• Accueil
  • > Recherche : elsa trillat photographe

Résultats de votre recherche

Mylène : Naissance d’un tube

Posté par francesca7 le 28 juillet 2012


Confidences de Elsa Trillat (Photographe)

Mylène : Naissance d'un tube dans Mylène en CONFIDENCES b0172008_14101455Mais revenons sur la Côté d’Azur. Pendant ces vacances, on a pas mal roulé en voiture avec Mylène. D’ailleurs, je me rappelle que je mettais tout le temps de la musique, en particulier une compile de Marie Laforêt, « Les cornichons » de Nino Ferrer sur lequel on s’éclate comme des folles, et surtout Sylvie Vartan que j’aime depuis que je suis toute petite. Notamment « Comme un garçon ». Elle me dit alors que petite, elle avait les cheveux courts et que tout le monde la prenait pour un garçon et que, pour que la confusion soit encore plus troublante, elle se mettait souvent un mouchoir au creux du pantalon. Plus tard, je lui demande si elle prévoit une nouvelle chanson pour bientôt. Elle me répond immédiatement : « En tout cas, j’ai déjà le titre et ça va te faire plaisir : « Sans contrefaçon, je suis un garçon ». Tu m’as tellement bassinée avec ta Sylvie Vartan ! ». Le titre sera finalement raccourci. Pour les couplets, on s’est mis au bord de la piscine avec un dico de synonymes et elle m’a dit : « Tu vas voir comment on écrit une chanson ! ». Et on a commencé à faire rimer les mots. Ca s’est enchaîné très vite ! En une demi-heure, on avait inventé son prochain tube. Le soir même, Laurent qui avait apporté un petit synthé, voit les paroles. En quelques minutes, il trouve l’accroche musicale sous nos yeux ! Pour la voix de l’intro, « Dis maman, pourquoi je suis pas un garçon ? », c’est un petit clin d’œil à un private joke entre Mylène et moi. Et fait, quand on descendait au bourg pour faire quelques courses, et notamment le Coca, notre drogue à toutes les deux, je défiais Mylène la timide de s’adresser à la vendeuse de l’épicerie avec cette voix de gamine. Et elle le faisait ! Imaginez-la parlant à l’épicière avec la voix de l’intro de « Sans contrefaçon » : « Bonjour madame la marchande de légumes de poireaux » ! C’était tordant. En feuilletant les magazines, notamment « Elle », on a repéré un costume à carreaux et un costume à rayures. Mylène a aussitôt dit à Bertrand, son manager, que c’était ce qu’elle voulait pour les visuels de « Sans contrefaçon ».

iao4photoinedite-206x300 dans Mylène en CONFIDENCESMylène est remontée sur Paris avec moi, dans la voiture de location. E.T. a fait tout le voyage sur mon épaule. Tous les gens qu’on croise nous regardent, Mylène ne comprend pas trop pourquoi. Comme si c’était commun de se balader avec un singe dans une voiture ! A un moment, je dis à Mylène : « C’est bizarre, je sens comme un truc mouillé dans le dos ». Je m’arrête dans une station service pour prendre de l’essence. Je vois alors que le dossier de mon siège est recouvert d’un truc vert et collant. J’en ai aussi plein dans le dos. Cette « saleté » d’E.T. s’est vidée sur moi ! Mylène est morte de rires.

De retour sur Paris, Mylène enregistre « Sans contrefaçon ». Puis on fait les photos pour la pochette du 45 tours. Mylène souhaite poser sur des voies de chemin de fer désaffectées, avec mon chat, Malcolm, un chartreux adorable. Elle se voit bien en noir et blanc ou en sépia, lookée façon gamin de Paris à la Poulbot. Finalement, on fait des photos en studio avec son costume à rayures et celui à carreaux. C’est le premier qui aura les honneurs de la pochette.

 

Issu du magazine : Mylène Farmer Magazine – 2003

 

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaires »

Mylène : des vacances au soleil

Posté par francesca7 le 19 juillet 2012


Confidences de Elsa Trillat (Photographe)

Mylène : des vacances au soleil dans Mylène en CONFIDENCES benoitmylenecorse2-300x198Nous sommes en juillet. Mylène me demande ce que je fais pour les vacances : « On a loué une maison avec Laurent dans le Sud, à la Garde Freinet, tu veux venir ? Y a plein de chambres ! ». Ca ne fait pourtant que trois semaines qu’on se connaît vraiment ! Passer un mois ensemble, ça me paraît donc un peu tôt. Pour moi, c’est le meilleur moyen pour qu’on se fâche. Je décline donc l’invitation. En même temps, j’ai vachement envie d’y aller ! Mylène insiste en me disant que je ne suis pas obligée de rester le mois entier. J’ai de toute façon un reportage sur Niagara programmé en Hollande. Mais je me suis arrangée pour enchaîner avec un sujet sur Francis Lalanne tout début août à Saint-Tropez, non loin de la Garde Freinet. J’arrive donc une semaine après eux. J’ai loué une voiture aux frais du magazine car ni Mylène ni Laurent ne savaient conduire à l’époque. Je me rappelle d’ailleurs avoir donné des cours de conduite à Mylène pendant ces vacances. On s’est pris je ne sais combien de fossés !

E.T. est en vacances avec nous là-bas. Il y a aussi un couple d’amis de Mylène et Laurent. Christophe Mourthé et sa copine passent également quelques jours avant que j’arrive. Michel, le petit frère de Mylène, est là aussi depuis le début. D’ailleurs, je partage la chambre mitoyenne de celle de Mylène et Laurent avec lui. Ce sont des lits superposés, je précise. Laurent n’arrête pas de charrier Michel à ce sujet, en lui disant qu’il aurait intérêt à changer ses draps tous les matins. Le pauvre, il a environ dix-sept ans. Je me rappelle qu’un soir, en discutant dans la chambre, lui sur le lit d’en bas, moi sur celui d’en haut, il me dit : « Je n’ai jamais vu ma sœur comme ça. C’est dingue, vous vous connaissez à peine et elle t’invite dans son intimité de façon naturelle. On dirait que vous vous connaissez depuis toujours. »

Je boucle donc mon reportage avec Lalanne vite fait pour rejoindre Mylène, Laurent et toute la clique. Mais quand Francis apprend que j’habite avec Mylène Farmer, il veut absolument venir. Je crois qu’il était fasciné par son personnage –comme tant d’autres. Avec l’autorisation de Mylène, je l’invite donc à m’accompagner à la maison pour faire quelques photos dans le verger. Mylène m’assiste. En fait, elle me déconcentre plus qu’autre chose. Elle s’amuse à jouer les metteurs en scène complètement allumés : « Francis, prends une pêche et fais comme si tu lui faisais l’amour ». Lui est totalement à ses ordres. Il serait d’ailleurs bien resté après la séance photo, mais elle ne l’a pas invité. On s’est bien amusés en tout cas.

1396770181-252x300 dans Mylène en CONFIDENCESEt ça s’est confirmé par la suite. J’ai vraiment passé de très bonnes vacances. Souvent seule avec Mylène d’ailleurs car Laurent passait le plus clair de son temps avec un copain à lui, Gilles Laurent. Mylène était d’ailleurs toute contente de me dire : « C’est lui qui a fait la voix de Pinocchio dans le film avec Gina Lollobrigida quand il était petit ! ». Les deux hommes travaillaient sur le scénario de ce qui, je crois, deviendra « Giorgino » quelques années plus tard. Ils passaient donc leurs journées dans le bureau pendant que Mylène et moi nous prélassions au bord de la piscine. D’ailleurs, on a laissé tomber le maillot de bain au bout de deux jours ! Je me rappelle qu’on mettait souvent la radio au bord de la piscine.

Un matin, « Déshabillez-moi » de Juliette Gréco est passée et j’ai commencé à faire un petit striptease au bord de la piscine pendant que Mylène était dans une chaise longue. On a bien ri. Mylène reprend la chanson quelques mois plus tard sur l’album « Ainsi soit je… ». Avant cela, elle le chante à l’Opéra pour les Oscars de la Mode. C’est en octobre 1987. Si vous connaissez les images, vous savez qu’on voit son sein qui dépasse à un moment. Mylène en était malade !

 

Issu du magazine : Mylène Farmer Magazine – 2003

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaires »

Mylène F. un dimanche en famille

Posté par francesca7 le 14 juillet 2012


Confidences de Elsa Trillat (Photographe)

« A la fin de la séance photos, Mylène vient vers moi et me demande ce que je fais le reste de la journée. C’est dimanche et je n’ai rien prévu. Elle m’invite alors à passer la fin de l’après-midi avec elle, chez sa mère qui habite dans la maison familiale non loin de là. Je me rappellerais toujours la tête que fait Bertrand à ce moment-là ! A priori, ce genre d’invitation n’est pas fréquent de la part de Mylène. Ils montent alors dans l’Austin Mini blanche de Bertrand. Je les suis dans ma Mini bleue et noire. Direction Chaville. On arrive dans la maison. Mylène me présente sa mère, ses deux frères et sa sœur.

Mylène F. un dimanche en famille dans Mylène en CONFIDENCES 1982-300x187
Ils regardent « Starsky & Hutch » à la télé ! Je me rappelle d’ailleurs qu’à un moment, il y a une secte dans cet épisode qui répète inlassablement : « Gloire à Satan, Gloire à Satan », et on se met à danser en cercle autour de la table en les imitant ! Puis Mylène sort le champagne. Et on discute de plein de choses. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, c’est une famille très unie. Mylène a de très bons rapports avec sa mère. Ceci étant, je me rappelle qu’une fois, sa mère a fait une projection de photos de famille. J’ai vu Mylène bébé, elle était bien costaude. Ravie, Mylène se tourne vers moi et me dit : « Tu vois, quand je suis née, j’ai déchiré les entrailles de ma mère ! ». Mais bon, je ne me suis pas sentie dans la famille Addams pour autant. La maison est, elle aussi, tout ce qu’il y a de plus normale : grande, avec plein de chambres, vu que c’est là qu’ils ont tous vécu en arrivant du Canada. Je passe un moment merveilleux. Vraiment. Je m’entends particulièrement bien avec Brigitte, la sœur de Mylène, et Michel, le cadet de la famille. Je les ai beaucoup revus dans les quelques années qui ont suivi. On aurait pu en profiter pour faire des photos de famille, ça se fait souvent pour « Match ». Mais Mylène est contre. C’était clair dès le départ. D’autant que la famille est encore assez perturbée par la mort du papa. C’est assez récent. Moins d’un an, je crois. D’ailleurs, je me rappelle qu’en arrivant dans la maison, j’ai vu une sorte de vase au milieu de la pièce principale. J’ai demandé ce que c’était, et Mylène m’a répondu « C’est mon père ». Je reviendrai plusieurs fois dans la maison familiale avec Mylène qui y amène régulièrement son linge sale, elle n’a pas de machine à laver dans son appartement parisien. Je me souviens de parties de ping-pong mémorables dans le jardin. Mylène est extrêmement douée à ce jeu.

MF80_111a dans Mylène en CONFIDENCESLe lendemain, j’envoie les photos au labo. Je les récupère dans la journée. Je demande à Mylène de venir les voir au journal, c’est plus pratique. Plus tard, elle « profitera » de sa position vis-à-vis de moi pour me faire d »placer avec une table lumineuse chez elle. Mylène arrive donc au journal avec Bertrand. Elle regarde les photos. Elle en retire. Je me dis : « Mon Dieu ! Elle n’aime pas ».

Finalement, elle n’en retire pas tant que ça. Mieux, elle met des croix sur plein de diapos. Quand elle met une croix, c’est qu’elle aime beaucoup. Pour la séance prise chez Bertrand, elle a mis cinq croix à certains ektas, elle est visiblement folle de cette série ! Je crois qu’à partir de là, elle s’est sentie en confiance face à mon objectif. En tout cas, un mois après, elle ne travaille plus avec Christophe Mourthé. Le papier sort dans « Match ». Dès lors, on commence à s’appeler beaucoup. Et à se voir plusieurs fois par semaine. Mais pas dans les palaces ou les grands restos. Elle n’a pas beaucoup d’argent à l’époque. Elle m’explique qu’elle n’a toujours pas touché les royalties pour « Libertine » parce que ça prend du temps ce genre de choses. Donc c’est plutôt resto chinois. Et McDonald’s à fond ! On passe des journées entières chez elle, rue Quincampoix, assises par terre à manger des hamburgers en sirotant du Coca, à regarder la télé, et surtout à refaire le monde, avec E.T. sur la tête qui nous pouille les cheveux. On lui donne des feuilles et des stylos, et il fait des dessins. Il est incroyable ce singe, il sait même reboucher les feutres ! Je devrais dire « elle » d’ailleurs puisque c’est une fille. Quelques mois plus tard, à Noël, Mylène a eu Léon. Elle m’a dit que quand il ferait des bébés avec E.T., elle m’en donnerait un. Ma mère, qui garde déjà mes chats et mon chien quand je pars en reportage, n’est pas vraiment pour ! En parlant de mon chien, Popcorn, une petite célébrité à « Paris Match », je me souviens que Mylène l’aimait beaucoup. Elle n’était pas spécialement fan des chiens. Mais c’était un cocker gold, il était roux comme elle !

A l’époque, quand on n’est pas chez Mylène, on organise des parties de Trivial Pusruit chez Bertrand. Surtout le dimanche après-midi. On hait tous le dimanche ! En fin de journée, pendant que les garçons se prélassent, Mylène et moi sommes de corvée de vaisselle. Imaginez Mylène avec des gants Mapa !

Mylène est fan de Peter Gabriel à l’époque. Elle prend des polaroïds de lui quand il passe à la télé ! C’est aussi la période où elle a un livre fétiche qu’elle tient absolument à me faire voir. Mais j’ai toujours refusé de le regarder. C’est un bouquin de photos de monstres de la nature, du genre des enfants nés avec des écailles de crocodile ! Ca l’intéresse vraiment ! Ou plus exactement, ça l’intrigue. Ce n’est vraiment pas de la curiosité malsaine. Juste une envie de comprendre. Comme une enfant. »

 

Issu du magazine : Mylène Farmer Magazine – 2003

 

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | 2 Commentaires »

Mylène Farmer et Elsa Trillat

Posté par francesca7 le 10 mai 2012

 

Mylène Farmer et Elsa Trillat  dans Mylène et L'ENTOURAGE Trillatmylene   Elsa Trillat fut photographe pour Paris-Match, Gala et Salut avant de tomber gravement malade. Toutes les stars du top 50 sont passées devant son objectif,  de Indochine, Niagara, Vanessa Paradis, à  Daho. Entre 1987 et 1989, elle travaille avec Mylène dont elle prendra les clichés mémorables qui illustreront l’album « Ainsi sois-je… ».  Une vraie amitié née après leur première séance photos, ce qui clôt  sa longue collaboration avec Christophe Mourthé. Dans une interview,  Elsa explique comment est née l’idée de la chanson « Sans contrefaçon« . Inspiré du tube de Sylvie Vartan « Comme un garçon » qui passait en boucle en radio à cette époque et d’un souvenir de Mylène (qui passait souvent pour un garçon en étant petite), un tube est né.

Elsa Trillat (Photographe) entre autre pour La pochette d’Ainsi soit je…

 

Mylène Farmer aime l’exclusivité. Lorsqu’elle travaille avec un photographe, c’est avec celui-ci et aucun autre. Il y a dont eu les années Christophe Mourthé (1986 / 1987) puis les années Marianne Rosenstiehl (1989 / 1996). Entre les deux, la star se faisait shooter par Elsa Trillat. C’est à cette photographe que l’on doit notamment les clichés aussi magnifiques que légendaires de l’album « Ainsi soit je… ». Au-delà de cette collaboration professionnelle est née une vrai amitié complice entre les deux jeunes femmes, sensiblement du même âge. Elsa Trillat nous en raconte ici les grandes lignes.

Comme beaucoup de gens, je découvre Mylène Farmer avec « Libertine », en 1986. L’univers est hyper intéressant et le clip est grandiose. C’est tellement novateur ! J’ai alors vraiment très envie de la rencontrer. Un ami commun, Frédéric Dayan, alors attaché de presse au Palace, célèbre boîte de nuit parisienne, organise un dîner au Privilège, le restaurant du rez-de-chaussée. Quelques stars du moment sont là – Carlos Sotto Mayos, Wadeck Stanczack – mais aussi Richard Anconina et Mylène, accompagnée de Bertrand Le Page, son manager de l’époque. Nous sommes en octobre 1986. Vraisemblablement intimidée, Mylène passe le dîner tête baissée, elle ne dit pratiquement pas un mot. A la toute fin de la soirée, je vais vers elle. On discute un peu, mais je ne sens pas de feeling particulier. Elle reste tellement timide…

Pour dire à quel point leur complicité est totale : Elsa Trillat est souvent invitée chez la mère de Mylène pour l’accompagner à des réunions familiales, un privilège extrêmement rare car, pour pénétrer au sein du clan Farmer, il faut montrer patte blanche ! 

Ainsi soit je… est le huitième single de Mylène Farmer, et le deuxième extrait de l’album du même nom, sorti deux semaines plus tôt.

       autre6 dans Mylène et L'ENTOURAGE Elsa Trillat, photographe et amie de Mylène en 1987-1988, raconta des années plus tard que ce texte fut écrit par Mylène en une nuit. C’est la première chanson lente de Mylène à sortir dans le commerce, l’occasion de proposer un nouveau ‘personnage’ au public : celui d’une femme mélancolique. La chanteuse apparait ainsi vêtue de magnifiques robes de princesse, ses cheveux lâchés ou en chignon entourant son visage de porcelaine. A huit reprises, elle entonne la chanson sur des plateaux de télévision. Déjà, alors qu’elle n’est qu’au début de sa carrière, Mylène réduit sensiblement ses apparitions dans les médias (prestations télévisées et interviews), signe tangible de son succès grandissant. On notera un passage télé absolument culte : Jean-Pierre Foucault reçoit Mylène dans ‘Sacrée soirée’ le 18 mai 1988, et la fait pleurer à plusieurs reprises en lui montrant des images de son enfance au Canada, et en lui offrant… une peluche de ‘Bambi’ !

        Pour la première fois, le clip qui illustre la chanson n’est pas scénarisé, le thème ne s’y prêtant pas d’après Mylène. Elle apparait dans un univers onirique aux tons sépia, se réveillant sous la pleine lune aux côtés d’une biche et d’une chouette. Le clip se termine par une scène de noyade…

        C’est un nouveau succès pour Mylène, non seulement parce que le single se vend très honorablement (plus de 180.000 exemplaires), mais surtout parce qu’il perdure à travers les années, faisant aujourd’hui partie des classiques de Mylène fortement connus du grand public. On note en tout cas que Mylène semble beaucoup tenir à cette chanson : elle est présente sur quatre de ses cinq spectacles (pas forcément sur toutes les dates de chaque tournée cela dit), et Mylène l’a rechantée à deux reprises en télévision bien des années après sa sortie : en 1997, et en 2010. La chanson est même ressortie en single live en 1997.

barre de séparation

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | 2 Commentaires »

Mylène Farmer dans un livre

Posté par francesca7 le 8 avril 2012

Et un pavé de plus dans la mare glacée, où Mylène Farmer engloutit tous ses secrets depuis bientôt vingt-cinq ans! Mylène, c’est un peu l’Ophélie des temps modernes… Une héroïne noyée, remontant de temps à autre à la surface, mais jusqu’ici insaisissable. Alors, que peut bien draguer Hugues Royer des troubles profondeurs du «mystère Farmer», avec son Mylène (éditions Flammarion)? Eh bien…

Mylène Farmer dans un livre dans Mylène dans la PRESSE MF99_41aSurprise! S’appuyant sur divers témoignages, le journaliste de Voici Hugues Royer, également psy de formation, offre une clé qui décadenasse l’œuvre de la chanteuse, plombée par l’inceste, l’hystérie et une fascination pour le morbide. Chez les Gautier, véritable patronyme de l’icône libertine, maman a longtemps eu tort, alors que papa incarnait l’homme idéal. Comme Mylène le confirmera à une amie, la photographe Elsa Trillat, alors qu’elles contemplent des photos d’enfance, en 1987, t out commence par une «déchirure» : sa naissance à l’hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, ville où son père, Max, a été dépêché pour participer en tant qu’ingénieur des Ponts et Chaussées à l’édification du barrage Daniel-Johnson.

La chanteuse est un bébé robuste. L’accouchement est un traumatisme pour sa mère, Marguerite. Fragilisée physiquement par des problèmes de dos, cette dernière minimise les contacts avec son enfant. Son époux doit ainsi installer une planche amovible au dessus de leur baignoire pour faciliter la toilette du bébé. Mylène ne prend conscience de son corps, en grandissant, qu’à travers le jeu et l’expérimentation. Gamine intrépide aux cheveux courts et châtains, elle ne ressemble en rien à sa sœur ainée, Brigitte, sage petite fille blonde. Au grand désespoir de Marguerite, femme discrète, sa benjamine aime tremper les doigts dans les pots de sirop d’érable, se rouler sur les pelouses et grimper aux arbres, dans leur jardin de Pierrefonds. Mais ce que maman supporte le moins, ce sont les phases de mutisme de cette enfant, sa capacité à se replier dans le silence, héritée de son père mais vécue comme une provocation.

Deuxième «déchirure», le retour des Gautier en région parisienne, à Ville-d’Avray, ne fait que creuser ce goût pour la réserve. A l’école, l’accent québécois de Mylène, alors âgée de huit ans, suscite les moqueries. Des séances chez l’orthophoniste l’aideront à corriger sa prononciation, expliquant aujourd’hui encore son phrasé précieux. Mais, humiliant, ce travail ne l’encourage guère à s’ouvrir aux autres. Au domaine de la Ronce, où les Gautier se sont installés, l’enfant prend la fuite à chaque fois que des inconnus sonnent à leur porte. Max, qui lui passe tout, est bien le seul à en sourire. Vivant avec la famille depuis la mort de son mari, Mamie Jeannette, la grand-mère paternelle, devient une confidente privilégiée. La vieille femme n’a pas seulement le chic pour agacer sa belle-fille, Marguerite. Premier prix du conservatoire de Marseille, elle initie également sa petite-fille à la musique, à la littérature, à la peinture… et aux promenades dans les cimetières.

Mylène s’épanouit enfin

MF2000_57a dans Mylène dans la PRESSEA sa disparition, Mylène continuera d’apprivoiser la mort en se rendant au chevet d’autres enfants, à Garches. De même, à l’adolescence, elle préférera philosopher avec les garçons plutôt que de les suivre dans la découverte des plaisirs sexués. Un comble pour une future libertine ! La troisième «déchirure» se produit à sa majorité. Au bout de deux jours en terminale A4, Mylène annonce à Marguerite et Max, aussi catastrophés l’un que l’autre, qu’elle snobe le bac pour devenir monitrice d’équitation. Elle quittera en fait ses parents pour leurs doubles: Laurent Boutonnat et Bertrand Le Page. Le premier, qui la choisit pour chanter sa comptine sur mesure Maman A Tort, se montrera aussi doux et patient que son père, décédé avant le succès, en 1982. Le second, son premier manager, sera aussi exigeant que sa mère. Certes, il lui apprendra à incarner son corps et à en faire un objet de désir. Mais il n’aura de cesse de lui répéter: «Tu es divine, mais tu ne seras jamais belle.» Jusqu’à ce qu’elle le congédie et qu’il se suicide, en 1999.

Les liens se desserreront avec Boutonnat, après l’échec de leur film Giorgino… Libérée de toute relation triangulaire, Mylène s’épanouit aux côtés du producteur Benoît Di Sabatino, depuis 2001. Nul rapport de force ou de séduction ambiguë entre eux. Dans le clip de son nouveau single, Appelle Mon Numéro, que Benoît a réalisé, la belle offre même un nouveau visage, moins tourmenté, plus souriant. Le même qu’elle présente aujourd’hui à sa mère lors de leurs déjeuners dominicaux…

Thomas Durand chroniqueur de chez GALA.FR

Lire aussi:  Mylène Farmer à vif

Publié dans Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaires »

Mylène Farmer et B.di Sabatino

Posté par francesca7 le 27 mars 2012

 

Mylène Farmer et B.di Sabatino dans Mylène et L'ENTOURAGE 209006Benoît Di Sabatino est un réalisateur et producteur français spécialisé dans les animations.

Il est le co-fondateur et le co-président actuel, avec son frère Christophe Di Sabatino, du groupe Antefilms devenu MoonScoop par la suite, leader européen de la création, production et exploitation de séries animées dans le monde entier.

Il a été président du directoire de Carrere Group jusqu’à sa démission le 4 décembre 2008.

Sa petite amie est Mylène Farmer.

Ca aurait pu passer inaperçu tant la une de Paris Match est discrète à propos de l’interview que la Star rousse a accordé au journaliste, Jérôme Béglé. La belle Mylène Farmer ne fait pas la une, juste un petit encard qui signale cette interview. Pour l’édition belge dont la couverture est accordée à Sophie Marceau, rien ne signale que le magazine a obtenu une interview de l’artiste…pourtant, l’interview est déjà annoncée sur tous les forums et/ou sites consacrés à la mystèrieuse chanteuse.

1562568002_small_1 dans Mylène et L'ENTOURAGESi Paris Match n’a pas fait grand bruit de cette interview, la toile s’en est chargée car Mylène Farmer sait créer l’évènement. L’interview montre une artiste qui est loin de l’image pop glacée qu’on veut bien généralement lui coller. Le journaliste d’ailleurs en interview sur le site de Paris Match explique que la flamboyante rousse est loin d’être le personnage distant, froid et mélancolique qu’on veut trop souvent faire endosser. C’est une femme qui sait s’amuser, rire.

Dans l’article, illustré par de superbes photos de Claude Gassian, Mylène apparaît mutine comme un personnage de manga (dixit le magazine). Une Mylène qui semble avoir envie de communiquer avec le journaliste. Elle explique son envie de scène et le pourquoi de ce Stade de France en 2009. Elle confirme par ailleurs qu’il y aura bien une tournée. Que le choix du 12 septembre 2009 n’a rien à voir avec le fait que ce sera le jour de son anniversaire. Elle parle de la relation privilègiée qu’elle entretien avec son public et va même jusqu’à raconter comment elle a rencontré l’homme de sa vie, le réalisateur de films d’animation, Benoît Di Sabatino.

L’article permet également de lever un court instant le voile qui recouvre le nouvel album de Mylène. Un album qui devrait être plus électro avec des titres « up tempo ». Enfin, La jolie rouquine évoque les rapports qu’elle entretien avec la mort et l’au-delà.

Une interview intéressante à lire dans le Paris Match du 20 au 26 mars 2008 ou à consulter dans son intégralité sur www.parismatch.com

Voici a vu en exclusivité le premier documentaire consacré à Mylène Farmer, diffusé les 10 et 11 avril sur M6 Music Hits.

À l’occasion de la sortie très attendue de son nouveau DVD Live Mylène Farmer : Stade de France le 12 avril 2010, la chaîne M6 Music Hits consacre un week-end entier à la star. Pour l’occasion, elle diffusera un documentaire inédit de 54 minutes réalisé par Shana De Lacroix.

C’est la première fois, en vingt-cinq ans de carrière, que la chanteuse est l’objet d’un portrait télé aussi fouillé. On y apprend notamment comment la star a utilisé la provocation dans ses clips pour s’imposer au premier plan. Et comment elle a réussi à faire de son refus de communiquer une véritable stratégie de communication.

110706090600890193Le reportage aborde aussi la relation de Mylène avec son compagnon, Benoît Di Sabatino. Des révélations qui filtrent à travers de nombreux témoignages, dont celui d’Alizée, de Laurent Boyer, d’Alain Escalle, mais aussi de Sophie Tellier, la rivale de Libertine, de la photographe Elsa Trillat, ou encore de Hugues Royer, journaliste à Voici, auteur d’une biographie de la star.

Cerise sur le gâteau, le doc diffuse des images inédites des derniers concerts de Mylène, mais nous n’en dirons pas plus, pour laisser quelques surprises aux fans, qu’on imagine scotchés devant leur télé, ce week-end-là…

Mylene Farmer n’est plus aussi secrète que ça, elle se montre. L’amour que lui porte Benoit Di Sabatino, rencontré lors du tournage du clip C’est une belle journée, y est pour beaucoup. Bronzage seins nus aux Seychelles, jet-ski en Corse, chute sur le perron de l’Elysée, Mylène assume tout maintenant et ne s’isole plus.

Dans l’album de la chanteuse de 2005, Avant que l’ombre, on note que l’inspiration lui vient de Benoit, confirmé par celui de 2008. Et elle n’hésite pas à montrer à tout le monde tout l’amour qu’elle lui porte. A 49 ans, la chanteuse, qui se cachait, vit au grand jour avec celui qui fait battre son coeur.

Source : magazine gala du 24 mars 2010

Publié dans Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaires »

Dans un livre sur Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 février 2012

Dans le magazine GALA, on pouvait lire :

Et un pavé de plus dans la mare glacée, où Mylène Farmer engloutit tous ses secrets depuis bientôt vingt-cinq ans! Mylène, c’est un peu l’Ophélie des temps modernes… Une héroïne noyée, remontant de temps à autre à la surface, mais jusqu’ici insaisissable. Alors, que peut bien draguer Hugues Royer des troubles profondeurs du «mystère Farmer», avec son Mylène (éditions Flammarion)? Eh bien…

Dans un livre sur Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE MFBercy2006_39aSurprise! S’appuyant sur divers témoignages, le journaliste de Voici Hugues Royer, également psy de formation, offre une clé qui décadenasse l’œuvre de la chanteuse, plombée par l’inceste, l’hystérie et une fascination pour le morbide. Chez les Gautier, véritable patronyme de l’icône libertine, maman a longtemps eu tort, alors que papa incarnait l’homme idéal. Comme Mylène le confirmera à une amie, la photographe Elsa Trillat, alors qu’elles contemplent des photos d’enfance, en 1987, tout commence par une «déchirure» : sa naissance à l’hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, ville où son père, Max, a été dépêché pour participer en tant qu’ingénieur des Ponts et Chaussées à l’édification du barrage Daniel-Johnson.

La chanteuse est un bébé robuste. L’accouchement est un traumatisme pour sa mère, Marguerite. Fragilisée physiquement par des problèmes de dos, cette dernière minimise les contacts avec son enfant. Son époux doit ainsi installer une planche amovible au dessus de leur baignoire pour faciliter la toilette du bébé. Mylène ne prend conscience de son corps, en grandissant, qu’à travers le jeu et l’expérimentation. Gamine intrépide aux cheveux courts et châtains, elle ne ressemble en rien à sa sœur ainée, Brigitte, sage petite fille blonde. Au grand désespoir de Marguerite, femme discrète, sa benjamine aime tremper les doigts dans les pots de sirop d’érable, se rouler sur les pelouses et grimper aux arbres, dans leur jardin de Pierrefonds. Mais ce que maman supporte le moins, ce sont les phases de mutisme de cette enfant, sa capacité à se replier dans le silence, héritée de son père mais vécue comme une provocation.

MFBercy2006_56a dans Mylène dans la PRESSEDeuxième «déchirure», le retour des Gautier en région parisienne, à Ville-d’Avray, ne fait que creuser ce goût pour la réserve. A l’école, l’accent québécois de Mylène, alors âgée de huit ans, suscite les moqueries. Des séances chez l’orthophoniste l’aideront à corriger sa prononciation, expliquant aujourd’hui encore son phrasé précieux. Mais, humiliant, ce travail ne l’encourage guère à s’ouvrir aux autres. Au domaine de la Ronce, où les Gautier se sont installés, l’enfant prend la fuite à chaque fois que des inconnus sonnent à leur porte. Max, qui lui passe tout, est bien le seul à en sourire. Vivant avec la famille depuis la mort de son mari, Mamie Jeannette, la grand-mère paternelle, devient une confidente privilégiée. La vieille femme n’a pas seulement le chic pour agacer sa belle-fille, Marguerite. Premier prix du conservatoire de Marseille, elle initie également sa petite-fille à la musique, à la littérature, à la peinture… et aux promenades dans les cimetières.

Mylène s’épanouit enfin

A sa disparition, Mylène continuera d’apprivoiser la mort en se rendant au chevet d’autres enfants, à Garches. De même, à l’adolescence, elle préférera philosopher avec les garçons plutôt que de les suivre dans la découverte des plaisirs sexués. Un comble pour une future libertine ! La troisième «déchirure» se produit à sa majorité. Au bout de deux jours en terminale A4, Mylène annonce à Marguerite et Max, aussi catastrophés l’un que l’autre, qu’elle snobe le bac pour devenir monitrice d’équitation. Elle quittera en fait ses parents pour leurs doubles: Laurent Boutonnat et Bertrand Le Page. Le premier, qui la choisit pour chanter sa comptine sur mesure Maman A Tort, se montrera aussi doux et patient que son père, décédé avant le succès, en 1982. Le second, son premier manager, sera aussi exigeant que sa mère. Certes, il lui apprendra à incarner son corps et à en faire un objet de désir. Mais il n’aura de cesse de lui répéter: «Tu es divine, mais tu ne seras jamais belle.» Jusqu’à ce qu’elle le congédie et qu’il se suicide, en 1999.

ClipDesenchantee12Les liens se desserreront avec Boutonnat, après l’échec de leur film Giorgino… Libérée de toute relation triangulaire, Mylène s’épanouit aux côtés du producteur Benoît Di Sabatino, depuis 2001. Nul rapport de force ou de séduction ambiguë entre eux. Dans le clip de son nouveau single, Appelle Mon Numéro, que Benoît a réalisé, la belle offre même un nouveau visage, moins tourmenté, plus souriant. Le même qu’elle présente aujourd’hui à sa mère lors de leurs déjeuners dominicaux…

Commentaire de Thomas Durand -  http://www.gala.fr/

Publié dans Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaires »

Face B de à Quoi je sers

Posté par francesca7 le 18 août 2011

 

 

Face B de à Quoi je sers  dans Mylène 1989 - 1990 discosingle_10_aquoijesersHistoire de semer encore plus le trouble dans l’esprit de ses fans, une face B est enregistrée, La Veuve noire qui reprend en boucle la musique d’introduction de A quoi je sers. Encore un titre qui ressasse le thème de la mort artistique de la chanteuse : Tu périras ce soir de mai… 

 

Mais, c’est mal connaître Mylène qui n’est décidément pas prête de tout abandonner. 

 

Avant de débuter la promotion de ce nouveau single qui sort en Juillet 1989, elle s’envole pour l’Inde accompagnée par sa nouvelle amie, la photographe se stars, Marianne Rosentiehl qui a remplacé Elsa Trillat. 

 

C’est elle à présent, l’œil professionnel et avisé qui fixe Mylène en permanence. Après son triomphe au Palais des Sports, la chanteuse a en effet pris conscience de son formidable pouvoir sur les autres. Même si elle s’en doutait, ses spectacles lui ont confirmé son immense popularité. Elle demande donc à la photographe de la suivre au cours de son périple, afin de prendre des cliqués qu’elle pourra faire publier dans la presse en ayant soigneusement pris soin de les choisir préalablement.

 

 

Publié dans Mylène 1989 - 1990 | Pas de Commentaires »

Mylène Comme un garçon

Posté par francesca7 le 18 août 2011

 

Mylène Comme un garçon  dans Mylène 1987 - 1988 Mylene-Farmer-1987-Elsa-Trillat-Sans-ContrefaconAlors que Tristana poursuit toujours une belle carrière, Mylène et Laurent Boutonnat réfléchissent déjà à la préparation de leur second album. Après tout ce travail, il serait inconscient de ne pas profiter de ces récents succès. C’est donc l’esprit léger qu’ils se remettent au travail pour façonner un nouveau personnage, digne successeur de Libertine et de Tristana

 

C’est ainsi que le troisième plus grand tube de la chanteuse jusqu’à ce jour naît, au bord d’une piscine, pendant des vacances passées sur la Côte d’Azur, à la Grande-Freinet dans le Var, en compagnie de la photographe Elsa Trillat, devenue amie avec Mylène après avoir réalisé un reportage photo pour Paris match quelques mois plus tôt ! Très vite, les deux jeunes femmes se trouvent des points communs. 

 

-          « Dès lors, on commence à s’appeler beaucoup et à se voir plusieurs fois par semaine, se souvient Elsa Trillat. Mais pas dans les palaces ou les grands restos. Elle n’a pas beaucoup d’argent, à l’époque – elle m’explique qu’elle n’a toujours pas reçu les royalties de Libertine – donc c’est plutôt restos chinois et Mac Donald’s. Nous passons des journées entières chez elle, en sirotant du Coca, à regarder la télé et surtout à refaire le monde, avec E.T. (le singe) sur la tète qui nous épouille les cheveux. On lui tendait parfois des feuilles et des stylos et il se mettait à dessiner : incroyable, ce singe qui savait même reboucher les feutres. » 

 

 

Pour dire à quel point leur complicité est totale : Elsa Trillat est souvent invitée chez la mère de Mylène pour l’accompagner à des réunions familiales, un privilège extrêmement rare car, pour pénétrer au sein du clan Farmer, il faut montrer patte blanche ! 

 

Mais revenons à cette journée passée sur la Côte d’Azur. Les deux amies s’amusent loin des plaines enneigées de Tristana. Elsa Trillat, qui admire Sylvie Vartan depuis des années, bassine Mylène avec l’un de ses tubes favoris Comme un garçon. Celle-ci lui avoue alors que lorsqu’elle était toute petite, les gens la prenaient parfois pour un garçon ! 

 

-          « Certains trouvaient même que Mylène était un prénom charmant pour un garçon, alors pour que la confusion soit plus réelle, je m’amusais à me mettre un mouchoir au creux du pantalon ! » 

 

C’est à ce moment-là que Mylène lui dévoile, sans vraiment réfléchir, que le titre de sa nouvelle chanson s’intitulera justement Sans Contrefaçon, je suis un garçon

 

Au final, le titre est raccourci, mais cela n’empêche pas Mylène d’écrire ce texte autobiographique à l’aide d’un dictionnaire des synonymes et avec son amie Elsa, au bord de la piscine. C’est ainsi qu’elles créent d’une manière collégiale, les paroles de la chanson Sans Contrefaçon en l’espace d’une demi-heure ! 

Publié dans Mylène 1987 - 1988 | Pas de Commentaires »

12
 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...