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PREMIER PASSAGE TV de Mylène Farmer, raconté dans son livre

Posté par francesca7 le 20 décembre 2015

 

reine du clipLe premier passage TV de Mylène Farmer en tant que chanteuse a lieu sur TF1 dans l’émission Jour J en mars 1984.

La chanson connaître une première censure dans l’émission Salut les Mickey, le co-producteur américain l’ayant trouvée un peu trop « perverse ». Mais la chance semble enfin tourner.Mylène est invitée par Michel Drucker dans Champs Elysées sur Antenne 2, le 22 septembre 1984. On peut donc dire que la stratégie de Bertrand Le Page a été payante. Maman a tort sera de plus en plus diffusée par les radios durant l’été. Le 45 Tours se vendra à environ 100 000 exemplaires.

Désormais, il est temps de réfléchir à la suite ; Lors d’une interview, Mylène dit avoir prévu de sortir un deuxième 45 Tours à l’automne 1984, puis repousse le projet à janvier 1985. C’est le titre Bip be bo qui est annoncé. La chanteuse aurait également enregistré à cette période une chanson intitulée I do love you, mais finalement c’est le titre On est tous des Imbéciles qui verra le jour.

Les paroles et la musique ont été écrites par Jérôme Dahan. La chanson évoque le monde cruel du show-business. Sur la face B, autre titre inédit. L’annonciation, écrit par Laurent Boutonnat. Le vinyle est dédié à « Papa et sainte Thérèse d’Avila ». Ayant vécu une éducation religieuse, Mylène Farmer a toujours été fascinée par sainte Thérèse, dont on raconte qu’elle aurait plusieurs fois rencontré et parlé avec Dieu. A la sortie du titre, les citriques se montrent moyennement favorables et les radios le programment rarement. Pourtant, Mylène l’interprète quatorze fois à la télévision. On est tous des imbéciles ne rencontre pas le succès du public, ne rentre pas au TOP 50 des meilleurs ventes en France (il ne s’est vendu qu’à 40 000 exemplaires), ce qui a pour conséquence qu’aucun clip n’est envisagé.

Cet échec signe la fin du contrat avec RCA. Mais la roue tourne encore ; Alain Lévy propose à Mylène Farmer un nouveau contrat pour trois albums chez Polydor.

Nous sommes en 1985 et Mylène Farmer n’est toujours pas une star. Sa carrière est maigre ; Maman a tort a connu un petit succès, mais pour On est tous des imbéciles et My mu mis wrong on peut clairement parler de fiascos.

Plus grandir est le premier disque chez Polydor. C’est aussi la première fois que Mylène écrit une chanson. Il s’agit d’un texte largement autobiographique dans lequel la chanteuse parle de sa phobie de vieillir. Il n’y a pas d’âge pour avoir peur… Le 45 Tours sera proposé au public le 25 septembre 1985 et, sur la face B, on découvre une nouvelle comptine, plutôt sombre et tragique, Chloé, écrite par Laurent Boutonnat. Mais de nouveau, même si le titre est accueilli de façon convenable par la critique, ce n’est pas un grand succès. Il ne va pas se classer parmi les 50 meilleures ventes et ne se vendra qu’à 70 000 exemplaires, ce qui pour l’époque est assez faible 

Pour le clip vidéo, Laurent Boutonnat, dans le rôle du réalisateur, va voir grand. Le budget est de 330 000 francs, soit 50 300 euros. Il s’agit du premier « véritable » clip de Mylène Farmer. Il comporte un scénario et dure plus de sept minutes (pour Maman a tort, les fans parlent plus aujourd’hui d’une vidéo amateur). Tourné principalement dans les Studios Sets à Stains, en région parisienne, et au cimetière de Saint Denis, c’est un court métrage ambitieux. Il est réalisé en cinémascope et diffusé en avant-première au Kinoparanorama à Paris le 13 novembre 1985. Le clip passera régulièrement à la télévision malgré une censure dans certaines émissions ( à cause d’une scène suggérant un viol).

Mais cette vidéo, c’est surtout la création de l »univers » Mylène Farmer, symbolisé par la mort, le sexe et le désespoir. C’est Rambo Kowalski qui est chargé d’ »agresser » Mylène. Il est aujourd’hui connu sous le nom d’Hervé Lewis en tant que photographe et coach physique de la chanteuse. Pour la réalisation, Laurent Boutonnat obtiendra une subvention de Polydor. Le tournage durera cinq jours et, pour l’anecdote, trois heurs de maquillage et trois maquilleurs professionnels seront nécessaires afin de vieillir Mylène de cinquante ans. Le clip est diffusé pour la première fois à la télévision dans l’émission de Jacky, Super >Platine, sur Antenne 2, le 21 Décembre 1985.

extrait de Mylène Farmer Ses mots, Ses clips aux Editions Chapitre.com 2014

 

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WIT FM avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 17 décembre 2014

 

8 AVRIL 1999

Mylène Farmer, bonjour.

Mylène Farmer : Bonjour.

1999-02-dEt avant même la première question, j’ai envie de vous dire merci parce que c’est un grand privilège que de vous recevoir ! Vous accordez peu d’interviews, on aura sans doute l’occasion d’en reparler un petit peu plus tard. Le seul ennui, c’est que j’ai à peu près trois mille deux cent douze questions à vous poser ! (rires de Mylène) L’album « Innamoramento » est sorti depuis quelques jours…

MF : Oui.

Je m’applique sur la prononciation ! Pour ceux qui ne l’ont pas encore découvert, vous le définiriez  comment ?

MF : ‘Innamoramento’ exprime le choc amoureux, donc j’ai tenté dans cet album de décliner l’amour dans son spectre le plus large. J’ai également été intéressée par ce mot parce que à l’intérieur, il y a ‘amour’, il y a ‘mort’, autant de choses qui font partie du sentiment amoureux…

C’est vrai que c’est un titre un peu étrange ! La première question qu’on se pose quand on découvre la pochette, c’est ‘Ca veut dire quoi « Innamoramento ? »…

MF : Et si on cherche bien, il y a…

C’est une contraction de l’italien, me semble­t­il…

MF : C’est un mot italien. Le mot correspondant dans la langue française, c’est le verbe s’énamourer, mais on ne l’utilise plus, ou peu…

Vous travaillez avec la même équipe depuis le début de votre carrière…

MF : Oui.

Concrètement, vous fonctionnez comment dans le travail ?

MF : Dans le travail ? Ecoutez, habituellement c’est la musique qui vient avant les mots. Parfois, je retravaille avec Laurent sur la mélodie de voix et puis après, je me mets de mon côté, j’écris les textes et puis après nous allons en studio, et puis ça va progressivement.

L’écriture vient facilement ?

MF : L’écriture parfois vient facilement, et parfois c’est difficile.

Qu’est ce qui vous inspire ? C’est la musique spécifique de Laurent ou ce sont des choses que vous vivez et que vous avez envie d’exprimer ?

MF : Je crois que la musique est importante, elle est toujours à la… enfin il me semble, quand on écoute une musique classique, elle va évoquer ou fait naître en vous des sentiments, et là j’y trouve un thème que j’ai envie d’exprimer. Parfois le texte, même s’il n’est pas écrit, en tout cas le thème, je l’ai en tête et je vais chercher sur quelle musique il sera mieux mis en valeur. Mais c’est d’abord la musique et après l’écriture.

Vous écrivez autre chose que des chansons ?

MF : Non. C’est parce que je ne m’autorise que la chanson pour m’exprimer.

La sortie d’un album, comme ça a été le cas il y a quelques jours, c’est un jour douloureux ? Ca vous angoisse ?

MF : C’est plus angoissant que douloureux, avec toujours l’idée du rejet, l’idée que l’autre ne va pas vous  écouter ou avoir l’envie de vous écouter.

Avant la sortie, vous le faites écouter à des proches pour avoir déjà quelques premières réactions par rapport à tout le travail que vous venez d’effectuer ?

MF : Pas réellement, puisque ces proches que vous évoquez, en général viennent en studio, donc j’allais dire font partie presque intégrante de l’album, donc voient comment ça se construit et l’écoutent. Ils font bien évidemment leurs commentaires. Mais moi, spontanément après, faire des écoutes, non je ne le fais pas.

Et par la suite, vous êtes une artiste qui suit beaucoup les ventes ?

MF : Ecoutez, je pourrais être très hypocrite et vous dire que ça ne m’intéresse pas, mais c’est après tout la révélation, le révélateur du nombre de personnes qui ont envie, là encore, de vous écouter. Donc, oui, bien sûr !

Pause musicale

Mylène, on le disait en tout début d’interview : vous êtes rare dans les médias, on vous voit peu, on vous entend peu. Pourquoi ?

MF : Parce que ce n’est pas un exercice qui m’est très facile et que j’ai du mal, et que je crois que je n’aime, dans le fond, pas beaucoup parler de moi­même.

C’est donc aussi une manière de vous protéger ?

MF : Probablement, oui.

Ca vous permet également d’éviter tout ce qui est plus people ­ parce que c’est vrai qu’on vous voit peu également dans la presse people…

MF : Si ce n’est que le people se sert quand même de moi et dit bon nombre d’âneries. Mais c’est une forme, oui, sans doute de protection.

Vous surveillez ce qui est écrit sur vous, ce qui se dit ? Sans parler uniquement de la presse people, ça peut être très bien une critique de l’album dans Libé…

1999-02-cMF : Non, ça bien sûr que non, puisqu’on ne maîtrise absolument pas ce sujet­ là. Si je donne une interview pour un journal, je demande à relire le papier, mais on ne vous fait relire que vos propres réponses, et je trouve ça tout à fait légitime puisqu’on est ­ j’allais dire l’ensemble des artistes ­ extrêmement échaudés : le propos est sans cesse changé, extrait et, comment dirais ­je, sorti de son contexte pour le remettre dans un autre, donc la reformulation parfois est tout à fait détestable. Donc c’est vrai que je demande de plus en plus de contrôle.

Vous réagissez comment face à la critique ?

MF : Oh, très bien ! L’idée que des personnes n’aiment pas ce que je fais, ne m’aiment pas, est tout à fait normale. Et puis dans le fond, tant mieux ! Il faut avoir des ennemis, il faut soigner ses ennemis ! (rires)

L’image que les gens ont de vous est l’image réelle de ce que vous êtes ?

MF : C’est l’image que j’ai envie qu’on ait de moi, en tout cas.

Je peux le confirmer pour tous les gens qui m’en ont parlé avant cette rencontre : vous êtes très, très belle !

MF : Oh, c’est gentil ! (rire gêné)

Vous vous jugez comment ? Vous vous trouvez comment ?

MF : Je ne suis pas ma plus grande admiratrice ! (rires) Mais j’apprécie, merci !

On va tâcher d’en savoir un peu plus sur vous : vous vivez où ?

MF : A Paris.

Toute l’année? On a lu beaucoup de choses sur Los Angeles, sur…

MF : Oui, non, Los Angeles a été des fractions dans ma vie, qui étaient essentiellement dirigées sur l’album.

Donc j’ai souhaité enregistrer ce nouvel album encore à Los Angeles, qui est une ville essentiellement de travail, donc en somme…

A Paris, vous réussissez à avoir une vie, je dirais, ‘normale’ ? Vous réussissez à sortir, à aller…

MF : Je peux sortir si c’est mon souhait. Maintenant c’est vrai que j’ai de par mon caractère un peu plus de mal à sortir à Paris qu’à New York.

Chez vous, c’est décoré comment ?

MF : Il y a beaucoup de peintures et il y a beaucoup de bois.

Quand vous ne travaillez pas, vous faites quoi ? Vos loisirs, ça tourne autour de quoi ?

MF : J’aime la lecture, j’aime la peinture, je vois beaucoup…

Vous pratiquez ?

MF : Non. Non, je l’apprécie ! (rires) Je dessine parfois, en revanche. Et j’aime le voyage : j’ai la chance de pouvoir voyager, d’avoir du temps pour ça. C’est ce que j’ai fait pendant ces quelques années.

En préparant cette émission, j’ai évidemment pensé à vous : j’ai eu beaucoup de mal à vous imaginer en train de faire la cuisine ! Ca arrive?!

MF : Vous avez raison, je ne sais pas faire la cuisine ! (rires)

Bon, donc ce soir on ne mange pas chez vous ! Je crois savoir que vous avez un singe aussi…

MF : Oui.

Il s’appelle E.T. ?

MF : Oui, E.T.

Comment va­t­il ?

1999-02-bMF : Elle va très bien !

Elle va bien ?

MF : Oui !

Au temps pour moi !

MF : C’est une petite fille !

Ca se passe comment ? Parce qu’on est habitués à voir des animaux domestiques qui sont des animaux, je dirais, ‘classiques’ : chiens, chats, oiseaux, poissons…

MF : Oui…

Avec un singe, ça se passe comment ?

MF : De la même façon ! Il y a peut­être davantage de communication ­ je n’en suis même pas sûre, si ce n’est que le singe a quatre mains (rires) donc le toucher est très important. Maintenant, la caresse est appréciée par tous les animaux, mais c’est vrai que c’est assez extraordinaire.

Si vous n’aviez pas rencontré Jérôme Dahan et Laurent Boutonnat au tout début de votre carrière, vous ne seriez peut­être pas chanteuse. Vous auriez aimé faire quoi ?

MF : Le cinéma est quelque chose qui me tentait énormément. Je pensais devoir et faire du cinéma, et puis c’est la chanson qui est venue avant et j’en suis très heureuse.

On marque une nouvelle pause dans cette émission. Mylène Farmer est avec nous aujourd’hui sur

Wit FM. A tout de suite. Coupure pub.

Mylène Farmer avec nous, sur Wit FM. Mylène, mine de rien vous approchez de la quarantaine, même si vous masquez bien votre jeu ! Vieillir, c’est quelque chose qui vous inquiète ?

MF : Vieillir est quelque chose qui m’inquiète, oui, bien évidemment ! (rires)

D’où la chanson « Et si vieillir m’était conté » ?

MF : Voilà !

On peut en parler un instant pour les gens qui ne l’ont pas écoutée et qui vont l’écouter dans un instant ?

MF : Ben, vous avez dévoilé le thème, et c’est un sentiment qui est parfois oppressant…

Vous vous êtes fixé des limites quant à votre carrière, à sa durée ?

MF : Non, je crois que ce sera spontané. Le jour où je me lève et si je n’ai plus envie ni d’écrire, ni de me montrer, je l’arrêterai.

Jusque là, vous portez quel jugement sur tout ce que vous avez fait, sur tous vos albums, sur l’ensemble de votre carrière ?

MF : Juste le sentiment d’avoir traversé, construit un moment de vie…

Un joli moment de vie ! (rires de Mylène) Il y a des choses que vous regrettez ?

MF : Non.

Que vous feriez différemment ?

MF : Non, non. Absolument pas !

Vous avez énormément de succès, une très grande notoriété : vous le vivez comment au quotidien ?

MF : Bien !

J’imagine que vous êtes financièrement extrêmement à l’aise. Vous êtes dépensière ?

MF : Non, si tant est que je voyage beaucoup, donc ça nécessite quelques moyens.

Alors on revient à la carrière à proprement parler, Mylène. Vos clips sont toujours extrêmement soignés ­ c’est le cas également sur « L’Âme­Stram­Gram » ­ et faits par de grands réalisateurs. C’est devenu une marque de fabrique ?

MF : Non, ça reste une envie que de rencontrer des réalisateurs de talent et d’essayer de trouver parfois même des réalisateurs qu’on ne connaît pas en France, ce qui a été le cas pour ce réalisateur chinois.

On parlait du cinéma tout à l’heure, vous nous disiez que c’était votre ‘première passion’. Vous recevez des scénarii, vous avez envie de remettre un pied dans le cinéma ?

MF : Hmm…Je crois pas que ça soit en terme d’envie : si ça doit arriver, ça arrivera. Je reçois parfois des choses, mais probablement moins qu’on ne peut le penser. Je crois qu’il y a un manque d’imagination sérieux dans ce pays quant à la multiplication de fonctions. (rires)

Vous seriez prête à tenter une expérience dans le cinéma, même si c’est un rôle qui changerait radicalement votre image, enfin l’image que le public peut avoir de vous ?

MF : Surtout si c’est un rôle qui change radicalement ! Oui, bien sûr.

On va se mettre à l’écriture, nous sommes prêts à tout ! (rires de Mylène) Hormis les clips soignés, il y a également beaucoup de disques collectors, qui sont envoyés généralement en radio ­ donc à ce niveau­là on est extrêmement chanceux ­ mais qui par la suite se vendent sur un marché de collectionneurs…

MF : Ceux qu’on appelle en tirage limité, oui…

Oui, qui se vendent très, très cher…

MF : Qui demandent un énorme travail, qui demandent aussi beaucoup de moyens quant à la réalisation donc après, c’est un choix. C’est vrai que là, sur ce collector (le carnet de voyage de l’album « Innamoramento », nda), j’ai passé d’abord beaucoup de temps, mais ce qui n’explique pas, là, le coût de l’objet ­ parce que ça, peu m’importe ­ mais d’un point de vue technique et d’un point de vue qualité, c’est quelque chose qui vaut beaucoup d’argent.

Mais là aussi, c’est vous qui avez la volonté d’amener ce produit, je dirais, pour les plus grands fans…

MF : C’est pour moi fondamental, tout ce qui entoure la musique, les mots. C’est ce qui fait, je présume, aussi la différence de certains artistes. Moi, j’ai besoin de ça, j’ai envie de ça et j’ai envie d’offrir autre chose, quelque chose en plus.

Diffusion de « Et si Vieillir m’était Conté »

Mylène, nous approchons de la fin de cette émission. Vous ferez trois dates à Bercy à la fin du mois de septembre, j’imagine que la tournée est prévue dans la foulée ?

MF : La tournée est prévue, absolument, jusqu’en décembre.

On peut espérer au moins une date à Bordeaux ?

MF : Oui ! (rires) (le « Mylenium Tour » s’arrêtera en effet à Bordeaux pour deux concerts en décembre 1999, puis visitera à nouveau la ville lors de la prolongation de la tournée en février 2000, nda)

Bordeaux, c’est une région que vous connaissez un peu ? Vous y êtes déjà passée souvent en tournée ?

MF : J’y suis passée, mais uniquement dans le cadre du travail, donc très peu de temps pour aller à l’extérieur.

Pour goûter un peu le vin ?!

MF : J’aime le vin ! (rires)

Bon, on tâchera de vous en faire parvenir ! Je reviens à la scène, et là aussi on va revenir à ce qu’on appelle un travail soigné : il y a toujours d’énormes chorégraphies, c’est un vrai spectacle, en plus d’un concert ! Ca demande combien de temps en termes de travail, de préparation ?

MF : Je crois pas, là, qu’il y a de règle. Maintenant, plus vous avez du temps et plus c’est confortable, en tout cas en termes de répétitions, d’évolution et de construction. Le spectacle précédent, je l’ai fait en très, très peu de temps et ça a été très ardu. Sur celui­ci, je vais prendre un peu plus de temps pour la construction, justement.

J’imagine que la construction, ça demande de refaire, de refaire et de refaire encore les choses. Y a un moment où c’est fastidieux ou c’est toujours aussi plaisant ?

MF : Le travail est considérable, mais c’est quelque chose qui me passionne, donc c’est le principal !

Avant de monter sur scène, vous avez le trac ?

MF : Oui, beaucoup! (rires)

Vous pensez à quoi quand vous êtes juste derrière le rideau et que ça va démarrer, que la salle s’éteint et qu’il y a cette clameur qui monte ?

MF : Au public.

Lors de vos spectacles, vous êtes acclamée par des milliers de personnes, il y a un public qui vous donne beaucoup, vous donnez beaucoup. Qu’est ce que vous ressentez quand ça s’arrête, quand c’est fini, que vous êtes dans votre chambre d’hôtel et que vous vous retrouvez dans le calme absolu, seule ?

1999-02-aMF : C’est toujours un moment qui est difficile, parce qu’on se sent… et on abandonne et on se sent abandonné. Maintenant, ça fait partie aussi des choses de la vie, je les connais et dans le fond, ce que je reçois et ce que j’ai reçu est quelque chose de tellement énorme et tellement important pour moi que c’est déjà une grande chance.

A Lyon, il y avait eu un concert assez catastrophique, où vous vous étiez malheureusement cassé le poignet (en juin 1996, nda). Il y a eu d’autres problèmes sur scène, qui sont peut­être des problèmes un peu moins marquants que le public ne voit pas mais qui vous, vous ont beaucoup inquiétée ?

MF : Des problèmes qui sont anodins, qui sont des pannes de micros, des pannes de tapis qui doivent marcher, des pannes de… C’est souvent des problèmes techniques !

On arrive au terme de l’émission, Mylène. J’ai jusque là choisi tous les extraits que nous avons écoutés, ce qui n’est pas forcément facile. Je vais vous laisser le soin de choisir le dernier : on se sépare avec quoi ?

MF : Je ne sais pas. Avec « Je te rends ton Amour » ! Merci encore pour cet entretien.

MF : Merci à vous !

Longue vie à l’album et puis une bonne tournée, où on aura l’occasion de vous revoir à Bordeaux.

MF : Merci.

L’entretien s’achève par la diffusion de « Je te rends ton Amour »

 

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SE FAIRE DU MAUVAIS SANG POUR MYLENE

Posté par francesca7 le 22 novembre 2014

 

TÉLÉ MOUSTIQUE (BELGIQUE) 12 OCTOBRE 1989

Journaliste : Rudy Leonet

 

Cet entretien paraît à l’occasion du passage en Belgique du Tour 89.

2909154313_1Pourquoi êtes-vous si avare d’interviews ? Pourquoi est-ce si difficile de vous rencontrer ?

-Je n’aime pas banaliser les interviews, ni répéter toujours les mêmes choses… Et puis encore et encore parler de moi, ça devient aliénant. Je n’ai pas envie non plus de prolonger les chansons, de m’expliquer, de me justifier…

Je pensais que ça vous était vraiment trop pénible de devoir aborder des sujets intimes face à face avec un étranger dans un système de questions / réponses contre nature…
-… (Son nez se pince et elle secoue la tête pour acquiescer, comme embarrassée d’être prise sur le fait)

Choisir le silence, c’est aussi parfois donner le champ libre aux rumeurs…
-J’y suis vraiment indifférente. Elles sont souvent basées sur du ressentiment et de la mauvaise foi.

Comme la rumeur du play-back pendant les concerts ?
-Bien sûr. Je n’ai jamais accepté de faire une seule émission de télévision en chantant en direct (contrairement à ce qu’elle dit, Mylène s’est pourtant prêtée à l’exercice à plusieurs reprises entre 1984 et 1987, nda). Sur un plateau de télé, je n’ai aucun contrôle sur le son. Je ne veux pas jouer à la roulette russe avec mes chansons, elles me sont trop importantes. Donc, on a immédiatement conclu que je ne savais pas chanter et que mes concerts seraient en play-back. Ca m’est égal. Je sais d’où vient la rumeur, je sais où je vais et ce qu’en pensent ceux qui viennent me voir. Tant pis pour les autres…

Si la critique ne vous touche pas, êtes-vous émue par les récompenses ? Je me souviens de cette soirée des Victoires de la Musique où vous avez reçu votre trophée en déclarant : ‘Je suis contente et triste’. Mais qu’est-ce qui vous a poussée à dire que vous étiez triste alors qu’on vous récompensait ?
-J’ai passé des heures en coulisses pour les répétitions de cette soirée télévisée. Tout le gratin du show-business était là et ces gens m’ont écœurée. Ils se détestent tous. J’étais triste d’avoir été récompensée et reconnue par ces gens-là. Ce sont les Victoire de l’hypocrisie ! J’ai failli m’enfuir, mais je suis restée pour faire plaisir aux gens qui regardaient l’émission. Ils n’auraient pas compris…

Vous n’avez pas d’amis dans ce métier ?
-J’aime bien Lio et Jean-Jacques Goldman. Mais je les connais assez peu…

C’est si important, pour vous, d’être rousse ?
-(silence) Cela a été important à une époque, mais maintenant, ça l’est moins puisque ça fait partie intégrante de moi. Je ne me défie plus en me regardant dans un miroir…

Votre date de naissance imaginaire (1985 dans sa biographie officielle) correspond très exactement au moment où vous avez choisi de vous teindre les cheveux… (double confusion de la part du journaliste, puisque dans la brochure promotionnelle qu’il évoque, 1985 est présenté comme une date de fin de cycle, et le passage au roux date quant à lui d’avril 1986, nda)
-C’est vrai… C’est quelque chose que je devais vomir. J’ai toujours eu ça en moi sans oser l’afficher, cette façon d’être différente…Et en l’incarnant physiquement, je ne pouvais plus reculer. J’ai détruit quelqu’un pour en devenir un autre. C’était difficile, comme un défi aux autres…

« Ainsi soit je, ainsi va ma vie, tant pis… » (sic) ?!
-Oui… (Elle sourit, regarde le sol)

3136911786_1_8_BrDJB4OtVous vous souvenez de votre première rencontre avec Laurent Boutonnat ?
-Non.

Vous semblez si catégorique sur l’absence de souvenirs…
-En fait, j’y repense très souvent et je n’arrive pas à me rappeler. Même pas son visage. Je me souviens que quelqu’un était là, mais rien de plus. Ca m’ennuie…

Jusqu’au deuxième single, « On est Tous des Imbéciles », Laurent écrivait les chansons avec Jérôme Dahan, qui a disparu ensuite…
-C’est lui qui est parti. Je pense qu’il s’est senti comme un intrus dans la relation exceptionnelle qui se dessinait entre Laurent et moi…

Relation exceptionnelle ?
-C’est mon jumeau, mon double, mon complément vital. Il comble mes vides… On ne peut pas être doué pour tout. Ensemble, nous complétons deux personnalités pour faire un tout.

« On est Tous des Imbéciles » est un disque hybride : il n’est repris sur aucun album, n’a pas eu droit a une vidéo. Il a été écarté comme une bavure…
-J’aime beaucoup cette chanson, mais elle marquait la fin d’une époque, la fin d’un cycle. Un peu comme aujourd’hui on est à la fin d’un cycle. Il va y avoir des choix à faire, je ne sais pas encore lesquels. Les choses s’imposeront d’elles-mêmes.

C’est la phrase de « À Quoi je Sers… » : ‘A présent, je peux me taire si tout devient dégoût’ ?
-Non, non. C’est un peu léger, comme le clip avec les fantômes qui m’emmènent. C’est une image un peu facile, même si elle contient une partie de vérité.

Et la pochette en noir et blanc comme un faire-part mortuaire, comme des adieux…
-Non, il y aura d’autres disques… Plus tard… Vous aimez cette photo ? C’est Marianne(Rosenstiehl, nda) qui l’a prise dans ma loge au Palais des Sports. Je l’adore.

Y a-t-il un but secret que vous vous êtes fixé depuis le premier jour ?
-Oui, j’ai un but à atteindre…

Très précis ?
-(catégorique) Oui, très précis…

Quand vous vous déshabillez dans un clip, c’est pour répondre à l’attente de qui ?
-Du scénariste, donc de Laurent. S’il pense que c’est utile pour son film, j’ai confiance en lui. Mais aujourd’hui, je sais que c’est fini et qu’on ne le refera plus.

Quand vous parlez de Laurent Boutonnat, vous citez la confiance, le respect, l’admiration. On n’est pas très loin d’un sentiment amoureux…
-(sourire) Je ne veux pas parler de ma vie privée. Je vous dirai seulement que je ne peux pas la dissocier de ma vie professionnelle.

Vous êtes possessive ? Vous accepteriez qu’il travaille avec quelqu’un d’autre ?
-Je sais qu’il ne le ferait pas. Pour l’instant, il ne pourrait pas trouver ailleurs ce que je peux lui apporter. L’inverse est vrai aussi…

Toutes vos idoles sont des personnages historiques : Louis II de Bavière, Edgar Allan Poe, Baudelaire… Rien ne vous rattache vraiment à vos contemporains ?
-Vous savez, je ne suis pas très cultivée. Il y a probablement beaucoup de gens que j’admirerais énormément si je les connaissais. J’ai mes références, celles que j’ai trouvées dans les livres. J’ai lu beaucoup quand j’étais petite. Aujourd’hui, je ne lis presque plus. Je le regrette.

Où en est le projet de long métrage pour le cinéma de Laurent Boutonnat ?
-Il va le faire. On a trouvé l’argent pour le monter. Il commence le tournage après la tournée.(le projet sera reporté jusqu’en 1993, après que le producteur initialement trouvé par Laurent Boutonnat n’ait rien fait pour monter le film, nda)

Il y a un rôle pour vous ?
-Je ne sais pas… Peut-être…

Vous avez envie de tourner dans ce film ?
-Oui…

Laurent vous l’a proposé ?
-(amusée) Oui…

Eh bien, alors ?!
-Bon ! Oui, je jouerai dans le film.

Ca parle de quoi ?
-Il est trop tôt. Je vous le dis, mais vous me promettez de ne pas l’écrire !

C’est juré. Alors ?
-…

Vous vous êtes bien amusée sur scène, pendant les concerts ? Je veux dire dans le sens purement enfantin du terme…
-Oui, il y a eu de ça. Mais pas que ça. C’est très stimulant. En deux heures, on passe par autant de sentiments différents qu’en dix ans de vie. Je n’étais pas sûre d’aimer ça avant de le faire, c’est pour ça que ce spectacle a été conçu comme le dernier. Je n’étais pas certaine de remonter sur scène après cette première expérience. Tout dépendra de la tournée : j’ai très peur de me retrouver sur les routes, dans une chambre différente tous les soirs. Je ne sais pas…

En décembre, vous clôturerez la tournée par deux dates exceptionnelles à Bercy. La grandeur de la salle vous fait peur ?
-Oh non ! Pas du tout. J’aurais tremblé à l’Olympia, mais pas à Bercy.

images (6)Un peu comme la peur du tête-à-tête en interview ?
-Oui, une peur de promiscuité et d’intimité.

Vous êtes heureuse de tout ce qui vous arrive ?
-(soupir) Mary Shelley a dit un jour : ‘Je ne veux pas être de celles que l’on aime, je veux être de celles dont on se souvient’

Mais pour en arriver là, elle a été obligée de créer un monstre! (référence au roman « Frankenstein », de Mary Shelley, nda)
-Oui…oui…!

 

Publié dans Mylène 1989 - 1990, Mylène TOUR 1989 | Pas de Commentaires »

TÉLÉ MOUSTIQUE (Belgique) avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 16 septembre 2014

 

12 OCTOBRE 1989 – Mauvais sang – Entretien avec Rudy LEONET

« Je suis à la fin d’un cycle. Il va y avoir des choix à faire, je ne sais pas encore lesquels. Les choses s’imposeront d’elles-mêmes. »

1989-14-aPourquoi êtes-vous si avare d’interviews ? Pourquoi est-ce si difficile de vous rencontrer ?

- Je n’aime pas banaliser les interview s, ni répéter toujours les mêmes choses… Et puis encore et encore parler de moi, ça devient aliénant. Je n’ai pas envie non plus de prolonger les chansons, de m’expliquer, de me justifier…

Je pensais que ça vous était vraiment trop pénible de devoir aborder des sujets intimes face à face avec un étranger dans un système de questions / réponses contre nature…

- … (Son nez se pince et elle secoue la tête pour acquiescer, comme embarrassée d’être prise sur le fait)

Choisir le silence, c’est aussi parfois donner le champ libre aux rumeurs…

- J’y suis vraiment indifférente. Elles sont souvent basées sur du ressentiment et de la mauvaise foi.

Comme la rumeur du play-back pendant les concerts ?

- Bien sûr. Je n’ai jamais accepté de faire une seule émission de télévision en chantant en direct. Sur un plateau de télé, je n’ai aucun contrôle sur le son. Je ne veux pas jouer à la roulette russe avec mes chansons, elles me sont trop importantes. Donc, on a immédiatement conclu que je ne savais pas chanter et que mes concerts seraient en play-back. Ca m’est égal. Je sais d’où vient la rumeur, je sais où je vais et ce qu’en pensent ceux qui viennent me voir. Tant pis pour les autres…

Si la critique ne vous touche pas, êtes-vous émue par les récompenses ? Je me souviens de cette soirée des Victoires de la M usique où vous avez reçu votre trophée en déclarant : ‘Je suis contente et triste’. M ais qu’est-ce qui vous a poussée à dire que vous étiez triste alors qu’on vous récompensait?

- J’ai passé des heures en coulisses pour les répétitions de cette soirée télévisée. Tout le gratin du show – business était là et ces gens m’ont écoeurée. Ils se détestent tous. J’étais triste d’avoir été récompensée et reconnue par ces gens-là. Ce sont les Victoire de l’hypocrisie ! J’ai failli m’enfuir, mais je suis restée pour faire plaisir aux gens qui regardaient l’émission. Ils n’auraient pas compris…

Vous n’avez pas d’amis dans ce métier ?

- J’aime bien Lio et Jean-Jacques Goldman. Mais je les connais assez peu…

C’est si important, pour vous, d’être rousse ?

- (silence) Cela a été important à une époque, mais maintenant, ça l’est moins puisque ça fait partie intégrante de moi. Je ne me défie plus en me regardant Votre date de naissance imaginaire (1985 dans sa biographie officielle) correspond très exactement au moment où vous avez choisi de vous teindre les cheveux…

(double confusion de la part du journaliste, puisque dans la brochure promotionnelle qu’il évoque, 1985 est présenté comme une date de fin de cycle, et le passage au roux date quant à lui d’avril 1986, nda)

- C’est vrai… C’est quelque chose que je devais vomir. J’ai toujours eu ça en moi sans oser l’afficher, cette façon d’être différente…Et en l’incarnant physiquement, je ne pouvais plus reculer. J’ai détruit quelqu’un pour en devenir un autre. C’était difficile, comme un défi aux autres…

« Ainsi soit je, ainsi va ma vie, tant pis… » (sic) ?!

- Oui… (Elle sourit, regarde le sol)

Vous vous souvenez de votre première rencontre avec Laurent Boutonnat ?

- Non.

Vous semblez si catégorique sur l’absence de souvenirs…

- En fait, j’y repense très souvent et je n’arrive pas à me rappeler. Même pas son visage. Je me souviens que quelqu’un était là, mais rien de plus. Ca m’ennuie…

Jusqu’au deuxième single, « On est Tous des Imbéciles », Laurent écrivait les chansons avec Jérôme Dahan, qui a disparu ensuite…

- C’est lui qui est parti. Je pense qu’il s’est senti comme un intrus dans la relation exceptionnelle qui se dessinait entre Laurent et moi…

Relation exceptionnelle ?

- C’est mon jumeau, mon double, mon complément vital. Il comble mes vides… On ne peut pas être doué pour tout. Ensemble, nous complétons deux personnalités pour faire un tout.

« On est Tous des Imbéciles » est un disque hybride : il n’est repris sur aucun album, n’a pas eu droit a une vidéo. Il a été écarté comme une bavure…

- J’aime beaucoup cette chanson, mais elle marquait la fin d’une époque, la fin d’un cycle. Un peu comme aujourd’hui on est à la fin d’un cycle. Il va y avoir des choix à faire, je ne sais pas encore lesquels. Les choses s’imposeront d’elles-mêmes.

C’est la phrase de « A Quoi je Sers… » : ‘A présent, je peux me taire si tout devient dégoût’ ?

- Non, non. C’est un peu léger, comme le clip avec les fantômes qui m’emmènent. C’est une image un peu facile, même si elle contient une partie de vérité.

Et la pochette en noir et blanc comme un faire-part mortuaire, comme des adieux…

- Non, il y aura d’autres disques…Plus tard…Vous aimez cette photo ? C’est Marianne (Rosenstiehl, nda) qui l’a prise dans ma loge au Palais des Sports. Je l’adore.

Y a-t-il un but secret que vous vous êtes fixé depuis le premier jour ?

- Oui, j’ai un but à atteindre…

Très précis ?

- (catégorique) Oui, très précis…

Quand vous vous déshabillez dans un clip, c’est pour répondre à l’attente de qui ?

- Du scénariste, donc de Laurent. S’il pense que c’est utile pour son film, j’ai confiance en lui. Mais aujourd’hui, je sais que c’est fini et qu’on ne le refera plus. dans un miroir..

Quand vous parlez de Laurent Boutonnat, vous citez la confiance, le respect, l’admiration. On n’est pas très loin d’un sentiment amoureux…

- (sourire) Je ne veux pas parler de ma vie privée. Je vous dirai seulement que je ne peux pas la dissocier de ma vie professionnelle.

Vous êtes possessive ? Vous accepteriez qu’il travaille avec quelqu’un d’autre ?

- Je sais qu’il ne le ferait pas. Pour l’instant, il ne pourrait pas trouver ailleurs ce que je peux lui apporter.

L’inverse est vrai aussi…

Toutes vos idoles sont des personnages historiques : Louis II de Bavière, Edgar Allan Poe,

Baudelaire… Rien ne vous rattache vraiment à vos contemporains ?

- Vous savez, je ne suis pas très cultivée. Il y a probablement beaucoup de gens que j’admirerais énormément si je les connaissais. J’ai mes références, celles que j’ai trouvées dans les livres. J’ai lu beaucoup quand j’étais petite. Aujourd’hui, je ne lis presque plus. Je le regrette.

Où en est le projet de long métrage pour le cinéma de Laurent Boutonnat ?

- Il va le faire. On a trouvé l’argent pour le monter. Il commence le tournage après la tournée. (le projet sera reporté jusqu’en 1993, après que le producteur initialement trouvé par Laurent Boutonnat n’ait rien fait pour monter le film, nda)

Il y a un rôle pour vous ?

- Je ne sais pas…Peut-être…

Vous avez envie de tourner dans ce film ?

- Oui…

Laurent vous l’a proposé ?

- (amusée) Oui…

Eh bien, alors ?!

- Bon ! Oui, je jouerai dans le film.

Ca parle de quoi ?

- Il est trop tôt. Je vous le dis, mais vous me promettez de ne pas l’écrire !

C’est juré. Alors ?

- …

1989-09Vous vous êtes bien amusée sur scène, pendant les concerts ? Je veux dire dans le sens purement enfantin du terme…

- Oui, il y a eu de ça. Mais pas que ça. C’est très stimulant. En deux heures, on passe par autant de sentiments différents qu’en dix ans de vie. Je n’étais pas sûre d’aimer ça avant de le faire, c’est pour ça que ce spectacle a été conçu comme le dernier. Je n’étais pas certaine de remonter sur scène après cette première expérience.

Tout dépendra de la tournée : j’ai très peur de me retrouver sur les routes, dans une chambre différente tous les soirs. Je ne sais pas…

En décembre, vous clôturerez la tournée par deux dates exceptionnelles à Bercy. La grandeur de la salle vous fait peur ?

- Oh non ! Pas du tout. J’aurais tremblé à l’Olympia, mais pas à Bercy.

 

Un peu comme la peur du tête-à-tête en interview ?

- Oui, une peur de promiscuité et d’intimité.

Vous êtes heureuse de tout ce qui vous arrive ?

- (soupir) Mary Shelley a dit un jour : ‘Je ne veux pas être de celles que l’on aime, je veux être de celles dont on se souvient’…

M ais pour en arriver là, elle a été obligée de créer un monstre ! (référence au roman « Frankenstein », de Mary Shelley, nda)

- Oui…oui…

 

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BOUTONNAT EST PEUT ETRE NE D’UNE ERREUR

Posté par francesca7 le 25 août 2014

 

 

Laurent Boutonnat réalisateur de clips est né curieusement d’un échec cinématographique, son arrivée dans le domaine musical est purement fortuite. D’abord destiné à la réalisation de longs-métrages, c’est à la suite de l’insuccès de son premier film qu’il se redirigera vers la littérature, puis la musique. Il se servira alors de son double statut de compositeur-producteur auprès de sa première maison de disque pour négocier avec elle la réalisation des vidéo-clips promotionnels. Ce sera pour lui ce fameux « moyen détourné de faire du cinéma ».

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Laurent Boutonnat est né le 14 juin 1961 rue Auguste Blanqui, dans le XIVe arrondissement de Paris, aîné d’une famille de cinq enfants, il se servira adolescent de certains de ses frères et sœurs pour monter ses sociétés d’éditions phonographiques et aussi de son petit frère Dominique dans son premier long métrage Ballade de la Féconductrice en 1978. Auparavant, Laurent Boutonnat a déjà réalisé dans son enfance de nombreux courts-métrages amateurs avec la caméra Super 8 de ses parents. Un de ses premiers essais date de 1971 où il transpose Bambi de Walt Disney (1942). Sur ses films d’adolescent, il voulait déjà tout maîtriser : de la mise en scène à la musique, du maquillage à l’interprétation elle-même. Parallèlement, il étudie la musique et le piano sur initiative de ses parents dès l’age de cinq ans. Laurent Boutonnat suit sa scolarité de second degré chez les jésuites. Il s’y déplait, n’est doué qu’en littérature et se retrouve plusieurs fois renvoyé. C’est à quinze ans qu’autodidacte, il décide d’abandonner ses études pour aller chercher du travail ; et c’est aussi l’âge à partir duquel il abandonne l’apprentissage musical que lui faisaient suivre ses parents. Parallèlement aux « petits boulots » qu’il cherche, Laurent prend des cours de théâtre durant trois ans et écrit chez lui avec un professeur de philosophie. Il déclarera plus tard « avoir pris goût à cela ». A 16 ans Laurent Boutonnat a la volonté de diriger ses recherches d’emploi vers le secteur audiovisuel, et commence à développer dans son imagination plusieurs projets de longs-métrages dont un film déjà nommé Giorgino ; scripte qu’il reprendra dix ans plus tard. L’histoire de cette première version n’a cependant rien à voir avec le long-métrage qui sortira dix sept ans plus tard. Ce scénario racontait le huis-clos d’un couple dont l’homme aime de plus en plus son épouse, alors que cette dernière prend une peur de plus en plus panique de lui. L’incertitude sur les intentions de l’un et de l’autre débouchait sur un duel final tragique entre les deux époux.

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Boutonnat réalisera finalement Ballade de la Féconductrice en 16 mm. à l’âge de seize ans, qu’il produira à l’aide de son père, et des Films du Marais pour sept mille six cents euros. Il tournera entre Paris et Etretat en fonction des conditions météorologiques. Après avoir été présenté et sifflé au marché du film de Cannes en 1979, Laurent Boutonnat tente de l’exploiter dans une unique petite salle : « Le Marais » à Paris, à partir du 15 mai 1980. Le film qui passe d’abord en comité de censure obtient une interdiction aux mineurs de moins de dix huit ans. Laurent Boutonnat en a alors dix sept. Le dossier de censure retrouvé dans les archives du C.N.C. comporte un court synopsis écrit de la main du jeune réalisateur :

 

« La balade (sic) d’une fleur du mal dans un monde fantasque et allégorique où se mêlent humour noir et horreur. »

 

 Tous les avis convergent vers une interdiction aux mineurs, et Henri Dolbois qui dirige la commission plénière conclue le dossier comme suit : 

« Une anthologie de Hara-Kiri et Charlie-Hebdo. Castration, mutilations d’enfants, torture d’un mongolien adulte en petite voiture roulante. Faces tuméfiées et sanguinolentes. Une femme accouche dans sa cuisine d’un teckel, elle fait l’amour avec lui etc… Le film me paraît justifiable d’une interdiction aux mineurs en raison de l’exhibitionnisme grand-guignolesque ce film attentatoire à la dignité de la personne humaine. Cette interdiction me paraît justifiée bien qu’il s’agisse d’un 16 mm. à faibles objectifs commerciaux. »

Henri Dolbois

  Le film ne restera que deux semaines à l’affiche et totalisera quatre cents cinquante neuf entrées. Plutôt que de retourner à l’école, Laurent Boutonnat, déçu, ne fait plus rien jusqu’à sa rencontre avec Jean-François Chauvel. Ce grand reporter de télévision mort en 1986 avait alors en préparation le tournage d’une série de reportages scientifiques sur le nucléaire : Les Energies Nouvelles. Laurent Boutonnat saisit sa chance et postule comme caméraman pour toute la série d’émissions. Il avouera plus tard: « J’avais prétendu m’y connaître en technique pour qu’il me prenne, et j’ai dû potasser le manuel comme un fou ». Il part donc pendant un an dans les quatre coins de la France pour tourner les images de ces reportages, « La meilleure école » se souviendra t-il en 1990.

  Laurent Boutonnat qui a alors vingt ans se lance dans une nouvelle aventure où il utilisera ses facultés d’écriture et son expérience récente dans le journalisme. C’est l’époque où, remis de l’échec de Ballade de la féconductrice, il multiplie les projets. Toujours avec le sens du subversif et son goût du morbide, il entreprend des recherches pour l’écriture un livre sur l’infanticide. Un ami, Jérôme Dahan fait partie du projet. Parallèlement à cela il réalise des publicités télévisées. Laurent tourne plusieurs spots et s’associe à un producteur du circuit Parafrance. Celui-ci lui proposera de tourner un film d’horreur en deux semaines pour un budget de deux cents trente mille Euros. Suite à des désaccords du fait du producteur, le projet ne verra jamais le jour. C’est à cette période que Boutonnat reprend le script de Giorgino à zéro. Un soir, alors qu’il est accompagné de son ami Jérôme Dahan, il décide d’écrire avec lui les paroles d’une chanson ayant trait à cette enfance qui le hante tant. Le lendemain Jérôme Dahan écrit la musique et le résultat ne leur déplait pas. Ils viennent d’écrire Maman à tort, qui deviendra un petit succès de l’été 1984. Laurent Boutonnat laisse peu à peu de côté le sulfureux livre sur l’infanticide qui ne verra finalement jamais le jour. Les paroles de la chanson fraîchement écrite qui évoquent la folie, l’abandon et le saphisme seraient encore plus explosives dans la bouche d’une enfant. Après une tentative avec une jeune fille de quinze ans qui pose trop de problèmes juridiques avec la D.D.A.S.S, Jérôme Dahan et Laurent Boutonnat organisent un casting où se présentent une cinquantaine de jeunes filles majeures dont la future chanteuse Mylène Farmer, alors âgée de vingt et un ans. Laurent Boutonnat la choisie immédiatement, sans même l’avoir entendue chanter, à cause de son air « psychotique ». C’est suite aux problèmes se posant pour monter le clip de Maman à tort (1984) que Laurent Boutonnat envisage le clip comme seul moyen à court terme de faire du cinéma. Il sait aussi qu’il lui faudra financer lui-même ses projets s’il veut avoir les moyens nécessaires pour les réaliser. Durant la promotion de Maman à tort, Laurent Boutonnat retourne ponctuellement au documentaire en réalisant pour l’Education Nationale Parents… si vous saviez, reportage fictionnalisant de douze minutes sur le rôle de la parentalité. Le duo Dahan-Boutonnat écrira 10 mois plus tard deux autres chansons : On est tous des Imbéciles ne se fera remarquer que grâce à la morbidité de sa face B. Signée Boutonnat, L’Annonciation évoque le viol par le truchement d’une imagerie évangélique.

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 Décidément abonné à l’insuccès systématique de ce qu’il entreprend, Laurent Boutonnat se voit renvoyé de la maison de disques R.C.A. pour laquelle il avait pourtant fini de préparer un album. Laurent Boutonnat se sépare de Jérôme Dahan avec lequel il est en désaccord sur la suite à donner à la carrière de la chanteuse dont ils s’occupaient. Comme rattrapé par la chance, Boutonnat est contacté par Alain Levy qui vient de créer la maison de disque Polydor. Ce label français appartenant à l’Américain Polygram veut tout miser sur la chanson française et signe directement Mylène Farmer et Laurent Boutonnat pour trois albums, alors qu’ils n’assurent pas encore de réels succès commerciaux fiables. Le premier d’entre eux est Cendres de Lune en 1986, entièrement conçu, produit et arrangé par Boutonnat. Il en signe la composition, presque toutes les paroles et la pochette, pour poser les bases d’un climat. Cendres de lune est un laboratoire de boites à rythme, d’échantillonnages194, avec des inserts de chants grégoriens, et dont l’originalité a été saluée par le magazine musical Rock & Folk car il fait cohabiter morceaux avant-gardistes et variété populaire :

 

« Si les paroles sont plutôt du genre la Comtesse de Ségur qui aurait enfin décidé de parler de ce que font vraiment les petites filles modèles, la musique est elle aussi bien ficelée […] Cendres de Lune très court morceau à la limite de l’expérimental et du franchement morbide. Enfin, Vieux Bouc […] suit la même direction, avec ses voix sataniques ricanant en contrepoint qui évoquent une version musicale du Tour d’Ecrou sur fond de messe noire et d’âme en peine et de Lolitas grimaçantes. Tout cela est assez rare et original »

  C’est alors que Boutonnat se décide à monter son deuxième long-métrage à partir du script de Giorgino. Il en commence la préparation, mais son récent succès inattendu dans la production musicale l’occupera trop pour finaliser ce projet. En 1987 Laurent Boutonnat entame l’écriture du deuxième album Ainsi soit-je qui sortira à la fin de la même année. Il crée pour l’occasion sa première société de production discographique: Toutankhamon S.A. Le clip du premier extrait Sans Contrefaçon passera en exclusivité à la télévision le soir du réveillon 1988. Suivront le clip d’Ainsi soit-je et surtout Pourvu qu’elles soient douces. Le clip, qui a coûté deux millions de Francs sera d’ailleurs nommé aux Victoires de la musique de 1988. Il en co-écrit l’histoire avec le scénariste Gilles Laurent, auquel il présentera le synopsis de Giorgino ébauché à dix-huit ans. Tous deux travailleront  sa réécriture pendant quatre ans. C’est avec Gilles Laurent que Boutonnat écrira le scénario de Sans Logique, et surtout concevra le spectacle dont la tournée et le film sont déjà en projet en 1988. 

Depuis que le cinéaste produit lui-même ses courts-métrages, il peut se permettre des budgets colossaux, comme celui nécessaire à la réalisation de Sans Logique (1989) qui aura nécessité un aménagement coûteux des studios d’Arpajon. C’est avec le même système de financement qu’il produira la tournée qui va lui permettre de sublimer son univers en l’extrapolant sur une scène. C’est notamment pour cela qu’il crée le 19 janvier 1989 la société Heathcliff S.A. qui lui permettra de produire la tournée et ses prochains films. Après un essai transformé à Saint-Étienne puis deux semaines au Palais Des Sports de Paris, le spectacle parcourra la France en 60 dates dont deux au Palais Omnisports de Paris-Bercy. Laurent Boutonnat, au delà de la mise en scène et des arrangements, pense au film qu’il tirera de cette tournée. Il crée le 26 octobre 1989 à l’occasion de la sortie du double album En concert une société d’édition phonographique « Requiem Publishing » qui édite depuis, toutes les productions de Boutonnat sans exception. La sortie en salles et sur vidéo du film du spectacle se fera finalement le 25 septembre 1990. Suite à la sortie de En concert, Laurent Boutonnat écrit les dix musiques du prochain album de Mylène Farmer: L’Autre. Il profite du tournage de Désenchantée et de Regrets en Hongrie en février 1991 pour faire des repérages pour Giorgino avec le décorateur Pierre Guffroy. Se consacrant essentiellement à la préparation du long-métrage, les années 1992 et 1993 verront débuter le tournage des scènes d’extérieur du film dans le parc slovaque des Tatras auxquelles suivront les plans d’intérieur aux studios Barrendov de Prague.

 

En mai 1993, le montage et l’écriture de la musique succèderont au tournage. Laurent retournera pour l’occasion dans l’État Tchèque pour en enregistrer la musique. L’exceptionnelle longueur de la post-production due en partie au perfectionnisme de son auteur s’achèvera en août 1994. Après 8 années de travail, Giorgino sort enfin sur les écrans le 5 octobre 1994. Abattu par la critique et sorti au mauvais moment, le film est un échec.

 

 Décidément décisif dans la carrière de Boutonnat, l’échec le conduit à des revirements complets. Celui de Giorgino sera de trop, plongeant son auteur dans le désespoir le plus profond. Après un an sans nouvelle production, qu’elle soit musicale ou audiovisuelle, la suite de son travail montrera une absence totale de continuité. Laurent Boutonnat composera onze musiques pour l’album Anamorphosée annonçant le retour de son interprète fétiche. Suite à ça il co réalisera un autre film de concert Live à Bercy avec François Hanss, son assistant de longue date. 

Le succès commercial de ce film (pourtant uniquement exploité en circuit de cassettes vidéos) n’aura d’égal que l’échec artistique que nous seront forcés de constater. Les nombreux faux raccords involontaires et la superficialité affichée de l’imagerie renient outrageusement le perfectionnisme dont Boutonnat était autrefois capable. Laurent Boutonnat refuse depuis toute interview et toute diffusion de Giorgino, voulant visiblement faire de son long métrage un film maudit. Le film sera tout de même contractuellement diffusé en novembre 1995 sur la chaîne Canal Plus, qui participa à sa production. Boutonnat attendra 1997 avant de reprendre réellement la caméra pour l’ancienne actrice Nathalie Cardone, sa nouvelle égérie avec laquelle il réalisera quatre clips. Il crée pour elle une société de production le 19 juin 1997 : « Calliphora S.A. » et laisse peu à peu en désuétude les sociétés Heathcliff S.A. et Toutankhamon qui cessera même ses activités en 1997. En mai 1999 sort l’album de Mylène Farmer Innamoramento comportant treize titres dont neuf composés par Laurent Boutonnat, mais il n’en signera aucun clip. Le 10 mai 2000 il étend toutefois ses activités financières en fondant LB Société Civile Immobilière qui s’occupe d’achat et de location de biens immobiliers.

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 L’échec qui accompagna toute la carrière de Boutonnat provoqua chez lui deux réactions contraires selon les époques. Alors que son insuccès dans le cinéma l’incita dans sa jeunesse à persévérer dans la voie cinématographique, il ne put se remettre du fiasco commercial de Giorgino qui le fit stopper toute réalisation ambitieuse. Aujourd’hui  Mylène Farmer et Laurent Boutonnat dirigent toujours la société d’éditions phonographiques Requiem Publishing qui produira en mai 2000 une nouvelle chanteuse pour adolescents : Alizée. Laurent Boutonnat écrira pour elle les chansons de ses deux albums et tournera trois clips : Moi… Lolita, Parler tout bas et J’ai pas vingt ans. Ayant cessé sa collaboration avec Nathalie Cardone, il continue néanmoins la composition des chansons de Farmer et réalisera même pour elle deux derniers clips Les Mots et Pardonne-moi, renouant une dernière fois avec leur univers des années 80. En mars 2001 sortent pour la seconde fois sur support numérique l’intégrale des clips que Laurent Boutonnat a tournés pour elle.

 

EXTRAIT DU LIVRE DE Jodel Saint-Marc  « Le Clip en tant qu’œuvre Cinématographique / aux éditions Sorbonne Nouvelle en août 2003

 

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La réussite Laurent Boutonnat et Mylène

Posté par francesca7 le 11 avril 2014

 

Bio5Laurent Boutonnat, de son état-civil complet Laurent Pierre Marie Boutonnat, est un musicien, auteur-compositeur,producteur et réalisateur français né le 14 juin 1961 à Paris.

Son premier long métrage, La Ballade de la féconductrice, un film fantastique comportant des scènes d’une rare violence, n’est diffusé que deux semaines dans une salle parisienne. Le film est interdit aux moins de 18 ans — son auteur n’en a alors que 17 — mais est néanmoins projeté au marché du film de Cannes.

La rencontre avec Mylène Farmer

À 20 ans, il compose avec Jérôme Dahan la musique de Maman a tort et cherche une chanteuse pour l’interpréter. Il pense d’abord à Lio, mais le projet n’aboutira pas. Ensuite, il repère une jeune fille d’une quinzaine d’années mais y aurait finalement renoncé pour des raisons juridiques. Lors d’un casting, il tombe alors sous le charme d’une comédienne en herbe, séduit immédiatement par son « air psychotique ». « C’était elle. On ne l’avait pas encore entendue chanter mais je savais que c’était elle ». Mylène Farmer sort alors son premier 45 tours en mars 1984. La chanson bénéficie d’un vidéo-clip tourné pour la modique somme de 5 000 FRF. Depuis lors, le tandem Farmer-Boutonnat est inséparable.

Fort du succès de ce premier single, Laurent Boutonnat écrit et compose la majorité des chansons du premier album de la chanteuse, Cendres de lune, paru en 1986. Le second extrait, Plus grandir, introduit ce qui fera en partie le succès de la chanteuse : les vidéo-clips, que Laurent Boutonnat réalisera désormais en 35 mm, comme de véritables petits films avec génériques, bandes originales et avant-premières.

Le succès

La consécration n’intervient réellement qu’en 1986 avec le troisième extrait de Cendres de luneLibertine et son vidéo-clip inspiré de Barry Lyndon, succès confirmé par le single suivant, Tristana dont le clip est nommé aux Victoires de la musique. Laurent Boutonnat et Mylène Farmer, qui forment alors un couple à la ville, créent la société Toutankhamon SA.

Au printemps 1988, sort l’album Ainsi soit je…, entièrement composé par Boutonnat qui délaisse l’écriture au profit de Mylène Farmer. L’album est un triomphe (1 800 000 ventes). Ils tournent les clips de Sans contrefaçon (avec Zouc), Ainsi soit je…Pourvu qu’elles soient douces ([Libertine II], qui sera le plus long vidéo-clip scénarisé français : 17 min),Sans logique et À quoi je sers, qui entérinent le personnage de la chanteuse. Il met également en scène sa première tournée en 1989, et réalise le film En concert, toujours en 35 mm, qui sort l’année suivante.

En 1991, Boutonnat compose les musiques de L’Autre, le troisième album de Mylène Farmer, et réalise les clips de DésenchantéeRegrets et Je t’aime mélancolieDésenchantéeconnaît un énorme succès, et permettra à l’album de dépasser les deux millions de copies. Elle a également été la chanson française la plus diffusée dans le monde en 2004 selon la SACEM. Le vidéo-clip de Beyond my control (1992), censuré pour son contenu trop explicite, est le dernier réalisé par Laurent Boutonnat pour Mylène Farmer jusqu’en2001.

La réussite Laurent Boutonnat et Mylène dans Les Clips de Mylène Giorgino4Giorgino

En 1994, il réalise son rêve en tournant Giorgino (avec Mylène Farmer dans le rôle principal). L’atmosphère très sombre et la durée du film (3 heures) n’attirent pas les spectateurs, qui lui préfèrent Forrest GumpPulp Fiction ou encore Léon. Blessé par l’échec de son film, le réalisateur en rachète les droits et en empêchera toute diffusion. Il finira cependant par céder à la pression d’un public fidèle à son univers (des pétitions pour la sortie du film circulaient sur Internet) et, fortifié par le succès de Jacquou le Croquant, décidera d’éditer Giorgino en DVD, 13 ans après sa sortie en salles.

Retour musical

Début 1995, il participe à la composition de l’album Anamorphosée de Mylène Farmer, au son plus rock. Il travaille également à la conception de la tournée qui suit, et qu’il immortalise dans Live à Bercy (1997).

En 1997, il devient le producteur et compositeur de Nathalie Cardone, qui connaît un grand succès avec sa reprise de Hasta Siempre. Il participe à son premier album éponyme, et réalise les clips des singles PopulaireMon ange et Baila si.

En 1999, sort Innamoramento de Mylène Farmer, album qu’il compose en grande partie. Cependant, il ne participe pas à la conception du Mylenium Tour qui suit la sortie de l’album.

En 2000, il coproduit avec Mylène Farmer la jeune chanteuse Alizée, compose pour elle la musique de Moi… Lolita et réalise le clip. La chanson est un succès mondial (plus de2 millions de ventes), suivie par un album triomphal, Gourmandises, lui aussi signé Farmer/Boutonnat.

En 2001, il reprend la caméra pour Mylène Farmer et réalise les clips de Les Mots et Pardonne-moi. Il réalise également les clips d’Alizée Parler tout bas et J’ai pas vingt ans ainsi que son second album, Mes courants électriques. En 2003, il met en scène le spectacle de la jeune corse et reçoit la même année le Grand Prix de l’Auteur-Réalisateur de l’Audiovisuel, décerné par la SACEM. Il réalise l’année suivante un clip pour un jeune chanteur, Kamal Kacet, Ifkis. Laurent produit par ailleurs l’album de ce dernier, « Larmes noires ».

Troisième film

AlbumAvantQueLombreSmall dans Mylène AutrementEn 2005, sort Avant que l’ombre…, le sixième album de Mylène Farmer dont il compose la quasi-totalité des musiques. Il participe aussi, en association avec la chanteuse, à la mise en scène du spectacle Avant que l’ombre… À Bercy. Parallèlement, il entame le tournage de son nouveau long-métrage, une adaptation du roman d’Eugène Le Roy Jacquou le croquant, qui sortira en France le 17 janvier 2007. Moins sombre que Giorgino, le film reçoit un accueil plus chaleureux, et atteint le million d’entrées.

En 2008, il compose les musiques de Point de Suture, le septième album de Mylène Farmer, et participe à la direction artistique de son Tour 2009 (qui passera notamment par le Stade de France).

En 2011, il compose les musiques des deux inédits de 2001-2011 Du temps et Sois moi-be me, le deuxième best of de Mylène Farmer, ainsi que le clip du premier single inédit Du temps.

En 2012, il compose les musiques de Monkey Me, neuvième album de Mylène Farmer.

Filmographie

Clips

1984 : Mylène Farmer - Maman a tort

Concerts - Composition

Il est en outre l’arrangeur musical de tous les albums.

Compositions annexes pour Mylène Farmer : L’annonciation (1985), Puisque… (1988), Dernier Sourire (1989), À quoi je sers… (1989), La veuve noire (1989), Mylène is calling(1991), Que mon cœur lâche (1992), Effets secondaires (1999), L’histoire d’une fée, c’est… (2000), Devant soi (2007) (Bande originale de Jacquou le Croquant), C’est pas l’heure(2010) (en duo avec Line Renaud).

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Mais Mylène, qui est donc Laurent B.

Posté par francesca7 le 7 février 2014

 

images (2)Que sait-on de Laurent Boutonnat ? Finalement peu de choses, tant ses interviews sont rares ; qu’il a été dans les années 80/90 le réalisateur de clips dont on a le plus parlé sans jamais le voir ; ceux de Mylène Farmer. L’écrivains Philippe Ségui évoque le mieux, en peu de mots, le mieux le réalisateur :

« Laurent Boutonnat fonctionne par odeurs. Celles de la neige, du vent, du froid et celle aussi de la misanthropie. L’œuvre est souvent tragique et affiche une douleur, une solitude et un univers qui lui sont propres. Ses films qui n’ont pas d’âge nous parlent d’un monde mélancolique qui a la couleur de la fatalité ».

Laurent Pierre-Marie boutonnat est né le 14 juin 1961 dans le XIVè arrondissement de Paris, de Pierre-Louis Boutonnat et marielle Brunher (mariés depuis le 16 juin 1960). Du côté de son père, Laurent Boutonnat est le petit fils de Charles Boutonnat, administrateur de la France d’Outre-Mer, et de Alice Nivot. Non moins célèbre dan les monde des chefs d’entreprise, Pierre-Louis Boutonnat, le père de Laurent, est né à Saint Louis au Sénégal le 4 février 1935 et a derrière lui une impressionnante carrière : tour à tout dirigeant de dizaines d’entreprises, puis de la Croix Rouge, et toujours en 2004 de la société WWF, il a été décoré de la Légion d’Honneur, de l’Ordre National du mérite, et figure dans le Who’s Who officiel.

Laurent Boutonnat grandit avec son frère Dominique et ses trois sœurs au 51 Bd Auguste Blanqui dans le XIIIè arrondissement de Paris : Caroline, Bénédicte, et Stéphanie, devenue journaliste à la matinale de France Inter jusqu’à fin 2008, avant de travailler pour BFM TV. Il se servira d’ailleurs de membres de sa famille pour monter ses sociétés d’éditions phonographiques et aussi de son petit frère Dominique dans son premier long métrage : Ballade de la Féconductrice en 1980. le même qui produire Jacquou le Croquant 26 ans plus tard. Laurent Boutonnat a déjà réalisé dans son enfance de nombreux courts-métrages amateurs avec la caméra Super 8 de ses parents. Son premier essai date d’ailleurs de 1971 où il transpose Bambi chez les humains. Lors de ses fils il dit vouloir déjà tout maîtriser : de la mise en scène à la musique, du maquillage à l’interprétation elle-même ! Parallèlement, i étudie la musique, notamment le piano dès l’âge de cinq ans.

Vidéo : Ballade de la Féconductrice :

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http://www.youtube.com/watch?v=2pTMjfj8kQw&feature=youtu.be

Au collège, Laurent Boutonnat est chez les jésuites. On retrouvera d’ailleurs des traces de cette éducation dans le clip de Plus Grandir (1985). Il s’y déplaît n’est doué qu’en littérature et est plusieurs fois renvoyé. A quinze ans il décide d’abandonner ses études pour aller chercher du travail. C’est aussi l’âge à partir duquel il abandonne l’apprentissage des instruments que lui faisaient apprendre ses parents, et notamment celui du piano. Parallèlement aux petits boulots qu’il cherche, Laurent prend des courts de théâtre durant trois ans et il écrit chez lui avec un professeur d e philosophie. Il déclarera plus tard « avoir pris goût à cela »…

Laurent Boutonnat le sait déjà : son unique objectif est le cinéma. Il commence à développer dans sa t^te plusieurs projets de long métrage dont un film nommé Giorgino (qu’il reprendra dix ans plus tard). Il réalisera finalement Ballade d la Féconductrice qui restera deux semaines à l’affiche à Paris . Plutôt que de retourner à l’école, Laurent Boutonnat, déçu, ne fait plus rien jusqu’à sa rencontre avec Jean-François Chauvel. Ce grand reporter de télévision (mort en 1986) devait tourner plusieurs émissions de reportages scientifiques sur les énergies nucléaires. Laurent Boutonnat saisit sa chance et postule comme caméraman pour toute la série d’émissions. Il avouera plus tard : « J’avais prétendu m’y connaître en technique pour qu’il me prenne, et j’ai dû potasser le manuel comme un fou !  il part donc pendant un an dans les quatre coins de la France pour tourner les images de ces reportages, « La meilleure école » selon lui.

Laurent Boutonnat a alors 20 ans et se lance dans une nouvelle aventure où il utilisera ses facultés d’écriture et son expérience récente dans le journalisme. Toujours avec le sens du subversif et son goût du morbide, il commence des recherches pour écrire un lire sur l’infanticide. Parallèlement à cela il réalise des publicités télévisées, non par vocation mais tout simplement pour gagner un peu d’argent. Il signe également en 1982 la musique du court-métrage « Panache » de Pascal Deligné, qui deviendra son assistant sur Plus Grandir. Laurent tourne donc plusieurs sports pour des produits de consommation courant (barres chocolatées, ligueur et champagne) puis s’associe à un producteur travaillant pour le circuit Parafrance. Celui-ci lui proposera d e tourner un film d’horreur en deux semaines de tournage pour un budget de 230 000 Euros. Le film ne verra jamais le jour. C’est à cette période que la première version de Giorgino sera écrite par lui. Un soir, alors qu’il est accompagné d’un ami : Jérôme Dahan , il décide d’écrie avec lui les paroles d’une chanson ayant trait à cette enfance qui le hante tant. Le lendemain Jérôme Dahan en écrit la musique et le résultat ne leur déplait pas. Ils viennent en fait d’écrire les paroles de maman a tort, le futur tube de l’été 1984. Laurent Boutonnat laisse peu à peu de côté le sulfureux libre qui ne verra jamais le jour.

Les paroles qui évoquent la folie, l’abandon, et le saphisme seraient encore plus explosives dans la bouche d’une enfant. Après une tentative avec une jeune fille de quinze ans qui pose trop d e problèmes juridiques, Jérôme Dahan et Laurent Boutonnat organisent un casting où se présentent une cinquantaine de filles dont Mylène Farmer, qu’il avait croisé quelque temps auparavant au bras de Dahan. Laurent boutonnat la choisie immédiatement, sans même l’avoir entendue chanter, à cause de son air « psychotique » dont il parlera à Noël Mamère en 1986 au journal télévisé. Lors de ces premières interviews télévisées, on se rend compte que Laurent Boutonnat s’exprime comme le producteur Christian Fechner. Après un clip tourné en vidéo avec un budget de 760 Euros, il aura un projet de vrai court-métrage pour la chanson.

 » C’est un homme qui a un physique romantique. C’est un homme qui a ses névroses. Qui a, je crois beaucoup de talents » Citation Mylène Farmer – Frequenstar – février 1989

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La rencontre avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 7 février 2014

 

La rencontre avec Mylène Farmer dans Mylène Autrement BoutonnatPhoto03À 20 ans, il compose avec Jérôme Dahan la musique de Maman a tort et cherche une chanteuse pour l’interpréter. Il pense d’abord à Lio, mais le projet n’aboutira pas. Ensuite, il repère une jeune fille d’une quinzaine d’années mais y aurait finalement renoncé pour des raisons juridiques. Lors d’un casting, il tombe alors sous le charme d’une comédienne en herbe, séduit immédiatement par son « air psychotique ». « C’était elle. On ne l’avait pas encore entendue chanter mais je savais que c’était elle ». Mylène Farmer sort alors son premier 45 tours en mars 1984. La chanson bénéficie d’un vidéo-clip tourné pour la modique somme de 5 000 FRF. Depuis lors, le tandem Farmer-Boutonnat est inséparable.

Fort du succès de ce premier single, Laurent Boutonnat écrit et compose la majorité des chansons du premier album de la chanteuse, Cendres de lune, paru en 1986. Le second extrait, Plus grandir, introduit ce qui fera en partie le succès de la chanteuse : les vidéo-clips, que Laurent Boutonnat réalisera désormais en 35 mm, comme de véritables petits films avec génériques, bandes originales et avant-premières.

La consécration n’intervient réellement qu’en 1986 avec le troisième extrait de Cendres de luneLibertine et son vidéo-clip inspiré de Barry Lyndon, succès confirmé par le single suivant, Tristana dont le clip est nommé aux Victoires de la musique. Laurent Boutonnat et Mylène Farmer, qui forment alors un couple à la ville, créent la société Toutankhamon SA.

Au printemps 1988, sort l’album Ainsi soit je…, entièrement composé par Boutonnat qui délaisse l’écriture au profit de Mylène Farmer. L’album est un triomphe (1 800 000 ventes). Ils tournent les clips de Sans contrefaçon (avec Zouc), Ainsi soit je…Pourvu qu’elles soient douces ([Libertine II], qui sera le plus long vidéo-clip scénarisé français : 17 min), Sans logique et À quoi je sers, qui entérinent le personnage de la chanteuse. Il met également en scène sa première tournée en 1989, et réalise le film En concert, toujours en 35 mm, qui sort l’année suivante.

En 1991, Boutonnat compose les musiques de L’Autre, le troisième album de Mylène Farmer, et réalise les clips de DésenchantéeRegrets et Je t’aime mélancolieDésenchantée connaît un énorme succès, et permettra à l’album de dépasser les deux millions de copies. Elle a également été la chanson française la plus diffusée dans le monde en 2004 selon la SACEM. Le vidéo-clip de Beyond my control (1992), censuré pour son contenu trop explicite, est le dernier réalisé par Laurent Boutonnat pour Mylène Farmer jusqu’en 2001.

Début 1995, il participe à la composition de l’album Anamorphosée de Mylène Farmer, au son plus rock. Il travaille également à la conception de la tournée qui suit, et qu’il immortalise dans Live à Bercy (1997).

En 1997, il devient le producteur et compositeur de Nathalie Cardone, qui connaît un grand succès avec sa reprise de Hasta Siempre. Il participe à son premier album éponyme, et réalise les clips des singles PopulaireMon ange et Baila si.

En 1999, sort Innamoramento de Mylène Farmer, album qu’il compose en grande partie. Cependant, il ne participe pas à la conception du Mylenium Tour qui suit la sortie de l’album.

En 2000, il coproduit avec Mylène Farmer la jeune chanteuse Alizée, compose pour elle la musique de Moi… Lolita et réalise le clip. La chanson est un succès mondial (plus de 2 millions de ventes), suivie par un album triomphal, Gourmandises, lui aussi signé Farmer/Boutonnat.

En 2001, il reprend la caméra pour Mylène Farmer et réalise les clips de Les Mots et Pardonne-moi. Il réalise également les clips d’Alizée Parler tout bas et J’ai pas vingt ans ainsi que son second album, Mes courants électriques. En 2003, il met en scène le spectacle de la jeune corse et reçoit la même année le Grand Prix de l’Auteur-Réalisateur de l’Audiovisuel, décerné par laSACEM. Il réalise l’année suivante un clip pour un jeune chanteur, Kamal Kacet, Ifkis. Laurent produit par ailleurs l’album de ce dernier, « Larmes noires ».

En 2005, sort Avant que l’ombre…, le sixième album de Mylène Farmer dont il compose la quasi-totalité des musiques. Il participe aussi, en association avec la chanteuse, à la mise en scène du spectacle Avant que l’ombre… À Bercy. Parallèlement, il entame le tournage de son nouveau long-métrage, une adaptation du roman d’Eugène Le Roy Jacquou le croquant, qui sortira en France le 17 janvier 2007. Moins sombre que Giorgino, le film reçoit un accueil plus chaleureux, et atteint le million d’entrées.

MONKEY 2913En 2008, il compose les musiques de Point de Suture, le septième album de Mylène Farmer, et participe à la direction artistique de son Tour 2009 (qui passera notamment par le Stade de France).

En 2011, il compose les musiques des deux inédits de 2001-2011 Du temps et Sois moi-be me, le deuxième best of de Mylène Farmer, ainsi que le clip du premier single inédit Du temps.

En 2012, il compose les musiques de Monkey Me, neuvième album de Mylène Farmer.

 

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SALUT – pour un style Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 24 décembre 2013

 

7 NOVEMBRE 1984 – Entretien avec J.L. BOCQUET

« Nous voulons essayer de créer le style Mylène Farmer ! »

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A propos de son pavillon qu’elle fait visiter :

- C’est bas de plafond, petit, mais tellement sécurisant !

D’être devenue en quelques mois une habituée des médias ne la transformera pas en poupée de cire et de son :

- Je voulais être chanteuse et comédienne. Il se trouve que j’ai commencé par la chanson… quand j’ai décidé de faire quelque chose je m’y investis complètement. Cependant, je garde mes distances par rapport à ce métier. Je veux rester lucide et ne pas sentir ma tête gonfler parce que mon premier titre marche bien.

Elle se réjouit de ne pas encore être abordée constamment par des fans lorsqu’elle prend le métro :

- Les gens ne connaissent pas encore bien mon visage. « Maman a tort » est surtout énormément passé en radio. Jusqu’ici je n’ai fait que peu de télés… Et peut-être n’ai-je pas comme Jeanne Mas ce… ‘truc’ qui marque et accroche les gens.

Un visage de star du grand écran ?

- Je vais certainement bientôt recevoir des propositions, il y a déjà tellement de chanteurs sollicités, et qui n’en valent pas la peine ! (Grand éclat de rire) Je suis horrible, je ne devrais pas dire ça ! De toute façon, je n’accepterai de tourner que si Polanski ou Zulaw ski viennent me chercher ! (rires de nouveau) Je ne veux pas faire de cinéma pour faire du cinéma. J’attends un rôle qui me corresponde, qui m’apporte quelque chose.

Pour l’instant, priorité à Mylène-la-chanteuse :

- Je croyais qu’au bout de quatre mois un titre était mort et enterré… Il semblerait que non ! Je pense que 200 000 exemplaires de Maman a tort ont été vendus. Je ne connais pas le chiffre exact. Actuellement, je n’ai pas envie de m’intéresser à ça… Il y a déjà trop de gens qui s’en préoccupent.

Et l’avenir ?

- Je suis obligée d’y penser. Je vais enregistrer une version anglaise pour l’Allemagne et l’Italie. Et le prochain 45-trs est terminé, « Bip be bou rock’n roll ». Il sort en janvier. Ensuite si tout va bien, s’enchaînera un 33-trs.

Le but ?

- Avec Laurent Boutonnat et Jérome Dahan, nous voulons essayer de créer quelque chose, un style. Le style Mylène Farmer !

Imposer une image, sans pour autant perdre son identité :

- J’ai des producteurs jeunes qui ont l’intelligence de ne pas me pousser dans tous les endroits à la mode. Je ne veux pas faire comme tout le monde. J’aime bien ma vie tranquille. Être seule ou avec quelques amis intimes !

Des activités solitaires ?

-          Je lis beaucoup mais j’ai toujours peur en le disant que l’on me prenne pour une intellectuelle pimbêche! Je dessine de temps en temps presque exclusivement des sujets assez macabres ! Je commence à pianoter aussi. Et j’ai acheté un saxophone, c’est un instrument tellement beau !

 

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Mylène Farmer – Avril 1986

Posté par francesca7 le 19 décembre 2012

 

CENDRE DE LUNE : le titre donne son nom au premier album de Mylène. Sorti le 1er avril 1986, et album fait suite aux sigles Maman a tort, My Mum Is Wrong, On est tous des imbéciles et Plus grandir. Entre son premier 45 tours et ce premier album, l’artiste a changé de maison de disques : exit RCA et bonjour Polydor, pour un contrat de deux albums.

 

Ce premier 33 tours est donc un vrai pari, d’autant que Polydor ne rachète à RCA que les droits de Maman a tort (My Mum Is Wrong, On est tous des imbéciles et L’Annonciation sont toujours inédits sur CD aujourd’hui).

Mylène Farmer - Avril 1986 dans Mylène AU FIL DES MOTS fanethae4-300x225 Restent les titres Plus grandir et sa face B, Chloée, déjà sortis dans la nouvelle maison de disques de Mylène. Trois anciens titres donc, accompagnés de six nouveauté (c’est peu) : Libertine, Au bout de la nuit, Vieux bouc, Wee’ll Never Die, Greta et Cendres de lune (un instrumental). Neuf titres en tout, produits , arrangés et réalisé par Laurent Boutonnat, qui s’occupe également des claviers acoustiques et des synthétiseurs. C’est même une de ses photos que l’on voit sur le recto de la pochette ; un cliché en noir et blanc de profil où Mylène (encore brune) se coiffe d’un canotier. Elle apparaît songeuse, et son nom s’inscrit en lettres rouges. L’univers Farmer prend donc ici sa forme.

Et que dire des textes ! Encore et toujours Boutonnat pour cinq chanson, un titre de Jérôme Dahan et deux de Mylène. Mais qu’on ne s’y trompe pas ; si les textes ne sont pas tous de Mylène, son inspiration se ressent dans les vers de chaque chanson – mort, enfance torturée, sang, violence, suicide, sexe, peur de vieillir…. Ne manque que l’influence religieuse pour que toutes les grandes thématiques farméreinnes soient au rendez-vous ! Les musiques, quant à elles, sont toutes de Boutonnat, hormis celle de Maman a tort (cosignée avec Jérôme Dahan) et Libertine (de Jean-Claude Dequéant).

 Pour accompagner la sortie de cet album, il faut un titre fort qui puisse être édité en SP ; ce sera Libertine. Le succès est immédiat (même foudroyant) et permettra à l’album d’atteindre les 700 000 ventes au total, grâce, notamment, à sa ressorties CD en 1987 comprenant douze titres au lieu de neuf (l’album était déjà sortie en CD, mais de façon très confidentielle, en 1986). En effet, pour l’occasion, Cendres de Lune s’est vu agrémenter d’une nouvelle chanson, Tristana, accompagnée de son remix (Tristana Remix Club). La carrière de Mylène est ici lancée et bien lancée ! Plus rien n’empêchera la désormais rousse chanteuse de gravir les marches du succès et de squatter systématiquement les hit-parades. Une artiste est née avec ce Cendres de Lune.

 

 

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issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 23/220

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L’Annonciation de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 décembre 2012

 

Seule façon d’entendre l’Annonciation   : se procurer (à prix d’or !) le SP ou le maxi d’On est tous des imbéciles, où le titre est gravé en face B. en effet, sitôt éditée, cette chanson semble avoir disparu de la mémoire de Mylène (Polydor laissant les droits à RCA, à la différence de ceux de Maman à tort, rachetés par la maison de disques actuelle de Mylène). Jamais chantée à la télévision, sur scène ou reprise en spectacle, l’Annonciation n’en est pas moins un titre intéressant. D’abord parce que c’est le premier titre entièrement écrit par Laurent Boutonnat. En effet, alors que la musique de Maman à tort fut cosignée avec Jérôme Dahan, l’Annonciation est l’œuvre de Boutonnat seul (la face A, On est tous des imbéciles   , étant confiées entièrement à Dahan). Et pour cette première chanson, Boutonnat explore déjà tous les thèmes chers à lui-même et à sa chanteuse. Le titre d’abord nous fait pénétrer dans l’univers farmérien : L’Annonciation.

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Et ce titre est à prendre au premier degré, puisqu’il fait référence à l’ange Gabriel qui vient révéler à Marie qu’elle est enceinte. En effet, selon la Bible, Jésus n’est pas né d’une union charnelle ; c’est le Saint Esprit qui a conçu Jésus. L’Eglise a choisi de célébrer l’événement neuf mois avant Noël (soit le 25 mars). Cependant, la Bible ne nous dit pas si cette grossesse extraordinaire a effectivement duré neuf mois comme pour le commun des mortels… Quoi qu’il en soit, le ton est donné, et la chanson reprend la notion de visite (« Il est entré dans mon lit / Sans un bruit »), du Saint-Esprit (« Dans mon sein je l’ai maudit / Ce saint esprit »), de l’ange Gabriel (« L’ange m’a fait croie au bonheur ») et de Dieu (« Et moi je sais que Dieu existe »). Mais il est bien évident que Boutonnat ne se contente pas ici d’une mise en chanson de l’Annonciation. Il fait de cette « visite » un épisode douloureux : « Une larme en frisson c’est l’heure / Celle qui sonne la douleur / Celle où seule on sent son cœur / Qui s’affleure », ou encore « La vie pour moi c’est fini ». Et l’on comprend vite à travers les mots de Boutonnat que l’héroïne de sa chanson vient de subir un avortement par un faiseur d’anges : « L’ange m’a fait croire au bonheur / C’est un faiseur », « Mon sauveur / Mon petit baigneur / Sans toi je meurs » ou « Et moi je sais que Dieu est triste / Car dans mon ventre / ça nait ça meurt ».

Nous sommes bien ici en présence de la genèse de l’œuvre de Mylène dans ce premier texte annonçant son premier album, avec Plus grandir ou  Au bout de la nuit ; a noter la musique de l’Annonciation, qui est particulièrement mélancolique, avec uniquement des cordes (violoncelles et violons tziganes).

issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 19/220

 

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Jérôme Dahan et Mylène F.

Posté par francesca7 le 23 juillet 2012

 

Jérôme Dahan et Mylène F. dans Mylène et L'ENTOURAGE headshot_1Jérôme Dahan, né en 1962 et mort le 11 octobre 2010, est un auteur-compositeur français.

Il est le premier à avoir composé pour la chanteuse Mylène Farmer au début de sa carrière avec Laurent Boutonnat. Il a notamment écrit et composé le titre Maman a tort avec ce dernier pour la chanteuse ainsi qu’écrit et composé intégralement la chanson On est tous des imbéciles. Cet échec commercial marquera la fin de sa collaboration avec Laurent Boutonnat et Mylène Farmer ; Jérôme Dahan voulait faire de la jeune artiste une nouvelle Françoise Hardy tandis que son complice et le reste de la production ne jurait que par Jeanne Mas.

Il meurt le 11 octobre 2010 des suites d’un cancer. Mylène Farmer lui aurait rendu visite plusieurs fois à son chevet avant sa mort.

Celui qui a écrit les mémorables paroles du premier 45 tours de Mylène Farmer, Maman a tort, c’était lui, Jérôme Dahan. Il s’est éteint le 11 octobre, des suites d’une longue maladie, annonce sur son blog perso Hugues Royer, auteur de la biographie non-officielle Mylène.

« Sans Maman a tort, Mylène Farmer aurait-elle fait la carrière qu’on lui connaît?, s’interroge Hugues Royer. Ce qui est certain, c’est que sans Jérôme Dahan, la chanson n’aurait pas existé. Cet ami de Laurent Boutonnat, qui va organiser le casting permettant de « recruter » Mylène pour interpréter ce titre, est donc bien à l’origine, en 1984, de la carrière de celle qui n’est pas encore rousse. On lui doit en partie la musique et, surtout, les paroles, de cette comptine licencieuse dont le thème a été imaginé en communion avec Laurent Boutonnat. »

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Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez surMylène Farmer – Clip Maman a tort 1984 -

Jérôme Dahan est l’un des artisans qui ont révélé la plus mystérieuse des stars françaises : Mylène Farmer. En 1984, avec Laurent Boutonnat, Dahan lui écrit et compose son premier tube, Maman a tort, écoulé à 100 000 exemplaires.

Charts in France vient d’annoncer le décès du musicien, survenu le 11 octobre dernier, à l’âge de 48 ans. Il a « succombé à une longue maladie qu’il combattait depuis des années et a été enterré quatre jours plus tard dans l’intimité, en présence de sa famille et de ses amis les plus proches. » L’annonce de ce décès a été officialisée par Hugues Royer, auteur d’une biographie de Mylène Farmer.

On doit également à Jérôme Dahan le second single de Farmer, On est tous des imbéciles, un échec qui marque la fin de leur collaboration, peu avant l’ascension fulgurante de la star. Pourtant, en février 2009, la chanteuse s’est rendue à plusieurs reprises au chevet de Dahan suite à son hospitalisation.

MF99_42a-215x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEhttp://www.purepeople.com/article/mylene-farmer titrait : Mylène Farmer, que l’on dit volontiers nombriliste, égocentriste et peu encline à manifester ses sentiments, n’a pas oublié Jérôme Dahan, à qui elle doit son premier tube. Coauteur (avec Laurent Boutonnat) de Maman a tort, Jérôme Dahan, 48 ans, souffre aujourd’hui d’une grave maladie et a dû être hospitalisé, et Mylène lui rend régulièrement visite à l’hôpital.

C’est grâce à lui qu’en 1984, Mylène Farmer avait fait des débuts remarqués avec Maman a tort, une histoire pas très limpide, où l’on croise une infirmière, et où Mylène chante, avec déjà ce mélange de voix enfantine et de perversité  » J’aime ce qu’on m’interdit / Les plaisirs impolis / J’aime quand elle me sourit / J’aime l’infirmière maman ».

Le disque « fera » 100 000 exemplaires, pas un carton, mais une belle vente et surtout, servira de tremplin à la créature un peu frêle qui se drape déjà dans son mystère, puisqu’elle vit à l’époque cloîtrée, ou presque, dans une petit appartement de la rue Saint-Martin, à Paris, avec  pour toute compagnie celle de deux singes capucins…

Maman a tort était l’oeuvre de Laurent Boutonnat et de Jérôme Dahan. Ce dernier va,  malheureusement, assez rapidement, disparaître du premier cercle de la chanteuse au profit du seul Laurent Boutonnat, qui, deviendra le compagnon / Pygmalion de Mylène Farmer.

En ce jour, Mylène Farmer vient de sortir le single Oui mais… Non. Un titre dont elle a écrit le texte et dont la musique n’est, pour la première fois, pas signée par Laurent Boutonnat. La rousse s’est tournée vers RedOne, compositeur préféré de Lady Gaga

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Mylène Farmer et l’Annonciation

Posté par francesca7 le 7 mars 2012

 l’AnnonciationLa grossesse d’un enfant au père incertain. Un premier texte choc… rédigé par Jodel St marc.

 

Mylène Farmer et l'Annonciation dans Mylène et SYMBOLISMEEntièrement écrit et composé par Laurent Boutonnat, L’Annonciation est la chanson figurant en face B de On est tous des imbéciles, chanson écrite par Jérôme Dahan au début 1985, par ailleurs auteur des paroles de Maman à tort. L’Annonciation est la première chanson de Laurent Boutonnat (qui avait jusque là seulement co-signé la composition de Maman a tort). Une entrée fracassante dans le petit monde de la variété française avec cette chanson très triste faisant un rapport étrange entre ‘histoire de la bible et celle de la jeune fille, qui pleure pour la première fois derrière un micro : Mylène FARMER, alors âgée de 24 ans.

 

L’Annonciation est un des titres de tableau baroque les plus usités par la peinture européenne, notamment au XIVème et XVème siècle. Elle retranscrit le plus souvent l’archange Gabriel annonçant à Marie sa grossesse et la prochaine naissance de Jésus (alors que ce 25 mars, elle n’a que 15 ans) par Yahvé (Dieu). Ce qui explique entre autre l’emploi du « saint esprit » et « l’ange m’a fait croire au bonheur » par l’auteur dans le premier couplet. Ici, l’annonciation qu’entend la jeune fille à l’air de venir de l’enfant qu’elle porte et dont la provenance nous échappe. Cependant, certains indices nous renvoient au viol, à l’amour paradoxal pour le père biologique de cet enfant, mais aussi aux conséquences de la perte de la virginité et aussi à la fausse-couche, et à l’enfant mort-né. Enfin, les dernières lignes renvoient au suicide, inéluctable, de la mère incapable d’aimer un enfant probablement héritier de tant de névroses.

 

MF80_153a dans Mylène et SYMBOLISMEUne recherche importante à noter, c’est que dans la plupart des Annonciations de la Renaissance, Marie est en train de filer de la laine pour le voile du temple de Jérusalem lors de l’arrivée de l’archange (voile qui se déchirera lors de la crucifixion de Jésus). Le thème du voile et du fil qui se casse provient des trois parques de la mythologie grecque : Cotho, Lachesis, et Atropos, autrement appelée les moires. C’est donc probablement pour évoquer une nouvelle fois cette idée que Mylène FARMER avait initialement décidé de nommer son album sorti en 1999 Mes Moires au lieu de Innamoramento.

 

(Les moires symbolisant la naissance, la vie et la mort : avec celle qui fabrique le fil, celle qui le tisse et la dernière… qui le casse).

 

La chanson n’est jamais reparue, ni dans un best-of ni dans un Live, étant l’entière propriété du label RCA sous lequel travaillait Laurent Boutonnat. Depuis le rachat du catalogue par Polydor, la seule chanson rachetée à été Maman a tort. Ce qui fait de l’Annonciationune chanson rarissime très difficile à se procurer vu le faible nombre de pressages et de ventes du 45 tours en 1985. Cote approximative : 700 f. de l’époque. (environ 100 €uros)/

Signé J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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JEROME DAHAN

Posté par francesca7 le 21 août 2011

JEROME DAHAN jerome-dahan-profile

Jérôme Dahan, est un auteur-compositeur français, né en 1962 et décédé le 11 octobre 2010. Il est le premier à avoir composé pour la chanteuse Mylène Farmer  au début de sa carrière avec Laurent Boutonnat.  

 

Interview du co-auteur de Maman à tort, parue le 4 février 1994.
issu du Magazine I.A.O Mylène Farmer 

 

 

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QUESTIONS / REPONSES 

 

Jérôme Dahan

A l’époque de Mylène Farmer, j’étais très complice avec Laurent Boutonnat. (…) Je n’ai jamais travaillé avec des interprètes expérimentés. J’ai commencé avec Mylène qui débutait aussi. Ensuite je n’ai travaillé qu’avec des débutants, qui savaient que j’avais été dans l’aventure Farmer, et qui n’osaient rien apporter à mes chansons. Mon passé les impressionnait et ils me laissaient les diriger, avides de mes conseils. 

 

 

1150821104Parlons de Mylène. Quand l’as-tu rencontrée ?  

 

Au début des années 80. Je l’ai connu avant qu’elle ne rencontre Laurent Boutonnat. C’était une copine. Ensuite, j’ai rencontré Laurent Boutonnat dans une boite de production cinématographique où j’étais assistant-régisseur. Laurent est venu nous montrer un scénario car il voulait faire un film. On a sympathisé en deux jours, je lui ai dit que je faisais de la musique. Avec un troisième copain, on a monté une boite d’édition et on a présenté une chanson à Lio, qui lui a plu. Malheureusement, notre troisième associé voulant garder la totalité des droits éditoriaux, Lio n’a pas pu enregistrer la chanson. Avec Laurent, on travaillait tous les deux dans ma cave. J’avais quitté la boite de prod et, pour vivre, je touchais les assedics. Un jour, on a écrit ensemble une chanson qu’on a intitulé Maman a tort, on a tout de suite senti qu’on tenait un tube, mais il nous fallait quelqu’un pour la chanter. On a d’abord trouvé une jeune fille de quinze ans dont l’âge posait tellement de problèmes juridiques qu’on a du abandonner avec elle, alors qu’on avait déjà été en studio. Avec Laurent, on a décidé d’organiser un casting, comme des pros. Quelques jeunes filles sont venues auditionner, les copines des copines, accompagnées par les parents : c’était très folklo… 

  

Mylène y était ?  

Oui, mais on la connaissait déjà. C’était une copine depuis quelques temps. On a préféré travailler avec elle, surtout qu’ont avait rencontré personne d’extraordinaire dans les dix filles qui s’étaient présentées. 

  

 

Vous n’avez pas osé lui dire non ? Ou était-elle mieux que les autres ?  

 

Je ne veux pas dire de mal de Mylène. Honnêtement, elle correspondait à ce que Laurent et moi, nous recherchions. En plus, cela m’aurait blessé de lui dire non. Quand elle a su qu’on organisait le casting, elle était déjà sur les rangs. Pourtant, elle a été humble et discrète, ne cherchant pas à s’imposer à tout prix. 

  

Une fois « Maman a tort » terminé, comment avez-vous fait pour signer chez RCA ? 

Cela a été très difficile. Personne ne voulait de Mylène. On a fait un premier tour des maisons de disques et comme toutes les réponses étaient négatives, on a prétexté qu’on avait refait le mix pour retourner les voir. En fait, c’était faux. Ils nous ont reçu une deuxième fois, mais les réponses sont tombées à nouveau. Le « Non » était unanime. On s’est accrochés, on a repris le même stratagème du « On a refait le mix », pour obtenir un troisième rendez-vous. C’était cependant toujours la même cassette. Et là, s’est produit le miracle : un an après le début de nos démarches, François Dacla a décidé de nous signer chez RCA en licence (Mylène n’était pas une artiste maison). Nous étions soulagés, mais le disque est sorti tel quel timidement, avec un instrumental en face B, car nous n’avions pas de budget pour faire un autre titre. La promo RCA n’y croyait pas beaucoup, pour eux on était des OVNI, notre production n’étant pas dans l’esprit de l’époque. Chez RCA, Michel Elmosnino, qui avait paraphé le contrat, a cependant été très sympa avec nous. 

  

 

La galère était finie ?  

 

Non, pas du tout. Car une fois qu’on a fait la pochette, tout le monde chez RCA a oublié que le disque devait sortir. On a du donner une partie des éditions à Bertrand Lepage pour qu’il défende le titre auprès des médias, et une autre partie à l’éditeur Frédérick Leibovitz. C’est à la suite de cela qu’on a fait une deuxième pochette de « Maman a tort », un maxi, et la version anglaise, My mum is wrong, qui est une idée de Leibovitz. Si on s’était écoutés, avec Mylène et Laurent, on aurait fait des versions en toutes les langues, y compris en chinois. Le disque n’est malheureusement sorti qu’en France et au Canada, puisque j’ai une copie de ce dernier pays. 

  

 

Combien de temps Maman a tort a t’elle mit  pour exploser ?  

 

Le disque n’a jamais vraiment explosé. On a du faire, à terme, 100 000 exemplaires, ce qui, pour l’époque (NDLR : l’année 1983 est l’année où le nombre de 45 tours vendus en France a atteint son record historique), n’était pas terrible, comparé au million d’exemplaires atteint par les disques de Jeanne Mas ou d’Axel Bauer. On était cependant bien exposés. 

  

 

Le disque suivant On est tous des imbéciles était aussi le fruit d’une collaboration entre Laurent et toi ?  

 

Non. Pour le premier disque, j’avais fait les textes seul et on avait fait la musique ensemble. En revanche, pour le second, j’ai fait la face A, On est tous des imbéciles, et Laurent a signé la face B L’annonciation. On est tous des imbéciles, comme Maman a tort a d’ailleurs été écrite avant que Mylène ne soit sélectionnée pour chanter. En un mot, Mylène m’a chanté, mais je n’ai jamais écrit en fonction de sa personnalité. Quand j’ai fait On est tous des imbéciles, je me disais que l’interprète ce serait moi. Aujourd’hui, je referais volontiers cette chanson dans un disque ou sur scène. C’est une belle chanson. Quand j’ai fait mon show-case à Bercy, j’y ai pensé très fortement. Mais en 1984, ce disque de Mylène n’a pas du tout marché, je dirais même que ce fut un échec, puisqu’on en a vendu 40 000. Contrairement à Maman a tort, il n’y a même pas eu de clip, car c’était une époque où la télévision n’était pas d’accord avec les producteurs de disques pour les droits sur les diffusions. En revanche, on a fait pas mal de radios. Un jour, Laurent et moi avions accompagné Mylène à RMC. Dès notre arrivée, on a entendu « Tiens, voilà les Gentleman Farmer ! ». Je dois donner toujours une impression très british, car j’ai lu sur moi dans la presse, il y a quelques mois : « Dahan, le Dandy déliquescent ». C’est une belle image, mais je ne sais pas si c’est vraiment moi

  

 

L’échec de On est tous des imbéciles, c’est ce qui a causé la fin de ta collaboration avec Mylène ?  

 

Non. On avait un contrat pour deux simples chez RCA. C’est à ce moment là qu’Alain Lévy décide de créer Polygram nouvelle version. On l’a rencontré et on a signé Mylène chez Polydor pour plusieurs albums. C’est là que les problèmes relationnels ont commencé. Pour moi, je voyais plus Mylène comme une nouvelle Françoise Hardy que comme une Jeanne Mas puissance 10. Mais tout le monde, que ce soit Laurent ou les gens de Polydor ne voyaient qu’à travers Jeanne Mas. Elle était la référence suprême. Je n’étais pas d’accord, elle ne me fascinait qu’à moitié avec sa gestuelle, sa production, son look… J’ai donc repris mes chansons que Mylène s’apprêtait à enregistrer et je suis parti. 

  

 

En 1985 sort Plus grandir et en 1986 Libertine, tu n’étais plus là ?  

 

Non. Mais je dois avouer que Laurent et Mylène ont eu raison d’aller dans cette direction. Plus grandir n’a pas marché. En revanche, Libertine a été un gros succès. J’ai été content pour eux sans comprendre qu’un phénomène était en train de naître. Il m’a fallu des mois pour réaliser ce qui se passait. Je voyais des beaux clips, des images grandioses, mais pour moi qui connaissait la petite Mylène, fragile, sensible, ça ne sonnait pas, ça ne fonctionnait pas. Je ne me rendais pas compte qu’elle allait marquer aussi fort son époque. Aujourd’hui, quand je la vois, je ne juge plus, car je ne sais pas qui elle est devenue. Je ne peux plus savoir si l’image qu’elle donne est le reflet de ce qu’elle est ou pas. 

 

 

Ça rapporte beaucoup de droits d’auteur Mylène ?  

 

Les deux singles de l’époque m’ont rapporté peu de choses. En revanche, comme elle en chante les chansons sur scène, ils sont dans son « Live », qui lui s’est très bien vendu. Je n’ai pas vu le concert, mais la version de Maman a tort que j’entends dans le disque me plait beaucoup. Je trouve cela très bien fait et puis, pour moi, c’est une énorme émotion que de l’écouter, surtout qu’elle démarrait ses concerts avec cette chanson. 

 

C’est difficile d’écrire une chanson « historique » comme celle-là ?  

 

Je ne sais pas. Il y avait une espèce de grâce sur cette chanson. Il y avait quelque chose qui nous dépassait, je le sentais à l’époque. Je ne me disais pas « Je suis génial d’avoir écrit ça », mais « Ce truc là est génial », comme si ma main avait été guidée par une force supérieure. C’est très curieux. 

 

  

Depuis Mylène vous a t’elle aidé ? Renvoyé l’ascenseur ? 

 

Quelquefois. Je tombe souvent sur des articles où elle raconte son passé de façon honnête. D’autres fois, ses propos sont moins objectifs. Mais là, je me dis que ce sont peut-être les journalistes qui ont transformé ses propos. Comme j’en souffre beaucoup, je préfère cette solution. Je ne voudrais pas que mes propos soient déformés et que Mylène ou Laurent lisent des trucs horribles sur notre passé commun, qu’en plus, je n’aurais pas dit. 

  

 

Tu as des souvenirs sympas avec eux ? 

 

2338036563_small_1Des milliers. Je me souviens quand, avec Laurent, Mylène venait chez ma mère, qui avait un grand appartement. Il y avait une grande pièce avec un piano, et on y répétait la « mise en scène » des chansons. Mylène avait du mal à appréhender tout cela, et on devait, Laurent et moi, lui apprendre les chorégraphies. Mylène n’avait pas du tout de vision, de conscience de son corps. On se mettait tous à danser sur Maman a tort ou On est tous des imbéciles et ma mère nous regardait un peu amusée. Ça ne devait pas ressembler à quelque chose de très pro. C’était tellement sympa, tellement sincère que c’est peut-être aussi grâce à cela que ça a marché. La perfection est toujours la chose la plus redoutable. Aujourd’hui, quand je la vois danser, je suis très étonné. Je n’aurais jamais imaginé qu’elle puisse arriver au niveau où elle en est

 

 

  

Pas de regrets ? 

 

Quand on me dit aujourd’hui que j’ai raté l’occasion de ma vie, je ne sais que répondre. Qui aurait pensé qu’elle aurait cette carrière ? Depuis cette époque de ma vie, la plupart des gens que j’ai rencontrés ont été fascinés par ma collaboration avec Mylène. Bien sûr que je suis flatté d’avoir participé à cette réussite, mais maintenant je ne veux pas faire ma promo à travers Mylène, je veux surtout exister par moi-même. 

 

 

ON EN PARLE …. 

 

MUSIQUE – Jérôme DAHAN  était le parolier de Mylène Farmer à ses débuts… 

 

richedahanOn lui doit le premier tube de Mylène Farmer, «Maman a tort», en 1984. Jérôme Dahan, 48 ans, est mort le 11 octobre dernier, annonce lundi Charts in France. Il a succombé à «une longue maladie qu’il combattait depuis des années et a été enterré quatre jours plus tard dans l’intimité, en présence de sa famille et de ses amis les plus proches», rapporte le site dédié à la chanson française. L’annonce de sa mort a été officialisé par Hugues Royer, auteur d’une biographie sur la chanteuse, samedi. 

 

Jérôme Dahan avait ensuite signé les paroles et la musique de la chanson «On est tous des imbéciles», le premier échec commercial de Mylène Farmer. Cette collaboration sera la dernière. Jérôme Dahan prend ensuite ses distances avec le duo Mylène Farmer-Laurent Boutonnat à cause de désaccords sur la suite à donner à la carrière de la chanteuse. Celle-ci et son pygmalion s’étaient toutefois pressés au chevet de leur ancien parolier, en février 2009, lorsque Jérôme Dahan avait été hospitalisé. 

 

 

Jérôme Dahan s’est éteint le 11 octobre 2010. 

 

Pure People 

  a publié : Le Lundi 18 Octobre 2010 à 13:48 

 

« Jérôme Dahan est l’un des artisans qui ont révélé la plus mystérieuse des stars françaises : Mylène Farmer. En 1984, avec Laurent Boutonnat, Dahan lui écrit et compose son premier tube, Maman a tort, écoulé à 100 000 exemplaires. 

 

Charts in France vient d’annoncer le décès du musicien, survenu le 11 octobre dernier, à l’âge de 48 ans. Il a « succombé à une longue maladie qu’il combattait depuis des années et a été enterré quatre jours plus tard dans l’intimité, en présence de sa famille et de ses amis les plus proches. » L’annonce de ce décès a été officialisée par Hugues Royer, auteur d’une biographie de Mylène Farmer

 

On doit également à Jérôme Dahan le second single de Farmer, On est tous des imbéciles, un échec qui marque la fin de leur collaboration, peu avant l’ascension fulgurante de la star. Pourtant, en février 2009, la chanteuse s’est rendue à plusieurs reprises au chevet de Dahan suite à son hospitalisation. 

 

 

 

JeromeDahan

 

 

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BERTRAND Le PAGE

Posté par francesca7 le 21 août 2011

 

BERTRAND Le PAGE jerome-dahan_001

Bertrand Le Page est né au Maroc en 1955, dans une ville qu’il fera découvrir plus tard à Mylène

 

Il partira vivre en Allemagne, à l’âge de 5 ans. Il y restera 12 années avant de vivre successivement à Angoulême, cognac et St Malo d’où ses parents sont originaires. 


D’un père militaire de carrière, aux manières rudes, ne voit pas d’un très bon œil l’attirance de son fils pour tout ce qui a un rapport avec l’univers du showbiz ! 

 

En effet, les idoles du jeune homme s’appelle Dalida, Sylvie Vartan et Rika Zaraï, des références que son père juge superficielles alors qu’il voudrait lui imposer la lecture des écrits de Saint Exupéry ! 

 

A 20 ans, tel un Julien Sorel aux jeans troués, mais au cœur rempli de rêves, le jeune homme décide de quitter sa province pour conquérir Paris. 


En 1974, Bertrand remonte donc à Paris avec seulement 500 francs en poche. Après des petits boulots et quelques cours de théâtre, Bertrand fera beaucoup de publicité pour les magazines, la télévision. 

 

Très vite, il troque sa première ambition de percer dans la chanson contre celle de devenir comédien et s’inscrit dans la foulée à des cours de théâtre. Comme Mylène, son physique de jeune play-boy rouquin lui permet de décrocher quelques contrats de modèles, histoire de subvenir à ses besoins. Mais cette activité de « pot de fleur » ne lui plaît guère car il veut avant tout créer et pas être un simple produit. C’est ainsi qu’il préfère tenter sa chance dans l’univers de la radio. Son projet d’émission intitulé : « Que sont-ils devenus » attire l’attention des responsables de Radio Bleue. 


Il rejoindra Radio Bleue, il produira par la suite grâce à la radio des musiques de films et de feuilletons. 

 

Grâce à cette nouvelle carrière qui s’ouvre à lui, le jeune dandy devient très rapidement une figure incontournable du milieu de la nuit parisienne et principalement de la nuit gay.

 

0Au bout de quelques mois, il noue une amitié avec Raymonde, l’une des chanteuses des Parisiennes, un groupe vocal féminin qui connut un succès en 1960 avec le tube « Il fait trop beau pour travailler. » et c’est justement l’époux de cette nouvelle amie, Jean-Bernard Rétreux, patron de Lorgère Musique qui lui propose d’embrasser la carrière d’éditeur musical. 

 

Ainsi, durant plusieurs années, Bertrand Le Page se spécialise dans les musiques de séries de télévision et de films. Il en écrit même parfois la chanson du générique. Nous lui devons notamment celle de « Pause Café «  interprétée par Véronique Jeannot … 

 

 

 

puis celle de l’émission de « Croque la vie » chantée par Fabienne Thibault. 

 

 

VIDEO : Image de prévisualisation YouTube

 

Le jeune homme est ravi ! Ses rêves d’enfant se concrétisent, car il fréquente enfin le milieu du show-biz et côtoie toutes ces étoiles du spectacle qui l’ont toujours tant fait rêver ! 

 

C’est Gérard Anfosso, le compositeur de Croque la vie qui va lui parler pour la première fois d’une jeune chanteuse prometteuse. Jacky Quartz. En 1983, Bertrand Le Page  rencontra Jackie Quartz  et acceptera de la coacher et de devenir son manager en association avec son ami marseillais qui endosse la casquette de producteur. Un choix qu’il ne regrettera pas car durant tout l’été 1983,   »Mise au point » qui fera un gros succès avec plus d’un million de 45 tours. 

 

Et pourtant, à la sortie du deuxième album en 1988 rien n’ira plus entre la chanteuse et son manager. Officiellement, il semblerait que Jackie Quartz ait été un peu trop indépendante pour cet être aussi dévoué qu’exclusif. Ils se séparent à cause de problèmes relationnels.

Bertrand Le Page  rencontra Laurent Boutonnat au début d’années 80 lorsque que Laurent frappe à sa porte. Laurent lui apporta l’affiche d’un film qu’il avait intitulé Giorgino et qu’il voulait le réaliser. Il lui présenta la chanteuse auréolée de son dernier succès : Bertrand Le Page rejoindra le groupe, en 1984, en devenant éditeur.

 

 

 

trio2Bertrand Le Page fut lemanager de nombreuses chanteuses françaises. (à droite). 


Il commença avec
Jakie Quartz et participa à son succès à l’époque de Mise au point (1983) jusqu’en 1989. Il s’occupa à la même période de Mylène Farmer, dès sa première chanson, Maman a tort. Il contribua à installer son statut de star jusqu’en 1989, date à laquelle la chanteuse aretta leurs collaboration. Parallèlement il s’occupait deBuzy, notamment à l’époque de Body physical, son plus gros succès. 

Dans les années 90, il manage Lio puis Ysa Ferrer, juste après son succès Mes rêves, et l’aide à finaliser son album Kamikase. Ils se séparent en 1998 à la demande de la maison de disques de la chanteuse. 

 

Bertrand revendra son catalogue d’éditions, soit 77 chansons. Pendant ces années, grâce à cet argent, il produira des disques et managera des comédiens, mais la recette ne marche pas…. 

 

Comme la plupart des proches de l’ex-manager, la chanteuse a appris par le carnet des décès de Libération du vendredi 9 avril 1999. Rédigée par un ami journaliste de Le Page, l’annonce débute et se termine ainsi : 

«Votre route a peut-être un jour croisé la sienne… Merci d’avoir une pensée pour lui et pour ceux qui l’ont aimé.» [...] 

 

Le magazine Elle (Farmer en fait la une, NDLR) est déjà dans les kiosques depuis plusieurs jours quand Farmer apprend la terrible nouvelle : Bertrand Le Page a mis fin à ses jours à l’âge de 46 ans

 

463618582_smallChaque nouvelle production farmérienne était reçue par  (Le Page) comme une souffrance supplémentaire. 

 

Un ami raconte : «Un jour de l’année 1996 (Après la rupture entre la chanteuse et son manager, NDLR, je l’ai vu s’effondrer en larmes au vu de l’affiche du concert de Bercy. Puis il s’est repris : « Bon, on oublie, on revient à Lio ! »» Depuis sa séparation d’avec Mylène, Bertrand s’occupait, on s’en souvient, des intérêts de l’interprète de Banana Split. [...] Entre excès, échecs professionnels et dépression, le cœur n’y était plus.

Bertrand Le Page était réputé pour son fort caractère et ses « coups de gueule », mais aussi sa capacité à « stariser » les artistes. Il se suicida en 1999 et fut enterré le jour de la sortie de l’album Innamoramento de Mylène Farmer. Ysa Ferrer lui dédia en 2002 une chanson, Mourir pour elles, tandis que son single Flash in the night (1999) était dédicacé « A Bertrand ». 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est donc à l’âge de 46 ans que Bertrand Le Page s’est donné la mort, apparemment gravement malade, il fût enterré le 7 avril 1999 à Saint Malo … eh oui, lors de la sortie du cinquième album de Mylène qui n’est autre qu’Innamoramento !

Pour moi, Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité : http://devantsoi.forumgratuit.org/

La mort, Mylène l’a comprise ou presque et l’exprime….

 

fleurs

 

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Mylène a 18 ans

Posté par francesca7 le 14 août 2011

A dix huit ans, Mylène Farmer quitte le lycée deux jours après son entrée en terminale. Elle fait la rencontre de Laurent Boutonnat par l’intermédiaire de Jérôme Mylène a 18 ans dans Mylène 1961 - 1979 Bio7Dahan. En 1984, après maintes demandes auprès des maisons de disque, « Maman a tort » voit enfin le jour. C’est le début d’une longue carrière.
 
Mylène vit avec un petit singe qui s’appelle
ET. Avant elle en avait aussi un qui s’appelait Léon mais il est mort très jeune

Eh oui, c’est le jour de ses 18 ans, c’est à dire la semaine de la rentrée scolaire en classe de terminale A4 que Mylène quitte le lycée et décide de suivre une carrière artistique et déménage donc sur PARIS. Elle suit alors une formation théâtrale au cours Florent afin de devenir comédienne, et enchaîne plusieurs petits boulots, notamment dans le mannequinat pour des catalogues ou des publicités 

Sa vie professionnelle est assez variée, divers petits boulots, puis le mannequinat, la publicité, notamment à la télévision avec entre autres en 1984 les « ciseaux FISKARS » et en 1985 le « CHAT machine » où elle lance le désormais célèbre « Chat alors » ! Sans oublier IKEA ! :-)

 

Mais nous allons parler de tout cela en détails !

Publié dans Mylène 1961 - 1979 | Pas de Commentaires »

 

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