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Si vieillir lui était compté

Posté par francesca7 le 14 novembre 2015

 Vieillir chez Francesca

      Pour la première fois, le visage n’est pas lisse. Le front est strié de rides d’expression. Les yeux sont creusés de cernes que le maquillage accentue. Les cheveux sont plaqués à l’arrière. Sur certains clichés, elle nous fixe avec gravité. Sur d’autres, elle semble perdue, le regard fuyant. Devant l’objectif de Peter Lindbergh, Mylène a accepté de se montrer telle qu’elle est, loin de l’imagerie diaphane véhiculée depuis ses débuts. Une femme à la quarantaine épanouie. Et ces petits défauts n’enlèvent rien à sa beauté. Au contraire, le photographe a réussi à faire affleurer sur son visage la sourde inquiétude qui nourrit l’artiste. Publiés dans la version française du magazine Vogue, ces clichés en noir et blanc ont créé un réel émoi parmi ses inconditionnels.  

      « Beaucoup de gens m’ont avoué que cette série leur avait montré une Mylène Farmer plus “vraie” », a confié Peter Lindbergh après la séance. Lors de la première rencontre entre le photographe et la star, en 1999, son intention avouée était précisément de « casser son image glamour cheveux roux et bouclés ». Pour parvenir à un tel résultat, le maquillage a été déterminant. S’il sert, d’ordinaire, à masquer les défauts, « nous avons choisi, pour cette séance, de renforcer au contraire ces imperfections ». 

Et, si l’on en croit Lindbergh, la star se serait montrée très satisfaite des clichés. « Cette série a été une sorte d’expérimentation pour Mylène, qui était curieuse de savoir ce qui pourrait en ressortir. Alors que, souvent, les acteurs et les musiciens que je photographie imposent des conditions précises, elle s’est montrée au contraire totalement ouverte à mes propositions. Je crois qu’elle a apprécié la complexité qui se dégageait de ces portraits. » 

     Une Mylène sans artifices, rattrapée par les marques du temps… Sans le défi artistique de confier son visage à l’une des plus prestigieuses signatures de la photographie, la chanteuse aurait-elle accepté d’écorner la belle image ? Peut-être que non. Pour l’esthète qu’elle est, voir sa jeunesse s’enfuir n’est absolument pas un sujet de réjouissance. Dès 1998, elle le dit dans une chanson de l’album Innamoramento, dont le titre Et si vieillir m’était conté, renvoie à un film illustre de Sacha Guitry : « La nuit de ses doigts de fer / A abîmé la chair / De sa rouille cruelle. » Mais pourquoi donc la vie, après avoir donné la beauté, s’acharne-t-elle à la reprendre ? La question ne cesse de hanter le poète depuis l’aube de l’humanité. Il est si cruel, en effet, de voir se faner la beauté des femmes que le XXIe siècle semble livrer une guerre sans merci contre cette infamie.

     Anticiper, n’est-ce pas la seule manière d’accepter l’inacceptable ? Sans doute, mais cela n’empêche pas de se battre pour freiner la course du temps. Interrogée par un journaliste russe en 2000, qui lui demande si elle songe avoir recours, un jour prochain, à la chirurgie esthétique, Mylène répond sans détour. « Je ne crois pas. Beaucoup de femmes avec le temps deviennent plus belles qu’elles n’étaient. Ceci dit, je souhaite rester attrayante longtemps encore ! » 

     Pour continuer à séduire son public, elle le sait, préserver la fraîcheur de ses traits est essentiel. Et la chanteuse relève le défi haut la main, comme le confirment tous ceux qui l’approchent. Daniela Lombroso, qui la reçoit en 2005 dans une émission de France 2, parle même d’un « teint de jeune fille ». En même temps, assumer son âge, pour Mylène, c’est aussi accepter de se montrer plus pulpeuse, avec ces formes plus féminines dont elle rêvait adolescente, lorsqu’elle se trouvait trop fluette. 

     Quand elle arpentera la scène du Stade de France, le 12 septembre 2009, la star fêtera en public ses quarante-huit ans. « C’est un pur hasard, jure-t-elle. Il y a longtemps que je ne fête plus mon anniversaire.  L’idée de réunir des personnes pour le célébrer me tétanise  ! » Quelle sera alors sa réaction devant des dizaines de milliers de fans hystériques ? Une immense émotion, sans aucun doute, provoquant un torrent de larmes, c’est inévitable. Chaque année, la chanteuse reçoit des centaines de cadeaux de ses admirateurs, envoyés à sa maison de disques ou à son domicile parisien. Impossible pour elle d’oublier la date de son anniversaire : ses fans ne manquent jamais de la lui rappeler. 

     À quarante-huit ans, bien des chanteuses ont pris leur retraite. Mylène est l’exception. Et il y a fort à parier que Jean Paul Gaultier, responsable des costumes de la prochaine tournée, s’apprête à dessiner des tenues de scène sexy en diable. S’exhiber en cuissardes, à la ville comme à la scène, ne lui fait pas peur. « Vieillir, je l’accepte parce que c’est une fatalité. Mais grandir, non  ! » La raison raisonnable, elle laisse ça à d’autres : quand il s’agit de s’habiller, seul compte le plaisir de se sentir désirable, pour soi et pour les autres. 

      Une sorte de fuite en avant ? Certains n’hésitent pas à le penser. « Vieillir devant son public est un risque énorme pour elle, un danger de voir s’écrouler le mythe qu’elle a échafaudé », me dit Christophe Mourthé. Il y aura donc fatalement un cap difficile. Pas facile, en effet, de se projeter dans un futur

lointain quand on a bâti sa carrière sur une image érotique. On le voit bien avec Madonna qui, à cinquante ans, en fait trop dans le côté exhibitionniste.  Certes, comparer les deux chanteuses est une entreprise contestable, un poncif auquel il faut s’empresser de tordre le cou. « Je pense que Mylène a une vision artistique plus profonde et plus riche que celle de Madonna, confie Mark Fischer. Peut-être est-elle moins fashion, mais à travers son travail, elle essaie de nous dire quelque chose au sujet de l’existence. » 

      C’est justement pour cette raison que la star française est à l’abri d’un tel écueil : son répertoire ne repose pas tout entier sur une image érotique. Il y a dans les paroles de ses chansons un regard posé sur l’existence, des messages d’une teneur universelle qui s’adressent à l’esprit et ne se fondent pas exclusivement sur le désir. Et puis, elle a prévenu : « Je sais que viendra le moment où je ressentirai la nécessité de me retirer. » Pas question, donc, pour elle de livrer le combat de trop, celui qui réduirait à néant vingt-quatre ans de carrière. A-t-elle pour autant l’intention de faire ses adieux dans les années à venir ? « Par respect pour le public, je n’utiliserai jamais cela comme un argument promotionnel », répond-elle à Jérôme Béglé, qui lui demande si le Stade de France sera son ultime concert. 

     Partir comme Greta Garbo, demeurer mythique en gardant l’image intacte… C’est une hypothèse qui n’est pas exclue, mais pas totalement séduisante non plus, tant elle exige de renoncer à un métier qui agit comme une drogue puissante, et surtout de ne plus répondre à la vague d’amour qui s’est abattue sur elle. Le retrait de la Divine, aussi bénéfique fût-il pour sa postérité, pourrait bien avoir en même temps gâché sa vie. 

     Mylène est-elle prête à un tel sacrifice ? Rien n’est moins sûr, d’autant qu’elle semble désormais comblée sur tous les plans. « Je souhaite faire ce métier le plus longtemps possible », confiait-elle en 2004.      Dès lors, on peut donc très bien imaginer qu’elle continue à publier des albums durant encore dix ou quinze ans – à condition, bien sûr, qu’un tel format musical continue d’exister. Si elle persévère dans cette voie, sans doute peut-elle aspirer à un destin à la Barbara, faire vivre le culte dans le cadre de salles intimistes, accompagnée par un seul piano. Une seconde carrière qui ne manquerait pas de panache. Certes, pour l’heure, elle clame encore son goût de la démesure, mais elle conçoit déjà l’instant où cet appétit aura disparu : « Je saurai quand viendra le moment où il faudra que je change. Non pas le fond de mon expression, mais la forme. » 

     Pour tous ceux qui imaginent Mylène comme une femme conduisant sa carrière d’une main ferme sans jamais trembler, le témoignage de Marie de Hennezel, qui a rencontré la star à plusieurs reprises, permet de nuancer le propos. Quelques mois après l’entrevue sur un plateau de télévision organisée par Jean-Luc Delarue, en 1996, la psychologue répond favorablement à une invitation à déjeuner. « C’est un moment qui m’a beaucoup marquée. C’était chez elle, dans un grand appartement. J’étais touchée qu’elle me fasse ainsi entrer dans son intimité. J’ai pu y voir toute la fragilité et la vulnérabilité de cette jeune femme. La solitude aussi. Car elle est l’objet de tant de projections que cela en devient comme une forme de prison. [...] On sent qu’elle est perméable, qu’elle capte les choses et je pense que c’est au prix d’une certaine solitude. Elle m’a vraiment beaucoup touchée. » 

     Une chanteuse prisonnière de l’image qu’elle s’est construite, condamnée à répondre au désir de Ceux qui l’aiment : telle est l’équation difficile que Mylène doit résoudre en permanence. Certes, son devoir d’artiste est d’exprimer ses émotions, mais elle ne peut que s’inscrire dans la continuité du fil qui la relie au public depuis toutes ces années. Elle l’avoue au détour de la chanson Si j’avais au moins… : « Et moi l’étrange paumée / Fiancée à l’enténèbrement. » Bien qu’elle ait terrassé ses fantômes intérieurs, ils continuent de la poursuivre, comme si elle ne pouvait leur échapper. Sur le plateau du 20 heures de TF1, face à Claire Chazal, elle avoue ainsi s’être amusée avec le mot Dégénération, comme pour adresser un clin d’œil à une autre de ses chansons, Désenchantée. 

    Si vieillir m'était conté Pour demeurer à la hauteur de sa légende, Mylène n’est-elle pas condamnée à ressasser inlassablement les mêmes thèmes, à jongler avec les mêmes états d’âme ? « Tout créateur se répète inlassablement et inexorablement », dit-elle. Elle n’a pas tort. Et c’est même ce qui la différencie d’une Madonna, caméléon qui s’épuise à épouser sans cesse les dernières tendances. La star française possède a contrario une extraordinaire constance. Son entêtement à toujours creuser le même sillon, sans tenir compte des modes, signe sa condition d’artiste véritable.  

     « Le sentiment d’abandon est quelque chose qui me hante », dit-elle. N’est-elle pas, au fond, dans la position de la femme aimée qui, par peur de décevoir son amoureux, se force à incarner son fantasme afin de rester désirable à ses yeux ? « Elle ne cesse de chanter son mystère sans jamais dire son secret », a dit Thierry Demazière à propos de Mylène. Il y a quelque chose de juste et de profond dans cette phrase. Et l’erreur de bien des biographes est sans doute d’avoir cru qu’un tel secret pouvait être exhumé. 

Mieux, que sa révélation pouvait expliquer l’œuvre comme une évidence. Et si cette part de mystère irrésolue ne constituait-elle pas, au fond, la clé d’un succès nourri par les seules projections du public ?

C’est bien connu, le secret est le meilleur terreau pour l’imaginaire. 

     Dire cela ne retire rien à l’exception de ce parcours, ni même à la singularité de l’œuvre. Car quoi qu’on écrive sur elle, Mylène Farmer restera, dans l’Hexagone, la chanteuse phare du dernier quart de siècle. Aussi inspirés que soient les mots employés pour la dépeindre, aucun n’atteindra jamais la puissance lumineuse d’une de ses chansons.

 

 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

Publié dans MYLENE par H.ROYER | Pas de Commentaires »

TV PARC (Russie) pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 décembre 2014

 

20 MARS 2000 – Entretien avec Eva KAMM

2000-05-eVous êtes habillée de façon très originale (le préambule de l’interview précise que Mylène porte des socquettes blanches dans des sandales, une grande jupe façon paréo de soie brodée à l’indienne, un chemisier en coton et une veste en jean, nda). C’est très intéressant ! Qui est le styliste qui vous a   crée cette tenue ?

­ Des noms qui ne vous diraient rien. D’une manière générale, j’aime les vêtements de Thierry Mugler et Jean-Paul Gaultier, mais je préfère me faire mon propre style. Pour les préparatifs de mon spectacle Mylenium Tour, j’ai collaboré à l’élaboration des costumes, tant pour les miens que pour ceux des danseurs.

Ne vous semble­-t-­il pas que le nom choisi pour votre spectacle n’est pas des mieux trouvés ? Vous êtes­vous laissée emporter par la mode qui surfe sur ce fameux millenium ?

­ Pas vraiment. Tout d’abord, bien que le mot ‘millenium’ soit répandu, mon concert est unique, et ensuite, ce mot contient mon prénom.

Justement, comment avez­vous fêté ce millenium tant attendu ?

­ Je ne me souviens pas. Sans doute avec un livre dans les mains. Le soir du 31 décembre n’est pas une fête pour moi. Oui, c’est ça : j’ai lu et puis je suis allée me coucher. Je ne sais plus quel livre   j’avais entre les mains ce soir­là, probablement Henry James ou peut­être Edgar Poe, un de mes auteurs préférés.

On raconte beaucoup de légendes à votre sujet. Est­il vrai que vos seuls amis sont des singes capucins ?

­ Je n’ai qu’un seul singe capucin. Elle s’appelle E.T., comme le héros de Spielberg, et nous sommes de grandes amies. Elle craint les courants d’air, c’est pourquoi je prends toujours garde à ce qu’elle ne prenne pas froid, et donc elle ne sort presque jamais.

Est­ce que vous aimez regarder la télévision ?

­ Bien sûr. Je regarde la télé, comme tout le monde. J’aime beaucoup la chaîne Planète qui montre la vie et la culture de pays différents. Je regarde aussi des séries, par exemple « X Files » avec David Duchovny, qui est une de mes préférées.

Comment prenez­vous soin de vous ? Votre spectacle laisse entrevoir une préparation athlétique parfaite ­ sans parler de votre silhouette !

­ Merci pour le compliment ! Quand je ne prépare pas un spectacle, je ne fais pas d’efforts particuliers pour entretenir ma forme : je ne fréquente pas les salles de sports, je ne torture pas mon organisme avec des régimes, je ne compte pas les calories…

Mylène Farmer peut-­elle donc se permettre de manger un hot­-dog en pleine rue ?!

­ Non, mais pas seulement parce que je ne mange pas de viande ­ à l’exception du poulet. J’ai arrêté de manger n’importe quoi depuis que j’ai pris conscience que j’avais grandi. Désormais, mon régime comprend du poulet, des légumes, des fruits. Et j’adore la cuisine japonaise !

Vous aimez l’exotisme ?

­ J’aime en tout cas leur conception de la vie. Depuis que j’ai découvert la culture orientale, je regarde les choses différemment. Comme vous pouvez le voir, le style de mon spectacle est influencé par certains courants japonais, indiens et chinois.

Quel est votre rapport à la culture russe ?

­ Un grand respect avant tout. J’ai visité la Russie il y a deux ans et j’ai été marquée par la beauté des églises et la richesse de l’architecture. Il me semble qu’il y a des motifs slaves dans mon spectacle aussi, à bien y réfléchir !

La célébrité vous a-­t­-elle changée ? Est­il difficile de rester vous­même lorsque vous sentez des regards étrangers sur vous ?

­ Il m’est très difficile de répondre à cette question. Je suis heureuse d’être devenue une artiste. Pendant un spectacle, je vis pleinement la scène et c’est très difficile de décrire ce sentiment avec des mots. Mais dès que le rideau tombe, je redeviens une femme ordinaire, et cette métamorphose m’arrange tout à fait !

Maintes femmes célèbres, intelligentes et belles sont seules. Pourquoi ? Est­ce que les hommes ont peur des femmes qui sont fortes ?

­ Notre métier est très dur, il demande un maximum de temps et de force. Quand on devient public, il est très difficile de trouver l’âme sœur. Un homme, d’une manière générale, ne peut pas se soumettre au fait que sa femme est adulée par des millions d’autres personnes : il veut être unique.

Si vous rencontriez l’homme idéal mais qu’il vous demandait de quitter la scène définitivement pour lui, que feriez-­vous ?

­ 2000-05-bJ’aime trop ce que je fais et ce que j’ai vécu toutes ces années pour y renoncer d’un coup. Mais l’amour étant une des choses les plus précieuses dans la vie, il ne faut jurer de rien ! S’il y a une chose que je sais à mon sujet, c’est que je manque de courage pour beaucoup de choses. Je trouve qu’il faut être très courageux et responsable pour avoir au moins un enfant. De quoi rêvez­vous ?

­ De ne jamais mourir, même si par exemple l’idée du clonage me choque. L’homme est une création unique et aucun mortel n’a le droit de décider s’il est digne de la vie éternelle.

Vous avez trente­-huit ans mais vous n’en faites guère plus de vingt­-cinq. Comptez-­vous confier votre beauté à un chirurgien esthétique, comme le font la plupart des stars ?

­ Je ne pense pas. Beaucoup de femmes s’embellissent avec l’âge. Je rêve de rester attrayante jusqu’à un âge avancé ! Mais à vrai dire, j’ai peur de ne pas l’atteindre, même si je voudrais bien…

Merci à atch­-ramirez pour son aide précieuse à la traduction.

 

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Mylène Farmer pactise avec le diable !

Posté par francesca7 le 2 juillet 2013

 

De 1984 à 2012, beaucoup de choses ont changé, mais pas le visage de Mylène Farmer. À 51 ans, ses traits sont les mêmes qu’au début de sa carrière. Comment ? Voici les hypothèses les plus logiques.

À voir l’évolution du visage de Mylène Farmer en 28 ans, on se rend compte que justement, il n’y en a pas (voir diaporama ci-dessus). La peau est toujours aussi lisse et blanche, comme tendue par un lifting permanent que l’on sait impossible : la chanteuse n’irait jamais s’allonger sur une table d’opération, c’est bien connu. Tel la Joconde ou un monument inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, le faciès de Mylène reste inchangé, qu’importent les années qui lui passent dessus. « Qu’est-ce donc cette diablerie ? », comme dirait Godefroy de Montmirail. Éléments de réponse.

Mylène Farmer pactise avec le diable ! dans Mylène et des CRITIQUES mylene-farmer-avant-300x251  mylène avant

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1 – Un pacte avec le diable ?

On en est presque sûrs : il s’est passé quelque chose entre Mylène Farmer et le malin. Cette chevelure rouge comme les flammes, ce regard à la lueur sombre et cette thématique récurrente de la mort dans ces chansons… l’hypothèse d’une association entre la chanteuse et le roi des enfers n’est pas entièrement à écarter. D’ailleurs, en écoutant les paroles d’À l’ombre, on entend très clairement : « Le diable harcèle mes lendemains ». On ne peut plus explicite, non ?

2 – Une descendante de Dorian Gray (attention spoiler) ?

Et si, comme le personnage inventé par Oscar WildeMylène Farmer transférait ses marques de vieillesse dans un objet ? Après tout, rien ne nous dit qu’elle ne planque pas un portrait dans un box de rangement quelque part dans le monde, qui encaisse tranquillement le poids des années à sa place. « Je n’arrive pas à me projeter dans l’avenir », expliquait-elle sur TF1. Peut-être parce qu’elle se projette ailleurs ? Sur un tableau, par exemple ?

3 – C’est un vampire

Comme Isabelle AdjaniMylène Farmer a souvent été représentée comme un vampire dans des sketches. Mais il n’y a pas de fumée sans feu : après tout, mis à part dans ces clips, la chanteuse a rarement été vue en plein jour. Oiseau de nuit, on ne l’a jamais vue non plus en train de manger de l’ail. Est-ce suffisant pour considérer que l’immobilité de son visage est due à un régime très sanguin ? À vous de voir.

4 – Un bon coup de bistouri ?

C’est l’hypothèse la moins crédible. Mais le twitto/chroniqueur Emery Doligé , comme d’autres utilisateurs de Twitter, écrivait hier soir : « Mylène Farmer ne peut plus bouger son visage. Trop de chirurgie. » Même si certaines mauvaises langues affirment que Mylène a eu recours à la chirurgie esthétique, nous savons bien que tout cela est faux. Pascal Nègre, le patron d’Universal, est de cet avis : « Juste n’importe quoi !! », a-t-il répondu à celui qui osait évoquer la possibilité que la chanteuse soit une habituée des tables d’opération. À moins qu’elle n’ait une molécule de conservation ultra-performante dans le sang, il va falloir se reporter aux solutions 1, 2 et 3 pour comprendre le mystère du visage de Mylène Farmer.

 

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Benoît Cachin nous parle de Mylène F

Posté par francesca7 le 22 juin 2012

 

Benoît Cachin nous parle de Mylène F dans Mylène dans la PRESSELe 12 septembre 2008, le journaliste Benoît Cachin revient sur l’interview de Mylène Farmer qu’il a effectuée pour le magazine gay « Têtu », la seule que la star a accordée à la presse pour la sortie de son album « Point de suture », et qui est parue le 20 août 2008. Il répond aux questions du public de la chanteuse lors d’un chat organisé par le quotidien gratuit « Métro », et dont voici la retranscription intégrale.

Bonjour M. Cachin. Vous qui avez interviewé Mylène Farmer, j’aimerais savoir si au cours de votre entretien vous l’avez trouvée distante ? Assez relâchée ? Détendue ? Vous semblait-elle « elle-même », naturelle ?

Elle était tout à fait naturelle, souriante, détendue. Vous savez, l’interview était prévue donc il n’y avait aucune raison pour qu’elle soit sur ses gardes.

Benoît, pensez-vous que Mylène cultive son côté mystérieux uniquement pour des raisons « commerciales » ?

Absolument pas ! On ne peut pas tenir 25 ans uniquement sur le marketing. Je crois que c’est sa nature profonde (discrète, réservée, mystérieuse). Donc elle ne se force pas, à mon avis…

Est-elle entourée de gardes du corps comme la presse le dit ? Si oui, pensez vous qu’elle se protège d’une peur ?

Je ne sais pas dans la vie courante… Lors de l’interview elle était seule…

Pouvez vous nous éclairer sur les relations qu’entretiennent Mylène et Alizée à l’heure actuelle ?

Grand sujet en effet ! Je crois savoir que les relations sont désormais distantes. Alizée a pris son envol et Mylène produit Lisa…

Selon vous, quelle chanson sera le titre d’introduction de ses concerts ? Le titre final ? Pensez vous que nous pourrions avoir droit à un titre inédit sur un single par exemple (le contenu de l’album étant court) ?
Alors là, c’est une colle ! Je me lance (mais ça n’engage que moi). Je pense que « C’est dans l’air » serait un titre parfait pour entrer en scène… Pour en sortir, « Ave Maria » bien sûr. Mylène reste Mylène. Quand aux inédits, Mylène en a souvent mis en « face B » alors pourquoi pas là ?

Bravo pour votre interview ! Y a-t-il eu des sujets tabou qu’elle vous a demandé, avant l’interview, de ne pas aborder ?
Non mais elle a refusé (avec gentillesse) de répondre à cinq ou six questions. Cependant, je ne voulais aborder que sa carrière pour, enfin, avoir d’autres sujets de conversation avec elle que le noir, la dépression et la solitude. Elle m’a d’ailleurs remercié à la fin de l’interview en me disant que ça lui faisait du bien de ne pas parler de singe ou de cercueil !!!

Comment expliquez vous un tel engouement pour Mylène Farmer ? Comment et sur quoi repose le mythe ?
Comment expliquer un engouement ? Question difficile et seul un psychanalyste pourrait y répondre je pense… Son mythe repose vraisemblablement sur son univers et sa discrétion. Plus les stars sont mystérieuses, plus elle nous fascinent, non ? Elle applique le système des grandes stars hollywoodiennes telles Greta Garbo ou Marlene Dietrich.

Le duo avec Moby est un peu surprenant, non ? Elle essaie de toucher un nouveau public ?
Je ne crois pas. On ne peut certes pas reprocher à Mylène de vouloir toucher un nouveau public, sinon elle aurait choisi de plus fédérateur je pense… Son duo avec Moby est dans la suite de « Crier la vie », leurs deux voix se mèlent parfaitement.

Quid de la relation entre Jean-Louis Murat et Mylène ?
Je ne sais pas. Murat est quelqu’un d’ingérable, capable de faire des compliments à Mylène le lundi et être limite insultant le mardi… Je ne pense pas qu’ils soient souvent en contact…

MF2000_108a dans Mylène dans la PRESSEVous avez écrit deux ouvrages sur Mylène Farmer. Vous a-t-elle dit ce qu’elle en pensait ?
Nous avons parlé du second, Influences. Le premier, le dictionnaire, n’a pas dû l’intéresser beaucoup car elle seule détient la vérité sur ses chansons. En revanche, elle était contente que, dans Influences, je mette en avant ses références pour que d’autres les découvrent et les aiment éventuellement. Elle a beaucoup aimé mon livre sur Etienne Daho que je lui avais offert à sa sortie.

Autour de quelles thématiques tournaient les questions sur lesquelles Mylène n’a pas souhaité s’exprimer ? Sur des sujets de société actuels ? Sur des choses plus personnelles ?
Sur d’autres personnalités ! Par exemple, je lui ai demandé pourquoi elle n’avait jamais posé pour Pierre & Gilles qui, il me semble, pourraient faire des clichés extraordinaires de Mylène. Elle n’a pas voulu répondre. Je n’ai pas mis ses réponses négatives à chaque fois, j’ai juste laissé celle concernant son projet d’album avec Polnareff. Et vous avez lu la réponse (ndlr : en effet, la réponse est on ne peut plus lapidaire !)

Quels sont les artistes qui influencent Mylène ?
Des poètes (Dickinson, Baudelaire, Verlaine…), des auteurs (Primo Levi, Francesco Alberoni…) mais aussi des peintres, des réalisateurs…

Mylène semble très inquiète pour son retour, notamment pour ses concerts au Stade de France. On ressent encore plus d’appréhension que d’habitude, un peur de décevoir. Elle dit qu’elle n’en dort pas, elle l’a encore souligné au J.T. de TF1… Vous en a-t-elle dit plus sur ses appréhensions ? Car quel challenge que de faire le Stade de France, sachant sa réelle timidité !
En effet ! Je ne sais pas si vous vous rendez compte : chanter devant 80 000 personnes !! Personnellement je ne dormirai pas non plus ! Elle n’a pas droit à l’erreur, d’autant que les gens se sont rués sur les places, ce qui prouve qu’il y a une réelle attente… La pression est énorme comme le show le sera, j’en suis persuadé !

Pourquoi donc Mylène Farmer plait tant aux gays ?
C’est LA femme par excellence. Les gays (mais attention à ne pas généraliser trop vite car il y a beaucoup de gays qui la détestent) aiment les femmes très féminines, très sophistiquées en apparence mais qui mènent leur vie « comme des hommes » (comme Vartan par exemple).

Comment expliquez vous l’acharnement des médias a l’encontre de Mylène Farmer ?
Je ne l’explique pas et j’en suis désolé. J’essaie, quand on demande mon avis, de mettre en avant que Mylène est une grande artiste et pas un produit markété comme les médias le prétendent souvent très vite. Malheureusement, dans mes interventions les journalistes ne retiennent souvent qu’une petite phrase bateau. En France, on ne pardonne pas facilement aux gens de réussir et, en plus dans le cas de Mylène, sans faire de promo à outrance !! Je regrette l’attitude des journalistes, vraiment !

J’aimerais savoir si Mylène vous a donné son avis sur tout le travail fait par les fans sur le net (sites, blogs, forums à son effigie…) ? Prend elle le temps, à votre avis, de venir voir ce qui se dit sur elle sur la toile ?
Si elle le fait elle ne le dira sûrement pas. Mais c’est humain de regarder ce qui se dit sur vous. Je pense qu’elle doit avoir des surprises avec l’attitude parfois tellement excessive de certains fans… Ceci dit elle a un grand respect de son public, internaute ou pas.

Pensez vous que l’âge pourrait pousser Mylène à cesser son activité artistique dans les prochaines années ? Ne craint-elle pas pourtant l’oubli de ses fans ? Ou restera t-elle présente, en assumant son âge, mais d’une façon différente ?
Thierry Suc me confiait que lui-même ne savait pas si Mylène allait arrêter un jour ou non, alors moi vous pensez… Mais je pense que oui (c’est un sentiment totalement subjectif), que Mylène arrêtera du jour au lendemain et qu’elle se consacrera à autre chose. De toute façon, il faut être réaliste, Mylène approche des 50 ans. Elle ne pourra pas assurer des shows pharaoniques encore très longtemps… Mais l’Olympia n’a pas l’air d’être pour demain…

Avez-vous des infos sur le second single de l’album, « Appelle mon numéro » ?
Non malheureusement… J’aurai préféré « C’est dans l’air », je sais je me répète, mais Mylène a besoin d’un tube !

Pensez vous qu’elle soit affectée par l’image souvent caricaturale qui est donnée d’elle ? A-t-elle des contacts dans le milieu artistique ou prend-elle ses distances ?
Oui elle a des amis dans le milieu, Etienne Daho en particulier. Elle se fout un peu de la caricature qui est donnée d’elle par certains (comme Nicolas Canteloup). Elle me le dit à demi-mot dans l’interview de « Têtu » d’ailleurs…

Vous aurait-elle donné quelques détails, dont elle aurait refusé la publication, concernant ses futurs shows comme les noms de certains musiciens ?
Non, ce fut catégorique ! En revanche, je ne crois pas qu’elle en soit là. Elle s’occupe des décors, je crois qu’ils vont être énormes, vous vous en doutez. D’ailleurs les décors sont toujours la partie qui est travaillée bien avant le reste, et ceci pour tout le monde.

Mylène est de plus en plus en compagnie de Nathalie Rheims. Savez-vous si son projet de film avance ?
Oui, mais un film peut mettre plusieurs années à se mettre en route. Le projet est toujours d’actualité mais pas avant 2010 je le crains…

LiensMyleneFarmerQue pense Mylene de ses fans « extrêmes » ?
Qu’ils sont extrêmes justement. Je pense que ça peut vraiment la troubler. Cette poignée de fans totalement hystériques font vraiment peur parfois et pas qu’à Mylène ! Il s’agit de musique et de divertissement. Le sort du monde ne dépend pas d’un disque ou d’un spectacle de Mylène. Des fois on a l’impression que pour eux oui. C’est souvent pathétique et toujours triste…

On devine que « Têtu » sollicite Mylène Farmer pour une interview depuis de nombreuses années, ce qu’elle semble avoir toujours décliné. Pourquoi maintenant ?
Eh bien non. « Têtu » n’a jamais été très tendre avec Mylène… Je me bats depuis des années avec la direction pour que nous parlions de Mylène. Il a fallu un changement de rédacteur en chef en juillet dernier pour que mon vœu devienne réalité. Merci à Gilles Wullus, le nouveau rédacteur en chef de « Têtu » qui, lui, n’a pas d’a priori sur Mylène à l’inverse de l’ancien…

Quelle période préférez-vous chez Mylène ?
J’ai 40 ans donc l’album « Ainsi soit-je… » fut un album important pour moi. Cependant, je ne suis pas un nostalgique de mes « tendres années » et j’aime toutes les périodes de Mylène. Sur chaque album je retrouve des chansons que j’aime et la Mylène que j’aime. Ma chanson préférée est « Laisse le vent emporter tout » donc pas une chanson des années 80, donc vous voyez je suis ouvert.

Avez-vous des pistes sur les blessures de Mylène ?
Non je ne suis pas son psy. En revanche, elle a un bon chirurgien visiblement, qui lui fait de beaux points de suture.

Benoît Cachin, pouvez-vous nous dire ce que vous trouvez de sexy chez Mylène ?
Son allure en général, c’est difficile à dire… C’est comme définir le charme de quelqu’un, on l’a ou pas…

Vous définissez Mylène comme une icône gay, comme si elle faisait parti de la culture gay… Sur quoi vous basez-vous pour définir la culture gay ?
Sur ce que plébiscitent les gays, c’est tout ! Allez à un concert de Johnny, vous verrez qu’après personne ne dira que le chanteur fait partie de la culture gay. En revanche, Mylène… Ceci dit il y a une autre question, encore plus intéressante : y a-t-il une culture gay ? Un beau sujet de philo je pense…

Avez-vous abordé ensemble le thème de la chirurgie esthétique ?
Non, car je sais rester gentleman. Plus sérieusement, l’interview n’était pas pour « Elle » ou « Marie-Claire » donc j’ai évité ce type de sujet…

Quelles sont vos convictions sur l’avenir de Mylène ? Toujours la chanson ? Cinéma ? Littérature ? Est-ce c’est un sujet tabou pour elle, une de celles auxquelles elle a refusé de répondre ?
Elle ne veut pas évoquer son futur en effet, après les concerts… Je pense qu’elle va nous surprendre en arrêtant de chanter et en se consacrant à tout autre chose (je pense à l’écriture comme vous). Mais ça n’engage que moi !

Qu’a pensé Mylène du livre du fan qui a passé deux ans devant chez elle ? Un peu fou non ?
Pour moi totalement surréaliste ! Non, nous n’avons pas parlé de lui, désolé.

Lorsque l’on rencontre Mylène, comme vous, on a tendance a être muet, intimidé, ou bien met-elle à l’aise ?
J’ai la chance de faire ce métier depuis longtemps et j’ai rencontré des tas de stars, dont Madonna. On s’habitue car je l’ai rencontrée pour une raison professionnelle, et pas dans le privé. Là, je pense que j’aurai été plus impressionné. Elle m’a mis à l’aise tout de suite avec un très beau sourire et une poignée de main ferme.

Cher Benoit, tout d’abord bravo pour cet interview. Enfin un peu de changements dans les entretiens avec Mylène Farmer… « Y faut qu’ça bouge… » Irez-vous voir Mylene l’année prochaine ? Si oui, ou ça ?

Bien sûr que je vais aller voir Mylène ! Je l’ai vue pour la première fois au Palais des Sports (ndlr : en 1989) et j’ai toujours suivi ses concerts. Normalement, je devrais être au Stade de France le 12 septembre 2009. Rendez-vous dans un an ?

Bonjour Benoît, pourquoi ne jamais véritablement mentionner Laurent Boutonnat en évoquant Mylène Farmer ? Auriez-vous aimé faire une interview avec lui ? Que pensez-vous de son travail ?
Oui j’aimerais beaucoup interviewer Laurent, mais il ne désire pas du tout s’exprimer. A côté de lui, Mylène est une grande communicative !!!! Merci à tous, c’était très sympa. A bientôt. Et vive Mylène et « Métro ».

source : Chat Metro.fr – 2009

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Mylène apprécie S.Freud

Posté par francesca7 le 6 décembre 2011

Sigmund Freud LIFE.jpgSigmund Freud – Univers Mylène Farmer 

Médecin autrichien né en 1856, neurologue et fondateur de la psychanalyse. Freud s’intéresse tout d’abord à l’hystérie (maladie mentale caractérisée par des troubles affectifs et émotionnels) qu’il traite grâce à l’hypnose puis avec la technique de la libre association des idées (qui sert a l’interprétation des rêves et des lapsus à travers l’inconscient). Il découvre le mécanisme psychique de refoulement et de résistance. Il élabora sa théorie de la sexualité infantile et découvre le complexe d’Œdipe (l’enfant éprouve de la haine pour son père et de l’amour pour sa mère). Il élabora aussi la théorie du transfert, (transfère des attitudes affectives envers des parents sur d’autres êtres).
  


Mylène Farmer le fait apparaître au début et à la fin de son clip Maman a tort car il est l’emblème de la psychanalyse. 

 

Plus d’informations sur Sigmund Freud ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Sigmund_Freud 

 

Sigmund FreudSigismund Schlomo Freud le 6 mai 1856 à Freiberg, Moravie (Autriche, aujourd’hui Příbor, en République tchèque), et mort le 23 septembre 1939 à Londres (Royaume-Uni), est un médecin neurologue autrichien, pionnier de la psychanalyse.

 

 Mylène apprécie S.Freud dans Mylène et les AUTEURS 170px-Sigmund_Freud_AncianoMédecin viennois, Freud rencontre plusieurs personnalités importantes pour le développement de la psychanalyse, dont il est le principal théoricien. Son amitié avec Wilhelm Fliess, sa collaboration avec Joseph Breuer, l’influence de Jean-Martin Charcot et des théories sur l’hypnose de l’École de la Salpêtrière vont le conduire à repenser les processus et instances psychiques, et en premier lieu les concepts d’inconscient, de rêve et de névrose puis à proposer une technique de thérapie, la cure psychanalytique. 

 

Freud regroupe une génération de psychothérapeutes qui, peu à peu, élaborent la psychanalyse, d’abord en Autriche, en Suisse, à Berlin, puis à Paris, Londres et aux États-Unis. En dépit des scissions internes et des critiques émanant de certains psychiatres, notamment, et malgré les années de guerre, la psychanalyse s’installe comme une nouvelle discipline des sciences humaines dès 1920. Freud, menacé par le régime nazi, quitte alors Vienne pour s’exiler à Londres, où il meurt en 1939. 

 

La « psycho-analyse », dont le terme apparaît en 1896, repose sur plusieurs hypothèses et concepts élaborés ou repris par Freud. La technique de la cure, dès 1898 sous la forme de la méthode cathartique, avec Joseph Breuer, puis le développement de la cure type, est le principal apport de la psychanalyse. L’hypothèse de l’inconscient approfondit la représentation du psychisme. Des concepts, comme ceux de refoulement, de censure, de narcissisme, de Moi et d’idéal du Moi, ou davantage métapsychologiques comme les pulsions, la première topique et la seconde topique, le complexe d’Œdipe ou l’angoisse de castration, entre autres, vont, peu à peu, développer et complexifier la théorie psychanalytique, à la fois « science de l’inconscient », selon Paul-Laurent Assoun et savoir sur les processus psychiques et thérapeutiques.

260px-Freud_and_other_psychoanalysts_1922 dans Mylène et les AUTEURS

En juin 1882, il quitte le laboratoire d’Ernst Brücke pour embrasser une carrière de médecin praticien, sans grand enthousiasme toutefois. Deux explications existent sur ce point. Selon Freud lui-même, Brücke lui a conseillé de commencer à pratiquer en hôpital pour se faire une situation alors que pour Siegfried Bernfeld et Ernest Jones, ses biographes, c’est son projet de mariage qui l’oblige à renoncer au plaisir de la recherche en laboratoire. Sigmund Freud a en effet rencontré Martha Bernays (1861-1951), issue d’une famille commerçante juive, en juin 1882, et, très tôt les conventions familiales alors en vigueur obligent les deux fiancés à se marier, d’autant plus que leur situation financière est très précaire. Néanmoins, le jeune couple ne se marie qu’en 1886, Freud ayant conditionné son alliance avec Martha Bernays à l’obtention de son cabinet de consultation. En octobre 1882, il entre dans le service de chirurgie de l’hôpital de Vienne, alors l’un des centres les plus réputés du monde. Après deux mois, il travaille comme aspirant, sous la responsabilité du médecin Nothnagel et ce jusqu’en avril 1883. Il est nommé le 1er mai 1883 Sekundararzt au service de psychiatrie de Theodor Meynert dans lequel il poursuit des études histologiques sur la moelle épinière, jusqu’en 1886. 

 

Freud parle de la psychanalyse pour la première fois publiquement en 1904, lors d’une série de conférences à l’université Clark à Worcester, Massachusetts, invité par son président Stanley Hall, en compagnie de Carl Gustav Jung, Ernest Jones et Sandor Ferenczi. Freud et Jung se voient honorés du titre de « LL. D. » (docteur des deux droits). C’est à ce moment qu’il désigne explicitement Jung comme son « successeur et prince héritier ». En témoignage de reconnaissance, il y déclare que le mérite de l’invention de la psychanalyse revient à Joseph Breuer. Il précise qu’il considère que le « procédé cathartique » de Breuer constitue une phase préliminaire à l’invention de la psychanalyse. 

 

En mai 1933, les ouvrages de Freud sont brûlés en Allemagne lors des autodafés nazis. En 1937, Freud semble croire que Mussolini le protège. Il refuse de s’exiler jusqu’en mars 1938, lorsque les Allemands entrent à Vienne. La Société psychanalytique de Vienne décide alors que chaque analyste juif doit quitter le pays, et que le siège de l’organisation doit être transféré là où réside Freud. Ce dernier décide finalement de s’exiler lorsque sa fille Anna est arrêtée une journée par la Gestapo. Grâce à l’intervention de l’ambassadeur américain William C. Bullitt et à une rançon versée par Marie Bonaparte, Freud, sa femme, sa fille Anna et la domestique Paula Fichti peuvent quitter Vienne par l’Orient-Express, le 4 juin. Au moment de partir, il signe une déclaration : 

 

« Je soussigné, Professeur Freud déclare par la présente que depuis l’annexion de l’Autriche par le Reich allemand, j’ai été traité avec tout le respect et la considération dus à ma réputation de scientifique par les autorités allemandes et en particulier par la Gestapo et que j’ai pu vivre et travailler jouissant d’une pleine liberté ; j’ai pu également poursuivre l’exercice de mes activités de la manière que je désirais et qu’à cet effet j’ai rencontré le plein appui des personnes intéressées, je n’ai aucun lieu d’émettre la plus petite plainte » 

Il ajoute : .« Je puis cordialement recommander la Gestapo à tous. » 

 

Tant et tant de travail et d’œuvre …. 

 

Article détaillé : Influence de la psychanalyse.

Article détaillé : Inconscient

Articles détaillés : Première topique et Seconde topique

Articles détaillés : Libido et Sexualité infantile

Articles détaillés : L’Interprétation des rêves et Travail du rêve

Articles détaillés : Pulsions (psychanalyse) et Refoulement

Article détaillé : Complexe d’Œdipe

Article détaillé : Cure psychanalytique

Articles détaillés : Psychologie individuelle et Psychologie analytique

Article détaillé : Œuvres complètes de Freud / Psychanalyse

Article détaillé : Œuvres de Sigmund Freud. 

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