• Accueil
  • > Recherche : lumière ombre

Résultats de votre recherche

Derrière les fenêtres

Posté par francesca7 le 10 septembre 2011

PAROLES ET MUSIQUE DE DERRIERE LES FENETRES 

 

Vidéo 

Image de prévisualisation YouTube 

 

 

 

 

PAROLES de  Derrière les fenêtres

 

 

« La lumière est invisible
A nos yeux »
C’est ce qu’ils disent en silence
Quand ils sont deux… 

Hommes et femmes de pierre
Aux destins sans gloire
Mal étreints, trop fiers
J’entends…
L’absence d’eux… 

Derrière les fenêtres
Des vies, longtemps, se perdent
Derrière les fenêtres
J’envie des mondes
Qui ressemble aux songes
Derrière les carreaux
Tombent en lambeaux des êtres
Derrière les pâleurs, on sait qu’un
Cœur va naître ou disparaître 

Silhouettes exquises
J’imaginais vos cernes
Des amants qui sont tranquilles
A leurs fenêtres
Hommes et femmes dignes
Je voudrais rencontrer vos ombres
Parler à vos âmes
Qui plongent
Et qui se signent

Derrière les fenêtres  dans Les Chansons de Mylène mylenefarmer-vip-blog-com-847752p09q9bp8

Publié dans Les Chansons de Mylène | Pas de Commentaires »

Mylène et Bruno Fontaine

Posté par francesca7 le 10 septembre 2011

Interview exclusive de BRUNO FONTAINE – Claviers, direction musicale. 

 

« certains soirs, il y avait un quart d’heure de rappel » 

 

 

QUESTIONS / REPONSES 

 

Source IAO7 avril 2006 – spécial Live 

 

Mylène et Bruno Fontaine dans CONCERTS DE MYLENE barreClients

 

 

Comment êtes-vous arrivé sur le Tour 89 de Mylène Farmer ? 

 

Par l’intermédiaire de Thierry Suc qui s’occupait de cette tournée et avec qui je venais de travailler pour Alain Chamfort.il m’a contacté et m’a demandé de travailler sur la première tournée de Mylène. 

 

Avez-vous dit oui aussitôt ou avez-vous demandé à y réfléchir ? 

 

J’ai évidemment pris le temps de la réflexion car une tournée, c’est un vrai investissement au niveau du temps. Ce qui m’a convaincu, c’est la rencontre avec Laurent Boutonnat et Mylène. Ils m’ont expliqué ce qu’ils voulaient faire ; j’ai rapidement été séduit. 

 

danseurs89 dans Mylène TOUR 1989Et la rencontre avec Mylène ? 

 

C’était peu de temps après ma rencontre avec Laurent, à l’ancien studio Mega, Porte de la Muette, tandis que l’on commençait une longue préparation pour cette tournée. Je crois me souvenir que c’était bien six mois en amont. Il s’agissait notamment de préparer des bandes additionnelles et de travailler sur les arrangements. 

 

Vous avez eu un bon feeling avec elle ? 

 

Très bon oui. On a rapidement eu une relation amicale basée, comme pour Laurent, sur pas mal d’intérêts communs, que ce soit en musique ou en littérature. On avait notamment une passion commune pour Cioran (auteur d’essais sur le néant tels que « La tentation d’exister et « de l’inconvénient d’être né », NDLR). Dans un autre domaine, on appréciait tous les deux beaucoup les sushi. Pendant la tournée, et encore quelques temps après, une vraie relation amicale s’est nouée ; on se voyait pas mal. 

 

Mylène donne l’image d’un être torturé, c’était encore plus vrai à l’époque ; avait-elle néanmoins des fous rires parfois sur la tournée ? 

 

Elle est beaucoup plus rigolote qu’on ne l’imagine. On s’est beaucoup  amusé. Laurent aussi. Il a un humour incroyable. 

 

Correspondait-elle à l’image vous pouviez en avoir avant de la rencontrer ? 

 

Disons que je la voyais en icône assez lointaine et cet a priori s’est rapidement dissipé. C’est une fille assez simple finalement. A l’époque du moins car je ne la fréquente plus d’aussi près depuis un moment. 

 

Elle est très en marge dans le paysage musical français. Qu’en pensez-vous ? 

 

Je pense que c’est très sain qu’elle se maintienne ainsi à part des gens du métier. J’ai toujours trouvé qu’elle et  Laurent avaient une manière très intelligente d’appréhender les choses. La façon dont ils ont fabriqué l’image de Mylène est fascinante ; je précise que je ne mets aucune connotation péjorative dans le terme « fabriqué ». 

 

Comment fonctionnait le duo Boutonnat/Farmer sur le Tour 89 ? 

 

Sans entrer dans les détails de leur vie privée, il me semble que c’était très fusionnel entre eux. Ils étaient assez touchants. Mais leur relation pouvait être très électrique parfois ; ça l’est sûrement encore aujourd’hui. 

 

Vous voulez dire qu’il y avait des accrochages fréquents ? 

 

Des conflits artistiques, oui. Ça se chicanait pas mal en studio, lors des préparations de la tournée ou pour la post production. Mais c’était pour la bonne cause. Mais, encore une fois, je les trouvais très touchants. Lors des premiers concerts, ils contemplaient leur œuvre. C’était d’autant plus émouvant que je savais combien ils s’étaient investis là-dedans, à tous points de vue. Je garde un souvenir précis de Laurent à la fin du premier concert, à Saint Etienne ; il était totalement bouleversé. Comme s’il venait de voir leurs réalisations prendre vie. 

 

 

qu’avez-vous pensé du public de Mylène Farmer sur cette tournée ? 

 

 ça m’a totalement scotché ; Il y avait une sorte de vénération pour elle qui était hallucinante ; j’imagine que ça n’a fait que s’accentuer depuis. Je  me souviens que chaque soir, quand elle apparaissait sur scène, c’était la Madone. Je me rappelle aussi de l’hystérie avant la dernière chanson (« Je voudrais tant que tu comprennes », NDLR). Certains soirs, il y avait un quart d’heure de rappel ! Je n’ai jamais vécu un truc aussi fou ! 

 

 

Dans quel état se trouvait Mylène après chaque spectacle ? 

 

Les dernières minutes du concert étaient très chargées émotionnellement. Après la chanson finale, on lançait un instrumental que Laurent et moi avions presque improvisé en studio avant la tournée, en à peine deux heures. Il s’appelait « Mouvements de Lune » ; c’était une sorte de long adagio. Quelque chose de vraiment très intense. Mylène était chaque soir très bouleversée à sa sortie de scène. D’autant qu’il y avait pour elle quelque chose que, par définition, elle ne pourra plus connaître : la découverte qu’elle pouvait le faire. Elle en était très inquiète pendant les sessions préparatoires ; elle avait peur que sa voix ne tienne pas. Elle a beaucoup bossé. Elle a pris des cours de chant pour renforcer sa voix. 

 

 

MFConcert89_10aMylène restait-elle dans sa tour d’ivoire ou se mélangeait-elle à l’équipe ? 

 

Elle voyageait séparément pour pouvoir réellement se reposer, mais sinon elle était assez proche de la troupe. L’ambiance était vraiment très bonne. Même si, au bout des deux tiers de la tournée, les relations entre Mylène et Bertrand le Page, son manager, sont devenues assez tendues. Je crois d’ailleurs qu’elle s’en est séparée après le dernier Bercy. Il est vrai que, pour des raisons que j’ignore et que je ne veux pas connaître, j’ai vu Bertrand totalement basculer à un moment de la tournée. J’ai l’impression qu’il voyait son bébé lui échapper et qu’il aurait voulu avoir plus de crédit pour ce qu’il avait apporté à Mylène. C’était ma théorie en tous cas. Quoiqu’il en soit, ça a créé un climat assez lourd. Mylène et Laurent me semblaient moins détendus sur la fin. Ça a réellement perturbé les quinze derniers jours de la tournée. 

 

Pour ce qui est du film du concert, est-il vrai que vous ayez tourné dans une salle vide pour que Laurent puisse obtenir tous les plans qu’il désirait, puis que le tout ait été mixé à un vrai enregistrement en public ? 

 

Oui, J’avais totalement oublié ça. C’était au Forest, à Bruxelles. 

 

Ce n’est pas une pratique très courante. Cela vous a choqué ? 

 

Non. C’est un grand luxe. 

 

Quelle place tient le Tour 89 dans votre parcours professionnel ? 

 

Une place toute particulière. D’abord parce que j’en suis très fier, d’autant que c’était le premier de Mylène et qu’il est le fruit d’une collaboration très intéressante avec elle et Laurent, deux êtres passionnés et passionnants. C’était un spectacle énorme ; la seule chose comparable à laquelle j’ai participé, c’est Johnny Halliday à Bercy deux ans avant. Ce Tour 89 est particulier pour moi aussi parce que c’est une période assez douloureuse de ma vie ; au moment des dernières répétitions, quelques jours avant la première date, j’ai perdu mon père. Ce spectacle est donc très chargé émotionnellement dans ma mémoire. 

 

Le fait qu’il soit assez morbide – des lumières sombres, un cimetière comme décor – ne devait pas vous faciliter la tâche alors ? 

 

Non, ça allait. A la limite, c’était même presque une manière d’exorciser. 

 

Avez-vous un regret quant à votre travail avec Mylène ? 

 

Que la vie de chacun nous ait ensuite emmenés dans des directions différentes. J’aurais aimé que l’on se perde moins de vue ; je pense qu’elle l’aurait souhaité aussi. C’est vraiment une des rares personnes avec qui j’ai travaillé que j’aurais beaucoup de plaisir à revoir, même en dehors des activités professionnelles. 

 

 

 

 

« lors des premiers concerts, Laurent et Mylène contemplaient leur œuvre. J’avais l’impression d’avoir en face de moi deux gamins émerveillés qui réalisaient leur rêve ». 

 

Publié dans CONCERTS DE MYLENE, Mylène TOUR 1989 | Pas de Commentaires »

JE TE RENDS TON AMOUR – 1999

Posté par francesca7 le 9 septembre 2011

Réalisation : François Hanss
Année : 1999
Durée : 5’08 mn
Acteurs : Mylène Farmer… 

 

 

Vidéo : 

Image de prévisualisation YouTube 

 

 

Phrases sibyllines, images ambiguës nimbées d’un léger parfum de soufre, accueil controversé et censuré… Je te rends ton amour n’a laissé et ne laisse encore personne indifférent. Eveillant les extrêmes, du rejet violent proche de la haine à cet amour admiratif que nous lui portons (nous les fans), Mylène a une nouvelle fois choqué la foule des biens-pensants. Et que l’on soit croyant ou résolument athée, impossible d’ignorer la vague iconoclaste qui secoue le clip, et qui offre à des paroles troubles un éclairage d’une profondeur particulière qu’il convient de savourer. Et d’interroger ? 

 

Cette fois, notre ange roux se fait ange aveugle, silhouette vacillante émergeant d’un tunnel obscur et noyé d’un voile de brume. Femme d’un autre temps, dans une longue robe rosée, elle s’aventure dans une forêt irisée d’ombre et de lumière. Et sous l’œil maléfique d’un homme vêtu de noir, elle se dirige en hésitant vers une église ancienne, abandonnée au silence et aux ballets de poussières virevoltantes. C’est dans cette abbaye délaissée, dans un confessionnal ou les confidences ne sont plus recueillies que par des statues muettes, que Mylène vient déposer un fardeau devenu trop lourd pour elle. Les mains posées à côté d’un missel ouvert dont elle a effleuré les inscriptions en braille du bout des doigts, elle s’offre sans le savoir, paumes ouvertes, au Malin qui l’a suivie jusque dans le lieu sacré. 

 

JE TE RENDS TON AMOUR - 1999 dans Les Clips de Mylène ClipJTRTA02


Avant de prendre la place du prêtre absent, l’homme caché sous une longue cape sombre bafoue un à un les symboles d’une foi ici trop longtemps oubliée. Il trouble d’une main l’eau bénite qui s’abîme dans un soupir de fumée. Il balaye d’un geste la flamme pure des cierges qui veillaient sur le repos des êtres disparus. Il renverse les chaises sur lesquelles plus aucun fidèle n’est venu prier depuis bien longtemps. « Je te rends ton amour… » laisse fuser Mylène dans un murmure triste, en déposant avec douceur son anneau de communion sur son missel. Se doute-t-elle qu’en rejetant Dieu elle s’abandonne au Diable ? A cet homme silencieux qui la fixe de ses yeux rouges à travers les grilles ouvragées du confessionnal où elle avait trouvé refuge ? 


C’est ce même confessionnal qui signera la fin de son innocence. Tel Jésus sur sa croix, une perle pourpre naît sur son poignet et glisse entre ses doigts. Suivie d’un autre stigmate, d’une autre goutte de sang, symbole douloureux dessinant la courbe d’une jambe nue. Mylène, les yeux grands ouverts sur une nuit qu’elle ne peut combattre, tente les desseins du Diable par son air fragile. 

 

L’apprivoisant de ses caresses, il la prend dans son propre sang, mare visqueuse qui s’étale lentement aux pieds du confessionnal. Mylène s’abandonne. Elle cesse de lutter. Et la longue et inévitable chute d’une statue sacrée dont le visage se brise sur le sol à l’instant même où Mylène ferme les yeux, incarne sa défaite. 

 

 

ClipJTRTA05 dans Les Clips de Mylène

 


Signe de sa foi brisée, le socle dénudé où reposait la sculpture révèle dans un souffle des inscriptions sataniques enfouies sous la pierre. Demonas… « Je te rends ton amour… » répète notre ange roux alors que la caméra survole l’église dévastée pour s’immobiliser sur la statue de Jésus crucifié. Puis sur Mylène, crucifiée à son tour. Nue, couverte de son sang, elle s’offre aux caresses du Malin. Elle est sienne, désormais. Il a profité de son désarroi, et il est parti. L’eau bénite s’est muée en une mare de sang. Seule, dans la position du fœtus, sa nudité entièrement maculée de sang séché, Mylène a droit à une nouvelle naissance.

Délivrée de sa foi, à jamais transformée par un viol qu’il n’a pas su empêcher (« Tu m’as laissée me compromettre… »), Mylène se baigne dans son sang. Puis, le regard fixe et tourmenté, elle pose son alliance dans la flaque pourpre, aveu définitif de la mort d’un amour et d’une foi trop souvent trahis. Et, vêtue d’une robe aussi noire que la cape de cet homme qui l’a attirée vers le néant, elle quitte l’église. Eglise qui restera à jamais le tombeau de son innocence. Et peut-être aussi celui de nos illusions. 

 

ClipJTRTA08

Publié dans Les Clips de Mylène | Pas de Commentaires »

INTERVIEW TV : PPDA et Mylène Décembre 2006

Posté par francesca7 le 6 septembre 2011

 

 

INTERVIEW TV : PPDA et Mylène Décembre 2006 dans Mylène 2005 - 2006 656280663_smallPatrick Poivre d’Arvor

Nous avons le plaisir de recevoir Mylène Farmer dont l’actualité est florissante en ce moment: le DVD de son spectacle à Bercy vient tout juste de sortir, et, on la retrouvera demain au cinéma dans « Arthur et les Minimoys » de Luc Besson, où elle a prêté sa voix à la Princesse Sélénia.

Patrick Poivre d’Arvor: Mylène Farmer, bonsoir. 


Mylène Farmer : Bonsoir.

Patrick Poivre d’Arvor: La dernière fois que je vous avais reçue, c’était d’ailleurs la dernière fois que vous vous étiez exprimée en direct, c’était il y a douze ans. Pourquoi ce mystère? Est-ce qu’il est cultivé? Est-ce qu’il est entretenu? Est-ce que c’est de la timidité? 


Mylène Farmer: Vous m’avez observée depuis dix minutes, je crois, et je suis paniquée à l’idée que de parler de moi, de… C’est un exercice très difficile pour moi. Donc, il n’y a pas de marketing dans le mystère. Ma nature profonde est, je crois, la discrétion et l’humilité. C’est un exercice, je me répète, mais vraiment difficile.


Patrick Poivre d’Arvor: Mais il n’y a pas d’agoraphobie, en revanche. Chanter devant 15 000 personnes, ça ne vous gêne pas… 


Mylène Farmer: Il y a ce fameux paradoxe. Je suis, je crois, plus à l’aise sur scène que sur un plateau de télévision (rires).

Patrick Poivre d’Arvor: Alors, j’ai remarqué, aussi bien sur scène -je suis allé à Bercy – que là, à l’instant, vous fermez souvent les yeux


Mylène Farmer: Oui. C’est une manière de me replier sur moi-même probablement, de me concentrer également.

Patrick Poivre d’Arvor: Alors, Bercy, on va pouvoir voir, on voit déjà un petit peu sur nos écrans et, grâce notamment à ce DVD qui vient de sortir, qui vous ressemble d’ailleurs, puisqu’il faut l’ouvrir, c’est comme une sorte de petit tabernacle, « avant que l’ombre » etc, etc… Et puis, il y a la possibilité de vous découvrir sur les écrans, les grands écrans aujourd’hui, à travers une voix: celle d’une Princesse évidemment, il fallait évidemment que ça soit une princesse… 


Mylène Farmer: Oui, j’ai un joli cadeau. Luc Besson m’a proposé de faire, donc, la voix de la Princesse Sélénia. Et, j’ai pris un très, très grand plaisir 

Patric Poivre d’Arvor: Et, avec Luc Besson, il n’est pas impossible que vous continuiez à travailler, car c’est aussi un producteur… 

Mylène Farmer: Je l’espère. Et, j’ai eu la chance de rencontrer Nathalie Rheims qui est un auteur que vous connaissez également et qui a écrit ce très, très, très beau livre, très, très joli personnage pour moi qui est le personnage de Tess et, « L’ombre des autres »; et puis, l’ultime cadeau de Noël, c’est un scénario de Claude Berri. Donc, j’avoue que je suis comblée; plus un DVD qui a un accueil formidable.

Patrick Poivre d’Arvor: Donc, au fond, l’ombre, ça vous va bien? Plus que la lumière…

Mylène Farmer: J’aime l’ombre et la lumière. J’aime le silence et, parfois, le chant plus que la parole, probablement. 

Patrick Poivre d’Arvor: Alors, votre concert, c’était archi-plein. Il y a beaucoup de gens qui auraient aimé vous voir, notamment, en province. C’est pas possible que vous créez une tournée. 


Mylène Farmer: Non, malheureusement, ça a été quelque chose d’assez difficile, aussi bien pour le producteur Thierry Suc qui m’a accompagné dans cette très, très belle aventure. Et, malheureusement, parce que c’était un spectacle intransportable, on ne pouvait pas aller en province. Donc, là cette fois, dans un manque d’humilité, j’ai demandé aux personnes de venir à moi.

Patrick Poivre d’Arvor: On ne peut pas faire une resucée à Paris quand même, parce qu’il y avait beaucoup de monde qui aurait bien aimé… Non? 


Mylène Farmer: C’est fini et, j’espère remonter sur scène une autre fois, un autre jour.

Patrick Poivre d’Arvor: Ce n’est pas pour l’instant prévu… 


Mylène Farmer: Non. Ce spectacle est vraiment dans sa boîte (en désignant de la tête le DVD, ndlr), fermé, scellé.

Patrick Poivre d’Arvor: D’accord. Il est fermé. On va le refermer. Et, on va mettre fin à votre supplice. 


Mylène Farmer: Non, tout va bien. Merci à vous.

Patrick Poivre d’Arvor: Merci beaucoup Mylène. 

 

1884814495_small_2 dans Mylène 2005 - 2006

 

 

 

Fin décembre2006, Universal Music sabre le champagne et sort les petits fours en annonçant triomphalement que le DVD du concert Avant que l’ombre… A Bercy est, quinze jours après sa sortie, d’ores et déjà la meilleure vente 2006 d’un DVD musical pour un artiste en France. Le DVD est déjà certifié trois fois disque de diamant.

 

 

Publié dans Mylène 2005 - 2006 | Pas de Commentaires »

Mylène Interview partie 2

Posté par francesca7 le 4 septembre 2011

Frank (Egérie) : Je voudrais savoir s’il était envisageable d’aller au-delà de ces 13 dates prévues ou alors est-ce que c’est 13 dates quoi qu’il en soit ? 


Mylène Interview partie 2 dans Mylène 2003 - 2004 86ojw55lMylène : Je pense que c’est plus Thierry Suc qui pourra vous répondre… 


Thierry Suc : Pour l’instant, c’est vraiment 13 dates parce que les disponibilités de Bercy ne permettent pas de faire autrement. Les choses peuvent évoluer, on verra avec le temps, mais aujourd’hui, c’est 13 concerts. 

 

Un journaliste (anonyme) : C’est un énorme travail pour 13 représentations… Est ce que vous attendez ce travail avec impatience, est ce que vous y prenez votre pied ? 


Mylène : Mon pied ? (rires) Vous savez, la production d’un spectacle… Le travail, j’aime le travail. J’aime travailler, ça donne un sens à ma vie. La seule chose qui me guide, c’est l’envie d’être sur scène, de partager la scène avec le public. Donc quel que soit le travail, peu m’importe, mais c’est beaucoup de travail, en effet… 

 

Le journaliste : Mais 13 fois sur scène, c’est vraiment peu ? 


Mylène : C’est vrai, c’est aussi une frustration, croyez-moi, mais c’est mon choix. J’assume ce choix-là. Je sais déjà que je remonterai sur scène dans le futur. Je sais que je retrouverais la province et… Voilà

 

Antoine Menuisier (Le Matin) : Est ce qu’il y aura un DVD du spectacle ? 


Mylène : Oui, bien sur, comme pour tous mes spectacles. 

 

Antoine : Et la province, ce sera pour quand ? 


Mylène (qui n’a pas bien entendu la question ) : La province ne peut pas exister pour toutes ces raisons, mais sachez quand même que pour les trois scènes précédentes que j’ai faites, nous avons, et c’était vraiment très important pour le respect du public, transporter le même spectacle de Paris en province. Or, là, ça n’est pas possible. 

 

Un journaliste (anonyme) : Donc l’idée c’est que les gens viennent à Paris ? 


Mylène : Voilà, très humblement, je vais demander aux gens de venir à moi… 


Thierry Suc : D’habiter Bercy complètement de de pouvoir faire des choses dans Bercy qu’on ne peut pas faire quand on s’installe quatre soirs ou six soirs… 

 

Virginie Carton (La Voix du Nord) : Vous avez évoqué quelques éléments du spectacles, est-ce qu’il y aura aussi des chorégraphies, est ce que vous savez à peu près combien vous serez sur scène ? 


Mylène : Il y aura des chorégraphies, il y aura des danseurs… Il y aura bien sur (rire) des musiciens… Maintenant, combien serons-nous sur scène ? Je ne sais pas actuellement. Peut-être Thierry Suc… 


Thierry Suc : Non, on est dans la phase où les castings vont commencer, c’est un tout petit peu tôt. Pour pouvoir commencer à mettre les spectacles en ventes… Ils vont être en vente à partir de demain matin…. Il y a d’ailleurs un site qui vient d’être créé, qui sera opérationnel dès demain matin avec la possibilité pour tous les gens de province d’accéder aux fameux packages donc je parlais… Pour pouvoir mettre en vente donc, on a dû donc savoir un petit peu où l’on allai, qu’elle serait l’angle de vision à tel endroit ou à tel endroit. On n’a pas du tout envie d’avoir des gens qui se retrouvent derrière la scène, contrairement à d’autres spectacles. C’est la seule chose qu’on sait aujourd’hui : on a avancé sur l’infrastructure… On sait que les gens seront là et verront bien et que comme les places qui seraient là ne verraient rien, on ne les met pas en vente… 

 

Une journaliste (anonyme) : Ca sera quelque chose de jamais vu ? 


Mylène : Écoutez, ce serait présomptueux de notre part, mais, en tout cas, le plus magique possible, oui… 


Laurent Boutonnat : Ce qui est bien, c’est qu’on peut tout faire dans un cas comme ça. Le but n’est pas de faire des choses jamais vues, car les choses qu’on n’a jamais vues, on s’aperçoit souvent que…, mais que ce soit surprenant. 

 

Une journaliste (Gala) : Je me demande si cela n’est pas un peu restrictif de faire ça sur Paris et quel va être le coût pour ceux qui vont venir vous voir de Province… Je sais que vous avez un fan-club très actif, particulièrement, fanatique d’ailleurs… 


Mylène : « Aimant », peut-être. Pas fanatique, je préfère le mot « aimant ». 

 

La journaliste : Votre public est quand même très passionnel, et donc, il va se déplacer pour venir vous voir. Ca lui coût cher ? 


Mylène : Monsieur Thierry Suc ? 


1924927075_1 dans Mylène 2003 - 2004Thierry : Les places… Je vais vous donner les prix des places… Ca va s’échelonner de 54 euros, les moins chères, à 132 euros, les plus chères ; prix de vente public. Il y aura aussi des packages comme je vous l’ai expliqué ». Et puis, ça sera peut-être aussi un rendez-vous pour certaines personnes… L’occasion de passer un week-end à Paris… Avec une nuit d’hôtel, deux nuits, un hôtel une étoile, deux étoiles… On a fait travailler les gens, des agences de voyages qui ont essayé de négocier 10 000 chambres d’hôtel au meilleur tarif possible, on a pris tout ça en amont, on a une négociation avec Air France qui a permis d’obtenir un prix aller-retour à 100 euros de quelque ville que les gens viennent. Bien sûr, c’est de l’argent, on est très conscient. Mais pour moins de 300 euros, quelqu’un pourra venir voir le spectacle et passer un week-end à Paris. Ca se fait dans plein de villes dans le monde. Quand il y a un rendez-vous lié à un projet artistique, je pense que ça vaut la peine. 

 

Aurélie Janssen (M6) : Pourquoi avoir attendu cinq ans avant de remonter sur scène ? Le public vous a manqué? 


Mylène : Le public me mange… me mange toujours (rires) pardon, me manque toujours. Lapsus. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ? Parce que j’ai eu besoin de faire un nouvel album, que j’attendais aussi que Laurent soit disponible (Ndlr : Laurent trouve ça un peu fort…) D’autre part, je veux ces moments rares. Je suis peu montée sur scène ; j’ai trois spectacles à mon actif, pour cette raison. Parce que j’ai besoin d’avoir une émotion intacte, que j’ai besoin de ces moments de silence pour pouvoir revenir et j’espère donner le maximum, et recevoir aussi. 

 

Eric Jean-Jean (RTL) : Deux questions sur l’album, on sait qu’il arrive en Mars, qu’est-ce qu’on peut dire dessus, comment va-t-il s’appeler, qu’est-ce que vous Mylène, en tant qu’auteur, avez envie d’y raconter ? 


Mylène : Je vais surtout répondre à la première question. L’album s’intitulera « Avant que l’ombre » avec trois petits points derrière. Il y aura de nombreuses chansons, je pense 14 titres enregistrés. Et, je vais tenter de répondre à la deuxième question, c’est continuer très égoïstement (sourire) de parler de moi, de mes ombres, de mes lumières, et puis, voilà… 

 

Eric : Vous en êtes où de l’enregistrement, mixage, production ? 


Mylène : Très très avancés là. 


Laurent Boutonnat : L’album sera probablement terminé à la fin de l’année, le 31 probablement. Il sera pratiquement terminé à la fin de l’année et il y aura un premier single fin janvier. 

 

Pierre Yobert (Pink TV) : Pourquoi êtes-vous devenue une idole, une icône gay, pour la communauté gay qui fait partie de votre public ? 

Mylène : Pourquoi ? C’est probablement plus à eux de répondre pour moi! (rires) Si ce n’est que la chose qui me vient à l’esprit, c’est… peut-être ont-ils une sensibilité exacerbée comme la mienne. Et puis, quoi qu’il arrive, ça me réjouit (rires).

c9d1e20a9c.gif

Publié dans Mylène 2003 - 2004 | Pas de Commentaires »

Mylène Interview partie 3

Posté par francesca7 le 4 septembre 2011

David Lelait (Nous Deux) : Vous présentez depuis des années des spectacles très impressionnants, vous êtes une show-woman, je voulais savoir si vous n’aviez pas envie par moment de présenter un spectacle plus intimiste, pourquoi pas à l’Olympia, pourquoi pas un tour de chant


Mylène Interview  partie 3 dans Mylène 2003 - 2004 mylene-farmer-documentaire-inedit-sur-m6-music-hits-15940Mylène : Ca peut être envisageable dans l’avenir, mais c’est vrai que j’ai encore envie de grandes salles, d’immensité… Mais, pourquoi pas ? C’est possible. Je ne connais pas, en tout cas, cette expérience, mais de dont je suis sûre c’est que même si on fait un Bercy ou j’imagine un Stade de France, pour ceux qui ont envie de le faire… on peut tout à fait créer une intimité dans cette immensité, donc ça ne me  manque pas à priori. Peut-être pas au Stade de France, me dit-on (Ndlr : Laurent), je ne sais pas alors (rires). Peut-être dans l’avenir, pourquoi pas ? 

 

 

 

 

 Stéphane Lecarrier (Radio 6 Calais) : Bon nombre de vos clips sont de véritables productions cinématographiques, est-ce qu’on peut s’attendre à un concert réalisé dans un environnement cinématographique avec des effets 5.1


Mylène (s’adressant à Laurent) : A toi ! (rires) 


Laurent : Non, le problème du 5.1 c’est que ça demande une direction. Si vous envisagez du 5.1, il faudrait que les gens soient face à une scène. L’idée est effectivement de jouer avec ça, mais sans avoir de direction, mais d’avoir le même son où que soient les gens. Par contre, jouer avec le son, avec les basses, avec les effets… Ponctuer, entre des moments, des chansons, avec des effets de lumières, de sons, bien sûr… 


Thierry Suc : Le son va être habillé avec un jeune ingénieur du son très talentueux, avec lequel on a déjà travaillé, qui s’appelle Stéphane Bisson. 

 

Jean-Louis Gérard (MCM) : C’est aussi une question pour Laurent Boutonnat, quel est la couleur musicale de l’album, qu’est-ce qui vous a inspiré ? Vous étiez revenu avec un single aux sonorités électro… « L’Âme-Stram-Gram »… Qu’en-est-il cette fois-ci


Laurent Boutonnat : C’est difficile, c’est très difficile. On aime, Mylène et moi-même, les mélanges… C’est un album où il y a beaucoup de musiciens, un mélange de musiciens… de sons électroniques et d’instruments acoustiques


Mylène : Je vais t’interrompre… Mais il y a sans doute, par rapport aux autres albums, beaucoup plus de guitares. 


Laurent : Oui… beaucoup d’instruments … acoustiques ! (rires dans la salle). 

 

Jean-Christophe Fédérici (Star Club) : J’ai une question sur les concerts, vous vous déplacez assez souvent en concert. Est-ce qu’il y a un performer ou un concert récent qui vous a plu ou moins marquée ? Avez-vous une préférence scénique personnelle qui vous tient à cœur


Mylène : La première… Le premier groupe qui me vient à l’esprit, c’est U2, qui j’avoue et pour sa musique et pour la performance, la voix, l’âme… surtout, m’impressionne énormément. C’est toujours quand on vous pose la question qu’on a un énorme trou (rires). 


Laurent : Contrairement à ce que vous dites. Mylène ne va pas très très souvent en concert… 

 

Un journaliste : Je crois que vous êtes allée voir Madonna. Qu’en avez-vous pensé, est-ce que ça vous a inspiré


Mylène : Écoutez, je trouve que c’est évidemment une personne de grand talent, une grande professionnelle. Si je puis formuler une toute petite critique, je trouve que ça manque un tout petit peu de sentiment, manque d’âme… Maintenant, voilà, ce n’est pas à moi d’en juger. Vous me posez la question. J’y réponds. Mais néanmoins, c’est une personne, évidemment de grand talent

 

Daniel Beaucourt (Télé poche) : Contrairement à ce que dis ma consœur, vous n’avez pas de fan club en France, vous n’avez jamais voulu en avoir… 


Mylène : Non, je n’ai jamais souhaité… 

 

Daniel : Toutefois, il y a eu des publications qui, je sais pas, ont vu le jour, peut-être avec votre assentiment ou non. Je pense que l’Instant-Mag faisait partie de celles-là… 


Mylène : Qui est de qualité… 

 

Daniel : Justement, que vous évoque la fin de ce magazine


Mylène : La fin… Il y a une fin à tout. Donc, je la prends avec sérénité et je crois qu’ils ont l’intention de poursuivre un autre magazine, il me semble… 


Thierry Suc : Oui, ils en démarrent un autre. Mais comme rien n’est initié par Mylène, ni par son entourage, en fait, les fans qui décident de créer un fan club, peuvent le faire. On les a toujours laissé complètement libre de le faire. Et ceux qui décident d’arrêter quelque chose sont bien évidemment libres de le faire également. C’est leur choix de faire ou de ne pas faire

 

Daniel : Je pensais que vous aviez un droit de regard… 


Mylène : Non, absolument pas… 


Thierry Suc : Non, aucune ligne éditoriale n’est contrôlée, regardée… Ils font ce qu’ils veulent, ils disent ce qu’ils veulent… 

 

Gilles Médioni (L’Express) : je croyais que vous aviez des projets cinéma. Est-ce qu’ils sont mis entre parenthèses à cause de la scène


Mylène : Écoutez, j’ai été moi-même assez surprise de beaucoup d’annonces concernant le cinéma. Pour l’instant, il ne s’agit pas pour mois de faire de cinéma, en revanche, j’aime le cinéma. J’espère un jour faire un autre film et pourquoi pas m’essayer à la production, en tout cas, c’est un métier qui me passionne… C’est très très difficile, mais c’est un univers qui m’intéresse. 

 

Un journaliste (anonyme) : Laurent Boutonnat, n’avez-vous pas aussi un projet cinéma


Laurent Boutonnat : C’est  plus qu’un projet, j’ai un film en préparation. Il se tournera en mars prochain

 

Le journaliste : On peut savoir le sujet


Laurent : C’est une adaptation du roman de XIXème siècle qui s’appelle « Jacquou le Croquant » (Ndlr : cela a été un téléfilm célèbre des années 70 avec Eric Damain). 

 

Un journaliste (anonyme) : Pourquoi « Giorgino » n’est-il pas sorti en DVD ? C’est une question de droits


Laurent : Non, c’est que cela a été une histoire assez difficile à vivre, « Giorgino ». Ce film n’a pas marché du tout. A l’époque, j’ai presque financé moi-même 80 % de ce film, donc, il a fallu rebondir. J’ai pu en fait récupérer les droits de ce film, d’exploitation vidéo, etc. Et à ce moment-là, je n’avais eu qu’une envie, c’était prendre les droits, les mettre dans un tiroir, le fermer, et ne plus jamais en entendre parler. C’est aussi simple que ça. Peut-être qu’un jour, je le sortirai en DVD. Peut-être après un autre film… Voilà

 

Sophie (Too Much) : Je voudrais vous poser deux petites questions. La première était par rapport à l’album. J’avais entendu parler de collaborations sur les musiques avec d’autres artistes… 


Mylène : Absolument pas, non, jamais, jamais envisagé. 

 

Sophie : et la deuxième, c’était tout simplement ce que vous pensez de la biographie sur vous de Bernard… 


Mylène (Personne n’a entendu le nom) : Bernard qui ? (rires) C’était facile


(Éclat de rires général


Laurent (discrètement à Mylène) : Mais tu l’as lue, non


Mylène : (rires gênés) 

 

(Applaudissements de la salle

Mylène : Je vous remercie d’être venu en tout cas, merci beaucoup.

Barre de Séparation

Publié dans Mylène 2003 - 2004 | Pas de Commentaires »

Clip COMME J’AI MAL – 1996

Posté par francesca7 le 2 septembre 2011

Date de tournage:28 août 1996 

 

Lieu de tournage: Los Angeles 

 

Réalisateur: Marcus Nispel 

 

Durée: 05’00 

 

 

VIDEO 

Image de prévisualisation YouTube 

 

 

COMME J’AI MAL 

 

Dans une maison assez sombre, une jeune fille prend plaisir à contempler ses insectes. Mais se sentant menacée par son père, elle cache ses insectes dans une boîte. L’homme arrive alors, tape la fillette. La fille, tremblante se cache alors dans son placard, un insecte à la main. Mais bientôt, elle va aller chercher dans la cuisine tous les ingrédients nécessaires à sa métamorphose. Elle se couvre alors de miel et, avec le temps, se retrouve dans un cocon. Elle commence à en sortir, le corps gluant et se retrouve dans un lieu étrange, des ailes au dos, les ongles très longs, les cheveux dans tous les sens. La métamorphose en papillon est alors terminée… 

 

 

 

Analyse

« Comme j’ai mal » est le 4e single extrait de l’album « Anamorphosée ». Un album aux tendances américaines, au son plus rock, où sa plastique prime sur les textes… enfin à première vue :-) Marcus Nispel a réalisé trois vidéos clips pour la belle rousse. « L’instant X », « XXL » et pour finir « Comme j’ai mal ». Les deux premiers clips se veulent optimistes et sexy alors que le troisième, reprend l’ambiance des premières vidéos de Laurent Boutonnat.
Clip COMME J'AI MAL - 1996 dans Les Clips de Mylène ClipCommeJaiMal01
Ce clip retrace les péripéties d’une petite fille, alias Mylène, qui subit les violences répétées de son paternel. Tout au long du clip, il y a un jeu d’obscure clarté. La fillette, Mylène, sont éclairées tout au long du clip par une lumière vive. Vêtues de blanc toutes les deux, elles représentent une « pureté/ innocence violée ». Leur lieu de refuge n’est autre que la penderie de l’enfant. Celles-ci s’y réfugient régulièrement afin de ne pas subir les mauvais traitements d’un père violent. On peut aussi ajouter à ce drame, l’absence d’une mère incapable de faire quelque chose pour son enfant. Tout le reste du clip est sombre, lugubre. On a cette impression d’être le spectateur d’une maison sans vie, décharnée d’amour et de joie.

« Je bascule à l’horizontal, démissionne ma vie verticale » signifie que l’enfant souhaite abandonner sa vie de petite fille meurtrie. 


Elle a, pour amis, des insectes de toutes sortes et une poupée borgne, qui l’accompagnent tout au long de son douloureux chemin. 


« Ma pensée se fige animale » : La petite fille a pour désir d’appartenir au monde des hyménoptères, coléoptères et autres insectes invertébrés afin de s’échapper de sa vie actuelle. 


La petite s’est imaginée un univers qu’elle seule connaît, où elle se sent bien avec ses confidents. C’est pour cela que la fillette ingurgite des quantités de sucre et de miel afin de devenir ce qu’elle désire pour échapper au sort que son père lui réserve à chaque visite nocturne. Devenir une sorte d’animal chimérique, tiré de nos rêves sans doute 


On pourrait aussi supposer que « la pensée animale » serait une régression de l’être humain, état basique d’un être sans sentiment. 

 

ClipCommeJaiMal08 dans Les Clips de Mylène« Abandon du moi, plus d’émoi » : Devenir insecte serait pour la fillette synonyme de libération, d’abolition de ses souffrances infligées à tort. La souffrance et la peur s’envoleront… sans être oubliées. Quand on est un enfant, les idées parfois les plus farfelues semblent être les meilleures.
« Je vis hors de moi et je pars » Ne plus exister sous cette enveloppe charnelle pour mieux exister ailleurs, parmi ceux qu’elle affectionne. Peut signifier aussi, l’abandon de la raison, déconnexion au monde humain…

Le refrain traduit d’une part l’analyse de la souffrance et d’autre part la libération en s’éloignant de cette souffrance. « Je te laisse parce que je t’aime » signifie que la fillette préfère s’enfuir et enterrer ses souffrances au plus profond de son être plutôt que d’affronter une personne qu’elle aime malgré les coups portés à son encontre.

Telle une chrysalide enfermée dans son cocon de soie, la gamine essaye d’atteindre son objectif. Fuir parce qu’elle souffre, fuir pour vivre. C’est à cet instant que la petite fille prend l’apparence de Mylène, et devient une sorte d’hybride entre humain et insecte. « Je m’abîme d’être moi-même, avant que le vent nous sème, à tous vents je prends un nouveau départ« . Nouveau départ ici, peut être interprété de deux manières : La première, renaître d’une autre manière, sous une nouvelle forme vivante (insecte) ; la deuxième plus terrifiante pourrait nous amener à penser à la solution extrême du suicide.

Pour la fin du clip, il est difficile de donner un point de vue, une remarque quelconque. On découvre alors Mylène, animal chimérique dans la pénombre de la nuit, et, la petite fille courant à vive allure dans les bois avec sa poupée. Les derniers moments du clip sont assez vagues : le père se réveille et s’aperçoit probablement que sa fille a disparu. Celle-ci a stoppé sa fuite et semble réfléchir dans les profondeurs de la forêt. On suppose que l’enfant reviendra auprès de ses parents mais ne pardonnera pas pour autant les blessures qu’on lui a infligé. On peut même croire que cette femme ne pardonnera pas puisque Mylène d’une part, tournera le dos (dans le rôle de l’enfant) et d’autre part, se repliera sur elle-même (dans le rôle de l’animal).

Même si Mylène a changé avec la venue de cet album, elle reprend infatigablement les mêmes thèmes tels que La Mort, la solitude, la souffrance, la fuite du temps qui passe… seule nouveauté dans cet opus, sa soudaine fascination pour la spiritualité. 

 

 

Publié dans Les Clips de Mylène | Pas de Commentaires »

Clip CALIFORNIA – 1996

Posté par francesca7 le 2 septembre 2011

Réalisation : Abel Ferrara
Année : 1996
Durée : 5’18 mn
Acteurs : Mylène Farmer (La prostituée/la femme du monde). Giancarlo Esposito (Le maquereau/l’homme du monde)… 

 

 

Vidéo : Image de prévisualisation YouTube 

 

Analyse

Los Angeles… Quelques secondes seulement pour nous plonger dans l’atmosphère moite et bruyante des nuits de celle que l’on surnomme  » La cité des Anges « . 


Une voix, une langue étrangère crépitant à travers une radio de police, l’éblouissement furtif d’immenses panneaux publicitaires, le rugissement furieux d’un moteur… en quelques flashs, Mylène vient de nous transporter dans le tourbillon fou des heures sombres de la ville. 


Le titre se dessine devant nos yeux grands ouverts : les lettres sont pâles, comme déchirées, presque effacées, symbole, peut-être, de la vie de Mylène dans ce clip.

Clip CALIFORNIA - 1996 dans Les Clips de Mylène ClipCalifornia3Les premières paroles résonnent et semblent donner vie à Mylène qui nous apparaît soudain, enveloppée d’une lumière chaude. 

Pour  » California  » elle reprend, non sans délice, un rôle qu’elle affectionne particulièrement : la voilà femme des rues, femme perdue. La voilà  » prostituée « . De luxe, évoluant dans la soie et la lueur froide des diamants, mais aussi prostituée des bas-fonds, arpentant les trottoirs et se vendant au plus offrant. Nouveau parallélisme entre deux vies si éloignées et pourtant si semblables…

 

 

La violence s’immisce dès les premières images du clip. Mylène s’accroche avec l’homme du monde dont elle dépend et à qui elle est soumise : il cherche à lui imposer une tenue, et à travers ce choix, à s’imposer lui-même. 


Mylène se révolte contre cette domination, la rejette avec une brutalité teintée de haine. Mais le choix est un mot étranger au monde dans lequel elle vit. 


Prostituée et femme entretenue s’abandonnent à leurs faiblesses, cèdent aux exigences de leurs proxénètes, se vendent pour quelques secondes de plaisirs. 


Et c’est là, au cœur d’un acte sans amour, mosaïque de gestes passionnés, que le parallélisme prend tout son sens. Strass et argent ne sont qu’habiles apparences. Quand le désir devient maître, le proxénète et l’homme du monde révèlent le même goût de la possession et de la domination. Et Mylène, alors, n’est plus que soumission.

ClipCalifornia7 dans Les Clips de MylènePuis vient la confrontation, la rupture, la faille, celle qui prend corps dans l’échange bref mais si intense d’un seul et unique regard. 


L’une contemple sa vie dans sa lumière la plus crue, à travers cette prostituée égarée, campée sur le trottoir d’une rue malfamée : elle se voit telle qu’elle est vraiment et, par contraste, comprend ce qu’aurait pu être sa vie. 


L’autre est surtout frappée par cette femme belle et lointaine, ce regard hanté et torturé si semblable au sien… 


Cela n’a duré qu’une fraction de seconde dans une vie qui, lentement, est en train de s’achever. Le proxénète et l’homme du monde ne permettent pas à leur chose d’ouvrir les yeux. La brillance et la menace d’une lame d’un côté, une main arrêtant un geste de l’autre, suffisent à briser ce lien ténu mais définitif qui s’est tissé entre les deux femmes. 


Impuissante, Mylène s’éloigne dans la luxueuse voiture, alors même qu’en elle, intimement, se glisse la conviction que ce sosie inattendu s’apprête à rendre l’âme.

Sa conscience la torture alors et ne tarde pas à la rattraper. Contemplant son visage triste dans un miroir, Mylène voit sa vie, la futilité de ce luxe et de cette domination contre laquelle tout son être se rebelle. La décision qu’elle prend soudain ne fait que puiser dans les racines de la haine et du désenchantement profondément ancrés en elle. Sur le trottoir, ce n’est plus une rouquine aux cheveux courts et au regard fatigué, mais notre Mylène en veste de tailleur et porte-jarretelles. Elle provoque le proxénète et l’entraîne dans une joute amoureuse et fatale. Le regard douloureux mais décidé, elle le poignarde sauvagement, sans remords. Dans sa tête, des images de sa vie et de celui dont elle se venge secrètement se mélangent à celles de cette prostituée dont le corps sans vie gît sur une civière.

C’est une partie d’elle qu’elle vient d’assassiner, celle-là même qu’elle ne supportait plus, cette femme soumise à un homme qui la meurtrissait et la tuait à petit feu. Tout ça s’efface et disparaît sous les coups hargneusement portés. Son ancienne vie se déchire et se meurt dans la violence et le sang. 

Mylène peut partir maintenant. Elle est libre enfin de commencer une nouvelle vie.
 » Aéroport, Aérogare, mais pour tout l’or m’en aller… « 

ClipCalifornia8

 

 

Publié dans Les Clips de Mylène | Pas de Commentaires »

Clip REGRET – 1991

Posté par francesca7 le 2 septembre 2011

Réalisation : Laurent Boutonnat
Année : 1991
Durée : 6’17 mn
Acteurs : Mylène Farmer, Jean-Louis Murat. 

 

 

 

 

Vidéo : Image de prévisualisation YouTube 

 

 

 

 

Analyse


Les mugissements lugubres du vent s’adoucissent soudain pour mieux s’effacer devant un murmure lancinant et triste, une litanie de mots dépourvus de sens qui se répètent dans un soupir presque sépulcral. Puis l’écho d’une voix féminine s’ajoute à la prière inlassablement chuchotée sans pourtant l’interrompre. Perdue au milieu d’un paysage désolé noyé de brume, la silhouette sombre d’un train glisse silencieusement sur des rails blanchis par le givre, comme surgie d’un néant infini et glacé. Tout ici semble oublié et délaissé par les hommes. Même la vie s’est enfuie loin de ce chemin fantôme, emportant avec elle son tourbillon de couleurs chaleureuses. Tel un vampire assoiffé, elle a abandonné derrière elle un monde brusquement insipide, victime exsangue, succession d’images grises et mortes soumises à l’agression éternelle du temps.
 

Clip REGRET - 1991 dans Les Clips de Mylène ClipRegrets01


C’est sur ce chaos de formes effacées et endormies que s’élance le clip Regrets. Un homme descend de l’unique wagon à présent immobile, figé lui aussi dans l’atmosphère lourde et froide. L’homme s’avance lentement, balançant quelque chose dans l’une de ses mains, l’autre glissée négligemment dans la poche d’une longue veste noire. D’un geste nonchalant, il ouvre un haut portail que l’on s’attendrait presque à entendre grincer mais qui s’écarte simplement, sans un bruit, comme pour ne pas troubler le calme pesant qui règne alentours. Porte des enfers ou porte du paradis ? Clé d’un songe délicieusement amer ou clé d’une réalité troublante et incroyable ? L’homme vient de pénétrer dans un cimetière où les saisons paraissent avoir été suspendues, où le temps s’est arrêté dans sa course folle et inexorable, où l’hiver est sorti vainqueur d’une bataille âpre dont on ignore tout. Marchant entre de vieilles pierres tombales où plus une fleur n’a été déposée depuis bien longtemps, il donne l’impression d’errer sans but précis, de n’être venu jusqu’ici que pour contempler la désolation de ces tombes que plus personne ne chérit ni ne vient visiter.

L’intrusion de ses pas indolents provoque la fuite d’une biche, élément insolite dans cet endroit désert, seul signe de vie au milieu de ces monuments dressés là pour des personnes à jamais disparues. Dans les vapeurs humides et blanchâtres se dessine alors une deuxième silhouette, mince et sombre elle aussi, marchant de ce même air tranquille à quelques pas de là, ignorée de l’homme qui continue d’avancer sans rien apercevoir de ce qui se passe autour de lui. Il s’est arrêté et assis sur une tombe. Serait-ce celle d’un être aimé ? Serait-ce celle de cette femme qui s’est approché, et cache maintenant de ses mains fines les yeux de notre flâneur solitaire, faisant frémir sur ses lèvres un début de sourire ? Tels des enfants jouant à cache-cache, ils s’élancent soudain dans une course éperdue mais heureuse, s’éloignant de la tombe austère, témoignage implacable de la mort provoquée par leurs rires mais impuissante à les retenir. Puis leur joie exaltée s’apaise et leur pas ralentissent, ne laissant pour seul témoignage que les battements de leur cœur que l’on devine encore agités.
 

ClipRegrets07 dans Les Clips de Mylène


Il ne reste désormais plus entre eux que la douceur et la sérénité du goût retrouvé de leurs anciennes ballades. Ils marchent, unis par l’étreinte silencieuse de leurs doigts enlacés, semblant défier de leur visage paisible cette vie fugace qui ne cesse de leur échapper, pour les entraîner vers l’éternité douloureuse de la solitude et des amours brisés. Le soleil si timide s’éprend alors des amants téméraires et perce les voiles troubles de la brume, les couvrant de ses rayons blafards. Serait-ce là une tentative insensée pour les soustraire quelques instants à l’inflexible pénombre de la mort ? Mais la mort ne permet aucune insolence et ne connaît aucune pitié. Elle ne rend jamais les âmes de ceux qu’elle a fauché. Tout au plus ferme-t-elle les yeux sur les instants volés par ces deux êtres déchirés par leur séparation. « Au vent que je devine, nos lèvres éperdues s’offrent des noces clandestines« . Ombres jumelles, âmes sœurs, ils se lient et se confondent dans une ultime étreinte sage et résignée. Revenus à cette tombe où leur amour repose, ils savent tout deux que leurs courtes retrouvailles s’achèvent ici. C’est elle qui s’arrache finalement à la tendresse amoureuse de ces bras qui ne cherchent plus à la retenir. Elle qui s’échappe après l’avoir contemplé une dernière fois, grave et attendrie, avant de s’évanouir dans les écharpes de brume pour lui épargner sans doute la décision douloureuse de cet adieu inévitable.
 

L’homme quitte enfin le monde suspendu de ses rêves doux-amers, la main refermée sur le bouquet de fleurs séchées qu’il avait offert à sa belle, symbole pathétique et poignant de la mort sans cesse renouvelée de son amour perdu. Car l’ombre évanescente d’une femme aimée mais disparue ne peut bien sûr emporter dans sa fuite ce présent désespéré. Alors, de son pas redevenu tranquille, il remonte dans le train qui l’a patiemment attendu et qui s’ébranle aussitôt, sans une secousse, disparaissant dans l’épaisseur blanche et ouatée du brouillard. Disparaissant comme l’a fait le fantôme brièvement ressuscitée de l’amante opaline, sans un mot, sans un signe, s’évaporant comme le ferait une tendre chimère surprise par la lumière du jour, ou comme le feraient les images douces et floues d’un rêve éveillé, aux premières lueurs de l’aube. Et le paysage rendu à lui-même et à son existence dénuée de vie se soumet à nouveau aux plaintes angoissantes du vent. 

 

ClipRegrets03

 

Publié dans Les Clips de Mylène | Pas de Commentaires »

Pas le temps de vivre

Posté par francesca7 le 30 août 2011

paroles et musique de « Pas le temps de vivre » 

 

Vidéo 

Image de prévisualisation YouTube 

 

paroles de « Pas le temps de vivre » 

 

 

Il est des heures, où
Les ombres se dissipent
La douleur se fige
Il est des heures, où
Quand l’être s’invincible
La lèpre s’incline
Mais
Si j’avais pu voir qu’un jour
Je serai qui tu hantes
Qu’il me faudrait là, ton souffle
Pour vaincre l’incertitude
Ecrouer ma solitude

Il est des heures, où
Les notes se détachent
Les larmes s’effacent
Il est des heures, où
Quand la lune est si pâle
L’être se monacale
Mais
Je erre comme une lumière
Que le vent à éteinte
Mes nuits n’ont plus de paupières
Pour soulager une à une
Mes peurs de n’être plus qu’une

[Refrain]
Je n’ai pas le temps de vivre
Quand s’enfuit mon équilibre
Je n’ai pas le temps de vivre
Aime-moi, entre en moi
Dis-moi les mots qui rendent ivre
Dis-moi que la nuit se déguise
Tu vois, je suis
Comme la mer qui se retire de
N’avoir pas su trouver tes pas

Il est des heures, où
Mes pensées sont si faibles
Un marbre sans veine
Il est des heures où
L’on n’est plus de ce monde
L’ombre de son ombre
Dis
De quelle clef ai-je besoin
Pour rencontrer ton astre
Il me faudrait là, ta main
Pour étreindre une à une
Mes peurs de n’être plus qu’une

[Refrain]
Je n’ai pas le temps de vivre
Quand s’enfuit mon équilibre
Je n’ai pas le temps de vivre
Aime-moi, entre en moi
Dis-moi les mots qui rendent ivre
Dis-moi que la nuit se déguise
Tu vois, je suis
Comme la mer qui se retire de
N’avoir pas su trouver tes pas

[Refrain]
Je n’ai pas le temps de vivre
Quand s’enfuit mon équilibre
Je n’ai pas le temps de vivre
Aime-moi, entre en moi
Dis-moi les mots qui rendent ivre
Dis-moi que la nuit se déguise
Tu vois, je suis
Comme la mer qui se retire de
N’avoir pas su trouver tes pas

[Refrain]
Je n’ai pas le temps de vivre
Quand s’enfuit mon équilibre
Je n’ai pas le temps de vivre
Aime-moi, entre en moi
Dis-moi les mots qui rendent ivre
Dis-moi que la nuit se déguise
Tu vois, je suis
Comme la mer qui se retire de
N’avoir pas su trouver tes pas. 

 

 

Pas le temps de vivre dans Les Chansons de Mylène 2289195891_small_1

 

Publié dans Les Chansons de Mylène | Pas de Commentaires »

CLIP – ALLAN – 1989

Posté par francesca7 le 28 août 2011

Réalisateur : Laurent Boutonnat
Durée : 5’42
Année : 1989
Production : Requiem Publishing
Budget : inconnu

Synopsis : Laurent Boutonnat
Directeur de la photographie : Jean-Pierre Sauvaire
Montage : Agnès Mouchel

Partie ‘live’
Date et lieu de la captation live : 20 & 21 octobre 1989 (Bruxelles)

Partie ‘extérieur’
Dates du tournage : novembre 1989 (1 après-midi)
Lieu du tournage : un terrain privé à Marne-la-Vallée (Seine et Marne)

Clip présent sur :
Les clips – Volume III
The Videos
Music Videos (DVD uniquement

 

CLIP ALLAN 

 

VIDEO

Image de prévisualisation YouTube 

 

Allégorie du malaise d’Edgar Allan POE dans l’univers en flammes de Mylène 

Dans Farmer En Concert. 

 

 

  

CLIP - ALLAN - 1989 dans Les Clips de Mylène autre01Premier extrait live du gigantesque Mylène Farmer En Concert, Allan prolonge l’imagerie du fil et transpose celle d’Edgar Allan Poe (puisque c’est de lui dont il s’agit) pour faire se confondre les deux univers. 

 

Sans histoire à proprement dite, les images données à voir peuvent être facilement qualifiées de « bizarres » ou de « morbides ». Pour Edgar Poe, un cheval noir (symbole de la mort dans le cinéma de Boutonnat) piétine dans un enclos de boue, le portrait du poète qui brûle, illustrant la malédiction qu’il a subit non seulement de son vivant, et même après (sa tombe fut dévastée peu après sa mort, on ne sait plus où il est enterré). Ces images sont mêlées à celles du cimetière de En concert au milieu du champ. Les images retravaillées ont été assombries, on distingue difficilement les détails dans cet éclairage à mi-chemin entre une journée orageuse ou une nuit irréelle. 

 

L’introduction du film est très importante. Comme dans tous les extraits du En Concert, le clip commence par de la fumée noire dans un ciel vide. On comprendra vite d’où provient cette fumée avec la scène qui suit. Le moine du concert s’avance vers le lugubre cimetière avec un lance-flammes dans le dos. Le son est très grave, une respiration humaine se mélange avec celle puissante d’un cheval. Arrivé aux grilles du cimetière, le moine allume son lance-flammes et met le feu au cimetière noir. Les tombes brûlent, les grilles se carbonisent. L’idée qu’a Laurent Boutonnat de brûler son propre décor à la fin de son œuvre est étrangement la même que celle du groupe américain QUARTERFLASH, qui quelques années auparavant, à la fin du clip de Harden my heart (1981) fait détruire le bâtiment dans lequel la chanteuse Rindy Ross était enfermée depuis le début de la chanson. Placé au beau milieu d’un désert s’apparentant à une vaste carrière, ce décor après avoir été rasé par un bulldozer, est enflammé par un homme en smoking dissimulé par un casque de motard qui avance lentement vers lui. C’est grâce au jet du même lance-flammes qu’Allan qu’il réduira le bâtiment en cendres, et qu’il conclura ce vidéo-clip très 80′. 

 

 

 

mylene-farmer-allan dans Les Clips de MylèneLa chanson Allan commence donc avec les cris de la foule qui prennent ici, un sens bien différent que celui de l’hystérie provoquée, fondu, enchaîné, on voit simplement le public brûler en même temps que le décor de la tournée. Pour la fin du clip, Laurent Boutonnat fait un plan très ralenti de la main de Mylène, entrouverte, qui se baisse en direction du public. Cette idée sera reprise dix ans plus tard par la chanteuse puisque tout le Mylénium Tour tourne autour de cette idée de main entrouverte, tout comme le programme officiel de cette tournée, ainsi que le clip Innamoramento (François Hanss – 2000) 

 

                                                            

 

 

 

Les cènes du cheval piétinant ont été filmées en pellicule super 8 après la tournée dans un grand hangar don le sol avait été recouvert de 60 cms, de boue ;  Laurent Boutonnat avait pour l’occasion, fait de nouveau appel aux 4 danseuses (hormis Sophie Tellier) pour les revêtir de linceuls blancs et les faire marcher puis se vautrer dans la boue. Devant la violence des images tournées, Laurent Boutonnat préféra ne pas les utiliser. Il n’utilisa pas non plus la chorégraphie contemporaine d’une danseuse, pendant le concert, qui en arrière plan de Mylène Farmer sur les hauteurs du décor, apparaissait et disparaissait dans les éclairs de lumières. 

 

La sortie du film Mylène Farmer En Concert signe définitivement la fin de la première carrière de Mylène et Laurent. Ils brûlent tout, leur concert, leur public..  leur œuvre commune. Ils regardent impassiblement tout ceci se consumer : Mylène en restant debout devant, et Laurent en tournant autour lentement avec ses caméras. Le feu envahit tout, Mylène est sur scène, ou au milieu des décombres, les grilles enflammées claquent sous l’effet du vent, le portait d’Edgar Poe se consume, le cheval noir n’en peut plus de piétiner, tout devient pénible, les spectateurs, comme Mylène et Laurent attendent que tout ceci se termine, vite pour qu’un nouveau départ soit pris. 

 

 

Voir également quelques explications du tournage Allan par interview de Edwige Chandelier  sur ce blog.

 

o96oz0iv

 

Publié dans Les Clips de Mylène | Pas de Commentaires »

Origine de la Poupée qui fait non

Posté par francesca7 le 27 août 2011

 

La Poupée qui fait non est la première chanson de Michel Polnareff publiée en 1966. Elle remporte un succès rapide (200 000 exemplaires vendus) et est traduite en plusieurs langues.

Origine de la Poupée qui fait non dans Mylène 1995 - 1996 michel-polnareffLes paroles françaises sont de Franck Gérald, la musique de Polnareff. La musique de cette chanson est très efficace, car celle-ci ne comporte qu’une seule mélodie, accompagnée d’accords basiques, des accords parfaits au nombre de trois (Mi La Ré). Lors de l’enregistrement de la version originale de l’album, c’est le célèbre guitariste anglais Jimmy Page (futur membre de The Yardbirds et fondateur de Led Zeppelin) qui joue la partition de guitare.

Les paroles, en apparence anodines, font en fait référence à la libération sexuelle des jeunes filles.

Michel Polnareff l’a lui même chanté dans d’autres langues : en allemand (Meine Puppe sagt nein), en espagnol (Muñeca que hace no) et en italien (Una bambolina che fa no).

La version de l’album Live at the Roxy (1996) est sortie en single.

Michel Polnareff a passé toute son enfance dans la musique. Son père Léo Poll a écrit pour Édith Piaf et Mouloudji. C’est d’ailleurs à Leib Polnareff que l’on doit l’adaptation française de la chanson russe Le Galérien. Polnareff commence le piano à quatre ans et reçoit à onze ans et demi le premier prix de solfège au Conservatoire de Paris. À vingt ans, il quitte le cocon familial qu’il juge étouffant. Il s’installe sur les marches du Sacré-Cœur avec une guitare achetée avec ses économies. Ses premières notes seront celles de La Poupée qui fait non.

 

polnareff_salut dans Mylène 1995 - 1996Le 12 mai 2006, au journal télévisé de 20 h de TF1, Michel Polnareff annonce qu’il remonte sur scène le 2 mars 2007 pour une série de six concerts au Palais omnisports de Paris-Bercy. Près de 40 000 billets sont vendus en quarante-huit heures. Le succès est tel que quatre concerts à Bercy sont ajoutés en mars. Une tournée est ensuite annoncée de mars à août, comprenant un retour à Bercy en juin, le temps de deux soirées.

En octobre 2006, un nouveau single (le premier depuis sept ans) intitulé Ophélie flagrant des lits arrive sur les ondes.

Le 2 mars 2007, à Bercy, Michel Polnareff revient après 34 ans d’absence sur la scène française. Il enchaîne 25 titres. Il apparaît en ombre chinoise, les lunettes suspendues font office d’écran géant, la gigantesque arène composée de lumières et d’écrans se voit entourée de planètes et d’étoiles se découvrant au fil du spectacle. Michel Polnareff est accompagné de sept musiciens américains considérés comme des monstres de technique tels que Virgil Donati, Bunny Brunel (bassiste fretless de Chick Corea et de Herbie Hancock), Tony MacAlpine (guitariste et claviériste de Steve Vai) ou encore Mino Cinelu (percussionniste de Miles Davis, Weather Report, Sting).

Publié dans Mylène 1995 - 1996 | Pas de Commentaires »

Sages confidences de Mylène

Posté par francesca7 le 26 août 2011

 

 

 

 

Sages confidences de Mylène dans Mylène 1995 - 1996 MF90_78aForte de cette nouvelle image, Mylène ose même revenir sur son enfance et parler de ce physique qu’elle a mis tant de temps à accepter. 

 

-          Je pense que j’étais malade de mon enfance. Jusqu’à l’âge de 10 ans, c’est le noir total dans mes souvenirs. Un gouffre. Par la suite, mes problèmes n’ont fait que s’amplifier. La fracture s’est élargie. J’étais devenue une étrangère à mes propres yeux. En même temps, ces problèmes m’enivraient. Un cercle vicieux. J’étais en pleine ambiguïté. Et c’est de cela que j’ai joué. Les clips que je tournais augmentaient mon trouble. Or, même si je l’ai chanté, même si cet univers me fascine toujours, je ne suis ni une libertine ni une catin (…) Sur le chemin de l’équilibre, je bascule encore vers l’angoisse. Je ne me suis jamais trouvée jolie, et cela ne change.. – malheureusement – pas. Je me suis toujours trouvée trop maigre ! Cela me hante depuis des années et me hante toujours. Je préfère l’image de la femme qui a des formes. Mon nez non plus n’est pas ce que je préfère en moi… Mais la bonne évolution, dans tout ça, est que j’ai pris le parti de m’accepter telle que je suis. Je cesse de me concentrer sur moi-même et mes idées sombres. 

 

 

Anamorphosée s’impose comme l’album du changement et de la lumière. Résolument plus rock, il a fait perdre à la chanteuse une partie de son public originel tout en lui en faisant gagner un nouveau. La presse est déstabilisée et agacée par cette mutation, car certains journalistes ne savent plus comment qualifier cette chanteuse, dans quelle « case » la ranger. « Aujourd’hui, on brûle de lui demander : « Qui êtes-vous donc Mylène Farmer ? » s’interroge ainsi l’Express

Publié dans Mylène 1995 - 1996 | Pas de Commentaires »

CLIP TRISTANA – 1987

Posté par francesca7 le 23 août 2011

Vidéo :  Image de prévisualisation YouTube

Réalisation : Laurent Boutonnat
Année : 1987
Durée : 11’33 mn
Acteurs : Mylène Farmer (Tristana). Sophie Tellier (La tzarine).

Vladimir Ivtchenko (Rasoukine). Sacha Prijovic (Le moine)… 

 

 

Des plaines immaculées parsemées de roches stériles et brunes s’étendent à l’infini, alors que quelques notes aux allures dramatiques s’élèvent au cœur de cette image silencieuse. Toute l’atmosphère de Tristana est concentrée dans ces premières secondes, lorsque la caméra survole les steppes désertiques et s’immobilise sur une pièce sombre et menaçante, aux dorures et aux rouges lourds et sans grâce. Quelques mots de russe résonnent. Une femme s’offusque d’apprendre qu’au sein même de son royaume, une jeune fille possède plus grande beauté qu’elle. Cette femme, c’est la tsarine de Russie. Et sa rivale, c’est Tristana.

CLIP TRISTANA - 1987 dans Les Clips de Mylène ClipTristana3


Nous voilà brusquement plongés dans l’ambiance étrange et familière d’une histoire appelée « Blanche Neige et les sept nains ». Mais il est vite oublié, ce conte aux résonances joyeuses et innocentes qui a enchanté notre enfance. L’œil de Boutonnat et de Mylène l’a transformé en drame, et la beauté de Tristana sera le symbole de sa mort. Les images du palais et le rire démoniaque de la tsarine se perdent rapidement dans le silence fugitif qui plane sous l’œil sauvage et indéchiffrable d’un loup gris. Une jeune paysanne s’enfuit à travers des bois enneigés, poursuivie par un homme qui cherche vainement à la rattraper. Ils se jouent l’un de l’autre, se font face, se sourient, se séduisent. L’aveu d’un amour hésitant mais sincère est échangé contre la timide requête d’un premier baiser. Enfantine et innocente, Tristana vit ses premiers et ses derniers émois de jeune fille amoureuse, puisque le bruit menaçant d’une furieuse cavalcade brise cet instant fragile. Aux aguets, Rasoukine offre son pendentif à Tristana avant de lui adjoindre de fuir. Le visage torturé par un hurlement de terreur, la jeune Tristana voit le sang et la mort lui ravir son amant, fauché par la lame vengeresse d’un moine envoyé par la tsarine pour lui ôter sa vie et sa beauté. Tristana s’échappe, mais sa fuite se perd dans une chute interminable qui lui sauvera la vie en la soustrayant à ses assassins. 

 

ClipTristana6 dans Les Clips de Mylène


Le réveil est douloureux, déroutant, brutal. Voilà nos sept nains, petits bûcherons qui entourent la belle Tristana de leur amitié en la recueillant dans leur petite demeure éloignée et oubliée de tous. Le sourire tremblant et innocent de la jeune fille ne fait que cacher son âme torturée. « L’amour a tué les mots qui la touchent…« . Au loin, cachée dans son palais, les yeux révulsés et le visage déformé par la folie, la tsarine se délecte de ce sang qu’elle croit être celui de sa rivale. Dehors, la Révolution Russe s’éveille. Enflée de violence et de colère, elle aussi a fait couler le sang avant de s’éteindre lentement. Tristana, entourée de poussins et de rayons de lumière poudrée, caresse, songeuse, la croix de Rasoukine, son amant. Abandonnée à elle-même pendant de longues heures muettes, sa mélancolie et sa solitude la poussent peut-être à appeler désespérément la mort. 

Et c’est bien la mort qui se présente à elle, troublant le sommeil où elle s’était réfugiée pour oublier sa peine. La tsarine, ayant appris la tromperie de son moine, part à la recherche de Tristana avec, dans ses mains, une pomme empoisonnée. Le sang salit le silence paisible. Elle l’a tuée sauvagement et en hurle de joie. Ce rire dément alerte les nains, mais il est déjà trop tard. « Laissez-la mourir…« . Ce seront les loups qui se chargeront finalement de venger la jeune Tristana en poursuivant et dévorant la tsarine. Quant à son sbire, le moine repentant, sa vie lui sera ôtée par le froid glacial des steppes. Tristana, elle, repose, pâle et sereine, d’une pureté irréelle dans son linceul blanc. Rasoukine a trop tardé…

Rien n’est éternel, et l’amour s’est finalement incliné sous le joug implacable et cruel de la haine et de la jalousie. L’amant prend contre lui le corps à jamais endormi et l’emporte tendrement à travers la steppe endeuillée, tout en lui parlant une dernière fois dans l’espoir vain de la voir revenir. « Les plus beaux jours s’achèvent dans la peine…« . L’adieu d’un chaste baiser et les mots d’amours murmurés ne sortiront pas Tristana de la torpeur glacée de la mort. Elle ne sera plus désormais que l’ombre chaude et évanescente d’un souvenir, le son cristallin d’un rire et l’image fanée d’une jeune fille souriante dansant dans la neige.

ClipTristana8

Publié dans Les Clips de Mylène | 1 Commentaire »

CLIP SANS CONTREFACON – 1987

Posté par francesca7 le 23 août 2011

Video : Image de prévisualisation YouTube 

 

Réalisation : Laurent Boutonnat
Année : 1987
Durée : 8’43 mn
Acteurs : Mylène FARMER, Frédéric LAGACHE

et la participation exceptionnelle de « ZOUC ». 

IntroductionAlors que son premier album met tout particulièrement sa féminité en avant, le premier single extrait du second opus, implique une ambiguïté tant sur le plan sexuel que physique. Tourné en décembre 1987 dans La Hague, non loin de Cherbourg, le tandem FARMER/BOUTONNAT utilise un cirque ambulant et glauque sur une plage triste pour illustrer le tube. Ce clip n’est autre qu’une libre adaptation du célèbre conte  » Pinocchio  » avec pour seul bémol, une fin moins heureuse que les studios DISNEY…

CLIP SANS CONTREFACON - 1987 dans Les Clips de Mylène ClipSansContrefacon04


L’atmosphère du clip
Quelques notes sombres, une marionnette, des applaudissements… on se croirait presque dans une représentation théâtrale. Nous retrouverons, quelques années plus tard, le même style de représentation avec  » Optimistique-moi  » sauf que l’on passe de l’OMBRE à la LUMIERE ; Rapidement l’atmosphère est dès plus inquiétante et tous les personnages utilisés : Travestis, Clowns, Ballerine, Magicien et Saltimbanques… sont aussi lugubres que le clip. Parmi la noirceur du décor et celle des âmes tristes accentuées par un maquillage grossier, Boutonnat nous conte l’histoire d’un marionnettiste accompagné d’un morceau de bois articulé. En quelques sortes un compagnon d’infortune avec qu’il partage bonheur, peine et secrets. 

 


Les personnages
Dans le cirque de Boutonnat, nous sommes loin de ceux qui sont riches en couleurs où retentissent des cris de joie. Les personnages grimaçants aux figures blafardes sont agressifs et reflètent la tristesse de vivre. Pourtant et malgré son apparence, un personnage se dénotera du lot : ZOUC. Elle incarne dans le clip une femme se tenant à l’écart du reste de la troupe de saltimbanques. Tout de noir vêtue, au regard fuyant, elle reste fondamentalement seule et ne semble rien partager. Nous verrons que son rôle n’est pas anodin !
 

 

ClipSansContrefacon12 dans Les Clips de Mylène

Il était une fois… 

Le décor est ainsi planté.  » Sans contrefaçon  » est le numéro d’un marionnettiste ambulant. Alors que sous la pluie, il vient de se faire jeter dehors par des Travestis, on constate de suite que le personnage principal, le créateur de la poupée de bois, est un personnage solitaire. Si solitaire, qu’il voue à sa tendre compagne de bois une affection sans limite. Tout le clip repose alors sur le sort de ces  » inséparables « .

 

Livré à lui-même, il quitte le village et poursuit son chemin sans savoir où aller, où manger, où dormir…Traversant les paysages froids où les épouvantails sont rois et les corbeaux croassent leur douce mélodie inquiétante, notre marionnettiste va faire une curieuse rencontre. Il s’agit d’un cirque ambulant nommé  » GIORGINO CIRCUS « . Un nom qui ne nous est pas inconnu ; C’est alors que les regards se croisent et se défient. Seul celui de ZOUC retiendra l’attention. Elle regarde la poupée avec la tendresse d’une mère qui n’a pas bercé d’enfant, et l’on devine un sourire timide sur son visage inquiétant. Elle s’approche et offre sa gamelle au marionnettiste qui accepte.  Une infime complicité voit le jour entre la marionnette et ZOUC. En échange de son repas, elle reçoit l’objet (convoité en secret). L’instant de bonheur est toutefois de courte durée car ses compagnons de route arrachent la poupée de ses mains. ZOUC panique car la petite figure de bois vole autour d’elle et passe de mains en mains…Elle s’écrie à plusieurs reprises  » Ma poupée, ma poupée  » et parvient à la reprendre pour s’enfuir…

Lorsque le marionnettiste les rejoint, il découvre que l’objet qu’il croyait de bois est en réalité de chair et d’os : une jeune femme !!! On pense donc que ZOUC est une fée.


 

Subjugué par cette découverte, il s’approche des deux femmes qui jouent et entretiennent presque une relation mère/fille. Surprise, la jeune femme tente de d’enfuir à son tour et trébuche sur le sable fin. 

Le marionnettiste l’observe, saisit son visage et tente l’irréparable après l’avoir étreint contre son corps, sous le regard triste de ZOUC, et lui vole un tendre baiser. 
Jusque là, nous pourrions croire qu’il s’agit d’un conte de fée mais c’est exactement l’inverse qui se produit. La jeune femme s’éteint pour redevenir marionnette à jamais. 


 

- Quant au désir du marionnettiste d’être avec une femme, il s’envole pour toujours… 

- Pour ZOUC, c’est la cassure, on lui enlève son enfant. Déprimée, elle quitte les lieux, emportant par la même occasion son pouvoir de donner vie. 

Le marionnettiste garde sa marionnette et ainsi s’achève sa triste histoire…  

« Dis maman, pourquoi je suis pas un garçon ? »

 

Avec cette question devenue légendaire dans la carrière de Mylène, le public homosexuel s’identifie à l’icône et rejoint les autres fans. Plusieurs éléments dans le texte démontrent que notre divine rousse semble jouer sur la confusion des sexes. D’une part, le chevalier d’Eon n’est autre qu’un agent secret employé par le roi LOUIS XV. Cet agent avantagé par un physique efféminé, se transformera en femme pour mieux approcher et corrompre l’ennemi de son roi. D’autre part, la marionnette vêtue tel un garçon demande pourquoi elle n’est pas un garçon. Cela signifie que pour elle, avoir l’apparence d’un garçon ne suffit pas. Elle veut devenir garçon jusque dans la sexualité. On pourrait dire aussi que lorsque Mylène redevient poupée, cela peut dire aussi qu’elle refuse d’assumer la loi sociale qui veut qu’une fille aille avec un garçon. 

                                                                                                                                                                   

ClipSansContrefacon01

Publié dans Les Clips de Mylène | Pas de Commentaires »

NATHALIE RHEIMS

Posté par francesca7 le 21 août 2011

 

NATHALIE RHEIMS 190776-nathalie-rheims-25-03-09-637x0-1

Nathalie (Alix Jeanne) Rheims est un écrivain et productrice française née le 25 avril 1959 à Neuilly-sur-Seine.

 

Liens familiaux

Nathalie Rheims est fille de Maurice Rheims, commissaire-priseur et académicien et sœur de la photographe Bettina Rheims. Elle a épousé Léo Scheer en 1989, puis fut la compagne du producteur de cinéma Claude Berri.

Elle est apparentée à la famille Rothschild, descendante à la fois par son arrière-grand-père (branche dite « von Worms ») et par son arrière-grand-mère (branche dite « de Naples ») du banquier Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), fondateur de la dynastie.

Biographie

Elle débute sa carrière artistique comme comédienne de théâtre. Tout juste âgée de 17 ans, elle entre au conservatoire de la rue Blanche. Pendant 7 ans, soit jusqu’en 1983, Nathalie Rheims poursuit sa carrière d’actrice en alternant théâtre et téléfilms. Elle est surtout connue pour ses succès discographiques sous le nom d’Alix (Asphalte, Expérience inconnue). Deux ans plus tard, Nathalie Rheims devient productrice, d’abord pour TV6 dirigée par Léo Scheer, première version de M6, puis pour France 2, en produisant avec Léo Scheer l’émission sur l’art Haute curiosité présentée par Claude Sérillon et Maurice Rheims.

En 1999, Nathalie Rheims publie son premier roman, L’un pour l’autre (édition Galilée) récompensé par le prix du Gai Savoir. En 2000, elle publie aux éditions Flammarion Lettre d’une amoureuse morte. Puis se succèdent Les fleurs du silence et L’Ange de la dernière heure en 2001 et 2002. Toujours en 2002, Nathalie Rheims, co-produit le film Une femme deménage. En 2003, elle offre au public un nouveau roman, cette fois ci aux éditions Léo Scheer, intitulé Lumière invisible à mes yeux. Le rêve de Balthus, Le Cercle de Megiddo et L’ombre des autres paraissent en septembre 2004, 2005 et 2006, et la font entrer dans les listes des meilleures ventes.

Compagne et collaboratrice du producteur-réalisateur Claude Berri, elle crée avec lui la société de production cinéma Hirsch Productions et s’implique, au titre de producteur associé, dans les films, L’Un reste, l’autre part, Les enfants, Le Démon de midi, La Maison du bonheur, Ensemble, c’est tout, La Graine et le Mulet, Bienvenue chez les Ch’tis.

En 2007, Nathalie Rheims publie son neuvième livre Journal intime, roman aux Éditions Léo Scheer. En parallèle, son huitième roman L’Ombre des autres devrait à être porté à l’écran, avec Mylène Farmer dans le rôle principal.

En 2008 paraît son dixième roman : Le Chemin des sortilèges aux Éditions Léo Scheer.

270171_rheimsNElle est aussi d’entourage avec la chanteuse française Mylène Farmer

Et justement, elle a dressé un magnifique portrait de mon idole Mylène Farmer,  en 2008, dans Madame Figaro ; intitulé : MYLENE FARME de toutes les façons (paru dans Madame Figaro 2008 – pages 68 et 70) que je partage avec plaisir, ici avec vous ….. 

 

Belle déclaration 

Portrait de Mylène Farmer par Nathalie Rheims 

« Comment parler de toi ? Comment dire, sans dire, ce que tu es ? Décrire ton être. Ecrire ton existence. Raconter. Passer par les mots. Tourner autour de ton âme comme on découvre le ciel, comme on explore une galaxie inconnue. Faire ton portrait, toi que je sais, toi que j’aime tant. Exercice impossible puisque c’est le silence qui tisse la trame de tout ce qui nous lie. S’il y avait un titre à ce commencement, ce serait « l’Une pour l’autre ». De ton amour, de ta confiance, je me sens la gardienne, et je veille sur ce privilège. 

 

Silencieuse et secrète – n’est-ce pas ainsi que te décrivent tous les livres qui te sont consacrés ? Mystérieuse aussi, puisque telle est ta nature profonde. Ceux que tu aimes deviennent des coffres inviolables où reposent des fragments de toi comme les pièces d’un trésor. Pourtant, il n’y a rien d’indicible, de caché, tout est dans ce que tu écris, dans les strophes qui nous viennent par ta voix, si ce n’est ce que toi-même tu as oublié. 

 

Je te regarde à travers le miroir magique où chacun aime à se reconnaître, et je traverse ce prisme pour rejoindre ton reflet. Je m’approche, pose mes mains sur la vitre, le verre tremble comme une eau limpide. 

 

J’effleure la surface du bout des doigts, tu apparais dans la transparence. Dehors le soleil irradie le paysage, mais les persiennes restent closes. Tous les mots son jetés, épars, à travers la pièce. Tu me souris, les ramasses un à un et les jettes dans un grand sac. Tu me fais signe de te suivre. Tu avances, projetant sur le sol ton ombre qui guide mes pas, la lumière filtre derrière les volets et reste invisible à nos yeux. 

 

Laisse-moi te suivre dans l’ombre de ton âme, et puisqu’il faut choisir, laisse-moi devenir l’autre, à la poursuite d’un je, qui se demande à quoi je sers. 

 

 « Plus grandir », dis-tu mais comment continuer ? Te raconter au creux de tes phrases. Montrer, apparaître. S’effacer. Faire silence. Mourir puis renaître. Trouver la force. Les images de toi se forment comme des clignotements d’éclats électriques. Toi, si proche, personne ne peut imaginer à quel point tu es simple dans la vraie vie, celle que nous partageons, loin des fantasmes et des folies. 

 

Humaine, si près de ceux que tu aimes, si attentive à tout, à tous. Tu poses des questions, écoutes les réponses avec précision, soucieuse du bien-être de tes amis, soudée à ta famille, faisant cors avec celui que tu aimes. Si loin de tout ce qui peut se dire ça et là, dans ces tombeaux de papier. 

 

En savoir davantage, c’est l’impression que voudraient donner ceux qui écrivent sur toi sans te connaître, et feignent de croire que ton absence dans cette caravane de l’étrange, où tout le monde s’affiche et se montre, est une position cynique et réfléchie. Mais il n’en est rien. Aucun rouage, aucune stratégie dans ta décision. Juste le désir de n’apparaître que dans son travail. Le reste, la vie, le quotidien, ne recèle ni sanctuaire ni caveau dans lesquels reposeraient toutes sortes de facettes obscures. Il faut t’apprendre pour comprendre que les secrets que tu poursuis sont des valeurs d’absolu. 

 

Je pense à notre rencontre, quelque part en Corse, après nous être croisées plusieurs fois, sans nous approcher, nous regardant de loin, comme si chacune pensait que le moment n’était pas venu, qu’il fallait l’attendre. » 

 

mylene farmerNathalie Rheims a écrit aussi ça …. 

 

LAURENT ET TOI Mylène

 

Depuis, tu m’éblouis par ce mélange constant de force, de fragilité, de certitude et de doute. Parfois je me demande si tu as conscience de ce que tu es, de l’image que tu projettes et qui avance, silhouette chinois, vers le refuge de ta maison aux murs clairs, ton arche de Noé, car tu pourrais y accueillir tous les animaux de la terre. 

 

Lever l’ancre et naviguer loin, très loin. « où irons-nous ? » me dis-tu dans un éclat de rire. Où tu veux. Tu le sais. Mais il n’est pas encore temps. 

 

« Point de suture », tu en as tissé la trame avec Laurent Boutonnat. Comment écrire sur toi sans évoquer Laurent ? Là aussi, tant de projections, d’à peu près. Vous êtes les deux faces d’un monde qui n’appartient qu’à vous. Vous avez fermé la frontière pour baliser vos territoires, qui se rejoignent dans un univers où personne ne règne en maître. Je crois que cela s’appelle une alliance. 

 

C’est un album clair, l’ombre a pris le large, laissant derrière elle des chansons qui s’éparpillent dans des chagrins anciens. La nature est changeante, dis-tu, mais le brouillard s’est levé, on est passé à l’heure d’été. Les vents continueront de te tourmenter, mais nous repousserons les hivers. Changer pour devenir une autre tout en restant la même. Et se donner à soi-même. 

 

Tu apparais à nouveau à l’intérieur de ces plaies refermées dans l’œil de la caméra de Bruno Aveillan, qui filtre chaque étincelle. Tu surgis, fée surnaturelle, projetant le flux sidéral d’un amour universel. Tu réveilles le monde, les nuits sont chaudes. 

 

Ils seront des milliers à t’attendre lorsque les jours auront rallongé. Tu t’y prépares, tu t’entraînes chaque jour, réfléchis, construis, dessines, collabores avec tous ceux qui t’accompagnent dans ce nouveau chapitre. Avant le Stade de France, les 11et 12 Septembre 2009, il y aura la tournée – l’anxiété, le cœur qui cogne, les tempes qui se serrent. Mais tout sera, j’en suis sûre, comme tu l’avais imaginé. 

 

Je te regarde, en écrivant ces mots, tandis que sur un grand édredon blanc, tu scandes « Appelle mon numéro ». Combien de fois, chaque jour, nous arrive-t-il de le faire ? Les saisons passent et tu attends un signe qui ne viendra peut-être pas. Benoît di Sabatino a saisi, dans ses images, la petite fille qui demeure. « Sans Contrefaçon », telle que tu es, à la fois douce et volontaire. 

 

nathalie_rheims_diaporama_largeEt aussi ceci…. 

Vierge ou démon 

Je dessine ton visage à l’encre de mon stylo. J’en connais chaque détail, chacun des contours. Tu te transformes, passant les saisons, les débordant « sans logique », jusqu’à écrie « je me quitte », mais c’est pour mieux te transfigurer. Passer de la femme à l’androgyne, de la vierge à la figure du diable, pour toi ce n’est qu’n jeu d’enfant. Pourtant la dualité te possède et t’interroge. Tu parles de l’ange, la face tournée vers les ténèbres, tes éclats de rire, tes moments de tristesse, parce que ta fragilité au monde est comme du cristal qui peut se briser à chaque dissonance « Ange, parle-moi, dis-moi si tu est là ». C’est bien toi qui l’as écrit, alors écoute. Ceux qui ont disparu veillent, souvent tu me dis ; « Si on allait voir des fantômes ? », mais où se cachent-ils ? Tu aimes jouer avec les feux follets, explorer l’inconscient, te promener dans le surnaturel, mais c’est toujours dans tes poèmes que l’au-delà surgit, que les anamorphoses transfigurent les images, dans tes textes que les rêves sont les plus accessibles. 

Tu apprivoises la mort par la magie des mots, repoussant l’idée du néant. Tu aimes te balader dans les cimetières, parce que leur calme et la beauté des pierres t’apaisent. Tu penses, si souvent, je le sais, à ceux que tu as perdus, même si tu n’en parles pas. « Si j’avais au moins revu ton visage, entrevu, au loin, le moindre nuage ». Qui peut savoir si, à force de le dire, de le chanter, quelque part, peut-être, quelqu’un t’entendra. 

Tes yeux prennent la couleur du cuivre pour se fondre dans le reflet de tes cheveux. Les vanités d’émail sertissent chacun de tes doigts comme autant de protections, de talismans. 

La vie avance, l’âge semble t’ignorer. Ton portait serait-il caché quelque part, scellé dans un réduit dont toi seule posséderais la clé ? Aurais-tu passé un pacte avec l’ange ? Et lorsque tu lui parles, est-ce qu’il te répond ? C’est lui, sans doute, qui a fait se croiser nos routes. 

Ecrit Par Nathalie Rheims dans Le Figaro 2008. 

 

Drag and drop mePersonnellement, je suis restée en extase devant ces écrits représentant si bien notre Mylène et je ne voulais pas perdre ce magnifique portrait ; désormais, il est consigné dans ce blog pour l’éternité… pour mon plaisir  et peut-être aussi pour le vôtre !Drag and drop me 

 

mylene farmer

 

 

Pour moi, Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité : http://devantsoi.forumgratuit.org/

Publié dans | 3 Commentaires »

Les voix… Remixes Mylène

Posté par francesca7 le 20 août 2011

 

 

Les voix… Remixes Mylène dans Mylène 1991 - 1992 2909329955_small_1Le clip de Regrets  est tourné au même moment que Désenchantée  dans un fascinant cimetière juif de Budapest désaffecté depuis la Seconde Guerre mondiale. Et personne n’est déçu en visionnant ce clip sobre, en noir et blanc, dans lequel les deux esprits romantiques et torturés se mêlent à merveille.

 

L’homme, Jean-Louis Murat, pénètre dans le cimetière pour renouer avec l’amour de sa femme défunte, interprétée par Mylène. Pour la première fois, Laurent Boutonnat reste fidèle aux paroles de la chanteuse sans vouloir transcender la chanson. Merveilleux, le clip baigne dans une lumière très surexposée et abuse de nombreuses superpositions de regards.

 

 

Devenus une habitude, des remixes accompagnent la sortie du single en juillet 1991. Le Stergen Dub mix est essentiellement composé de samples des voix de Mylène et de Jean-Louis Murat remasterisées et passées à l’envers, comme des messages subliminaux. On entend surtout (et dès le début) Mylène dire une phrase incompréhensible, qui se trouve être en fait nos âmes se confondent passées à l’envers. D’ailleurs, notons que le titre du remix en question est lui-même Regrets en écriture inversée….

 

Après avoir un peu craché dans la soupe au moment de la sortie du single – suite à des problèmes de droits – Jean-Louis Murat fera son mea culpa quelques années plus tard :

 

-          « dans le business, les deux personnes les plus estimables que j’ai rencontrées, ce sont Mylène et Laurent. Je les adore et les respecte infiniment. Ce sont les plus intelligents. D’une intelligence à la Warhol. Ce sont ceux qui comprennent le mieux les mécanismes de ce business, qui sont en meilleure positon pour le pervertir, en tirer tous les fruits. Ils cranent dessus tout en faisant cracher le fuit. Pas mal (…) Leur but, c’est de faire cracher les fans. C’est un challenge profondément immoral, intéressant. Laurent Boutonnat est un vrai immoraliste, au sens noble du terme. Il y a une sorte pulsion consumériste dans la population, autant être là pour en profiter. Il vaut mieux que les jeunes achètent des T-shirts de Mylène Farmer plutôt que des T-shirts de la Star Ac’ ! (…) Par rapport à Goldman, Mylène Farmer c’est du Wagner ou du Bach ! Il y a chez elle quelque chose de simple, populaire, féminin et pervers aussi. C’est très excitant sexuellement tout ça. Et c’est parfaitement maîtrisé dans une sorte de tradition décadente. A côté de Mylène, Jennifer on dirait un Caterpillar.

 

Tour en avouant :

 

-           » Grâce à ce duo, Mylène Farmer m’a offert son public ; une partie est restée, et j’ai gagné rapidement une dimension que j’aurais sans doute mis des années à acquérir !

Publié dans Mylène 1991 - 1992 | Pas de Commentaires »

Tournage du clip Sans logique

Posté par francesca7 le 19 août 2011

 

Tournage du clip Sans logique dans Mylène 1989 - 1990 533143597_smallPour cette nouvelle vidéo de Sans logique, dont le scénario est écrit en collaboration avec Gilles Laurent, Boutonnat sait exactement ce qu’il veut : deux tonnes de terre qu’il fait teinter, il commande également une très grande toile peinte qui représente un ciel nuageux et gris surplombant des collines désertes.

 

Avec le vent et la lumière sombre, le résultat est parfait. Il a réussi à recréer fidèlement l’ambiance d’une peinture de Goya, et notamment Aquelarre peinte entre 1797 et 1798. Le clip peut débuter.

 

Sur un sol jonché d’animaux rampants, symboles de l’enfer, une petite fille joue avec un Christ miniature qu’elle trouve dans la boue. Des femmes voilées au visage cruel entrent dans cette arène désertique pour s’asseoir sur un banc, prêtes à assister à un spectacle bien particulier. Mylène, vêtue d’une robe noire, les cheveux détachés, se tient debout en compagnie de son amant latin, le beau Lila Dahli aux traits taillés au couteau. Des hommes malveillants viennent ensuite vers la jeune femme pour lui lier les mains et la coiffer de deux lames d’acier qui la transforment en minotaure. Dans un regard interrogateur adressé à son amant, elle tente de comprendre l’injustice dont elle est l’objet mais ne reçoit aucune réponse.

 

 

C’est alors qu’une feria baroque débute. Son amant se transforme en torero et Mylène devient le taureau à dominer, la bête à soumettre, l’animal à abattre. Et comme dit le dicton « jeux de mains, jeux de vilains »  ce qui avait tout l’air d’être un jeu cruel et puéril vire au drame. Satanique, Mylène se transforme en une meurtrière qui pourfend de ses cornes, le ventre de son amant sous le regard avide d’un public demandeur de sensations toujours plus fortes.

Publié dans Mylène 1989 - 1990 | Pas de Commentaires »

Interview de Mylène

Posté par francesca7 le 18 août 2011

 

1987……  - MYLENE FARMER  — COLLECTION TV, EXCLUSIVE VIDEO, INTERVIEW (SANTMAT)- 

 

VIDEO :  Image de prévisualisation YouTube

 

Le paradoxe commence à naître, mi-ombre, mi-lumière, et Mylène devient, aux yeux de tous, la personne la plus angoissée de la variété française tout en précisant néanmoins que « certains jours sont formidable » ! 

 

Après avoir joué la méchante sorcière qui offre la pomme empoisonnée à Tristana avant de lui lacérer le visage de ses ongles fourchus, Sophie Tellier répond à l’appel de son amie pour l’épauler dans la préparation de ses futurs passages télévisés. Mylène a déjà une chorégraphie en tête : elle souhaite être entourée de deux femmes avec un physique différent des playmates que l’on peut voir un peu partout. Elle les veut vêtues d’un costume sombre comme pour évoquer deux corbeaux au visage fermé et rigide. Toujours avec ce souhait d’être seule maîtresse de son image, la jeune femme désire une chorégraphie très visuelle, tout en restant très proche de la chanson qui évoque la Russie, une ambiance slave. L’une des deux danseuses sera bien évidemment Sophie Tellier. 

 

Interview de Mylène dans Mylène 1987 - 1988 1677898086

Publié dans Mylène 1987 - 1988 | Pas de Commentaires »

Mylène, Princesse de larmes

Posté par francesca7 le 17 août 2011

  

VIDEO clip  SANS CONTREFAÇON  Image de prévisualisation YouTube 

A des années lumières du vif et gai(y) Sans contrefaçon dont le refrain trotte encore dans la tête de chacun, Mylène revient sur le devant de la scène avec une ballade des plus mélancoliques. Comme l’artiste a réalisé qu’elle avait le don pour ancrer les voyelles et les consonnes dans l’esprit des gens, les paroles sont une nouvelle fois signées de sa main. Ses mots font mouche et nombreux sont ceux qui partagent à présent ses peurs et ses angoisses. La musique, très proche d’une Nocturne de Chopin, est bien évidemment signée par Laurent Boutonnat, qui retrouve son incommensurable amour pour la musique classique. 

 

Mylène, Princesse de larmes dans Mylène 1987 - 1988 barbaraAinsi sois-je est le tout premier slow de Mylène à sortir en single et ceux qui ne connaissaient que ses tubes pop et sucrés sont surpris en découvrant que la coquine androgyne peut aussi exprimer une mélancolie et un mal de vivre proche de la « dame en noir », Barbara

Publié dans Mylène 1987 - 1988 | Pas de Commentaires »

1...45678
 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...