• Accueil
  • > Recherche : femme benoit di sabatino

Résultats de votre recherche

Entre Mylène et Nathalie Rheims – une passion est née

Posté par francesca7 le 23 mars 2016

A partir de 2006, la romancière est souvent apparue aux côtés de Mylène lors d’apparitions publiques de celle-ci. Les deux femmes se sont régulièrement citées l’une l’autre en interviews, notamment pour évoquer le projet d’adaptation cinématographique d’un roman de Nathalie, L’ombre des autres, dans lequel Mylène devrait tenir le rôle principal.
Par ailleurs, Nathalie a écrit un article sur Mylène en 2008 (paru dans « Madame Figaro ») et a interviewé son amie pour « Paris Match » en décembre 2010.

Un article de Gala du 11 août 2015 nous racontait : « Et puis, il y a « Natha­lie », dans sa propriété extra­or­di­nai­re­ment fleu­rie de Saint Florent, en Corse, (…). Ici, rien qui ne fende la torpeur, sinon les allées et venues de Paul, le chien Shiba, et peut-être les conver­sa­tions télé­pho­niques que la maîtresse des lieux a quasi ritua­li­sées en fin d’après-midi avec sa si chère amie, la chan­teuse Mylène Farmer.« 

 ban-rheims

Belle déclaration 

Portrait de Mylène Farmer par Nathalie Rheims 

« Comment parler de toi ? Comment dire, sans dire, ce que tu es ? Décrire ton être. Ecrire ton existence. Raconter. Passer par les mots. Tourner autour de ton âme comme on découvre le ciel, comme on explore une galaxie inconnue. Faire ton portrait, toi que je sais, toi que j’aime tant. Exercice impossible puisque c’est le silence qui tisse la trame de tout ce qui nous lie. S’il y avait un titre à ce commencement, ce serait « l’Une pour l’autre ». De ton amour, de ta confiance, je me sens la gardienne, et je veille sur ce privilège.  

Silencieuse et secrète – n’est-ce pas ainsi que te décrivent tous les livres qui te sont consacrés ? Mystérieuse aussi, puisque telle est ta nature profonde. Ceux que tu aimes deviennent des coffres inviolables où reposent des fragments de toi comme les pièces d’un trésor. Pourtant, il n’y a rien d’indicible, de caché, tout est dans ce que tu écris, dans les strophes qui nous viennent par ta voix, si ce n’est ce que toi-même tu as oublié.  

Je te regarde à travers le miroir magique où chacun aime à se reconnaître, et je traverse ce prisme pour rejoindre ton reflet. Je m’approche, pose mes mains sur la vitre, le verre tremble comme une eau limpide.  

J’effleure la surface du bout des doigts, tu apparais dans la transparence. Dehors le soleil irradie le paysage, mais les persiennes restent closes. Tous les mots son jetés, épars, à travers la pièce. Tu me souris, les ramasses un à un et les jettes dans un grand sac. Tu me fais signe de te suivre. Tu avances, projetant sur le sol ton ombre qui guide mes pas, la lumière filtre derrière les volets et reste invisible à nos yeux.  

Laisse-moi te suivre dans l’ombre de ton âme, et puisqu’il faut choisir, laisse-moi devenir l’autre, à la poursuite d’un je, qui se demande à quoi je sers.  

 « Plus grandir », dis-tu mais comment continuer ? Te raconter au creux de tes phrases. Montrer, apparaître. S’effacer. Faire silence. Mourir puis renaître. Trouver la force. Les images de toi se forment comme des clignotements d’éclats électriques. Toi, si proche, personne ne peut imaginer à quel point tu es simple dans la vraie vie, celle que nous partageons, loin des fantasmes et des folies.  

Humaine, si près de ceux que tu aimes, si attentive à tout, à tous. Tu poses des questions, écoutes les réponses avec précision, soucieuse du bien-être de tes amis, soudée à ta famille, faisant cors avec celui que tu aimes. Si loin de tout ce qui peut se dire ça et là, dans ces tombeaux de papier.  

En savoir davantage, c’est l’impression que voudraient donner ceux qui écrivent sur toi sans te connaître, et feignent de croire que ton absence dans cette caravane de l’étrange, où tout le monde s’affiche et se montre, est une position cynique et réfléchie. Mais il n’en est rien. Aucun rouage, aucune stratégie dans ta décision. Juste le désir de n’apparaître que dans son travail. Le reste, la vie, le quotidien, ne recèle ni sanctuaire ni caveau dans lesquels reposeraient toutes sortes de facettes obscures. Il faut t’apprendre pour comprendre que les secrets que tu poursuis sont des valeurs d’absolu.  

Je pense à notre rencontre, quelque part en Corse, après nous être croisées plusieurs fois, sans nous approcher, nous regardant de loin, comme si chacune pensait que le moment n’était pas venu, qu’il fallait l’attendre. » 

Nathalie Rheims a écrit aussi ça …. 

 

mylène et laurent

LAURENT ET TOI Mylène

 Depuis, tu m’éblouis par ce mélange constant de force, de fragilité, de certitude et de doute. Parfois je me demande si tu as conscience de ce que tu es, de l’image que tu projettes et qui avance, silhouette chinois, vers le refuge de ta maison aux murs clairs, ton arche de Noé, car tu pourrais y accueillir tous les animaux de la terre.  

Lever l’ancre et naviguer loin, très loin. « où irons-nous ? » me dis-tu dans un éclat de rire. Où tu veux. Tu le sais. Mais il n’est pas encore temps.  

« Point de suture », tu en as tissé la trame avec Laurent Boutonnat. Comment écrire sur toi sans évoquer Laurent ? Là aussi, tant de projections, d’à peu près. Vous êtes les deux faces d’un monde qui n’appartient qu’à vous. Vous avez fermé la frontière pour baliser vos territoires, qui se rejoignent dans un univers où personne ne règne en maître. Je crois que cela s’appelle une alliance.  

C’est un album clair, l’ombre a pris le large, laissant derrière elle des chansons qui s’éparpillent dans des chagrins anciens. La nature est changeante, dis-tu, mais le brouillard s’est levé, on est passé à l’heure d’été. Les vents continueront de te tourmenter, mais nous repousserons les hivers. Changer pour devenir une autre tout en restant la même. Et se donner à soi-même.  

Tu apparais à nouveau à l’intérieur de ces plaies refermées dans l’œil de la caméra de Bruno Aveillan, qui filtre chaque étincelle. Tu surgis, fée surnaturelle, projetant le flux sidéral d’un amour universel. Tu réveilles le monde, les nuits sont chaudes.  

Ils seront des milliers à t’attendre lorsque les jours auront rallongé. Tu t’y prépares, tu t’entraînes chaque jour, réfléchis, construis, dessines, collabores avec tous ceux qui t’accompagnent dans ce nouveau chapitre. Avant le Stade de France, les 11et 12 Septembre 2009, il y aura la tournée – l’anxiété, le cœur qui cogne, les tempes qui se serrent. Mais tout sera, j’en suis sûre, comme tu l’avais imaginé.  

Je te regarde, en écrivant ces mots, tandis que sur un grand édredon blanc, tu scandes « Appelle mon numéro ». Combien de fois, chaque jour, nous arrive-t-il de le faire ? Les saisons passent et tu attends un signe qui ne viendra peut-être pas. Benoît di Sabatino a saisi, dans ses images, la petite fille qui demeure. « Sans Contrefaçon », telle que tu es, à la fois douce et volontaire. 

images-42

Vierge ou démon 

Je dessine ton visage à l’encre de mon stylo. J’en connais chaque détail, chacun des contours. Tu te transformes, passant les saisons, les débordant « sans logique », jusqu’à écrie « je me quitte », mais c’est pour mieux te transfigurer. Passer de la femme à l’androgyne, de la vierge à la figure du diable, pour toi ce n’est qu’n jeu d’enfant. Pourtant la dualité te possède et t’interroge. Tu parles de l’ange, la face tournée vers les ténèbres, tes éclats de rire, tes moments de tristesse, parce que ta fragilité au monde est comme du cristal qui peut se briser à chaque dissonance « Ange, parle-moi, dis-moi si tu est là ». C’est bien toi qui l’as écrit, alors écoute. Ceux qui ont disparu veillent, souvent tu me dis ; « Si on allait voir des fantômes ? », mais où se cachent-ils ? Tu aimes jouer avec les feux follets, explorer l’inconscient, te promener dans le surnaturel, mais c’est toujours dans tes poèmes que l’au-delà surgit, que les anamorphoses transfigurent les images, dans tes textes que les rêves sont les plus accessibles. 

Tu apprivoises la mort par la magie des mots, repoussant l’idée du néant. Tu aimes te balader dans les cimetières, parce que leur calme et la beauté des pierres t’apaisent. Tu penses, si souvent, je le sais, à ceux que tu as perdus, même si tu n’en parles pas. « Si j’avais au moins revu ton visage, entrevu, au loin, le moindre nuage ». Qui peut savoir si, à force de le dire, de le chanter, quelque part, peut-être, quelqu’un t’entendra. 

Tes yeux prennent la couleur du cuivre pour se fondre dans le reflet de tes cheveux. Les vanités d’émail sertissent chacun de tes doigts comme autant de protections, de talismans. 

La vie avance, l’âge semble t’ignorer. Ton portait serait-il caché quelque part, scellé dans un réduit dont toi seule posséderais la clé ? Aurais-tu passé un pacte avec l’ange ? Et lorsque tu lui parles, est-ce qu’il te répond ? C’est lui, sans doute, qui a fait se croiser nos routes. 

Ecrit Par Nathalie Rheims dans Le Figaro 2008. 

Publié dans Mylène 2007 - 2008, Mylène AU FIL DES MOTS, Mylène en CONFIDENCES, Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaires »

Mylène Farmer la papesse du clip

Posté par francesca7 le 30 mars 2014

 

La chanteuse culte Mylène Farmer vient d’entamer une nouvelle série de concerts à Paris Bercy, qui sera suivie d’une tournée en province intitulée « Timeless ». L’occasion de revenir sur les 30 ans de carrière de la star, de ses audaces visuelles à ses rendez-vous manqués avec le cinéma en passant par ses influences, ses collaborations et ceux qu’elle a elle-même inspirés. La première partie de cette saga en 3 volets est consacrée à ses clips légendaires…

Aux origines du mythe…

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=RUQZZW2GrAA

 

C’est sur un clin d’oeil à Marilyn Monroe que Mylène Farmer s’affiche en 2012

pour son album « Monkey Me »

 images (22)

 

En empruntant son nom de scène à Frances Farmer, une actrice américaine des années 40 entrée dans la légende tragiquement après un internement psychiatrique qui l’a détruite, Mylène Gautier, comédienne formée au Cours Florent et coutumière des spots publicitaires, inscrit son univers dans l’enténèbrement et la perversion dès 1984 et la sortie de son premier titre, Maman a tort. Dans cette comptine torturée, la chanteuse débutante avoue poliment à sa maman être tombée amoureuse de son infirmière. Si elle ne cache pas à cette époque rêver de devenir actrice, dédiant par exemple une chanson de son premier album à l’une de ses idoles, Greta Garbo, le succès immense qui la propulse en quelques années au rang de star de la chanson française la conduit naturellement à remettre ses ambitions à plus tard pour embrasser pleinement l’autre belle carrière qui s’offre à elle.

 

C’est Laurent Boutonnat qui la sort de l’ombre. Il débute lui-même à l’époque, avec seulement un long-métrage à son actif, La Ballade de la féconductrice, sorti en 1980 et projeté au marché du film à Cannes. Il est interdit aux moins de 18 ans… alors qu’il n’en a lui-même que 17 ! Il devient le compositeur, le pygmalion, le jumeau, « l’autre » de Mylène Farmer. Ils inventent ensemble un univers visuel unique, cinématographique, référencé et peuplé de personnages marquants, épaississant le mystère qui entoure la jeune femme et qui ne la quittera plus jamais.

 

Clipographie : Mylène vue par Laurent Boutonnat


images (22)

1986 - Libertine : court-métrage d’une dizaine de minutes, inspiré du Barry Lyndon de Kubrick, entré dans la légende en particulier grâce à ses scènes de nue qui ont fait scandale.

 

1987 - Tristana : deuxième court-métrage qui revisite le conte de Blanche Neige et les sept nains au coeur d’une Russie enneigée, et qui fait référence, entre autres, au Cuirassé Potemkine.

 

1987 Sans Contrefaçon : projetée en avant-première au cinéma Max Linder, cette vidéo raconte la relation ambigüe entre un marionnettiste et un pantin désarticulé, qui n’est pas sans rappeler l’histoire de Pinocchio.

 

1988 - Pourvu qu’elles soient douces (Libertine II) : suite de l’histoire de Libertine, se déroulant cette fois pendant la Guerre de sept ans. Il entre à l’époque dans le Livre des records en tant que clip le plus cher de l’histoire (3 millions de francs), le plus long (près de 18 minutes) et comportant le plus de figurants (500).

 

1989 - Sans Logique : dans une ambiance rappelant les tableaux de Goya, une femme trompée, habitée par le Malin, se lance dans une corrida meurtrière avec son amant, sous le regard fasciné et pervers de gitans abimés par le temps.

 

1989 - A quoi je sers ? : dans ce clip en noir et blanc, Mylène convoque les personnages qui ont peuplé ses premiers clips. Ils s’enfoncent ensemble au coeur d’ un rivage brumeux et incertain.

 

1991 - Désenchantée : devenu l’hymne de toute une génération, cette chanson forte, politique pour les uns, personnelle pour l’artiste, est illustrée par un clip qui propulse la star dans ce qui ressemble à un camp de concentration où la révolte est le seul espoir de survie jusqu’à une fuite vers le bout du bout du monde, jusqu’à l’infini.

 

1992 - Beyond My Control : le dernier clip réalisé par Laurent Boutonnat avant une longue période conduit Mylène au bûcher, en proie aux flammes, livrée aux loups, après avoir dévoré le cou puis le visage de son amant qui l’a trompée (lui aussi). On y entend la voix de John Malkovich, extraite du film Les Liaisons dangereuses, qui confesse « It’s beyond my control« .

 

2001 - Les Mots : pour la sortie de son premier best-of, elle enregistre un duo avec le chanteur britannique Seal. Laurent Boutonnat revient à cette occasion derrière la caméra pour les diriger. Perdu en mer sur un radeau, le couple est finalement séparé par les vagues, le courant emportant l’amant.

 

Redécouvrez ci-dessous le clip de Désenchantée :

 

Clipographie : Mylène vue par d’autres cinéastes

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/user/MyIeneFarmer

 

 

1992 - Que mon coeur lâche : dans ce premier clip aux allures légères, Luc Besson embarque sur Terre l’ange Mylène à qui Dieu donne pour mission d’enquêter sur ce qu’est devenu le sentiment amoureux. Réponse : il a été perverti par le sexe et détruit par le VIH. Le cinéaste joue au jeu de l’auto-référence en proposant une scène similaire à l’une de son film Nikita, sorti deux ans plus tôt.

 

1995 & 1996 XXLL’instant X & Comme j’ai mal : Marcus Nispel, devenu par la suite réalisateur de films d’horreur (Massacre à la tronçonneuseVendredi 13…), met en scène une Mylène plus libérée, que ce soit sur le devant d’un train roulant à vive allure au milieu des plaines californiennes, ou dans un New York envahi par la mousse.

avatar392_72 

1996 - California : admiratrice d’Abel Ferrara, Mylène parvient à convaincre le réalisateur de la diriger aux côtés deGiancarlo Esposito dans les quartiers chauds de Los Angeles, sur un scénario qu’ils co-écrivent et qui met en parallèle le destin d’un couple de riches hollywoodiens et celui d’une prostituée et de son maquereau.

 

1999 - L’Âme-Stram-Gram : basée sur une légende chinoise, cette vidéo de plus de 7 minutes est dirigée par Siu-Tung Ching (Histoire de fantômes chinois) qui dispose d’un budget d’environ 900 000 euros. Aux abords de la Muraille de Chine, deux jumelles sont traquées par des bandits. L’une est kidnappée, l’autre cherche alors à la retrouver…

 

1999 - Je te rends ton amour : François Hanss, autrefois assistant-réalisateur de Laurent Boutonnat, plonge la star dans un bain de sang au milieu d’une église. Considéré comme blasphématoire, il est interdit d’antenne en version intégrale avant minuit. Il sort alors en VHS et le bénéfice des ventes est reversé au Sidaction.

 

2000 - Optimistique-Moi : cette fois, Mylène fait appel à un réalisateur de clips et de publicités, Michael Haussman, qui a notamment oeuvré pour Madonna. Il pousse la chanteuse au centre d’un cirque dont elle tente de s’échapper… comme par magie.

 

2001 - C’est une belle journée : à l’occasion de son premier clip animé, basé sur ses propres dessins, Mylène fait la rencontre de celui qui deviendra son compagnon, Benoît di Sabatino, un producteur spécialisé dans l’animation. Une suite sort deux ans plus tard sous forme de conte philosophique pour adultes, intitulé Lisa-loup et le conteur.

 

2005 - Fuck Them All : le premier extrait du nouvel album de Mylène, Avant que l’ombre…, est illustré par un clip signé par le réalisateur espagnol Agustí Villaronga (El mar).

 

1a2006 - Peut-être toi : après le dessin-animé, Mylène s’attaque au manga. Une sorte de Roméo et Juliettejaponisant qui se termine par la mort de deux amoureux, transpercés par la même flêche. La production est confiée à I.G., une société japonaise experte dans le domaine.

 

2009 - The Farmer Project : respecté dans le monde de la publicité grâce à ses réalisations classieuses pour des spots de marques de luxe, Bruno Aveillan est en charge de ce court-métrage composé de deux clips (Dégénérationet Si j’avais au moins…), d’ailleurs diffusé en avant-première ici même, sur AlloCiné ! On y découvre une Mylène créature extra-terrestre aux ondes sensuelles venue répandre l’amour sur Terre et libérer les animaux de leurs cages.

 

vue sur http://www.allocine.fr/article

 

Publié dans Les Clips de Mylène, Mylène en VIDEOS | Pas de Commentaires »

Saga « Mylène Farmer fait son cinéma »

Posté par francesca7 le 22 décembre 2013

images (1)

CLIP : 1ère partie : la papesse du clip sur – News – Stars 

La chanteuse culte Mylène Farmer vient d’entamer une nouvelle série de concerts à Paris Bercy, qui sera suivie d’une

tournée en province intitulée « Timeless ». L’occasion de revenir sur les 30 ans de carrière de la star, de ses audaces visuelles à ses rendez-vous manqués avec le cinéma en passant par ses influences, ses collaborations et ceux qu’elle a elle-même inspirés. La première partie de cette saga en 3 volets est consacrée à ses clips légendaires…

Aux origines du mythe…

En empruntant son nom de scène à Frances Farmer, une actrice américaine des années 40 entrée dans la légende tragiquement après un internement psychiatrique qui l’a détruite, Mylène Gautier, comédienne formée au Cours Florent et coutumière des spots publicitaires, inscrit son univers dans l’enténèbrement et la perversion dès 1984 et la sortie de son premier titre, Maman a tort. Dans cette comptine torturée, la chanteuse débutante avoue poliment à sa maman être tombée amoureuse de son infirmière. Si elle ne cache pas à cette époque rêver de devenir actrice, dédiant par exemple une chanson de son premier album à l’une de ses idoles, Greta Garbo, le succès immense qui la propulse en quelques années au rang de star de la chanson française la conduit naturellement à remettre ses ambitions à plus tard pour embrasser pleinement l’autre belle carrière qui s’offre à elle.

 téléchargement (3)

C’est Laurent Boutonnat qui la sort de l’ombre. Il débute lui-même à l’époque, avec seulement un long-métrage à son actif, La Ballade de la féconductrice, sorti en 1980 et projeté au marché du film à Cannes. Il est interdit aux moins de 18 ans… alors qu’il n’en a lui-même que 17 ! Il devient le compositeur, le pygmalion, le jumeau, « l’autre » de Mylène Farmer. Ils inventent ensemble un univers visuel unique, cinématographique, référencé et peuplé de personnages marquants, épaississant le mystère qui entoure la jeune femme et qui ne la quittera plus jamais. 

1986 - Libertine : court-métrage d’une dizaine de minutes, inspiré du Barry Lyndon de Kubrick, entré dans la légende en particulier grâce à ses scènes de nue qui ont fait scandale. 

1987 - Tristana : deuxième court-métrage qui revisite le conte de Blanche Neige et les sept nains au coeur d’une Russie enneigée, et qui fait référence, entre autres, au Cuirassé Potemkine

1987 Sans Contrefaçon : projetée en avant-première au cinéma Max Linder, cette vidéo raconte la relation ambigüe entre un marionnettiste et un pantin désarticulé, qui n’est pas sans rappeler l’histoire de Pinocchio

1988 - Pourvu qu’elles soient douces (Libertine II) : suite de l’histoire de Libertine, se déroulant cette fois pendant la Guerre de sept ans. Il entre à l’époque dans le Livre des records en tant que clip le plus cher de l’histoire (3 millions de francs), le plus long (près de 18 minutes) et comportant le plus de figurants (500). 

1989 - Sans Logique : dans une ambiance rappelant les tableaux de Goya, une femme trompée, habitée par le Malin, se lance dans une corrida meurtrière avec son amant, sous le regard fasciné et pervers de gitans abimés par le temps. 

1989 - A quoi je sers ? : dans ce clip en noir et blanc, Mylène convoque les personnages qui ont peuplé ses premiers clips. Ils s’enfoncent ensemble au coeur d’ un rivage brumeux et incertain. 

1991 - Désenchantée : devenu l’hymne de toute une génération, cette chanson forte, politique pour les uns, personnelle pour l’artiste, est illustrée par un clip qui propulse la star dans ce qui ressemble à un camp de concentration où la révolte est le seul espoir de survie jusqu’à une fuite vers le bout du bout du monde, jusqu’à l’infini. 

1992 - Beyond My Control : le dernier clip réalisé par Laurent Boutonnat avant une longue période conduit Mylène au bûcher, en proie aux flammes, livrée aux loups, après avoir dévoré le cou puis le visage de son amant qui l’a trompée (lui aussi). On y entend la voix de John Malkovich, extraite du film Les Liaisons dangereuses, qui confesse « It’s beyond my control« . 

2001 - Les Mots : pour la sortie de son premier best-of, elle enregistre un duo avec le chanteur britannique Seal. Laurent Boutonnat revient à cette occasion derrière la caméra pour les diriger. Perdu en mer sur un radeau, le couple est finalement séparé par les vagues, le courant emportant l’amant.

Clipographie : Mylène vue par d’autres cinéastes

1992 - Que mon coeur lâche : dans ce premier clip aux allures légères, Luc Besson embarque sur Terre l’ange Mylène à qui Dieu donne pour mission d’enquêter sur ce qu’est devenu le sentiment amoureux. Réponse : il a été perverti par le sexe et détruit par le VIH. Le cinéaste joue au jeu de l’auto-référence en proposant une scène similaire à l’une de son film Nikita, sorti deux ans plus tôt. 

1995 & 1996 XXLL’instant X & Comme j’ai mal : Marcus Nispel, devenu par la suite réalisateur de films d’horreur (Massacre à la tronçonneuseVendredi 13…), met en scène une Mylène plus libérée, que ce soit sur le devant d’un train roulant à vive allure au milieu des plaines californiennes, ou dans un New York envahi par la mousse.

 téléchargement (4)

1996 - California : admiratrice d’Abel Ferrara, Mylène parvient à convaincre le réalisateur de la diriger aux côtés deGiancarlo Esposito dans les quartiers chauds de Los Angeles, sur un scénario qu’ils co-écrivent et qui met en parallèle le destin d’un couple de riches hollywoodiens et celui d’une prostituée et de son maquereau. 

1999 - L’Âme-Stram-Gram : basée sur une légende chinoise, cette vidéo de plus de 7 minutes est dirigée par Siu-Tung Ching (Histoire de fantômes chinois) qui dispose d’un budget d’environ 900 000 euros. Aux abords de la Muraille de Chine, deux jumelles sont traquées par des bandits. L’une est kidnappée, l’autre cherche alors à la retrouver… 

1999 - Je te rends ton amour : François Hanss, autrefois assistant-réalisateur de Laurent Boutonnat, plonge la star dans un bain de sang au milieu d’une église. Considéré comme blasphématoire, il est interdit d’antenne en version intégrale avant minuit. Il sort alors en VHS et le bénéfice des ventes est reversé au Sidaction. 

2000 - Optimistique-Moi : cette fois, Mylène fait appel à un réalisateur de clips et de publicités, Michael Haussman, qui a notamment oeuvré pour Madonna. Il pousse la chanteuse au centre d’un cirque dont elle tente de s’échapper… comme par magie. 

2001 - C’est une belle journée : à l’occasion de son premier clip animé, basé sur ses propres dessins, Mylène fait la rencontre de celui qui deviendra son compagnon, Benoît di Sabatino, un producteur spécialisé dans l’animation. Une suite sort deux ans plus tard sous forme de conte philosophique pour adultes, intitulé Lisa-loup et le conteur

2005 - Fuck Them All : le premier extrait du nouvel album de Mylène, Avant que l’ombre…, est illustré par un clip signé par le réalisateur espagnol Agustí Villaronga (El mar). 

2006 - Peut-être toi : après le dessin-animé, Mylène s’attaque au manga. Une sorte de Roméo et Juliettejaponisant qui se termine par la mort de deux amoureux, transpercés par la même flêche. La production est confiée à I.G., une société japonaise experte dans le domaine. 

2009 - The Farmer Project : respecté dans le monde de la publicité grâce à ses réalisations classieuses pour des spots de marques de luxe, Bruno Aveillan est en charge de ce court-métrage composé de deux clips (Dégénérationet Si j’avais au moins…), d’ailleurs diffusé en avant-première ici même, sur AlloCiné ! On y découvre une Mylène créature extra-terrestre aux ondes sensuelles venue répandre l’amour sur Terre et libérer les animaux de leurs cages.

Découvre ci-dessous The Farmer Project dans son intégralité : http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18629563.html

Publié dans Mylène 2013 - 2014, Mylène en VIDEOS, Mylène et BIOGRAPHIES, Mylène FILMOGRAPHIE | Pas de Commentaires »

Portrait de Mylène F. par N.Rheims

Posté par francesca7 le 21 août 2013

Nathalie Rheims est aussi de l’entourage avec la chanteuse française Mylène Farmer

Et justement, elle a dressé un magnifique portrait de mon idole Mylène Farmer,  en 2008, dans Madame Figaro ; intitulé : MYLENE FARME de toutes les façons (paru dans Madame Figaro 2008 – pages 68 et 70) que je partage avec plaisir, ici avec vous ….. 

 Portrait de Mylène F. par N.Rheims dans Mylène AU FIL DES MOTS images

Belle déclaration 

Portrait de Mylène Farmer par Nathalie Rheims 

« Comment parler de toi ? Comment dire, sans dire, ce que tu es ? Décrire ton être. Ecrire ton existence. Raconter. Passer par les mots. Tourner autour de ton âme comme on découvre le ciel, comme on explore une galaxie inconnue. Faire ton portrait, toi que je sais, toi que j’aime tant. Exercice impossible puisque c’est le silence qui tisse la trame de tout ce qui nous lie. S’il y avait un titre à ce commencement, ce serait « l’Une pour l’autre ». De ton amour, de ta confiance, je me sens la gardienne, et je veille sur ce privilège. 

 Silencieuse et secrète – n’est-ce pas ainsi que te décrivent tous les livres qui te sont consacrés ? Mystérieuse aussi, puisque telle est ta nature profonde. Ceux que tu aimes deviennent des coffres inviolables où reposent des fragments de toi comme les pièces d’un trésor. Pourtant, il n’y a rien d’indicible, de caché, tout est dans ce que tu écris, dans les strophes qui nous viennent par ta voix, si ce n’est ce que toi-même tu as oublié. 

 Je te regarde à travers le miroir magique où chacun aime à se reconnaître, et je traverse ce prisme pour rejoindre ton reflet. Je m’approche, pose mes mains sur la vitre, le verre tremble comme une eau limpide. 

images-11 dans Mylène en CONFIDENCES J’effleure la surface du bout des doigts, tu apparais dans la transparence. Dehors le soleil irradie le paysage, mais les persiennes restent closes. Tous les mots son jetés, épars, à travers la pièce. Tu me souris, les ramasses un à un et les jettes dans un grand sac. Tu me fais signe de te suivre. Tu avances, projetant sur le sol ton ombre qui guide mes pas, la lumière filtre derrière les volets et reste invisible à nos yeux. 

 Laisse-moi te suivre dans l’ombre de ton âme, et puisqu’il faut choisir, laisse-moi devenir l’autre, à la poursuite d’un je, qui se demande à quoi je sers. 

  « Plus grandir », dis-tu mais comment continuer ? Te raconter au creux de tes phrases. Montrer, apparaître. S’effacer. Faire silence. Mourir puis renaître. Trouver la force. Les images de toi se forment comme des clignotements d’éclats électriques. Toi, si proche, personne ne peut imaginer à quel point tu es simple dans la vraie vie, celle que nous partageons, loin des fantasmes et des folies. 

Humaine, si près de ceux que tu aimes, si attentive à tout, à tous. Tu poses des questions, écoutes les réponses avec précision, soucieuse du bien-être de tes amis, soudée à ta famille, faisant cors avec celui que tu aimes. Si loin de tout ce qui peut se dire ça et là, dans ces tombeaux de papier. 

 En savoir davantage, c’est l’impression que voudraient donner ceux qui écrivent sur toi sans te connaître, et feignent de croire que ton absence dans cette caravane de l’étrange, où tout le monde s’affiche et se montre, est une position cynique et réfléchie. Mais il n’en est rien. Aucun rouage, aucune stratégie dans ta décision. Juste le désir de n’apparaître que dans son travail. Le reste, la vie, le quotidien, ne recèle ni sanctuaire ni caveau dans lesquels reposeraient toutes sortes de facettes obscures. Il faut t’apprendre pour comprendre que les secrets que tu poursuis sont des valeurs d’absolu. 

 Je pense à notre rencontre, quelque part en Corse, après nous être croisées plusieurs fois, sans nous approcher, nous regardant de loin, comme si chacune pensait que le moment n’était pas venu, qu’il fallait l’attendre. » 

Nathalie Rheims a écrit aussi ça …. 

 LAURENT ET TOI Mylène

 Depuis, tu m’éblouis par ce mélange constant de force, de fragilité, de certitude et de doute. Parfois je me demande si tu as conscience de ce que tu es, de l’image que tu projettes et qui avance, silhouette chinois, vers le refuge de ta maison aux murs clairs, ton arche de Noé, car tu pourrais y accueillir tous les animaux de la terre. 

 Lever l’ancre et naviguer loin, très loin. « où irons-nous ? » me dis-tu dans un éclat de rire. Où tu veux. Tu le sais. Mais il n’est pas encore temps. 

 « Point de suture », tu en as tissé la trame avec Laurent Boutonnat. Comment écrire sur toi sans évoquer Laurent ? Là aussi, tant de projections, d’à peu près. Vous êtes les deux faces d’un monde qui n’appartient qu’à vous. Vous avez fermé la frontière pour baliser vos territoires, qui se rejoignent dans un univers où personne ne règne en maître. Je crois que cela s’appelle une alliance. 

C’est un album clair, l’ombre a pris le large, laissant derrière elle des chansons qui s’éparpillent dans des chagrins anciens. La nature est changeante, dis-tu, mais le brouillard s’est levé, on est passé à l’heure d’été. Les vents continueront de te tourmenter, mais nous repousserons les hivers. Changer pour devenir une autre tout en restant la même. Et se donner à soi-même. 

Tu apparais à nouveau à l’intérieur de ces plaies refermées dans l’œil de la caméra de Bruno Aveillan, qui filtre chaque étincelle. Tu surgis, fée surnaturelle, projetant le flux sidéral d’un amour universel. Tu réveilles le monde, les nuits sont chaudes. 

Ils seront des milliers à t’attendre lorsque les jours auront rallongé. Tu t’y prépares, tu t’entraînes chaque jour, réfléchis, construis, dessines, collabores avec tous ceux qui t’accompagnent dans ce nouveau chapitre. Avant le Stade de France, les 11et 12 Septembre 2009, il y aura la tournée – l’anxiété, le cœur qui cogne, les tempes qui se serrent. Mais tout sera, j’en suis sûre, comme tu l’avais imaginé. 

Je te regarde, en écrivant ces mots, tandis que sur un grand édredon blanc, tu scandes « Appelle mon numéro ». Combien de fois, chaque jour, nous arrive-t-il de le faire ? Les saisons passent et tu attends un signe qui ne viendra peut-être pas. Benoît di Sabatino a saisi, dans ses images, la petite fille qui demeure. « Sans Contrefaçon », telle que tu es, à la fois douce et volontaire. 

images-21 dans Mylène et L'ENTOURAGEimages-31

Et aussi ceci…. 

Vierge ou démon 

Je dessine ton visage à l’encre de mon stylo. J’en connais chaque détail, chacun des contours. Tu te transformes, passant les saisons, les débordant « sans logique », jusqu’à écrie « je me quitte », mais c’est pour mieux te transfigurer. Passer de la femme à l’androgyne, de la vierge à la figure du diable, pour toi ce n’est qu’n jeu d’enfant. Pourtant la dualité te possède et t’interroge. Tu parles de l’ange, la face tournée vers les ténèbres, tes éclats de rire, tes moments de tristesse, parce que ta fragilité au monde est comme du cristal qui peut se briser à chaque dissonance « Ange, parle-moi, dis-moi si tu est là ». C’est bien toi qui l’as écrit, alors écoute. Ceux qui ont disparu veillent, souvent tu me dis ; « Si on allait voir des fantômes ? », mais où se cachent-ils ? Tu aimes jouer avec les feux follets, explorer l’inconscient, te promener dans le surnaturel, mais c’est toujours dans tes poèmes que l’au-delà surgit, que les anamorphoses transfigurent les images, dans tes textes que les rêves sont les plus accessibles. 

Tu apprivoises la mort par la magie des mots, repoussant l’idée du néant. Tu aimes te balader dans les cimetières, parce que leur calme et la beauté des pierres t’apaisent. Tu penses, si souvent, je le sais, à ceux que tu as perdus, même si tu n’en parles pas. « Si j’avais au moins revu ton visage, entrevu, au loin, le moindre nuage ». Qui peut savoir si, à force de le dire, de le chanter, quelque part, peut-être, quelqu’un t’entendra. 

Tes yeux prennent la couleur du cuivre pour se fondre dans le reflet de tes cheveux. Les vanités d’émail sertissent chacun de tes doigts comme autant de protections, de talismans. 

La vie avance, l’âge semble t’ignorer. Ton portait serait-il caché quelque part, scellé dans un réduit dont toi seule posséderais la clé ? Aurais-tu passé un pacte avec l’ange ? Et lorsque tu lui parles, est-ce qu’il te répond ? C’est lui, sans doute, qui a fait se croiser nos routes. 

Ecrit Par Nathalie Rheims dans Le Figaro 2008. 

Personnellement, je suis restée en extase devant ces écrits représentant si bien notre Mylène et je ne voulais pas perdre ce magnifique portrait ; désormais, il est consigné dans ce blog pour l’éternité… pour mon plaisir  et peut-être aussi pour le vôtre ! 

  Pour moi, Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité : http://devantsoi.forumgratuit.org/

Publié dans Mylène AU FIL DES MOTS, Mylène en CONFIDENCES, Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaires »

Mylène Farmer se confie à Paris Match

Posté par francesca7 le 29 juin 2013

Mylène Farmer se confie à Paris Match dans Mylène dans la PRESSE match

Ca aurait pu passer inaperçu tant la une de Paris Match est discrète à propos de l’interview que la Star rousse a accordé au journaliste, Jérôme Béglé. La belle Mylène Farmer ne fait pas la une, juste un petit encard qui signale cette interview. Pour l’édition belge dont la couverture est accordée à Sophie Marceau, rien ne signale que le magazine a obtenu une interview de l’artiste…pourtant, l’interview est déjà annoncée sur tous les forums et/ou sites consacrés à la mystèrieuse chanteuse.

Si Paris Match n’a pas fait grand bruit de cette interview, la toile s’en est chargée car Mylène Farmer sait créer l’évènement. L’interview montre une artiste qui est loin de l’image pop glacée qu’on veut bien généralement lui coller. Le journaliste d’ailleurs en interview sur le site de Paris Match explique que la flamboyante rousse est loin d’être le personnage distant, froid et mélancolique qu’on veut trop souvent faire endosser. C’est une femme qui sait s’amuser, rire.

Dans l’article, illustré par de superbes photos de Claude Gassian, Mylène apparaît mutine comme un personnage de manga (dixit le magazine). Une Mylène qui semble avoir envie de communiquer avec le journaliste. Elle explique son envie de scène et le pourquoi de ce Stade de France en 2009. Elle confirme par ailleurs qu’il y aura bien une tournée. Que le choix du 12 septembre 2009 n’a rien à voir avec le fait que ce sera le jour de son anniversaire. Elle parle de la relation privilègiée qu’elle entretien avec son public et va même jusqu’à raconter comment elle a rencontré l’homme de sa vie, le réalisateur de films d’animation, Benoît Di Sabatino.

L’article permet également de lever un court instant le voile qui recouvre le nouvel album de Mylène. Un album qui devrait être plus électro avec des titres « up tempo ». Enfin, La jolie rouquine évoque les rapports qu’elle entretien avec la mort et l’au-delà.

Une interview intéressante à lire dans le Paris Match du 20 au 26 mars 2008 ou à consulter dans son intégralité sur www.parismatch.com

A lire sur le site http://www.paperblog.fr/ 

 

Publié dans Mylène dans la PRESSE, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaires »

c’est une belle journée pour Mylène

Posté par francesca7 le 1 juin 2013

 

venez me rejoindre sur le FORUM : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

c’est une belle journée pour Mylène  dans Mylène AU FIL DES MOTS belle-journeec’est une belle journée  , deuxième single extrait de la compilation Les Mots , qui est commercialisé le 16 avril 2002. Une sortie qui fait donc suite à l’immense succès du duo de Mylène avec Seal. C’est une belle journée est un titre très joyeux, entrainant. En effet, le binôme Farmer-Boutonnat semble ici renouer avec les rythmes dance qui ont fait leur réputation dans les discothèques. L’air de la chanson se retient d’ailleurs très vite. Mais qu’on ne s’y trompe pas, les paroles, quant à elles, restent du Farmer à 100 % ! Sous forme de confession (et de clin d’œil), Mylène parle ici de son irrésistible besoin de voir le mauvais côté des choses, à la différence du commun des mortels : « Allongé le corps est mort / Pour des milliers / C’est un homme qui dort… / A moitié pleine est l’amphore / C’est à moitié vide / Qu’on la voit sans effort ». En un mot comme en cent, quand les autres voient le verre à demi plein, elle voit le verre à demi vide… d’où le refrain : « C’est une belle journée / Je vais me coucher ». Une chanson que l’on eut rapprocher aisément de Je t’aime mélancolie , où, sur un rythme très dance, la chanteuse déclinait la même idée. Côté champs sémantiques, la mort est toujours présente ainsi que les anges, qui semblent être une réelle obsession chez l’artiste…

Mort tellement présente que le refrain a même failli l’évoquer explicitement, comme le confie Mylène à Thierry Demaizière lors d’une interview pour « Sept à huit » le 8 janvier 2006 :

« Je me souviens quand j’ai écrit C’est une belle journée, dans le refrain j’avais mis « C’est une belle journée, e vais me tuer » à la place, aujourd’hui, de « C’est une belle journée, je vais me coucher ». Et je crois que là, ce pourrait être un appel au suicide de certaines personnes un peu fragiles, et j’ai changé ce mot pour un autre parce que c’était peut-être d’un coup quelque chose de trop fort, trop déterminant ».

A noter également que la chanteuse semble faire appel encore à Pierre Reverdy et à son poème Esprit pesant (La Lucarne ovale, 1916) pour écrire « Allongé le corps est mort / Pour des milliers / C’est un homme qui dort… », là où le poète a écrit : « Il est allongé et il dort. C’est un corps mort. Un dernier rayon éclaire son visage calme où brillent des dents sans éclat. Les heures sonnent doucement autour de sa tête… ». On peut également penser, mais dans une moindre mesure, que Mylène s’est souvenue du poème Le Dormeur du val, de Rimbaud (1870) : « Un jeune soldat, bouche ouverte, tête nue / Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu / Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue »… Le single sera un succès pour Mylène, mois fracassant que Les Mots certes, mais davantage que Pardonne-moi  , le troisième single. Il s’écoulera même à 250 000 exemplaires environ !

Grande première dans la carrière de Mylène, le clip de C’est une belle journée est en fait un dessin animé. Pour un budget estimé à environ 120 000 euros (un très gros budget pour un clip), c’est Benoît Di Sabatino (actuel compagnon de chanteuse) qui réalisera le clip à partir de dessins de Mylène elle-même. Depuis les quelques illustrations fournies pour le livre Ainsi soit-elle, de Philippe Séguy (Jean-Pierre Taillandier Edition, 1993), le programme du « Tour 1996 », la jaquette du lire de Marc Lévy Où es-tu ? (Robert Laffont, 2001) ou la pochette du disque du maxi Dessine-moi un mouton, on savait que Mylène aimait dessiner (elle le confirmera en 2003 avec les illustrations de son conte philosophique, Lisa-Loup et le conteur, Editions Anne Carrière). Elle le prouve donc encore ici en racontant l’histoire d’une jeune femme (rousse) qui s’ennui et broie du noir (notons la présence de l’araignée) en compagnie d’un mouton. Elle rencontre un enfant (sûrement son double) et se laisse entraîner dans son monde. A la fin du clip, et comme dans la chanson, elle se couche en compagnie de son mouton. La vidéo se termine pas « A suivre… ».

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 139/220

 

Publié dans Mylène AU FIL DES MOTS, Mylène et SYMBOLISME | Pas de Commentaires »

Claude Berri et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 1 mai 2012

 

Claude Berri et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE claude-berriClaude Berri, né Claude Berel Langmann le 1er juillet 1934 à Paris, et mort le 12 janvier 2009 à Paris, surnommé « le dernier nabab » ou « le parrain » du cinéma français, est un réalisateur, acteur, producteur et scénariste de cinéma français.

Il est considéré comme l’un des grands producteurs (par exemple avec Tess, L’Ours, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre) et réalisateurs (Tchao Pantin, Jean de Florette, Manon des sources) du cinéma français.

En 2004, il devient président de la Cinémathèque française, dont il démissionne en 2007 pour des raisons personnelles.

Claude Berri était aussi un amateur averti d’art moderne et contemporain, auquel il a consacré l’Espace Claude Berri, ouvert à Paris le 21 mars 2008.

Claude Berri a réalisé et a produit quelques-uns des plus grands succès du box-office français. En tant que réalisateur, Le Vieil Homme et l’Enfant (Michel Simon) en 1966, Le Maître d’école (Coluche) en 1981, Tchao Pantin (Coluche et Richard Anconina) en 1984, les adaptations de l’œuvre de Marcel Pagnol Jean de Florette et Manon des sources en 1986, ainsi que Germinal, d’après le roman d’Émile Zola (Gérard Depardieu et Jean Carmet) en 1993 ; en tant que producteur, Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ (Coluche, Mimi Coutelier, Jean Yanne, Michel Serrault) en 1982, Banzaï (Coluche) en 1983, Astérix et Obélix contre César (Christian Clavier, Michel Galabru, Claude Piéplu, Pierre Palmade, Daniel Prévost, Sim et Gérard Depardieu) en 1999, Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre (Claude Rich, Gérard Depardieu, Christian Clavier et Jamel Debbouze) en 2002, Bienvenue chez les Ch’tis (Michel Galabru, Dany Boon et Kad Merad) en 2008. En 2008, il est le premier lauréat du prix Daniel Toscan du Plantier récompensant le meilleur producteur de l’année.

Vie familiale de Claude Berri

Marié à Anne Marie Rassam (maniaco-dépressive depuis 1980, elle se défenestre en 1997 de l’appartement de la mère d’Isabelle Adjani, il se sentira toujours coupable de ne pas avoir pu suffisamment l’aider), Claude Berri est le père de l’acteur Julien Rassam et de l’acteur et producteur Thomas Langmann. Il a souffert d’une grave dépression à la suite du suicide de son fils Julien.

Il a eu également un fils de son deuxième mariage, Darius Langmann.
Il a été le compagnon de Nathalie Rheims.

Alors qu’il était en plein tournage de Trésor (avec Alain Chabat et Mathilde Seigner) lorsque la maladie l’a rattrapé, le cinéaste et producteur Claude Berri, en passionné qu’il était, développait déjà et en parallèle un autre projet qui devait être son film suivant.

Outre ses proches et toutes les stars du septième art qui avaient collaboré ou qui aimaient ce grand artiste du cinéma français, une personne a étrangement retenu notre attention lors des obsèques de Claude Berri.

1420109111_small dans Mylène et L'ENTOURAGECette personne, c’est Mylène Farmer. La chanteuse, évidemment tout de noir vêtue, n’était reconnaissable que grâce à sa chevelure flamboyante et à l’homme à qui elle tenait la main, son compagnon Benoît Di Sabatino. Car d’un point de vue discrétion, elle n’aurait pas pu faire mieux

Le visage totalement caché – un col roulé noir remonté sous les yeux et une paire de lunettes noires -, la star française souhaitait-elle passer incognito ou ne pas afficher sa douleur quant à cette perte ?

Toujours est-il que ces clichés nous ont surpris. On est bien loin de son exhibitionnisme affiché récemment dans les pages du Figaro Madame, numéro dans lequel d’ailleurs Nathalie Rheims lui avait dressé le portrait…

Alors que toutes les stars étaient visage découvert, dans une très grande émotion, cette attitude nous paraît totalement incompréhensible… comprenne qui pourra !!

L’ombre des autres, adapté du roman éponyme de sa compagne Nathalie Rheims et publié en 2006, devait nous plonger dans le quotidien d’une jeune femme et aborder son voyage initiatique en Angleterre, où se seraient mêlés croyances, amour, vérité, exploitation de l’esprit et secrets.

Et comme nous vous l’annoncions, Claude Berri avait même déjà convaincu une grande star d’endosser le rôle principal, en la personne de la chanteuse Mylène Farmer (dont nous vous avons récemment proposé une jolie vidéo), qui était anéantie lors des obsèques du cinéaste.

Mais malgré le drame qui a frappé le cinéma français, une bonne nouvelle est tombée, puisqu’à l’instar de Trésor dont le tournage se poursuit sous la direction de François Dupeyron (La Chambre des Officiers, et qui avait secondé Berri sur le tournage de Ensemble, c’est tout), L’ombre des autres va continuer à être développé par le distributeur Stéphane Célérier (Boss de Mars Distribution), en vu d’être réalisé prochainement.

Ainsi, Claude Berri sera encore un peu parmi nous…

Le monde du cinéma était présent aux obsèques de Claude Berri. La  présence de Mylène a été discrète au milieu de la foule des personnalités. Il aurait dû réaliser le scénario du film L’OMBRE DES AUTRES où elle tenait le rôle principal….

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaires »

Mylène Farmer dans un livre

Posté par francesca7 le 8 avril 2012

Et un pavé de plus dans la mare glacée, où Mylène Farmer engloutit tous ses secrets depuis bientôt vingt-cinq ans! Mylène, c’est un peu l’Ophélie des temps modernes… Une héroïne noyée, remontant de temps à autre à la surface, mais jusqu’ici insaisissable. Alors, que peut bien draguer Hugues Royer des troubles profondeurs du «mystère Farmer», avec son Mylène (éditions Flammarion)? Eh bien…

Mylène Farmer dans un livre dans Mylène dans la PRESSE MF99_41aSurprise! S’appuyant sur divers témoignages, le journaliste de Voici Hugues Royer, également psy de formation, offre une clé qui décadenasse l’œuvre de la chanteuse, plombée par l’inceste, l’hystérie et une fascination pour le morbide. Chez les Gautier, véritable patronyme de l’icône libertine, maman a longtemps eu tort, alors que papa incarnait l’homme idéal. Comme Mylène le confirmera à une amie, la photographe Elsa Trillat, alors qu’elles contemplent des photos d’enfance, en 1987, t out commence par une «déchirure» : sa naissance à l’hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, ville où son père, Max, a été dépêché pour participer en tant qu’ingénieur des Ponts et Chaussées à l’édification du barrage Daniel-Johnson.

La chanteuse est un bébé robuste. L’accouchement est un traumatisme pour sa mère, Marguerite. Fragilisée physiquement par des problèmes de dos, cette dernière minimise les contacts avec son enfant. Son époux doit ainsi installer une planche amovible au dessus de leur baignoire pour faciliter la toilette du bébé. Mylène ne prend conscience de son corps, en grandissant, qu’à travers le jeu et l’expérimentation. Gamine intrépide aux cheveux courts et châtains, elle ne ressemble en rien à sa sœur ainée, Brigitte, sage petite fille blonde. Au grand désespoir de Marguerite, femme discrète, sa benjamine aime tremper les doigts dans les pots de sirop d’érable, se rouler sur les pelouses et grimper aux arbres, dans leur jardin de Pierrefonds. Mais ce que maman supporte le moins, ce sont les phases de mutisme de cette enfant, sa capacité à se replier dans le silence, héritée de son père mais vécue comme une provocation.

Deuxième «déchirure», le retour des Gautier en région parisienne, à Ville-d’Avray, ne fait que creuser ce goût pour la réserve. A l’école, l’accent québécois de Mylène, alors âgée de huit ans, suscite les moqueries. Des séances chez l’orthophoniste l’aideront à corriger sa prononciation, expliquant aujourd’hui encore son phrasé précieux. Mais, humiliant, ce travail ne l’encourage guère à s’ouvrir aux autres. Au domaine de la Ronce, où les Gautier se sont installés, l’enfant prend la fuite à chaque fois que des inconnus sonnent à leur porte. Max, qui lui passe tout, est bien le seul à en sourire. Vivant avec la famille depuis la mort de son mari, Mamie Jeannette, la grand-mère paternelle, devient une confidente privilégiée. La vieille femme n’a pas seulement le chic pour agacer sa belle-fille, Marguerite. Premier prix du conservatoire de Marseille, elle initie également sa petite-fille à la musique, à la littérature, à la peinture… et aux promenades dans les cimetières.

Mylène s’épanouit enfin

MF2000_57a dans Mylène dans la PRESSEA sa disparition, Mylène continuera d’apprivoiser la mort en se rendant au chevet d’autres enfants, à Garches. De même, à l’adolescence, elle préférera philosopher avec les garçons plutôt que de les suivre dans la découverte des plaisirs sexués. Un comble pour une future libertine ! La troisième «déchirure» se produit à sa majorité. Au bout de deux jours en terminale A4, Mylène annonce à Marguerite et Max, aussi catastrophés l’un que l’autre, qu’elle snobe le bac pour devenir monitrice d’équitation. Elle quittera en fait ses parents pour leurs doubles: Laurent Boutonnat et Bertrand Le Page. Le premier, qui la choisit pour chanter sa comptine sur mesure Maman A Tort, se montrera aussi doux et patient que son père, décédé avant le succès, en 1982. Le second, son premier manager, sera aussi exigeant que sa mère. Certes, il lui apprendra à incarner son corps et à en faire un objet de désir. Mais il n’aura de cesse de lui répéter: «Tu es divine, mais tu ne seras jamais belle.» Jusqu’à ce qu’elle le congédie et qu’il se suicide, en 1999.

Les liens se desserreront avec Boutonnat, après l’échec de leur film Giorgino… Libérée de toute relation triangulaire, Mylène s’épanouit aux côtés du producteur Benoît Di Sabatino, depuis 2001. Nul rapport de force ou de séduction ambiguë entre eux. Dans le clip de son nouveau single, Appelle Mon Numéro, que Benoît a réalisé, la belle offre même un nouveau visage, moins tourmenté, plus souriant. Le même qu’elle présente aujourd’hui à sa mère lors de leurs déjeuners dominicaux…

Thomas Durand chroniqueur de chez GALA.FR

Lire aussi:  Mylène Farmer à vif

Publié dans Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaires »

Mylène Farmer et B.di Sabatino

Posté par francesca7 le 27 mars 2012

 

Mylène Farmer et B.di Sabatino dans Mylène et L'ENTOURAGE 209006Benoît Di Sabatino est un réalisateur et producteur français spécialisé dans les animations.

Il est le co-fondateur et le co-président actuel, avec son frère Christophe Di Sabatino, du groupe Antefilms devenu MoonScoop par la suite, leader européen de la création, production et exploitation de séries animées dans le monde entier.

Il a été président du directoire de Carrere Group jusqu’à sa démission le 4 décembre 2008.

Sa petite amie est Mylène Farmer.

Ca aurait pu passer inaperçu tant la une de Paris Match est discrète à propos de l’interview que la Star rousse a accordé au journaliste, Jérôme Béglé. La belle Mylène Farmer ne fait pas la une, juste un petit encard qui signale cette interview. Pour l’édition belge dont la couverture est accordée à Sophie Marceau, rien ne signale que le magazine a obtenu une interview de l’artiste…pourtant, l’interview est déjà annoncée sur tous les forums et/ou sites consacrés à la mystèrieuse chanteuse.

1562568002_small_1 dans Mylène et L'ENTOURAGESi Paris Match n’a pas fait grand bruit de cette interview, la toile s’en est chargée car Mylène Farmer sait créer l’évènement. L’interview montre une artiste qui est loin de l’image pop glacée qu’on veut bien généralement lui coller. Le journaliste d’ailleurs en interview sur le site de Paris Match explique que la flamboyante rousse est loin d’être le personnage distant, froid et mélancolique qu’on veut trop souvent faire endosser. C’est une femme qui sait s’amuser, rire.

Dans l’article, illustré par de superbes photos de Claude Gassian, Mylène apparaît mutine comme un personnage de manga (dixit le magazine). Une Mylène qui semble avoir envie de communiquer avec le journaliste. Elle explique son envie de scène et le pourquoi de ce Stade de France en 2009. Elle confirme par ailleurs qu’il y aura bien une tournée. Que le choix du 12 septembre 2009 n’a rien à voir avec le fait que ce sera le jour de son anniversaire. Elle parle de la relation privilègiée qu’elle entretien avec son public et va même jusqu’à raconter comment elle a rencontré l’homme de sa vie, le réalisateur de films d’animation, Benoît Di Sabatino.

L’article permet également de lever un court instant le voile qui recouvre le nouvel album de Mylène. Un album qui devrait être plus électro avec des titres « up tempo ». Enfin, La jolie rouquine évoque les rapports qu’elle entretien avec la mort et l’au-delà.

Une interview intéressante à lire dans le Paris Match du 20 au 26 mars 2008 ou à consulter dans son intégralité sur www.parismatch.com

Voici a vu en exclusivité le premier documentaire consacré à Mylène Farmer, diffusé les 10 et 11 avril sur M6 Music Hits.

À l’occasion de la sortie très attendue de son nouveau DVD Live Mylène Farmer : Stade de France le 12 avril 2010, la chaîne M6 Music Hits consacre un week-end entier à la star. Pour l’occasion, elle diffusera un documentaire inédit de 54 minutes réalisé par Shana De Lacroix.

C’est la première fois, en vingt-cinq ans de carrière, que la chanteuse est l’objet d’un portrait télé aussi fouillé. On y apprend notamment comment la star a utilisé la provocation dans ses clips pour s’imposer au premier plan. Et comment elle a réussi à faire de son refus de communiquer une véritable stratégie de communication.

110706090600890193Le reportage aborde aussi la relation de Mylène avec son compagnon, Benoît Di Sabatino. Des révélations qui filtrent à travers de nombreux témoignages, dont celui d’Alizée, de Laurent Boyer, d’Alain Escalle, mais aussi de Sophie Tellier, la rivale de Libertine, de la photographe Elsa Trillat, ou encore de Hugues Royer, journaliste à Voici, auteur d’une biographie de la star.

Cerise sur le gâteau, le doc diffuse des images inédites des derniers concerts de Mylène, mais nous n’en dirons pas plus, pour laisser quelques surprises aux fans, qu’on imagine scotchés devant leur télé, ce week-end-là…

Mylene Farmer n’est plus aussi secrète que ça, elle se montre. L’amour que lui porte Benoit Di Sabatino, rencontré lors du tournage du clip C’est une belle journée, y est pour beaucoup. Bronzage seins nus aux Seychelles, jet-ski en Corse, chute sur le perron de l’Elysée, Mylène assume tout maintenant et ne s’isole plus.

Dans l’album de la chanteuse de 2005, Avant que l’ombre, on note que l’inspiration lui vient de Benoit, confirmé par celui de 2008. Et elle n’hésite pas à montrer à tout le monde tout l’amour qu’elle lui porte. A 49 ans, la chanteuse, qui se cachait, vit au grand jour avec celui qui fait battre son coeur.

Source : magazine gala du 24 mars 2010

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaires »

Dans un livre sur Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 février 2012

Dans le magazine GALA, on pouvait lire :

Et un pavé de plus dans la mare glacée, où Mylène Farmer engloutit tous ses secrets depuis bientôt vingt-cinq ans! Mylène, c’est un peu l’Ophélie des temps modernes… Une héroïne noyée, remontant de temps à autre à la surface, mais jusqu’ici insaisissable. Alors, que peut bien draguer Hugues Royer des troubles profondeurs du «mystère Farmer», avec son Mylène (éditions Flammarion)? Eh bien…

Dans un livre sur Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE MFBercy2006_39aSurprise! S’appuyant sur divers témoignages, le journaliste de Voici Hugues Royer, également psy de formation, offre une clé qui décadenasse l’œuvre de la chanteuse, plombée par l’inceste, l’hystérie et une fascination pour le morbide. Chez les Gautier, véritable patronyme de l’icône libertine, maman a longtemps eu tort, alors que papa incarnait l’homme idéal. Comme Mylène le confirmera à une amie, la photographe Elsa Trillat, alors qu’elles contemplent des photos d’enfance, en 1987, tout commence par une «déchirure» : sa naissance à l’hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, ville où son père, Max, a été dépêché pour participer en tant qu’ingénieur des Ponts et Chaussées à l’édification du barrage Daniel-Johnson.

La chanteuse est un bébé robuste. L’accouchement est un traumatisme pour sa mère, Marguerite. Fragilisée physiquement par des problèmes de dos, cette dernière minimise les contacts avec son enfant. Son époux doit ainsi installer une planche amovible au dessus de leur baignoire pour faciliter la toilette du bébé. Mylène ne prend conscience de son corps, en grandissant, qu’à travers le jeu et l’expérimentation. Gamine intrépide aux cheveux courts et châtains, elle ne ressemble en rien à sa sœur ainée, Brigitte, sage petite fille blonde. Au grand désespoir de Marguerite, femme discrète, sa benjamine aime tremper les doigts dans les pots de sirop d’érable, se rouler sur les pelouses et grimper aux arbres, dans leur jardin de Pierrefonds. Mais ce que maman supporte le moins, ce sont les phases de mutisme de cette enfant, sa capacité à se replier dans le silence, héritée de son père mais vécue comme une provocation.

MFBercy2006_56a dans Mylène dans la PRESSEDeuxième «déchirure», le retour des Gautier en région parisienne, à Ville-d’Avray, ne fait que creuser ce goût pour la réserve. A l’école, l’accent québécois de Mylène, alors âgée de huit ans, suscite les moqueries. Des séances chez l’orthophoniste l’aideront à corriger sa prononciation, expliquant aujourd’hui encore son phrasé précieux. Mais, humiliant, ce travail ne l’encourage guère à s’ouvrir aux autres. Au domaine de la Ronce, où les Gautier se sont installés, l’enfant prend la fuite à chaque fois que des inconnus sonnent à leur porte. Max, qui lui passe tout, est bien le seul à en sourire. Vivant avec la famille depuis la mort de son mari, Mamie Jeannette, la grand-mère paternelle, devient une confidente privilégiée. La vieille femme n’a pas seulement le chic pour agacer sa belle-fille, Marguerite. Premier prix du conservatoire de Marseille, elle initie également sa petite-fille à la musique, à la littérature, à la peinture… et aux promenades dans les cimetières.

Mylène s’épanouit enfin

A sa disparition, Mylène continuera d’apprivoiser la mort en se rendant au chevet d’autres enfants, à Garches. De même, à l’adolescence, elle préférera philosopher avec les garçons plutôt que de les suivre dans la découverte des plaisirs sexués. Un comble pour une future libertine ! La troisième «déchirure» se produit à sa majorité. Au bout de deux jours en terminale A4, Mylène annonce à Marguerite et Max, aussi catastrophés l’un que l’autre, qu’elle snobe le bac pour devenir monitrice d’équitation. Elle quittera en fait ses parents pour leurs doubles: Laurent Boutonnat et Bertrand Le Page. Le premier, qui la choisit pour chanter sa comptine sur mesure Maman A Tort, se montrera aussi doux et patient que son père, décédé avant le succès, en 1982. Le second, son premier manager, sera aussi exigeant que sa mère. Certes, il lui apprendra à incarner son corps et à en faire un objet de désir. Mais il n’aura de cesse de lui répéter: «Tu es divine, mais tu ne seras jamais belle.» Jusqu’à ce qu’elle le congédie et qu’il se suicide, en 1999.

ClipDesenchantee12Les liens se desserreront avec Boutonnat, après l’échec de leur film Giorgino… Libérée de toute relation triangulaire, Mylène s’épanouit aux côtés du producteur Benoît Di Sabatino, depuis 2001. Nul rapport de force ou de séduction ambiguë entre eux. Dans le clip de son nouveau single, Appelle Mon Numéro, que Benoît a réalisé, la belle offre même un nouveau visage, moins tourmenté, plus souriant. Le même qu’elle présente aujourd’hui à sa mère lors de leurs déjeuners dominicaux…

Commentaire de Thomas Durand -  http://www.gala.fr/

Publié dans Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaires »

Benoît di Sabatino

Posté par francesca7 le 18 septembre 2011

          

 

             gifs coeurBenoît et Mylene Farmer  gifs coeur

PHOTOS INNEDITES 2005 (avec son amoureux  lors de  VACANCES EN CORSE)   

Lien vidéo / Image de prévisualisation YouTube 

 

Benoît Di Sabatino est un réalisateur et producteur français spécialisé dans les animations. 

Il est le co-fondateur et le co-président actuel, avec son frère Christophe Di Sabatino, du groupe Antefilms devenu MoonScoop par la suite, leader européen de la création, production et exploitation de séries animées dans le monde entier. 

Il a été président du directoire de Carrere Group jusqu’à sa démission le 4 décembre 2008. 

 

 

Venez me rejoindre sur le FORUM http://devantsoi.forumgratuit.org/


Il est le compagnon de la chanteuse française Mylène Farmer.Depuis 2004, la chanteuse s’est installée avec son nouvel ami  dans le 16e arrondissement de Paris. Ils se sont rencontrés lors de la mise en animation des dessins de Mylène lors de la réalisation du clip « C’est une belle journée« . La première sortie officielle du couple s’est faite à Bercy lors du concert de Madonna en septembre 2004. Mylène a quitté Los Angeles pour acquérir une propriété en Corse où les tourtereaux s’offrent aux paparazzi. 

 

Mylène Farmer se confie à Paris Match 

Ça aurait pu passer inaperçu tant la une de Paris Match est discrète à propos de l’interview que la Star rousse a accordé au journaliste, Jérôme Béglé. La belle Mylène Farmer ne fait pas la une, juste un petit encart qui signale cette interview. Pour l’édition belge dont la couverture est accordée à Sophie Marceau, rien ne signale que le magazine a obtenu une interview de l’artiste…pourtant, l’interview est déjà annoncée sur tous les forums et/ou sites consacrés à la mystérieuse chanteuse. 

 

Si Paris Match n’a pas fait grand bruit de cette interview, la toile s’en est chargée car Mylène Farmer sait créer l’évènement. L’interview montre une artiste qui est loin de l’image pop glacée qu’on veut bien généralement lui coller. Le journaliste d’ailleurs en interview sur le site de Paris Match explique que la flamboyante rousse est loin d’être le personnage distant, froid et mélancolique qu’on veut trop souvent faire endosser. C’est une femme qui sait s’amuser, rire. 

 

 

Benoît di Sabatino    mylenjetDans l’article, illustré par de superbes photos de Claude Gassian, Mylène apparaît mutine comme un personnage de manga (dixit le magazine). Une Mylène qui semble avoir envie de communiquer avec le journaliste. Elle explique son envie de scène et le pourquoi de ce Stade de France en 2009. Elle confirme par ailleurs qu’il y aura bien une tournée. Que le choix du 12 septembre 2009 n’a rien à voir avec le fait que ce sera le jour de son anniversaire. Elle parle de la relation privilégiée qu’elle entretien avec son public et va même jusqu’à raconter comment elle a rencontré l’homme de sa vie, le réalisateur de films d’animation, Benoît Di Sabatino

 

 

 

L’article permet également de lever un court instant le voile qui recouvre le nouvel album de Mylène. Un album qui devrait être plus électro avec des titres « up tempo ». Enfin, La jolie rouquine évoque les rapports qu’elle entretien avec la mort et l’au-delà. 

 

 

Une interview intéressante à lire dans le Paris Match du 20 au 26 mars 2008 ou à consulter dans son intégralité sur www.parismatch.com 

 

 

Interview  MF-TV – Benoit di Sabatino (Moscow 01-08-2009) vidéo 

Image de prévisualisation YouTube 

Les frères Di Sabatino, pionniers de l’animation

Code Lyoko, Titeuf, Alien Bazar, Funky Cops ou Petit Vampire sont les héros du jeune public fan d’animation. Ils ont tous été inventés en France, dans les studios de Moonscoop. Ces personnages sont aussi célèbres dans l’hexagone qu’outre-Atlantique : ils parlent même l’anglais avant le français dans les bandes originales ! Histoire d’une conquête de l’Ouest, avec Benoît et Christophe Di Sabatino, pionniers passionnés et fondateurs des studios Moonscoop, devenue la première société de production d’animation en Europe.

Christophe et Benoît Di Sabatino Co-Présidents Après avoir suivi des études de droit et d’audiovisuel en France et aux Etats-Unis, Christophe et Benoît créent Antefilms Production en 1990. Suite à l’acquisition de France Animation en 2003, ils fondent le groupe Moonscoop dont ils dirigent aujourd’hui la croissance. 


Tout en renforçant les activités de Production, de Distribution et Consumer Products, ils se tournent vers de nouveaux modes et supports de diffusion et développent une activité « Nouveaux Medias ».
Parallèlement à leur rôle opérationnel, ils élaborent la stratégie d’expansion du groupe.

MoonScoop Productions

Issu de la fusion de France Animation et d’ Antefilms Production, MoonScoop Productions est l’un des principaux producteurs indépendants d’animation dans le monde.

Leader sur le marché européen, cette société développe des programmes originaux et des propriétés de notoriété internationale, qui ont su conquérir le marché mondial de l’audiovisuel :

« Code Lyoko », « Les 4 Fantastiques », « Titeuf », « Alien Bazar », « Dr. Dog », « Petit Vampire », « Funky Cops », « Les Nouvelles Aventures de l’Homme Invisible » et « Casper, le Petit Fantôme » sont quelques unes de propriétés phares développées par les producteurs Maia Tubiana et Nicolas Atlan pour MoonsScoop Productions.

MoonScoop Productions conçoit et produit six séries nouvelles (26×26′ ou équivalent) en moyenne par an. Chaque série est produite en partenariat avec les principaux acteurs mondiaux de la jeunesse (producteurs, diffuseurs, éditeurs, licenciés …).

Le savoir-faire de MoonScoop Productions couvre l’ensemble des étapes de fabrication des séries d’animation et comporte une véritable expertise dans le domaine des coproductions internationales. 

 

 

 

mylene-farmer_presse_nous-deux_27-04-2010_001

Pour moi, Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

Publié dans | 12 Commentaires »

CLIP de APPELLE MON NUMERO –2009

Posté par francesca7 le 18 septembre 2011

Réalisateur : Benoît di Sabatino
Durée : 4’36
Année : 2008
Production : Stuffed Monkey
Budget : inconnu

Synopsis : Mylène Farmer

Dates du tournage : 04 & 05 octobre 2008 (2 jours)
Lieu du tournage : un hôtel à Paris

 

Vidéo ;

Image de prévisualisation YouTube 

 

Chronologie 

04/10/2008 – Tournage du clip (Deux jours de tournage dans un hôtel à Paris)
22/10/2008 – 1ère diffusion du clip 

 

 

Synopsis 

 

CLIP de APPELLE MON NUMERO –2009 dans Les Clips de Mylène appelle-mon-numero-en-derangementSouvenez-vous, nous avions laissé le personnage du clip « C’est une belle journée », du même réalisateur, se coucher dans un grand lit. Le clip se terminait par un « À suivre… ». 

 

Dans « Appelle mon numéro », Mylène se réveille dans… un immense lit, sur lequel tout le clip va se dérouler. Nous avons affaire au rêve du personnage, qui évolue dans un univers onirique très esthétique et traverse les quatre saisons… 


Été : C’est dans une ambiance lumineuse que Mylène s’éveille lentement, réveillée par une petite plume frôlant son visage. D’autres plumes volent au-dessus du lit et tapissent celui-ci. 

 

Cela nous renvoie une nouvelle fois à « C’est une belle journée », puisque celles-ci étaient présentes dans le support promo de la chanson ainsi que lors d’un passage télévisé. Après s’être étirée, vêtue de chaussettes hautes grises ainsi que d’une culotte et d’une sorte de chemise de nuit blanches, elle avance à quatre pattes sur son grand lit. Un morceau de tissu recouvre une grosse boule sombre, symbole des idées noires du personnage. Elle regarde au travers de cette boule de cristal, la prend dans ses mains pour mieux voir, puis semble effrayée par ce qu’elle y découvre. Elle la repose alors rapidement sur le lit et la recouvre par un gros oreiller, un « pillow en plumes » comme le dit la chanson. Lorsqu’elle l’enlève, la boule noire a disparu, remplacée par une volée de plumes noires. 


Automne : des feuilles mortes volent alors au-dessus du lit sur lequel la jeune femme évolue, vêtue d’un haut gris, d’un pantalon blanc et de talons aiguilles. Elle semble attendre, encore et encore, et pour s’occuper, elle joue avec les feuilles, se roule sur le lit, faisant ressurgir l’enfant qui est en elle… 


Hiver : Allongée dans le lit, recouvert d’une couverture de feuilles mortes et de flocons de neige tombant du ciel, le personnage semble toujours être dans l’attente. Ses pieds sont visibles au premier plan, se balançant en rythme avec la chanson. L’un d’eux porte une vieille chaussure trop grande, l’autre une vieille chaussette trouée. Le plan suivant nous montre la demoiselle, petites lunettes rondes sur le nez, tenter de réparer la chaussure cassée à l’aide d’un marteau. Vêtue d’un petit haut noir, elle montre ensuite à la caméra un oreiller suturé de haut en bas, clin d’œil à l’album dont la chanson est extraite, «Point de Suture», et au précédent single, «Dégénération». 


Printemps :  Les feuilles mortes sur le lit sont recouvertes de pétales de roses. Mylène porte un haut beige, de hautes bottes lacées et le fameux shorty « vache » que l’on retrouve sur l’affiche de la tournée 2009. Comme pour les précédentes saisons, elle attend, et pour combler l’ennui qui en découle, elle s’amuse et se détend sur son lit, joue avec les feuilles et les pétales qui se sont superposées jusqu’à présent. 

 

mylene-farmer-sublime-01706564-appelle-numero-big dans Les Clips de Mylène


Pendant le pont musical de la chanson, des images des quatre saisons se succèdent à nouveau, comme pour montrer l’attente qui s’éternise, le recommencement perpétuel… La femme de l’été saute sur son lit et celle de l’hiver réussit enfin à réparer sa 2686232762_1_55_0Fxj6nD0chaussure, ce qui semble beaucoup la réjouir ! Au printemps, elle s’amuse avec une guirlande de papier reprenant le dessin du personnage de Lisa. Mais un éclair zèbre le ciel : elle déploie donc son parapluie noir, et attend toujours, vêtue d’un grand manteau. Elle décroche un vieux téléphone noir : quelqu’un aurait-il enfin « appelé son numéro » ? Elle chante un peu au téléphone, et termine par un petit baiser au combiné, avant de raccrocher. Juste après cet appel, le visage de Mylène n’est plus joyeux et devient grave, comme si elle venait de réaliser quelque chose qui venait de se produire, ou qui allait se produire. Puis l’intégralité du clip fait un retour en arrière accéléré, jusqu’à revenir à la première séquence qui, à l’envers, fait que Mylène est à nouveau endormie. La même plume du début retombe sur sa joue, mais cette fois cela ne la réveille pas. La jeune femme ne fait qu’esquisser un léger sourire. 

 

N’était-ce qu’un rêve ?

 

Publié dans Les Clips de Mylène | Pas de Commentaires »

Mylène et Nathalie Rheims

Posté par francesca7 le 17 septembre 2011

Mylène et Nathalie Rheims dans Mylène 2007 - 2008 1039750994 

Les nouvelles de Mylène se font rares, mais grâce à la presse people, nous sommes mis au courant de ses allées et venues. Elle s’affiche aux côtés de sa copine Nathalie Rheims et de son mari Claude Berri ; elle est au premier rang lors de nouveau défilé de son ami Frank Sorbier ; elle s’envole pour Venise avec Benoit Di Sabatino pour assister à une soirée organisée par le richissime homme d’affaires François Pinault ; une rumeur court qu’elle enregistrerait un nouvel album avec le groupe Air, mais cette fausse joie est aussitôt démentie par le groupe ; elle déjeune japonais au Kunagawa à deux pas de ses bureaux de Stuffed Monkey et dine chez Thiou le célèbre restaurant thaïlandais ; elle est présente dans la tribune présidentielle du Parc des Princes pour le concert de Muse avec Nathalie et Benoît, et elle rend une petite visite à l’Elysée lors de la remise de la légion d’honneur à David Lynch. En résumé, elle vit presque comme Madame Tout le monde !… 

 

 

En dehors de ces sorties, Mylène ne délaisse pas sa vie professionnelle, car après l’artiste, la femme d’affaires revient sous les feux de l’actualité. En Juillet 2007, elle a en effet déposé une nouvelle marque, Lonely Lisa, dont le logo est dessiné par elle-même : c’est une petite fille aux cheveux courts qui se tient devant une tombe surplombée par une grande croix. On murmure que des projets commenceraient à se mettre en place sous cette marque. Mais, une fois de plus, aucune information n’est confirmée de manière fiable, même si certains soutiennent que cela aurait un rapport direct avec du merchandising.

lonely2-5c4eeb dans Mylène 2007 - 2008

Publié dans Mylène 2007 - 2008 | Pas de Commentaires »

C’est une belle Journée – clip 2002

Posté par francesca7 le 9 septembre 2011

 

Le clip C’est une belle journée est un film d’animation réalisé en 2002 

par Benoît Di Sabatino ; à partir de dessins créés par Mylène.

 

 

Vidéo clip : 

 

Image de prévisualisation YouTube 


Le personnage principal évoque immédiatement Mylène : une belle rousse filiforme au visage juvénile et innocent mais avec le corps d’une femme sexy voire provocante. On suit ce personnage dans ses activités quotidiennes d’une grande banalité : lever, bain, gym….
Même son affectueux animal de compagnie, un petit mouton, ne parvient pas à sortir cette jeune femme d’un état oscillant entre ennui et mélancolie. 


Seule l’irruption d’une petite fille jouant à saute-mouton et croquant la vie à pleines dents, bien qu’évoluant dans un univers sinistre, parvient à tirer son aînée de cette torpeur.
 

 

 

C’est une belle journée est le premier clip d’animation de la carrière de Mylène. Le suivant sera Peut-être toi en 2006.


C’est une belle journée est également le premier clip d’animation pour un artiste français réalisé à partir de ses propres dessins. On retrouve un style graphique identique à celui que l’on avait pu découvrir en 2000 avec les dessins illustrant les CD Maxi et les Maxi 45T de Dessine-moi un mouton. On retrouve également le même mouton sur ces dessins et dans le clip C’est une belle journée.

C’est une belle Journée - clip 2002 dans Les Clips de Mylène mylene-farmer-ainsi-soit-jeEn 1985, Mylène participait à l’émission L’Académie des 9 sur Antenne 2 . Elle avait réalisé un dessin d’un objet: le style était déjà très proche des dessins du clip C’est une belle journée. Petit clin d’oeil également au titre Alice et à l’araignée figurant sur le programme da tournée 1996 avec dans le clip C’est une belle journée, l’apparition d’une araignée pendue au bout d’un fil. La première référence qui vient à l’esprit en découvrant ce clip est Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry : les dessins de Mylène rappellent cette oeuvre et le personnage de l’enfant évoque le Petit Prince et son mouton.

Le message de ce clip pourrait être : savoir retrouver l’enfant qui sommeille en nous. 


Le clip se termine par un mystérieux  » A suivre ». Il n’en fallait pas plus pour susciter de multiples spéculations chez les fans en 2002. Beaucoup espéraient que le clip Pardonne-moi serait cette suite tant attendue. Trop évident pour Mylène qui surprendra une fois encore, en publiant en 2003, son premier livre, Lisa-Loup et le conteur , qui reprendra le personnage de la petite fille.  Le personnage de l’enfant était déjà présent sur la couverture du livre Où es-tu? de Marc Lévy publié en 2001, couverture illustrée par un dessin de…Mylène bien sur.
 

 

 

 

ANALYSE DU CLIP : par Dr. Jodel http://jodalsaintmarcfree 

 

Injustement réhabilitée dans le classicisme Boutonnien par le clip de Les Mots, Mylène Farmer confirme bien son penchant déjà ancien (7 ans maintenant) pour le léger, la sensation directe, voir l’anecdotique. Comme pour redorer un blason trop rouillé 2430550121_1 dans Les Clips de Mylènepar les couches de maquillage, de paillettes, de mousse et de spray, Mylène Farmer fit appel à Boutonnat le temps d’un clip. Clip qui la replongeait, nous l’expliquons dans une époque où pour la première fois le clip revêtait les habits du cinéma classique, voir moderne. Seulement chassez le naturel, il revient vite au galop, et si la vrai nature de Laurent Boutonnat réside bel et bien dans le romanesque, dans le discours sur le monde et sur l’homme, Mylène, elle, donne la trop fâcheuse impression d’avoir eu à se retenir une décennie entière sous la direction de Boutonnat (pour rappel de 1984 à 1994) pour pouvoir enfin « se lâcher » et vaguer à présent à des préoccupations narratives et esthétiques bien plus directes. 

 

C’est une belle journée est une confirmation. Celle que la nature de Mylène Farmer a pris le dessus, a gagné, que c’est sa nature qui est de notre époque et non celle de Laurent Boutonnat. Si ce dernier s’apparente de toute évidence à la modernité et parfois au classicisme cinématographique, Mylène elle, appartient définitivement à la post-modernité

 

Les images  de C’est une belle journée résume bien ce fait qu’il ne produit plus du sens, il produit de la sensation. L’emploi du 1sll4_480x270_pxfrzdessin met en scène impeccablement cette idée, il serait hasardeux de chercher une explication à ce vidéo-clip qui ne fait que rassembler (brillamment c’est vrai) dans une histoire (totalement amphigourique il faut l’admettre) la totalité des dessins amateurs que la chanteuse a bien voulu offrir à son public en 6 ans (des premiers dessins représentant la chanteuse elle-même, et mettant en scène une araignée irréelle dans le programme de son concert de 1996 ; à la couverture de Où es-tu de Marc Lévy représentant l’enfant avec son baluchon et son ballon de baudruche route). Ici, comme dans les autres clips précédents tels ceux de Marcus Nispel, les mouvements de caméra virevoltants n’ont aucune fonction diététique et ne justifient leur présence que par la volonté de donner tel ou tel style à l’image, de donner telle ou telle vue de l’objet (ou de la personne) représenté. Le discours lui, devient soit descriptif, soit méta-discursif, et n’a d’autre vocation que de divertir dans un déluge de feux d’artifices multi-piste son spectateur. On est, avec C’est une belle Journée, directement dans ce que Laurent Jullier appelle le Film-concert. 

 

Il est certes très difficile de rester fidèle à une seule idée de l’image et du discours en 18 ans de carrière. C’est pourtant à ce seul prix que l’on peut prétendre à une œuvre au sens plein voire plus difficilement ; au mythe. La post-modernité de C’est une belle journée semble irréversible pour Mylène Farmer

 

Sans pour autant coller ici des jugements de valeurs qui seraient probablement mal accueillis par l’individu fanatique de base, atteint de cécité mylénienne, comment pourrait-on renouer avec la « modernité classique » des œuvres de Laurent Boutonnat après avoir goûté à cette esthétique très actuelle (pourtant vieille de 25 ans si on considère le premier film post-moderne comme étant La guerre des Etoiles) que répand sur l’écran C’est une belle journée, à coup de travellings avant vertigineux dans le miroir (trace on ne peut plus évidente de style post-moderniste). 

 

Seulement Mylène Farmer, nous le savions déjà, n’a peur de rien et n’aura probablement aucun scrupule à retourner dans quelques mois un clip classique sous la direction de Boutonnat, portant à faux à nouveau son œuvre entre une espèce de « caution Boutonnienne » de sens d’un côté et de « volonté-fashion » actuelle de l’autre. Tout ceci n’est pas très grave à court terme ni pour les admirateurs que nous sommes, ni pour le grand public à la faculté d’adaptation foudroyante aux nouvelles modes. 

 

Le parcours de Mylène Farmer que nous venons brièvement de retracer sous l’angle du style cinématographique, ne révèle qu’un seul grief : l’incohérence… 

 

 

 

Quoi que…. Si l’on considère le côté mystique ou peut-être bien spirituel !!! 

 

Publié dans Les Clips de Mylène | Pas de Commentaires »

Clip c’est une belle journée

Posté par francesca7 le 3 septembre 2011

Réalisé par : Benoit Di Sabatino
Diffusé le : Avril 2002
Durée : 4’15 

Clip c’est une belle journée dans Mylène 2001 - 2002 253105Un mouton est assis au pied d’un arbre mort. Des feuilles volent, le mouton aussi et bientôt apparaît une jeune femme qui fait des étirements sur son lit. Le mouton joue sur son corps. Elle lui donne un coup de pied sans le faire exprès et le cherche autour d’elle. Il apparaît alors derrière la fenêtre. Puis Mylène est dans son bain et pense à son araignée tandis que le mouton mange le savon. Il a le hoquet, se retrouve dans une bulle, vole et retombe dans la baignoire avec la femme. Dans la cuisine, Mylène assise sur son réfrigérateur a enfermé le mouton dans celui-ci. Il en ressort tout glacé ! Le temps passe et la femme se retrouve sur son lit à s’ennuyer. Tandis que le mouton dort dans son panier, elle joue au yo-yo avec une araignée. Puis allongée par terre, elle pense… Des moutons dansent derrière elle. Mylène voit alors un petit garçon jouer devant sa fenêtre. Elle s’approche de lui. Il joue avec un ballon en baudruche, s’envole dans les airs mais le lâche. En retombant, il est tout abasourdi et danse à moitié KO. Puis il joue à saute-mouton. Les feuilles volent, le petit garçon aussi, puis le mouton, et une voiture puis des mots : « journée, belle, aimer, paix ». Le soleil se couche, le petit se met alors dans son lit avec le mouton. Il nous fait un clin d’œil puis apparaît à l’écran  » A suivre… « . 

Publié dans Mylène 2001 - 2002 | Pas de Commentaires »

NATHALIE RHEIMS

Posté par francesca7 le 21 août 2011

 

NATHALIE RHEIMS 190776-nathalie-rheims-25-03-09-637x0-1

Nathalie (Alix Jeanne) Rheims est un écrivain et productrice française née le 25 avril 1959 à Neuilly-sur-Seine.

 

Liens familiaux

Nathalie Rheims est fille de Maurice Rheims, commissaire-priseur et académicien et sœur de la photographe Bettina Rheims. Elle a épousé Léo Scheer en 1989, puis fut la compagne du producteur de cinéma Claude Berri.

Elle est apparentée à la famille Rothschild, descendante à la fois par son arrière-grand-père (branche dite « von Worms ») et par son arrière-grand-mère (branche dite « de Naples ») du banquier Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), fondateur de la dynastie.

Biographie

Elle débute sa carrière artistique comme comédienne de théâtre. Tout juste âgée de 17 ans, elle entre au conservatoire de la rue Blanche. Pendant 7 ans, soit jusqu’en 1983, Nathalie Rheims poursuit sa carrière d’actrice en alternant théâtre et téléfilms. Elle est surtout connue pour ses succès discographiques sous le nom d’Alix (Asphalte, Expérience inconnue). Deux ans plus tard, Nathalie Rheims devient productrice, d’abord pour TV6 dirigée par Léo Scheer, première version de M6, puis pour France 2, en produisant avec Léo Scheer l’émission sur l’art Haute curiosité présentée par Claude Sérillon et Maurice Rheims.

En 1999, Nathalie Rheims publie son premier roman, L’un pour l’autre (édition Galilée) récompensé par le prix du Gai Savoir. En 2000, elle publie aux éditions Flammarion Lettre d’une amoureuse morte. Puis se succèdent Les fleurs du silence et L’Ange de la dernière heure en 2001 et 2002. Toujours en 2002, Nathalie Rheims, co-produit le film Une femme deménage. En 2003, elle offre au public un nouveau roman, cette fois ci aux éditions Léo Scheer, intitulé Lumière invisible à mes yeux. Le rêve de Balthus, Le Cercle de Megiddo et L’ombre des autres paraissent en septembre 2004, 2005 et 2006, et la font entrer dans les listes des meilleures ventes.

Compagne et collaboratrice du producteur-réalisateur Claude Berri, elle crée avec lui la société de production cinéma Hirsch Productions et s’implique, au titre de producteur associé, dans les films, L’Un reste, l’autre part, Les enfants, Le Démon de midi, La Maison du bonheur, Ensemble, c’est tout, La Graine et le Mulet, Bienvenue chez les Ch’tis.

En 2007, Nathalie Rheims publie son neuvième livre Journal intime, roman aux Éditions Léo Scheer. En parallèle, son huitième roman L’Ombre des autres devrait à être porté à l’écran, avec Mylène Farmer dans le rôle principal.

En 2008 paraît son dixième roman : Le Chemin des sortilèges aux Éditions Léo Scheer.

270171_rheimsNElle est aussi d’entourage avec la chanteuse française Mylène Farmer

Et justement, elle a dressé un magnifique portrait de mon idole Mylène Farmer,  en 2008, dans Madame Figaro ; intitulé : MYLENE FARME de toutes les façons (paru dans Madame Figaro 2008 – pages 68 et 70) que je partage avec plaisir, ici avec vous ….. 

 

Belle déclaration 

Portrait de Mylène Farmer par Nathalie Rheims 

« Comment parler de toi ? Comment dire, sans dire, ce que tu es ? Décrire ton être. Ecrire ton existence. Raconter. Passer par les mots. Tourner autour de ton âme comme on découvre le ciel, comme on explore une galaxie inconnue. Faire ton portrait, toi que je sais, toi que j’aime tant. Exercice impossible puisque c’est le silence qui tisse la trame de tout ce qui nous lie. S’il y avait un titre à ce commencement, ce serait « l’Une pour l’autre ». De ton amour, de ta confiance, je me sens la gardienne, et je veille sur ce privilège. 

 

Silencieuse et secrète – n’est-ce pas ainsi que te décrivent tous les livres qui te sont consacrés ? Mystérieuse aussi, puisque telle est ta nature profonde. Ceux que tu aimes deviennent des coffres inviolables où reposent des fragments de toi comme les pièces d’un trésor. Pourtant, il n’y a rien d’indicible, de caché, tout est dans ce que tu écris, dans les strophes qui nous viennent par ta voix, si ce n’est ce que toi-même tu as oublié. 

 

Je te regarde à travers le miroir magique où chacun aime à se reconnaître, et je traverse ce prisme pour rejoindre ton reflet. Je m’approche, pose mes mains sur la vitre, le verre tremble comme une eau limpide. 

 

J’effleure la surface du bout des doigts, tu apparais dans la transparence. Dehors le soleil irradie le paysage, mais les persiennes restent closes. Tous les mots son jetés, épars, à travers la pièce. Tu me souris, les ramasses un à un et les jettes dans un grand sac. Tu me fais signe de te suivre. Tu avances, projetant sur le sol ton ombre qui guide mes pas, la lumière filtre derrière les volets et reste invisible à nos yeux. 

 

Laisse-moi te suivre dans l’ombre de ton âme, et puisqu’il faut choisir, laisse-moi devenir l’autre, à la poursuite d’un je, qui se demande à quoi je sers. 

 

 « Plus grandir », dis-tu mais comment continuer ? Te raconter au creux de tes phrases. Montrer, apparaître. S’effacer. Faire silence. Mourir puis renaître. Trouver la force. Les images de toi se forment comme des clignotements d’éclats électriques. Toi, si proche, personne ne peut imaginer à quel point tu es simple dans la vraie vie, celle que nous partageons, loin des fantasmes et des folies. 

 

Humaine, si près de ceux que tu aimes, si attentive à tout, à tous. Tu poses des questions, écoutes les réponses avec précision, soucieuse du bien-être de tes amis, soudée à ta famille, faisant cors avec celui que tu aimes. Si loin de tout ce qui peut se dire ça et là, dans ces tombeaux de papier. 

 

En savoir davantage, c’est l’impression que voudraient donner ceux qui écrivent sur toi sans te connaître, et feignent de croire que ton absence dans cette caravane de l’étrange, où tout le monde s’affiche et se montre, est une position cynique et réfléchie. Mais il n’en est rien. Aucun rouage, aucune stratégie dans ta décision. Juste le désir de n’apparaître que dans son travail. Le reste, la vie, le quotidien, ne recèle ni sanctuaire ni caveau dans lesquels reposeraient toutes sortes de facettes obscures. Il faut t’apprendre pour comprendre que les secrets que tu poursuis sont des valeurs d’absolu. 

 

Je pense à notre rencontre, quelque part en Corse, après nous être croisées plusieurs fois, sans nous approcher, nous regardant de loin, comme si chacune pensait que le moment n’était pas venu, qu’il fallait l’attendre. » 

 

mylene farmerNathalie Rheims a écrit aussi ça …. 

 

LAURENT ET TOI Mylène

 

Depuis, tu m’éblouis par ce mélange constant de force, de fragilité, de certitude et de doute. Parfois je me demande si tu as conscience de ce que tu es, de l’image que tu projettes et qui avance, silhouette chinois, vers le refuge de ta maison aux murs clairs, ton arche de Noé, car tu pourrais y accueillir tous les animaux de la terre. 

 

Lever l’ancre et naviguer loin, très loin. « où irons-nous ? » me dis-tu dans un éclat de rire. Où tu veux. Tu le sais. Mais il n’est pas encore temps. 

 

« Point de suture », tu en as tissé la trame avec Laurent Boutonnat. Comment écrire sur toi sans évoquer Laurent ? Là aussi, tant de projections, d’à peu près. Vous êtes les deux faces d’un monde qui n’appartient qu’à vous. Vous avez fermé la frontière pour baliser vos territoires, qui se rejoignent dans un univers où personne ne règne en maître. Je crois que cela s’appelle une alliance. 

 

C’est un album clair, l’ombre a pris le large, laissant derrière elle des chansons qui s’éparpillent dans des chagrins anciens. La nature est changeante, dis-tu, mais le brouillard s’est levé, on est passé à l’heure d’été. Les vents continueront de te tourmenter, mais nous repousserons les hivers. Changer pour devenir une autre tout en restant la même. Et se donner à soi-même. 

 

Tu apparais à nouveau à l’intérieur de ces plaies refermées dans l’œil de la caméra de Bruno Aveillan, qui filtre chaque étincelle. Tu surgis, fée surnaturelle, projetant le flux sidéral d’un amour universel. Tu réveilles le monde, les nuits sont chaudes. 

 

Ils seront des milliers à t’attendre lorsque les jours auront rallongé. Tu t’y prépares, tu t’entraînes chaque jour, réfléchis, construis, dessines, collabores avec tous ceux qui t’accompagnent dans ce nouveau chapitre. Avant le Stade de France, les 11et 12 Septembre 2009, il y aura la tournée – l’anxiété, le cœur qui cogne, les tempes qui se serrent. Mais tout sera, j’en suis sûre, comme tu l’avais imaginé. 

 

Je te regarde, en écrivant ces mots, tandis que sur un grand édredon blanc, tu scandes « Appelle mon numéro ». Combien de fois, chaque jour, nous arrive-t-il de le faire ? Les saisons passent et tu attends un signe qui ne viendra peut-être pas. Benoît di Sabatino a saisi, dans ses images, la petite fille qui demeure. « Sans Contrefaçon », telle que tu es, à la fois douce et volontaire. 

 

nathalie_rheims_diaporama_largeEt aussi ceci…. 

Vierge ou démon 

Je dessine ton visage à l’encre de mon stylo. J’en connais chaque détail, chacun des contours. Tu te transformes, passant les saisons, les débordant « sans logique », jusqu’à écrie « je me quitte », mais c’est pour mieux te transfigurer. Passer de la femme à l’androgyne, de la vierge à la figure du diable, pour toi ce n’est qu’n jeu d’enfant. Pourtant la dualité te possède et t’interroge. Tu parles de l’ange, la face tournée vers les ténèbres, tes éclats de rire, tes moments de tristesse, parce que ta fragilité au monde est comme du cristal qui peut se briser à chaque dissonance « Ange, parle-moi, dis-moi si tu est là ». C’est bien toi qui l’as écrit, alors écoute. Ceux qui ont disparu veillent, souvent tu me dis ; « Si on allait voir des fantômes ? », mais où se cachent-ils ? Tu aimes jouer avec les feux follets, explorer l’inconscient, te promener dans le surnaturel, mais c’est toujours dans tes poèmes que l’au-delà surgit, que les anamorphoses transfigurent les images, dans tes textes que les rêves sont les plus accessibles. 

Tu apprivoises la mort par la magie des mots, repoussant l’idée du néant. Tu aimes te balader dans les cimetières, parce que leur calme et la beauté des pierres t’apaisent. Tu penses, si souvent, je le sais, à ceux que tu as perdus, même si tu n’en parles pas. « Si j’avais au moins revu ton visage, entrevu, au loin, le moindre nuage ». Qui peut savoir si, à force de le dire, de le chanter, quelque part, peut-être, quelqu’un t’entendra. 

Tes yeux prennent la couleur du cuivre pour se fondre dans le reflet de tes cheveux. Les vanités d’émail sertissent chacun de tes doigts comme autant de protections, de talismans. 

La vie avance, l’âge semble t’ignorer. Ton portait serait-il caché quelque part, scellé dans un réduit dont toi seule posséderais la clé ? Aurais-tu passé un pacte avec l’ange ? Et lorsque tu lui parles, est-ce qu’il te répond ? C’est lui, sans doute, qui a fait se croiser nos routes. 

Ecrit Par Nathalie Rheims dans Le Figaro 2008. 

 

Drag and drop mePersonnellement, je suis restée en extase devant ces écrits représentant si bien notre Mylène et je ne voulais pas perdre ce magnifique portrait ; désormais, il est consigné dans ce blog pour l’éternité… pour mon plaisir  et peut-être aussi pour le vôtre !Drag and drop me 

 

mylene farmer

 

 

Pour moi, Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité : http://devantsoi.forumgratuit.org/

Publié dans | 3 Commentaires »

 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...