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A MILLE LIEUX….. sur Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 14 mars 2015

 

Dans l’actualité autour de Mylène Farmer est sorti depuis quelques semaines l’ouvrage « Mylène Farmer, à mille lieux… » signé Cyril-Xavier Napolitano, qui nous propose de voyager sur les lieux de travail, rencontres et villégiatures de la star.

 

la-couverture-du-livre-mylene-farmer-a-mille-lieux-de-cyril-xavier-10820406qudoj_1713Couverture du Livre A mille Lieux…

Alors que Mylène Farmer vient de sortir son neuvième album, « Monkey Me », l’éditeur Artlust nous propose, en publiant « Mylène Farmer, à mille lieux… », de suivre la star française à travers des lieux qu’elle a fréquentés tout au long de sa carrière, pour des déplacements privés, professionnels ou simplement qui ont marqué sa vie. Une biographie par la géographie écrite par Cyril-Xavier Napolitano, qui nous invite ainsi à  »un pèlerinage sur les traces » de la plus mystérieuse de nos artistes.

 

Dans son ouvrage, véritable guide de voyage avec conseil pour se rendre à la destination, Cyril-Xavier Napolitano décrypte les endroits qu’elle fréquente régulièrement mais aussi des points de chute pour des tournages de clip ou lors de ses tournées. Tout commence évidemment par le début, le Canada, où est née Mylène Farmer, et où elle a grandi jusqu’à l’âge de neuf ans. L’auteur nous transporte ensuite de Ville d’Avray à Saint-Malo, du 9 avenue Montaigne à Paris, adresse de sa première maison de disque, au 18 rue Quincampoix, où elle a habité un temps et où elle avait pour voisine Jackie Quartz.

L’originalité et l’intérêt de l’ouvrage réside notamment dans ces anecdotes distillées ça et là, connues ou pas comme cette fois où Luc Besson l’a invitée à la fin du tournage de son films « Atlantis » afin qu’elle réalise son rêve de marcher sur la banquise. Elle s’improvisera alors photographe pour shooter les enfants inuits fascinés par sa chevelure rousse.

« A mille lieux… » est un outil pour les fans mais pas seulement. Il offre l’avantage d’en savoir un peu plus sur cette star inaccessible et de voir, à travers ses multiples déplacements, une évolution de ses centres d’intérêt géographiques. L’auteur constate avec justesse que si Mylène Farmer adorait jadis le froid et la neige, elle évolue beaucoup plus à présent dans des lieux plus chauds en Corse, à Saint-Barth ou aux Seychelles. Meilleur exemple, le tournage d’un de ses derniers clips, « Lonely Lisa », effecté au coeur du désert du Néguev en Israël.

Mylène Farmer, à mille lieux

Editions Artlust – 19,90 € Disponible à la vente

 

 

Publié dans Mylène 2015 - 2016, Mylène et BIOGRAPHIES, Mylène et des CRITIQUES | Pas de Commentaires »

Mylène Farmer sur PULSE (Russie)

Posté par francesca7 le 17 décembre 2014

 

MARS 2000

1999-01-eEntretien avec Konstantin SOLOVUKH et Nadezhda KOZHEVNIKOVA

Pulse est un mensuel russe qui présente la particularité d’être publié en deux éditions : l’une russophone et l’autre anglophone. La traduction qui suit a été réalisée à partir de la version en  anglais. A la lecture de l’entretien, il paraît évident que celui­ci a été largement réécrit et que de nombreux éléments descriptifs et d’explication ont été ajoutés ici et là et attribués à la chanteuse. Néanmoins, la traduction est fidèle à la publication. L’article qui accompagne l’interview nous apprend que celle­ci a été réalisée à Paris le 21 février 2000.

Pourquoi votre Mylenium Tour est­il un événement du nouveau millénaire ? En quoi est­il différent de vos tournées précédentes ?

­ Je suis désormais plus tournée vers la poésie. Ce spectacle est plus romantique et lyrique et j’y chante plus de chansons lentes que d’habitude. D’un autre côté, il ne présente pas qu’un concept unique et cohérent : il met en scène deux héroïnes, moi­même et cette déesse qui me protège. Le célèbre artiste suisse Giger m’a offert cette gigantesque statue qui se trouve sur la scène et dont la tête et le bras sont articulés. A ce propos, si vous aimez le cinéma, vous associerez probablement Giger à des films fantastiques tels que « Stranger », « Dune », « Poltergeist 2 » et « Batman Forever ». Sa création rappelle la déesse égyptienne Isis qui représente la féminité et la fertilité. Elle est bien plus qu’un accessoire gadget, un décor impressionnant. C’est une actrice cruciale de mon barnum, cette messe païenne qui prend la forme d’un concert typique de ce qui se fait dans le show­business : la scène est recouverte de glace (sic !), des lumières multicolores clignotent et des confettis argentés tombent sur le public. Des effets de lumières artistiques et mystiques, crées par cinq tonnes d’équipement luminaire, insufflent la vie à la statue.

Apparemment, les critiques vous ont reproché votre goût pour le gigantisme. Vous amenez avec vous dix tonnes d’installation sonore et au total seize semi­remorques remplis d’équipements divers.

Est­ce ce qu’il vous faut pour être à la hauteur ?

­ C’est mon choix, mais gardez bien à l’esprit que la valeur humaine d’un spectacle n’a rien à voir avec le nombre de musiciens, de techniciens ou avec une montagne d’équipement. C’est l’artiste qui fait tout. Si l’artiste n’a rien à dire au public et manque de charisme, une accumulation d’effets sonores ou d’astuces diverses ne sauvera pas la mise. Vous n’êtes pas d’accord ?

Avez­vous des choses nouvelles à dire à travers ce spectacle ?

­ Je pense, oui. Il n’y a pas que ma coiffure ou mes costumes de scène qui ont changé ! J’ai vraiment changé, dernièrement. Je dois entrer dans une nouvelle phase de ma vie. Je ne peux pas vous confier plus de détails : j’ai pour principe de garder ma vie privée à l’écart de la scène. Tout le monde passe par diverses phases dans sa vie, vous savez. J’ai eu une période où j’étais très peu sûre de moi­même, mais maintenant je suis une personne différente : je garde plus la tête froide et je suis plus équilibrée.

Comment expliquez­vous cette transformation ?

­ Je ne sais vraiment pas. Plutôt que de tenter d’apprivoiser mon passé –j’ai eu une enfance relativement solitaire­ j’ai appris à ne garder que les souvenirs agréables, porteurs d’énergie. Une fois, en cours de catéchisme à l’école primaire, on nous a emmenés dans un hôpital pour enfants handicapés. Ce que j’y ai vu m’a marquée à vie. Je suis incapable de faire du mal à un être vivant, pas même à un insecte. Je ne mange pas de viande. Je ne me vante pas : chacun a ses forces et ses faiblesses et j’ai les miennes moi aussi.

Y a­t­il quelque chose que vous n’aimez pas particulièrement dans le show­business ?

­ Je déteste par­dessus tous les stéréotypes, je veux dire cette façon qu’on a de créer des stars formatées à la chaîne. La presse est à blâmer, également. Les paparazzis ne prennent jamais le temps de se renseigner sur ce qu’il y a autour d’un artiste, ils ne s’intéressent qu’aux plus bas détails : qui sort avec qui, combien d’argent gagnent les gens etc. C’est humiliant. Il y a une vie entière d’émotion derrière chacune de mes chansons. Ca me rend furieuse quand on titre ‘Mylène Farmer : les plus belles jambes de la chanson française’ !

Que pensez­vous de la scène rock et de la variété française ? Pensez­vous qu’elle est à la hauteur ?

Tient­elle la comparaison avec, disons, la scène américaine ?

­ Il faut que je vous dise que je me tiens peu au courant de ce que font mes confrères. Je suis d’un naturel plutôt conservateur. Je préfère la chanson française traditionnelle, comme Serge Gainsbourg ou Barbara.

J’aime écouter Jacques Dutronc et Serge Reggiani. Contrairement à la pop française, peu, sinon aucune, chanson américaine n’a de paroles inspirées ni dérangeantes. J’ai deux passeports, l’un français et l’autre canadien, et je me sens parfaitement bien des deux côtés de l’Atlantique. Je connais aussi bien le rock européen que le rock américain et je peux vous dire qu’il n’y a pratiquement pas de différences entre les deux : il y a des bons artistes et des mauvais artistes, c’est tout. Quant à être à la hauteur, si jamais cette notion peut s’appliquer à la musique, ça dépend énormément des circonstances. Il y a des artistes de langue française qui ont du succès aux Etats­Unis, comme Charles Aznavour, Céline Dion ou Lara Fabian là où de grandes icônes américaines ont totalement échoué en Europe. Si l’on se fie aux critiques, le grand temps fort musical de l’année dernière en France et au Canada a été « Notre­Dame de Paris », une comédie musicale de Luc Plamondon et Richard Cocciante, mais je ne l’ai pas encore vue. La chanson québécoise repose à la fois sur son héritage musical et sur une créativité apparemment sans limites : il suffit de nommer des canadiens –mes compatriotes­ aussi célèbres tels que Robert Charlebois, Daniel Lavoie, Diane Dufresne, Fabienne Thibault, Bruno Pelletier ou Garou. Je mets à part Félix Leclerc, que je place sur un pied d’égalité avec Georges Brassens et Jacques Brel. La variété française est internationale, aussi bien que la variété anglo­saxonne.

1999-01-aDans l’une de vos interviews, vous avez déclaré que ‘les hasards de la vie sont primordiaux : quand tout est dit et fait, c’est le hasard qui forge la vie’. Quels sont les hasards qui ont eu une incidence sur la vôtre ?

­ En vérité, je ne me souviens absolument pas d’avoir dit quelque chose de la sorte, mais bon… Le hasard principal dans ma vie a été la rencontre avec le compositeur et réalisateur Laurent Boutonnat. Vous savez, j’ai une formation d’actrice, j’ai fait une école de théâtre et si on m’avait dit que je ferai une carrière professionnelle dans la chanson avant que je ne le rencontre, jamais je ne l’aurais cru ! Laurent a vu en moi des talents cachés et à partir de ce moment, ma vie a pris un tournant radical. Il a également réalisé mes premiers clips, de vrais courts­métrages, en réalité. J’ai ensuite tenu l’affiche dans son long­métrage, mais malheureusement ça n’a pas été un grand succès public.

Autre chose en référence à une de vos déclarations passées : pensez­vous toujours que les animaux sont ‘plus humains que les humains’ ?

­ Cela dépend à la fois des animaux et des humains. Je suis introvertie, solitaire de nature, je sors rarement de chez moi. A la différence de beaucoup de gens, je n’ai pas besoin de beaucoup de rapports sociaux. Je ne regarde pas énormément la télévision, je lis beaucoup de livres en revanche.

Vous citez souvent Montaigne, Edgar Allan Poe et Baudelaire parmi vos auteurs préférés. Avez­vous lu des auteurs plus modernes ?

­ Vous savez, je ne suis pas focalisée sur un auteur ou un genre bien précis. Je suis une lectrice  omnivore, avec une nette préférence pour la poésie et les romans français.

Quel est votre avis sur la culture punk ?

­ Cela a été un moyen de bousculer les conventions. J’ai moi­même vécu d’une certaine façon comme ces punks, je ressemblais à un garçon jusqu’à mes quatorze ans : j’étais grande, très maigre et je ne portais que des pantalons. Plus tard, lorsque la nature a repris ses droits, je suis devenue plus en harmonie avec moi-même, même si parfois j’ai encore du mal à assimiler le fait que je suis une femme ! Mais si vous faites référence aux punks en rapport avec mes cheveux roux, ils sont naturels, ils ne sont pas teints. (sic !) Il en va de même pour mes tenues de scène : je fais la distinction entre ce que je porte sur scène et ce que je mets pour une réception ou pour aller au restaurant. La scène est un fossé insurmontable entre l’artiste et le public.

Je ne sais pas être provocante, je suis quelqu’un de très timide.

Vous aimez l’humour noir ?

­ L’humour noir est synonyme d’humour britannique pour moi. Cela m’évoque Winston Churchill. Il aimait le whisky et une fois, lors d’une réception officielle, il était plutôt éméché. Une femme de la haute société aux charmes douteux l’aborda alors et lui dit du haut de sa vertu ‘Mais comment osez­vous vous présenter dans cet état ?’, ce à quoi il répondit ‘Demain matin, j’aurai désaoûlé alors  que vous, vous serez toujours laide !’.

C’est la première fois que vous faites une tournée en Russie. Quel est votre rapport à notre pays, son histoire et sa culture ?

­ Si on regarde une carte, la Russie et le Canada ont manifestement beaucoup en commun. Vos hivers sont rudes et enneigés, comme le sont les hivers à Montréal, au Canada. J’ai toujours voulu en savoir plus sur votre pays. J’ai même appris le russe pendant trois ans au collège. Je me suis rendue en Russie une fois en tant que touriste : je suis allée à Moscou et à Saint­Pétersbourg, et c’est cette dernière ville que j’ai préféré. J’ai très hâte de m’y rendre à nouveau. Je suis toujours très impatiente avec mes concerts. J’espère que ma bonne étoile ne va pas m’abandonner !

Publié dans Mylène 1999 - 2000, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaires »

Mylène Farmer – 22, AVENUE MONTAIGNE

Posté par francesca7 le 13 février 2014

 

Émission du 19 SEPTEMBRE 1987 – Présenté par Jacques CHANCEL et Roger ZABEL  sur ANTENNE 2

1987-10-c

Diffusée tard le soir, cette émission de rentrée a pour but de présenter les événements de la rentrée 1987.

Lorsqu’on en vient à s’intéresser aux nouveautés côté chanson, Albert Amsellem, le directeur des variétés de la chaîne, présente ses deux favoris : Marc Lavoine et Mylène Farmer. A ce titre, on leur demande de présenter à leur tour un jeune artiste en qui ils trouvent un potentiel intéressant. Mylène est donc assise aux côtés de Marc Lavoine, habillée d’une élégante veste blanche et d’un cycliste noir, les cheveux maintenus en arrière par un large nœud blanc.

Albert Amsellem : (…) Mylène Farmer, c’est la reine du clip, quand même ! C’est elle qui a, on peut dire, imposé le clip de sa chanson comme un vrai film. Je crois que c’était « Libertine », c’est ça ?

Mylène Farmer : Oui !

AA : « Libertine », c’était un moment de cinéma. Et Mylène s’est révélée comédienne et surtout chanteuse. La suite, on la connaît et c’est pour ça qu’elle est là aujourd’hui pour présenter des nouveaux talents.

Jacques Chancel : Oui, c’est ce qui est important, Albert. Je vous ai demandé justement de nous présenter des nouveaux talents et d’une certaine manière, de demander à Mylène et à Marc de les parrainer.

MF : Je vais ‘marrainer’ ! (rires)

Marc Lavoine présente donc le jeune chanteur qui a ses faveurs, Alexis Zad. Si le « filleul » de Marc Lavoine n’a pas eu le succès escompté, Mylène en revanche fait un choix plus avisé…

JC : (…) Mylène Farmer a choisi qui ?

MF : Moi j’ai choisi une très jeune personne qui a 14 ans, qui s’appelle Vanessa Paradis et qui a travaillé avec un compositeur qui a, lui, composé pour des artistes tout à fait confirmés, qui est donc Etienne Roda-Gil, et Vanessa a certainement beaucoup de chance de démarrer avec un disque pareil (Joe le Taxi, ndlr) et avoir autant de succès. Est-ce qu’elle a envie de poursuivre ce métier ? Ca, c’est la question que je me pose. J’aime beaucoup cette chanson, voilà.

En réaction à l’avis de Mylène, Jacques Chancel et Albert Amsellem émettent de gros doutes sur les capacités d’une aussi jeune fille à pouvoir durer dans le métier. Le clip de « Joe le Taxi » est ensuite diffusé.

Un peu plus tard dans l’émission, on retrouve Mylène, accompagnée de ses danseuses, pour chanter« Tristana » sur la petite scène du plateau. Après avoir salué le public, Mylène descend de l’estrade sous les applaudissement et reprend sa place aux côtés de Marc Lavoine puis répond à quelques questions de Jacques Chancel.

1987-10-bJC : Mylène Farmer, on le voit : vous avez fait vos traces. On a l’impression que tout vient d’assez loin alors que vous avez commencé il n’y a pas si longtemps.

MF : Pas très longtemps, je crois que c’est trois ans, trois ans et demi…

JC : Et ça a été facile ? Difficile au départ ? Parce que vous êtes tellement nombreux sur la ligne, vraiment !

MF : Je peux dire relativement facile, parce que j’ai quand même eu un titre qui était « Maman a tort », le premier, qui a bien marché, qui a été en tout cas connu du public. Après, c’est vrai le chemin n’est pas facile. Je crois que c’est énormément de travail !JC : Mais on le voit d’ailleurs le travail, là, parce que vous avez sûrement un goût pour la comédie musicale parce que vous bougez !

MF : J’aime la danse, c’est vrai. J’aime ça, j’aime le spectacle. AA : Il faut dire que Mylène est d’origine canadienne donc je pense qu’elle a dû être élevée à la musique anglo-saxonne…

MF : Oui, absolument oui !

AA : …et peut-être aux comédies musicales, également.

MF : Un petit peu, mais j’aime ça.

JC : Et vous auriez envie que quelqu’un aujourd’hui écrive pour vous justement une comédie musicale où vous pourriez mêler la chanson, la danse ? Parce qu’on voit que vous êtes faite pour ça !

MF : Non. Que quelqu’un écrive une comédie musicale, je ne pense pas. J’aimerais d’abord faire un spectacle me concernant dans lequel j’intégrerais certainement des parties de danse. Enfin, y a des milliards d’idées à avoir.

JC : (il se tourne vers Marc Lavoine) Marc Lavoine, je vous regardais tout à l’heure, vous la trouvez dans un état parfait de dame qui s’est installée et qui peut durer, elle !

Marc Lavoine : Ben oui, elle a la chance d’avoir un physique très intéressant et une grosse personnalité. (…)

De plus en plus dans la chanson, il se crée des équipes, y a des rencontres (…) et Mylène travaille en équipe depuis le départ et est restée fidèle à cette équipe, et c’est ce qui fait qu’il y a une vraie personnalité qui reste, qui s’installe. Les équipes sont très importantes dans ce métier.

MF : Je pense que ce qui fait, effectivement, la force d’une équipe et la force d’un artiste c’est d’être très bien entouré, avoir cette fidélité et ce travail.

JC : Lorsque je vous écoute, Mylène Farmer, je m’aperçois que vus êtes déjà presque sur une voie royale, que c’est un métier déjà acquis.

La discussion s’enchaîne ensuite sur l’actualité de Marc Lavoine.

 Mylène n’apparaît plus par la suite.

 

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Mylène F. pour Paris Match

Posté par francesca7 le 26 mai 2012

Jérôme Béglé (Journaliste)
Intervieweur de Mylène pour Paris Match en 2008

 

Retranscription de l’entretien vidéo du journaliste ayant interviewé Mylène pour « Paris Match »…

Mylène Farmer c’est une star, incontestablement. Si il y a dix stars en France, elle est de toute façon dedans. Elle est intéressante dans la mesure où elle ne parle pour ainsi dire jamais, et donc quand elle arrive quelque part, elle suscite la curiosité. Même moi qui la connais un petit peu, quand je la vois ce n’est pas anodin, ce n’est pas innocent. En revanche ce qui est très différent de ce que les gens pensent d’elle, c’est qu’elle est beaucoup plus marrante, elle est très accessible, drôle, un rien la fait rire, elle est vraiment… Quand j’entends certains témoignages qui parlent d’une fille complètement renfermée sur son monde, presque autiste, elle est vraiment à l’opposé de ça !

Mylène F. pour Paris Match  dans Mylène en INTERVIEW MF80_170aMylène Farmer préserve énormément sa vie privée. Qu’a-t-elle de si important à cacher ?
Moi je crois qu’elle est totalement paniquée à l’idée de parler d’elle ou à l’idée d’apparaître dans les médias. C’est d’ailleurs très cohérent avec son travail : si elle fait des clips aussi formidables, aussi bien travaillés, c’est qu’elle veut que ce travail suffise à la représenter. Elle veut pas se livrer à un jeu de promo où on va lui demander sa couleur préférée, ou quelle marque de parfum elle porte, ou pourquoi elle va chez le coiffeur deux fois par semaine ou quatre fois par mois… Donc elle a une aversion qui provient, je pense, de son être profond, pour la communication, pour les interviews, mais à partir du moment où elle avait décidé de donner une interview, elle s’est livrée, j’allais dire tout à fait normalement et classiquement.

Est-elle aussi mystique en privé que sur scène ?
C’est vrai qu’elle porte souvent sur elle des symboles religieux, ou en tout cas des symboles spirituels au sens large. Elle dit dans l’interview qu’elle a chez elle des objets, des tableaux, des bibelots qui rappellent un peu la Mort, l’au-delà, ou la religion ou les religions, mais c’est autant une posture esthétique, un goût pour ces choses-là, pour ces formes-là qui sont effectivement très belles, que, effectivement, une volonté de se dire qu’après la Mort il y a quelque chose…

L’idée de la fin la hante, même quand il s’agit de ses concerts…
Dans l’interview, on laisse planer le doute sur le fait qu’elle pourrait ne plus remonter sur scène après ce Stade de France de 2009. Elle le dit elle-même, ça va dépendre de sa volonté, ça va dépendre… Moi, ce qui me frappe un peu chez elle, c’est que… C’est un peu comme des actrices américaines dans les années 40 – 50, lorsque Greta Garbo ou lorsque Marlene Dietrich avaient senti que le physique n’était plus là, eh bien Marlene Dietrich s’est repliée dans son appartement de l’avenue Montaigne et n’en est pas sortie. Elle ne voulait pas montrer une image « dégradée » de ce qu’elle était aux gens qui l’avaient adoré et qui avaient fantasmé sur elle. 

Dans une moindre mesure, Mylène Farmer je pense que c’est un peu ça. Elle veut paraître comme parfaite, elle veut se montrer, devant son public, devait ses fans, comme parfaite, avec des shows extrêmement bien rodés, avec des lumières incroyables, avec une présence scénique magnifique, mais cette présence scénique, à soixante ans, ou à soixante-cinq ans, effectivement elle ne sera pas la même que celle qu’on peut avoir à trente, quarante ou cinquante ans. Donc aujourd’hui la question se pose effectivement. Elle a quarante-sept ans bientôt, donc effectivement c’est une question qui commence un peu à la travailler. 

Elle fera d’autres albums, c’est absolument certain, mais peut-être – peut-être – que ce Stade de France sera l’une de ses dernières apparitions sur scène. 

 

Site internet de Paris Match – 2008

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