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AVANT QUE L’OMBRE… À BERCY DÉROULEMENT DU SPECTACLE

Posté par francesca7 le 29 novembre 2015

 

Ce cri qui introduisait le spectacle en introduit aussi le film, sur des images du « rideau de scène », ou plutôt des gigantesques portes qui la cachent encore aux yeux du public. Ce sont en effet deux lourdes portes baignées d’éclairages dorés qui se présentent au public, lui-même baigné d’éclairages d’un rouge oppressant. Au milieu de la salle se trouve une seconde scène en forme de croix, posée au milieu de la fosse. Une musique inquiétante et mystérieuse se fait entendre, constituée de grondements sourds et de chants religieux dignes de l’album « Cendres de lune ».

 BERCY2

C’est l’Introduction. La pression monte du côté du public de ces treize dates exceptionnelles, treize représentations uniquement à Paris-Bercy. Alors que les grondements se font de plus en plus sourds, les lumières s’éteignent brusquement, déclenchant à nouveau les cris du public. La musique va crescendo, jusqu’à l’explosion… « SHUT UP !! ». Un sarcophage futuriste s’illumine des hauteurs de la salle, au-dessus du transept de la croix posée au milieu de la fosse. Mylène est allongée à l’intérieur, yeux clos. Le caisson descend lentement, tandis que des éclairs et des coups de batterie semblables à des explosions traversent la salle. Le sol de la scène centrale en forme de croix est tapissé d’un écran retranscrivant des images évoquant un cœur humain, images signées Alain Escalle, comme toutes celles du show. Lorsque le sarcophage est posé sur la croix, six hommes vêtus de longues robes violettes montent sur la croix, et entourent le sarcophage dans lequel Mylène gît, endormie. Après l’avoir débarrassé des chaînes qui l’ont fait descendre, ils soulèvent le sarcophage et le portent en direction de la scène principale, toujours masquée par ses lourdes portes. Au fil de leur marche, une passerelle reliant les deux scènes descend du plafond. Au moment où les porteurs posent le pied sur la première marche de cette passerelle, les portes s’ouvrent enfin avec fracas, laissant entrevoir dans un éclair aveuglant un escalier sans fin, et deux écrans reprenant les images projetées sur la scène centrale en forme de croix. Arrivé sur la scène principale, les porteurs posent leur fardeau sur un socle, puis se retirent en coulisses. Sous les yeux du public, émerveillé par une telle entrée, le socle se relève lentement à la verticale. L’image de Mylène à l’intérieur, les yeux toujours clos, se relevant lentement, est projetée en live sur l’écran gauche de la scène. Et brusquement, elle ouvre les yeux, comme si les cris du public lui avaient insufflé la vie… Le sarcophage s’ouvre, libérant Mylène tout sourire, qui adresse un signe de main à la foule en délire. 

Et c’est parti pour le voyage… Le voyage semble être le fil conducteur du spectacle, une idée empruntée à Guy de Maupassant, dont une citation figure dans le livre du spectacle. « Le voyage est une espèce de porte par où l’on sort de la réalité connue pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve ». Mylène, renvoyée sur terre et ressuscitée treize fois de suite par son public, va donc nous faire voyager dans son monde, ses tableaux…

Mylène commence à chanter Peut-être toi, dans de très beaux éclairages rouge et or. Sa tenue est pour le moins originale, constituée d’une culotte, d’un soutien-gorge et de bottes couleur or, sertis de pierres précieuses. Par-dessus, Mylène porte une cape couleur or également, constituée de fines lanières qui volent derrière elle. Ce titre dynamique est repris par le public, et Mylène le termine avec les fameux « Pam pam pam, padadadam pam… ».

Les accords de guitare qui introduisent la chanson suivante sont rythmés par des éclairages violets qui se lèvent et se baissent en rythme. Parallèlement à cela, une partie de la scène, celle où se trouvent le directeur musical Yvan Cassar, le batteur Abraham Laboriel et le percussionniste Nicolas Montazaud, s’élève lentement, laissant apparaître guitaristes, bassiste et choristes. La scène s’éclaire de bleu lorsque le riff de XXL se déchaîne. Mylène interprète ce titre avec beaucoup de justesse, tandis que les écrans géants derrière elle retransmettent des images live. A la fin de la chanson, Mylène fait reprendre le refrain au public après lui avoir dit bonsoir.

 BERCY

Retour au calme pour Dans les rues de Londres. Les écrans derrière Mylène diffusent des images d’une silhouette dansante superposée avec une écriture manuscrite… Des éclairages reprenant une rue pavée sont projetés sur l’immense escalier sans fin qui fait office de décor. Mylène interprète ce titre en toute sobriété, se déplaçant le long de la scène, tandis que la scène est éclairée dans des tons dorés. A la fin de la chanson, nous découvrons que les écrans mobiles sont quatre en réalité, qui peuvent bouger, se séparer, se rassembler…

Un bruit de C.B. retentit dans la salle. Le public reconnaît immédiatement California. Les écrans et la scène centrale se recouvrent de la mention « Crime scene – Do not cross ». Mylène apparaît en hauteur, sur la première partie de l’escalier du décor, dans une ambiance très sombre, rougeoyante. L’escalier avance lentement vers l’avant de la scène, et Mylène le descend en rythme avec la chanson. Elle effectue une prestation toute en sensualité de son tube de 1996. A la fin du titre, elle ne manque pas d’adresser un clin d’œil au public sur un langoureux « So ssssex… » !

Un tampon élève Mylène au-dessus de la scène tandis que retentit le rythme saccadé de Porno Graphique. Mylène effectue une chorégraphie géniale totalement barrée, faite de mouvements aussi saccadés et « autistiques » que la chanson, faite de déhanchés suggestifs et de mouvements brusques. Dans une ambiance rougeoyante (encore !), des images d’une opération à vif sont projetées sur les écrans réunis. Au trois quarts de la chanson, sept hommes font leur apparition sur scène, en haut de la première partie de l’escalier du décor. Ce sont Los Vivancos, groupe de danseurs flamenco, espagnols donc. Ils restent immobiles jusqu’à la fin de la chanson où Mylène lâche « T’as pas un p’tit mojito ?! » avant de s’échapper en coulisses. Ils prennent alors possession de la scène pour un interlude flamenco endiablé, fait de claquettes et d’acrobaties, sur un instrumental hispanisant de « Porno Graphique ». Puis le noir se fait…

Une petite mélodie enfantine se fait entendre doucement, tandis que la salle est baignée d’éclairages bleu sombre. Puis les premières notes de Sans contrefaçon retentissent, déclenchant les cris de délire du public. Huit danseuses sont positionnées sur scène, encore immobiles. Elles sont vêtues de pantalons noirs, de vestes à carreaux (comme il se doit pour cette chanson !) colorés et chapeaux haut-de-forme rouges. L’intro se déchaîne, guitare, percussions, Mylène arrive en fanfare du côté droit de la scène, vêtue également d’un haut-de-forme bleu marine, ainsi que d’une petite robe noire à plumes très courte dotée d’une sorte de traîne froufrouteuse, noire également. Mylène et ses danseuses effectuent la chorégraphie bien connue de la chanson devant un public déchaîné, tandis que de superbes éclairages balaient toute la salle. Les écrans des deux scènes projettent des images d’une marelle remplie des symboles masculin et féminin tournant sur eux-mêmes. Mise en scène très réussie. Mylène fait reprendre le refrain au public à plusieurs reprises…

Retour au calme avec une version plus lente et plus sensuelle de Q.I. Les danseuses retirent leur pantalon, leur veste et leur chapeau, dévoilant une petite combinaison noire des plus sexy. Mylène retire également son chapeau et sa traîne. Mylène et ses danseuses effectuent une nouvelle chorégraphie sensuelle et plutôt originale, inspirée du Lac des Cygnes. Le public est enthousiaste, notamment sur la fin de la chanson « Ton Q.I, mon Q.E, ton Q.I, C.Q.F.D… ». Mylène remercie le public, puis reprend cette conclusion de la chanson en chœur avec lui, tandis que les danseuses effectuent de larges mouvements avec les bras.

Déjà, l’intro de C’est une belle journée retentit, et nouveau moment de liesse dans la salle pour le public qui reprend à tue-tête le refrain avec Mylène. Celle-ci, toujours accompagnée de ses huit danseuses, effectue la chorégraphie du titre présentée à la télévision quatre années plus tôt. Les écrans diffusent des dessins animés tirés du clip, accompagnés d’une multitude de lettres C.U.B.J., les initiales de la chanson. A la fin de la chanson, Mylène retourne en coulisses, tandis que les musiciens jouent un instrumental orientalisant, pendant lequel les Los Vivancos arrivent une nouvelle fois sur scène, pour effectuer un nouvel interlude flamenco/claquettes. Puis le noir se fait…

Un orage éclate dans Bercy. Des éclairs flashent toute la salle, tandis que le tonnerre, la pluie et le chant des cigales retentit. Sur la scène centrale en forme de croix, une trappe se retourne sur elle-même, laissant apparaître un piano à queue. Yvan Cassar s’avance sur la scène centrale, sous les applaudissements du public. Il s’installe au piano et débute une introduction que l’on reconnaît comme étant celle de Ange, parle-moi. La voix de Mylène se fait entendre. Mais où est-elle ? Elle est perchée dans un chandelier immense aux flammes en plastique, qui survole le côté gauche de la salle. Le chandelier parcourt ainsi la moitié de la salle, rapprochant Mylène des spectateurs assis de ce côté-ci des gradins. La foule est réellement en délire, on entend peu Mylène tant les cris sont nombreux. Mylène reste imperturbable et termine la chanson, ici dans une jolie version en piano-voix, en se posant au milieu de la scène centrale. Elle descend du chandelier, qui remonte au plafond. Elle porte une nouvelle tenue constituée d’un corset violet, d’un haut transparent passé par-dessus, et de cuissardes bleues. La chanson finie, le public réserve une standing ovation à Mylène, qui semble ne pas en revenir…

La chanson suivante est Redonne-moi, que Mylène interprète visiblement très émue. Dès le second couplet de la chanson, elle peine à finir ses vers. Le public ne manque pas d’aider Mylène et de l’applaudir. Yvan conclut joliment la chanson avec une reprise inédite au piano, durant laquelle Mylène reçoit un bouquet de fleurs du public. Elle lui dit : « Ce sont des moments tellement émouvants pour moi… Merci beaucoup… ».

Toujours sur la scène centrale, Mylène continue ce tableau « émotion », plus proche que jamais de son public. Bercy n’a jamais semblé si intimiste… Elle enchaîne avec Rêver. Dès la fin de l’intro, elle demande à Yvan, submergée par l’émotion : « Donne-moi une seconde… Pardon… ». Tandis que l’écran de la scène du fond retransmet toujours des images live de Mylène, de magnifiques éclairages habillent la chanson. Des colonnes de lumière s’élèvent tout autour de la scène centrale en forme de croix, tandis que Mylène interprète une de ses chansons les plus connues et aimées du grand public. On entend d’ailleurs nettement son public chanter avec elle lors des refrains. Le public reprend également en cœur le refrain lorsque Mylène le lui demande à la fin de la chanson. « C’est une chanson qui vous va si bien… Alors je vous laisse la chanter pour moi »…

L’obscurité grandit pour L’autre… que Mylène interprète encore une fois en toute sobriété, en communion totale avec le public, aussi ému qu’elle. Vers la fin de la chanson, après que la plupart des musiciens l’aient rejointe sur la scène centrale, elle fait monter une fan sur scène, parcourt un peu la croix avec elle puis la serre dans ses bras, concluant la chanson par : « C’est un ami… C’est lui… C’est lui… C’est vous… ».

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Dès que les premiers accords de Désenchantée sont plaqués par Yvan, un cri de délire inonde Bercy. Les danseuses de Mylène, en pantalon noir et en haut violet, la rejoignent sur la scène centrale. Elles effectuent avec Mylène la chorégraphie d’origine du titre, tandis que les écrans des deux scènes projettent des images psychédéliques de toutes les couleurs. Au fur et à mesure que la chanson avance, les éclairages sont de plus en plus fous. A la fin de la chanson, des torrents de lumières de toutes les couleurs déferlent dans tout Bercy. Le public, quant à lui, est euphorique. Mylène interprète son plus gros tube, son hymne, au milieu de la salle, au milieu de son public. Comme pour « Rêver », on le distingue bien chanter avec Mylène sur les refrains. En réalité, dans la salle, il chantait plus fort qu’elle… Lors du pont de la chanson, les musiciens restant passent d’une scène à l’autre par la passerelle, une nouvelle fois descendue. Après une multitude de refrains, la chanson se termine et les danseuses retournent sur la scène principale. Mylène reprend le refrain plusieurs fois avec le public, puis présente les musiciens qui l’accompagnent. Après avoir été présentés, ceux-ci retournent sur la scène principale. Puis Mylène va les rejoindre lentement, en reprenant une nouvelle fois le refrain de la chanson avec le public. Sur la passerelle entre les deux scènes, elle se penche pour adresser un petit signe au public juste en-dessous. Puis la musique explose à nouveau et un nouveau refrain est repris.

Retour au calme avec Nobody knows, que Mylène interprète en faisant de simples mouvements de bras et de tête. Les écrans, devant lesquels une sorte de tissu transparent a été descendu, diffusent des images oniriques dans des tons jaunes. Les éclairages rouges et jaunes balaient la salle. Mylène retourne dans les coulisses tandis que les musiciens et notamment Yvan Cassar concluent la chanson par un air mystérieux constitué d’arpèges.

Pour Je t’aime mélancolie, de longues colonnes de tissu descendent du plafond de la scène. A l’intérieur de certaines d’entre elles, Eric Chevalier le claviste, Mylène et quelques danseuses. Les autres sont disposées plus au devant de la scène. Dans une version assez similaire à celle du Tour 96, Mylène ré-interprète cette chanson avec la chorégraphie d’origine, en dépit de son micro qu’elle porte à la main. Dès le premier refrain, elle sort de sous la colonne de tissu. Elle est vêtue une nouvelle tenue : culotte et soutien-gorge en dentelle noirs, par-dessus lesquels elle porte une veste en dentelle noire également.

Interprétation toute en simplicité et en sensualité pour L’amour n’est rien…. Mylène évolue sur scène, jouant avec ses musiciens, notamment ses deux choristes et son bassiste. De jolis éclairages mettent en valeur les colonnes de tissus qui ont libéré toutes les personnes qui étaient à l’intérieur… Lors des derniers refrains de la chanson, ceux-ci montent et descendent en rythme avec la chanson.

Quelle surprise que cette nouvelle interprétation de Déshabillez-moi ! On peut dire que Mylène vit la chanson… Devant un pied de micro, elle joue avec lui et avec le public, multipliant les grimaces, les poses lascives. Sans oublier l’énorme cri qu’elle pousse… Interprétation magistrale de ce classique de Juliette Gréco !

Retour au calme avec Les mots. De magnifiques projections de roses ornent les deux côtés de la scène. Des images de pluie sont projetées sur les écrans, scindés en deux. Mylène chante son premier couplet. Pour le couplet de Seal, surprise, Abraham se lève et c’est lui qui va rejoindre Mylène. Remplaçant de treize soirs, il donne une nouvelle dimension à la chanson en interprétant superbement cette chanson avec une belle voix rauque. Mylène et Abraham semblent très complices et avoir beaucoup d’affection l’un pour l’autre. Mylène le gratifie d’ailleurs d’un smack sur la bouche à la fin de la chanson…

Fuck them all bénéficie d’une mise en scène très étudiée et très colorée. Les Los Vivancos sont de retour sur scène, l’un deux enserrant Mylène dans ses bras. Ils se retournent lentement vers le public au moment de l’intro. Les danseuses sont également présentes sur scène, habillées en geishas. Toute la troupe effectue une chorégraphie inédite, tandis que les écrans diffusent des images évoquant l’Espagne, avec beaucoup de rouge, des images de toréadors, des coupures de journaux… Lors des derniers refrains, la passerelle descend une nouvelle fois relier les deux scènes. La chanson finie, toute la troupe passe sur la scène centrale, au rythme de percussions et des « Fuck them all » qui résonnent dans toute la salle. Mylène présente les danseurs : « Ils sont tous frères, ils sont tous espagnols, ils dansent magnifiquement bien, ils s’appellent Los… Mylene_FarmerVIVANCOS !! ». Puis elle retourne vers les danseuses : « Elles viennent toutes de New York, je suis très très heureuse de travailler avec elles, elles sont toutes plus jolies les unes que les autres, ce sont les danseuses !! ». Tout le monde retourne sur la scène principale, seule Mylène reste… « Et merci à vous, un immense merci !! ». Explosion de guitares. Mylène tournoie sur la scène centrale, au milieu de son public qui l’acclame. On sent les larmes lui monter aux yeux… Elle retourne sur la scène principale. « FUCK THE ALL ! ». Le noir se fait.

Cris du public lorsque Mylène est de retour sur scène. Elle est vêtue d’une nouvelle tenue, un magnifique manteau rouge sang brodé d’or et de perles. Un véritable rideau d’eau coule devant la scène. L’image de Mylène en live est projetée dessus. L’effet est magnifique. Les premières notes de Avant que l’ombre… débutent. Mylène interprète la chanson visiblement émue. Lors des derniers couplets, le rideau se sépare en deux, laissant Mylène passer devant. « Mais laisser le passé, redeve…nir le passé… passé… ». Et à chaque fois que Mylène prononce le mot « Passé », celui tombe du rideau d’eau, constitué de gouttelettes d’eau. L’effet est grandiose, magnifique. C’est la première fois au monde que cette technologie est utilisée. Le public est scotché. Mylène termine la chanson, puis lorsque débute le long instrumental qui conclut la chanson, elle se dirige vers l’escalier sans fin du décor, maintenant orné d’immenses chandeliers dont le pied est sculpté de cobras. Tandis que le rideau laisse maintenant s’échapper la silhouette de Mylène (celle de l’affiche du spectacle), celle-ci monte lentement, très lentement, les marches de cet escalier sans fin. Arrivée à mi-chemin, elle ôté son long manteau rouge, se retrouvant presque nue. Arrivée tout en haut de l’escalier, dans la fumée, elle se retourne et lève la main en direction du public. Elle n’est plus qu’une silhouette lointaine en haut de cet escalier. Le public, abasourdi, répond au signe de main que lui adresse Mylène. Puis lentement, les lourdes portes qui cachaient la scène commencent à se refermer sur elle et sur Mylène, la main toujours levée. Sa silhouette se découpe toujours dans le rideau d’eau. Avec un immense fracas, les portes se referment définitivement. Le dernier plan du film nous montre les fans en pleur devant ce final incroyable et particulièrement fort en émotions…

 SOURCE  / http://www.innamoramento.net/

Publié dans Mylène 2005 - 2006, Mylène Tour BERCY 2006 | Pas de Commentaires »

Commentaire sur Avant que l’ombre…à Bercy

Posté par francesca7 le 25 novembre 2015

Oh chouette, encore un live de Mylène Farmer ! Franchement, merci, c’est génial, c’est pas comme si ça faisait déjà le quatrième de sa carrière pour six albums studio sortis !

 

Bercy

Bon. Mieux vaut se calmer, retranscrire de la colère dès le début d’une chronique n’est pas une chose à faire. Mais tout de même, Farmer a-t-elle besoin de tirer un album live de chacune de ses tournées ? Peut-être pas elle, mais Polydor, si. La filiale d’Univers Sale est tombée sur une magnifique poule cendrée aux oeufs d’or, pas question de la lâcher ou de ne pas l’exploiter à fond, voire plus. Et hop, en décembre 2006, comme tant d’autres albums de la discographie de la rousse, Avant que l’ombre…à Bercy déboule chez les disquaires.
Le mot « Bercy » a dû faire sursauter bien des fans de Farmer. En effet, impossible de ne pas ignorer qu’un précédent live a été enregistré au Palais Omnisports de Paris-Bercy. Et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agissait du meilleur live de Farmer, le maitre-étalon de ce que devrait être un live idéal. Il n’en faut pas moins pour espérer que la chance et le talent reproduisent l’exploit. Ah, les espoirs déçus, il y a de quoi sortir un livre épais comme une brique…

Enregistré en janvier 2006, Avant que l’ombre…à Bercy se propose donc de présenter comment Mylène Farmer et ses musiciens ont défendu le dernier album en date, Avant que l’ombre… à Bercy, à l’issue d’une série de 13 concerts donnés dans la salle polyvalente. Ça, c’était facile à deviner. Ce qui l’est moins en revanche, c’est la qualité du live qu’on nous vend en lui-même.
La tracklist de l’album, comme prévu, comporte une majeure partie de Avant que l’ombre…Jusque là, rien d’anormal. Ce qui l’est un peu, ce sont les chansons qui restent sur le carreau. Elles sont loin d’être les plus faibles, et méritaient bien une exposition live. Pour les accompagner, les tubes de Farmer viennent combler les vides. Aucune surprise ici, contrairement au Mylenium Tour. Parmi ceux-là, la joie sera a priori au rendez-vous, avec trois morceaux d’Anamorphosée et deux des trois inédits de la compile Les Mots. En revanche, à titre personnel, j’avoue que la présence de « Q.I », l’une des plus mauvaises chansons de Farmer, me déplaît très fortement. Cette chanson est nulle, et ce n’est pas le live qui la rendra meilleure.

Côté interprétation, le bât blesse, et pas qu’un peu. Bien que le talent des musiciens convoqués n’est pas contestable, ils ne sont pas tellement à leur avantage ici. Le mixage, sans pour autant être qualifié de mauvais, n’est pas top, et en termes d’arrangements, ils sont amenés à participer à une accentuation « pop médiocre » des chansons, en particulier des anciennes. Après, il ne faut pas exagérer, ce n’est pas non plus un mauvais live. Quant à Farmer en elle-même, elle reste a priori aussi bonne interprète sur scène qu’en studio. Du moins, si on en croit les albums live…rien n’exclut que sa voix ait été retravaillée. Mais elle ne sera ni la première ni la dernière, loin de là. Certaines chansons sont fort bien interprétées, et collent plus que correctement à la scène, à l’image de « C’est une belle journée », et surtout du duo « Les Mots ». Cette fois, non seulement Farmer ne fait plus l’erreur de l’interpréter toute seule, mais en plus, c’est le batteur Abe Laboriel Jr. qui l’accompagne – Heidi Klum n’est pas prêteuse. Il est évident qu’il n’égale pas la performance de Seal, mais en terme d’émotion, la chanson frappe fort.

Allez, dans l’ensemble, Avant que l’ombre…à Bercy n’est pas si mauvais qu’on pourrait le craindre. Farmer chante bien, les musiciens interprètent leurs parties de bonne manière, bref, ça aurait pu être pire. Toutefois, contrairement à ses prédécesseurs, il est bien moins important et contente plus difficilement son monde. Un manque d’attraction et d’implication de la chanteuse (malgré de forts passages comme « L’autre », par exemple) n’en font pas un essentiel. C’est donc un 3 que je donne, mais du bout des doigts.

issu du site : http://fp.nightfall.fr/index.php

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REVIEW DU CONCERT TIMELESS 2013 (partie 3)

Posté par francesca7 le 29 avril 2014

 

A partir du 7 septembre 2013, Mylène a brassé large pour la Tournée TIMELESS, piochant dans son répertoire un ou plusieurs titres, repris ici sur ce blog, de  chacun de ses albums et enchaînant les surprises, voici la suite de sa sélection au Timeless 2013:

timeless-2013-photo-03

OUI MAIS… NON

Voici l’un des titres les plus populaires de la tournée. Premier single extrait de l’album « bleu noir », « oui mais … non » n’avait bénéficié que d’une seule représentation publique, le 22 janvier 2011 aux NRJ  Awards, avant d’être enfin interprétée sur scène lors de ce TIMELESS 2013, face à des spectateurs visiblement conquis dès les premières notes.

 

Reprenant la mise en scène du clip signé Chris Sweeney – Mylène assise dans un fauteuil est entourée de danseurs, la chorégraphie de David Leighton a été, pour le coup, modifiée, mais reste largement dans la veine  de l’originale. En fond visuel, l’écran géant nous offre des ombres chinoises (n’allant pas sans rappeler le décor du tour 2009 d’ailleurs) s’animant au rythme de la chanson et reprenant le spas des danseurs sur scène. Un titre énergique qui a mis le feu chaque soir de la tournée, et qui méritera sans conteste de retrouver sa place lors des prochains concerts de Mylène.

 

INTERLUDE

 

C’est désormais un classique des concerts de Mylène Farmer : un interlude musical mettant à l’honneur les danseurs et les lumières .. Et très utile à l’artiste pour se changer en coulisses ; c’est de nouveau le cas pour cette tournée. Débutant sur un doux remix électro du « Trio opus 100″ de Schubert, ce ne sont pas les danseurs mais plutôt les robots qui sont mis en avant cette fois-ci. Encadrées par des lasers bleus qui envahissent la salle, deux créatures sortent d’abor des abysses de la scène et entament un ballet sur ce morceau classique aux teintes mélancoliques, avant d’être rejoints par trois autres robots dans cette danse langoureuse. Mais bientôt, la musique de Schubert s’efface, le rythme et les lasers s’accélèrent, tandis que les robots nous offrent une chorégraphie beaucoup plus saccadée et nerveuse. Sur l’écran géant, des étincelles sont projetées puis disparaissent, avant de laisser place à des jeux de lumière aux pouvoirs hypnotiques directement envoyés des éléments de l’accélérateur de particules ; puis la musique s’arrête, les robots s’endorment, et le calme revient sur scène ; il est temps, désormais, d’en venir à la partie la plus intime du concret, le piano-voix.

 

thumbs_timeless-2013-gayant-expo-douai-23-novembre-201MAD WORLD (EN DUO AVEC GARY JULES)

 

Dans la salle, le noir absolu, puis les premières notes du piano d’Yvan Cassar résonnent tandis que les portes qui trônent de chaque côté de la scène s’habillent d’une lumière bleue. La mélodie est triste… nous nous attendons à voir Mylène arriver pour interpréter l’un des ballades de son répertoires. Mais c’es à une surprise supplémentaire que nous avons droit : sur la scène, un homme est là, seul. Le visage encore invisible, il entame de sa voix mêlant force et fragilité les paroles d’une chanson de Tears for Fears, « Mad World ». Puis son visage nous est enfin révélé : il s’agit de Gary Jules, bientôt rejoint par Mylène, qui arrive du fond de la scène, désormais habillée d’une robe en strass échancrée, laissant entrevois ses jambes.

 

Auteur-compositeur-interprète, Gary Jules est californien. A la tête de plusieurs albums (« Greetings from the Side » en 1998, « Trading Snakeoil for Wolftickets » en 2002, « Gary Jules » en 2006, et « Brid » en 2008) il s’est mondialement fait connaître grâce à sa reprise de « Made World » que l’on retrouve tout d’abord sur la bande originale du film « Donnie Darko », sortie en 2001, mais également sur son album, « Tradding Snakeoil for Wolftickets » l’année suivante. En 2003, le titre est réédité en Angleterre où il devient un tube que l’on entendra par la suite dans de nombreuses séries américaines comme « Smallville », « Jerricho », « Les experts » et « FBI : portés disparus », ou encore dans la publicité du jeu « Gears of War ».

 

 LES MOTS (EN DUO AVEC GARY JULES) 

Depuis sa sortie en 2001, le tube « Les Mots » n’a été interprété qu’une seule fois sur scène, lors de la série de concerts Avant que l’ombre… à Bercy, en 2006. Si nous pouvions nous attendre, à cette occasion, à voir apparaître Seal pour la chanter aux côtés de Mylène, il n’en fut rien. C’est en effet Abraham Laboriel Jr, son batteur, qui prit le relais. Pour Timeless 2013, Mylène a souhaité reprendre ce titre. Mais là encore, Seal ne fut pas au rendez-vous, puisque lors de cette tournée, c’est Gary Jules qui en assura l’interprétation. 

Sur scène, tandis qu’yvan Cassar joue les premières notes, Mylène et le chanteur se tiennent côte à côte. Comme à l’accoutumée, le duo est lancé par Mylène, et Gary Jules la rejoint lors du deuxième couplet. Le couple fonctionne bien, l’alchimie des deux voix est là, et la complicité évidente. Une belle réussite pour cette deuxième fois où Mylène fait intervenir un autre artiste (extérieur à l’équipe de la tournée) sur scène. La première occasion remonte à décembre 1996, lorsque la star invita Khaled à venir chanter avec elle la reprise de la chanson de Polnareff, « La poupée qui fait non », à Genève et à Paris Bercy.

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JE TE DIS TOUT 

Après avoir salué Gary Jules, Mylène, seule, s’en va aux côté d’Yvan Cassar (qui n’a pas bougé du côté droit de la scène depuis le début de cette séquence piano-vois), afin d’interpréter l’un des plus beaux titres de son répertoire, « Je te dis tout ». Deuxième extrait de « Monkey Me », son dernier album, cette chanson, dont les paroles lourdes de sens semblent s’adresser à un enfant, a bénéficié d’une représentation publique unique lors des NRJ Music Awards, le 26 Janvier 2013. Un vidéo-clip signé François Hanss fut également tourné, dont plusieurs éléments faisaient référence à la grande période des clips de Mylène dans les années 80, et dans lequel la coiffure qu’elle y arborait rappelle celle choisie pour ce Timeless 2013. 

Sur scène, l’interprétation est plus lente que la version studio et l’introduction au piano revisitée. Quant à la sobriété offerte par la mise en scène, elle confère à la chanson une émotion d’autant plus palpable dans la vie de Mylène que cette dernière a chois, pour ce live, de nous la livrer entièrement en acoustique. 

EXTRAIT du Magazine Styx Timeless 2013 page 8

Publié dans Mylène TIMELESS 2013 | Pas de Commentaires »

Le space-opéra de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 20 février 2014

 

    téléchargement (4)L’image frappe dès l’entrée en salle : un énorme coffre, une porte ornée monumentale interdit l’accès à un temple (très boutonnesque j’oserais) on ne peut plus mystérieux. Mur aveugle qui fait monter progressivement une excitation que rien ne peut contenir. C’est après un court-métrage d’Alain Lescalle (mélange confus de guirlandes japonisantes sur une esthétique de jeu vidéo des années 90) que le scaphandre cybernétique renfermant la chanteuse attirera les regards au centre du plafond de Bercy. Et c’est après une descente et un parcours qui le mène au pied du temple que le ton esthétique du show est donné : coiffure pour le moins inattendue composée de marguerites improbables, tenues multicolores de robes lamées et de corsais surchargés, soupiraux de pierre et escaliers vertigineux, le temple dans lequel nous entrons est celui du délire visuel …et textuel. L’entrée en scène se fait au son scratché de chœurs scandant « shut up Farmer » (« Ta gueule Farmer »), ce qui promet pour les 2h30 de show qui suivent.

    De quoi être bousculé. On ne peut qu’être déçu par l’enchaînement mollasson des toutes premières chansons (XXL sans envie, California lassant, Dans les rues de Londres au minimum syndical). Mais c’est avec la chorégraphie percutante (et sans danseuses) de Pornographique que le spectacle démarre vraiment. La suite assez rythmée (ouf!) fait étrangement l’impasse sur 2 albums (Cendres de lune, et Innamoramento), et reste à l’image de l’entrée en scène : un certain futurisme des années 80 sur des décors de « La Belle et la bête ». Chapeaux haut-de-forme sur Sans ContrefaçonJe t’aime mélancolie en altitude sous des voiles rétractables, Q.I. et sa chorégraphie hispanisante reprenant les gestes du clip, et à la surprise générale Les Mots en duo avec l’imposant (et charmeur!) batteur, Abraham Laboriel Jr. (quand on vous dit que c’est dans le délire !).

    Un chandelier aux allures du pieuvre pose la chanteuse sur une scène centrale en forme de croix de malte (symbole du secourisme) pour un tableau marquant le milieu du spectacle. La proximité de tout le public donne une force indéniable à un long tableau composé de chansons acoustiques (Redonne-moiRêver, Ainsi soit-je…) accompagnées par Yvan Cassar sur un piano noir collé à une plateforme réversible. Fin de la partie avec LA réussite du spectacle : un Désenchantée ultra dansant en formation restreinte (Abraham sur une mini-batterie pas plus grande qu’un guéridon, une simple guitare, une unique percussion et Yvan fidèle au piano), et une Mylène tournoyante avec ses danseuses pour que chacun des spectateurs tout autour d’elle n’en perde pas une miette. C’est, avec Sans Contrefaçon, les deux moments forts du show …car peut-être les deux seuls vrais tubes. 

  téléchargement (5)  Avant que l’ombre la bien nommée clôturera un spectacle foisonnant en entrouvrant un rideau d’eau sur un Mylène Farmer d’une neutralité retrouvée, qui disparaîtra symboliquement nue au sommet d’un escalier féerique orné de lustres suspendus à une autre planète. Rappel du rideau d’eau, le mot « passé » écrit en retombées pluvieuses (première technique mondiale) s’écrasera au sol à plusieurs reprises. De loin le final le plus réussi, le plus émouvant aussi. Le final suicidaire du concert de 1989 (que décidément rien ne vaut) n’est pas très loin dans cette grille du cimetière remplacée par le monumental coffre dont la résonance de la clôture résonne encore à nos oreilles.

    A chaud, un spectacle incroyablement délirant et forcément jouissif, tant le retour de la vraie audace du duo Farmer-Boutonnat était attendu.

Dr. Jodel, le 14 janvier 2006.

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Mylène Farmer et des Milliers de fans

Posté par francesca7 le 29 septembre 2013


 Mylène Farmer et des Milliers de fans dans Mylène et L'ENTOURAGE images-15

Quand Mylène Farmer reprend la route, elle n’y va pas par quatre chemins. Jusqu’en décembre, elle aura joué 39 concerts dans 14 villes, de Douai à Nice en passant par Saint-Pétersbourg, pour près de 550 000 fans.

Après une dizaine de concerts à Paris-Bercy, voici donc les 24 semi-remorques et ses dix bus de la tournée « Timeless 2013 » sur la route de Lyon. À partir de demain et jusqu’à samedi, la rousse mythique de la chanson française installe son show à la Halle Tony-Garnier de LYON. Quatre concerts et chaque fois 11 500 fans. 

Les concerts sont quasiment complets. La production vient de rajouter quelques places pour les deux premiers soirs, et le dernier concert, qui a été mis en vente en dernier, propose encore quelques places, en fosse debout. « Il doit rester quelques centaines de billets, au maximum. La production les garde en réserve pour éviter le marché noir. Ils ont fait pareil à Paris », explique un fan.

Ce sont donc au total 46 000 fans qui viendront à la Halle découvrir un spectacle unique. « C’est absolument hors-norme. Au niveau logistique, c’est plus gros que Lady Gaga ou Beyoncé. Certaines technologies ont été développées spécialement pour ce spectacle », s’enthousiasme Thierry Téodori, le directeur de la Halle Tony-Garnier.

Le décor du spectacle a été conçu par le légendaire Mark Fisher, décédé en juin dernier. Créateur de scènes pour les Rolling Stones, U2 ou Johnny Hallyday, c’est là sa dernière œuvre. Une ambiance futuriste, des robots et des vidéos d’inspirations spatiales.

« Il y a toujours deux lectures des spectacles de Mylène Farmer. Un côté divertissement et paillettes, mais aussi une face plus sombre, plus profonde », souligne Thierry Téodori.

Mylène Farmer débarque dans un tourbillon de lumières, comme sortie d’une capsule spatiale. Sanglée dans une combinaison pailletée concoctée par Jean-Paul Gautier, elle lance le premier titre de la soirée, « À force de… », issu de « Monkey Me », son 9e album, publié en décembre 2012. Suivent des anciens titres (« Comme j’ai mal », « C’est une belle journée ») et des titres récents (« Monkey Me », « Elle a dit »), et même un duo virtuel avec Moby sur la chanson « Sleeping away (Crier la vie) ». Et, évidemment, les tubes incontournables : « Désenchantée », « Sans contrefaçon »…

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Le directeur musical du spectacle est le fidèle Yvan Cassar. Le batteur est toujours Charles Paxson (James Blunt, Tina Turner), et il y a une nouvelle fois Bernard Gregory Suran Jr. à la guitare. Mais on trouve désormais Jonathan Button (« The Who », Shakira) à la basse et Peter Thorn (Alicia Keys), à la seconde guitare. Bref, la crème des musiciens internationaux.

Le spectacle est aussi une succession de chorégraphies, conçues par Mylène Farmer elle-même, pour l’essentiel. Six danseurs accompagnent la chanteuse sur scène. Plus deux robots de deux mètres de haut, qui dansent autour de la diva…

 

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Mylène Farmer et Never Tear Us Apart

Posté par francesca7 le 18 août 2013

 

Avec Ben Harper – Alors que le 8 novembre 2010 sort son duo avec Line Renaud, le 29 novembre, c’est un autre duo qui est commercialisé. Il s’agit de Never Tear Us Apart, une reprise du groupe australien INXS, avec l’Américain Ben Harper, chanteur de bleues et de folk à la renommée mondiale. Le duo se trouve sur un album tribute en hommage à Michael Hutchence,  leader et chanteur du groupe, qui s’est suicidé le 22 novembre 1997. La chanson never Tear Us Apart se trouvait initialement sur l’album Kick d’INXS, sortie en 1987. Cet album vaudra au groupe une gloire mondiale, notamment grâce au titre Need You Tonight.

Image de prévisualisation YouTube

 

Pour cette reprise de Never Tear Us Apart, Mylène et Ben Harper ne se sont pas rencontrés, comme le précise ce dernier lors d’une interview vidéo pour le quotidien Libération :

« Croyez-moi, tout le monde m’ne parle en se moquant – Je sui ami de longue date avec Jon Farris (batteur du groupe INXS) bien avant que nous fassions ce disque ensemble. J’ai par le passé repris Never Tear Us Apart en tournée, il se trouve qu’i l a entendu cette reprise et l’a bien aimée. A l’époque, il étant en train de préparer l’album homme à INXS et m’ proposé d’y participer ; il était très content et enthousiaste du résultat ; il m’a appelé pour me l e dire et m’a demandé ; « Que penses-tu d’en faire un duo avec Mylène Farmer ? » Alors j’ai écouté les chansons de Mylène je les ai trouvées super. Je ne savais pas si ça fonctionnerait pour autant ; on aurait pu le faire de différentes façons, mais voilà j’ai écouté ses chansons et j’ai adhéré. Je me suis dit, pourquoi  pas essayer ? On a fait un essai et ça  a collé. C ‘est différent, mais ça fonctionne. C’st une expérience très sympa pour moi. ? je ne l’ai pas encore rencontrée. Nous ne nous somme spas encore trouvés dans la même pièce, mais j’ai vraiment envie de la rencontrer, je suis fan d’elle ».

De son côté, Mylène pour les besoin d’un EPK, ne fera que ce simple commentaire :

« Never Tear Us Apart a toujours été pour moi une chanson incontournable. J’ai été très touchée lorsqu’on m’a demandé de rejoindre e projet d’hommage à INXS. Ben Harpe a apporté une nouvelle vision de cette chanson en y mettant toute son âme et son intensité… »


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Thierry Rogen et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 juin 2013


 Thierry Rogen et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE mylene1-300x225

Thierry Rogen commence sa carrière en 1979 au Studio Jean Jaurès, Porte de Pantin. Entré en tant qu´assistant, il passe rapidement ingénieur et, après avoir travaillé en free lance au Studio du Palais des Congrès ou Plus XXX, rencontre Roland Guillotel. Thierry est embauché à Guillaume Tell en 1983, il en part quatre ans plus tard pour fonder en avril 1987, avec Frédéric Rousseau, le Studio Mega, Porte de la Muette à Paris. Abrité dans un ancien gros bunker de l’armée allemande, le studio verra passer les plus grands noms français et internationaux. De nombreux producteurs américains ou anglais apprécient particulièrement le Studio Mega, un fait assez rare à Paris ! Thierry Rogen, très fier de les accueillir, assure lui-même de multiples séances. Il passe pour un fou de micros, et compte parmi les plus grands fans de l’école américaine de prise de son (Swedien, Massenburg et consorts). Un de ses plus grands souvenirs est l’album de Mylène Farmer qu’il part enregistrer à Los Angeles, à Ocean Way, le repaire d’Allen Sides.

En 1995, confronté au manque de place, Thierry Rogen aménage à grands frais une ancienne usine de plasturgie à Suresnes. Inauguré mi-96, le nouveau Studio Mega est bien plus vaste que l’ancien et encore mieux équipé

Parcours
J’ai commence à travailler dans la musique à 17 ans, pas totalement par hasard, puisque mon père était musicien. Je suis rentré dans un studio qui s’appelait Jean Jaurès, où j’ai travaillé pendant trois ans. J’ai eu de la chance, car je suis tout de suite devenu ingénieur du son, et j’ai très vite été aux manettes. Le premier album que j’ai fait était celui de William Sheller. Ensuite, je suis devenu ingénieur indépendant, en 1982-1983, avec une escale au studio Guillaume Tell (ndlr : où Mylène a enregistré ses derniers titres). A l’époque, je travaillais beaucoup avec Michel Eli, le producteur d’Axel Bauer qui était assez ami avec Laurent Boutonnat. Je suis arrivé dans l’équipe juste après l’album Cendres de lune. Laurent avait du mal pour trouver des ingénieurs et des réalisateurs, et le hasard a fait que Michel Eli lui a parlé de moi. On s’est rencontré, fin 1986, et notre première collaboration a été pour Tristana. On a fait ça au studio du palais des Congrès, mais j’avais dans l’idée de monter mon propre studio, ce que j’ai fait en 1987 (ndlr : studio Méga dans un bunker près du Bois de Boulogne). Mylène et Laurent ont été les éléments déclencheurs qui m’ont permis de réaliser mon projet, ainsi que d’autres artistes comme Éric Serra, avec lequel j’ai travaillé sur la bande originale du Grand Bleu.

Mylène sur scène
Le concert de 1989 est l’un de mes plus belles expériences professionnelles, mais en même temps l’un des pires. Une des plus belles, parce que j’avais suivi de façon presque familiale la carrière de Mylène, et que c’était un moment important. A l’époque, Mylène n’existait que par l’image de ses clips, et se montrer en public était quelque chose de nouveau pour elle. Là où elle m’a épaté, c’est qu’elle a un tel professionnalisme qu’elle a cassé toutes les barrières. La préparation du concert a aussi été très difficile dans le travail quotidien, parce que, comme tout ce qui concernait Mylène et selon la volonté de Laurent, il fallait que le spectacle soit « énorme ». Je ne sais pas si nous étions tous préparés à quelque chose d’aussi grand. On a eu peur jusqu’au bout de ne pas être à la hauteur, et je me souviendrai toute ma vie du premier concert, à Saint-Étienne. On a été les premiers à mettre des synthés et des séquences sur scène, avec une technologique qui n’était pas aussi au point qu’aujourd’hui. On avait le problème suivant : les disques de Mylène étaient tellement sophistiqués dans la production qu’on ne pouvait pas aller sur scène et placer simplement un batteur, un bassiste et un guitariste. Il fallait que le public retrouve sur scène la couleur des albums, qui comportaient des tonnes de séquences et de programmation. Donc, en plus des choristes, et de Mylène sur scène, il y avait aussi certains backings, qui comportaient des séquences de voix. C’est peut-être ce qui a amené la critique, parce que les gens disaient que le son était trop énorme pour ne sortir que de la scène. Mais quand U2 est en concert, et que The Edge est tout seul sur scène, l’énorme son qui sort de sa guitare ne vient pas que de lui! Donc où est la critique? Si on veut se prendre un spectacle dans la figure, les détails techniques qui font qu’on met du ruban autour du paquet, qu’est-ce que ça peut faire aux gens? Tout le monde utilise des séquenceurs sur scène. Donc en quoi est-ce critiquable? Quand Michael Jackson ou Madonna font ça, tout le monde les encense, alors qu’à la différence de Mylène, ils chantent en plus en play-back. Mylène, à ma connaissance, n’a jamais chanté en play-back sur scène. Si vous voulez aller assister à un live unplugged à la bougie, allez voir Francis Cabrel, parce que ses chansons s’y prêtent. Pas celles de Mylène. 

Je trouve que Mylène a le talent nécessaire pour se permettre toutes les audaces. Si elle ouvrait un peu son univers musical, elle pourrait exploser dans autre chose. Elle est très ouverte musicalement, elle écoute de tout. Elle adore tout ce qui est pop anglaise, elle aime le funk, elle a les oreilles partout. Laurent est plus amateur de musiques de films, mais il reste un peu enfermé dans le même univers. Aujourd’hui, en y repensant, je ne conserve que des souvenirs positifs de ma collaboration avec eux. La porte n’est pas fermée, et s’ils revenaient vers moi, je pense que je repartirais pour un tour. Maintenant qu’on a tous passé quarante balais, je pense que la sauce ne serait que meilleure! Mais je crois qu’ils ne le feront pas, et je ne ferai pas non plus la démarche. Ma réussite professionnelle est liée à mes débuts avec Mylène, à la fois en termes de studio et de réputation, et c’est quelqu’un que j’aime beaucoup.

Thierry Rogen est porté disparu depuis le tsunami de 2004.

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Mylène en concert de 1989

Posté par francesca7 le 23 mars 2013

Mylène en concert de 1989 dans Mylène AU FIL DES MOTS bio5

C’est Thierry Rogen, le preneur de son du spectacle, qui se souvient de ces concerts lors d’une interview accordée à Instant-Mag (n°14, été 2003) : « le concert de 1989 est l’une de mes plus belles expériences professionnelles, mais en même temps l’une des pire. Une des plus belles, parce que j’avais suivi de façon presque familiale la carrière de Mylène et que c’était un moment important ; a l’époque, Mylène n’existait que par l’image de ses clips, et se montrer en public était quelque chose de nouveau pour elle. Là où elle m’a épaté, c ’est qu’elle a un tel professionnalisme qu’elle a cassé toutes les barrières. La préparation du concert a aussi été très difficile dans le travail quotidien parce que comme tout ce qui concernait Mylène et selon la volonté de Laurent Boutonnat, il fallait que le spectacle soit « énorme ». Je ne sais pas si nous étions tous préparés à quelque chose d’aussi grand. On a eu peur jusqu’au bout de ne pas être à la hauteur, et je me souviendrai toute ma vie du premier concert à Saint Etienne. On a été les premiers à mettre des synthés et des séquences sur scène, avec une technologie qui n’était pas aussi au point qu’aujourd’hui.

On avait le problème suivant : les disques de Mylène étaient tellement sophistiqués dans la production qu’on ne pouvait pas aller sur scène et placer simplement un batteur, un bassiste et un guitariste. Il fallait que le public retrouve sur scène la couleur des albums, qui comportaient des tonnes de séquences et de programmation. Donc, en plus des choristes et de Mylène sur scène, il y avait aussi certains backings, qui comportaient des séquences de voix. C’est peut-être ce qui a amené la critique, parce que les gens disaient que le son était trop énorme pour ne sortir que de la scène. Mais, quand U2 est en concert, et que The Edge est tout seul sur scène l’énorme son qui sort de sa guitare ne vient pas de lui ! Donc où est la critique ?

Si on veut se prendre un spectacle dans la figure, les détails techniques qui font qu’on met du ruban autour du paquet, qu’est-ce que ça peut faire aux gens ? Tous le monde utilise les séquenceurs sur scène. Donc en quoi est-ce critiquable ? Quand Mickael Jackson ou Madonna font ça, tout le monde les encense, alors qu’à la différence de Mylène, ils chantent en plus en play-back sur scène. Si vous voulez allez assister à un live unplugged à la bougie, allez voir Francis Cabrel parce que ses chansons s’y prêtent ; pas celles de Mylène.

Et Rogen a raison, la critique sera dure avec Mylène. L’attendant au tournant depuis cinq ans, elle fond sur Mylène en prétendant qu’elle ne sait pas chanter, que le spectacle est glacial, que c’est la première et dernière fois que la chanteuse monte sur scène ;.. Bref, rien de tendre, tandis que le public est lui au rendez-vous et se déclare aux anges ! Il faut dire que Mylène a vu grand, très grand. Conçu par Mylène Farmer, Laurent Boutonnat et Gilles Laurent   , le show est un concept avec un début et une fin. Très cohérent, le spectacle met en scène Mylène dans un décor (réalisé par Hubert Monloup) représentant ce qui semble être un cimetière – plus tard, Gilles Laurent précisera qu’il ne s’agit pas d’un cimetière à proprement parler mais de monolithes à la façon du site de Stonehenge. Un moine encapuchonné ouvre d’immenses grilles au début du spectacle avant L’Horloge et les referme après Je voudrais tant que tu comprennes. Les costumes sont de Thierry Mugler et les lumières de Jacques Rouveirollis – la crème de la crème donc. Il n’y a guère que Sylvie Vartan qui, à cette époque en France, soit capable de créer de tels shows (elle est la première à l’avoir fait).

Sur des chorégraphies de Mylène, huit danseurs entourent la chanteuse : Sophie Tellier (la rivale de Libertine et coordinatrice des chorégraphies) Edwige Chandelier    , Christophe Danchaud, Bruno Balto, Georges Barrier, Alicia De la Fuente, Pascal Montrouge et Marianne Filadi (respectivement remplacés par Yann Joans et Dominique Martinelli après la première et le Palais des Sports de Paris). Côté musiciens, là encore Mylène et Boutonnat prennent les meilleurs du moment : Bruno Fontaine     (direction musicale et claviers), Yves Sonna (batterie), Philippe Drai (Percussions), Slim Pezin (guitares, Christian Padovan (basse), Jean-Philippe Audin (violoncelle), Carole Fredericks et Beckie Bell (choristes), ainsi que Patrick Bourgouin (flûte et saxophone, uniquement pour la première et le Palais des Sports).

La tournée est un vrai succès, et plus de 300 000 spectateurs verront Mylène sur scène en 1989. La chanteuse a donc réussi son pari et se paie même le luxe de terminer son marathon par deux dates à Bercy ; elle est aussi la première Française à chanter dans l’énorme POPB (les 7 et 8 décembre 1989).

mylene-89 dans Mylène et mes BLABLASCôté track-listing, Mylène n’a que deux albums à son actif en 1989, elle opère donc un mix des deux ; de Cendres de lune, elle chante Plus grandir, Maman a tort, Tristana et Libertine, et d’ainsi soit je… elle interprète L’Horloge, Sans logique, Pourvu qu’elles soient douces, Allan, Sans contrafaçon, Jardin de Vienne, Déshabillez-moi et Ainsi soit Je… Elle agrémente le tout de deux titres présents seulement sur SP (Puisque et A quoi je sers…) (pour ce dernier uniquement à partir de fin septembre pour le lancement de la tournée) et d’un inédit, une reprise de Marie Laforêt, Je voudrais tant que tu comprennes, pour clore le spectacle. Quinze titres donc pour des chorégraphies endiablées (notamment celles de Libertine et de Tristana, qui reprennent l’idée des clips) et des moments très émouvants où la chanteuse semble en parfait communion avec son public (ainsi soit je… Je voudrais tant que tu comprennes ..)

Bref, de quoi fermer le bec aux détracteurs de Mylène, qui seront bien obligés de reconnaître le succès (et le talent) de la chanteuse. Elle entre alors dans la cour des grands. Le disque de l’intégrale du concert sort au moment des derniers spectacles à Bercy (le 6 décembre 1989) et connait un succès prodigieux (près de 600 000 exemplaires vendus). La vidéo du concert sort, quant à elle, le 5 novembre 1990, soit plus d’un an après le début de la tournée (VHS Mylène Farmer en concert, le film, Polydor 082 814-3).

Une vidéo aujourd’hui épuisée, amputée de deux titres, Allan et Plus grandir, et de l’instrumental Mouvements de lune partie I. là encore le succès sera au rendez-vous, puisque cet enregistrement sera certifié « vidéo de diamant »… Cependant, une polémique subsiste toujours concernant ce film. Comme l’a précisé Bertrand Lepage dans la presse de l’époque (Podium n° 215, de décembre 1989), Boutonnat a retourné des séquences sans le public ce qu’on lui reprochera, car la vidéo apparaît quelque peu sans chaleur à certains moments.

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 59/220

 

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Mylène Farmer et Thierry Rogen

Posté par francesca7 le 31 décembre 2012

 

 

C’est Thierry Rogen, le preneur de son du spectacle, qui se souvient de ces concerts lors d’une interview accordée à Instant-Mag (n°14, été 2003) :

Mylène Farmer et Thierry Rogen dans Mylène en CONFIDENCES thierry-rogen« Le concert de 1989 est l’une de mes plus belles expériences professionnelles, mais en même temps l’une des pire. Une des plus belles, parce que j’avais suivi de façon presque familiale la carrière de Mylène et que c’était un moment important ; a l’époque, Mylène n’existait que par l’image de ses clips, et se montrer en public était quelque chose de nouveau pour elle. Là où elle m’a épaté, c »’est qu’elle a un tel professionnalisme qu’elle a cassé toutes les barrières. La préparation du concert a aussi été très difficile dans le travail quotidien parce que comme tout ce qui concernait Mylène et selon la volonté de Laurent Boutonnat, il fallait que le spectacle soit « énorme ». Je ne sais pas si nous étions tous préparés à quelque chose d’aussi grand. On a eu peur jusqu’au bout de ne pas être à la hauteur, et je me souviendrai toute ma vie du premier concert à Saint Etienne. On a été les premiers à mettre des synthés et des séquences sur scène, avec une technologie qui n’était pas aussi au point qu’aujourd’hui.

On avait le problème suivant : les disques de Mylène étaient tellement sophistiqués dans la production qu’on ne pouvait pas aller sur scène et placer simplement un batteur, un bassiste et un guitariste. Il fallait que le public retrouve sur scène la 1989-04-a-211x300 dans Mylène en CONFIDENCEScouleur des albums, qui comportaient des tonnes de séquences et de programmation. Donc, en plus des choristes et de Mylène sur scène, il y avait aussi certains backings, qui comportaient des séquences de voix. C’est peut-être ce qui a amené la critique, parce que les gens disaient que le son était trop énorme pour ne sortir que de la scène. Mais, quand U2 est en concert, et que The Edge est tout seul sur scène l’énorme son qui sort de sa guitare ne vient pas de lui ! Donc où est la critique ?

Si on veut se prendre un spectacle dans la figure, les détails techniques qui font qu’on met du ruban autour du paquet, qu’est-ce que ça peut faire aux gens ? Tous le monde utilise les séquenceurs sur scène. Donc en quoi est-ce critiquable ? Quand Mickael Jackson ou Madonna font ça, tout le monde les encense, alors qu’à la différence de Mylène, ils chantent en plus en play-back sur scène. Si vous voulez allez assister à un live unplugged à la bougie, allez voir Francis Cabrel parce que ses chansons s’y prêtent ; pas celles de Mylène. »

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Mylène Farmer : Monkey Me

Posté par francesca7 le 10 novembre 2012

 

Achetez ici l’album Monkey Me de Mylène Farmer

Le neuvième album studio de Mylène Farmer s’intitule Monkey Me. Il sortira le 3 décembre 2012. Un premier extrait intitulé A l’ombre est dévoilé au mois d’octobre.

Mylène Farmer : Monkey Me dans Mylène 2011 - 2012 3C’est Noël avant l’heure pour les fans de Mylène Farmer. Eux qui sont habitués à passer des mois de disette, sans aucune nouvelle de leur rousse idole, frôlent aujourd’hui la crise de foie. En l’espace de quelques heures, ils ont ainsi appris le titre du nouvel opus de la chanteuse, sa date de sortie, les premières dates de sa prochaine tournée, ainsi que son affiche officielle. Une fois n’est pas coutume, les voilà gâtés ! 

Le neuvième album studio de Mylène s’intitule donc Monkey MeAprès avoir baptisé sa société de production « Stuffed Monkey », le singe semble être l’un des animaux fétiches de la star… Il sort aux formats CD, Digipack, Collector et LP. En attendant sa parution le 3 décembre 2012, un premier single intitulé A l’ombre est mis en radio le 22 octobre. 

Comme l’a révélé sur Facebook le batteur Loïc Pontieux, le disque a été enregistré durant l’été. Il comprendrait une douzaine de titres, tous en français et notamment la chanson-titre qui aurait pour thème la double identité… Par ailleurs, le successeur de Avant que l’ombre(2005), Point de suture (2008) et Bleu Noir (2010) est bel et bien le fruit d’une nouvelle collaboration avec Laurent Boutonnat, comme l’avait déjà suggéré le biographe Hugues Royer.

 

Côté live aussi, les choses se précisent. La tournée Timeless 2013 débutera le 7 septembre avec plusieurs concerts à Paris-Bercy. D’autres dates sont ensuite prévues, entre Lyon, Nantes, Montpellier, Toulouse, ainsi que Moscou, Genève et Bruxelles. Pour l’heure, aucun spectacle au Stade de France n’est annoncé. Ouverture de la billetterie le 4 octobre 2012 !

Pour être informé des dernières news concernant Mylène Farmer, inscrivez-vous gratuitement à la newsletter Musique.evous ici

Tracklisting :
1. Elle a dit
2. A l’ombre
3. Monkey Me
4. Tu ne le dis pas
5. Love dance
6. Quand
7. J’ai essayé de vivre…
8. Ici-bas
9. A-t-on jamais
10. Nuit d’hiver
11. A force de…
12. Je te dis tout

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Mylène Farmer et son guitariste

Posté par francesca7 le 29 octobre 2012


Depuis les années 60, il fait carrière en tant que guitariste, pour les plus grandes vedettes et dans les films — Entre-temps vers 1977, Slim Pezin participe à l’aventure du groupe Voyage, avec les musiciens Marc Chantereau, Pierre-Alain Dahan et Sauveur Mallia… - Dans les années 80 et 90, il enregistre plusieurs thèmes musicaux sur quelques disques, avec le saxophoniste Patrick Bourgoin.

Confidences Slim Pezin (Guitariste) 2006 – Mylène Farmer et vous

Mylène Farmer et son guitariste dans Mylène et L'ENTOURAGE l-300x208

Contrairement à de nombreux musiciens qui gravitent dans le monde de la chanson, vous avez débuté votre instrument très tard…
Oui, j’ai commencé la guitare à 17 ans mais un concours de circonstances a voulu que je rentre dans le bain des studios très tôt. Cela semble miraculeux pour qui m’entend en 2006, mais ça s’est vraiment passé comme cela ! Comme beaucoup de jeunes, j’ai constitué mon premier groupe avec des mais d’enfance, puis rapidement, j’ai rencontré le chanteur Noël Deschamps et participé aux enregistrements de ses disques. J’écoutais et je jouais beaucoup de rock car la pop et le rock dominaient nettement. Par exemple, Noël Deschamps en 1964 était « classé » dans les chanteurs rock. Il existait aussi des chanteurs de variétés et des artistes de rythm’n’blues naissants.

Justement, dès 1968, on vous retrouve côté blues avec un album de T-Bone Walker, aux côtés de Manu Dibango et Bernard Estardy. Comment se retrouve-t-on sur un projet pareil après seulement quelques années dans les coulisses des studios ?
Un producteur américain a débarqué en France et il traînait dans les boîtes pour repérer des musiciens. Je jouais avec Manu et notre groupe les Soul Brothers. On faisait du pur r’n’b et il nous a proposé de travailler sur quelques albums. Nous avons donc fait un disque avec un saxophoniste de jazz qui venait de chez Duke Ellington, mais aussi avec des grands du gospel.

Dans les années 1970, vous êtes de presque toutes les aventures, de Claude François à Johnny Hallyday, de Jean-Jacques Goldman à Bill Deraime en passant par France Gall époque « Paris-France » et Michel Berger pour son « Dream In Stone ».
Je me souviens particulièrement de Michel Sardou et Johnny Hallyday. J’ai aussi participé à 80 % des enregistrements de Sylvie Vartan. L’autre jour, j’ai fait un peu de rangement à Suresnes et j’ai retrouvé des fiches de paye datant déjà de 1967 ! Au cours de ces années-là, il y a des gens qui ont beaucoup compté, notamment Nino Ferrer et Claude François en tête. J’ai vraiment vécu avec Claude. Il ne se passait pas une journée sans qu’il m’appelle ou qu’on se retrouve à 2H00 du matin dans un resto pour parler du métier. C’était un travailleur acharné. C’est probablement lui que j’ai le plus côtoyé et l’artiste dont je me suis senti le plus proche.

Vos années 1970 sont profondément marquées par Claude François. On vous a entendu dire de Mylène Farmer qu’elle était la « Claude François au féminin ». Pensiez-vous à la fidélité – et l’hystérie, souvent – de son public ?
C’est une réaction que j’ai eue en quittant la scène le soir de son premier concert live au Palais des Sports de Saint-Étienne, en 1989. C’était son tout premier concert. La première fois qu’elle se présentait au public, et les gens se sont mis à chanter toutes les chansons par cœur. Elle aurait pu arrêter de chanter, nous continuions sans aucun problème le spectacle ! De plus, elle avait préparé un show où elle chantait, où elle dansait au milieu d’une troupe et où elle changeait de costume à chaque titre. Qui, sinon Claude François, avait fait ça auparavant ? Tout cela me le rappelait, il y avait une force inimaginable dans la salle et une grande poussée d’énergie dans la fosse. On ne retrouve pas cette sensation chez beaucoup d’artistes. Je suis allé voir Mylène lors du Mylenium Tour à Bercy et j’ai retrouvé, même assis dans le public, cette sensation.

Vous êtes un des rares musiciens de cette époque à être toujours dans l’entourage amical et professionnel de Mylène…
Oui, et nous sommes sur la même longueur d’ondes. Nous avons la même conception du métier et la même façon d’aborder la musique. Je nous souhaite de continuer encore longtemps ! Très souvent, on m’appelle pour jouer dans un disque, et c’est tout. Les relations s’arrêtent là et je ne revois pas les artistes pendant des années. Certains ne vous saluent plus. Ce n’est pas le cas de Mylène et Laurent.

2856953412_1-200x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEVotre première rencontre avec Mylène et Laurent date de 1984, pour l’enregistrement de « Maman à tort ». Où vous êtes-vous retrouvés ?
Nous étions dans la banlieue Nord, chez Jean-Claude Déqueant à Aubervilliers, dans son studio au « Matin Calme ». Il était arrangeur et j’avais participé à beaucoup de séances avec lui, surtout lorsqu’il travaillait pour Yves Simon. Lui-même avait sorti un album en tant qu’artiste chez Polydor. Un jour, il m’a appelé en me disant qu’il avait quelque chose à faire et qu’il avait besoin de mon aide car il ne savait pas comment conduire la chose en question… Je n’avais quasiment aucune information mais je me suis pourtant rendu au studio. C’est là que j’ai fait la connaissance de Mylène et Laurent.

Quel souvenir gardez-vous de ce premier enregistrement ?
Probablement une image de Mylène, car elle ne m’a pas dit un mot. J’étais impressionné par cette absence de parole et je trouvais cela curieux dans un monde où on avait l’habitude de rencontrer des personnalités « décalées » mais où les mots sont tout de même assez faciles. Elle avait un chant étrange et, l’espace d’un instant, je me suis dit que c’était une fille d’exception.

Cela ressemblait-il à un réel début de carrière ou étaient-ils à la recherche d’un son ?
Ils étaient tous très impliqués mais ce n’était pas du grand professionnalisme. Je sentais qu’ils étaient en train de se chercher une identité. Ma femme avait fait des chœurs sur la chanson « Maman à tort » et nous comprenions ce qui se passait. Nous avions le sentiment d’être au début de quelque chose… Forcément au départ, on cherche. On est donc sur la défensive. Rapidement, j’ai compris que ce silence de Mylène n’était que de la timidité et au fil des disques, cette distance s’est totalement effacée.

Après l’échec du titre « On est tous des imbéciles », vous vous êtes attelés à la création du premier album. Comment se sont déroulées les séances d’enregistrement de Cendres de lune ?
Les maquettes avaient été réalisées chez Jean-Claude. Ils avaient enfin trouvé un son et Laurent donnait beaucoup plus de directions aux musiciens. Au fur et à mesure des albums, ses consignes se sont étoffées, même si nous n’étions pas nombreux. Souvent, j’étais seul puisqu’il préparait tous les synthés et les programmations. D’ailleurs, je pense que si Cendres de lune et Ainsi soit je… avaient été préparés de manière classique en faisant appel à un arrangeur, cela n’aurait pas été aussi réussi. C’est le fait que Laurent fasse tout lui-même qui a amené cette qualité et ses sonorités très typées qu’il a su garder ensuite. Dès les premières notes d’un morceau, que ce soit « Libertine » ou plus récemment « Pardonne-moi », on sait que c’est du Mylène Farmer.

Était-il difficile d’être guitariste pour servir des arrangements fondés sur les claviers et les programmations ?
Non, il n’y avait aucun problème. Laurent était attiré par tout ce qui était funk et r’n’b. Il n’y a jamais eu de frontières entre nous et notre relation a toujours été saine.

L’univers musical assez développé dans les deux premiers albums était nouveau. Aviez-vous l’impression d’assister à la naissance d’un phénomène ?
Un musicien sent ce genre de choses. Quand il a joué un titre, il sait si une énergie est passée et si ce titre peut devenir quelque chose d’énorme en radio. Pour toutes les séances que j’ai faites, chaque gros tube est perçu comme tel au moment de l’enregistrement. Pour beaucoup d’artistes – mais ce n’est pas le cas de Mylène –, c’est souvent le dernier titre, celui fait au dernier moment, parfois à la va-vite, mais quand chacun va chercher en lui ses dernières ressources, qui donnait le meilleur de l’album. Quand tout le monde donne ce qu’il a de meilleur sans réfléchir et sans arrière-pensée, les résultats sont souvent excellents.

Les deux premiers albums de Mylène sont sortis comme un diptyque, le premier en avril 1986 et le second en mars 1988. La glace s’est-elle rompue rapidement en studio ?
Absolument ! Après la première séance pour « Maman à tort », nos relations se sont étoffées et au moment de l’enregistrement du premier album, c’était comme si l’on se connaissait depuis trente ans. Thierry Rogen venait d’acquérir le studio Méga à la Porte de la Muette. Il avait acheté une console… Du reste, c’est Laurent qui avait payé cette console. C’était le premier album que nous faisions dans ce studio flambant neuf.

A la fin des années 1980, on vante les innovations de l’équipe Farmer, mais on lui reproche également sa mégalomanie…
Non, je ne partageais pas cette analyse. Je ne voyais aucune mégalomanie dans la démarche de Mylène et Laurent. Mylène est très, très intelligente. Elle a tout de suite compris ce qu’était le métier et le show business, le degré de « jeu » à jouer, le degré de don de soi, la nécessité d’intégrité artistique et ses limites personnelles. Elle avait analysé le fonctionnement de la presse, de la télévision et la radio. Elle savait où placer la barrière, tout en mettant la barre très haut artistiquement. Elle me disait souvent qu’elle ne voulait pas faire n’importe quoi. Elle craignait de se fourvoyer comme beaucoup d’artistes le font quand ça commence à marcher. Elle voyait beaucoup plus haut que le hit éphémère et savait que si on la voyait trop, elle lasserait. Elle était faite pour durer.


En 1989, vous êtes l’un des acteurs de son spectacle pharaonique. Le premier concert de Mylène reste un évènement important. Les nombreuses répétitions ont-elles suffi pour combler le gigantesque défi que Mylène s’était lancé ?

Le spectacle avait été préparé de longue date, autant musicalement que physiquement. Bruno Fontaine et Laurent s’étaient attelés à la conception musicale du spectacle depuis des mois, Mylène faisait ses dix kilomètres de jogging par jour, puis deux ou trois heures de danse l’après-midi. Elle ne perdait pas ne minute pour s’entraîner. Elle voulait avoir la forme et tenir la distance. Les musiciens avaient tous cette même attention. Nous avons eu beaucoup de répétitions car il fallait que tout soit parfait. Dès cette scène, Mylène a été perfectionniste, toujours en quête d’absolu dans le travail. La plupart du temps, les artistes n’ont pas les moyens de faire ça. Elle s’était donné les moyens de réaliser son rêve et de traduire ses idées. Elle et Laurent ont, d’entrée, beaucoup investi pour proposer un spectacle de très haut niveau.

Bruno Fontaine était en charge de la préparation du spectacle avec Laurent. L’aviez-vous croisé auparavant ?
C’est un musicien exceptionnel, qui a commencé le métier à 13 ans. On s’était connu très jeunes sur des enregistrements d’albums, tout comme les autres musiciens, le batteur Yves Sanna ou le bassiste Christian Padovan.

C’est amusant de voir que des années après, vous vous retrouvez sur des projets très variés comme le Stabat Mater de Bruno Coulais présenté au festival de Saint-Denis où étaient réunis Bruno Fontaine et Jean-Philippe Audin notamment…
Je n’aime pas dire ce mot-là, mais nous sommes la « crème » du métier (rire gêné), non pas que nous sommes les meilleurs instrumentalistes de Paris, mais nous avons l’habitude de travailler ensemble et savons être efficaces. Nous nous retrouvons sur des projets de haut niveau en termes de chansons, de bandes originales de films ou sur des morceaux compliqués comme ce Stabat Mater. Nous n’avons eu que deux après-midi de répétitions pour une partition comprenant un quart de musique contemporaine. Individuellement, ces camarades sont des musiciens exceptionnels et des amis. Ce que vous remarquez comme étant des collaborations suivies, nous le ressentons simplement comme une amitié logique. Si j’ai un projet très difficile où il me faut de l’émotion au violoncelle, je vais appeler Jean-Philippe Audin. Sans réfléchir.

Outre le décor phénoménal, la masse sonore du spectacle de Mylène en 1989 était du jamais vu. Ressort-on indemne d’un tel concert ?
Non, j’admirais beaucoup le travail de Laurent, qui était toujours derrière le moindre technicien. En permanence. Bruno Fontaine avait préparé les programmations en amont, mais essentiellement sur les idées de Mylène et Laurent. Il fallait faire un spectacle avec des bandes sonores puisqu’il y avait des cris d’enfants, des portes qui grinçaient, des bruits de baleines et de loups. Une partie de l’ambiance du spectacle était donc sur bandes. Jamais Mylène n’a chanté en play-back, mais le batteur avait un casque avec un click, et nous jouions de cette façon sur de nombreux titres. Il fallait que tout soit synchro. Je n’ai pas le souvenir d’avoir joué avec un tel système sonore auparavant. Pour ma part, c’était la première fois que je voyais utilisé en concert un 24 pistes avec des éléments préenregistrés.

Vous avez dû ressentir un grand soulagement après la première à Saint-Étienne…
A la fin du concert, nous étions tous très heureux, car cela faisait trois semaines qu’on se préparait. Ce soir-là, on avait atteint notre but commun. Le spectacle était parfait. Nous n’avions eu aucun problème de son, de musique, d’éclairage ni de chorégraphie. Nous avons été invités à manger par le patron de Polydor, Marc Lumbroso, qui avait fait le déplacement pour l’évènement. Ensuite, nous avons décidé de rentrer sur Paris. Du reste, Mylène était avec moi dans la voiture. Elle ne faisait pas souvent le voyage avec les musiciens mais je me souviens de cette première et d’une autre date durant la tournée où elle était montée avec nous, car nous avions à disposition un Espace Renault.

La pression était-elle retombée rapidement ?
Ce soir-là, nous avons compris que la suite des concerts ne pouvait être que plus réussie encore. Avec le recul, ce retour dans la nuit, de Saint-Étienne à Paris, résume bien la relation que j’ai avec Mylène. Nos n’avons quasiment pas parlé mais il s’était installé dans le véhicule une sorte de quiétude. La pression s’était effectivement relâchée mais le véritable dialogue entre les musiciens et l’artiste avait eu lieu quelques heures auparavant, sur scène. Dès que le rideau tombe, le spectacle est terminé et on passe à autre chose. On pense déjà à ce qui vient le lendemain.

Au cours de cette tournée, la famille s’agrandit peu à peu. Dans les coulisses, un personnage est très présent auprès de Mylène, Paul Van Parys, qui deviendra un des éléments clés du staff Farmer jusqu’à aujourd’hui. Qui est-il ?
Je le découvre en effet à cette période mais je ne savais pas vraiment ce qu’il faisait. Je pensais qu’il était secrétaire mais je ne posais pas beaucoup de questions. De nom, je savais que son grand-père était un grand compositeur de musiques de films. J’avais compris qu’il faisait partie de l’entourage proche de Mylène et je l’avais croisé auprès de Bruno Coulais…

…avec qui vous continuez à travailler énormément…
Oui, la musique de films est une de mes grosses occupations actuellement. D’ailleurs, Mylène et aurent étaient venus assister à l’avant-première du film Les choristes. On vient d’achever la bande originale du feuilleton télévisé issu de l’Affaire Villemin (ndlr : le fait divers sur le meurtre du petit Grégory) en six épisodes. On travaille sur la musique de trois films à sortir et j’ai participé à celle de Brice de Nice sur deux titres rock, au milieu de pop et de funk.

A la fin de la tournée 1989, l’équipe avait offert à Mylène une guitare Stratocaster. Etait-ce une de vos idées ?
J’avais dû lancer cette idée que tout le monde a adoptée. On se demandait ce qu’on pouvait lui offrir et l’idée de la guitare est venue naturellement. Elle avait voulu à tout prix jouer un morceau, seule sur scène, à la guitare. On avait finalement abandonné l’idée quelques jours avant la première, car il y avait trop de choses à penser. En contrepartie, nous lui en avons offert une.

Avez-vous été surpris qu’un tournage soit organisé en salle vide pour la vidéo du concert ?
C’était une première, ça nous a paru cohérent par rapport au projet de film qu’avait Laurent. Au final, nous étions presque étonnés de la qualité de la vidéo du live. Il y avait des idées, des partis pris esthétiques forts et ce n’était pas bêtement filmé comme à la télé.

Au début des années 1990, vos partez en tournée avec Michel Sardou. Mais auparavant, vous enregistrez L’autre…, le troisième album de Mylène…
Ce sera le dernier album où j’ai été guitariste de bout en bout.

L’autre… est un opus très littéraire, inspiré de Cioran et de Bataille. On raconte que vous avez conseillé à Mylène la lecture d’Helena Petrovna Blavatsky…
Ce n’est qu’un détail. Nous ne parlions pas beaucoup de ça… On parlait de musique à travers la musique que nous faisions, mais on ne discutait pas beaucoup de nos influences ou de ce qui se passait dans nos vies à l’extérieur du studio.

Les textes de Mylène deviennent plus concis, plus directs (« Désenchantée », « Je t’aime mélancolie »…). Avez-vous ressenti L’autre… comme un album de transition ?
Oui, ils ont essayé d’entrevoir « autrement » le personnage de Mylène. Elle avait terminé ses textes bien avant qu’on ne finisse l’enregistrement des musiques. En tout les cas, elle avait déjà la trame dans sa tête. Je l’avais connue jeune fille, je la retrouvais femme avec une confiance en soi plus affirmée et un propos plus affûté. Il y avait aussi un changement physique car elle s’était coupé les cheveux.

Alain Chamfort est un ami de Mylène, vous avez été son arrangeur sur son sixième album enregistré à Londres en 1983 ainsi que sur quatre titres du deuxième opus de Lio qui était alors sa compagne. De même, vous avez travaillé avec Khaled et Murat, les seuls duettistes de Mylène dans les années 1990 ? Simples coïncidences ?
Pour Chamfort et Khaled, oui… En revanche, je crois que le contact que Jean-Louis Murat avait avec elle – puisqu’ils s’écrivaient beaucoup à l’époque – avait fait qu’il m’avait appelé pour jouer sur un titre de son album Cheyenne Autumn (ndlr : « L’ange déchu »). Tout cela se faisait au même studio et au même moment. Nous avions donc vraiment plus d’un point commun ensemble !

Bruno Fontaine a été contacté pour la tournée 1996 de Mylène, avant Yvan Cassar. S’il était reparti pour un tour, l’auriez-vous suivi ?
Peut-être que si Bruno avait été à la direction musicale, je serais reparti ! Mais il avait d’autres projets tournés vers le classique, ainsi que les albums de Ute Lemper par exemple, il a choisi.

fanstephy-213x300Sur quoi travaillez-vous actuellement ?
Je viens de terminer un enregistrement avec 80 musiciens pour le Mémorial Charles de Gaulle sous les Invalides. Ils vont faire une salle de spectacle assez particulière, où le public serra comme suspendu dans l’espace et regardera sur cinq écrans à la fois un film de trente minutes avec des images inédites de De Gaulle. Je continue également à produire des artistes africains. Il y a beaucoup de problèmes au Cameroun, notamment. Les ministres séquestrent l’argent des artistes depuis près de dix ans et je lutte pour que les instances nationales (FMI, ONU…) fassent respecter le droit. On avait monté une nouvelle société de droits d’auteur avec Manu Dibango. Le ministre de la culture a envoyé un émissaire. Manu n’a pas marché dans ses combines. Au bout d’un an, ils ont coupé les vivres à cette société dont faisait partie Ekambi Brillant que j’ai produit, qui en était vice-président. Le ministre a fait de l’agitation pour retirer l’affaire à Manu Dibango en faisant croire que c’était lui qui détournait l’argent. C’est vraiment le monde à l’envers !

Vous êtes aussi le producteur de votre épouse, Chantal Ayissi. Est-ce plus facile de travailler en famille ?
Il vaut mieux travailler avec d’autres. C’est toujours plus compliqué avec la famille !

Votre dernière collaboration avec Mylène date de quelques années, au moment de la sortie de la compilation Les mots
Oui, nous nous sommes retrouvés au studio Guillaume Tell pour mettre en boîte trois nouveaux titres pour la compile, notamment « C’est une belle journée » qui nous est vite apparue comme un tube.

Et si vieillir lui était conté, comme elle aime à le dire dans Innamoramento
La grande différence aujourd’hui, c’est l’excellente maîtrise musicale de Mylène. C’est normal. Son évolution a été dans le bon sens. Pour le premier album d’Alizée par exemple, Mylène et Laurent dirigeaient ensemble à 50/50.

Vous avez été guitariste sur les deux albums d’Alizée. Pour un nouveau projet, on fait appel au noyau dur ! Considérez-vous cela comme un témoignage de fidélité de la part du tandem Farmer / Boutonnat ?
Je ne l’analyse pas comme ça. Il y a un travail à faire, il fallait bien le faire et aller très vite car le premier extrait « Moi… Lolita » avait eu un succès inespéré. Je ne sais pas si c’est une question de fidélité, il faudrait le leur demander à eux ! A vous de jouer (rires) !

 

recueilli dans Mylène Farmer et vous paru en 2006

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Monkey Me, l’album de Mylène Farmer 2012

Posté par francesca7 le 27 septembre 2012

Mylène Farmer : Nouvel album ’Monkey Me’ le 3 décembre

Le neuvième album studio de Mylène Farmer s’intitule Monkey Me. Il sortira le 3 décembre 2012. Un premier extrait sera dévoilé au mois d’octobre.

Monkey Me, l'album de Mylène Farmer 2012 dans Mylène 2011 - 2012 xvwpaqls1-300x243C’est un peu Noël pour les fans de Mylène Farmer. Eux qui sont habitués à passer des mois de disette, sans aucune nouvelle de leur rousse idole, frôlent aujourd’hui la crise de foie. En l’espace de quelques heures, ils ont ainsi appris le titre du nouvel opus de la chanteuse, sa date de sortie, les premières dates de sa prochaine tournée, ainsi que son affiche officielle. Une fois n’est pas coutume, les voilà gâtés ! 

Le neuvième album studio de Mylène s’intitule doncMonkey MeAprès avoir baptisé sa société de production « Stuffed Monkey », le singe semble être l’un des animaux fétiches de la star… En attendant sa parution le 3 décembre 2012, un premier single au nom encore secret sera mis en radio le 22 octobre. 

Comme l’a révélé sur Facebook le batteur Loïc Pontieux, le disque a été enregistré durant l’été. Il comprendrait une douzaine de titres. Par ailleurs, le successeur de Avant que l’ombre (2005), Point de suture (2008) et Bleu Noir (2010) serait le fruit d’une nouvelle collaboration avec Laurent Boutonnat, comme l’avait déjà suggéré le biographe Hugues Royer.

Côté live aussi, les choses se précisent. La tournée Timeless 2013 débutera le 7 septembre avec plusieurs concerts à Paris-Bercy. D’autres dates sont ensuite prévues, entre Lyon, Nantes, Montpellier, Toulouse, ainsi que Moscou, Genève et Bruxelles. Pour l’heure, aucun spectacle au Stade de France n’est annoncé. Ouverture de la billetterie le 4 octobre 2012 !

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Nouvel Album Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 27 septembre 2012

 Nouvel album le 3 décembre 2012

Un nouvel album de Mylène Farmer sortira à la fin de l’année 2012. Il s’agirait d’un disque composé par Laurent Boutonnat. A en croire le batteur Loïc Pontieux, il aurait été enregistré au mois d’août…

Nouvel Album Mylène Farmer dans Mylène 2011 - 2012 Encore-une-chanson-Mylene-Farmer-invitee-d-honneur_image_article_paysage_new-300x202Si Mylène Farmer s’est faite discrète ces derniers mois, c’est pour une bonne raison. Elle travaillerait en effet sur son prochain album, dans le plus grand secret. A en croire Hugues Royer, auteur d’une biographie non officielle sur la chanteuse, il s’agirait d’un nouvel opus composé en intégralité par le complice de toujours, Laurent Boutonnat. « Alors qu’il a pu être question, au départ, d’un panachage mêlant d’autres talents, Laurent Boutonnat a souhaité être le seul maître d’oeuvre », avance l’écrivain. 

Succédant à Avant que l’ombre (2005), Point de suture (2008), Bleu Noir (2010) et au best-of 2001-2011, ce 9e album studio baptisé Monkey Me sortira dès le 3 décembre 2012, précédé d’un premier single… Le 4 septembre, le batteur Loïc Pontieux (qui était crédité sur l’opus Avant que l’ombre…) écrit sur Facebook : « A enregistré au mois d’août le dernier album de Mylène Farmer. » De quoi aiguiser l’impatience des fans ! 

Selon Hugues Royer, la présence sur le disque de Laurent Boutonnat s’explique par le souhait de créer un album « calibré pour la scène ». Nombreux sont en effet ceux qui espèrent une nouvelle tournée pour 2013, avec peut-être même un grand concert au Stade de France

Alors que le projet Xtended Tour est finalement tombé à l’eau, cette tournée excite déjà les passions. D’autant plus que, selon certains, il pourrait bien s’agir de la toute dernière…

Pour retrouver notre sélection des concerts à Paris en 2012, cliquez ici
Et pour l’agenda 2012 des concerts dans toute la France, cliquez là ! 

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Mylène Farmer 2012

Posté par francesca7 le 6 septembre 2012

Mylène Farmer : Un nouvel album en décembre 2012 ?

 

Un nouvel album de Mylène Farmer pourrait sortir à la fin de l’année 2012. Il s’agirait d’un disque composé par Laurent Boutonnat. A en croire le batteur Loïc Pontieux, il aurait été enregistré au mois d’août..

Mylène Farmer 2012 dans Mylène 2011 - 2012 1995-Herb-Ritts-004b-214x300

Si Mylène Farmer s’est faite discrète ces derniers mois, c’est pour une bonne raison. Elle travaillerait en effet sur son prochain album, dans le plus grand secret. A en croire Hugues Royer, auteur d’une biographie non officielle sur la chanteuse, il s’agirait d’un nouvel opus composé en intégralité par le complice de toujours, Laurent Boutonnat. « Alors qu’il a pu être question, au départ, d’un panachage mêlant d’autres talents, Laurent Boutonnat a souhaité être le seul maître d’oeuvre », avance l’écrivain. 

Succédant à Avant que l’ombre (2005), Point de suture (2008),Bleu Noir (2010) et au best-of 2001-2011, ce 9e album studio pourrait sortir dès le mois de décembre 2012, précédé sans doute d’un premier single… Le 4 septembre, le batteur Loïc Pontieux (qui était crédité sur l’opusAvant que l’ombre…) écrit sur Facebook : « A enregistré au mois d’août le dernier album de Mylène Farmer. » De quoi aiguiser l’impatience des fans ! 

Selon Hugues Royer, la présence sur le disque de Laurent Boutonnat s’explique par le souhait de créer un album « calibré pour la scène ». Nombreux sont en effet ceux qui espèrent une nouvelle tournée pour 2013, avec peut-être même un grand concert au Stade de France
Alors que le projet Xtended Tour est finalement tombé à l’eau, cette tournée excite déjà les passions. D’autant plus que, selon certains, il pourrait bien s’agir de la toute dernière…

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Mylène Farmer Space Bercy

Posté par francesca7 le 27 mai 2012

 

Mylène Farmer Space Bercy dans Mylène et SYMBOLISME MFBercy96_22aL’image frappe dès l’entrée en salle : un énorme coffre, une porte ornée monumentale interdit l’accès à un temple (très boutonnesque) on ne peut plus mystérieux. Mur aveugle qui fait monter progressivement une excitation que rien ne peut contenir. C’est après un court-métrage d’Alain Lescalle (mélange confus de guirlandes japonisantes sur une esthétique de jeu vidéo des années 90) que le scaphandre cybernétique renfermant la chanteuse attirera les regards au centre du plafond de Bercy  Et c’est après une descente et un parcours qui le mène au pied du temple que le ton esthétique du show est donné : coiffure pour le moins inattendue composée de marguerites improbables, tenues multicolores de robes lamées et de corsais surchargés, soupiraux de pierre et escaliers vertigineux, le temple dans lequel nous entrons est celui du délire visuel.. et textuel. L’entrée en scène se fait au son scratché de chœurs scandant « shut up Farmer » (« Ta gueule Farmer ») ce qui promet pour les 2 h 30 de show qui suivent.

De quoi être bousculé. On ne peut qu’être déçu par l’enchainement mollasson des toutes premières chansons (XXL sans envie, California lassant, Dans les rue de Londres eu minimum syndical). Mais c’est avec la chorégraphie percutante (et sans danseuse) de Pornographique que le spectacle démarre vraiment. La suite assez rythmée fait étrangement l’impasse sur 2 albums (Cendres de lune, et Innamoramento), et reste à l’image de l’entrée en scène : un certain futurisme des années 80 sur des décors de « La Belle et la bête ». Chapeaux haut-de-forme sur Sans Contrefaçon, Je t’aime mélancolie en altitude sous des voiles rétractables, QI et sa chorégraphie hispanisante reprenant les gestes du clip, et à la surprise générale Les Mots en duo avec l’imposant et charmeur batteur Abraham Laboriel Jr.

Un chandelier aux allures de pieuvre pose la chanteuse sur une scène centrale en forme de croix de malte (symbole du secourisme) pour un tableau marquant le milieu du spectacle. La proximité de tout le public donne une force indéniable à un long tableau composé de chansons acoustiques, accompagnées par Yvan Cassar sur un piano noir collé à une plateforme réversible. Fin de la partie avec La réussite du spectacle : un Désenchantée ultra dansant en formation restreinte (Abraham sur une mini-batterie pas plus grande qu’un guéridon, une simple guitare, une unique percussion et Yvan fidèle au piano) et une Mylène tournoyante avec ses danseuses pour que chacun des spectateurs tout autour d’elle n’en perde pas une miette. C’est, avec Sans Contrefaçon, les deux moments forts du show… car peut-être les deux seuls vrais tubes.

 Avant que l’ombre, la bien nommée clôturera un spectacle foisonnant en entrouvrant un rideau d’eau sur une Mylène FARMER d’une neutralité retrouvée, qui disparaîtra symboliquement nue au sommet d’un escalier féérique orné de lustres suspendus à une autre planète. Rappel du rideau d’eau, le mot « passé » écrit en retombées pluvieuses s’écrasera au sol à plusieurs reprises. De loin le final le plus réussi, le plus émouvant aussi. Le final suicidaire du concert de 1989 n’est pas très loin dans cette grille du cimetière remplacée par le monumental coffre dont la résonnance de la clôture résonne encore à nos oreilles.

 Un spectacle incroyablement délirant et forcément jouissif, tant de retour de la vraie audace du duo FARMER-BOUTONNAT était attendu.

 

Signé J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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Mylène et Denny Fongheiser

Posté par francesca7 le 6 mars 2012


Mylène et Denny Fongheiser  dans Mylène et L'ENTOURAGE glry28-091

Denny Fongheiser, Scott Mundy (DW), Matt Sorum

Confidences du Batteur de l’orchestre de Mylène : Denny Fongheiser (Batteur) Anamorphosée

Son nom traînait sur le livret d’ « Anamorphosée ». Batterie : Denny Fongheiser. On l’avait presque oublié. Et puis l’idée nous est venue de le contacter, et nous ne l’avons pas regretté.

Avant toute chose, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Je vis à Los Angeles et je suis batteur et percussionniste de studio. J’ai également participé à des tournées. Je suis enfin arrangeur, producteur et ingénieur du son. J’ai travaillé entre autres avec Tracy Chapman, Seal, Counting Crowes, Luciano Pavarotti, Heart, Cock Robin, Brina Setzer… et bien sûr Mylène Farmer !

Comment avez-vous été contacté pour jouer sur « Anamorphosée » ?
J’ai été appelé pour enregistrer l’album aux studios A&M. Je crois que c’était le studio D, qui est réputé pour les sessions de batterie. J’y ai passé beaucoup de temps ces dernières années.

Connaissiez-vous Mylène auparavant ?
Non, je ne la connaissais pas avant. Mais j’ai été immédiatement très agréablement surpris. J’ai beaucoup d’amis en Europe et en Russie qui connaissent et aiment son travail. J’ai également reçu beaucoup de mails de fans de batterie qui m’ont fait des commentaires très élogieux sur cet enregistrement.

Et vous, quel est votre sentiment sur l’album « Anamorphosée » ?
J’aime vraiment beaucoup cet album et je l’écoute encore aujourd’hui. J’en apprécie les mélodies, ce qui est très important pour moi. Les belles mélodies m’inspirent pour jouer. « Anamorphosée » a un bon rythme, de jolis arrangements et un son très agréable ». De plus, la voix de Mylène tient une place énorme sur l’album, et je pense que c’est une grande qualité. Je ne comprends pas toutes les paroles de l’album, mais je me souviens avoir demandé des précisions sur les textes pendant l’enregistrement. Comprendre les paroles est un atout pour jouer et mettre en avant certains sons plutôt que d’autres.

Que pensiez-vous de la voix particulière de Mylène ?
J’adore sa voix, qui comporte plusieurs facettes selon moi. J’ai beaucoup apprécié la tonalité émotionnelle qu’elle a imprimée à cet album. La chaleur des émotions se retrouve tout au long d’ « Anamorphosée », et Laurent a fait un très bon travail sur la cohérence de l’ensemble. Il est très talentueux, et sait parfaitement conjuguer ses talents d’artiste et de producteur. Il a des vues très précises sur la finalité d’un album, tout en restant très ouvert sur l’aspect créatif des choses.

Avez-vous des anecdotes particulières ?
Rien qui ne me vienne spontanément… A part le côté vraiment enrichissant de l’expérience. Je me souviens des séances de travail avec Mylène, Laurent, Abe et Jeff. Je ne connaissais pas Jeff Dahlgren avant « Anamorphosée

MF2000_13a dans Mylène et L'ENTOURAGE

», mais j’ai beaucoup apprécié de travailler avec lui. Mon travail principal a été de jouer sur des pistes préexistantes, et nous avons

 soigneusement travaillé sur les bonnes combinaisons à trouver entre el live et les séquences additionnelles.

En France, Mylène est souvent comparée à Madonna…
Mylène a de très bonnes chansons, elle chante bien, elle a un côté sexy, sa musique est dansante mais elle fait toujours appel à l’émotion. Ce sont des aspects que l’on retrouve aussi chez Madonna. Donc cette vision est assez juste. Je sais aussi que Mylène a énormément de succès, comme Madonna.

Quels sont vos projets actuels ?
J’ai beaucoup travaillé avec différents artistes dans mon propre studio, en tant que batteur mais également arrangeur et producteur. Les progrès de la technologie ont rendu beaucoup de choses possibles. J’ai également produit une merveilleuse artiste, Shelly Bonet, et je pense encore travailler avec elle cette année. Je travaille enfin à la préparation d’un DVD sur l’enregistrement en studio à destination des musiciens professionnels. Et j’aimerais également repartir en tournée, si l’occasion le permet.

Mylène Farmer et vous – 2007

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Histoire de Avant que l’Ombre à Bercy

Posté par francesca7 le 23 février 2012

 

Mylène Farmer a quarante-quatre ans, elle vient de sortir l’album studio Avant que l’ombre…. Les billets, mis en vente depuis plus d’un an à l’avance, se sont arrachés en quelques jours. La chanteuse entame cette série de concerts six ans après le Mylenium Tour, avec une certaine tranquillité mais aussi avec car elle attendue au tournant.

De nouveau en compagnie de Laurent Boutonnat, elle conçoit ce show qui sera le plus gros de l’année en France. Les moyens mis en œuvre pour si peu de dates sont impressionnants : vingt millions d’euros pour treize dates.

Histoire de Avant que l'Ombre à Bercy dans Mylène et mes BLABLAS MFBercy2006_73aIl s’agit donc d’un spectacle qui cherche à impressionner les quelque 170 000 spectateurs qui ont acheté leur billet : son spatialisé dans toute la salle, quinze danseurs, décors de Mark Fisher, nacelle mouvante, sarcophage en plexiglas porté par six gardiens, double scène reliée par un pont de plus de dix mètres treuillé à la demande. L’une des scènes en forme de Croix pattée mélangé au symbole de Vénus est située en plein milieu de la salle et est recouverte au sol d’un écran ; un piano à queue peut même en surgir à l’aide d’un socle amovible. Sur la scène principale, quatre écrans sur rails de sept mètres sur deux mètres cinquante chacun se rapprochent et s’éloignent à l’envi et servent à la projection d’images d’Alain Escalle. Une double porte géante, dont les panneaux sont des répliques de ceux des portes méridionales du baptistère Saint-Jean à Florence, réalisées en 1338 par Andrea Pisano, encadrent un grand escalier décoré de six lustres immenses surveillés par trente cobras. Pour la première fois dans le monde, un artiste utilise un rideau d’eau qui permet d’incruster des écrits et des motifs dans le flot en mouvement. Il est également à noter que chaque spectacle est filmé sur pellicule dite HD.

MFBercy2006_28a dans Mylène et mes BLABLASGraphiquement très riche, grâce en grande partie aux travaux de Mark Fisher et Alain Escalle, les couleurs dominantes sont essentiellement le rouge et le jaune doré. Le choix des titres joué est, lui, sans réelles surprises. Seul le choix de l’interprète pour remplacer Seal sur le titre Les Mots peut surprendre : il s’agit du batteur Abraham Laboriel Jr. qui suit Mylène Farmer depuis le Tour 96.
Mylène Farmer évolue sur scène avec une coupe courte aux motifs floraux et porte des costumes spécialement confectionnés pour l’occasion par Franck Sorbier, costumes qui orneront par la suite diverses expositions de haute couture.

Pour la première fois dans la carrière de Mylène Farmer, celle-ci propose à son public une première partie : Le Conte du monde flottant, un court-métrage de 2001 réalisé par Alain Escalle et d’une durée de vingt-quatre minutes. Il est précédé de ce texte : « J’ai découvert le travail d’Alain Escalle à travers ce magnifique court métrage. À mon tour de le partager avec vous. Avant que l’ombre… Mylène Farmer ». Très décrié car assez difficile d’accès pour le grand public du fait de son aspect allégorique, il s’agit néanmoins d’une vraie réussite d’un point de vue graphique ; il est suivi d’un entracte de vingt minutes avant le début du spectacle à proprement parler.

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fans de Mylène Farmer ont les nerfs

Posté par francesca7 le 15 novembre 2011

 fans de Mylène Farmer ont les nerfs dans Mylène dans la PRESSELa chanteuse Mylène Farmer sera en concert au Stade de France les 11 et 12 Septembre 2010 prochains. Une occasion à ne pas manquer pour ses fans qui la trouvent beaucoup trop rare sur scène. Seulement voilà, à peine les billets mis en vente, les 2 shows affichent déjà complet, ce qui n’est pas pour plaire aux malheureux qui n’ont pas eu la présence d’esprit de camper devant les billetteries ou veiller sur les sites de vente de billets en ligne. Parallèlement, des petits malins ont eux eu la bonne idée d’acheter des billets en masse pour les revendre sur un fameux site d’enchères jusqu’à 10 fois le prix initial de la place. C’est la que le bât blesse, les fans sont lésés au profit de vilains rabatteurs qui ont rien à faire de leur idole mais qui en revanche vont s’en mettre plein les poches ! D’après le blog de Jean Marc Morandini, les fans en colère envisageraient de faire une pétition pour dénoncer cet odieux marché noir. Il faut dire que des places revendues plus chères sous le manteau ça ne s’était jamais vu, et qu’une pétition suffirait à stopper ce business hautement lucratif ;-). Ah pauvres fans, en plus de croire au retour de leur idole, ils croient également au Père Noël.

Paru dans www.staragora.com

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Mylène et Seal

Posté par francesca7 le 25 octobre 2011

Duo avec Seal/Abraham Laboriel Jr sur « Les Mots » (2001/2006)

Ce duo « surprise » déboule sur les ondes courant octobre 2001. En effet, alors que personne ne s’y attendait, Mylène revient sur le devant de la scène et de quelle manière!

Mylène et Seal dans Mylène en DUOS 5640_farmer

On ne sait que peu de choses sur les circonstances de cette rencontre Mylène Farmer/Seal ; les deux artistes se sont découverts et appréciés, puis notre libertine préférée proposa à Seal d’enregistrer une chanson en duo, écrite par elle et son complice de toujours Laurent Boutonnat. Le texte (mi-français, mi-anglais) est moins torturé qu’à l’accoutumée et évoque le pouvoir des mots dans nos vies.

Le staff Farmer prend également en charge la réalisation du clip de « Les Mots », sans artifices mais un brin pessimiste. Lors du tournage des scènes se déroulant en studio sur un radeau (en référence au célèbre « Radeau de la méduse »), Seal ne peut être présent et on a donc recours à une doublure pour les scènes en duo.

L’unique interprétation de ce titre avec Seal a lieu en janvier 2002, durant la troisième cérémonie des « NRJ Music Awards ». Entourés de draps et de fumée, les deux artistes sont en parfaite osmose et triomphent, même s’il ne remportent pas de prix pour ce duo.

Mylène rempile lors de ses concerts à Bercy en 2006 et choisit d’interpréter cette chanson en duo avec son batteur, Abraham Laboriel Jr. C’est une nouvelle version très émouvante qui est proposée au public, Abraham ayant de surcroît une voix très séduisante ! Mylène aussi est sous le charme et l’embrasse sur la bouche chaque soir à la fin de la chanson ! 

On peut encore une fois parler de réussite puisque cette chanson caracole plusieurs semaines en tête du top (chose qui n’était pas arrivé pour un single de Mylène depuis 1991 !), permettant ainsi au best of du même nom de connaître également un immense succès.

farmer063 dans Mylène en DUOS

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La presse parle du Mylènium Tour

Posté par francesca7 le 11 octobre 2011

 

VIDEO CLIP 

Image de prévisualisation YouTube 

 

 

 

« Mylène rit, Mylène pleure. Tous les soirs. On la savait émotive, on la découvre plus chaleureuse et plus joyeuse dans son contact avec le public. Mylène donne tout son amour à ses fans qui ne se privent pas de le lui rendre. » (Le Soir

 

 

« Très vite, on se lasse de cette succession de tableaux censés donner corps au cérébral univers de Mylène Farmer, lequel mérite sans doute mieux que cet habillage « variétés ». Mylène, que l’on espérait reine techno et diva pop à la Madonna, est ici réduite au rôle de gamine cyber. Du coup, la magie n’opère pas (…) »  (L’Humanité) 

 

 

« Pour les fans, la cause est entendue : Mylène est géniale. Même le pantalon corsaire orange, le chignon tricorne, la voix défaillante tandis que le batteur de 300 kilos se passent les nerfs sur ses fûts, les chorégraphies, mollassonnes, le show millimétré avec son quota de larmes obligatoires (deux fois, la chanteuse s’étrange, le public se pâme, la vulgarité Moulin Rouge des tableaux et la cacophonie abrutissante du son mixé par un sourd, tout va«  . (Libération

 

 

« Ce concert est certainement plus émouvant que ses précédents, qui  étaient peut-être plus spectaculaires, mais plus robotisés aussi. A croire que la libertine morbide et infantile s’est réincarnée en une femme plus sereine« . (Le progrès de Lyon)

La presse parle du Mylènium Tour dans CONCERTS DE MYLENE 1706501116

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Interview Susie Davis – Mylène

Posté par francesca7 le 30 septembre 2011

Interview exclusive de SUSIE DAVIS – claviers, percussions 

 « Je ne pensais pas qu’une artiste puisse être si populaire dans un seul pays » 

QUESTION / REPONSES  

Source IAO7 avril 2006 – spécial Live  

Interview Susie Davis - Mylène dans CONCERTS DE MYLENE barre-separation-3

 

comment et par qui avez-vous été contactée pour intégrer le groupe de musicien du Tour 96 ? 

 

Philippe Rault (producteur français installé aux Etats-Unis, NDLR) m’a contacté à Los Angeles et m’a demandé si ça m’intéresserait d’auditionner pour faire partie du groupe de Mylène. Il m’a dit qu’ils recherchaient une femme qui puisse jouer des claviers et des congas. Sincèrement, je n’avais jamais réellement joué des congas avant, mais j’ai un bon sens du rythme, alors je me suis dis qu’il fallait tenter le coup. J’ai pris quelques cours de congas auprès de deux amies percussionnistes, bien connus à Los Angeles, Deborah Dibkin et Vicki Randal. J’ai appris les techniques de base. 

 

Savez-vous pourquoi vous avez été choisies ? 

 

mylene-farmer_1999_mylenium-tour_claude-gassian_001min dans Mylène TOUR 1996J’ai tourné avec pas mal d’artistes célèbres avant Mylène, je pense que ça m’a aidé à atteindre un vrai niveau professionnel et à être à l’aise en audition. J’avais donné mon CV à Philippe afin qu’ils connaissent mon parcours. Je suis allée à l’audition. J’ai joué du clavier et des congas. Et j’ai eu le job. 

 

Vous connaissiez Mylène, ou son travail avant de faire le Tour 96 ? 

 

Non, je n’en avais jamais entendu parler ! 

 

Pourquoi avoir accepté de tourner avec une artiste française totalement inconnue chez vous ? 

 

Travailler avec Mylène m’a permis de rester en France pendant trois mois ! C’était un rêve qui devenait réalité ! J’ai toujours adoré venir en Europe, et tout particulièrement en France. En Amérique, on n’a rien de très ancien ; je suis hallucinée par l’Histoire que porte l’Europe. 

 

Parlez-vous français désormais ? 

 

Moi française est merde (rires) 

 

Et qu’avez-vous pensé de l’anglais de Mylène ? 

 

Elle parle très bien. Mais elle parlait souvent français. J’ai dû passer énormément de temps avec des personnes parties dans des grandes conversations en français auxquelles je ne comprenais rien. 

 

Comment se sont passées les répétitions du spectacle ? 

 

Nous avons eu une session préliminaire de répétions à Los Angeles. Il me semble que ça a duré deux semaines. Puis on s’est installé dans une grande salle du sud de la France (le Zénith de Toulon, MDLR). Et là on a encore répété pendant deux semaines. J’ai pris beaucoup de plaisir à travailler avec les autres musiciens du groupe, ainsi que les choristes et les danseurs, il y avait une super bonne ambiance. 

 

Etes-vous restée en relation avec eux depuis ? 

 

Difficilement car on est tous dans des endroits du monde assez éloignés. Mais j’ai récemment vu Abraham (le batteur, MDLR) et Brian (le guitariste, MDLR) car ils étaient sur la tournée de Paul Mc Cartney qui est passée en ville. Sinon, je reste en contact avec Donna DeLory et Carole Rowley (choristes, MDLR). 

 

Et avec Mylène ? 

 

Non, pas du tout. 

 

Pourquoi êtes-vous la seule du groupe de 1996 à ne pas avoir fait le « Mylénium Tour » ? 

 

Je ne sais pas. On ne m’a pas contacté. Cette année-là, je tournais avec Pat Benatar, donc je n’étais probablement pas libre de toute façon. Il est vrai aussi que j’ai déménagé sur San Francisco ; j’ai entendu dire plus tard que Philippe Rault avait essayé de me joindre, mais qu’il n’avait pas mon nouveau numéro de téléphone. Tant pis pour moi ! 

 

Quelle est la chanson que vous avez le plus pris de plaisir à jouer sur cette tournée ? 

 

J’ai vraiment beaucoup aimé le groove de « California » J’aimais beaucoup danser dessus ! 

 

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris pendant le Tour 96 ? 

 

Je ne pensais pas qu’une artiste puisse être si populaire dans un seul pays. 

 

Mylène était-elle proche du groupe ? 

 

Oui. C’était un bonheur de travailler avec elle, et de traîner avec elle. 

 

Qu’avez-vous pensé du public ? 

 

Le public français est excellent. 

 

Vous rappelez-vous du concert de Lyon, de la chute de Mylène qui s’est fracturée le poignet ? 

 

Oui ! Tout d’un coup, Mylène n’était plus sur scène. Je ne l’ai pas vue tomber, mais j’ai rapidement compris que ce devait être le cas. Jeff, le guitariste, a sauté en bas et l’a relevée, puis l’a amenée sur le côté. David, un danseur, était tombé avec elle. C’était un moment horrible. Passer si rapidement d’un état d’excitation et de bonheur à u moment où le temps s’arrête et où on se demande si Mylène va bien, c’était incroyable. 

 

Que faites-vous depuis cette tournée ? 

 

J’enseigne le piano, le chant, la guitare et l’écriture de chansons à des enfants dans mon home studio, à Richmond, en Californie. Je me suis mariée très récemment, et j’ai deux beaux fils, donc j’essaie de rester  à la maison et de ne plus trop faire de tournées. Les seules que je m’accorde sont celles avec un groupe appelé Thos Darn Accodions avec qui je joue de l’accordéon et je chante, et avec un groupe de R&B, Rhythmtown Jive. Je travaille aussi sur une méthode d’apprentissage de la musique à l’oreille pour les enfants.

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Spectacle à Bercy Mylène

Posté par francesca7 le 8 septembre 2011

 

Spectacle à Bercy Mylène dans Mylène 2005 - 2006C’est mutine et espiègle, comme la jeune et jolie Candy, en chapeau haut de forme, et vêtue d’une robe vaporeuse façon plumes d’autruche que Mylène revient entonner sur scène Sans contrefaçon, Q.I et C’est une belle journée. Mylène est à l’écoute de son public. Elle le laisse chanter et demande à sentir sa présence. 

 

Malgré le gigantisme du show, la connivence entre la star et ses fans est palpable à chaque instant. Mylène entame ensuite une série de chansons plus douces et émouvantes en faisant une arrivée aérienne remarquée juchée sur un lustre géant qui survole la salle avant de se poser sur la scène centrale toute proche. Ange parle-Moi, Redonne-moi, Rêver, L’Autre, toutes sont sobrement interprétées en piano-voix, accompagnées par le maître Yvan Cassar. 

 

Lors de ces morceaux lents et émouvants, l’interprétation est parfaite. Encore une fois, Mylène a peaufiné son apparence, elle porte des cuissardes et une veste-robe mauve impeccablement aillée. La chanson L’autre est un grand moment durant lequel Mylène semble très émue et très investie ; le public le ressent et n’en est que plus à l’écoute. Mylène a réussi son pari ; créer l’intimité dans l’immensité ! 

 

Passé le moment émotion et après une gorgée d’eau à la menthe, Mylène rigole à nouveau. Déboule alors une tempête qui emporte tout sur son passage. Désenchantée, toujours sur la scène centrale et face au public, rompt avec la  langueur des morceaux précédents. Dans une version survoltée, qui reprend la chorégraphie des prestations télévisées de 1991, elle redonne au public une occasion de chanter et de rester debout durant plus d’une dizaine de minutes après plusieurs rappels. Autre décor et autre ambiance sur la scène principale : Mylène apparaît celle fois-ci tout de noir vêtue, nuisette de dentelle, mini short, petit haut et bottes simili cuir. 

 

 

Nobody Knows, Je t’aime mélancolie, L’amour n’est rien, nous replongent alors dans un univers plus subversif. Avec Déshabillez-moi, Mylène joue toujours plus de se sensualité, puis en l’absence de Seal, elle interprète avec son batteur, Abraham Laboriel Jr, Les Mots. Le batteur, d’ailleurs, n’en revient toujours pas de cette participation : 

 

-          J’ai été le premier surpris quand elle me l’a demandé. En fait, elle voulait quelque chose de différent pour cette chanson, afin d’apporter une ponctuation au spectacle

 

Une aubaine pour l’Américain que Mylène remercie tous les soirs par un baiser sur la bouche. 

 

-          Mylène et moi, on s’adore. On se connaît depuis tellement longtemps. Mais c’est en tout bien tout honneur. Ce baiser, c’est plus une marque d’affection qu’autre chose ! 

 

 

 

vous pouvez retrouver tout sur Bercy 2006…. Sur ce blog 

Publié dans Mylène 2005 - 2006 | Pas de Commentaires »

Les Mots

Posté par francesca7 le 3 septembre 2011

 

 

Nous sommes en octobre 2001. Mylène se fait très rare dans les médias. Des rumeurs annoncent un prochain album compilation : un « Dance remixes 2″, un « Best-of » ?
Après le dernier single « L’histoire d’une fée, c’est… » avait été annoncé un deuxième extrait live « Regrets » avorté. Des rumeurs Les Mots dans Mylène 2001 - 2002 2430980145_1voient Mylène en tant que metteur en scène d’une comédie musicale sur « Le petit prince ». MF travaille également en parallèle avec Alizée.
D’autres rumeurs annoncent le prochain single comme un duo avec une star internationale. Oui mais laquelle ?

Le single promotionnel « Les mots » est envoyé en octobre 2001 aux radios en duo avec Seal (connu pour son tube « Crazy » dans les années 90). Une sublime ballade où Mylène monte dans la gamme. Le succès est immédiat auprès du public et accueilli assez tièdement par les fans. Le best-of est alors annoncé avec 3 inédits.

Le single sort le 13 novembre 2001 et c’est une bombe. Il entre directement dans le top 3 et se vendra à près de 500 000 exemplaires. (Plus gros succès de la star depuis « Désenchantée » en 1991). Un maxi 45T est édité et un maxi CD européen est exporté.

Le clip annonce le retour de Laurent Boutonnat qui n’avait plus tourné de clip depuis « Beyond my control » en 1992. Mylène et Seal sont perdus sur un radeau au beau milieu de l’océan (inspiré du « Radeau de la Méduse »). A noter que les deux artistes n’ont pas tourné le clip ensemble. Les plans de Seal étant filmés à part. (en raison des attentats du 11 septembre 2001, Seal ne voulait pas prendre l’avion jusqu’à Paris).
« Les mots » est à ce jour le 4e plus gros succès de Mylène.

Le titre est nominé aux NRJ Music Awards dans la catégorie « Meilleur duo » mais le prix sera décerné à Garou et Céline Dion pour « Sous le vent ».
Lors de la soirée, Mylène Farmer et Seal nous offre leur unique prestation télé (ampexée) pour cette chanson.

A noter que lors des concerts « Avant que l’ombre… A Bercy » de 2006, c’est le batteur Abraham Jr. Laboriel qui reprend les passages de Seal. La version live est elle aussi un véritable bijou !

 

 

Publié dans Mylène 2001 - 2002 | Pas de Commentaires »

Khaled en duo avec Mylène

Posté par francesca7 le 27 août 2011

Khaled Césars.jpgKhaled, de son vrai nom Khaled Hadj Brahim (en arabe : خالد حاج ابراهيم), dit également Cheb Khaled, est un chanteur algérien de raï, né à Oran le 29 février 1960. Il est connu du grand public sous le nom de scène Khaled.

Khaled est surnommé « Cheb » au Festival d’Oran en 1985, dont il gagne le premier prix. C’est grâce à lui que la musique raï a connu de nombreux changements par l’intégration d’instruments occidentaux tels que la guitare, la basse, le synthétiseur et le saxophone. Après un succès phénoménal, il a émigré en France où il a pu imposer sa musique. En 1986, il rencontre Djilali Ourak et Marc Céda. ces derniers font appel à Jess-Jemel Dif, ex-batteur fondateur du groupe Carte de Séjour et producteur de Cheb Kada, pour faire signer Khaled chez Universal. Ce dernier invite le patron d’Universal au Bataclan lors d’un concert deux jours de suite, et Khaled obtient ainsi son contrat pour Didi.

En 1992, l’album Khaled, produit à Los Angeles par Don Was et à Bruxelles par Michael Brook, enregistre un succès phénoménal au Maghreb ainsi qu’en France. En outre, cet album rentre dans la liste des 50 albums les plus vendus en France et réalise un succès remarquable au Brésil avec plus de 3,5 millions d’exemplaires vendus pour le succès du raï. Le titre Didi est le premier grand succès du raï. C’est ce titre qui popularisa à grande échelle cet album.

Khaled en duo avec Mylène dans Mylène 1995 - 1996 mylene_farmer_khaled-la_poupee_qui_fait_non_(live)_s 

En 1996, il enregistre l’album Sahra, produit par Don Was et Philippe Eidel. Sahra contient deux collaborations avec Jean-Jacques Goldman, le tube Aïcha en particulier. La même année, il chante en duo avec Mylène Farmer la Poupée qui fait non sur scène lors de certaines dates du Tour 96 de Mylène Farmer (ce duo sortira en single et un clip live sera diffusé). L’album Hafla sort en 1998 et l’album Kenza (du prénom de sa fille) sort en 1999. En 2000, il sort un nouvel album Elle ne peut pas vivre sans lui !. Le 16 octobre 2003, Khaled a été nommé « Ambassadeur de bonne volonté » de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

 

Publié dans Mylène 1995 - 1996 | Pas de Commentaires »

 

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