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La veine artistique de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 29 août 2015

 
 
mylene-farmer-ouvOn ne devient pas artiste par hasard. 
On ne choisit pas ce chemin à part sans y avoir été initié. 
Ce germe qu’on porte en soi, comme une poussée impérieuse, 
encore faut-il qu’il croise la route d’un autre pour 
former une arborescence. 
Selon Lacan, « le moi se construit à l’image du semblable ».
 Le mieux, sans doute, est d’avoir pu trouver un modèle dans
 son entourage familial. 
C’est du côté de la branche paternelle
 que le tempérament artistique de Mylène s’enracine. 
Depuis sa jeunesse, Paul Albert Gautier,le grand-père,
 s’adonne à la sculpture sur bois et sur plâtre. 
Même s’il décède bien avant la naissance de sa petite-fille,
 celle-ci n’ignore pas qu’il avait aménagé un atelier 
d’artiste à Vanves, près de Paris, afin de donner libre cours à sa passion. 
Dans le clip de Plus grandir apparaît d’ailleurs l’une de ses œuvres,
 une vierge en plâtre, prêtée par son père pour l’occasion. 
En 2006, lorsqu’elle choisit de situer l’action du clip
 de Redonne-moi dans un atelier de sculpture, Mylène rend, d’une certaine façon,
 un nouvel hommage à ce grand-père qu’elle n’a pas connu. Elle avouera d’ailleurs 
avoir elle-même été attirée par cette discipline. 
« Plus jeune, j’ai pratiqué le modelage, la poterie. 
Le contact avec la terre est si particulier. »
 
                                                      ** 
Autre référent incontournable, la grand-mère Jeannette. 
Une femme de caractère, indépendante, très différente de Marguerite, qui semble
 ne vivre que pour ses quatre enfants. Depuis la mort de son mari, en 1953, 
Jeannette s’est installée avec la famille dans la maison de Pierrefonds. 
Une cohabitation pas toujours facile, notamment pour sa belle-fille qui a parfois
 le sentiment que Max lui échappe, pris dans les filets de sa mère comme un petit garçon docile.
 « Elle ne cessait de me disputer mon mari »,confiera-t-elle. Autoritaire, Jeannette exige 
le silence absolu lorsqu’elle s’installe au piano – elle a obtenu un premier prix au
 conservatoire de Marseille. C’est le père de Mylène qui, pour faire plaisir à sa maman,
 a fait installer l’instrument au milieu du salon. 
Lorsqu’elle joue, les enfants ont pour consigne de se taire. 
Il ne leur viendrait pas à l’idée, d’ailleurs, de contrarier leur grand-mère. 
Parfois, sa présence suffit à glacer l’atmosphère. 
Peut-être le goût profond de Mylène pour le silence vient-il de là... 
En tout cas, Jeannette semble avoir noué un contact privilégié avec la fillette, 
qui l’admire et la redoute à la fois. Toutes deux ont trouvé un singulier terrain d’entente :
 la visite des cimetières. Entre la mamie et sa petite-fille, s’instaure également 
une vraie correspondance. Alors qu’elle n’a rien d’une élève modèle, Mylène s’applique
 dès lors qu’il s’agit d’écrire à sa grand-mère. Elle forme bien ses lettres, veille
 à ne laisser aucune faute d’orthographe. Là, s’enracine sans doute le sentiment 
que l’écriture peut être un soulagement quand le contact avec l’autre s’avère difficile.
 « J’ai été très gentille, alors fais ce que tu as promis, emmène-moi au cimetière »,
 disent en substance les missives de Mylène. Au bas des pages, elle signe à l’américaine,
 avec des croix en guise de bisous.
 
                                                      ** 
Des années plus tard, la chanteuse a maintes fois évoqué le souvenir de sa mamie Jeannette. 
« Dimanche prochain, je t’emmènerai dans tel cimetière, m’écrivait-elle dans des lettres
 que j’ai conservées. Je l’envisageais sans angoisse, comme un cadeau à lui faire, 
une belle chose à partager. C’est avec elle que j’ai appris que ces endroits sont 
certes parfois tragiques, mais jamais sinistres45. » Pour la petite fille, les cimetières
 constituent une compagnie plutôt rassurante. On peut y contempler des curiosités architecturales,
 y comparer les stèles, y déchiffrer les hommages gravés dans le marbre. 
Bref, imaginer le destin de ces êtres dont l’existence semble coincée entre deux dates.
 Silencieux, ces lieux sont propices, sinon à la prière, du moins à la méditation. 
« J’arrive tout à fait à me recentrer dans un cimetière. » 
Décor privilégié de son enfance, les cimetières vont hanter l’imaginaire farmerien.
 Deux de ses clips, Plus grandir, à ses débuts, et Regrets, le duo avec Jean-Louis Murat,
 seront tournés dans ces endroits mortifères – le premier à Saint-Denis, le second à Budapest.
 Surtout, la scénographie du premier spectacle de Mylène, en 1989, sera entièrement 
conçue autour d’un cimetière. Après avoir interprété L’Horloge, la chanteuse s’engouffre
 même dans une tombe. Cette noirceur assumée classera d’emblée Mylène parmi 
les icônes « gothiques ». 
                                                    **
Rien de morbide, pourtant, dans cette passion pour les cimetières. 
Du plaisir, au contraire, une forme de communication avec cette grand-mère qui 
fascine Mylène. Mamie Jeannette se montre également très intéressée par les choses de l’art.
 « Elle adorait le théâtre et la peinture47. » À son contact, Mylène s’intéresse à la comédie.
 Certains soirs, alors que ses frères et sœur sont endormis, elle se rêve actrice. 
Une manière d’exorciser la peur des autres qui la bloque parfois. Quand elle s’imagine 
sur scène, ceux qui la paralysaient se mettent à l’écouter religieusement. 
C’est comme une revanche. Elle n’a plus à surmonter cet effort surhumain de briser la glace. 
Sa grand-mère lui montre également des reproductions de tableaux dans des livres lourds 
qu’elle feuillette comme des reliques. Elle lui apprend à distinguer les nuances infinies
 du ciel, le gris des nuages, les dégradés de vert qui donnent aux paysages leurs reliefs.
 
                                                    ** 
largeMylène n’a que quatorze ans quand Mamie Jeannette s’éteint, en 1975. 
Durant plusieurs semaines, elle se terre, inconsolable, 
dans un silence violent comme une colère sourde.
 Elle caresse parfois les touches du piano, devenu muet, mais aucune 
mélodie ne fait danser ses doigts. Impossible de tourner la page sans 
saisir le sens de tout ça. 
Cette femme lui a montré la voie. Elle savait se faire entendre et 
respecter. 
Surtout, elle a vécu sans rien sacrifier de ses passions. 
Mylène sent confusément qu’elle partage cette exigence avec sa Mamie. 
Elle non plus ne veut pas d’une existence tiède et convenue. 
Et puis, la disparition soudaine d’un être aimé renforce encore 
le sentiment d’urgence qu’éprouve l’adolescente : 
la vie n’attend pas, il faut la prendre à bras-le-corps, 
sans remettre au lendemain la moindre de ses envies. 
Dès cet instant, l’école lui semble
 un insupportable carcan. Mais il est trop tôt encore pour ruer dans les brancards. 
                                                    **
Même si tout est encore un peu flou, Mylène entend rester fidèle aux valeurs que lui
 a transmises sa grand-mère adorée. Par la suite, elle n’aura de cesse de rechercher 
la compagnie des artistes. Les seuls êtres avec lesquels elle peut partager ses angoisses
 sans se sentir exclue ou anormale. Les seuls qui soulageront le sentiment de solitude 
abyssale qui la ronge. Mais, surtout, elle veut elle-même devenir artiste. 
Dans quel domaine ? Il est trop tôt pour le dire. Elle aime dessiner, peindre, 
chanter aussi. Mais elle ne ressent aucune vocation précise. Juste l’envie de 
« devenir quelqu’un ». Comme un défi lancé à la mort.  
 
Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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De l’inconvénient d’être née

Posté par francesca7 le 22 août 2015

 

 mylene-farmer
Certains n’ont pas choisi de naître. Ils ne ressentent pas, 
au fond d’eux, ce souffle 
qui bouscule tout, chasse les nuages et vous pousse 
toujours vers la lumière. 
Ils traversent l’existence comme des fantômes, promenant leur 
souffrance comme un fardeau greffé dans leur dos. 
Parfois, ils ont besoin de se pincer très fort 
pour se rappeler à eux-mêmes qu’ils sont vivants. 
Ils ne parviennent pas à aller de l’avant sans être 
paralysés de questionnements. Ils ne sont pas suicidaires,
 non, ni forcément morbides. 
 
Simplement sceptiques. Pourquoi sont-ils nés ? 
Est-ce le fruit  du seul hasard ? 
Leur existence a-t-elle bien un sens ?
 
Autant de doutes qui ne les laissent jamais en paix. Jusqu’à leur dernier soupir, 
il leur faut apprendre à apprivoiser leurs peurs, ne plus redouter la tombée du 
jour comme la promesse d’une nouvelle insomnie.
 
Mylène est de ceux-là. Elle aime à citer un mot de Samuel Beckett qui, dit-elle,
 l’accompagne depuis des années : « Ma naissance fut ma perte. » 

Le 12 septembre 1961, pourtant, c’est un magnifique bébé qui vient au monde à 
l’hôpital du Sacré-Cœur de Pierrefonds. Il est 5 heures 17 quand Mylène voit le jour,
 ce qui lui donne une configuration astrale singulière, Vierge ascendant Vierge. 
Marguerite, sa mère, a déjà donné la vie à deux autres enfants, Brigitte, en 1959, 
et Jean-Loup, en 1960. Pour cette femme de trente-sept ans à la silhouette gracile, 
la naissance de Mylène marque la fin d’un cycle. 

D’ailleurs, alors que les trois premiers enfants se suivent à une cadence rapide, 
le petit dernier, Michel, ne pointera le bout de son nez que huit ans plus tard. 
Une pause semble donc avoir été nécessaire avant d’agrandir encore la famille.
 
Mylène n’ignore rien des circonstances de sa venue au monde. La photographe Elsa Trillat,
 qui a eu des contacts privilégiés avec la famille Gautier en 1987, en témoigne.
 « Une fois, sa mère a fait une projection de photos de famille. J’ai vu Mylène bébé,
 elle était bien costaude. Ravie, elle s’est tournée vers moi et m’a dit : “Tu vois, 
quand je suis née, j’ai déchiré les entrailles de ma mère 8.” » Formule lapidaire qui
 dénote l’humour décapant de la chanteuse. Provocation, aussi, adressée à sa génitrice,
 comme si une rivalité fantasmée avait pu s’instaurer dès l’origine entre les deux femmes.
 Comme si, entre le bébé qui se bat pour naître, et sa maman, se jouait une lutte à mort,
 au terme de laquelle l’un des deux pouvait éventuellement disparaître...
 
                                                   1987-16-a
 
     « Je suis née en colère », affirme Mylène. Un sentiment qui ne la quittera pas, 
signant sans doute une forme d’insoumission dans son tempérament. Surtout, cette colère
 va s’avérer très productive : elle sera le carburant de son expression artistique. 
Bien plus tard, la chanteuse évoquera un cauchemar récurrent qui la poursuit, et dans
 lequel son inconscient revisite cette scène archaïque. « Un lit immense, des draps blancs. 
J’y suis blottie en position du fœtus. Devant moi, un énorme cordon ombilical, 
vraiment énorme...
 
Il m’incombe de le couper. Comment ? Avec les dents ? Je ne suis qu’une enfant. » 
Détresse d’un être qui, malgré ses appels au secours désespérés, doit apprendre à se 
débrouiller seul. À bien des égards, ce mauvais rêve est révélateur d’une obsession 
qui va hanter l’œuvre farmerienne : cette solitude existentielle qu’elle chantera 
sur tous les tons.

 De constitution fragile, Marguerite doit se ménager. Une amie de la famille Gautier,
 Bertha Dufresne, évoque également ses problèmes de dos. Bricoleur, Max Gautier fait 
son possible pour que son épouse puisse s’occuper des trois enfants dans les 
meilleures conditions.  « Dans la salle de bains, il avait installé une planche 
amovible qui permettait à Marguerite de réaliser la toilette de Mylène en évitant 
de se pencher trop en avant au-dessus de la baignoire, car son dos la faisait parfois 
souffrir. »
 
 Entre ce bébé robuste qui, très tôt, semble jauger les êtres, et cette maman 
ralentie par la fatigue, une forme d’incompréhension va s’installer.
 
Mylène ignore encore pourquoi elle ressent cette colère sourde. 
À mesure qu’elle grandit, que son corps s’affine, que son regard sur le monde 
s’intensifie, tout va s’éclairer. Impossible de savoir à quel moment le déclic
 se produit. Toujours est-il que cette découverte va marquer son existence à jamais :
 la fillette prend conscience de sa finitude. Ce que la vie a de révoltant, c’est 
qu’elle s’achève dans la mort. Rien ne dure, nous ne sommes que de passage. 
Comment ne pas éprouver une immense rage face à cette cruelle évidence que le monde
 adulte semble vouloir cacher aux enfants ? Un choc terrible, qui résonne comme 
la fin d’une certaine innocence. « Le fait d’être mortelle est quelque chose 
d’insupportable, dit-elle. Je porte ce fardeau avec moi. »
 
                                                     **
 
      Il lui faut vivre avec cette vérité indépassable, qui ne la réconcilie 
nullement avec sa mère. Car en lui donnant la vie, celle-ci l’a condamnée à 
mourir par la même occasion. Est-ce un hasard si la première chanson de Mylène 
s’intitule Maman a tort ? À l’époque, Marguerite semble dubitative sur le succès 
du 45 tours. Sans doute ne croit-elle pas, à l’époque, aux chances de réussite de 
cette enfant qui lui semble si peu conciliante. Au fond, la comptine dit surtout 
le refus de la fille de s’identifier à la figure maternelle.
 
Lors de son premier spectacle, en 1989, Mylène mettra d’ailleurs en scène une 
dispute avec sa mère, interprétée par Carole Fredericks, sur le thème :
 « Tu n’es pas ma mère et je ne serai jamais ta fille. » Un clin d’œil aux conflits 
qui ont émaillé les rapports entre les deux femmes. 
 
Donner la vie, c’est donner la mort. Le clip de Sans contrefaçon illustre 
bien ce paradoxe. La marionnette de bois ne devient vivante qu’au contact de 
la figure maternelle, incarnée par Zouc ; son regard plein d’amour suffit à l’animer.
 Mais cette vie, qu’elle réussit à lui insuffler, elle la lui reprend aussitôt : dès
 qu’elle s’éloigne, l’héroïne redevient pantin, au grand désespoir de son créateur.
 
                                                    Mylène-Farmer
 
 « Pendant vingt-trois ans, j’ai maudit ma mère de m’avoir mise au monde », avoue-t-elle.
 Avant d’ajouter : « Et puis après, je l’ai adorée. » Il aura donc fallu que 
Mylène entame sa carrière de chanteuse pour trouver un sens à son existence et, 
par conséquent, faire la paix avec celle qui l’a enfantée.
 
Voilà qui en dit long sur l’ambition qui la guide : en devenant artiste, 
elle veut, ni plus ni moins, défier cette mort qui lui gâche la vie. 
Une obsession qui transparaît dans nombre de ses clips, où les personnages 
qu’elle incarne semblent flirter avec la Faucheuse comme pour mieux l’apprivoiser. 
Ainsi Mylène est-elle enterrée dans Plus
grandir, empoisonnée dans Tristana, abattue dans Libertine, noyée dans 
Ainsi soit je, brûlée vive dans Beyond My Control, assassinée dans California, 
suicidée dans L’Âme-Stram-Gram ou encore refroidie dans Fuck Them All. 
Mettre en scène sa propre fin, n’est-ce pas le meilleur moyen d’exorciser 
son angoisse de disparaître ?
 
Dans Paradis inanimé, l’une des chansons de son dernier album, la chanteuse
 imagine même le scénario de sa mort avec une sérénité déconcertante :
« Dans mes draps de chrysanthèmes / L’aube peine à me glisser / Doucement son requiem
 / Ses poèmes adorés. » Aucune angoisse n’affleure : le repos éternel a des 
allures de long sommeil apaisant. Rien ne viendra désormais perturber ce silence
 qui enveloppe le corps comme un linceul. Et lorsque les pensées ressuscitent le passé,
 c’est avec le sentiment d’une existence pleinement savourée. 

Le meilleur antidote à l’angoisse de disparaître ? L’amour reçu que Mylène garde
 dans son cœur comme un trésor inaliénable. « Et mourir d’être mortelle / 
Mourir d’être aimée », chante-t-elle à la fin du refrain.

Dans le salon de son appartement, en région parisienne, Marguerite Gautier
 expose à la vue des visiteurs le premier disque d’or de sa fille. 
Un signe qui ne trompe pas. Si Mylène a gardé en elle, intacte, cette colère 
qui reste le moteur de sa créativité, elle a fait, depuis longtemps, la paix avec 
celle qui lui a donné la vie.
 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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Mylène Farmer par Bernard Violet

Posté par francesca7 le 6 novembre 2014

4476667ebedd5a1d9d03843f7d3b8c97485aa00cc1b7bMylène Farmer intrigue, fascine et intéresse les français depuis très longtemps déjà, elle fait partie de notre mémoire collective. Succès commercial et artistique sans précédent, elle a construit disque après disque un empire formidablement bien géré et maîtrisé. Une image provocante et mystérieuse à la fois.
Des milliers d’articles ont été fait sur elle et ses activités, mais personne n’avait véritablement mené une enquête sérieuse et riche sur le Phénomène Farmer.


C’est chose faite avec la pertinence et l’acharnement du biographe le plus incorruptible du PLF (paysage littéraire français), j’ai nommé Bernard VIOLET.


Questions/réponses sur le livre dont tout le monde parle, et que l’on vous conseille, violement, au Mague.

Bonjour Bernard Violet, vous êtes, malheureusement,  » l’homme à abattre  » du moment à cause de votre biographie non autorisée, comme on dit, de Mylène Farmer. Est-ce que vous avez travaillé sur la matière  » Farmer  » de la même manière, avec la même méthode, que vos précédents livres sur l’Abbé Pierre, Alain Delon, Hallyday ou la famille de Monaco ?

BV : J’ai peut être été « l’homme à abattre » comme vous dites depuis que des rumeurs ont commencé à circuler un peu partout, sur le web notamment, il y a un an de cela. Question : qui avait intérêt à propager des infos infondées sans prendre le temps de me solliciter ? Des distorsions curieuses en tout cas avec la réalité de mon travail qui respecte toujours la même méthode : amasser une documentation solide que j’informatise, établir une chronologie la plus précise possible, déterminer les pistes à suivre, se déplacer sur le terrain afin de recueillir un maximum de témoignages, puis se mettre à l’écriture. Voilà pour les différentes phases techniques qui représentent deux à trois ans de travail réalisé là encore toujours dans le même état d’esprit : chercher à comprendre les ressorts d’une réussite exceptionnelle et d’un destin extraordinaire. Sans a priori ni préjugés, sans tabous ni complexes.

David Lelait un spécialiste des people me disait dans une précédente e-terview qu’il ne croyait pas aux  » soi-disant  » mystères de Mylène Farmer et que, de ce fait, il restait insensible à son personnage. Etes-vous du même avis ?

BV : Effectivement, je pense qu’il n’y a pas de « mystère Farmer », mais un personnage complexe, fascinant et respectable. Ce cliché « mystère Farmer » est né de la conjugaison de deux paramètres : la personnalité de la chanteuse – authentique timide – et la volonté délibérée de son entourage de créer un « mythe » à la Garbo en jouant sur le silence et l’attente. L’alchimie a d’autant mieux fonctionné que c’était l’ambition profonde de Farmer : vouloir un destin hors du commun, façonné à sa manière, comme si elle était le metteur en scène de sa propre vie. Cela étant, l’accomplissement de ses rêves d’enfant a nécessité un travail phénoménal et une opiniâtreté qui inspirent le respect.

En fait, il y a véritable paradoxe Farmer, car Mylène qui est la chanteuse qui vend le plus de disques en France et qui jouit d’une somme considérable d’articles de presse et qui n’avait jamais eu droit à un véritable travail d’enquête sur elle, avant vous ? Les journalistes français sont-ils moins courageux que vous ?

BV : Au vu de mon expérience personnelle, puis à travers les contacts fréquents et multiples entretenus avec les journalistes, je dois dire que mon jugement est assez sévère sur la profession. En effet, si de nombreux journalistes manquent de courage – peur pour leur carrière ou crainte de se fâcher avec les puissants -, la plupart d’entre eux sont avant tout de gros paresseux qui se contentent de piller leurs confrères, accumulant ainsi les contre-vérités et autres approximations. Je n’ose pas évoquer une minorité qui, elle, se laisse tout simplement acheter : billets de faveur pour des spectacles, séjours dans palaces, dîners dans restaurants de renom, voyages, etc …

Dans la réussite de Farmer, Laurent Boutonnat n’est-il pas aussi important sinon plus que sa création elle-même ?

BV : Boutonnat est un authentique créateur et j’ose même dire un cinéaste de génie. Ses courts-métrages – de véritables chefs-d’œuvres – ont révolutionné le clip en France. « Giorgino » ne méritait ni le désintérêt ni le mépris qu’il a suscité. Je pense que ses relations avec Farmer sont totalement fusionnelles, artistiquement parlant. Ces deux surdoués de la variété française se sont inspirés réciproquement tout en transcendant leurs inspirations.

Comment expliquez-vous le succès commercial immense de Mylène Farmer ? Est-il mérité ou disproportionné selon vous ?

BV : Le marketing n’explique pas tout. On ne vend pas impunément plus de dix millions d’albums. Son talent conjugué à celui de Boutonnat et à celui du manager Bertrand Le Page – au rôle primordial et trop souvent sous-estimé – a permis de bouleverser un univers musical français peu coutumier des terrains minés comme ceux du désespoir, de la folie, du silence et de la solitude. Des thèmes en phase avec la sensibilité d’un public jeune qui s’est reconnu à travers les créations du duo Farmer-Boutonnat. Ce même public avec lequel il n’a pas joué la facilité : souvenez-vous des textes de Baudelaire et de Poe ; ceux de Stephen King et d’Henry James ; les tableaux de Jérôme Bosch, Egon Schiele ou Géricault, etc. Comme me l’a confié l’écrivain Gonzague Saint-Bris, ce genre d’hommage subtil à la littérature et à la peinture est plutôt rare chez les chanteurs de variété peu enclins à s’enrichir d’ambition poétique… .

Vous expliquez dans votre livre que la clef de voûte du personnage de Mylène Farmer se trouve dans des traumatismes liés à l’enfance et qui ont conditionné un univers fantasmatique très particulier.

BV : J’ai repris à moi la magnifique formule de François Mauriac pour lequel « l’enfance est le tout d’une vie, puisqu’elle en donne la clé ». Et je l’ai constaté à travers toutes mes biographies : tout se joue dans les dix premières années de la vie. Toutes les peurs, tous les rêves, tous les fantasmes de mes héros et héroïnes ont eu systèmatiquement un rôle dans leur existence et dans leurs créations. Des influences sur leur imaginaire que j’essaie de décrypter à travers plusieurs grilles de lecture : historique, sociologique et psychanalytique. Dans ce sens, je pense que la fameuse anecdote du putois et du bain de jus de tomate a effectivement créé un traumatisme chez la petite fille qu’était alors Mylène. Sentiment appuyé par l’analyse d’un psychothérapeute pour lequel cette journée mémorable reste probablement l’un des pivots de l’existence de Farmer et dont on retrouvera les correspondances dans certains de ses clips : « Je te rends ton amour » et » Beyond My Control ». Pour être complet, je peux vous dire que c’est la chanteuse elle-même qui m’a mis sur la piste de ce moment crucial de son enfance. En effet, à plusieurs reprises, au début de sa carrière, parmi ses rares souvenirs de son séjour québecois, elle a évoqué cette journée au cours de laquelle elle avait décidé de s’échapper de son école, de rentrer à la maison à pied, mais qu’elle s’était perdue dans les bois (là aussi scène récurrente dans les clips de Farmer) et qu’elle avait été finalement ramenée chez elle grâce à l’intervention de la police. Cette anecdote m’a longtemps taraudé : pour quelles raisons une petite fille de 5 ans décide-t-elle d’échapper à la vigilance des adultes ? En interrogeant au Québec sa première institutrice et ses amies d’enfance de l’époque, j’ai pu reconstituer le puzzle.

Est-ce que les média ont véritablement compris votre démarche intellectuelle et littéraire autour de Mylène Farmer. A partir du moment où vous touchez à l’intimité de la  » star « , on vous reproche de fouiller dans les poubelles et cela bloque le débat. Pourtant Mylène vit en bon personnage public de la  » Femme énigmatique  » que Laurent Boutonnat et elle ont inventé. En France, contrairement aux pays anglo-saxons on n’aime pas cela.

BV : En dehors de quelques animateurs de télévision incultes et tarés, les journalistes, dans leur grande majorité, adhèrent à ma démarche. La presse dite « sérieuse » – le Figaro, France Inter, Europe 1, RTL, etc – m’a réservé des critiques favorables. Comme je l’ai déjà déclaré, je n’ai aucunement touché à la sphère de l’intimité de Mylène Farmer. Pour la simple et bonne raison que celle-ci ne l’expose pas et que la loi est très contraignante sur ce sujet. Si j’évoque longuement son enfance, c’est parce que de nombreuses situations viennent expliquer l’arrière-plan de ses futures créations. Par ailleurs, si je refuse de me limiter à la mythologie entrenue par certains, c’est pour lui apporter une part d’humanité qui rend le personnage encore plus attachant.

Qu’est-ce qui vous a touché chez la mère de Mylène ? Comment vit-elle le succès de sa fille ?

BV : Marguerite Gautier m’a reçu très aimablement. En toute liberté et un tantinet tiraillée. Elle m’a beaucoup parlé, parce qu’il avait beaucoup d’erreurs selon elle dans les bios consacrées jusqu’à ce jour à sa célèbre fille, et en même temps elle s’interrogeait sur les réactions de sa cadette, au caractère parfois peu accommodant. Cela étant, elle m’a assuré être très fière de sa réussite en m’affirmant que Mylène s’était faite toute seule. Un sentiment que je ne partage pas. Je pense que le milieu familial a joué un rôle important dans le destin de l’interprète de « Maman a tort ». Notamment à travers l’influence de sa grand-mère paternelle qui fut une pianiste talentueuse.

Est-ce que vos investigations sur les grands people français vous ont valu des menaces explicites qui ont eu des conséquences sur votre sécurité ou sur votre vie, privée ou sociale ?

BV : D’anciens membres de la fine fleur de la pègre française ont effectivement tenté de m’intimider lorsque je travaillais sur le « Delon ». Mais je pense qu’il s’agissait d’initiatives personnelles prises à l’insu de l’interprète du « Samouraï ». La plupart du temps, mes « héros » qui voient mes travaux d’un mauvais œil préfèrent entamer des procédures judiciaires, des référés notamment. Mais ceux-ci n’aboutissent quasiment jamais puisque je m’efforce de travailler dans le cadre de la loi, au nom de la liberté d’expression. Une autre stratégie est de tenter de me salir ou de me discréditer. Ce fut ainsi le cas récemment sur certains forums farmériens. Dans ce genre de situations je ne transige pas : les auteurs de calomnies, de diffamations, ou de propos attentatoires à l’honneur professionnel sont traînés devant les tribunaux.

On ne peut parler de Mylène Farmer sans ses clips qui ont défrayé la critique. Hors les clips sont des objets virtuels symboliques. Est-ce que Farmer c’est avant tout une bonne gestion de l’image ?

BV : Plusieurs clips ont effectivement été censurés ou diffusés à des heures indûes à la télévision. Là encore, grâce à ce maître de la caméra qu’est Boutonnat, Farmer a appris le sens et la force des images. Ses story-board sont là pour le prouver. En même temps, il est vrai qu’elle est née avec la télévision, son véritable tableau noir.

Le système Boutonnat/Farmer est riche et puissant. Le business de ce couple n’est-il pas davantage devenu financier qu’artiste en définitive ?

BV : Les deux sont intimement liés. Mais être riche n’est ni illégal ni une tare. Sans oublier que Boutonnat et Farmer investissent beaucoup dans leurs créations, leurs spectacles notamment qui coûtent très chers. Ils ne font pas de l’argent pour l’argent, mais pour rester libres de créer comme ils l’entendent.

Que peut cacher la non coopération du clan Farmer à votre travail, qu’a-t-elle donc à cacher ?

BV : C’est une réaction naturelle chez les stars. Elles ont peur de voir écorner leur légende ou leur image qu’elles ont eu tant de mal à imposer. Certaines ont peut être peur de voir révéler des secrets « inavouables ». En même, je pense qu’elles ont tort de ne pas coopérer, car elles sont en général toujours gagnantes puisque je leur apporte une part d’humanité souvent plus passionnante que leur image surmédiatisée. Johnny Hallyday et l’abbé Pierre ont ainsi accepté de collaborer à mon travail. A leur plus grande satisfaction.

Que pensez-vous du fanatisme autour de Mylène, que d’ailleurs elle gère elle-même de manière très audacieuse et pécunière ?

BV : Certains fans sont des excités, c’est vrai, mais pas forcément représentatifs de l’ensemble des farmériens. La plupart de ceux avec lesquels j’ai été en contact se sont toujours montré courtois et curieux. Beaucoup de choses ont été écrites sur le merchandising généré par la chanteuse et sa maison de disques. Je l’évoque également longuement dans ma bio. Personnellement, je ne le trouve pas autrement choquant. D’abord parce que ce sont en général des objets d’une grande beauté ; ensuite parce qu’il y a des plaisirs qui n’ont pas de prix.

Mylène Farmer est-elle aussi fascinante et complexe qu’un Delon par exemple ou l’on est pas du tout dans la même catégorie ?

téléchargement (2)BV : Lorsque je suis contrarié, je dis qu’elle est une Delon en jupon. Et je pense alors à leur façon de tout vouloir régenter. Delon fut un acteur de génie lorsqu’il acceptait de se laisser diriger par des metteurs en scène de génie – Visconti, Clément, Melville – mais a vu sa carrière décliner lorsqu’il a voulu tout faire : l’acteur, le réalisateur, le producteur, etc. Un artiste ne peut pas être bon dans tous ces rôles qui demandent compétences et savoir-faire. Par ailleurs, je pense que leur désir profond d’être considérés comme des stars peut constituer un piège. Gérard Depardieu l’a dit de façon très sincère et peut être très justement lorsqu’il déclarait : « Je ne peux pas, je ne veux pas être une star. On est star parce qu’on le veut, parce qu’on se fabrique, se fige, se tue, s’immole en star. Être star, c’est une passion. Le rôle n’est plus l’écran, mais dans la vie. Moi, je veux pouvoir être dans mes rôles. Acteur. »

Et si Mylène acceptait de collaborer avec vous, referiez-vous un second livre sur elle ?

BV : Bien évidemment. Auparavant, je lui proposerais de rencontrer l’abbé Pierre. Pour lui faire plaisir. En effet, après la diffusion en 1992 d’un reportage d’ « Envoyé spécial » consacré au religieux séjournant alors dans le désert saharien, Farmer avait exprimé le désir de faire sa connaissance. Pour quelles raisons ? Peut-être parce qu’elle pense au fond d’elle-même, comme ce saint homme, qu’ « il ne suffit pas de croire » mais qu’ « il faut aussi devenir croyable »…

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J’ai lu ça sur Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 28 août 2013

parents de Mylène 

J'ai lu ça sur Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE f8J’ai lu dans des sources externes que Mylène n’aurait pas des parents français mais un père français et une mère québécoise. Il semble que l’article ne soit pas très fiable au départ vu qu’il y a eu apparemment plusieurs correctifs. Y a-t-il un fan capable de relire, corriger et citer des sources vérifiables ? / DC2 • 30 septembre 2006 à 12:38 (CEST)

« fan« , « sources vérifiables« , cherchez l’erreur ;-) Bradipus Bla 30 septembre 2006 à 12:41 (CEST)

Bah oui il ne faut pas que l’un des deux ça ne suffira pas à contenter Wiki, Wiki est exigeant. / DC2 • 30 septembre 2006 à 18:10 (CEST)

 Son père, Max, était marseillais. Sa mère, Marguerite, est d’origine bretonne. Avec tout ça, faut pas s’étonner du fait que la Mylène soit têtue lol Giorgio Volli 30 septembre 2006 à 15:32 (CEST)

 On n’avance pas. Elle a la double nationalité du fait des nationalités différentes de ses parents si j’ai tout compris. Donc il semblerait que sa mère ait bien la nationalité canadienne. / DC2 • 30 septembre 2006 à 18:10 (CEST)

 Non. Ses parents sont bel et bien français. Mylène a toujours eu les deux nationalités : la nationalité française, de par ses parents, et la nationalité canadienne, car elle est née sur le territoire du Canada. Giorgio Volli 1 octobre 2006 à 06:20 (CEST)

 Pourtant la source déjà citée ci-dessus dit l’inverse. / DC2 • 1 octobre 2006 à 23:00 (CEST)

Cette source a faux : sa mère vient de Lennon très exactement, pas loin de Chateaulin. La famille Gautier est partie quelques années au Canada, car le père de Mylène, ingénieur des Ponts et Chaussées, avait été appelé là-bas pour la réalisation d’un important barrage. Giorgio Volli 2 octobre 2006 à 00:04 (CEST)

 Es-tu de sa famille ? Fort bien mais donc si tu ne l’es pas, tu as donc lu ça toi aussi, mais dans une autre source. La démarche encyclopédique est de ne pas favoriser une source plutôt qu’une autre. Dans ce genre de cas (sources contradictoires) il faut d’autres arguments pour départager ou alors conclure… que les deux versions circulent et qu’on ne sait pas. Le plus intéressant serait que tu rassemblent tes sources d’informations ou leurs origines (par exemple si elle a un site officiel qui en parle c’est idéal). Peux-tu retrouver de telles sources puis corriger l’article STP ? Moi je ne connais rien à son histoire je remarque juste le côté inconvenable de ce qui est actuellement écrit. / DC2 • 2 octobre 2006 à 00:32 (CEST)

lol ! Non, je ne suis pas de sa famille ! Mais c’est elle-même qui a dévoilé les prénoms de ses parents dans ses toutes premières interviews, dans lesquelles elle précisait que son père était parti au Québec « pour participer à la construction du barrage de Manicouagan ». C’est encore elle qui, un soir de concert à Marseille, a dit que son père était originaire de cette ville. Et c’est toujours elle qui a confirmé à Paris Match en novembre 1988 que ses deux parents étaient bien français, et « qu’ils venaient de s’établir à Montréal lorsqu’elle est venue au monde ». Giorgio Volli 2 octobre 2006 à 14:27 (CEST)

 

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Myl%C3%A8ne_Farmer

 

 

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Anamnèse de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 14 avril 2013

 Anamnèse de Mylène Farmer dans Mylène et mes BLABLAS 1984-189x300

 Sa famille

Son père Max Gautier :
Né en mars 1925 à Marseille (Mylène en parla lors de son concert le 14 juin 1996 là-bas). Décédé le 11 juillet 1986. Il était ingénieur aux ponts et chaussée. Il travaillait à la construction du barrage de Manicouagan à la naissance de Mylène. Dans les dernières années de sa vie, il était un des cadres de la société Coyne & Bellier

Sa mère Marguerite Martin :
Née en 1928. Fille de cultivateurs, elle épouse Max Gautier à l’âge de 30 ans.
Elle était secrétaire administrative. 

Sa sœoeur Brigitte :
Née le 5 mai 1959. 

Son frère Jean-Loup :
Né le 13 avril 1960.
Décédé le 27 octobre 1996, percuté en roller par une voiture…
Il avait une fille, Clémence, née le 19 juillet 1994 (qui joue le rôle de Lina enfant dans le long-métrage de Laurent Boutonnat, Jacquou le Croquant).

Son frère Michel :
Né le 30 décembre 1969.
Il a une fille, Lisa, née en mai 1997 (on peut, elle aussi, l’apercevoir dans le long-métrage de Laurent Boutonnat, Jacquou le Croquant). En 2007, Mylène et Laurent écrivent et composent le générique d’un dessin animé, Drôle de Creepie, qui sera interprété par Lisa. 
Aux alentours de 2008, Lisa a eu un petit frère.
Petite anecdote : Mylène leur a offert la balancelle du Mylènium Tour pour leur jardin (elle existe en deux exemplaires) ! 

Son compagnon Benoît Di Sabatino :
Né le 30 août 1965.
Mylène le rencontre début 2002, lors de la réalisation du clip C’est une belle journée. Benoît est un réalisateur et producteur français spécialisé dans les animations.
Il a auparavant été marié, et a eu deux enfants de ce mariage (dont un né en 1994).
Il est le co-fondateur et le co-président actuel, avec son frère Christophe Di Sabatino, du groupe Antefilms devenu MoonScoop par la suite, leader européen de la création, production et exploitation de séries animées dans le monde entier.
Il a été président du directoire de Carrere Group jusqu’à sa démission le 4 décembre 2008.
Enfin, il est président de deux entreprises de production de films et de programmes pour la télévision : Bluered et Alesa Holding.
Fin 2004, Mylène quitte son célèbre appartement parisien pour emménager avec Benoît dans une résidence privée de la capitale.
Par la suite, il s’implique directement dans la carrière de Mylène en réalisant le clip L’amour n’est rien (sous le pseudonyme M. Liberatore) etAppelle mon numéro, ainsi que I Want Your Wife du groupe Good Sex Valdes produit par Mylène et Creepie interprété par la nièce de cette dernière.
A noter que Mylène le remercie à la fin du clip Q.I, cette vidéo semblant représenter leur rencontre et leur relation…
Durant la tournée 2009, il suit Mylène sur toutes les dates, se plaçant en régie avec Laurent Boutonnat ou parfois en gradins avec Anthony Souchet. Durant les attentes dans les salles et stades, il filme les fans de la fosse. Images qui ne seront jamais utilisées pour un quelconque support vidéo.
Début avril 2010, les frères Di Sabatino entrent dans le Who’s Who in France 

 (=> voir l’interview à ce sujet par Le Point <=

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mylène Farmer dans un livre

Posté par francesca7 le 8 avril 2012

Et un pavé de plus dans la mare glacée, où Mylène Farmer engloutit tous ses secrets depuis bientôt vingt-cinq ans! Mylène, c’est un peu l’Ophélie des temps modernes… Une héroïne noyée, remontant de temps à autre à la surface, mais jusqu’ici insaisissable. Alors, que peut bien draguer Hugues Royer des troubles profondeurs du «mystère Farmer», avec son Mylène (éditions Flammarion)? Eh bien…

Mylène Farmer dans un livre dans Mylène dans la PRESSE MF99_41aSurprise! S’appuyant sur divers témoignages, le journaliste de Voici Hugues Royer, également psy de formation, offre une clé qui décadenasse l’œuvre de la chanteuse, plombée par l’inceste, l’hystérie et une fascination pour le morbide. Chez les Gautier, véritable patronyme de l’icône libertine, maman a longtemps eu tort, alors que papa incarnait l’homme idéal. Comme Mylène le confirmera à une amie, la photographe Elsa Trillat, alors qu’elles contemplent des photos d’enfance, en 1987, t out commence par une «déchirure» : sa naissance à l’hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, ville où son père, Max, a été dépêché pour participer en tant qu’ingénieur des Ponts et Chaussées à l’édification du barrage Daniel-Johnson.

La chanteuse est un bébé robuste. L’accouchement est un traumatisme pour sa mère, Marguerite. Fragilisée physiquement par des problèmes de dos, cette dernière minimise les contacts avec son enfant. Son époux doit ainsi installer une planche amovible au dessus de leur baignoire pour faciliter la toilette du bébé. Mylène ne prend conscience de son corps, en grandissant, qu’à travers le jeu et l’expérimentation. Gamine intrépide aux cheveux courts et châtains, elle ne ressemble en rien à sa sœur ainée, Brigitte, sage petite fille blonde. Au grand désespoir de Marguerite, femme discrète, sa benjamine aime tremper les doigts dans les pots de sirop d’érable, se rouler sur les pelouses et grimper aux arbres, dans leur jardin de Pierrefonds. Mais ce que maman supporte le moins, ce sont les phases de mutisme de cette enfant, sa capacité à se replier dans le silence, héritée de son père mais vécue comme une provocation.

Deuxième «déchirure», le retour des Gautier en région parisienne, à Ville-d’Avray, ne fait que creuser ce goût pour la réserve. A l’école, l’accent québécois de Mylène, alors âgée de huit ans, suscite les moqueries. Des séances chez l’orthophoniste l’aideront à corriger sa prononciation, expliquant aujourd’hui encore son phrasé précieux. Mais, humiliant, ce travail ne l’encourage guère à s’ouvrir aux autres. Au domaine de la Ronce, où les Gautier se sont installés, l’enfant prend la fuite à chaque fois que des inconnus sonnent à leur porte. Max, qui lui passe tout, est bien le seul à en sourire. Vivant avec la famille depuis la mort de son mari, Mamie Jeannette, la grand-mère paternelle, devient une confidente privilégiée. La vieille femme n’a pas seulement le chic pour agacer sa belle-fille, Marguerite. Premier prix du conservatoire de Marseille, elle initie également sa petite-fille à la musique, à la littérature, à la peinture… et aux promenades dans les cimetières.

Mylène s’épanouit enfin

MF2000_57a dans Mylène dans la PRESSEA sa disparition, Mylène continuera d’apprivoiser la mort en se rendant au chevet d’autres enfants, à Garches. De même, à l’adolescence, elle préférera philosopher avec les garçons plutôt que de les suivre dans la découverte des plaisirs sexués. Un comble pour une future libertine ! La troisième «déchirure» se produit à sa majorité. Au bout de deux jours en terminale A4, Mylène annonce à Marguerite et Max, aussi catastrophés l’un que l’autre, qu’elle snobe le bac pour devenir monitrice d’équitation. Elle quittera en fait ses parents pour leurs doubles: Laurent Boutonnat et Bertrand Le Page. Le premier, qui la choisit pour chanter sa comptine sur mesure Maman A Tort, se montrera aussi doux et patient que son père, décédé avant le succès, en 1982. Le second, son premier manager, sera aussi exigeant que sa mère. Certes, il lui apprendra à incarner son corps et à en faire un objet de désir. Mais il n’aura de cesse de lui répéter: «Tu es divine, mais tu ne seras jamais belle.» Jusqu’à ce qu’elle le congédie et qu’il se suicide, en 1999.

Les liens se desserreront avec Boutonnat, après l’échec de leur film Giorgino… Libérée de toute relation triangulaire, Mylène s’épanouit aux côtés du producteur Benoît Di Sabatino, depuis 2001. Nul rapport de force ou de séduction ambiguë entre eux. Dans le clip de son nouveau single, Appelle Mon Numéro, que Benoît a réalisé, la belle offre même un nouveau visage, moins tourmenté, plus souriant. Le même qu’elle présente aujourd’hui à sa mère lors de leurs déjeuners dominicaux…

Thomas Durand chroniqueur de chez GALA.FR

Lire aussi:  Mylène Farmer à vif

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Mylène Farmer par B.Violet

Posté par francesca7 le 27 mars 2012

 

Mylène Farmer par B.Violet dans Mylène et L'ENTOURAGE violet-portraitBernard Violet est un journaliste et écrivain français, spécialisé dans les biographies. Journaliste indépendant s’intéressant principalement aux scandales, aux personnages sulfureux et aux affaires non élucidées.

RESUME DE LA BIO de B.Violet : Mylène Farmer intrigue, fascine et intéresse les français depuis très longtemps déjà, elle fait partie de notre mémoire collective. Succès commercial et artistique sans précédent, elle a construit disque après disque un empire formidablement bien géré et maîtrisé. Une image provocante et mystérieuse à la fois. Des milliers d’articles ont été fait sur elle et ses activités, mais personne n’avait véritablement mené une enquête sérieuse et riche sur le Phénomène Farmer. C’est chose faite avec la pertinence et l’acharnement du biographe le plus incorruptible du PLF (paysage littéraire français), j’ai nommé Bernard VIOLET.

Questions/réponses sur le livre dont tout le monde parle, et que l’on vous conseille, violement, au Mague.

Bonjour Bernard Violet, vous êtes, malheureusement,  » l’homme à abattre  » du moment à cause de votre biographie non autorisée, comme on dit, de Mylène Farmer. Est-ce que vous avez travaillé sur la matière  » Farmer  » de la même manière, avec la même méthode, que vos précédents livres sur l’Abbé Pierre, Alain Delon, Hallyday ou la famille de Monaco ?

BV : J’ai peut être été « l’homme à abattre » comme vous dites depuis que des rumeurs ont commencé à circuler un peu partout, sur le web notamment, il y a un an de cela. Question : qui avait intérêt à propager des infos infondées sans prendre le temps de me solliciter ? Des distorsions curieuses en tout cas avec la réalité de mon travail qui respecte toujours la même méthode : amasser une documentation solide que j’informatise, établir une chronologie la plus précise possible, déterminer les pistes à suivre, se déplacer sur le terrain afin de recueillir un maximum de témoignages, puis se mettre à l’écriture. Voilà pour les différentes phases techniques qui représentent deux à trois ans de travail réalisé là encore toujours dans le même état d’esprit : chercher à comprendre les ressorts d’une réussite exceptionnelle et d’un destin extraordinaire. Sans a priori ni préjugés, sans tabous ni complexes.

David Lelait un spécialiste des people me disait dans une précédente e-terview qu’il ne croyait pas aux  » soi-disant  » mystères de Mylène Farmer et que, de ce fait, il restait insensible à son personnage. Etes-vous du même avis ?

BV : Effectivement, je pense qu’il n’y a pas de « mystère Farmer », mais un personnage complexe, fascinant et respectable. Ce cliché « mystère Farmer » est né de la conjugaison de deux paramètres : la personnalité de la chanteuse – authentique timide – et la volonté délibérée de son entourage de créer un « mythe » à la Garbo en jouant sur le silence et l’attente. L’alchimie a d’autant mieux fonctionné que c’était l’ambition profonde de Farmer : vouloir un destin hors du commun, façonné à sa manière, comme si elle était le metteur en scène de sa propre vie. Cela étant, l’accomplissement de ses rêves d’enfant a nécessité un travail phénoménal et une opiniâtreté qui inspirent le respect.

En fait, il y a véritable paradoxe Farmer, car Mylène qui est la chanteuse qui vend le plus de disques en France et qui jouit d’une somme considérable d’articles de presse et qui n’avait jamais eu droit à un véritable travail d’enquête sur elle, avant vous ? Les journalistes français sont-ils moins courageux que vous ?

413TDJ7QPPL._SL500_AA300_ dans Mylène et L'ENTOURAGEBV : Au vu de mon expérience personnelle, puis à travers les contacts fréquents et multiples entretenus avec les journalistes, je dois dire que mon jugement est assez sévère sur la profession. En effet, si de nombreux journalistes manquent de courage – peur pour leur carrière ou crainte de se fâcher avec les puissants -, la plupart d’entre eux sont avant tout de gros paresseux qui se contentent de piller leurs confrères, accumulant ainsi les contre-vérités et autres approximations. Je n’ose pas évoquer une minorité qui, elle, se laisse tout simplement acheter : billets de faveur pour des spectacles, séjours dans palaces, dîners dans restaurants de renom, voyages, etc …

Dans la réussite de Farmer, Laurent Boutonnat n’est-il pas aussi important sinon plus que sa création elle-même ?

BV : Boutonnat est un authentique créateur et j’ose même dire un cinéaste de génie. Ses courts-métrages – de véritables chefs-d’œuvres – ont révolutionné le clip en France. « Giorgino » ne méritait ni le désintérêt ni le mépris qu’il a suscité. Je pense que ses relations avec Farmer sont totalement fusionnelles, artistiquement parlant. Ces deux surdoués de la variété française se sont inspirés réciproquement tout en transcendant leurs inspirations.

Comment expliquez-vous le succès commercial immense de Mylène Farmer ? Est-il mérité ou disproportionné selon vous ?

BV : Le marketing n’explique pas tout. On ne vend pas impunément plus de dix millions d’albums. Son talent conjugué à celui de Boutonnat et à celui du manager Bertrand Le Page – au rôle primordial et trop souvent sous-estimé – a permis de bouleverser un univers musical français peu coutumier des terrains minés comme ceux du désespoir, de la folie, du silence et de la solitude. Des thèmes en phase avec la sensibilité d’un public jeune qui s’est reconnu à travers les créations du duo Farmer-Boutonnat. Ce même public avec lequel il n’a pas joué la facilité : souvenez-vous des textes de Baudelaire et de Poe ; ceux de Stephen King et d’Henry James ; les tableaux de Jérôme Bosch, Egon Schiele ou Géricault, etc. Comme me l’a confié l’écrivain Gonzague Saint-Bris, ce genre d’hommage subtil à la littérature et à la peinture est plutôt rare chez les chanteurs de variété peu enclins à s’enrichir d’ambition poétique… .

Vous expliquez dans votre livre que la clef de voûte du personnage de Mylène Farmer se trouve dans des traumatismes liés à l’enfance et qui ont conditionné un univers fantasmatique très particulier.

2c805cb4d19c498d2575f0bae54ad68f4bd2d09d5be56BV : J’ai repris à moi la magnifique formule de François Mauriac pour lequel « l’enfance est le tout d’une vie, puisqu’elle en donne la clé ». Et je l’ai constaté à travers toutes mes biographies : tout se joue dans les dix premières années de la vie. Toutes les peurs, tous les rêves, tous les fantasmes de mes héros et héroïnes ont eu systèmatiquement un rôle dans leur existence et dans leurs créations. Des influences sur leur imaginaire que j’essaie de décrypter à travers plusieurs grilles de lecture : historique, sociologique et psychanalytique. Dans ce sens, je pense que la fameuse anecdote du putois et du bain de jus de tomate a effectivement créé un traumatisme chez la petite fille qu’était alors Mylène. Sentiment appuyé par l’analyse d’un psychothérapeute pour lequel cette journée mémorable reste probablement l’un des pivots de l’existence de Farmer et dont on retrouvera les correspondances dans certains de ses clips : « Je te rends ton amour » et » Beyond My Control ». Pour être complet, je peux vous dire que c’est la chanteuse elle-même qui m’a mis sur la piste de ce moment crucial de son enfance. En effet, à plusieurs reprises, au début de sa carrière, parmi ses rares souvenirs de son séjour québecois, elle a évoqué cette journée au cours de laquelle elle avait décidé de s’échapper de son école, de rentrer à la maison à pied, mais qu’elle s’était perdue dans les bois (là aussi scène récurrente dans les clips de Farmer) et qu’elle avait été finalement ramenée chez elle grâce à l’intervention de la police. Cette anecdote m’a longtemps taraudé : pour quelles raisons une petite fille de 5 ans décide-t-elle d’échapper à la vigilance des adultes ? En interrogeant au Québec sa première institutrice et ses amies d’enfance de l’époque, j’ai pu reconstituer le puzzle.

Est-ce que les média ont véritablement compris votre démarche intellectuelle et littéraire autour de Mylène Farmer. A partir du moment où vous touchez à l’intimité de la  » star « , on vous reproche de fouiller dans les poubelles et cela bloque le débat. Pourtant Mylène vit en bon personnage public de la  » Femme énigmatique  » que Laurent Boutonnat et elle ont inventé. En France, contrairement aux pays anglo-saxons on n’aime pas cela.

BV : En dehors de quelques animateurs de télévision incultes et tarés, les journalistes, dans leur grande majorité, adhèrent à ma démarche. La presse dite « sérieuse » – le Figaro, France Inter, Europe 1, RTL, etc – m’a réservé des critiques favorables. Comme je l’ai déjà déclaré, je n’ai aucunement touché à la sphère de l’intimité de Mylène Farmer. Pour la simple et bonne raison que celle-ci ne l’expose pas et que la loi est très contraignante sur ce sujet. Si j’évoque longuement son enfance, c’est parce que de nombreuses situations viennent expliquer l’arrière-plan de ses futures créations. Par ailleurs, si je refuse de me limiter à la mythologie entrenue par certains, c’est pour lui apporter une part d’humanité qui rend le personnage encore plus attachant.

Qu’est-ce qui vous a touché chez la mère de Mylène ? Comment vit-elle le succès de sa fille ?

BV : Marguerite Gautier m’a reçu très aimablement. En toute liberté et un tantinet tiraillée. Elle m’a beaucoup parlé, parce qu’il avait beaucoup d’erreurs selon elle dans les bios consacrées jusqu’à ce jour à sa célèbre fille, et en même temps elle s’interrogeait sur les réactions de sa cadette, au caractère parfois peu accommodant. Cela étant, elle m’a assuré être très fière de sa réussite en m’affirmant que Mylène s’était faite toute seule. Un sentiment que je ne partage pas. Je pense que le milieu familial a joué un rôle important dans le destin de l’interprète de « Maman a tort ». Notamment à travers l’influence de sa grand-mère paternelle qui fut une pianiste talentueuse.

Est-ce que vos investigations sur les grands people français vous ont valu des menaces explicites qui ont eu des conséquences sur votre sécurité ou sur votre vie, privée ou sociale ?

a1y3otfrBV : D’anciens membres de la fine fleur de la pègre française ont effectivement tenté de m’intimider lorsque je travaillais sur le « Delon ». Mais je pense qu’il s’agissait d’initiatives personnelles prises à l’insu de l’interprète du « Samouraï ». La plupart du temps, mes « héros » qui voient mes travaux d’un mauvais œil préfèrent entamer des procédures judiciaires, des référés notamment. Mais ceux-ci n’aboutissent quasiment jamais puisque je m’efforce de travailler dans le cadre de la loi, au nom de la liberté d’expression. Une autre stratégie est de tenter de me salir ou de me discréditer. Ce fut ainsi le cas récemment sur certains forums farmériens. Dans ce genre de situations je ne transige pas : les auteurs de calomnies, de diffamations, ou de propos attentatoires à l’honneur professionnel sont traînés devant les tribunaux.

On ne peut parler de Mylène Farmer sans ses clips qui ont défrayé la critique. Hors les clips sont des objets virtuels symboliques. Est-ce que Farmer c’est avant tout une bonne gestion de l’image ?

BV : Plusieurs clips ont effectivement été censurés ou diffusés à des heures indûes à la télévision. Là encore, grâce à ce maître de la caméra qu’est Boutonnat, Farmer a appris le sens et la force des images. Ses story-board sont là pour le prouver. En même temps, il est vrai qu’elle est née avec la télévision, son véritable tableau noir.

Le système Boutonnat/Farmer est riche et puissant. Le business de ce couple n’est-il pas davantage devenu financier qu’artiste en définitive ?

BV : Les deux sont intimement liés. Mais être riche n’est ni illégal ni une tare. Sans oublier que Boutonnat et Farmer investissent beaucoup dans leurs créations, leurs spectacles notamment qui coûtent très chers. Ils ne font pas de l’argent pour l’argent, mais pour rester libres de créer comme ils l’entendent.

Que peut cacher la non coopération du clan Farmer à votre travail, qu’a-t-elle donc à cacher ?

BV : C’est une réaction naturelle chez les stars. Elles ont peur de voir écorner leur légende ou leur image qu’elles ont eu tant de mal à imposer. Certaines ont peut être peur de voir révéler des secrets « inavouables ». En même, je pense qu’elles ont tort de ne pas coopérer, car elles sont en général toujours gagnantes puisque je leur apporte une part d’humanité souvent plus passionnante que leur image surmédiatisée. Johnny Hallyday et l’abbé Pierre ont ainsi accepté de collaborer à mon travail. A leur plus grande satisfaction.

Que pensez-vous du fanatisme autour de Mylène, que d’ailleurs elle gère elle-même de manière très audacieuse et pécunière ?

BV : Certains fans sont des excités, c’est vrai, mais pas forcément représentatifs de l’ensemble des farmériens. La plupart de ceux avec lesquels j’ai été en contact se sont toujours montré courtois et curieux. Beaucoup de choses ont été écrites sur le merchandising généré par la chanteuse et sa maison de disques. Je l’évoque également longuement dans ma bio. Personnellement, je ne le trouve pas autrement choquant. D’abord parce que ce sont en général des objets d’une grande beauté ; ensuite parce qu’il y a des plaisirs qui n’ont pas de prix.

Mylène Farmer est-elle aussi fascinante et complexe qu’un Delon par exemple ou l‚on est pas du tout dans la même catégorie ?

BV : Lorsque je suis contrarié, je dis qu’elle est une Delon en jupon. Et je pense alors à leur façon de tout vouloir régenter. Delon fut un acteur de génie lorsqu’il acceptait de se laisser diriger par des metteurs en scène de génie – Visconti, Clément, Melville – mais a vu sa carrière décliner lorsqu’il a voulu tout faire : l’acteur, le réalisateur, le producteur, etc. Un artiste ne peut pas être bon dans tous ces rôles qui demandent compétences et savoir-faire. Par ailleurs, je pense que leur désir profond d’être considérés comme des stars peut constituer un piège. Gérard Depardieu l’a dit de façon très sincère et peut être très justement lorsqu’il déclarait : « Je ne peux pas, je ne veux pas être une star. On est star parce qu’on le veut, parce qu’on se fabrique, se fige, se tue, s’immole en star. Être star, c’est une passion. Le rôle n’est plus l’écran, mais dans la vie. Moi, je veux pouvoir être dans mes rôles. Acteur. »

FanImanol2Et si Mylène acceptait de collaborer avec vous, referiez-vous un second livre sur elle ?

BV : Bien évidemment. Auparavant, je lui proposerais de rencontrer l’abbé Pierre. Pour lui faire plaisir. En effet, après la diffusion en 1992 d’un reportage d’ « Envoyé spécial » consacré au religieux séjournant alors dans le désert saharien, Farmer avait exprimé le désir de faire sa connaissance. Pour quelles raisons ? Peut-être parce qu’elle pense au fond d’elle-même, comme ce saint homme, qu’ « il ne suffit pas de croire » mais qu’ « il faut aussi devenir croyable »…

Mylène Farmer, une biographie, Bernard Violet, Fayard.

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Mylène Drama queen

Posté par francesca7 le 11 mars 2012

«Drama queen». Avec Farmer, on est dans le mélodrame. On pense à son homonyme Marguerite Gautier, l’héroïne de Dumas. A Garbo (à laquelle elle consacre une chanson) et à Sarah Bernhardt. Sauf que Farmer en fait des tonnes. Plus que Jeanne Mas, sa rivale des débuts, c’est dire. Mais le kitsch n’est pas incompatible avec l’émotion. Dans les stades, qu’elle est la seule artiste française à pouvoir remplir, elle touche aux larmes.

Mylène Drama queen dans Mylène et des CRITIQUES 8-photo-13x18cm-mylene-farmer-mylene-sexy-moitie-nue-hot-photo-857653213_MLSi la chanteuse parvient à cette spontanéité, c’est grâce à un professionnalisme maniaque et à un subtil art des contrastes: côté face un sourire de madone, côté pile un chignon sculpté en forme de crâne. Cette grandiloquence bien dosée, elle la doit à Laurent Boutonnat. Dès Libertine, il la magnifie dans un clip de dix minutes évoquant Barry Lyndon de Kubrick. La suite, Pourvu qu’elle soit douce, dure près de dix-huit minutes, coûte 450 000 euros et mobilise 600 figurants…

La surenchère est stoppée net par l’échec du long métrage du duo, Giorgino, où Mylène joue l’hystérique au milieu des loups. Désormais, même si Boutonnat continue de composer pour elle, c’est surtout avec d’autres qu’elle tourne ses clips: Luc Besson, Abel Ferrara, Ching Siu- Tung… De belles réussites, mais l’esprit n’est plus le même. Parfois, elle se risque à laisser sa mélancolie au vestiaire.

Cela donne la rengaine Appelle mon numéro, en 2008. Et sa pire vidéo, signée par le réalisateur Benoît Di Sabatino, qui partage sa vie. On y voit une Farmer aguicheuse et botoxée se tortiller sur un lit, jouant la lolita. Allô, Sunset Boulevard? Et si, en fait, on n’avait pas quitté la chambre capitonnée des débuts?

Critique issu du Sitehttp://www.hebdo.ch/

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Dans un livre sur Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 février 2012

Dans le magazine GALA, on pouvait lire :

Et un pavé de plus dans la mare glacée, où Mylène Farmer engloutit tous ses secrets depuis bientôt vingt-cinq ans! Mylène, c’est un peu l’Ophélie des temps modernes… Une héroïne noyée, remontant de temps à autre à la surface, mais jusqu’ici insaisissable. Alors, que peut bien draguer Hugues Royer des troubles profondeurs du «mystère Farmer», avec son Mylène (éditions Flammarion)? Eh bien…

Dans un livre sur Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE MFBercy2006_39aSurprise! S’appuyant sur divers témoignages, le journaliste de Voici Hugues Royer, également psy de formation, offre une clé qui décadenasse l’œuvre de la chanteuse, plombée par l’inceste, l’hystérie et une fascination pour le morbide. Chez les Gautier, véritable patronyme de l’icône libertine, maman a longtemps eu tort, alors que papa incarnait l’homme idéal. Comme Mylène le confirmera à une amie, la photographe Elsa Trillat, alors qu’elles contemplent des photos d’enfance, en 1987, tout commence par une «déchirure» : sa naissance à l’hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, ville où son père, Max, a été dépêché pour participer en tant qu’ingénieur des Ponts et Chaussées à l’édification du barrage Daniel-Johnson.

La chanteuse est un bébé robuste. L’accouchement est un traumatisme pour sa mère, Marguerite. Fragilisée physiquement par des problèmes de dos, cette dernière minimise les contacts avec son enfant. Son époux doit ainsi installer une planche amovible au dessus de leur baignoire pour faciliter la toilette du bébé. Mylène ne prend conscience de son corps, en grandissant, qu’à travers le jeu et l’expérimentation. Gamine intrépide aux cheveux courts et châtains, elle ne ressemble en rien à sa sœur ainée, Brigitte, sage petite fille blonde. Au grand désespoir de Marguerite, femme discrète, sa benjamine aime tremper les doigts dans les pots de sirop d’érable, se rouler sur les pelouses et grimper aux arbres, dans leur jardin de Pierrefonds. Mais ce que maman supporte le moins, ce sont les phases de mutisme de cette enfant, sa capacité à se replier dans le silence, héritée de son père mais vécue comme une provocation.

MFBercy2006_56a dans Mylène dans la PRESSEDeuxième «déchirure», le retour des Gautier en région parisienne, à Ville-d’Avray, ne fait que creuser ce goût pour la réserve. A l’école, l’accent québécois de Mylène, alors âgée de huit ans, suscite les moqueries. Des séances chez l’orthophoniste l’aideront à corriger sa prononciation, expliquant aujourd’hui encore son phrasé précieux. Mais, humiliant, ce travail ne l’encourage guère à s’ouvrir aux autres. Au domaine de la Ronce, où les Gautier se sont installés, l’enfant prend la fuite à chaque fois que des inconnus sonnent à leur porte. Max, qui lui passe tout, est bien le seul à en sourire. Vivant avec la famille depuis la mort de son mari, Mamie Jeannette, la grand-mère paternelle, devient une confidente privilégiée. La vieille femme n’a pas seulement le chic pour agacer sa belle-fille, Marguerite. Premier prix du conservatoire de Marseille, elle initie également sa petite-fille à la musique, à la littérature, à la peinture… et aux promenades dans les cimetières.

Mylène s’épanouit enfin

A sa disparition, Mylène continuera d’apprivoiser la mort en se rendant au chevet d’autres enfants, à Garches. De même, à l’adolescence, elle préférera philosopher avec les garçons plutôt que de les suivre dans la découverte des plaisirs sexués. Un comble pour une future libertine ! La troisième «déchirure» se produit à sa majorité. Au bout de deux jours en terminale A4, Mylène annonce à Marguerite et Max, aussi catastrophés l’un que l’autre, qu’elle snobe le bac pour devenir monitrice d’équitation. Elle quittera en fait ses parents pour leurs doubles: Laurent Boutonnat et Bertrand Le Page. Le premier, qui la choisit pour chanter sa comptine sur mesure Maman A Tort, se montrera aussi doux et patient que son père, décédé avant le succès, en 1982. Le second, son premier manager, sera aussi exigeant que sa mère. Certes, il lui apprendra à incarner son corps et à en faire un objet de désir. Mais il n’aura de cesse de lui répéter: «Tu es divine, mais tu ne seras jamais belle.» Jusqu’à ce qu’elle le congédie et qu’il se suicide, en 1999.

ClipDesenchantee12Les liens se desserreront avec Boutonnat, après l’échec de leur film Giorgino… Libérée de toute relation triangulaire, Mylène s’épanouit aux côtés du producteur Benoît Di Sabatino, depuis 2001. Nul rapport de force ou de séduction ambiguë entre eux. Dans le clip de son nouveau single, Appelle Mon Numéro, que Benoît a réalisé, la belle offre même un nouveau visage, moins tourmenté, plus souriant. Le même qu’elle présente aujourd’hui à sa mère lors de leurs déjeuners dominicaux…

Commentaire de Thomas Durand -  http://www.gala.fr/

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Mylène apprécie G.Garbo

Posté par francesca7 le 29 novembre 2011

Accéder aux informations sur cette image commentée ci-après.Greta Garbo – Univers Mylène Farmer 

 

Née en 1905 en Suède, Greta Garbo aussi surnommée « la Divine » devint une actrice talentueuse. Elle fut par sa beauté légendaire et sa personnalité secrète l’archétype de la star. Apres l‘échec cuisant de « Two faced woman » (La femme aux deux visages) en 1940. Greta Garbo, blessée, se retire provisoirement pour finalement ne plus jamais apparaître. Les fans de Mylène Farmer appellent ainsi parfois leur idole qui cultive l’art des longues pauses. 


La face B de Libertine s’intitule Greta, en hommage à Greta Garbo. 

  

Plus d’informations sur Greta Garbo ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Greta_Garbo 

Greta Garbo, de son vrai nom Greta Lovisa Gustafsson, est une actrice suédoise, née le 18 septembre 1905 à Stockholm en Suède et décédée le 15 avril 1990 à New York, aux États-Unis

 

Elle fut surnommée « la Divine ». Federico Fellini a dit d’elle : « Elle fut la fondatrice d’un ordre religieux appelé cinéma ». Greta Gustafsson est la benjamine de Karl Alfred Gustafsson (1871–1920) et d’Anna Lovisa Johansson (1872–1944). Elle est née au 32 de la Blekingegatan à Stockholm. Sa maison natale a aujourd’hui disparu. 

 

Ses parents sont des personnes de conditions modestes dans la Suède pauvre du début du XXe siècle. Elle avait une sœur, Alva et un frère, Sven. Elle entra à l’Académie royale d’art dramatique de Stockholm — le Dramaten — en 1922 et y étudia jusqu’en 1924. C’est là qu’elle rencontra le réalisateur suédois Mauritz Stiller qui la repéra, lui enseigna les techniques cinématographiques Mylène apprécie G.Garbo dans Mylène et les AUTEURS 220px-Greta_Garbo_in_Meyers_Blitz-Lexikon_1932et lui confia un rôle majeur dans son film La Saga de Gösta Berling, d’après Selma Lagerlöf en 1924. C’est à cette occasion que son mentor lui donna son nom de scène : Greta Garbo, garbo voulant dire en espagnol « la classe, l’élégance. » 

Sa carrière, contrairement à celle de beaucoup d’autres, ne s’arrêta pas avec la fin du cinéma muet. Greta Garbo fut l’une des rares stars hollywoodiennes à franchir le cap du cinéma parlant. C’est dans Anna Christie en 1930 que le public entend pour la première fois sa voix grave et sensuelle, teintée d’un léger accent suédois. Le film fut d’ailleurs promu avec le slogan « Garbo parle » (« Garbo Talks ») et fut un véritable succès, bien que Garbo ne fût pas convaincue de sa propre performance. Quant à John Gilbert, dont la popularité baissait, il ne réussit jamais la transition vers le cinéma parlant et sa carrière s’arrêta dans les années 1930. 

À partir de cette époque, on lui compose, un nouveau personnage solitaire, énigmatique. Elle devient grave, tantôt mutine, tantôt craintive, parfois intellectuelle. Elle n’assiste qu’aux premières, n’accorde plus que de rares interviews, voyage sous un nom d’emprunt. Elle arrête aussi les nombreuses séances de photos d’extérieur et ne fait plus que des portraits d’art, réalisés en studio par deux portraitistes attitrés — Ruth Harriet Louise jusqu’en 1929, puis Clarence Sinclair Bull — et destinés à n’être reproduit qu’en petit format pour être envoyé aux admirateurs. Même pour la promotion des films, elle n’accorde plus qu’une unique séance de pose de dix heures maximum avec 150 photos par séance réalisées. 

 

Garbo, si quelque chose lui déplaisait lorsqu’elle tournait, disait qu’elle voulait rentrer en Suède (« I want to go home »), menace qui lui valut de voir chacun de ses vœux exaucé par ses employeurs. Garbo était connue pour ne tourner qu’à studio fermé, refusant les visiteurs lorsqu’elle jouait. Son apparition dans Mata Hari en 1932 la consacra séductrice, la censure s’offusqua même du costume suggestif qu’elle portait sur l’affiche. Elle partagea ensuite l’affiche de Grand Hotel en 1932 en vedette avec Joan Crawford et les frères Barrymore (Lionel et John). 

 

Greta Garbo portrait.JPGGarbo a gardé sa vie privée hors des feux de la rampe. « I want to be alone » (« Je veux être seule »), l’une de ses tirades les plus célèbres à l’écran, dans Grand Hotel, lui a été faussement attribuée à la ville. Garbo rectifia cependant après le film, arguant qu’elle n’avait jamais dit qu’elle voulait être seule, mais qu’elle voulait qu’on la laisse tranquille (« I never said, ‘I want to be alone.’ I only said, ‘I want to be let alone.’ There is all the difference. »). 

 

Selon les lettres privées dont la publication a été autorisée en Suède en 2005 pour marquer le centenaire de sa naissance[2], il semblerait qu’elle ait été enfermée sur elle-même et assez dépressive. Il semblerait également que Greta Garbo soit restée célibataire aux États-Unis en raison d’un amour homosexuel pour l’actrice suédoise Mimi Pollak avec qui elle entretint une relation épistolaire qui dura 60 ans. Lors de la naissance du fils de Mimi Pollak, elle lui envoie un télégramme en ces termes : « Incredibly proud to be a father » (« Incroyablement fière d’être père »). 

 

Sa liaison hétérosexuelle la plus célèbre fut avec l’acteur John Gilbert. Se partageant le premier rôle pour la première fois dans Flesh and the Devil, leur « intensité érotique » se retrouve hors des studios. Il est dit que Gilbert demanda Greta Garbo en mariage trois fois et qu’il ne fut pas le seul. L’éditeur suédois Lars Saxon l’aurait aussi demandée en mariage, mais lui reçut une lettre qui confirmait que Garbo « resterait toute sa vie célibataire. Le mot « épouse » est tellement laid » (« I will probably remain a bachelor all my life. “Wife” is such an ugly word. »). Elle fut également la maîtresse du chef d’orchestre Leopold Stokowski qui avait quitté pour elle son épouse Olga Samaroff. En dépit de certaines rumeurs, il ne fut pas question de mariage entre eux. 

 

L’écrivain Mercedes de Acosta, dont les lettres de Garbo lui étant adressées furent publiées en 2000, dit avoir eu une longue relation avec elle. Elle a également été liée de façon plus ou moins platonique avec les actrices Marlene Dietrich, Claudette Colbert, Joan Crawford, Louise Brooks, Ona Munson, avec l’auteur Salka Viertel. Son biographe Barry Paris note « qu’elle était techniquement bisexuelle, principalement lesbienne. » 

 

Elle mourut à New York en 1990 à l’âge de 84 ans, des suites d’une insuffisance rénale terminale et d’une pneumonie. Sa dépouille fut incinérée et les cendres enterrées au cimetière Skogskyrkogården à Stockholm

 

Filmographie 

 

gifs féeriques

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