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le nombre de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 16 mai 2013


le nombre de Mylène Farmer dans Mylène et SYMBOLISME fanmarjorie4-198x300l’identification de Mylène à la Bête prend une autre forme plus mystérieuse. Les jeux nominaux de Mylène (Mylène s’en fout, Mylénium…) incitent à scruter le rythme des lettres de son nom, mis en relief par le graphisme métallique de ses douze lettres ; deux fois six lettres, mais seulement neuf lettres différentes, parmi lesquelles six consonnes ; c’est assez pour songer au nombre de la Bête, expression chiffrée des malheurs que l’humanité doit aux contradictions qui lui sont inhérentes.

Mais ces intentions ludiques sont dépassées par une coïncidence dont aucune explication ne saurait venir à bout : Mylène a bien 36 ans lorsqu’elle enregistre Innamoramento en 1999. C’est l’âge crucial, celui de tous les risques pour les artistes, en raison du rapport privilégié avec la mimésis qui est leur lot. Incarnation de la perversité mimétique, e t modèle de tous les artistes pour les illusions dont elle berce l‘humanité, la Bête n’est pas vainement qualifiée par un nombre qui, relu comme la somme de trois 6 par certains commentateurs, conserve son sens néfaste dans l’imagination populaire lorsqu’il est redoublé. La structure mathématique du nombre 36, comme celle du nombre 6, traduirait le cercle mouvant du désir mimétique, autrement dit la cause de tous les malheurs des hommes, même si ces nombres, selon les pythagoriciens, expriment un idéal unitaire dont le rapport des deux Bêtes serait l’inversion négative.

Le même symbolisme s’affichait dans l’album Anamophosée ; un mot de 12 lettres, toujours sous le nom MYLENE FARMER. Les douze photos de Mylène figurant sur la brochure et sur le coffret du CD font alterner trois sortes de poses ; le visage de Mylène, ou son corps tout entier, avec deux costumes différents. Les douze boutons de son curieux maillot, mais encore les six côtés qui raient l’espace de tissu transparent entre la poitrine et les hanches sont en harmonie avec les jeux de mots sur la lettre X ( = SEX) dans certaines chansons (XXL : la marque de la Bête ? L’instant X qui comporte une allusion à l’an 2000…) Entre les lèvres de Mylène la lettre X reçoit le symbolisme que lui reconnaissait Claudel dans ses Idéogrammes occidentaux ; X est tout ce qui est section… l’unité définitivement détruite par l’unité, l’inconnu, le carrefour, l’inextricable…

Ces notions que Claudel rattache au mot « faux » inspirent justement les textes de Anamophosée où se voit chantée l’ivresse morbide des faux-semblants. L’unité détruite qui résume les visées métaphysiques de Innamoramento trouve résonance particulière dans l’album Anamorphosée, où la chanson XXL célèbre l’abolition des différences sociales et sexuelle avec un plaisir suspect, qui s’étend aux choix esthétiques dont témoignent l’ océan d’ambre » de Eaunanisme ou le « Jade… au creux du nombril » dans Mylène s’en fout.

Quoi qu’il en soit, le contemplateur est préparé à revivre cette quête, à la comprendre, par l’affiche du MYLENIUM TOUR : 12 lettres, sous les 12 lettres du nom MYLENE FARMER en haut de l’affiche. La date du concert : 24 septembre 1999 semble avoir été choisie en raison des connotations ambiguës du nombre 24, employé six fois dans l’Apocalypse (pour la figure des saints vieillards), mais rattaché à la figure du Diable dans la tradition populaire de différentes cultures. (Le fait que Mylène soit née le 12 septembre corse l’intérêt de ce choix).

L’identification des noms et des nombres dans la tradition où fleurirent les écrits de Jean de Patmos a-t-elle inspiré l’énigme qui rassemble le nom de Mylène, celui du concert et la date du 24 septembre ? Le contexte religieux de la plupart des chansons autorise à voir dans ce rébus nominal et numérique (12 + 12 lettres + 24 septembre) un rappel des vertus du nombre 48, qui fixe le rythme de certaines oraisons dans le culte hébraïque ; de même que le mois de septembre, après les huit premiers mois de l’année, la chaîne graphique du Mylenium Tour (8 + 4 lettres) rachète les maléfices latents de l’année 1999 (un 666  renversé ??). En effet, ce rapport 8/4 est relié par Melville à  la shekkina hébraïque (qui a comme attribut symbolique le nombre 32, un multiple de 8). Mais c’est dans le détail des huit coups de cloque qui sonnent la dernière heure de Billy Budd, à quatre heures du matin, u peu avant que la shekkina de l’aube ne se déverse sur le corps du condamné. La remise en cause du mythe qui détermina Melville à raturer cette shekkina s’adoucit chez Mylène, dans certaines chansons de l’album. Mylène est pourtant sœur de Billy Budd qui a comme seul talent sa claire voix de chanteur. Mais c’est dans sa vocation musicale que Mylène assume la vocation sacrificielle de Bill Budd. Du moins en sacrifiant les idées reçues qui dissimulent la fonction cathartique de son art aux yeux du public.

La nature diabolique, puisque si mélangée de l’amour naissant, réclamait les instruments (et la mélodie) suaves du premier morceau. La voix de Mylène, fondue dans le son des instruments se fait l’écho de la « voix du diable », dont on sait qu’elle est souvent séraphique. Avant même que les instruments ne se fassent entendre, un grondement céleste ou marin introduit l’album ; un orage qui s’éloigne, ou qui s’approche ?

Impossible de répondre, et la menace d’un grondement guerrier accompagne discrètement la montée de la mélodie qui progresse en vagues régulières jusqu’au moment où s’entrelacent le battement d’une armée en marche et le chœur de vois cristallines

Extrait du livre : L’APOCALYPSE SUR SCÈNE Michel Aroumi  

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Le « Paradis » de Mylène

Posté par francesca7 le 12 mai 2013

Clip : Le « Paradis » de Mylène Farmer au Stade de France

En septembre dernier, Mylène Farmer remplissait le Stade de France pour deux concerts exceptionnels, qui marquaient la fin de son « Tour 2009″. De cette tournée, la chanteuse avait tiré un album live, [musique:343564 "N°5 on tour"], sorti le 7 décembre dernier. Ses concerts dans le stade des champions du monde feront quant à eux l’objet d’un DVD, à paraître le 12 avril prochain, et dont le premier extrait, « Paradis inanimé », vient d’être dévoilé.

Le Présent sur son dernier album studio [musique:281096 "Point de suture"], le titre « Paradis inanimé » était la chanson d’ouverture des spectacles donnés par Mylène Farmer au Stade de France les 11 et 12 septembre derniers. Dans ce nouveau clip, la chanteuse donne donc un aperçu de ces concerts, avant la sortie du DVD, très attendu par ses fans.

Tour à tour, on y voit Mylène Farmer dans ses différents costumes de scène, sur fond de guitares électriques qui rappellent les tubes de la chanteuse dans les années 90, façon « XXL ». Dès les premières secondes, le ton est donné : « Dans mes draps de chrysanthèmes, l’aube peine à me glisser, doucement son requiem, ses poèmes adorés », chante-t-elle. L’univers mystique de la chanteuse est une fois de plus exploité dans le spectacle.

Paroles et mises en scène évoquant la mort, costume effet « corps dépecé »…Mylène Farmer se lâche plus que jamais, dans un show à l’américaine avec danseurs, chorégraphies, jeux de lumières, et autres effets pyrotechniques.

Ozap vous propose de découvrir le nouveau clip live de Mylène Farmer, « Paradis Inanimé »:

http://www.ozap.com/actu/clip-paradis-mylene-farmer-live-stade-france/332930

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MYLENE FARMER ET SON IMAGE

Posté par francesca7 le 6 mai 2013

 MYLENE FARMER ET SON IMAGE dans Mylène et des CRITIQUES mylene-farmer-cd-300x300

Mylène comme un oiseau posé, mais sur une cage de fauve. Et la cage est vide, posée sur la mer, porte ouverte. Le rythme des barreaux divisés par l’horizon suggère une croix démultipliée. Le jeu des lignes parallèles (ou croisées) exprime tout le sens de la photographie ; la dualité maîtrisée (ou célébrée ?) dans la jonction du ciel et de la mer dont contrastent les bleus, associés aux valeurs terrestres de la cage du fauve absent. On peut songer ici au symbolisme que revêt la cage d’un tigre dans un très court fragment de Kafka, où la tension de la volonté du dompteur et de l’indifférence du tigre trouve son chiffre dans la « cage … qui avait les dimensions d’un hall » Mais l’animal et le dompteur ne font plus qu’un dans la pose de Mylène au visage penché sur la cage aussi vaste qu’un hall.

Le corps de Mylène, les traverses horizontales et les barreaux d’angles de cette cage dessinent une croix, qui ne sauva pas le diabolisme de non-sens de cette représentation. L’alliance des valeurs marines et terrestres évoque plutôt le mythe de la Bête de la mer secondée par la Bête de la terre. En effet, la même cage figure au revers du paquetage du CD avec une autre pose de Mylène, mais encore sur une troisième vue du même décor (avec changement de pose) cette fois sur le dépliant intérieur du paquetage en carton. Sur cette image les contours de la cage vue de face, ceux de Mylène oiseau (ses voiles au vent semblent des ailes) se soulèvent grâce au découpage qui laisse une frange de ciel autour de Mylène ; on songe alors à l’image de la Bête de la mer, que la Bête de la terre a pouvoir d’animer. Le découpage soigneux symbolise à lui seul, dans l’application mimétique qui suit les contours du sujet photographié, le mimétisme qui caractérise l’agir de la Bête, parodie infernale de celui du Seigneur (ou du Verbe).  

L’identification de Mylène à la Bête était plus apparente lors du concert donné à l’occasion de la sortie de l’album Anamopphosée, où Mylène, coiffée aux quatre vents, se faisait Mygale, dans un décor futuriste dominé par une gigantesque araignée (le thème de l’araignée inspire d’ailleurs un titre de cet album : Alice dont les premiers mots ; « Mon Alice, Alice/Araignée » laissent bien sûr entendre le nom du Malin. Qualifiée de « petit âme », l’araignée de Mylène est pourtant figure du Soi qui prend dans cette chanson les allures du « black out » : « comme tu me manques / Araignée). Mais dans Innamoramento l’identification de Mylène à la Bête se double du costume de Satan dans la tradition populaire des siècles passés. Pourtant, dans cette chanson Mylène « Particule d’hélium », souhaite « Partir toute en fumée », comme Rimbaud dans sa Saison en enfer se veut moucheron « que dissous un rayon » (alchimie du verbe).

innamoramento-album-300x300 dans Mylène et SYMBOLISME

Dans le fond de cette photographie, le vague treillage en carrés qui voisine avec un panneau à rayures verticales ne fait que souligner ces intentions diaboliques, certes reniées dans l’imprécision de ce fond. La photo est d’ailleurs étiquetée sur l’un de ses côtés par un petit rectangle où l’on devine deus lignes verticales d’écriture chinoise, toutes deux sectionnées. L’imagerie de l’album renoue en effet avec les principes de l’esthétique de l’Extrême Orient, source d’inspiration majeur du vidéo-clip de l’Ame stram gram même si c’est dans Méfie toi qu’est évoqué le Bouddha.

Voilà qui valide le battement du Oui et du Non, dont le diabolisme n’en est pas moins confirmé par les gargouilles diaboliques et par les symboles cabalistiques qui encadrent le texte de Consentement.

Les symboles cruciformes certes ne manque pas ; certaines poses de Mylène sont très expressives, même si elles n’atteignent pas la clarté de la photo réalisée pour le single de Je te rends ton amour où Mylène, poignets scotchés sur les bras d’une invisible croix, rejette la tête en arrière. Et ce fantasme de décapitation, qui ne vise rien moins que le Christ, porte une signature, d ans les deux V de tissu transparent qui ponctuent la robe blanche au niveau de la poitrine et des cuisses.

Ces intentions symboliques ont pris tout leur relief dans le show du Mylenium Tour, qui commence curieusement par le dernier morceau de l’album Innamoramento. Le rideau est encore tiré sur la scène, lorsqu’on entend Mylène psalmodier le seul mot innamoramento, répété sur les mêmes notes. Mais dans le rideau s’envole, c’est le buste d’une Vierge noire gigantesque (20 mètres de haut) que découvrent les spectateurs médusés. Et la statue aux bras ouverts à l’orientale est coiffée de tresses serpentiformes qui suggèrent la confusion de la Vierge et du Dragon de l’Apocalypse. Très doucement le monstre s’ouvre verticalement, en deux moitiés qui visualisent la division dont je parlais. Et c’est dans l’espace ouvert, au niveau du front de cette Minerve de science-fiction que Mylène apparaît, voilée de gaze blanche et bras écartés. On la voit monter dans les airs toujours chantant. Alors le bras droit de al statue se soulève et bientôt Mylène lovée dans la paume de la Vierge, descend vers la scène.

Il est 19 H 15. Quelles vêpres.

Extrait du livre : L’APOCALYPSE SUR SCÈNE Michel Aroumi p.21

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Le MILENIUM TOUR DE MYLENE

Posté par francesca7 le 6 mai 2013


Le MILENIUM TOUR DE MYLENE dans Mylène et des CRITIQUES

Exprime clairement tous les enjeux : l’apocalypse intime de Mylène n’est pas qu’une apocalypse sentimentale. Les repères littéraires et philosophiques de Mylène, qui a lu Cioran, confirment les visées de son travail qui intéressent les comportements humains de cette période dite charnière de notre histoire. Ces comportements, ces tourments trouvent leur meilleur symbole dans les photographies de l’album « Immamoramento », qui peuvent encore se voir comme une transposition iconographique du mythe de LA BETE, aux prises avec son « image ».

Ce travail de Mylène (musical, scénique et poétique) a des antécédents connus, qu’il serait abusif de désigner comme ses modèles ; je songe au x performances des Rolling Stones, enfermés dans la « Babylone » musicale que déploient leurs concerts. Mais ces impressions concernant les stones ne vaudraient rien sans la valeur allusive de leurs chansons les plus connues….

La venue de l’an 2000 pour a soufflé dans l’imagination de Mylène Farmer un poème étonnant auquel ont collaboré les artistes, graphistes ou musiciens qui l’entourent ; en s’identifiant au nouveau millénaire (Mylenium album), Mylène a choisi d’incarner les angoisses millénaristes, les rêves effrayants qui les traduisent, mais encore leurs causes profondes ; il s’agit d’une démonstration décisive, qui ne marque pas seulement un tournant dans la carrière d’une artiste dont les attirances sataniques pouvaient paraîtres suspectes – jusqu’à ‘enregistrement de cet album Innamoramento. En effet, les paroles des chansons dont elle est le seul auteur retracent une quête spirituelle qui surmonte le drame obscure où s’abreuvent les progrès humains, autrement dit la violence dualiste, principe occulte des élans civilisations et avant tout des comportements quotidiens abordés par Mylène sur le plan des sentiments amoureux. Il faut regarder, pour mieux comprendre le sens de ces paroles, l’imagerie du paquetage du CD et le livret où figure le texte des chansons : autant d’énigmes rassemblées dans un véritable poème-objet.

Extrait du livre : L’APOCALYPSE SUR SCÈNE Michel Aroumi p.15

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Influence Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 29 avril 2013

 

 Influence Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE my-225x300

Après son dictionnaire des chansons, Benoît Cachin continue son exploration de l’univers farmérien en s’attachant, dans ce nouvel ouvrage, à mettre en avant les différentes inspirations de l’artiste.
Qu’elles soient picturales, cinématographiques, littéraires ou musicales, Mylène Farmer a, tout au long de sa carrière, semé les références, les allusions et les citations au sein de son œuvre (textes, clips ou concerts). Une manière pour cette artiste qui parle peu d’elle-même de dire à travers ses textes ce qu’elle aime et dévoiler ainsi ce qu’elle est.
Mylène Farmer Influences est donc un ouvrage atypique sur un personnage atypique : il nous propose une exploration minutieuse de son univers, à travers toutes ses influences et permet, en décryptant celles-ci, de creuser des pistes pour mieux comprendre le « mystère Farmer ».
Chaque référence est mise en avant sur une double page partagée entre le texte qui revient sur l’histoire de la chanson et sur le lien entre Mylène Farmer et l’artiste cité et une illustration de cette référence.
Ce livre est donc l’occasion de constater que l’œuvre de Mylène Farmer se construit autour d’un univers artistique varié, riche et cohérent.

 

clip_image002 dans Mylène dans la PRESSE  Revue de presse

« Benoît Cachin se livre cette fois à un passionnant exercice de décryptage des influences, plus ou moins avouées, qui ont guidé Mylène Farmer dans l’écriture de ses chansons. En tout, “41 petits diamants” (soit près de la moitié des textes écrits par la chanteuse) passés sous la loupe de l’orfèvre. C’est intelligent, documenté (pour Sans contrefaçon, par exemple, il explique très bien qui fut le chevalier d’Éon), joliment illustré, et on apprend plein de choses. Un livre de fan qui ravira les fans. »
Têtu

« Plus qu’une chanteuse, Mylène Farmer est un univers dont le journaliste Benoît Cachin nous ouvre les portes dans un ouvrage original et sensible. »
Vivre au Féminin

« Poe, Disney, le chevalier d’Éon, Garbo, les symbolistes, Le Divin Marquis, bien sûr : chanson par chanson, Benoît Cachin analyse avec emphase les sources d’inspiration de la libertine goth et quadra. »


parution dans VSD

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L’homme idéal pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 24 avril 2013

 

 

À l’occasion de la sortie de Bleu Noir, son huitième album, la mystérieuse Mylène Farmer a accepté de se confier, dans Paris Match, à son amie Nathalie Rheims. Dans cet exercice qu’elle accepte en de très rares occasions, ici agrémentée d’un portfolio sublime et intime, la chanteuse revient sur la genèse de ce disque et des changements qui l’accompagnent. Pour la première fois, son complice Laurent Boutonnat n’est pas de la partie :

L'homme idéal pour Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE 4« Je ne me suis en aucun cas éloignée de lui. Après la tournée et les concerts au Stade de France, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque. Vous recevez tant d’amour, de vibrations, autant de sensations qui vous donnent l’envie… d’écrire. Laurent a tout à fait compris mon besoin de créer. C’est aussi ça, la complicité. » Certes, mais pourquoi l’envie de créer sans lui ? Pour Bleu Noir, Mylène a fait appel à son ami Moby, à RedOne notamment sur le single Oui mais… Non, et au duo Archive, pour l’envoûtant Leila.

Dans cet entretien, où elle n’évoque pas son projet de film adapté justement d’un roman de Nathalie Rheims, Farmer annonce son envie de remonter sur scène, « une dernière fois« . Elle évoque les critiques pas toujours constructives, comme celles d’un animateur qui l’avait accusée de faire du playback sur scène : « C’est impressionnant de voir à quel point certaines personnes se sentent grandies en dénigrant, en tentant de blesser (…) La critique est nécessaire ; la grossièreté, inutile.« 

Au détour d’une réflexion sur l’amour et la mort, Mylène glisse : « J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché ! » Ne soyons pas de mauvaise foi, elle évoque seulement ses sources d’inspiration, pas sa manière de vivre.

On apprend également que Mylène adore Faites entrer l’accusé et que l’homme idéal, pour elle, n’est pas Christophe Hondelatte, mais plutôt Jean Rochefort : « Un acteur unique, un homme d’une classe folle, un charme renversant. Je suis sensible à sa grande délicatesse, c’est un être totalement décalé, si émouvant aussi. Bref… magnifique. » Qui l’eût cru ? Nous, on l’aurait bien vue avec Tim Burton. Rappelons que dans la vraie vie, la belle Mylène vit une belle histoire depuis 8 ans avec Benoît Di Sabatino, réalisateur de films d’animation.

L’intégralité de cette interview est à découvrir dans Paris Match, en kiosque le 2 décembre 2010.

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Yvan Cassar et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 19 avril 2013

 Yvan Cassar et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE yvan

Yvan Cassar est un ancien élève du Conservatoire national supérieur de Paris (composition, piano, écriture) né à Rennes en 1966.

Il travaille avec de nombreux artistes français en tant qu’arrangeur, réalisateur ou directeur musical : Mylène Farmer, Claude Nougaro, Johnny Hallyday,Charles Aznavour, Céline Dion, William Sheller, Jean-Jacques Goldman, Patricia Kaas, Pascal Obispo, Jacques Dutronc, Michel Sardou, Florent Pagny, Grégory Lemarchal, Roberto Alagna, ou encore Jean-Michel Jarre et Dorothée.

De 1994 à 1997, il collabore avec Vangelis pour plusieurs projets (Cérémonie d’ouverture des championnats du monde d’athlétisme 1997 au Stade Olympique d’Athènes, disques avec José Carreras, Montserrat Caballé).

Depuis 1996, il est le réalisateur et directeur musical des spectacles de Mylène Farmer (Bercy 1996, Mylenium Tour 1999-2000, Avant que l’ombre… à Bercy 2006 et le Point de Suture Tour 2009) et Johnny Hallyday (Stade de France 1998, Tour Eiffel 2000, Parc des Princes et Tournée des Stades 2003, Flashback Tour 2006).

Yvan Cassar, chef d’orchestre de la chanson française

Avant d’être juré à la Star Academy, il a arrangé des albums ou des concerts pour les plus grands stars françaises. Il était aux commandes des nouveaux albums de Johnny Hallyday et Florent Pagny.

« Je me considère comme un généraliste, avec des angoisses et des déprimes de généraliste. » A quarante ans, Yvan Cassar a un curriculum vitae déjà si vaste qu’on pourrait le croire plutôt multi-spécialiste. On fait appel à lui pour écrire des arrangements pour grand orchestre, il a réalisé deux disques très jazz avec Nougaro, il a convoqué le ban et l’arrière-ban de la world music pour sa musique de la série télévisée L’Odyssée de l’espèce, il a joué du piano sur des dizaines d’enregistrements, il assure la direction musicale des concerts de Mylène Farmer et Johnny Hallyday, il compose pour des publicités et, même, siège cette année dans le jury de la Star Academy…
Tout récemment, il a réarrangé des chansons de Brel pour l’album de reprises de Florent Pagny et invité Johnny à élargir sa palette de chanteur, du plus intime à sa plus énorme puissance – deux des productions-phares de la saison, dans lesquelles son talent brille de tous ses feux. « Quand je n’ai pas le moral, je me dis qu’à trente-cinq ans, Ennio Morricone faisait encore des arrangements pour la télé italienne. » Le grand compositeur de musique de film italien trône parmi les dieux de son Olympe personnel, avec des arrangeurs, orchestrateurs et compositeurs multicartes comme François Rauber et Gabriel Yared. Chez ces derniers, il a retrouvé comme le mot de passe « de tous les arrangeurs que j’aime : l’amour du 2e mouvement du concerto en sol de Ravel, que j’ai utilisé mille fois pour des chansons. »

Et pourtant, insiste-t-il, « jamais je n’aurais cru que j’écrirais des arrangements et réaliserais des albums pour les chanteurs. J’avais toujours aimé la chanson mais je ne me sentais pas du tout programmé pour ça. » Conservatoires de Rennes, Nantes et Paris, postes de chef de chant et de première clarinette dans les formations classiques de Nantes, premières incursions dans le monde de la musique de film… Déjà, avant qu’il ait vingt ans tout est bon pour apprendre : les doctes cours du conservatoire comme les nuits au piano-bar, écrire pour le théâtre et composer des spectacles pour enfants… Quand, pendant plus de deux ans, il est assistant de Vangelis, rencontré au hasard d’un studio, il s’installe longuement aux claviers de son patron : « J’étais assez jeune, question synthés. Comme il travaillait la nuit, je passais la journée dans son studio, il avait tous les synthés de la terre… »

En 1999, il participe aux arrangements pour le disque Metamorphoses de Jean-Michel Jarre.

Il compose aussi plusieurs musiques de fictions et de documentaires pour la télévision (Jean MoulinL’Odyssée de l’espèceMassaï, les guerriers de la pluie…) et il participe à de nombreuses bandes originales de films (Les Visiteurs et Les Couloirs du tempsC’est la vieGiorginoLoulou Graffiti). Il participe aux arrangements des cordes sur l’album The Mass du groupe Era dirigé par Éric Lévi.

Passionné par les musiques du monde, il enregistre avec des maîtres prestigieux (Nusrat Fateh Ali KhanBaaba MaalDenez PrigentWasis DiopLe Mystère des voix bulgaresRichard Bona).

Au début de l’année 2007, il reprend un tube de la chanson française intitulé Où sont les femmes ?, originellement composé et interprété par Patrick Juvet, dont les paroles ont été écrites par Jean-Michel Jarre, pour la nouvelle publicité télévisée des magasins de bricolage Castorama. À la fin de cette même année, il intègre la Star Academy en tant que membre du jury aux côtés de Pascal Nègre et Passi.

En 2008, il participe aux arrangements, à la réalisation artistique et à la direction d’orchestre pour le disque de Roberto Alagna Sicilien.

Il assure de nouveau en 2009 la direction musicale de la tournée de Mylène Farmer qui passe par plusieurs salles et stades en France, Belgique, Suisse et Pays de l’Est. Il a déjà assuré cette fonction sur les concerts de la chanteuse lors des tournées de 1996, du Mylenium Tour et de la série de concert qu’a donné Mylène Farmer au POPB en 2006. Il contribue aussi au spectacle de Kamel OualiCléopâtre.

En 2012, il participe à la composition de l’album de Johnny Hallyday, L’attente.

 

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Anamnèse de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 14 avril 2013

 Anamnèse de Mylène Farmer dans Mylène et mes BLABLAS 1984-189x300

 Sa famille

Son père Max Gautier :
Né en mars 1925 à Marseille (Mylène en parla lors de son concert le 14 juin 1996 là-bas). Décédé le 11 juillet 1986. Il était ingénieur aux ponts et chaussée. Il travaillait à la construction du barrage de Manicouagan à la naissance de Mylène. Dans les dernières années de sa vie, il était un des cadres de la société Coyne & Bellier

Sa mère Marguerite Martin :
Née en 1928. Fille de cultivateurs, elle épouse Max Gautier à l’âge de 30 ans.
Elle était secrétaire administrative. 

Sa sœoeur Brigitte :
Née le 5 mai 1959. 

Son frère Jean-Loup :
Né le 13 avril 1960.
Décédé le 27 octobre 1996, percuté en roller par une voiture…
Il avait une fille, Clémence, née le 19 juillet 1994 (qui joue le rôle de Lina enfant dans le long-métrage de Laurent Boutonnat, Jacquou le Croquant).

Son frère Michel :
Né le 30 décembre 1969.
Il a une fille, Lisa, née en mai 1997 (on peut, elle aussi, l’apercevoir dans le long-métrage de Laurent Boutonnat, Jacquou le Croquant). En 2007, Mylène et Laurent écrivent et composent le générique d’un dessin animé, Drôle de Creepie, qui sera interprété par Lisa. 
Aux alentours de 2008, Lisa a eu un petit frère.
Petite anecdote : Mylène leur a offert la balancelle du Mylènium Tour pour leur jardin (elle existe en deux exemplaires) ! 

Son compagnon Benoît Di Sabatino :
Né le 30 août 1965.
Mylène le rencontre début 2002, lors de la réalisation du clip C’est une belle journée. Benoît est un réalisateur et producteur français spécialisé dans les animations.
Il a auparavant été marié, et a eu deux enfants de ce mariage (dont un né en 1994).
Il est le co-fondateur et le co-président actuel, avec son frère Christophe Di Sabatino, du groupe Antefilms devenu MoonScoop par la suite, leader européen de la création, production et exploitation de séries animées dans le monde entier.
Il a été président du directoire de Carrere Group jusqu’à sa démission le 4 décembre 2008.
Enfin, il est président de deux entreprises de production de films et de programmes pour la télévision : Bluered et Alesa Holding.
Fin 2004, Mylène quitte son célèbre appartement parisien pour emménager avec Benoît dans une résidence privée de la capitale.
Par la suite, il s’implique directement dans la carrière de Mylène en réalisant le clip L’amour n’est rien (sous le pseudonyme M. Liberatore) etAppelle mon numéro, ainsi que I Want Your Wife du groupe Good Sex Valdes produit par Mylène et Creepie interprété par la nièce de cette dernière.
A noter que Mylène le remercie à la fin du clip Q.I, cette vidéo semblant représenter leur rencontre et leur relation…
Durant la tournée 2009, il suit Mylène sur toutes les dates, se plaçant en régie avec Laurent Boutonnat ou parfois en gradins avec Anthony Souchet. Durant les attentes dans les salles et stades, il filme les fans de la fosse. Images qui ne seront jamais utilisées pour un quelconque support vidéo.
Début avril 2010, les frères Di Sabatino entrent dans le Who’s Who in France 

 (=> voir l’interview à ce sujet par Le Point <=

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mylène Farmer Interview 2013

Posté par francesca7 le 13 avril 2013

INTERVIEW Mylène 2013 -À l’occasion de la sortie de son album Monkey Me et de sa tournée, la chanteuse française se confie. (Avec TV Magazine)

Son nouvel album, Monkey Me, sortira le 3 décembre. Douze titres composés par Laurent Boutonnat sur des textes de Mylène Farmer. Un mélange éclectique où cohabitent des morceaux pop-rock émergeant d’une base électrique, de sons de batterie, de guitares et de saxo. Les paroles manient les thèmes chers à l’interprète, mais teintés d’une fraîcheur et d’une poésie qu’on ne lui connaissait pas. En exclusivité pour TV Magazine, Mylène Farmer se livre à un exercice rare pour elle: l’interview-confession. Voici la star comme vous ne la lirez jamais.

TV MAGAZINE – Mylène Farmer, votre dernier album remonte à deux ans. Vous nous aviez habitués à des intervalles plus longs…

Mylène Farmer Interview 2013 dans Mylène 2013 - 2014 a1

Mylène Farmer- Oui. Je ne m’en rends pas compte. Deux ans dans un monde chronophage, où chaque jour engloutit le temps, cela paraît une éternité. Il s’agit probablement d’un manque et de l’envie de remonter sur scène.

Monkey Me marque la reformation de votre tandem artistique avec Laurent Boutonnat. Qu’est-ce que votre «infidélité» vous a apporté?

Il ne s’agit pas d’infidélité! Mon précédent album, Bleu noir, n’était autre que le fruit de rencontres avec Moby, Archive et RedOne. Ils m’ont proposé des chansons qui ont provoqué mon désir et l’envie d’écrire… C’est aussi simple que ça. En outre, Laurent Boutonnat travaillait de son côté sur d’autres projets.

On vous connaissait rousse et vous vous montrez blonde platine sur l’album et les affiches de votre tournée. Que s’est-il passé?

Moi aussi, je me connaissais rousse! (Rires.) Mais sous le roux se cachent d’autres couleurs. Ne sommes-nous pas tous constitués de mille facettes? Celle-ci avait envie de vivre…

Quel look allez-vous adopter pour votre tournée? Et quelles surprises avez-vous concoctées pour ces concerts?

Je ne peux y répondre maintenant. Mais, puisque vous l’évoquez, le mot surprise sera bien au rendez-vous.

Une nouvelle fois, vous avez battu le record de réservations en un minimum de temps. Cela vous touche-t-il encore?

Je suis bouleversée à chaque fois! Tellement bouleversée… Et, quelques instants plus tard, totalement affolée! Il est impensable d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci. C’est un véritable cadeau et une responsabilité aussi. On ne veut pas décevoir ni se décevoir. On a donc un an pour se préparer à embrasser le regard de tous ceux qui ont la générosité d’attendre.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui écoutent vos chansons pour garder de l’espoir dans un monde aussi dur?

Le monde a toujours été dur. Sous certains aspects, il l’est peut-être moins aujourd’hui, même s’il est autrement cruel. Moins solidaire, plus solitaire aussi. Je ne peux que penser à ceux qui sont bien plus malheureux, dans le besoin ou cloués sur un lit d’hôpital, et me dire qu’il faut affronter la vie et trouver des pépites dans des moments simples, ces moments qui sont souvent à portée de soi, mais qu’on ne voit plus. Être aimé de quelqu’un ou d’un plus grand nombre reste l’essentiel de la vie. Se préoccuper d’autrui rend meilleur.

On vous dit solitaire. Pouvez-vous nous décrire une de vos journées quand vous ne travaillez pas?

Vous voulez dire quand je ne travaille pas comme une personne qui doit se rendre quotidiennement à son bureau? (Sourire.) C’est un grand privilège de n’avoir pas le sentiment de travailler, même lorsque je finis une séance de studio à 2 heures du matin ou lorsque je sors de scène exsangue. C’est du travail, mais je ne le vis pas comme un poids ni comme une obligation. C’est un choix et une immense chance. Je dois certainement partager ce sentiment avec toutes les personnes passionnées par ce qu’elles font. Mais je suis, c’est vrai, d’une nature solitaire. J’ai besoin de m’occuper de mes animaux, de dessiner, de nager, de regarder des films et je retrouve mes amis avec d’autant plus de plaisir…

Quels sont les journaux et les émissions de télévision que vous suivez régulièrement?

Je ne regarde pas beaucoup la télévision finalement, surtout en période de travail. Mais j’ai toujours aimé les débats, quand les points de vue sont exprimés avec respect. La télévision est un média parfois trop pressé pour traiter le fond des choses. Je n’aime pas le cynisme systématique et la télévision bruyante. Il m’arrive de dévorer des séries comme Downton AbbeyDexter ou Les Tudors et je regarde toujours avec autant de bonheur Un jour, un destin. Dans le fond, je ne recherche pas l’information à tout prix… Je la laisse me cueillir au détour d’un article, d’un reportage.

L’industrie musicale souffre et les ventes de CD ne cessent de baisser. Imaginez-vous un jour ne plus pouvoir sortir de disques?

Chaque époque a connu la disparition d’un support. Il y aura toujours des disques physiques, même si le digital annonce une ère nouvelle. En tout cas, il y aura toujours un rapport affectif à l’objet quel qu’il soit. Les albums ou une autre forme restant à inventer rencontreront toujours un public. La musique existait dès la naissance de l’humanité.

Que pensez-vous des télé-crochets? Est-ce un miroir aux alouettes, un mal nécessaire ou le seul moyen aujourd’hui d’être découvert?

Je ne peux pas juger cette génération d’émissions puisque je ne les connais pas bien. Mais je suis toujours un peu gênée quand l’art devient un concours.

Le Québec, où vous êtes née, est en proie à de violents mouvements protestataires. Avez-vous conservé des attaches là-bas?

La violence m’a surprise dans ce pays, à la réputation modérée. Je n’y ai conservé malheureusement aucune attache… Si ce n’est l’envie d’y retourner pour ses paysages de neige et peut-être transporter le prochain spectacle là-bas…

Quels artistes récents vous semblent dignes d’intérêt?

Je suis impressionnée par Muse. Et par Matthew Bellamy, qui est aussi fascinant que Freddie Mercury !

Que pensez-vous des réseaux sociaux et des sites si nombreux qui vous sont consacrés?

Je suis fascinée par la vitesse de l’information et la possibilité pour de nombreuses personnes de partager instantanément des sujets communs. Je pense aussi à ceux qui n’y ont pas accès. Avec qui partagent-ils leurs passions? Aussi, je ne m’attarde pas sur les sites qui me sont consacrés. J’aurais l’impression d’entrer, sans y avoir été invitée, dans une pièce où les gens parlent de moi.

mylene2-199x300 dans Mylène en CONFIDENCESUne photo vous montre avec un gibbon. Est-ce celui que vous avez adopté il y a plusieurs années?

Non. E.T. était un singe capucin, plus menu. Elle a partagé ma vie pendant plus de vingt-cinq ans. Il s’agit ici de Betty, une demoiselle de 4 ans, qui a été volée lorsqu’elle avait 3 mois et retrouvée huit mois plus tard. J’ai croisé son chemin grâce à Vincent Lindon, qui m’a un jour envoyé une petite vidéo d’elle sur le tournage de son film Augustine . J’ai immédiatement contacté le parc zoologique du bois d’Attilly, où elle vivait. C’est une rencontre inoubliable, une émotion tellement forte. Elle était d’une douceur incroyable. Quant à E.T., elle me manque terriblement…

L’avez-vous remplacée?

Non. Elle restera l’unique.

Avez-vous déjà décidé d’une date à laquelle vous arrêteriez de vous produire sur scène ou d’enregistrer des disques?

C’est, semble-t-il, une question qui taraude beaucoup les médias, mais, vous savez, il y a dix ans déjà, on me demandait: «Quand saurez-vous que ce n’est pas le combat de trop?». Je ne me projette pas dans l’avenir. Trop angoissant. Quand le désir n’existera plus, alors je me volatiliserai.

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Mylène Farmer et Eaunanisme

Posté par francesca7 le 9 avril 2013

 Mylène Farmer et Eaunanisme dans Mylène AU FIL DES MOTS eaunanisme

Mylène aime la formule et s’amuse avec les mots. Eaunanisme (contraction d’eau et d’onanisme ») en est la parfaite illustration. Et si le texte peut sembler obscure de prime abord, la chanson est d’une sensualité et d’un érotisme torrides. Une spécialité de Mylène, qui perle ici de masturbation et de parfait communion avec l’élément liquide – élément que l’on retrouve en bruitage dès le début de la chanson. Dans toutes les religions, dans toutes les civilisations, dans tous les mythes, l’eau est source de vie, moyen de purification ou de régénérescence, promesse de développement.

Elle représente l’infini des possibles. Elle est un symbole universel de fécondité et de fertilité, de pureté, de sagesse, de grâce et de vertu. Elle est l’origine et le véhicule de toute vie, souffle vital – la sève n’est-elle pas de l’eau ? Avant de naître, ne baigne-t-on pas dan l’eau amniotique ?

L’eau est livre et sans attaches. Elle se laisse couler en suivant la pente du terrain ou en suivant le courant. L’eau s’abandonne. La force de l’eau est une force « yin » féminine. Et l’eau est partout, même dans les déserts, sous forme d’oasis, dans nos yeux, sous forme de larmes, sur nos corps, sous forme de sueur. Pour rattacher cette symbolique de l’eau au titre de la chanson de Mylène, on peut également parler de la cyprine, liquide sécrété par le sexe de la femme lorsqu’elle est en état d’excitation sexuelle, donc quand elle se masturbe….

Moment évoqué dans le refrain de la chanson : « Océan d’ambre / Mélange, mélange-moi / A tes légendes / Mets l’ancre, l’ancre en moi / C’est si doux la brûlure / Là où la main me touche, Eau / Et coule cette écume / De ma bouche ». Si, dans le refrain, Mylène emploie la première personne du singulier, elle parle dans les couplets d’une tierce personne (son double ?). Les vers « J’irai lui dire / Que de l’homme elle s’est lassée / De tout / Que sa vie rare / Est cachée dans le velours .. de l’immensité / Qu’il est trop tard pour l’aimer / Elle s’est dissoute… dans l’éternité, Eau » évoquent ainsi une femme qui s’adonne à la masturbation après avoir été délaissée par un homme…

Une fois n’est pas coutume, Mylène nous donne – presque – toutes les clés de ce texte dans une interview accordée le 16 octobre 1995 sur NRJ, au journaliste Eric jean-Jean :

« J’avais envie de l’élément eau, maintenant l’onanisme c’est effectivement la recherche du plaisir par soi-même. Moi, quand j’écris cette chanson, je pensais à l’écriture ; l’écriture est aussi un plaisir solitaire, en tout cas dans un premier temps, et j’avais envie d’écrire comme un petit conte, en évoquant un personnage ».

Un nouvel éclairage sur la chanson en effet… Alice serait donc la face noire de l’écriture et Eaunanisme la face solaire. Notons également que Mylène semble rendre ici un hommage discret à l’un de ses poètes préférés, Pierre Reverdy, et à son poème Autres jockeys alcooliques ‘Les Jockeys camouflés, 1918). Quand le poète écrit : « Je t’ai donné un nom qui n’est pas le tien / Je t’appelle autrement et tu me réponds pas / Tu ne comprends pas / Pourquoi marches-tu / Ce sont les jambes d’un autre qui te portent ». Mylène écrit : « Je suis qu’elle marche / Sans savoir qui elle est / Que c’est les jambes / D’une autre qui la portaient ». Dernière précision : si Eaunanisme est évincée des concerts de 1996, dans le making-of M.F Confidential, présent dans le deuxième DVD des clips de Mylène (Mylène Farmer, Music Video II et III, Polydor 05477069), on peut assister durant quelques minutes au mixage d’Eaunamisme au studio Record One de Los Angeles….

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Spectacle et chansons du Live Bercy de Mylène

Posté par francesca7 le 9 avril 2013

Spectacle et chansons du Live Bercy de Mylène dans Mylène AU FIL DES MOTS bercy-210x300

 

En 1997, qui dit nouveauté dit changement d’équipe. Mylène fait table rase du staff des concerts de 1989. Hormis Laurent Boutonnat pour la conception du show et Thierry Suc pour la production, la chanteuse s’entoure de nouveaux visages ; Yvan Cassar (direction musicale et claviers), Jeff Dahlgren et Brian Ray (guitare), Jerry Watts Jr (basse), Abraham Laboriel Jr (batterie) et Susie Devis (claviers et percussions). Côté danseurs et danseuses, le public découvre augustin Madrid Ocampo Jr. Roberto Martocci, Jermaine Browne, Brian Thomas, Thomas Mariano et les danseuses-choristes Donna De Lory  et Valérie Bony. A noter que le danseur Christophe Danchaud travaille encore à ce jour avec Mylène et que la rivale de Libertine, Sophie Tellier, sort ici et définitivement de l’univers Farmer, par choix, comme l’a expliqué Tellier. Les chorégraphies, quant à elles, sont créées par Mylène Farmer, Christophe Danchaud et Jaime Ortega. Signalons aussi les nouvelles choristes Carole Rowley et Esther Dobong ‘ Na Essienne. Une partie de cette équipe toute neuve suivra désormais Mylène en tournée et lors des shows de 1999-2000. Les costumes eux aussi ont évolué : Thierry Mugler est remplacé par le génial et avant-gardiste Paco Rabanne. Il concocte pour Mylène de magnifiques tenues sexy et lumineuses argentées et blanches. Les décors sont très réussis également ; conçus par Jean Michel Laurent et Xavier Grosbois (L&C Design), ils se caractérisent par un écran géant (le plus imposant d’Europe), une araignée gigantesque où Mylène viendra se percher pour chanter Alice, et l’avant d’un train pour le final sur XXL.

Côté track-listing du concert, Mylène fait un savant mélange de ses quatre albums tout en privilégiant tout de même le dernier, Anamorphosée. De Cendres de Lune, elle chante Libertine, l’Ainsi soit je. Elle chante Sans contrefaçon et Ainsi soi Je… (pour certaines dates), de l’Autre… elle chante l’Autre, Je t’aime mélancolie et Désenchantée, et d’Anamorphosée elle interprète Vertige, California, Et tournoie . L’instant X, Alice, Comme j’ai mal, Mylène s’en fout, Rêver, Laisse le vent emporter tout, Tomber 7 fois.. et XXL . Soit l’intégralité de l’album, excepté Eaunamisme.

Reste Que mon cœur lâche, single sorti en 1992. Une belle surprise attend les spectateurs de Genève et Paris (et uniquement ceux-là), puis que Mylène interprète en duo avec Khaled La Poupée qui fait non, reprise du tube de Michel Polnareff de 1966. Le succès est total (même si la tournée n’st pas « sold out » comme en 1989) et sera l’occasion d’un disque et d’une VHS ainsi que d’un Laser Disc (le DVD sortira en 2000 – Mylène Farmer Live à Bercy, Polydor 0548502). A noter que sur la vidéo (réalisée par Laurent Boutonnat et François Hanss), le spectacle est dédié à Jean-Loup : Mylène rend ainsi hommage à son frère aîné, mort dans un accident le 26 octobre 1996. Sorti le 21 mai 1997, le CD du concert connaîtra un succès foudroyant avec près de 900 000 exemplaires vendus ; Un record absolu pour un Live, tous artistes confondus.

LA POUPEE QUI FAIT NON – (avec Khaled) – C’est pour une émission de télévision que Mylène enregistre un duo avec le chanteur algérien Khaled. C’est le troisième duo de toute sa carrière (après Frantz avec Guy Béart et Regrets avec jean-Louis Murat). Le 24 octobre 1996, alors qu’elle fait une pause forcée pendant sa tournée, Mylène accepte de venir chanter dans l’émission de TF1 « Tip Top ». Outre une courte interview, elle chante Comme j’ai mal et en duo, La Poupée qui fait non, reprise de Michel Polnareff.

Dans le magazine Instant Mag (n° 15, automne 2003), Thierry Rogen, ingénieur du son, se souvient de l’enregistrement : « J’ai aussi participe au single La Poupée qui fait non avec Khaled, où là, Laurent Boutonnat était complètement absent. L’enregistrement s’est fait ici, au studio (Les studios Méga à Suresnes) dans la bonne humeur. Ça a été très rapide, Mylène et Khaled se sont vus quatre heures en tout et pour tout ! » Un enregistrement éclair donc pour une chanson qui colle bien aux deux univers. D’autant que Mylène a toujours déclaré aimer Polnareff et connaître ce titre depuis l’enfance. La Poupée qui fait non fut chantée par Michel Polnareff en 1966 – c’est même son premier disque (EP La poupée qui fait non, Chère Véronique, Beatnik, Ce que je cherche, AZ 1024). Cette chanson de Franck Gérald sera un immense succès et permettre à Polnareff de débuter dans la chanson aux côtés de Sylvie Vartan Johnny Hallyday ou Claude François. Les paroles, comme c’était souvent le cas dans les années 1960, sont gentillettes : l’histoire d’une jeune fille (une poupée) qui ignore les avances d’un prétendant rien de plus. La qualité de la chanson vent donc essentiellement de la musique de Polnareff… En 1996, soit trente ans plus tard, c’est donc Mylène et Khaled qui reprennent ce titre pour une émission de télé. Mais cette version studio (ils chantent en play-back) ne sera jamais commercialisée. Elle reste inédite encore aujourd’hui, mais Khaled rejoindra Mylène lors des concerts à Genève et à Paris Bercy en décembre 1996.

Là, la chanson en live sera bel et bien enregistrée et gravée sur le CD et la vidéo du concert. Ce duo se situe à la fin du concert, juste avant la dernière chanson, XXL, Après Ainsi soit Je…, Mylène accueille donc Khaled sur scène, et ils offrent au public une version de La Poupée qui fait non aux accents arabisants, avec des arrangements d’Yvan Cassar.

                 issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 105/220

 

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Tournée Russe de Mylène

Posté par francesca7 le 31 mars 2013

Tournée russe 2009 : Mise en vente

    

Tournée Russe de Mylène dans Mylène et mes BLABLAS mimiAprès deux records de vente et France et en Suisse, les prochains concerts de Mylène dans l’Est de l’Europe risquent fortement d’être un nouveau succès.

Si vous n’avez rien de prévue en Juillet 2009, vous pouvez achetez vos places pour voir Mylène Farmer en concert à Moscou :

http://concert.ru/Details.aspx?ActionID=8165

Nous vous offrons la traduction libre de la petite biographie disponible sur ce site russe :

« Mylène – L’une des chanteuses européenne les plus populaires et célèbres du monde.

Elle et le groupe allemand Rammstein sont deux exemples de popularité internationale sans pour autant avoir chanter en anglais, plus précisément pour les tubes de Mylène qui souvent dans sa langue natale. La chanteuse est populaire en Russie depuis 1989.

En 1988, elle publie sont second album « Ainsi soit je… » et est sacrée « Artiste de l’année » en France, l’année suivante elle donne 7 concerts au Palais Omnisport de Paris-Bercy à guichets fermés. Un moment important de sa carrière est la captation du concert à la façon d’un « Film », c’est Laurent Boutonnat, son producteur et son compositeur qui en est le réalisateur. Après la sortie de l’album « L’autre… » (1991), Mylène tourne dans son premier film au cinéma, « Giorgino », qui sort quant à lui en 1994. C’est seulement en 1995 que son nouvelle album « anamorphosée » sort.

Après une tournée en 1996 et sa sortie en CD (Live à Bercy –97), elle se fait discrète. En avril 1999 Mylène Farmer présente au auditeurs d’une grande radio française son nouvel album « Innamoramento ». Le 21 septembre 1999 est le point de départ de la tournée « Mylenium Tour » qui a été d’un succès et d’une ampleur immense. Pour le final de ce spectacle, elle visite la Russie et donne deux concerts à Moscou et St-Pétersbourg le 4 et 8 Mars 2000.

En avril 2005, elle offre au monde de la musique pop l’album « Avant que l’ombre… » avec pour premier single a scandale : « Fuck them all » et son magnifique clip réalisé par Agustin Villiaronga.

Les derniers concerts de Mylène Farmer à Bercy ont coûtés plus de 30 millions d’euros. Lorsque vous vous rendez à un concert de Mylène Farmer, vous vous rendez au théâtre, une performance intriguante et un style inégalable. Ses concerts sont parmi les plus beaux tant au niveau des décors qu’au niveau technique. Elle fait un usage choquant de ses chansons, avec comme thèmes : La vie et la mort, la loyauté, la trahison, l’amour, la haine…

En mars 2008, elle annonce qu’elle sera au Stade de France le 11 et 12 septembre 2009. Le 28 mars 2008, premier jour de vente des billets, elle remplis le Stade en 3 heures avec plus de 160.000 billets vendu. C’est un record mondiale de la musique. Est alors annoncé un concert au Stade de Genève (Suisse), les 120.000 billets sont vendus en 2 heures ! Un record en Suisse. Dans un entretien avec le magazine « Têtu » français, elle dit vouloir venir en Russie pour ce spectacle en Juillet 2009.

C’est officiel ! »

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Mylène Farmer, DVD 2010

Posté par francesca7 le 30 mars 2013

Mylène Farmer revient au cinéma… pour présenter son DVD 2010

Ce dimanche, l’icône rousse crée l’événement en dévoilant, en avant-première, la vidéo de son concert au Stade de France dans plusieurs salles de cinéma à travers la France. TÊTU vous propose également de découvrir un extrait du DVD tant attendu.

Mylène Farmer, DVD 2010 dans Mylène dans la PRESSE mylene-tv-163x300Plus que quelques heures avant la sortie du DVD live de Mylène Farmer au Stade de France, lundi 12 avril. La plupart des fans de la chanteuse savent déjà que la nouvelle vidéo sera disponible dans une multitude de formats (DVD, BluRay) et d’éditions collector, certains connaissent même les visuels depuis plusieurs semaines. En revanche, hormis le clip de Paradis inanimé (voir plus bas) et quelques images diffusées sur le site officiel dédié au DVD, les détails sur le contenu ont été gardés secrets.

«Revivre le show comme si on y était»
Quelques privilégiés vont pourtant pouvoir découvrir le nouveau DVD en avant-première ce dimanche. La maison de disques de Mylène Farmer a en effet décidé d’organiser des projections dans plusieurs salles de cinéma! Il sera ainsi possible de «revivre le show du Stade de France comme si on y était» au Grand Rex, à Paris, vers 20h30 (photo).

Les régions n’ont pas été oubliées avec des séances au Cézanne d’Aix-en-Provence, à Lyon (Pathé Bellecour), Amnéville (Gaumont), au Pathé de Plan en Champagne (Marseille), ainsi qu’à Strasbourg, Montpellier, Angers, Bordeaux, Avignon, Nantes, Toulouse, Brest et Nice. Des avant-premières sont aussi calées à Caen, Grenoble, Reims et Rouen (liste complète des cinémas et renseignements ici).

Les billets pour assister à cet événement sont vendus au prix de 20 euros (frais de location inclus). Plusieurs séances affichent déjà complet, notamment au Grand Rex à Paris, mais il reste encore quelques places en vente en province. Si vous avez la chance d’assister à l’une des projections, n’hésitez pas à donner votre impression sur le site de TÊTU.

Article issu du site : http://www.tetu.com/actualites/  

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Mylène en concert de 1989

Posté par francesca7 le 23 mars 2013

Mylène en concert de 1989 dans Mylène AU FIL DES MOTS bio5

C’est Thierry Rogen, le preneur de son du spectacle, qui se souvient de ces concerts lors d’une interview accordée à Instant-Mag (n°14, été 2003) : « le concert de 1989 est l’une de mes plus belles expériences professionnelles, mais en même temps l’une des pire. Une des plus belles, parce que j’avais suivi de façon presque familiale la carrière de Mylène et que c’était un moment important ; a l’époque, Mylène n’existait que par l’image de ses clips, et se montrer en public était quelque chose de nouveau pour elle. Là où elle m’a épaté, c ’est qu’elle a un tel professionnalisme qu’elle a cassé toutes les barrières. La préparation du concert a aussi été très difficile dans le travail quotidien parce que comme tout ce qui concernait Mylène et selon la volonté de Laurent Boutonnat, il fallait que le spectacle soit « énorme ». Je ne sais pas si nous étions tous préparés à quelque chose d’aussi grand. On a eu peur jusqu’au bout de ne pas être à la hauteur, et je me souviendrai toute ma vie du premier concert à Saint Etienne. On a été les premiers à mettre des synthés et des séquences sur scène, avec une technologie qui n’était pas aussi au point qu’aujourd’hui.

On avait le problème suivant : les disques de Mylène étaient tellement sophistiqués dans la production qu’on ne pouvait pas aller sur scène et placer simplement un batteur, un bassiste et un guitariste. Il fallait que le public retrouve sur scène la couleur des albums, qui comportaient des tonnes de séquences et de programmation. Donc, en plus des choristes et de Mylène sur scène, il y avait aussi certains backings, qui comportaient des séquences de voix. C’est peut-être ce qui a amené la critique, parce que les gens disaient que le son était trop énorme pour ne sortir que de la scène. Mais, quand U2 est en concert, et que The Edge est tout seul sur scène l’énorme son qui sort de sa guitare ne vient pas de lui ! Donc où est la critique ?

Si on veut se prendre un spectacle dans la figure, les détails techniques qui font qu’on met du ruban autour du paquet, qu’est-ce que ça peut faire aux gens ? Tous le monde utilise les séquenceurs sur scène. Donc en quoi est-ce critiquable ? Quand Mickael Jackson ou Madonna font ça, tout le monde les encense, alors qu’à la différence de Mylène, ils chantent en plus en play-back sur scène. Si vous voulez allez assister à un live unplugged à la bougie, allez voir Francis Cabrel parce que ses chansons s’y prêtent ; pas celles de Mylène.

Et Rogen a raison, la critique sera dure avec Mylène. L’attendant au tournant depuis cinq ans, elle fond sur Mylène en prétendant qu’elle ne sait pas chanter, que le spectacle est glacial, que c’est la première et dernière fois que la chanteuse monte sur scène ;.. Bref, rien de tendre, tandis que le public est lui au rendez-vous et se déclare aux anges ! Il faut dire que Mylène a vu grand, très grand. Conçu par Mylène Farmer, Laurent Boutonnat et Gilles Laurent   , le show est un concept avec un début et une fin. Très cohérent, le spectacle met en scène Mylène dans un décor (réalisé par Hubert Monloup) représentant ce qui semble être un cimetière – plus tard, Gilles Laurent précisera qu’il ne s’agit pas d’un cimetière à proprement parler mais de monolithes à la façon du site de Stonehenge. Un moine encapuchonné ouvre d’immenses grilles au début du spectacle avant L’Horloge et les referme après Je voudrais tant que tu comprennes. Les costumes sont de Thierry Mugler et les lumières de Jacques Rouveirollis – la crème de la crème donc. Il n’y a guère que Sylvie Vartan qui, à cette époque en France, soit capable de créer de tels shows (elle est la première à l’avoir fait).

Sur des chorégraphies de Mylène, huit danseurs entourent la chanteuse : Sophie Tellier (la rivale de Libertine et coordinatrice des chorégraphies) Edwige Chandelier    , Christophe Danchaud, Bruno Balto, Georges Barrier, Alicia De la Fuente, Pascal Montrouge et Marianne Filadi (respectivement remplacés par Yann Joans et Dominique Martinelli après la première et le Palais des Sports de Paris). Côté musiciens, là encore Mylène et Boutonnat prennent les meilleurs du moment : Bruno Fontaine     (direction musicale et claviers), Yves Sonna (batterie), Philippe Drai (Percussions), Slim Pezin (guitares, Christian Padovan (basse), Jean-Philippe Audin (violoncelle), Carole Fredericks et Beckie Bell (choristes), ainsi que Patrick Bourgouin (flûte et saxophone, uniquement pour la première et le Palais des Sports).

La tournée est un vrai succès, et plus de 300 000 spectateurs verront Mylène sur scène en 1989. La chanteuse a donc réussi son pari et se paie même le luxe de terminer son marathon par deux dates à Bercy ; elle est aussi la première Française à chanter dans l’énorme POPB (les 7 et 8 décembre 1989).

mylene-89 dans Mylène et mes BLABLASCôté track-listing, Mylène n’a que deux albums à son actif en 1989, elle opère donc un mix des deux ; de Cendres de lune, elle chante Plus grandir, Maman a tort, Tristana et Libertine, et d’ainsi soit je… elle interprète L’Horloge, Sans logique, Pourvu qu’elles soient douces, Allan, Sans contrafaçon, Jardin de Vienne, Déshabillez-moi et Ainsi soit Je… Elle agrémente le tout de deux titres présents seulement sur SP (Puisque et A quoi je sers…) (pour ce dernier uniquement à partir de fin septembre pour le lancement de la tournée) et d’un inédit, une reprise de Marie Laforêt, Je voudrais tant que tu comprennes, pour clore le spectacle. Quinze titres donc pour des chorégraphies endiablées (notamment celles de Libertine et de Tristana, qui reprennent l’idée des clips) et des moments très émouvants où la chanteuse semble en parfait communion avec son public (ainsi soit je… Je voudrais tant que tu comprennes ..)

Bref, de quoi fermer le bec aux détracteurs de Mylène, qui seront bien obligés de reconnaître le succès (et le talent) de la chanteuse. Elle entre alors dans la cour des grands. Le disque de l’intégrale du concert sort au moment des derniers spectacles à Bercy (le 6 décembre 1989) et connait un succès prodigieux (près de 600 000 exemplaires vendus). La vidéo du concert sort, quant à elle, le 5 novembre 1990, soit plus d’un an après le début de la tournée (VHS Mylène Farmer en concert, le film, Polydor 082 814-3).

Une vidéo aujourd’hui épuisée, amputée de deux titres, Allan et Plus grandir, et de l’instrumental Mouvements de lune partie I. là encore le succès sera au rendez-vous, puisque cet enregistrement sera certifié « vidéo de diamant »… Cependant, une polémique subsiste toujours concernant ce film. Comme l’a précisé Bertrand Lepage dans la presse de l’époque (Podium n° 215, de décembre 1989), Boutonnat a retourné des séquences sans le public ce qu’on lui reprochera, car la vidéo apparaît quelque peu sans chaleur à certains moments.

                issu du livre de Benoît CACHIN sorti en octobre 2012. Aux éditions Gründ. Page 59/220

 

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Sites Officiels de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 mars 2013

 Sites Officiels de Mylène Farmer dans Mylène et BIOGRAPHIES mylene1-221x300

Bercy 2006

www.mylenefarmerbercy2006.com 

Date d’ouverture : 17 décembre 2004 - Fermé 
Ce site fut le premier site officiel ouvert par le staff de Mylène Farmer. Mis en ligne lors de la mise en vente des places pour les concerts « Avant que l’ombre… à Bercy » en 2006, on pouvait y acheter en ligne des packages contenant des places de concert, des nuits d’hôtel et des billets de train. Ce site est le seul des mini-sites officiels qui n’existe plus aujourd’hui. 

L’amour n’est rien…

http://www.lamournestrien.com 

Date d’ouverture : 28 mars 2006 - Fermé 
Mis en ligne le lendemain de la sortie du single dans le commerce, ce deuxième mini-site permettait de voir en ligne le clip de « L’amour n’est rien.. ». Le site est un succès puisqu’en quelques jours, on dénombre plus de 400.000 visionnages, et quelques semaines plus tard, plus de 600.000. Il faut dire que les publicités diffusées à la télévision pour promouvoir le single mettaient clairement en avant l’URL du site. 

Lonely Lisa

http://www.lonely-lisa.com 

Date d’ouverture : 15 septembre 2008 
Ce site n’est pas consacré à la promotion du travail de Mylène Farmer. D’ailleurs, son nom n’apparait nulle part. Il s’agit d’un projet de « site communautaire de l’ennui » sur lequel elle propose aux visiteurs de publier leurs créations de toutes sortes (musique, textes, dessins…). Le site ouvre le 15 septembre 2008. Avant cela, on pouvait voir sur le site un compte à rebours menant à la date d’ouverture. Quasiment dès sa mise en ligne, le site compte plus de 5.000 inscrits, mais malheureusement la fréquentation décline rapidement. L’intérêt est relancé après le « Tour 2009″ de la chanteuse, lorsque le site propose une nouvelle version, le 03 novembre 2009.. Aujourd’hui, le site compte près de 8.000 inscrits. 

Point de suture

http://www.pointdesuture-lesite.com 

Date d’ouverture : 17 avril 2009 - Date de fermeture : décembre 2011 
Huit mois après la sortie de l’album « Point de suture », Universal met en ligne, en accord avec Mylène Farmer, un site destiné à assurer sa promotion sur le Net. Outre trois designs différents (aux couleurs du « Farmer Project » ou de la poupée du livret de l’album), ce site nous propose un « widget » permettant de visionner les quatre clips extraits de l’album (et pouvant être partagés sur la toile, notamment sur l’incontournable Facebook). Le site propose également un rappel de la tracklist de l’album et des dates de la tournée, et une rubrique Photos, qui est en réalité une galerie de captures du « Farmer Project »

Tour 2009

http://www.mylenefarmer-tour2009.com 

Date d’ouverture : 30 avril 2009 
Quelques jours avant le lancement du « Tour 2009″, ce nouveau site officiel est mis en ligne. Il propose une vidéo teaser signée Alain Escalle. Cette vidéo annonce la mise en ligne d’images du spectacle dès le lendemain de la première, et laisse à voir l’oeil de Mylène qui s’ouvre et se referme. Comme on le découvrira quelques jours plus tard, ces images sont celles qui introduisent le spectacle. Vous noterez que sur la vidéo ‘teaser’ que nous vous proposons de télécharger ci-dessous, les inscriptions indiquant la mise en ligne d’images du spectacle ne sont pas présentes, vous ne pourrez voir qu’un écran noir entre les apparitions de l’oeil de Mylène. Ce n’est donc pas la vidéo telle qu’elle apparaissait alors sur le site. Le 03 mai à 15h, des extraits du spectacle (« Dégénération »« Rêver » et « Libertine ») sont donc visibles. La vidéo est aujourd’hui toujours en ligne sur le site et totalise, un an après, près de 250.000 visionnages. 
Télécharger la vidéo ‘teaser’ (1’35) 
Télécharger la vidéo ‘premiers extraits du spectacle’ (2’25) 
Télécharger la vidéo ‘teaser’ republiée sur le site d’Escalle en 2010 (2’11) 

Stade de France

http://www.mylenefarmer-stadedefrance.com 

Date d’ouverture : 08 mars 2010 
Près d’un mois avant la sortie très attendue des supports du film « Mylène Farmer – Stade de France », ce nouveau site est mis en ligne. Et le moins que l’on puisse dire est que de nombreuses réjouissances seront proposées au public durant les quelques semaines entre l’ouverture du site et la sortie des supports, le 12 avril ! Au moment de son ouverture, le site propose déjà de quoi faire saliver les fans : un décompte des jours menant à la date de sortie, six photos inédites du spectacle (signées Robin), et, deux vidéos : le teaser du film « Stade de France », qui figurait déjà sur certains supports de l’album « N°5 on tour » sorti en décembre 2009, et « Avant la lumière », une nouvelle vidéo montrant l’ambiance dans le stade avant le début du spectacle, notamment pendant la diffusion du remix de « Sextonik ». Mais la raison d’être de ce site n’est pas uniquement d’accroître l’impatience des fans, c’est aussi par son biais que sont présentés et proposés en précommande les supports DVD, Blu-Ray et Collector du film, à partir du 11 mars. De petites vidéos de présentation de ces supports sont d’ailleurs proposées, et pour l’anecdote, certains fans réussirent à les récupérer avant la date prévue en fouillant dans le code XML du site ! En outre, ce site a également servi à la mise en vente des places de cinéma pour la diffusion du film en avant-première dans 19 cinémas de France. 
Par la suite, le staff s’amuse à jouer avec les nerfs des fans, en distillant au compte-goutte, tous les lundis et jeudis, divers extraits du film et de ses bonus : un extrait de« Libertine » de près de 1’30 (le 18 mars), un extrait des bonus concernant les costumes, avec interview de Jean-Paul Gaultier (le 22 mars), un extrait de « Rêver » de près de 1’45 (le 25 mars), et le clip live de « Paradis inanimé », une semaine et demie avant sa diffusion TV, en totale exclusivité (le 29 mars). 

Télécharger la vidéo teaser « Stade de France » (2’40) 
Télécharger la vidéo « Avant la lumière » (1’56) 
Télécharger la vidéo présentant le coffret collector (0’52) 
Télécharger la vidéo présentant les livres-disques (0’31) 
Télécharger l’extrait de « Libertine » (1’38) 
Télécharger l’extrait du bonus consacré aux costumes, « Ecorchée vive » (2’33) 
Télécharger l’extrait de « Rêver » (1’46) 
Télécharger le clip live de « Paradis inanimé » (4’43) 
Télécharger le teaser J-3 (0’08) 
Télécharger le teaser J-2 (0’08) 
Télécharger le teaser J-1 (0’08) 

Bleu Noir

http://www.mylenefarmer-bleunoir.com 

Date d’ouverture : 04 novembre 2010 - Date de fermeture : 22 décembre 2011 
Télécharger la vidéo teaser du clip « Oui mais… non » (0’17) 

Je te dis tout

http://www.jetedistout.com 

Date d’ouverture : 28 janvier 2013 

 

 

 

 

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Mylène et Esther Donbong’Na Essienne

Posté par francesca7 le 20 mars 2013

 

Bassiste, chanteuse, productrice, auteur… Esther Donbong’Na Essienne multiplie les visages artistiques. Sur disque ou en concert, elle s’est illustrée chez Manu Dibango, Claude Nougaro, Michael Bolton ou Mariah Carey.

Confidences de Esther Donbong’Na Essienne (Choriste) 2006 – Mylène Farmer et vous

Mylène et Esther Donbong'Na Essienne dans Mylène et L'ENTOURAGE 2263790455_small_2

Le prendriez-vous mal si l’on vous disait que la musique est un peu dans vos gènes ?
Absolument pas, car je suis née dans une famille de mélomanes. Mon père jouait de la guitare et nous a fait écouter très tôt de la musique. Je suis entrée au Conservatoire à cinq ans. J’étais une bonne élève et j’ai rapidement obtenu des prix du piano. J’ai appris la guitare en autodidacte et écrit mes premières compositions vers douze ans. Après le collège, je faisais des escapades dans un complexe de salles de répétitions. J’y ai croisé des musiciens célèbres comme Kamil Rustam qui a joué depuis avec toute la variété française et internationale, et qui vit aujourd’hui à Los Angeles où il accompagne Jessica Simpson ou Jennifer Lopez.

Vous étiez une musicienne pour le moins précoce. Quand avez-vous découvert le chant ?
Je chantonnais naturellement, mais je n’avais jamais étudié le chant. En revanche, j’ai fréquenté très jeune ce milieu infréquentable et j’écoutais tout, jazz, soul, folk, pop et rock. Je me suis découvert une passion pour la basse, un instrument sensuel et rythmique. Depuis, je m’accompagne à la basse en concert. On a créé, avec mes sœurs, une formation reggae, les Blackheart Daughters, où je chantais et jouais de la guitare et de la batterie. Ma sœur Princess Erika a fait son chemin et nous nous sommes retrouvées après l’enregistrement de « Trop de blabla » en 1988. Je me suis fait remarquer lors de séances de voix en studio en créant des chœurs. Des artistes m’ont sollicitée, comme le violoniste Jean-Luc Ponty (ndlr : Tchokolo en 1991 et le Festival de Montreux), et j’ai su que je ne me trompais pas quand j’ai commencé à faire des télés avec ceux qui avaient bercé ma jeunesse comme Le Forestier ou Sylvie Vartan.

Où en étiez-vous quand vous avez été engagée par Mylène Farmer en 1996 pour la deuxième tournée de sa carrière ?
J’avais décliné l’offre de Jean-Luc Ponty qui me proposait une tournée américaine car je venais de signer un contrat en solo. J’avais fait une pub pour Gini qui m’avait ouvert des portes. J’ai enregistré deux singles assez power pop qui ont eu du succès en Angleterre. On m’a d’abord signé chez Polydor UK, puis dans le label IRS Record du groupe Police (ndlr : qui abritait en son sein REM, excusez du peu !) où j’ai sorti une ballade plus classique, « Homeland ». Le projet a atterri chez Chrysalis où il est passé aux oubliettes. Je suis partie, comme Mylène à l’époque, aux Etats-Unis et quand je suis revenue, j’ai été sollicitée par elle.

Votre réputation de choriste studio vous avait-elle précédée ?
Oui, car j’ai reçu un coup de fil de Thierry Rogen. Laurent Boutonnat voulait avoir mes coordonnées afin d’écouter mon travail et pour dire la vérité, je ne savais pas de quoi il s’agissait. Les médias ne parlaient pas encore du retour de Mylène Farmer. Bien vite, j’ai compris qu’il s’agirait d’un évènement de grande ampleur. J’ai envoyé une photo et une cassette audio avec quelques-unes de mes compositions. Nous avons organisé un rendez-vous avec Mylène, on a parlé musique longuement, de son dernier album mais aussi de ma propre expérience. A la fin de la discussion, on a décidé de travailler ensemble.

Étiez-vous attirée par l’univers musical construit par Mylène et Laurent Boutonnat ?
Je connaissais le travail de Mylène depuis longtemps et j’aimais beaucoup ce qu’elle faisait. Je suis toujours très fan des albums qu’elle propose. Ce qu’elle fait est sublime et en plus, c’est une personne particulièrement attachante. Elle est entière et j’ai un plaisir non dissimulé à travailler avec elle. J’étais très attentive aux chœurs qu’on me proposait, car je voulais travailler avec des artistes de qualité. Je suis évidemment très bien tombée.

m9908h-218x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEVotre duettiste sur cette tournée 1996, Carole Rowley, avait un CV très étoffé et avait travaillé pour Real Word Record, le label de Peter Gabriel, que Mylène admire…
J’ai eu la chance de rencontrer deux camarades géniales durant ces tournées. Je me souviens de bons moments passés à Los Angeles avec Carole et les fous rires que nos avons souvent avec Johanna Manchec. En 1999, je n’étais pas allée aux Etats-Unis, j’avais rencontré Johanna à Paris et j’ai rejoint l’équipe directement aux répétitions à Marseille. Avec Johanna, on s’entend très bien et on rigole beaucoup. C’est une excellente danseuse et une très bonne chanteuse. Encore quelqu’un qui a une belle personnalité. J’apprécie Eric Chevalier, Yvan Cassar et Paul Bushnell, le bassiste d’Avant que l’ombre… à Bercy, à qui je rendrais forcément visite si je suis de passage en Californie.

Quel est le show auquel vous êtes le plus attachée ?
Chaque spectacle avait ses particularités. La première tournée était une découverte. Il y avait une fraîcheur dans mes rapports avec le staff, on riait beaucoup, notamment avec les danseurs. Le Mylenium Tour était bien plus recueilli, tant en coulisses que sur scène. Il n’y avait pas de retenue, mais probablement plus d’intériorité. Quant aux concerts de janvier dernier, j’étais totalement en confiance. J’ai senti pour ce Bercy une sorte d’accomplissement et d’aisance… Une consécration logique. Mylène était beaucoup plus à l’aise malgré le défi que représentaient ces treize dates.

Avez-vous constaté les progrès vocaux de Mylène sur Avant que l’ombre… à Bercy ?
Pour ma part, j’estime que Mylène n’a pas de « progrès » à faire. Quand on est une artiste comme elle, sa voix est une couleur et un parti pris. Je la trouve très juste. Elle chante comme elle est profondément. L’important n’est pas de vocaliser comme Whitney Houston, c’est d’être soi-même. Prenez Mick Jagger, il est loin de la perfection, mais il a sa griffe vocale !

Quelles sont justement les chansons du répertoire Farmer qui vous ressemblent le plus ?
Sur Avant que l’ombre… à Bercy, j’aimais bien l’intro « Peut-être toi » et surtout « C’est une belle journée » que je trouve très réussie. J’appréciais aussi les parties où l’orchestre jouait seul. Mais ma chanson préférée est « L’autre… ». Elle me fait craquer systématiquement. D’ailleurs, sur la première tournée, à chaque fois qu’elle la chantait, je me mettais à pleurer. C’est une des chansons qui me touchent le plus, et j’aimerais bien la reprendre…

Quels sont vos souvenirs les plus poignants parmi ces trois spectacles ?
Sur Avant que l’ombre… à Bercy, nous étions plus de deux cents hommes et femmes à travailler. Quand on part en tournée, on est en moyenne quatre-vingts personnes dans une ambiance familiale, avec des liens qui se créent. Il y a toujours des émotions particulières. Durant le Mylenium Tour, je me souviens du bonheur que nous avons ressenti quand on a appris vers la fin de la première partie de la tournée que nous partions en Russie. Le pays sortait d’années difficiles. L’émotion est venue plus du public que de nous. Et sur la première tournée, quand Mylène a eu son accident à Lyon, on a été interrompu pendant quelques mois. On était tellement heureux de repartir ensuite sur la route avec elle et de reprogrammer des Bercy !

Après dix ans de bons et loyaux services, s’il fallait définir Mylène en quelques mots ?
Je ne suis pas très bonne au jeu des définitions. Je dirai qu’elle rayonne de l’intérieur et qu’elle donne tout d’elle-même. En peu de mots, c’est dire beaucoup sur sa personnalité.

Autre femme de poigne à forte personnalité : Marianne James, pour qui vous avez enregistré récemment des chœurs sur « Corps et âme » pour son premier album…
Marianne connaissait la famille car ma plus jeune sœur était assistante de production de L’ultime récital. Jacques Ehrhart, son réalisateur, m’a appelée pour un arrangement de voix gospel. J’ai entendu un guitare/voix. Marianne m’a parlé de l’ambiance qu’elle désirait. Je lui ai fait écouter quelques maquettes et j’ai enregistré toutes les voix de ce gospel.

Où verra-t-on votre nom ces prochains mois ?
D’abord sur scène… Et sur la pochette de mon album solo. Depuis que j’ai un site Internet, je suis même sollicitée par des rappeurs américains en Floride ! Je crois qu’il est difficile d’avoir au même moment une carrière solo et une carrière de choriste. Il faut choisir, se faire violence et se donner une discipline de principes pour mener ses projets à bien. J’ai donc décidé de me concentrer sur mes chansons. Je voudrais enregistrer le plus vite possible et sans vous en dire trop… Une partie de l’album devra être réalisée avec un producteur de Las Vegas. Je garderai toutefois le contrôle de la production artistique. Ce sera un travail de longue haleine sous le signe du métissage. Je suis née à Paris, d’origine camerounaise, avec des influences que je qualifie de « cosmiques » : jazz, reggae, soul, classique, musique africaine, musique sacrée et rock. Il y aura tout ça dans cet album !

Mylène Farmer et vous – 2006

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Mylène Farmer et Ph.Seguy

Posté par francesca7 le 14 mars 2013

 

Philippe Séguy est grand reporter à Point de Vue. Il est l’auteur de biographies – Mylène Farmer, Fabiola, reine des Belges ou François Bayrou -, et de romans : Le Vent du Sud et Portrait de Claire en bleu marine.

Confidences et interviews

Philippe Séguy (Écrivain)
Auteur de la biographie Ainsi soit-elle

 Mylène Farmer et Ph.Seguy dans Mylène et L'ENTOURAGE 12

J’ai un parcours un peu atypique. A la base, je suis docteur en histoire. En même temps, j’ai été comédien professionnel pendant 9 ans. Le destin a fait que j’ai arrêté mon métier d’acteur, que j’adorais, et que je me suis dit « qu’est-ce que je peux faire maintenant que je ne suis plus comédien : écrire ». J’ai donc commencé à piger à droite à gauche, et à rencontrer des gens qui m’ont donné la possibilité de le faire. Parmi ces gens, j’ai rencontré grâce à une amie comédienne Sylvie Devillette, qui à l’époque était quasiment rédactrice en chef de plusieurs magazines de variété. Je parlais très souvent de Mylène, parce qu’à l’époque, elle faisait Libertine. Etant spécialiste du XVIIIème siècle, j’avais adoré la manière dont Mylène abordait le XVIIIème. On a une tendance un peu ridicule de considérer le XVIIIème siècle comme un siècle gentillet, de jolis rubans et de moutons, alors que c’est un siècle extrêmement cruel, très dur. Les liaisons dangereuses ne sont pas loin, et surtout, la Révolution n’est pas loin. C’est un siècle où le sang coule et dieu sait, pour revenir à Mylène, que le sang est un élément important de ses problématiques. Je parlais donc assez souvent de Mylène Farmer à cette amie comédienne, qui m’a dit que je devrais écrire sur elle. Je lui ai répondu que ça n’intéresserait personne. Sans me le dire, elle en a parlé à Sylvie Devilette qui m’a commandé un article pour Rocknews. Je m’en souviens très bien, puisque j’avais trois jours pour le faire ! Je ne dis pas que j’ai fait un chef d’œuvre, mais j’ai fait mon papier. Deuxième hasard, Bertrand Le Page, qui était à l’époque manager de Mylène, a vu ce papier. Mylène l’a également lu et m’a envoyé un mot adorable de félicitations. Il y a donc eu un premier article, un deuxième article, un troisième article et le groupe de presse qui produisait Rocknews a décidé de consacrer un numéro spécial à Mylène. J’ai écrit la quasi-totalité des textes, avec toujours cette frustration d’être calibré par un magazine.

1988-07-b-300x224 dans Mylène et L'ENTOURAGEGenèse
C’était le moment où Mylène se plaçait dans le Top 50, où les ventes explosaient, après l’album Ainsi soit je… On sentait de la part du public une curiosité, qui ressemblait déjà à de l’amour. On n’était pas encore dans le domaine du sacre, mais il y avait quelque chose qui était du domaine de l’affectif, très intense. Puis Mylène a débuté sa tournée en 1989, et il y a eu un dîner organisé dans les Jardins de Bagatelle (ndlr : après la première au Palais des sports). Au cours de ce dîner, Sylvie Devilette, qui connaissait personnellement Laurent Boutonnat, m’a d’abord présenté à Laurent, ensuite à Mylène, et enfin à Bertrand. J’ai parlé quelques minutes avec Mylène, le contact a été très bon. C’est en revenant à ma table avec Sylvie que j’ai eu l’idée d’un livre sur Mylène qui me permettrait de donner davantage de profondeur. Bertrand Le Page a été le premier à être d’accord pour un livre. Celui qui allait devenir le mari de Sylvie, François, a réalisé la maquette. On était tous les trois extrêmement d’accord pour faire un livre qui plaise tout d’abord à Mylène, ensuite à nous, et bien évidemment à ceux qui nous feraient la grâce de bien vouloir l’acheter. Nous avons eu tout d’abord contact avec trois éditeurs. Comme les gens voyaient que le livre allait certainement coûter beaucoup d’argent, ce qui a d’ailleurs été le cas, il y a eu plusieurs désistements.

Bertrand Le Page
Bertrand Le Page était un personnage extrêmement particulier, très douloureux, pour des raisons personnelles, remarquablement cultivé et intelligent. C’est un personnage qui envoûtait et qui en même temps faisait peur à tous ceux qui l’approchaient. Il portait cette espèce de brisure, de fêle en lui, qui étaient très intenses. Mylène est une femme qui est à la fois fascinée par cet aspect morbide, mais qui, en même temps, a un tempérament de vie très fort. Je crois que, pour arriver à écrire sur la mort comme elle le fait, il faut avoir un goût de la vie certainement beaucoup plus important qu’on ne veut bien vous le laisser croire. C’est ma version des choses. Bertrand avait compris ça, que Mylène montait, qu’elle était dans l’ascension, et que lui était progressivement dans la chute. Et c’est exactement ce qui s’est passé. Il avait également un désir d’exigence terrible. Il disait que la couleur rousse des cheveux de Mylène, c’était lui. Il m’a dit au moins dix fois : « Vous comprenez, Philippe, une chanteuse, ce n’est pas châtain. C’est blond, brun ou roux. Il faut trancher, il faut donner une couleur, une marque, une griffe. » Pour en revenir au livre, Bertrand avait évidemment tenu à voir le texte, Mylène aussi, puisque je l’ai vraiment rencontrée à ce moment-là, et qu’on a travaillé ensemble. Dès que Bertrand s’est intéressé au projet, l’accord de Mylène m’était acquis. Il a organisé des séances d’interview, au Crillon si je m’en souviens bien. J’ai aussi interviewé Laurent.

Dîner aux Beaux Arts
1996-marianne-rosenstiehl-012b-217x300Le livre est sorti en 1991, et en 1989, il y a eu ce drame sombre. Mylène, à l’issue de sa tournée, a donné un autre dîner à l’école des Beaux-arts, que Bertrand avait encore une fois entièrement organisé. J’étais en train de parler avec Mylène, car ma table était voisine de la sienne, et j’ai vu son regard se figer complètement. Je me souviens qu’il y avait dans la salle des chaises Napoléon III. Bertrand a pris une chaise et l’a jetée contre une autre chaise. Laurent, lui, n’avait pas quitté son manteau, il sentait la soirée très mal, il passait de table en table avec un regard assez figé, assez dur. Et là, Mylène m’a dit quelque chose du genre « excusez-moi Philippe, mais Bertrand est en train de faire n’importe quoi ». Et la rupture était faite. C’est moi qui ait du dire à Bertrand que le chapitre du livre qui lui était consacré sautait… Après la rupture, Bertrand n’était plus rien. Il a essayé de travailler avec d’autres artistes, Sheila, ou Corinne Hermès, qui l’a d’ailleurs assez mal vécu car il était très dur. J’ai continué à garder contact avec lui, pour des raisons strictement personnelles. Il m’a raconté une histoire atroce. Un jour, il conduisait la Mercedes, au moment du concert. Il était extrêmement fatigué, il a du déraper et la voiture a basculé légèrement de son ornière, mais il l’a rapidement redressée. Mylène a du avoir peur je pense, et lui a dit « écoute, si tu veux te suicider, fais-le sans nous »… C’est une femme qui peut être dure. On ne fait pas la carrière qu’elle a faite sans être dure. Alors, qu’est-ce que veut dire la dureté ? Si la dureté veut exigence, elle est dure. Si la dureté veut dire cruauté, alors elle n’est pas dure.

Mylène au travail
La préparation du livre a donc duré assez longtemps. Je me souviens de la rencontre avec Sylvie Devilette, où Mylène a découvert mes textes. J’étais dans une autre pièce avec Bertrand, c’est Sylvie qui me l’a raconté. Elle me disait que Laurent passait à Mylène les feuilles les unes après les autres, en lui soulignant les passages de son doigt, et qu’elle manifestait quand même une certaines émotion. On passait de l’article au livre, et pour une jeune artiste évidemment, ça n’a rien à voir, le mécanisme est différent. Lorsque je l’interviewais, c’était une femme qui me parlait assez spontanément. Il n’y a pas eu de corrections de sa part, par exemple. Elle parlait toujours avec une grande précision. Cela m’énerve d’ailleurs un peu lorsque je lis des interviews publiées dans la presse, et où quelque part, je ne la retrouve pas. Alors bien évidemment, les années sont passées, les choses évoluent. Mais on sent bien parfois que les journalistes n’ont pas entendu ou n’ont pas voulu entendre. Le son « Farmer » est très particulier. Mylène est une femme intelligente, qui s’exprime très bien, et ce son part, parfois, un peu en vrille dans la presse.

Cadeaux
J’ai aussi eu contact avec Thierry Suc, c’est d’ailleurs lui qui m’a emmené la première fois en voiture chez l’éditeur du livre, Jean-Pierre Taillandier. Pour la petite histoire, dans la voiture, Thierry me faisait écouter un single de Mylène qui allait sortir. Et moi, je visualisais tous les feux pour qu’ils passent au rouge, et que j’aie la possibilité d’en entendre le plus possible ! Thierry m’avait d’ailleurs proposé de m’arrêter, si je voulais ! C’est un garçon exquis, un très grand professionnel. Mylène m’a fourni des dessins pour ce livre. Je voulais qu’elle me donne des choses qui lui soient extrêmement personnelles. Au départ, il était même question qu’elle me donne des lettres qu’elle écrivait quand elle était petite. J’ai vu ces lettres, elle les signait à l’américaine, avec les croix qui symbolisent les bisous. Et dans l’une de ses lettres, c’était absolument adorable, elle disait à sa grand-mère : « j’ai été très gentille, je n’ai pas fait pipi au lit, j’ai été vraiment mignonne, alors fais ce que tu m’as promis, emmène-moi au cimetière ». Cette adoration pour les cimetières n’est pas du tout une invention marketing, pas plus que celle pour le sang. Des années avant Je te rends ton amour, Mylène me disait « le sang est une belle matière ». Mais il ne faut pas la limiter à « ça ne va pas bien, c’est horrible ». Mylène est une femme qui aime la vie. Je n’ai pas gardé contact avec Mylène après le livre. Et ce n’était pas fait pour. Elle a tourné la page, j’ai tourné la page. Je suis passé sur d’autres projets. Je suis romancier, et j’ai d’autres livres qui sont sortis depuis.

Mylène la séductrice
2003_septembre2A un moment donné, Mylène avait dit de moi « j’aurais préféré ne jamais le connaître ». C’était balzacien, bien sûr à notre niveau, entendons-nous. Quand madame Anska tombe éperdument amoureuse de Balzac, elle tombe d’abord amoureuse de l’auteur et d’un homme qui écrit comme un Dieu et qui la fascine, elle, la petite aristocrate polonaise. Avec Mylène, il y a eu une séduction qui est passée par les mots. Elle m’a donné ses mots, j’en ai fait un livre et je lui ai donné mes mots. Ma manière d’écrire est très tactile, très cinématographique. J’ai besoin d’un regard, d’une présence, d’une silhouette. J’ai besoin de quelque chose qui s’incarne. Mylène m’a donné une émotion, et c’est sur cette émotion que j’ai travaillé. Ce parfum, cette façon de s’habiller, cette façon d’enrouler ses membres sur elle-même, ce côté chrysalide qu’elle peut avoir, cette grâce extraordinaire… tout ça, j’en avais besoin. Vous savez, quelqu’un qui génère votre magazine, qui offre une réflexion au niveau du texte, au niveau de la maquette, c’est quelqu’un qui mérite le respect. C’est une belle carrière, c’est une carrière longue, c’est la première star de France, c’est quelqu’un qui mouille sa chemise, qui donne… Mais je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui m’a dit « je suis un ami intime de Mylène, je la connais très bien ». A-t-elle des amis proches ? Je n’en sais rien. Quel rapport a-t-elle vraiment avec sa famille ? Je l’ignore. Elle m’a raconté qu’elle avait un jour évoqué avec sa mère, comme toutes les adolescentes, l’idée du suicide. Sa mère lui a répondu : « Ma petite, tu es comme la mauvaise herbe, et la mauvaise herbe ne meurt jamais ». Cela m’a amusé de constater que, quelques années plus tard, Mylène reprenait la formule sans problème aucun.

Article de Instant-Mag – 2004

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La scène de Lumières avec Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 1 mars 2013

 

Confidences de Fred Peveri (Concepteur lumières)

La scène de Lumières avec Mylène Farmer dans Mylène en CONFIDENCES sceneVous étiez aussi la même équipe pour le désormais mythique concert de Barbara à Pantin en 1981. Barbara et Mylène ont en commun d’être deux chanteuses des plus charismatiques dans l’histoire de la chanson. L’aviez-vous rencontrée ?
Oui, j’ai travaillé avec Barbara pendant plusieurs années. Elle avait des relations très proches avec « ses hommes » comme elle aimait le dire. Et nous en faisions partie ! Souvent, elle était présente sur la scène dès le matin lors des montages techniques.

Quels souvenirs particuliers gardez-vous des moments de scène partagés avec Mylène ?
Nous sommes totalement immergés dans son univers. C’est tout… On y adhère naturellement, et il me semble que si deux termes devaient résumer les moments de scène avec Mylène, ce serait « sensibilité » et « performance ».

Il y a eu des ratés ?
Les ratés sont toujours à éviter, mais personne n’est à l’abri ! Je ne vous raconterais pas sa chute de scène à Lyon pendant la deuxième tournée tellement l’histoire est connue. En revanche, les moments de grâce sont légion. Dès la première répétition de sa première tournée, j’ai senti qu’avec Mylène, il allait se passer quelque chose de différent et de particulier par rapport au contexte musical du moment. J’ai beaucoup de plaisir à travailler avec les atmosphères de scène, la recherche et la création de visuels. Quasiment chaque spectacle est un plaisir. Ils sont tous particuliers et différents, mais deux s’en détachent peut-être car je me sens plus proche des artistes : ceux de Mylène et ceux de Jean-Jacques. Ce sont deux personnes différentes mais deux artistes à qui je dois beaucoup. Professionnellement bien sûr, mais aussi humainement, ils m’ont donné la réalisation de leurs mises en lumière, et donc leur confiance !

Étiez-vous du voyage lors des dates russes du « Mylenium Tour » par exemple ?
Oui, et sur toutes les autres. Avec Mylène, je suis toujours et tout le temps présent ! J’ai effectué un nombre incalculable de dates de tournées, mais il arrive que plusieurs spectacles se chevauchent, j’ai donc des assistants (à mon tour !) et heureusement ! Car il est évident que je pourrais pas réaliser ce que je fais sans des gens proches de moi et sur lesquels je puisse me « reposer » en toute confiance. Seul, on ne fait rien.

Mylène a dit en interview qu’ « après chaque concert, chaque membre de l’équipe apprécie ponctuellement ou pas ». Avez-vous parfois ressenti une forme de distance avec les membres de son staff technique ?
Non, jamais. L’ambiance entre techniciens, machinistes et musiciens pendant les deux tournées était excellente. Tout le monde nous envie !

Vous avez collaboré à la tournée « Mylenium Tour » qui était le plus grand spectacle jamais transporté en province dans l’histoire des performances live françaises. N’est-il pas difficile de travailler sur scène avec en son centre une statue colossale ?
Je n’ai pas la prétention de demander à connaître le décor avant de dire oui à un spectacle. Cela fait partie des défis artistiques et techniques inhérents à tout spectacle. Le problème de la statue était qu’elle était très sombre. Mais de par sa taille et sa couleur, elle m’a permis justement d’instaurer des climats incomparables. Ne pouvant pas y échapper, je me suis servi des difficultés pour donner un look à cette tournée. Et donc de la signer !

Interview issu de Mylène Farmer et vous de 2005

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Mylène 2013, nouveaux clips

Posté par francesca7 le 28 février 2013

 

Mylène 2013, nouveaux clips dans Mylène 2013 - 2014 a1Mylène Farmer déteste faire parler d’elle. Et plus encore que l’on parle d’elle. Quand elle n’est pas en tournée et qu’elle ne sort pas un album, elle est d’une discrétion rare. Jamais une petite phrase, pas une frasque, pas une prise de parole intempestive, pas une paparazzade orchestrée pour entretenir sa notoriété. Quand elle offre un disque ou des concerts à ses fans, elle consent à lever un (petit) coin du voile. 

Ce dimanche, elle répondra aux questions de Claire Chazal sur TF1. En amont et en aval de cette interview, elle a accordé deux entretiens dans lesquels elle aborde des thèmes et des sujets sur lesquels elle ne s’était jamais exprimée. 

Dans TV Mag, elle évoque ses goûts en matière de télévision. « Il m’arrive de dévorer des séries comme Downton AbbeyDexter ou Les Tudors. » L’artiste est moins enthousiaste des émissions destinées à faire émerger de nouveaux talents musicaux : « Je suis toujours un peu gênée quand l’art devient un concours », confesse-t-elle pudiquement. Ce qui ne l’empêche pas de conserver une oreille très attentive pour les chanteurs émergents. « Je suis impressionnée par Muse. Et par Matthew Bellamy, qui est aussi fascinant que Freddie Mercury ! »

« Je suis bouleversée »

À l’occasion de la sortie de Monkey Me, son huitième album, Mylène Farmer avait annoncé une tournée dans toute la France. Six heures après l’ouverture des réservations, 156 000 billets avaient déjà été écoulés pour la tournée Timeless, établissant ainsi un nouveau record. Presque une habitude chez elle. « Je suis bouleversée à chaque fois ! Et, quelques instants plus tard, totalement affolée ! Il est impensable d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci. »

Pour le magazine Têtu qui sera en kiosque le 18 décembre, l’interprète de Désenchantée donne son avis sur quelques questions de société. Et avec humour : « Je préfère un mariage gay à un mariage triste. » À l’appui de sa prise de position en faveur du mariage pour tous, elle reprend la Déclaration des droits de l’homme : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. » Pour l’adoption, elle enfonce le clou : « Si c’est le droit pour des orphelins d’investir un foyer chaleureux, c’est un progrès. L’amour panse les plaies quand il est réel et authentique. » 

mf-presta1-201x300 dans Mylène dans la PRESSEÀ l’appui de ses propos, l’artiste pose sous l’oeil de la photographe Nathalie Delépine vêtue d’un smoking et fumant un cigare ! Un hommage à « des femmes courageuses qui n’hésitaient pas à jeter le trouble dans une époque où les femmes étaient confinées au foyer ». 

Un clip hallucinant ! 

Samedi, à la fin de son journal de 20 heures, Claire Chazal a diffusé une petite minute du clip À l’ombre, premier extrait de Monkey Me. Réalisé par Laurent Boutonnat, il reprend le travail de l’artiste français Olivier de Sagazan. Son oeuvre est un mélange beau, et parfois dérangeant, de peinture et de sculpture qui joue avec les apparences et les peurs. Le travail de ce performer ressemble tellement à l’univers de la chanteuse que l’on se demande pourquoi l’un et l’autre ne se sont pas trouvés plus tôt.

Un apéritif de l’album qui sera disponible dès lundi 3 décembre 2012. Douze titres d’où émergent, outre la chanson Tu ne le dis pas qui donne toute la richesse de la voix de Mylène, un émouvant Je te dis tout ainsi qu’un tonique J’ai essayé de vivre. Des chansons servies par des textes très littéraires et très aboutis. Un album profond qui mélange des rythmes dance et des mélodies plus lentes. 

REGARDEZ le clip À l’ombre diffusé en exclusivité sur TF1

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article Paru dans Le Point.fr 

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Mylène et Boutonnat

Posté par francesca7 le 26 février 2013

Mylène et Boutonnat dans Mylène AU FIL DES MOTS 4Laurent Boutonnat
S’il est sans aucun doute LA rencontre de la vie de Mylène Farmer, jamais une histoire amoureuse entre Mylène Farmer et Laurent Boutonnat, son complice de toujours, n’a été confirmée par qui que ce soit. On sait pourtant qu’ils ont vécu ensemble vers les années fin 80 – début 90. On sait aussi que leur relation a connu une petite « crise » en 1997, lorsque Laurent Boutonnat a produit la chanteuse Nathalie Cardone, et accessoirement… s’est mis en couple avec ! Mylène, qui disait dans les années 80 : « Si un jour Laurent composait pour une autre, je ne lui pardonnerais pas », n’apprécie pas du tout… En 1999, elle prépare sa troisième tournée (Mylenium Tour) sans Laurent, qui du coup boude le spectacle pendant les premières représentations. Il n’est venu le voir qu’après 3 mois de tournée, lorsque Mylène est passée à Paris-Bercy le 13 décembre 1999. Il se dit qu’il aurait été très impressionné par le spectacle que sa complice de toujours avait concocté sans lui, et qu’il serait allé la voir dans sa loge après le concert, pour des retrouvailles très intenses… 

Suite à cela, Mylène et Laurent ont continué leurs collaborations artistiques main dans la main, totalement en phase l’un avec l’autre. Au-delà de la complicité artistique tout à fait unique qui lie les deux personnages (et sur laquelle nous ne reviendrons pas en détails ici – nous nous invitons plutôt à consulter tout le reste du site !), on peut dire aujourd’hui qu’ils continuent à développer des liens d’affection particulièrement forts, parlant régulièrement et jusqu’à aujourd’hui, l’un comme l’autre, de « soeur » et « frère jumeau ».

2 dans Mylène en CONFIDENCES

Voyez comme ils parlent l’un de l’autre sur notre page qui y est consacrée ici :

Quand Laurent parle de Mylène… 

« On recherchait quelqu’’un au moment où on avait fait cette chanson avec un ami, qui était « Maman à tort ». Et le jour où Mylène est arrivée, elle était parfaite quoi ! C’était le personnage. [Elle avait pas tellement l’air] pervers, c’est plutôt… psychotique, je dirais. Quelqu’’un d’un peu renfermé, comme ça… …. ça a été elle tout de suite, quoi. Avant même de l’entendre chanter. »

Antenne 2 Midi (Antenne 2), le 01.09.1986

« C’est un vrai bonheur [de travailler avec Mylène en tant qu’actrice] parce qu’elle se laisse guider, ce qui n’est pas souvent le cas de tous les acteurs qui ont un peu peur de se laisser guider. »

Le journal du cinéma (Canal+), le 05.10.1994

« Avec Mylène, j’ai l’habitude de dire qu’on est nés ensemble. Aujourd’hui, elle est devenue pour moi comme une sœur, tant sur le plan artistique qu’affectif. »

Propos recueillis par Jean-Rémy Gaudin-Bridet pour Télé Star, 2007.

 

5 dans Mylène et des CRITIQUESQuand Mylène parle de Laurent…


  « [Il] a fait […] ses premiers pas dans le cinéma à seize ans. Il a réalisé un long-métrage qui était parti à Cannes et […] qui avait eu quelques petits déboires et maintenant réalise […] des films publicitaires. C’est plus alimentairement, et puis c’est vrai que c’est un bon exercice de toute façon. »

Azimut (FR3 Lorraine), le 25.06.1986

« On s’est rencontrés et lui est compositeur, donc, a une passion pour la musique, pour le cinéma également, […] et donc m’a proposé avec une autre personne la première chanson, qui était « Maman à tort ». Et puis, voilà, nous travaillons ensemble. […] Vous parliez de mentor tout à l’heure, pour moi c’est surtout un admirable metteur en scène, dans toute sa généralité. »

Antenne 2 Midi (Antenne 2), le 01.09.1986

« C’est vrai que je travaille en permanence avec [Laurent] pour le meilleur et pour le pire ! »

Top 50 (Canal+), le 06.09.1986

« Être extérieure [au processus de fabrication d’un clip], ça je ne peux pas. Je travaille avec Laurent quant au scénario, et puis après ma foi, c’est lui qui [s’occupe] du cinéma à proprement parler. Et puis après, c’est un travail d’équipe »

La vie à plein temps (FR3 Pyrénées), le 07.04.1987

« Je crois que ma vraie naissance c’était le jour où j’ai enregistré « Maman à tort ». C’est le jour où j’ai rencontré cette personne qui est Laurent Boutonnat, qui est donc également le réalisateur de mes clips, qui est également compositeur. C’est le jour où j’ai pu naître, oui, c’était une naissance. […] Cette rencontre avec Laurent, moi je la qualifie du domaine de l’exceptionnel, c’est-à-dire les rencontres qu’on a très peu dans sa vie, qu’on doit privilégier. C’est vrai que cette rencontre avec Laurent, c’était extraordinaire pour moi parce que c’est quelqu’un qui a énormément de talent dans beaucoup de domaines, qui a des choses qui l’attirent, qui moi m’attirent, des choses qu’on a en commun. Et c’est fascinant de trouver un personnage comme ça. Voilà, donc Mylène Farmer c’est un peu de moi, c’est certainement un peu de Laurent Boutonnat, c’est beaucoup de choses. »

Lazer (M6), en 05.1987

« [Laurent] aime l’hémoglobine, oui. »

Panique sur le 16 (TF1), le 19.11.1987

  « Laurent Boutonnat travaille pour des films publicitaires, et tout spécialement pour l’étranger. Il a des commandes surtout par les Etats-Unis. […] En France, […] il en a fait quelques-unes, mais j’ai oublié d’ailleurs. [C’est lui qui a fait tous les clips] depuis le début. »

Nulle part ailleurs (Canal+), le 23.11.1987

« On a dit Pygmalion, mentor… et je ne sais…  Je crois qu’’il y a une complicité énorme et une complémentarité, surtout. […] J’ai suivi des cours de théâtre, donc je voulais être actrice. Et puis j’ai rencontré Laurent Boutonnat. Moi j’appelle ça la chance des rencontres. Y a peu de rencontres dans sa vie…   C’est beaucoup plus tard qu’il m’a présenté son premier film qu’’il avait réalisé à l’âge de seize ans qui s’appelait « Le voyage de la féconductrice » (ndlr : il s’agit d’une erreur de Mylène, le véritable titre étant « La ballade… ») et qui était même passé à Cannes, je crois.   Il avait pillé des fonds, je crois, le porte-monnaie de son papa et de sa maman !   C’est vrai qu’’en France, on vous demande toujours des références. C’est vrai que le premier que je citerai, c’est Laurent Boutonnat, c’est normal parce que c’est vraiment quelqu’’un que j’aime et je pense qu’’il sera un des grands, grands, grands réalisateurs de demain. »

Nulle part ailleurs (Canal+), le 07.10.1988

1

« Je sais pas si on peut parler de hasard. Ce sont des rencontres comme ça qui existent. C’est en tout cas une bonne étoile, en ce qui me concerne ! »

Clip Dédicace (M6) le 08.10.1988

« C’est un homme qui a un physique romantique, c’est un homme qui a ses névroses, qui a, je crois, beaucoup de talent et qui aime particulièrement la musique et le cinéma, je crois, et qui aurait envie et qui va réaliser un premier long-métrage. »

Fréquenstar (M6) le 22.03.1989

« C’est une bonne étoile. Ce sont des rencontres dans la vie comme on en a peu, certainement. Pour moi, c’est une rencontre magique par rapport à bien évidemment plein de choses, mais également par rapport au cinéma et à l’image, à sa façon de l’imaginer, de la créer. »

J.T. de 20 Heures (M6) le 18.05.1989

 
« Tous les deux, nous sommes nés de la même chose. Donc c’est quelque chose de très fort et très beau, en tout cas pour ma vie. »

Pour un clip avec toi (M6) le 07.04.1991

« Il est vrai qu’’il est certainement plus rassurant pour moi que de commencer [au cinéma] avec Laurent Boutonnat puisque je connais sa caméra, et que j’aime définitivement son univers, sa façon de filmer, sa poésie […]. Et je crois que je suis heureuse que d’avoir commencé avec lui pour un premier long-métrage. »

Ciné 6 (M6) le 02.10.1994

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« Notre rencontre a quand même été très très forte et capitale dans notre vie. Donc il est difficile, non pas d’envisager un autre univers, [mais de] ne pas prolonger cet univers. »

19/20 (France 3) le 04.10.1994

« Je crois que c’est la rencontre d’avec Laurent Boutonnat qui a été fondamentale pour ma vie et, je le suppose, pour la sienne. Et donc, c’est la rencontre d’un univers qui est le même dans le fond – des passions communes, des goûts communs. »

J.T. de 20 Heures (TF1) le 04.10.1994

« C’est un excellent réalisateur. C’est quelqu’’un qui aime l’image, […] qui a une jolie narration. J’aime son travail en tout cas. »

Mylène Farmer XXELLE (Musique Plus – Québec) le 05.10.1996

« Je voudrais remercier Laurent Boutonnat. Si ma route n’avait pas croisé la [sienne], je crois que je ne serais pas là, j’en suis même sûre. »

NRJ Music Awards 2000 (TF1) le 22.01.2000

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Mylène et Pierre Leloup

Posté par francesca7 le 15 février 2013

 

Pierre Leloup (Directeur de chorale)
La chorale sur Tomber 7 fois…

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Pour « Tomber 7 fois… », Mylène n’a pas eu à faire comme pour « Fuck them all », puisqu’elle bénéficia d’une vraie chorale, avec de vrais enfants dedans. Entretien avec le maître d’œuvre, peu loquace.

Pour nos lecteurs qui ne vous connaîtraient pas, pouvez-vous vous présenter ?
J’ai plusieurs fonctions au lycée français de Los Angeles, j’enseigne la musique et l’art dramatique seulement quelques heures par semaine, je dirige la chorale du Lycée et je suis directeur du théâtre Raymond Kabbaz, ma fonction principale.

Quel est le répertoire que vous choisissez en général pour la chorale ?
Le répertoire comprend des chansons françaises contemporaines, mais aussi un répertoire américain. L’amplitude d’âge de mes choristes va du CM1 à la troisième.

Connaissiez-vous l’œuvre de Mylène Farmer avant de collaborer avec elle ?
Un peu. Je suis à Los Angeles depuis vingt ans… Je connaissais quelques chansons de Mylène et j’aimais certains de ses titres.

Comment avez-vous été contacté par la chanteuse ?
Un coup de téléphone de Laurent Boutonnat. J’ai été surpris par sa proposition… Très agréablement surpris.

Comment s’est déroulé l’enregistrement de la chanson « Tomber 7 fois… » ?
L’enregistrement s’est déroulé dans un studio de San Fernando Valley (Los Angeles County). C’était au printemps…

Que pensiez-vous du texte et de la musique de cette chanson, premier titre composé par la chanteuse ?
Très poétique !

Laurent Boutonnat était-il présent ?
Oui… L’enregistrement en lui-même a peut-être duré une heure.

Combien d’enfants étaient présents ? Quel était votre rôle ?
Une trentaine. Je devais préparer les élèves et les diriger.

Comment Mylène se comportait-elle pendant les rencontres que vous avez eues avec elle ?
Elle était très agréable, très humble, visiblement très heureuse d’être avec les enfants.

Mylène et Pierre Leloup  dans Mylène en CONFIDENCES images-300x153

Qu’avez-vous pensé du résultat de la chanson « Tomber 7 fois… » ?
J’ai beaucoup aimé le mixage des voix de la chorale.

Saviez-vous que ce titre a servi pour une publicité pour la marque Aïwa aux États-Unis ?
Non, je ne savais pas…

Suivez-vous la carrière actuelle de la chanteuse et avez-vous conservé des rapports avec Mylène ?
Je ne suis pas sa carrière, parce qu’à Los Angeles, je suis un peu déconnecté de la chanson française et je n’ai plus de contacts avec Mylène.

Quels sont vos projets actuels ?
La liste est longue, je m’occupe surtout de la programmation au théâtre, je viens de monter la pièce « Orgueil et préjugés », je dirige une pièce de Guitry pour juin. Je viens d’organiser un concert de Cabrel le 04 mai à Los Angeles. Et je me prépare à prendre des vacances…

Extrait de Mylène Farmer et vous – 2007

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Mylène, de nature solitaire

Posté par francesca7 le 14 février 2013

Mylène Farmer : «Je suis d’une nature solitaire»

INTERVIEW -À l’occasion de la sortie de son album Monkey Me et de sa tournée, la chanteuse française se confie. (Avec TV Magazine)

 

Mylène, de nature solitaire dans Mylène en INTERVIEW monkey-myleneSon nouvel album, Monkey Me, sortira le 3 décembre. Douze titres composés par Laurent Boutonnat sur des textes de Mylène Farmer. Un mélange éclectique où cohabitent des morceaux pop-rock émergeant d’une base électrique, de sons de batterie, de guitares et de saxo. Les paroles manient les thèmes chers à l’interprète, mais teintés d’une fraîcheur et d’une poésie qu’on ne lui connaissait pas. En exclusivité pour TV Magazine, Mylène Farmer se livre à un exercice rare pour elle: l’interview-confession. Voici la star comme vous ne la lirez jamais.

TV MAGAZINE – Mylène Farmer, votre dernier album remonte à deux ans. Vous nous aviez habitués à des intervalles plus longs…

Mylène Farmer- Oui. Je ne m’en rends pas compte. Deux ans dans un monde chronophage, où chaque jour engloutit le temps, cela paraît une éternité. Il s’agit probablement d’un manque et de l’envie de remonter sur scène.

Monkey Me marque la reformation de votre tandem artistique avec Laurent Boutonnat. Qu’est-ce que votre «infidélité» vous a apporté?

Il ne s’agit pas d’infidélité! Mon précédent album, Bleu noir, n’était autre que le fruit de rencontres avec Moby, Archive et RedOne. Ils m’ont proposé des chansons qui ont provoqué mon désir et l’envie d’écrire… C’est aussi simple que ça. En outre, Laurent Boutonnat travaillait de son côté sur d’autres projets.

On vous connaissait rousse et vous vous montrez blonde platine sur l’album et les affiches de votre tournée. Que s’est-il passé?

Moi aussi, je me connaissais rousse! (Rires.) Mais sous le roux se cachent d’autres couleurs. Ne sommes-nous pas tous constitués de mille facettes? Celle-ci avait envie de vivre…

Quel look allez-vous adopter pour votre tournée? Et quelles surprises avez-vous concoctées pour ces concerts?

Je ne peux y répondre maintenant. Mais, puisque vous l’évoquez, le mot surprise sera bien au rendez-vous.

Une nouvelle fois, vous avez battu le record de réservations en un minimum de temps. Cela vous touche-t-il encore?

Je suis bouleversée à chaque fois! Tellement bouleversée… Et, quelques instants plus tard, totalement affolée! Il est impensable d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci. C’est un véritable cadeau et une responsabilité aussi. On ne veut pas décevoir ni se décevoir. On a donc un an pour se préparer à embrasser le regard de tous ceux qui ont la générosité d’attendre.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui écoutent vos chansons pour garder de l’espoir dans un monde aussi dur?

Le monde a toujours été dur. Sous certains aspects, il l’est peut-être moins aujourd’hui, même s’il est autrement cruel. Moins solidaire, plus solitaire aussi. Je ne peux que penser à ceux qui sont bien plus malheureux, dans le besoin ou cloués sur un lit d’hôpital, et me dire qu’il faut affronter la vie et trouver des pépites dans des moments simples, ces moments qui sont souvent à portée de soi, mais qu’on ne voit plus. Être aimé de quelqu’un ou d’un plus grand nombre reste l’essentiel de la vie. Se préoccuper d’autrui rend meilleur.

monkey-me-mylene dans Mylène en INTERVIEWOn vous dit solitaire. Pouvez-vous nous décrire une de vos journées quand vous ne travaillez pas?

Vous voulez dire quand je ne travaille pas comme une personne qui doit se rendre quotidiennement à son bureau? (Sourire.) C’est un grand privilège de n’avoir pas le sentiment de travailler, même lorsque je finis une séance de studio à 2 heures du matin ou lorsque je sors de scène exsangue. C’est du travail, mais je ne le vis pas comme un poids ni comme une obligation. C’est un choix et une immense chance. Je dois certainement partager ce sentiment avec toutes les personnes passionnées par ce qu’elles font. Mais je suis, c’est vrai, d’une nature solitaire. J’ai besoin de m’occuper de mes animaux, de dessiner, de nager, de regarder des films et je retrouve mes amis avec d’autant plus de plaisir…

Quels sont les journaux et les émissions de télévision que vous suivez régulièrement?

Je ne regarde pas beaucoup la télévision finalement, surtout en période de travail. Mais j’ai toujours aimé les débats, quand les points de vue sont exprimés avec respect. La télévision est un média parfois trop pressé pour traiter le fond des choses. Je n’aime pas le cynisme systématique et la télévision bruyante. Il m’arrive de dévorer des séries comme Downton Abbey,Dexter ou Les Tudors et je regarde toujours avec autant de bonheur Un jour, un destin. Dans le fond, je ne recherche pas l’information à tout prix… Je la laisse me cueillir au détour d’un article, d’un reportage.

L’industrie musicale souffre et les ventes de CD ne cessent de baisser. Imaginez-vous un jour ne plus pouvoir sortir de disques?

Chaque époque a connu la disparition d’un support. Il y aura toujours des disques physiques, même si le digital annonce une ère nouvelle. En tout cas, il y aura toujours un rapport affectif à l’objet quel qu’il soit. Les albums ou une autre forme restant à inventer rencontreront toujours un public. La musique existait dès la naissance de l’humanité.

Que pensez-vous des télé-crochets? Est-ce un miroir aux alouettes, un mal nécessaire ou le seul moyen aujourd’hui d’être découvert?

Je ne peux pas juger cette génération d’émissions puisque je ne les connais pas bien. Mais je suis toujours un peu gênée quand l’art devient un concours.

Le Québec, où vous êtes née, est en proie à de violents mouvements protestataires. Avez-vous conservé des attaches là-bas?

La violence m’a surprise dans ce pays, à la réputation modérée. Je n’y ai conservé malheureusement aucune attache… Si ce n’est l’envie d’y retourner pour ses paysages de neige et peut-être transporter le prochain spectacle là-bas…

Quels artistes récents vous semblent dignes d’intérêt?

Je suis impressionnée par Muse. Et par Matthew Bellamy, qui est aussi fascinant que Freddie Mercury!

Que pensez-vous des réseaux sociaux et des sites si nombreux qui vous sont consacrés?

Je suis fascinée par la vitesse de l’information et la possibilité pour de nombreuses personnes de partager instantanément des sujets communs. Je pense aussi à ceux qui n’y ont pas accès. Avec qui partagent-ils leurs passions? Aussi, je ne m’attarde pas sur les sites qui me sont consacrés. J’aurais l’impression d’entrer, sans y avoir été invitée, dans une pièce où les gens parlent de moi.

Une photo vous montre avec un gibbon. Est-ce celui que vous avez adopté il y a plusieurs années?

m-de-je-te-dis-tout1Non. E.T. était un singe capucin, plus menu. Elle a partagé ma vie pendant plus de vingt-cinq ans. Il s’agit ici de Betty, une demoiselle de 4 ans, qui a été volée lorsqu’elle avait 3 mois et retrouvée huit mois plus tard. J’ai croisé son chemin grâce à Vincent Lindon, qui m’a un jour envoyé une petite vidéo d’elle sur le tournage de son film Augustine . J’ai immédiatement contacté le parc zoologique du bois d’Attilly, où elle vivait. C’est une rencontre inoubliable, une émotion tellement forte. Elle était d’une douceur incroyable. Quant à E.T., elle me manque terriblement…

L’avez-vous remplacée?

Non. Elle restera l’unique.

Avez-vous déjà décidé d’une date à laquelle vous arrêteriez de vous produire sur scène ou d’enregistrer des disques?

C’est, semble-t-il, une question qui taraude beaucoup les médias, mais, vous savez, il y a dix ans déjà, on me demandait: «Quand saurez-vous que ce n’est pas le combat de trop?». Je ne me projette pas dans l’avenir. Trop angoissant. Quand le désir n’existera plus, alors je me volatiliserai.

 

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Lumières sur le spectacle de Mylène F.

Posté par francesca7 le 9 février 2013

 

Confidences de Fred Peveri (Concepteur lumières)

 

Fred Peveri est présent à la lumière sur les spectacles de Mylène depuis le premier concert de 1989. De lui dépendent les ambiances visuelles qui sont une partie très importante des shows de la star. Autant dire qu’il connaît bien Mylène et sa façon de travailler.

Lumières sur le spectacle de Mylène F. dans Mylène en CONFIDENCES my3Pour les lecteurs et fans de Mylène Farmer, vous êtes un nom parmi d’autres crédités sur les livrets d’albums et de DVD. Quel a été votre parcours pour vous retrouver aujourd’hui concepteur lumière ?
J’ai débuté ma carrière très jeune, à l’âge de dix-huit ans, après des études que j’ai achevées au niveau bac C et curieusement, j’ai commencé en tant que technicien au son ! Pendant plusieurs années, j’ai touché aux divers secteurs du spectacle en tant que moto reporter ou dans le domaine de l’animation. J’ai même été manager d’une boîte de nuit à l’étranger… Ma première approche véritable avec la lumière en tant que concepteur, je l’ai faite avec Yves Duteil pendant trois ans à partir de 1985. Puis, j’ai rencontré Jean-Jacques Goldman en 1988 par l’intermédiaire de Thierry Suc. Il m’a confié la création de son spectacle en 1991 et depuis je continue toujours à travailler avec lui ! Grâce à cela, mon carnet d’adresses s’est rempli et j’ai pu rentrer en contact avec de nombreux artistes pour réaliser les lumières de leurs spectacles les années suivantes, de Jean-Louis Aubert à MC Solaar, en passant par Claude Nougaro, Florent Pagny, Patrick Bruel, Julien Clerc, Yannick Noah, Michel Sardou et Mylène Farmer, bien sûr.

Y a-t-il un nom qui vous convient mieux qu’un autre pour englober votre art : metteur en lumière, concepteur des lumières, direction des éclairages ?
Je dirais « concepteur lumière » ou « réalisateur lumière ». Plus qu’une évolution du terme, c’est une évolution de notre art qui a eu lieu depuis dix ou quinze ans. Du moins dans les spectacles majeurs comme ceux de Jean-Jacques ou ceux de Mylène.

Votre attrait premier vers la luminosité et la couleur provient-il du plaisir à travailler avec un matériau éphémère ?
Certainement ! Mais je pense que c’est aussi la grande latitude à exprimer des sentiments en rapport avec la sensibilité de chaque concepteur. Depuis plusieurs années d’ailleurs, nombre d’artistes ou de producteurs me demandent fréquemment de concevoir, en plus de leur lumière, leur scénographie, le décor, voir la mise en scène.

C’est le cas pour Lara Fabian non ?
Oui, lors de ses tournées 2000/2001 et 2002/2003 où j’avais assuré le décor et la mise en scène !

Votre première incursion dans la carrière de Mylène Farmer date de sa seconde tournée au milieu des années 1990. Connaissiez-vous son parcours avant que l’on vous propose cette collaboration ?
En réalité, j’étais déjà présent au cours de la première tournée de Mylène en 1989 en tant qu’opérateur console ! Ce n’est que sur sa deuxième tournée que j’ai été engagé en tant que concepteur des lumières. Je n’avais jamais croisé Mylène auparavant mais, dans les années 1980, j’avais été sensible à certains de ses climats musicaux et aux textes propres à son univers. En ce qui concerne les clips, on ne pouvait pas passer non plus à côté, tant les atmosphères étaient spécifiques, entre autres celle de « Libertine ».

 myl4-300x99 dans Mylène en CONFIDENCES

Interview issu de Mylène Farmer et vous de 2005

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J.Rigal interviewe Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 5 février 2013

Julien Rigal en interview écrite : Mylène Farmer et la culture de l’inaccessibilité.

Mylène Farmer, la culture de l’inaccessibilité – Julien Rigal, Les éditions Premium

Julien Rigal est un garçon comme il y en a de nombreux, un garçon qui aime Mylène Farmer. Seulement son amour et son intérêt pour l’artiste ne peuvent pas s’exprimer uniquement dans son cercle familial et amical. Effectivement, il a besoin de plus. Comme de créer et de gérer depuis sept ans le site www.sans-logique.com consacré à la chanteuse. Ainsi, un livre sur l’artiste s’est imposé au webmaster-administrateur. En toute logique. La preuve, il nous accorde un peu de temps en répondant à cinq de nos questions. Entretien avec l’un des biographes de Mylène Farmer qui nous propose une vision originale et personnelle de l’artiste. Lisez, Julien Rigal s’en explique auprès de vous à travers cette interview.

 J.Rigal interviewe Mylène Farmer dans Mylène et BIOGRAPHIES julien

1/ Bonjour Julien Rigal, vous avez 25 ans et vous êtes un grand admirateur de Mylène Farmer depuis plus de dix ans. Vous exprimez votre passion en tant que webmaster du site www.sans-logique.com. Aujourd’hui, vous proposez une biographie de la chanteuse qui s’intitule «La culture de l’inaccessibilité». Pour commencer, permettez-nous d’être piquant, encore un livre sur Mylène Farmer ! En quoi votre livre est-il différent des autres ? Quel est l’intérêt de s’y attarder et de le lire ?

C’est vrai qu’il existe beaucoup d’ouvrages consacrés à la chanteuse. Les fans sont d’ailleurs un peu dépités de voir tous ces ouvrages qui ont fleuri sur leur idole. Le premier intérêt est que c’est à ce jour le seul livre qui retrace l’intégralité de sa carrière de ses débuts jusqu’aux premières diffusions du dernier titre, « Oui mais… non », produit par RedOne. Les autres ouvrages ne vont pas plus loin que le Stade de France de Septembre 2009. Ensuite, et surtout, ce livre est l’œuvre d’un fan de la chanteuse et non d’un journaliste qui enchaine les biographies de divers artistes. Cet amour et cette imprégnation permanente de l’univers de Mylène me permettent donc d’être plus juste, de raconter des anecdotes intéressantes et judicieuses, de relever des citations importantes ou de repérer les passages télévisés marquants de sa carrière… Ce livre est donc imprégné de toute l’admiration d’un fan qui est par définition la personne qui la connait le mieux. Cette vision de la carrière de Mylène peut intéresser les fans comme les simples admirateurs.

2/ Tout le livre, on sent la passion et l’amour que vous portez à Mylène Farmer. Ceci dit, vous êtes plus un admirateur qu’un fan dans le sens où vous n’êtes pas dupe et que d’entrée jeu, dès votre titre de livre «la culture de l’inaccessibilité», vous êtes critique. Est-ce important pour vous de garder toujours un certain recul dans l’appréciation de votre passion ?

C’est un peu étrange d’aborder la passion quand elle ne se manifeste qu’à travers le nom d’une personne… Mais c’est vrai que Mylène Farmer occupe une grande place dans ma vie, ce qui ne m’empêche pas d’en avoir d’autres. Mylène a d’ailleurs toujours dit qu’elle était gênée de savoir que des personnes lui consacraient leurs vies. Je suis loin d’être tombé dans l’extrémisme parfois un peu malsain ! De voir des gens dormir dans des tentes devant une salle de concert pendant plusieurs jours ou aller jusqu’à voler son paillasson sont d’ailleurs des actes que je ne comprends pas. Je suis très loin de ces comportements et suis capable de ne pas l’écouter pendant plusieurs jours ! J’essaie de garder du recul par rapport à Mylène ! Mon livre exprime ma passion et évoque parfois avec cynisme certains passages de sa vie. C’est le cas notamment du film Giorgino, auquel tout être « normalement constitué » ne peut adhérer s’il n’est pas à la base admirateur de la chanteuse ! Le livre retrace également l’avis général des fans sur la sortie des singles ou albums, des concerts… Les fans de Mylène sont d’ailleurs très (trop) critiques envers leur chanteuse !

3/ Votre livre est-il la suite sans logique ou avec de votre travail de fond effectué sur le site internet consacré à Mylène Farmer ?

A l’origine de ce livre, il y a effectivement mon site, www.sans-logique.com, que j’administre depuis plus de 8 ans. On peut y retrouver tous les aspects de la carrière de Mylène Farmer : des news fréquentes, les discographie et vidéographie complètes et détaillées, des photos, des milliers d’articles de presse, tous les passages télévisés… pour plus de 25 ans de carrière. Son administration et sa mise à jour m’ont permis au fil des années de bien connaitre Mylène. De la publication sur le web à l’écriture sur papier, c’est un pas que j’ai franchi car cela représente pour moi l’aboutissement ultime de mon travail. C’est une suite logique en quelque sorte… Mon site peut venir en complément à mon livre. Par exemple, lorsque je mentionne des citations de la chanteuse, j’ai systématiquement annoté sa source (magazine, télévision ou radio datés…). Le lecteur pourra donc ce rendre sur mon site pour lire ou écouter l’intégralité de l’article de presse ou de la télévision.

4/ Pensez-vous que Mylène Farmer soit attentive à tous les ouvrages édités sur elle ? Lui avez-vous envoyé un exemplaire ? Avez-vous eu un retour ?

myl7n-221x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEBien qu’elle ne veuille pas participer au culte de sa propre personnalité (elle n’a pas de fan club officiel par exemple), je pense que Mylène porte une certaine attention à tout ce qui est dit sur elle. Je n’ai pas souvenir d’interviews où elle a parlé des ouvrages qui lui étaient consacrés, à part deux en particulier : le tout premier en 1989 qu’elle n’a pas autorisé en raison de la mise en page qui ne lui convenait pas et le second, en 2003, pour lequel Mylène critiquait les méthodes journalistiques douteuses de l’auteur. A part ces deux livres, Mylène n’a jamais émis de critiques sur ces ouvrages. Elle appréciait toutefois la qualité des fanzines qui lui ont été consacrés pendant bien des années ! Mon éditeur a envoyé le livre à Mylène et à son staff. Je n’ai à ce jour eu aucun retour de sa part. Je ne sais pas si elle m’en donnera ! J’aimerais en avoir un, qu’il soit positif ou négatif d’ailleurs ! Maintenant, Mylène doit forcément être au courant de la sortie de ce livre puisque la photo de couverture a été validée, probablement d’ailleurs parce qu’elle savait que j’étais fan. Je me suis d’ailleurs présenté dans une lettre lui étant adressée en décrivant ma démarche dans le cadre de l’écriture de ce livre.

5/ Quel retour avez-vous eu de votre biographie ? Et quel est le meilleur souvenir, pour vous, rattaché à ce livre ?

J’ai été contacté par beaucoup de fans qui ont apprécié le livre, les nombreuses anecdotes, les références artistiques de son univers… et qui ont également apprécié de pouvoir lire autant d’extraits d’interviews qu’ils ne connaissaient pas… Un grand moment de joie fut le jour où mon éditeur m’a confirmé que la photo que nous avions choisie avait été validée après plusieurs longues semaines d’attente ! Autour de ce livre, j’ai également découvert de nombreux autres côtés : la rencontre des lecteurs, les réponses aux interviews, la participation aux émissions de radio, les journées de dédicace…

 Mylène Farmer, la culture de l’inaccessibilité – Julien Rigal, Les éditions Premium

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DJ Supplémentaire pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 2 février 2013


confidences de Romain Curtis et Gilles Luka (Remixeurs)

 

DJ Supplémentaire pour Mylène  Farmer dans Mylène en CONFIDENCES telechargementAvez-vous eu un retour sur votre remix de la part de Mylène Farmer ou de son staff ?
R.C. : Oui un remix doit toujours être validé car parfois la direction choisie ne correspond pas du tout à l’attente de celui qui commande le remix. Les retours que nous avons eus ont été très positifs et le remix a été valide assez rapidement.

Romain tu es un DJ assez influent et il semble que tu connaisses Laurent Pepper qui a lui aussi remixé LONELY LISA. Es-tu pour quelque chose dans sa participation ?
R.C. : Non absolument pas. c’est d’ailleurs assez marrant car j’ai régulièrement Laurent au téléphone et à chaque fois on oubliait de se dire qu’on était en train de remixer Mylène Farmer ! j’ai découvert son nom sur la pochette promo ! mais au final ca ne m’étonne pas car c’est un excellent producteur et c’est un bon choix d’avoir fait appel à lui.

Gilles Luka, vous chantez sur le single « Before you go » de Mathieu Bouthier sorti en janvier 2011 : saviez-vous que ce dernier faisait aussi partie des remixeurs de LONELY LISA ?
G.L. : On a tous découvert le pack de remix en même temps sans savoir qui travaillait dessus. Ca a été marrant, on a eu la surprise et on s’est tous appelé.

Avez-vous écouté les autres remixes de LONELY LISA ? Si oui, qu’en pensez-vous ?
G.L. : Ils sont tous très bien et surtout très complémentaire. C’est une chance car sans s’être concerté il n’y a pas eu de double emploi. Chaque remix apporte son +.

Quel-est votre actualité solo et en duo à venir ? Pouvez-vous nous en parler ?
R.C. : Pour ma part mon dernier titre « Can U Call Me » qui est générique de l’émission 24h Buzz sur direct 8 vient tout juste de sortir sur toutes les plateformes de téléchargement. Gilles y a d’ailleurs participé.
G.L. :Je suis sur la promo de mon nouveau single « I can believe », dont je viens de terminer le clip et j’ai toujours une grosse actualité sur « Plus prés – We can make it right » qui est encore une fois le générique des « Anges de la téléréalité » sur NRJ12.

Si Mylène venait à proposer une troisième compilation de remixes des titres les plus connus de sa carrières, auriez-vous un titre que vous voudriez remixer ?
G.L. : « Maman a tort » sans hésitation !
R.C. J’étais relativement jeune quand le clip de désenchantée passait à la télé et celui ci m’avait vraiment marqué. j’adorais la façon dont c’était filmé et le rôle de Mylène dans ce clip. Ca serait un grand honneur aujourd’hui de pouvoir le remixer. 

 

Interview extrait le 03 JUIN 2011 sur Farmer Addict  

 

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