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Fuck them all – clip 2005

Posté par francesca7 le 9 septembre 2011

VIDEO 

Image de prévisualisation YouTube

Date de tournage:  Février 2005 

Réalisateur: Agustin Villaronga 

Lieu de tournage: Roumanie 

Durée: 05’04 

 

 

 fuck them all 

 Fuck them all – clip  2005 dans Les Clips de Mylène fuck-them-all1Dans un paysage enneigé, une femme sur son cheval, les cheveux au vent, galope à grande vitesse à travers les arbres. Elle s’approche peu à peu d’une sorte d’usine désaffectée. A l’intérieur de celle-ci, une cage est suspendue par des chaînes autour de laquelle veillent des corbeaux. On y retrouve une seconde Mylène aux cheveux courts et au visage tailladé prisonnière de celle-ci. La première femme s’aventure dans le bâtiment et s’arrête bientôt en dessous de cette cage qui est vide en la regardant fixement. Le clip est entrecoupé d’images des deux femmes à deux moments différents. Elle ramasse alors une pierre qu’elle jette contre un mur de l’usine qui se brise comme une glace. Elle se retrouve alors dehors, face à un corps couvert d’une couverture sur lequel règne un corbeau. Elle s’approche de la couverture, pousse le corbeau, la soulève et découvre la seconde femme aux cheveux courts, inanimée et glacée. Un passage de la main sur ses yeux les lui refermera. On comprend alors que la Mylène prisonnière attendait que sa sœur jumelle vienne la libérer. Trop tard ! 


Elle met alors sa main dans le corps de sa sœur et en ressort un sabre. Elle se dirige dans la forêt d’où s’envolent des dizaines de corbeaux et se retrouve sur une plaine enneigée sur laquelle résident de drôles d’épouvantails : une sorte de crâne d’oiseau et des voiles noirs déchirés qui flottent dans le vent comme habits. Bientôt Mylène commence à s’en prendre à eux, comme pour venger sa sœur jumelle décédée. A l’aide de son sabre, elle déchire les voiles des épouvantails et les décapite. Du sang noir sort de leurs yeux. Des plumes volent et la cadence s’accélère. Un corbeau renaît du sang noir. 


On revoit alors par saccades sa sœur prisonnière. Le « plafond » de sa cage qui est orné de longues piques commence à se baisser sur elle : son destin est tout tracé.
La première Mylène plante alors son sabre dans la neige puis se morcelle et se volatilise dans l’air. 

 


Budget estimé: environ 150 000 euros

Scénario de Mylène Farmer

Clip tourné en Roumanie début février 2005.
L’équipe qui logeait à l’Athénée Palace Hilton de Bucarest est restée une semaine sur place.
François Hanss était présent pour le tournage du making of du clip et Claude Gassian pour des photos du tournage.

Le clip est diffusé à partir du 09 mars 2005 d’abord dès 08 heures sur M6 puis sur toutes les chaînes musicales.

 

 


ANALYSE :

Après
California et L’Âme-Stram-Gram, Fuck them all est le troisième clip dans lequel on retrouve « deux Mylène« .

mylene-farmer-20050415-35170 dans Les Clips de MylèneUne Mylène aux cheveux courts est enfermée dans une cage qui deviendra son tombeau.
En parallèle, une seconde Mylène, cheveux longs, entièrement vêtue de noir arrive à cheval dans une usine désaffectée dans laquelle elle découvre la cage vide puis le corps sans vie de son « double ». Elle suivra alors des corbeaux qui la mèneront à des épouvantails qu’elle détruira avec un sabre trouvé planté dans le corps de la morte.

On retrouve dans ce clip de nombreux éléments si caractéristiques de l’univers de Mylène : les espaces enneigés (Tristana, Giorgino), les chevauchées à cheval  (Pourvu qu’elles soient douces), les chevaux noirs (Pourvu qu’elle soient douces, Pardonne-moi), la présence de deux Mylène (California, L’Âme-Stram-Gram), les corbeaux (Libertine, Sans logique).

Il s’agit d’un clip assez court mais probablement l’un des plus complexes et riches en symboles de toute la carrière de Mylène et qui soulève de nombreuses interrogations. 

 

Le personnage aux cheveux longs que l’on voit dès le début du clip est probablement l’âme vengeresse qui revient sur les lieux de souffrance et de mort. Toutes les séquences avec le personnage aux cheveux courts correspondent donc à des flash-back. Cette dernière représentation de Mylène rappelle bien évidemment la Mylène juvénile du clip Désenchantée. Doit-on y voir une suite?  

Le personnage enfermé dans une cage porte donc des cheveux courts mais aussi une tenue sexy. Probablement l’image de la femme moderne martyrisée jusqu’à la mort…mais par qui???, par ce que l’ Humain comporte de pire en lui ou tout simplement par les hommes ce qui nous rapprocherait alors des paroles de la chanson.

Ce personnage meurt écrasé par la partie supérieure de la cage qui s’abaisse progressivement sur elle. Cette cage semble donc être le symbole de cette oppression insupportable et mortelle. Les corbeaux, symboles de la mort ou plus précisément de ceux qui ont causé la mort sont très présents dans ce clip: ils ont écorché le visage de la morte alors qu’ils ne semblent pas voir l’autre Mylène dans l’usine confirmant qu’il ne s’agit que d’un « fantôme », qu’ils guideront  vers les épouvantails.

Le sabre avec lequel Mylène combattra les épouvantails est-il réel ou un symbole matérialisant l’arme de la haine qui a conduit à la mort de la femme et qui servira à présent pour la vengeance.

Mylène détruira les épouvantails à coups de sabre. De leurs yeux s’écouleront des larmes noires donnant naissance à de nouveaux corbeaux. Mylène plantera alors le sabre dans une tâche noire au sol inhibant alors la naissance d’un nouveau corbeau. On peut y voir la destruction de la genèse de cette haine qui avait abouti à sa mort. La vengeance semble avoir été accomplie et Mylène se transforme alors en poussière ou redevient simplement un esprit qu’emporte le vent. 

Les épouvantails de Martial Leiter

Martial Leiter est né à Fleurier (Suisse), en 1952. Il commença sa carrière comme dessinateur de presse dans divers journaux suisses, de 1974 à 1990. 


Depuis 1991, il collabore avec le Tagesanzeiger à Zurich, Le Temps à Genève, Die Wochenzeitung à Zurich, Die Zeit à Hambourg, Le Monde Diplomatique et Le Monde à Paris. Il expose depuis 1970 son travail de peintre-dessinateur dans des musées, centres culturels et très nombreuses galeries, en Suisse et à l’étranger. Il remporta de nombreux prix : Prix Alice Bailly, Lausanne (1979), Prix de la 9e Triennale Internationale pour gravures originales, Granges (1982), Prix de la Fondation pour les arts graphiques en Suisse, E.T.H, Zurich (1983), Prix culturel de l’Union Syndicale Suisse (1994). Il illustra des livres et publia certaines de ses œuvres, en particulier : Figures séquestrées, éditions Clin d’OEil (1981) ; Parodies, suite de 50 dessins tirés en mylene-farmer-2004-robin015-bigsérigraphie, éditions du Carabe (1983) ; Du monde moderne (1989) et Une autre planète (1993) aux éditions d’En Bas, Lausanne, et éditions Limmat Verlag, Zürich (pour la version en allemand). Il fut également créateur de décors de théâtre, entre autres : En attendant Godot de Samuel Beckett, Théâtre Populaire Romand, La Chaux-de-Fonds ; Le Faiseur de Balzac, Théâtre Populaire Romand, La Chaux-de-Fonds ; Jardin d’hiver de René Zahnd, Espace 2.21, Lausanne.

Martial Leiter est un talent hors du commun, aux multiples facettes, observateur aigu des failles de l’Histoire. Sa présence dans les grands journaux européens, « Le Monde », « Die Zeit » et bien d’autres, le propulse aux regards d’un public international par son trait, miroir sans complaisance, qui capte et traduit en virtuose une pensée d’une rare lucidité. Mais Leiter est aussi un poète inspiré, nourri de ressources infinies, émouvantes ou drolatiques. Il est attentif aux reflets infimes qui jalonnent la vie de chacun mais que si peu voient ; l’imaginaire de cet artiste déborde souvent le quotidien pour le sublimer, lui imprimer une fantaisie, une folie joyeuse et communicative qui nous embarque vers le rêvé. 


C’est de cette facette-là, rarement accessible au public, qu’est né le vol d’Epouvantails, que Martial Leiter a posé au milieu des blés dans le paysage du Val-de-Ruz et qui y vivra un cycle de saisons, de Juin 2004 à Mars 2005. 


sources: editions-du-heron.com; .sitedecernier.ch  

 

 

 

PORTRAIT DU REALISATEUR 

 

Agusti Villaronga est un réalisateur espagnol né en 1953.  

 

afb115e69ed1b8f2518bd756d2187ef7Il a débuté par la réalisation de trois court-métrages « Anta Mujer » (1975), « Al Mayurka » (1976) et « Laberint » (1980) qui ont reçu des récompenses notamment du ministère de la culture espagnol. 

 

Il réalise en 1985 son premier long-métrage, un thriller psycho-sexuel, « Tras el cristal/ In a Glass Cage » qui a la réputation d’être l’un des films les plus dérangeants des années 80 qui a choqué et divisé le public et aujourd’hui devenu culte. 

 

Le synopsis du film

« Klaus est un médecin nazi. Son plaisir est de torturer et tuer des enfants. Un jour, lors d’une crise de démence, il se jette d’un toit et en ressort handicapé, obligé de vivre dans une cage de verre qui lui sert de poumon. Quelques années plus tard, sa femme Griselda, n’arrivant plus à assumer les soins nécessaire, engage le jeune Angelo comme infirmier. Ce dernier découvre alors le journal de Klaus et se prend de passion pour ces pratiques de cet ancien SS. Il tue Griselda, s’habille en officier nazi et amène dans la chambre des enfants qu’il torture puis tue sadiquement… » 

 

A noter la fascination du réalisateur pour les gros plans anatomiques sur des torses, des mains ou des yeux. On retrouvera dans le clip Fuck them all un plan célèbre sur l’oeil de Mylène. 

« In a glass cage » recevra le Grand Prix du Festival de Barcelone. 

 

 (plus de détails sur ce film: http://www.devildead.com/indexfilm.php3?FilmID=1118).  

En 1989, il réalise « El niño de la Luna » / « Moon child », une histoire d’enfants doués de pouvoirs surnaturels et tenus prisonniers dans un centre de recherches par des scientifiques qui essaieront d’utiliser leurs dons pour servir leurs propres desseins. 

 

 

Mylène et Agusti Villaronga

 

 

villaronga%2BmyleneLe clip Fuck them all est à ce jour la seule collaboration de Mylène Farmer et Agusti Villaronga.  On apprend dans le making-of du clip que c’est Mylène qui a contacté Agusti Villaronga, à sa grande surprise puisqu’il n’avait jamais réalisé de clips auparavant (et n’en a d’ailleurs pas réalisé d’autre depuis).

 

 Elle avait proposé les idées de la cage qui devient plus petite et des épouvantails. 

On peut découvrir dans ce making-of des dessins, petit story-board du clip. 

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