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Vagues adaptations de ROMANS dans les chansons de Mylène

Posté par francesca7 le 31 juillet 2014

 

 Outres les deux adaptations de contes que sont Tristana et Sans Contrefaçon, clips respectivement transposés de Blanche-Neige et les sept nains et Pinocchio, Laurent Boutonnat se sert de certains classiques littéraires comme base de récit de certains de ses clips. Le réalisateur est un habitué de la transposition et aucune histoire venue de ses références littéraires n’est donc traitée dans l’époque ni dans les lieux originaux. La sortie du clip Beyond my control en 1992 est présentée par la presse comme une adaptation des Liaisons Dangereuses (Choldernos De Laclos – 1782). On notera que Boutonnat fait visiblement abstraction de l’adaptation cinématographique par Stephen Frears (1988) pour s’attacher au roman lui seul. Dans un décor épuré, seuls un bûcher et un lit à baldaquins ressortent d’un fond noir.

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Dans un mélange a-chronologique d’images sanguinolentes et parfois érotiques, le récit d’un homme trompant sa femme puis la vengeance de celle-ci est montré en alternance par des scènes réalistes et des allégories éloignées du roman d’origine. 

Par exemple lorsque la femme s’aperçoit qu’elle est trompée, la trahison dont elle se sent victime est imagée par son incinération sur un bûcher au-dessus duquel elle est ligotée telle une sorcière au temps de l’inquisition. Une scène montrera l’époux volage dévoré par deux loups, dont on comprendra qu’ils étaient les outils de la vengeance de la femme trompée. L’histoire racontée de manière anachronique fait écho aux paroles de la chanson qui, elles non plus, ne suivent pas l’ordre chronologique de l’action. Le texte lui-même commence par les pensées de la femme venant d’accomplir sa vengeance :

 

« Je ne comprends plus pourquoi j’ai du sang sur les doigts. Dors en paix je

t’assure, je veillerais ta sépulture mon amour. »

 

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Une fois l’homme mort, la femme vengée échappera aux flammes du bûcher à présent éteint, mais sera l’objet de sa propre vengeance en s’apercevant que les loups qu’elle avait lâchés sont encore affamés et l’attendent au bas de son piédestal. Depuis très longtemps absent dans les clips de Boutonnat, le play-back fait ici une courte réapparition lorsque le personnage de la chanteuse, découvrant une femme blonde dans les bras de son mari, le regarde pour lui promettre sa terrible vengeance : « Lâche. C’est plus fort que toi. Toujours en cavale, tu nous fais du mal. Ne t’éloigne pas de mes bras. » 

En 1999 Laurent Boutonnat écrit Moi…Lolita pour sa nouvelle égérie. Alors qu’il n’avait pas reconstruit de personnage particulier pour les clips de Nathalie Cardone dont il s’est occupé de 1997 à 1998, il crée pour Alizée un rôle de jeune fille proche de la Lolita de Vladimir Nabokov (1955). Le clip commence sur une scène significative : un homme d’environ vingt-cinq ans court après une fille d’à peu près quinze sur une route de rase campagne. Le plan filmé caméra à l’épaule donne d’emblée l’impression d’une course poursuite d’un violeur après sa victime. 

Or l’homme qui finit par rattraper Lolita lui déclare timidement sa flamme. En réponse la jeune fille lui demande « deux cents Francs » et plante aussitôt son personnage, entre une enfant innocente qui plait à ses aînés et une fillette vénale profitant de l’atout de sa jeunesse. Dans le clip, l’enfant fugue en compagnie de sa petite sœur de leur foyer où règne une mère tyrannique. Après avoir traversé les champs d’orge pour rejoindre le bus qui les emmène à la ville, Lolita fait usage des deux cents Francs gagnés plus tôt pour entrer dans une discothèque. A l’intérieur elle deviendra l’objet de tous les regards grâce à une danse suggestive. La fin du clip verra l’arrivée dans la discothèque du garçon du début du clip, qui suivra Lolita et sa sœur à leur sortie au petit jour, jusqu’à la route de campagne qui les reconduira chez elles. Comme pour Beyond my control, le réalisateur fait ici aussi abstraction du film de Kubrick pour s’attacher au roman. Il ira même jusqu’à reprendre la diction décrite dans le livre lorsqu’il est question du prénom de l’enfant et de ses surnoms « Lo ou bien lola, du pareil au même », puis lui fait plusieurs fois épeler son nom, en décomposant : « Lo, Li, Ta ». Références évidentes à un passage célèbre du roman original :

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« Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-li-ta : le

bout de la langue fait trois petits bonds le long du palais pour venir, à trois, cogner

contre les dents. Lo. Li. Ta. Elle était Lo le matin, Lo tout court, un mètre

quarante-huit en chaussettes, debout sur un seul pied. Elle était Lola en pantalon.

Elle était Dolly à l’école. Elle était Dolorès sur le pointillé des formulaires. Mais

entre mes bras, c’était toujours Lolita. »

 

   Rejoindre  » La Vie Devant Soi  » pour parler de Mylène

 

 EXTRAIT DU LIVRE DE Jodel Saint-Marc  « Le Clip en tant qu’œuvre Cinématographique / aux éditions Sorbonne Nouvelle en août 2003 

 

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Line Renaud et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 30 août 2012

 

Line Renaud et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE 220px-Line_Renaud_Loulou_Gast%C3%A9Line Renaud, de son vrai nom Jacqueline Enté, est une chanteuse et actrice française née le 2 juillet 1928 à Pont-de-Nieppe, près d’Armentières, dans le Nord.

Après le conservatoire local elle se lance, en 1945, dans le music hall, à Paris, où elle rencontre l’homme de sa vie, Loulou Gasté, de vingt ans son aîné. Elle l’épouse cinq ans plus tard et ne le quittera plus jusqu’à sa mort, en 1995. C’est  » Loulou  » qui lui trouve son nom de scène et lui écrit des chansons aussi célèbres que Ma cabane au Canada, Etoile des neiges, Ma p’tite folie, Mademoiselle from Armentières ou encore Le chien dans la vitrine.

De toutes les artistes françaises, et même jusqu’à aujourd’hui, Line Renaud est sans aucun doute celle qui aura connu la plus grande réussite aux Etats-Unis où elle part en 1954. Elle s’y produit dans les palaces de New York et Los Angeles ainsi que dans le très populaire Ed Sullivan Show. Elle chante également en duo avec Dean Martin, l’une des plus grandes vedettes de l’époque. En 1959, elle devient meneuse de revue au Casino de Paris, puis elle est engagée au Dunes, l’un des plus grands casinos de Las Vegas, de 1963 et 1965. Après des incursions sur le petit écran dans les années 1970, elle se lance définitivement dans le cinéma et le théâtre à la fin des années 1980. Toujours avec succès.

Très impliqué dans les questions de société, Line Renaud est membre du comité de parrainage de la  » Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence  » et vice-présidente de l’association  » Sidaction « . Elle est Officier de la Légion d’honneur depuis 1994.

 Filmographie de Line Renaud :
2008 : Bienvenue chez les ch’tis de Dany Boon
2006 : La maison du bonheur de Dany Boon
2005 : Le courage d’aimer de Claude Lelouch
2005 : Les soeurs Robin (téléfilm)
2005 : Les rois maudits de Josée Dayan (série télévisée)
2004 : Le miroir de l’eau d’Edwin Baily (série télévisée)
2003 : 18 ans après de Coline Serreau
2001 : Chaos de Coline Serreau
1999 : Belle Maman de Gabriel Aghion
1994 : J’ai pas sommeil de Claire Denis
1995 : Sixième classique de Bernard Stora (téléfilm)
1995 : Ma femme me quitte de Didier Kaminka
1990 : Ripoux contre ripoux de Claude Zidi
1955 La Madelon de Jean Boyer

 Line Renaud au Théâtre :
2007 : Fugueuses, de Pierre Palmade, Christophe Duthuron, mise en scène par Christophe Duthuron, avec Muriel Robin. La dernière représentation, le 5 janvier 2008, a été diffusée en direct sur France 2.
2002 : Poste restante, de Noël Coward, mise en scène de Daniel Roussel
1995 : La visite de la vieille dame, de Friedrich Dürrenmatt, mise en scène de Régis Santon,
1991-93 : Pleins Feux de Didier Kaminka d’après « Eve » de Mary Orr, mise en scène Eric Civanyan
1988 : La Folle journée ou le mariage de Figaro de Roger Coggio
1986 : The Incomparable Loulou. Version anglaise de Folle Amanda, mise en scène Charles Nelson-Reilly, joué au Théâtre à Miami.
1981-82 : Folle Amanda de Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy

« C’est pas l’heure »! Toutes les photos

mylene-farmer_line-renaud_002-300x180 dans Mylène et L'ENTOURAGE                 322357733-mylene-farmer-c-est-pas-l-heure-son-duo-avec

le duo de Mylène Farmer et Line Renaud. Le morceau a fuité sur Internet et fait le bonheur des fans de la rousse. Pour son retour à la chanson après 30 ans passés loin des studios, Line Renaud s’est entourée d’un très beau casting pour Rue Washington, son nouvel album disponible le 8 novembre.

Le 29 octobre 2010 : L’une revient à la chanson après pas loin de 30 ans de disette, l’autre a pris l’habitude de dominer annuellement les palmarès de l’industrie musicale en France. Alors, quand Line Renaud et Mylène Farmer se rejoignent sur un même projet musical, le tandem a tout pour attirer l’attention. Et c’est chose faite avec le duo que ces deux icônes partagent, dont vous pouvez découvrir un extrait ci-dessus : C’est pas l’heure.

Une ultime sensation qui vient couronner une semaine que ces deux-là ont déjà largement animée : après avoir dévoilé ses Torrents d’amour, premier extrait signé Michel Delpech de son album Rue Washington (à paraître le 8 novembre), l’inénarrable demoiselle d’Armentières créait dernièrement l’événement avec quelques secondes de son duo attendu avec son « filleul » Johnny Hallyday, sur une reprise en français du standard de Louis Armstrong, What a wonderful world, devenu Un monde merveilleux.

De son côté, Mylène Farmer a étonné, laissant entendre une voix grave, suave et envoûtante sur une version revisitée d’un tube d’INXS (Never tear us apart) en duo avec Ben Harper, pour un album hommage au groupe suédois à paraître fin novembre.

Contrairement à Oui mais non, premier single signé RedOne de son nouvel album intitulé Bleu noir, Mylène retrouve pour C’est pas l’heure son grand complice Laurent Boutonnat. Le site de référence sur la star mylene.net souligne par ailleurs qu’il s’agit du premier duo que celle-ci enregistre avec une autre artiste féminine… Une grande première pour ces deux grandes dames !

A quelques semaines de ses concerts à L’Olympia Line Renaud s’exprime au travers d’une interview dans le quotidien Belge LA LIBRE et répond à une question à propos de Mylène Farmer :

Vous dites énormément de bien de Mylène Farmer – avec qui vous chantez en duo sur “C’est pas l’heure”.

C’est une femme remarquable, que peu de gens connaissent parce qu’elle est très secrète.

Qu’appréciez-vous chez elle ?

Ben, déjà, c’est une femme très instinctive, elle est d’une grande timidité et est très secrète dans la vie. Elle est pudique. Et donc elle mène la carrière qui correspond à son tempérament.

Par ailleurs, c’est étonnant comme la voix de Patricia Kaas ressemble à la vôtre… Oui, c’est vrai. Nous avons des timbres de voix qu’on reconnaît. Il y a beaucoup de timbres de voix identiques, maintenant. Les filles chantent bien, mais elles chantent toutes pareil, sans vraiment de couleur vocale. Patricia a une couleur vocale, mais sa voix est plus étendue que la mienne.

Vous avez commencé votre carrière par la chanson, aujourd’hui, vous y revenez. A l’intérieur de la boucle, vous avez joué au théâtre, au cinéma. En même temps, c’est un petit peu propre aux artistes de ne jamais arrêter avec, toujours, des projets en chantier. Pour moi, la chanson, c’est une parenthèse. En septembre, je recommence tout de suite un téléfilm. Line Renaud en concert le 8 mai à 17h au Cirque Royal. Rés. 02.218.20.15. « Rue Washington », un CD Warner, 2564677073

Interview intégrale ici : http://www.lalibre.be/culture/musique/article/656333/line-renaud-enchante-de-nouveau.html

 

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Mylène Farmer au Québec

Posté par francesca7 le 26 août 2012

Mylène Farmer : Spectacle-hommage au Québec le 4 septembre 2011

Après Génération Mylène, un nouveau spectacle s’apprête à rendre hommage à Mylène Farmer. Intitulé The Farmer Project, il sera présenté sur la Place d’Youville, à Québec, le 4 septembre 2011. La star de ce show n’est autre que Kate Cooper, fan de la chanteuse rousse et drag queen dont les performances scéniques ont déjà régalé le public gay de Montréal. En 2010, elle avait ainsi dévoilé ses talents d’imitatrice lors de la soirée Mascara

Avec The Farmer Project, l’artiste présentera une rétrospective en hommage à la carrière de Mylène, une recréation libre de son dernier spectacle, N°5 on Tour« Découvrir Mylène a été une révélation pour moi. Je vivais des moments sombres et j’enviais sa force, confie Vincent D’Astous, alias Kate Cooper, dans les pages du magazine québécois Fugues. Aujourd’hui, je fais Mylène pour moi, mais surtout pour le public. Et j’ai très hâte, car les gens de Québec ont toujours été chaleureux avec moi. »

Née au Québec, Mylène Farmer n’y a pourtant jamais proposé d’escale au cours de ses tournées. Sa venue sur le territoire canadien avait été envisagée lors du Mylenium Tourmais ne s’était malheureusement pas concrétisée. 

A défaut, les fans québécois de la star peuvent toujours se consoler en se rendant à l’exposition consacrée à Jean-Paul Gaultier, présentée au Musée des Beaux-Arts de Montréal jusqu’au 2 octobre 2011. Ils y découvriront une des tenues portées par Mylène lors de sa tournée 2009…

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Mylène Farmer et son attachée de Presse

Posté par francesca7 le 4 mai 2012

Danyèle Fouché, attachée de presse de Farmer

 

Danyele Fouché est l’ex-Attachée de presse de Mylène FARMER durant la Période 1987-1988

 

Mylène Farmer et son attachée de Presse dans Mylène et L'ENTOURAGEDanyele Fouché a été l’attachée de presse de Mylène Farmer pendant plus d’un an et demi, de « Tristana » à « Ainsi soit je… ». Aujourd’hui retirée du métier, elle a accepté de revenir sur cette période de sa vie.

Comment êtes-vous devenue l’attachée de presse de Mylène ?
On s’était rencontrées sur un plateau de télévision. J’étais très amie avec Bertrand Le Page (ndlr : le manager de Mylène à l’époque). Et Mylène a exigé auprès de Polydor qu’ils m’engagent pour être son attachée de presse.

Vous étiez donc dans le service presse de Polydor, sa maison de disques ?
Non. J’étais payée par Polydor, mais je m’occupais exclusivement de Mylène Farmer. Et uniquement pour ce qui concernait les télés et les radios. La presse écrite, c’était surtout Bertrand qui s’en chargeait.

Sur quelle émission vous êtes-vous rencontrées ?
Je m’occupais de Guy Béart à l’époque. Une émission lui était consacrée ; elle était tournée chez lui. Mylène faisait partie des invités. Elle a chanté « Mon cher Frantz » en duo avec lui. (ndlr : c’était sur Antenne 2, devenue France 2 en 1987 ; Mylène avait aussi chanté « Au bout de la nuit »). Et sur le ton de la plaisanterie, Mylène m’avait dit « Mais quand vas-tu t’occuper de moi ? ». Je lui ai répondu « Quand tu veux » (rires).

De qui vous êtes-vous occupée à part Mylène ?
De beaucoup d’artistes. Bernard Lavilliers, Daniel Balavoine, Patrick Juvet, Michel Delpech, Claude Nougaro, Marie-Paule Belle, Dorothée, Léo Ferré, Sheila…

Mylène se mélangeait-elle aisément aux gens du show-business ?
Pas du tout. Ce n’était pas son truc. Elle n’allait pas dans les soirées people. Hormis quand on en était les organisateurs, comme pour le lancement du clip de « Tristana » au Privilège, en dessous du Palace. Je me souviens de cette soirée car en me levant de table, j’ai glissé sur le marbre avec mes chaussures neuves et je me suis cassé la jambe (rires). J’ai été dans le plâtre pendant un mois. Mylène a d’ailleurs été très présente et très gentille avec moi pendant cette période.

Donc Mylène n’était pas de toutes les soirées parisiennes ?
Ah non ! Elle détestait ça. Comme moi d’ailleurs. On allait par contre dans les restos à la mode car Bertrand adorait ça.

Que pensait le milieu de cette jeune chanteuse qui restait à l’écart ?
C’était assez mitigé. Certains ne l’aimaient pas bien sûr. Elle avait un peu une image d’emmerdeuse, mais sans excès car elle était très sympa. Mylène a fait carrière dans un milieu qu’elle a toujours fuit : pour moi, c’est la réussite suprême.

1987-08-d dans Mylène et L'ENTOURAGEA l’époque, elle faisait à peu près toutes les émissions possibles et imaginables, des grivoiseries de Collaro aux confessions intimes de « Sexy folies ». Était-elle facile à travailler pour une attachée de presse ?
Oui. Elle faisait tout avec plaisir. Mais il fallait que Bertrand et moi soyons en régie pour surveiller les lumières et le cadrage. Elle était très exigeante, très perfectionniste. A ce point-là, c’est admirable. C’est une énorme qualité.

C’est à vous que l’on doit le cultissime « Mon zénith à moi » ?
Oui. C’était une émission merveilleuse. Mylène avait très envie de la faire. Elle avait donc tout accepté et s’y était énormément investie. Tout était pesé, choisi et pensé. Cette émission avait fait scandale à l’époque. Mylène avait été pas mal critiquée pour ses choix – elle voulait parler de la sexualité des prêtres, voir des hommes exécutés, des têtes coupées. C’était assez gratiné (rires).

Cette émission a définitivement installé son personnage. Était-elle comme ça dans la vie ou jouait-elle un rôle ?
Elle en a rajouté un peu. Elle n’était pas aussi tordue que ça (rires). Ceci dit, elle était vraiment secrète ; une introvertie absolue. Je me souviens qu’elle ne parlait pas de sa famille, ni de son enfance ; c’étaient des sujets tabous. Je crois que c’était vraiment sa nature profonde d’être à part. Et il est vrai qu’elle vivait avec deux singes… et Laurent (rires).

Et son intérieur était-il conforme à l’image gothique qu’on a pu s’en faire ?
Je ne suis jamais entrée chez Mylène. Très peu de gens y allaient.

Pourquoi cela ?
Mylène était tellement bordélique qu’elle avait honte (rires).

« Mon zénith à moi », c’était aussi la rencontre avec Zouc…
Oui. On était allées la voir ensemble au Bataclan, et on avait été séduites par son univers. Je n’ai pas pu assister au tournage du clip de « Sans contrefaçon » car j’étais prise par ailleurs, mais Mylène m’a raconté que Zouc était arrivée en ambulance pour pouvoir être cochée pendant le voyage (rires). Elle avait demandé un cachet énorme pour tourner le clip (rires).

Pourquoi ne plus avoir travaillé avec Mylène après « Ainsi soit je… » ?
Parce que je l’ai quittée. Je me suis fâchée un jour… bêtement. Pourtant je m’entendais très bien avec elle ; je l’aimais tendrement. Et même si ça peut paraître étonnant, j’ai beaucoup ri avec Mylène. Et Bertrand ! Surtout quand on partait en équipée sauvage en province, pour des galas ou des tournages d’émissions. On a passé des soirées de rigolade intenses, légèrement arrosées de Champagne rosé (rires).

C’était un vrai déménagement j’imagine…
Oui. Je me souviens notamment d’un déplacement au Festival du film de Cognac pour « Tristana » dans une émission présentée par Patrick Poivre d’Arvor. On est partis, Bertrand, Mylène et moi, avec les deux danseuses, et une malle en osier immense pour les robes. Je me rappelle qu’on s’est un peu disputés avec la productrice de l’émission qui ne voulait pas de ces tenues. Au final, on est tombées d’accord pour les porter quand même, et pour se faire pardonner, elle nous a fait monter une bouteille de Cognac dans une des chambres du château dans lequel l’émission se tournait. On a entamé la bouteille avec Mylène en attendant le tournage. On a été rapidement très gaies (rires).

Vous parcouriez les routes de France en voiture ?
En train ou en avion. Pas en voiture car c’était Bertrand qui conduisait, et nous étions terrorisées par sa façon de conduire. D’autant que c’était le plus souvent après avoir consommé pas mal de Champagne (rires).

Vous semblez avoir eu beaucoup de tendresse pour lui ?
Oui. C’était mon ami. C’est quelqu’un que j’aimais profondément et que je défendrai jusqu’au bout.

Vous êtes restée en contact avec lui ?
Jusqu’à la fin. Je lui ai même laissé un message sur son répondeur deux jours avant sa mort.

Pourquoi s’est-il tué selon vous ?
Il a vécu des périodes très difficiles. Il a essayé de faire une nouvelle Mylène, mais il n’est jamais tombé sur l’équivalent. Il n’y a qu’une seule Mylène…

Il a travaillé pour Ysa Ferrer, puis les productions AB…
Oui. Il s’est aussi occupé d’un restaurant, La Cloche d’Or, à Pigalle. Il s’est rapidement retrouvé sans un centime, pourchassé par les huissiers. Il est passé d’un superbe appartement, dans les beaux quartiers parisiens, à un petit studio à Toulon où il faisait dans la voyance. C’est là qu’il s’est donné la mort, avec de l’alcool et des médicaments.

Certains ont attribué son suicide à sa séparation d’avec Mylène. C’était quand même dix-neuf ans après !
Oui, mais il ne s’en est jamais remis.

Vous croyez donc que c’est lié et que ce n’est pas un hasard s’il s’est donné la mort à quelques jours de la sortie de l’album « Innamoramento » ?
Je n’en sais rien. Je ne crois pas beaucoup aux coïncidences (silence). Leur séparation a été un drame absolu pour Bertrand (silence).

Vous estimez que Mylène n’aurait pas du s’en séparer ?
Je ne sais pas. Bertrand s’est donné corps et âme pour elle. Ceci dit, il est vrai qu’il n’était pas facile à gérer. Il se mettait souvent dans des états épouvantables ; il consommait beaucoup d’alcool et de cocaïne. Mylène a accepté ça pendant longtemps, jusqu’au jour où elle ne pouvait plus. Il faut savoir aussi que Bertrand se comportait assez mal, dans les restaurants par exemple ; il parlait très mal aux gens, il était très hautain, très exigeant. Il était insupportable. Mais je l’adorais !

Quelle est sa part de responsabilité dans le succès de Mylène, selon vous ?
Il était son manager, son éditeur. C’est lui qui a fait Mylène.

Il y avait Laurent Boutonnat aussi…
Oui bien sûr. Le trio Bertrand, Laurent, Mylène était d’ailleurs très compliqué. Il y en avait toujours deux contre le troisième.

Qui contre qui ?
Ca dépendait des fois. Mais toujours deux contre un. Et moi il fallait que je gère tout ça ; ce n’était pas facile.

Mylène vous semblait-elle être une marionnette entre les mains de Bertrand et Laurent ?
Ah non ! Ce n’est pas du tout l’idée que je me fais d’une marionnette. Elle savait écouter les conseils des uns et des autres, mais elle a toujours eu beaucoup d’idées et beaucoup de goût. Elle n’a jamais été aux ordres de personne.

Pourquoi vous êtes-vous fâchée avec elle ?
C’était sur le plateau de « Jacky Show » sur TF1. Mylène est arrivée et elle a refusé de dire bonjour à Jacky. Ca m’a beaucoup énervée.

Ils étaient pourtant amis à l’époque, non ?
Visiblement pas ce jour-là. J’ai dit à Mylène « J’en ai assez de tes caprices ». Et je suis partie en plein milieu de l’émission. Elle m’a demandé : « Tu reviens ? ». J’ai dit « Non ! ». Et je suis allée chez le coiffeur me faire une couleur, puis chez Flo m’acheter du caviar (rires).

Vous estimez que Mylène était capricieuse ?
Oui. Disons qu’elle était assez exclusive. Par exemple, elle voulait que Bertrand ne s’occupe que d’elle. J’ai en mémoire aussi une émission des Carpentier en Tunisie. Des journalistes nous suivaient pendant le voyage parce qu’ils voulaient faire un sujet sur Mylène. Lors de l’escale à Tunis, elle a refusé qu’ils se mettent à notre table parce qu’elle voulait qu’on soit toutes les deux pour le dîner. Le reportage commençait bien (rires) ! Je me souviens aussi qu’elle m’avait fait une scène parce que, lors d’une émission, la chanteuse Patti Layne, dont je m’occupais aussi, reprenait « Déshabillez-moi ». Mylène, qui devait chanter ce titre, a dû changer de chanson et m’en a voulu, alors que je n’y étais pour rien.

Donc vous ne l’avez pas quittée pour une simple histoire de « bonjour » ?
Non. Disons que c’était la goutte d’eau… Le fait est que, à l’époque en tout cas, Mylène n’accordait pas facilement sa confiance, et ne déléguait pas à n’importe qui. J’imagine que c’est toujours pareil aujourd’hui. Elle cherchait donc toujours à me prendre en faute, et moi je ne peux pas supporter ce genre de choses.

Quel regard avez-vous sur cette séparation aujourd’hui ?
C’était une pulsion toute bête. Et un entêtement idiot : j’ai refusé de revenir quant elle me l’a demandé. C’est un de mes plus grands regrets.

Parce que vous avez vu le chemin qu’elle a fait depuis, ou parce que vous teniez à elle ?
Les deux. Je l’aime encore aujourd’hui. Et je l’aimerais toujours. Elle avait des attentions. Je me souviens qu’elle m’avait rapporté une montre d’un voyage en Orient par exemple.

Aimeriez-vous vous occuper de Mylène aujourd’hui ?
Je n’aurais pas beaucoup de travail (rires) ! Elle ne fait aucune émission.

Qu’en pensez-vous ?
Je crois qu’elle déteste ça.

2flmobdzCertes, mais elle pourrait faire un petit effort ne serait-ce que pour saluer le public, non ?
(Silence). Très sincèrement, je pense qu’elle s’en fout. Je crois qu’elle ne se sent redevable de rien envers son public.

Quelle relation aviez-vous avec ses premiers fans à l’époque ?
Elle suscitait des réactions pas très saines dans le public. Je me souviens d’une histoire terrible. Un week-end, j’ai reçu un coup de fil d’un policier. La fille de son cousin, une fan de Mylène, avait fait une fugue pour aller se suicider sur le paillasson de son idole. Au final, la jeune fille est venue chez Mylène, et sa famille l’a récupérée. Mais quel week-end pour Mylène et moi (rires) !

Et lorsque vous faisiez toutes ces télés à l’époque, comment réagissait-elle aux demandes d’autographe ?
Ca l’embêtait. Elle s’y pliait quand Bertrand et moi la poussions à être un peu plus sociable (rires).

Comprenez-vous qu’elle n’ait pas de fan-club officiel ?
De mon temps, elle en refusait déjà totalement l’idée. Parce que crois que cela impliquait un certain nombre de contraintes dont elle ne voulait pas. Et puis je pense que les fans, ça la mettait mal à l’aise. Ce n’était pas quelque chose qu’elle vivait très bien.

Vous suivez sa carrière ?
Oui bien sûr. Je trouve qu’elle ne s’est pas beaucoup trompée. Mais je ne l’ai jamais vue en concert.

Pourquoi ?
Je ne sais pas (silence). Ca me ferait bizarre. Mais j’ai vu des DVD, et c’est extraordinaire ce qu’elle fait. C’est d’autant plus incroyable qu’elle est partie avec de tout petits moyens : elle ne maîtrisait pas tellement le chant. Mais elle a fait son chemin, sans aucune compromission.

Au moment où vous vous occupiez d’elle, sentiez-vous qu’elle allait devenir ce qu’elle est aujourd’hui ?
Non. Je pensais qu’elle allait faire une carrière formidable. Mais à ce point-là, c’était difficilement imaginable. Quelle autre chanteuse des années 80 a fait un tel parcours ?!

L’avez-vous revue depuis que vous avez arrêté de travailler ensemble ?
Oui, une fois. On a essayé de remettre ça, mais la magie était passée.

C’était quand ?
Je ne sais plus. Je n’ai pas la mémoire des dates.

Issu du magazine IAO (spécial Mylène) de 2005

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Mylène apprécie E.A. POE

Posté par francesca7 le 25 novembre 2011

L'écrivain en novembre 1848, daguerréotype de W.S. Hartshorn, Providence, Rhode Island Edgar Allan Poe (Boston, 19 janvier 1809 – Baltimore, 7 octobre 1849) est un poète, romancier, nouvelliste, critique littéraire, dramaturge et éditeur américain, ainsi que l’une des principales figures du romantisme américain. Connu surtout pour ses contes — genre dont la brièveté lui permet de mettre en valeur sa théorie de l’effet, suivant laquelle tous les éléments du texte doivent concourir à la réalisation d’un effet unique — il a donné à la nouvelle ses lettres de noblesse et est considéré comme l’inventeur du roman policier. Nombre de ses récits préfigurent les genres de la science-fiction et du fantastique. 

Poète et critique littéraire, mais surtout nouvelliste d’exception, auteur de contes mystérieux et macabres. L’occulte, le satanisme, le vampirisme, la passion morbide et la mort sont quelques uns de ses thèmes.

Mylène Farmer lui rend hommage avec sa chanson Allan (également sur l’album Ainsi sois-je) où elle évoque le « Ligéia », qui est une de ces nouvelles funestes. 

Plus d’informations sur Edgar Allan Poe ! 

Né à Boston, Edgar Allan Poe perd ses parents, David Poe Jr. et Elizabeth Arnold, dans sa petite enfance ; il est recueilli par John et Frances Allan de Richmond, en Virginie, où il passe l’essentiel de ses jeunes années, si l’on excepte un séjour en Angleterre et en Écosse, dans une aisance relative. Après un bref passage à l’Université de Virginie et des tentatives de carrière militaire, Poe quitte les Allan. Sa carrière littéraire débute humblement par la publication anonyme d’un recueil de poèmes intitulés Tamerlan et autres poèmes (1827), signés seulement « par un Bostonien ». Poe s’installe à Baltimore, où il vit auprès de sa famille paternelle et abandonne quelque peu la poésie pour la prose. En juillet 1835, il devient rédacteur-assistant au Southern Literary Messenger de Richmond, où il contribue à augmenter les abonnements et commence à développer son propre style en matière de critique littéraire. La même année, il se marie avec Virginia Clemm, sa cousine, âgée de 13 ans. 

Une éducation pour Edgar Allan Poe 

Mylène apprécie E.A. POE dans Mylène et les AUTEURS 280px-Poe_Grave_at_Westminster_1Edgar passe son enfance à Richmond, chez ses parents adoptifs, qui l’élèvent avec tendresse. En 1814, à peine âgé de 5 ans, il commence ses études primaires sous la conduite de Clotilda ou Elizabeth Fisher. L’année suivante, il passe brièvement, à l’école de William Ewing. En 1815, en effet, John Allan (1780-1834), qui est d’origine écossaise, décide de partir en Grande-Bretagne pour y étudier le marché et, si possible, ouvrir à Londres une succursale. La Bible occupe une grande place dans la vie d’Edgar, et ce malgré le rationaliste John Allan. Edgar, qui a six ans, quitte l’école de Richmond et embarque avec ses parents et la jeune sœur de Mme Allan, Ann Moore Valentine (appelée Nancy) à Norfolk (Virginie) à bord du Lothair.

 Débarqués à Liverpool le 28 juillet, les Allan gagnent d’abord l’Écosse. Mais le marché écossais se révèle mauvais, et la famille s’installe bientôt à Londres. Edgar suit, de 1816 à 1818, des études primaires à l’école des demoiselles Dubourg (146 Sloan Street, Chelsea, Londres), où il est connu sous le nom de « Master Allan », puis à la Manor House School de Londres, à Stoke Newington, dirigée par le révérend John Bransby (elle pourrait avoir servi de modèle au collège de William Wilson), sous le nom d’« Edgar Allan ». Il suit des études classiques et littéraires solides. Mais la situation se dégrade. D’abord, sa mère adoptive, dont la santé a toujours été fragile, tombe sérieusement malade, ce qui a pour effet de la rendre nerveuse, irritable. Par ailleurs, John Allan connaît de graves ennuis financiers : la bourse de tabac s’effondre, puis un employé l’escroque. Le jeune Edgar, qui est séparé de sa famille, fait une première fugue. En 1817, Edgar est envoyé à l’école de Stoke Newington, à la campagne. 

Œuvres de Edgar Allan Poe à voir sur la Source wikipédia.com 

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