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Tournage du film de Mylène F. Terminé

Posté par francesca7 le 2 novembre 2017

 

Vivre entre l’ombre et la lumière, le « je » et le « jeu », le hors-champ et le cadre… Elle s’y est habi­tuée. Elle y a même pris goût. Quelques mois avant de révé­ler ses talents d’actrice dans le thril­ler Incident in a Ghost Land de Pascal Laugier, la chan­teuse a bien voulu nous accor­der un entre­tien exclu­sif… libre et passionné !

ghost-land

Elle arrive avec quelques minutes de retard… vécues comme une éter­nité. Trois jours plus tôt, elle s’est lais­sée photo­gra­phier, en comité restreint, par Sylvie Lancre­non. Ambiance déten­due – bercée par la bande-origi­nale du film Tree of life et quelques morceaux de Sting – mais studieuse – choix des vête­ments, retouches maquillage, rien n’échappe à cette perfec­tion­niste. On a beau l’avoir déjà appro­chée, son absence, avant qu’elle ne surgisse devant nous, nour­rit les fantasmes. Trop fragile pour affron­ter nos ques­tions ? Lorsqu’elle finit par se présen­ter, ses jambes fines ne vacillent nulle­ment sur ses stilet­tos. Trop sauvage pour des retrou­vailles ? Cheveux lâchés et visage à peine maquillé, elle porte un collier aux allures d’amu­lette, mais elle a accepté, après le jeu des photos, notre rendez-vous, déta­ché de tout enjeu promo­tion­nel. Son prochain film, Incident in a Ghost Land réalisé par Pascal Laugier et tourné au Canada l’hi­ver dernier, ne sortira proba­ble­ment que début 2018. Soit près de vingt-cinq ans après Gior­gino, premier long-métrage en costumes, thril­ler enneigé et incom­pris de Laurent Bouton­nat. Musi­ca­le­ment, malgré une récente signa­ture avec Sony Music, la parti­tion est encore vierge. Mylène Farmer a l’élé­gance de ceux qui n’im­posent rien… sinon leur présence au monde, diffé­rente, inspi­rée, et inspi­rante.

Gala : Il y a cinq mois, vous avez terminé le tour­nage du film Incident in a ghost land. Un thril­ler éprou­vant qui confronte une famille à des esprits malfai­sants. Aucune séquelle à déplo­rer ?

Mylène Farmer : Toujours le même cauche­mar : Pascal Laugier, le réali­sa­teur, me pour­suit inlas­sa­ble­ment avec sa caméra dans les couloirs de la maison du film ! (Rires). C’était impres­sion­nant de le voir au travail, d’ob­ser­ver comment il faisait corps avec son long-métrage. Je garde un souve­nir très fort de ce tour­nage et de « mes filles » à l’écran.

Gala : Vous avez fait confiance à un réali­sa­teur, récent dans votre galaxie, et vous avez endossé un rôle inha­bi­tuel, celui d’une mère de famille. Le tout, en langue anglaise. Vous aimez pous­ser les curseurs de la diffi­culté ?

M.F. : Je ne parle­rais pas de diffi­culté, mais d’exi­gence. J’aime les projets ambi­tieux, précis, qui demandent l’in­ves­tis­se­ment de toute une équipe pour un résul­tat encore incon­nu… Il y a une certaine beauté dans ce geste collec­tif. J’ai accepté ce film, essen­tiel­le­ment parce que mon rôle était très bien écrit et parce que Pascal maîtrise remarqua­ble­ment ce genre. Son scéna­rio est formi­dable. Me glis­ser dans la peau d’une mère prête à défendre ses enfants était un chal­lenge, mais je l’ai fina­le­ment abordé de façon assez natu­relle, instinc­tive. Quand le tour­nage à débuté à Winni­peg, j’étais une actrice parmi les autres. 

Gala : Reve­nir au Canada, votre pays de nais­sance, a-t-il agité quelques émotions ?

farmer FILMM.F. : Une immense émotion ! J’ai retrouvé la maison de ma petite enfance, à Pier­re­fonds. J’ai pu en redé­cou­vrir l’in­té­rieur, le jardin… Je suis égale­ment reve­nue dans ma première école, tenue par des reli­gieu­ses… Alors que j’em­prun­tais la rue du Belvé­dère, où j’ai grandi, la neige a commencé à tomber. J’étais comme accueillie… 

Gala : Qu’est-ce qui prime pour vous : dési­rer ou se sentir dési­rée ?

M.F. : Sentir le désir… C’est fonda­men­tal pour moi. Vital, même.

Gala : Comment avez-vous préparé votre rôle dans Incident in a Ghost Land ?

M.F. : J’ai travaillé. Claude Berri m’a dit un jour : « Mylène,  si tu connais ton texte à la virgule près, ainsi que les répliques de tes parte­naires, tu pour­ras tout oublier et t’aban­don­ner. » Depuis le cours Florent, je suis amie avec Vincent Lindon, qui m’impres­sionne infi­ni­ment  dans chacun de ses rôles. Son aide fut précieuse. Il m’a conseillé son coach. J’ai répété. Et puis… j’ai fait le grand saut dans le vide !

Gala : Isabelle Adjani a récem­ment déclaré : « jouer, c’est répa­rer ». Qu’est-ce que cela vous inspire ?

M.F. : C’est une défi­ni­tion qui corres­pond parfai­te­ment à cette grande actrice. Mais pour moi… Je ne crois pas à la répa­ra­tion. Je dirais plutôt qu’on apprend à vivre avec soi. Ce qui, déjà, n’est pas une partie de petits chevaux … 

Gala : Pardon­nez la ques­tion, mais la dispa­ri­tion de votre maman, quelques mois avant de tour­ner avec Pascal Laugier, a-t-elle influencé votre inter­pré­ta­tion d’une mère de famille ?

M.F. : Permet­tez que je ne vous réponde pas direc­te­ment. Chacun d’entre nous est touché par des deuils. J’ai la chance de pouvoir écrire sur « mes » absents… Sans les nommer… Et de pouvoir, par la magie des mots, aspi­rer un peu du chagrin des autres. 

Gala : Isabelle Huppert, que vous connais­sez bien, a dit : « être actrice, c’est trans­for­mer en excel­lence ce qui ne l’était pas : la fragi­lité en force, la timi­dité en assu­rance. » Cela vous ressemble, non ?

M.F. : J’ai beau­coup d’ad­mi­ra­tion pour Isabelle Huppert, sa déter­mi­na­tion, ses choix artis­tiques, son jeu unique. Je ne sais pas si ses mots me ressemblent, mais je partage son point de vue. Le dépas­se­ment de soi est un mini­mum, lorsqu’on veut parta­ger avec les autres. Vivre est une aven­ture exigeant que l’on se réin­vente sans cesse, sans jamais se trahir, ni sacri­fier aux modes. Je suis une instinc­tive et ma timi­dité, que j’as­sume, m’a sans doute proté­gée ! 

Gala : Quels sont les mots qui vous touchent le plus ?

M.F. : Les mots pronon­cés au moment où l’on ne s’y attend pas. Je suis fasci­née par la puis­sance des mots portés par la bonne personne, au bon moment. Et « Mon Amour » m’émeut telle­ment… 

 

Propos recueillis par Thomas Durand 

article paru dans http://www.gala.fr/l_actu

Publié dans Mylène 2017 | 1 Commentaire »

Mylène s’est confiée à GALA

Posté par francesca7 le 25 mai 2017

 

Paris Match| Publié le 17/05/2017 à 18h10Anthony Verdot-Belaval

 

mylène chez francesca

image : Mylène Farmer à Cannes en 2015.Tony Barson / Paris Match

Après de longs mois de silence, la star Mylène Farmer se prépare à faire son grand retour. L’occasion de se confier dans un entretien au magazine «Gala» sur son retour au Canada, sur son envie de jouer, mais aussi sur une mère absente.

Ses nombreux fans attendent son retour musical, après l’immense succès de son dernier opus «Interstellaires», en 2015 (plus de 320.000 exemplaires). Mais encore une fois, Mylène Farmer a décidé de surprendre. Dans les colonnes du magazine «Gala», la star de 55 ans a annoncé son grand retour au cinéma dans le film «Incident in a Ghost Land», réalisé par Pascal Laugier. Tourné au Canada l’hiver dernier, le film est prévu pour l’année prochaine, mais Mylène Farmer se confie déjà sur l’incroyable expérience de tournage, un tournage qui lui a permis de revenir dans son pays natal. Une immense émotion. «J’ai retrouvé la maison de ma petite enfance, à Pierrefonds. J’ai pu en redécouvrir l’intérieur, le jardin… Je suis également revenue dans ma première école, tenue par des religieuses… Alors que j’empruntais la rue du Belvédère, où j’ai grandi, la neige a commencé à tomber. J’étais comme accueillie.»

Vivre entre l’ombre et la lumière, le « je » et le « jeu », le hors-champ et le cadre… Elle s’y est habi­tuée. Elle y a même pris goût. Quelques mois avant de révé­ler ses talents d’actrice dans le thril­ler Incident in a Ghost Land de Pascal Laugier, la chan­teuse a bien voulu nous accor­der un entre­tien exclu­sif… libre et passionné !

Dans ce même entretien, Mylène évoque aussi le travail du réalisateur avec qui elle avait travaillé sur son clip, «City of Love». «J’aime les projets ambitieux, précis, qui demandent l’investissement de toute une équipe pour un résultat encore inconnu… Il y a une certaine beauté dans ce geste collectif. J’ai accepté ce film, essentiellement parce que mon rôle était très bien écrit et parce que Pascal maîtrise remarquablement ce genre. (…) Me glisser dans la peau d’une mère prête à défendre ses enfants était un challenge, mais je l’ai finalement abordé de façon assez naturelle, instinctive».

FILM DE MYLENE

—-> a voir sur https://www.innamoramento.net/mylene-farmer/incident-in-a-ghost-land

« Aspirer le chagrin des autres »

Alors en toute sérénité, visiblement touchée par ce jeu des confessions, Mylène accepte de répondre à une question sur le décès de sa mère, survenu en 2016 (Mylène avait déjà perdu son père il y a vingt ans, ndlr).

«Chacun d’entre nous est touché par des deuils. J’ai la chance de pouvoir écrire sur « mes absents ». Sans les nommer. Et de pouvoir, par la magie des mots, aspirer un peu de chagrin des autres».

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Mylène Farmer a vécu un véritable cauchemar

Posté par francesca7 le 26 novembre 2016

 

On se demande parfois jusqu’à quels sommets Mylène Farmer va pouvoir se hisser. Les méchantes langues qui, voilà trente ans, prédisaient que cette jeune chanteuse au look étrange ne serait qu’un feu de paille et que sa flamboyante chevelure ne serait bientôt plus que cendres froides, ont eu le temps, depuis, de manger leur chapeau une bonne douzaine de fois !

 mylène chez francesca

Car la petite Mylène, dont ils prévoyaient de ne faire qu’une bouchée, n’a cessé de grandir, jusqu’à devenir l’une des reines des hit-parades : elle a notamment obtenu sept disques de diamant et a inscrit un grand nombre de chansons dans le top 50 et dans le top 10.

Conséquence logique de tout cela : en 2013, elle se classait première parmi les chanteurs francophones les mieux payés, avec la croquignolette somme de 4,7 millions d’euros. Même avec un fisc glouton, ça laisse de quoi voir venir, non ?

Du coup, on se disait que, cette fois, la star de 54 ans aurait du mal à grimper encore plus haut sur l’échelle de la gloire. C’est pourtant bien ce qu’elle vient de faire, en faisant littéralement voler en éclats le cadre de la chanson francophone pour déclencher, sur Internet, un buzz mondial !

Afin de réaliser ce tour de force, la diablesse rousse n’aura eu besoin que d’un clip. Mais pas n’importe lequel, évidemment. En août dernier, pour appâter ses fans qui attendaient son nouvel album avec des trépignements d’impatience, Mylène avait sorti un extrait de celui-ci : Stolen Car. Il s’agit d’une chanson de Sting, partiellement traduite en français par Mylène elle-même… et interprétée en duo avec son illustre auteur ! 

D’emblée, c’est le carton : en une semaine, la chanson est classée en tête des ventes, renvoyant Enrique Iglesias à une modeste seconde place. Mais ce n’est encore rien : il y a quelques semaines, c’est le clip qui a mis le feu aux poudres planétaires : pour la première fois, les articles sont plus nombreux dans la presse internationale que dans la presse francophone, les éloges se multipliant de l’Asie à l’Amérique latine et jusqu’aux États-Unis !

Devant un tel triomphe, c’est une sorte de vertige que l’on éprouve… Ce vertige, il est encore multiplié par dix (au moins !) si l’on songe qu’il s’en est fallu d’un cheveu pour que Mylène Farmer ne devienne pas chanteuse, pour que personne, jamais, ne connaisse le son de sa voix.

 ecriture de mylène

Simplement parce que, cette voix aujourd’hui adulée partout, il lui est arrivé d’en avoir honte, et même d’être humiliée à cause d’elle. Logiquement, la petite Mylène aurait dû naître en France, tout comme sa sœur et son frère aînés. Seulement voilà : lorsqu’elle pointe le bout de son nez, en septembre 1961, il y a déjà plusieurs mois que toute la famille Gautier (le vrai nom de la future chanteuse) s’est installée au Québec, pour des raisons professionnelles : le père, Max, ingénieur des Ponts et Chaussées, a été muté au Canada pour participer à la construction du barrage de la Manicouagan.

Il se passe une chose toute simple, naturelle, mais dont Mylène n’a pas pris conscience tout de suite : elle parle français avec un fort accent québécois ! Forcément, puisqu’elle n’a rien connu d’autre, depuis sa naissance…

Dans un premier temps, puisque chaque mot qu’elle prononce lui vaut rires et quolibets, elle s’enferme dans un mutisme presque total. Un mutisme qui, s’il s’était transformé en seconde nature, l’aurait à coup sûr empêchée de songer à se présenter devant un public pour chanter !

Sensibilité

1Heureusement, Mylène Farmer a déjà ce caractère bien trempé qui la conduit à essayer de surmonter les obstacles plutôt que de renoncer. C’est pourquoi, très vite, comprenant que tous ses ennuis venaient de ce maudit accent, elle a demandé à ses parents de lui faire suivre des séances d’orthophonie. Et elle a travaillé d’arrache-pied… jusqu’à ce que toute trace de parlure québécoise ait disparu ! Du coup, tous ses complexes se sont envolés et, quelques années plus tard, c’est sans craindre les moqueries qu’elle a pu se lancer à corps perdu dans la chanson.

Cette expérience, qui aurait pu être traumatisante, a eu au contraire chez Mylène un effet bénéfique car elle a été humainement enrichissante.

Ayant touché du doigt l’injustice, la jeune fille a pris conscience que d’autres enfants en souffraient, et bien plus qu’elle. Alors, dès l’âge de 11 ans, chaque dimanche, elle a rendu visite aux petits tétraplégiques de l’hôpital de Garches, proche de la maison familiale.

Mylène Farmer venait de se découvrir une sensibilité aux autres qui, bientôt, allait lui permettre de devenir l’immense artiste que le monde entier connaît.

 

article de Valérie Bergotte de France DIMANCHE

 

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Incident in a ghost land pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 9 août 2016

 

Incident in a ghost land, c’est le titre, encore provi­soire mais vapo­reux à souhait, du long-métrage, dont les premières scènes seront tour­nées à New York, avant des prises de vues à Toronto, en août prochain. Derrière la caméra : Pascal Laugier, nouveau maître du fantas­tique (Saint AngeMartyrs,The Secret), dont l’œil bleu faus­se­ment limpide a déjà su impo­ser une autre Mylène, plus hybride que sexuée, dans le clip de sa chan­son City of love. Mécon­nais­sable sous ses couches de maquillage et de latex, parée de griffes et d’ailes déchi­rées, la chan­teuse incar­nait une créa­ture, entre la goule et l’ange déchu, à la recherche d’une trace d’hu­ma­nité le long des couloirs d’une maison aban­don­née, dans cette dernière vidéo.

mylène blog francesca

Pour son retour sur le grand écran, la star inter­prè­tera une mère de famille qui hérite de la maison d’une de ses tantes et doit sauver ses deux filles de mani­fes­ta­tions malfai­santes, dès leur première nuit sous ce toitMais ces deux filles restent les héroïnes prin­ci­pales du film. Réunies dans la demeure seize ans après cette nuit d’hor­reur, les deux sœurs – l’une jouée par Crys­tal Reed, héroïne de la série TeenWolf ; l’autre par Anas­ta­sia Phil­lips, déjà aperçue au géné­rique des Enquêtes de Murdoch et de Skins –  vont devoir confron­ter leurs souve­nirs et les modes de vie qu’elles se sont choi­sis pour occul­ter leur passé trau­ma­tique.

Peurs remon­tant à l’en­fance, hantises, duali­té… Mylène Farmer, malgré un rôle secon­daire à l’image, avan­cera en terri­toire fami­lier. Pour la première fois cepen­dant, la chan­teuse, fantasme de femme-enfant dans l’ima­gi­naire psycho­tique de son ex-complice Laurent Bouton­nat, incar­nera une femme adulte et accom­plie. Une évolu­tion qui, après trente ans de carrière, lui semblait néces­saire et même clé pour les années à venir.

Corres­pon­dant régu­liè­re­ment avec Pascal Laugier depuis leur première colla­bo­ra­tion, à l’au­tomne dernier, « l’ange roux » a fini par s’en­ga­ger dans le projet Incident in a ghost land, il y a quelques semaines. Impos­sible, malgré le tour­nage éprou­vant de Gior­gino et le projet avorté d’une adap­ta­tion de L’ombre des autres, roman de son amie Natha­lie Rheims, de faire l’im­passe sur ce « scéna­rio extrê­me­ment intel­li­gent », « dans la veine du film Les Autres d’Alejan­dro Amena­bar », selon son entou­rage.

C’est néan­moins avec l’hu­mi­lité et la discré­tion la carac­té­ri­sant que la star souhaite désor­mais se prépa­rer à cette co-produc­tion améri­cano-franco-cana­dienne, en langue anglaise, à laquelle sont égale­ment asso­ciés les noms de Clément Mise­rez, époux d’Ales­san­dra Sublet, à la tête de Radar Films (Belle et Sébas­tien), et de Jean-Charles Lévy, diri­geant de Fore­cast Pictures (Faces).

SOURCE : http://www.gala.fr/

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Apparition Cinéma pour Mylène F.

Posté par francesca7 le 5 août 2016

 

C’est le site spécialisé Bloody-disgusting.com qui a révélé l’information, confirmée ensuite par l’entourage de la chanteuse au magazine Gala. Mylène Farmer tournera donc sous la direction du réalisateur adepte de l’épouvante (MartyrsSaint Ange) avec qui elle a déjà collaboré cette année pour son clip City of Love, tiré de son album Interstellaires. Le tournage aura lieu dès le mois d’août entre Toronto et New York.

Image de prévisualisation YouTube

Mylène Farmer, dont la première apparition au cinéma date de 1994 avec l’énorme four Giorgino, de son complice de longue date Laurent Boutonnat, incarnera une mère de famille qui reçoit en héritage une maison peuplée de créatures malfaisantes. Installée avec ses filles, seize ans après un drame survenu dans la demeure, elle devra les protéger tant bien que mal… Ses filles seront incarnées par Crys­tal Reed (une des stars de la série pour ados Teen Wolf) et Anas­ta­sia Phillips (Les Enquêtes de MurdochSkins).

L’entourage de Mylène Farmer a évoqué un « scéna­rio extrê­me­ment intel­li­gent (…) dans la veine du film Les Autres d’Alejan­dro Amena­bar« . Tournée en anglais, cette coproduc­tion améri­cano-franco-cana­dienne pourra aussi compter sur Clément Mise­rez (mari d’Ales­san­dra Sublet) et sa société Radar Films ainsi que Jean-Charles Lévy pour Fore­cast Pictures.

La star tiendra un second rôle dans Incident In a Ghost Land, du réalisateur Pascal Laugier. Mais cependant, notre Star a décidé de ne pas partir en tournée après avoir sorti son dernier disque, elle « a tout le temps nécessaire pour se lancer dans un autre projet »…

article de Thomas Montet

blog francesca

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Mylène F. a tous les charmes du libertinage

Posté par francesca7 le 25 juillet 2016

                                                                                                                                                                                                                                                                              

Mylène Farmer, l’image que vous reflétez est celle d’une libertine. Est-ce une profession de foi ?      

- C’est un état. (rires) Profession de foi, non ! Il ne faut pas trop se prendre au sérieux ! Mais c’est un plaisir, en tout cas. 

Vous donnez également dans vos chansons l’image d’une ingénue…                    

Francesca0                    

- D’habitude, on me dit perverse. Je ne sais pas si c’est compatible… Ingénue, non. Plutôt lucide. Pour moi, libertine est l’alliage de coquine et de putain. 

Vous vous sentez des affinités avec les libertines du XVIIIème siècle ?                        

- Dois-je le dire ? C’est une époque qui me fascine, qui m’attire… Oui, j’aurais pu être libertine.            

Vous savez qu’à l’époque, ces gens là étaient considérés comme les premiers révolutionnaires dans la mesure où ils démolissaient l’ordre établi, qu’il soit religieux ou moral. Ils se moquaient des vierges…  

- C’est ce que j’aurai aimé faire aujourd’hui, mais c’est un peu difficile…                                                                    

Pensez-vous qu’à notre époque la provocation érotique ait encore une fonction de perturbation sociale ?     

- Bien sûr. Ce sont des choses qui certes évoluent un peu, mais qui font toujours partie de l’interdit, c’est évident.  

Pensez-vous que la religion a encore une fonction importante dans notre société ?   

- Personnellement, je ne lui trouve aucune fonction mais je pense que c’est une chose présente, même omniprésente.         

Dans notre système actuel où l’on est entouré par l’érotisme et le sexe – que ce soit dans les films, à la télévision ou dans la pub – pensez-vous qu’il peut y avoir encore de la provocation maintenant qu’elle fait partie des choses normales et quotidiennes ?          

- Je pense que oui… Mes chansons provoquent encore des réactions. Rien n’est acquis !         

Vos costumes de scène sont très originaux par rapport à ce qu’on voit actuellement : ils sont très raffinés, coquins et très recherchés. Est-ce que vous vous habillez de cette manière provocante dans votre privée ? 

- J’adore rester toute nue chez moi ! Mais la lingerie, non, ce n’est pas quelque chose que je cultive à la maison. J’aime, mais c’est plus amusant de la présenter en public !                                                                                                     

Quel type d’homme vous attire ?                                                                                                   

- Je vais vous dire une banalité : les hommes intelligents.                                                                                      

Que faut-il faire, ou ne pas faire, pour séduire Mylène Farmer ?            

- Il y a plus de choses à ne pas faire qu’à faire ! (rires) Certainement me séduire intellectuellement…                           

Il vous arrive de ‘flasher’ sur un physique uniquement avant que l’homme ne parle ?     

- Oui, ça peut m’arriver, mais je préfère que l’homme me parle. En fait, je n’en rencontre pas souvent, des hommes. Je suis très protégée dans ma maison. J’aime bien les hommes d’un certain âge, d’une certaine expérience. C’est vrai que j’aime bien le côté papa, le côté protecteur…           

Francesca1Pensez-vous qu’à l’heure actuelle la sexualité féminine, qui est très mise en avant dans tous les domaines, est toujours dépendante de l’homme ? Existe t-elle toujours à travers les yeux de l’homme ? 

- Oui, je le pense. La femme est en représentation : c’est l’homme qui, quoi qu’il arrive, impose. Ca ne me dérange en aucun cas.          

Pour revenir aux libertins du XVIIIème avec lesquels vous avez des atomes crochus, quelle a été la première lecture érotique qui vous a troublée ?                                           

- « Justine » de Sade, et après, j’ai continué. Je l’ai lu à quinze ans.                       

Ca vous a vraiment troublée de façon érotique, ou était-ce un phénomène de curiosité ?       

- Vous êtes bien indiscrètes ! Les deux…D’autant plus que mes parents ne m’avaient jamais parlé de ‘ces choses- là’. Ce sont des choses que l’on découvre soi-même, et c’est beaucoup plus drôle de les découvrir ainsi. Il faut garder certains tabous, certains interdits pour les transgresser. C’est bien, les interdits ! 

Dans la littérature pornographique féminine, genre Xaniera Hollander ou Sylvia Bourdon, est-ce que ces femmes vous fascinent quelque part par leur attitude, par leur violence ?                                  

- Elles ont plutôt tendance à me dégoûter…                                            

Pourquoi ? Parce qu’elles en font trop ?                                                                                                     

- Oui, c’est de l’illustration bâtarde et malsaine. Moi, j’aime les choses raffinées. Je trouve que Sade est très raffiné donc c’est ça que j’aime.      

Pouvons-nous vous demander quel est votre meilleur souvenir érotique ?       

- Ca ne va pas du tout là ! Euh… mon petit singe ! Vous n’en saurez pas plus !        

Paru sur DOMINA de mai-89              

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RECIT DE L’ADOLESCENCE DE Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 16 juillet 2016

 

‘Mon adolescence’, par Mylène Farmer  paru dans OK du 25-janv-1988                                                                                                                                        

« Nous sommes entrés, à mon avis, dans une ère de désintéressement.                                     

Notre époque a perdu son âme. »  

blog francesca                                          

Mon caractère : l’envie d’être à part.                                                                                

- Quelque part, j’étais peut-être un peu comme l’héroïne de ma dernière chanson : « Sans contrefaçon…je suis un garçon… ». Je n’étais pas un garçon manqué mais une fille manquée ! Depuis ma plus tendre enfance, je n’ai jamais aimé jouer à la poupée, à la dînette… J’ai toujours préférée la compagnie et les jeux des garçons. Certainement cela a dû influencer mon caractère… Jusqu’à l’âge de dix ans, j’ai vécu au Canada une enfance heureuse. J’étais très ouverte, bavarde… Et mon arrivée en France a été un véritable choc. J’ai eu du mal à m’intégrer à l’époque. Mais je n’ai pas souffert de cette période de transition qu’on appelle l’adolescence, disons que j’ai commencé à exister réellement il y a peu de temps, quand j’ai commencé à me réaliser dans le métier que j’ai choisi. Avant j’étais mal à l’aise. Sûrement un peu déracinée… En fait, je n’avais qu’une envie déjà : être à part, être la personne élue. Ce que je ne supportais pas, adolescente, c’est d’être perdue parmi 30.000 fourmis. Et c’est justement ce qu’on vous demande lorsqu’on est adolescent : ne pas être marginal, bien se noyer dans la masse. De cela oui, j’ai souffert !                                                                                                                          

Mes études : incolores et inodores.                                                          

- Je me souviens d’une chose étonnante : j’ai toujours refusé d’arriver en retard au cours. Hiver comme été, je me retrouvais seule à 7h30 devant la porte alors que nous ne commencions qu’à 8h… En revanche, je ne portais aucun intérêt quant à la suite de la journée. C’est un paradoxe bizarre que je n’ai jamais pu m’expliquer. Peut-être est-ce dû à mon signe zodiacal : Vierge ascendant Vierge, cause de conflit, de dualité ? En dehors de ça, j’ai vécu une scolarité que je qualifierai d’incolore, d’inodore. J’adorais le français, mais hélas, il m’a été enseigné par des profs qui le détestaient. J’aimais bien aussi le dessin, le théâtre et les sciences naturelles. Quant aux maths, j’étais archi nulle. En fait, mon esprit anti-cartésien ne pouvait pas s’accommoder de la logique mathématique.                                                                                                                                                                                                                         

Mes parents : je leur dis merci.                                                                                                       

- J’ai eu la chance d’avoir des parents intelligents, ouverts, généreux dans l’âme. Si je voulais leur parler, je pouvais le faire sans problème, mais mon caractère d’adolescente introvertie me poussait plutôt à me taire. En fait, à part notre ‘exode’ difficile pour moi au début, j’ai vécu dans un univers plutôt agréable, entouré de frères et de soeurs, comme la plupart des autres familles. En tout cas, je ne remercierai jamais assez mes parents d’avoir su régler parfaitement le problème de l’argent de poche. J’en avais un peu, mais pas trop. Dans des limites raisonnables qui font qu’on apprécie toujours les choses, qu’il vous reste les désirs. J’avoue que j’avais été choquée par les sommes exorbitantes que recevaient certains élèves.                                     

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Mon look : Maman n’avait pas tort.                                                                                                             

- Ma mère  a toujours adoré s’habiller et de ce fait elle m’a forcément influencée, je m’en inspirais plus ou moins, fatalement. Mais à 14-15 ans, le budget alors était limité en ce qui concerne les vêtements, aussi je recherchais avant tout à bien marier les couleurs plutôt que de trouver des formes originales. J’etais déjà définitivement pantalons et je me souviens en particulier d’une tenue bordeaux – j’ai craqué un moment pour cette couleur – pull et pantalons assortis que je trouvais du plus bel effet ! J’avais les cheveux très courts et je n’ai jamais eu les cheveux plus longs que ma coupe actuelle. Et jusqu’à « Maman à tort » ils étaient bruns. Ce n’est qu’à partir de « Libertine » qu’ils sont devenus roux.                                                                                   

Mes loisirs : l’équitation, déjà…                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  

- La lecture, c’est venu assez tard. Non, vers 15 ans, j’étais surtout très dessin. Et puis déjà une passion pour les animaux et les zoos. J’avais essayé le piano, la danse classique (une seule séance, car à la fin la tête me tournait), puis j’ai tenté l’équitation et là mes parents ont dû se dire « Encore un de ses caprices ! ». Maman a vraiment eu tort car là, j’ai vraiment craqué. Au point de monter trois fois par semaine, de partir en stage l’été… Bien sûr, il y a eu aussi la musique. A la maison on était plutôt musique classique et côté variétés c’était Serge Reggiani, Gréco, Brel, Brassens, Barbara… Serge Reggiani, j’ai beaucoup aimé, je suis même allée le voir deux fois sur scène. Et puis, il y a eu Dutronc. Je n’ose pas dire mon idole, car j’ai horreur de ce mot, mais comme je n’en vois pas d’autres… J’avais tous ses albums, des petits joyaux, musiques et textes sublimes. Et quand il me restait un peu de temps, j’allais au cinéma. J’ai toujours été fascinée par le cinéma, par l’image. Et ses stars mythiques : Marilyn et James Dean, bien sûr mais aussi et surtout, Greta Garbo. Une comédienne, un personnage et un destin hors du commun…                                                                                                  

Mes premières amours : elles étaient impossibles et platoniques.                                                                         

- C’est venu vraiment très tard ! Adolescente, je n’étais pas du tout branchée boums par exemple. J’y suis bien allée deux, trois fois, pour voir, mais c’était pas mon truc. Malaise. Plutôt que des amours, j’ai eu des intimités intellectuelles avec des garçons, des relations platoniques, évidemment sans contact physique… Mais mes copines, elles, avaient plein de flirts et, bizarrement, j’en ai souffert. Quelque part, je jalousais leurs succès auprès des garçons. Encore un paradoxe de ma part. Mais j’avais trop d’appréhension pour franchir le pas… En fait, à l’époque je ‘fantasmais’ sur des amours impossibles avec tel ou tel comédien. Quelque part je devais trouver ça moins difficile qu’une idylle ‘en chair et en os’…                                                                         

En conclusion.                                                                                                                                                                                                                                                

- Nous sommes entrés, à mon avis, dans une ère de désintéressement. On se dit que la vie est difficile d’entrée de jeu – et c’est vrai qu’elle l’est, difficile – car d’entrée de jeu aussi, il y a le chômage. Notre époque a perdu son âme. Nous avons une crise bien plus grave que les problèmes boursiers. La vraie crise, elle est mentale, c’est dans nos têtes qu’elle se passe. Cela dit, je reste optimiste car en période de crise, il se passe toujours des choses qui font avancer le monde, un renouveau, un regain de création, d’énergies…                   

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MYLENE ET DES TUBES A SCANDALE

Posté par francesca7 le 24 juin 2016

                                                                                                                                     

GAI PIED / 12-janv-87  

                                                                                                                                                                                                                    

Mylène Farmer, la libertine zarbi –       Entretien avec Pablo ROUY                                                                                                                                                                                                                    

                                                                                               1                                                                                                                     

Pourquoi ce premier tube à scandale : « Un, maman à tort, deux, l’infirmière est belle, trois, je l’aime… » ?                                                                                                                                                                                                  

- (Evasive) J’aime toujours les plaisirs impolis… Le texte a été un handicap au départ, mais ce côté sulfureux existe même s’il dérange. J’aime ce qu’on m’interdit !                                                                                                                                               

Mylène, je trouve superbe ton premier 30 cm « Cendres de lune ». Tu y abordes surtout la sexualité féminine…                                                                                                                  

- Non, pas la sexualité, mais la sensualité. Ce mot se rapproche plus de moi… Je ne pense pas être une bombe sexuelle ! (Elle rit)                                                                                                                                                                                                               

Disons alors les émotions, les vibrations physiques. Pourtant « Vieux bouc » est une espèce de messe noire.                                                                                                                                                      

- (Après un long silence) Il m’arrive d’avoir le feu dans les veines. De temps en temps, je suis le Diable !        

Alors tu jettes des sorts ?                                                                                                                                                                            

- Non, non, rassurez-vous ! Mais quand j’étais petite, je modelais des poupées aux effigies de quelques personnes. Je ne les ai jamais percées avec des épingles.                                                                                                                                                    

Dans « Chloé », on trouve encore l’enfance !                                                                                                                         

- C’est ma comptine… et aussi l’innocence et la cruauté des enfants. C’est diabolique ! Une petite fille aux yeux bleus et au sourire angélique qui vient vous dire qu’elle a tué sa petite copine…              

2                                                                            

Est-ce de la sororité ou de la lesbianité ?                                                                                              

- Non, ce n’est pas mon propos. Il serait plus intéressant de poser cette question à l’auteur qui a écrit cette chanson, car c’est un homme. Il a projeté ses fantasmes sur moi.                                                                                                                         

Parle-moi de toi.                                                                                                                                            

- On peut chanter « Je suis libertine, je suis une catin », et avoir beaucoup  de pudeur. Il faut savoir garder des choses qui n’intéressent que vous. Il ne faut pas faire de vivisection de l’artiste. Je n’ai pas à ouvrir mon ventre. S’il y a quelque chose à dire de moi, c’est que je suis une personne très nerveuse, en aucun cas passive. Voilà ! (rires)                                     

Tu crois aux valeurs individuelles comme la sincérité, l’intégrité ?              

- Oh la la ! J’ai horreur de ces mots ! Faire ce métier, c’est un manque de sincérité.                                                             

Tu aimerais que ton homme reste à la maison ?                                

- Non, pas du tout ! Je préfère rester avec mon petit singe E.T. qui est déjà suffisamment caractériel…                   

Si un homme t’agresse sexuellement dans la rue, que fais-tu ?                                                              

- Ma main dans la figure ! Je tape ! Vous connaissez l’histoire de cette femme violée par trois hommes ? Ensuite elle a laissé son adresse et son téléphone en leur assurant que ça lui avait bien plu. Elle leur a donné rendez-vous chez elle, les a endormis et castrés. C’est le genre de choses que je pourrais faire !                                                                                        

Si c’est une femme ?                                                                                                                   

- Je lui réponds « Je ne suis pas celle que vous croyez ».                                                                                                                 

Tu es une fille à pédés ?                                                                      

- Non. J’aime les gens que j’ai envie d’aimer. Peu importe leur sexualité. Les homosexuels m’ont toujours porté un grand intérêt et de la chaleur. J’en suis ravie, mais je ne vis pas dans leur monde. Il est vrai que je travaille avec des homosexuels et que je m’en porte bien ! (Rires) J’ai très faim. C’est bientôt fini ?   

3                                                                                            

A l’église, tu te marierais comment ?                                                                                                                                                                                                                                 

- Toute nue !                                                                                                                                                                                              

Ton héroïne favorite de roman ?                                                                             

- Justine, de Sade, évidemment.                                                                                                           

Comme pâtisserie, que serais-tu ?                                                   

- (sans hésitation) Une religieuse !                                                                                                                                                   

Comme fleur ?                                                 

Une tulipe noire.                                                                                                                                                                                     

Si tu étais un poisson ?                                                       

- Je déteste les poissons. J’adore le foie gras.                                                                                                                                 

Sur une île, tu emmènes un seul livre. Lequel ?                                                          

- J’hésite. Disons : la moitié des oeuvres de sainte Thérèse d’Avila et la moitié des écrits du marquis de Sade.                                                                                                                                                                                                                                   

La dernière fois que tu as fait l’amour ?                                                                                       

- (faussement offusquée) Je ne réponds pas !                                                                                                                                 

Ton homme idéal ?                                                                                       

- Mickey Rourke.                                                                                                                                                                                                     

Avec qui ferais-tu du cinéma ?                                        

- Stanley Kubrick.                                     

Et ta réincarnation ?                                                                          

- J’étais un petit rongeur et je redeviendrai rongeur !                                                                                                                   

Tu as déjà fait l’amour dans une sanisette ?                                                             

- Non, jamais ! Je vous le jure.                                                                                                                                                            

La première fois qu’un garçon t’a dit je t’aime, c’était comment ?                                                                                    

- Il ne me l’a pas dit.                                                                                                                                                                      

Comment tu dors ?                                                               

- Toute nue. J’ai trop faim. C’est fini !                                                                                                                                                                                                                                

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Mylène Farmer va tourner un film d’horreur

Posté par francesca7 le 8 juin 2016

 

 

Un peu plus de vingt après Giorgino, drame gothique de Laurent Boutonnat, la chanteuse française s’apprête à rejouer une terrible tragédie devant la caméra. Cette fois-ci sous la direction du maître de l’épouvante au cinéma.

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Son tournage promet déjà d’être effroyable. Vingt-deux ans après son mystérieux rôle dans GiorginoMylène Farmer renoue avec ses premiers amours et se prépare à combattre des spectres malfaisants devant la caméra de Pascal Laugier, spécialiste de l’horreur. Selon les informations du site américain Blood Disguting, les premières prises de vues du film d’épouvante devraient débuter cet été à New York et à Toronto.

Digne héritière du roman gothique, tout droit sortie de l’univers d’un Aloysius Bertrand ou d’un Edgar Allan Poe, Mylène Farmer est sans contrefaçon l’une des plus grandes héroïnes romantiques de son temps. Révolutionnaire saturnienne (Désenchantée) et poupée athée (Libertine), la chanteuse a toujours inervé ses chants et ses performances de références noires et mélancoliques.

Présences maléfiques

Aussi n’est-il pas étonnant que l’artiste à la voix de cristal et aux yeux de velours ait décidé de jouer dans un film d’épouvante. Qui plus est, réalisé par Pascal Laugier, un maître du fantastique qui a d’ailleurs exécuté son dernier clip, City of Love, une vidéo notamment inspirée de l’univers de Tim Burton et du Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro

Dans Incident in a ghost land, la chanteuse aux cheveux de feu renouera avec l’esprit noir et monstrueux de ses précédents courts-métrages pour incarner une mère de famille, quelque peu déphasée, confrontée à des manifestations maléfiques. Seule avec ses deux petites filles, Crystal Reed (Teen Wolf) et Anastasia Philipps (Skins), elle devra tout faire pour protéger sa petite famille des monstres qui parcourent la maison, dont elle vient d’hériter.

Pour l’heure aucune date n’a filtré quant à la future sortie du long-métrage dans les salles obscures. Mais, à l’image de la très mystérieuse carrière de Mylène Farmer, il reste fort à parier que le tournage de Incident in a ghost land, se fera dans le plus grand secret…

 

Info de Figaro magazine

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Idée cinéma pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 8 juin 2016

 

 

dans « Incident In a Ghost Land » avec une star américaine

 

Puisqu’elle a décidé de ne pas partir en tournée après avoir sorti son dernier disque, la star a tout le temps nécessaire pour se lancer dans un autre projet…

Certes, ce n’est pas dans L’Ombre des autres, son projet maudit adapté du roman de son amie Nathalie Rheims, qu’elle revient sur grand écran, mais Mylène Farmer va bel et bien remettre sa peau d’actrice ! La star tiendra un second rôle dans Incident In a Ghost Land, du réalisateur Pascal Laugier.

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C’est le site spécialisé Bloody-disgusting.com qui a révélé l’information, confirmée ensuite par l’entourage de la chanteuse au magazine Gala. Mylène Farmer tournera donc sous la direction du réalisateur adepte de l’épouvante (MartyrsSaint Ange) avec qui elle a déjà collaboré cette année pour son clip City of Love, tiré de son album Interstellaires. Le tournage aura lieu dès le mois d’août entre Toronto et New York.

Mylène Farmer, dont la première apparition au cinéma date de 1994 avec l’énorme four Giorgino, de son complice de longue date Laurent Boutonnat, incarnera une mère de famille qui reçoit en héritage une maison peuplée de créatures malfaisantes. Installée avec ses filles, seize ans après un drame survenu dans la demeure, elle devra les protéger tant bien que mal… Ses filles seront incarnées par Crys­tal Reed (une des stars de la série pour ados Teen Wolf) et Anas­ta­sia Phillips (Les Enquêtes de MurdochSkins).

L’entourage de Mylène Farmer a évoqué un « scéna­rio extrê­me­ment intel­li­gent (…) dans la veine du film Les Autres d’Alejan­dro Amena­bar« . Tournée en anglais, cette coproduc­tion améri­cano-franco-cana­dienne pourra aussi compter sur Clément Mise­rez (mari d’Ales­san­dra Sublet) et sa société Radar Films ainsi que Jean-Charles Lévy pour Fore­cast Pictures.

source : Thomas Montet pour le journal http://www.purepeople.com/

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Axel Bauer un retour vers Mylène

Posté par francesca7 le 18 mai 2016

                   

 

 

On le sait peu, mais Mylène Farmer a eu une histoire sentimentale avec Axel Bauer au tout début de sa carrière. A la vérité, elle l’a un peu piqué à Jeanne Mas !… D’où la discorde et la grande rivalité entre les deux femmes dans les années 80.
Quoi qu’il en soit, l’histoire de Mylène et Axel ne dure pas très longtemps. Mais pour la petite histoire, des années plus tard, Axel Bauer a été en couple avec… Nathalie Cardone, petite protégée de Laurent Boutonnat (voir plus bas sur la page à ce sujet). Que de protagonistes familiers qui se rejoignent…

 alex bauer

Après avoir éteint la lumière sur sa carrière, le capitaine de Cargo de Nuit la rallume avec une autobiographie et un nouvel album attendu

 

Axel Bauer : « Je suis toujours là ! » dans un article paru dans CORSE.MATIN.com

Pour beaucoup, Axel Bauer restera à jamais cette jeune gouape à la belle gueule de Marlon Brando jeune, qui pose en casquette de marin et tee-shirt à résilles sur la pochette d’un 45 tours de 1983 inspirée de Querelle de Brest (Jean Genet) : Cargo de Nuit. Le titre évoque encore ces soirées où l’on mixait Indochine (L’Aventurier), les Rita Mitsouko (Marcia Baïla) et Mylène Farmer (Maman a tort) en les faisant descendre à coup de tequila rapido. Il y eut bien ensuite (1992) Éteins la lumière, rock d’inspiration Nirvanesque et surtout A ma place, son duo avec Zazie, vendu à 600 000 exemplaires avant la crise du disque (2000). Mais avouons que l’on avait un peu perdu de vue le bel Axel. Lui-même avoue d’ailleurs s’être un peu perdu après l’incroyable succès de Cargo. « Si j’avais composé un Cargo 2, je crois bien que j’en serais mort », confie-t-il, alors qu’on le retrouve quinquagénaire dans un restaurant parisien pour parler de Maintenant tu es seul, autobiographie bien rock’n'roll que publient les éditions Michel Lafon.

« J’avais 22 ans et, du jour au lendemain, je suis devenu riche et célèbre. J’étais encore un gamin et je n’avais aucun plan de carrière. J’ai été atomisé. »

« My Generation »

Refusant d’écrire le Paquebot de jour qu’attendait sa maison de disques, Axel part en vrille, revient, repart, n’arrive pas à se fixer, ni à fixer l’attention durablement sur lui. A la différence d’un Etienne Daho qui lui a peut-être fauché la place : « Son succès a démarré plus doucement. Il a eu le temps de s’y préparer et d’installer sa personnalité », analyse le chanteur, qui raconte avec une belle sincérité son exil londonien, la défonce, les expériences psychédéliques, l’ésotérisme, le shamanisme et la découverte étonnante de ses dons de guérisseur.

Des confidences qui pourraient le faire passer pour le doux illuminé qu’il n’est pas : « J’ai fait le parcours d’un ado des années soixante-dix, biberonné au rock et à la Petite fumée de Castaneda, ni plus, ni moins », estime-t-il.

Du coup, son livre est plus qu’une bio de chanteur : c’est le portrait d’une époque et d’une génération, qui commence et se termine avec un concert des Who, où l’amena son père ancien speaker de Radio Londres et où il prononça la phrase fatidique qui donne son titre au livre : Maintenant, tu es seul.

En 2012, Axel Bauer pourrait se sentir moins seul puisque, outre le livre, il connaît à nouveau le succès avec la BO de la comédie musicale Dracula, où figure Éteins la lumière et pour laquelle il a écrit En transe… ylvanie avec le chanteur des BB Brunes. Les maisons de disques lui font à nouveau les yeux doux pour l’album qu’il a enregistré avec Gérard Manset, Brigitte Fontaine, Marcel Kanche et quelques jeunots. Il y a dessus un « duo mystère » (Mister ?) qui pourrait, dit-on, connaître le même succès que celui avec Zazie. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

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TRISTANA a vu le jour grâce à Gaëtan

Posté par francesca7 le 4 mai 2016

GAETANGaëtan
Mylène évoque régulièrement cet homme vivant au milieu de nombreux animaux à ses débuts, dans la presse (la première fois dans un reportage photo accordé à « Télé 7 jours » paru le 15 novembre 1986) et même à la télévision (« Les animaux du monde », TF1, 22 mai 1988).

Mylène dira de lui : « Gaëtan et sa femme Christine sont des gens formidables. Ils ont élevé leur fils de trois ans Uryen au milieu de cette faune et il n’en a pas du tout peur. » La plupart des animaux que l’on peut voir dans les premiers clips de Mylène sont les siens (Tristana, Ainsi soit je…)
On n’en entendra plus parler après 1988, date à laquelle il est certainement sorti de l’entourage de Mylène Farmer.

 

On a vu son nom pour la première fois lors du dressage des loups dans TRISTANA chanson interprétée par Mylène Farmer extrait de son premier album studio, Cendres de lune (1986). La chanson est sortie en tant que quatrième et dernier single de l’album en janvier 1987. Il y fut rajouté lors d’une réédition.

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Synopsis de TRISTANA

Au milieu des plaines de Russie, dans un château, une cruelle tsarine (interprétée par Sophie Tellier) convoque un moine (Sacha Prijovik), son fidèle serviteur, pour avoir des nouvelles du royaume. La révolte couve… Mais la tsarine en a assez. Elle veut savoir si elle est toujours la plus belle du royaume. Le moine lui répond en lui disant que, bien qu’elle soit très belle, il y a aussi la jeune Tristana (Mylène Farmer), dont les gens disent que la peau est plus douce qu’une pêche… Folle de rage, la tsarine ordonne au moine de la tuer et de lui ramener sa peau de pêche, avant d’éclater d’un rire diabolique. Dans la forêt enneigée, Tristana s’amuse avec son amoureux, Rasoukine. Mais le moine et ses sbires arrivent. Rasoukine (Vladimir Ivtchenko), qui tentait de la protéger, se fait taillader la joue à l’épée. Folle de chagrin, Tristana prend la fuite et roule dans la neige. Elle est recueillie dans une maison par sept nains, qui l’hébergent et la nourrissent. Un portrait de Karl Marx est suspendu dans la maison. Le moine rapporte à la tsarine l’épée qui a tué Rasoukine. Celle-ci lèche le sang qui la macule, ses yeux se révulsent, et des images d’archives apparaissent à l’écran : Lénine faisant des discours enflammés, un peuple révolté… Au petit matin, alors que les nains vont travailler, Tristana est perdue dans ses pensées, qui vont vers Rasoukine. Elle ne perçoit pas le danger : la tsarine, les yeux toujours révulsés, s’approche d’elle. Tristana, endormie, est réveillée par le rire de la tsarine, qui lui jette une pomme à la figure, ce qui éclabousse de sang le portrait de Marx. La tsarine prend alors la fuite, mais finit dévorée par les loups. Le moine, lui, périt par le froid. Les nains, au chevet de la belle Tristana, sont inconsolables. Rasoukine entre dans la pièce et dépose un baiser sur les lèvres de Tristana. Avec les sept nains autour de lui, il porte Tristana dans ses bras, vers un lieu ensoleillé et enneigé. « Tristana, es-tu vivante, ou es-tu morte ? ». Elle rit au soleil, et joue avec la neige… « Je ne sais pas ».

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MYLENE FARMER cultive des amitiés inat­ten­dues

Posté par francesca7 le 17 avril 2016

 

 Sans titre

C’est un joli conte illus­tré, qui vient de paraître ce 12 novembre. L’histoire d’une belle rencontre, aussi. En asso­ciant leurs talents sur L’étoile polaire, le philo­sophe Michel Onfray, à la plume, et la chan­teuse Mylène Farmer, au pinceau, ont créé la surprise. Le fonda­teur de l’univer­sité popu­laire de Caen n’est pour­tant pas le premier esprit vif à céder aux charmes de la rousse liber­ti­ne…

Ses fans, comme ceux qui partagent son inti­mité, connais­saient son goût pour les textes de Charles Baude­laire, Guillaume Apol­li­naire ou encore Primo Levi. Avec L’étoile polaire, conte philo­so­phique conçu à quatre mains avec Michel Onfray, les médias découvrent sa curio­sité pour la pensée vivante, libre et contem­po­raine. Etran­gère à son époque, soli­taire et égocen­trique, Mylène Farmer? Quelques uns, et pas des moindres, vous diraient l’exact contrai­re…

Michel Onfray…

« Une artiste libre, auto­nome, indé­pen­dante, souve­raine », qui repré­sente « un style, un ton, un carac­tère, un tempé­ra­ment, une vie sans paillettes, sans arti­fices, vraie »… Ses détrac­teurs, pisse-vinaigre et pisse-copie, habi­tués à compres­ser la pensée en sentences défi­ni­tives, lui repro­che­ront de faire le portrait de l’être qu’il aime­rait voir en son miroir. Vrai que le philo­sophe et fonda­teur de l’uni­ver­sité popu­laire de Caen, fils d’ou­vrier agri­cole, auto­pro­clamé « orphe­lin de la gauche », athée tendance anar­chiste, s’est imposé comme une rock-star dans son genre. C’est pour­tant bien le portrait de Mylène, aussi discrète qu’il est devenu incon­tour­nable, que Michel Onfray, profa­na­teur des esprits anes­thé­siés et sculp­teur d’une certaine morale esthé­tique, faisait dans Le Point, il y a quelques semaines. Ensemble, lui à la plume, elle au pinceau, ils viennent de publier  L’étoile polaire (Gras­set), conte dans la lignée du Petit Prince de Saint-Exupéry, œuvre poétique sur la trans­mis­sion et la réali­sa­tion de soi. Impro­bable, la rencontre entre l’hé­roïne de la variété française et le hérault d’une nouvelle pensée française s’est faite par l’in­ter­mé­diaire d’Anne Carrière, éditrice de Lisa-Loup et le conteur, premier essai illus­tré de Mylène, en 2003, et, plus récem­ment, de Fragile, recueil de photo­gra­phies inédites de la chan­teuse réali­sées par Sylvie Lancre­non. A l’époque, Carrière espère confron­ter Onfray à un psy dans un livre d’en­tre­tiens. Il préfère porter L’étoile polaire, dont il vient de termi­ner l’écri­ture. Anne Carrière en remet le manus­crit à Mylène Farmer. La parti­ci­pa­tion de Michel Onfray à une émis­sion de Radio Clas­sique durant laquelle il fait diffu­ser Je te rends ton amour, un des titres les plus person­nels de « l’ange roux », préci­pite la colla­bo­ra­tion. « Profon­dé­ment touchée » et « fière », Mylène lui envoie un texto de remer­cie­ment et bien­tôt ses aqua­relles. Qui s’as­semble, au-delà des appa­rences, se ressemble. Si l’icône Farmer appré­cie la liberté et l’hu­mour du maître-à-penser, L’étoile polaire, objet litté­raire élaboré à quatre mains, raconte une bles­sure fonda­trice que ces deux orphe­lins de père ont en commun : comment survivre à un parent aimé et admiré dont la dispa­ri­tion a dépeu­plé le monde…

mylène

Marie de Henne­zel…

Le 17 décembre 1995, Jean-Luc Dela­rue accueille Mylène, qui vient de sortir son album Anamor­pho­sée, sur le sofa de son émis­sion domi­ni­cale Déjà le retour. On l’avait quit­tée folle blafarde hurlant aux loups dans les bois sombres de Gior­gino, film incom­pris de Laurent Bouton­nat. Après un exil cali­for­nien, elle nous revient sexy et souriante, en tech­ni­co­lor. Cheve­lure rele­vée, longue robe rose et talons hauts, elle maîtrise tous les codes d’une séduc­tion à l’amé­ri­caine. La profon­deur en plus.  La psycho­logue et psycho­thé­ra­peute Marie de Henne­zel est annon­cée comme invi­tée de la chan­teuse. Dans un livre  préfacé par François Mitter­rand, La mort intime : ceux qui vont mourir nous apprennent à vivre (Robert Laffont), la clini­cienne raconte son expé­rience en soins pallia­tifs et auprès de malades du sida. L’ou­vrage a boule­versé Mylène Farmer. La lecture du Livre tibé­tain de la vie et de mort de Sogyal Rinpo­ché l’avait déjà aidée à mieux appré­hen­der la fini­tude de l’être humain. La sagesse de Marie de Henne­zel est un baume pour l’ar­tiste dite morbide, qui confiera, des années plus tard, son regret de n’avoir pu embras­ser la dépouille de son père, Max Gautier. Inter­viewée sur leur rencontre par un site de fans, en 2005, l’au­teure de La mort intime, elle, se souvien­dra d’un « certain contraste entre une extra­va­gance physique, exté­rieure, et une grande matu­rité inté­rieure, une profon­deur ». Entre temps, elle aura été invi­tée à l’un de concerts de la chan­teuse à Bercy, en 1996, et, plus surpre­nant, dans son domi­cile pari­sien pour un déjeu­ner. Pour Marie de Henne­zel, aujourd’­hui membre du comité d’hon­neur du collec­tif Plus digne la vie, Mylène Farmer a « quelque chose d’un ange, dans le sens où l’ange est le messa­ger, comme Hermès dans la mytho­lo­gie. On sent qu’elle est perméable, qu’elle capte les choses. »

Salman Rush­die…

Condamné par l’aya­tol­lah Khomeini pour héré­sie et blas­phème envers l’is­lam, en 1989, l’au­teur des Versets sata­niques – faux scan­dale reli­gieux et vraie critique litté­raire des prophètes corrom­pus- est tombé en béati­tude devant la rousse liber­tine, il y a vingt ans. D’or­di­naire réputé pour le tran­chant de sa plume, aigui­sée, comme celui de sa parole, décom­plexée, l’écri­vain indo-britan­nique prête à Mylène « la voix d’un ange déchu. » Long­temps forcé à vivre dans la clan­des­ti­nité, il rencontre la chan­teuse, elle-même prison­nière de sa célé­brité, à Londres, à la fin des années quatre-vingt-dix. Tous deux assistent à un vernis­sage de l’aqua­rel­liste Fran­cesco Clemente, proche de Rush­die. Comme deux papillons désépin­glés, ils se frôlent et font le tour de l’autre, lors d’un dîner qui s’en­suit. Elle est séduite par son achar­ne­ment à déjouer la mort, son raffi­ne­ment et son cynisme very british. Il est fasciné par son aura, sa beauté et son mystère. L’icône classe et l’ico­no­claste se rever­ront plusieurs fois. A Londres, Los Angeles et Paris, où Rush­die sera même présenté à E.T., le singe capu­cin de la chan­teuse ! Bien que deve­nus proches, en témoigne une photo de Mylène et de Milan Rush­die, fils de Salman, dévoi­lée par l’écri­vain sur Twit­ter, au début de l’été 2014, ils conti­nuent de s’ad­mi­rer l’un l’autre. « Son profes­sion­na­lisme m’épate. Après l’un de ses derniers concerts, elle m’a confié qu’elle souf­frait d’une angine et d’une fièvre. Et pour­tant, elle n’en avait rien laissé paraître à ses fans ! », nous décla­rait l’au­teur, peu après la fin de la tour­née Time­less de son amie, en décembre 2013.

David Lynch…

Fils prodige et prodigue de l’Amé­rique, aujourd’­hui dispersé entre la pein­ture, le design, la musique et la promo­tion de la médi­ta­tion trans­cen­dan­tale, le réali­sa­teur de Blue Velvet, Twin Peaks et Mull­hol­land Drive – entres autres œuvres sur la dualité et la mons­truo­sité en chacun de nous  – a d’abord obsédé Mylène Farmer en tant que cinéaste. Le citant à maintes reprises parmi ses metteurs en scène favo­ris depuis le début de sa carrière, la chan­teuse n’hé­site pas à utili­ser une réplique du film Elephant Man dans un de ses titres, Psychia­tric, en 1991. « I am not an animal, I am a human being » :ce cri déses­péré du héros John Merrick, homme difforme réduit à n’être qu’une bête de foire, fait écho chez Mylène, déjà plus que singu­lière dans l’in­dus­trie du spec­tacle. En 1988, on l’a faite monter sur la scène des Victoires de la musique,  moins pour la grati­fier du prix de l’in­ter­prète fémi­nine que pour l’ex­hi­ber telle une chimère, une erreur de la créa­tion. Ecoeu­rée, elle n’y revien­dra plus, réser­vant ses élans à qui les vaut. Quand Ciby 2000, société de Fran­cis Bouygues produi­sant et distri­buant le cinéma de David Lynch, orga­nise une soirée en l’hon­neur de ce dernier, à Paris, à la fin des années quatre-vingt-dix, « l’ange roux », convié, appa­raît. Farmer et Lynch n’ont pas appris la même langue, mais ils déclinent un même langage.Ces deux misfits se recon­naissent, échangent et restent en contact. Bien qu’a­po­li­tique, en octobre 2007, Mylène gravit ainsi le perron de l’Ely­sée pour voir son ami décoré des insignes d’of­fi­cier de la Légion d’hon­neur par Nico­las Sarkozy. A l’is­sue de la céré­mo­nie, inter­pel­lée par un jour­na­liste d’Eu­rope 1, elle confiera, dans un franc sourire : « Dites simple­ment  à vos audi­teurs que j’aime David Lynch ! »Elle retrou­vera plus discrè­te­ment le cinéaste en janvier 2014, alors qu’il inau­gure une expo­si­tion de ses photos, inti­tu­lée Small stories, à la Maison Euro­péenne de la Photo­gra­phie, dans le quatrième arron­dis­se­ment de la capi­tale. « Génie touche-à-tout » et « mystique bouillon­nant » selon la chan­teuse, le réali­sa­teur, ex-étudiant en arts plas­tiques, l’au­rait égale­ment initiée à la litho­gra­phie, tech­nique d’im­pres­sion périlleuse, de façon « rassu­rante ».

claude berri et mylène

Claude Berri…

Malgré sa dispa­ri­tion en 2009, le cinéma français ne l’a pas oublié. Le grand public, non plus. A lui seul, tantôt réali­sa­teur,  tantôt produc­teur, souvent les deux, Claude Berri aura généré près de 50 millions d’en­trées en salles. Tchao Pantin, Jean de Florette, Manon des Sources, Germi­nal, Ensemble, c’est tout, Trésor, mais aussi Tess, Banzaï, L’ours, L’amant, La Reine Margot, Ma femme est une actrice, Asté­rix et Obélix : Mission Cléo­pâtre ou encore Bien­ve­nue chez les Ch’tis… Diffi­cile d’énu­mé­rer les succès ciné­ma­to­gra­phiques, critiques et popu­laires, auxquels son nom fut asso­cié, sans perdre son souffle. Auto­di­dacte du 7eme art, Claude Lang­mann, de son vrai nom, n’avait pas seule­ment du flair pour pres­sen­tir le goût des autres. Ce grand pudique, à la mine parfois sombre mais aux avis toujours éclai­rés, avait égale­ment l’œil d’un esthète. A la tête d’une impres­sion­nante collec­tion d’œuvres d’art contem­po­rain à la fin de sa vie, l’homme acheta une gouache de Magritte dès ses trente-six ans, ouvrit une gale­rie dans laquelle il exposa, Yves Klein et Daniel Buren, entre autres, au tout début des années quatre-vingt-dix, et rassem­bla ses ultimes coups de cœur dans un espace de 280 mètres carré à son nom, en 2008. C’est par l’in­ter­mé­diaire de sa dernière compagne, Natha­lie Rheims, qu’il rencontre Mylène Farmer, à l’aube des années 2000. Natha­lie vient de publier son premier roman, L’un pour l’autre, qu’elle fait suivre à Mylène. Celle-ci l’en remer­cie – par textos – avant de l’in­vi­ter chez elle en Corse. Une amitié, encore entre­te­nue par une conver­sa­tion télé­pho­nique quoti­dienne, est née. Claude Berri succombe à son tour. Après avoir vu l’icône Farmer sur scène, il assure à son entou­rage n’avoir pas vécu pareille révé­la­tion depuis…

Edith Piaf ! Un projet d’adap­ta­tion de L’ombre des autres, autre roman de Natha­lie Rheims, avec Mylène dans le premier rôle, est bien­tôt lancé. Il ne survi­vra pas à la mort de Berri. Le dernier nabab du cinéma français et sa compagne auront néan­moins aidé leur amie à crever un autre écran : celui de sa réserve. C’est tous les trois qu’ils se rendent ainsi à l’édi­tion 2006 de la Foire Inter­na­tio­nale de l’Art Contem­po­rain (FIAC), grand rendez-vous de la vie pari­sienne. Le 15 janvier 2009, au cime­tière de Bagneux où l’on enterre Claude Lang­mann-Berri, un voile noir – le col déroulé de son pull – cache le visage de Mylène. Si la vie a une fin, ce jour-là, le chagrin n’en avait pas.

Article paru sur gala.com

 

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Entre Mylène et Nathalie Rheims – une passion est née

Posté par francesca7 le 23 mars 2016

A partir de 2006, la romancière est souvent apparue aux côtés de Mylène lors d’apparitions publiques de celle-ci. Les deux femmes se sont régulièrement citées l’une l’autre en interviews, notamment pour évoquer le projet d’adaptation cinématographique d’un roman de Nathalie, L’ombre des autres, dans lequel Mylène devrait tenir le rôle principal.
Par ailleurs, Nathalie a écrit un article sur Mylène en 2008 (paru dans « Madame Figaro ») et a interviewé son amie pour « Paris Match » en décembre 2010.

Un article de Gala du 11 août 2015 nous racontait : « Et puis, il y a « Natha­lie », dans sa propriété extra­or­di­nai­re­ment fleu­rie de Saint Florent, en Corse, (…). Ici, rien qui ne fende la torpeur, sinon les allées et venues de Paul, le chien Shiba, et peut-être les conver­sa­tions télé­pho­niques que la maîtresse des lieux a quasi ritua­li­sées en fin d’après-midi avec sa si chère amie, la chan­teuse Mylène Farmer.« 

 ban-rheims

Belle déclaration 

Portrait de Mylène Farmer par Nathalie Rheims 

« Comment parler de toi ? Comment dire, sans dire, ce que tu es ? Décrire ton être. Ecrire ton existence. Raconter. Passer par les mots. Tourner autour de ton âme comme on découvre le ciel, comme on explore une galaxie inconnue. Faire ton portrait, toi que je sais, toi que j’aime tant. Exercice impossible puisque c’est le silence qui tisse la trame de tout ce qui nous lie. S’il y avait un titre à ce commencement, ce serait « l’Une pour l’autre ». De ton amour, de ta confiance, je me sens la gardienne, et je veille sur ce privilège.  

Silencieuse et secrète – n’est-ce pas ainsi que te décrivent tous les livres qui te sont consacrés ? Mystérieuse aussi, puisque telle est ta nature profonde. Ceux que tu aimes deviennent des coffres inviolables où reposent des fragments de toi comme les pièces d’un trésor. Pourtant, il n’y a rien d’indicible, de caché, tout est dans ce que tu écris, dans les strophes qui nous viennent par ta voix, si ce n’est ce que toi-même tu as oublié.  

Je te regarde à travers le miroir magique où chacun aime à se reconnaître, et je traverse ce prisme pour rejoindre ton reflet. Je m’approche, pose mes mains sur la vitre, le verre tremble comme une eau limpide.  

J’effleure la surface du bout des doigts, tu apparais dans la transparence. Dehors le soleil irradie le paysage, mais les persiennes restent closes. Tous les mots son jetés, épars, à travers la pièce. Tu me souris, les ramasses un à un et les jettes dans un grand sac. Tu me fais signe de te suivre. Tu avances, projetant sur le sol ton ombre qui guide mes pas, la lumière filtre derrière les volets et reste invisible à nos yeux.  

Laisse-moi te suivre dans l’ombre de ton âme, et puisqu’il faut choisir, laisse-moi devenir l’autre, à la poursuite d’un je, qui se demande à quoi je sers.  

 « Plus grandir », dis-tu mais comment continuer ? Te raconter au creux de tes phrases. Montrer, apparaître. S’effacer. Faire silence. Mourir puis renaître. Trouver la force. Les images de toi se forment comme des clignotements d’éclats électriques. Toi, si proche, personne ne peut imaginer à quel point tu es simple dans la vraie vie, celle que nous partageons, loin des fantasmes et des folies.  

Humaine, si près de ceux que tu aimes, si attentive à tout, à tous. Tu poses des questions, écoutes les réponses avec précision, soucieuse du bien-être de tes amis, soudée à ta famille, faisant cors avec celui que tu aimes. Si loin de tout ce qui peut se dire ça et là, dans ces tombeaux de papier.  

En savoir davantage, c’est l’impression que voudraient donner ceux qui écrivent sur toi sans te connaître, et feignent de croire que ton absence dans cette caravane de l’étrange, où tout le monde s’affiche et se montre, est une position cynique et réfléchie. Mais il n’en est rien. Aucun rouage, aucune stratégie dans ta décision. Juste le désir de n’apparaître que dans son travail. Le reste, la vie, le quotidien, ne recèle ni sanctuaire ni caveau dans lesquels reposeraient toutes sortes de facettes obscures. Il faut t’apprendre pour comprendre que les secrets que tu poursuis sont des valeurs d’absolu.  

Je pense à notre rencontre, quelque part en Corse, après nous être croisées plusieurs fois, sans nous approcher, nous regardant de loin, comme si chacune pensait que le moment n’était pas venu, qu’il fallait l’attendre. » 

Nathalie Rheims a écrit aussi ça …. 

 

mylène et laurent

LAURENT ET TOI Mylène

 Depuis, tu m’éblouis par ce mélange constant de force, de fragilité, de certitude et de doute. Parfois je me demande si tu as conscience de ce que tu es, de l’image que tu projettes et qui avance, silhouette chinois, vers le refuge de ta maison aux murs clairs, ton arche de Noé, car tu pourrais y accueillir tous les animaux de la terre.  

Lever l’ancre et naviguer loin, très loin. « où irons-nous ? » me dis-tu dans un éclat de rire. Où tu veux. Tu le sais. Mais il n’est pas encore temps.  

« Point de suture », tu en as tissé la trame avec Laurent Boutonnat. Comment écrire sur toi sans évoquer Laurent ? Là aussi, tant de projections, d’à peu près. Vous êtes les deux faces d’un monde qui n’appartient qu’à vous. Vous avez fermé la frontière pour baliser vos territoires, qui se rejoignent dans un univers où personne ne règne en maître. Je crois que cela s’appelle une alliance.  

C’est un album clair, l’ombre a pris le large, laissant derrière elle des chansons qui s’éparpillent dans des chagrins anciens. La nature est changeante, dis-tu, mais le brouillard s’est levé, on est passé à l’heure d’été. Les vents continueront de te tourmenter, mais nous repousserons les hivers. Changer pour devenir une autre tout en restant la même. Et se donner à soi-même.  

Tu apparais à nouveau à l’intérieur de ces plaies refermées dans l’œil de la caméra de Bruno Aveillan, qui filtre chaque étincelle. Tu surgis, fée surnaturelle, projetant le flux sidéral d’un amour universel. Tu réveilles le monde, les nuits sont chaudes.  

Ils seront des milliers à t’attendre lorsque les jours auront rallongé. Tu t’y prépares, tu t’entraînes chaque jour, réfléchis, construis, dessines, collabores avec tous ceux qui t’accompagnent dans ce nouveau chapitre. Avant le Stade de France, les 11et 12 Septembre 2009, il y aura la tournée – l’anxiété, le cœur qui cogne, les tempes qui se serrent. Mais tout sera, j’en suis sûre, comme tu l’avais imaginé.  

Je te regarde, en écrivant ces mots, tandis que sur un grand édredon blanc, tu scandes « Appelle mon numéro ». Combien de fois, chaque jour, nous arrive-t-il de le faire ? Les saisons passent et tu attends un signe qui ne viendra peut-être pas. Benoît di Sabatino a saisi, dans ses images, la petite fille qui demeure. « Sans Contrefaçon », telle que tu es, à la fois douce et volontaire. 

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Vierge ou démon 

Je dessine ton visage à l’encre de mon stylo. J’en connais chaque détail, chacun des contours. Tu te transformes, passant les saisons, les débordant « sans logique », jusqu’à écrie « je me quitte », mais c’est pour mieux te transfigurer. Passer de la femme à l’androgyne, de la vierge à la figure du diable, pour toi ce n’est qu’n jeu d’enfant. Pourtant la dualité te possède et t’interroge. Tu parles de l’ange, la face tournée vers les ténèbres, tes éclats de rire, tes moments de tristesse, parce que ta fragilité au monde est comme du cristal qui peut se briser à chaque dissonance « Ange, parle-moi, dis-moi si tu est là ». C’est bien toi qui l’as écrit, alors écoute. Ceux qui ont disparu veillent, souvent tu me dis ; « Si on allait voir des fantômes ? », mais où se cachent-ils ? Tu aimes jouer avec les feux follets, explorer l’inconscient, te promener dans le surnaturel, mais c’est toujours dans tes poèmes que l’au-delà surgit, que les anamorphoses transfigurent les images, dans tes textes que les rêves sont les plus accessibles. 

Tu apprivoises la mort par la magie des mots, repoussant l’idée du néant. Tu aimes te balader dans les cimetières, parce que leur calme et la beauté des pierres t’apaisent. Tu penses, si souvent, je le sais, à ceux que tu as perdus, même si tu n’en parles pas. « Si j’avais au moins revu ton visage, entrevu, au loin, le moindre nuage ». Qui peut savoir si, à force de le dire, de le chanter, quelque part, peut-être, quelqu’un t’entendra. 

Tes yeux prennent la couleur du cuivre pour se fondre dans le reflet de tes cheveux. Les vanités d’émail sertissent chacun de tes doigts comme autant de protections, de talismans. 

La vie avance, l’âge semble t’ignorer. Ton portait serait-il caché quelque part, scellé dans un réduit dont toi seule posséderais la clé ? Aurais-tu passé un pacte avec l’ange ? Et lorsque tu lui parles, est-ce qu’il te répond ? C’est lui, sans doute, qui a fait se croiser nos routes. 

Ecrit Par Nathalie Rheims dans Le Figaro 2008. 

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LA CONQUERANTE DE ROCK NEWS

Posté par francesca7 le 4 mars 2016

 

Mylène Farmer : la conquérante janv-87 – Entretien avec Christian OUVRIER

« Cendres de Lune » est sorti il y a maintenant six mois. Le premier album est une étape importante…

- C’est vrai, cela permet de sortir de l’image désuète de chanteuse de 45-trs. Pour moi, il était très important de faire cet album. Avec « Cendres de Lune » j’ai essayé d’étonner les gens. C’est d’autant plus nécessaire qu’il est très difficile de s’imposer actuellement. Il a été salué par quelques critiques élogieuses. Avec l’accueil de « Cendres de Lune » et le succès du simple « Libertine », j’ai maintenant la certitude de pouvoir faire un nouvel album…

March16

Outre « Libertine », on retrouve dans cet album « Maman a tort » et « Plus Grandir », alors que ton deuxième 45-trs n’y figure pas…

- « On est tous des imbéciles » ne figure pas sur l’album pour des raisons contractuelles, dues en fait à mon changement de maison de disques. C’est une chanson que j’aime toujours, et si nous n’avions pas eu ces problèmes, elle aurait figuré sur l’album.

Bien que le public ne le connaisse pas, Laurent Boutonnat joue un rôle déterminant dans ta carrière : auteur-compositeur, producteur, réalisateur de l’album et du clip, photographe même… Serait-il pour toi, ce que -par exemple- Michel Berger est à France Gall ?

- Ca, c’est la genre de fantasmes de journalistes ! A partir du moment où il y a une association homme/femme, les gens peuvent effectivement faire des comparaisons avec des situations déjà existantes… Mais ce n’est pas mon problème ! Tout ce que je peux dire, c’est que nous avons, Laurent Boutonnat et moi, beaucoup de points communs.

 

Cela ne t’empêche pas de signer parfois certains titres. Penses-tu écrire de plus en plus souvent ?

- Je ne sais pas… J’avoue que je ne fais pas ce genre de calculs, c’est une démarche qui ne se programme pas.

La façon dont tu as défendu « Libertine » à la télévision t’a donné une image sexy et provocante. Vas-tu entretenir cette image ?

- « Libertine » n’est qu’une chanson de l’album. Les autres, bien que formant une certaine unité, sont assez différente. Divers paramètres ont fait que, d’une part, « Libertine » a fait l’objet d’un 45-trs, et que d’autre part, elle est devenue un succès, me donnant ainsi cette image. Elle devrait néanmoins changer, car mon prochain titre sera radicalement différent.

Ecoutes-tu les disques de tes consoeurs, et peuvent-ils être parfois sources d’inspiration ?

- Non, je n’écoute pas particulièrement les disques d’autres chanteuses, excepté celui des Rita Mitsouko, que j’aime beaucoup. Je crois qu’il ne faut pas trop se préoccuper de son voisin, il faut croire en soi et foncer. Quand à l’inspiration, on peut la puiser ailleurs que dans les chansons des autres…

Parmi les longues carrières féminines (Hardy, Vartan, Sheila ou Gall…), y en a-t-il une qui t’inspire, qui te fasse rêver ?

- Non, pas vraiment. On peut effectivement espérer suivre le cheminement ou connaître la longévité de telle ou telle artiste, mais plus rien n’est comparable, le métier a profondément changé en quelques années. Et puis, personnellement, je pense qu’il vaut mieux ‘faire’ dix années performantes, que vingt chaotiques…

Penses-tu à la scène ?

- Oui, mais c’est encore prématuré pour l’instant. Je n’ai pas un nombre suffisant de chansons. Lorsque j’aurai à mon actif deux ou trois albums, peut-être… J’ai l’esprit ‘gladiateur’, mais faire de la scène ne s’improvise pas. C’est une entreprise qui nécessite une longue préparation et beaucoup de travail afin de réduire au maximum les risques d’échec.

 

Enfin, question quasiment incontournable : les projets ?

- Un nouveau 45-trs pour le début de l’année, un clip, et après, c’est l’inconnu…

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Carole Fredericks Denise et la MYLENE

Posté par francesca7 le 11 février 2016

Carole Fredericks Denise était un chanteur américain le plus célèbre pour ses enregistrements en France. Carole sortit de l’ombre de son frère, le blues légendaires musicologue Taj Mahal , pour atteindre la gloire et la popularité en Europe et dans le monde de langue française. Depuis plus de deux décennies de Paris, France , a été adopté sa maison et à Dakar, au Sénégal, était son lieu de vacances favori. Bien que Fredericks a quitté son pays de mère, elle n’a jamais quitté ses racines.

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Ancré dans les traditions musicales fertiles de ses parents, luttant professionnels des Carolines et les Antilles, elle est apparue comme un chanteur puissant qui tisse les fils passionnés de blues, jazz, gospel et R & B dans une tapisserie à la française

Carole est arrivée en France avec l’espoir de poursuivre une carrière de chanteuse en Janvier 1979. Elle ne connaissait personne. Dans une rencontre fortuite, Carole a rencontré le propriétaire de La Belle Hélène à l’aéroport.

« Il a appelé ses amis et je me suis retrouvé à travailler presque immédiatement. Je commençais à chanter partout. Il était à peine trois semaines après mon arrivée que je a été signé avec Carla Musique d’enregistrer un album disco intitulé Black Orchid . « 

L’un des auteurs-compositeurs pour Black Orchid est une autre chanteuse américaine, Ann Calvert. Grâce à Calvert, Fredericks a rencontré Baltimore natif Yvonne Jones. Ensemble, ils forment un trio de choristes qui étaient en demande par les plus grands artistes d’enregistrement - Dalida , Johnny Hallyday , Hugues Aufray , Carlos et Sylvie Vartan .

Fredericks était déterminé à apprendre le français le plus rapidement possible. Comme sa maîtrise de la langue améliorée, engagements étendus du studio à la scène. En 1985, Fredericks gagnait un salaire confortable en tant que chanteur et en donnant des concerts avecLaurent Voulzy , Michel Berger , France Gall et Eddy Mitchell . En 1981, elle a été choriste pour Jean-Claude Pascal sur le Luxembourge ntrée au concours de l’Eurovision , à égalité au onzième place.

1985 En 1985, Carole a été présenté dans le Gilbert Bécaud spectaculaire. Plus tard cette année, elle part en tournée en Scandinavie avec Mireille Mathieu . Elle a été coulée dans Je vous aime par Claude Berri et Roman Polanski s ‘ Pirates opposés Walter Matthau . D’autres rôles de films suivies.

1986 la détermination de Fredericks à maîtriser la langue française a grandement contribué à son succès. Non seulement la langue viennent facilement à elle, elle a compris ses nuances qui lui a permis de chanter en français comme si elle était sa première langue. En maintenant Fredericks chantait avec les principaux artistes francophones - Johnny Hallyday , Mylène Farmer , François Feldman , Patricia Kaas , Julien Clerc , et Liane Foly .

Sa réputation en tant que chanteur doué disposé à prêter son talent musical à l’appui d’un autre artiste et les compétences bilingues désireux apporté son nom à l’attention du compositeur de la musique pop Jean-Jacques Goldman .

Populaire en France et en Europe depuis plus de deux décennies, Carole Fredericks était relativement inconnu aux États-Unis. Au cours des dix dernières années, ses frères et sœurs survivants avec l’aide d’éducateurs français ont fait prendre conscience de sa carrière en utilisant la musique de Carole pour enseigner la langue française.

En mai 2002, un an après sa mort, la famille Fredericks (Connie Fredericks-Malone et ses frères, le blues icône, Taj Mahal, Edward Fredericks, Richard Fredericks et Osborne Williams) a établi CDF Musique Legacy, LLC , une entreprise familiale dédiée à la préservation de leur L’héritage de soeur défunte. CDF Musique héritage obtenu les droits mondiaux à l’ensemble des enregistrements en solo Carole Fredericks en France.

En 2003, CDF Musique héritage fixé la permission de créer des matériaux d’enseignement du français qui utilisaient le catalogue de Mme Fredericks de la musique, y compris les chansons enregistrées avec le groupe, Fredericks Goldman Jones . En hommage à sa mémoire, biographie, chansons et musique et clips de Carole Fredericks ont été transformés en livres d’activités que formellement combinés de la musique populaire française et de la méthodologie de l’enseignement. Tant Qu’Elle Chante, Elle Vit! Apprendre le français Grâce à l’héritage de Carole Fredericks a été introduit pour les éducateurs à l’ Association américaine des professeurs de français conférence en Martinique.

En 2004 ses albums solo, Springfield et Couleurs et parfums étaient disponibles pour la première fois aux États-Unis. Plus tard cette même année, CDF Musique hérités uni leurs forces avec les services éducatifs Tralco (Hamilton, Ontario, Canada) pour développer une deuxième activité livre basé sur l’album de langue française de Fredericks. En 2005 Couleurs et parfums: Apprendre le français Grâce à l’héritage de Carole Fredericks a été dévoilé au Québec, au Canada, à l’Association américaine des professeurs de français Conférence.

Carole-Fredericks1À compter d’aujourd’hui, à la fois Tant Qu’Elle Chante, Elle Vit! et Couleurs et parfums Livres d’activité sont utilisés par les professeurs de français dans plus de 2000 écoles K-12 et 65 collèges et universités à travers les États-Unis, le Canada et d’aussi loin que Singapour.

Le 18 Août 2006, la famille et une équipe d’éducateurs de langue française ont établi la Fondation Carole D. Fredericks, Inc. , un but non lucratif 501 (c) (3) organisme de bienfaisance voué à la promotion de l’étude du français comme langue seconde, la étude des cultures francophones et de la préservation de l’héritage musical Carole Fredericks. La Fondation publie les livres d’activités, et développe des méthodes connexes qui emploient sa musique.

Toujours en 2006, la vie et la contribution à l’étude du français Carole Fredericks ont été reconnus à titre posthume par la Conférence Nord-Est sur ​​l’enseignement des langues étrangères . Carole et Taj Mahal ont reçu le prix James W. avocat Dodge Memorial langue étrangère en reconnaissance de l’honneur qu’ils brillent sur ​​le vaste potentiel de la musique pour favoriser une véritable communication interculturelle et de maintenir les héritages culturels.

Jean-Jacques Goldman a écrit les commentaires suivants dans une note qui a été lu lors de la cérémonie NECTFL.

«Je suis particulièrement touché par ce prix décerné à notre ami Carole.

Carole est né fois aux États-Unis, la terre de ses parents, de son enfance, de sa préparation, de sa culture musicale. Elle est née une seconde fois en France, le pays de sa reconnaissance artistique, l’aime et les amis, de ses plaisirs, de sa maison. Pourtant, une troisième fois, elle est née au Sénégal, la terre de ses racines, de son cœur, peut-être l’endroit où elle se sentait mieux, la terre de son départ, ainsi.  »

Bien que Carole était profondément américaine, elle était le symbole du mélange des cultures qu’elle représentait dans la plus belle des manières: par sa voix, par le biais de la musique. Merci pour ce geste qui honore sa mémoire. Elle vit toujours en France, à travers ses chansons et dans de nombreux cœurs. Grâce à elle, il est l’Amérique que nous aimons « .

 

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Mylène est une Charlie, titrait Gala

Posté par francesca7 le 28 janvier 2016

 

Par le biais d’un dessin signé de son nom et diffusé sur le compte insta­gram de sa maison de disque, l’ange roux de la chan­son française a décidé de prendre parti contre la barba­rie.

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Ses fans ont reconnu son joli coup de crayon. A défaut de prendre la parole dans une vidéo comme Johnny Hally­day, la discrète Mylène Farmer a fait diffu­ser sur le compte insta­gram de Poly­dor, sa maison de disque, un dessin repré­sen­tant Lonely Lisa, son person­nage fétiche et son lien silen­cieux avec le public, tendant à bout de bras une pancarte « Je suis Char­lie ». La signa­ture de la star figure au pied de son drôle d’alter ego, qu’elle avait déjà esquissé sur une pleine page du quoti­dien Libé­ra­tion pour remer­cier ses fans de leur fidé­lité, en mars dernier.

Une façon pour la chan­teuse de mani­fes­ter son profond dégoût pour les actes barbares qui ont frappé la rédac­tion de Char­lie Hebdo et de rendre hommage à ses dessi­na­teurs assas­si­nés (parmi lesquels Cabu et Georges Wolinski), alors qu’elle ne manque jamais de chan­ter sur scène, depuis la fin des années quatre-vingt dix, ces quelques mots: « j’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer/ au souffle du vent/ s’élevait l’âme, l’huma­nité/ son manteau de sang/ j’irais cracher sur vos tombeaux/ n’est pas le vrai, n’est pas le beau/ j’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer » (chan­son Rêver).

Pour la star, idolâ­trée parfois jusqu’à l’excès, contre son gré, les évène­ments du 7 janvier ne sont pas sans réveiller le trau­ma­tisme de la fusillade d’un stan­dar­diste de Poly­dor par un de ses fans, déséqui­li­bré, au début des années quatre-vingt dix.

Mélan­geant sexe et reli­gion dans ses textes et ses clips, la chan­teuse a toujours farou­che­ment défendu la liberté d’expres­sion d’un artiste. Quitte à être elle-même victime de la censure.

Répu­tée agnos­tique, mais tout aussi oppo­sée aux anathèmes et aux amal­games, l’inter­prète de Ainsi soit-je n’hésita pas à enton­ner sur la scène du Palais Omni­sports de Paris Bercy une reprise de La Poupée qui fait non avec l’artiste Khaled, en 1996, après la montée du FN aux élec­tions muni­ci­pales de 1995.

Atta­chée à la liberté de conscience, elle compte égale­ment parmi les plus fidèles amies de l’écri­vain Salman Rush­die, auteur des sulfu­reux Versets Sata­niques, capable de lui rendre visite à Londres alors qu’il était encore sous le coup d’une fatwa.

Source originale : http://www.gala.fr 

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Inson­dables de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 5 janvier 2016

 Inson­dables : Deuxième teaser de l’al­bum dévoilé sur le net après Stolen car, ce cinquième morceau, qui débute avec un gimmick de métro­nome, voire de tic-tac, évoque la sépa­ra­tion, la perte de l’autre, l’ab­sence d’un être aimé qui enva­hit parfois le quoti­dien et nour­rit les regrets… Avec ce titre, Mylène prouve sa capa­cité à chan­ter sur le souffle, prouesse vocale qu’elle maîtrise désor­mais – grâce à sa coach Karen Acam­pora Nime­reala – comme nulle autre. Impres­sion d’en­tendre la plainte d’un fantôme, tout aussi inca­pable d’en­trer en connexion avec l’être qui lui a survécu. Nous reviennent les images du film Ghost, avec Demi Moore et Patrick Swayze.

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Paroles de la chanson

Plus rien n’enchante le monde
Insondables sont les flots
Et là contemple les ombres
Il lui dit à demi-mots

Qu’il l’aime et qu’il l’adore
Qu’il l’aime
Mais le chaos du corps
A ses raisons, a ses remords

Et le ciel est sans nuages
Et les jours semblent longs
A perdu son point d’ancrage
Il rentre dans sa maison

Il l’aime, il l’adore
Il l’aime encore

Plus rien n’enchante le monde
Insondables sont les vents
Et là contemple les ombres
Un silence assourdissant

Il l’aime et il l’adore
Il l’aime
Mais le chaos du corps
A ses raisons, a ses remords

Et le ciel est sans nuages
Et les jours semblent longs
Perdu le coeur d’une femme
Et la mort porte son nom

Il l’aime, il l’adore
Il l’aime
Il saignera encore
Jusqu’à sa mort
Sa mort, sa mort, sa mort

écrit par Mylène Farmer (2015)

 

 insondables

Dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 octobre 2015 Mylène Farmer sort un second extrait de son dixième album sans qu’aucune annonce n’ait été faite au préalable. Il ne s’agit pas du deuxième single de l’album mais d’un extrait mis en téléchargement pour promouvoir l’album avant sa sortie.

Le mercredi au soir Polydor publi 4 photos extraites du clip vidéo. Le clip vidéo est réalisée par Eve Ramboz et Annie Dautane, il contient de nombreux clins d’œil à la carrière de Mylène, à sa vie mais aussi à des artistes qu’elle affectionne probablement particulièrement.

 

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LE REVE DE LAURENT BOUTONNAT

Posté par francesca7 le 24 décembre 2015

 

A mylène hier et aujourd'huiGIORGINO, ce fils c’est avant tout le rêve de tout eune vie, le rêve de Laurent Boutonnat ; Le projet est né dans son esprit dès son adolescence. Il rêvait d’un film à gros budget, avait écrit u premier script s et tenait déjà un titre : Giorgino. Le succès de Mylène Farmer dans la chanson permettra à Laurent Boutonnat de créer deux sociétés de production, Toutankhamon en 1987 puis Heathcliff en 1989, rendant alors possible la concrétisation de cet ambitieux projet cinématographique.

Dès l’été 1987, il travaille sur une nouvelle version du scénario avec Gilles Laurent qui aurait été terminé en 1989 pendant l’interruption du Tour 89. Le film est financé à 68 % par Heathcliff. Polygram, Canal Plus et le CNC ont également participé. Le budget oscillerait entre 80 et 85 millions de francs (soit environ 12 millions d’euros). Le rôle de Catherine a été écrit spécialement pour Mylène Farmer.

Boutonnat a voulu un casing international. Le casing s’est donc déroulé à Londres, Prague et Los Angeles. On retrouve dans un petit rôle Christopher Thompson, le fils de la scénariste et réalisatrice Danièle Thompson. Il avait prêté sa voix en 1991 pour la chanson Agnus Dei sur l’album l’Autre…

Le tournage de Giorgino, exclusivement en anglais, commence le 2 janvier 1993 et se termine fin mai. La première partie (cimetière, maison, auberge…) se déroule dans les plaines de Slovaquie, puis l’équipe se rend à Prague en Tchécoslovaquie pour les autres scènes tournées dans les studio Barrandov (orphelinat, forêt, marais…) Pour préparer au mieux son rôle, Mylène a souhaité visiter des hôpitaux psychiatriques et assister à des consultations grâce à un ami psychiatre. Les relations ente elle et Laurent auraient été souvent assez tendues. Le montage du film débute en juin 1993 et va prendre dix mois. L’équipe du film, avec notamment Mylène, Laurent Boutonnat et Jeff Dahlgren, est présente à l’avant première parisienne le 4 octobre au cinéma Gaumon Marignant des Champs Elysées.

La salle est bondée, mais l’accueil est comme le long métrage, glacial. Initialement, la sortie du film est prévue pour le 24 août 1994. C’est d’ailleurs cette date qui figure sur les premiers plans promo. Cependant, à la demande du distributeur, Boutonnat va créer une version plus courte du film que celle proposée en avant-première. Finalement Giorgino est sur les écrans le mercredi 5 octobre 1994 mais est interdit aux moins de 12 ans.

Soixante mille entrées en France et deux millions de francs de recettes, cette évidement très peu pour un tel projet. Le film ne reste que trois semaines à l’affiche à Paris et seuls deux cinémas d’art et essai (Le Studio Galande à Paris et La Fourmi à Lyon) le proposeront jusqu’en février 1995. Les projections à l’international sont annulées. Laurent sera profondément meurtri par cet échec. Il rachètera même les droits de Polygram afin d’en bloquer les diffusions ou l’exploitation en vidé. En 1995, Laurent Boutonnat s’opposera à la du film en vidéo, il faudra patienter jusqu’au 5 décembre 2007 pour que celle-ci soit enfin possible.

extrait de Mylène Farmer Ses mots, Ses clips aux Editions Chapitre.com 2014

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L’AVANCEE DE LA CARRIERE DE MYLENE – extrait du livre

Posté par francesca7 le 21 décembre 2015

 

News136La carrière de Mylène Farmer avance mais ce n’est pas encore suffisant. En ce début d’année 1986, elle n’a plus le choix, il lui faut un tube. En mars 1986, Mylène et son équipe créent Libertine, qui devait au départ s’appeler L’amour tutti frutti. Il avait été initialement prévu que la chanson sorte en 1885, mais la maison de disques avait alors imposé Plus grandir. Sur la pochette de 45 Tours et du Maxi 45 Tours, Mylène est toujours châtain, vêtue d’une veste orange. Pour le moment le titre ne déchaîne guère les passions … pour le moment.

Le 1er avril sort le premier album Cendres de Lune. Le texte de Libertine est très hardi. Il enchaîne les métaphores et les connotations à caractère sexuel. C’est une révolution dans le domaine musical. au départ, Boutonnat, auteur du texte, voulait : « Je suis libertine, je suis une putain », mais « putain » fut remplacé par « catin » pour ne pas scandaliser les mentalités encore chastes durant ces années 80.

Le titre va devenir un succès grâce à deux éléments : une couleur de cheveux et un clip pour lequel Laurent Boutonnat, toujours aux manettes, va bénéficier d’un budget de 75 000 euros. quatre jours seront nécessaires à la création de ce petit bijou de onze minutes. Pour le tournage, deux châteaux vont être choisis : celui de Ferrières et celui de Brou, en Seine et Marne. C’est la première fois qu’il y a autant d’acteurs et de cascadeurs. Boutonnat a désormais sa propre équipe. Près de 50 personnes vont travailler à ses côtés. Les décors sont fabriqués par Emmanuel Sorin, qui a entièrement réaménagé la pièce principale du Château de Ferrières afin de recréer un style XVIIIè siècle, et les costumes sont dessinés par Carine Sarfati. Des perruques sont spécialement conçues pur l’occasion.

Chateau_de_Ferrieres

Le clip est projet en avant-première pour la presse au cinéma Mercury des Champs Elysées le 18 juin 1986 et une version courte sera proposée à la télévision. Désormais Mylène est rousse et le restera.

Le clip connaît un véritable succès malgré quelques mauvaises langues, il va propulser Mylène vers la gloire et son travail est enfin récompensé. Durant ‘été 1986, deux nouveaux 45 Tours vont sortir. Sur la pochette, une photo de Mylène extraite de la vidéo. En septembre la chanson entre au TOP 50 et parviendra à la 10è place, restant classée vingt semaines. Il s’en vendra environ 300 000 exemples et Libertine deviendra le premier disque d’argent de la carrière de la chanteuse. Une version anglaise de la chanson, Bad girl, est enregistrée mais ne sortira jamais. Cette dernière peut toutefois être écoutée sur internet .

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Mylène chantera 22 fois le titre à la télévision et, pour la première et dernière fois (à ce jour), Mylène Farmer et Laurent Boutonnat sont invités ensemble le 1er septembre 1986, lors du journal de 13 heures d’Antenne 2. L’album Cendres de Lune sera réédité dans une nouvelle version en 1987 avec un titre inédit, Tristana et parmi les bonus, un Remix Spécial Club de Libertine.

Après le succès de Libertine, il ne faut pas s’arrêter. De plus, Mylène bénéficie désormais d’une couverture médiatique suffisante pour se faire connaître du grand public. Tristana va devenir le quatrième extrait de l’album Centres de Lune (après Maman a tort, Plus grandir et Libertine). Le 12 février 1987, trois supports sont proposés à la vente : un 45 Tours un Maxi 45 Tours et une cassette audio. Cette chanson c’est avant tout un texte sombre autour de l’ennui et de la mélancolie. Sur la face B, le titre Au bout de la nuit, qui avait d’ailleurs été pressenti, avant Tristana, pour devenir le nouvel extrait. On retrouve sur la pochette une photo de Christophe Mourthe. Le single démarre doucement au TOP50 mais va grimper progressivement les marches du classement pour atteindre la 7è place. Il se vendra à environ 250 000 exemplaires en France et sera certifié disque d’argent.

Mylène défendra ce titre à la télévision en l’interprétant pas moins de vingt six fois ; Pour la première fois elle est accompagnée pur chaque prestation par deux danseuses : Sophie Tellier, déjà connue pour son apparition dans le clip Libertine, et Dominique Martinelli. En mars 1987, nouveau tourna à  La Chapelle en Vercors, dans la Drôme. Le clip est parfaitement scénarisé, l’histoire se déroule en Roussi alors de la révolution de 1917, et est directement inspirée de Blanche Neige et les sept nains ; La tsarine veut savoir si elle est toujours la plu belle du royaume. Elle l’est mais il y a aussi la jeune Tristana. Folle de rage, la tsarine ordonne à un moine de la tuer et de lui ramener sa peau de pêche, avant d’éclater d’un rire diabolique.

Dans la forêt enneigée, Tristana s’amuse avec son amoureux, Rasoukine, mais le moine arrive. Rasoukine, qui tente de la protéger, se fait taillader la joue à l’épée. Tristana prend la fuite.

Elle est recueillie dans une maison par sept nains qui l’hébergent et la nourrissent (…) Le budget est estimé à environ 900 000 francs (soit environ 140 000 euros). Le tournage a mobilisé une équipe d’une quarantaine de personnes (la même que celle du clip Libertine). Le premier assistant réalisateur est François Hanss, qui réalisera des années plus tard des clips et des films de concerts pour Mylène. Le clip est proposé en avant-première à l’UGC Normandie des Champs Elysées le 6 mai 1987. Les diffusions à la télévision seront assez régulières même si le court métrage de douze minutes arrive à un moment difficile, après la disparition de la chaîne hertzienne musicale TV6.

extrait de Mylène Farmer Ses mots, Ses clips aux Editions Chapitre.com 2014

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Mylène Farmer Ses mots, Ses clips

Posté par francesca7 le 20 décembre 2015

 

Même si aujourd’hui elle est arrivée au sommet, ses débuts ont été bien difficiles. Mylène Farmer est connue pour ses textes très recherchés et ses clips hors-normes. Tout ça lui a permis de créer son propre univers avec ses codes, ses références… La chanteuse a choisie de ne s’exprimer que dans ses chansons, seule auto-biographie officielle. Elle y évoque sa mélancolie, ses doutes, son mal de vivre mais aussi ses joies, ses rires. L’interprète de Libertine est d’ailleurs souvent décrite comme la chanteuse la plus secrète de France car à part ses mots, on ne sait dans le fond pas grand chose. Retour sur un parcours pas comme les autres.

  • Discipline: art-musique-et-cinemamylene-farmer-ses-mots-ses-clips-explicit-publishing
  • Parution: 23-06-2014
  • Auteur: Explicit Publishing
  • ISBN: 979-10-290-0061-4
  • Format: 150×230 mm
  • Nombre de pages: 112
  • Serie / Collection: Chapitre.com

 

Même si c’est peut-être l’une des chansons de Mylène qui a le plus mal vieilli, Maman a tort symbolise d’abord des rencontres. Le texte est signé Jérôme Dahan. Il écrira cette comptine pour adulte bien avant que l’interprète ne soit choisie et trouvera l’inspiration lorsqu’il regardera le deuxième volet du film Psychose. Laurent Boutonnat, dont il est l’ami depuis le début des années 89, composera la musique. Une fois le titre prêt, le duo sent qu’il s’agit des prémices d’un tube ; Il décide donc d’organiser un casting à la fin de l’année 1982 afin de trouver une chanteuse. Celui-ci se déroule dans le studio de Jean-Claude Déquéant, ingénieur du son,  Auberviliers(93)

Une cinquante de candidates fera le déplacement, et par elles, une certaine Mylène Gautier.

A cette époque la future artiste n’a pas plus de vingt ans et ne connaît pas vraiment un grand succès dans sa carrière (professionnelle. Elle a arrêté ses études en 1978, au début de son année de Terminale. Ensuite, comme beaucoup de jeunes, elle a cherché sa voie et effectué des petits boulots tels qu’assistante dans un cabinet dentaire ou vendeuse de chaussures. Mylène s’est aussi essayée au mannequinat et au théâtre, mais sa timidité s’est révélée rapidement un problème. En revanche, le jour du casting, elle est plutôt détendue et a même un fou rire lors de l’écoute  de son enregistrement. Plus tard, Laurent Boutonnat déclarera qu’avant même d’entre chanter Mylène , son choix était fait. Il la volait, elle et son côté « psychotique » et personne d’autre.

Les jours suivants seront consacrés aux arrangements et au mixage. Même si la chanson est enregistrée le plus dur reste à venir : il faut trouver une maison de disques.. C’est une grande difficulté et les recherches vont prendre plus d’un an.

Durant cette période, Mylène poursuit ses expériences de mannequin en faisant quelques photos et des publicités pour la télévision, mais tout cela ne la passionne pas. Jérôme Dahan et Laurent Boutonnat vont essuyer des refus systématiques, mais le duo ne se décourage pas pour autant et la persévérance finit par payer. François Dacla accepte de sortie le titre chez RCA et propose un petit contrat à Mylène Gautier. Il est désormais l’heure de se trouver un nom de scène. Très vite, elle va choisir le psychodrame de Farmer, en hommage à Frances Farmer, actrice au destin tragique.

Maman a tort qui sera dédié. Pour commencer, la maison de disques va sortir en mars 1984 deux supports ; un maxi 45 Tours puis un 45 Tours. La couverture sera en noir en blanc, illustrée par une photo prise par John Frost quelques années plus tôt, lors de la constitution d’un book. La face B du vinyle propose une version instrumentale du titre, les moyens manquant pour produire une nouvelle chanson. Laurent Boutonnat qui, malgré son jeune âge, a déjà un film à son actif, La Ballade de la féeconductrice, va prendre en charge la création d’un clip. Avec un budget de 5000 francs, soit environ 750 euros, le clip va être rapidement qualifié de « Clip le moins cher de l’histoire de la musique ». Le titre, pourtant accueilli RECORDS DE MYLENEfavorablement par la presse, peine à s’imposer et la maison de disques semble y mettre peu de volonté.

C’est à ce moment là qu’intervient Bertrand le Page. Editeur et manager, il va changer la destinée de cette chanson. D’abord, il souhaite sortir une nouvelle version du 45 Tours qui sera proposée durant l’été. Même si la photo de Mylène désormais Farmer, est toujours en noir et blanc, la chanteuse sourit et une touche de couleur va êtres apportée. L’objectif ; séduire les adolescents. Ensuite, Le Page va programmer des passages à la télévision, des interviews dans la presse « jeune » et demander une version anglaise du titre, My mu mis wrong, qui n’aura aucune exploitation à l’étranger 

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Mylène Farmer – City Of Love – LE CLIP

Posté par francesca7 le 17 décembre 2015

 

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Le réalisateur Pierre Laugier, spécialiste du film d’horreur, a revisité l’œuvre d’Alfred Hitchcock pour illustrer une chanson d’amour à double sens tirée de l’album Interstellaires.

 

Depuis ses débuts, la confusion des sentiments est une source d’inspiration infinie pour Mylène Farmer. Pour illustrer sa chanson City of love - littéralement: La Ville de l’amour - elle a décidé de travailler avec un réalisateur français, Pierre Laugier, spécialiste du film d’horreur.

En moins d’une minute, l’ambiguïté du texte de Mylène Farmer trouve ici un écrin horrifique. Une maison abandonnée, un ciel de nuit noir corbeau, la foudre qui tombe, ces premières images rappellent irrésistiblement la demeure hantée de Norman Bates dans l’un des chefs-d’œuvre d’Alfred Hitchcock, Psychose (1960).

1 Sting-et-mylene-farmer-a-la-17eme-950x0-3 - CopieLes clips de Mylène Farmer jettent l’effroi

Le lien de parenté entre le clip de City of love et la manière si particulière du maître du suspense s’observe aussi dans le message de la voix off: «Un orage électrique se dirige vers le nord… doublé d’un vent tourbillonnant fait chuter les oiseaux… leurs ailes brisées les laissant abîmés…» On peut y voir aussi un deuxième emprunt. Après Psychose Pierre Laugier s’est aussi inspiré du thriller Les Oiseaux (1963).

Mylène Farmer aime jouer avec la peur. D’autres clips de ses chansons n’ont pas hésité à jeter l’effroi sur ses fans. On peut citer Plus GrandirDégénération, et bien sûr l’excellent Beyond my control.

 

Article paru sur LEFIGARO.FR 

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Si vieillir lui était compté

Posté par francesca7 le 14 novembre 2015

 Vieillir chez Francesca

      Pour la première fois, le visage n’est pas lisse. Le front est strié de rides d’expression. Les yeux sont creusés de cernes que le maquillage accentue. Les cheveux sont plaqués à l’arrière. Sur certains clichés, elle nous fixe avec gravité. Sur d’autres, elle semble perdue, le regard fuyant. Devant l’objectif de Peter Lindbergh, Mylène a accepté de se montrer telle qu’elle est, loin de l’imagerie diaphane véhiculée depuis ses débuts. Une femme à la quarantaine épanouie. Et ces petits défauts n’enlèvent rien à sa beauté. Au contraire, le photographe a réussi à faire affleurer sur son visage la sourde inquiétude qui nourrit l’artiste. Publiés dans la version française du magazine Vogue, ces clichés en noir et blanc ont créé un réel émoi parmi ses inconditionnels.  

      « Beaucoup de gens m’ont avoué que cette série leur avait montré une Mylène Farmer plus “vraie” », a confié Peter Lindbergh après la séance. Lors de la première rencontre entre le photographe et la star, en 1999, son intention avouée était précisément de « casser son image glamour cheveux roux et bouclés ». Pour parvenir à un tel résultat, le maquillage a été déterminant. S’il sert, d’ordinaire, à masquer les défauts, « nous avons choisi, pour cette séance, de renforcer au contraire ces imperfections ». 

Et, si l’on en croit Lindbergh, la star se serait montrée très satisfaite des clichés. « Cette série a été une sorte d’expérimentation pour Mylène, qui était curieuse de savoir ce qui pourrait en ressortir. Alors que, souvent, les acteurs et les musiciens que je photographie imposent des conditions précises, elle s’est montrée au contraire totalement ouverte à mes propositions. Je crois qu’elle a apprécié la complexité qui se dégageait de ces portraits. » 

     Une Mylène sans artifices, rattrapée par les marques du temps… Sans le défi artistique de confier son visage à l’une des plus prestigieuses signatures de la photographie, la chanteuse aurait-elle accepté d’écorner la belle image ? Peut-être que non. Pour l’esthète qu’elle est, voir sa jeunesse s’enfuir n’est absolument pas un sujet de réjouissance. Dès 1998, elle le dit dans une chanson de l’album Innamoramento, dont le titre Et si vieillir m’était conté, renvoie à un film illustre de Sacha Guitry : « La nuit de ses doigts de fer / A abîmé la chair / De sa rouille cruelle. » Mais pourquoi donc la vie, après avoir donné la beauté, s’acharne-t-elle à la reprendre ? La question ne cesse de hanter le poète depuis l’aube de l’humanité. Il est si cruel, en effet, de voir se faner la beauté des femmes que le XXIe siècle semble livrer une guerre sans merci contre cette infamie.

     Anticiper, n’est-ce pas la seule manière d’accepter l’inacceptable ? Sans doute, mais cela n’empêche pas de se battre pour freiner la course du temps. Interrogée par un journaliste russe en 2000, qui lui demande si elle songe avoir recours, un jour prochain, à la chirurgie esthétique, Mylène répond sans détour. « Je ne crois pas. Beaucoup de femmes avec le temps deviennent plus belles qu’elles n’étaient. Ceci dit, je souhaite rester attrayante longtemps encore ! » 

     Pour continuer à séduire son public, elle le sait, préserver la fraîcheur de ses traits est essentiel. Et la chanteuse relève le défi haut la main, comme le confirment tous ceux qui l’approchent. Daniela Lombroso, qui la reçoit en 2005 dans une émission de France 2, parle même d’un « teint de jeune fille ». En même temps, assumer son âge, pour Mylène, c’est aussi accepter de se montrer plus pulpeuse, avec ces formes plus féminines dont elle rêvait adolescente, lorsqu’elle se trouvait trop fluette. 

     Quand elle arpentera la scène du Stade de France, le 12 septembre 2009, la star fêtera en public ses quarante-huit ans. « C’est un pur hasard, jure-t-elle. Il y a longtemps que je ne fête plus mon anniversaire.  L’idée de réunir des personnes pour le célébrer me tétanise  ! » Quelle sera alors sa réaction devant des dizaines de milliers de fans hystériques ? Une immense émotion, sans aucun doute, provoquant un torrent de larmes, c’est inévitable. Chaque année, la chanteuse reçoit des centaines de cadeaux de ses admirateurs, envoyés à sa maison de disques ou à son domicile parisien. Impossible pour elle d’oublier la date de son anniversaire : ses fans ne manquent jamais de la lui rappeler. 

     À quarante-huit ans, bien des chanteuses ont pris leur retraite. Mylène est l’exception. Et il y a fort à parier que Jean Paul Gaultier, responsable des costumes de la prochaine tournée, s’apprête à dessiner des tenues de scène sexy en diable. S’exhiber en cuissardes, à la ville comme à la scène, ne lui fait pas peur. « Vieillir, je l’accepte parce que c’est une fatalité. Mais grandir, non  ! » La raison raisonnable, elle laisse ça à d’autres : quand il s’agit de s’habiller, seul compte le plaisir de se sentir désirable, pour soi et pour les autres. 

      Une sorte de fuite en avant ? Certains n’hésitent pas à le penser. « Vieillir devant son public est un risque énorme pour elle, un danger de voir s’écrouler le mythe qu’elle a échafaudé », me dit Christophe Mourthé. Il y aura donc fatalement un cap difficile. Pas facile, en effet, de se projeter dans un futur

lointain quand on a bâti sa carrière sur une image érotique. On le voit bien avec Madonna qui, à cinquante ans, en fait trop dans le côté exhibitionniste.  Certes, comparer les deux chanteuses est une entreprise contestable, un poncif auquel il faut s’empresser de tordre le cou. « Je pense que Mylène a une vision artistique plus profonde et plus riche que celle de Madonna, confie Mark Fischer. Peut-être est-elle moins fashion, mais à travers son travail, elle essaie de nous dire quelque chose au sujet de l’existence. » 

      C’est justement pour cette raison que la star française est à l’abri d’un tel écueil : son répertoire ne repose pas tout entier sur une image érotique. Il y a dans les paroles de ses chansons un regard posé sur l’existence, des messages d’une teneur universelle qui s’adressent à l’esprit et ne se fondent pas exclusivement sur le désir. Et puis, elle a prévenu : « Je sais que viendra le moment où je ressentirai la nécessité de me retirer. » Pas question, donc, pour elle de livrer le combat de trop, celui qui réduirait à néant vingt-quatre ans de carrière. A-t-elle pour autant l’intention de faire ses adieux dans les années à venir ? « Par respect pour le public, je n’utiliserai jamais cela comme un argument promotionnel », répond-elle à Jérôme Béglé, qui lui demande si le Stade de France sera son ultime concert. 

     Partir comme Greta Garbo, demeurer mythique en gardant l’image intacte… C’est une hypothèse qui n’est pas exclue, mais pas totalement séduisante non plus, tant elle exige de renoncer à un métier qui agit comme une drogue puissante, et surtout de ne plus répondre à la vague d’amour qui s’est abattue sur elle. Le retrait de la Divine, aussi bénéfique fût-il pour sa postérité, pourrait bien avoir en même temps gâché sa vie. 

     Mylène est-elle prête à un tel sacrifice ? Rien n’est moins sûr, d’autant qu’elle semble désormais comblée sur tous les plans. « Je souhaite faire ce métier le plus longtemps possible », confiait-elle en 2004.      Dès lors, on peut donc très bien imaginer qu’elle continue à publier des albums durant encore dix ou quinze ans – à condition, bien sûr, qu’un tel format musical continue d’exister. Si elle persévère dans cette voie, sans doute peut-elle aspirer à un destin à la Barbara, faire vivre le culte dans le cadre de salles intimistes, accompagnée par un seul piano. Une seconde carrière qui ne manquerait pas de panache. Certes, pour l’heure, elle clame encore son goût de la démesure, mais elle conçoit déjà l’instant où cet appétit aura disparu : « Je saurai quand viendra le moment où il faudra que je change. Non pas le fond de mon expression, mais la forme. » 

     Pour tous ceux qui imaginent Mylène comme une femme conduisant sa carrière d’une main ferme sans jamais trembler, le témoignage de Marie de Hennezel, qui a rencontré la star à plusieurs reprises, permet de nuancer le propos. Quelques mois après l’entrevue sur un plateau de télévision organisée par Jean-Luc Delarue, en 1996, la psychologue répond favorablement à une invitation à déjeuner. « C’est un moment qui m’a beaucoup marquée. C’était chez elle, dans un grand appartement. J’étais touchée qu’elle me fasse ainsi entrer dans son intimité. J’ai pu y voir toute la fragilité et la vulnérabilité de cette jeune femme. La solitude aussi. Car elle est l’objet de tant de projections que cela en devient comme une forme de prison. [...] On sent qu’elle est perméable, qu’elle capte les choses et je pense que c’est au prix d’une certaine solitude. Elle m’a vraiment beaucoup touchée. » 

     Une chanteuse prisonnière de l’image qu’elle s’est construite, condamnée à répondre au désir de Ceux qui l’aiment : telle est l’équation difficile que Mylène doit résoudre en permanence. Certes, son devoir d’artiste est d’exprimer ses émotions, mais elle ne peut que s’inscrire dans la continuité du fil qui la relie au public depuis toutes ces années. Elle l’avoue au détour de la chanson Si j’avais au moins… : « Et moi l’étrange paumée / Fiancée à l’enténèbrement. » Bien qu’elle ait terrassé ses fantômes intérieurs, ils continuent de la poursuivre, comme si elle ne pouvait leur échapper. Sur le plateau du 20 heures de TF1, face à Claire Chazal, elle avoue ainsi s’être amusée avec le mot Dégénération, comme pour adresser un clin d’œil à une autre de ses chansons, Désenchantée. 

    Si vieillir m'était conté Pour demeurer à la hauteur de sa légende, Mylène n’est-elle pas condamnée à ressasser inlassablement les mêmes thèmes, à jongler avec les mêmes états d’âme ? « Tout créateur se répète inlassablement et inexorablement », dit-elle. Elle n’a pas tort. Et c’est même ce qui la différencie d’une Madonna, caméléon qui s’épuise à épouser sans cesse les dernières tendances. La star française possède a contrario une extraordinaire constance. Son entêtement à toujours creuser le même sillon, sans tenir compte des modes, signe sa condition d’artiste véritable.  

     « Le sentiment d’abandon est quelque chose qui me hante », dit-elle. N’est-elle pas, au fond, dans la position de la femme aimée qui, par peur de décevoir son amoureux, se force à incarner son fantasme afin de rester désirable à ses yeux ? « Elle ne cesse de chanter son mystère sans jamais dire son secret », a dit Thierry Demazière à propos de Mylène. Il y a quelque chose de juste et de profond dans cette phrase. Et l’erreur de bien des biographes est sans doute d’avoir cru qu’un tel secret pouvait être exhumé. 

Mieux, que sa révélation pouvait expliquer l’œuvre comme une évidence. Et si cette part de mystère irrésolue ne constituait-elle pas, au fond, la clé d’un succès nourri par les seules projections du public ?

C’est bien connu, le secret est le meilleur terreau pour l’imaginaire. 

     Dire cela ne retire rien à l’exception de ce parcours, ni même à la singularité de l’œuvre. Car quoi qu’on écrive sur elle, Mylène Farmer restera, dans l’Hexagone, la chanteuse phare du dernier quart de siècle. Aussi inspirés que soient les mots employés pour la dépeindre, aucun n’atteindra jamais la puissance lumineuse d’une de ses chansons.

 

 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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Tendre et drôle à la fois notre Mylène

Posté par francesca7 le 18 octobre 2015

 

 

      tetuElle derrière un pupitre, Luc Besson à ses côtés. Devant leurs yeux défile une séquence de Arthur et les Minimoys, où l’on aperçoit Sélénia, un personnage de dessin animé aux cheveux roux. Mylène a accepté de prêter sa voix à cette princesse, mais l’art du doublage relève de codes qu’il n’est pas simple d’assimiler du premier coup. Il faut trouver un timbre qui colle parfaitement à l’image, mais aussi synchroniser chaque syllabe avec les mouvements de lèvres du personnage. Le réalisateur est là, attentionné et patient, donnant la réplique à Mylène pour l’entraîner. Elle prononce une phrase, se trompe, éclate de rire parce qu’elle a écorché un mot. Un rire de petite fille facétieuse, de ceux qu’on cache en rentrant la tête dans les épaules, une main sur la bouche. La scène est filmée pour les besoins d’une émission de Michel Drucker.

      Peu de gens le savent : Mylène Farmer a de l’humour. Non seulement elle rit volontiers, et plus souvent qu’on ne l’imagine, mais il lui arrive de faire rire aussi, parfois à ses dépens, ce qui est la preuve d’un sens profond de la dérision. « L’humour, chez elle, est une forme d’élégance, me confie Philippe Séguy. Une manière de rendre le quotidien plus léger. Par exemple, elle ouvre un paquet de fraises Tagada, m’en propose en lâchant : “On va s’empoisonner !” » Au fond, l’humour c’est ce qui nous reste de l’insouciance de l’enfance, la meilleure arme pour désamorcer la gravité du réel. 

      À ses débuts, on sent Mylène très joueuse avec certains animateurs de télévision, prête à entrer dans tous les délires. En 1985, dans « Platine 45 », Jacky en fait les frais. « Je me souviens d’une émission pendant laquelle elle m’embrassait et me laissait des marques de rouge à lèvres partout sur le visage.

Nous avions beaucoup ri en la faisant, elle et moi. » Dans un autre numéro de la même émission, histoire de s’amuser, elle laisse entendre qu’il existerait une idylle entre l’animateur et elle. « Vendredi soir, j’étais dans ton lit », dit-elle à un Jacky plutôt ravi. Lorsqu’elle est amenée à répondre à un journaliste de Charlie Hebdo, elle montre qu’elle peut avoir des formules pleines d’esprit : « Une question m’a toujours tracassée, Dieu rit-il ? Si oui, je comprends très bien pourquoi. »       

 

Sensible au comique de situation, Mylène peut se révéler très spontanée, voire bon public, face à certains imprévus. Dans son esprit, le rire peut d’ailleurs être une réponse appropriée au sérieux lorsqu’il devient trop pesant. Ainsi, durant le tournage du clip de Tristana, le mobilier prévu pour la maison des nains n’a pas été conçu à la bonne échelle. Emmanuel Sorin, le décorateur, en semble particulièrement chagriné. L’équipe fait une pause pour réfléchir à une solution possible. C’est alors que « Mylène s’assoit sur un tabouret qui casse et se retrouve sur les fesses dans un éclat de rire » ! Un incident cocasse qui permet de désamorcer la situation… 

     Les grands timides sont parfois capables de toutes les audaces. Ainsi, bien que mal à l’aise sur les plateaux de télévision, Mylène apparaît, en de rares occasions, très en verve. À la fin des années 1980, face à un Naguy taquin, qui la questionne sur le fait qu’elle garde, depuis plusieurs minutes déjà, la main posée sous le menton, elle répond, imperturbable : « La main reste comme ça. Elle est fixée. »       

Quant à Bernard Montiel qui, manifestement, l’admire, il se mordra les doigts de l’avoir invitée, en 1988, dans son émission « La Une est à vous », dont le principe est de faire voter les téléspectateurs afin de choisir leur programme. Lorsqu’il demande à Mylène quelle série elle aimerait regarder, elle répond :

« Aucune. » Et se fend même d’un commentaire sur le feuilleton Marie Pervenche, avec Danièle Evenou : « C’est consternant. » Montiel rit un peu jaune. 

     Mais sa plus belle saillie à l’antenne, la chanteuse va la lâcher à « Nulle part Ailleurs », sur Canal+, en 1988. L’œil malicieux, Antoine de Caunes, qui cherche manifestement à la déstabiliser, lui lance : « Depuis le début de l’émission, je me pose la question : pourvu qu’elle soit rousse. Pouvez-vous nous le confirmer publiquement ? » Et Mylène de répondre, du tac au tac : « Elle est rousse. » Puis, après un silence, elle ajoute : « En haut. » 

      Par la suite, la chanteuse, ayant décidé de se faire rare, aura de moins en moins l’occasion de s’amuser à l’antenne. Ce qui ne l’empêche pas de conserver intact son sens de l’humour. Interviewée au milieu des années 1990 par Julie Snyder, une Québécoise fantasque, elle semble sensible à l’ironie qui transparaît dans les questions. Quand elle lui dit : « Finalement, vous êtes une petite bi-bite », Mylène reste sans voix. Elle ne comprend pas, mais le mot l’amuse. Elle rit de bon cœur. En 1999, de passage dans le « Hit Machine » de Charly et Lulu, sur M6, pour interpréter Optimistique-moi, elle marche sur la traîne de sa robe et manque de trébucher, ce qui la fait manifestement sourire comme une gamine. 

     fanelo Rire d’elle-même, de ses maladresses, n’est pas exclu. La même année, au côté de Michel Drucker, elle provoque l’hilarité des fans présents dans le studio en bafouillant lorsqu’il s’agit de préciser combien de fois par semaine elle s’entraîne en vue de sa  prochaine tournée. En 2004, durant la conférence de presse annonçant les treize concerts de Bercy, elle commet un lapsus : « Le public me mange toujours. » Se reprend : « Je veux dire, me manque toujours. » Et, constatant la réaction des journalistes présents, éclate de rire. Oui, sans doute, c’est cette peur d’être dévorée par ses fans qui l’intimide à ce point. 

     L’avantage de l’humour, c’est précisément qu’il permet de briser la glace, d’instaurer une forme de communication évitant la fusion que Mylène pressent comme dangereuse. De ce point de vue, les concerts de janvier 2006 sont particulièrement éloquents. Pour la première fois, la chanteuse, d’ordinaire peu loquace, inaugure une forme de dialogue avec le public, grâce au prisme de l’humour. « V chante6zous plus fort que moi ! » clame-t-elle, le 15 janvier, comme un reproche amusé, à la foule déchaînée qui reprend  Désenchantée. Le 21, elle parle d’elle à la troisième personne pour annoncer la fin du quart d’heure des chansons lentes : « Mylène va sécher ses larmes et passer à quelque chose de beaucoup plus gai. » Le lendemain, alors que résonnent les premières notes de Sans contrefaçon, elle lance à la cantonade : « Vous ne la connaissez pas, celle-là, hein ? »

 

     Pour la première fois, durant cette série de concerts, la chanteuse accorde une place à l’improvisation. Parce qu’elle veut ressentir les vibrations de la foule, cette perfectionniste consent à montrer des failles. Certains soirs, par exemple, sans doute à cause de la pression ou de la fatigue, elle se trompe dans les paroles de ses chansons – ainsi elle zappe un couplet de Déshabillez-moi. À plusieurs reprises également, cette fumeuse de cigarettes mentholées est prise de fâcheuses quintes de toux, qui l’obligent parfois à s’interrompre plusieurs minutes. « Ce sont des choses qui arrivent », s’excuse-t-elle au soir du 14 janvier. 

      À travers ces anecdotes, se dresse le portrait d’une autre Mylène, loin de cette star rigide et glacée que certains ont transformée en caricature. « Si je devais résumer Mylène en deux adjectifs, me dit Elsa Trillat, je dirais, aussi surprenant que cela puisse paraître : tendre et drôle. » La photographe a, semble-t-il, gardé un souvenir ému des moments où Mylène venait lui rendre visite chaque jour à l’hôpital, alors qu’elle devait surmonter de graves problèmes de santé. « À ce moment-là, elle s’est comportée comme si elle était un membre de ma famille. Je ne l’oublierai jamais. » 

      Quand elle ne se ferme pas aux autres, paralysée par la méfiance, la chanteuse peut se révéler douce et attentionnée, y compris dans les situations où on ne l’attend pas. Roberto Martocci, danseur recruté pour la tournée 1996, en a fait l’heureuse expérience. Le jour du casting, alors qu’il ne sait pas encore s’il va être choisi, Mylène va lui donner un coup de pouce bienvenu. « Christophe Danchaud, le chorégraphe, entra le premier et nous avons commencé à travailler sur Je t’aime mélancolie. Environ une heure et demie après, Mylène entra silencieusement dans la pièce, dit : “Bonjour !” et jeta un coup d’œil dans ma direction. Le chorégraphe avait du mal à m’apprendre les pas, alors elle s’est approchée et a dit : “Puis-je lui montrer ?” À ce moment-là, l’énergie dégagée par Mylène était vraiment chaude et douce et cela m’a mis à l’aise. Après une heure et demie, elle s’est arrêtée et a rejoint son producteur. Elle a pris ma photo et l’a épinglée avec celles des autres danseurs. »

 

      C’est dans la tendresse, lorsqu’elle se sent en confiance, que la star exerce le plus volontiers son sens de l’humour. À partir de ces petits riens de la vie qui font réagir sa part d’enfance. Au moment du duo La Poupée qui fait non, sa complicité avec Khaled est évidente. « Mylène ? Elle est trop délirante cette fille ! dira le chanteur. On rigole comme des fous quand on se voit tous les deux. » 

      Ses amis proches, Anthony Souchet, le coiffeur John Nollet, ou même la romancière Nathalie Rheims, pourraient sans aucun doute en dire autant. Mais ils demeurent muets et comment ne pas leur donner raison ? L’amitié véritable ne peut se bâtir que sur une exigence de loyauté absolue qui suppose une part de secret. 

      Il y a aussi une cruauté dans l’humour, qui fait partie du plaisir. Lorsqu’un enfant voit un vieillard tomber, il se contrefiche de savoir s’il s’est fait mal, ou pire, si cette chute ne lui sera pas fatale : il ne retient pas son rire. Au détour d’une conversation, il peut arriver à Mylène d’être féroce, d’assassiner un tiers pour le plaisir d’un bon mot, mais la méchanceté ne fait pas partie de son tempérament. C’est un fardeau nuisible, alors qu’elle doit au contraire sans cesse s’alléger pour aller de l’avant. Ceux qui s’intéressent de près aux paroles de ses chansons savent d’ailleurs que son répertoire n’est pas aussi ténébreux qu’il en a l’air. 

      En attestent de nombreux titres réjouissants, qui manient parfois le second degré avec brio. « Pour plaire aux jaloux / Il faut être ignorée », lance Mylène dans Je t’aime mélancolie en guise de pied de nez à ses détracteurs. Dans L’Instant X, raillant la peur millénariste qui s’est emparée de ses contemporains, elle multiplie les images inattendues comme « J’ai un teint de poubelle » ou l’inoubliable « Mon chat qui s’défenestre. » L’album Avant que l’ombre… donne aussi la part belle à l’humour, au travers des chansons Porno Graphique ou L’Amour n’est rien… Dans Point de suture, la légèreté gagne encore du terrain. « La cruauté… c’est laid / La calomnie… c’est laid / L’âpreté… c’est laid / L’infamie… c’est laid », lâche la chanteuse d’une voix grave dans C’est dans l’air, égrenant avec ironie tous les péchés du monde. « Sculpté de bois / Réjouis-moi », chante Mylène dans Sextonik, évoquant ces accessoires du plaisir qui ne connaissent jamais de panne. Il faudrait encore citer l’humour indolent qui traverse Appelle mon numéro, un titre musicalement très réussi. « Le second degré est, me semble-t-il, une hygiène de vie », dit-elle. 

Mylène-Farmer      De même, certains choix scéniques sont manifestement destinés à faire sourire le public. Chanter Déshabillez-moi dans une camisole de force, comme elle le fait en 1989, c’est jouer sur le décalage, un ressort comique. L’immense fauteuil en velours de Libertine, en 1996, ou la balançoire de Dessine-moi un mouton, en 1999, introduisent également une touche de légèreté dans les shows farmeriens. Plus rare dans les clips, l’humour transparaît tout de même nettement dans Que mon cœur lâche, réalisé par Luc Besson, au travers notamment des dialogues épiques entre Dieu et le Christ. « Père, pourquoi ne m’envoyez-vous pas sur Terre ? » demande Jésus. « La dernière fois, c’était une catastrophe », répond le Créateur. « C’est un sourire, une légèreté que je n’avais pas dans mes autres clips  », dira Mylène. Dans les vidéos, peut-être… Mais dans la vie, il y a longtemps que la chanteuse n’engendre pas que la mélancolie.

  

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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Le business Farmer

Posté par francesca7 le 17 octobre 2015

 MYLENE

 

      Un dispositif inédit pour une star française. Le 20 août 2008, deux cent cinquante mille portables SFR-Sony Ericsson contenant en exclusivité l’album Point de suture sont mis en vente. Il s’agit de la plus grosse opération de ce genre dans l’Hexagone. Dix jours plus tard, Universal annonce le chiffre de cent soixante-quinze mille albums écoulés par ce biais. Si l’on ignore tout des termes du contrat passé entre la chanteuse et l’opérateur téléphonique, la réputation de femme d’affaires de Mylène n’est, en revanche, plus à établir. Elle force même l’admiration de bien d’autres artistes, qui lui envient son savoir-faire. 

« C’est un génie de la communication », m’a dit un jour Étienne Daho, plein d’admiration. Même Jean-Louis Murat, devenu l’un des plus ardents défenseurs de la chanteuse, semble s’incliner face à une réussite aussi époustouflante : « Mylène et Laurent, je les adore et les respecte infiniment. D’une intelligence à la Warhol. Ce sont ceux qui comprennent le mieux les mécanismes de ce business, qui sont en meilleure position pour le pervertir, en tirer tous les fruits. Ils crachent dessus tout en faisant cracher le fruit. » 

      Une analyse qui fait penser à une phrase choc de Michel Houellebecq dans La Possibilité d’une île : « Si l’on agresse le monde avec une violence suffisante, il finit par le cracher, son sale fric. » Est-ce à dire que réussir à attirer toute la lumière – talent réservé à quelques-uns – passerait par un calcul cynique ? Bien sûr que non. Sinon, la recette serait éventée depuis des lustres. Ce que veut signifier Houellebecq, c’est que, si l’on veut être entendu, il faut exprimer un message suffisamment subversif pour mettre radicalement en question la société. N’oublions pas que c’est en chantant « Je suis une catin » que Mylène a réussi à se faire un nom. Il lui aura fallu bousculer l’ordre bourgeois pour faire fructifier sa popularité.  

      Aujourd’hui, la chanteuse a la réputation d’être richissime. L’est-elle autant qu’on le prétend ? Pas sûr. Mais l’idée qu’on l’imagine à la tête d’une fortune colossale est sans doute loin de lui déplaire. 

Chaque année, son nom apparaît en bonne place dans le top 10 des gains les plus conséquents de la chanson française établi par Le Figaro. En 2001, avec des revenus avoisinant les 10,4 millions d’euros, elle prend même la tête du classement, devant Patrick Bruel et Jean-Jacques Goldman. Le plus souvent, Johnny Hallyday, son pendant masculin, n’est pas loin. En moyenne, les gains de la star s’élèveraient à près de trois millions d’euros par an.  

      Pour autant, nul ne s’est encore risqué à évaluer le montant de sa fortune totale, pratique courante dans le monde anglo-saxon. Tout ce qu’on sait, c’est que Mylène habite depuis peu une résidence huppée dans l’un des quartiers les plus verdoyants de la capitale. Qu’elle a le goût de s’habiller couture et qu’elle ne rechigne pas à traverser l’Atlantique pour assister au vernissage d’un de ses amis artistes. Pour le reste, elle semble avoir peu d’attrait pour les signes ostentatoires de la richesse.

 

     Sans doute faut-il alors la croire sur parole lorsqu’elle chante dans Mylène s’en fout : « Moi mes splendeurs / Sont celles du cœur. » Ce qui compte pour l’épater, ce n’est pas tant la valeur marchande du cadeau qu’on lui offre que la symbolique qu’il représente. Les lys blancs ne sont plus les fleurs les plus onéreuses, ce sont pourtant celles qu’elle préfère. Dans sa chanson, elle se dit plutôt insensible à l’attrait du diamant : « L’éclat du chic / Mylène s’en fout / Le jade est un joyau bien plus doux. » Ce qui est en jeu là, ce sont les valeurs de la bourgeoisie, dans lesquelles la chanteuse ne s’est jamais reconnue. 

Réfractaire aux codes imposés, qu’ils soient esthétiques ou éthiques, elle n’en fait qu’à sa tête, exactement comme lorsqu’elle avait quinze ans, face à sa mère qui regardait, l’air consterné, sa manière de s’habiller. 

      Riche peut-être, mais pas question d’avoir l’esprit étriqué d’une bourgeoise. Fille d’ingénieur, elle connaît bien ce milieu pour y avoir grandi et souffert. « C’est une femme très bien éduquée, m’assure Philippe Séguy. On ne se plaint pas, on ne pleure pas. On reste droite, digne et dure . » De cette éducation, elle garde le meilleur, connaît par cœur les bonnes manières, mais rejette le conformisme qui la fait vomir. C’est plus fort qu’elle, elle ne peut s’y soumettre. Il faut toujours qu’elle se distingue. Ainsi, aujourd’hui, Mylène a beau acheter de nombreuses toiles d’art moderne, elle possède un sens plutôt singulier de la décoration. « J’en ai beaucoup, partout. Non pas sur les murs, je n’accroche pas les tableaux, je les laisse par terre, mais ils sont en revanche toujours encadrés3. » La présence du cadre montre que cette disposition ne doit rien à une quelconque négligence : elle est le fruit d’un esprit contestataire qui ne s’est jamais vraiment assagi. 

    Pour Mylène, faire ses preuves, au moment où elle se lance dans la chanson, signifie d’abord parvenir à gagner sa vie sans rien demander à ses parents. Ce n’est pas simple, d’autant que les droits d’auteur couronnant ses premiers succès vont tarder à atterrir sur son compte en banque. « Quand je l’ai connue, me raconte Elsa Trillat, elle n’avait encore rien touché pour Libertine, alors nous déjeunions dans des restaurants chinois ou des fast-foods. Mylène n’y trouvait rien à redire. À l’époque, elle n’a absolument pas de goûts de luxe. » Bien sûr, sa situation financière va changer brutalement et irréversiblement. Témoin de ce virage, Bertrand Le Page trouvera « sa » chanteuse plutôt à l’aise avec son nouveau statut d’artiste prolifique. « Dans le salon de soixante-dix mètres carrés du nouvel appartement où elle s’installe, à l’époque, elle prend des pauses élégantes sur le canapé. » Quant à ses rendez-vous avec la presse, elle les donne au bar du George-V. 

      Ni cigale, ni vraiment fourmi, la star a engrangé un capital qui la met à l’abri du besoin. Aux yeux de sa famille, qui doutait d’elle, la mission est plus que remplie. Ce dont sa mère, Marguerite, convient volontiers : « Mylène s’est faite toute seule. Elle ne nous doit rien. » Il y a dans cette phrase une évidente fierté, mais aussi l’instauration d’une distance, comme si la chanteuse s’était imposé de réussir sans rien recevoir de ses parents, afin qu’ils ne puissent surtout pas s’approprier une part de son succès.  

    FARMER L’argent, en tout cas, ne lui a jamais fait tourner la tête. Peu de dépenses inconsidérées, quelques coups de cœur assumés, beaucoup de cadeaux spontanés pour ses amis ou ses proches collaborateurs… 

Se faire plaisir, oui. Mais ne jamais fermer à double tour l’horizon du désir. Mylène le sait, pouvoir s’offrir tout ce dont on a besoin ne rend pas heureux. Il faut toujours garder en soi une part d’envies inassouvies, des rêves secrets ou impossibles à réaliser. Cette forme de sagesse lui vient de l’enfance. « Je ne remercierai jamais assez mes parents d’avoir su régler parfaitement le problème de l’argent de poche. J’en avais un peu, mais pas trop. Dans des limites raisonnables qui font qu’on apprécie toujours les choses, qu’il vous reste des désirs. » 

De quoi pourrait-elle bien rêver sans pouvoir se l’acheter ? « J’aimerais beaucoup avoir un Miró, ou un Egon Schiele… Mais c’est impossible ! », lâche-t-elle, mi-frustrée, mi-résignée. Pour acquérir une toile de ces artistes, il lui faudrait en effet dépenser plusieurs dizaines de millions d’euros. Ce qui n’est sans doute pas impossible, mais totalement déraisonnable ! Alors elle se résigne : « Je sais qu’il faudra me contenter d’aller les voir au musée. » Mais elle n’a pas dit son dernier mot. L’essentiel, c’est de continuer à fantasmer, ne pas s’enfermer dans une toute-puissance qui vous déconnecte de la réalité. 

      Prudente, Mylène n’a jamais considéré que son succès était acquis une fois pour toutes. L’argent n’est pas une fin en soi, mais la juste récompense de son travail. Il n’y a aucune raison de le mépriser, pas davantage que de l’idolâtrer. L’idée n’est pas d’accumuler pour accumuler, mais d’avoir conscience qu’il

est le meilleur garant de la liberté que revendique la chanteuse. Quand elle a compris que le succès la plaçait à l’abri du besoin, Mylène a voulu bétonner sa position, se donner les moyens de son indépendance. Il y a dans cette obsession quelque chose qui rappelle le projet professionnel de son père au Québec : construire un barrage suffisamment solide pour retenir les eaux du  Manicouagan. 

      Si Mylène a créé plusieurs sociétés, ce n’est pas tant pour faire du business à tout prix que pour protéger sa liberté artistique. Il fallait faire en sorte que sa maison de disques ne lui dicte jamais ses choix. Combien d’artistes, et non des moindres, ont été contraints de se plier au bon vouloir de leur distributeur, y compris sur le plan musical… Avec la complicité de Laurent Boutonnat, Mylène s’est offert la possibilité de contrôler son destin. On a beaucoup glosé sur la création, en octobre 1989, de Requiem Publishing, société chargée d’éditer désormais ses albums. Était-ce un coup tordu à l’encontre de Bertrand Le Page, qui assurait ce rôle jusqu’alors ? Même si le premier manager de la chanteuse l’a vécu ainsi, il est indéniable qu’une telle décision s’imposait dans l’optique du duo Farmer/Boutonnat d’accroître son indépendance. 

      Le choix des musiciens, mais aussi du studio où les chansons vont être enregistrées puis mixées, n’échappera pas non plus à la vigilance du tandem. Afin de s’assurer une autorité absolue dans la production des albums, Laurent Boutonnat monte Toutankhamon au début de la carrière de sa muse – société dont il a revendu toutes les parts à Polygram aux alentours de 1997. Après les frictions consécutives à l’épopée Giorgino, Mylène crée Stuffed Monkey, en décembre 1993, qui produira tous ses albums à partir d’Innamoramento, mais aussi ses clips. Aujourd’hui, six salariés travailleraient pour cette société. Même si elle continue de déléguer certaines questions à Laurent Boutonnat, qui  demeure son partenaire musical exclusif, la chanteuse est désormais seule maîtresse du jeu. Quant à Polydor, la maison de disques à laquelle elle est demeurée fidèle depuis ses débuts, elle n’est que le distributeur de ses albums. Bien que des accords financiers existent entre les deux partis, Mylène peut donc mettre sur le marché des albums qui lui ressemblent à cent pour cent – ce qui est rare dans le métier.  

     Pour certains, toutefois, la volonté d’indépendance n’explique pas tout : Mylène se serait piquée au jeu du business. Sa réussite financière aurait décuplé son envie de faire fructifier son capital. Sinon, pourquoi aurait-elle créé d’autres SARL que celles strictement nécessaires à la production et à l’édition de ses albums ? Ainsi, s’ajoutant à Requiem Publishing et Stuffed Monkey, elle a fondé deux autres sociétés musicales : Dichotomie, en 2000, et Isiaka, en 2002, cogérée avec Laurent Boutonnat. Pour compléter le tableau, la chanteuse est également à la tête d’une société de production de films publicitaires (Innamoramento), et d’une autre, baptisée ML, qui gère des biens immobiliers. 

Cette diversification, qui s’est accrue avec le temps, semble totalement insoupçonnée à ses débuts. « Pour moi, Mylène s’est complètement transformée, explique Sophie Tellier. À la fin des années quatre-vingts, c’était le papillon qui sort de la chrysalide. Et puis, à partir des années quatre-vingt-dix, elle est devenue vraiment “une femme d’affaires”, quelqu’un de totalement différent. »  

      images (9)Bien sûr, le lancement de la carrière d’Alizée, en 2000, a beaucoup fait pour cette réputation de « working girl ». Et pourtant, au début, tout part d’une seule chanson. Après avoir lu le roman de Nabokov, la chanteuse écrit le texte de Moi… Lolita sur une musique dansante de Boutonnat. Tous deux sentent intuitivement le potentiel du titre, mais Mylène n’a plus l’âge de l’héroïne, quinze ans. C’est alors que le tandem décide de faire appel à une autre interprète. Repérée lors d’un passage à « Graines de stars », Alizée, petite brune au regard piquant, va être approchée. Aussitôt commercialisée, la chanson devient un succès colossal. Tube de l’été 2000, comparable sur le plan des ventes au triomphe de Désenchantée neuf ans plus tôt, Moi… Lolita fera, en outre, une carrière internationale comme n’en a jamais connu aucun titre de Mylène : en quelques semaines, Alizée fait un tabac aux Pays-Bas, en Italie, en Espagne, en Angleterre, et surtout au Mexique, où elle devient une star. 

      Préparé dans la précipitation – alors que Mylène est en pleine tournée – et produit par Requiem Publishing, l’album Gourmandises sort dans la foulée, le 28 novembre. Pour en écrire les paroles, la chanteuse a longuement conversé avec sa jeune protégée. Les ventes hexagonales seront au rendez-vous, mais n’atteindront pas le million d’exemplaires, chiffre auquel Mylène semble, elle, abonnée pour chacun de ses albums. En 2003, un second opus naîtra de cette collaboration fructueuse, Mes Courants électriques, édité cette fois par Isiaka. 

Mylène s’y investit pleinement, et pas seulement en signant les textes des chansons. C’est elle qui aurait eu l’idée de l’escarpin géant dans lequel Alizée semble trouver refuge sur la pochette. Elle dessine également certaines tenues portées par la Lolita lors de ses passages très remarqués à la télévision et l’aide à répéter les chorégraphies. 

      Malgré tout, le single J’en ai marre ne parvient pas à tirer l’album vers les sommets. Et le spectacle qui suit, pourtant cornaqué avec soin par Laurent Boutonnat, ne remporte pas un franc succès. C’est à la suite de ces résultats mitigés que la collaboration cessera, d’un commun accord, entre l’écurie Farmer et la jeune Corse. 

      Entre-temps, la Lolita a rencontré l’homme de sa vie, Jeremy Châtelain, musicien qui participa à la Star Academy, l’a épousé à Las Vegas et a donné naissance à une petite fille. Elle veut voler de ses propres ailes, ce qu’elle fera en auto-produisant son troisième album, Psychédélices, en 2007 – ses parrains lui ayant cédé la marque Alizée, leur propriété, pour un euro symbolique. Un retour en demi- teinte dans l’Hexagone, qui permet cependant à la brunette de retrouver son public d’Amérique latine. Et malgré toutes les questions des journalistes cherchant à jeter de l’huile sur le feu quant à ses relations avec Mylène Farmer, elle n’aura que des mots pleins de reconnaissance pour celle qu’elle regarde comme une marraine. « Elle m’a tout appris », dira-t-elle, mettant fin à une polémique autour d’une chanson, Idéaliser, censée être un portrait au vitriol de l’idole. 

   

     Voilà comment la parenthèse Alizée s’est refermée pour la productrice Farmer. Depuis, on a beaucoup glosé sur ses velléités de lancer d’autres artistes, afin de pouvoir quitter la scène un jour sans cesser de tirer les ficelles du métier. Hélas ! pour l’heure, Mylène n’a pas eu la main vraiment heureuse. 

Elle a produit un groupe de musique électronique, Good Sex Valdes, qui a sorti un single, You, dans unerelative indifférence. Via sa société Dichotomie, elle a également poussé le titre de Christia Mantzke, I’m not a boy en 2001, sans qu’il rencontre le succès escompté. Aura-t-elle davantage de réussite avec le générique du dessin animé Drôle de Creepie, sorti en septembre 2008, et interprété par la jeune Lisa, la fille de Michel, son frère cadet ? Trop tôt pour le dire.  

     Évidemment, sa réputation de femme d’affaires a encore gagné du terrain depuis qu’on a appris que Mylène avait déposé une marque, Lonely Lisa, en septembre 2007, à l’Institut national de la propriété audiovisuelle. Utilisant comme logo l’héroïne de son conte illustré, Lisa-Loup et le conteur, paru en 2003, elle donne la liste des différents produits qui pourraient être estampillés de ce label. Articles de papeterie, papiers peints, linge de maison, vaisselle, mais aussi jouets, bijoux et vêtements. Des fausses pistes destinées à brouiller le jeu ? Dans une interview au magazine Têtu, elle livre une clé mettant un terme à Atoutes les supputations : « Lonely Lisa donnera naissance à un site Internet communautaire dans les prochains mois. »  

     Pour celle qui a toujours refusé de créer un fan-club officiel, ce projet semble particulièrement bien ciblé : ses fans sont nombreux à participer aux innombrables forums qui lui sont consacrés sur la Toile. 

Un site communautaire serait un moyen idéal de fédérer ces énergies tout en permettant à chacun de s’exprimer. Une fois de plus, Mylène montre qu’elle fourmille d’idées en tous genres, en dehors même de son métier. Revendiquer une œuvre digne de ce nom, singulière et sans concessions, ne l’empêche pas de posséder un sens aiguisé du marketing. Bref, elle est la preuve vivante qu’on a souvent tort d’opposer, comme des entités inconciliables, l’artistique et le commercial. 

 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

Publié dans MYLENE par H.ROYER | Pas de Commentaires »

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