience, mais ce dont je suis sûr, c’est que même si on fait un Bercy ou, j’imagine, un Stade de France pour ceux qui ont envie de le faire, on peut tout à fait créer une intimité dans une immensité. Donc ça ne manque pas, à priori, une petite salle. Peut-être pas au Stade de France, me dit Laurent ! (rires) Je ne sais pas.

LB : Non, mais Bercy est bien pour ça.

MF : Peut-être dans l’avenir. Pourquoi pas.

Stéphane Lecarrié (Radio 6, radio de Calais) : Bon nombre de vos clips sont de véritables productions cinématographiques. Est-ce qu’on peut s’attendre à un concert réalisé dans un univers cinématographique, avec des effets 5.1 – c’est à la mode en ce moment – enfin bref un  environnement cinéma…

MF : (à Laurent) A toi ! (rires)

LB : Le problème du 5.1, c’est que ça demande une direction : c’est-à-dire que si vous envisagez du 5.1, il faudrait que les gens soient face à une scène, avec une direction -(en faisant des gestes avec les mains pour mimer les gens face à la scène) un, deux, trois, quatre, cinq, etc. L’idée, effectivement, de jouer avec ça, mais sans avoir de direction, en ayant, ce que je vous disais tout à l’heure, la même direction, pour, où que soient les gens… Par contre, jouer avec le son, avec les basses, avec les effets, ponctuer peut-être entre des moments ou des chansons avec des effets de lumières et de son, oui, bien sûr. C’est vachement bien, ça !

2004-01-c

TS : Ce qu’on peut dire, c’est que le son va être travaillé avec un jeune ingénieur du son très talentueux, avec lequel on a déjà travaillé, qui s’appelle Stéphane Plisson.

Jean-Louis Gérard (MCM) : C’est aussi une question pour Laurent Boutonnat : quelle est la couleur musicale de l’album ? Qu’est-ce qui vous a inspiré ? Vous étiez revenu avec un single aux sonorités électro, « L’Âme-Stram-Gram »…

LB : (simultanément) Il y a longtemps, alors !

JLG : Qu’en est-il cette fois-ci ?

LB : Oh, c’est difficile ! Je crois qu’il y a beaucoup de… (silence) Oh, c’est très difficile pour moi de répondre !

Je sais qu’on aime beaucoup, Mylène et moi-même, les mélanges. C’est un album où il y a beaucoup de musiciens, un mélange de musiciens, de sons électroniques. Beaucoup d’acoustique, un peu d’électronique. Il y a beaucoup d’instruments acoustiques.

MF : Je vais t’interrompre, mais il y a sans doute, par rapport aux autres albums, beaucoup plus de guitares.

LB : Oui, beaucoup plus d’instruments…acoustiques ! (rires)

Jean-Christophe Federici (« Starclub ») : Je souhaiterais vous poser une question par rapport aux concerts : vous vous déplacez assez souvent en concert, est-ce qu’il y a un performer ou un concert récent qui vous a plus ou moins marqué ? Est-ce que vous avez une référence scénique personnelle qui vous tient à cœur ?

MF : La première, ou le premier groupe qui me vient à l’esprit, c’est U2 qui j’avoue, pour sa musique et pour la performance, la voix et l’âme surtout, m’impressionne énormément. (silence) C’est toujours quand on vous pose la question qu’on a un énorme trou ! (rires)

LB : Contrairement à ce que vous dites, Mylène ne va très, très souvent en concert…

JCF : Je crois que vous êtes allée voir Madonna. Qu’est-ce que vous en avez pensé et est-ce qu’elle vous a inspirée justement, peut-être pour ce spectacle ?

MF : Ecoutez, je trouve que c’est évidemment une personne de grand talent, une grande professionnelle. Si je puis formuler une toute petite critique, je trouve que ça manque un tout petit peu de sentiments, manque d’âme. Maintenant voilà, c’est pas à moi d’en juger. Puisque vous me posez la question donc je… Mais, néanmoins, c’est une personne, évidemment, de grand talent.

Daniel Beaucourt (« Télépoche ») : Contrairement à ce que disait ma collègue, ma consoeur (Séverine Servat de « Gala », nda), vous n’avez pas de fan-club, je crois, en France. Vous n’avez jamais voulu en avoir…

MF : Non, je ne l’ai jamais souhaité.

DB : Toutefois, il y a eu beaucoup de…enfin il y a eu des publications qui, je sais pas, ont vu le jour, peut-être avec votre assentiment ou non. En tout cas je pense que « L’Instant Mag » faisait partie de celles-là…

MF : (le coupant) Qui est de qualité, d’ailleurs.

DB : Que vous évoque justement la fin de ce magazine ? (le vingtième et dernier numéro d’ « Instant Mag » est effectivement paru à l’automne précédent pour faire place à une nouvelle publication, « Mylène Farmer & vous », qui a cessé de paraître en 2007, nda)

MF : La fin. Il y a une fin à tout donc je la prends avec…avec quoi ? Avec sérénité. (petit rire) Et je crois qu’ils ont l’intention de faire, de poursuivre un autre magazine, il me semble.

TS : Ils en démarrent un autre, oui.

MF : Ils en démarrent un autre.

TS : Mais rien n’est initié par Mylène ou par son entourage. Les fans qui décident de créer un fan-club peuvent le faire : on les a toujours laissés complètement libres de le faire. Et ceux qui décident d’arrêter quelque chose sont bien évidemment libres de le faire également. C’est leur choix de faire ou de ne pas faire.

DB : Enfin, je pensais que vous aviez quand même un certain droit de regard sur ces publications…

MF : Non, absolument pas !

TS : Rien du tout. Aucune ligne éditoriale n’est contrôlée, regardée. Ils font ce qu’ils veulent, ils disent ce qu’ils veulent.

Gilles Médioni (« L’Express ») : Je croyais que vous aviez des projets cinéma. Est-ce qu’ils sont mis entre parenthèses à cause de la tournée ?

MF : Ecoutez, moi-même j’ai été assez surprise de beaucoup d’annonces concernant le cinéma ! Pour l’instant, il ne s’agit pas pour moi de faire de cinéma. En revanche, j’aime le cinéma. J’espère un jour faire un autre film, et pourquoi  pas m’essayer à la production. En tout cas, c’est un métier qui me passionne et que je sais très, très, très difficile. Mais c’est un univers qui m’intéresse.

GM : Laurent Boutonnat, vous n’aviez pas un autre projet cinéma, aussi ?

LB : C’est plus qu’un projet ! C’est un film qui est en préparation aujourd’hui et qui se tournera en mars prochain.

GM : On peut savoir le sujet ?

LB : C’est une adaptation, une vraie adaptation d’un roman du XIXe siècle qui s’appelle « Jacquou le Croquant ». Voilà ! (le film sortira en janvier 2007 et rencontrera un certain succès, nda)

X : Pourquoi « Giorgino » n’est-il pas sorti en DVD ? Une question de droits ou une volonté de votre part ?

LB : Non, c’est que… Ça a été une histoire assez difficile à vivre, « Giorgino », vu que ce film n’a pas marché du tout. Et, à l’époque, comme j’étais très, enfin j’ai presque financé moi-même presque 80% de ce film, donc c’était…il a fallu rebondir. Et j’ai pu récupérer, en fait, les droits de ce film, les droits d’exploitation vidéo, etc.

Et, à ce moment-là, vous n’avez qu’une envie, c’est prendre les droits, les mettre dans un tiroir, le fermer et ne plus jamais en entendre parler ! Donc voilà, c’est ce qui s’est passé. C’est aussi simple que ça ! Et peut- être un jour, je le sortirai en DVD, oui. Peut-être après un autre film ou un truc comme ça. Voilà. (un double DVD sortira effectivement en décembre 2007 après une ultime projection sur lles Champs-Élysées, en présence de Laurent Boutonnat face à 200 fans vainqueurs d’un concours, nda)

L’attachée de presse prévient que c’est la dernière question…

Sophie Khairallah (« Too Much ») : Je voulais vous poser deux petites questions, en fait. La première était par rapport à l’album. J’avais entendu parler de collaborations, pour les compositions de musique, avec d’autres artistes…

MF : (immédiatement) Absolument pas, non. Jamais. Jamais envisagé. Donc non ! (petit rire)

SK : D’accord ! Et la deuxième, c’était tout simplement : qu’est-ce que vous pensez de la biographie qui est sortie sur vous de Bernard Violet ? (quelques semaines auparavant, l’auteur polémique a sorti une biographie controversée sur Mylène Farmer dont les médias se sont fait largement l’écho, souvent ironiquement, nda)

MF : Bernard qui ?! (rires) C’était facile ! (rires)

LB : Mais tu l’as lue, non ? (sourire embarrassé de Mylène, rires dans la salle suite à sa répartie)

L’attachée de presse clôt la conférence. Les journalistes applaudissent.

MF : Je vous remercie d’être venus, en tout cas. Merci beaucoup.

Le trio se retire.

 

Publié dans Mylène 2003 - 2004, Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaires »

Symbolisme de Monkey Me

Posté par francesca7 le 25 juin 2014

images (5)Mylène Farmer sort Monkey Me, 9e album en presque trente ans de carrière. C’est le signe d’un retour à l’éclat sombre des arrangements de Laurent Boutonnat, synonyme de succès commercial. Son pygmalion a coécrit 12 chansons intenses et belles. Et la machine commerciale qui accompagne depuis toujours la sortie des disques de la diva pop, s’est aussi remise en marche.

Des DJs se sont emparés d’A l’Ombre, premier single de Mylène Farmerà l’occasion d’un hors-d’œuvre commercial dans les bacs, couplé avec l’annonce de la tournée Timeless. Déferlement de joie et invasion sur le net : 156.000 billets écoulés dans toute la France en une journée pour une tournée de 2013 qui passera par la Russie, la Belgique ou la Suisse. Des billets pour des dates supplémentaires sont en vente ce jour. Le business Mylène est florissant. Il ne connaît pas la crise. Après plus de 30 millions d’albums vendus, les prévisions sont optimistes, les deux précédents albums ayant été vendus à 800.000 exemplaires, Universal Music peut espérer plus en France et à l’étranger.

Boutonnat encore et toujours

images (4)

Pour les fans de Mylène, l’attente de l’annonce d’un concert est source de tension, pour les professionnels du disque et leurs communicants aussi. Deux ans après Bleu Noir, une collaboration en demi-teinte avec le New-Yorkais Moby, le Suédo-Marocain RedOne et les Anglais d’Archive, un événement est venu se greffer à la sortie de l’album Monkey Me. Le retour comme le messie du compositeur/réalisateur historique, Laurent Boutonnat.

Aujourd’hui, l’album est en vente et la tournée continue de stimuler beaucoup de monde : 156.000 places de concert pour la tournée Timeless ont été vendus en environ six heures, provoquant bugs informatiques, joie et énervement, « un moment de stress pour les fans »… raconte Noémi Junod, une admiratrice lyonnaise de la première heure qui a dégoté sa place pour le concert de la Halle Tony-Garnier et qui n’exclut pas de retourner la voir ailleurs. « C’est beaucoup de dépenses aussi… » ajoute-t-elle. En moyenne de 65 à 140 euros en France, jusqu’à 300 euros en Suisse, le marché le plus onéreux pour les fans de Mylène.

Mylène se fait rare sur les antennes mais a le soutien indéfectible de quelques medias. La radio NRJ surtout, qui suit l’artiste depuis ses débuts. Qu’on ne s’y trompe pas, une sortie d’un album de Mylène Farmer est un événement national et la radio valorise les événements relatifs aux artistes programmés. La chanteuse a su se renouveler et garder une forme de modernité précieuse pour une radio musicale qui rassemble un auditorat toujours jeune. Le directeur de l’antenne de NRJ, Gaël Sanquer rappelle que « l’histoire entre NRJ et l’artiste est très ancienne… »

NRJ qui privilégie l’actualité ne diffuse pas les anciennes chansons. Ce qui est en revanche le cas de sa petite sœur Chérie FM ou du réseau de radio public France Bleu qui diffuse des golds (anciens hits) de l’artiste. « Le nouveau catalogue ne correspond pour l’instant pas à ce que nous recherchons pour les antennes du réseau France Bleu » explique Dominique Bourron, le responsable de la musique de France Bleu.

De très nombreux fans

De quoi ravir sur les ondes les fans de la Mylène historique et ceux de la Mylène plus contemporaine. Le net est aussi un media d’exposition de choix pour les nouveaux titres de Mylène Farmer. La star n’a pas de site internet mais des fans animent des sites, proposent des flash-mobs de chorégraphie, organisés sur les réseaux sociaux, sur des chansons comme Désenchantée.

La Fnac, en France, a bien compris cette puissance de la Toile. Elle a organisé en partenariat avec Twitter, une écoute exclusive de l’album pour un petit groupe de fans. Tout tourne donc toujours autour des fans. Le plan média a été savamment orchestré par l’agence de communication 96B pour en toucher un maximum sans que le label historique Polydor n’intervienne.

Le « mystère Farmer » est orchestré avec des interviews données avec parcimonie (à TV Mag une semaine et demi avant la sortie de l’album, au journal de TF1 Claire Chazal ce dimanche et Têtu, un magazine visant la communauté gay). Quand on demande à Noémi Junod ce qu’elle pense du retour de Laurent Boutonnat dans la conception de cet album, elle est très enthousiaste, « C’est un immense bonheur ! Je n’ai jamais pas réellement accroché au travail de Mylène sans lui. Je continuais de la suivre bien sûr, mais je ne retrouvais pas cette patte qui m’était chère. Avec Boutonnat, c’est la possibilité pour les fans de croire à un retour au vrai son Farmer, et à ce qui a fait son succès.(…) »

Retour à l’essentiel

L’électro est passé par là avec des titres comme Love DanceTu ne le dis pas ou A l’Ombre formatés pour les boîtes de nuit. D’ailleurs, pour ce dernier titre remixé par entre autres, Guena LG ou OfferNissim, deux DJs déjà présents sur des titres plus anciens de la star. Un maxi-33 Tours avec huit versions a rempli les rayons des magasins de disques, pour maintenir le créneau du dancefloor.  Aujourd’hui, sur ce nouvel album, l’électro ne prend pas le dessus sur les douze chansons. Je te dis tout est du Boutonnat pur sucre, une des quelques ballades de l’album est un chef d’œuvre et se nomme Quand, sans doute un futur single.

L’ensemble signe le retour aux sonorités utilisées au cœur des années 90. Une référence au premier album prend la forme d’une chanson Nuit d’hiver, qui réveille le fantôme de Chloé, chanson glaçante de Cendres de lune née en 1986. Les fans saluent la voix de Mylène, des textes intéressants, le rythme plus entraînant peut-être grâce aux machines, les instruments organiques étant peu présents. Avec ces nouveaux morceaux « taillés pour la scène » dit Noémi Junod, cela ressemble à une réconciliation avec les fans.

Mylène Farmer Monkey Me (Polydor/Universal Music) 2012
Mylène Farmer en tournée à partir du 7 septembre 2013.

source : http://www.rfimusique.com

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Mylène Farmer et COIFFURE BEAUTÉ INTERNATIONAL

Posté par francesca7 le 19 juin 2014

 

DÉCEMBRE 1989 : Un sourire au bord de la fêlure

Entretien avec Valérie le MOUËL

Ce métier est plein de facettes. Avez-vous une préférence : sortir un disque, être sur scène…?

- J’ai besoin de tout. J’aime écrire les textes de mes chansons mais j’ai également besoin de retrouver l’émotion que l’on éprouve en étant sur scène. C’est pour moi un véritable combat. Je suis plutôt discrète, mais dans ces moments-là tout est décuplé : sentiments, impressions, capacités…On est à la fois conscient et complètement inconscient. Il est difficile d’exprimer ce que l’on vit, mais c’est une émotion énorme. J’aime aussi faire des clips.

L’histoire vient d’abord du texte de la chanson, mais également du dialogue que j’ai avec les gens qui m’entourent. En fait, j’ai toujours besoin de plus et d’aller plus loin.

Mylène Farmer et COIFFURE BEAUTÉ INTERNATIONAL dans Mylène 1989 - 1990 2

N’aimeriez-vous pas faire du cinéma ?

- Le cinéma est effectivement un projet. J’ai eu quelques propositions depuis deux ans, mais je n’ai pas le temps d’y songer sérieusement. Mon film culte est « La fille de Ryan », j’ai adoré aussi « L’important c’est d’aimer ». Je trouve les films de Bergman, de Spielberg et les anciennes productions splendides, certainement parce que j’ai du mal à me projeter dans notre époque. J’aime l’ambiance de ces films et l’élégance des vêtements d’autrefois. Il me semble qu’il y avait une histoire dans chacun d’eux, alors que ceux que l’on fait actuellement n’ont pas d’âme.

Qui crée vos costumes de scène ?

- Thierry Mugler a créé les costumes du spectacle du Palais des Sports en mai dernier et ceux de Bercy. Nous lui présentons le projet de la scène, et lui propose ses idées. Il a une démesure étonnante et sait faire abstraction de la mode. Le spectacle de Bercy sera exactement le même que celui de ma tournée en province.

Nous avons essayé de créer un personnage qui évolue dans le temps en jonglant avec les ambiances et les saisons. Il y a en tout sept changements de costume.

Et vos cheveux ?

- Ma coiffure reste très simple, je n’aime pas être sophistiquée. Je n’aime même pas l’envisager, cela ne va pas du tout avec mon caractère. Je préfère le dépouillement. Vous voyez : pas de vernis, pas de boucles d’oreilles, sinon j’ai l’impression d’être travestie. Si je porte un bijou, il est toujours très sobre.

Vos créateurs préférés ?

- J’apprécie beaucoup ce que fait Roméo Gilli, Thierry Mugler bien entendu, Azzedine Alaïa et Fayçal Amor. Mais je vais voir peu de défilés car je n’aime pas l’effervescence et je n’aime pas être prise en photo. Donc plutôt que de me trouver dans une situation de conflit, j’évite de me rendre dans les lieux où je vais rencontrer journalistes et photographes. Je me promène de temps en temps dans le Marais et vers la place des Victoires, où il y a de très belles boutiques.

Il paraît que vous collectionnez les chaussures…

- En effet, je voue une véritable passion aux chaussures ! Pour les bottines très fines et les chaussures plates. Je vais souvent chez Stéphane Kélian, Philippe Model et Charles Kamer. Je ne suis pas  conservatrice, sauf pour les chaussures dont je n’arrive pas à me défaire et pour mes costumes de scène. Cela me plairait de constituer un petit musée à titre privé !

Comment vivez-vous la mode au quotidien ?

- La silhouette que je préfère est celle de Katherine Hepburn : chemise, gilet et pantalon. Une apparence masculine qui est en fait extrêmement féminine. J’ai complètement banni jupes et robes, je m’habille de façon décontractée. Cela ne veut pas dire blue-jean / baskets, disons plutôt faussement décontractée, car j’aime l’élégance. Je porte des vêtements aux formes et aux couleurs sobres. Je trouve le pourpre très beau mais je n’en porte pas souvent, simplement parce que l’on n’en trouve pas. J’adore le blanc cassé, le noir et les tons pastel. Je préfère les vêtements d’hiver à cause de l’atmosphère de cette saison. Un grand bonheur serait d’aller faire un jour un reportage sur la banquise !

Vous devez aimez les matières confortables…

- Je suis fascinée par le cashmere, le velours de soie et par la soie d’une façon générale. En Inde, j’ai vu des tissus fabuleux…

Vous avez beaucoup voyagé ?

- Non, très peu. Avant, je n’en éprouvais pas l’envie. Maintenant si, mais je ne trouve pas le temps ! J’aimerais retourner en Inde pour y faire quelque chose d’utile. Je n’ai pas un tempérament à apprécier le farniente, je m’ennuie très vite en vacances. En plus de découvrir un pays, il me faut un but. La Russie m’attire, mais je ne veux pas m’y rendre en tant que touriste puisque l’on ne voit rien. Je veux être en contact avec les gens des campagnes et approcher des choses fondamentales.

Vous ne parlez pas du Canada…

- Je n’ai pas envie de retourner au Canada, ce pays me semble trop calme. Par contre aller aux Etats-Unis, ça, oui ! Pour moi, c’est un pays de gagnants, un pays qui bouge. J’ai une vie très remplie, le mode de vie des américains me plairait certainement.

1-300x252 dans Mylène en INTERVIEWLes américains sont fervents de sport, vous pratiquez une activité sportive régulièrement ?

-Je fais du jogging dans la forêt du bois de Boulogne. Au départ, je courais pour avoir de l’endurance, pour être en forme sur scène, et puis j’ai continué. C’est un bienfait extraordinaire. Je suis très persévérante, un peu bornée, même ! Je vais au parc Monceau quand j’en ai l’occasion, mais pour m’y promener simplement.

Faites-vous attention à votre image ?

- Je ne fais pas une fixation sur mon image, mais j’ai un minimum d’hygiène de vie, bien sûr. Par contre, je ne fais pas très attention à ce que je mange, c’est trop triste de se priver ! Pour les photos, c’est vrai que je suis vigilante. J’ai un droit de regard. Ce que je ne peux hélas contrôler, ce sont les tournages télé. Je trouve la lumière rarement belle, l’ambiance est peu propice à de belles images.

Vous avez une peau magnifique : un tel atout ça s’entretient par des soins en institut, des crèmes…

- Je ne fréquente absolument pas les instituts ! Cela me dérange et je ne m’y sens vraiment pas à l’aise. J’utilise une crème pour mon visage, c’est tout. Je ne suis pas du style à essayer les dernières crèmes qui sortent sur le marché, ça ne m’intéresse pas.

Etes-vous également fidèle à un seul parfum ?

- J’adore les parfums. Je porte Shalimar qui est pour moi l’évocation du passé, Heure bleue, Chloé et Femme de Rochas.

Je crois que c’est Alain Divert qui vous a transformée en rousse. L’idée vient de qui ?

- Bertrand LePage m’a donné l’idée de changer de couleur. D’ailleurs, maman est rousse. Alain Divert m’a fait ma première coloration, un roux plus électrique que maintenant. Nous avions de très bonnes relations mais à présent, je vais dans un petit salon où l’ambiance est presque familiale. Je m’y sens mieux que chez un grand coiffeur. Je me rends une fois par mois chez Margaux. Elle me coiffe de façon très naturelle : catogan ou  cheveux défaits, parfois relevés mais cela n’a rien d’habituel. Chez moi : shampooing Phytosolba et après shampooing. Ah, je vais peut-être couper mes cheveux ! La décision n’est pas facile à prendre mais j’aime beaucoup le style garçonne qu’avait Jane Birkin au temps de « Je t’aime moi non plus ». Vous me verrez avec des cheveux courts, mais pas avant un an. (Mylène se fera effectivement couper les cheveux très courts par Jean-Marc Maniatis en janvier 1991, nda)

C’est vous qui avez lancé la mode du catogan. Cet hiver, les deux points d’orgue de la coiffure sont les rousses et les coupes boule. Vous lisez les magazines de mode ?

- Je lis n’importe comment, je ne suis pas attachée à un magazine. De temps en temps, il m’arrive d’avoir de  véritables boulimies de magazines !

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LES RECORDS DE MYLENE FARMER

Posté par francesca7 le 13 juin 2014

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Mylène Farmer est l’artiste ayant classé le plus de singles dans le Top 10 français :
(43 titres) Libertine, Tristana, Sans contrefaçon, Pourvu qu’elles soient douces, Sans logique, Désenchantée, Regrets, Je t’aime mélancolie, Beyond my control, Que mon coeur lâche, XXL, L’Instant X, California, Rêver, La poupée qui fait non, L’Âme-stram-gram, Je te rends ton amour, Souviens-toi du jour, Optimistique-moi, Innamoramento, Dessine-moi un mouton, L’histoire d’une fée, c’est…, Les mots, C’est une belle journée, Pardonne-moi, Fuck them all, Q.I, Redonne-moi, L’amour n’est rien…, Peut-être toi, Slipping away (Crier la vie), Avant que l’ombre… Live, Déshabillez-moi Live, Dégénération, Appelle mon numéro, Si j’avais au moins…, C’est dans l’air, Sextonik, Oui mais… non, Bleu noir, Lonely Lisa, Du temps, À l’ombre.

 

Record de singles classés n°1 dans le Top 50 des meilleures ventes de singles en France :
(13 titres) Pourvu qu’elles soient douces, Désenchantée, XXL, Slipping away (Crier la vie), Dégénération, Appelle mon numéro, Si j’avais au moins…, C’est dans l’air, Sextonik, Oui mais… non, Bleu noir, Lonely Lisa, À l’ombre.

 

Record de singles consécutifs classés n°1 dans le Top 50 des meilleures ventes de singles en France :
(8 titres) Dégénération, Appelle mon numéro, Si j’avais au moins…, C’est dans l’air, Sextonik, Oui mais… non, Bleu noir, Lonely Lisa.

 

Record de singles classés simultanément dans le Top 50 des meilleures ventes de singles en France :
(4 titres) Dégénération, Appelle mon numéro, Si j’avais au moins…, C’est dans l’air.

 

Records de singles d’un même album classés n°1 dans le Top 50 des meilleures ventes de singles en France :
Album Point de Suture : (5 singles, soit tous les extraits) Dégénération, Appelle mon numéro, Si j’avais au moins…, C’est dans l’air, Sextonik.
Album Bleu Noir : (3 singles, soit tous les extraits) Oui mais… non, Bleu noir, Lonely Lisa.

 

Record de ventes de DVD musicaux :
Mylenium Tour, environ 300’000 ventes.
Puis quelques années plus tard Avant que l’ombre… à Bercy, avec 450’000 ventes.

 

Record de ventes de Best of :
Les Mots vendu à près d’1’700’000 d’exemplaires.

 

Record de ventes de double album Live :
Live à Bercy pour plus de 900’000 exemplaires vendus.

 

Records de budget pour un clip français :
Pourvu qu’elles soient douces : 450’000 €, California : 600’000 €, L’Âme-Stram-Gram : 900’000 €.

 

Record de budget pour une tournée française :
Mylenium Tour qui a coûté plus de 120 millions de francs.

 

Record de durée pour un clip français :
Pourvu qu’elles soient douces : 17mn.

 

Record du nombre de Disques de Diamant pour une chanteuse française :
(7 albums) Ainsi soit je…, L’autre…, Anamorphosée, Innamoramento, Les mots, Bleu Noir, Monkey Me.

 

Record du nombre de trophées NRJ Music Awards :
(8 récompenses) Trois en 2000, un en 2001, un en 2002, un en 2003, un en 2006 et un en 2009.

 

Record de revenus engrangés par une artiste française :
10,4 M€ en 2001 (selon Le Figaro).

 

Record de l’artiste française la plus exportée en 2005 :
avec Désenchantée, selon la SACEM (basé sur les diffusions et copies enregistrées en 2004).

 

Record de rapidité de remplissage du Stade de France
Concert du 12 septembre 2009 complet en 2h (vendredi 28 mars 2008 à 10h).
Concert du 11 septembre 2009 complet en 1h15 (mardi 1er avril 2008 à 10h).

 

Record de rapidité de ventes d’une tournée
100’000 places vendues de sa tournée 2009 en une journée de commercialisation (vendredi 23 mai 2008).

 

Record de ventes digitales :
En 2008, le single Dégénération est n°1 du Top des titres achetés sur Internet, avec 4’998 téléchargements, en trois jours de mise en vente.
En 2008, l’album Point de Suture est l’album le plus téléchargé en France (depuis la création des ventes digitales), avec 5’121 téléchargements en quatre jours de mise en vente.
En 2010, l’album Bleu Noir est l’album le plus téléchargé en France (depuis la création des ventes digitales), avec 9’129 téléchargements en première semaine de vente. (MAJ : record battu par David Guetta en septembre 2011)

 

Record de ventes physiques en une semaine :
En 2010, l’album Bleu Noir est l’album qui réalise le plus fort démarrage en France (pour cette année-là), avec 139’000 exemplaires vendus en première semaine d’exploitation.

 

Record de présence dans le Top 50 sur quatre décennies :
Elle est la seule artiste à avoir classée n°1 du Top 50 un single dans les années ’80s, ’90s, ’00s et ’10s.

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DIABOLIQUE MON ANGE un traitement de faveur

Posté par francesca7 le 2 juin 2014

 

 

Paru en 2010 sur l’album « Bleu noir », le titre « Diabolique mon ange » aurait eu le potentiel pour en devenir le quatrième extrait après « Lonely Lisa ». Mylène Farmer en a décidé autrement et lui a réservé un traitement de faveur en le proposant aux radios comme single live pour promouvoir l’album « Timeless 2013″ – article Jonathan Hamard.

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Un choix inhabituel

Le 30 octobre 2013, un communiqué du label Polydor/Universal annonce la sortie attendue du nouvel album live de Mylène Farmer, « Timeless 2013″. A cette occasion, sont dévoilés le visuel de l’opus ainsi que sa tracklist, cette dernière faisant d’ailleurs l’objet de nombreux commentaires de la part des fans. Les titres « Et pourtant… » et « Elle a dit » en ayant été évincés, il semblait évident qu’aucun des deux ne serait hissé au rang de single pour défendre les couleurs de l’opus en radio. Mais la sortie d’un single est-elle, à ce moment-là, vraiment envisagée ? Compte-tenu des résultats modestes des titres « Je te dis tout » et « Monkey Me » dans les charts, et au vu du nombre d’extraits désormais limité pour chacun des albums de Mylène, la question semble légitime. Pourtant, le 2décembre, soit seulement une semaine avant la sortie de « Timeless 2013″, un nouveau communiqué de Polydor/Universal annonce l’envoi aux radios d’un single live le mercredi 4 décembre au matin : c’est le titre « Diabolique mon ange » qui a été choisi. 

Annonce attendue pour certains donc, mais pas moins inhabituelle ; En effet, outre le « Live à Bercy » sorti en 1997, dont le premier extrait fut le duo de Mylène avec Khaled, « La poupée qui fait non », la chanteuse a toujours choisi un titre issu de son dernier album studio et exploité sur scène pour amorcer l’exploitation de ses opus live : en 1990 « En concert » profita du soutien d’ »Allan (live) » (« Ainsi soit je… ») ; en 2000, « Mylenium Tour » fut promu par « Dessine-moi un mouton (live) » (Innamoramento) ; en 2006, « Avant que l’ombre… » (Live) (Avant que l’ombre…) fut le premier extrait de l ‘opus « Avant que l’ombre .. à Bercy » et enfin, en 2009, « N°5 on Tour » bénéficia de « C’est dans l’air » (live) (Point de suture).

 

Mettre la qualité d’interprétation en avant

« Diabolique mon ange », paru pour la première fois en 2010 sur « Bleu noir » l’avant-dernier album studio de Mylène, fait donc figure de deuxième exception. Immédiatement plébiscité par les fans de la chanteuse, ces derniers l’auraient sans doute bien vu sortir à l’automne 2011 pour succéder à « Lonely Lisa » en guise de quatrième extrait. Il n’en fut malheureusement rien à l’époque ; Mais Mylène Farmer se rattrape aujourd’hui en offrant « Diabolique mon ange (live) » comme premier extrait de l’album « Timeless 2013″ mettant ainsi à ‘honneur une chanson composée et réalisée par Darius Keeler et Danny Griffiths du groupe britannique Archive, dont aucune des compositions pour « Bleu noir » n’avait été exploitée jusqu’alors. 

Le 4 décembre 2013, le titre est donc présenté aux médias. Si celui-ci a le mérite de mettre en avant de belles qualités vocales, il n’a cependant rien de radiophonique, et seules quelques antennes acceptent de le diffuser. Il faut dire que l’enregistrement live de ce titre, très épuré et visiblement beaucoup retravaillé en studio manque d’échos du public. Par ailleurs, le format « Radio Edit » qui dure 3’17″, n’est pas commercialisé, faisant ainsi de « Diabolique mon ange (live) »  un titre non disponible en streaming ni en téléchargement, mais seulement à l’unité sur l’album « Timeless 2013″ (à l’instar de la version « Edit » de « C’est dans l’air (live) » en 2009. Mais la chanteuse a une dernière carte à abattre, qu’elle confie à François Hanss…

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Un clip réussi, qui augure le meilleur pour le film « Timeless 2013″

Avec l’ouverture, le 22 novembre, de livetimelesse2013.com un site internet officiel pour la campagne de l’album « Timeless 2013″, Mylène Farmer voit les choses en grand en proposant de découvrir les premières images du film de son spectacle à travers différents trailers. Et la semaine du 9 décembre un compte à rebours est lancé sur ledit site pour annoncer la mise en ligne du clip de « Diabolique mon ange (live) » C’est bien évidemment François Hanss qui planche dessus, puisqu’il prépare, en parallèle, le film de la tournée. Ce clip, mais en ligne le vendredi 13 décembre en fin d’après-midi, nous donne l’occasion de découvrir de nouvelles images du concert, celui-ci étant en effet un mix de différents tableaux du spectacle. 

Une proposition bienvenue et qui a le mérite d’attiser l’envie d’en voir toujours plus. Mais une idée qui s’inscrit surtout dans la lignée des clips live de « Plus Grandir » (1990) et « Paradis inanimé » (2010). Toutefois, c’est la première fois que Mylène demande une vidéo de cette teneur pour un premier extrait live. Qu’à cela ne tienne ; Le clip, disponible sur iTunes, est propulsé en tête des ventes dans la foulée et totalise un nombre important de vues sur Vevo. En définitive, pour un single passé inaperçu aux yeux du grand public, « Diabolique mon ange (live) » connaît une carrière plutôt encourageante. 

extrait du magazine Styx TIMELESS 2013 – page 62

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CRITIQUES DE PRESSE sur le Timeless 2013

Posté par francesca7 le 30 mai 2014

 

 

Si l’album « Monkey Me » a reçu très peu d’éloges de la part de la presse, Mylène Farmer a beaucoup plus convaincu avec son show futuriste Timeless 2013. C’est en tout cas ce qu’i faut retenir des différentes critiques formulées à l’égard de la cinquième tournée – et sixième spectacle – de la chanteuse, ce malgré quelques avis négatifs.

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Des critiques élogieuses dans l’ensemble

Avant même que la première date du nouveau spectacle de Mylène n’ait lieu le 7 septembre au Palais Omnisports de Paris-Bercy, ‘assiduité des fans-campeurs attendant leur star devant la grande salle, dès le 11 août 2013, faisait déjà culer beaucoup d’encre … Rares sont les artistes qui, au bout de trente ans de carrière (ou presque), génèrent une attitude aussi poussée chez une partie de leur public : il reste donc compréhensible que les médias en soient, encore aujourd’hui, très étonnés, et le relèvent dans leurs articles ; Cependant, et fort heureusement, le 7 septembre au soir, les journalistes se sont focalisés sur l’essentiel : le show… 

Dès le 8 septembre au matin, les premiers articles donnent le ton : « grandiose », « impressionnant » et « spectaculaire » sont les termes que l’on retrouve le plus couramment dans la presse et sur Internet. Il y a « un effet Mylène incontestable » selon Direct Matin, alors que Télé Loisirs évoque très brièvement « un show bien huilé », « Imposant et millimétré », selon l’hebdomadaire belge Télé Moustique, Timeless 2013 est également très bien accueilli par Le Figaro. La journaliste Lena Lutaud ne connaissait visiblement pas très bien Mylène Farmer. Elle est, semble-t-il, ressortie conquise par la « bête de scène » qu’est la chanteuse : « Chapeau bas pour le travail et le professionnalisme de Mylène » lâche-t-elle même en conclusion d’un article très descriptif.

 

Dimension futuriste et prouesse technique

Si les costumes, signés Jean Paul Gaultier, sont très souvent mentionnés dans les articles, aucun avis tranché ne ressort cependant à leur sujet. En revanche, la mise  en scène ainsi que le décor signés Mark Fisher font quasiment l’unanimité. Europ 1 et Métronews remarquent en effet la volonté d’ouverture vers un univers « futuriste ». Par ailleurs, les références au cinéma se multiplient : Europe 1 évoque « Alien » quand Midi Libre pense à Stanley Kubrick en voyant l’immense scène brillante et épurée, ainsi que les projections modernes sur écran géant ; Le Figaro et Métronews eux comparent la chanteuse à la princesse Leia de la saga « Star Wars », tandis que Direct Matin estime que le déluge de lumières de ce show pourrait bien faire pâlir d’envie Georges Lucas. A noter que ce même quotidien se montre tout de même un peu taquin lorsqu’il parle d’un « vide immense » pour décrire la scène de Timeless 2013. 

Unanimité également pour les robots, qui interviennent à plusieurs reprise durant le spectacle et créent la surprise sur le tableau de « C’est une belle journée ». TF1, Le Figaro, et Voici estiment que « c’est LE truc dont toit le monde va parler », tandis que L’Avenir y voit « une prouesse technique ». Le Parisien parle de « serpents robotisés à taille humaine », et Le Matin (quotidien Suisse) de « bras d’usine surmontés d’un masque menaçant », évoquant une « technologie glacée » qui contraste avec la performance humaine. C’est d’ailleurs l’un des autres points marquants qui revient le plus souvent dans la critique : le paradoxe entre la chaleur que dégage le filet de voix de la chanteuse, et l’aspect beaucoup plus froid des robots.

La voix de Mylène justement … Paris Match en parle de façon positive, tout comme Le Monde, qui estime que le show est « plutôt bien porté vocalement ». Nice Matin, pour sa part, rappelle que « malgré son gigantisme, le spectacle reste un vrai tour de chant », quand PureCharts.fr y voit même « une qualité d’interprétation jamais égalée », avec « un chant impeccable ». Seuls 20 minutes et Voici demeurent sceptiques en parlant d’une voix trop « étouffée ». Le magazine people, qui fait allusion aux « fausses notes » de la chanteuse, se moque même gentiment d’elle en se demandant « quand Mylène arrêtera de fumer ».

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Des chorégraphies ennuyeuses et pauvres ?

Heureusement, 20 Minutes se montre plus flatteur en présentant la star comme « souriante » sur scène, quand Paris Match la perçoit « plus calme et charnelle ». Plus dur, Midi Libre pense qu’elle ne bouge pas très bien. Ses danseurs non plus, selon le même journal qui a assisté aux shows de Park&Suites Arena à Montpellier, et qui qualifie les chorégraphies (rarement évoquées dans les médias d’ailleurs) de « danse des canards ». Cet article est même très acide : selon le journaliste, « les transitions sont laborieuses », et Mylène est « un peu perdue au milieu des artifices ». On parle alors de « montagnes russes », avec « un coup haut et un coup bas ». Avis radicalement différent pour Le Figaro Magazine, selon lequel les danseurs sont des « athlètes très en rythme ». 

Mais c’est la critique de Ouest France qui est le plus sévère à l’égard du spectacle : malgré « une première demi-heure impeccable », Michel Troadec regrette des « chorégraphies ennuyeuses et pauvres », « un décor futuriste mal exploité », et « des images qui ne sont plus impressionnantes ». Faut-il le prendre comme un avertissement formulé par un nostalgique du Tour 2009 (ayant d’ailleurs, à cette occasion, interviewé la star pour le quotidien le 7 mai 2009) ? Une sévérité que l’on retrouve également dans La Tribune de Genève, pour qui le concert – par « certaines habitudes de scène » perdant de leur authenticité à être « répétées à chaque concert » – peine à séduire les « profanes sympathisants, non adorateurs de la déesse tombée sur terre ». 

Il n’en reste pas moins que les journalistes ont vu de nombreux autres points forts dans ce Timeless 2013, comme une « setliste inventive » selon Métro, qui oscille « entre classiques et nouveautés » selon Europe 1 et Télé Moustique ; Cette dernière publication note d’ailleurs que la chanson « Comme j’ai mal » n’avait pas été reprise depuis 1996 ; bien vu. Il est vrai que nous sommes loin de la setlist-best of du Tour 2009. La plupart des journalistes ont donc bien remarqué que peu de tubes avaient été prévus pour laisser davantage de place aux deux derniers albums, « Bleu noir » et « Monkey Me ». 

La séquence émotion plus appréciée

Si la critique s’avère donc plutôt positive, mais néanmoins plus contrastée que pour la précédente tournée, la grande majorité des médias a été sensible à la dualité entre l’aspect exceptionnel du show et la forte émotion qui s’en dégage, notamment sur la ballade « Je te dis tout », où les larmes de Mylène ont une nouvelle fois inspiré les journalistes ; Cependant, un peu ironisent sur ce qu’ils présentaient auparavant comme un jeu d’actrice. Le Progrès parle, pour sa part, d’ »un traitement intimiste et épuré, transformant la halle en un cabaret enchanté par le piano d’Yvan Cassar », quand le quotidien La Montagne note même une communion des larmes de l’artiste avec « celles de ses fans ». La séquence émotion, avec ses quatre ballades à la suite, et donc plutôt bien perçue, et semble donner un certain crédit au spectacle, la présence de Gary Jules pour les reprises en duo des tubes « Mad World » (de Tears fort Fears) et « les mots » ayant été particulièrement remarquée. 

En conclusion, ce spectacle est une « mise en orbite réussie » agrémenté d’un « déploiement technologique » en faisant l’une des tournées de Mylène les plus appréciées des journalistes. A noter cependant que les médias régionaux se sont souvent davantage attardés sur le rapport entre la chanteuse et ses fans plutôt que de donner une vraie opinion sur la qualité du show. De nombreuses interviews de spectateurs ayant attendu longuement devant les différentes salles de spectacle sont en effet parues, énième témoignage du fantasme que l’artiste incarne toujours aujourd’hui…. 

extrait du magazine Styx TIMELESS 2013 – page 56

 

Publié dans Mylène et des CRITIQUES, Mylène TIMELESS 2013 | Pas de Commentaires »

TIMELESS 2013 : Interview sur la Logistique du spectacle de Mylène F.

Posté par francesca7 le 28 mai 2014

 

 

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Interview de Koen PEETERS : qui travaille pour WIcreations, la société chargée, sur Timeless 2013, de tous les éléments qui s’articulaient sur le show : les panneaux de l’accélérateur de particules, le cercle de « XXL » et de « Rêver », ainsi que le bras articulé de « Bleu noir ». Pour Styx Magazine, Koen Peeters revient en détail sur les prestations de WIcreations pour ce spectacle gigantesque. Par Sophie Lhairallah.

 

Pouvez-vous nous présenter WIcreations ?

Notre société fournit plusieurs prestations techniques complémentaires pour les productions de spectacles. Nous faisons à la fois de l’éclairage, du son, ainsi que de la construction d’éléments de scène. Nous vérifions avec tous les corps de métiers si leurs envies sont techniquement réalisables. Et nous comme particulièrement spécialisés dans le contrôle des mouvements automatisés comme, par exemple, les panneaux qui bougent tout au long du concert de Mylène, et notamment dès l’ouverture du show.

C’est la première fois que vous travaillez pour Mylène. À partir de quand avez-vous été approchés par son équipe ?
Oui, c’est la première fois pour Mylène, mais nous avons travaillé pour d’autres artistes français avant, comme Florence Foresti, Johnny Hallyday… Pour Timeless 2013, nous avons été approchés par l’équipe de production de Mylène en décembre 2012.

L’équipe de Mylène est-elle arrivée avec des demandes précises, ou est-ce vous qui leur avez suggéré des éléments comme le bras métallique, le cercle ou les panneaux de l’accélérateur de particules ?
Le décor de Mark Fisher ainsi que les idées de mouvement et de l’accélérateur de particules étaient déjà là. Les panneaux, qui forment ce qu’on appelle un « tunnel » au début du concert, sont en réalité la réplique d’un accélérateur de particules, un instrument qui utilise des champs électriques ou magnétiques pour amener des particules chargées électriquement à des vitesses élevées. C’était donc à nous de faire en sorte que tout cela soit possible. L’idée du cercle de lumière sur « XXL » venait de la production. Nous avons fait de nombreux calculs et leur avons proposé de le monter avec des charnières, ce qui permettait de le monter et le démonter très facilement. L’idée du bras articulé était également une idée de Mark Fisher. Nous avons créé un système totalement adapté à la structure de la scène en prenant en compte les robots, les limitations des espaces sous la scène, ainsi que les charges de poids au sol.

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Le système d’accroche des panneaux est très sophistiqué. Était-ce compliqué de synchroniser tout ce système avec le poids du décor, des panneaux vidéo et des lumières ?
Oui, nous avons fait plusieurs modèles selon plusieurs calculs très détaillés. Nous avons également fait plusieurs tests en réel chez nous, en Belgique, ainsi qu’à Lyon, afin de définir le centre de gravité des panneaux, car il était clair que ce centre de gravité devait définir la position finale souhaitée. Il était donc crucial de se mettre d’accord très tôt pendant la pré-production sur tous les détails de la construction, des éléments scénique, des panneaux vidéo, des lumières, du câblage…
Artefact a construit le décor de ce show, mais vous avez construit quelques éléments également… Lesquels ?
À part le cercle de lumière pour la chanson « XXL », nous n’avons pas construit d’autres éléments scéniques. Le travail d’Artefact a été exceptionnel, car vous n’imaginez pas toute la technique qui se trouvait sous la scène !

À-t-il été difficile d’intégrer tout le système technique du bras articulé sous la scène ?
L’espace disponible sous la scène était très limité car il y avait de nombreux éléments (les robots, les trappes, la plate-forme qui fait disparaitre Mylène à la fin du show…). Nous avons donc construit le bras avec ses limites. Pascal « George » Meley (responsable technique, ndlr) a intégré toutes ces informations et a vérifié qu’il n’y avait pas de collision possible entre chaque élément.

C’est la première fois que la scène est aussi complexe pour un concert de Mylène Farmer. Y a-t-il eu des contraintes importantes pour intégrer tous ces éléments au décor avec les autres prestataires ?
Non, pas plus que ce que je viens de vous dire, et c’est déjà pas mal ! (Rires)

Avec quelles autres personnes ayant travaillé sur cette tournée avec-vous plus particulièrement collaboré ?
Nous avons surtout travaillé avec la production en général, mais aussi Artefact pour le décor et les panneaux, Alabama pour la vidéo sur les panneaux, et Dimitri Vassiliu pour les lumières.

koen-peetersMylène, participait-elle aux réunions techniques avec vous et son équipe ?
Non, elle n’était pas là pendant ces réunions.

Y a-t-il eu des désirs exprimés par l’équipe de Mylène ou vous-même qui n’ont pu être réalisés pour des raisons techniques ?
Non, nous n’avons connu aucun problème à ce niveau-là. Tout ce qui était souhaité par la production a pu se faire !

 

extrait du magazine Styx TIMELESS 2013 – page 50

 

 

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REVIEW DU CONCERT TIMELESS 2013 (partie 2)

Posté par francesca7 le 1 mai 2014

 

à partir du 7 septembre 2013, Mylène a brassé large pour la Tournée TIMELESS, piochant dans son répertoire un ou plusieurs titres de  chacun de ses albums et enchaînant les surprises, la suite de sa sélection :

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MONKEY ME

Il aura fallu patienter de nombreux mois pour que « Monkey Me », troisième single extrait du dernier album de Mylène, sorte enfin dans les bacs. Selon les sondages réalisés auprès des fans, ce titre reste l’un de leurs préférés de cet opus mais aussi l’un des plus attendus sur scènes. Joli cadeau donc, que Mylène fait ici à son public. 

Petite particularité  notable ; pas de noir ni de silence absolu entre la fin de « c’est une belle journée » et « Monkey Me », mais un enchaînement musical direct, assuré par quelques mesures de synthétiseur, de charleston puis de guitare saccadée, qui brouillent les pistes pour le spectateur qui se demande alors de quelle chanson il peut bien s’agir ici, avant de découvrir les premières notes de « Monkey Me ». Pour ce titre, Mylène délaisse ses robots et ses danseurs et opte pour une mise en scène sobre aux jeux de lumières rouges et dorées qui permettent une véritable mise à l’honneur de la chanson. Toujours vêtue du même costume, encadrée de ses deux guitaristes et de son bassiste, la chanteuse se place au centre de la scène, face à son micro-pied, ce qui ne l’empêche pas, cependant, de partir à la rencontre de son public.

 

SLIPPING AWAY (CRIER LA VIE) (EN DUO VIRTUEL AVEC MOBY)

 Mylène et Thierry Suc nous avaient promis des surprises pour ce Timeless 2013. Autant dire qu’ils nous ont gâtés. Après les robots, c’st au tour de Moby de faire son apparition sur scène à travers l’écran géant du spectacle pour interpréter, avec Mylène, leur célèbre premier duo « Slipping Away » (Crier la vie). Sorti en septembre 2006, ce single a rencontré un succès de taille auprès du public et restait l’un des grands absents du Tour 2009. 

Alors que les premières notes de la chanson résonnent dans la salle, nous voyons apparaître, sur l’écran, le crâne de Moby, de dos et en très gros plan. Puis c’est en majorité son visage, éternellement impassible, qu’il nous offre durant tout le temps de la chanson à travers des images inédites, sans doute filmées pour l’occasion. Mylène, seule sur scène, éclairée par des jets de lumière blanche faisant écho aux couleurs plutôt froides qui règnent sur l’écran, assure ses couplets avec brio.

Etait-ce la volonté des deux artistes que la chanson soit ainsi présentée sur scène, ou Moby n’a-t-il pu être physiquement aux côtés de Mylène pour d’autres raisons ? Quoiqu’il en soit, outre le plaisir de retrouver enfin ce titre interpréter en live, ce tableau s’inscrit parfaitement dans le scénario de ce Timeless 2013, la présence virtuelle de Moby ajoutant en effet au caractère fantastique du show.

 

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ELLE A DIT / L’AMOUR N’EST RIEN

Encore une fois, Mylène a choisi la sobriété pour l’interprétation de « Elle a dit », titre qui ouvre son dernier album « Monkey Me », pas de chorégraphie, pas d’artifices sur scène, juste un éclairage dans les tons violets et une Mylène debout, au milieu de la scène, face à  son micro-pied. Honneur au texte donc, pour cette chanson qui traite d’homosexualité féminine et de la difficulté à accepter et vivre sa différence dans notre société. Inspirée, a priori, de la bande dessinée de Julie Maroch, « Le bleu est une couleur chaude », il aurait été délicat pour Mylène de passer à côté de ce titre sur scène pour deux raisons : non seulement celui-ci est assez populaire auprès de ses fans, mais il fait également écho au film d’Abdellatif Kechiche, « La vie d’Adèle – Chapitres 1 et 2″, librement inspiré de l’oeuvre de Julie Maroch, et sorti en pleine tournée, le 9 octobre 2013, après s’être fait palmer d’or à Cannes lors de la cérémonie 2013 du célèbre festival.

En Russie cependant, lors des concerts à Moscou (le 1er novembre  2013) et à Saint-Pétersbourg (le 4 novembre 2013), exit « Elle a dit » et bienvenue à « l’amour n’est rien… » Lors du Tour 2009 déjà, la star avait offert cette chanson en remplacement de « A quoi je sers » lors de ses concerts à Saint-Pétersbourg (le 28 juin 2009) et Moscou (le 1er juillet 2009) en raison de sa grande popularité auprès du public russe. Et si, le 27 octobre 2013 à Minsk (en Biélorussie), « l’amour n’est rien… » a également été – comme en Russie – chantée entre « Slipping Away » et « Oui mais..non », « Elle a dit » a bien été interprétée, mais à la place de « Bleu noir » cette fois-ci et sans bras métallique ni nacelle.

Mylène aurait-elle pris goût, en Russie et Biélorussie, à chanter « l’amour n’est rien… » ? Tout porte à le croire puisque ce titre, a, par la suite, définitivement rejoint la setlist des spectacles jusqu’à la fin de la tournée, le 6 décembre, au Palais Nikaïa à Nice. Pour cette chanson, Mylène a de nouveau fait le choix de la simplicité dans la mise en scène : tandis que l’écran géant s’habille de rouge (excepté durant le pont musical où il se retrouve envahi d’une pluie de lumière blanche), plusieurs séries de projecteurs éclairent la scène pendant que la chanteuse s’y promène en interprétant le titre.

EXTRAIT du Magazine Styx Timeless 2013 page 7

 

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REVIEW DU CONCERT TIMELESS 2013 (partie 3)

Posté par francesca7 le 29 avril 2014

 

A partir du 7 septembre 2013, Mylène a brassé large pour la Tournée TIMELESS, piochant dans son répertoire un ou plusieurs titres, repris ici sur ce blog, de  chacun de ses albums et enchaînant les surprises, voici la suite de sa sélection au Timeless 2013:

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OUI MAIS… NON

Voici l’un des titres les plus populaires de la tournée. Premier single extrait de l’album « bleu noir », « oui mais … non » n’avait bénéficié que d’une seule représentation publique, le 22 janvier 2011 aux NRJ  Awards, avant d’être enfin interprétée sur scène lors de ce TIMELESS 2013, face à des spectateurs visiblement conquis dès les premières notes.

 

Reprenant la mise en scène du clip signé Chris Sweeney – Mylène assise dans un fauteuil est entourée de danseurs, la chorégraphie de David Leighton a été, pour le coup, modifiée, mais reste largement dans la veine  de l’originale. En fond visuel, l’écran géant nous offre des ombres chinoises (n’allant pas sans rappeler le décor du tour 2009 d’ailleurs) s’animant au rythme de la chanson et reprenant le spas des danseurs sur scène. Un titre énergique qui a mis le feu chaque soir de la tournée, et qui méritera sans conteste de retrouver sa place lors des prochains concerts de Mylène.

 

INTERLUDE

 

C’est désormais un classique des concerts de Mylène Farmer : un interlude musical mettant à l’honneur les danseurs et les lumières .. Et très utile à l’artiste pour se changer en coulisses ; c’est de nouveau le cas pour cette tournée. Débutant sur un doux remix électro du « Trio opus 100″ de Schubert, ce ne sont pas les danseurs mais plutôt les robots qui sont mis en avant cette fois-ci. Encadrées par des lasers bleus qui envahissent la salle, deux créatures sortent d’abor des abysses de la scène et entament un ballet sur ce morceau classique aux teintes mélancoliques, avant d’être rejoints par trois autres robots dans cette danse langoureuse. Mais bientôt, la musique de Schubert s’efface, le rythme et les lasers s’accélèrent, tandis que les robots nous offrent une chorégraphie beaucoup plus saccadée et nerveuse. Sur l’écran géant, des étincelles sont projetées puis disparaissent, avant de laisser place à des jeux de lumière aux pouvoirs hypnotiques directement envoyés des éléments de l’accélérateur de particules ; puis la musique s’arrête, les robots s’endorment, et le calme revient sur scène ; il est temps, désormais, d’en venir à la partie la plus intime du concret, le piano-voix.

 

thumbs_timeless-2013-gayant-expo-douai-23-novembre-201MAD WORLD (EN DUO AVEC GARY JULES)

 

Dans la salle, le noir absolu, puis les premières notes du piano d’Yvan Cassar résonnent tandis que les portes qui trônent de chaque côté de la scène s’habillent d’une lumière bleue. La mélodie est triste… nous nous attendons à voir Mylène arriver pour interpréter l’un des ballades de son répertoires. Mais c’es à une surprise supplémentaire que nous avons droit : sur la scène, un homme est là, seul. Le visage encore invisible, il entame de sa voix mêlant force et fragilité les paroles d’une chanson de Tears for Fears, « Mad World ». Puis son visage nous est enfin révélé : il s’agit de Gary Jules, bientôt rejoint par Mylène, qui arrive du fond de la scène, désormais habillée d’une robe en strass échancrée, laissant entrevois ses jambes.

 

Auteur-compositeur-interprète, Gary Jules est californien. A la tête de plusieurs albums (« Greetings from the Side » en 1998, « Trading Snakeoil for Wolftickets » en 2002, « Gary Jules » en 2006, et « Brid » en 2008) il s’est mondialement fait connaître grâce à sa reprise de « Made World » que l’on retrouve tout d’abord sur la bande originale du film « Donnie Darko », sortie en 2001, mais également sur son album, « Tradding Snakeoil for Wolftickets » l’année suivante. En 2003, le titre est réédité en Angleterre où il devient un tube que l’on entendra par la suite dans de nombreuses séries américaines comme « Smallville », « Jerricho », « Les experts » et « FBI : portés disparus », ou encore dans la publicité du jeu « Gears of War ».

 

 LES MOTS (EN DUO AVEC GARY JULES) 

Depuis sa sortie en 2001, le tube « Les Mots » n’a été interprété qu’une seule fois sur scène, lors de la série de concerts Avant que l’ombre… à Bercy, en 2006. Si nous pouvions nous attendre, à cette occasion, à voir apparaître Seal pour la chanter aux côtés de Mylène, il n’en fut rien. C’est en effet Abraham Laboriel Jr, son batteur, qui prit le relais. Pour Timeless 2013, Mylène a souhaité reprendre ce titre. Mais là encore, Seal ne fut pas au rendez-vous, puisque lors de cette tournée, c’est Gary Jules qui en assura l’interprétation. 

Sur scène, tandis qu’yvan Cassar joue les premières notes, Mylène et le chanteur se tiennent côte à côte. Comme à l’accoutumée, le duo est lancé par Mylène, et Gary Jules la rejoint lors du deuxième couplet. Le couple fonctionne bien, l’alchimie des deux voix est là, et la complicité évidente. Une belle réussite pour cette deuxième fois où Mylène fait intervenir un autre artiste (extérieur à l’équipe de la tournée) sur scène. La première occasion remonte à décembre 1996, lorsque la star invita Khaled à venir chanter avec elle la reprise de la chanson de Polnareff, « La poupée qui fait non », à Genève et à Paris Bercy.

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JE TE DIS TOUT 

Après avoir salué Gary Jules, Mylène, seule, s’en va aux côté d’Yvan Cassar (qui n’a pas bougé du côté droit de la scène depuis le début de cette séquence piano-vois), afin d’interpréter l’un des plus beaux titres de son répertoire, « Je te dis tout ». Deuxième extrait de « Monkey Me », son dernier album, cette chanson, dont les paroles lourdes de sens semblent s’adresser à un enfant, a bénéficié d’une représentation publique unique lors des NRJ Music Awards, le 26 Janvier 2013. Un vidéo-clip signé François Hanss fut également tourné, dont plusieurs éléments faisaient référence à la grande période des clips de Mylène dans les années 80, et dans lequel la coiffure qu’elle y arborait rappelle celle choisie pour ce Timeless 2013. 

Sur scène, l’interprétation est plus lente que la version studio et l’introduction au piano revisitée. Quant à la sobriété offerte par la mise en scène, elle confère à la chanson une émotion d’autant plus palpable dans la vie de Mylène que cette dernière a chois, pour ce live, de nous la livrer entièrement en acoustique. 

EXTRAIT du Magazine Styx Timeless 2013 page 8

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REVIEW DU CONCERT TIMELESS 2013 (partie 4)

Posté par francesca7 le 29 avril 2014

 

A partir du 7 septembre 2013, Mylène a brassé large pour la Tournée TIMELESS, piochant dans son répertoire un ou plusieurs titres, repris ici sur ce blog, de  chacun de ses albums et enchaînant les surprises, voici la suite de sa sélection au Timeless 2013:

ET POURTANT….

Si le public pouvait d’attendre à « Rêve ou « Ainsi soit je… » comme quatrième titre de ce piano-voix, il n’en fut rien puisque, encore une fois, Mylène a préféré la surprise en nous proposant la ballade qui clôt officiellement l’album « Avant que l’ombre… », sorti en 2005 : « Et pourtant … » . Lors de ce Timeless 2013, c’est celle avec laquelle la chanteuse a choisi de terminer la séquence piano-voix de son show

Une chanson qui met à l’épreuve la fragilité de sa voix lorsqu’elle monte dans les aigus et se brise, sur des paroles chantant l’espoir en l’amour malgré la peine, les doutes et les déceptions. A la fin, Mylène s’en va en coulisses, laissant Yvan Cassar nous offrir une envolée lyrique au piano. Un peu d e calme avant la tempête qui va de nouveau déferler sur scène quelques instants plus tard….

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DESENCHANTEE

L’écran géant se remplit d’une pluie d’étoiles blanches défilant à toute vitesse puis est entièrement envahi de rouge lorsque les premières mesures de « Désenchantée » se font entendre. Dans la salle, c’est l’effervescence. Depuis le Tour 1996, le public attend toujours avec autant de ferveur ce qui reste à ce jour le plus grand tube de la chanteuse. Indétrônable « Désenchantée », aux paroles si pessimistes et malheureusement toujours d’actualité (vingt-deux ans après avoir été écrites), mais dont le rythme et la mélodie si efficaces réussissent toujours à soulever les foules, chaque soir de concert…

Tout de noir vêtue, Mylène marche seule vers son public, arrivant du fond de lala scène pour entamer la chanson, tandis que ses danseurs, d’abord recroquevillés dans leur camisole blanche, l’attendent pour se lever et se balancer, comme des pantins avant de s’agiter et se libérer de leurs liens durant le premier refrain. Sur l’écran géant, plusieurs araignées métalliques ont fait leur apparition (« araignée du matin, chagrin, araignées du soir, espoir » ?). C’est l’une d’elles qui accompagnera ensuite majoritairement la chanson en se promenant sur sa toile, semblant presque s’amuser à suivre le rythme du titre. Sur scène, le deuxième couplet est l’occasion de découvrir à quel point la chorégraphie, très revisitée, est devenue sportive, bien que reprenant des pas de l’originale, lors des refrains et du pont musical. Le cocktail est efficace et le public conquis. « Désenchantée » version 2013 est une belle réussite visuelle, soutenue par une réorchestration intéressante.

 

BLEU NOIR / ELLE A DIT

Outre le concert du 27 octobre 2013 à Minsk, en Biélorussie, où ce titre a été remplacé par « Elle a dit » (chanté sur scène sans bras métallique ni nacelle, comme en France), « Bleu noir » deuxième single extrait de l’album du même nom sortie en 2010, était présent dans la setlist de chaque concert de la tournée. Sa mise en scène en était tout à fait remarquable, puisque Mylène rejoignait tous les soirs la gauche de la scène et montait sur une plate-forme attachée à un bras métallique qui, durant la chanson, survolait le public de la fosse. L’occasion pour la star de voir ses fans « d’en haut » et de connaître un véritable moment d’osmose avec eux.

Cet élément de décor rappelle quelque peu celui du Tour 1996, lorsque sur la chanson finale, « XXL », Mylène montait sur une petite plate-forme qui se situaient en avancée de scène et s’élevait dans les airs durant la chanson. Il évoque également celui de la série de concerts Avant que l’ombre… A Bercy, où pour le titre « Ange parle-moi » la chanteuse arrivait d’en haut à gauche de Bercy, dans une nacelle reliée à des rails cachés dans les plafonds de la salle et qui survolait tout le public jusqu’à la déposer sur la deuxième scène cruciforme occupant une partie de la fosse.

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DIABOLIQUE MON ANGE

« Diabolique mon Ange » est l’une des chansons les plus marquantes de l’album « Bleu noir ». La musique, à la fois mélancolique et tragique – signée Darius Keeler et Danny Griffiths du groupe Archives- habille des paroles particulièrement sombres semblant évoquer le suicide par défenestration après une déception amoureuse. Si ce titre ne fut pas un single extrait de « Bleu noir », il aura connu une existence sur scène lui permettant de devenir le premier extrait de l’album live « Timeless 2013″. Une belle revanche !

Alors que l’introduction débute, la salle est soudainement plongée dans des ténèbres aux teintes bleutées. Seuls deux spots envoient des rais de lumière formant une croix au-dessus de Mylène qui est là, debout, au milieu de la scène, ne nous offrant d’abord que sa silhouette. Ce n’est que vers la moitié du titre que d’autres éléments de décor interviennent : ainsi les trapèzes de l’accélérateur de particules se couvrent-ils de rouge feu pour descendre ensuite, telle une menace, au-dessus des musiciens, avant de se redresser et de lancer des éclairs de lumière vers Mylène. Par la suite, tandis que la chanteuse part rejoindre les coulisses, ils retrouvent les hauteurs de la salle pendant que d’immenses flammes vertes envahissent l’écran géant et que les musiciens rejouent les mesures du refrain. Le point final de la chanson est donné lorsque la musique s’arrête et que ne reste que la croix formée par les deux jets de lumière. Une mise en scène qui va crescendo et qui accompagne parfaitement la montée en puissance de texte, dont Mylène nous offre ici une interprétation poignante.

 

SANS CONTREFACON

Autre grand classique et incontournable tube que Mylène nous propose systématiquement sur scène depuis le début de sa carrière (excepté lors du Mylenium Tour où seule une partie de la chanson était glissée dans un medley), « Sans contrefaçon » s’invite à cet instant-là du show, apportant un peu de légèreté après « Diabolique mon ange ».

Sur l’écran géant, une boule rouge de lumière s’installe tandis que, sur la scène éclairée de lumières dorées, des danseurs prennent place, armés d’un bâton et habillés d’une robe rouge façon samouraï laissant entrevoir leur torse et leurs épaules. Ils débutent une chorégraphie très martiale alors que les premières notes de la chanson se font entendre. Mylène arrive sur scène, elle aussi habillée d’une robe rouge, et rejoint ses danseurs dont la chorégraphie mélange désormais des éléments de l’originale à des gestes plus guerriers. Pour cette tournée, la chanteuse a énormément simplifié et restreint ses pas sur cette chanson… nous sommes ben loin de l’énergie du Tour 2009. Cependant, la réorchestration est de mise et, comme un rappel du « Libertine » version 2009, les choristes se laissent aller à quelques « Ya ya hi yé oh » pour agrémenter le pont musical, pendant que Mylène se fait porter par ses danseurs ayant formé une assise avec leur bâton.

MAMAN A TORT (EXTRAIT)

Voici l’une des surprises les plus sympathiques de ce Timeless 2013 : le retour de « Maman a trot » sur scène. Un titre qui s’inscrit directement dans la lignée de « Sans contrefaçon » tant il y est question d’ambiguïté sexuelle. Mais à l’instar du Mylenium Tour, durant lequel la chanson était glissée au milieu d’un medley et donc tronquée, le titre ne fut pas, encore une fois, proposé en entier. Mylène amorçant en effet le premier couplet pour inviter ensuite le public à le chanter, avant de s’arrêter là, comme « amusée » de laisser ses fans quelque peu frustrés de ne pouvoir continuer sur le refrain… notons cependant que mises à part les premières dates de la tournée, Mylène a systématiquement chanté une deuxième (voire une troisième) fois ce premier couplet avec les spectateurs, à la fin duquel elle se libérait de la partie « jupe » de son costume, laissant alors davantage voir ses jambes habillées de cuissardes rouges.

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Excepté le Tour 1989 donc, jamais « Maman a tort » n’aura connu une interprétation intégrale sur scène. Un fait étonnant, tant cette chanson, qui lança la carrière de Mylène en 1984, semble être l’une de celles que son public apprécie tout particulièrement … Mais un joli clin d’œil quand même, auquel n’eurent cependant pas droit les spectateur de Minsk (le 27 octobre 2013), Moscou (le 1er novembre 2013) et Saint-Pétersbourg (le 4 novembre 2013).

JE T’AIME MELANCOLIE

Après ce petite aparté très eighties, retour à un titre des années 90 avec « Je t’aime mélancolie ». Outre les concerts russes du Mylenium Tour et celui du 28 juin 2009 à Saint-Pétersbourg (lors du Tour 2009), durant lesquels Mylène l’a chanté, ce single extrait de l’album « l’autre… » (1991) n’a été repris que deux fois sur scène : pendant le Tour 1996, et durant la série de concerts Avant que l’ombre… à Bercy, en 2006. Lors de cette dernière prestation d’ailleurs, la star dansait relativement peu, comparativement à celle du Tour 1996 dont la chorégraphie était très proche de ce qui était proposé pour les passages télévisés en 1991 et 1992 afin de défendre le titre.

Si Timeless 2013 nous offre de nouveau une version chorégraphiée, quelques changements sont néanmoins notables ; alors que nous retrouvons ben les pas d’origine durant les refrains et le deuxième couplet (à part le bras d’honneur qui a été remplacé par un doigt d’honneur exécuté uniquement par les danseurs), l’introduction, le premier couplet, et la fin de la chanson sont, en revanche, l’occasion de quelques nouveautés. Quant au pont musical, Mylène le dansait, selon les soirs, en entier, partiellement ou pas du tout, pendant que ses danseurs, eux, reprenaient systématiquement les pas et mouvements de la célèbre chorégraphie. Sur l’écran géant, majoritairement rempli de rouge, apparaissent des paires de ciseaux, des roues de vélo, des gants de box (un petit clin d’oeil au clip ) ou encore des engrenages d’horloge que l’on retrouve ensuite dans un cerveau proche d’exploser : une manière comme une autre d’illustrer la « prise de tête ». A la toute fin de la chanson, Mylène s’évade en coulisses, laissant ses musiciens jouer un outro sur lequel les danseurs se présentent au public à travers une prestation très hip-hop.

EXTRAIT du Magazine Styx Timeless 2013 page 10

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REVIEW DU CONCERT TIMELESS 2013 de Mylène (partie 5)

Posté par francesca7 le 28 avril 2014

 

A partir du 7 septembre 2013, Mylène a brassé large pour la Tournée TIMELESS, piochant dans son répertoire un ou plusieurs titres, repris ici sur ce blog, de  chacun de ses albums et enchaînant les surprises, voici la suite de sa sélection au Timeless 2013:

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XXL

Excepté le Mylenium Tour, « XXL » apparaît dans la setlist de toutes les tournées de Mylène depuis le Tour 1996. Seule cette première interprétation, d’ailleurs était chorégraphiée, la chanteuse ayant préféré, par la suite, se passer de ses danseurs pour ce titre. Si c’est nouveau le cas lors de cette tournée, l’énergie qui se dégage de « XXL » version 2013 est bel et bien au rendez-vous.

Alors qu’un cercle de lumière jaillit du haut de la scène, Mylène, désormais vêtue d’un tailleur pantalon noir agrémenté d’un veston et d’une cravate de la même couleur, entame les paroles de « XXL » sur une réorchestration tout en douceur à la guitare. Celle-ci sera de mise jusqu’à la fin du premier refrain, durant lequel le cercle de lumière descend et vient se placer à l’arrière de la chanteuse, s‘habillant ainsi d’un halo de blancheur. Mais lorsque arrive le second couplet, et à la surprise générale, c’est l’introduction rock originale de la chanson qui démarre. La musique, qui retrouve alors les arrangements que nous lui connaissons, s’énerve et s’accélère, tandis que l’écran géant et les éléments de l’accélérateur de particules, désormais relevés, bombardent les spectateurs de lumière blanche. Le ton est donné ; héros de question de pousser ce cri d’amour féministe de façon gentillette. Et encore une fois, le public se laisse prendre au jeu et scande « On veut de l’amour XXL » sans relâche jusqu’à la fin avec Mylène.

A L’OMBRE

Premier single extrait du dernier album de Mylène, « A l’ombre » a énormément divisé les fans de la chanteuse. L’introduction – une espèce de son de trompette que l’on croirait sortie d’un téléphone Nokhia du début des années 2000 – a en effet majoritairement déplu, et le titre, qui fut parfois qualifié d’aussi efficace que « Désenchantée » en son temps, n’a pas remué les foules outre mesure lors de sa sortie dans les bacs. Le tout accompagné d’un clip dans lequel nous découvrions l’œuvre d’Olivier de Sagazan pouvant créer, chez certains, un sentiment de malaise, tant les images que l’on y croyait étaient parfois dérangeantes (mais tel était le but, nous dira-t-on).

Pourtant, « A l’ombre » se révèle un titre plutôt efficace en concert. Son rythme soutenu et dynamique – de nouveau accompagné, sur l’écran géant, par des images d’Olivier de Sagazan et, sur scène, par des danseurs effectuant une chorégraphie dont les mouvements et les pas sont fortement inspirés de ceux du clip – contraste avec celui de Mylène qui a préféré l’interpréter en se promenant simplement sur la scène. Son costume – le même que sur « XXL » – rappelle évidemment celui qu’elle porte dans le clip, bien qu’elle ait choisi, pour l’occasion, d’en ôter la verte et de la tenir d’une main sur son épaule. A la fin du titre, tandis que les danseurs se tiennent immobiles sur scène, la musique redémarre et les bulles remplies de fumée descendent du plafond de la salle …

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INSEPARABLES / INSEPRABLES

Retour au calme pour la dernière chanson du show avant le traditionnel rappel. Pour cet avant-dernier tableau, la scène est désormais habillée de teintes bleutées tandis que, sur l’écran géant, d’étranges formes apparaissent, laissant parfois deviner un visage. Comme un « au revoir » et un message d’amour à son public, Mylène vêtue d’une robe blanche et ivoire, courte devant, longue derrière, a choisi d’interpréter « inséparables », la toute dernière chanson (bonus) que nous retrouvons sur l’album « bleu noir » et dont la musique est signée Moby. Le message est clair pour les spectateurs qui, chaque soir, ne peuvent s’empêcher de réagir aux paroles lorsque la chanteuse entonne ; « je sais bien que c’est le signe .. / tout s’arrête ici » ou encore : « moi je sais que c’était toi… / et tu vas me manquer… »

En revanche, lors de ses concerts en Biélorussie (à Minsk, le 27 octobre 2013) et en Russie (à Moscou, le 1er novembre 2013 puis à Saint-Pétersbourg le 4 novembre 2013), la chanson fut remplacée par « Inseparables », la jumelle anglaise de « inséparables », dont, pour le coup, parles et musiques sont signées Moby. Qu’importe le version, cet avant-dernier titre du spectacle fut également l’occasion pour les cinq robots de faire, eux aussi, leurs adieux au public chaque soir de la tournée, à travers une ample révérence…

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REVER

Dernière chanson et dernière énorme surprise de ce Timeless 2013 : « Rêver ». A l’instar des concerts en stades du Tour 2009, où Mylène avait laissé coi son public en clôturant le show avec « Désenchantée », la présence de « Rêver » en toute fin de setlist a également surpris, certains s’étonnant d’ailleurs de ne pas l’avoir retrouvée plus tôt dans le spectacle – comme lors du Tour 1996 et le Mylenium Tour) ou à la place désormais habituelle, lors de la traditionnelle séquence piano-voix (comme ce fut le cas lors de la série de concerts Avant que l’ombre… à Bercy en 2006, et le Tour 2009).

Mylène a donc choisi – contrairement au Tour 2009 qui finissait sur le constat d’une génération « désenchantée » – de terminer son concert sur un message d’espoir. Côté mis en scène, la chanteuse a opté pour la simplicité puisqu’elle se tient seule, face à son public, pour interpréter ce titre, à la fin duquel le cercle métallique (que nous retrouvions sur « XXL ») descend doucement et s’arrête au-dessus d’elle. Après avoir entonné le dernier mot de la chanson (« aimer ») avec les spectateurs, Mylène disparaît dans un nuage de fumée lâché du cercle métallique tandis que les musiciens, toujours visibles continuent de jouer le refrain de la chanson avant que la scène ne soit plongée dans le noir. Notons cependant qu’à compter du 17 septembre, et jusqu’à la fin de la tournée, cette partie finale de la mise en scène a été modifiée ; après la disparition de Mylène dans le jet de fumée en effet, le rideau LED, teinté de bleu, se referme progressivement pendant que les plateformes où jouent les musiciens redescendant doucement sous la scène.

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Tous les soirs, avant le concert, du 7 septembre à Paris Bercy au 5 octobre 2013 à Montpellier, le public présent dans la salle pouvait profiter du Remix de « A l’ombre » signé Tony Romera, le « Tony Romera Club Remix ». Mais le 8 et le 9 octobre à Nantes, c’est le remix de « Monkey Me », le « ET’s Club Remix » d’Amir Afargan qui a été proposé à la place de celui de « A l’ombre » . A compter du 11 octobre 2013 à Nantes (et jusqu’à la fin de la tournée), selon les soirs, le public pouvait entendre soit le remix de « A l’ombre », soit celui de « Monkey Me » soit les deux.

EXTRAIT du Magazine Styx Timeless 2013 page 12

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Mylène FARMER – TIMELESS GENESIS

Posté par francesca7 le 28 avril 2014

 

Le 27 septembre 2012, nous découvrions le nom de la nouvelle tournée de Mylène : Timeless 2013. Son côté « intemporel », la chanteuse avait choisi de l’illustrer d’une affiche aux teintes blanches sur laquelle se détachait son visage à l’œil bleu clair et sa perruque peroxydée. Le ton était donné, laissant présager un show futuriste dont le setliste mélangerait anciens tubes et chansons plus récentes. Et ce fut le cas. Mylène a brassé large, piochant dans son répertoire un ou plusieurs titres de  chacun de ses albums (excepté « Innamoramento » et « Point de suture ») et enchaînant les surprises, comme le duo virtuel avec Moby sur « Slipping Away (Crier la vie) », les duos réels avec Gary Jules, ou encore le Break « Maman a tort ». Quant aux chorégraphies de la chanteuse, moins nombreuses et énergiques qu’en 2009, elles furent largement compensées par sa présence scénique particulièrement remarquable ; jamais, en effet, la star ne s’était montrée aussi « bavarde » sur scène que lors de cette tournée ! A l’aube de trente ans d’une carrière jalonnée de succès, Mylène avait sans doute beaucoup d’amour à dire à son public. C’est chose faite, et nous espérons tous que ce Timeless 2013 ne sera pas la dernière fois…

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Timeless Gensis : Alors que le brut du vent se fait entendre dans la salle, c’est face à un mur d’étoiles projetées sur un rideau LED balayant toute la largeur de la scène que débute le concert. Des étoiles qui se condensent, progressivement, jusqu’à lasser apparaître le visage de Mylène – le même que celui que nous pouvions découvrir près d’un an auparavant sur les affiches de la tournée – sur un écran géant en fond de scène, derrière le rideau. Puis le visage disparaît, éclaboussant en des milliers d’étoiles, tandis que le rideau LED s’ouvre en deux et que retentit, à deux reprises, une sirène qui pourrait être celle d’un bateau.

Le vent souffle toujours lorsque la musique commence, inquiétante, saccadée, mêlant sons électro et batterie agressive, alors que nous entamons,  à travers l’écran géant, un voyage spatial à grande vitesse, pris dans des filets de lumière projetés sur nous. Une explosion, la musique qui s’accélère, et nous voici soudainement dans un tourbillon de poussière qui finit, là encore, par éclater, pour nous amener dans un espace réduit, au plafond et au sol parsemés d’étoiles ordonnées. Mais la lumière blanche, au but, nous appelle et nous attire, jusqu’à nous entraîner vers l’entrée d’un vaisseau dont la porte s’ouvre comme une anémone et nous invite à y pénétrer. Tandis que nous progressons de plus en plus rapidement dans ses entrailles à travers cet écran géant, d’imposants éléments métalliques trapézoïdaux arrivant du haut et du bas de la scène se rapprochent tout doucement les uns des autres. Puis l’écran se divise et laisse alors place, en fond de scène, à une nouvelle porte ronde, une rosace « porte des étoiles ».

Lorsque, quelques instants plus tard, les premières notes de « A force de… » se font entendre, sur scène, les éléments trapézoïdaux sont désormais réunis et forment un tunnel conique rappelant un accélérateur de particules, dont l’extrémité la plus étroite donne sur la « porte des étoiles ». Soudain, cette dernière s’ouvre, et nous découvrons alors le capitaine du vaisseau : Mylène, debout, immobile, regardant droit devant elle. Des éclairs rouges se promènent sur son corps, comme pour appeler qu’elle n’était peut être qu’un robot quelque instants auparavant, lorsqu’elle était encor derrière cette porte, et qu’elle n’a pris vie qu’une fois son vaisseau ouvert sur son public. Sa cape flottant au gré du vent, elle attend que la musique s’apaise pour commencer le show…

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C’est alors que nous aurons droit aux chansons suivantes :

 A force de… (4’08)

Comme j’ai mal…

C’est une belle journée…

 Monkey me (4’13)
slipping away (Crier la vie)

Elle a dit (3’52) 

l’amour n’est rien..

Oui mais… non

Interlude

Mad World (en duo avec Gary Jules)

Les mots (en duo avec Gary Jules)

 Je te dis tout (5’30)

Et pourtant

Désenchantée

Bleu noir / elle a dit

Diabolique mon ange

Sans contrefaçon

Maman a tort (extrait)

Je t’aime mélancolie

XXL

A l’ombre

Inséparables

Rêver

 

que je vais vous raconter ici même sur ce blog en détails. 

EXTRAIT du Magazine Styx Timeless 2013 page 6

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AVANT la TOURNEE TIMELESS de Mylène

Posté par francesca7 le 27 avril 2014

 

Très peu d’informations ont filtré…

Assez rapidement, les termes « surprises » et « mise en scène pus ambitieuse encore » circulent à propos de cette future tournée, laissant présager du meilleur ; puis quelques noms sont révélés : à l’instar des concerts de 2009, Jean Paul Gaultier signera les costumes du spectacle. D’autres participants sont rapidement évoqués comme Yvan Cassar à la direction musicale ou Dimitri Vassiliu aux lumières, et l’incontournable Christophe Danchaud pour les chorégraphies. Par ailleurs, Mark Fisher (décédé le 25 juin 2013), signera les décors et confiera leur confection à la société artefact, réitérant ainsi leur collaboration avec l’équipe Farmer, tout comme les choristes Johanna Manchec et Estha Divine, ou Loïc Lacoste pour les lasers (présent en 2009).

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Outre une nouvelle campagne d’affichage à partir du 28 mai dans le métro parisien pour les concerts dans la capitale, et une campagne de pub radio diffusée à partir du 3 juin sur NRJ annonçant les « dernières places disponibles », la tournée de Mylène s’est faite oublier jusqu’aux répétitions au Studio Planet live à Bondy, s’étalant du 3 au 25 août, pour les danseurs et du 9 au 25 août pour les musiciens. 

La chanteuse passe en effet beaucoup de temps sur la préparation de son show, au point d’en délaisser la promotion de son album « Monkey Me ». Notons cependant que celui-ci s’est déjà vendu à plus de 300 000 exemplaires à peine un mois après sa sortie, lui valant une certification triple platine décernée par le SNEP dès le 31 décembre 2012 (un an plus tar et après la fin de Timeless 2013, l’album a dépassé les 380 000 ventes en France). A l’exception de quelques interviews accordées fin 2012, ainsi qu’un passage aux NRJ music Awards le 26 janvier 2013 pour défendre le deuxième titre extrait de son album, « Je te dis Tout », Mylène est restée plus discrète que jamais, ne prenant même pas la parole pour s’exprimer sur son différend avec Serge André. Ce musicien originaire de Carcassonne l’accuse en effet d’avoir repris le nom de son spectacle pour sa tournée européenne, et l’attaque pour concurrence déloyale et contrefaçon, (nous en avions parlé ici : http://francescax7.unblog.fr/2013/07/28/il-attaque-mylene-farmer-pour-contrefacon/ )

 

Révélée en mais 2013, l’affaire est bouclée en septembre, le tribunal de grande instance de Marseille condamnant alors Serge André à verser 14 000 euros de dommages et intérêts répartis de manière égale entre le producteur de la chanteuse et sa maison de disques.

Si le montage du décor commence dès le 20 août à Bercy, ce n’est qu’à partir du 27 que Mylène accompagnée de ses musiciens, choristes et danseurs, investit le Palais Omnisports pour la dernière ligne droite avant la grande première, le 7 septembre 2013. Mais là, plus question pour elle d’espérer la discrétion ; ses plus fervents admirateurs ont en effet planté leur tente devant la salle depuis le … 11 août, et espèrent bien ne pas rater une note des répétitions ! D’ailleurs, certains ont bien entendu le titre « Tomber 7 fois »… être répété à plusieurs reprises… pour, au final, être évincé de la Setlist définitive de Timeless 2013.

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UNE CARRIERE EN PICTURE DISC

Depuis des années, les fans se désolaient que Mylène ne propose plus de Picture Disc, le dernier remontant à 2002 avec le maxi 45T Picture Disc « c’est une belle journée ». Ils auront été entendus ! Le 20 avril 2013 tout d’abord, à l’occasion du Disquaire Day, Polydor/Universal leur proposait un 45T Picture Disc (le premier de la carrière de Mylène) de « Je te dis tout  ». En édition limitée et numérotée à environ 1 000 exemplaires, celui-ci était vendu exclusivement par certains disquaires indépendants. Quelques mois plus tard, Polydor/Universal remettait ça avec la sortie en deux temps de l’intégralité des albums studio de Mylène en vinyle ou double vinyle Picture Disc. Ainsi les opus « Cendres de lune », « l’autre… », « Anamorphosée », « Avant que l’ombre… » et « Monkey Me » ont-ils été proposés à la vente dès le 2 septembre, avant d’être rejoints par « Ainsi soit je… », « Innamoramento », « Point de suture » et « Bleu noir » dès le 7 octobre.

 

EXTRAIT du Magazine Styx Timeless 2013 page 4

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Mylène Farmer pourrait retravailler avec Boutonnat

Posté par francesca7 le 16 avril 2014

 

Après s’être séparée de son compagnon de travail historique, Laurent Boutonnat, Mylène Farmer laisse entendre qu’ils pourraient à nouveau collaborer ensemble.

Après son single Oui, mais… nonMylène Farmer a accordé une interview à TV Mag, où elle dit, en gros, non, mais… oui. Explications. Depuis 1984 (eh oui, ça fait un bail qu’elle chante), Mylène et Laurent Boutonnat ont une relation professionnelle quasiment fusionnelle. De petites bisbilles de temps en temps, mais rien de XXL. Sauf que pour son tout dernier album, la célèbre rouquine n’a pas fait appel à son grand ami et lui a préféré RedOne, le producteur de Lady Gaga.

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Mylène Farmer, quel regard portez-vous sur votre carrière ?
C’est un long chemin fait de choix, de rencontres heureuses… Un long fleuve tumultueux. Mais surtout une très longue et passionnante conversation avec le public et cela me rend heureuse.

Avez-vous l’impression d’avoir changé ?
Fondamentalement, non… Mais je suis toujours rongée par le doute, et je me demande encore : « Pourquoi moi ? ». D’autres aussi certainement doivent se poser cette question pour moi ! (Rires.) Si, pour certains, le succès donne des ailes, moi il m’aura aidée à m’ouvrir davantage aux autres.

 

Quel est le grand regret de votre existence ?
De n’avoir pu partager mes émotions avec deux êtres disparus trop tôt de ma vie… Une absence trop présente, dont je souffre chaque jour.

 

[...]

On présente souvent Laurent Boutonnat comme votre mentor. Vrai ou faux ?
Un mentor est un guide dont la démarche est personnelle, volontaire et gratuite. La relation que j’ai avec Laurent est une relation de complicité et de complémentarité. C’est une personne de grand talent qui est indissociable de mon chemin de vie.

 

Bleu noir est le premier disque que vous ayez fait sans lui. Est-ce une rupture définitive ou une passade ?
Bleu noir est tout sauf une passade ! Il s’agit bien de chansons qui sont incarnées, qui sont des moments de la vie. De ma vie ! Laurent préparait un film et le fait de réaliser moi-même ce disque était un choix de ma part. Mais il est certain que nous nous retrouverons tous les deux.

 

[...]

Pourquoi ne vous voit-on jamais aux Restos du Cœur ou dans des événements caritatifs ?
Si je comprends cette démarche, je ne me sens toutefois pas à l’aise en groupe. Je suis plus sereine dans une démarche individuelle. C’est une question de caractère, je crois.

 

[...]

Quelle est la chose la plus précieuse que vous possédiez ?
Mes incertitudes.

 

Qu’est-ce que votre statut de star vous interdit de faire ?
De chuter sur les marches de l’Élysée ! (Rires.) [Invitée en mars 2010 par Nicolas Sarkozy pour la visite du président russe Medvedev, la chanteuse avait trébuché sur le perron de l'Élysée.] 

 

[...]

L’interview intégrale de Mylène Farmer à découvrir dans TV Magazine

 

 

>>> Mylène Farmer : son album explose les records de vente

Bien lui en a pris, son album s’est déjà vendu à plus de 600 000 exemplaires. Mais quand on lui demande si Laurent Boutonnat est son mentor, Mylène met les points sur les i : la démarche d’un mentor est «personnelle, volontaire, gratuite ». Et Laurent Boutonnat ne mérite pas ce titre. En clair, il travaillait parce qu’il était obligé et sûrement pas à titre bénévole ou amical. Et paf.

Mylène Farmer ne lui en veut pas pour autant. Leur séparation n’est pas qu’une « passade », mais elle en est sûre : elle et lui se retrouveront. Peut-être qu’elle lui chantera Pardonne-moi pour recoller les morceaux.
En tout cas, elle a le sourire. D’ordinaire si distante, Mylène fait même dans l’autodérision en évoquant au cours de l’interview sa chute sur le perron de l’Elysée l’année dernière. On imagine que son orteil va mieux.

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GAI PIED et Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 8 avril 2014

 

12 JANVIER 1987 – Mylène Farmer, la libertine zarbi

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Entretien avec Pablo ROUY

Pourquoi ce premier tube à scandale : « Un, maman à tort, deux, l’infirmière est belle, trois, je l’aime… » ?

- (Evasive) J’aime toujours les plaisirs impolis… Le texte a été un handicap au départ, mais ce côté sulfureux existe même s’il dérange. J’aime ce qu’on m’interdit !

Mylène, je trouve superbe ton premier 30cm « Cendres de lune ». Tu y abordes surtout la sexualité féminine…

- Non, pas la sexualité, mais la sensualité. Ce mot se rapproche plus de moi… Je ne pense pas être une bombe sexuelle ! (Elle rit)

Disons alors les émotions, les vibrations physiques. Pourtant « Vieux bouc » est une espèce de messe noire.

- (Après un long silence) Il m’arrive d’avoir le feu dans les veines. De temps en temps, je suis le Diable !

Alors tu jettes des sorts ?

- Non, non, rassurez-vous ! Mais quand j’étais petite, je modelais des poupées aux effigies de quelques personnes. Je ne les ai jamais percées avec des épingles

Dans « Chloé », on trouve encore l’enfance !

- C’est ma comptine… et aussi l’innocence et la cruauté des enfants. C’est diabolique ! Une petite fille aux yeux bleus et au sourire angélique qui vient vous dire qu’elle a tué sa petite copine…

Est-ce de la sororité ou de la lesbianité ?

- Non, ce n’est pas mon propos. Il serait plus intéressant de poser cette question à l’auteur qui a écrit cette chanson, car c’est un homme. Il a projeté ses fantasmes sur moi.

Parle-moi de toi.

- On peut chanter « Je suis libertine, je suis une catin », et avoir beaucoup de pudeur. Il faut savoir garder des choses qui n’intéressent que vous. Il ne faut pas faire de vivisection de l’artiste. Je n’ai pas à ouvrir mon ventre. S’il y a quelque chose à dire de moi, c’est que je suis une personne très nerveuse, en aucun cas passive. Voilà ! (rires)

Tu crois aux valeurs individuelles comme la sincérité, l’intégrité ?

- Oh la la ! J’ai horreur de ces mots ! Faire ce métier, c’est un manque de sincérité.

Tu aimerais que ton homme reste à la maison ?

- Non, pas du tout ! Je préfère rester avec mon petit singe E.T. qui est déjà suffisamment caractériel…

Si un homme t’agresse sexuellement dans la rue, que fais-tu ?

- Ma main dans la figure ! Je tape ! Vous connaissez l’histoire de cette femme violée par trois hommes ? Ensuite elle a laissé son adresse et son téléphone en leur assurant que ça lui avait bien plu. Elle leur a donné rendez vous chez elle, les a endormis et castrés. C’est le genre de choses que je pourrais faire !

Si c’est une femme ?

- Je lui réponds « Je ne suis pas celle que vous croyez ».

Tu es une fille à pédés ?

- Non. J’aime les gens que j’ai envie d’aimer. Peu importe leur sexualité. Les homosexuels m’ont toujours porté un grand intérêt et de la chaleur. J’en suis ravie, mais je ne vis pas dans leur monde. Il est vrai que je travaille avec des homosexuels et que je m’en porte bien ! (Rires) J’ai très faim. C’est bientôt fini ?

A l’église, tu te marierais comment ?

- Toute nue !

Ton héroïne favorite de roman ?

- Justine, de Sade, évidemment.

Comme pâtisserie, que serais-tu ?

- (sans hésitation) Une religieuse !

Comme fleur ?

- Une tulipe noire.

Si tu étais un poisson ?

-          Je déteste les poissons. J’adore le foie gras.

Sur une île, tu emmènes un seul livre. Lequel ?

- J’hésite. Disons : la moitié des oeuvres de sainte Thérèse d’Avila et la moitié des écrits du marquis de Sade.

La dernière fois que tu as fait l’amour ?

- (faussement offusquée) Je ne réponds pas !

Ton homme idéal ?

- Mickey Rourke.

Avec qui ferais-tu du cinéma ?

- Stanley Kubrick.

Et ta réincarnation ?

- J’étais un petit rongeur et je redeviendrai rongeur !

Tu as déjà fait l’amour dans une sanisette ?

- Non, jamais ! Je vous le jure.

La première fois qu’un garçon t’a dit je t’aime, c’était comment ?

- Il ne me l’a pas dit.

Comment tu dors ?

- Toute nue. J’ai trop faim. C’est fini !

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Mylène Farmer en Pinocchio

Posté par francesca7 le 2 avril 2014

Pinocchio

Lorsqu’il pense à réaliser Sans Contrefaçon, Laurent Boutonnat se trouve devant un choix. Soit donner sa vision du roman en faisant totalement abstraction de la diégese de Carlo Collodi, soit y entre fiel et en garder le rythme, les éléments et les thèmes. En se penchant sur Les Aventures de Pinocchio en rendant hommage à son concepteur original, Laurent Boutonnat a eu du nez…

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Le réalisateur semble avoir voulu s’extraire au maximum de l’œuvre originale. Mais, fidèle à sa grammaire et ses propres symboles, Laurent Boutonnat rend toujours à César ce qui est à César. Donc, si on se penche d’avantage sur son court-métrage, on peut voir dans les détails de décors, de script ou d’histoire de nombreuses références aux éléments décisifs de l’histoire du Pinocchio original. Chaque chapitre du livre trouve sa correspondance dans le film, même si cette retranscription des éléments du roman est adaptée, transposée non chronologiquement.

Il faut être imprégné du film, voir dans le fond du champ, dans les bords, dans tout ce qui donne au film son rythme, son univers et son atmosphère. Pinocchio est partout, et c’est dans ses « abords » qu’il se cache, donnant au film la splendeur fantastique du roman originale de Carlo Collodi. Nous trouverons donc les références au roman chapitre par chapitre, afin de trouver quelle structure Laurent Boutonnat à voulu apporter à son adaptation et avec quels éléments il a fait référence aux chapitres et aux séquences du livre dont il ne se servait pas.   

Nous pourrons aussi voir quels éléments il a transformé et nous en déduirons qu’il n’a pratiquement rien ajouté mais seulement transféré d’une scène à l’autre de l’histoire, la rendant différente (un peu comme Tristana, adaptation de Blanche-Neige et les sept nains de 1987, transposé pendant la révolution russe où Blanche-Neige ne répondait au baiser du « prince charmant » que par une phrase qui la situait pour l’éternité, par la grâce de l’amour du « prince », entre la vie et la mort…

  

Chapitre 1 :             Au début de l’histoire, on situe l’action autour de maître Cerise qui trouve un morceau de bois qui « pleure et rie comme un enfant ». On se rapporte ici à l’ouverture même de Sans Contrefaçon où la marionnette se tourne vers le public pour dire sa phrase d’une voix enfantine « Dis maman… pourquoi je suis pas un garçon ? ». La matière de la marionnette est d’ailleurs indéfinissable, peut-être bois, peut-être cire… La main du marionnettiste est à déjà à l’intérieur de la marionnette, et le coup de projecteur sur sa figure relate le moment où maître Cerise (qui pourrait être présent dans le public par exemple) trouve cet étrange morceau de bois qui ne ressemble encore à rien.  

 

sans28Chapitre 2 :            Ce chapitre relate essentiellement l’offre du bois de maître Cerise à Gepetto qui l’emporte chez lui pour se fabriquer un pantin merveilleux capable de danser, de faire de l’escrime et des sauts périlleux. On retrouve ici la toile de fond du film qui est celle de la bohème, du spectacle itinérant. On se réfère immédiatement à cette image de la marionnette seule en scène, face à un public invisible. On revoit aussi cette ballerine du cirque noir des collines ventées. Tout cela se rapporte à ce à quoi était destinée à priori la marionnette.

Chapitre 4 :            C’est ici qu’apparaît le fameux grillon parleur. On peut mettre en parallèle à cette séquence la scène où le marionnettiste ramasse Pinocchio dans la boue puis se met à lui parler, jouant en quelque sorte le rôle de la conscience de la marionnette, inexistante matériellement dans le film. On voit aussi que les méchants enfants du roman n’aiment guère se faire rappeler à l’ordre par les gens qui en savent plus long qu’eux. Ici on peut établir un rapport avec les deux travestis tenanciers du cabaret qui jettent sous la pluie, pour des raisons inconnues, l’artiste dans la boue. On se doutera de causes méchantes, vu leurs mines réjouies et sadiques, comme par exemple la jalousie d’un talent qu’a le marionnettiste et qui leur fait cruellement défaut.

Chapitre 5 :            Ici nous découvrons l’histoire où Pinocchio a faim et cherche un œuf pour se faire une omelette. Mais au moment fatidique, l’omelette lui fait faux bond en s’envolant par la fenêtre ! Laurent Boutonnat semble s’être inspiré de cet épisode (ou de ce chapitre plutôt puisqu’on parle ici du roman intégral) pour la scène où le marionnettiste voit son pantin volé par la fée. Il lâche alors la gamelle de purée qu’elle lui avait gentiment offerte. La nourriture qu’il attendait tant, tellement on nous le montrait épuisé, s’est envolée devant ses yeux simultanément à la disparition conjointe de sa bienfaitrice et de sa créature inanimée.

Chapitre 6 :            Chapitre où Pinocchio s’endort les pieds sur le réchaud et se réveille le lendemain matin les pieds tout brûlés. C’est cet excès de chaleur qui manque cruellement à l’univers dans lequel les personnages de Laurent Boutonnat sont forcés d’évoluer. La seule pointe de chaleur dans cette atmosphère de plateaux campagnards glacés, de littoral hivernal est humaine. On la trouve dans l’avant dernier plan du film, lorsque le marionnettiste pose sur les épaules de son pantin inanimé sa veste pour qu’elle ne prenne pas froid, ou en espérant qu’elle revivra aussi… 

Chapitre 7 :            Une des scènes tristes du roman où Gepetto rentre chez lui et donne au pantin le casse-croûte qu’il s’était mis de côté. On aurait pu rapporter cette séquence au moment où le marionnettiste mange, mais à aucun  moment il n’offre quoi que se soit à sa marionnette à manger, contrairement au roman. C’est peut-être ce cruel « oubli » qui apporte la malédiction du destin à emporter la marionnette loin de lui.

Chapitre 8 :            Séquence où Gepetto refait les pieds à Pinocchio et vend sa propre casaque pour lui acheter un alphabet. Ce sont ici des éléments dont Laurent Boutonnat ne voulait pas s’embarrasser, laissant l’intrigue de l’alphabet au roman. Le réalisateur, toujours tenu par des impératifs de temps fait concis. Il fait en revanche référence aux pieds de Pinocchio importants ici en les cadrant à part lorsque la marionnette vivante est dans les bras du marionnettiste. Ce plan qui ajoute au mystère accède aussi à une dimension référentielle qui échappera à toute personne n’ayant pas souvenir des détails narratologiques de l’histoire originale.

Chapitre 9 :            Le chapitre du livre où Pinocchio vend son alphabet pour aller au théâtre de marionnette est ici montré à deux reprises pas le 1er théâtre mystérieux où la marionnette se produit mais aussi par l’arrivée de l’homme t de son pantin au cirque. Où on peut remarquer en passant que des marionnettes représentant des animaux ont remplacé les lions dans la cage qui leur était à priori destinée. Le thème de la marionnette est donc usé à plusieurs reprises, parfois en toile de fond, à moitié visible, sans rapport direct avec l’histoire. 

Chapitre 10 :            Épisode un peu à part du roman où les marionnettes reconnaissent leur frère Pinocchio et lui ont fait un accueil grandiose. Mais Mangefeu le marionnettiste sort des coulisses au moment fatidique, et Pinocchio risque de connaître une triste fin. Destin dramatique ici repris dans le film lorsque le pantin est chahuté de mains en mains, en l’air et rattrapé par les divers membres de la troupe du cirque qui se l’envoient comme un vulgaire ballon. A ce moment là de l’histoire on peut se demander vraiment ce qu’il adviendra de cette poupée de cire avec ce marionnettiste un peu incapable qui ne sait guère s’occuper d’elle.   

Chapitre 12 :            Ici le marionnettiste Mangefeu offre cinq pièces d’or à Pinocchio la chargeant de les porter à son père Gepettto. Mais Pinocchio se ravisant, se laisse embobiner par un renard et un chat, et part avec eux. Le double emploi du renard et du chat (la ruse et la légèreté) peut être comparé à celle du marionnettiste de Sans Contrefaçon qui vole à son tour le pantin à la fée vêtue de noir en lui faisant miroiter un amour qui restera éphémère. La marionnette n’aura pas du non plus succomber aux avances de son « manipulateur ». 

 On peut remarquer que Laurent Boutonnat à opéré une sorte de concentration des personnages du roman pour établir ceux de son film. Les actions destinées aux uns et aux autres ne sont plus imputées qu’au marionnettiste et à cette demi-douzaine de personnages secondaires qui peuple son roman. Les actions subissent la même concentration en étant souvent évoquées en un seul plan laconique, qui peut être comparé à un « flash » pour le lecteur familier du roman de Carlo Collodi.

 

Chapitre 13 :            Le chapitre de l’auberge de l’écrevisse rouge prend ici les traits du cabaret du début du film où les deux travestis faisaient figure de Ténardiers devant le pas de leur porte, prêt à décider qui nourrir ou non, détenant un droit de vie sur autrui qu’ils ne méritent pas.

Chapitre 14 :            Ici Pinocchio, faute d’avoir suivi les bons conseils du grillon parleur, tombe sur des brigands. Entremêlement de personnages encore ici car c’est en ignorant le chien lorsqu’il quitte le village que le marionnettiste tombe sur les brigands que représentent les membres du cirque. Brigands qui accéléreront l’engrenage tragique de l’histoire en affolant la fée qui finira par voler le pantin, prise de panique, et qui s’enfuira avec pour lui donner puis lui reprendre la vie.

Chapitre 15 :            La scène où les brigands rattrapent Pinocchio et le pendent à une branche du « Grand Chêne »  n’est pas du tout retranscrite dans le film mais en revanche l’image du « grand Chêne » est omni présente sur le plateau qui surplombe la mer lorsque les roulottes du cirque sont en arrêt. Il n’y a qu’un arbre sur le plateau, ce n’est pas un chêne mais une espèce sans06de bouleau, qui se retrouve dans chaque plan, d’ensemble ou pas, et derrière chaque personnage filmé.  

        

 

Chapitre 16 :    Ici une belle enfant aux cheveux bleus recueille le pantin, le met au lit et convoque trois médecins pour savoir s’il est vivant ou mort. Dans le film on ne sait jamais si la marionnette a le don de la vie ou non. Nous en avons déjà parlé précédemment et étudié ces scènes notamment lorsque la marionnette s’anime sans que le marionnettiste ai mis ses mains dedans et lorsque la marionnette vivante possède toujours ses pieds de bois. 

Chapitre 18 :            Ici dans le roman le renard et le chat emmenant Pinocchio dans le champ des miracles pour lui faire semer ses quatre pièces. Ici c’est d’ordre symbolique que Laurent Boutonnat use de la référence en faisant tomber la marionnette sur la plage. Lorsqu’elle se relève, elle a le visage recouvert de sable comme si elle avait été enterrée. La marionnette est tout ce que possède le marionnettiste, elle est en ce sens comparable aux quelques pièces du roman.

Chapitre 20 :            Ce chapitre relate la rencontre de Pinocchio avec un horrible serpent. Dans le film on peut comparer cette rencontre à celle d’avec le cul-de-jatte pensionnaire du cirque. Mi homme mi-bête il rampe quand il n’est pas tiré sur son chariot. C’est également le dernier personnage du cirque que l’on voit à l’écran. Un choix sûrement pas anodin du réalisateur qui se situe ici uniquement dans le référentiel du roman et aussi de l’histoire du cinéma en citant en quelque sorte le film Freaks (Tod Browning – 1932).

Chapitre 21 :            Ici Pinocchio tombe aux mains d’un paysan qui l’oblige à faire le chien de garde devant son poulailler. Comme cette image de contemplation à la fin du film où le marionnettiste veille sur sa marionnette, sorte de chien de gardien désespéré des sentiments éteints. On voit aussi l’élément du chien en bas de l’écran dans le début du film lorsque l’homme quitte le village. On l’entend également aboyer.

Chapitre 23 :            Pinocchio pleure la belle enfant aux cheveux bleus, puis il rencontre un pigeon qui le transporte au bord de la mer et se jette à l’eau pour porter secours à son père Gepetto. LE pigeon qui guide vers al mer est repris dans le film lorsque l’homme se dirige vers elle sans le savoir. On voit en même temps à l’image un épouvantail et on entend en bruitage (un des seuls du film) le bruit d’un oiseau, comme s’il annonçait la démarche de l’homme et l’amenait sur le plateau qui domine la mer.   

 

Chapitre 26 :     Ici on retrouve l’élément du bord de la mer car dans le roman, Pinocchio et ses camarades de classe vont au bord de la mer voir un terrible requin. Et c’est précisément en ces lieux que se termine l’histoire de Sans Contrefaçon.

Chapitre 30 :     Il fait référence au pays des jouets qui est, dans le film, mêlé au monde de la diégese car il reste peuplé lui-même de ses jouets. Pinocchio le rejoint normalement avec son ami Lumignon qui est dans le film, l’éternel et fidèle marionnettiste.

Chapitre 31 & 32 :      Là où Pinocchio se transforme en âne dans le roman, il ne fait que se transformer en fille dans le film. Double transformation tout de même car à défaut d’être un garçon comme on s’y attend, la marionnette du film devient en plus une fille.   

 Mylène Farmer en Pinocchio dans Les Clips de Mylène sans64

Chapitre 34 :            Dans le roman Pinocchio est jeté à la mer, mangé par un requin et retrouve Gepetto dans le ventre de l’animal, mais redevient un pantin comme avant. Laurent Boutonnat ne garde que ce dernier élément et fait abstraction des autres car le pantin ni la fée ne pénètrent dans la mer. On retrouve en revanche l’image du requin dans le visage du baroque Luc Jamati qui joue le magicien, dans cette tête taillée en fer de lance, anguleux et dure.   

Chapitre 35 & 36 :      Là où dans le roman Gepetto fait redevenir Pinocchio un vrai petit garçon, Laurent Boutonnat stoppe l’histoire juste avant par soucis de gommer tout « happy end » de l’histoire ; comme dansTristana réalisé la même année, dont nous avons déjà parlé pour la même raison.   

Jodel Saint-Marc, le 30 janvier 2002.

 

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Mylène Farmer revient sur la disparation de son père et de son frère

Posté par francesca7 le 5 mars 2014

images (25)Le journal TV Magazine est allé cette semaine à la rencontre d’une des plus mystérieuses et insondables chanteuse française, Mylène Farmer. 

Celle qui a plusieurs fois été disque d’or et de platine en France vient tout juste de dépasser la barre des 600 000 albums vendus pour son dernier opus nommé Bleu noir

Ainsi, dans cet entretien, l’interprète de Sans contrefaçon nous laisse pénétrer dans son intimité et sa vie privée. Ainsi, on en apprend beaucoup sur la manière dont elle écrit ses chanson, sur ses choix de carrière… 

Mais là où ça devient intéressant, c’est lorsque Mylène Farmer nous dévoile ses petits secrets. Ainsi, la chanteuse serait sans cesse confrontée au doute. Cette situation, qui pourrait se révéler déstabilisante, la fait avancer, l’aide à faire face à la pression extérieure. 

De plus, elle nous dévoile également ses blessures les plus profondes. 

« Mon plus grand regret est) de n’avoir pu partager mes émotions avec deux êtres disparus trop tôt de ma vie… Une absence trop présente, dont je souffre chaque jour ». C’est une allusion directe à la mort de son père en 1986 et de son frère en 1996. Ces événements la rongent de l’intérieur et l’empêchent d’atteindre le bonheur absolu, comme elle le souhaiterait. 

Cette entrevue est touchante et permet de mieux comprendre l’univers de cette chanteuse qui remplit inexorablement les plus grandes salles de France. Une chanteuse meurtrie mais qui fait face grâce à sa musique et à son caractère. 

Une interview qui finit sur une touche d’humour puisque lorsque le journaliste lui demande ce qui lui est interdit, la rousse répond : « De chuter sur les marches de l’Élysée !« , en référence à sa mémorable chute de mars 2010 !

 

Paru sur staragora.com/news/mylene-farmer

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Mylène et les dates qui changent

Posté par francesca7 le 1 février 2014

Mylène et les dates qui changent dans Mylène 2013 - 2014 6 Communiqué du label Polydor/Universal : « Polydor dément la rumeur selon laquelle le DVD Live de Mylène Farmer « Timeless 2013″ sortirait le 7 avril 2014. Nous vous informerons de la véritable date de sortie quand celle-ci sera fixée ».

C’est finalement le 7 avril que le nouveau film live de Mylène Farmer devrait arriver chez les disquaires. C’est en tout cas cette date que les bons de précommande envoyés aux magasins mentionnent, en plus d’annoncer différentes éditions qui raviront les collectionneurs. La chanteuse prévoit en effet la distribution de son film « Timeless 2013″ en DVD, en Blu-Ray et dans un coffret un peu plus classieux, sans doute à l’image de celui qu’elle a fait éditer pour la sortie le 9 décembre du double-album live « Timeless 2013″. Un coffret qui a d’ailleurs boosté les ventes du disque à l’occasion des fêtes de fin d’année. 140.000 exemplaires se sont écoulés en seulement deux mois. Un très beau succès pour un live, un format qui généralement ne dépasse pas le seuil des 100.000 ventes en France. 

                                                                                                 1

Le film sur grand écran le 27 mars

La sortie au printemps de ce DVD concorde tout à fait avec les propos et les images que François Hanss poste sur sa page Facebook depuis quelques semaines. C’est lui qui travaille actuellement sur le film, apparemment bouclé. Réalisateur de nombreux clips de Mylène Farmer (« Je te dis tout », « Je te rends ton amour »), François a également travaillé sur les vidéos live des précédents spectacles de la chanteuse, comme « Stade de France » (2010) et « Avant que l’ombre… à Bercy » (2006). Cette sortie concorde également avec la diffusion du film de la tournée, capté à La Halle Tony Garnier de Lyon en septembre dernier, sur grand écran le 27 mars. En partenariat avec Pathé Live, la chanteuse proposera de venir découvrir en avant-première les images de « Timeless 2013 – Le film » à l’occasion d’une séance unique dans plus de 160 salles de cinéma. 40.000 tickets se sont déjà arrachés, deux mois avant l’évènement.

Annoncée en grande pompe en septembre 2012, la tournée « Timeless 2013″ de Mylène Farmer a démarré en septembre dernier par une résidence de dix soirs au Palais Omnisports de Paris-Bercy. En passant par les plus grandes salles de l’Hexagone, la Russie, la Belgique, la Suisse et la Biélorussie, la chanteuse a rassemblé près de 500.000 spectateurs dans les salles en fin d’année dernière. Le spectacle, futuriste et plus lumineux qu’à l’accoutumée, a été l’occasion pour l’artiste de défendre ses deux derniers albums « Bleu noir » et  »Monkey Me ».

article de Jonathan HAMARD

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-90344.html#78t32kHwPgELC83c.99

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Mylène farmer et ses Duos

Posté par francesca7 le 14 janvier 2014

 

MUSE 1Mylène Farmer pourrait bien être de retour plus tôt que prévu. Alors que le film de sa dernière tournée « Timeless 2013″ investira les salles de cinéma le 27 mars, la chanteuse préparerait actuellement son prochain album avec le groupe Muse.

Il y a quelques semaines, des rumeurs ont fait écho d’un possible retour de Mylène Farmer en fin d’année. Selon plusieurs sources proches de celle-ci, un nouveau disque écrit avec le groupe britannique Muse est en préparation. Mais la chanteuse n’est pas du genre à s’étendre ni à révéler ses projets longtemps à l’avance. En 2012, son comeback s’était opéré de manière originale pour créer le buzz, annonçant ainsi la sortie de son neuvième album  »Monkey Me » et le lancement de la tournée « Timeless 2013″. Personne ne s’y attendait… ou presque. En effet, un guitariste avait déclaré quelques semaines plus tôt sur sa page Facebook qu’il travaillait sur un nouveau disque de Mylène Farmer. Le message avait été retiré dans l’heure. 

Un duo avec Matthew Bellamy après des duos avec Moby ?

Cette fois-ci, il semble que la chanteuse ne puisse pas conserver son secret très longtemps. Samedi 4 janvier, un reportage du JT de TF1 évoquant les évènements culturels majeurs de l’année 2014 a mentionné la possible sortie de « nouvelles chansons signées Mylène Farmer en collaboration avec le groupe Muse ». Le journaliste a par ailleurs ajouté que « ce projet encore secret » était bien sûr « source de toutes les rumeurs ». Cette semaine, le site Voici.fr officialise l’information. Selon lui, l’enregistrement de l’album, qui ne devrait pas sortir avant la fin du mois de novembre prochain, aura lieu fin janvier. Les chansons seront comme toujours écrites par Mylène Farmer, en français et en anglais, et les musiques seront composées par Muse. Un duo entre la chanteuse et le frontman Matthew Bellamy serait envisagé et certains titres seraient signés Darius Keeler (Archive), déjà aux crédits de l’album  »Bleu noir » de Mylène Farmer (2010). Darius Keeler avait d’ailleurs composé les musiques de « Light Me Up » et  »Diabolique mon ange », premier extrait du nouvel album live « Timeless 2013″ de la chanteuse.

Si elle se confirmait, cette collaboration entre Muse et Mylène Farmer n’aurait rien de surprenant. Interrogée par Claire Chazal en décembre 2012, la chanteuse avait déjà fait part de son admiration pour Matthew Bellamy. « C’est un artiste que je trouve absolument extraordinaire, époustouflant même » avait-elle confié, précisant que si elle avait un jour une chanson à reprendre, « ce serait « Guiding Light » » de Muse.

Habituée à travailler avec Laurent Boutonnat, compositeur de la plupart de ses tubes et réalisateur d’une bonne partie de ses clips, Mylène Farmer lui a déjà fait plusieurs infidélités par le passé en faisant également appel à RedOne et Moby pour son album « Bleu noir » (« Oui mais… non », « Lonely Lisa »..). La chanteuse a d’ailleurs partagé plusieurs duos avec Moby, notamment le tube « Crier la vie/Slipping Away » repris l’an dernier sur la scène de « Timeless 2013″, dont le film sera diffusé au cinéma le 27 mars 2014.

source : http://www.chartsinfrance.net

 LE FILM

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Muse aurait trouvé sa muse en Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 11 janvier 2014

 

Muse. Une divine surprise qui promet de faire un maxi buzz.

  • Portrait des membres permanents
  •                                                        Muse aurait trouvé sa muse en Mylène Farmer dans Mylène 2013 - 2014 202px-Muse_1_          202px-Dominic_Howard_Muse_Live_In_Toronto dans Mylène et mes BLABLAS         
  •                                                            Matthew Bellamy         Dominic Howard            Christopher Wolstenholme

 

La rumeur courait depuis l’automne mais, depuis que Jean-Pierre Pernaut l’a laissé entendre dans son JT du 2 janvier sur TF1, le doute n’est plus permis. Partenaire de la star, la Une ne pourrait se permettre de faire courir un bruit dénué de fondement. La chanteuse elle-même avait d’ailleurs évoqué Muse en des termes très élogieux. Interrogée par Claire Chazal en décembre 2012, elle avait déclaré à propos de Mattew Bellamy, le leader du groupe : « C’est un artiste que je trouve absolument extraordinaire, époustouflant même. Et, si j’avais une chanson à reprendre, ce serait Guiding Light, que je trouve magnifique ».

Selon nos informations, la star entrera en studio fin janvier,pour enregistrer les titres composés par Muse, dont elle a écrit les paroles, en français et en anglais. L’album, qui ne sortira pas avant novembre, pourrait même contenir un duo avec Mattew Bellamy. Certains titres du disque seront également signés Darius Keeler, du groupe Archive, qui avait déjà écrit la partition de Diabolique Mon Ange pour la star – l’extrait choisi pour son dernier album live.

A 52 ans, après trente ans de carrière (qu’elle fêtera en mars prochain),Mylène Farmer, dont les derniers albums composés par Laurent Boutonnat avaient reçu un accueil critique mitigé, prouve son désir de surprendre musicalement. Mylène Farmer/ Muse ? C’est vrai que ça semble une rencontre improbable. Mais en même temps, on a vraiment hâte d’entendre ça…

FR Music – C’est la très bonne surprise de ce début d’année. Après le succès immense de sa tournée «Timeless 2013», Mylène Farmer se lance déjà dans de nouveaux projets. Pour cela, la chanteuse a décidé de s’entourer de l’un des groupes de pop rock les plus célèbres du moment : Muse.

Selon plusieurs rumeurs, dès la fin du mois, elle entrera avec Matt Bellamy et ses acolytes en studio. S’ils ont composé les mélodies, Mylène Farmer a écrit les paroles en français et en anglais. Un duo pourrait même être enregistré avec le leader du groupe. Enfin, on retrouvera également sur le prochain opus, la patte de Darius Keeler d’Archive, déjà à l’origine de «Diabolique Mon Ange».

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Un faible pour Muse : Si Mylène Farmer a déjà travaillé avec les plus grands, dont Moby ou RedOne, elle semble avoir un très sérieux faible pour Muse, et particulièrement pour Mattew Bellamy. «C’est un artiste que je trouve absolument extraordinaire, époustouflant même. Et, si j’avais une chanson à reprendre, ce serait ‘’Guiding Light’’, que je trouve magnifique», confiait-elle déjà il y près d’un an à Claire Chazal. C’est d’ailleurs sur le plateau de TF1, que les premiers bruits rapportant une collaboration entre Mylène Farmer et Muse sont nés.

Depuis quelques années, la chanteuse alterne entre les duos très novateurs avec de jeunes artistes, et le confort de la création toujours riche avec Laurent Boutonnat. Cela semble lui réussir car autant «Bleu Noir» sorti en 2011 que «Monkey Me» paru deux plus tard ont affiché de très bon chiffres de ventes. De bonne augure pour son duo avec Matt Bellamy.

 source http://www.nrj.fr

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Faire Noel avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 19 décembre 2013

 

images (1)Cinquième Noël avec un album pour Mylène Farmer. Après « Point de suture » en 2008, l’album live « N°5 On Tour » en 2009, « Bleu Noir » en 2010, le best-of « 2001-2011″ il y a deux ans et « Monkey Me » à l’automne 2012, la chanteuse rousse a publié le 9 décembre dernier son nouvel album live, « Timeless 2013″. Pour promouvoir ce disque, Mylène Farmer a choisi d’exploiter un titre vieux de trois ans.

 En effet, l’artiste a opté pour « Diabolique mon ange », l’un des titres présents sur « Bleu Noir », son huitième disque studio sorti en 2010. Et pour illustrer cette ballade qui accompagne l’album live, Mylène Farmer a réuni des images du film de sa tournée, réalisé par François Hanss (qui a déjà signé les vidéos de « Je te rends ton amour », « Innamoramento », « Redonne-moi » et « Je te dis tout » pour la chanteuse).

 Néanmoins, il va falloir patienter encore un peu avant de découvrir le « Timeless 2013″ en images dans son intégralité. Le concert sera proposé dans de nombreuses salles de cinéma le 27 mars 2014 prochain. L’ouverture des billetteries pour cet événement aura lieu ce vendredi. Une sortie physique en DVD et Blu-Ray pourrait avoir lieu dans la foulée.

Afin de promouvoir son album live « Timeless 2013″, Mylène Farmer a dévoilé la vidéo de « Diabolique mon ange », titre vieux de trois ans.

Image de prévisualisation YouTube

 

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rétrospective sur le Timeless 2013

Posté par francesca7 le 19 décembre 2013

 

2014 mylene-farmerMylène Farmer donnait le coup d’envoi de sa tournée Timeless 2013. La star débute par dix dates au Palais Omnisports de Paris Bercy avant d’embarquer son show futuriste dans l’hexagone et à l’étranger. Dimanche, Mylène Farmer entamait son deuxième jour après avoir répondu aux questions de Laurent Delahousse - une interview diffusée lors de son JT de 20 heures – au moment même où elle montait sur scène pour une représentation à laquelle nous avons assisté.

Cercueil climatisé

Pour son grand retour sur scène samedi, après quatre ans d’absence, Mylène Farmer a vécu de « très émouvantes retrouvailles » avec son public. Dans un Bercy plein à craquer, un spectateur un peu particulier en la personne de Laurent Delahouse. Le beau gosse du JT de France 2 assistait au show avant d’interviewer la chanteuse pour son 20 heures de dimanche. Visiblement sous le charme, Laurent Delahousse n’a guère bousculé l’idole qui lui a répondu avec la simplicité qu’on lui connaît. Il y était question de discrétion, celle de Mylène Farmer qui peut entraîner « beaucoup de commentaires« , parfois « violents« . Il y était question de ce qu’elle ressent sur scène. « C’est probablement le moment où j’ai un vrai sentiment de liberté, pas d’entrave, pas de tabou. » La star s’amuse également des fantasmes qu’elle suscite en indiquant qu’elle dort bien dans un cercueil et que celui-ci est climatisé.

Six mois d’entraînement

Il a fallu un an à l’artiste et son complice Laurent Boutonnat pour mettre en scène le spectacle Timeless. Mylène Farmer s’entraînait physiquement depuis six mois pour ce retour, le temps pour elle d’imaginer les chorégraphies et de se préparer avec ses danseurs. La scénographie a été confiée au regretté Mark Fisher qui a livré pour la star un décor à la fois futuriste et minimal, un immense plateau, un vaisseau spatial et des invités surprises : des robots articulés aux mouvements surprenants. Décédé dans son sommeil le 25 juin dernier, Mark Fisher a conçu ses dernières années les décors du MDNA Tour de Madonna et ceux du Born This Way Ballde Lady Gaga. Il n’aura pas la chance de voir sa machinerie de rêve prendre vie grâce à Mylène Farmer et son public.

Dimanche soir, Mylène Farmer est montée sur scène vers 20h50. Dans la salle, des personnalités comme Orelsan, Julien Doré,Isabelle Boulay, Caroline Loeb et le cinéaste François Ozon qui n’a pas caché son enthousiasme. Mylène Farmer fait son apparition au coeur d’une porte étincelante donnant sur l’immensité stellaire. On pense un peu à Stargate, mais les étoiles sont surtout dans les yeux des 15 000 spectateurs comme soufflés par l’arrivée de la star. À 52 ans – jeudi 12 septembre – Mylène Farmer livre un spectacle à la mise en scène pointue d’une grande élégance, où seule sa voix semble compter. Ses musiciens sont parfois cachés et il n’y a alors plus qu’elle sur cet immense plateau, magnifiquement habillée par son complice Jean-Paul Gaultier, pour tenir ce Bercy gigantesque.

Collection de tubes

Mylène Farmer fait son entrée sur À Force de, extrait de l’album Monkey Me (2012) écoulé à 450 000 exemplaires. La première partie de son show est composée de quelques-uns de ses plus grands tubes des dix dernières années. Les fans ont même droit à un duo virtuel avec Moby surSlipping Away. Après un interlude impressionnant durant lequel les robots assurent une étrange chorégraphie (on a rarement vu autant d’écrans de téléphone portable braqués sur une scène), Mylène Farmer revient avec Gary Jules, première surprise du show, pour chanter Mad World etLes Mots (duo qu’elle interprétait à l’origine avec Seal). Elle rejoint ensuite son directeur musical,Yvan Cassar, installé au piano pour deux chansons piano-voix à fleur de peau, Et pourtant et Je te dis tout.

Nouvelle pause et nouveaux costumes. Mylène Farmer revient en rouge pour communier avec ses 15 000 fans sur Désenchantée. Un classique des spectacles de la chanteuse qui soulève la foule. Durant le reste du show, plus personne n’osera se rassoir, car elle enchaîne les tubes Sans contrefaçonBleu Noir, Je t’aime mélancolie (grand moment) et XXL. En réécoutant ses chansons, on prend la mesure de l’importance de la chanteuse dans le paysage pop français et dans notre vie, si l’on a eu la chance de grandir avec ses premiers tubes. En plus d’un catalogue solide, c’est une artiste qui met sa voix sur la table (quelles que soient ses petites faiblesses) et ne fait pas de son spectacle une démonstration sportive et acrobatique. Timeless est à la mesure de son talent : mature.

30 ans de carrière

images (6)Quand elle annonce une nouvelle surprise à ses fans, Mylène Farmer ajoute avec humour : « Oui, c’est la même qu’hier soir. » Quand bien même, on est beaucoup à hurler de plaisir en entendant les premières mesures de Maman à tort, son premier 45 tours sorti en 1984. Ce n’est pas le seul clin d’oeil de Mylène Farmer à ses débuts : elle portait un catogan de chevalier d’Eon et durant l’interlude on pouvait entendre le Trio pour piano et cordes n° 2 de Franz Schubert utilisé par Stanley Kubrick dans son film Barry Lyndon, référence principale de Boutonnat et Farmer pour le diptyque Libertine et Pourvu qu’elles soient douces.

En rappel, elle craint de ne pouvoir aller au bout d’Inséparables et de l’inusable Rêver. Mais si ses yeux trahissent son immense émotion et son trouble, sa voix tiendra le spectacle du début à la fin. Elle disparaît alors dans une colonne de fumée. Le Timeless Tour, tournée ambitieuse de tous les records, ne fait que commencer. Plus de 420 000 spectateurs applaudiront Mylène Farmer jusqu’en décembre.

 

 

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Le DVD live « Timeless 2013″ au printemps

Posté par francesca7 le 17 décembre 2013

Le rendez-vous est pris le 27 mars 2014 selon le label Polydor/Universal de Mylène Farmer. En revanche, la liste officielle des complexes participant à l’évènement n’a pas encore été dévoilée. Il faudra se montrer patient jusqu’au vendredi 20 décembre pour en savoir un peu plus. C’est à cette date qu’est programmée l’ouverture de la billetterie.

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aujourd’hui j’ai lu en avant première sur le site http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-89625.html ceci : 

le film « Timeless 2013″ en avant-première le 27 mars 2014

Entamée par une résidence dans la capitale début septembre, la tournée « Timeless 2013″ de Mylène Farmer s’est terminée le 6 décembre à Nice. La chanteuse en propose l’audio à travers un double-album live publié la semaine dernière, et fait monter la pression autour de la sortie du film au printemps prochain en annonçant sa diffusion dans les salles de cinéma le 27 mars 2014.

Le DVD de la dernière tournée de Mylène Farmer, capté à la Halle Tony Garnier de Lyon à la fin du mois de septembre, sera sans l’ombre d’un doute commercialisé dans la foulée. Il est le fruit d’un long travail de sélection des images, réalisé par François Hanss, proche de la chanteuse puisqu’il a déjà œuvré sur ses précédents DVD live « Mylenium Tour » (2000), « Avant que l’ombre… à Bercy » (2006) et « Stade de France » (2010). On doit également à François Hanss plusieurs clips de Mylène mylene-farmer-pochette-diaboliqueFarmer dont ceux des titres « Je te rends ton amour » et « Je te dis tout », mais également celui de son nouveau single live « Diabolique mon ange », dévoilé vendredi dernier à l’occasion de la sortie de l’album de la même tournée lundi 9 décembre dernier.

Décliné en trois formats, l’album « Timeless 2013″ comporte la plupart des titres interprétés sur scène par la chanteuse durant les quatre derniers mois. La setlist de ce show futuriste présente une majorité de chansons extraites de ses deux derniers albums  »Bleu noir » (2010) et  »Monkey Me »(2012), ainsi que quelques tubes plus anciens tels que « Désenchantée » et « Sans contrefaçon ». Beaucoup regretteront néanmoins de ne pas voir figurer sur les supports l’intégralité des titres interprétés, dont « Et pourtant » et « Elle a dit ».

 

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Clip de « Diabolique mon ange »

Posté par francesca7 le 14 décembre 2013

 : Mylène Farmer dévoile les images de « Timeless 2013″

Après « Monkey Me », place à « Diabolique mon ange ». C’est le titre que Mylène Farmer a choisi pour assurer l’exploitation de son nouvel album live « Timeless 2013″. Découvrez son clip sur Pure Charts !

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Va-t-elle faire plier Stromae avec son nouvel album live ? Le chanteur belge caracole en tête du Top Albums avec « Racine carrée » depuis 14 semaines, et personne ne semble en mesure de lui passer devant. A moins que… Mylène Farmer publie cette semaine « Timeless 2013″, la captation audio de son dernier spectacle, dont elle a extrait le titre « Diabolique mon ange ». Envoyé aux radios il y a quelques jours dans une version raccourcie, le nouveau single de Mylène Farmer est à présent doté d’un clip tiré du film « Timeless 2013″, actuellement en cours de montage en vue d’une commercialisation en début d’année prochaine.

Quelques images de ce film ont été dévoilées à travers un teaser vidéo accompagnant le double-CD. Le public a donc droit à de nouvelles images du film « Timeless 2013″ avec ce clip, sur le même principe qu’en 2009 avec la sortie de l’album live « N°5 on Tour ». Il y a quatre ans, la chanteuse proposait le clip live de « C’est dans l’air ». Cette fois-ci, c’est donc avec le titre « Diabolique mon ange », paru en 2010 sur l’album « Bleu noir », qu’elle entend défendre son nouveau disque.

Cependant, il ne devrait pas être beaucoup diffusé, les radios ayant déjà très peu soutenu les singles « A l’ombre »« Je te dis tout » et « Monkey Me », extraits du dernier album « Monkey Me » de Mylène Farmer. D’autant plus que les morceaux enregistrés en public sont généralement boudés par les programmateurs. La chanteuse devra donc compter sur son clip signé François Hanss, à travers lequel le public découvre véritablement la scène de « Timeless 2013″.

 Découvrez le nouveau clip « Diabolique mon ange » de Mylène Farmer : http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-89502.html

Résolument moderne, le show « Timeless 2013″ tranche avec les précédents spectacles de Mylène Farmer, plus sombres. La chanteuse, qui a évolué vocalement, excelle sur le titre « Diabolique mon ange », tout comme sur « A force de » et « Bleu noir ». Parmi les points forts de cette tournée : l’entrée en scène, laissant imaginer que la chanteuse débarque sur terre en descendant de son vaisseau spatial, les robots dansants qu’il l’accompagnent sur « C’est une belle journée » et « Inséparable », et la reprise chaque soir du titre « Mad World » en duo avec l’Américain Gary Jules, présent à ses côtés. « Timeless 2013″ a rassemblé 500.000 spectateurs et devrait continuer de faire rêver les fans de la chanteuse, qui craignent qu’il s’agisse de sa dernière tournée.

par Jonathan HAMARD

Publié dans Les Clips de Mylène, Mylène 2013 - 2014, Mylène en VIDEOS | Pas de Commentaires »

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