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MYLENE FARMER cultive des amitiés inat­ten­dues

Posté par francesca7 le 17 avril 2016

 

 Sans titre

C’est un joli conte illus­tré, qui vient de paraître ce 12 novembre. L’histoire d’une belle rencontre, aussi. En asso­ciant leurs talents sur L’étoile polaire, le philo­sophe Michel Onfray, à la plume, et la chan­teuse Mylène Farmer, au pinceau, ont créé la surprise. Le fonda­teur de l’univer­sité popu­laire de Caen n’est pour­tant pas le premier esprit vif à céder aux charmes de la rousse liber­ti­ne…

Ses fans, comme ceux qui partagent son inti­mité, connais­saient son goût pour les textes de Charles Baude­laire, Guillaume Apol­li­naire ou encore Primo Levi. Avec L’étoile polaire, conte philo­so­phique conçu à quatre mains avec Michel Onfray, les médias découvrent sa curio­sité pour la pensée vivante, libre et contem­po­raine. Etran­gère à son époque, soli­taire et égocen­trique, Mylène Farmer? Quelques uns, et pas des moindres, vous diraient l’exact contrai­re…

Michel Onfray…

« Une artiste libre, auto­nome, indé­pen­dante, souve­raine », qui repré­sente « un style, un ton, un carac­tère, un tempé­ra­ment, une vie sans paillettes, sans arti­fices, vraie »… Ses détrac­teurs, pisse-vinaigre et pisse-copie, habi­tués à compres­ser la pensée en sentences défi­ni­tives, lui repro­che­ront de faire le portrait de l’être qu’il aime­rait voir en son miroir. Vrai que le philo­sophe et fonda­teur de l’uni­ver­sité popu­laire de Caen, fils d’ou­vrier agri­cole, auto­pro­clamé « orphe­lin de la gauche », athée tendance anar­chiste, s’est imposé comme une rock-star dans son genre. C’est pour­tant bien le portrait de Mylène, aussi discrète qu’il est devenu incon­tour­nable, que Michel Onfray, profa­na­teur des esprits anes­thé­siés et sculp­teur d’une certaine morale esthé­tique, faisait dans Le Point, il y a quelques semaines. Ensemble, lui à la plume, elle au pinceau, ils viennent de publier  L’étoile polaire (Gras­set), conte dans la lignée du Petit Prince de Saint-Exupéry, œuvre poétique sur la trans­mis­sion et la réali­sa­tion de soi. Impro­bable, la rencontre entre l’hé­roïne de la variété française et le hérault d’une nouvelle pensée française s’est faite par l’in­ter­mé­diaire d’Anne Carrière, éditrice de Lisa-Loup et le conteur, premier essai illus­tré de Mylène, en 2003, et, plus récem­ment, de Fragile, recueil de photo­gra­phies inédites de la chan­teuse réali­sées par Sylvie Lancre­non. A l’époque, Carrière espère confron­ter Onfray à un psy dans un livre d’en­tre­tiens. Il préfère porter L’étoile polaire, dont il vient de termi­ner l’écri­ture. Anne Carrière en remet le manus­crit à Mylène Farmer. La parti­ci­pa­tion de Michel Onfray à une émis­sion de Radio Clas­sique durant laquelle il fait diffu­ser Je te rends ton amour, un des titres les plus person­nels de « l’ange roux », préci­pite la colla­bo­ra­tion. « Profon­dé­ment touchée » et « fière », Mylène lui envoie un texto de remer­cie­ment et bien­tôt ses aqua­relles. Qui s’as­semble, au-delà des appa­rences, se ressemble. Si l’icône Farmer appré­cie la liberté et l’hu­mour du maître-à-penser, L’étoile polaire, objet litté­raire élaboré à quatre mains, raconte une bles­sure fonda­trice que ces deux orphe­lins de père ont en commun : comment survivre à un parent aimé et admiré dont la dispa­ri­tion a dépeu­plé le monde…

mylène

Marie de Henne­zel…

Le 17 décembre 1995, Jean-Luc Dela­rue accueille Mylène, qui vient de sortir son album Anamor­pho­sée, sur le sofa de son émis­sion domi­ni­cale Déjà le retour. On l’avait quit­tée folle blafarde hurlant aux loups dans les bois sombres de Gior­gino, film incom­pris de Laurent Bouton­nat. Après un exil cali­for­nien, elle nous revient sexy et souriante, en tech­ni­co­lor. Cheve­lure rele­vée, longue robe rose et talons hauts, elle maîtrise tous les codes d’une séduc­tion à l’amé­ri­caine. La profon­deur en plus.  La psycho­logue et psycho­thé­ra­peute Marie de Henne­zel est annon­cée comme invi­tée de la chan­teuse. Dans un livre  préfacé par François Mitter­rand, La mort intime : ceux qui vont mourir nous apprennent à vivre (Robert Laffont), la clini­cienne raconte son expé­rience en soins pallia­tifs et auprès de malades du sida. L’ou­vrage a boule­versé Mylène Farmer. La lecture du Livre tibé­tain de la vie et de mort de Sogyal Rinpo­ché l’avait déjà aidée à mieux appré­hen­der la fini­tude de l’être humain. La sagesse de Marie de Henne­zel est un baume pour l’ar­tiste dite morbide, qui confiera, des années plus tard, son regret de n’avoir pu embras­ser la dépouille de son père, Max Gautier. Inter­viewée sur leur rencontre par un site de fans, en 2005, l’au­teure de La mort intime, elle, se souvien­dra d’un « certain contraste entre une extra­va­gance physique, exté­rieure, et une grande matu­rité inté­rieure, une profon­deur ». Entre temps, elle aura été invi­tée à l’un de concerts de la chan­teuse à Bercy, en 1996, et, plus surpre­nant, dans son domi­cile pari­sien pour un déjeu­ner. Pour Marie de Henne­zel, aujourd’­hui membre du comité d’hon­neur du collec­tif Plus digne la vie, Mylène Farmer a « quelque chose d’un ange, dans le sens où l’ange est le messa­ger, comme Hermès dans la mytho­lo­gie. On sent qu’elle est perméable, qu’elle capte les choses. »

Salman Rush­die…

Condamné par l’aya­tol­lah Khomeini pour héré­sie et blas­phème envers l’is­lam, en 1989, l’au­teur des Versets sata­niques – faux scan­dale reli­gieux et vraie critique litté­raire des prophètes corrom­pus- est tombé en béati­tude devant la rousse liber­tine, il y a vingt ans. D’or­di­naire réputé pour le tran­chant de sa plume, aigui­sée, comme celui de sa parole, décom­plexée, l’écri­vain indo-britan­nique prête à Mylène « la voix d’un ange déchu. » Long­temps forcé à vivre dans la clan­des­ti­nité, il rencontre la chan­teuse, elle-même prison­nière de sa célé­brité, à Londres, à la fin des années quatre-vingt-dix. Tous deux assistent à un vernis­sage de l’aqua­rel­liste Fran­cesco Clemente, proche de Rush­die. Comme deux papillons désépin­glés, ils se frôlent et font le tour de l’autre, lors d’un dîner qui s’en­suit. Elle est séduite par son achar­ne­ment à déjouer la mort, son raffi­ne­ment et son cynisme very british. Il est fasciné par son aura, sa beauté et son mystère. L’icône classe et l’ico­no­claste se rever­ront plusieurs fois. A Londres, Los Angeles et Paris, où Rush­die sera même présenté à E.T., le singe capu­cin de la chan­teuse ! Bien que deve­nus proches, en témoigne une photo de Mylène et de Milan Rush­die, fils de Salman, dévoi­lée par l’écri­vain sur Twit­ter, au début de l’été 2014, ils conti­nuent de s’ad­mi­rer l’un l’autre. « Son profes­sion­na­lisme m’épate. Après l’un de ses derniers concerts, elle m’a confié qu’elle souf­frait d’une angine et d’une fièvre. Et pour­tant, elle n’en avait rien laissé paraître à ses fans ! », nous décla­rait l’au­teur, peu après la fin de la tour­née Time­less de son amie, en décembre 2013.

David Lynch…

Fils prodige et prodigue de l’Amé­rique, aujourd’­hui dispersé entre la pein­ture, le design, la musique et la promo­tion de la médi­ta­tion trans­cen­dan­tale, le réali­sa­teur de Blue Velvet, Twin Peaks et Mull­hol­land Drive – entres autres œuvres sur la dualité et la mons­truo­sité en chacun de nous  – a d’abord obsédé Mylène Farmer en tant que cinéaste. Le citant à maintes reprises parmi ses metteurs en scène favo­ris depuis le début de sa carrière, la chan­teuse n’hé­site pas à utili­ser une réplique du film Elephant Man dans un de ses titres, Psychia­tric, en 1991. « I am not an animal, I am a human being » :ce cri déses­péré du héros John Merrick, homme difforme réduit à n’être qu’une bête de foire, fait écho chez Mylène, déjà plus que singu­lière dans l’in­dus­trie du spec­tacle. En 1988, on l’a faite monter sur la scène des Victoires de la musique,  moins pour la grati­fier du prix de l’in­ter­prète fémi­nine que pour l’ex­hi­ber telle une chimère, une erreur de la créa­tion. Ecoeu­rée, elle n’y revien­dra plus, réser­vant ses élans à qui les vaut. Quand Ciby 2000, société de Fran­cis Bouygues produi­sant et distri­buant le cinéma de David Lynch, orga­nise une soirée en l’hon­neur de ce dernier, à Paris, à la fin des années quatre-vingt-dix, « l’ange roux », convié, appa­raît. Farmer et Lynch n’ont pas appris la même langue, mais ils déclinent un même langage.Ces deux misfits se recon­naissent, échangent et restent en contact. Bien qu’a­po­li­tique, en octobre 2007, Mylène gravit ainsi le perron de l’Ely­sée pour voir son ami décoré des insignes d’of­fi­cier de la Légion d’hon­neur par Nico­las Sarkozy. A l’is­sue de la céré­mo­nie, inter­pel­lée par un jour­na­liste d’Eu­rope 1, elle confiera, dans un franc sourire : « Dites simple­ment  à vos audi­teurs que j’aime David Lynch ! »Elle retrou­vera plus discrè­te­ment le cinéaste en janvier 2014, alors qu’il inau­gure une expo­si­tion de ses photos, inti­tu­lée Small stories, à la Maison Euro­péenne de la Photo­gra­phie, dans le quatrième arron­dis­se­ment de la capi­tale. « Génie touche-à-tout » et « mystique bouillon­nant » selon la chan­teuse, le réali­sa­teur, ex-étudiant en arts plas­tiques, l’au­rait égale­ment initiée à la litho­gra­phie, tech­nique d’im­pres­sion périlleuse, de façon « rassu­rante ».

claude berri et mylène

Claude Berri…

Malgré sa dispa­ri­tion en 2009, le cinéma français ne l’a pas oublié. Le grand public, non plus. A lui seul, tantôt réali­sa­teur,  tantôt produc­teur, souvent les deux, Claude Berri aura généré près de 50 millions d’en­trées en salles. Tchao Pantin, Jean de Florette, Manon des Sources, Germi­nal, Ensemble, c’est tout, Trésor, mais aussi Tess, Banzaï, L’ours, L’amant, La Reine Margot, Ma femme est une actrice, Asté­rix et Obélix : Mission Cléo­pâtre ou encore Bien­ve­nue chez les Ch’tis… Diffi­cile d’énu­mé­rer les succès ciné­ma­to­gra­phiques, critiques et popu­laires, auxquels son nom fut asso­cié, sans perdre son souffle. Auto­di­dacte du 7eme art, Claude Lang­mann, de son vrai nom, n’avait pas seule­ment du flair pour pres­sen­tir le goût des autres. Ce grand pudique, à la mine parfois sombre mais aux avis toujours éclai­rés, avait égale­ment l’œil d’un esthète. A la tête d’une impres­sion­nante collec­tion d’œuvres d’art contem­po­rain à la fin de sa vie, l’homme acheta une gouache de Magritte dès ses trente-six ans, ouvrit une gale­rie dans laquelle il exposa, Yves Klein et Daniel Buren, entre autres, au tout début des années quatre-vingt-dix, et rassem­bla ses ultimes coups de cœur dans un espace de 280 mètres carré à son nom, en 2008. C’est par l’in­ter­mé­diaire de sa dernière compagne, Natha­lie Rheims, qu’il rencontre Mylène Farmer, à l’aube des années 2000. Natha­lie vient de publier son premier roman, L’un pour l’autre, qu’elle fait suivre à Mylène. Celle-ci l’en remer­cie – par textos – avant de l’in­vi­ter chez elle en Corse. Une amitié, encore entre­te­nue par une conver­sa­tion télé­pho­nique quoti­dienne, est née. Claude Berri succombe à son tour. Après avoir vu l’icône Farmer sur scène, il assure à son entou­rage n’avoir pas vécu pareille révé­la­tion depuis…

Edith Piaf ! Un projet d’adap­ta­tion de L’ombre des autres, autre roman de Natha­lie Rheims, avec Mylène dans le premier rôle, est bien­tôt lancé. Il ne survi­vra pas à la mort de Berri. Le dernier nabab du cinéma français et sa compagne auront néan­moins aidé leur amie à crever un autre écran : celui de sa réserve. C’est tous les trois qu’ils se rendent ainsi à l’édi­tion 2006 de la Foire Inter­na­tio­nale de l’Art Contem­po­rain (FIAC), grand rendez-vous de la vie pari­sienne. Le 15 janvier 2009, au cime­tière de Bagneux où l’on enterre Claude Lang­mann-Berri, un voile noir – le col déroulé de son pull – cache le visage de Mylène. Si la vie a une fin, ce jour-là, le chagrin n’en avait pas.

Article paru sur gala.com

 

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LES ENTREPRISES ET SOCIETES DE MYLENE F.

Posté par francesca7 le 13 octobre 2015

 

 

Requiem Publishing SA

Création : 26 octobre 1989
Forme juridique : Société à responsabilités limitées
Capital social : 200 000 euro
RCS : Paris B 352 077 218
Dirigeant : Mylène Farmer et Laurent Boutonnat
Siège : 15, rue de Douai 75009 Paris
Activité : Edition d’enregistrements sonores – 221G
Commentaire : Cette société produit la création des deux artistes, paroles et musiques. Cela leur permet de se répartir les droits d’auteur et d’avoir une liberté de création quasi totale. Production de tous les titres de Mylène depuis 1989 (avant, l’édition des titres appartenait à Bertrand Lepage, qui a ensuite revendu ses droits à BMG), les trois albums d’Alizée (GourmandisesMes courants électriquesEn concert) et le titre I want your wife des Good Sex Valdes.

 Mylène Farmer

Stuffed Monkey

Création : 13 décembre 1993
Forme juridique : Société à responsabilités limitées
Capital social : 100 000 euros
RCS : Paris B 393 280 243
Dirigeant : Mylène Farmer
Siège : 4 rue de la Paix 75002 Paris
Activité : Edition d’enregistrements sonores – 221G
Commentaire : Société d’exploitations des publications et des supports ne commençe réellement ses activités qu’en 1999 avec la production de Innamoramento et est utilisée depuis pour tous ses ses albums. Son nom fait référence à son amour pour les singes.

Siege STUFFED MONKEY  
Depuis le : 01-12-2012  
SIRET 39328024300030  
Adresse 5 RUE MEYERBEER – 75009 PARIS  
Activité Enregistrement sonore et édition musicale (5920Z)  

 

Innamoramento SARL

Création : 12 décembre 1997
Forme juridique : Société à responsabilités limitées
Capital social : 45 000 euros
RCS : Paris B 414 788 349
Dirigeant : Mylène Farmer
Siège : 4 rue de la Paix 75002 Paris
Activité : Production de films institutionnels et publicitaires – 921B
Commentaire : Production de films publicitaires.

 L’activité principale de INNAMORAMENTO est Production de films institutionnels et publicitaires, de clips vidéo de films de formation ou éducatifs de films publicitaires de films techniques et d’entreprise la production et la réalisation : mais ne comprend pas : la réalisation de génériques en vidéo-graphisme 

 Le dirigeant de la société INNAMORAMENTO est : Mme. GAUTIER Mylene (54 ans), Président - Mme Mylene GAUTIER est aussi Gérant de la société BETTY MONKEY  dont le siège social est situé 5 Rue Meyerbeer 75009 PARIS. Il s’agit d’une société ayant la forme juridique : SARL unipersonnelle. Elle a été immatriculée au greffe de Paris B 788 501 062 le 02-10-2012 avec une dotation en capital de 5.000,00 €. Elle a pour activité Arts du spectacle vivant ( production de spectacles, diffusion de spectacles, orchestres, compagnies, acteurs, danseurs, musiciens, conteurs, acrobates, conférenciers

Mme Mylene GAUTIER est aussi Gérant de la société ISIAKA  dont le siège social est situé 15 Rue de Douai 75009 PARIS. Il s’agit d’une société ayant la forme juridique : Société à responsabilité limitée. Elle a été immatriculée au greffe de Paris B 441 075 199 le 27-02-2002 avec une dotation en capital de 8.000,00 €. Elle a pour activité Enregistrement sonore et édition musicale ( éditeur de musique, édition de musique, maison de disque, studio d’enregistrement, production radio, production d’émission de radio, producteur de radio, producteur d’émissions de radio)

Mme Mylene GAUTIER est aussi Gérant de la société SCI ML  dont le siège social est situé 15 Rue de Douai 75009 PARIS 09. Il s’agit d’une société ayant la forme juridique : Société civile. Elle a été immatriculée au greffe de Paris D 445 305 865 le 19-02-2003 avec une dotation en capital de 225.000,00 €. Elle a pour activité Location de terrains et d’autres biens immobiliers ( location de bureaux, location d’espaces commerciaux, location de halls d’exposition, location de salles de conférence, location de salles de réception, location de salles de réunion, location de terres, location de terrains) 

 

 mylene-f

 

 

Dichotomie SARL

Création : 29 novembre 2000
Forme juridique : Société à responsabilités limitées
Capital social : 8 000 euros
RCS : Paris B 433 696 507
Dirigeant : Mylène Farmer
Commentaire : Production du titre I’m not a boy de Christia Mantzke en octobre 2001.

DICHOTOMIE, SARL au capital de 8 000€, a débuté son activité en octobre 2000.

Mylene FARMER est gérant de la société DICHOTOMIE. Le siège social de cette entreprise est actuellement situé 4 rue de la Paix - 75002 Paris 2 -

DICHOTOMIE évolue sur le secteur d’activité : Production de films cinématographiques, de vidéo et de programmes de télévision ; enregistrement sonore et édition music

 

Isiaka SA

Création : 27 février 2002
Forme juridique : Société anonyme
Capital social : 8 000 euros
RCS : Paris B 439 628 965
Dirigeant : Mylène Farmer et Laurent Boutonnat depuis 2005
Siège : 15 rue de Douai 75009 Paris

Activité : Edition d’enregistrements sonores

Production des deux derniers albums d’Alizée Mes courants électriquesEn concert et du titre I want your wifedes Good Sex Valdes en juin 1984.

 

Société Civile Immobilière ML

Création : Février 2003
Forme juridique : Société civile
 RCS : Paris D 445 305 865 – SIRET 44530586500013
Dirigeant : Mylène Gautier et Laurent Boutonnat – gérant 2000
Siège : 15 rue de Douai 75009 Paris
Activité : Location de biens immobiliers

 

LONELY LISA

 Déposée par Mylène en septembre 1997.

Forme juridique : Marque déposée en couleurs
Les classes déposées sont :
– La 14 joaillerie et bijoux ;
– La 16 objets en papier et carton, photos ;
– La 18 objets en cuir et peaux d’animaux ;
– La 21 la vaisselle et objets de table ;
– La 24 linges de bain et linge de table ;
– La 25 vêtements confectionnés pour hommes, femmes et enfants ;
– La 27 revêtements de sol et mur ;
– La 28 jeux, jouets.
Tout objet en relation avec le comte Lisa-Loup et le conteur.

Produits/services :
Appareils et instruments photographiques cinématographiques, appareils pour l’enregistrement, la transmission, la reproduction du son ou des images, supports d’enregistrement magnétiques, disques acoustiques Instruments de musique Papier, carton Produits de l’imprimerie ; articles pour reliures, photographies ; papeterie, matériel pour les artistes ; pinceaux cartes à jouer, caractères d’imprimerie clichés Tissus Vêtements, chaussures, chapellerie Dentelles et broderies, rubans et lacets boutons, crochets et oeillets, épingles et aiguilles, fleurs artificielles Articles de gymnastique et de sport (à l’exception des vêtements, chaussures et tapis) Éditions de livres, de revues, production de spectacles, de films. Agences pour artistes.

Classes : 09, 15, 16, 24, 25, 26, 28, 41

Propriété
Déposant : Mademoiselle Mylène GAUTIER
24, rue d’Aumale, 75009 PARIS

 

Mylène Gautier (accord entre Sony Ericsson et la chanteuse)

Création : 24 novembre 2008
Forme juridique : Marque française, enregistrée sous le numéro 08 3xxxxx – INPI Paris
Déposant : Mylène Gautier
Mandataire : MARKPLUS INTERNATIONAL
Siège : 46, rue Decamps, 75116 Paris
Activité : Marque française déposée pour la France
Commentaires : Appareils et instruments photographiques cinématographiques, appareils pour l’enregistrement, la transmission, la reproduction du son ou des images, supports d’enregistrement magnétiques, disques acoustiques Instruments de musique.
Papier, carton Produits de l’imprimerie ; articles pour reliures, photographies ; papeterie, matériel pour les artistes ; pinceaux cartes à jouer, caractères d’imprimerie clichés.
Tissus Vêtements, chaussures, chapellerie Dentelles et broderies, rubans et lacets boutons, crochets et oeillets, épingles et aiguilles, fleurs artificielles.
Articles de gymnastique et de sport (à l’exception des vêtements, chaussures et tapis).
Editions de livres, de revues, production de spectacles, de films.
Agences pour artistes.
Classes : 03, 09, 14, 15, 16, 18, 21, 24, 25, 26, 28, 34, 35, 41
Voir le dépot.

 sans-contrefacon

Betty Monkey

Création : 02 octobre 2012
Forme juridique : SARL unipersonnelle
Déposant : Mylène Gautier
Siège : 5 Rue Meyerbeer 75009 Paris
SIRET : 78850106200012
RCS : Paris B 788 501 062
Capital social 5.000,00 euros
Activité : Arts du spectacle vivant (code 9001Z)

Sur l’année 2013 elle réalise un chiffre d’affaires de 155 000,00 €.
 Cette entreprise a obtenu le label transparence car elle a publié au moins un bilan sur les deux dernières années. Son dernier bilan a été clôturé le 31/12/13.

Cette entreprise est dans un contexte concurrentiel très élevé puisqu’elle compte 108 506 concurrents en France, 16 888 concurrents dans le département PARIS.

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« C’est un ami, c’est lui » : Décision de MylèneF.

Posté par francesca7 le 27 septembre 2015

 

 

   mylene-farmer   Elle est seule dans sa loge. Enfoncée dans un canapé, le dos légèrement voûté, elle se concentre. Deux heures plus tôt, Pierre Vinuesa est venu la coiffer. C’est lui qui a conçu l’architecture complexe lui donnant l’air d’être couronnée de rouge. Une reine. Les minutes passent, elle ne bouge pas. Elle se recueille. Une épaisse bougie couleur ivoire se consume lentement près d’elle. Plusieurs peluches, cadeaux des fans, sont posées sur une étagère, improbable ménagerie. À quoi pense-t-elle ? Sans doute à rien du tout. Elle fait le vide. Certains artistes ont besoin d’être entourés dans ces moments-là. Pas elle. Ce silence contraste avec l’effervescence qui monte dans la salle. Un technicien frappe doucement à sa porte. Il vient installer le micro et appareiller sa robe de dentelle immaculée. Un peu plus tard, c’est au tour de son habilleuse d’entrer dans la loge. Mylène se lève et cette femme blonde lui enfile des manches de dentelle qui ressemblent à des ailes.

 

      Pour ne pas avoir froid, elle remet son peignoir. Un rapide coup d’œil dans le miroir, histoire de vérifier que tout est parfait. Les cils sont immenses, les lèvres pulpeuses et pâles. Elle ajuste une mèche de cheveux, la plaque sur son oreille. Elle se lève. Sans un mot, elle sort de sa loge, arpente les couloirs de Bercy, suivie de près par son habilleuse. Elle entend la clameur qui monte. Dans deux minutes, ce sera à elle. Son moment à elle. Face à ces dizaines de milliers d’anonymes venus la voir et l’écouter, entourée de leur affection, elle n’aura paradoxalement jamais été aussi seule. 

     « J’aime la solitude, dit-elle. Plus on devient un personnage public et plus on y plonge. Il faut s’y faire et l’apprivoiser. » Posséder un tempérament d’ermite n’empêche pas de cultiver l’amitié. Au contraire, c’est une force qui permet de placer la barre encore plus haut. Quand vous n’avez pas viscéralement besoin d’être entourée, vous pouvez choisir avec davantage de discernement ceux qui pourront partager certaines de vos pensées intimes. Dans les années 1980, Mylène avoue n’avoir que peu d’amis. Et lorsqu’on lui demande si ça la dérange, elle répond : « Non, pas du tout. » Pour elle, pas question de galvauder ce don de soi. Offrir son amitié ne peut avoir qu’une signification forte.

Aujourd’hui encore, son cercle d’intimes demeure restreint. 

      Qui sont-ils, ceux qui peuvent l’approcher et recueillir ses confidences ? Des prénoms remerciés dans le livret d’un album : Anthony, Nathalie, Paul, Corinne, Émeline, Olivier et Jérôme. Comment ont-ils réussi à gagner sa confiance ? Leurs qualités premières : la discrétion et la loyauté. Ils ont passé un pacte avec elle : jamais ils ne doivent évoquer ce lien si précieux qui les unit.   L’une de ses meilleures amies, la romancière Nathalie Rheims, respecte à la lettre cette consigne. « Mylène ne souhaite pas que je parle d’elle, m’a-t-elle expliqué au téléphone, et notre relation est tellement rare que je n’ai aucune intention de rompre le pacte. » De leurs déjeuners en tête à tête, notamment au Thiou, le restaurant branché du quai d’Orsay, elle ne dira rien. De leurs jeux, de leurs fous rires entre femmes, non plus. On murmure que Nathalie aurait été envoyée par Mylène au VirginMegastore, aux alentours de minuit, le soir où le DVD des concerts de Bercy 2006 a été mis en vente.

 

Certains témoins l’auraient entendue converser au téléphone, au premier étage du magasin des Champs-Élysées, avec une mystérieuse interlocutrice qui ne pouvait qu’être l’icône rousse.   Même réserve de la part de certains journalistes amis, comme Jérôme Béglé, de Paris Match, qui connaît la chanteuse depuis longtemps, mais a toujours refusé d’évoquer ses conversations avec elle. Une loyauté récompensée : c’est lui qui a recueilli, en mars 2008, la parole de la star annonçant son retour sur scène dans les colonnes de son magazine, avant de se fendre d’un article élogieux sur le clip de Dégénération, quelques jours avant sa diffusion dans les médias.

     Et puis, il y a les autres, ceux qui composent un cercle plus large. Ils ont eu le sentiment d’une amitié partagée, d’une relation privilégiée et intense, même si, par la suite, les contacts se sont espacés.

 

     Jean-Louis Murat est de ceux-là. C’est elle qui a amorcé le premier pas vers lui. « Un beau jour, au courrier, j’ai une lettre de Mylène. Une lettre comme elle sait faire, très gentille, avec sa magnifique écriture, pas de faute d’orthographe – enfin des choses que j’aime. Elle me demande si je veux bien chanter avec elle. Cette lettre n’est pas une légende, je l’ai reçue au courrier, tout simplement. Je n’en crois pas mes yeux, elle me donne son numéro de téléphone. » Murat la rappelle, tous deux se voient à Paris. Le temps de sympathiser, ils enregistrent Regrets, le premier duo de la carrière de Mylène. 

     À la même époque, la scénariste et réalisatrice Danielle Thompson fréquente aussi la chanteuse. Une fois n’est pas coutume, les deux femmes acceptent de poser le temps d’une séance photos pour Madame Figaro. L’occasion pour la scénariste de dresser un portrait de son amie en termes forcément flatteurs.

« Sa pâleur est indéfinissable, sa légèreté ne semble pas obéir aux lois de la pesanteur, sa présence semble toujours furtive, telle celle d’un oiseau prêt à s’envoler au moindre bruissement. Pourtant, l’ange roux remplit l’espace d’une force impalpable, une force qui rassemble à travers sa voix innocente des milliers, des millions de garçons et de filles qui reconnaissent dans ses mots leurs mots, dans ses peurs leurs peurs, dans ses émois leurs amours. » Les deux femmes se voient-elles toujours ? Pas sûr. Certaines amitiés, pour être fortes à un instant donné, n’en sont pas moins contingentes. 

   MIMI   Dans le cercle des amis de la star, l’écrivain Salman Rushdie occupe indéniablement une place à part. La première rencontre a lieu à la fin des années 1990, lors d’une exposition à Londres. « Nousétions l’un et l’autre conviés au vernissage de mon copain Francesco Clemente, raconte l’auteur des Versets sataniques . On s’est retrouvés au dîner qui a suivi chez le marchand. On a sympathisé. J’étais plutôt embarrassé, venant d’une tradition musicale anglo-saxonne, de tout ignorer de la variété française ! Elle est une grande star en France et je ne le savais pas. Depuis, elle m’a initié en m’envoyant son CD.

J’aime beaucoup son style. Ensuite, on s’est revus plusieurs fois. Je me sens proche d’elle. J’aime beaucoup Mylène Farmer. Une chanson peut être une libération. La musique ouvre les portes du cœur. » 

      Lorsqu’elle évoque son ami Rushdie, Mylène livre une clé qui permet de mieux la comprendre : « Je suis allée spontanément vers lui, dit-elle, j’avais envie de le connaître. » Curieuse de rencontrer un être dont la personnalité l’intrigue, elle n’hésite pas à vaincre sa timidité maladive pour aller vers l’autre, fût- il un écrivain mondialement reconnu. « C’est quelqu’un de très gai dans la vie, qui a beaucoup d’humour. Nous avons de grands éclats de rire ensemble. » Après leur rencontre londonienne, la chanteuse revoit le romancier britannique à Paris, lors de l’exposition parisienne des œuvres du père de Robert De Niro, intime de Rushdie. Il sera également invité à l’un de ses concerts à Bercy.

 

     Mylène n’aime que l’excellence. C’est pourquoi elle n’hésite pas à solliciter des rencontres avec ceux qu’elle admire. Sa notoriété lui ouvre bien des portes qui seraient infranchissables pour un quidam. Bien entendu, qu’ils deviennent des amis d’un jour ou davantage ne dépend pas de son seul bon vouloir.

     C’est Marcus Nispel, réalisateur de plusieurs de ses clips, qui l’affirme : « Les meilleurs se retrouvent toujours au sommet pour se serrer la main, et Mylène est vraiment de ce niveau-là. »

     Une vision élitiste qui rejoint une certaine réalité lorsqu’on regarde le parcours de la chanteuse. Familière de New York et Los Angeles, de surcroît parfaitement bilingue, elle s’octroie le privilège, rare pour une Française, d’approcher des stars de Hollywood comme George Clooney ou Robert De Niro.

 

     Sa collaboration avec Moby va naître de cette facilité à nouer des contacts avec des stars internationales. C’est à New York que la première entrevue a lieu. Le 9 septembre 2006, le chanteur le révèle sur son blog : « J’ai rencontré Mylène pour la première fois chez Teany et nous sommes devenus amis. Nous avons simplement pensé que Slipping Away serait une jolie chanson à faire ensemble. C’est ma chanson favorite de l’album Hotel et je suis ravi qu’elle entame une nouvelle vie grâce à la belle voix de Mylène. » Gravée sur la compilation de Moby, la chanson va rencontrer un joli succès. « Slipping Away avec Mylène Farmer vient d’être classé numéro un en France et en Suisse. Mylène est plus mignonne que moi, et elle chante mieux aussi », écrit Moby avec humour sur son blog, le 14 octobre 2006.

 

     Dans la foulée de l’enregistrement de Slipping Away, Mylène propose au chanteur britannique d’enregistrer Looking For My Name, qui figure sur Point de suture. Un duo d’inspiration romantique, hymne aux amours éternelles, qui rappelle les Regrets murmurés avec Jean-Louis Murat. La plus belle preuve d’amitié, n’est-ce pas de parvenir à une forme de collaboration qui ressemble à un partage ?

 

      Si la chanteuse éprouve une telle attirance pour les artistes, c’est qu’elle ressent leur présence comme un réconfort. Ce sentiment d’être différent, incompris, tous les artistes l’éprouvent. Tous portent en eux « un monde fou qui veut naître », comme le fredonne la star à propos de Virginia Woolf. Au milieu des œuvres d’art, dans un atelier ou une galerie, Mylène se sent chez elle. Une toile, une sculpture peuvent l’aider à vivre plus sûrement que tous les gadgets qu’offre la technologie moderne. « J’ai une fascination pour les abstractions de Michaux et les toiles surréalistes de Max Ernst, avoue-t-elle. Je retrouve l’enfance, la magie du secret et de l’indéfini à travers leurs œuvres. J’aime aussi passionnément la peinture d’Egon Schiele. J’aurais pu être son modèle. Lorsque je me regarde dans un miroir, j’ai l’impression d’être une de ses rousses écorchées. »

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      De la peinture à la chanson, il n’y a parfois qu’un pas : Je te rends ton amour est un hommage appuyé au peintre préféré de Mylène, et particulièrement au tableau Femme nue debout. Cet artiste autrichien, dont le trait est fragile et violent à la fois, aime en effet représenter des rousses à la peau laiteuse et à la maigreur inquiétante, dont il a saisi certaines attitudes en visitant un asile psychiatrique.

 De surcroît, ses dessins érotiques lui ont valu un bref séjour en prison. Fasciné par les rouquines, intrigué par la folie, scandaleux… On comprend que Mylène ait choisi Egon Schiele pour « seul maître ». Même sa mort tragique, à seulement vingt-huit ans, des suites de la grippe espagnole, a de quoi interpeller la chanteuse.

 Bien que la peinture attire Mylène, l’exercice lui semble périlleux. « Je ne maîtrise pas du tout ni l’aquarelle, ni l’huile », confie-t-elle, modeste. Pourtant, lorsque Philippe Séguy écrit Ainsi soit-elle, elle lui confie plusieurs œuvres, qui seront reproduites dans le livre. « Un monde de ténèbres glissant sur la nuit » montre un personnage squelettique sur un fond strié de rouge guetté par deux rapaces, image de la mort qui rôde. « Une femme qui se fond dans l’infini », dessin réalisé au fusain, prouve la constance de la chanteuse, puisque ce personnage qui s’efface trouvera un prolongement parfait dans l’émouvant final du clip Fuck Them All. Si la peinture, parce qu’elle exige une initiation technique qu’elle n’a pas reçue, lui donne quelques complexes, le dessin, en revanche, constitue pour elle un geste familier, quasi naturel. Où qu’elle soit, Mylène éprouve le besoin de griffonner, de croquer des visages, de faire vivre de petits êtres qui naissent en quelques minutes sous ses doigts. 

      En 1985, lorsqu’elle dessine le story-board du clip de Plus grandir, le trait est déjà très sûr, et l’on reconnaît les prémices du style épuré des personnages qui figureront, plus tard, dans le clip de C’est une belle journée, l’ouvrage Lisa-Loup et le conteur et même sur la couverture d’un roman de Marc Lévy, Où es-tu ? Une passion qui se révèle utile pour sa carrière, lorsqu’il faut concevoir le décor d’un spectacle, par exemple, ou esquisser un élément de la scénographie, comme le sarcophage de verre dans lequel elle fait son entrée sur scène à Bercy, en 2006. Ce talent pour les arts graphiques, une partie de son public le lui reconnaît déjà. Il l’a prouvé en 2003, lors d’une exposition à l’espace Artcurial au profit de l’institut Gustave-Roussy, qui lutte contre le cancer du sein. Parmi les cent femmes célèbres ayant réalisé un tableau pour l’occasion, c’est la Toile de Mylène, composée d’un collage de deux reproductions d’œuvres de Théodore Chassériau, qui, le 29 octobre, a obtenu la meilleure enchère, six mille cinq cents euros.

  

      En cela aussi, Mylène se révèle une chanteuse à part : elle est une artiste aux dons multiples, tout comme son coéquipier, Laurent Boutonnat. Être un artiste, c’est un sacerdoce, un engagement total, une impossibilité de renoncer à l’expression de soi. Les autres domaines de la vie deviennent secondaires par rapport à ce choix premier. Marcus Niespel le dit à sa façon : « Tous les grands artistes sont différents, ils ont chacun leur genre, mais ils ont tous un point commun, ils s’engagent à fond à 100 % avec le cœur. » Mylène est de cette étoffe-là. Ceux qui prétendent qu’elle serait une truqueuse jouant avec d’autres émotions que les siennes se fourvoient : « Quand j’écris mes textes, je livre beaucoup plus de moi que vous croyez. Il suffit de savoir écouter », dit-elle. En même temps, elle partage avec les artistes dits contemporains le contrôle absolu de tout ce qui engage son nom. « Mon implication morale, intellectuelle et sentimentale est la même, de l’écriture d’une chanson à la fabrication d’un clip, d’un tee- shirt ou d’un spectacle. »

1988-06-b      Ce qui situe encore Mylène dans une communauté que partagent tous les artistes dignes de ce nom, c’est le contact privilégié qu’elle a gardé avec l’enfance. Ce refus de grandir, revendiqué dès ses débuts, est la condition qui permet aux créateurs de perpétuer dans la discipline qu’ils ont choisie les scénarios ludiques de leurs jeunes années. « L’enfance, je crois que je ne voudrai jamais la quitter. Et je crois qu’elle ne me quittera jamais non plus. 

Voilà pourquoi, même si tout me semble sans espoir, je continuerai d’être en quête de quelque chose. De l’innocence retrouvée, peut-être? »       Mylène le sait : ce n’est pas parmi les adultes qu’elle trouvera des partenaires de jeu, mais parmi ceux qui se sont donné les moyens de faire vivre l’enfance en eux en devenant artistes. Voilà pourquoi leur amitié lui est si précieuse. Même si elle est rare. 

 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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Pourvu qu’elle soit ROUSSE

Posté par francesca7 le 4 septembre 2015

 

 MYLENEFARMER POP

      Une chevelure. Lumineuse, rougeoyante, incandescente. Un signe de ralliement. Un panache roux.

Sur certaines photos d’elle, de dos, cette cascade abricot suffit à suggérer sa présence. Dans le livret de l’album Avant que l’ombre… , signé Dominique Issermann, le visage n’apparaît jamais en totalité. La plupart du temps, il est masqué par cette chevelure, reconnaissable entre toutes, qui s’impose comme une signature. Et qui permet de poursuivre la partie de cache-cache engagée avec le public il y a longtemps déjà.

      Rarement une artiste aura été à ce point liée à une couleur de cheveux. Et pourtant, Mylène n’est pas née rousse. Lorsqu’elle débute dans la chanson, ses cheveux sont châtains. Même s’il s’agit, selon elle, d’une « erreur de la nature », force est de constater que cette métamorphose a contribué à forger la légende Farmer. « Une chanteuse, ce n’est pas châtain. C’est blond, brun ou roux. Il faut trancher dans le vif, donner une couleur, une marque, une griffe. » Bertrand Le Page sait de quoi il parle. Au milieu des années 1980, une certaine Jeanne Mas, toute de noir vêtue, squatte le sommet des charts avec une panoplie de brune incendiaire et des chansons qui décoiffent. Un succès fulgurant dont rêve le manager pour sa protégée. « En 1984, la star du moment qui nous impressionnait tous, y compris Mylène, c’était Jeanne Mas95 », confiera le manager. De fait, l’interprète de Toute première fois a pris une sérieuse longueur d’avance. Sûre d’elle, maquillée à outrance, exubérante dans sa gestuelle, elle intimide la chanteuse débutante, qui la cite en exemple lors d’une de ses premières interviews. « Les gens ne connaissent pas encore bien mon visage. Maman a tort a surtout énormément été diffusée en radio.

Jusqu’ici, je n’ai fait que peu de télés. Et peut-être n’ai-je pas, comme Jeanne Mas, ce truc qui marque et accroche les gens. »

      Cent mille copies écoulées pour Maman a tort, ce n’est pas rien, mais Laurent et Bertrand veulent jouer dans une autre division. Un look plus affirmé, Le Page en est convaincu, aidera Mylène à sortir du lot. C’est donc lui qui, selon toute vraisemblance, suggère le premier à la chanteuse de se teindre en rousse. Elle est séduite par l’idée. Depuis des années, elle trouve ses cheveux trop fins. Pour le clip de Plus grandir, une permanente leur a donné davantage de volume, mais le brun lui durcit les traits, accentue le relief de son nez. Une première coloration va provoquer le choc attendu. Lorsqu’elle tourne Libertine avec sa nouvelle chevelure auburn, l’évidence s’impose à tous : Mylène a trouvé son identité visuelle, l’image qui correspond à son moi profond. « Il y a eu une erreur de la nature : j’aurais dû naître rousse », dira-t-elle.

 

                                                     **

 

1      Par la suite, la nuance de roux va être corrigée grâce à l’entremise de Christophe Mourthé, jeune photographe que Bertrand a présenté à Mylène, jugeant que leurs univers présentaient d’évidentes corrélations. À l’époque, il vient de réaliser une série de clichés qu’il a baptisés « Casanovas », où figurent des femmes grimées en hommes dans des costumes du XVIIIe siècle. « Parmi ces images, j’ai un personnage aux cheveux abricot qui plaît beaucoup à Mylène. Jusque-là, elle est rousse dans Libertine, c’est vrai, mais ce ton n’est pas très joli, pas bien défini. On en discute avec elle chez Bertrand, puis on finit chez le coiffeur. On lui présente le cliché et on lui dit : “C’est abricot, faites-nous la même chose !”

Mylène adopte alors la couleur flamboyante qui sera sa marque de fabrique. On ne peut pas prétendre que Bertrand et moi l’ayons décidé, personne n’a besoin de tirer la couverture à lui. En fait, l’idée a germé en même temps dans nos trois cerveaux. »

      Dans les années qui suivent, le roux de Mylène va encore évoluer. Très pâle, genre blond vénitien, après la tournée de 1989, il devient carrément carotte lorsque Mylène adopte un look à la garçonne pour l’album L’Autre, en 1991. Selon Marie-Stéphanie Lohner99, stagiaire régie sur le tournage du clip de Pourvu qu’elles soient douces, cette coupe radicale aurait été choisie parce que la chevelure de la star se trouvait, à l’époque, abîmée par une succession de décolorations agressives.

 

     Consciente que son ramage roux fait désormais partie de son identité artistique, Mylène va, tout au long de sa carrière, jouer avec ce symbole. Afin d’étonner son public, elle chargera son coiffeur attitré, Pierre Vinuesa, de créer pour elle des coiffures toutes plus extravagantes les unes que les autres. Un défi qu’il relèvera haut la main, notamment lors des tournées 1996 et 1999. Mèches dressées sur la tête évoquant les rayons du soleil ou épaisse crinière entourant le visage comme une auréole… Pour réaliser ces véritables chefs-d’œuvre d’architecture capillaire, Vinuesa n’hésitera pas à recourir à des postiches.

Et Mylène de prendre goût à ces perruques et autres extensions qui donnent un beau volume à sa chevelure naturelle. Ses chignons n’en sont que plus impériaux, ses boucles plus nombreuses. Pour chacun des clips qu’elle tourne, pour chacune de ses apparitions télévisées, elle soigne sa coiffure avec la même exigence qu’elle choisit ses vêtements.

     Quant à Bertrand Le Page, il va être peu à peu écarté de la galaxie Farmer, après cinq ans de bons et loyaux services. L’hiver 1989 sera son chant du cygne.

     Un soir de décembre, Bertrand a organisé un dîner à l’École des beaux-arts en présence de cinq cents convives, composés de personnalités du métier et de journalistes. Une fête donnée en l’honneur de Mylène, qui doit recevoir un disque de diamant pour plus d’un million d’exemplaires vendus de l’album Ainsi soit je. Hélas ! rien ne se passe comme Le Page l’avait imaginé. La chanteuse reçoit son trophée des mains d’Alain Lévy, le patron de Polydor, alors que tout le monde a le nez plongé dans son assiette.

Écœuré par une telle absence de magie, le manager broie du noir et se console comme il peut en sifflant des coupes de champagne.     Vers une heure du matin, certains invités ont déjà quitté les lieux et le personnel commence à empiler les chaises Napoléon III utilisées pour le dîner. C’est alors que Bertrand laisse éclater sa colère et hurle ce qu’il a sur le cœur. Pour lui, la soirée est un échec. Où est le panache ? Où est le goût de l’excellence ? Les yeux injectés de sang, il empoigne une chaise et la lance sur celles déjà entassées : la pile dégringole dans un bruit d’apocalypse. Sans hausser la voix, Mylène le somme de se calmer, maisles derniers convives présents, embarrassés, se précipitent vers la sortie. Laurent Boutonnat ne dit mot.

Parce qu’il ne « sentait » pas la soirée, me racontera Philippe Séguy, il n’a pas ôté son manteau de tout le dîner.

 

     Entre Mylène et Bertrand, rien ne sera plus comme avant. En réalité, tout a commencé à se dégrader lorsque, deux mois plus tôt, en octobre 1989, le manager a appris que la chanteuse et son mentor avaient Créé Requiem Publishing, une société d’édition musicale qu’ils cogèrent à égalité. Auparavant, ce sont les éditions Bertrand Le Page qui créditaient les titres de Mylène. Dès lors, il voit son avenir financier menacé au sein de l’écurie Farmer. Mais pour cet affectif, là n’est pas l’essentiel. Ivre de gloire, il se croit indispensable. N’est-ce pas lui qui, relevant un défi lancé par sa protégée, a boosté le succès de Sans contrefaçon en convaincant la radio NRJ de multiplier par deux les diffusions du titre ? Fort de ses exploits, Bertrand est confiant : la star a besoin de ses conseils, et leur amitié est tellement forte qu’elle ne peut se briser. Il se trompe cruellement.

      Paradoxalement, c’est Mylène qui, le lendemain de l’incident à l’École des beaux-arts, prend l’initiative de recoller les morceaux. « Si tu as besoin de moi, je suis là101 », lui dit-elle par télégramme.

Quelques jours plus tard, rendez-vous est pris dans le restaurant d’un palace parisien. Le Page campe sur ses positions, ne regrette pas ce que la chanteuse considère comme un « dérapage ». Dans un sursaut d’orgueil, il quitte même la table, espérant que Mylène va le retenir. Elle n’en fait rien.

      Un mois plus tard, elle l’appelle pour lui signifier leur rupture : « On arrête de travailler ensemble. Ton comportement est devenu impossible. » Il recevra par la suite une lettre que la star, de sa belle écriture, achève par ces mots : « Je t’aime comme personne. »       Dès lors, c’est le tourneur Thierry Suc, au tempérament moins tapageur, qui fera office de manager.

   FanNicolas5   Ultime message en forme de justification, Mylène écrira une chanson à l’ami éconduit sur l’album L’Autre. Dans Pas de doute, elle s’adresse à un homme au tempérament ingérable, évoque des tensions vaines, des sautes d’humeur insupportables : « Quant tu n’as plus ta tête, tu fais tout trop vite. » On ressent bien, dès lors, une divergence qui semble irrémédiable : « Tu précipites / Moi je prends mon temps. » Jusqu’à la rupture assumée : « Quitte à faire vite / Je prends les devants. »       Le Page ne se remettra jamais de cette séparation. Persuadé que, sans lui, Mylène est perdue, il va guetter l’instant où l’idole dégringolera de son piédestal, sans pour autant cesser de l’aduler. Un après- midi de 1995, dans son appartement proche de la porte Maillot, il me confie que les textes de l’album Anamorphosée sont totalement hermétiques : « On n’y comprend rien, ça va faire un bide. » Deux jours plus tard, il m’appelle pour me demander si j’ai vu le clip de L’Instant X. « Mylène est sublissime, elle n’a jamais été aussi belle », me dit-il, conquis. En 1996, en découvrant l’affiche des concerts de la star à Bercy, il s’effondre en larmes.

      En avril 1999, quelques jours après la publication de l’opus Innamoramento, Le Page, atteint d’une grave maladie, se tire une balle dans la tête, à Hyères, sur la côte d’Azur, où il s’est exilé depuis un an. « Il s’est suicidé le dimanche de Pâques, je sais qu’il écoutait l’album en boucle », dira Guillaume Vial, un ami de la dernière heure.

      À la fin du clip de L’Âme-Stram-Gram, l’héroïne que joue Mylène se jette dans le vide pour retrouver sa jumelle disparue. Le Page semble avoir voulu répondre par un geste spectaculaire aux jeux fantasmés de Mylène avec sa propre mort. Quelques jours avant son suicide, Bertrand a laissé un message sur mon répondeur. Sa voix était sereine.

      En signe de deuil, Mylène se tait. La promotion de l’album est suspendue durant quelques jours. Une interview, prévue sur RTL le jour même, est annulée. La chanteuse ne se rendra pas à Saint-Malo, le 9 avril, pour les obsèques de son ancien manager. Elle n’enverra pas de fleurs. Ses souvenirs avec Bertrand, les mots écrits ou échangés, elle veut les garder dans son cœur. Leur amitié, qui fut si passionnelle, n’appartient qu’à eux deux.

  

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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De l’inconvénient d’être née

Posté par francesca7 le 22 août 2015

 

 mylene-farmer
Certains n’ont pas choisi de naître. Ils ne ressentent pas, 
au fond d’eux, ce souffle 
qui bouscule tout, chasse les nuages et vous pousse 
toujours vers la lumière. 
Ils traversent l’existence comme des fantômes, promenant leur 
souffrance comme un fardeau greffé dans leur dos. 
Parfois, ils ont besoin de se pincer très fort 
pour se rappeler à eux-mêmes qu’ils sont vivants. 
Ils ne parviennent pas à aller de l’avant sans être 
paralysés de questionnements. Ils ne sont pas suicidaires,
 non, ni forcément morbides. 
 
Simplement sceptiques. Pourquoi sont-ils nés ? 
Est-ce le fruit  du seul hasard ? 
Leur existence a-t-elle bien un sens ?
 
Autant de doutes qui ne les laissent jamais en paix. Jusqu’à leur dernier soupir, 
il leur faut apprendre à apprivoiser leurs peurs, ne plus redouter la tombée du 
jour comme la promesse d’une nouvelle insomnie.
 
Mylène est de ceux-là. Elle aime à citer un mot de Samuel Beckett qui, dit-elle,
 l’accompagne depuis des années : « Ma naissance fut ma perte. » 

Le 12 septembre 1961, pourtant, c’est un magnifique bébé qui vient au monde à 
l’hôpital du Sacré-Cœur de Pierrefonds. Il est 5 heures 17 quand Mylène voit le jour,
 ce qui lui donne une configuration astrale singulière, Vierge ascendant Vierge. 
Marguerite, sa mère, a déjà donné la vie à deux autres enfants, Brigitte, en 1959, 
et Jean-Loup, en 1960. Pour cette femme de trente-sept ans à la silhouette gracile, 
la naissance de Mylène marque la fin d’un cycle. 

D’ailleurs, alors que les trois premiers enfants se suivent à une cadence rapide, 
le petit dernier, Michel, ne pointera le bout de son nez que huit ans plus tard. 
Une pause semble donc avoir été nécessaire avant d’agrandir encore la famille.
 
Mylène n’ignore rien des circonstances de sa venue au monde. La photographe Elsa Trillat,
 qui a eu des contacts privilégiés avec la famille Gautier en 1987, en témoigne.
 « Une fois, sa mère a fait une projection de photos de famille. J’ai vu Mylène bébé,
 elle était bien costaude. Ravie, elle s’est tournée vers moi et m’a dit : “Tu vois, 
quand je suis née, j’ai déchiré les entrailles de ma mère 8.” » Formule lapidaire qui
 dénote l’humour décapant de la chanteuse. Provocation, aussi, adressée à sa génitrice,
 comme si une rivalité fantasmée avait pu s’instaurer dès l’origine entre les deux femmes.
 Comme si, entre le bébé qui se bat pour naître, et sa maman, se jouait une lutte à mort,
 au terme de laquelle l’un des deux pouvait éventuellement disparaître...
 
                                                   1987-16-a
 
     « Je suis née en colère », affirme Mylène. Un sentiment qui ne la quittera pas, 
signant sans doute une forme d’insoumission dans son tempérament. Surtout, cette colère
 va s’avérer très productive : elle sera le carburant de son expression artistique. 
Bien plus tard, la chanteuse évoquera un cauchemar récurrent qui la poursuit, et dans
 lequel son inconscient revisite cette scène archaïque. « Un lit immense, des draps blancs. 
J’y suis blottie en position du fœtus. Devant moi, un énorme cordon ombilical, 
vraiment énorme...
 
Il m’incombe de le couper. Comment ? Avec les dents ? Je ne suis qu’une enfant. » 
Détresse d’un être qui, malgré ses appels au secours désespérés, doit apprendre à se 
débrouiller seul. À bien des égards, ce mauvais rêve est révélateur d’une obsession 
qui va hanter l’œuvre farmerienne : cette solitude existentielle qu’elle chantera 
sur tous les tons.

 De constitution fragile, Marguerite doit se ménager. Une amie de la famille Gautier,
 Bertha Dufresne, évoque également ses problèmes de dos. Bricoleur, Max Gautier fait 
son possible pour que son épouse puisse s’occuper des trois enfants dans les 
meilleures conditions.  « Dans la salle de bains, il avait installé une planche 
amovible qui permettait à Marguerite de réaliser la toilette de Mylène en évitant 
de se pencher trop en avant au-dessus de la baignoire, car son dos la faisait parfois 
souffrir. »
 
 Entre ce bébé robuste qui, très tôt, semble jauger les êtres, et cette maman 
ralentie par la fatigue, une forme d’incompréhension va s’installer.
 
Mylène ignore encore pourquoi elle ressent cette colère sourde. 
À mesure qu’elle grandit, que son corps s’affine, que son regard sur le monde 
s’intensifie, tout va s’éclairer. Impossible de savoir à quel moment le déclic
 se produit. Toujours est-il que cette découverte va marquer son existence à jamais :
 la fillette prend conscience de sa finitude. Ce que la vie a de révoltant, c’est 
qu’elle s’achève dans la mort. Rien ne dure, nous ne sommes que de passage. 
Comment ne pas éprouver une immense rage face à cette cruelle évidence que le monde
 adulte semble vouloir cacher aux enfants ? Un choc terrible, qui résonne comme 
la fin d’une certaine innocence. « Le fait d’être mortelle est quelque chose 
d’insupportable, dit-elle. Je porte ce fardeau avec moi. »
 
                                                     **
 
      Il lui faut vivre avec cette vérité indépassable, qui ne la réconcilie 
nullement avec sa mère. Car en lui donnant la vie, celle-ci l’a condamnée à 
mourir par la même occasion. Est-ce un hasard si la première chanson de Mylène 
s’intitule Maman a tort ? À l’époque, Marguerite semble dubitative sur le succès 
du 45 tours. Sans doute ne croit-elle pas, à l’époque, aux chances de réussite de 
cette enfant qui lui semble si peu conciliante. Au fond, la comptine dit surtout 
le refus de la fille de s’identifier à la figure maternelle.
 
Lors de son premier spectacle, en 1989, Mylène mettra d’ailleurs en scène une 
dispute avec sa mère, interprétée par Carole Fredericks, sur le thème :
 « Tu n’es pas ma mère et je ne serai jamais ta fille. » Un clin d’œil aux conflits 
qui ont émaillé les rapports entre les deux femmes. 
 
Donner la vie, c’est donner la mort. Le clip de Sans contrefaçon illustre 
bien ce paradoxe. La marionnette de bois ne devient vivante qu’au contact de 
la figure maternelle, incarnée par Zouc ; son regard plein d’amour suffit à l’animer.
 Mais cette vie, qu’elle réussit à lui insuffler, elle la lui reprend aussitôt : dès
 qu’elle s’éloigne, l’héroïne redevient pantin, au grand désespoir de son créateur.
 
                                                    Mylène-Farmer
 
 « Pendant vingt-trois ans, j’ai maudit ma mère de m’avoir mise au monde », avoue-t-elle.
 Avant d’ajouter : « Et puis après, je l’ai adorée. » Il aura donc fallu que 
Mylène entame sa carrière de chanteuse pour trouver un sens à son existence et, 
par conséquent, faire la paix avec celle qui l’a enfantée.
 
Voilà qui en dit long sur l’ambition qui la guide : en devenant artiste, 
elle veut, ni plus ni moins, défier cette mort qui lui gâche la vie. 
Une obsession qui transparaît dans nombre de ses clips, où les personnages 
qu’elle incarne semblent flirter avec la Faucheuse comme pour mieux l’apprivoiser. 
Ainsi Mylène est-elle enterrée dans Plus
grandir, empoisonnée dans Tristana, abattue dans Libertine, noyée dans 
Ainsi soit je, brûlée vive dans Beyond My Control, assassinée dans California, 
suicidée dans L’Âme-Stram-Gram ou encore refroidie dans Fuck Them All. 
Mettre en scène sa propre fin, n’est-ce pas le meilleur moyen d’exorciser 
son angoisse de disparaître ?
 
Dans Paradis inanimé, l’une des chansons de son dernier album, la chanteuse
 imagine même le scénario de sa mort avec une sérénité déconcertante :
« Dans mes draps de chrysanthèmes / L’aube peine à me glisser / Doucement son requiem
 / Ses poèmes adorés. » Aucune angoisse n’affleure : le repos éternel a des 
allures de long sommeil apaisant. Rien ne viendra désormais perturber ce silence
 qui enveloppe le corps comme un linceul. Et lorsque les pensées ressuscitent le passé,
 c’est avec le sentiment d’une existence pleinement savourée. 

Le meilleur antidote à l’angoisse de disparaître ? L’amour reçu que Mylène garde
 dans son cœur comme un trésor inaliénable. « Et mourir d’être mortelle / 
Mourir d’être aimée », chante-t-elle à la fin du refrain.

Dans le salon de son appartement, en région parisienne, Marguerite Gautier
 expose à la vue des visiteurs le premier disque d’or de sa fille. 
Un signe qui ne trompe pas. Si Mylène a gardé en elle, intacte, cette colère 
qui reste le moteur de sa créativité, elle a fait, depuis longtemps, la paix avec 
celle qui lui a donné la vie.
 

Extrait du livre : MYLÈNE par Hugues ROYER aux Editions Flammarion 2008

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MERCI à Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 26 février 2014

 

 

myleneMOBILISATION – La chanteuse va fêter ses 30 ans de carrière. Pour l’occasion, un appel à financer la publication d’une demi-page de remerciement a été lancé par ses fidèles sur My Major Company.

Trente ans plus tard, Mylène Farmer se fait toujours aussi discrète dans les médias 

En mars 1984, une jolie rousse sortait son premier single baptisé  »Maman a tort ». Trente ans plus tard, Mylène Farmer est toujours là et cartonne toujours autant. Les preuves s’accumulent. Avec 4,7 millions d’euros, l’artiste s’est hissée en tête du classement des chanteurs les mieux payés en 2013, selon Challenge. Son dernier album Monkey Me, sorti en décembre 2012, a été certifié disque de diamant moins d’un mois après sa sortie. Sa tournée « Timeless 2013″ a rassemblée pas moins de 500 000 spectateurs sur 39 dates dans 14 villes et 5 pays. Pour finir, plus de 40 000 billets ont déjà été vendus pour la diffusion, le 27 mars, de son show futuriste « Timeless 2013 – Le film » dans 160 salles de cinéma en France.

Appel aux dons sur My Major Company

Pour fêter ses 30 ans de carrière, ses fans ont eu l’idée de publier une demi-page de remerciement dans Libération. Pour financer cette publication, ils ont créé un compte via My Major Company. Comme ils l’expliquent sur la page dédiée au projet, ils se sont inspirés de proches de Mylène Farmer qui avaient acheté dans le même quotidien, le 18 mai 1989, une pleine page avec écrit  »Mylène, ceux qui t’aiment te saluent ». Il était alors question de soutenir la chanteuse avant un de ses premiers grands concerts parisiens. Libération a, de son côté, décidé de soutenir les fidèles de l’artiste en divisant par deux le prix de la pub. Mardi soir, le compteur a déjà atteint les 3 313 euros, soit 35% de la somme totale. Il reste encore dix-neuf jours pour réunir la somme.

article paru sur  : http://www.metronews.fr/

 

 

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J.Rigal interviewe Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 5 février 2013

Julien Rigal en interview écrite : Mylène Farmer et la culture de l’inaccessibilité.

Mylène Farmer, la culture de l’inaccessibilité – Julien Rigal, Les éditions Premium

Julien Rigal est un garçon comme il y en a de nombreux, un garçon qui aime Mylène Farmer. Seulement son amour et son intérêt pour l’artiste ne peuvent pas s’exprimer uniquement dans son cercle familial et amical. Effectivement, il a besoin de plus. Comme de créer et de gérer depuis sept ans le site www.sans-logique.com consacré à la chanteuse. Ainsi, un livre sur l’artiste s’est imposé au webmaster-administrateur. En toute logique. La preuve, il nous accorde un peu de temps en répondant à cinq de nos questions. Entretien avec l’un des biographes de Mylène Farmer qui nous propose une vision originale et personnelle de l’artiste. Lisez, Julien Rigal s’en explique auprès de vous à travers cette interview.

 J.Rigal interviewe Mylène Farmer dans Mylène et BIOGRAPHIES julien

1/ Bonjour Julien Rigal, vous avez 25 ans et vous êtes un grand admirateur de Mylène Farmer depuis plus de dix ans. Vous exprimez votre passion en tant que webmaster du site www.sans-logique.com. Aujourd’hui, vous proposez une biographie de la chanteuse qui s’intitule «La culture de l’inaccessibilité». Pour commencer, permettez-nous d’être piquant, encore un livre sur Mylène Farmer ! En quoi votre livre est-il différent des autres ? Quel est l’intérêt de s’y attarder et de le lire ?

C’est vrai qu’il existe beaucoup d’ouvrages consacrés à la chanteuse. Les fans sont d’ailleurs un peu dépités de voir tous ces ouvrages qui ont fleuri sur leur idole. Le premier intérêt est que c’est à ce jour le seul livre qui retrace l’intégralité de sa carrière de ses débuts jusqu’aux premières diffusions du dernier titre, « Oui mais… non », produit par RedOne. Les autres ouvrages ne vont pas plus loin que le Stade de France de Septembre 2009. Ensuite, et surtout, ce livre est l’œuvre d’un fan de la chanteuse et non d’un journaliste qui enchaine les biographies de divers artistes. Cet amour et cette imprégnation permanente de l’univers de Mylène me permettent donc d’être plus juste, de raconter des anecdotes intéressantes et judicieuses, de relever des citations importantes ou de repérer les passages télévisés marquants de sa carrière… Ce livre est donc imprégné de toute l’admiration d’un fan qui est par définition la personne qui la connait le mieux. Cette vision de la carrière de Mylène peut intéresser les fans comme les simples admirateurs.

2/ Tout le livre, on sent la passion et l’amour que vous portez à Mylène Farmer. Ceci dit, vous êtes plus un admirateur qu’un fan dans le sens où vous n’êtes pas dupe et que d’entrée jeu, dès votre titre de livre «la culture de l’inaccessibilité», vous êtes critique. Est-ce important pour vous de garder toujours un certain recul dans l’appréciation de votre passion ?

C’est un peu étrange d’aborder la passion quand elle ne se manifeste qu’à travers le nom d’une personne… Mais c’est vrai que Mylène Farmer occupe une grande place dans ma vie, ce qui ne m’empêche pas d’en avoir d’autres. Mylène a d’ailleurs toujours dit qu’elle était gênée de savoir que des personnes lui consacraient leurs vies. Je suis loin d’être tombé dans l’extrémisme parfois un peu malsain ! De voir des gens dormir dans des tentes devant une salle de concert pendant plusieurs jours ou aller jusqu’à voler son paillasson sont d’ailleurs des actes que je ne comprends pas. Je suis très loin de ces comportements et suis capable de ne pas l’écouter pendant plusieurs jours ! J’essaie de garder du recul par rapport à Mylène ! Mon livre exprime ma passion et évoque parfois avec cynisme certains passages de sa vie. C’est le cas notamment du film Giorgino, auquel tout être « normalement constitué » ne peut adhérer s’il n’est pas à la base admirateur de la chanteuse ! Le livre retrace également l’avis général des fans sur la sortie des singles ou albums, des concerts… Les fans de Mylène sont d’ailleurs très (trop) critiques envers leur chanteuse !

3/ Votre livre est-il la suite sans logique ou avec de votre travail de fond effectué sur le site internet consacré à Mylène Farmer ?

A l’origine de ce livre, il y a effectivement mon site, www.sans-logique.com, que j’administre depuis plus de 8 ans. On peut y retrouver tous les aspects de la carrière de Mylène Farmer : des news fréquentes, les discographie et vidéographie complètes et détaillées, des photos, des milliers d’articles de presse, tous les passages télévisés… pour plus de 25 ans de carrière. Son administration et sa mise à jour m’ont permis au fil des années de bien connaitre Mylène. De la publication sur le web à l’écriture sur papier, c’est un pas que j’ai franchi car cela représente pour moi l’aboutissement ultime de mon travail. C’est une suite logique en quelque sorte… Mon site peut venir en complément à mon livre. Par exemple, lorsque je mentionne des citations de la chanteuse, j’ai systématiquement annoté sa source (magazine, télévision ou radio datés…). Le lecteur pourra donc ce rendre sur mon site pour lire ou écouter l’intégralité de l’article de presse ou de la télévision.

4/ Pensez-vous que Mylène Farmer soit attentive à tous les ouvrages édités sur elle ? Lui avez-vous envoyé un exemplaire ? Avez-vous eu un retour ?

myl7n-221x300 dans Mylène et L'ENTOURAGEBien qu’elle ne veuille pas participer au culte de sa propre personnalité (elle n’a pas de fan club officiel par exemple), je pense que Mylène porte une certaine attention à tout ce qui est dit sur elle. Je n’ai pas souvenir d’interviews où elle a parlé des ouvrages qui lui étaient consacrés, à part deux en particulier : le tout premier en 1989 qu’elle n’a pas autorisé en raison de la mise en page qui ne lui convenait pas et le second, en 2003, pour lequel Mylène critiquait les méthodes journalistiques douteuses de l’auteur. A part ces deux livres, Mylène n’a jamais émis de critiques sur ces ouvrages. Elle appréciait toutefois la qualité des fanzines qui lui ont été consacrés pendant bien des années ! Mon éditeur a envoyé le livre à Mylène et à son staff. Je n’ai à ce jour eu aucun retour de sa part. Je ne sais pas si elle m’en donnera ! J’aimerais en avoir un, qu’il soit positif ou négatif d’ailleurs ! Maintenant, Mylène doit forcément être au courant de la sortie de ce livre puisque la photo de couverture a été validée, probablement d’ailleurs parce qu’elle savait que j’étais fan. Je me suis d’ailleurs présenté dans une lettre lui étant adressée en décrivant ma démarche dans le cadre de l’écriture de ce livre.

5/ Quel retour avez-vous eu de votre biographie ? Et quel est le meilleur souvenir, pour vous, rattaché à ce livre ?

J’ai été contacté par beaucoup de fans qui ont apprécié le livre, les nombreuses anecdotes, les références artistiques de son univers… et qui ont également apprécié de pouvoir lire autant d’extraits d’interviews qu’ils ne connaissaient pas… Un grand moment de joie fut le jour où mon éditeur m’a confirmé que la photo que nous avions choisie avait été validée après plusieurs longues semaines d’attente ! Autour de ce livre, j’ai également découvert de nombreux autres côtés : la rencontre des lecteurs, les réponses aux interviews, la participation aux émissions de radio, les journées de dédicace…

 Mylène Farmer, la culture de l’inaccessibilité – Julien Rigal, Les éditions Premium

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Marianne Rosentiehl ET Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 7 septembre 2012


 

Marianne Rosentiehl ET Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE 3052808095_1_5_hFM4IpEv-213x300Marianne Rosentiehl : Elle est photographe. Ne prononcez pas le mot people devant elle, elle grimpera aux rideaux ! Elle aime trop son métier pour succomber au chant des sirènes qui défilent depuis 25 ans devant son objectif.  Le gotha du cinéma et de la politique ont défilé sous ses yeux perçants sans la faire dévier de son rôle de journaliste.  « J’adore simplement cette petite danse qui consiste à embarquer et se faire embarquer dans l’univers de l’autre. » Bref, elle n’a jamais confondu son book et son carnet d’adresses. Elle a accompagné la carrière d’Isabelle Adjani, Carla Bruni, Mylène Farmer, Amélie Nothomb et Juliette Binoche, qu’elle adore plus que tout photographier, une histoire qui dure depuis 25 ans et qui a donné lieu à une très belle exposition chez Artcurial en 2009.

10 ans de collaboration avec l’agence H&K, le label chic des portraits de stars, et auparavant 13 années de reportages pour Sygma. Une foule de rencontres et des expériences en solitaire. Si elle sait s’amuser de nos multiples visages, elle a aussi la persévérance et l’humilité des artisans, de ces compagnons capables de consacrer une vie à leur « chef d’œuvre » en silence.

Rien ne prédestinait pourtant cette fille d’un grand mathématicien, spécialiste du labyrinthe, à devenir photographe.

Les vocations naissent souvent de manière cocasse. C’est un amour d’adolescence qui a décidé de la carrière de Marianne Rosenstiehl.

A 14 ans, elle est secrètement amoureuse d’un garçon de son lycée. Pour se rapprocher de lui, elle prétexte de prendre des photos de son groupe d’amis mais c’est lui seul qu’elle couche sur la pellicule. Marianne plonge alors dans la chambre noire. Le garçon ? oublié. En revanche, elle a trouvé son langage.

Alors qu’elle est encore lycéenne à Henry IV, c’est comme stagiaire qu’elle entre au service photo de Libération. A seulement 18 ans, bac en poche, elle vit déjà de ses clichés en photographiant des personnalités.

Après 25 ans de photographie, Marianne Rosenstiehl n’a aucune nostalgie pour l’argentique. Elle se passionne au contraire pour la photographie contemporaine et les nouvelles technologies. Elle s’intéresse notamment aux travaux de l’Américain Gregory Crewdson, de l’Anglais Tim Walker et du Français Patrick Swirc.

Marianne Rosenstiehl a choisi l’association Amnesty International.

« Ça m’a toujours fait beaucoup de bien de savoir qu’ils veillent sans relâche à la dignité et au respect des droits humains. »

Voir tous les articles de Marianne Rosenstiehl

 

Mylène sortira en mai 1990 un extrait live de sa tournée de 1989. Le titre sera donc Plus grandir, il s’écoulera au environ de 60.000 exemplaires (c’est peu !).Il disposera de 5 supports commerces dont un magnifique vinyle Picture avec une photo de la photographe Marianne Rosentiehl de la chanteuse pendant le concert.

La meilleure place du single sera 35ème dans le TOP 50 dans la 5ème semaine d’exploitation et sortira du Top trois semaines après.

 

Marianne Rosenstiehl (Photographe)
Sur le tournage de Beyond my control

 

1988MarianneRosenstiehl01 dans Mylène et L'ENTOURAGEDirection les studios de cinéma à Paris… Dans un décor des plus simples, une équipe réduite au maximum exécute différents gestes. Au milieu d’eux, une tête rousse attire tous les regards. Mylène Farmer tourne le clip de sa nouvelle chanson « Beyond my control ». Derrière la caméra, le pygmalion de la star immortalise une nouvelle fois son visage : Laurent Boutonnat est la réalisateur de la vidéo. Une ambiance très intimiste règne sur le plateau. On ose à peine respirer, de peur de déranger. Dans un coin, une photographe shoote quelques plans : Marianne Rosenstiehl, une fidèle de Mylène, pourrions-nous dire ! Déjà deux jours que tout ce monde travaille d’arrache-pied ! Pas de cri, pas de crise, chacun occupe la place qu’il doit sans fausse note ! Il est temps pour OK! d’en savoir un peu plus.

Marianne, quel est le scénario de ce clip ?
Je crois qu’il n’y a pas vraiment de scénario dans cette vidéo. Je dirais plutôt que c’est une suite d’images, mais des images qui épousent les paroles de la chanson…

Quels en sont les temps forts ?
Toutes les images sont fortes, sublimes, avec trois points importants : Mylène sur un bûcher, immolée ; jeu d’amour mortel entre Mylène et un acteur, Frédéric Lagache, déjà présent sur d’autres clips ; et une dernière scène qui fait appel à des loups. Des vrais. Ce clip est une succession d’images liées par la chanson. Un clip un peu dans la lignée de « Ainsi soit-je », vous vous en souvenez ?…

Depuis combien de jours cette équipe travaille-t-elle ?
C’est le deuxième et le dernier… du matin jusqu’au soir.

Qui a créé la robe de Mylène ?
C’est une couturière et cette robe a été faite sur mesure. On peut dire que c’est une pièce unique.

Marianne, que pourriez-vous ajouter ?
Je n’ai pas grand chose à dire… Je travaille avec Mylène car je l’apprécie et aussi car il y a une grande amitié entre nous… Je ne veux donc pas faire des déclarations qui m’engagent personnement. Vous comprenez…

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Des Bios encore des Bios pour Mylène

Posté par francesca7 le 15 août 2012


Des Bios encore des Bios pour Mylène dans Mylène dans la PRESSE 409_image-300x207Que restait-il à dire sur Mylène Farmer, après la vague de biographies et d’ouvrages d’analyse qu’elle a suscités ces dernières années ? Paradoxalement, peut-être que l’essentiel n’avait jusqu’ici été qu’esquissé : son rapport à la scène. Pour celle que l’on dit éloignée de son public, ces moments «on stage» sont les seules véritables et grandes rencontres avec son public et sans doute aussi les moments où son art prend toute son envergure, poussant jusqu’au paroxysme le paradoxe dans lequel elle reste maîtresse : rester intime dans la démesure, faire un intime don de soi dans des circonstances qui semblent pourtant l’interdire.

Ce voyage au cœur de la pierre angulaire de l’œuvre de la chanteuse, c’est ce à quoi nous invite Julien Wagner, rédacteur en chef du magazine Mylène Farmer et Vous et par ailleurs artiste lui-même – on se souvient du très réussi Le Paris de Lutécien qu’il a écrit et joué en 2004 sur les planches parisiennes. La couverture de ce beau livre donne le ton : une photographie de Mylène Farmer sur scène en 2006, une coiffure sophistiquée comme l’est son univers, une tenue légère qui rappelle le vent sulfureux qui accompagne souvent son œuvre, et un regard profond, soutenu, qui laisse poindre une certaine tristesse, à l’image de son personnage. Au fil des pages, de nombreuses photographies de Claude Gassian, Marianne Rosenstiehl mais aussi d’autres documents – croquis de l’artiste contemporain Alain Escalle, maquette informatique d’un projet de scène, etc. – ponctuent (souvent en pleine page) les textes de l’ouvrage.

Ceux-ci retracent toute l’histoire des concerts de la chanteuse (de 1989 à 2006), expliquent non seulement comment ils ont pris vie, se sont déroulés, mais aussi comment ils ont été reçus par les médias et le public. L’auteur s’est ainsi livré à un travail de reconstruction précis, documenté, et a interrogé des personnes clefs qui ont participé à ces différentes entreprises (musiciens, décorateurs, danseurs, etc.) ; un exploit quand on sait combien l’entourage de «la belle» s’impose souvent un silence de plomb. De très nombreux extraits de ces entretiens font d’ailleurs partie intégrante du texte, livrant leur lot d’anecdotes, mais aussi toute la fascination et le respect que la chanteuse inspire aux professionnels qui l’entourent, pourtant habitués pour certains d’entre eux à travailler avec de grandes pointures internationales.

Mylène Farmer, Belle de scène fait incontestablement partie des ouvrages de référence sur la chanteuse tant par les informations délivrées, le sérieux et la précision des textes, que par la grande qualité des photos qui en font un livre esthétiquement irréprochable. C’est aussi un ouvrage qui se suffit à lui-même : nul n’est besoin d’être un fin connaisseur de la chanteuse pour se laisser porter par le récit des tournées comme on peut l’être par un roman, et de goûter pleinement à toutes les confidences données sur ces tranches de vie de l’artiste. D’autant que Julien Wagner n’oublie pas d’ajouter quelques notes humoristiques plutôt bienvenues, n’hésitant pas à taquiner l’icône.

illogical-anneaux dans Mylène dans la PRESSECertes, Mylène Farmer n’est pas une chanteuse hors pair, mais, comme beaucoup le soulignent dans l’ouvrage, c’est une interprète d’un grand talent et une artiste exigeante pour son public, d’un grand professionnalisme, et qui possède un univers unique. Elle n’est pas non plus une bête de scène, comme peuvent l’être un Mick Jagger ou une Madonna, mais après avoir refermé l’ouvrage de Julien Wagner, on comprend amplement le choix de ce titre…

publié par Antoine Bioy en juillet 2006

 

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Laurent Boutonnat

Posté par francesca7 le 1 août 2012


Laurent Boutonnat dans Mylène et L'ENTOURAGE jt12

Laurent Boutonnat, de son état-civil complet Laurent Pierre Marie Boutonnat, est un musicien, auteur-compositeur et réalisateur français né le 14 juin 1961 à Paris.

A 20 ans, suivant sa fascination pour le morbide et ses facilités en écriture, Laurent entame l’écriture d’un livre sur l’infanticide. Dans le même temps, Laurent réalise quelques publicités pour se faire un peu d’argent.

Un soir, accompagné d’un ami, Jérôme Dahan, il commence l’écriture d’une chanson ayant pour sujet l’enfance. Le lendemain, Jérôme Dahan a écrit la musique. Ils viennent alors de faire naître Maman a tort.
Laurent délaisse peu à peu son projet de livre sulfureux qui ne sera finalement jamais achevé. Les deux compères se lancent alors à la recherche de leur chanteuse. Mais il leur faut quelqu’un de bien particulier, les paroles de la chanson n’étant pas familières au paysage musical de l’époque.
La folie, l’abandon, le saphisme, autant de sujets peu abordés et plutôt tabous en ces temps, qui feront le succès de cette chanson.

MF99_45a-225x300 dans Mylène et L'ENTOURAGELes deux compères auditionnent une cinquantaine de jeunes filles et tomberont finalement sur Mylène. Laurent la choisira immédiatement, sans même l’avoir entendue chanter, à cause de son « air psychotique », comme il leur confessera plus tard dans une interview pour un journal télévisé. Le clip de « Maman a tort » sera tourné avec un budget de 5 000 Francs (460 €). La chanson sortira dans le commerce en mars 1984, et connaîtra un succès honorable, grâce à la promotion organisée par Bertrand Lepage, le manager de Mylène à l’époque.

Le duo Dahan-Boutonnat écrira plus tard deux autres chansons pour Mylène. « On est tous des imbéciles », qui sortira en 45 tours avec pour face B « L’annonciation », (chanson beaucoup plus Bouto-Farmerienne que la face A de ce vinyle) qui sera un échec. Déçu par l’accueil que reçu la chanson, et RCA (la maison de disques de l’époque) ne renouvelant pas le contrat avec le duo, Laurent se sépare de Jérôme Dahan, avec qui il est en désaccord sur la suite à donner à la carrière de Miss Farmer.

Un peu au hasard, Mylène écrit les paroles de Plus grandir, sur une musique de Laurent. Polydor (racheté par Universal) décide de miser sur Mylène et Laurent pour trois albums (et ils ont bien fait !), alors même que le duo n’a pour l’instant aucun véritable succès à son actif. Cela viendra très vite avec le 1er album de la rousse, « Cendres de Lune », sorti en 1986, conçu quasi-entièrement par Laurent Boutonnat.

Il signe la musique, presque toutes les paroles, et la pochette. Avec les photos de l’album, il commence à créer le « mythe Farmer« . Dans le livret de ce premier album, Laurent commence à se créer un délire (qu’il n’a toujours pas cessé !), en inventant des pseudonymes pour certains instruments, qui sont en réalité des samples ou des sons synthétiques. Il crée notamment pour cet album « Les Moines fous du Tibet », pour nommer des chants Grégoriens !

Sur les albums qui suivirent, un certain Pol Ramirez Del Piu fait son apparition. Il s’agit en fait des sons crées par Laurent, mais cet homme sera crédité pour les flûtes, les percussions, la harpe (sur L’Autre), les bagpipes ( ?!) et cymbalum (sur Innamoramento), le xylophone (sur Avant que l’Ombre…), etc…
Mieux, alors que c’est toujours Laurent lui-même qui s’occupe de programmer ses claviers, il s’invente un programmateur imaginaire sur l’album « L’Autre », qu’il appellera Patrice Rouillon Tsernoff de Gironville !!! Sûrement un délire qui fait beaucoup rire Laurent…

C’est pendant la promo de Cendres de Lune que Laurent veut monter son 2e long métrage dont il a écrit le script deux ans plus tôt. Il commence donc sa préparation, mais le succès inattendu de sa collaboration avec Mylène l’occupera trop pour finaliser ce projet.
« Cendres de Lune » contient quand même d’énormes tubes comme « Libertine » (et son clip inoubliable ; le 45 tours sortira en même temps que l’album), ainsi que d’autres chansons moins connues mais tout aussi notables, telles « Vieux bouc » et « Chloé ».

L’album sera applaudi par les critiques, « le décor Farmer-Boutonnat » est désormais planté.
La deuxième édition de l’album sortira 1 an plus tard, en 1987, avec cette fois « Tristana ». Laurent sera nominé cette même année aux Victoires de la Musique pour le clip de « Tristana ».
« Cendres de Lune » sorti dans le commerce, Mylène et Laurent s’attèlent déjà à l’écriture du second album « Ainsi soit je… » qui sortira fin 1987. Laurent crée pour l’occasion sa première société de production discographique, Toutankhamon S.A. (qui a cessé depuis ses activités).                                                                                                                                          

Le clip de « Sans Contrefaçon » créera l’évènement, suivront ensuite Ainsi soit je…, puis le mythique clip « Pourvu qu’elles soient douces » (racontant la suite du clip de Libertine). Véritable petit film (il est le 2e clip le plus long du monde !), le clip sera nominé aux Victoires de la Musique.
Le scénario du clip fût écrit avec Gilles Laurent, à qui Boutonnat présentera le synopsis du film ébauché lorsqu’il avait 18 ans : « Giorgino ». Ils travailleront dessus durant 4 ans. Une proposition de financement pour le film eut lieu, finalement abandonnée. Laurent décide alors de remanier l’histoire du film.
Pendant que Mylène effectue la promotion de l’album, Laurent prépare sa future scène. Il crée alors Heathcliff S.A. , ce qui lui permettra de produire la tournée et ses prochains films. Pendant 2 semaines le Tour 89 se jouera à guichets fermés au Palais des Sports à Paris. Le spectacle se déplacera ensuite pour 60 dates, dont 2 à Bercy, compte tenu du succès parisien.

1-196x300Laurent quant à lui, filmera durant deux soirs (à Bruxelles) le spectacle, avec de gros moyens. D’autres scènes seront tournées dans les environs d’Arpajon, qui seront plus tard intégrées au film du concert. Le montage durera 1 an.

Le 26 octobre 1989, Laurent et Mylène créent (à l’occasion de la sortie du CD et de la VHS En Concert) une société d’éditions phonographiques : Requiem Publishing. Cette société édite depuis tous les disques de Mylène… Parallèlement à la sortie du « En Concert », Laurent écrit déjà les musiques du prochain album, L’Autre. Pendant les tournages de Désenchantée et Regrets en Hongrie (en février 91), il prend des repérages pour son prochain long métrage Giorgino. Le réalisateur sera nominé pour la 3e fois aux Victoires de la Musique pour le clip de Désenchantée.  

 

En 1992, Laurent se consacrera majoritairement à la préparation de Giorgino (décors, casting, etc…). Il tournera néanmoins « Je t’aime mélancolie » et « Beyond my control », qui sera son dernier clip pour Mylène avant de nombreuses années.

En décembre 92 débute le tournage de Giorgino (d’abord les scènes d’extérieur en Hongrie, puis les plans d’intérieur en Slovaquie). Mars 93, montage et écriture de la musique, après un tournage éprouvant. Laurent retourne justement en Europe de l’est, afin d’enregistrer la musique avec l’orchestre philharmonique de Prague. La post-production de Giorgino se terminera en août 1994, soit plus d’un an après la fin du tournage. Laurent, sans doute trop perfectionniste se perdra dans les méandres. Après 2 années de travail, « Giorgino » sort enfin en salles le 5 octobre 1994. Laurent, tout comme le film, seront littéralement descendus par la critique et échoueront auprès du public. Un film trop long, et sans doute trop sombre pour le grand public, mais esthétiquement magnifique, du pur Boutonnat !

L’accueil réservé à « Giorgino » blesse profondément Laurent et la relation qu’il entretient avec Mylène a également souffert durant le tournage. Le duo décide alors de stopper pour l’instant leur collaboration cinématographique, mais en maintenant bien sûr le côté musical.

Mylène s’exile alors en Californie, seule, et commence à écrire quelques chansons. Laurent viendra la rejoindre en mars 1995 et lui composera la musique du futur album : « Anamorphosée ». Laurent ne réalisera pas les clips de l’album (dommage, devoir « subir » ceux de Marcus Nispel, merci bien…), ne revenant à la réalisation pour Mylène qu’en 1996, pour le Live à Bercy, dont le film fût conçu avec François Hanss, son assistant depuis longtemps.

En 1998, le cascadeur Mario Lurashi (qui a souvent collaboré avec le duo Farmer-Boutonnat), fait appel à Laurent pour composer la musique de son premier long métrage, « Le Pèlerin ». Le résultat se rapproche de la B.O de « Giorgino », avec des sons empruntés à « Vertige », qu’il a composé quelques mois auparavant pour Mylène. Laurent refuse les interviews et la diffusion de Giorgino, voulant visiblement oublier ce film. Il rachète même les droits, afin, et il le dira lui-même 10 ans plus tard, de mettre dans un tiroir cette histoire et ne plus jamais en entendre parler. Le film a tout de même été diffusé en novembre 1995 sur Canal +, avant que Laurent ne rachète les droits de diffusion. Boutonnat ne reprendra vraiment la caméra qu’en 1997 pour réaliser quelques clips pour Nathalie Cardone (Hasta Siempre, Populaire, etc..).         

Laurent a semble t-il à ce moment là, privilégié sa carrière d’homme d’affaires, plutôt que son côté artistique. En effet, il fondera une société de production pour Nathalie Cardone (Calliphora S.A.), le 19 juin 1997. Il délaisse peu à peu Heathcliff S.A. et Toutankhamon, qui cessera ses activités en 1997. Mylène produira désormais elle-même ses disques, via sa société de production Stuffed Monkey.

En mai 1999 sort « Innamoramento« , le 5e album studio de Mylène Farmer. Laurent composera 9 titres pour cet opus. L’album est, comme les 4 premiers, un succès, et s’écoulera à plus d’un million d’exemplaires. Laurent ne réalisera là encore aucun clip de l’album, et se révèlera absent de la tournée Mylenium Tour. Il ne réalisera donc pas le film du concert, laissé aux mains de François Hanss.

Le 10 mai 2000, Laurent étend ses activités financières en créant LB Société Civile Immobilière, qui s’occupe de la vente de biens immobiliers. Strictement rien à voir avec le penchant artistique de Laurent !!!

 

En mai 2000, Mylène et Laurent produisent la petite Alizée, via leur société Requiem Publishing. Mylène écrira les textes d’Alizée et Laurent se chargera de la musique. Il réalisera également le clip de « Moi…Lolita ». Le disque sortira le 4 juillet 2000, soit deux semaines avant la sortie d’ »Innamoramento ».

En mars 2001 sortent pour la seconde fois en numérique, l’intégrale des clips de Mylène Farmer, avec un meilleur son et une meilleure image que les supports édités auparavant. En revanche, le « Tour 89″ n’a toujours pas le droit à une sortie DVD, et « Giorgino » reste introuvable dans le commerce.

Laurent reprend la caméra pour Mylène en 2001, afin de réaliser le clip « Les Mots » et celui de « Pardonne-moi ». Il s’occupe aussi des clips d’Alizée (« Parler tout bas », « J’ai pas vingt ans »). La mise en scène du spectacle d’Alizée à l’automne 2003 sera également signée par Laurent. En novembre de la même année, Mylène et Laurent auraient eu d’assez grosses difficultés financières avec leurs sociétés immobilières et leurs sociétés de production, le « Pôle de Européen de gestion et d’économie » mettant son nez dans les comptes des entreprises.

 

En 2004, un peu de nouveau pour Laurent… Il produit l’artiste kabyle Kamal Kacet et son nouvel album.

mylene-du-temps-300x195Il part ensuite en tournage pour son nouveau film, une adaptation du roman Jacquou le Croquant. La sortie du film en salles est prévue pour le 12 octobre 2006. Gageons que Laurent sera enfin reconnu par le grand public et par la profession… Un si grand talent ne peut rester dans l’ombre !!! Toujours en 2004, Laurent fait également entrer Mylène en studio pour son nouvel album, Avant que l’Ombre…  Il assurera également la conception du spectacle et la régie, pendant les 13 concerts de janvier 2006, au Palais Omnisports de Paris-Bercy. C’est d’ailleurs là qu’un journaliste du quotidien Libération a observé minutieusement l’attitude de Laurent : « Le compositeur Laurent Boutonnat, entouré d’une armée d’ingénieurs du son et d’informaticiens avec ordinateurs portables, fait soudain des gestes sur une partition imaginaire. Dansotte, prend des notes, prend des notes, rallume sa pipe, descend une énième bouteille d’eau. Puis, derrière sa console, redevient aussi imperturbable qu’un ingénieur de Kraftwerk. Le Pygmalion observe sa créature. Arrivé à ce point du concert, on a toujours pas saisi le phénomène.[…]« 

En 2005, sort Avant que l’ombre…, le sixième album de Mylène Farmer dont il compose la quasi-totalité des musiques. Il participe aussi, en association avec la chanteuse, à la mise en scène du spectacle Avant que l’ombre… À Bercy. Parallèlement, il entame le tournage de son nouveau long-métrage, une adaptation du roman d’Eugène Le Roy Jacquou le croquant, qui sortira en France le 17 janvier 2007. Moins sombre que Giorgino, le film reçoit un accueil plus chaleureux, et atteint le million d’entrées.

En 2008, il compose les musiques de Point de Suture, le septième album de Mylène Farmer, et participe à la direction artistique de son Tour 2009 (qui passera notamment par le Stade de France).

En 2011, il compose les musiques des deux inédits de 2001-2011 Du temps et Sois moi-be me, le deuxième best of de Mylène Farmer, ainsi que le clip du premier single inédit Du temps.

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Mylène F. et JL Murat

Posté par francesca7 le 15 juin 2012


Mylène F. et JL Murat dans Mylène et L'ENTOURAGE jean-louis_murat_portrait_reference

Jean-Louis Bergheaud, qui signe ses albums Jean-Louis Murat est un auteur-compositeur-interprète, né le 28 janvier 1952 à la Bourboule. Il passe une grande partie de sa jeunesse chez ses grands-parents dans une ferme isolée à Murat-le-Quaire (d’où il tire son pseudonyme).

Jean-Louis Murat connaît un début de carrière difficile marqué par plusieurs expériences musicales à la fin des années 1970 — notamment dans un groupe éphémère nommé Clara remarqué par William Sheller qui les invitera à faire certaines des premières parties de ses concerts — mais sans lendemain. En 1982, après la dissolution de groupe Clara, il enregistre son tout premier album intitulé Murat, puis un deuxième en 1984 intitulé Passions privées, mais devant le peu de succès, sa maison de disques rompt son contrat. On lui attribuera une tentative de suicide à la suite de la sortie au tout début des années 1980 de son disque Suicidez-vous le peuple est mort qui ne connaît que très peu d’écho auprès du public. La diffusion radio du titre est alors arrêtée sur Europe 1.

S’ensuit alors une longue traversée du désert dont il ne sort que bien des années après avec le premier extrait issu de son album Cheyenne autumn paru en 1989 chez Virgin, Si je devais manquer de toi, qui lui apporte enfin une certaine notoriété (trois autres extraits de cet album, L’ange déchu, Amours débutants et Te garder près de moi, sont eux aussi diffusés sur les ondes). Deux ans plus tard, les singles Col de la Croix-Morand et Sentiment nouveau (ce dernier rentrant au Top 50), issus du disque Le manteau de pluie, remportent un succès encore plus important.

Mais c’est Regrets, un duo avec Mylène Farmer, qui le fait réellement et définitivement connaître auprès d’un plus large public, à l’aube de ses 40 ans, en 1991 (3e au Top 50 et plus de 300 000 copies vendues). Depuis cette période, ses albums rentrent régulièrement dans le Top 20 en France.

Alors que sa carrière est déjà bien entamée et pour surprendre son public, Mylène décide pour la première fois d’écrire tout spécialement et de chanter une chanson avec Jean-Louis Murat, alors en pleine ascension musicale.

En fait, ce duo s’impose aux deux interprètes comme une évidence. Pluieurs mois auparavant, Mylène découvre l’album de Jean-Louis intitulé « Cheyenne Autumn » et elle a le coup de foudre pour cet artiste qu’elle qualifiera de « poète ». Commence alors une longue relation épistolaire entre les deux êtres (c’est-à-dire basée exclusivement sur la correspondance), qui aboutit logiquement à ce duo.

MF2000_35a dans Mylène et L'ENTOURAGEMylène écrit assez rapidement le texte de la chanson tant l’univers et la voix du chanteur s’accordent avec les siens. Le texte narre les retrouvailles post-mortem d’une femme avec son ancien amant, à qui elle demande de ne pas avoir de « Regrets » concernant leur histoire et sa mort.

Le clip est tourné en Hongrie dans un cimetière désaffecté, à la suite de celui de « Désenchantée ». Laurent Boutonnat est de nouveau derrière la caméra et réalise un clip à la fois simple et beau, chargé d’émotion (les images sont en noir et blanc).

Le succès ne se fait pas attendre et le titre se vend en quelques mois à plus de 250 000 exemplaires, ce qui incitera tout naturellement Mylène à renouveler l’expérience.

Des années plus tard, la chanson est ajoutée au répertoire scénique de la belle, qui la reprend seule, offrant au public une version particulièrement émouvante (qui faillit sortir comme second single live extrait du « Mylenium Tour »).

Regrets est le 15e single de Mylène Farmer, ainsi que le 1e duo de sa carrière (avec Jean-Louis Murat), sorti en juillet 1991. C’est le 2e extrait de l’album L’autre.

Histoire du duo Mura et Farmer

La naissance de ce duo vient d’une correspondance par courrier entre les deux interprètes pendant un an. Déjà en 1989, Mylène Farmer déclarait apprécier les chansons de Jean-Louis Murat et son album Cheyenne Automne, ainsi que sa manière d’écrire. D’après Murat, c’est elle qui a eu l’idée du duo. Il accepta après avoir écouté une version démo de Regrets, sur laquelle Mylène Farmer chante les deux voix (pour les lignes de Murat, elle prendra une voix plus grave).

En 2004, dans le journal L’Express, Jean-Louis Murat reconnaîtra que ce duo l’a aidé à lancer sa carrière.

Réalisé par Laurent Boutonnat en noir et blanc, le clip, d’une durée de 6 min 17 s, a été filmé à Budapest en février 1991 dans un cimetière juif abandonné, en même temps que celui de Désenchantée, avec un budget de 35 000 €. Le train qui conduit au cimetière n’a été mis en marche que pour le tournage. Il a été diffusé à la télévision pour la 1e fois le 9 septembre 1991 sur TF1 dans l’émission Stars 90.

MF2000_116aAu début du clip, un tram s’arrête devant l’entrée d’un cimetière enneigé. Jean-Louis Murat sort du tram et entre dans le cimetière. Il passe devant une biche et s’arrête devant une tombe. Lorsqu’il s’assied, Mylène Farmer arrive derrière lui et lui cache les yeux. Il la prend par la main, puis courent, rient et se blottissent l’un contre l’autre. Après s’être réfugiés sur une pierre tombale, elle s’efface alors définitivement. Jean-Louis Murat reprend le tram et part.

D’après une analyse effectuée par le magazine Instant-Mag, le clip est « la métaphore d’un amour passé et regretté ». Avec ce clip, Mylène Farmer « a atteint la quintessence de l’élégante tristesse que comporte son travail ». Le train représenterait la transition entre ces deux mondes. La biche serait le symbole de la féminité et le bouquet de chardons évoquerait le désir d’amour « inconditionnel avec l’autre ». Quant à la neige, elle participerait à l’atmosphère morose de la vidéo et symboliserait « un masque doux mais mortel » qui isole les deux univers. Tout ce qui représente la réalité a été filmé à vitesse normale, tandis que tout ce qui décrit le rêve, l’espoir ou le regret, a été filmé au ralenti.

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Mylène Farmer, Rétrospective 2012

Posté par francesca7 le 4 février 2012

Mylène Farmer NRJ Music Awards 2012.jpgDepuis le milieu des années 1980, elle est la chanteuse qui vend le plus de disques en France et connaît également un succès considérable hors des frontières francophones, notamment en Russie et en Europe de l’Est, dépassant ainsi les 30 millions de disques vendus.

 Recordwoman du nombre de Disques de Diamant, elle est également l’artiste ayant classé le plus de titres à la 1re place du Top 50 (12, aucun artiste n’ayant réussi à en classer plus de 5), ainsi que dans le top 10 (42 titres).

 Apparaissant rarement dans les médias et refusant de communiquer sur sa vie privée, elle s’est construit un univers musical singulier, notamment à travers ses clips et ses concerts spectaculaires.

 

2001-2011

Un nouveau Best of, 2001-2011 (dont l’aquarelle illustrant la pochette est signée Mylène Farmer elle-même), sort le 5 décembre 2011, incluant 2 inédits, dont Du Temps, composé par Laurent Boutonnat. L’album paraît également dans un coffret 3 CD, incluant le Best of Les mots, sorti en 2001.

 Le 28 janvier 2012, Jean-Paul Gaultier lui remet un NRJ Music Award de Diamant (un prix créé pour la chanteuse), afin de récompenser l’ensemble de sa carrière.

 Mylène Farmer devrait incarner Tess au cinéma, le personnage principal de L’ombre des autres, tiré du roman éponyme de Nathalie Rheims. Scénarisé par Claude Berri et produit par Stéphane Célérier et Nathalie Rheims, le tournage du film, qui devrait être réalisé par Bruno Aveillan, n’a toujours pas commencé.

 Mylène Farmer a également dit souhaiter « monter sur scène au moins encore une fois ». On peut donc s’attendre à un retour sur scène dans les années à venir.

En 1992, Mylène Farmer participe à l’album Urgence : 27 artistes pour la recherche contre le sida avec la chanson Dernier Sourire, qu’elle réenregistre pour l’occasion. Ce titre apparaissait dans sa version originale en face B du single Sans logique en 1989.

 En 2000, Maverick (la maison de production de Madonna) lui demande de participer à la B.O des Razmoket à Paris (sur laquelle figure entre autres Cindy Lauper et Sinead O’Connor) : elle écrira alors pour l’occasion le single L’histoire d’une fée, c’est….

En janvier 2007, elle interprète Devant Soi, chanson du générique de fin du film Jacquou le Croquant, réalisé par Laurent Boutonnat.

 Mylène Farmer a également enregistré 2 duos, parus en novembre 2010 : le 1e avec Ben Harper, Never tear us apart, sur un album en hommage au groupe INXS (album sur lequel elle est la seule artiste française) ; le 2e avec Line Renaud, C’est pas l’heure, signé Farmer/Boutonnat, inclus dans Rue Washington, l’album de cette dernière.

Mylène Farmer a déclaré plusieurs fois refuser de créer un site internet ou un fan-club officiel à sa gloire. Cependant, plusieurs dizaines de fan-clubs non-officiels ont été créés, certains étant suffisamment importants pour pouvoir publier régulièrement des magazines entièrement dédiés à la chanteuse et les diffuser chez les marchands de journaux.

 En 2008, Mylène Farmer dépose la marque Lonely Lisa, et ouvre un site internet du même nom, qui se présente comme « le site communautaire de l’ennui ». Reprenant l’univers graphique des illustrations de Lisa-Loup et le conteur, le site propose aux membres de s’échanger leurs créations artistiques : poésies, dessins, photos, etc.

                                            Mylène Farmer, Rétrospective 2012 dans Mylène 2011 - 2012

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Mylène, Belle de Scène..

Posté par francesca7 le 8 janvier 2012

Livre Mylène Farmer, Belle de scèneMylène Farmer : Belle de scène

 

Titre: Belle de scène

Auteur: Julien Wagner

Édition: K&B

Type de livre: Rétrospective sur les concerts de MF

Aspect physique: Beau livre Broché

Date de parution: Mai 2006

Prix Fnac: 26 €


Belle de scène – Livre de Julien Wagner

Le livre Mylène Farmer, Belle de scène a la particularité de faire une rétrospective sur les 4 tournées de la chanteuse (Tournée 89, 96, Mylenium Tour en 2000 et Avant que l’ombre… à Bercy en 2006). Ce livre de Julien Wagner est illustré par des photos officielles de Marianne Rosenstiehl et Claude Gassian, ainsi que par certains documents d’archives. Coulisses, anecdotes et nombreuses photos.

 Présentation de l’éditeur

Si l’on a beaucoup écrit sur Mylène Farmer, aucun livre n’a encore mis l’accent sur ce qui fait l’une des particularités de la star : ses concerts gigantesques, dont les derniers en date, à Bercy en 2006, ont remporté un triomphe. Mylène Farmer, belle de scène tient à rendre hommage à cet aspect essentiel de l’œuvre de la chanteuse : la rencontre avec le public. Ce livre, illustré par des photos officielles de Marianne Rosenstiehl et Claude Gassian, ainsi que par certains documents d’archives, revient avec précision sur les quatre spectacles de la chanteuse (1989, 1996, 1999 et 2006). Pour la première fois, des collaborateurs ont accepté de parler de la préparation et des coulisses de ces concerts : musiciens, décorateurs, danseurs, choristes, coiffeurs, costumiers… Ils livrent des anecdotes passionnantes, émouvantes et parfois drôles. Mylène Farmer, belle de scène est un ouvrage indispensable pour tous les amateurs de cette diva de la scène, jamais égalée en France.Mylène, Belle de Scène.. dans Mylène et BIOGRAPHIES MF2000_69a

Biographie de l’auteur

Julien Wagner est rédacteur en chef du magazine Mylène Farmer et vous et webmaster du site Internet de référence mylenefarmeriscalled.net.
Ce fin connaisseur de Mylène est également auteur de théâtre.

 résumé du livre

‘Belle de scène’ retrace les quatre tournées de l’artiste (qui se sont déroulées en 1989, 1996, 1999 et 2006), avec entretiens exclusifs de ses collaborateurs les plus proches (couturiers, danseurs, musiciens, décorateurs, coiffeurs, choristes.. .), anecdotes inédites, documents d’archives et photos officielles de Marianne Rosenstiehl et Claude Gassian.

 

http://www.amazon.fr/Myl%C3%A8ne-Farmer-Belle-Julien-Wagner/dp/291595707X

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Mylène et Edwige Chandelier

Posté par francesca7 le 10 septembre 2011

Interview exclusive de EDWIGE CHANDELIER – Danseuse 

 

« Une scène a été coupée pour le clip de Allan » 

 

 

QUESTION / REPONSES 

Source IAO7 avril 2006 – spécial Live 

 

Mylène et Edwige Chandelier dans CONCERTS DE MYLENE barreClients

 

 

Comment est-vous arrivée sur cette tournée ? 

 

je connaissais Sophie Tellier l’éternelle rivale de « Libertine », NDLR). On avait travaillé ensemble sur plusieurs spectacles, comme « l’Amérique, de Fred Astaire à nos jours », une sorte de rétrospective des comédies musicales. Sophie y était surtout chanteuse, et moi danseuse. C’était entre 1987 et 1989. 

 

Elle vous a donc pistonnée auprès de Mylène ? 

 

Non. Elle m’a simplement informée qu’on recherchait des danseurs pour le premier spectacle de Mylène Farmer. J’ai donc donné photos et CV. Au départ, ce devait être une audition in peu privée parce que Mylène ne voulait pas se retrouver avec des milliers de personnes. Finalement, il y avait au moins 500 personnes ! C’était LA grande audition de l’année car on savait que ceux qui seraient choisis auraient du boulot pour un an. De surcroît, Mylène était la seule à proposer un spectacle très théâtralisé et très chorégraphié, donc c’était très intéressant pour les danseurs. 

 

Vous vous intéressiez à son travail avant cette tournée ? 

 

Ah oui, j’adorais ! J’aimais bien ses chansons, ses clips, son univers

 

Où et quand a eu lieu l’audition ? 

 

Je crois que c’était en février 1989. Et ça se déroulait dans les grands studios de répétition du Théâtre des Champs Elysées. 

 

Mylène était-elle là ? 

 

Oui, elle regardait beaucoup, mais intervenait très peu. 

 

Comment s’est passé le casting ? 

 

mr89jg dans Mylène TOUR 1989Sophie avait préparé une petite chorégraphie… sur « Sans logique » je crois. On passait par groupes de dix filles devant Mylène et Sophie. Il me semble que Bertrand Le Page, le manager de Mylène, était là aussi. Ça a duré des heures ! Après une première audition, assez peu de filles sont restées. Mylène a alors demandé à nous revoir. On a passé une seconde audition, quelques jours plus tard. Trois filles et quatre garçons ont été sélectionnés. 

 

Les danseurs ont été les mêmes tout au long de la tournée ? 

 

Non. Car un garçon et une fille nous ont lâchés au moment de la tournée en province, à l’automne 89 ; ils ont juste fait le Palais des Sports au mois de mai. 

 

Pourquoi cela ? 

 

Je crois qu’ils avaient des engagements par ailleurs. 

 

 

Mais vous n’êtes pas tenus par contrat d’aller jusqu’au bout de la tournée ? 

 

Si, bien sûr. Je ne sais pas comment ça s’est passé avec la production. Peut-être ont-ils trouvé un arrangement à l’amiable. 

 

Qui est parti ? 

 

Mariane Filali a prévenu deux ou trois jours avant le début de la tournée. Elle a été remplacée au pied levé par Dominique Martinelli qui avait déjà fait quelques télés avec Mylène. Chez les garçons, c’est Pascal Montrouge qui a quitté le navire ; il a été remplacé par Yann Jonas. 

 

 

Quand ont commencé les répétitions ? 

 

Deux ou trois semaines après les dernières auditions. Dans un premier temps, on a répété près d’un mois, dans ces mêmes studios du Théâtre des Champs Elysées. Puis on est parti répéter dix jours à St Etienne où l’on a donné un concert avant de faire le Palais des Sports. 

 

Comment était Mylène pendant les répétitions ? 

 

Elle était très gentille, très agréable. Mais ce n’était pas évident pour elle, dans la mesure où elle n’avait pas de formation de danseuse. Elle a énormément bossé. 

 

C’était de longues journées ? 

 

On répétait six ou sept heures par jour. Et Mylène avait, en outre, des répétitions avec les musiciens et les choristes. 

 

Au même endroit ? 

 

Non. Je crois me souvenir que c’était aux studios Hocco, à Vitry sur Seine. 

 

Y a-t-il eu d’autres imprévus ? 

 

Oui ! Lors de notre premier filage, les fermetures éclair des costumes ont éclaté à cause des chorégraphies. Du coup, il a fallu faire descendre tout l’atelier de Thierry Mugler à St Etienne pour refaire une partie des costumes afin qu’on puisse bouger dedans. C’était la grosse panique car on était à quelques jours de la première. 

 

1989_MarianneRosenstiehl_2-1_006Comment était l’ambiance pendant la tournée ? 

 

C’était très agréable. C’est vrai que les musiciens restaient de leur côté, et nous, danseurs, du nôtre. Mais ça marchait très bien comme ça. 

 

 

Mylène participait à cette vie de groupe ? 

 

Oui. On dînait souvent ensemble. Du moins quand elle était dans le même hôtel que nous car parfois, à cause de fans qui la pistaient, elle allait dans un autre hôtel. 

 

Elle faisait la route avec vous, dans le bus de la tournée ? 

 

Non. Elle était en voiture avec Bertrand Le Page, son manager, et Thierry Suc, le tourneur. Il est arrivé qu’elle prenne un ou deux danseurs avec elle en voiture. Et elle est venue deux ou trois fois  avec nous dans le car. 

 

Vous la sentiez porche de vous ? 

 

Oui. Même si nos rapports restaient essentiellement professionnels. Elle avait un certain charisme qui imposait le respect ; elle n’inspirait pas la tape dans le dos. Mais ça ne nous empêchait pas d’avoir des discussions très intéressantes. Elle venait parfois avec nous dans les loges, elle nous coiffait, elle nous offrait des petits cadeaux. Je me rappelle par exemple qu’on avait fait un peu de promo à la télé pour le spectacle – même s’il n’en avait pas vraiment besoin puisqu’ils ‘est rempli très vite – et Mylène nous a offert les tenues qui avaient été créées pour l’occasion par Plein Sud. Et à la fin de la tournée, on a tous eu un stylo Bulgari, et un peignoir griffé « Mylène Farmer – Tour 89 ». 

 

Et en comité plus restreint ? 

 

file_42_92Après la tournée, pour les besoins d’un clip, Laurent voulait brûler le décor. Il l’a donc fait reconstitué dans un champ à La Ferté Alais, en région parisienne. Et après le tournage, on a fait un grand repas tous ensemble – Mylène, Laurent, les musiciens, la production et les danseurs. 

 

Quelle relation avez-vous eu avec les fans de Mylène ? 

 

Dans la mesure où Mylène partait rapidement après sa sortie de scène, on servait souvent de palliatif aux fans qui l’attendaient après le concert. On en retrouvait à l’hôtel, au restaurant ; ils nous suivaient partout. Même après la tournée, je recevais des lettres et des coups de fil chez moi – je ne sais pas comment ils faisaient pour avoir mes coordonnées. Mais je n’ai pas donné suite parce que ça me faisait assez peur ce fanatisme. 

 

Pourquoi ? les fans étaient violents ? 

 

Non, pas du tout. Mais ils étaient souvent dans un état émotionnel qui me perturbait car j’ai du mal à comprendre le fanatisme à ce point. 

 

Vous n’avez jamais collaboré à nouveau avec Mylène après le Tour 89 ? 

 

Si, une seule fois. C’était juste après la tournée, pour les besoins du clip de « Allan ». 

 

Mylène a assisté au tournage ? 

 

Oui. Elle est même venue nous aider après car on peinait à se débarrasser de cette boue qui nous collait à la peau. Elle nous a séché les cheveux et nous a coiffées. 

 

Qu’avez-vous fait depuis cette tournée ? 

 

J’ai arrêté la danse presque aussitôt après. Je me suis lancée dans les relations presse. Puis dans le chant. Aujourd’hui, je chante (des chœurs pour Serge Lama, Hervé Vilard, Disney…) et j’enseigne le chant dans les écoles de formation.

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Le style Farmer

Posté par francesca7 le 22 août 2011

Le style Farmer Bio5

 

La chanteuse collabore dès ses débuts avec Laurent Boutonnat, qui compose sa musique et réalise ses premiers clips. Les textes qu’écrit Mylène Farmer sont imprégnés de thèmes récurrents comme le sexe, la mort, la religion ou l’amour, et contiennent souvent des références à certains écrivains tels que :

Edgar Allan Poe :

L'écrivain en novembre 1848, daguerréotype de W.S. Hartshorn, Providence, Rhode Island

La plus ancienne des maisons existant encore où ait vécu Poe se trouve à Baltimore. Elle est conservée sous la forme d’un Musée Edgar Allan Poe. Poe est censé avoir vécu dans cette maison à 23 ans, quand il s’installa une première fois avec Maria Clemm et Virginia ainsi que sa grand-mère et, peut-être, son frère William Henry Leonard Poe. Elle est ouverte au public, de même que le siège de la Société Edgar Allan Poe.

 

Poe, son épouse Virginia et sa belle-mère Maria ont, par la suite, loué plusieurs maisons à Philadelphie, mais seule la dernière de ces maisons est encore debout. La maison de Spring Garden, où vécut l’auteur en 1843-1844, est aujourd’hui conservée par le Service des parcs nationaux en tant que Site historique national Edgar Allan Poe. Elle se situe entre la 7e rue et la rue Spring Garden et est ouverte du mercredi au dimanche de 9 heures à 17 heures.

La dernière maison de Poe, un cottage dans le Bronx, à New York, est également conservée.

La plus ancienne maison de Richmond, baptisée « Virginia », où Poe n’a jamais vécu, est aujourd’hui le siège d’un Musée Edgar Allan Poe, centré sur les premières années de l’écrivain auprès de la famille Allan.

 

 Luc Dietrich,

dietrich2Dietrich raconte lui-même son enfance et son adolescence dans un livre publié en 1935, Le Bonheur des tristes, qui fut en lice pour le Prix Goncourt. Dans ce livre l’auteur parvient à s’extirper d’un certain niveau émotionnel pour transcender le côté pathétique de sa vie. À la mort de son père, il n’était âgé que de quelques années. Sa mère, droguée, intoxiquée, ne peut pas toujours le garder. Elle finit par mourir quand son fils aura 18 ans. Entre-temps le jeune romancier est placé dans des hospices pour enfants débiles, ou comme garçon de ferme (notamment à Songeson dans le Jura).

Une rencontre avec Lanza del Vasto constitue un tournant dans sa vie. Le futur fondateur de la communauté de l’Arche, assis sur un même banc au parc Monceau à Paris, lui demande soudainement : « Êtes-vous bon comme ce pain ? ». Lanza del Vasto passera des heures auprès de Luc Dietrich pour lui faire améliorer ses livres (notamment L’Apprentissage de la ville) ; mais il refusera d’être cité comme co-auteur.

Luc et Lanza partagent tout, même les femmes. La seule chose qui les séparera sera l’appréciation de l’enseignement d’un maître spirituel. Lanza s’en éloignera très vite mais il avait aussi connu Gandhi ou Vinoba Bhave. Luc rencontre Philippe Lavastine qui travaille chez Denoël, et notamment le poète René Daumal. Il s’ensuivra une abondante correspondance.

Luc Dietrich avait été initié à la photographie par André Papillon. Il avait réalisé et publié un recueil de son vivant : Terre (Denoël). Un autre ouvrage avait semble-t-il disparu, quand Jean-Daniel Jolly-Monge, disciple de Lanza, exhuma et compléta patiemment ce second ouvrage : il fut publié bien après la mort de ces protagonistes par les éditions Le temps qu’il fait, Emblèmes végétaux (1993).

Bouleversé par la mort de Daumal, Luc Dietrich décide de fuir Paris pour rejoindre sur le front un docteur de ses amis auprès duquel il semble trouver sa place, habillé d’une blouse blanche, allant d’un blessé à un autre, dispensant des paroles réconfortantes. Pris dans un bombardement, il est touché indirectement au pied, par des pierres. Le mal ne semble pas si grave mais il est de santé fragile, il a passé des années sans domicile, dans des gares désaffectées ou non, perché dans des arbres.

Après avoir été progressivement hémiplégique, gangrené, il est pris à son tour en photo (par René Zuber) sur son lit de mort, trois mois après la mort de René Daumal.

 

 

Francesco Alberoni :

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En 1979, Alberoni publie Le choc amoureux qui a eu un succès mondial. Dans ce livre, qui développe ultérieurement les idées et les modèles de Mouvement et d’institution, Alberoni soutient que l’expérience de l’amour est par essence la condition naissante d’un mouvement collectif comprenant exclusivement deux personnes. Alberoni explore ainsi le sujet de manière approfondie en utilisant le plus possible le langage amoureux plutôt que le jargon abstrait de la psychanalyse ou de la sociologie. Ce livre, rigoureusement scientifique tout en étant innovateur du point de vue linguistique, devient un best-seller international, traduit en vingt langues. Édité à maintes reprises, il est encore réimprimé dans beaucoup de pays.

 

Il publia L’amicizia (1984) et Erotismo (1986), livre dans lequel apparaît l’érotisme masculin et féminin. Puis Il volo nuziale (Garzanti, Milano, 1992) où il se penche sur l’attirance pré-adolescente et adolescente pour les stars de cinéma et par conséquent sur la tendance générale de la femme à rechercher des objets d’amour supérieurs.

Ses livres de sociologie comprennent Genesi (1989), qui illustre ses théories sur l’expérience fondamentale de l’État naissant, sur les différences entre état naissant et Nirvana, sur le concept de démocratie. Il complète l’analyse des mouvements et définit les complexes institutionnels nés de mouvements tels que le christianisme, l’islam et le marxisme comme « civilisations culturelles ».

Des recueils de courts essais sur le sujet des mouvements collectifs ont été inclus dans La sorgente dei sogni (Rizzoli, Milano, 2000). On peut en général trouver ses éditoriaux pour le Corriere della Sera aux éditions Rizzoli.

Oscar Wilde :

Oscar Wilde à New York, 1882, par Napoleon Sarony.

On pourrait distinguer deux esthétiques correspondant aux deux périodes marquantes, bien qu’inégalement longues, de la vie littéraire de Wilde. La première, décrite ci-dessus, pourrait se résumer à l’éloge de la superficialité. L’intuition de Wilde, fortement influencée par les écrivains français de son temps qu’il lisait dans le texte, était que dans la forme même, gît le sens et le secret de tout art. Dans Le Portrait de Dorian Gray, il fait dire à Lord Henry : « Seuls les gens superficiels ne jugent pas sur les apparences ». Son écriture d’ailleurs correspond exactement à ses conceptions : se refusant aux descriptions naturalistes, il se contente de poser une ambiance en égrenant quelques détails : la couleur d’un rideau, la présence d’un vase, le passage d’une abeille près d’une orchidée. La deuxième période, celle de la prison et de la déchéance prend l’exact contre-pied théorique : dans son De Profundis, Wilde répète comme une litanie pénitentiaire ce refrain : « Le crime, c’est d’être superficiel ». On assiste dans cette œuvre, ainsi que dans l’autre production de cette période, dans la vie de Wilde, La Ballade de la geôle de Reading, à la reprise de formes d’écriture, comme la ballade, qui sont plus traditionnelles, jouant plus sur la répétition et l’approfondissement que sur la légèreté et l’effet de contraste.

 

La deuxième esthétique ne s’inscrit pas en faux envers la première : l’œil averti trouvera qu’elle la révèle. Le masque du Dandy et l’affectation de superficialité, chez un esprit aussi puissant et cultivé que Wilde, étaient la marque d’une volonté de dissimuler des conflits sous-jacents. L’éloge wildien n’était pas un éloge de la superficialité, ce qu’il révèlera lui-même lorsqu’il déchut de son statut de « lion » (au XIXe siècle, on appelait lion les personnes en vue dans les salons anglais) pour tomber en celui de réprouvé.

 ou encore Charles Baudelaire.

Baudelaire par Etienne Carjat

Baudelaire a été jugé odieux et infâme à son époque car il a, sans aucune contestation possible, transcendé, surpassé les esprits de son époque. «Tout enfant, j’ai senti dans mon cœur deux sentiments contradictoires : l’horreur de la vie et l’extase de la vie.» (Mon cœur mis à nu)

 

Toutes les grandes œuvres romantiques témoignent de ce passage de l’horreur à l’extase et de l’extase à l’horreur. Ces impressions naissent chez Baudelaire du sentiment profond de la malédiction qui pèse sur la créature depuis la chute originelle. En ce sens, les Fleurs du Mal appartiennent au Génie du christianisme.

«  L’œuvre entière offre un aspect étrange et puissant, conception neuve dans sa riche et sombre diversité, marquée du sceau énergique d’une longue méditation.(…) Les Fleurs du mal appartiennent au Génie du Christianisme ».

Analysant ce qu’il appelait « le vague des passions » dans la préface de 1805 à cet ouvrage, Chateaubriand écrivait : « Le chrétien se regarde toujours comme un voyageur qui passe ici-bas dans une vallée de larmes, et qui ne se repose qu’au tombeau. » Pour Baudelaire, il ne s’agit ni de littérature, ni de notions plus ou moins abstraites, mais « du spectacle vivant de (sa) triste misère ». Comme la nature, l’homme est souillé par le péché originel et, à l’instar de René ou de Werther (Goethe), Baudelaire n’éprouve le plus souvent que le dégoût pour « la multitude vile » (Recueillement). Ce qui le frappe surtout, c’est l’égoïsme et la méchanceté des créatures humaines, leur paralysie spirituelle, et l’absence en elles du sens du beau comme du sens du bien. Le poème en prose La Corde s’inspirant d’un fait vrai, raconte comment une mère, indifférente pour son enfant qui vient de se pendre, s’empare de la corde fatale pour en faire un fructueux commerce.

Baudelaire devait en souffrir plus que tout autre : L’Albatros dénonce le plaisir que prend le « vulgaire » à faire le mal, et, singulièrement, à torturer le poète. Dans L’Art romantique, Baudelaire remarque : « C’est un des privilèges prodigieux de l’Art que l’horrible, artistement exprimé, devienne beauté et que la douleur rythmée et cadencée remplisse l’esprit d’une joie calme. ». Des poèmes, comme Le Mauvais Moine, L’Ennemi, Le Guignon montrent cette aspiration à transformer la douleur en beauté. Peu avant Baudelaire, Vigny et Musset avaient également chanté la douleur.

 

La musique de Mylène Farmer a habituellement une tonalité pop, parfois accentuée de rythmes plus dance/électro, ou rock.

thumb5_1300016590_mylene_farmer_referenceSes clips sont de véritables courts-métrages (Pourvu qu’elles soient douces dure près de 18 mn). Réalisés par Boutonnat, Luc Besson (Que mon cœur lâche), Abel Ferrara (California), ou encore Ching Siu-tung (L’Âme-Stram-Gram), ces vidéos ont largement contribué au succès de la chanteuse. Il arrive cependant que les chaînes de télévision censurent certains clips au contenu jugé trop explicite, comme Beyond my control ou encore Je te rends ton amour. Ce dernier, interdit de diffusion dans son intégralité, sortit par la suite dans les kiosques au profit de la lutte contre le SIDA.

En quelques années, Mylène Farmer s’est forgée un personnage auquel les fans vouent parfois un véritable culte pouvant tourner à l’obsession : en 1991, un fan tue d’un coup de fusil le réceptionniste de Polydor, car celui-ci refusait de lui donner l’adresse de son idole. C’est à cette époque que la chanteuse prend de la distance vis-à-vis de son personnage public, en se faisant de plus en plus discrète dans les médias.

Éloignée du monde du show-business, elle ne se déplace alors plus qu’aux remises de prix attribués par le public, et refuse toutes soirées mondaines. Par ailleurs, la chanteuse n’accorde que peu d’interviews, estimant que ce qu’elle a à dire se trouve dans ses chansons, et décline systématiquement d’autres reconnaissances pourtant prestigieuses comme la Légion d’honneur, sa statue au Musée Grévin, son nom dans le dictionnaire, etc.

Bibliographie

Mylène Farmer a conçu 2 livres : un conte philosophique, Lisa-Loup et le conteur, dont elle a écrit et illustré les pages en 2003, ainsi qu’un album de photos, Avant que l’ombre… À Bercy, pour lequel elle a sélectionné les meilleurs clichés issus de la série de concerts du même nom qu’elle donna en 2006.

Les biographies à son sujet ont été assez restreintes jusqu’au début des années 2000, à cause du procès (et du retrait des librairies) consécutif à la sortie du 1e ouvrage consacré à la chanteuse en 1989. 2 ans plus tard, afin de contrer ce livre, est parue la seule biographie autorisée, Ainsi soit-elle

Début 2000, quelques albums-photos (légendés ou avec très peu de texte) paraissent, suivis quelques mois plus tard par une petite biographie sous forme d’abécédaire. Mylène Farmer ne réagissant pas, de nombreux auteurs se lancent dans la rédaction de biographies entières. Dès lors, les ouvrages consacrés à la chanteuse pullulent (jusqu’à 6 sorties de livres en 2007).

 

Filmographie 

Arthur et les Minimoys est un film d’animation français réalisé par Luc Besson tourné en France et sorti en 2006

Giorginoest un filmfrançais (1994) réalisé par Laurent Boutonnat

 

Arthur et la Vengeance de Maltazard est un film français réalisé par Luc Besson, sorti en France le 2 décembre 2009. Il s’agit de la suite d’Arthur et les Minimoys et du second volet de la trilogie.

Arthur 3 : La Guerre des deux mondes est un film français de Luc Besson tourné en Normandie et produit par la société EuropaCorp, sorti le 13 octobre 2010. Il s’agit du troisième volet de la saga Arthur et les Minimoys.

 

 

mylene-farmer1-1    La femme d’affaires

Mylène Farmer s’implique fortement dans la gestion de ses affaires. Elle détient la quasi-totalité des droits sur ses chansons à travers ses propres sociétés, et est également productrice.

Liste des sociétés appartenant tout ou partie à Mylène Farmer née Gautier 

Nom 

Immatriculation 

Forme juridique 

Activité 

Siège social 

Capital 

Divers 

Requiem Publishing 

1989102626 octobre 1989 

SARL 

Enregistrement sonore et édition musicale 

15 Rue de Douai, PARIS 

200 000 € 

Co-gérée avec Laurent Boutonnat 

Stuffed Monkey 

1993121313 décembre 1993 

SARL 

Enregistrement sonore et édition musicale 

4 Rue de la Paix, PARIS 

100 000 € 

Effectifs : 5 personnes (Mylène Gautier, Paul Van Parys…) 

Innamoramento 

1997121212 décembre 1997 

SARL 

Production de films institutionnels et publicitaires 

4 Rue de la Paix, PARIS 

045 000 € 

Dichotomie 

2000112929 novembre 2000 

SARL 

Enregistrement sonore et édition musicale 

4 Rue de la Paix, PARIS 

008 000 € 

Isiaka 

2002022727 février 2002 

SARL 

Enregistrement sonore et édition musicale 

15 Rue de Douai, PARIS 

008 000 € 

Co-gérée avec Laurent Boutonnat 

SCI ML 

2003021919 février 2003 

Société civile 

Location de terrains et d’autres biens immobiliers 

15 Rue de Douai, PARIS 

225 000 € 

Co-gérée avec Laurent Boutonnat 

Fan-clubs non officiels

Mylène Farmer a déclaré plusieurs fois refuser de créer un site internet ou un fan-club officiel à sa gloire. Cependant, plusieurs dizaines de fan-clubs non-officiels ont été créés, certains étant suffisamment importants pour pouvoir publier régulièrement des magazines entièrement dédiés à la chanteuse et les diffuser chez les marchands de journaux.

En 2008, Mylène Farmer dépose la marque Lonely Lisa, et ouvre un site internet du même nom, qui se présente comme « le site communautaire de l’ennui ». Reprenant l’univers graphique des illustrations de Lisa-Loup et le conteur, le site propose aux membres de s’échanger leurs créations artistiques : poésies, dessins, photos, etc.

 

 

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pour moi Mylène Farmer rime également avec Spiritualité : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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LAURENT BOUTONNAT

Posté par francesca7 le 21 août 2011

 

LAURENT BOUTONNAT 380810000000000000                       beijing3

 

 

En 1979, il réalise avec les moyens du bord, c’est-à-dire en piochant dans le porte-monnaie de ses parents, sa troublante première fiction nommée La Ballade de la fée conductrice mettant en scène l’histoire d’une tueuse en série qui se déguise en clown avant de commettre chaque meurtre. Absolument ravi du résultat de son premier film, et espérant qu’il soit projeté balladefeeconductriceaffen salles, il propose son œuvre à la Commission de contrôle des films, qui n’en croit pas ses yeux. Tout cet amas d’images de castration et de nouveau-nés jetés dans un vide-ordures pousse l’institution à interdire le film aux mineurs.

 

Un comble pour le metteur en scène qui n’a même pas 18 ans !

 

Malgré cette censure, le film est projeté le 14 mai 1980 lors du Festival de Cannes et sort ensuite dans divers petites salles parisiennes d’art et d’essai. Mais à cause de l’obscurité du scénario et de la violence des images, La Ballade de la fée conductrice ne tient que deux semaines à l’affiche !

 

 

Après cet échec, plutôt que de retourner sur les bancs du lycée, le jeune homme se laisse vivre au gré de ses envies jusqu’à sa rencontre avec Jean-François Chauve, un grand reporter de télévision qui soit tourné plusieurs reportages scientifiques sur les énergies nucléaires. Laurent Boutonnat saisit sa chance et postule comme cameraman pour cette série d’émissions. Il avouera plus tard avoir prétendu s’y connaître en technique pour être engagé. 

Une fois embauché, il dut potasser le manuel pour que sa supercherie ne soit pas découverte par son nouvel employeur. Il part donc pour un an aux quatre coins de la France afin de tourner les images de ces reportages. Pour le jeune homme, être sur le terrain, la caméra sur les épaules, est de loin la meilleure des écoles !

 

 

 

 

Laurent Boutonnat a 20 ans quand il se lance dans une nouvelle aventure qui l’amène à conjuguer ses facultés d’écriture à son expérience récente dans le journalisme. Toujours avec le sens du subversif et le goût du morbide qu’on lui connaît, il débute des recherches pour rédiger un livre sur l’infanticide, mais le sulfureux bouquin ne verra finalement jamais le jour.

 

En attendant, il réalise des publicités télévisées, non pas par vocation, mais tout simplement pour gagner un peu d’argent. Il tourne plusieurs spots en s’associant à un producteur travaillant pour le circuit Parafrance. Ce producteur, emballé par l’énergie qui émane du jeune homme, lui propose de tourner un film d’horreur en deux semaines pour un budget de 225 000 €, qui, hélas, ne verra jamais le jour non plus.

 

 

C’est également à cette époque que le jeune réalisateur rédige réellement la première version du scénario de Giorgino.

 

 

 

 

 

trio2Mais l’aventure Mylène Farmer commence pour Laurent Boutonnat le jour où il décide avec son copain Jérôme Dahan et un troisième ami de monter sa propre boîte d’édition avec le « modeste » projet de donner naissance à des tubes !

 

Ils écrivent alors leur première chanson …. Maman a tort !

 

Et grâce à Bertrand Le Page font émerger de l’ombre la jeune Mylène

 

 

 

 

 

1356832008_smallLaurent Boutonnat. Un nom familier, surtout des admirateurs de « l’ange roux » et du milieu du spectacle, mais qui se fait de plus en plus connaître du grand public, notamment, grâce à la sortie de la super-production « Jacquou le Croquant« . Laurent-Mylène/Mylène-Laurent, un duo artistique qui dure depuis vingt-deux ans maintenant et qui n’a de cesse de nous apporter joie, bonheur, spectacles grandioses… Rappelons que selon Mylène (et il est vrai qu’elle a sûrement raison sur ce point !), si son chemin n’avait pas croisé celui de Laurent, elle n’en serait sûrement pas là où elle en est aujourd’hui… Alors merci Laurent ! Je vais tenter de vous faire découvrir un peu plus (avec le peu d’informations qui circulent à son sujet !), cet homme qui partage, comme Mylène, le goût du secret… 

 

 

Grâce à la promotion organisée par Bertrand Le Page, le manager de Mylène à l’époque, le duo Dahan-Boutonnat écrira plus tard deux autres chansons pour Mylène. « On est tous des imbéciles« , qui sortira en 45 tours avec pour face B « L’annonciation« , (chanson beaucoup plus Bouto-Farmerienne que la face A de ce vinyle) qui sera un échec. Déçu par l’accueil que reçu la chanson, et RCA (la maison de disques de l’époque) ne renouvelant pas le contrat avec le duo, Laurent se sépare de Jérôme Dahan, avec qui il est en désaccord sur la suite à donner à la carrière de Miss Farmer.

 

 

 

Un peu au hasard, Mylène écrit les paroles de Plus grandir, sur une musique de Laurent. Polydor (racheté par Universal) décide de miser sur Mylène et Laurent pour trois albums (et ils ont bien fait !), alors même que le duo n’a pour l’instant aucun véritable succès à son actif. Cela viendra très vite avec le 1er album de la rousse, « Cendres de Lune« , sorti en 1986, conçu quasi-entièrement par Laurent Boutonnat. 


Il signe la musique, presque toutes les paroles, et la pochette. Avec les photos de l’album, il commence à créer le « mythe Farmer« . Dans le livret de ce premier album, Laurent commence à se créer un délire (qu’il n’a toujours pas cessé !), en inventant des pseudonymes pour certains instruments, qui sont en réalité des samples ou des sons synthétiques. Il crée notamment pour cet album « Les Moines fous du Tibet« , pour nommer des chants Grégoriens ! 

 

 

Sur les albums qui suivirent, un certain Pol Ramirez Del Piu fait son apparition. Il s’agit en fait des sons crées par Laurent, mais cet homme sera crédité pour les flûtes, les percussions, la harpe (sur L’Autre), les bagpipes ( ?!) et cymbalum (sur Innamoramento), le xylophone (sur Avant que l’Ombre…), etc… 

 


Mieux, alors que c’est toujours Laurent lui-même qui s’occupe de programmer ses claviers, il s’invente un programmateur imaginaire sur l’album « L’Autre« , qu’il appellera Patrice Rouillon Tsernoff de Gironville !!! Sûrement un délire qui fait beaucoup rire Laurent… 


C’est pendant la promo de Cendres de Lune que Laurent veut monter son 2e long métrage dont il a écrit le script deux ans plus tôt. Il commence donc sa préparation, mais le succès inattendu de sa collaboration avec Mylène l’occupera trop pour finaliser ce projet. 


« Cendres de Lune » contient quand même d’énormes tubes comme « Libertine » (et son clip inoubliable ; le 45 tours sortira en même temps que l’album), ainsi que d’autres chansons moins connues mais tout aussi notables, telles « Vieux bouc » et « Chloé ». 


L’album sera applaudi par les critiques, « le décor Farmer-Boutonnat » est désormais planté.
La deuxième édition de l’album sortira 1 an plus tard, en 1987, avec cette fois « Tristana« . Laurent sera nominé cette même année aux Victoires de la Musique pour le clip de « Tristana« . 


« Cendres de Lune » sorti dans le commerce, Mylène et Laurent s’attèlent déjà à l’écriture du second album « Ainsi soit je… » qui sortira fin 1987. Laurent crée pour l’occasion sa première société de production discographique, Toutankhamon S.A. (qui a cessé depuis ses activités). 

 

 

Le clip de « Sans Contrefaçon » créera l’évènement, suivront ensuite Ainsi soit je…, puis le mythique clip « Pourvu qu’elles soient douces » (racontant la suite du clip de Libertine). Véritable petit film (il est le 2e clip le plus long du monde !), le clip sera nominé aux Victoires de la Musique


mfloloLe scénario du clip fût écrit avec Gilles Laurent, à qui Boutonnat présentera le synopsis du film ébauché lorsqu’il avait 18 ans : « Giorgino« . Ils travailleront dessus durant 4 ans. Une proposition de financement pour le film eut lieu, finalement abandonnée. Laurent décide alors de remanier l’histoire du film. 


Pendant que Mylène effectue la promotion de l’album, Laurent prépare sa future scène. Il crée alors Heathcliff S.A. (du nom du héros des Hauts du Hurlevent) , ce qui lui permettra de produire la tournée et ses prochains films. Pendant 2 semaines le Tour 89 se jouera à guichets fermés au Palais des Sports à Paris. Le spectacle se déplacera ensuite pour 60 dates, dont 2 à Bercy, compte tenu du succès parisien. 

 

Laurent quant à lui, filmera durant deux soirs (à Bruxelles) le spectacle, avec de gros moyens. D’autres scènes seront tournées dans les environs d’Arpajon, qui seront plus tard intégrées au film du concert. Le montage durera 1 an

Le 26 octobre 1989, Laurent et Mylène créent (à l’occasion de la sortie du CD et de la VHS En Concert) une société d’éditions phonographiques : Requiem Publishing. Cette société édite depuis tous les disques de Mylène… 


Parallèlement à la sortie du « En Concert« , Laurent écrit déjà les musiques du prochain album, L’Autre. Pendant les tournages de Désenchantée et Regrets en Hongrie (en février 91), il prend des repérages pour son prochain long métrage Giorgino. Le réalisateur sera nominé pour la 3e fois aux Victoires de la Musique pour le clip de Désenchantée

 

 

En 1992, Laurent se consacrera majoritairement à la préparation de Giorgino (décors, casting, etc…). Il tournera néanmoins « Je t’aime mélancolie » et « Beyond my control », qui sera son dernier clip pour Mylène avant de nombreuses années


En décembre 92 débute le tournage de Giorgino (d’abord les scènes d’extérieur en Hongrie, puis les plans d’intérieur en Slovaquie). 


Mars 93, montage et écriture de la musique, après un tournage éprouvant. Laurent retourne justement en Europe de l’est, afin d’enregistrer la musique avec l’orchestre philharmonique de Prague. 


La post-production de Giorgino se terminera en août 1994, soit plus d’un an après la fin du tournage. Laurent, sans doute trop perfectionniste se perdra dans les méandres. Après 2 années de travail, « Giorgino » sort enfin en salles le 5 octobre 1994. Laurent, tout comme le film, seront littéralement descendus par la critique et échoueront auprès du public. Un film trop long, et sans doute trop sombre pour le grand public, mais esthétiquement magnifique, du pur Boutonnat


L’accueil réservé à « Giorgino » blesse profondément Laurent et la relation qu’il entretient avec Mylène a également souffert durant le tournage. Le duo décide alors de stopper pour l’instant leur collaboration cinématographique, mais en maintenant bien sûr le côté musical. 

 


Mylène s’exile alors en Californie, seule, et commence à écrire quelques chansons. Laurent viendra la rejoindre en mars 1995 et lui composera la musique du futur album : « Anamorphosée ». Laurent ne réalisera pas les clips de l’album (dommage, devoir « subir » ceux de Marcus Nispel, merci bien…), ne revenant à la réalisation pour Mylène qu’en 1996, pour le Live à Bercy, dont le film fût conçu avec François Hanss, son assistant depuis longtemps. 


En 1998, le cascadeur Mario Lurashi (qui a souvent collaboré avec le duo Farmer-Boutonnat), fait appel à Laurent pour composer la musique de son premier long métrage, « Le Pèlerin« . Le résultat se rapproche de la B.O de « Giorgino« , avec des sons empruntés à « Vertige« , qu’il a composé quelques mois auparavant pour Mylène


Laurent refuse les interviews et la diffusion de Giorgino, voulant visiblement oublier ce film. Il rachète même les droits, afin, et il le dira lui-même 10 ans plus tard, de mettre dans un tiroir cette histoire et ne plus jamais en entendre parler. Le film a tout de même été diffusé en novembre 1995 sur Canal +, avant que Laurent ne rachète les droits de diffusion. Boutonnat ne reprendra vraiment la caméra qu’en 1997 pour réaliser quelques clips pour Nathalie Cardone (Hasta Siempre, Populaire, etc..). 

 

 

 

 

BoutonnatPhoto03Laurent a semble t-il à ce moment là, privilégié sa carrière d’homme d’affaires, plutôt que son côté artistique. En effet, il fondera une société de production pour Nathalie Cardone (Calliphora S.A.), le 19 juin 1997. Il délaisse peu à peu Heathcliff S.A. et Toutankhamon, qui cessera ses activités en 1997. Mylène produira désormais elle-même ses disques, via sa société de production Stuffed Monkey


En mai 1999 sort « Innamoramento », le 5e album studio de Mylène Farmer. Laurent composera 9 titres pour cet opus. L’album est, comme les 4 premiers, un succès, et s’écoulera à plus d’un million d’exemplaires. Laurent ne réalisera là encore aucun clip de l’album, et se révèlera absent de la tournée Mylenium Tour. Il ne réalisera donc pas le film du concert, laissé aux mains de François Hanss. 


Le 10 mai 2000, Laurent étend ses activités financières en créant LB Société Civile Immobilière, qui s’occupe de la vente de biens immobiliers. Strictement rien à voir avec le penchant artistique de Laurent !!! 

 

 

En mai 2000, Mylène et Laurent produisent la petite Alizée, via leur société Requiem Publishing. Mylène écrira les textes d’Alizée et Laurent se chargera de la musique. Il réalisera également le clip de « Moi…Lolita« . Le disque sortira le 4 juillet 2000, soit deux semaines avant la sortie d’ »Innamoramento« . 


En mars 2001 sortent pour la seconde fois en numérique, l’intégrale des clips de Mylène Farmer, avec un meilleur son et une meilleure image que les supports édités auparavant. 

 


En revanche, le « Tour 89 » n’a toujours pas le droit à une sortie DVD, et « Giorgino » reste introuvable dans le commerce. 


Laurent reprend la caméra pour Mylène en 2001, afin de réaliser le clip « Les Mots » et celui de « Pardonne-moi« . Il s’occupe aussi des clips d’Alizée (« Parler tout bas« , « J’ai pas vingt ans« ). La mise en scène du spectacle d’Alizée à l’automne 2003 sera également signée par Laurent


En novembre de la même année, Mylène et Laurent auraient eu d’assez grosses difficultés financières avec leurs sociétés immobilières et leurs sociétés de production, le « Pôle de Européen de gestion et d’économie » mettant son nez dans les comptes des entreprises. 

 

 

 

En 2004, un peu de nouveau pour Laurent… Il produit l’artiste kabyle Kamal Kacet et son nouvel album

 

Il part ensuite en tournage pour son nouveau film, une adaptation du roman Jacquou le Croquant. La sortie du film en salles est prévue pour le 12 octobre 2006. Gageons que Laurent sera enfin reconnu par le grand public et par la profession… Un si grand talent ne peut rester dans l’ombre !!! Toujours en 2004, Laurent fait également entrer Mylène en studio pour son nouvel album, Avant que l’Ombre… 


Il assurera également la conception du spectacle et la régie, pendant les 13 concerts de janvier 2006, au Palais Omnisports de Paris-Bercy. 


boutbout2004C’est d’ailleurs là qu’un journaliste du quotidien Libération a observé minutieusement l’attitude de Laurent : « Le compositeur Laurent Boutonnat, entouré d’une armée d’ingénieurs du son et d’informaticiens avec ordinateurs portables, fait soudain des gestes sur une partition imaginaire. Dansotte, prend des notes, prend des notes, rallume sa pipe, descend une énième bouteille d’eau. Puis, derrière sa console, redevient aussi imperturbable qu’un ingénieur de Kraftwerk. Le Pygmalion observe sa créature. Arrivé à ce point du concert, on a toujours pas saisi le phénomène.[…]«  

 

 

A ce jour, Jacquou le Croquant doit sortir le 17 Janvier 2007… Souhaitons grandement bonne chance à Laurent (même s’il y a fort à parier que son nouveau film marchera très bien !), car un autre échec, pourrait cette fois être beaucoup plus dur à supporter pour lui… Laurent Boutonnat… un TRES grand monsieur… une très belle œuvre… 

 

 

 

barre étoile

 

 

Filmographie

 

1er Film 1978 : La Ballade de la féconductrice

  • 1994 : Giorgino
  • 2007 : Jacquou le Croquant

 

1er Clip 1984 : Mylène Farmer – Maman a tort

  • 1985 : Mylène Farmer – Plus grandir
  • 1986 : Mylène Farmer – Libertine
  • 1987 : Mylène Farmer – Tristana
  • 1987 : Mylène Farmer – Sans contrefaçon
  • 1988 : Mylène Farmer – Ainsi soit je…
  • 1988 : Mylène Farmer – Pourvu qu’elles soient douces
  • 1989 : Mylène Farmer – Sans logique
  • 1989 : Mylène Farmer – À quoi je sers
  • 1990 : Mylène Farmer – Allan (live)
  • 1991 : Mylène Farmer – Désenchantée
  • 1991 : Mylène Farmer – Regrets
  • 1991 : Mylène Farmer – Je t’aime mélancolie
  • 1992 : Mylène Farmer – Beyond my control  
  • 1997 : Nathalie Cardone – Hasta siempre
  • 1998 : Nathalie Cardone – Populaire
  • 1999 : Nathalie Cardone – Mon ange
  • 2000 : Nathalie Cardone – Baïla si
  • 2000 : Alizée – Moi… Lolita
  • 2001 : Alizée – Parler tout bas
  • 2001 : Mylène Farmer – Les Mots
  • 2003 : Alizée – J’ai pas vingt ans
  • 2002 : Mylène Farmer – Pardonne-moi
  • 2004 : Kamal KacetIfkis

 

barre coeurs

 

 

Concerts

 

Composition de Laurent

  • Mylène Farmer – Cendres de Lune (1986) – Produit et compose 9 des 10 titres de l’album (assisté de Jérôme Dahan sur Maman a tort), en écrit 5
  • Mylène Farmer – Ainsi soit je… (1988) – Produit et compose 9 des 10 titres de l’album

  • Mylène Farmer – L’autre… (1991) – Produit et compose l’album dans son intégralité

  • Mylène Farmer – Dance Remixes (1992) – Compilation de remixes réalisés par Laurent Boutonnat et Thierry Rogen pour les maxi-singles – Produit par Laurent Boutonnat

  • Mylène Farmer – Anamorphosée (1995) – Produit et compose 11 des 12 titres de l’album

  • Nathalie Cardone – Album éponyme (1999) – Produit et compose 4 des 12 titres de l’album (assisté de Nathalie Cardone sur Antonio et L’homme qui saura pleurer)

  • Mylène Farmer – Innamoramento (1999) – Produit et compose 8 des 13 titres de l’album
  • Alizée – Gourmandises (2000) – Produit et compose les 10 titres de l’album
  • Mylène Farmer – Les mots (2001) – Best-of, produit et compose les 3 titres inédits
  • Alizée – Mes courants électriques… (2003) – Produit et compose les 11 titres de l’album
  • Mylène Farmer – Avant que l’ombre… (2005) – Produit et compose l’album dans son intégralité (assisté de Mylène Farmer sur L’amour n’est rien…)

  • Mylène Farmer – Point de Suture (2008) – Produit et compose 10 des 11 titres de l’album

Il est en outre l’arrangeur musical de tous les albums.

Compositions annexes : L’annonciation (1985), Dernier Sourire (1989), À quoi je sers (1989), La veuve noire (1989), Puisque (1989), Mylène is calling (1991), Que mon cœur lâche (1992), Effets secondaires (1999), L’histoire d’une fée, c’est… (Bande originale du film Les Razmokets à Paris) (2000), Devant-soi (2007) Bande originale du film Jacquou le Croquant.

 

 

 

 

 

 

 

 

VIDEO LAURENT BOUTONNAT ET MYLENE FARMER

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Que sait-on de Laurent Boutonnat ? 

 

Finalement peu de choses, tant ses interviews sont rares ; qu’il a été dans les années 80/90 le réalisateur de clips dont a le plus parlé sans jamais le voir ; ceux de Mylène Farmer. L’écrivain Philippe Séguy évoque le mieux, en peu de mots, le mieux le réalisateur :

 

« Laurent Boutonnat fonctionne par odeurs. Celles de la neige, du vent, du froid et celle acide de la misanthropie. L’œuvre est souvent tragique et affiche une douleur, une solitude et un univers qui lui sont propres. Ses films qui n’ont pas d’âge nous parlent d’un monde mélancolique qui a le couleur de la fatalité« .

 

 

hqdefaultMylène s’exprime sur l’absence de Laurent Boutonnat – décembre 2010 

Pour son prochain opus, intitulé « Bleu noir » qui sortira ce lundi en métropole, Mylène Farmer s’est passée des services de son compère LaurentBoutonnat pour la première fois dans sa carrière. Cette nouvelle avait fait poser beaucoup de questions chez les fans de la rousse, mais elle a tenu à rassurer ses fans.  

  

Dans une interview accordée à Paris match, elle déclare : «  Je ne me suis en aucun cas éloignée de lui. Après la tournée et les concerts au Stade de France, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque. Vous recevez tant d’amour, de vibrations, autant de sensations qui vous donnent l’envie… d’écrire. Laurent a tout à fait compris mon besoin de créer. C’est aussi ça, la complicité  ». 

  

L’album Bleu Noir a été concocté par Mylène en personne en collaboration avec le roi de l’électro Moby, le duo anglais Archive et le producteur à succès RedOne à qui l’on doit Poker Face et Bad Romance de Lady GaGa

  

Ce nouvel opus est toujours aussi sombre et rythmé à l’instar de ces prédécesseurs. Mylène explique d’ailleurs : «  J’ai essayé la joie de vivre, mais ça n’a pas marché !  »Elle parle d’inspiration bien sûr et non de sa manière de vivre. 

 

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Si ce blog existe, c’est aussi parce que : 

Pour moi, Mylène Farmer rime également avec la Spiritualité  voir ici : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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1ère Biographie de Mylène

Posté par francesca7 le 18 août 2011

 PREMIERE BIOGRAPHIE – Patrick Milo 

1ère Biographie de Mylène dans Mylène 1989 - 1990Aussi étrange que cela puisse paraître, il aura fallu six années pour qu’une première biographie soit consacrée à la vedette alors que Mylène fait déjà beaucoup parler d’elle depuis plusieurs années. Est-ce parce qu’elle a toujours refusé de communiquer sur sa vie personnelle et que cela a de quoi décourager n’importe quel biographe qui préfère écrie sur la vie d’un artiste avec qui il peut collaborer ? 

C’est possible. Et pourtant, Patrick Milo décide de faire le premier pas. Comme il sait que cette étrange chanteuse fascine le grand public, il arrive à convaincre l’éditeur Albin Michel de lui consacrer un livre devant être publié au moment de ses premiers concerts. 

032c177 dans Mylène 1989 - 1990L’ouvrage s’appelle tout simplement Mylène Farmer. C’est un livre composé de photos inédites de la star qui la montrent de ses débuts à 1989.

Hélas, les clichés en noir et blanc sont mal cadrés, mal découpés et, surtout, les textes qui dévoilent des anecdotes sur sa formidable ascension sont trop racoleurs pour la star avec des titres de chapitre comme Mylène et la sodomie ou Mylène et le sadomasochisme. Du coup, plutôt que de se sentir flattée par ce premier essai, Mylène exige que ce livre qu’elle juge irrespectueux, soit retiré de la vente ! 

Elle attaque l’auteur en justice et gagne son procès. Les exemplaires de cette première biographie sont donc retirés et ce, une semaine après sa sortie nationale en mai 1982158055167_small_19. Pas de chance pour l’écrivain ! la seule consolation, reste que son ouvrage est une pièce de collection, son prix étant estimé aujourd’hui à plus de 220 €

Le 30 mai 1989 paraît la première biographie sur Mylène Farmer. L’artiste mécontente de la mise page ; les photographies sont coupées par la reliure et mécontente du texte qu’elle trouve vulgaire, attaque en justice l’auteur et l’éditeur. Mylène gagne face à Patrick Milo et les éditions Albin Michel. Le livre est retiré de la vente. Après cet épisode, Mylène donne son accord et participe à une biographie. 

En mars 1991 sort Mylène Farmer – Ainsi soit elle par Philippe Seguy aux éditions Tallandier. 

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Faux pas de Le Page

Posté par francesca7 le 18 août 2011

Le faux pas du Dandy Le Page 

 

 

En concert est enfin dans les bacs et tous se ruent sur cet album qui a été enregistré les 20 et 21 octobre 1989 à Bruxelles et qui est mixé par Thierry Rogen. 

 

Faux pas de Le Page dans Mylène 1989 - 1990 f956ffe9En concert paraît d’abord en double album, accompagné d’un superbe livret comprenant des photos signées Marianne Rosentiehl. Par ailleurs, c’est aussi la dernière fois qu’un album de Mylène est édité par Bertrand Le Page car la chanteuse et Laurent Boutonnat ont créé en octobre 1989, leur propre société d’édition musicale, Requiem Publishing. Tout comme l’album Cendres de lune, ce live ressortira en 2005 dans un nouveau boîtier CD. 

 

La tournée est donc enfin terminée. L’édition du journal France Soir du 8 décembre 1989 titre : « Mylène Farmer a gagné à Bercy : » Ces deux derniers concerts ont en effet clôturé dans l’apothéose cette tournée marathon, et c’est avec l’accord de Polydor que Bertrand Le Page décide d’organiser une grande fête au cours de laquelle on doit remettre à Mylène son disque de diamant certifié par l’album Ainsi soit je

 

 

Pour que tout soit fabuleux et démesuré comme il en rêve, il invite le 8 décembre 1989 plus de 500 personnes à l’école des Beaux-Arts, à Saint-Germain-des-Prés, pour célébrer la formidable réussite de sa protégée. Il veut quelque chose de très star et de très solennel, digne de la diva qu’il est certain d’avoir façonnée. Il invite ainsi tout le gratin du show-biz et de la presse. 

 

Hélas pour lui, cette soirée, qui devait être aussi extraordinaire qu’un feu d’artifice du 14 juillet, est un véritable flop. Alors qu’il ne souhaitait que faste et fanfare, le disque de diamant est remis par Alain Lévy, PDG de Polydor, à la jeune star pendant que tous les convives ont le nez plongé dans leur assiette. Personne ne fait attention et le drame éclate. Le manager entre dans une foudroyante colère en brisant des chaises. Face à ce scandale naissant, Mylène menace de sortir de la salle sur le champ s’il ne se calme pas immédiatement, mais c’est déjà trop tard car de nombreux invités ont déjà pris congé. 

 

Le lendemain, Mylène qui s’était pourtant habituée à tous ces débordements, n’en peut plus : son manager vient ce soir-là de dépasser les limites du raisonnable. Elle en parle à Laurent Boutonnat et ils décident d’un commun accord de se séparer de ce génie du spectacle. Bertrand Le Page se sent trahi par celle qu’il surnommera la « mygale » avant de confier plus tard à la presse : « Mylène m’a tué » !

 

 

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