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Le business Farmer

Posté par francesca7 le 17 octobre 2015

 MYLENE

 

      Un dispositif inédit pour une star française. Le 20 août 2008, deux cent cinquante mille portables SFR-Sony Ericsson contenant en exclusivité l’album Point de suture sont mis en vente. Il s’agit de la plus grosse opération de ce genre dans l’Hexagone. Dix jours plus tard, Universal annonce le chiffre de cent soixante-quinze mille albums écoulés par ce biais. Si l’on ignore tout des termes du contrat passé entre la chanteuse et l’opérateur téléphonique, la réputation de femme d’affaires de Mylène n’est, en revanche, plus à établir. Elle force même l’admiration de bien d’autres artistes, qui lui envient son savoir-faire. 

« C’est un génie de la communication », m’a dit un jour Étienne Daho, plein d’admiration. Même Jean-Louis Murat, devenu l’un des plus ardents défenseurs de la chanteuse, semble s’incliner face à une réussite aussi époustouflante : « Mylène et Laurent, je les adore et les respecte infiniment. D’une intelligence à la Warhol. Ce sont ceux qui comprennent le mieux les mécanismes de ce business, qui sont en meilleure position pour le pervertir, en tirer tous les fruits. Ils crachent dessus tout en faisant cracher le fruit. » 

      Une analyse qui fait penser à une phrase choc de Michel Houellebecq dans La Possibilité d’une île : « Si l’on agresse le monde avec une violence suffisante, il finit par le cracher, son sale fric. » Est-ce à dire que réussir à attirer toute la lumière – talent réservé à quelques-uns – passerait par un calcul cynique ? Bien sûr que non. Sinon, la recette serait éventée depuis des lustres. Ce que veut signifier Houellebecq, c’est que, si l’on veut être entendu, il faut exprimer un message suffisamment subversif pour mettre radicalement en question la société. N’oublions pas que c’est en chantant « Je suis une catin » que Mylène a réussi à se faire un nom. Il lui aura fallu bousculer l’ordre bourgeois pour faire fructifier sa popularité.  

      Aujourd’hui, la chanteuse a la réputation d’être richissime. L’est-elle autant qu’on le prétend ? Pas sûr. Mais l’idée qu’on l’imagine à la tête d’une fortune colossale est sans doute loin de lui déplaire. 

Chaque année, son nom apparaît en bonne place dans le top 10 des gains les plus conséquents de la chanson française établi par Le Figaro. En 2001, avec des revenus avoisinant les 10,4 millions d’euros, elle prend même la tête du classement, devant Patrick Bruel et Jean-Jacques Goldman. Le plus souvent, Johnny Hallyday, son pendant masculin, n’est pas loin. En moyenne, les gains de la star s’élèveraient à près de trois millions d’euros par an.  

      Pour autant, nul ne s’est encore risqué à évaluer le montant de sa fortune totale, pratique courante dans le monde anglo-saxon. Tout ce qu’on sait, c’est que Mylène habite depuis peu une résidence huppée dans l’un des quartiers les plus verdoyants de la capitale. Qu’elle a le goût de s’habiller couture et qu’elle ne rechigne pas à traverser l’Atlantique pour assister au vernissage d’un de ses amis artistes. Pour le reste, elle semble avoir peu d’attrait pour les signes ostentatoires de la richesse.

 

     Sans doute faut-il alors la croire sur parole lorsqu’elle chante dans Mylène s’en fout : « Moi mes splendeurs / Sont celles du cœur. » Ce qui compte pour l’épater, ce n’est pas tant la valeur marchande du cadeau qu’on lui offre que la symbolique qu’il représente. Les lys blancs ne sont plus les fleurs les plus onéreuses, ce sont pourtant celles qu’elle préfère. Dans sa chanson, elle se dit plutôt insensible à l’attrait du diamant : « L’éclat du chic / Mylène s’en fout / Le jade est un joyau bien plus doux. » Ce qui est en jeu là, ce sont les valeurs de la bourgeoisie, dans lesquelles la chanteuse ne s’est jamais reconnue. 

Réfractaire aux codes imposés, qu’ils soient esthétiques ou éthiques, elle n’en fait qu’à sa tête, exactement comme lorsqu’elle avait quinze ans, face à sa mère qui regardait, l’air consterné, sa manière de s’habiller. 

      Riche peut-être, mais pas question d’avoir l’esprit étriqué d’une bourgeoise. Fille d’ingénieur, elle connaît bien ce milieu pour y avoir grandi et souffert. « C’est une femme très bien éduquée, m’assure Philippe Séguy. On ne se plaint pas, on ne pleure pas. On reste droite, digne et dure . » De cette éducation, elle garde le meilleur, connaît par cœur les bonnes manières, mais rejette le conformisme qui la fait vomir. C’est plus fort qu’elle, elle ne peut s’y soumettre. Il faut toujours qu’elle se distingue. Ainsi, aujourd’hui, Mylène a beau acheter de nombreuses toiles d’art moderne, elle possède un sens plutôt singulier de la décoration. « J’en ai beaucoup, partout. Non pas sur les murs, je n’accroche pas les tableaux, je les laisse par terre, mais ils sont en revanche toujours encadrés3. » La présence du cadre montre que cette disposition ne doit rien à une quelconque négligence : elle est le fruit d’un esprit contestataire qui ne s’est jamais vraiment assagi. 

    Pour Mylène, faire ses preuves, au moment où elle se lance dans la chanson, signifie d’abord parvenir à gagner sa vie sans rien demander à ses parents. Ce n’est pas simple, d’autant que les droits d’auteur couronnant ses premiers succès vont tarder à atterrir sur son compte en banque. « Quand je l’ai connue, me raconte Elsa Trillat, elle n’avait encore rien touché pour Libertine, alors nous déjeunions dans des restaurants chinois ou des fast-foods. Mylène n’y trouvait rien à redire. À l’époque, elle n’a absolument pas de goûts de luxe. » Bien sûr, sa situation financière va changer brutalement et irréversiblement. Témoin de ce virage, Bertrand Le Page trouvera « sa » chanteuse plutôt à l’aise avec son nouveau statut d’artiste prolifique. « Dans le salon de soixante-dix mètres carrés du nouvel appartement où elle s’installe, à l’époque, elle prend des pauses élégantes sur le canapé. » Quant à ses rendez-vous avec la presse, elle les donne au bar du George-V. 

      Ni cigale, ni vraiment fourmi, la star a engrangé un capital qui la met à l’abri du besoin. Aux yeux de sa famille, qui doutait d’elle, la mission est plus que remplie. Ce dont sa mère, Marguerite, convient volontiers : « Mylène s’est faite toute seule. Elle ne nous doit rien. » Il y a dans cette phrase une évidente fierté, mais aussi l’instauration d’une distance, comme si la chanteuse s’était imposé de réussir sans rien recevoir de ses parents, afin qu’ils ne puissent surtout pas s’approprier une part de son succès.  

    FARMER L’argent, en tout cas, ne lui a jamais fait tourner la tête. Peu de dépenses inconsidérées, quelques coups de cœur assumés, beaucoup de cadeaux spontanés pour ses amis ou ses proches collaborateurs… 

Se faire plaisir, oui. Mais ne jamais fermer à double tour l’horizon du désir. Mylène le sait, pouvoir s’offrir tout ce dont on a besoin ne rend pas heureux. Il faut toujours garder en soi une part d’envies inassouvies, des rêves secrets ou impossibles à réaliser. Cette forme de sagesse lui vient de l’enfance. « Je ne remercierai jamais assez mes parents d’avoir su régler parfaitement le problème de l’argent de poche. J’en avais un peu, mais pas trop. Dans des limites raisonnables qui font qu’on apprécie toujours les choses, qu’il vous reste des désirs. » 

De quoi pourrait-elle bien rêver sans pouvoir se l’acheter ? « J’aimerais beaucoup avoir un Miró, ou un Egon Schiele… Mais c’est impossible ! », lâche-t-elle, mi-frustrée, mi-résignée. Pour acquérir une toile de ces artistes, il lui faudrait en effet dépenser plusieurs dizaines de millions d’euros. Ce qui n’est sans doute pas impossible, mais totalement déraisonnable ! Alors elle se résigne : « Je sais qu’il faudra me contenter d’aller les voir au musée. » Mais elle n’a pas dit son dernier mot. L’essentiel, c’est de continuer à fantasmer, ne pas s’enfermer dans une toute-puissance qui vous déconnecte de la réalité. 

      Prudente, Mylène n’a jamais considéré que son succès était acquis une fois pour toutes. L’argent n’est pas une fin en soi, mais la juste récompense de son travail. Il n’y a aucune raison de le mépriser, pas davantage que de l’idolâtrer. L’idée n’est pas d’accumuler pour accumuler, mais d’avoir conscience qu’il

est le meilleur garant de la liberté que revendique la chanteuse. Quand elle a compris que le succès la plaçait à l’abri du besoin, Mylène a voulu bétonner sa position, se donner les moyens de son indépendance. Il y a dans cette obsession quelque chose qui rappelle le projet professionnel de son père au Québec : construire un barrage suffisamment solide pour retenir les eaux du  Manicouagan. 

      Si Mylène a créé plusieurs sociétés, ce n’est pas tant pour faire du business à tout prix que pour protéger sa liberté artistique. Il fallait faire en sorte que sa maison de disques ne lui dicte jamais ses choix. Combien d’artistes, et non des moindres, ont été contraints de se plier au bon vouloir de leur distributeur, y compris sur le plan musical… Avec la complicité de Laurent Boutonnat, Mylène s’est offert la possibilité de contrôler son destin. On a beaucoup glosé sur la création, en octobre 1989, de Requiem Publishing, société chargée d’éditer désormais ses albums. Était-ce un coup tordu à l’encontre de Bertrand Le Page, qui assurait ce rôle jusqu’alors ? Même si le premier manager de la chanteuse l’a vécu ainsi, il est indéniable qu’une telle décision s’imposait dans l’optique du duo Farmer/Boutonnat d’accroître son indépendance. 

      Le choix des musiciens, mais aussi du studio où les chansons vont être enregistrées puis mixées, n’échappera pas non plus à la vigilance du tandem. Afin de s’assurer une autorité absolue dans la production des albums, Laurent Boutonnat monte Toutankhamon au début de la carrière de sa muse – société dont il a revendu toutes les parts à Polygram aux alentours de 1997. Après les frictions consécutives à l’épopée Giorgino, Mylène crée Stuffed Monkey, en décembre 1993, qui produira tous ses albums à partir d’Innamoramento, mais aussi ses clips. Aujourd’hui, six salariés travailleraient pour cette société. Même si elle continue de déléguer certaines questions à Laurent Boutonnat, qui  demeure son partenaire musical exclusif, la chanteuse est désormais seule maîtresse du jeu. Quant à Polydor, la maison de disques à laquelle elle est demeurée fidèle depuis ses débuts, elle n’est que le distributeur de ses albums. Bien que des accords financiers existent entre les deux partis, Mylène peut donc mettre sur le marché des albums qui lui ressemblent à cent pour cent – ce qui est rare dans le métier.  

     Pour certains, toutefois, la volonté d’indépendance n’explique pas tout : Mylène se serait piquée au jeu du business. Sa réussite financière aurait décuplé son envie de faire fructifier son capital. Sinon, pourquoi aurait-elle créé d’autres SARL que celles strictement nécessaires à la production et à l’édition de ses albums ? Ainsi, s’ajoutant à Requiem Publishing et Stuffed Monkey, elle a fondé deux autres sociétés musicales : Dichotomie, en 2000, et Isiaka, en 2002, cogérée avec Laurent Boutonnat. Pour compléter le tableau, la chanteuse est également à la tête d’une société de production de films publicitaires (Innamoramento), et d’une autre, baptisée ML, qui gère des biens immobiliers. 

Cette diversification, qui s’est accrue avec le temps, semble totalement insoupçonnée à ses débuts. « Pour moi, Mylène s’est complètement transformée, explique Sophie Tellier. À la fin des années quatre-vingts, c’était le papillon qui sort de la chrysalide. Et puis, à partir des années quatre-vingt-dix, elle est devenue vraiment “une femme d’affaires”, quelqu’un de totalement différent. »  

      images (9)Bien sûr, le lancement de la carrière d’Alizée, en 2000, a beaucoup fait pour cette réputation de « working girl ». Et pourtant, au début, tout part d’une seule chanson. Après avoir lu le roman de Nabokov, la chanteuse écrit le texte de Moi… Lolita sur une musique dansante de Boutonnat. Tous deux sentent intuitivement le potentiel du titre, mais Mylène n’a plus l’âge de l’héroïne, quinze ans. C’est alors que le tandem décide de faire appel à une autre interprète. Repérée lors d’un passage à « Graines de stars », Alizée, petite brune au regard piquant, va être approchée. Aussitôt commercialisée, la chanson devient un succès colossal. Tube de l’été 2000, comparable sur le plan des ventes au triomphe de Désenchantée neuf ans plus tôt, Moi… Lolita fera, en outre, une carrière internationale comme n’en a jamais connu aucun titre de Mylène : en quelques semaines, Alizée fait un tabac aux Pays-Bas, en Italie, en Espagne, en Angleterre, et surtout au Mexique, où elle devient une star. 

      Préparé dans la précipitation – alors que Mylène est en pleine tournée – et produit par Requiem Publishing, l’album Gourmandises sort dans la foulée, le 28 novembre. Pour en écrire les paroles, la chanteuse a longuement conversé avec sa jeune protégée. Les ventes hexagonales seront au rendez-vous, mais n’atteindront pas le million d’exemplaires, chiffre auquel Mylène semble, elle, abonnée pour chacun de ses albums. En 2003, un second opus naîtra de cette collaboration fructueuse, Mes Courants électriques, édité cette fois par Isiaka. 

Mylène s’y investit pleinement, et pas seulement en signant les textes des chansons. C’est elle qui aurait eu l’idée de l’escarpin géant dans lequel Alizée semble trouver refuge sur la pochette. Elle dessine également certaines tenues portées par la Lolita lors de ses passages très remarqués à la télévision et l’aide à répéter les chorégraphies. 

      Malgré tout, le single J’en ai marre ne parvient pas à tirer l’album vers les sommets. Et le spectacle qui suit, pourtant cornaqué avec soin par Laurent Boutonnat, ne remporte pas un franc succès. C’est à la suite de ces résultats mitigés que la collaboration cessera, d’un commun accord, entre l’écurie Farmer et la jeune Corse. 

      Entre-temps, la Lolita a rencontré l’homme de sa vie, Jeremy Châtelain, musicien qui participa à la Star Academy, l’a épousé à Las Vegas et a donné naissance à une petite fille. Elle veut voler de ses propres ailes, ce qu’elle fera en auto-produisant son troisième album, Psychédélices, en 2007 – ses parrains lui ayant cédé la marque Alizée, leur propriété, pour un euro symbolique. Un retour en demi- teinte dans l’Hexagone, qui permet cependant à la brunette de retrouver son public d’Amérique latine. Et malgré toutes les questions des journalistes cherchant à jeter de l’huile sur le feu quant à ses relations avec Mylène Farmer, elle n’aura que des mots pleins de reconnaissance pour celle qu’elle regarde comme une marraine. « Elle m’a tout appris », dira-t-elle, mettant fin à une polémique autour d’une chanson, Idéaliser, censée être un portrait au vitriol de l’idole. 

   

     Voilà comment la parenthèse Alizée s’est refermée pour la productrice Farmer. Depuis, on a beaucoup glosé sur ses velléités de lancer d’autres artistes, afin de pouvoir quitter la scène un jour sans cesser de tirer les ficelles du métier. Hélas ! pour l’heure, Mylène n’a pas eu la main vraiment heureuse. 

Elle a produit un groupe de musique électronique, Good Sex Valdes, qui a sorti un single, You, dans unerelative indifférence. Via sa société Dichotomie, elle a également poussé le titre de Christia Mantzke, I’m not a boy en 2001, sans qu’il rencontre le succès escompté. Aura-t-elle davantage de réussite avec le générique du dessin animé Drôle de Creepie, sorti en septembre 2008, et interprété par la jeune Lisa, la fille de Michel, son frère cadet ? Trop tôt pour le dire.  

     Évidemment, sa réputation de femme d’affaires a encore gagné du terrain depuis qu’on a appris que Mylène avait déposé une marque, Lonely Lisa, en septembre 2007, à l’Institut national de la propriété audiovisuelle. Utilisant comme logo l’héroïne de son conte illustré, Lisa-Loup et le conteur, paru en 2003, elle donne la liste des différents produits qui pourraient être estampillés de ce label. Articles de papeterie, papiers peints, linge de maison, vaisselle, mais aussi jouets, bijoux et vêtements. Des fausses pistes destinées à brouiller le jeu ? Dans une interview au magazine Têtu, elle livre une clé mettant un terme à Atoutes les supputations : « Lonely Lisa donnera naissance à un site Internet communautaire dans les prochains mois. »  

     Pour celle qui a toujours refusé de créer un fan-club officiel, ce projet semble particulièrement bien ciblé : ses fans sont nombreux à participer aux innombrables forums qui lui sont consacrés sur la Toile. 

Un site communautaire serait un moyen idéal de fédérer ces énergies tout en permettant à chacun de s’exprimer. Une fois de plus, Mylène montre qu’elle fourmille d’idées en tous genres, en dehors même de son métier. Revendiquer une œuvre digne de ce nom, singulière et sans concessions, ne l’empêche pas de posséder un sens aiguisé du marketing. Bref, elle est la preuve vivante qu’on a souvent tort d’opposer, comme des entités inconciliables, l’artistique et le commercial. 

 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

Publié dans MYLENE par H.ROYER | Pas de Commentaires »

BOUTONNAT EST PEUT ETRE NE D’UNE ERREUR

Posté par francesca7 le 25 août 2014

 

 

Laurent Boutonnat réalisateur de clips est né curieusement d’un échec cinématographique, son arrivée dans le domaine musical est purement fortuite. D’abord destiné à la réalisation de longs-métrages, c’est à la suite de l’insuccès de son premier film qu’il se redirigera vers la littérature, puis la musique. Il se servira alors de son double statut de compositeur-producteur auprès de sa première maison de disque pour négocier avec elle la réalisation des vidéo-clips promotionnels. Ce sera pour lui ce fameux « moyen détourné de faire du cinéma ».

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Laurent Boutonnat est né le 14 juin 1961 rue Auguste Blanqui, dans le XIVe arrondissement de Paris, aîné d’une famille de cinq enfants, il se servira adolescent de certains de ses frères et sœurs pour monter ses sociétés d’éditions phonographiques et aussi de son petit frère Dominique dans son premier long métrage Ballade de la Féconductrice en 1978. Auparavant, Laurent Boutonnat a déjà réalisé dans son enfance de nombreux courts-métrages amateurs avec la caméra Super 8 de ses parents. Un de ses premiers essais date de 1971 où il transpose Bambi de Walt Disney (1942). Sur ses films d’adolescent, il voulait déjà tout maîtriser : de la mise en scène à la musique, du maquillage à l’interprétation elle-même. Parallèlement, il étudie la musique et le piano sur initiative de ses parents dès l’age de cinq ans. Laurent Boutonnat suit sa scolarité de second degré chez les jésuites. Il s’y déplait, n’est doué qu’en littérature et se retrouve plusieurs fois renvoyé. C’est à quinze ans qu’autodidacte, il décide d’abandonner ses études pour aller chercher du travail ; et c’est aussi l’âge à partir duquel il abandonne l’apprentissage musical que lui faisaient suivre ses parents. Parallèlement aux « petits boulots » qu’il cherche, Laurent prend des cours de théâtre durant trois ans et écrit chez lui avec un professeur de philosophie. Il déclarera plus tard « avoir pris goût à cela ». A 16 ans Laurent Boutonnat a la volonté de diriger ses recherches d’emploi vers le secteur audiovisuel, et commence à développer dans son imagination plusieurs projets de longs-métrages dont un film déjà nommé Giorgino ; scripte qu’il reprendra dix ans plus tard. L’histoire de cette première version n’a cependant rien à voir avec le long-métrage qui sortira dix sept ans plus tard. Ce scénario racontait le huis-clos d’un couple dont l’homme aime de plus en plus son épouse, alors que cette dernière prend une peur de plus en plus panique de lui. L’incertitude sur les intentions de l’un et de l’autre débouchait sur un duel final tragique entre les deux époux.

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Boutonnat réalisera finalement Ballade de la Féconductrice en 16 mm. à l’âge de seize ans, qu’il produira à l’aide de son père, et des Films du Marais pour sept mille six cents euros. Il tournera entre Paris et Etretat en fonction des conditions météorologiques. Après avoir été présenté et sifflé au marché du film de Cannes en 1979, Laurent Boutonnat tente de l’exploiter dans une unique petite salle : « Le Marais » à Paris, à partir du 15 mai 1980. Le film qui passe d’abord en comité de censure obtient une interdiction aux mineurs de moins de dix huit ans. Laurent Boutonnat en a alors dix sept. Le dossier de censure retrouvé dans les archives du C.N.C. comporte un court synopsis écrit de la main du jeune réalisateur :

 

« La balade (sic) d’une fleur du mal dans un monde fantasque et allégorique où se mêlent humour noir et horreur. »

 

 Tous les avis convergent vers une interdiction aux mineurs, et Henri Dolbois qui dirige la commission plénière conclue le dossier comme suit : 

« Une anthologie de Hara-Kiri et Charlie-Hebdo. Castration, mutilations d’enfants, torture d’un mongolien adulte en petite voiture roulante. Faces tuméfiées et sanguinolentes. Une femme accouche dans sa cuisine d’un teckel, elle fait l’amour avec lui etc… Le film me paraît justifiable d’une interdiction aux mineurs en raison de l’exhibitionnisme grand-guignolesque ce film attentatoire à la dignité de la personne humaine. Cette interdiction me paraît justifiée bien qu’il s’agisse d’un 16 mm. à faibles objectifs commerciaux. »

Henri Dolbois

  Le film ne restera que deux semaines à l’affiche et totalisera quatre cents cinquante neuf entrées. Plutôt que de retourner à l’école, Laurent Boutonnat, déçu, ne fait plus rien jusqu’à sa rencontre avec Jean-François Chauvel. Ce grand reporter de télévision mort en 1986 avait alors en préparation le tournage d’une série de reportages scientifiques sur le nucléaire : Les Energies Nouvelles. Laurent Boutonnat saisit sa chance et postule comme caméraman pour toute la série d’émissions. Il avouera plus tard: « J’avais prétendu m’y connaître en technique pour qu’il me prenne, et j’ai dû potasser le manuel comme un fou ». Il part donc pendant un an dans les quatre coins de la France pour tourner les images de ces reportages, « La meilleure école » se souviendra t-il en 1990.

  Laurent Boutonnat qui a alors vingt ans se lance dans une nouvelle aventure où il utilisera ses facultés d’écriture et son expérience récente dans le journalisme. C’est l’époque où, remis de l’échec de Ballade de la féconductrice, il multiplie les projets. Toujours avec le sens du subversif et son goût du morbide, il entreprend des recherches pour l’écriture un livre sur l’infanticide. Un ami, Jérôme Dahan fait partie du projet. Parallèlement à cela il réalise des publicités télévisées. Laurent tourne plusieurs spots et s’associe à un producteur du circuit Parafrance. Celui-ci lui proposera de tourner un film d’horreur en deux semaines pour un budget de deux cents trente mille Euros. Suite à des désaccords du fait du producteur, le projet ne verra jamais le jour. C’est à cette période que Boutonnat reprend le script de Giorgino à zéro. Un soir, alors qu’il est accompagné de son ami Jérôme Dahan, il décide d’écrire avec lui les paroles d’une chanson ayant trait à cette enfance qui le hante tant. Le lendemain Jérôme Dahan écrit la musique et le résultat ne leur déplait pas. Ils viennent d’écrire Maman à tort, qui deviendra un petit succès de l’été 1984. Laurent Boutonnat laisse peu à peu de côté le sulfureux livre sur l’infanticide qui ne verra finalement jamais le jour. Les paroles de la chanson fraîchement écrite qui évoquent la folie, l’abandon et le saphisme seraient encore plus explosives dans la bouche d’une enfant. Après une tentative avec une jeune fille de quinze ans qui pose trop de problèmes juridiques avec la D.D.A.S.S, Jérôme Dahan et Laurent Boutonnat organisent un casting où se présentent une cinquantaine de jeunes filles majeures dont la future chanteuse Mylène Farmer, alors âgée de vingt et un ans. Laurent Boutonnat la choisie immédiatement, sans même l’avoir entendue chanter, à cause de son air « psychotique ». C’est suite aux problèmes se posant pour monter le clip de Maman à tort (1984) que Laurent Boutonnat envisage le clip comme seul moyen à court terme de faire du cinéma. Il sait aussi qu’il lui faudra financer lui-même ses projets s’il veut avoir les moyens nécessaires pour les réaliser. Durant la promotion de Maman à tort, Laurent Boutonnat retourne ponctuellement au documentaire en réalisant pour l’Education Nationale Parents… si vous saviez, reportage fictionnalisant de douze minutes sur le rôle de la parentalité. Le duo Dahan-Boutonnat écrira 10 mois plus tard deux autres chansons : On est tous des Imbéciles ne se fera remarquer que grâce à la morbidité de sa face B. Signée Boutonnat, L’Annonciation évoque le viol par le truchement d’une imagerie évangélique.

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 Décidément abonné à l’insuccès systématique de ce qu’il entreprend, Laurent Boutonnat se voit renvoyé de la maison de disques R.C.A. pour laquelle il avait pourtant fini de préparer un album. Laurent Boutonnat se sépare de Jérôme Dahan avec lequel il est en désaccord sur la suite à donner à la carrière de la chanteuse dont ils s’occupaient. Comme rattrapé par la chance, Boutonnat est contacté par Alain Levy qui vient de créer la maison de disque Polydor. Ce label français appartenant à l’Américain Polygram veut tout miser sur la chanson française et signe directement Mylène Farmer et Laurent Boutonnat pour trois albums, alors qu’ils n’assurent pas encore de réels succès commerciaux fiables. Le premier d’entre eux est Cendres de Lune en 1986, entièrement conçu, produit et arrangé par Boutonnat. Il en signe la composition, presque toutes les paroles et la pochette, pour poser les bases d’un climat. Cendres de lune est un laboratoire de boites à rythme, d’échantillonnages194, avec des inserts de chants grégoriens, et dont l’originalité a été saluée par le magazine musical Rock & Folk car il fait cohabiter morceaux avant-gardistes et variété populaire :

 

« Si les paroles sont plutôt du genre la Comtesse de Ségur qui aurait enfin décidé de parler de ce que font vraiment les petites filles modèles, la musique est elle aussi bien ficelée […] Cendres de Lune très court morceau à la limite de l’expérimental et du franchement morbide. Enfin, Vieux Bouc […] suit la même direction, avec ses voix sataniques ricanant en contrepoint qui évoquent une version musicale du Tour d’Ecrou sur fond de messe noire et d’âme en peine et de Lolitas grimaçantes. Tout cela est assez rare et original »

  C’est alors que Boutonnat se décide à monter son deuxième long-métrage à partir du script de Giorgino. Il en commence la préparation, mais son récent succès inattendu dans la production musicale l’occupera trop pour finaliser ce projet. En 1987 Laurent Boutonnat entame l’écriture du deuxième album Ainsi soit-je qui sortira à la fin de la même année. Il crée pour l’occasion sa première société de production discographique: Toutankhamon S.A. Le clip du premier extrait Sans Contrefaçon passera en exclusivité à la télévision le soir du réveillon 1988. Suivront le clip d’Ainsi soit-je et surtout Pourvu qu’elles soient douces. Le clip, qui a coûté deux millions de Francs sera d’ailleurs nommé aux Victoires de la musique de 1988. Il en co-écrit l’histoire avec le scénariste Gilles Laurent, auquel il présentera le synopsis de Giorgino ébauché à dix-huit ans. Tous deux travailleront  sa réécriture pendant quatre ans. C’est avec Gilles Laurent que Boutonnat écrira le scénario de Sans Logique, et surtout concevra le spectacle dont la tournée et le film sont déjà en projet en 1988. 

Depuis que le cinéaste produit lui-même ses courts-métrages, il peut se permettre des budgets colossaux, comme celui nécessaire à la réalisation de Sans Logique (1989) qui aura nécessité un aménagement coûteux des studios d’Arpajon. C’est avec le même système de financement qu’il produira la tournée qui va lui permettre de sublimer son univers en l’extrapolant sur une scène. C’est notamment pour cela qu’il crée le 19 janvier 1989 la société Heathcliff S.A. qui lui permettra de produire la tournée et ses prochains films. Après un essai transformé à Saint-Étienne puis deux semaines au Palais Des Sports de Paris, le spectacle parcourra la France en 60 dates dont deux au Palais Omnisports de Paris-Bercy. Laurent Boutonnat, au delà de la mise en scène et des arrangements, pense au film qu’il tirera de cette tournée. Il crée le 26 octobre 1989 à l’occasion de la sortie du double album En concert une société d’édition phonographique « Requiem Publishing » qui édite depuis, toutes les productions de Boutonnat sans exception. La sortie en salles et sur vidéo du film du spectacle se fera finalement le 25 septembre 1990. Suite à la sortie de En concert, Laurent Boutonnat écrit les dix musiques du prochain album de Mylène Farmer: L’Autre. Il profite du tournage de Désenchantée et de Regrets en Hongrie en février 1991 pour faire des repérages pour Giorgino avec le décorateur Pierre Guffroy. Se consacrant essentiellement à la préparation du long-métrage, les années 1992 et 1993 verront débuter le tournage des scènes d’extérieur du film dans le parc slovaque des Tatras auxquelles suivront les plans d’intérieur aux studios Barrendov de Prague.

 

En mai 1993, le montage et l’écriture de la musique succèderont au tournage. Laurent retournera pour l’occasion dans l’État Tchèque pour en enregistrer la musique. L’exceptionnelle longueur de la post-production due en partie au perfectionnisme de son auteur s’achèvera en août 1994. Après 8 années de travail, Giorgino sort enfin sur les écrans le 5 octobre 1994. Abattu par la critique et sorti au mauvais moment, le film est un échec.

 

 Décidément décisif dans la carrière de Boutonnat, l’échec le conduit à des revirements complets. Celui de Giorgino sera de trop, plongeant son auteur dans le désespoir le plus profond. Après un an sans nouvelle production, qu’elle soit musicale ou audiovisuelle, la suite de son travail montrera une absence totale de continuité. Laurent Boutonnat composera onze musiques pour l’album Anamorphosée annonçant le retour de son interprète fétiche. Suite à ça il co réalisera un autre film de concert Live à Bercy avec François Hanss, son assistant de longue date. 

Le succès commercial de ce film (pourtant uniquement exploité en circuit de cassettes vidéos) n’aura d’égal que l’échec artistique que nous seront forcés de constater. Les nombreux faux raccords involontaires et la superficialité affichée de l’imagerie renient outrageusement le perfectionnisme dont Boutonnat était autrefois capable. Laurent Boutonnat refuse depuis toute interview et toute diffusion de Giorgino, voulant visiblement faire de son long métrage un film maudit. Le film sera tout de même contractuellement diffusé en novembre 1995 sur la chaîne Canal Plus, qui participa à sa production. Boutonnat attendra 1997 avant de reprendre réellement la caméra pour l’ancienne actrice Nathalie Cardone, sa nouvelle égérie avec laquelle il réalisera quatre clips. Il crée pour elle une société de production le 19 juin 1997 : « Calliphora S.A. » et laisse peu à peu en désuétude les sociétés Heathcliff S.A. et Toutankhamon qui cessera même ses activités en 1997. En mai 1999 sort l’album de Mylène Farmer Innamoramento comportant treize titres dont neuf composés par Laurent Boutonnat, mais il n’en signera aucun clip. Le 10 mai 2000 il étend toutefois ses activités financières en fondant LB Société Civile Immobilière qui s’occupe d’achat et de location de biens immobiliers.

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 L’échec qui accompagna toute la carrière de Boutonnat provoqua chez lui deux réactions contraires selon les époques. Alors que son insuccès dans le cinéma l’incita dans sa jeunesse à persévérer dans la voie cinématographique, il ne put se remettre du fiasco commercial de Giorgino qui le fit stopper toute réalisation ambitieuse. Aujourd’hui  Mylène Farmer et Laurent Boutonnat dirigent toujours la société d’éditions phonographiques Requiem Publishing qui produira en mai 2000 une nouvelle chanteuse pour adolescents : Alizée. Laurent Boutonnat écrira pour elle les chansons de ses deux albums et tournera trois clips : Moi… Lolita, Parler tout bas et J’ai pas vingt ans. Ayant cessé sa collaboration avec Nathalie Cardone, il continue néanmoins la composition des chansons de Farmer et réalisera même pour elle deux derniers clips Les Mots et Pardonne-moi, renouant une dernière fois avec leur univers des années 80. En mars 2001 sortent pour la seconde fois sur support numérique l’intégrale des clips que Laurent Boutonnat a tournés pour elle.

 

EXTRAIT DU LIVRE DE Jodel Saint-Marc  « Le Clip en tant qu’œuvre Cinématographique / aux éditions Sorbonne Nouvelle en août 2003

 

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Les aides Associatives de la part de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 24 mai 2014

 

CMylène Farmer reste très discrète quand il s’agit d’apporter sa renommée pour l’aide d’association. Pourtant, sans être médiatique, son action reste néanmoins présente et très concrète. Toutes les sommes d’argent qu’elle touche en dommages et intérêts suite à ses procès contre la presse people sont reversées à des associations. Régulièrement, les Enfoirés reprennent les tubes de Mylène Farmer. Sans participer à ces soirées caritatives, Mylène cède ses droits sur ses titres : Libertine et Sans contrefaçon en 2002,Moi… Lolita et Rêver en 2002, C’est une belle journée en 2003, Désenchantée en 2005 et Pourvu qu’elles soient douces en 2006.

D’aucune manière, Mylène ne cherche à tirer profit de ses actions caritatives.

 

Eventail Amour de Soie – mai 2009

mylene farmerPour sa tournée 2009, Mylène Farmer a proposé à la vente, comme merchandising, un éventail fabriqué par les artisans d’un village du Vietnam. L’éventail est en papier et tous les bénéfices de la vente sont reversés au profit de l’Association Amour de soie… et des autres. Grâce à cette assiocation de nombreux enfants seront scolarisés, avec en prime une vélo offert.
Responsabiliser et valoriser les femmes par le travail, leur donner accès à l’éducation, leur permettre de sortir du cycle de la pauvreté, c’est le défi que se propose de relever humblement Amour de soie… et des autres.

 

 

AIDES – décembre 2008

mylene farmerSamedi 13 décembre 2008 était organisé à l’hôtel Intercontinental une vente aux enchères au profit de AIDES, association contre le Sida. De nombreux créateurs et personnalités ont offert à la vente des objets personnels. Carla Bruni a fait don d’une magnifique robe Dior et Mylène Farmer a proposé une illustration originale de Lonely Lisa. Son dessin s’est envolé à 1500 euros.

 

Autistes sans frontières – mai 2006

Mylène Farmer et Franck Sorbier ont signé un t-shirt mis en vente au profit de l’Association Autistes Sans Frontières. Ce t-shirt tiré à 40.000 exemplaires a été vendu dans les 200 boutiques Sephora en France au prix de 15 euros.
mylene farmer
Il s’agit d’une création de Franck Sorbier et Mylène Farmer, puisque le t-shirt représente un dessin d’une des tenues du dernier spectacle de Mylène Farmer.

Communiqué de presse
Il était une fois, une belle histoire pour une belle cause. Mylène Farmer et Franck Sorbier réunis à nouveau pour l’Association Autistes Sans Frontières, ont illustré un tee-shirt qui sera mis en vente au profit de l’association dans les boutiques Séphora en mai 2006. Dans un univers graphique ludique noir et blanc, une figurine habillée d’un costume conçu et réalisé par Franck Sorbier pour le dernier concert de Mylène Farmer, Avant que l’ombre… à Bercy 2006, apportera un moment de bonheur et de douceur pour l’Association Autistes Sans Frontières.
Le site : Autiste sans frontière.

Autistes Sans Frontières finance des dispositifs d’accompagnement permettant d’intégrer des enfants autistes à l’écoleordinaire.

 

AFIPA – avril 2006

L’AFIPA (Association Française et Internationale de Protection Animale) a mis aux enchères, du 30 mars au 8 avril 2006, sur le site www.aucland.fr, des objets ayant appartenu à des célébrités. Mylène, qui mettait aux enchères un morceau du décor des concerts Avant que l’ombre… (ainsi qu’un programme dédicacé) a été la grande gagnante de ce Trophées de star, puisque l’objet a été adjugé à 5850 euros ! Bravo à FRED1969 l’heureux gagnant.

mylene farmer

L’AFIPA (Association Française et Internationale de Protection Animale) est née en 2001. Initialement défendant la cause animale, l’Association se spécialise très rapidement dans la lutte contre la fourrure d’animaux domestiques, à savoir la fourrure de chien et de chat.
Les autres donateurs

Dépèche AFP
Des célébrités mettent des objets personnels aux enchères pour lutter contre la fourrure – Isabelle Adjani, Nathalie Baye, Mylène Farmer ou Arielle Dombasle : une quinzaine de personnalités offrent aux enchères des effets personnels sur le site aucland.fr, à partir de ce jeudi et jusqu’au 30 avril, au profit de l’Association internationale de protection animale (AFIPA).
Nous avons rencontré beaucoup de sympathie de la part de personnalités, hommes et femmes de coeur, qui ont soutenu notre action contre la commercialisation de fourrures de chats et de chiens ou qui nous suivent plus généralement dans notre combat contre la fourrure explique Nicolas Biscaye, directeur de l’AFIPA.
L’association entend faire pression auprès du gouvernement pour qu’il modifie le décret relatif à l’étiquetage de la fourrure et plus particulièrement auprès de Thierry Breton afin que soient mentionnés sur les étiquettes le nom commercial, le nom scientifique, la méthode d’abattage et le pays de provenance de l’animal abattu.
- Isabelle Adjani propose la robe du soir en mousseline de soie rouge signée Tom Ford pour Yves Saint Laurent, portée dans le film La Repentie.
- Tina Arena se sépare du double disque d’or 500 choristes qu’elle a reçu en 2005.
- Mylène Farmer offre un élément du décor de son dernier spectacle à Bercy, authentifié, ainsi qu’un programme dédicacé.
Les fonds récoltés permettront de financer la prochaine campagne des bénévoles de l’AFIPA. Michel Drucker, Paul Belmondo, Patrick Bouchitey, Michel Fugain, Philippe Gelück, Franck Sorbier, Françoise Fabian ou Patrick Fiori participent aussi à l’opération.

mylene farmer
Voici le visuel du morceau des portes colossales (1 x 2 mètres) que Mylène Farmer a offert à l’association AFIPA.

 

Télévie – avril 2006

Le 1er avril, de 9h15 à 13h00, sur Bel RTL et RTL TVI (télévision belge), la mise en vente aux enchères des récompenses des meilleurs albums de l’année 2005 a rapporté 137 600 euros au Télévie.
L’émission belge Télévie est un programme caritatif qui a pour objectif de recueillir des fonds afin de venir en aide aux victimes de la leucémie.
A cette occasion, le disque d’or belge décerné à Mylène Farmer pour son album Avant que l’ombre… a été mis en vente. Grâce à ce geste et à l’ensemble de tous les autres dons, les fonds récoltés sont une fois de plus en hausse par rapport à l’année dernière. Merci pour eux !

televie 2006 Mylène Farmer
Johnny Hallyday
Chimène Badi
Calogero
Celine Dion
Patrick Bruel
Madonna
Le roi soleil
Raphaël
Alain Souchon
Robbie Williams
Frédéric François
Avant que l’ombre…
Ma vérité
Dis-moi que tu m’aimes
Live 1.0
On ne change pas
Des souvenirs devant
Confessions on a dance floor

Caravane
La vie Théodore
Intensive care
Et si on parlait d’amour

12 000 euros
25 000 euros
6 100 euros
6 200 euros
9 000 euros
13 000 euros
8 500 euros
5 600 euros
11 100 euros
6 200 euros
10 000 euros
8 500 euros

 

Rêves – 20 janvier 2006

L’association Rêves agit pour réaliser les rêves des enfants malades. Le 20 janvier 2006, 3 enfants ont pu rejoindre Mylène dans sa loge à la fin du spectacle de Bercy : Laetitia de l’Aveyron, Laetitia du Puy-de-Dôme et Betty du Rhône.

Le site de Rêves reves

 

Solidarité Enfants Roumains Abandonnés – mars 2005

Bonjour je suis Mylène Farmer. Un jour, j’ai découvert dans un reportage, qui m’a profondément bouleversée, la souffrance de milliers d’enfants abandonnés chaque année et enfermés dans des orphelinats en Roumanie.
J’ai rencontré une association qui s’appelle S.E.R.A : Solidarité Enfants Roumains Abandonnés. S.E.R.A sort les enfants des orphelinats pour les rendre à leurs familles ou pour leur trouver une famille d’accueil. S.E.R.A ferme les orphelinats mouroirs, où les enfants sont traités de manière inhumaine. Ces enfants ont besoin de nous.
seraTel est le message que l’on a pu entendre sur les radios Chérie FMet RFM en mars 2005.
Un beau geste de Mylène Farmer pour soutenir cette association venant en aide aux orphelins roumains.

Message audio :    ||  Le site de SERA

 

Solidarité Asie – janvier 2005

Le 17 janvier 2005 est sorti une compilation des artistes du label Universal en faveur des victimes du raz-de-marée meurtrier du 26 décembre 2004 en Asie. Mylène y est présente avec Rêver, un titre qu’elle avait déjà repris lors d’une émission caritative destinée aux enfants de la guerre.
Ce titre est en passe de devenir un hymne, triste et désenchanté… Le track-listing de l’album est le suivant :

1. Io le canto per te – Florent Pagny
2. La rivière de notre enfance – Garou et Michel Sardou
3. Tout au bout de nos peines – Isabelle Boulay et     johnny Hallyday
4. Je ne sais pas son nom – Chimène Badi
5. Si seulement je pouvais lui manquer – Calogero
6. Elle danse seule – Gérald De palmas
7. Rodéo – Zazie
8. Rêver – Mylène Farmer
9. Tu es mon autre – Lara Fabian et Maurane
10. L’été – Bernard lavilliers
11. Sur la route 66 – Eddy Mitchell
12. Pourtant – Vanessa Paradis
13. Osez Joséphine – Alain Bashung
14. Le défi – David Hallyday
15. Ma révolution – Jenifer
16. Tu seras – Emma Daumas
17. Du courage – La Grande Sophie
18. Showbiz – M. Pokora
19. N 10 – Booba
20. Dis-moi que l’amour – Marc Lavoine et Bambou
21. Suivre une étoile – Nolwenn Leroy
22. Né quelque part – Maxime Le Forestier
Universal Music et les artistes se mobilisent
au profit d’Action Contre la Faim

solidarite asie

 

Peinture d’autistes, parole d’artistes… – avril 2004

L’autisme, grave trouble du comportement mental dont on cherche encore l’origine, limite la communication et la relation aux autres. 100 000 personnes en France sont concernés par cet handicap. Les moyens manquent cruellement pour que chaque autiste bénéficie d’une prise en charge adaptée.
Le 29 avril 2004 est sorti en librairie Peintures d’autistes, paroles d’artistes, un recueil de 124 pages contenant 56 regards d’artistes posés sur des tableaux d’autistes. Face à cet univers de couleurs cabossées, les émotions se sont révélées avec spontanéité et générosité. Le résultat est étonnant !, précise l’éditeur Neyret Michele.
autistes artistesEcrivains, peintres, poètes, musiciens, sportifs, chanteurs, acteurs… ils ont tous accepté sans hésiter d’accompagner de leurs mots et de leurs impressions les couleurs et les silences des artistes autistes. Ce livre vous permettra d’approcher ce monde étrange de l’autisme et ses talents peu ordinaires.
Parmi eux, on trouve Zazie, que l’on savait déjà sensible à cette cause, mais aussi : Annequin et Jullian – J.Philippe Aubanel – Charles Auburtin – Ayerdhal – Luc Besson – Pierre Bordage – François Bourgeon – Marie Thérèse Bourrat – Howard Buten – Charlelie Couture – Sylvie Chausse – Franck Emmanuel-Comte – Guy Darmet – Renée David – Eric Dexheimer – Jean Philippe Dubor – Driss El Kesri - Mylène Farmer - Faudel – Philippe Favier – François Frappa – Pierre Gagnaire – Patrice Giorda – Alex Godard – I Muvrini – Jeff (Têtedoie) – André Julliard – Daniel Kawka – Kent – Keren Ann – Yves Loude – Michel Maly – Maguy Marin – Marino (Théry) – Marthe Martinez – Sophie Mestrallet Sauzay – Geneviève Metge – Nelson Montfort – Gilles Moretton – Yannick Noah – Séverine Piraud – Philippe Piroud – Claire Rengade – Rufus – Camille Saint Jacques – Cristina Tavares – Gérard Teilhol – Bernard Tétu – Bruno Théry – Murielle Thévenet – Claire Truche – Martin Winckler – Michaël Youn – Zenzila.
L’intégralité de la vente du livre est dédiée à l’équipement d’un nouveau centre pour personnes autistes dont l’ouverture est prévue dans la région lyonnaise courant 2005.

 

Cent Titres (l’ARC) – octobre 2003

mylene farmer arcDu 23 au 30 octobre 2003, Mylène expose à l’espace Artcurial un tableau intitulé Cent titres qu’elle a dessiné l’été. Le tableau est vendu aux enchères le 30 octobre 2003 pour un montant de 6500 euros. La somme ainsi récoltée va pour une assocation de lutte contre le cancer du sein (l’ARC). L’heureux gagnant n’est autre que Jean-François Kovalski rédacteur en chef du magazineInstant Mag.
arc

Le site internet

 

Zidane ELA – mai 2002

mylene farmerLe 19 mai 2002 Michel Drucker présente sur France 2 l’émission Zidane ELA, zidanepour soutenir l’Association Européenne contre les Leucodystrophie dont le parrain en France estZinédine Zidane. Mylène interprète C’est une belle journée dans un passage ampexé. Mylène n’est pas présente sur le plateau.
A noter que Mylène participe à la bande annonce de l’émission en compagnie des autres invités et techniciens en second plan. Tous reprennent en cœur Zidane ELA.

 

SIDACTION – juillet 1999

mylene farmerJe te rends ton amour paraît le 8 juin 1999. Ce n’est pas la chanson qui fait scandale mais le clip tourné à l’abbaye de Mériel par François Hanss. On y voit la chanteuse baignant dans une mare de sang après avoir été confessé par un prêtre satanique Un comité de censure jugeant le clip trop violent et blasphématoire pouvant heurter la sensibilité des téléspectateurs demande aux chaînes de repousser tard dans la soirée diffusion du clip et demande à Mylène de le modifier. En réaction, Mylène accepte un nouveau montage du clip mais sort en kiosque la version intégrale le 6 juillet. La cassette VHS du clip est accompagné d’un fascicule. La médiatisation est telle que le succès dépasse les espérances avec 30 000 exemplaires vendus. Pour faire un pied de nez à la censure, Mylène offre la totalité des bénéfices à l’association Sidaction.

 

Urgence 27 artistes pour la recherche contre le sida – juin 1992

urgence

Mylène Farmer participe à une action contre le sida pour la première fois en 1992. Pour Urgence, un double album de reprises acoustiques, sur une idée d’Etienne Daho, Mylène offre une version nouvelle du titre Dernier sourire, alors qu’au départ, Que mon cœur lâche était destiné à figurer sur la compilation, puisque le titre évoque clairement le port des préservatifs.

 

Une soirée pour les Restos – décembre 1988
restos du coeur

La première action caritative publique de Mylème se déroule lors de l’émission de TF1 animée par Jean-Pierre Foucault le 17 décembre 1988 Une soirée pour les Restos. Cette soirée est organisée en faveur des Restos du Cœur et elle coïncide avec l’arrêt de la fabrication du Solex. Jean-Pierre Foucault met aux enchères le Solex présent sur le plateau et dédicacé par Mylène. L’enchère dure le temps pour Mylène d’interpréter Pourvu qu’elles soient douceset est remporté par un certain Samir T. qui propose la somme de 120 000 francs (18 300 Euros). Lors de cette annonce, Mylène sort de derrière son dos un chèque qu’elle remet à l’animateur. Jean-Pierre Foucault, surpris et ému, remercie vivement Mylène sous les applaudissements du public.

 

Contre le sida, les stars se mobilisent – avril 1987

VSD SidaLe 09 avril 1987, on retrouve Mylène associée à 25 autres personnalités à la Une d’un numéro exceptionnel de VSD consacré à la lutte et la prévention contre le Sida. Chacun tient à la main un préservatif.
VSD SidaMylène sera fidèle à son engagement contre le sida tout au long de sa carrière. Toujours en juin 1987, au travers d’une photo de Catherine Cabrol dans le magazine Photo.
En 1995, Mylène est invitée de l’émissionDéjà le retour sur France 2. Elle porte discrètement le pin’s du sidaction. 

 

Concert pour SOS Racisme – juillet 1987

SOS racismeLe 15 juillet 1987, un grand spectacle est organisé au profit de SOS Racisme. SOS racismeLe concert est retransmis par La Cinq. En extérieur, des dizaines d’artistes viennent interpréter en direct leur tube du moment. Mylène interprète Tristaneaccompagné de ses deux danseuses.

 

La chanson pour la vie – Care France – mars 1986

chanson de la vieDepuis 1985, des réunions d’artistes proposent des chansons caritatives au profit de divers causes : Band Aid, USA for Africa, Chanteurs sans frontières. U2, avec 10 artistes chante Sun City contre l’apartheid en Afrique du Sud. La France ne reste pas inactive. Jean-Jacque Goldman créé la chanson des Restos du Cœur. Eté 1985, Alice Donna lance le projet Femmes du monde en réunissant 25 chanteuses au profit de l’association Care France. Claude Lemesle écrit le texte de la chanson, tandis que Alice Dona compose la musique. chanson de la vieLa chanson s’appelleLa chanson de la vie et est interprétée lors de l’émissionChamps Elysées sur Antenne 2 le 15 mars 1986. Malheureusement, Linda de Suza, Marie Myriam, Isabelle Aubrey, Jane Birkin et Dorothée n’ont pu être présentes (malades ou en tournées). Heureusement, Mylène Farmer accepte d’être une remplaçante pour une soir. A noter que toutes les chanteuses appartiennent au label Polydor, label où est sortie quelques jours auparavant le 45 tours. 

 

 

Vusur : http://residencemf.fr/entreprise

 

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Clips de Mylène

Posté par francesca7 le 23 novembre 2012

Du dictatisme des clips de Mylène Farmer

Clips de Mylène dans Mylène et des CRITIQUES lonely2-5c4eeb-150x80Ses clips ont aussi une véritable valeur documentaire, et ce sur les sujets les plus divers. On y apprend beaucoup sur l’anatomie de la femme, Mylène prenant la peine d’expliquer elle-même de manière très claire le fonctionnement des diverses parties du corps féminin. On peut aussi apprendre quelques épisodes de l’histoire de France, notamment la guerre entre la France et l’Angleterre, ou encore la vie à la cour du roi à l’âge d’or du libertinage. Enfin, rectification culturelle importante, on apprend que Blanche-Neige était russe, que le miroir de la méchante reine n’était autre que le chasseur chargé de tuer Blanche-Neige, que d’ailleurs ce chasseur n’était pas un chasseur mais un vieux avec une coupe afro, et que Blanche-Neige n’a jamais ressuscité bien que le prince l’eût baisé tant qu’il pouvait. Véritables œuvres didactiques, les clips de Mylène Farmer ont fait l’objet de discussions en 2003 au Ministère de l’éducation nationale, qui envisageait d’encourager les enseignants à les utiliser en tant que supports scolaires.

Issu de http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Myl%C3%A8ne_Farmer

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