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Mylène Farmer a vécu un véritable cauchemar

Posté par francesca7 le 26 novembre 2016

 

On se demande parfois jusqu’à quels sommets Mylène Farmer va pouvoir se hisser. Les méchantes langues qui, voilà trente ans, prédisaient que cette jeune chanteuse au look étrange ne serait qu’un feu de paille et que sa flamboyante chevelure ne serait bientôt plus que cendres froides, ont eu le temps, depuis, de manger leur chapeau une bonne douzaine de fois !

 mylène chez francesca

Car la petite Mylène, dont ils prévoyaient de ne faire qu’une bouchée, n’a cessé de grandir, jusqu’à devenir l’une des reines des hit-parades : elle a notamment obtenu sept disques de diamant et a inscrit un grand nombre de chansons dans le top 50 et dans le top 10.

Conséquence logique de tout cela : en 2013, elle se classait première parmi les chanteurs francophones les mieux payés, avec la croquignolette somme de 4,7 millions d’euros. Même avec un fisc glouton, ça laisse de quoi voir venir, non ?

Du coup, on se disait que, cette fois, la star de 54 ans aurait du mal à grimper encore plus haut sur l’échelle de la gloire. C’est pourtant bien ce qu’elle vient de faire, en faisant littéralement voler en éclats le cadre de la chanson francophone pour déclencher, sur Internet, un buzz mondial !

Afin de réaliser ce tour de force, la diablesse rousse n’aura eu besoin que d’un clip. Mais pas n’importe lequel, évidemment. En août dernier, pour appâter ses fans qui attendaient son nouvel album avec des trépignements d’impatience, Mylène avait sorti un extrait de celui-ci : Stolen Car. Il s’agit d’une chanson de Sting, partiellement traduite en français par Mylène elle-même… et interprétée en duo avec son illustre auteur ! 

D’emblée, c’est le carton : en une semaine, la chanson est classée en tête des ventes, renvoyant Enrique Iglesias à une modeste seconde place. Mais ce n’est encore rien : il y a quelques semaines, c’est le clip qui a mis le feu aux poudres planétaires : pour la première fois, les articles sont plus nombreux dans la presse internationale que dans la presse francophone, les éloges se multipliant de l’Asie à l’Amérique latine et jusqu’aux États-Unis !

Devant un tel triomphe, c’est une sorte de vertige que l’on éprouve… Ce vertige, il est encore multiplié par dix (au moins !) si l’on songe qu’il s’en est fallu d’un cheveu pour que Mylène Farmer ne devienne pas chanteuse, pour que personne, jamais, ne connaisse le son de sa voix.

 ecriture de mylène

Simplement parce que, cette voix aujourd’hui adulée partout, il lui est arrivé d’en avoir honte, et même d’être humiliée à cause d’elle. Logiquement, la petite Mylène aurait dû naître en France, tout comme sa sœur et son frère aînés. Seulement voilà : lorsqu’elle pointe le bout de son nez, en septembre 1961, il y a déjà plusieurs mois que toute la famille Gautier (le vrai nom de la future chanteuse) s’est installée au Québec, pour des raisons professionnelles : le père, Max, ingénieur des Ponts et Chaussées, a été muté au Canada pour participer à la construction du barrage de la Manicouagan.

Il se passe une chose toute simple, naturelle, mais dont Mylène n’a pas pris conscience tout de suite : elle parle français avec un fort accent québécois ! Forcément, puisqu’elle n’a rien connu d’autre, depuis sa naissance…

Dans un premier temps, puisque chaque mot qu’elle prononce lui vaut rires et quolibets, elle s’enferme dans un mutisme presque total. Un mutisme qui, s’il s’était transformé en seconde nature, l’aurait à coup sûr empêchée de songer à se présenter devant un public pour chanter !

Sensibilité

1Heureusement, Mylène Farmer a déjà ce caractère bien trempé qui la conduit à essayer de surmonter les obstacles plutôt que de renoncer. C’est pourquoi, très vite, comprenant que tous ses ennuis venaient de ce maudit accent, elle a demandé à ses parents de lui faire suivre des séances d’orthophonie. Et elle a travaillé d’arrache-pied… jusqu’à ce que toute trace de parlure québécoise ait disparu ! Du coup, tous ses complexes se sont envolés et, quelques années plus tard, c’est sans craindre les moqueries qu’elle a pu se lancer à corps perdu dans la chanson.

Cette expérience, qui aurait pu être traumatisante, a eu au contraire chez Mylène un effet bénéfique car elle a été humainement enrichissante.

Ayant touché du doigt l’injustice, la jeune fille a pris conscience que d’autres enfants en souffraient, et bien plus qu’elle. Alors, dès l’âge de 11 ans, chaque dimanche, elle a rendu visite aux petits tétraplégiques de l’hôpital de Garches, proche de la maison familiale.

Mylène Farmer venait de se découvrir une sensibilité aux autres qui, bientôt, allait lui permettre de devenir l’immense artiste que le monde entier connaît.

 

article de Valérie Bergotte de France DIMANCHE

 

Publié dans Mylène 2013 - 2014, Mylène AU FIL DES MOTS, Mylène dans la PRESSE | 1 Commentaire »

Salman Rushdie rencontre Mylène F.

Posté par francesca7 le 4 mai 2016

Mylène était conviée au mariage de l’écrivain qui a eu lieu le 17 avril 2004 à New York (Etats-Unis). Mais on sait qu’ils se connaissent depuis au moins 2000, année à laquelle on les a vus ensemble à un cocktail new-yorkais 

 

En 2002 : photo de Mylène et le fils de Salman

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Salman Rush­die: un poète contre les anathèmes – Article paru dans Gala

Comment je fais connaître les sites patriotes aux fans de Mylène Farmer 

Salman RushdieContrairement à l’imam de Brest, je pense qu’il faut s’enivrer de musique et je ne me prive pas pour le faire. La musique adoucit les mœurs et j’apprécie particulièrement la chanteuse française Mylène Farmer. J’entends déjà grincer des dents, notamment parce que son pseudonyme est anglo-saxon, mais c’est une célébrité qui, de mon point de vue, incarne très bien les valeurs de la France et de la civilisation occidentale. 

Je n’aurais sans doute pas les mêmes opinions politiques si je n’étais pas un admirateur de celle qui interpréta, entre autres, « Libertine », dans un clip évoquant le libertinage du XVIIIème siècle. Elle a su, tout au long de sa carrière, incarner une femme libre, provoquer avec une élégance que j’apprécie, contribuer à lever des tabous – il est vrai que le terrain était bien préparé depuis mai 1968 et l’œuvre féministe, notamment – et proposer des références culturelles de qualité, tout en visant un large public et en utilisant les media. Pour cette raison, elle est généralement méprisée par les «bobos», comme les Inrocks qui ne la loupent jamais à chaque sortie d’album (mais sa musique se vend extrêmement bien depuis trente ans).

J’en parle ici aussi parce que la récompense pour la fatwa contre Salman Rushdie a été augmentée très récemment par l’Iran ; or, la chanteuse est connue pour s’être liée d’amitié avec l’écrivain depuis fort longtemps. Alors, je suis allé sur un site non officiel (elle est l’une – voire la seule – chanteuse française médiatique à ne pas avoir de site officiel) pour partager l’information relative à l’auteur des Versets sataniques. En effet, les admirateurs de la chanteuse ont l’habitude de relayer l’actualité de Salman Rushdie, quoique Mylène Farmer n’ait jamais pris de position politique à ce sujet. J’avais alors décidé de partager un lien vers l’article que Riposte laïque a consacré très récemment à Salman Rushdie (http://ripostelaique.com/liran-offre-39-millions-de-dollars-futur-tueur-de-salman-rushdie.html), mais j’ai été censuré…

Ne baissant pas les bras et convaincu de ne pas être d’extrême-droite, j’ai relancé le débat en publiant sur le même site un message où j’expliquais ceci, entre autres : « la liberté d’expression, les valeurs républicaines, la libération des interdits religieux sont des idéaux élevés et tous ceux qui connaissent Mylène Farmer comme artiste, ses paroles et actions comme femme publique, aussi discrète soit-elle, doivent DEFENDRE cela. Les ténèbres progressent dans le monde, revoyez le clip de Leila*, par exemple, réécoutez la Poupée qui dit non, dans toute sa carrière Mylène Farmer a incarné la femme insoumise. Les horreurs de l’Etat islamique et le recul de ce qui fait notre civilisation, celle dans laquelle Mylène Farmer a puisé pour construire son univers, ne peuvent plus vous laisser indifférents. On ne peut plus tolérer qu’un imam à Brest prétende que la musique est la créature du diable et que celui qui écoute régulièrement de la musique court le risque d’être transformé en singe ou en porc par Allah ». * extraite de l’album « Bleu Noir », cette chanson évoque une fille du Shah d’Iran, qui s’était engagé dans la construction d’un Etat laïque, jusqu’à ce que la Révolution islamique de 1979 l’écarte du pouvoir.

J’en ai alors profité pour glisser une petite publicité pour Résistance républicaine, que j’ai décrite comme un mouvement « apolitique de lutte pour que la liberté ne meure pas en France » et en terminant ainsi mon message : « apprenez à vous poser les vraies questions et à défendre l’héritage des lumières. On a besoin de toutes les forces vives pour lutter contre le recul de la liberté ».

Description de cette image, également commentée ci-aprèsQuand elle était un peu au creux de la vague, cette chanteuse a fait un duo très marginal dans sa carrière avec un Algérien (Khaled) dont la vie familiale avait été par la suite médiatisée pour des raisons peu réjouissantes (sa femme avait porté plainte contre lui pour violences conjugales et il fut condamné pour abandon de famille ; sources :http://www.liberation.fr/france-archive/1997/06/14/khaled-traine-devant-le-juge-par-sa-femme_207001 et http://www.leparisien.fr/faits-divers/deux-mois-de-prison-avec-sursis-pour-khaled-08-05-2001-2002152994.phpet voici ce qu’il dit de l’islam… :

 

 

 

 

 

Image de prévisualisation YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=yGXdb_aQl8k  

Toutefois, ce duo aux accents « raï » était une reprise de la chanson de Polnareff « La poupée qui dit non », ce qui me semble plein de sens à présent ! Interpréter avec ce chanteur alors en vogue – c’était l’époque où on nous bassinait de raï – une chanson qui parle de la libération sexuelle des jeunes filles en incarnant « la poupée qui dit non », c’était ne pas manquer de toupet.

On peut penser ce qu’on veut de Mylène Farmer – s’il vous plaît, Christine, ne lui faites pas un portrait à la Michel Delpech, je vous en voudrais beaucoup. Loin de moi de prétendre que, contrairement au reste du « show business », elle serait indifférente au dieu Ploutos, auquel Aristophane consacra une pièce quelques millénaires avant que nous naissions… Cependant, sans jamais prendre de position politique, contrairement à moult artistes « bobo » – si ce n’est le mariage homosexuel, auquel elle a reconnu qu’elle n’avait aucun motif de s’opposer, mais sans se livrer à aucun militantisme – elle sait, par ses textes, clips, inspirations et choix artistiques poser des questions essentielles à notre temps. Pour toutes ces raisons, Michel Onfray, il y a quelques années – c’était à l’époque je l’appréciais bien, jusqu’à ce que je lise la critique qu’Eva lui a consacré à propos des Evangiles – avait expliqué qu’il l’appréciait particulièrement.

Il n’est pas étonnant qu’elle ait indiqué que Georges Bataille ou Stefan Zweig, entre autres, ont inspiré ses textes. Elle a su mettre en musique mieux que quiconque les sombres poèmes de l’ermite de Solesmes, Pierre Reverdy. Je connais assez son travail pour dire qu’elle ne mérite aucun reproche de la part des patriotes !

Qui plus est, elle est l’une des rares chanteuses françaises à être très connue et appréciée des Russes, au point que la Russie est, à chacune de ses dernières tournées, un passage obligé, chacune de ses dates de concert faisant alors le plein là-bas. Fait remarquable, alors qu’un journaliste l’interrogeait très récemment sur la Russie en raison des lois récentes sur l’homosexualité, elle a affirmé, contrairement à certains chanteurs qui refusent de se rendre en Russie pour des raisons politiques, qu’elle n’a jamais été ennuyée en Russie pour ses concerts (elle est réputée pour ses tenues très sensuelles voire provocantes) et ses chansons (certains textes étant aussi sulfureux).

J’ai apprécié de l’apprendre, car, ne parlant pas le russe, je ne sais quelle opinion me faire sur ces textes ainsi que sur les lois réprimant les offenses aux sentiments religieux (http://www.lesechos.fr/12/06/2013/LesEchos/21455-067-ECH_russie—vote-d-une-loi-reprimant-les—offenses-aux-sentiments-religieux–.htm).

Il est vrai que la Russie nous intéresse, nous, Français, avant tout pour sa politique internationale. Je ne sais pas ce qui se passe exactement en Russie quant aux mœurs, s’agissant de leur politique interne, mais les évolutions du droit russe sont bien loin de la folie des interdits de la charia. Mylène Farmer ne pourrait pas faire en Arabie Saoudite les concerts qu’elle propose en Russie !

Posté par Maxime dans http://resistancerepublicaine.eu/2016/03/02/comment-je-fais-connaitre-les-sites-patriotes-aux-fans-de-mylene-farmer/

 

Publié dans Mylène 2001 - 2002, Mylène AU FIL DES MOTS, Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaires »

MYLENE FARMER cultive des amitiés inat­ten­dues

Posté par francesca7 le 17 avril 2016

 

 Sans titre

C’est un joli conte illus­tré, qui vient de paraître ce 12 novembre. L’histoire d’une belle rencontre, aussi. En asso­ciant leurs talents sur L’étoile polaire, le philo­sophe Michel Onfray, à la plume, et la chan­teuse Mylène Farmer, au pinceau, ont créé la surprise. Le fonda­teur de l’univer­sité popu­laire de Caen n’est pour­tant pas le premier esprit vif à céder aux charmes de la rousse liber­ti­ne…

Ses fans, comme ceux qui partagent son inti­mité, connais­saient son goût pour les textes de Charles Baude­laire, Guillaume Apol­li­naire ou encore Primo Levi. Avec L’étoile polaire, conte philo­so­phique conçu à quatre mains avec Michel Onfray, les médias découvrent sa curio­sité pour la pensée vivante, libre et contem­po­raine. Etran­gère à son époque, soli­taire et égocen­trique, Mylène Farmer? Quelques uns, et pas des moindres, vous diraient l’exact contrai­re…

Michel Onfray…

« Une artiste libre, auto­nome, indé­pen­dante, souve­raine », qui repré­sente « un style, un ton, un carac­tère, un tempé­ra­ment, une vie sans paillettes, sans arti­fices, vraie »… Ses détrac­teurs, pisse-vinaigre et pisse-copie, habi­tués à compres­ser la pensée en sentences défi­ni­tives, lui repro­che­ront de faire le portrait de l’être qu’il aime­rait voir en son miroir. Vrai que le philo­sophe et fonda­teur de l’uni­ver­sité popu­laire de Caen, fils d’ou­vrier agri­cole, auto­pro­clamé « orphe­lin de la gauche », athée tendance anar­chiste, s’est imposé comme une rock-star dans son genre. C’est pour­tant bien le portrait de Mylène, aussi discrète qu’il est devenu incon­tour­nable, que Michel Onfray, profa­na­teur des esprits anes­thé­siés et sculp­teur d’une certaine morale esthé­tique, faisait dans Le Point, il y a quelques semaines. Ensemble, lui à la plume, elle au pinceau, ils viennent de publier  L’étoile polaire (Gras­set), conte dans la lignée du Petit Prince de Saint-Exupéry, œuvre poétique sur la trans­mis­sion et la réali­sa­tion de soi. Impro­bable, la rencontre entre l’hé­roïne de la variété française et le hérault d’une nouvelle pensée française s’est faite par l’in­ter­mé­diaire d’Anne Carrière, éditrice de Lisa-Loup et le conteur, premier essai illus­tré de Mylène, en 2003, et, plus récem­ment, de Fragile, recueil de photo­gra­phies inédites de la chan­teuse réali­sées par Sylvie Lancre­non. A l’époque, Carrière espère confron­ter Onfray à un psy dans un livre d’en­tre­tiens. Il préfère porter L’étoile polaire, dont il vient de termi­ner l’écri­ture. Anne Carrière en remet le manus­crit à Mylène Farmer. La parti­ci­pa­tion de Michel Onfray à une émis­sion de Radio Clas­sique durant laquelle il fait diffu­ser Je te rends ton amour, un des titres les plus person­nels de « l’ange roux », préci­pite la colla­bo­ra­tion. « Profon­dé­ment touchée » et « fière », Mylène lui envoie un texto de remer­cie­ment et bien­tôt ses aqua­relles. Qui s’as­semble, au-delà des appa­rences, se ressemble. Si l’icône Farmer appré­cie la liberté et l’hu­mour du maître-à-penser, L’étoile polaire, objet litté­raire élaboré à quatre mains, raconte une bles­sure fonda­trice que ces deux orphe­lins de père ont en commun : comment survivre à un parent aimé et admiré dont la dispa­ri­tion a dépeu­plé le monde…

mylène

Marie de Henne­zel…

Le 17 décembre 1995, Jean-Luc Dela­rue accueille Mylène, qui vient de sortir son album Anamor­pho­sée, sur le sofa de son émis­sion domi­ni­cale Déjà le retour. On l’avait quit­tée folle blafarde hurlant aux loups dans les bois sombres de Gior­gino, film incom­pris de Laurent Bouton­nat. Après un exil cali­for­nien, elle nous revient sexy et souriante, en tech­ni­co­lor. Cheve­lure rele­vée, longue robe rose et talons hauts, elle maîtrise tous les codes d’une séduc­tion à l’amé­ri­caine. La profon­deur en plus.  La psycho­logue et psycho­thé­ra­peute Marie de Henne­zel est annon­cée comme invi­tée de la chan­teuse. Dans un livre  préfacé par François Mitter­rand, La mort intime : ceux qui vont mourir nous apprennent à vivre (Robert Laffont), la clini­cienne raconte son expé­rience en soins pallia­tifs et auprès de malades du sida. L’ou­vrage a boule­versé Mylène Farmer. La lecture du Livre tibé­tain de la vie et de mort de Sogyal Rinpo­ché l’avait déjà aidée à mieux appré­hen­der la fini­tude de l’être humain. La sagesse de Marie de Henne­zel est un baume pour l’ar­tiste dite morbide, qui confiera, des années plus tard, son regret de n’avoir pu embras­ser la dépouille de son père, Max Gautier. Inter­viewée sur leur rencontre par un site de fans, en 2005, l’au­teure de La mort intime, elle, se souvien­dra d’un « certain contraste entre une extra­va­gance physique, exté­rieure, et une grande matu­rité inté­rieure, une profon­deur ». Entre temps, elle aura été invi­tée à l’un de concerts de la chan­teuse à Bercy, en 1996, et, plus surpre­nant, dans son domi­cile pari­sien pour un déjeu­ner. Pour Marie de Henne­zel, aujourd’­hui membre du comité d’hon­neur du collec­tif Plus digne la vie, Mylène Farmer a « quelque chose d’un ange, dans le sens où l’ange est le messa­ger, comme Hermès dans la mytho­lo­gie. On sent qu’elle est perméable, qu’elle capte les choses. »

Salman Rush­die…

Condamné par l’aya­tol­lah Khomeini pour héré­sie et blas­phème envers l’is­lam, en 1989, l’au­teur des Versets sata­niques – faux scan­dale reli­gieux et vraie critique litté­raire des prophètes corrom­pus- est tombé en béati­tude devant la rousse liber­tine, il y a vingt ans. D’or­di­naire réputé pour le tran­chant de sa plume, aigui­sée, comme celui de sa parole, décom­plexée, l’écri­vain indo-britan­nique prête à Mylène « la voix d’un ange déchu. » Long­temps forcé à vivre dans la clan­des­ti­nité, il rencontre la chan­teuse, elle-même prison­nière de sa célé­brité, à Londres, à la fin des années quatre-vingt-dix. Tous deux assistent à un vernis­sage de l’aqua­rel­liste Fran­cesco Clemente, proche de Rush­die. Comme deux papillons désépin­glés, ils se frôlent et font le tour de l’autre, lors d’un dîner qui s’en­suit. Elle est séduite par son achar­ne­ment à déjouer la mort, son raffi­ne­ment et son cynisme very british. Il est fasciné par son aura, sa beauté et son mystère. L’icône classe et l’ico­no­claste se rever­ront plusieurs fois. A Londres, Los Angeles et Paris, où Rush­die sera même présenté à E.T., le singe capu­cin de la chan­teuse ! Bien que deve­nus proches, en témoigne une photo de Mylène et de Milan Rush­die, fils de Salman, dévoi­lée par l’écri­vain sur Twit­ter, au début de l’été 2014, ils conti­nuent de s’ad­mi­rer l’un l’autre. « Son profes­sion­na­lisme m’épate. Après l’un de ses derniers concerts, elle m’a confié qu’elle souf­frait d’une angine et d’une fièvre. Et pour­tant, elle n’en avait rien laissé paraître à ses fans ! », nous décla­rait l’au­teur, peu après la fin de la tour­née Time­less de son amie, en décembre 2013.

David Lynch…

Fils prodige et prodigue de l’Amé­rique, aujourd’­hui dispersé entre la pein­ture, le design, la musique et la promo­tion de la médi­ta­tion trans­cen­dan­tale, le réali­sa­teur de Blue Velvet, Twin Peaks et Mull­hol­land Drive – entres autres œuvres sur la dualité et la mons­truo­sité en chacun de nous  – a d’abord obsédé Mylène Farmer en tant que cinéaste. Le citant à maintes reprises parmi ses metteurs en scène favo­ris depuis le début de sa carrière, la chan­teuse n’hé­site pas à utili­ser une réplique du film Elephant Man dans un de ses titres, Psychia­tric, en 1991. « I am not an animal, I am a human being » :ce cri déses­péré du héros John Merrick, homme difforme réduit à n’être qu’une bête de foire, fait écho chez Mylène, déjà plus que singu­lière dans l’in­dus­trie du spec­tacle. En 1988, on l’a faite monter sur la scène des Victoires de la musique,  moins pour la grati­fier du prix de l’in­ter­prète fémi­nine que pour l’ex­hi­ber telle une chimère, une erreur de la créa­tion. Ecoeu­rée, elle n’y revien­dra plus, réser­vant ses élans à qui les vaut. Quand Ciby 2000, société de Fran­cis Bouygues produi­sant et distri­buant le cinéma de David Lynch, orga­nise une soirée en l’hon­neur de ce dernier, à Paris, à la fin des années quatre-vingt-dix, « l’ange roux », convié, appa­raît. Farmer et Lynch n’ont pas appris la même langue, mais ils déclinent un même langage.Ces deux misfits se recon­naissent, échangent et restent en contact. Bien qu’a­po­li­tique, en octobre 2007, Mylène gravit ainsi le perron de l’Ely­sée pour voir son ami décoré des insignes d’of­fi­cier de la Légion d’hon­neur par Nico­las Sarkozy. A l’is­sue de la céré­mo­nie, inter­pel­lée par un jour­na­liste d’Eu­rope 1, elle confiera, dans un franc sourire : « Dites simple­ment  à vos audi­teurs que j’aime David Lynch ! »Elle retrou­vera plus discrè­te­ment le cinéaste en janvier 2014, alors qu’il inau­gure une expo­si­tion de ses photos, inti­tu­lée Small stories, à la Maison Euro­péenne de la Photo­gra­phie, dans le quatrième arron­dis­se­ment de la capi­tale. « Génie touche-à-tout » et « mystique bouillon­nant » selon la chan­teuse, le réali­sa­teur, ex-étudiant en arts plas­tiques, l’au­rait égale­ment initiée à la litho­gra­phie, tech­nique d’im­pres­sion périlleuse, de façon « rassu­rante ».

claude berri et mylène

Claude Berri…

Malgré sa dispa­ri­tion en 2009, le cinéma français ne l’a pas oublié. Le grand public, non plus. A lui seul, tantôt réali­sa­teur,  tantôt produc­teur, souvent les deux, Claude Berri aura généré près de 50 millions d’en­trées en salles. Tchao Pantin, Jean de Florette, Manon des Sources, Germi­nal, Ensemble, c’est tout, Trésor, mais aussi Tess, Banzaï, L’ours, L’amant, La Reine Margot, Ma femme est une actrice, Asté­rix et Obélix : Mission Cléo­pâtre ou encore Bien­ve­nue chez les Ch’tis… Diffi­cile d’énu­mé­rer les succès ciné­ma­to­gra­phiques, critiques et popu­laires, auxquels son nom fut asso­cié, sans perdre son souffle. Auto­di­dacte du 7eme art, Claude Lang­mann, de son vrai nom, n’avait pas seule­ment du flair pour pres­sen­tir le goût des autres. Ce grand pudique, à la mine parfois sombre mais aux avis toujours éclai­rés, avait égale­ment l’œil d’un esthète. A la tête d’une impres­sion­nante collec­tion d’œuvres d’art contem­po­rain à la fin de sa vie, l’homme acheta une gouache de Magritte dès ses trente-six ans, ouvrit une gale­rie dans laquelle il exposa, Yves Klein et Daniel Buren, entre autres, au tout début des années quatre-vingt-dix, et rassem­bla ses ultimes coups de cœur dans un espace de 280 mètres carré à son nom, en 2008. C’est par l’in­ter­mé­diaire de sa dernière compagne, Natha­lie Rheims, qu’il rencontre Mylène Farmer, à l’aube des années 2000. Natha­lie vient de publier son premier roman, L’un pour l’autre, qu’elle fait suivre à Mylène. Celle-ci l’en remer­cie – par textos – avant de l’in­vi­ter chez elle en Corse. Une amitié, encore entre­te­nue par une conver­sa­tion télé­pho­nique quoti­dienne, est née. Claude Berri succombe à son tour. Après avoir vu l’icône Farmer sur scène, il assure à son entou­rage n’avoir pas vécu pareille révé­la­tion depuis…

Edith Piaf ! Un projet d’adap­ta­tion de L’ombre des autres, autre roman de Natha­lie Rheims, avec Mylène dans le premier rôle, est bien­tôt lancé. Il ne survi­vra pas à la mort de Berri. Le dernier nabab du cinéma français et sa compagne auront néan­moins aidé leur amie à crever un autre écran : celui de sa réserve. C’est tous les trois qu’ils se rendent ainsi à l’édi­tion 2006 de la Foire Inter­na­tio­nale de l’Art Contem­po­rain (FIAC), grand rendez-vous de la vie pari­sienne. Le 15 janvier 2009, au cime­tière de Bagneux où l’on enterre Claude Lang­mann-Berri, un voile noir – le col déroulé de son pull – cache le visage de Mylène. Si la vie a une fin, ce jour-là, le chagrin n’en avait pas.

Article paru sur gala.com

 

Publié dans Mylène dans la PRESSE, Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaires »

Sylvie Lancrenon, une belle rencontre avec Mylène

Posté par francesca7 le 15 avril 2016

 

 

Sylvie Lancrenon est une photographe et réalisatrice française née à Casablanca le 6 février 1959.

Sa carrière a débuté à 18 ans sur un plateau de tournage de Claude Lelouch. Elle a collaboré pendant une dizaine d’années en tant que photographe de plateau avec des réalisateurs tels que Jean Becker ou Pascal Thomas.

Des liens tissés avec les acteurs, elle développe un travail intimiste qu’elle poursuit avec les médias ELLE, Marie-Claire, Glamour, Crash Magazine.

Sa production est constituée de photographies de beauté, mode, portraits de personnalités.

Elle est également auteur de campagnes publicitaires pour Mauboussin et Mixa.

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Réalisation

En 2012, elle réalise un portrait filmé de Serge Lutens, en 2013, Emotional Rescueen 2014, Chambre 401 avec Mélanie Thierry.

Bibliographie

  • CUBA LIBRE Emmanuelle Béart Schirmer-Mosel  
  • FRAGILE Mylène Farmer Éditions Anne Carrière  

Sylvie Lancrenon s’est confiée :

 L’exposition est visible du 5 juin au 31 juillet 2015.« La beauté m’inspire.
Les femmes sont au coeur de mon travail depuis toujours.
Je cherche leur nature profonde au-delà de l’apparence.
J’aime capter la féminité affirmée, oubliée, cachée, latente.
Sensible à la fragilité qui se cache derrière la puissance d’un corps.
J’aime dévoiler la sensualité et l’élégance des femmes.
J’aime raconter des histoires.
Leurs secrets, leur fragilité, leur pureté.
Là est mon défi artistique : saisir l’intimité d’un être, sans le connaître.
La danse a toujours été pour moi une source d’inspiration. L’expression corporelle
qu’elle soit dans l’effort, dans l’abandon où le désir est une obsession.
Le corps de Mylène m’inspire, je veux en dévoiler la force dans les moindres détails.
Le challenge est de taille, je dois en une après midi raconter une histoire qui deviendra la nôtre.
C’est le moment où se construit notre relation.
Appréhender et percevoir la vérité d’une émotion.
Sans artifice, en toute sincérité.
Je lui propose de ne rien avoir d’autre que des matières comme partenaire, du talc, de l’argile, de l’eau.
Le décor est pur et minimal : une grande cerce entourée d’un voile blanc.
Pieds nus sur la terre organique.
Une robe comme une seconde peau.
Retour aux origines de l’enfance, une page blanche, intemporelle.
Je suis à la merci de l’émotion que me provoque mon sujet.
Etre à l’affût du moindre regard, du corps qui se tord et s’exprime devant moi. ».

« FRAGILE »
EXPOSITION DU 5 JUIN AU 31 JUILLET 2015

 

À partir du 5 juin 2015, acte2rivegauche & lagalerie d’enface vous proposent de découvrir l’exposition FRAGILE de Sylvie Lancrenon, réunissant une sélection de photographies issues de sa rencontre avec la mystérieuse Mylène Farmer.   Mylène Farmer a posé pour Sylvie Lancrenon. Ensemble, elles ont réalisé une série de photographies où l’artiste se mélange à l’argile. Cette seconde peau change son apparence, accentue sa sensualité, dévoile son corps, autant de facettes d’elle jamais vues. Fragile est le résumé de ce mélange de douceur et de force qui se dégage de ce travail. Du talc, de l’argile et de l’eau… rien de plus, pas d’accessoire ni de prétexte. Sans artifice et sans trucage, la série frappe par son épure. … Les photographies de Sylvie Lancrenon révèlent l’histoire d’un corps et la rencontre de deux femmes qui ont additionné leurs créativités pour les mettre au service de l’émotion. Fragile, ou l’éloge de la simplicité ! Un moment de grâce où l’artiste s’est laissée porter et laisse entrevoir la femme cachée derrière le mythe. Dans le cadre d’une galerie d’art édifiée sur une ancienne chapelle, l’ écrin idéal pour abriter cette révélation.

« Là est mon défi artistique : saisir l’intimité d’un être, sans le connaître. Le challenge est de taille, je dois en une après-midi raconter une histoire qui deviendra la nôtre. »   Sylvie Lancrenon FRAGILE – un ouvrage aux éditions Anne Carrière – sortie le 15 mai 2015

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La tribune de Pascal Nègre pour Mylène

Posté par francesca7 le 13 avril 2016

 

Né à Saint-Germain en Laye au début des années 60, Pascal Nègre fait rapi­de­ment de la radio et de la musique ses deux grandes passions. Alors que les radios libres boule­versent le paysage média­tique natio­nal en 1981, Pascal Nègre devient anima­teur jusqu’en 1985. Puis, il passe de l’autre côté de la barrière, quit­tant le monde des diffu­seurs pour inté­grer celui de l’in­dus­trie musi­cale, dont il devient rapi­de­ment l’un des acteurs majeurs.

En 1986, il est atta­ché de presse chez BMG, puis passe deux ans plus tard chez Colum­bia Records, cette fois-ci en tant que direc­teur de la promo­tion.  Gravis­sant les éche­lons, il prend ensuite les rênes de PolyG­ram Musique en 1994. De nombreux artistes français lui doivent l’en­vol ou le second souffle de leur carrière : de Florent Pagny à Khaled en passant par Noir Désir ou encore Calo­gero, Pascal Nègre donne dans tous les styles avec un déno­mi­na­teur commun : le flair. 

Lorsque PolyG­ram est racheté par Univer­sal Music France en 1998, Pascal Nègre prend presque natu­rel­le­ment la direc­tion de la nouvelle entité. Dans les années 2000, il monte égale­ment en respon­sa­bi­li­tés au sein d’Uni­ver­sal Music Group Inter­na­tio­nal, deve­nant une réfé­rence dans l’in­dus­trie musi­cale au niveau mondial.

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Pascal Nègre, le PDG d’Universal Music, s’offre une tribune dans le magazine « Télé 7 Jours ». L’occasion d’en apprendre un peu plus sur la chanteuse la mieux payée en 2013, mais aussi l’une des plus secrètes.
 

 Sans titre

 

Les hommages pleuvent en l’honneur de Mylène Farmer, qui a décidé de s’emmurer dans sa tour d’ivoire plutôt que de célébrer ses 30 ans de carrière ce mois-ci. En mars 1984, la chanteuse publiait son premier single « Maman a tort », qui a fait son retour dans le classement des meilleures ventes de titres il y a quelques jours, suite à une campagne de téléchargement massive initiée par ses plus fervents admirateurs. D’autres ont préféré acheter une demi page dans le journal Libération, pour lui adresser un message d’amour et de soutien. Quant à Pascal Nègre, le PDG d’Universal Music, avec qui Mylène Farmer travaille conjointement depuis de nombreuses années, il s’est offert une tribune dans le nouveau numéro du magazine Télé 7 Jours.

« Le doute est pour elle un moteur étonnant »

Commençant par raconter leur première rencontre en 1984, pour une interview, et alors qu’il était animateur radio à l’époque, Pascal Nègre parle d’« une fille très timide », « peu bavarde ». « Je ne lui ai jamais dit que notre première rencontre s’était faite ainsi. Elle le découvrira probablement en lisant ces lignes » ajoute-t-il, avant de révéler quelques anecdotes et des traits méconnus du caractère de la chanteuse. « Mylène est forte et fragile à la fois » lâche-t-il, avant d’expliquer qu’elle est « un personnage complexe, authentique, entre pudeur et rires ». « Et quelle bosseuse ! Elle écrit ses textes et a une oreille incroyable. Le doute est pour elle un moteur étonnant ».

Pascal Nègre se souvient également du sentiment de crainte qui animait les pensées de Mylène Farmer à l’aube de l’ouverture de la billetterie pour son concert au Stade de France en 2009. « Elle est très angoissée, me raconte qu’elle fait des cauchemars : elle monte sur scène et le stade est vide ». Finalement, les places se sont vendues en mois d’une heure ! Mais cette bonne nouvelle n’a visiblement pas suffi à calmer les peurs de la chanteuse, dont les cauchemars ont perduré. « Mon cauchemar maintenant, c’est que je suis sur scène, la salle est pleine, mais personne ne m’écoute » a-t-elle confié à son patron.

« Quand elle donne un spectacle, elle est à fond »

Ventant la discrétion de l’icône et sa volonté de toujours chanter en live, que ce soit « à Bercy ou au Zénith de Caen », Pascal Nègre qualifie Mylène Farmer d’« artiste intacte », qui « sait que rien n’est acquis et qui ne réalise pas totalement son statut de star ». « Elle est unique. Elle trace sa route à sa façon. C’est une personne émouvante, avec cette voix singulière de petit garçon » lâche-t-il, avant de conclure : « Elle est vraie, quoi ». Si elle n’a pas fait escale au Zénith de Caen avec son dernier show « Timeless 2013″, Mylène Farmer s’est produite à La Halle Tony Garnier de Lyon quatre soirs. Des concerts captés qui ont fait l’objet d’un film à découvrir au cinéma le 27 mars et d’un DVD dont la sortie n’est pas encore annoncée.

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-91172.html#jKhhKE3XM59xJmgl.99

 

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Jean Rochefort est un fan de Mylène

Posté par francesca7 le 19 mars 2016

jeanrochefort

Mylène et le célèbre acteur se sont rencontrés en 2010. Mylène dira de lui : « un acteur unique, un homme d’une classe folle, un charme renversant. Je suis sensible à sa grande délicatesse, c’est un être totalement décalé, si émouvant aussi. Bref…magnifique. » (Paris Match, 02 décembre 2010)

 

EXTRAIT de l’interview de JeanRochefort pour http://www.lejdd.fr/Culture/ en 2013

 

Les solitaires s’arrangent toujours pour ne pas être seuls… Êtes-vous toujours copain avec Johnny Depp, l’homme qui aime les livres, les îles et les bateaux?

Je l’ai rencontré dans des conditions pénibles [le tournage avorté du Don Quichotte de Terry Gilliam]. Un rapport filial s’est installé. Moi, le père blessé, j’ai rencontré un fils possible. De son côté, il a pu se projeter dans mes douleurs. Le film ne s’est pas fait, mais on a eu le temps de tourner deux ou trois scènes ensemble. Le talent, c’est pas rien, ça existe. Cet acteur est une Maserati… Il a voulu que je sois gâté comme lui. Il a exigé pour moi la même caravane que la sienne, venant expressément de Londres. Je n’oublierais jamais ces lumières dans le désert. Traînées par des camions immenses, c’étaient nos caravanes qui semblaient arriver, comme des cathédrales, d’un autre monde.

Il fait partie des artistes à ne pas vous avoir catalogué. Artiste de droite, c’est un luxe?

Vous avez raison, les artistes sont de gauche et ils s’arrangent toujours pour que ça sache. Moi, je me suis plu au comportement d’une classe sociale qui n’a rien à voir avec la droite agressive. Mais j’ai fait l’expérience du pouvoir : l’autre jour, je vais voir Mylène Farmer à Bercy. Me trouvant à une place VIP, j’attire rapidement les regards. Il y avait 12.000 personnes dans la salle… Comment résister? Alors, moi, pour déconner, je m’essaie à une ola, m’élançant avec les bras. Juste pour voir. Et là, j’ai vu toute la salle se lever avec moi! Ouh là là… J’ai vu ce que c’était que d’avoir un drapeau entre les mains! Ça va vite de se dire, mais l’autre, là-bas, pourquoi il s’est pas levé?! Allez hop, au goulag!

Ludovic Perrin – Le Journal du Dimanche

lundi 21 octobre 2013

 

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Mylène et Valérie Bony

Posté par francesca7 le 16 mars 2016

Danseuse sur le Tour 96 et le Mylenium Tour (1999/2000), Valérie Bony a fait partie de l’entourage proche de Mylène Farmer au moins jusqu’en 2003 (lors de la tournée d’Alizée). Après quoi on ne l’a plus du tout aperçue auprès de Mylène. Pour autant, on sait que les deux femmes sont parties en vacances ensemble après le Tour 96.

 danseuses

 

Elle participe à de nombreuses prestations télé de 1996 jusqu’en 2002. Sa dernière prestation en tant que danseuse avec Mylène est pour le titre C’est une belle journée. Rappelons que le 9 mars 1996, c’est dans l’émission Top à Maritie et Gilbert Carpentier sur TF1 que Mylène embrasse sur la bouche sa danseuse Valérie Bony. Enfin, c’est Valérie qui fait la doublure pour le titre Mylène is calling sur le Mylenium Tour permettant ainsi à la chanteuse de se changer entre 2 chansons.
Depuis 2003, Valerie a participé à de nombreuses émissions musicales sur France 2 et TF1 en tant que danseuse et chorégraphe. Entre 2002 et 2005, elle a notamment fait avec Christophe Danchaud les chorégraphies des émissions de classement du type « Les plus beaux duos », « Les plus belles chansons de comédie musicale »… Emissions généralement présentées par Daniela Lumbroso.

Elle est également la chorégraphe du film « Jacquou Le Croquant » (2005).
En 2014, elle est créditée comme chorégraphe de la pièce de théâtre « Je préfère qu’on reste amis » de Laurent Ruquier.

Danseuse et choriste pour le « Tour 96″.
Doublure de Mylène Farmer pour le clip « L’Âme-Stram-Gram » (1999).
Danseuse pour le « Mylènium Tour » (1999/2000).
Chorégraphe pour la tournée d’Alizée en 2003.
Chorégraphe pour le film Jacquou le croquant.
Coordinatrice de la chorégraphie « Oui mais non » avec Christophe Danchaud pour la tournée « Timeless 2013″

D’autres article ici : http://francescax7.unblog.fr/search/Val%C3%A9rie%20Bony

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Les amitiés de Mylène avec Nathalie Delépine

Posté par francesca7 le 16 mars 2016

            
La première fois que la photographe Nathalie Delépine apparait autour de Mylène, c’est en 2009, puisque ses photos d’une Mylène au naturel illustrent le programme de la tournée qu’effectue la chanteuse cette année-là.

Par la suite, les deux femmes sont devenues – jusqu’à aujourd’hui encore – inséparables, et Nathalie a par ailleurs effectué de nombreux shootings photo pour Mylène Farmer.

Nathalie_Delepine_Home 

La photographe Nathalie Delépine a mis en ligne récemment en 2012 un site officiel regroupant un grand nombre de ses clichés.

Et, on retrouve évidemment de nombreuses photos de Mylène de l’époque Bleu Noir, du clip Oui mais… Non mais aussi des pochettes de cd et des articles de presse.

Des photos connues mais pour certaines en meilleure qualité que celles dont nous disposions auparavant.

A noter également des photos de Reed Kelly l’un des danseurs du Mylène Farmer Tour 2009.

À découvrir sur ce lien : http://www.nathaliedelepine.com

 

A toi Mylène

Publié le 27/11/2013 dans la Presse : http://www.ladepeche.fr/article

 Mylène Farmer, heureuse d’être sur scène./Photo Nathalie Delepine

 

Ses fans ne la verront que sur la scène du Zénith, ce soir encore et samedi. Ou alors, par une chance incroyable, derrière les vitres fumées de sa grosse voiture. Car avec Mylène Farmer, la discrétion entretient le mythe, depuis son arrivée en jet privé à sa chambre d’hôtel.

Ne la cherchez pas dans les rues de Toulouse, faisant son shopping entre deux gardes du corps.Mylène Farmer n’a pas l’habitude de montrer son joli minois dans les boutiques, effectuant toujours de rapides parcours entre son hôtel et le Zénith, sans détours inutiles. Quand on évoque les déplacements de la chanteuse avec son équipe, les visages se ferment, le silence s’installe. «Mylène estime qu’elle dit tout dans ses spectacles et ses disques, que sa vie privée ne regarde qu’elle, lâche une collaboratrice. Ses admirateurs l’ont compris depuis longtemps : ce sont des gens normaux qui la respectent.» http://francescax7.unblog.fr/2013/12/02/discretion-extreme-arrivee-de-mylene-farmer/

Retrouvez les archives du Blog où l’on parle de Nathalie Delépine http://francescax7.unblog.fr/search/Del%C3%A9pine

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Mylène DONNE SON AVIS SUR LE MARIAGE GAY

Posté par francesca7 le 4 février 2016

A Mylène

Invi­tée du JT de 20h dimanche soir en 2013, Mylène Farmer s’est expri­mée au sujet du mariage gay. Elle se dit favo­rable à cette union sans toute­fois accep­ter d’être porte-drapeau d’une commu­nauté.

La grande prêtresse de la commu­ni­ca­tion maîtri­sée n’al­lait certai­ne­ment pas s’en­ga­ger si direc­te­ment. Mylène Farmer, dont la force est juste­ment de se faire rare, a accordé une inter­view exclu­sive à Claire Chazal dimanche soir. Sur le plateau de TF1, la chan­teuse parais­sait parti­cu­liè­re­ment à l’aise, même si ce genre d’exer­cice relève de l’ex­tra­or­di­naire pour elle. Mylène Farmer est venue présen­ter son neuvième album Monkey memais aussi, parler d’elle.


Pour Claire Chazal, impos­sible de ne pas faire de lien entre le statut de la chan­teuse et l’ac­tua­lité. Depuis des années, Mylène Farmer s’est impo­sée dans le cœur de beau­coup d’ho­mo­sexuels comme une icône. A l’heure où la France s’in­ter­roge sur le mariage pour tous, la présen­ta­trice de la grande messe du 20h a donc cher­ché à savoir si son invi­tée était prête à s’en­ga­ger. Pour l’in­ter­prète de Oui mais non il n’est pas ques­tion «d’être un porte-parole». Cepen­dant pour Mylène Farmer le débat autour du mariage gay est «éton­nant puisqu’il s’agit tout simple­ment d’une ques­tion d’éga­lité entre hommes et femmes». La flam­boyante inter­prète ne veut pas s’en­ga­ger mais «ne voit pas pourquoi s’y oppo­ser», en tout cas de son point de vue.

source originale : http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/mylene_farmer_s_engage_mais_pas_trop_276341

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Mylène FRAGILE, et l’expo.

Posté par francesca7 le 28 janvier 2016

 

Ensemble, elles ont élaboré Fragile     , ouvrage de quatre-vingt dix clichés inédits de la star, paru le 15 mai dernier. La photo­graphe Sylvie Lancre­non rêvait de repro­duire et d’affi­cher ces photos au format XXL. C’est, depuis quelques jours, chose faite à la gale­rie pari­sienne Acte2. Et c’est tout natu­rel­le­ment que la chan­teuse Mylène Farmer, pour­tant si peu mondaine, a récem­ment assisté au vernis­sage de l’expo­si­tion. Récit d’une appa­ri­tion…

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« Trois p’tit tours et silence/ C’est ça qui m’af­fecte/ Quand on m’aime, je danse/ Quand on veut, j’ap­pa­rais », préve­nait-elle dans sa chan­son L’his­toire d’une fée, c’est…, en 2001. Alors que l’air pari­sien explo­sait le ther­mo­mètre, il faut croire que le désir était lui aussi porté à incan­des­cence, le 4 juin dernier !

D’or­di­naire rétive aux monda­ni­tés, la très discrète Mylène Farmer est en effet appa­rue au vernis­sage de l’ex­po­si­tion Fragile, mise en scène aux formats 26×40 cm, 53×80 cm et 120×80 cm de clichés de la star pris par Sylvie Lancre­non pour un livre éponyme paru aux éditions Anne Carrière.

Aussi furtive que le songe d’une nuit d’été malgré une cheville plâtrée, la star s’est présen­tée, avec sa chienne Liloup, à la gale­rie Acte2, lieu de l’ex­po­si­tion jusqu’au 31 juillet, avant l’ar­ri­vée de la plupart des autres invi­tés conviés à 19 heures. Dans son sillage : le produc­teur et direc­teur artis­tique Anthony Souchet et l’écri­vain Natha­lie Rheims, deux confi­dents avec lesquels elle s’en­tre­tient tous les jours, mais aussi Chris­tophe Danchaud, le choré­graphe de ses concerts, John Nollet, son coif­feur à l’œuvre sur le shoo­ting de Fragile, Jean Paul Gaul­tier, son coutu­rier fétiche, François Hanss, le réali­sa­teur du film de sa tour­née Time­less 2013, Jean-Chris­tophe Grangé, auteur de thril­lers, et Stéphane Célé­rier, p-dg de la société Mars Films à qui l’on doit La Famille Bélier.

Cheveux lâchés, vêtue d’un simple t-shirt blanc et souriante, « l’ange roux » a fait le tour de la gale­rie Acte2, ancienne chapelle du quar­tier de Saint-Germain-des-Prés, sans trop s’at­tar­der- modes­tie et pudeur obligent – devant les clichés de son amie Sylvie Lancre­non, propo­sés à la vente entre 2000 et 8000 euros. Pratiquant l’esquive, cepen­dant moins farouche que soucieuse de lais­ser les clichés de la photo­graphe exis­ter par eux-mêmes, l’icône a, par la suite, rejoint la courette de la gale­rie avec ses amis et son sculp­tu­ral Berger suisse blanc… avant de dispa­raître, aussi discrè­te­ment qu’elle était arri­vée !

Mis en place à quelques 15 000 exem­plaires, Fragile, ouvrage de quatre-vingt dix clichés inédits de Mylène, est déjà en quasi rupture de stock, moins d’un mois après sa paru­tion. Une ré-édition est prévue pour la fin du mois de septembre.

Patience aux fans de la star dans l’at­tente d’un retour prolongé dans la lumière. Après le temps de la récréa­tion, le temps de la créa­tion serait de plus en plus concrè­te­ment envi­sa­gé… Mais chut ! « Faire un vœu ou bien deux/ Et puis fermer les yeux/ Je suis là/ Pour celui et pour ceux/ Qui n’ont pas froid aux yeux/ Qui croient en moi/ Faire un souhait pour de vrai/ Et puis croire au mystère/ Tout est là »… C’est Mylène, elle-même, qui l’a chanté.

Expo­si­tion Fragile by Sylvie Lancre­non, jusqu’au 31 juillet, chez Acte2­ri­ve­gauche/La gale­rie d’en face, 7 rue Paul-Louis Courier, 75007 Paris.

source originale : http://www.gala.fr/ 

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MYLENE dans la Presse pour un film

Posté par francesca7 le 4 décembre 2015

 

C’est un effeuillage dans les règles de l’art que s’offre la chan­teuse avec Fragile, livre de photos sensuelles réali­sées par Sylvie Lancre­non, à paraître ce 15 mai (aux Editions Anne Carrière). En atten­dant notre sujet exclu­sif sur cette colla­bo­ra­tion, en kiosque dès ce mercredi 13 mai, arrêt sur un détail anato­mique parti­cu­liè­re­ment révé­la­teur de l’icône Farmer.

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Comme Isabelle Adjani, autre modèle de la photo­graphe Sylvie Lancre­non, autre figure statu­taire du spec­tacle français, autre mystère au teint d’al­bâtre et aux accès de fièvre, de ceux dont les fêlures laissent passer la lumière, elle aurait pu incar­ner une formi­dable Camille Clau­del, sœur du drama­turge Paul Clau­del et sculp­trice de talent, brisée par son mentor et amant Auguste Rodin, réduite en éclats d’elle-même entre les murs l’asile de Ville-Evrard, en Seine-Saint-Denis.

Malgré ses liens privi­lé­giés avec des gens du 7eme art comme feu Claude Berri, Vincent Lindon, Luc Besson, Jean Roche­fort ou encore David Lynch, Mylène Farmer n’a pas fait son cinéma. Un premier rôle dans Gior­gino, premier long-métrage de son ancien complice Laurent Bouton­nat, le doublage de la prin­cesse Sélé­nia, trou­blant avatar animé, dans Arthur et les Mini­moys et puis… plus rien. A ce jour, du moins… Qu’im­porte. Troi­sième enfant d’un ingé­nieur des ponts et chaus­sés muté au Canada où elle passera les premières années de sa vie, Mylène Gauthier a fait mieux : elle a déroulé le film de sa vie et créé Mylène Farmer, un peu comme Dieu créa la femme. Patiem­ment.  Méti­cu­leu­se­ment. De ses propres mains.

Alors que sort ce 15 mai Fragile, bel ouvrage de quatre-vingt dix clichés inédits de l’ar­tiste, et, véri­table réflexion sur la créa­tion, la pulsion de vie et le mouve­ment, entre­prise en colla­bo­ra­tion avec Sylvie Lancre­non, il s’agit juste­ment de reve­nir sur… les mains de Mylène Farmer ! Au même titre que ses pieds ou son regard, elles sont photo­gra­phiées en détail dans Fragile, le livre de 168 pages publié par les éditions Anne Carrière. Un juste choix, car pour avoir rencon­tré la chan­teuse, s’il est bien une partie de son anato­mie qui vous surprend, vous saisit, voir vous imprègne, ce sont ses deux mains.

Je n’y avais pas prêté atten­tion, dans le cadre de notre première inter­view, réali­sée dans la foulée encore hale­tante de sa tour­née Time­less 2013 et parue dans les pages de Gala le 24 décembre 2013. Le 27 mars 2014, l’oc­ca­sion me fut donnée de procé­der à un petit erase and rewind. Rencontre, prise 2, moteur… action ! Invité au Gaumont Opéra, dans le 9e arron­dis­se­ment de Paris, à décou­vrir le film de sa dernière odys­sée scénique (avant qu’il n’at­teigne des records de vente sous la forme d’un DVD quelques semaines plus tard), l’humble et pour­tant si talen­tueux réali­sa­teur François Hanss, un proche, surtout le sien bien­tôt trente ans, m’in­vite au géné­rique de fin à rejoindre la coupole de la salle de cinéma pour célé­brer le succès de la projec­tion sur le plan natio­nal ce soir-là (plus de 100 000 spec­ta­teurs dans toute la France). Les fans évacuent les lieux, encore ébahis, sonnés, par le voyage de deux heures qu’ils viennent de vivre. Je ne vais pas être déçu par celui que j’amorce, en emprun­tant un dédale de coulisses et de marches. En pleine discus­sion avec Pascal Nègre, p-dg d’Uni­ver­sal Music, elle est là. La surprise tient en sa seule présence. D’or­di­naire, Mylène Farmer ne goûte guère à l’au­to­cé­lé­bra­tion, encore moins à cette bulle vite soûlante que peut être la vie nocturne pari­sienne. Au soixan­tième anni­ver­saire de Domi­nique Besne­hard, fêté un moins plus tôt au Théâtre du Rond-Point, elle fut la seule star à se sous­traire à la mitraille des photo­graphes. Dans un monde où il faudra bien­tôt prier pour ses quinze minutes d’ano­ny­mat, admi­rable instinct de préser­va­tion de soi. Mais ce 27 mars, pour la chan­teuse, il s’agit surtout de préser­ver l’ami­tié et le respect qui la lient à toute l’équipe ayant œuvré sur le film Time­less.

MYLENE TVAutre ami commun, Anthony Souchet refait les présen­ta­tions. Cheveux lâchés, boléro, jupes et bas noirs, si menue, elle susurre un « merci d’être là », dans ce que je crois me remé­mo­rer être un sourire. A vrai dire, impos­sible, encore à ce jour, de me souve­nir de son regard, de la finesse de ses traits, de la pâleur de sa peau, ce 27 mars. Il fait sombre, certes. Mais surtout, l’em­preinte de sa main a tout occulté. Court-circuit,blackoutshake it off. Nulle autre rémi­nis­cence que cette poignée franche, forte, presque virile, qu’elle m’adresse. Comme Camille Clau­del, la « fragile » Mylène Farmer a des mains de créa­trice, plutôt fines mais puis­santes, incroya­ble­ment puis­santes (et, note person­nelle, dieu sait que nous abhor­rons les mains molles qui, à peine saisies, se dérobent). De ces mains, elle a, semble-t-il, long­temps fait un complexe, gantée à la mode liber­tine ou emman­chée jusqu’aux phalanges. En trente ans de carrière, elle leur en aura même fait  voir de toutes les couleurs, dans ses clips : le rouge du sang (Sans Logique,Beyond my controlJe te rends ton amour…), le blanc de la neige (Désen­chan­téeFuck them all…), le brun de la boue et de la glaise (Ainsi soit-jeA l’ombre…)… Jeux de mains, jeu de Mylène. Se pour­rait-il être, pour­tant, plus beau signe distinc­tif chez une femme qui a su prendre les rênes de sa vie, renon­cer en pleine année de termi­nale à bacho­ter pour mieux murmu­rer à l’oreille des chevaux, puis à celle d’un public tout acquis à son art ? Le reste de son histoire, vous la connais­sez.

Nous avons choisi, pour l’ou­ver­ture de notre sujet exclu­sif en kiosque ce mercredi 13 mai, une photo du livre Fragile réali­sée par Sylvie Lancre­non, sur laquelle, Mylène pose allon­gée, visage tourné, main tendue. Comme une invi­ta­tion à saisir cette main. Avant que le mythe Farmer ne dispa­raisse. Encore une fois. Peut-être défi­ni­ti­ve­ment. Atten­tion, Fragile ! Atten­tion aux chefs-d’œuvre en péril…

Source originale : http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/mylene_farmer_jeux_de_mains_jeu_de_m_341374

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Mylène fait partie de sa vie

Posté par francesca7 le 4 décembre 2015

 

Mylene Farmer déchaîne les passions. La curiosité de ses fans a été particulièrement attisée lorsqu’ils ont découvert qu’une chanson intitulée « Mylène Farmer » figurait sur « Blonde », le nouvel album de l’ex-Lolita. Si personne ne savait de quoi il s’agissait, nous avons rencontré Alizée qui s’est longuement confiée sur ce titre mystérieux et sur celle qui l’a révélée au grand public en 2000 avec l’album « Gourmandises ». Découvrez ci-après un extrait d’une interview à paraître prochainement sur Pure Charts.

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Tu en as marre qu’on te parle de Mylène Farmer ? 
Non parce que je n’aurais pas fait une chanson sur elle si j’en avais marre ! 

Raconte-nous l’histoire de ce titre. Pourquoi, ça s’est fait ?
Ce qui est drôle, c’est qu’au départ, la chanson n’avait pas été faite pour moi. Quand j’étais en studio et que je choisissais les chansons, j’écoutais des choses avec Pascal (Obispo). Sur l’ordinateur j’ai vu un fichier qui s’intitulait « Mylène Farmer ». Je lui ai demandé ce que c’était, si c’était pour elle, sur elle… Il m’a expliqué que c’était une chanson sur Mylène ! Alors je lui ai demandé « c’est pour qui ? ». Il m’a dit « Je ne sais pas encore ». J’ai dit : « S’il y en a une qui est bien placée pour en parler c’est moi ! Fais moi écouter ! » Donc j’écoute et tout et je me dis, « mais franchement c’est génial » parce que je parle de Mylène sans vraiment en parler !

Elle parle de quoi cette chanson ?

« « Mylène fait partie de ma vie » »

C’est pas un hommage car je ne suis pas là, à dire que je l’aime, qu’elle me manque, des trucs improbables, c’est pas du tout ça… Je parle de la vie d’un fan de Mylène Farmer. Moi, je suis la personne qui vit avec ce fan. Cette personne que j’aime et avec qui je vis est fan de Mylène, à tel point qu’il voudrait que sa femme soit comme elle. Donc il voudrait que je sois comme Mylène Farmer. Mais je ne suis pas Mylène. Elle a beau être parfaite, c’est pas moi. Je raconte la vie de ce fan qui tous les jours se lève avec Mylène, se couche avec Mylène… Ce fan ça aurait pu être moi. Car même si ça fait 15 ans que j’ai commencé à chanter avec « Moi… Lolita » et que ça fait 10 ans que je ne travaille plus avec elle, elle fait partie de ma vie. Je suis toujours aussi fan d’elle, je suis allée la voir en concert pendant « Danse avec les stars » à Bercy… C’est l’artiste pour laquelle j’ai le plus de respect et d’admiration.

Pourquoi avoir attendu si longtemps pour lui consacrer un morceau ?

« Un petit clin d’oeil pour la remercier »

J’étais prête à en parler aussi parce que, cette année 2013, j’ai fait plein de choses et réglé plein de problèmes dans ma tête. Il restait cette petite parenthèse pas trop réglée. C’est bizarre pour moi car on m’en parle beaucoup et on ne la voit pas beaucoup. Evidemment, une personne qui s’en est approchée, on essaie d’en savoir plus auprès d’elle. On m’en parle tout le temps, j’en parle tout le temps et j’en parlerai toujours. Mais là j’étais prête à en parler plus. Et c’est aussi un petit clin d’œil pour la remercier. Dans mes chansons, je parle toujours des gens qui me tiennent à cœur. J’ai parlé de ma fille, dans « Plus de bye bye » je parle de Grégoire…. Et Mylène Farmer c’était une personne très importante dans ma vie et du coup j’en parle. Tout simplement.

Matthieu RENARD

En 1999, la jolie Alizée tapait dans l’oeil de Mylène Farmer lors de son passage dans Graînes de stars. Le 4 juillet 2000, moins de trois mois après sa dernière apparition dans l’émission de M6, sortait son premier single, Moi… Lolita. Un titre écrit par Mylène Farmer et composé par Laurent Boutonnat.

Mylène Farmer n’était pas une chanson que Pascal Obispo avait écrit pour Alizée. Alors qu’elle la trouvait dans l’ordinateur du chanteur, elle a tout de suite pensé être la personne idéale pour chanter cette chanson. « J’ai dit : ‘S’il y en a une qui est bien placée pour en parler c’est moi ! Fais moi écouter !’ Donc j’écoute et tout et je me dis, ‘mais franchement c’est génial’ parce que je parle de Mylène sans vraiment en parler« , confie Alizée.« Elle fait toujours partie de ma vie »

 

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Alizee/news-92506.html#FOvh8LuVi6qFHDTc.99

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 »Insondables », une ballade inédite

Posté par francesca7 le 18 novembre 2015

 

SURPRISE – La nuit dernière, sur son compte Deezer, Mylène Farmer a dévoilé un titre inédit de son dernier album  »Interstellaires ». Dans cette ballade sensuelle, la chanteuse est délicate et étonnante.

Le mystère se lève. Interstellaires, le dixième et nouvel album de Mylène Farmer est attendu pour le 6 novembre prochain. Après  »Stolen Car » en duo avec Sting, voilà que la star a dévoilé une nouvelle chanson sur son compte Deezer.

Image de prévisualisation YouTube

Une Mylène fragile et grave à la fois

À l’écoute de ce nouveau single,  »Insondables », on retrouve la Mylène Farmer des débuts. Dans cette ballade, il n’y a pas vraiment de mélodie entêtante, mais on entend une Mylène fragile, à la voix grave, avec des arrangements délicats. Un titre qui ne ressemble à rien dans la discographie de l’artiste. Ce titre parle de rupture et de séparation, dans le cœur et dans le monde.

Une pochette de l’espace

Il y a quelques semaines, Gala qualifiait sont album de  »lumineux big bang » avec un  »vent de renouveau », un fait que l’on retrouve dans cette ballade à laquelle ne s’attendait pas.  »Insondables » est le fruit d’une collaboration avec l’Américain Martin Kierszenbaum, co-compositeur et producteur.

A LIRE AUSSI >> Ce qu’on a appris en regardant  »Stolen Car », le nouveau clip de Mylène Farmer avec Sting.

La photo de la pochette du single est issue du même shooting que le cliché de l’album. Elle met Mylène Farmer parmi les étoiles, chevelure rousse flamboyante et tenue légère. L’artiste est iconique. Le thème de l’espace est d’ailleurs un thème cher au cœur de la star. Déjà en 2013, Timeless s’inspirait de l’univers cosmique.

Insondable

 

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LES SECRETS D’UN RETOUR GAGNANT

Posté par francesca7 le 4 novembre 2015

 

P1010353Après quatre ans d’absence, la star sera sur la scène des NRJ Music Awards pour interpréter son duo avec Sting. Avec ce nouvel album, elle compte bien surprendre le public

La diva de la chanson Française a mis toutes les chances de son côté pour s’assurer un retour gagnant. Pendant l’été, elle a dégainé sa première arme de séduction, un duo surprise avec une autre grande star, Sting . Mylène Farmer a ainsi jeté son dévolu sur le sulfureux titre de ce dernier, « Stolen car », paru en 2013 sur l’album « Secred love ». Le producteur et DJ français The Avener a, lui, été chargé de remettre le morceau au goût du jour.

Ell défendra cette chanson pour la première fois en live au Palais des Festivals de Cannes, lors des « NRJ Music Awards » le 7 NOVEMBRE 1015 accompagnée de Sting. Une initiative qui réjouit les fans, le clip de « Stolen car » ayant été vu par un million d’internautes dès sa première semaine de mise en ligne, mi octobre. Un score de bonne augure pour le onzième album studio de Mylène Farmer, « Interstellaires », disponible le 6 novembre.

Et si la chanteuse place ses pions pour conquérir le public avec ce nouvel opus, elle reste, comme à son habitude, mystérieuse sur sa conception. Seule information ayant filtré, un Anglo-Saxion, nouveau venu dans la galaxie Farmer, aurait œuvré à l’essentiel des compositions. Après sa tournée baptisée « Tumeless » inspirée du fil « 2001, l’Odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick, en 2013, la star veut projeter ses fans dans une autre dimension et les onze titres d’ »Interstellaires » sont annoncés comme un lumineux big-bang.

A 53 ans, Mylène Farmer s’attelle en solo à ce nouveau défi et semble bien négocier l’après Laurent Boutonna, son Pygmalion vole en effet désormais de ses propres ailes et s’occupe d’une certaine Mona Kalina. 

L’inaccessible étoile à la voix fragile peut toujours compter sur ses nombreux fans pour la suivre dans de nouvelles voies célestes.

Par Gaëlle Guitard – article paru sur Télé-poche semaine du 7 au 13 novembre

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Mylène, La voix d’un ange déchu

Posté par francesca7 le 26 octobre 2015

  

 

    photo MYLENE  Elle a osé. L’exercice n’était pas gagné d’avance. Sur son dernier album, Point de suture, elle entonne l’Ave Maria de Schubert. Discrètement, plusieurs minutes après la fin du dernier titre, elle reprend sa respiration et rompt le silence. Sacrilège ? On attend la fausse note. Elle ne vient pas. Tout juste entend-on la gorge se serrer sur quelques aiguës difficiles à passer. La voix n’est pas lyrique, mais elle résonne juste, ne cherche pas les effets. L’émotion, sans la prétention. Cet air-là, Mylène l’avait déjà interprété lors des funérailles d’un ami, en juin 2008. 

      Dès ses débuts, on a beaucoup ironisé sur sa voix, ou plutôt son absence de voix. Sur les plateaux de télévision, elle chante rarement en direct. Sur scène, on l’a parfois soupçonnée de tricher. Certaines mauvaises langues n’ont pas hésité à dire que l’image développée autour d’elle à travers les clips relevait de l’écran de fumée destiné à masquer sa vocation usurpée de chanteuse. 

      Et pourtant, avec le temps, n’est-ce pas ce filet si singulier, reconnaissable entre tous, qui l’a imposée durablement ? Pas besoin d’avoir du coffre pour transmettre une émotion. « Mylène n’est pas Céline Dion, tout le monde le sait, lâche Thierry Rogen, coréalisateur des albums de la star pendant dix ans. Mais elle est très perfectionniste dans le placement et la justesse des mots, dans le travail d’enregistrement des voix. » 

      Une exigence qui la pousse à enregistrer ses chansons avec un soin quasi maniaque, chaque mot faisant l’objet d’une prise de voix, afin de parvenir à un résultat optimal. Dans ces moments-là, même  Laurent Boutonnat s’efface. C’est l’oreille qui compte, pas la puissance vocale, et celle de Mylène est particulièrement aiguisée. « Mylène a un grand talent pour synchroniser ses voix, explique Rogen. Sans trop entrer dans les secrets de fabrication, le fait de doubler les voix quand on travaille sur un refrain, de faire plusieurs pistes, permet de donner cette couleur spécifique au son Farmer. Mylène est très douée pour ce travail. Arriver à doubler parfaitement ses voix, sans jamais rien qui dépasse, ce n’est pas donné à tout le monde. Elle fait ses propres chœurs et c’est rare qu’elle utilise des choristes. » C’est encore le cas sur l’album Avant que l’ombre…, dont elle assure tout l’habillage vocal. 

     Éthérée, aérienne, évanescente. Tels sont les adjectifs qui reviennent le plus souvent dès qu’il s’agit de qualifier cette voix. Mylène minaude, étire les mots comme pour les rendre douloureux, force son timbre grave à escalader les notes les plus hautes, provoquant quelques passages en force qui constituent sa marque de fabrique. C’est dans ces moments, notamment sur scène, que l’émotion est à son comble. 

Qu’on se souvienne de l’interprétation de Pas le temps de vivre durant le « Mylenium Tour » : dans le second couplet, plus la chanteuse monte dans les aiguës, plus la salle retient son souffle. « Sa voix, moitié de ce monde, moitié d’ailleurs, est étonnante. C’est la voix d’un ange déchu », n’hésite pas à dire Salman Rushdie. Un joli compliment qui résume bien l’univers de Mylène, entre désespoir inguérissable et nostalgie de l’innocence perdue. 

     Si elle n’a rien d’une chanteuse à voix, la star sait moduler ses cordes vocales afin de mieux décliner la palette des émotions. Descente dans les graves lorsqu’il s’agit de manier le second degré comme dans les couplets de Je t’aime mélancolie, Porno Graphique ou C’est dans l’air. Échappée dansles aiguës afin d’exprimer la tristesse, comme dans les refrains de Ainsi soit je, Rêver, Redonne-moi ou Point de suture, les ballades historiques du répertoire farmerien. Même s’il arrive à Mylène, aux dires de certains, de trop en faire dans le larmoyant, sa voix possède de fait quelque chose d’envoûtant. Elle semble nous murmurer des confidences à l’oreille, livrer à chacun d’entre nous des secrets que nul autre ne peut entendre. Elle nous parle depuis un ailleurs connue d’elle seule, avec des mots parfois abscons, comme si le message avait besoin d’un décryptage. Oui, Mylène a quelque chose d’une extraterrestre qui porterait un regard singulier, plein d’étrangeté, sur notre monde. 

      Sa voix est un instrument dont elle joue en virtuose. Sans doute a-t-elle pu davantage la maîtriser grâce aux cours de chant pris dès 1989 et qui lui ont permis, sur scène, de tenir en haleine des dizaines de milliers de spectateurs. Quant aux instruments de musique à proprement parler, Mylène a toujours rêvé d’en jouer sans jamais accepter les contraintes qu’impose leur apprentissage. « J’aimerais beaucoup jouer du piano. Mais je n’ai ni le temps, ni peut-être même l’énergie », avoue-t-elle. Avant d’ajouter : « J’avais essayé de jouer du saxophone, mais c’est très difficile. » Afin d’éviter le découragement, la contribution d’un professeur patient et attentionné n’est pas inutile. Ainsi, au milieu des années 1990, Jeff Dahlgren tente d’initier la chanteuse à la guitare. C’est d’ailleurs en grattant quelques accords que lui vient la mélodie de Tomber 7 fois…, qui figure sur l’album Anamorphosée. 

      La musique n’est pas sa culture première. Le fleuve archaïque où elle se baigne, ce sont les livres, ces compagnons d’infortune qui apportent des réponses à vos doutes ou prolongent les questions qui vous taraudent. Malgré tout, et bien qu’elle ne lise pas les partitions, elle possède un sens musical indéniable.

 

Thierry Rogen en atteste. « Il faut quand même savoir que, même pour les albums précédant Anamorphosée, certains gimmicks et certaines mélodies venaient d’elle. Elle a un vrai talent pour trouver les mélodies. » On n’en doute pas lorsqu’on écoute les morceaux que Mylène a elle-même composés, soit six titres en tout, dont cinq sur l’album Innamoramento. Au fur et à mesure que sa carrière avance, son implication musicale va crescendo. « Je suis très présente en studio. C’est un univers que j’aime bien. Je m’intéresse à tout. J’aime vraiment et profondément la musique. » 

      Avec une telle évolution, on aurait d’ailleurs pu s’attendre à ce que la star finisse par se passer des musiques de Laurent Boutonnat, mais il n’en est rien : avec Avant que l’ombre… puis Point de suture, elle se concentre à nouveau exclusivement sur les textes. Et ne semble pas prête à envisager la perspective d’un album « 100 % Farmer », dont elle écrirait paroles et musique : « Je préfère, je crois, partager ces moments avec quelqu’un, rebondir, apporter une mélodie de voix sur un couplet ou un refrain… Je pourrais recommencer l’expérience, mais je n’en ressens pas vraiment la nécessité. »

 MYLENE VOIX D'ANGE

Quant à confier la responsabilité des partitions à un autre musicien que Laurent Boutonnat, cela ne semble pas non plus un projet envisagé avec sérieux. « On peut tout imaginer ! Mais ce n’est d’actualité », dit-elle, laissant la porte ouverte à tous les possibles. 

     En 2007, une rumeur avait enflammé la Toile : Mylène aurait chargé le groupe Air de réaliser son prochain album. Après le succès de l’opus composé pour Charlotte Gainsbourg, 5 :55, l’un des membres du groupe aurait lancé, au détour d’un entretien, son rêve de travailler avec Mylène Farmer. Simple

boutade ? Pas sûr. Et même si la rumeur a été ensuite démentie, c’est sur le créneau électro que la chanteuse a opéré un retour en force dans les bacs. Preuve que la voix de la star flottant sur le son du groupe Air aurait pu s’avérer une expérience passionnante. 

  Aux dires de certains collaborateurs, Mylène aborde la musique avec une oreille dépourvue de préjugés – ce qui est rare dans le métier. Ses goûts musicaux sont éclectiques. « J’ai une attirance pour les musiques de films351 », avoue-t-elle dans les années 1980. À l’époque, comme tant d’anonymes, elle écoute en boucle la bande originale de Mission. Ce qui ne l’empêche pas d’apprécier Peter Gabriel, Kate Bush, Laurie Anderson, mais aussi la musique classique. En 1988, son frère Michel lui fait découvrir Depeche Mode, qu’elle va adorer. Vingt ans plus tard, sa nièce Lisa lui fait connaître Sigur Ros, un groupe de rock islandais. Entre-temps, elle a eu un coup de cœur pour radiohead. « Elle est très ouverte musicalement, elle écoute de tout, confirme Thierry Rogen. Elle adore tout ce qui est pop anglaise, elle aime le funk, elle a les oreilles partout. » 

     Accusée par certains de ronronner sur le plan musical, comme si elle était abonnée à un son années 80 obsolète, la chanteuse a donc misé, pour son come-back, sur des rythmes électroniques très dansants. 

Un choix judicieux qui, bien que décalé par rapport à l’air du temps, colle parfaitement à son imaginaire. Elle aurait pu se perdre, comme Madonna avec son album Hard Candy, dans un univers R&B qui ne lui ressemble pas, pourvoyeur de clichés où les femmes sont souvent réduites à de purs objets de désir. Elle a choisi des arrangements aériens et métalliques, qui mettent en valeur son goût de la perfection léchée. Et Laurent Boutonnat, qu’on accusait d’enfermer la chanteuse dans un style musical étriqué, proche d’un lyrisme cinématographique vieillot, s’est adapté avec talent à ce nouveau défi. Que la presse n’ait pas été emballée ne change rien à l’affaire : le single Dégénération ne ressemble à rien de ce que Mylène a produit auparavant. Preuve que la chanteuse n’a pas fini de nous étonner. Pourvu qu’elle continue à nous hypnotiser avec cette voix qui touche le cœur. 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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LES ENTREPRISES ET SOCIETES DE MYLENE F.

Posté par francesca7 le 13 octobre 2015

 

 

Requiem Publishing SA

Création : 26 octobre 1989
Forme juridique : Société à responsabilités limitées
Capital social : 200 000 euro
RCS : Paris B 352 077 218
Dirigeant : Mylène Farmer et Laurent Boutonnat
Siège : 15, rue de Douai 75009 Paris
Activité : Edition d’enregistrements sonores – 221G
Commentaire : Cette société produit la création des deux artistes, paroles et musiques. Cela leur permet de se répartir les droits d’auteur et d’avoir une liberté de création quasi totale. Production de tous les titres de Mylène depuis 1989 (avant, l’édition des titres appartenait à Bertrand Lepage, qui a ensuite revendu ses droits à BMG), les trois albums d’Alizée (GourmandisesMes courants électriquesEn concert) et le titre I want your wife des Good Sex Valdes.

 Mylène Farmer

Stuffed Monkey

Création : 13 décembre 1993
Forme juridique : Société à responsabilités limitées
Capital social : 100 000 euros
RCS : Paris B 393 280 243
Dirigeant : Mylène Farmer
Siège : 4 rue de la Paix 75002 Paris
Activité : Edition d’enregistrements sonores – 221G
Commentaire : Société d’exploitations des publications et des supports ne commençe réellement ses activités qu’en 1999 avec la production de Innamoramento et est utilisée depuis pour tous ses ses albums. Son nom fait référence à son amour pour les singes.

Siege STUFFED MONKEY  
Depuis le : 01-12-2012  
SIRET 39328024300030  
Adresse 5 RUE MEYERBEER – 75009 PARIS  
Activité Enregistrement sonore et édition musicale (5920Z)  

 

Innamoramento SARL

Création : 12 décembre 1997
Forme juridique : Société à responsabilités limitées
Capital social : 45 000 euros
RCS : Paris B 414 788 349
Dirigeant : Mylène Farmer
Siège : 4 rue de la Paix 75002 Paris
Activité : Production de films institutionnels et publicitaires – 921B
Commentaire : Production de films publicitaires.

 L’activité principale de INNAMORAMENTO est Production de films institutionnels et publicitaires, de clips vidéo de films de formation ou éducatifs de films publicitaires de films techniques et d’entreprise la production et la réalisation : mais ne comprend pas : la réalisation de génériques en vidéo-graphisme 

 Le dirigeant de la société INNAMORAMENTO est : Mme. GAUTIER Mylene (54 ans), Président - Mme Mylene GAUTIER est aussi Gérant de la société BETTY MONKEY  dont le siège social est situé 5 Rue Meyerbeer 75009 PARIS. Il s’agit d’une société ayant la forme juridique : SARL unipersonnelle. Elle a été immatriculée au greffe de Paris B 788 501 062 le 02-10-2012 avec une dotation en capital de 5.000,00 €. Elle a pour activité Arts du spectacle vivant ( production de spectacles, diffusion de spectacles, orchestres, compagnies, acteurs, danseurs, musiciens, conteurs, acrobates, conférenciers

Mme Mylene GAUTIER est aussi Gérant de la société ISIAKA  dont le siège social est situé 15 Rue de Douai 75009 PARIS. Il s’agit d’une société ayant la forme juridique : Société à responsabilité limitée. Elle a été immatriculée au greffe de Paris B 441 075 199 le 27-02-2002 avec une dotation en capital de 8.000,00 €. Elle a pour activité Enregistrement sonore et édition musicale ( éditeur de musique, édition de musique, maison de disque, studio d’enregistrement, production radio, production d’émission de radio, producteur de radio, producteur d’émissions de radio)

Mme Mylene GAUTIER est aussi Gérant de la société SCI ML  dont le siège social est situé 15 Rue de Douai 75009 PARIS 09. Il s’agit d’une société ayant la forme juridique : Société civile. Elle a été immatriculée au greffe de Paris D 445 305 865 le 19-02-2003 avec une dotation en capital de 225.000,00 €. Elle a pour activité Location de terrains et d’autres biens immobiliers ( location de bureaux, location d’espaces commerciaux, location de halls d’exposition, location de salles de conférence, location de salles de réception, location de salles de réunion, location de terres, location de terrains) 

 

 mylene-f

 

 

Dichotomie SARL

Création : 29 novembre 2000
Forme juridique : Société à responsabilités limitées
Capital social : 8 000 euros
RCS : Paris B 433 696 507
Dirigeant : Mylène Farmer
Commentaire : Production du titre I’m not a boy de Christia Mantzke en octobre 2001.

DICHOTOMIE, SARL au capital de 8 000€, a débuté son activité en octobre 2000.

Mylene FARMER est gérant de la société DICHOTOMIE. Le siège social de cette entreprise est actuellement situé 4 rue de la Paix - 75002 Paris 2 -

DICHOTOMIE évolue sur le secteur d’activité : Production de films cinématographiques, de vidéo et de programmes de télévision ; enregistrement sonore et édition music

 

Isiaka SA

Création : 27 février 2002
Forme juridique : Société anonyme
Capital social : 8 000 euros
RCS : Paris B 439 628 965
Dirigeant : Mylène Farmer et Laurent Boutonnat depuis 2005
Siège : 15 rue de Douai 75009 Paris

Activité : Edition d’enregistrements sonores

Production des deux derniers albums d’Alizée Mes courants électriquesEn concert et du titre I want your wifedes Good Sex Valdes en juin 1984.

 

Société Civile Immobilière ML

Création : Février 2003
Forme juridique : Société civile
 RCS : Paris D 445 305 865 – SIRET 44530586500013
Dirigeant : Mylène Gautier et Laurent Boutonnat – gérant 2000
Siège : 15 rue de Douai 75009 Paris
Activité : Location de biens immobiliers

 

LONELY LISA

 Déposée par Mylène en septembre 1997.

Forme juridique : Marque déposée en couleurs
Les classes déposées sont :
– La 14 joaillerie et bijoux ;
– La 16 objets en papier et carton, photos ;
– La 18 objets en cuir et peaux d’animaux ;
– La 21 la vaisselle et objets de table ;
– La 24 linges de bain et linge de table ;
– La 25 vêtements confectionnés pour hommes, femmes et enfants ;
– La 27 revêtements de sol et mur ;
– La 28 jeux, jouets.
Tout objet en relation avec le comte Lisa-Loup et le conteur.

Produits/services :
Appareils et instruments photographiques cinématographiques, appareils pour l’enregistrement, la transmission, la reproduction du son ou des images, supports d’enregistrement magnétiques, disques acoustiques Instruments de musique Papier, carton Produits de l’imprimerie ; articles pour reliures, photographies ; papeterie, matériel pour les artistes ; pinceaux cartes à jouer, caractères d’imprimerie clichés Tissus Vêtements, chaussures, chapellerie Dentelles et broderies, rubans et lacets boutons, crochets et oeillets, épingles et aiguilles, fleurs artificielles Articles de gymnastique et de sport (à l’exception des vêtements, chaussures et tapis) Éditions de livres, de revues, production de spectacles, de films. Agences pour artistes.

Classes : 09, 15, 16, 24, 25, 26, 28, 41

Propriété
Déposant : Mademoiselle Mylène GAUTIER
24, rue d’Aumale, 75009 PARIS

 

Mylène Gautier (accord entre Sony Ericsson et la chanteuse)

Création : 24 novembre 2008
Forme juridique : Marque française, enregistrée sous le numéro 08 3xxxxx – INPI Paris
Déposant : Mylène Gautier
Mandataire : MARKPLUS INTERNATIONAL
Siège : 46, rue Decamps, 75116 Paris
Activité : Marque française déposée pour la France
Commentaires : Appareils et instruments photographiques cinématographiques, appareils pour l’enregistrement, la transmission, la reproduction du son ou des images, supports d’enregistrement magnétiques, disques acoustiques Instruments de musique.
Papier, carton Produits de l’imprimerie ; articles pour reliures, photographies ; papeterie, matériel pour les artistes ; pinceaux cartes à jouer, caractères d’imprimerie clichés.
Tissus Vêtements, chaussures, chapellerie Dentelles et broderies, rubans et lacets boutons, crochets et oeillets, épingles et aiguilles, fleurs artificielles.
Articles de gymnastique et de sport (à l’exception des vêtements, chaussures et tapis).
Editions de livres, de revues, production de spectacles, de films.
Agences pour artistes.
Classes : 03, 09, 14, 15, 16, 18, 21, 24, 25, 26, 28, 34, 35, 41
Voir le dépot.

 sans-contrefacon

Betty Monkey

Création : 02 octobre 2012
Forme juridique : SARL unipersonnelle
Déposant : Mylène Gautier
Siège : 5 Rue Meyerbeer 75009 Paris
SIRET : 78850106200012
RCS : Paris B 788 501 062
Capital social 5.000,00 euros
Activité : Arts du spectacle vivant (code 9001Z)

Sur l’année 2013 elle réalise un chiffre d’affaires de 155 000,00 €.
 Cette entreprise a obtenu le label transparence car elle a publié au moins un bilan sur les deux dernières années. Son dernier bilan a été clôturé le 31/12/13.

Cette entreprise est dans un contexte concurrentiel très élevé puisqu’elle compte 108 506 concurrents en France, 16 888 concurrents dans le département PARIS.

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Mylène Farmer dévoile « Interstellaires »

Posté par francesca7 le 27 septembre 2015

« Interstellaires » :la pochette et la tracklist de son nouvel album – paru dans PureCharts

Le visuel et le nom des compositeurs de l’album « Interstellaires » viennent d’être révélés, augurant un vent de renouveau dans la carrière de Mylène Farmer.
photo_Pure chart
 
Le nouvel album « Interstellaires » de Mylène Farmer continue de se dévoiler sur un site internet éphémère et éponyme ouvert il y a quelques jours. C’est tout d’abord l’annonce de sa date de parution qui a été révélée avec le lancement d’un compte-à-rebours où les jours, les minutes et les secondes nous projettent au 6 novembre. Par ailleurs, les admirateurs de l’artiste ont également pu y découvrir un court teaser du clip de son duo  »Stolen Car », partagé avec Sting, et dont le tournage s’est déroulé au début du mois de septembre dans la capitale. Il suffisait de cliquer sur une étoile scintillante pour regarder les premières images sensuelles signées Bruno Aveillan, réalisateur de nombreux spots publicitaires pour différentes marques de luxe, avec lequel Mylène Farmer avait déjà collaboré sur deux clips en 2008 et sur sa tournée de 2009. « Interstellaires », étoiles scintillantes…

Avec le compositeur de Lady Gaga et Natalia Kills

Le thème de l’espace, dont découlent les notions d’intemporalité et d’infini déjà très présentes dans son dernier show  »Timeless 2013″, semble avoir beaucoup inspiré la jolie rouquine. Quelques-unes des 11 autres pistes que renfermera le cru 2015 suivent aussi cette ligne directrice : « Voie lactée », « A rebours »… Sur le site internet nouvellement ouvert, viennent d’être dévoilées la tracklist ainsi que la pochette de l’album « Interstellaires ». Outre le duo avec Sting, plusieurs autres morceaux pourraient avoir été écrits en partie dans la langue de Shakespeare : « Love Song », « City of Love » et « I Want You to Want Me », dont beaucoup imaginent qu’il s’agit d’une reprise du groupe de rock Cheap Trick. Il n’y aurait rien d’étonnant à ce que Mylène Farmer intègre la chanson d’autres artistes sur son disque puisque son duo « Stolen Car » est en réalité un titre de Sting publié en 2003. C’est le DJ star du moment, The Avener, qui en a assuré la modernisation.

D’ailleurs, Le Parisien vient de révéler que le Niçois a produit une autre piste de l’album. Quant à nos confrères du magazine Gala, ils avaient récemment laissé entendre que le successeur de « Monkey Me » (2012) serait le fruit d’une collaboration avec un producteur relativement connu dans le milieu, sans donner son nom. Ce n’est désormais plus secret : il s’agit de Martin Kierszenbaum, crédité en tant que co-compositeur et producteur de neuf morceaux. Créateur du label Cherrytree Records, filiale d’Interscope Records (Universal Music), sur lequel sont signés Sting, Coeur de Pirate ou encore Robyn, le musicien américain a déjà apporté sa touche personnelle à la musique de Lady Gaga, Natalia Kills et Feist. C’est donc la deuxième infidélité de Mylène Farmer à Laurent Boutonnat en un peu plus de 30 ans de carrière. Le compositeur a signé la quasi totalité de ses chansons, à l’exception de celles publiées en 2010 sur l’album « Bleu noir ». Il se murmure que le tandem ne s’entend plus depuis quelque temps.

L’Amérique dans le viseur

Quant à la pochette de ce dixième opus, elle montre l’artiste figée, le regard impénétrable, dans une robe en mouvement. Un contraste qui la rendrait presque insaisissable, perdue au milieu de nulle part. Cette photo semble ravir les admirateurs déçus par les pochettes des derniers disques de Mylène Farmer. Un vent de renouveau semble donc souffler sur la carrière d’une artiste qui se donne les moyens de séduire le public américain, « Interstellaires » devant paraître outre-Atlantique. L’interprète de « Rêver » vient d’ailleurs d’accorder une interview au très populaire magazine Rolling Stone.

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-99085.html#thID2SRDpF8IX1E7.99

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Nouvel album de Mylène Farmer en décembre 2015

Posté par francesca7 le 25 août 2015

avant que minuit ne vienneSelon Paris Match et  Pure Charts son dixième album 

Si le plus grand mystère entoure encore la sortie du dixième album de Mylène Farmer, les premières informations et rumeurs commencent à circuler. Selon les informations de Paris Match, l’opus de la chanteuse rousse préférée des Français sortira au mois de décembre 2015, exactement trois ans après « Monkey Me », son dernier album écoulé à près de 400.000 exemplaires. En revanche, aucune tournée ne serait prévue pour 2016, malgré le plébiscite de sa précédente tournée « Timeless 2013″, avec plus de 450.000 spectateurs réunis dans les plus grandes salles de concerts du pays.
Le premier single dévoilé en octobre

Selon nos informations, la star serait d’ores et déjà en pourparlers pour se rendre à Cannes à l’occasion de la 17ème édition des NRJ Music Awards, qui aura lieu le 7 novembre 2015. Une participation qui laisse penser que le premier single de la chanteuse devrait être interprété dans la soirée et dévoilé quelques jours avant, à la fin du mois d’octobre. La chanteuse âgée de 53 ans est une habituée de la cérémonie de TF1 puisque depuis son lancement en 2000, elle a remporté neuf prix, ce qui en fait l’une des artistes les plus primées de l’histoire des NRJ Music Awards.

Une nouvelle équipe

648x415_mylene-farmer-cotes-sting-projet-constellations-2015 - CopieSi la préparation de l’album a pris autant de temps, c’est que l’interprète de « California » a dû aller à la recherche de nouveaux collaborateurs. Muse a un temps été envisagé pour poser sa patte sur l’album, mais la bande de Matthew Bellamy avait démenti l’information lors d’une interview accordée à Pure Charts. Son pygmalion de toujours Laurent Boutonnat ne devrait pas non plus apparaître aux crédits de nouvel album, occupé par d’autres projets. De qui s’est-elle entourée pour ce dixième album ? Le mystère reste entier.

Mylène Farmer a fait beaucoup parler d’elle ces derniers temps. Après avoir publié un livre de photos « Fragile », fruit d’une rencontre avec l’artiste Sylvie Lancrenon et qui a donné lieu à une exposition, la star était aussi à l’honneur de l’exposition consacrée à Jean-Paul Gauthier où ses tenues de scènes les plus emblématiques ont été présentées au public.

article de Matthieu RENARD

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-98307.html#GSd4RipQWMIYksDf.99

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INTERVIEW DE Yannik Provost – Tout sur Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 17 juillet 2015

 

 

Mylène Farmer : une grande astronaute en vente sur www.edilivre.com/

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« Une grande astronaute » : c’est dans ces termes que Mylène Farmer aimerait que l’on se souvienne d’elle. Une grande conquérante de l’imaginaire. La seule artiste féminine française à avoir marqué son empreinte sur quatre décennies, passant du métier de mannequin pour publicités à la scène du stade de France vingt-cinq ans plus tard. De nombreux ouvrages lui ont été consacrés, tentant en vain de percer le secret de sa réussite. « On invente ma vie, mes émotions » disait-elle en 2006. Alors pour raconter la carrière de Mylène Farmer, qui de mieux que Mylène Farmer elle-même ?

 

Trente ans de carrière sont retracés dans cet ouvrage, uniquement réalisé à partir de propos de l’artiste puisés dans plus de trois cent cinquante interviews de presse, à la radio ou télévisées, de 1984 à fin 2013.

 

Yannik Provost bonjour ! Votre livre est réalisé à partir des propos de l’artiste, puisés dans plus de trois cent cinquante interviews presse, radio ou télévisées, de 1984 à 2014. On imagine que le travail de recherche a dû être long et laborieux ?

 

Pour réaliser « Mylène Farmer : une grande astronaute », plus de deux ans m’ont été nécessaires. Je me suis beaucoup basé sur le site d’un confrère, Mylene-interviewed.c.la. Woodstock (co-webmaster également de mon site Web Innamoramento.net) y recense l’intégralité des retranscriptions des interviews de la chanteuse depuis 1984. J’ai tout relu, mais j’ai également réécouté et revisionné toutes ses interviews (fichiers vidéos, audio…), pour retrouver le ton des réponses, par exemple.

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Vous précisez que votre livre ne contient ni rumeurs, ni bruits de couloirs. Une volonté de respecter l’artiste et sa vie privée ? 

Plus qu’une volonté, cela découle surtout du principe même de l’ouvrage : ce sont les mots de la chanteuse, ou en tous cas ceux qui nous sont parvenus… avec la déformation possible que l’on connaît pour certaines interviews de presse écrite, des années 80 surtout ! Les journalistes se plaisaient alors à parfois romancer ou exagérer certains propos ! Mais j’ai pris le parti de conserver ces interviews tout de même : déjà, parce qu’il est bien subjectif de juger que tels passages sont exagérés de l’intervieweur, mais également parce que le livre se veut une « image » de l’artiste construite à partir des interviews de 1984 à 2013. Pour que ce soit plus clair : je ne prétends pas qu’il s’agit là d’une autobiographie où tout est vrai, où tout a été dit à 100% par l’artiste de façon certaine ; c’est uniquement une biographie construite à partir de ses interviews, que le journaliste ait exagéré des réponses, ou que Mylène elle-même se soit amusée (et c’est le cas) à inventer des anecdotes, qu’importe, c’est une image que l’on peut avoir de sa carrière et de sa vie par rapports à ses interviews.

 

On sent dans votre avant-propos une grande précaution à préciser que ne voulez pas parler au nom de Mylène Farmer. Pourquoi ? La peur d’être mal compris par les fans dans votre démarche ? Ou là encore une précaution vis-à-vis de la chanteuse ? 

Les deux : je voulais que ma démarche soit claire, bien comprises, que ce soit par le public ou par l’entourage de la chanteuse. Pour évoquer de nouveau ma réponse suivante, évidemment que si on imagine Mylène lire cette biographie, elle rigolerait de beaucoup de passages, ne se souviendrait pas avoir dit ça, ou ne se retrouverait pas dans certains chapitres. J’en reviens au principe du livre : je ne prétends pas avoir écrit une fausse autobiographie de la manière qu’aurait pu le faire la chanteuse pour ses 30 ans de carrière ; je prétends avoir écrit une fausse autobiographie à partir des interviews publiées !

 

D’ailleurs, question inévitable : la chanteuse et/ou son équipe ont-ils été mis au courant de votre livre ? Lui avez-vous envoyé ? 

Au courant oui, mais pour l’envoi ce sera dans quelques jours !

 

Parlons du choix des chapitres ! Comment avez-vous fait pour regrouper les dires de la chanteuse sous des grands thèmes comme « Eléments biographiques », « Carrière », « Métier » et « Personnalité » ? Cela doit-être un véritable casse-tête non ? Comment avez procédé ? 

Un casse-tête, c’est le terme ! Concrètement, j’ai tout relu/réécouté/revu, à chaque réponse je « notais » cela comme allant dans telle catégorie, tel futur chapitre… Certaines parties ont ensuite fusionné, tout a pris un ordre chronologique… Il faut savoir qu’à la base, « Mylène Farmer : une grande astronaute » devait être uniquement axé sur ce que la chanteuse a pu dire pour expliquer ses textes et clips (ce qui correspond au final à la partie « centrale » de l’ouvrage dans la table des matières). Et finalement, j’ai pris mon courage à deux mains et je me suis dit que ce serait bête de ne pas en profiter pour faire ce travail pour la moindre de ses phrases, que ce soit au sujet de ses goûts cinématographiques ou ses souvenirs d’enfances à regrouper. Je sais pertinemment que des passages du livre peuvent paraître… « lourds » ? Je veux parler de tout ce qui se retrouve par n’être qu’un listing, dans le genre « J’aime tel artiste, et lui, et lui, et je me souviens avoir eu un album d’untel ». Il fallait vraiment ne pas perdre un seul mot, un seul souvenir, donc on retrouve ces espèces de listing ou des passages redondants.

 

L’artiste accorde désormais peu d’interview. On imagine forcément qu’une mise à jour de votre livre est plutôt lointaine ? Elle ne vous facilite pas la tâche sur ce coup-là ! 

Je ne pense pas qu’il y aurait un jour une mise à jour ! Déjà parce qu’effectivement il n’y aura pas beaucoup de « matière » à l’avenir, mais aussi parce que j’aime bien l’idée que le manuscrit se soit arrêté fin 2013, pile pour les trente ans de carrière.

 

Les médias et les biographes se targuent souvent dans leur promotion de vouloir « percer le mystère Farmer » ! Ma question est simple ! Avez-vous réussis à travers les propos de la chanteuse à percer son mystère ? 

D’un point de vue personnel, en tant que fan, réaliser ce livre m’a beaucoup appris ! On a beau avoir déjà tout lu ou tout entendu sur elle, lorsque tout est réuni comme ça, et non perdu à travers des commentaires de journalistes ou au milieu d’autres réponses de l’artiste moins « intéressantes », on peut se concentrer sur l’essentiel. Des anecdotes précises, des rêves qu’elle a racontés avoir fait certaines nuits, des explications sur des paroles de chansons alors même que l’on avait oublié qu’elle ait formulé ces explications un jour…

 

Le succès de la chanteuse ne semble pas vouloir fléchir puisque après les succès en billetterie de sa tournée, du film du concert, le public achète aujourd’hui en masse le DVD Timeless ! Et pourtant elle est quasi muette dans les médias. Comment expliquer ce phénomène ? 

Mylène Farmer l’a défini très bien, dans le titre de la préface du livre photos « Avant que l’ombre… à Bercy » publié en 2006 : c’est « inexplicable » !

 

Votre premier ouvrage sort aux Éditions Edilivre. Qu’est-ce qui vous as convaincu à rejoindre cette maison d’édition ?  

Une fois le manuscrit terminé, dans une première version « courte », il y a plus d’un an, j’ai commencé à l’envoyer à plusieurs maisons d’éditions : des plus connues aux plus petites. Beaucoup de lettres de refus pendant des mois, et puis un jour « Edilivre » m’a répondu, en janvier dernier. Ce n’est pas la parfaite maison d’édition, puisqu’elle imprime les exemplaires à la commande, mais c’est bien mieux que rien ! Sans ça, le livre n’existerait toujours pas à l’heure actuelle. Je reçois même encore aujourd’hui parfois des lettres de refus pour des envois que j’ai pu faire en décembre dernier à des maisons d’éditions…

 

Plus de 4400 « J’aime » sur la page Facebook consacré à votre livre avant même sa sortie. C’est un véritable plébiscite des fans pour ton bouquin. Est-il envisageable, si le succès est au RDV, que votre ouvrage sorte un jour en librairie ? 

 Pas sous cette maison d’édition. Mais si un autre éditeur est intéressé par la suite évidemment… ! Je ne pense pas que le livre sera un grand succès de vente comparé aux autres publiés sur la chanteuse. Et pour cause : le prix ! Edilivre étant basé sur l’impression à la commande, cela engendre un coût assez élevé (surtout pour un pavé de 434 pages au format 170*270). Prix que j’ai tout de même pu arriver à faire réduire juste avant la sortie, malgré les apparences…

 

C’est votre premier livre. Cela-t-il donné envie de réitérer l’expérience ? 

Non ! Je ne suis pas écrivain, c’était uniquement un exercice de style pour celui-ci, un travail que j’aurais pu faire uniquement pour une rubrique de mon site Web. Mais en livre, c’est beaucoup plus lisible et appréciable.

 

Vous reversez directement à l’association Arc-en-ciel, qui réalise les rêves d’enfants hospitalisés, l’intégralité de vos droits d’auteurs. Pourquoi ne pas vouloir récolter le fruit de votre travail ? 

Tout ce que je fais depuis onze ans est à but non lucratif. La publicité que l’on peut parfois voir sur mon site Web ne me sert qu’à financer mes serveurs, ou même investir dans l’achat de documents/photos inédits pour les offrir aux fans de la chanteuse. Pour le livre, c’est dans le même esprit, et après tout je n’ai fait que le composer : ce sont les mots de la chanteuse, ce serait étrange de gagner de l’argent sur ça ! Pour chaque livre commandé via Edilire.com, l’association touchera 20% à la fin de l’année. 

Mylène Farmer s’est elle-même engagée avec cette association il y’a quelques années en rendant visite à des enfants malades dans des hôpitaux. C’est ce qui vous a poussé à choisir cette association plutôt qu’une autre ?  

Effectivement, pousser le concept jusqu’au bout ! Mais aussi parce que j’avais déjà été en contact avec eux l’hiver dernier, lorsque je leur avais versé le surplus de cagnotte pour la publication dans « Libération » que j’avais organisée pour les 30 ans de carrière de l’artiste.

 

En 2003 vous avez créé sous le pseudo « Ptigénie » le site Innamoramento.net qui connait désormais un succès croissant auprès des fans de la chanteuse. Est-il facile de gérer un site web sur Mylène Farmer ? On sait que les fans de la chanteuse sont très exigeant … 

Aujourd’hui, c’est devenu plus facile, puisque je me suis habitué depuis onze ans au « fonctionnement » des fans sur Internet. Je sais pertinemment que quoi que l’on fasse, les statistiques et autres probabilités feront que certains ne seront pas contents ! C’est une règle immuable qui vaut évidemment pour la vie en générale. Parfois je lis des choses sur mon site, ou sur moi, qui peuvent faire mal parce ce sont des choses qui ne me correspondent pas. On parle sans savoir… Je vais prendre un exemple tout bête qui m’a marqué cet hiver : lorsque j’ai organisé la publication de la demi-page dans le quotidien Libération pour les trente ans de carrière, j’ai été contraint de mettre en bas de celle-ci les noms des donateurs ayant participé à hauteur de 100€ à la cagnotte. J’ai alors pu lire sur un forum que j’avais organisé tout cela dans le but égoïste de m’offrir mon propre nom dans un quotidien… Sauf que dès le départ, il était hors de question pour moi d’inscrire mon nom dans cette petite liste. Lorsque la demi-page a été publiée, ces personnes n’étaient pas très prolixes pour faire remarquer que mon nom n’y figurait pas. En règle générale, il est plus facile de spéculer de façon négatives sur des intentions, que d’imaginer un instant que, oui, il est possible de faire des choses « juste comme ça », pour partager une passion. Mais dans la grande majorité, les retours que j’ai sont très sympathiques, sur Facebook, Twitter, par mails… et me donnent envie de continuer à tenir ce site encore longtemps !

 

« Une grande astronaute » : c’est dans ces termes que Mylène Farmer aimerait que l’on se souvienne d’elle. Mais vous Yannik,  avec quels termes aimeriez-vous qu’on l’on souvienne de vous ? 

J’aime bien une citation que j’avais trouvée, en slogan de mon site à une époque : « Une chose n’a de valeur que si elle est peut-être partagée ». On ironise souvent à mon propos pour ce mot, « partage », que j’emploie encore et encore comme un illuminé qui verrait le monde en mode Bisounours, petits papillons et champs de fleurs à perte de vue. On me demande souvent, en privé, si je n’ai pas des fichiers inédits (photos, vidéos…) sur Mylène Farmer qui ne seraient pas sur mon site, et que je pourrais montrer discrètement (c’est bien connu, un secret, c’est une chose que l’on ne dit qu’à une personne à la fois). Je réponds toujours  que tout est sur mon site ! Je n’ai aucun plaisir à garder quelque chose pour moi sur mon PC. Ou, en tout cas, si c’est pendant un temps le cas pour des photos inédites (par exemple) non publiées, c’est qu’elles le seront bientôt et que ce n’est qu’une question de temps, pas de « je garde ça pour moi youhou ». Et l’anniversaire du site, ou la fête de Noël, est toujours une bonne occasion pour publier ce genre de choses ;)

 

Interview réalisée par Rozier Sébastien sur http://www.linstant-interview.com/#!yannik-provost/c6e

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Mylene farmer : une grande astronaute

Posté par francesca7 le 15 juillet 2015

 

 

1540-1Paru le 27 juin 2014  / « Une grande astronaute » : c’est dans ces termes que Mylene Farmer aimerait que l’on se souvienne d’elle. Une grande conquérante de l’imaginaire. La seule artiste féminine française a avoir marque son empreinte sur quatre décennies, passant du métier de mannequin pour publicités a la scène du stade de France vingt-cinq ans plus tard. De nombreux ouvrages lui ont été consacres, tentant en vain de percer le secret de sa réussite. « On invente ma vie, mes émotions » disait-elle en 2006. Alors pour raconter la carrière de Mylene Farmer, qui de mieux que Mylene Farmer elle-même ?

Trente ans de carrière sont retraces dans cet ouvrage, uniquement réalise a partir de propos de l’artiste puises dans plus de trois cent cinquante interviews de presse, a la radio ou télévisées, de 1984 a fin 2013.

 

Biographie de l’auteur

Né en 1988, Yannik Provost nous offre Mylène Farmer : une grande astronaute, son premier ouvrage aux Éditions Edilivre. L’auteur reverse directement à l’association Arc-en-ciel, qui réalise les rêves d’enfants hospitalisés, l’intégralité de la somme perçue par ses droits d’auteurs. Reconnue d’utilité publique en 2004, c’est en 1991 que cette association naît, avec l’unique vocation de réaliser les rêves des enfants malades. Un rêve unique et singulier qui doit être pour chacun inoubliable. www.arc-en-ciel.com

 

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AH ben non, pas de Mylène en 2016

Posté par francesca7 le 11 juillet 2015

 

 

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Pourtant beaucoup plus productive que d’accoutumée durant ces six dernières années, Mylène Farmer ne publiera finalement pas de nouveau disque dans les prochaines semaines, contrairement à ce qu’affirmaient les rumeurs. Les fans vont devoir s’armer de patience.

 

Il fallait s’y attendre ! Après avoir enregistré trois albums et assuré deux tournées en six ans seulement, Mylène Farmer retourne dans l’ombre. Alors que des rumeurs persistantes annoncent la sortie d’un nouvel opus pour les fêtes de fin d’année, en réalité, rien n’est prévu pour le moment. Selon nos informations, sauf surprise, aucun nouveau disque ne doit paraître avant l’an prochain. Il est même très probable qu’il faille attendre jusqu’à fin 2015 pour entendre de nouvelles chansons de Mylène Farmer. Le dernier disque de la chanteuse,  »Monkey Me », est paru en décembre 2012 et a rencontré un très grand succès, bien qu’il n’ait accouché d’aucun tube. 385.000 exemplaires se sont écoulés mais les titres « A l’ombre » et  »Je te dis tout » n’ont malheureusement pas bénéficié du soutien des radios.

L’année 2013 a également vu la chanteuse remonter sur scène pour une grande tournée. Le show  »Timeless 2013″, plus lumineux et plus épuré que d’accoutumée, a rassemblé plus de 400.000 personnes dans les salles de concerts en trois mois seulement. Le CD et le DVD de cette tournée, sortis successivement en décembre 2013 et au mois de mai dernier, ont eux aussi suscité un grand enthousiasme. En cette fin d’année 2014, il faudra donc se contenter de la réédition des neufs albums studios de Mylène Farmer en vinyles. La plupart sont aujourd’hui introuvables dans ce format. Notamment « Cendres de lune », le premier opus de la chanteuse paru en 1986, et sur lequel figure notamment le tube « Libertine ». Ajoutez à cela que pour la première fois un voucher de téléchargement sera inclus sur chaque support.

Réutilisation des infos interdite sans citer clairement Pure Charts (Source : PureCharts.fr).

 

 

 

 

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Une musique pour des Robots

Posté par francesca7 le 17 mai 2015

 

 

Pour la tournée, Philippe Stegemann a utilisé deux robots de 2 mètres et trois de 2,30 mètres. Il s’agit de machines employées à l’origine sur les chaînes de fabrication des industries pharmaceutique ou des semi conducteurs, par exemple. A part l’ajout d’un masque en carbone conçu spécialement par Robolounge, ils ne sont pas modifiés. « Mais on utilise des paramètres jamais utilisés dans l’industrie, notamment des accélérations et des décélérations qui leur donnent des mouvements souples », explique le fondateur. Pour ce spectacle, tous les mouvements sont pré-programmés, mais ils pourraient aussi être programmés pour réagir au BPM ou au style de musique, sur un set non connu à l’avance. 

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La musique de l’interlude a été composée en fonction des robots

Au départ, Robolounge a créé le tableau de C’est une belle journée en travaillant sur les vidéos de la chorégraphie. Puis l’idée d’assurer le premier interlude, pendant lequel la chanteuse change de tenue au bout d’environ 35 minutes de spectacle, s’est imposée. Et là, ce ne sont pas les robots qui se sont adaptés à la chorégraphie, mais le directeur musical, Yvan Cassar, qui a composé la musique en fonction des robots. « Il a consulté nos vidéos et a très bien analysé notre registre, confie Philippe Stegemann. Cela cadre parfaitement, avec une montée en puissance en partant de la musique classique pour aller vers du dubstep. Chaque tableau a une émotion particulière. » 

Effectivement, l’effet est saisissant. Seuls sur scène, sur une adaptation de Schubert, les cinq robots-danseurs forment un ballet esthétique, puis mettent le feu sous les lasers en bougeant comme des danseurs hip-hop. On oublie complètement qu’ils ne sont même pas humanoïdes, tant l’articulation du cou, du « bassin » et des « épaules », plus le masque, suffit à imaginer des bras et des jambes. Timeless est moins coquin que les précédents shows de la star, dommage car sinon elle aurait pu signer la première chorégraphie « robo-érotique », tant on a l’impression que ces robots peuvent tout jouer. 

« On a travaillé avec Mylène sur l’introduction de la chanson »

image-40Les choses sont plus compliquées quand Mylène et les danseurs sont à côté des robots, car ils doivent respecter une distance de sécurité correspondant à leur rayon d’action. Mieux vaut éviter le choc avec un robot de 115 kg en rotation à pleine vitesse… C’est pourquoi, à ces moments là, ils n’effectuent que des mouvements latéraux. En cas de pépin, Philippe Stegemann a cependant constamment dans la main un poignée de validation et un arrêt d’urgence.  

En tout, la préparation du show a duré un an. « L’équipe de Mylène est très pro, très unie, et attentive. Cela m’a beaucoup aidé, ne venant pas du métier. » Philippe Stegemann a même travaillé en direct avec la star, qui s’est investie aussi dans cet aspect du spectacle. « Ca lui plaisait et ça l’intéressait. C’est très agréable de travailler avec elle. On a travaillé ensemble sur les détails de l’introduction de C’est une belle journée. J’ai été très surpris par la rapidité avec laquelle elle a compris les problématiques techniques, elle pourrait être ingénieur. » 

Une belle aventure, donc, pour ce pionnier de la robotique artistique, à laquelle la tournée Timeless 2013 offre une formidable exposition, au moment où la robotique française, plutôt en pointe dans le monde, est soutenue comme un des secteurs industriels d’avenir par François Hollande. D’ailleurs, Philippe Stegemann ne dit pas tout, mais on devine que cette visibilité s’est déjà traduite en contacts pour de futurs projets. « C’est la chance d’une vie ! Je suis sur un nuage », dit-il encore étonné.  

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Mylène Farmer les appelle « ses filles »

Posté par francesca7 le 17 mai 2015

imagesDes danseuses ?

Il n’y en a aucune sur sa dernière tournée, « Timeless 2013″, qui a débuté le 7 septembre à Bercy. Non, elles, c’est plutôt le gabarit 115 kilos, deux mètres de haut. Des robots. La chanteuse française de tous les records, habituée des mises en scène spectaculaires, a encore une fois créé la surprise avec ses robots-danseurs, une première mondiale pour un show de cette envergure. D’autant que ces robots à usage habituellement industriel ne sont pas un élément parmi d’autres du décor, mais sont intégrés aux chorégraphies et assurent même un peu plus de 4 minutes du spectacle à eux seuls. 

Au troisième morceau, deux bras articulés blancs portant un masque aux yeux lumineux font leur apparition sur scène. Présence menaçante. Mylène Farmer les regarde l’un, puis l’autre, d’un air attendri qui les habille aussitôt d’humanité, avant d’entamer les premiers pas de danse de C’est une belle journée. Les robots embrayent, mimant les mouvements de la star. Six danseurs de chair et d’os rejoindront le tableau, les robots devant. Et ça fonctionne, le public est archi-conquis. 

« Montrer que la robotique peut être artistique »

Le marionnettiste, derrière les vedettes de métal de Timeless 2013, s’appelle Philippe Stegemann. Ce spécialiste en automatismes et en robotique a créé en 2006 sa société de prestations en robotique, après 18 ans passés à programmer des robots industriels. Musicien amateur, il s’amuse alors à programmer des robots pour qu’ils bougent en rythme sur de la musique. En 2008, il crée sa première chorégraphie en hommage à Daft Punk, vite repérée sur YouTube. Ce qui l’incite à creuser ce filon en créant une deuxième activité, roboLounge, dédiée à l’événementiel. « L’idée, c’est de s’amuser avec la robotique et de montrer que cela peut être artistique. J’essaie d’humaniser les robots, de les rapprocher des gens », explique-t-il. 

Tribute to Daftpunk, par roboLounge: 

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Son business fonctionne bien et prend même progressivement le pas sur son activité de conseil dans l’industrie. La société réalise des prestations dans des salons professionnels, pour créer du trafic sur les stands des exposants. Jusqu’à ce que la production de l’émission « La France a un incroyable talent » le remarque, et l’invite à participer au divertissement de M6. Robolounge va jusqu’en demi-finale avec une chorégraphie de trois robots se battant au sabre laser. C’est là que l’équipe de Mylène va le repérer. « Anthony Souchet, le meilleur ami de Mylène, m’a appelé en 2012 pour me rencontrer. J’ai cru à une farce. Il m’a expliqué qu’ils avaient envie de quelque chose de futuriste pour le concert. » De fait, les tableaux avec les robots ont quelque chose de froid mais s’intègrent parfaitement à l’univers de Timeless, dont l’affiche donnait déjà le ton.  

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Je te dis tout , un clip de clins d’oeil à sa carrière

Posté par francesca7 le 13 mai 2015

 

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On croyait qu’elle avait tout osé.  Cette fois, Mylène Farmer met en scène une histoire d’amour… avec un sublime pur sang !

On connaît la passion de Mylène Farmer pour l’équi­ta­tion, mais aussi ses talents de cava­lière (elle avait d’ailleurs envi­sa­gée, adoles­cente, d’être moni­trice équestre). Dans le clip de son nouveau single, Je te dis tout, qui vient d’être dévoilé, elle va encore plus loin en mettant en scène une véri­table histoire d’amour avec un cheval sauvage.

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Une méta­phore origi­nale (et ô combien auda­cieuse) pour illus­trer le thème de la chan­son : l’amour absolu. On voit d’abord une Mylène soli­taire qui rame sans fin dans sa barque, jusqu’au moment où elle voit galo­per un splen­dide étalon. Appri­voi­ser l’Autre, l’ob­ser­ver avant de tenter de l’ap­pro­cher, puis marcher au même pas, le cares­ser pour ne faire qu’un avec lui – l’idée même de rela­tion char­nelle est évoquée avec le passage de l’ani­mal par la grille estam­pillée « M » (comme Mylène): toutes les étapes d’une rela­tion amou­reuse se succèdent dans cette vidéo réali­sée par François Hanss, colla­bo­ra­teur histo­rique de la chan­teuse.

Ce n’est pas le seul atout de cette vidéo, bour­rée de réfé­rences à la longue carrière de la star. Avec élégance et finesse, Mylène Farmer revi­site sa propre légende, multi­pliant les clins d’oeil à son réper­toire (les gants rouges de Plus gran­dir, l’étang deLiber­tine, les grillesAllan,la barque d’A quoi je sers,les arbresd’In­na­mo­ra­mentoou encorele filet de sang coulant de l’écorce évoquant Je te rends ton amour).

De sublimes images, un climat envoû­tant et mélan­co­lique, une Mylène éter­nelle, arbo­rant la coif­fure qui a fait sa gloire. Même si le scéna­rio reste simple, voire épuré, François Hanss offre une vidéo qui n’a pas fini de faire gloser les incon­di­tion­nels de la star.

auteur de « Mylène » (Flam­ma­rion)

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Comprendre le message de Myléne du TIMELESS 2013

Posté par francesca7 le 10 mai 2015

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Les premières paroles chantées par Mylène Farmer lors de son dernier spectacle Timeless 2013 ne sont-elles pas « à l’envers cette terre », comme la dystopie est une utopie inversée, c’est à dire une représentation du monde souvent futuriste, toujours infernale, cauchemardesque ?

Comment installer cette dystopie ? D’abord par le lieu de ce voyage à travers les étoiles, vers un univers loin, très loin de notre monde, à des années-lumière, du moins en apparence, et l’arrivée d’un personnage énigmatique qui va changer cet univers. Après le noir, au bout de la nuit, les étoiles au début du spectacle qui finissent par former le visage de Mylène tel qu’il apparaît sur l’affiche de la tournée constitue peut-être un effet d’annonce. Une entrée stellaire, un bouillonnement d’étoiles fixes et filantes qui se rejoignent pour former peu à peu un tunnel rectiligne, puis en spirales, un tourbillon évoquant le Tartare grec. Les étoiles semblent elles-mêmes voyager dans le temps et l’espace. Ce passage entre les dimensions débouche sur un vaisseau qui évoque un cratère dans lequel on s’engouffre pour accéder à l’un de ses couloirs qui semble infini, labyrinthique, un dédale spatial, avec déjà le mélange des imaginaires mythologiques et futuristes : au tunnel stellaire succède un tunnel métallique mais toujours virtuel car ces plans sont des images de scène présentées sur un écran gigagéant, qui occupe tout le « mur » du fond de scène.

Sur cette même chanson, les images de scène semblent évoquer le processus de constitution de l’univers depuis le big bang : naissance et mort d’étoiles, explosions et reconstruction de matières nouvelles à partir d’éléments épars. 

Est-ce une façon d’annoncer l’absurdité du monde dystopique, sur lequel l’héroïne vient d’atterrir, qui tourne à vide sur lui-même ou simplement d’évoquer le cœur, l’âme du vaisseau sans lequel il ne pourrait fonctionner ?

Ce monde lui, on le verra, a trahi son pacte avec la nature à l’image des représentations habituelles de planètes lointaines sur le déclin qui se meurent de la surexploitation de leurs ressources .

téléchargement (2)A ce titre, le crâne nu de Moby, filmé de derrière au début du tableau « Slipping away » et bleuté, ressemble étrangement à la surface d’une planète. La voix stellaire de Mylène sur « A force de » vient donner un nouvel éclairage au thème de la chanson : savoir et vouloir espérer et donner l’espoir à l’autre quelque soit le situation, et ce en contemplant la beauté et la force de la nature : « La force des rapides, des vents qui se déchirent, me donnent l’envie de vivre, donner l’envie de vivre ; à force d’étincelles, que la nature est belle ». MF semble ici apporter au sein de la dystopie la voix salutaire d’un ailleurs, d’une nature qui existe encore bien qu’elle soit perdue ici, et qui va renaître au contact de ce personnage féminin, en tenue de voyage, encapée, entourée d’éclairs bleus à son arrivée sur scène comme l’écran derrière elle.

La voilà prête à réveiller le monde…

Cependant sur le titre suivant, « Comme j’ai mal », le soleil naissant d’ « A force de » semble décliner. Ici-bas, la vie se fragilise. La reconcentration, et non plus le déploiement, de ces lignes lumineuses, voire leur repli, qui plus est sur une musique inquiétante, s’opère autour d’une porte des étoiles mauve sombre qui rappelle un soleil noir ou un trou noir – avec le jeu de mots sur le trou noir psychique puisqu’elle chante « ma mémoire se fond dans l’espace ». Ici, la voix stellaire de Mylène devient gutturale, étrange, comme malade, à l’image de l’étoile déclinante dont les rayons, instables, se formant et se déformant, paraissent chavirer, tanguer dans un sens puis dans l’autre : « ma pensée se fige, animale ». Elle qui vient d’un ciel bleu pur, est comme étouffée par ce lieu étrange, dystopique, où elle vient d’atterrir : « je ressens ce qui nous sépare », ici il s’agit sans doute d’elle et du monde où elle pénètre. Elle est animalisée. Sa faculté à ressentir des émotions ou à penser rationnellement est comme absorbée . Elle décide pourtant de continuer son chemin. Et c’est là qu’elle va rencontrer les robots du tableau de « C’est une belle journée »

Nous voilà entrés au sein du monde dystopique. Et qui croisons-nous en premier ? De bien étranges robots, dès l’introduction du 3ème titre du spectacle « C’est une belle journée ». Tels des têtes chercheuses effrayantes, leurs yeux et à leurs bouches mués en lampes torches semblent traquer tout ce qui sortirait d’une « normalité » érigée en dogme non transgressible et en dehors de laquelle il est impossible de vivre dans une anti-utopie.

Or, ces robots soudain s’humanisent, joyeux, dansants, au contact de la seule femme « souveraine » (Mylène) qui subsisterait dans ce monde ou qui venue d’ailleurs sur son vaisseau spatial découvre un monde où les filles sont des robots : « voir des anges à mes pieds ». La simple présence de cette voyageuse semble leur donner l’envie d’aimer , « de paix », puis de s’aimer mutuellement, comme le montrera l’interlude centré sur eux. On peut y voir une explication de la présence dans ce spectacle de danseurs hommes uniquement autour de Mylène, d’où également l’attitude protectrice des mêmes danseurs très proches autour d’elle pendant le pont de « C’est une belle journée », en particulier des deux danseurs de devant (Raphaël Sergio Baptista, Aziz Baki) qui l’entourent de leurs bras : la rareté se doit d’être protégée. Elle dit d’ailleurs à ce moment-là : « comme un aile qu’on ne doit froisser ».

Ces robots sont l’un des épicentres du spectacle si bien qu’un interlude très original leur est consacré. Ils semblent se toiser du regard, se méfier les uns des autres, peut-être se découvrir comme « êtres vivants ». En tous les cas, ces robots irradient, dans un univers bleu froid, une lumière rouge. Celle-ci rappelle les opérations de détection de la chaleur corporelle qui apparaît souvent « rouge » pour ceux qui la traquent, dans certains univers de science-fiction. Les robots sont alors les seuls signes de vie.

On pourrait dès lors y voir l’interlude d’une autre rencontre amoureuse qui a lieu cette fois entre deux être humains : Mylène F. et Gary Jules sur la chanson suivante : « Mad world ». Pour en revenir aux robots, certes ils semblent méfiants mais ils sont surtout curieux, ils s’apprivoisent et quand l’amour est là, conscient et mutuellement ressenti, ils dansent soudainement la joie d’être aimé, malgré cette surveillance, sur une musique dont les arrangements évoquent des bruits « robotiques ». Ils changent de couleur au gré de leurs émotions : heureux de cet innamoramento, ils sont multicolores de même que les faisceaux de lumière les entourant, de plus en plus nombreux qui jaillisent de toutes parts. A cet instant, même les yeux de surveillance semblent entrer dans la danse et oublier leur mission orginelle pour partager un moment de joie.

images (2)L’animal est-il là au sein de la dystopie ? Sur le tableau « Monkey me », il génère cependant un moment de joie, en liaison avec thème de la chanson qui évoque une rencontre entre un animal prisonnier (en attente d’être adopté dans une animalerie) et une femme, et le sentiment quand leurs regards se croisent. Elle semble se reconnaître en lui, éprouver de l’empathie pour sa souffrance, se sentir elle-même prisonnière, d’où la nécessité d’adopter l’animal pour le libérer. Sur le tableau « Monkey me » du concert, on peut observer sur l’écran des pointillés disposés en cercles concentriques qui rappellent une cible : moment de jeu ou représentation du système solaire ? Les guitares couvertes de leds sur ce titre, donc lumineuses, symbolisent la joie associée au singe dans la mythologie japonaise, la chaleur, la vie au sein de la dystopie comme le marquent les couleurs chatoyantes, solaires (rouge, jaune or) du tableau. Sur certaines dates, 3 guitares sont équipées de leds lumineux : pour symboliser chacune un des trois singes de la sagesse ?

Lorsqu’il est fait de chair et de sang, l’homme est l’objet d’un spectacle-défouloir, objet de désir, sur « Oui mais non », où la chorégraphie virile et les costumes des danseurs semblent évoquer l’esclave ou le gladiateur désarmé ou le lutteur, jeté dans l’arène d’un jeu du cirque équivalent à celui de l’Antiquité romaine. On y développe la même martialité quitte ou double : comme on levait la main pour décider de la mort de quelqu’un, MF sur son fauteuil décide qui elle garde et qui elle rejette parmi ces hommes qui paraissent se lover autour d’elle.

A ce titre, les ombres chinoises, tour à tour noires ou blanches (ou les deux) au détour des portes de l’arène qui s’ouvrent et se ferment, sans cesse renaissantes, semblent signifier la multiplicité des peuples (conquis) réunis comme objet de spectacle au sein des Ludi. Leur forme et leurs mouvements rappellent dans leur agencement les amphores grecques ou les frises de l’Egypte antique. D’ailleurs, les doubles blancs des personnages, évanescents, qui volent, en arrière plan, d’une frise à l’autre, de corps en corps, de réincarnation en réincarnation, rappellent les « kâ », doubles spirituels de chacun être humain, naissant en même temps que lui, dans la mythologie égyptienne.

En contraste, l’homme venu d’ailleurs est l’objet de l’amour véritable dans Timeless. Amour d’adultes en un premier temps sur la partie « piano/voix » du concert. La seule relation humaine pour Mylène est passagère : Gary Jules apparaît sur scène dans l’obscurité et surplombé de faisceaux formant une colonne (un tunnel ?) de lumière vertical et blanc qui le transforme d’emblée en homme-ovni. Comme Mylène, il vient d’ailleurs, il n’appartient pas à ce monde dystopique, d’où le fait qu’il le qualifie de « mad world » et qu’il enjoigne ceux qui l’écoutent à s’ouvrir l’esprit : « enlarge your world ». Il devient dès lors le seul amour possible pour celle qui elle non plus « n’[est] pas de ce monde ». thématique si mylénienne de l’ami imaginaire et du voyage à travers le temps futur et passé et les dimensions (au centre du spectacle Timeless) serait dès lors le moment de la rencontre amoureuse, L’amour naissant…

En effet, en commençant le refrain par « si d’aventure je quittais terre », elle permet au doute de s’installer. Elle projette de quitter cet univers (parce qu’il la rend malade ?) comme elle le fera à la fin du concert, en laissant Gary qui n’est déjà plus présent : elle fait sa déclaration d’amour à un absent. Belle résonance avec le thème originel de la chanson, interprétable comme l’aveu d’amour à un enfant tant voulu mais qu’on a jamais eu, peut-être parce qu’il est mort-né , peut-être parce que l’enfantement tel qu’il se fait normalement est interdit dans certains univers dystopiques, pour contrôler les naissances, éviter la profusion des classes miséreuses, laborieuses, dangereuses. Cet enfant perdu est-il la raison de l’absence de Gary ? Le déploiement de l’amour sur « Les mots » occupait l’ensemble de la scène ; ici, point de suture, noir sur la scène (au début) pour accentuer l’absence, traversé de sept rayons blancs protecteurs, et repli de Mylène avec son pianiste sur la partie droite de la scène, comme si la musique sauvait de tout. « Et pourtant » signe la rupture de la relation – à cause de cet enfant non né ? : « mais tes lèvres ont fait de moi un éclat de toi », dit-elle à Gary, toujours absent – et ce même si l’amour persiste, signant la nécessité du départ. A ce moment, l’outro de « Et pourtant » confié à Yvan Cassar seul sur scène semble signifier que si l’amour est terminé, la musique survit et fait renaître. Alors que la musique gagne progressivement en intensité et en beauté, la scène sombre fait place à une lumière de plus en plus intense, statique puis mobile, qui éclaire la pianiste seul puis l’ensemble de la scène. La vie nous est redonnée par la musique.

images (3)Si l’amour d’adultes n’a pu donner lieu à la naissance d’un enfant, celui-ci apparaît tout de même, venu du public, donc d’en dehors de ce monde représenté sur scène : sur « A l’ombre » pour annoncer le renouveau à venir ou « XXL », chanson centrée sur le besoin d’amour de la femme, quelque soit le monde d’où elle vient. Les vaisseaux projetant des rayons formant des X, des images de MF et de ses guitaristes, de leur complicité, marquent à nouveau les moment de joie apportés par l’amour et la musique là encore – comme sur « Et pourtant », mais cette fois le musicien n’est plus seul. Le moment est idéal pour faire entrer sur scène, dans son univers, un enfant, par exemple celui, très mignon, du 11 septembre 2013. Ce contact amoureux avec le hors scène est élargi à l’ensemble du public dans le tableau « Bleu noir » où Mylène chante sur une nacelle mobile qui traverse l’ensemble de la fosse, et ce en liaison avec la thématique de la chanson, ici la vie vaut la peine d’être vécue pour les relations profondes que l’on y noue : « mais la vie qui m’entoure et me baigne me dit quand même ça vaut la peine » « la bataille est belle, celle de l’amour disperce tout ». Faire chanter au public le premier couplet du titre « Maman a tort » participe du même élan : « deux, c’est beau l’amour » « huit, j’m'amuse ».

Dans la même mouvance, mais plus clairement, « Désenchantée » permet de se focaliser sur les marginaux, les révoltés, les prisonniers politiques, les dissidents de cette dystopie : « tous mes idéaux, des mots abîmés ». Ceux-ci sont figurés par les danseurs. Avec la sorcière Mylène, ils sont enfermés hors du regard des « normaux », sur une planète hostile, rouge, peuplés d’insectes menaçants, veuves noires, gardiens lugubres des prisonniers exilés ….

Cette sorcière de « Désenchantée », nous la retrouvons sur « Diabolique mon ange ». Si la croix sur la nuque de Moby (« Slipping away ») semble renvoyer l’idée de religion, de spiritualité, elle aussi, à un lointain passé, de même que sur la partie piano-voix du concert, la croix très discrète sur l’échancrure de la robe pailletée d’étoiles de MF, elle signe surtout définitivement le rejet de la religion dans cet univers, en dehors de ceux qui tiennent encore quelque chose du passé :? D’ailleurs, les cinq soleils de « Bleu noir » reviennent à ce moment précis, non plus blancs, mais jaunes or, plus puissants, regaillardis par cette renaissance dans un tableau faisant référence au pays du Soleil levant, donc naissant ou renaissant et qui accueille, après « Sans contrefaçon », le tout premier titre de la carrière de Mylène, celle qui la fait naître en tant que chanteuse : « Maman a tort ».

« Sans contrefaçon » ? Des dystopies toujours… « Dans ce monde qui n’a ni queue ni tête », apparaissent des simili samouraï, guerriers rouges de la planète Mars, au double sens du dieu grec de la guerre et du sang versé au combat et de la planète rouge : « prenez garde à mes soldats de plomb, c’est eux qui vont tueront ». 

Dans le même ordre d’idées, toujours sur « Je t’aime mélancolie », l’industrialisation effrénée n’aboutit à rien puisqu’elle sert à construire des engins de mort : machine ambulante qui évoque un lieu de pendaison par couperet avec suspendus serpes et marteaux – symboles du communisme soviétique. Elle permet de mettre au point des engins de répression (gants de boxe sur ressort avec aussi une allusion au clip de la chanson de ce tableau) ou encore des machines occupées à un travail vain et inutile : machines à roues dotées de ciseaux géants mobiles servant à la culture d’une terre aride, bateau au sein d’une mer rougeâtre vide ou peuplée de squelettes de poisson, allusion au travail à la chaîne tayloriste (et à sa symbolique chaplinesque) avec ces bouteilles fabriquées en série qui explosent avant même d’être terminées. Plus loin, les visages humains eux-mêmes toujours indéfinissables semblent être produits en série. A noter que les premières dystopies sont nées avec l’industrialisation – destructrice parce qu’irrespectueuse – du XIXème siècle, révolutions industrielles dont l’une a été marquée par une découverte essentielle : l’électricité, ici représentée par une ampoule qui s’allume et s’éteint au milieu d’un visage vaguement défini. 

Vient « Rêver », le moment du départ, où il faut « changer de ciel », l’ultime chanson du concert, l’hymne à la tolérance, mais qui signale tout de même la fragilité du nouveau monde créé et la nécessité d’un agir ensemble pour le préserver.

Pour terminer, sur l’ensemble du spectacle, il faut souligner que, pas de doute, c’est un spectacle très réussi. Chaque membre de l’équipe sur scène a son moment privilégié, où l’attention est concentrée sur lui, marque de partage et de respect infini pour tous les acteurs du show : Gary Jules chante presque seul sa chanson « Mad world », le public chante presque seul le 1er couplet de « Maman a tort » ; il y a l’intro musical de « Et pourtant » qui met en valeur le pianiste Y. Cassar, l’intro de « Je t’aime mélancolie » pour les danseurs, l’intro de « Diabolique, mon ange » pour tous les musiciens et les choristes, la mise en avant des guitaristes sur « Monkey me » et « XXL » (et de l’un d’entre eux sur l’écran au milieu des « soleils » de « Bleu noir ») et bien sûr l’interlude robots. 

images (4)Et la joie présente du début à la fin du concert, en particulier autour de son héroïne toujours souriante, comme un contrepoint à la dystopie et le signe d’un espoir toujours vivant. Qui a dit qu’elle, Laurent B. et toute leur équipe n’étaient pas capables de se renouveler tout en gardant leur identité ? Où s’arrêtera le pinceau d’écume ? Jamais, puisqu’elle est éternelle… 


SOURCE : Cyril H. – à retrouver sur le site originel :  
http://roadmaster-087.skyrock.com

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