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Mylène Farmer la papesse du clip

Posté par francesca7 le 30 mars 2014

 

La chanteuse culte Mylène Farmer vient d’entamer une nouvelle série de concerts à Paris Bercy, qui sera suivie d’une tournée en province intitulée « Timeless ». L’occasion de revenir sur les 30 ans de carrière de la star, de ses audaces visuelles à ses rendez-vous manqués avec le cinéma en passant par ses influences, ses collaborations et ceux qu’elle a elle-même inspirés. La première partie de cette saga en 3 volets est consacrée à ses clips légendaires…

Aux origines du mythe…

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=RUQZZW2GrAA

 

C’est sur un clin d’oeil à Marilyn Monroe que Mylène Farmer s’affiche en 2012

pour son album « Monkey Me »

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En empruntant son nom de scène à Frances Farmer, une actrice américaine des années 40 entrée dans la légende tragiquement après un internement psychiatrique qui l’a détruite, Mylène Gautier, comédienne formée au Cours Florent et coutumière des spots publicitaires, inscrit son univers dans l’enténèbrement et la perversion dès 1984 et la sortie de son premier titre, Maman a tort. Dans cette comptine torturée, la chanteuse débutante avoue poliment à sa maman être tombée amoureuse de son infirmière. Si elle ne cache pas à cette époque rêver de devenir actrice, dédiant par exemple une chanson de son premier album à l’une de ses idoles, Greta Garbo, le succès immense qui la propulse en quelques années au rang de star de la chanson française la conduit naturellement à remettre ses ambitions à plus tard pour embrasser pleinement l’autre belle carrière qui s’offre à elle.

 

C’est Laurent Boutonnat qui la sort de l’ombre. Il débute lui-même à l’époque, avec seulement un long-métrage à son actif, La Ballade de la féconductrice, sorti en 1980 et projeté au marché du film à Cannes. Il est interdit aux moins de 18 ans… alors qu’il n’en a lui-même que 17 ! Il devient le compositeur, le pygmalion, le jumeau, « l’autre » de Mylène Farmer. Ils inventent ensemble un univers visuel unique, cinématographique, référencé et peuplé de personnages marquants, épaississant le mystère qui entoure la jeune femme et qui ne la quittera plus jamais.

 

Clipographie : Mylène vue par Laurent Boutonnat


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1986 - Libertine : court-métrage d’une dizaine de minutes, inspiré du Barry Lyndon de Kubrick, entré dans la légende en particulier grâce à ses scènes de nue qui ont fait scandale.

 

1987 - Tristana : deuxième court-métrage qui revisite le conte de Blanche Neige et les sept nains au coeur d’une Russie enneigée, et qui fait référence, entre autres, au Cuirassé Potemkine.

 

1987 Sans Contrefaçon : projetée en avant-première au cinéma Max Linder, cette vidéo raconte la relation ambigüe entre un marionnettiste et un pantin désarticulé, qui n’est pas sans rappeler l’histoire de Pinocchio.

 

1988 - Pourvu qu’elles soient douces (Libertine II) : suite de l’histoire de Libertine, se déroulant cette fois pendant la Guerre de sept ans. Il entre à l’époque dans le Livre des records en tant que clip le plus cher de l’histoire (3 millions de francs), le plus long (près de 18 minutes) et comportant le plus de figurants (500).

 

1989 - Sans Logique : dans une ambiance rappelant les tableaux de Goya, une femme trompée, habitée par le Malin, se lance dans une corrida meurtrière avec son amant, sous le regard fasciné et pervers de gitans abimés par le temps.

 

1989 - A quoi je sers ? : dans ce clip en noir et blanc, Mylène convoque les personnages qui ont peuplé ses premiers clips. Ils s’enfoncent ensemble au coeur d’ un rivage brumeux et incertain.

 

1991 - Désenchantée : devenu l’hymne de toute une génération, cette chanson forte, politique pour les uns, personnelle pour l’artiste, est illustrée par un clip qui propulse la star dans ce qui ressemble à un camp de concentration où la révolte est le seul espoir de survie jusqu’à une fuite vers le bout du bout du monde, jusqu’à l’infini.

 

1992 - Beyond My Control : le dernier clip réalisé par Laurent Boutonnat avant une longue période conduit Mylène au bûcher, en proie aux flammes, livrée aux loups, après avoir dévoré le cou puis le visage de son amant qui l’a trompée (lui aussi). On y entend la voix de John Malkovich, extraite du film Les Liaisons dangereuses, qui confesse « It’s beyond my control« .

 

2001 - Les Mots : pour la sortie de son premier best-of, elle enregistre un duo avec le chanteur britannique Seal. Laurent Boutonnat revient à cette occasion derrière la caméra pour les diriger. Perdu en mer sur un radeau, le couple est finalement séparé par les vagues, le courant emportant l’amant.

 

Redécouvrez ci-dessous le clip de Désenchantée :

 

Clipographie : Mylène vue par d’autres cinéastes

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/user/MyIeneFarmer

 

 

1992 - Que mon coeur lâche : dans ce premier clip aux allures légères, Luc Besson embarque sur Terre l’ange Mylène à qui Dieu donne pour mission d’enquêter sur ce qu’est devenu le sentiment amoureux. Réponse : il a été perverti par le sexe et détruit par le VIH. Le cinéaste joue au jeu de l’auto-référence en proposant une scène similaire à l’une de son film Nikita, sorti deux ans plus tôt.

 

1995 & 1996 XXLL’instant X & Comme j’ai mal : Marcus Nispel, devenu par la suite réalisateur de films d’horreur (Massacre à la tronçonneuseVendredi 13…), met en scène une Mylène plus libérée, que ce soit sur le devant d’un train roulant à vive allure au milieu des plaines californiennes, ou dans un New York envahi par la mousse.

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1996 - California : admiratrice d’Abel Ferrara, Mylène parvient à convaincre le réalisateur de la diriger aux côtés deGiancarlo Esposito dans les quartiers chauds de Los Angeles, sur un scénario qu’ils co-écrivent et qui met en parallèle le destin d’un couple de riches hollywoodiens et celui d’une prostituée et de son maquereau.

 

1999 - L’Âme-Stram-Gram : basée sur une légende chinoise, cette vidéo de plus de 7 minutes est dirigée par Siu-Tung Ching (Histoire de fantômes chinois) qui dispose d’un budget d’environ 900 000 euros. Aux abords de la Muraille de Chine, deux jumelles sont traquées par des bandits. L’une est kidnappée, l’autre cherche alors à la retrouver…

 

1999 - Je te rends ton amour : François Hanss, autrefois assistant-réalisateur de Laurent Boutonnat, plonge la star dans un bain de sang au milieu d’une église. Considéré comme blasphématoire, il est interdit d’antenne en version intégrale avant minuit. Il sort alors en VHS et le bénéfice des ventes est reversé au Sidaction.

 

2000 - Optimistique-Moi : cette fois, Mylène fait appel à un réalisateur de clips et de publicités, Michael Haussman, qui a notamment oeuvré pour Madonna. Il pousse la chanteuse au centre d’un cirque dont elle tente de s’échapper… comme par magie.

 

2001 - C’est une belle journée : à l’occasion de son premier clip animé, basé sur ses propres dessins, Mylène fait la rencontre de celui qui deviendra son compagnon, Benoît di Sabatino, un producteur spécialisé dans l’animation. Une suite sort deux ans plus tard sous forme de conte philosophique pour adultes, intitulé Lisa-loup et le conteur.

 

2005 - Fuck Them All : le premier extrait du nouvel album de Mylène, Avant que l’ombre…, est illustré par un clip signé par le réalisateur espagnol Agustí Villaronga (El mar).

 

1a2006 - Peut-être toi : après le dessin-animé, Mylène s’attaque au manga. Une sorte de Roméo et Juliettejaponisant qui se termine par la mort de deux amoureux, transpercés par la même flêche. La production est confiée à I.G., une société japonaise experte dans le domaine.

 

2009 - The Farmer Project : respecté dans le monde de la publicité grâce à ses réalisations classieuses pour des spots de marques de luxe, Bruno Aveillan est en charge de ce court-métrage composé de deux clips (Dégénérationet Si j’avais au moins…), d’ailleurs diffusé en avant-première ici même, sur AlloCiné ! On y découvre une Mylène créature extra-terrestre aux ondes sensuelles venue répandre l’amour sur Terre et libérer les animaux de leurs cages.

 

vue sur http://www.allocine.fr/article

 

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Beyond my control

Posté par francesca7 le 6 mai 2012

Paroles : Mylène Farmer

Musique : Laurent Boutonnat

+ d’infos sur cette chanson sur son site d’origine : SANS LOGIQUE.COM

Quoiqu’on en dise, cette chanson reste un zénith du duo Farmer-Boutonnat.
Il y a dans la musique d’hier et d’aujourd’hui quelques œuvres, quelques chansons où l’on sent qu’on est enfin arrivé au bout d’un chemin, qu’un sommet a été atteint au-delà duquel il est presque impossible d’aller, qu’un artiste a accompli sa mission d’artiste.

Beyond my control dans Mylène dans la PRESSE beyondmycontrol-picturediscDans « Beyond my control », il y a un peu de l’excitation du volet final d’une grande trilogie, de la fièvre de l’ultime duel avec son plus puissant adversaire, du goût du dernier chamallow du dernier paquet, et tout cela sans les battages publicitaires et les opérations de merchandising et de bandes-annonces qui polluent de beaux morceaux de l’art.
Ici, Mylène a atteint la dernière étape de son voyage au pays de la souffrance. Là où règnent sang, feu et larmes. Un monde où l’amour est dans les chaînes de la mort, où il y est perverti et recomposé pour devenir un serviteur de la destruction. C’est aussi une impasse, et une prise de conscience qu’un autre chemin doit être emprunté.

« Beyond my control » est l’histoire de la défaite totale d’une liaison amoureuse. Mais c’est surtout un choix de Mylène de ne pas se voiler la face devant le mal, de le ressentir jusqu’au bout, en vue d’une rédemption ultérieure. Démonstration.
La violence est immédiatement introduite avec la phrase abrupte, « it’s beyond my control ». Puis, sans la moindre transition, on enchaîne avec une mélodie de ballade, comme si Mylène fredonnait en toute simplicité. Mais la répétition du même dessin musical va se révéler être un élément de la création d’un climat de folie. Puis, dans le refrain, la longue plainte du synthé va se conjuguer aux sonneries de cuivres, à la flûte et aux guitares nerveuses pour créer une atmosphère de noire passion.

La voix de Mylène distille ce qu’il faut de fièvre et de fragilité, mais conserve encore dans la folie un timbre « noble ». Jamais Mylène n’a crié sur ses fans, facilité à laquelle les trois quarts des chanteuses modernes cèdent. Elle n’essaye même pas de gonfler sa voix, préférant souffler au creux de notre oreille tant les secrets qu’elle nous révèle sont intimes et brûlants.
Le texte, s’il n’est pas, au niveau de la poésie, le plus brillant que Mylène ait écrit, ne manque pourtant pas d’atouts pour être à la hauteur de la musique.

Il raconte donc la tragédie d’une sorte de Médée moderne, trompée par son amant, et le tuant dans un accès de folie. Mais Mylène choisit de prendre l’instant suivant immédiatement le carnage, juste cet instant où les dernières ombres du délire se confondent aux affres de la lucidité et de l’angoisse. Ce moment crucial où l’on prend conscience que le sang répandu partout macule aussi ses propres mains, et que ce n’est pas l’autre qui l’a fait couler, mais bien soi-même.

La prise de conscience se fait en fait en deux temps. Mylène, au début du couplet, n’a pas encore compris que son geste était le type même du geste irréversible. Elle parle encore au cadavre de l’homme, peut-être encore chaud sous ses mains, elle tente de le « rassurer » (mais qui veut-elle rassurer, sinon elle-même ?), qu’elle va « soigner ses blessures ». Elle essaye de se convaincre qu’elle peut encore revenir en arrière, qu’il n’est pas trop tard pour réparer le mal qu’elle a causé, que la vie (et sa relation avec l’homme) ne s’arrête pas là.

gifs musiquegifs musique Vaine tentative. On peut déjà comprendre pourquoi, dans le clip, on voit Mylène passer par toutes sortes de torture, pourquoi ce n’est pas du sado-maso-cuir gratuit : parce que c’est l’expression de sa souffrance intérieure, la brûlure du remord.
Au fur et à mesure qu’elle se rend compte de l’absence de portes de sortie à cette situation, la voix de la chanteuse trahit de plus en plus d’affolement, un trouble grandissant, jusqu’au moment où éclate le refrain.
« Tu n’as plus vraiment le choix ». L’absence de choix est criante, quel que soit l’aspect du récit que l’on prenne. La mort est vraiment la barrière qui sépare toute chose.

Mylène rêve encore d’une improbable « aube », quand l’homme va se réveiller, comme chaque matin, lui faire l’amour pour se faire pardonner, et ils seront à nouveau réunis.

Mais, cette fois, pour retrouver son amant, Mylène devra verser le sang une seconde fois : « je te rejoindrais peut-être ». Et, bien sûr, elle nous laisse à la fin du deuxième couplet sur cette éventualité angoissante.
Le premier couplet s’achève sur un gros plan sur les yeux de l’homme. Ils sont ouverts, fixes et froids. Mais, pour la chanteuse, ce sont ceux « d’un ange » : ça lui rappelle peut-être ces statues dans les églises aux yeux d’ivoire, reflétant un mystérieux au-delà. En tout cas, elle a compris que l’homme n’était plus de ce monde.

On sent le fantasme dans les deux couplets : lorsque Mylène emploie les temps futures pour désigner le plaisir et le présent pour désigner la douleur. En fait, pour limiter les désastres causés par la souffrance, elle imagine un plaisir qui en découlerait, comme une revanche contre le mal qui engendrerait alors le bien. C’est la même idée que dans « Je t’aime, mélancolie », mais elle n’empêchera pas Mylène de succomber au mal.

En fait, c’est surtout une acceptation du mal qui est en Mylène, qui est une condition à une rédemption dans l’avenir. Cela se conjugue avec le mythe de la Californie messianique, que l’on verra dans « Anamorphosée ».
« Lâche ». Alors là, l’ambiguïté plane. Ça peut vouloir dire : « espèce de lâche ! » ou « lâche-moi ! ». Dans la première solution, Mylène lui reproche de ne pas avoir résisté à la tentation de la tromper (voir le clip) avec un autre, voire même de ne pas s’être défendu contre Mylène et de s’être laissé massacrer comme un agneau…voire même de s’être enfui dans la mort et le repos éternel, la laissant seule avec ses souffrances ! Dans la deuxième solution, c’est l’aspect du remord qui prime, de la présence de l’homme, même mort, dans son esprit, une sorte de fantôme…

« Toujours en cavale » rappelle les frasques amoureuses du libertin, courant les filles mais revenant toujours à sa Mylène (« tu dis : j’ai besoin de tes bras »). On imagine bien la scène du fautif se jetant aux pieds de la belle pour lui implorer son pardon, avec pour seul et éternel prétexte que c’est plus fort que lui, qu’il ne peut maîtriser ses pulsions sexuelles.
Mylène répond de ces mots terribles : « Ne t’éloignes pas de mes bras ». Cette fois, tu ne me quitteras plus jamais ! Puisque tu jures de m’aimer vraiment et éternellement, je t’obligerais à tenir cette promesse…
« C’est plus fort que toi » fait écho à « it’s beyond my control ». Cette dernière phrase a été inspirée à Mylène par une adaptation américaine filmée des « Liaisons dangereuses » avec des acteurs très prestigieux comme Glenn Close ou John Malkovitch. C’est d’ailleurs ce dernier, avec son accoutumée « froideur passionnée », qui prononce la phrase reprise par Mylène dans un passage assez touchant où il rompt avec sa maîtresse, sans pouvoir lui cacher son amour.
Mylène reprend en fait le même dessin en l’exacerbant, puisqu’elle provoque une rupture absolue avec son amant, tout en étant éprise de lui plus que jamais.

Dans le deuxième couplet, si Mylène n’a pas encore nettoyé le sang sur ses doigts, elle a enfin compris que son amant était mort : « je veillerais ta sépulture ». Dérisoires promesses que l’on peut faire dans un tel cas. Le caractère faible de Mylène redevenue humaine s’oppose à sa force destructrice, lorsqu’elle a cédé à ses pulsions de mort. Il est toujours bien plus facile de détruire que de créer. Mais pourquoi l’homme est-il doué d’une si grande capacité de mort, face à sa si petite force créatrice ?
« Beyond my control » s’appuie aussi sur le mythe (inspiré encore des « Liaisons dangereuses ») de la femme carnassière, devenant par sa violence plus forte que l’homme, le battant sur son propre terrain. Mais elle a son point faible. Si les garçons se jettent à ses genoux, elle ne peut supporter qu’ils aillent chez une autre vamp. Alors, la passion qu’elle utilisait pour maîtriser les hommes se retourne subitement contre elle : elle y succombe, et paye sa lourde dette à l’amour. Elle s’aperçoit qu’elle ne peut se passer de son amant.

Revenons à la pulsion. Freud est l’incontournable du domaine. Ainsi, comme ce psychologue, Mylène montre à quel point nous sommes dominés par ces deux pôles qui nous déchirent et mènent nos vies : amour et haine, création et destruction. De même, Mylène est partagée entre ses sentiments pour l’homme et sa haine parce qu’il l’a trahi.
Cela rappelle la tragédie grecque d’Euripide : « les Bacchantes ». Ces femmes sont sous l’emprise d’un plaisir intense (symbolisé par le dieu Bacchus) et cause la mort autour d’elles. Elles s’éprennent du chanteur Orphée, et finissent par le couper en morceaux dans un accès de folie. Les fans extrémistes ne datent pas d’hier.

Tout ce qu’on a l’habitude de refouler explose dans le clip. Le sexe, la violence, la possession, et avec tellement de sensualité, tellement de beauté et de profondeur dans les couleurs qu’on ne peut qu’y adhérer. La violence avec laquelle les deux amants font l’amour, la sensualité avec laquelle Mylène tue l’homme, les loups déchirant des lambeaux de corps, est-ce cela le malsain ? Je ne crois pas. Ce clip est fait pour nous montrer que nous sommes tous des loups.

Beyond my Control dans Mylène 1991 - 1992 1223328365_mt_russieCe qui compte le plus pour nous ? Sexe et nourriture. Consommation. Les loups valent plus que nous. Ils sont aussi sauvages et moins gratuitement violents. Alors, à chacun de voir comment il se comporte dans sa vie : comme un homme ou comme un loup.

Mylène finit brûlée. De même qu’au Moyen-Âge, on jetait sur le bûcher tout ce qui ressemblait à une sorcière ou à un loup-garou. Ici, il est possible que Mylène prévoie que tous les bien-pensants, et même les hommes « normaux », la condamneront pour cette chanson déviante. L’étrange fait peur, on tente de le purifier par le feu. Nous avons toujours des mentalités moyenâgeuses.

Mais la question est lancée, et, même si on n’aime pas ce genre de chanson, il faut réfléchir à ce qui motive notre vie. Et si l’on aime uniquement pour consommer ou pour procurer du bonheur à celui ou celle qu’on aime.

Issu du site http://www.sans-logique.com/mylene-farmer/analyses

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Interview Mylénium Tour

Posté par francesca7 le 11 octobre 2011

Interview exclusive de NELLY GIRAUD et CORINNE BLANDEL – Habilleuses « Mylène paniquait souvent pendant les changements de tenue » 

Interview Mylénium Tour dans CONCERTS DE MYLENE Mylenium-Tour

QUESTION / REPONSES  

Source : IAO 7 avril 2006 – spécial Live     

barre-separation-3 dans Mylène MYLENIUM TOUR

A -  Nelly Giraud 

En quoi consiste votre métier ? 

Je m’occupe des costumes. A savoir les changements, pendant le spectacle, et l’entretien, entre deux concerts. Je m’occupe aussi de l’artiste, en préparant sa loge. 

C’est-à-dire ? 

Je mets en place ce qu’il faut dans la loge. Mylène est une grande consommatrice de thé et de miel. 

Vous faites cela depuis longtemps ? 

Oui, une trentaine d’années. J’ai beaucoup travaillé avec Sylvie Vartan, Johnny, Yves Montand, Barbara. 

Et vous avez fait les tournées de 96 et 99 avec Mylène… 

Oui, et le dernier spectacle de cette année aussi. 

Est-ce que vous assistez aussi aux essayages des costumes en amont de la tournée ? 

Pas tout le temps, ça dépend. Pour le « Mylenium Tour », oui, car elle avait besoin de moi, car je suis aussi couturière. Pour le spectacle « Avant que l’Ombre », on a commencé à travailler fin décembre. 

Vous avez suivi Mylène sur toutes les dates, même jusqu’en Russie ? 

Oui. Mais je n’étais pas toute seule. On était quatre habilleuses, dont deux pour Mylène 

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vous l’habilliez combien de temps avant le début du concert ? 

une demie heure avant. Trois quarts d’heures maxi. 

Parte-t-elle dans les dernières minutes qui précèdent le spectacle ? 

Non, pas du tout.   

Et s’il y a un vêtement qui s’abime ? 

Nous sommes là pour le réparer avant le concert d’après. 

C’est arrivé ? 

Oui. Surtout le voile avec lequel Mylène entre en scène. Il était souvent troué après le concert car elle s’accrochait régulièrement dans la main de la statue. 

Et le faux cul de « Optimistique-moi » ? 

Ah c’était très beau ça ! Mais il ne nous a posé aucun problème d’entretien. Par contre, c’était très compliqué à mettre. On a trouvé une astuce pour l’enfiler à Mylène : on se mettait à deux et on accrochait les chaps (surpantalon façon cow-boy) sur la guêpière et Mylène l’enfilait presque comme un pantalon. 

En fin de tournée, Mylène réunit-elle toute l’équipe pour vous remercier ? 

Oui, on fait un grand repas. Tout le monde se retrouve. On reçoit généralement des cadeaux. Pour le « Mylenium Tour », chacun a eu un blouson de cuir Redskin. 

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B – Corinne Blandel 

Avez-vous travaillé avec Mylène avant le « Mylenium Tour » ? 

fond7A vrai dire, oui, il y a très longtemps, à l’époque de « Maman a tort ». je suis styliste à la base, et je dois avouer que la première fois que j’ai vu cette fille à la télé, je me suis dit que tout ce que je faisais depuis quelques années lui correspondrait tout à fait. Elle aimait les tenues qui soient à la fois portables à la ville et en même temps empreintes de théâtralité. J’avais tout un book comme ça, avec notamment des redingotes. 

Donc vous êtes entrée en contact avec elle à cette époque ? 

Oui, mais j’ai mis longtemps à y parvenir ; elle était déjà difficilement approchable… ça m’a pris un an je crois. 

Et comment y êtes-vous parvenue ? 

Par hasard. En fait il s’avère que, un jour j’ai rencontré Pierre Perrin, qui était le photographe de Mylène à ses tous débuts, mais aussi son ancien compagnon, avant Laurent Boutonnat ; il m’avait d’ailleurs raconté qu’il n’avait pas cru au potentiel commercial de « Maman a tort » et que c’est un peu ça qui avait conduit à une rupture. Il m’a donné les coordonnées de Mylène et je l’ai contactée. Mais même avec ses coordonnées priées, j’ai eu du mal à l’atteindre. 

Mais vous l’avez vue ? 

Oui. Je lui ai montré mon book et ça lui a plu. Mais la difficulté pour moi, c’était qu’elle avait déjà une costumière, Carine Sarfati, qui m’a visiblement prise pour une rivale potentielle. Moi, je démarrais dans le métier, alors je n’ai pas insisté. Mais Mylène a tout de même porté une de mes tenues en télé. C’était un chemisier un peu particulier, avec des manches pointues qui se terminaient par un anneau sur les mains. 

C’était pour quelle émission et quelle chanson ? 

Je crois que c’était « On est tous des imbéciles » dans une émission du matin sur FR3 (devenue France 3 depuis, MDLR). 

MyleneFarmerMyleniumTourvous aviez quand même accès à sa loge non ? 

oui mais parfois certaines personnes la mettaient vraiment sous cloche. Et le pire, c’est que je ne suis même pas sûre que ce soit sa volonté. Je me souviens que parfois, je l’entendais dire : « mais laisse la entrer, c’est Corinne, ca fait trois mois qu’elle me voit nue tous les jours ! » (rires) 

Combien de tenues Mylène a-t-elle délaissées alors ? 

Deux ou trois. Je me souviens notamment d’une tenue en résine chair, avec comme des gouttes de corail ou des flammes dessus. C’était une pure merveille. Elle valait bien 10 000 euros d’ailleurs. Mais c’était un vêtement tellement délicat qu’il était impossible de l’enfiler rapidement. Mylène ne l’a donc pas porté pendant le « Mylenium Tour ». En revanche, elle a fait une télé avec. 

Mylène parlait-elle pendant les changements de tenue ? 

Non, pour la simple raison qu’elle avait encore ses micros. On faisait tout par gestes. Par exemple, on lui tapait sur le mollet pour qu’elle lève le pied gauche (rires). Tout était très bien organisé. 

Et il y a déjà eu des cafouillages ? 

Oui. Je me souviens qu’un soir, lorsqu’on lui a enfilé la tenue du final, un superbe vêtement monté sur tulles, elle a paniqué quand son micro s’est pris dans le dos du vêtement. Elle était prête à l’arracher au ciseau. On a juste eu le temps de l’arrêter car comme elle remettait la tenue le lendemain ou le surlendemain, ça aurait été la catastrophe. Elle paniquait souvent pendant les changements rapides, à deux ou trois moments du concert. 

Pourquoi cela ? 

Je ne sais pas. Il faut reconnaître que certaines personnes de son entourage étaient assez stressantes. Je me rappelle d’une d’entre-elles en particulier qui venait parfois la voir entre deux chansons pour lui dire qu’elle avait oublié tel mot dans les paroles ou qu’elle avait fait telle erreur dans les as de danse. C’était assez déplacé, je trouve. 

Vous aviez des relations avec elle en dehors du spectacle ? 

Oui, un peu. Mais elle avait besoin de beaucoup de calme. Elle arrivait souvent à la Michael Jackson, l’écharpe au raz du nez et le bonnet jusqu’aux yeux. En même temps, elle pouvait se montrer totalement disponible ; elle venait discuter un peu avec nous au catering. Je n’ai pas le sentiment que c’est quelqu’un qui refuse la communication. Elle ne fait pas sa star. Je pense qu’elle est simplement surprotégée. 

Et en sortant de scène, elle parlait aussitôt ou elle restait un peu ? 

Elle partait. C’était un tel délire. Je me rappelle d’ailleurs que certains fans qui l’attendaient dehors me prenaient parfois pour elle quand je passais devant des espaces vitrés car, à l’époque  j’étais rousse avec les cheveux un peu en pétard. Et ils criaient !!! J’étais obligée de sortir pour leur dire que je n’étais pas Mylène et qu’elle était déjà partie. 

Mais elle partait avec sa tenue de scène ? 

Non, elle se changeait pour enfiler des choses plus confortables, et partait rapidement.

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Publié dans CONCERTS DE MYLENE, Mylène MYLENIUM TOUR | Pas de Commentaires »

 

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