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Mylène photographiée par Christophe Mourthé

Posté par francesca7 le 13 mai 2016

        

En 2003, le photographe Christophe Mourthé a raconté dans la presse avoir eu une histoire d’amour avec Mylène au début de sa carrière. Ils se sont rencontrés en 1984, et ont collaboré ensemble quelques temps, avant la rupture affective et artistique en 1987.

 

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Textes de Christophe MOURTHÉ 

- Mylène Farmer 

Tout d’abord il y a eu Jean Marais, Line Renaud, l’équipe des Bronzés, Thierry Le Luron et Yves Mourousi. Puis Fellini, Zeffirelli, Dario Fo, Gassman, Strehler, les filles du Crazy Horse – J’avais 19 ans à peine. Il n’y a pas d’âge pour photographier des stars. Des vraies stars. Par la suite, il y a eu Arielle Dombasle pour Playboy, Jean-Marie Bigard en Penseur de Rodin, Renaud, les adieux de Sheila, Pétula Clark pour un Olympia, les Bee Gees à Paris, César ou Nougaro, Leslie Caron et Michèle Morgan, Zizi Jeanmaire et son truc en plumes, Amanda Lear et Marie Laforêt, Patricia Kaas, Hélène Ségara, Lio ou Patrick Juvet.

Qui d’autres encore ? Combien sont-ils ? 

Mais c’est surtout pour Mylène Farmer que je reçois encore des lettres de fans, 15 ans après. Une courte histoire qui allait marquer l’histoire d’un photographe et de son modèle. Cette collaboration tellement forte qu’on peut même qualifier de fusion me colle à la peau depuis toujours, depuis que nous nous étions rencontrés chez Bertrand Le Page. Nous étions intimidés, étonnés,distants. Bertrand prit les choses en main, et confirma le bien fondé de notre rencontre. Celui-ci avait un grand talent, c’était de découvrir des talents – Et de les faire fusionner. Avec Mylène, nous devions nous apprivoiser, mais nous savions déjà aussi que notre rencontre était une bonne rencontre. 

Notre première séance de photo eut lieu dans un fameux studio de la rue des Acacias à Paris. 

Tout le show business et tout le cinéma sont passés dans cette rue. La grande époque de Salut les Copains et tout ceux qui font rêver les fans. J’y ai moi même déshabillé Arielle Dombasle pour Playboy et réalisé la plupart de mes portraits de vedettes. 

Mylène dû se satisfaire d’une toute petite cabine de maquillage non chauffée et Denis Menendez travailla sur son teint de porcelaine. Elle m’apparut dans la lumière tel un ange. 

Malgré l’intense activité qui régnait dans le studio, elle fût douce, complice déjà, extravertie pour cette fois, et avait compris que nous ferions vraiment un bout de chemin important ensemble. Elle vit ma façon d’éclairer une femme et elle comprit qu’en m’ayant choisi, elle avait trouvé en moi le parfait complément à son univers. Nous nous sommes revus beaucoup, avons partagé des instants de tous les jours, appris à nous connaître. Manger une glace ou des bonbons, aller au zoo ensemble, faire les magasins, c’était simple mais c’était important. 

Nous sommes des artistes à l’âme fragile avec un univers si singulier à fleur de peau. 

Je lui fis connaître mon monde et elle me fit comprendre le sien. Nous nous comprenions si bien que l’osmose était parfaite. 

Mon travail d’images plaisait à Mylène. Pour notre bien à tous deux. Mylène a pu s’abandonner totalement au regard d’un objectif qui ne la mitraillait pas, qui la considérait en douceur. 

Involontairement, j’ai apposé quant à moi sur ma muse une griffe, une patte, et surtout une couleur, celle de cette fameuse chevelure qui fit sa marque de fabrique. 

Quand j’ai connu Mylène, elle venait d’obtenir un succès populaire avec la chanson « Libertine ». les cheveux était d’une couleur rousse mais assez mal définie. 

Trois ans auparavant, c’est le maquilleur et coiffeur de génie Denis Menendez, mon ami, qui avait créé pour moi une couleur de cheveux inhabituelle. 

J’avais réalisé en 1984, pour ma série, les fameux « Casanovas » une image de ma soeur Virginie dans un château très connu de la région de Blois. Cette image présentée avait séduit Mylène, comme toutes les autres photos de la série. C’est ce travail photographique qui a déclenché chez elle le désir de travailler avec moi. La couleur de la perruque que portait virginie est – car personne ne le sait à ce jour – abricot. Comme le rouge que l’on trouve sur un abricot un peu mur. Sur les indications de Denis, les ateliers Poulain, célèbres perruquiers de théâtre des années 80, ont réalisé cette couleur insensée. 

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Nous étions au printemps de l’année 1987.

Personne n’a décidé cela en particulier ou tout le monde indirectement. 

En tous les cas, Mylène avait toujours une reproduction de la photographie de Virginie sur une étagère bien en évidence pour mémoire. Elle y réfléchissait sans doute. 

C’est donc tout d’abord un simple de coiffeur de la rue Jean Mermoz à Paris qui a reproduit cette teinture sur les indications de Mylène, photo en main. 

Aujourd’hui, il est aisé de comprendre l’importance de cette période pour l’image de Mylène. Seul Michel Polnareff en France avait compris avant elle l’importance du look pour un artiste et de nos jours, une simple paire de lunettes blanches est synonyme de Polnareff. La couleur abricot sera toujours associée au mythe Farmer. 

Je n’avais pas encore à l’époque de statut de photographe. Seul le N et B fige à jamais sur du papier un Cocteau, une Marilyn, une Piaf, un Zorro ou un Steve McQueen  et renvoie cette personne au rang de Star immortelle. 

Elle permet à son auteur de rentrer dans la cour des grands tel un Newton ou un Doisneau.

Elle était ma star et je me devais de l’immortaliser comme telle. Je désirais lui prouver que j’étais le meilleur pour elle, pour nous.

Il s’agissait de mes premières grandes photos en N et B.

Je connaissais le travail d’Alekan, le meilleur directeur photo des grandes années du cinéma,les films d’Hitchcock ou ceux d’Eric Von Stroheim. Que seraient aujourd’hui une Grâce Kelly, un Harry Baur ou un Gabin sans ses talents inouïs? Je pris aussi exemple sur Harcourt, le studio de photos des Stars mythiques. J’y ai ajouté une touche personnelle à base de réflexion de miroirs et je tenais le cadeau parfait pour ma muse. J’étais heureux. 

Elle est devenue une Star de l’image. J’en suis très fier. 

Le noir et blanc figeait ainsi Mylène à jamais.

Je l’ai ressenti si fort en faisant ces images qu’aujourd’hui elles restent uniques et pour longtemps encore.

Le regard et toute cette sensualité qui s’en dégagent sont incroyables. 

Peu de fois, Mylène a tant donné dans une photo, invitation au rêve, au désir, instants magiques d’une intimité partagée qu’elle ne donnera plus que dans ses chansons. 

Mylène reste gravée en moi. 

Elle m’écrivit un jour cette dédicace intime mais tellement vraie: « tu es un petit diable qui me prends mon âme. Etre photographiée par toi est un plaisir et un honneur. » 

La vie nous a éloigné, Mylène et moi, mais cela devait être ainsi.

L’histoire est close.

 Mylène

Les casanovas 

Les casanovas, c’est tout d’abord une rencontre. Celle d’un photographe et d’un maquilleur en quête de création.

Tout deux à la recherche d’émotions vraies et de magie. 

Au début des années 80, je me fixe entre Paris et Venise et rencontre Denis Menendez, génie authentique du maquillage et de la coiffure. 

De notre complicité naîtront les fameux « Casanovas », personnages androgynes d’un 17/18ème siècle finissant, mis en scène dans des Palais vénitiens sous des lumières crépusculaires. Les « Casanovas » imposent alors un style novateur et audacieux. Une imagerie irréelle proche des plus grands peintres. 

Pour ma part, j’ai toujours été fasciné par l’ univers de splendeur décadente de cette période. 

Le théâtre italien que m’avait fait découvrir mon père Claude Mourthé, les fabuleuses rencontres en Italie avec Fellini et Zeffirelli, la lecture de Goldoni de façon plus studieuse, la commedia dell Arte, Arlequin, les masques, le mystère, puis la séduction cachée, l’ambiguïté de cette époque chez les protagonistes amoureux. 

J’en étais tellement passionné qu’il fallait que je réalise en photo un travail qui touche cette période de frivolité et d’aventures romanesques. 

J’avais en tête le Casanova de Fellini, la version particulière du Casanova de Comencini (la jeunesse de Casanova à Venise) et surtout le Barry Lindon de Stanley Kubrick, ce film merveilleux qui raconte l’ascension et la décadence d’un aventurier au travers de la société d’une fin 17/18 ème. 

Et puis Venise… 

Ca me semblait évident puisque tout à Venise évoque le théâtre, avec une espèce de grandiloquence pleine de références au passé. 

Cette ville est hors du temps et il y règne une atmosphère d’illusion comme dans les décors. 

Il semble qu’elle renvoie aux désirs de chacun, à de profonds fantasmes. Je l’ai aimé et je l’aime toujours. Elle est l’imaginaire de chacun. 

Nous avions 2O ans et nous étions dans un état de grâce pour réaliser ces images aujourd’hui reconnues mondialement. 

Depuis, nous en avons réalisé de nombreuses autres selon notre envie. 

Denis nous quitta en 1994 me laissant le soin de transmettre notre passion et de créer la suite de notre histoire.

Venise est un théâtre. La magie ne meurt jamais.

 

Dita 

Photographier Dita est toujours un vrai bonheur doublé d’un honneur. 

Elle me fait une confiance aveugle depuis presque dix années et me reste très fidèle malgré les nombreuses sollicitations du monde entier. 

Elle est l’incarnation de la Femme et du Fantasme dans toute sa beauté. 

Chaque image est magique et je la découvre un peu plus à chaque instant.

Elle est devenue une autre muse pour moi et succède aujourd’hui à la plupart de mes modèles avec une classe et une élégance inégalée.

 1995-07-d

Chaque photographie devient culte et notre travail est toujours d’une grande beauté et d’une sensualité inouïe. 

Merci Dita d’être une Femme pour moi. 

Christophe MOURTHÉ dans un article paru sur http://www.chezhiggins.com/crbst_204.html

 

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Mylène en toute humilité

Posté par francesca7 le 20 septembre 2015

 

Mylène en toute humilitéDans la profession Ne souhaitant pas se mêler au monde du show-business, Mylène Farmer refuse systématiquement de se déplacer aux remises de prix accordés par la profession, depuis sa Victoire de la musique reçue en 1988 : face à l’hypocrisie ambiante en coulisses, elle annule sa prestation au dernier moment et déclarera peu après : « J’ai passé des heures en coulisses pour les répétitions de cette soirée. Tout le gratin du show-business était là et ces gens m’ont écœurée. Ils se détestent tous. J’étais triste d’avoir été récompensée et reconnue par ces gens-là. Ce sont les Victoires de l’hypocrisie ! »

Récompensée en 2005 du prix de « l’Artiste féminine des 20 dernières années », la chanteuse, absente, se contentera d’un communiqué laconique adressé à la profession, dans lequel elle leur rappelle que son dernier single s’intitule Fuck Them All. Dès lors, fait unique, elle demandera elle-même à ne plus être nominée. Pour autant, beaucoup d’artistes avouent être des admirateurs. Selon Charles Aznavour, « cette femme a tous les dons ».

Michel Polnareff déclare « l’aimer beaucoup, sur le plan professionnel et personnel (elle fait des spectacles remarquables, de la vraie production à niveau international) », tout comme Michel Sardou (« Elle me plaît et m’attendrit. Je sais combien elle s’investit dans ses spectacles, et chapeau pour son respect du public. Elle ne joue pas à l’économie » et Johnny Hallyday, qui salue son travail et le fait que « elle ne touche pas d’argent lorsqu’elle part en tournée, tellement ses spectacles lui coûtent chers ». Line Renaud souligne « quelqu’un de rare, dans tous les sens du terme », Julien Clerc qualifie son travail de « toujours intéressant, avec un art savant de la mise en scène et une vraie direction artistique, des textes intéressants et de belles musiques », tandis que Juliette Gréco affirme : « elle est sans cesse en recherche. Elle a une place particulière, totalement originale par son silence, la perfection de son travail.

On a l’impression d’être face à une enfant à la fois féroce et surdouée ». Selon Lara Fabian, « elle a réussi ce que peu d’artistes ont réussi au fil des années : rester elle-même et innover à chaque fois ». Pour Jean-Louis Murat, « Mylène et Laurent sont les deux personnes les plus estimables que j’ai rencontrées. Je les adore et les respecte infiniment. Ce sont les plus intelligents. D’une intelligence à la Warhol ». La jeune génération la cite souvent en référence, comme Nolwenn Leroy (« Elle a tout compris, et a su garder une cohérence au fil des ans. Cultiver le paradoxe d’être une immense star tout en restant simple, sensible, à fleur de peau »), Julien Doré (« un show hyper-rodé, un son qui déchire sa mère, une énorme machine en mouvement – ce qu’on voit d’habitude avec des artistes étrangers, pas avec des français »), le rappeur Disiz La Peste (« J’admire la manière dont elle a créé son image et bâti sa carrière. C’est plutôt bien fait, là où je trouve que Lady Gaga est très fake. Ce n’est pas raffiné du tout, alors que Mylène Farmer a fait dans le raffinement.

Elle a toujours été à part, dans son coin ») ou encore Shy’m (« Comme Madonna, elle a réussi à durer, à traverser les époques. Elles ont fait des choses marquantes, ont osé, sans rester dans le moule »). Si elle reste peu connue à l’étranger, plusieurs personnalités reconnaissent suivre sa carrière, à l’instar de Madonna (qui a même tenu à aller voir Giorgino à sa sortie), Elton John (« La première fois que je l’ai entendue, j’étais bouleversé. Je lui porte une grande admiration. J’aime sa voix, ses maux, sa façon de bouger. She’s so French ! »), le groupe Muse (« Nous avons été la voir en concert et en sommes ressortis totalement sous le choc tellement le spectacle était beau. Cette femme a un charisme énorme et l’ambition de proposer des choses énormes.

C’est vraiment une artiste que nous aimons beaucoup »), l’écrivain Salman Rushdie (« Ses textes, entre mélancolie et sensualité, souffrance et abandon, m’émeuvent. Sa voix, moitié de ce monde, moitié d’ailleurs est étonnante ; c’est la voix d’un ange déchu »), Enrique Iglesias (« J’aime beaucoup sa voix et la façon dont elle conçoit ses spectacles. Elle est incroyable et tellement créative »), George Clooney, Luz Casal, Kylie Minogue ou encore Seal (« Elle est l’essence pure de l’Artiste »). L’icône ou la stratégie du silence La « stratégie du silence » de Mylène Farmer a été longuement évoquée par les médias. L’artiste n’accorde effectivement que très peu d’interviews et apparaît rarement à la télévision, expliquant cette faible présence médiatique par sa « nature profonde »: se sentant « plus à l’aise sur scène qu’à la télévision », elle reconnaît être de nature très discrète et détester parler d’elle-même.

Depuis ses débuts, elle développe sa créativité au-delà de la production musicale et de son métier de chanteuse, s’exprimant à travers des domaines comme le cinéma (clips scénarisés, filmés en 35 mm), la scénographie, l’écriture (avec un conte dont elle est l’auteur), la peinture et le dessin, et de manière plus classique pour les chanteurs de la musique pop : la chorégraphie, l’habillement, le design…

L’écrivain Amélie Nothomb confie : « Pour avoir côtoyé Mylène, je pense qu’elle cultive l’inaccessibilité qui la caractérise. Mais je crois aussi qu’une part lui échappe. J’ai pu m’apercevoir que, lorsqu’elle est cordiale, et elle peut assurément l’être, on sent quand même, quelque part, une muraille de glace. Il semblerait qu’elle n’y puisse rien. Attention, loin de moi l’idée de présenter Mylène Farmer comme une victime. Mais cette muraille de glace, sans doute, la rend prisonnière de quelque chose. » En 2001, elle confie quant à sa discrétion médiatique : « Je n’ai pas fait ce métier pour être connue mais pour être reconnue »

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POUR MYLENE L’IMPORTANT C’EST D’AIMER

Posté par francesca7 le 4 juillet 2015

 

PARIS MATCH : 2 DÉCEMBRE 2010 – NATHALIE RHEIMS

 

mylene-farmer-giorgino_18-imgPour sa seule interview à la presse à l’occasion de la sortie de l’album « Bleu Noir », Mylène Farmer fait pour la première fois de sa carrière la une de Paris Match pour cette interview menée par son amie intime, l’auteur Nathalie Rheims. L’entretien est illustré d’une séance photo inédite réalisée à Londres quelques semaines plus tôt par Nathalie Delépine.

Tu n’as jamais été aussi belle et épanouie. As-tu des secrets de beauté ?

-La seule chose importante est d’aimer et d’être aimée. C’est bien la seule certitude que j’ai aujourd’hui. Et la beauté dépend du regard que l’on porte sur les gens : quand ce regard est celui de l’être aimé, ou tout simplement celui de la bienveillance, il agit comme un baume enchanteur. La chance qui m’est donnée de vivre en harmonie avec ce que je fais est alors mon secret de beauté, c’est un lien fragile que je m’efforce à la fois de remettre en cause et de protéger.

Qu’es-tu capable de faire aujourd’hui et que tu n’aurais pas pu faire hier ?

-Affronter des regards quand j’entre dans un lieu public sans vouloir fuir l’endroit dans la fraction de seconde ! Souffrir d’un manque de confiance en soi, d’une timidité qui vous fait passer parfois pour quelqu’un de distant, de froid, n’est pas un atout majeur pour faire un métier public. Pourtant, depuis longtemps déjà, je n’ai eu d’autre choix que de dépasser mes peurs, les surmonter, n’en être pas –ou plus- l’otage. Quand j’y pense, c’est d’une violence inouïe de dépasser ce handicap ! Seules les personnes qui sont de vraies timides peuvent comprendre ce par quoi l’on passe pour y parvenir.

« Bleu Noir » est le premier album que tu fais sans Laurent Boutonnat. Pourquoi t’es-tu éloignée de lui ?

-Je ne me suis en aucun cas éloignée de lui ! Après la tournée et les concerts au Stade de France, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque : vous recevez tant d’amour, de vibrations, autant de sensations qui vous donnent l’envie d’écrire. Laurent a tout à fait compris mon besoin de créer. C’est aussi ça, la complicité. Nous nous retrouverons pour le prochain album !

As-tu conscience que cet album est plus sombre que les précédents ?

-Non, pas vraiment. Cet album –comme son titre, « Bleu Noir » l’indique- passe de la lumière au sombre puis à l’obscurité. Ou l’inverse, je ne sais plus !

On te dit solitaire, voire recluse. Travailler avec une nouvelle équipe fût-il un travail compliqué ?

-Je m’adapte à de nouvelles manières de travailler si tant est que l’on respecte ma ‘bulle’, mes silences autant que je respecte moi-même l’autre. Je suis quelqu’un de solitaire, mais j’ai aussi un grand besoin de l’autre et je réfute le terme ‘recluse’ ! Quand j’étouffe, je prends un train, un avion et vais voir d’autres cieux. C’est une liberté, une chance inestimable de pouvoir voyager quand j’en ressens le désir ou la nécessité. Face à un paysage de neige, je suis émue : j’ai grandi au Canada, je suis certaine que cette attirance pour les paysages immaculés vient de là-bas. Le grand froid a un parfum très particulier, un son qui lui est propre. J’ai retrouvé cette même émotion quand je suis allée en Russie découvrir Saint-Pétersbourg en plein hiver : au bord de la Neva, ses canaux gelés, on guette Catherine II de Russie…

D’autres endroits que tu aimes ?

-La Corse est mon refuge. Le jour venu, la tentation pourrait être la Toscane : m’apaiser devant des collines d’oliviers et de vignes…

Tes biographes écrivent les mêmes clichés sur toi. Qu’as-tu à cacher ?

-Je n’ai pas de biographe, c’est pourquoi ce sont sans doute les mêmes clichés.

Dans ce qui a été écrit à propos de toi, qu’est-ce qui t’a fait le plus sourire ?

-J’ai entendu parler de bain de jus de tomate, qui m’aurait conduite à une ‘phobie attractive’ du sang (Mylène fait référence à une anecdote relatée par Bernard Violet dans sa biographie publiée en 2004 à partir de laquelle il tire effectivement cette conclusion, nda) et de lit-cercueil (à ce jour, jamais une biographie ou un article n’a pourtant prétendu cela, nda). Je crois que tous les fantasmes me font rire quand il ne s’agit pas de mes proches ou de ma vie privée. Pourtant, quand on me rapporte les médisances d’un animateur de jeu télévisé quant à mon prétendu play-back sur scène(Mylène évoque sans le nommer Nagui qui, en effet, prend régulièrement pour cible depuis quelques années dans ses émissions la chanteuse, soit en se moquant de sa voix, soit en prétendant qu’elle ne chante pas en direct lors de ses concerts, nda), je finis par me demander si je ne préfère pas l’histoire tout aussi fausse du jus de tomate. C’est impressionnant de voir à quel point certaines personnes se sentent grandies en dénigrant, en tentant de blesser… Il s’agit bien souvent de personnes qui rêveraient d’une vie meilleure. Encore faut-il en être à la hauteur. Je crois à la vertu de la décence. La critique est nécessaire ; la grossièreté, inutile.

Es-tu obsédée par l’idée de laisser une trace de toi après ta mort ?

-Obsédée, non. Le moment présent m’importe. Laisser une trace…dans le cœur de quelques personnes, j’espère que oui.

Qu’aimerais-tu que l’on dise de toi ?

-« C’était une grande astronaute ». (sic !)

Quel regard portes-tu sur la variété française ? Y a-t-il des artistes qui t’intéressent ?

-J’ai découvert Stromae, ce jeune artiste vraiment original. J’aime beaucoup son titre « Alors on danse », sa silhouette, son phrasé et son timbre de voix si particuliers. Il dit des choses graves sur un ton léger.

Pourquoi as-tu enregistré un duo avec Line Renaud ? (« C’est pas l’Heure », paru sur l’album « Rue Washington » de Line Renaud sorti un mois tout juste avant la publication de cet entretien, nda)

-Je l’ai rencontrée lors d’un dîner et, comme chacun semble le dire, quand on croise le regard bleu de Line… une magie s’opère ! C’est une femme belle, décalée et charmeuse. Je suis instinctive, le désir l’emporte dans ces moments-là. Son énergie vitale est impressionnante. Mais c’est aussi quelqu’un qui doute : c’est imperceptible, mais touchant.

Tu navigues continuellement entre Eros et Thanatos. L’amour et la mort sont-ils tes deux seules sources d’inspiration ?

-Il y a aussi la solitude, l’isolement. J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché !

La politique t’intéresse-t-elle ? As-tu de l’estime pour ceux qui nous gouvernent ?

-J’ai de l’estime pour le courage de tous ceux qui acceptent cette lourde responsabilité sans abuser de leur pouvoir.

Quelle est ton image idéale du couple ?

-Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre : l’intelligence complice.

Comment t’imagines-tu dans dix ans ?

-Ailleurs…

Ta dernière tournée a été un triomphe. Envisages-tu de remonter sur scène ?

-Oui… au moins une dernière fois !

Pourrais-tu un jour renoncer à la chanson ? A la scène ?

-Comment renoncer à ce et ceux qu’on aime ? Mais je vais devoir apprendre…

Lors de tes concerts, tu attaches une importance particulière aux créateurs de mode : recherches-tu de nouveaux talents, de nouvelles marques, de nouvelles inspirations ?

-34427851Quand il s’agit de préparer un spectacle, oui. Ce choix est toujours délicat. Il ne suffit pas de faire du ‘couture’, ce n’est pas un défilé de mode. Le créateur doit être aussi capable de transposer les costumes pour une scène, qui devront s’intégrer aussi à un décor, à des lumières, à un univers afin de rendre le tout homogène. Il faut rencontrer alors des stylistes inspirés et qui acceptent de se fondre dans l’univers de l’artiste afin que celui-ci ne disparaisse pas derrière le costume, justement, mais se sente comme dans un écrin. Je ne suis pas certaine que tous les créateurs de mode en soient capables : il faut beaucoup d’humilité.

Ton livre de chevet ?

-Tous les livres de Stefan Zweig, le dernier lu étant « La Guérison par l’Esprit », une réflexion sur les pouvoirs de l’esprit et le besoin vital de croire. C’est passionnant.

Ton film culte ?

-Choix difficile, il y en a plus d’un… Mais je vais choisir « L’Important c’est d’Aimer » d’Andrzej Zulawski : c’est sans doute un des films qui m’ont le plus troublée. Romy Schneider y est magnifique, sans fard, fragile, tragique.

Ton personnage préféré de l’Histoire ?

-Padre Pio, un moine capucin qui a eu une vie extraordinaire. Il me fascine ! Il a été canonisé en 2002, je crois (le 16 juin 2002 par le pape Jean-Paul II, nda). Durant sa vie, il a reçu les stigmates de la Passion du Christ, a dû affronter le Diable… Ca me renvoie a quelque chose de profond chez moi : l’inexplicable, qui me bouleverse.

Une émission de télé que tu ne rates pas ?

-« Un Jour, un Destin », parce que j’aime les histoires vraies, les biographies, les destins hors du commun. J’aime connaitre l’histoire des gens, tout simplement. Je trouve que tout y est remarquablement traité à travers des reconstitutions de vies qui évitent le piège facile du ‘jugement’. Le fond comme la forme sont vraiment réussis et les sujets souvent passionnants, émouvants. J’aime aussi l’habillage de ces documentaires. Et puis rien n’est laissé au hasard : cette finesse est rare dans le paysage audiovisuel. Et je regarde très souvent « Faites Entrer l’Accusé ». Les faits divers m’ont toujours fascinée. C’est peut-être une forme de voyeurisme, même si je ne le ressens pas comme ça : je suis saisie par l’horreur que m’inspirent ces criminels, mais aussi submergée par l’évidente compassion que j’ai pour les victimes et leurs proches. Qui peut un jour penser finir son destin si tragiquement ? L’horreur et la perversité sans limite de certains –parfois même sans remords- glacent le sang. Si cette émission m’intéresse, c’est parce que j’ai besoin de comprendre ‘l’inhumain’.

La femme que tu pourrais prendre comme modèle ?

-Une comtesse âgée et discrète qui vit non loin de chez moi et recueille tous les chats errants. J’ai moi-même adopté il y a quelques années une chatte qui a élu domicile chez moi pour finir sa vie.

 

Ton idéal masculin ?

-Jean Rochefort. Un acteur unique, un homme d’une classe folle, un charme renversant. Je suis sensible à sa grande délicatesse : c’est un être totalement décalé, si émouvant, aussi. Bref… magnifique !

L’œuvre d’art que tu pourrais voler dans un musée ?

-Une œuvre de Giacometti !

Le disque que tu emporterais sur une île déserte ?

-Mais il n’est pas question que j’aille sur une île déserte !

La soirée de tes rêves ?

-En Corse, en Sicile ou en Irlande. Un feu de cheminée, l’hiver, la neige qui tombe -bien qu’il n’y ait pas beaucoup de neige en Corse et en Sicile ! Le vent souffle dehors, un verre de côte-rôtie et s’enivrer doucement en écoutant la musique du film « Mission » par Ennio Morricone. Le reste est top secret !

Une épitaphe ?

-Quel souci ! Ici gît ‘Je’.

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6 MINUTES AVEC MYLENE

Posté par francesca7 le 22 juin 2015

 

1996-0225 MAI 1996 - M6

Le jour du lancement du Tour 96, une équipe de M6 Toulon Marseille l’y a rencontrée pour quelques images diffusées dans le 6 Minutes national, sous le titre : « Le retour ». On découvre alors, dès la première image,

Mylène en chemisier beige, assise dans le fauteuil orange du Tour 96, placé au centre de la scène.

Mylène Farmer : Traqueuse, mais heureuse. Heureuse de le faire en tout cas !

(en voix­off sur un extrait du clip « California ») Mylène Farmer a le trac. Et pour cause : elle n’est pas montée sur scène depuis huit ans. (sic) (sur des images de Mylène prenant place sur le fauteuil) Son retour, elle a décidé de le faire en grand : une tournée de dix ­neuf concerts. On connaît son goût pour l’image : derrière elle, ses musiciens et ses danseurs, il y a un écran géant de neuf tonnes.

MF : Il y a d’excellents musiciens qui m’entourent. J’ai de très, très bons danseurs. Ils viennent tous des Etats ­Unis, non pas parce que les danseurs français ne sont pas bons, mais tout simplement, j’avais envie d’un métissage donc c’est plus facile aux Etats­ Unis pour trouver ce métissage, cette différence de couleurs de peau. Je suis bien entourée.

(sur un extrait du clip de « California ») Mylène Farmer en tournée, ça commence ce soir, au Zénith de Toulon, avec M6.

 

SIDA, LE GRAND RANDEZ-VOUS

4 JUIN 1987 - Présenté par Jean-Marie CAVADA
ANTENNE 2

A l’époque diffusée sur Antenne 2, cette édition de « La Marche du Siècle » est exemplaire puisqu’il s’agit de l’une des toutes premières émissions en France en prime-time consacrée au Sida. A l’initiative de Line Renaud se sont réunis sur le plateau du débat de Jean-Marie Cavada un grand nombre d’artistes venu afficher leur engagement pour cette cause.
C’est le cas de Mylène qui, en cours d’émission, interprète « Au bout de la nuit ».
1987-09-aPlus tard dans l’émission, Jean-Marie Cavada fait réagir les différents artistes présents sur le plateau. Il se tourne donc, entre autres vers Mylène.

Jean-Marie Cavada : Mylène Farmer, ça vous apparaît aussi à vous la grande peur de la fin du siècle, le Sida ?
Mylène Farmer : Ca m’apparaît… ?! Je n’ai pas compris. 

JMC : La grande peur de la fin du siècle. 
MF : Ca transparaît en tout cas. Le fait que cette émission ait lieu, je pense que c’est quelque chose, oui, qui est très, très grave. C’est un fléau. Maintenant, que dire ? Moi j’ai côtoyé la mort de très près, j’ai vu une personne partir avec un problème de cancer. C’est quelque chose de dramatique et la vie est parfois une vaste plaisanterie. Voilà, je ne sais que dire…

Jean-Marie Cavada fait réagir ensuite Marc Lavoine. Mylène n’intervient plus jusqu’à la fin de l’émission. Notons toutefois qu’étant placée derrière Line Renaud et Jean-Marie Cavada, on la voit très, très souvent à l’image.

 

 

Publié dans Mylène 1995 - 1996, Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaires »

Mylène Farmer écoute la Musique

Posté par francesca7 le 16 novembre 2014

 

JUILLET 1988

images (10)Journaliste(s) : Françoise Cousteau

 

La journaliste Françoise Cousteau, qui signe cet article de ses seules initiales, réutilise ici l’entretien qu’elle a eu avec Mylène et qui était déjà paru partiellement dans Ici Paris le 13 avril 1988. Néanmoins, cette nouvelle parution propose une retranscription plus complète et légèrement différente de cette interview.
Nous faisons donc le choix de présenter de façon distincte ces deux références.

À propos de son enfance, puis de sa vie avant la chanson :
-Je garde de cette époque de vagues souvenirs enneigés…Il y a toujours eu une tendance artistique dans la famille. Mon grand-père était sculpteur et ma grand-mère se passionnait pour le théâtre et la peinture. Moi, quand j’étais petite, j’avais -et j’ai toujours- un grand amour pour les chevaux. À douze ans, j’avais décidé d’en faire mon métier. J’ai passé plusieurs concours, jusqu’au moment où j’ai compris que la pratique seule ne suffisait pas. Il y avait aussi le côté pédagogique… Et, malheureusement, ça ne correspondait pas à ma nature. Alors, j’ai bifurqué, abandonnant la direction chevaline.

Et comment es-tu passée de l’équitation à la chanson ?
-J’ai commencé par exercer plusieurs petits jobs qui me permettaient de suivre des cours de théâtre. Cela m’a été extrêmement bénéfique, car c’est en travaillant des auteurs tel Strindberg que m’est venu le goût de la lecture : ce fut une révélation. Adolescente, je lisais peu. Aujourd’hui, je lis de plus en plus. C’est de là également que m’est venu l’amour des mots. J’ai écrit toutes les chansons, ou presque, d’ « Ainsi Soit Je… », l’album qui vient de paraître.

Tes clips, « Libertine » et « Tristana » pour ne citer qu’eux, sont à chaque fois un éblouissement. Que représentent-ils pour toi ?
-Mes clips sont pour moi un véritable enchantement, une espèce de miroir. La vie de tous les jours m’ennuie, me fait même un peu peur. L’imaginaire est essentiel pour sortir de cette morosité, et c’est là que les vidéos jouent un rôle important.

Tu viens de dire que la vie de tous les jours t’effraie. Comment vis-tu ?
-Chez moi. Dans une prison dorée… J’ai de plus en plus de difficultés à me promener dans la rue. Je déteste aller au restaurant, sortir le soir, mais en même temps je ne pourrais pas un seul instant envisager d’aller vivre à la campagne. J’ai besoin d’être au centre de tout ce qui se passe. Au même titre, je n’aime pas les vacances. J’ai toujours peur de rater quelque chose quand je pars. Mais il ne fait pas pour autant en déduire que je suis la fée du foyer ! Je ne sais pas faire la cuisine, par exemple ! Si j’aime tant ma maison, c’est peut-être parce que j’y habite avec mes deux amours…

Deux amours ? Raconte !
-Non, non, je n’ai pas d’enfants cachés, ni de maris secrets ! J’ai deux singes, des sapajous capucins ! La mère s’appelle E.T. et le bébé, qui n’a que cinq mois, s’appelle Léon. Ils vivent dans une grande cage et le soir, avant de me coucher, je les installe dans un couffin. C’est probablement à cause d’eux que je n’aime pas trop m’absenter de chez moi, ça me culpabilise de les laisser seuls ! À part mes singes, j’aime les fringues. J’adore marier les couleurs. Je ne fais pourtant aucune folie par rapport à l’argent, sans doute à cause de l’éducation que j’ai reçue. Acheter une paire de chaussures reste encore pour moi un instant magique. Je déteste le gaspillage, et puis surtout j’ai peur d’être blasée par le fric !

Au début de notre conversation, tu disais qu’après avoir pris la décision de changer de carrière, en abandonnant ton envie de consacrer ta vie à l’équitation, tu avais suivi des cours d’art dramatique. En regardant tes clips, on s’aperçoit tout de suite que tu es parfaitement à l’aise devant les caméras. Tu n’es pas tentée par le cinéma ?
-Ce n’est pas que je sois pas tentée par le cinéma, mais en fait, il y a un seul film que j’aurais aimé tourner, c’est « La Fille de Ryan », le seul et unique rôle dont j’aurais rêvé. C’était, je trouve, le film le plus extraordinaire qui soit. Malheureusement, il est déjà fait… De toute façon, on verra bien ce que l’avenir me réserve.
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Quels sont les défauts et les qualités que tu apprécies le plus chez quelqu’un ?
-(Mylène réfléchit longuement avant de se confier) En ce qui concerne les qualités, ça me semble évident : droiture et intégrité. Mais revanche pour les défauts, c’est un peu plus complexe. Bien entendu le mensonge et la malhonnêteté me font horreur. Mais je crois quand même que ce qui me gène le plus, c’est de me trouver devant quelqu’un dont j’ai l’impression qu’il n’a pas d’âme, si vous voyez ce que je veux dire. Le creux, l’inconsistance.

Revenons-en un peu à la musique. Dis-nous Mylène ce que tu aimes écouter quand tu es tranquillement chez toi -dans ta prison dorée, si tu préfères !
-J’écoute beaucoup de musique classique, et j’adore les bandes originales des musiques de films. On en revient une fois de plus, je crois, à l’imaginaire. Mais il y a également des chanteurs que j’apprécie beaucoup et dont je ne me lasse pas. Renaud, Kate Bush, Serge Gainsbourg par exemple, ou encore Jacques Dutronc. En ce qui le concerne, j’avoue avoir une petite préférence pour le Dutronc d’hier, par rapport au Dutronc d’aujourd’hui…

Peut-on savoir quels sont tes projets pour les mois qui suivent ?
-Pour l’instant, je suis en pleine promotion et cela m’occupe à temps plein. D’autant plus que l’album « Ainsi Soit Je… » a reçu un accueil formidable, ce qui me fait un énorme plaisir. Donc pas de vacances ! Mais cela ne me prive guère, comme je vous l’ai déjà dit. Pourtant, j’aimerais quand même voyager pour découvrir certains pays. L’Inde par exemple, particulièrement, j’adorerais y aller un jour. On verra plus tard ! Aujourd’hui, tout va bien comme ça. Je suis ainsi faite que je préfère travailler plutôt que me reposer, alors je suis comblée. Je suis d’un naturel optimiste, j’ai confiance.

 

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SIDA, LE GRAND RENDEZ-VOUS avec Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 15 juin 2014

 

4 JUIN 1987 – Présenté par Jean-Marie CAVADA sur ANTENNE 2

1987-09-bA l’époque diffusée sur Antenne 2, cette édition de « La Marche du Siècle » est exemplaire puisqu’il s’agit de l’une des toutes premières émissions en France en prime-time consacrée au Sida. A l’initiative de Line Renaud se sont réunis sur le plateau du débat de Jean-Marie Cavada un grand nombre d’artistes venu afficher leur engagement pour cette cause.

C’est le cas de Mylène qui, en cours d’émission, interprète « Au bout de la nuit ».

Plus tard dans l’émission, Jean-Marie Cavada fait réagir les différents artistes présents sur le plateau. Il se tourne donc, entre autres vers Mylène.

Jean-Marie Cavada : Mylène Farmer, ça vous apparaît aussi à vous la grande peur de la fin du siècle, le Sida ?

Mylène Farmer : Ca m’apparaît… ?! Je n’ai pas compris.

JMC : La grande peur de la fin du siècle.

MF : Ca transparaît en tout cas. Le fait que cette émission ait lieu, je pense que c’est quelque chose, oui, qui est très, très grave. C’est un fléau. Maintenant, que dire ? Moi j’ai côtoyé la mort de très près, j’ai vu une personne partir avec un problème de cancer. C’est quelque chose de dramatique et la vie est parfois une vaste plaisanterie. Voilà, je ne sais que dire…

Jean-Marie Cavada fait réagir ensuite Marc Lavoine. Mylène n’intervient plus jusqu’à la fin de l’émission.

Notons toutefois qu’étant placée derrière Line Renaud et Jean-Marie Cavada, on la voit très, très souvent à l’image.

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Le MOMENTS CLES du Timeless 2013 de Mylène

Posté par francesca7 le 3 mai 2014

 

Que vous ayez ou non assisté à l’un des concerts de la tournée Timeless 2013, cette rubrique s’adresse à vous… Nous revenons ici sur les trente-neufs dates qui l’ont composée et sur tous ces instants qui ont donné, à chacune de ces soirées une saveur particulière : les « petits ratés » (bourdes, chutes, erreurs de paroles…), mais aussi les mots de Mylène, ses larmes, et ses instants d’émotion partagés avec son public….

DU 7 AU 21 SEPTEMBRE 2013 :  PARIS-PALAIS OMNISPORTS DE BERCY.

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Le 7 septembre, premier soir : les placeuses dans Bercy sont, ce soir-là, habillées d’un T-shirt bleu et d’une perruque blanche en clin d’œil à l’affiche de la tournée.

Les personnalités présentes ce soir là : Benoît Di Sabatino (son compagnon), Nathalie Rheims, Laurent Delahousse, Ysa Ferrer, Adel (2be3), Patricia, Nathaly et Bruno Aveilan, Josiane Balasko, Willy Rovelli, Vincent Lagfaf, KamelOuali, Michal, Edouard Collin, Jean Paul Gaultier, Jean-Luc Romero, Mika, Cyril Ferraud.

Le dimanche 8 septembre 2013 : pas mal d’erreur dans les paroles des chansons pour Mylène, des faux départs, et une très forte émotion sur « Je te dis tout », au point que Mylène s’est arrêtée de chanter lors du deuxième couplet (après « Je dis tout au vent ») et a laissé Yvan Cassar improviser quelques mesures, le temps qu’elle s’apaise, reprenant ensuite le couplet directement à ; « Mon amour / Je te dis tout ».

Et juste avant d’entamer « Rêver », Mylène a dit : « J’aimerais la chanter, la terminer sans pleurer. Qu’y puis-je ? Cette émotion vient de vous, du plus profond de mon âme, ne n’y peux rien, n’en déplaise à certains« .

Les personnalités présentes ce soir là : Lisa (la nièce de Mylène), Julien Doré, John Nollet, Nathalie Rhiems, Isabelle Boulay, François Ozon, Marie-Agnès Gillot, Caroline Loeb, Roberto Alagna, Orelsan, Willy rovelli, Edouard Collin, Patrick Le Lay, Laurent Artufel.

Le mardi 10 septembre 2013 : Mylène n’a rien dit ce soir-là pour annoncer « Maman a tort ». Elle a juste attendu que la musique démarre et a alors demandé au public, après avoir ri : « ça vous dit quelques chose ? On a faire durer le plaisir ? C’est à vous…«  Après avoir chanté une première fois le premier couplet avec les spectateurs et attendu le temps d’une très courte pause, Mylène a enchaîné directement en disant ; « …. (la musique a redémarré ultérieurement sur le « 3.. »), encourageant le public à chanter de nouveau le premier couplet avec elle. A partir de cette date, Mylène chantera systématiquement deux (ou exceptionnellement trois) fois le premier couplet avec les spectateurs.

Les personnalités présentes ce soir là : Max Guazzini, Anggun, Jennifer Ayache (Superbus), Mouloud Achour, Christophe Bongrand, Nicolas Canteloup, Pascal Nègre, Jean-Claude Camus, Max Boubil, Vincent Niclo, la chanteuse Irma.

Le mercredi 11 septembre 2013 : Mylène a passé une bonne partie du show à régler son boitier micro : quelques problèmes de retour son, sans doute. Les fans n’ayant pas oublié que le lendemain c’était l’anniversaire de Mylène, certains d’entre eux, situés en fosse or, lui ont offert un bouquet de fleurs durant « Désenchantée ». A la fin de la chanson, après les trois reprises du couplet et une fois la musique arrêtée (durant le noir), le public qui aurait bien aimé reprendre une quatrième fois, a commencé à chanter de nouveau le refrain. Mais les musiciens, tenus par le temps, n’ont malheureusement pas donné suite à ce désir et ont lancé « Bleu noir » (cela se reproduira sur d’autres dates de la tournée).

Les personnalités présentes ce soir là : Alizée, Shy’m, Emmanuel Moire, Stéphane Rotenberg, Bruno Julliard, Michel Boujenah, François Baroin, Michel-Edouard Leclerc, Christophe Beaugrand, Nathalie Rheims, K-Moro, Laurent Petitguillaume.

Le vendredi 13 septembre 2013 : Pour annoncer « Maman a tort », Mylène a dit : « Petit exercice de mémoire » puis tandis que les premières notes retentissaient sur scène : « Vous connaissez » Après avoir chanté une première fois le premier couplet avec le public, Mylène a laissé le public le chanter une seconde fois (à noter, à ce moment-là l’ajout de basse – comme dans la version longue de la chanson de 1984 – que l’on n’entendait pas les soirs précédent).

Les personnalités présentes ce soir là : Isabelle Nanty, Vincent Lindon, Elie Semoun, Franc Riester, Thierry Moreau, Jean Luc Romero, Gérard Louvin, Willy Rovelli.

Le samedi 14 septembre 2013 : Durant « Monkey Me » Mylène a pris un ballon en forme de tête de singe donné par un fan. Elle a voulu, à la fin de la chanson, le relancer dans le public… mais le ballon étant gonflé à l’hélium, difficile donc, de la faire aller ailleurs que dans les hauteurs de Bercy : J’AI PASSE UNE SOIREE MAGNIFIQUE GRACE A VOUS MERCI BEAUCOUP MERCI A TOUT LE MONDE JE VOUS AIME JE VOUS EMBRASSE !

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Les personnalités présentes ce soir là : Nathalie Rheims, Lisa (la nièce de Mylène), Dominique Besnehard, Pierre Palmade, Thomas Boissy, William Réjault, Thomas Joubert, Louis Delort.

Le mardi 17 septembre 2013 : sur le final de « Rêver », la mise en scène a été modifiée, et ce jusqu’à la fin de la tournée : au moment où le cercle descend et jette de la fumée sur Mylène, le rideau LED, habillé de teintes bleues, se referme désormais progressivement pendant que les plateformes où jouent les musiciens redescendent sur la scène (sur les dates précédentes après la disparition de Mylène dans la fumée, le rideau LED ne réapparaissait pas, les musiciens restaient visibles pour les spectateurs jusqu’à la fin du morceau, et les lumières s’éteignaient d’un coup sur scène après la dernière note).

Les personnalités présentes ce soir là : Xavier Bertrand, Alain Chamfort, Jean-Michel Jarre, Laurent Petitguillaume, Adeline Blondieau.

Le mercredi 18 septembre 2013 : Enorme bug ce soir-là : les robots sont restés au placard pour cause de panne électrique avant le début du concert. de fait, l’interlude durant lequel les robots sont à l’honneur, après « Oui mais .. non » a été remplacé par une prestation assurée par les choristes, les danseurs et les musiciens (le piano d’Yvan Cassar a été installé très rapidement par les techniciens), ce qui a permis à Mylène de se changer en coulisses avant de venir retrouver Gary Jules sur « Mad World ». Mylène s’est excusée bien entendu… « Nous sommes désolés, désolés, pour les incidents techniques que nous rencontrons ; les robots ne sont pas là. C’est très dommage. J’en suis vraiment désolée, mais nous allons passer une soirée merveilleuse quand même« .

Les personnalités présentes ce soir là : Line Renaud, Orlando, France Gall, Christophe Dechavanne, Alain Chamfort.

Le vendredi 20 septembre 2013 : Sur « XXL » pour la première fois depuis le 7 septembre, Mylène a retrouvé ses habitudes du Tour 2009 en s’agenouillant devant l’un de ses musiciens – le guitariste Bernard Gregory Suran Jr – suggérant un acte sexuel particulièrement apprécié de ces messieurs. Elle le refera sur certaines dates de la tournée, toujours avec le même musicien.

Les personnalités présentes ce soir là : Florence Foresti, Jean Rochefort, François-Xavier Demaison, Christophe Maé, Catherine Deneuve, Kamel Ouali, Clémence (la nièce de Mylène), Thomas Hugues, Billy, Arthur H, Jérôme Commandeur.

Le samedi 21 septembre 2013 : A la fin du duo « Les mots » et pour la première fois depuis le 7 septembre, Mylène a fait un petit baiser sur la bouche à Gary Jules en guise de remerciement. Elle le fera désormais sur toutes les dates jusqu’à la fin de la tournée.

Les personnalités présentes ce soir là : Luc Besson, Salman Rushdie, Maric-Olivier Fogiel, Jonathan Lambert, Elisabeth Levy, Olympe, Marcel Ruffo, Jean Hugue Anglade, Sylvie Testud, Benjamin Petrover, Leila Bekhti, Marguerite (la maman de Mylène), Brigitte (la sœur de Mylène), Lisa (la nièce de Mylène), Michel Gautier (le frère de Mylène), Ugo Di Sabatino (le fils de Benoît) et Christophe Di Sabatino (le frère de Benoît).

EXTRAIT du Magazine Styx Timeless 2013 pages 14-15-16-18

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La réussite Laurent Boutonnat et Mylène

Posté par francesca7 le 11 avril 2014

 

Bio5Laurent Boutonnat, de son état-civil complet Laurent Pierre Marie Boutonnat, est un musicien, auteur-compositeur,producteur et réalisateur français né le 14 juin 1961 à Paris.

Son premier long métrage, La Ballade de la féconductrice, un film fantastique comportant des scènes d’une rare violence, n’est diffusé que deux semaines dans une salle parisienne. Le film est interdit aux moins de 18 ans — son auteur n’en a alors que 17 — mais est néanmoins projeté au marché du film de Cannes.

La rencontre avec Mylène Farmer

À 20 ans, il compose avec Jérôme Dahan la musique de Maman a tort et cherche une chanteuse pour l’interpréter. Il pense d’abord à Lio, mais le projet n’aboutira pas. Ensuite, il repère une jeune fille d’une quinzaine d’années mais y aurait finalement renoncé pour des raisons juridiques. Lors d’un casting, il tombe alors sous le charme d’une comédienne en herbe, séduit immédiatement par son « air psychotique ». « C’était elle. On ne l’avait pas encore entendue chanter mais je savais que c’était elle ». Mylène Farmer sort alors son premier 45 tours en mars 1984. La chanson bénéficie d’un vidéo-clip tourné pour la modique somme de 5 000 FRF. Depuis lors, le tandem Farmer-Boutonnat est inséparable.

Fort du succès de ce premier single, Laurent Boutonnat écrit et compose la majorité des chansons du premier album de la chanteuse, Cendres de lune, paru en 1986. Le second extrait, Plus grandir, introduit ce qui fera en partie le succès de la chanteuse : les vidéo-clips, que Laurent Boutonnat réalisera désormais en 35 mm, comme de véritables petits films avec génériques, bandes originales et avant-premières.

Le succès

La consécration n’intervient réellement qu’en 1986 avec le troisième extrait de Cendres de luneLibertine et son vidéo-clip inspiré de Barry Lyndon, succès confirmé par le single suivant, Tristana dont le clip est nommé aux Victoires de la musique. Laurent Boutonnat et Mylène Farmer, qui forment alors un couple à la ville, créent la société Toutankhamon SA.

Au printemps 1988, sort l’album Ainsi soit je…, entièrement composé par Boutonnat qui délaisse l’écriture au profit de Mylène Farmer. L’album est un triomphe (1 800 000 ventes). Ils tournent les clips de Sans contrefaçon (avec Zouc), Ainsi soit je…Pourvu qu’elles soient douces ([Libertine II], qui sera le plus long vidéo-clip scénarisé français : 17 min),Sans logique et À quoi je sers, qui entérinent le personnage de la chanteuse. Il met également en scène sa première tournée en 1989, et réalise le film En concert, toujours en 35 mm, qui sort l’année suivante.

En 1991, Boutonnat compose les musiques de L’Autre, le troisième album de Mylène Farmer, et réalise les clips de DésenchantéeRegrets et Je t’aime mélancolieDésenchantéeconnaît un énorme succès, et permettra à l’album de dépasser les deux millions de copies. Elle a également été la chanson française la plus diffusée dans le monde en 2004 selon la SACEM. Le vidéo-clip de Beyond my control (1992), censuré pour son contenu trop explicite, est le dernier réalisé par Laurent Boutonnat pour Mylène Farmer jusqu’en2001.

La réussite Laurent Boutonnat et Mylène dans Les Clips de Mylène Giorgino4Giorgino

En 1994, il réalise son rêve en tournant Giorgino (avec Mylène Farmer dans le rôle principal). L’atmosphère très sombre et la durée du film (3 heures) n’attirent pas les spectateurs, qui lui préfèrent Forrest GumpPulp Fiction ou encore Léon. Blessé par l’échec de son film, le réalisateur en rachète les droits et en empêchera toute diffusion. Il finira cependant par céder à la pression d’un public fidèle à son univers (des pétitions pour la sortie du film circulaient sur Internet) et, fortifié par le succès de Jacquou le Croquant, décidera d’éditer Giorgino en DVD, 13 ans après sa sortie en salles.

Retour musical

Début 1995, il participe à la composition de l’album Anamorphosée de Mylène Farmer, au son plus rock. Il travaille également à la conception de la tournée qui suit, et qu’il immortalise dans Live à Bercy (1997).

En 1997, il devient le producteur et compositeur de Nathalie Cardone, qui connaît un grand succès avec sa reprise de Hasta Siempre. Il participe à son premier album éponyme, et réalise les clips des singles PopulaireMon ange et Baila si.

En 1999, sort Innamoramento de Mylène Farmer, album qu’il compose en grande partie. Cependant, il ne participe pas à la conception du Mylenium Tour qui suit la sortie de l’album.

En 2000, il coproduit avec Mylène Farmer la jeune chanteuse Alizée, compose pour elle la musique de Moi… Lolita et réalise le clip. La chanson est un succès mondial (plus de2 millions de ventes), suivie par un album triomphal, Gourmandises, lui aussi signé Farmer/Boutonnat.

En 2001, il reprend la caméra pour Mylène Farmer et réalise les clips de Les Mots et Pardonne-moi. Il réalise également les clips d’Alizée Parler tout bas et J’ai pas vingt ans ainsi que son second album, Mes courants électriques. En 2003, il met en scène le spectacle de la jeune corse et reçoit la même année le Grand Prix de l’Auteur-Réalisateur de l’Audiovisuel, décerné par la SACEM. Il réalise l’année suivante un clip pour un jeune chanteur, Kamal Kacet, Ifkis. Laurent produit par ailleurs l’album de ce dernier, « Larmes noires ».

Troisième film

AlbumAvantQueLombreSmall dans Mylène AutrementEn 2005, sort Avant que l’ombre…, le sixième album de Mylène Farmer dont il compose la quasi-totalité des musiques. Il participe aussi, en association avec la chanteuse, à la mise en scène du spectacle Avant que l’ombre… À Bercy. Parallèlement, il entame le tournage de son nouveau long-métrage, une adaptation du roman d’Eugène Le Roy Jacquou le croquant, qui sortira en France le 17 janvier 2007. Moins sombre que Giorgino, le film reçoit un accueil plus chaleureux, et atteint le million d’entrées.

En 2008, il compose les musiques de Point de Suture, le septième album de Mylène Farmer, et participe à la direction artistique de son Tour 2009 (qui passera notamment par le Stade de France).

En 2011, il compose les musiques des deux inédits de 2001-2011 Du temps et Sois moi-be me, le deuxième best of de Mylène Farmer, ainsi que le clip du premier single inédit Du temps.

En 2012, il compose les musiques de Monkey Me, neuvième album de Mylène Farmer.

Filmographie

Clips

1984 : Mylène Farmer - Maman a tort

Concerts - Composition

Il est en outre l’arrangeur musical de tous les albums.

Compositions annexes pour Mylène Farmer : L’annonciation (1985), Puisque… (1988), Dernier Sourire (1989), À quoi je sers… (1989), La veuve noire (1989), Mylène is calling(1991), Que mon cœur lâche (1992), Effets secondaires (1999), L’histoire d’une fée, c’est… (2000), Devant soi (2007) (Bande originale de Jacquou le Croquant), C’est pas l’heure(2010) (en duo avec Line Renaud).

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CINQ SUR CINQ- moment TV pour Mylène

Posté par francesca7 le 5 février 2014

 

Le 24 MAI 1986  – Présenté par Antoine VERGLAS  – LA CINQ

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Antoine Verglas : Mylène Farmer, on t’avait reçue y a deux mois et demi, trois mois…

Mylène Farmer : Allez, trois mois ! (rires)

AV : Trois mois, disons, au tout début, pour « Plus Grandir »…

MF : Oui…

AV : Tu nous avais promis de revenir avec ton prochain album (sic !) qui est sorti, qui s’appelle « Cendres de Lune », qui est un très bel album.

MF : Oui, qui est le premier !

AV : C’est le premier d’ailleurs, avec d’ailleurs tu reprends toutes tes premières chansons : « Maman a Tort », …

MF : « Maman a Tort » est dans l’album, « Plus Grandir » et puis « Libertine », qui est le dernier.

AV : Y a une évolution, quand même, hein, depuis « Maman a Tort », qui était une chanson plutôt pour les enfants, on va dire !

MF : Oh, c’était plus pervers que ça ! Mais c’est vrai qu’il y a beaucoup d’enfants qui ont retenu : « 1, maman a tort… », la petite comptine.

AV : (en même temps) 1, 2, 3, 4… Et puis maintenant, on arrive avec « Libertine » : « Je suis une catin » ! Même « Vieux Bouc » : « Je vous sens fragile/Êtes-vous fébrile ? »…

MF : « Aimez-vous mon petit nombril ? » (rires)

AV : Non, c’est vrai c’est un petit peu plus coquin, quand même ! (elle acquiesce) C’est toi qui le veux ?  Comment tu l’as faite, comment tu l’as sentie cette évolution ?

MF : C’est un travail d’équipe. Je travaille avec Laurent Boutonnat, qui a donc écrit pratiquement toutes mes chansons, et on en parle beaucoup, c’est des thèmes comme ça qui nous font rire et qu’il écrit en chansons, donc voilà c’est…

AV : D’accord. Hé bien, écoute : « Libertine », tout de suite !

Mylène chante « Libertine » sur le plateau en effectuant la chorégraphie du titre.

AV : Avec des paroles comme celles-là, tu nous prépares un petit clip coquin, j’espère !

MF : On va faire un clip qu’on va tourner fin mai, début juin (1986, ndlr) et qui va parler du…enfin ‘parler’, qui va s’inspirer du libertinage, de l’époque libertine. Et ce sera une ambiance avec des lumières à la bougie, un peu à la « Barry Lindon ».

AV : Kubrick ?

MF : Kubrick ! (sourire)

AV : Attention l’inspiration !

MF : Oui mais là c’est Laurent Boutonnat !

AV : Il y a plusieurs personnages, dedans ? Comment ça se passe ? Beaucoup de figurants, ou… ?

MF : Y aura des figurants, y aura des chevaux, des cascades, y aura un très, très bel endroit, un beau château…

AV : Tu exécutes des cascades aussi ?! Quel style de cascade ?

MF : Des cascades…Non, moi je monte à cheval, mais pour les besoins de clip c’est dangereux de le faire en si peu de temps comme ça fait longtemps que je suis pas remonté sur un cheval, donc ce sont des cascadeurs qui vont effectuer les cascades.

1986-03-cAV : Et on te verra nue sur un cheval ? (rire franc de Mylène) Comme, je sais pas si t’avais vu le clip de Renaud…comment ça s’appelait ? Un clip qu’avait réalisé Gainsbourg avec Bambou qui était toute nue sur une plage normande, chevauchant un cheval…

MF : J’ai pas vu, non. Mais là, je serai nue mais dans d’autres séquences !

AV : Ah dans d’autres séquences ?! Ha ! (Mylène glousse) Beau programme en perspective : Mylène Farmer nue dans son prochain clip ! Mylène, ben écoute on attend de voir ce clip avec impatience…

MF : D’ici trois semaines, quatre semaines…

AV : Trois semaines ou quatre semaines ? Merci, à bientôt !

MF : Merci !

 

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Mylène Farmer et Never Tear Us Apart

Posté par francesca7 le 18 août 2013

 

Avec Ben Harper – Alors que le 8 novembre 2010 sort son duo avec Line Renaud, le 29 novembre, c’est un autre duo qui est commercialisé. Il s’agit de Never Tear Us Apart, une reprise du groupe australien INXS, avec l’Américain Ben Harper, chanteur de bleues et de folk à la renommée mondiale. Le duo se trouve sur un album tribute en hommage à Michael Hutchence,  leader et chanteur du groupe, qui s’est suicidé le 22 novembre 1997. La chanson never Tear Us Apart se trouvait initialement sur l’album Kick d’INXS, sortie en 1987. Cet album vaudra au groupe une gloire mondiale, notamment grâce au titre Need You Tonight.

Image de prévisualisation YouTube

 

Pour cette reprise de Never Tear Us Apart, Mylène et Ben Harper ne se sont pas rencontrés, comme le précise ce dernier lors d’une interview vidéo pour le quotidien Libération :

« Croyez-moi, tout le monde m’ne parle en se moquant – Je sui ami de longue date avec Jon Farris (batteur du groupe INXS) bien avant que nous fassions ce disque ensemble. J’ai par le passé repris Never Tear Us Apart en tournée, il se trouve qu’i l a entendu cette reprise et l’a bien aimée. A l’époque, il étant en train de préparer l’album homme à INXS et m’ proposé d’y participer ; il était très content et enthousiaste du résultat ; il m’a appelé pour me l e dire et m’a demandé ; « Que penses-tu d’en faire un duo avec Mylène Farmer ? » Alors j’ai écouté les chansons de Mylène je les ai trouvées super. Je ne savais pas si ça fonctionnerait pour autant ; on aurait pu le faire de différentes façons, mais voilà j’ai écouté ses chansons et j’ai adhéré. Je me suis dit, pourquoi  pas essayer ? On a fait un essai et ça  a collé. C ‘est différent, mais ça fonctionne. C’st une expérience très sympa pour moi. ? je ne l’ai pas encore rencontrée. Nous ne nous somme spas encore trouvés dans la même pièce, mais j’ai vraiment envie de la rencontrer, je suis fan d’elle ».

De son côté, Mylène pour les besoin d’un EPK, ne fera que ce simple commentaire :

« Never Tear Us Apart a toujours été pour moi une chanson incontournable. J’ai été très touchée lorsqu’on m’a demandé de rejoindre e projet d’hommage à INXS. Ben Harpe a apporté une nouvelle vision de cette chanson en y mettant toute son âme et son intensité… »


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Mylène – Line

Posté par francesca7 le 12 août 2013

 

 Mylène – Line dans Mylène dans la PRESSE telechargement

Line Renaud se remet à la chanson et, pour l’occasion, elle a fait appel à quelques grands noms de la chanson pour passer au micro avec elle comme Mylène Farmer.

A 82 ans, Line Renaud retrouve les joies du studio. La chanteuse et actrice française a en effet enregistré un nouvel album, Rue Washington, qui sortira le 8 novembre prochain. Un album de duos sur lequel elle retrouvera Marc Lavoine, Christophe Maé, Grand Corps Malade, Julien Clerc ou encore Mylène Farmer.

Une rencontre avec la jolie rousse qui vient d’ailleurs d’être en partie révélée avec un extrait de leur titre, baptisé C’est pas l’heure, qui a été diffusé sur le net. Une chanson composée par Laurent Boutonnat, le complice de toujours de Mylène Farmer, et écrite par la chanteuse elle-même.

On vous laisse découvrir tout ça… en vidéo  Image de prévisualisation YouTube

 

 

Article paru chez : http://www.aufeminin.com/

 

 

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L’important c’est d’aimer pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 5 août 2013


Mystérieuse, elle craint le désir des autres mais, pour la sortie de « Bleu Noir », Mylène Farmer s’est confiée à Nathalie Rheims.

L’important c’est d’aimer pour Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES images-25Paris Match. Tu n’as jamais été aussi belle et épanouie. As-tu des ­secrets de beauté ?
Mylène Farmer. La seule chose importante est d’aimer et d’être ­aimée. C’est bien la seule certitude que j’ai aujourd’hui. Et la beauté ­dépend du regard que l’on pose sur les gens. Quand ce regard est celui de l’être aimé ou tout simplement celui de la bienveillance, il agit comme un baume enchanteur. La chance qui m’est donnée de vivre en harmonie avec ce que je fais est alors mon secret de beauté, c’est un lien fragile que je m’efforce à la fois de remettre en cause et de protéger.

Qu’es-tu capable de faire aujourd’hui et que tu n’aurais pas pu faire hier ?
Affronter des regards quand j’entre dans un lieu public sans ­vouloir fuir l’endroit dans la fraction de seconde. Souffrir d’un manque de confiance en soi, d’une timidité qui vous fait parfois passer pour quelqu’un de distant, de froid, n’est pas un atout majeur pour faire un métier public. Pourtant, depuis longtemps déjà, je n’ai eu d’autre choix que de dépasser mes peurs, les surmonter, n’en être pas – ou plus – l’otage. Quand j’y pense, c’est d’une violence inouïe de dépasser ce handicap… Seules les personnes qui sont de vraies timides peuvent ­comprendre ce par quoi l’on passe pour y parvenir.

“Bleu noir” est le premier album que tu fais sans Laurent Boutonnat. Pourquoi t’es-tu éloignée de lui ?
Je ne me suis en aucun cas ­éloignée de lui. Après la tournée et les concerts au Stade de France, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque. Vous recevez tant d’amour, de vibrations, autant de sensations qui vous donnent l’envie… d’écrire. Laurent a tout à fait compris mon besoin de créer. C’est aussi ça, la complicité. Nous nous retrouverons pour le prochain ­album.

As-tu conscience que cet album est plus sombre que les précédents ?
Non… pas vraiment… Cet ­album, comme son titre, “Bleu noir”, l’indique, passe de la lumière au sombre puis à l’obscurité. Ou l’inverse, je ne sais plus.

« La Corse est mon refuge »

On te dit solitaire, voire recluse. ­Travailler avec une nouvelle équipe fut-il un travail compliqué ?
Je m’adapte à de nouvelles ­manières de travailler si tant est que l’on respecte ma “bulle”, mes ­silences, autant que je respecte moi-même l’autre. Je suis quelqu’un de solitaire. Mais j’ai aussi un grand ­besoin de l’autre et je réfute le terme “recluse”… Quand j’étouffe, je prends un train, un avion, et vais voir d’autres cieux… C’est une ­liberté, une chance inestimable de pouvoir voyager quand j’en ressens le désir ou la nécessité. Face à un paysage de neige, je suis émue. J’ai grandi au ­Canada, je suis certaine que cette ­attirance pour les paysages immaculés vient de là-bas. Le grand froid a un parfum très particulier, un son qui lui est propre. J’ai retrouvé cette même émotion quand je suis allée en Russie découvrir Saint-Pétersbourg, en plein hiver. Au bord de la Neva, ses canaux gelés… on guette Catherine II de Russie…

D’autres endroits que tu aimes ?
La Corse est mon refuge. Le jour venu, la tentation pourrait être la Toscane. M’apaiser devant des ­collines d’oliviers et de vignes…

Tes biographes écrivent les mêmes clichés sur toi. Qu’as-tu à cacher ?
Je n’ai pas de biographe, c’est certainement pourquoi ce sont les mêmes clichés.

Dans ce qui a été écrit à propos de toi, qu’est-ce qui t’a fait le plus ­sourire ?
J’ai entendu parler de bain de jus de tomate, qui m’aurait conduite à une “phobie attractive” du sang, et de lit-cercueil. Je crois que tous les fantasmes me font ­sourire quand il ne s’agit pas de mes proches ou de ma vie privée. Pourtant, quand on me rapporte les médisances d’un animateur de jeu télévisé, quant à mon prétendu play-back sur scène, je finis par me demander si je ne préfère pas l’histoire tout aussi fausse du jus de ­tomate. C’est ­impressionnant de voir à quel point certaines ­personnes se sentent grandies en dénigrant, en tentant de blesser… Il s’agit bien souvent de gens qui rêveraientd’une vie ­meilleure. Encore faut-il en être à la hauteur. Je crois à la vertu de la décence. La critique est nécessaire ; la grossièreté, inutile.

Es-tu obsédée par l’idée de laisser une trace de toi après ta mort ?
Obsédée, non. Le moment ­présent m’importe. Laisser une trace… dans le cœur de quelques personnes, j’espère que oui.

Qu’aimerais-tu que l’on dise de toi ?
“C’était une grande astronaute.”

Quel regard portes-tu sur la variété française ? Y a-t-il des artistes qui t’intéressent ?
J’ai découvert Stromae, ce jeune artiste vraiment original. J’aime beaucoup son titre “Alors on danse”, sa silhouette, son phrasé et son timbre de voix si particuliers. Il dit des choses graves sur un ton léger.

Pourquoi as-tu enregistré un duo avec Line Renaud ?
Je l’ai rencontrée lors d’un dîner et, comme chacun semble le dire, quand on croise le regard bleu de Line… une magie s’opère. C’est une femme belle, décalée et ­charmeuse. Je suis instinctive, le désir l’emporte dans ces moments-là. Son énergie ­vitale est impressionnante. Mais c’est aussi quelqu’un qui doute, c’est imperceptible mais touchant.

Tu navigues continuellement entre Eros et Thanatos. L’amour et la mort sont-ils tes deux seules sources d’inspiration ?
Il y a aussi la solitude. L’isolement. J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché !

La politique t’intéresse-t-elle ? As-tu de l’estime pour ceux qui nous ­gouvernent ?
J’ai de l’estime pour le courage de tous ceux qui acceptent cette lourde responsabilité sans abuser de leur pouvoir.

Quelle est ton image idéale du couple ?
Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre : l’intelligence complice.

Comment t’imagines-tu dans dix ans ?
Ailleurs…

« Remonter sur scène au moins une dernière fois »

Ta dernière tournée a été un triomphe, envisages-tu de remonter sur scène ?
Oui… au moins une dernière fois !

Pourrais-tu renoncer un jour à la chanson ? A la scène ?
Comment renoncer à ce et ceux qu’on aime ? Mais je vais devoir ­apprendre…

images-26 dans Mylène en CONFIDENCESLors de tes concerts, tu attaches une importance particulière aux ­créateurs de mode : recherches-tu de nouveaux talents, de nouvelles marques, de nouvelles inspirations ?
Quand il s’agit de préparer un spectacle, oui. Ce choix est toujours délicat. Il ne suffit pas de faire du “couture”, ce n’est pas un défilé 
de mode. Le créateur doit être aussi ­capable de transposer les costumes pour une scène, qui devront s’intégrer aussi à un décor, à des ­lumières, à un univers afin de rendre le tout homogène. Il faut rencontrer alors des stylistes inspirés et qui ­acceptent de se fondre dans l’univers de l’artiste, afin que celui-ci ne disparaisse pas derrière le costume, justement, mais se sente comme dans un écrin… Je ne suis pas ­certaine que tous les créateurs de mode en soient capables, il faut beaucoup d’humilité…

« Bleu noir » (Polydor/Universal).

Retrouvez l’intégralité de notre reportage et toutes les photos de Mylène Farmer dans Paris Match n°3211 en vente en kiosque. Un numéro à ne pas manquer.

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Mylène Farmer dans la profession

Posté par francesca7 le 3 août 2013

 

Mylène Farmer dans la profession dans Mylène et des CRITIQUES images-9Dans la profession Ne souhaitant pas se mêler au monde du show-business, Mylène Farmer refuse systématiquement de se déplacer aux remises de prix accordés par la profession, depuis sa Victoire de la musique reçue en 1988 : face à l’hypocrisie ambiante en coulisses, elle annule sa prestation au dernier moment et déclarera peu après : « J’ai passé des heures en coulisses pour les répétitions de cette soirée. Tout le gratin du show-business était là et ces gens m’ont écœurée. Ils se détestent tous. J’étais triste d’avoir été récompensée et reconnue par ces gens-là. Ce sont les Victoires de l’hypocrisie ! »

Récompensée en 2005 du prix de « l’Artiste féminine des 20 dernières années », la chanteuse, absente, se contentera d’un communiqué laconique adressé à la profession, dans lequel elle leur rappelle que son dernier single s’intitule Fuck Them All. Dès lors, fait unique, elle demandera elle-même à ne plus être nominée. Pour autant, beaucoup d’artistes avouent être des admirateurs. Selon Charles Aznavour, « cette femme a tous les dons ». Michel Polnareff déclare « l’aimer beaucoup, sur le plan professionnel et personnel (elle fait des spectacles remarquables, de la vraie production à niveau international) », tout comme Michel Sardou (« Elle me plaît et m’attendrit. Je sais combien elle s’investit dans ses spectacles, et chapeau pour son respect du public. Elle ne joue pas à l’économie » et Johnny Hallyday, qui salue son travail et le fait que « elle ne touche pas d’argent lorsqu’elle part en tournée, tellement ses spectacles lui coûtent chers ». Line Renaud souligne « quelqu’un de rare, dans tous les sens du terme », Julien Clerc qualifie son travail de « toujours intéressant, avec un art savant de la mise en scène et une vraie direction artistique, des textes intéressants et de belles musiques », tandis que Juliette Gréco affirme :

« elle est sans cesse en recherche. Elle a une place particulière, totalement originale par son silence, la perfection de son travail. On a l’impression d’être face à une enfant à la fois féroce et surdouée ». Selon Lara Fabian, « elle a réussi ce que peu d’artistes ont réussi au fil des années : rester elle-même et innover à chaque fois ». Pour Jean-Louis Murat, « Mylène et Laurent sont les deux personnes les plus estimables que j’ai rencontrées. Je les adore et les respecte infiniment.

Ce sont les plus intelligents. D’une intelligence à la Warhol ». La jeune génération la cite souvent en référence, comme Nolwenn Leroy (« Elle a tout compris, et a su garder une cohérence au fil des ans. Cultiver le paradoxe d’être une immense star tout en restant simple, sensible, à fleur de peau »), Julien Doré (« un show hyper-rodé, un son qui déchire sa mère, une énorme machine en mouvement – ce qu’on voit d’habitude avec des artistes étrangers, pas avec des français »), le rappeur Disiz La Peste (« J’admire la manière dont elle a créé son image et bâti sa carrière. C’est plutôt bien fait, là où je trouve que Lady Gaga est très fake. Ce n’est pas raffiné du tout, alors que Mylène Farmer a fait dans le raffinement. Elle a toujours été à part, dans son coin ») ou encore Shy’m (« Comme Madonna, elle a réussi à durer, à traverser les époques. Elles ont fait des choses marquantes, ont osé, sans rester dans le moule »). Si elle reste peu connue à l’étranger, plusieurs personnalités reconnaissent suivre sa carrière, à l’instar de Madonna (qui a même tenu à aller voir Giorgino à sa sortie), Elton John (« La première fois que je l’ai entendue, j’étais bouleversé. Je lui porte une grande admiration. J’aime sa voix, ses maux, sa façon de bouger.

She’s so French ! »), le groupe Muse (« Nous avons été la voir en concert et en sommes ressortis totalement sous le choc tellement le spectacle était beau. Cette femme a un charisme énorme et l’ambition de proposer des choses énormes. C’est vraiment une artiste que nous aimons beaucoup »), l’écrivain Salman Rushdie (« Ses textes, entre mélancolie et sensualité, souffrance et abandon, m’émeuvent. Sa voix, moitié de ce monde, moitié d’ailleurs est étonnante ; c’est la voix d’un ange déchu »), Enrique Iglesias (« J’aime beaucoup sa voix et la façon dont elle conçoit ses spectacles. Elle est incroyable et tellement créative »), George Clooney, Luz Casal, Kylie Minogue ou encore Seal (« Elle est l’essence pure de l’Artiste »).

L’icône ou la stratégie du silence La « stratégie du silence » de Mylène Farmer a été longuement évoquée par les médias. L’artiste n’accorde effectivement que très peu d’interviews et apparaît rarement à la télévision, expliquant cette faible présence médiatique par sa « nature profonde »: se sentant « plus à l’aise sur scène qu’à la télévision », elle reconnaît être de nature très discrète et détester parler d’elle-même. Depuis ses débuts, elle développe sa créativité au-delà de la production musicale et de son métier de chanteuse, s’exprimant à travers des domaines comme le cinéma (clips scénarisés, filmés en 35 mm), la scénographie, l’écriture (avec un conte dont elle est l’auteur), la peinture et le dessin, et de manière plus classique pour les chanteurs de la musique pop : la chorégraphie, l’habillement, le design…

L’écrivain Amélie Nothomb confie : « Pour avoir côtoyé Mylène, je pense qu’elle cultive l’inaccessibilité qui la caractérise. Mais je crois aussi qu’une part lui échappe. J’ai pu m’apercevoir que, lorsqu’elle est cordiale, et elle peut assurément l’être, on sent quand même, quelque part, une muraille de glace. Il semblerait qu’elle n’y puisse rien. Attention, loin de moi l’idée de présenter Mylène Farmer comme une victime. Mais cette muraille de glace, sans doute, la rend prisonnière de quelque chose. » En 2001, elle confie quant à sa discrétion médiatique : « Je n’ai pas fait ce métier pour être connue mais pour être reconnue »

Fabien Lecoeuvre parle de Mylène farmer

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blogs l’Express parle de Mylène

Posté par francesca7 le 25 juillet 2013

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Mylène Farmer: ses duos avec Ben Harper et Line Renaud (je cite …) :

« Une Toussaint sans Mylène Farmer ne serait pas un vrai jour des morts. Hier soir, j’ai assisté au spectacle de Michael Gregorio qui assassine la star de la chanson, paroles parodiques – si l’on peut dire – et corde de pendu à l’appui. L’imitation est moyenne mais le public est mort de rire.

Bon, alors justement l’inconnue de la variet’ n’a  jamais été aussi présente ces jours-ci. Je vous ai parlé de sa comptine indécise Oui… mais non. Et voilà que surgit déjà un duo avec Ben Harper Never tear us apart, sorte de bouillie musicale précédant l’album hommage à INXS (29 novembre).

L’évènement du week-end, c’est bien sûr, des extraits de cet autre duo « magique » avec Line Renaud, C’est pas l’heure (8 novembre). Et c’est pas mieux que celui avec Ben Harper. Même magma inaudible.

Oui mais non, ça n’a vraiment pas l’heur de me plaire. Je dirai même mieux, c’est plus l’heure des mystères. 3 chansons en deux semaine! Non mais…oui.

D’autant que Mylène Farmer sortira bien entendu avant les fêtes (6 décembre) soit quelques jours après le live de Vanessa Paradis et probablement dans des formats divers et à des prix variés Bleu noir, un disque absolument bleu et noir façonné avec Moby et Archive.

A ne pas confondre avec Soleil bleu, l’album de Sylvie Vartan prévu également à la même période. »

 

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article de Gilles Médioni http://blogs.lexpress.fr/

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FOTO MUSIC avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 16 juin 2013


Entretien effectué en  JUILLET 1988 – intitulé : « J’ai deux amours »

Entretien avec F.C.

un forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

FOTO MUSIC avec Mylène Farmer dans Mylène en INTERVIEW mylene-de-a-a-z-2-300x224

A propos de son enfance, puis de sa vie avant la chanson :

- Je garde de cette époque de vagues souvenirs enneigés…Il y a toujours eu une tendance artistique dans la famille. Mon grand-père était sculpteur et ma grand-mère se passionnait pour le théâtre et la peinture. Moi, quand j’étais petite, j’avais – et j’ai toujours – un grand amour pour les chevaux. A douze ans, j’avais décidé d’en faire mon métier. J’ai passé plusieurs concours, jusqu’au moment où j’ai compris que la pratique seule ne suffisait pas. Il y avait aussi le côté pédagogique… Et, malheureusement, ça ne correspondait pas à ma nature. Alors, j’ai bifurqué, abandonnant la direction chevaline.

Et comment es-tu passée de l’équitation à la chanson ?

- J’ai commencé par exercer plusieurs petits jobs qui me permettaient de suivre des cours de théâtre. Cela m’a été extrêmement bénéfique, car c’est en travaillant des auteurs tel Strindberg que m’est venu le goût de la lecture : ce fut une révélation. Adolescente, je lisais peu. Aujourd’hui, je lis de plus en plus. C’est de là également que m’est venu l’amour des mots. J’ai écrit toutes les chansons, ou presque, d’ « Ainsi Soit Je… », l’album qui vient de paraître.

Tes clips, « Libertine » et « Tristana » pour ne citer qu’eux, sont à chaque fois un éblouissement. Que représentent-ils pour toi ?

- Mes clips sont pour moi un véritable enchantement, une espèce de miroir. La vie de tous les jours m’ennuie, me fait même un peu peur. L’imaginaire est essentiel pour sortir de cette morosité, et c’est là que les vidéos jouent un rôle important.

Tu viens de dire que la vie de tous les jours t’effraie. Comment vis-tu ?

- Chez moi. Dans une prison dorée… J’ai de plus en plus de difficultés à me promener dans la rue. Je déteste aller au restaurant, sortir le soir, mais en même temps je ne pourrais pas un seul instant envisager d’aller vivre à la campagne. J’ai besoin d’être au centre de tout ce qui se passe. Au même titre, je n’aime pas les vacances. J’ai toujours peur de rater quelque chose quand je pars. Mais il ne fait pas pour autant en déduire que je suis la fée du foyer ! Je ne sais pas faire la cuisine, par exemple ! Si j’aime tant ma maison, c’est peut-être parce que j’y habite avec mes deux amours…

Deux amours ? Raconte !

- Non, non, je n’ai pas d’enfants cachés, ni de maris secrets ! J’ai deux singes, des sapajous capucins ! La mère s’appelle E.T. et le bébé, qui n’a que cinq mois, s’appelle Léon. Ils vivent dans une grande cage et le soir, avant de me coucher, je les installe dans un couffin. C’est probablement à cause d’eux que je n’aime pas trop m’absenter de chez moi, ça me culpabilise de les laisser seuls ! A part mes singes, j’aime les fringues. J’adore marier les couleurs. Je ne fais pourtant aucune folie par rapport à l’argent, sans doute à cause de l’éducation que j’ai reçue. Acheter une paire de chaussures reste encore pour moi un instant magique. Je déteste le gaspillage, et puis surtout j’ai peur d’être blasée par le fric !

Au début de notre conversation, tu disais qu’après avoir pris la décision de changer de carrière, en abandonnant ton envie de consacrer ta vie à l’équitation, tu avais suivi des cours d’art dramatique. En regardant tes clips, on s’aperçoit tout de suite que tu es parfaitement à l’aise devant les caméras. Tu n’es pas tentée par le cinéma ?

- Ce n’est pas que je sois pas tentée par le cinéma, mais en fait, il y a un seul film que j’aurais aimé tourner, c’est « La Fille de Ryan », le seul et unique rôle dont j’aurais rêvé. C’était, je trouve, le film le plus extraordinaire qui soit. Malheureusement, il est déjà fait… De toute façon, on verra bien ce que l’avenir me réserve.

Quels sont les défauts et les qualités que tu apprécies le plus chez quelqu’un ?

- (Mylène réfléchit longuement avant de se confier) En ce qui concerne les qualités, ça me semble évident : droiture et intégrité. Mais revanche pour les défauts, c’est un peu plus complexe. Bien entendu le mensonge et la malhonnêteté me font horreur. Mais je crois quand même que ce qui me gène le plus, c’est de me trouver devant quelqu’un dont j’ai l’impression qu’il n’a pas d’âme, si vous voyez ce que je veux dire. Le creux, l’inconsistance.

Revenons-en un peu à la musique. Dis-nous M ylène ce que tu aimes écouter quand tu es tranquillement chez toi -dans ta prison dorée, si tu préfères !

- J’écoute beaucoup de musique classique, et j’adore les bandes originales des musiques de films. On en revient une fois de plus, je crois, à l’imaginaire. Mais il y a également des chanteurs que j’apprécie beaucoup et dont je ne me lasse pas. Renaud, Kate Bush, Serge Gainsbourg par exemple, ou encore Jacques Dutronc. En ce qui le concerne, j’avoue avoir une petite préférence pour le Dutronc d’hier, par rapport au Dutronc d’aujourd’hui…

Peut-on savoir quels sont tes projets pour les mois qui suivent ?

- Pour l’instant, je suis en pleine promotion et cela m’occupe à temps plein. D’autant plus que l’album « Ainsi Soit Je… » a reçu un accueil formidable, ce qui me fait un énorme plaisir. Donc pas de vacances ! Mais cela ne me prive guère, comme je vous l’ai déjà dit. Pourtant, j’aimerais quand même voyager pour découvrir certains pays. L’Inde par exemple, particulièrement, j’adorerais y aller un jour. On verra plus tard ! Aujourd’hui, tout va bien comme ça. Je suis ainsi faite que je préfère travailler plutôt que me reposer, alors je suis comblée. Je suis d’un naturel optimiste, j’ai confiance.

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Mylène Farmer, à Nulle part Ailleurs

Posté par francesca7 le 13 avril 2013

 

Pratiquement un an après son passage remarqué dans la célèbre émission de Canal + pour la promotion de « Sans contrefaçon », Mylène est de retour sur le plateau de Philippe Gildas, qui anime désormais l’émission avec Antoine de Caunes, pour présenter en exclusivité le clip de « Pourvu qu’elles soient douces ». Présente sur toute la durée de l’émission, elle répond aux questions des animateurs et assiste aux différentes chroniques, vêtue d’un tailleur blanc ample maintenu par une ceinture noire, les cheveux lâchés et des gants de cuir noir aux mains.

Interview lors de l’émission du 07 octobre 1988 – NULLE PART AILLEURS sur Canal + – présenté par Philippe Gildas et Antoine de Caunes.

Mylène Farmer, à Nulle part Ailleurs dans Mylène 1987 - 1988 mylene-gildas

Philippe Gildas : (…) Mylène Farmer, « Ainsi soit Je… » c’est son deuxième album.
Mylène Farmer : oui

PG : Et alors, après le premier album, on s’était dit « Voilà, c’est une façon de poser une carrière, de montrer qu’on ne fait pas que des coups », et maintenant un deuxième album. Le plus étonnant encore, c’est que… on peut le montrer, d’ailleurs, cet album, puisqu’il n’a que quelques mois (le pochette d  l’album « ainsi Soit Je… » apparaît à l’écran). Voilà, c’est celui-là : « Ainsi soit Je… » mais tout le monde se souvient quand même. Le plus étonnant, c’est que dans cet album, pratiquement toutes les paroles cette fois, c’est Mylène.
MF : Oui, j’ai eu le démon de l’écriture, là !

PG : ça s’apprend petit à petit, ou c’est le goût qui vient ?
MF : Je crois que c’est une découverte. C’est après enlever ces inhibitions que j’avais quant à l’écriture. Et puis c’est un réel plaisir, je crois.

PG : Enfin, déjà dans le premier album y avait trois chansons qui étaient déjà des succès et déjà des paroles de Mylène Farmer, quand même !
MF : c’est vrai, mais un album entier c’est un lourd travail.

PG : Bien aidée par Laurent Boutonna ?
MF : Bien évidemment !

PG : C’est plus que jamais le compagnon….
MF : Moi je travaille toujours après les musiques. Ça m’inspire les paroles.

PG : Alors c’est aussi avec Laurent que tu vis l’aventure des clips, j’ai failli dire des films ! celui de ce soir, nous allons en voir la partie chanson, qui doit faire 4mn 50, presque 5 mn, alors que le clip fait ??
MF : Il fait 15 mn et y a même 2mn 50 de générique, je crois. Donc 17 mn en tout.

PG : Encore une fois un vrai film ! C’est pas la première fois, puisque tu avais déjà fait des…
MF : Non, mais celui-là c’est le plus long et le plus lourd. Et le plus difficile, aussi !

PG : Voilà, petite à petit le duo Boutonnat/Farmer avance vers un long métrage, hein ! Qu’on verra un jour prochain ?
MF : J’espère.

PG : Vraiment ?
MF : Je pense d’ici un an et demi, deux ans. (le projet de Laurent Boutonnat mettra plus de temps à aboutir et « Giorgino » ne sortira finalement qu’en octobre 1994).

Philippe Gildas enchaîne sur le succès de Mylène qui lui apporte inévitablement des fans et Antoine de Caunes lit à l’antenne une lettre de fan, fictive bien entendu, Mylène rebondit sur le contenu de cette lettre fantaisiste.

MF : Je vis avec deux singes : Léon et E.T.

PG : On a revenir sur les singe,s mais d’abord gloire à Laurent ! On en parle jamais : Laurent, c’est lui le Pygmalion (…)
MF : On a dit Pygmalion, mentor et je ne sais ! (rires)

PG : En fait, c’est quelqu’un avec qui tu t’entends remarquablement bien dans le boulot.
MF : Oui, je crois qu’il y a une complicité énorme et une complémentarité, surtout.

PG : (…) Léon va bien ?
PF : Très, très bien, il grandit !

PG : Il a quel âge ?
MF : Je crois six, sept mois (en réalité presque un an, puisque Mylène venait de l’acquérir selon ses dires dans la même émission onze mois plus tôt).

PG : Il est tout petit, quand même, encore !
MF : Oui, oui, oui ! Mais il commence à atteindre sa maturité sexuelle !

Antoine de Caunes : C’est un sapajou ou un capucin ?
MF : C’est un sajou capucin !

A de C : Un sajou ?
MF : Oui

PG : ça joue avec tout le monde, d’ailleurs ! ça joue avec E.T ?
MF : ça jour beaucoup avec E.T, ça dort toujours sur son dos et..

PG : Mais alors maintenant qu’il va devenir grand sexuellement et que E.T est une femelle…
MF : mais justement ? il a besoin d’un exemple (elle se tourne alors vers Antoine de Caunes et le fixe)

PG : Et les singe,s ça t’intéresse toujours autant ?
A DE C : (troublé) Je peux m’absenter quelques instants ?  (rires de Mylène)

mimi5-247x300 dans Mylène en INTERVIEWPG : Les singes sont toujours dans la maison ?
MF : Bien sûr, oui !

PG : Mais t’as pas amené les souris comme il avait dit ? (En référence à la fausse lettre d’Antoine de Caunes)
MF : Non, non, non !

PG : Parce que ça peut pas faire bon ménage avec les singes !
MF : ça ne fait pas bon ménage. Mais c’est vrai que Diane Fossey, qui a élevé beaucoup de gorilles, c’est une femme qui me fascine. Et si j’avais un autre monde, une autre vie, je crois que j’aimerais faire ça.
A DE C : Sinon, on peut vous présenter Christophe Lambert ! (rires de Mylène)

PG : un mot sur le XVIIIème et le XIXème : c’est vrai que dans tous les clips, avec Laurent, vous les faites toujours se dérouler dans d’autres périodes de l’Histoire.
MF : C’est l’amour du costume, l’amour de l’Histoire, je crois.

PG : C’est pour faire le cinéma, le grand spectacle, quoi..
MF : Oui, oui.

PG : Mais ça correspond peut-être à tes lectures, aussi, non ?
MF : Moi, j’aime surtout – je le dis tout le temps, mais c’est vrai – Edgar Poe.

PG : ça c’est le côté fantastique.
MF : j’aime Baudelaire, j’aime beaucoup le théâtre de Strinbeck… Et puis on va en citer beaucoup, mais je les oublie !

PG : Oui, enfin c’est quand même toujours de même nature.  C’est toujours un peu mystérieux, un peu sulfureux.
MF : Je crois qu’il y a toujours ce même univers, oui.

A DE C : Les groupes noirs gothiques…
MF : Oui (sourire)

PG : Est-ce que tu joues toujours sur la timidité, ou tu es toujours aussi timide ?
MG : Non, je crois pas qu’on puisse jouer. Déjà, pendant quatre ans on ne peut pas jouer un même rôle.

PG : Autre ment dit ?
MF : Je suis introvertie, et j’ai ce paradoxe de vouloir être à l’avant-scène et je pense que c’est pas réellement un problème.

PG : C’est pas réellement un problème sauf si tu veux faire vraiment de la scène. Si déjà les télés te torturent ! tu vas faire de la scène ?
MF : je vais faire de la scène.

PG : On peut déjà dire quand ?
MF : on peut dire que ce sera le Palais des Sports et on peut dire que ce sera en mai 1989.

PG : C’est-à-dire en mai prochain..
MF : Absolument, oui.

PG :… au Palais des Sports, Grande salle !
MF : Mais j’aurai un gros, gros travail de préparation.

PG : Mais enfin quand on voit que l’album est depuis cinq mois au Top 50, depuis qu’il est sorti il est au Top 50 et il est toujours, y a pas de raison que le Palais des Sports soit pas plein ! ça ne fait aucun doute !

Philippe Gildas lance ensuite le journal, présenté par Annie Lemoine. Celle-ci parle notamment d’un mouvement de grèves des infirmières. Philippe Gildas rebondit sur le sujet pour s’adresser à Mylène.

PG : Tu avais une chanson avec des infirmières, non ?
MF : « Maman a tort » (sourire)

PG : Qu’est-ce que tu faisais quant u avais 12 ou 13 ans, à Garches ?
MF : Je m’occupais, enfin j’essayais en tout cas, le dimanche de me consacrer aux handicapés physiques et mentaux.

PG : Aux enfants handicapés…
MF  : Oui ! Absolument, oui

PG : … surtout victimes d’accident, et aussi handicapés mentaux.
MF : Oui, oui.

PG : Donc tu connais bine, enfin tu connais un peu ce milieu des infirmières ?
MF :  je le connais un petit peu et c’est un milieu qui est.. Je trouve ç a formidable, les personnes qui peuvent se consacrer à ça toute leur vie. C’est formidable.

Il est ensuite question d’une compétition sportive et de ses résultats avec un français médaillé.

MF : Cher les médaillés, il a un moment qui est prodigieux ; c’est le moment où ils vont gagner cette médaille. Et ça, c’est un moment qui est très, très émouvant. C’est cette performance, cette volonté d’aller plus loin et plus haut.

PG : Plus que le moment où ils montent sur le podium pour recevoir la médaille, même si ils pleurent !
MF : C’est vrai ! Oui, oui.

PG : Les catcheurs, ça l’intéresse les catcheurs ?
MF : J’aurais une question à poser, peut-être pour les femmes catcheurs (rires)

Le journal terminé, Philippe Gildas lance la suite de l’émission, en l’occurrence la rubrique de Jérôme Bonaldi, qui présent ce soir le « Vidéo-look », un logiciel permettant d’insérer sa photo et de visualiser différentes coupes de cheveux.

PG : Mylène a les cheveux lâchés, ce soir.
MF : C’est ça ou le catogan. Et un jour, les cheveux très, très courts !

PG : Ha oui, donc alors là vous irez au « Vidéo-look » peut-être avant faire un essai, non ?!
MF : Je n’aurai pas besoin d’eux !

PG : Ha oui, vous aurez déjà décidé avant !
MF : Oui !

C’est ensuite le tour de la rubrique musicale de Alain Gardinier.

PG : Mylène,  a combien de 45 tours extrait de « ainsi soit Je… » déjà ?
MF : Alors… « Sans contrefaçon », « Ainsi soit je… », et puis « Pourvu qu’elles soient douces ».

PG : Vous aimez Brel ?
MF : Je crois que c’est celui que je préfère, oui, Brel et Reggiani.

PG : (…) Une question personnelle, seulement : comment vous vous êtes rendue compte que Boutonnat c’était le gars qui pouvait vous transformer professionnellement ? Parce qu’avant vous vouliez faire autre chose..
MF : Pas réellement. C’est vrai que moi, je me tournais en premier lieu vers l’équitation. C’est-à-dire que je voulais être monitrice d’équitation. Après, je me suis très vite aperçue que ce n’était pas du tout une vocation.

PG : Sauf que le cheval, vous aimez toujours ! Parce que y en a dans tous les clips, hein !
MF : Oui, mais après, j’ai découvert, justement au travers de ce clip (celui de « Pourvu qu’elles soient douces ») avec des cascadeurs, que c’était plus cette formation que j’aurais voulu entreprendre. Après, j’ai suivi des cours de théâtre, donc je voulais être actrice. Et puis j’ai rencontré Laurent Boutonnat. Moi j’appelle ça la chance des rencontres. Y a peu de rencontres dans sa vie…

PG : Quand vous l’avez rencontré, vous saviez qu’il avait déjà réalisé un film ?
MF : Non, c’est beaucoup plus tard qu’il m’a présenté son premier film qu’il avait réalisé à l’âge de 16 ans qui s’appelais « Le voyage de la fée conductrice » et qui était même passé à Cannes, je crois.

PG : Exactement ! Or, à 16 ans à l’époque, la vidé c’était quand même..
MF : Mais là, c’était en 35 mm !

PG : Ha c’était en 35 ? Il avait pu faire ? Il avait réussi à convaincre quelqu’un de lui donner les fonds ?
MF : Il avait pillé les fonds, je crois, le porte-monnaie de son papa et de sa maman (rires) Je ne sais pas, mais déjà, là oui, c’était évident, quoi !

PG : J’ai lu quelque part que vous rêviez toujours de faire du cinéma alors vous citiez Annaud…
MF : C’est vrai qu’en France, on vous demande toujours des références. C’est vrai que le premier que je citerai, c’est Laurent Boutonnat, c’est normal parce que c’est vraiment quelqu’un que j’aime et je pense qu’il sera un des grands, grands, grands réalisateurs de demain.

PG : Il a quel âge ?
MF : Il a 27 ans. C’est vrai que j’aime le cinéma d’Annaud, qu’il a aussi d’autres choses à faire, que j’ai hâte de voir « L’Ours »…

PG : Pour l’avoir vu, je peux vous dire que c’est superbe et que ça vous plaira !

Phlippe Gildas lance ensuite les « Arènes de l’info » (première version des « Guignols de l’info ») Au retour plateau, il rappelle aux téléspectateurs  que le clip de « Pourvu qu’elles soient douces » va être diffusé en exclusivité dans l’émission.

PG : Alors, cette jeune fille toute timide qu’est Mylène a écrit des paroles. Alors je sais pas si on entend très bine : peut-être c’est ça la perversité, d’ailleurs !
MF : La vraie perversité, je crois, oui (sourire)

PG : On écoute la chanson, c’est un tout…
MF : Je crois que c’est l’imaginaire de chacun qui travaille, qui va prendre un mot, un refrain ou un couplet…

PG : Parce que quand même les paroles, sans ça, elles sont hard ! Jamais t’étais allée aussi loin !
MF : Elles sont sulfureuses, c’est vrai. C’est un pamphlet sur la dite perversion des hommes.

PG : (Il cite quelques phrases extraites des couplets de la chanson) J’en dirai pas plus, parce que dit comme ça, c’est un peu gâcher la musique quand même (rires de Mylène) Mais ça valait la peine de le souligner pour que vous écoutiez bien tout à l’heure tout en regardant ! Deuxième chose : en ce qui concerne maintenant le clip, pourquoi 17 mn ?! Pourquoi un clip long, quoi pourquoi un vrai morceau de cinéma ?
MF : par amour pour le cinéma, je crois, tout simplement.

myl7ne-radio-01-a-300x248PG : Alors de façon plus précise : Pourquoi pendant la guerre de sept ans ?
MF : déjà, on a voulu faire la suite de « Libertine » ce qui n’était pas évident ! On a bien pensé la chose. C’est vrai que « Pourvu qu’elles soient douces » n’était pas évident de proposer la suite de « Libertine ». Après, c’est une recherche. Pourquoi 17 mn ? Parce que l’amour commun de Laurent et de moi-même pour le cinéma, pour avoir envie de dépasser peut-être c’est vrai, une chanson et l‘histoire d’une chanson. Que dire d’autre ?!

PG : Mais pourquoi, alors que les paroles sont totalement d’aujourd’hui, pourquoi la placer en 1759, début de cette guerre de sept ans ?
MF : Là, je vous dirai : parce que la suite de « Libertine ». Donc ça se passe toujours au XVIIIème siècle.

PG : Voilà, et puis l’amour du costume !
MF : Et puis les costumes ! Et c’est vrai que j’ai du mal à m’imaginer en 1988, que si j’avais un long-métrage à faire, je crois que je me propulserais plutôt dans un monde antérieur.

PG : Alors, y a 150 figurants !
MF : Y en a beaucoup plus, en fait, 150 figurants, c’est sur une journée. Y a eu huit jours de tournage et en globalité, on peut compter à peu près 500 à 600 figurants, donc c’était un travail colossal pour le metteur en scène. Et j’avoue que moi j’ai pris un plaisir… le plus grand plaisir, c’était le tournage, mais surtout le montage. Parce que là pour moi, c’était prodigieux ce travail  que Laurent a fait avec cette monteuse, qui est Agnès Mouchel.

PG : (…) Dans les 17 mn, la chanson se situe pratiquement au milieu.
MF : C’est ça. Alors au début la première image, donc c’est la fin de la dernière image de « Libertine 1 » et donc on retrouve Libertine étendue aux côtés de son chevalier et l’armée anglaise va arriver sur le territoire français par erreur, devrait aller en Prusse mais s’est trompée, et va découvrir Libertine et puis guérir. Le capitaine anglais va tomber amoureux de cette jeune fille, et de l’autre côté, l’intrigue donc, c’est l’armée française qui va découvrir la présence de cette armée anglaise sur le territoire français et qui va payer des prostituées pour pénétrer le camp anglais et décimer cette armée anglaise. Et dans les prostituées, on retrouve la rivale de Libertine.

PG : D’accord…
MF : Et la suite, après y a toute…

PG : C’était nécessaire de vous dire ceci, parce que…
MF : c’est vrai que c4est un peu dommage toujours d4en montrer la version courte 

PG : … parce qu’on ne peut pas vous présenter les 17 mn ; bien entendu, vous le comprenez bien. Donc regardez : c’est « Pourvu qu’elles soient douces » et vous pouvez par avance applaudir !

Pendant que Philippe Gildas annonce le clip, Mylène se passe la main dans les cheveux et les regroupe d’un côté de sa t^te. Une version coupée du clip est donc diffusée. Au retour plateau, le public applaudit très chaleureusement, ce qui fait sourire Mylène.

PG : « Pourvu qu’elles soient douces », avec les chevaux et les cascades de Luraschi.
MF : Ha oui ! C’était merveilleux, il m’a appris beaucoup de choses.

Philippe Gildas lance ensuite la rubrique cinéma. Après celle-ci est diffusé un sketch de Karl Zéro qui parodie la chanson « Libertine » avec des paroles très gauloises. Au retour plateau, si tout le monde applaudit le sketch, on peut noter que Mylène n’applaudit pas alors qu’elle avait applaudi les autres séquences…

PG : Tu préfères l’originale, hein ?! (Mylène acquiesce) Reconnaissez, mon cher Antoine, que l’originale est quand même plus poétique !
A DE C : J’en conviens, mais elle riait ! Mylène riait (rires de Mylène) J’ai vu Mylène rire !

PG : Allez, les questions, rapidement (…)
A DE C : Alors très rapidement, Mylène, depuis le début de l’émission, je me le demande : pourquoi qu’elle soit rousse… Pouvez-vous nous le confirmer publiquement ?
MF : Elle est rousse… en haut (un blanc, puis les spectateurs commencent à rire puis applaudir pendant que Mylène sourit, visiblement fière de sont mot, qui trouble Antoine de Caunes encore un peu plus !)

PG : Deuxième question !
A DE C : C’est pas une question, c’est une suggestion. Vous avez dit tout à l’heure que vous vouliez faire de la scène en mai 1989, et je sais que vos singes avent danser. Donc j’ai une suggestion à faire : après « Johnny se donne à Bercy » pourquoi pas « Mylène se donne à Thoiry » ? (célèbre parc animalier des Yvelines)
MF : (d’un air de défi) Est-ce que vous allez m’accompagner ?

A DE C : Volontiers !
PG : ça fera trois, alors !
MF : (en même temps, tout sourire) ça fera trois singes (rires)

Avant qu’Annie Lemoine se revienne sur le plateau pour le rappel des titres de l’actualité, Philippe Gildas annonce les invités des jours suivants, dont Renaud.

MF : (interrompant l’énoncé de Philippe Gildas) Il est encore plus séduisant de près qu’à la télévision.

PG : (surpris) Renaud ?
MF : (elle désigne Antoine de Caunes, qui est en train de céder sa place à Annie Lemoine) Non : ce monsieur !

PG : Ha bon alors, si c’est une déclaration d’amour, Antoine, vous restez !

Après le rappel des titres, Philippe Gildas annonce le programme suivant l’émission, en l’occurrence un match de catch.

MF : Je me pose toujours cette question : qu’est-ce qui peut amener autant de gens à ce genre de combats ?

PG : C’est parce que c’est un spectacle fabuleux ! C’est un vrai spectacle.
MF : Mais qui est truqué du début à la fin !

PG : Non, c’est pas truqué. Ce qui n’est pas truqué, c’est qu’ils fassent 260 kg et qu’ils fassent des galipettes, quand même.
MF : oui…

PG : Mais c’est vrai que c’est monté comme un spectacle.
MF : Mais c’est un jeu de cascadeurs.

PG : C’est un jeu de cascadeurs (…) Ils se battent quand même vraiment.

L’émission s’achève avec l’annonce du match de catch.

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Mylène et Dechavanne

Posté par francesca7 le 16 janvier 2013

dans l’émission PANIQUE SUR LE 16

Interview du 19 Novembre 1987 PAR Christophe DECHANE sur TF1

 

« je suis plutôt cynique. Je ne ris pas souvent, je pleure plus souvent !  »

l’émission commence, Christophe Dechavanne arrive et fait face au public…

Mylène et Dechavanne dans Mylène 1987 - 1988 mylene-1Christophe Dechavanne : Notre invitée aujourd’hui, c’est Mylène Farmer ! La voilà (Mylène arrive sur le plateau, vêtue de son costume à carreaux noir et blanc, casquette sur le crâne. Elle serre la main à Christophe Dechavanne). Comment allez-vous ?

Mylène Farmer : Très, très bien !

CD : Comment ? (Mylène ayant parlé par-dessus les applaudissements, il n’a pas entendu)

MF : (elle se pence et lui répète à l’oreille) Très, très bien !

CD : Vous êtes en pleine forme ?

MF : En pleine forme. (Ils se mettent en marche pour s’installer sur le canapé de l’émission).

CD : (…) Vous connaissez pas les lieux, c’es tune grande première !

MF : C’est la première, oui ! Je suis ravie d’être là !

CD : Moi ? je suis très content de vous avoir sur ce plateau. J’aime beaucoup votre petit costume !

MF : (en s’asseyant) Merci !

CD : (…) Alors j’ai eu l’occasion de vous voir, de vous entendre beaucoup à la radio puisqu’on entend beaucoup le nouveau titre, on va avoir l’occasion d’ailleurs de l’écouter un petit peu plus tard dans cette émission. Y a une nouvelle Mylène Farmer ou c’est juste un nouveau titre ?

MF : C’est la suite. « Sans contrefaçon », ce sera extrait du prochain album que je suis en train d’enregistrer. Donc je vais être en studio jusque fin décembre.

CD : Ha oui, donc travail acharné quand même !

MF : Travail acharné ! L’album est prévu donc pour janvier (1988 – Il sortira finalement en mars suivant, ndlr)

CD : Ecoutez, moi je vous propose de prendre rendez-vous déjà quand l’album sortira pour un nouveau titre, alors ! (Mylène hoche la tête). Est-ce que quand l’album sortira ce sera un nouveau titre ? Parce que quand on parle de 45 tours, c’est un 45 tours qui est extrait d’un album etc…

MF : Quand l’album sortira… on peut pas bien savoir ! Si le disque marche très bien jusque janvier, nous continuerons avec « Sans contrefaçon ».

CD : Ben on va pas se gêner !

MF : Hé !

CD : Comment va ET ?

MF : Très très bien !

CD : ET, c’est le petit singe. Qu’est-ce que c’est déjà comme singe ?

MF : Sajou capucin !

CD : (il n’a visiblement pas compris) Singe ou capucin ?

MF (elle reprend) Sajou capucin !

CD : Sage ou capucin ? Comme on veut : ou sage, ou capucin.

MF : Sajou ! (elle articule exagérément) Sa-jou ca-pu-cin ! (rire)

CD : Sajou Capucin, très bien !

mylene-et-dechavanne dans Mylène en INTERVIEWAprès une première pause musicale, on retrouve Christophe Dechavanne et Mylène toujours sur le canapé pour une séquence intitulée pour l’occasion « Gentlewoman »

 CD : « Gentlewoman », c’est parce que bien entendu « Gentlewoman Farmer »

MF : of course !

CD : Est-ce que vous avez déjà reçu – on m’a dit que oui donc vous allez me l’infirmer ou me le confirmer – est-ce que vous avez déjà reçu beaucoup de propositions de cinéma ? Parce que plus je regarde les clips que vous avez faits, avec certainement beaucoup d’amour, parce qu’ils sont quand même bien léchés, donc c’est que vous aimez ça, plus je me dis que là vous êtes mûre, quand même !

MF : J’ai eu beaucoup de propositions…

CD (il l’interrompt) Il faut que vous parliez un poil plus fort pour que le public puisse participer !

MF : Je vais remonter le micro ! (elle relève son micro cravate)

CD : D’accord. Mettez-le dans la bouche finalement !

MF : (rire) J’ai eu beaucoup de propositions que j’ai refusées.

CD : Pourquoi ?

MF : parce que j’avais cet album à faire, d’une part, que pour l’instant je me concentre au métier de chanteuse, que j’ai quand même un projet fin 88. Mais qui dit projet…

CD : C’est quoi ? (Mylène fait non de la tête) On peut pas savoir ?

MF : Je ne peux absolument pas le dire.

CD : On peut pas avoir la double casquette de chanteuse et de comédienne en même temps ?

MF : Si, mais pour l’instant un album c’est très important, c’est le second. C’est des journées et presque des nuits de studio.

CD : Parce qu’on sait qu’un clip, par exemple, c’est du play-back bien évidemment puisqu’il y a du montage etc… là vous êtes beaucoup plus actrice sur un clip que chanteuse.

MF : Oui absolument.

CD : Donc ça veut dire qu’ont peu…

MF : Mais je pense que j’aimerais les deux métiers.

CD : Qu’est-ce qui vous ferait plaisir comme rôle ? J’ai du mal à imaginer ce qui vous ferait plaisir… Genre quoi ? Genre un truc violent un peu, quand même, parce que vous êtes bien branchée violence !

MF : Certainement violent… Je pense que le comique, il faut occulter ça ! (rires)

CD : C’est pas votre truc, le comique.

MF : Pas tu tout, non ! Non, non.

CD : C’est vrai ? Vous, vous riez jamais ? Enfin on peut être gai mais pas être drôle.

MF : Je pense que j’ai un petit peu d’humour, pas beaucoup quand même. Plutôt cynique. Je ne ris pas souvent, je pleure plus souvent !

CD : ça serait quel genre de rôle, alors ? Je vous ai écoutée chez Denisot, vous avez des choses insensées parce que vous avez sorti des images que vous aimiez, les choses dont vous avez parlé c’était pas violent : c’est extrêmement violent. C’est vrai qu’en plus dans chaque clip, il y a au moins une bonne giclée d’hémoglobine !

MF : (elle éclate de rire) C’est la faut de monsieur Boutonnat !

CD : Ha, c’est monsieur Boutonnat qui vous pousse – vous voyez que vous riez quand même ! Il vous pousse dans ces retranchements-là ?

MF : Il aime l’hémoglobine, oui.

CD : C’est un goût à vous, quand même. Lui aussi ? (Mylène acquiesce) Bon, c’est bien comme vous travaillez tous les deux….

MF : Tout est parfait !

CD : Tout s’accorde très, très bien. Vous savez que j’ai une indiscrétion ? Je sais pas si je peux la dire… C’est le clip « Tristana » vous savez qu’il va y avoir des Victoires de la Musique très binetôt (…) et « Tristana » clip nominé aux Victoires de la Musique !

MF : C’est vrai ??

CD : oui !

MF : Ben je suis ravie !

CD : Voilà, surprise ?

MF : Surprise !

CD : Heureuse ?

MF : Heureuse !

CD : Quand on est nominée pour un coup comme ça, on se dit « Ce serait bien que je l’ai », ou le fait d’être nominée, on est content ?

MF : Très honnêtement, moi le principal c’est de l’avoir fait, c’est d’aimer ce clip et je pense que le public l’a aimé aussi. Après, ce genre de concours, remises de prix, je n’aime pas beaucoup ça !

CD : ça pousse un pu les jalousies, forcément, pendant au moins cinq minutes !

MF : Certainement. En tout cas, je serais ravie au moins pour le réalisateur, oui !

CD : Oui ? Alors, je sais qu’il y a une cassette – bon je vais pas faire la promo de tout ce que vous faites…

MF : Compilation !

CD : … mais je sais qu’il y  aune cassette de compilation de tous vos clips. Est-ce que les gens – ça je vous pose la question – est-ce que les gens ont la démarche d’aller acheter une cassette sur laquelle il n’y a que des clips ?

MF : Absolument : Parce que nous, c’est le première fois que ça avait été fait en France, je sais maintenant beaucoup d’artistes le font, et les ventes sont considérables. Donc, je pense que ça intéresse le public (sourire)

CD : Donc ça marche bien ! Le clip, c’est pas seulement un instrument de promotion pour le disque, c’est aussi un plaisir pour les gens, quoi.

MF : Bien sûr que oui.

CD : Les vôtres sont très, très bien foutus.

A ce moment retentit un gong, signe qu’un ordinateur va poser deux questions à l’invitée.

Première question : « Le refrain qui vous irrite : « Comme tu veux, chérie… », Alors, heureuse ? », « Tu penses à quoi ? » « 

MF : Plutôt du genre : « Alors, heureuse ? » (elle éclate de rire)

Seconde question de l’ordinateur : « Vous aimer l’amour en muet ? en mono ? en stéréo ?

MF : Je n’ai pas saisi la fin de la phrase (Christophe Dechavanne lui répète les trois propositions). J’ai le muet !

CD : Le muet ? Bien : Alors il va y avoir tout au long de cette émission plusieurs questions….

MF : D’accord (rires)

myl-et-dechavVient ensuite la rubrique de Renaud Rahard, consacrée ce jour aux agendas. Christophe Dechavanne vanne gentiment son chroniquer, pour le plus grand plaisir de Mylène qui rit beaucoup. L’animateur montre alors à Mylène son nouveau gadget : une télécommande qui fait tourner le petit plateau circulaire sur lequel est installé le canapé où ils ont pris place.

CD : (…) Vous avez pas le mal de mer ?

MF : Non, non (rires)

Christophe Dechavanne demande ensuite à Renaud Rahard quel agenda il conseille à Mylène.

Renaud Rahard : Mylène je lui conseille un Holbury, c’est ce que tout le monde à dans le show-biz ! Je crois que c’est le minimum.

MF : Je vous remercie : tout l’a monde l’a dans le show-biz… (rires)

CD : Oui, hein c’est fou comme partant de quelque chose d’agréable il peut être désagréable !

MF : Oui ! Un modeste agenda..

Christophe Dechavanne continue ses plaisanteries, et renomme notamment la marque de luxe Hermès « Herpès », ce qui fait rire Mylène.

CD : C’est d’un goût douteux, hein Mylène ? ça vous plaît pas, ça ?!

MF : C’est limite !

Plus tard dans l’émission, a lieu une présentation de bijoux, et notamment de colliers. Quatre jeunes filles portent ces bijoux. Christophe Dechavanne demande à Mylène lequel a sa préférence.

MF : La dernière demoiselle !

CD : (…) Enlevez votre main mademoiselle, qu’on la voie bien (…)

MF : Cela dit, je suis un petit peu myope alors je pense que je prendrai plutôt la première demoiselle !

Nouveau gong, nouvelles questions de l’ordinateur : « Au premier coup d’oeil, il vous a frappée par sa cravate ? ses chaussures ? ses chaussettes ? 

MF : Probablement ses chaussures ! (sourire)

Deuxième question : « Avec les hommes, vous voyez grand ? vous coupez court ? vous faites du sur-mesure ?

MF : Je ne comprend pas les… (Christophe Dechavanne répète et explique les réponses. Mylène baisse les yeux) Je coupe court !

CD : (…) Ha bien ça doit être agréable (rires)

Après une pause musicale, on retrouve aux côtés de Mylène et Christophe Dechavanne Patrice Carmouze, présent sur le plateau pour présenter le Beaujolais nouveau. Christophe D. remplit trois verres, en tend un à Patrice Carmouze et une autre à Mylène. Celle-ci y trempe les lèvres..

CD : il est bon ! Comment le trouvez-vous Mylène ?

MF : Très bon ! Moi qui n’aime pas le vin, je le trouve très bon.

CD : Bon, on va reboucher la bouteille : vous pourrez partir avec !

MF : (rires) Je vous en prie ! (elle reprend une gorgée)

Christophe Dechavanne demande alors à l’ordinateur deux nouvelles questions. « Le mot presse évoque pour vous un citron ? un coup de cœur ? un bouton ? 

MF : (incrédule) Un bouton ? (un temps, puis peu convaincue) Bouton !

Question suivante : « collectionnez-vous les articles vous concernant ? oui, parfois, jamais » 

MF : Heu, non. La personne qui s’occupe de mes petites affaires, qui est très proche de moi, collectionne.

CD : C’est lui qui le fait pour vous ?

MF : Absolument oui.

1987-03-cAprès cette question, Mylène se lève afin d’aller se mettre en place au centre du plateau, face au public pour interpréter « Sans contrefaçon » en compagnie de ses deux danseurs. A la fin de la chanson, Mylène court sous les applaudissements rejoindre Christophe Dechavanne, assis sur un piano à queue. Elle s’installe sur le tabouret face au clavier. L’ordinateur annonce les réponses de Mylène aux différentes questions posées en cours d’émission. Il en ressort qu’elle est instinctive et ne se donne pas facilement.

MF : (elle lève un verre de Beaujolais pour conclure l’analyse) A votre santé ! (elle boit une gorgée)

CD : (…) Bon Mylène, inutile de dire (…) que j’ai été très content de faire cette émission avec vous.

MF : Moi aussi !

CD : ça va ?

MF : Oh, je suis ravie !

CD : C’est vrai ? Dès que vous avez un truc nouveau à nous dire, faites-moi plaisir : vous nous passez un petit coup de fil et vous venez nous voir !

MF : C’est promis !

CD : C’est promis ?

MF : promis !

CD : Je vous embrasse très, très fort !

Christophe Dechavanne salue les téléspectateurs puis échange une bise sonore avec Mylène. Malgré sa promesse, notons que Mylène ne reviendra pas sur le plateau de cette émission !

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Posté par francesca7 le 14 décembre 2012

Mylène Farmer ou « La Culture De L’inaccessibilité »

En amont au premier duo féminin de Mylène Farmer, « C’est Pas L’heure » qu’elle partage avec Line Renaud, Julien Rigal, Webmaster depuis plus de huit ans du site Internet Sans-logique.com, présente une biographie d’exception pleinement dédiée à la chanteuse de « C’est Dans L’air », joliment titrée « La Culture De L’inaccessibilité ». Dans ce livre biographique indispensable pour tous les fans de Mylène Farmer, à paraître le 28 septembre 2010 aux Editions Premium, Julien Rigal revient sur son parcours artistique prodigieux, hors normes et toujours inégalé, agrémenté de nombreuses anecdotes et citations, parfois méconnues ou inconnues du grand public.

Mylène Farmer ou la culture dans Mylène dans la PRESSE mf90_187a-158x300Et si Mylène Farmer était contée autrement… Loin des clichés habituels, « La Culture De L’inaccessibilité » est l’ouvrage qui dévoile une Mylène Farmer méconnue, plus « vraie », plus accessible. De ses timides débuts en 1984 avec « Maman A Tort » aux duos événements qu’elle aurait enregistrés avec Ben Harper et Line Renaud en 2010, sa carrière musicale y est retracée dans les moindres détails et agrémentée de nombreuses anecdotes et citations, parfois méconnues ou inconnues du grand public.

« Il y avait en moi depuis longtemps cette envie de sortir du lot, de faire quelque chose que les autres ne font pas… » (Mylène Farmer, ‘Studio Magazine’, janvier 1994). Des paroles qui peuvent laisser songeur tant elles incarnent la chanteuse française, de son art jusqu’à sa relation unique avec ses fans. Car si Mylène Farmer a déclaré qu’elle ne cultivait pas le mystère, peut-on en dire autant de son inaccessibilité ? Ses longues absences, rares télévisions et interviews en font un personnage mystérieux que Julien Rigal du site Internet Sans-logique.com, l’auteur du livre biographique « La Culture De L’inaccessibilité », a tenté de décrypter… Une réussite totale ! Dans cet ouvrage écrit avec énormément d’amour, Julien Rigal, grand admirateur de Mylène Farmer depuis plus de dix ans et Webmaster d’un des sites les plus visités sur Internet, revient finalement en détail sur le parcours artistique de l’artiste préférée des français, une aubaine pour tous les fans de la première seconde ! La biographie « La Culture De L’inaccessibilité », au prix dérisoire de 18,90 euros, sera publiée le 28 septembre 2010 aux Editions Premium.

 

Paru dans la presse de http://www.musiqueradio.com/

 

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Mylène F. 2 concerts supplémentaires 2013

Posté par francesca7 le 7 décembre 2012

Mylène Farmer : 2 concerts supplémentaires à Bercy en 2013

La star sera de retour à Bercy en septembre 2013. Elle y présentera son album Monkey Me sur pas moins de dix dates.

Mylène F. 2 concerts supplémentaires 2013 dans Mylène 2011 - 2012 mf_timeless_2013-f5df4-202x300Les fans s’en souviennent encore avec émotion. Au mois de janvier 2006, Mylène Farmer se produisait sur la scène de Paris-Bercy avec son spectacle Avant que l’ombre. Près de 170 000 billets s’étaient arrachés un an plus tôt afin de pouvoir assister à l’une des 13 dates de cette mini-résidence. 

Crise oblige, le prochain passage de la chanteuse dans la grande salle parisienne sera sans doute plus court. D’autant plus que, cette fois, des concerts sont également programmés en province. Mais les réservations étant au rendez-vous, ce sont aujourd’hui 10 dates qui sont ouvertes à la location. Mylène sera donc à Bercy les 7, 8, 10, 11, 13, 14, 17, 18, 20 et 21 septembre 2013. Ces deux derniers spectacles ont été confirmés le 30 novembre. Leurs places seront mises en vente lundi 3 décembre 2012, à 10h.

Mylène aurait-elle décidé de se reposer le jour de son anniversaire, le 12 septembre ? En tous cas, cette tournée Timeless 2013 lui permettra de défendre son nouvel albumMonkey Me.

A en croire certains magazines TV, Mylène Farmer devait monter sur la scène de l’Olympia en 2011 ! Elle était supposée y rejoindre Line Renaud, le temps du duo C’est pas l’heure figurant sur l’album Rue Washington.

L’événement devait se dérouler le mercredi 25 mai 2011. Ce concert devait même être retransmis le lendemain, dès 20h35 sur France 3. Finalement, Mylène n’a pas été de la partie. Dommage !

Pour découvrir l’agenda 2013 des concerts à Pariscliquez ici ! 

 

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Chronique de Bleu Noir

Posté par francesca7 le 1 décembre 2012

 

Tout le monde s’est extasié d’un duo enregistré pour le compte du nouvel album de Line Renaud, voire de la participation de la dame à un album hommage aux Australiens d’INXS (pour un duo plutôt réussi avec Ben Harper) : Mylène Gautier est bien l’ultime représentante de la chanson francophone à provoquer pareille dilatation de la poitrine des fans à la moindre de ses productions (et ce huitième album studio n’est pas la moindre de ses productions), et à faire considérer une simple interview comme un pur don du ciel. Que sa stratégie d’un silence marketing traduise – ou pas – une profonde névrose relationnelle n’a que peu d’importance : du point de vue du tiroir-caisse, cela fonctionne indubitablement. Alors, poursuivons de même, et dans la ligne froidement analytique d’une radioscopie de Bleu Noir. 

Chronique de Bleu Noir dans Mylène et des CRITIQUES photo_1299510476-300x236Les douze pièces (dont deux versions de « Inséparables ») du disque sanctionnent en premier lieu une absence, celle de Laurent Boutonnat, compagnon musical de toujours, apparemment désormais retenu sur le plateau de tournage de son prochain film, L’Ombre des autres (ne hurlons pas au loup de la séparation : Mylène Farmer y incarnera le rôle de Tess). Sans nul doute le résultat critique plus que mitigé de l’effort précédent (Point de suture, 2008) est pour beaucoup dans cet éloignement temporaire. En tout état de cause, ont donc été préférés au compositeur de « Désenchantée » le créateur de « Bad Romance » pour Lady GaGa, RedOne, Moby (on se souvient de duos antérieurs sur « Sleeping Away » en 2006 et « Looking For My Name », 2008), ou Darius Keeler, des Britanniques d’Archive. C’est bien sûr le premier qui a fourni le single en avant-poste « Oui mais…non », chanson qui a d’ores et déjà battu tous les records de téléchargement. 

La volonté d’offrir des articulations thématiques à l’opus transfigure dans l’agencement des thèmes, classés dans l’évident désir d’instaurer des climats qui perdurent (quatre chansons composées par Moby, puis trois mélodies de Keeler). En outre, et au détour d’un refrain (« Lonely Lisa »), la chanteuse en appelle à la révolution comme insurpassable processus de création : convenons toutefois que les deux productions de RedOne, clins d’œil un peu patauds à destination des radios, ne font qu’arpenter les sentiers convenus d’un electro efficace certes (pour ce qui est de l’appel à la danse), mais pas vraiment novateur. Moby parvient , quant à lui, malgré un nombre limité d’innovations harmoniques, à timidement extraire la patronne des gonds de la convention. On sera plus intéressé, et pourquoi pas intrigué, par les climats oniriques générés par les amples vagues synthétiques d’Archive : les trois pièces (les plus longues de la sélection, avec près de cinq minutes chacune) génèrent le mystère nécessaire à Farmer pour lui permettre de développer ses charmes (au sens d’envoûtement) troubles. 

Et, naturellement, Mylène Farmer, signataire de l’ensemble des textes du disque, y visite encore et encore ses obsessions (grosso modo : Eros et Thanatos sont dans un bateau), dans un aura de solitude, élevé à hauteur de l’un des beaux-arts. Seule exception (peut-être, car nous ne quittons pas ici le rivage des spéculations) : « Leïla » peut raisonnablement être considéré comme une appréciation personnelle de la situation politique en Iran, et plus particulièrement du sort qui y est réservé aux femmes. 

Bleu Noir (par ailleurs appellation d’un renommé centre de tatoo parisien) se veut plus aérien, voire insouciant, que les précédentes productions de Farmer : s’il atteint son but, l’album ne répond pas forcément à l’angoissante question, qui manifestement taraude la chanteuse. Á savoir : comment ne pas considérer la cinquantaine qui vient (qui est là, plutôt), comme une pure abomination ? 

Comme à l’accoutumée, l’album bénéficiera d’une édition standard, d’une version limitée, ainsi que d’une production en coffret collector. Mais contrairement aux sessions précédentes, il n’est pas prévu que Bleu Noir s’accompagne d’une tournée des scènes françaises et européennes. 

Article de Christian Larrède paru chez http://www.music-story.com/

 

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Critique sur Mylène F.

Posté par francesca7 le 22 novembre 2012

Mylène Farmer VS Sharunas Bartas

 

Critique sur Mylène F. dans Mylène et des CRITIQUES mimiNotre clash de la semaine oppose deux icônes glam : Mylène Farmer, la rousse mystérieuse (et non La roux ou Larusso) et Sharunas Bartas, que vous avez la chance de ne pas connaître. (parution sur http://www.excessif.com/  )

MYLENE FARMER

AGE 49 ans 

SES CHANSONS CULTES Désenchantée, California, L’instant X, Sans contrefaçon, Maman a tort, Pourvu qu’elles soient douces…  

SON FILM CULTE Giorgino.

POURQUOI ELLE ECLATE TOUT LE MONDE : Parce que c’est la recordwoman de disque en France. A elle seule, elle a le record du monde de disques de diamant avec cinq albums au-dessus du million d’exemplaires.  

ELLE AIME : Ses fans (dont Olivier Corriez), les duos (Seal, Line Renaud, Moby, Ben Harper, Khaled), Claire Chazal, Bettina Reims, Abel Ferrara, Luc Besson, Laurent Boutonnat, se balader dans les cimetières et manger des bonbons qui piquent.

SON MOMENT DE SOLITUDE : Elle a trébuché sur les marches de l’Elysée.

ELLE A DIT… « C’est une femme belle, décalée et ­charmeuse. Je suis instinctive, le désir l’emporte dans ces moments-là. » (au sujet de Line Renaud)

SCORE 1 – Mylène rocks, depuis les années 80.

 

 

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Olivier Dahan et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 octobre 2012

 

Olivier Dahan (né à La Ciotat, le 26 juin 1967), est un réalisateur et scénariste français.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Dahan

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsAprès une enfance ciotadenne pendant laquelle il cotoiera le brillant enseignant qu’était Jean-Louis Escalère, Olivier Dahan entre à vingt ans, en 1987, à l’École d’art de Marseille où il obtient en 1991 le diplôme national supérieur d’expression plastique. Entre 1988 et 1997 il réalise sept courts métrages, des clips pour IAM, Mc Solaar, The Cranberries, Zucchero, etc. et participe à des expositions d’art. En 1994, Olivier Dahan met en scène pour la chaîne Arte son premier long métrage, Frères, dans la collection « Tous les garçons et les filles de leur âge ». Le film est sélectionné par le Festival international du film de Berlin. Il sort en salle en 1997 de même que Déjà mort, un drame dans l’univers désespéré de jeunes niçois fortunés et mal dans leur peau. Parmi les interprètes : Benoît Magimel, Clément Sibony et Zoé Félix.

En 2001, il tourne une adaptation du conte de Charles Perrault, Le Petit Poucet, puis un film sombre en 2002, La Vie promise avec Isabelle Huppert dans le rôle d’une prostituée à la recherche de son ex-mari. En 2003, les producteurs Alain Goldman et Luc Besson, lui proposent de réaliser Les Rivières pourpres 2 – Les anges de l’apocalypse, avec Benoît Magimel.

Au début de 2004, il envisage de tourner un film sur la vie d’Édith Piaf qu’il réalise en 2006 avec Marion Cotillard dans le rôle de la chanteuse mythique. Le film, La Môme, (titré en anglais La Vie en rose), fait l’ouverture du Festival de Berlin 2007. Marion Cotillard obtient en 2008 pour sa composition un Golden Globe, le BAFTA, British Academy of Film and Television Arts de la meilleure actrice ; le César de la meilleure actrice et l’Oscar de la meilleure actrice. L’Oscar du meilleur maquillage est aussi attribué à son équipe de maquillage.

En 2009 et 2010, il met en scène le spectacle Mozart, l’opéra rock, produit par Dove Attia et Albert Cohen.

En 2011, il réalise le vidéo clip du titre éponyme du 8ème album de Mylène Farmer, Bleu Noir.

En Mars 2011 Le réalisateur de La Môme s’associe à Mylène Farmer pour mettre en scène son nouveau clip, Bleu Noir. La carrière musicale de Mylène Farmer est parsemée de nombreux clips de qualité. Notamment ceux de ses débuts, réalisés par Laurent Boutonnat et pensés comme de véritables courts-métrages qui bouleversaient les codes du genre, montrant la chanteuse nue (Libertine), rendant hommage à de grands auteurs et réalisateurs (Stanley Kubrick, Edgar Allan Poe, Oscar Wilde…). Luc Besson (Que mon cœur lâche), ou Abel Ferrara (California) suivront.

Pour son dernier titre, Bleu noir, Mylène Farmer a fait appel à un nouveau réalisateur de renommée internationale : Olivier Dahan ( Les Rivières Pourpres 2 , La Môme ). L’homme a également mis en scène des clips pour Renaud , MC Solaar , IAM , France Gall ,Francis Cabrel ou encore Cali. Ici, il la filme en plan séquence et en noir et blanc.

 

Olivier Dahan et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE mf2000_10a-200x300Avant de tourner sa comédie Les Seigneurs, Olivier Dahan s’est offert une récréation musicale en tournant le clip du dernier single de Mylène Farmer, Bleu noir, extrait de l’album du même nom. Un clip qui a été dévoilé sur le site officiel éphémère de la star française.

Olivier Dahan a choisi la sobriété du noir et blanc pour filmer une Mylène Farmer marchant dans des décors successifs de foret, de plaine enneigée, de nuit étoilée, d’explosions, de feux d’artifice… La chanteuse semble ainsi traverser les décors, les saisons parfois destabilisée et pas toujours cadrée sur la musique composée par Moby.

Mylène Farmer vient s’ajouter à une longue liste d’artistes mis en clip par Olivier Dahan. Le réalisateur a notamment signé les vidéos de groupes ou chanteurs tels que The Cranberries (Salvation…), Stephan Eicher (1000 vies), MC Solaar (Les temps changent), IAM (Planète Mars), Francis Cabrel (Hors saison) ou encore Raphaël pour Le Vent de l’hiver et Le bar de l’hôtel.

 

 

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Farmer en août 2010

Posté par francesca7 le 16 septembre 2012

 

C’est un important communiqué du label Polydor/Univesal qui vient de nous parvenir : Mylène Farmer revient avec… le producteur de Lady Gaga.

Farmer en août 2010 dans Mylène dans la PRESSE FanAuroreMylaurore2-300x234Deux ans à peine après le carton de l’album Point de suture, deux concerts au Stade de France et une tournée à guichets fermés, Mylène Farmer annonce la sortie de son huitième album. Le premier single, intitulé Oui mais non, sera dévoilé dès mercredi. La grosse nouveauté, c’est que Laurent Boutonnat, le complice de toujours de Farmer n’en a pas signé la musique : la rousse la plus mystérieuse de France (on ne parle pas d’Anne-Krystel de SS4) s’est offert le producteur de Lady Gaga !

Gaga et le suédois d’origine marocaine RedOne ont signé quelques tubes incontournables des deux dernières années comme Poker Face, Bad Romance ou Alejandro. Le producteur a également travaillé avec Mika sur la B.O. du film Kickass ou encore sur I Like It, le récent single d’Enrique Iglesias. Il est aussi annoncé sur Born this way, le prochain album de Gaga à propos duquel, sur MTV, RedOne vient de lancer un énigmatique et pompeux : « C’est trop précieux pour que j’en parle.« 

Mis à part RedOne, Mylène Farmer a récemment collaboré avec Ben Harper sur une reprise de Never tear us apart d’INXS. Le duo est extrait d’un album hommage à Michael Hutchence. Farmer est également attendu sur C’est pas l’heure un duo qu’elle a écrit pour Rue Washignton, le nouvel album de Line Renaud, disponible le 8 novembre

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PARIS MATCH parle de Mylène

Posté par francesca7 le 4 septembre 2012

 

Mystérieuse, elle craint le désir des autres mais, pour la sortie de « Bleu Noir », Mylène Farmer s’est confiée à Nathalie Rheims.

Paris Match. Tu n’as jamais été aussi belle et épanouie. As-tu des ­secrets de beauté ?
Mylène Farmer. La seule chose importante est d’aimer et d’être ­aimée. C’est bien la seule certitude que j’ai aujourd’hui. Et la beauté ­dépend du regard que l’on pose sur les gens. Quand ce regard est celui de l’être aimé ou tout simplement celui de la bienveillance, il agit comme un baume enchanteur. La chance qui m’est donnée de vivre en harmonie avec ce que je fais est alors mon secret de beauté, c’est un lien fragile que je m’efforce à la fois de remettre en cause et de protéger.

Qu’es-tu capable de faire aujourd’hui et que tu n’aurais pas pu faire hier ?
MF : Affronter des regards quand j’entre dans un lieu public sans ­vouloir fuir l’endroit dans la fraction de seconde. Souffrir d’un manque de confiance en soi, d’une timidité qui vous fait parfois passer pour quelqu’un de distant, de froid, n’est pas un atout majeur pour faire un métier public. Pourtant, depuis longtemps déjà, je n’ai eu d’autre choix que de dépasser mes peurs, les surmonter, n’en être pas – ou plus – l’otage. Quand j’y pense, c’est d’une violence inouïe de dépasser ce handicap… Seules les personnes qui sont de vraies timides peuvent ­comprendre ce par quoi l’on passe pour y parvenir.

“Bleu noir” est le premier album que tu fais sans Laurent Boutonnat. Pourquoi t’es-tu éloignée de lui ?
MF :Je ne me suis en aucun cas ­éloignée de lui. Après la tournée et les concerts au Stade de France, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque. Vous recevez tant d’amour, de vibrations, autant de sensations qui vous donnent l’envie… d’écrire. Laurent a tout à fait compris mon besoin de créer. C’est aussi ça, la complicité. Nous nous retrouverons pour le prochain ­album.

As-tu conscience que cet album est plus sombre que les précédents ?
MF :Non… pas vraiment… Cet ­album, comme son titre, “Bleu noir”, l’indique, passe de la lumière au sombre puis à l’obscurité. Ou l’inverse, je ne sais plus.

 

PARIS MATCH parle de Mylène dans Mylène dans la PRESSE benoitmylenecorse2-300x198

                                »La Corse est mon refuge »

On te dit solitaire, voire recluse. ­Travailler avec une nouvelle équipe fut-il un travail compliqué ?

MF : Je m’adapte à de nouvelles ­manières de travailler si tant est que l’on respecte ma “bulle”, mes ­silences, autant que je respecte moi-même l’autre. Je suis quelqu’un de solitaire. Mais j’ai aussi un grand ­besoin de l’autre et je réfute le terme “recluse”… Quand j’étouffe, je prends un train, un avion, et vais voir d’autres cieux… C’est une ­liberté, une chance inestimable de pouvoir voyager quand j’en ressens le désir ou la nécessité. Face à un paysage de neige, je suis émue. J’ai grandi au ­Canada, je suis certaine que cette ­attirance pour les paysages immaculés vient de là-bas. Le grand froid a un parfum très particulier, un son qui lui est propre. J’ai retrouvé cette même émotion quand je suis allée en Russie découvrir Saint-Pétersbourg, en plein hiver. Au bord de la Neva, ses canaux gelés… on guette Catherine II de Russie…

D’autres endroits que tu aimes ?
La Corse est mon refuge. Le jour venu, la tentation pourrait être la Toscane. M’apaiser devant des ­collines d’oliviers et de vignes…

Tes biographes écrivent les mêmes clichés sur toi. Qu’as-tu à cacher ?
Je n’ai pas de biographe, c’est certainement pourquoi ce sont les mêmes clichés.

mylene-farmer_1987_christophe-mourthe_tournage-clip-tristana_151t-220x300 dans Mylène en INTERVIEWDans ce qui a été écrit à propos de toi, qu’est-ce qui t’a fait le plus ­sourire ?
J’ai entendu parler de bain de jus de tomate, qui m’aurait conduite à une “phobie attractive” du sang, et de lit-cercueil. Je crois que tous les fantasmes me font ­sourire quand il ne s’agit pas de mes proches ou de ma vie privée. Pourtant, quand on me rapporte les médisances d’un animateur de jeu télévisé, quant à mon prétendu play-back sur scène, je finis par me demander si je ne préfère pas l’histoire tout aussi fausse du jus de ­tomate. C’est ­impressionnant de voir à quel point certaines ­personnes se sentent grandies en dénigrant, en tentant de blesser… Il s’agit bien souvent de gens qui rêveraientd’une vie ­meilleure. Encore faut-il en être à la hauteur. Je crois à la vertu de la décence. La critique est nécessaire ; la grossièreté, inutile.

Es-tu obsédée par l’idée de laisser une trace de toi après ta mort ?
Obsédée, non. Le moment ­présent m’importe. Laisser une trace… dans le cœur de quelques personnes, j’espère que oui.

Qu’aimerais-tu que l’on dise de toi ?
“C’était une grande astronaute.”

Quel regard portes-tu sur la variété française ? Y a-t-il des artistes qui t’intéressent ?
J’ai découvert Stromae, ce jeune artiste vraiment original. J’aime beaucoup son titre “Alors on danse”, sa silhouette, son phrasé et son timbre de voix si particuliers. Il dit des choses graves sur un ton léger.

Pourquoi as-tu enregistré un duo avec Line Renaud ?
Je l’ai rencontrée lors d’un dîner et, comme chacun semble le dire, quand on croise le regard bleu de Line… une magie s’opère. C’est une femme belle, décalée et ­charmeuse. Je suis instinctive, le désir l’emporte dans ces moments-là. Son énergie ­vitale est impressionnante. Mais c’est aussi quelqu’un qui doute, c’est imperceptible mais touchant.

Tu navigues continuellement entre Eros et Thanatos. L’amour et la mort sont-ils tes deux seules sources d’inspiration ?
Il y a aussi la solitude. L’isolement. J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché !

La politique t’intéresse-t-elle ? As-tu de l’estime pour ceux qui nous ­gouvernent ?
J’ai de l’estime pour le courage de tous ceux qui acceptent cette lourde responsabilité sans abuser de leur pouvoir.

Quelle est ton image idéale du couple ?
Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre : l’intelligence complice.

Comment t’imagines-tu dans dix ans ?
Ailleurs…

Interview de Nathalie Rheims – Paris Match 

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Mylène Farmer avait dit

Posté par francesca7 le 31 août 2012

Mylène Farmer: «Je voudrais remonter au moins une dernière fois sur scène»

 

REVUE DE PRESSE. A quelques jours de la sortie de son huitième album, «Bleu Noir», l’icône rousse a accordé sa seule interview à la presse à «Paris Match». TÊTU vous en dévoile quelques extraits

Une jeune rouquine s’affiche cette semaine en couverture de Paris Match… Mylène Farmer! Petite nuisette, regard malicieux, la chanteuse âgée de 49 ans en paraît au maximum 35. La star a accordé à l’hebdo une interview exclusive pour la sortie de son nouvel album, Bleu Noir, disponible depuis lundi en téléchargement légal et lundi prochain, le 6 décembre, dans les bacs.

Mylène Farmer avait dit dans Mylène dans la PRESSE 275_image-300x145L’entretien a été réalisé par sa grande amie Nathalie Rheims, auteur du roman L’Ombre des autres, que la star espère un jour adapter sur grand écran (le projet ne cesse d’être repoussé faute de financement). Rarement à l’aise en interview (elle déteste l’exercice), Mylène Farmer se révèle en fait plutôt décontractée, voire même assez drôle. Pas de grandes révélations, mais quelques passages valent tout de même le détour.

«Laurent Boutonnat a compris mon besoin de créer»
Pour la première fois de sa carrière, la chanteuse s’est passée des services de Laurent Boutonnat, son compositeur légendaire, celui qui l’a sorti de l’anonymat avec Maman a tort en 1984. Alors brouille ou pas brouille? «Je ne me suis en aucun cas éloignée de lui. Après la tournée et les concerts au Stade de France, il s’opère une effrayante descente aux enfers. Un vide sidéral, un manque. Vous recevez tant d’amour, de vibrations, autant de sensations qui vous donnent l’envie… d’écrire. Laurent a tout à fait compris mon besoin de créer.»

On ne saura par contre rien sur ses collaborations avec Archive, Moby et RedOne, le compositeurs des tubes de Lady Gaga, hormis un «Je m’adapte à de nouvelles manières de travailler». Néanmoins, la star lâche tout de même une info: «Nous (Boutonnat et elle) nous retrouverons pour le prochain album.»

«C’était une grande astronaute»
tetu-300x150 dans Mylène dans la PRESSEEnsuite, Mylène Farmer revient sur les choses les plus drôles qu’on a pu écrire sur elle: «J’ai entendu parler de bains de jus de tomates qui m’auraient conduite à une “phobie attractive” du sang.» Elle évoque aussi les artistes qu’elle apprécie, son duo avec Line Renaud… La chanteuse parle également, ô surprise, de son rapport à la mort. Qu’aimerait-elle qu’on dise d’elle après sa disparition? Réponse surréaliste: «C’était une grande astronaute.» Et l’image idéale du couple selon elle: Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre!

Sur un éventuel nouveau spectacle, Mylène maintient le suspens. A la question «Envisages-tu de remonter sur scène?», la star sort une de ces pirouettes dont elle a le secret: «Oui… au moins une dernière fois.» Et d’ajouter: «Comment renoncer à ce et ceux qu’on aime?» Ouf! Mylène paraît peut-être plus jeune, mais elle n’a pas changé.

Lire l’intégralité de l’entretien sur le site de Paris Match.

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