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Tournage du film de Mylène F. Terminé

Posté par francesca7 le 2 novembre 2017

 

Vivre entre l’ombre et la lumière, le « je » et le « jeu », le hors-champ et le cadre… Elle s’y est habi­tuée. Elle y a même pris goût. Quelques mois avant de révé­ler ses talents d’actrice dans le thril­ler Incident in a Ghost Land de Pascal Laugier, la chan­teuse a bien voulu nous accor­der un entre­tien exclu­sif… libre et passionné !

ghost-land

Elle arrive avec quelques minutes de retard… vécues comme une éter­nité. Trois jours plus tôt, elle s’est lais­sée photo­gra­phier, en comité restreint, par Sylvie Lancre­non. Ambiance déten­due – bercée par la bande-origi­nale du film Tree of life et quelques morceaux de Sting – mais studieuse – choix des vête­ments, retouches maquillage, rien n’échappe à cette perfec­tion­niste. On a beau l’avoir déjà appro­chée, son absence, avant qu’elle ne surgisse devant nous, nour­rit les fantasmes. Trop fragile pour affron­ter nos ques­tions ? Lorsqu’elle finit par se présen­ter, ses jambes fines ne vacillent nulle­ment sur ses stilet­tos. Trop sauvage pour des retrou­vailles ? Cheveux lâchés et visage à peine maquillé, elle porte un collier aux allures d’amu­lette, mais elle a accepté, après le jeu des photos, notre rendez-vous, déta­ché de tout enjeu promo­tion­nel. Son prochain film, Incident in a Ghost Land réalisé par Pascal Laugier et tourné au Canada l’hi­ver dernier, ne sortira proba­ble­ment que début 2018. Soit près de vingt-cinq ans après Gior­gino, premier long-métrage en costumes, thril­ler enneigé et incom­pris de Laurent Bouton­nat. Musi­ca­le­ment, malgré une récente signa­ture avec Sony Music, la parti­tion est encore vierge. Mylène Farmer a l’élé­gance de ceux qui n’im­posent rien… sinon leur présence au monde, diffé­rente, inspi­rée, et inspi­rante.

Gala : Il y a cinq mois, vous avez terminé le tour­nage du film Incident in a ghost land. Un thril­ler éprou­vant qui confronte une famille à des esprits malfai­sants. Aucune séquelle à déplo­rer ?

Mylène Farmer : Toujours le même cauche­mar : Pascal Laugier, le réali­sa­teur, me pour­suit inlas­sa­ble­ment avec sa caméra dans les couloirs de la maison du film ! (Rires). C’était impres­sion­nant de le voir au travail, d’ob­ser­ver comment il faisait corps avec son long-métrage. Je garde un souve­nir très fort de ce tour­nage et de « mes filles » à l’écran.

Gala : Vous avez fait confiance à un réali­sa­teur, récent dans votre galaxie, et vous avez endossé un rôle inha­bi­tuel, celui d’une mère de famille. Le tout, en langue anglaise. Vous aimez pous­ser les curseurs de la diffi­culté ?

M.F. : Je ne parle­rais pas de diffi­culté, mais d’exi­gence. J’aime les projets ambi­tieux, précis, qui demandent l’in­ves­tis­se­ment de toute une équipe pour un résul­tat encore incon­nu… Il y a une certaine beauté dans ce geste collec­tif. J’ai accepté ce film, essen­tiel­le­ment parce que mon rôle était très bien écrit et parce que Pascal maîtrise remarqua­ble­ment ce genre. Son scéna­rio est formi­dable. Me glis­ser dans la peau d’une mère prête à défendre ses enfants était un chal­lenge, mais je l’ai fina­le­ment abordé de façon assez natu­relle, instinc­tive. Quand le tour­nage à débuté à Winni­peg, j’étais une actrice parmi les autres. 

Gala : Reve­nir au Canada, votre pays de nais­sance, a-t-il agité quelques émotions ?

farmer FILMM.F. : Une immense émotion ! J’ai retrouvé la maison de ma petite enfance, à Pier­re­fonds. J’ai pu en redé­cou­vrir l’in­té­rieur, le jardin… Je suis égale­ment reve­nue dans ma première école, tenue par des reli­gieu­ses… Alors que j’em­prun­tais la rue du Belvé­dère, où j’ai grandi, la neige a commencé à tomber. J’étais comme accueillie… 

Gala : Qu’est-ce qui prime pour vous : dési­rer ou se sentir dési­rée ?

M.F. : Sentir le désir… C’est fonda­men­tal pour moi. Vital, même.

Gala : Comment avez-vous préparé votre rôle dans Incident in a Ghost Land ?

M.F. : J’ai travaillé. Claude Berri m’a dit un jour : « Mylène,  si tu connais ton texte à la virgule près, ainsi que les répliques de tes parte­naires, tu pour­ras tout oublier et t’aban­don­ner. » Depuis le cours Florent, je suis amie avec Vincent Lindon, qui m’impres­sionne infi­ni­ment  dans chacun de ses rôles. Son aide fut précieuse. Il m’a conseillé son coach. J’ai répété. Et puis… j’ai fait le grand saut dans le vide !

Gala : Isabelle Adjani a récem­ment déclaré : « jouer, c’est répa­rer ». Qu’est-ce que cela vous inspire ?

M.F. : C’est une défi­ni­tion qui corres­pond parfai­te­ment à cette grande actrice. Mais pour moi… Je ne crois pas à la répa­ra­tion. Je dirais plutôt qu’on apprend à vivre avec soi. Ce qui, déjà, n’est pas une partie de petits chevaux … 

Gala : Pardon­nez la ques­tion, mais la dispa­ri­tion de votre maman, quelques mois avant de tour­ner avec Pascal Laugier, a-t-elle influencé votre inter­pré­ta­tion d’une mère de famille ?

M.F. : Permet­tez que je ne vous réponde pas direc­te­ment. Chacun d’entre nous est touché par des deuils. J’ai la chance de pouvoir écrire sur « mes » absents… Sans les nommer… Et de pouvoir, par la magie des mots, aspi­rer un peu du chagrin des autres. 

Gala : Isabelle Huppert, que vous connais­sez bien, a dit : « être actrice, c’est trans­for­mer en excel­lence ce qui ne l’était pas : la fragi­lité en force, la timi­dité en assu­rance. » Cela vous ressemble, non ?

M.F. : J’ai beau­coup d’ad­mi­ra­tion pour Isabelle Huppert, sa déter­mi­na­tion, ses choix artis­tiques, son jeu unique. Je ne sais pas si ses mots me ressemblent, mais je partage son point de vue. Le dépas­se­ment de soi est un mini­mum, lorsqu’on veut parta­ger avec les autres. Vivre est une aven­ture exigeant que l’on se réin­vente sans cesse, sans jamais se trahir, ni sacri­fier aux modes. Je suis une instinc­tive et ma timi­dité, que j’as­sume, m’a sans doute proté­gée ! 

Gala : Quels sont les mots qui vous touchent le plus ?

M.F. : Les mots pronon­cés au moment où l’on ne s’y attend pas. Je suis fasci­née par la puis­sance des mots portés par la bonne personne, au bon moment. Et « Mon Amour » m’émeut telle­ment… 

 

Propos recueillis par Thomas Durand 

article paru dans http://www.gala.fr/l_actu

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Mylène s’est confiée à GALA

Posté par francesca7 le 25 mai 2017

 

Paris Match| Publié le 17/05/2017 à 18h10Anthony Verdot-Belaval

 

mylène chez francesca

image : Mylène Farmer à Cannes en 2015.Tony Barson / Paris Match

Après de longs mois de silence, la star Mylène Farmer se prépare à faire son grand retour. L’occasion de se confier dans un entretien au magazine «Gala» sur son retour au Canada, sur son envie de jouer, mais aussi sur une mère absente.

Ses nombreux fans attendent son retour musical, après l’immense succès de son dernier opus «Interstellaires», en 2015 (plus de 320.000 exemplaires). Mais encore une fois, Mylène Farmer a décidé de surprendre. Dans les colonnes du magazine «Gala», la star de 55 ans a annoncé son grand retour au cinéma dans le film «Incident in a Ghost Land», réalisé par Pascal Laugier. Tourné au Canada l’hiver dernier, le film est prévu pour l’année prochaine, mais Mylène Farmer se confie déjà sur l’incroyable expérience de tournage, un tournage qui lui a permis de revenir dans son pays natal. Une immense émotion. «J’ai retrouvé la maison de ma petite enfance, à Pierrefonds. J’ai pu en redécouvrir l’intérieur, le jardin… Je suis également revenue dans ma première école, tenue par des religieuses… Alors que j’empruntais la rue du Belvédère, où j’ai grandi, la neige a commencé à tomber. J’étais comme accueillie.»

Vivre entre l’ombre et la lumière, le « je » et le « jeu », le hors-champ et le cadre… Elle s’y est habi­tuée. Elle y a même pris goût. Quelques mois avant de révé­ler ses talents d’actrice dans le thril­ler Incident in a Ghost Land de Pascal Laugier, la chan­teuse a bien voulu nous accor­der un entre­tien exclu­sif… libre et passionné !

Dans ce même entretien, Mylène évoque aussi le travail du réalisateur avec qui elle avait travaillé sur son clip, «City of Love». «J’aime les projets ambitieux, précis, qui demandent l’investissement de toute une équipe pour un résultat encore inconnu… Il y a une certaine beauté dans ce geste collectif. J’ai accepté ce film, essentiellement parce que mon rôle était très bien écrit et parce que Pascal maîtrise remarquablement ce genre. (…) Me glisser dans la peau d’une mère prête à défendre ses enfants était un challenge, mais je l’ai finalement abordé de façon assez naturelle, instinctive».

FILM DE MYLENE

—-> a voir sur https://www.innamoramento.net/mylene-farmer/incident-in-a-ghost-land

« Aspirer le chagrin des autres »

Alors en toute sérénité, visiblement touchée par ce jeu des confessions, Mylène accepte de répondre à une question sur le décès de sa mère, survenu en 2016 (Mylène avait déjà perdu son père il y a vingt ans, ndlr).

«Chacun d’entre nous est touché par des deuils. J’ai la chance de pouvoir écrire sur « mes absents ». Sans les nommer. Et de pouvoir, par la magie des mots, aspirer un peu de chagrin des autres».

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MYLENE FARMER : UNE QUETE D’IDENTITE

Posté par francesca7 le 20 novembre 2016

 

Vous avez pleuré hier soir sur scène à deux reprises alors qu’on vous voyait en gros plan sur l’écran géant derrière vous. Pourquoi ? ­ C’est une réaction incontrôlable à ce qui se passe entre le public et moi, une sorte d’alchimie. La scène est un moment hors du commun, les émotions que j’y ressens me nourrissent. J’en ai besoin, pourtant, par peur de me lasser, je m’y suis confrontée deux fois seulement : la première en 1989, la deuxième aujourd’hui.

Cela correspond à la sortie d’un album et à mon retour en France après quatre ans d’absence.

chez francesca 

Que s’est­-il passé en quatre ans ? ­

MF : Je suis sortie de mon cocon. Grâce à des voyages et à mon séjour à Los Angeles, j’ai fait un second apprentissage de la vie. Je me sens plus libre et en accord avec de nouvelles valeurs, comme le sens du partage : l’autre prend plus d’importance qu’auparavant. C’en est fini de la Mylène Farmer si exhibitionniste qu’on vous surnommait la ‘clip­toridienne’ ? ­ Je ne veux pas me renier, mais j’ai quand même vécu une période très destructrice.

Pour quelles raisons ? ­

MF :  Je pense que j’étais malade de mon enfance : jusqu’à l’âge de dix ans, c’est le noir total dans mes souvenirs, un gouffre. Je ne veux pas jeter la pierre à mes parents, mais j’étais en manque affectif. C’est l’origine de mon traumatisme. Par la suite, mes problèmes n’ont fait que s’amplifier, la fracture s’est élargie. J’étais devenue une étrangère à mes propres yeux, et en même temps, ces problèmes m’enivraient. Un cercle vicieux. J’étais en pleine ambiguïté et c’est de cela dont j’ai joué. Les clips que je tournais ont augmenté mon trouble, or même si je le chantais, même si cet univers me fascine toujours, je ne suis ni une libertine, ni une catin !

 

 francesca blog

L’essentiel est de ne pas être prisonnière des images. Aujourd’hui j’ai changé, je suis libérée de mon passé. Ce qui m’importe, c’est de vivre dans l’instant et je voudrais que le public accepte l’idée que j’ai évolué, au point de ne pas reprendre une chanson comme « Plus Grandir », qui ne correspond plus à mon état d’esprit.

Une rencontre es-t-­elle à la base de cette transformation ?

MF : Un journal vous a montrée avec votre guitariste… ­ Je trouve cela très dérangeant, surtout pour mon entourage. Je ne peux rien contre ce genre de choses, ce sont les risques du métier mais je refuse d’en parler. Je vous dirai que j’ai effectivement fait une rencontre décisive…avec un recueil de textes sacrés bouddhistes : « Le livre des morts tibétain », un vrai détonateur. En le lisant, j’étais émue jusqu’aux larmes car auparavant la mort m’obsédait : l’idée qu’un être disparaisse me donnait un vertige qui m’attirait vers le bas. Je me dis aujourd’hui que la vie n’est pas vaine, qu’il y a peut­-être un passage, un au­-delà qui justifie notre combat. On vous a connue plus cynique, admiratrice du philosophe Cioran, par exemple… ­ J’en suis toujours une lectrice, mais je porte désormais sur la vie un autre regard où l’humour a sa place.

Peut-­on dire que le fiasco de « Giorgino » vous a mûrie ? ­

MF ;  C’est une période qui a contribué à ce changement, en ce sens que je ne suis pas du tout du genre à m’apitoyer sur mes échecs. L’échec fait partie de la vie, c’est une donne que j’assume dans tous mes projets. Je n’ai ni amertume, ni désir de revanche et j’ai toujours autant envie de jouer devant la caméra.

On a dit que depuis, vos relations avec Laurent Boutonnat se sont tendues… ­ Je démens tout à fait ! Aujourd’hui que vous avez retrouvé votre public grâce au disque et à la scène, où avez­-vous envie de vivre ? ­

MF :  Mon adresse, c’est toujours Paris mais avec l’idée de pouvoir m’en échapper quand je le veux. J’ai trop aimé vivre à Los Angeles !

Pour quelles raisons ? ­

MF : L’espace ­ même s’il est parfois étouffant ­ et le soleil, mais surtout le plaisir de pouvoir perdre son identité et ses points de repère dans cette ville immense où personne ne me connaît. En comparaison, je trouve Paris bien morose : ici, tout est noir d’encre, plombé et déprimant. En somme, le contraire de votre nouvelle nature… ­ J’ai, moi aussi, encore des moments noirs, des instants de dépression, mais je suis désormais attirée vers le haut et la lumière.

Beaucoup d’artistes français refusent de se produire à Toulon parce que le maire de cette ville fait partie du Front National. Cela ne vous gêne pas d’y avoir travaillé pendant dix jours et d’y avoir fait le premier concert de votre tournée ? ­

MF : Je ne vais pas me lancer dans une suite de banalités, même si mes convictions me portent à détester le racisme et à juger détestable ce qui se passe dans cette ville, mais je n’ai pas envie d’avoir le rôle d’une artiste qui délivre des messages. C’est une manière de me protéger.

NB : cette interview a été donnée dans un salon du Zénith de Toulon, au lendemain de la première date du Tour 96, lors d’une rencontre avec plusieurs journalistes.

GALA 30 MAI 1996 Entretien avec Loïc SELLIN

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Incident in a ghost land pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 9 août 2016

 

Incident in a ghost land, c’est le titre, encore provi­soire mais vapo­reux à souhait, du long-métrage, dont les premières scènes seront tour­nées à New York, avant des prises de vues à Toronto, en août prochain. Derrière la caméra : Pascal Laugier, nouveau maître du fantas­tique (Saint AngeMartyrs,The Secret), dont l’œil bleu faus­se­ment limpide a déjà su impo­ser une autre Mylène, plus hybride que sexuée, dans le clip de sa chan­son City of love. Mécon­nais­sable sous ses couches de maquillage et de latex, parée de griffes et d’ailes déchi­rées, la chan­teuse incar­nait une créa­ture, entre la goule et l’ange déchu, à la recherche d’une trace d’hu­ma­nité le long des couloirs d’une maison aban­don­née, dans cette dernière vidéo.

mylène blog francesca

Pour son retour sur le grand écran, la star inter­prè­tera une mère de famille qui hérite de la maison d’une de ses tantes et doit sauver ses deux filles de mani­fes­ta­tions malfai­santes, dès leur première nuit sous ce toitMais ces deux filles restent les héroïnes prin­ci­pales du film. Réunies dans la demeure seize ans après cette nuit d’hor­reur, les deux sœurs – l’une jouée par Crys­tal Reed, héroïne de la série TeenWolf ; l’autre par Anas­ta­sia Phil­lips, déjà aperçue au géné­rique des Enquêtes de Murdoch et de Skins –  vont devoir confron­ter leurs souve­nirs et les modes de vie qu’elles se sont choi­sis pour occul­ter leur passé trau­ma­tique.

Peurs remon­tant à l’en­fance, hantises, duali­té… Mylène Farmer, malgré un rôle secon­daire à l’image, avan­cera en terri­toire fami­lier. Pour la première fois cepen­dant, la chan­teuse, fantasme de femme-enfant dans l’ima­gi­naire psycho­tique de son ex-complice Laurent Bouton­nat, incar­nera une femme adulte et accom­plie. Une évolu­tion qui, après trente ans de carrière, lui semblait néces­saire et même clé pour les années à venir.

Corres­pon­dant régu­liè­re­ment avec Pascal Laugier depuis leur première colla­bo­ra­tion, à l’au­tomne dernier, « l’ange roux » a fini par s’en­ga­ger dans le projet Incident in a ghost land, il y a quelques semaines. Impos­sible, malgré le tour­nage éprou­vant de Gior­gino et le projet avorté d’une adap­ta­tion de L’ombre des autres, roman de son amie Natha­lie Rheims, de faire l’im­passe sur ce « scéna­rio extrê­me­ment intel­li­gent », « dans la veine du film Les Autres d’Alejan­dro Amena­bar », selon son entou­rage.

C’est néan­moins avec l’hu­mi­lité et la discré­tion la carac­té­ri­sant que la star souhaite désor­mais se prépa­rer à cette co-produc­tion améri­cano-franco-cana­dienne, en langue anglaise, à laquelle sont égale­ment asso­ciés les noms de Clément Mise­rez, époux d’Ales­san­dra Sublet, à la tête de Radar Films (Belle et Sébas­tien), et de Jean-Charles Lévy, diri­geant de Fore­cast Pictures (Faces).

SOURCE : http://www.gala.fr/

Publié dans Mylène 2015 - 2016, Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaires »

Apparition Cinéma pour Mylène F.

Posté par francesca7 le 5 août 2016

 

C’est le site spécialisé Bloody-disgusting.com qui a révélé l’information, confirmée ensuite par l’entourage de la chanteuse au magazine Gala. Mylène Farmer tournera donc sous la direction du réalisateur adepte de l’épouvante (MartyrsSaint Ange) avec qui elle a déjà collaboré cette année pour son clip City of Love, tiré de son album Interstellaires. Le tournage aura lieu dès le mois d’août entre Toronto et New York.

Image de prévisualisation YouTube

Mylène Farmer, dont la première apparition au cinéma date de 1994 avec l’énorme four Giorgino, de son complice de longue date Laurent Boutonnat, incarnera une mère de famille qui reçoit en héritage une maison peuplée de créatures malfaisantes. Installée avec ses filles, seize ans après un drame survenu dans la demeure, elle devra les protéger tant bien que mal… Ses filles seront incarnées par Crys­tal Reed (une des stars de la série pour ados Teen Wolf) et Anas­ta­sia Phillips (Les Enquêtes de MurdochSkins).

L’entourage de Mylène Farmer a évoqué un « scéna­rio extrê­me­ment intel­li­gent (…) dans la veine du film Les Autres d’Alejan­dro Amena­bar« . Tournée en anglais, cette coproduc­tion améri­cano-franco-cana­dienne pourra aussi compter sur Clément Mise­rez (mari d’Ales­san­dra Sublet) et sa société Radar Films ainsi que Jean-Charles Lévy pour Fore­cast Pictures.

La star tiendra un second rôle dans Incident In a Ghost Land, du réalisateur Pascal Laugier. Mais cependant, notre Star a décidé de ne pas partir en tournée après avoir sorti son dernier disque, elle « a tout le temps nécessaire pour se lancer dans un autre projet »…

article de Thomas Montet

blog francesca

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MYLENE FARMER dans TÉLÉ 7 JOURS 1994

Posté par francesca7 le 15 juin 2016

                                                                                                                                                                                                        

Depuis deux ans, vous avez disparu. On disait ‘Mylène fait son film’ : le film, c’est « Giorgino », film romantique en pleine guerre de 14-18 où vous jouez le rôle d’une jeune fille un peu autiste, élevée au milieu d’orphelins rejetés du monde. Ce film était-il si important pour que vous lui sacrifiez deux grandes années de votre carrière ?                                                                                                              

- Le cinéma était devenu essentiel pour moi. On m’a même entendue dire « Si je ne fais pas de cinéma, j’en mourrai ». C’était sans doute un peu exagéré, mais cela traduisait ce que je ressentais à ce moment-là. La nécessité de sortir de moi-même, de me regarder vivre à travers un autre personnage…                                             

francescamylène                                                                  

Par lassitude d’être devenue un personnage dont on attendait trop ?                                           

- D’être un personnage qui ne parvenait toujours pas à s’aimer, malgré tout l’amour que j’ai reçu du public. Cette envie de cinéma, c’était très ancien : à seize ans, quand j’ai admis que l’équitation -que je pratiquais avec passion- ne serait pas mon métier, j’ai voulu me lancer dans le théâtre, par un besoin de sortir du lot peut-être, plus sûrement par envie de me regarder dans le regard des autres.                                                                                                                                     

La chanson est venue un peu par hasard…                                                                                           

- Quand j’ai rencontré Laurent Boutonnat, il avait écrit avec un ami « Maman a Tort ». Il m’a proposé de chanter cette chanson, j’ai accepté comme un rôle d’actrice. C’est plus tard que je me suis aperçue que j’aimais écrire et m’exprimer par des chansons. Tout s’est enchaîné. Le désir de jouer, lui, était toujours là.                                                                    

Auriez-vous accepté de débuter au cinéma dirigée par un autre que Laurent Boutonnat ?       

- Cela a failli ! Hélas, pour des raisons de date, je n’ai pas pu accepter. Ensuite, le film de Laurent a été tellement long à monter… Finalement, cela me rassurait un peu de tourner mon premier film sous la direction de Laurent. J’avais confiance en son talent, en son amitié. Je savais qu’il ne laisserait rien passer, qu’il ne me permettrait pas de l’à peu près.

Avec quelqu’un que l’on aime beaucoup, on peut avoir peur de blesser par des réticences, on peut craindre de décevoir…                                                                                                                                                                                                          

- D’autant plus qu’avec Laurent, nous nous connaissons si bien qu’il n’est pas nécessaire de nous dire les choses clairement pour savoir ce qu’en pense l’autre. Ce tournage a été terriblement pénible…                                                

En raison des conditions de tournage ? Cinq mois en ex-Tchécoslovaquie, dont une bonne partie l’hiver dans les montagnes de Slovaquie…                                                                                             

- C’était assez rude. Courir des après-midi entiers par moins vingt degrés dans la neige ou sur la glace avec des petites robes serrées… Mais ça n’est pas le côté physique du tournage qui a été le plus dur : le plus pénible, ce sont ces sentiments de doute, de solitude que j’ai éprouvés. Parce qu’il avait à porter sur ses seules épaules toute la responsabilité du tournage, Laurent se protégeait du dialogue. Il me donnait des indications pour la scène et me laissait seule avec mes angoisses, exigeant beaucoup plus de moi que des autres. A certains moments, ma tension était telle que j’ai violement explosé, ce qui m’arrive rarement quand je travaille ! 

                                                                    francescamylène1                                            

Quelles ont été les scènes les plus difficiles ?                                                                                           

- Celle où mon partenaire s’efforce de me ranimer, celle où je me pends. Jouer des scènes où l’on mime sa mort est très éprouvant. Ce sont les seules scènes que j’ai demandé à voir sur la petite télévision de contrôle où le réalisateur regarde la scène qu’il vient de tourner.                                                                                                                                                  

Vous refusiez de regarder au fur et à mesure ?                                                                                    

- Après les scènes, je n’avais plus qu’une envie : aller me cacher ! Quand on sort de soi ce que l’on ne s’autorise pas à laisser voir dans la vie de tous les jours, il faut un moment pour se reprendre, pour ne pas imposer aux autres une fois le mot « Coupez » prononcé l’indécences de ses pulsions secrètes. C’est très fatigant aussi, cette extériorisation de soi, très violent…

Catherine, votre personnage, est à moitié autiste. Comment vous êtes-vous préparée pour ce personnage ?                                                                                                                                                                                                                

- J’ai demandé à un ami psychiatre l’autorisation d’assister à des consultations de malades mentaux pour saisir, par exemple, leur façon de se mouvoir : ces mains qui s’agitent pendant que le regard vous traverse sans vous voir…                                                                                                                                                                                                             

C’est un monde que vous découvriez ?                                                                                                    

- Celui de la maladie mentale, oui. En revanche, les hôpitaux d’enfants, je connaissais. Quand j’avais onze, douze ans, dans le cadre du catéchisme, je me suis rendue avec ma classe au chevet d’enfants lourdement handicapés. J’y suis ensuite retournée assez longtemps.                                                                                                                                                                           

C’est une expérience qui vous a marquée…                                                                                     

- C’est à cette expérience que je dois mon impossibilité à jamais de me sentir complètement heureuse. Le sort de ces enfants condamnés a fait naître en moi une colère dont je ne me débarrasserai, je crois, jamais. Il m’a rendue irrémédiablement pessimiste.                                                                                                                                                                                    

Vous avez en tournant ce film réalisé un de vos plus chers désirs et ça ne s’arrange pas !       

- J’ai honte de le dire, mais j’ai l’impression que plus j’avance, plus j’ai peur. C’est comme une spirale qui m’aspire…

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Vous avez pourtant des projets…                      

- J’ai très envie de travailler de nouveau sur un album. J’en ressens impérieusement la nécessité. Je sais qu’au début de l’an prochain, je me retrouverai en studio et je piaffe d’impatience ! Comme toujours : plus l’échéance approche, plus j’ai de doutes sur la validité de mon désir de rechanter…                                                                                                              

Et la scène ?                                                                                           

- On ne peut pas chanter sans penser à la scène. Un moment, j’ai songé que je n’y remonterais plus jamais. Le plaisir avait été si violent que je ne voyais pas comment je pourrais renouveler ce plaisir une autre fois. Le désir m’en est revenu. Là encore, je me dis « Ce sera la dernière fois » – c’est du moins ce que je pense aujourd’hui, je ne suis sûre de rien. J’ai du mal à me projeter dans le futur.                                                                                    

Le cinéma, vous y goûterez de nouveau ?                                                                                    

- Je l’espère, car ce dont je suis certaine c’est que je l’aime définitivement !                                                                

En dépit de la souffrance ?                                                                                                         

- Avant de jouer, c’est l’horreur, et en même temps c’est une jouissance que de surmonter l’insurmontable. La peur est mon moteur. Je vis très mal les moments comme celui-ci où je ne fais rien.                                                                       

Comment vivez-vous votre oisiveté ?                                                              

- Je ne la vis pas, je la subis. Je n’en peux plus d’attendre ! Pendant le montage du film, l’attente m’était devenue si insupportable que j’ai fui. Je ne trouve le repos qu’en voyage. Je suis allée passer un mois à Bali. Je rêve de Bornéo, de Madagascar. Sous des cieux très différents, au milieu de gens, au contact de cultures à l’opposé de la mienne je m’oublie un peu, je vis moins mal.                                                                                                                                                                

Qu’attendez-vous de la sortie de ce film ?                                                                                                  

- Je n’attends rien. J’aimerais que les gens l’aiment, parce que je trouve que c’est un beau film, mais pour moi je n’attends rien de précis. Simplement, je suis heureuse de ce film. Vous avez remarqué le mot ?! « Heureuse », j’ai dit « heureuse » ! Ce n’est pas exactement le mot, mais vous pouvez l’écrire…

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Questions / Réponses aux débuts de MYLENE FARMER

  

A propos de son singe, E.T :                                                                             

- Je l’ai trouvé que les quais. Il est extraordinaire et nous communiquons très bien ensemble.                                   

Aime-t-il la musique ?                                                                                                                                                

- Oui, beaucoup mais il est très triste quand je pars, ce qui m’arrive de plus en plus avec des télés, les galas, la tournée d’été avec le podium d’Europe 1.                                                                                                 

                                                                                                                                                                                                                  

Il semble que vous réalisiez aujourd’hui vos rêves d’enfant ?                                                                 

- Oui, j’ai toujours aimé chanter. A 10 ans j’ai remporté un premier prix de chant, mais je ne pensais pas alors faire ce métier. Je suis surtout venue en France pour faire du théâtre, mais c’est la mode qui m’a tout de suite accaparée, puisque je suis devenue mannequin. En 1983, au cours d’un casting, j’ai rencontré Laurent Boutonnat qui m’a proposé une chanson, « Maman a tort ». Le côté innocent-pervers de cette chanson a plu au public et depuis, je compose avec Laurent, devenu aussi mon producteur.                                                                                                                                                                                 

francescamylène4A propos des thèmes de ses chansons :                                                                        

- Le piquant de la vie pour moi, est de provoquer, quitte à être censurée, ce qui arriva avec mon premier disque « Maman a tort ». Subversive, je le fus encore avec « On est tous des Imbéciles ». Maintenant je ne veux « Plus grandir », titre d’une de mes nouvelles chansons. Je n’ai jamais quitté mon adolescence et je ne compte pas l’abandonner. La vieillesse me traumatise. Cette fois, je crois que le sujet touche tout le monde. Quant à « Libertine », c’est la chanson choisie par les radios. Mais je ne cherche pas à faire des tubes. On me dit souvent qu’il est difficile de durer dans ce métier, moi je mise sur une carrière et je préfère y croire, je mise sur la continuité.                                                                                       

A propos du clip de « Libertine » :                                                                           

- Dans le gigantesque salon XVII siècle, nous avons retrouvé l’ambiance de cette époque décadente. Avec des perruques et des grimages outranciers, nous avons donné le look libertin aux personnages de notre histoire qui se veut un véritable petit film avec une héroïne –moi, en l’occurrence), des duellistes, une rivale vengeresse, un marquis, des débauchés, une horde de paysans mercenaires. Laurent s’est beaucoup amusé à écrire ce scénario mêlant romantisme et érotisme.                                                                                                                                                                                                                  

                                                                        Entretien avec Martine BOURRILLON 08-oct-94      

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Idée cinéma pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 8 juin 2016

 

 

dans « Incident In a Ghost Land » avec une star américaine

 

Puisqu’elle a décidé de ne pas partir en tournée après avoir sorti son dernier disque, la star a tout le temps nécessaire pour se lancer dans un autre projet…

Certes, ce n’est pas dans L’Ombre des autres, son projet maudit adapté du roman de son amie Nathalie Rheims, qu’elle revient sur grand écran, mais Mylène Farmer va bel et bien remettre sa peau d’actrice ! La star tiendra un second rôle dans Incident In a Ghost Land, du réalisateur Pascal Laugier.

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C’est le site spécialisé Bloody-disgusting.com qui a révélé l’information, confirmée ensuite par l’entourage de la chanteuse au magazine Gala. Mylène Farmer tournera donc sous la direction du réalisateur adepte de l’épouvante (MartyrsSaint Ange) avec qui elle a déjà collaboré cette année pour son clip City of Love, tiré de son album Interstellaires. Le tournage aura lieu dès le mois d’août entre Toronto et New York.

Mylène Farmer, dont la première apparition au cinéma date de 1994 avec l’énorme four Giorgino, de son complice de longue date Laurent Boutonnat, incarnera une mère de famille qui reçoit en héritage une maison peuplée de créatures malfaisantes. Installée avec ses filles, seize ans après un drame survenu dans la demeure, elle devra les protéger tant bien que mal… Ses filles seront incarnées par Crys­tal Reed (une des stars de la série pour ados Teen Wolf) et Anas­ta­sia Phillips (Les Enquêtes de MurdochSkins).

L’entourage de Mylène Farmer a évoqué un « scéna­rio extrê­me­ment intel­li­gent (…) dans la veine du film Les Autres d’Alejan­dro Amena­bar« . Tournée en anglais, cette coproduc­tion améri­cano-franco-cana­dienne pourra aussi compter sur Clément Mise­rez (mari d’Ales­san­dra Sublet) et sa société Radar Films ainsi que Jean-Charles Lévy pour Fore­cast Pictures.

source : Thomas Montet pour le journal http://www.purepeople.com/

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Salman Rushdie rencontre Mylène F.

Posté par francesca7 le 4 mai 2016

Mylène était conviée au mariage de l’écrivain qui a eu lieu le 17 avril 2004 à New York (Etats-Unis). Mais on sait qu’ils se connaissent depuis au moins 2000, année à laquelle on les a vus ensemble à un cocktail new-yorkais 

 

En 2002 : photo de Mylène et le fils de Salman

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Salman Rush­die: un poète contre les anathèmes – Article paru dans Gala

Comment je fais connaître les sites patriotes aux fans de Mylène Farmer 

Salman RushdieContrairement à l’imam de Brest, je pense qu’il faut s’enivrer de musique et je ne me prive pas pour le faire. La musique adoucit les mœurs et j’apprécie particulièrement la chanteuse française Mylène Farmer. J’entends déjà grincer des dents, notamment parce que son pseudonyme est anglo-saxon, mais c’est une célébrité qui, de mon point de vue, incarne très bien les valeurs de la France et de la civilisation occidentale. 

Je n’aurais sans doute pas les mêmes opinions politiques si je n’étais pas un admirateur de celle qui interpréta, entre autres, « Libertine », dans un clip évoquant le libertinage du XVIIIème siècle. Elle a su, tout au long de sa carrière, incarner une femme libre, provoquer avec une élégance que j’apprécie, contribuer à lever des tabous – il est vrai que le terrain était bien préparé depuis mai 1968 et l’œuvre féministe, notamment – et proposer des références culturelles de qualité, tout en visant un large public et en utilisant les media. Pour cette raison, elle est généralement méprisée par les «bobos», comme les Inrocks qui ne la loupent jamais à chaque sortie d’album (mais sa musique se vend extrêmement bien depuis trente ans).

J’en parle ici aussi parce que la récompense pour la fatwa contre Salman Rushdie a été augmentée très récemment par l’Iran ; or, la chanteuse est connue pour s’être liée d’amitié avec l’écrivain depuis fort longtemps. Alors, je suis allé sur un site non officiel (elle est l’une – voire la seule – chanteuse française médiatique à ne pas avoir de site officiel) pour partager l’information relative à l’auteur des Versets sataniques. En effet, les admirateurs de la chanteuse ont l’habitude de relayer l’actualité de Salman Rushdie, quoique Mylène Farmer n’ait jamais pris de position politique à ce sujet. J’avais alors décidé de partager un lien vers l’article que Riposte laïque a consacré très récemment à Salman Rushdie (http://ripostelaique.com/liran-offre-39-millions-de-dollars-futur-tueur-de-salman-rushdie.html), mais j’ai été censuré…

Ne baissant pas les bras et convaincu de ne pas être d’extrême-droite, j’ai relancé le débat en publiant sur le même site un message où j’expliquais ceci, entre autres : « la liberté d’expression, les valeurs républicaines, la libération des interdits religieux sont des idéaux élevés et tous ceux qui connaissent Mylène Farmer comme artiste, ses paroles et actions comme femme publique, aussi discrète soit-elle, doivent DEFENDRE cela. Les ténèbres progressent dans le monde, revoyez le clip de Leila*, par exemple, réécoutez la Poupée qui dit non, dans toute sa carrière Mylène Farmer a incarné la femme insoumise. Les horreurs de l’Etat islamique et le recul de ce qui fait notre civilisation, celle dans laquelle Mylène Farmer a puisé pour construire son univers, ne peuvent plus vous laisser indifférents. On ne peut plus tolérer qu’un imam à Brest prétende que la musique est la créature du diable et que celui qui écoute régulièrement de la musique court le risque d’être transformé en singe ou en porc par Allah ». * extraite de l’album « Bleu Noir », cette chanson évoque une fille du Shah d’Iran, qui s’était engagé dans la construction d’un Etat laïque, jusqu’à ce que la Révolution islamique de 1979 l’écarte du pouvoir.

J’en ai alors profité pour glisser une petite publicité pour Résistance républicaine, que j’ai décrite comme un mouvement « apolitique de lutte pour que la liberté ne meure pas en France » et en terminant ainsi mon message : « apprenez à vous poser les vraies questions et à défendre l’héritage des lumières. On a besoin de toutes les forces vives pour lutter contre le recul de la liberté ».

Description de cette image, également commentée ci-aprèsQuand elle était un peu au creux de la vague, cette chanteuse a fait un duo très marginal dans sa carrière avec un Algérien (Khaled) dont la vie familiale avait été par la suite médiatisée pour des raisons peu réjouissantes (sa femme avait porté plainte contre lui pour violences conjugales et il fut condamné pour abandon de famille ; sources :http://www.liberation.fr/france-archive/1997/06/14/khaled-traine-devant-le-juge-par-sa-femme_207001 et http://www.leparisien.fr/faits-divers/deux-mois-de-prison-avec-sursis-pour-khaled-08-05-2001-2002152994.phpet voici ce qu’il dit de l’islam… :

 

 

 

 

 

Image de prévisualisation YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=yGXdb_aQl8k  

Toutefois, ce duo aux accents « raï » était une reprise de la chanson de Polnareff « La poupée qui dit non », ce qui me semble plein de sens à présent ! Interpréter avec ce chanteur alors en vogue – c’était l’époque où on nous bassinait de raï – une chanson qui parle de la libération sexuelle des jeunes filles en incarnant « la poupée qui dit non », c’était ne pas manquer de toupet.

On peut penser ce qu’on veut de Mylène Farmer – s’il vous plaît, Christine, ne lui faites pas un portrait à la Michel Delpech, je vous en voudrais beaucoup. Loin de moi de prétendre que, contrairement au reste du « show business », elle serait indifférente au dieu Ploutos, auquel Aristophane consacra une pièce quelques millénaires avant que nous naissions… Cependant, sans jamais prendre de position politique, contrairement à moult artistes « bobo » – si ce n’est le mariage homosexuel, auquel elle a reconnu qu’elle n’avait aucun motif de s’opposer, mais sans se livrer à aucun militantisme – elle sait, par ses textes, clips, inspirations et choix artistiques poser des questions essentielles à notre temps. Pour toutes ces raisons, Michel Onfray, il y a quelques années – c’était à l’époque je l’appréciais bien, jusqu’à ce que je lise la critique qu’Eva lui a consacré à propos des Evangiles – avait expliqué qu’il l’appréciait particulièrement.

Il n’est pas étonnant qu’elle ait indiqué que Georges Bataille ou Stefan Zweig, entre autres, ont inspiré ses textes. Elle a su mettre en musique mieux que quiconque les sombres poèmes de l’ermite de Solesmes, Pierre Reverdy. Je connais assez son travail pour dire qu’elle ne mérite aucun reproche de la part des patriotes !

Qui plus est, elle est l’une des rares chanteuses françaises à être très connue et appréciée des Russes, au point que la Russie est, à chacune de ses dernières tournées, un passage obligé, chacune de ses dates de concert faisant alors le plein là-bas. Fait remarquable, alors qu’un journaliste l’interrogeait très récemment sur la Russie en raison des lois récentes sur l’homosexualité, elle a affirmé, contrairement à certains chanteurs qui refusent de se rendre en Russie pour des raisons politiques, qu’elle n’a jamais été ennuyée en Russie pour ses concerts (elle est réputée pour ses tenues très sensuelles voire provocantes) et ses chansons (certains textes étant aussi sulfureux).

J’ai apprécié de l’apprendre, car, ne parlant pas le russe, je ne sais quelle opinion me faire sur ces textes ainsi que sur les lois réprimant les offenses aux sentiments religieux (http://www.lesechos.fr/12/06/2013/LesEchos/21455-067-ECH_russie—vote-d-une-loi-reprimant-les—offenses-aux-sentiments-religieux–.htm).

Il est vrai que la Russie nous intéresse, nous, Français, avant tout pour sa politique internationale. Je ne sais pas ce qui se passe exactement en Russie quant aux mœurs, s’agissant de leur politique interne, mais les évolutions du droit russe sont bien loin de la folie des interdits de la charia. Mylène Farmer ne pourrait pas faire en Arabie Saoudite les concerts qu’elle propose en Russie !

Posté par Maxime dans http://resistancerepublicaine.eu/2016/03/02/comment-je-fais-connaitre-les-sites-patriotes-aux-fans-de-mylene-farmer/

 

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MYLENE FARMER cultive des amitiés inat­ten­dues

Posté par francesca7 le 17 avril 2016

 

 Sans titre

C’est un joli conte illus­tré, qui vient de paraître ce 12 novembre. L’histoire d’une belle rencontre, aussi. En asso­ciant leurs talents sur L’étoile polaire, le philo­sophe Michel Onfray, à la plume, et la chan­teuse Mylène Farmer, au pinceau, ont créé la surprise. Le fonda­teur de l’univer­sité popu­laire de Caen n’est pour­tant pas le premier esprit vif à céder aux charmes de la rousse liber­ti­ne…

Ses fans, comme ceux qui partagent son inti­mité, connais­saient son goût pour les textes de Charles Baude­laire, Guillaume Apol­li­naire ou encore Primo Levi. Avec L’étoile polaire, conte philo­so­phique conçu à quatre mains avec Michel Onfray, les médias découvrent sa curio­sité pour la pensée vivante, libre et contem­po­raine. Etran­gère à son époque, soli­taire et égocen­trique, Mylène Farmer? Quelques uns, et pas des moindres, vous diraient l’exact contrai­re…

Michel Onfray…

« Une artiste libre, auto­nome, indé­pen­dante, souve­raine », qui repré­sente « un style, un ton, un carac­tère, un tempé­ra­ment, une vie sans paillettes, sans arti­fices, vraie »… Ses détrac­teurs, pisse-vinaigre et pisse-copie, habi­tués à compres­ser la pensée en sentences défi­ni­tives, lui repro­che­ront de faire le portrait de l’être qu’il aime­rait voir en son miroir. Vrai que le philo­sophe et fonda­teur de l’uni­ver­sité popu­laire de Caen, fils d’ou­vrier agri­cole, auto­pro­clamé « orphe­lin de la gauche », athée tendance anar­chiste, s’est imposé comme une rock-star dans son genre. C’est pour­tant bien le portrait de Mylène, aussi discrète qu’il est devenu incon­tour­nable, que Michel Onfray, profa­na­teur des esprits anes­thé­siés et sculp­teur d’une certaine morale esthé­tique, faisait dans Le Point, il y a quelques semaines. Ensemble, lui à la plume, elle au pinceau, ils viennent de publier  L’étoile polaire (Gras­set), conte dans la lignée du Petit Prince de Saint-Exupéry, œuvre poétique sur la trans­mis­sion et la réali­sa­tion de soi. Impro­bable, la rencontre entre l’hé­roïne de la variété française et le hérault d’une nouvelle pensée française s’est faite par l’in­ter­mé­diaire d’Anne Carrière, éditrice de Lisa-Loup et le conteur, premier essai illus­tré de Mylène, en 2003, et, plus récem­ment, de Fragile, recueil de photo­gra­phies inédites de la chan­teuse réali­sées par Sylvie Lancre­non. A l’époque, Carrière espère confron­ter Onfray à un psy dans un livre d’en­tre­tiens. Il préfère porter L’étoile polaire, dont il vient de termi­ner l’écri­ture. Anne Carrière en remet le manus­crit à Mylène Farmer. La parti­ci­pa­tion de Michel Onfray à une émis­sion de Radio Clas­sique durant laquelle il fait diffu­ser Je te rends ton amour, un des titres les plus person­nels de « l’ange roux », préci­pite la colla­bo­ra­tion. « Profon­dé­ment touchée » et « fière », Mylène lui envoie un texto de remer­cie­ment et bien­tôt ses aqua­relles. Qui s’as­semble, au-delà des appa­rences, se ressemble. Si l’icône Farmer appré­cie la liberté et l’hu­mour du maître-à-penser, L’étoile polaire, objet litté­raire élaboré à quatre mains, raconte une bles­sure fonda­trice que ces deux orphe­lins de père ont en commun : comment survivre à un parent aimé et admiré dont la dispa­ri­tion a dépeu­plé le monde…

mylène

Marie de Henne­zel…

Le 17 décembre 1995, Jean-Luc Dela­rue accueille Mylène, qui vient de sortir son album Anamor­pho­sée, sur le sofa de son émis­sion domi­ni­cale Déjà le retour. On l’avait quit­tée folle blafarde hurlant aux loups dans les bois sombres de Gior­gino, film incom­pris de Laurent Bouton­nat. Après un exil cali­for­nien, elle nous revient sexy et souriante, en tech­ni­co­lor. Cheve­lure rele­vée, longue robe rose et talons hauts, elle maîtrise tous les codes d’une séduc­tion à l’amé­ri­caine. La profon­deur en plus.  La psycho­logue et psycho­thé­ra­peute Marie de Henne­zel est annon­cée comme invi­tée de la chan­teuse. Dans un livre  préfacé par François Mitter­rand, La mort intime : ceux qui vont mourir nous apprennent à vivre (Robert Laffont), la clini­cienne raconte son expé­rience en soins pallia­tifs et auprès de malades du sida. L’ou­vrage a boule­versé Mylène Farmer. La lecture du Livre tibé­tain de la vie et de mort de Sogyal Rinpo­ché l’avait déjà aidée à mieux appré­hen­der la fini­tude de l’être humain. La sagesse de Marie de Henne­zel est un baume pour l’ar­tiste dite morbide, qui confiera, des années plus tard, son regret de n’avoir pu embras­ser la dépouille de son père, Max Gautier. Inter­viewée sur leur rencontre par un site de fans, en 2005, l’au­teure de La mort intime, elle, se souvien­dra d’un « certain contraste entre une extra­va­gance physique, exté­rieure, et une grande matu­rité inté­rieure, une profon­deur ». Entre temps, elle aura été invi­tée à l’un de concerts de la chan­teuse à Bercy, en 1996, et, plus surpre­nant, dans son domi­cile pari­sien pour un déjeu­ner. Pour Marie de Henne­zel, aujourd’­hui membre du comité d’hon­neur du collec­tif Plus digne la vie, Mylène Farmer a « quelque chose d’un ange, dans le sens où l’ange est le messa­ger, comme Hermès dans la mytho­lo­gie. On sent qu’elle est perméable, qu’elle capte les choses. »

Salman Rush­die…

Condamné par l’aya­tol­lah Khomeini pour héré­sie et blas­phème envers l’is­lam, en 1989, l’au­teur des Versets sata­niques – faux scan­dale reli­gieux et vraie critique litté­raire des prophètes corrom­pus- est tombé en béati­tude devant la rousse liber­tine, il y a vingt ans. D’or­di­naire réputé pour le tran­chant de sa plume, aigui­sée, comme celui de sa parole, décom­plexée, l’écri­vain indo-britan­nique prête à Mylène « la voix d’un ange déchu. » Long­temps forcé à vivre dans la clan­des­ti­nité, il rencontre la chan­teuse, elle-même prison­nière de sa célé­brité, à Londres, à la fin des années quatre-vingt-dix. Tous deux assistent à un vernis­sage de l’aqua­rel­liste Fran­cesco Clemente, proche de Rush­die. Comme deux papillons désépin­glés, ils se frôlent et font le tour de l’autre, lors d’un dîner qui s’en­suit. Elle est séduite par son achar­ne­ment à déjouer la mort, son raffi­ne­ment et son cynisme very british. Il est fasciné par son aura, sa beauté et son mystère. L’icône classe et l’ico­no­claste se rever­ront plusieurs fois. A Londres, Los Angeles et Paris, où Rush­die sera même présenté à E.T., le singe capu­cin de la chan­teuse ! Bien que deve­nus proches, en témoigne une photo de Mylène et de Milan Rush­die, fils de Salman, dévoi­lée par l’écri­vain sur Twit­ter, au début de l’été 2014, ils conti­nuent de s’ad­mi­rer l’un l’autre. « Son profes­sion­na­lisme m’épate. Après l’un de ses derniers concerts, elle m’a confié qu’elle souf­frait d’une angine et d’une fièvre. Et pour­tant, elle n’en avait rien laissé paraître à ses fans ! », nous décla­rait l’au­teur, peu après la fin de la tour­née Time­less de son amie, en décembre 2013.

David Lynch…

Fils prodige et prodigue de l’Amé­rique, aujourd’­hui dispersé entre la pein­ture, le design, la musique et la promo­tion de la médi­ta­tion trans­cen­dan­tale, le réali­sa­teur de Blue Velvet, Twin Peaks et Mull­hol­land Drive – entres autres œuvres sur la dualité et la mons­truo­sité en chacun de nous  – a d’abord obsédé Mylène Farmer en tant que cinéaste. Le citant à maintes reprises parmi ses metteurs en scène favo­ris depuis le début de sa carrière, la chan­teuse n’hé­site pas à utili­ser une réplique du film Elephant Man dans un de ses titres, Psychia­tric, en 1991. « I am not an animal, I am a human being » :ce cri déses­péré du héros John Merrick, homme difforme réduit à n’être qu’une bête de foire, fait écho chez Mylène, déjà plus que singu­lière dans l’in­dus­trie du spec­tacle. En 1988, on l’a faite monter sur la scène des Victoires de la musique,  moins pour la grati­fier du prix de l’in­ter­prète fémi­nine que pour l’ex­hi­ber telle une chimère, une erreur de la créa­tion. Ecoeu­rée, elle n’y revien­dra plus, réser­vant ses élans à qui les vaut. Quand Ciby 2000, société de Fran­cis Bouygues produi­sant et distri­buant le cinéma de David Lynch, orga­nise une soirée en l’hon­neur de ce dernier, à Paris, à la fin des années quatre-vingt-dix, « l’ange roux », convié, appa­raît. Farmer et Lynch n’ont pas appris la même langue, mais ils déclinent un même langage.Ces deux misfits se recon­naissent, échangent et restent en contact. Bien qu’a­po­li­tique, en octobre 2007, Mylène gravit ainsi le perron de l’Ely­sée pour voir son ami décoré des insignes d’of­fi­cier de la Légion d’hon­neur par Nico­las Sarkozy. A l’is­sue de la céré­mo­nie, inter­pel­lée par un jour­na­liste d’Eu­rope 1, elle confiera, dans un franc sourire : « Dites simple­ment  à vos audi­teurs que j’aime David Lynch ! »Elle retrou­vera plus discrè­te­ment le cinéaste en janvier 2014, alors qu’il inau­gure une expo­si­tion de ses photos, inti­tu­lée Small stories, à la Maison Euro­péenne de la Photo­gra­phie, dans le quatrième arron­dis­se­ment de la capi­tale. « Génie touche-à-tout » et « mystique bouillon­nant » selon la chan­teuse, le réali­sa­teur, ex-étudiant en arts plas­tiques, l’au­rait égale­ment initiée à la litho­gra­phie, tech­nique d’im­pres­sion périlleuse, de façon « rassu­rante ».

claude berri et mylène

Claude Berri…

Malgré sa dispa­ri­tion en 2009, le cinéma français ne l’a pas oublié. Le grand public, non plus. A lui seul, tantôt réali­sa­teur,  tantôt produc­teur, souvent les deux, Claude Berri aura généré près de 50 millions d’en­trées en salles. Tchao Pantin, Jean de Florette, Manon des Sources, Germi­nal, Ensemble, c’est tout, Trésor, mais aussi Tess, Banzaï, L’ours, L’amant, La Reine Margot, Ma femme est une actrice, Asté­rix et Obélix : Mission Cléo­pâtre ou encore Bien­ve­nue chez les Ch’tis… Diffi­cile d’énu­mé­rer les succès ciné­ma­to­gra­phiques, critiques et popu­laires, auxquels son nom fut asso­cié, sans perdre son souffle. Auto­di­dacte du 7eme art, Claude Lang­mann, de son vrai nom, n’avait pas seule­ment du flair pour pres­sen­tir le goût des autres. Ce grand pudique, à la mine parfois sombre mais aux avis toujours éclai­rés, avait égale­ment l’œil d’un esthète. A la tête d’une impres­sion­nante collec­tion d’œuvres d’art contem­po­rain à la fin de sa vie, l’homme acheta une gouache de Magritte dès ses trente-six ans, ouvrit une gale­rie dans laquelle il exposa, Yves Klein et Daniel Buren, entre autres, au tout début des années quatre-vingt-dix, et rassem­bla ses ultimes coups de cœur dans un espace de 280 mètres carré à son nom, en 2008. C’est par l’in­ter­mé­diaire de sa dernière compagne, Natha­lie Rheims, qu’il rencontre Mylène Farmer, à l’aube des années 2000. Natha­lie vient de publier son premier roman, L’un pour l’autre, qu’elle fait suivre à Mylène. Celle-ci l’en remer­cie – par textos – avant de l’in­vi­ter chez elle en Corse. Une amitié, encore entre­te­nue par une conver­sa­tion télé­pho­nique quoti­dienne, est née. Claude Berri succombe à son tour. Après avoir vu l’icône Farmer sur scène, il assure à son entou­rage n’avoir pas vécu pareille révé­la­tion depuis…

Edith Piaf ! Un projet d’adap­ta­tion de L’ombre des autres, autre roman de Natha­lie Rheims, avec Mylène dans le premier rôle, est bien­tôt lancé. Il ne survi­vra pas à la mort de Berri. Le dernier nabab du cinéma français et sa compagne auront néan­moins aidé leur amie à crever un autre écran : celui de sa réserve. C’est tous les trois qu’ils se rendent ainsi à l’édi­tion 2006 de la Foire Inter­na­tio­nale de l’Art Contem­po­rain (FIAC), grand rendez-vous de la vie pari­sienne. Le 15 janvier 2009, au cime­tière de Bagneux où l’on enterre Claude Lang­mann-Berri, un voile noir – le col déroulé de son pull – cache le visage de Mylène. Si la vie a une fin, ce jour-là, le chagrin n’en avait pas.

Article paru sur gala.com

 

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La tribune de Pascal Nègre pour Mylène

Posté par francesca7 le 13 avril 2016

 

Né à Saint-Germain en Laye au début des années 60, Pascal Nègre fait rapi­de­ment de la radio et de la musique ses deux grandes passions. Alors que les radios libres boule­versent le paysage média­tique natio­nal en 1981, Pascal Nègre devient anima­teur jusqu’en 1985. Puis, il passe de l’autre côté de la barrière, quit­tant le monde des diffu­seurs pour inté­grer celui de l’in­dus­trie musi­cale, dont il devient rapi­de­ment l’un des acteurs majeurs.

En 1986, il est atta­ché de presse chez BMG, puis passe deux ans plus tard chez Colum­bia Records, cette fois-ci en tant que direc­teur de la promo­tion.  Gravis­sant les éche­lons, il prend ensuite les rênes de PolyG­ram Musique en 1994. De nombreux artistes français lui doivent l’en­vol ou le second souffle de leur carrière : de Florent Pagny à Khaled en passant par Noir Désir ou encore Calo­gero, Pascal Nègre donne dans tous les styles avec un déno­mi­na­teur commun : le flair. 

Lorsque PolyG­ram est racheté par Univer­sal Music France en 1998, Pascal Nègre prend presque natu­rel­le­ment la direc­tion de la nouvelle entité. Dans les années 2000, il monte égale­ment en respon­sa­bi­li­tés au sein d’Uni­ver­sal Music Group Inter­na­tio­nal, deve­nant une réfé­rence dans l’in­dus­trie musi­cale au niveau mondial.

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Pascal Nègre, le PDG d’Universal Music, s’offre une tribune dans le magazine « Télé 7 Jours ». L’occasion d’en apprendre un peu plus sur la chanteuse la mieux payée en 2013, mais aussi l’une des plus secrètes.
 

 Sans titre

 

Les hommages pleuvent en l’honneur de Mylène Farmer, qui a décidé de s’emmurer dans sa tour d’ivoire plutôt que de célébrer ses 30 ans de carrière ce mois-ci. En mars 1984, la chanteuse publiait son premier single « Maman a tort », qui a fait son retour dans le classement des meilleures ventes de titres il y a quelques jours, suite à une campagne de téléchargement massive initiée par ses plus fervents admirateurs. D’autres ont préféré acheter une demi page dans le journal Libération, pour lui adresser un message d’amour et de soutien. Quant à Pascal Nègre, le PDG d’Universal Music, avec qui Mylène Farmer travaille conjointement depuis de nombreuses années, il s’est offert une tribune dans le nouveau numéro du magazine Télé 7 Jours.

« Le doute est pour elle un moteur étonnant »

Commençant par raconter leur première rencontre en 1984, pour une interview, et alors qu’il était animateur radio à l’époque, Pascal Nègre parle d’« une fille très timide », « peu bavarde ». « Je ne lui ai jamais dit que notre première rencontre s’était faite ainsi. Elle le découvrira probablement en lisant ces lignes » ajoute-t-il, avant de révéler quelques anecdotes et des traits méconnus du caractère de la chanteuse. « Mylène est forte et fragile à la fois » lâche-t-il, avant d’expliquer qu’elle est « un personnage complexe, authentique, entre pudeur et rires ». « Et quelle bosseuse ! Elle écrit ses textes et a une oreille incroyable. Le doute est pour elle un moteur étonnant ».

Pascal Nègre se souvient également du sentiment de crainte qui animait les pensées de Mylène Farmer à l’aube de l’ouverture de la billetterie pour son concert au Stade de France en 2009. « Elle est très angoissée, me raconte qu’elle fait des cauchemars : elle monte sur scène et le stade est vide ». Finalement, les places se sont vendues en mois d’une heure ! Mais cette bonne nouvelle n’a visiblement pas suffi à calmer les peurs de la chanteuse, dont les cauchemars ont perduré. « Mon cauchemar maintenant, c’est que je suis sur scène, la salle est pleine, mais personne ne m’écoute » a-t-elle confié à son patron.

« Quand elle donne un spectacle, elle est à fond »

Ventant la discrétion de l’icône et sa volonté de toujours chanter en live, que ce soit « à Bercy ou au Zénith de Caen », Pascal Nègre qualifie Mylène Farmer d’« artiste intacte », qui « sait que rien n’est acquis et qui ne réalise pas totalement son statut de star ». « Elle est unique. Elle trace sa route à sa façon. C’est une personne émouvante, avec cette voix singulière de petit garçon » lâche-t-il, avant de conclure : « Elle est vraie, quoi ». Si elle n’a pas fait escale au Zénith de Caen avec son dernier show « Timeless 2013″, Mylène Farmer s’est produite à La Halle Tony Garnier de Lyon quatre soirs. Des concerts captés qui ont fait l’objet d’un film à découvrir au cinéma le 27 mars et d’un DVD dont la sortie n’est pas encore annoncée.

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-91172.html#jKhhKE3XM59xJmgl.99

 

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Erotico-morbide Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 1 avril 2016

 

Erotico-morbide, élec­tro- gothique, lyrique et enfan­tin, le nouvel album de la rousse icône comble les fans. Auréolé de mystère jusqu’à sa sortie, ce 7ème opus entre­tient le mythe «Mylène», chan­teuse sombre et tortu­rée. En vente depuis ce matin, le disque suscite déjà des réac­tions. Et dérange. Sa pochette repré­sente une poupée scari­fiée, déman­ti­bu­lée, sangui­no­len­te… Tout un programme.

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Tris­tesse


Entre génie marke­ting et phobie de la média­ti­sa­tion, l’idole mystique a entouré d’un épais brouillard son grand retour. Point de Suture sort offi­ciel­le­ment aujourd’hui dans le commerce. Mais la créa­ture au teint opalin ne sort pas de l’ombre pour autant. Pas la peine de s’ex­po­ser au grand jour et aux flashes des photo­graphes. Les plus mordus de la liber­tine ont déjà placé ses nouveaux titres en tête des plate-formes de télé­char­ge­ment sur Inter­net. Il faut dire que le clip de Dégé­né­ra­tion, sur les écrans depuis quelques jours, a de quoi ensor­ce­ler. La sculp­tu­rale Mylène, écar­te­lée sur une table d’opé­ra­tion, soigne sa douleur en s’adon­nant à la jouis­sance physique. Pas éton­nant que le coffret collec­tor qui contient des outils chirur­gi­caux s’ar­rache depuis ce matin. Peut-être les incon­di­tion­nels espèrent-ils avoir le plai­sir de décor­tiquer la star?


Success


Entre ballades roman­tiques et provo­ca­tions sexuelles, ce nouveau disque est mis en place à près de 350 000 exem­plaires. Paral­lè­le­ment, 250 000 portables SFR-Sony Erics­son conte­nant l’al­bum en exclu­si­vité sont en vente, soit 100 fois plus qu’a­vec les ritour­nelles du dandy Julien Doré.

Avec sa tour­née à guichet fermé prévu en 2009 et ses deux dates au Stade de France, dont les billets se sont écou­lés en deux heures, la dépra­vée âgée de 47 ans fait mieux que Madonna, U2 et même notre Jojo natio­nal. Aux dix titres origi­naux s’ajoute un morceau caché. Il s’agit d’une reprise de l’Ave Maria de Schu­bert. Notre inter­prète avait déjà chanté ce cantique lors des obsèques du compo­si­teur Frédé­ric Botton (ex-mari de Natha­lie Rheims et grand ami de la chan­teuse) en juin dernier.


Confesse


Marie-Hélène Gautier de son vrai nom (et pas Chuckie), se confie dans le maga­zine Têtu daté du 20 août, le seul média auquel elle aura accepté d’accor­der une inter­view. Habi­tuel­le­ment si secrète, la star évoque sa carrière, son dernier disque, son senti­ment après le raz-de-marée des ventes de places pour ses concerts en 2009, son public gay et ses futurs projets. Pour cette couver­ture excep­tion­nelle, elle a accepté d’être reloo­kée en garçon et pose en train de se raser. Et confesse: « Je partage avec le public gay le senti­ment d’être diffé­rent, qui provoque des diffi­cul­tés de vivre dans ce monde. »

On y découvre notam­ment que pour le nom de son nouvel album Point de Suture, elle s’est réfé­rée à une phrase d’Al Pacino dans le film L’Im­passe: « Tous les points de suture du monde ne pour­ront nous recoudre ».

Enfin, à la ques­tion « imagi­nons qu’une personne ne connaisse abso­lu­ment pas votre œuvre, par quoi lui diriez-vous de commen­cer pour vous connaître un peu? », elle répond: « Par le titre caché dans ce nouvel album… ». Ave Mylène.


Article du Lundi 25 août 2008- par le Magazine GALA.

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Entre Mylène et Nathalie Rheims – une passion est née

Posté par francesca7 le 23 mars 2016

A partir de 2006, la romancière est souvent apparue aux côtés de Mylène lors d’apparitions publiques de celle-ci. Les deux femmes se sont régulièrement citées l’une l’autre en interviews, notamment pour évoquer le projet d’adaptation cinématographique d’un roman de Nathalie, L’ombre des autres, dans lequel Mylène devrait tenir le rôle principal.
Par ailleurs, Nathalie a écrit un article sur Mylène en 2008 (paru dans « Madame Figaro ») et a interviewé son amie pour « Paris Match » en décembre 2010.

Un article de Gala du 11 août 2015 nous racontait : « Et puis, il y a « Natha­lie », dans sa propriété extra­or­di­nai­re­ment fleu­rie de Saint Florent, en Corse, (…). Ici, rien qui ne fende la torpeur, sinon les allées et venues de Paul, le chien Shiba, et peut-être les conver­sa­tions télé­pho­niques que la maîtresse des lieux a quasi ritua­li­sées en fin d’après-midi avec sa si chère amie, la chan­teuse Mylène Farmer.« 

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Belle déclaration 

Portrait de Mylène Farmer par Nathalie Rheims 

« Comment parler de toi ? Comment dire, sans dire, ce que tu es ? Décrire ton être. Ecrire ton existence. Raconter. Passer par les mots. Tourner autour de ton âme comme on découvre le ciel, comme on explore une galaxie inconnue. Faire ton portrait, toi que je sais, toi que j’aime tant. Exercice impossible puisque c’est le silence qui tisse la trame de tout ce qui nous lie. S’il y avait un titre à ce commencement, ce serait « l’Une pour l’autre ». De ton amour, de ta confiance, je me sens la gardienne, et je veille sur ce privilège.  

Silencieuse et secrète – n’est-ce pas ainsi que te décrivent tous les livres qui te sont consacrés ? Mystérieuse aussi, puisque telle est ta nature profonde. Ceux que tu aimes deviennent des coffres inviolables où reposent des fragments de toi comme les pièces d’un trésor. Pourtant, il n’y a rien d’indicible, de caché, tout est dans ce que tu écris, dans les strophes qui nous viennent par ta voix, si ce n’est ce que toi-même tu as oublié.  

Je te regarde à travers le miroir magique où chacun aime à se reconnaître, et je traverse ce prisme pour rejoindre ton reflet. Je m’approche, pose mes mains sur la vitre, le verre tremble comme une eau limpide.  

J’effleure la surface du bout des doigts, tu apparais dans la transparence. Dehors le soleil irradie le paysage, mais les persiennes restent closes. Tous les mots son jetés, épars, à travers la pièce. Tu me souris, les ramasses un à un et les jettes dans un grand sac. Tu me fais signe de te suivre. Tu avances, projetant sur le sol ton ombre qui guide mes pas, la lumière filtre derrière les volets et reste invisible à nos yeux.  

Laisse-moi te suivre dans l’ombre de ton âme, et puisqu’il faut choisir, laisse-moi devenir l’autre, à la poursuite d’un je, qui se demande à quoi je sers.  

 « Plus grandir », dis-tu mais comment continuer ? Te raconter au creux de tes phrases. Montrer, apparaître. S’effacer. Faire silence. Mourir puis renaître. Trouver la force. Les images de toi se forment comme des clignotements d’éclats électriques. Toi, si proche, personne ne peut imaginer à quel point tu es simple dans la vraie vie, celle que nous partageons, loin des fantasmes et des folies.  

Humaine, si près de ceux que tu aimes, si attentive à tout, à tous. Tu poses des questions, écoutes les réponses avec précision, soucieuse du bien-être de tes amis, soudée à ta famille, faisant cors avec celui que tu aimes. Si loin de tout ce qui peut se dire ça et là, dans ces tombeaux de papier.  

En savoir davantage, c’est l’impression que voudraient donner ceux qui écrivent sur toi sans te connaître, et feignent de croire que ton absence dans cette caravane de l’étrange, où tout le monde s’affiche et se montre, est une position cynique et réfléchie. Mais il n’en est rien. Aucun rouage, aucune stratégie dans ta décision. Juste le désir de n’apparaître que dans son travail. Le reste, la vie, le quotidien, ne recèle ni sanctuaire ni caveau dans lesquels reposeraient toutes sortes de facettes obscures. Il faut t’apprendre pour comprendre que les secrets que tu poursuis sont des valeurs d’absolu.  

Je pense à notre rencontre, quelque part en Corse, après nous être croisées plusieurs fois, sans nous approcher, nous regardant de loin, comme si chacune pensait que le moment n’était pas venu, qu’il fallait l’attendre. » 

Nathalie Rheims a écrit aussi ça …. 

 

mylène et laurent

LAURENT ET TOI Mylène

 Depuis, tu m’éblouis par ce mélange constant de force, de fragilité, de certitude et de doute. Parfois je me demande si tu as conscience de ce que tu es, de l’image que tu projettes et qui avance, silhouette chinois, vers le refuge de ta maison aux murs clairs, ton arche de Noé, car tu pourrais y accueillir tous les animaux de la terre.  

Lever l’ancre et naviguer loin, très loin. « où irons-nous ? » me dis-tu dans un éclat de rire. Où tu veux. Tu le sais. Mais il n’est pas encore temps.  

« Point de suture », tu en as tissé la trame avec Laurent Boutonnat. Comment écrire sur toi sans évoquer Laurent ? Là aussi, tant de projections, d’à peu près. Vous êtes les deux faces d’un monde qui n’appartient qu’à vous. Vous avez fermé la frontière pour baliser vos territoires, qui se rejoignent dans un univers où personne ne règne en maître. Je crois que cela s’appelle une alliance.  

C’est un album clair, l’ombre a pris le large, laissant derrière elle des chansons qui s’éparpillent dans des chagrins anciens. La nature est changeante, dis-tu, mais le brouillard s’est levé, on est passé à l’heure d’été. Les vents continueront de te tourmenter, mais nous repousserons les hivers. Changer pour devenir une autre tout en restant la même. Et se donner à soi-même.  

Tu apparais à nouveau à l’intérieur de ces plaies refermées dans l’œil de la caméra de Bruno Aveillan, qui filtre chaque étincelle. Tu surgis, fée surnaturelle, projetant le flux sidéral d’un amour universel. Tu réveilles le monde, les nuits sont chaudes.  

Ils seront des milliers à t’attendre lorsque les jours auront rallongé. Tu t’y prépares, tu t’entraînes chaque jour, réfléchis, construis, dessines, collabores avec tous ceux qui t’accompagnent dans ce nouveau chapitre. Avant le Stade de France, les 11et 12 Septembre 2009, il y aura la tournée – l’anxiété, le cœur qui cogne, les tempes qui se serrent. Mais tout sera, j’en suis sûre, comme tu l’avais imaginé.  

Je te regarde, en écrivant ces mots, tandis que sur un grand édredon blanc, tu scandes « Appelle mon numéro ». Combien de fois, chaque jour, nous arrive-t-il de le faire ? Les saisons passent et tu attends un signe qui ne viendra peut-être pas. Benoît di Sabatino a saisi, dans ses images, la petite fille qui demeure. « Sans Contrefaçon », telle que tu es, à la fois douce et volontaire. 

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Vierge ou démon 

Je dessine ton visage à l’encre de mon stylo. J’en connais chaque détail, chacun des contours. Tu te transformes, passant les saisons, les débordant « sans logique », jusqu’à écrie « je me quitte », mais c’est pour mieux te transfigurer. Passer de la femme à l’androgyne, de la vierge à la figure du diable, pour toi ce n’est qu’n jeu d’enfant. Pourtant la dualité te possède et t’interroge. Tu parles de l’ange, la face tournée vers les ténèbres, tes éclats de rire, tes moments de tristesse, parce que ta fragilité au monde est comme du cristal qui peut se briser à chaque dissonance « Ange, parle-moi, dis-moi si tu est là ». C’est bien toi qui l’as écrit, alors écoute. Ceux qui ont disparu veillent, souvent tu me dis ; « Si on allait voir des fantômes ? », mais où se cachent-ils ? Tu aimes jouer avec les feux follets, explorer l’inconscient, te promener dans le surnaturel, mais c’est toujours dans tes poèmes que l’au-delà surgit, que les anamorphoses transfigurent les images, dans tes textes que les rêves sont les plus accessibles. 

Tu apprivoises la mort par la magie des mots, repoussant l’idée du néant. Tu aimes te balader dans les cimetières, parce que leur calme et la beauté des pierres t’apaisent. Tu penses, si souvent, je le sais, à ceux que tu as perdus, même si tu n’en parles pas. « Si j’avais au moins revu ton visage, entrevu, au loin, le moindre nuage ». Qui peut savoir si, à force de le dire, de le chanter, quelque part, peut-être, quelqu’un t’entendra. 

Tes yeux prennent la couleur du cuivre pour se fondre dans le reflet de tes cheveux. Les vanités d’émail sertissent chacun de tes doigts comme autant de protections, de talismans. 

La vie avance, l’âge semble t’ignorer. Ton portait serait-il caché quelque part, scellé dans un réduit dont toi seule posséderais la clé ? Aurais-tu passé un pacte avec l’ange ? Et lorsque tu lui parles, est-ce qu’il te répond ? C’est lui, sans doute, qui a fait se croiser nos routes. 

Ecrit Par Nathalie Rheims dans Le Figaro 2008. 

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Les amis intimes de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 12 mars 2016

 

            Anthony Souchet
On peut considérer Anthony Souchet comme LE meilleur ami de Mylène Farmer, et ce depuis une vingtaine d’années. Sa première apparition (connue) aux côtés de Mylène remonte à 1995, lors du Festival du Centenaire du Cinéma. Depuis lors, on a pu voir Anthony Souchet à de nombreuses reprises aux côtés de Mylène, aussi bien lors d’apparitions publiques que dans le privé. Il l’accompagne notamment sur chacune de ses dates de concert.

Anthony Souchet travaille dans le milieu de la télévision. Notons d’ailleurs qu’il travaillait sur la plupart des émissions de télé où Mylène Farmer s’est produite depuis 2005 (« Symphonic Show », « Johnny Hallyday – Ca ne finira jamais », « Encore une chanson »).

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Anthony SOUCHET Directeur de la promotion du groupe EMI

Anthony Suchet est aussi le meilleur ami de Mylène, il lui rend visite très souvent et l’accompagne partout, surtout lors de ses déplacement en concert, on le voit avec elle au concert d’Elton John et au défilé J.P Gauthier entre autres…. C’est aussi lui le propriétaire du cocker dénommé Quick que certain magazines des jeunes attribuent à Mylène.

Il est aussi l’attaché de presse-france de Madonna et s’occuped’émission TV comme la chanson numéro 1 sur la A2 (dont les chorégraphies sont signées Valérie Bony et Christophe Danchaud)

 

Article Gala :

Dans un monde où il faudra bien­tôt prier pour ses quinze minutes d’ano­ny­mat, admi­rable instinct de préser­va­tion de soi. Mais ce 27 mars 2015, pour la chan­teuse, il s’agit surtout de préser­ver l’ami­tié et le respect qui la lient à toute l’équipe ayant œuvré sur le film Time­less.

SOUCHET ET MYLENEAutre ami commun, Anthony Souchet refait les présen­ta­tions. Cheveux lâchés, boléro, jupes et bas noirs, si menue, elle susurre un « merci d’être là », dans ce que je crois me remé­mo­rer être un sourire. A vrai dire, impos­sible, encore à ce jour, de me souve­nir de son regard, de la finesse de ses traits, de la pâleur de sa peau, ce 27 mars. Il fait sombre, certes. Mais surtout, l’em­preinte de sa main a tout occulté. Court-circuit,blackoutshake it off. Nulle autre rémi­nis­cence que cette poignée franche, forte, presque virile, qu’elle m’adresse. Comme Camille Clau­del, la « fragile » Mylène Farmer a des mains de créa­trice, plutôt fines mais puis­santes, incroya­ble­ment puis­santes (et, note person­nelle, dieu sait que nous abhor­rons les mains molles qui, à peine saisies, se dérobent). De ces mains, elle a, semble-t-il, long­temps fait un complexe, gantée à la mode liber­tine ou emman­chée jusqu’aux phalanges. En trente ans de carrière, elle leur en aura même fait  voir de toutes les couleurs, dans ses clips : le rouge du sang (Sans Logique,Beyond my controlJe te rends ton amour…), le blanc de la neige (Désen­chan­téeFuck them all…), le brun de la boue et de la glaise (Ainsi soit-jeA l’ombre…)… Jeux de mains, jeu de Mylène. Se pour­rait-il être, pour­tant, plus beau signe distinc­tif chez une femme qui a su prendre les rênes de sa vie, renon­cer en pleine année de termi­nale à bacho­ter pour mieux murmu­rer à l’oreille des chevaux, puis à celle d’un public tout acquis à son art ? Le reste de son histoire, vous la connais­sez.

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Mylène DONNE SON AVIS SUR LE MARIAGE GAY

Posté par francesca7 le 4 février 2016

A Mylène

Invi­tée du JT de 20h dimanche soir en 2013, Mylène Farmer s’est expri­mée au sujet du mariage gay. Elle se dit favo­rable à cette union sans toute­fois accep­ter d’être porte-drapeau d’une commu­nauté.

La grande prêtresse de la commu­ni­ca­tion maîtri­sée n’al­lait certai­ne­ment pas s’en­ga­ger si direc­te­ment. Mylène Farmer, dont la force est juste­ment de se faire rare, a accordé une inter­view exclu­sive à Claire Chazal dimanche soir. Sur le plateau de TF1, la chan­teuse parais­sait parti­cu­liè­re­ment à l’aise, même si ce genre d’exer­cice relève de l’ex­tra­or­di­naire pour elle. Mylène Farmer est venue présen­ter son neuvième album Monkey memais aussi, parler d’elle.


Pour Claire Chazal, impos­sible de ne pas faire de lien entre le statut de la chan­teuse et l’ac­tua­lité. Depuis des années, Mylène Farmer s’est impo­sée dans le cœur de beau­coup d’ho­mo­sexuels comme une icône. A l’heure où la France s’in­ter­roge sur le mariage pour tous, la présen­ta­trice de la grande messe du 20h a donc cher­ché à savoir si son invi­tée était prête à s’en­ga­ger. Pour l’in­ter­prète de Oui mais non il n’est pas ques­tion «d’être un porte-parole». Cepen­dant pour Mylène Farmer le débat autour du mariage gay est «éton­nant puisqu’il s’agit tout simple­ment d’une ques­tion d’éga­lité entre hommes et femmes». La flam­boyante inter­prète ne veut pas s’en­ga­ger mais «ne voit pas pourquoi s’y oppo­ser», en tout cas de son point de vue.

source originale : http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/mylene_farmer_s_engage_mais_pas_trop_276341

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Mylène est une Charlie, titrait Gala

Posté par francesca7 le 28 janvier 2016

 

Par le biais d’un dessin signé de son nom et diffusé sur le compte insta­gram de sa maison de disque, l’ange roux de la chan­son française a décidé de prendre parti contre la barba­rie.

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Ses fans ont reconnu son joli coup de crayon. A défaut de prendre la parole dans une vidéo comme Johnny Hally­day, la discrète Mylène Farmer a fait diffu­ser sur le compte insta­gram de Poly­dor, sa maison de disque, un dessin repré­sen­tant Lonely Lisa, son person­nage fétiche et son lien silen­cieux avec le public, tendant à bout de bras une pancarte « Je suis Char­lie ». La signa­ture de la star figure au pied de son drôle d’alter ego, qu’elle avait déjà esquissé sur une pleine page du quoti­dien Libé­ra­tion pour remer­cier ses fans de leur fidé­lité, en mars dernier.

Une façon pour la chan­teuse de mani­fes­ter son profond dégoût pour les actes barbares qui ont frappé la rédac­tion de Char­lie Hebdo et de rendre hommage à ses dessi­na­teurs assas­si­nés (parmi lesquels Cabu et Georges Wolinski), alors qu’elle ne manque jamais de chan­ter sur scène, depuis la fin des années quatre-vingt dix, ces quelques mots: « j’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer/ au souffle du vent/ s’élevait l’âme, l’huma­nité/ son manteau de sang/ j’irais cracher sur vos tombeaux/ n’est pas le vrai, n’est pas le beau/ j’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer » (chan­son Rêver).

Pour la star, idolâ­trée parfois jusqu’à l’excès, contre son gré, les évène­ments du 7 janvier ne sont pas sans réveiller le trau­ma­tisme de la fusillade d’un stan­dar­diste de Poly­dor par un de ses fans, déséqui­li­bré, au début des années quatre-vingt dix.

Mélan­geant sexe et reli­gion dans ses textes et ses clips, la chan­teuse a toujours farou­che­ment défendu la liberté d’expres­sion d’un artiste. Quitte à être elle-même victime de la censure.

Répu­tée agnos­tique, mais tout aussi oppo­sée aux anathèmes et aux amal­games, l’inter­prète de Ainsi soit-je n’hésita pas à enton­ner sur la scène du Palais Omni­sports de Paris Bercy une reprise de La Poupée qui fait non avec l’artiste Khaled, en 1996, après la montée du FN aux élec­tions muni­ci­pales de 1995.

Atta­chée à la liberté de conscience, elle compte égale­ment parmi les plus fidèles amies de l’écri­vain Salman Rush­die, auteur des sulfu­reux Versets Sata­niques, capable de lui rendre visite à Londres alors qu’il était encore sous le coup d’une fatwa.

Source originale : http://www.gala.fr 

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Mylène FRAGILE, et l’expo.

Posté par francesca7 le 28 janvier 2016

 

Ensemble, elles ont élaboré Fragile     , ouvrage de quatre-vingt dix clichés inédits de la star, paru le 15 mai dernier. La photo­graphe Sylvie Lancre­non rêvait de repro­duire et d’affi­cher ces photos au format XXL. C’est, depuis quelques jours, chose faite à la gale­rie pari­sienne Acte2. Et c’est tout natu­rel­le­ment que la chan­teuse Mylène Farmer, pour­tant si peu mondaine, a récem­ment assisté au vernis­sage de l’expo­si­tion. Récit d’une appa­ri­tion…

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« Trois p’tit tours et silence/ C’est ça qui m’af­fecte/ Quand on m’aime, je danse/ Quand on veut, j’ap­pa­rais », préve­nait-elle dans sa chan­son L’his­toire d’une fée, c’est…, en 2001. Alors que l’air pari­sien explo­sait le ther­mo­mètre, il faut croire que le désir était lui aussi porté à incan­des­cence, le 4 juin dernier !

D’or­di­naire rétive aux monda­ni­tés, la très discrète Mylène Farmer est en effet appa­rue au vernis­sage de l’ex­po­si­tion Fragile, mise en scène aux formats 26×40 cm, 53×80 cm et 120×80 cm de clichés de la star pris par Sylvie Lancre­non pour un livre éponyme paru aux éditions Anne Carrière.

Aussi furtive que le songe d’une nuit d’été malgré une cheville plâtrée, la star s’est présen­tée, avec sa chienne Liloup, à la gale­rie Acte2, lieu de l’ex­po­si­tion jusqu’au 31 juillet, avant l’ar­ri­vée de la plupart des autres invi­tés conviés à 19 heures. Dans son sillage : le produc­teur et direc­teur artis­tique Anthony Souchet et l’écri­vain Natha­lie Rheims, deux confi­dents avec lesquels elle s’en­tre­tient tous les jours, mais aussi Chris­tophe Danchaud, le choré­graphe de ses concerts, John Nollet, son coif­feur à l’œuvre sur le shoo­ting de Fragile, Jean Paul Gaul­tier, son coutu­rier fétiche, François Hanss, le réali­sa­teur du film de sa tour­née Time­less 2013, Jean-Chris­tophe Grangé, auteur de thril­lers, et Stéphane Célé­rier, p-dg de la société Mars Films à qui l’on doit La Famille Bélier.

Cheveux lâchés, vêtue d’un simple t-shirt blanc et souriante, « l’ange roux » a fait le tour de la gale­rie Acte2, ancienne chapelle du quar­tier de Saint-Germain-des-Prés, sans trop s’at­tar­der- modes­tie et pudeur obligent – devant les clichés de son amie Sylvie Lancre­non, propo­sés à la vente entre 2000 et 8000 euros. Pratiquant l’esquive, cepen­dant moins farouche que soucieuse de lais­ser les clichés de la photo­graphe exis­ter par eux-mêmes, l’icône a, par la suite, rejoint la courette de la gale­rie avec ses amis et son sculp­tu­ral Berger suisse blanc… avant de dispa­raître, aussi discrè­te­ment qu’elle était arri­vée !

Mis en place à quelques 15 000 exem­plaires, Fragile, ouvrage de quatre-vingt dix clichés inédits de Mylène, est déjà en quasi rupture de stock, moins d’un mois après sa paru­tion. Une ré-édition est prévue pour la fin du mois de septembre.

Patience aux fans de la star dans l’at­tente d’un retour prolongé dans la lumière. Après le temps de la récréa­tion, le temps de la créa­tion serait de plus en plus concrè­te­ment envi­sa­gé… Mais chut ! « Faire un vœu ou bien deux/ Et puis fermer les yeux/ Je suis là/ Pour celui et pour ceux/ Qui n’ont pas froid aux yeux/ Qui croient en moi/ Faire un souhait pour de vrai/ Et puis croire au mystère/ Tout est là »… C’est Mylène, elle-même, qui l’a chanté.

Expo­si­tion Fragile by Sylvie Lancre­non, jusqu’au 31 juillet, chez Acte2­ri­ve­gauche/La gale­rie d’en face, 7 rue Paul-Louis Courier, 75007 Paris.

source originale : http://www.gala.fr/ 

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City of Love le nouveau clip de Mylène Farmer réalisé par Pascal Laugier

Posté par francesca7 le 26 décembre 2015

 

Une vidéo très atten­due, qui a demandé des heures et des heures de travail à Pascal Laugier, son réali­sa­teur : City of Love, le nouveau single de Mylène Farmer, profite enfin d’un clip. Et pas n’importe lequel : inspi­rée notam­ment d’Edward aux mains d’argent, il offre à la chan­teuse un rôle éton­nant de créa­ture ailée.

Image de prévisualisation YouTube

Elle en avait révélé les premières images il y a main­te­nant dix jours : Mylène Farmer a enfin mis en ligne le clip de City of Love, son nouveau single – après Stolen Car en duo avec Sting. Habi­tuée à produire de véri­tables petits films pour illus­trer ses morceaux, la chan­teuse n’a une fois de plus pas lésiné sur les moyens :quarante personnes ont été mobi­li­sées pour le tour­nage, qui s’est étendu sur près de 48 heures. Instal­lée au Château de Cham­blis, à une cinquan­taine de kilo­mètres de Paris, l’équipe a notam­ment passé six heures trente à maquiller Mylène Farmer – un temps néces­saire, pour la trans­for­mer en une créa­ture étrange et touchante.

 A mylène blog

Il y a du Hitchock, du Guillermo Del Toro, et surtout du Tim Burton dans le clip de City of Love. Mylène Farmer y incarne une version fémi­nine d’Edward aux mains d’argent pas de ciseaux à la place des mains ici, mais des griffes – et surtout des ailes abîmées dans le dos, inuti­li­sables. Comme son prédé­ces­seur incarné par Johnny Depp, Mylène Farmer cherche l’amour dans un manoir vide. La chan­teuse, dont le dernier album Inters­tel­laires est sorti le 6 novembre, ne trou­vera alors le récon­fort qu’auprès d’un mannequin de bois. Un ersatz d’être humain, dont l’étreinte suffit à rassu­rer la créa­ture et à lui faire réali­ser que l’amour existe – quelles que soient les appa­rences.

Article paru sur http://www.gala.fr/

 

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LE REVE DE LAURENT BOUTONNAT

Posté par francesca7 le 24 décembre 2015

 

A mylène hier et aujourd'huiGIORGINO, ce fils c’est avant tout le rêve de tout eune vie, le rêve de Laurent Boutonnat ; Le projet est né dans son esprit dès son adolescence. Il rêvait d’un film à gros budget, avait écrit u premier script s et tenait déjà un titre : Giorgino. Le succès de Mylène Farmer dans la chanson permettra à Laurent Boutonnat de créer deux sociétés de production, Toutankhamon en 1987 puis Heathcliff en 1989, rendant alors possible la concrétisation de cet ambitieux projet cinématographique.

Dès l’été 1987, il travaille sur une nouvelle version du scénario avec Gilles Laurent qui aurait été terminé en 1989 pendant l’interruption du Tour 89. Le film est financé à 68 % par Heathcliff. Polygram, Canal Plus et le CNC ont également participé. Le budget oscillerait entre 80 et 85 millions de francs (soit environ 12 millions d’euros). Le rôle de Catherine a été écrit spécialement pour Mylène Farmer.

Boutonnat a voulu un casing international. Le casing s’est donc déroulé à Londres, Prague et Los Angeles. On retrouve dans un petit rôle Christopher Thompson, le fils de la scénariste et réalisatrice Danièle Thompson. Il avait prêté sa voix en 1991 pour la chanson Agnus Dei sur l’album l’Autre…

Le tournage de Giorgino, exclusivement en anglais, commence le 2 janvier 1993 et se termine fin mai. La première partie (cimetière, maison, auberge…) se déroule dans les plaines de Slovaquie, puis l’équipe se rend à Prague en Tchécoslovaquie pour les autres scènes tournées dans les studio Barrandov (orphelinat, forêt, marais…) Pour préparer au mieux son rôle, Mylène a souhaité visiter des hôpitaux psychiatriques et assister à des consultations grâce à un ami psychiatre. Les relations ente elle et Laurent auraient été souvent assez tendues. Le montage du film débute en juin 1993 et va prendre dix mois. L’équipe du film, avec notamment Mylène, Laurent Boutonnat et Jeff Dahlgren, est présente à l’avant première parisienne le 4 octobre au cinéma Gaumon Marignant des Champs Elysées.

La salle est bondée, mais l’accueil est comme le long métrage, glacial. Initialement, la sortie du film est prévue pour le 24 août 1994. C’est d’ailleurs cette date qui figure sur les premiers plans promo. Cependant, à la demande du distributeur, Boutonnat va créer une version plus courte du film que celle proposée en avant-première. Finalement Giorgino est sur les écrans le mercredi 5 octobre 1994 mais est interdit aux moins de 12 ans.

Soixante mille entrées en France et deux millions de francs de recettes, cette évidement très peu pour un tel projet. Le film ne reste que trois semaines à l’affiche à Paris et seuls deux cinémas d’art et essai (Le Studio Galande à Paris et La Fourmi à Lyon) le proposeront jusqu’en février 1995. Les projections à l’international sont annulées. Laurent sera profondément meurtri par cet échec. Il rachètera même les droits de Polygram afin d’en bloquer les diffusions ou l’exploitation en vidé. En 1995, Laurent Boutonnat s’opposera à la du film en vidéo, il faudra patienter jusqu’au 5 décembre 2007 pour que celle-ci soit enfin possible.

extrait de Mylène Farmer Ses mots, Ses clips aux Editions Chapitre.com 2014

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MYLENE dans la Presse pour un film

Posté par francesca7 le 4 décembre 2015

 

C’est un effeuillage dans les règles de l’art que s’offre la chan­teuse avec Fragile, livre de photos sensuelles réali­sées par Sylvie Lancre­non, à paraître ce 15 mai (aux Editions Anne Carrière). En atten­dant notre sujet exclu­sif sur cette colla­bo­ra­tion, en kiosque dès ce mercredi 13 mai, arrêt sur un détail anato­mique parti­cu­liè­re­ment révé­la­teur de l’icône Farmer.

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Comme Isabelle Adjani, autre modèle de la photo­graphe Sylvie Lancre­non, autre figure statu­taire du spec­tacle français, autre mystère au teint d’al­bâtre et aux accès de fièvre, de ceux dont les fêlures laissent passer la lumière, elle aurait pu incar­ner une formi­dable Camille Clau­del, sœur du drama­turge Paul Clau­del et sculp­trice de talent, brisée par son mentor et amant Auguste Rodin, réduite en éclats d’elle-même entre les murs l’asile de Ville-Evrard, en Seine-Saint-Denis.

Malgré ses liens privi­lé­giés avec des gens du 7eme art comme feu Claude Berri, Vincent Lindon, Luc Besson, Jean Roche­fort ou encore David Lynch, Mylène Farmer n’a pas fait son cinéma. Un premier rôle dans Gior­gino, premier long-métrage de son ancien complice Laurent Bouton­nat, le doublage de la prin­cesse Sélé­nia, trou­blant avatar animé, dans Arthur et les Mini­moys et puis… plus rien. A ce jour, du moins… Qu’im­porte. Troi­sième enfant d’un ingé­nieur des ponts et chaus­sés muté au Canada où elle passera les premières années de sa vie, Mylène Gauthier a fait mieux : elle a déroulé le film de sa vie et créé Mylène Farmer, un peu comme Dieu créa la femme. Patiem­ment.  Méti­cu­leu­se­ment. De ses propres mains.

Alors que sort ce 15 mai Fragile, bel ouvrage de quatre-vingt dix clichés inédits de l’ar­tiste, et, véri­table réflexion sur la créa­tion, la pulsion de vie et le mouve­ment, entre­prise en colla­bo­ra­tion avec Sylvie Lancre­non, il s’agit juste­ment de reve­nir sur… les mains de Mylène Farmer ! Au même titre que ses pieds ou son regard, elles sont photo­gra­phiées en détail dans Fragile, le livre de 168 pages publié par les éditions Anne Carrière. Un juste choix, car pour avoir rencon­tré la chan­teuse, s’il est bien une partie de son anato­mie qui vous surprend, vous saisit, voir vous imprègne, ce sont ses deux mains.

Je n’y avais pas prêté atten­tion, dans le cadre de notre première inter­view, réali­sée dans la foulée encore hale­tante de sa tour­née Time­less 2013 et parue dans les pages de Gala le 24 décembre 2013. Le 27 mars 2014, l’oc­ca­sion me fut donnée de procé­der à un petit erase and rewind. Rencontre, prise 2, moteur… action ! Invité au Gaumont Opéra, dans le 9e arron­dis­se­ment de Paris, à décou­vrir le film de sa dernière odys­sée scénique (avant qu’il n’at­teigne des records de vente sous la forme d’un DVD quelques semaines plus tard), l’humble et pour­tant si talen­tueux réali­sa­teur François Hanss, un proche, surtout le sien bien­tôt trente ans, m’in­vite au géné­rique de fin à rejoindre la coupole de la salle de cinéma pour célé­brer le succès de la projec­tion sur le plan natio­nal ce soir-là (plus de 100 000 spec­ta­teurs dans toute la France). Les fans évacuent les lieux, encore ébahis, sonnés, par le voyage de deux heures qu’ils viennent de vivre. Je ne vais pas être déçu par celui que j’amorce, en emprun­tant un dédale de coulisses et de marches. En pleine discus­sion avec Pascal Nègre, p-dg d’Uni­ver­sal Music, elle est là. La surprise tient en sa seule présence. D’or­di­naire, Mylène Farmer ne goûte guère à l’au­to­cé­lé­bra­tion, encore moins à cette bulle vite soûlante que peut être la vie nocturne pari­sienne. Au soixan­tième anni­ver­saire de Domi­nique Besne­hard, fêté un moins plus tôt au Théâtre du Rond-Point, elle fut la seule star à se sous­traire à la mitraille des photo­graphes. Dans un monde où il faudra bien­tôt prier pour ses quinze minutes d’ano­ny­mat, admi­rable instinct de préser­va­tion de soi. Mais ce 27 mars, pour la chan­teuse, il s’agit surtout de préser­ver l’ami­tié et le respect qui la lient à toute l’équipe ayant œuvré sur le film Time­less.

MYLENE TVAutre ami commun, Anthony Souchet refait les présen­ta­tions. Cheveux lâchés, boléro, jupes et bas noirs, si menue, elle susurre un « merci d’être là », dans ce que je crois me remé­mo­rer être un sourire. A vrai dire, impos­sible, encore à ce jour, de me souve­nir de son regard, de la finesse de ses traits, de la pâleur de sa peau, ce 27 mars. Il fait sombre, certes. Mais surtout, l’em­preinte de sa main a tout occulté. Court-circuit,blackoutshake it off. Nulle autre rémi­nis­cence que cette poignée franche, forte, presque virile, qu’elle m’adresse. Comme Camille Clau­del, la « fragile » Mylène Farmer a des mains de créa­trice, plutôt fines mais puis­santes, incroya­ble­ment puis­santes (et, note person­nelle, dieu sait que nous abhor­rons les mains molles qui, à peine saisies, se dérobent). De ces mains, elle a, semble-t-il, long­temps fait un complexe, gantée à la mode liber­tine ou emman­chée jusqu’aux phalanges. En trente ans de carrière, elle leur en aura même fait  voir de toutes les couleurs, dans ses clips : le rouge du sang (Sans Logique,Beyond my controlJe te rends ton amour…), le blanc de la neige (Désen­chan­téeFuck them all…), le brun de la boue et de la glaise (Ainsi soit-jeA l’ombre…)… Jeux de mains, jeu de Mylène. Se pour­rait-il être, pour­tant, plus beau signe distinc­tif chez une femme qui a su prendre les rênes de sa vie, renon­cer en pleine année de termi­nale à bacho­ter pour mieux murmu­rer à l’oreille des chevaux, puis à celle d’un public tout acquis à son art ? Le reste de son histoire, vous la connais­sez.

Nous avons choisi, pour l’ou­ver­ture de notre sujet exclu­sif en kiosque ce mercredi 13 mai, une photo du livre Fragile réali­sée par Sylvie Lancre­non, sur laquelle, Mylène pose allon­gée, visage tourné, main tendue. Comme une invi­ta­tion à saisir cette main. Avant que le mythe Farmer ne dispa­raisse. Encore une fois. Peut-être défi­ni­ti­ve­ment. Atten­tion, Fragile ! Atten­tion aux chefs-d’œuvre en péril…

Source originale : http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/mylene_farmer_jeux_de_mains_jeu_de_m_341374

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Mylène a fait une rencontre du troi­sième type

Posté par francesca7 le 20 novembre 2015

1Sa bonne étoile s’est mise à briller un peu plus fort, comme un signal lui rappe­lant qu’elle n’avait pas encore tout dit, qu’il était temps de dessi­ner un nouveau ciel au-dessus de sa tête, à l’au­tomne dernier.

Elle venait alors de termi­ner le shoo­ting du livre Fragile, première extrac­tion de l’ima­ge­rie roman­tique et gothique qui a fait sa légende. Devant l’objec­tif de Sylvie Lancre­non, Mylène Farmer s’était mise quasi­ment à nu, tout juste habillée d’un voile de mous­se­line, de talc ou d’ar­gile. Mue et renais­sance d’une artiste dans sa façon de se présen­ter à l’autre.

Restait à trou­ver le son qui corres­pon­drait à cette envie d’épure, de recom­men­ce­ment, sans renie­ment de celle qu’elle fut. Etre diffé­rent et fidèle à soi-même, pour un artiste, c’est… tout un art !

Ecrit et enre­gis­tré sous le ciel de Cali­for­nie, l’al­bumAnamor­pho­sée, plus rock, voire plus sensi­tif, plus orga­nique, fut une première surprise, il y a vingt ans. Nouvelle pulsa­tion de vie, au-delà des ecchy­moses, avec Bleu Noir, disque aux sono­ri­tés élec­tro travaillées par Moby, RedOne et Archive, en 2010.

Proje­tée dans ses rêve­ries depuis la fin de sa tour­née Time­less, il y a deux ans, Mylène a fait une rencontre du troi­sième type : Martin Kirs­zen­baum.

Fils de scien­ti­fiques argen­tins, ce natif de La Jolla, en Cali­for­nie, ne connaît qu’une limite : le ciel ! Déni­cheur de talents (les loli­tas russes de t.A.T.u, la Cana­dienne Feist, Lady Gaga…) pour Inter­scope, label d’Univer­sal, il a fondé sa propre divi­sion, Cher­ryT­ree Records, spécia­li­sée dans l’édition, le déve­lop­pe­ment et le mana­ge­ment d’artistes (Tokio Hotel,  Robyn, Ellie Goul­ding, LMFAO…), sans délais­ser la compo­si­tion musi­cale.

Mis au piano par sa mère dès ses huit ans, membre de divers groupes durant son adoles­cence, ce multi-instru­men­tiste comprend à ce point les envies de ses talents qu’il ne put refu­ser à Sting, proche depuis bien­tôt vingt ans, l’enre­gis­tre­ment de Songs from the laby­rinth, collec­tion de pièces pour luth, en 2006! Contre toute attente, sinon celle de Sting et de Kiers­zen­baum, l’album s’est vendu à plus de 270 000 exem­plaires rien qu’aux Etats-Unis, le plus diffi­cile des marchés.

« Cela ne m’inté­resse pas d’exploi­ter ce qui est à la mode, je suis bien plus inté­ressé à l’idée de défi­nir ce qui va plaire », aime à répé­ter ce mari et père de deux grands enfants, si enjoué qu’on en devine à peine les quarante-huit ans.

Compo­si­teur de neuf titres inédits sur les onze inclus dans Inters­tel­laires, ce nouvel album de Mylène que Cher­ryT­ree Records va distri­buer à l’inter­na­tio­nal, Martin Kiers­zen­baum a très proba­ble­ment réussi son pari avec l’icône Farmer.

MYLENE 2015

Gala vous en offre un avant-goût…

1. Inters­tel­laires: Choisi au dernier moment comme titre de l’al­bum, ce premier morceau en défi­nit l’am­biance. Retour d’une batte­rie et de guitares plus rock. Niveau texte, Mylène chante le voyage. Vers un ailleurs, une autre vie, l’éter­nité ? Le refrain laisse libre cours aux imagi­naires : « Si c’était moi/ Pour nos rêves/ Mettre les voiles/ Le jour se lève/ On se prépare/ Au voyage/ Pour des ères inter­stel­laires (…) ». La voix a gagné dans les graves. Les chœurs qui l’ac­com­pagnent vers la fin évoquent une incan­ta­tion tribale. On pense à Vertige, chan­son d’ou­ver­ture de l’al­bum Anamor­pho­sée. Et on imagine déjà une entrée de scène sur ce titre.

2. Stolen car : Premier single exploité, ce deuxième morceau, inter­prété avec Sting, est le seul duo de tout le disque. Déjà chan­tée par l’ex-leader de The Police en 2003, cette reprise, remixée et produite par le dj star The Avener, est aussi le seul titre d’Inters­tel­laires aux distor­sions élec­tro. Choisi par Mylène pour ses quali­tés ciné­ma­to­gra­phiques et sa construc­tion invi­tant à un dialogue franco-anglais, cette ballade mid-tempo entre regrets et rêves, réalité et fantasme, pose la problé­ma­tique très « farme­rienne » du désir qui fait désordre.

3. A rebours : Si, avec ce troi­sième morceau, Mylène chante la tenta­tion du retour en arrière, d’un erase and rewind, quand tout pèse, tout nous accable, le début parlé, à la limite du slam, n’est pas sans rappe­ler son tout premier talk-over sur Maman a tort, il y a trente ans. Musi­ca­le­ment, on est dans l’épure : piano, guitare et batte­rie sur la fin portent des paroles aussi simples que percu­tantes, fina­le­ment posi­tives, libre­ment inspi­rées d’un certain André Malraux. « La vie ne vaut rien mais / Mais… Rien ne vaut la vie / C’est epsi­lon plus que petit / C’est epsi­lon pour­tant l’en­vie (…) ». Inspi­rant.

4. C’est pas moi : Ce quatrième morceau est peut-être l’une des meilleures surprises de l’al­bum. Sur un texte abor­dant le refus du confor­misme, de la tièdeur et de l’en­nui (« Marcher sa vie entière à…/ Côté de soi/ Tant d’âmes se méprennent/ Un oui/ Un non/ Une ligne droite (…) »), Mylène s’es­saie à… des sono­ri­tés funk ! La ligne de basse, rela­ti­ve­ment démente, en fera danser plus d’un, comme le fit – allez, osons la compa­rai­son – leThriller de Michael Jack­son.

5. Inson­dables : Deuxième teaser de l’al­bum dévoilé sur le net après Stolen car, ce cinquième morceau, qui débute avec un gimmick de métro­nome, voire de tic-tac, évoque la sépa­ra­tion, la perte de l’autre, l’ab­sence d’un être aimé qui enva­hit parfois le quoti­dien et nour­rit les regrets… Avec ce titre, Mylène prouve sa capa­cité à chan­ter sur le souffle, prouesse vocale qu’elle maîtrise désor­mais – grâce à sa coach Karen Acam­pora Nime­reala – comme nulle autre. Impres­sion d’en­tendre la plainte d’un fantôme, tout aussi inca­pable d’en­trer en connexion avec l’être qui lui a survécu. Nous reviennent les images du film Ghost, avec Demi Moore et Patrick Swayze.

6. Love song : Ponc­tué par un bruit de sonar, souli­gné lui aussi par des accords de guitare et la frappe d’une batte­rie, ce sixième morceau planant impo­sera à n’en pas douter l’al­lu­mage de briquets lors des prochains concerts de l’icône Farmer. A travers cette ballade envoû­tante, Mylène la femme laisse surtout trans­pa­raître son empa­thie pour les cabos­sés de la vie et de l’amour. « Love song / Love song/ Love song des lais­sés pour compte/ Love song/ Une Love song/ Quand je vois l’ombre/ Nous sépa­rer du monde (…) », scande-t-elle. Comme un baume répa­ra­teur.

7. Pas d’ac­cess : Recours au synthé, en complé­ment d’une basse, sur ce septième morceau, mais dans un style plus proche des Daft Punk que des dernières compo­si­tions de Laurent Bouton­nat. A nouveau, Mylène démontre toute l’éten­due de ses capa­ci­tés vocales, en oscil­lant entre registre bas et registre plus haut. Si le texte est l’un des plus sibyl­lins de l’al­bum, rédui­sant le monde à une cage pour les free-spirits (« Il n’y a pas d’ac­cess/ Il n’y a pas d’ac­cess/ Pour être libre (…) »), il permet aussi à Mylène d’ex­ploi­ter une nouvelle image­rie (« Rapace / Je m’évade/ Trou­ver son nid/ Cathé­drale/ Au Kamt­chatka/ Ou Sibé­rie (…) »). On aime, en outro, ce cri de faucon, aussi perché – dans tous les sens du terme – que déchi­rant. Nouvel animal totem ?

8. I want you to want me : Deuxième reprise de l’al­bum, après Stolen car. Origi­nel­le­ment chan­tée par le groupe de hard rock améri­cain Cheap Trick en 1978, ce huitième morceau reprend en fait les arran­ge­ments choi­sis par un autre Améri­cain, Gary Jules, proche de Mylène, lorsqu’il s’appro­pria lui-même ce titre en 2011. Moins rageuse, plus tendre, comme une confi­dence sur l’oreiller, cette version s’écoute comme une supplique amou­reuse d’un genre nouveau pour la chan­teuse. On l’y découvre en effet prête aux conces­sions les plus ordi­naires, mais sans doute les plus fonda­men­tales, de la vie de couple (« I’ll shine up my old brown shoes / I’ll put on a brand new shirt / I’ll get early from work / If you say you love me (…) »). Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour, en résumé et en version française.

9. Voie lactée : Jolie ballade, qui résume peut-être le mieux le nouvel état d’es­prit de Mylène, sa volonté de vivre en suspen­sion et en mouve­ment, entre spleen et idéal, de petites morts en renais­sances, « Comme les flocons d’air / De neige en hiver / Qui fondent au prin­temps (…) »« Pas le droit de m’en faire / Pas plus le droit de fuir (…) », « Pas le droit de me taire / Pas plus le droit d’en finir (…) » : sur ce neuvième morceau, l’ange roux entre­prend son examen de conscience. Quand bien même son reflet est une toile inache­vée, cet infini, cette « voie lactée » dont on n’aura jamais fini de mesu­rer les contours. Au début des années quatre-vingt-dix, l’ar­tiste se disait d’une « géné­ra­tion désen­chan­tée ». Avec ce titre, elle semble fina­le­ment refu­ser le renon­ce­ment, comme atti­rée par un ailleurs, la possi­bi­lité d’une autre fois. Lumi­neux dans son genre.

10. City of love : Notre coup de cœur, dès la première écoute. Piano, batte­rie, basse, chœurs, refrain impa­ra­ble… Le meilleur de Mylène Farmer se concentre dans ce dixième morceau qui n’est pas sans nous rappe­ler l’étrange mais convain­cante asso­cia­tion des groupes U2 et Boyzone sur le titre Swee­test Thing datant de 1998.« Les mots au bout des lèvres / Un chemin vers la vie / Si je m’aban­donne / Je bati­rai / The City of love (…) » : par ces quelques mots, la fragile et rétive Mylène révèle la force créa­tive et protec­trice que lui insuffle le senti­ment amou­reux. L’in­sou­mise devient maître-d’œuvre et gardienne. Il ne s’agit plus de redou­ter ce qui pour­rait corrompre l’amour, mais d’éri­ger plus haut les remparts qui sauront le préser­ver.

11. Un jour ou l’autre : Deuxième coup de cœur que ce onzième et dernier morceau. Débu­tée au piano, puis accom­pa­gnée d’un roule­ment de tambour, cette ballade évoque une bande-origi­nale de film. Ce sont les images de La fille de Ryan, le roman­tisme de David Lean, ces vastes et sauvages paysages irlan­dais chahu­tés par les vents qui défilent à l’es­prit, à mesure que la voix de Mylène monte de plus en plus haut. « Retrou­ver / Un jour ou l’autre/ Une étoile / S’en­dor­mir l’un contre l’autre (…) », et rester ainsi unis, malgré « Des ques­tions sans réponses / Des hommes qui renoncent / Des océans qui se mettent à genoux (…) ». Diffi­cile de clore plus joli­ment l’odys­sée Inters­tel­laires.

 

SOURCE http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars

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 »Insondables », une ballade inédite

Posté par francesca7 le 18 novembre 2015

 

SURPRISE – La nuit dernière, sur son compte Deezer, Mylène Farmer a dévoilé un titre inédit de son dernier album  »Interstellaires ». Dans cette ballade sensuelle, la chanteuse est délicate et étonnante.

Le mystère se lève. Interstellaires, le dixième et nouvel album de Mylène Farmer est attendu pour le 6 novembre prochain. Après  »Stolen Car » en duo avec Sting, voilà que la star a dévoilé une nouvelle chanson sur son compte Deezer.

Image de prévisualisation YouTube

Une Mylène fragile et grave à la fois

À l’écoute de ce nouveau single,  »Insondables », on retrouve la Mylène Farmer des débuts. Dans cette ballade, il n’y a pas vraiment de mélodie entêtante, mais on entend une Mylène fragile, à la voix grave, avec des arrangements délicats. Un titre qui ne ressemble à rien dans la discographie de l’artiste. Ce titre parle de rupture et de séparation, dans le cœur et dans le monde.

Une pochette de l’espace

Il y a quelques semaines, Gala qualifiait sont album de  »lumineux big bang » avec un  »vent de renouveau », un fait que l’on retrouve dans cette ballade à laquelle ne s’attendait pas.  »Insondables » est le fruit d’une collaboration avec l’Américain Martin Kierszenbaum, co-compositeur et producteur.

A LIRE AUSSI >> Ce qu’on a appris en regardant  »Stolen Car », le nouveau clip de Mylène Farmer avec Sting.

La photo de la pochette du single est issue du même shooting que le cliché de l’album. Elle met Mylène Farmer parmi les étoiles, chevelure rousse flamboyante et tenue légère. L’artiste est iconique. Le thème de l’espace est d’ailleurs un thème cher au cœur de la star. Déjà en 2013, Timeless s’inspirait de l’univers cosmique.

Insondable

 

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The Avener raconte Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 10 novembre 2015

 

 

 

le-23-octobreLe DJ niçois a raconté à Pure Charts comment s’est passée sa collaboration avec la chanteuse…

On lui doit la musique de Stolen Car, le duo entre Sting et Mylène Farmer qui figurera sur Interstellaires, le nouvel album de la chanteuse en vente dès ce vendredi. Le DJ niçois The Avener, alias Tristan Casara, a raconté à Pure Charts les conditions de sa rencontre avec l’auteure et interprète de Désenchantée. « C’est une personne aussi charismatique que douce, très ouverte d’esprit. Une artiste à part entière, pas du tout un projet, quelqu’un de vrai et de vraiment concentrée sur son travail. J’ai trouvé cette personne passionnante, c’est le mot », assure-t-il.

The Avener, qui s’est fait connaître pour ses « reworks » musicaux moins orientés vers le grand public, qualifie Mylène Farmer d’« icône » et se souvient qu’il se passait « en boucle », une cassette audio de la chanteuse alors qu’il avait 4 ou 5 ans. Il précise que c’est elle qui l’a contacté en vue d’une collaboration sur l’album qu’elle préparait. « J’ai la chance de compter Mylène Farmer parmi les admiratrices de mon travail. Je n’ose pas dire « fan » mais vraiment, les mots qu’elle m’a dits quand on s’est rencontrés pour la première fois m’ont beaucoup touché », se réjouit-il.

« On a tout de suite collé, Sting, elle et moi »

« Elle m’a laissé carte blanche sur l’instru et je lui ai envoyé très vite une démo. On a tout de suite collé, Sting, elle et moi », poursuit The Avener au sujet de Stolen Car, le morceau de l’ex-leader de Police qu’il a revisité. Il déplore n’avoir pas pu mettre sa patte sur d’autres chansons, faute de temps. Mais, pour lui, cette rencontre a été « un moment extraordinaire » qui l’a incité à revoir ses certitudes en matière de préférences musicales. « Il a fallu s’ouvrir un peu plus à la découverte et faire mûrir les goûts (…) Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, il y a une vraie passion. »

De son côté, Mylène Farmer a accordé une interview pour le numéro de Gala à paraître ce mercredi. Au sujet des nouvelles collaborations qu’elle a sollicitées pour Interstellaires, elle déclare : « Je n’ai pas le sentiment de chan­ger, mais celui d’avan­cer, de décou­vrir… (…) Je ne conçois pas un nouvel album sans une dose d’aven­ture. » A en juger par ces mots The Avener et elle sont au diapason.

 


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MYLENE FARMER PEOPLE

Posté par francesca7 le 10 novembre 2015

 

Le 6 novembre, Mylène Farmer fera son retour dans les bacs avec « Interstellaires ». Un album distribué pour la première fois également aux États-Unis, une « jolie surprise » pour l’artiste.

 mylene-farmer

Mylène Farmer a la tête dans les étoiles avec la sortie de son nouvel album, son dixième, Interstellaires, dans les bacs dès le vendredi 6 novembre. Cet opus est le fruit de la collaboration de la star française avec l’Américain Martin Kierszenbaum qui en a composé la majeure partie. Une association lourde de sens puisqu’il s’agira du premier album dont la promotion s’est faite également aux États-Unis, territoire jusqu’alors inexploité par l’artiste.

« Je la vis comme une jolie surprise et non pas comme un enjeu » déclare Mylène Farmer dans une interview à Gala, « la sortie d’Interstellaires aux États-Unis est un alignement planétaire ». Un évènement qu’elle doit à son compositeur, également président du label américain Cherrytree Records en charge de la promotion de l’album.

Si aujourd’hui, la rousse volcanique trouve que « l’idée d’une distribution outre-Atlantique est amusante », ce ne fut pas toujours le cas. Jusqu’ici, la chanteuse a toujours refuser les propositions et ne le regrette pas le moins du monde : « Cela m’a permis de m’exprimer dans ma langue maternelle sur tous les sujets qui me tenaient à cœur et de porter des chansons dans une grande partie de l’Europe finalement. Je n’ai aucun regret. C’était ma décision. Ma liberté est à ce prix ».

Le changement c’est maintenant donc pour Mylène Farmer qui a davantage le sentiment « d’avancer, de découvrir (…) je ne conçois pas un nouvel album sans une dose d’aventure ». En attendant de partir à la conquête de l’Ouest, la belle va enflammer la scène des NRJ Music Awards avec Sting le 7 novembre 2015.

 

A voir aussi. Michel Onfray-Mylène Farmer, le coup de foudre « artistique » ?

 

sOURCE http://lci.tf1.fr/people/

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UNE MYLENE SEREINE

Posté par francesca7 le 8 novembre 2015

 

Sereine. C’est ainsi que Mylène Farmer apparaît sur la couverture du nouveau numéro de Gala. La chanteuse a accordé la primeur de sa première interview pour la sortie de son dixième album à nos confrères, donnant à découvrir une artiste apaisée et confiante, comme si enfin Mylène se révélait à elle-même, à 54 ans. Toutefois, « la femme, elle, reste privée » a-t-elle rappelé, expliquant qu’« il faut une certaine dose de détermination, mais aussi de fragilité pour exercer ce métier ».

« L’écriture m’a fait voyager au-delà de toute espérance »

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L’interprète de « Sans contrefaçon » s’est tout de même fendue de quelques confidences au sujet de son état de santé, alors qu’elle était apparue les béquilles à la main sur le tournage de son dernier clip  »Stolen Car » au mois de septembre. « Le 16 mars dernier, j’ai glissé sur les pavés et je me suis fracturé tibia et péroné. La tête dans les étoiles, je ne l’ai eue qu’une fois plâtrée jusqu’à l’entrejambe. Immobilisée, j’ai eu tout mon temps pour écrire mon album et illustrer un beau conte philosophique, « L’étoile polaire » de Michel Onfray » a-t-elle déclaré, expliquant avoir compris que « le soutien de ceux que vous aimez est fondamental et qu’à tout malheur peut succéder une renaissance ». « Je devais être sous l’ordonnance d’une bonne étoile, car l’écriture et le dessin m’ont fait voyager au-delà de toute espérance durant cette longue période alitée » explique-t-elle.

« Interstellaires » dans la lignée de « Bleu noir » et « Anamorphosée »

Par conséquent,  »Interstellaires » se distingue dans sa discographie, même si Mylène Farmer n’a pas le sentiment de « changer », plutôt d’« avancer » et de « découvrir ». La chanteuse considère ce nouvel opus comme une « continuité dans le changement », à l’image de ses albums « Anamorphosée » (1995) ou « Bleu noir » (2010) . Ce nouveau projet est le fruit d’une collaboration avec Martin Kierszenbaum et The Avener, lequel a dit le plus grand bien de la chanteuse à Pure Charts.

« Quand il n’y a plus de place pour la différence, la pensée décline »

Lors de cet entretien fleuve, l’artiste s’est également confiée à propos de ses inspirations. Elle a rappelé que « la peur n’est pas un moteur » et ce qui la faisait évoluer était « l’ennui ou la crainte de l’ennui ». Quant à la sortie de son nouveau disque aux États-Unis sur le label de Martin Kierszenbaum, Mylène Farmer la considère comme « une jolie surprise » et « non pas un enjeu » : « L’idée d’une distribution outre-Atlantique est amusante ». La chanteuse n’a d’ailleurs « aucun regret » de ne pas avoir démarré de carrière en Amérique, comme on il lui avait été proposé il y a 20 ans. « Cela m’a permis de m’exprimer dans ma langue maternelle. C’était ma décision » a-t-elle dit.

« L’autre est essentiel à ma santé mentale »

mylène couverture
Les fans en apprendront davantage sur la dimension mystérieuse que la star s’évertue à entretenir. Elle explique dans l’entretien ne pas vouloir dialoguer sur les réseaux sociaux comme le font beaucoup d’autres artistes. « Il me semble que je suis, au contraire, très présente. Ce n’est pas de mon fait, certes. Mais je préfère laisser les gens s’exprimer librement, sans intervenir. Ce que j’ai à partager se trouve dans mes albums, mes clips, mes concerts, et plus rarement dans quelques interviews » a-t-elle souligné. En revanche, Farmer a confié n’être pas faîte pour la solitude, contrairement aux idées reçues et révèle, amusée, être « solitaire, indépendante, libre mais rarement seule… L’autre est essentiel à ma vie. Et à ma santé mentale ! ».

« L’esprit de meute est destructeur »

Se réservant de se prononcer sur des sujets d’actualité bouillants, Mylène Farmer a néanmoins répondu à une question concernant le départ de Claire Chazal du JT de TF1, et notamment sur le tollé médiatique engendré par celui-là. « Je trouve l’esprit de meute déroutant et destructeur. Il répond au diktat de la pensée unique, comme si les plus nombreux ou les plus influents détenaient la vérité. Ce rapport de force n’est pas nouveau, mais il a pris de l’ampleur dans le jeu médiatique. Quand il n’y a plus de place pour la différence, le dialogue, la contradiction ou la nuance, la pensée décline » a-t-elle conclu.

Jonathan HAMARD

En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Mylene-Farmer/news-99610.html#b9W0kk4HBTBpmGJV.99

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INTERVIEW de Mylène pour Gala 2015

Posté par francesca7 le 8 novembre 2015

C’est une nouvelle odys­sée qu’elle s’apprête à débu­ter avec Inters­tel­laires, dans les bacs ce 6 novembre 2015. Un dixième album conçu comme un défi à la gravité et le mani­feste de ses nouvelles attrac­tions. Suivez l’étoi­le…

mylene

Plus profonde, mais, para­doxa­le­ment, plus légère. Telle est l’ar­tiste que le public va redé­cou­vrir avec Inters­tel­laires, son dixième album studio, composé dans sa quasi-tota­lité par l’Amé­ri­cain Martin Kiers­zen­baum et voulu comme une envo­lée vers des cieux aussi déga­gés qu’im­menses. Telle semble aussi la femme, plus apai­sée, moins braque, sans doute la première intri­guée par la possi­bi­lité de deve­nir qui elle est. 

Mylène Farmer, le cheva­lier d’Eon et de néons de la variété française, en a fini avec le traves­tis­se­ment, les effets de style. Musi­ca­le­ment, guitares, basses, piano et batte­rie se distinguent, mais sans la sono­rité martiale de ses dernières produc­tions, plutôt comme une rampe de lance­ment à sa voix aujourd’­hui parfai­te­ment maîtri­sée. Plus directs, souvent portés par d’im­pa­rables ballades, ses textes, eux, reflètent son envie d’au­then­ti­cité. Elle n’a jamais triché, mais elle s’est souvent sous­traite au prin­cipe de réalité, lais­sant la légende et les fantasmes embuer son miroir. Elle s’y voit mieux et elle ne s’y voit plus seule (…).

(…)

Gala : Votre dixième album studio, Inters­tel­laires, est un autre point de rupture. Nouveau son, nouveaux colla­bo­ra­teurs. Certains de vos fans appré­hendent le chan­ge­ment. Plus que vous, semble-t-il…

M.F. : C’était déjà le cas pour Anamor­pho­sée que l’on avait placé sous le ciel de Cali­for­nie, ou Bleu Noir écrit avec Moby, Archive ou RedOne. Je n’ai pas le senti­ment de chan­ger, mais celui d’avan­cer, de décou­vrir… L’ap­pré­hen­sion est compré­hen­sible. Lorsqu’on aime une personne, on a envie de la retrou­ver intacte, telle que dans ses souve­nirs. Mais je ne ne conçois pas un nouvel album sans une dose d’aven­ture.

(…)

Gala : En sautant dans l’in­connu avec Inters­tel­laires, ne vous êtes-vous pas rappro­chée de vous-même, en fin de compte ? De quoi aviez-vous peur avant cette ouver­ture artis­tique à l’autre ?

M.F. : La peur n’est pas un moteur chez moi. Par contre, l’en­nui, ou la crainte de l’en­nui, est bien souvent ce qui me fait évoluer vers d’autres mondes. J’ai aussi besoin de nour­ri­tures. Apprendre des autres est impor­tant.

(…)

Gala : Accor­der votre confiance, vous y parve­nez spon­ta­né­ment ? Ou est-ce un élan que vous réfré­nez ?

M.F. : C’est, comme pour la plupart des gens, s’en­ga­ger dans un chemin long et périlleux. Il ne suffit pas d’exi­ger la confiance de l’autre, il faut égale­ment s’en montrer digne. Si je ne sais pas faire confiance spon­ta­né­ment, en revanche, mon instinct m’in­dique immé­dia­te­ment les personnes qu’il faut fuir ! (Rires)

(…)

Gala : Aujourd’­hui, images, mots, tout se bous­cule et se chasse. La rareté devient un risque d’ex­tinc­tion. Vous l’as­su­mez ?

M.F. : Permet­tez que j’ex­prime mon désac­cord. Depuis l’ori­gine des temps, la rareté est un indice de valeur et de réfé­rence. Les hommes n’ont cessé de se mettre en danger pour s’em­pa­rer de ce qui est rare, le proté­ger. La « confu­sion » à laquelle vous faites réfé­rence est un épiphé­no­mène média­tique. On lance des trajec­toires éphé­mères pour le seul profit immé­diat. Cela entre­tient le quoti­dien mais, quel que soit le domaine, les grands rendez-vous sont toujours rares. Les étoiles filantes ne font pas la voie lactée.

(…)

Gala : Dans plusieurs titres de l’al­bum Inters­tel­laires, les mots « aimer » et « disso­nance » reviennent. Comme si ce n’était plus l’al­té­rité, mais la sépa­ra­tion, la déchi­rure, qui vous inquié­tait. Pour vous, elle est là l’hor­reur du temps qui passe ?

M.F. : Le temps qui passe est un maître despo­tique. On a beau aimer, pleu­rer, rire, parta­ger, vivre … Nous sommes les héros d’un film et nous n’igno­rons pas que nous allons mourir à la fin. Nus et, je l’es­père, dignes.

Gala : Le thème de la déli­vrance court égale­ment tout le long de l’al­bum. A l’in­verse de Sartre qui disait « l’en­fer, c’est les autres », diriez-vous que l’autre, c’est la provi­dence ?

M.F. : Nous sommes notre propre enfer ou notre propre déli­vrance. Certes, je ne suis pas opti­miste, mais je ne suis pas pessi­miste non plus, plutôt tragique… L’op­ti­miste s’at­tache au meilleur autour de lui. A l’in­verse, le pessi­miste n’en­vi­sage que le pire. Le tragique, lui, tâche de voir le réel tel qu’il est. J’es­saie de voir le réel tel qu’il est. L’autre en fait partie.

(…)

Propos recueillis par Thomas Durand

Retrou­vez l’inté­gra­lité de notre sujet « Mylène Farmer: Intime », notre inter­view et notre shoo­ting exclu­sif réalisé par Sylvie Lancre­non, dans le maga­zine en kiosque ce mercredi 4 novembre.

(Crédit photo ouver­ture: Sylvie Lancre­non / robe BCBG Max Azria, chauffe-épaules La Perla, sandales Giuseppe Zanotti, bagues person­nelles)

(Crédits photo avec Sting: Bruno Aveillan / pochette et livret album Inters­tel­laires: Ralph Wenig)

SOURCE  : http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/mylene_farmer_la_peur_n_est_pas_un_moteur_chez_moi_353098

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