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MYLENE FARMER cultive des amitiés inat­ten­dues

Posté par francesca7 le 17 avril 2016

 

 Sans titre

C’est un joli conte illus­tré, qui vient de paraître ce 12 novembre. L’histoire d’une belle rencontre, aussi. En asso­ciant leurs talents sur L’étoile polaire, le philo­sophe Michel Onfray, à la plume, et la chan­teuse Mylène Farmer, au pinceau, ont créé la surprise. Le fonda­teur de l’univer­sité popu­laire de Caen n’est pour­tant pas le premier esprit vif à céder aux charmes de la rousse liber­ti­ne…

Ses fans, comme ceux qui partagent son inti­mité, connais­saient son goût pour les textes de Charles Baude­laire, Guillaume Apol­li­naire ou encore Primo Levi. Avec L’étoile polaire, conte philo­so­phique conçu à quatre mains avec Michel Onfray, les médias découvrent sa curio­sité pour la pensée vivante, libre et contem­po­raine. Etran­gère à son époque, soli­taire et égocen­trique, Mylène Farmer? Quelques uns, et pas des moindres, vous diraient l’exact contrai­re…

Michel Onfray…

« Une artiste libre, auto­nome, indé­pen­dante, souve­raine », qui repré­sente « un style, un ton, un carac­tère, un tempé­ra­ment, une vie sans paillettes, sans arti­fices, vraie »… Ses détrac­teurs, pisse-vinaigre et pisse-copie, habi­tués à compres­ser la pensée en sentences défi­ni­tives, lui repro­che­ront de faire le portrait de l’être qu’il aime­rait voir en son miroir. Vrai que le philo­sophe et fonda­teur de l’uni­ver­sité popu­laire de Caen, fils d’ou­vrier agri­cole, auto­pro­clamé « orphe­lin de la gauche », athée tendance anar­chiste, s’est imposé comme une rock-star dans son genre. C’est pour­tant bien le portrait de Mylène, aussi discrète qu’il est devenu incon­tour­nable, que Michel Onfray, profa­na­teur des esprits anes­thé­siés et sculp­teur d’une certaine morale esthé­tique, faisait dans Le Point, il y a quelques semaines. Ensemble, lui à la plume, elle au pinceau, ils viennent de publier  L’étoile polaire (Gras­set), conte dans la lignée du Petit Prince de Saint-Exupéry, œuvre poétique sur la trans­mis­sion et la réali­sa­tion de soi. Impro­bable, la rencontre entre l’hé­roïne de la variété française et le hérault d’une nouvelle pensée française s’est faite par l’in­ter­mé­diaire d’Anne Carrière, éditrice de Lisa-Loup et le conteur, premier essai illus­tré de Mylène, en 2003, et, plus récem­ment, de Fragile, recueil de photo­gra­phies inédites de la chan­teuse réali­sées par Sylvie Lancre­non. A l’époque, Carrière espère confron­ter Onfray à un psy dans un livre d’en­tre­tiens. Il préfère porter L’étoile polaire, dont il vient de termi­ner l’écri­ture. Anne Carrière en remet le manus­crit à Mylène Farmer. La parti­ci­pa­tion de Michel Onfray à une émis­sion de Radio Clas­sique durant laquelle il fait diffu­ser Je te rends ton amour, un des titres les plus person­nels de « l’ange roux », préci­pite la colla­bo­ra­tion. « Profon­dé­ment touchée » et « fière », Mylène lui envoie un texto de remer­cie­ment et bien­tôt ses aqua­relles. Qui s’as­semble, au-delà des appa­rences, se ressemble. Si l’icône Farmer appré­cie la liberté et l’hu­mour du maître-à-penser, L’étoile polaire, objet litté­raire élaboré à quatre mains, raconte une bles­sure fonda­trice que ces deux orphe­lins de père ont en commun : comment survivre à un parent aimé et admiré dont la dispa­ri­tion a dépeu­plé le monde…

mylène

Marie de Henne­zel…

Le 17 décembre 1995, Jean-Luc Dela­rue accueille Mylène, qui vient de sortir son album Anamor­pho­sée, sur le sofa de son émis­sion domi­ni­cale Déjà le retour. On l’avait quit­tée folle blafarde hurlant aux loups dans les bois sombres de Gior­gino, film incom­pris de Laurent Bouton­nat. Après un exil cali­for­nien, elle nous revient sexy et souriante, en tech­ni­co­lor. Cheve­lure rele­vée, longue robe rose et talons hauts, elle maîtrise tous les codes d’une séduc­tion à l’amé­ri­caine. La profon­deur en plus.  La psycho­logue et psycho­thé­ra­peute Marie de Henne­zel est annon­cée comme invi­tée de la chan­teuse. Dans un livre  préfacé par François Mitter­rand, La mort intime : ceux qui vont mourir nous apprennent à vivre (Robert Laffont), la clini­cienne raconte son expé­rience en soins pallia­tifs et auprès de malades du sida. L’ou­vrage a boule­versé Mylène Farmer. La lecture du Livre tibé­tain de la vie et de mort de Sogyal Rinpo­ché l’avait déjà aidée à mieux appré­hen­der la fini­tude de l’être humain. La sagesse de Marie de Henne­zel est un baume pour l’ar­tiste dite morbide, qui confiera, des années plus tard, son regret de n’avoir pu embras­ser la dépouille de son père, Max Gautier. Inter­viewée sur leur rencontre par un site de fans, en 2005, l’au­teure de La mort intime, elle, se souvien­dra d’un « certain contraste entre une extra­va­gance physique, exté­rieure, et une grande matu­rité inté­rieure, une profon­deur ». Entre temps, elle aura été invi­tée à l’un de concerts de la chan­teuse à Bercy, en 1996, et, plus surpre­nant, dans son domi­cile pari­sien pour un déjeu­ner. Pour Marie de Henne­zel, aujourd’­hui membre du comité d’hon­neur du collec­tif Plus digne la vie, Mylène Farmer a « quelque chose d’un ange, dans le sens où l’ange est le messa­ger, comme Hermès dans la mytho­lo­gie. On sent qu’elle est perméable, qu’elle capte les choses. »

Salman Rush­die…

Condamné par l’aya­tol­lah Khomeini pour héré­sie et blas­phème envers l’is­lam, en 1989, l’au­teur des Versets sata­niques – faux scan­dale reli­gieux et vraie critique litté­raire des prophètes corrom­pus- est tombé en béati­tude devant la rousse liber­tine, il y a vingt ans. D’or­di­naire réputé pour le tran­chant de sa plume, aigui­sée, comme celui de sa parole, décom­plexée, l’écri­vain indo-britan­nique prête à Mylène « la voix d’un ange déchu. » Long­temps forcé à vivre dans la clan­des­ti­nité, il rencontre la chan­teuse, elle-même prison­nière de sa célé­brité, à Londres, à la fin des années quatre-vingt-dix. Tous deux assistent à un vernis­sage de l’aqua­rel­liste Fran­cesco Clemente, proche de Rush­die. Comme deux papillons désépin­glés, ils se frôlent et font le tour de l’autre, lors d’un dîner qui s’en­suit. Elle est séduite par son achar­ne­ment à déjouer la mort, son raffi­ne­ment et son cynisme very british. Il est fasciné par son aura, sa beauté et son mystère. L’icône classe et l’ico­no­claste se rever­ront plusieurs fois. A Londres, Los Angeles et Paris, où Rush­die sera même présenté à E.T., le singe capu­cin de la chan­teuse ! Bien que deve­nus proches, en témoigne une photo de Mylène et de Milan Rush­die, fils de Salman, dévoi­lée par l’écri­vain sur Twit­ter, au début de l’été 2014, ils conti­nuent de s’ad­mi­rer l’un l’autre. « Son profes­sion­na­lisme m’épate. Après l’un de ses derniers concerts, elle m’a confié qu’elle souf­frait d’une angine et d’une fièvre. Et pour­tant, elle n’en avait rien laissé paraître à ses fans ! », nous décla­rait l’au­teur, peu après la fin de la tour­née Time­less de son amie, en décembre 2013.

David Lynch…

Fils prodige et prodigue de l’Amé­rique, aujourd’­hui dispersé entre la pein­ture, le design, la musique et la promo­tion de la médi­ta­tion trans­cen­dan­tale, le réali­sa­teur de Blue Velvet, Twin Peaks et Mull­hol­land Drive – entres autres œuvres sur la dualité et la mons­truo­sité en chacun de nous  – a d’abord obsédé Mylène Farmer en tant que cinéaste. Le citant à maintes reprises parmi ses metteurs en scène favo­ris depuis le début de sa carrière, la chan­teuse n’hé­site pas à utili­ser une réplique du film Elephant Man dans un de ses titres, Psychia­tric, en 1991. « I am not an animal, I am a human being » :ce cri déses­péré du héros John Merrick, homme difforme réduit à n’être qu’une bête de foire, fait écho chez Mylène, déjà plus que singu­lière dans l’in­dus­trie du spec­tacle. En 1988, on l’a faite monter sur la scène des Victoires de la musique,  moins pour la grati­fier du prix de l’in­ter­prète fémi­nine que pour l’ex­hi­ber telle une chimère, une erreur de la créa­tion. Ecoeu­rée, elle n’y revien­dra plus, réser­vant ses élans à qui les vaut. Quand Ciby 2000, société de Fran­cis Bouygues produi­sant et distri­buant le cinéma de David Lynch, orga­nise une soirée en l’hon­neur de ce dernier, à Paris, à la fin des années quatre-vingt-dix, « l’ange roux », convié, appa­raît. Farmer et Lynch n’ont pas appris la même langue, mais ils déclinent un même langage.Ces deux misfits se recon­naissent, échangent et restent en contact. Bien qu’a­po­li­tique, en octobre 2007, Mylène gravit ainsi le perron de l’Ely­sée pour voir son ami décoré des insignes d’of­fi­cier de la Légion d’hon­neur par Nico­las Sarkozy. A l’is­sue de la céré­mo­nie, inter­pel­lée par un jour­na­liste d’Eu­rope 1, elle confiera, dans un franc sourire : « Dites simple­ment  à vos audi­teurs que j’aime David Lynch ! »Elle retrou­vera plus discrè­te­ment le cinéaste en janvier 2014, alors qu’il inau­gure une expo­si­tion de ses photos, inti­tu­lée Small stories, à la Maison Euro­péenne de la Photo­gra­phie, dans le quatrième arron­dis­se­ment de la capi­tale. « Génie touche-à-tout » et « mystique bouillon­nant » selon la chan­teuse, le réali­sa­teur, ex-étudiant en arts plas­tiques, l’au­rait égale­ment initiée à la litho­gra­phie, tech­nique d’im­pres­sion périlleuse, de façon « rassu­rante ».

claude berri et mylène

Claude Berri…

Malgré sa dispa­ri­tion en 2009, le cinéma français ne l’a pas oublié. Le grand public, non plus. A lui seul, tantôt réali­sa­teur,  tantôt produc­teur, souvent les deux, Claude Berri aura généré près de 50 millions d’en­trées en salles. Tchao Pantin, Jean de Florette, Manon des Sources, Germi­nal, Ensemble, c’est tout, Trésor, mais aussi Tess, Banzaï, L’ours, L’amant, La Reine Margot, Ma femme est une actrice, Asté­rix et Obélix : Mission Cléo­pâtre ou encore Bien­ve­nue chez les Ch’tis… Diffi­cile d’énu­mé­rer les succès ciné­ma­to­gra­phiques, critiques et popu­laires, auxquels son nom fut asso­cié, sans perdre son souffle. Auto­di­dacte du 7eme art, Claude Lang­mann, de son vrai nom, n’avait pas seule­ment du flair pour pres­sen­tir le goût des autres. Ce grand pudique, à la mine parfois sombre mais aux avis toujours éclai­rés, avait égale­ment l’œil d’un esthète. A la tête d’une impres­sion­nante collec­tion d’œuvres d’art contem­po­rain à la fin de sa vie, l’homme acheta une gouache de Magritte dès ses trente-six ans, ouvrit une gale­rie dans laquelle il exposa, Yves Klein et Daniel Buren, entre autres, au tout début des années quatre-vingt-dix, et rassem­bla ses ultimes coups de cœur dans un espace de 280 mètres carré à son nom, en 2008. C’est par l’in­ter­mé­diaire de sa dernière compagne, Natha­lie Rheims, qu’il rencontre Mylène Farmer, à l’aube des années 2000. Natha­lie vient de publier son premier roman, L’un pour l’autre, qu’elle fait suivre à Mylène. Celle-ci l’en remer­cie – par textos – avant de l’in­vi­ter chez elle en Corse. Une amitié, encore entre­te­nue par une conver­sa­tion télé­pho­nique quoti­dienne, est née. Claude Berri succombe à son tour. Après avoir vu l’icône Farmer sur scène, il assure à son entou­rage n’avoir pas vécu pareille révé­la­tion depuis…

Edith Piaf ! Un projet d’adap­ta­tion de L’ombre des autres, autre roman de Natha­lie Rheims, avec Mylène dans le premier rôle, est bien­tôt lancé. Il ne survi­vra pas à la mort de Berri. Le dernier nabab du cinéma français et sa compagne auront néan­moins aidé leur amie à crever un autre écran : celui de sa réserve. C’est tous les trois qu’ils se rendent ainsi à l’édi­tion 2006 de la Foire Inter­na­tio­nale de l’Art Contem­po­rain (FIAC), grand rendez-vous de la vie pari­sienne. Le 15 janvier 2009, au cime­tière de Bagneux où l’on enterre Claude Lang­mann-Berri, un voile noir – le col déroulé de son pull – cache le visage de Mylène. Si la vie a une fin, ce jour-là, le chagrin n’en avait pas.

Article paru sur gala.com

 

Publié dans Mylène dans la PRESSE, Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaires »

MYLENE FARMER Dans la main d’Isis

Posté par francesca7 le 3 octobre 2015

 

 MYLENE ISIS

     Juillet 2000. Les lecteurs de Voici sont sous le choc en achetant leur magazine. Sous une photo de Mylène, tout sourire et très pulpeuse, on peut lire ce titre : « Enceinte. » Un incroyable scoop qui met la planète people en émoi. Dans les pages intérieures, l’article, fort élogieux, relate le long cheminement qui a conduit la chanteuse à prendre la décision d’accueillir la vie en son sein. Quelques jours plus tard, la bonne nouvelle est également annoncée dans Ici Paris. À trente-huit ans, la rouquine semble avoir franchi le cap de la maternité.

     Les fans, pourtant, sont sceptiques. Ils ont un peu de mal à imaginer leur idole au milieu des couches et des biberons. Trop beau pour être vrai ? Sans doute, puisque ce scoop se révélera être un canular. Comment le magazine Voici, dont on sait la fiabilité des sources, a-t-il pu diffuser une telle information sans la vérifier ? La légende veut que Mylène soit elle-même à l’origine de ce faux scoop. Furieuse que certaines fuites aient filtré sur sa carrière, notamment sur la scénographie du « Mylenium Tour », au risque de gâcher l’effet de surprise, elle aurait soufflé ce mensonge à des membres de son entourage afin de pouvoir remonter la filière.

 

     L’information, d’ailleurs, n’est pas totalement absurde, si l’on se fie aux déclarations de Mylène à l’époque. Longtemps, ses angoisses l’ont empêchée de se projeter dans la maternité. La peur de voir modifier son corps, aussi, sans doute. Pourtant, dès le milieu des années 90, l’idée d’être maman n’est plus appréhendée avec le même refus catégorique. « Jusqu’à il y a encore très peu de temps, cette idée de me prolonger à travers un être me terrifiait. J’ai toujours eu très peur de retrouver en cet enfant des facettes de moi-même que je n’aimais pas. J’ai toujours eu l’impression que je ne saurais pas l’aimer. Je ne me sentais ni la force ni l’espoir ni la capacité d’élever des enfants. Mais, à présent, la prolongation de moi m’est enfin devenue tolérable. Aujourd’hui, effectivement, je crois que j’aimerais avoir un enfant. » Un aveu détonnant qui semble indiquer qu’une décision est prise.

     Pourtant, il ne suffit pas d’avoir fait le chemin dans sa tête pour tomber enceinte. Contrairement à une Madonna qui, à l’aube de la quarantaine, angoissée à l’idée de ne jamais être mère, décide de planifier deux grossesses au milieu d’un agenda plus que surbooké, Mylène ne portera sans doute jamais d’enfant. Elle ne connaîtra pas ces sensations uniques de la vie qui grandit en soi, ce mélange  d’inquiétude devant son propre corps qui se transforme, et d’allégresse, lorsque l’enfant bouge, dans une forme de communication fusionnelle avec celle qui l’accueille en son ventre.

     Faut-il déplorer que Mylène n’ait pas été mère ? La réponse n’appartient qu’à elle seule. On peut être une femme accomplie sans pour autant être mère, évidence qu’elle incarne à merveille. En revanche, il est indéniable que la maternité donne accès à une dimension de la réalité qu’il est impossible d’imaginer si on ne l’expérimente pas soi-même. La chanteuse a caressé cette idée avec bienveillance.

Déjà, ce n’est pas rien. Cela suppose un long travail d’acceptation de sa part d’ombre.  

  Lorsqu’on écoute ses albums, il est frappant de constater à quel point la symbolique maternelle est présente. Il suffit de prêter attention à son plus grand tube, Désenchantée, pour s’en convaincre. « À quel sein se vouer / Qui peut prétendre / Nous bercer dans son ventre », fredonne Mylène, comme si elle se trouvait dans la position d’une orpheline. Le fait que le mot « saint » ait été remplacé par son homonyme « sein » n’est, bien entendu, pas anodin. Au fond, le désenchantement que la chanteuse porte en elle provient de ce qu’elle ressent comme une absence maternelle. « Enfant, je cherchais vainement un lieu où me blottir. Un cocon291 », dira-t-elle, confirmant le sentiment d’insécurité qui l’angoisse. Lorsqu’il se sent perdu, c’est dans les bras de sa maman qu’un jeune enfant se réfugie. Tout simplement parce qu’il retrouve symboliquement le « cocon » qui fut le sien durant la période où il nageait en toute quiétude dans un ventre douillet. Ce contact charnel est essentiel pour son développement futur : c’est la base sur laquelle se forge la confiance en soi, indispensable carapace face au monde extérieur. 

    MIMI

     Puisqu’elle a le sentiment de n’avoir pas été suffisamment protégée, la chanteuse va bâtir son propre « cocon ». La scénographie du « Mylenium Tour » va lui en donner une magnifique occasion. On se trompe lourdement si l’on voit dans la statue gigantesque d’Isis, qui sert de décor à la tournée, l’expression de quelque délire mégalomaniaque. Mylène ne se prend absolument pas pour la déesse égyptienne : entre les deux femmes, c’est un rapport de filiation qui s’instaure. Le programme du spectacle ne laisse d’ailleurs aucune ambiguïté sur ce point. La chanteuse y écrit : « Isis, seule et fière, mère de la nature vivante, est aussi messagère de la vie, inlassable foyer de résurrection et d’indulgence profonde. » C’est donc parce qu’elle incarne la figure maternelle qu’elle a été choisie comme symbole éloquent pour la tournée.

     Soudain, tombe l’immense voile bleu masquant la scène. La tête de la déesse apparaît, rougeoyante, se redresse, puis se fend en deux. Alors la silhouette de Mylène se dessine, déployant ses ailes transparentes. Elle reste un moment suspendue dans l’air, avant d’atterrir dans la main d’Isis, tandis qu’on entend résonner les chœurs africains de la chanson Mylenium. Bouleversante entrée en scène, qui évoque sans ambiguïté la naissance. Incommensurable quête d’amour maternel, aussi. À la fin du spectacle, comme pour boucler la boucle, la chanteuse se love en position fœtale dans la paume de la statue, qui remonte doucement. Elle s’en remet à la déesse, s’abandonne à son pouvoir de mère, celui de panser les maux qui la rongent.

     Car Isis n’est pas seulement, dans la mythologie égyptienne, la matrice, ou encore la coupe féminine qui reçoit le principe masculin. En tant que magicienne ayant ramené son époux Osiris à la vie, elle est aussi déesse guérisseuse et protectrice des enfants. Jadis, les malades portaient d’ailleurs parfois des amulettes à son effigie. Quant à son rôle maternel, il est attesté, notamment à l’époque romaine, par de nombreuses représentations de la déesse donnant le sein à son fils Horus. Non contente d’accomplir le mystère de la vie, elle protège et nourrit l’enfant qu’elle a vu naître.

     Ce n’est sans doute pas un hasard si cette scénographie a été conçue à l’époque, semble-t-il, où Mylène était le plus taraudée par la question de son éventuelle maternité. Chaque soir, la chanteuse rejoue sa propre venue au monde, comme pour se donner la chance de repartir sur de nouvelles bases, ressentir cet amour qui lui a tant manqué. La salle, d’ailleurs, sent confusément que l’esprit du spectacle diffère radicalement de celui de la tournée précédente : la Mylène triomphante qui cherchait à vamper le spectateur s’est muée en une femme qui n’hésite pas à exhiber une immense fêlure. C’est un cadeau extraordinaire qu’elle offre au public, dont l’amour prend, à cette occasion, un visage maternel. La foule devient cette main dans laquelle elle se recroqueville pour sentir un peu de chaleur.

 

      À partir de ce spectacle, qui a des allures de thérapie pour la chanteuse, tout s’éclaire. Certaines chansons, qu’on croyait adressées à un hypothétique prince charmant, désespérément absent, sont en réalité un grand cri d’amour en direction de cette mère qui n’a pas su offrir l’affection attendue. Ainsi, lorsque Mylène chante « Besoin d’un amour XXL », poussant sa voix dans les aigus, on comprend que ce qui l’empêche de vivre la passion amoureuse dévorante est un vide ressenti au fond de son cœur. Dans Le Choc amoureux, Francesco Alberoni explique que l’état amoureux est la reproduction du lien fusionnel archaïque entre la mère et le nourrisson. Comment pourrait-il exister si cette relation première n’a pas eu lieu ?

      1996-05-gDans ces conditions, devenir mère n’est pas une mince affaire. Comment donner à un enfant ce qu’on n’a pas reçu soi-même ? De toute façon, Mylène n’aura plus à se poser la question. La vie en a décidé autrement. Malgré tout, des circonstances tragiques vont lui donner l’occasion de nouer des contacts privilégiés avec le monde de l’enfance. En octobre 1996, la famille Gautier doit affronter un nouveau drame : Jean-Loup, le frère aîné de Mylène, trente-six ans, circule à rollers lorsqu’une voiture le heurte de plein fouet. Il mourra durant le trajet vers l’hôpital Foch de Suresnes où on le conduit d’urgence. En pleine tournée, Mylène, très affectée, va sobrement dédier « à Jean-Loup » le film du « live à Bercy » réalisé par Laurent Boutonnat et François Hanss.

      Surtout, la chanteuse va se montrer très présente pour sa jeune nièce Clémence, fille de son frère Jean-Loup, soudain privée de papa. Telle une marraine bienveillante, elle veille sur elle. En 2005, alors que Laurent Boutonnat cherche une actrice de douze ans pour incarner le personnage de Lina enfant dans son nouveau film, Jacquou le croquant, Mylène lui recommande d’auditionner sa petite protégée. Et Clémence décroche le rôle ! Un début de carrière prometteur, que sa jolie tante entend bien encourager. Il n’est pas de baume plus réconfortant aux douleurs que nous traînons du passé que le sourire d’un enfant. 

Désormais, Mylène le sait. Elle n’a pas besoin d’être mère pour goûter cette certitude.

 

 Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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De l’inconvénient d’être née

Posté par francesca7 le 22 août 2015

 

 mylene-farmer
Certains n’ont pas choisi de naître. Ils ne ressentent pas, 
au fond d’eux, ce souffle 
qui bouscule tout, chasse les nuages et vous pousse 
toujours vers la lumière. 
Ils traversent l’existence comme des fantômes, promenant leur 
souffrance comme un fardeau greffé dans leur dos. 
Parfois, ils ont besoin de se pincer très fort 
pour se rappeler à eux-mêmes qu’ils sont vivants. 
Ils ne parviennent pas à aller de l’avant sans être 
paralysés de questionnements. Ils ne sont pas suicidaires,
 non, ni forcément morbides. 
 
Simplement sceptiques. Pourquoi sont-ils nés ? 
Est-ce le fruit  du seul hasard ? 
Leur existence a-t-elle bien un sens ?
 
Autant de doutes qui ne les laissent jamais en paix. Jusqu’à leur dernier soupir, 
il leur faut apprendre à apprivoiser leurs peurs, ne plus redouter la tombée du 
jour comme la promesse d’une nouvelle insomnie.
 
Mylène est de ceux-là. Elle aime à citer un mot de Samuel Beckett qui, dit-elle,
 l’accompagne depuis des années : « Ma naissance fut ma perte. » 

Le 12 septembre 1961, pourtant, c’est un magnifique bébé qui vient au monde à 
l’hôpital du Sacré-Cœur de Pierrefonds. Il est 5 heures 17 quand Mylène voit le jour,
 ce qui lui donne une configuration astrale singulière, Vierge ascendant Vierge. 
Marguerite, sa mère, a déjà donné la vie à deux autres enfants, Brigitte, en 1959, 
et Jean-Loup, en 1960. Pour cette femme de trente-sept ans à la silhouette gracile, 
la naissance de Mylène marque la fin d’un cycle. 

D’ailleurs, alors que les trois premiers enfants se suivent à une cadence rapide, 
le petit dernier, Michel, ne pointera le bout de son nez que huit ans plus tard. 
Une pause semble donc avoir été nécessaire avant d’agrandir encore la famille.
 
Mylène n’ignore rien des circonstances de sa venue au monde. La photographe Elsa Trillat,
 qui a eu des contacts privilégiés avec la famille Gautier en 1987, en témoigne.
 « Une fois, sa mère a fait une projection de photos de famille. J’ai vu Mylène bébé,
 elle était bien costaude. Ravie, elle s’est tournée vers moi et m’a dit : “Tu vois, 
quand je suis née, j’ai déchiré les entrailles de ma mère 8.” » Formule lapidaire qui
 dénote l’humour décapant de la chanteuse. Provocation, aussi, adressée à sa génitrice,
 comme si une rivalité fantasmée avait pu s’instaurer dès l’origine entre les deux femmes.
 Comme si, entre le bébé qui se bat pour naître, et sa maman, se jouait une lutte à mort,
 au terme de laquelle l’un des deux pouvait éventuellement disparaître...
 
                                                   1987-16-a
 
     « Je suis née en colère », affirme Mylène. Un sentiment qui ne la quittera pas, 
signant sans doute une forme d’insoumission dans son tempérament. Surtout, cette colère
 va s’avérer très productive : elle sera le carburant de son expression artistique. 
Bien plus tard, la chanteuse évoquera un cauchemar récurrent qui la poursuit, et dans
 lequel son inconscient revisite cette scène archaïque. « Un lit immense, des draps blancs. 
J’y suis blottie en position du fœtus. Devant moi, un énorme cordon ombilical, 
vraiment énorme...
 
Il m’incombe de le couper. Comment ? Avec les dents ? Je ne suis qu’une enfant. » 
Détresse d’un être qui, malgré ses appels au secours désespérés, doit apprendre à se 
débrouiller seul. À bien des égards, ce mauvais rêve est révélateur d’une obsession 
qui va hanter l’œuvre farmerienne : cette solitude existentielle qu’elle chantera 
sur tous les tons.

 De constitution fragile, Marguerite doit se ménager. Une amie de la famille Gautier,
 Bertha Dufresne, évoque également ses problèmes de dos. Bricoleur, Max Gautier fait 
son possible pour que son épouse puisse s’occuper des trois enfants dans les 
meilleures conditions.  « Dans la salle de bains, il avait installé une planche 
amovible qui permettait à Marguerite de réaliser la toilette de Mylène en évitant 
de se pencher trop en avant au-dessus de la baignoire, car son dos la faisait parfois 
souffrir. »
 
 Entre ce bébé robuste qui, très tôt, semble jauger les êtres, et cette maman 
ralentie par la fatigue, une forme d’incompréhension va s’installer.
 
Mylène ignore encore pourquoi elle ressent cette colère sourde. 
À mesure qu’elle grandit, que son corps s’affine, que son regard sur le monde 
s’intensifie, tout va s’éclairer. Impossible de savoir à quel moment le déclic
 se produit. Toujours est-il que cette découverte va marquer son existence à jamais :
 la fillette prend conscience de sa finitude. Ce que la vie a de révoltant, c’est 
qu’elle s’achève dans la mort. Rien ne dure, nous ne sommes que de passage. 
Comment ne pas éprouver une immense rage face à cette cruelle évidence que le monde
 adulte semble vouloir cacher aux enfants ? Un choc terrible, qui résonne comme 
la fin d’une certaine innocence. « Le fait d’être mortelle est quelque chose 
d’insupportable, dit-elle. Je porte ce fardeau avec moi. »
 
                                                     **
 
      Il lui faut vivre avec cette vérité indépassable, qui ne la réconcilie 
nullement avec sa mère. Car en lui donnant la vie, celle-ci l’a condamnée à 
mourir par la même occasion. Est-ce un hasard si la première chanson de Mylène 
s’intitule Maman a tort ? À l’époque, Marguerite semble dubitative sur le succès 
du 45 tours. Sans doute ne croit-elle pas, à l’époque, aux chances de réussite de 
cette enfant qui lui semble si peu conciliante. Au fond, la comptine dit surtout 
le refus de la fille de s’identifier à la figure maternelle.
 
Lors de son premier spectacle, en 1989, Mylène mettra d’ailleurs en scène une 
dispute avec sa mère, interprétée par Carole Fredericks, sur le thème :
 « Tu n’es pas ma mère et je ne serai jamais ta fille. » Un clin d’œil aux conflits 
qui ont émaillé les rapports entre les deux femmes. 
 
Donner la vie, c’est donner la mort. Le clip de Sans contrefaçon illustre 
bien ce paradoxe. La marionnette de bois ne devient vivante qu’au contact de 
la figure maternelle, incarnée par Zouc ; son regard plein d’amour suffit à l’animer.
 Mais cette vie, qu’elle réussit à lui insuffler, elle la lui reprend aussitôt : dès
 qu’elle s’éloigne, l’héroïne redevient pantin, au grand désespoir de son créateur.
 
                                                    Mylène-Farmer
 
 « Pendant vingt-trois ans, j’ai maudit ma mère de m’avoir mise au monde », avoue-t-elle.
 Avant d’ajouter : « Et puis après, je l’ai adorée. » Il aura donc fallu que 
Mylène entame sa carrière de chanteuse pour trouver un sens à son existence et, 
par conséquent, faire la paix avec celle qui l’a enfantée.
 
Voilà qui en dit long sur l’ambition qui la guide : en devenant artiste, 
elle veut, ni plus ni moins, défier cette mort qui lui gâche la vie. 
Une obsession qui transparaît dans nombre de ses clips, où les personnages 
qu’elle incarne semblent flirter avec la Faucheuse comme pour mieux l’apprivoiser. 
Ainsi Mylène est-elle enterrée dans Plus
grandir, empoisonnée dans Tristana, abattue dans Libertine, noyée dans 
Ainsi soit je, brûlée vive dans Beyond My Control, assassinée dans California, 
suicidée dans L’Âme-Stram-Gram ou encore refroidie dans Fuck Them All. 
Mettre en scène sa propre fin, n’est-ce pas le meilleur moyen d’exorciser 
son angoisse de disparaître ?
 
Dans Paradis inanimé, l’une des chansons de son dernier album, la chanteuse
 imagine même le scénario de sa mort avec une sérénité déconcertante :
« Dans mes draps de chrysanthèmes / L’aube peine à me glisser / Doucement son requiem
 / Ses poèmes adorés. » Aucune angoisse n’affleure : le repos éternel a des 
allures de long sommeil apaisant. Rien ne viendra désormais perturber ce silence
 qui enveloppe le corps comme un linceul. Et lorsque les pensées ressuscitent le passé,
 c’est avec le sentiment d’une existence pleinement savourée. 

Le meilleur antidote à l’angoisse de disparaître ? L’amour reçu que Mylène garde
 dans son cœur comme un trésor inaliénable. « Et mourir d’être mortelle / 
Mourir d’être aimée », chante-t-elle à la fin du refrain.

Dans le salon de son appartement, en région parisienne, Marguerite Gautier
 expose à la vue des visiteurs le premier disque d’or de sa fille. 
Un signe qui ne trompe pas. Si Mylène a gardé en elle, intacte, cette colère 
qui reste le moteur de sa créativité, elle a fait, depuis longtemps, la paix avec 
celle qui lui a donné la vie.
 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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Le MOMENTS CLES du Timeless 2013 de Mylène

Posté par francesca7 le 3 mai 2014

 

Que vous ayez ou non assisté à l’un des concerts de la tournée Timeless 2013, cette rubrique s’adresse à vous… Nous revenons ici sur les trente-neufs dates qui l’ont composée et sur tous ces instants qui ont donné, à chacune de ces soirées une saveur particulière : les « petits ratés » (bourdes, chutes, erreurs de paroles…), mais aussi les mots de Mylène, ses larmes, et ses instants d’émotion partagés avec son public….

DU 7 AU 21 SEPTEMBRE 2013 :  PARIS-PALAIS OMNISPORTS DE BERCY.

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Le 7 septembre, premier soir : les placeuses dans Bercy sont, ce soir-là, habillées d’un T-shirt bleu et d’une perruque blanche en clin d’œil à l’affiche de la tournée.

Les personnalités présentes ce soir là : Benoît Di Sabatino (son compagnon), Nathalie Rheims, Laurent Delahousse, Ysa Ferrer, Adel (2be3), Patricia, Nathaly et Bruno Aveilan, Josiane Balasko, Willy Rovelli, Vincent Lagfaf, KamelOuali, Michal, Edouard Collin, Jean Paul Gaultier, Jean-Luc Romero, Mika, Cyril Ferraud.

Le dimanche 8 septembre 2013 : pas mal d’erreur dans les paroles des chansons pour Mylène, des faux départs, et une très forte émotion sur « Je te dis tout », au point que Mylène s’est arrêtée de chanter lors du deuxième couplet (après « Je dis tout au vent ») et a laissé Yvan Cassar improviser quelques mesures, le temps qu’elle s’apaise, reprenant ensuite le couplet directement à ; « Mon amour / Je te dis tout ».

Et juste avant d’entamer « Rêver », Mylène a dit : « J’aimerais la chanter, la terminer sans pleurer. Qu’y puis-je ? Cette émotion vient de vous, du plus profond de mon âme, ne n’y peux rien, n’en déplaise à certains« .

Les personnalités présentes ce soir là : Lisa (la nièce de Mylène), Julien Doré, John Nollet, Nathalie Rhiems, Isabelle Boulay, François Ozon, Marie-Agnès Gillot, Caroline Loeb, Roberto Alagna, Orelsan, Willy rovelli, Edouard Collin, Patrick Le Lay, Laurent Artufel.

Le mardi 10 septembre 2013 : Mylène n’a rien dit ce soir-là pour annoncer « Maman a tort ». Elle a juste attendu que la musique démarre et a alors demandé au public, après avoir ri : « ça vous dit quelques chose ? On a faire durer le plaisir ? C’est à vous…«  Après avoir chanté une première fois le premier couplet avec les spectateurs et attendu le temps d’une très courte pause, Mylène a enchaîné directement en disant ; « …. (la musique a redémarré ultérieurement sur le « 3.. »), encourageant le public à chanter de nouveau le premier couplet avec elle. A partir de cette date, Mylène chantera systématiquement deux (ou exceptionnellement trois) fois le premier couplet avec les spectateurs.

Les personnalités présentes ce soir là : Max Guazzini, Anggun, Jennifer Ayache (Superbus), Mouloud Achour, Christophe Bongrand, Nicolas Canteloup, Pascal Nègre, Jean-Claude Camus, Max Boubil, Vincent Niclo, la chanteuse Irma.

Le mercredi 11 septembre 2013 : Mylène a passé une bonne partie du show à régler son boitier micro : quelques problèmes de retour son, sans doute. Les fans n’ayant pas oublié que le lendemain c’était l’anniversaire de Mylène, certains d’entre eux, situés en fosse or, lui ont offert un bouquet de fleurs durant « Désenchantée ». A la fin de la chanson, après les trois reprises du couplet et une fois la musique arrêtée (durant le noir), le public qui aurait bien aimé reprendre une quatrième fois, a commencé à chanter de nouveau le refrain. Mais les musiciens, tenus par le temps, n’ont malheureusement pas donné suite à ce désir et ont lancé « Bleu noir » (cela se reproduira sur d’autres dates de la tournée).

Les personnalités présentes ce soir là : Alizée, Shy’m, Emmanuel Moire, Stéphane Rotenberg, Bruno Julliard, Michel Boujenah, François Baroin, Michel-Edouard Leclerc, Christophe Beaugrand, Nathalie Rheims, K-Moro, Laurent Petitguillaume.

Le vendredi 13 septembre 2013 : Pour annoncer « Maman a tort », Mylène a dit : « Petit exercice de mémoire » puis tandis que les premières notes retentissaient sur scène : « Vous connaissez » Après avoir chanté une première fois le premier couplet avec le public, Mylène a laissé le public le chanter une seconde fois (à noter, à ce moment-là l’ajout de basse – comme dans la version longue de la chanson de 1984 – que l’on n’entendait pas les soirs précédent).

Les personnalités présentes ce soir là : Isabelle Nanty, Vincent Lindon, Elie Semoun, Franc Riester, Thierry Moreau, Jean Luc Romero, Gérard Louvin, Willy Rovelli.

Le samedi 14 septembre 2013 : Durant « Monkey Me » Mylène a pris un ballon en forme de tête de singe donné par un fan. Elle a voulu, à la fin de la chanson, le relancer dans le public… mais le ballon étant gonflé à l’hélium, difficile donc, de la faire aller ailleurs que dans les hauteurs de Bercy : J’AI PASSE UNE SOIREE MAGNIFIQUE GRACE A VOUS MERCI BEAUCOUP MERCI A TOUT LE MONDE JE VOUS AIME JE VOUS EMBRASSE !

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Les personnalités présentes ce soir là : Nathalie Rheims, Lisa (la nièce de Mylène), Dominique Besnehard, Pierre Palmade, Thomas Boissy, William Réjault, Thomas Joubert, Louis Delort.

Le mardi 17 septembre 2013 : sur le final de « Rêver », la mise en scène a été modifiée, et ce jusqu’à la fin de la tournée : au moment où le cercle descend et jette de la fumée sur Mylène, le rideau LED, habillé de teintes bleues, se referme désormais progressivement pendant que les plateformes où jouent les musiciens redescendent sur la scène (sur les dates précédentes après la disparition de Mylène dans la fumée, le rideau LED ne réapparaissait pas, les musiciens restaient visibles pour les spectateurs jusqu’à la fin du morceau, et les lumières s’éteignaient d’un coup sur scène après la dernière note).

Les personnalités présentes ce soir là : Xavier Bertrand, Alain Chamfort, Jean-Michel Jarre, Laurent Petitguillaume, Adeline Blondieau.

Le mercredi 18 septembre 2013 : Enorme bug ce soir-là : les robots sont restés au placard pour cause de panne électrique avant le début du concert. de fait, l’interlude durant lequel les robots sont à l’honneur, après « Oui mais .. non » a été remplacé par une prestation assurée par les choristes, les danseurs et les musiciens (le piano d’Yvan Cassar a été installé très rapidement par les techniciens), ce qui a permis à Mylène de se changer en coulisses avant de venir retrouver Gary Jules sur « Mad World ». Mylène s’est excusée bien entendu… « Nous sommes désolés, désolés, pour les incidents techniques que nous rencontrons ; les robots ne sont pas là. C’est très dommage. J’en suis vraiment désolée, mais nous allons passer une soirée merveilleuse quand même« .

Les personnalités présentes ce soir là : Line Renaud, Orlando, France Gall, Christophe Dechavanne, Alain Chamfort.

Le vendredi 20 septembre 2013 : Sur « XXL » pour la première fois depuis le 7 septembre, Mylène a retrouvé ses habitudes du Tour 2009 en s’agenouillant devant l’un de ses musiciens – le guitariste Bernard Gregory Suran Jr – suggérant un acte sexuel particulièrement apprécié de ces messieurs. Elle le refera sur certaines dates de la tournée, toujours avec le même musicien.

Les personnalités présentes ce soir là : Florence Foresti, Jean Rochefort, François-Xavier Demaison, Christophe Maé, Catherine Deneuve, Kamel Ouali, Clémence (la nièce de Mylène), Thomas Hugues, Billy, Arthur H, Jérôme Commandeur.

Le samedi 21 septembre 2013 : A la fin du duo « Les mots » et pour la première fois depuis le 7 septembre, Mylène a fait un petit baiser sur la bouche à Gary Jules en guise de remerciement. Elle le fera désormais sur toutes les dates jusqu’à la fin de la tournée.

Les personnalités présentes ce soir là : Luc Besson, Salman Rushdie, Maric-Olivier Fogiel, Jonathan Lambert, Elisabeth Levy, Olympe, Marcel Ruffo, Jean Hugue Anglade, Sylvie Testud, Benjamin Petrover, Leila Bekhti, Marguerite (la maman de Mylène), Brigitte (la sœur de Mylène), Lisa (la nièce de Mylène), Michel Gautier (le frère de Mylène), Ugo Di Sabatino (le fils de Benoît) et Christophe Di Sabatino (le frère de Benoît).

EXTRAIT du Magazine Styx Timeless 2013 pages 14-15-16-18

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Lisa, la nièce de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 7 août 2013

Lisa, la nièce de Mylène Farmer dans Mylène AU FIL DES MOTS images-38

Lisa, de son nom complet Lisa Gautier, née en 1997, est une danseuse, actrice et chanteuse française.

Lisa est inscrite à l’école des enfants du spectacle.

  • 2004 : L’enfant dans le ballet Le songe de médée à l’Opéra Garnier sur une chorégraphie d’Angelin Preljocaj
  • 2006 : La petite blonde, elle tient le cochon à gagner au tirage de la tombola dans le film Jacquou le croquant de Laurent Boutonnat
  • 2008 : L’interprète de Drôle de Creepie, générique de la série animée Creepie, dont les paroles ont été écrites par Mylène Farmer et la musique composée par Laurent Boutonnat. Ce titre a eu droit à un clip réalisé par Benoît Di Sabatino (aussi producteur de la série animée), Lisa y apparait en gothic lolita habillée par Sonia Rykiel.
Image de prévisualisation YouTube

 

Biographie

Lisa est la nièce de Mylène Farmer, fille de Michel Gautier et cousine de Clémence Gautier, fille de Jean – Loup Gautier, frère de Mylène Farmer. Elle a étudié dans une école appelée «Enfants du Spectacle » ou « Children’s show » pour la pratique de la danse. Lisa a commencé à danser à l’âge de 5 ans, quinze heures par semaine, alliant le classique et le jazz, la danse sur scène à l’Opéra Garnier. Elle a joué le rôle de la jeune fille dans « Medea’s Dream » qui a été chorégraphiée par Angel Preljocaj.

Lisa s’est également aventurée dans le cinéma, en ayant un petit rôle dans le film Jacquou Le Croquant de Laurent Boutonnat, au côté de sa cousine Clémence Gautier.

Lorsqu’elle chante, elle prend un ton mélancolique caractéristique qu’elle partage avec sa tante, la chanteuse Mylène Farmer. Le producteur du dessin animé Drôle De Creepie, voulait quelqu’un pour interpréter la chanson du générique et aussi quelqu’un pour l’écrire. Mylène et Lisa se sont donc partagé les tâches.

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Anamnèse de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 14 avril 2013

 Anamnèse de Mylène Farmer dans Mylène et mes BLABLAS 1984-189x300

 Sa famille

Son père Max Gautier :
Né en mars 1925 à Marseille (Mylène en parla lors de son concert le 14 juin 1996 là-bas). Décédé le 11 juillet 1986. Il était ingénieur aux ponts et chaussée. Il travaillait à la construction du barrage de Manicouagan à la naissance de Mylène. Dans les dernières années de sa vie, il était un des cadres de la société Coyne & Bellier

Sa mère Marguerite Martin :
Née en 1928. Fille de cultivateurs, elle épouse Max Gautier à l’âge de 30 ans.
Elle était secrétaire administrative. 

Sa sœoeur Brigitte :
Née le 5 mai 1959. 

Son frère Jean-Loup :
Né le 13 avril 1960.
Décédé le 27 octobre 1996, percuté en roller par une voiture…
Il avait une fille, Clémence, née le 19 juillet 1994 (qui joue le rôle de Lina enfant dans le long-métrage de Laurent Boutonnat, Jacquou le Croquant).

Son frère Michel :
Né le 30 décembre 1969.
Il a une fille, Lisa, née en mai 1997 (on peut, elle aussi, l’apercevoir dans le long-métrage de Laurent Boutonnat, Jacquou le Croquant). En 2007, Mylène et Laurent écrivent et composent le générique d’un dessin animé, Drôle de Creepie, qui sera interprété par Lisa. 
Aux alentours de 2008, Lisa a eu un petit frère.
Petite anecdote : Mylène leur a offert la balancelle du Mylènium Tour pour leur jardin (elle existe en deux exemplaires) ! 

Son compagnon Benoît Di Sabatino :
Né le 30 août 1965.
Mylène le rencontre début 2002, lors de la réalisation du clip C’est une belle journée. Benoît est un réalisateur et producteur français spécialisé dans les animations.
Il a auparavant été marié, et a eu deux enfants de ce mariage (dont un né en 1994).
Il est le co-fondateur et le co-président actuel, avec son frère Christophe Di Sabatino, du groupe Antefilms devenu MoonScoop par la suite, leader européen de la création, production et exploitation de séries animées dans le monde entier.
Il a été président du directoire de Carrere Group jusqu’à sa démission le 4 décembre 2008.
Enfin, il est président de deux entreprises de production de films et de programmes pour la télévision : Bluered et Alesa Holding.
Fin 2004, Mylène quitte son célèbre appartement parisien pour emménager avec Benoît dans une résidence privée de la capitale.
Par la suite, il s’implique directement dans la carrière de Mylène en réalisant le clip L’amour n’est rien (sous le pseudonyme M. Liberatore) etAppelle mon numéro, ainsi que I Want Your Wife du groupe Good Sex Valdes produit par Mylène et Creepie interprété par la nièce de cette dernière.
A noter que Mylène le remercie à la fin du clip Q.I, cette vidéo semblant représenter leur rencontre et leur relation…
Durant la tournée 2009, il suit Mylène sur toutes les dates, se plaçant en régie avec Laurent Boutonnat ou parfois en gradins avec Anthony Souchet. Durant les attentes dans les salles et stades, il filme les fans de la fosse. Images qui ne seront jamais utilisées pour un quelconque support vidéo.
Début avril 2010, les frères Di Sabatino entrent dans le Who’s Who in France 

 (=> voir l’interview à ce sujet par Le Point <=

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mylène Drama queen

Posté par francesca7 le 11 mars 2012

«Drama queen». Avec Farmer, on est dans le mélodrame. On pense à son homonyme Marguerite Gautier, l’héroïne de Dumas. A Garbo (à laquelle elle consacre une chanson) et à Sarah Bernhardt. Sauf que Farmer en fait des tonnes. Plus que Jeanne Mas, sa rivale des débuts, c’est dire. Mais le kitsch n’est pas incompatible avec l’émotion. Dans les stades, qu’elle est la seule artiste française à pouvoir remplir, elle touche aux larmes.

Mylène Drama queen dans Mylène et des CRITIQUES 8-photo-13x18cm-mylene-farmer-mylene-sexy-moitie-nue-hot-photo-857653213_MLSi la chanteuse parvient à cette spontanéité, c’est grâce à un professionnalisme maniaque et à un subtil art des contrastes: côté face un sourire de madone, côté pile un chignon sculpté en forme de crâne. Cette grandiloquence bien dosée, elle la doit à Laurent Boutonnat. Dès Libertine, il la magnifie dans un clip de dix minutes évoquant Barry Lyndon de Kubrick. La suite, Pourvu qu’elle soit douce, dure près de dix-huit minutes, coûte 450 000 euros et mobilise 600 figurants…

La surenchère est stoppée net par l’échec du long métrage du duo, Giorgino, où Mylène joue l’hystérique au milieu des loups. Désormais, même si Boutonnat continue de composer pour elle, c’est surtout avec d’autres qu’elle tourne ses clips: Luc Besson, Abel Ferrara, Ching Siu- Tung… De belles réussites, mais l’esprit n’est plus le même. Parfois, elle se risque à laisser sa mélancolie au vestiaire.

Cela donne la rengaine Appelle mon numéro, en 2008. Et sa pire vidéo, signée par le réalisateur Benoît Di Sabatino, qui partage sa vie. On y voit une Farmer aguicheuse et botoxée se tortiller sur un lit, jouant la lolita. Allô, Sunset Boulevard? Et si, en fait, on n’avait pas quitté la chambre capitonnée des débuts?

Critique issu du Sitehttp://www.hebdo.ch/

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Un nouveau spectacle Mylène

Posté par francesca7 le 10 septembre 2011

 

Un nouveau spectacle Mylène dans Mylène 2005 - 2006 431366038_smallL’été 2005 se déroule ainsi, calme et reposant. Le public de Mylène guette toutes les nouvelles couvertures des magazines pour voir si la belle rousse y est présente et tend une oreille attentive à toutes les nouvelles rumeurs. Mylène va produire un nouvel artiste, un garçon, cette fois-ci…. 

 

Elle pourrait très prochainement sortir son septième album composé de tous les autres titres écartés de Avant que l’ombre… Pour ses prochains concerts, une forêt serait suspendue à l’envers sur un immense lac et la chanteuse ferait son entrée en marchant sur l’eau… 

 

Ou encore des acrobates accompagneraient la chanteuse qui volerait, tel un condor royal, au-dessus de son public, tandis que des hologrammes de la diva seraient diffusés un peu partout dans la salle de telle sorte que la star pourrait venir chanter à côté de tout un chacun… et pour finir, Laurent Boyer préparerait une spéciale « Mylène Farmer » où elle viendrait interpréter deux de ses titres… 

 

Hélas, chaque nouvelle « indiscrétion » apporte une nouvelle déception… Certains accusent même le staff de la star de colporter tous ces bruits via Internet, le meilleur moyen qu’ils auraient trouvé pour faire fantasmer les esprits sur ce spectacle dit « intransportable » ! Une manière en quelque sorte de distiller des soupçons de promotion au compte-gouttes et sans lever le moindre petit doigt. 

 

Malgré l’échec tout relatif de son dernier album, Mylène est la troisième artiste la mieux payée de la pop française en 2005, avec des revenus s’élevant à environ 3,5 millions d’euros. 

 

 

 

mylene_bercy_2006_21 dans Mylène 2005 - 2006Parallèlement, le deuxième long-métrage de Laurent Boutonnat, Jacquou le croquant, dont le budget culmine à 20 millions d’euros, est annoncé comme l’un des films les plus chers du cinéma français. Le tournage s’achève le 19 Août 2005 en Dordogne avec, pour acteur principal, Garpart Ulliel. Mais comme pour Giorgino, la sortie est sans cesse repoussée. Annoncée initialement pour la fin 2006, elle ne se fera finalement qu’en janvier 2007. Notons une jolie surprise dans le générique : la présence d’une certaine Clémence Gautier, la nièce de Mylène, âgée de 14 ans, la fille de son frère Jean-Loup décédé en 1996. 

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LISA

Posté par francesca7 le 28 août 2011

LISA dans Mylène 1999 - 2000 lisa-gautier-creepie.66919728.2681595952.1Lisa, de son nom complet Lisa Gautier, née en 1997, est une danseuse, actrice et chanteuse française.

Lisa est inscrite à l’école des enfants du spectacle.

Lisa a une sœur.

Lisa est la nièce de Mylène Farmer, et fille de Michel Gautier. Elle a étudié dans une école appelée «Enfants du Spectacle » ou « Children’s show » pour la pratique de la danse. Lisa a commencé à danser à l’âge de 5 ans, quinze heures par semaine, alliant le classique et le jazz, la danse sur scène à l’Opéra Garnier. Elle a joué le rôle de la jeune fille dans « Medea’s Dream » qui a été chorégraphiée par Angel Preljocaj.

Lisa s’est également aventurée dans le cinéma, en ayant un petit rôle dans le film Jacquou Le Croquant de Laurent Boutonnat, au côté de sa cousine Clémence Gautier, fille de Jean-Loup Gautier.

Lorqu’elle chante, elle prend un ton mélancolique caractéristique qu’elle partage avec sa tante, la chanteuse Mylène Farmer. Le producteur du dessin animé Drôle De Creepie, voulait quelqu’un pour interpréter la chanson du générique et aussi quelqu’un pour l’écrire. Mylène et Lisa se sont donc partagé les tâches.

Connaître sa bio ici…. 

Publié dans Mylène 1999 - 2000 | Pas de Commentaires »

Frère de Mylène

Posté par francesca7 le 23 août 2011

DC tragique de Jean-Loup 

 

 

Frère de Mylène dans Mylène 1995 - 1996 2009ObsequesDeClaudeBerri12Autant le duo avec Jean-Louis Murat avait plu aux fans de Mylène, autant ce choix mariant le soleil de Khaled et les ténèbres est à la limite du crédible. Ils entrent néanmoins aux Studios Mega et le titre est enregistré en quatre heures de temps, car Mylène ne chante plus en direct sur les plateaux de télévision depuis Sans Contrefaçon

 

Deux jours plus tard, c’est un drame d’ordre familial qui frappe la chanteuse, 1996 n’est décidément pas son année sur le plan de sa vie personnelle. En effet, son grand frère, Jean-Loup Gautier décède dans un accident de la circulation le 26 octobre. Le jeune homme de 36 ans venait de quitter en roller son domicile de Saint-Cloud pour aller chez des amis. 

 

A un carrefour, il est heurté de plein fouet par une voiture conduite par un jeune homme qui ne l’a pas vu arriver. Affolé, l’automobiliste appelle les premiers secours. Hélas, le temps que Jean-Loup Gautier soit transporté aux urgences de l’hôpital Foch de Suresnes, il succombe à ses blessures. Mylène est effondrée. La disparition de son grand frère vient briser le fragile équilibre qu’elle avait, depuis peu, réussi à trouver et laisse la porte ouverte à ses ombres et légendaires angoisses. 

 

Les obsèques se déroulent le jeudi suivant à l’église de Garches, dans les Hauts de Seine. Mylène est présente. Les cheveux relevés, les lunettes noires sur le front et le manteau sombre, son visage est fermé par une souffrance sans nom. Et pourtant, une fois de plus, la chanteuse relève la tête. Courageuse, elle sait que ce n’est pas le moment de flancher, que son public l’attend et qu’elle doit avancer. 

 

 

 

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Le style Farmer

Posté par francesca7 le 22 août 2011

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La chanteuse collabore dès ses débuts avec Laurent Boutonnat, qui compose sa musique et réalise ses premiers clips. Les textes qu’écrit Mylène Farmer sont imprégnés de thèmes récurrents comme le sexe, la mort, la religion ou l’amour, et contiennent souvent des références à certains écrivains tels que :

Edgar Allan Poe :

L'écrivain en novembre 1848, daguerréotype de W.S. Hartshorn, Providence, Rhode Island

La plus ancienne des maisons existant encore où ait vécu Poe se trouve à Baltimore. Elle est conservée sous la forme d’un Musée Edgar Allan Poe. Poe est censé avoir vécu dans cette maison à 23 ans, quand il s’installa une première fois avec Maria Clemm et Virginia ainsi que sa grand-mère et, peut-être, son frère William Henry Leonard Poe. Elle est ouverte au public, de même que le siège de la Société Edgar Allan Poe.

 

Poe, son épouse Virginia et sa belle-mère Maria ont, par la suite, loué plusieurs maisons à Philadelphie, mais seule la dernière de ces maisons est encore debout. La maison de Spring Garden, où vécut l’auteur en 1843-1844, est aujourd’hui conservée par le Service des parcs nationaux en tant que Site historique national Edgar Allan Poe. Elle se situe entre la 7e rue et la rue Spring Garden et est ouverte du mercredi au dimanche de 9 heures à 17 heures.

La dernière maison de Poe, un cottage dans le Bronx, à New York, est également conservée.

La plus ancienne maison de Richmond, baptisée « Virginia », où Poe n’a jamais vécu, est aujourd’hui le siège d’un Musée Edgar Allan Poe, centré sur les premières années de l’écrivain auprès de la famille Allan.

 

 Luc Dietrich,

dietrich2Dietrich raconte lui-même son enfance et son adolescence dans un livre publié en 1935, Le Bonheur des tristes, qui fut en lice pour le Prix Goncourt. Dans ce livre l’auteur parvient à s’extirper d’un certain niveau émotionnel pour transcender le côté pathétique de sa vie. À la mort de son père, il n’était âgé que de quelques années. Sa mère, droguée, intoxiquée, ne peut pas toujours le garder. Elle finit par mourir quand son fils aura 18 ans. Entre-temps le jeune romancier est placé dans des hospices pour enfants débiles, ou comme garçon de ferme (notamment à Songeson dans le Jura).

Une rencontre avec Lanza del Vasto constitue un tournant dans sa vie. Le futur fondateur de la communauté de l’Arche, assis sur un même banc au parc Monceau à Paris, lui demande soudainement : « Êtes-vous bon comme ce pain ? ». Lanza del Vasto passera des heures auprès de Luc Dietrich pour lui faire améliorer ses livres (notamment L’Apprentissage de la ville) ; mais il refusera d’être cité comme co-auteur.

Luc et Lanza partagent tout, même les femmes. La seule chose qui les séparera sera l’appréciation de l’enseignement d’un maître spirituel. Lanza s’en éloignera très vite mais il avait aussi connu Gandhi ou Vinoba Bhave. Luc rencontre Philippe Lavastine qui travaille chez Denoël, et notamment le poète René Daumal. Il s’ensuivra une abondante correspondance.

Luc Dietrich avait été initié à la photographie par André Papillon. Il avait réalisé et publié un recueil de son vivant : Terre (Denoël). Un autre ouvrage avait semble-t-il disparu, quand Jean-Daniel Jolly-Monge, disciple de Lanza, exhuma et compléta patiemment ce second ouvrage : il fut publié bien après la mort de ces protagonistes par les éditions Le temps qu’il fait, Emblèmes végétaux (1993).

Bouleversé par la mort de Daumal, Luc Dietrich décide de fuir Paris pour rejoindre sur le front un docteur de ses amis auprès duquel il semble trouver sa place, habillé d’une blouse blanche, allant d’un blessé à un autre, dispensant des paroles réconfortantes. Pris dans un bombardement, il est touché indirectement au pied, par des pierres. Le mal ne semble pas si grave mais il est de santé fragile, il a passé des années sans domicile, dans des gares désaffectées ou non, perché dans des arbres.

Après avoir été progressivement hémiplégique, gangrené, il est pris à son tour en photo (par René Zuber) sur son lit de mort, trois mois après la mort de René Daumal.

 

 

Francesco Alberoni :

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En 1979, Alberoni publie Le choc amoureux qui a eu un succès mondial. Dans ce livre, qui développe ultérieurement les idées et les modèles de Mouvement et d’institution, Alberoni soutient que l’expérience de l’amour est par essence la condition naissante d’un mouvement collectif comprenant exclusivement deux personnes. Alberoni explore ainsi le sujet de manière approfondie en utilisant le plus possible le langage amoureux plutôt que le jargon abstrait de la psychanalyse ou de la sociologie. Ce livre, rigoureusement scientifique tout en étant innovateur du point de vue linguistique, devient un best-seller international, traduit en vingt langues. Édité à maintes reprises, il est encore réimprimé dans beaucoup de pays.

 

Il publia L’amicizia (1984) et Erotismo (1986), livre dans lequel apparaît l’érotisme masculin et féminin. Puis Il volo nuziale (Garzanti, Milano, 1992) où il se penche sur l’attirance pré-adolescente et adolescente pour les stars de cinéma et par conséquent sur la tendance générale de la femme à rechercher des objets d’amour supérieurs.

Ses livres de sociologie comprennent Genesi (1989), qui illustre ses théories sur l’expérience fondamentale de l’État naissant, sur les différences entre état naissant et Nirvana, sur le concept de démocratie. Il complète l’analyse des mouvements et définit les complexes institutionnels nés de mouvements tels que le christianisme, l’islam et le marxisme comme « civilisations culturelles ».

Des recueils de courts essais sur le sujet des mouvements collectifs ont été inclus dans La sorgente dei sogni (Rizzoli, Milano, 2000). On peut en général trouver ses éditoriaux pour le Corriere della Sera aux éditions Rizzoli.

Oscar Wilde :

Oscar Wilde à New York, 1882, par Napoleon Sarony.

On pourrait distinguer deux esthétiques correspondant aux deux périodes marquantes, bien qu’inégalement longues, de la vie littéraire de Wilde. La première, décrite ci-dessus, pourrait se résumer à l’éloge de la superficialité. L’intuition de Wilde, fortement influencée par les écrivains français de son temps qu’il lisait dans le texte, était que dans la forme même, gît le sens et le secret de tout art. Dans Le Portrait de Dorian Gray, il fait dire à Lord Henry : « Seuls les gens superficiels ne jugent pas sur les apparences ». Son écriture d’ailleurs correspond exactement à ses conceptions : se refusant aux descriptions naturalistes, il se contente de poser une ambiance en égrenant quelques détails : la couleur d’un rideau, la présence d’un vase, le passage d’une abeille près d’une orchidée. La deuxième période, celle de la prison et de la déchéance prend l’exact contre-pied théorique : dans son De Profundis, Wilde répète comme une litanie pénitentiaire ce refrain : « Le crime, c’est d’être superficiel ». On assiste dans cette œuvre, ainsi que dans l’autre production de cette période, dans la vie de Wilde, La Ballade de la geôle de Reading, à la reprise de formes d’écriture, comme la ballade, qui sont plus traditionnelles, jouant plus sur la répétition et l’approfondissement que sur la légèreté et l’effet de contraste.

 

La deuxième esthétique ne s’inscrit pas en faux envers la première : l’œil averti trouvera qu’elle la révèle. Le masque du Dandy et l’affectation de superficialité, chez un esprit aussi puissant et cultivé que Wilde, étaient la marque d’une volonté de dissimuler des conflits sous-jacents. L’éloge wildien n’était pas un éloge de la superficialité, ce qu’il révèlera lui-même lorsqu’il déchut de son statut de « lion » (au XIXe siècle, on appelait lion les personnes en vue dans les salons anglais) pour tomber en celui de réprouvé.

 ou encore Charles Baudelaire.

Baudelaire par Etienne Carjat

Baudelaire a été jugé odieux et infâme à son époque car il a, sans aucune contestation possible, transcendé, surpassé les esprits de son époque. «Tout enfant, j’ai senti dans mon cœur deux sentiments contradictoires : l’horreur de la vie et l’extase de la vie.» (Mon cœur mis à nu)

 

Toutes les grandes œuvres romantiques témoignent de ce passage de l’horreur à l’extase et de l’extase à l’horreur. Ces impressions naissent chez Baudelaire du sentiment profond de la malédiction qui pèse sur la créature depuis la chute originelle. En ce sens, les Fleurs du Mal appartiennent au Génie du christianisme.

«  L’œuvre entière offre un aspect étrange et puissant, conception neuve dans sa riche et sombre diversité, marquée du sceau énergique d’une longue méditation.(…) Les Fleurs du mal appartiennent au Génie du Christianisme ».

Analysant ce qu’il appelait « le vague des passions » dans la préface de 1805 à cet ouvrage, Chateaubriand écrivait : « Le chrétien se regarde toujours comme un voyageur qui passe ici-bas dans une vallée de larmes, et qui ne se repose qu’au tombeau. » Pour Baudelaire, il ne s’agit ni de littérature, ni de notions plus ou moins abstraites, mais « du spectacle vivant de (sa) triste misère ». Comme la nature, l’homme est souillé par le péché originel et, à l’instar de René ou de Werther (Goethe), Baudelaire n’éprouve le plus souvent que le dégoût pour « la multitude vile » (Recueillement). Ce qui le frappe surtout, c’est l’égoïsme et la méchanceté des créatures humaines, leur paralysie spirituelle, et l’absence en elles du sens du beau comme du sens du bien. Le poème en prose La Corde s’inspirant d’un fait vrai, raconte comment une mère, indifférente pour son enfant qui vient de se pendre, s’empare de la corde fatale pour en faire un fructueux commerce.

Baudelaire devait en souffrir plus que tout autre : L’Albatros dénonce le plaisir que prend le « vulgaire » à faire le mal, et, singulièrement, à torturer le poète. Dans L’Art romantique, Baudelaire remarque : « C’est un des privilèges prodigieux de l’Art que l’horrible, artistement exprimé, devienne beauté et que la douleur rythmée et cadencée remplisse l’esprit d’une joie calme. ». Des poèmes, comme Le Mauvais Moine, L’Ennemi, Le Guignon montrent cette aspiration à transformer la douleur en beauté. Peu avant Baudelaire, Vigny et Musset avaient également chanté la douleur.

 

La musique de Mylène Farmer a habituellement une tonalité pop, parfois accentuée de rythmes plus dance/électro, ou rock.

thumb5_1300016590_mylene_farmer_referenceSes clips sont de véritables courts-métrages (Pourvu qu’elles soient douces dure près de 18 mn). Réalisés par Boutonnat, Luc Besson (Que mon cœur lâche), Abel Ferrara (California), ou encore Ching Siu-tung (L’Âme-Stram-Gram), ces vidéos ont largement contribué au succès de la chanteuse. Il arrive cependant que les chaînes de télévision censurent certains clips au contenu jugé trop explicite, comme Beyond my control ou encore Je te rends ton amour. Ce dernier, interdit de diffusion dans son intégralité, sortit par la suite dans les kiosques au profit de la lutte contre le SIDA.

En quelques années, Mylène Farmer s’est forgée un personnage auquel les fans vouent parfois un véritable culte pouvant tourner à l’obsession : en 1991, un fan tue d’un coup de fusil le réceptionniste de Polydor, car celui-ci refusait de lui donner l’adresse de son idole. C’est à cette époque que la chanteuse prend de la distance vis-à-vis de son personnage public, en se faisant de plus en plus discrète dans les médias.

Éloignée du monde du show-business, elle ne se déplace alors plus qu’aux remises de prix attribués par le public, et refuse toutes soirées mondaines. Par ailleurs, la chanteuse n’accorde que peu d’interviews, estimant que ce qu’elle a à dire se trouve dans ses chansons, et décline systématiquement d’autres reconnaissances pourtant prestigieuses comme la Légion d’honneur, sa statue au Musée Grévin, son nom dans le dictionnaire, etc.

Bibliographie

Mylène Farmer a conçu 2 livres : un conte philosophique, Lisa-Loup et le conteur, dont elle a écrit et illustré les pages en 2003, ainsi qu’un album de photos, Avant que l’ombre… À Bercy, pour lequel elle a sélectionné les meilleurs clichés issus de la série de concerts du même nom qu’elle donna en 2006.

Les biographies à son sujet ont été assez restreintes jusqu’au début des années 2000, à cause du procès (et du retrait des librairies) consécutif à la sortie du 1e ouvrage consacré à la chanteuse en 1989. 2 ans plus tard, afin de contrer ce livre, est parue la seule biographie autorisée, Ainsi soit-elle

Début 2000, quelques albums-photos (légendés ou avec très peu de texte) paraissent, suivis quelques mois plus tard par une petite biographie sous forme d’abécédaire. Mylène Farmer ne réagissant pas, de nombreux auteurs se lancent dans la rédaction de biographies entières. Dès lors, les ouvrages consacrés à la chanteuse pullulent (jusqu’à 6 sorties de livres en 2007).

 

Filmographie 

Arthur et les Minimoys est un film d’animation français réalisé par Luc Besson tourné en France et sorti en 2006

Giorginoest un filmfrançais (1994) réalisé par Laurent Boutonnat

 

Arthur et la Vengeance de Maltazard est un film français réalisé par Luc Besson, sorti en France le 2 décembre 2009. Il s’agit de la suite d’Arthur et les Minimoys et du second volet de la trilogie.

Arthur 3 : La Guerre des deux mondes est un film français de Luc Besson tourné en Normandie et produit par la société EuropaCorp, sorti le 13 octobre 2010. Il s’agit du troisième volet de la saga Arthur et les Minimoys.

 

 

mylene-farmer1-1    La femme d’affaires

Mylène Farmer s’implique fortement dans la gestion de ses affaires. Elle détient la quasi-totalité des droits sur ses chansons à travers ses propres sociétés, et est également productrice.

Liste des sociétés appartenant tout ou partie à Mylène Farmer née Gautier 

Nom 

Immatriculation 

Forme juridique 

Activité 

Siège social 

Capital 

Divers 

Requiem Publishing 

1989102626 octobre 1989 

SARL 

Enregistrement sonore et édition musicale 

15 Rue de Douai, PARIS 

200 000 € 

Co-gérée avec Laurent Boutonnat 

Stuffed Monkey 

1993121313 décembre 1993 

SARL 

Enregistrement sonore et édition musicale 

4 Rue de la Paix, PARIS 

100 000 € 

Effectifs : 5 personnes (Mylène Gautier, Paul Van Parys…) 

Innamoramento 

1997121212 décembre 1997 

SARL 

Production de films institutionnels et publicitaires 

4 Rue de la Paix, PARIS 

045 000 € 

Dichotomie 

2000112929 novembre 2000 

SARL 

Enregistrement sonore et édition musicale 

4 Rue de la Paix, PARIS 

008 000 € 

Isiaka 

2002022727 février 2002 

SARL 

Enregistrement sonore et édition musicale 

15 Rue de Douai, PARIS 

008 000 € 

Co-gérée avec Laurent Boutonnat 

SCI ML 

2003021919 février 2003 

Société civile 

Location de terrains et d’autres biens immobiliers 

15 Rue de Douai, PARIS 

225 000 € 

Co-gérée avec Laurent Boutonnat 

Fan-clubs non officiels

Mylène Farmer a déclaré plusieurs fois refuser de créer un site internet ou un fan-club officiel à sa gloire. Cependant, plusieurs dizaines de fan-clubs non-officiels ont été créés, certains étant suffisamment importants pour pouvoir publier régulièrement des magazines entièrement dédiés à la chanteuse et les diffuser chez les marchands de journaux.

En 2008, Mylène Farmer dépose la marque Lonely Lisa, et ouvre un site internet du même nom, qui se présente comme « le site communautaire de l’ennui ». Reprenant l’univers graphique des illustrations de Lisa-Loup et le conteur, le site propose aux membres de s’échanger leurs créations artistiques : poésies, dessins, photos, etc.

 

 

8tyc0doy

pour moi Mylène Farmer rime également avec Spiritualité : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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Enfance de Mylène

Posté par francesca7 le 15 août 2011

Mylène Farmer de son vrai nom Mylène Gautier est née le 12 septembre 1961 à Pierrefonds, petite ville située à 30 km de Montréal au Québec. Elle mesure 1,67 m, pèse environ 50 kg, à les yeux marrons clairs et les cheveux châtains foncés (coloration rousse) et elle est vierge ascendant vierge. Elle vie actuellement entre Paris, Los Enfance de Mylène dans Mylène 1961 - 1979 2727311722_1Angeles, la Corse. De père Français et de mère Québécoise (Canada), elle hérite de la double nationalité.Elle est le troisième enfant d’une famille de quatre. Son père (aujourd’hui décédé) était ingénieur aux ponts et chaussées, il travaillait à la construction d’un barrage. Sa mère ne travaillait pas. Elle a une soeur Brigitte et deux frères Michel et Jean-Loup, ce dernier est lui aussi décédé en 1996, renversé par une voiture.

Mylène a désormais 8 ans, son père qui a fini ses travaux de construction de barrage au Canada rentre en France. Mylène quitte donc le Canada et ses plaines enneigées avec sa famille pour rejoindre la France. Elle habite alors à ville D’Avray en banlieue Parisienne. Ce changement brutal provoque un choc chez Mylène, elle devient une petite fille introvertie et commence à s’enfermer dans un mutisme profond en se repliant sur elle-même. Elle s’oppose alors souvent et violemment à ses parents. C’est sa grand-mère qui l’initie aux promenades dans les cimetières lugubres

 

 

 

Publié dans Mylène 1961 - 1979 | Pas de Commentaires »

 

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