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Vue de la Hongrie pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 21 septembre 2016

 

 

 

Entretien avec Dominique SIMONET

Que s’est-­il passé depuis vos derniers et mémorables passages sur scène ? ­

MF : J’ai eu une période très difficile, mais je crois que ce n’est pas une surprise quand on vit une scène. Le passage à vide a duré près de quatre mois, et puis je me suis intéressée de près à la peinture, à laquelle une personne m’a initiée. Egon Schiele, les aquarelles d’Henri Michaux, Max Ernst, Klimt, Jérôme Bosch, la liste est longue. Comme dans les milieux littéraires, on peut s’y conduire une famille de gens qui ont les mêmes goûts.

mylène chez Francesca

A propos de votre dernier clip, y a-­t-­il un rapport entre le fait qu’il parle de génération désenchantée et qu’il a été tourné en Hongrie ? ­

MF : Non. Sincèrement, non. Enfin, je n’en suis pas sûre. Nous voulions regrouper cent enfants dont les visages seraient ceux de personnes portant quelque chose en elles de grave, des personnes habitées. Etant donné la difficulté de vie dans ces pays de l’Est, on pensait pouvoir les trouver et là encore, la Hongrie est relativement privilégiée. Aller chercher la gravité dans un pays, je trouve cela un peu déplacé mais on a eu cette chance de trouver cent enfants très, très rapidement. En France, nous aurions dû faire casting sur casting. Là, on les trouvait dans la rue, dans les écoles ou dans des centres de redressement et ils ont apporté cette forme de violence avec eux. Ils n’avaient même pas besoin de jouer. D’autre part, là-­bas on trouve des techniciens très bien.

Laurent Boutonnat, qui a réalisé ce clip, y avait fait des repérages pour un long­-métrage. Ce fameux film fantôme ? ­

MF : Oui, oui. Il avait été très séduit par leur professionnalisme.

Quelles impressions vous a laissé le pays ? ­

MF : Je pourrais dire des choses, mais soyons honnêtes : je me trouvais malgré tout totalement protégée dans l’équipe de tournage. Cela reste donc une expérience en dehors du temps. Par contre, pour un tournage, le fait de changer de pays est très profitable. Le désir est le même, mais l’intensité est différente parce qu’à l’étranger, on se retrouve un peu perdu, parce qu’on a un regard d’autres.

Avez-­vous déjà imaginé faire ce métier sans clips et, à la limite, sans disques, comme au siècle dernier ? ­

MF : Je ne suis pas réellement en harmonie avec mon époque, certes, mais j’aime aussi la chanson en son tout : la musique, les mots, l’image. Dans un texte, on peut tout dire, tout suggérer mais pour moi, pour ma personne, j’ai besoin de m’exprimer à l’image. Les mots finalement ne me suffisent pas. Ou alors j’aurais été écrivain et j’aurais préféré le XIXème siècle, faire partie de cette famille-­là.

Comment est élaboré le concept d’un clip ? ­

MF :  A partir du thème de la chanson nous discutons avec Laurent pour écarter les lieux communs ou les portes ouvertes enfoncées, histoire de n’être ni démonstratif ni explicatif. Ensuite, je laisse Laurent travailler parce que moi j’ai un regard sur moi­-même qui n’est peut­-être pas le bon non plus, ou qui est en tout cas détourné. Je n’ai pas non plus le recul nécessaire par rapport à un texte que j’ai écrit.

De qui est l’idée du corbeau sur la pochette ? ­

MF : Alors là, vous me posez une colle ! Je ne sais plus du tout ! Par contre, le choix de la photo est de moi. En ce qui me concerne, je ne la trouve d’ailleurs pas effrayante du tout, mais l’inconscient collectif doit évidemment fonctionner. Pour moi, elle est plutôt très reposante. Si chez nous cet oiseau est perçu comme un symbole de mauvais augure ou de mort, il n’en va pas de même partout. En tout cas, sa présence n’a rien de provocateur.

Mais vous appréciez sûrement cette ambiguïté… ­ Le sens du paradoxe se retrouve chez tout être humain.

MF :  Il est sans doute plus prononcé chez moi parce que je peux exprimer mes sentiments. Chez moi, c’est tout noir ou tout blanc, jamais tiède

 mylèn chez Francesca

Le danger de ce métier n’est-­il pas d’en arriver à cultiver le paradoxe, à exacerber la tendance ? ­

MF : Cela fait partie effectivement des pièges, mais je crois pour ma part être assez lucide. Y a-­t-­il une once d’intelligence par rapport à cela, je ne sais pas. Je parlerais plutôt d’honnêteté. Je sens le danger de ces choses et en aucun cas je ne me laisserais diriger par elles. Si je sens que cela devient un leitmotiv ou une trop grande évidence, je crois que j’arrêterai. Finalement, on attend de chaque artiste ou de chaque album une évolution mais le fond reste le même. Un artiste qui exprime quelque chose répète inlassablement la même chose, les mêmes obsessions, les mêmes névroses, les mêmes désirs, les mêmes joies. Seule la forme change, peut-­être. Moi, cela ne me fait pas peur du tout. Je pourrais même le dire haut et fort : je crois que je répète toujours les mêmes choses, mais alors avec un climat différent. Et puis comme ces thèmes d’amour, mort et vie sont éternels, ils ne seront jamais épuisés non plus. Peut­-être pour vous dire que je n’ai pas envie du tout d’arrêter…

Quand vous chantez « Psychiatric », vous ne poussez pas un peu loin dans l’auto complaisance ?

MF :  ­ Je ne veux pas être mon propre censeur, même pas pour ce thème. Je voulais y mettre très peu de mots, donc très peu de démonstration. C’est compliqué pour moi de donner une justification par rapport à cette chanson. J’ai une attirance commune avec Laurent pour l’univers de la psychiatrie, qui nous semble très proche et en même temps très éloigné parce que je ne suis jamais allée dans un hôpital de ce type. J’en ai un désir profond, mais là serait réellement l’impudeur, par le côté voyeur. Cette chanson est venue après un reportage, qui m’a bouleversée et passionnée, sur un asile d’aliénés en Grèce où les internés sont laissés à l’abandon, livrés à eux-­mêmes et réduits à l’état d’animal. La folie me touche, tout simplement. La question du double a l’air de vous marquer assez fort.

Vous en parlez à propos de Laurent Boutonnat, et récemment à propos de Jean­-Louis Murat avec qui vous faites un duo sur l’album… ­

MF :  Dans la notion du double, il y a notre propre image. Je suis certainement en quête d’un alter ego, d’une âme sœur. Je crois que je l’ai réellement trouvée chez Laurent, mais cela peut s’épuiser aussi, nous pouvons trouver nos limites. Chez Jean-­Louis, c’est une autre forme de double. Dans l’appréhension de la vie, nous sommes à la fois très jumeaux et très différents. Pour moi, il colle réellement à l’idée qu’on se fait d’un poète.

 

 

Allez­-vous participer à l’album qu’il est en train d’enregistrer actuellement ? ­

MF :On en a parlé, mais je ne sais pas. Point d’interrogation…Je ne sais pas s’il faut le faire.

Peut-­être faut-­il une réponse à « Regrets » ? (Jean­Louis Murat a en effet écrit « La vie des bleuets » pour l’interpréter en duo avec Mylène, mais la chanson n’est jamais sortie, nda)

Vous avez plusieurs fois utilisé le terme ‘maîtrise’ dans cette rencontre. Tout contrôler vous obsède ?

MF : ­ Oui, totalement. Cela s’applique plus à l’univers de travail qu’à la maîtrise de soi. Voir que vous ne possédez pas les choses, je n’aime pas ça du tout. Finalement, je n’aime pas les surprises, je veux trop contrôler.

Chaque interview doit vous inquiéter… ­

MF : Oui. Cela m’angoisse totalement, mais on grandit aussi par rapport à ça. La notion d’interview évoque la spontanéité, cette spontanéité qui est toujours proche de moi, dans mes chansons etc. mais elle est toujours mariée à une réflexion ou un travail.

Est­-ce dans le même ordre d’idée que vous avez refusé d’être interviewée par deux de mes confrères parce que vous n’avez pas apprécié leur critique de votre dernière tournée ?

MF : La décision est­-elle de vous ? (le journaliste évoque Thierry Coljon et Rudy Léonet ­ qui ont cependant interviewé Mylène Farmer lors de son passage en Belgique en octobre 1989 ­ qui ont dès lors multiplié les articles pour dénoncer tantôt le fait qu’on ne pouvait pas photographier le spectacle, tantôt qu’on leur refusait une interview et ce encore récemment lors du Tour 2009, nda) ­

MF : Bien sûr. Tout vient de moi, même si on peut imaginer derrière moi un manager ou un producteur. Je décide de tout. Mais je n’ai pas très envie de parler de ça. On est libre de ses actes, comme de ses maladresses ou de ses mauvais jugements. La critique ne me dérange pas, mais à partir du moment où, selon moi, elles sont maladroites, j’estime que je n’ai pas forcément à accepter la rencontre de ces personnes et à me justifier quant à ces critiques parce que ce serait la porte ouverte à tout.

SOURCE : LA LIBRE BELGIQUE 30 AVRIL 1991 

Publié dans Mylène 1991 - 1992, Mylène et ses longs discours | Pas de Commentaires »

POUR UN CLIP AVEC TOI Mylène Présenté par Laurent BOYER

Posté par francesca7 le 25 mai 2015

M6 du 7 AVRIL 1991

« J’ai un souci de garder les choses secrètes, je suis probablement comme les enfants : j’aime encore les surprises. »

1991-01-hLe contexte de ce long entretien est un cas unique, puisqu’il a lieu sur le plateau du clip « Désenchantée », en plein tournage de celui­-ci. Laurent Boyer se retrouve donc en extérieur, aux côtés de Mylène qu’on découvre avec son apparence du clip, protégée du froid par une grosse doudoune noire.

Cette interview est la première apparition télévisée de Mylène depuis novembre 1989. Après la fin du Tour 89 début décembre, elle avait alors complètement disparu médiatiquement.

Laurent Boyer : C’est en direct de Budapest, en Hongrie, en fait à la sortie de la ville, que nous sommes installés pour le cinquième jour de tournage du clip qu’on attendait ­ enfin du clip et du 45 tours de Mylène Farmer qui s’appelle « Désenchantée », que vous entendez à la radio déjà depuis le 18 mars, dans l’attente d’un album qui s’appelle « L’Autre… », et qui sortira le 8 avril. (la date de sortie nationale officielle de l’album est le 10 avril 1991, nda) Alors, déjà, merci à Mylène de nous recevoir ici, car c’est la première fois qu’une équipe de télévision ­ petite, l’équipe ! ­ a le droit de s’installer sur le tournage d’un clip C’est bien la première.

Bonjour Mylène !

Mylene Farmer : Bonjour (elle sourit puis baisse la tête, les yeux plongés vers le sol).

LB : Alors vous découvrez une Mylène un peu… on comprend pas bien… On se dit qu’elle est sortie d’un roman de Charles Dickens. Vous voyez que ce matin, on l’a un peu tabassée, elle a un petit peu de sang qui coule des lèvres. Elle a beaucoup souffert et elle est habillée, comme d’habitude, par Thierry Mugler (rires), ou encore Amor, comme on peut le constater. Mylène, bienvenue. Merci de nous recevoir ici, c’est très joli. (en regardant derrière) Je crois que ça, c’est en fait l’image du début du clip…

MF : Oui (elle hoche la tête)

LB : Je crois que le clip commence comme ça. On est en plein tournage donc on est comme vous, on découvre un petit peu l’ambiance de ce clip. Alors, c’est Mylène dans cette tenue­là qu’on découvrira dans le clip…

MF : Sans le manteau !

LB : Sans le manteau, parce que le manteau a un côté un peu plus mode…

MF : Un peu moderne, oui.

LB : Il faut dire qu’il ne fait pas très chaud. Cinquième jour de tournage. Il y a combien de temps que tu es installée ici, Mylène ? Ça fait une huitaine ?

MF : Ça fait à peu près huit jours, oui.

LB : Je sais que c’est pas très facile pour toi parce qu’il y a les conditions climatiques qui ne sont pas évidentes. Je crois qu’il a fait très froid, la semaine dernière…

MF : Oui, beaucoup plus froid qu’aujourd’hui.

LB : Là, ça va un petit peu mieux. On a droit au soleil sur Budapest. Assez joli… Et puis, tu te lèves très tôt, et vous tournez toute la journée, c’est ça ?

MF : On a des horaires un peu différents chaque jour. Mais ce matin, on s’est levé à cinq heures du matin.

LB : Alors cet album arrive. On en a beaucoup entendu parler. Et quoique, puisque ça fait un moment que tu es absente, en fait. Depuis le dernier Bercy, on n’entend plus parler de Mylène Farmer…

MF : Je crois que ça fait un peu plus d’un an, maintenant.

LB : Qu’est­ce qui s’est passé ? C’était une retraite ou c’était le temps de la création ?

MF : Je crois que c’est un petit peu des deux. Je crois qu’on a besoin de se cacher après une scène. C’est beaucoup d’émotion. Et d’autre part, j’ai préparé le… troisième album, je crois ?!

LB : C’est le troisième, je te le confirme ! (rires)

MF : C’est le troisième. Et ma foi, voilà, ça a pris à peu près quatre, cinq mois de studio.

LB : De studio, et de création aussi, d’écriture, parce que tu as écrit…

MF : Oui. Toute l’écriture, c’était vraiment sortie de scène jusque entrée en studio.

LB : Est­ce qu’on peut dire…Cet album, on n’en parle pas encore, il sort le 8 avril, donc on ne sait pas encore, personne n’a écouté. On sait qu’il s’appelle « L’Autre… ». Il y avait « Ainsi Soit Je… », il y a « L’Autre… » maintenant. C’est quoi, c’est une continuité cet album ?

MF : (elle hausse les épaules) J’ai un petit peu de mal à m’expliquer quant au contenu d’un album. Je dirais que c’est de la même veine. C’est très difficile pour moi. C’est quelque chose d’assez mystérieux finalement, même pour moi.

LB : Y’a que toi qui a écrit sur cet album…

MF : Oui.

LB : …ou on trouvera d’autres textes d’autres gens ? (Mylène fait « non » de la tête). Y’a une dizaine de titres, c’est ça ?

MF : Oui, il y a à peu près dix titres. Il y en a même dix. Et non, je suis la seule à écrire. J’ai délaissé les poètes ! (petit rire)

1991-01-aLB : Bien. Les conditions de tournage, vous le verrez, parce que vous allez voir énormément d’images du tournage, on en profite en fait puisque tu nous reçois ici, vous allez découvrir de quelle façon Laurent Boutonnat et Mylène Farmer travaillent sur un clip, sur ce clip qu’on découvrira tout à l’heure, « Désenchantée ». Vous le verrez par deux fois, ce clip, avant la fin de l’émission, deux versions différentes. Il y a à peu près une centaine de figurants ici ?

MF : C’est ça.

LB : Des enfants. Alors pourquoi avoir choisi des enfants ? Des enfants hongrois en fait, à Budapest. Y’a une raison particulière ?

MF : Il y a plusieurs raisons pour le choix de la Hongrie. Il y a d’abord la neige. On voulait un paysage de neige. D’autre part, effectivement, on voulait beaucoup de figurants. Et on voulait surtout des enfants qui portent quelque chose de grave dans le visage, dans le regard. C’est vrai que les pays de l’Est, pour ça, c’est fabuleux. D’autre part, il y a beaucoup de techniciens en Hongrie qui sont très performants et professionnels.

Et enfin, une des dernières raisons, c’est que c’est beaucoup moins cher, et qu’on peut faire des choses grandioses avec peu de moyens, finalement.

LB : Est­-ce que ça veut dire que ça va être dans la lignée de l’imagerie Mylène Farmer ? Parce que c’est vrai que Mylène Farmer, on l’associe aux clips, clips scénarisés qui sont en fait des films, non plus des clips. Est-ce que c’est dans la même veine et ça s’inscrit toujours dans cette veine scénarisée et à grand spectacle ?

MF : Ce sera la même chose. C’est la même écriture et le même réalisateur. Et pratiquement la même équipe à chaque fois, sur chaque tournage.

LB : Est-­ce qu’on peut dire aussi que, quelque part, si vous venez tourner ici, en Hongrie, à Budapest… On y pense souvent quant à toi, tes ambitions cinématographiques, et celles de Laurent… On peut se dire qu’il y a peut­-être aussi… On sait que « Cyrano de Bergerac » a été tourné en Hongrie. On peut se dire qu’il y a peut­ être aussi, pour toutes les conditions que tu as données, les prémices d’un futur long métrage, le moyen de repérer pour un long métrage…

MF : (sourire) Ça, c’est quelque chose d’envisageable, qui a été envisagé. Mais j’avoue que, pour l’instant, c’est quelque chose qui n’existe pas, et puis c’est quelque chose qui appartient à Laurent, en tous cas pour l’instant. Donc, en fait, je ne puis rien dire. Mais ce que je sais, c’est qu’il avait fait effectivement des repérages, avant d’envisager le clip, en Hongrie pour un long métrage.

LB : L’histoire de Mylène Farmer en clips, on va essayer de la découvrir. On va découvrir plusieurs extraits des grands clips de Mylène, et on en reparle dans quelques instants. Regardez bien : Mylène Farmer en images.

Diffusion d’extraits des clips de « Libertine », « Tristana », « Sans contrefaçon », « Pourvu qu’elles soient douces », « Sans logique » et « A quoi je sers… ».

LB : Voilà, Mylène. On vient de découvrir les extraits des on va appeler ça des films, Mylène Farmer, de « Libertine » à « Tristana », tous les grands classiques. Qu’est­ce que ça te fait de revoir ton histoire, et presque ta carrière, en clips ? C’est vrai qu’on a beaucoup associé ça, avant la scène  j’entends : l’association, c’était « Mylène Farmer, c’est de l’image ; Mylène Farmer n’existe que par l’image ». Est­ce que tu as ce sentiment ? Est­ce que tu la revendiques, ou est­ce que, au contraire, ça te gène, maintenant que tu as fait de la scène ?

MF : Non, non, je n’ai aucune gêne quant à mon passé. C’est quelque chose qui est, je crois, très important pour moi, l’image. C’est ce qui m’a fait connaître, très certainement. Bien évidemment les chansons, mais c’était quelque chose d’essentiel en tous cas. Donc j’en suis très contente. Très contente. Et c’est vrai que j’avais besoin de la scène, mais ça c’est pour mes propres émotions, pas… (silence)

LB : Justement, à ce propos, tu dis que, en fait, assez fréquemment, tu es en état de peur, et que tu as besoin de cette peur pour oublier. Mais pour oublier quoi ? Tes angoisses ?

MF : Pour oublier ses angoisses, pour oublier que la vie est profondément dure et parfois laborieuse. Pour oublier beaucoup de choses qui sont trop intimes pour vous les raconter.

LB : D’ailleurs, tu cites quelqu’un qui s’appelle Luc Dietrich, qui dit « L’oubli c’est le sommeil de nos douleurs ».

MF : Euh… No comment ! (rires)

LB : C’est ça? Tu confirmes? Y’a pas de problèmes, ça reste ça. Mais cette trouille, elle te fait du bien, elle te motive ? Par exemple, au moment d’entrer en studio, tu dis que tu as quelques angoisses. Mais quand tu parlais de ça, tu n’avais pas encore fait la scène ­ y’avait pas encore eu le Palais des Sports, Bercy…

MF : Les véritables angoisses sont quand même celles, je crois, de la scène. Le studio, c’est autre chose. En tout cas, le studio, moi je parlerais plutôt de l’écriture. Parfois, on a l’impression qu’on n’a plus de nourriture pour pouvoir aussi donner des choses. Ça, c’est quelque chose qui m’a fait un peu peur : quand on sort de scène, on est complètement vidé. Et puis, on s’aperçoit que ça se fait au fil du temps.

LB : Vidée de ses émotions, de son trac, de ses sentiments ?

MF : Non, comblée d’émotions. Mais, c’est difficile à exprimer. C’est…

1991-01-bLB : C’est un petit peu particulier quand même pour quelqu’un qui a une trouille permanente, ou qui a des angoisses et une peur, de monter sur scène devant dix­ huit mille personnes.

MF : Il y a une différence entre trouille et angoisse, je trouve.

LB : Les angoisses, c’est plus profond ?

MF : J’en sais rien. Enfin moi, je me résumerais comme quelqu’un d’angoissé, mais pas trouillard du tout par contre. C’est quelque chose de très motivant finalement, oui.

LB : L’exécutoire c’est l’écriture ? Par exemple, tu dis que tu as eu une période d’écriture après Bercy…

MF : Dans un premier temps, oui, c’est l’écriture, absolument. Mais il y a beaucoup de choses à jeter.

Justement, quand a eu des émotions très, très fortes, en général, l’après émotion, c’est pas le moment pour rédiger des choses. Je crois qu’il faut attendre quelques mois avant d’essayer de s’échapper de quelque chose de puissant.

LB : Tu fonctionnes presque comme une éponge : tu as besoin de regarder ce qu’il se passe autour…

MF : La métaphore est jolie, je vous remercie ! (rires)

LB : N’est­ce pas ?! Je vous en prie ! J’aurais pu choisir autre chose, c’était inélégant. C’est fonctionner comme une éponge : regarder ce qu’il se passe autour et retracer une histoire. Par contre, il y a une chose qui est étonnante, c’est que dans la plupart de tes titres, assez fréquemment, ça revient souvent, comme un leitmotiv, il y a la mort qui est là, qui est présente. Est­ce que ça fera également partie du futur album, de « L’Autre… » ?

MF : Je dirais que c’est quelque chose qui est inhérent à ma vie. C’est quelque chose qui me trouble. Est­ce que ça me passionne ? Je ne sais pas bien. Oui, c’est quelque chose qui sera présent, mais c’est en deçà des mots, c’est pas forcément dit avec violence non plus.

LB : Ça, ça fait bien partie de ton personnage. Quand on parle de toi, on a presque envie de parler de clairobscur.

On a l’impression qu’il y a des antinomies, des paradoxes permanents. Il y a la sauvage d’un côté, puis la timide de l’autre subitement…

MF : Elles existent. Je crois qu’on ne peut pas fabriquer pendant sept années. Je suis comme ça, et je peux avoir mes moments d’euphorie, comme tout le monde, bien évidemment. Mais je crois que je suis profondément timide.

LB : Alors, on vient de voir une série de clips, de « Sans logique » à « Sans contrefaçon », ou encore « Tristana », « Libertine ». Il y en a un qu’on n’a pas vu, volontairement, qu’on va découvrir maintenant, c’est « Ainsi Soit Je… » où là, effectivement, c’est peut­être ce côté paradoxe, il s’est passé autre chose dans le tournage de ce clip. Déjà dans l’utilisation du noir et blanc, et du sépia. Et puis, c’était pas une scène à grand spectacle. On n’était pas, comme ici à Budapest, dans une usine désaffectée, avec de la neige, avec des trains qui passent. Et je crois que c’est un des clips que tu préfères, c’est une des images de toi, « Ainsi Soit Je… », que tu aimes bien.

MF : Je sais pas si c’est une image que j’aime bien. Là, j’apprécie beaucoup la sobriété de ce clip. Pour le thème, le sujet et l’univers, en tous cas l’ambiance, je crois que c’était important d’être très, très sobre, et surtout pas explicatif, pas être narratif non plus. Donc avoir des images et suggérer des choses, c’était plus important.

LB : « Ainsi Soit Je… », Mylène Farmer. On regarde.

Diffusion du clip de « Ainsi Soit Je… ».

LB : « Ainsi Soit Je… », Mylène Farmer. Donc un des clips que Mylène préfère. Rentrons maintenant dans le détail : si on est ici à Budapest, c’est pour vous montrer, c’est ce que vous allez découvrir, des images de ce tournage de clip. C’est une première fois, je le disais tout à l’heure, et l’on t’en remercie, avec Laurent Boutonnat et Thierry Suc, de nous avoir acceptés sur le tournage d’un clip, parce que vous êtes un peu avares d’images de ce travail que vous faites en équipe sur le tournage d’un clip, comme en ce moment ici, en Hongrie.

MF : Je ne sais pas si nous sommes avares, mais c’est assez difficile qu’une autre équipe intervienne parce que, quelquefois, un tournage, surtout comme celui­-ci, c’est une grosse machinerie et ça peut perturber le metteur en scène, et tout le monde. Et c’est vrai qu’on a un souci de garder les choses secrètes, mais parce que, moi, je suis probablement comme les enfants : j’aime encore les surprises. Donc j’aime bien cet effet de surprise quand on a un nouveau clip ou de nouvelles chansons. C’est pour ça que je fais très peu écouter l’album avant qu’il ne sorte. C’est une manière de préserver la chose.

Images du tournage de « Désenchantée », avec la mention : « Budapest ­ 22.02.91 ». Les figurants attendent.

Mylène aussi…

LB : A propos de ce titre, tu parles de génération, de chaos, d’intensité ­ j’ai eu l’occasion d’écouter le titre une fois. C’est presque un titre d’actualité. C’est une fois de plus le malaise. Mais c’est le malaise de quoi ? D’une génération ? Y’a ‘génération’ dedans. Quelle génération ?

MF : Là, je suis un petit peu désolée parce que, même si le mot ‘génération’ existe, je parle surtout de moi. Je ne veux en aucun cas impliquer, même si j’emploie une fois de plus le mot ‘génération’, je n’implique que moi.  Maintenant, c’est que si quelques personnes pensent comme moi, je dirais tant mieux ! Mais, une fois de plus, ça n’engage que moi. Je ne veux en aucun cas faire de la revendication. Et moi, me situant plutôt hors du temps et hors de l’Histoire, je préfère qu’on ne me considère que comme tel.

LB : Mais pourquoi te situes­tu hors de tout ? Parce que rien ne te touche ? Ça m’étonne…

MF : Ça n’a rien à voir. On peut se situer et se placer hors de tout. C’est une manière de se protéger, c’est une manière surtout de s’échapper du monde environnant. Maintenant, je fais la même chose que vous toute la journée, probablement. Mais en aucun cas, je ne me servirais de l’actualité présente. Non pas parce que ça ne me touche pas, ce serait cruel de le dire, mais parce que ce n’est pas mon propos que de parler de ça.

Images du tournage du clip de « Désenchantée » ­ la scène où Mylène et les enfants s’enfuient du camp. Gros plans sur de nombreux figurants.

Laurent Boutonat and Mylène FarmerLB : Parle-­moi un petit peu de « Désenchantée ». Vous êtes venus ici, à Budapest, tu le disais tout à l’heure, pour des raisons de tournage. Je sais que Laurent et toi vous aimez bien la neige, vous aimez bien l’humeur de cet endroit, la Hongrie. Mais dans le clip, on voit de jeunes enfants ­ il y a une centaine de figurants hongrois ­ avec des têtes très particulières, grimés, masqués, habillés un peu comme toi…

MF : Tout à fait. Même encore plus sales ! (rires)

LB : Assez minimaliste, quoi, dans la tenue. Alors, pourquoi ce choix ? D’où vient l’inspiration de ce choix ?

MF : Là, j’avoue qu’il est né probablement d’un amour commun, de Laurent et moi­-même, pour tout ce qui est Dickens, qui est « Oliver Twist ». On aime beaucoup, tous les deux, David Lean qui avait réalisé, je crois que c’était un de ses premiers longs métrages, qui était « Oliver Twist » qui était absolument magnifique. Et c’est surtout cette approche du conte qui est permanente.

LB : Oui, ça reste un petit peu dans ce qu’on a vu déjà chez toi…

MF : Oui

LB : …dans les histoires qui avaient avant, dans les scénaries qui avaient été développés. C’est toujours un conte et une histoire. Tu aimes les histoires. Tu aimes les fins, aussi, qui sont pas forcément belles, c’est que tu dis à propose du cinéma.

MF : Oui. J’aime les fins, je crois même que je préfère, les fins tragiques.

LB : Tu fais beaucoup de reproches d’ailleurs au cinéma français à ce sujet­là.

MF : (soupir) Je le fais dans ma vie privée ! (rires) Et en privé, très souvent, je… Non, je ne ferai pas de grands discours sur le cinéma français. J’ai l’impression effectivement que le cinéma français, en tous cas celui d’aujourd’hui, me touche moins qu’un autre cinéma ­ le cinéma russe, le cinéma américain parfois, le cinéma anglais. Maintenant il y a toujours des…

LB : (la coupant) Tarkovsky, dans le cinéma russe, par exemple ?

MF : C’est quelqu’un que j’aime beaucoup. J’aime beaucoup Bergman, David Lean qui malheureusement a arrêté de tourner, je crois. Mais j’aime aussi… Il y en a beaucoup.

LB : Dans « Désenchantée », dans le clip, c’est un univers carcéral particulier…

MF : On a essayé d’avoir quelque chose d’intemporel. C’est pour ça aussi le choix de ces costumes, parce qu’on ne peut pas tout à fait situer l’époque. Alors ça se situe effectivement dans un milieu carcéral. Il y a une autorité autour de ces enfants. Qu’est­ce qu’on peut dire ? Et que ces enfants n’ont rien à perdre, donc il leur reste comme solution la révolte, et c’est ce qu’il va se passer dans le clip.

Images du tournage du clip de « Désenchantée » ­ la scène de la fuite des enfants.

LB : Je me souviens, enfin j’ai lu ça quelque part, sans parler de ton histoire, que quand tu étais petite, tu passais beaucoup de temps dans les hôpitaux psychiatriques. Tu as fait ça pendant un petit moment…

MF : Ce n’était pas des hôpitaux psychiatriques, c’était d’ailleurs l’hôpital de Garches, qui a beaucoup d’enfants handicapés, moteurs et mentaux effectivement. Je m’en suis, en tout cas j’en ai un souvenir, j’ai eu l’impression de m’en occuper beaucoup. J’y allais très souvent le dimanche. J’étais assez petite.

LB : Mais c’est pas un truc de petite fille, ça ! C’est quand même assez original, comme attitude…

MF : Je sais pas bien. J’avais probablement besoin d’aller vers quelqu’un, vers les autres en tous cas. Mais c’est bouleversant, c’est passionnant. Peut­être que j’y retournerai un jour…

LB : Ça n’a pas de rapport avec ça, avec l’encadrement, toute la structure qui est autour des enfants du clip ?

MF : Peut­être inconsciemment. Là j’avoue que… (rires)

LB : Y’a pas d’incidence ?

MF : Effectivement, il y a des acteurs, de jeunes enfants, qui sont handicapés. Et on s’est aperçu ­ il y a une anecdote absolument magnifique ­ qu’un enfant handicapé, qui est sur le tournage, et qui s’est adapté au tournage en quatre jours. Et son éducatrice nous a dit que, en quatre jours, il avait fait des progrès de six mois. Donc c’est une jolie récompense (sourire).

LB : Là c’est ton côté humaniste ?

MF : Oh non !

LB : Comment tu échanges avec tous ces jeunes hongrois qu’on voit là ?

MF : C’est un échange uniquement de regards puisque nous n’avons pas la même langue, et que les interprètes ne sont pas toujours là pour traduire. Ce sont des regards et puis… Ce sont surtout des gens…

Tous ces figurants ne jouent pas. Ils sont très, très justes. Enfin, ils jouent, mais en aucun cas ne surjouent, et c’est ce qui est fascinant. Ils ont une spontanéité. On a l’impression qu’ils sont nés dans ces costumes, dans cette époque. Et ça, j’avoue que c’est un plus pour le tournage.

LB : Je crois que c’est un parti pris. J’ai eu l’occasion de parler avec ce qu’on appelle un casting-­producer ici ; il m’a dit que, dans le choix des gens, il y avait peu de comédiens, hormis la matonne…

MF : Absolument, oui.

LB : Il y a des délinquants, des jeunes enfants de l’école…

MF : Il y a de tout, oui. Ce sont des gamins de la rue. (rires)

LB : …avec leurs réactions. C’est­à­dire quand on vit à Budapest, quand on a vécu ce qu’on a vécu, quand on a eu l’histoire qu’on a eue, dans une ville qui, somme toute, quand on se promène un peu ici, on sent que c’est pas forcément réjouissant au niveau de l’humeur et de l’âme….

MF : C’est en tous cas habité.

LB : C’est ça, on sent qu’il y a une âme, mais on sent qu’il y a une pression.

MF : Il y a une dureté et il y a une…oui une dureté réelle.

Images de Laurent Boutonnat filmant la scène finale de « Désenchantée ». Laurent Boyer, qui est à ses côtés, réussit l’exploit de faire dire quelques mots au réalisateur, habituellement très discret.

Laurent Boutonnat : On a une scène avec tous les figurants, avec Mylène. C’est un raccord à faire sur ce petit monticule. Nous, on est derrière, avec la caméra. On va faire brûler des pneus pour avoir une grosse fumée noire, pour être raccord avec l’usine d’hier où il y avait le feu, etc. Ils sont censés s’échapper de l’usine, et ils vont descendre de cette petite colline pour courir dans cette immense plaine, vers rien.

L. Boyer : Ce sera le dernier plan du clip ?

L. Boutonnat : C’est l’amorce des derniers plans en fait. C’est le premier plan où ils s’échappent de cette prison/usine pour partir dans la plaine. Après, on a plusieurs plans à faire de leurs visages qui courent…

L. Boyer : Ça a été un bonheur pour toi d’avoir cent figurants, de jeunes hongrois ?

L. Boutonnat : Oh oui, oui, oui. C’est formidable !

L. Boyer : Pas trop difficile à gérer ?

L. Boutonnat : Non parce qu’il y a une équipe très solide qui tient bien tout ce monde­là. Ils ont des têtes extraordinaires en plus. Il y a quelque chose de formidable ici, c’est qu’ils sont… Ils jouent bien. C’est même pas jouer ; ça leur plaît de faire ça, donc c’est presque naturel.

L. Boyer : C’est peut­être mieux que des comédiens. Ils ne surjouent pas !

L. Boutonnat : Ah oui ! C’est impossible, les comédiens ! Ils ont quelque chose de naturel comme ils ont jamais fait ça de leur vie, ils ont une espèce de maladresse. Mais t’as l’impression qu’ils ont fait ça toute leur vie, que ce sont de grands professionnels.

L. Boyer : T’as voulu tourner ici, ça s’appelle la pousca…

L. Boutonnat : La puszta !

L. Boyer : C’est quelque chose d’énorme. C’est la plaine hongroise. Le ciel se rejoint avec la terre.

L. Boutonnat : Absolument. La Hongrie est un pays plat où il n’y a que des plaines. Et tout le centre de la Hongrie, c’est ça : des centaines de kilomètres avec rien, et c’est très impressionnant, surtout avec la neige.

On a l’impression que le ciel et la terre se rejoignent et que y’a rien. C’est le néant. Et c’est beau.

Après quelques images du tournage de la scène de fin et une page de publicités, on retrouve Laurent Boyer aux côtés de Mylène Farmer.

LB : A Budapest, dans un lieu un peu particulier qui est un lieu de tournage, celui que Mylène Farmer et Laurent Boutonnat ont choisi pour ce clip, « Désenchantée », qu’on va découvrir dans quelques instants puisque vous allez le découvrir pour la première fois sur M6, presque en exclusivité, parce qu’il est pas passé beaucoup avant. On a parlé un peu de ce clip, de la façon dont tu as travaillé. Alors toi, c’est ta tenue permanente, ta tenue Dickens on va dire, c’est un peu ça. Et puis, un travail de maquillage. Tu n’hésites pas à te grimer. Là, on voit que tu as effectivement la petite trace de sang. Tu as beaucoup souffert dans ta vie…

MF : (elle sourit et pose un doigt au coin de sa bouche) Je me suis fait très mal ici. C’est parce que j’ai reçu des pierres. Donc, fatalement, je me suis coupée avec une pierre.

LB : Il y a autre chose que tu as coupé, ça tout le monde l’aura remarqué. J’ai pas sauté dessus tout de suite…

MF : C’était élégant ! (rires)

LB : Merci !

MF : Ils sont coupés !

LB : Ça va de plus en plus dans ton côté…pourquoi j’allais dire androgyne ?

MF : Allons bon ! (rires)

LB : Est­ce qu’il y a un autre mot ? Peut­être ‘différente’ ? Ce côté masculin. Oui, ce côté masculin. On sait pas trop quoi. Cette image un peu masculine et féminine. Le fait de couper les cheveux, tu sacrifies au mythe.

Mais la coupe, on va dire « Mylène Farmer, décidément, est de plus en plus masculine »…

MF : Oh non, je ne pense pas. En tous cas, ce n’est pas mon souhait. Et je pense qu’on peut avoir des cheveux très courts et être très féminine quand même.

LB : Un exemple : Katherine Hepburn.

MF : Audrey Hepburn! Katherine Hepburn a eu les cheveux longs plutôt, elle. Mais elle avait une façon très féminine de s’habiller, mais toujours avec des pantalons. Très sobre. Que puis­je vous dire sur la coiffure ?

1991-01-gLB : Sinon que t’avais envie de le faire, et que ça fait causer quoi !

MF : Ça, c’est vous qui dites que ça fait causer ! Moi, j’avais tout simplement envie de changer de tête, c’était important pour moi. Et puis, c’est plus facile de se coiffer quand on a les cheveux courts !

LB : J’aime quand on parle de pratique comme ça, c’est bien ! (rires) Mylène Farmer, « Désenchantée », le clip, on le regarde tout de suite, et c’est la première fois que vous le découvrez.

Diffusion du clip « Désenchantée », version courte.

LB : Mylène, on a parlé tout à l’heure des enfants hongrois, on en a beaucoup parlé, de ce choix, du lieu bien sûr. Alors, il y a une infrastructure et une équipe assez importantes. Il y a beaucoup de gens sur ce tournage…

MF : Je crois qu’il y a à peu près cent vingt personnes, mais il y a surtout douze personnes, enfin ‘surtout’ parce qu’elles viennent de Paris, douze personnes dans l’équipe technique.

LB : Des français, donc ?

MF : Oui, absolument.

LB : Avec qui vous avez l’habitude de travailler ?

MF : Oui. Jean­Pierre Sauvaire, qui est chef opérateur. Carine Sarfati, qui est aux costumes. Et beaucoup d’autres, et je m’excuse de ne pas les citer.

LB : C’est une équipe de copains, ça. C’est des gens avec qui vous travaillez fréquemment. On a l’impression que c’est presque une famille…

MF : Oh oui. C’est des gens de grande qualité humaine et professionnelle. C’est vrai que c’est un plaisir, à chaque fois, de les réunir à nouveau.

LB : On voit pas de chevaux dans ce clip !

MF : Non.

LB : Y’a pas le…

MF : Le syndrome chevaux ? (rires) Non, il n’existe pas ! (le dernier jour du tournage, une scène montrant un squelette au dos d’un cheval noir parcourant la fameuse plaine vide sera pourtant tournée, mais coupée au montage final, nda)

LB : Y’a pas le Cadre Noir, et pourtant, ça fait partie de ton histoire, quand même…

MF : Ça, c’est la presse qui est allée un petit peu trop loin ! J’ai fait beaucoup d’équitation dans ma jeunesse, j’ai effectivement fait un passage, mais très bref, à Saumur, mais c’était pour envisager de passer le monitorat. Donc c’était très, très bref. La presse s’est emparée de ça et en a fait une grande monitrice d’équitation, mais je n’en suis pas là. (sourire)

LB : Ça faisait pas partie de tes aspirations. En fait, chanter non plus, vraiment ?

MF : Non, ce n’était pas une vocation. Mais c’est quelque chose de… C’est probablement un cadeau de la vie qui m’a été fait.

LB : Est­ce que c’est une chance qui passe à un moment donné ? Est­ce qu’il faut la saisir cette chance ? Au moment où tu as rencontré Laurent sur le premier 45­trs, il y a une petite voix qui t’a parlé ?

MF : C’est l’autre, justement ! (sourire)

LB : (ne comprenant visiblement pas l’allusion au titre du nouvel album à venir) C’est l’autre ?

MF : Oui, c’est une petite voix. C’est une chance et une évidence à la fois. C’est­à­dire que quand j’ai rencontré Laurent… Tous les deux, nous sommes nés de la même chose. Donc c’est quelque chose de très fort et très beau, en tous cas pour ma vie.

LB : Autre chose qui a probablement été très bon, on en parlait tout à l’heure, de tes émotions, de ta peur, de ce qui te motive, de ce qui te fait avancer, ça a été la scène. Ça a été le Palais des Sports, ça a été Bercy par la suite. Moi, je t’ai vue dans les deux cas. Je t’ai vue pleurer sur scène, pleurer d’émotion sûrement, d’intensité. Est­ce que ça, c’est l’avènement pour toi ? Le parcours a été long, de 84 à 89, cette scène, est­ce que ça représente l’avènement ? Et est­ce que ça te manque déjà, l’absence de scène depuis à peu près un an ?

MF : Je ne sais pas si on peut parler d’un manque. C’est très, très troublant, la scène. En tout cas, la façon dont moi j’ai abordé la scène et la façon dont je l’ai ressentie, c’est quelque chose de très troublant. Donc c’est quelque chose qui marque énormément. Là aussi, c’est difficile pour moi d’en parler parce que c’est très riche.

Je ne sais pas. C’est une grande émotion. Maintenant, je pourrais dire beaucoup d’autres choses, mais c’est délicat pour moi parce que je…

LB : Est­ce que c’est une émotion passée, ou est­ce que c’est une émotion qui implique le fait d’être en désir justement de cette émotion ?

MF : C’est une émotion qui fait partie maintenant de mes souvenirs. Mais, dans la mesure où c’est aujourd’hui, je peux la considérer comme étant du passé. Donc c’est quand même… Comment vous dire ? C’est une plaie.

En tous cas, dans mon souvenir, c’est une plaie car c’est quelque chose que je n’ai plus actuellement. Ce qui ne veut pas dire que j’ai envie d’y retourner tout de suite non plus. J’ai envie de vivre dans ma vie des choses très fortes. Je sais que je ne pourrai pas les renouveler quotidiennement. Donc je sais que ma première fois sur scène, c’était quelque chose d’incroyable pour ma vie. Est­ce que je ressentirai les mêmes choses si je remonte une deuxième fois sur scène ? C’est la question, en fait, que je me pose, donc c’est en ce sens que c’est très déstabilisant.

LB : Qu’est­ce qui peut t’inspirer justement un désir aussi fort, où tu te dis « Tiens, si je faisais ça, j’aurais peut­ être une émotion encore plus forte » ? Y’a le cinéma, probablement ? On t’a proposé d’ailleurs des rôles au cinéma. Garcia t’a proposé un rôle, il me semble…

MF : (visiblement réellement surprise) Vous me surprenez parce que, moi, je n’en ai jamais parlé.

LB : Ah oui ? C’est des échos, alors. Des bruits…

MF : (perturbée) Non, mais c’est pour dire que je n’en ai jamais parlé.

LB : C’est vrai ou pas ?

MF : C’est vrai que j’ai rencontré Nicole Garcia. J’ai vraiment souhaité la rencontrer. J’avais ce projet de scène, donc il a fallu choisir et c’était évident pour moi. Ce n’était même pas un choix. Mais j’ai quand même souhaité la rencontrer. J’aime bien cette femme. J’ai eu quelques propositions. J’attends. J’attends parce que ce ne sont pas encore les bonnes. Et que j’y mettrai, je dirais, la même démesure et la même passion pour aborder ce thème­là. Mais c’est… J’attends, voilà.

LB : Peut­-être, alors. Qui sait ? On parlait d’émotion à l’instant. L’émotion, l’intensité : c’est extrait d’un double album qui est sorti, c’est également la cassette vidéo live du Palais Omnisports de Paris Bercy. (le concert a en réalité capté à Bruxelles, nda) C’est Mylène Farmer sur scène. « Plus Grandir ». Regardez…

Diffusion du clip de « Plus Grandir (live) ».

LB : « Plus grandir », à l’instant. C’est la scène, c’est Mylène Farmer en scène. Mylène nous en parlait à l’instant, avec cette émotion nette et intense qu’était cette scène. A propos de ton succès, parce que tu as quand même du succès, tu es…je sais pas si on peut dire star ou vedette…

MF : J’en sais rien. C’est pas mon problème.

LB : Tu t’en fous ! Par contre, il y a une réflexion que tu t’es donnée à toi­même une fois dans une interview, tu t’es toi­même posée la question, et tu y as répondu, et j’ai trouvé ça assez intéressant. Tu dis « Si le succès se meurt, je serai dans une solitude incommensurable et presque insupportable ». Alors, ça aussi, c’est le paradoxe du personnage puisque tu viens de me dire « Bof, je m’en fous, c’est pas mon problème. Je suis star, je suis vedette, c’est pas… ».

MF : Non, mon problème n’est pas le mot qu’on emploiera pour définir. Mais mon vrai problème, c’est d’exister, et donc d’avoir le regard des autres posé sur moi, d’avoir quelqu’un qui m’écoute. Et ça, c’est… Pourquoi je fais ce métier ? C’est parce que j’ai besoin de ça pour vivre.

LB : C’est le désir d’amour des autres. Probablement le désir de donner aussi…

MF : Bien sûr. Ça c’est…Oui, bien évidemment, oui.

LB : Est­ce que tu projettes un petit peu dans l’avenir et te dire « Est­ce que je continuerai à faire ça ? » ? C’est­ à­dire un album tous les trois ans, une scène, … Je me demande su tu es capable de tomber dans une routine…

MF : Non, parce que je pourrai dès le prochain album remonter sur scène. Non, je ne peux pas me projeter dans l’avenir. Quand je pense à l’avenir, je vois l’échec donc je préfère ne pas y penser. Et j’y pense malgré tout ! (rire nerveux) Mais c’est pas une grande quiétude en tous cas.

LB : On a l’impression qu’il y a un mal de vivre permanent chez Mylène Farmer…

MF : Oh, je ne voudrais pas n’émaner que ça, mais je… (soupir) Que dire ? Oui, appelons ça le mal de vivre.

Appelons ça une incompatibilité avec la vie, en tout cas.

LB : Avec les autres, des fois ?

MF : Avec les autres, mais ça nous sommes tous pareils.

LB : L’enfer c’est les autres, quoi !

MF : Oui, bravo ! (rires)

LB : Je vous en prie. (un camion arrive en second plan, depuis le décor du clip, et vient tout droit vers le ‘plateau’ d’interview) Ne vous inquiétez pas, on a un camion qui nous arrive dessus ! On est vraiment sur les lieux du tournage de ce clip ! (rires de Mylène qui se retourne) Y’a même des coups de mitraillettes de temps en temps. C’est l’apocalypse quoi ! (le camion passe juste derrière eux puis disparaît, Mylène est morte de rire) Voilà, merci, c’est gentil. Ne changez rien. Restez où vous êtes. On s’installe et on continue dans le même esprit. Mylène, on va regarder « Désenchantée » une autre fois… Ah, je voulais dire une chose.

L’album n’est pas encore sorti, par contre, il y a une chose que tu as faite et qu’on n’attendait pas forcément, c’est un duo avec quelqu’un, sur cet album, avec Jean­Louis Murat. Alors là aussi, il y a une rencontre un peu particulière. Cette rencontre est née de quoi : de ton désir, du sien ?

MF : Ça, je vais garder ça mystérieux. Je crois que c’est né de toute façon d’un désir commun. Nous nous sommes rencontrés et on a décidé de chanter cette chanson ensemble. Et je suis très heureuse d’avoir rencontré Jean­Louis. J’aime beaucoup sa voix, d’abord, et j’aime surtout sa façon d’écrire. Et c’est quelqu’un qui a réellement un univers. C’est pour moi ­ je ne sais pas s’il appréciera le compliment, c’en est un pour moi ­c’est un poète d’aujourd’hui. C’est quelqu’un qui me touche beaucoup. (sourire)

LB : Mylène Farmer, « Désenchantée ».

Diffusion du clip « Désenchantée », version intégrale.

LB : Voilà, « Désenchantée », Mylène Farmer. On est sur le tournage de ce clip. L’album sort le 8 avril, je vous le rappelle. (la date officielle annoncée par la maison de disque sera pourtant le 10 avril, nda) L’album s’appelle « L’Autre… ». Le 45­trs, vos le connaissez puisqu’on l’entend en radio, déjà, depuis le 18 mars.

Mylène, après ce tournage, après Budapest, ça va être quoi ? Ça va être promotion ? Quelques télés…Très peu, d’après ce que je sais.

MF : Très peu de télés, oui.

LB : Merci de nous avoir accordé cette interview, surtout ici.

MF : Merci d’être venu.

LB : Je t’en prie. On se remercie encore ! Et après, ça va être peut­être un peu de repos, t’occuper des animaux. Tu as toujours des animaux ?

MF : J’ai toujours mes deux singes.

LB : Oui, c’est ça.

MF : Et, quant au repos, non. Définitivement, je déteste le repos et l’oisiveté.

LB : Tu t’ennuies ? Ça t’ennuie, le repos ?

MF : Oui. Et ça m’inquiète beaucoup. Beaucoup !

LB : Mylène, merci d’avoir été avec nous. Et puis, on se retrouvera probablement prochainement. On ne sait pas. Qui sait ?

MF : D’accord.

1991-01-eLB : Merci. C’était ici, à Budapest, et elle va continuer le tournage du clip. Et il fait de plus en plus froid, je vous assure. (rires de Mylène) Ah ! Je sais que ton rêve, ce serait de faire un reportage sur la banquise.

MF : Oui, absolument.

LB : C’est toujours vrai ?

MF : C’est toujours vrai.

LB : Je sais pas si j’irai t’interviewer sur la banquise ! (rires) Ça s’arrange pas ! Merci Mylène.

MF : Merci.

LB : A bientôt.

MF : Au revoir.

Générique (extrait de « Désenchantée » sur des images du tournage).

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TÉLÉPRO – Entretien de Mylène avec François TRISTAN

Posté par francesca7 le 26 avril 2015

 

 

25 MAI 1991

1991-09-bA propos d’envisager les vidéo­clips comme du cinéma :

­ Je ne pense pas clip d’un côté et cinéma de l’autre. Quand nous préparons un clip, nous avons l’impression de déjà faire un film. Quant à tourner un long­métrage, nous avons déjà eu un projet qui n’a pas abouti. Il y en a un autre aujourd’hui. Sinon, on m’a proposé des rôles, mais qui n’étaient pas intéressants car les réalisateurs copiaient les personnages de mes clips, ne faisaient preuve d’aucune imagination. Une seule fois, j’ai refusé­ à regret car j’étais occupée par la scène ­ c’était avec Nicole Garcia.

A propos du titre de son nouvel album :

­ Avant, le réel ne m’intéressait que par rapport à moi, à mes angoisses. Mais j’ai changé, sans doute à cause de la scène, où j’ai découvert l’attente du public, des autres face à moi. Aujourd’hui, j’ose donner plus aux autres.

A propos du cliché illustrant la pochette :

­ Le corbeau s’est simplement imposé à nous car il a un aspect paradoxal. Si certains le considèrent comme un oiseau de malheur, il est aussi dans certaines cultures ­ en Afrique Noire, notamment, symbole de protection. J’ai aimé cette contradiction.

A propos de la présence de Jean­Louis Murat sur l’album :

­ Jean­Louis m’a écrit et, pendant une année, nous avons échangé une correspondance avant de nous rencontrer. Une rencontre qui ne m’a pas déçue. Je me suis demandée si Jean­Louis n’était pas mon double.

Très sensible, c’est quelqu’un qui a ce mélange de culture et de naïveté.

A propos du thème récurrent de la mélancolie :

­ La mélancolie peut aussi apporter un bien­être. La tristesse est aussi riche que la joie, et elle permet en outre de réunir toute une famille d’artistes.

A propos d’un éventuel retour sur scène :

­ J’ai attendu sept ans pour monter sur une scène (cinq en réalité, nda) et ce fut un plongeon bouleversant. Je n’ai pas eu envie de banaliser ensuite une telle aventure : c’est une chose d’une telle puissance… Je compte donc prendre le temps de la réflexion avant de me décider.

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Mylène Farmer, chanteuse désenchantée

Posté par francesca7 le 26 mars 2015

 

1991-01-aVotre première tournée fut un triomphe. A cette occasion, vous avez aussi rencontré votre public pour la première fois : comment l’avez­-vous trouvé ?

­ Je ne suis toujours pas sûre de savoir à quoi ressemble mon public. Je sais seulement qu’ils ont en commun l’envie et la recherche d’émotions intenses…

Au milieu de cette tournée, vous avez sorti un 45­ trs intitulé « A Quoi je Sers… ». Etrange interrogation de la part de quelqu’un qui est acclamé comme vous…

­ Il serait prétentieux de me considérer comme une personne utile à la société –je veux dire vraiment utile. Je ne pense pas que des applaudissements, même s’ils sont une belle récompense pour un artiste, apportent une réponse à cette question.

Votre nouvel album s’intitule « L’Autre… ». N’est­ce pas une réplique au titre de votre précédent album, « Ainsi Soit Je… » ?

­ Oui, mais ce n’est apparu qu’après la décision du titre du nouvel album. Cet autre pourrait être un autre moi-même.

Pas réellement un être physique, mais une présence qu’on a tous au- dessus de nous, qui nous protège, nous guide et parfois se révolte contre nous. J’ai cherché un mot qui puisse inclure tous les aspects de cette sensation. Schizophrénie ? Le terme exact serait plus poétique, moins clinique…

Sur cet album, vous dites être d’une génération désenchantée. Pour la première fois, vous ne parlez plus seulement en votre nom…

­ Je ne dis pas que nous sommes d’une génération désenchantée, mais que je pense appartenir à une génération de gens déçus par la vie. C’est une opinion personnelle, je ne suis pas un porte­drapeau.

Comment peut­on se sentir déçue par la vie lorsque l’on vend plus de deux millions de disques ?

­ Le vrai bonheur est ailleurs. Je pense que beaucoup de gens se sont retrouvés dans ma façon de parler de la tristesse et de la mélancolie. Une vie professionnelle comblée ne répond pas forcément à toutes les questions que l’on se pose sur la vie, avec un grand ‘v’.

A la suite de vos fameux vidéo­clips, est­il vrai que vous préparez un film pour le cinéma avec Laurent Boutonnat, votre complice dans le domaine musical ?

­ Oui, mais réunir le budget qui permettrait d’entamer sérieusement le tournage prend énormément de temps.

En réalité, c’est le projet de Laurent, il m’est difficile d’en parler avant le premier jour de tournage. Pour l’instant, c’est son film plus que le mien.

Vous restez très secrète : qui sont vos amis ?

­ Des artistes : peintres, stylistes ou photographes. Il y a un point commun entre tous mes amis proches : à un stade de notre relation, nous finissons toujours par travailler ensemble !

Pour la première fois, il y a un intrus sur votre album puisque la chanson « Regrets » est interprétée en duo avec Jean­Louis Murat…

­ J’aimais beaucoup son univers et nous nous sommes écrit. Il a accepté de chanter avec moi, du coup j’ai écrit le texte de cette chanson en pensant à lui, à son écriture et à son amour des mots. C’est aujourd’hui un ami très cher.

Vous regrettez parfois de ne plus être un visage anonyme ?

­ J’ai toujours voulu être connue ou reconnue, c’était ma raison de vivre. Je me débrouille pour que la célébrité ne me mette jamais dans des situations embarrassantes.

Pensez­vous que les gens trouvent dans vos chansons des choses que vous n’y aviez mises intentionnellement ?

­ Oui, mais c’est normal. C’est même réconfortant. C’est pareil quand on voit un film ou quand on lit un livre.

Quand l’auteur a fait son travail de création, c’est au public de faire le sien en utilisant son imagination.

source : L’HEBDO AU FÉMININ (Belgique) – 1er AVRIL 1991 – Entretien avec C. TABATHA

 

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UN MONDE ARTISTIQUE ET UNE CRITIQUE DISTANTES

Posté par francesca7 le 22 août 2014

 

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   Le relais essentiel de Laurent Boutonnat a toujours été la presse, qu’elle soit musicale, quotidienne ou de télévision. Rarement des magazines ou des revues cinématographiques se pencheront sur notre réalisateur pendant ses dix années de réalisation de clips. En revanche, comme un concepteur de films qui grandissent dans l’âme, Boutonnat sera souvent cité dans des critiques d’autres films comme une inspiration auxquels les cinéastes se seraient fiés. Ainsi certains critiques cinématographiques verront dans l’imagerie du Pacte des loups (Christophe Gance – 2001) une référence à Tristana (1987), souligneront les similitudes de traitement du scénario entre Firelight (William Nicholson – 1997) avec Sophie Marceau et celui de Giorgino (1994). D’après ces remarques on peut retirer une inspiration d’ordre imagière plus que narrative ou esthétique. 

Ce qui reste de Laurent Boutonnat pour la presse et le monde artistique semble être avant tout certains éléments graphiques. On n’a jamais vu Boutonnat se vanter de la nouveauté de sa narration ou de compositions d’images inédites ; la particularité de son cinéma réside simplement dans l’assemblage d’imageries décrites dans notre deuxième partie, de sa faculté à en tirer des atmosphères désespérées, des scénarios romantiques que peuplent des séquences oniriques. Les films d’autres auteurs, parmi lesquels les deux pré-cités, reprendraient de Boutonnat certaines de ses images, comme l’omniprésence des loups qui rodent dans la neige, la mythe de la femme enfant, l’utilisation dramatique de la glace se formant à la surface d’un lac et des jeux d’acteurs tout en nuances de Giorgino, et surtout d’une atmosphère, d’un climat lourd mêlé de désespoir dont le cinéaste ne s’est jamais séparé. Le premier article ayant pour seul objet Laurent Boutonnat est tiré du quotidien Le Matin de Paris181. L’accent de l’article est porté avant tout sur le budget exceptionnel qui sera en passe d’être alloué pour la première fois à un clip français (10 500 Euros) et au soin cinématographique porté à la réalisation. 

Laurent Boutonnat qui avait sans doute vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué se vit refuser les crédits relatifs au tournage de la deuxième version de Maman à tort une semaine après la parution de l’article. 

Les motifs invoqués par la maison de disque parlent d’un précédent vidéo-clip déjà tourné en catastrophe par Boutonnat sur un plateau de télévision en cinq jours et déjà en forte diffusion dans les émissions spécialisées. Pour une somme de 116 Euros seulement, il avait réalisé, avant même que le 45 Tours ne sorte dans le commerce, une vidéo interprétant les paroles de la chanson en plans fixes, à la mise en scène immobile. Le long clip sur lequel le réalisateur travaillait était, à en croire son story-board, proche de qui allait devenir son style mais mettait malheureusement de côté l’expérimentation narrative dont le premier essai faisait preuve. Dès la première sortie dans le commerce d’une de ses compositions, Boutonnat par cet article fait déjà parler de lui avant tout par son clip. C’est grâce à cette opportunité de mettre en scène perpétuellement la chanson et son interprète de manière ludique que Boutonnat reste si longtemps loin de ce qui est considéré comme le “vrai” cinéma de salles obscures. Il le confirmera lors de la sortie de Libertine : « Finalement une chanson c’est quelque chose d’assez simple. Mais travailler autour de la chanson, ça c’est réellement passionnant. » Les articles suivants relatifs à Boutonnat se consacrent davantage à son travail de composition et surtout d’arrangement de chanson, comme l’article élogieux de Rock & Folk début 1986. 

On trouve à cette époque les articles relatifs à son travail de cinéaste dans les magazines musicaux, où il est souvent l’objet des pages consacrées aux nouveaux clips. C’est à un magazine traitant de musique autant que de cinéma ou de culture contemporaine qu’il donne sa première interview en avril 1986 pour le clip de Plus Grandir183. Boutonnat avait pour l’occasion organisé deux premières dans deux cinémas de la capitale à laquelle il avait invité la presse cinématographique et musicale. Seule la première catégorie aura répondu présente et se sera fait le relais de cette nouvelle initiative pour un réalisateur de clip. Le milieu cinématographique, lui, reste muet. 

Starfix offre quelques mois plus tard sur deux pages un compte rendu du tournage de Libertine en l’intitulant : «Clip ou film? Les deux. Mylène Farmer inaugure le genre». Le futur assistant réalisateur François Hanss analyse pour la première fois les moyens inhabituels mis à disposition d’un clip et les attributs cinématographiques qu’il adopte. Laurent Boutonnat aura sans soute compris par la suite la nécessité d’insister sur l’aspect cinématographique de ses clips afin de faire de leur sortie à chaque fois un nouvel évènement médiatique. La diffusion télévisée en exclusivité à des horaires exceptionnels de chaque nouvelle production servira à en faire des purs spectacles de divertissements familiaux et non plus destinés au public d’un genre musical particulier. Malgré cette exposition totalement nouvelle pour des clips, la presse et le milieu cinématographiques ne trouveront toujours pas en 1988 de bien fondé à l’analyse d’un tel phénomène.

 

ptg02164000 Peu enclins à tisser d’étroites relations avec le milieu musical français, Laurent Boutonnat et Mylène Farmer, lauréate de la remise de la victoire de la musique de l’interprète féminine de l’année 1988, refusent l’interprétation sur scène de leur succès du moment, comme c’est pourtant la coutume dans cette soirée. Interrogé le lendemain par la presse, Bertrand LePage  expliquera le refus d’une phrase laconique et provocante : « Mylène Farmer ne chante pas avec un orchestre de bal ». Par la suite souvent renommés, notamment en 1991 pour le clip de Désenchantée et en 1996 pour le concert, Laurent Boutonnat et Mylène Farmer ne recevront plus de trophées des mains de la profession, raflant pratiquement tous ceux remis dans d’autres soirées par des votes de public. Depuis sa jeunesse, la volonté de Boutonnat a toujours été de faire du cinéma, ou du moins avoir l’occasion d’en faire. Le clip s’est alors présenté comme une opportunité de porter à l’écran un imaginaire qu’il n’avait pas la possibilité de transmettre par d’autres médiums. Que les milieux respectifs auxquels ont pu toucher le clip, c’est à dire la musique, la télévision et le cinéma, répondent plus ou moins fort à son travail semble importer peu au cinéaste. Jean-Louis Murat qui travaille sous sa direction en 1991 pour Regrets dira de lui plus tard qu’il « filme du morbide pour s’amuser. Lui-même est les premier étonné que ça marche. » Laurent Boutonnat bénéficie donc dès 1888 d’une place à part chez les réalisateurs de clip, ses productions étant diffusées à de grands horaires d’écoute et en étant intégrées dans des shows de divertissements populaires. 

Sans doute par peur d’être considéré comme un réalisateur de télévision qui, après avoir transgressé avec succès les lois de sa forme devait à nouveau subir des règles strictes de diffusion, Laurent Boutonnat délaisse ses récits en forme de contes pour revenir à des images moins admises à la télévision et à des sujets moins “familiaux”. Laurent Boutonnat se lance donc dans des clips plus violents comme Sans Logique, et surtout Pourvu qu’elles soient douces. Ce dernier fut censuré à la télévision de la moitié de sa longueur pour plusieurs causes : la raison officielle invoquée était l’apparition à plusieurs reprises de l’interprète de la chanson entièrement nue. A cela s’ajoutait une longue bataille très sanglante occupant la moitié de la durée. Longue période pendant laquelle la chanson pourtant objet central du clip, était totalement absente de la bande sonore et laissait la place à une musique militaire accompagnant la représentation de la mort de dizaines de soldats français et anglais.

jacquou_makof35Inutile de préciser que la durée exceptionnelle de ce clip le rendait invendable en télévision. Signature d’une volonté évidente d’être associé davantage à la liberté du grand écran qu’à l’asservissement du petit, le cinéma de Boutonnat s’étire, se teinte de violence et de thèmes subversifs. Plus que jamais il se veut en auteur se passant de l’unanimité du public et de sa profession, et non plus en réalisateur de clips consensuels, cantonné aux émissions marginales destinées aux jeunes consommateurs. C’est parallèlement à Pourvu qu’elles soient douces qu’il entreprend la préparation du film du spectacle qui aura lieu un an plus tard. Là encore, le métrage long qui en sortira ne sera pas destiné à la télévision et le soin apporté à sa réalisation et à son scénario témoignera d’une grande envie de sortie sur grand écran. Alors que les revues de cinéma continuent de se cantonner aux films sortant officiellement en salles, la presse télé couvre largement dans ses pages les censures des clips de Laurent Boutonnat en montrant des photographies de plateau en extrait. Les mêmes causes produiront les mêmes effets en 1992 lors de la censure très commentée dans la presse de Beyond my control. Laurent Boutonnat se sera servi du média télévisuel autant pour promouvoir les chansons qu’il composait que les clips qu’il réalisait. Le fait de s’en éloigner de manière régulière a eu pour effet de placer le réalisateur dans un flou entre la télévision et le cinéma. Mélangeant les formes, les genres, les institutions et les moyens de diffusion, Boutonnat est resté un cinéaste insituable durant de nombreuses années. Et si la presse musicale et télévisuelle a reconnu quelquefois en lui un auteur à part entière renouvelant partiellement la forme du clip, le monde cinématographique a continué d’ignorer non seulement son travail, mais aussi l’entièreté d’une forme filmique chez laquelle bon nombre de nouveautés narratives, esthétiques et plastiques continuent régulièrement d’apparaître.

 

EXTRAIT DU LIVRE DE Jodel Saint-Marc  « Le Clip en tant qu’œuvre Cinématographique / aux éditions Sorbonne Nouvelle en août 2003 

 

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Résumé de la vie de Mylène Farmer entre 1990 à 1995

Posté par francesca7 le 5 mars 2014

 

1538721_10151818781862273_2045186177_nMYLENE FARMER … 1990-1995

Aprés sa tournée, débute alors une période transition : sa rencontre avec le public a été trés éprouvante autant physiquement que moralement. Elle abandonne désormais son enveloppe égocentrique pour devenir toujours plus proche de son public … de l’autre. Dans cette perspective, sort au début 1991, aprés 16 mois d’absence audiovisuel, son nouvel album : L’autre. Durant cette même année, plusieurs titres tirés de cet album envahiront les ondes hertziennes : le premier, Désanchanté restera l’une de ses meilleures ventes voire la meilleure, avec plus de 800 000 exemplaires vendus ; le clip est d’ailleurs à la hauteur de son succés : tourné en Hongrie, dans la plaine de la Pousta, il a occupé 120 personnes dont 100 figurants hongrois ; c’est par un duo qu’elle continue cette année placée sous le signe de la belle rousse : elle interpréte ainsi en compagnie de Jean-Louis Murat son premier duo, Regrets ; pour finir l’année en beauté, Je t’aime mélancolie s’avére devenir un autre grand succés.Le 12 Novembre 1991, le succés de notre star nationale prend une tournure dramatique : un homme pénêtre les locaux de Polydor afin de voir Myléne ; mais celui-ci est armé d’un fusil et il abat le standardiste-réceptionniste. Mylène Farmer culpabilise mais refuse toute protection : « Dans ces cas-là, on ne pense pas à soi, à ce qui aurait pu nous arriver mais à la famille en deuil, à cet homme qui est mort et qui n’y était pour rien … »L’année suivante, en avril, Beyond my control boulverse les médias : le clip fait un scandale et est censuré par la plupart des chaines de télévision ; bien que Canal+ accepte de le diffuser peu aprés 20h, ce n’est qu’à partir de minuit qu’on peut espérer le voir sur M6 : sont en cause l’excés de sexe et de violence, et suite aux événements précédents, la modération est de rigueur ; « Ce vidéo-clip est extrémement sanglant ; c’est du Mylène Farmer à la puissance 100″ déclare un programmateur de M6. Mylène continue de nous étonner avec son single suivant, Que mon cœur lache. Ce titre qui a pour sujet le SIDA est proposé pour l’élaboration d’un album, ‘Urgence’, pour la recherche contre le SIDA ; mais ce sera finalement Dernier sourir qui sera retenu. Ce single est une mise en avant à la nouveauté : tout d’abord, il abandonne le format vynil pour laisser place au Compact-Disc ; ensuite, c’est le premier titre sur lequel n’est pas adapté un clip réalisé par Laurent Boutonnat : en effet, celui-ci travaillant sur un long-métrage céde la place à Luc Besson qui donne un aspect plus réjouissant au style farmerien. Mylène Farmer vise désormais le 7ème art : en effet, le long-métrage dont s’occupait Laurent est bel et bien à l’intention de sa protégée. Le cinéma est un rêve que Mylène couve depuis toujours et ‘Giorgino’ est un scénario que Laurent pense et repense depuis son adolescence. Malheureusement, le film est loin des espérances de nos deux stars ; on peut même le désigner comme un échec total … C’est un échec publique mais aussi un échec personnel car il a célé l’amitié intense qui existait entre les deux compéres.Jeff Dahlgren, son partenaire dans ‘Giogino’, étant désormais son seul ami trés proche, elle décide de le suivre en Californie, Etats-Unis, où elle va apprécier retrouver l’anonymat.

 

Parution sur http://www.melty.fr

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Décor Boutonnat-Farmer

Posté par francesca7 le 11 février 2014

 

images (19)Mylène écrit le texte de Plus Grandir sur une musique de Laurent. Celui-ci réalisera le clip dans lequel ont retrouvera des traces de sont éducation religieuse chez les jésuites. C’est Polydor, fraîchement racheté par le mastodonte Universal, qui décide de miser sur Mylène et Laurent alors qu’ils n’ont encore aucun succès à leur actif. La confiance est là et il en faut un minimum pour pouvoir progresser. Justement, cela viendra très vite avec le premier album de Mylène Farmer Cendres de lune sorti en 1986, presque entièrement conçu par Laurent. Il signe la pochette, la musique et quasiment toutes les paroles. Le clip phare de l’album réalisé également par ses soins est bien sur Libertine. Sa diffusion est favorisée par l’arrivée récente des nouvelles chaînes privées française comme la musicale TV6 (ancêtre d’M6). C’est sur TV6 que le grand public a pu découvrir les images sulfureuses du clip. Le titre fait la meilleure entrée dans le top 50 télévisé par Canal + en se plaçant directement 43ème. D’autres chansons moins connues telles Vieux bouc ou Chloé restent inoubliables. Le truc de Laurent vient des instruments et notamment des samplers. Il leur donne d’ailleurs des petits noms comme « Les moines fous du Tibet » pour désigner des chants grégoriens ou plus tard « Paul Ramirez del piu » représentant sur les prochains albums des sons créés par Laurent (flûtes, harpes, percussions, bagpipes). Les albums se suivent, Ainsi soit je… puis l’autre… Laurent qui instruit lui-même ses claviers un a nouveau programmateur: Patrice Rouillon-Tersoff de Gironville. C’est homme au pseudonyme à coucher dehors sort en fait de l’imagination de Laurent car c’est lui seul qui est au commandes. Ce délire fait peut-être rire Laurent uniquement mais si ça lui plaît…  

 

Le décor Boutonnat-Farmer est désormais planté. Fin 1987 marque la sortie du second album Ainsi soit je… et Laurent profite de l’occasion pour créer sa propre société de production discographique, Toutankhamon SA (qui a cessé depuis toute activité). TV6 est défunte mais le clip Sans contrefaçon fait bien plus que son bonhomme de chemin sur d’autres chaînes. Ainsi soit je crée également l’événement. Puis vient le tour de Pourvu qu’elles soient douces. C’est la consécration avec un film durant pas moins de 17 »52. Ce clip écrit par Gilles Laurent  sera nominé aux victoires de la musique. C’est ce même Gilles Laurent qui travaillera sur les ébauches du film Giorgino que Laurent Boutonnat lui présente. Ils collaboreront ensemble sur le long métrage pendant quatre ans. Une proposition de financement du film eut lieu puis vite abandonnée. Laurent décide alors de remanier l’histoire du film. Il prépare ensuite la future scène de Mylène pendant qu’elle s’occupe de la promotion de l’album. Laurent Crée la société Heahtcliff SA qui lui permettra de produire la tournée ainsi que ses prochains films. Le Tour 89 est lancé et pendant deux semaines se joue à guichets fermés au Palais des Sports de Paris. Le spectacle se déplacera ensuite pour soixante dates dont deux à Bercy compte tenu du succès parisien rencontré à la porte de Versailles. Laurent emploie les grands moyens et filme le spectacle durant deux soirs à Bruxelles. D’autres scènes seront ajoutées plus tard au film du concert.

6 octobre 1989 : Laurent et Mylène lancent la société Requiem Publishing qui édite depuis tous les disques de Mylène. L’album L’autre… est justement en préparation. Puis vient le temps des tournages comme Désanchantée en dans le froid hongrois du mois de février 1991. Laurent y prend des repérages pour son prochain film Giorgino. C’est Laurent Boyer qui réservera à Mylène et à l’album un accueil promotionnel chaleureux dans son « Fréquenstar »sur M6. Laurent sera nominé pour la troisième fois aux victoires de la musique en tant que réalisateur pour le clip Désanchantée. Dans cet album, il y a un duo inattendu avec Jean-Louis Murat pour le titre Regrets, qui fait l’objet d’un clip.

images (20)1992 : Laurent se consacre principalement à son film Giorgino. Il tournera néanmoins les clip Je t’aime mélancolie et Beyond my control. Ce dernier sera le dernier clip pour Mylène pendant quelques années. Le tournage de Giorgino débute en décembre 92. Mars 1993 marque le montage et l’écriture de la musique, après un tournage éprouvant et épuisant. Laurent retourne en Europe de l’est afin d’enregistrer la musique avec l’orchestre philharmonique de Pragues. La post production de Giorgino se terminera en août 1994. Après deux ans de travail, le film au cinéma le 5 octobre 94. Le film et Laurent sont littéralement descendus par la critique. Le succès, lui, est plus obscure que les salles et ne se présente pas au rendez-vous. Laurent est profondément blessé et cela va se ressentir dans la relation professionnelle qu’il entretien avec Mylène. Le duo décide d’arrêter leur collaboration cinématographique en préservant le côté musical. Mylène part seule en Californie et Los Angeles devient sont nouveau lieu d’inspiration.

 

Mars 1995 : Départ de Laurent pour la cité des anges. Il rejoint Mylène et lui compose la musique du futur album Anamorphosée. Laurent ne réalisera pas les clips. Trève de commentaires sur l’esthétisme et la collaboration avec Marcus Nispel (nous avons évidemment été habitués à mieux) il y a quand-même la griffe humoritique de Luc Besson qui mettra Que mon cœur lâche en images.

 

1997 : Laurent Boutonnat, qui privilégie un temps son côtéaffairiste à  sa carrière artistique, fonde Caliphora S.A, une société de production dédiée à sa nouvelle égérie Nathalie Cardone. Une décision professionnelle qui n’a pas manqué de froisser Mylène. Une crise s’installe entre les deux compères. Par ailleurs, exit les autres sociétés de Laurent Boutonnat, Heathcliff et Toutankhamon qui cesse leurs activités. C’est la valse des créations d’entreprises puisque Mylène produit désormais ses disques via Stuffed Monkey. 

 

1999 : Innamoramento sort, c’est le cinquième album studio de Mylène. Laurent y compose neuf titres. L’album est comme pour les quatre premiers un succès et sécoule à plus d’un million d’exemplaires. Laurent ne réalisera là encore aucun clip de l’album et se révèlera absent de la tournée le Mylenium Tour. Il ne réalisera donc pas le film du concert laissé aux bons soins de François Hanss. L’entourage proche ainsi que des fans se posent des questions concernant la continuité de leur relation.

 

2000: Laurent étend ses activités d’homme d’affaires en créant L.B Société Civile Immobilière qui gère la vente de biens immobiliers. Laurent souhaiterait-il tourner la page artistique? Cela pourrait le laisser penser car c’est quand-même un tournent radical! Rien à craindre car Laurent et Mylène produisent en mai la toute jeune Alizée via la société Requiem Publishing. Mylène écrit les textes et Laurent se charge de la musique. L’albumGourmandises sort en juillet soit deux semaines avant Innamoramento.

 

2004 : Laurent est de retour sous un nouveau jour, il produit le nouvel album de Kamal Kacet, un artiste kabile. Puis c’est le grand départ pour le tournage de son dernier long métrage, une adaptation du roman d’Eugène Le Roy, Jacqou le Croquant dont la sortie en salles est prévue pour le 12 octobre 2006. C’est un défi et une quête de reconnaissance pour laurent, après l’échec cuisant de Giorgino. Il a un talent atypique certes mais qui doit sortir de l’ombre. Justement, Avant que l’ombre… est le prochain album de mylène et laurent travaille avec elle en studio. Il assurera également la conception et la régie des concerts de janvier 2006 à Paris-Bercy. La scène sera si grandiose qu’elle ne pourra être transportable et restera donc plusieurs dates  au même endroit. C’est l’effervescence, Laurent, frénétique, se trouve au milieu d’une armée d’ingénieurs du son et dansotte, prend des notes, rallume sa pipe parmi les ordinateurs, les consoles et la technique digne d’un épisode de Star Wars.

 

2007 : Le 17 janvier marque la sortie de Jacqou le Croquant, avec un peu de retard mais il faut bien ça pour Laurent l’alchimiste perfectionniste. Ce film est une très belle œuvre et la consécration est cette fois au rendez-vous.

  

Mylène Farmer incarne la plus belle rencontre de Laurent Boutonnat. Leur relation, très intense, a donné lieu à de nombreuses rumeurs sur une éventuelle liaison amoureuse. Celle-ci n’a cependant jamais été confirmée. Il s’agirait plutôt d’un affectif « frère – sœur ».

 

Si Laurent Boutonnat est incontestablement un grand réalisateur français et un compositeur exceptionnel, il n’a pas obtenu une place de choix auprès des médias, de la profession et du grand public. Mais désire-t-il vraiment être acclamé et adulé comme certaines mégastars du show biz ? Bien sur que non, ce n’est pas dans son tempérament. Laurent a gardé son âme d’adolescent prodige et il a besoin qu’on comprenne ses créations, juste d’un peu de reconnaissance.

 

extrait d’un article de Stéphane Pichet sur http://www.myleniumarte.eu/

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L’histoire Désenchantée de Mylène F.

Posté par francesca7 le 1 novembre 2013

 Désenchantée est une chanson de Mylène Farmer, écrite par Mylène Farmer et composée par Laurent Boutonnat, sortie en 1991.

Histoire

L'histoire Désenchantée de Mylène F. dans Mylène AU FIL DES MOTS images-3En 1990, Mylène Farmer poursuit l’exploitation de l’album En concert ainsi que de la VHS. La fin de la tournée a été une période déstabilisante pour l’artiste : « C’est un moment de vide, et non pas de doute. Une absence d’idées quant à une écriture pour un autre album. C’est pour cela que j’ai laissé passer un peu de temps avant de me remettre à écrire. C’est difficile d’envisager d’écrire après un moment pareil…Le retour au quotidien a été un peu à l’image d’une dépression, mais j’étais quand même relativement entourée. Mais tous ces états de choses très puissantes et puis rien, c’est presque inhumain. Tout artiste est amené à vivre cela heureusement -ou malheureusement… »

Mylène Farmer profite de cette période pour lire, apprendre à conduire et perfectionner son anglais. S’ensuit l’écriture et l’enregistrement de son nouvel album pendant cinq mois. « Désenchantée » a connu quatre versions différentes, Laurent Boutonnat et Thierry Rogen ne parvenant pas à l’arranger comme ils le souhaitaient. Laurent Boutonnat a même envisagé d’abandonner cette chanson.

Le single est disponible le 18 mars 1991 et entre à la douzième place du top 50 pour atteindre la première place dès la troisième semaine. Il restera numéro 1 pendant neuf semaines consécutives.

Le 7 avril, une interview de Mylène Farmer par Laurent Boyer sur le plateau du tournage du clip de « Désenchantée » est diffusée. Les premières images de ce clip avaient été diffusées une semaine avant dans Télé 7 Jours.

En 2005, elle a également été la chanson française la plus diffusée dans le monde.C’est le premier single extrait de l’album L’autre…, le second n°1 en France pour Mylène Farmer et son plus gros succès single, qui dépassa les frontières françaises (n°1 en Belgique, n°3 aux Pays-Bas, n°16 en Autriche…). Restée 9 semaines N°1, « Désenchantée » a été la chanson la plus diffusée en 1991, et celle qui a rapporté le plus de droits d’auteur. Elle s’est vendue à plus de 1 300 000 exemplaires.

Désenchantée a été repris par la chanteuse belge Kate Ryan en 2002.

Le clip a été réalisé par Laurent Boutonnat et tourné à Budapest, dans une usine désaffectée (aujourd’hui détruite) et dans la plaine Apaj Puszta, du 18 au 23 février 1991. Cent dix neuf figurant ont été employés, dont des enfants venant d’écoles de Budapest, mais aussi de foyers d’handicapés, ou encore de foyers de réinsertion : « On voulait beaucoup de figurants et on voulait surtout des enfants qui portent quelque chose de grave dans le visage, dans le regard. ». Une grande partie de l’équipe technique est hongroise, seules douze personnes viennent de France. Le montage a été effectué en France et Laurent Boutonnat a composé une musique spécialement pour le générique de fin. Mylène Farmer est habillée par Thierry Mugler. Le 23 février 1991, le chanteur Jean-Louis Murat a rejoint l’équipe afin de tourner le clip du prochain single, « Regrets ». Des scènes avec des squelettes ont été tournées mais n’ont pas été retenues lors du montage.

La première diffusion du clip a eu lieu sur Antenne 2 le 3 avril, dans le cadre de l’émission NRJ-A2.

Le clip a été nommé aux Victoires de la musique en 1992. Cette victoire a été remportée cette année-là par Les Inconnus avec le clip « Auteuil, Neuilly, Passy ».

Synopsis

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Un garde revêche traîne Mylène Farmer, cheveux courts et casquette sur la tête, dans un camp de travail. La jeune femme est accueillie comme il se doit par ses congénères : jets de pierres et de boules de neige, puis ils prennent la fuite. Au passage, un petit garçon (Adil Med Mejrhirrou,11 ans, un élève d’une école française de Budapest) jette la casquette de Mylène par terre et lui donne un coup de pied. Un garde vient la relever et l’accompagne au dortoir. Mylène y retrouve le petit garçon, qui partage une cigarette avec elle… La scène suivante nous montre tous ces captifs au travail, sous le contrôle des gardes, en train de transporter des sacs qui semblent bien lourds. Si lourds que le petit perd l’équilibre et tombe au sol. Un garde vient le relever et l’emmène avec lui. Au moment du repas, Mylène croise son regard. Il a un œil tuméfié par les coups… La soupe servie est plutôt misérable. Mylène y trouve un cafard, qu’elle contemple d’un air dégoûté, avant que son voisin ne lui prenne et l’engloutisse. Révoltée, elle se lève et se rend devant le garde pour se plaindre de la nourriture. Sous le regard ravi de la matonne (Erika Francz Jánofné), il lui décoche un grand coup au visage. Mylène se retourne alors et monte sur les tables, envoie valser les lampes, et retire le bois qui cloisonne les fenêtres. Peu à peu, les autres prisonniers la suivent et se mettent à taper sur les tables, à crier, à se révolter. Mylène assomme le garde, tout le monde se déchaîne. Tous les captifs courent et s’échappent. Ils prennent leur vengeance en rouant de coups les gardes qui ont le malheur de les croiser, ou même en les mitraillant. Mylène est à la tête du groupe de révoltés, qui s’enfuient en courant. Ils arrivent devant une grande étendue de neige. Ils courent, courent… Puis ils s’arrêtent. Devant eux, la neige s’étend à perte de vue. Ils n’ont aucun endroit où aller. La fuite ne mène nulle part.

Versions

Deux versions du clip seront proposées aux télévisions. Une version courte d’environ six minutes et une version intégale de 10’12. Il est très intéressant de comparer les fins de ses deux versions qui offrent deux visions totalement divergentes du clip. La version courte se termine sur des images de prisonniers victorieux de leurs bourreaux et recouvrant la liberté. La version intégrale montre Mylène et ses compagnons faisant face à un paysage enneigé, désolé semblant infini et ne leur offrir aucun avenir. Ils choisissent de poursuivre leur marche vers cette liberté tant désirée mais qui semble à présent rimer avec la mort.

Analyse

Nombreux seront ceux qui attribueront un sens politique à la chanson. En effet, le titre sort dans une période de grande morosité en France. On parle beaucoup des déçus du mitterrandisme, François Mitterrand ayant été réélu président de la République en 1988 suite à une campagne qui avait particulièrement séduit les jeunes, campagne portée par le slogan « Génération Mitterrand ». Pour Mylène Farmer, qui se situe « hors du temps, hors de l’histoire » il n’y a pas de revendication politique dans ce texte : « Cela n’implique que moi. Je ne dis pas que l’époque est « désenchantée ». Mais que mon regard sur la vie, sur les choses l’est. C’est Mylène Farmer qui est désenchantée. Ma demande est fondamentalement narcissique, égotiste. Je ne peux pas prôner le négativisme, en l’affirmant. Ce n’est pas pessimisme que de penser qu’on est en 91 devenu plus lucide, davantage conscient de ses désillusions qu’auparavant. Dès sa naissance, je crois que l’on subit sa vie, sa mort. En la matière, on ne peut être fondamentalement interventionniste. J’ai un problème avec la vie, mais je vis, alors tout ne va pas si mal que l’on croit. »  Pour Laurent Boutonnat, la chanson est « un coup de projecteur sur une génération en mal de futur ».

Interprétation en direct

Mylène Farmer a interprété ce titre cinq fois à la télévision, dont une fois en Italie. En concert, la chanson a été interprétée lors des tournées de 1996, 1999-2000 et 2009 (où elle fait office de final pour les concerts en stade), ainsi que lors des treize concerts à Bercy en 2006.

Anecdotes

  • Désenchantée aurait inspiré le titre Disappointed du groupe Electronic.

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le best off 2001 de Mylène

Posté par francesca7 le 24 mai 2013

 

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le best off 2001 de Mylène dans Mylène AU FIL DES MOTS best-of-mylenesi  en 1992, Polydor avait édité le Dance Remixes, il ne s’agissait pas d’un best of à proprement parler, mais davantage d’une compilation des meilleurs remixes de la chanteuse. Avec le best of Les Mots en 2001, la donne est différente : Polydor propose en effet de faire un tour complet des plus grands succès de Mylène sur dix-sept ans….

De Maman a tort à l’Histoire d’une fée, c’est… trente titres pour la version Digipak et trente-trois pour la version collector permettent de retrouver tous les tubes de l’artiste, remastorisés et dépoussiérés par le complice Bernard Châtenet (sous la houlette de Laurent Boutonnat bien entendu). Le résultat est un véritable bonheur, et on est impressionné d’entendre le nombre de tubes que Mylène accumulés depuis ses débuts (soit depuis dix-sept ans, en 2001). Sorti le 17 novembre 2001, le best of obtient un succès immédiat et foudroyant : 700 000 exemplaires vendus en deux mois ! La compilation atteindra même, en comptant l’édition européenne de quinze titres, un total de 1,5 million d’exemplaires vendus en fin de course.

Du jamais vu pur un produit de ce type. Deux versions du best of sont disponibles, l’un en Digipak ou Cristal et l’autre en collector. Il s’agit d’un Longbox contenant trois titres e plus non inédits, mais assez rares (Puisque, Mylène is Calling et My soul is Slashed) et un DVD contenant le clip de la chanson Les Mots avec Seal (dans un montage légèrement différent de la version diffusée à la télévision). Car Mylène ne se contente pas d’un simple best of : elle propose pour l’occasion trois chansons inédites – Les Mots (avec Seal), C’est une belle journée et Pardonne-moi. Trois nouveautés pour deux tubes de plus (Les Mots et C’est une belle journée), évidemment .. Côté visuel, la version Longbox laisse idéalement admirer la nouvelle série de photos réalisée par Ellen von Unwerth. Elle nous montre une Mylène très sexy, provocante diront certains, mais surtout très souriante !

Track-listing de la compilation Les Mots (trente-trois titres, version Longbox) : Maman a tort, Plus grandis (nouveau mix), Libertine (nouveau mix), Tristana, Sans contrefaçon, Ainsi soit je… Pourvu qu’elles soient douces, Sans logique, A quoi je sers…, Désenchantée, Regrets (en duo avec Jean Louis Murat), Je t’aime mélancolie, Beyond my control, Que mon cœur lâche, California, L’âme stram gram, Je te rends mon amour, Souviens-toi du jour, Optimistique-moi, Innamoramento, L’histoire d’une fée, c’est…, Les mots (en duo avec Seal), c’est une belle journée, Paronne-moi, La veuve noire, Mylène is  Calling, Effets secondaires, Puisque, My soul is slashed.

Les mots est donc le premier inédit du best of de Mylène. Il s’agit d’un duo avec le chanteur noir anglais Seal. Les fans de Mylène s’attendaient plutôt à un duo avec Elton John. Bref, ce duo avec Seal sorti en single le 13 novembre 2001 (soit deux semaines avant le best of).là encore, Mylène frappe fort, et le single se vendra à près de 500 000 exemplaires ! Encore un carton pour cette chanson mélancolique chantée mi en français mi en anglais. Les paroles sont, pour une fois, assez simples : Mylène rend ici un hommage aux mots qui lui ont permis d’écrie de si jolies chansons et qui servent également à exprimer son amour. Une chanson d’amour donc, dont le refrain est chanté dans les deux langues.

Le titre se termine très joliment par le bruit d’une allumette qu’on craque. La dernière ? Une influence essentielle entoure le texte de cette chanson. En effet, Mylène n’hésite pas à puiser dans l’oeuvre d’Emily Dickinson (1830-1886) pour écrie la chanson.

L’artiste reprend même des vers complets de la poétesse américaine. Ainsi, la phrase « Il will tell you how the sun rose » est le titre du poème 318 de Dinckinson. Autre emprunt, les expressions « To lives that stoop to notice mine » et « but a fraction of this lige », que l’on retrouve respectivement dans les poèmes 273 et 275 d’Emily Dickinson. Un hommage à la poétesse recluse chez elle et amoureuse de la nature et des mots… Dernière particularité du texte, Mylène réutilisera les premiers vers de sa chanson Nous souviendrons-nour de 1991 (aux vies qui s’abaissent à voir la mienne – je sais – qu’il me faudra prendre congé d’elles ») pour les traduire ici en anglais ; « and to lives, that stoop to notice mine – I know I will say goodbye ». C’est le 19 janvier 2002 que Mylène chantera pour la seule et unique fois Les Mots avec Seal à la télévision. Ce sera pour les NRJ Music Awards sur TF1, où elle vient recevoir le titre de la « meilleure chanteuse francophone de l’année ».

 

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 137/220

 

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Brèves apparitions TV pour Mylène

Posté par francesca7 le 14 janvier 2013

 

LA VIE DE FAMILLE

Brèves apparitions TV pour Mylène dans Mylène AU FIL DES MOTS imbecile-300x217C’est le 10 octobre 1986 que Mylène participe à l’émission de Patrick Sabatier « La Vie de famille ». Elle chante alors son nouveau titre Libertine. Et, comme le veut la tradition, elle s’associe à tous les invités de l’émission pour interpréter la chanson du générique. Elle ne chante donc pas seule, mais accompagnée d’une pléiade d’artistes, dont Josiane Balasko, Jean-Jacques Goldman, Lio ou encore Gérard Lanvin : « La vie de famille c’est important / On a tous été un jour enfant… » rien de plus !

FRANTZ

Inédit TV – C’est en 1965 que Guy Béart et Marie Laforêt chantent pour la première fois en duo ce Frantz, Temporel / Festival GB 60 001 M, 1965). Une chanson « gag » qui met en scène un homme et sa maîtresse, dont le mari est en train de mourir. Visiblement, les deux amants ont bien du mal à se quitter. A la fin de la chanson, leur problème est résolu : la femme est désormais libre, puisqu’elle apprend la mort de son mari… Une chanson pas très morale mais plutôt drôle (surtout à l’époque) et qui obtient un beau succès durant l’année 1965.

C’est pour l’émission entièrement consacrée à Guy Béart « Béart 87 » le 14 Janvier 1987 sur Antenne 2, que Mylène s’essaie pour la première fois à l’exercice du duo avec ce titre, et en direct s’il vous plaît ! En veste rouge et gantée de noir, Mylène se prête au jeu, visiblement amusée et particulièrement décontractée. Les deux artistes reprennent le texte original de la chanson sur 1’46. Bien entendu, Mylène interprète la partie chantée à l’origine par Marie-Laforêt, et Béart chante la sienne. Le tout en direct donc et avec pour seul accompagnement la guitare sèche de Béart. Une véritable rareté qui ne sera jamais éditée sur disque et à notre connaissance, jamais rediffusée. Il faudra attendre 1991 pour découvrir un autre duo de Mylène (Regrets, avec Jean-Louis Murat)… A la fin de Frantz, Mylène interprète Au bout de la nuit (séquence enregistrée au préalable).

 

Image de prévisualisation YouTube

Précisons encore que Mylène accompagne Guy Béart aux côtés d’Emmanuelle Béart à la fin de l’émission sur la chanson Emilie s’en fout. Ici elle ne chante pas, mais fait des bras d’honneur pour illustrer les propos de la chanson. Un moment plus que rare !

C’EST COMME VOUS VOULEZ

Lors de l’émission « Embarquement immédiat » consacrée à Alain Souchon le 8 Mars 1987 sur FR3, Mylène vient chanter son nouveau titre Tristana. Pour l’anecdote, lorsque Souchon interprète son titre C’est comme vous voulez, les invités de son show reprennent quelques phrases de la chanson, Jeanne Mas et Alain Bashung se prêtent au jeu, comme Mylène, qui chante, en direct, cette simple phrase ; « Où vous irez j’irai… ».

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 33/220

 

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Mylène FARMER en duo avec Guy BEART

Posté par francesca7 le 22 décembre 2012

 

Dans la chanson FRANTZ

 Mylène FARMER en duo avec Guy BEART dans Mylène en DUOS guy_beart_2012-211x300Inédit TV – C’est en 1965 que Guy Béart et Marie Laforêt chantent pour la première fois en duo ce Frantz, Temporel / Festival GB 60 001 M, 1965). Une chanson « gag » qui met en scène un homme et sa maîtresse, dont le mari est en train de mourir. Visiblement, les deux amants ont bien du mal à se quitter. A la fin de la chanson, leur problème est résolu : la femme est désormais libre, puisqu’elle apprend la mort de son mari… Une chanson pas très morale mais plutôt drôle (surtout à l’époque) et qui obtient un beau succès durant l’année 1965.

 

La première fois que Mylène a chanté en duo, c’est avec … Guy Béart !

On a pu découvrir cette rencontre inattendue dans l’émission « Béart 87″ diffusée sur Antenne 2 le 14 janvier 1987.

Dans ce programme, Guy Béart reçoit à son domicile de nombreux artistes et interprète plusieurs de ses chansons avec eux.

C’est pour l’émission entièrement consacrée à Guy Béart « Béart 87 » le 14 Janvier 1987 sur Antenne 2, que Mylène s’essaie pour la première fois à l’exercice du duo avec ce titre, et en direct s’il vous plaît ! En veste rouge et gantée de noir, Mylène se prête au jeu, visiblement amusée et particulièrement décontractée. Les deux artistes reprennent le texte original de la chanson sur 1’46. Bien entendu, Mylène interprète la partie chantée à l’origine par Marie-Laforêt, et Béart chante la sienne. Le tout en direct donc et avec pour seul accompagnement la guitare sèche de Béart. Une véritable rareté qui ne sera jamais éditée sur disque et à notre connaissance, jamais rediffusée. Il faudra attendre 1991 pour découvrir un autre duo de Mylène (Regrets, avec Jean-Louis Murat)… A la fin de Frantz, Mylène interprète Au bout de la nuit (séquence enregistrée au préalable).

Image de prévisualisation YouTube

Précisons encore que Mylène accompagne Guy Béart aux côtés d’Emmanuelle Béart à la fin de l’émission sur la chanson Emilie s’en fout. Ici elle ne chante pas, mais fait des bras d’honneur pour illustrer les propos de la chanson. Un moment plus que rare !

Guy Béart, de son vrai nom Guy Béhart (orthographié à l’origine Béhar), né au Caire (Égypte) le 16 juillet 1930, est un auteur-compositeur-interprète français.

0 dans Mylène en DUOSGuy Béart se lance dans la chanson à partir de 1954, dans les cabarets parisiens de la Rive gauche, notamment La Colombe de Michel Valette ou Les Trois Baudets de Jacques Canetti qui le fait signer sur son label de musique Philips en 1957. Il y chante le Bal chez Temporel, dont les paroles sont de l’écrivain André Hardellet. Ce premier succès lui apportera, dès 1958, le Grand Prix du disque de l’Académie Charles-Cros. Il sera suivi de nombreux autres, comme L’Eau vive et Qu’on est bien (1958), Les Grands Principes (1965), Le Grand Chambardement (1967), La Vérité (1968), devenus des classiques. Puis il enregistre deux albums de chansons françaises traditionnelles, dont Vive la rose. Il écrit pour de nombreux artistes (PatachouZizi JeanmaireJuliette Gréco, qui chante Chandernagor etIl n’y a plus d’après).

Devenu producteur et animateur sur la première chaîne de télévision française, dans son émission de talk show Bienvenue chez Guy Béart, il reçoit à partir de 1966 nombre d’artistes et de personnalités de l’époque, dont Duke EllingtonSimon et Garfunkel.

Un cancer l’éloigne de la scène pendant plusieurs années, mais il revient en 1985, avec un titre plein d’espoir, Demain je recommence. Il donne des concerts jusqu’en 1999 et sort, en 2010, un nouvel album, Le Meilleur des choses, faisant référence à ses dernières « années de vache maigre », pendant lesquelles il a dû vendre un appartement et de nombreux meubles.

En 1994, Guy Béart est distingué par l’Académie française, qui lui décerne la grande médaille de la chanson française (médaille de vermeil) pour l’ensemble de ses chansons.

Il est le père de l’actrice Emmanuelle Béart, issue de son mariage avec l’ex-mannequin et actrice Geneviève Galéa.

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La Chanson Regrets de Mylène F.

Posté par francesca7 le 13 août 2012

 Regrets est le quinzième single de Mylène Farmer, ainsi que le premier duo de sa carrière (avec Jean-Louis Murat), sorti en juillet 1991. C’est le deuxième single extrait de l’album L’autre….

La Chanson Regrets de Mylène F. dans Mylène et mes BLABLAS Mylene_Farmer_0001390La naissance de ce duo vient d’une correspondance par courrier entre les deux interprètes pendant un an. Déjà en 1989, Mylène Farmer déclarait apprécier les chansons de Jean-Louis Murat et son album Cheyenne Automne, ainsi que sa manière d’écrire. D’après Jean-Louis Murat, c’est Mylène Farmer qui a eu l’idée du duo. Après avoir écouté une version sur cassette audio de Regrets, dans laquelle Mylène Farmer chante les deux voix (pour les lignes de Murat, elle prendra une voix plus grave), il a accepté. A cette époque, Mylène Farmer a déclaré considérer Murat comme son « frère », son « double », son « jumeau », et un « poète ». Murat a déclaré quasiment la même chose. Cependant, d’après l’auteur Erwan Chuberre, il est impossible de savoir si le duo est réellement le résultat d’une profonde amitié ou d’une stratégie marketing. En 2004, dans le journal L’Express, Jean-Louis Murat déclarera que ce duo l’a aidé à lancer sa carrière.

Jean-Louis Bergheaud, qui signe ses albums Jean-Louis Murat est un auteur-compositeur-interprète, né le 28 janvier 1952 à la Bourboule. Il passe une grande partie de sa jeunesse chez ses grands-parents dans une ferme isolée à Murat-le-Quaire (d’où il tire son pseudonyme).

Visionnez le site officiel de JL Murat ici …. http://www.jlmurat.com/

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Mylène F. et JL Murat

Posté par francesca7 le 15 juin 2012


Mylène F. et JL Murat dans Mylène et L'ENTOURAGE jean-louis_murat_portrait_reference

Jean-Louis Bergheaud, qui signe ses albums Jean-Louis Murat est un auteur-compositeur-interprète, né le 28 janvier 1952 à la Bourboule. Il passe une grande partie de sa jeunesse chez ses grands-parents dans une ferme isolée à Murat-le-Quaire (d’où il tire son pseudonyme).

Jean-Louis Murat connaît un début de carrière difficile marqué par plusieurs expériences musicales à la fin des années 1970 — notamment dans un groupe éphémère nommé Clara remarqué par William Sheller qui les invitera à faire certaines des premières parties de ses concerts — mais sans lendemain. En 1982, après la dissolution de groupe Clara, il enregistre son tout premier album intitulé Murat, puis un deuxième en 1984 intitulé Passions privées, mais devant le peu de succès, sa maison de disques rompt son contrat. On lui attribuera une tentative de suicide à la suite de la sortie au tout début des années 1980 de son disque Suicidez-vous le peuple est mort qui ne connaît que très peu d’écho auprès du public. La diffusion radio du titre est alors arrêtée sur Europe 1.

S’ensuit alors une longue traversée du désert dont il ne sort que bien des années après avec le premier extrait issu de son album Cheyenne autumn paru en 1989 chez Virgin, Si je devais manquer de toi, qui lui apporte enfin une certaine notoriété (trois autres extraits de cet album, L’ange déchu, Amours débutants et Te garder près de moi, sont eux aussi diffusés sur les ondes). Deux ans plus tard, les singles Col de la Croix-Morand et Sentiment nouveau (ce dernier rentrant au Top 50), issus du disque Le manteau de pluie, remportent un succès encore plus important.

Mais c’est Regrets, un duo avec Mylène Farmer, qui le fait réellement et définitivement connaître auprès d’un plus large public, à l’aube de ses 40 ans, en 1991 (3e au Top 50 et plus de 300 000 copies vendues). Depuis cette période, ses albums rentrent régulièrement dans le Top 20 en France.

Alors que sa carrière est déjà bien entamée et pour surprendre son public, Mylène décide pour la première fois d’écrire tout spécialement et de chanter une chanson avec Jean-Louis Murat, alors en pleine ascension musicale.

En fait, ce duo s’impose aux deux interprètes comme une évidence. Pluieurs mois auparavant, Mylène découvre l’album de Jean-Louis intitulé « Cheyenne Autumn » et elle a le coup de foudre pour cet artiste qu’elle qualifiera de « poète ». Commence alors une longue relation épistolaire entre les deux êtres (c’est-à-dire basée exclusivement sur la correspondance), qui aboutit logiquement à ce duo.

MF2000_35a dans Mylène et L'ENTOURAGEMylène écrit assez rapidement le texte de la chanson tant l’univers et la voix du chanteur s’accordent avec les siens. Le texte narre les retrouvailles post-mortem d’une femme avec son ancien amant, à qui elle demande de ne pas avoir de « Regrets » concernant leur histoire et sa mort.

Le clip est tourné en Hongrie dans un cimetière désaffecté, à la suite de celui de « Désenchantée ». Laurent Boutonnat est de nouveau derrière la caméra et réalise un clip à la fois simple et beau, chargé d’émotion (les images sont en noir et blanc).

Le succès ne se fait pas attendre et le titre se vend en quelques mois à plus de 250 000 exemplaires, ce qui incitera tout naturellement Mylène à renouveler l’expérience.

Des années plus tard, la chanson est ajoutée au répertoire scénique de la belle, qui la reprend seule, offrant au public une version particulièrement émouvante (qui faillit sortir comme second single live extrait du « Mylenium Tour »).

Regrets est le 15e single de Mylène Farmer, ainsi que le 1e duo de sa carrière (avec Jean-Louis Murat), sorti en juillet 1991. C’est le 2e extrait de l’album L’autre.

Histoire du duo Mura et Farmer

La naissance de ce duo vient d’une correspondance par courrier entre les deux interprètes pendant un an. Déjà en 1989, Mylène Farmer déclarait apprécier les chansons de Jean-Louis Murat et son album Cheyenne Automne, ainsi que sa manière d’écrire. D’après Murat, c’est elle qui a eu l’idée du duo. Il accepta après avoir écouté une version démo de Regrets, sur laquelle Mylène Farmer chante les deux voix (pour les lignes de Murat, elle prendra une voix plus grave).

En 2004, dans le journal L’Express, Jean-Louis Murat reconnaîtra que ce duo l’a aidé à lancer sa carrière.

Réalisé par Laurent Boutonnat en noir et blanc, le clip, d’une durée de 6 min 17 s, a été filmé à Budapest en février 1991 dans un cimetière juif abandonné, en même temps que celui de Désenchantée, avec un budget de 35 000 €. Le train qui conduit au cimetière n’a été mis en marche que pour le tournage. Il a été diffusé à la télévision pour la 1e fois le 9 septembre 1991 sur TF1 dans l’émission Stars 90.

MF2000_116aAu début du clip, un tram s’arrête devant l’entrée d’un cimetière enneigé. Jean-Louis Murat sort du tram et entre dans le cimetière. Il passe devant une biche et s’arrête devant une tombe. Lorsqu’il s’assied, Mylène Farmer arrive derrière lui et lui cache les yeux. Il la prend par la main, puis courent, rient et se blottissent l’un contre l’autre. Après s’être réfugiés sur une pierre tombale, elle s’efface alors définitivement. Jean-Louis Murat reprend le tram et part.

D’après une analyse effectuée par le magazine Instant-Mag, le clip est « la métaphore d’un amour passé et regretté ». Avec ce clip, Mylène Farmer « a atteint la quintessence de l’élégante tristesse que comporte son travail ». Le train représenterait la transition entre ces deux mondes. La biche serait le symbole de la féminité et le bouquet de chardons évoquerait le désir d’amour « inconditionnel avec l’autre ». Quant à la neige, elle participerait à l’atmosphère morose de la vidéo et symboliserait « un masque doux mais mortel » qui isole les deux univers. Tout ce qui représente la réalité a été filmé à vitesse normale, tandis que tout ce qui décrit le rêve, l’espoir ou le regret, a été filmé au ralenti.

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Mylène et les superlatifs

Posté par francesca7 le 9 avril 2012

 

Mylène et les superlatifs dans Mylène et des CRITIQUES MF80_109aMylène Gothique. Dès son deuxième succès, Plus grandir, en 1985, le décor est posé: cimetière nappé de brume et maison hantée. Outre l’hôpital psychiatrique, cette topographie farmérienne s’enrichira encore de mornes plaines enneigées, sortes de no man’s lands tarkovskiens. Farmer s’inspire du gothique et du spleen du XIXe. Elle aime Poe et lui dédie une chanson (Allan), relit Baudelaire et le met en musique (L’horloge).

Vous ne la verrez jamais en couple, heureuse, dans ses clips. Ses amants sont au mieux fusillés, au pire déjà morts. Ainsi, son beau duo avec Jean-Louis Murat, Regrets, en 1991, est filmé dans un cimetière. Lui est vivant, elle déjà trépassée… Pas étonnant que Farmer soit inexportable aux Etats-Unis. Pendant qu’elle boit la ciguë des amours mortes, Madonna croque les hommes comme des sucettes, avec conviction et optimisme.

Issu de http://www.hebdo.ch/  

 

MF2000_133a dans Mylène et des CRITIQUES

Mylène Catin. Contrairement aux apparences, la chair est triste chez Farmer. Mylène s’ennuie. C’est pour cela qu’elle revient chaque fois à la chanson. Pour combler un «vide insupportable» et le sentiment «de n’être rien». Trop consumée de chagrin pour une libertine (qui, par définition, ne s’attache pas à ceux qu’elle consomme), elle est plutôt nécrophile.

Bien sûr, ses chansons ont le piquant des amours à la française: clin d’oeil saphique, évocation de la sodomie, nudité bien dosée. Mais plus qu’une invite à la gaudriole, «Je suis libertine, je suis une catin» parle plutôt de la liberté de disposer de son corps. Libertaire et libérée, avec emphase.

Mylène Pantin. Lorsqu’on la regarde sur les plateaux de télévision, au début des années 90, elle ressemble au David Bowie de la pochette de Heroes. Même expression figée d’automate. Et les chorégraphies qu’elle invente se déroulent comme du papier à musique. Mylène Farmer revient sans cesse à l’image de la poupée. En 1987, dans Sans contrefaçon, elle est un Pinocchio auquel Zouc donne vie. En 1997, elle reprend La poupée qui fait non de Polnareff.

En 2008, sur la pochette de Point de suture, une poupée rousse charcutée par des bistouris… Le corps farmérien est celui d’un pantin blessé. Un fétiche dont la chair molestée a fonction d’exorcisme. Ses démons, Mylène leur a donné le visage des sculptures du Lausannois Martial Leiter: des épouvantails en forme de corbeaux qu’elle décapite rageusement dans Fuck them all (2005).

Autant de visages Du temps (titre de son dernier single). Son ennemi numéro un, celui qui peu à peu démembre la poupée «qui fait non» et ne veut «pas grandir». On sait que cela finira dans la douleur et la folie, mais on continue de regarder, fascinés. Parce que ce combat est aussi le reflet du nôtre.

issu de l’article sur : http://www.hebdo.ch/mylene_a_mort_133469_.html

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Les duos de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 8 mars 2012

 

Les duos de Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE mylene-farmer-et-ben-harper-chantent-inxs-21027Ce n’est pas la première fois que Mylène Farmer nous fait la surprise d’un duo inattendu. En 1991, elle avait prêté sa voix à la chanson « Regrets » (3ème au Top 50) en duo avec Jean-Louis Murat, qui avait été certifiée disque d’or. Six ans plus tard, est parue la reprise de la chanson de Michel Polnareff « La poupée qui fait non » en duo avec Khaled. Ensuite, elle publie en 2001 l’un des plus grands succès de sa carrière : la chanson « Les mots », enregistrée avec Seal, se vend à plus de 500 000 exemplaires. Il faut attendre 2006 pour voir se confirmer la rumeur d’une collaboration entre Mylène Farmer et Moby pour la reprise de « Slipping Away » figurant sur le best-of de ce dernier. Première au Top Singles, cette chanson est également certifiée disque d’or. En 2008, les deux amis réitèrent l’expérience pour le titre « Looking For My Name », figurant sur l’opus « Point de Suture » de Mylène Famer (2008). Ce n’est pas réellement une surprise de voir Mylène Farmer rendre hommage au groupe INXS : la chanteuse avait confié en 1988 qu’elle appréciait le groupe australien. Elle avait d’ailleurs choisi la chanson « Need You Tonight » dans sa sélection musicale lors de deux interviews radios accordées à NRJ et Skyrock. Sachez également que Ben Harper, auteur de la chanson « With My Own Two Hands », a déjà enregistré une version de « Never Train Us Apart » en solo, déjà disponible sur Itunes.

img1285737076 dans Mylène dans la PRESSEFormé en 1970, le groupe INXS a sorti plusieurs tubes dans les années 80 et jusqu’au milieu des années 90. C’est avec leur troisième album « The Swing » (1984) que la carrière internationale d’INXS décolle. Il contient le morceau « Original Sin » qui devient numéro 1 dans plusieurs pays à travers le monde. L’année suivante parait l’opus « Listen Like Thieves » dont le single « What You Need » confirme le jeune succès du groupe. Avec l’album « Kick » (1987) qui contient le tube « Need You Tonight », n°1 dans de nombreux pays, INXS peut se féliciter d’être l’un des groupes les plus populaires de cette époque. En 1990, l’album « X » est un grand succès critique et commercial. On y retrouve le tube « Suicide Blonde », sonnant par la même occasion l’apogée du groupe avant que leur audience ne décroisse progressivement.

 

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Murat, Mylène : Regrets

Posté par francesca7 le 3 mars 2012

Dans le magazine Voici n° 878, daté du 6 au 12 septembre 2004, Jean-Louis Murat parle du duo avec lequel il tourna le clip en ces termes : 

Murat, Mylène : Regrets dans Mylène dans la PRESSE ClipRegrets05« Dans le business, les deux personnes les plus estimables que j’ai rencontrées c’est Mylène et Laurent. Je les adore et les respecte infiniment. Ce sont les plus intelligents. D’une intelligence à la Warhol. Ce sont ceux qui comprennent le mieux les mécanismes de ce business, qui sont en meilleure position pour le pervertir, en tirer tous les fruits. Ils crachent dessus tout en faisant cracher le fruit. Pas mal. »

« (le but du truc) C’est de faire cracher les fans. C’est un challenge profondément immoral, intéressant. Laurent Boutonnat est un vrai immoraliste, au sens noble du terme. Il y a une sorte de pulsion consumériste dans la population, autant être là pour en profiter. Il vaut mieux que les jeunes achètent des T-shirts de Mylène Farmer plutôt que des T-shirts de la Star Ac’ ! »

« Par rapport à Goldman, Mylène Farmer c’est du Wagner ou du Bach ! Il y a chez elle quelque chose de simple, populaire, féminin et pervers aussi. C’est très excitant sexuellement tout ça. Et c’est parfaitement maîtrisé dans une sorte de tradition décadente. A côté de Mylène, Jenifer on dirait un Caterpillar. »

Propos Recueillis par Tifenn Duchatelle et Hugues Royer.

    Pour finir notons l’interview de Jean-Louis Murat à Thierry Ardisson dans l’émission Double Jeu diffusée le 2 novembre 1991, dans laquelle ce dernier demandait comment s’était passée la collaboration avec Farmer. Murat rétorqua qu’elle s’était bien passée ( « très agréable jeune fille ») mise à part le partage des droits (« dans la difficulté mais c’était assez normal »). « Vous avez fait 50-50% » demande Ardisson ; »non non, c’est elle qui a écrit la chanson ».

Dr. Jodel 

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MEILLEURES VENTES

Posté par francesca7 le 20 novembre 2011

MEILLEURES VENTES 220px-GoldeneLPAlbums  

Date
 

Titre  

Ventes
Chiffres Universal
 

Certification
 
France  

Certification
 
Suisse  

Certification
 
Russie
(depuis 2003)  

1986 

Cendres de lune 

0700000 !700000 !700 000 ex. 

double disque d’or 

1988 

Ainsi soit je… 

1800000 !1800000 !1 800 000 ex. 

disque de diamant 

disque d’or 

1989 

En concert 

0600000 !600000 !600 000 ex. 

disque de platine 

1991 

L’Autre… 

2200000 !2200000 !2 200 000 ex. 

disque de diamant 

disque d’or 

1992 

Dance Remixes 

0300000 !300000 !300 000 ex. 

disque de platine 

1995 

Anamorphosée 

1400000 !1.4E+6 !1 400 000 ex. 

disque de diamant 

disque d’or 

1997 

Live à Bercy 

0900000 !900000 !900 000 ex. 

 triple disque de platine 

disque d’or 

1999 

Innamoramento 

1300000 !1300000 !1 300 000 ex. 

disque de diamant 

disque de platine 

2000 

Mylenium Tour 

0700000 !700000 !700 000 ex. 

double disque de platine 

2001 

Les Mots 

1700000 !1700000 !1 700 000 ex. 

disque de diamant 

disque d’or 

2003 

RemixeS 

0200000 !200000 !200 000 ex.- 

disque d’or 

2005 

Avant que l’ombre… 

0800000 !800000 !800 000 ex. 

double disque de platine 

double disque de platine 

2006 

Avant que l’ombre… à Bercy 

0250000 !250000 !250 000 ex. 

disque d’or 

2008 

Point de Suture 

0800000 !800000 !800 000 ex. 

 triple disque de platine 

disque d’or 

double disque de platine 

2009 

N°5 On Tour 

0350000 !350000 !350 000 ex. 

double disque de platine 

2010 

Bleu Noir 

600000 !600000 !600 000 ex. 

disque de diamant 

disque d’or 

disque d’or 

*. Atteint en 2005 au classement Back catalogue 

**. no 1 pendant 19 semaines 

***. no 1 des compilations en 2001 et en 2002 

****. no 4 au Québec 

220px-GoldeneLP  Singles 

Singles (45T/CD 2 titres) 

Date  

Titre  

Certification
 
France  

Album  

Réalisateur
du clip
 

1984 

Maman a tort 

Cendres de lune 

Laurent Boutonnat 

1985 

On est tous des imbéciles 

— 

— 

Plus grandir 

Cendres de lune 

Laurent Boutonnat 

1986 

Libertine 

disque d’argent
(400 000 ventes) 

1987 

Tristana 

disque d’argent 

Sans contrefaçon 

disque d’or
(700 000 ventes) 

Ainsi soit je… 

1988 

Ainsi soit je… 

disque d’argent 

Pourvu qu’elles soient douces 

disque de platine
(900 000 ventes) 

1989 

Sans logique 

disque d’argent 

À quoi je sers 

— 

Allan (live) 

En concert 

1990 

Plus grandir (live) 

1991 

Désenchantée 

disque de platine
(1 300 000 ventes) 

L’Autre… 

Regrets
Duo avec Jean-Louis Murat 

disque d’or 

Je t’aime mélancolie 

disque d’or 

1992 

Beyond My Control 

disque d’argent 

Que mon cœur lâche 

disque d’argent 

— 

Luc Besson 

1995 

XXL 

disque d’argent 

Anamorphosée 

Marcus Nispel 

L’instant X 

disque d’or 

1996 

California 

disque d’argent 

Abel Ferrara 

Comme j’ai mal 

Marcus Nispel 

Rêver 

disque d’argent 

Laurent Boutonnat 

1997 

La poupée qui fait non (live)
Duo avec Khaled 

Live à Bercy 

Ainsi soit je (live) 

1999 

L’Âme-Stram-Gram 

disque d’argent 

Innamoramento 

Ching Siu-tung 

Je te rends ton amour 

disque d’argent 

François Hanss 

Souviens-toi du jour… 

disque d’argent 

Marcus Nispel 

2000 

Optimistique-moi 

disque d’argent 

Michael Haussman 

Innamoramento 

disque d’argent 

François Hanss 

Dessine-moi un mouton (live) 

Mylenium Tour 

2001 

L’histoire d’une fée, c’est… 

Les Mots 

— 

Les Mots
Duo avec Seal 

disque de platine
(600 000 ventes) 

Laurent Boutonnat 

2002 

C’est une belle journée 

disque d’or 

Benoît Di Sabatino 

Pardonne-moi 

Laurent Boutonnat 

2005 

Fuck Them All 

disque d’argent 

Avant que l’ombre… 

Agustin Villaronga 

Q.I. 

Benoît Lestang 

2006 

Redonne-moi 

François Hanss 

L’Amour n’est rien… 

Benoît Di Sabatino 

Peut-être toi 

Kusumi Naoko 

Slipping Away (Crier la vie)
Duo avec Moby 

disque d’or 

— 

Hugo Ramirez 

Avant que l’ombre… (live) 

Avant que l’ombre… à Bercy 

François Hanss 

2007 

Déshabillez-moi (live) 

2008 

Dégénération 

Point de Suture 

Bruno Aveillan 

Appelle mon numéro 

Benoît Di Sabatino 

2009 

Si j’avais au moins… 

Bruno Aveillan 

C’est dans l’air 

Alain Escalle 

Sextonik 

— 

2010 

Oui mais… Non 

Bleu Noir 

Chris Sweeney 

2011 

Bleu Noir 

Olivier Dahan 

Lonely Lisa 

Roy Raz 

 

* Le Top 50 n’a été créé qu’en novembre 1984.

 

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Mylène et Jean-Louis Murat

Posté par francesca7 le 25 octobre 2011

Tout au long de sa longue carrière couronnée de succès, Mylène a consenti seulement 4 fois à partager une de ses chansons avec d’autres artistes : ces chanceux sont Jean-Louis Murat, Khaled, Seal – remplacé par le musicien Abraham Laboriel Jr lors des concerts de 2006 et dernièrement Moby. Résumé de ces rencontres avec ces chanteurs, tous de cultures et de personnalités différentes mais dont l’univers musical est souvent proche de celui de notre Astre… 

 

 Duo avec Jean-Louis Murat sur « Regrets » (1991

 

 

Alors que sa carrière est déjà bien entamée et pour surprendre son public, Mylène décide pour la première fois d’écrire tout spécialement et de chanter une chanson avec Jean-Louis Murat, alors en pleine ascension musicale.

 

 

En fait, ce duo s’impose aux deux interprètes comme une évidence. Pluieurs mois auparavant, Mylène découvre l’album de Jean-Louis intitulé « Cheyenne Autumn » et elle a le coup de foudre pour cet artiste qu’elle qualifiera de « poête ». Commence alors une longue relation épistolaire entre les deux êtres (c’est-à-dire basée exclusivement sur la correspondance), qui aboutit logiquement à ce duo.

129708704466Mylène écrit assez rapidement le texte de la chanson tant l’univers et la voix du chanteur s’accordent avec les siens. Le texte narre les retrouvailles post-mortem d’une femme avec son ancien amant, à qui elle demande de ne pas avoir de « Regrets » concernant leur histoire et sa mort.

Le clip est tourné en Hongrie dans un cimetière désaffecté, à la suite de celui de « Désenchantée ». Laurent Boutonnat est de nouveau derrière la caméra et réalise un clip à la fois simple et beau, chargé d’émotion (les images sont en noir et blanc).

Le succès ne se fait pas attendre et le titre se vend en quelques mois à plus de 250 000 exemplaires, ce qui incitera tout naturellement Mylène à renouveler l’expérience.

 

 

Des années plus tard, la chanson est ajoutée au répertoire scénique de la belle, qui la reprend seule, offrant au public une version particulièrement émouvante (qui faillit sortir comme second single live extrait du « Mylenium Tour »).

 

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Le Mylenium Tour Est

Posté par francesca7 le 11 octobre 2011

…………. 

 

Le Mylenium Tour 1999 c’est… 

 


Le Mylenium Tour Est dans CONCERTS DE MYLENE MF99_09a- un décor superbe :
La statue d’Isis, inspiré de H.R Giger (créateur notamment du monstre Alien dans le film de Ridley Scott) immense, aux quatre bras symbolisant les quatre éléments.

- c’est aussi une ambiance :
Presque New-âge dans les arrangements (flûtes, cordes…), les lumières (rouges et ambrés…), totalement à l’image du dernier album très mystique « innamoramento » si l’on excepte quelques passages plus « show à l’américaine » avec chorégraphies qui rappellent le live de 1996, le coté rock en moins.

- C’est aussi un répertoire différent :
j’apprécie énormément que la set-liste soit presque totalement différente du précédent show. L’artiste a également mis à l’écart tous ses tubes les plus populaires des années quatre-vingt, relégué au rang de simple medley, préférant privilégier la quasi-intégralité d’Innamoramento, ainsi que des morceaux inédits (« dernier sourire« , « Mylène is calling« ) ou morceaux plus rares (« beyond my control » , « il n’y a pas d’ailleurs« ) et quelques valeurs sûres (« rêver« , »désanchantée« , »California« , « regrets« ).

Le show débute sur les chants ethniques du titre « Mylenium« , avant que la tête d’Isis ne s’ouvre en deux pour laisser apparaitre Mylène flottant dans les airs, une apparition angélique et mégalomane de la star, qui arrive sur terre telle l’élue, après qu’Isis lui ait donné la vie. Les premières notes de « l’amour naissant » arrivent alors et l’on se dit que (et ce sera une constante) l’album Innamoramento passe très bien l’épreuve de la scène. 


Toujours accompagnée par la même équipe de pointures américaines (notamment le mastodonte Abraham Laboriel Jr à la batterie et le « stonien » Brian Ray à la guitare, tous deux aperçus aussi chez notre Jojo national) mais aussi par un ami proche de Mylène, Jeff Dahlgren (acteur dans Giorgino), qui tient ici l’autre guitare. 


Les arrangements et les claviers étant ici assurés par une valeur montante la scène française de variété : Yvan Cassar (P.Kaas, C.Aznavour, JJ. Goldman). Bref, coté musiciens, on est en terre de connaissance.

On a comme d’habitude droit essentiellement dans les plans du public à ceux du premier rang, vous savez ceux qui collent à la barrière de sécurité et qui sont là depuis la veille au soir avec leur tente de camping. Néanmoins, la communion à laquelle on assiste entre ces fans, Mylène et le show fait vraiment plaisir à voir.

 

MF99_22a dans Mylène MYLENIUM TOURTrêve de bavardages, on reprend le cours du show, avec « l’âme-stram-gram » aux paroles explicites puis deux extraits de « L’autre« (1991) : la voix de John Malkovitch qui résonne pour « Beyond my Control » et « il n’y a pas d’ailleurs » (pas un de mes préférés celui-là…), s’intercalant au milieu, l’excellent et émouvant « rêver ». 


Après un inédit « Mylène is calling« , le public semble se réveiller sur le plus rythmé et efficace extrait du dernier album « optimistique-moi« , aux sonorités nettement plus actuelles. Vient ensuite le Medley, un peu court, personnellement je trouve que c’est un peu du gâchis, l’interprétation d’un titre en entier eut été plus judicieuse que ces bouts de chansons entremêlés… 


L’heure est venue d’interpréter un autre très grand succès, mais sans Jean-Louis Murat, c’est bien-sûr de « Regrets » dont je veux parler. Très bon titre et original puisque toutes les parties de chants sont interprétées par MF! 


Pour suivre, un quatrième titre issu de « L’autre… » ( 2ème album le plus représenté au final), une valeur sûre de chez sûre, avec un public qui répond présent : « tout est chaos… à côté de mes idéaux… ». Est-ce la peine de citer cet incontournable? 


S’enchaine ensuite « Méfie-toi« , « Dessine-moi un mouton » et le ciel sexy de « California » jusqu’à arriver à un des moments-phares de ce live: « Pas le temps de vivre », dédié à son frère décédé, où l’émotion est telle que c’est le public qui doit aider Mylène à pallier ses défections en chantant le refrain. Un très beau moment, et comme dans l’autre live, un fan montera sur scène pour l’occasion. 


Un autre grand moment avec « je te rends mon amour« , plus sage que le clip et pour la star, l’occasion de porter une robe absolument magnifique dont la couleur rouge remplace le sang versé dans ce même clip. 

« Souviens-toi du jour« , puis le très bel inédit « dernier sourire » rapproche le show de sa fin, et se termine sur le titre qui donne son nom à l’album: « Innamoramento« , visiblement bien reçu par le public, et accessoirement mon titre favori du dernier album. Les choeurs ethniques de « Mylenium » viennent clôturer le show comme ils l’avaient ouver t: d’une très belle manière !

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C’est encore et une nouvelle fois un très beau show que nous a offert la franco-canadienne, devant un public conquis et une set-liste des plus efficaces. Tirant sa force d’un décalage complet avec le précédent show dont on ne peut qu’énumérer les différences, il apparait donc comme parfaitement complémentaire du « live à Bercy 1996« . Point de concurrence de mon point de vue donc.

Enfin, pour être complet, signalons tout de même la polémique qui a eu lieu à la sortie de ce live. Le mixage semble avoir été fatal aux musicos dont les instruments ont été mis en retrait et qui de ce fait met en valeur la voix de Mylène. Certains vont même plus loin en affirmant que ce serait un faux-live complètement retouché en Studio. 


Personnellement, cela ne m’a pas gêné outre-mesure et je passe vraiment un bon moment à chaque fois que je le regarde. Signalons également une convergence des avis de spécialistes sur le 5.1 vraiment pas top, alors que le son stéréo est lui correct. L’image, elle, étant de bonne qualité. 

Trois titres bénéficient d’un multi-angle ( « l’amour naissant« , « l’âme-stram-gram » et « Rêver« ). Quant aux bonus, il s’agit essentiellement de courts reportages sur les coulisses et la préparation du spectacle.

BARRE DE SEPARATION

 

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DISCOGRAPHIE Mylène

Posté par francesca7 le 5 octobre 2011

Le Top 50 n’a été créé qu’en novembre 1984. 

Mylène Farmer est l’interprète de 8 albums studio, 5 albums enregistrés en concert (un pour chacune de ses tournées), 2 compilations de remixes et 1 compilation « best of ». 50 chansons ont fait office de single.

 Singles promo, non sortis dans le commerce 

DISCOGRAPHIE Mylène Mylene%20Farmer

Singles particuliers 

Singles non sortis en France 

Singles sortis uniquement en vinyles très limités et destinés aux DJ 

  • Août 2003 : Sans contrefaçon (JCA Remix), extrait de RemixeS 

  • Novembre 2003 : Je t’aime mélancolie (Felix da Housecat Remix), extrait de RemixeS 

  • Janvier 2004 : L’instant X (One-T Remix), extrait de RemixeS 

Faces B inédites 

La plupart des faces B de Mylène Farmer correspondent à des versions de la chanson faisant office de single (remix, instrumental…), mais il est arrivé parfois que ces faces B soient des chansons inédites : 

Coopérations 

Duos 

Autres 

1994 : productrice de l’EP Shade : Underbelly de Headmess (sorti aux  États-Unis) pour lequel elle a aussi composé les musiques, dont celle du titre Madeleine (qu’elle réutilisera pour le titre Et si vieillir m’était conté sur l’album Innamoramento). 

  • 2000 : auteur des paroles de l’album Gourmandises d’Alizée

  • 2001 : productrice du single I’m not a boy de Christia Mantzke. 

  • 2003 : auteur des paroles de l’album Mes courants électriques d’Alizée. 

  • 2003 : productrice des singles I want your wife et You du groupe Good Sex Valdes. 

  • 2008 : auteur des paroles du single Drôle de Creepie interprété par Lisa

Apparitions 

Musiques de films 

Ses deux dernières apparitions sur une bande originale ont joui d’un titre inédit chacun. 

Disques des autres artistes 

  • 2004 : Les mots en duo avec Seal sur le Best of de ce dernier, Best 1991 – 2004 

  • 2006 : Slipping Away (Crier la vie) en duo avec Moby sur le best of de ce dernier, Go – The Very Best of Moby 

  • 2009 : Les mots en duo avec Seal sur le Best of de ce dernier, Hits 

  • 2010 : C’est pas l’heure en duo avec Line Renaud sur l’album Rue Washington de cette dernière 

  • 2010 : Never tear us apart en duo avec Ben Harper sur le disque Original Sin de INXS 

Compilations 

Les apparitions des chansons de Mylène Farmer sur des compilations sont assez rares pour être remarquées, souvent associées à une cause. 

  • 1986 : Libertine sur la cassette et vinyle « Polystar 2 » 

  • 1986 : Libertine sur le vinyle « Hit-Parade 86 » sorti en  Belgique 

  • 1987 : Tristana sur la cassette et vinyle « Le cadeau de la vie » (Lutte contre le cancer

  • 1989 : Sans Logique sur le vinyle « La plus belle compilation NRJ – volume 2 » 

  • 1992 : Dernier Sourire sur le CD et vinyle « Urgence, 27 artistes pour la recherche contre le SIDA » (Lutte contre le SIDA) (réenregistré pour l’occassion) 

  • 1992 : Je t’aime mélancolie sur le CD « Life Aids: Love is the answer » (Lutte contre le SIDA) sorti en  Allemagne 

  • 2005 : Rêver sur le CD « Solidarité Asie » (Fonds reversés à Action contre la faim pour les victimes du tsunami

Compilations de remixes 

  • 1990 : Pourvu qu’elles soient douces (Razormaid Remix – Joseph Watt) sur le double vinyle du label « Razormaid », « Maid! How slow can you go? »  États-Unis 

  • 1990 : Pourvu qu’elles soient douces (Razormaid Remix – Joseph Watt) sur le CD du label « Razormaid », « Maid! How slow can you go? Volume 7 »  États-Unis 

  • 1991 : Desenchantee (Digital Mix by Art Maharg) sur le double vinyle et le CD du label « Razormaid », « Gridlock! 2 »  États-Unis 

  • 1991 : Psychiatric (Digital Mix) Mixed by Chris Cox sur le double vinyle du label « Razormaid », « Seismic Sound Three »  États-Unis 

  • 1993 : Beyond My Control by Joseph Watt sur le CD du label « Razormaid », « Maid! How slow can you go? »  États-Unis 

  • 1993 : Regrets (Digital Mix) by Joseph Watt sur le CD du label « Razormaid », « Maid! How slow can you go? »  États-Unis 

  • 1997 : La poupée qui fait non (Say it like you used to Club Remix) sur le triple vinyle « Summer Party ’97 » 

  • 2006 : Slipping Away (Crier la Vie) (Manhatten Clique Club Remix) en duo avec Moby sur la version remixée du best of de ce dernier, Go – The Very Best of Moby (Remixed) 

  • 2006 : Slipping Away (Crier la Vie) (Axwell Remix) en duo avec Moby sur le double CD « Discomix 4 » sorti en Russie 

  • 2007 : Slipping Away (Crier la Vie) (Axwell Remix) en duo avec Moby sur le CD « Taneční Liga vol. 94 » sorti en  République tchèque 

  • 2008 : Je te rends ton amour (Redemption/Perky Park Mix) sur le triple CD de D.J. S.E.A.L.K., In The M.I.X. sorti en  Europe 

  • 2009 : L’Ame-Stram-Gram (Perky Park pique d’âme Dub Mix), C’est dans l’air (Fat Phaze Remix), Je te rends ton amour (illumination – Perky Park Dub Mix) sur le CD promo du label « Melting Sound Studio », « Sanya’s Night on the Club vol. 001 In The Mix » sorti en  Russie

 

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Clip REGRET – 1991

Posté par francesca7 le 2 septembre 2011

Réalisation : Laurent Boutonnat
Année : 1991
Durée : 6’17 mn
Acteurs : Mylène Farmer, Jean-Louis Murat. 

 

 

 

 

Vidéo : Image de prévisualisation YouTube 

 

 

 

 

Analyse


Les mugissements lugubres du vent s’adoucissent soudain pour mieux s’effacer devant un murmure lancinant et triste, une litanie de mots dépourvus de sens qui se répètent dans un soupir presque sépulcral. Puis l’écho d’une voix féminine s’ajoute à la prière inlassablement chuchotée sans pourtant l’interrompre. Perdue au milieu d’un paysage désolé noyé de brume, la silhouette sombre d’un train glisse silencieusement sur des rails blanchis par le givre, comme surgie d’un néant infini et glacé. Tout ici semble oublié et délaissé par les hommes. Même la vie s’est enfuie loin de ce chemin fantôme, emportant avec elle son tourbillon de couleurs chaleureuses. Tel un vampire assoiffé, elle a abandonné derrière elle un monde brusquement insipide, victime exsangue, succession d’images grises et mortes soumises à l’agression éternelle du temps.
 

Clip REGRET - 1991 dans Les Clips de Mylène ClipRegrets01


C’est sur ce chaos de formes effacées et endormies que s’élance le clip Regrets. Un homme descend de l’unique wagon à présent immobile, figé lui aussi dans l’atmosphère lourde et froide. L’homme s’avance lentement, balançant quelque chose dans l’une de ses mains, l’autre glissée négligemment dans la poche d’une longue veste noire. D’un geste nonchalant, il ouvre un haut portail que l’on s’attendrait presque à entendre grincer mais qui s’écarte simplement, sans un bruit, comme pour ne pas troubler le calme pesant qui règne alentours. Porte des enfers ou porte du paradis ? Clé d’un songe délicieusement amer ou clé d’une réalité troublante et incroyable ? L’homme vient de pénétrer dans un cimetière où les saisons paraissent avoir été suspendues, où le temps s’est arrêté dans sa course folle et inexorable, où l’hiver est sorti vainqueur d’une bataille âpre dont on ignore tout. Marchant entre de vieilles pierres tombales où plus une fleur n’a été déposée depuis bien longtemps, il donne l’impression d’errer sans but précis, de n’être venu jusqu’ici que pour contempler la désolation de ces tombes que plus personne ne chérit ni ne vient visiter.

L’intrusion de ses pas indolents provoque la fuite d’une biche, élément insolite dans cet endroit désert, seul signe de vie au milieu de ces monuments dressés là pour des personnes à jamais disparues. Dans les vapeurs humides et blanchâtres se dessine alors une deuxième silhouette, mince et sombre elle aussi, marchant de ce même air tranquille à quelques pas de là, ignorée de l’homme qui continue d’avancer sans rien apercevoir de ce qui se passe autour de lui. Il s’est arrêté et assis sur une tombe. Serait-ce celle d’un être aimé ? Serait-ce celle de cette femme qui s’est approché, et cache maintenant de ses mains fines les yeux de notre flâneur solitaire, faisant frémir sur ses lèvres un début de sourire ? Tels des enfants jouant à cache-cache, ils s’élancent soudain dans une course éperdue mais heureuse, s’éloignant de la tombe austère, témoignage implacable de la mort provoquée par leurs rires mais impuissante à les retenir. Puis leur joie exaltée s’apaise et leur pas ralentissent, ne laissant pour seul témoignage que les battements de leur cœur que l’on devine encore agités.
 

ClipRegrets07 dans Les Clips de Mylène


Il ne reste désormais plus entre eux que la douceur et la sérénité du goût retrouvé de leurs anciennes ballades. Ils marchent, unis par l’étreinte silencieuse de leurs doigts enlacés, semblant défier de leur visage paisible cette vie fugace qui ne cesse de leur échapper, pour les entraîner vers l’éternité douloureuse de la solitude et des amours brisés. Le soleil si timide s’éprend alors des amants téméraires et perce les voiles troubles de la brume, les couvrant de ses rayons blafards. Serait-ce là une tentative insensée pour les soustraire quelques instants à l’inflexible pénombre de la mort ? Mais la mort ne permet aucune insolence et ne connaît aucune pitié. Elle ne rend jamais les âmes de ceux qu’elle a fauché. Tout au plus ferme-t-elle les yeux sur les instants volés par ces deux êtres déchirés par leur séparation. « Au vent que je devine, nos lèvres éperdues s’offrent des noces clandestines« . Ombres jumelles, âmes sœurs, ils se lient et se confondent dans une ultime étreinte sage et résignée. Revenus à cette tombe où leur amour repose, ils savent tout deux que leurs courtes retrouvailles s’achèvent ici. C’est elle qui s’arrache finalement à la tendresse amoureuse de ces bras qui ne cherchent plus à la retenir. Elle qui s’échappe après l’avoir contemplé une dernière fois, grave et attendrie, avant de s’évanouir dans les écharpes de brume pour lui épargner sans doute la décision douloureuse de cet adieu inévitable.
 

L’homme quitte enfin le monde suspendu de ses rêves doux-amers, la main refermée sur le bouquet de fleurs séchées qu’il avait offert à sa belle, symbole pathétique et poignant de la mort sans cesse renouvelée de son amour perdu. Car l’ombre évanescente d’une femme aimée mais disparue ne peut bien sûr emporter dans sa fuite ce présent désespéré. Alors, de son pas redevenu tranquille, il remonte dans le train qui l’a patiemment attendu et qui s’ébranle aussitôt, sans une secousse, disparaissant dans l’épaisseur blanche et ouatée du brouillard. Disparaissant comme l’a fait le fantôme brièvement ressuscitée de l’amante opaline, sans un mot, sans un signe, s’évaporant comme le ferait une tendre chimère surprise par la lumière du jour, ou comme le feraient les images douces et floues d’un rêve éveillé, aux premières lueurs de l’aube. Et le paysage rendu à lui-même et à son existence dénuée de vie se soumet à nouveau aux plaintes angoissantes du vent. 

 

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Les voix… Remixes Mylène

Posté par francesca7 le 20 août 2011

 

 

Les voix… Remixes Mylène dans Mylène 1991 - 1992 2909329955_small_1Le clip de Regrets  est tourné au même moment que Désenchantée  dans un fascinant cimetière juif de Budapest désaffecté depuis la Seconde Guerre mondiale. Et personne n’est déçu en visionnant ce clip sobre, en noir et blanc, dans lequel les deux esprits romantiques et torturés se mêlent à merveille.

 

L’homme, Jean-Louis Murat, pénètre dans le cimetière pour renouer avec l’amour de sa femme défunte, interprétée par Mylène. Pour la première fois, Laurent Boutonnat reste fidèle aux paroles de la chanteuse sans vouloir transcender la chanson. Merveilleux, le clip baigne dans une lumière très surexposée et abuse de nombreuses superpositions de regards.

 

 

Devenus une habitude, des remixes accompagnent la sortie du single en juillet 1991. Le Stergen Dub mix est essentiellement composé de samples des voix de Mylène et de Jean-Louis Murat remasterisées et passées à l’envers, comme des messages subliminaux. On entend surtout (et dès le début) Mylène dire une phrase incompréhensible, qui se trouve être en fait nos âmes se confondent passées à l’envers. D’ailleurs, notons que le titre du remix en question est lui-même Regrets en écriture inversée….

 

Après avoir un peu craché dans la soupe au moment de la sortie du single – suite à des problèmes de droits – Jean-Louis Murat fera son mea culpa quelques années plus tard :

 

-          « dans le business, les deux personnes les plus estimables que j’ai rencontrées, ce sont Mylène et Laurent. Je les adore et les respecte infiniment. Ce sont les plus intelligents. D’une intelligence à la Warhol. Ce sont ceux qui comprennent le mieux les mécanismes de ce business, qui sont en meilleure positon pour le pervertir, en tirer tous les fruits. Ils cranent dessus tout en faisant cracher le fuit. Pas mal (…) Leur but, c’est de faire cracher les fans. C’est un challenge profondément immoral, intéressant. Laurent Boutonnat est un vrai immoraliste, au sens noble du terme. Il y a une sorte pulsion consumériste dans la population, autant être là pour en profiter. Il vaut mieux que les jeunes achètent des T-shirts de Mylène Farmer plutôt que des T-shirts de la Star Ac’ ! (…) Par rapport à Goldman, Mylène Farmer c’est du Wagner ou du Bach ! Il y a chez elle quelque chose de simple, populaire, féminin et pervers aussi. C’est très excitant sexuellement tout ça. Et c’est parfaitement maîtrisé dans une sorte de tradition décadente. A côté de Mylène, Jennifer on dirait un Caterpillar.

 

Tour en avouant :

 

-           » Grâce à ce duo, Mylène Farmer m’a offert son public ; une partie est restée, et j’ai gagné rapidement une dimension que j’aurais sans doute mis des années à acquérir !

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L’osmose Mylène/Murat

Posté par francesca7 le 20 août 2011

 

 

L'osmose Mylène/Murat   dans Mylène 1991 - 1992 113737077L’osmose entre Mylène et Jean-Louis Murat va séduire le public, le titre se vend à 300 000 exemplaires et est même certifié disque d’or. Pour un slow, sorti à cette période de l’année plus propice aux tubes dansants, c’est une aubaine, voire un coup de génie. D’autant que, Mylène ne fait qu’une seule et unique émission télévisée chez son ami Michel Drucker. 

 

La chanson est diffusée le 7 octobre 1991 dans l’émission Stars 90, mais il s’agit d’un enregistrement réalisé quelques jours plus tôt. Enregistrement qui a tout de même demandé six heures de tournage car Jean-Louis Murat,  guère habitué à ce genre d’exercice, éprouve énormément de mal à synchroniser son play-bach. Pour se faire pardonner du travail occasionné, dès le lendemain, la chanteuse fait envoyer des caisses de champagne aux techniciens. Un joli geste.

 

  

VIDEO Image de prévisualisation YouTube 

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Regrets

Posté par francesca7 le 20 août 2011

Regrets est le quinzième single de Mylène Farmer, ainsi que le premier duo de sa carrière (avec Jean-Louis Murat), sorti en juillet 1991. C’est le deuxième single extrait de l’album L’autre….

 Regrets dans Mylène 1991 - 1992 photos-diverses28La naissance de ce duo vient d’une correspondance par courrier entre les deux interprètes pendant un an. Déjà en 1989, Mylène Farmer déclarait apprécier les chansons de Jean-Louis Murat et son album Cheyenne Automne, ainsi que sa manière d’écrire. D’après Jean-Louis Murat, c’est Mylène Farmer qui a eu l’idée du duo. Après avoir écouté une version sur cassette audio de Regrets, dans laquelle Mylène Farmer chante les deux voix (pour les lignes de Murat, elle prendra une voix plus grave), il a accepté. A cette époque, Mylène Farmer a déclaré considérer Murat comme son « frère », son « double », son « jumeau », et un « poète ». Murat a déclaré quasiment la même chose. Cependant, d’après l’auteur Erwan Chuberre, il est impossible de savoir si le duo est réellement le résultat d’une profonde amitié ou d’une stratégie marketing. En 2004, dans le journal L’Express, Jean-Louis Murat déclarera que ce duo l’a aidé à lancer sa carrière.

 

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Jean louis Murat dans Regrets

Posté par francesca7 le 20 août 2011

 

Jean louis Murat dans Regrets dans Mylène 1991 - 1992 pageteteJean-Louis Bergheaud, qui signe ses albums Jean-Louis Murat est un auteur-compositeur-interprète, né le 28 janvier 1952 à la Bourboule. Il passe une grande partie de sa jeunesse chez ses grands-parents dans une ferme isolée à Murat-le-Quaire (d’où il tire son pseudonyme).

Après sa naissance, à Clermont-Ferrand, l’histoire de Jean-Louis Bergheaud commence à la Bourboule, petite station thermale dans le Massif central. Fils de divorcés, c’est chez ses grands-parents, à Murat-le-Quaire, qu’il passera toute sa jeunesse. Solitaire et introverti, dès son plus jeune âge, Jean-Louis présente certains dons pour la musique et pour beaucoup d’instruments, ce qui le mènera au conservatoire où il développera son goût pour le chant. Féru de littérature romantique et tourmentée, il est le premier de sa famille à être titulaire du baccalauréat. Marié à l’âge de 17 ans, il s’inscrit pour une courte durée à l’université de Clermont-Ferrand, puis jeune papa, quitte tout pour voyager et vivre de petits boulots en France et en Europe.

Jean-Louis Murat connaît un début de carrière difficile marqué par plusieurs expériences musicales à la fin des années 1970 — notamment dans un groupe éphémère nommé Clara remarqué par William Sheller qui les invitera à faire certaines des premières parties de ses concerts — mais sans lendemain. En 1982, après la dissolution de groupe Clara, il enregistre son tout premier album intitulé Murat, puis un deuxième en 1984 intitulé Passions privées, mais devant le peu de succès, sa maison de disques rompt son contrat. On lui attribuera une tentative de suicide[réf. nécessaire] à la suite de la sortie au tout début des années 1980 de son disque Suicidez-vous le peuple est mort qui ne connaît que très peu d’écho auprès du public. La diffusion radio du titre est alors arrêtée sur Europe 1.

tournage-de-regrets-avec-jean-louis-murat-au-centre-titre-sorti-en-1991 dans Mylène 1991 - 1992S’ensuit alors une longue traversée du désert dont il ne sort que bien des années après avec le premier extrait issu de son album Cheyenne autumn paru en 1989 chez Virgin, Si je devais manquer de toi, qui lui apporte enfin une certaine notoriété (trois autres extraits de cet album, L’ange déchu, Amours débutants et Te garder près de moi, sont eux aussi diffusés sur les ondes). Deux ans plus tard, les singles Col de la Croix-Morand et Sentiment nouveau (ce dernier rentrant au Top 50), issus du disque Le manteau de pluie, remportent un succès encore plus important.

Mais c’est Regrets, un duo avec Mylène Farmer, qui le fait réellement et définitivement connaître auprès d’un plus large public, à l’aube de ses 40 ans, en 1991 (3e au Top 50 et plus de 300 000 copies vendues). Depuis cette période, ses albums rentrent régulièrement dans le Top 20 en France.

 

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