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Mylène photographiée par Christophe Mourthé

Posté par francesca7 le 13 mai 2016

        

En 2003, le photographe Christophe Mourthé a raconté dans la presse avoir eu une histoire d’amour avec Mylène au début de sa carrière. Ils se sont rencontrés en 1984, et ont collaboré ensemble quelques temps, avant la rupture affective et artistique en 1987.

 

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Textes de Christophe MOURTHÉ 

- Mylène Farmer 

Tout d’abord il y a eu Jean Marais, Line Renaud, l’équipe des Bronzés, Thierry Le Luron et Yves Mourousi. Puis Fellini, Zeffirelli, Dario Fo, Gassman, Strehler, les filles du Crazy Horse – J’avais 19 ans à peine. Il n’y a pas d’âge pour photographier des stars. Des vraies stars. Par la suite, il y a eu Arielle Dombasle pour Playboy, Jean-Marie Bigard en Penseur de Rodin, Renaud, les adieux de Sheila, Pétula Clark pour un Olympia, les Bee Gees à Paris, César ou Nougaro, Leslie Caron et Michèle Morgan, Zizi Jeanmaire et son truc en plumes, Amanda Lear et Marie Laforêt, Patricia Kaas, Hélène Ségara, Lio ou Patrick Juvet.

Qui d’autres encore ? Combien sont-ils ? 

Mais c’est surtout pour Mylène Farmer que je reçois encore des lettres de fans, 15 ans après. Une courte histoire qui allait marquer l’histoire d’un photographe et de son modèle. Cette collaboration tellement forte qu’on peut même qualifier de fusion me colle à la peau depuis toujours, depuis que nous nous étions rencontrés chez Bertrand Le Page. Nous étions intimidés, étonnés,distants. Bertrand prit les choses en main, et confirma le bien fondé de notre rencontre. Celui-ci avait un grand talent, c’était de découvrir des talents – Et de les faire fusionner. Avec Mylène, nous devions nous apprivoiser, mais nous savions déjà aussi que notre rencontre était une bonne rencontre. 

Notre première séance de photo eut lieu dans un fameux studio de la rue des Acacias à Paris. 

Tout le show business et tout le cinéma sont passés dans cette rue. La grande époque de Salut les Copains et tout ceux qui font rêver les fans. J’y ai moi même déshabillé Arielle Dombasle pour Playboy et réalisé la plupart de mes portraits de vedettes. 

Mylène dû se satisfaire d’une toute petite cabine de maquillage non chauffée et Denis Menendez travailla sur son teint de porcelaine. Elle m’apparut dans la lumière tel un ange. 

Malgré l’intense activité qui régnait dans le studio, elle fût douce, complice déjà, extravertie pour cette fois, et avait compris que nous ferions vraiment un bout de chemin important ensemble. Elle vit ma façon d’éclairer une femme et elle comprit qu’en m’ayant choisi, elle avait trouvé en moi le parfait complément à son univers. Nous nous sommes revus beaucoup, avons partagé des instants de tous les jours, appris à nous connaître. Manger une glace ou des bonbons, aller au zoo ensemble, faire les magasins, c’était simple mais c’était important. 

Nous sommes des artistes à l’âme fragile avec un univers si singulier à fleur de peau. 

Je lui fis connaître mon monde et elle me fit comprendre le sien. Nous nous comprenions si bien que l’osmose était parfaite. 

Mon travail d’images plaisait à Mylène. Pour notre bien à tous deux. Mylène a pu s’abandonner totalement au regard d’un objectif qui ne la mitraillait pas, qui la considérait en douceur. 

Involontairement, j’ai apposé quant à moi sur ma muse une griffe, une patte, et surtout une couleur, celle de cette fameuse chevelure qui fit sa marque de fabrique. 

Quand j’ai connu Mylène, elle venait d’obtenir un succès populaire avec la chanson « Libertine ». les cheveux était d’une couleur rousse mais assez mal définie. 

Trois ans auparavant, c’est le maquilleur et coiffeur de génie Denis Menendez, mon ami, qui avait créé pour moi une couleur de cheveux inhabituelle. 

J’avais réalisé en 1984, pour ma série, les fameux « Casanovas » une image de ma soeur Virginie dans un château très connu de la région de Blois. Cette image présentée avait séduit Mylène, comme toutes les autres photos de la série. C’est ce travail photographique qui a déclenché chez elle le désir de travailler avec moi. La couleur de la perruque que portait virginie est – car personne ne le sait à ce jour – abricot. Comme le rouge que l’on trouve sur un abricot un peu mur. Sur les indications de Denis, les ateliers Poulain, célèbres perruquiers de théâtre des années 80, ont réalisé cette couleur insensée. 

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Nous étions au printemps de l’année 1987.

Personne n’a décidé cela en particulier ou tout le monde indirectement. 

En tous les cas, Mylène avait toujours une reproduction de la photographie de Virginie sur une étagère bien en évidence pour mémoire. Elle y réfléchissait sans doute. 

C’est donc tout d’abord un simple de coiffeur de la rue Jean Mermoz à Paris qui a reproduit cette teinture sur les indications de Mylène, photo en main. 

Aujourd’hui, il est aisé de comprendre l’importance de cette période pour l’image de Mylène. Seul Michel Polnareff en France avait compris avant elle l’importance du look pour un artiste et de nos jours, une simple paire de lunettes blanches est synonyme de Polnareff. La couleur abricot sera toujours associée au mythe Farmer. 

Je n’avais pas encore à l’époque de statut de photographe. Seul le N et B fige à jamais sur du papier un Cocteau, une Marilyn, une Piaf, un Zorro ou un Steve McQueen  et renvoie cette personne au rang de Star immortelle. 

Elle permet à son auteur de rentrer dans la cour des grands tel un Newton ou un Doisneau.

Elle était ma star et je me devais de l’immortaliser comme telle. Je désirais lui prouver que j’étais le meilleur pour elle, pour nous.

Il s’agissait de mes premières grandes photos en N et B.

Je connaissais le travail d’Alekan, le meilleur directeur photo des grandes années du cinéma,les films d’Hitchcock ou ceux d’Eric Von Stroheim. Que seraient aujourd’hui une Grâce Kelly, un Harry Baur ou un Gabin sans ses talents inouïs? Je pris aussi exemple sur Harcourt, le studio de photos des Stars mythiques. J’y ai ajouté une touche personnelle à base de réflexion de miroirs et je tenais le cadeau parfait pour ma muse. J’étais heureux. 

Elle est devenue une Star de l’image. J’en suis très fier. 

Le noir et blanc figeait ainsi Mylène à jamais.

Je l’ai ressenti si fort en faisant ces images qu’aujourd’hui elles restent uniques et pour longtemps encore.

Le regard et toute cette sensualité qui s’en dégagent sont incroyables. 

Peu de fois, Mylène a tant donné dans une photo, invitation au rêve, au désir, instants magiques d’une intimité partagée qu’elle ne donnera plus que dans ses chansons. 

Mylène reste gravée en moi. 

Elle m’écrivit un jour cette dédicace intime mais tellement vraie: « tu es un petit diable qui me prends mon âme. Etre photographiée par toi est un plaisir et un honneur. » 

La vie nous a éloigné, Mylène et moi, mais cela devait être ainsi.

L’histoire est close.

 Mylène

Les casanovas 

Les casanovas, c’est tout d’abord une rencontre. Celle d’un photographe et d’un maquilleur en quête de création.

Tout deux à la recherche d’émotions vraies et de magie. 

Au début des années 80, je me fixe entre Paris et Venise et rencontre Denis Menendez, génie authentique du maquillage et de la coiffure. 

De notre complicité naîtront les fameux « Casanovas », personnages androgynes d’un 17/18ème siècle finissant, mis en scène dans des Palais vénitiens sous des lumières crépusculaires. Les « Casanovas » imposent alors un style novateur et audacieux. Une imagerie irréelle proche des plus grands peintres. 

Pour ma part, j’ai toujours été fasciné par l’ univers de splendeur décadente de cette période. 

Le théâtre italien que m’avait fait découvrir mon père Claude Mourthé, les fabuleuses rencontres en Italie avec Fellini et Zeffirelli, la lecture de Goldoni de façon plus studieuse, la commedia dell Arte, Arlequin, les masques, le mystère, puis la séduction cachée, l’ambiguïté de cette époque chez les protagonistes amoureux. 

J’en étais tellement passionné qu’il fallait que je réalise en photo un travail qui touche cette période de frivolité et d’aventures romanesques. 

J’avais en tête le Casanova de Fellini, la version particulière du Casanova de Comencini (la jeunesse de Casanova à Venise) et surtout le Barry Lindon de Stanley Kubrick, ce film merveilleux qui raconte l’ascension et la décadence d’un aventurier au travers de la société d’une fin 17/18 ème. 

Et puis Venise… 

Ca me semblait évident puisque tout à Venise évoque le théâtre, avec une espèce de grandiloquence pleine de références au passé. 

Cette ville est hors du temps et il y règne une atmosphère d’illusion comme dans les décors. 

Il semble qu’elle renvoie aux désirs de chacun, à de profonds fantasmes. Je l’ai aimé et je l’aime toujours. Elle est l’imaginaire de chacun. 

Nous avions 2O ans et nous étions dans un état de grâce pour réaliser ces images aujourd’hui reconnues mondialement. 

Depuis, nous en avons réalisé de nombreuses autres selon notre envie. 

Denis nous quitta en 1994 me laissant le soin de transmettre notre passion et de créer la suite de notre histoire.

Venise est un théâtre. La magie ne meurt jamais.

 

Dita 

Photographier Dita est toujours un vrai bonheur doublé d’un honneur. 

Elle me fait une confiance aveugle depuis presque dix années et me reste très fidèle malgré les nombreuses sollicitations du monde entier. 

Elle est l’incarnation de la Femme et du Fantasme dans toute sa beauté. 

Chaque image est magique et je la découvre un peu plus à chaque instant.

Elle est devenue une autre muse pour moi et succède aujourd’hui à la plupart de mes modèles avec une classe et une élégance inégalée.

 1995-07-d

Chaque photographie devient culte et notre travail est toujours d’une grande beauté et d’une sensualité inouïe. 

Merci Dita d’être une Femme pour moi. 

Christophe MOURTHÉ dans un article paru sur http://www.chezhiggins.com/crbst_204.html

 

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L’important c’est d’aimer pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 5 août 2013


Mystérieuse, elle craint le désir des autres mais, pour la sortie de « Bleu Noir », Mylène Farmer s’est confiée à Nathalie Rheims.

L’important c’est d’aimer pour Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES images-25Paris Match. Tu n’as jamais été aussi belle et épanouie. As-tu des ­secrets de beauté ?
Mylène Farmer. La seule chose importante est d’aimer et d’être ­aimée. C’est bien la seule certitude que j’ai aujourd’hui. Et la beauté ­dépend du regard que l’on pose sur les gens. Quand ce regard est celui de l’être aimé ou tout simplement celui de la bienveillance, il agit comme un baume enchanteur. La chance qui m’est donnée de vivre en harmonie avec ce que je fais est alors mon secret de beauté, c’est un lien fragile que je m’efforce à la fois de remettre en cause et de protéger.

Qu’es-tu capable de faire aujourd’hui et que tu n’aurais pas pu faire hier ?
Affronter des regards quand j’entre dans un lieu public sans ­vouloir fuir l’endroit dans la fraction de seconde. Souffrir d’un manque de confiance en soi, d’une timidité qui vous fait parfois passer pour quelqu’un de distant, de froid, n’est pas un atout majeur pour faire un métier public. Pourtant, depuis longtemps déjà, je n’ai eu d’autre choix que de dépasser mes peurs, les surmonter, n’en être pas – ou plus – l’otage. Quand j’y pense, c’est d’une violence inouïe de dépasser ce handicap… Seules les personnes qui sont de vraies timides peuvent ­comprendre ce par quoi l’on passe pour y parvenir.

“Bleu noir” est le premier album que tu fais sans Laurent Boutonnat. Pourquoi t’es-tu éloignée de lui ?
Je ne me suis en aucun cas ­éloignée de lui. Après la tournée et les concerts au Stade de France, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque. Vous recevez tant d’amour, de vibrations, autant de sensations qui vous donnent l’envie… d’écrire. Laurent a tout à fait compris mon besoin de créer. C’est aussi ça, la complicité. Nous nous retrouverons pour le prochain ­album.

As-tu conscience que cet album est plus sombre que les précédents ?
Non… pas vraiment… Cet ­album, comme son titre, “Bleu noir”, l’indique, passe de la lumière au sombre puis à l’obscurité. Ou l’inverse, je ne sais plus.

« La Corse est mon refuge »

On te dit solitaire, voire recluse. ­Travailler avec une nouvelle équipe fut-il un travail compliqué ?
Je m’adapte à de nouvelles ­manières de travailler si tant est que l’on respecte ma “bulle”, mes ­silences, autant que je respecte moi-même l’autre. Je suis quelqu’un de solitaire. Mais j’ai aussi un grand ­besoin de l’autre et je réfute le terme “recluse”… Quand j’étouffe, je prends un train, un avion, et vais voir d’autres cieux… C’est une ­liberté, une chance inestimable de pouvoir voyager quand j’en ressens le désir ou la nécessité. Face à un paysage de neige, je suis émue. J’ai grandi au ­Canada, je suis certaine que cette ­attirance pour les paysages immaculés vient de là-bas. Le grand froid a un parfum très particulier, un son qui lui est propre. J’ai retrouvé cette même émotion quand je suis allée en Russie découvrir Saint-Pétersbourg, en plein hiver. Au bord de la Neva, ses canaux gelés… on guette Catherine II de Russie…

D’autres endroits que tu aimes ?
La Corse est mon refuge. Le jour venu, la tentation pourrait être la Toscane. M’apaiser devant des ­collines d’oliviers et de vignes…

Tes biographes écrivent les mêmes clichés sur toi. Qu’as-tu à cacher ?
Je n’ai pas de biographe, c’est certainement pourquoi ce sont les mêmes clichés.

Dans ce qui a été écrit à propos de toi, qu’est-ce qui t’a fait le plus ­sourire ?
J’ai entendu parler de bain de jus de tomate, qui m’aurait conduite à une “phobie attractive” du sang, et de lit-cercueil. Je crois que tous les fantasmes me font ­sourire quand il ne s’agit pas de mes proches ou de ma vie privée. Pourtant, quand on me rapporte les médisances d’un animateur de jeu télévisé, quant à mon prétendu play-back sur scène, je finis par me demander si je ne préfère pas l’histoire tout aussi fausse du jus de ­tomate. C’est ­impressionnant de voir à quel point certaines ­personnes se sentent grandies en dénigrant, en tentant de blesser… Il s’agit bien souvent de gens qui rêveraientd’une vie ­meilleure. Encore faut-il en être à la hauteur. Je crois à la vertu de la décence. La critique est nécessaire ; la grossièreté, inutile.

Es-tu obsédée par l’idée de laisser une trace de toi après ta mort ?
Obsédée, non. Le moment ­présent m’importe. Laisser une trace… dans le cœur de quelques personnes, j’espère que oui.

Qu’aimerais-tu que l’on dise de toi ?
“C’était une grande astronaute.”

Quel regard portes-tu sur la variété française ? Y a-t-il des artistes qui t’intéressent ?
J’ai découvert Stromae, ce jeune artiste vraiment original. J’aime beaucoup son titre “Alors on danse”, sa silhouette, son phrasé et son timbre de voix si particuliers. Il dit des choses graves sur un ton léger.

Pourquoi as-tu enregistré un duo avec Line Renaud ?
Je l’ai rencontrée lors d’un dîner et, comme chacun semble le dire, quand on croise le regard bleu de Line… une magie s’opère. C’est une femme belle, décalée et ­charmeuse. Je suis instinctive, le désir l’emporte dans ces moments-là. Son énergie ­vitale est impressionnante. Mais c’est aussi quelqu’un qui doute, c’est imperceptible mais touchant.

Tu navigues continuellement entre Eros et Thanatos. L’amour et la mort sont-ils tes deux seules sources d’inspiration ?
Il y a aussi la solitude. L’isolement. J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché !

La politique t’intéresse-t-elle ? As-tu de l’estime pour ceux qui nous ­gouvernent ?
J’ai de l’estime pour le courage de tous ceux qui acceptent cette lourde responsabilité sans abuser de leur pouvoir.

Quelle est ton image idéale du couple ?
Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre : l’intelligence complice.

Comment t’imagines-tu dans dix ans ?
Ailleurs…

« Remonter sur scène au moins une dernière fois »

Ta dernière tournée a été un triomphe, envisages-tu de remonter sur scène ?
Oui… au moins une dernière fois !

Pourrais-tu renoncer un jour à la chanson ? A la scène ?
Comment renoncer à ce et ceux qu’on aime ? Mais je vais devoir ­apprendre…

images-26 dans Mylène en CONFIDENCESLors de tes concerts, tu attaches une importance particulière aux ­créateurs de mode : recherches-tu de nouveaux talents, de nouvelles marques, de nouvelles inspirations ?
Quand il s’agit de préparer un spectacle, oui. Ce choix est toujours délicat. Il ne suffit pas de faire du “couture”, ce n’est pas un défilé 
de mode. Le créateur doit être aussi ­capable de transposer les costumes pour une scène, qui devront s’intégrer aussi à un décor, à des ­lumières, à un univers afin de rendre le tout homogène. Il faut rencontrer alors des stylistes inspirés et qui ­acceptent de se fondre dans l’univers de l’artiste, afin que celui-ci ne disparaisse pas derrière le costume, justement, mais se sente comme dans un écrin… Je ne suis pas ­certaine que tous les créateurs de mode en soient capables, il faut beaucoup d’humilité…

« Bleu noir » (Polydor/Universal).

Retrouvez l’intégralité de notre reportage et toutes les photos de Mylène Farmer dans Paris Match n°3211 en vente en kiosque. Un numéro à ne pas manquer.

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Line Renaud et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 30 août 2012

 

Line Renaud et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE 220px-Line_Renaud_Loulou_Gast%C3%A9Line Renaud, de son vrai nom Jacqueline Enté, est une chanteuse et actrice française née le 2 juillet 1928 à Pont-de-Nieppe, près d’Armentières, dans le Nord.

Après le conservatoire local elle se lance, en 1945, dans le music hall, à Paris, où elle rencontre l’homme de sa vie, Loulou Gasté, de vingt ans son aîné. Elle l’épouse cinq ans plus tard et ne le quittera plus jusqu’à sa mort, en 1995. C’est  » Loulou  » qui lui trouve son nom de scène et lui écrit des chansons aussi célèbres que Ma cabane au Canada, Etoile des neiges, Ma p’tite folie, Mademoiselle from Armentières ou encore Le chien dans la vitrine.

De toutes les artistes françaises, et même jusqu’à aujourd’hui, Line Renaud est sans aucun doute celle qui aura connu la plus grande réussite aux Etats-Unis où elle part en 1954. Elle s’y produit dans les palaces de New York et Los Angeles ainsi que dans le très populaire Ed Sullivan Show. Elle chante également en duo avec Dean Martin, l’une des plus grandes vedettes de l’époque. En 1959, elle devient meneuse de revue au Casino de Paris, puis elle est engagée au Dunes, l’un des plus grands casinos de Las Vegas, de 1963 et 1965. Après des incursions sur le petit écran dans les années 1970, elle se lance définitivement dans le cinéma et le théâtre à la fin des années 1980. Toujours avec succès.

Très impliqué dans les questions de société, Line Renaud est membre du comité de parrainage de la  » Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence  » et vice-présidente de l’association  » Sidaction « . Elle est Officier de la Légion d’honneur depuis 1994.

 Filmographie de Line Renaud :
2008 : Bienvenue chez les ch’tis de Dany Boon
2006 : La maison du bonheur de Dany Boon
2005 : Le courage d’aimer de Claude Lelouch
2005 : Les soeurs Robin (téléfilm)
2005 : Les rois maudits de Josée Dayan (série télévisée)
2004 : Le miroir de l’eau d’Edwin Baily (série télévisée)
2003 : 18 ans après de Coline Serreau
2001 : Chaos de Coline Serreau
1999 : Belle Maman de Gabriel Aghion
1994 : J’ai pas sommeil de Claire Denis
1995 : Sixième classique de Bernard Stora (téléfilm)
1995 : Ma femme me quitte de Didier Kaminka
1990 : Ripoux contre ripoux de Claude Zidi
1955 La Madelon de Jean Boyer

 Line Renaud au Théâtre :
2007 : Fugueuses, de Pierre Palmade, Christophe Duthuron, mise en scène par Christophe Duthuron, avec Muriel Robin. La dernière représentation, le 5 janvier 2008, a été diffusée en direct sur France 2.
2002 : Poste restante, de Noël Coward, mise en scène de Daniel Roussel
1995 : La visite de la vieille dame, de Friedrich Dürrenmatt, mise en scène de Régis Santon,
1991-93 : Pleins Feux de Didier Kaminka d’après « Eve » de Mary Orr, mise en scène Eric Civanyan
1988 : La Folle journée ou le mariage de Figaro de Roger Coggio
1986 : The Incomparable Loulou. Version anglaise de Folle Amanda, mise en scène Charles Nelson-Reilly, joué au Théâtre à Miami.
1981-82 : Folle Amanda de Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy

« C’est pas l’heure »! Toutes les photos

mylene-farmer_line-renaud_002-300x180 dans Mylène et L'ENTOURAGE                 322357733-mylene-farmer-c-est-pas-l-heure-son-duo-avec

le duo de Mylène Farmer et Line Renaud. Le morceau a fuité sur Internet et fait le bonheur des fans de la rousse. Pour son retour à la chanson après 30 ans passés loin des studios, Line Renaud s’est entourée d’un très beau casting pour Rue Washington, son nouvel album disponible le 8 novembre.

Le 29 octobre 2010 : L’une revient à la chanson après pas loin de 30 ans de disette, l’autre a pris l’habitude de dominer annuellement les palmarès de l’industrie musicale en France. Alors, quand Line Renaud et Mylène Farmer se rejoignent sur un même projet musical, le tandem a tout pour attirer l’attention. Et c’est chose faite avec le duo que ces deux icônes partagent, dont vous pouvez découvrir un extrait ci-dessus : C’est pas l’heure.

Une ultime sensation qui vient couronner une semaine que ces deux-là ont déjà largement animée : après avoir dévoilé ses Torrents d’amour, premier extrait signé Michel Delpech de son album Rue Washington (à paraître le 8 novembre), l’inénarrable demoiselle d’Armentières créait dernièrement l’événement avec quelques secondes de son duo attendu avec son « filleul » Johnny Hallyday, sur une reprise en français du standard de Louis Armstrong, What a wonderful world, devenu Un monde merveilleux.

De son côté, Mylène Farmer a étonné, laissant entendre une voix grave, suave et envoûtante sur une version revisitée d’un tube d’INXS (Never tear us apart) en duo avec Ben Harper, pour un album hommage au groupe suédois à paraître fin novembre.

Contrairement à Oui mais non, premier single signé RedOne de son nouvel album intitulé Bleu noir, Mylène retrouve pour C’est pas l’heure son grand complice Laurent Boutonnat. Le site de référence sur la star mylene.net souligne par ailleurs qu’il s’agit du premier duo que celle-ci enregistre avec une autre artiste féminine… Une grande première pour ces deux grandes dames !

A quelques semaines de ses concerts à L’Olympia Line Renaud s’exprime au travers d’une interview dans le quotidien Belge LA LIBRE et répond à une question à propos de Mylène Farmer :

Vous dites énormément de bien de Mylène Farmer – avec qui vous chantez en duo sur “C’est pas l’heure”.

C’est une femme remarquable, que peu de gens connaissent parce qu’elle est très secrète.

Qu’appréciez-vous chez elle ?

Ben, déjà, c’est une femme très instinctive, elle est d’une grande timidité et est très secrète dans la vie. Elle est pudique. Et donc elle mène la carrière qui correspond à son tempérament.

Par ailleurs, c’est étonnant comme la voix de Patricia Kaas ressemble à la vôtre… Oui, c’est vrai. Nous avons des timbres de voix qu’on reconnaît. Il y a beaucoup de timbres de voix identiques, maintenant. Les filles chantent bien, mais elles chantent toutes pareil, sans vraiment de couleur vocale. Patricia a une couleur vocale, mais sa voix est plus étendue que la mienne.

Vous avez commencé votre carrière par la chanson, aujourd’hui, vous y revenez. A l’intérieur de la boucle, vous avez joué au théâtre, au cinéma. En même temps, c’est un petit peu propre aux artistes de ne jamais arrêter avec, toujours, des projets en chantier. Pour moi, la chanson, c’est une parenthèse. En septembre, je recommence tout de suite un téléfilm. Line Renaud en concert le 8 mai à 17h au Cirque Royal. Rés. 02.218.20.15. « Rue Washington », un CD Warner, 2564677073

Interview intégrale ici : http://www.lalibre.be/culture/musique/article/656333/line-renaud-enchante-de-nouveau.html

 

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Mylène Farmer rêve de collaborer avec George Michael

Posté par francesca7 le 27 juin 2012

Mylène Farmer rêve de collaborer avec George Michael dans Mylène dans la PRESSE Georges-MichaelAlors que «Bleu Noir» caracole en tête des charts et son single «Lonely Lisa» est un tube, la chanteuse rousse sort de silence pour une interview exclusive au magazine «TV Magazine». Pas d’annonces fracassantes mais des confidences étonnantes…

Mylène Farmer réapparait toujours quand on ne l’attend pas. Sur le podium d’un défilé de Jean Paul Gaultier (lire notre article), revêtue d’une robe de mariée très gothique, ou bien aujourd’hui dans les pages de TV Magazine, pour une interview surprise, après avoir été assez discrète ces derniers mois.

Alors que son dernier album, Bleu Noir, vient de dépasser la barre des 600.000 exemplaires vendus (un exploit à l’heure de la crise du disque), et que Lonely Lisa, son dernier single est un succès (il fait partie aussi de notre sondage sur les tubes de l’été 2011), la star revient pour le journal télé (distribué aujourd’hui en supplément de plusieurs quotidiens, dont Le Figaro) sur ses choix de carrière, ses bonheurs (et oui, Mylène est parfois heureuse!), ses regrets, et surtout sur sa relation à part avec Laurent Boutonnat.

«Indissociable de mon chemin de vie»
Tout le passage qui concerne le compositeur, celui qu’on a souvent présenté comme son «mentor» (terme que Mylène Farmer rejette en bloc) est très intéressant. Oubliez les analyses un peu attives de certains, les rumeurs, Farmer et Boutonnat ne sont pas brouillés. Mieux, la star n’imagine pas sa vie sans lui! «La relation que j’ai avec Laurent est une relation de complicité et de complémentarité. C’est une personne de grand talent qui est indissociable de mon chemin de vie», confie la chanteuse à TV Magazine.

Si elle reconnaît avoir senti le besoin d’enregistrer un album entier sans Boutonnat (une première dans sa carrière), l’interprète de Sans Contrefaçon envisage néanmoins de retravailler avec l’auteur de ses principaux tubes dans le futur. Elle s’explique: «Bleu noir est tout sauf une passade! (…) Laurent préparait un film et le fait de réaliser moi-même ce disque était un choix de ma part. Mais il est certain que nous nous retrouverons tous les deux.» Quand? On ne le saura pas.

Après Murat, Moby, Seal…
mylene-farmer-fil-temps-1961_2vur9_1bbr00 dans Mylène dans la PRESSEOutre Boutonnat, Mylène Farmer évoque aussi les noms d’autres artistes avec qui elle rêverait de collaborer. Et là, surprise. Le premier nom cité est… Freddie Mercury! «Au paradis», précise-t-elle. Sinon, «sur Terre», elle aimerait travailler avec Hurts, un groupe anglais qui n’a pas encore percé en France mais «a beaucoup de talent» selon Mylène qui trouve que son chanteur a une «voix incroyable».

Autre nom, plus connu celui-là: George Michael, un artiste qui «intéresse beaucoup» l’interprète de Désenchantée. Après Murat, Moby, Seal, Ben Harper, Line Renaud… bientôt la voix de Freedom sur un album de Farmer? Comme dirait l’Anglais: «on doit garder espoir».

Sinon, Mylène prouve une nouvelle fois qu’elle ne manque pas d’humour et d’autodérision. A la question «Qu’est-ce que votre statut de star vous interdit de faire?» Elle répond: «De chuter sur les marches de l’Élysée!»

Presse Issue du site http://www.tetu.com/

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Interview de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 30 mai 2012

« La Corse est mon refuge »

ON TE DIT SOLITAIRE, VOIRE RECLUSE. ­TRAVAILLER AVEC UNE NOUVELLE ÉQUIPE FUT-IL UN TRAVAIL COMPLIQUÉ ?

Interview de Mylène Farmer dans Mylène en INTERVIEW Exclu-Public-Mylene-Farmer-en-mode-detente-a-Porto-Vecchio_portrait_w674Je m’adapte à de nouvelles ­manières de travailler si tant est que l’on respecte ma “bulle”, mes ­silences, autant que je respecte moi-même l’autre. Je suis quelqu’un de solitaire. Mais j’ai aussi un grand ­besoin de l’autre et je réfute le terme “recluse”… Quand j’étouffe, je prends un train, un avion, et vais voir d’autres cieux… C’est une ­liberté, une chance inestimable de pouvoir voyager quand j’en ressens le désir ou la nécessité. Face à un paysage de neige, je suis émue. J’ai grandi au ­Canada, je suis certaine que cette ­attirance pour les paysages immaculés vient de là-bas. Le grand froid a un parfum très particulier, un son qui lui est propre. J’ai retrouvé cette même émotion quand je suis allée en Russie découvrir Saint-Pétersbourg, en plein hiver. Au bord de la Neva, ses canaux gelés… on guette Catherine II de Russie…

D’AUTRES ENDROITS QUE TU AIMES ?

La Corse est mon refuge. Le jour venu, la tentation pourrait être la Toscane. M’apaiser devant des ­collines d’oliviers et de vignes…

TES BIOGRAPHES ÉCRIVENT LES MÊMES CLICHÉS SUR TOI. QU’AS-TU À CACHER ?

Je n’ai pas de biographe, c’est certainement pourquoi ce sont les mêmes clichés.

DANS CE QUI A ÉTÉ ÉCRIT À PROPOS DE TOI, QU’EST-CE QUI T’A FAIT LE PLUS ­SOURIRE ?

J’ai entendu parler de bain de jus de tomate, qui m’aurait conduite à une “phobie attractive” du sang, et de lit-cercueil. Je crois que tous les fantasmes me font ­sourire quand il ne s’agit pas de mes proches ou de ma vie privée. Pourtant, quand on me rapporte les médisances d’un animateur de jeu télévisé, quant à mon prétendu play-back sur scène, je finis par me demander si je ne préfère pas l’histoire tout aussi fausse du jus de ­tomate. C’est ­impressionnant de voir à quel point certaines ­personnes se sentent grandies en dénigrant, en tentant de blesser… Il s’agit bien souvent de gens qui rêveraient d’une vie ­meilleure. Encore faut-il en être à la hauteur. Je crois à la vertu de la décence. La critique est nécessaire ; la grossièreté, inutile.

2004Corse60 dans Mylène en INTERVIEWES-TU OBSÉDÉE PAR L’IDÉE DE LAISSER UNE TRACE DE TOI APRÈS TA MORT ?

Obsédée, non. Le moment ­présent m’importe. Laisser une trace… dans le cœur de quelques personnes, j’espère que oui.

QU’AIMERAIS-TU QUE L’ON DISE DE TOI ?

“C’était une grande astronaute.”

QUEL REGARD PORTES-TU SUR LA VARIÉTÉ FRANÇAISE ? Y A-T-IL DES ARTISTES QUI T’INTÉRESSENT ?

J’ai découvert Stromae, ce jeune artiste vraiment original. J’aime beaucoup son titre “Alors on danse”, sa silhouette, son phrasé et son timbre de voix si particuliers. Il dit des choses graves sur un ton léger.

POURQUOI AS-TU ENREGISTRÉ UN DUO AVEC LINE RENAUD ?

Je l’ai rencontrée lors d’un dîner et, comme chacun semble le dire, quand on croise le regard bleu de Line… une magie s’opère. C’est une femme belle, décalée et ­charmeuse. Je suis instinctive, le désir l’emporte dans ces moments-là. Son énergie ­vitale est impressionnante. Mais c’est aussi quelqu’un qui doute, c’est imperceptible mais touchant.

TU NAVIGUES CONTINUELLEMENT ENTRE EROS ET THANATOS. L’AMOUR ET LA MORT SONT-ILS TES DEUX SEULES SOURCES D’INSPIRATION ?

Il y a aussi la solitude. L’isolement. J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché !

LA POLITIQUE T’INTÉRESSE-T-ELLE ? AS-TU DE L’ESTIME POUR CEUX QUI NOUS ­GOUVERNENT ?

J’ai de l’estime pour le courage de tous ceux qui acceptent cette lourde responsabilité sans abuser de leur pouvoir.

QUELLE EST TON IMAGE IDÉALE DU COUPLE ?

Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre : l’intelligence complice.

COMMENT T’IMAGINES-TU DANS DIX ANS ?

Ailleurs…

 

INTERVIEW PAR NATHALIE RHEIMS :pour Paris match

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Mylène Farmer et Chr. Mourthé

Posté par francesca7 le 1 mai 2012

 

Mylène Farmer et Chr. Mourthé dans Mylène et L'ENTOURAGE 35Christophe Mourthé (né le 29 avril 1959 à Bordeaux) est un photographe français vivant à Paris et ayant notamment travaillé sur le thème du fétichisme. Il est le fils de l’écrivain et réalisateur Claude Mourthé

Christophe Mourthé a débuté comme photographe de théâtre et de music-hall à l’âge de 19 ans. Il a collaboré également à divers magazines, comme Playboy, Vogue ou Newlook, et réalisé des commandes pour le monde de la publicité et pour des maisons de disques.

L’industrie de la mode fait également appel à lui. Il collabore avec les plus grands magazines (Playboy– à 22 ans, il est l’un des principaux photographes du magazine-, Newlook, Lui, Vogue, Max…), pour lesquels il photographie les modèles.

Arrivent ensuite des commandes pour le monde la publicité (Dim, Rosy…), les grandes agences de presse (Stills, Sipa, Sygma…) et les maisons de disques (pochettes, affiches…).

Il réalise des travaux photographiques sur le thème du fétichisme depuis les années 1990 et est associé au mouvement Fashion Fetish.Il devient rapidement un précurseur de l’école des ‘fétichistes’. Le fétichisme de Christophe Mourthé devient un style à part entière, annonciateur d’une tendance de la mode dont s’emparera plus tard la haute couture. Ses photos sont enracinées tout à la fois dans la période tumultueuse des libertés des années 70 et dans la période du « safe sex » qui allait donner un coup de frein à l’élan de cette décennie. De nouvelles manières de vivre l’amour voient le jour, et le fétichisme est l’une d’entre elles. Christophe Mourthé appartient aussi et surtout à la génération « Palace », de 1978 à 83, tout comme Mugler, Gaultier, Chantal Thomass, Nina Hagen, Louboutin, Blondie, Ardisson, Paolo Calia, Pacadis, Kenzo, Houellebecq, Pierre et Gilles … dont Fabrice Emaer fut le père spirituel. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages photo sur le sujet.

Textes de Christophe MOURTHÉ  - Mylène Farmer

 

Tout d’abord il y a eu Jean Marais, Line Renaud, l’équipe des Bronzés, Thierry Le Luron et Yves Mourousi. Puis Fellini, Zeffirelli, Dario Fo, Gassman, Strehler, les filles du Crazy Horse – J’avais 19 ans à peine. Il n’y a pas d’âge pour photographier des stars. Des vraies stars. Par la suite, il y a eu Arielle Dombasle pour Playboy, Jean-Marie Bigard en Penseur de Rodin, Renaud, les adieux de Sheila, Pétula Clark pour un Olympia, les Bee Gees à Paris, César ou Nougaro, Leslie Caron et Michèle Morgan, Zizi Jeanmaire et son truc en plumes, Amanda Lear et Marie Laforêt, Patricia Kaas, Hélène Ségara, Lio ou Patrick Juvet.

 

Qui d’autres encore ? Combien sont-ils ?

Mylouxetnoux-vip-blog-com-2592801987ChristopheMourthe213 dans Mylène et L'ENTOURAGE Mais c’est surtout pour Mylène Farmer que je reçois encore des lettres de fans, 15 ans après. Une courte histoire qui allait marquer l’histoire d’un photographe et de son modèle. Cette collaboration tellement forte qu’on peut même qualifier de fusion me colle à la peau depuis toujours, depuis que nous nous étions rencontrés chez Bertrand Le Page. Nous étions intimidés, étonnés, distants. Bertrand prit les choses en main, et confirma le bien fondé de notre rencontre. Celui-ci avait un grand talent, c’était de découvrir des talents – Et de les faire fusionner. Avec Mylène, nous devions nous apprivoiser, mais nous savions déjà aussi que notre rencontre était une bonne rencontre.

 Notre première séance de photo eut lieu dans un fameux studio de la rue des Acacias à Paris.

 Tout le show business et tout le cinéma sont passés dans cette rue. La grande époque de Salut les Copains et tous ceux qui font rêver les fans. J’y ai moi même déshabillé Arielle Dombasle pour Playboy et réalisé la plupart de mes portraits de vedettes.

 

Mylène dû se satisfaire d’une toute petite cabine de maquillage non chauffée et Denis Menendez travailla sur son teint de porcelaine. Elle m’apparut dans la lumière tel un ange.

 Malgré l’intense activité qui régnait dans le studio, elle fût douce, complice déjà, extravertie pour cette fois, et avait compris que nous ferions vraiment un bout de chemin important ensemble. Elle vit ma façon d’éclairer une femme et elle comprit qu’en m’ayant choisi, elle avait trouvé en moi le parfait complément à son univers. Nous nous sommes revus beaucoup, avons partagé des instants de tous les jours, appris à nous connaître. Manger une glace ou des bonbons, aller au zoo ensemble, faire les magasins, c’était simple mais c’était important.

 Nous sommes des artistes à l’âme fragile avec un univers si singulier à fleur de peau.

 Je lui fis connaître mon monde et elle me fit comprendre le sien. Nous nous comprenions si bien que l’osmose était parfaite.

 Mon travail d’images plaisait à Mylène. Pour notre bien à tous deux. Mylène a pu s’abandonner totalement au regard d’un objectif qui ne la mitraillait pas, qui la considérait en douceur.

 Involontairement, j’ai apposé quant à moi sur ma muse une griffe, une patte, et surtout une couleur, celle de cette fameuse chevelure qui fit sa marque de fabrique.

Quand j’ai connu Mylène, elle venait d’obtenir un succès populaire avec la chanson « Libertine ». les cheveux étaient d’une couleur rousse mais assez mal définie.

Trois ans auparavant, c’est le maquilleur et coiffeur de génie Denis Menendez, mon ami, qui avait créé pour moi une couleur de cheveux inhabituelle.

 J’avais réalisé en 1984, pour ma série, les fameux « Casanovas » une image de ma soeur Virginie dans un château très connu de la région de Blois. Cette image présentée avait séduit Mylène, comme toutes les autres photos de la série. C’est ce travail photographique qui a déclenché chez elle le désir de travailler avec moi. La couleur de la perruque que portait virginie est – car personne ne le sait à ce jour – abricot. Comme le rouge que l’on trouve sur un abricot un peu mur. Sur les indications de Denis, les ateliers Poulain, célèbres perruquiers de théâtre des années 80, ont réalisé cette couleur insensée.

 Nous étions au printemps de l’année 1987.

Personne n’a décidé cela en particulier ou tout le monde indirectement.

 En tous les cas, Mylène avait toujours une reproduction de la photographie de Virginie sur une étagère bien en évidence pour mémoire. Elle y réfléchissait sans doute.

 C’est donc tout d’abord un simple de coiffeur de la rue Jean Mermoz à Paris qui a reproduit cette teinture sur les indications de Mylène, photo en main.

 Mylouxetnoux-vip-blog-com-5924041987ChristopheMourthe210Aujourd’hui, il est aisé de comprendre l’importance de cette période pour l’image de Mylène. Seul Michel Polnareff en France avait compris avant elle l’importance du look pour un artiste et de nos jours, une simple paire de lunettes blanches est synonyme de Polnareff. La couleur abricot sera toujours associée au mythe Farmer.

 Je n’avais pas encore à l’époque de statut de photographe. Seul le N et B fige à jamais sur du papier un Cocteau, une Marilyn, une Piaf, un Zorro ou un Steve McQueen  et renvoie cette personne au rang de Star immortelle.

 Elle permet à son auteur de rentrer dans la cour des grands tel un Newton ou un Doisneau.

Elle était ma star et je me devais de l’immortaliser comme telle. Je désirais lui prouver que j’étais le meilleur pour elle, pour nous.Il s’agissait de mes premières grandes photos en N et B.

Je connaissais le travail d’Alekan, le meilleur directeur photo des grandes années du cinéma, les films d’Hitchcock ou ceux d’Eric Von Stroheim. Que seraient aujourd’hui une Grâce Kelly, un Harry Baur ou un Gabin sans ses talents inouïs? Je pris aussi exemple sur Harcourt, le studio de photos des Stars mythiques. J’y ai ajouté une touche personnelle à base de réflexion de miroirs et je tenais le cadeau parfait pour ma muse. J’étais heureux.

 Elle est devenue une Star de l’image. J’en suis très fier.

 Le noir et blanc figeait ainsi Mylène à jamais.

Je l’ai ressenti si fort en faisant ces images qu’aujourd’hui elles restent uniques et pour longtemps encore. Le regard et toute cette sensualité qui s’en dégagent sont incroyables.

 Peu de fois, Mylène a tant donné dans une photo, invitation au rêve, au désir, instants magiques d’une intimité partagée qu’elle ne donnera plus que dans ses chansons.

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Mylène Farmer, Rétrospective 2012

Posté par francesca7 le 4 février 2012

Mylène Farmer NRJ Music Awards 2012.jpgDepuis le milieu des années 1980, elle est la chanteuse qui vend le plus de disques en France et connaît également un succès considérable hors des frontières francophones, notamment en Russie et en Europe de l’Est, dépassant ainsi les 30 millions de disques vendus.

 Recordwoman du nombre de Disques de Diamant, elle est également l’artiste ayant classé le plus de titres à la 1re place du Top 50 (12, aucun artiste n’ayant réussi à en classer plus de 5), ainsi que dans le top 10 (42 titres).

 Apparaissant rarement dans les médias et refusant de communiquer sur sa vie privée, elle s’est construit un univers musical singulier, notamment à travers ses clips et ses concerts spectaculaires.

 

2001-2011

Un nouveau Best of, 2001-2011 (dont l’aquarelle illustrant la pochette est signée Mylène Farmer elle-même), sort le 5 décembre 2011, incluant 2 inédits, dont Du Temps, composé par Laurent Boutonnat. L’album paraît également dans un coffret 3 CD, incluant le Best of Les mots, sorti en 2001.

 Le 28 janvier 2012, Jean-Paul Gaultier lui remet un NRJ Music Award de Diamant (un prix créé pour la chanteuse), afin de récompenser l’ensemble de sa carrière.

 Mylène Farmer devrait incarner Tess au cinéma, le personnage principal de L’ombre des autres, tiré du roman éponyme de Nathalie Rheims. Scénarisé par Claude Berri et produit par Stéphane Célérier et Nathalie Rheims, le tournage du film, qui devrait être réalisé par Bruno Aveillan, n’a toujours pas commencé.

 Mylène Farmer a également dit souhaiter « monter sur scène au moins encore une fois ». On peut donc s’attendre à un retour sur scène dans les années à venir.

En 1992, Mylène Farmer participe à l’album Urgence : 27 artistes pour la recherche contre le sida avec la chanson Dernier Sourire, qu’elle réenregistre pour l’occasion. Ce titre apparaissait dans sa version originale en face B du single Sans logique en 1989.

 En 2000, Maverick (la maison de production de Madonna) lui demande de participer à la B.O des Razmoket à Paris (sur laquelle figure entre autres Cindy Lauper et Sinead O’Connor) : elle écrira alors pour l’occasion le single L’histoire d’une fée, c’est….

En janvier 2007, elle interprète Devant Soi, chanson du générique de fin du film Jacquou le Croquant, réalisé par Laurent Boutonnat.

 Mylène Farmer a également enregistré 2 duos, parus en novembre 2010 : le 1e avec Ben Harper, Never tear us apart, sur un album en hommage au groupe INXS (album sur lequel elle est la seule artiste française) ; le 2e avec Line Renaud, C’est pas l’heure, signé Farmer/Boutonnat, inclus dans Rue Washington, l’album de cette dernière.

Mylène Farmer a déclaré plusieurs fois refuser de créer un site internet ou un fan-club officiel à sa gloire. Cependant, plusieurs dizaines de fan-clubs non-officiels ont été créés, certains étant suffisamment importants pour pouvoir publier régulièrement des magazines entièrement dédiés à la chanteuse et les diffuser chez les marchands de journaux.

 En 2008, Mylène Farmer dépose la marque Lonely Lisa, et ouvre un site internet du même nom, qui se présente comme « le site communautaire de l’ennui ». Reprenant l’univers graphique des illustrations de Lisa-Loup et le conteur, le site propose aux membres de s’échanger leurs créations artistiques : poésies, dessins, photos, etc.

                                            Mylène Farmer, Rétrospective 2012 dans Mylène 2011 - 2012

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N.Rheims interviewe Mylène

Posté par francesca7 le 27 décembre 2011

N.Rheims interviewe Mylène dans Mylène dans la PRESSE 220px-Nathalie_Rheims-Nancy_2011Mystérieuse, elle craint le désir des autres mais, pour la sortie de « Bleu Noir », Mylène Farmer s’est confiée à Nathalie Rheims.

Nathalie Rheims – Paris Match

Paris Match. Tu n’as jamais été aussi belle et épanouie. As-tu des ­secrets de beauté ?

Mylène Farmer. La seule chose importante est d’aimer et d’être ­aimée. C’est bien la seule certitude que j’ai aujourd’hui. Et la beauté ­dépend du regard que l’on pose sur les gens. Quand ce regard est celui de l’être aimé ou tout simplement celui de la bienveillance, il agit comme un baume enchanteur. La chance qui m’est donnée de vivre en harmonie avec ce que je fais est alors mon secret de beauté, c’est un lien fragile que je m’efforce à la fois de remettre en cause et de protéger.

Qu’es-tu capable de faire aujourd’hui et que tu n’aurais pas pu faire hier ?
Affronter des regards quand j’entre dans un lieu public sans ­vouloir fuir l’endroit dans la fraction de seconde. Souffrir d’un manque de confiance en soi, d’une timidité qui vous fait parfois passer pour quelqu’un de distant, de froid, n’est pas un atout majeur pour faire un métier public. Pourtant, depuis longtemps déjà, je n’ai eu d’autre choix que de dépasser mes peurs, les surmonter, n’en être pas – ou plus – l’otage. Quand j’y pense, c’est d’une violence inouïe de dépasser ce handicap… Seules les personnes qui sont de vraies timides peuvent ­comprendre ce par quoi l’on passe pour y parvenir.

“Bleu noir” est le premier album que tu fais sans Laurent Boutonnat. Pourquoi t’es-tu éloignée de lui ?
Je ne me suis en aucun cas ­éloignée de lui. Après la tournée et les concerts au Stade de France, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque. Vous recevez tant d’amour, de vibrations, autant de sensations qui vous donnent l’envie… d’écrire. Laurent a tout à fait compris mon besoin de créer. C’est aussi ça, la complicité. Nous nous retrouverons pour le prochain ­album.

As-tu conscience que cet album est plus sombre que les précédents ?
Non… pas vraiment… Cet ­album, comme son titre, “Bleu noir”, l’indique, passe de la lumière au sombre puis à l’obscurité. Ou l’inverse, je ne sais plus.

« La Corse est mon refuge »

On te dit solitaire, voire recluse. ­Travailler avec une nouvelle équipe fut-il un travai dans Mylène dans la PRESSEl compliqué ?
Je m’adapte à de nouvelles ­manières de travailler si tant est que l’on respecte ma “bulle”, mes ­silences, autant que je respecte moi-même l’autre. Je suis quelqu’un de solitaire. Mais j’ai aussi un grand ­besoin de l’autre et je réfute le terme “recluse”… Quand j’étouffe, je prends un train, un avion, et vais voir d’autres cieux… C’est une ­liberté, une chance inestimable de pouvoir voyager quand j’en ressens le désir ou la nécessité. Face à un paysage de neige, je suis émue. J’ai grandi au ­Canada, je suis certaine que cette ­attirance pour les paysages immaculés vient de là-bas. Le grand froid a un parfum très particulier, un son qui lui est propre. J’ai retrouvé cette même émotion quand je suis allée en Russie découvrir Saint-Pétersbourg, en plein hiver. Au bord de la Neva, ses canaux gelés… on guette Catherine II de Russie…

D’autres endroits que tu aimes ?
La Corse est mon refuge. Le jour venu, la tentation pourrait être la Toscane. M’apaiser devant des ­collines d’oliviers et de vignes…

Tes biographes écrivent les mêmes clichés sur toi. Qu’as-tu à cacher ?
Je n’ai pas de biographe, c’est certainement pourquoi ce sont les mêmes clichés.

Dans ce qui a été écrit à propos de toi, qu’est-ce qui t’a fait le plus ­sourire ?
J’ai entendu parler de bain de jus de tomate, qui m’aurait conduite à une “phobie attractive” du sang, et de lit-cercueil. Je crois que tous les fantasmes me font ­sourire quand il ne s’agit pas de mes proches ou de ma vie privée. Pourtant, quand on me rapporte les médisances d’un animateur de jeu télévisé, quant à mon prétendu play-back sur scène, je finis par me demander si je ne préfère pas l’histoire tout aussi fausse du jus de ­tomate. C’est ­impressionnant de voir à quel point certaines ­personnes se sentent grandies en dénigrant, en tentant de blesser… Il s’agit bien souvent de gens qui rêveraientd’une vie ­meilleure. Encore faut-il en être à la hauteur. Je crois à la vertu de la décence. La critique est nécessaire ; la grossièreté, inutile.

Es-tu obsédée par l’idée de laisser une trace de toi après ta mort ?
Obsédée, non. Le moment ­présent m’importe. Laisser une trace… dans le cœur de quelques personnes, j’espère que oui.

Qu’aimerais-tu que l’on dise de toi ?
“C’était une grande astronaute.”

Quel regard portes-tu sur la variété française ? Y a-t-il des artistes qui t’intéressent ?
J’ai découvert Stromae, ce jeune artiste vraiment original. J’aime beaucoup son titre “Alors on danse”, sa silhouette, son phrasé et son timbre de voix si particuliers. Il dit des choses graves sur un ton léger.

Pourquoi as-tu enregistré un duo avec Line Renaud ?
Je l’ai rencontrée lors d’un dîner et, comme chacun semble le dire, quand on croise le regard bleu de Line… une magie s’opère. C’est une femme belle, décalée et ­charmeuse. Je suis instinctive, le désir l’emporte dans ces moments-là. Son énergie ­vitale est impressionnante. Mais c’est aussi quelqu’un qui doute, c’est imperceptible mais touchant.

Tu navigues continuellement entre Eros et Thanatos. L’amour et la mort sont-ils tes deux seules sources d’inspiration ?
Il y a aussi la solitude. L’isolement. J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché !

La politique t’intéresse-t-elle ? As-tu de l’estime pour ceux qui nous ­gouvernent ?
J’ai de l’estime pour le courage de tous ceux qui acceptent cette lourde responsabilité sans abuser de leur pouvoir.

Quelle est ton image idéale du couple ?
Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre : l’intelligence complice.

Comment t’imagines-tu dans dix ans ?
Ailleurs…

« Remonter sur scène aumoins une dernière fois »

Ta dernière tournée a été un triomphe, envisages-tu de remonter sur scène ?
Oui… au moins une dernière fois !

Pourrais-tu renoncer un jour à la chanson ? A la scène ?
Comment renoncer à ce et ceux qu’on aime ? Mais je vais devoir ­apprendre…

Lors de tes concerts, tu attaches une importance particulière aux ­créateurs de mode : recherches-tu de nouveaux talents, de nouvelles marques, de nouvelles inspirations ?
Quand il s’agit de préparer un spectacle, oui. Ce choix est toujours délicat. Il ne suffit pas de faire du “couture”, ce n’est pas un défilé de mode. Le créateur doit être aussi ­capable de transposer les costumes pour une scène, qui devront s’intégrer aussi à un décor, à des ­lumières, à un univers afin de rendre le tout homogène. Il faut rencontrer alors des stylistes inspirés et qui ­acceptent de se fondre dans l’univers de l’artiste, afin que celui-ci ne disparaisse pas derrière le costume, justement, mais se sente comme dans un écrin… Je ne suis pas ­certaine que tous les créateurs de mode en soient capables, il faut beaucoup d’humilité…

« Bleu noir » (Polydor/Universal).

 

 

Retrouvez l’intégralité de notre reportage et toutes les photos de Mylène Farmer dans Paris Match n°3211 en vente en kiosque. Un numéro à ne pas manquer.

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C’est pas l’heure du duo

Posté par francesca7 le 20 septembre 2011

 

 

Line Renaud / Mylène Farmer (extrait vidéo) 

 

Image de prévisualisation YouTube 

 

la rencontre qui, comme l’écrit le quotidien « va étonner tout le monde »: un duo Line Renaud – Mylène Farmer.

source: Le Parisien - Aujourd’hui en France du 09 septembre 2010

C'est pas l'heure du duo  dans Mylène 2009 - 2010 article_0811-CUL-LINERENAUDIl s’agira du premier duo de Mylène Farmer avec une artiste féminine.

Par ailleurs, on pourra donc découvrir prochainement deux duos de Mylène Farmer puisque fin août avait été confirmé par Universal Music un duo Mylène Farmer / Ben Harper sur une reprise d’une chanson du groupe INXS



TITRE DE LA CHANSON MYLENE FARMER / LINE RENAUD : « C’EST PAS L’HEURE »

PAROLES  MYLENE FARMER et MUSIQUE LAURENT BOUTONNAT 

(Le Parisien) 

Trente ans après son dernier disque, la reine du music-hall Line Renaud enregistre un nouvel album, qui comprend, entre autres, deux duos événements avec Mylène Farmer et Johnny Hallyday. Visite en studio. 

 

Vidéo images en vrac :

Image de prévisualisation YouTube 

« Ça va, vous ne vous êtes pas évanoui ? » s’écrie Line Renaud  dans un grand éclat de rire alors qu’on vient d’écouter des extraits de son futur disque. Non, Line, au contraire ! Impossible de faiblir face à cette tornade de 82 ans, radieuse, blagueuse, enjouée et très élégante, qui nous a accueillis la semaine dernière en plein enregistrement d’un album événement. Celui qui va line-renaud-mylene-farmer-gd dans Mylène 2009 - 2010marquer son grand retour à la chanson. Voilà trente ans que l’interprète de « Ma cabane au Canada » (1949) ou de « Ma p’tite folie » (1952) a plaqué les micros pour les planches. Comédienne désormais accomplie, Line retourne à ses « premières amours ». 

 

 Depuis le 18 août 2010, l’ex-reine du music-hall ne quitte plus le Labomatic, le studio parisien de Dominique Blanc-Francard, situé rue Washington une adresse qui donnera son titre à l’album. « Au début, elle avait peur de ne pas être au point, confie Blanc-Francard, qui réalise le disque. Mais dès la première prise, sa voix était intacte. C’était très émouvant. » Line Renaud travaille « à l’ancienne », avec un répétiteur, qui l’accompagne au piano et la fait répéter sans relâche. « Du coup, elle est capable d’enregistrer deux ou trois chansons en une seule séance », admirent Jean-Valère Albertini et Jeff Cahours, les deux directeurs artistiques de Warner. Julien Clerc, Marc Lavoine, Grand Corps Malade, Christophe Maé lui ont écrit des chansons A leur demande, le gratin de la chanson française s’est fendu de textes et de musiques taillés sur mesure pour leur copine Line : Julien Clerc, Marc Lavoine, Grand Corps Malade… Résultat ? Une réussite, à en juger par les sept morceaux que nous avons écoutés en exclusivité l’album, qui en comptera quatorze, sortira le 8 novembre. Entre cuivres sixties et mélodies jazz ou latino, la voix familière de l’artiste est enveloppée dans un écrin joliment rétro. Alain Chamfort donne des accents classe à « Mes amis sont mes amours » ; Michel Delpech ressuscite la variété des années 1970 dans « les Torrents d’amour » (qui sera le premier single livré aux radios le 14 septembre) ; Christophe Maé livre « Dans ma tête » une étonnante valse espagnole… Mais la surprise vient de deux titres écrits par de jeunes auteurs inconnus : « Tu me tues Lulu » et « Une minute », avec leur rythmique irrésistible et leurs textes inventifs, sont déjà des moments forts… 

 

C-est-pas-l-heure-le-duo-Mylene-Farmer-Line-Renaud_articlearchivephotoA moins que ce ne soit les deux duos mystérieux que Line doit enregistrer ces jours-ci, et qu’elle refuse de dévoiler « par superstition ». Et pour cause ! Selon nos informations, le premier se fera avec son filleul dans le métier : Johnny Hallyday. Tous deux reprendront en français le mythique « What a Wonderful World » de Louis Armstrong rebaptisé « Un monde merveilleux ». La version a été envoyée il y a quelques jours à Johnny, qui doit poser sa voix dessus. La seconde rencontre va étonner tout le monde. 

 

 Il s’agira d’un duo Line Renaud – Mylène Farmer. Les deux chanteuses seront réunies sur un morceau inédit de l’interprète d’« Ainsi soit je… ». Alors qu’on quitte le studio à 20 heures passées, la chanteuse bavarde encore derrière la console, infatigable et à son aise. « Ici, je me sens comme à la maison. » 

Publié dans Mylène 2009 - 2010 | Pas de Commentaires »

 

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