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Mylène Farmer sur EUROPA PLUS (Russie)

Posté par francesca7 le 30 décembre 2014

 

3 MARS 2000 – Entretien avec Otar KUSHANASHVILI

Elle est discrète dans la vie mais ressemble à un ouragan sur scène. Après plusieurs années de carrière, personne ne peut lui contester son statut d’artiste culte. Son culte à elle, elle l’a construit de ses propres mains. Le nom de cette personne culte qui est ici à Europa Plus, c’est Mylène Farmer, qui est pour la première fois à Moscou. Tous les entretiens, Mylène, se doivent de débuter de façon lyrique (terme utilisé dans les œuvres de folklore russe, nda) : c’est une façon de dire à quelqu’un des choses agréables pour qu’il garde après un bon souvenir de la conversation ! Je voudrais pour commencer vous dire quelque chose : le genre de femme que vous incarnez est adoré et même vénéré par presque tous les moujiks russes ! Sur cette note élogieuse peut débuter notre entretien sur la meilleure station de Russie, Europa Plus.

2000-01-eMylène Farmer : Lyrique ?! Qu’est­ce que vous entendez par lyrique ?!

Lyrique ? Lyrique par rapport à quoi ? Ha, débuter de façon lyrique ? Le lyrique, c’est du beau, c’est doux, c’est comme le début d’un grand roman où l’auteur explique à ses lecteurs qu’il a écrit ce livre pour eux parce qu’il les aime beaucoup.

MF : (désorientée par la comparaison hasardeuse du présentateur) Et la question, c’est qu’est­ce que j’en pense ?! (rires)

Non, c’est juste une marque de bonne volonté pour s’assurer que vous êtes d’humeur à répondre à mes questions ! Rien d’autre !

MF : D’accord, donc ça me fait très plaisir ! Merci pour ce compliment !

Je n’ai pas été le chercher bien loin car il est vraiment sincère. Passons aux questions, maintenant.

On ne peut pas ne pas aborder les questions ‘touristiques’ ­ je vous en prie, ne me considérez pas comme un journaliste incompétent, je suis certain qu’on vous poserait ces questions dans n’importe quel autre pays que vous visiteriez : dites­nous s’il vous plaît ce que vous pensez de Moscou et de Saint­Pétersbourg, que vous avez déjà visité, je crois. Quelles sont vos impressions ?

MF : Je garde un souvenir impressionnant de Saint­Pétersbourg, je suis plus sensible à son  architecture. J’ai rencontré à Moscou un artiste que j’aime beaucoup qui fait de l’animation, qui s’appelle Garri Bardin ­ je ne sais pas si vous le connaissez…

Oui, très bien. Pour autant que je sache, ce n’est pas évident de le définir. C’est une sorte de génie créatif…

MF : Oui, c’est phénoménal. Ce qu’il fait est phénoménal. Donc j’ai eu la chance de le rencontrer, d’aller chez lui, de voir son lieu de travail, de rencontrer son équipe, donc c’était un moment très fort pour moi. Et puis j’aime le romantisme que peut, moi, m’évoquer ce pays, j’aime sa littérature. Voilà…Voilà ma visite du pays ! (sourire)

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Chère Mylène, j’ai remarqué que c’est dans l’air du temps d’utiliser le mot millénium. Quelle est votre interprétation de ce terme dans le nom de votre spectacle ? Où faut­il en chercher l’origine ? Pour dire les choses plus clairement : pourquoi ce spectacle s’appelle ‘Mylenium’ ?

MF : Pour une simple et…pour la raison la plus simple, en tout cas : c’est que je pouvais, moi, m’amuser avec mon prénom, puisque ‘Mylène’ est dans ‘millenium’ et je trouve ce mot…sans y trouver une explication rationnelle, quelque chose d’assez joli, la sonorité du mot.

Voilà au moins une explication sincère ! D’autres que vous auraient donné des réponses si alambiquées pour qu’on ne les accuse pas de mégalomanie que je me serais endormi au bout de vingt secondes ! Vous avez répondu sincèrement, c’est un très joli mot en effet qui correspond bien à l’époque que l’on vit et qui fait un trait d’union avec votre univers. Pour cela, encore un coup de chapeau !

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Alors, chers amis, nous sommes toujours sur la meilleure station de toute l’Europe, Europa Plus, en compagnie de Mylène Farmer. Si vous ne me croyez pas, alors vous pouvez vous en aller, et si vous me croyez, hé bien…vous pouvez être jaloux ! Passons maintenant à la question suivante. Elle m’a été inspirée par ce que j’ai lu sur vous dans la presse anticipant votre venue chez nous. Il faut dire que la presse russe, j’en frémis rien qu’en le disant, semble avoir voulu faire un concours de celui qui serait le plus piquant à votre sujet. Si on devait décerner un prix sur le sujet, il irait à ce magazine qui vous présente comme n’étant que peurs malsaines et phobies en tout genre, au bord de la folie. Voici leur gros titre : ‘Mylène Farmer tisse sa toile de phobies terrifiantes et de passions morbides’. Que pensez­vous de cette description ? Est­ce qu’il y a une part de vérité ou bien on exécute sur place le journaliste qui a écrit ça ?!

MF : Que je sois habitée par des phobies, oui, certainement ! Maintenant, quelles sont­elles : c’est la question !

Quelles étaient les phobies exprimées dans la presse, ça je ne le sais pas, c’est à vous de me le dire…

Vous avez peut­être la phobie des présentateurs de Europa Plus, je ne sais pas…

MF : Je vais vous couper tout de suite, j’ai une phobie des insectes, par exemple. Voilà ! (rires) Soyez tranquille ! (rires)

Ouf, j’étais prêt à quitter le studio ! J’ai lu encore quelque chose de très drôle aussi, l’occasion pour tous les russes de rigoler de leurs journalistes : ils ont écrit qu’un glaçon dans votre Coca Cola vous donnait envie d’étrangler l’humanité entière !

MF : Alors laissez ces propos aux journalistes ! Puisque je fais de toute façon très peu d’interviews, je crois qu’ils inventent bon nombre de mes propos !

La question suivante peut paraître stupide, mais elle se justifie du fait de vos visites très rares, qui plus est alors que vous venez donner des concerts chez nous : est­ce vrai que le premier spectacle de votre carrière, mis en scène par Laurent Boutonnat, avait pour slogan ‘Venez découvrir la Madonna française’ ?! Et d’une manière générale, que pensez­vous de Madonna ?

2000-01-aMF : Non, là encore, ce sont des propos de journalistes ! C’est toujours très réducteur quand on parle d’une personne : là en l’occurrence, on fait le rapprochement d’avec Madonna ­ je vais essayer de faire court !­ parce qu’il y a une envie de danseurs sur scène, une envie de show dit ‘à l’américaine’, c’est­à­dire vraiment avec tout ce que peut comporter l’idée du spectacle. Voilà. Quelque chose de très intimiste, je n’en ai pas encore z’envie –envie, pardon ! Voilà pourquoi ce rapprochement, j’imagine, d’avec Madonna mais ça ne vient pas de chez nous, bien évidemment. Ce que je pense de Madonna ? Je pense qu’elle est une artiste complète, très douée, bien évidemment. Et…que puis­je dire d’autre… ?!

Je pense que cette description se suffit à elle­même !

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Passons maintenant à la question suivante ­ en rappelant à tout le monde que nous avons la chance sur Europa Plus de converser avec Mylène Farmer, une invitée qui ne vient qu’une fois dans une année lumière ! Est­ce que vous pouvez nous éclairer un peu ­ si ce n’est pas une intrusion dans votre vie privée­ sur les raisons qui vous ont motivée à déménager aux Etats­Unis alors que vous étiez en plein succès en France ?

MF : Mais là encore, c’est une mauvaise information ! Je suis allée à Los Angeles pour enregistrer mon…(elle cherche) un de mes albums ­ j’ai oublié lequel ! (sic !) ­ et je suis resté près de huit mois là­bas. Ce n’était pas un déménagement, mais simplement la volonté que d’enregistrer, de prendre mon temps pour écrire cet album et ça a duré un petit peu plus longtemps que prévu. Donc voilà, je n’ai jamais eu l’intention que de vivre aux Etats­Unis ­ en tout cas, pas encore !

Il faut vraiment que je m’excuse pour tous ces infâmes mensonges que je contribue à véhiculer ! Ceci dit, c’est peut­être aussi dû au fait que vous êtes sur vos gardes quand vous rencontrez un journaliste. Mais n’allez pas croire que je me cherche des excuses : tout ce que je dis là, je ne le tiens pas de tabloïds, mais de revues musicales très respectables !

MF : Je parle peu, je parle très peu de moi : c’est le chemin que j’ai suivi, que j’ai décidé. Maintenant, oui, c’est ce pour quoi les journalistes racontent beaucoup de choses qui sont fausses, bien évidemment.

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Je vais vous donner encore une raison de pester contre mes confrères journalistes : certains, dont je ne partage pas l’avis, ont prétendu que vous avez volontairement repris une certaine imagerie américaine en la simplifiant ainsi que vos arrangements : le son est devenu plus pauvre qu’avant, moins sophistiqué. Certains considèrent que vous étiez revenue d’Amérique plus légère…

MF : Quant au son plus pauvre, je ne suis pas sûre que ce soit un compliment, donc je ne sais pas si je vais y répondre ! (rires) La seule chose que je puis répondre, c’est qu’on… ­ sans parler d’évolution, parce que j’allais dire je me moque de l’évolution, en tout cas je n’ai pas cette revendication, si ce n’est que c’est vrai que dans la vie on grandit, on a des choses qui traversent sa vie et fatalement on change. Pour compléter la réponse, quand nous avons enregistré la première fois aux Etats­Unis, on rencontre fatalement des musiciens américains. J’avais une volonté que de mettre beaucoup plus de guitare que dans les albums précédents.

Voilà, donc c’est une ‘petite influence’, peut­être, américaine, mon passage en tout cas la première fois à Los Angeles.

Que dire de plus ? Dans notre pays, on a souvent répondu aux tentatives d’incursion des américains par ‘Yankees, go home !’

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Votre réticence à parler aux journalistes a au moins ceci de positif, c’est que cette inaccessibilité vous profite. Mais est­ce que vous jetez un œil tout de même à ce qui est publié à votre sujet ?

MF : Ca m’intéresse en ce sens que dès l’instant qu’on a envie d’écrire sur moi, pour dire du bien ou pour dire du mal, je crois que c’est important que de lire au moins pour apprendre des choses, même si elles sont erronées ! (rires) Maintenant, je préfère avoir une distance et garder cette distance d’avec les propos qu’on peut avoir à mon sujet, sinon on se laisse trop abimer par ça. Mais on est en train de faire une guerre ouverte aux journalistes et je n’ai rien contre eux, a priori ! (rires)

C’est sans fin ! Voilà d’ailleurs une citation qu’on pourrait reprendre pour vous faire dire n’importe quoi !

2000-01-bMF : C’est une affaire personnelle ?! (rires)

Il y a une autre citation qui m’a troublé, car à l’évidence je ne suis pas homosexuel ­et même si je l’étais je serais quand même tombé fou amoureux de vous pendant cette petit moment que nous partageons­ bref j’ai été choqué de lire ce gros titre sur un journal : ‘Mylène Farmer est une femme qui se passe très bien des hommes’. Mais c’est un cauchemar ? Est­ce que c’est vrai ?!

MF : Si ce cauchemar est vrai ? Bien sûr que non ! D’abord, j’ai avant tout besoin de l’autre en général, qu’il soit féminin ou masculin. Et pour répondre à votre question, je n’ai absolument rien contre les hommes, non !

C’est gentil de laisser croire aux géorgiens que tout n’est pas si mal dans leur presse. Merci pour eux ! Tous les géorgiens qui écoutent Europa Plus : Mylène Farmer est avec vous !

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Nous sommes limités dans le temps, malheureusement. Je voulais savoir pourquoi vous avez voulu tout faire toute seule dans votre spectacle « Mylenium ». J’ai lu en effet que vous avez refusé les services des metteurs en scène les plus inventifs, de maquilleurs, de stylistes. Du coup, on a dit qu’en refusant de travailler avec tant de gens confirmés, c’est parce que vous n’aviez pas confiance en eux et que vous étiez trop sûre de vous…

MF : (ahurie) Mais c’est totalement faux ! Je n’ai décliné absolument d’abord aucune proposition. Là, j’avoue que, oui, ça devient très étrange, mais… ! J’ai décidé de monter ce spectacle et j’ai fait appel à bon nombre de personnes, que ce soit une costumière de grand talent qui travaille beaucoup pour le cinéma (Dominique Borg, nda), j’ai fait appel à un décorateur de grand talent également qui travaille beaucoup pour l’opéra et le cinéma également et le théâtre (Guy­Claude François, nda) et puis en ce qui concerne la mise en scène, j’étais accompagnée d’une personne qui m’est chère et qui m’a aidée justement à monter toute la dramaturgie de ce spectacle (François Hanss, qui ne sera pas crédité pour la mise en scène ni dans le programme du spectacle ni dans le livret des supports CD et vidéo l’immortalisant mais que Mylène remerciera sur scène pour sa collaboration lors de la dernière date française de la tournée, nda).

C’est fou le nombre de choses fausses ou incorrectes qu’on peut écrire sur vous, je le réalise avec vous ! J’ai bien envie d’aller mettre des coups de poing à tous ces gens qui racontent n’importe quoi, moi !

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Je voulais vous dire qu’à mon avis, vous êtes plus une chanteuse de cinéma qu’autre chose. Qu’est-ce qui a le plus d’importance pour vous : concevoir un spectacle ou bien un clip ?

MF : Quand vous parlez du cinéma, c’est les clips ? Oui ? Je crois que pour moi, en tout cas, tout est important, fondamental. Je n’ai pas pu concevoir de faire ce métier sans la musique, les mots sont très importants, l’image est très importante. J’aime faire ce métier de cette façon.

Merci beaucoup, Mylène Farmer, de la part de toute l’équipe de Europa Plus. Bon succès, bon courage et bon concert à l’Olympski ! (la salle de spectacle de Moscou où Mylène a présenté le Mylenium Tour les 04 et 05 mars 2000, nda)

MF : Merci beaucoup ! Merci infiniment !

Publié dans Mylène 1999 - 2000, Mylène en INTERVIEW | Pas de Commentaires »

100% JOHNNY, Mylène Farmer était là

Posté par francesca7 le 12 décembre 2014

 

12 NOVEMBRE 1999 Présenté par Jean­Pierre FOUCAULT sur TF1

1999-06-cMylène est invitée dans ce grand show mettant à l’honneur Johnny Hallyday, qui l’a invitée à participer à l’émission. Et chose exceptionnelle : après sa chanson, Mylène accepte une petite interview à trois, alors qu’elle préfère généralement les tête­à­tête. Elle ne dira cependant que quelques mots.

Jean­Pierre Foucault annonce Mylène qui vient chanter « Souviens­toi du Jour… » et Johnny en profite pour redire son admiration pour la chanteuse. Le visage de Mylène apparaît en gros plan. Ses cheveux, très roux, longs et ondulés, dansent au souffle d’un ventilateur. Elle porte une robe en résine couleur chair épousant chaque forme de son corps, sur laquelle sont brodées des flammes. On apprendra plus tard que cette tenue, signée Dominique Borg, aurait dû être portée lors du « Mylenium Tour », mais qu’elle a été écartée pour diverses raisons (trop fragile, il était difficile de l’enfiler entre deux chansons). Pour l’anecdote, elle valait, à elle seule, près de dix mille euros ! Mylène la remet presque six ans plus tard pour l’affiche du spectacle « Avant que l’ombre…à Bercy ».

Pour ce qui est de la prestation elle­même, Mylène est accompagnée des six danseurs et deux danseuses du « Mylenium Tour » qui, eux, portent leur tenue de scène du spectacle pour cette chanson. La chorégraphie est celle du spectacle, à ce détail près que les danseurs, son présents dès le début de la chanson. Comme d’habitude, en particulier dans les émissions réalisées par Gilles Amado, grand admirateur de la chanteuse, Mylène bénéficie de facilités de tournage (ampex et différentes prises) et d’une réelle volonté de faire du beau ­  lumières, flammes en incrustation, choix des couleurs, bougies au premier plan, montage dynamique : tout est voué à sublimer la prestation. La chanson à peine finie, elle est déjà assise auprès de Jean­Pierre Foucault et Johnny Hallyday !

JPF : Mylène Farmer, « Souviens­toi du Jour…». Mylène invitée par Johnny pour « 100% Johnny ».

Johnny qui nous a dit tout le bien qu’il pensait de toi, Mylène, il y a quelques instants. (notons, pour l’anecdote, que, depuis quinze ans qu’il la reçoit, c’est la première fois que Jean­Pierre Foucault tutoie la chanteuse, nda) Bonsoir Mylène.

Mylène Farmer : Bonsoir.

JPF : Tout va bien ?

MF : Très bien ! (sourire)

JPF : Bon alors, vous avez deux points communs tous les deux, si vous me permettez. C’est les tournées, parce que vous aimez, bien entendu, surprendre…

Johnny Hallyday : Je crois que Mylène est un petit peu comme moi : elle adore la scène ­ ça se voit d’ailleurs, ça se voit avec tous les décors et toutes les mises en scène qu’elle fait sur scène ­donc nous avons cette passion, déjà, en commun et puis, nous avons le public également.

JPF : Oui. Alors, est­ce qu’on pourrait concevoir ce métier, Mylène, justement sans la scène, sans ce contact direct avec le public ?

MF : C’est le meilleur moment, je crois. (sourire)

JPF : Et est­ce que c’est toi qui, directement, t’impliques dans l’imaginaire, dans la construction, dans la mise en scène du spectacle ?

MF : C’est ce qui m’intéresse en tout cas, oui.

JPF : Alors cette tournée, qui est un triomphe, hein, reprend très, très bientôt, au mois de décembre (elle reprendra en fait le 17 novembre, quelques jours après la diffusion de cette émission, après un mois de pause, nda) pour finir, on peut le dire, d’une façon assez originale, à quelques milliers de kilomètres de Paris. A quel endroit ?

MF : Je vais en Russie ! (large sourire)

JPF : Oui. Pourquoi en Russie ?

MF : Parce que c’est un public qui m’accueille ! (rires)

JPF : Oui, donc c’est à Moscou, à Kiev, Saint­Pétersbourg…

MF : (simultanément) Moscou, Kiev, Saint­Pétersbourg, oui. (le concert de Kiev n’aura finalement pas lieu, nda)

1999-06-aJPF : Donc ce sont des villes que tu connaissais certainement en tant que touriste ?

MF : Oui.

JPF : Mais jamais en tant qu’interprète et artiste ?

MF : Jamais, non.

JPF : (se tournant vers Johnny, Mylène étant à l’évidence peu bavarde) Alors, premier contact avec la Russie…

JH : Je sais que les russes adorent les chanteurs français, adorent la musique en général, mais adorent les chanteurs et les chanteuses français.

JPF : Alors, je le disais, deux points communs : le premier, c’est la scène, on vient de le voir, puis le second point commun, c’est le contact que vous avez tous les deux avec les fans, hein ? C’est vrai que Johnny tu pourrais pas imaginer un jour te passer du contact avec tes fans…

JH : Oui, enfin bon, je dirais pas que les fans, parce que c’est vrai que les fans c’est important, mais je crois que c’est le public en général. Je crois que, en général, le public, ils viennent voir d’abord des artistes qui leur donnent quelque chose. Je pense qu’il faut être généreux quand on est sur scène, ce   qui est le cas de Mylène. Et on donne autant qu’on reçoit. Tu sais, il y a pas de mystère : les gens ne te donnent rien si tu ne leur donnes pas quelque chose.

JPF : (à Mylène) C’est le même avis, je suppose ?

MF : C’est vrai ! (rires)

JPF : Ben voilà ! Donc Mylène a dit « C’est vrai » donc il y a pas de problèmes ! Merci beaucoup, Mylène, d’avoir accepté l’invitation de Johnny…

MF : Merci à vous.

L’animateur invite alors Johnny à se lever pour aller chanter une de ses nouvelles chansons.

 

Publié dans Mylène Autrement, Mylène en INTERVIEW, Mylène et L'ENTOURAGE | Pas de Commentaires »

La couturière de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 novembre 2012

 

confidences de Dominique Borg (Couturière)

 

La couturière de Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES mf80_82a-243x300La robe de l’entrée et du final
Je suis partie d’un travail de haute couture que m’avait montré une jeune femme qui filait des bas et qui passait des toutes petites gouttes de résine sur chaque petit interstice, ce qui donnait l’impression d’une toile d’araignée avec de la rosée. Ca m’avait fascinée et je lui avait demandé su elle pensait que l’on pouvait en faire une robe. Elle m’a répondu que non. Je me suis alors dit que j’allais faire ce pari fou de confectionner un tissu à partir de ces petits bouts de bas nylon. C’était un vrai travail d’orfèvrerie. On a entièrement réuni tous les petits bouts de collants sur lesquels elle travaillait, on en a fait un tissu et j’ai réalisé cette fameuse robe dans laquelle Mylène descend de la statue, paraissant presque nue, comme si elle était couverte de gouttes de rosée. C’est ce souci d’aller toujours plus loin qui fait que j’ai confectionné cette robe. Elle a été tellement réussie que j’en ai fait un manteau pour Monica Bellucci dans « Le pacte de loups » et la haute couture a par la suite réalisé plein de robes comme ça. On peut dire que cela a un pue lancé ce matériau ! L’autre difficulté était que Mylène descendait sur un harnais de vingt-cinq mètres de haut et il fallait absolument que ce soit transparent. On a travaillé un harnais que l’on a repeint de la même couleur que son corps et on a réussi à faire cette entrée. C’était un peu la fée Clochette qui descendait du ciel…

Le mot de la fin
Ce que j’ai de commun avec Mylène, je crois que c’est cette soif de perfection. Elle a une énorme exigence vis-à-vis des autres, mais aussi vis-à-vis d’elle-même. C’est ce qui est stimulant. Quelquefois, on tombe sur des artistes qui exigent de vous mais qui ne sont pas à la hauteur de cette exigence. Quelqu’un qui met la barre aussi haut que Mylène, on essaye de la mettre soi-même encore plus haut. Le perfectionnisme entraîne le perfectionnisme. A partir du moment où Mylène choisit quelqu’un, elle intègre la création de l’autre pour l’emmener dans son univers. Les choses gravitent autour de son univers et de sa personnalité. Quand on travaille avec Mylène, on travaille pour Mylène, on ne travaille pas pour soi. Il faut abandonner l’ego de créateur, on travaille en fonction d’une icône. C’est comme une pyramide dont on ferait partie, avec le désir d’aller vers le sommet. On travaille à sa légende, à quelque chose de magique et créatif… 

Extrait du livre ; Belle de scène sorti en 2006

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Anecdote sur Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 novembre 2012

 

 

confidences de Dominique Borg (Couturière)

 

Anecdote sur Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES fanalexandra3-221x300Entretien avec la créatrice des costumes du « Mylenium Tour », Dominique Borg, bien connue du milieu du théâtre et du cinéma, croulant sous les récompenses les plus multiples, que ce soit Césars, Molières ou même Oscars. Pour la première fois, elle pale de cette collaboration.

Premières rencontres
La première rencontre s’est bien passée. Je lui ai montré des choses que j’avais faites et elle avait vu mon travail sur « Camille Claudel » et sur des films que j’avais faits. Elle m’a expliqué tout ce qu’elle désirait, la thématique du décor. Sur chaque tableau, elle incarnait un monde différent. Je pense que nous avons eu tout de suite une très bonne complémentarité. On s’est entendues sur beaucoup de points. Je crois que l’univers que je lui ai proposé l’a séduite et moi, ça me plaisait énormément de rentrer dans le sien et d’essayer de travailler sur ce personnage emblématique, qui est très fascinant pour tout le monde.

Le processus de création
Elle m’a donné une vidéo de ses deux derniers récitals, je les ai énormément étudiés. J’ai beaucoup regardé la manière dont elle bougeait, la manière dont elle portait le costume. Puis je suis partie sur des tas de propositions. Pendant assez longtemps, nous avons eu des rendez-vous réguliers. Nous nous sommes montré toutes les deux plein d’images, de manière à partager des émotions visuelles. C’était des moments de mode, des détails de tableaux, tout ce qui provoquait de l’émotion et qui pouvait se relier au fil conducteur de cette histoire qu’elle voulait raconter. Je lui ai montré mes dessins, elle m’a fait des petits croquis et nous avons travaillé ensemble. Elle me faisait retravailler, aller plus loin. Et moi je lui ai appris à reproposer des choses qui allaient encore plus loin. Après avoir rêvé sur toutes ces images et ces dessins, on a fait une sélection. Ensuite, j’ai commencé à échantillonner, à chercher des tissus, à lui proposer des matières… Ca a été un long travail qui a duré au moins trois mois. Pendant les essayages, Mylène était d’une grande patience. Ils duraient des heures, d’autant plus qu’elle a un grand souci du détail et de la perfection. Je l’ai suivie aux États-Unis quand elle est partie à Los Angeles, nous avons aussi fait des essayages là-bas.

Anecdote
Pour permettre à tout le monde de gagner un temps précieux et d’avancer sur l’élaboration des costumes, j’ai eu l’idée de faire faire un moulage du corps de Mylène par un sculpteur. Comme son corps est sculptural et ferme, on était très proches de la réalité avec ce moulage. Mais Mylène refusait qu’on le fasse circuler en-dehors de l’atelier.

Extrait du livre : Belle de scène sorti en 2006

 

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Confidences sur Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 21 octobre 2012

Confidences sur Mylène Farmer dans IAO Magazine

confidences Corinne Blandel (Habilleuse)

 

Confidences sur Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES 6iao1py6vn-300x266Avez-vous travaillé avec Mylène avant le « Mylenium Tour » ?
A vrai dire, oui, il y a très longtemps, à l’époque de « Maman à tort ». Je suis styliste à la base, et je dois avouer que la première fois que j’ai vu cette fille à la télé, je me suis dit que tout ce que je faisais depuis des années lui correspondrait tout à fait. Elle aimait les tenues qui soient à la fois portables à la ville et en même temps empruntes de théâtralité. J’avais tout un book comme ça, avec notamment des redingotes.

Donc vous êtes entrée en contact avec elle à cette époque ?
Oui, mais j’ai mis longtemps à y parvenir ; elle était déjà difficilement approchable (rires). Ca m’a pris un an je crois.

Et comment y êtes-vous parvenue ?
Pas hasard. En fait, il s’avère qu’un jour, j’ai rencontré Pierre Perrin, qui était le photographe de Mylène à ses tous débuts, mais aussi son ancien compagnon, avant Laurent Boutonnat. Il m’avait d’ailleurs raconté qu’il n’avait pas cru au potentiel commercial de « Maman à tort » et que c’est un peu ça qui avait conduit à une rupture. Il m’a donné les coordonnées de Mylène et je l’ai contactée. Mais même avec ses coordonnées privées, j’ai eu du mal à l’atteindre.

Mais vous l’avez vue ?
Oui. Je lui ai montré mon book et ça lui a plu. Mais la difficulté pour moi, c’est qu’elle avait déjà une costumière, Carine Sarfati, qui m’a visiblement prise pour une rivale potentielle. Moi je démarrais dans le métier, alors je n’ai pas insisté. Mais Mylène a tout de même porté une de mes tenues en télé. C’était un chemisier un peu particulier, avec des manches pointues qui se terminaient par un anneau sur les mains.

C’était pour quelle émission et quelle chanson ?
Je crois que c’était « On est tous des imbéciles » dans une émission du matin sur FR3. (ndlr : la description du costume laisse plutôt penser qu’il s’agit de l’une des prestations de Mylène dans l’émission de Christophe Dechavanne, « C’est encore mieux l’après-midi », pour la chanson « Tristana » le 19 juin 1987. Elle y portait effectivement un chemisier blanc avec des sortes d’anneaux sur les bras qui lui remontent sur les mains).

Et vous ne l’avez plus revue après ?
Non. Je l’ai retrouvée via Dominique Borg lorsqu’elle est venue travailler avec elle sur les costumes du « Mylenium Tour ».

Parce que vous travailliez alors avec Dominique Borg ?
A l’époque, oui, je travaillais beaucoup avec elle.

Vous êtes allée voir Mylène à ce moment-là pour lui dire : « Tu te souviens de moi ? » ?
Non car on était toute une équipe, et elle était très protégée.

Vous aviez quand même accès à sa loge, non ?
Oui, mais parfois certaines personnes la mettaient vraiment sous cloche. Et le pire, c’est que je ne suis même pas sûre que ce soit sa volonté. Je me souviens que parfois, je l’entendais dire « Mais laisse-la entrer, c’est Corinne, ça fait trois mois qu’elle me voit nue tous les jours ! » (rires).

Vous vous occupiez de l’habiller ?
Avant le spectacle, je m’occupais surtout des danseurs. Mylène, c’était plus pour les changements de costumes pendant le spectacle, car il fallait être plusieurs filles dans la mesure où il s’agissait de tenues délicates.

Elle retournait en loges pour se changer ?
Ah non ! C’était impossible. Il fallait que ce soit extrêmement rapide. On faisait ça dans une cabine, en arrière plateau, presque dans le noir, avec trois lampes torches. D’ailleurs, elle n’a pas porté toutes les tenues qui étaient prévues à la base car elle avait peur que ça fasse trop de changements rapides.

Mais pourquoi ne pas y avoir réfléchi avant, pendant les essayages avec le créateur des vêtements par exemple ?
Le problème c’est que les tenues sont déjà vendues quand on arrive au moment des essayages.

937_001-209x300 dans Mylène en CONFIDENCESCombien de tenues Mylène a-t-elle délaissées alors ?
Deux ou trois. Je me souviens notamment d’une tenue en résine chair, avec comme des gouttes de corail ou des flammes dessus. C’était une pure merveille. Elle valait bien dix mille euros d’ailleurs. Mais c’était un vêtement tellement délicat qu’il était impossible de l’enfiler rapidement. Mylène ne l’a donc pas portée pendant le « Mylenium Tour ». En revanche, elle a fait une télé avec (il s’agit de la prestation pour « Souviens-toi du jour… » dans l’émission « 100 % Johnny » le 12 novembre 1999).

Et elle porte cette tenue sur l’affiche de ses concerts de cette année.
Ah je ne savais pas. C’est bien car je me souviens de Dominique avait été très déçue que Mylène ne le porte pas en scène.

Mylène parlait-elle pendant les changements de tenues ?
Non, pour la simple raison qu’elle avait encore ses micros. On faisait tout par gestes. Par exemple, on lui tapait sur le mollet pour qu’elle lève le pied gauche (rires). Tout était très bien organisé.

Et il y a déjà eu des cafouillages ?
Oui. Je me souviens qu’un soir, lorsqu’on lui a enfilé la tenue du final, un superbe vêtement monté sur tulles, elle a paniqué quand son micro s’est pris dans le dos du vêtement. Elle était prête à l’arracher aux ciseaux. On a juste eu le temps de l’arrêter car comme elle remettait la tenue le lendemain ou le surlendemain, ça aurait été la catastrophe. Elle paniquait souvent pendant les changements rapides, à deux ou trois moments du concert.

Pourquoi cela ?
Je ne sais pas. Il faut reconnaître que certaines personnes de son entourage étaient assez stressantes. Je me rappelle d’une d’entre elles en particulier qui venait parfois la voir entre deux chansons pour lui dire qu’elle avait oublié tel mot dans les paroles ou qu’elle avait fait telle erreur dans les pas de danse. C’était assez déplacé, je trouve.

Vous aviez des relations avec elle en dehors du spectacle ?
Oui, un peu. Mais elle avait besoin de beaucoup de calme. Elle arrivait souvent à la Michael Jackson, l’écharpe au ras du nez et le bonnet jusqu’aux yeux. En même temps, elle pouvait se montrer totalement disponible ; elle venait discuter un peu avec nous au catering. Je n’ai pas eu le sentiment de quelqu’un qui refuse la communication. Elle ne fait pas sa star. Je pense qu’elle est simplement surprotégée.

A quelle heure arrivait-elle en général ?
Assez tôt. Vers seize heures ou dix-sept heures.

Et en sortant de scène, elle parait aussitôt ou elle restait un peu ?
Elle partait. C’était un tel délire. Je me rappelle d’ailleurs que certains fans qui l’attendaient dehors me prenaient parfois pour elle quand je passais devant des espaces vitrés car, à l’époque, j’étais rousse avec les cheveux un peu en pétard. Et ils criaient (rires) !!! J’étais obligée de sortir pour leur dire que je n’étais pas Mylène et qu’elle était déjà partie.

Mais elle partait avec sa tenue de scène ?
Non, elle se changeait pour enfiler des choses plus confortables, et partait rapidement. 

 

Parution dans le magazine IAO -de 2006

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Le couturier 2000 de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 19 octobre 2012

 

confidences de Bruno Lépidi (Couturier)

 

Quelles ont été les rencontres les plus marquantes de votre jeune carrière ?

Je crois que c’est la personne avec qui je vis et avec qui je partage ma passion. Évidemment, je crois que ma rencontre avec Mylène Farmer fut également un moment très intense…

Vous appréciez Mylène Farmer depuis ses débuts…

Oui, j’apprécie Mylène Farmer depuis très longtemps bien sûr. Je me souviens de « Maman à tort » en 1984…

Le couturier 2000 de Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES 1999-marino-parisotto-vay-010b-300x218Comment est née cette passion ?

Je crois que c’était en 1988. Oui, en 1988 où j’ai reçu l’album « Ainsi soit je… » et en fait, cela m’a donné envie d’aller à sa première tournée, en octobre 1989 à Rennes. C’est assez marquant, parce que c’est l’année où j’ai débuté dans la couture, mes études. C’est aussi à cette période que j’ai découvert Thierry Mugler. Je crois que les deux ont fait un tout et cela a été une réelle émotion quand j’ai vu Mylène Farmer sur scène habillée par ses soins. Cela a été pour moi le déclic de la création, l’envie de créer, le goût du spectacle que j’avais déjà tout petit pour les marionnettes. J’ai su à ce moment que je voulais vraiment faire ce métier.

Pourquoi Mylène Farmer et pas une autre ?

C’est simple : pour la création artistique, pour ses shows, pour les décors, les costumes, toute cette scénographie qui pour moi est sublime. Mais aussi pour ses textes, le personnage, sa discrétion. Surtout pour la création !

Vous étiez-vous déjà rendu à l’une de ses précédentes tournées ?

Oui, je suis donc allé à Rennes en 1989 puis à Bercy en mai et décembre 1996. C’était amusant parce que l’un de ces jours, j’ai présenté une collection à Paris. Le soir même, je suis sorti avec les mannequins et des amis et j’étais devant le Queen (ndlr : une boîte de nuit parisienne des Champs-Élysées) quand Mylène Farmer est descendue de la voiture. C’était amusant de la croiser en ces lieux !

Que pensez-vous du travail respectif de Thierry Mugler en 1989 et de Paco Rabanne en 1996 ?

C’est magnifique ! Je ne me sens pas capable de juger leur travail ! Toute cette osmose, c’est vraiment sublime !

Y a-t-il une différence entre votre travail avec Dominique Borg pour le « Mylenium Tour » et celui de l’opéra ?

Non, je pense qu’il reste le même sauf que nous étions à Marseille et que nous avons vécu des journées entières ensemble et très tard. C’était une équipe. Même à Paris, nous y avons vécu plusieurs jours dans un petit atelier « volant ». Nous étions très proches. Mais cela reste le même travail finalement.

Pouvez-vous nous décrire les différentes étapes de la création des costumes et quels étaient les souhaits de Mylène Farmer ?

Je ne sais pas comment la création s’est passée. Mais ce que je peux vous dire, c’est que Mylène était très à l’aise dans ses costumes.

Quels ont été vos sentiments lors de votre première rencontre avec Mylène Farmer ?

J’étais très nerveux et je crois qu’il a fallu que je reste très « zen » ! J’ai laissé le côté « fan » à la porte et je suis resté très professionnel. Ce jour-là, j’assistais Nathalie Paillon, la chef costumière, qui avait fait une première toile, pour le premier essayage du costume que Mylène porterais sur « L’âme-Stram-Gram ». J’étais vraiment ému puisque lorsqu’elle est arrivée, j’étais tout seul dans la salle. Elle est entrée, elle m’a serré la main, je me suis présenté et je me suis senti très gêné…

Pouvez-vous nous en dire plus concernant les essayages ?
Les essayages se sont passés à Los Angeles, en août. Je n’ai pas pu y participer. Je devais partir pour Los Angeles pour les essayages, mais à ce moment-là, j’étais injoignable. J’étais parti me reposer pour me préparer à l’aventure du « Mylenium Tour » à Marseille.

kl3aoxdb-186x300 dans Mylène en CONFIDENCESLe « Mylenium Tour » est une grosse machine. Est-ce différent de travailler au sein de cette équipe plutôt qu’une de cinéma ou de théâtre par exemple ?

Il y a beaucoup de techniciens, mais on se croisait quand même. Des personnes travaillent la nuit, d’autres le jour. C’est très organisé ! On était très encadrés ! Je crois que cela reste un peu la même chose que le cinéma, finalement. Avec le théâtre, il est rare de partir en tournée mais quand on part, c’est différent. A ce moment-là, je suis plutôt « costumier-réalisateur » et non habilleur… Mais je ne pars pas souvent en tournée. SI je pars, c’est plus pour les essayages. Avec le « Mylenium Tour », c’était assez exceptionnel de partir dix jours à Marseille pour terminer les costumes.

Avez-vous dû modifier certains costumes durant la tournée ?

Pas durant la tournée mais avant la première de Marseille. Peut-être un peu après, mais cela reste des choses techniques pour que Mylène et les danseurs soient à l’aise pour danser.

Il y a une robe vert émeraude que Mylène Farmer ne porte plus lors de son dernier rappel sur scène, savez-vous pourquoi ?

Oui, elle a disparu mais je n’en connais pas la raison. Je suis parti de Marseille le lendemain de la première. Je ne peux donc pas vous en dire plus…

Avez-vous déjà vu le show dans son intégralité et qu’en avez-vous pensé ?

Oui, nous avons vu et écouté le show dans son intégralité tous les soirs. Nous assistions également aux répétitions. C’est un superbe show, mais la première fois où j’ai vu Mylène, en filage, sur scène, ce fut une vraie émotion !

Le moment le plus fort, selon vous ?

Son entrée sur scène. Mais pour moi, c’était surtout de la voir répéter sur scène toute la journée !

Une anecdote sur ce Tour ?

Non. J’aurais peut-être quelques petites choses, mais je les garde pour moi (sourire). Peut-être des fans attentifs me demandant de les laisser entrer dans la salle. Sinon, rien que je ne veuille divulguer, désolé…

La robe couleur chair, aux arabesques faites de paillettes rouges, dessinant des flammes, que Mylène Farmer portait lors de son apparition à TF1 à « 100 % Johnny » est-elle née de la collaboration Borg-Farmer ?

Effectivement, c’est une création de Dominique Borg. C’est une de mes préférées avec la robe rouge sang de « Je te rends ton amour ». 

Interview paru au Mylène Farmer Magazine en 2000

 

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Extraits du livre « Belle de scène » sur Mylène

Posté par francesca7 le 21 avril 2012


La phrase à retenir

« La déesse est donc humaine. Amen. »

La première phrase du livre

Extraits du livre « A la fin des années 80, il est une énigme qui demeure, plus pernicieuse que celle du Sphinx, plus mystérieuse que l’emplacement supposé de l’Atlantide : Mylène Farmer sait-elle chanter autrement qu’en play-back ? »

extrait

« Une musique angoissante retentit. Un moine encapuchonné vient ouvrir la porte des immenses grilles, qui s’écartent comme par magie, dévoilant un cimetière chic de discothèque, baigné par des fumigènes. Un tic-tac bien connu se fait entendre. Soudain, dans un halo de lumière ocre, une dame en noir apparaît, entre deux tombes, en haut des marches, lointaine tout d’abord, drapée dans une cape sombre. Mylène est là, coiffure à catogan, main gantée, bras en croix, un maquillage discret sur sa peau nacrée. C’est l’hystérie dans la salle. »

Extrait

« Pour son apparition sur scène, Mylène choisit la symbolique de la résurrection. Façon Blanche-Neige mangaïsée qui aurait emprunté la panoplie de Xénia la guerrière, elle descend du ciel comme si Dieu Lui-Même nous la renvoyait parmi nous, ses fidèles, dans son caisson/sarcophage/cercueil en verre illuminé. »

Extrait

« Certains fans, qui tiennent absolument à être aux premiers rangs, sont présents sur les marches du Palais omnisport de Bercy le 31 mai dès cinq heures du matin, parfois même avant. Une dévotion qui étonne la chanteuse : “L’idée de quelqu’un qui va attendre toute une nuit et toute une journée pour croiser votre regard est quelque chose d’assez perturbant, mais j’accepte ça parce que cela fait partie du métier”, confie-t-elle le jour de sa première parisienne au journal télévisé de France 3. »

Extrait

« Mais comme la star est parfois indisponible pour cause de répétitions ou entre deux avions, Dominique Borg songe à une excellente idée qui permettrait à tout le monde de gagner un temps précieux et d’avancer sur l’élaboration des costumes : un moulage du corps de la chanteuse par un sculpteur… »

Citations evene.fr  

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Renommée de Mylène

Posté par francesca7 le 6 février 2012

Renommée de Mylène dans CONCERTS DE MYLENE MF2000_111aDiscrète dans les médias, Mylène Farmer l’est également sur scène : en 27 ans de carrière, elle n’a effectué que 5 séries de concerts, dont la dernière l’a menée sur la scène du Stade de France, en 2009.

Dignes des grands shows américains et n’utilisant jamais de playback, ses spectacles sont devenus de véritables références dans le paysage musical français. Assistée de Laurent Boutonnat (sauf pour le Mylenium Tour), Mylène Farmer réserve une place prépondérante aux symboles et à sa relation avec son public.

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1989 : Tour 89 (en savoir plus…)Budget : environ 6 millions d’euros

  • Nombre de spectateurs : environ 300 000
  • Produit par Laurent Boutonnat et Thierry Suc
  • Conçu par Mylène Farmer, Gilles Laurent et Laurent Boutonnat
  • Costumes : Thierry Mugler
  • Album live vendu à 600 000 exemplaires – Double disque de Platine
  • Vidéo live vendue à 150 000 exemplaires (K7 vidéo / CD vidéo / CD interactif) – Vidéo de Diamant

 

 

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1996 : Tour 1996 (en savoir plus…)Budget : environ 12 millions d’euros

  • Nombre de spectateurs : environ 300 000
  • Produit par Tuxedo Tour en accord avec Thierry Suc
  • Conçu par Mylène Farmer et Laurent Boutonnat
  • Costumes : Paco Rabanne
  • Album live vendu à 900 000 exemplaires
  • Vidéo live vendue à 350 000 exemplaires (DVD / K7 vidéo / CD vidéo) – DVD & Vidéo de Diamant

 

 

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1999 : Mylenium Tour (en savoir plus…)Budget : 20 millions d’euros

  • Nombre de spectateurs : environ 460 000
  • Produit par Thierry Suc
  • Conçu par Mylène Farmer
  • Conception du décor : Guy-Claude François (décor de scène créé à partir du tableau # 218 © 1973 H. R. Giger)
  • Costumes : Dominique Borg
  • Album live vendu à 700 000 exemplaires – Double Disque de Platine
  • Vidéo live vendue à 400 000 exemplaires (DVD / Vidéo) – DVD & Vidéo de Diamant

 

 

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2006 : Avant que l’ombre… à Bercy (en savoir plus…)Note : Le spectacle a été réalisé spécifiquement pour l’infrastructure de la salle de Bercy et n’a donc pas été présenté ailleurs.

  • Budget : 10 millions d’euros
  • Nombre de spectateurs : 170 000
  • Produit par Thierry Suc pour TS3
  • Conception et direction artistique : Mylène Farmer et Laurent Boutonnat
  • Conception des décors : Mark Fisher
  • Première partie et conception des images de scène : Alain Escalle
  • Costumes : Franck Sorbier
  • Album live vendu à 250 000 exemplaires – Disque d’or en 2 semaines
  • Vidéo live vendue à 500 000 exemplaires – DVD de Diamant

 

 

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2009 : Tour 2009 (en savoir plus…)Costumes : Jean-Paul Gaultier

  • Budget : 30 millions d’euros
  • Nombre de spectateurs : 632 000
  • Produit par Laurent Boutonnat et Thierry Suc
  • Conçu par Mylène Farmer et Laurent Boutonnat
  • Conception des décors : Mark Fisher
  • Conception des images de scène : Alain Escalle
  • Première partie au Stade de Genève et au Stade de France : Balé de Rua

 

 

                                                                        MF2000_124a dans CONCERTS DE MYLENE

 

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Belle de scène Mylène

Posté par francesca7 le 1 février 2012

 

Ils en parlent

Belle de scène Mylène dans Mylène dans la PRESSE MFBercy2006_24aParmi les collaborateurs et artistes qui ont bien voulu participer à l’ouvrage, on retrouve les couturiers Franck Sorbier et Dominique Borg, le coiffeur pour stars John Nollet, les musiciens Bruno Fontaine et Jean-Philippe Audin, les décorateurs Xavier Grobois et Jean-Michel Laurent, la troupe des Los Vivancos…

Mylène Farmer, Belle de scène fait incontestablement partie des ouvrages de référence sur la chanteuse tant par les informations délivrées, le sérieux et la précision des textes, que par la grande qualité des photos qui en font un livre esthétiquement irréprochable. C’est aussi un ouvrage qui se suffit à lui-même : nul n’est besoin d’être un fin connaisseur de la chanteuse pour se laisser porter par le récit des tournées comme on peut l’être par un roman, et de goûter pleinement à toutes les confidences données sur ces tranches de vie de l’artiste. D’autant que Julien Wagner n’oublie pas d’ajouter quelques notes humoristiques plutôt bienvenues, n’hésitant pas à taquiner l’icône.

 

 

 

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J.Wagner pour Mylène

Posté par francesca7 le 10 janvier 2012

Julien Wagner pour Mylène

J.Wagner pour Mylène dans Mylène dans la PRESSEEncore un livre sur Mylène Farmer ? Oui et non… Oui car c’est encore un livre avec de belles photos et qui traite du sujet Farmer, mais non car pour une fois on ne nous promet de percer le mystère mais simplement de nous emmener dans l’univers Farmer au travers de ses 4 tournées événementielles…(Tour 89, Tour 96, Mylenium Tour et Avant que l’ombre… à Bercy)

Cet ouvrage richement illustré de photographies officielles de Marianne Rosenstiehl et Claude Gassian. Julien Wagner* nous offre des anecdotes concernant la préparation, les coulisses, le déroulement de chaque tournée, avec des témoignages exclusifs de certains collaborateurs comme Bruno Fontaine, Edwige Chandelier, Jean-Philippe Audin, Beckie Bell, Jean-Michel Laurent et Xavier Grobois (les décorateurs du Tour 96), Susie Davis, Dominique Borg, Franck Sorbier, John Nollet, Nicolas Montazaud, les Los Vivancos et des dessins préparatoires d’Alain Escalle.

 

*Julien Wagner n’est pas un inconnu pour les fans de Mylène Farmer et est surtout compétent pour écrire sur elle contrairement à certains qui écrivent sans même avoir écouté un album… Il est le rédacteur en chef du magazine MF & Vous (disponible en kiosque) et le webmaster du site très complet : www.mylenefarmeriscalled.net (avec un forum très actif de plus de 6000 membres) et prépare actuellement 2 autres ouvrages prochainement publiés.

                                                       barre-divers13 dans Mylène dans la PRESSE

 

 

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BELLE DE SCENE Mylène

Posté par francesca7 le 8 novembre 2011

Résumé du livre

BELLE DE SCENE Mylène dans Mylène et mes BLABLAS 9782915957075Belle de scène‘ retrace les quatre tournées de l’artiste (qui se sont déroulées en 1989, 1996, 1999 et 2006), avec entretiens exclusifs de ses collaborateurs les plus proches (couturiers, danseurs, musiciens, décorateurs, coiffeurs, choristes.. .), anecdotes inédites, documents d’archives et photos officielles de Marianne Rosenstiehl et Claude Gassian.

Informations [pratiques] 

Prix éditeur : 29.9 eurosPrix Fnac.com : 28.41 euros 

Nombre de pages : 117 pages     ISBN : 9782915957075 

> Commandez le livre « Mylène Farmer 

Actualités

Ils en parlent
Parmi les collaborateurs et
artistes qui ont bien voulu participer à l’ouvrage, on retrouve les couturiers Franck Sorbier et Dominique Borg, le coiffeur pour stars John Nollet, les musiciens Bruno Fontaine et Jean-Philippe Audin, les décorateurs Xavier Grobois et Jean-Michel Laurent, la troupe des Los Vivancos…

 

Les extraits de « Mylène Farmer, belle de scène » 

La première phrase
MF90_152a dans Mylène et mes BLABLASA la fin des années 80, il est une énigme qui demeure, plus pernicieuse que celle du Sphinx, plus mystérieuse que l’emplacement supposé de l’Atlandide : Mylène Farmer sait-elle chanter autrement qu’en play-back ? 

 

La phrase à retenir
La déesse est donc humaine. Amen. 

 

Morceau choisi
Une musique angoissante retentit. Un moine encapuchonné vient ouvrir la porte des immenses grilles, qui s’écartent comme par magie, dévoilant un cimetière chic de discothèque, baigné par des fumigènes. Un tic-tac bien connu se fait entendre. Soudain, dans un halo de lumière ocre, une dame en noir apparaît, entre deux tombes, en haut des marches, lointaine tout d’abord, drapée dans une cape sombre. Mylène est là, coiffure à catogan, main [... ] 

chapitre : 1 – Danse avec les mortspage : 24éditeur : K&B 

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Mylène sort de la tête d’Isis

Posté par francesca7 le 31 août 2011

 

Quand telle une apparition céleste s’offrant sans retenue à ses milliers de fidèles, Mylène sort de la tête de cette gigantesque réplique de la déesse Isis, les spectateurs n’en croient pas leurs yeux et aucun mot n’est assez fort pour décrire ce qu’ils ressentent. Accrochée à l’aide d’un câble invisible, leur idole vole littéralement au-dessus de Bercy avant de se poser en douceur sur la scène principale, prête à offrir un show impressionnant, à l’habillage new age, qui marie habilement mythologie Égyptienne, hindouisme et bouddhismes

 

Video  1 :  entrées spectaculaires 

Image de prévisualisation YouTube 

 

video 2 : 

Image de prévisualisation YouTube

 

 

Contrairement à l’information qui avait circulé, ce n’est pas John Galliano qui s’est occupé des costumes mais Dominique Borg, une costumière habitué aux longs-métrages et qui a notamment travaillé sur le tournage de Camille Claudel du Pacte des Loups. Il semblerait qu’au dernier moment, Mylène et John Galliano ne se soient pas entendus sur les aspects financiers. 

 

Toujours aussi perfectionniste, Mylène a suivi de très près l’élaboration de ses nouveaux costumes qu’elle voulait fidèles à l’ambiance des différents tableaux de ce concert. Par ailleurs, il fallait à tout prix que le costume colle à sa silhouette sans pour autant l’empêcher de danser et de bouger. Un lourd travail qui a duré trois mois et nécessité de longues heures d’essayage. Au final, sept tenues sont crées par Mylène, sans oublier celles des musiciens et des danseurs, toutes plus et ou moins réussies. La diva est néanmoins dotée d’une grâce solaire, et c’est en phase avec son public conquis d’avance qu’elle danse, chante, rit et pleure comme elle sait si bien le faire.

 

 

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