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CLIP DÉDICACE A MYLENE

Posté par francesca7 le 16 avril 2015

 

Présenté par Yves CARRA - M6 du 8 OCTOBRE 1988

1988-07-dAu lendemain même de la présentation d’une version tronquée du clip de « Pourvu qu’elles soient Douces » sur Canal +, Mylène vient sur le plateau de cette émission musicale matinale, habillée d’un chemisier blanc ample, d’un pantalon noir, cheveux lâchés et mains gantées de cuir noir, présenter cette fois la version intégrale de son clip. Elle répond également, pas forcément de bon cœur visiblement, aux questions de l’animateur, assise sur un canapé, et reçoit quelques cadeaux.

Yves Carra : (…) Nous avons une invitée exceptionnelle aujourd’hui, c’est la première fois qu’elle est sur M6 (Mylène y a été interviewée l’année d’avant pourtant, nda) dans « Dédicace » tout au long de cette première heure d’émission. Vous l’avez comparée à une mante religieuse, à la fée Clochette, à une libellule, vous avez aussi dit ­ c’est vous qui parlez (les téléspectateurs, nda) ­ qu’elle possédait le goût de l’interdit, de l’ambiguïté.

Et moi je peux vous dire qu’après sept 45­trs, après deux albums et des clips remarqués et remarquables, en quatre ans seulement elle occupe une place tout à fait à part maintenant dans la chanson française, vous serez bien d’accord avec moi sur ce plan­là : c’est Mylène Farmer. Bonjour !

Mylène Farmer : Merci de tant d’éloges !

YC : En plus, c’est les téléspectateurs qui parlent. D’ailleurs, à ce propos, je vous offre la carte postale du… (il prend et montre à la caméra la photo d’un chimpanzé) Il ressemble à Léon ou à E.T. ?

MF : Ni l’un, ni l’autre. Ca, c’est un chimpanzé. Moi, ce sont des sajous capucins (elle prend la photo). Mais j’aimerais bien avoir celui­ci, mais c’est impossible.

YC : Pourquoi ?

MF : Parce qu’ils sont très, très protégés. C’est normal.

YC : Alors y a aussi une belle carte postale qu’on a reçu avec plein d’éloges derrière, je vous l’offre. (il montre à la caméra une carte postale puis la tend à Mylène) Y en a aussi beaucoup d’autres !

MF : Merci…

YC : Je vous montre quand même le 33­Trs compact (sic) de Mylène Farmer (il montre à la caméra le CD « Ainsi Soit Je… ») et puis nous, bien sûr, nous allons regarder d’ici quelques minutes, mais on va en parler avant pour le présenter, « Pourvu qu’elles soient douces », donc, en version intégrale de 15mn plus 2mn50 de générique, c’est ça ?

MF : C’est parfait ! (rires)

YC : C’est exactement ça !

MF : Oui.

YC : Donc, en clair, on peut dire déjà en préambule que c’est la suite de « Libertine »…

MF : C’est la suite de « Libertine ». Vous verrez : le clip démarre sur, en fait, la dernière image de « Libertine 1 ».

YC : Donc on est à quelle époque ?

MF : On est au XVIIIème siècle, ça se déroule pendant la guerre de sept ans et c’est une histoire qui va se dérouler sur le territoire français entre une armée anglaise et une armée française, avec comme personnage principal Libertine, le capitaine anglais, la rivale de Libertine qu’on va retrouver, qui sera une prostituée et… je vous laisse découvrir le reste !

YC : D’accord, on le découvrira dans quelques minutes. Je crois que vous avez pris beaucoup de plaisir à ce tournage, en fait…

MF : Ha oui !

YC : …parce qu’il y a des cascades, il y a des bagarres dans la boue, on le verra aussi tout à l’heure, y a beaucoup d’équitation, vous aimez bien…

MF : J’adore l’équitation, c’est vrai. J’ai rencontré Mario Luraschi, qui est donc un cascadeur, un des plus renommés en France, et j’ai appris énormément de choses et c’était un bonheur. Je crois, le tournage le plus difficile, quand même, qui a duré huit jours, neuf jours…

YC : Neuf jours ?

MF : Oui.

YC : Où ça ?

MF : C’était dans la forêt de Rambouillet, tout en extérieur.

YC : Tout en extérieur ? Rien en studio ?

MF : Oui.

YC : Avec combien de figurants, figurantes ? (on voit alors à l’image des images du making­of du clip « Pourvu qu’elles soient douces »)

MF : Sur la globalité, y avait entre 500 et 600 figurants.

YC : D’ailleurs, on voit des images du tournage du tournage (sic) ! Alors, on a pris des rushes, comme ça, au travers de cassettes qu’on avait…

MF : (alors qu’on voit les doublures de Mylène et Sophie Tellier se battre) Ca, c’est une image du clip, d’ailleurs.

YC : Oui, c’est une image du clip. C’est vraiment vous qui sautez dans les bras de l’adversaire, si je puis dire ?

MF : Il y a des cascadeuses qui sont nos doublures respectives.

YC : Ha oui, quand même ! Alors, je crois qu’on va peut­être en voir quelques­unes  d’autres, d’images, parce qu’il y a notamment une bagarre dans la boue qui est assez étonnante.

MF : Oui. Ca, c’est vraiment nous, là, sur ce moment­là.

YC : C’est vraiment vous qui l’avez faite ?

MF : Absolument.

YC : (toujours par­dessus des images du tournage du clip) Alors là, on continue un petit peu la bagarre…Ca doit pas être évident quand même quand on est cascadeuse d’être la doublure, de se battre toute la journée, d’éteindre le feu (on voit en effet à l’image un technicien éteindre un feu sur le tournage) Vous a pas eu de problèmes, comme ça, pour allumer des feux dans la forêt de Rambouillet ?

MF : Non, non, y avait les pompiers qui étaient sans arrêt autour !

YC : (alors qu’on voit à l’image Laurent Boutonnat donnant des indications à Jean­Pierre Sauvaire, son collaborateur) Là, on voit Laurent Boutonnat.

1988-07-aMF : Et des tuyaux ! (on distingue en effet quelque chose derrière Laurent Boutonnat qui peut ressembler à des tuyaux)

YC : Des tuyaux ?

MF : (réalisant son erreur) Non, c’est une roue ! (c’est en effet une roue posée derrière Laurent Boutonnat, nda) (rires)

YC : Ha bon, ça va j’ai eu peur ! Laurent Boutonnat, donc, le réalisateur, qui est aussi l’arrangeur, le concepteur et le réalisateur du 33­Trs.

MF : Voilà. Là, y avait Jean­Pierre Sauvaire, qui est donc le chef opérateur qui travaille avec nous.

YC : Et je crois aussi, je vous en ai entendu parler dans une autre émission on peut le dire, que le montage était très important pour vous, et que la monteuse, puisque c’est une monteuse…

MF : (l’interrompant) Il est bien évidemment très, très important mais je disais là surtout que c’est pour moi un réel plaisir et une grande émotion que d’assister au montage, et spécialement de celui­ci parce que c’est un travail qui est énorme, et c’est vrai que Laurent Boutonnat travaille avec une monteuse qui est extraordinaire.

YC : Oui, il faut reconnaître que c’est un travail d’équipe, ça aussi, parce que je crois que vous avez repris la même équipe, je crois.

MF : Là, c’est réellement un travail du metteur en scène et d’une monteuse.

YC : Alors, est­ce que, je sais pas, on peut attendre un troisième volet de « Libertine I », « Libertine II »…Un troisième volet ou… ?

MF : Je le souhaiterais. Faut­il avoir la chanson ! Et puis, l’avenir…je ne sais pas !

YC : Dans la chanson, je crois qu’il y a pas de problèmes puisque sur ce 33­Trs (« Ainsi Soit Je… », nda) vous avez écrit tous les textes. C’est ça ?

MF : Oui.

YC : Y en a une particulièrement que j’aime bien, c’est « Horloge » (sic)

MF : Oui, c’est un poème de Baudelaire.

YC : C’est pas mal. Vous avez peur de la mort ? Parce que le temps, c’est un petit peu, donc, la base (du poème, nda)…

MF : Je vous dirai quand on naît et quand on est enfant, on a peur de la vie, et quand on vieillit, on a peur de la mort. J’en fais partie, oui.

YC : Très bien. Alors maintenant : on en a parlé, on va le découvrir. Donc, dernière image de « Libertine »…

MF : Oui…

YC : On arrive donc, on est en pleine campagne. Faites un petit peu appel à votre imagination, mais pas beaucoup parce que les images parlent d’elles­mêmes, et on rentre dans ce clip, « Pourvu qu’elles soient douces ». Y a 15mn de clip, installez­vous confortablement ! Vous allez découvrir Mylène comme peut­être vous ne l’avez jamais vue ! En tout cas, c’est parti : « Pourvu qu’elles soient douces » !

Diffusion du clip « Pourvu qu’elles soient Douces » presque dans son intégralité. Le générique de fin est en effet coupé.

YC : Dur d’arriver derrière un clip comme ça ! Et voilà, c’était « Pourvu qu’elles soient douces » pour la première fois en intégralité, donc, sur une chaîne de télé, c’est ça ?

MF : Oui, absolument.

YC : Alors bon, c’est bien joli de le regarder une première fois comme ça, mais où est­ce qu’on pourra le voir après, ce clip ? Parce qu’il y a sûrement des personnes qui voudraient le voir à part, bien sûr, sur une cassette avec tous les clips de Mylène Farmer.

MF : Nous avons en projet de faire une seconde compilation de clips, dans laquelle sera comprise donc « Pourvu qu’elles soient Douces (Libertine II) », il y aura « Ainsi Soit Je… » et puis « Sans Contrefaçon ».

YC : Je les ai tous, là ! (il prend la cassette « Les Clips volume I » et lit le verso) Moi, j’ai « Maman a Tort »,

« Plus Grandir », « Libertine », « Tristana » et « Pourvu qu’elle soient douces ».

MF : Voilà, donc « Sans Contrefaçon »… (elle s’interrompt pour reprendre l’animateur assez sèchement) Non, « Pourvu qu’elles soient douces », non ! (le clip ne figure effectivement pas sur la vidéocassette que Yves Cara tenait dans ses mains, nda)

YC : Non, pas là­dessus. Enfin, on peut le rajouter !

MF : Voilà. Et je pense qu’à Noël, on fera un coffret. Donc tout ça, c’est en préparation. (un tel coffret ne verra jamais le jour, du moins pas à cette époque, nda)

YC : Pourquoi est­ce qu’on le verrait pas en première partie de films ou au cinéma tout bêtement ?

MF : Parce que le minutage est beaucoup trop long.

YC : Alors, quel est justement, là on en vient à une question assez simple, quel est je dirais l’intérêt –bien sûr il est esthétique, il est visuel, j’ai l’impression un peu que vous construisez une œuvre­ mais est­ce que c’est vraiment utile un clip comme ça de 15mn, à part ­ c’est pas du tout une agression ­ pour vous faire plaisir ?

MF : C’est pour se faire plaisir.

YC : C’est ça ?

MF : Bien sûr.

YC : C’est pour construire une œuvre, en fait.

MF : Oui. Utile…Ce n’est jamais utile ! Je crois que c’est important pour moi parce que je montre deux facettes, et c’est allier l’image et la chanson. Mais c’est surtout un plaisir.

YC : Et puis surtout la comédie, parce que votre premier métier c’était comédienne !

MF : (sèchement) Enfin ‘mon premier métier’… Je m’étais orientée, c’est vrai…J’ai suivi des cours de théâtre, c’est tout. Et puis Laurent Boutonnat, lui, sa grande passion, c’était le cinéma mais lui a démarré très, très jeune.

YC : Oui, à 16 ans, c’est ça ?

MF : A 16 ans il a fait son premier long­métrage.

YC : Il a été présenté à Cannes, d’ailleurs. C’est impressionnant, quand même ! A 16 ans, il faut le vouloir !

MF : (visiblement déjà beaucoup plus détendue) Oui ! (rires)

YC : (…) Le long­métrage de Laurent Boutonnat sûrement avec Mylène Farmer : d’ici deux ans ?

MF : On peut imaginer d’ici deux ans en tout cas le long­métrage de Laurent Boutonnat, oui.

YC : En tout cas, il y pense très sérieusement.

MF : Oui.

YC : La chanson, c’est presque un hasard de rencontre avec Laurent, alors finalement ?

MF : Je sais pas si on peut parler de hasard. Ce sont des rencontres comme ça qui existent. C’est en tout cas une bonne étoile, en ce qui me concerne !

YC : Oui, ça on peut le dire ! Une bonne étoile, quand même !

MF : Et puis après, c’est beaucoup de travail, aussi.

YC : Une bonne étoile qui va vous amener directement sur la scène du Palais des Sports en mai 1989, c’est ça ?

MF : Absolument, oui. Oui.

YC : Bon, on va pas en parler parce que je suppose que c’est encore en préparatifs et rien n’est décidé.

MF : Oui, c’est en pleine préparation.

YC : Simplement, y a une phrase que j’ai retenu dans un article de France Soir, c’est : « C’est pas la peine de dramatiser, mais je joue ma vie, quand même ».

MF : Oui. Mais j’ai la sensation de jouer ma vie je dirais presque tous les jours, mais là spécifiquement c’est vrai, sur une scène.

YC : A ce point­là ? C’est quitte ou double, alors !

MF : C’est quitte ou double, bien sûr.

YC : Bon. (…) On a des petites surprises et on va vous montrer un document que nous avons retrouvé concernant Mylène Farmer comme, encore une fois, vous ne l’avez jamais vue, regardez ! Mylène n’est pas au courant…

Diffusion d’une séquence extraite de l’émission « Fan de » (rien à voir avec celle qu’animera plus tard Séverine Ferrer !) où des enfants se glissaient le temps d’une chanson dans la peau de leur chanteur favori. Ici, une fillette d’une dizaine d’années danse sur « Tristana » en perruque rousse et robe noire.

YC : C’est impressionnant, non ?!

MF : C’est touchant !

YC : (…) On a décidé de vous le montrer pour vous faire une surprise et puis de vous offrir la cassette.

MF : C’est gentil.

YC : Ca doit être impressionnant quand même quand au bout de quatre ans seulement, parce qu’il faut bien voir ça qu’en quatre ans de temps, y a complètement un mouvement de ‘farmeniomania’ comme on l’a vu tout à l’heure.

MF : On se rend pas bien compte.

YC : Ha bon ?!

MF : Moi je remercie Dieu tous les matins et tous les soirs. Mais on se rend pas bien compte, non.

YC : Carrément, c’est un petit peu le rêve…Pourquoi ? Parce que volontairement vous restez en retrait de tout ça ou vous voulez pas accepter tout ce qui se passe autour ?

MF : Parce que c’est quelque chose qui n’est pas réellement palpable. Quand on me demande de définir mon public, j’en suis un peu incapable, si ce n’est au travers du courrier, quand même, qui est très important et très, très intéressant.

YC : (…) Est­ce que Mylène Farmer fera comme Kate Bush : elle nous fera des albums complètement fabuleux, mais est­ce que ses apparitions sur scène seront assez rares et épisodiques ? Ou est­ce que  ça deviendra une passion ? On n’en sait rien encore !

MF : J’avoue que j’en sais rien. Je crois que je le ferai en tout cas une fois, et puis après, une fois de plus, on verra après.

YC : D’accord. Bon, maintenant on a d’autres surprises (…). Je vous montre une première surprise. Puisque dans toutes les parles du 33­Trs de Mylène Farmer (…) « Ainsi Soit Je… », y a angélique ou démoniaque.

Alors, nous on a demandé à Hardy, qui est un dessinateur de BD (il montre un dessin sous verre représentant Mylène) voilà ce dessin qui est vraiment superbe, je trouve. Bien sûr, je vous l’offre.

Il tend le cadre à Mylène, qui observe attentivement le dessin.

MF : Merci beaucoup.

YC : Est­ce que vous vous retrouvez dans ce dessin, donc ? C’est ange ou démon, quoi.

MF : Peut­être pour la couleur des cheveux… (rires)

YC : (…) Et puis surtout, tenez ! Là, je vous le laisse ouvrir. (Il lui tend un petit paquet cadeau.) Allez­y… (…)

1988-07-b(Pendant que Mylène ouvre son paquet, il s’adresse à la caméra) Alors, je vais vous expliquer ce qu’il y a dans ce cadeau même si elle l’a pas encore tout à fait découvert. C’est un livre quasiment introuvable en France, on sait même pas s’il y a une traduction française. C’est un livre qui raconte la vie de Frances Farmer, et c’est pas tout à fait un hasard si on l’offre à Mylène Farmer puisque le pseudonyme Farmer, hé bien c’est en hommage à Frances Farmer.

MF : (regardant le verso du livre) Ha, c’est merveilleux. Très beau cadeau. (elle le feuillette)

YC : C’est ça ? Je me suis trompé avec ce que j’ai dit, ou pas ?

MF : Je ne vous répondrai pas. Mais c’est un très, très beau cadeau, en tout cas.

YC : Ben si, faut me répondre, c’est pas de jeu, ça !

MF : Oui, c’est en hommage à cette femme.

YC : Vous vous retrouvez un peu dans sa démarche, qui est simplement…c’est une vedette hollywoodienne qui n’a pas accepté le star­system, et puis qui a subi une lobotomie parce qu’elle est devenue folle.

MF : Oui, voilà. C’était un film formidable, d’ailleurs. (La vie de Frances Farmer a été adaptée au cinéma en 1983, nda)

YC : Avec Jessica Lange. En tout cas, voilà, c’est un cadeau de « Clip Dédicace ».

MF : C’est un merveilleux cadeau, merci beaucoup. C’est en anglais, donc je vais faire des progrès ! (rires)

YC : Y a une chanson en anglais, quand même, dans l’album ! (la chanson « La Ronde Triste », nda)

MF : Oui ! (rires)

YC : Mylène Farmer, merci beaucoup d’être venue toute une demi­heure pour nous présenter ce clip, « Pourvu qu’elles soient douces ».

MF : Merci à vous.

YC : J’espère qu’on le verra plus souvent sur M6 !

MF : Merci de votre accueil !

Fin de l’émission.

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaires »

Mylène apprécie Fr. Farmer

Posté par francesca7 le 27 novembre 2011

Mylène apprécie Fr. Farmer dans Mylène et les AUTEURS 10607873_gal Frances Farmer – Univers Mylène Farmer 

Née en 1913, Frances Farmer connaît un très grand succès à Hollywood. Mais supportant mal la pression que sa carrière implique ainsi qu’un mariage raté. Elle sombre dans l’alcoolisme et les amphétamines. Envoyée au sanatorium, elle se rend compte qu’a cause du traitement infligé, elle n’est plus capable de se concentrer ou de se rappeler des textes. Alors elle s’enfuira mais sera renvoyée en établissement psychiatrique lorsque sa mère porte secrètement plainte contre elle. A partir de cet instant, Frances subira des électrochocs, des bains d’hydrothérapie, une lobotomie transorbitale (un traitement qui ne nécessitait que de soulever la paupière et d’insérer un pic à glace pour déchirer les tissus cervicaux.), elle sera même prostituée aux soldats de la base militaire locale et violée par les garçons de salle. Elle fut également utilisée comme cobaye pour tester des drogues telles la Thorazine et la Prolixine…. En sortant a l’âge de 37 ans, elle n’a plus rien, elle est dépouillée de sa dignité et de son talent. L’alcool reprend le dessus, et elle mourra à 57 ans, seule, sans argent, rongée par un cancer de l’oesophage. 


Mylène Farmer rend hommage à Frances Farmer, actrice au destin tragique, en reprenant son nom. 


La Chanson « maman a tort » de Mylène évoque implicitement l’histoire de Frances Farmer.
 

Plus d’informations sur Frances Farmer ! voir source wikipédia.com 

 

mylene-farmer-17 dans Mylène et les AUTEURSFrances Farmer est une actrice américaine, née le 19 septembre 1913 à Seattle et morte le 1er août 1970. Elle est la fille de Ernest et Lillian Farmer. Elle a une sœur, Edith, un frère Wesley et une demi-sœur, Rita. 

 

En 1942, elle est arrêtée pour conduite sans permis en état d’ivresse et désobéissance aux ordres dans une zone de restriction. Elle jettera le contenu d’un pot d’encre au visage du juge chargé de l’affaire, qui la fera condamner à 180 jours de détention et remise en liberté sous surveillance. Elle divorce la même année. 

 

En 1943, elle est arrêtée pour violation de la liberté surveillée et agression. Les services sanitaires qualifient Frances de « malade mentale » et recommandent de la placer dans le sanatorium de La Crescenta. Elle y reçoit 90 traitements-choc à l’insuline (Cure de Sakel) et rentre au Western Washington State Hospital à Steilacoom d’où elle s’échappe. 

Sa mère, apprenant les traitements que sa fille a subi, obtient que la garde de sa fille soit transférée de l’État vers elle. Mais en 1944, Frances agresse sa mère qui la fait à nouveau interner. Après un séjour de trois mois, et un traitement incluant des électrochocs, Frances est déclarée guérie. 

 

En 1945 elle s’enfuit plusieurs fois de chez sa mère qui petit à petit la convainc de retourner à l’hôpital psychiatrique où elle restera les cinq années suivantes. Aurait commencé alors pour elle un véritable enfer : outre les conditions de vie barbares (criminels et malades mentaux entassés ensemble, nourriture pour les patients jetée à même le sol…) et des traitements continuels d’électrochocs, elle aurait été prostituée à des soldats locaux qui auraient abusé d’elle, la violant et la brutalisant. 


Elle aurait aussi été utilisée comme cobaye pour tester des médicaments tels que
Thorazine, Stelazine, Mellaril et Prolixin

 

Ces éléments, parfois rapportés par Frances elle-même, sont évidemment à prendre avec précautions. Ainsi, Jean Ratcliffe, auteur de l’ouvrage « choc » qui décrit les années d’enfermement de Frances Farmer, a admis avoir exagéré certains détails. Un de ses biographes, William Arnold, affirmait que Frances avait subi une lobotomie trans-orbitale, épisode que l’on retrouve dans le film Frances, mais admit, lors d’un procès, qu’il avait inventé l’épisode et l’essentiel du contenu de son livre. Des enquêtes indépendantes montrèrent d’ailleurs que les preuves apportées étaient fausses et que cette histoire entrait en contradiction avec les registres médicaux et tous les témoignages des médecins et infirmières de l’époque. 

 

Le retour à la liberté 

 

En 1950, Frances, relâchée, retourne à Seattle pour s’occuper de ses parents. Elle se remarie avec Alfred Lobley en 1954. En 1957 elle travaille en tant qu’employée dans un hôtel de San Francisco

 

En 1958, elle apparaît dans la série TV « This Is Your Life » et tourne son dernier film The Party Crashers. Elle divorce à nouveau et se marie pour la troisième fois avec Lee Mikesell et apparaît dans une autre série télévisée Tongues of Angels avec James MacArthur. 

Elle présente une émission de télévision d’après-midi, Frances Farmer Presents à Indianapolis jusqu’en 1964

 

En 1968, elle commence à travailler sur son autobiographie avec l’aide de Lois Kibbee. Deux ans plus tard, elle meurt d’un cancer de l’œsophage, à l’âge de 56 ans.

 

 Postérité 

 

 

BARSEPA - bambou

Publié dans Mylène et les AUTEURS | Pas de Commentaires »

FRANCES FARMER

Posté par francesca7 le 21 août 2011

 

FRANCES FARMER 3

Frances Farmer est une actrice américaine, née le 19 septembre 1913 à Seattle et morte le 1er août 1970. Elle est la fille de Ernest et Lillian Farmer. Elle a une sœur, Edith, un frère Wesley et une demi-sœur, Rita. 

 

En 1931, alors élève de la West Seattle High School, elle gagne le Concours d’écriture créative avec son essai controversé God Dies (Dieu meurt). Les Services de Surveillance Nationale rapportent les faits, titrant « La fille de Seattle rejette Dieu et gagne le Premier Prix ». 

Elle entre à l’Université de Washington, devient membre du Théâtre dramatique et fait la connaissance de la professeur Sophie Rosenstein. Les critiques s’extasient sur son jeu d’actrice dans Helen of Troy et Alien Corn. Elle change de spécialité et passe du journalisme à la dramaturgie

En 1935, elle part pour la Russie en bateau après avoir gagné le concours du journal « Voice of Action ». Les Services de Surveillance relèvent l’histoire et qualifient Frances Farmer de communiste. 

Frances reste à New York après son voyage et est découverte par un dénicheur de talents. Elle signe un contrat de sept ans avec la Paramount Pictures

En 1936, elle se marie avec l’acteur Leif Erickson et tourne dans son premier film Too Many Parents. Plus tard Frances donne la réplique à Bing Crosby dans Rhythm on the Range et à Edward Arnold dans Come and Get It. Elle est décrite comme « l’exceptionnelle trouvaille des écrans de 1936 ». 

En 1937, elle interprète le rôle principal dans la production théâtrale Golden Boy écrite par Clifford Odets. 

 

En 1942, elle est arrêtée pour conduite sans permis en état d’ivresse et désobéissance aux ordres dans une zone de restriction. Elle jettera le contenu d’un pot d’encre au visage du juge chargé de l’affaire, qui la fera condamner à 180 jours de détention et remise en liberté sous surveillance. 

En 1943, elle est arrêtée pour violation de la liberté surveillée et agression. Les services sanitaires qualifient Frances de « malade mentale » et recommandent de la placer dans le sanatorium de La Crescenta. Elle y reçoit 90 traitements-choc à l’insuline (Cure de Sakel) et rentre au Western Washington State Hospital à Steilacoom d’où elle s’échappe. 

Sa mère, apprenant les traitements que sa fille a subi, obtient que la garde de sa fille soit transférée de l’État vers elle. Mais en 1944, Frances agresse sa mère qui la fait à nouveau interner. Après un séjour de trois mois, et un traitement incluant des électrochocs, Frances est déclarée guérie. 

 


En
1945 elle s’enfuit plusieurs fois de chez sa mère qui petit à petit la convainc de retourner à l’hôpital psychiatrique où elle restera les cinq années suivantes. Aurait commencé alors pour elle un véritable enfer : outre les conditions de vie barbares (criminels et malades mentaux entassés ensemble, nourriture pour les patients jetée à même le sol…) et des traitements continuels d’électrochocs, elle aurait été prostituée à des soldats locaux qui auraient abusé d’elle, la violant et la brutalisant.
Elle aurait aussi été utilisée comme cobaye pour tester des médicaments tels que
Thorazine, Stelazine, Mellaril et Prolixin

Ces éléments, parfois rapportés par Frances elle-même, sont évidemment à prendre avec précautions. Ainsi, Jean Ratcliffe, auteur de l’ouvrage « choc » qui décrit les années d’enfermement de Frances Farmer, a admis avoir exagéré certains détails. Par ailleurs le cas de Frances a été utilisé par des responsables de la scientologie, dont on connait la haine pour la psychiatrie. 

Par exemple, un de ses biographes, William Arnold, affirmait que Frances avait subi une lobotomie trans-orbitale, épisode que l’on retrouve dans le film Frances, mais admit, lors d’un procès, qu’il avait inventé l’épisode et l’essentiel du contenu de son livre. Des enquêtes indépendantes montrèrent d’ailleurs que les preuves apportées étaient fausses et que cette histoire entrait en contradiction avec les registres médicaux et tous les témoignages des médecins et infirmières de l’époque. 

 

 

Frances Elena Farmer 
État civil :   Mariée le 08 février 1936 avec l’acteur : LEIF ERICKSON – Divorcée le 12.06.1942.  

Mariée en 1951 avec : ALFRED LOBLEY – Divorcée en 1958.  

Mariée le 27 mars 1958 avec : LELAND MIKESELL – Divorcée le 01 août 1959.  

Elle n’a pas eu d’enfant  

Taille :   (168 cm)  

 

 

 

 

Ce n’est plus un secret pour personne. Si Mylène Gautier choisit comme pseudonyme le nom de Farmer, c’est bel et bien pour rendre hommage à la superbe Frances Farmer, une star hollywoodienne des années 1930 au destin tragique. 

 

La vie tumultueuse de cette fabuleuse actrice fut revisitée par la tout aussi sublime Jessica Lange en 1982 dans le film de Graeme Cliffort intitulé : Frances ou l’histoire de la destruction sauvage par les psychiatres de l’une des plus grandes actrices de son époque. Flashback. 

 

Tout commence dans l’état de Seattle ouest où naît cette jeune femme à la personnalité fougueuse. Passionnée de théâtre et de littérature, l’adolescente rêve de monter sur les planches pour échapper à son milieu familial trop conservateur. Surgissant telle une comète, elle fait ses débuts à Hollywood en 1936 dans un film, Trop de parents, qui la consacre immédiatement comme une star. 

 

Suivront alors dix-huit films, trois pièces à Broadway, trente spectacles radiodiffusés et sept productions de troupe de théâtre, tout cela avant l’âge de 27 ans ! 

 

Très vite, les média la surnomment la nouvelle Greta Garbo. 

 

Mais  si l’astre de Frances Farmer brille dans le ciel de Hollywood, sa vie privée se révèle être un véritable fiasco. Souffrant d’un mariage raté et d’une série d’échecs dans ses relations amoureuses, la jeune femme tient surtout grâce à une forte dépendance aux amphétamines qu’elle prend régulièrement pour l’aider à contrôler son poids. 

 

En 1943, alors que Frances Farmer tourne dans No Escape (Pas d’échappatoire, titre ironique), elle est impliquée dans une bagarre dans un bar. 

 

L’alcool et les amphétamines ne faisant pas bon ménage, elle est jugée et confiée à la garde du psychiatre Thomas H.Leonard. rebelle, l’actrice refuse de coopérer et le psychiatre dira d’elle qu’elle « souffre d’une psychose maniaco-dépressive, signe avant-coureur d’une démence précoce. 

 

 

 

 

Résultat :

 

Elle est transférée dans un sanatorium pour acteurs de cinéma, à La Crescenta. Durant les sept années suivantes, Frances est 10607873_galprise au piège du sombre monde des traitements et des abus psychiatriques. Elle débute un traitement de choc à l’insuline : une torture brutale qui assomme le corps et cause d’importantes lésions au cerveau. 

 

Quand l’actrice prend conscience de la volonté des médecins à détruire sa foi en sa propre créativité artistique, elle s’enfuit avant d’être à nouveau placée en mars 1944, dans un établissement psychiatrique suite à une plainte déposée par sa propre mère… 

 

Les psychiatres se lancent immédiatement dans une série d’électrochocs pour tenter de briser sa volonté rebelle. 

 

En vain. Ils tentent alors un nouveau traitement brutal, l’hydrothérapie, une technique barbare qui consiste à plonger l’actrice durant huit heures dans une baignoire d’eau glacée. (Dans Giorgino, Catherine subira le même sort !) 

 

Après plusieurs mois de cette torture, l’actrice est déclarée guérie et libérée. Mais Frances Farmer, toujours traumatisée par cette expérience, alerte la presse pour dénoncer ces pratiques. Piquées au vif par une publicité qui semble faire la promotion de leur échec, les psychiatres exigent qu’elle soit une nouvelle fois internée. 

 

Le 5 mai 1945, sa mère la fait à nouveau enfermer dans un asile où elle restera les cinq années suivantes. L’enfer sur terre. 

 

Elle est entassée avec d’autres aliénés dans des cellules exiguës, leurs reps sont jetés à même le sol et elle subit de nouveaux électrochocs. 

 

« J’ai été violée par des garçons de salle, rongée par des rats et empoisonnée par de la nourriture avariée. J’étais enchaînée dans ces cellules capitonnées, emprisonnée dans des camisoles de force et à moitié noyée dans des pains glacés ». 

 

Cette tragique expérience s’achève par une lobotomie qui transformera radicalement cette femme brisée qui, plus jamais, ne sera la même ! 

 

Durant les dernières années de sa vie, Frances dira à propos de ces expériences : « Ne vous consolez jamais en croyant que la terreur s’en est allée, mais je dois faire les récits des horreurs telles que je me les rappelle, dans l’espoir que quelque force pour l’humanité soit mise en œuvre pour libérer à jamais les créatures infortunées qui sont toujours emprisonnées dans les arrière-salles d’institutions délabrées ». 

 

A l’âge de 57 ans, l’actrice meurt indigente et cassée. 

 

 

 

A sa Postérité

 

 

 

 

Le 45 tours Maman a tort de Mylène Farmer est dédicacé à Frances Farmer, ainsi qu’à Louis II de Bavière, le célèbre roi fou et tourmenté entré dans la légende en raison de sa fin tragique.

1984-09-20_FR3_Transregional-Express_maman-a-tort

Pour moi, Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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