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CARGOT DE NUIT avec Mylène

Posté par francesca7 le 19 juillet 2013


11 DÉCEMBRE1985 : Présenté par Jean-Louis SBILLE – RTBF (Belgique)

Vêtue d’un pantalon noir noué à la taille par un large ruban vert et d’un simple soutien-gorge vert par-dessus lesquels elle porte une grande tunique verte elle aussi, Mylène interprète « Plus Grandir » sur le plateau de cette émission belge.

A la fin de la chanson, et alors que le playback finissant en fondu laisse entendre un court instant sa voix live lorsque son micro est rallumé, Mylène est rejointe par l’animateur Jean-Louis Sbille.

Jean-Louis Sbille : « On est tous des Imbéciles », « Maman a Tort »…

Mylène Farmer : (en même temps que l’animateur) Et « Plus Grandir » !

JLS : Ca, c’est le dernier 45-tours de Mylène Farmer !

MF : Oui.

JLS : Alors, quand avez-vous arrêté de grandir, Mylène ?

MF : Hé bien mon cher Jean-Louis, j’ai arrêté de grandir le jour où je vous ai rencontré parce que j’ai eu un tel

choc que ma croissance s’est arrêtée ! (rires)

CARGOT DE NUIT avec Mylène dans Mylène en INTERVIEW cargotJLS : C’est le première fois qu’on me le dit !

MF : C’est vrai ?!

JLS : Ha oui, oui, oui !

MF : J’en suis contente !

JLS : Dites donc, qui vous habille ?

MF : C’est moi qui m’habille. Et qui me déshabille ? C’est mon petit singe !

JLS : Votre petit singe ?

MF : Oui, j’ai un petit singe. C’est un capucin, ça a des petites mains et il aime trifouiller partout !

JLS : (regardant ses propres mains) Oui ?

MF : Elles sont un peu plus petites que les vôtres ! (sourire)

JLS : Il s’appelle comment ?

MF : Il s’appelle E.T. !

JLS : E.T. ? Comme « E.T. » ?!

MF : Comme « E.T. » !

JLS : Alors, j’ai entendu dire que vous prépariez un 33-tours –votre premier 33-tours- pour très bientôt, pour le mois de janvier ou février…

MF : (elle acquiesce) C’est ça…

JLS : Et un 33-tours, c’est un petit peu des cendres de lune sur du vinyle…

MF : (dans un sourire) Oh, quel poète ! Ecoutez, devant ça je ne peux plus rien dire ! (rires) (Notons en effet la malice de l’animateur qui cite sans le citer le titre du premier album de Mylène, qui jusque là n’avait encore jamais été annoncé par celle-ci, nda) 

JLS : Ha non, non, non ! C’est vrai ?!

MF : Oui, j’ai un album qui sort en février (l’album « Cendres de Lune » sera finalement commercialisé au mois d’avril suivant, nda), qui me tient énormément à cœur et qui comportera neuf titres, je pense. Neuf ou dix dont « Maman a Tort » et les deux autres disques. (Si la première version commercialisée de l’album contiendra bien neuf titres, il n’inclura jamais « On est Tous des Imbéciles » comme Mylène semble pourtant vouloir le dire ici,)

Fin de l’émission

 

Publié dans Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaires »

Entretien de Mylène sur NRJ

Posté par francesca7 le 30 juin 2013


un forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

20 AVRIL 1988 – Entretien avec Dominique DUFOREST

Entretien de Mylène sur NRJ dans Mylène en CONFIDENCES soi-je

Dominique Duforest : (après avoir salué Mylène et expliqué aux auditeurs qu’ils pouvaient appeler le standard de NRJ pour poser leurs questions à Mylène) Alors, « Ainsi Soit Je… » : c’est un très bel album, ce titre « Ainsi Soit Je… », et puis il y a une poupée à ton effigie sur la pochette de l’album…

Mylène Farmer : Oui, c’est la poupée qui était présente dans le clip de « Sans Contrefaçon ».

DD : « Ainsi Soit Je… », la poupée à ton effigie, cela a une signification, tout ça ? Tu te regardes ?
MF : C’est difficile de résumer un titre comme ça. Moi, je donne beaucoup d’importance aux trois points de suspension d’ « Ainsi Soit Je… ». Si on peut résumer « Ainsi Soit Je… », ce serait un portrait.

DD : Ce sont des points de suspension lourds de sens ?
MF : Lourds de sens en ce qui me concerne, oui ! (sourire)

DD : Pourquoi ? Parce que ce que tu racontes dans l’album c’est la partie immergée de l’iceberg ?
MF : Probablement, oui. C’est vrai que c’est un exutoire que d’écrire des chansons. Là, en l’occurrence, c’est un album qui est, c’est vrai, très, très, très proche de moi.

DD : Oui, personnel, quand même. Alors tu cultives quand même depuis le début, depuis le premier disque, depuis « M aman a Tort », un personnage un peu ambigu, un peu mi-fille, mi-garçon, peu souriante, loin du monde…
MF : Je suis d’accord pour tout, sauf pour le terme ‘cultiver’.

DD : Ah bon ?
MF : Parce que je pense qu’on ne peut pas tricher. C’est-à-dire qu’on ne peut pas tricher quatre ans.

DD : J’ai pas dit que tu trichais, j’ai dit que tu cultives !
MF : Non, non, je sais. Mais c’est vrai que le mot ‘cultiver’ quelquefois m’ennuie un peu…

DD : M ais l’air lointain, tout ça, c’est toi ?
MF : Oui !

DD : Tu as toujours été un peu détachée, comme ça, du monde, du monde ‘bas’ ?
MF : Détachée, parfois complètement impliquée et en avoir très peur… Mais très souvent, on cherche toujours son lieu de prédilection. Il est rare.

DD : Je pense qu’on en parlera beaucoup tout à l’heure avec les auditeurs. Dans un instant, ce sera « Libertine » !

Diffusion de « Libertine ».

DD : Elle est libertine et elle est sur NRJ ce soir jusqu’à 20h : Mylène Farmer. (…) Je pense que nous avons un premier auditeur en ligne…- Allo ?
DD : Bonsoir ! (…) Ton nom ?

- Olivier.

DD : Olivier, bonsoir.
MF : Bonsoir…
– Salut Dominique, salut Mylène !

DD : Bonsoir !
– Vous allez bien ?

MF : Très, très bien, merci !
DD : Ta question ?

- Alors, ma question : Mylène, peux-tu me dire à quel âge as-tu commencé la musique, et quelle passion as-tu à part ce métier ?

MF : Oh ! La première question est plus facile : j’ai commencé à l’âge de vingt-deux ans. Quant à la passion, elle est toujours là, c’est une découverte. C’est une succession de découvertes…

- Ca a été un coup de foudre ?

MF : C’est un coup de foudre, oui. Je pense qu’on pourrait pas exercer ce métier sans coup de foudre.
DD : C’est indiscret de te demander ce que tu faisais avant de chanter ?
MF : Non ! Avant, je faisais beaucoup d’équitation et parallèlement, je suivais des cours de théâtre.

DD : Ha d’accord, donc tu avais déjà quand même un pied dans un domaine artistique.
MF : Une fibre artistique, alors !

DD : Une fibre artistique ! Olivier, merci de ta question…
MF : Merci !

DD : Je ne sais pas si on va en retrouver une autre tout de suite (…) Si tu veux bien, on va écouter un autre extrait de ce superbe album « Ainsi Soit Je… », et c’est une chanson que tu n’as pas écrite, c’est une chanson qui était chantée au départ par Juliette Gréco.
MF : Absolument : « Déshabillez-Moi ».

DD : C’est une référence, pour toi, la chanson ou Juliette Gréco, ou les deux ?
MF : Non, j’avoue que je connais peu Juliette Gréco. Cette chanson en l’occurrence, je l’aimais beaucoup et j’avais très envie avec Laurent Boutonnat de la réactualiser, à savoir faire d’autres…

DD : Un autre style…
MF : D’autres styles, oui.

DD : Alors, « Déshabillez-M oi » par Mylène Farmer, qui a laissé à tout le monde un souvenir ému le soir des Oscars de la M ode à la télévision, chère Mylène !

(Mylène éclate de rire alors que commence la chanson.)
DD
: (…) On rappelle la chute quand même, c’est « Déshabillez-vous », pour ceux qui ne connaissent pas la chanson !

MF : C’est évident, il faut la réciproque !

DD : Une question tout de suite au standard, allo ?
– Salut, Mylène !
MF : Bonjour !

DD : Bonjour, ton prénom ?
– Martin

DD : (…) Bonjour, ta question !
– Alors, je voudrais savoir comment est-ce que tu définis ton style de musique, selon toi ?

DD : Ha, question fondamentale !
MF : Fondamentale et difficile, une fois de plus ! Je pense que j’essaye de privilégier avant tout l’émotion. Quant à définir le style musical, je sais pas. Je pense que c’est du domaine de la variété… J’avoue que j’ai pas la notion des castes et que ça ne m’intéresse pas. Voilà, l’émotion avant tout, je pense.

DD : La réponse te satisfait, Martin ?
– Je suis très content (rires de Mylène)

DD : Merci de ta question, au revoir !
DD : Allo, est-ce qu’il y a quelqu’un au standard ?
– Oui, bonsoir Dominique, bonsoir Mylène !
MF : Bonsoir Dominique…

DD : Quelle voix ! Ton prénom ?
– Nadège
MF : (elle réalise son erreur) Nadège ?! Bonsoir, Nadège (rires)

DD : (…) Dominique, c’est moi ! Alors, ta question, Nadège…

- Alors tout d’abord, je voudrais féliciter Mylène pour tout ce qu’elle fait.

MF : C’est gentil.
– Je trouve que tu es vraiment une très grande chanteuse !
MF : Merci beaucoup !

DD : Ca commence bien ! La suite ?!
– Ma question, alors comptes-tu faire un concert, notamment à Paris ou en région parisienne ?
MF : C’est quelque chose auquel je pense, que je n’ai pas encore défini. S’il faut donner des dates, je pense d’ici un ou deux ans.

DD : Oui parce que je te signale qu’en dehors de la question de Nadège, les questions sur ce sujet sont très, très nombreuses au standard. Tout le monde veut absolument te voir sur scène !
MF : J’en ai très, très envie aussi. C’est vrai que je veux le faire absolument aux côtés de Laurent Boutonnat qui, lui, parallèlement a d’autres projets, donc nous allons privilégier ces projets. Et puis le temps de la préparation, aussi, de penser cette scène me prendra une année ou deux années.

DD : Voilà, Nadège, merci de cette question qui a permis de satisfaire beaucoup de gens qui voulaient avoir une réponse. (à Mylène) Laurent Boutonnat et toi, ça fonctionne vraiment d’une façon incroyable : c’est vraiment un duo de travail extraordinaire.
MF : C’est fabuleux. Je crois qu’on a peu de rencontres, en tout cas en ce qui nous concerne, peu de rencontres comme ça.

DD : C’est ton Pygmalion, un peu ?
MF : On peut dire Pygmalion, mentor… On dit ce qu’on veut ! C’est avant tout quelqu’un que j’aime énormément évidemment et avec qui il y a vraiment un parallélisme et une correspondance énorme dans tous domaines artistiques.

DD : En tout cas, entre autres, sur cet album « Ainsi Soit Je… », vous avez commis une autre superbe chanson qui s’appelle « Sans Logique ». Elle fait partie de celles que tu aimes ?
MF : Bien sûr. J’espère ! (rires)

DD : Alors, on l’écoute !
DD : C’est « Sans Logique » et c’est sur NRJ et c’est M ylène Farmer. Encore une belle chanson ! On va en écouter d’autres tout à l’heure, je vous promets, de cet album, en découvrir parce que c’est vraiment très, très bien. On a sûrement quelqu’un au standard de NRJ, allo ?
– Bonjour !

DD : Une voix très jeune ! Ton prénom ?
– C’est Isabelle !
DD : (…) Ta question ?
– Alors je voulais savoir pourquoi on parle si peu de Mylène Farmer dans les magazines à part quand elle sort un disque, tout ça…C’est vraiment dommage parce qu’on aimerait en savoir plus sur cette chanteuse qui a plein de talent, enfin je vais passer le baratin… !

elles dans Mylène en INTERVIEW

DD : En tout cas, on va parler d’elle ce soir !
MF : (sourire) C’est quelque chose qui est, là, volontaire. A savoir que je pense que trop parler de soi, déjà c’est quelque chose qui ne m’est pas propre – depuis ma tendre enfance, j’ai beaucoup de mal à parler de moi-même – et d’autre part, je pense que ça démystifie très, très, très vite quelqu’un et que le public peut se lasser d’une personne, à savoir aussi bien les prestations télévisées que les interview s. Je pense qu’il faut les raréfier, voilà.

DD : Il est bon de se faire rare, de se faire envier, de se faire désirer je veux dire…
MF : C’est vrai que je préfère ça, moi.

DD : Parce que tu as peur de rien, toi ! Je me souviens, je t’ai vue chanter devant cinquante mille personnes à Marseille ‘Je suis libertine, je suis une catin’, faut quand même oser, dans un stade… (lors de la tournée d’été Europe 1 en 1986 à laquelle Mylène participa, nda)
MF : Oui, ça, ça ne me dérange pas ! (rires)

DD : Ca te dérange pas ! A quoi tu penses, dans un cas comme ça, tu es devant cinquante mille personnes à qui tu chantes ‘Je suis libertine, je suis une catin’ : qu’est-ce qui se passe dans ta tête à ce moment-là ?
MF : Je serais incapable de vous le dire ! (rires)

DD : Non, tu peux pas ?
MF : Non, incapable !

DD : Bon, ça fait rien. On le regrette !
MF : C’est quelque chose d’enivrant, mais c’est la seule chose que je pourrais dire !

DD : En tout cas, y avait quelque chose qui nous avait bien enivré, qui avait enivré beaucoup de gens, c’était une superbe chanson qui s’appelait « Tristana ». Elle a quelque chose de particulier pour toi, cette chanson, « Tristana » ?
MF : Elle m’évoque la neige. C’était mes débuts, à savoir je suis née au Canada. J’aime la neige et la Russie.

DD : Ha, tu es née au Canada ? (Mylène confirme d’un murmure) Ha bon ! Et tu es canadienne de nationalité ?
MF : J’ai les deux nationalités.

DD : Ha, très pratique !
MF : Pas pour les impôts, je vous le garantis ! (rires)

DD : Ha bon, d’accord ! (rires) « Tristana », Mylène Farmer avec nous sur NRJ jusque 20 heures. Diffusion de l’extended remix de « Tristana »
DD : « Tristana » sur NRJ, Mylène Farmer, dans sa version remix. D’ailleurs, y a toujours des remixes importants sur tes chansons.
MF : Oui, j’adore ça, et Laurent aussi !

DD : Ha, c’est vrai ?
MF : J’avoue qu’on prend un plaisir incroyable en studio que de faire des remixes.

DD : On dit ‘On va mettre un petit bout là, puis on va faire ci, on va faire ça…’ ?!
MF : (rires) Oui, oui ! On travaille aux côtés d’un ingénieur du son qui s’appelle Thierry Rogen et qui adore ça aussi, donc c’est particulier !

DD : Ca s’entend parce qu’en général, ils sont extrêmement réussis ! Téléphone, allo ?! (…) Ton prénom ?
– Sylvie
MF : Bonsoir Sylvie.

DD : (…) Ta question à Mylène ?
– Je voudrais savoir : quel personnage Mylène aimerait-elle interpréter au cinéma ?
DD : Ha ! Y a beaucoup de questions sur le cinéma. Y a des projets, d’ailleurs ?
MF : Pas actuellement. Je vais répondre à brûle-pourpoint le premier rôle qui me vient à l’esprit, ce serait le rôle de Frances Farmer…

DD : Joli rôle…
MF : …qui a été interprété par Jessica Lange, et qui est donc…

DD : Et dont tu portes le nom !
MF : Et dont je porte le nom. Je ne l’ai pas fait exprès, presque ! (rires gênés)

DD : (dubitatif) Oui, tu l’as fait exprès, non ?
MF : (expéditive) Un petit peu, oui ! Et que dire d’autre ? Voilà, c’est une femme, est-ce que je me sens proche d’elle ? Je ne sais pas. Je pense que c’est un personnage qui est passionnant à interpréter. C’est une femme qui a eu beaucoup de mal et qui a été complètement écrasée par son milieu, en l’occurrence c’était Hollyw ood.

DD : Excuse-moi, tu es très femme, si j’ose dire, dans tes textes etc. Quelles sont les femmes que tu admires, dans celles qui ont compté dans l’Histoire ? Il y a des femmes que tu admires en dehors de Frances Farmer ? Est-ce qu’il y a d’autres actrices, ou des femmes politiques, des gens comme ça, que tu admires ?
MF : Oui. J’aime Greta Garbo.

DD : Tu aurais aimé interpréter des rôles comme Greta Garbo, éventuellement ?
MF : Je ne sais pas. C’est la femme, là, qui m’inspirerait, plus que ses rôles. Y a une femme que je connais pas du tout mais vers qui je vais aller, qui s’appelle Lou Andrea Salomé, qui a été le femme de, entre autres, Freud et de Rilke, qui était un poète, et qui en l’occurrence elle aussi écrivait, et c’est une vie qui me passionne, vers qui je vais aller.

DD : Voilà, je dis au revoir à notre amie Sylvie, je lui fais un bisou et on a un disque maintenant que nous a demandé M ylène, c’est un groupe australien qu’on adore alors ce choix nous a ravi : c’est le groupe INXS (…)

Diffusion de « Need You Tonight »

DD : Qu’est-ce que c’est bien, ça : INXS sur NRJ, « Need You Tonight »…
MF : Et on peut se faire cette réflexion que de ne pas comprendre un texte, si l’on n’est pas bilingue en l’occurrence, c’est pas du tout important. C’est l’ambiance qui compte !

DD : Oui, et puis le texte est pas très compliqué. Il est provocant, d’ailleurs, comme les tiens ! Et puis je signale aux demoiselles qui ne connaissent pas encore ce groupe que le chanteur est quand même extrêmement mignon…
MF : Et très, très sensuel !

DD : Il faut bien le dire, il faut bien le dire ! Dans un instant, on écoutera un autre extrait de « Ainsi Soit Je… », une chanson qui s’appelle « Les Jardins de Vienne » (sic). C’est très beau, ça évoque quelque chose de particulier pour toi ?
MF : Oui, très particulier puisque j’ai connu cette personne, et c’était une personne qui s’est effectivement pendue dans un jardin de Vienne.

DD : Alors écoutez cette très, très belle chanson dans une petite minute !

Diffusion de « Jardin de Vienne »

DD : « Les Jardins de Vienne », sur NRJ, Mylène Farmer. Il est toujours extrêmement cruel de couper une chanson, surtout quand elle est très belle et en plus quand on a l’auteur et l’interprète à côté de soi. Je suis vraiment désolé, mais y a vraiment beaucoup de gens au téléphone qui veulent te poser des questions et tu es quand même là pour ça, alors on fait : allo ?!
– Allo ?
DD : Bonsoir, tu t’appelles ?
-Estelle.
DD : (…) Alors, ta question à Mylène, qui t’écoute très attentivement.
– Bonjour !
MF : Bonjour…
– Je voulais savoir pourquoi Mylène a adopté un look spécial pour chaque chanson…

DD : Pourquoi pour chaque chanson un look différent ?
MF : Pour chaque chanson… Je pourrais appeler ça presque la toilette de l’âme. Et pour être un peu plus terre à terre, parce chaque chanson suscite un univers. Par exemple, sur « Tristana » ça pouvait évoquer la Russie, donc j’avais des habits qui pouvaient évoquer aussi la Russie. « Sans Contrefaçon », c’était un petit garçon, donc c’était abordé avec la casquette. Et puis, c’est avant tout un plaisir que de s’habille et que de changer.

DD : C’est le goût du costume, c’est le goût du théâtre, c’est le goût de l’art en général, quoi…
MF : Oui, et je crois que les personnes qui sont devant leur poste de télévision aiment aussi ce goût-là, ont le goût de l’habit, de la représentation, et voilà…

DD : Ca fait partie du métier, ça fait partie d’une part de ton métier…
MF : Je porte très, très mal le blue-jean en plus ! (rires)

DD : Raison supplémentaire ! Estelle, voilà la réponse à ta question, on te fait une grosse bise.
– Je voudrais savoir si je peux avoir une photo dédicacée de Mylène…
DD : Hé bien, on va noter ton nom hors antenne et on va t’envoyer ça, d’accord ?
MF : Absolument !
– Merci ! Au revoir !
MF : Au revoir…

DD : Alors, à propos de clip justement, celui de « Ainsi Soit Je… » va bientôt sortir ?
MF : Il va sortir je crois le 17 avril…non…mai ?! (rires)

DD : Heu oui, ça sera plutôt le 17 mai, puisque nous sommes déjà passé le 17 avril !
MF : Oui, oui. Je vais être en tournage dimanche prochain.

DD : Ha bon, très bien. Et alors, y a une question qui est posée très, très, très souvent aussi : alors si on veut écrire à Mylène, une seule adresse, c’est la bonne, le courrier est à adresse à la maison de disque qui s’appelle Polydor, ça se trouve 2 rue Cavalloti (il prononce ‘Cavayoti’) 75018 Paris. Ai-je été précis, ma chère Mylène ?
MF : C’est ‘Cavalloti’ (elle rectifie la prononciation).

DD : Pardon !
MF : Et c’est très important pour moi !

DD : C’est très important, le courrier…Tu lis beaucoup le courrier qu’on t’envoie ?
MF : Je lis tout, j’ouvre tout moi-même, je réponds moi-même. Très souvent, on me dit ‘Je pense que ça sera quelqu’un d’autre qui signera à [ma] place’ : ça, c’est quelque chose que je me dois de faire. Par contre, c’est vrai qu’on a beaucoup de retard, parce qu’il y en a beaucoup et qu’on a pas toujours le temps, donc d’avance, je m’excuse de ce retard !

DD : Alors si vous voulez donner du boulot à Mylène, écrivez ! « Sans Contrefaçon » sur NRJ.

Diffusion du Boy Remix de « Sans Contrefaçon »

DD : Retour au standard. Allo ? (…)
– Alors je voudrais savoir ce que vous aimez comme lecture, et j’aimerais vous faire une proposition de scénario-roman, mais je ne sais pas où m’adresser…
DD : Ha…Alors… ?!
MF : Je réponds à la première question ?!

DD : Réponds à la première question.
MF : Le genre de lecture… Je crois que j’aime avant tout les auteurs qui ont des âmes tourmentées. J’ai un livre de chevet – des livres de chevet – d’Edgar Poe. J’aime beaucoup Baudelaire. J’aime bien August Strindberg, que j’ai découvert justement quand j’étudiais le théâtre. Mais je peux aussi aimer tous les contes, des contes extraordinaires. Je peux passer très facilement du morbide au merveilleux.

DD : (ironique) Les bonnes lectures du soir de Mylène Farmer ! Alors pour la deuxième partie de ta question, je pense que tu peux tout simplement envoyer ton projet à l’adresse que j’ai donné tout à l’heure pour le courrier de Mylène Farmer, chez Polydor (il redonne l’adresse)
MF : Bien sûr !

DD : Et ça sera transmis, c’est promis !
– Ben parce que je l’ai déjà fait, et puis j’ai toujours pas de réponse…
DD : Hé bien tu auras une réponse, Mylène a dit tout à l’heure qu’elle s’excusait, qu’elle avait beaucoup de retard, d’accord ? On te fait un gros bisou, au revoir.
– Oui, d’accord, au revoir…

DD : Et juste avant de te quitter, je voudrais détailler, Mylène, deux, trois petits symboles qu’il y a dans le petit bouquin splendide qui a été envoyé à toutes les radios avec l’album. (Dominique Duforest évoque la brochure que les collectionneurs appellent communément ‘le programme « Ainsi Soit Je… », envoyé aux médias, et qui contient photos, documents et présentation de l’artiste, nda) Alors, il y a un landau d’abord, avec deux da tes qui sont 1962 / 1985 : c’est quoi ça ? Le landau, ça a une signification ?
MF : Pas réellement. Le landau fait plus allusion à un corbillard ou à une tombe qu’à un vrai landau ! (rires)

DD : Oui, d’ailleurs il est pas très gai, ton landau ! Pourquoi y a Bambi également dans les photos ?
MF : Bambi, parce que je crois que c’est le personnage au monde que je préfère. J’ai vu « Bambi » énormément de fois, et je voudrais me réincarner en Bambi, pourquoi pas !

DD : Baudelaire, maintenant on vient de savoir pourquoi : tu aimes les tourmentés, et là tu es gâtée ! Louis II de Bavière ?
MF : Louis II de Bavière, on avait dédicacé sur le disque de « Maman a Tort » ‘à Louis II de Bavière’, parce que c’est un homme dont la vie me fascine, c’est…

DD : Tourmenté également, d’ailleurs…
MF : Tourmenté également, oui.

DD : Bon, Laurent Boutonnat : maintenant on sait que vous vous adorez. Edgar Allan Poe ?
MF : Edgar Poe parce que, comme je le disais, c’est aussi quelqu’un qui a une écriture qui est pour moi une des plus belles écritures, et puis qui a un univers qui me fascine et dans lequel je me complais volontiers.

DD : Ainsi est elle : c’est Mylène Farmer. On vient de passer une heure avec toi, on en est ravis.
MF : Moi aussi !

DD : Merci Mylène, on espère te revoir très vite. On attend avec impatience la sortie de ce clip, et puis que tout aille bien. « Ainsi Soit Je… »
MF : Ainsi soit-il ! (rires)

Diffusion de « Ainsi Soit Je… » pour clore l’entretien

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ZOUC et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 juin 2013

 

ZOUC et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE zouc

Zouc, de son vrai nom Isabelle von Allmen, est une humoriste suisse née le 29 avril 1950 à St-Imier, dans le canton de Berne.

En 1966, elle entre au Conservatoire de Neuchâtel, puis de Lausanne. Elle fait durant cette période un séjour AU hôpital psychiatrique où elle observe attentivement le milieu et en tire nombre de personnages futurs : malades, personnes âgées, médecins, infirmières, visiteurs, etc. En 1968-1969, elle présente ses premiers numéros dans les cabarets d’été du Centre culturel de Neuchâtel. Un an plus tard, elle s’inscrit à Paris au cours de Tania Balachova, qui formera plus tard, entre autres, Sylvie Joly, Josiane Balasko et Jean-Claude Dreyfus.

« Dès 1970, Zouc […] a inventé une nouvelle façon de faire rire, aux antipodes de la blague et de la vanne » en dit Jean-Michel Ribes, directeur du théâtre du Rond-Point.

En septembre 1970, elle joue plusieurs rôles dans Jeux de massacre d’Eugène Ionesco, dans une mise en scène de Jorge Lavelli au théâtre Montparnasse. Engagée par Maurice Alezra au café-théâtre de la Vieille-Grille, elle y donne la première version de ce qui deviendra son spectacle L’Alboum de Zouc, suite de sketches mis en scène par Marika Hodjis, qui la révéleront au grand public. Roger Montandon, peintre suisse ami de Giacometti, qu’elle avait rencontré en Suisse au cours de son adolescence et qui apprécie ses spectacles, deviendra par la suite son metteur en scène.

En 1971, Zouc rejoint l’Opéra de Lyon pour y interpréter la Huppe dans L’Opéra des oiseaux, création collective inspirée très librement des Oiseaux d’Aristophane.

En 1972, elle présente son Alboum au théâtre de l’Atelier et l’année suivante au Vieux-Colombier. En 1974, elle adapte son spectacle pour la télévision. Entre 1976 et 1979, Zouc présente son nouveau spectacle R’alboum joué au théâtre de la Ville à Paris, puis en tournée à travers la France, la Belgique, la Suisse, le Maroc et le Canada. En 1978, Zouc devient marraine officielle des deux Ferrari 512 BB engagées aux 24 Heures du Mans. La même année paraît un recueil d’entretiens avec le romancier Hervé Guibert.

En 1984, elle tourne aux côtés de Pierre Dux dans Monsieur Abel de Jacques Doillon, son plus beau rôle à la télévision. Elle joue ensuite Zouc à l’école des femmes au théâtre de Paris, plus de deux cents fois entre 1984 et 1985 ; puis en 1987 Zouc au Bataclan, série de sketchs qui font la part belle au « mime avec paroles ».

La même année, elle tient le rôle de la Magicienne dans le clip vidéo de Mylène Farmer, Sans contrefaçon, réalisé par Laurent Boutonnat.

zouc-et-mimi dans Mylène et L'ENTOURAGE

Sa carrière au cinéma est marquée par des rôles dans des films de Michel Drach (Parlez-moi d’amour, 1975), William Klein (Le Couple témoin, 1975) et Fabrice Cazeneuve (Trois années, 1990). Sa dernière apparition cinématographique, en 1993, sera pour le film Roi blanc, dame rouge de Sergueï Bodrov.

Opérée en 1997 d’un cancer du sternum à l’hôpital Marie Lannelongue du Plessis-Robinson, elle contracte au bloc opératoire une infection nosocomiale (staphylocoques dorés multirésistants). Neuf interventions sont nécessaires, la dernière réalisée à l’hôpital de la Croix-Saint-Simon de Paris la sauvant, mais la laissant handicapée à vie. La nuit sous assistance respiratoire, le jour sous morphine, physiquement très diminuée, elle réapprend à vivre lentement.

D’octobre à décembre 2006, Nathalie Baye a interprété à Lausanne et à Paris Zouc par Zouc, un monologue basé sur les entretiens de Zouc avec Hervé Guibert. Le spectacle, qui devait se poursuivre en tournée en 2008, est finalement annulé.

ZOUC / Article paru dans le Figaro Magazine :

Cela fait près de quinze ans qu’on n’a pas revue Zouc. Cette humoriste Suisse, à la silhouette épaisse couverte d’une robe noire et aux cheveux tirés, qui enflammait les théâtres parisiens.

Et pour cause… depuis une opération d’une tumeur au sternum en 1997, à l’hôpital Marie-Lannelongue au Plessis-Robinson, durant laquelle elle a contracté une maladie nosocomiale (un staphylocoque doré multirésistant), Zouc a connu le pire. Six interventions auraient été nécessaires pour la débarrasser de l’infection en question, révèle le site de l’Express.fr. C’est à cause de cette maladie nosocomiale, que le regretté Guillaume Depardieu s’est senti contraint e se faire couper la jambe, tant il souffrait…

Sauvée de justesse par le professeur Mamoudy, à l’hôpital de la Croix-Saint-Simon à Paris, Zouc se verra affublée d’une insuffisance respiratoire à vie, l’obligeant à rester branchée en permanence à un respirateur artificiel.

Aujourd’hui, dix ans plus tard, Zouc, Isabelle Von Allmen de son vrai nom, a décidé de demander justice. Me Fabre-Luce a en effet entrepris une action devant le juge des référés du tribunal de grande instance de Nanterre, contre l’établissement privé des Hauts-de-Seine, afin d’obtenir réparation.

Normal, avant cet épisode tragique, Zouc était l’une des valeurs sûres de l’humour francophone. Après avoir fait rire les français, notamment avec son spectacle Zouc au Bataclan, qui lui a valu le Molière du meilleur spectacle comique en 1988, elle avait entamé une carrière au cinéma. Parlez-moi d’amour, de Michel Drach, Trois années, de Fabice Cazeneuve, Monsieur Abel de Jacques Doillon, sa carrière était prometteuse.

Mais celle qui jouait le rôle de la magicienne dans le clip Sans contrefaçon, de Mylène Farmer a vu tous ses espoirs réduits à néant.

Son compagnon, Michel Rauch, déclare ainsi au site : « L’équipe de l’hôpital Marie-Lannelongue n’a pas pris les bonnes décisions quand l’infection s’est déclarée. Jugez un peu: l’état de Zouc est celui d’un soldat de la guerre de 14 qui aurait reçu un éclat d’obus en pleine poitrine.« 

L’avocat a demandé une expertise pour établir l’origine de l’infection et en évaluer les conséquences. Une première étape, avant de solliciter la réparation du préjudice. Zouc a ainsi été convoquée le 17 décembre 2008 à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, où elle a répondu aux questions des deux médecins désignés par la justice. « Nous attendons maintenant leur rapport« , a conclu l’avocat.

On se souviendra qu’en 2006, Nathalie Baye avait rendu un vibrant hommage à Zouc en jouant Zouc par Zouc, spectacle tiré d’une série d’entretiens accordés par l’humoriste en 1974 et publiés en 1978.

Zouc, pour ceux qui ont eu la chance de la voir sur scène, était une extraordinaire personne avec un humour qui n’appartient qu’à elle.

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Lumières sur le spectacle de Mylène F.

Posté par francesca7 le 9 février 2013

 

Confidences de Fred Peveri (Concepteur lumières)

 

Fred Peveri est présent à la lumière sur les spectacles de Mylène depuis le premier concert de 1989. De lui dépendent les ambiances visuelles qui sont une partie très importante des shows de la star. Autant dire qu’il connaît bien Mylène et sa façon de travailler.

Lumières sur le spectacle de Mylène F. dans Mylène en CONFIDENCES my3Pour les lecteurs et fans de Mylène Farmer, vous êtes un nom parmi d’autres crédités sur les livrets d’albums et de DVD. Quel a été votre parcours pour vous retrouver aujourd’hui concepteur lumière ?
J’ai débuté ma carrière très jeune, à l’âge de dix-huit ans, après des études que j’ai achevées au niveau bac C et curieusement, j’ai commencé en tant que technicien au son ! Pendant plusieurs années, j’ai touché aux divers secteurs du spectacle en tant que moto reporter ou dans le domaine de l’animation. J’ai même été manager d’une boîte de nuit à l’étranger… Ma première approche véritable avec la lumière en tant que concepteur, je l’ai faite avec Yves Duteil pendant trois ans à partir de 1985. Puis, j’ai rencontré Jean-Jacques Goldman en 1988 par l’intermédiaire de Thierry Suc. Il m’a confié la création de son spectacle en 1991 et depuis je continue toujours à travailler avec lui ! Grâce à cela, mon carnet d’adresses s’est rempli et j’ai pu rentrer en contact avec de nombreux artistes pour réaliser les lumières de leurs spectacles les années suivantes, de Jean-Louis Aubert à MC Solaar, en passant par Claude Nougaro, Florent Pagny, Patrick Bruel, Julien Clerc, Yannick Noah, Michel Sardou et Mylène Farmer, bien sûr.

Y a-t-il un nom qui vous convient mieux qu’un autre pour englober votre art : metteur en lumière, concepteur des lumières, direction des éclairages ?
Je dirais « concepteur lumière » ou « réalisateur lumière ». Plus qu’une évolution du terme, c’est une évolution de notre art qui a eu lieu depuis dix ou quinze ans. Du moins dans les spectacles majeurs comme ceux de Jean-Jacques ou ceux de Mylène.

Votre attrait premier vers la luminosité et la couleur provient-il du plaisir à travailler avec un matériau éphémère ?
Certainement ! Mais je pense que c’est aussi la grande latitude à exprimer des sentiments en rapport avec la sensibilité de chaque concepteur. Depuis plusieurs années d’ailleurs, nombre d’artistes ou de producteurs me demandent fréquemment de concevoir, en plus de leur lumière, leur scénographie, le décor, voir la mise en scène.

C’est le cas pour Lara Fabian non ?
Oui, lors de ses tournées 2000/2001 et 2002/2003 où j’avais assuré le décor et la mise en scène !

Votre première incursion dans la carrière de Mylène Farmer date de sa seconde tournée au milieu des années 1990. Connaissiez-vous son parcours avant que l’on vous propose cette collaboration ?
En réalité, j’étais déjà présent au cours de la première tournée de Mylène en 1989 en tant qu’opérateur console ! Ce n’est que sur sa deuxième tournée que j’ai été engagé en tant que concepteur des lumières. Je n’avais jamais croisé Mylène auparavant mais, dans les années 1980, j’avais été sensible à certains de ses climats musicaux et aux textes propres à son univers. En ce qui concerne les clips, on ne pouvait pas passer non plus à côté, tant les atmosphères étaient spécifiques, entre autres celle de « Libertine ».

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Interview issu de Mylène Farmer et vous de 2005

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La chanson de la Vie de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 9 janvier 2013

 

C’est lors de l’émission « Champs-Elysées » du 15 Mars 1986 que Mylène va chanter en direct quelques vers de La Chanson de la Vie. Accompagnée d’Alice Dona, la compositrice de la chanson, de Sheila, de Nicole Croisille, de Michèle Torr, de Marie-Paule Belle, de Julie Pietri ou encore de Marie-Christine Barrault, Mylène va ainsi se prêter au jeu de la chanson collective (en l’occurrence féminine), comme cela était en vogue dans ces années-là.

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En effet, avant Coluche et La Chanson des Restos (1986), Alice Dona, en 1985, contacte l’association caritative Care France et sa présidente Marie-Claire Noah (mère de Yannick) afin de réaliser un disque dont les profits iront intégralement à l’association. Vingt-cinq femmes enregistrent donc cette Chanson de la vie, mais pas Mylène. Si un clip avec toutes les participantes de la version studio est bel et bien enregistré, les passages télé en direct restent un vrai casse-tête. En effet, il semble impossible de réunir sur un plateau vingt-cinq artistes en même temps. C’est exactement le problème qui se pose pour un passage dans l’émission « Champs-Elysée » en mars 1985 sur Antenne 2 ; il faut des « remplaçantes », car Barbara, Marie Myriam, Dorothé ou encore Jane Birkin ne peuvent, pour des raisons professionnelles, venir chanter leur partie de la chanson.

Mylène est ainsi appelée à la rescousse. Rien d ‘étonnant à cela, puisque le disque La Chanson de la Vie est édité chez Polydor (maxi vinyle La Chanson de la vie, Polydor 883 625-1) ; il apparaît donc tout naturel qu’Alice Dona fasse appel à des « artistes maison », Mylène se prêtera ainsi au jeu de la chanson collective en chantant en direct les vers suivants : « Tu chantes / Seule avec tes petits / Sans haine / Tu chantes / La chanson de la vie ». Mylène avait-elle été contactée pour la version studio ? Nul ne le sait…

POUR L’ANECDOTE, elle est ainsi présentée par Alice Dona : « Une remplaçante pur un soir, très adorable Mylène Farmer ». Elle apparait alors souriante, un verre à la main et encore brune… Cette image de Mylène en brune sera l’un des dernières, car elle passera bientôt au roux !

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 32/220

 

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Grande exposition télévisuelle pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 1 janvier 2013

Une grande exposition télévisuelle pour LIBERTINE

    A partir de 1987, les productions de Boutonnat restent dans des formats capables d’être projetés dans les cinémas, mais la

Grande exposition télévisuelle pour Mylène Farmer dans Mylène et des CRITIQUES 1989-03-a-1-215x300

 difficulté de trouver des salles désirant ouvrir leur écran à un clip de quelques minutes se fait grandissante. De plus, la surprise créée discrètement une première fois en 1985 avec Plus Grandir, puis renouvelée à plus grande échelle avec Libertine n’aurait probablement pas eu un retentissement égal une troisième fois. Tristana (1987) et Sans Contrefaçon (1987) ne bénéficieront pas d’avant-première ni de sortie sur grand écran malgré le même soin technique et esthétique apporté à leur conception cinématographique. En revanche, la première diffusion à la télévision des clips deLaurent Boutonnat se fait désormais à un horaire exceptionnel, correspondant à une forte audience. Sans Contrefaçon passera pour la première fois le soir du réveillon de la nouvelle année 1988 à 20h30 sur la sixième chaîne, transformant pour la première fois ce qui aurait pu être un simple clip en un spectacle de divertissement familial. Fort de cette visibilité télévisuelle nouvelle, Laurent Boutonnat et Polydor, la maison de disque qui l’a signé s’arrangent à chaque nouvelle sortie pour faire diffuser le nouveau clip dans une plage d’émission inhabituelle le mettant en valeur. Désenchantée (1991) passera pour la première fois dans le très regardé journal de 20h00 de TF1, alors que Regrets (1991) et Je t’aime mélancolie (1991) auront chacun la faveur d’une diffusion dans des prime-time de la même chaîne. On remarque à cette occasion que l’évènement annoncé se porte nullement sur la chanson (qui justifie pourtant la diffusion du clip) mais sur le clip lui-même, et son interprète. Les bandes-annonces et lancements des dites émissions parleront du  » nouveau clip de Mylène Farmer «  et non pas de sa nouvelle chanson, pourtant inédite elle-aussi. Cette association qui fait abstraction du réalisateur entre le nom de l’interprète et celui du clip, est fréquente.

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 Pour le public, le clip appartient non pas à celui qui l’a conçu mais à celui qui y apparaît et qui en chante la chanson, comme s’ils étaient dépendants l’un de l’autre, qu’ils formaient un tout et qu’ils ne pouvaient avoir qu’un unique auteur. On parle toujours du « clip d’un tel » comme quand on évoque « la chanson d’un tel », alors qu’il faut comprendre : le clip illustrant la chanson interprétée par tel artiste. La preuve apparaît à chaque remise de prix lors de Victoires de la musique ou d’Awards à l’étranger. Le vainqueur qui vient recevoir le prix n’est pas le réalisateur du clip mais bel et bien l’interprète de la chanson, sanglotant de remerciements comme si venait d’être récompensée sa performance vocale. En ne parlant que de l’objet promotionnel et non pas du disque, les émissions de variété qui passent en exclusivité les nouvelles productions de Boutonnat mettent l’accent sur le clip présenté et non pas sur la nouvelle chanson qui pourtant est la seule officiellement à promouvoir. C’est d’une part grâce à la diffusion de la chanson que la promotion du morceau de musique est effective, mais aussi par son association à un clip présenté comme un divertissement pour tous et non pas adressé au seul public de la chanteuse. Fait extrêmement rare, ici la chanson appartient au clip, et la promotion du support audiovisuel se répercute une deuxième fois mais de manière indirecte sur le support discographique.

http://jodel.saint.marc.free.fr/promolibertine.htm

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Chloé chantée par Mylène F.

Posté par francesca7 le 28 décembre 2012

Chloé de Laurent Boutonnat  

 

(Sorti en septembre 1985)

Même si des chœurs d’enfants accompagnent Mylène Farmer, renforçant ce sentiment, ce qui apparaît comme une chanson pour cour de récréation révèle en fait des paroles particulièrement cruelles, qui racontent l’histoire d’une petite fille, Chloé qui se noie …

L’inspiration de Boutonnat semble évidente : Hamlet de Shakespeare (datant du début du XVIIè siècle). Dans sa pièce, le dramaturge anglais met en scène le personnage d’Ophélie, sœur de Laërte et amoureuse d’Hamlet.

 

Chloé chantée par Mylène F. dans Mylène AU FIL DES MOTS 280px-millais_-_ophelia

Héroïne romantique s’il en est, Ophélie connaîtra un destin tragique, puisque à cause de son impossible amour avec Hamlet, elle deviendra folle et finira par se noyer dans l’eau d’un ruisseau, comme nous l’apprend l’acte IV, scène 7 de la pièce :

« Laërte : Noyée ? Où s’est-elle noyée ?

La reine : Au-dessus du ruisseau penche un saule, il reflète

Dans la vitre des eaux ses feuilles d’argent

Et elle les tressait en d’étranges guirlandes

Avec l’ortie, avec le bouton-d’or.

Avec la marguerite et la longue fleur pourpre

Que les hardis bergers nomment d’un nom obscène.

Mais qe la chaste vierge appelle doigt des morts.

Oh, voulut-elle alors aux branches qui pendaient.

Grimper pour attacher sa couronne florale ?

Un des rameaux, perfide, se rompit

Et elle et ses trophées agrestes sont tombés

Dans le ruisseau en pleurs . […]

Laërte : Hélas, elle est noyée ?

La reine : Noyée, noyée ».

 

Laurent Boutonnat s’inspire donc du mythe d’Ophélie pour composer sa comptine. Il n’hésite d’ailleurs pas à reprendre des expressions enfantines, comme « Tu sais ça compte pour du beurre » ou « Est-ce que tu joues ou tu meurs ? » Autre particularité, qui revient souvent dans l’œuvre de Farmer, la présence du double, de  la sœur : « Chloé ma moitié / Ce matin s’en est allée / Ton cœur petite sœur » ; un avant-goût du clip L’Ame-stram-gram, où l’une des deux sœurs meurt violemment sur les marches d’un palais chinois – le titre L’Ame-stram-gram utilisant également toute l’imagerie des chansons pour enfants…

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issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 29/220

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Mylène FARMER en duo avec Guy BEART

Posté par francesca7 le 22 décembre 2012

 

Dans la chanson FRANTZ

 Mylène FARMER en duo avec Guy BEART dans Mylène en DUOS guy_beart_2012-211x300Inédit TV – C’est en 1965 que Guy Béart et Marie Laforêt chantent pour la première fois en duo ce Frantz, Temporel / Festival GB 60 001 M, 1965). Une chanson « gag » qui met en scène un homme et sa maîtresse, dont le mari est en train de mourir. Visiblement, les deux amants ont bien du mal à se quitter. A la fin de la chanson, leur problème est résolu : la femme est désormais libre, puisqu’elle apprend la mort de son mari… Une chanson pas très morale mais plutôt drôle (surtout à l’époque) et qui obtient un beau succès durant l’année 1965.

 

La première fois que Mylène a chanté en duo, c’est avec … Guy Béart !

On a pu découvrir cette rencontre inattendue dans l’émission « Béart 87″ diffusée sur Antenne 2 le 14 janvier 1987.

Dans ce programme, Guy Béart reçoit à son domicile de nombreux artistes et interprète plusieurs de ses chansons avec eux.

C’est pour l’émission entièrement consacrée à Guy Béart « Béart 87 » le 14 Janvier 1987 sur Antenne 2, que Mylène s’essaie pour la première fois à l’exercice du duo avec ce titre, et en direct s’il vous plaît ! En veste rouge et gantée de noir, Mylène se prête au jeu, visiblement amusée et particulièrement décontractée. Les deux artistes reprennent le texte original de la chanson sur 1’46. Bien entendu, Mylène interprète la partie chantée à l’origine par Marie-Laforêt, et Béart chante la sienne. Le tout en direct donc et avec pour seul accompagnement la guitare sèche de Béart. Une véritable rareté qui ne sera jamais éditée sur disque et à notre connaissance, jamais rediffusée. Il faudra attendre 1991 pour découvrir un autre duo de Mylène (Regrets, avec Jean-Louis Murat)… A la fin de Frantz, Mylène interprète Au bout de la nuit (séquence enregistrée au préalable).

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Précisons encore que Mylène accompagne Guy Béart aux côtés d’Emmanuelle Béart à la fin de l’émission sur la chanson Emilie s’en fout. Ici elle ne chante pas, mais fait des bras d’honneur pour illustrer les propos de la chanson. Un moment plus que rare !

Guy Béart, de son vrai nom Guy Béhart (orthographié à l’origine Béhar), né au Caire (Égypte) le 16 juillet 1930, est un auteur-compositeur-interprète français.

0 dans Mylène en DUOSGuy Béart se lance dans la chanson à partir de 1954, dans les cabarets parisiens de la Rive gauche, notamment La Colombe de Michel Valette ou Les Trois Baudets de Jacques Canetti qui le fait signer sur son label de musique Philips en 1957. Il y chante le Bal chez Temporel, dont les paroles sont de l’écrivain André Hardellet. Ce premier succès lui apportera, dès 1958, le Grand Prix du disque de l’Académie Charles-Cros. Il sera suivi de nombreux autres, comme L’Eau vive et Qu’on est bien (1958), Les Grands Principes (1965), Le Grand Chambardement (1967), La Vérité (1968), devenus des classiques. Puis il enregistre deux albums de chansons françaises traditionnelles, dont Vive la rose. Il écrit pour de nombreux artistes (PatachouZizi JeanmaireJuliette Gréco, qui chante Chandernagor etIl n’y a plus d’après).

Devenu producteur et animateur sur la première chaîne de télévision française, dans son émission de talk show Bienvenue chez Guy Béart, il reçoit à partir de 1966 nombre d’artistes et de personnalités de l’époque, dont Duke EllingtonSimon et Garfunkel.

Un cancer l’éloigne de la scène pendant plusieurs années, mais il revient en 1985, avec un titre plein d’espoir, Demain je recommence. Il donne des concerts jusqu’en 1999 et sort, en 2010, un nouvel album, Le Meilleur des choses, faisant référence à ses dernières « années de vache maigre », pendant lesquelles il a dû vendre un appartement et de nombreux meubles.

En 1994, Guy Béart est distingué par l’Académie française, qui lui décerne la grande médaille de la chanson française (médaille de vermeil) pour l’ensemble de ses chansons.

Il est le père de l’actrice Emmanuelle Béart, issue de son mariage avec l’ex-mannequin et actrice Geneviève Galéa.

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Mylène Farmer et Bip be bou

Posté par francesca7 le 19 décembre 2012

 

Rock’n’Roll

(l’Amour au téléphone)

 

Mylène Farmer et Bip be bou dans Mylène AU FIL DES MOTS mf80_10a-212x300Voici le titre le plus énigmatique de toute la carrière de Mylène : Bip Be Bou Rock’n’roll, titre parfois suivi de la mention l’Amour au Téléphone. Alors que quelques titres inédits de Mylène se baladent un peu partout chez les admirateurs via Internet (comme Bad Girl), ce titre semble, quant à lui, bien enfermé dans les coffres de RCA (sa maison de disques d’alors). Impossible d’entendre même un simple extrait de cette chanson. Seule chose certaine (et confirmée par l’artiste dans le magazine Salut de novembre 1984, où elle précise que le SP sortira en janvier 1985), Bip Be Bou Rock’n’roll a été enregistrée entre My Mym Is Wrong et On est tous des imbéciles.

 

Visiblement Mylène (ou son manager Bertrand Lepage) a décidé de privilégier cette dernière et de reléguer au placard Bib Be Bou Rock’n’Roll….

 

issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 20/220

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Une Mylène Farmer inspirée

Posté par francesca7 le 18 décembre 2012

Des textes que Mylène a pratiquement tous écrits et qui éclairent ainsi sa personnalité. Une personnalité souvent qualifiée de mystérieuse, étrange, voire décalée par la presse à sensation. Et pourtant ! En lisant attentivement les paroles de ses chansons, on y découvre une femme sensible, ouverte, qui n’a guère plus de mystères qu’une autre. Et si l’artiste reste discrète sur sa vie privée et ne l’évoque qu’en de très rares occasions, elle n’hésite pas à se livrer corps et âme dans ses textes.

 Une Mylène Farmer inspirée dans Mylène AU FIL DES MOTS 3063079779_1_3_ihl8tidm-202x300Ainsi soi-je… Laisse le vent emporter tout, Rêver, Redonne-moi, autant de pépites qui permettent de comprendre et de toucher au plus près l’univers et la sensibilité de la chanteuse. Car il s’agit bien de cela, la sensibilité. A fleur de peau (notamment sur scène), Mylène se laisse aller à ses états d’âme au travers de ses chansons, y décrit ses désirs et ses peurs. En effet, de grands thèmes parcourent ses textes.

 Certains évidents comme la mort qui l’effraie et la fascine en même temps. Mais pas seulement ; la peur de vieillir, et surtout celle de grandir, de devenir adulte avec tout ce que cela comporte de désagréments et d’obligations ; la religion catholique est également très présente dans ses textes, Mylène utilisant toute son imagerie ; et comment ne pas parler du sexe ?

 Jamais artiste, hormis Serge Gainsbourg, n’aura été aussi loin en chanson pour évoquer la sexualité, de la sodomie à la masturbation en passant par l’éjaculation précoce…. De quoi lever un coin du voile sur le fameux mystère Farmer ! Pourquoi en dire plus en effet quand tout se trouve dans ses chansons. Des chansons toutes répertoriées ici. Sans analyse sauvage, en respectant les zones d’ombre de l’artiste, nous avons tenté d’expliquer les textes de la chanteuse et de découvrir ses influences. Des influences littéraires évidentes parfois (Choderlos de Laclos, Charles Baudelaire  , Edgar Allan Poe   , Primo Lévi   , Francesco Alberoni  …) d’autres moins connues (Emily Dickinson, Pierre Reverdy   , Sylvia Path, Etty Hillesum…) mais aussi picturales (Egon Schiele    , Robert Doisneau, Gustave Doré…) ou cinématographique (Elephant Man, Les Liaisons dangereuses, Les Griffes de la nuit…).

 

Un univers riche donc que nous vous proposons de découvrir immédiatement. Peut-être elle, au fil des mots…

 Propos repris par B.Cachin :

Podium mais 1985, propos recueillis par Brigitte Protti

France Dimanche le 23 juillet 1984 – propos recueillis par Dominique Préhu.

 

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Conception du clip Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 29 novembre 2012

 

Beymond my control –

Conception du clip Mylène Farmer dans Mylène et mes BLABLAS 1999-fabrice-vallon-002b-199x300 

La conception du clip par Laurent Boutonnat 

Bien loin des structures habituelles qui régissent le clip, ceux dont nous parlons ici pourraient résulter d’un mélange inédit entre plusieurs formes filmiques, plus ou moins éloignées les unes des autres : Le film musical, le film de divertissement, le film expérimental, le film publicitaire, le film muet. Laurent Boutonnat, comme écartelé entre deux pôles opposés du cinéma (le pôle du divertissement et celui du cinéma expérimental) choisi deux axes d’approche pour ses clips. On peut aisément se rendre compte que les deux conceptions du vidéo-clip par ce réalisateur se départagent selon la durée de chacune de ses productions. Sur les vingt-cinq clips que Laurent Boutonnat a tournés, six d’entre eux durent plus de sept minutes, comportent des musiques additionnelles, sont encadrés par un générique de début puis de fin, et contiennent parfois des dialogues. La durée de la majorité des autres clips restent approximativement autour de celle de la chanson qu’ils illustrent et explorent une imagerie plutôt qu’un récit à proprement dit.

Les clips longs comme une visée cinématographique

La première catégorie, celle des clips à durée supérieure à six minutes, obéit aux règles du cinéma traditionnel, par opposition au cinéma expérimental, chacun de ces six films obéit davantage aux critères qui font d’une œuvre un film de divertissement qu’à ceux qui régissent la forme du vidéo-clip. Bien loin du studio au décor épuré loué à la journée, des déjà vieux effets spéciaux rappelant l’Art vidéo tel que le pratiquaient des artistes comme Paik dans Global Groove (1972) ou Emshwiller dans Scape-mate (1972), Laurent Boutonnat a pensé six de ses clips comme autant de fictions cinématographiques se démarquant le plus souvent possible de l’esthétique du vidéo-clip, tel qu’il existait encore en 1985. La durée habituelle d’un vidéo-clip oscille entre trois et cinq minutes. Laurent Boutonnat, dans ses six clips les plus longs arrive à des résultats compris entre huit et dix-huit minutes. Ces minutages exceptionnellement longs pour des clips destinés aux passages télévisuels répétés seront paradoxalement l’outil principal de la volonté de vision par le plus grand nombre. Misant sur le bouche à oreille, ces clips (pourtant eux-même objets promotionnels) seront eux-même l’objet d’une promotion. Et c’est précisément cette popularisation du clip qui portera la musique qu’il illustre à l’oreille de tous, avec en perspective non seulement la vente du support phonographique, mais également du support vidéo, la majorité des clips de Laurent Boutonnat ayant été disponible dans le commerce. C’est en partie grâce à leur relative longue durée et à leur support (pellicule 35 mm au format d’image 1.85 ou 2.35) que quatre de ces films ont pu bénéficier d’une exploitation en salles de cinéma avant et simultanément à leur diffusion télévisée. Conviant la presse cinématographique et musicale pour les premières séances, omettant de préciser au public que le film projeté était un court-métrage (grandes affiches à l’appui) un clip comme Libertine doit son succès à l’exploitation au cinéma Publicis des Champs-Élysées à Paris (juin 1986) dont il a bénéficié deux jours durant : évènement pour un clip qui s’est largement répercuté sur les ventes de 45 tours à l’époque, la télévision française ayant largement rediffusé le clip suite à l’engouement des projections. Avec des durées peut vendables à priori en télévision, le réalisateur prend pourtant le risque d’être ignoré, la carrière de ses clips ne saurait se passer de la multidiffusion propres aux médias télévisuels. On ne peut être présent sur tous les marchés si l’on a rien à vendre, c’est pourquoi les méthodes pour diffuser progressivement le clip au public ne saurait se justifier sans l’envergure de l’originalité intrinsèque du contenu.

BARSEPA - étoiles

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La victimisation chez Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 27 octobre 2012

Aspect mi-victime mi-bourreau des héros.

         Malgré une réponse que Laurent Boutonnat juge visiblement disproportionnée à l’effort fourni, les commentaires qui accompagneront les rediffusions de ses clips s’axeront sur les enrichissements que le réalisateur a ponctuellement donné à la forme. Émancipation diront les uns pendant que d’autres parleront de contournement. Il changea son système de La victimisation chez Mylène Farmer dans Mylène et SYMBOLISME 71644_306_people-136x300financement, l’enrichit d’attributs propres à la production indépendante, et fit d’un objet à priori de promotion une œuvre à promouvoir. Ces particularités ont un double objectif : se démarquer du flux environnant afin de promouvoir l’artiste, puis ouvrir la voix au traitement approfondi d’histoires plus longues que celle du clip-type. Comme allonger des histoires déjà simplistes ne suffit pas à “sortir du lot”, il faut donner aux personnages des profils se démarquant de ceux d’interprètes de clips à structure habituelle. Ceux-ci se montrent habituellement sous leur meilleur jour, capables d’exploits surhumains comme de surpuissance sexuelle. Qu’il soit vainqueur ou qu’il sorte valorisé de sa prestation, l’artiste est de toute façon rendu supérieur par son vidéo-clip. Puisque Boutonnat semble s’attacher à contredire une par une chaque contrainte inhérente à la forme du clip, une question se pose quant à l’appréhension des rôles qu’il donnera à son artiste qui occupera la place centrale : Comment se soustraire à la mise en valeur systématique et à la surexposition des artistes dans les clips tout en faisant de la chanteuse son objet principal ? La solution est pour le manager Laurent Boutonnat de trouver une cohérence très forte entre ce rôle à l’écran et ce personnage public qui devra parler de lui dans les interviews. Prenant très probablement ombrage sur son vécu personnel, Boutonnat crée avec l’accord de la chanteuse Mylène Farmer un personnage qu’elle devra camper à chacune de ses prestations, qu’elle soit musicale ou verbale. La naissance de l’aspect public de ce personnage se fera à partir de 1985. C’est à partir de cette date qu’on trouvera dans les interviews de la chanteuse les premières traces de maux prononcés. Elle se refusera désormais à parler de son enfance prétendument douloureuse, alors que cela ne lui posait aucun problème un an auparavant.

1984-1985 : Naissance d’un personnage par sa victimisation à outrance

dscf0017-225x300 dans Mylène et SYMBOLISMECe qui différencie le plus la création de ce rôle par rapport à ceux endossés par d’autres interprètes réside dans le soin apporté à sa faiblesse. Sans parler d’anti-héros, le personnage inventé pour son égérie par Boutonnat rassemble assez de contradictions, de défaites et de névroses pour qu’il en devienne à la fois attachant et intrigant. Aussitôt que Laurent Boutonnat réalise ses premiers clips, l’héroïne qu’il créé subit d’ors et déjà davantage qu’elle ne fait subir : battue puis décapitée dès Maman à tort, elle est violée dans Plus grandir. C’est dans ces deux clips de jeunesse que le réalisateur a probablement pris le plus ombrage de ce qu’il avait vécu comme des échecs dans son enfance. Dans un cadre familial tout d’abord, Laurent Boutonnat est l’aîné d’une famille de cinq enfants. On retrouve les relations parfois conflictuelles figurées par un unique plan succédant aux pancartes « Maman à tort ! » brandies par la petite famille : La tête de la grande sœur est posée sur une table autour de laquelle ses frères et sœurs vindicatifs s’apprêtent à s’acharner à coups de fourchettes]. Laurent Boutonnat lors d’un interview avait aussi parlé des difficultés qu’il avait eu chez les jésuites où il avait fait une partie de sa scolarité ; ce qui explique peut-être l’apparition des deux nonnes de petites tailles dont l’une frappe avec une règle les mains de la jeune fille fautive agenouillée devant elle, pendant que l’autre lit des versets de la Bible. On peut également lire l’influence de toute une éducation religieuse dans l’animation de la statuette de pierre représentant la sainte vierge qui se cache les yeux devant un viol qu’elle ne pourrait supporter. Un plan qu’aurait pu tourner Cocteau, et qui est peut-être la vision d’un enfant devenu adulte sur son éducation refusant de voir le chemin autodidacte que son élève a osé prendre. Autant dans Maman à tort que dans Plus grandir, la mort de l’héroïne est impliquée, mais étrangement jamais montrée. Alors qu’on l’imagine prochainement dévorée par sa fratrie, la grande sœur du premier clip bénéficie de l’absence d’une réelle intrigue et d’une narration confuse pour renaître au plan d’après grâce à un montage a-chronologique. Dans Plus Grandir, seule une danse accompagne le vieillissement de la jeune fille, qui finira dans un grand état de déchéance physique, immobile derrière une fenêtre ouverte. Sa mort ne sera évoquée symboliquement qu’au dernier plan, lors de son passage devant sa propre tombe. Malgré ces outrages perpétuels qui présentent au public un nouveau personnage, c’est pourtant sa mort montrée sous tous les points de vue à la fin de Libertine qui la fera naître à ses yeux.


 

 

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Mylène Farmer et Naoko

Posté par francesca7 le 14 septembre 2012

Naoko Kusumi

Directeur adjoint de la Barefoot Gen 2, Poignard de Kamui, et d’autres films

 Mylène Farmer et Naoko dans Mylène et L'ENTOURAGE DSCF0019-300x225Le clip Peut-être toi de Mylène Farmer a été sélectionné en compétition dans la section Portfolio lors du 15ème Anima Mundi International Animation Festival qui s’est déroulé au Brésil en juillet 2007.

Le clip Peut-être toi a été désigné par les internautes « Meilleur Clip d’animation 2006″ sur le site Yahoo Music France (les autres sélectionnés dans cette catégorie étaient: Gorillaz « El Manan », Jamiroquai « Don’t Give Hate a Chance », Eminem « Shake That », Florabelle & la Mushroom Family « Love is all »).

 Le clip est réalisé par Naoko Kusumi.

Naoko Kusumi a été assistante réalisatrice sur « The Blade of the Kamui » en 1985, »Demon Beast City » en 1987 et la version manga de « Metroppolis » en 2001. En 2004, elle était directrice des séquences 3Dsur « Innoncence (Ghost in the Shell 2) » de Mamoru Oshii. 

 L’histoire du clip a été écrite par Katsuhiro Ôtomo (Akira) d’après une bande dessinée de Osamu Tezuka.

visiter : http://www.myleneparlemoi.be/Galerie/displayimage.php?pid=300&fullsize=1

 

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Mylène Farmer, wahouu !

Posté par francesca7 le 2 septembre 2012

 

confidences de Fabien Lecoeuvre (Écrivain) Auteur d’une biographie parue  dans la collection « Destins de légende ». 

Pouvez-vous nous raconter cette rencontre ?

Mylène Farmer, wahouu ! dans Mylène en CONFIDENCES 220px-FABIEN_LECOEUVREJ’étais attaché de presse et je m’occupais entre autres de la jeune Douchka. En 1984 ou 1985, je ne me rappelle plus l’année, on devait partir en reportage pour « Numéro Un Magazine ». Je devais récupérer Bertrand Le Page et Mylène à la Madeleine car ils n’avaient pas de voiture. Je devais les emmener au bois de Vincennes pour faire des photos. J’avais Douchka avec moi dans ma Golf, et on est partis tous les quatre au bois de Vincennes. C’est drôle, mais j’en ai un souvenir incroyable, car entre la Madeleine et le bois de Vincennes, il y en a bien pour une demi-heure à rouler dans Paris. Elle m’a dit bonjour et après, je l’avais pendant tout le voyage dans l’axe de mon rétroviseur. Entre l’aller et le retour, soit pendant presque deux heures, elle a dû me dire peut-être sept mots ! Mais si je dois garder un souvenir de Mylène Farmer, pour moi, c’est son regard. Il est magnifique. Elle a presque le regard d’un chat. C’est une image qui me restera toujours dans la tête : elle encore brune, pas encore star et déjà avec ce regard… Ca m’a traumatisé, et je me dis que ce n’est pas un hasard qu’elle soit devenue une légende. Elle avait une manière posée de fermer la paupière, c’était magique. En dehors de son talent et de celui de Laurent Boutonnat, je trouve qu’elle a du charisme, ne serait-ce que par sa manière de regarder. Après, en tant qu’attaché de presse, je l’ai recroisée plusieurs fois sur des plateaux télé. Elle est toujours polie, on raconte tout un tas d’erreurs sur elle.

Écrit-on différemment sur Mylèner Farmer que lorsqu’on écrit sur d’autres artistes ?
Oui, je m’adapte à chaque artiste. Mylène est une grande star. Cela demande du coup des analyses, on doit s’imprégner du personnage, le ressentir. C’est un véritable exercice pour moi. Et je tenais à dire que j’aimais les artistes sur lesquels j’ai écrit. Je ne pourrais pas écrire sur quelqu’un que je n’aime pas.

garçon-222x300 dans Mylène en CONFIDENCESVotre livre a été reporté à plusieurs reprises, pour quelles raisons ?
Ca a été reporté parce que je sortais d’autres livres, comme celui sur Polnareff. Et en fin d’année, on ne pouvait pas le publier non plus, car on sort en priorité les beaux livres pour les fêtes de fin d’année. On ne met pas les livres de poche en avant. C’est une stratégie commerciale. Finalement, je l’ai sorti en février, en même temps que mon livre sur Lorie…

Il paraît que Mylène toucherait 50% de vos droits d’auteur sur ce livre. Est-ce vrai ?
Ce n’est pas une rumeur : je verse toujours la moitié de mes droits aux artistes. J’estime que c’est normal. Après tout, l’artiste est une marque commerciale, c’est tout à fait normal de lui reverser une somme. Certains vont trouver ça étrange, mais après tout, on n’achète pas le dernier livre de Fabien Lecoeuvre, on achète un livre sur Mylène Farmer, par exemple. C’est une marque de respect, de considération. Bon là, elle ne va pas toucher beaucoup, le livre ne vaut que trois euros. Mais c’est symbolique.

Parution de Mylène Farmer et vous en2007

 

 

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Pourquoi Plus Grandir Mylène ?

Posté par francesca7 le 25 août 2012

Pourquoi Plus Grandir Mylène ? dans Mylène et mes BLABLAS enconc151-214x300Vêtue d’un tailleur noir strict ainsi que de gants rouges, Mylène Farmer déambule dans l’allée d’un cimetière, lors d’une fraîche journée d’automne, poussant un vieux landau. Des feuilles mortes tombent abondamment sur son visage et la capote de la poussette, puis elle s’arrête face à une tombe qui porte son nom et l’épitaphe « 1962-1985 », et y jette une gerbe de fleurs qu’elle tient de la main droite. La caméra suggère alors une analepse et le spectateur retrouve la même Mylène Farmer, vêtue d’une chemise de nuit, dans une chambre de maison hantée, en train d’embrasser une poupée de chiffon. Elle maltraite alors son jouet, tente de le noyer dans un baquet et lui coupe même un bras avec un hachoir. Durant la nuit, alors qu’elle dort dans son lit, vêtue d’un pyjama de satin pourpre, un mystérieux inconnu pénètre dans la maison, se jette sur elle et la viole. Depuis l’extérieur, deux naines déguisées en nonnes assistent au spectacle par une fenêtre, l’air outré. Le lendemain, elles décident de punir la jeune fille, qui pleure et prie devant une statuette de la Vierge Marie, en la frappant. Puis elle erre dans la maison abandonnée, devenue vieille, avant de s’avachir à une fenêtre, à contempler des colombes. La caméra nous ramène alors au cimetière, d’où Mylène Farmer, l’air serein, repart rapidement.

Pour réaliser ce vidéo-clip, Laurent Boutonnat dispose d’un budget plutôt conséquent accordé par Polydor, nouveau label de Mylène Farmer : 330 000 francs français (aux alentours de 50 000 euros). Il tourne ce véritable court métrage avec une caméra à l’objectif de 35 millimètres au cimetière communal de Saint-Denis et aux studios Sets de Stains, dans une pièce de huit cents mètres carrés et de huit mètres de hauteur sous plafond. Bertrand le Page organise le 13 novembre 1985 une projection du vidéo-clip en avant-première au cinéma le Kinopanorama, à Paris, dans le XVe arrondissement, avant-première à laquelle il invite journalistes, producteurs et attachés de presse.

 La chanson connait un petit succès, s’écoulant à quelque 80 000 exemplaires, soit le double du single précédent ; sans atteindre cependant les ventes de Maman a tort, qui avait dépassé les 100 000 exemplaires.

 

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Laurent Boyer et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 17 août 2012

 

Laurent Boyer et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE laurent_boyer_reference

Laurent Boyer, né le 23 janvier 1958 à Paris (France), est un animateur de télévision et radio français. Il est le compagnon de la chanteuse Alice Dona.

Diplôme : maîtrise et CAPES de lettres.

Il a été nommé chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres en janvier 2010.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Boyer

Il a travaillé sur M6 depuis sa création jusqu’en 2010 et a présenté des émissions telles que Graines de star , Nos meilleurs Moments, Jour J ou encore Fréquenstar.

À la radio, Laurent Boyer est passé par Radio7, Le Poste Parisien, Kiss Fm, 95.2, puis Europe 1 (C’est pour rire, le Top 50, Espace Rêve) et Europe 2 (Le Brunch…). De l’an 2000 jusqu’à l’été 2010, il anime l’émission la Tête dans les étoiles sur RTL. Émission dans laquelle il reçoit chaque jour une star souvent très connue. Des auditeurs doivent ensuite répondre à des questions sur cette célébrité. Depuis la rentrée 2010, il anime un tout nouveau jeu consacré à l’Histoire de France (Le grand Quiz des Histoires de France) chaque dimanche entre 13h30 et 14h30, en compagnie de l’historienne Clémentine Portier-Kaltenbach.

Le 16 avril 2005, entre Rennes et Paris, Laurent Boyer est victime d’un accident de voiture d’une rare violence ou il fut l’unique rescapé.

En 2007, il passe une audition d’animateur du jeu Êtes-vous plus fort qu’un élève de 10 ans ? sur M6, avec Stéphane Rotenberg et Mac Lesggy, mais on leur préfère Roland Magdane. En 2010 il présente l’émission Que sont devenues nos stars sur M6.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsIl fait aussi une apparition, jouant son propre rôle, dans la série télévisée H, épisode 19 de la Saison 2.

Le 10 décembre 2010, après vingt-trois ans passés sur M6, Laurent Boyer annonce son départ pour la chaîne France 3 où il animera à partir du 31 janvier 2011, Midi en France une émission quotidienne en direct à la découverte des régions françaises.

Dès le 14 mars 2011, il présente Tous vos amis sont là (émission déjà présentée par Stéphane Bern et Olivier Minne) sur France 3.

Il présenta l’Eurovision sur France 3 avec Catherine Lara.

Le 9 mai 2011, il présente En route pour l’Eurovision avec Catherine Lara sur France 3.

Laurent Boyer n’a interviewé Mylène qu’une fois, mais cet entretien reste l’un des plus importants dans le parcours télévisuel de la star. Outre le fait qu’elle ait accepté d’y parler longuement, cela reste à ce jour la seule et unique fois où une équipe de télévision a été invitée sur le tournage d’un de ses clips.

Comment as-tu obtenu le luxe suprême de non seulement interviewer Mylène Farmer, ce qui est déjà énorme en soi, mais en outre de le faire sur le lieu de tournage de son clip ?
En fait, on a souvent demandé des interviews de Mylène à sa maison de disques, et un jour, on nous téléphone, et on nous propose de partir à Budapest pour la rencontrer et assister au tournage de son nouveau clip événement. Evidemment ça ne se refuse pas ! D’autant que c’était tous frais payés par Polydor, ce qui tombait plutôt pas mal vu qu’à l’époque on n’avait pas trop de moyens. M6 n’avait que quatre ou cinq ans et très peu d’émissions autofabriquées.

Combien de temps as-tu passé là-bas ?
Deux jours et trois nuits si je me souviens bien.

Tu mangeais et dormais avec l’équipe ?
Oui. On était tous logés dans ce sublime palace à Budapest… Je ne me rappelle plus comment il s’appelle. Tout le monde se retrouvait autour d’une table le soir. C’était très sympa.

Tout le monde ? Même Mylène ?
Oui bien sûr. Mylène, Laurent Boutonnat, l’équipe technique, mon équipe télé et les gens de Polydor.

Comment était Mylène dans ces moments-là ?
Très peu expansive. Elle est vraiment comme ça, je crois. C’est sa nature.

Et en journée, ça se passait comment ?
Très bien. Vraiment. On avait le droit de filmer ce qu’on voulait. On se baladait sur le tournage du clip avec notre caméra et on filmait ce qu’on voulait. Je n’ai pas souvenir de la moindre restriction. Tout le monde était vraiment disponible pour nous. Y compris Laurent Boutonnat, qui avait pourtant beaucoup de boulot – c’était un clip à gros budget.

C’est pourtant quelqu’un qui va peu vers les médias, encore moins que Mylène. On ne l’a plus entendu ou vu depuis neuf ans.
Je sais, mais avec nous, ça s’est fait tranquillement. On allait vers lui et il prenait le temps de répondre à nos questions. Vraiment dispo.

Le clip de « Regrets » a été tourné en même temps que celui de « Désenchantée », as-tu également assisté un peu à son tournage ?
Non. On a assisté « uniquement » à celui de « Désenchantée ».

Comment était Mylène pendant ce tournage ?
Je lui ai trouvé beaucoup de témérité et de volonté. Il faut savoir que les conditions de tournage n’étaient pas évidentes : il faisait très froid. Mais je ne l’ai jamais vue se plaindre et jamais je ne l’ai vue lâcher.

Et pour ce qui est de l’enregistrement même de l’interview ?
Je l’ai trouvée très renfermée sur elle-même dans un premier temps, puis elle s’est débridée peu à peu. Elle a fini par se livrer. Il a fallu du temps, mais elle s’est ouverte. Je crois qu’elle a été totalement sincère.

enconc15-214x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEVous avez diffusé une image prise hors interview pendant laquelle on vous voit côte à côté, attendant de reprendre l’entretien et vous ne dites pas un mot. Toi tu prends le soleil et Mylène semble un peu perdue, elle ne sait pas trop ou poser son regard. Vous ne vous parliez pas entre les prises ?
Si bien sûr. On parlait beaucoup. Je crois même que Mylène a fini par me tutoyer au bout d’un moment. Le plan dont tu parles a été conservé pour le fun. Il est assez marrant à regarder justement parce qu’il est silencieux. Mais en fait, à ce moment-là, il y avait une petite éclaircie dans le ciel et on en profité pour prendre un peu le soleil. Il faisait vraiment froid !

Mylène et son staff avaient-ils des exigences quant à la manière de filmer ?
Non, pas que je m’en souvienne. J’ai vraiment le souvenir d’une totale liberté. Et puis tu sais, on a profité du fait que toute son équipe technique était là pour utiliser son ingénieur lumière.

Après diffusion du document, as-tu eu des échos de Mylène ?
Je crois qu’elle a aimé.

Comment se fait-il que son portrait ne soit jamais rediffusé la nuit, comme les autres ? Même lorsque vous faites un best-of de l’émission, elle en est absente. Pourquoi ?
Je pense que ça a été bloqué à sa demande, mais je n’en suis pas sûr (ndlr : la chargée de production de « Frequenstar » nous a confirmé que les images ont été bloquées par le management de Mylène).

Pourquoi n’a-t-elle jamais refait de « Fréquenstar » ?
Je ne sais pas. Ce n’est pas faut de l’avoir invitée en tout cas (rires). Y compris pour « Graines de star ». Mais à chaque fois, c’est une fin de non recevoir. Je ne m’en offusque pas, j’ai déjà eu l’incroyable honneur de faire celui-là. Mais j’avoue avoir été surpris quand j’ai vu qu’elle accordait une interview à une chaîne du câble et du satellite. Les Dutronc, Goldman ou Hallyday qui, comme Mylène, se font rares en télé, ont quand même faut plusieurs « Fréquenstar ». J’adorerais en refaire un avec elle !

Malgré le fait que tu ne l’aies interviewée qu’une seule fois, on fait souvent appel à toi pour témoigner quand un sujet se monte autour de Mylène (« Plus vite que la musique », « Mister Bizz »). Comment l’expliques-tu ?
Je crois que ce portait est devenu culte. On m’en parle encore, douze ans après ! On a reçu beaucoup de courrier après sa diffusion. Encore aujourd’hui, beaucoup de fans nous écrivent pour nous demander sa rediffusion. Je crois que ça a vraiment marqué les esprits. Tu sais, quand un gars prépare un sujet sur Mylène, il doit se dire : « Tiens, Boyer a passé plusieurs jours avec elle et il a fait une longue interview, c’est rare, il doit avoir des choses à dire ». Et puis il y a aussi cette fabuleuse histoire avec Alizée qui voulait être graine de danseuse et qui s’est retrouvée graine de chanteuse pour finalement devenir une star.

D’ailleurs tu as retrouvé à la fois Alizée et Mylène sur la scène du zénith de Lille en novembre 2000 pour les M6 Awards. En as-tu profité pour inviter Mylène à un prochain « Fréquenstar » ?
Non. Je ne l’ai vue ni avant ni après le show. On ne s’est vus que sur scène.

L’as-tu revue depuis ?
Oui, je l’ai croisée deux fois, au restaurant. Une fois il y a deux ou trois ans, et l’autre l’an dernier.

Et là, as-tu pu lancer ton invitation ?
Non, je l’ai saluée rapidement, c’est tout. Tu sais, si elle a envie de refaire un « Fréquenstar » ou autre chose, elle me le fera savoir. Je pense, ou du moins j’espère, qu’elle sait que je suis à sa disposition. Si elle me dit qu’elle a envie de faire ça, je le fais.

Artistiquement parlant, que penses-tu de Mylène ?
J’aime beaucoup « XXL ». Je trouve que tout ce qu’elle fait est très bien fait.

illogical-rayonsA-t-elle une place particulière parmi les nombreux invités que tu as reçus ?
Bien sûr. J’en garde un souvenir ému, d’autant que c’était à son initiative et qu’elle s’est livrée. Et puis, il faut savoir que c’est avec cette émission que « Fréquenstar » est né. Avant, c’était une émission en plateau. L’interview de Mylène était la première qu’on tournait en extérieur. En rentrant de Budapest, dans l’avion, j’ai eu l’idée d’en faire la marque de fabrique de l’émission. Je lui dois beaucoup pour ça. D’ailleurs, pour les dix ans de « Fréquenstar », j’aurais bien aimé faire un nouveau portrait avec elle pour boucler la boucle, mais ça ne s’est pas fait.

Extrait de la newletter de Mylène Farmer et vous – 2003

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Mylène, Kazuchika Kise et Shuichi Hirata

Posté par francesca7 le 23 juillet 2012



réalisateurs et producteur du
clip de Mylène, « Peut-être toi »,

Mylène, Kazuchika Kise et Shuichi Hirata dans Mylène et L'ENTOURAGE Clipo_37_PeutetretoiDates de production : avril 2006 (2 mois) Lieu de production : les studios IG au Japon . Le Clip est une petite révolution à lui tout seul. C’est la première fois que la chanteuse s’essaye au genre manga, en faisant appel à trois maîtres du genre. Entretien exclusif avec le porte-parole des studios IG.

Confidences et interviews des Studios IG (Réalisateurs) : Le clip Peut-être toi

Quand le studio « Production IG » a-t-il été créé ?
En 1987, par Mitsuhisa Ishikawa (le I de IG) et Takayuki Goto (le G de IG), qui étaient alors respectivement chef de produit et réalisateur d’animations. A l’époque, le studio s’appelait IG Tatsunoko, il a changé de nom en 1990 pour devenir « Production IG ». Parmi nos titres, nous comptons « Patlabor the movie » (1989), « Please save my earth » (1990), « Ghost in the shell » (1995), « Blood the last vampire » (2000), « Jin-Roh » (1999), les animations dans « Kill Bill : Vol. 1 » de Quentin Tarantino (2003), « Innocence » (2004). Plus récemment, nous avons réalisé la série télé « Le chevalier d’Eon » (2006), « xxxHolic » (2006), et le dernier film de Mamoru Oshii, « The amazing lives of the fast food gifters » (2006).

Pouvez-vous nous présenter rapidement les réalisateurs du clip « Peut-être toi », Naoko Kusumi, Kazuchika Kise et Shuichi Hirata ?

3-172x300 dans Mylène et L'ENTOURAGENaoko Kusumi est metteur en scène. Elle a longtemps travaillé pour le prestigieux studio Madhouse, comme assistante à la mise en scène sur des films aussi célèbres que « Kamui no Ken de Rintaro (Dagger of Kamui) » en 1985, ou encore « Yoju Toshi » de Yoshiaki Kawajiri (« Demon Beast City », « La cité interdite » en français, en 1987). Elle a retrouvé Rintaro en 2001 pour « Metropolis » et en 2004, elle a dirigé les séquences en trois dimensions dans « Innocence » de Mamoru Oshii. Kazuchika Kise est dessinateur et responsable des animations. Après avoir travaillé chez Anime R, il a rejoint IG Tatsunoko au début de notre aventure. Sa filmographie inclut la série télé « Blue seed » et les longs-métrages « Patlabor the movie » et sa suite, « Ghost in the shell », « Jin-Roh », « Blood the last vampire », « Innocence »… Shuichi Hirata est directeur artistique. Il a collaboré à un grand nombre de films de qualité, travaillant avec Mamoru Oshii sur « Patlabor the movie » et sa suite, ou encore « Ghost in the shell », pour lequel il s’est occupé du fond sonore. Il a été le directeur artistique de Rintaro pour « Metropolis », tiré du manga de Osamu Tezuka. Il a également travaillé avec Isao Takahata pour « Grave of the fireflies » (1988) et avec Rintaro pour « X » (1996). Pour Production IG, il a participé à « Innocence » et « xxxHolic » et en 2005 à « A midsummer night’s dream ».

Quand Mylène Farmer vous a-t-elle contacté pour la vidéo de « Peut-être toi » ? L’avez-vous rencontrée personnellement ?

Tout a commencé aux alentours d’avril dernier (ndlr : il s’agit donc d’avril 2006), quand les agents de Mylène ont pris contact avec Geneon Entertainment (USA) Inc. (ndlr : Geneon est une société de production est de distribution spécialisée dans l’animation japonaise). Malheureusement, il nous a été impossible de la rencontrer pour deux raisons : la distance considérable entre la France et le Japon, et le peu de temps dont nous disposions pour réaliser le clip.

Aviez-vous déjà travaillé avec d’autres artistes ?

Notre studio a fait un clip pour la chanteuse russe Linda. Nous avons également réalisé des séquences pour le spectacle de Yuzu, un célèbre duo japonais.

Mylène Farmer a-t-elle participé à la conception du story-board ? Comment avez-vous imaginé l’histoire ?

Nous savions qu’elle admirait « Ghost in the shell », et qu’elle était fascinée par l’atmosphère sombre et la qualité esthétique du film. Mylène nous a dressé quelques indications de base. Ensuite, lorsque nous lui avons présenté le story-board, nous avons discuté de certains détails que nous avons fait évoluer en conséquence, mais sans modifications radicales. On nous a en effet laissé une très grande liberté créatrice. Il était clair, du côté de Mylène, qu’elle avait dès le départ tout à fait confiance en notre équipe.

Vous a-t-elle donné des instructions particulières ? A-t-elle fait part de désirs concernant la mise en scène, par exemple ?

Nous avons reçu des instructions détaillées pour le personnage animé en ce qui concernait sa coiffure, les couleurs et l’image d’ensemble. Pour la mise en scène, on nous a expressément demandé de créer un style cinématographique, comme dans un long-métrage.

A combien se montait votre budget ?

Ah ça… C’est un petit secret !

Avez-vous traduit les paroles avant de faire le clip ?

Nous avons reçu la traduction des paroles et l’élément d’espoir qu’elles contenaient a été crucial dans la création du story-board. Mais la musique et le rythme se sont également révélés une source d’inspiration capitale pour l’équipe.

Combien de temps a-t-il fallu pour réaliser le clip ?

Environ deux mois.

Comment le sujet et le décor ont-ils été choisis ? Êtes-vous partis d’une héroïne de manga particulière pour créer le personnage de Mylène Farmer ?

L’image a été décidée par Mylène et nous avons travaillé à sa mise au point. Il n’y avait pas de modèle spécial, que ce soit de manga ou d’anime (ndlr : l’anime est le terme employé pour désigner le dessin animé, par opposition au mange, réservé à la bande dessinée).

Avez-vous utilisé des photos ou des vidéos de la chanteuse ?

Nous avons pris comme point de départ des vidéos et des photos de plateau puis nous avons soumis notre projet à l’équipe de Mylène et procédé à quelques ajustements en suivant leurs instructions. Il est toujours délicat de reproduire des personnes réelles dans une animation.

L’absence de dialogues a-t-elle été une difficulté supplémentaire ?

Non, car d’un point de vue pratique, cela veut dire pour le réalisateur qu’il n’y a pas besoin de se préoccuper du mouvement des lèvres !

Au montage, vos a-t-il fallu couper des scènes que vous auriez aimé conserver ?

Non, nous en avons seulement raccourci quelques-unes.

Comment Mylène a-t-elle réagi à la version finale du clip ?
Elle a été… enchantée !

Interview émanant de Mylène Farmer et vous – 2006

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Mylène Farmer et Isabel Snyder

Posté par francesca7 le 14 juillet 2012

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Isabel Snyder (Photographe)

Pochette de Les mots

Cette photographe de grand talent, qui a photographié Mylène Farmer à l’occasion de la sortie de « Les mots », a eu l’extrême gentillesse de nous accorder cette mini-interview. Allons-y…

Les débuts
J’étais dans la photographie de mode depuis 1985 et j’ai commencé à faire des portraits quand je me suis déplacé en Californie.

La rencontre
J’ai été contacté afin de photographier Mylène Farmer pour la pochette de son disque. C’est toujours très saisissant pour moi d’être en présence de grands artistes. L’atmosphère est tout simplement « vibrant ». Une sorte de « chatouillement » !
Avoir Mylène Farmer et Seal devant mon objectif était un véritable spectacle pour mes yeux ! Tout les deux ont été très professionnels : en tant que réel artiste, quand vous « travaillez » une photographie, elle doit représenter parfaitement ce que vous avez dans l’esprit et dans le cœur. Il y a toujours un investissement de toute votre énergie.

Mylène
Je connaissais sa musique, mais je ne l’avais personnellement jamais rencontrée. Elle m’est apparue, la première fois, comme une personne timide et douce, avec une attitude très singulière, très honnête. Mais une fois devant mon objectif, c’était une autre face d’elle qu’elle révélait.. Elle était comme ouverte et devenait très espiègle, très créative. Je devinais le « performer » en elle.

En quelques mots
Féminine, humaine, créative.

La sélection des photos
Mylène Farmer a gardé tout les clichés et est libre de les utiliser comme elle le souhaite.

Pourquoi la pochette de « Les mots » ?
C’est une décision de la maison de disques ou du management de Mylène Farmer.

Vos projets
Je travaille sur un documentaire consacré à des arbres que j’irais photographier au Sri Lanka à la fin de l’année. Je travaille aussi un projet photographique, « Plus grand que la vie », axé sur le corps humain.

Travailler à nouveau avec Mylène Farmer ?
Bien évidemment ! 

Bulledechagrin.free.fr – 2005

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Mylène Farmer et Laurent avec les défunts

Posté par francesca7 le 23 juin 2012


 Mylène Farmer et Laurent avec les défunts dans Mylène et SYMBOLISME DSCF0017-225x300                  Deux des clips de Laurent Boutonnat mettent en scène leur héroïne en tant que personnage défunt : A quoi je sers et Regrets. La diégèse des clips en question se situe dans un au-delà rendu d’une manière stylistique assez identique : un noir et blanc surexposé et des paysages déserts. Pour rendre l’aspect irréel et post-mortem de l’au-delà de A quoi je sers, Laurent Boutonnat use d’une symbolique biblique, qui met en scène un mystérieux passeur sur un fleuve qu’on reconnaîtra comme étant le Styx, fleuve des enfers. La venue de personnages morts dans les précédents clips, comme le capitaine de Libertine II, sa rivale ou le toréador de Sans logique accentue le statut de défunte de l’interprète à laquelle ils se joignent. Dix ans plus tard dans Parler tout bas (1999) Boutonnat s’attache à décrire, à nouveau dans un monde mi-réel mi-imaginaire, le passage d’une jeune fille à l’âge adulte. Loin de la poésie dont il avait fait précédemment preuve avec l’usage d’une symbolique relativement juste et discrète, Laurent Boutonnat quelques années après s’être illustré avec les clips de Mylène Farmer fait avec Parler tout bas (2000) un clip uniquement peuplé de symboles. Ici aucun d’eux n’est au service d’une histoire et seul le basculement de l’enfance vers l’âge adulte justifie leur emploi. Du point de vue des éléments filmés, on pourrait lire ce clip comme une suite du précédent réalisé par Boutonnat : Moi…Lolita (1999).

 Le jeune homme amoureux d’elle dans le premier opus revient dans celui-ci, et alors qu’elle le rejetait à l’époque, le garçon trouve à présent devant lui les bras grands ouverts de la protagoniste ; preuve du passage de la jeune fille à l’âge adulte. On peut remarquer aussi que Parler tout bas commence dans une maison en ruines jonchée de jouets cassés et de boue, probablement celle qu’habitait la jeune femme alors enfant dans Moi…lolita. Le champ désert et boueux qu’elle traverse pour enterrer sa vie d’enfant ressemble lui aussi aux champs d’orge du premier « épisode ». Mais ici la reprise de ces éléments se fait dans un contexte plus onirique qui rappelle celui de Plus Grandir (1985). Parler tout bas ressemble justement à un rêve ; ou plutôt à un cauchemar de petite fille qui ne voudrait pas devenir grande, tout comme Plus grandir. Les lieux que traversait la jeune fille dans Moi…Lolita étaient autant peuplés, ensoleillés et vivants que ceux qui leurs correspondent dans Parler tout bas sont déserts, pluvieux et désolés. Après avoir enterré son ours en peluche sur lequel elle plante une croix de bois, la jeune fille rejoint une dizaine de poupées géantes symbolisant on l’imagine l’accompagnement éternel de l’âme d’enfant dans sa vie d’adulte. La grossièreté des symboles de Boutonnat dans cette période non-assumée de sa carrière a pour mérite de justifier l’emploi que le réalisateur faisait d’une symbolique qu’il a toujours dit ignorer.

 Signé J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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Mylène et les superlatifs

Posté par francesca7 le 9 avril 2012

 

Mylène et les superlatifs dans Mylène et des CRITIQUES MF80_109aMylène Gothique. Dès son deuxième succès, Plus grandir, en 1985, le décor est posé: cimetière nappé de brume et maison hantée. Outre l’hôpital psychiatrique, cette topographie farmérienne s’enrichira encore de mornes plaines enneigées, sortes de no man’s lands tarkovskiens. Farmer s’inspire du gothique et du spleen du XIXe. Elle aime Poe et lui dédie une chanson (Allan), relit Baudelaire et le met en musique (L’horloge).

Vous ne la verrez jamais en couple, heureuse, dans ses clips. Ses amants sont au mieux fusillés, au pire déjà morts. Ainsi, son beau duo avec Jean-Louis Murat, Regrets, en 1991, est filmé dans un cimetière. Lui est vivant, elle déjà trépassée… Pas étonnant que Farmer soit inexportable aux Etats-Unis. Pendant qu’elle boit la ciguë des amours mortes, Madonna croque les hommes comme des sucettes, avec conviction et optimisme.

Issu de http://www.hebdo.ch/  

 

MF2000_133a dans Mylène et des CRITIQUES

Mylène Catin. Contrairement aux apparences, la chair est triste chez Farmer. Mylène s’ennuie. C’est pour cela qu’elle revient chaque fois à la chanson. Pour combler un «vide insupportable» et le sentiment «de n’être rien». Trop consumée de chagrin pour une libertine (qui, par définition, ne s’attache pas à ceux qu’elle consomme), elle est plutôt nécrophile.

Bien sûr, ses chansons ont le piquant des amours à la française: clin d’oeil saphique, évocation de la sodomie, nudité bien dosée. Mais plus qu’une invite à la gaudriole, «Je suis libertine, je suis une catin» parle plutôt de la liberté de disposer de son corps. Libertaire et libérée, avec emphase.

Mylène Pantin. Lorsqu’on la regarde sur les plateaux de télévision, au début des années 90, elle ressemble au David Bowie de la pochette de Heroes. Même expression figée d’automate. Et les chorégraphies qu’elle invente se déroulent comme du papier à musique. Mylène Farmer revient sans cesse à l’image de la poupée. En 1987, dans Sans contrefaçon, elle est un Pinocchio auquel Zouc donne vie. En 1997, elle reprend La poupée qui fait non de Polnareff.

En 2008, sur la pochette de Point de suture, une poupée rousse charcutée par des bistouris… Le corps farmérien est celui d’un pantin blessé. Un fétiche dont la chair molestée a fonction d’exorcisme. Ses démons, Mylène leur a donné le visage des sculptures du Lausannois Martial Leiter: des épouvantails en forme de corbeaux qu’elle décapite rageusement dans Fuck them all (2005).

Autant de visages Du temps (titre de son dernier single). Son ennemi numéro un, celui qui peu à peu démembre la poupée «qui fait non» et ne veut «pas grandir». On sait que cela finira dans la douleur et la folie, mais on continue de regarder, fascinés. Parce que ce combat est aussi le reflet du nôtre.

issu de l’article sur : http://www.hebdo.ch/mylene_a_mort_133469_.html

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Mylène a effectivement grandi

Posté par francesca7 le 22 mars 2012

 

Mylène a effectivement grandi dans Mylène et SYMBOLISME Mylene_Farmer_0011496Le clip de Plus Grandir Live peut être lu comme la réponse à cette chanson écrite par la chanteuse cinq ans auparavant, en 1985, alors qu’elle était encore dans un anonymat certain. Malgré ces demandes, Mylène FARMER a bel et bien grandi, elle est devenue une star, et c’est le seul clip qui le montre. Cet effet rétrospectif sur le début de sa carrière la rend attendrissante, car erronée. Une deuxième lecture plus cohérente avec cette étape de sa carrière peut être faite : Mylène FARMER et Laurent Boutonnat ne voudraient plus grandir, au sens figuré. Arrivés au sommet d’une œuvre, on ne peut plus maintenant que décroître, ayant créé une œuvre déjà complète et diverse. Le duo se trouve dans la position où il faut tout arrêter pour tout reconstruire, ou la redondance les guetterait inéluctablement. Plus Grandir n’est donc pas un choix, mais une contrainte pour eux. Cette hypothèse est vérifiée dans le sens où Mylène FARMER en concert et A quoi je sers signent la fin de leur première carrière commun, autant dans le sens artistique que symbolique, ainsi que sur le plan de l’écriture. Rappelons que dans le long métrage et Allan, le décor et les spectateurs brûlent sous le regard sans pitié de la chanteuse, que le final est un adieu, que A quoi je sers met en scène leur suicide artistique, et que le dernier réel clip en date, Sans Logique, est le seul à se terminer par le mot « FIN ».

 

Fin d’une première carrière pour deux artistes qui ne veulent plus grandir, pour ne pas mourir de n’être plus achetés, pour ne pas souffrir de n’être plus aimés… si ça avait continué.

 

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Mylène et Plus Grandir (Live)

Posté par francesca7 le 16 mars 2012

 

Concentré d’émotions du concert, un flash-back avec un recul nostalgique sur un premier spectacle.

Mylène et Plus Grandir (Live) dans Mylène et SYMBOLISME Plus Grandir Live sort 10 mois après Allan Live, afin de promouvoir la sortie du film en septembre 1990, presque un an après la fin de la tournée. Passée quasiment inaperçue en 1985, on peut imaginer que Mylène FARMER ai voulu donner une seconde chance à cette chanson, la première dont elle écrit les paroles.

 Le pari du clip était de résumer un contenu aussi intense et complet que celui de Mylène FARMER en concert en un clip de 5 mn. Plus Grandir Live, tout comme Allan, ne figure pas sur le live, sûrement par soucis commercial, les clips étant exploités indépendamment des autres chansons, et vendus sur une cassette vidéo (les clips III) où figuraient aussi les clips Sans Logique et A quoi je sers. Pour servir de promotion au long métrage, Laurent Boutonnat décide de transmettre l’univers complexe de son concert par un des extraits : Plus Grandir Live. Mais comment faire passer l’ambiance, le morbide, le gigantisme, la tristesse aussi du film sans en dévoiler les extraits sonores ?…

 Tout commence par la signature des clips extraits du live : le ciel  enfumé, sur lequel se découpe la silhouette du moine capucin marchant dans l’herbe. En contre-plongée, l’immense grille du cimetière vers laquelle il se dirige s’offre aux spectateurs. […] Dans un lapse de temps assez restreint, les grilles s’ouvrent, Mylène apparaît et descend les marches de son funèbre décors.  Les grincements des grilles se mélangent aux chants grégoriens, aux percutions et à l’introduction de la chanson originale Plus Grandir. Les images sont celles de Mylène chantant, accompagnée ou non de ses danseurs. Ces moments ont pour effet de monter une certaine tension que soutient le phrasé de Mylène FARMER dans ses plaintes. Ces instants trouvent leur réponse pour les refrains, où les moments forts du concert se succèdent à un rythme qui s’accélère. C’est ici qu’on se rend compte de la somme de moyens et d’imagination qui a été nécessaire à la conception du spectacle…

 

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Mylène Farmer et l’Annonciation

Posté par francesca7 le 7 mars 2012

 l’AnnonciationLa grossesse d’un enfant au père incertain. Un premier texte choc… rédigé par Jodel St marc.

 

Mylène Farmer et l'Annonciation dans Mylène et SYMBOLISMEEntièrement écrit et composé par Laurent Boutonnat, L’Annonciation est la chanson figurant en face B de On est tous des imbéciles, chanson écrite par Jérôme Dahan au début 1985, par ailleurs auteur des paroles de Maman à tort. L’Annonciation est la première chanson de Laurent Boutonnat (qui avait jusque là seulement co-signé la composition de Maman a tort). Une entrée fracassante dans le petit monde de la variété française avec cette chanson très triste faisant un rapport étrange entre ‘histoire de la bible et celle de la jeune fille, qui pleure pour la première fois derrière un micro : Mylène FARMER, alors âgée de 24 ans.

 

L’Annonciation est un des titres de tableau baroque les plus usités par la peinture européenne, notamment au XIVème et XVème siècle. Elle retranscrit le plus souvent l’archange Gabriel annonçant à Marie sa grossesse et la prochaine naissance de Jésus (alors que ce 25 mars, elle n’a que 15 ans) par Yahvé (Dieu). Ce qui explique entre autre l’emploi du « saint esprit » et « l’ange m’a fait croire au bonheur » par l’auteur dans le premier couplet. Ici, l’annonciation qu’entend la jeune fille à l’air de venir de l’enfant qu’elle porte et dont la provenance nous échappe. Cependant, certains indices nous renvoient au viol, à l’amour paradoxal pour le père biologique de cet enfant, mais aussi aux conséquences de la perte de la virginité et aussi à la fausse-couche, et à l’enfant mort-né. Enfin, les dernières lignes renvoient au suicide, inéluctable, de la mère incapable d’aimer un enfant probablement héritier de tant de névroses.

 

MF80_153a dans Mylène et SYMBOLISMEUne recherche importante à noter, c’est que dans la plupart des Annonciations de la Renaissance, Marie est en train de filer de la laine pour le voile du temple de Jérusalem lors de l’arrivée de l’archange (voile qui se déchirera lors de la crucifixion de Jésus). Le thème du voile et du fil qui se casse provient des trois parques de la mythologie grecque : Cotho, Lachesis, et Atropos, autrement appelée les moires. C’est donc probablement pour évoquer une nouvelle fois cette idée que Mylène FARMER avait initialement décidé de nommer son album sorti en 1999 Mes Moires au lieu de Innamoramento.

 

(Les moires symbolisant la naissance, la vie et la mort : avec celle qui fabrique le fil, celle qui le tisse et la dernière… qui le casse).

 

La chanson n’est jamais reparue, ni dans un best-of ni dans un Live, étant l’entière propriété du label RCA sous lequel travaillait Laurent Boutonnat. Depuis le rachat du catalogue par Polydor, la seule chanson rachetée à été Maman a tort. Ce qui fait de l’Annonciationune chanson rarissime très difficile à se procurer vu le faible nombre de pressages et de ventes du 45 tours en 1985. Cote approximative : 700 f. de l’époque. (environ 100 €uros)/

Signé J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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Mylène et Abel Ferrara

Posté par francesca7 le 24 février 2012

 

Fichier:Abel Ferrara.jpgAbel Ferrara, parfois crédité comme Jimmy Boy L ou Jimmy Laine (né le 19 juillet 1951 dans le Bronx, New York) est un réalisateur et scénariste américain.

Il grandit à Peekskill, New York et rencontre à l’école Nicholas St. John, avec qui il écrira la plupart de ses films. Il commence en réalisant des films amateurs en Super 8 sous le pseudonyme de Jimmy Boy L. jusqu’en 1979. En 1979, sa carrière commence vraiment avec son film d’horreur Driller Killer, qui, remarqué par William Friedkin, lui offrira la possibilité de tourner son deuxième film, L’Ange de la vengeance, avec un budget plus élevé. En 1985, après avoir réalisé New York, deux heures du matin, Ferrara réalise deux épisodes de Miami Vice (« The Home Invaders » et « The Dutch Oven »), et c’est durant cette période qu’il se lie d’amitié avec Michael Mann. En 1987, il se relance dans les films new-yorkais. The King of New York sort en 1990 et est suivi, deux ans plus tard, par le controversé Bad Lieutenant, ces deux films ont remporté un succès public important et ont assis sa réputation de cinéaste. Durant les années qui suivront, Ferrara continue à tourner sans vraiment retrouver le succès de The King of New York et Bad Lieutenant.

Depuis le début de sa carrière, Abel Ferrara s’est souvent entouré du scénariste Nicholas St. John, du compositeur Joe Delia, du frère de ce dernier, directeur de la photographie, Francis Delia et de l’actrice et scénariste feue Zoë Lund. Il a notamment offert des rôles importants à Béatrice Dalle (The Blackout avec Dennis Hopper) et Juliette Binoche (Mary). La plupart de ses films se déroulent à New York. Il déclare en 2012 travailler sur un film « sur la politique et le sexe » inspiré de l’affaire Dominique Strauss-Kahn, avec vraisemblablement Gérard Depardieu et Isabelle Adjani.

Abel Ferrara : « California »

« Adolescent, Abel Ferrara hésitait entre la musique et le cinéma, alors il n’a pas choisi : toute sa vie il a composé des chansons que l’on entend dans ses films ; réalisé des films comme on compose des concerts live destinés à se terminer en orgie générale (« l’Ange de la Vengeance ») ; joué lui-même des personnages comme un chanteur pop défoncé peut se lancer dans la foule en liesse (« Nine Lives of a Wet Pussy », « The Driller Killer ») ; acclimaté le clip sous forme d’apogée séquentielle dans ses grandes fictions (« King of New York », « Bad Lieutenant ») ; accordé un rôle narratif crucial à la chanson (« The Addiction », « The Blackout ») ; et tourné un certain nombre de clips : pour son musicien attitré, le génial rappeur de Philadelphie Schoolly D, mais aussi pour Keith Richards des Rolling Stones, pour The Phoids, pour Ben Folds Five… et pour Mylène et Abel Ferrara dans Mylène et L'ENTOURAGE MF80_192aMylène Farmer.

Le clip représente la pointe avancée de la réification fétichiste en régime capitaliste. Ferrara le sait et il aime ça. Comme Jean-Luc Godard lorsqu’il réalise un film d’après une chanson de Patrick Juvet, Abel Ferrara dénude le ressort fétichiste du clip et le transforme en instrument critique. Comment ? « California » répond à cette question : et si l’Ange de la vengeance était marié ? Le clip pourrait passer en ouverture de n’importe quel congrès féministe, on a rarement affirmé avec autant de violence que les rapports conjugaux étaient le fruit de la domination économique. À la faveur de cette représentation de la vie conjugale en exploitation sexuelle, « California » montre que, dans le monde de la réification, il n’existe pas plus de différence entre l’épouse et la pute qu’entre la femme et la pancarte publicitaire : la prostitution n’est pas une iconographie romanesque, c’est la vérité du rapport d’exploitation qui anime l’ensemble des dimensions de l’existence, de l’environnement urbain à la caresse conjugale, de la fête mondaine au fait-divers criminel. Dans ce monde-là, tous les corps sont interchangeables, et le montage métaphorique de « California » autorise l’un des plus beaux moments du cinéma de Ferrara, la répartition du même geste de séduction marchande sur 4 corps différents, beaux comme des sérigraphies d’Andy Warhol, clignotants comme des néons, exploités jusqu’à la mort. Abel Ferrara offre à Mylène Farmer la théorie de sa situation : dans ce monde-ci, les chanteuses sont priées de fermer leur gueule et de montrer leurs fesses, elles ne chanteront que si elles n’ont rien à dire et leurs petits refrains d’amour résonnent comme autant de ritournelles du silence.

Mais réciproquement, « California » en dit long sur Abel Ferrara : son cinéma procède toujours par dédoublement, les personnages s’y métamorphosent à force de somatiser des souffrances collectives, les films nous mènent souvent de l’image ordinaire d’une situation ordinaire à la version sinistrée et catastrophique qui en exhumera la vérité. C’est ce que l’on peut appeler la structure anamorphique des films de Ferrara, c’est ce que développe California et c’est bien ce que chante, “ dans l’rétro, ma vie qui s’anamorphose ”, Mylène Farmer, à ce jour la meilleure analyste de l’œuvre d’Abel Ferrara. »

Texte de Nicole Brenez pour Court-circuit (le magazine).

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Mylène Farmer de 1985 à 1989

Posté par francesca7 le 28 décembre 2011

MYLENE FARMER … 1985-1989

Mylène Farmer de 1985 à 1989 dans Mylène dans la PRESSE MF80_142aEn mars 1984 et aprés un an de recherche d’une maison de disque, Maman à tort sort chez RCA. La première édition du 45 tours montre un manque de budget visible ; Bertrand Lepage reprend en main le single et lui fournit une pochette en couleur, une version anglaise destinée à l’export, My mum is wrong ainsi qu’une version maxi. Le succés arrive, bien que modéré avec 100 000 exemplaires vendus. Le prochain single se prépare dès novembre 1984 et devrait s’intituler ‘Bip Be Bou Rock’n'Roll / L’Amour au Téléphone’ ; malheureusement, il ne paraîtra jamais. Dès février 1985, un nouveau single est en préparation : On est tous des imbeciles , écrit par Jérôme Dahan, tandis que Laurent Boutonnat signe la face B : l’annonciation. L’échec de ce dernier titre avec seulement 40 000 ventes provoque la fin de la collaboration avec RCA et le départ de Jérôme Dahan. Polydor reprend le duo et leur fournit de meilleurs moyens. Le 25 septembre 1985, Plus grandire sort dans les bacs. Mylène en a écrit le texte ainsi que celui de la face B : Chloé et désormais les textes de tous les singles suivants. Bien que ce single n’est pas un véritable succés commercial, le clip permet de marquer l’empreinte du duo dans le métier artistique. Mais ce n’est vraiment qu’en mars 1986, avec la sortie de Libertine couplé à Greta que la carrière de Mylène Farmer se lance. Le style du duo se forge dans le succés : Mylène a désormais une couleur rousse dans les cheveux et le clip en cinémascope de 11minutes montre les talents de réalisateur de Laurent ; et 370 000 exemplaires vendus. Arrive finalement le premier album, Cendres de lune, le 1er avril 1986, qui contient alors seulement 9 titres.

Tristana émerge en février 1987 (face B : Au bout de la nuit ); le clip, tourné dans le Vercors, est encore grandiose et définie désormais l’univers farmerien. Ce nouveau titre sera réinséré dans l’album Cendres de lune pour relancer les ventes. Le single suivant, Sans contrefaçon (face B : La ronde triste) est immédiatement un succés avec 500 000 exemplaires vendus : le clip qui ne sera fini que quelques temps aprés, mettra en scéne la commédienne Zouc. Ainsi sois-je… marque un contraste de ton avec les anciens singles ; il fera l’objet d’un couplage expérimental d’une nouvelle technologie : CDV-maxi. Le deuxième album, Ainsi sois je… voit le jour en avril 1988. Avec 1 700 000 ventes, il permettra à Mylène de recevoir son premier disque de diamant le 14 novembre 1989. Pourvu qu’elles soient douces sort le jour de son 27e anniversaire, le 12 septembre 1988. Le single reste l’une de ses plus grosses ventes avec 700 000 exemplaires et le clip est l’un des plus impressionnants par sa réalisation. Alors, le 19 novembre 1988, la récompense qu’elle reçoit lors des 4e Victoires de la Musique comme meilleure interpréte féminine de l’année la propulse au sommet. Suit Sans logique qui s’accompagne du magnifique Dernier sourir, puis un autre superbe single, A quoi je sers accompagné de La veuve noire.

 Attendu depuis décembre 1988, le tour 89 de 40 dates est un succés : débuté au Palais des Sports de Paris du 18 au 25 mai 1989, il s’interrompt pour un voyage de repos en Inde puis continue de septembre à décembre et termine le 7-8 décembre au Palais Omnisport de Paris-Bercy. A peine le tour fini, sort En concert, la vidéo du tour qui sera primée par le Prix Européen de la Vidéo Musicale. Allan live et Plus grandire live sont tiré de cet album live.

Parution sur http://www.melty.fr

 

                                                                      Gif fleurs tournesol

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